Procès de Metz: appel à soutien!

Le 2 février dernier s’est déroulé à Metz le procès en première instance sur plainte de la multinationale israélienne TEVA (génériques pharmaceutiques) contre le président du collectif BDS 57, poursuivi pour provocation à la discrimination. Les associations France-Israël et Avocats sans frontière s’étaient au dernier moment constituées partie civile. Les juges décidèrent la prescription, ce qui constituait pour nous et pour toute la campagne BDS France une belle victoire. Le parquet a cependant fait appel du jugement, suivi immédiatement des trois plaignants et un nouveau procès aura donc lieu :

LE JEUDI 18 janvier 2018 à 14 H 00 AU TRIBUNAL DE METZ

Nous nous rassemblerons devant le tribunal à partir de 12h30

Vous avez été nombreux à participer l’hiver dernier à cette mobilisation exceptionnelle et mes camarades et moi-même sommes infiniment reconnaissants.

Ce fut incontestablement une réussite couronnée par un premier verdict favorable et une incontestable première victoire de notre avocate. Malheureusement nos adversaires, et au premier chef le Parquet, s’acharnent et nous allons devoir à nouveau mettre en place le même scénario, dans l’espoir d’une décision de justice en notre faveur.

D’ORES ET DÉJÀ, NOUS FAISONS APPEL A VOTRE SOLIDARITÉ, DONT LE VOLET FINANCIER EST LE PLUS URGENT POUR NOUS, SACHANT QUE LES FRAIS DE JUSTICE RESTENT TRÈS ÉLEVÉS.

Nous vous rappelons dès maintenant  la pétition mise à jour , toujours à signer et à faire connaître, ainsi que le  soutien financier électronique ouvert jusqu’à la fin de l’année civile en cours.

Toute initiative sera la bienvenue à l’approche du procès : communiqués, dons, présence devant le tribunal sous réserve d’une autorisation préfectorale. Ce sera à nous de ne pas laisser l’initiative à nos adversaires,  soucieux de venger une premier verdict humiliant. Le combat sera en justice, mais aussi devant le tribunal, pour la liberté d’expression et le droit au boycott.

On ne lâche rien et par avance, un grand merci pour votre solidarité.

N’hésitez pas à diffuser largement cette information.




Metz: soutenons notre camarade injustement inculpé, relaxe pour Richard!

Le 2 février dernier s’est déroulé à Metz le procès en première instance sur plainte de la multinationale israélienne TEVA (génériques pharmaceutiques) contre le président du collectif BDS 57, poursuivi pour provocation à la discrimination. Les associations France-Israël et Avocats sans frontière s’étaient au dernier moment constituées partie civile. Les juges décidèrent la prescription, ce qui constituait pour nous et pour toute la campagne BDS France une issue idéale.

Le parquet a cependant fait appel du jugement, suivi immédiatement des trois plaignants et un nouveau procès aura donc lieu :

LE JEUDI 5 OCTOBRE PROCHAIN à 14 H 00 AU TRIBUNAL DE METZ

Nous préparons une nouvelle mobilisation dans les mêmes conditions que la précédente puisque c’est le même procès qui va se dérouler devant une nouvelle cour, avec la probabilité que la prescription ne soit pas confirmée.

Vous avez été nombreux à participer l’hiver dernier à cette mobilisation exceptionnelle et mes camarades et moi-même sommes infiniment reconnaissants. Ce fut incontestablement une réussite couronnée par une incontestable première victoire de notre avocate.

Mais nos adversaires, et au premier chef le Parquet, s’acharnent et nous allons devoir à nouveau mettre en place le même scénario, dans l’espoir d’une décision de justice en notre faveur…

D’ORES ET DÉJÀ, NOUS FAISONS APPEL A VOTRE SOLIDARITÉ, DONT LE VOLET FINANCIER EST LE PLUS URGENT POUR NOUS, SACHANT QUE LES FRAIS DE JUSTICE RESTENT TRÈS ÉLEVÉS…

Nous entrerons dans le vif de la mobilisation en soutien à l’inculpé dès les premiers jours de la rentrée de septembre, mais nous vous rappelons dès maintenant la diffusion de la pétition mise à jour et qui vise les 3000 signatures pour le moment, ainsi que le recours possible au soutien financier électronique ouvert jusqu’à la fin de l’année civile en cours. Voici un rappel des sites utiles en lien sur Internet :

la pétition : http://relaxepourrichard.wesign.it/fr

le soutien financier : https://www.helloasso.com/associations/collectif-bds-57/collectes/soutien-financier-a-richard-et-au-collectif-bds57

Toute initiative sera la bienvenue à l’approche du procès : communiqués, dons, présence devant le tribunal sous réserve d’une autorisation préfectorale. Ce sera à nous de ne pas laisser l’initiative à nos adversaires sionistes, soucieux de venger un premier verdict humiliant. Le combat sera en justice, mais aussi dans la rue, pour la liberté d’expression et le droit au boycott.

On ne lâche rien et par avance, un grand merci pour votre solidarité.

N’hésitez pas à diffuser largement cette information.




Procès BDS: NOUVELLE VICTOIRE DE LA CAMPAGNE!

Le Tribunal de Metz a rendu le jeudi 23 février son verdict concernant le procès intenté par l’entreprise israélienne de médicaments TEVA contre Richard Srogosz, président du Collectif BDS 57, poursuivi pour avoir adressé le 12 février 2015 une lettre à des pharmaciens les informant de la campagne de boycott de cette entreprise et les invitant à échanger sur cette question.

Les juges ont décidé la prescription de cette affaire : l’entreprise TEVA a donc perdu !
De plus Avocats sans frontières et France Israël, qui s’étaient constituées partie civiles après le report de la première audience, sont déboutées. Ce verdict est le juste aboutissement de la mobilisation des nombreux défenseurs du droit international qui ont soutenu  Richard Srogosz par leurs rassemblements lors de ses deux comparutions au tribunal de Metz, par leurs dons et/ou par leurs messages publics de soutien.

C’est une nouvelle victoire de la Campagne BDS, dont l’audience continue de progresser face à la poursuite permanente de la politique coloniale et d’apartheid d’Israël contre le peuple palestinien.

Nous ne lâchons rien !

Paris, le 24 février 2017,

La Campagne BDS France




Saadia et Husein relaxés en appel !

COMMUNIQUÉ DE BDS FRANCE 34

Mardi 7 février 2017, la cour d’Appel de Montpellier a délibéré sur l’affaire Saadia et Husein et a prononcé la relaxe de nos deux camarades injustement condamnés par le jugement du TGI du 6 avril 2016.

Saadia et Husein avaient partagé le 6 août 2014 sur FB une image qui était accompagnée d’un texte non visible. Ils ont partagé sans le lire et donc involontairement un texte (caché) odieux, complotiste, négationniste et antisémite sur leur page FB.

La LDH34, constat d’huissier en poche, a informé un membre du comité de la teneur de ce texte. Prévenus Saadia et Husein ont immédiatement détruit tous les éléments de ce partage. Mais sans même les avoir rencontrés ni entendus, la LDH a porté plainte contre eux pour incitation à la haine raciale ou à la violence en raison de l’ethnie, la nation, la race ou la religion(…), négation de crimes contre l’humanité ( …). le MRAP s’est rapidement porté partie civile aux côtés de la LDH, suivi par la LICRA, Avocats sans frontière, le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme et France Israël.

Cette relaxe vient mettre fin aux accusations monstrueuses qui pesaient à l’encontre de nos camarades et du comité BDS France 34 dont ils sont les porte paroles.

Nous remercions toutes celles et ceux, ainsi que les partis, syndicats et associations , qui nous ont soutenus dans cette attaque qui a duré plus de deux ans et un grand bravo aux militantes et militants du comité BDSFrance qui ont maintenu le cap de leurs activités dans un contexte de criminalisation du BDS au plus haut niveau.

Comité BDS France 34

7 février 2017




Rassemblement le 2 février 12h30 devant le Tribunal de Grande Instance de Metz

En soutien à Richard et au collectif BDS 57 

(Boycott, Désinvestissement, Sanctions)

Pour le droit au boycott et contre la criminalisation du mouvement social

Rassemblement le 2 février à partir de 12h30 devant le Tribunal de Grande Instance de Metz.

Le jeudi 2 février 2017, le président du collectif BDS 57 comparaîtra à nouveau devant le Tribunal de Grande Instance de Metz, l’accusateur étant l’entreprise pharmaceutique israélienne TEVA. Cette comparution fait suite au report demandé par la procureure de la république le 24 janvier, date à laquelle une centaine de soutiens s’étaient rassemblés.

Le collectif BDS 57 agissait, en février 2015, dans le cadre d’une campagne internationale pour inciter les pharmaciens à ne pas commercialiser les génériques TEVA mais à les remplacer par les mêmes génériques d’autres marques.

Le collectif BDS 57 refuse fermement l’accusation mensongère de discrimination dont il est victime. L’objectif de notre organisation est d’alerter le public et les professionnels de la santé sur la complicité de crime que représentent les entreprises issues de l’apartheid israélien et dont sont victimes les Palestiniens. La campagne BDS France informe les consommateurs de manière non violente. Nous combattons par nos actions de sensibilisation le colonialisme, le racisme et la guerre pour qu’en Israël/Palestine s’instaure enfin une paix juste et durable.

Cette offensive contre des militants est partie intégrante du contexte d’État d’urgence et de régression sociale qui règne dans notre pays : interdiction de manifester et répression pendant la COP21, loi travail imposée, criminalisation des syndicats, répression violente et judiciaire des syndicalistes et des manifestants, etc…

Le collectif BDS 57 vous appelle à venir nous soutenir encore plus nombreux devant le tribunal de Metz le jeudi 2 février à partir de 12h30. Mobilisons-nous pour la défense de la liberté d’expression et pour dire à ceux qui nous accusent qu’ils ne feront jamais taire notre solidarité avec le peuple palestinien en tentant de criminaliser les actions militantes et citoyennes.

Le collectif BDS 57 invite l’ensemble des organisations qui le soutiennent à diffuser un communiqué de soutien ou à diffuser le présent appel.

Affirmons notre droit au boycott, la France restant le seul pays à en interdire la pratique quand il cible la politique d’Israël…

Demandons l’abrogation en France de mesures répressives indignes d’une démocratie, mesures qui portent atteinte à la liberté d’expression et visent à terme toute forme de revendication politique, syndicale ou simplement citoyenne !

Soutenons notre camarade injustement inculpé !

Relaxe pour Richard, président du collectif BDS 57, militant de la cause palestinienne et membre de l’Union Juive Française pour la Paix !

Tract PDF




Le collectif BDS 42 apporte son total soutien au Président du BDS 57

Le mardi 24 janvier 2017, le président du collectif BDS 57 comparaîtra devant le Tribunal de grande Instance de Metz
L’accusateur est l’entreprise israélienne TEVA.
En février 2015, dans le cadre d’une campagne nationale à laquelle nous participions également, le collectif BDS 57 -dont notre camarade Richard- intervenait auprès des pharmaciens pour les inciter à ne pas commercialiser les génériques TEVA.
Nous réfutons fermement l’accusation de discrimination car nos luttes et nos campagnes de sensibilisation sont toutes fondées sur des valeurs pacifiques et à vocation anti-raciste et universaliste.
La campagne BDS a pour but de promouvoir la justice en Palestine /Israël. Elle est le résultat d’un consensus chez les palestiniens et le dernier outil non violent à notre disposition pour mettre fin à l’occupation. Nous revendiquons le droit des palestiniens à l’autodétermination.
Pour nous, être citoyen français, c’est utiliser notre liberté d’expression pour défendre des valeurs universelles comme la paix et la justice. Et nous refusons d’être poursuivis pour cela !
Nous réaffirmons notre droit au boycott car c’est l’arme des faibles face aux puissants.
Nous demandons une nouvelle fois l’abrogation des circulaires Alliot-Marie et Mercier, lois liberticides et injustes dans un état de droit.
Notre total soutien va à notre camarade Richard injustement poursuivi et nous demandons sa relaxe ainsi que celle de tous les militants BDS poursuivis en France.

Le collectif BDS 42




Rassemblement le 24 janvier à partir de 12h30 devant le Tribunal de Grande Instance de Metz.

En soutien à Richard et au collectif BDS 57

(Boycott, Désinvestissement, Sanctions)

Pour le droit au boycott et contre la criminalisation du mouvement social

 Rassemblement le 24 janvier à partir de 12h30

devant le Tribunal de Grande Instance de Metz.

 

Le mardi 24 janvier 2017, le président du collectif BDS 57 comparaîtra devant le Tribunal de Grande Instance de Metz. L’accusateur est l’entreprise pharmaceutique israélienne TEVA.

Le collectif BDS 57 agissait, en février 2015, dans le cadre d’une campagne nationale pour inciter les pharmaciens à ne pas commercialiser les génériques TEVA mais à les remplacer par les mêmes génériques d’autres marques.

Le collectif BDS 57 refuse fermement l’accusation mensongère de discrimination dont il est victime. L’objectif de notre organisation est d’alerter le public et les professionnels de la santé sur la complicité de crime que représentent les entreprises issues de l’apartheid israélien et dont sont victimes les Palestiniens. La campagne BDS France informe les consommateurs de manière non violente. Nous combattons par nos actions de sensibilisation le colonialisme, le racisme et la guerre pour qu’en Israël/Palestine s’instaure enfin une paix juste et durable.

Cette offensive contre des militants est partie intégrante du contexte d’État d’urgence et de régression sociale qui règne dans notre pays : interdiction de manifester et répression pendant la COP21, loi travail imposée, criminalisation des syndicats, répression violente et judiciaire des syndicalistes et des manifestants, etc…

Le collectif BDS 57 vous appelle à venir nous soutenir devant le tribunal de Metz le mardi 24 janvier à partir de 12h30. Mobilisons-nous pour la défense de la liberté d’expression et pour dire à ceux qui nous accusent qu’ils ne feront jamais taire notre solidarité avec le peuple palestinien en tentant de criminaliser les actions militantes et citoyennes.

Le collectif BDS 57 invite l’ensemble des organisations qui le soutiennent à diffuser un communiqué de soutien ou à diffuser le présent appel.

Affirmons notre droit au boycott, la France restant le seul pays à en interdire la pratique quand il cible la politique d’Israël…

 Demandons l’abrogation en France de mesures répressives indignes d’une démocratie, mesures qui portent atteinte à la liberté d’expression et visent à terme toute forme de revendication politique, syndicale ou simplement citoyenne !

 Soutenons notre camarade injustement inculpé !

 Relaxe pour Richard, président du collectif BDS 57, militant de la cause palestinienne et membre de l’Union Juive Française pour la Paix !

Collectif BDS 57

collectifbds57@gmail.com

sur Facebook : collect BDS 57




SOUTIEN AU PRÉSIDENT DU COLLECTIF BDS 57 (Metz)

NON à l’attaque de TEVA contre BDS !

SOUTIEN AU PRÉSIDENT DU COLLECTIF BDS 57 (Metz)

 BDS : « Boycott, Désinvestissement, Sanctions,
la réponse citoyenne, antiraciste et non violente à l’impunité israélienne »

 

En janvier 2016, le président du collectif  BDS 57 (Metz) a été auditionné suite à une plainte « pour discrimination » déposée par  TEVA, multinationale israélienne qui fournit des médicaments génériques dans un grand nombre de pays. Le collectif messin agissait dans le cadre de la campagne internationale BDS pour inciter les pharmaciens de l’agglomération, par une lettre argumentée, à ne pas se fournir en produits génériques TEVA, lorsque des médicaments analogues étaient disponibles. Le président du collectif  BDS 57 a été jugé  2 février 2017  au Tribunal de Grande Instance de Metz. Les juges ont décidé la prescription. Le parquet a cependant fait appel du jugement, suivi immédiatement des trois plaignants, TEVA, France-Israël et Avocats Sans Frontières et un nouveau procès aura donc lieu :

 

LE JEUDI 18 janvier 2018 À 14 H 00 AU TRIBUNAL DE METZ

Nous nous rassemblerons devant le tribunal à partir de 12h30.

 

Existe-t-il une relation entre l’entreprise TEVA et la politique d’apartheid imposée par Israël au peuple palestinien ?

TEVA est la plus grande entreprise pharmaceutique israélienne et le leader mondial en matière de médicaments génériques. TEVA vend 80% de ses produits à l’export, ce qui représente 10% des exportations industrielles d’Israël : sa contribution au budget de l’État israélien est donc importante.

La multinationale TEVA est largement présente dans les publicités sur les médias en France, et dans la propagande des organisations sionistes. La réussite de l’entreprise TEVA est ainsi largement utilisée pour promouvoir une image positive d’Israël.

Mais l’entreprise israélienne TEVA impacte négativement la vie des Palestiniens :

  • TEVA contribue par son apport financier à l’État d’Israël, au financement des opérations militaires à Gaza et au développement de la colonisation de la Cisjordanie (y compris Jérusalem-Est).
  • Israël impose de fait les médicaments TEVA au marché captif palestinien, avec des notices d’emploi non rédigées en arabe le plus souvent. Par ailleurs, le développement de la production pharmaceutique palestinienne est pratiquement impossible et l’accès aux soins des Palestiniens est largement perturbé au quotidien : entraves à la circulation par de nombreux check-points, difficultés d’accès aux hôpitaux, prix de vente élevés des médicaments TEVA, impossibilité d’importer des médicaments d’autres pays….
  • Teva a enrôlé des centaines de pharmaciens français pour alimenter Pharmadon, une caisse d’aide à Israël bénéficiant du statut fiscal des fondations en France.

L’implication de TEVA dans l’oppression économique et sanitaire des Palestiniens justifie la campagne de boycott initiée par BDS France.

Il est de notre responsabilité de citoyens d’informer et de responsabiliser tous les acteurs français concernés à un titre ou à un autre par l’activité de la société israélienne TEVA : c’est ce que le collectif  BDS57 a mis en place en 2015. Une lettre argumentée fut envoyée à plusieurs pharmaciens de Metz, action qui est à l’origine de ce procès.

Nous, militants de la campagne BDS, tenons à informer toute personne, client ou opérateur économique, des conséquences d’actes d’achat qui au final apportent un soutien à l’occupation militaire, à la colonisation et à la situation d’apartheid imposée au peuple palestinien.

Nous n’acceptons pas l’accusation mensongère d’antisémitisme ou de discrimination dont sont victimes les militants et toute personne qui critiquent l’État d’Israël pour la situation de violence et d’injustice imposée par Israël et dont sont victimes les Palestiniens.

Demandons l’abrogation en France de mesures répressives indignes d’une démocratie, mesures qui portent atteinte à la liberté d’expression.

 

Soutenons notre camarade injustement inculpé !      

Relaxe pour le président du collectif BDS 57 !

Militant de la cause palestinienne,
membre de l’Union Juive Française pour la Paix

Signons la pétition : http://relaxepourrichard.wesign.it/fr

 

 Tant qu’Israël ne respectera pas le droit international,
nous militants de BDSFrance,  affirmons que refuser les produits TEVA,
c’est aussi dénoncer la colonisation israélienne, la politique d’apartheid, le blocus de Gaza et la non-application du droit au retour des réfugiés.

 

Ralliez la Campagne BDS France

Contact : Site : www.bdsfrance.org . E-mail : campagnebdsfrance@yahoo.fr




Procès en Appel de Saadia et Hussein : L’avocat général requiert la nullité de la procédure, et les militants demandent la relaxe ! Délibéré le 7 février 2017

Rassemblement devant la Cour d’Appel pendant le procès en Appel du 6 décembre 2016.

Suite aux condamnations en première instance de Saadia et Husein, ceux-ci ont fait appel. La session a eu lieu le 6 décembre 2016 à la Cour d’Appel de Montpellier.

L’affaire a été mise en délibéré au 7 février, et nous allons attendre prudemment cette date pour connaître l’arrêt qui sera rendu par la Cour d’appel de Montpellier. Mais force est de constater que l’audience de ce 6 décembre a pris un tour très inattendu, du fait des réquisitions de l’avocat général, le représentant du Procureur général. En effet, l’avocat général a conforté les arguments présentés par nos avocats sur les nullités de la procédure : il a estimé que la citation était atteinte de vices graves sur le plan juridique, et que dès lors, les poursuites devaient être annulées.

Il faut rappeler que si cette affaire a aggloméré un bon nombre d’associations plaignantes – LDH, MRAP, LICRA, Avocats sans frontières, BNVCA, France Israël – et que la procédure a été engagée à la suite d’une plainte de la LDH, formellement, il s’agit d’une citation du procureur de la République de Montpellier. C’est-à-dire que la LDH avait dénoncé Saadia et Hussein auprès procureur de la République, mais n’avait pas osé assumer la responsabilité publique de l’engagement de la procédure en délivrant elle-même la citation…

Le débat sur la nullité des citations est complexe, et ne pourrait être exposé que par nos avocats, mais en réalité il repose sur une problématique assez simple. Pour que la citation, c’est-à-dire l’acte accusatoire, soit valable il faut qu’il précise explicitement le texte de loi définissant l’infraction, et l’articule au passage du texte correspondant à cette infraction. Or, la citation visait plusieurs infractions différentes – d’une part le négationnisme, d’autre part l’incitation à la haine – en faisant référence globalement au même texte, sans expliciter les phrases qui sont problématiques au regard de telles ou telles infractions.

C’est donc le constat d’un engagement précipité de la procédure, sans analyse, ni réflexion suffisante, ce que nous soutenons depuis le départ.

Alors, nous verrons bien si la Cour retiendra ou non ces moyens de nullité. Mais quoi qu’il en soit, Saadia et Hussein ne se cachent derrière aucun argument de procédure : ils se revendiquent innocents des accusations portées contre eux.

D’abord, et cela été très clair dans les propos de la présidente de la cour, rien ne montre que nos deux amis puissent être qualifiés d’antisémites ou de négationnistes. Cette accusation, outrageante et humiliante, qui a été le moteur de la LDH et de ses affidées, n’a rien à voir avec les faits. Il s’agit de deux militants impeccables, et toute accusation de dérive du mouvement BDS est ridicule. La seule question posée est de savoir si ces militants qui, par leur personnalité et par leur action, sont en dehors de tout doute, ont commis une faute intentionnelle en publiant les documents en question. Le débat anti BDS que voulait instrumentaliser la LDH et la MRAP a fait naufrage.

En quelque sorte, c’est l’histoire d’un conducteur professionnel, qui fait des dizaines de milliers de kilomètres par an, excellent conducteur, qui se voir reproché un jour une faute de conduite. Donc on parle d’un jour, mais on respecte les personnes Ici il n’en est rien, les parties civiles font tout pour les salir.

S’agissant des faits eux-mêmes, Saadia et Hussein ont réaffirmé ce qu’ils disent depuis le début, et il faut distinguer les deux volets de l’affaire.

Le montage photo a été publié de manière volontaire. Il y a dans ce montage une part de provocation et une part de vérité. La question n’est pas d’assimiler deux régimes, mais d’affirmer qu’au début du mois d’août 2014, en attaquant la population de Gaza, l’armée d’Israël commettait des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Pour rappel, le ministre de la justice du gouvernement de Palestine avait déposé plainte devant la Cour pénale internationale le 29 juillet pour ses crimes définis par le droit international depuis 1945. Alors oui, il y a une part d’outrance, mais c’est la part légitime dans le débat politique, pour se faire entendre, alors que François Hollande avait été le seul chef d’État du monde à encourager Netanyahu pour faire « le nécessaire pour la sécurité d’Israël », donc y compris commettre des crimes ! Qui est dans l’excès ?

Pour ce qui est du texte, ordurier, grotesque et aberrant, qui ne devenait visible que si on cliquait sur la photo, il est évident que ni Saadia, ni Hussein ne l’avaient vu… faute de quoi ils ne l’auraient jamais posté. La preuve en est que, dès qu’ils en ont été informés par Jean-Paul Nunez, lui-même alerté par la LDH 34, ils ont aussitôt retiré le texte. Ceci est conforme à la loi sur l’économie numérique de juin 2004 : si un auteur écrit lui-même un texte et le publie, il est immédiatement responsable ; s’il récupère et publie un texte tiers, auquel il n’avait suffisamment pas prêté attention, il ne devient responsable que si le contenu illicite lui a été signalé, et qu’il ne réagit pas.

Face aux irrégularités de forme soulevées par le parquet et aux arguments de la défense , les parties civiles terrassées se sont crues obligées d’exagérer leurs attaques jusqu’à l’outrance. Leur objectif, obtenir, malgré les vice de forme une condamnation à tout prix qui salisse les deux militants et le BDS.

Cette volonté de nuire à tout prix des parties civiles se démontre une fois de plus dans la seconde partie de cet article : « Pourquoi demandons-nous la relaxe de Saadia et Husein » (ci-dessous).

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Le Midi Libre, 8 décembre 2016

 

Pourquoi demandons-nous la relaxe pour Saadia et Husein : https://bdsf34.wordpress.com/2016/12/04/pourquoi-demandons-nous-la-relaxe-pour-saadia-et-husein/




Communiqué du Comité de soutien aux 4 inculpéEs BDS toulousainEs

Procès contre les 4 militantEs BDS toulousainEs :

les officines pro-israéliennes jugées irrecevables font appel.

Le Tribunal de Grande Instance de Toulouse dans son jugement du 14 novembre n’a pas retenu le motif « d’incitation à la discrimination en raison d’une ethnie, religion, nation » (basé sur la la loi de la presse) et les poursuites des parties civiles concernant cette accusation ont été jugées irrecevables. Ce qui amène ces parties civiles à faire appel.

D’autre part le tribunal ne mentionne pas de prétendue illégalité du boycott d’Israël comme veulent le faire croire les associations sionistes.

Les juges ont débouté la LICRA et le BNVCA, à l’origine de la dénonciation reprise par le procureur, pour les dommages et intérêts qu’ils avaient réclamés. Il n’en demeure pas moins que les juges ont condamné Bernard, Jean-Pierre, Loïc et Yamann à 1000 euros d’amende avec sursis, pour avoir participé à deux actions BDS (Boycott – Désinvestissement – Sanctions) en décembre            2014 et février 2015, en application d’un article évoquant « le refus de fourniture d’un bien ou d’un service »… Nous rappelons qu’aucune enseigne n’avait porté plainte, considérant n’avoir subi aucun préjudice. Il n’y a donc pas de victimes mais 4 condamnations sans véritable décision motivée.

Le comité de soutien dénonce la condamnation de nos 4 camarades qui correspond en fait à une condamnation de la liberté d’opinion et d’expression mise à mal dans le cadre de l’état d’urgence.

Hasard du calendrier, ce jugement tombe au moment où la Haute représentante de l’Union Européenne réaffirme : « L’UE se situe fermement dans le soutien à la liberté d’expression et d’association conformément à la Charte des droits fondamentaux de l’UE, qui s’applique sur le territoire des Etats membres, y compris en ce qui concerne les actions BDS menées sur ce territoire ».

L’acharnement judiciaire et la campagne de diffamation et d’intimidation contre les militantEs BDS – menées par quelques officines pro-israéliennes et le gouvernement français – n’affaibliront pas la détermination de ceux et celles qui luttent pour la justice et les droits des Palestiniens.

Notre combat contre la répression continue, le Comité de soutien appelle à élargir encore la solidarité à Bernard, Jean-Pierre, Loïc et Yamann dans le cadre du procès en appel qui se tiendra à Toulouse courant 2017.

Ils ne feront pas taire la solidarité avec le peuple Palestinien !

Toulouse, le 6 décembre 2017




Metz : Festival pour la Palestine

Le Collectif BDS 57 associé à dix autres organisations vient de mettre en place un festival pour la Palestine, une première à Metz.

L’événement s’est déroulé à L’Espace Clovis (Foyer Abbé Pierre) les vendredi 21 et samedi 22 octobre derniers, dans un cadre où on pouvait également découvrir une exposition sur la Nakba, l’expulsion des palestiniens en 1948, exposition prêtée par le Cjacp de Strasbourg.
Nous avons accueilli à cette occasion Sarah Katz et Pierre Stambul de L’Union Juive Française pour la Paix qui ont présenté le premier soir à deux voix, en ouverture de ce festival, le récit de leurs Chroniques de Gaza rédigées au jour le jour après un récent séjour dans  cette « cage » où vit (survit) une population qui ne correspond en rien aux clichés que médias et sionistes entretiennent à leur propos. Nous avions également invité le réalisateur François-Xavier Gilles, membre de l’AFPS et de BDS, qui est venu avec sa compagne Danièle présenter le lendemain son film Dans les collines au sud d’Hébron. Ces deux interventions-phares au cours desquelles les conférenciers ont fait connaître « de l’intérieur » le combat des Palestiniens ont été suivies d’un débat fructueux avec un public attentif et intéressé : une soixantaine de personnes à chaque fois, pas toujours les mêmes selon les différents moments du programme, dont de nouvelles têtes, des jeunes venus par le biais de Facebook. La qualité des interventions dans le public, la force de conviction et l’expérience de nos invités ont grandement contribué à la réussite de cet événement, peu, voire pas du tout relayé par la presse locale.

Entre ces deux événements, devant un public tout aussi nombreux, l’après-midi du samedi fut consacré, entre autres activités, à un exposé-débat animé par deux avocats militants : Liliane Glock du barreau de Nancy et Daniel Delrez. Nous avons fait de ce festival le point de départ d’une mobilisation dans la perspective du procès auquel sera confronté le président de notre collectif le 26 janvier prochain suite à une plainte de la société TEVA pour discrimination. Les défenseurs de la cause palestinienne en France aujourd’hui dans un contexte de répression et de poursuites judiciaires, tel fut le sujet du débat qui permit de faire connaître à des personnes nouvelles l’interdiction de l’appel au boycott d’Israël dans notre pays et les différentes formes d’actions que nous préconisons dans le cadre de la campagne BDS France.

Vous trouverez, outre quelques photos ci-dessous, l’affiche du festival, le tract que nous avons distribué pour sa promotion, l’appel au soutien du président du collectif inculpé. Le texte donne davantage de renseignements sur la plainte et l’appel sert également de support à une pétition…

 




Assez de menaces sur les militants pour la paix en Palestine

4 octobre 2016

La Cimade dénonce la multiplication des procédures policières et judiciaires contre des militants du mouvement de solidarité avec le peuple palestinien comme celles engagées cet été à Lyon et à Montpellier et demande à nouveau au gouvernement de cesser de criminaliser le mouvement BDS.

En juin 2015, La Cimade présentait au Sénat un rapport intitulé Israël-Palestine : l’avenir muré par l’occupation. Issu d’un travail d’enquête conduit quelques semaines plus tôt en Israël et en Palestine, il concluait sur l’urgente nécessité de soutenir les acteurs des sociétés civiles israélienne et palestinienne engagés dans une lutte non violente contre les politiques d’occupation et de colonisation mises en œuvre par l’État israélien, notamment avec l’appel BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions). Côté palestinien, l’appel BDS a fédéré l’ensemble de la société civile. Avec courage, des Israéliens, certes minoritaires, soutiennent ce cadre d’action non violent dont l’objectif est d’obliger l’État israélien à respecter les droits fondamentaux des Palestiniens.

Dans ses recommandations finales, le rapport de La Cimade appelait le gouvernement français à cesser de criminaliser les militants qui, en France, soutiennent et participent aux actions BDS. Pour rappel, la France est avec Israël l’unique pays au monde à engager des poursuites contre les personnes qui appellent au boycott d’Israël.

Malheureusement, cet appel n’a pas été entendu par le gouvernement, qui au contraire ne cesse de s’aligner ostensiblement sur les positions répressives et belliqueuses des dirigeants israéliens issus pour la plupart de l’extrême droite, en assimilant les critiques de l’État d’Israël à de l’antisémitisme.

À cette mauvaise foi évidente s’ajoute l’absence de toute réaction diplomatique française aux propos tenus en mars 2016 par le Ministre du Renseignement d’Israël, Israël Katz, qui appelait à « l’élimination civile ciblée » des leaders du mouvement BDS, expression qui est l’euphémisme en hébreu pour assassinats ciblés,

Au terme de sa visite en Israël et dans les territoires occupés, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression a pourtant rappelé que les boycotts étaient des actions « pacifiques, légitimes et acceptées sur la scène internationale »[1].

La Cimade dénonce la multiplication des procédures policières et judiciaires contre des militants du mouvement de solidarité avec le peuple palestinien comme celles engagées cet été à Lyon et à Montpellier et demande à nouveau au gouvernement de cesser de criminaliser le mouvement BDS.

Cette forme de protestation et de mobilisation, aujourd’hui très étendue à travers le monde, vise seulement à obtenir pacifiquement que l’État d’Israël respecte les droits fondamentaux des Palestiniens et le droit international. Elle constitue une pression de plus en plus significative, alors qu’aucun gouvernement ne se résous à appliquer des sanctions, contredisant par là même les innombrables condamnations concernant l’occupation et la lente annexion des territoires palestiniens.

 

[1] Déclaration du Rapporteur au terme de sa visite en Israël et dans les Territoires palestiniens occupés, le 18 décembre 2011.




Plus de 150 personnes hier à Toulouse au rassemblement de soutien aux 4 militant-e-s BDS poursuivis

 Entre 150 et 200 personnes  se sont rassemblées à Toulouse devant le tribunal où passaient en procès les 4 inculpéEs de la campagne BDS.

De 13H à 20H, malgré une interdiction préfectorale annoncée le matin même, de nombreux militants des différentes organisations du Comité de soutien aux inculpéEs BDS Toulousains ont une nouvelle fois affirmé l’exigence de la #RelaxePourLes4BDS . L’interdiction était motivée par l’appel à un contre-rassemblement lancé par les mals nommés « All with us », puisque « Nobody » n’a répondu à cet appel.

A l’intérieur du tribunal, nous avons eu droit à deux procès en un seul. L’un accusant les inculpéEs d’avoir procédé à une discrimination en « entravant l’exercice normal d’une activité économique quelconque » (articles 225-1 et 2 du code pénal), l’autre d’en avoir seulement eu l’intention… par la distribution d’un tract (article 28 alinéa 7 de la loi sur la presse). Nous avons assisté à une pitoyable plaidoirie des avocats des parties civiles, les officines pro-israéliennes habituelles à savoir la LICRA, le BNVCA, Avocats Sans Frontières, France-Israël ainsi que le CRIF.

Les avocats des 4 militantEs poursuiviEs, Maître Cochain et Maître Durand, ont demandé au tribunal de transmettre une Question Prioritaire de Constitutionnalité (QPC) à la Cour de Cassation sur l’article 225-2 du code pénal, qui reste flou sur ce qu’est une « entrave » et un exercice « normal » d’une activité économique. Elles ont ensuite brillamment démontré la confusion régnant sur cette procédure de plaintes et les nombreuses irrégularités de celles-ci.

Les débats sur le fond ont alors montré que les faits matériels n’allaient pas plus loin que la présence des militants lors des deux dates. Slogans criés ? Tracts distribués ? Rien dans le dossier n’indique des implications individuelles. Alors s’agit-il de poursuivre des militants du seul fait qu’ils sont connus ? Les avocates ont dévoilé publiquement qu’une grande part des accusations contre Bernard, Jean-Pierre, Loïc et Yamann, repose sur le travail d’un détective privé [qui dispose d’une agence à Netanya, Israël]. Celui-ci avait pris la « peine », avant les différentes distributions de tracts, d’appeler les magasins Auchan, Sephora et Orange pour leur faire croire que des actions violentes allaient être menées dans leur magasin, et tenter de faire monter la tension ! Ce même détective privé était présent le 17 janvier 2015, jour d’une autre action BDS au métro Balma-Gramont. Cette date du 17 janvier n’a bizarrement pas été retenue par les parties civiles pour attaquer les militants BDS et pour cause ! Le détective était venu accompagné d’un groupe de sionistes qui ont agressé deux militants dont un des inculpéEs. Il y a pris et documenté des photos avant et après l’agression mais en se mélangeant les pinceaux, il les a ajoutées au dossier du 7 février. Il s’est par contre bien gardé de les remettre à la police !

Enfin, les derniers débats ont tourné autour de la campagne BDS en elle-même, un des  avocats et les 3 témoins des inculpéEs défendant le bien-fondé de BDS, les avocats des parties civiles terminant leur attaque contre BDS en comparant l’ouvrage d’Omar Barghouti à « Mein Kampf ». Démontrant s’il le fallait le niveau de l’argumentation de ces derniers.

A noter : La LICRA était représentée par le même avocat que l’organisation d’extrême droite BNVCA lors de cette audience.

Le verdict du procès sera rendu le 14 novembre prochain.

 

Quelques photos du rassemblement:

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Communiqué : Solidarité avec les 4 militants de la campagne BDS à Toulouse !

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Nous exigeons la relaxe des quatre militant-e-s de Toulouse et vous donnons rendez-vous le 22 septembre dès 13H devant le Tribunal de Toulouse pour les soutenir.

La Campagne BDS France

www.bdsfrance.org
campagnebdsfrance@yahoo.fr




Un porte parole du comité BDS France 34 auditionné le 2 août pour port du tee shirt BDS France.

Malgré les vacances, 55 personnes se sont  rassemblées mardi 2 août 2016 pour accompagner José-Luis Moraguès, l’un des porte -parole du comité BDSF34, convoqué pour audition à la demande de la préfecture. Motif : la mention « Boycott Israël Apartheid » sur le tee shirt porté lors lors du rassemblement statique. Rassemblement  déclaré et autorisé par la préfecture de Montpellier le 25 juin 2016.

Face au refus de la Mairie de Montpellier d’autoriser  le stand Palestine place de la Comédie le 25 juin 2016, une déclaration de rassemblement statique avait été déposée pour ce jour-là place de la Comédie. Il s’agissait pour le Comité BDS France 34 et ses partenaires de diffuser, place de la Comédie,  un tract d’appel à la manifestation du lendemain, le dimanche 26 juin, contre la journée sioniste de commémoration de la main mise par Israël sur la ville de Jérusalem.

Déjà le 22 juillet à Lyon, une cinquantaine de militants-tes BDS étaient interpellés-ées et conduits-tes en bus au commissariat alors qu’ils-elles participaient à un pique-nique autorisé sur les bords du Rhône. Ils-elles devaient ensuite se rendre place des Terreaux où un concert, également autorisé, était prévu.

Visiblement les préfets ont reçus des ordres stricts concernant le port des tee-shirts BDS et il s’en suit une panique dans laquelle l’état et sa police se ridiculisent.

Le porte-parole du comité BDSF34 s’est présenté à l’audition avec son tee-shirt. Le fonctionnaire lui a demandé de l’enlever et face à la mine surprise et amusée du prévenu qui ne se voyait pas répondre aux questions torse nu, il lui a demandé de le retourner, ce qui a été fait.

En effet, la priorité était de pouvoir développer la stratégie de notre défense préparée avec l’avocat du Comité, Gilles Devers (Voir vidéo ci-dessous).

https://youtu.be/7qtGQktqKA4

A la fin de l’audition le fonctionnaire de police  a signalé que deux autres membres de BDS allaient être auditionnés pour les mêmes faits le même jour.

Il a également informé qu’une plainte déposée auprès du barreau de Paris par le BNVCA (Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme) du sinistre Sami Gozlan a été transférée au barreau de Montpellier. La plainte porte sur une action de boycott menée par le comité BDSF34 dans un magasin LIDL de Montpellier le 26 mars 2016.

AFFAIRE À SUIVRE DONC !

SOLIDARITÉ

A Montpellier plusieurs organisations et associations ont exprimé leur soutien. Europalestine avait envoyé une délégation en soutien.

NPA :

Contre la criminalisation de la campagne Boycott Désinvestissement Sanctions, seul hors la loi, l’état d’Israël.

Nous sommes une nouvelle fois présents aujourd’hui comme nous le sommes depuis le début et comme nous continuerons à l’être en totale solidarité avec les militant-te-s du collectif BDS France 34 .

L’offensive contre la campagne BDS se poursuit, la convocation de José Luis aujourd’hui après les arrestations des militant-e-s de Lyon, pour le port du T-shirt est un nouveau mauvais coup porté à la campagne BDS qui s’inscrit dans une liste qui s’allonge de pressions sur les militant-te-s BDS. (Nous l’avons vu ici récemment avec Mariano, Saadia et Husein, les interdictions de stand etc…la liste commence à être longue)

 

Alors qu’au bout de 10 ans elle connaît un développement dans de nombreux pays, tout est fait ici pour criminaliser la campagne BDS, pour étouffer sa parole. L’état français illustre parfaitement l’incapacité de la communauté internationale à peser sur Israël. Le gouvernement et son premier ministre Manuel Valls en tête sont à la botte des officines sionistes et de l’état d’Israël. Alors que dénoncer la politique du gouvernement d’extrême droite de Netanyahou et appeler à des sanctions contre Israël est en effet non seulement un droit, mais un devoir !

Plus que jamais aujourd’hui, alors que ce pays est sous état d’urgence, que ce gouvernement PS/MEDEF poursuit son offensive contre les travailleurs et travailleuses et que les peines s’alourdissent contre celles et ceux qui relèvent la tête. Nous devons serrer les rangs et exprimer toute notre solidarité aux militant-es du mouvement social qui se battent contre l’injustice, pour l’égalité ici comme ailleurs, pour préserver les droits sociaux acquis et en conquérir de nouveaux.

Alors aujourd’hui nous sommes au côté de José Luis pour exprimer notre

Solidarité avec le peuple palestinien, avec la résistance palestinienne, Solidarité avec tous les prisonnier-e-s de la cause palestinienne avec une pensée particulière pour Georges Ibrahim Abdallah l’un des plus anciens, emprisonné en France et dans sa 32ème année de détention.

Soutien à la campagne BDS,

Relaxe pour tous ces militant-e-s

Palestine Vivra – Palestine Vaincra !

Montpellier le 02/08/16

NPA34

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ENSEMBLE ! 34

Stop aux intimidations contre les militant.e.s soutenant la Palestine !

Ce jour, notre camarade de BDS est convoqué au commissariat pour le port d’un t-shirt de BDS. C’est déjà ce qui a justifié il y a quelques jours l’arrestation d’une cinquantaine de personnes à Lyon. Souvenons-nous que déjà en mars, à Paris, une militante BDS avait été convoquée au commissariat pour cette raison.

Il s’agit d’une nouvelle étape dans campagne de la calomnie envers le mouvement de solidarité avec la Palestine en général et  BDS en particulier, accusé d’antisémitisme.

Les dirigeants français se sont alignés sur le gouvernement israélien lors des bombardements de Gaza en 2014, se sont réfugiés derrière les mensonges de groupuscules d’extrême-droite sionistes pour discréditer les mobilisations de solidarité à cette occasion, ont fait la promotion d’initiatives de provocation tel que « Tel-Aviv-sur-Seine »…

Face à la légitimité grandissante de BDS, le temps est venu de l’intimidation.

Cet événement est également un produit du climat sécuritaire en cours en France.

La répression contre BDS consiste à priver le peuple palestinien d’un important instrument de solidarité internationale. C’est un coup porté envers l’ensemble des libertés publiques.

« Ensemble! » le réaffirme bien haut  :

« Pour le peuple palestinien, contre la politique d’apartheid de l’Etat d’Israël

Boycott Désinvestissement Sanction! »

2 août 2016

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Appel au rassemblement de la société civile en soutien à BDS France 34 et son porte- parole
Aujourd’hui, 2 aout 2016, à 14H30, sur le parvis du Commissariat central de Montpellier (Av du Comte de Melgueil ; arrêt des trams 1, 3 et 4 Rives du Lez)

Le Cercle Podemos Montpellier, solidaire du comité BDS France 34 appelle au rassemblement sur le parvis du commissariat central (Avenue du Comte de Melgueil) mardi 2 août 2016 à 14h30, horaire de l’audition de José-Luis Moraguès, porte-parole du Comité, convoqué pour port de tee-shirt BDS à l’occasion du rassemblement statique dûment déclaré en Préfecture et autorisé le 25 juin 2016 place de la Comédie (Ci-joint le communiqué du Cercle Podemos Montpellier lu ce jour-là en soutien).

Ce tee-shirt BDS constitue l’expression d’une volonté pacifiste mais déterminée de faire comprendre à l’Etat d’Israël, que le régime colonial d’occupation et de discrimination ne peut rester sans conséquences.

Le mouvement BDS s’est créé dans un contexte de démission de la communauté internationale incapable de mettre un terme à la colonisation et de protéger les palestiniens de violences quotidiennes infligées par l’armée et les colons d’Israël.

Le tee-shirt a été conçu suite à l’appel de 170 organisations de la société civile palestinienne et ses slogans ne visent que les seules institutions d’un régime expansionniste et non les citoyens d’Israël.

En se rendant complice de la circulaire Alliot-Marie, ministre de la justice de Nicolas Sarkozy qui a promulgué cette loi liberticide, le gouvernement Valls/Hollande prive le peuple palestinien et les associations BDS France d’un moyen de pression fondamental pour tenter d’ infléchir pacifiquement la politique d’expansion d’Israël. En interdisant le port de leur tee-shirt aux militants BDS, ce gouvernement dit « socialiste », sape encore un peu plus le droit à la liberté d’expression le plus élémentaire et fait de la France le seul pays au monde où la notion de boycott lié au libre arbitre du consommateur est niée au profit de la notion d’embargo décidée dans les seules sphères du pouvoir politique. Cela constitue un déni inacceptable de la société civile, de ses moyens de lutte et d’expression.

Au nom des principes démocratiques évoqués plus haut dans cet appel, au nom des luttes passées incitant notamment au boycott des produits d’Afrique du Sud qui, au bout du compte, participèrent à l’avènement de bouleversements politiques positifs pour ce pays, nous maintenons notre soutien à BDS France, à BDS France 34 et à José luis Moragues dont les actions politiques pacifiques sont reconnues et sont un exemple pour la société civile montpelliéraine.

Cercle Podemos Montpellier

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CGT 1

Stop aux intimidations contre les militant-es de BDS !

Le président Hollande et le gouvernement Valls poursuivent la répression contre le mouvement international Boycott, Désinvestissements Sanctions (BDS).

En effet, le 22 juillet 2016, à Lyon, une cinquantaine de personnes, dont des enfants, ont été arrêtés pour le port d’un tee-shirt appelant au boycott dans le cadre de la campagne de BDS. Menacé-es de garde à vue, ils/elles étaient poursuivi.es pour discrimination économique… avant d’être relâché.es, toutes les charges ayant été abandonnées.

Le 2 août, c’est le porte-parole de BDS France 34 qui a été convoqué au commissariat de Montpellier suite au port d’un… tee-shirt lors d’un rassemblement le 25 juin dernier.

La CGT Educ’action sera toujours présente aux côtés des militant-es BDS qui luttent pour le respect du droit international et la juste cause palestinienne

Parce que nous sommes résolument ancré.es dans le camp de la Paix, parce que notre syndicalisme n’a pas de frontières, nous sommes résolu.es à agir dans le cadre de cette campagne BDS pour arriver à une paix juste et durable qui passe par :

– la fin de l’occupation et de la colonisation des terres Palestiniennes et le démantèlement du Mur,

– la reconnaissance des droits fondamentaux des citoyen-nes palestinien-nes d’Israël à une égalité absolue,

– le respect des droits des réfugié-es palestinien-nes à revenir dans leurs maisons comme le stipule la résolution 194 de l’ONU.

Montreuil, le 8 aout 2016

 




Procès BDS Toulouse : Ils ne nous feront pas taire !

Bernard, Jean-Pierre, Loïc et Yamann, militantEs BDS (Boycott – Désinvestissement – Sanctions) étaient convoquéEs devant le tribunal correctionnel de Toulouse le jeudi 30 juin. Déjà reporté le 9 décembre dernier, le procès est renvoyé une nouvelle fois au 22 septembre et encore une fois à la demande des officines pro-israéliennes déclarées parties civiles.

Les 4 prévenus sont poursuivis au départ pour « entrave à l’exercice normal d’une activité économique » sur dénonciation de la LICRA locale et du BNVCA reprise par le procureur. Le dossier « entrave » était tellement peu sérieux que deux nouvelles officines (France Israël et Avocats sans frontières) ont lancé une seconde accusation, pour les mêmes faits, via une « citation directe » celle « d’incitation à la discrimination… liée à une nation », basée sur la loi de la presse.

Les 4 officines auxquelles s’est joint, à la dernière minute et pour la première fois dans un procès contre le mouvement BDS, le CRIF Toulouse (Conseil prétendument Représentatif des Institutions Juives de France) ont prétexté ne pas avoir eu le temps de travailler les conclusions de la défense communiquées, à leur avis, trop tard. Alors qu’aucune d’entre elles n’a remis une seule ligne de conclusion ! Qu’à cela ne tienne, le procureur est venu porter secours aux parties civiles empêtrées dans l’imbroglio juridique qu’elles ont elles-mêmes créé en soutenant le report.

Pendant ce temps-là, à peu près 300 personnes venues de toutes les régions de France (Marseille, Lyon, Paris, Bordeaux, Perpignan, Couserans, Montauban, Figeac, Nîmes, Albi, Pau, Auch, Agen, Montpellier…) ont participé au rassemblement de soutien devant le tribunal. Une réussite par le nombre et la diversité des participants qui s’appuie sur une campagne unitaire de longue haleine. De nombreux messages de soutien d’organisations, de personnalités et de simples citoyens sont parvenus de toute la France et aussi de l’étranger.

Le CRIF et le gouvernement français relaient la stratégie de l’État d’Israël dans sa campagne de diffamation et d’intimidation contre BDS considéré comme une « menace stratégique ». Cette stratégie d’usure et de pressions, loin d’affaiblir la détermination de ceux qui luttent pour la justice et les droits des palestiniens, apparaît de plus en plus clairement comme une atteinte délibérée contre la liberté d’expression et renforce une solidarité active de tous ceux qui y sont attachés.

Il nous faut donc maintenant continuer à construire cette campagne en vue de préparer le rassemblement du jeudi 22 septembre à partir de 13h devant le tribunal de Toulouse, poursuivre la signature de la pétition et le soutien financier plus que jamais nécessaire.

Comité BDS France Toulouse
Le 4 juillet 2016




Toulouse : Procès BDS reporté au 22 septembre

Plus de 250 personnes venues d’un peu partout en France ont assisté le 30 juin dernier au rassemblement de soutien à nos camarades de BDS de Toulouse Bernard, Loic, Jean Pierre et Yaman scandaleusement poursuivis suite notamment à une dénonciation locale de la LICRA  pour de simples distributions de tracts BDS devant des supermarchés

 

Le procès a été reporté au 22 septembre prochain, à la demande des officines sionistes, qui manifestement ne supportent pas l’audience grandissante des nombreuses voix qui s’élèvent pour la liberté d’expression de BDS.

Ainsi le CRIF local s’est ajouté aux parties civiles  déjà existantes. Une deuxième plainte pour “incitation à la discrimination” a été ajoutée par ces relais du régime israélien d’apartheid à la première qualification ‘d’entrave à l’activité économique”.

La Campagne BDS France vous donne donc à nouveau rendez vous le 22 septembre prochain, plus que jamais déterminée à amplifier cette mobilisation!

Relaxe immédiate pour nos camarades!

Voir les nombreux communiqués de soutien de plusieurs associations et organisations en soutien aux 4 militant-e-s poursuivis de Toulouse:

http://www.bdsfrance.org/proces-de-toulouse-communiques-de-soutien-aux-4-militant-e-s-poursuivis/

 

https://twitter.com/Campagnebds/status/748500081557540864




Procès de Toulouse : Communiqués de soutien aux 4 militant-e-s poursuivis

Liste des communiqués de soutien :

 


Soutiens de personnalités :

 

 


 

 

 

Déclaration de Ghislain Poissonnier, magistrat:

« J’apporte mon soutien sans réserve aux quatre militants pro-BDS convoqués au Tribunal de Toulouse le 30 juin.

 

Il leur serait notamment reproché d’avoir distribué aux passants un tract intitulé « Boycott d’Israël : ça marche ! ».

Le tract en question explique notamment qu’en Europe, « depuis 5 ans, des chaînes de magasin et même des banques refusent le commerce avec Israël ». Il donne des exemples en Grande-Bretagne, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Norvège d’entreprises européennes ayant fait le choix de ne plus commercer avec des sociétés israéliennes ou de désinvestir d’Israël.

 Le tract demande ensuite à une entreprise française de grande distribution (Auchan) de cesser la vente dans ses magasins de produits de certaines sociétés israéliennes telles que Mehadrin (fruits et légumes distribués sous les marques Jaffa, Carmel, Top, Haidikaim, Jordan River etc.) et Sodastream (appareils gazéificateurs), parce que ces entreprises sont impliquées dans la colonisation israélienne de Cisjordanie, déclarée comme illégale par tous les organes des Nations Unies. L’implication de Mehadrin et de Sodastream dans la colonisation est de notoriété publique et est évidemment un choix de la part des dirigeants de ces entreprises, choix encouragé par le gouvernement israélien sous la forme d’avantages réglementaires, financiers, fiscaux, sociaux etc.

 Le tract demande enfin à une société française de télécommunications (Orange) de rompre son partenariat avec une société israélienne (Partner Communication) impliquée, elle aussi, dans la colonisation. Cette demande a d’ailleurs été reprise en mai 2015 par de grandes ONG françaises (CCFD, FIDH, LDH) et des syndicats français (CGT, Solidaires), au nom du nécessaire respect de la IVème Convention de Genève qui protège la population d’un territoire occupé.

 Ce tract, toutes les personnes qui, en France et dans le monde, militent pour le respect du droit international en Israël et en Palestine auraient pu le rédiger et le distribuer. Il n’est que la compilation d’observations et de demandes de bon sens, que la société civile est obligée de relayer, faute pour la France et les Etats européens, d’agir pour qu’enfin Israël respecte le droit international. Agir notamment en interdisant l’importation et la vente de produits des colonies ou le commerce avec des entreprises ayant des liens avec les colonies.

 Cette obligation d’agir en ce sens a été rappelée par la Cour internationale de Justice dans son avis de 2004 sur le mur construit illégalement en territoire palestinien. Un avis qui n’est pas mis en œuvre, faute de volonté politique. Il appartient donc bien à la société civile française et européenne, de se mobiliser pacifiquement, notamment dans le cadre de la campagne BDS, afin que les Etats fassent pression sur Israël pour qu’il cesse ses violations du droit international.   

 Les quatre militants pro-BDS de Toulouse n’ont, à cet égard, que fait leur devoir de citoyen engagé au service du respect du droit international et ne devraient pas être inquiétés pour cela par la justice de leur pays.

 Ghislain Poissonnier, magistrat ».

 

 




Toulouse : une victoire sur la censure anti-BDS suivie d’un appel au soutien des militants accusés

Samidoun Palestinian Prisoner Network

Mardi 7 juin 2016

Le mardi 31 mai, 150 personnes se sont rassemblées à Toulouse pour écouter Mohammed Khatib, de Samidoun Europe, et l’écrivain Eric Hazan, qui prenaient la parole en vue de défendre les 4 militants BDS de Toulouse confrontés à une criminalisation et à des poursuites pour avoir fait la promotion du boycott des marchandises israéliennes.

Le rassemblement, organisé par le Comité de soutien aux inculpés BDS toulousains, avait été interdit précédemment par le maire de Toulouse, dont le refus de louer la salle de réunion aux organisateurs avait été débouté par le tribunal administratif de Toulouse, qui avait qualifié l’action du maire d’« atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale de rassemblement » et avait ordonné que la salle soit louée aux organisateurs et qu’une somme de 1 500 euros leur soit versée.

Mohammed Khatib, de Samidoun Europe, a entamé son exposé en disant : « Je suis un Palestinien originaire des camps de réfugiés palestiniens au Liban. J’aimerais affirmer que le peuple palestinien reconnaît Georges Abdallah comme l’un des siens, comme l’un des 7 000 et quelques prisonniers palestiniens. » Abdallah, un combattant arabe libanais pour la Palestine, est emprisonné en France depuis 32 ans, bien qu’il soit libérable depuis plus de 16 ans, et le prolongement de sa détention est dû en partie à l’intervention de la candidate à la présidence des États-Unis et ancienne ministre des Affaires étrangères Hillary Clinton, et à celle de l’actuel Premier ministre français et partisan des poursuites anti-BDS Manuel Valls.

« Pour nous, Palestiniens, l’appel BDS n’est pas un appel à isoler des Israéliens en tant que personnes, mais à isoler l’État d’Israël dans son ensemble. Le régime israélien constitue dans le monde un exemple extrême de racisme et de fascisme », a déclaré Khatib. Il a épinglé la fameuse « initiative française », rejetée par de nombreux groupes de résistance et partis politiques palestiniens, y compris le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), le Hamas, le Djihad islamique et le Front démocratique de libération de la Palestine (FDLP), comme un exemple de l’hypocrisie française dans le même temps que la France poursuit les militants BDS, maintient Georges Abdallah en détention, sans parler de son très long et sanglant passé colonialiste dans le monde arabe.

« L’État français propose son  »initiative française » prétendument en faveur de la paix. Qui est plus mal placé que l’État français – je n’ai pas dit le peuple de la France – pour proposer une  »initiative française » où que ce soit dans le monde ? Le gouvernement français est un gouvernement colonial et néocolonial. Le gouvernement français soutient Israël depuis très longtemps, et contribue à fournir des armes nucléaires à cet État », a poursuivi Khatib. Il a cité l’alternative aux solutions proposées, qui sapent les droits palestiniens fondamentaux et tout particulièrement le droit au retour : « Nous, le peuple palestinien, avons un projet démocratique historique… pour une seule Palestine démocratique s’étant de la mer au Jourdain… Deux États, à nos yeux, signifie l’apartheid ! Deux États, à nos yeux, signifie le colonialisme ! Deux États, à nos yeux, signifie ségrégation ! »

Eric Hazan, écrivain et fondateur des éditions La Fabrique, a dénoncé les tentatives françaises de poursuivre et de criminaliser l’organisation de BDS. « Le gouvernement israélien considère que BDS est une  »menace stratégique » et il a créé un corps spécial pour combattre BDS à l’étranger. Des millions de dollars ont été alloués à ce corps par le gouvernement israélien… Cette intensification du combat contre BDS est une résultante directe de cette action », a expliqué Hazan, insistant sur la nécessité non seulement de défendre les militants BDS poursuivis, mais également d’intensifier le travail de boycott. « Nous devons continuer à lutter sur deux fronts – tout d’abord, sur un front défensif en solidarité avec toutes les personnes qui sont attaquées, en particulier aujourd’hui à Toulouse. Le deuxième front est un front offensif – propager le boycott et le rendre plus menaçant encore pour le régime fasciste et raciste qui sévit en Israël : le boycott intellectuel, culturel et artistique. »

Le 30 juin, les quatre militants accusés à Toulouse, Bernard, Jean-Pierre, Loïc et Yamann se retrouveront de nouveau au tribunal pour avoir distribué en 2014 et 2015, dans des endroits publics, des prospectus sur le boycott des produits israéliens. Ils sont accusés d’« obstruction à l’activité économique normale » de trois magasins en encourageant les clients à ne pas y acheter de produits israéliens. Les militants se rassembleront à l’extérieur du palais de justice de Toulouse à 13 heures ; en outre, un autre événement de soutien aura lieu le 18 juin à La Chapelle, à Toulouse.

Les militants de toute la France, y compris BDS France et l’Association France-Palestine Solidarité, ont salué le succès de l’organisation de l’événement comme une victoire de la liberté d’expression contre la criminalisation en France. Le groupe des Verts au Conseil municipal de Toulouse a également salué la décision du tribunal comme une victoire de la liberté d’expression à Toulouse.

Publié le 5 juin 2016 sur Samidoun Palestinian Prisoner Solidarity Network
Traduction : Jean-Marie Flémal sur http://www.palestine-solidarite.org/actualite.samidoun.070616.htm

 

Photos et extraits de la conférence :




Victoire contre le Maire de Toulouse !

Le comité de soutien aux inculpé-e-s BDS toulousain-e-s a prévu un meeting ce mardi 31 Mai avec Mohammed Khatib, militant palestinien et responsable de Samidoun Europe, et Eric Hazan, écrivain, éditeur et fondateur des éditions La Fabrique.

La Mairie de Toulouse, qui n’en est pas à son coup d’essai, a décidé d’interdire le prêt de la salle Osète où devait se dérouler ce meeting. Le comité de soutien aux inculpé-e-s BDS toulousain-e-s, via ATTAC Toulouse (qui avait fait la demande de salle), a contesté cette décision devant le Tribunal Administratif.

Le Tribunal Administratif a donné raison au comité ce lundi 30 Mai en déclarant : « en prenant la décision attaquée, le maire de Toulouse a porté, dans l’exercice de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale de réunion » ! C’est un bol d’air pour le mouvement à Toulouse et pour toute la campagne BDS !

Ci-dessous un extrait des conclusions :

« Les conclusions de l’ordonnance du 30 mai 2016 « enjoignant au maire de Toulouse de permettre la tenue de la réunion publique du 31 mai 2016 »:

………….
7. Considérant qu’il résulte de ce qui précède qu’en prenant la décision attaquée, le maire de Toulouse a porté, dans l’exercice de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale de réunion ; que, par suite, il y a lieu d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision du maire de Toulouse en date du 26 mai 2016 portant refus de mise à disposition d’une salle communale à l’Association Attac Toulouse en vue d’y tenir une réunion publique le 31 mai 2016 ; qu’il y a également lieu d’enjoindre au maire de Toulouse de permettre la tenue de la réunion publique du 31 mai 2016 de 20h00 à 23h30 dans la salle Osète, objet de la demande de mise à disposition, ou dans une salle équivalente ;

8. Considérant qu’il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de la commune de Toulouse la somme demandée de 1 500 euros à verser à l’Association Attac Toulouse sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ;

ORDONNE :

Article 1er : L’exécution de la décision du 26 mai 2016 du maire de Toulouse refusant de mettre à disposition de l’Association Attac Toulouse une salle communale est suspendue.

Article 2 : Il est enjoint au maire de Toulouse de mettre à disposition de l’Association Attac Toulouse la salle Osète ou une autre salle équivalente le mardi 31 mai 2016 de 20h00 à 23h30.

Article 3 : La présente ordonnance est exécutoire immédiatement en application des dispositions du deuxième alinéa de l’article R. 522-13 du code de justice administrative.

Article 4 : La commune de Toulouse versera à l’Association Attac Toulouse la somme de 1 500 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à l’Association Attac Toulouse et au maire de Toulouse.

Copie en sera adressée pour information au préfet de la Haute-Garonne. Fait à Toulouse le 30 mai 2016. »