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La prestigieuse université d'Harvard entre dans le BDS

New York – L’université Harvard a informé la Commission d’échange et de sécurité (SEC) vendredi qu’elle avait vendu toutes ses participations dans les entreprises israéliennes.

La Harvard Management Company, qui gère la fondation de l’université, a noté dans une mise à jour avec la SEC vendredi qu’elle avait vendu ses parts qu’elle avait dans un certain nombre d’entreprises israéliennes.

La nouvelle a été rapportée par le quotidien Globes, journal financier israélien :

"Nouveau coup dur pour les actions israéliennes, la Harvard Management Company a notifié à la SEC vendredi qu’elle avait vendu ses participations dans les entreprises israéliennes pendant le deuxième trimestre 2010. Aucune raison pour cette vente n’a été donnée. La Harvard Management Company gère la fondation de l’université Harvard."  

La Harvard Management Company a déclaré dans son formulaire 13-F qu’elle avait vendu :

     -         483 590 parts dans Teva Pharmaceutical Industries Ltd (Nasdaq : TEVA ; TASE ; TEVA) pour 30,5 millions de dollars ;
-         52 360 parts dans NICE Systems Ltd (Nasdaq : NICE ; TASE ; NICE) pour 1,67 million de dollars ;
-         102 940 parts dans Check Point Software Technologies Ltd (Nasdaq : CHKP) pour 3,6 millions de dollars ;
-         32 400 parts dans Cellcom Israel Ltd (NYSE : CEL ; TASE ; CEl) pour 1,1 million de dollars ; et
-         80 000 parts dans Partner Commumnications Ltd (Nasdaq : PTNR ; TASE ; PTNR) pour 1,8 million de dollars.

Le formulaire 13-F de la Harvard Management Company montre quelques investissements intéressants. Ses deux plus grandes participations, chacune de 295 millions de dollars, sont dans les ETF (Exchange Traded Funds) de iShares, l’une des participations chinoises, et l’autre sur les marchés émergents. Harvard possède aussi 181 millions de dollars dans les ETF brésiliennes.

Un journaliste états-unien, Max Blumenthal, a remarqué l’article et s’interroge à haute voix sur Twitter sur la raison de cette cession des parts.

L’université n’a donné aucune raison pour la vente de ses actions. Certains ont mis en avant les campagnes montantes qui appelaient Harvard et les autres universités à se désinvestir d’Israël pour des raisons morales au regard de l’oppression d’Israël contre les Palestiniens.

En mai, les conseils d’administration des étudiants des universités de Berkeley et de San Diego ont tenu des débats sur des résolutions qui autoriseraient le désinvestissement des entreprises US qui profitent de l’occupation israélienne du territoire palestinien.

http://palestinenote.com/cs/blogs/news/archive/2010/08/15/harvard-university-fund-sells-israel-all-stocks.aspx

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La campagne BDS : pourquoi ?

  • La campagne BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) a été lancée par la société civile palestinienne en 2005, suite à des dizaines d’années de lutte contre Israël et sa politique d’apartheid. Les Palestiniens font appel aux citoyens de conscience du monde, afin que prenne fin le plus long conflit de l’histoire récente, en leur demandant de boycotter tous les produits israéliens, mais aussi de pratiquer un boycott sportif, culturel et universitaire.
  • Ils nous demandent également de faire pression sur les entreprises étrangères, notamment européennes, afin qu’elles arrêtent leur collaboration avec cet Etat criminel.
  • Enfin, ils nous demandent de faire appliquer par nos Etats les sanctions qui auraient dû être appliquées depuis des dizaines d’années devant ce déni de droit intolérable. Il apparaît aujourd’hui que, loin des grands débats théoriques, la campagne BDS est une arme efficace pour faire plier Israël, d’autant que nous ne pouvons rien attendre de l’ONU ou de ce qu'il est convenu d'appeler "la communauté internationale".

 

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