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Droit de réponse culinaire palestinien à l’article paru dans Libération le 22 septembre 2021

En réponse à un article paru à Libération le 22 septembre 2021.

A l’attention du journal Libération
Le 6 octobre 2021

Droit de réponse culinaire palestinien

Dans la rubrique « Gastronomie » du site du journal Libération, un article de Margot Davier, publié le 22 septembre et intitulé La cuisine israélienne, tendance alimentaire promise a attiré notre attention !
Nous aimerions corriger un certain nombre d’oublis et de contrevérités, et pouvoir bénéficier d’un droit de réponse dans ces mêmes colonnes.

Dès le titre de l’article, ce terme de « promise », tellement évocateur d’une terre qui aurait été promise à un peuple, nous a mis en garde sur ce que serait la suite.

Bien qu’elle affirme que: « la cuisine israélienne est le fruit de multiples mélanges et n’a pas vraiment d’identité en tant que telle », pas une fois Margot Davier n’écrit le mot « palestinien », comme si ce terme pouvait écorcher la bouche et empêcher ensuite de savourer les « réjouissances gastronomiques ».

Oui l’histoire d’Israël est fondée sur l’immigration. D’ailleurs Margot Davier précise que la cuisine israélienne est un « melting pot de saveurs séfarades (Afrique du Nord) et ashkenazes (Europe de l’Est) ». Mais, elle oublie de préciser que ce melting pot s’est aussi construit sur l’expulsion d’un autre peuple, le peuple palestinien.
Elle néglige l’influence majeure que le peuple palestinien a exercée et exerce encore sur la cuisine qu’on rencontre dans cette région… L’influence aussi des produits de tout l’Empire ottoman, et plus particulièrement des produits locaux palestiniens.

Une fois de plus, nous constatons le poids de la propagande israélienne qui a pour but d’effacer de la mémoire la culture palestinienne, jusque dans la gastronomie. Comme nous l’avions déjà écrit il y a quelque temps en réponse à un article publié dans Elle en mai 2021, « la colonisation israélienne ne se contente pas d’empêcher la culture palestinienne de fleurir, et de nier son existence, elle va jusqu’à la voler et à la faire passer pour israélienne, c’est le degré extrême de l’appropriation culturelle. » (1)

Nous ne doutons pas qu’en bonne journaliste d’investigation, pour parfaire ses sources, Margot Davier souhaitera goûter à la cuisine palestinienne authentique. Pour la découvrir et la savourer, voici quelques-unes de nos adresses, partout en France : chez la cheffe Rania, au restaurant Ardi (Paris-18e), chez Om’zaki (Paris-15e), à La Palestine (Marseille-2e), chez Ziryab (Marseille-6e), au Monde du Falafel (Lyon-3e), chez Sharqi (Montpellier), chez Le Palestinian (Roubaix), au Naplouse (Lille), à Maazka (Aix-en-Provence), à l’Olivier (Strasbourg), ou à Baladna (Pau)…

Nous ne doutons pas également que les lectrices et lecteurs de Libération sauront apprécier également ce supplément de vérité qui rajoute du goût à cette cuisine millénaire…

Le collectif des gastronomes de BDS

(1) L’appropriation culinaire israélienne est un vol pur et simple, le 7 juin 2021
https://agencemediapalestine.fr/blog/2021/06/28/lappropriation-culinaire-israelienne-est-un-vol-pur-et-simple/




Désignation de groupes issus de la société civile palestinienne comme des « terroristes » : une attaque éhontée contre les droits humains

Via le Bureau national du BDS Palestinien (BNC), le 26 octobre 2021.

Amnesty International et Human Rights Watch disent que « Cette décision est une escalade alarmante qui menace de mettre un terme au travail des principales organisations de la société civile palestinienne. »

Le 19 octobre 2021, le ministère israélien de la Défense a publié un décret militaire qualifiant de « terroristes » six organisations de la société civile palestinienne œuvrant dans le territoire palestinien occupé. Ces six organisations sont Addameer, al-Haq, Bisan Center for Research and Development (Centre Bisan pour la recherche et le développement), Defense for Children Palestine, l’Union des comités de travail Agricole (Union of Agricultural Work Committees, UAWC), et l’Union des comités des femmes palestiniennes (Union of Palestinian Women Committees, UPWC). Cette désignation, faite en vertu d’une loi israélienne de 2016, interdit effectivement les activités de ces organisations et autorise les autorités israéliennes à fermer leurs bureaux, à saisir leurs biens et à arrêter et emprisonner les membres de leur personnel. Il est en outre interdit de financer ou même d’exprimer publiquement un soutien à leurs activités.

Human Rights Watch et Amnesty International, qui travaillent en étroite coopération avec plusieurs de ces organisations, ont fait la déclaration conjointe suivante :

« Cette décision déplorable et injuste constitue une attaque du gouvernement israélien contre le mouvement international des droits humains. Depuis des décennies, les autorités israéliennes ont systématiquement cherché à museler la surveillance du respect des droits humains et à punir les personnes qui critiquent son régime répressif à l’encontre des Palestiniens. Des membres du personnel de nos deux organisations ont eux-mêmes fait l’objet d’expulsions et d’interdictions de voyager, mais ce sont les défenseurs des droits humains palestiniens qui ont toujours subi l’impact principal de la répression. Cette décision est une escalade alarmante qui menace de mettre un terme au travail des principales organisations de la société civile palestinienne. L’échec de la communauté internationale depuis des décennies à contester les graves violations des droits humains commises par Israël, et à imposer des conséquences significatives, a enhardi les autorités de ce pays à prendre cette mesure éhontée.

La réponse de la communauté internationale sera un véritable test de sa détermination à protéger les défenseur·e·s des droits humains. Nous sommes fiers de travailler avec nos partenaires palestiniens depuis des décennies. Ils incarnent les normes les plus élevées de la société civile mondiale. Nous sommes à leurs côtés pour contester cette décision scandaleuse. »

Source : BDS Movement




50 villes sur six continents rejoignent la journée internationale d’action #BoycottPUMA

Par la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI), le 23 septembre 2021

#BoycottPuma était en tendance sur les réseaux sociaux, avec une portée Twitter de 9 millions, qui a depuis presque doublé pour atteindre 17 millions. Tant que PUMA ne mettra pas fin à son soutien à l’apartheid israélien, la campagne de boycott menée par les Palestiniens ne peut que s’amplifier.

Le samedi 18 septembre, dans plus de 50 villes sur les six continents, les défenseurs des droits des Palestiniens et les amateurs de sport ont participé à la journée internationale d’action #BoycottPUMA. Juste après la Journée internationale d’action, la portée de #BoycottPUMA sur Twitter atteignait le chiffre impressionnant de 9 millions. Depuis, elle a presque doublé pour atteindre 17 millions.

Des manifestations ont eu lieu dans les bureaux de PUMA, dans les magasins de la marque PUMA et chez les détaillants pour protester contre le soutien de l’entreprise allemande de vêtements de sport à l’apartheid israélien. Des lettres ont été remises aux directeurs de magasins et des tracts distribués aux clients.

Dans une vidéo de campagne largement diffusée, des athlètes palestiniens ont été rejoints par des athlètes d’Asie, d’Afrique, d’Europe et d’Amérique du Nord appelant à boycotter PUMA jusqu’à ce que Puma mette fin à son accord de sponsoring avec l’Association israélienne de football (IFA). L’IFA régit et défend les équipes installées dans des colonies israéliennes illégales sur des terres palestiniennes volées. En outre, le licencié exclusif de PUMA en Israël opère dans le « no man’s land » entourant Jérusalem-Est occupée, qui fait partie de l’entreprise illégale de colonisation et d’annexion d’Israël. La campagne de boycott a été lancée par plus de 200 équipes sportives palestiniennes.

Plus de 64 000 personnes ont signé une pétition lancée récemment par l’organisation internationale de défense des droits SumOfUs, qui demande à PUMA de mettre fin à « sa complicité avec l’État d’apartheid israélien ».  Retrouvez et signez la pétition ici.

SumOfUs a récemment rencontré le PDG de PUMA et a demandé à l’entreprise de suivre l’exemple de Ben & Jerry’s et de mettre fin à son implication dans les colonies israéliennes illégales.

Sur les médias sociaux, le deuxième hashtag le plus utilisé avec @PUMA était #BoycottPUMA. Le premier était #PumaFam, le propre hashtag de PUMA, qui s’est retourné contre l’entreprise avec le message « Nous ne sommes pas #PumaFam ». PUMA a d’ailleurs été contraint de cesser d’utiliser son propre hashtag. En troisième position, on trouve #AnimalCrossing, le hashtag d’une nouvelle chaussure PUMA en collaboration avec le jeu Nintendo lancé le même jour. C’est vrai, #BoycottPUMA a surpassé PUMA et Nintendo.

Même les médias israéliens ont noté que « le hashtag #BoycottPUMA a également été tendance sur les médias sociaux au cours des derniers jours. »

Certaines branches des socialistes démocrates d’Amérique (DSA) aux États-Unis se sont jointes à la campagne et à la journée d’action. Le fan club Oakland Roots Radicals a lancé une campagne appelant l’équipe de football américaine à mettre fin à son accord avec Puma. Le fan club Porcomunas de l’équipe brésilienne Palmeiras a également rejoint la campagne. En juillet, Black Lives Matter UK a annoncé son soutien à la campagne #BoycottPUMA.

Les équipes de plusieurs pays abandonnent PUMA, et les ambassadeurs célèbres et les partenaires commerciaux de PUMA commencent à soulever des questions éthiques.

Tant que PUMA n’aura pas mis fin à son soutien à l’apartheid israélien, la campagne #BoycottPUMA ne peut que prendre de l’ampleur.

Contactez-nous pour vous impliquer : pacbi@pacbi.org  //  campagnebdsfrance@yahoo.fr

Retrouvez ici les actions menées dans plusieurs villes de France lors de la journée d’action.

Vous trouverez ci-dessous les tweets de la Journée mondiale d’action.




160 récipiendaires de fonds de recherche de l’Union européenne appellent à exclure des programmes de l’UE les universités israéliennes complices

22 juillet 2021

Par European Coordination of Committees and Associations for Palestine (ECCP)

160 universitaires, récipiendaires passés et actuels de prestigieux financements de recherche de l’Union européenne, exhortent l’UE à exclure de ses financements et de ses programmes de recherche toutes les institutions universitaires israéliennes complices des graves violations du droit international et des droits humains palestiniens.
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160 universitaires, récipiendaires passés et actuels de prestigieux financements de recherche de l’Union européenne, exhortent l’UE à exclure de ses financements et de ses programmes de recherche toutes les institutions universitaires israéliennes complices des graves violations du droit international et des droits humains palestiniens.

Les signataires louent l’interdiction actuelle de l’UE de financer des entités coloniales israéliennes illégales, mais lancent un appel à ce que la complicité soit le facteur déterminant pour l’exclusion plutôt que la seule localisation géographique.
La lettre presse l’UE à garantir par des mesures effectives que soit réalisé son mandat à engendrer une connaissance équitable, responsable et inclusive.

L’initiative fait partie d’un mouvement global croissant des universitaires se dressant contre la complicité avec les institutions universitaires israéliennes et pour les droits palestiniens.

160 universitaires de 21 pays pressent l’UE d’exclure de ses programmes de recherche subventionnés par ses contribuables toutes les institutions universitaires israéliennes qui sont complices des graves violations du droit international et des droits humains palestiniens par Israël. Ces universitaires sont les lauréats passés et actuels de quelques-uns des plus prestigieux programmes de subvention de la recherche dans l’Union européenne, comme ceux du Conseil de la recherche européenne (ERC) ou les bourses Marie Skłodowska Curie.

Ceci marque la première initiative internationale de récipiendaires de fonds de l’UE appelant les institutions de l’UE à mettre fin au financement des institutions universitaires israéliennes jusqu’à ce que celles-ci cessent leur complicité systématique et largement documentée dans les violations par Israël des droits humains palestiniens et du droit international.
La lettre a été lancée après l’escalade récente de violence par Israël contre des Palestiniens à Jérusalem, à Gaza, dans le reste du territoire palestinien occupé et dans l’Israël actuel. Les signataires reconnaissent que le dernier round de violence d’Israël fait partie de sa « campagne de plusieurs décennies de répression » contre les « Palestiniens qui sont un peuple occupé et sans état sous un régime de colonialisme d’occupation et d’apartheid ».

Les universitaires louent la politique actuelle de l’UE, laquelle, en concordance avec le mandat de l’UE d’engendrer une connaissance scientifique équitable, responsable et inclusive, interdit l’allocation de fonds de recherche aux entités israéliennes situées dans le Territoire palestinien occupé (TPO) ou à des recherches qui y sont menées. La Commission de l’UE a récemment réitéré le fait que les activités de recherche et d’innovation subventionnées par l’UE doivent respecter des principes éthiques et être conformes au droit international, même si cela n’a pas été le cas à  plusieurs occasions.

Les signataires, cependant, pressent l’UE d’étendre « l’interdiction des fonds de recherche européens aux institutions israéliennes complices des violations des droits humains palestiniens par Israël, indépendamment de l’endroit où elles sont situées ».
Les signataires notent de plus « la relation entre les institutions universitaires israéliennes et les pratiques systématiques de colonialisme d’occupation de l’état, et les crimes d’apartheid et de persécution », et en fournissent des preuves.
La lettre souligne « le consensus émergent parmi quelques-unes des organisations les plus importantes des droits humains », y compris Human Rights Watch et l’organisation israélienne de défense des droits humains B’Tselem, que les violations et les crimes de guerre (y compris le crime d’apartheid) perpétués par Israël font partie d’un régime unique du Jourdain à la Méditerranée.

Les signataires pressent l’UE d’exercer son «  influence et de garantir que la relation avec les institutions universitaires d’Israël soit basée sur le respect du droit international et les droits humains ».

Ils appellent l’UE à « amender les directives de Horizon 2020 sur la participation des entités israéliennes pour exclure de Horizon 2020, de Horizon Europe et de tous les programmes-cadres de recherche de l’UE toutes les institutions universitaires israéliennes qui sont complices des graves violations par Israël du droit international, jusqu’à ce qu’elles respectent le droit international et les droits humains et cessent leur collaboration et leur complicité systématique avec le régime d’occupation militaire, de colonialisme d’occupation et d’apartheid d’Israël ».

L’initiative fait partie d’un mouvement global croissant d’universitaires se dressant contre la complicité avec les institutions universitaires israéliennes et solidaires des droits palestiniens. Dans les semaines récentes, près de 350 départements universitaires, programmes, syndicats et associations et plus de 23000 enseignants universitaires, personnel et étudiants ont  approuvé des déclarations en soutien des droits palestiniens, la plupart s’engageant ou appelant à des mesures de reddition de comptes pour mettre fin à la complicité des violations des droits palestiniens par Israël.

Trad. CG pour BDS France

Source: BDS Movement




Les impacts BDS de 2021, jusqu’à présent

Par le Comité national du BDS Palestinien (BNC), le 27 juillet 2021

Dans une année qui est marquée par la brutalité et les massacres de l’apartheid israélien, l’espoir et l’unité des Palestiniens éclatent au grand jour. Il en va de même pour l’effusion du soutien mondial venant de groupes syndicaux, universitaires, populaires et de la société civile, d’artistes et d’individus. Le mot qui revient sur toutes les lèvres est, « sans précédent ! ».  Jamais jusqu’ici, le soutien à la liberté, la justice et l’égalité des Palestiniens n’a été aussi populaire et efficace, apportant la preuve que cette fois, #ItsDifferent!

Alors que le mouvement mondial BDS, dirigé par les Palestiniens, marque son 16è anniversaire, revenons un moment sur les 16 victoires pour les droits des Palestiniens que le mouvement a impactées et remportées jusqu’à présent dans le courant de cette année :

1 – Après des années de campagne #BDS, Ben & Jerry’s  a annoncé qu’elle ne renouvellerait pas son contrat de licence avec son licencié israélien et qu’elle mettait fin à ses ventes de glace dans les colonies de peuplement illégales d’Israël sur des terres volées aux Palestiniens.

2 – Le plus important des fonds de pension norvégiens, KLP, a exclu 16 entreprises en raison de leurs liens avec les colonies de peuplements israéliennes en Cisjordanie occupée. Dans une déclaration, KLP invoque « un risque inacceptable que les entreprises exclues contribuent à la violation des droits de l’homme dans des situation de guerre et de conflit en raison de leurs liens avec les colonies de peuplement israéliennes en Cisjordanie occupée ».

3 – Un rapport d’avant-garde de Human Rights Watch, intitulé « Un seuil franchi », explique en détail comment la politique d’Israël contre des millions de Palestiniens équivaut à une persécution et à un apartheid !

4 – Dix anciens présidents, et plus de 700 parlementaires, maires, personnalités culturelles et universitaires, d’Amérique latine, d’Asie et d’Afrique, se sont adressés à l’ONU pour qu’elle reconnaisse Israël comme un État d’apartheid et lui impose des sanctions.

Soutenez notre mouvement pour la liberté, la justice et l’égalité afin qu’il grandisse encore.

Faites un don maintenant

5 – Le match de football « amical » entre le FC Barcelone et le club israélien raciste du Beitar Jérusalem, connu pour les chants scandés par ses supporters « Morts aux Arabes », a été annulé. Le Qatar Sports Club, de première division, s’est engagé à ne pas renouveler son contrat avec PUMA à la suite d’appels locaux et internationaux à son boycott en raison de son caractère conciliant avec l’occupation israélienne.

6 – Le Lothian Pension Fund, le deuxième fonds d’assurance-vieillesse écossais, avec 84 000 membres et 8 milliards de livres d’actifs, s’est désinvesti de la banque israélienne Hapoalim.

7 – Le gouvernement irlandais est devenu le premier pays de l’UE à déclarer que la construction par Israël de colonies de peuplement illégales sur la terre palestinienne constitue une « annexion de facto ».

8 – Plus de 350 départements, centres universitaires, syndicats et sociétés, en même temps que 23 000 universitaires, étudiants et membres du personnel d’universités ont signé des déclarations en soutien aux droits des Palestiniens, dont beaucoup appelaient au BDS !

Soutenez l’unité, la dignité et la justice des Palestiniens. Faites un don au mouvement BDS, maintenant !

9 – Le parlement chilien présente un projet de loi visant à interdire l’importation des produits israéliens provenant des colonies de peuplement illégales.

10 – 39 organisations syndicales, représentant des centaines de milliers de travailleurs, dans tout le Canada, ont signé une lettre ouverte au Premier ministre Justin Trudeau, exhortant son gouvernement à suspendre immédiatement le commerce militaire bilatéral avec Israël.

11 – Le Congrès du travail du Canada a approuvé l’interdiction des produits venant des colonies, promouvant le désinvestissement des entreprises militaires et de sécurité israéliennes, et demandant au Canada d’imposer un #MilitaryEmbargo sur Israël.

12 – L’Université de Brasilia et l’Université du Costa Rica ont adopté des résolutions historiques déclarant qu’elles n’auront aucun lien avec les entreprises complices du régime d’occupation militaire, de colonialisme et d’apartheid d’Israël.

Tweetez nos 16 impacts BDS, jusqu’à présent, de l’année 2021 !

En 2021, la solidarité avec la Palestine a connu une année sans précédents. Pour les 16 ans de BDS, retrouvez les 16 impacts de BDS en 2021 jusqu'à présent ! https://bit.ly/3xkLSF3 #ItsDifferent #SupportBDS Cliquez pour tweeter

13 – L’Association d’étudiants de l’Institut de hautes études internationales et du développement à Genève est devenue la première association d’étudiants en Suisse à approuver le BDS et à se déclarer Apartheid Free Zone (zone libre d’apartheid israélien)

14 – Le congrès du personnel de la Cité universitaire de New York (CUNY), représentant 30 000 salariés, a adopté une résolution qui condamne Israël en tant qu’État colonial de peuplement et d’apartheid.

15 – Plus de 130 organisations mexicaines de défense des droits civiques demandent à la CEMEX de mettre fin à sa complicité avec l’apartheid israélien.

16 – Le fonds de pension du Sussex de l’Est s’est désinvesti d’Elbit Systems, le plus important fabricant d’armes privé en Israël.

Ces 16 impacts ne sont qu’un aperçu de notre situation à aujourd’hui. Le soutien mondial pour notre mouvement BDS est à un niveau encore jamais atteint, et c’est grâce à des sympathisants comme vous ! Merci d’agir et de vous tenir, où que vous soyez, solidaires des Palestiniens. Notre objectif de liberté, de justice et d’égalité est plus proche que jamais !

Source : BDS Movement

Traduction BP pour BDS France




[Communiqué du BNC] Un appel de Palestine : unissons nous contre la cyber-surveillance et la répression

Par le Comité National BDS palestinien (BNC), le 22 juillet 2021

Le scandale international grandissant autour du logiciel espion israélien Pegasus de NSO Group, dont se servent des dictatures et des régimes autoritaires pour perpétrer quantité de crimes et de violations des droits de l’homme, n’est que le sommet de l’iceberg. Depuis des années, Israël et ses entreprises de technologie de pointe ont exporté des logiciels espions et autres technologies de surveillance intrusives à travers la planète, y compris pour certains des régimes les plus brutaux.

Le marché de la technologie militaire, sécuritaire et de surveillance constitue le socle des liens d’Israël avec le reste du monde.

Cette technologie est la conséquence directe de la recherche et des pratiques qui soutiennent l’apartheid israélien dans sa répression du peuple palestinien. La surveillance de masse aussi bien que ciblée des Palestiniens autochtones privés de leurs droits, à qui on dénie leurs droits fondamentaux et le recours à la justice, est une caractéristique essentielle du système israélien de répression, d’oppression et de dépossession coloniale.

L’armée d’Israël, en partenariat avec ses universités et ses centres de recherche, n’a pas seulement développé la technologie et la méthodologie qui ont servi à soumettre et à opprimer les Palestiniens. Elle a également mis en place un système élaboré qui canalise sa technologie militaire et de surveillance de masse « testée sur le terrain » pour le marché mondial rentable de l’industrie de surveillance. Elle a transformé son service d’espionnage militaire Unit 8200 en un incubateur de start-ups, promouvant agressivement ses capacités, y compris le fait même qu’elles soient ancrées dans l’oppression du peuple palestinien.

En 2020, les cyber entreprises israéliennes ont reçu environ 31% de l’investissement mondial du secteur. Les acquisitions des cyber sociétés israéliennes ont généré quelque 4.7 milliards de dollars américains, et les cyber exportations israéliennes ont atteint 6.85 milliards de dollars américains. Israël est devenu un leader du marché des logiciels espions et de la surveillance, fournissant une expertise pour la collecte et le traitement des données, dont les logiciels espions, la reconnaissance faciale, ‘les outils de suivi des utilisateurs’ qui servent au maintien de l’ordre, à des manipulations électorales, et autres… Il vend cette technologie à des gouvernements démocratiques, contribuant à l’érosion continue des droits civiques, et à des régimes autoritaires, permettant et aggravant leurs violations existantes des droits de l’homme, comme le confirment les révélations du Projet Pegasus en cours.

Le régime despotique d’Arabie Saoudite s’était servi du logiciel espion pour traquer le dissident saoudien Jamal Kashoggi, qui a été sauvagement assassiné dans l’ambassade saoudienne de Turquie en 2018. Les familles des 43 lycéens d’Ayotzinapa, au Mexique, qui ont été assassinés et ont disparu en 2014 étaient des cibles du logiciel israélien tandis qu’ils luttaient pour la justice. Pegasus a été utilisé pour persécuter militants et avocats dans l’affaire Bhima Koregaon en Inde.

L’enquête sur NSO Group, son logiciel espion Pegasus et les Cercles moins connus, a révélé l’étroite coopération qui existe entre l’armée, l’État et les affaires dans le régime d’apartheid d’Israël, et laisse grande ouverte la porte pivotante que le complexe industriel de l’armée israélienne a créée. Le ministre israélien de la Défense contrôle étroitement NSO Group, accordant des permis d’importation individuels et NSO, en retour, est prêt à vendre sa technologie quand le gouvernement israélien souhaite développer des relations diplomatiques en aidant des régimes répressifs et autoritaires du monde arabe, d’Afrique, d’Asie, d’Amérique Latine et d’ailleurs. Le monde du renseignement américain présume qu’Israël a accès aux données illégalement collectées grâce à Pegasus. Sans surprise, on dit que le gouvernement israélien aurait mis en place un groupe de travail pour gérer la crise créée par les dernières révélations.

Cela ne concerne pas que NSO Group – il est temps maintenant de mettre fin aux sociétés de cyber surveillance.

Comme le dit Edward Snowden : « Leurs seuls produits sont des vecteurs d’infection. Ce ne sont pas des produits de sécurité . … Ils ne fabriquent pas des vaccins – la seuls chose qu’ils vendent, c’est le virus. »

Depuis presque 20 ans maintenant, alors que la technologie numérique occupe une place centrale dans notre monde, la surveillance de masse et l’espionnage ciblé ont été présentés comme un moyen pour les États autoritaires et les entreprises de surveiller, contrôler, manipuler et réprimer les militants, les journalistes et les gens ordinaires. Nous devons tous, ensemble, défier cette répression mondiale, dont une grande part trouve son origine dans la matrice de la surveillance militaire israélienne.

Nous appelons les mouvements pour la justice, les organisations progressistes et les gens de conscience du monde entier à :

  • Nous rejoindre dans la campagne pour interdire la cyber-surveillance et mettre fin à son rôle dans la violation et l’érosion des droits de l’homme et des droits civiques.
  • Mettre fin à la sale – et mortelle – besogne de NSO Group dans le monde entier.
  • Appeler à la fin des relations militaires et sécuritaires avec l’Israël d’apartheid.

Source : BDS Movement

Traduction J. Ch. pour BDS France

 




Succès BDS : Ben & Jerry’s met fin à un accord de licence israélien

Le 20 juillet 2021

Déclaration du Comité palestinien pour le BDS (BNC) sur Ben & Jerry’s

 

Après plusieurs années de mobilisations, Ben & Jerry’s a annoncé qu’il ne renouvellerait pas sa licence d’exploitation avec l’administration israélienne pour vendre des glaces dans les colonies illégales des territoires occupés en Palestine.

La campagne BDS salue la décision de Ben & Jerry’s comme une étape décisive pour mettre fin à la complicité de la marque vis à vis de l’occupation israélienne et de la violation des droits des Palestiniennes et Palestiniens.

Ben & Jerry’s est une marque internationale considérée comme socialement responsable et met enfin en phase ses politiques progressistes, comme le soutien au mouvement Black Lives Matters et autres combats sociaux, avec un positionnement contre le régime d’oppression israelien. Nous espérons que Ben & Jerry a compris, en accord avec ses propres valeurs, qu’on ne peut pas faire des affaires avec un régime d’apartheid.

La déclaration du BNC en anglais sur Twitter :




[Communiqué BDS France] Solidarité avec le peuple palestinien sur la route du Tour de France

Solidarité avec le peuple palestinien sur la route du Tour de France

Communiqué de la campagne BDS France

Le 19 juillet 2021

Du départ jusqu’à l’arrivée, les drapeaux palestiniens ont fleuri.

La 108e édition du Tour de France se termine aujourd’hui dimanche 18 juillet dans la honte. Pour la deuxième année consécutive, le Tour de France a été l’occasion pour l’équipe israélienne de faire la promotion d’un État qui pratique l’apartheid à l’encontre de sa population palestinienne. Pour rappel, Sylvan Adams, le propriétaire de l’équipe “Israël Start up Nation”, assumait clairement vouloir promouvoir la marque Israël, dans cette vidéo , et l’on voit bien aujourd’hui, avec l’affaire Pegasus, ce que représente « Israel Start Up Nation »

Heureusement, à chaque étape, la campagne BDS France, avec d’autres groupes, était présente pour porter la contestation de cette présence israélienne et faire fleurir les drapeaux palestiniens (visualisez les différentes mobilisations sur cette carte). Sur les réseaux sociaux, de nombreuses dénonciations de cette opération de propagande ont vu le jour. Cette mobilisation quotidienne est essentielle : elle témoigne que partout la solidarité avec le peuple palestinien se développe.

Bravo à toutes celles et tous ceux dans de nombreuses villes et villages de France  qui ont fait vivre cette lutte pour la justice !

La mobilisation contre le blanchiment de l’apartheid par le sport se poursuit : l’annulation du match de football du 4 août entre le FC Barcelone et le club raciste du Beitar Jérusalem est une belle victoire de la campagne pour le boycott d’Israël.

Mais la pression doit s’amplifier pour imposer l’annulation du “classico des légendes” prévu le 8 août avec les anciennes stars du Barça et du Real de Madrid. Retrouvez ici l’appel à action « Le FC Barcelone a annulé ! Exhortez l’Atlético Madrid et l’Inter Milan à ne pas jouer sous l’apartheid en Israël ». Enfin, deux clubs français, le PSG et le LOSC, ont prévu de jouer le Trophée des champions à Tel Aviv le 1er août. Il faut les pousser à refuser de jouer dans le pays champion de l’apartheid. Agissez en ligne ici !

La campagne BDS France

 




[Communiqué BDS France] Le match amical entre le FC Barcelone et le Beitar Jérusalem n’aura pas lieu !

Le match amical entre le FC Barcelone et le Beitar Jérusalem n’aura pas lieu !

Communiqué de la Campagne BDS France

Le 16 juillet 2021

Le match « amical » de pré-saison entre l’équipe espagnole de Barcelone et l’équipe israélienne du Beitar Jérusalem initialement programmé pour le 4 août prochain n’aura finalement pas lieu !

En effet, suite à des interpellations palestiniennes rappelant la colonisation de Jérusalem en violation manifeste du droit international, l’équipe espagnole avait exigé que le match ne se joue pas à Jérusalem.

Pour le Beitar, tout l’enjeu était au contraire de maintenir ce match à Jérusalem. Le Beitar a donc préféré annuler ce match que le déplacer dans une autre ville.

Cet épisode n’est pas sans rappeler l’annulation de la venue de l’équipe nationale d’Argentine en 2018.

Cette fois encore, une équipe de football n’a pas voulu cautionner les crimes israéliens et l’apartheid imposé aux Palestiniens.

Plus de 200 clubs de foot palestiniens avaient adressé un message au FC Barcelone pour l’exhorter à ne pas se rendre en Israël.

Nous nous réjouissons que ce message ait été entendu et que la ville de Jérusalem ait constitué une ligne rouge, mais pour faire respecter le droit international, c’est toutes les initiatives de l’Etat d’Israël pour faire oublier l’apartheid qui doivent constituer une ligne rouge.

Nous appelons aujourd’hui le FC Barcelone et le Real Madrid à annuler le match « Classico des légendes » avec d’anciennes stars du football prévu le 20 juillet prochain à Tel Aviv.

Nous appelons également les équipes du PSG et du LOSC à aller encore plus loin que leurs camarades du FC Barcelone, en refusant de jouer le Trophée des Champions qui doit se disputer en Israël, et de cautionner ainsi cet Etat d’apartheid. Ce refus de la part de clubs français constituerait un message d’espoir pour les Palestiniens.

La campagne BDS France

Retrouvez ici l’appel à action « Le FC Barcelone a annulé ! Exhortez l’Atlético Madrid et l’Inter Milan à ne pas jouer sous l’apartheid en Israël »




Cette fois, c’est différent ! 

Par le Comité national palestinien BDS (BNC), le 13 juillet 2021

Alors qu’Israël a déclenché une nouvelle vague de terreur contre les Palestiniens, nous avons assisté à une solidarité mondiale sans précédent avec notre lutte pour la libération. Omar Barghouti, cofondateur du mouvement BDS, explique pourquoi il pense que la liberté, la justice et l’égalité sont plus proches que jamais.

Sans précédent ! C’est devenu le mot le plus couramment utilisé pour décrire l’élan de solidarité mondiale avec la lutte pour la libération des Palestiniens lors de la dernière vague de terreur israélienne qui s’est abattue sur nous à Gaza, Jérusalem, Lydda, Acre, Haïfa, Jaffa, le Naqab et ailleurs.

Les syndicats et les mouvements de justice sociale, qui représentent des dizaines de millions de personnes, et plusieurs milliers d’artistes, d’universitaires, d’étudiants, de féministes, d’organisateurs d’évènements en faveur de la justice climatique, de militants LGBTQI+, sans oublier un nombre extraordinaire de célébrités de la musique, du cinéma et du sport, ont déclaré leur soutien aux droits des Palestiniens, et beaucoup d’entre eux ont déclaré leur soutien à BDS. Les Palestiniens de toute la Palestine historique et en exil ont réaffirmé notre unité en tant que peuple dans notre quête d’autodétermination.

Soutenez notre mouvement pour la liberté, la justice et l’égalité afin qu’il se développe encore davantage.

Faites un don maintenant

Alors que je poursuivais mes études aux États-Unis, j’ai visité Ramallah occupée au cours de l’été 1987. En tant que fils de réfugiés palestiniens, je ne pouvais entrer à l’époque qu’avec un permis de visite demandé par ma grand-mère et délivré par les autorités militaires israéliennes. J’ai été choqué de voir à quel point tant de Palestiniens étaient devenus complaisants à l’égard de l’occupation et de l’apartheid israéliens. Mais la lutte héroïque de ma grand-mère, mon expérience de la vie et ma connaissance encore en évolution de l’histoire de la résistance populaire palestinienne m’ont sauvé de la dépression.

J’ai appris à ne jamais accepter un simple instantané de la réalité, aussi dévastateur soit-il, comme une description précise de la situation actuelle ou, surtout, de la direction qu’elle peut prendre. En effet, quelques mois après avoir quitté la Palestine pour les États-Unis cette année-là, l’Intifada a éclaté, brisant toute complaisance et replaçant la quête palestinienne pour la libération sur l’agenda international. Les Palestiniens se sont souvent avérés être comme un phénix, renaissant de ses cendres de manière inattendue.

Aujourd’hui, à nouveau, notre peuple se réunit comme jamais auparavant. Nous nous affirmons en exigeant la justice, et non en mendiant la charité pour nous aider à vivre avec l’injustice. Plus important encore, nous disons au monde que nous avons besoin de votre part de plus de courage, de plus de décence pour mettre fin à votre complicité avec le régime d’occupation militaire, de colonialisme et d’apartheid d’Israël. Plus que jamais, nous avons besoin de campagnes BDS stratégiques et efficaces.

Faites un don pour le mouvement BDS pour soutenir l’unité, la dignité et la justice des Palestiniens.

Cette fois, c’est vraiment différent. Cela fait des années que nous semons les graines d’une solidarité significative et efficace. Nous avons diffusé notre analyse du régime d’oppression d’Israël et du rôle indispensable que les États, les entreprises et les institutions jouent dans son maintien. Et maintenant, nous voyons nos semis donner leurs premiers fruits. La route est encore longue et cahoteuse, mais la destination est plus claire que jamais : la justice et la liberté, enfin.

Omar Barghouti

Cofondateur du mouvement BDS, corécipiendaire du prix Gandhi pour la paix 2017.

Source : BDS Movement

Traduction MUV pour BDS France

 

 




Soutenir le combat des Palestiniens contre la répression intérieure – Communiqué du BNC (comité palestinien pour le BDS)

Soutenir le combat des Palestiniens contre la répression intérieure

Communiqué du BNC (comité palestinien pour le BDS)

Le 29 juin 2021

Contexte :

Depuis que le militant palestinien contre la corruption et pour les droits de l’homme Nizar Banat a été arrêté et gravement battu la semaine dernière par les forces de sécurité de l’Autorité Palestinienne (AP) et est mort sous leur garde, le public palestinien s’est indigné. Cette arrestation et cette torture ont constitué des violations flagrantes des principes palestiniens sacro-saints ainsi que des conventions internationales des droits de l’homme dont l’AP est partie prenante. De vastes protestations dans les rues et sur les réseaux sociaux, ainsi que des initiatives communautaires, ont pris place dans toute la Cisjordanie et la Bande de Gaza, avec la participation de citoyens palestiniens de ce qui est aujourd’hui Israël. Plusieurs manifestations ont fait face à une lourde répression des forces de sécurité, beaucoup d’entre elles en tenue civile, comme rapporté par les observateurs palestiniens des droits de l’homme.

La majeure partie des Palestiniens considère Banat comme un « martyr de la liberté d’expression » qui a été réduit au silence à cause de sa révélation intransigeante de la corruption systémique des structures de l’AP.

Les demandes de la population et de la société civile pour une enquête indépendante et la pleine responsabilité de ceux qui ont ordonné et exécuté ce crime ont bientôt évolué en demandes de remplacement du gouvernement de l’AP par une direction bienveillante, inclusive et fondée sur le consensus qui puisse préparer des élections démocratiques pour l’AP et l’OLP.

Les forces de sécurité palestiniennes, constituées comme un pilier des Accords d’Oslo, sont largement financées et entraînées par les Etats Unis et l’Europe, à condition de maintenir une « coordination sécuritaire » avec l’occupation israélienne. La très grande majorité de la société palestinienne, telle que représentée dans le Comité National BDS (BNC) palestinien, a condamné sans réserves et à maintes reprises cette « coordination », comme l’a fait l’OLP, depuis son adoption officielle de BDS en 2015.

Certaines organisations de défense des droits de l’homme ont appelé les gouvernements occidentaux à cesser de financer les forces de sécurité de l’AP étant donné leur bilan horrible en matière de droits de l’homme. Mais ces mêmes gouvernements sont profondément complices du régime d’oppression israélien, ce qui fait qu’on ne peut compter sur eux à cet égard.

Ce que vous pouvez faire :

Les militants internationaux des droits de l’homme dans le monde entier qui souhaitent soutenir notre combat interne contre la répression de l’AP et sa suppression des droits démocratiques, dont le droit à la liberté d’expression, sont appelés à faire pression sur les parlements, les partis politiques et l’ONU pour

1. Qu’ils condamnent l’assassinat de Nizar Banat et demandent une enquête indépendante, en accord avec les normes internationales d’indépendance, de pertinence, d’impartialité, d’équité et la participation des proches parents. Ce processus doit assurer la résolution rapide, l’annonce publique, l’examen des résultats et des recommandations, et la totale application des lois en vigueur ;

2. Qu’ils tiennent pour responsables de ce crime tous ceux qui sont impliqués dans sa demande et son exécution ;

3. Qu’ils tiennent l’AP pour responsable de son intensification des violations des droits de l’homme ; et

4. Qu’ils défendent publiquement nos droits politiques, qui que ce soit qui les viole.

La forme la plus stratégique de solidarité avec le peuple palestinien reste l’augmentation de la pression de BDS sur les États, les institutions et les entreprises pour qu’ils mettent fin à leur complicité avec le régime israélien d’occupation militaire, de colonialisme de peuplement et d’apartheid, nous aidant ainsi à le démanteler. Ceci mettrait complètement fin à la nécessité d’une autorité palestinienne « intérimaire ».

Lignes directrices pour soutenir le combat de la société civile palestinienne contre la répression de l’AP :

* Ne parlez pas au nom des Palestiniens. Le BNC, la plus large coalition de la société palestinienne et, par conséquent, voix autorisée de la société palestinienne, appelle ses soutiens internationaux à continuer à mettre l’accent sur la fin de la complicité des États, des institutions et des entreprises avec l’apartheid israélien et son colonialisme de peuplement, cause essentielle de l’oppression, plutôt que de se focaliser avant tout sur les attaques contre l’AP.

* Soutenez les organisations et les défenseurs palestiniens des droits de l’homme pour qu’ils surveillent et rapportent efficacement toutes les violations par l’AP des droits de l’homme des Palestiniens, ainsi que de leurs droits politiques et sociaux et qu’ils fassent rendre compte à ceux qui sont responsables de ces infractions.

* Soutenez et amplifiez les exigences de la population palestinienne pour une représentation démocratique et une véritable autodétermination. Quelle que soit sa forme, cette décision revient collectivement aux Palestiniens où qu’ils soient (y compris en exil) dans le meilleur intérêt de notre lutte de libération en tant que peuple autochtone, dont la moitié est en exil. Ce n’est pas au mouvement de solidarité de décider en notre nom.

* Continuez à BDSiser … l’APARTHEID ISRAÉLIEN. C’est ce qui reste le moyen absolument le plus efficace, éthique et stratégique de soutien au combat des Palestiniens pour la liberté, la justice et l’égalité.

Source : BDS movement

Traduction J. Ch. pour BDS France

 

 




Israël hors du tour de France 2021 ! – Communiqué de la campagne BDS France

Du 26 juin au 18 juillet 2021, aura lieu une compétition sportive très attendue : la 108ème édition du tour de France. Les coureurs cyclistes parcourront en 21 étapes, pas moins de 3600 km à travers la France.

Cette compétition sportive fait partie du patrimoine culturel français, elle devrait donc résister aux opérations de propagande du régime israélien d’apartheid qui, sous couvert d’une loi dite Loi de l’Etat-Nation du peuple juif,  n’accorde pas les mêmes droits aux citoyens israéliens suivant leur origine ethnique et leur religion.

En effet, pour la deuxième année consécutive, une équipe israélienne appelée Israel-Start-up Nation sera sur la ligne de départ. Le milliardaire canadien Sylvan Adams, principal financeur de cette équipe, a souhaité contribuer au « rayonnement d’Israël » en s’offrant cette année Chris Froome, pluri-vainqueur du tour de France.

Alors que Chris Froome s’engage à rouler pour Israël, les expulsions continuent pour les Palestiniens de Jérusalem, et à Gaza les Palestiniens essaient de se reconstruire après les récents bombardements qui ont décimé des familles entières et détruit de nouvelles infrastructures. Le milliardaire Sylvan Adams qui aime se faire appeler « l’ambassadeur autoproclamé de l’état d’Israël » joue la carte du sport pour changer l’image guerrière qui colle à Israël et favoriser sa normalisation avec le monde arabe. Il assumait clairement vouloir promouvoir sa marque Israël, dans cette vidéo. 

Ainsi, le gouvernement israélien trouve là une nouvelle occasion de détourner l’attention de sa politique criminelle, en particulier dans le contexte international  des fortes protestations après les tentatives d’expulsions de Palestiniens dans le quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem, les bombardements sur Gaza qui ont fait plus de 200 morts et des centaines de blessés (dont de nombreux enfants) et les milliers d’arrestations. Face à cette réalité : colonisation, expropriations, destructions de maisons, crimes de guerre et d’apartheid, la participation d’Israël au tour de France constitue une opération de blanchiment inacceptable !

La campagne BDS France dénonce cette opération de propagande honteuse, et appelle le tour de France à ne pas être complice de l’apartheid !

N’ayons cesse de développer la campagne Boycott Désinvestissement Sanctions, campagne qui inclut le boycott  sportif de l’état colonial et d’apartheid israélien

Nous appelons les gens de conscience à faire fleurir les drapeaux palestiniens sur le tour de France pour rappeler à cet état d’apartheid qu’il n’est pas bienvenu en France.

Des mobilisations ont déjà eu lieu pendant le critérium du Dauphiné et nous appelons à amplifier la solidarité avec la Palestine sur toutes les étapes du Tour de France 2021

Nous vous invitons à remplacer le hashtag #IsraelStartUpNation par #IsraelApartheidNation sur tous nos réseaux sociaux pour rappeler la vraie nature de la force d’occupation israélienne

La campagne BDS France

 




Journée « de Jérusalem » une provocation intolérable ! – Communiqué de la Campagne BDS France

Journée « de Jérusalem » une provocation intolérable ! 

Communiqué de la Campagne BDS France, le 18 juin 2021

A quelques semaines des attaques à l’encontre de la population civile dans les quartiers  palestiniens de  Sheikh Jarrah , de Silwan et dans tout Jérusalem, alors que l’entreprise israélienne de nettoyage ethnique se poursuit dans  la ville , et que la répression frappe les Palestiniens des territoires occupés comme les citoyens palestiniens d’Israël, des organisations sionistes, soutenues par les collectivités territoriales, n’hésitent pas à organiser en France  une journée dite “de Jérusalem”.

Cette journée est destinée à célébrer  la « réunification » de Jérusalem, en réalité sa conquête le 15 juin 1967, et à présenter la ville  comme la capitale éternelle d’Israël, contre  la position de toute la communauté internationale. Il s’agit ainsi d’effacer l’entreprise de colonisation  et les dynamiques d’épuration ethnique qui viennent encore une fois d’enflammer la  ville.

Le pendant de cette journée,   dans Jérusalem occupée, est la « marche des drapeaux » organisée ce mardi 15 juin  par des groupes  nationalistes d’extrême droite  dans la vieille ville, soutenus par le gouvernement  et protégés par la police, aux cris de « mort aux arabes ».

Une telle célébration en France constitue une véritable provocation. Elle contrevient aux résolutions adoptées  en 1980 par la communauté internationale sur le statut de Jérusalem,  qui  refusait son annexion. La France a voté la résolution 478  du conseil de sécurité de l’ONU qui  met Israël en demeure de cesser son occupation des territoires arabes pris en 1967, dont Jérusalem Est. Le ministre des affaires étrangères  J.Y. Le Drian  écrivait en mai 2018 : «  la France comme l’ensemble de la communauté internationale, ne reconnaît aucune souveraineté sur Jérusalem. »

Cependant, à Montpellier, est organisée la 44ème journée de Jérusalem le dimanche 20 juin 2021, au mépris des centaines de victimes des récentes attaques israéliennes et des milliers d’autres victimes de l’annexion de Jérusalem par Israël.

Cette initiative est soutenue, en opposition à la position officielle de la France,  par plusieurs collectivités territoriales, dans le cas de Montpellier, la Région Occitanie, le Département Hérault et la Ville de Montpellier. L’implication des collectivités territoriales dans le blanchiment de l’apartheid israélien – qui constitue un crime contre l’humanité constamment dénoncé par de nombreuses ONG et organismes internationaux – assure ainsi la promotion du régime israélien qui opprime les Palestiniennes et Palestiniens depuis des décennies, et constitue une violation de la position officielle de la France sur cette question.

Avec la Campagne BDS France refusons cette provocation !

Contre le blanchiment de l’apartheid israélien et de la colonisation,  des actions locales auront lieu prochainement afin de dénoncer cette opération de soutien au régime sioniste :

  • Samedi 19 juin, Place de la Comédie, à 16h
  • Dimanche 20 juin à Grammont (Rond point de Madrid- entrée parking Decathlon), à 15h30.

Pour plus d’informations, cliquez ici et  ici

La Campagne BDS France. 

 




Lettre ouverte à M. Jean-Yves Le Drian

Le 8 juin 2021

Monsieur le Ministre,

Nous avons pris connaissance des propos que vous avez tenus sur la situation en Palestine / Israël le 23 mai 2021 au Figaro. Nous retenons en particulier deux éléments, et celui-ci pour commencer :

« Pour la première fois, on a pu constater une conflictualité dans les localités israéliennes (…) Les communautés se sont affrontées ». 

C’est apparemment la « conflictualité dans les localités israéliennes » qui vous a fait réagir et vous avez raison de vous en inquiéter, le sort réservé par l’État israélien à ses citoyens palestiniens relevant de la discrimination en fonction de la nationalité. En effet cette discrimination est écrite dans la “Loi sur l’État Nation” adoptée le 19 juillet 2018 par le parlement israélien, loi qui définit clairement deux catégories de citoyens ne jouissant pas des mêmes droits civiques en fonction de la nationalité. Vous n’ignorez pas qu’Israël a décidé que ses citoyens d’origine palestinienne seraient de nationalité « arabe » pour la plupart, et ceci de manière héréditaire. Comment s’étonner que les enfants des citoyens israéliens de nationalité palestinienne aient le vif sentiment de recevoir l’apartheid en héritage, et de s’en indigner vivement ?

La discrimination en fonction de la nationalité est fermement condamnée en France, et ironiquement utilisée contre nous pour nos appels au boycott de l’apartheid israélien. N’appelant pas au boycott des personnes qu’elles soient israéliennes ou autre,  mais des organisations responsables ou complices de la politique discriminatoire d’Israël, la loi nous a donné raison.

Vous avez par ailleurs déclaré ceci : « Le risque d’apartheid est fort si on continue à aller dans une logique à un État ou du statu quo »

Selon vous, et pour reprendre vos propres termes, combien de temps faudra-t-il continuer à aller dans une logique à un Etat pour que le “risque fort d’apartheid” que vous évoquez devienne réalité ? Les 70 dernières années vécues de fait dans une “logique à un État” ne sont-elles pas suffisantes ? Nous nous étonnons par ailleurs que vous voyiez dans l’avancée permanente des intérêts israéliens en Palestine un « statut quo ».

Nous vous confirmons que le risque d’apartheid en Israël très très élevé. Israël n’a certes pas encore été condamné pour crime d’apartheid par une juridiction compétente, mais son régime d’apartheid a déjà été à maintes reprises documenté, analysé au regard de la définition internationale de crime d’apartheid, et clairement démontré. Citons chronologiquement le Tribunal Russel pour la Palestine en 2009, le rapport de Richard Falk et Virginia Tilley pour l’ONU en 2017, le rapport de Human Rights Watch intitulé “ Un seuil franchi – Les autorités israéliennes et les crimes d’apartheid et de persécution” publié ce mois d’avril 2021. Vous conviendrez j’espère que ces différentes organisations internationales ne peuvent être suspectées antisémitisme, de soutenir le terrorisme ou d’être des repaires d’islamo-gauchistes. Au risque de vous inquiéter davantage, nous tenons à vous préciser que le sort réservé aux autres composantes du peuple palestinien n’est pas meilleure et certainement pire que celui réservé aux Palestiniens d’Israël, que ce soit en Cisjordanie, à Jérusalem, à Gaza, dans le Golan syrien occupé ou encore dans les camps de réfugiés au Liban, en Syrie, en Jordanie et ailleurs.

Vous utilisez l’expression « logique à un État » qui correspond effectivement à la situation sur le terrain. La réalité juridique est autre : le 5 février 2021, dans le cadre de l’instruction de la plainte de l’Autorité Palestinienne pour crime de guerre, la Cour Pénale Internationale a jugé que la Palestine est un État avec souveraineté sur la Cisjordanie, Gaza et Jérusalem Est. Vous constatez une « logique à un État » et vous savez certainement que deux États existent, même si l’un est virtuel et que l’autre exerce une domination absolue à son endroit. Cette situation ne semble pas vous émouvoir.

Dans ces circonstances nous voulons donc vous poser trois questions :

  • Pourquoi la diplomatie française a-t-elle des relations privilégiées avec Israël et ne cesse-t-elle de rehausser le niveau de ses relations avec lui dans tous les domaines, alors que l’État palestinien n’est pas considéré et ne bénéficie que de timides aumônes ?
  • Devons-nous considérer votre déclaration sur le « risque fort d’apartheid », accusation extrêmement grave envers un pays ami, comme un tournant de la diplomatie française envers Israël ?
  • Le risque d’apartheid étant fort et démontré, ne pensez-vous pas que des sanctions contre Israël doivent être réfléchies et appliquées sans attendre ?

En espérant que vous confortiez votre position sans vous laisser intimider par les propos indignés de Benyamin Netanyahou, alors premier ministre israélien, nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, à notre absolue sincérité.

La Campagne BDS France.

 




Des manifestants au Port d’Oakland déclarent victoire dans le boycott d’un cargo israélien

Par Rick Hurd, le 4 juin 202.

OAKLAND — Des centaines de piqueteurs et de manifestants ont défilé vendredi matin devant le port d’Oakland pour empêcher la livraison de la cargaison d’un navire israélien.

Environ 1 000 personnes du Arab Resource & Organizing Center (Centre de ressources et d’organisation arabe) et du syndicat local des ouvriers portuaires se sont réparties sur six portes au poste d’amarrage 30, près du parc de Middle Harbor Shoreline, dans le bloc 2700 de Middle Harbor Road.

« Notre objectif aujourd’hui est de montrer à la ville d’Oakland que nous ne voulons pas qu’elle fasse des affaires avec l’apartheid israélien et permette à son argent d’entrer dans notre ville », a déclaré par téléphone Wassim Hage, porte-parole du groupe. « Cela fait partie d’un mouvement international de piquets de grève dans les villes portuaires du monde entier qui se déroulera au cours des prochaines semaines. »

Le groupe a déclaré sa victoire sur Twitter vers 9 h 25 après qu’aucun fret n’ait quitté la zone. Les manifestants se sont retirés et ont prévu de revenir vers 16 heures pour faire du piquetage lors de la prochaine équipe, a indiqué M. Hage.

Le porte-parole du port, Robert Bernardo, a publié une déclaration indiquant que les responsables du port soutiennent la liberté d’expression ainsi que le droit des personnes à se réunir pacifiquement.

« Dans le même temps », a déclaré M. Bernardo dans sa déclaration, « la politique fédérale impose que le commerce international ne peut être arrêté. Cela signifie que les groupes peuvent protester, mais qu’ils ne peuvent pas perturber le commerce. Le port s’est engagé avec ses partenaires de la sécurité publique à maintenir la sûreté et la sécurité tout en assurant une circulation commerciale fluide au port maritime d’Oakland ».

Au cours des protestations, les manifestants ont scandé : « Reculez ! Reculez ! Nous voulons la liberté, la liberté !  Toutes ces attaques sionistes, on n’en a pas besoin, pas besoin. »

« Nous nous demandons si faire affaire avec ZIM en vaut la peine pour le port d’Oakland, les employeurs du port et les autres compagnies maritimes », a déclaré la directrice exécutive de l’AROC, Lara Kiswani, dans un communiqué. « Nous rendons hommage aux travailleurs ici à Oakland et en Palestine et nous envoyons un message clair : profiter de l’apartheid israélien et de la violence permanente contre le peuple palestinien ne sera pas le bienvenu dans la Bay Area (la Région de la baie de San Francisco). »

ZIM est une entreprise publique israélienne de transport international de marchandises dont le siège social se trouve à Haïfa, en Israël, et le siège social nord-américain à Norfolk, en Virginie.

Selon M. Hage, des membres de la section locale 10 du syndicat international des dockers et des entrepôts se sont joints aux piqueteurs sur le port pour « montrer la solidarité des travailleurs organisés avec la lutte pour la libération de la Palestine ».

Aucun de ces travailleurs n’a franchi le piquet de grève, selon un tweet de l’AROC.

Les appels au siège du syndicat sont restés sans réponse vendredi matin.

Selon M. Bernardo, le port fournit 84 000 emplois dans la région, la plupart dans la ville, et le fait d’empêcher le commerce ne fera que mettre en péril les emplois locaux.

« De nombreux chauffeurs de camions du port ne sont payés que s’ils prennent et déposent des conteneurs », a déclaré Bernardo. « S’ils sont bloqués pour entrer et sortir, ils ne seront pas payés. Cela aura un impact sur leurs moyens de subsistance et sur leurs familles. »

Les manifestants sont arrivés vers 6 heures du matin pour empêcher le navire exploité par une compagnie maritime israélienne de décharger sa cargaison. Le navire Volans, exploité par la compagnie israélienne ZIM, a accosté vendredi matin.

Source : Mercury News

Traduction MUV pour BDS France

 




Le Qatar Sports Club dit qu’il ne renouvellera pas le contrat PUMA à la suite des appels au boycott

Puma est le seul sponsor international de l’Association israélienne de football [IFA], qui comprend six clubs dans des colonies israéliennes illégales en Cisjordanie.

Le Qatar Sports Club a annoncé qu’il n’avait pas l’intention de renouveler son contrat avec le fabricant mondial de vêtements de sport Puma à la suite des appels locaux et internationaux au boycott en raison de sa complicité avec l’occupation israélienne.

« Nous tenons à vous informer que le contrat du Qatar Sports Club avec Puma a expiré à la fin de la saison sportive 2020/2021, et le club n’envisage pas de le renouveler pour la saison prochaine », a déclaré le club sportif local dans un message sur Instagram à Qatar Youth Opposed to Normalization [QAYON], un organisme local indépendant de jeunesse pro-Palestine.

La réponse est venue à la suite des appels de QAYON au boycott de Puma, exhortant les fans de football à faire pression sur leurs clubs locaux en raison de son implication avec Israël. Le groupe de jeunes a pris des mesures contre le fabricant mondial de vêtements de sport à la suite des attaques meurtrières contre Gaza, au cours desquelles Israël a tué 248 Palestiniens, dont 66 enfants.

Le Qatar Sports Club faisait partie des sept clubs locaux qui ont été contactés par QAYON pour expliquer dans quelle mesure Puma est complice des violations des droits humains par Israël.

Les six autres équipes n’ont pas encore répondu.

« Nous regrettons que tous ces clubs n’aient pas répondu aux messages, et nous appelons donc toutes les personnes impliquées dans le mouvement de résistance contre les colonies sionistes à contacter ces clubs et à exiger qu’elles annulent leurs contrats avec Puma, qui soutient les colons, ou à ne pas renouveler leurs contrats à l’avenir”, a tweeté le groupe samedi.

Le groupe a également appelé à agir en vertu de la loi n° [13] de 1963 du Bureau pour le boycott d’Israël au Qatar, qui interdit tout accord avec des agences ou des individus résidant ou travaillant pour Tel-Aviv.

L’implication de Puma dans la colonisation israélienne

Puma est le seul sponsor international de l’Association israélienne de football [IFA], qui comprend six clubs dans les colonies israéliennes de Cisjordanie considérées comme illégales au regard du droit international. Cela permet à leurs clubs de jouer sur des terres illégalement saisies appartenant à des Palestiniens, auxquels il est interdit d’entrer pour participer à toute activité sportive.

Son implication dans le soutien à la dépossession forcée des Palestiniens et à l’occupation illégale constitue une violation flagrante des droits de l’homme. Le financement d’Israël lui permet en outre de commettre ses injustices contre les Palestiniens et d’étendre ses colonies.

L’IFA elle-même a refusé de mettre fin à sa complicité avec les violations des droits humains contre les Palestiniens et a été condamnée par des groupes de défense des droits, des responsables de l’ONU ainsi que plusieurs personnalités publiques.

La marque affirme avoir « la responsabilité » de veiller à ce que ses produits soient « fabriqués dans des lieux de travail décents où les droits humains sont respectés », ce qui contraste avec son implication dans l’occupation illégale israélienne

Selon le site officiel du mouvement mondial Boycott Divest & Sanctions [BDS], le concessionnaire exclusif de Puma en Israël, Al Srad Ltd., a un point de vente dans le « no man’s land » entourant Jérusalem-Est, une zone qui fait partie de l’entreprise illégale de colonisation et d’annexion d’Israël.

En plus du vol de terres, les athlètes palestiniens font face à des obstacles lorsqu’ils participent à des compétitions sur leurs propres terres et à l’étranger, tout en luttant pour trouver des endroits où jouer en raison des destructions qu’Israël effectue régulièrement sur les terres palestiniennes.

Il y a plus de 150 colonies israéliennes en Palestine, plus de 128 avant-postes et plus de 750 000 colons vivant dans des maisons volées.

Les Palestiniens continuent d’être confrontés à des dépossessions forcées dans plusieurs régions, y compris plus récemment à Sheikh Jarrah et Silwan.

Source : Dohanews




Musiciens pour la Palestine

Le collectif #MusiciansForPalestine nous envoie cette lettre signée par plus de 600 musiciens à travers le monde, dont DJ Snake, Dominique Grange, Elli Medeiros, HK, Imhotep (IAM), Keny Arkana, Léonie Pernet, Médine, Mourad Musset (La Rue Ketanou), Mouss et Hakim, Naïssam Jalal, Nawel Ben Kraiem, Sidi Wacho, Skalpel, Titi Robin, mais aussi Patti Smith, Roger Waters, Rage Against the Machine, Asian Dub Foundation, Digable Planets, Cypress Hill, Run The Jewels, Tune-Yards, Belly, Checkpoint 303, Godspeed You! Black Emperor, Eryn Allen Kane, Talib Kweli, Vic Mensa, Nicolas Jaar, A-Trak, Mustafa The Poet, Omar Offendum, Pharoahe Monch, Royce da 5’9″, Narcy, Owen Pallett, Malika Tirolien, Nai Barghouti, Sama’ Abdulhadi, Shadia Mansour, Lowkey, Noname, Habibi Funk, Yasmine Hamdan, Emel Mathlouthi, Fousey, Lastesis, Machel Montano, des membres de Arcade Fire, The Roots, Sonic Youth, The Strokes, System of a Down, Cocorosie, Chromeo, Mashrou Leila et d’autres…

 

Musiciens pour la Palestine

#MusiciansForPalestine, le 27 mai 2021

www.musiciansforpalestine.com

 

En solidarité et en empathie,

En tant que musiciens, nous ne pouvons pas rester silencieux. Aujourd’hui, il est essentiel que nous soyons aux côtés de la Palestine.

Nous appelons nos pairs à affirmer publiquement leur solidarité avec le peuple palestinien. La complicité avec les crimes de guerre israéliens se fait en silence, et aujourd’hui le silence n’est pas une option.

Le silence n’est pas une option alors que les bombardements brutaux israéliens de la bande de Gaza assiégée ont fait plus de 240 morts ces dernières semaines.

Le silence n’est pas une option alors que les habitants de Sheikh Jarrah, dans la Jérusalem occupée, sont continuellement chassés de leurs maisons.

Le silence n’est pas une option alors que des millions de réfugiés palestiniennes et palestiniens se voient refuser leur droit collectif au retour.

Le gouvernement israélien met en œuvre un projet colonial visant au nettoyage ethnique de la population palestinienne. La violence systémique, le racisme et la dépossession hérités du colonialisme doivent cesser. Nous demandons à tous les gouvernements de ne plus financer les technologies militaires qui profitent à l’Etat israélien et à ses crimes de guerre.

Aujourd’hui, nous parlons d’une seule voix et nous exigeons la justice, la dignité et le droit à l’autodétermination pour les Palestiniennes et Palestiniens, comme de tous ceux qui luttent contre la dépossession et la violence coloniales à travers la planète.

Nous vous appelons à nous rejoindre en refusant de vous produire dans les institutions culturelles complices d’Israël, et en soutenant fermement le peuple palestinien et son droit à la souveraineté et à la liberté. Nous croyons que ce geste est indispensable pour pouvoir espérer vivre un jour dans un monde sans ségrégation ni apartheid.

Pour une Palestine libre

 

#MusiciansForPalestine

www.musiciansforpalestine.com

Instagram: @musicians4palestine

Twitter: @Musicians4PS

#SaveSheikhJarrah
#GazaUnderAttack

 

Signatures:

a l l i e
Ab Salyann Tha God
Abdul Dube
Abdul-Wahab Kayyali
Abdulisms
Abe Batshon
Abed Kobeissy
Adam Bergeron, Pechblende
Adam Kinner
Adam Saikaley
Adam Sturgeon, Status/Non-Status
Adam Waito
Agnaldo Mirage
Aidan Girt, Godspeed You! Black Emperor
Airick Asher Woodhead, Doldrums
Aisha Sasha John
Aja Monet
Alan Bishop, Sun City Girls, Invisible Hands, Dwarfs of East Agouza
Alaska, Yamantaka // Sonic Titan
Alberto Azaharvich Paredes
Alejandra Tarud-Karkowska
Alex B Barcellos
Alex Pelchat
Alexander MacSween
Alexander Moskos, Drainolith
Alexei Perry Cox
Algiers
Ali Sethi
Allan Shark
Alsarah
Aluna
Álvaro Núñez Carbullanca
Amanda Harvey, IRL
Amanda Irarrázabal Elliott
Amber Coffman
Amir Abbey, Secret Pyramid
Amirtha Kidambi
Amy MacDonald, Nennen
An-Laurence Higgins
Ana Quiroga
Anas Rasta
Andrea Mercier, Bolduc Tout Croche
Andrea-Jane Cornell
Andrew Woods, Legal Vertigo
Anees The Rapper
Angel Simitchiev, AMEK collective
Aníbal Vidal Astroza
Anna Atkinson, Linaire
Annette D’Armata
Anthony Sahyoun
Anwar Hadid
Araz Salek
Ari Swan
Ariane Roy
Arielle Herman, QUALIATIK
Asaël Richard-Robitaille, L’OEil nu
Asem Tag
Asher Gamedze
Asian Dub Foundation
Asma Ahsan Khan
A-Trak
Aya Metwalli
Backxwash
Bára Hladík
Béa M.
Bella Cuts
Belly
Ben Grossman
Behnoud Mohammadi, IDFT
Bianca Casadi (cocorosie)
Bianca Palmer
Black Thought & Questlove of the Roots
Blunt Chunks
Bob Ostertag
Bobby Boycott
Bocafloja
Bonnie Banane
Brendan Canning, Broken Social Scene
Bu Kolthoum
Bun B
Büşra Kayıkçı
Cabral Jacobs
Cam Maclean
Carmen Elle
Camila García Urtubia
Camille Hedouin
Camilo Roca
Carola Elizabeth Jerez Berenguer
Caroline Monnet
Casey Dienel, White Hinterland
Casey Mecija
Catalina Menares Latorre
Caterina Barbieri
Catherine Debard, YlangYlang
Catherine Lamoureux, Valeda
Cecile Believe
Charbel Haber
Charlene Dally, Le désert mauve
Charlotte Cornfield
Charly Buss
Che Kothari
Checkpoint 303
Chittakone Baccam, Hazy Montagne Mystique
Chloe Lum
Chris Cohen
Chris Steward, Bodywash
Chronixx
Cicerone
Cindy Li, Ciel
Claire Abraham
Claude Maheu
Claudio Parra González
Cole Pulice
Colectivo LASTESIS
Collectif V.I.D.D.A
Colombina Parra
Corey Gulkin
Craig Pedersen
Cristian Morales Ossio
Cristian Parker
Cristóbal Montes Bustos
Cypress Hill
d’bi young
Dadalú
Damon Davis
Dan Fishback
Dana Gavanski
Danji Buck-Moore, anabasine
Daniel Áñez
Daniel Carter
Daniel Cartes Villalobos
Daniel Edmonds
Daniel Romano
Daniela Charles
Daniela Fugellie Videla
Daniele Mana
Daro Behroozi, Lucky Chops
Dave Bleakney
Dave 1, Chromeo
David Bryant, Godspeed You! Black Emperor
Dave Harrington
David Dugas Dion, Cuchabata Records
David Guillas, Agassiz
David Moore, Bing & Ruth
David Plowman
Deena Abdelwahed
Denise Chaila
Devin Brahja Waldman
Devon Welsh
Diego Noguera Berger
Digable Planets
Dina El Wedidi
Disc Jockeiy Naldo Silva
DJ Alquimix
Dj Budda Blaze
DJ Dolores
DJ Gug
DJ Halpo
DJ Kurts
dj pgz
DJ Snake
Doc McKinney
Dominique Grange
Don Wilkie, Constellation Records
Dramatik, Muzion
Drew Gragg
Drew McDowall
DRMNGNOW (Neil Morris)
Dugueto Shabazz
Drumspeak
Dustin Finer
Duygu Demir
Dylan Scheer, Via App
Eduardo Astudillo Tapia
Efrén López
Efrim Manuel Menuck, Godspeed You! Black Emperor
Elaine Mai
El Tipo Este
Elias Ravin
Eliza Kavtion
Eliza-Jane Barnes
Elli Medeiros
Elliott Sharp
Elyze Venne-Deshaies
Emel Mathlouthi
Emiddio Vasquez
Emile YX?, Black Noise
Emilie Mouchous
Emma Daman Thomas, Islet
Ernie Tollar
Eric Blitz, Astral Knife
Eric Boivin
Eric Gingras, Enfant magique
Eric Quach, thisquietarmy
Erico Reis, Mickey Junkies
Erin Weisgerber, Jerusalem in my Heart
Eryn Allen Kane
Esteban Correa Astudillo
Estelle Schorpp
Esther Bourdages
Etien Slavchev, EVITCELES
Evan Tighe
Eve Parker Finley
Ewelina Vlcek-Chiu
Fabio Hataka
Faten Kanaan
Felipe Araya Muñoz
Felix Del Tredici
Fjolá Evans
Fousey
Francesco Cavaliere
Francisca Benítez
Freak Heat Waves
Fred Wreck
Frédérique Roy
Funk Buia, Z’Africa Brasil
Gabriel Holzapfel Mancini
Gabriel Jiménez O.
Gabriel Levine, Black Ox Orkestar
Gabriel Sasseville-Jolicoeur, Chabanel
Gabriel Teodros, Abyssinian Creole
Gaidaa
Gang Of Ducks
Gaspar, Z’africa Brasil
Gayance
Geneviève Heistek, Hangedup
Gianna Lauren
Godspeed You! Black Emperor
Graham Beverley, grhmbvrl
Graham Van Pelt
Guillermo Martinez, Climate Collapse
Guy Picciotto, Fugazi
Gyslain Gaudet
Habibi Funk
Hamed Sinno, Mashrou’ Leila
Hands in the Dark Records
Hassan El Hadi
Heba Kadry
Hiro Kone
HK (Kaddour Hadadi)
Hubert Gendron-Blais, ce qui nous traverse
Huda Asfour
Hugo Paredes Acevedo
Ian Hawgood, Home Normal
Ian Ilavsky, Constellation Records
Ian Kamau
Igo, Resistencia do gueto
Illangelo
Imed Rezgui
Imediato
Imhotep (IAM)
India Jordan
Inês Borges Coutinho
Italo Riffo
Ivan Bamford
Ivan Klipstein
J. Gonzalez-Blitz, Astral Knife
Jace Lasek, The Besnard Lakes
Jaclyn Blumas, Doomsquad
Jacob Wren
Jad Atoui
JADE
James Goddard, Skin Tone
James Milne, Lawrence Arabia
Jana Hunter, Lower Dens
Jaunt
Javier Moshila
Jayme RK
Jean Néant, Joni Void
Jean-Baptiste Fave
Jean Smith, Mecca Normal
Jeremy Young, Sontag Shogun
Jerry Quickley
Jesse Paris Smith
Jessica Moss
Jessie Stein, The Luyas
Jessika Khazrik
Jimmy Barnes
Jimmy Tamborello, Dntel / The Postal Service
Joel Herman
Joël Lavoie
John Triangles Stuart
Jordan Christoff
Jordan Lee, Mutual Benefit
Jordan Torres-Bussière, Chabanel
Jordan Ullman
José Miguel Contreras, By Divine Right
Joseph Kamaru, KMRU
Joseph of Mercury
Joseph Sannicandro
Joshua Stefane, Endurance
Juan Pablo Abalo Cea
Juan-Pablo Villegas Delgado
Julia E Dyck
Julian Casablancas (The Strokes / The Voidz)
Juliana Huxtable
Junia T
Justin Cober, YDR
Justin Kuritzkes
K-Salaam
Kabreet
Kam Franklin
Kamau
Karter Zaher
Kate Carr
Katie Lee, EEJUNGMI
Kelly Pratt
Ken Vandermark
Keny Arkana
Khyam Allami
King Britt
King Nino Brown, Zulu Nation Brasil
Kiva Stimac, Popolo Press
L. Alexis Emelianoff
L’Oqenz
Ladybug Mecca
Lamia Yared
Land of Talk
Lateef Martin
Laura Jeffery, Fountain
Leandro Norbi
Leanne Betasamosake Simpson
Léon Lo, Skinnybones
Léonie Pernet
Les Shirley
Liam Finn
Lila Borsali
Liliane Chlelam, Safala
Liliana Rodríguez Alvarado
Lindomar 3L
Lori Goldston
Lou Piensa, Nomadic Massive
Lourdes Pérez
Lousnak
Lowkey
LSDXOXO
Lucas Huang
Luke Kuplowsky
Luciano Taulis
Lucy Railton
Luis Alvarez Aránguiz
Lukax santana
Luke Loseth, Holobody
Luz, Room 4 Resistance
Lyra Pramuk
Ma-Au Leclerc, La Fièvre
Machel Montano
Madison McFerrin
Magella Skerritt, MAGELLA
Magia MC
Mahdi Saoula, Dr. MaD
Maiya Hershey
Majid Al Maskati
Malika Tirolien, Snarky Puppy
Marc Codsi
Marcelo Troncoso
Marcia Bassett
María José Pando
Marie Davidson, Essaie Pas
Marie St-Jacques
Marija Balubdžić, Umbra
Mario Feito
Mark Aranha
Mark LeVine
Mark Molnar
Mark Porest
Markus Floats
Marshall Vaillancourt
Martín Rodríguez
Maryam Sirvan
Maryem Tollar
Marzio Zorio
Matías Escudero Queirolo
Mathieu Charbonneau, Avec Pas d’Casque, Organ Mood, Charbonneau/Amato
Matt King, Absolutely Free
Matt Rogalsky
Matteo Uggeri
Matthew Lederman
Matthew “Matthewdavid” McQueen, Leaving Records
Matthew Progress
Matthew Shipp
Mathieu Ball and Robin Wattie of Big Brave
Matthieu Pageau
Maurice Louca
Mauro Pezzente, Godspeed You! Black Emperor
Mauro Remiddi, Porcelaine Raft
May Nasr
Mayakov+sky Platform
Maycom Mota
Mazzi Soul Purpose
Médine
Melissa Fundira, DJ GAJU
Mélodie Spear
MERNA
Meryem Saci
Michael Claxton, Absolutely Free
Michael Feuerstack
Michael Zerang
Miguel Conejeros
Miguel Hernández Aguirre
Mike Chav
Mike Nelson
Mike Cooper
Mike Weis
Milad Bagheri
Mili Hong
Mina Girgis
Mochilla
Moe Clark
Moe Choucair
Mohamed Choucair, Bakisa
Molly Sweeney
Moshe Fisher-Rozenberg, Absolutely Free
Mourad Musset (La Rue Ketanou)
Mouss et Hakim
Muqata’a
Mustafa The Poet
Nadah El Shazly
Nadia Moss
Nadim Maghzal, Wake Island
Nadine Altounji
Nadine Neema
Nai Barghouti
Naïssam Jalal
Naomie De Lorimier, N NAO
NARCY
Nasir Hasan
Nate Burley
Nathalie Raffray
Nathan Medema, H. de Heutz
Natik Awayez
Nawel Ben Kraiem
Nick Kuepfer
Nick Schofield
Nicolás Aguirre
Nicolás Fuentes Wilson
Nicolás Jaar
Nicolás Kiwadenko Mouat
Nicolás Letelier Saelzer
Niko IS
Nina Segalowitz
Nizar Tabcharani
NOA Records Artist collective
Noname
Nonatony Montana
Nora Toutain
Norman Nawrocki
Norsola Johnson
Nour Mobarak
Object Blue
Ohal Grietzer
Olga Goreas, The Besnard Lakes
Oliver Lewis
Omar Dewachi
Omar Offendum
Omig, Mental Absrtato
Owen Pallett
Ozomatli
P-Thugg, Chromeo
Pablo Flores Castillo
Pablo Zaninovic
Paed Conca, PRAED
Paloma Gómez
Pamela Reyes Herrera
Parker Mah, Rhythm & Hues
Patricia Rojas
Patti Smith
Paul Cargnello
Paul Sara (Solpara)
Paulina Fagota
Paulina Ruiz Carballido
Paulina Suazo Hernández
Paulo Gallo
Pedro Vian
Peggy Hogan, Hua Li 化力
Peter Burton, Suoni per il Popolo festival
Peter Silberman, The Antlers
Pharoahe Monch
Philippe Manasseh, Wake Island
Pierre Guerineau, Essaie Pas, Feu St-Antoine
Pierre Guy Blanchard, Pacha
Pietro Amato, Bell Orchestre, The Luyas, Charbonneau/Amato
Pitcho from Z’Africa Brasil
Puffy L’z
Rabih Beaini
Rachel Weldon, Debaser
Radwan Ghazi Moumneh, Jerusalem in my Heart
Raed Yassin
Rael
Rage Against The Machine
Rahill Jamalifard
Raphaël Foisy-Couture, Small Scale Music
Raúl Díaz Ojeda
Ravish Momin
Raz Mesinai
Rebecca Foon
Rémi Cormier
Renato Reyes, Jr.
Ricardo Lamour, Emrical
Rickie Leach
Roberto Jaras Lira
Rodolfo Medinas de
Rodrigo Herrera Muñoz
Rodrigo Mardones
Rodrigo Sáez Chávez
Rodrigo Starz, Rebel Diaz
Rodrigo Torres Alvarado
Roger Tellier Craig
Roger Waters, Pink Floyd
Rojeh Khleif, Jazar Crew
Rolando Hernández
Romy and Sari Lightman
Rosie Long Decter, Bodywash
Ross Daly
Rotana
Royce The 5’9
Rully Shabara, Senyawa
Ryan Nash, Agassiz
Propagandhi
Ruberval Oliveira
Reüel Ordoñez
Preach Ankobia
Run The Jewels
Salami Rose Joe Louis (Lindsay Olsen)
Sam Shalabi, Land of Kush, The Dwarfs of East Agouza
Sama’ Abdulhadi
Samara Alofa, Kuini Qontrol
Samuel Bobony, Black Givre
Sandhill
Sandriuska Theremin
Sarah Albu
Sarah Davachi
Sarah Haras
Sarah Mangle
Sarah Neufeld, mem. Arcade Fire, Bell Orchestre
Sary Moussa
Sarvenaz, Kindly
SATE
Scott August
Scott Bevins, No Cosmos
Scott Howard
Sean Allison
Sebastián Astorga Ariztía
Sebastian Jatz Rawicz
Sebastian Román Correa
Serj Tankian from System of a Down
Sessa
Shadia Mansour
Shane Howard
Sharif Sehnaoui
Shaun Weadick
Shawn Cotton
Shigeto
Si-bemol Younes
Siavash Amini
Sidi Wacho
Silvio Paredes Fernández
Simi & Haze
Simón Cox Bordalí
Simon Labelle, Réservoir
Simone Schmitt, Fiver
Sina Bathaie
Sinkane
Skalpel
Skyler Skjelset
Sloan Lucas
Sol Escobar
Sonny Singh, Red Baraat
Sons Of Yusuf
Soul Khan
Soundz of the South (SOS)
Stars
Stefan Christoff
Stefan Schneider, The Luyas and Bell Orchestre
Stéphanie Janaina
Steve Bates
Steve Eldon Kerr
Steven Lambke
Sunny Jain, Red Baraat
SUUNS
Synead Cydney Nichols
Talia Fuchs
Talib Kweli
Tamar-kali
Tanya Davis
Teresa Cos
Thaide
Thanks Joey
The Last Internationale
Thiago Duar
Thierry Amar, Godspeed You! Black Emperor
Thurston Moore, Sonic Youth
Tif “Teddy” Lamson, GIVERS
Tim Hecker
Tim Lafontaine, copcarbonfire
Tim Rutili, Califone
Tim Six, Global Pattern / ΠΑΝΘΕΟΝ
Timothy Daisy
Titelo
Titi Robin
Tomás Brantmayer Espinosa
Tomás Gubbins Correa
Toni Dimitrov, Post Global Trio
Tony Elieh
tUnE-yArDs
Tyrin Kelly
Valentina Magaletti, Tomaga
Valerie Curro Khayat
Vas Cranis
Vic Mensa
Vicky Mettler, Kee Avil
Victoria Hunt
VTSS
Warren Manvelyan
Wassim Abou Malham
Wegz
Wil-Dog Abers, Ozomatli
Will Eizlini
Will Epstein
William Aeron Lewis
William Carrà
William Tyler
Xarope MC
XIII, Sabla
Yannick Desranleau
Yasmine Hamdan
Youmna Saba
Young Guru
Youssra El Hawary
Zachari Smith
Zaki Ibrahim
Ze de Riba
Zéa Beaulieu-April, La Fièvre
Zeid Hamdan
Zeynab Ghandour, Thoom
Ziad Nawfal, Ruptured Music
ZULI

 




Trop c’est trop : NON à la politique de l’UE et à la coopération avec Israël !

Le 15 mai 2021

Le 15 mai marque le 73ème anniversaire de la Nakba, lorsqu’Israël et les milices sionistes ont violemment forcé la majorité du peuple palestinien hors de chez lui et l’ont transformé en réfugiés, le privant de ses droits fondamentaux et de la possibilité de retour.

La Nakba ne s’est jamais arrêtée et depuis 73 ans Israël continue à expulser de plus en plus de Palestiniens de leurs maisons et de leurs terres. Le nettoyage ethnique qui continue à Jérusalem Est, avec le déplacement imminent de Palestiniens de Sheikh Jarrah, s’est produit dans un contexte d’escalade des atrocités israéliennes à Jérusalem et dans toute la Palestine. Des milliers de Palestiniens ont été blessés et 150 ont été tués, dont 40 enfants au cours des dernières semaines.

Ces derniers jours, le volume des manifestations populaires de Palestiniens dans tout le territoire sous apartheid israélien – la Cisjordanie occupée y compris Jérusalem Est et la bande de Gaza ainsi que l’intérieur d’Israël – s’est accru. Ces manifestations se sont heurtées à une répression brutale de la part des forces de sécurité israéliennes.

La réaction de l’Europe à la détresse du peuple palestinien est la même réaction cynique qu’elle a envers les migrants et réfugiés : elle considère les opprimés comme l’ennemi, le criminel. Les Palestiniens comme les migrants sont considérés comme une menace et on attend d’eux qu’ils disparaissent en silence, pour que le système qui requiert leur oppression ne soit pas contesté.

Les gouvernements et institutions européens ne sont pas seulement silencieux face à l’apartheid israélien, ils le tolèrent, le soutiennent et en profitent, tandis qu’en même temps ils appliquent leur propre système de ségrégation et de confinement de migrants et de réfugiés à l’intérieur de leurs frontières.

Les gouvernements européens et transnationaux mettent en œuvre et profitent d’une politique de guerre et d’exploitation économique qui continue à déplacer des gens chaque jour – que ce soit en Palestine ou dans le reste du monde.

Non seulement la tendance de l’Europe à la militarisation, en particulier la militarisation de ses frontières, détourne l’argent public des politiques sociales mais elle finance directement l’industrie de l’armement israélienne via des achats/ leasing et financement de recherche et développement de nouvelles technologies de sécurité.

L’usage de drones militaires fabriqués par les grosses entreprises israéliennes Elbit Systems et Israeli Aerospace Industries (IAI) contre des migrants aux frontières de l’Europe est paradigmatique de la complicité européenne avec le régime d’occupation militaire vieux de plusieurs décennies, avec le colonialisme de peuplement et avec l’apartheid et ses propres crimes, et de l’acquisition par l’Europe du modèle israélien.

Depuis 2018, Frontex et EMSA ont passé des contrats à Elbit et à IAI pour la fourniture de drones militaires. Elbit Systems développe ses drones en lien avec l’armée israélienne et fait la promotion de sa technologie en mettant en avant qu’ils sont testés sur le terrain – sur les Palestiniens. Il fournit 85% des drones utilisés par Israël dans ses attaques militaires à répétition, son siège inhumain continu et ses attaques sur Gaza.

En 2020, la Grèce a annoncé qu’elle allait louer des drones Héron d’IAI pour étendre ses capacités de sécurité aux frontières. Plus tard dans la même année, Frontex a annoncé qu’il signait un contrat de 50 millions d’euros avec Airbus (IAI étant sous-traitant) et avec Elbit pour la fourniture de vols de surveillance par drones sur la Méditerranée pour les deux prochaines années. Avec ces contrats, Frontex franchit un pas dans son activité de sécurité aux frontières, dans l’extension de son rôle dans la politique européenne des migrations et des frontières et dans l’acquisition de son propre équipement au lieu de compter sur celui des États membres. Pour des réfugiés qui tentent de traverser la Méditerranée cela peut avoir des conséquences encore plus dévastatrices, en particulier à la lumière de récentes publications sur la complicité de Frontex dans des renvois illégaux de Grèce en Turquie et des rejets vers la Lybie.

Aujourd’hui nous devons rester unis.

En tant que groupes de solidarité avec la Palestine, de groupes de migrants et contre la militarisation, nous transmettons aux institutions de l’UE la demande de plus de 7 000 citoyens pour que les agences de l’UE aux frontières Frontex et EMSA mettent fin à leurs contrats avec des corporations militaires israéliennes et cessent d’utilisr des drones tueurs contre les migrants.

Lisez la pétition en entier ici

Désinvestissez de Frontex pour mettre fin à la politique criminelle anti-migrants de l’UE. Arrêt immédiat des liens militaires avec Israël.

Aidez-nous s’il vous plait à renforcer notre lutte commune pour la justice et l’égalité et pour un monde sans murs :

– Envoyez un message public à l’UE disant que vous soutenez les revendications de la pétition
– Contactez vos députés pour leur faire savoir que vous soutenez la pétition et que vous voulez qu’ils fassent pression au niveau de l’UE
– Parlez dans votre groupe, approuvez notre Déclaration Unitaire et devenez partie prenante de notre lutte pour les droits des Palestiniens, contre la militarisation et contre la politique anti-migrants de l’UE.

Un Monde Sans Murs – Europe

Membres du réseau Un Monde sans Murs – Europe

1. European Coordination of Committee for Palestine (ECCP), Europe

2. Stop Wapenhandel, Netherlands

3. Comitato Nomuos/Nosigonella- Catania, Italy

4. BDS Berlin, Germany

5. Mugak Zabalduz Karabana, Donostia, Basque Country, Spanish State

6. Solidaridad Para El Desarrollo Y La Paz, Spanish State

7. Comité De Solidariedade Com A Palestina, Portugal

8. Ongi Etorri Errefuxiatuak, Spanish State

9. Caravana Abriendo Fronteras, Spanish State

10. Shadow World Investigations, UK

11. Stop The War On Migrants, Netherlands

12. Josoor, Austria

13. New Weapons Research Group, Italy

14. Centre Delàs D’estudis Per La Pau, Catalunya, Spanish State

15. Comitato Bds Campania, Italy

16. Bds Italy, Italy

17. Movimento Pelos Direitos Do Povo Palestino E Pela Paz No Médio Oriente (MPPM), Portugal

18. Legal Center Lesvos, Greece

19. Stop Maren Mortum, Spanish State

20. BDS France, France

21. Jewish Voice For A Just Peace In The Middle East, Germany

22. BDS Greece, Greece

Source : Stop the wall

Traduction SF pour BDS France




Communiqué suite à la relaxe d’Olivia Zemor

Le 21 mai 2021

C’est avec une grande satisfaction que la campagne BDS France a pris connaissance de la relaxe d’Olivia Zemor, directrice de publication d’Europalestine, poursuivie par le laboratoire pharmaceutique israélien TEVA, en raison de la publication d’un article relatant une action de boycott des médicaments génériques de ce laboratoire

Le Tribunal correctionnel de Lyon qui a prononcé la relaxe a rejeté les deux chefs d’inculpation : la diffamation et la discrimination en raison de l’appartenance à une nation.

Cette relaxe est d’autant plus importante et significative qu’elle est la première décision d’une juridiction française après l’envoi par le ministère de la justice d’une dépêche aux procureurs de la République visant à contourner le jugement de la CEDH du 11 juin 2020 qui confirmait que l’appel au boycott relevait de la liberté d’expression.

Cette relaxe confirme, si besoin était, que la campagne BDS reste protégée par l’arrêt de la CEDH du 11 juin 2020.

La campagne internationale BDS continuera jusqu’à ce que la liberté et la justice pour le peuple palestinien soient enfin établies !

La campagne BDS France




Personnes de conscience : les Palestiniens vous demandent de boycotter Israël

Omar Barghouti

Inspiré par la lutte anti-apartheid d’Afrique du Sud, le mouvement non violent BDS a besoin de votre soutien, écrit Omar Barghouti, co-fondateur de BDS 

« Nous, Palestiniens, résistons chaque jour à l’effacement de notre pays, de notre identité et de notre espoir ». Photographie: Raneen Sawafta/Reuters

Mercredi 19 mai 2021 

Toni Morrison a écrit dans son roman Beloved : « Les définitions appartiennent à ceux qui définissent, pas à ceux qui sont définis ». Nous, Palestiniens, avons appris dans la douleur qu’à moins que nous ne nous définissions clairement, nous-mêmes, notre oppression et nos aspirations, l’oppresseur hégémonique le fera pour nous, effaçant notre histoire et asujettissant notre avenir. 

Nos définitions émergent parfois de manière inattendue. Il y a trois jours, après une frappe aérienne israélienne qui ciblait un quartier résidentiel de Gaza et a ébranlé leur immeuble, la jeune fille d’un ami, terrifiée, a couru se jeter dans les bras de sa mère en tremblant. Elle a demandé : « Je veux être courageuse, maman, mais je ne sais pas comment, quand la mort est si proche ? » Sa question même, au milieu d’un massacre retransmis à la télévision, définit le courage. Les Palestiniens anéantissent leur peur chaque jour, et espèrent, et oeuvrent pour s’assurer que ce courage inspire des millions de personnes, afin qu’elles s’expriment et agissent efficacement pour mettre fin à la complicité avec l’oppression d’Israël.

La guerre actuelle d’Israël contre les Palestiniens – à Gaza, à Jérusalem, à Lydd, à Acre, à Haïfa et ailleurs – et la résistance palestinienne évoquent de nombreuses définitions. Conflit, apartheid, résistance, représailles, auto-défense, journalisme éthique, co-existence et justice font partie de ces définitions qui sont âprement contestées. Parfois le débat lui-même sert à justifier un immoral faux-équilibre-entre-les-deux-côtés qui bloque l’indignation et le devoir d’agir.

Pour rappeler le monde à ce devoir, et pour protester contre les attaques horribles d’Israël, qui font partie de ce que beaucoup de Palestiniens définissent comme une Nakba permanente, les Palestiniens ont partout observé une grève générale mardi. Par cela, nous affirmons notre unité en tant que peuple autochtone, avec notre quête primordiale pour la libération, et nous réitérons notre appel à une solidarité internationale significative, particulièrement sous la forme d’un boycott, de désinvestissement et de sanctions (BDS).

Inspiré par la lutte anti-apartheid d’Afrique du Sud et par le mouvement pour les droits civiques aux Etats-Unis, le mouvement non violent et anti-raciste BDS a été lancé en 2005 par la plus large coalition de la société palestinienne. Il appelle à mettre fin à l’occupation de 1967 par Israël, en soutenant le droit des réfugiés palestiniens à retourner sur leurs terres, et au régime institutionnalisé et légalisé de domination raciale d’Israël, qui correspond à la définition de l’apartheid par les Nations Unies, comme l’a récemment reconnu Human Rights Watch.

Israël a mené une guerre sans merci de répression contre BDS depuis des années, en partie à cause de son rôle prépondérant pour populariser une analyse d’Israël en terme d’apartheid parmi les étudiants, les universitaires, les artistes, les syndicats, ainsi que dans les mouvements pour la justice sociale, raciale et climatique. La reconnaissance par Israël de l’impact « stratégique » de BDS dans la mobilisation effective de la solidarité internationale avec la lutte de libération palestinienne est un facteur clé. 

Mais le plus important facteur, peut-être, dans la guerre d’Israël anti-BDS est le fait que ce mouvement a fait voler en éclat l’apathie des indifférents et l’inaction des tièdes.

BDS a de manière drastique redéfini la solidarité avec la lutte palestinienne pour la liberté, la justice et l’égalité, en tant qu’obligation éthique de mettre fin à la complicité, par-dessus tout. Face à une oppression flagrante où qu’elle soit, l’apathie et l’inaction sont immorales quand on a la capacité d’agir sans beaucoup souffrir soi-même.

Elles sont encore bien plus immorales, quand on a non seulement la capacité, mais aussi le devoir d’agir, à cause de la complicité de son état ou de son institution avec le système d’oppression. 

Quand des états plus ou moins démocratiques, comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France, fournissent inconditionnellement à Israël des financements militaires ou des armements, ou le protègent des sanctions et de l’obligation de rendre des comptes selon le droit international, ils sont complices des crimes d’Israël contre les Palestiniens.

Quand des compagnies tirent profit de la fourniture de produits ou de services qui permettent à Israël de maintenir son régime d’occupation et d’apartheid, elles sont complices.

Quand des fonds souverains ou des fonds d’investissements d’une église ou d’une université incluent des actions dans de telles compagnies, elles sont complices. 

Quand des artistes, des athlètes ou des universitaires franchissent le piquet de grève palestinien qu’est BDS et participent à des événements en Israël ou sponsorisés par Israël, ils sont complices.

Toute cette complicité engendre une responsabilité éthique pour les citoyens : celle d’agir pour empêcher que l’argent de leurs impôts et ceux qui parlent en leurs noms soient des partenaires des tentatives implacables d’Israël pour faire de Gaza et d’autres ghettos palestiniens des « zones de non-être », comme Frantz Fanon les appellerait.

L’élan de solidarité avec les Palestiniens de ces derniers jours, sans précédent et inspirant, indique que des millions de personnes, dans le monde entier, réalisent maintenant ce devoir éthique et que beaucoup d’entre elles agissent pour créer un changement, même au niveau politique. Un exemple brillant est la déclaration du Mouvement Black Lives Matter, qui a demandé de couper les 3,8 milliards de dollars annuels de subvention militaire à Israël et d’imposer des sanctions « jusqu’à ce qu’Israël mette fin à ses pratiques d’apartheid et à son projet colonial ». Parmi les législateurs, Alexandria Ocasio-Cortez a courageusement twitté : « Les états d’apartheid ne sont pas des démocraties ». 

Des personnalités importantes des réseaux de télévision, comme Ali Velshi de MSNBC et John Oliver de HBO, des icones de la musique, comme John Legend, et des personnalités de Hollywood, comme Susan Sarandon, Viola Davis, John Cusack, Wentworth Miller et Natalie Portman, ont toutes exprimé leur solidarité comme jamais auparavant, certains twittant la fameuse carte de la Palestine disparaissant sous une colonisation graduelle.

Sur le terrain, les Palestiniens résistent chaque jour à l’effacement de leur pays, de leur identité et de leur espoir. Au milieu des images obsédantes de mort et de destruction à Gaza, une image m’a laissé avec un mélange viscéral d’angoisse et d’espoir. C’est l’image d’un jeune homme, Amara Abu Ouf, qui a flashé un V en signe de victoire quand il a été secouru des décombres d’un immeuble de Gaza détruit par une bombe israélienne. C’est la définition du phénix renaissant de ses cendres, pourrait-on dire. Eh bien, aujourd’hui, c’est la définition d’un Palestinien. 

Omar Barghouti est un défenseur des droits humains palestinien, co-fondateur du mouvement de Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), co-récipiendaire du Gandhi Peace Award en 2017.

Trad. CG  BDS France 

Source: The Guardian