Montpellier : 18 organisations manifestent contre « l’annexion » et l’apartheid israélien !

Malgré l’interdiction de la manifestation contre l’Annexion de la Palestine par Israël du samedi 27 juin et malgré les pressions suite à la déclaration de manifestation pour le 4 juillet, 18 organisations (Assos, syndicats et partis) ont défilé pour affirment leur opposition à « l’Annexion » et à l’apartheid israélien !

C’est une  victoire !

– Pour le mouvement social montpelliérain qui dans un contexte où l’état d’urgence sanitaire n’est qu’un alibi pour museler toute tentative de révolte a réussi à imposer et reconquérir sur le terrain son droit d’expression et de manifestation.

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– Pour la Campagne BDS France et son comité local qui depuis 2015, suite aux pression du CRIF et de la LICRA, résistent à un harcèlement  judiciaire sélectif, abusif et à une répression féroce de la part de la Ville de Montpellier et de la Préfecture de l’Hérault. PV, auditions au commissariat, procès, bris de chapiteau, confiscation de chapiteau et de matériel (tables), rappels à la loi etc. sont le quotidien des militant.e.s BDS France Montpellier. Ce retour dans l’espace public est le fruit d’une résistance sans faille.

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– Pour le mouvement BDS Palestinien qui à travers ses trois revendications fondamentales (Fin de la colonisation, retour des réfugiés et égalité pour les palestiniens d’Israël) fait de l’apartheid israélien et de sa disparition l’objectif principal en vue d’accéder à l’autodétermination du peuple palestinien, c’est la satisfaction de voir que la question de l’apartheid et son ciblage est portée par le mouvement de solidarité et gagne en centralité.

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Capture d’écran 2020-07-05 à 09.04.25L’intervenant de BDS France Montpellier terminait son intervention introductive de la manifestation par ces mots :

Je voudrais attirer l’attention du mouvement social sur l’apartheid israélien et sur la légitime et nécessaire inclusion de la lutte contre l’apartheid israélien dans les luttes actuelles contre le racisme. Le racisme est à la base de la colonisation et de toutes les formes de domination et d’inégalités sociales, de sexe, de genre etc. L’apartheid est une des applications les plus violente et les plus inhumaine du racisme.

Le comité national BDS Palestinien nous appelle à mobiliser toutes les femmes et tous les hommes épris de justice contre l’apartheid. Il nous appelle à créer partout des « Zones libres d’apartheid israélien» (ZLAI) c’est à dire des zones où les acteurs de la société civile, les partis et syndicats mais aussi les élus, s’engagent à ne pas commercer ni échangera à quelque niveau que ce soit avec l’apartheid israélien.

Aujourd’hui la question du boycott d’Israël et de sa prétendue « illégalité » vient d’être tranchée sans appel par la Cour Européenne des droits de l’Homme. La France vient d’être condamnée pour atteinte à la liberté d’expression et le droit à l’appel au boycott pour motifs politique a été reconnu. Aussi nous allons reprendre nos actions de Boycott !

Nous vous contacterons prochainement et nous espérons que dans ces conditions du droit au boycott vous serez nombreuses et nombreux à répondre à cet appel pour faire de Montpellier une « zone libre d’apartheid israélien ».

Pour toutes ces raisons la manifestation a spontanément renoué avec l’ambiance combattive des manifs « Palestine » à la grande joie des participant.e.s. Renoué aussi avec la solidarité du Sud, puisque étaient représenté.e.s des militant.e.s de Nîmes, Béziers, Avignon et même Pierrelate !

 

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Une partie de la manifestation devant la préfecture

Devant la préfecture quelques un.e.s des signataires ont pris la parole :

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Alban, Libre pensée Montpellier

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Martine, NPA 34

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Valérie, UJFP Montpellier

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Linda, Comité Béziers

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Françoise, Arrêt du Nucléaire 34

Au retour Place de la comédie dernière prise de parole et appel à s’inscrire sur les listes pour recevoir les infos BDS et les invitations pour les actions à venir.

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Manu, BDS France Montpellier

Dernière information:

Une semaine avant les élections municipales (donc avant de savoir qui serait le maire élu) le MAN Montpellier a déposé une demande d’autorisation de stand place de la comédie en « Solidarité avec la Palestine ».




En interdisant la manifestation de BDS France Montpellier, la préfecture de Montpellier s’oppose à la décision de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) en matière de liberté d’expression.

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COMMUNIQUÉ

La Campagne BDS France Montpellier a déclaré en bonne et due forme une manifestation pour le 27 juin 2020 à 16h30 au départ de la place de la Comédie.
L’objet de la manifestation mentionné dans la déclaration : « Stop à l’annexion de la Vallée du Jourdain et respect du droit international par Israël ».

L’appel à cette manifestation est co-signée par :

« AFPS 34 (Association France Palestine Solidarité), APLR (Association des palestiniens L.R), ATTAC Montpellier, BDS France Montpellier, CCIPPP34 (Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien), CIMADE, CNT ESS34, Ensemble 34FUIQP (Front Uni des Quartiers Populaires et de l’Immigration),Libre Pensée Montpellier,  MAN (Mouvement pour une Alternative Non-violente), NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste), PG (Parti de gauche), UCL (Union Communiste Libertaire), UJFP (Union Juive Française pour la Paix) … »

La Campagne BDS France Montpellier, mouvement antiraciste, non violent et populaire est l’objet d’un harcèlement constant depuis 2015 par la Ville de Montpellier et la préfecture. Plus d’une quinzaine de PV, plus d’une vingtaine d’auditions au commissariat, rappels à la loi (pour des faits non fondés), plainte pour diffamation (classée sans suite), deux procès au tribunal de police (deux relaxes !), destruction du chapiteau BDS (17/10/2015), confiscation du chapiteau et de 2 tables, non rendus à ce jour (7 mars 2020)  – liste non exhaustive…

La dénonciation de l’apartheid israélien, des violations du droit international et des droits humains et l’appel au boycott d’Israël sont la cause de ce harcèlement.

Déjà la première interdiction de manifestation le 31 octobre 2015 reposait sur ce « considérant » principal :

Extrait :

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Nul ne saurait ignorer que le 11 juin 2020 la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) a conclu que la condamnation de 11 militant.e.s pour leurs actions de campagne appelant au boycott des produits israéliens bafouait leur droit à la liberté d’expression. Elle a rétabli le droit d’appeler au boycott d’Israël et a condamné la France pour la violation de la liberté d’expression à verser plus de 7000€ par requérant.

On aurait pu penser que les services de la Préfecture de l’Hérault seraient attentifs à ce verdict. Il n’en est rien puisque l’arrêté d’interdiction de la manifestation de samedi 27 juin 2020 mentionne comme « considérant » spécifique à BDS France Montpellier que celui-ci diffuse (…) des « informations contenant des slogans hostiles à l’État d’Israël générant des troubles à l’ordre public ».(…)

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La condamnation de militant.e.s qui ont mené des actions de boycott de produits israéliens dans un magasin a été sanctionnée d’atteinte à la liberté d’expression par la CEDH.

Après avoir interdit la manifestation, la préfecture de l’Hérault va t-elle poursuivre les manifestant.e.s dont le slogan « hostile » est : « Stop à l’annexion de la Vallée du Jourdain et respect du droit international par Israël » ?

Faut-il rappeler à la préfecture que l’annexion de la Vallée du Jourdain est unanimement condamnée par l’ONU, l’UE et la France.

 

Dernière minute :

La préfecture vient d’envoyer sa police notifier au domicile des 3 signataires de la déclaration de manifestation et à un militant habituellement ciblé ( !) l’interdiction de manifester en insistant sur les sanctions encourues (au pénal) en cas de transgression par toute personne présente sur les lieux.

Dans ces conditions ne voulant exposer personne à la répression policière et judiciaire, BDS France Montpellier a décider d’annuler la manifestation ce samedi 27 juin et fixera la date d’une nouvelle manifestation très prochainement soyez-en assuré.e.s.

Conférence de presse lundi 29 juin, 11h Café du Dôme (St Denis).




St Paul (La Paillade) accueille BDS France Montpellier

Imposer la liberté d’expression sur le terrain, poursuivre les actions de solidarité avec la Palestine et inscrire la lutte contre le racisme structurel au coeur de la stratégie de solidarité…

Après le vol du chapiteau, des tables et les PV, les actions de la Campagne BDS France Montpellier sont structurées par une triple exigence.  Aussi modestement que ce soit, il s’agit de contribuer à mettre en échec sur le terrain l’instrumentalisation gouvernementale de l’état d’urgence sanitaire à des fins d’interdiction de manifester et de répression. C’est la condition  première d’une possible activité militante autre que virtuelle. Pour un mouvement de solidarité avec la Palestine et dans le contexte actuel, il s’agit de se mobiliser pour maintenir la visibilité de la gravité de l’annexion en cours de la Palestine, du blocus de la Bande de Gaza et d’une manière générale augmenter le rapport de force international en faveur du BDS. Les événements mondiaux déclenchés par les crimes racistes de la police étasunienne mettent en évidence la persistance du racisme structurel en tant que composante  basique de la colonialité constitutive des démocraties occidentales. Les projecteurs semblent enfin se tourner vers les violences au quotidien et les crimes racistes commis par la police contre les personnes des quartiers populaires.  Pour toutes ces raisons et avec le déconfinement,  les militant.e.s BDS France Montpellier ont repris le chemin de La Paillade. Le marché en plein air n’étant pas autorisé.

Le commerçant.e.s et client.e.s centre commercial St Paul solidaires de la Palestine

Le centre commercial St Paul décrié par les médias comme lieux « chaud » est en fait très chaleureux avec la Palestine et les militant.e.s BDS  qu’ils connaissent bien. Il a une longue tradition de solidarité à la Palestine. La présence de produits israéliens a disparu des étals et à de rares exceptions près, tous.tes les commerçant.e.s se sont engagé.e.s dans l’action de soutien au boycott de la pièce de théâtre soutenue par le ministère de la culture israélien que la direction du théâtre Jean Vilar avait eu la mauvaise idée de programmer en mars 2018.

Le marché de plein air étant encore fermé et les Halles filtrées nous nous sommes installé.e.s à St Paul. A peine arrivée.e.s qu’un des clients installé en terrasse déposait une table devant nos pancartes, commandait du thé à la menthe et nous apportait des gâteaux…

Cette hospitalité présentait sans doute un risque de trouble à l’ordre public car il semble qu’une voiture de la BAC (repérée par les habitués) a dû prévenir la police nationale qui est arrivée (juste trop tard) pour nous verbaliser pour « manifestation interdite (encore !)…

Voir le résumé de l’action sur la vidéo :

 

Le deux poids deux mesures de la police

Une entreprise privée assure la sécurité du centre commercial. Après le départ de la police un agent de sécurité qui faisait ses courses au moment de l’intervention policière est venu spontanément nous voir : « C’est à peine croyable, nous quand il y a un incident sur le site et qu’on appelle la police ils ne viennent jamais et là il suffit qu’il y ait une poignée de personnes pour la Palestine et ils arrivent tout de suite….

 




La Mairie de Montpellier perd son second procès contre BDS France Montpellier

UNE INSTRUMENTALISATION DE LA JUSTICE À DES FINS POLITIQUES

En un quart d’heure l’audition était « pliée ». La juge qui avait déjà prononcé la relaxe lors du premier procès de la Mairie contre José-Luis a estimé, à juste titre, que déjà trop de temps avait été perdu. Tout en respectant scrupuleusement la procédure elle a prononcé la relaxe : « Tapage nocturne à 19h39 au mois de juin à Montpellier, j’ai quand même vérifié les horaires de lever et coucher du soleil mais il faisait soleil. » Le commissaire représentant le ministère public n’a fait aucun commentaire ni posé aucune question au prévenu ni aux témoins, pressé lui aussi d’en finir. Le prévenu et son avocat ont également abrégé leur défense tant il était évident que le tribunal avait conscience de l’instrumentalisation de la justice à des fins politique par la mairie de Montpellier…

LE HARCELLEMENT DE BDS FRANCE MONTPELLIER DOIT CESSER !

L’affaire n’en coûtera pas moins de 1000€ environ pour BDS France Montpellier et beaucoup de temps perdu. Mais aussi un climat de stress permanent bien entretenu par la mairie de Montpellier qui depuis 2015 s’efforce – en vain ! – de chasser de la Comédie les drapeaux palestiniens, les panneaux d’informations, les diffusions de tracts et les explications et informations fournies par les militant.e.s BDS à l’occasion des nombreux stands. En effet malgré les intimidations , les plaintes et PV, BDS France Montpellier a maintenu les stands jusqu’à ce que la police nationale, sur ordre du préfet, démonte et emporte le 7 mars chapiteau et deux tables (qu’ils refusent de rendre!). C’est le second chapiteau mis hors service par la police. D’où les nouvelles formes d’intervention du comité pour maintenir la visibilité de la Palestine sous apartheid et sous pandémie pendant l’état d’urgence pseudo sanitaire en France.

LES PROCHAINES ÉCHÉANCES SERONT UN TEST

3 contraventions pour « bruit » ont été dressées par la police municipale: 18 mai, 16 juin et 30 juin 2018. Nous avons refusé de payer les deux premieres d’où les procès intentés – et perdus – par la Mairie. Après deux procès perdus, la Mairie va -t-elle persévérer dans l’échec ou va t-elle renoncer au troisième procès en cours de procédure mais non encore annoncé ?

Le 16 mai dernier lors de notre première action de déconfinement place de la Comédie le préfet a envoyé sa police distribuer 6 contraventions de 4ème catégorie (135 €) aux militant.e.s BDS pour « participation à une manifestation interdite sur la voie publique ». Cette verbalisation relève du même tribunal de police que les précédents procès. Nous allons contester le motif de la verbalisation… la préfecture va t-elle tirer les leçons des précédents procès perdus ou foncer tête baissée dans le rouge du drapeau palestinien ?

C’EST GRÂCE À VOTRE SOLIDARITÉ ET VOTRE SOUTIEN QUE NOUS CONTINUONS À PORTER LA PALESTINE PLACE DE LA COMÉDIE (et ailleurs) !

Merci à vous tous et vous toutes ! En 2015 pendant que la police tentait d’embarquer le stand (et à fini par casser l’armature), vous avez versé plus de 300€ au moment même de l’agression. Nous avons ainsi pu racheter un chapiteau. Le 7 mars dernier idem, pendant que la police démontait le stand et malgré le barrage de la police qui tentait d’isoler le stand, vous avez versé 174€ en quelques minutes. Les frais du premier procès ont été entièrement couverts par la collecte et la nouvelle collecte lancée le 21 mai dernier pour les frais du second procès a très bien démarré… Alors « on est là ! ».

AVEC VOUS ET GRÂCE À VOUS : ON LÂCHE RIEN !

 




NOUS AVONS BESOIN DE VOTRE SOUTIEN

Pour la liberté d’expression de la Campagne BDS France Montpellier
Contre la répression judiciaire des militant.e.s BDS Montpellier

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Depuis 2015 nous résistons place de la Comédie pour INFORMER la population des crimes d’apartheid, des crimes de guerre, du blocus et du génocide progressif à Gaza commis par l’État d’Israël.  Mais aussi POUR TÉMOIGNER de l’héroïque résistance du peuple palestinien. Résistance au quotidien ou de façon collective comme dans les Grandes marches du Retour à Gaza.

Soucieux de notre indépendance nous ne sollicitons aucune aide institutionnelle, nous fonctionnons exclusivement grâce à vos petits sous, collectés sur notre stand.

La police a confisqué notre stand et nous sommes interdits de rassemblement place de la comédie au prétexte de la sécurité sanitaire.

NOUS AVONS BESOIN DE VOTRE SOUTIEN,

CE NE SONT PAS LES RICHES QUI NOUS SOUTIENNENT !

CHAQUE EURO EST IMPORTANT CAR IL PORTE VOTRE SOLIDARITÉ !

MERCI DE NOUS AIDER À DÉVELOPPER LE BDS PALESTINIEN POUR

LA LIBERTÉ, LA JUSTICE ET L’ÉGALITÉ !

Pour donner cliquer ici

 

La Campagne BDS France Montpellier est membre de la Campagne BDS France, composante de la Campagne BDS internationale sous direction palestinienne lancée en 2005 par 372 organisations palestiniennes. Les succès internationaux du BDS en ont fait la cible du gouvernement Netanyahu qui le considère comme « une menace existentielle pour Israël ». Cela a pour conséquence de multiples opérations bien orchestrées, de dénigrement et de poursuites judiciaires, de votes de motions ou lois amalgamant l’antisionisme à l’antisémitisme, en particulier en Europe et aux Etats-Unis.

C’est dans ce contexte que depuis 2015, BDS France Montpellier est devenu la cible du CRIF régional et de ses satellites dont la LICRA qui ont tout mis en œuvre pour interdire l’expression publique de BDS France Montpellier, en particulier Place de la comédie. Ce courant qui se revendique ouvertement du sionisme a trouvé un partenaire et allié en la personne du Maire de Montpellier qui depuis 2015 tente d’interdire à BDS la place de la Comédie en envoyant sa police municipale dresser des PV (près d’une vingtaine à ce jour), soutenu en cela par le Préfet qui envoie sa police et ses gendarmes confisquer le chapiteau et le matériel BDS et expulser ses militant.e.s.

En 2018 et 2019 à l’occasion des stands BDS de soutien aux grandes marches du Retour à Gaza, 13 PV nominatifs pour « occupation illégale de l’espace public » ont été dressés et 3 contraventions nominatives pour « bruit et nuisance sonores ». Depuis 2015, quatre militant.e.s totalisent plus de 20 auditions libres suite à des plaintes diverses du CRIF, de la Mairie…

1er Procès 16 octobre 2019 : RELAXE !

Suite à la contestation puis l’opposition au paiement de la première contravention la mairie a assigné au tribunal de police José-Luis Moraguès le 16 octobre 2019, pour « Émission de bruit portant atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l’homme » le 19 mai 2018 place de la Comédie à 16h01. Le tribunal a relaxé le militant BDS !

2ème procès : 3 juin 2020 8h au TGI, place Pierre Flotte Montpellier.

Suivant la même procédure la Mairie a assigné au tribunal de police le même militant pour « Bruit ou tapage nocturne troublant la tranquillité d’autrui » place de la Comédie le 16 juin 2018 à 19h39. La seule citation de 2 témoins pour le procès coûte 298€ ! Et nous aurons environ 700 pour l’avocat…

Le samedi 16 mai 2020, respectant scrupuleusement les consignes de sécurité sanitaires (en nombre, masques et distances) 10 militant.e.s BDS immobiles et aligné.e.s, portant pancartes contre le blocus de Gaza, l’annexion de la Palestine etc. et drapeaux palestiniens 6 d’entre nous ont reçu une contravention de catégorie 4 (135€) pour « manifestation interdite » soit 810€ …

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État d’urgence sanitaire et État de guerre contre le mouvement social

La Campagne BDS France Montpellier est depuis des années largement impliquée dans les mouvements sociaux de ces dernières années, de façon plus soutenue depuis le mouvement des Gilets Jaunes (Novembre 2018) et plus récemment le mouvement pour le climat. Suivant en celà les recommandations maintes fois affirmées du Comité National BDS Palestinien et en particulier d’Omar Barghouti qui en 2016 déclarait : « Il est très important de créer des coalitions intersectionnelles avec des groupes de Noirs, de Latinos, de femmes et tant de groupes opprimés dans le monde ou ceux qui luttent pour toutes formes de justice. Il nous faut voir BDS pour les Palestiniens comme partie intégrante de cette communauté  mondiale luttant pour la justice et pour une paix véritable basée sur l’égalité des droits, sur la liberté et la dignité de tous. »  On ne peut pas d’un côté demander au mouvement social l’inclusion de la solidarité avec le peuple Palestinien et de l’autre tenir le mouvement de solidarité à la Palestine à l’extérieur de ce même mouvement social. Ainsi le matin du samedi 16 mai, certain.e.s d’entre nous participaient à une action antipub d’Extinction Rébellion.

C’est la raison pour laquelle la Campagne BDS France Montpellier a décidé d’être présente, place de la Comédie ce samedi, premier samedi du déconfinement malgré l’interdiction de la manifestation appelée par tout un courant du mouvement social montpelliérain. Nous voulions  montrer à ce gouvernement que nous n’étions pas dupes et que nous refusions l’instrumentalisation de la crise sanitaire au profit d’un « état d’urgence – arme de guerre ». « Arme de guerre » contre toute contestation de la politique gouvernementale (et la désignation des habituels boucs émissaires), contestation du système néo-libéral aussi bien sur le plan intérieur que sur le plan international (Palestine bien sûr mais également Afrique et Mali en particulier).

L’ÉTAT D’URGENCE SANITAIRE POUR LA RÉPRESSION DU MOUVEMENT SOCIAL

La répression et les tentatives d’interdire l’expression de BDS France Montpellier place de la Comédie datent de 2015. Après un an de répit en 2019, obtenu grâce au soutien des Gilets jaunes en 2019, dès 2020 la répression s’est affirmée plus violente jusqu’à la confiscation du chapiteau et des tables du comité et l’usage de tirs de canon à eau contre les militant.e.s BDS avant les problèmes du virus.

Samedi 16 mai, respectant les consignes sanitaires :  10 membres de BDS France Montpellier se sont placé.e.s à l’endroit habituel de la sortie du parking place de la comédie. Masqué.e.s, à plus de 1m de distance, trois d’un côté et 5 de l’autre (voir photos) et deux autres qui filmaient.

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En moins de demie-heure police nationale et gendarmerie dont on aperçoit les fourgons bleus (sous les arbres) détachaient une dizaine de policiers sans doute de la police judiciaire qui dressaient des PV (catégorie A) à 6 militant.e.s au motif que les manifestations étaient interdites par ordre du préfet.

Nous avons expliqué que nous étions dix, que les rassemblements de plus de dix étaient interdits et pas ceux de 10, que nous portions tous.tes des masques et que nous étions à distance les un.e.s des autres… mais rien n’y a fait.

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On voit ici « l’espace BDS initial »quadrillé par les policiers qui continuent d’interroger certain.e.s militant.e.s BDS après avoir confisqué les pancartes et 3 drapeaux palestiniens (!). Au fond devant le théâtre : les manifestant.e.s regroupé.e.s malgré l’interdiction de manifester.

Après confiscation du matériel les membres de BDS Montpellier sont resté.e.s sur place avec tee shirts… la police nationale et la gendarmerie sont allés « s’occuper » des manifestant.e.s et appliquer « leurs gestes barrières »…

Plusieurs arrestations également, dont ces deux-ci …




DEMAIN EST AUJOURD’HUI ET LA PALESTINE EN FAIT PARTIE (2)

 « L’internationalisme n’est pas un ajout à une politique locale et nationale, il est l’essence même de la capacité à remettre en question le système qui nous a desservis, tous, d’une manière ou d’une autre. »[1]

La Campagne BDS France Montpellier est un mouvement non-violent, antiraciste et populaire, membre de la Campagne BDS France, composante de la Campagne internationale BDS sous direction palestinienne. Nous sommes avec ceux et celles qui disent qu’il faut, dès aujourd’hui, reconstruire ensemble le jour d’après et nous partageons la position que cette construction devra être en rupture avec les politiques menées jusqu’ici.

Notre contribution sur le sujet, limitée à la Palestine, portera sur la question de comment, face à la crise écologique, intégrer dans le quotidien de la vision de l’avenir, dans les revendications et dans les luttes des mouvements sociaux pour la justice climatique et sociale :

– La question coloniale et son corollaire : l’autodétermination des peuples et en particulier, celle du peuple palestinien,

– Le problème du racisme structurel au fondement de l’idéologie coloniale occidentale, qui se perpétue dans les formes contemporaines de la colonialité constitutives de la mondialisation capitaliste.

 

CENTRALITÉ DE LA CRISE ÉCOLOGIQUE

La succession de catastrophes dites « naturelles » (inondations, raz-de marées, typhons, incendies, épidémies…) survenues ces dernières années et les alertes répétées des scientifiques spécialistes de la biodiversité et des écosystèmes ont porté sur le devant de la scène la crise écologique. A eux seuls, le réchauffement climatique et son impact dans de nombreux domaines attestent que désormais l’étendue de la crise écologique est planétaire. Les conséquences de cette crise (émission du CO2 et réchauffement climatique, extinction des espèces etc.) qui affectent déjà la biodiversité constitueraient à terme une menace existentielle pour l’espèce humaine, animale et l’ensemble du vivant sur la planète Terre.

Dans ce contexte de crise écologique et comme pour en faire mesurer la gravité, surgit la pandémie du Corona Virus dont l’urgence sanitaire surpasse l’urgence climatique et mobilise-immobilise la planète.

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BDS France Montpellier présent en soutien à une action des jeunes pour le climat (Youths for climate) 21 septembre 2019

 

Vouloir introduire la question de la Palestine en ce moment, autrement que sur le versant de l’aide humanitaire sanitaire, pourra paraitre à beaucoup déplacé.

De la même manière, poser aujourd’hui la question des choix politiques qui ont produit les vulnérabilités économiques et sociales et conduit au désastre sanitaire actuel responsable de milliers de morts par manque de lits hospitaliers, de personnels soignants, de masques, de tests, de matériels spécialisés, de médicaments etc. est considéré comme déplacé ou manœuvre politicienne.

La question écologique n’est sûrement pas une priorité du gouvernement et il est hors de son horizon de mettre en cause la mondialisation capitaliste dans les crises actuelles.

Aux questions sur le sujet, M. Castaner répond invariablement : « L’heure n’est pas aux introspections mais à l’action ! » ce qui est inquiétant venant du ministre de la répression que l’on sait.

  1. Macron dès le discours du 17 mars 2020 a brandi le bouclier habituel de « l’union nationale ». Mais chute dans les sondages d’opinion oblige, il conclue « le jour d’après, quand nous aurons gagné, ce ne sera pas un retour au jour d’avant. Nous serons plus forts moralement, nous aurons appris et je saurai aussi avec vous en tirer toutes les conséquences, toutes les conséquences ». Toutes les promesses sont bonnes pour désamorcer le mécontentement. Il déclarera aussi « qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché », il envisagera la possibilité de nationalisations…

Le discours du 16 avril délivre une autre musique, il ne s’agit plus de « tirer toutes les conséquences, toutes les conséquences » (bis). Le problème désormais serait psychologique :  « (…) le moment que nous vivons est un ébranlement intime et collectif, sachons le vivre comme tel (…) et ne cherchons pas tout de suite à y trouver confirmation de ce en quoi nous avions toujours cru. Sachons en ce moment sortir des sentiers battus, des idéologies et nous réinventer, moi le premier ». Faisons table rase ! Comme si rien ni personne n’avait auparavant dénoncé les plans d’austérité hospitaliers, ni lancé d’alerte plus globale sur la crise écologique à venir et ses conséquences observables déjà dramatiques.  Et il annonce la construction d’un « autre projet, dans la concorde » dont il tâchera (lui-même bien sûr) de « dessiner le chemin » qui nous permettra de… « retrouver les jours heureux ». Retrouver, la période des jours heureux, d’avant la crise évidemment.

Nous n’avons rien à attendre de ce président, de son gouvernement, de ses amis d’hier et de demain. Au contraire tout est à craindre y compris et surtout la « stratégie du choc » (Naomi Klein) qui décrit comment les gouvernements néo libéraux profitent des crises pour imposer leur politique. Des sortes de coup d’État à coup « d’États d’urgence ». On a connu ça avec avec Hollande au prétexte de la lutte contre le terrorisme. L’État d’urgence sanitaire pourrait être le nouveau coup d’État pour imposer une sortie de crise conforme au vœux du MEDEF et des Banques.

S’ATTAQUER AUX CAUSES DE LA CRISE ÉCOLOGIQUE (ET SANITAIRE)

La crise écologique : une priorité ?

La gravité et l’urgence du problème font dire à certain.e.s que la question écologique est désormais prioritaire car elle dépasse, surpasse voire sur-détermine toutes les autres questions. Effectivement, vu sous l’angle des conséquences de la crise, dès lors que l’humain et le vivant dans son ensemble sont menacés, cette problématique devient prioritaire. Elle « chapeaute » « englobe » tous les autres problèmes. Ce qui signifierait que toutes les activités de ceux et celles qui luttent pour de vrais changements devraient intégrer, inclure cette question dans leur agenda (penser global) soutenir et participer aux initiatives dans ce domaine.

Mais certains dirigeant.e.s des partis politiques « verts » prennent une autre direction quand ils affirment que « la question écologique transcende la question sociale ». Une telle opération qui se prévalant de la gravité des conséquences de la crise écologique, écarterait toute possibilité d’analyse et de mise en évidence des causes de cette crise, non seulement sèmerait la confusion, mais surtout nous priverait des possibilités de lutter efficacement contre la crise écologique, dont la crise sanitaire actuelle est un des rejetons directs.

Preuve en est l’actuelle pandémie.  Produit de la crise écologique, la pandémie du Covid 19  est une conséquence de l’anthropocène [2]: les déforestations massives bouleversent l’habitat animal qui migre. Les virus avec, qui passant par d’autres animaux, mutent (zoonose) et finissent par contaminer mortellement les humains (Sras, Ebola, Mers, Nipah…)… La rapidité inouïe de la diffusion du Covid-19, se fait aussi grâce à la mondialisation intense des échanges aériens entre les pays du Nord Global (pays de l’hémisphère nord) qui sont de ce fait les plus touchés.

Web conférence du professeur au Collège de France Philippe Sansonetti prononcée le 16 mars 2020

Une crise de la mondialisation capitaliste

Si l’on veut apporter des réponses sérieuses et durables à la crise écologique et au désastre sanitaire que la pandémie révèle, il faut s’attaquer aux causes de cette crise et les causes de la vulnérabilité de nos sociétés qui transforment les aléas, les accidents, en catastrophes.

Sans titre

Tout un courant de la société civile, des mouvements sociaux et de chercheurs ont depuis longtemps montré que la « mondialisation capitaliste » dans sa course au profit immédiat et maximum est à l’origine de cette crise écologique. Les vulnérabilités mises à jour par la crise sanitaire révèlent à leur tour les liens structurels entre la crise sociale-économique et la crise écologique puisque toutes deux issues de la mondialisation capitaliste.

Et aujourd’hui les faits leur donnent pleinement raison !

Les choix économiques néolibéraux (circulation sans entrave de capital, division du travail, délocalisations, plans d’austérité draconiens dans les services publics etc.), ont pour conséquence des milliers de morts en raison de l’impossibilité de prévention et de soins adaptés.

Dans un précédent article «Palestine : Ne laissons pas le virus masquer l’apartheid » nous avons montré comment le colonialisme et l’apartheid israélien en Palestine avec notamment 14 ans de blocus pour près de 2,5 millions de palestiniens de la Bande de Gaza, étaient la cause d’une vulnérabilité maximale face à la pandémie. Depuis, les sabotages et attaques directes des colons et de l’armée israélienne d’occupation contre des installations de prévention ou de soins palestiniens se sont multipliés.

JUSTICE CLIMATIQUE & JUSTICE SOCIALE POUR QUI ? …

Ces deux mots d’ordre portés ensemble marquent la jonction, l’interdépendance et la volonté de mener de front ces deux thématiques par des courants importants du mouvement social les Gilets Jaunes inclus.e.s dont une bonne partie a intégré ce nouveau périmètre d’action. La cible est désignée, le « système », la mondialisation capitaliste.

L’idée d’une justice climatique apparaît en 2003 avec le constat que les pays du Nord sont les principaux responsables du réchauffement climatique (émission de CO2) et que ce sont les populations des pays du Sud, dits en développement, qui en subissent les plus graves conséquences. Privés des infrastructures de base et précarisées ces populations sont plus vulnérables aux aléas climatiques et sanitaires. Ainsi entre 2008 et 2015, 203,4 millions de personnes ont été déplacées en raison de catastrophes naturelles et ce chiffre a doublé depuis 1970 au motif des catastrophes climatiques. L’afflux de réfugié.e.s dans les pays du Nord et en Europe en particulier n’est évidemment pas étranger à la prise en compte du problème.

Aujourd’hui en Europe et en France le terme de « Justice climatique » qui rassemble l’ensemble des courants mobilisés sur le « Climat » s’oriente, en matière de justice, vers la mise en cause des États que ne respectent pas leurs engagements des accords européens et de l’Accord de Paris de 2015, comme par exemple « L’Affaire du siècle ».

Concernant la justice climatique dans un communiqué du 29 novembre 2019 le Bureau National BDS Palestinien déclarait : « L’apartheid israélien n’est pas « vert » (…) Les luttes contre le colonialisme, le racisme et la militarisation, et pour le climat, la justice économique et sociale, sont profondément interconnectées. Les Palestiniens, comme tous les peuples du monde, recherchent la justice climatique en tenant pour responsables les gouvernements et les sociétés (..) ».

 

La notion de Justice sociale est plus ancienne et mieux connue. Apparue au milieu du XIX siècle portée par le mouvement ouvrier, elle se définit comme un principe moral et politique qui vise à réduire les inégalités de droits, de salaire, de sexe, de situation etc. par une redistribution plus équitable des richesses entre les membres d’une même société. Relancée avec force par le mouvement des Gilets Jaunes, la justice sociale a élargi son périmètre au fur et à mesure de la prise de conscience du mouvement qui aujourd’hui remet en cause « le système » dans sa totalité.

BDS France Montpellier acte dès novembre 2018 son soutien aux GJ sur la base du partage des mêmes valeurs de Liberté, Justice et Égalité et de la lutte contre la répression policière et judiciaire.

 

Ces revendications sont évidemment justifiées et indiscutables. Mais alors qu’il est question de mondialisation, les réponses, notamment pour la justice sociale sont généralement restreintes à l’hexagone et la dimension économique y est dominante. C’est également le cas pour la justice climatique : (…) L’aide aux pays du Sud devrait prendre la forme d’une aide directe plutôt que de prêts assortis de conditions néolibérales. La dette publique devrait être annulée afin que les pays puissent réorienter leurs ressources vers la lutte contre la crise sanitaire.(…) Déclaration des Attac d’Europe – Un autre avenir après le Covid-19. 16 avril 2020.

Revendications justifiées et pertinentes mais à nouveau le rapport de domination sur ces pays et peuples du Sud est vu sous l’angle de l’exploitation économique de la force de travail. Comment ne pas souligner l’absence d’une solidarité internationale politique avec les peuples du Sud, contre l’impérialisme, le colonialisme, le néo-colonialisme, « la françafrique » qui mettrait l’accent sur l’aspect racial de la domination coloniale. C’est pourtant cet aspect qui se manifeste dans les métropoles occidentales à l’encontre des populations immigrées ou issues de l’immigration coloniale qui sont racialisé.e.s[3]. Ceux là mêmes qui sont les premières victimes des crises écologique, économique et de la pandémie.

Sur la justice sociale, dans un communiqué du 7 mars 2017 « Le racisme, la discrimination raciale sont les antithèses de la Liberté, de la justice et de l’Egalité » le Bureau national BDS Palestiniens déclarait :

« Adhérant à la définition des Nations-Unies pour la discrimination raciale, le mouvement BDS ne tolère aucun acte ni discours qui adopte ou promeut, entre autres, le racisme anti-Noir, le racisme anti-Arabe, l’islamophobie, l’antisémitisme, le sexisme, la xénophobie, ou l’homophobie. (…) »

Sur la base de ces valeurs, nous sommes solidaires des personnes d’origine africaine, des peuples indigènes, des sans-terre, des réfugiés et des migrants, des personnes exploitées et opprimées pour le progrès économique de quelques-uns, et de celles qui sont discriminées et persécutées pour leurs croyances ou leur identité, incluant la caste. Nous soutenons leurs luttes respectives pour la justice raciale, économique, sexuelle, environnementale et sociale.

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12 Octobre 2019. Rassemblement de soutien à BDS France Montpellier contre la répression judiciaire et policière

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Aux États-Unis, les afro-américains, principales victimes du covid-19

La crise sanitaire révélée par la pandémie met en évidence la vulnérabilité des populations les plus pauvres, les plus précarisées qui sont généralement les personnes racisées.

Il n’est pas surprenant que l’exemple le plus méprisable en la matière nous vienne des Etats-Unis qui ont été parmi les derniers à abolir l’esclavage en 1865, vite remplacé par la ségrégation officielle des Noirs jusqu’au rétablissement des droits civiques le 3 juillet 1964 et des mariages mixtes en 1967. C’est dire le lourd héritage d’un racisme d’État structurel, à ciel ouvert qui se perpétue dans ce pays reconnu comme avant-garde et modèle de la démocratie occidentale.

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Les travailleurs Noirs s’exposent à de grands risques personnels dans le domaine des soins de santé et des services essentiels. Photographie : William Volcov/Rex/Shutterstock

Après plusieurs articles, dès le 7 avril 2020 dans le Washington Post (puis dans The Guardian), l’AFP a diffusé une dépêche largement reprise en France. On y apprend que les Noirs sont les principales victimes du Codiv19 :  « Mais d’autres juridictions ont choisi de publier des chiffres qui sont alarmants: dans l’Illinois, les Noirs représentent 14% de la population mais 42% des décès de l’épidémie. A Chicago, c’est 72% des morts, alors qu’ils représentent moins d’un tiers des habitants: des disparités qui «coupent le souffle», a dit la maire de la ville, Lori Lightfoot. »

A Washington, 13 des 22 morts étaient Noirs. «J’ai très peur de l’impact disproportionné que ce virus aura sur les Afro-Américains», a dit mardi la maire de la capitale américaine, Muriel Bowser, sur MSNBC. En Caroline du Nord, 31% des morts étaient Noirs, contre 22% de la population. En Louisiane, où se trouve La Nouvelle-Orléans, la disproportion est plus grande encore: 33% des habitants sont Noirs mais 70% des morts l’étaient. »

« Cette pandémie est également révélatrice de disparités raciales qui existent depuis longtemps en matière de santé. En raison de facteurs structurels tels que le racisme, la discrimination en matière de logement, la pauvreté et le traitement inégal et discriminatoire dans le système médical, les Noirs américains sont plus susceptibles de présenter un certain nombre de comorbidités en matière de santé qui font courir aux individus un risque plus élevé de décès par Covid-19. »(The Guardian):Le fardeau des coronavirus pèse lourdement sur les Noirs américains. Pourquoi ?)

En France, dans les quartiers populaires également…

Le problème est de même nature dans les quartiers populaires en France compte tenu de la « gestion coloniale des quartiers » qu’on peut voir à l’œuvre une fois de plus.

Inégalités sociales

Dans Médiapart du 14 avril 2020 et intitulé : « Covid-19 : Les quartiers populaires en première ligne » on peut lire :

« Nombre de personnes ont eu des proches atteints gravement par le virus, et beaucoup sont morts. Les premiers chiffres en attestent, avec l’augmentation de plus de 40% du taux de mortalité en un mois en Seine-Saint-Denis. Si le virus provient du pangolin, ce n’est pas lui le responsable. Par contre, ce sont bien les inégalités sociales et raciales qui contribuent à tuer ces habitants à petit feu.

Depuis des décennies, les moyens pour la santé sont de plus en plus rares. Les lits en réanimation par habitants sont moins nombreux dans les quartiers populaires et certaines campagnes qu’ailleurs. Concernant les médecins, on compte 54,6 médecins généralistes pour 100 000 habitants dans le 93 contre 71,7 en Ile de France. Les gens meurent car il est devenu de plus en plus difficile pour eux d’avoir accès aux soins. Les inégalités perdurent pendant le confinement.(…) ».

La répression policière est omniprésente comme toujours.

« (…) Rappelons que le premier jour du confinement, le département de Seine-Saint-Denis, qui représente 2,4 % de la population française, avait concentré à lui seul 10 % des verbalisations.(…) ».

Racisme et répression,

Médiapart publie quelques extraits de propos échangés par les membres des forces de l’ordre sur un  groupe FaceBook privé de 7000 membres révélant ainsi le racisme qui s’y exprime à l’état brut : « (…) Au milieu de propos outranciers comparant les habitants des banlieues à des « animaux », les traitant de « connards » ou appelant à les « laisser mourir » après les avoir entourés de barbelés, les membres du groupe rivalisent d’inventivité dans leurs commentaires.

        Quartier du Petit Bard à Montpellier, hommage à Abdenour TATAÏ, animateur du MIB local, prématurément décédé.

 

La plupart ont pris suffisamment de précautions pour ne pas être identifiables. Un commandant de police à la retraite, par ailleurs adjoint au maire d’une petite commune dans l’Ardèche, s’en donne néanmoins à cœur joie sous son vrai nom. « Ne dispersons pas notre énergie à courir après eux. Faisons le “siège” (comme à l’époque féodale) de ces quartiers. Plus personne ne rentre ou n’en sort. Verrouillage absolu des voies d’accès (barrage – herse – chicane – couvre-feu). On les laisse mariner dans leur jus… À l’issue, dans 3 ou 4 semaines, la sélection naturelle aura fait son choix. » (…) ».

LE JOUR D’APRÈS … AVEC QUI ET POUR QUI ?

Comment construire le jour d’après sans la population des quartiers populaires qui compte parmi la plus opprimée, discriminée, exploitée et réprimée. Il ne s’agit pas d’une question de morale ou de charité. Il s’agit de décoloniser notre vision du monde. La disparition en tant que telles des colonies n’a pas entrainé la disparition du système de domination qui a muté et déployé ses tentacules jusqu’à produire le modèle occidental de la mondialisation.

Notre monde, notre civilisation occidentale, se sont construits – à tous les niveaux – dans la colonisation et la domination des autres peuples.

Les études décoloniales mettent l’accent sur la base raciale de la domination coloniale, laquelle se poursuit malgré la disparition de l’appareil administratif et militaire de la métropole. La Colonialité [4]  se constitue à partir d’un enchevêtrement d’hégémonies politiques, économiques et culturelles basées sur la domination raciale héritée du colonialisme. Ces réseaux constituent la structure de la modernité occidentale et leurs articulations au niveau planétaire le système de pouvoir occidental.

Selon Ramon Grosfoguel : « (…) Il s’agit d’une civilisation ayant produit un système économique et non pas d’un système économique ayant produit une civilisation[5]. Il s’agit d’une civilisation qui a détruit toutes les autres civilisations et qui est devenue, à partir du début du XXe siècle, une civilisation planétaire.(…)  Cette civilisation produit de la richesse, de la vie et des privilèges pour une très faible partie de la population tout en produisant de la pauvreté, de la violence et la mort pour le reste de l’humanité. »

Dans le même sens on ne saurait réduire les dimensions coloniales, racistes et déshumanisantes des États-nation et la matrice de pouvoir mondial à sa dimension capitaliste : « (…) Fanon lui-même, dans Les Damnés de la terre, mettait en garde contre les propositions qui réduisent le problème du colonialisme et du racisme à une problématique de classe : « Aux colonies l’infrastructure économique est également une superstructure. La cause est conséquence : on est riche parce que blanc, on est blanc parce que riche. C’est pourquoi les analyses marxistes doivent être toujours légèrement distendues chaque fois qu’on aborde le problème colonial  » (1981 : 9)[6].

La discrimination raciale qui déshumanise ces populations est perçue par elles comme plus importante que la question économique car il y va de leur dignité à être traitées comme des êtres humains à part entière.

Pour toutes ces raisons, si nous voulons un « jour d’après » inclusif, ouvert aux populations racisées des quartiers populaires, prendre en compte et respecter leurs priorités amènerait à considérer la question du racisme d’État comme centrale et à l’intégrer dès aujourd’hui dans nos agendas et actions [7].

ET LA PALESTINE ?

La Palestine est au cœur de ces problématiques de justice climatique, justice sociale, domination coloniale racialisée, apartheid…

L’État d’Israël est à la fois :

-Un reliquat de l’extrême barbarie du mode de colonisation initial (première génération),

– Le prototype de la colonialité occidentale contemporaine dans le domaine de la barbarie numérique et sécuritaire,

– Le chef de file d’un courant raciste, fascisant et suprémaciste qui rêve d’une planète far-west à dominer où règne la loi du plus fort, ce qui constitue une menace de guerres.

  • Le colonialisme commence en 1492 avec la « découverte »( !) de l’Amérique par Christophe Colomb. «Le colonialisme c’est l’occupation militaire violente, l’esclavage et le travail forcé comme mode d’exploitation brutale du travail et l’extermination des peuples colonisés pendant quatre cents ans » nous disent les décoloniaux d’Amérique latine. Un demi siècle environ après la « fin des colonies » la colonisation israélienne voit le jour en Palestine. A peu de choses près les méthodes et fondements du colonialisme sont les mêmes. Massacres des populations, vol des terres, tentative de destruction de la culture palestinienne, sociocide, interdiction du drapeau, emprisonnements de masse, y compris des enfants, torture, check-points, entraves à la liberté de circulation contrôle et limitation de sortie du territoire, couvre feux, attaques, terrorisme d’État, génocide progressif dans la Bande de Gaza, violations constantes du droit international, des conventions de Genève et des droits humains, refus d’appliquer les résolutions de l’ONU etc.

Il n’existe aujourd’hui aucun pays au monde aussi criminel, aussi hors la loi et aussi impuni pour ses violations du droit et des droits humains qu’Israël. Le système d’apartheid mis en place et officialisé par la loi fondamentale qui définit Israël comme « État nation du peuple juif » constitue à lui seul un crime contre l’humanité selon les critères de l’ONU. Il n’existe aucune colonisation aussi barbare et dans la durée que la colonisation de la Palestine[8]. C’est dire la complicité de la « communauté internationale » qui cautionne ces crimes depuis plus de 70 ans.

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Gaza, fresque en solidarité avec les prisonnier.e.s palestinien.e.s, pour leur libération.

  • Israël, est un laboratoire de la colonialité du pouvoir dans le domaine du « Sécuritaire » au XXI siècle. Le contrôle de masse des populations civiles et de la répression d’État s’exerce désormais via les technologies du numérique. L’industrie technologique de pointe travaille directement avec l’appareil militaire et celui du renseignement de l’État. Le matériel et les méthodes sont testées sur les cobayes palestinien.e.s lesquel.e.s vivent sous occupation militaire. Les matériels et systèmes sont estampillés « testés sur le terrain » et exportés notamment vers l’UE qui est le principal partenaire commercial d’Israël.

Les drones tueurs Hermes 900 testés sur les palestinien.e.s lors des bombardements de Gaza en 2014 sont actuellement loués par l’UE pour assister Frontex et les autorités nationales en Grèce, où migrants et réfugiés ont été ciblés en mer à balles réelles.

   Visuels de la campagne Palestinienne internationale contre le drones tueurs : https://petition.stopthewall.org/francaise/

 

Israël travaille avec plusieurs entreprises internationales dont une filiale de l’assureur AXA sur les cartes d’identité biométriques et la reconnaissance faciale. Ces technologies numériques sont testées sur les Palestinien.e.s aux check-points et maintenant sur le plan prétendument sanitaire (Covod-19).

L’État français utilise l’expertise israélienne en matière de surveillance, de contrôle, d’enfermement et de déshumanisation de catégories de populations dans la formation de ses cadres. Le champ d’application de ce « savoir-faire » testé et expérimenté dans la gestion coloniale des quartiers populaires depuis des décennies, s’est étendu à la répression des Gilets Jaunes, des militants anti-capitalistes et de tous les mouvements sociaux.

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Récemment, l’ambassadeur de l’Union européenne en Israël a annoncé le lancement de projets de coopération avec Israël dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. Le groupe israélien NSO est à la pointe d’un projet de surveillance et du traçage des personnes atteintes du virus. Projet parrainé par le gouvernement israélien et qui pourrait être adopté dans d’autres pays. NSO Group commercialise le logiciel espion Pegasus dénoncé par Amnesty International pour surveillance abusive et utilisé entre autres gouvernements, par le Maroc, le Mexique et les Émirats arabes unis contre des journalistes et des militants des droits de l’homme.

  • Enfin, La politique coloniale de peuplement et de ségrégation israélienne trouve naturellement son écho et son soutien auprès de l’internationale fascisante de Trump, Bolsonaro, Orban, Narendra Modi, et chez les anciennes puissances coloniales européennes.

«Le modèle israélien, dans sa vision raciste et sécuritaire ainsi que dans ses productions de l’armement et cyber-technologie du contrôle de masse des populations civiles est désormais un danger, une menace pour tous ceux et celles qui se dressent contre la mondialisation capitaliste dans les champs de la justice sociale et écologique ». Car « La façon dont Israël met ces mesures en application consiste en des paradigmes répressifs et en des méthodes de son industrie militaire, qui sont testées depuis longtemps sur les Palestiniens. La porte est ouverte aux formes extrêmes du biopouvoir, ou « une explosion de techniques nombreuses et diverses pour parvenir à l’assujettissement des corps et au contrôle des populations » comme l’a dit Michel Foucault. »

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Constatant ces faits, dans une interview du 3 avril 2020 Omar Barghouti déclarait : « Eh bien, nous sommes tous liés. Le colonialisme et la politique d’apartheid d’Israël sont étroitement liés avec ce que vous voyez dans vos pays[9], et l’Italie, et les États-Unis, et les autres pays, y sont aussi liés. Soit nous allons vers un agenda plus humain, plus social, avec plus de soutien social, de soins médicaux, d’éducation, soit nous continuons vers plus de destruction de l’environnement, d’entrées en guerre, et de guerres sans fin ».

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Apartheid : La déshumanisation dans toute sa violence.

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Check point de Bethléem : Photo Anne Paq.

Dès 3h du matin les travailleurs palestiniens se pressent au check-point en espérant passer en Israël pour travailler ; souvent sans contrat, non déclarés et pour des salaires de misère.

Un jour « d’après» qui n’inclurait pas dès aujourd’hui, dans la lutte contre la mondialisation capitaliste, l’urgence de la destruction radicale du système raciste d’apartheid serait sans avenir pour les humains, le vivant et la planète.

 

Campagne BDS France Montpellier 29 avril 2020

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[1] Trois leçons qui montent de la Palestine pour surmonter la pandémie

[2] L’anthropocène qui signifie « l’ère de l’humain » correspond à la période de l’humanité durant laquelle l’action de l’homme a profondément altéré les écosystèmes et la biodiversité au point de constituer une menace létale sur l’ensemble du vivant de la planète terre.

[3] Le mot « racisé » permet de nommer ce groupe social fondé non pas sur une couleur de peau ou une supposée appartenance ethnique, mais sur le partage de l’expérience sociale qu’est le racisme. Est racisé.e celle ou celui susceptible d’être assigné.e à une catégorie raciale, c’est-à-dire perçu.e comme appartenant à un groupe altérisé, distinct du groupe majoritaire ; comme un groupe homogène partageant des pratiques, des manières d’être, de vivre et de penser.

Le qualificatif ne désigne donc pas une qualité de l’être, mais une propriété sociale. Non pas une identité, mais une position dans la société, résultant d’un processus collectif : la racisation.

[4] « La colonialité est entendue ici comme un phénomène historique, allant jusqu’à nos jours, réellement plus complexe que le colonialisme. Alors que le colonialisme se réfère à la situation de soumission de certains peuples colonisés, à travers un appareil administratif et militaire métropolitain (disparu en tant que tel sur une grande partie du globe), la colonialité consiste, elle, en l’articulation planétaire d’un système de pouvoir «occidental» [Quijano, 2000]2. Ce dernier se fonde sur une infériorisation prétendument naturelle des lieux, des groupes humains, des savoirs et des subjectivités non occidentales. Une infériorisation qui prend appui sur l’extraction des ressources et l’exploitation de la force de travail, dans une logique de reproduction élargie du capital. Cette articulation planétaire de la domination « occidentale » a survécu historiquement au colonialisme ; elle agit par les biais de dispositifs «civilisationnels» contemporains tels que les discours et les technologies du développement ou de la globalisation. Elle comprend aussi bien des dimensions ontologiques (colonialité de l’être) qu’épistémiques (colonialité du savoir), révélant diverses modalités d’eurocentrisme. La colonialité renvoie donc à un phénomène de plus grande envergure que les conceptions, quelquefois simplistes, des relations planétaires de pouvoir s’exprimant dans les termes de néo-colonialisme ou d’impérialisme culturel. (Arturo Escobar et Eduardo Restrepo, Anthropologies hégémoniques et colonialité, Cahiers des Amériques latines, 62/2009)

[5] (Souligné par nous. Ndlr).

[6] (Souligné par nous Ndlr). Cité par Nelson Maldonado-Torres, « Avec Fanon, hier et aujourd’hui ». Groupe décolonial de traduction.

[7] L’approche décoloniale a fait une percée sensible dans l’espace écologique, voir : « Sentir-penser avec la terre »,d’ Arturo ESCOBAR et l’excellente présentation par Claire Galien. Dernièrement :  Une écologie décoloniale Malcom FERDINAND. Et sur la page Face Book d’Extinction Rebellion : Pour une écologie décoloniale par Seumboy Vrainom.

[8] D’autres colonisations persistent : Colonisation du Cachemire par l’Inde, du Tibet par la chine, Des Malouines par l’Angleterre, de l’Irak et Afghanistan par les USA…

[9] « Et nous voyons une montée de l’autoritarisme et de la xénophobie dans cette forme très sauvage de capitalisme (…)»

 




PALESTINE : NE LAISSONS PAS LE VIRUS MASQUER L’APARTHEID (1)

Dans le mouvement de solidarité à la Palestine et au-delà, les regards qui se portent aujourd’hui vers la Bande de Gaza sont dans l’attente anxieuse des effets catastrophiques d’une extension fulgurante du covid.19. La population de la Bande de Gaza est confrontée depuis bientôt 14 ans à une des modalités les plus meurtrières de l’apartheid israélien : l’enfermement et la privation de la liberté de circulation des humains comme des marchandises.  Des bombardements massifs presque tous les deux ans causant des milliers de mort-e-s et des dizaines de milliers de blessé-e-s dans la population civile confortent le constat d’un génocide progressif. Dans ce contexte il ne fait aucun doute que l’arrivée du virus dans une population épuisée par une crise humanitaire et dont la densité est de 5 400 ha au Km2 (117 en France) ouvre des probabilités effrayantes de catastrophe.

Comment aborder cette situation ? Que peut-on attendre d’Israël et de l’Union Européenne ? Que peut le mouvement de solidarité à la Palestine face à une telle situation ? quelles actions de solidarité et avec qui ? Aujourd’hui et dans l’après virus  ?

Nous ne prétendons pas pouvoir répondre seul.e.s et en une seule fois à toutes ces interrogations mais nous souhaitons ouvrir, localement au moins, le débat sur ces questions qui concernent l’ensemble des mouvements sociaux de la société civile. Nous le ferons à partir des repères fournis par le cadre stratégique de la Campagne BDS sous direction palestinienne dont BDS France Montpellier est membre via BDS France.

 

SE DÉGAGER DE LA FASCINATION PARALYSANTE DE LA CATASTROPHE

 

Essayons d’aborder l’ensemble du problème à la lumière du modèle de décryptage qu‘opère Said Bouamama  dans « Le Corona Virus comme analyseur : Autopsie de la vulnérabilité systémique de la mondialisation capitaliste ». L’auteur explique qu’entre les « aléas » c’est à dire les éléments extérieurs perturbateurs (ici le virus) et la « catastrophe » (les conséquences du virus) il y a la « vulnérabilité » c’est à dire les conditions qui ont plus ou moins contribué à produire ou non la « catastrophe ». Il compare «  les effets du cyclone Ivan qui touche Cuba en septembre 2004 et ceux du cyclone  Katrina qui s’abat sur la Floride, la Louisiane et le Mississipi un an après (…) Tous deux de catégories 5 c’est-à-dire avec des vitesses de vent dépassant 249 km/h, les deux cyclones se soldent pourtant par des bilans humains aux antipodes : aucun décès à Cuba ; 1836 morts et 135 disparus aux USA. » et l’auteur constate : « Des aléas similaires débouchent ainsi sur des conséquences diamétralement opposées ».

Ainsi la « vulnérabilité (qui) désigne pour sa part les effets prévisibles d’un aléa sur l’homme dépendant eux-mêmes d’un certain nombre de facteurs : densité de population des zones à risque, capacité de prévention, état des infrastructures permettant de réagir efficacement et rapidement, etc. » va en quelque sorte déterminer la gravité des conséquences des « aléas ».

Le centrage médiatique sur la « catastrophe » (ce que font généralement les gouvernements) est destiné à masquer les éléments de vulnérabilité et donc les décisions et choix politiques responsables de la vulnérabilité face aux aléas.

 

CERNER LES CAUSES DE LA VULNÉRABILITE DANS LA BANDE DE GAZA …

 

L’état des lieux de la « vulnérabilité » de la population de la Bande de Gaza est accablant.

Près de 2,5 millions d’habitant-e-s sur 360 km2 (5 400 ha au Km2). Près de 1,8 millions de réfugié-e-s (près de 80% de la population de la Bande de Gaza) entassé-e-s dans 8 camps.

L’ONU prévoyait en 2012 une crise humanitaire pour 2020. Nous y sommes, la crise humanitaire est là.

Après 14 ans de blocus : 44% de chômeurs dont 61% chez les jeunes. 80% de la population dépend d’une aide étrangère. 10% des enfants ont un retard de croissance dû à la malnutrition. Un taux de pauvreté de 53 %, un taux de mortalité infantile de 10,5 décès pour 1 000 naissances vivantes.

97% de l’eau est non potable et les problèmes d’assainissement sont énormes. 800 produits de consommation courante ou destinés aux entreprises selon une liste (changeante) établie par Israël, sont interdits d’entrée à Gaza.

« L’offre de soins de santé est en déclin constant. Selon l’ONG Medical Aid for Palestinians, depuis l’an 2000 « il y a eu une baisse du nombre de lits d’hôpitaux (de 1,8 à 1,58 pour mille), de médecins (1,68 à 1,42 pour mille) et d’infirmières (2,09 à 1,98 pour mille), avec un surpeuplement et une réduction de la qualité des services ». L’interdiction imposée par Israël à l’importation de technologies susceptibles d’être « à double usage » a restreint l’achat d’équipements, tels que les scanners à rayons X et les radioscopes médicaux.

Des coupures de courant régulières menacent la vie de milliers de patients qui dépendent d’appareils médicaux, avec parmi eux des bébés dans des incubateurs. Les hôpitaux manquent d’environ 40% des médicaments considérés essentiels, et les quantités de fournitures médicales de base, comme les seringues et la gaze, sont insuffisantes. »

Le bilan des Grandes marches du retour (du 30 mars 2018 à début 2020) est lourd, 301 mort-e-s dont 61 enfants de moins de 16 ans, 27 000 blessé-e-s, 130 amputé-e-s. Déjà les hôpitaux ont eu du mal à faire face à cet afflux de blessé-e-s.

DÉNONCER LES RESPONSABILITÉS CRIMINELLES DE L’ETAT D’APARTHEID …

Ceci n’est qu’un aperçu sommaire et incomplet de la situation dans la Bande de Gaza dont la responsabilité incombe entièrement à l’État d’Israël qui dès sa création a provoqué l’exode des réfugiés dans des camps, colonisé et occupé la Bande de Gaza, puis imposé depuis 14 ans le blocus, mené des bombardements massifs réguliers, des bombardements ponctuels, des assassinats ciblés, des vols permanents de drones, des arrestations arbitraires etc.

La catastrophe, la Nakba comme disent les Palestiniens, se perpétue depuis 1948. Colonisation de peuplement et nettoyage ethnique dans toute la Palestine dont Jérusalem et génocide progressif dans la Bande de Gaza, sans oublier les Palestiniens de 48 soumis à l’apartheid.

Israël devra de ce fait être tenu pour directement responsable des mort-e-s et des dégâts humains et matériels qui pourraient advenir du fait du Covid.19 dans la Bande de Gaza.

A L’OCCASION DE L’ÉPIDÉMIE DU CORONA VIRUS ISRAËL S’ATTAQUE À TOUTES LES COMPOSANTES DU PEUPLE PALESTINIEN

Sans doute l’extrême gravité de ce qui se passe à Gaza en fait un symbole et appelle notre solidarité active. A la fois, en raison de la politique génocidaire menée à l’encontre de sa population mais également en raison de la résistance exemplaire de cette même population. N’a-t-elle pas, après 12 ans de blocus et d’attaques aériennes massives et meurtrières réussi à lancer et maintenir pendant 2 ans, chaque vendredi, les grandes Marches du Retour, pour le Retour des réfugiés et la levée du blocus sous les tirs meurtriers des snippers israélien ? Mais l’attaque de l’occupant est généralisée contre l’ensemble des palestinien.e.s où qu’ils.elles se trouvent.

Dès la création de l’État d’Israël, par un découpage et des assignations géographiques spécifiques doublées de statuts juridiques différents, Israël a fait éclater l’unité du peuple Palestinien. Les palestinien-ne-s de Cisjordanie et de Gaza, de Jérusalem ou d’Israël sont soumis-e-s à des juridictions israéliennes différentes. La puissance stratégique de l’appel BDS Palestinien de 2005, en posant comme objectif l’autodétermination du peuple palestinien fixe comme condition préalable à une réelle autodétermination la satisfaction de trois revendications, chacune répondant au problème majeur de chacune des composantes du peuple palestinien. La fin de la colonisation (Cisjordanie et Gaza), retour des réfugiés dans leurs maisons (de tous-tes les Réfugié-e-s, extérieurs et intérieurs, Réolution. 194-ONU) et égalité absolue pour les palestiniens d’Israël (Palestiniens de 48). Cette stratégie refonde et reconstruit l’unité du peuple palestinien, condition première pour mettre fin à l’apartheid.

PALESTINIEN.NE.S DE 48

– Nous manquons (à ce jour) d’informations sur les discriminations et les inégalités subies par les palestinien.ne.s d’Israël (Palestinien.e.s de 48) dans les prises en charge sanitaires face à l’épidémie. Elles sont inévitables au regard de la nature officiellement raciste de l’État d’Israël. La loi fondamentale récemment votée déclarant qu’Israël est l’État nation du peuple juif officialise l’apartheid en faisant des 20% des palestinien.ne.s d’Israël des citoyens de seconde catégorie.

Dans le désert du Neguev, à la mi-mars, les autorités israéliennes ont détruit les plantations de centaines d’ha de terres agricoles dans deux communautés bédouines.  Alors que ces mêmes autorités appelaient à réductions d’activités et interdisaient les rassemblements de plus de 10 personnes, la police, une douzaine de tracteurs « protégés par des membres de la Patrouille verte, une force paramilitaire appartenant à l’Autorité foncière israélienne qui se concentre sur les problèmes d’application de la loi dans le Néguev, se sont présentés à la périphérie de Wadi al-Na’am, le matin, avec des tracteurs. Ils ont ensuite détruit systématiquement une grande partie des cultures, retournant du nord au sud une vaste étendue de terre où se trouvaient des stocks de blé et d’orge, utilisés pour nourrir les moutons et les vaches. »

Depuis des dizaines d’années Israël tente chasser les bédouins de leurs terres ancestrales, les confiner dans des « réserves » et de s’emparer de leurs terres.

Des tracteurs arrivent à Tel Arad pour raser les récoltes mercredi 18 mars (MEE/Me’eqel Al Hawashla)

PALESTINIEN.NE.S DE CISJORDANIE

Par contre nous avons les premiers éléments des réactions israéliennes à l’apparition du virus en Israël où viennent travailler de nombreux ouvriers frontaliers palestiniens, du sabotage des installations palestiniennes de soins et des inquiétudes des réfugiés du camp de Suhafat (Jérusalem-est) quant à l’accès aux soins.

L’épisode d’un ouvrier palestinien fiévreux et très mal, jeté à même le sol par les force de polices israéliennes du côté palestinien d’un check-point israélien à la périphérie du village de Beit Sira, à l’ouest de Ramallah a fait le tour des réseaux sociaux. Sans même attendre les résultats du test qu’il avait passé son patron l’a fait expulser par la police.

3 autres cas identiques ont été signalés et gageons que ce n’est que le début :  « C’est le vrai visage de l’occupation israélienne », affirme le jeune homme qui a secouru le malade au sol « Ils nous tuent tous les jours, donc ce n’est pas différent pour eux. » « C’est comme si nous étions leurs esclaves », poursuit-il. « Ils nous utilisent quand ils ont besoin de nous, et quand ils ont fini, ils se débarrassent de nous comme des ordures. »

– L’association des droits humains B‘Tselem dénonce l’intervention de l’armée israélienne du 26 mars dans la communauté palestinienne de Khirbet Ibziq, dans le nord de la vallée du Jourdain. Avec bulldozer et deux camions à plateau avec grues, l’armée a confisqué deux tentes destinées à une clinique de campagne contre le virus.

Les soldats ont également confisqué (volé) une cabane en tôle en place depuis plus de deux ans, ainsi qu’un générateur d’électricité et des sacs de sable et de ciment. Quatre palettes de parpaings destinées aux planchers des tentes ont été emportées et quatre autres démolies.

 

PALESTINIEN.NE.S DE JÉRUSALEM

Les  Réfugiés du Camp de Suafat, en périphérie de Jérusalem-est ont le statut de résident de Jérusalem et relèvent de la juridiction israélienne. Ils sont très inquiets des barrages et obstacles israéliens dans leur accès aux soins. « Le camp n’a qu’une clinique, aucun hôpital », détaille à MEE une porte-parole de l’organisation israélienne de défense des droits de l’homme Association for Civil Rights in Israel. Les hôpitaux les plus proches sont tous israéliens.

« Nous payons nos taxes, nous demandons donc aux autorités israéliennes qu’elles s’occupent de nous avec le même soin avec lequel elles s’occupent de n’importe quel autre citoyen israélien. En tant qu’État occupant, Israël a le devoir de nous prendre en charge. Car où peut-on aller ? Vers qui peut-on se tourner ? », déplore Khaled al-Sheikh.

« Nous sommes seuls, nous n’avons aucun appui officiel », insiste-il. Pas de respirateur artificiel, pas de véhicule dédié pour le transport d’éventuels patients infectés par le coronavirus, ni de bâtiment officiel pour placer les cas suspects en quarantaine…

Même scénario dramatique pour les habitants de Kufr Aqab de l’autre côté du mur mais officiellement rattaché à la municipalité de Jérusalem. « Dans cette zone où s’entassent 70 000 Palestiniens, trois personnes infectées ont été éloignées la semaine dernière par les habitants, qui se sont organisés pour qu’elles soient tenues à l’écart du quartier, rapporte Mounir Zgheir, à la tête du comité qui représente les habitants. »

« Israël veut depuis des années se débarrasser de ces zones et de leurs habitants. Israël n’a pas construit la barrière de séparation de cette manière sans raison : il voulait couper ces zones de Jérusalem », poursuit le chercheur. En 2015, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou avait d’ailleurs évoqué la possibilité de révoquer le statut de résident des habitants de ces quartiers.

PALESTINIEN.NE.S – RÉFUGIÉ-E-S DE LA BANDE DE GAZA

Comme toujours Gaza bénéficie d’un régime spécial de répression. Le vendredi 27 mars en soirée trois raids de l’armée de l’air israélienne ont bombardé le nord de la Bande de Gaza où se trouve le camp de réfugiés de Jabalia.

ET LES 5000 PRISONNIER.E.S PALESTINIEN.NE.S…

5.000 prisonniers politiques palestiniens sont détenus par Israël dont 180 mineurs. « Notre inquiétude croissante pour les prisonniers et détenus palestiniens pendant l’évolution de la pandémie de COVID-19 vient de la négligence médicale systématique et quotidienne dans les centres de détention et d’interrogatoire israéliens », a dit mardi Addameer, l’association de défense des droits des prisonniers. L’association mène une campagne internationale pour demander la libération de tous les prisonniers.

Au prétexte de l’épidémie, Israël depuis début mars, multiplie les brimades, renforce l’isolement et viole les droits des prisonniers. Interdictions des visites des familles et des avocats. Refus d’installer des téléphones fixes pour permettre aux prisonniers de parler à leurs familles – comme cela avait été promis auparavant.

 

QU’ATTENDRE D’ISRAËL ET DE L’UE ?

De la part de l’État israélien et son gouvernement raciste rien de bon, c’est évident. Le pire est déjà là et il ne peut qu’empirer. Les bombardements ci-dessus et les quelques exemples cités en ce début d’épidémie montrent qu’Israël fera tout pour tirer partie de l’épidémie au profit de son nettoyage ethnique et du vol des terres palestiniennes. Quand à l’union européenne, la complicité est flagrante et dans cette période où « sauver le capitalisme » sera sa priorité absolue, il n’y en a rien à attendre non plus.

Mais ce constat ne date pas d’aujourd’hui. C’est ce constat qui a donné jour à l’appel BDS palestinien de 2005, qui constatant la complicité de la « communauté internationale » s’est tourné vers les sociétés civiles de la planète les appelant :

 » Nous, représentants de la Société Civile Palestinienne, invitons les organisations des sociétés civiles internationales et les gens de conscience du monde entier à imposer de larges boycotts et à mettre en application des initiatives de retrait d’investissement contre Israël tels que ceux appliqués à l’Afrique du Sud à l’époque de l’Apartheid.

Nous faisons appel à vous pour faire pression sur vos états respectifs pour qu’ils appliquent des embargos et des sanctions contre Israël.

Nous invitons également les Israéliens honnêtes à soutenir cet appel, dans l’intérêt de la justice et d’une véritable paix.

Ces mesures punitives non-violentes devraient être maintenues jusqu’à ce qu’Israël honore son obligation de reconnaître le droit inaliénable des Palestiniens à l’autodétermination et respecte entièrement les préceptes du droit international en :

  • 1. Mettant fin à son occupation et à sa colonisation de tous les terres Arabes et en démantelant le Mur
  • 2. Reconnaissant les droits fondamentaux des citoyens Arabo-Palestiniens d’Israël à une égalité absolue et
  • 3. Respectant, protégeant et favorisant les droits des réfugiés palestiniens à revenir dans leurs maisons et propriétés comme stipulé dans la résolution 194 de l’ONU »

Allons-nous répondre à cet appel ? comment aujourd’hui ? comment dans l’après virus et avec qui ?

Comité BDS France Montpellier

2 avril 2020




La police démonte et confisque le stand BDS place de la Comédie

COMMUNIQUÉ

La Campagne BDS France Montpellier est un mouvement de solidarité non-violent, antiraciste et populaire, adhérent de la Campagne BDS France. A Montpellier ce mouvement de solidarité avec la Palestine qui cible l’apartheid israélien, est l’objet depuis 2015 d’une offensive sans précédent de la part des organisations pro-israéliennes, CRIF et LICRA en tête. Celles-ci font pression sur la Ville et la Préfecture pour obtenir l’interdiction de toute expression publique de BDS. Elles ont obtenu du Maire de Montpellier qu’il interdise les stands BDS place de la Comédie.

Considérant que les violations du droit international et des droits humains par Israël constituent des crimes de guerre, voire des crimes contre l’humanité (apartheid, blocus de Gaza…), tels des lanceurs d’alertes, les militant.e.s BDS France Montpellier ont maintenu leur présence place de la Comédie pour informer la population, dénoncer ces crimes et exiger du gouvernement l’application du droit.

La réponse du maire de Montpellier a été l’intensification de la répression policière et judiciaire qui depuis début 2020 connaît de nouveaux sommets.

Le 49/3 donne des ailes à la répression policière et judiciaire …

Double verbalisation pour les mêmes faits : La police municipale aux ordres de M. Philippe Saurel dresse des PV pour occupation illégale de l’espace public et le même jour, pour les mêmes faits, aux mêmes motifs, la police nationale dresse des PV à l’encontre des militant.e.s BDS.

Confiscation du chapiteau et du matériel :. Samedi 7 mars à 15h la police municipale dresse un PV contre un militant BDS et à 15h10 une quarantaine de gendarmes et policiers interviennent et encerclent le stand afin d’éloigner les passants. La commissaire de la PJ qui commande le peloton dresse une contravention de 4ème catégorie à deux militants BDS France Montpellier et donne l’ordre de confisquer le matériel. La police a démonté le chapiteau, les tables et les a emportés. « Si vous êtes relaxés vous pourrez récupérer votre matériel » a déclaré la commissaire.

Pendant que les gendarmes démontaient le chapiteau, une collecte a récolté en moins de 10mn, 192 € pour l’achat d’un nouveau chapiteau, car les militants BDS ont annoncé qu’ils reviendraient avec ou sans chapiteau car le crime d’apartheid est un crime contre l’humanité et qu’il faut le combattre sans trêve.

 

Campagne BDS France Montpellier

8 mars 2020

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     Démontage du Chapiteau

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 Démontage des tables

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Robocops contre petite table tapissière

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Ils embarquent la toile, la structure métallique et les tables.




ALLEZ VOIR et diffusez : « Contre-feux » ! résistance sociale et syndicale en Palestine ».

Une cinquantaine de personnes ont assisté à la projection de Contre-Feux, le film réalisé par Christophe Cordier et Adeline Gonin, deux animateur.trice de l’association « Canal Marches »  . Le débat était animé par le secrétaire de Solidaires 34 avec les deux réalisateur.trice et une des membres de la délégation Solidaires : Verveine Angéli, secrétaire nationale à Solidaires.

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UNE SITUATION CATASTROPHIQUE POUR LES TRAVAILLEURS.SES

En Cisjordanie occupée,

De la bouche même des syndicalistes palestinien.e.s, le constat tombe comme un couperet :  » Plusieurs organisations syndicales existent depuis des dizaines d’années mais elles ont échoué à faire pression sur le gouvernement palestinien pour créer un régime de protection sociale pour les travailleurs et pour les chômeurs qui n’ont pas d’indemnités. Concernant la sécurité sociale, en plus de la pauvreté et du chômage, il y a le problème de l’assurance santé : il y a 900 000 palestinien.ne.s non couvert.e.s par une assurance santé. (…) Les syndicats officiels ont perdu leur crédibilité car le principal intérêt de ces organisations est de travailler avec le gouvernement. (…) Dans le domaine de la protection sociale, nous constatons qu’ils n’ont jamais été aux côtés des droits des travailleurs. (…) Le dirigeant du syndicat officiel est nommé par l’Autorité palestinienne. Le gouvernement distribue les postes selon ses intérêts (…). »

En Palestine de 48,

Les Palestiniens d’Israël ne sont pas mieux lotis avec le quasi monopole du syndicat « Histadrout ». Ce syndicat d’État, maillon indispensable de la colonisation qui préconisait « le travail juif » contre l’embauche des Palestiniens. Les travailleurs palestiniens d’Israël ont dû créer, avec succès, depuis l’année 2000, malgré les multiples complications et obstacles, des syndicats indépendants. Dénonçant les accords d’Oslo, refusant une coexistence basée sur l’inégalité des droits, politiques, juridiques et économiques les syndicalistes rencontré.e.s préconisent « la solution à un État basé sur l’égalité des droits, sans discrimination ni sionisme« .

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Verveine Angéli, Christophe Cordier, Denis Orcel et Adeline Gonin

LES CONSÉQUENCES DE LA PARTITION DE LA PALESTINE

Sans se tromper de cible et sans discours pédagogique, la caméra, tantôt depuis la « zone de 48 » tantôt depuis la Cisjordanie occupée (Gaza étant inaccessible),  montre comment cette situation catastrophique qui va s’aggravant est la conséquence de la partition de la Palestine, de la colonisation et de l’apartheid. La « Nakba »a fait éclater le peuple palestinien en Réfugié.e.s, Palestinien.e.s de 48 et en Palestinien.e.s sous colonisation et ainsi multiplié les statuts juridiques et sociaux des travailleurs.ses palestinien.e.s où qu’ils-elles soient. Ceci au plus grand bénéfice des entreprises israéliennes qui en Israël ou dans les colonies tirent profits et abusent sans scrupules d’une situation taillée sur mesure.

UN SEUL PEUPLE, UNE MÊME RÉSISTANCE

Ce va et vient entre les palestiniens de la  « zone de 48 » et la Cisjordanie occupée restitue et donne à voir le lien solide et tenace qui malgré les disparités réelles se renforce à chaque nouvelle épreuve attestant de l’impérissable sentiment d’appartenir à un seul et même peuple. Et ce n’est pas une des moindre qualités de ce documentaire que d’avoir su, sans discourir, montrer et faire ressentir ce sentiment d’appartenance aux spectateurs.trices.

« Résistance sociale et syndicale » nous indique le titre. En effet, la résistance à l’occupant est partout et de chaque instant et une tension permanente (la boule au ventre) traverse le film. Le rappel de la répression et l’emprisonnement des enfants palestiniens s’y intègre naturellement et suscite tension et révolte.

Nous ne dévoilerons pas la fin du film sur le courrier et la poste palestinienne. C’est « un joyau de la colonisation » dont les réalisateur.trice présentent simplement les horribles facettes …

ET LE BDS DANS TOUT ÇA ?

Ben… le BDS ? il est partout ! Pas seulement par la présence d’Omar Barghouti dont la clarté d’expression n’a d’égal que la fermeté des positions, pas seulement parce que tous.tes les acteur.trices rencontré.e.s ont confirmé leur attachement et leur soutien à la campagne BDS internationale, mais tout simplement parce que réunir par la parole autour d’un même thème les composantes du peuple Palestinien (dans les contraintes d’un séjour de 10 jours dans un pays occupé militairement et l’interdiction d’entrer à Gaza), donner la parole aux israéliens anticolonialistes pro-BDS, tout cela c’est l’esprit même du BDS. Esprit dont Solidaires est porteur et que les réalisateur.trice on su magnifiquement traduire …

ALORS, N’ATTENDEZ PAS !

ALLEZ-VOIR CONTRE-FEUX,

organisez des projections, invitez le.la réalisateur.trice et les participant.e.s à la mission syndicale !!

Le film est visible sur le site « Canal Marches »

 LISEZ ET DIFFUSEZ :

le N° spécial de la revue Solidaires sur la Palestine, tout juste publiée,

En vente sur le stand BDS France Montpellier

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Le harcèlement de la Ville de Montpellier via sa police contre BDS France Montpellier et ses militant.e.s continue –

Après l’annonce de la relaxe lors du premier procès, 16 octobre 2019.

 Communiqué :

Après la convocation pour audition libre le 5 février 2020 suite à 4 plaintes supplémentaires contre BDS FRANCE Montpellier dont 3 nominatives contre José-Luis Moraguès (dont deux plaintes de Mme Perla Danan  présidente du CRIF L.R), plaintes pour lesquelles France 3 n’hésite pas à titrer : « Manifestation contre le harcèlement policier»,

et malgré la relaxe de José-Luis lors du précédent procès du 16 octobre 2019, pour :

« Emission de bruit portant atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé  de l’homme » Place de la Comédie le 19 mai 2018 à 16h01.

SECOND PROCÈS CONTRE  José-Luis Moraguès 

CITÉ À COMPARAÎTRE LE 3 JUIN 2020 À 8h30  au tribunal de Police

POUR : « Bruit ou tapage nocturne troublant la tranquillité d’autrui »  place de la Comédie le 16 juin 2018 à 19h39..

Sur les photos il fait encore soleil à cette heure là !!

Ce procès s’inscrit dans le plan de harcèlement de la Ville de Montpellier contre BDS France Montpellier, plan activé par le CRIF et ses alliés pour interdire toute expression de BDS et donc toute expression de la dénonciation des crimes de l’État d’apartheid israélien.

On vous tient informé.e.s….
 
ON LÂCHE RIEN ! RÉSISTANCE ! 



STOP au harcèlement de la Ville et du CRIF contre BDS France Montpellier !

Les premier.e.s arrivé.e.s au rassemblement de soutien à José-Luis (BDS France Montpellier), mercredi 5 février 2020.

BNVCA, CRIF et Police municipale contre BDS France Montpellier : c’est du harcèlement caractérisé !

C’est une première, trois chefs d’incrimination groupés pour une seule convocation en audition libre à l’encontre de José-Luis (BDS France Montpellier). Faut dire que les PV et auditions qui se multiplient contre ce militant s’empilent dans les officines de la police et de la justice au point que la question d’un harcèlement ciblé se pose sérieusement.

France 3 , 5 février 2020 – JT du 12h/13h – Extrait.

La nature fallacieuse des PV et incriminations ont déjà conduit à une relaxe devant le tribunal de police . Deux autres PV au même motif (bruit ou tapage nocturne en plein jour, place de la comédie) sont entre les mains du parquet.

Le 5 février 2020 le militant était convoqué car : « Il est soupçonné d’avoir commis ou tenté de commettre l’infraction d’incitation à la violence sur personnes dépositaires de l’autorité publique, occupation totale ou partielle du domaine public, provocation publique à la discrimination raciale, injure publique et provocation à la haine ».

Le BNVCA …

A l’arrivée l’officier de police judiciaire faisait état d’une quatrième plainte au dossier. Une Plainte du BNVCA (Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme) dont c’est la spécialité d’encombrer la police judiciaire et les tribunaux de plaintes généralement classées sans suite et des procès perdus. José-Luis a été entendu le 28 août 2018 suite à une plainte du BNVCA pour les mêmes chefs d’incrimination que la plainte  pour « provocation publique à la discrimination raciale, injure publique et provocation à la haine  » visant une action de boycott de la marque HP (Hewlett Packard) à la FNAC en juillet 2019.

L’affaire de l’action de boycott en juillet 2019 a été rapidement réglée  puisque le militant n’avait pas participé à l’action .

La présidente du CRIF Languedoc-Roussillon

Des trois autres plaintes faisant l’objet de l’audition deux ont été déposées par Mme Perla Danan, présidente régionale du CRIF Languedoc-Roussillon. L’une concerne l’action menée contre l’Eurovision auprès de France 3 Montpellier le 26 janvier 2019 . Dans une lettre adressée au procureur la présidente du CRIF prétend qu’elle a été citée (ce qui est vrai) au cours de l’interview et que des propos de nature raciste  auraient été tenus à son égard (ce qui est faux). Ce sont des accusations faciles à vérifier puisque il y avait  6 personnes présentes lors de l’interview, dont le rédacteur en chef qui a été également auditionné suite à cette plainte directement adressée au procureur.

Le militant BDS a fourni les liens de l’article publié sur le site BDSF34 relatant l’action du 12 janvier 2019 à France 3 dans lequel deux longues vidéos rendent compte des questions et réponses. Chacun.e peut constater que la nature des propos tenus et des questions abordées sont bien loin des accusations portées.

Parmi les accusations les plus extravagantes portées contre  le comité BDS France Montpellier (puisque c’est BDS France qui est visé à travers ses militants), la présidente du CRIF dont l’imagination est débordante prétend que les militants BDS insultent les juifs qui passent devant le stand BDS sur la Comédie et annonce « (vidéo disponible) ». De même prétend-elle que les militants BDS ont projeté dans leur local des vidéos sur lesquelles ils désignent les juifs (!) et elle annonce également dans sa lettre au procureur « (vidéo disponible) ». Vidéos qui,  semble t-il , n’ont pas été versées au dossier (et pour cause !).

L’autre plainte de la présidente du CRIF vise directement José-Luis Moraguès accusé de l’insulter place de la Comédie « parce qu’elle est juive » et qu’il tient des propos de nature raciste concernant sa judéité. Le lien permettant de voir le compte rendu intégral du passage de la présidente du CRIF au stand BDS a déjà été publié. Il suffit de le revoir pour constater le caractère fallacieux des accusations.

La ville de Montpellier, via la police municipale

La troisième plainte a été déposée par la police municipale. Elle comporte deux chefs d’inculpation et se réfère à l’action du 12 janvier 2019.

Occupation illégale de l’espace public :

Il s’agit de l’occupation de l’espace public avec le stand BDS France Montpellier les samedis place de la comédie sans autorisation municipale. Cette question a fait l’objet de plusieurs auditions déjà. Le militant a réitéré l’historique des faits, la tolérance du stand pendant plus de 10 ans (sous G. Frêche, H. Mandroux et les débuts de P. Saurel). Sous la pression de groupes pro-israéliens la Ville, début juin 2015  a exigé des demandes d’autorisation pour le stand. 7 ont été déposées par 3 associations et toutes ont été refusées. La gravité des crimes commis en Palestine et à Gaza en particulier, crimes dénoncés par les grandes ONG internationales imposait d’informer la population place de la comédie.

« incitation à la violence sur personnes dépositaires de l’autorité publique »

Le militant BDS a fermement récusé ce chef d’incrimination. Il a largement développé la stratégie et la philosophie  non -violente de la campagne BDS France Montpellier. Pas de violence physique ou verbale à l’égard des personnes, pas de violence physique à l’égard des biens et dans le cas ou  les les biens sont ciblés, les produits utilisés n’altèrent pas les supports. Et enfin, toutes les actions se font à visage découvert ce qui signifie que les militants BDS assument publiquement leurs actes. Les vidéos de cette action ont été remises à l’officier de police qui a pu constater le respect des principes non-violents ci-dessus.

José-Luis Moraguès remercie toutes celles et ceux qui se sont déplacé.e.s ou qui ont envoyé des messages de soutien.

 




Police et canon à eau contre le stand BDS France Montpellier.

Samedi 1er février 2020 , stand BDS France Montpellier contre le plan Trump/Netanyahu (Photo Daniel Bodin)

Contre le plan Trump/Netanyahu

Pour protester contre le plan Trump/Netanyahu la campagne BDS France Montpellier tenait son stand place de la Comédie.

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Ce samedi était un jour de manifestation nationale à Montpellier des Gilets Jaunes dès 9h du matin. L’après-midi la préfecture avait décidé d’empêcher toute manifestation et de faire le vide place de la Comédie.  Un déploiement de force exceptionnel, canon à eau  et usage massif de gaz lacrymogènes ont sévi tout au long de l’après-midi.

Saturer l’espace de drapeaux palestiniens en réponse à la volonté d’annexion de la Palestine et du nettoyage ethnique des Palestiniens et appeler à la solidarité, tel était l’objectif de la présence BDS ce jour-là.

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Le stand BDS avec son chapiteau en toile est situé au centre de la place de la Comédie. Habituellement soit il est plié dès les premiers gazages importants et les premières charges soit il se maintient si la police n’intervient pas.

Face à la gravité de l’attaque Trump/Netanyahu et la complicité du gouvernement français dont la première déclaration publique commence par « La France salue les efforts du président Trump (…)  » , le maintien de la présence des drapeaux palestiniens et du stand BDS s’imposaient ce jour là.

Dès 14h30 les CRS et la police ont occupé progressivement la Comédie, encerclé le stand BDS et tiré les premières grenades lacrymogènes sur les manifestants. Les militant.e.s BDS se sont alors déployé.e.s avec leurs drapeaux au milieu des CRS dans le périmètre proche du stand. Ces derniers ont semblé les ignorer dans un premier temps puis les ont repoussé.e.s

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Nous avons alors assisté à un mouvement de solidarité spontané et très émouvant quand les Gilets Jaunes à une cinquantaine de mètres du stand encadré par les forces de répression ont commencé à scander : « Vive la Palestine, Vive la Palestine… »

La réaction de la police a été immédiate, grenades et canon à eau sur les Gilets Jaunes et très vite les ordres sont arrivés demandant à BDS de plier son stand et d’évacuer les lieux.

L’acharnement policier et l’usage du canon à eau pour déloger une poignée de militant.e.s BDS avec drapeau palestinien qui, refusant de partir, occupaient la place du stand (que la police avait plié), n’ont fait que renforcer la solidarité et la sympathie des Gilets jaunes qui se sont reconnu.e.s dans cette volonté de résister et de ne rien lâcher : « On est lààààà ! même si Macron ne veut pas on est là… »

Voir ces moments sur la vidéo :

 

 




Nouvelles attaques contre la Campagne BDS France Montpellier

Communiqué

Cible de 12 PV de la police municipale et 8 fois auditionné en 2018 pour « Occupation illégale de l’espace public » (Stands BDS place de la comédie), José-Luis Moraguès est à nouveau convoqué le mercredi 5 février 2020 à 10h en vue d’une audition libre. « Il est soupçonné d’avoir commis ou tenté de commettre l’infraction d’incitation à la violence sur personnes dépositaires de l’autorité publique, occupation totale ou partielle du domaine public, provocation publique à la discrimination raciale, injure publique et provocation à la haine ».

Informations prises, ces chefs d’inculpations correspondraient à trois plaintes distinctes lors de trois événements qui ne justifient en rien de telles inculpations :

  •  Une action à FR3 contre l’Eurovision à Tel Aviv. Action du 28 janvier 2019, au cours de laquelle une délégation de BDS France Montpellier a été reçue quasi cordialement près de 40mn par le rédacteur en chef et qui a donné lieu à une brève dans le JT du soir.
  •  Un rassemblement (déclaré en préfecture) le 12 janvier place de la Comédie durant lequel une centaine de Gilets jaunes appelés par BDS Montpellier ont permis, par leur simple présence et sans aucun incident, l’installation du stand BDS que la police municipale refusait.
  •  Un rassemblement (déclaré en préfecture) le 9 mars 2019 place de la Comédie qui a vu le passage furtif de Mme Perla Danan, présidente du CRIF Languedoc-Roussillon également conseillère municipale et Métropole (majorité P. Saurel) qui s’est fait poliment interpeller.

 

Voici l’extrait intégral avec la présidente du CRIF :

 

 

SOLIDARITÉ CONTRE LA RÉPRESSION JUDICIAIRE

CONTRE LA RÉPRESSION ET POUR LA LIBERTÉ D’EXPRESSION DE BDS FRANCE MONTPELLIER

 

RASSEMBLEMENT LE MERCREDI 5 FÉVRIER 2020 À PARTIR DE 9H30

COMMISSARIAT CENTRAL

206 rue du Comté de Melgueil

comitebdsfrance34@gmail.com

 

 




Montpellier : la police municipale serait-elle aux ordres du CRIF ?

Samedi 21 décembre 2019, place de la Comédie Montpellier.

Depuis le 12 janvier 2019 la police municipale, aux ordres du premier magistrat de la Ville, ne s’est plus manifestée place de la Comédie pour demander aux militant.e.s de la Campagne BD France Montpellier de plier leur stand BDS, ni pour dresser de PV pour « occupation illégale de l’espace public » ou « Bruit et nuisances sonores ». En voiture ou à pied les policiers se contentaient de jeter un oeil et passaient sans rien dire. Rompant avec une tolérance  du stand BDS de 11 mois, suite à l’intervention d’une responsable d’une association communautaire juive pro-sioniste, samedi 21 décembre 2019, la police municipale brise la trève et  dresse un dix-septième PV à l’encontre du militant BDS, systématiquement ciblé : J.L Moraguès.

Le rapport direct entre l’intervention de cette personne et l’établissement du PV étant une évidence factuelle, on est en droit de se poser la question : la police municipale est-elle aux ordres du CRIF et de ses satellites ?

Une allégeance directe qui date d’au moins quatre ans

C’est au lendemain d’une manifestation de la LICRA et du CRIF du 30 mai 2015 prenant pour unique cible directe BDS Montpellier et exigeant l’interdiction de toute expression publique de BDS à Montpellier,  que cette allégeance s’est manifestée. Manifestation où la LICRA et le CRIF paradaient en tête avec à leur côtés le secrétaire fédéral du PS, un responsable de l’AJHL (Association pour un judaïsme laïque et humaniste), un directeur de théâtre  …

Dès le lendemain la mairie annonçait par voie de presse – sans en informer le comité BDS – que dorénavant la tenue d’un stand serait soumise à une autorisation dont la demande devrait être déposée deux mois avant. Cette décision rompait avec en quelque sorte « le droit coutumier » qui, depuis Georges Frêche le plus pro-israélien des maires suivi par  Hélène Mandroux et Philippe Saurel (maire depuis 2014), tous proches collaborateur.trice de G. Frêche, toléraient la présence du stand Palestine jusqu’en 2009 devenu stand BDS depuis 2009. Depuis mai 2015, la police municipale a reçu des ordres pour verbaliser la moindre apparition publique de BDS.

La préfecture également interpellée par la LICRA-CRIF n’est pas en reste qui a interdit une manifestation, fait détruire par sa police le stand BDS,   et convoqué  à trois reprises des membres du comité BDS France Montpellier en préfecture.

La police municipale aux ordres du CRIF ?

Depuis 11 mois le comité BDS a tenu 22 stands place de la Comédie sans être interpellé ni verbalisé par la police municipale. La pression des organisations pro-israéliennes n’a pas cessé puisque depuis trois mois, la préfecture qui jusque là se contentait d’accuser réception des déclarations de rassemblement déposées en bonne et due forme par le comité BDS, a ajouté sur le mail de réception :

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Mais jusqu’au 21 décembre la trêve du harcèlement a bien fonctionné, sans qu’évidemment aucun incident ni aucun trouble ne soit causé par la présence du stand, au contraire c’est un lieu d’affluence apprécié par les Montpelliérain.ne.s.

Que s’est-il passé le 21 décembre 2019 ?

Une responsable bien connue d’une association communautaire juive pro-sioniste, celle là même qui organise depuis plus de 40 ans la journée sioniste dite « de Jérusalem » qui commémore en présence du consul d’Israël, du Maire de Montpellier, des représentants de la Région , du Département et du PS,  « Jérusalem capitale une et indivisible de l’État d’Israël » s’est arrêtée devant le stand BDS. Après avoir lancé des regards courroucés et réprobateurs elle a ostensiblement  photographié les brochures, livres et autres documents exposés sur le stand. Son comportement  a attiré l’attention des militantes qui tenaient le stand si bien qu’elles l’ont suivie du regard et constaté qu’elle interpellait les policiers municipaux, ceux-là mêmes qui étaient passés auparavant à deux reprises devant le stand. Elle a commencé à leur parler en gesticulant à une quinzaine de mètres du stand.

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La représentante de l’association qui interpelle la police. (En haut de la roue on devine le drapeau palestinien)

… et quelques secondes après avoir parlé au téléphone, les policiers municipaux se sont dirigés vers un  militant (toujours le même) qui se trouvait de l’autre côté du globe (à 25m du stand) en train de photographier la roue avec le drapeau palestinien. Ils ont relevé son identité et établi un PV qu’il a refusé de signer et qu’ils n’ont même pas déposé sur le stand (ce qu’ils font d’habitude) et sont partis.

Chacun a pu constater que la police municipale à qui les nombreuses caméras avaient révélé la présence du stand BDS dès son installation une heure avant et dont les policiers sont passés à deux reprises à deux mètres du stand, n’avait rien trouvé à redire à cette présence du stand. Il a suffi de l’intervention d’une représentante du lobby pro-sioniste montpelliérain pour que la police intervienne et verbalise un militant.

C’est ce qui s’appelle : instrumentaliser la police municipale à des fins politiques et d’opinion.

C’est bien plus grave que de tenir un stand sans autorisation pour exiger, tels des lanceurs d’alerte, l’application du droit international et des droits humains par Israël en Palestine.

Echec d’une tentative similaire à l’Antigone des associations 2019

Déjà à l’Antigone des associations (foire aux associations), la même personne s’était agitée pendant plus d’une heure auprès des services municipaux pour faire plier le stand de la CCIPPP34 membre de BDS France et qui de ce fait diffuse le matériel BDS.

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Le stand CCIPPP34 à la foire aux associations en septembre dernier

Mais tout le réseau des amis d’Israël ainsi que ses élu.e.s ont été mobilisés (en vain!). Il faut dire que la présidente régionale du CRIF en première ligne de la manifestation contre BDS est également conseillère municipale (Majorité P. Saurel).

De même le conseiller municipal responsable de la voirie dont l’épouse est la présidente de France Israël Montpellier. Cet élu se distingue par son acharnement à faire arracher par les employés municipaux les affiches BDS et à dénigrer BDS sur les réseaux sociaux et bien sûr soutenir en coulisse et ouvertement toutes les initiatives pro-israéliennes et anti-BDS du CRIF et ses élus au sein de l’activité municipale.

On le voit ici s’affichant au repas de la journée sioniste, dite de « Jérusalem » en juin dernier.

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ON LÂCHE RIEN !!

 




BDS France Montpellier : MERCI À VOUS pour ce bilan d’action positif !

 Montpellier a planté son sapin BDS place de la Comédie ( 21 décembre 2019)

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Une nouvelle fois le drapeau Palestine/BDS a flotté très haut place de la comédie (grande roue)

MERCI À VOUS  pour ce bilan d’action positif !

Pour sa dernière intervention 2019 place de la comédie, le comité BDS France Montpellier avait décidé, dans son tract diffusé à 500 exemplaires, de remercier les montpelliérains et montpelliéraines en les associant au bilan d’action positif de 2019.

– Merci aux montpelliérain.e.s pour leurs encouragements et leur soutien constant les samedis !

Les témoignages de solidarité, encouragements, signatures de pétitions se comptent par milliers après des militant.e.s du comité. Ce 21 décembre par exemple, nous étions quelques un.e.s seulement, arrivés en avance mais impatient.e.s de « planter le sapin » des campagnes BDS France. Il y avait du vent et les banderoles s’envolaient. Spontanément deux jeunes hommes sont venus nous aider, tenir, scotcher puis aider à monter le chapiteau et puis sont repartis, comme si de rien n’était un moment après. Ce n’est pas un fait isolé. Combien de fois un panneau qui tombe est ramassé, une banderole remise en place, un mot gentil glissé avec un sourire complice : »je boycotte déjà » … Ce soutien s’est exprimé plus directement et avec courage quand certaines personnes ont tendu leur carte d’identité à la police municipale qui voulait relever l’identité d’un seul militant…

– Merci aux organisations et associations (24) qui soutiennent depuis 3 ans la présence du stand BDS place de la comédie.

Rassemblements de soutien à BDS France Montpellier , Novembre, décembre 2016,  février 2017 et octobre 2019..

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– Merci aux Gilets jaunes pour leur soutien constant et leur présence qui a fait reculer la police municipale.

Une présence fréquente des Gilets jaunes au stand BDS place de la comédie.

ON EST LÀ, MÊME SI LE CRIF NE VEUT PAS, ON EST LÀ….

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MERCI À VOUS,

Grâce à vous le stand BDS France – Montpellier peut continuer à développer la solidarité avec le peuple palestinien, à appeler au boycott du système d’apartheid israélien et dénoncer le génocide à Gaza, les violations du droit international et des droits humains.

EN 2019 NOUS AVONS SOUTENU LES GRANDES MARCHES DU RETOUR À GAZA. (Pour le retour de réfugiés dans leurs maisons et leurs terres. ( Résolution  N° 194 – ONU).

23 stands place de la Comédie en 2019 qui tous ont inclus le soutien aux grandes marches du retour !

MENÉ CAMPAGNE ET MANIFESTÉ CONTRE :

– Le blocus israélien de la Bande de Gaza qui emprisonne 2,5 millions de Palestinien.e.s

– La tenue de l’Eurovision à Tel Aviv et rediffusé le festival  GAZAVISION… sur la Comédie.

La Journée sioniste dite de « Jérusalem » qui ose fêter en présence du maire et ses élu.e.s « Jérusalem capitale une et indivisible d’Israël »

– PARTICIPÉ :

– Aux journées internationales pour le boycott de PUMA et HP (Hewlett Packard), Mai 2017Octobre 2017 , Novembre 2017,  et à la journée mondiale contre « LES MURS ».en 2019.

– Aux journées internationales contre AXA afin que cette Banque-assurance rompe ses accords avec l’entreprise israélienne d’armement Elbit et appelé à l’embargo sur l’armement israélien.

et le tract se terminait ainsi :

 

EN 2020 NOUS SERONS LÀ ! ET NOUS AURONS ENCORE BESOIN DE VOTRE SOUTIEN 

Rejoignez-nous :

FB : Campagne BDS France Montpellier
Twitter : @COMITEBDSF34
Mail comitebdsfrance34@gmail.com

https://bdsf34.wordpress.com

Réunions les Lundi à 18h15:,  27 rue du Fbg Boutonnet

Prochaine : Lundi 6/01/2020

d’autres images :

   




Montpellier 30 nov: Journée internationale contre AXA

Le vendredi 29 novembre 2019, Journée internationale de l’ONU  dite « Journée de solidarité avec le peuple Palestinien » coïncidait cette année avec la grève mondiale pour le climat.

La fin de semaine des 29/30 nov. avait été choisie par la Coalition Internationale BDS contre AXA pour exiger qu’AXA cesse de financer l’apartheid israélien.

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Le soutien aux grandes marches du retour à Gaza est le thème permanent du stand BDS France Montpellier

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Une fréquentation constante du stand par beaucoup de jeunes gens et jeunes filles.

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Et toujours l’occupation policière du samedi….

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Jamais le drapeau palestinien n’avait flotté aussi haut place de la comédie




BDS France Montpellier-Comédie : Dénoncer les crimes israéliens commis à Gaza

Samedi 16 novembre 2016 place de la Comédie. Prises de parole devant un public attentif

CONVERGENCES DES LUTTES ET DU COMBAT POUR LA LIBERTÉ D’EXPRESSION ET DE MANIFESTER

16-17 novembre 2019, un an d’existence, un an de luttes extra-ordinaires du mouvement des Gilets Jaunes en France. A Montpellier le mouvement avait décidé de se rassembler au rond-point des près d’arènes, au sud de Montpellier et de lancer quelques actions à partir de là. L’offensive militaire israélienne contre la Bande de Gaza nous imposait d’être place de la Comédie ce jour là en solidarité avec les Palestiniens de Gaza, pour dénoncer les assassinats de l’armée israélienne et soutenir la 83 ème grande Marche pour le Retour des réfugiés..

Mais nous n’oublions pas que l’intervention d’une centaine de Gilets Jaunes appellé.e.s à la rescousse le 12 janvier 2019 contre la police municipale qui voulait virer le stand BDS de la Comédie a contraint, par leur seule présence pacifique, la police à abandonner le terrain ce jour là. Mieux encore, depuis cette date nous n’avons pas eu de PV  ni d’intervention policière nous demandant de partir. La convergence des luttes et la solidarité pour le droit d’expression et de manifester se gagnent aussi sur le terrain, ensemble,  par des actes concrets de résistance. C’est pourquoi à notre façon nous avons salué cette année de « luttes Jaunes » en accrochant nos propre gilets jaunes avec les drapeaux palestiniens.

Les palestiniens luttent pour la liberté, la justice et l’égalité. Ces valeurs et ces exigences sont incontestablement partagées par les Gilets Jaunes qui étaient signataires et présents lors du rassemblement pour la liberté d’expression de BDS France Montpellier , signé par 24 organisations, place de la Comédie, à l’endroit des Gilets jaunes, le samedi 24 octobre dernier.

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Les gilets jaunes flottent au vent aux côtés des drapeaux palestiniens sur le stand BDS France Montpellier

STOP À L’ATTAQUE MILITAIRE CONTRE LA BANDE DE GAZA !  DES SANCTIONS CONTRE ISRAËL !

C’était le thème de l’intervention du comité BDS France Montpellier ce samedi 16 novembre 2019. Plusieurs prises de parole ont dénoncé l’attaque israélienne, la complicité flagrante et honteuse du gouvernement et des grands médias avec l’agression criminelle israélienne. La Campagne BDS a été également présentée ainsi que les cibles du boycott et désinvestissement… et fait appel à rejoindre le comité BDS !

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Par intermittence des petits groupes s’arrêtent et écoutent les interventions des militant.e.s BDS

Le 13 novembre nous avons assisté, avec l’assassinat de Bahaa Salim Hasan Abu al-Atta, commandant du Jihad islamique et de son épouse au déclenchement d’une nouvelle attaque meurtrière d’Israël contre la population de la Bande de Gaza.

En l’espace de deux jours on dénombre :

34 morts palestiniens dont 8 enfants et 3 femmes.

111 blessés dont 46 enfants et 20 femmes.

Zéro morts côté israélien et quelques blessés  sans mise en jeu du pronostic vital.

A minima on aurait pu penser que le gouvernement français et les médias allaient mettre en évidence le nombre de mort.e.s et blessé.e.s palestinien.ne.s.

Tweet du ministère des affaires étrangère…

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Quand aux médias, à de rares exceptions, omettant de  mentionner le nombre élevé de mort.e.s et blessé.e.s, ils situent le problème entre Israël et le Jihad Islamique alors même que la majorité des victimes sont des civils (dont 8 enfants morts et 46 blessés !).

Ces titres et le contenu des articles re-diffusent fidèlement le cadre, l’angle et les versions fournis par les communiqués de l’armée  et du gouvernement israélien. La propagande de guerre israélienne, autrement dit les « fakes news » de l’agresseur israélien nous sont directement servis par les medias meanstream sans aucune distance critique. L’adhésion à la version israélienne est totale.

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C’est ainsi que le « cadre » général de de l’événement repris est celui de la version habituelle israélienne : un règlement militaire entre Israël et un commandant du Jihad islamique présenté comme un extrémiste ayant commis plusieurs attaques contre Israël. C’est le « cadre » rabâché et usé :  « Israël se défend »  et « Israël a le droit de se défendre ». Un cadre qui inverse cause et effets, agresseur et agressé. La reprise d’emblée de ce cadre par les medias constitue une négation du fait colonial israélien. Ce cadre est à la fois la base et la matrice de la propagande israélienne. En occultant le fait colonial comme la cause des problèmes il vise à dénaturer et délégitimer toute opposition, toute résistance à la colonisation et au système d’apartheid.  Comme ce cadre est établit en violation du droit international et des droits humains sa reprise par les medias les conduit inévitablement à adopter (ouvertement ou par omission) des positions en violation du droit international et des droits humains.

Ainsi, la reprise de ce cadre amènent les médias à relater sereinement la mort « ciblée » de Bahaa Abou el Atta sans mentionner qu’il s’agit en termes officiels  d’une « exécution extra-judiciaire » ,ou en langage courant d’un assassinat ciblé, dans les deux cas en violation du droit international et donc illégal et condamnable. Ni la peine de mort, pourtant interdite en France, ni le fait qu’elle soit appliquée sans jugement ne semble les choquer.

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De la même manière leur adhésion au cadre « Israël se défend contre un groupe terroriste » les amène  à escamoter le fait que la majorité des victimes des attaques israéliennes sont des civils. Une armée d’occupation qui tue des civils constitue un crime de guerre. Mais cela ne suscite aucune critique – Israël a le droit de se défendre » -. Et quand une famille complète est décimée ils reprennent à la lettre sans aucune critique les mots de la propagande israélienne « c’est une erreur ».

Dans le Monde (site web) du 16 novembre après l’annonce confirmée de 34 morts palestiniens dont 8 enfants et 11 blessés dont 46 enfants, l’article rédigé avec une dépêche AFP ose titrer : « Israël mène de nouvelles frappes à Gaza, après des tirs de roquettes ». Alors que les premiers titres des médias mentionnaient que l’attaque ciblée israélienne était à l’origine des contre attaques palestiniennes, l’article du Monde rentre dans bercail du cadre israélien qui situe chronologiquement les « nouvelles frappes israéliennes » « après des tirs de roquettes. Et voilà à nouveau Israël rétabli en position « de défendre son existence ».

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L’article qui mentionne les 34 morts palestiniens mais sans aucun commentaire sur le nombre et la nature des victimes- conclut :

« Mais vendredi, Israël a reconnu que cette frappe sur la famille Abou Malhous avait fait des victimes civiles « inattendues ». Selon les informations dont l’armée disposait lors de la frappe, il n’était pas prévu que celle-ci fasse des victimes civiles, a expliqué vendredi l’armée dans une déclaration transmise à l’Agence France-Presse, à propos de la frappe de Deir Al-Balah.

« Les forces armées israéliennes enquêtent sur le tort causé à des civils lors de la frappe », a ajouté l’armée, qui avait accusé cette semaine les combattants du Jihad islamique d’utiliser des « boucliers humains » pour se prémunir des frappes.

Merci de nous vanter les mérites de l’armée israélienne qui n’avait pas prévu que ses missiles lancés dans une zone des plus peuplée du monde puissent faire des victimes. Merci de nous dire que l’armée enquête sur « le tort causé par ses frappes »…

On prend vraiment le lecteur et les lectrices pour des imbéciles !

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Comble du cynisme : l’article termine  par la reprise directe d’un des arguments éculés de la propagande israélienne : « la résistance palestinienne utilise les civils comme boucliers humains ». Même les mère palestiniennes en ont été accusées !

Imaginez un instant, que ce soit l »inverse, qu’à l’issue de ces attaques et contre attaques il y ait eu 34 morts israélien.e.s juifs dont 8 enfants et 111 blessé.e.s dont 46 enfants ! tous et toutes victimes d’une organisation palestinienne nommée…  « Jihad islamique » !

Même hors du contexte d’islamophobie galopante actuel, croyez-vous que le  gouvernement aurait « regretté » les tirs de missiles israéliens sur des zones habitées de la Bande de Gaza ? que Le Monde (et les autres) nous auraient expliqué gentiment « selon les communiqués du Jihad islamique », les « victimes civiles étaient inattendues » ? qu’une famille de 8 personnes décimée  c’était une « erreur » et que le Jihad Islamique allait faire une enquête. Mais aussi que l’armée israélienne qui encercle la Bande de Gaza se sert des israéliens juifs comme « boucliers humains »…

Ce deux poids deux mesures du gouvernement et des grands médias est insupportable et nous ne cesserons de le dénoncer et de le combattre.

 

IMAGES D’UNE APRÈS-MIDI FERTILE EN ÉCHANGES, DISCUSSION ET SOUTIEN DE NOMBREUSES PERSONNES

 

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Et bien sûr la quadrillage policier du samedi…

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BDS France Montpellier : Journée mondiale pour un monde sans Mur

 

9 novembre 2019 Montpellier place de la comédie, sous occupation policière ?

 

Journée mondiale pour un monde sans Mur

L’appel a été lancé par une ONG palestinienne « Stop the wall » qui se bat contre le mur de l’apartheid israélien en Palestine. L’appel est aujourd’hui repris par près de 400 organisations, réseaux et mouvements de par le monde. Les gouvernements occidentaux qui commémorent en fanfare la chute du Mur de Berlin au nom de la liberté et de la démocratie sont les mêmes qui érigent de nouveaux murs ou qui ferment les yeux sur les murs existants. Il faut dire que dans ce monde libéral « sécuritaire », les murs sont une véritable industrie qui tire profit de leur constructions et de  leur équipements de surveillance à la pointe des nouvelles technologies du contrôle des populations civiles.

Pas de peuple entre les murs

Pas de mur entre les peuples !

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France : Mur anti-migrants à Calais; USA : Mur anti-migrant à la frontière avec le Mexique; Maroc : Mur anti Sahraouis, et Israël Mur de l’apartheid en Cisjordanie et Gaza

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Contre le blocus israélien de la Bande de Gaza qui dure depuis 13 ans

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et en soutien à la 82 ème Marche du retour à Gaza ! 69 blessés à Gaza le vendredi 8 novembre, parmi eux 29 par balles réelles

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Contre les Murs et aussi :

Pour la liberté d’expression et de manifester

Les murs de béton et de fer empêchent la liberté de mouvement, emprisonnent les peuples, les privent de leur indépendance, séparent, ségrèguent, discriminent. Mais il est des murs moins visibles et plus difficiles à dénoncer qui s’installent durablement dans nos sociétés dites démocratiques. A Montpellier les samedis révèlent la banalisation d’une forme d’occupation policière du territoire qui s’installe progressivement. Au prétexte des Gilets Jaunes dont les manifestations en l’absence des forces de police se déroulent sans incident ( cela a été constaté maintes fois), on assiste à un quadrillage policier par les CRS qui font usage des lacrymogènes et autres matériels. offensifs.  Si bien que la place de la comédie devient le théâtre d’une occupation policière banalisée destiner à empêcher le déroulement normal de toute manifestation.

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Un petit groupe de CRS qui revient après avoir tente d’arrêter un manifestant qui leur a échappé. (à gauche le stand BDS)

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Un des canons à eau se déplace pour prendre position ….

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Ici un groupe de CRS plus important surveille et empêche la manifestation de se re-former…

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Ceux-ci en arrière, surveillent ce qui se passe dans la rue en face (palmiers)…

 

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 cette rue où les manifestant.e.s, nassé.e.s sont Gazés et certain.e.s arrêté.e.s –

12 interpellations ce samedi et au moins six manifestant.e.s blessé.e.s.

 

On ne peut pas protester contre les murs dans le monde et ne pas être solidaire des Gilets Jaunes.

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Une partie de la manif des GJ passe devant le stand BDS…

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Une situation surréaliste ! La police s’est éloignée de quelques dizaines de mètres, , la vie reprend sur la place. ..

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Les discussions vont bon train…

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Même les pré-ado et ados s’intéressent et questionnent…

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Signature de pétitions, collecte pour le procès…

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Imperturbable le stand BDS France Montpellier maintient haut levé le drapeau palestinien…




Avec Gaza, pour l’application de la Résolution 194 de l’ONU

POUR FAIRE FACE AUX PROCÈS : FAITES UN DON : CLIQUEZ-ICI

Reprise des stands BDS France Montpellier place de la Comédie en soutien aux Grandes Marches du Retour à Gaza et contre les raids israéliens…

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500 tracts distribués

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Malgré la pluie annoncée  le stand est monté et bénéficiera d’un créneau de 2 heures avec de brèves apparitions du soleil.

Petite expo sur panneaux pour présenter la situation à Gaza…

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De nombreux échanges autour de la table, vente de tee shirts et signatures de pétitions…

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