Montpellier : Palestine, BDS et Gilets jaunes

Samedi 9 février 2019, place de la Comédie. Stand de BDS France Montpellier

Génocide progressif des palestiniens de la bande de Gaza

Dans le cadre des Grandes Marches pour le Retour, depuis le 30 mars 2018, sans la moindre faille et avec toujours autant de participant.e.s les palestinien.ne.s de la Bande de Gaza ont tenu vendredi 8 février leur 46ème marche. Comme à chaque fois, face à ces marches non-violentes, les snipers de l’armée israélienne, bien à l’abri ont tiré sur les manifestant.e.s.

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Hassan Shalabin 14 ans assassiné par un snipper de l’armée israélienne

Hassan Shalabi, un adolescent de 14 ans qui vendait des boissons aux manifestants pour ramener quelques sous dans sa famille a été tué ce vendredi. Des dizaines de manifestants ont été blessés. Selon le décompte  des gazaouis, confirmé par les ONG internationales,  254 personnes ont été assassinées depuis le 30 mars dont une vingtaine d’enfants et plus de 23 000 blessés dont des dizaines d’amputés d’une jambe.

Les offensives militaires de grande ampleur (..2006, 2009, 2014) qui font des milliers de morts et des milliers de blessés détruisant des milliers de logements et d’institutions (écoles, universités, hôpitaux, centrales électriques, terres agricoles etc.) combinées avec les assassinats ciblés, les assassinats permanents de civils et le blocus total qui dure depuis plus de 10 ans sont les éléments du génocide progressif programmé et mis en oeuvre par l’État d’Israël.

 

La Palestine et BDS France Montpellier s’installent aux côtés des gilets jaunes

Du 6 avril à début juillet et depuis la rentrée de septembre 2018, malgré les interdictions abusives de la Ville de Montpellier à l’encontre des stands BDS France Montpellier, le comité BDS a multiplié sa présence en soutien aux Grandes Marches du retour. Depuis décembre sous l’œil intrigué des Gilets Jaunes puis l’intérêt déclaré d’un grand nombre d’entre eux-elles, le stand BDS a pris, petit à petit, sa place dans les rassemblements des Gilets jaunes Place de la Comédie. Une première fois (samedi 12 janvier : https://bdsf34.wordpress.com/2019/01/13/montpellier-les-gilets-jaunes-au-secours-de-bds-montpellier/) « sauvé » de la police municipale qui voulait l’évacuer, ce samedi 9 février le stand est monté avec des Gilets Jaunes qui ont voulu ainsi manifester leur solidarité avec la Palestine et le BDS et s’opposer aux interdictions du Maire de Montpellier.

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Un petit groupe de Gilets Jaunes venu exprès dès 14h pour monter le chapiteau en solidarité contre les interdictions.

Cette brève vidéo témoigne d’une après-midi riche en échanges, discussions entre Gilets jaunes et les militant.e.s BDS France Montpellier. Des centaines de tracts distribués contre l’Eurovision à Tel Aviv, des contacts à la table et surtout une excellente ambiance.

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Arrivée de 400 motards contre les lois anti-casseurs de Macron

 

 




Eurovision : BDS France Montpellier reçu à France 3 Occitanie-Montpellier

Samedi 26 janvier, devant les locaux de France 3 Occitanie-Montpellier pendant qu’une délégation de 4 personnes est reçue par le rédacteur en chef.

PENDANT L’APARTHEID LES AFFAIRES CONTINUENT !

Mobilisée et présente par des stands place de la comédie depuis décembre 2018, la Campagne BDS France Montpellier avait choisi le jour de la finale France de l’Eurovision  2019 pour intervenir auprès de France Télévision.

Si la campagne BDS France Montpellier peut effectivement regretter l’insuffisance de réponse de France3 à ses sollicitations, globalement elle n’a pas à se plaindre de la façon dont les journalistes de France3 Montpellier rendent compte de ses actions et initiatives et ce, depuis la grande Bataille BDS (victorieuse) contre l’entreprise israélienne Agrexco-Carmel. Au moment où les médias mainstream et les « journalistes » spécialistes des plateaux sont à juste titre, décriés par le mouvement populaire des Gilets Jaunes cette précision méritait d’être énoncée.

Dans la suite des initiatives BDS France dans de nombreuses villes du pays, il s’agissait de porter une parole qui dénonce – une fois encore et après la saison France-Israël -l’instrumentalisation par Israël d’un événement culturel en vue de blanchir les crimes de l’apartheid.

Une parole qui dénonce également la complicité de la direction de France Télévisions et de tous les organismes spécialisés qui participent au blanchiment de l’apartheid israélien : « Business as usual » comme disent les anglos-saxons.

A cette fin, un dossier  a été remis au rédacteur en chef de France 3 Occitanie – Montpellier.

UN ACCUEIL SPONTANÉ ET OUVERT

Nommé depuis avril 2018, sans trop nous connaitre et face à l’entrée déterminée de la vingtaine de militant.e.s, le rédacteur en chef de l’agence n’a pas hésité à répondre favorablement à la demande d’entrevue d’une délégation. Le fait que celle-ci ait précisé qu’il ne pouvait être tenu responsable d’une décision de la direction nationale a sans doute contribué au climat détendu de la rencontre.

Très vite elle a été orientée sur la question de la liberté d’expression de BDS France face à la municipalité et son maire. Nous espérons que les explications  apportées trouveront place dans les informations de France3 Montpellier.

 

 

Une représentante des 36 artistes et professionnel.e.s de la culture montpelliérain.e.s composait la délégation :




Montpellier : Les Gilets jaunes au secours de BDS Montpellier

MERCI LES GILETS JAUNES !

Face à la police municipale envoyée par le maire de Montpellier pour  déloger le stand de la Campagne BDS France Montpellier, place de la Comédie, les BDS ont demandé le soutien des Gilets jaunes qui sont venus à une centaine contraignant ainsi  la police à se retirer pour faire place au chapiteau et stand BDS France Montpellier place de la Comédie.

UN MAIRE MACRONIEN QUI APPLIQUE LA « FERMETÉ RÉPUBLICAINE »  DE SON PRÉSIDENT.

En plein mouvement des Gilets Jaunes en butte à la liberté d’expression et de manifester, le maire de Montpellier s’adonne à la provocation et à la surenchère « républicaine ». Déjà samedi 5 janvier il avait envoyé sa police verbaliser pour la 13ème fois depuis 2018 et la première fois en 2019, un porte parole de BDS France Montpellier (toujours le même) pour « occupation illégale de l’espace public » (chapiteau et table) lors d’un rassemblement dûment déclaré en préfecture. Les trois policiers venus très discrètement ne se sont pas attardés et on déposé le PV (pré-rempli et au nom d’une personne inconnue au comité) sur la table du stand et se sont quasiment enfuis « comme des voleurs » de peur qu’on les filme et qu’on dénonce la répression. Répression d’autant plus révoltante que le ciblage de BDS et donc de la solidarité avec la Palestine est flagrant. En décembre une douzaine d’organisations ont demandé une rencontre au Maire de Montpellier pour aborder le problème de la liberté d’expression dans cette ville. C’est la quatrième demande de ce type en 2 ans. Au moment où les exigences de démocratie s’expriment dans la rue il a répondu qu’il n’en voyait pas l’intérêt.

Samedi 5 janvier, nos ami.e.s Kurdes tenaient un stand collé à celui de BDS Montpellier et 3 groupes de musiciens occupaient la Comédie. Pendant 10 ans sous les mandats de M. Frêche, Mme. Mandroux et la première année de M. Saurel jusqu’en 2015, le stand BDS qui n’a jamais causé aucun incident était toléré. Pourquoi ne l’est-il plus ? 2015 est également la date à laquelle Netanyahu a lancé sa bataille internationale contre le BDS de par le monde…

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RÉSISTER SUR LE TERRAIN,

C’EST LE CHOIX D’ACTION DE BDS FRANCE MONTPELLIER

C’est sur le terrain que se gagnent les batailles et les Gilets jaunes sont là pour le prouver avec force une nouvelle fois. Après 6 demandes d’autorisations de tenue de stand « Solidarité avec la Palestine »  déposées en bonne et due forme par 3 associations déclarées en préfecture, demandes toutes refusées, la Campagne BDS France Montpellier a choisi la désobéissance civile et plante son chapiteau sur la comédie chaque fois que la situation en Palestine exige une information au public puisque les grands médias occultent les crimes et massacres de l’État d’apartheid israélien. C’est une action non-violente, à visage découvert et les militant.e.s sont prêts à assumer les conséquences de leur actes qu’ils considèrent légitimes car ils s’opposent à un ciblage injuste et honteux.

Résister sur le terrain, c’est résister à la police municipale, faire obstruction, gagner du temps et surtout mobiliser et associer les montpelliérain.e.s solidaires de la Palestine ou tout simplement soucieux.ses de la liberté d’expression à cette résistance.

Dans cette vidéo vous verrez comment 3 personnes ont offert spontanément leur carte d’identité à la police et comment tous.tes les autres restent, font le cercle autour de la police manifestant leur sympathie pour BDS et créant ainsi une pression sur la police.

 

VIDÉO :

Ce samedi 12 janvier, ce sont les gilets jaunes qui volent au secours de BDS Montpellier !

Les remerciements de la Campagne BDS France Montpellier au Gilets jaunes.

CONTRE LA TENUE DE L’EUROVISION A TEL AVIV, CAPITALE DE L’APARTHEID ISRAÉLIEN

Près des 800 tracts contre l’Eurovision en Israël ont été distribués et de nombreuses discussions, prises de contact etc.

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Plus d’une centaine de personnes ont « donné leur visage »  pour dire non à l’Eurovision à Tel Aviv, capitale de l’apartheid israélien. Une quinzaine de personnes ont donné leur visage ce samedi 12 janvier….

miniature2Un Gilet Jaune qui a répondu à l’appel de BDS Montpellier face à la police municipale est resté pour aider à l’installation du stand.
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Depuis le début du mouvement, plusieurs militant.e.s BDS Montpellier participent aux actions et « ronds-points » Gilets Jaunes. BDS Montpellier a eu le souci de mettre en avant, dès le début, un certain nombre de valeurs communes entre la lutte des Gilets jaunes et celle du BDS Palestinien.
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De nombreux.ses Gilets jaunes vont rester toute l’après-midi autour du stand pour le protéger
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Les 4 cartes suscitent toujours autant d’intérêt et d’indignation



Montpellier contre l’Eurovision 2019 au pays de l’apartheid !


Dans la suite de l’action de sensibilisation du samedi 8 décembre place de la Comédie (https://bdsf34.wordpress.com/2018/12/09/montpellier-le-boycott-de-leurovision-2019-en-israel-au-sein-du-grand-mouvemement-populaire/).

Se relayant entre la manifestation de Gilets Jaunes et le stand BDS France Montpellier, les militant.e.s BDS, sous un bienvenu et chaleureux soleil du sud, étaient à nouveau présents le samedi 5 janvier place de la Comédie contre l’Eurovision 2019 au pays de l’apartheid. Plus de 800 tracts ont été distribué et une quinzaine de passant.e.s ont « donné leur visage contre l’apartheid… »

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Au départ de la rue de la Loge, place de la Comédie à moins de 50m du stand BDS la manifestation des gilets jaunes …

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VIDÉO

Présentation de la campagne pour le boycott de l’Eurovision 2019

 

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BDS Montpellier se mobilise contre AXA

Dans le cadre de la campagne internationale contre AXA, la Campagne BDS France Montpellier a mené une série d’actions de pressions, dans le centre ville contre AXA et de sensibilisation de la population les vendredi 14 et samedi 15 décembre 2018.

INTERVENTIONS DANS TROIS AGENCES DU CENTRE VILLE

Pendant les heures ouvrables du vendredi 14, trois agences AXA ont été visitées (Bd Jeu de Paume, rue Caizergues de Pradines et rue de Verdun). Partout les militant.e.s ont été accueilli.e.s par les responsables d’agence et les échanges ont eu lieu de façon courtoise.

AXA, Boulevard Jeu de Paume

AXA, Rue de Verdun

 Un accueil cordial et très ouvert aux questions soulevées.

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Remise du dossier et des courriers à la directrice de l’agence après une longue discussion avec l’ensemble du personnel dans un climat d’attention et d’intérêt.

Il nous a été précisé que la direction centrale les avait prévenus des interventions possibles de la Campagne BDS France dans leurs locaux.

 

SAMEDI 15 DECEMBRE PLACE DE LA COMEDIE

Pour le troisième samedi consécutif, le chapiteau BDS Montpellier trône au coeur de place de la Comédie au pied de l’immense globe… La Banderole « Axa n’assurez pas l’apartheid israélien » et les panneaux dénonçant la collaboration d’AXA avec Elbit Systems sont bien en vue. Un tract national a été largement diffusé…

Une nouvelle fois nous sommes immergés dans la manifestation des Gilets Jaunes, dont plusieurs s’arrêtent discutent et s’informent. La lutte contre toutes les injustices, nationales et internationales et le trait d’union et le lien qui nous rassemble.




LIBERTÉ D’EXPRESSION ET D’OPINION POUR TOUS.TES ! Soutien inconditionnel à l’expression de la Campagne BDS France Montpellier et de la Fédération unie de la Libre Pensée

Déclaration commune des organisations de Montpellier attachées à la démocratie et à la liberté d’expression

Les signataires :ADN34 (Arrêt du Nucléaire), APJ (Américains pour la Paix et la Justice), APLR (Association des Palestiniens Languedoc-Roussillon), ATTAC Montpellier, Campagne BDS France MontpellierLa Carmagnole, CCIPPP34 (Campagne Civile pour la Protection du Peuple Palestinien), CIMADE L-R,  CMF (Collectif des Musulmans de France), Ensemble 34, FULP 34 (Fédération Unie de la Libre Pensée ), FUIQP34 ( Front Uni de l’Immigration et des Quartiers Populaires), CGA – GUF (Groupe Un autre Futur),  MAN (Mouvement pour une Alternative non-violente), PG (Parti de Gauche),  Podemos Montpellier, NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste), UJFP (Union Juive Française pour la Paix)

Depuis 2015, BDS France Montpellier est l’objet d’une offensive sans précédent de la part de la Mairie de Montpellier et de la préfecture qui portent gravement atteinte à sa liberté d’expression. La Mairie et la préfecture qui interdisent systématiquement tout stand « solidarité avec la Palestine » Place de la Comédie, verbalisent les militants (plus de 12 PV en 2018), les font convoquer au commissariat au prétexte « d’occupation illégale de l’espace public » (Plus de 10 auditions), de diffamation, de port de tee-shirt BDS France (plaintes classées sans suite). Ce n’est pas seulement Place de la Comédie mais en tous lieux de la ville où BDS France mène des actions, allant même jusqu’à empêcher l’accès à l’Antigone des associations à une personne au motif qu’elle allait au stand BDS !

 

Se rajoute à ces éléments le fait qu’à ce même Antigone des associations, les représentants de la Mairie aidés par la police municipale ont demandé à la Libre Pensée, association défendant la laïcité, qu’elle renonce à faire signer sa pétition au prétexte que celle-ci ne conviendrait pas au Maire de Montpellier ! À quatre reprises, ces militants ont dû tenir bon face à ce coup de force.

 

Nous ne tolèrerons pas que Montpellier, réputée pour être une ville universitaire, de recherche, de liberté, de culture, de combat pour la défense des acquis sociaux et ouvriers, puisse s’illustrer, comme les exemples ci-dessus le montrent, comme une ville qui ne respecterait pas la liberté d’expression et d’opinion.

 

Une demande d’entrevue contresignée par 15 organisations (partis, syndicats, associations) et deux députées, a été adressée à la Mairie de Montpellier pour discuter de ces questions : elles n’ont même pas eu droit à la moindre réponse ! Au coup de force contre la démocratie s’ajoutent l’arrogance et le mépris. Pour un maire qui voulait « rompre avec les anciennes pratiques » et « faire de la politique autrement »…

 

Pour ces raisons, les signataires appellent à une action de réappropriation de l’espace public en vue de réaffirmer ensemble et en acte, notre liberté d’expression et d’opinion, en marquant notre solidarité avec BDS France Montpellier et la Fédération Unie de la Libre Pensée en participant au RASSEMBLEMENT

Samedi 1 décembre 2018 de 15h à 17h30

Place de la Comédie.

Les signataires :ADN34 (Arrêt du Nucléaire), APJ (Américains pour la Paix et la Justice), APLR (Association des Palestiniens Languedoc-Roussillon), ATTAC Montpellier, Campagne BDS France MontpellierLa Carmagnole, CCIPPP34 (Campagne Civile pour la Protection du Peuple Palestinien), CIMADE L-R,  CMF (Collectif des Musulmans de France), Ensemble 34, FULP 34 (Fédération Unie de la Libre Pensée ), FUIQP34 ( Front Uni de l’Immigration et des Quartiers Populaires), CGA – GUF (Groupe Un autre Futur),  MAN (Mouvement pour une Alternative non-violente), PG (Parti de Gauche),  Podemos Montpellier, NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste), UJFP (Union Juive Française pour la Paix)

 




BDS France Montpellier : Gilets jaunes contre l’apartheid israélien

17-11-18, S’inscrivant dans le vaste et hétéroclite mouvement de protestation contre la politique de « Macron » et son gouvernement, BDS France Montpellier a affiché ses « gilets jaunes » pour dénoncer la complicité de « Macron » et « Saurel » (maire de Montpellier) envers l’apartheid israélien.

Malgré la pluie, les PV systématiques pour « occupation illégale de l’espace public »et les auditions en chaine au commissariat, bravant les interdictions, au nom de la légitime solidarité avec la population de la Bande de Gaza, victime de crimes de guerre, BDS France Montpellier a planté son stand, place de la Comédie et s’est inscrit dans le vaste courant de dénonciation de la politique « Macron ».

C’est sur le thème de la complicité avec l’apartheid israélien que la politique gouvernementale et municipale ont été l’objet des critiques de BDS France Montpellier.

Plus de 600 tracts ont été distribués aux passant.e.s y compris aux manifestants « Gilets jaunes » qui l’ont accueilli avec surprise, curiosité et parfois avec intérêt comme composante de la critique globale contre « Macron ».

Les passant.e.s font une halte sous le chapiteau, discutent et s’informent.

Plusieurs prises de paroles sur la situation à Gaza et aussi sur comment combattre ici l’apartheid israélien. : s’inscrire dans le « Boycott de l’Eurovision 2019 » à Tel Aviv. Le texte de la pétition a été diffusé avec le lien pour signer…

Voir les interventions en live sur la page FB  : Campagne BDS France Montpellier  (https://www.facebook.com/BDSFMontpellier/?ref=bookmarks)

 




Montpellier : Journée mondiale d’action contre les MURS !

Samedi 10 novembre la Campagne BDS France Montpellier a participé à cet événement mondial avec les soutien de : APLR, CCIPPP34, CIMADE L-R,  CMF, FUIQP34,  MAN, NPA, UJFP, place de la Comédie malgré les interdictions municipales. La police a à nouveau dressé un PV…

ON LÂCHE RIEN !




Omar Barghouti, cofondateur de BDS : « Nous en perdons certaines, mais nous gagnons la plupart des batailles »

Pour Omar Barghouti, la campagne mondiale pour boycotter Israël est en bonne voie d’atteindre ses objectifs.

Omar Barghouti est un militant palestinien pour les droits de l’homme, auteur, et cofondateur du mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), la campagne mondiale pour le boycott d’Israël (Kevin van den pour Intal/Flickr)

Zahra Hankir – Middle East Eye – 29 novembre 2017

 

La semaine dernière, la Knesset d’Israël a adopté un vote préliminaire sur un projet de loi qui autorisera les Israéliens à intenter un procès à toute personne et tout groupe appelant au boycott des colonies de peuplement du pays. Avec cette loi, le demandeur n’a aucun besoin de prouver l’existence de dommages précis, et l’indemnisation pourra monter jusqu’à 500 000 shekels (plus de 120 000 €).

D’après la presse, Yoav Kish, le membre de la Knesset qui a soumis le projet, a déclaré qu’Omar Barghouti, militant palestinien pour les droits de l’homme, auteur, et cofondateur du mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), qui est un résident permanent d’Israël, pourrait être poursuivi en vertu de la nouvelle loi.

Barghouti cependant voit cela comme un signe que la campagne mondiale pour le boycott d’Israël a gagné une telle popularité que ses adversaires doivent recourir à des « mesures désespérées » pour enrayer sa progression.

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Des manifestants pro-palestiniens portent des pancartes annonçant la marche BDS contre l’aide américaine à Israël, le 22 août 2016, Beverly Hills, CA (AFP)

« En raison de l’échec d’Israël à arrêter la croissance impressionnante du mouvement BDS et sa conquête des cœurs et des esprits dans le monde entier, Israël et ses groupes de pression ont recours aux mesures répressives, désespérées et peut-être illégales d’une guerre juridique qui vise à étouffer le mouvement », déclare Barghouti, 53 ans, à Middle East Eye.

Le projet de loi proposé est la plus récente de toute une série de motions en Israël, aux États-Unis et ailleurs dans le monde, qui visent à réduire l’impact du mouvement BDS.

Le BDS, qui se définit comme un mouvement qui « œuvre pour mettre fin au soutien international à l’oppression d’Israël contre les Palestiniens, et pour faire pression sur Israël pour qu’il se conforme au droit international », se trouve de plus en plus sous les feux des projecteurs alors qu’il fait face à un examen par des détracteurs qui vont de législateurs nord-américains à des militants étudiants en Autriche.

Cet examen, dit Barghouti, est une conséquence des nombreux succès du BDS, et il n’a pas entamé son optimisme. En fait, la campagne est en bonne voie d’atteindre ses objectifs, affirme le fondateur du BDS.

Controverses sur les campus

Alors que Barghouti était au Royaume-Uni plus tôt ce mois-ci pour prendre la parole à la London School of Economics – LSE (l’École d’économie et de sciences politiques de Londres) et à l’Université de Cambridge, des militants étudiants ont accusé ces deux universités de censurer les évènements qui mettent en vedette le fondateur du BDS.

Selon ces étudiants, l’Université de Cambridge aurait menacé d’interdire l’évènement à moins que les organisateurs ne retirent sa présidence à l’universitaire palestinienne Ruba Salih, se déclarant préoccupée quant à sa neutralité. Salih, qui enseigne à l’École des études orientales et africaines (SOAS), a par la suite été remplacée par Paul Mylrea, le directeur des communications de l’Université.

Lors d’un autre évènement sur le mouvement BDS, la LSE a demandé aux universitaires qui animaient la rencontre de remplacer la présidente qui était prévue, Ayca Cubukcu, une universitaire turque spécialisée dans le Moyen-Orient, par un universitaire « indépendant » nommé.

Cubukcu a ainsi été remplacée par Eric Neumayer, professeur au département de géographie de la LSE.

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« Les défenseurs des droits de l’homme ont seulement la ‘haine’ de l’injustice, de l’oppression, de l’apartheid, et des autres formes de déni des droits » (Kevin van den pour Intal/Fllickr)

 

Barghouti n’est pas préoccupé par ces revers et les autres. Au contraire, ils semblent avoir renforcé sa détermination. « Nous rejetons la sélectivité négative » dit-il, en notant que des dizaines d’associations d’étudiants sur les campus au Royaume-Uni, au Canada, aux États-Unis et ailleurs, ont mis en œuvre avec succès des mesures BDS.

De multiples syndicats d’étudiants au Royaume-Uni – dont le Syndicat national des étudiants, organisation de tutelle – ont effectivement soutenu les motions liées au BDS. Le syndicat des étudiants de la SOAS de Londres a été l’un des premiers du pays à approuver le BDS. Des syndicats d’étudiants au King’s College de Londres, à l’Université de Manchester, à l’University College de Londres, et à l’Université de Liverpool, ont adopté des résolutions similaires, entre autres.

Comme les syndicats d’étudiants sont agréés en tant qu’organisations caritatives au Royaume-Uni, ils ont l’obligation légale de soutenir les opinions de leurs membres.

Certaines universités ont pris du recul par rapport aux motions BDS en disant que les syndicats d’étudiants sont des entités distinctes des écoles elles-mêmes. La Commission sur les organisations caritatives serait en train d’enquêter pour savoir si les syndicats d’étudiants enfreignent la loi en soutenant le BDS.

Aux États-Unis, les conseils d’étudiants à l’UCLA, à Stanford et à l’université de Californie de Berkeley, ont adopté diverses résolutions de désinvestissement contre des entreprises affiliées à l’occupation militaire et aux colonies de peuplement israéliennes.

D’un autre côté, rien qu’au cours des trois dernières semaines, des dirigeants étudiants de l’Université du Maryland et de l’Université d’Ottawa au Canada, ont rejeté des motions de soutien aux boycotts d’Israël. Ces militants affirment qu’adopter le BDS « nuirait aux juifs et aux Israéliens » et créerait un précédent négatif pour les groupes faisant l’objet de discrimination aux États-Unis et au Canada.

Diverses formes de législation anti-BDS ont également été débattues ou promulguées aux États-Unis. Par exemple, le gouverneur du Texas, Greg Abbott, a fait adopter en mai un projet de loi qui interdit aux organismes d’État de faire travailler les entreprises qui boycottent Israël.

En octobre, l’Union américaine pour les libertés civiles a intenté un procès, au niveau fédéral, contre l’État du Kansas, faisant valoir qu’une loi anti-BDS violait le au premier amendement.

 

La Déclaration de Balfour

La venue de Barghouti au Royaume-Uni plus tôt ce mois-ci coïncidait avec le 100è anniversaire de la Déclaration de Balfour, cet accord qui a facilité la création de l’État d’Israël et qui a déclenché l’exode palestinien.

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Un Palestinien tient une banderole avec, écrit en anglais, « Boycott, le désinvestissement et les sanctions » lors d’une manifestation en juin 2013 près de la colonie juive de Bat Ayin, à l’ouest d’Hébron en Cisjordanie (AFP).

 

Le Royaume-Uni est resté drastiquement en deçà de ce qu’il doit aux Palestiniens.

« Le peuple palestinien tient à ce que le Royaume-Uni expie pour son rôle dans la destruction sioniste de la Palestine, le nettoyage ethnique des Palestiniens autochtones », dit Barghouti. « Au-delà des excuses, le Royaume-Uni doit mettre fin à sa complicité profonde dans les crimes et les violations des droits de l’homme commis par Israël contre le peuple palestinien ».

« À tout le moins, il doit mettre un terme à son commerce d’armes et à ses recherches militaires avec Israël, interdire l’importation des produits des entreprises israéliennes et internationales impliquées dans l’occupation militaire et l’apartheid israéliens, et mettre fin à la complicité des entreprises et institutions britanniques dans ces violations ».

Le Département pour les communautés au Royaume-Uni et le Gouvernement local ont tenté d’interdire les boycotts « inappropriés » par les conseils et les mairies, afin de les empêcher « d’imposer des restrictions aux entreprises et aux pays qu’ils utilisent – particulièrement en introduisant des boycotts sur les produits d’Israël ». Un porte-parole du Parti travailliste, le dirigeant Jeremy Corbyn, a qualifié l’an dernier cette initiative d’attaque contre la démocratie locale. En juin, la Haute Cour du Royaume-Uni jugeait que les tentatives de restreindre les boycotts « éthiques » d’Israël étaient illégales.

Mais le 2 novembre, Theresa May dînait avec le Premier ministre d’Israël, Benjamin Netanyahu, avec une foule de dignitaires, pour célébrer l’anniversaire de la Déclaration de Balfour, déclarant que la Grande-Bretagne est « fière » de son « rôle de pionnier dans la création de l’État d’Israël ».

 

« En progression »

« Le BDS, comme tous les mouvements des droits de l’homme et sociaux, ne progresse pas de façon linéaire » dit Barghouti. « Nous en perdons certaines, mais nous gagnons la plupart des batailles, donc la direction générale est en progression ».

Parmi les plus récentes victoires de BDS figurent la décision des fonds de pension danois Sampension de mettre sur liste noire quatre entreprises israéliennes qui offrent une variété de services dans les colonies de peuplement, notamment des opérations bancaires, des constructions et télécommunications, et, autre victoire, la plus importante organisation agricole de l’Inde qui s’est jointe au mouvement.

Le réalisateur britannique Ken Loach a fait don du produit des projections israéliennes de son film primé, I Daniel Blake, aux organisations populaires palestiniennes.

Parmi les pays où des responsables politiques ont exprimé leur soutien au BDS, mouvement fondé en tant que collectif en 2005 et qui s’inspire de la lutte de l’Afrique du Sud contre l’apartheid, se trouvent le Chili, la Bolivie, le Venezuela et l’Afrique du Sud, entre autres.

« Cette impressionnante croissance du BDS au niveau mondial explique pourquoi Israël a créé tout un ministère qui se consacre à la lutte contre le mouvement, et pourquoi il attribue des ressources financières et humaines massives à cette guerre », indique Barghouti.

 

« Des batailles remarquables »

Israël a effectivement intensifié ses efforts contre le BDS. Le 14 novembre, le ministre des Affaires stratégiques, Gilad Erdan, déclarait que l’État est en train de passer de la « défensive à l’offensive » contre la campagne BDS, commentant la décision d’Israël de refuser l’entrée à sept membres d’une délégation de responsables européens qui soutiennent la campagne.

Cette évolution a été ancrée dans une loi promulguée cette année et qui impose, pour les militants du boycott anti-Israël, une interdiction d’entrer en Israël.

En octobre, le directeur du plaidoyer pour le Moyen-Orient à Amnesty International/États-Unis s’est vu interdire l’entrée en Cisjordanie occupée via la Jordanie alors qu’il venait visiter les membres de sa famille, après le décès de son père.

Amnesty a critiqué une loi adoptée par la Knesset en 2011 qui érige en infraction tout appel à un boycott contre Israël ou ses colonies de peuplement, en soutenant que la législation « aurait un effet effrayant sur la liberté d’expression en Israël ».

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Une soixantaine de personnes manifestent devant l’endroit où la vétéran de la résistance palestinienne, et deux fois pirate de l’air, Leila Khaled, sera présente à une initiative BDS, le 13 février 2015, au Cap.  (AFP)

 

De son côté, Erdan déclarait en 2015 que la campagne BDS est basée sur « une duperie et une déformation de la réalité. Elle espère qu’en empilant mensonge sur mensonge dans la salle du conseil, sur les campus des collèges, et à l’assemblée des Églises, elle arrivera à obscurcir la vérité. C’est immoral, et c’est anti-paix ».

En 2016, Netanyahu déclarait lors d’un sommet des Nations-Unies que « le BDS n’a rien à voir avec les droits de l’homme, rien à voir avec la justice ».

Et d’ajouter que : « La raison pour laquelle nous devons combattre le BDS, c’est parce que c’est faux ; c’est un scandale moral ».

Quant aux militants anti-BDS qui ont mené la campagne en faveur de certaines de ces mesures législatives, ils affirment souvent que le BDS nourrit « la haine ».

À ces critiques, Barghouti répond : « BDS est ancré dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. C’est un mouvement inclusif qui adopte une solide plate-forme antiraciste, et qui promeut la liberté, la justice, et l’égalité ».

« Les défenseurs des droits de l’homme ont seulement la ‘haine’ de l’injustice, de l’oppression, de l’apartheid, et des autres formes de déni des droits » ajoute-t-il.

 

Intersectionnalité

Selon Barghouti, le BDS est, fondamentalement, une campagne intersectionnelle qui « reconnecte la lutte palestinienne pour la liberté aux luttes internationales pour la justice raciale, autochtone, économique, sexuelle, sociale et climatique ».

« L’intersectionnalité de la lutte palestinienne pour la justice avec les autres luttes pour la justice dans le monde, à la lumière de la xénophobie, de l’extrême droite raciste à l’ère de Donald Trump, Marine Le Pen, Netanyahu et d’autres », est particulièrement pertinente et opportune, dit Barghouti.

Les partisans du BDS sont en effet très divers. La campagne compte des fonds de pension, des Églises, des syndicats, des associations académiques, des mouvements sociaux et des groupes LGBTQ parmi ses partisans ou adhérents. En 2016, le mouvement Black Lives Matter (Les vies des Noirs comptent) a approuvé le BDS sur sa plate-forme politique, critiquant les États-Unis pour leur fourniture d’aides militaires à Israël.

Les partisans et les membres BDS de la Campagne US pour les droits des Palestiniens ont, en retour, exprimé leur solidarité avec les luttes pour les droits civiques aux États-Unis.

Ces deux communautés se sont réunies pour réaliser une vidéo parlée, When I See Them I See Us (Quand je les vois, je nous vois), qui met en vedette Angela Davis, Lauryn Hill et différents artistes noirs et palestiniens, et elle a été diffusée.

D’éminentes personnalités publiques, dont les écrivains Arundhati Roy, Junot Diaz et Naomi Klein, la philosophe Judith Butler et le lauréat du prix Nobel Desmond Tutu, ont investi tout le poids de leur célébrité et de leurs prouesses intellectuelles dans la campagne.

Aux deux extrémités opposées du débat sur le boycott culturel se trouvent Radiohead et Roger Waters de Pink Floyd. Quand le groupe Radiohead s’est produit à Tel Aviv en juillet, rejetant les appels de BDS au boycott de l’État, il a été accueilli par un examen attentif des partisans de la campagne, et par un enthousiasme en Israël.

Selon le magazine Variety, un journal israélien a encouragé les habitués du concert à brandir les drapeaux israéliens lors du spectacle de soutien à l’État.

L’animateur de Radiohead soutenait à l’époque que « jouer dans un pays ne veut pas dire soutenir son gouvernement ».

Pendant ce temps, Waters a constamment maintenu son soutien au BDS malgré les critiques de certains de ses pairs, disant : « C’est la seule chose que j’ai vue qui n’a eu absolument aucun effet ».

Un boycott culturel et académique, en plus d’un boycott économique, est nécessaire, affirme Barghouti, parce ce qu’il souligne « le rôle pernicieux que jouent les institutions académiques d’Israël et, dans une moindre mesure, ses institutions culturelles, dans la planification, la mise en œuvre, la justification ou le blanchiment de ses crimes flagrants commis contre le peuple palestinien ».

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Zahra Hankir est une journaliste libanaise indépendante, basée à Londres, spécialisée dans le Moyen-Orient. Elle édite actuellement un livre d’essais par des journalistes femmes arabes, qui devrait être publié par Penguin Books en 2019.

 

http://www.middleeasteye.net/in-depth/features/facing-opposition-bds-founder-says-anti-israel-boycott-undeterred-415787540

Traduction : JPP pour BDS 34

 




AGENCE JUIVE POUR ISRAËL = AGENCE DE LA COLONISATION

Aurions-nous toléré que les agents de l’Afrique du Sud viennent recruter en France, du temps de l’apartheid, des « blancs » pour renforcer l’apartheid ?

AGENCE JUIVE D’ISRAËL = AGENCE DE LA COLONISATION

LES RECRUTEURS POUR L’ÉTAT D’APARTHEID ISRAÉLIEN, DÉGAGEZ !

SÉPARER LES JUIFS DU RESTE DE L’HUMANITÉ, VOILA L’ANTISÉMITISME !

Le CCCJM, largement subventionné avec nos impôts locaux, confirme sa fonction d’officine sioniste. Organisateur, depuis 40 ans de la journée coloniale de commémoration de l’occupation de  Jérusalem et fidèle relais de la politique de l’État d’Israël, aujourd’hui il contribue ouvertement au recrutement d’hommes et de femmes qui vont alimenter

la politique de colonisation de peuplement israélienne et renforcer son système d’apartheid contre les Palestiniens.

Aurions-nous toléré que les agents de l’Afrique du Sud viennent recruter en France, du temps de l’apartheid, des « blancs » pour renforcer l’apartheid ?

AGENCE JUIVE D’ISRAËL  = COLONISATION ET SOUTIEN AU TERRORISME

Dès 1908, soit 40 ans avant la création de l’État d’Israël, l’Organisation Sioniste Mondiale organisait la colonisation juive de la Palestine. D’abord sous le nom d’Exécutif Sioniste de la Palestine, puis d’Agence Juive de Palestine en 1929, elle prend en en 1948, date du partage de la Palestine, le nom d’Agence juive d’Israël. Elle va poursuivre et intensifier la colonisation de la Palestine par l’immigration, y compris  illégale ,  des juifs du monde entier.  Plus de 80 000 entre 1939 et 1947. C’est elle qui crée le Mossad et qui soutient les organisations terroristes telles la Hagana, le Lehi et l’Irgoun qui ont introduit en Palestine la pratique des attentats terroristes et massacré des centaines de personnes dont 91 pour le seul attentat contre l’hôtel King David le 22 juillet 1946.

Du point de vue de la colonisation sioniste, l’Agence Juive a obtenu de réels résultats.

AGENCE JUIVE = RECRUTEMENT POUR L’APARTHEID ISRAÉLIEN

En votant la loi fondamentale d’Israël État-nation, l’État israélien s’est officiellement institué en tant qu’État d’apartheid y compris à l’égard des citoyens israéliens non juifs qui sont 20% des habitants d’Israël.

« Importer » des juifs en Israël c’est directement contribuer à renforcer et développer le système d’apartheid et la colonisation de peuplement. Ainsi de nombreux franco-israéliens font leur service militaire en Israël où près de 3% des soldats sont de nationalité française et participent activement aux crimes de guerre en Cisjordanie et actuellement contre la population civile de la Bande de Gaza. Israël a même mis en place un programme permettant aux français non citoyens d’Israël d’y faire l’armée et donc de contribuer au maintien de l’apartheid, de la colonisation, des violations des droits humains et des crimes israéliens. La France, au même titre qu’elle combat le terrorisme de Daech en Syrie, devrait interdire et combattre le terrorisme d’État israélien qui n’est pas moins criminel dans ses actes envers les Palestiniens.

SÉPARER LES JUIFS DU RESTE DE L’HUMANITÉ, VOILÀ L’ ANTISÉMITISME !

Les antisémites européens ont toujours rêvé de se débarrasser des juifs en les séparant du reste de l’humanité. On se souvient comment Netanyahu a instrumentalisé la peur causée par les massacres et attentats antisémites (Merah, Charlie Hebdo et l’Hyper Casher) pour appeler directement les français juifs à émigrer en Israël car « c’est leur pays ».

De ce point de vue on peut dire que le projet sioniste qui vise à regrouper et concentrer tous les juifs dans un seul pays fait bon ménage avec les antisémites.

Et les faits parlent d’eux-mêmes :

On connaît les liens de Netanyahu avec les chrétiens sionistes étatsusiens et avec le premier ministre hongrois Viktor Orban qui vient de réhabiliter le régime nazi de l’Amiral Horthy.

Lorsque B. Netanyahu, 1er ministre de l’État israélien minimise le rôle d’Hitler dans le massacre des juifs en tentant d’imputer le crime au Mufti de Jérusalem, il se comporte comme un négationniste. En France, il serait condamné à la prison pour ce type de déclaration. Lorsqu’il reçoit l’extrême droite européenne dont le Néerlandais Geert Wilders, le Belge Philip Dewinter et le successeur de Jorg Haider, l’Autrichien Heinz-Christian Strache, il se comporte comme ceux qui ont signé à Munich le début de la collaboration avec les nazis.

 

Contrairement aux sionistes, en tant que membres d’un mouvement fondamentalement antiraciste (BDS), nous pensons que les juifs, comme les musulmans, les chrétiens etc. doivent pouvoir vivre dans le pays de leur choix en bénéficiant de tous les droits, à égalité absolue avec tous les autres citoyens, indépendamment de leur choix en matière de religion, de culture, de tradition ou de style de vie. Et nous combattons et combattrons toutes les formes d’antisémitisme.

UN RASSEMBLEMENT NON-VIOLENT DE PROTESTATION

 A EU LIEU LE MARDI 16 OCTOBRE 2018

 face au Centre Communautaire et Culturel Juif de Montpellier (CCCJM)

À l’appel de la Campagne BDS France Montpellier

Soutenu par : APLR (Association des palestiniens Languedoc Roussillon),

CCIPPP34 (Campagne Civile pour la Protection du Peuple Palestinien),

CIMADE- Languedoc-Roussillon,

CMF (Collectif des Musulmans de France),

MAN (Mouvement pour une Alternative Non-violente),

UJFP (Union Juive Française pour la Paix),  

COMMUNIQUE DE L’UJFP 34

L’Alyah, une aberration du XXIème siècle qui en dit long sur notre régression sociale et internationale.

Alyah signifie en hébreu « montée » ou «ascension ». 

L’Alyah, c’est  l’application de la théorie de la séparation, qui a fondé le sionisme, en affirmant que Juifs et non Juifs ne pouvaient pas vivre ensemble. L’Etat d’Israël  entretient cette théorie par un appel aux Juifs du monde, à venir consolider la présence juive en Israël face au défi démographique que représentent les Palestiniens. 

L’Alyah est à la fondation de l’Etat d’Israël, en tant que « foyer national juif ». Depuis le projet sioniste de la fin du XIXè siècle jusqu’à 1948 et encore aujourd’hui, différentes vagues d’immigration juives, appelées à faire leur Alyah, ont peuplé les terres de Palestine, repoussant ou enfermant toujours plus la population palestinienne autochtone. 

Comment un pays qui se proclame « démocratique », peut-il  organiser aux yeux de tous, une propagande religieuse et communautaire, visant à inciter les Juifs du monde entier, et uniquement les Juifs (certificat obligatoire) à venir s’installer en Israël, en le qualifiant de « leur pays » ? 

Comment une telle attitude d’incitation au repli communautaire, au rejet des autres cultures et donc une attitude de racisme, peut-elle être ignorée, voire soutenue, par nos Etats occidentaux ?

Est-ce cela une démocratie ? NON !  Il n’y a pas d’autre mot qu’APARTHEID pour qualifier cette politique.  

Pourtant aboli et condamné en 1991 en Afrique du Sud, l’apartheid évolue en Israël en toute impunité. L’Etat vient même de le renforcer par la récente promulgation de la loi de l’État Nation, qui accroît les privilèges de langue, d’éducation, de droits fonciers… aux citoyens juifs et creuse d’autant plus le fossé des discriminations et des inégalités, avec les autres populations devenues des « citoyens de seconde zone ».

 Et nos Etats laissent faire et se rendent complices…

Le salon de l’Alyah en France ne devrait pas avoir lieu car il soutient l’apartheid israélien et en fait même sa propagande.  

Il est encore un exemple parmi tant d’autres de l’impunité dont bénéficie cet état criminel. Par la négation des autres religions et origines ethniques, l’Alyah contribue à creuser le rejet des différences et, par là, à provoquer l’antisémitisme. Les organisations qui le soutiennent sont toutes aussi responsables de la montée de l’antisémitisme, par l’amalgame qu’elles entretiennent en taxant les antisionistes d’antisémites, en encourageant l’idée d’un conflit communautaire pour diviser les peuples et semer la discorde.

 De par nos origines juives, nous ne nous reconnaissons pas dans cette propagande et la condamnons énergiquement. 

Montpellier le 14 octobre 2018

 Valérie Cabanne

Union Juive Française pour la Paix

 

 




Rassemblement non-violent de protestation, Mardi 16 octobre 2018 dès 14h30

AGENCE JUIVE D’ISRAËL = AGENCE DE LA COLONISATION

LES RECRUTEURS POUR L’ÉTAT D’APARTHEID ISRAÉLIEN, DÉGAGEZ !

SÉPARER LES JUIFS DU RESTE DE L’HUMANITÉ, VOILA L’ANTISÉMITISME !

RASSEMBLEMENT NON-VIOLENT DE PROTESTATION

 

MARDI 16 OCTOBRE 2018 DÈS 14H30 –

500 bd d’Antigone face au Centre Communautaire et Culturel Juif de Montpellier (CCCJM)

 

Le CCCJM, largement subventionné avec nos impôts locaux, confirme sa fonction d’officine sioniste. Organisateur, depuis 40 ans de la journée coloniale de commémoration de l’occupation de  Jérusalem et fidèle relais de la politique de l’État d’Israël, aujourd’hui il contribue ouvertement au recrutement d’hommes et de femmes qui vont alimenter la politique de colonisation de peuplement israélienne et renforcer son système d’apartheid contre les Palestiniens.

Aurions-nous toléré que les agents de l’Afrique du Sud viennent recruter en France, du temps de l’apartheid, des « blancs » pour renforcer l’apartheid ?

 

AGENCE JUIVE D’ISRAËL  = COLONISATION ET SOUTIEN AU TERRORISME

Dès 1908, soit 40 ans avant la création de l’État d’Israël, l’Organisation Sioniste Mondiale organisait la colonisation juive de la Palestine. D’abord sous le nom d’Exécutif Sioniste de la Palestine, puis d’Agence Juive de Palestine en 1929, elle prend en en 1948, date du partage de la Palestine, le nom d’Agence juive d’Israël. Elle va poursuivre et intensifier la colonisation de la Palestine par l’immigration, y compris  illégale ,  des juifs du monde entier.  Plus de 80 000 entre 1939 et 1947. C’est elle qui crée le Mossad et qui soutient les organisations terroristes telles la Hagana, le Lehi et l’Irgoun qui ont introduit en Palestine la pratique des attentats terroristes et massacré des centaines de personnes dont 91 pour le seul attentat contre l’hôtel King David le 22 juillet 1946.

Du point de vue de la colonisation sioniste, l’Agence Juive a obtenu de réels résultats.

AGENCE JUIVE = RECRUTEMENT POUR L’APARTHEID ISRAÉLIEN

En votant la loi fondamentale d’Israël État-nation, l’État israélien s’est officiellement institué en tant qu’État d’apartheid y compris à l’égard des citoyens israéliens non juifs qui sont 20% des habitants d’Israël.

« Importer » des juifs en Israël c’est directement contribuer à renforcer et développer le système d’apartheid et la colonisation de peuplement. Ainsi de nombreux franco-israéliens font leur service militaire en Israël où près de 3% des soldats sont de nationalité française et participent activement aux crimes de guerre en Cisjordanie et actuellement contre la population civile de la Bande de Gaza. Israël a même mis en place un programme permettant aux français non citoyens d’Israël d’y faire l’armée et donc de contribuer au maintien de l’apartheid, de la colonisation, des violations des droits humains et des crimes israéliens. La France, au même titre qu’elle combat le terrorisme de Daech en Syrie, devrait interdire et combattre le terrorisme d’État israélien qui n’est pas moins criminel dans ses actes envers les Palestiniens.

SÉPARER LES JUIFS DU RESTE DE L’HUMANITÉ, VOILÀ L’ ANTISÉMITISME !

Les antisémites européens ont toujours rêvé de se débarrasser des juifs en les séparant du reste de l’humanité. On se souvient comment Netanyahu a instrumentalisé la peur causée par les massacres et attentats antisémites (Merah, Charly Hebdo et l’Hyper Casher) pour appeler directement les français juifs à émigrer en Israël car « c’est leur pays ».

De ce point de vue on peut dire que le projet sioniste qui vise à regrouper et concentrer tous les juifs dans un seul pays fait bon ménage avec les antisémites.

Et les faits parlent d’eux-mêmes :

On connaît les liens de Netanyahu avec les chrétiens sionistes étatsusiens et avec le premier ministre hongrois Viktor Orban qui vient de réhabiliter le régime nazi de l’Amiral Horthy.

Lorsque B. Netanyahu, 1er ministre de l’Etat israélien minimise le rôle d’Hitler dans le massacre des juifs en tentant d’imputer le crime au Mufti de Jérusalem, il se comporte comme un négationniste. En France, il serait condamné à la prison pour ce type de déclaration. Lorsqu’il reçoit l’extrême droite européenne dont le Néerlandais Geert Wilders, le Belge Philip Dewinter et le successeur de Jorg Haider, l’Autrichien Heinz-Christian Strache, il se comporte comme ceux qui ont signé à Munich le début de la collaboration avec les nazis.

 

Contrairement aux sionistes, en tant que membres d’un mouvement fondamentalement antiraciste (BDS), nous pensons que les juifs, comme les musulmans, les chrétiens etc. doivent pouvoir vivre dans le pays de leur choix en bénéficiant de tous les droits, à égalité absolue avec tous les autres citoyens, indépendamment de leur choix en matière de religion, de culture, de tradition ou de style de vie. Et nous combattons et combattrons toutes les formes d’antisémitisme.

 

 

RASSEMBLEMENT NON-VIOLENT DE PROTESTATION

MARDI 16 OCTOBRE 2018 DÈS 14H30 –

500 bd d’Antigone face au Centre Communautaire et Culturel Juif de Montpellier (CCCJM)

À l’appel de la Campagne BDS France Montpellier

Soutenu par :

APLR (Association des palestiniens Languedoc Roussillon),

CCIPPP34 (Campagne Civile pour la Protection du Peuple Palestinien),

CIMADE- Languedoc-Roussillon,

CMF (Collectif des Musulmans de France),

MAN (Mouvement pour une Alternative Non-violente),

UJFP (Union Juive Française pour la Paix),  

 




Montpellier: nouvelle bavure de la municipalité contre BDS !

La police municipale aux ordres du cabinet du Maire de Montpellier a empêché une personne d’accéder à la foire aux associations  parce qu’elle voulait aller au stand BDS ! Ce n’est pas seulement la liberté de circulation qui est en cause mais également la liberté d’opinion puisque afficher son accord avec BDS entraine des sanctions.

A 16h, dimanche 9 septembre jour de la foire aux associations qui rassemble des dizaines de milliers de personnes, Najet s’est présenté devant les grilles de contrôle policier pour accéder au périmètre de la foire aux associations. D’abord son sac a été fouillé plus que minutieusement, jusqu’à  sa thermo dont le bouchon a été ouvert. En voyant son tee shirt « free Palestine » la policière lui a demandé :

  • « allez-vous au stand BDS ? »
  • à quoi elle a répondu « OUI »
  • Le stand BDS n’est pas autorisé, donnez moi le N° d’autorisation du stand

Najet ne connaissant pas le N° en question, la policière lui a dit qu’elle ne pouvait pas rentrer.

 

Il y a bien sûr des policier.e.s qui parfois font du zèle par plaisir ou qui par racisme, sont hostiles à la cause palestinienne et qui tentent de profiter de leur position de pouvoir. Mais généralement et depuis qu’ils-elles sont filmé.e.s ils-elles font leur travail plus « normalement ». Dans ce cas la policière n’était pas filmée, pour autant il est probable qu’elle a tout simplement obéi aux ordres dans un contexte d’hostilité affichée du pouvoir municipal contre BDS Montpellier.

Depuis la campagne menée par la LICRA, le CRIF et autres officines sionistes contre les militant.e.s et l’ensemble du comité BDS France Montpellier, le Maire de Montpellier s’est plié aux exigences du lobby sioniste local et fait la chasse au BDS et à ses militants.

Une douzaine de PV pour « occupation illégale de l’espace public »  contre les stands BDS place de la comédie, des contraventions les plus farfelues « tapage nocturne » à 19h30 place de la Comédie et cerise sur le gâteau  : » émission de bruit portant atteinte à la santé de l’homme » à 16h01 place de la Comédie au cours d’une manifestation officiellement déclarée en préfecture (!).

Déjà en 2017, les placiers municipaux puis la police municipale étaient venus chercher des noises en raison des banderoles BDS et autres tracts BDS sur le stand de la CCIPPP34 qui avait, comme chaque année, fait également une place à l’UJFP 34 (Union Juive Française pour la Paix).

Avant la foire aux associations 2018, la mairie a fait pression sur la Maison des Tiers Mondes et de la Solidarité Internationale (Collectif regroupant une trentaine d’associations hébergé dans les locaux municipaux et touchant subventions de la mairie) pour veiller à ce qu’aucune association n’héberge BDS.

Et dès 9h du matin ce 9 septembre, les contrôleurs municipaux, puis la police municipale sont venus contrôler et se plaindre de la présence de matériel BDS sur le stand CCIPPP34 et des nombreux te shirts « Boycott Israël Apartheid » portés par les militant.e.s.

Le président de CCIPPP34 explique calmement aux policiers chargés de nous harceler, que la CCIPPP est membre de la Campagne BDS France et qu’en fait ce n’est pas la CCIPPP qui héberge BDS mais plutôt le contraire : la CCIPPP est « hébergée » dans la campagne BDS France. Qu’il est donc logique que l’on trouve du matériel d’information BDS France sur le stand CCIPPP tout comme du matériel de l’UJFP qui est aussi membre de la campagne BDS France …Le policier contraint d’obéir aux ordres s’est trouvé dans la position ridicule d’exiger : » puisque c’est un stand CCIPPP tous les présents devraient porter un tee shirt CCIPPP et pas un tee shirt BDS « .

Quoi de plus normal que dans la cadre de la « Maison des Tiers Mondes et de la Solidarité Internationale » on soit solidaire entre associations locales et avec les peuples colonisés pour leur libération … En tous cas le public intéressé et nombreux a manifesté beaucoup d’intérêt pour le BDS et le soutien aux Palestiniens.

 

 




Itay Tiran, le comédien et metteur en scène de théâtre n°1 d’Israël : BDS est une forme légitime de résistance

 

Ravit Hecht – Haaretz – 5 septembre 2018

Tiran a insisté sur le fait que la situation politique n’est pas la raison principale pour laquelle il quitte le pays, et qu’il ne se considère pas comme un « exilé politique ».

« BDS est une forme tout à fait légitime de résistance. Et si nous voulons prôner un certain type de débat politique qui ne soit pas violent, nous devons renforcer ces voix, même si c’est difficile », dit Itay Tiran, largement considéré comme le comédien et metteur en scène de théâtre-phare d’Israël, dans une interview à Haaretz à la veille de son départ pour l’Allemagne.

« Je pense qu’une gauche politique normale devrait soutenir BDS » dit-il. Après tout, peu importe ce que fera le Palestinien. Quand il commet un acte terroriste, on l’appelle un terroriste violent et sanguinaire. Et quand il soutient BDS, c’est un terroriste politique ».

« Si ce qui conduit finalement à une solution ici est une pression non-violente, réalisée en tant que discours politique, alors pourquoi ne pas la soutenir ? C’est une approche humaniste et aussi pratique ; je pense qu’elle empêchera les guerres à venir » a-t-il dit.

Tiran, qui a 38 ans, et dont les déclarations de gauche ont attiré l’attention par le passé, faisait partie des premiers signataires de la pétition de gens de théâtre israéliens qui, en 2010 revendiquaient de ne pas se produire dans le nouveau centre culturel ouvert à Ariel.

Il quitte le Théâtre Cameri après 16 années où il était son principal acteur et il rejoint une troupe au Théâtre d’État de Stuttgart, après avoir déjà joué et mis en scène en Allemagne. Il envisage aussi la mise en scène, entre autres, au Burgtheater de Vienne. Il a récemment eu un rôle dans le film « Une araignée sur le Web », une coproduction belgo-néerlando-israélienne réalisée par Eran Riklis, dont Ben Kingsley et Monica Belluci sont les vedettes.

À propos de la situation politique en Israël, il a dit : « Je pense qu’on a touché le fond avec l’assassinat de Rabin, qui a modelé ma conscience politique d’enfant et le dernier coup fut la guerre de 2014 à Gaza. Et entre les deux, il y a plein d’autres points. Vous vous levez le matin, buvez votre café et lisez le journal. Vous lisez un article et vous dites : alors est-ce le moment où on est devenus fascistes ou non » ?

Vous êtes seul et vous jouez à un jeu, et peu à peu vous vous rendez compte que tout ce que vous faites est de continuer à vous poser cette question et de jouer à ce jeu, sans décider » a-t-il dit.

Pour autant, Tiran a insisté sur le fait que la situation politique n’est pas la raison principale pour laquelle il quitte le pays, et qu’il ne se considère pas comme un « exilé politique ».

« Si la loi de l’État-Nation est une référence à partir de laquelle vous calculez où en est la société israélienne, alors la loi est clairement raciste, inégalitaire ; c’est une nouvelle étape dans le tournant nationaliste pris ici. D’un autre côté, je dis qu’elle n’est pas seulement mauvaise. Pourquoi ? Parce qu’elle extirpe une sorte d’inconscient collectif qui a toujours existé ici » a-t-il dit.

« La Déclaration d’Indépendance et le discours sur l’égalité et les valeurs, tout ça c’était l’auto-lissage d’une fanfaronnade colonialiste d’un libéralisme éclairé. Il y a des gens qui se caractérisent encore par «centre-gauche » et qui pensent toujours que s’ils mettent le mot égalité dans la loi, tout ira bien. Ce n’est pas mon avis. Et vraiment, le contre-argument justifié par la droite était : Attendez, il y la Loi du Retour. Qu’est ce qui fait que c’est seulement la loi de l’État-nation qui vous rend fous ? » remarque-t-il.

Donc vous dites que le sionisme est un racisme, de toute façon ?

Oui

Que le sionisme est un colonialisme ?

Oui, exactement. Donc il nous faut tous regarder la vérité en face, et choisir son camp.

Source: Haaretz

Traduction SF pour BDS France

 




STOP À LA RÉPRESSION CONTRE BDS FRANCE MONTPELLIER ET SES MILITANT.E.S !

M. LE MAIRE DE MONTPELLIER, C’EST L’APARTHEID ISRAÉLIEN QU’IL FAUT SANCTIONNER !

 Communiqué

La campagne BDS France Montpellier remercie chaleureusement les personnes qui se sont mobilisées mardi 28 août en solidarité avec les 3 militant.e.s auditionné.e.s suite à une plainte du BNVCA. Il remercie également tous les comités qui publiquement ou non leur ont adressé des messages ainsi que toutes les personnes qui  ont envoyé messages et sms de soutien. Il est bon de compter ses ami.e.s.

 

Les lundi, mardi et mercredi 29 août ont été pour BDS France Montpellier et trois de ses militant.e.s (Saadia, Manu et José-Luis) des jours de convocation à la police pour audition suite à diverses plaintes.

– Depuis janvier 2018, à ce jour et à notre connaissance, 13 PV municipaux de classe A ont été dressés. La plupart pour « occupation illégale de l’espace public » (Stand BDS place de la Comédie) mais également pour une distribution de tracts dans Les Halles de La Paillade et une distribution de tract devant l’Agora (spectacle de danse de la saison France Israël), plus 3 PV-contravention (pour bruit). Ces PV sont tous établis au nom de José-luis.

– S’ajoutent 2 plaintes déposées contre le même militant : en mars 2017 par l’avocat montpelliérain du BNVCA David Mendel qui avait plaidé contre Saadia et Husein, pour « Menaces contre un avocat ». Plainte classée sans suite après audition. Plainte du BNVCA pour « discrimination » suite à la campagne menée contre l’annulation du spectacle soutenu par le ministère de la culture israélien au théâtre Jean Vilar en mars 2018. Plainte contre Saadia, Manu et José-Luis dont l’audition avait lieu le mardi 28 août 2018.

– Et une troisième plainte déposé par une policière municipale pour «  diffamation à l’encontre d’un représentant de l’autorité publique » contre josé-Luis dont l’audition avait lieu le mercredi 29 août 2018.

Soit au total pour les 8 mois premiers mois de 2018 : 13 PV classe A au tribunal de police, 3 contraventions (amende forfaitaire de 68€)  et 3 plaintes auprès du procureur.

Deux PV municipaux pour « occupation illégale » avaient été dressés l’un en 2016 et l’autre en 2017. Il n’y a pas eu d’audition pour 2017 et  l’audition de 2016 est restée sans suite. De même l’audition pour port du tee shirt est restée sans suite.

Jusqu’à présent toutes les plaintes, y compris la dizaine de plaintes de LIDL contre les militant.e.s, sont restées sans suite. Il est vrai que les motifs et arguments des plaignants ainsi que la nature non-violente, légitime et argumentée des actions BDS donnent peu de prise à de réelles poursuites. Les ennemis de BDS ne l’ignorent pas et cela révèle le véritable motif de ces PV et plaintes. Il s’agit d’une méthode de harcèlement destinée à intimider les militants, leur faire perdre du temps, les décentrer de leurs activités offensives contre l’apartheid israélien au profit de campagnes de défense de la liberté d’expression de BDS. A quoi s’ajoute plus récemment les amendes qui sont une autre forme d’attaque du BDS par l’argent.

 

La LICRA et les sionistes de Montpellier, en faisant de Montpellier dès 2015, à l’occasion du sale procès contre Saadia et Husein le laboratoire de la lutte contre BDS avaient espéré discréditer BDS France Montpellier et interdire son expression publique sur la Comédie et ailleurs. Ils ont lamentablement échoué. Ces trois dernières années ont vu un développement sans précédent des actions de BDS France Montpellier et en 2018 tout particulièrement dans le domaine du boycott culturel avec la mobilisation extraordinaire des commerçants et des habitant.e.s de la Paillade  qui ont participé à la campagne pour le boycott d’un spectacle soutenu par l’État d’apartheid israélien et  des 36 artistes et acteurs.trices culturel.les qui ont appelé à l’annulation de la saison France Israël et appelé au boycott des spectacles de danse de cette saison à Montpellier.

Malgré ce, la municipalité de Montpellier s’obstine aveuglément à poursuivre dans cette voie de la répression de BDS, dans cette voie de soutien à l’État d’apartheid israélien, à ses violations du droit international et des droits humains.

En avril dernier le MAN a déposé une demande d’autorisation pour un stand de « solidarité à la Palestine »  pour fin juin. Cette sixième demande des associations a été refusée une nouvelle fois, renvoyant le stand place Bec (un lieu très peu passant et totalement différent de la place de la Comédie).

 

Au moment où la population héroïque de la Bande de Gaza maintient ses mobilisations dans le cadre de la Grande Marche du Retour et au moment où Israël vient de consacrer et officialiser la nature d’apartheid de son régime par la loi fondamentale qui fait d’Israël « l’État nation du peuple juif » à l’exclusion de toutes les autres ethnies et religions, nous voulons dire à tous.tes nos ami.e.s et sympathisants qui nous soutiennent et nous encouragent que ce n’est pas maintenant que nous allons lâcher les Palestiniens et le combat à leur côté pour la fin de la colonisation, le retour des Réfugiés et l’égalité des palestiniens d’Israël.

 

On lâche rien !

 

Campagne BDS France Montpellier

1 septembre 2018




LES MENACES, INTIMIDATIONS ET PÉNALITÉS ILLÉGITIMES N’ARRÊTERONT PAS LA MARCHE DE LA CAMPAGNE BDS FRANCE MONTPELLIER CONTRE L’APARTHEID ISRAÉLIEN.

Créé en mars 2009 le comité BDS France Montpellier a initié dès mai 2009 la Coalition contre Agrexco qui s’est développée avec l’aide du comité national palestinien au plan national puis européen. Coalition qui a remporté la première grande victoire de boycott contre le fleuron de l’entreprise coloniale de fruits et légumes israélienne : Agrexco-Carmel, introduite à Sète par le très sioniste G. Frèche dont la disparition précèdera d’un an celle d’Agrexco dont la liquidation sera prononcée par le tribunal de tel Aviv en novembre 2011.

Depuis la Campagne BDS France Montpellier développe une intense activité non-violente pour le boycott d’Israël ce qui lui vaut l’animosité et la hargne des sionistes montpelliérain.e.s. qui voudraient bien le faire interdire.

En juin 2014 B. Netanyahou décrète que BDS représente une « menace stratégique » pour Israël, débloque des millions d’euros et lance une campagne internationale pour combattre BDS au prétexte que l’antisionisme est un antisémitisme.

LE 8 juillet 2014 Israël lance son attaque contre Gaza avec la complicité des occidentaux, dont la France qui par la voix de son président (Hollande) et premier ministre (Valls) socialistes déclarent qu’Israël « peut utiliser tous les moyens pour se défendre ». BDS Montpellier, MIB34 et NPA 34 occupent les locaux de la fédération PS34 en signe de protestation à ce soutien à l’attaque contre Gaza.

Début août 2014, alors que c’était une action collective et politique, le PS34 dépose une plainte nominative pour « dégradation de biens privés » contre un porte-parole de BDS Montpellier. Vingt jours plus tard un second porte-parole BDS Montpellier fera l’objet d’une plainte identique.

Les plaintes du PS34 sont la première opération de criminalisation du BDS à Montpellier.

Mi-août, dans la foulée, la LDH34, dont les liens avec le PS34 sont bien connus[1], annonce le dépôt d’une plainte contre deux autres porte-parole de BDS France Montpellier. La plainte est déposée en octobre par la LDH nationale, suivie du MRAP et de leur partenaire la LICRA. Suivront les officines sionistes bien connues : BNVCA, France Israël et Avocats sans Frontières.

A partir de là, grâce au procès des deux porte-parole BDS, Montpellier devient le laboratoire sioniste de la lutte contre le BDS et pour son interdiction au prétexte d’antisémitisme.

Au micro, Jean-Luc Bonnet, président de la LICRA Montpellier

Première étape : obtenir l’interdiction de toute expression publique de BDS France Montpellier. S’appuyant sur les motifs de la plainte de la LDH, la LICRA multiplie les pressions sur la préfecture et la municipalité et cible l’interdiction du stand BDS place de la Comédie.

JEAN LUC Bonnet, avocat, est président de la LICRA Montpellier. Voici 3 de ses tweets, les autres sont à l’avenant..

Le 30 mai 2014 la LICRA, fer de lance du CRIF, CCCJM, B’nai B’rith et autres sionistes de la région, réunit 250 personnes de la région qui manifestent à Montpellier, frontalement contre BDS dont ils demandent l’interdiction du stand place de la Comédie.

Le 31 mai 2015 le maire de Montpellier, le doigt sur la couture du pantalon, annonce dans la presse que désormais les stands BDS Montpellier sur la Comédie seront soumis à une autorisation municipale déposée 2 mois à l’avance. Alors que depuis plus de 8 ans sous 3 municipalités (Frèche, Mandroux et Saurel depuis un an) le stand Palestine avait été toléré sans aucun problème.

A partir du 31 mai 2015 « la chasse au BDS » est ouverte.

 Le 17 octobre 2015 la police attaque et détruit le chapiteau BDS place de la Comédie. Le premier PV pour « occupation illégale de l’espace public » est dressé contre BDS France Montpellier.[2]

Le 31 octobre 2105, du jamais vu, la préfecture interdit en urgence une manifestation BDS déclarée dont le parcours et les modalités avaient été acceptées par les deux parties. Parmi les motifs, faisant fi de la présomption d’innocence , la préfecture mentionne le procès en cours contre les deux porte parole BDS.

En 2016, BDS France Montpellier sera présent avec ou sans chapiteau chaque fois que la situation en Palestine l’exigera. Trois grands rassemblements de « soutien inconditionnel à la  la liberté d’expression de BDS Montpellier » se tiendront, soutenus par une quinzaine de partis, syndicats et associations. Chacun tenant son propre stand en signe de solidarité et pour la liberté d’expression de tous.

En 2017, cinq demandes d’autorisations de stand place de la comédie « en solidarité à la Palestine » seront déposées (dans les délais et dûment remplies) par 3 associations distinctes. L’autorisation sera systématiquement refusée pour la Comédie et les demandeurs sont renvoyés « Place Bec » où évidemment le public est très différent et beaucoup moins nombreux.

En 2018, en solidarité avec la Grande Marche du Retour des palestiniens de Gaza, BDS France Montpellier décide d’être présent sur la Comédie chaque samedi en soutien aux manifestations non-violentes des manifestant.e.s de Gaza le vendredi.

La police municipale à chaque fois et à deux reprises la police nationale sont venus dresser un PV pour « occupation illégale de l’espace public ».

Au total 12 PV ont été dressés au nom d’un des porte-parole de BDS France Montpellier.

Signalons qu’en 2016, Nuit Debout tenait tous les samedis – sans autorisation bien sûr – son stand et ses réunions à moins de deux mètres du stand BDS France Montpellier sans être molesté par la police qui venait systématiquement demander au stand BDS de partir et verbalisait.

En 2018 on assiste à un harcèlement significatif de la part de la police qui se manifeste de deux façons :

  • D’une part BDS est doublement verbalisé le même jour au prétexte de deux motifs différents.
    • 1) La police verbalise un militant pour « occupation illégale de l’espace public » (PV de catégorie A relevant du tribunal de police) et en plus :
    • 2) un porte parole de BDS Montpellier (le même) reçoit par la poste pour le même jour, une contravention de 68€ pour :
      • « Émission de bruit portant atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l’homme » (19 mai Place de la Comédie à 16h01).
      • Bruit ou tapage nocturne troublant la tranquillité d‘autrui » (16 juin Place de la Comédie 19h30)
      • Bruit ou tapage nocturne troublant la tranquillité d‘autrui » (30 juin Bd. Louis Blanc, 21h30).Un PV pour « bruit portant atteinte à la santé de l’homme » c’est une première ! Mieux, ce jour là,  le 19 mai 2018,  BDS France avait appelé à une manifestation (déclarée en préfecture et donc autorisée) et au moment de la contravention pour « bruit » (Place de la Comédie 16h01) la manifestation était dans la rue de la loge, presque au niveau de la place Jean Jaurès et n’était plus place de la comédie.
  • D’autre part BDS Montpellier est verbalisé partout où il s’exprime et pas seulement Place de la comédie:
    • Le 10 mars 2018 un porte-parole a été verbalisé pour avoir utilisé une petite sono portable dans les halles de La Paillade. (il a été auditionné à la police pour ça)
    • Le 30 juin 2018 la contravention reçue pour « bruit » a eu lieu sur le Bd Louis Blanc, lors de l’action appelant au boycott du spectacle de la saison France Israël.

C’est à dire que toute expression publique de BDS France Montpellier est aujourd’hui l’objet d’intimidations et de pénalité de la part de la police municipale ou nationale.

L’atteinte à la liberté d’expression de BDS France Montpellier est flagrante.

 

Enfin dernier fait en date :

Trois des porte-parole de BDS Montpellier, sont convoqués le 28 août à 9h au commissariat central pour audition en raison d’une plainte déposée par le BNVCA [3]

Motif :

(…) Il est soupçonné d’avoir commis ou tenté de commettre l’infraction de discrimination selon l’article 225 du code pénal. ».

Les fait incriminés sont relatifs à l’action de boycott du spectacle soutenu par le ministère de la culture israélien qui a eu lieu les 20 et 21 mars au théâtre Jean Vilar à La Paillade.

 

Malgré les interdictions et les PV, BDS France Montpellier a maintenu les stands place de la Comédie ces 3 derniers mois, en soutien à la Grande Marche du Retour des Gazaoui.e.s, lesquel.e.s ne font que demander l’application de la résolution 194 de l’ONU. Leur combat héroïque est conforme au droit international, notre soutien à cette lutte est donc légitime ! Notre combat est non-violent et, en conscience, nous avons choisi la désobéissance civile comme mode de résistance face à l’instrumentalisation des règlements municipaux et policiers en vue de faire passer sous silence les massacres commis à Gaza en ce moment. Nous continuerons à faire connaître, partout, où et quand il le faudra, les crimes israéliens et mobiliserons la population dans les actions BDS contre l’apartheid israélien qui constitue un crime contre l’humanité.

 

Au moment où la « Loi fondamentale » consacre « Israël en tant qu’État national du peuple juif » et donc officialise l’apartheid à l’égard des Palestiniens d’Israël, officialise Jérusalem capitale d’Israël, officialise le refus du retour des réfugiés palestiniens et promeut au rang de « valeur nationale le développement de la colonie juive » et donc la colonisation, supprime la langue arabe comme seconde langue officielle en Israël, il est plus que jamais urgent de répondre à l’appel BDS Palestinien et d’amplifier les actions BDS. 

 

Contre la répression et pour la liberté d’expression de BDS,

Nous appelons nos partenaires, ami.e.s et toutes personnes éprises de justice à manifester leur solidarité contre l’apartheid israélien et pour la liberté d’expression de BDS Montpellier.

 

Rassemblement devant le commissariat central

Mardi 28 août 2018 à 8h30

(Rue du Comte de Melgueil Tram : arrêt Voltaire)

[1] L’ex-trésorier du PS34, le même qui a fait expulser par la police les occupants des locaux du PS34 et partie prenante de la plainte contre les deux porte parole BDS est aujourd’hui … président de la LDL Montpellier.

[2] La police ne réussira pas à enlever le chapiteau Palestine car les ami.e.s et les nombreux passant.e.s s’interposeront. Néanmoins elle cassera plusieurs portants metallique le rendant inutilisable. Une collecte spontanée immédiate réunira 350 p€ pour un nouveau chapiteau !

[3] Bureau National de Vigilance Contre l’antisémitisme, dirigé par Sammy Ghozlan, ancien commissaire de police d’extrême droite qui a fait son alya en 2015 et qui dirige son association depuis Israël.




Défendre le cadre politique du boycott culturel d’Israël

ON NE DANSE PAS AVEC L’APARTHEID ISRAÉLIEN, ON LE BOYCOTTE !

La majorité des arguments contre le boycott culturel met en avant l’opposition des artistes israélien.ne.s à la politique de leur gouvernement. Ce faisant, les adversaires du boycott culturel déplacent le débat et opèrent une substitution de cible. Dès lors le débat ne porte plus sur les crimes de l’État d’apartheid israélien, sur le blanchiment de ses crimes et comment le boycott culturel peut-il contribuer à les stopper ? mais il porte sur l’évaluation de l’engagement des artistes israélien.ne.s contre la politique de leur gouvernement et le soutien à leur apporter. La cible n’est plus Israël, sa politique criminelle  et comment la combattre ; l’objectif n’est plus de faire pression sur Israël. La cible c’est le  boycott culturel qui s’attaque aux « courageux » artistes israéliens et l’objectif est comment les « protéger » du boycott.

Si on écarte les ennemis des Palestiniens sans doute à l’origine de ce montage pervers habituel de la propagande israélienne qui transforme en victime l’agresseur, on peut faire l’hypothèse que la facilité de dérapage vers ce procédé et son adoption par la grande masse des gens qui disent et pensent sincèrement « soutenir les Palestiniens » tient d’une part, à  « l’interdit » d’attaquer  frontalement l’État d’Israël qui constitue un véritable tabou et à la prégnance de la stratégie d’Oslo et son idéologie pernicieuse du « dialogue » et de l’égalité entre colonisateur / colonisé qui structurent ce tabou.

 Le rétablissement et le ferme maintien du « cadre palestinien » du débat sur le boycott culturel sont la condition de sa compréhension et de son développement.

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Une centaine d’habitants du quartier se sont rassemblés devant le Théâtre jean Vilar pour demander l’annulation du psectacle soutenu par le ministère de la culture israélien.  16 décembre 2017.

UN COURANT D’OPINION S’OPPOSE AU BOYCOTT CULTUREL AU NOM DU SOUTIEN AUX ARTISTES ISRAÉLIENS CRITIQUES À L’ÉGARD DE LEUR GOUVERNEMENT.

Voici l’exemple significatif de deux personnalités qui présentent leur refus du boycott comme une position en faveur des intérêts des Palestiniens et qui rejoint le courant d’opinion rencontré lors des diffusions de tracts à l’entrée des spectacles.

Dans une discussion privée, le directeur du théâtre Jean Vilar n’hésite pas à déclarer que oui, il y a un apartheid israélien vis à vis des Palestiniens, qu’il n’est pas pour les états religieux, qu’il ne soutient pas un État juif. Et dans les échanges par mail avec BDS France Montpellier, il justifie en ces termes son opposition au boycott d’un spectacle soutenu par le ministère de la culture israélien : « We love arabs est (…) un spectacle impitoyable envers les préjugés qui frappent les Arabes (…) il ne parle pas d’Israël mais de racisme et de fraternité retrouvée (…) il ne fera que réveiller les consciences sur le caractère profondément absurde du racisme (…) chaque communauté rejetée constitue une perte culturelle immense pour celui qui la rejette (…) j’ai donc bon espoir que vous partagerez ma conviction qu’aucun boycott culturel n’a sa place au théâtre Jean Vilar ».

Ainsi après avoir condamné en privé Israël, il justifie son opposition au boycott en raison du contenu du spectacle qu’il juge « antiraciste » et qu’il qualifie indirectement de critique à l’égard de la politique israélienne. 

Dans le dialogue à trois [1]que BDS France Montpellier entretient avec Marlene Monteiro Freitas, qui a créé et inauguré à Tel Aviv le spectacle (avec la Batsheva) produit dans le cadre de la saison France Israël au festival Montpellier Danse, celle-ci déclare : «(…) Ce fut une occasion de mieux comprendre ce qu’a été la Nakba (grâce à l’atlas de S.H. Abu-Sitta), comment tout s’est passé et que ce fut un processus de «nettoyage ethnique» (ici le pionnier a été Benny Morris, mais clairement la référence principale est Ilan Pappé, qui est un partisan actif de BDS), la dépossession des Palestiniens, la violence continue constituée par les colonies (très bien documentée par un certain nombre d’ONG) et comment tout cela fait partie de la carte d’identité colonialiste de l’idéologie sioniste (comme Shlomo Sand l’a argumenté, à juste titre), l’extrême violence que constitue l’occupation d’Hébron.(…) Bien que tout cela soit vrai, mon expérience artistique et professionnelle avec les gens de Batsheva m’amène à des conclusions très différentes à leur sujet que ce que vous suggérez (souligné par nous). En effet, je crois qu’ils sont pertinents sur le plan artistique et rien ne me fait croire qu’ils soutiennent l’oppression du peuple palestinien, les colonies, etc., plutôt le contraire. En effet, je crois qu’Ohad Narin et sa troupe constituent des amis de la cause palestinienne. Je me demande si le fait de les boycotter n’aliène pas les amis de votre cause ?! »(…)

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Affichage de la banderole et diffusion de tracts avant les specatcles boycottés. A droite, chemise blanche, lunettes noireS, le directeur du Festival Montpellier Danse qui a mené le blackout dans les médias locaux pour empêcher la publication de l’Appel des 36 artistes Montpelliérain.ne.s.

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Chez ces deux personnes, il y a – du moins en privé – une condamnation radicale de la politique gouvernementale israélienne et au delà, une condamnation du système d’apartheid chez l’un, du nettoyage ethnique et du sionisme chez l’autre. Puis aussitôt après, ignorant totalement le cadre de l’argumentation palestinienne du boycott culturel qui cible la manoeuvre de propagande israélienne, il-elle opèrent un glissement en prenant la défense d’un spectacle en raison de son contenu et la défense d’une troupe de danseurs en raison de leur supposée opposition individuelle à cette même politique israélienne. Faisant comme si le boycott s’attaquait aveuglément aux artistes, ils remplacent le débat sur la manipulation gouvernementale israélienne par un débat sur l’appréciation d’un contenu de spectacle ou sur l’engagement des artistes contre la politique de leur gouvernement.

LA SAISON FRANCE-ISRAËL UN PROTOTYPE INCONTESTABLE DE PROPAGANDE ÉTATIQUE

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 La saison France Israël est un cas d’école en matière d’opération d’instrumentalisation de la culture à des fins de propagande étatique. En voici la définition sur le site de l’Institut français :  « Les Saisons croisées sont décidées au plus haut niveau de l’État et reflètent les orientations stratégiques de la politique culturelle extérieure de la France ».

– (…) La Saison France-Israël 2018 a ainsi pour ambition de montrer la vitalité de la relation bilatérale dans les domaines culturels et scientifiques, de marquer une nouvelle étape dans les relations économiques et de renouveler le regard que portent les Français sur Israël et les Israéliens sur la France.

Cette instrumentalisation est tellement évidente qu’elle a fait bondir dès le 4 mai 2018, 80 personnalités du monde des arts et de la culture (https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/040518/contre-la-saison-france-israel?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=Sharing&xtor=CS3-66) , rejointes par 36 arce-israel/)

qui ont déclaré : «Pour nous, (…) cette initiative, sous couvert de promouvoir le dialogue et l’échange, est en réalité l’un des moyens mis en œuvre par le gouvernement israélien pour redorer le blason de l’Etat d’Israël, passablement terni par sa politique chaque jour plus dure à l’encontre des Palestiniens et son statut de start-up nation du sécuritaire. Comme l’a dit Reuven Rivlin, président de l’Etat d’Israël, « les institutions culturelles forment une vitrine dans laquelle Israël présente d’elle-même une image démocratique, libérale et critique ». Par solidarité avec les Palestiniens, nous refusons de figurer dans cette vitrine, nous ne participerons pas à la Saison France-Israël et nous appelons à ne pas y participer sous quelque forme que ce soit. »

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Les représentant.e.s des 36 artistes et acteur.trice.s culturel.le.s lors de la conférence de presse du 25 juin 2018 à Montpellier

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Confronté au même dilemme dans un autre contexte, le directeur artistique du Théâtre National du Portugal, Tiago Rodrigues a annulé son spectacle à Tel Aviv en juin 2018. En mai dernier, dans une lettre publique d’une très grande honnêteté intellectuelle, il déclare : « J’ai décidé de ne pas présenter mon spectacle en Israël festival en juin parce que je crois que c’est la seule façon de garantir que mon travail artistique ne servira pas à justifier ou à soutenir un gouvernement qui commet délibérément des violations des droits de l’homme et est actuellement en train d’attaquer violemment le peuple palestinien.(…) Je comprends maintenant qu’il est impératif de prendre une position claire. J’ai donc décidé non seulement d’annuler ma présence en Israël festival, mais aussi d’adhérer au mouvement de boycott culturel à Israël, dans la conviction que la pression globale et collective pourrait produire des résultats similaires à ceux du boycott à l’Afrique du sud pendant l’apartheid. »

Il est tout de même surprenant qu’une personnalité aussi perspicace et vive d’esprit que Marlene Monteiro Freitas refuse de voir dans la saison France Israël l’opération de blanchiment pourtant officiellement annoncée dans la présentation de cette saison destinée :« à renouveler le regard des français sur Israël » et massivement dénoncée en France. Surprenant qu’elle se soit laissée de A à Z instrumentaliser par un État qu’elle reconnaît coupable de la Nakba, de nettoyage ethnique, de colonisation etc. Surprenant que malgré les explications fournies par BDS Montpellier et par Riham Barghouti, une artiste palestinienne, elle continue d’ignorer le problème et réponde complètement à côté du sujet, sur l’engagement des artistes : »(…) rien ne me fait croire qu’ils soutiennent l’oppression du peuple palestinien, les colonies, etc., plutôt le contraire. En effet, je crois qu’Ohad Narin et sa troupe constituent des amis de la cause palestinienne. Je me demande si le fait de les boycotter n’aliène pas les amis de votre cause ?! »(…).

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Bouclage policier de  tout le quartier pour les 3 représentations de la Batsheva. Durant les 3 soirées, BDS Montpellier a diffusé des tracts et affiché 40 portraits des 139 martyrs de la Bande de gaza assassinés froidement par les snipers de l’armée israélienne.

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METTRE EN OEUVRE LE BOYCOTT CULTUREL CONFRONTE À L’INTERDIT D’ « ATTAQUER » ISRAËL

On peut donc légitimement s’interroger sur le fond politique de l’opposition au boycott culturel au nom de la défense des artistes israéliens et de la « liberté d’expression » car ce type d’argument opère un renversement des cibles et des objectifs. Alors que l’appel au boycott cible explicitement l’État d’Israël, les opposants au boycott culturel ciblent BDS qu’ils accusent d’attaquer les artistes israéliens, voire la culture en général. Ce faisant, ils éliminent du débat les causes et motifs fondamentaux du boycott d’Israël, c’est à dire la colonisation de peuplement, le système d’apartheid, le refus du retour des réfugiés et du coup, protègent Israël des attaques et des critiques sur ces sujets. Plus grave, ils lui substituent BDS mis en position de censeur et d’ennemi de la liberté d’expression, certains allant même jusqu’à en faire l’adversaire des Palestiniens. Sans doute ignorent-ils que le mouvement BDS international qui appelle au boycott est Palestinien et sous direction palestinienne ( !).

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15 mai 2018 lors de la manifestation contre la saison France Israël au Festival Montpellier Danse.

Il ne fait aucun doute que cette construction qui transforme la victime en agresseur est destinée à brouiller les cartes et à protéger Israël des critiques. Pour autant ce glissement se rencontre chez des gens qui non seulement disent désapprouver la politique israélienne mais qui affirment soutenir le peuple palestinien. Comme si au moment de sanctionner Israël par le boycott  un blocage psychologique et politique interdisait la prise de décision et l’acte. Impossible de s’en prendre frontalement à Israël. L’intériorisation des interdits sionistes, le poids de la menace d’antisémitisme, les restes d’une culpabilité européenne et française héritée de la collaboration avec l’occupant nazi associés à l’idéologie pernicieuse des accords d’Oslo, font obstacle à la décision rationnelle de sanction. Cet obstacle provoquerait ce que certains nomment une « dissonance cognitive » ouvrant la porte à n’importe qu’elle issue permettant d’échapper au dilemme[2]. La défense des artistes israéliens est une issue facile.

Le principal objectif des accords d’Oslo [3] était de  fournir aux pays occidentaux un leurre, l’illusion d’un « processus de paix » à l’abri duquel Israël pourrait amplifier sa politique coloniale. Ce leurre avait pour fonction de masquer le fait colonial, présenter Israël comme le champion du « dialogue » et imposer une symétrie de considération et de traitement entre deux « peuples » mis à égalité comme s’il n’y avait pas d’un côté le colonisateur et de l’autre le colonisé. C’est ce que les palestinien.nes appellent et dénoncent sous le terme de « normalisation ». Cela a fonctionné si bien que l’opinion occidentale a été formatée pour considérer qu’Israël est une « démocratie comme les autres » et qu’il est « normal » d’avoir avec elle des relations « normales ». C’est ce qui amène à trouver « normale » la saison France Israël, à trouver « normal » d’inviter, diffuser ou aller voir des spectacles soutenus officiellement par l’État israélien et « normal » de s’opposer au boycott culturel de ces spectacles.

LES ARTISTES ISRAÉLIENS QUI S’EXPORTENT AVEC LE SOUTIEN DE LEUR GOUVERNEMENT: PARLONS-EN !

« Nous enverrons à l’étranger des romanciers et des écrivains connus, des compagnies théâtrales, des expositions… On montrera ainsi un plus joli visage d’Israël, pour ne plus être perçus dans un contexte de guerre. » Arye Mekel du Ministère des affaires étrangères juste après l’agression meurtrière contre la Bande de Gaza en 2009.

Les films israéliens ou tout autre spectacle israélien se produisant indépendamment du soutien du gouvernement israélien n’entrainent aucune mesure de boycott. Répétons-le, le boycott culturel ne se décide pas en fonction du degré d’engagement d’un artiste ou du contenu d’un spectacle contre la politique – ou non – de son gouvernement mais en raison du soutien gouvernemental qui l’utilise afin de fabriquer une image trompeuse d’Israël.

Pour autant, s’il faut parler de l’engagement de ces artistes là (qui ne sont pas tou.te.s les artistes israélien.ne.s),  parlons-en !

Avez-vous lu quelque part en Israël ou ailleurs des déclarations de troupes de théâtre, de danse ou d’artistes divers, écrivain.e.s, réalisateur.trice.s etc. condamnant publiquement individuellement ou collectivement le blocus de Gaza, les 134 morts dont 18 enfants assassinés ces derniers mois dans la Bande de Gaza ou en Cisjordanie ou bien sûr condamnant les attaques contre la population civile de la Bande de Gaza en 2009, 2012, 2014 qui ont fait des centaines de morts et des dizaines de milliers de blessés et handicapés à vie ? De telles déclarations n’auraient pas échappé aux Palestiniens qui sont à l’affût de toute prise de position en faveur du BDS, nous le saurions et surtout nous aurions été les premiers à le clamer partout !

Alors tou.t.e.s ces artistes prétendument antiracistes, solidaires des Palestinien.ne.e.s, contre la politique israélienne qui se produisent à l’étranger, les avez vous vu.e.s, entendu.e.s, par exemple, juste avant leur spectacle, leur film ou leur exposition, venir sur le devant de la scène et faire une déclaration publique ? se désolidariser de leur gouvernement et condamner ses crimes ? ou encore appeler à soutenir les trois revendications du BDS Palestinien, la plus grande coalition de la société civile palestinienne jamais réalisée : la fin de la colonisation, le retour des réfugié.e.s dans leurs maisons et l’égalité absolue pour les Palestinien.ne.e.s d’Israël ?

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Comment pourraient-ils le faire puisqu’ils ont signé pour ne pas le faire. En effet, pour être soutenu (financé, sponsorisé, labéllisé etc.) à l’étranger les artistes israélien.ne.s doivent signer un contrat spécial et très confidentiel avec le ministère de la culture. Ce contrat stipule « (…) qu’il ne devra pas se présenter comme un agent, émissaire ou représentant du ministère » mais qu’il s’engage en tant que prestataire « à fournir des services de qualité au ministère » pour « promouvoir les intérêts politiques de l’État d’Israël à travers la culture et les arts, en contribuant à créer une image positive d’Israël » [4]. Certains, comme Hillal Kogan l’a fait à Montpellier, n’hésitent pas à mentir et disent n’avoir rien signé. Ca se comprend, il n’y pas de quoi être fier.

Ces artistes savent très bien dans quel cadre et dans quel but leurs prestations sont utilisées par le pouvoir sioniste. Ce qui pose non seulement la question de leur probité intellectuelle mais celle de leur positionnement éthique. Se pose également la question de la nature de ces « œuvres » à l’export qui sont diffusées dans le cadre d’une « liberté d’expression » contrôlée par l’État d’Israël qui leur accorde le label de son soutien à l’exportation.

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Check-point de la police aux entrées des spectacles de la saison france israël à Montellier. 30 juin 2018. Diffusion de tract de la campagne BDS France

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[1] Echanges de mails entre M. Monteiro Freitas, BDS France Montpellier et le PACBI (Comité Palestinien pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël). Le PACBI membre fondateur du mouvement BDS palestinien est la composante spécialisée des questions académiques et culturelles du BNC (Comité National Palestinien du BDS).

[2] C’est également ce qui explique la position de certain.e.s, favorables à l’annulation de la saison France Israël mais opposé.e.s au boycott de la même saison. Dans les deux cas cela signifie que les spectacles n’aient pas lieu. Mais les tenant.e.s de l’annulation qui demandent aux décideurs de la saison de prendre la décision et mettre en acte le retrait, s’épargnent de sanctionner eux-elles-mêmes Israël ils-elles délèguent aux gouvernements le soin de le faire. La démarche de boycott est toute autre. Le boycott implique que chacun.e d’entre nous décide de la sanction et s’implique personnellement dans la mise en acte de la sanction (boycotter et appeler au boycott). Le boycott est une action directe personnelle, l’annulation est une délégation de la décision et de l’action à d’autres. L’appel des 80 combine les 2, appelle à l’annulation mais également au boycott, sans employer le terme (« nous ne participerons pas et appelons à ne pas y participer sous quelque forme que ce soit »).

[3] Certains dont Edward Said et bien d’autres avaient immédiatement dénoncé le danger politique de ces accords.

[4] Cet aspect est largement développé dans l’article : Boycotter les productions culturelles de l’État d’apartheid à l’export, c’est aussi défendre les droits des artistes israéliens

 




ILS-ELLES PERSISTENT ET SIGNENT ! les 36 artistes et acteur.trice.s culturel.le.s de Montpellier pour le boycott de la saison France Israël !

Ils sont 36 à avoir rejoint l’Appel national des 80 personnalités du monde des arts et de la culture pour l’annulation de la saison France Israël et lancé leur propre appel au boycott des spectacles de la saison France Israël.

Inédite à Montpellier, cette courageuse initiative, immédiatement soutenue par la campagne BDS FRANCE Montpellier, a provoqué la colère des pouvoirs locaux et de la direction du festival Montpellier Danse qui a décidé d’une double offensive :

– Mise en place d’un bouclage policier surdimensionné pour créer de toute pièce le climat et la crainte d’un attentat terroriste. Assimilant ainsi l’appel au boycott de BDS France Montpellier et des 36 artistes locaux à la menace « terroriste ».

– Organiser le black-out complet des médias locaux sur l’appel au boycott des spectacles de la saison France Israël et tout particulièrement « l’appel des 36 » qui a été superbement ignoré par la presse écrite, radio et TV locales.

Extraits de le conférence de presse  du 25 juin 2018.

 

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COMMUNIQUÉ :

Nous, artistes résidents à Montpellier, signataires de l’appel au boycott de la soirée de la Batsheva dans le cadre de la saison France Israël, justifions notre prise de position, solidaires des 80 artistes parisiens, déjà signataires.

Nous avons un profond respect pour tous les artistes venant du monde entier, quand ils sont invités en tant que troupes, cinéastes, musiciens, écrivains … La troupe Batsheva fait un travail artistique de grande qualité auquel nous sommes naturellement sensibles.

Mais quand les gouvernements français et israéliens organisent une saison culturelle appelée France-Israël, pour redorer l’image de l’état d’Israël, blanchir les consciences au travers de ses artistes, nous sommes vraiment choqués.

Les derniers évènements lors des manifestations pacifiques dans les territoires occupés ont été le théâtre de ripostes meurtrières de la part de l’armée Israélienne, sans compter les bombardements de Gaza, la situation d’apartheid qui empire chaque jour, la colonisation sauvage elle-même installée sur des vols de terre et destruction de dizaines de villages Palestiniens, repoussant dans un avenir plus que lointain une soi-disant paix et un état palestinien autonome.

Devant ces massacres, cette politique coloniale délibérée, cette instrumentalisation politique de la culture, les artistes signataires ont décidé de répondre présents à cet appel au boycott, parce que c’est le gouvernement d’Israël en accord avec le gouvernement Français qui a organisé cette saison culturelle.

Non à la saison France-Israël. Tous les évènements sous ce label seront boycottés.

Bienvenue à la Batsheva dans un cadre Culturel et Artistique authentique.

Montpellier le 5 juillet 2018

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Les 36 signataires artistes résidents à Montpellier

Henri d’Artois/ Musicien, Compositeur

Patrice Barthès/ Chorégraphe, Artiste plasticien,

Marc Baylet Delperler /Comédien, Metteur en scène,

Aliénor Bertrand/ Philosophe, Auteure,

Mathias Beyler /Comédien,

Corinne Cartaillac/ Productrice,

Brigitte Challande/ Administratrice culturelle

Youssef Charifi/ Producteur,

Manu Chevalier/ Musicien de jazz,

Claire Engel /Comédienne,

Nina Faure/ Réalisatrice,

Denis Fournier/Batteur, Compositeur,

Marina Gilabert/ Danseuse,

Marc Ginot/Photographe,

Michaël Glück /Écrivain,

Doudou Gouirand/ Musicien,

Dominique Guerrero/ Réalisatrice

Dag Jeanneret/Comédien-Metteur en scène,

Luc Jennepin/Photographe,

Sarah Limorte /Réalisatrice,

Claude Marre/ Réalisateur,

Michel Marre/Musicien,

Luciana Menendez/ Chanteuse réalisatrice,

Pauline Molozay/ Réalisatrice,

Flavio Polizzy/ Metteur en scène, Chanteur

Laure Pradal/Réalisatrice,

Roland Ramade /Musicien,

Renata Roagna/ Comédienne, Chanteuse

Carmen Rueda/ Régisseur lumière

Jean-Christophe Robert/ Peintre (Sète)

Luc Sabot/Metteur en scène comédien,

Patrice Soletti/ Guitariste,

Daniel Séverac/Musicien,

Jackie Taffanel/ Chorégraphe,

Denis Taffanel/ Danseur contemporain

Daniel Villanova/ Comédien

 




La saison France-Israël : une saison policière made in Israël !

 

barrage

Les gens sont agacés de devoir contourner le barrage sans avoir d’explication.

Un quartier totalement bouclé et quadrillé par les checkpoints policiers pour « protéger » , les 28, 29 et 30 juin les trois représentations du premier spectacle israélien (Batsheva Dance company) de la saison France Israël à Montpellier dans le cadre du festival de Danse de Montpellier.

UN BOUCLAGE ET UN QUADRILLAGE POLICIER ABUSIF ET ABSURDE

  • Les deux lignes de tram (1 et 4) ont été interrompues de 20h30 à 23h30 et elles le seront durant les 3 jours des représentations de la Batsheva occasionnant une gêne considérable pour les usagers.
  • Les habitant.e.s du quartier bouclé se sont vu.e.s demander attestation de domicile et carte d’identité pour pouvoir rentrer chez eux-elles !! Ce qui a posé de nombreux problèmes puisqu’ on ne se balade pas avec une quittance de loyer ou relevé téléphonique dans la poche.
  • Les promeneurs et autres passants ont dû faire des détours et perdre du temps …

LA PRESSE DANS LE COLLIMATEUR :

INTERDICTION DE PARLER DU BOYCOTT DES SPECTACLES DE LA SAISON FRANCE ISRAËL

A chaque check-point, aux côtés de la police la direction du festival avait posté un employé chargé de vérifier les noms des journalistes.  Présenter sa carte de presse et le billet d’entrée pour passer ne suffisait pas. Un journaliste de l’AFP en a fait la désagréable expérience. Il a été refoulé car son nom n’était pas sur la liste des journalistes établie par la direction du festival ! Devant nous un journaliste a dû poireauter cinq bonnes minutes le temps de la vérification … Il y a une semaine le directeur du festival a déclaré sur France 3 qu’il refuserait toute interview incluant des questions sur BDS… le ton est donné et les consignes aussi.

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La vice-présidente du CRIF Languedoc-Roussillon se rend au spectacle. Surnommée la « girouette » par les journalistes locaux (elle est passée de la liste PS à la liste de droite puis maintenant à la liste du macronien maire de Montpellier.

Les journalistes ne sont pas toujours décideurs, mais il est révoltant de voir la presse le doigt sur la couture du pantalon obéir aux ordres. Le 25 juin, pas un seul journaliste n’a assisté à la conférence de presse donnée par les 34 artistes et acteur.re.s culturel.le.s de Montpellier en vue d’annoncer leur signature de l’appel des 80 personalités du monde des arts dont J.L Godard, Maguy Marin etc. Pas un seul n’a recontacté les signataires en vue d’une interview… L’hebdomadaire la Gazette a annoncé l’interruption des trams sur son site sans bien évidemment mentionner que c’était en raison du spectacle de la saison France Israël. Aucun journal, radio ou TV ne s’est fait l’écho des nombreux communiqués de la Campagne BDS France Montpellier ni de ses actions pourtant « spectaculaires » menées contre la saison France Israël.

Extraits de la conférence de presse des 34 artistes montpelliérain.ne.s:

Et le 28 juin à 11h, la première conférence de presse de présentation du spectacle de la saison France Israël : (Canine Jaunâtre3) avec la Batsheva, qui était en soi un petit événement, a été annulée au dernier moment ! Il semblerait que la journaliste Sonia Schoonejans ait « pété les plombs » en lisant l’appel des 34 artistes montpelliérain.e.s contre la saison France Israël et le boycott des deux spectacles. jugez-en par vous mêmes :

Je trouve particulièrement honteux, illégitime et surtout contre productif votre action BDS.

 Premièrement, vous ne faites aucune distinction  entre un pays et son gouvernement dont d’ailleurs de nombreux artistes, à commencer par Ohad Naharin, le directeur de la Batsheva, n’approuve pas la politique. Allez-vous aussi boycotter l’Arabie Saoudite, l’Iran et autres dictatures car leur gouvernement assassinent des homosexuels ? Nous n’avons pas non plus entendus vos cris d’orfraies quand en Syrie, des chrétiens étaient crucifiés à cause de leur religion. 

 Deuxièmement, vous vous trompez complètement de stratégie car, plutôt que de condamner les artistes et les intellectuels d’un pays, au contraire, vous devriez les soutenir dans leur position souvent critique face à une certaine politique. Vous avez d’ailleurs fait la même erreur avec Kamel Daoud, intellectuel algérien que vous dénoncez plutôt que de le soutenir dans les critiques pertinentes qu’il émet courageusement face à son pays. 

 Vous  êtes par ailleurs complètement désinformés sur la réalité,  vous désinformez à votre tour le public et déversez votre haine sur l’ensemble de la société. J’espère que très vite la justice se saisira de vos dossiers pour en dénoncer les mensonges, la manipulation et prouver leur nocivité. Car derrière votre obsession d’Israël, pointe votre antisémitisme obsessionnel lui aussi.

 Épargnez-moi dorénavant vos fake news

Sonia Schoonejans

On retrouve dans ce mail tous les clichés et poncifs les plus grossiers et stupides véhiculés par la propagande israélienne dans le plus pur style du sinistre Meyer Habib. Nous ne sommes pas surpris que la direction du festival qui connaît de longue date les positions de ladite Schoonejans lui ait demandé d’animer la présentation de la Cie. israélienne Batsheva. Mais c’est quasiment une provocation que de lui avoir demandé de présenter cette création de Marlene Monteiro Freitas tellement les intérêts artistiques (et politiques) de la journaliste paraissent éloignés de ceux de la chorégraphe.

La saison France Israël vise à mettre en scène pour l’opinion publique des artistes israéliens réputés ouverts, éclairés  et critiques. Mme Schoonejans fait tomber leur masque sans mettre de gants. Elle révèle crûment la logique de propagande qui sous-tend ce genre d’opération. Il faudrait presque la remercier et la féliciter pour son magistral éclaicissement.

Il faut espérer que la chorégraphe Marlene Monteiro Freitas avec qui la Campagne BDS FRANCE Montpellier, puis le PACBI (Comité Palestinien pour le boycott Académique et Culturel Israélien) en la personne du danseur Riham Bargouthi, ont engagé un dialogue sur le boycott culturel, va se démarquer des positions, pour le coup haineuses et menaçantes, de cette personne.

UN BOUCLAGE ET UN QUADRILLAGE POLICIER SANS MOTIF FONDÉ

Depuis le 22 juin, chaque soir les militant.e.s de la campagne BDS FRANCE Montpellier ont diffusé aussi bien au Corum qu’à l’Agora leur tract dénonçant la saison France Israël.  La veille encore ils-elles étaient à l’Agora où l’on peut distinguer leur banderole à proximité du directeur du Festival Montpellier Danse qui n’a pas osé intervenir pour la faire enlever tellement les festivalier.e.s ont bien accueilli le tract BDS.

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Le directeur du festival Montpellier Danse (chemise blanche, lunettes au second plan).

Le déploiement policier est-il relatif à une exigence de l’ambassade israélienne pour « protéger » sa troupe de danse favorite ?  Est-ce une nouvelle manifestation du zèle du Maire de Montpellier toujours soucieux de plaire à ses ami.e.s israéliens ? La police municipale formait le gros des bataillons policiers ce soir là. C’est dans tous les  cas une mise en scène bien orchestrée qui tend à faire croire que les opposant.e.s à la saison France Israël sont des gens menaçants et dangereux.

Mais l’opération n’a pas atteint son but car la plupart des gens ont très mal réagi aux barrages et grâce au tract BDS distribué et aux nombreuses discussions ils ont pu comprendre les causes réelles de de l’opération de police.

LES MARTYRS DE GAZA PRÉSENTS DANS L’ACTION DE BOYCOTT D’ISRAËL

Répondant à l’appel des Gazaouis transmis par Haidar Eid, coordinateur BDS de Gaza, BDS FRANCE Montpellier avait imprimé les portraits d’une partie des 129 palestinien.ne.s assassinés par les snipers de l’armée israélienne. BDS FRANCE Montpellier a estimé que le meilleur hommage qui pouvait leur être rendu était de soutenir la lutte et les objectifs pour lesquels ils ont sacrifié leur vie. Soutenir et exiger l’application du droit au retour et développer un BDS offensif qui contraigne Israël.

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Montpellier : 34 acteur.trice.s culturel.le.s et artistiques pour l’annulation de la « Saison France – Israël »



Un événement sans précédent à Montpellier ! 
Événement dont l’importance semble avoir échappé aux médias locaux puisque pas un seul journaliste de la presse écrite, radio ou TV, n’a assisté à la conférence de presse.  Néanmoins les  représentant.e.s des signataires ont expliqué les motifs de leur adhésion à « l’Appel des 80 » (ci-après) et leur volonté de faire entendre leur voix dans le champ culturel et artistique bien tenu en main par la Mairie et les potentats locaux dont la collaboration avec l’apartheid israélien est une tradition de longue date.

La Campagne BDS FRANCE Montpellier se réjouit de cette initiative courageuse qui rejoint le flux des artistes et acteur.trice.s du monde des arts et de la culture  qui s’engagent véritablement contre les violations du droit international et des droits humains, contre l’apartheid de l’État israélien à l’encontre du peuple Palestinien.

L’APPEL MONTPELLIERAIN

(Documents remis lors de la conférence de presse)

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Les représentants des signataires à la conférence de presse : Michel Marre, Marina Gilabert, Brigitte Challande, Marc Ginot.

Microsoft Word - APPEL DES ACTEURS CULTURELS.docx

APPEL DES 80 PERSONNALITÉS ISSUES DU MONDE DES ARTS

Contre la saison France-Israël

(https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/040518/contre-la-saison-france-israel)

A l’occasion du 70e anniversaire de la fondation de l’État d’Israël, une Saison Franco-Israélienne va s’ouvrir au mois de juin prochain en France. Elle est organisée d’un côté par l’Institut français, émanation des ministères des Affaires étrangères et de la Culture, et de l’autre par le bureau du Premier ministre israélien, par les ministères des Affaires étrangères, de la Culture, de l’Économie, des Sciences, des Affaires stratégiques, des Affaires de Jérusalem, par la Chambre de commerce franco-israélienne et par l’ambassade d’Israël à Paris.

Cette Saison archi officielle comportera un grand nombre d’événements dans le domaine de la culture, expositions, représentations théâtrales, lectures, projection de films, etc. Pour nous, musiciennes, écrivains, cinéastes, metteures en scène, comédiens, techniciennes, plasticiennes, photographes, dessinateurs, danseurs et danseuses, cette initiative, sous couvert de promouvoir le dialogue et l’échange, est en réalité l’un des moyens mis en œuvre par le gouvernement israélien pour redorer le blason de l’Etat d’Israël, passablement terni par sa politique chaque jour plus dure à l’encontre des Palestiniens et son statut de start-up nation du sécuritaire.

Comme l’a dit Reuven Rivlin, président de l’État d’Israël, « les institutions culturelles forment une vitrine dans laquelle Israël présente d’elle-même une image démocratique, libérale et critique ». Par solidarité avec les Palestiniens, nous refusons de figurer dans cette vitrine, nous ne participerons pas à la Saison France-Israël et nous appelons à ne pas y participer sous quelque forme que ce soit.

Pierre Alferi, écrivain Guy Alloucherie, metteur en scène Valérie Belin,photographe Stéphane Bérard, plasticien Christian Benedetti, metteur en scène Arno Bertina, écrivain, Julien Blaine, écrivain Simone Bitton, cinéaste Irène Bonnaud, metteure en scène et traductrice, Catherine Boskowitz, metteure en scène Nicolas Bouchaud, comédien Alain Bublex, plasticien, Robert Cantarella, metteur en scène Laurent Cauwet, écrivain Laurence Chable, comédienne, Fanny de Chaillé, chorégraphe Patrick Condé, comédien Enzo Cormann, écrivain, Stéphane Couturier, photographe Sylvain Creuzevault, auteur/metteur en scène, Alain Damasio, écrivain Luc Delahaye, photographe Philippe Delaigue, metteur en scène, Eva Doumbia, metteure en scène, auteure Valérie Dréville, comédienne Dominique Eddé, écrivaine, Annie Ernaux, écrivaine Fantazio, musicien Sylvain George, cinéaste Liliane Giraudon, auteure, Sylvie Glissant, Institut du tout monde Jean-Luc Godard, cinéaste Dominique Grange, chanteuse, Harry Gruyaert, photographe Alain Guiraudie, cinéaste Eric Hazan, écrivain-éditeur, Laurent Huon, comédien Imhotep, compositeur, groupe IAM Valérie Jouve, photographe, Nicolas Klotz, cinéaste Leslie Kaplan, auteure Kadour (HK), chanteur, La Parisienne Libérée, chanteuse Pierre-Yves Macé, compositeur Pierre Maillet, comédien et metteur en scène Jean-Paul Manganaro, écrivain et traducteur André Markowicz, écrivain, traducteuMyriam Marzouki, metteure en scène Maguy Marin, chorégraphe Jean-Charles Massera, artiste, écrivain Valérie Massadian, cinéaste Daniel Mermet, réalisateur Natacha Miche, auteure, Alexandre Mouawad, éditeur-graphiste Nicolas Milhé, plasticien Jean-Pierre Moulin, comédien, Gérard Mordillat, écrivain Bernard Noël, écrivain Vincent Ozanon, comédien, Elisabeth Perceval, cinéaste Mathieu Pernot, photographe Ernest Pignon-Ernest, plasticien, Christian Prigent, écrivain Amandine Pudlo, comédienne Nathalie Quintane, auteure, Adelibe Rosenstein, metteuse en scène Mala Sandoz, metteuse en scène Eyal Sivan, cinéaste, Samuel Steiner, écrivain Philippe Tancelin, poète François Tanguy, metteur en scène, Tardi, dessinateur Serge Teyssot-Gay, musicien Mathilde Villeneuve, lab. Aubervilliers, Martine Vandeville, comédienne Jean-Jacques Viton, écrivain Martin Winckler, écrivain (et médecin) Dominique Ziegler,  auteur-metteur en scène.

 

Le boycott culturel d’Israël se développe :

 

80 personnalités issues du monde des arts affirment leur refus de participer à la «Saison France-Israël» et expliquent les raisons de leur choix. Parmi eux : Alain Damasio, Annie Ernaux, Tardi, Nathalie Quintane ou Jean-Luc Godard.

https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/040518/contre-la-saison-france-israel

Pétition : « nous demandons l’annulation de la saison France /Israël » :

http://annulationfranceisrael.wesign.it/fr

– Lettre de Tiago Rodrigues qui annule son spectacle à Tel Aviv et déclare son adhésion au boycott culturel d’Israël :

https://bdsf34.wordpress.com/2018/05/19/jai-annule-ma-participation-a-lisrael- festival-et-jai-adhere-au-boycott-culturel-d-israel-tiago-rodrigues/

Gilberto Gil annule son concert à Tel Aviv le 9 juillet :

https://bdsf34.wordpress.com/2018/05/23/les-palestiniens-accueillent-chaleureusement-lannulation-par-gilberto-gil-de-son-concert-a-tel-aviv-apres-le-massacre-par-les-israeliens-a-gaza/

-Discours de Roger Waters à l’U Arena de Nanterre le 9 Juin 2018

https://www.youtube.com/watch?v=WGMy7jo_ny0

http://lunettesrouges.blog.lemonde.fr/2018/06/04/saison-france-israel/

https://www.youtube.com/watch?v=pQ4ZuKmmSYg&feature=youtu.be

enbonne compagnie

 




NON à la journée sioniste dite de « Jérusalem » à Montpellier-Grammont le 24 juin 2018

Entrée de la journée sioniste au parc municipal de Grammont

LA MUNICIPALITÉ DE MONTPELLIER COMPLICE DES VIOLATIONS DU DROIT INTERNATIONAL

On aurait pu penser qu’après le tollé mondial soulevé par la décision de D. Trump de déplacer son ambassade à Jérusalem et ainsi satisfaire aux désirs  de l’État colonial israélien, la Mairie de Montpellier n’oserait pas prêter pour la 40ème fois (l’an dernier c’était ailleurs) le parc municipal de Grammont pour célébrer une fête qui viole ostensiblement le droit international. Mais il n’en est rien, le très macronien M. Saurel et sa majorité, à l’image de leur président qui a osé recevoir le boucher de Gaza, B. Netanyahou pour inaugurer la saison France-Israël le 5 juin, date du début de la guerre dite des 6 jours qui a annexé la totalité de la ville de Jérusalem à Israël, vient de se rendre complice, une nouvelle fois, des violations du droit par Israël.

LES ÉLU-E-S DE LA RÉGION, DU DÉPARTEMENT, DE LA MÉTROPOLE ET DE LA VILLE VONT-ILS, MAIN DANS LA MAIN AVEC D. TRUMP,

COMMÉMORER JÉRUSALEM CAPITALE D’ISRAËL ?

C’est inadmissible et intolérable ! Nous demandons aux élu-e-s de boycotter cette fête sioniste qui commémore la politique du fait accompli israélien. Au moment où les snipers de l’armée israélienne confortablement installés tirent et assassinent les manifestant-e-s palestiniens-e-s, pratiquant ainsi le crime de guerre (tirer sur la population désarmée est un crime de guerre), nos élu-e-s vont-ils trinquer avec le consul d’Israël et se lever pour honorer le drapeau et l’hymne national de cet État d’apartheid ?

TROP C’EST TROP !! PAS EN NOTRE NOM !!

 

MOBILISATION GÉNÉRALE LES SAMEDI 23 JUIN, PLACE DE LA COMÉDIE

ET DIMANCHE 24 MANIFESTATION À GRAMMONT !

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SAMEDI 16 JUIN, BDS FRANCE Montpellier était place de la Comédie et a diffusé le tract d’appel aux deux événements contre la journée sioniste.

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POLICE PARTOUT, JUSTICE NULLE PART !

La police municipale de M. Saurel est venue une fois de plus nous demander de partir et nous a à nouveau verbalisé.

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PV comédie16juin 2018