D’un apartheid à l’autre : article de 1989

Histoire: en 1989, Anne-Marie Kriek, une professeure sud-africaine se plaint du boycott qui frappe son pays: « pourquoi vous en prenez-vous uniquement à l’Afrique du Sud ? ». Aujourd’hui la réponse semble évidente, et pourtant ses arguments étaient les mêmes que ceux aujourd’hui des défenseurs de l’apartheid israélien. Cette plongée historique, 25 ans en arrière, nous rappelle la justesse de notre combat anticolonial…

Cet article a été publié (en anglais) sur le site des Anthropologues américains pour le boycott des institutions universitaires israéliennes qui demandent à ce que l’Association américaine d’anthropologie rejoigne BDS à la fin du mois de novembre 2015

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L’Afrique du Sud ne devrait pas être prise spécifiquement pour cible

Anne-Marie Kriek, The Christian Science Monitor, 12 octobre 1989 (traduction: JPP pour la Campagne BDS France)
Alors que la violation des droits de l’homme est plutôt la norme que l’exception dans la plupart des 42 États d’Afrique gouvernés par des Noirs, le projecteur reste fixé sur l’Afrique du Sud. Les images de racisme, de suprématie blanche, de nazisme, etc. sont une partie très efficace d’une campagne visant à jouer sur la culpabilité des Blancs et à nourrir la haine de l’Afrique du Sud. S’il est exact qu’il existe beaucoup de choses qui ne vont pas en Afrique du Sud, les faits sont montés en épingle et dénaturés. Une campagne politique bon marché visant à gagner les votes libéraux des Noirs aussi bien que des Blancs bienveillants (quoique moins bien informés), est réalisée en utilisant le « régime raciste » blanc de Prétoria comme une question fédératrice.

Contrairement à la croyance populaire, les Blancs n’ont pas pris le pays aux Noirs. Quand les Hollandais se sont installés au Cap en 1652, ils ont trouvé une terre aride, pour l’essentiel non peuplée. Ensemble, avec les colons français et allemands, ils vont construire une société dynamique.

Il a fallu attendre cent ans, à mesure qu’ils progressaient à travers ces vastes territoires inexplorés, pour qu’ils se rencontrent avec les Noirs qui descendaient vers le sud. Contrairement au mythe, les Noirs n’ont jamais eu à devoir partir de leurs terres. Ils se sont installés dans les terres tribales de leur choix. Quand les Blancs ont rencontré les Noirs, ceux-ci ne disposaient d’aucun langage écrit, aucune connaissance technologique, aucun remède pour les maladies infectieuses. Au XXe siècle, l’activité économique organisée par les Blancs a attiré progressivement les Noirs hors de de leurs terres tribales vers l’économie de marché et dans les villes.

En début d’année, Randall Robinson, directeur exécutif de l’organisation de lobbying anti-apartheid TransAfrica, a déclaré : « Tout ce que nous voulons, c’est une vie meilleure pour la population d’Afrique du Sud ». Dans un article de ce journal en février dernier, Michael L. Boyt, de l’université du Botswana, s’est référé à l’Afrique du Sud comme à « système qui n’offrira jamais une vie décente aux millions de Noirs qui vivent sous sa domination ».

Pourtant, l’Afrique du Sud est le seul pays de l’Afrique sub-saharienne qui peut s’auto-alimenter. Les Noirs y possèdent le niveau de vie le plus élevé de toute l’Afrique. Bien que les conditions de vie des Noirs en Afrique du Sud (comme en Amérique) couvrent un large éventail, sa qualité de logement est inégalée nulle part sur le continent. Soweto est une véritable ville, à part entière, avec ses écoles, ses magasins, ses théâtres, ses stades de sport et ses courts de tennis. Dans certains endroits, les Noirs emmènent leurs enfants à leurs écoles privées dans des voitures allemandes. Peu d’États en Afrique noire peuvent se vanter d’un tel éventail d’options. À Mamelodi (Prétoria), une maison avec quatre chambres est accessible aux Noirs pour un prix d’achat total de 250 dollars.

Alors que le pays ne représente que 4 % de la surface de toute l’Afrique et 6,5 % de la population du continent, il est crédité de 25 % du produit national brut du continent, de 40 % de sa production industrielle, 45 % de sa production minière, 66 % de toute sa consommation en acier et en électricité générée, 46 % de tous les véhicules à moteur et 36 % de tous les téléphones.

Le complexe des soins de l’Afrique du Sud est le meilleur du continent. À Soweto, par exemple, il existe un important établissement hospitalier connu à travers le monde comme un grand centre d’études et de traitement des lésions traumatiques. Les Noirs qui se rendent dans les services de consultation des hôpitaux y sont pris en charge par les meilleurs médecins et règlent une moyenne de 2 dollars par visite, quel que soit le traitement. Une opération chirurgicale majeure, réalisée par les meilleurs spécialistes du pays, coûte moins de 5 dollars par jour.

Les statistiques de la Banque mondiale montrent que le pays a le taux le plus faible de mortalité infantile du continent – 82 décès pour 1000, par rapport à 146. De même que l’espérance de vie y est la plus élevée – 55 ans contre 48.

En Afrique du Sud, le taux d’alphabétisation est de 70 % pour les Noirs, à comparer à la moyenne de 40 % dans les 51 États africains indépendants. L’enseignement est le poste avec le budget le plus élevé, par opposition aux dépenses militaires et de sécurité dans la plupart des États gouvernés par des Noirs.

Le revenu en Afrique du Sud est plus élevé pour les Noirs que dans tout autre État africain. En réalité, il existe une importante classe moyenne noire émergente. Il y a une constante augmentation du nombre des dentistes, médecins, avocats et autres professions supérieures. La prospérité des Noirs d’Afrique du Sud et la classe moyenne noire émergente ne sont que rarement mentionnées.

Autrefois pleins de vie, les 42 États à gouvernance noire se sont désintégrés en un cauchemar politique, social et économique. Sous le régime colonial, ces États produisaient 95 % de leur propre alimentation. Aujourd’hui, malgré leur richesse en ressources naturelles et en mains-d’œuvre, ces pays sont devenus petit à petit des États mendiants. Ajoutant au problème, la population de l’Afrique croît au taux alarmant de 3 % par an. Les experts mettent en garde contre la pire catastrophe que le monde aurait à connaître, une famine de masse.

Beaucoup de ces États disposent du vote « un homme, une voix » – mais, historiquement, uniquement autrefois. Ces élections anciennes ont été suivies par un régime de parti unique, ou par des dictatures militaires. Dans de nombreux pays, il est pratiquement impossible, par le vote, de renverser les plus hauts dirigeants. La moindre opposition semble toujours, d’une matière ou d’une autre, simplement devoir disparaître. La population est absorbée par les institutions du parti au pouvoir.

Il n’existe que peu de contrôles sur l’action arbitraire des dirigeants, et la corruption prévaut en général parce que certaines des principales garanties contre les malversations publiques – une opposition forte et une liberté de la presse – sont largement absentes. Tel est le cas de l’ami de George Bush, Muboto (sic) Sese Seko, qui est au pouvoir au Zaïre depuis l’indépendance. Il affirme réellement avoir un soutien total dans son pays.

Contrôler les déplacements de la population est une pratique courante dans toute l’Afrique. En Tanzanie, au Kenya, et au Nigéria, les bidonvilles sont démolis, les populations obligées de déménager.

Les listes des violations des droits de l’homme sont interminables – avec de plus en plus d’atrocités par des Noirs contre des Noirs. Les prisonniers politiques sont torturés au Zimbabwe. Il y a 200 à 300 000 personnes derrière des barbelés au Mozambique. Les détenus évadés du SWAPO (parti politique de Namibie) parlent de torture – dans certains cas, jusqu’à la mort. La liste ne s’arrête pas là et pourtant, elle semble ne devoir jamais attirer l’attention des médias ou des campagnes anti-apartheid.

On estime à 1,9 million le nombre de Noirs des États voisins travaillant légalement ou non en Afrique du Sud parce que leurs propres économies sous gouvernance noire ne sont pas capables de les soutenir. Les virements des salaires de ces travailleurs étrangers fournissent des devises indispensables à leurs pays.

Bien que peu d’États africains soient prêts à reconnaître publiquement qu’ils commercent avec l’Afrique du Sud, il existait, en 1987, un flux réciproque de marchandises entre 47 États africains et l’Afrique du Sud. En 1988, il y a eu une augmentation de 80 % du commerce avec le Zimbabwe.

L’Afrique du Sud est, cependant, un outil utile pour les pays africains pour orienter un soutien extérieur à leurs efforts vers la concrétisation d’une « libération économique ». Il existe en réalité une relation directe entre la propagande de déstabilisation de la part des « États en première ligne » et la réactivité des pays donateurs dans l’octroi de leurs aides.

Le monde occidental ferme les yeux sur la véritable situation en Afrique. Tous ceux qui se lamentent à propos de l’Afrique du Sud s’en lavent les mains quand il s’agit de condamner l’Afrique noire. L’Occident soulage sa conscience en injectant des aides au développement. Personne ne semble remarquer qu’en dépit de ces aides, la situation ne cesse d’empirer.

Pourquoi l’Afrique du Sud est-elle condamnée si durement alors que des normes totalement différentes s’appliquent à l’Afrique noire ? En dépit des violations des droits de l’homme au Zaïre, le Président Bush applaudit Mr Mobutu pour sa contribution aux négociations de l’Angola, tout en évoquant les atrocités en Afrique du Sud.

Serait-ce qu’une forme de répression est plus acceptable qu’une autre, ou que l’oppression Noir/Blanc nous touche ? Ou peut-être qu’on s’attend à une meilleure conduite de la part d’un pays gouverné par des Blancs que de celle d’une Afrique gouvernée par des Noirs ?

En examinant la réalité de l’Afrique, est-ce cette « liberté », cette « démocratie », cette « vie décente », cette « vie meilleure pour le peuple d’Afrique du Sud » que la majorité noire avec son vote un homme, une voix, a à offrir ?




La Campagne BDS France, avec de nombreuses associations, s’oppose également au TTIP/TAFTA

Non au TTIP/TAFTA! Aussi pour défendre les droits des Palestiniens!
Communiqué de la Campagne BDS France, octobre 2015

STOP TTIP

Dans le silence médiatique qui entoure toutes les négociations sur les traités de libre échange internationaux, plus de 150 organisations ont exprimé leur vif mécontentement vis à vis du TTIP/TAFTA (TransAtlantic Free Trade Agreement), traité transatlantique entre l’Union européenne et les États-Unis, actuellement en cours de négociation dans la plus grande opacité, loin du regard des peuples.

Ce traité négocié à huis clos par une Commission européenne non-élue s’attaque aux avancées environnementales et sociales acquises de longue lutte par la société civile, mettant en péril nos services publics, notre santé, notre sécurité alimentaire, et notre droit du travail. Cependant ce traité ira encore plus loin, en s’attaquant également à nos libertés politiques.

Washington tient à insérer dans ce traité une clause visant à interdire toute négociation économique avec un gouvernement ou une collectivité locale en Europe qui soutiendrait, participerait à, ou promouvrait une initiative de Boycott, de Désinvestissement ou de Sanctions à l’encontre de l’État d’Israël.

La campagne internationale BDS (Boycott, Désinvestissements et Sanctions) a été initiée par la société civile palestinienne en 2005. C’est une campagne non violente qui vise à faire pression sur nos gouvernements tant qu’Israël ne respectera pas le droit international : en mettant fin à son occupation, à sa colonisation de toutes les terres arabes et en démantelant le Mur; en reconnaissant les droits fondamentaux des citoyens palestiniens d’Israël à une égalité absolue; et en respectant le droit des réfugiés palestiniens à revenir dans leurs maisons et propriétés comme stipulé dans la résolution 194 de l’ONU.

Cette ingérence flagrante américaine dans l’exercice des droits civils des peuples européens sera menée avec la complicité des entreprises multinationales et des gouvernements européens. Une telle clause, portée par des intérêts pro-israéliens, ne pourra que satisfaire les entreprises qui s’enrichissent grâce à la colonisation et à oppression du peuple palestinien, comme les entreprises françaises Orange et Veolia, ou comme l’entreprise anglo-danoise de sécurité G4S qui équipe les prisons israéliennes et le Mur d’apartheid en Palestine. Ce sont, bien entendu, de telles entreprises qui exercent aujourd’hui les pressions les plus fortes sur les négociateurs de ce traité.

En réaction, des syndicats, des organisations de la société civile, des groupes écologistes, des organisations contre le TTIP/TAFTA, et des groupes de solidarité avec la Palestine ont signé une lettre publiée ce mois-ci, déclarant qu’ils s’opposaient aux tentatives de certains politiciens américains d’utiliser ces négociations pour restreindre la liberté d’expression politique en Europe et attaquer le mouvement de solidarité avec la lutte du peuple palestinien pour la liberté, la justice et l’égalité.

En France, cette lettre a été signée par le SNESUP, Solidaires, ATTAC, les Amis de la Terre, l’AFPS et des associations membres de la Campagne BDS France. De nombreuses autres associations sont signataires, dont le syndicat espagnol Unión Sindical Obrera, et le syndicat britannique UNITE qui représente plus de 1.4 millions de membres (*).

Le TTIP/TAFTA est un traité qui favorise les entreprises contre l’intérêt du plus grand nombre, s’attaquant à tous les pans de notre vie et de nos libertés. L’attaque contre le mouvement de solidarité avec la Palestine en est la preuve et permettra, nous l’espérons, un front plus large aussi bien contre ce sinistre traité que pour la défense des droits des Palestiniens.

(*) La lettre en anglais avec une liste partielle des signatures se trouve ici:

http://www.waronwant.org/sites/default/files/TTIP%20Palestine%20and%20BDS%20Sept%202015_0.pdf




Motion BDS du réseau syndical international de solidarité et de lutte

Soutien à la lutte du peuple palestinien et à la campagne internationale BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions)
RESISOL, motion adoptée lors de la rencontre internationale des 8 et 9 juin 2015 à Campinas (Brésil)
http://www.laboursolidarity.org/Soutien-a-la-lutte-du-peuple

Soixante-sept ans après la Nakba, les Palestiniens et Palestiniennes luttent toujours pour l’indépendance et le droit au retour. Les travailleurs-ses et les syndicats en Palestine ont une longue tradition de participation et de sacrifice pour cette lutte, qui remonte aux années de la domination britannique.

Les Palestinien-nes sont confrontées à la poursuite des politiques coloniales et d’apartheid. Les Gazaoui-es sont exposé-es aux agressions militaires répétées (encore 2200 morts en été 2014) et à un siège économique qui décime Gaza; Les Palestinien-nes de Cisjordanie et Jérusalem-Est sont dépossédés de leur patrie et de leurs terres ; Les Palestinien-nes qui vivent en territoire de 1948 sont discriminés par plus de 30 lois racistes ; Les réfugiés palestiniens sont privés de leur droit au retour. Ces politiques racistes israéliennes empêchent toute possibilité d’organisation politique par le peuple pour leurs droits, et empêchent tout développement économique productif qui puisse permettre au peuple palestinien de vivre dans la dignité.

Fondés sur cette situation coloniale, tous les plans de développement imposés aux Palestinien-nes sont basés sur des politiques néolibérales qui favorisent les intérêts des grandes entreprises, locales et internationales, tout en conduisant à l’accentuation des inégalités dans la société. La capacité à se mobiliser pour les droits sociaux et politiques en Palestine est remise en question, à la fois par la domination coloniale, à l’intérieur de l’autonomie palestinienne, par une coordination économique et sécuritaire entre l’État israélien et l’Autorité Palestinienne, et par le soutien indéfectible des gouvernements occidentaux pour l’État israélien. Le Réseau syndical international de solidarité et de luttes doit pallier la défaillance des Etats, soutenir la résistance et les syndicats indépendants palestiniens, et s’opposer à toute tentative de limiter ou de criminaliser la solidarité des travailleurs-ses et des citoyen-nes du monde entier avec la Palestine.

Constatant l’échec du processus d’Oslo, notre engagement se traduit dans la campagne internationale BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions), qui vise à faire pression sur Israël jusqu’à ce que les droits des Palestiniens soient respectés:
– La fin de l’occupation et de la colonisation, le démantèlement du Mur et la fin du blocus de Gaza.
– Des droits égaux pour les Palestiniens vivant dans les territoires de 1948, la fin de l’Apartheid et la libération des prisonniers politiques.
– La mise en œuvre du droit au retour des réfugié-es palestinien-nes.
– L’autodétermination pour les palestiniens et les palestiniennes, impliquant la fin de l’État sioniste et raciste.

Notre réseau syndical international permet de rendre la campagne BDS plus efficace en coordonnant, dans le monde entier :
– Des cibles communes de boycott, tels que les bateaux de l’entreprise israélienne Zim, les médicaments de l’entreprise israélienne Teva, l’eau de l’entreprise israélienne Mekorot, etc. ainsi que la rupture indispensable de tout lien avec le syndicat raciste israélien Histadrout.
– Des cibles communes de désinvestissement, telle que l’entreprise française de téléphonie Orange, complice de la colonisation en Palestine, ou toutes celles qui collaborent avec les entreprises militaires israéliennes telles que Elbit, comme par exemple l’entreprise anglo-danoise G4S.
– Notre exigence commune de sanctions, que l’État israélien soit traduit devant la Cour Pénale Internationale pour rendre compte de ses crimes, et que tous les gouvernements rompent leurs relations économiques, militaires et diplomatiques avec l’Etat israélien.

La motion en format pdf avec les signatures de tous les syndicats membres du Réseau Syndical International de Solidarité et de Lutte




Contre BDS? Réponse cinglante d’un Palestinien!

Utiliser les Palestiniens comme boucliers humains contre BDS
Rami Younis, +972, le 19 septembre 2015
http://www.aurdip.org/utiliser-les-palestiniens-comme.html

Rami Younis

En réponse à la décision du Conseil municipal de Reykjavik -révisée depuis- de boycotter les produits d’Israël jusqu’à ce que celui-ci mette fin à l’occupation, le politicien israélien Yair Lapid a écrit une lettre ouverte au peuple islandais intitulée « L’Hypocrisie du Boycott ». Dans son exposé, Lapid a mis en avant qu’il ne fallait pas boycotter Israël parce que, en agissant ainsi, on ferait du tort à ses citoyens arabes. L’un de ces citoyens lui répond.

Cher Yair,

Que signifie Israélien pour toi ? [1] En réalité, pas la peine de répondre. Le temps est venu pour toi d’entendre ce que signifie Israélien pour moi. Alors, qu’est ce qui est Israélien pour moi ? Toi. Je fais allusion à l’hypocrisie et à la condescendance qui accompagne chacune de tes démarches. Quoi d’autre est Israélien pour moi ? Le troupeau de racistes qui te suit, incapables de voir que l’empereur est nu, sans idées de fond et sans rien du « discours neuf » que tu penses avoir introduit dans la politique d’Israël.

Tu commences ton article contre le boycott, publié en Islande après la décision du Conseil municipal de Reykjavik de boycotter les produits issus d’Israël, par une suite impressionnante de questions concernant les Palestiniens qui vivent en Israël. « Le boycott inclut-il les produits fabriqués par la minorité arabe d’Israël qui représente 20 pour cent de la population ? Le boycott inclut-il les 14 parlementaires arabes israéliens qui siègent à mes côtés au parlement israélien ? » Tu poses ces questions comme si tu étais le champion des protecteurs de nos droits. Je suis déconcerté quant à l’origine de ton insolence et de ton audace.

Tu n’as pas honte ? Tu te mets tout seul dans l’embarras en utilisant les citoyens palestiniens d’Israël comme boucliers humains contre le boycott.

Qu’as-tu jamais fait pour eux, ces citoyens palestiniens d’Israël ? En tant que ministre des Finances, dans une démarche populaire, tu as essayé de diminuer le prix des logements en abaissant la TVA à zéro – mais seulement pour les anciens combattants… Et qu’en est-il de ceux qui n’ont pas servi dans l’armée – c’est-à-dire les Arabes ? Pour eux, tu as voulu que la loi ne s’applique que lorsqu’ils achètent un appartement à moins de 600.000 shekels (150.000 $). Ce qui signifie que tu as voulu encourager les Arabes à continuer de vivre dans les quartiers frappés par la pauvreté. En ce qui te concerne, s’il n’y a pas de loyauté [2], il ne devrait pas y avoir de logements à un prix raisonnable pour les Arabes.

Quels projets, toi ou ton parti, avez-vous promus pour le bien-être de ces résidents [palestiniens] derrière lesquels tu essaies maintenant de te cacher ? Tu mentionnes dans ton article les produits fabriqués par les citoyens arabes, comme s’ils étaient un élément constitutif de l’économie israélienne. Et pourtant, l’élite ashkenaze à laquelle tu appartiens fait tout ce qu’elle peut pour empêcher les communautés arabes de s’établir et de développer des zones industrielles, leur interdisant ainsi d’atteindre une autonomie économique et les maintenant dans la pauvreté et la dépendance à la complaisance de gens tels que toi.

Ne te défile pas, comme tu le dirais. J’ai d’autres questions.

Et comment oses-tu exploiter les membres palestiniens de la Knesset ? Tu choisis d’ignorer que les députés de la Liste Unie soutiennent vraiment un boycott d’Israël, comme le font beaucoup des 20 pour cent, dont moi-même, pour la sécurité économique et le bien-être desquels tu t’inquiètes tant. Juste pour mémoire, tu as déclaré très clairement qu’en aucun cas, tu ne siégerais dans une coalition gouvernementale avec les Arabes, les traitant ainsi tous, dans un élan raciste, comme un seul groupe uniforme. Comme s’ils mouraient d’envie de siéger à tes côtés dans un gouvernement sioniste oppressif. Je crois que le terme exact que tu as inventé pour eux est « Les Zoabis », non ?

Laisse moi te dire un petit secret. Quand j’étais enfant, je lisais avec grand plaisir ton article hebdomadaire dans Maariv. Mais cela n’a pas duré très longtemps parce que, très vite, j’ai perçu les artifices de ton écriture populiste. Le sommet, pour moi, c’est lorsque j’ai réalisé que tu utilisais le discours sur l’Holocauste pour rendre l’occupation kasher.

J’aimerais croire que, dans ton article à l’attention du peuple islandais, tu n’as pas mentionné l’Holocauste parce que tu es fatigué de ternir la mémoire de ses victimes. Mais nous savons tous les deux que la seule raison qui t’a conduit à ne pas l’utiliser, c’est que tu as trouvé à utiliser un autre bouclier humain, et qui convient beaucoup mieux dans ce cas.

Outre le fait de te cacher derrière notre dos comme un lâche, tu as aussi mis en avant les réalisations d’Israël qui, selon toi, ont un impact positif sur le monde entier. Mais disons quelques mots sur ce que tu n’as pas écrit, Yair.

Il est intéressant de constater que tu n’as pas mentionné l’industrie israélienne d’armement. N’es-tu pas fier de l’implication de cette industrie maison dans tous les conflits qui ensanglantent la planète, presque toujours en aidant les plus agressifs et les plus violents et en leur vendant des armes ? Est-ce que le fait qu’Israël soit impliqué dans la mort de femmes et d’enfants innocents dans n’importe quel conflit ne suffit pas pour le boycotter ? N’es-tu pas fier de la façon dont cette industrie se sert de nous Palestiniens, qui « ne nous intéressons pas à la paix » comme d’un laboratoire pour tester ses dernières armes novatrices ?

Tu as oublié aussi de parler au peuple islandais de la démolition de maisons et de l’expropriation de terres qui nous visent nous les Arabes, des deux côtés de la Ligne Verte, afin que vous ayez des quartiers dans lesquels nous ne pourrons jamais résider et des usines dans lesquelles nous ne pourrons travailler que comme ouvriers, jamais comme directeurs. Et au lieu de noyer le pauvre peuple d’Islande sous des statistiques et des chiffres, tu aurais pu simplement mentionner le fait qu’Israël tue un mineur palestinien tous les trois jours. Tu as oublié de parler des checkpoints, des arrestations, des raids, et tu t’es également gardé de mentionner la famille Dawabsha de Duma, brûlée vive. Ici aussi, les éléments sont trop importants pour les lister.

Yair, je n’attends rien de toi – non pas à cause d’un désaccord politique, mais juste parce qu’il n’y a rien pour te racheter. Ce qui est triste dans toute cette histoire, c’est le nombre insupportable d’Israéliens qui achètent tes slogans, slogans que tu enrobes de kitsch et d’assertions sans fondement.

[1] Cette question est souvent posée par Lapid aux gens qu’il interviewe en tant que journaliste.
[2] « Il n’y a pas de citoyenneté sans loyauté » – slogan populaire lancé par le chef d’Israël Notre Maison, Avigdor Liberman.




Vieux Farka Touré, refusez de divertir l’apartheid israélien

Action à Grenoble le 22 juillet 2015

Après son concert à Brookyn le 16 juillet, où il fut bien accueilli par les New-Yorkais de BDS, Vieux Farka Touré s’est produit au « Cabaret Frappé », le festival d’été de la Ville de Grenoble.

Des militants de tous les horizons étaient là pour lui demander d’annuler son concert d’Eïlat (Israël) au Festival d’été de la Mer rouge, du 23 au 26 août prochain.

Nous avons pu distribuer près de  200 tracts « Vieux Farka Touré, refusez de divertir l’apartheid israélien » aux personnes entrant sous le chapiteau, avec un accueil  très favorable. De nombreux spectateurs étaient même d’accord pour brandir à la fin du concert  un papillon demandant à Vieux Farka Touré de ne pas jouer à Eïlat.

Les jours précédents le concert, de nombreux posts ont été déposés sur les pages Facebook de Vieux Farka Touré, nos messages s’ajoutant à ceux des New-Yorkais. La veille du concert nous avions écrit au manager de Vieux Farka Touré pour lui expliquer notre action et demander à le rencontrer. Nous avons réitérée cette demande le jour du concert auprès de la direction du festival, qui a décliné.

Enfin, le 24 juillet, l’hedbomadaire malien « L’indépendant », très lu, a publié la lettre des Palestiniens de PACBI adressée à Vieux Farka Touré pour l’exhorter à ne pas s’associer au festival de jazz d’Eilat. A cette lettre s’ajoute celle de BDS Afrique du Sud et la pétition des Israéliens de Boycott From Within.

Espérons que Vieux Farka Touré entendra tous ces appels sincères et citoyens, lancés dans le seul but d’alléger la souffrance du peuple palestinien, et qu’il refusera de soutenir l’Etat israélien par sa seule présence à Eilat…




Sania peint pour la Palestine

L’artiste Sania offre à la Campagne BDS France une superbe toile pour les 10 ans de BDS

Le 7 juillet 2015

https://www.facebook.com/833336590061464/photos/a.871138819614574.1073741836.833336590061464/896552057073250/?type=1&theater

 




Dominique Grange chante pour la Palestine

Dominique Grange offre à la Campagne BDS France l’exclusivité de son nouveau titre consacré à la Palestine: Détruisons le Mur!
Le 7 juillet 2015

Dominique Grange à Ramallah

Dominique Grange est une artiste rare. Si son premier succès, déjà politiquement engagé, date de 1968 (Les Nouveaux Partisans), elle n’a depuis publié qu’une poignée de disques, commentaires acerbes de l’actualité ou de l’histoire politique, de la Commune de Paris à Nicolas Sarkozy, en passant par la Première Guerre Mondiale et Mai 1968.

C’est donc un très grand honneur pour la Campagne BDS France de bénéficier de l’exclusivité du nouveau titre écrit par Dominique Grange, consacré à la Palestine et enregistré avec des musiciens palestiniens: Détruisons le Mur!.

Cette chanson s’accompagne de ce texte de Dominique:

En 2010, je suis allée chanter à Ramallah, en Cisjordanie occupée. J’ai vu dans quelles conditions les Palestiniens vivent, confinés sur ce bout de terre… J’ai vu l’armée d’occupation israélienne dans les rues de Jérusalem-Est et ailleurs. J’ai vu les colonies squattant avec arrogance le sommet de collines volées aux Palestiniens. Et partout où je posais mon regard, j’ai vu le mur de l’apartheid, le mur de la honte… J’ai promis aux gens que j’ai rencontrés là-bas de témoigner de ce que j’avais vu et ressenti, une fois de retour en France.

Et puis, quatre ans plus tard, en juillet 2014, il y a eu Gaza : une nouvelle fois, la barbarie contre toute une population, plus de 2.000 morts et des milliers de blessés, mutilés, amputés, 530 enfants dont la vie a volée en éclats dans le fracas des bombes. Parmi eux, les quatre petits de la famille Bakr -10 ans, 10 ans, 9 ans et 6 ans-, volontairement ciblés sur la plage par un missile israélien. La destruction, les ruines, le désespoir, et pourtant, toujours, la dignité et la résistance d’une population sous blocus depuis neuf ans…

Cette chanson est mon témoignage et un hommage aux martyrs de Gaza.

Dominique GRANGE



DETRUISONS LE MUR !

Dis-moi c’qu’il y a derrière le mur
Qui balafre notre horizon
Et qui défigure la nature
Avec ses plaques de béton ?

-Petit, il y a nos oliviers
Nos puits, nos sources, nos collines
Et nos villages abandonnés
Qui furent jadis la Palestine (bis)

Dis-moi où est passée la mer
Que l’on apercevait au loin
Avant qu’ils s’emparent de nos terres
Depuis Gaza jusqu’au Jourdain ?

-Petit, tu ne l’as jamais vue
Elle est derrière les barbelés
Elle est gardée par des blindés
La mer, on ne s’y baigne plus ! (bis)

Détruisons le mur de séparation !
Halte à l’apartheid, à l’occupation !
L’exil de nos frères bientôt finira
Palestine Vivra, Palestine Vaincra !

Dis-moi c‘qu’il y a derrière ce mur
Qui a coupé en deux nos vergers?
On entend même plus le murmure
Du vent dans les arbres fruitiers…

-Des milliers d’arbres déracinés
Tombés comme des héros sans gloire
Témoignent de ce qu’ils t’ont volé,
Petit, ton pays, ton Histoire ! (bis)

Pourquoi les enfants de Gaza
Assassinés par leurs missiles?
Où sont Ahed et Zakaria
Et Mohammad et Ismaïl ?

-Petit, l’occupant est sans cœur
Il prend nos terres, il prend nos vies
Il veut imposer la terreur
Mais nous n’avons pas peur de lui ! (bis)

Détruisons le mur de séparation !
Halte à l’apartheid, à l’occupation !
L’exil de nos frères bientôt finira
Palestine Vivra, Palestine Vaincra !

Dis-moi combien de temps encore
Pour que mon peuple se libère
Mon peuple exclu, saigné à mort
Dans sa prison à ciel ouvert ?

-Petit, résiste à l’oppresseur
Comme Barghouti et Georges Abdallah
Chasse les colonisateurs
Comme l’a fait Nelson Mandela ! (bis)

Détruisons le mur de séparation !
Halte à l’apartheid, à l’occupation !
Brisons le blocus, libérons Gaza !
Palestine Vivra, Palestine Vaincra ! (Bis)

© Paroles et musique de Dominique Grange (Editions AMOC)

Oud: Nawras Ibrahim
Percussions: Yanal Staiti
Violon: Mahmoud Karzon
Guitare et choeurs: Jonathan Malnoury

A la mémoire de tous les enfants palestiniens assassinés par l’armée d’occupation israélienne (Juillet 2014)




Communiqué de BDS France sur Orange

Orange-Israel: victoire d’étape, on lâche rien!
Mercredi 1er juillet 2015

Dans un communiqué diffusé hier sur le site d’Orange, nous apprenons que ce groupe et la société israélienne Partner Communications ont redéfini les termes de leur collaboration. Malgré les pressions inouïes exercées par l’Etat israélien sur Stéphane Richard, ses avocats ont obtenu qu’il sera désormais possible pour Orange de mettre fin à son partenariat dès 2017 au lieu de 2025.

Cela est incontestablement le résultat des mobilisations en France et en Egypte contre l’accord honteux d’Orange avec une compagnie israélienne qui opère dans les colonies en Cisjordanie et dans les hauteurs du Golan, et a sponsorisé deux unités de combat israéliennes à Gaza lors de l’agression militaire au cours de l’été dernier.

La Campagne BDS France, qui a mené avec d’autres partenaires cette bataille depuis des années, se réjouit de cette incontestable victoire de l’éthique, et du droit international contre un Etat qui ne respecte ni l’un ni l’autre.

Mais nous avons bien compris que cette nouvelle disposition n’était qu’une option, qu’Orange refusait de condamner publiquement les agissements illégaux d’Israël, et que la rupture entre Orange et Partner ne sera effective que si la pression contre Orange continue.

Le message est passé, et soyez assurés que la Campagne BDS, en France comme dans d’autres pays, notamment l’Egypte et le Maroc, continuera sans relâche à se mobiliser jusqu’à ce qu’Orange rompe définitivement tout accord avec Partner Communications et avec toutes les sociétés israéliennes qui violent le droit international ou sont complices du non-respect des droits du peuple palestinien.

La Campagne BDS France
www.bdsfrance.org
campagnebdsfrance@yahoo.fr




Orange : la réaction marocaine

ORANGE: LETTRE OUVERTE DE BDS MAROC A MONSIEUR LE CHEF DU GOUVERNEMENT MAROCAIN (traduction)

Le 14 Juin 2015

Monsieur le Chef de Gouvernement,
(après les salutations d’usage)

Nous, associations et syndicats soussignés,

Sommes convaincus que le temps est venu, pour le Maroc officiel – qui préside aux destinées du Comité « Al Qods » – de s’opposer aux sociétés multinationales qui sont complices de l’occupation de la Palestine, et, dans cette période en particulier, de contribuer au mouvement international qui exige de la société française Orange de se retirer de Palestine.

Le Maroc se trouve en effet en position d’exiger cela d’une société qui a acquis dans les années récentes une partie importante du capital d’un des opérateurs principaux de téléphone au Maroc, et qui aurait même l’intention d’augmenter cette prise de participation…. Or, de telles opérations requièrent une autorisation préalable de la puissance publique. La puissance publique est ainsi en mesure de disqualifier un tel demandeur.

Pourquoi laisser ouvertes les portes du Maroc devant une société dont la participation à des crimes de guerre en Palestine et la complicité de crimes contre l’humanité sont établies ?

Il est en effet établi que la société Orange agit par l’intermédiaire de son représentant Partner Communications Ltd, qui mène son activité sous l’enseigne « Orange », exerce des activités économiques et réalise des profits dans la partie de la Palestine occupée en 1967. Elle a construit et possède une centaine d’antennes sur des terres privées palestiniennes confisquées. Elle offre ses services aux colons et à l’armée israélienne, et tire profit déloyalement des restrictions à l’économie palestinienne. Elle contribue à la viabilité économique et au maintien des colonies, et participe ainsi à perpétuer une situation considérée comme illégale par la communauté internationale, au regard du droit international – car impliquant des violations du droit international humanitaire en général, et des droits humains, en particulier.

Ainsi cette entreprise – Orange-Partner – participe à la campagne « adopter un soldat ». Et elle a effectivement adopté… la compagnie de chars « Ezuz » depuis 2005 ! Cette même compagnie était présente sur le terrain d’opérations à Gaza en été 2014, en particulier à Dir el Balah et à Khan Younes où elle se vante d’avoir détruit des bâtiments civils. Le nombre de victimes civiles dans les deux zones concernées est considérable. Sans parler de la gratuité du téléphone offerte à tous les soldats ayant participé à l’opération « Plomb durci » !

Monsieur le Chef du gouvernement, Orange, quelles que seraient ses prouesses techniques, n’a pas sa place au Maroc. Sa morale est à l’opposé du sentiment fondamental de solidarité du peuple marocain avec le peuple palestinien.

Voilà pourquoi, nous vous invitons, Monsieur le Chef du Gouvernement, à prendre les mesures qui s’imposent pour mettre un terme à cette situation anormale.

Premiers signataires :
Initiative BDS MAROC
Association Marocaine des Droits Humains (AMDH)
AMDH (jeunesse)
Forum Vérité et Justice (FVJ)
Ligue Marocaine de Défense des Droits de l’Homme (LMDDH)
Association Marocaine de Soutien à la lutte du Peuple Palestinien (AMSLPP)
Association de Solidarité Maroc Palestine (ASMP)
Comité de Solidarité avec le Peuple Palestinien (CSPP) – Casablanca
Groupe National de Solidarité avec la Palestine (GNSP)
(Fédération Nationale du Secteur Agricole) UMT
(Fédération Nationale de l’Enseignement) UMT
Union Syndicale des fonctionnaires et des fonctionnairEs
Organisation Démocratique du Travail (ODT)
Union Nationale des Ingénieurs du Maroc (UNIM)
Syndicat National des Médecins du Secteur Libéral (SNMSL)
Syndicat National de la Presse Marocaine (SNPM)
ATTAC Maroc
Espace Moderniste pour le développement et la Coexistence (EMDC)
Syndicat National de l’Enseignement Supérieur (SNESup) – Section Casablanca




Lettre ouverte à Stéphane Richard, PDG d’Orange

VIGILANCE ORANGE

Lettre ouverte à Stéphane Richard concernant les activités d’Orange en Israël, le 18 juin 2015

Monsieur le président directeur général,

Le 3 juin en Egypte, vous avez déclaré que votre intention était de vous retirer d’Israël. Vous avez ajouté que vous rompriez « demain matin » les relations avec Partner si vous le pouviez.

Le lendemain, vous avez nuancé vos propos en précisant que votre décision était « purement commerciale » et « n’avait absolument rien à voir avec un quelconque débat politique ».

Monsieur le président directeur général, comme toujours dans cette région du monde, vous ne pouvez pas prétendre éviter de faire de politique. Votre déclaration fut commentée par toute la classe politique israélienne, vous accusant d’avoir pris le parti de BDS France et de BDS Egypte. Pour leur donner tort, vous vous êtes rendus à l’ambassade israélienne, au siège du CRIF et, finalement, en Israël pour rencontrer Benyamin Netanyahou, le premier ministre de l’Etat israélien.

Est-ce comme cela que vous ne vous mêlez pas au débat politique? Il nous semble au contraire que vos propos prouvent que vous faites de la politique, et que vous avez choisi un camp contre un autre.

Vous continuez à afficher l’implication de la marque Orange aux côtés d’un gouvernement directement responsable de la mort de plus de 2000 Palestiniens l’an dernier à Gaza, de l’occupation brutale de terres palestiniennes et syriennes, de violations quotidiennes et impunies des droits des Palestiniens, de l’interdiction faite à des millions de réfugiés Palestiniens de rentrer chez eux. Un gouvernement dont la ministre de la culture déclare que « la terre d’Israël appartient au peuple juif », et le ministre de la défense que « les Palestiniens sont des animaux »…

Alors que devons-nous croire? Ce que vous avez dit au Caire ou le contraire à Tel Aviv?

Nous vous incitons vivement à clarifier vos propos, et à rompre au plus vite vos relations avec l’entreprise israélienne Partner.

Cela vous est tout à fait possible et vous le savez: la présence de Partner dans les colonies israéliennes est illégale au regard du droit international et constitue un trouble à l’ordre public international. Tout contrat comporte une clause de résiliation en cas de force majeure et vous permettrait non seulement d’annuler le contrat qui vous lie encore à Partner, mais aussi de demander une compensation pour les nuisances causées à la réputation de la marque Orange.

Vos clients en France, en Egypte, mais également en Tunisie, au Maroc (à travers la filiale Méditel), ainsi que tous les Palestiniens réfugiés en Jordanie, y seront sensibles, n’en doutez pas.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le président directeur général, l’expression de notre considération.

La Campagne BDS France




Lettres ouvertes à Vieux Farka Touré

Ci-dessous, deux lettres ouvertes à Vieux Farka Touré, l’une du PACBI et l’autre de BDS Afrique du Sud…


Lettre ouverte de PACBI (La campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël) à Vieux Farka Touré:

Vieux Farka Touré : Ne Déshonorez pas la Musique Malienne et son Héritage Culturel en allant Divertir l’Apartheid Israélien
PACBI, le 13 juin 2015 (Traduction : J. Ch.)
http://www.pacbi.org/etemplate.php?id=2729

La campagne palestinienne pour le Boycott Universitaire et culturel d’Israël (PACBI) est profondément désolée d’apprendre que vous avez programmé votre participation au Festival de Jazz d’Eté de la Mer Rouge qui se tiendra à Eilat du 23 au 26 août 2015.[1] Nous vous écrivons pour vous exhorter à ne pas associer votre nom au régime d’oppression israélien en annulant votre participation à ce festival de jazz.

Peut-être ne le savez vous pas, mais les Palestiniens résistent au colonialisme de peuplement et à l’apartheid d’Israël depuis 65 ans. Il ne s’agit pas d’un conflit entre Musulmans et Chrétiens qui combattraient les Juifs sur un terrain religieux, il s’agit plutôt d’une population indigène qui résiste aux colonisateurs. Cela ressemble beaucoup à la résistance malienne au colonialisme français et à la résistance sud-africaine au régime d’Apartheid.

En 1948, l’État d’Israël s’est établi en dépossédant systématiquement et en nettoyant ethniquement plus de 750.000 natifs Palestiniens afin de créer un Etat exclusivement juif ; Israël a dénié aux réfugiés palestiniens, dont le nombre dépasse aujourd’hui les 7 millions de personnes, le droit internationalement reconnu de revenir dans leurs foyers. Israël continue par ailleurs à chasser les Palestiniens d’origine de leurs maisons à Jérusalem et dans le Naqab (Neguev) [2]. Et en plus de l’occupation et du déni de droits des réfugiés palestiniens, Israël conserve plus de 50 lois racistes discriminatoires envers ses citoyens « non-juifs », les citoyens palestiniens d’origine de l’État. [3]

L’été dernier, Israël a commis ce que certains dirigeants mondiaux ont considéré comme un massacre [4] contre les Palestiniens assiégés de Gaza, tuant plus de 2.200 Palestiniens, dont plus de 500 enfants [5). L’agression israélienne qui a duré 51 jours a annihilé des familles entières dans leurs maisons [6]. Tout ce qui reste de ces familles, ce sont les rapports officiels disant qu’ils ont existé. Un chant raciste israélien se moque des centaines d’enfants palestiniens assassinés par Israël pendant le massacre qu’il a perpétré à Gaza. : « Demain, il n’y aura pas école à Gaza, ils n’ont plus aucun enfant. »[7] Vous produire en Israël, ce serait envoyer à tous les Palestiniens un message comme quoi nos vies ne comptent pas et que nos droits fondamentaux ne sont pas dignes de considération.

De plus, Idan Raichel, avec qui vous allez jouer en concernt, a publquement soutenu la torture et a explicitement décrit son rôle d’artiste en termes de soutien inconditionnel à l’armée israélienne et au gouvernement israélien. En juin 2014 dans le Jerusalem Post, il a écrit : « En créant ce projeet musical, nous nous sentons comme si nous étions les ambassadeurs culturels d’Israël. » Et il a ajouté : « Quand je me penche sur ces dernières années, je vois un Israël qui me plaît. » [8]

Pourquoi accepteriez vous de vous produire dans un pays aussi lourdement impliqué dans des crimes de guerre et dans la violation des droits de l’Homme ? Présenter un spectacle en Israël en ce moment serait comme avoir présenté un spectacle aux oppresseurs d’ Afrique du Sud à l’époque de l’apartheid. Nous avons tous en mémoire la façon dont des musiciens de premier plan ont joué un rôle éminent pour renforcer le boycott culturel de l’Afrique du Sud dans les années 1980. Comme l’ont sans cesse déclaré l’archevêque Desmond Tutu et le ministre sud-africain Ronnie Kasrils, Israël a créé un système d’apartheid pire qu’il n’en a jamais existé en Afrique du Sud. Comme le déclare l’archevêque Tutu, « Si vous êtes neutre devant des situations d’injustice, vous avez choisi le parti de l’oppresseur. »

En 2004, inspirée par le boycott culturel triomphant de l’Afrique du Sud de l’apartheid et soutenue par les principaux syndicats et associations culturelles palestiniens, PACBI a lancé un appel à la résistance sous la forme d’un boycott universitaire et culturel des institutions impliquées dans l’occupation et l’apartheid israéliens [9]. Dans cette lettre que nous vous adressons, nous souhaitons souligner l’importance de cet appel palestinien et mettre l’accent sur le bien-fondé du mouvement mondial de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) contre Israël.

L’appel palestinien de 2004 demandait aux artistes internationaux de refuser de se produire en Israël ou de participer à des événements servant à mettre à égalité l’occupant et l’occupé [10] et à contribuer ainsi à la poursuite de l’injustice. Par la suite, en 2005, une majorité écrasante de la société civile palestinienne a appelé à une campagne BDS globale fondée sur les principes des droits de l’Homme, de justice, liberté et égalité [11]. Le mouvement BDS adopte une stratégie non violente moralement cohérente pour tenir Israël pour responsable selon les mêmes normes de droits de l’Homme que les autres nations. Il demande aux artistes de tenir compte de l’appel au boycott jusqu’à ce que « Israël se retire de toutes les terres occupées en 1967, y compris Jérusalem Est, retire toutes ses colonies de ces territoires, se conforme à toutes les résolutions des Nations Unies concernant la restitution des droits des réfugiés palestiniens, et démantèle son système d’apartheid. »[12]

Vous produire en Israël constituerait un rejet de l’appel de plus de 170 organisations de la société civile qui composent le mouvement palestinien BDS.

Aujourd’hui, la dernière cible de la politique raciste coloniale d’Israël, ce sont les environ 60.000 migrants africains qui sont entrés dans le pays pour chercher un abri en tant que réfugiés, fuyant souvent la persécution dans leur pays d’origine. Au lieu de leur offrir une protection, Israël regarde les migrants africains comme une menace pour le caractère de l’identité juive de l’Etat » [13]. Sous ses lois racistes, les demandeurs d’asile africains risquent d’être emprisonnés jusqu’à un an et de se voir offrir une petite somme d’argent pour quitter le pays [14]. Pourquoi un artiste aussi talentueux que vous prêterait-il son nom à un tel régime ?

Le combat des indigènes palestiniens et des demandeurs d’asile africains serait mieux servi si vous vous en teniez à une position de principe contre l’oppression raciste et coloniale d’Israël en refusant de venir divertir l’apartheid israélien. Comme l’a fait remarqué Elvis Costello : « Il y a des occasions où le simple fait d’ajouter son nom à un programme de concerts peut être interprété comme un acte politique qui résonne plus que n’importe quelle chanson et qui peut vous faire percevoir comme quelqu’un qui ne porte aucune attention à la souffrance de l’innocent. » [15]

A part Elvis Costello, d’éminents artistes internationaux comme Roger Waters, Sting, le défunt Gil Scott Heron, Snoop Dog, Carlos Santana, Coldplay, Lenny Kravitz, Cassandra Wilson, Cat Power, Lauryn Hill et Faithless, entre autres, ont tous annulé leurs représentations en Israël.

PACBI et le plus large mouvement BDS, représentant la majorité absolue de la société civile palestinienne, vous demandent donc de respecter notre combat. Nous vous demandons de soutenir notre stratégie de résistance non-violente et de vous retenir de franchir la ligne de piquetage réclamée par la société palestinienne, assumée par les organisations internationales et de plus en plus soutenue par les Israéliens progressistes [16].

Nous vous exhortons à tenir compte de notre demande en refusant de divertir l’apartheid israélien.
Sincèrement vôtre,
PACBI (The Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel)

Notes :
[1] http://redseajazz.co.il/shows/toure-raichel_25portarena/
[2] http://adalah.org/eng/Israeli-Discriminatory-Law-Database
[3] http://www.state.gov/j/drl/rls/hrrpt/2010/nea/154463.htm
[4] Le président brésilien (http://www.foxnews.com/world/2014/07/28/brazilian-president-dilma-rousseff-calls-israel-conflict-with-hamas-massacre/) et le ministre français des Affaires étrangères (http://www.bbc.com/news/world-europe-28637577) ont condamné l’attaque d’Israël contre Gaza en 2014 comme un « massacre ».
[5] http://www.pchrgaza.org/portal/en/index.php?option=com_content&view=article&id=10491:statistics-victims-of-the-israeli-offensive-on-gaza-since-08-july-2014&catid=145:in-focus
[6] http://www.pchrgaza.org/portal/en/index.php?option=com_content&view=article&id=10561:on-the-27th-day-of-the-israeli-offensiverafah-under-israeli-fire-war-crimes-committed-against-palestinian-civilians-complete-families-annihilated&catid=36:pchrpressreleases&Itemid=194
[7] http://electronicintifada.net/blogs/ali-abunimah/gaza-graveyard-sing-joyful-israeli-youths
[8] http://adalahny.org/adalah-web-action/1202/open-letter-world-music-institute-do-not-present-idan-raichel
[9] http://pacbi.org/etemplate.php?id=869
[10] http://pacbi.org/etemplate.php?id=1047
[11] http://bdsmovement.net/?q=node/52
[12] http://www.pacbi.org/etemplate.php?id=868
[13] http://www.theguardian.com/world/2014/dec/19/-sp-african-migrants-speak-out-about-life-in-israel-detention-centres-holot
[14] Ibid
[15] http://www.elviscostello.com/news/it-is-after-considerable-contemplation/44
[16] http://boycottisrael.info/

 


Lettre ouverte de BDS Afrique du Sud à Vieux Farka Touré:

Vieux Farka Touré: Ne jouez pas à Eilat, placez vous du bon côté de l’histoire, ne divertissez pas l’apartheid
BDS Afrique du Sud, le 15 juin 2015 (Traduction : J. Ch.)
http://www.bdssouthafrica.com/wp-content/uploads/2015/06/Letter-Vieux-Farka-Toure.pdf

Cher Vieux Farka Touré,

Nous faisons référence à votre projet de concert au Festival de Jazz de la Mer Rouge d’août 2015 à Eilat, Israël, dont nos camarades aux Etats-Unis nous ont transmis les détails. En tant que BDS d’Afrique du Sud, nous faisons partie de la Campagne Palestinienne pour le boycott Universitaire et Culturel d’Israël (PACBI) et nous soutenons leur appel pour que vous respectiez le boycott d’Israël.

Nous savons que PACBI vous a fait un courrier relatant l’impact de l’apartheid, de l’occupation oppressante et illégale des territoires palestiniens par Israël, aussi bien que de sa violation flagrante des droits fondamentaux des Palestiniens. Nous n’avons pas l’intention de reprendre cette énumération dans notre lettre.

L’objet de cette lettre est de vous écrire en tant qu’amis africains qui ont vécu et continuent de vivre à l’ombre de l’héritage du colonialisme et de l’apartheid qui plane au-dessus de nous. Heureusement pour nous, en partie grâce à l’immense soutien des entités et des individus qui, à travers le monde, ont défendu le boycott de l’Afrique du Sud de l’apartheid, un nouvel ordre démocratique et égalitaire est né il y a 21 ans. Et pourtant, l’héritage brutal de l’apartheid continue d’infester notre société. En tant que camarade africain, dont les ancêtres ont traversé les années tumultueuses du colonialisme et de la résistance à l’oppression de la domination coloniale, nous sommes sûrs que vous comprendrez l’état de ceux, tels les Palestiniens, qui continuent à souffrir sous l’occupation, l’oppression et la torture.

Votre collaboration avec M. Idan Raichel qui, comme vous le savez peut-être, est un fervent supporter de la politique discriminatoire d’Israël et de ses forces de défense, a toujours été inquiétante. Et pourtant, bien plus troublante est votre intention de rompre le boycott culturel contre Israël en allant participer au Festival de Jazz de la Mer Rouge à Eilat. Si vous persistiez dans votre décision de participer à cet événement, ou à tout autre événement en Israël jusqu’à ce qu’il mette fin à sa politique d’occupation et de répression contre les Palestiniens, votre conduite serait un vrai signal d’indulgence envers la politique illégale d’oppression de l’Israël d’apartheid envers les Palestiniens. Cet acte constituerait une tache sur la fière histoire des Africains qui se sont dressés contre l’oppression, l’occupation et le colonialisme. Ce fut votre amie musicienne du Sahel, Dimi Mint Abba que votre respecté père avait chaudement recommandée, qui a plaidé pour la destruction de l’apartheid en Afrique du Sud à travers sa musique. Elle a non seulement chanté, mais elle a transformé son art en instrument d’opposition à un système nuisible de discrimination et de souffrance.

Dimi Mint Abba a proclamé haut et fort dans une chanson : « Oh Seigneur, Fais s’écraser l’apartheid ! L’apartheid, c’est la colonisation sans une once d’humanité… Un criminel, au crime si abondamment clair, un oppresseur de tant de personnes chéries… »

En tant qu’amis Africains et victimes de l’apartheid en Afrique du Sud qui se dressent solidaires de leurs frères et sœurs palestiniens opprimés, nous vous prions de respecter et de soutenir le boycott contre l’Israël d’apartheid en ne vous produisant pas au Festival de Jazz de la Mer Rouge à Eilat et, comme votre prédécesseur et amie artiste du Sahel, Dimi Mint Abba, de transformer votre voix et votre influence d’artiste en un magnifique et puissant instrument qui reconnaisse la dignité de l’impuissant et qui dise la vérité au puissant.

Lorsque les artistes et les sportifs ont commencé à refuser d’aller jouer en Afrique du Sud de l’apartheid, les yeux du monde entier se sont tournés vers les injustices qui y étaient accomplies. Ceci a alors entraîné une vague de pression qui a finalement contribué à la création d’une Afrique du Sud libre, démocratique et non-raciale. La même chose est non seulement possible en Palestine-Israël, mais également inévitable. La question est : « De quel côté de l’histoire veut-on être ? Se produire en Afrique du Sud de l’apartheid dans les années 1980 – en violation de ce que nous, Africains du Sud noirs et nos alliés blancs, demandions – signifiait se trouver du mauvais côté de l’histoire. Aujourd’hui, se produire en Israël – en violation de ce que les Palestiniens opprimés et leurs alliés progressistes israéliens ont demandé – c’est choisir d’être du mauvais côté de l’histoire. Nous espérons que vous choisirez d’être du bon côté de l’histoire et que vous n’irez pas divertir l’apartheid.

Sincèrement vôtre,

Kwara Kekana, porte-parole du BDS d’Afrique du Sud




Les liaisons dangereuses d’Orange

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A propos de la collaboration d’Orange avec la colonisation israélienne, la guerre à Gaza et l’opération « adopte un soldat »:

Orange sanguine en Israël…
Christian Pigeon (Sud PTT), Verveine Angeli (Solidaires), Olivier Schulz et Dror Warschawski (Campagne BDS France)
Agence Média Palestine / Médiapart, le 4 mai 2015
http://blogs.mediapart.fr/blog/agence-media-palestine/040515/orange-sanguine-en-israel

Chronique de 3 minutes sur Radio Nova:
Adopte…un soldat. Orange en Palestine
Altermondes / Radio Nova, le 6 mai 2015
https://soundcloud.com/altermondes/chronique-radio-nova-adopteun-soldat-orange-en-palestine

A propos du rôle plus spécifique que joue Orange dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967:

Les liaisons dangereuses d’Orange dans les territoires palestiniens occupés
Collectif (Al Haq, AFPS, CCFD, CGT, FIDH, LDH, Solidaires), le 6 mai 2015
http://ccfd-terresolidaire.org/infos/rse/les-liaisons-5030

La brochure éditée par ce collectif est abordée dans Le Parisien:
Orange accusé de « liaisons dangereuses » dans les colonies israéliennes
Matthieu Pelloli, Le Parisien, le 6 Mai 2015
http://www.leparisien.fr/economie/orange-accuse-de-liaisons-dangereuses-dans-les-colonies-israeliennes-06-05-2015-4750387.php

Le Figaro évoque la brochure ET l’opération « adopte un soldat »:
Polémique autour d’un partenariat d’Orange en Israël
Hayat Gazzane, Le Figaro, le 6 mai 2015
http://www.lefigaro.fr/societes/2015/05/06/20005-20150506ARTFIG00177-polemique-autour-d-un-partenariat-d-orange-en-israel.php

Suite de la revue de presse:
Israël : les « liaisons dangereuses » d’Orange dans les colonies font polémique
Le Point, le 6 mai 2015
http://www.lepoint.fr/economie/israel-les-liaisons-dangereuses-d-orange-dans-les-colonies-font-polemique-06-05-2015-1926713_28.php

Chronique de 2 minutes au journal de 13h00, à partir de 21:20
Bruce de Galzain, France-Inter, le 6 mai 2015
http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=1091165

Les « relations d’affaires » douteuses d’Orange dans les colonies israéliennes
Olivier Petitjean, Bastamag, le 7 mai 2015
http://www.bastamag.net/Les-relations-d-affaires-douteuses-d-Orange-dans-les-colonies-israeliennes

Un rapport dénonce les liens d’Orange dans les colonies israéliennes
Jérémy Jeantet, Sud Radio, le 7 mai 2015
http://www.sudradio.fr/Actualite/Economie/Un-rapport-denonce-les-liens-d-Orange-dans-les-colonies-israeliennes

Douteuses « relations d’affaires » pour Orange dans les colonies israéliennes illégales
Olivier Petitjean, L’Observatoire des Multinationales, le 7 mai 2015
http://multinationales.org/Douteuses-relations-d-affaires-pour-Orange-dans-les-colonies-israeliennes

L’OLP écrit à Fabius pour dénoncer le partenariat d’Orange avec Israël
Cyrille Louis, Le Figaro, le 10 mai 2015
http://www.lefigaro.fr/international/2015/05/10/01003-20150510ARTFIG00176-cisj




Semaine contre l’Apartheid Israélien en France – Mars 2015 – Bilan

Bilan de la semaine contre l’apartheid israélien dans les universités françaises, mars 2015

21 événements étaient prévus dans 9 villes et universités françaises. Sur ces 21 évènements prévus, 18 se sont tenus, ce qui fait de 2015 la meilleure année pour la Semaine contre l’Apartheid Israélien en France. Notre détermination, notre organisation et notre coordination nationale et même mondiale a permis de faire reculer la censure dans les universités françaises, ce dont nous pouvons tous nous réjouir. Le succès des événements organisés et l’absence totale de problème pendant ces débats, rencontres, projections de films et autres, permettront, on l’espère, de faciliter l’organisation de tels événements les prochaines années dans les universités françaises, jusqu’à la fin de l’apartheid dans l’Etat israélien…

Sur la tournée de Farid Esack en France:
https://www.youtube.com/watch?v=4NZJf2euOlA

Nîmes
-Jeudi 5 mars 2015: tenue d’un stand à l’Université de Nimes, sur le site de Vauban. Très bon accueil des étudiants, échanges très intéressants sur l’apartheid israélien (photo ci-dessus).

Lyon

-Samedi 28 février 2015. Institut d’Etudes Politiques de Lyon, soirée « Les droits des réfugiés palestiniens dans les pays arabes » organisée par l’association des étudiants, malgré les pressions du CRIF et l’inquiétude du directeur. La salle était emplie essentiellement d’étudiants sur le parterre et au balcon, à l’écoute attentive des interventions très intéressantes de Fadi El Haj, de Marwan (réfugié irakien), d’Amir Hassan (de Gaza) et de Lahouari Addi (professeur à l’IEP de Lyon, docteur en sociologie). Bien que ne faisant pas formellement partie du programme de la Semaine contre l’Apartheid Israélien, en préambule, deux interventions ont dénoncé la difficulté de mise en place d’une telle soirée consacrée à la Palestine à cause des pressions, intérieures et extérieures, et ont marqué leur insistance face à une liberté de parole et d’expression au sein d’un Institut d’études politiques. Lahouari Addi a surrenchéri au moment de son temps de parole.
-Dimanche 15 mars 2015 à 18h00. La Gryffe, 5 rue Sébastien Gryphe, conférence avec Ibraheem AbdelJawad (militant palestinien du PCPD) sur le thème « vivre sous apartheid israélien en Palestine occupée ».
-Mardi 17 mars 2015 à 20h30. La maison des étudiants, 25 rue Jaboulay, diffusion du film « roadmap to apartheid ».
-Vendredi 27 mars 2015: Bourse du Travail, place Guichard, conférence de Farid Esack , de l’Université de Johannesburg, militant anti-apartheid, proche de Mandela et président de la campagne de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) en Afrique du Sud.
http://collectif69palestine.free.fr/spip.php?article856

Montpellier
http://apartheidweek.org/france
-Lundi 9 mars 2015: théâtre de rue (checkpoint) à l’Université Paul Valery, stand BDS et distribution de tracts. La direction de l’université nous a informé de plusieurs tentatives vis à vis de l’administration et de la police d’interdire cette activité, mais tout s’est très bien passé.
https://bdsf34.wordpress.com/2015/03/11/9-10-mars-a-luniversite-paul-valery-montpellier-1er-partie-de-la-semaine-internationale-contre-laparthied-israelien/
-Mardi 10 mars 2015, de 15h à 20h: Université Paul Valery, salle Jean Moulin, projections-débat de ”Roadmap to Apartheid”.
-Mercredi 1er avril 2015 à 19h: Université Paul Valery, projection d’une vidéo de la mission universitaire de mai 2003 en Palestine conduite par la présidente de l’université, suivie d’une conférence sur l’apartheid israélien, avec le professeur Farid Esack, de l’Université de Johannesburg, militant anti-apartheid, proche de Mandela et président de la campagne de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) en Afrique du Sud. Un grand succès avec plus de 130 personnes et le soutien du SNESUP de l’université Paul Valéry.
https://bdsf34.wordpress.com/2015/04/02/succes-de-la-soiree-antiapartheid-a-luniversite-paul-valery-avec-farid-esack/

Lille
-Lundi 9 mars 2015 à 18h30: Maison des Etudiants de l’Université Lille 1, conférence avec Ibraheem AbdelHawad (militant palestinien du PCPD) sur le thème « Gaza / Cisjordanie : unité et solidarité », et vernissage de l’exposition de photographies « Bédouins du Néguev ».
-Vendredi 13 mars 2015, à 19h: Salle Concorde (boulevard de Metz), soirée culturelle avec Ahmad Dari (chanteur et calligraphe palestinien), repas palestinien (entrée, plat, dessert, boisson), animation, stands associatifs (10€ pour adultes, 6€ pour enfants).
-Dimanche 15 mars 2015 à 19h: Cinéma l’Univers (rue Danton), projection du film « Les Chebabs de Yarmouk » en présence du réalisateur Axel Salvatori Sinz (3€).

Paris
-Lundi 9 mars 2015 à 18h30: Université Paris 8, amphi D002, conférence « Israel Apartheid Is real ». Avec Marie France Cohen-Solal (militante de la Campagne BDS France), Bilal Afandi (jeune palestinien, membre de la campagne BDS et militant étudiant à l’université de Bethléem. Il finit l’université en prison en 2011, titulaire d’un master en travail social et travaille depuis avec Maysoon’s kids, une association intervenant auprès de Palestinien.ne.s en situation de handicap) et Max Blumenthal (journaliste étasunien récompensé de nombreuses fois pour ses articles et ses documentaires publiés dans de nombreux journaux (“The New York Times”, “The Los Angeles Times”, “The Daily Beast”, “The Nation”, “The Guardian”, “Al Jazeera English”). Son dernier livre “Goliath : Vie et Haine dans le Grand Israël”, offre une vision particulièrement inquiétante de la société israélienne fondée, selon lui, sur la suprématie ethnique. En octobre 2014, lors de la session extraordinaire du Tribunal Russell sur la Palestine à Bruxelles, il a témoigné sur les crimes de guerre commis à Gaza par Israël pendant les 50 jours de bombardements sur la Bande de Gaza, entre le 8 juillet et le 26 août 2014). Des photos ici.
http://www.facebook.com/events/1574365686152586
http://www.aurdip.fr/israeli-apartheid-week-conference.html
La présidence de Paris 8 a tenté d’annuler la conférence « Israel Apartheid is real ». Contre la censure, une mobilisation locale, nationale et internationale a permis de contrer ces manoeuvres. Beaucoup de monde était sur place et la conférence n’en a été que plus réussie, avec près de 200 participant.e.s!
http://www.bdsfrance.org/index.php?option=com_content&view=article&id=3553%3Ala-tentative-de-censure-a-echoue-a-luniversite-paris-8-pres-de-200-personnes-pour-iaw-2015-&catid=49%3Aactualites&lang=fr

Une belle lettre de Jim Cohen (enseignant à Paris 3, ancien enseignant à Paris 8), à la direction de l’Université Paris 8:
http://www.bdsfrance.org/index.php?option=com_content&view=article&id=3547:censure-a-paris-8-lettre-de-jim-cohen-a-la-direction-de-luniversite&catid=49:actualites&lang=fr
Et un communiqué du Collectif-Falesteen Paris 8 et de plusieurs associations solidaires: Halte à la censure à l’université !
http://bdsfrance.org/index.php?option=com_content&view=article&id=3548%3Ahalte-a-la-censure-a-luniversite-rdv-a-18h-lundi-9-mars-a-paris-8&catid=49%3Aactualites&lang=fr
-Lundi 16 mars 2015 à 18h30: Université Paris 8, conférence avec Ibraheem AbdelJawad (militant palestinien du PCPD) et Julien Salingue
-Jeudi 26 mars 2015 à 18h30: Université Paris 1, conférence-débat « Israël apartheid ? Boycott ! », avec Farid Esack (Afrique du Sud), Bilal Afandi (Palestine) et Ivar Ekeland (France). Organisé par Génération Palestine Paris et la campagne BDS France (Boycott Désinvestissements Sanctions contre Israel), avec le soutien de Solidaires Paris 1. La conférence à Paris 1 a été interdite, Farid Esack a du parler devant la fac, sur le trottoir!!!
http://bdsfrance.org/index.php?option=com_content&view=article&id=3578%3Aappel-dune-centaine-duniversitaires-et-dactivistes-contre-la-censure-de-farid-esack&catid=49%3Aactualites&lang=fr
http://bdsfrance.org/index.php?option=com_content&view=article&id=3581%3Aun-de-nous-est-blesse-texte-de-farid-esack&catid=49%3Aactualites&lang=fr
http://bdsfrance.org/index.php?option=com_content&view=article&id=3582%3Al-nous-sommes-farid-r-lettre-ouverte-aux-administrateurs-des-universites-francaises-arretez-de-reduire-au-silence-les-defenseurs-des-droits-palestiniens-&catid=49%3Aactualites&lang=fr
http://bdsfrance.org/index.php?option=com_content&view=article&id=3580%3Acompte-rendu-du-rassemblement-du-26-mars-2015-qui-sest-tenu-devant-luniversite-de-paris-1-tolbiac-dans-le-cadre-de-la-qisraeli-apartheid-weekq-&catid=49%3Aactualites&lang=fr
https://www.youtube.com/watch?v=PGgYYjxn-TY

Bordeaux
http://www.aurdip.fr/israeli-apartheid-week-a-bordeaux.html

-Mardi 10 mars 2015 à 17h30: Faculté de Droit et de Science Politique (Université Bordeaux 4), Amphi Lajugie: débat avec Ayssar Al-Saifi (acteur socioéducatif de l’association Laylac, du camp de Dheisheh-Bethleem), Michèle Sibony (coprésidente de l’Union Juive Française pour la Paix) et Max Blumenthal (journaliste étasunien récompensé de nombreuses fois pour ses articles et ses documentaires publiés dans de nombreux journaux (“The New York Times”, “The Los Angeles Times”, “The Daily Beast”, “The Nation”, “The Guardian”, “Al Jazeera English”). Son dernier livre “Goliath : Vie et Haine dans le Grand Israël”, offre une vision particulièrement inquiétante de la société israélienne fondée, selon lui, sur la suprématie ethnique. En octobre 2014, lors de la session extraordinaire du Tribunal Russell sur la Palestine à Bruxelles, il a témoigné sur les crimes de guerre commis à Gaza par Israël pendant les 50 jours de bombardements sur la Bande de Gaza, entre le 8 juillet et le 26 août 2014). La conférence a reçu des menaces du groupuscule sioniste Haverim, mais elle a pu se tenir sans incident et remporter un grand succès devant 200 étudiants dans un amphi plein à craquer.
-Lundi 30 mars 2015 à 17h30. Institut d’Etudes Politiques de Bordeaux, conférence sur l’apartheid israélien, avec le professeur Farid Esack, de l’Université de Johannesburg, militant anti-apartheid, proche de Mandela et président de la campagne de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) en Afrique du Sud. Malgré les pressions de l’UEJF, la conférence s’est tenue et a remporté un grand succès!
http://bdsfrance.org/index.php?option=com_content&view=article&id=3587%3Asucces-de-la-conference-de-farid-esack-a-science-po-bordeaux–quand-luejf-perd-une-bataille-et-sentete-dans-le-mensonge-&catid=49%3Aactualites&lang=fr
Communiqué de Génération Palestine et Solidaires Etudiant.e.s, avec le soutien de la Campagne BDS France, contre quatre organisations qui s’attaquent à la liberté d’expression:
http://bdsfrance.org/index.php?option=com_content&view=article&id=3613%3Abordeaux-quatre-organisations-sattaquent-a-la-liberte-dexpression-&catid=49%3Aactualites&lang=fr

Nantes
-Mercredi 11 mars 2015 à 17h30: Université de Nantes, pôle étudiant, bâtiment Censive, salle de conférence, conférence avec Ibraheem AbdelJawad (militant palestinien du PCPD) sur le thème de l’identité palestinienne.
-Lundi 16 mars 2015 à 17h30: Université de Nantes, faculté des sciences, atelier didactique sur le thème de la colonisation et de la ségrégation spatiale en Palestine (cartographie animée et débats).
-Samedi 21 mars 2015: action de boycott contre TEVA.

Toulouse
-Mardi 31 mars 12h30: Université Toulouse le Mirail, débat à l’université avec le professeur Farid Esack, président de BDS Afrique du Sud, militant anti apartheid et professeur à l’université de Johannesburg. Malgré les pressions de l’UEJF, l’université n’a pas cédé aux pressions et le débat s’est tenu, non seulement sans aucun incident, mais dans un grand succès…
-Mardi 31 mars 20h30: Salle Barcelone, 22 allée de Barcelone, rencontre en ville avec le professeur Farid Esack. A la dernière minute, cette rencontre a été annulée, le maire de Toulouse ayant refusé l’accès à cette salle municipale, sans aucun égard pour la liberté d’expression qu’il est censé défendre…
http://bdsfrance.org/index.php?option=com_content&view=article&id=3585%3Ale-maire-de-toulouse-a-ose-&catid=49%3Aactualites&lang=fr

Marseille
-Semaine de Solidarité avec la Palestine: cette année Marseille se singularise en étant, au prétexte du dispositif vigipirate, l’une des seules villes de France à censurer un événement lié à la Palestine, à l’université Aix-Marseille, en l’occurrence une exposition photographique et la projection du film « Jerusalem: The East Side Story » de Mohammed Alatar, organisé par  l’Union Générale des Étudiants de Palestine et  Génération Palestine.
C’est une honte, une atteinte à la liberté d’expression des étudiants, à la diversité et à la vie démocratique et culturelle de l’université, d’autant que plus d’un millier des étudiants de l’université ont signé la pétition pour le jumelage avec une université en Palestine.
Nous exigeons de la direction de l’Université Aix-Marseille de revenir sur sa décision d’interdire la semaine de la Solidarité (communiqué de Génération Palestine Europe – l’Union des Étudiants Communistes – Comité Inter-universitaire de Coopération avec les Universités Palestiniennes (CICUP) – Association des Etudiants Musulmans d’Aix-en-Provence – Action Antifasciste Marseille – Collectif Nosotros – Jeunes NPA 13 – Union Juive Française pour la Paix – Campagne BDS France – ActiveStills – Palestine 13 – Femmes en Noir – Ligue des Droits de l’Homme (LDH13) – CAPJPO-EuroPalestine – Jeunes Communistes 13 – Coup Pour Coup 31 – Solidaires Étudiant-e-s).
http://gups-aixmarseille.over-blog.com/2015/03/aix-marseille-universite-baillonne-la-voix-de-la-solidarite-avec-la-palestine-halte-a-la-censure.html
-Epilogue le 16 avril à l’université, avec Génération Palestine Marseille et les Jeunes Communistes: une table s’est tenue à l’extérieur, il y a eu un lâché d’un immense drapeau palestinien sur le toit de l’université et la distribution de plusieurs dizaines de stickers « Israel Apartheid »…

marseille0415




Appel au boycott du théâtre national israélien Habima!

Lettre ouverte à l’attention de Ludovic Lagarde, directeur:

Comédie de Reims
3 chaussée Bocquaine
CS 90026
51724 Reims cedex

info@lacomediedereims.fr
l.lagarde@lacomediedereims.fr
m.pouvelle@lacomediedereims.fr
jm.hossenlopp@lacomediedereims.fr

Paris, le 8 février 2015

Cher Mr. Lagarde,

En novembre dernier vous avez reçu une lettre ouverte signée par près de 100 professionnels européens du monde du théâtre, au sujet de la «conférence spéciale sur la terreur» organisée par le théâtre Habima à Tel Aviv. C’est à l’occasion de cette «conférence spéciale» qu’a été lancée la Première de la pièce de théâtre «God Waits at the Station» et, malgré notre lettre ouverte, cette pièce est jouée ce soir à Reims.

«God Waits at the Station» fait partie de «TERRORisms», un projet de deux ans porté par l’Union des Théâtres de l’Europe. Même si, par honte, le théâtre a fini par retirer la liste des invités de la «conférence spéciale» de son site web, vous devez savoir qu’elle comprenait plusieurs généraux de l’armée israélienne, une ancienne directrice des prisons israéliennes et plusieurs anciens directeur des services secrets israéliens… Nous sommes en droit de nous demander de quel droit des fonds européens, et qui plus est des fonds européens destinés à la culture, sont-ils utilisés pour financer une conférence à la gloire de la brutalité militaire israélienne?

Le sujet de «God Waits at the Station» est celui d’un attentat suicide à la bombe, exécuté par une femme, en Israël, un événement qui s’est déjà produit dans la réalité. Mais dans tout le reste du programme de «TERRORisms», il n’est jamais fait mention de la terreur vécue par les Palestiniens aux mains de l’armée, de l’aviation et des colons israéliens. Quant à nous, nous ne pouvons pas oublier la terreur infligée à la population civile de Gaza en juillet et en août derniers.

«God Waits at the Station» est produite par le théâtre national israélien Habima dont le directeur, l’israélien Ilan Ronen, dirige également l’Union des Théâtres de l’Europe. Il s’est rendu célèbre en 2012 en défendant l’idée qu’Habima ne pouvait pas refuser de jouer dans les colonies israéliennes illégales de Cisjordanie, dont celle d’Ariel. Habima est donc complice des violations du droit international commises par Israël !

C’est cette complicité d’Habima avec les crimes de l’État israélien qui a mobilisé plus de 1200 personnalités, artistes et citoyens norvégiens contre la collaboration du théâtre national de Norvège à Oslo en 2014, et encore le 15 janvier dernier. Ce sont ces liens étroits entre le théâtre Habima et ce qui se fait de pire dans l’appareil d’État israélien qui ont conduit les théâtres palestiniens et anglais, Shiber Hur et Young Vic, à cesser leur collaboration avec le projet «TERRORisms». Mr. Lagarde, pourquoi n’en faites-vous pas de même ? Pourquoi la Comédie de Reims, elle aussi, ne se retire-t-elle pas de cette collaboration indigne.

Nous faisons la différence entre un État et ses citoyens, et nous entretenons des liens étroits avec des artistes, des intellectuels et des activistes israéliens qui œuvrent pour les droits des Palestiniens. Certains d’entre eux s’associent d’ailleurs aujourd’hui à notre protestation contre la participation de théâtres européens, et en particulier la Comédie de Reims, à un exercice de légitimation de l’occupation et de blanchiment de la « Marque Israël » entrepris par le théâtre national israélien, Habima.

Nous appelons donc les spectateurs et la Comédie de Reims au boycott du théâtre national israélien Habima tant qu’Israël ne respectera pas le droit international et toutes les résolutions de l’ONU, les droits humains universels ainsi que les droits fondamentaux du peuple palestinien.

La Campagne BDS France
21 ter rue Voltaire
75011 Paris
campagnebdsfrance@yahoo.fr
www.bdsfrance.org

Cette lettre en format pdf




Le BNC condamne la répression de BDS au Canada

logo BDS QuebecProfitant des tragiques événements de Paris, plusieurs gouvernements sont tentés de lier terrorisme et antisémitisme, puis antisémitime et antisionisme, et enfin, lutte contre l’insécurité avec répression contre la campagne citoyenne et légitime de boycott de l’État israélien. Ci-dessous l’exemple du Canada et la réaction du Comité National BDS palestinien.

La Campagne BDS France en profite pour réaffirmer sa solidarité avec les militants canadiens et québécois de la campagne internationale de BDS contre l’État israélien jusqu’à ce que ce dernier respecte le droit international, les droits humains et les droits imprescriptibles du peuple palestinien…

logo BNC

La société civile palestinienne condamne la désinformation et la répression contre le mouvement de boycott menées par le gouvernement canadien

Comité National BDS palestinien, le 5 février 2015

 

Le Comité National BDS palestinien (BNC), la plus grande coalition d’organisations de la société civile palestinienne qui conduit le mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), a condamné la violente campagne de désinformation et les mesures répressives contre le mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) pour les droits des Palestiniens menée par le gouvernement canadien.

BDS est un mouvement de défense des droits de l’Homme non-violent, mondial, conduit par les Palestiniens et qui vise à faire pression sur Israël, comme ce fut le cas en Afrique du Sud de l’apartheid, pour qu’il se soumette entièrement à ses obligations selon les lois internationales.

Le Canada et Israël ont récemment signé une série d’accords de coopération, dont l’un comporte une obligation sans précédent de travailler en commun pour contrer la croissance continue de BDS.

Le 22 janvier, Steven Blaney, ministre canadien de la sécurité publique, a fait un discours dans un meeting sur l’antisémitisme à l’Assemblée Générale des Nations Unies réunie à la suite des attaques criminelles à Paris, où il a sali le mouvement BDS, le qualifiant d’ « antisémite ».

Rafeef Ziadah, membre du secrétariat du Comité National BDS palestinien (BNC), la grande coalition d’organisations de la société civile palestinienne qui conduit le mouvement BDS, a dit :

« Plutôt que de chercher à faire rendre compte à Israël pour ses crimes de guerre durant le dernier assaut militaire sur Gaza et pour l’intensification de la colonisation en Cisjordanie occupée, particulièrement à Jérusalem et dans la Vallée du Jourdain, le gouvernement canadien renforce encore sa collaboration avec l’occupation israélienne et lance une attaque honteuse de propagande contre la liberté d’expression à ce sujet. »

« Le soutien inconditionnel et continu du gouvernement canadien à la politique coloniale d’Israël et sa vile campagne contre BDS mettent en lumière le caractère profondément idéologique et réactionnaire de ce gouvernement. Le Canada envoie un message à Israël comme quoi il peut, en totale impunité, violer les droits de l’Homme et la législation internationale. »

« Hélas, alors qu’il prétend défendre la liberté d’expression, le gouvernement canadien actuel fait partie des plus répressifs d’Occident ; il est allé plus loin que la plupart en supprimant la liberté de parole et en restreignant les droits de sa propre société civile, y compris les syndicats, les associations de bienfaisance et religieuses, les empêchant de participer aux campagnes pour les droits, comme les boycotts contre les injustices d’Israël. »

C’est une question de principe, le mouvement BDS s’est constamment et catégoriquement opposé à toute forme de racisme, y compris l’antisémitisme et l’islamophobie. Le programme anti-raciste de défense des droits de l’Homme du mouvement progresse largement en Occident et gagne un soutien croissant parmi les Canadiens, y compris beaucoup de Canadiens juifs qui rejoignent les Juifs israéliens de conscience et de progrès en refusant la prétention d’Israël à commettre ses atrocités en leur nom.

Dans son article de 2009 où elle soutenait BDS contre le régime israélien d’occupation et d’oppression, l’auteure best-seller mondiale Naomi Klein a écrit :

« Il est temps. Il est plus que temps. La meilleure stratégie pour mettre fin à l’occupation de plus en plus cruelle est qu’Israël devienne la cible du genre de mouvement mondial qui a mis fin à l’apartheid en Afrique du Sud. »

Le réalisateur canadien primé John Greyson, qui a produit quelques unes des vidéos les plus inventives du mouvement BDS, a justifié son soutien à BDS et au boycott du festival du film LGBT de Tel Aviv en disant : « [BDS] est aujourd’hui le seul moyen pacifique capable d’avoir un effet sur l’État d’Israël qui a dérivé complètement hors de contrôle… Une limite a été tracée. »

L’Archevêque Emérite sud-africain Desmond Tutu, grand supporter du mouvement BDS, a dit, après avoir présenté en 2008 un rapport au Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies sur un crime de guerre israélien dans la Bande de Gaza occupée :

« Je pense que l’Occident s’est, très justement, senti contrit, repentant pour sa terrible complicité dans l’Holocauste… L’Occident se repent, la pénitence est infligée aux Palestiniens…. J’espère simplement que des citoyens ordinaires en Occident se réveilleront et diront : « Nous refusons de prendre part à ça. »

Rafeef Ziadah a conclu : « A un moment où des gens de conscience à travers le monde rejoignent le mouvement BDS palestinien pour la liberté, la justice et l’égalité et le relient à leurs propres combats pour une justice économique et sociale, l’égalité des droits, les droits des indigènes, les droits des minorités et la protection de l’environnement, le gouvernement canadien se tient du mauvais côté de l’histoire en soutenant un régime pernicieux, celui de l’occupation israélienne, du colonialisme et de l’apartheid. »

Article original: Palestinian civil society condemns Canadian government disinformation and repression against boycott movement Palestinian BDS National Committee, 5 February 2015 . Traduction : J. Ch. pour BDS France
http://www.bdsmovement.net/2015/palestinian-civil-society-condemns-canadian-government-disinformation-and-repression-against-boycott-movement-13051




Sodastream dégage d’Angoulême !

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Une lettre ouverte à Franck Bondoux, directeur du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, exigeant qu’il coupe les liens entre le Festival et Sodastream, entreprise israélienne complice de l’occupation des territoires palestiniens est publiée ici:
http://lettertoangouleme.tumblr.com/
Malgré ces temps difficiles, il y a pour l’instant plus de 110 signatures de 20 pays différents, dont Lewis Trondheim (Grand Prix d’Angoulême en 2006 et créateur de la mascotte d’Angoulême), Tardi (Grand Prix en 1985), Willem (rescapé de la tuerie de Charlie Hebdo et Grand Prix en 2013), José Munoz (Grand Prix en 2007), Jean-Claude Mézières (Grand Prix en 1984), François Schuiten (Grand Prix en 2002), Baru (Grand Prix en 2010), Guy Delisle, Edmond Baudoin, Siné, Wozniak, Ernest Pignon-Ernest, Peter Blegvad, Jaime Hernandez, Kate Beaton, Alison Bechdel, Warren Ellis, Dylan Horrocks, Mohammad Sabaaneh et le festival de Palestine Comics. On compte de nombreux lauréats de prix à Angoulême, ainsi qu’un caricaturiste palestinien emprisonné pour son travail par l’armée israélienne. Les signatures sont encore ouvertes à: lettertoangouleme@gmail.com


Dessinateurs et travailleurs de l’industrie de la bande dessinée exhortent:
Pas de “Business As Usual” avec Israël
  
Déclaration de solidarité
Nous voulons exprimer notre chagrin et notre indignation face à l’assassinat de cinq caricaturistes, Wolinski, Cabu, Honoré, Tignous, Charb, parmi beaucoup d’autres, dans les bureaux de Charlie Hebdo. Ces horribles actes de violence nous incitent à agir encore plus urgemment pour un monde où la dignité, la liberté et l’égalité de toutes les personnes sont respectés et promus. Nous réaffirmons que le mouvement de boycott palestinien est une étape importante de cette vision, et nous espérons que vous continuerez à nos côtés dans ce mouvement.

Lettre ouverte à:
Monsieur Franck Bondoux
Direction du Festival international de la bande dessinée
71 rue Hergé
16000 Angoulême
Nous, dessinateurs, illustrateurs, écrivains, éditeurs, distributeurs, traducteurs, critiques et travailleurs dans l’industrie de la bande dessinée, aux côtés de gens de conscience de tous les pays du monde, ré-affirmons notre appel de Février 2014 au Festival international de BD d’Angoulême d’abandonner tous liens avec la société israélienne Sodastream. En outre, nous demandons instamment au Festival d’Angoulême, ainsi qu’à tous les festivals, conventions, et célébrations de la bande dessinée et de l’art de la caricature auxquels nous participons, de rejeter tout partenariat, financement ou coopération avec une société israélienne ou une institution qui ne favorise pas explicitement la liberté et la justice pour les Palestiniens, ainsi que l’égalité des droits et l’égalité entre les israéliens Juifs et Palestiniens, en particulier le gouvernement israélien et ses consulats, tant qu’Israël continuera à dénier aux Palestiniens leurs droits.
Aujourd’hui, la société Sodastream se vante fièrement de l’emplacement de son usine dans la colonie illégale de Maale Adumim, ce qui la rend complice du crime d’occupation militaire.. Cependant, même si, grâce entre autres à la campagne de pression lancée l’an dernier,  Sodastream déplace sa fabrication dans le Néguev (territoire palestinien dont les Bédouins sont menacés d’expulsion de leurs terres ancestrales par le “Plan Prawer” du gouvernement israélien), elle, comme d’autres entreprises et institutions israéliennes complices, fait partie d’un système basé sur le nettoyage ethnique de masse des communautés palestiniennes, et maintenu en place par le racisme et la discrimination. Comme d’autres entreprises israéliennes, elle contribue à l’économie d’un Etat qui a procédé à une agression militaire brutale contre la population civile dans la bande de Gaza à l’été 2014, faisant plus de 2100 morts, dont plus de 500 enfants.
Nous ne pouvons pas accepter que notre art soit utilisé pour blanchir ces crimes, comme le ministère israélien des Affaires étrangères a explicitement déclaré qu’il tentera de le faire, à travers sa campagne «Brand Israël». Angoulême, un centre d’appréciation de la bande dessinée à l’échelle internationale, ne devrait pas être utilisé de cette manière.
Nous vous demandons à nouveau de couper les liens entre le Festival et Sodastream, et nous étendons notre appel aux administrateurs et organisateurs, aux éditeurs et aux associations de bande dessinée et d’illustrateurs à travers le monde. Pas de  “business as usual” avec Israël!
Cordialement,

Signatures:
Palestine Comics Festival (Palestine), Leila Abdul Razaq (USA), Zainab Akhtar (UK), Khalid Albaih (Sudan/Qatar), Albertine (Switzerland), Hilary Allison (USA), Anarkikka (Italy), Enzo Apicella (Italy), Serge Baeken (Belgium), Alex Baladi (Switzerland), Edd Baldry (UK/France), Allan Barte (France), Baru (France, 4 Angoulême prizes and Grand Prix in 2010), Edmond Baudoin (France, 3 Angoulême prizes), Kate Beaton (Canada), Alison Bechdel (USA), Sofiane Belaskri (Algeria), Faiza Benaouda (Algeria), Khalil Bendib (Algeria/USA), Peter Blegvad (USA/UK, Angoulême prize in 2014), Philippe Bonifay (France), Briac (France), David Brothers (USA), Paul Buhle (USA), Nicole Burton (Canada), Jennifer Camper (USA), Lorena Canottiere (Italy), Chandre (France), Gilles Ciment (France, former director of the Cité internationale de la bande dessinée in Angoulême from 2007 to 2014), Rob Clough (USA), Sean T. Collins (USA), Gianluca Costantini (Italy), Jean-Luc Coudray (France, Angoulême prize in 1990), Philippe Coudray (France, Angoulême prize in 2011), Molly Crabapple (USA), Pino Creanza (Italy), Marguerite Dabaie (USA), Bira Dantas (Brazil), Eleanor Davis (USA), Marcel « Lidwine » De la Gare (France, Angoulême prize in 1999), Guy Delisle (Canada, Angoulême Prize in 2012), Les Dessin’acteurs (France), Dror (France), Warren Ellis (UK), Magdy El Shafee (Egypt), elchicotriste (Spain), The FDZ (Lebanon), Olivier Ferra (France), Brigitte Findakly (France), Ganzeer (Egypt/USA), Lucile Gomez (France), Jenny Gonzalez-Blitz (USA), Michel Granger (France), Graphic History Collective: Sam Bradd, Sean Carleton, Robin Folvik, Mark Leier, Trevor McKilligan, Julia Smith (Canada), Dominique Grange (France), Thierry Groensteen (France, former director of the Cité internationale de la bande dessinée in Angoulême from 1993 to 2001), Jeet Heer (Canada), Ethan Heitner (USA), Delphine Hermans (Belgium), Anaële Hermans (Belgium), Jaime Hernandez (USA), Alex Hoffman (USA), Dylan Horrocks (New Zealand, nominated in Angoulême in 2002), Igort (Italy, nominated in Angoulême in 2003), Hatem Imam (Lebanon), Jiho (France), Monica Johnson (USA), Ben Katchor (USA), Mazen Kerbaj (Lebanon), Peter Kuper (USA), Patrick Lacan (France), Carlos Latuff (Brazil), Wilfrid Lupano (France), Rodolphe « Ohazar » Lupano (France), Lena Merhej (Lebanon), Jean-Claude Mézières (France, 2 Angoulême prizes and Grand Prix in 1984), Katie Miranda (USA), Anne Elizabeth Moore (USA), Mric (France), José Muñoz (Argentina, 3 Angoulême prizes and Grand Prix in 2007), Pépito (France), Ernest Pignon-Ernest (France), Jeanne Puchol (France), Maël Rannou (France), Patricia Réaud (France), Helge Reumann (Switzerland), Barrack Rima (Lebanon/Belgium), Mohammad Sabaaneh (Palestine), Salgood Sam (Canada), Amitai Sandy (Israel), François Schuiten (Belgium, Grand Prix in 2002), Gabby Schulz (USA), Siné (France), Jean Solé (France), Philippe Squarzoni (France, nominated in Angoulême in 2003), Sylvain-Moizie (France, Angoulême prize in 2000 and in residence at the Cité internationale de la bande dessinée in Angoulême in 2014-2015), Tardi (France, 5 Angoulême prizes and Grand Prix in 1985), Seth Tobocman (USA), Jean-Louis Tripp (Canada), Lewis Trondheim (France, 2 Angoulême prizes and Grand Prix in 2006, creator of the Angoulême mascot), Guillaume Trouillard (France), Willem (France/Nederland, Angoulême Grand Prix in 2013), Willis From Tunis (Tunisia), Jordan Worley (USA), Wozniak (France/Poland), yAce (France), Germano Zullo (Switzerland)
Des témoignages dessinés de solidarité avec l’appel palestinien au boycott se trouvent à:
http://handalahasaposse.tumblr.com
http://www.facebook.com/sodastreamdegage
Pour signer cette lettre ou proposer des dessins, utilisez l’adresse email:
lettertoangouleme@gmail.com



Solidarité contre la Batsheva Dance Company

Phia Ménard
Compagnie Non Nova
5 rue de Bruxelles – CS 33744
44337 Nantes Cedex 3

Boris Charmatz
Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne
38 rue Saint-Melaine – CS 20831
35108 Rennes Cedex 3

Dimitri Chamblas
Same Production
15 rue Chabrol
75010 Paris

Paris le 11 décembre 2014

Chers Phia Ménard, Boris Charmatz et Dimitri Chamblas,

On vous annonce avec vos compagnies et vos œuvres, « Vortex », « L’après-midi d’un foehn », « Aatt enen tionon » et « À bras-le-corps », au Festival International « Santiago a Mil 2015 » au Chili début janvier 2015, où d’autres artistes et groupes internationaux vont participer, y compris la Batsheva Dance Company d’Israël avec la pièce « Decadence ».

Pour Ohad Naharin (chorégraphe & directeur artistique de la Batsheva Dance Company) la danse est « une forme d’illusion, un moment unique qui permet d’échapper à la réalité ». D’autre part, « Pour moi (c’est) un moyen de visualiser le monde dans lequel je vis ». Peut-être ce manque de cohérence n’est-il pas un accident. Pour se rendre véritablement compte du monde dans lequel vit Ohad Naharin, il est conseillé de prendre refuge dans des illusions.

Parmi d’autres, la Batsheva Dance Company est financée par le Ministre de la culture d’Israël et, ce qui pourrait sembler surprenant, par le Ministre des affaires étrangères d’Israël. Au-delà de cela, elle participe à l’initiative « Brand Israel » du gouvernement israélien. L’objectif de cette initiative, lancée en 2006, est de redorer l’image internationale d’Israël par des performances d’artistes et de groupes tels que la Batsheva Dance Company. Cette campagne est une réponse du gouvernement d’Israël au nombre croissant de manifestations autour du monde qui s’opposent aux violations des droits humains et du droit international de la part d’Israël, culminant de façon dramatique l’été dernier lors du siège de la population civile de Gaza. Par le biais d’une « culture » soi-disant non politique, l’image d’un pays démocratique normal devrait être perçue, au lieu de celle dont des millions de personnes à travers le monde sont les témoins.

Dans un article paru en 2008 dans le quotidien israélien Haaretz, l’écrivain israélien Yitzhak Laor a décrit comment cela fonctionne. Des artistes israéliens, dont les performances à l’étranger sont financées par l’État, signent un contrat dans lequel ils sont définis en tant que fournisseurs de services. Ils promettent au ministère qu’ils vont promouvoir « les intérêts politiques de l’État d’Israël par la culture et l’art » ce qui comprend « une image positive d’Israël ».

Arye Mekel, Chef adjoint du département de la culture du Ministère des affaires étrangères d’Israël, a annoncé en 2009, « nous enverrons à l’étranger des romanciers et des écrivains très connus, des compagnies de théâtre, des expositions (…) De cette façon, vous montrez le visage plus joli d’Israël, pour que nous ne soyons pas connus purement dans le contexte de la guerre. » Au même moment, Israël était en train de bombarder Gaza avec des bombes au phosphore, et d’autres armes interdites, et a refusé par la suite de façon catégorique l’investigation par une commission de l’ONU des crimes de guerre commis.

Malgré tout, la Batsheva Dance Company s’est proposée comme ambassadrice de l’État d’Israël. Par conséquent, à chaque performance au festival international d’Édimbourg et ailleurs lors de sa tournée au Royaume Uni, la compagnie a rencontré des manifestations massives à l’extérieur et à l’intérieur des théâtres où elle se produisait, avec le slogan « ne dansez pas avec l’apartheid israélien ». Le même scénario s’est ensuite reproduit à Rome et à Turin, en Italie.

La Campagne BDS France soutient ses camarades de la Campagne BDS Chili dans leur protestation contre la présence de la Batsheva Dance Company. Nous partageons leur horreur face aux crimes d’un État au service duquel la Batsheva Dance Company danse pour « nier la réalité », ou en tout cas pour amoindrir la réalité de l’occupation, de l’apartheid et du refus d’accorder leurs droits humains aux Palestiniens. Détail particulièrement perfide dans ce contexte, « Decadence » fait des emprunts à la tradition musicale arabe.

Évidemment, en tant que membres de la campagne internationale BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre l’État israélien tant que celui ci ne respectera pas le droit international), nous faisons la différence entre un État et ses citoyens, et sachez que nous avons des liens avec des artistes, des intellectuels et des activistes israéliens qui œuvrent pour les droits des Palestiniens.

La liberté des arts, de l’expression et de la presse est un atout précieux. Mais elle doit également s’accompagner d’une certaine responsabilité. Par exemple, nous supposons que vous ne voyez pas vos œuvres comme sans aucun rapport avec le monde qui les entoure.

Nous vous écrivons donc à propos de vos performances à Santiago de Chile, où vous vous trouverez dans la compagnie douteuse de la Batsheva Dance Company, et où vous serez amenés à vous positionner face aux manifestations organisées par la Campagne BDS Chili.

Comme Peter Brook, Ken Loach, Jean-Luc Godard, Susan Sarandon, Meg Ryan, Cassandra Wilson, Annie Lennox, Cat Power, Lhasa, Stevie Wonder, Salif Keita, Gilles Vigneault, Nigel Kennedy, Roger Waters, Peter Gabriel, Elvis Costello, Carlos Santana, Gil Scott-Heron, Massive Attack, Angela Davis, Naomi Klein ou Eduardo Galeano, nous espérons pouvoir vous compter parmi les artistes de conscience qui rejoignent la campagne internationale de boycott culturel de toutes les institutions israéliennes telles que la Batsheva Dance Company.

Selon votre engagement, si vous ne pouvez pas annuler votre participation à ce festival, vous pourriez par exemple exprimer votre malaise auprès des organisateurs de « Santiago a Mil 2015 » face à la participation d’une troupe de danse représentant officiellement l’Etat d’Israël. Vous pourriez également refuser de partager tout événement public avec cette troupe. Vous pourriez enfin faire une déclaration publique en ce sens au Chili et, à votre retour en France, signer l’appel de la Campagne BDS France ?

Nous comptons sur vous, et nous restons à votre entière disposition pour vous fournir toute autre information que vous jugeriez utile sur cette question.

La Campagne BDS France
21 ter rue Voltaire
75011 Paris
campagnebdsfrance@yahoo.fr
www.bdsfrance.org




Boycott universitaire aux Etats-Unis en 2014

Si toutes les universités étasuniennes ne rejoignent pas encore la campagne BDS, la plupart sont conduites à l’envisager, et donc à discuter de la Palestine sur les campus, dans les syndicats étudiants etc.

Dans l’article suivant, Tithi Bhattacharya revient sur 2014, année spectaculaire pour le boycott universitaire aux Etats-Unis.

La crainte israélienne du boycott est enracinée dans les victoires tactiques historiques sur le colonialisme

Tithi Bhattacharya, Electronic Intifada, le 4 Décembre 2014
http://www.pourlapalestine.be/index.php?option=com_content&view=article&id=1922:la-crainte-israelienne-du-boycott-est-enracinee-dans-les-victoires-tactiques-historiques-sur-le-colonialisme&catid=76:partout-il-y-a-des-gens-qui-agissent
http://electronicintifada.net/content/israels-fear-boycott-rooted-tactics-historic-victories-against-colonialism/14075

  1. University of California, Los Angeles: le 26 février 2014, rejetée
  2. Arizona State University: le 18 mars 2014, reportée
  3. University of Michigan, Ann Arbor: le 25 mars 2014, rejetée
  4. Loyola University: le 27 mars 2014, véto
  5. University of Michigan-Dearborn: le 28 mars 2014, votée
  6. Cornell University: le 10 avril 2014, reportée
  7. San Diego State University: le 23 avril 2014, rejetée
  8. University of California, Santa Barbara: le 23 avril 2014, rejetée
  9. University of California, Riverside: le 23 avril 2014, votée
  10. Wesleyan University: le 4 mai 2014, votée
  11. University of California, Davis: le 8 mai 2014, rejetée
  12. University of New Mexico: le 10 mai 2014, véto
  13. University of Washington: le 20 mai 2014, rejetée
  14. DePaul University: le 23 mai 2014, votée
  15. University of California, Santa Cruz: le 27 mai 2014, votée
  16. UAW 2865 (treize mille travailleurs et étudiants de neuf campus de l’Université de Californie): le 4 décembre 2014, votée

De plus, l’Association des études sur la paix et la justice, l’Association des langues modernes, l’Association nationale des études féminines et l’Association américaine d’anthropologie envisagent également prochaînement de soumettre au vote des résolutions BDS…




Appel au boycott du théâtre national israélien Habima!

Le but de cette lettre ouverte est de protester contre la participation de théâtres européens à un exercice de blanchiment de la « Marque Israël » entrepris par le théâtre national israélien, Habima. La «conférence spéciale sur la terreur» qu’il organise à Tel Aviv fait partie de «TERRORisms», un projet de deux ans porté par l’Union des Théâtres de l’Europe, sous la direction de son actuel président, directeur artistique de Habima, Ilan Ronen.

MISE A JOUR: parmi les participants à cette «conférence spéciale» de l’Union des Théâtres de l’Europe, on apprend la présence de l’Institut international israélien de contre-terrorisme, de l’université (privée et d’extrême droite) d’Herzliya, de Shabtai Shavit, ancien directeur du Mossad, de Tzachi Strumza, ancien directeur du Shin Bet, du général Nitzan Nuriel, ancien directeur du bureau des affaires terroristes du Premier Ministre israélien, du général Aharon Ze’evi-Farkash, ancien directeur des services secrets de l’armée israélienne, du général Orit Adato, ancienne directrice du Service des prisons israéliennes, de Asa Kasher, auteur du code de conduite de l’armée israélienne, qui montrent les liens étroits entre le théâtre Habima et ce qui se fait de pire dans l’appareil d’Etat israélien…

DEUXIEME MISE A JOUR: suite à nos révélations sur la liste à faire froid dans le dos des invités de la «conférence spéciale de l’Union des Théâtres de l’Europe», l’UTE a effacé cette conférence du programme sur son site web (cliquer le lien ci-dessous), démontrant que s’ils n’éprouvent aucune compassion pour les Palestiniens, ils éprouvent encore un peu de honte vis à vis de leurs spectateurs. Ilan Ronen, président de UTE, a prétendu, un peu trop tard, que « la conférence sur le terrorisme est une conférence locale qui n’est pas reliée à la réunion internationale de l’UTE », démontrant qu’il prend ses spectateurs pour des imbéciles, incapables de lire un programme où cette conférence était le point d’orgue du deuxième jour de la réunion internationale, et comportant les logos du théâtre Habima et de l’UTE (cliquer le lien ci-dessous). C’est l’occasion pour nous de redemander de quel droit des fonds européens, et qui plus est des fonds européens destinés à la culture, sont-ils utilisés pour financer une conférence à la gloire de la brutalité militaire israélienne?
http://artistsright2sayno.wordpress.com/2014/11/16/union-of-theatres-of-europe-deletes-reference-to-habima-organised-terror-special-conference-on-their-website/
UTE logo

LETTRE OUVERTE AUX MEMBRES DE L’UNION DES THÉÂTRES DE L’EUROPE APPELÉS À SE RÉUNIR À TEL AVIV DU 13 AU 16 NOVEMBRE 2014
Le 10 novembre 2014

Texte original en anglais avec plus de liens

Chers membres (*) de l’Union des Théâtres de l’Europe,

Nous vous écrivons en tant que citoyens de plusieurs pays d’Europe, en tant que spectateurs enthousiastes d’un théâtre indépendant et porteur de défis, et en tant que personnes qui ne peuvent oublier la terreur infligée à la population civile de Gaza en juillet et août derniers.

Nous apprenons avec quelque étonnement que l’Union des Théâtres de l’Europe est sur le point de tenir son assemblée générale en Israël, un pays qui ne fait pas partie de l’Europe. Nous sommes également surpris d’apprendre que le président actuel de l’Union des Théâtres de l’Europe, Ilan Ronen, est un israélien.

Ronen est le directeur artistique de Habima, le théâtre national d’Israël. Son nom est devenu familier au public européen en 2012 lorsqu’il a défendu l’idée que Habima ne pouvait pas refuser de jouer dans les colonies israéliennes illégales de Cisjordanie, dont celle d’Ariel. « Comme d’autres compagnies de théâtre et de danse en Israël, nous avons des financements d’État et nous sommes soutenus financièrement pour jouer dans tout le pays » a-t-il déclaré à l’Observer, un journal du Royaume Uni. « C’est la loi. Nous n’avons pas le choix. Il faut y aller, sous peine de ne pas avoir de financement ». C’est toujours la position de Ronen.

Au printemps 2014, une lettre ouverte a été envoyée au Théâtre National de Norvège (NTN), lui demandant de se retirer du partenariat avec Habima. Le Théâtre National de Norvège a répondu en demandant à Habima de cesser de se produire dans les colonies illégales, comme condition préalable à la poursuite de leur collaboration. Malgré cela, le directeur de Habima a explicitement refusé de respecter cette condition préalable. En Août est survenu l’assaut israélien sur Gaza qui a fait 2.000 morts palestiniens – dont 500 enfants – et plus de 10.000 blessés. Une autre pétition contre la collaboration de NTN leur a été envoyée, signée par des acteurs de plusieurs compagnies de théâtre norvégiennes. En réponse à la controverse, le théâtre palestinien basé à Haïfa, ShiberHur, a décidé de se retirer du projet. Néanmoins, et malgré le refus de Habima, le Théâtre National a abandonné sa condition préalable de principe, et a décidé de poursuivre son partenariat avec Habima.

Dans d’autres pays ces dernières années, des gens réputés avoir violé le droit international ont été déférés devant la Cour Pénale Internationale – mais vous, théâtres d’Europe, vous semblez être disposés à soutenir la participation d’Habima à la colonisation israélienne de la terre palestinienne et à des pratiques d’apartheid de la part des colons (combien de villageois palestiniens dont la terre a été volée par la colonie d’Ariel, par exemple, sont autorisés à assister aux représentations théâtrales d’Habima à Ariel, à votre avis ?)

Dire que nous sommes surpris est un euphémisme. Dire que nous espérons que vous ne tiendrez pas votre assemblée générale à Tel Aviv – et que vous ne participerez pas à un colloque de quatre jours sur le TERRORisme (sic) conçu et organisé par Habima – est le moins qu’on puisse dire.

Nous avons jeté un coup d’œil au synopsis de Dieu attend à la gare, la pièce israélienne dont la première aura lieu le premier soir de votre rencontre. Le sujet est celui d’un attentat suicide à la bombe exécuté par une femme en Israël. En effet, ce genre d’événement s’est déjà produit. Mais nous avons fouillé le reste de ce qui est accessible au public dans votre programme pour voir où la terreur vécue par les Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie aux mains de l’armée, de l’aviation et des colons israéliens pouvait être explorée en tant que matériau théâtral, ou travaillée en ateliers pour son potentiel vis-à-vis de publics en Norvège, Allemagne etc. Nous n’avons rien pu trouver de ce genre.

Vous mobilisez des fonds du Programme culturel de l’Union européenne pour conduire un programme qui aurait pu être écrit par le ministère israélien des affaires étrangères : une séance d’une journée « Spécial Terrorisme » sur le défi des attentats suicide à la bombe pour les démocraties ; une table ronde sur le boycott culturel qui semble avoir déjà son point de vue : « est-ce que les artistes et les institutions culturelles ne devraient pas faire tous leurs efforts pour être un « pont » dans les zones de conflit » dites vous (alors que vous êtes dans un pays dont le gouvernement utilise la culture, non pas comme un pont, mais comme une tentative de légitimation de son projet colonial).

Nous sommes effarés. Nous pensons que vous ne devriez pas y aller. Nous ne comprenons pas comment vous vous êtes impliqués dans cette relation avec Habima. L’Europe a fait l’expérience de l’occupation militaire il n’y a pas si longtemps. Avez-vous oublié la terreur qu’elle inflige aux populations civiles ?

Signatures de cette lettre ouverte:

April De Angelis, Playwright, UK
Sion Assidon, Human Rights activist, Morocco
Jean-Luc Bansard, Director, actor and head of the Théâtre du Tiroir, France
Ronnie Barkan, Co-founder of Boycott from Within, Israel/Palestine48
Laurent Baudoin, Historian, France
Sebastien Benedetto, Theatre director, France
Paul Birchard, Actor, director, teacher, Scotland
Bernt Bjørn, Actor, Norway
Professor Haim Bresheeth, UK
Michel Bühler, Singer, writer, Switzerland
David Calder, Actor, UK
Juan Carlos Hernandez, Photographer, Switzerland
Taghrid Choucair-Vizoso, Actor, UK
Caryl Churchill, Playwright, UK
Mike Cushman Convenor, Jews for Boycotting Goods, UK
Joseph Daher, PhD student/University assistant teacher, Switzerland
Jonathan Daitch, Photographer, France
Annalisa Dal Pra, teacher, Norwegian Theater Academy, Norway
Jihad Darwiche, Storyteller, France
Raymond Deane, Composer and author, Ireland
Tam Dean Burn, Actor & theatremaker, Scotland
Elyse Dodgson, International Director, Royal Court Theatre, UK
Joss Dray, Photographer, auteure, France
Camilla Eeg-Tverbakk, Dramaturg and associate Professor, Norway
Helga Edvindsen, Freelance tour/stage manager and actor, Norway
Liz Elkind, Scottish Jews for a Just Peace, Scotland
Marius von der Fehr, Artist, writer, Norway
Denise Fischer, Switzerland
Françoise Fort, Festival du film, Palestine: Filmer c’est exister, Switzerland
Pauline Goldsmith, Actor, writer and director, UK
Julianna Herzberg, Actress, Germany
Catherine Hess, Palestine: Filmer c’est exister, Switzerland
Thomas Hildebrand, Actor and musician, Norway
Selma James, International Jewish Anti-Zionist Network, UK
Kai Johnsen, Theatre director, Norway
Michael Kalmanovitz, No Israeli Funding of the Arts
Eleanor Kilroy, Artists right to say ‘no’, UK
Marius Kolbenstvedt, Actor and musician, Norway
Birgitte Larsen, Actress, National Theatre, Norway
Alphonse Layaz, Artist, Switzerland
Béatrice Leresche, Storyteller, switzerland
Les Levidow, Jews for Boycotting Israeli Goods, UK
Amber Lone, Writer, UK
Dr. A.M. Mechan, Scotland
Hafid Melhay, Bookseller, France
Jenny Morgan, Film-maker, UK
Trond P.S. Munch, Actor, Norway
Ofer Neiman, Co-editor of The Occupation magazine, Israel
Diana Neslen, Stop G4S Campaign, UK
Liv Kathrine Nome, Singer and musician, Norway
Nina Ossavy, Actor and director, Norway
Mohamed Paz, Artistic director of Prana Natyam, France
Miranda Pennell, Film-maker, UK
Bernard Pesant, Director, France
Jacques Pous, Writer, Switzerland
Kamal Rawas, Director, actor and head of the Théâtre Rire du Miroir, France
Professor Jonathan Rosenhead, UK
Sabine Rouve, Switzerland
Claire Salmon-Legagneur, Visual artist and costume designer, France
Seni Seneviratne, Writer, UK
Sara Serrano, theatre director, Spain
Kamila Shamsie, Writer, UK
Brita Skybak, Visual artist, Norway
Gillian Slovo, Writer, UK
Callum Smith, International Administrator, Royal Court Theatre, UK
Gerda Stevenson, Actor/writer/director/singer/songwriter, UK
Vanessa Stilwell, UK
Julia Taudevin, Actor, Scotland
Richard Twyman, Theatre Director, UK
Nicolas Wadimoff, Film-maker, Switzerland
Dror Warschawski, Researcher, France
Naomi Wimborne-Idrissi, Jews for Boycotting Israeli Goods, UK
Demian Vitanza, Playwright, author, Norway
Dominique Ziegler, Writer, theatre director, Switzerland

 

(*) Compagnies théâtrales impliquées dans le projet « ‘TERRORisms »:

Staatsschauspiel Stuttgart, Germany
National Theatre of Oslo, Norway
Jugoslovensko Dramsko Pozoriste, Belgrade, Serbia
Habima – National Theatre of Tel Aviv, Israel
Young Vic Theatre London, England [ne sera pas présente à la réunion de Tel Aviv]
Shiber Hur Company, Palestine [s’est retirée du projet]
Comédie de Reims, France




Lancement de la campagne « Sodastream dégage d’Angoulême! »

FIBD 2015 : Sodastream dégage d’Angoulême !

Février 2014, 99 dessinateurs de bande dessinée de 20 pays, dont 4 vainqueurs du Grand Prix d’Angoulême (Baru, Muñoz, Schuiten et Tardi), signent une lettre au directeur du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême 2014, pour protester contre le partenariat entre le Festival et l’entreprise israélienne SodaStream installée dans les territoires palestiniens occupés.

Septembre 2014 à la Fête de l’Huma, la Campagne BDS France, avec les collectifs Artists For Palestine, Handala Has a Posse et Imaging Apartheid, lancent à nouveau un appel au FIBD 2015 : Sodastream dégage d’Angoulême !

Si vous êtes dessinateurs, illustrateurs, scénaristes ou professionnels de la Bande Dessinée, envoyez-nous vos signatures mais aussi des dessins en solidarité avec la Palestine (à sodastreamdegage@gmail.com), venez sur le stand BDS France au Village du Monde, sur l’avenue Che Guevara, et retrouvez nous sur notre nouvelle page facebook : 
https://www.facebook.com/sodastreamdegage

L’affiche de lancement en format jpg