Solidarité contre la Batsheva Dance Company

Phia Ménard
Compagnie Non Nova
5 rue de Bruxelles – CS 33744
44337 Nantes Cedex 3

Boris Charmatz
Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne
38 rue Saint-Melaine – CS 20831
35108 Rennes Cedex 3

Dimitri Chamblas
Same Production
15 rue Chabrol
75010 Paris

Paris le 11 décembre 2014

Chers Phia Ménard, Boris Charmatz et Dimitri Chamblas,

On vous annonce avec vos compagnies et vos œuvres, « Vortex », « L’après-midi d’un foehn », « Aatt enen tionon » et « À bras-le-corps », au Festival International « Santiago a Mil 2015 » au Chili début janvier 2015, où d’autres artistes et groupes internationaux vont participer, y compris la Batsheva Dance Company d’Israël avec la pièce « Decadence ».

Pour Ohad Naharin (chorégraphe & directeur artistique de la Batsheva Dance Company) la danse est « une forme d’illusion, un moment unique qui permet d’échapper à la réalité ». D’autre part, « Pour moi (c’est) un moyen de visualiser le monde dans lequel je vis ». Peut-être ce manque de cohérence n’est-il pas un accident. Pour se rendre véritablement compte du monde dans lequel vit Ohad Naharin, il est conseillé de prendre refuge dans des illusions.

Parmi d’autres, la Batsheva Dance Company est financée par le Ministre de la culture d’Israël et, ce qui pourrait sembler surprenant, par le Ministre des affaires étrangères d’Israël. Au-delà de cela, elle participe à l’initiative « Brand Israel » du gouvernement israélien. L’objectif de cette initiative, lancée en 2006, est de redorer l’image internationale d’Israël par des performances d’artistes et de groupes tels que la Batsheva Dance Company. Cette campagne est une réponse du gouvernement d’Israël au nombre croissant de manifestations autour du monde qui s’opposent aux violations des droits humains et du droit international de la part d’Israël, culminant de façon dramatique l’été dernier lors du siège de la population civile de Gaza. Par le biais d’une « culture » soi-disant non politique, l’image d’un pays démocratique normal devrait être perçue, au lieu de celle dont des millions de personnes à travers le monde sont les témoins.

Dans un article paru en 2008 dans le quotidien israélien Haaretz, l’écrivain israélien Yitzhak Laor a décrit comment cela fonctionne. Des artistes israéliens, dont les performances à l’étranger sont financées par l’État, signent un contrat dans lequel ils sont définis en tant que fournisseurs de services. Ils promettent au ministère qu’ils vont promouvoir « les intérêts politiques de l’État d’Israël par la culture et l’art » ce qui comprend « une image positive d’Israël ».

Arye Mekel, Chef adjoint du département de la culture du Ministère des affaires étrangères d’Israël, a annoncé en 2009, « nous enverrons à l’étranger des romanciers et des écrivains très connus, des compagnies de théâtre, des expositions (…) De cette façon, vous montrez le visage plus joli d’Israël, pour que nous ne soyons pas connus purement dans le contexte de la guerre. » Au même moment, Israël était en train de bombarder Gaza avec des bombes au phosphore, et d’autres armes interdites, et a refusé par la suite de façon catégorique l’investigation par une commission de l’ONU des crimes de guerre commis.

Malgré tout, la Batsheva Dance Company s’est proposée comme ambassadrice de l’État d’Israël. Par conséquent, à chaque performance au festival international d’Édimbourg et ailleurs lors de sa tournée au Royaume Uni, la compagnie a rencontré des manifestations massives à l’extérieur et à l’intérieur des théâtres où elle se produisait, avec le slogan « ne dansez pas avec l’apartheid israélien ». Le même scénario s’est ensuite reproduit à Rome et à Turin, en Italie.

La Campagne BDS France soutient ses camarades de la Campagne BDS Chili dans leur protestation contre la présence de la Batsheva Dance Company. Nous partageons leur horreur face aux crimes d’un État au service duquel la Batsheva Dance Company danse pour « nier la réalité », ou en tout cas pour amoindrir la réalité de l’occupation, de l’apartheid et du refus d’accorder leurs droits humains aux Palestiniens. Détail particulièrement perfide dans ce contexte, « Decadence » fait des emprunts à la tradition musicale arabe.

Évidemment, en tant que membres de la campagne internationale BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre l’État israélien tant que celui ci ne respectera pas le droit international), nous faisons la différence entre un État et ses citoyens, et sachez que nous avons des liens avec des artistes, des intellectuels et des activistes israéliens qui œuvrent pour les droits des Palestiniens.

La liberté des arts, de l’expression et de la presse est un atout précieux. Mais elle doit également s’accompagner d’une certaine responsabilité. Par exemple, nous supposons que vous ne voyez pas vos œuvres comme sans aucun rapport avec le monde qui les entoure.

Nous vous écrivons donc à propos de vos performances à Santiago de Chile, où vous vous trouverez dans la compagnie douteuse de la Batsheva Dance Company, et où vous serez amenés à vous positionner face aux manifestations organisées par la Campagne BDS Chili.

Comme Peter Brook, Ken Loach, Jean-Luc Godard, Susan Sarandon, Meg Ryan, Cassandra Wilson, Annie Lennox, Cat Power, Lhasa, Stevie Wonder, Salif Keita, Gilles Vigneault, Nigel Kennedy, Roger Waters, Peter Gabriel, Elvis Costello, Carlos Santana, Gil Scott-Heron, Massive Attack, Angela Davis, Naomi Klein ou Eduardo Galeano, nous espérons pouvoir vous compter parmi les artistes de conscience qui rejoignent la campagne internationale de boycott culturel de toutes les institutions israéliennes telles que la Batsheva Dance Company.

Selon votre engagement, si vous ne pouvez pas annuler votre participation à ce festival, vous pourriez par exemple exprimer votre malaise auprès des organisateurs de « Santiago a Mil 2015 » face à la participation d’une troupe de danse représentant officiellement l’Etat d’Israël. Vous pourriez également refuser de partager tout événement public avec cette troupe. Vous pourriez enfin faire une déclaration publique en ce sens au Chili et, à votre retour en France, signer l’appel de la Campagne BDS France ?

Nous comptons sur vous, et nous restons à votre entière disposition pour vous fournir toute autre information que vous jugeriez utile sur cette question.

La Campagne BDS France
21 ter rue Voltaire
75011 Paris
campagnebdsfrance@yahoo.fr
www.bdsfrance.org




Boycott universitaire aux Etats-Unis en 2014

Si toutes les universités étasuniennes ne rejoignent pas encore la campagne BDS, la plupart sont conduites à l’envisager, et donc à discuter de la Palestine sur les campus, dans les syndicats étudiants etc.

Dans l’article suivant, Tithi Bhattacharya revient sur 2014, année spectaculaire pour le boycott universitaire aux Etats-Unis.

La crainte israélienne du boycott est enracinée dans les victoires tactiques historiques sur le colonialisme

Tithi Bhattacharya, Electronic Intifada, le 4 Décembre 2014
http://www.pourlapalestine.be/index.php?option=com_content&view=article&id=1922:la-crainte-israelienne-du-boycott-est-enracinee-dans-les-victoires-tactiques-historiques-sur-le-colonialisme&catid=76:partout-il-y-a-des-gens-qui-agissent
http://electronicintifada.net/content/israels-fear-boycott-rooted-tactics-historic-victories-against-colonialism/14075

  1. University of California, Los Angeles: le 26 février 2014, rejetée
  2. Arizona State University: le 18 mars 2014, reportée
  3. University of Michigan, Ann Arbor: le 25 mars 2014, rejetée
  4. Loyola University: le 27 mars 2014, véto
  5. University of Michigan-Dearborn: le 28 mars 2014, votée
  6. Cornell University: le 10 avril 2014, reportée
  7. San Diego State University: le 23 avril 2014, rejetée
  8. University of California, Santa Barbara: le 23 avril 2014, rejetée
  9. University of California, Riverside: le 23 avril 2014, votée
  10. Wesleyan University: le 4 mai 2014, votée
  11. University of California, Davis: le 8 mai 2014, rejetée
  12. University of New Mexico: le 10 mai 2014, véto
  13. University of Washington: le 20 mai 2014, rejetée
  14. DePaul University: le 23 mai 2014, votée
  15. University of California, Santa Cruz: le 27 mai 2014, votée
  16. UAW 2865 (treize mille travailleurs et étudiants de neuf campus de l’Université de Californie): le 4 décembre 2014, votée

De plus, l’Association des études sur la paix et la justice, l’Association des langues modernes, l’Association nationale des études féminines et l’Association américaine d’anthropologie envisagent également prochaînement de soumettre au vote des résolutions BDS…




Appel au boycott du théâtre national israélien Habima!

Le but de cette lettre ouverte est de protester contre la participation de théâtres européens à un exercice de blanchiment de la « Marque Israël » entrepris par le théâtre national israélien, Habima. La «conférence spéciale sur la terreur» qu’il organise à Tel Aviv fait partie de «TERRORisms», un projet de deux ans porté par l’Union des Théâtres de l’Europe, sous la direction de son actuel président, directeur artistique de Habima, Ilan Ronen.

MISE A JOUR: parmi les participants à cette «conférence spéciale» de l’Union des Théâtres de l’Europe, on apprend la présence de l’Institut international israélien de contre-terrorisme, de l’université (privée et d’extrême droite) d’Herzliya, de Shabtai Shavit, ancien directeur du Mossad, de Tzachi Strumza, ancien directeur du Shin Bet, du général Nitzan Nuriel, ancien directeur du bureau des affaires terroristes du Premier Ministre israélien, du général Aharon Ze’evi-Farkash, ancien directeur des services secrets de l’armée israélienne, du général Orit Adato, ancienne directrice du Service des prisons israéliennes, de Asa Kasher, auteur du code de conduite de l’armée israélienne, qui montrent les liens étroits entre le théâtre Habima et ce qui se fait de pire dans l’appareil d’Etat israélien…

DEUXIEME MISE A JOUR: suite à nos révélations sur la liste à faire froid dans le dos des invités de la «conférence spéciale de l’Union des Théâtres de l’Europe», l’UTE a effacé cette conférence du programme sur son site web (cliquer le lien ci-dessous), démontrant que s’ils n’éprouvent aucune compassion pour les Palestiniens, ils éprouvent encore un peu de honte vis à vis de leurs spectateurs. Ilan Ronen, président de UTE, a prétendu, un peu trop tard, que « la conférence sur le terrorisme est une conférence locale qui n’est pas reliée à la réunion internationale de l’UTE », démontrant qu’il prend ses spectateurs pour des imbéciles, incapables de lire un programme où cette conférence était le point d’orgue du deuxième jour de la réunion internationale, et comportant les logos du théâtre Habima et de l’UTE (cliquer le lien ci-dessous). C’est l’occasion pour nous de redemander de quel droit des fonds européens, et qui plus est des fonds européens destinés à la culture, sont-ils utilisés pour financer une conférence à la gloire de la brutalité militaire israélienne?
http://artistsright2sayno.wordpress.com/2014/11/16/union-of-theatres-of-europe-deletes-reference-to-habima-organised-terror-special-conference-on-their-website/
UTE logo

LETTRE OUVERTE AUX MEMBRES DE L’UNION DES THÉÂTRES DE L’EUROPE APPELÉS À SE RÉUNIR À TEL AVIV DU 13 AU 16 NOVEMBRE 2014
Le 10 novembre 2014

Texte original en anglais avec plus de liens

Chers membres (*) de l’Union des Théâtres de l’Europe,

Nous vous écrivons en tant que citoyens de plusieurs pays d’Europe, en tant que spectateurs enthousiastes d’un théâtre indépendant et porteur de défis, et en tant que personnes qui ne peuvent oublier la terreur infligée à la population civile de Gaza en juillet et août derniers.

Nous apprenons avec quelque étonnement que l’Union des Théâtres de l’Europe est sur le point de tenir son assemblée générale en Israël, un pays qui ne fait pas partie de l’Europe. Nous sommes également surpris d’apprendre que le président actuel de l’Union des Théâtres de l’Europe, Ilan Ronen, est un israélien.

Ronen est le directeur artistique de Habima, le théâtre national d’Israël. Son nom est devenu familier au public européen en 2012 lorsqu’il a défendu l’idée que Habima ne pouvait pas refuser de jouer dans les colonies israéliennes illégales de Cisjordanie, dont celle d’Ariel. « Comme d’autres compagnies de théâtre et de danse en Israël, nous avons des financements d’État et nous sommes soutenus financièrement pour jouer dans tout le pays » a-t-il déclaré à l’Observer, un journal du Royaume Uni. « C’est la loi. Nous n’avons pas le choix. Il faut y aller, sous peine de ne pas avoir de financement ». C’est toujours la position de Ronen.

Au printemps 2014, une lettre ouverte a été envoyée au Théâtre National de Norvège (NTN), lui demandant de se retirer du partenariat avec Habima. Le Théâtre National de Norvège a répondu en demandant à Habima de cesser de se produire dans les colonies illégales, comme condition préalable à la poursuite de leur collaboration. Malgré cela, le directeur de Habima a explicitement refusé de respecter cette condition préalable. En Août est survenu l’assaut israélien sur Gaza qui a fait 2.000 morts palestiniens – dont 500 enfants – et plus de 10.000 blessés. Une autre pétition contre la collaboration de NTN leur a été envoyée, signée par des acteurs de plusieurs compagnies de théâtre norvégiennes. En réponse à la controverse, le théâtre palestinien basé à Haïfa, ShiberHur, a décidé de se retirer du projet. Néanmoins, et malgré le refus de Habima, le Théâtre National a abandonné sa condition préalable de principe, et a décidé de poursuivre son partenariat avec Habima.

Dans d’autres pays ces dernières années, des gens réputés avoir violé le droit international ont été déférés devant la Cour Pénale Internationale – mais vous, théâtres d’Europe, vous semblez être disposés à soutenir la participation d’Habima à la colonisation israélienne de la terre palestinienne et à des pratiques d’apartheid de la part des colons (combien de villageois palestiniens dont la terre a été volée par la colonie d’Ariel, par exemple, sont autorisés à assister aux représentations théâtrales d’Habima à Ariel, à votre avis ?)

Dire que nous sommes surpris est un euphémisme. Dire que nous espérons que vous ne tiendrez pas votre assemblée générale à Tel Aviv – et que vous ne participerez pas à un colloque de quatre jours sur le TERRORisme (sic) conçu et organisé par Habima – est le moins qu’on puisse dire.

Nous avons jeté un coup d’œil au synopsis de Dieu attend à la gare, la pièce israélienne dont la première aura lieu le premier soir de votre rencontre. Le sujet est celui d’un attentat suicide à la bombe exécuté par une femme en Israël. En effet, ce genre d’événement s’est déjà produit. Mais nous avons fouillé le reste de ce qui est accessible au public dans votre programme pour voir où la terreur vécue par les Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie aux mains de l’armée, de l’aviation et des colons israéliens pouvait être explorée en tant que matériau théâtral, ou travaillée en ateliers pour son potentiel vis-à-vis de publics en Norvège, Allemagne etc. Nous n’avons rien pu trouver de ce genre.

Vous mobilisez des fonds du Programme culturel de l’Union européenne pour conduire un programme qui aurait pu être écrit par le ministère israélien des affaires étrangères : une séance d’une journée « Spécial Terrorisme » sur le défi des attentats suicide à la bombe pour les démocraties ; une table ronde sur le boycott culturel qui semble avoir déjà son point de vue : « est-ce que les artistes et les institutions culturelles ne devraient pas faire tous leurs efforts pour être un « pont » dans les zones de conflit » dites vous (alors que vous êtes dans un pays dont le gouvernement utilise la culture, non pas comme un pont, mais comme une tentative de légitimation de son projet colonial).

Nous sommes effarés. Nous pensons que vous ne devriez pas y aller. Nous ne comprenons pas comment vous vous êtes impliqués dans cette relation avec Habima. L’Europe a fait l’expérience de l’occupation militaire il n’y a pas si longtemps. Avez-vous oublié la terreur qu’elle inflige aux populations civiles ?

Signatures de cette lettre ouverte:

April De Angelis, Playwright, UK
Sion Assidon, Human Rights activist, Morocco
Jean-Luc Bansard, Director, actor and head of the Théâtre du Tiroir, France
Ronnie Barkan, Co-founder of Boycott from Within, Israel/Palestine48
Laurent Baudoin, Historian, France
Sebastien Benedetto, Theatre director, France
Paul Birchard, Actor, director, teacher, Scotland
Bernt Bjørn, Actor, Norway
Professor Haim Bresheeth, UK
Michel Bühler, Singer, writer, Switzerland
David Calder, Actor, UK
Juan Carlos Hernandez, Photographer, Switzerland
Taghrid Choucair-Vizoso, Actor, UK
Caryl Churchill, Playwright, UK
Mike Cushman Convenor, Jews for Boycotting Goods, UK
Joseph Daher, PhD student/University assistant teacher, Switzerland
Jonathan Daitch, Photographer, France
Annalisa Dal Pra, teacher, Norwegian Theater Academy, Norway
Jihad Darwiche, Storyteller, France
Raymond Deane, Composer and author, Ireland
Tam Dean Burn, Actor & theatremaker, Scotland
Elyse Dodgson, International Director, Royal Court Theatre, UK
Joss Dray, Photographer, auteure, France
Camilla Eeg-Tverbakk, Dramaturg and associate Professor, Norway
Helga Edvindsen, Freelance tour/stage manager and actor, Norway
Liz Elkind, Scottish Jews for a Just Peace, Scotland
Marius von der Fehr, Artist, writer, Norway
Denise Fischer, Switzerland
Françoise Fort, Festival du film, Palestine: Filmer c’est exister, Switzerland
Pauline Goldsmith, Actor, writer and director, UK
Julianna Herzberg, Actress, Germany
Catherine Hess, Palestine: Filmer c’est exister, Switzerland
Thomas Hildebrand, Actor and musician, Norway
Selma James, International Jewish Anti-Zionist Network, UK
Kai Johnsen, Theatre director, Norway
Michael Kalmanovitz, No Israeli Funding of the Arts
Eleanor Kilroy, Artists right to say ‘no’, UK
Marius Kolbenstvedt, Actor and musician, Norway
Birgitte Larsen, Actress, National Theatre, Norway
Alphonse Layaz, Artist, Switzerland
Béatrice Leresche, Storyteller, switzerland
Les Levidow, Jews for Boycotting Israeli Goods, UK
Amber Lone, Writer, UK
Dr. A.M. Mechan, Scotland
Hafid Melhay, Bookseller, France
Jenny Morgan, Film-maker, UK
Trond P.S. Munch, Actor, Norway
Ofer Neiman, Co-editor of The Occupation magazine, Israel
Diana Neslen, Stop G4S Campaign, UK
Liv Kathrine Nome, Singer and musician, Norway
Nina Ossavy, Actor and director, Norway
Mohamed Paz, Artistic director of Prana Natyam, France
Miranda Pennell, Film-maker, UK
Bernard Pesant, Director, France
Jacques Pous, Writer, Switzerland
Kamal Rawas, Director, actor and head of the Théâtre Rire du Miroir, France
Professor Jonathan Rosenhead, UK
Sabine Rouve, Switzerland
Claire Salmon-Legagneur, Visual artist and costume designer, France
Seni Seneviratne, Writer, UK
Sara Serrano, theatre director, Spain
Kamila Shamsie, Writer, UK
Brita Skybak, Visual artist, Norway
Gillian Slovo, Writer, UK
Callum Smith, International Administrator, Royal Court Theatre, UK
Gerda Stevenson, Actor/writer/director/singer/songwriter, UK
Vanessa Stilwell, UK
Julia Taudevin, Actor, Scotland
Richard Twyman, Theatre Director, UK
Nicolas Wadimoff, Film-maker, Switzerland
Dror Warschawski, Researcher, France
Naomi Wimborne-Idrissi, Jews for Boycotting Israeli Goods, UK
Demian Vitanza, Playwright, author, Norway
Dominique Ziegler, Writer, theatre director, Switzerland

 

(*) Compagnies théâtrales impliquées dans le projet « ‘TERRORisms »:

Staatsschauspiel Stuttgart, Germany
National Theatre of Oslo, Norway
Jugoslovensko Dramsko Pozoriste, Belgrade, Serbia
Habima – National Theatre of Tel Aviv, Israel
Young Vic Theatre London, England [ne sera pas présente à la réunion de Tel Aviv]
Shiber Hur Company, Palestine [s’est retirée du projet]
Comédie de Reims, France




Lancement de la campagne « Sodastream dégage d’Angoulême! »

FIBD 2015 : Sodastream dégage d’Angoulême !

Février 2014, 99 dessinateurs de bande dessinée de 20 pays, dont 4 vainqueurs du Grand Prix d’Angoulême (Baru, Muñoz, Schuiten et Tardi), signent une lettre au directeur du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême 2014, pour protester contre le partenariat entre le Festival et l’entreprise israélienne SodaStream installée dans les territoires palestiniens occupés.

Septembre 2014 à la Fête de l’Huma, la Campagne BDS France, avec les collectifs Artists For Palestine, Handala Has a Posse et Imaging Apartheid, lancent à nouveau un appel au FIBD 2015 : Sodastream dégage d’Angoulême !

Si vous êtes dessinateurs, illustrateurs, scénaristes ou professionnels de la Bande Dessinée, envoyez-nous vos signatures mais aussi des dessins en solidarité avec la Palestine (à sodastreamdegage@gmail.com), venez sur le stand BDS France au Village du Monde, sur l’avenue Che Guevara, et retrouvez nous sur notre nouvelle page facebook : 
https://www.facebook.com/sodastreamdegage

L’affiche de lancement en format jpg




Retour sur l’affaire Stephen Hawking

Le boycott de Stephen Hawking frappe Israël là où ça fait mal : la science

Hilary Rose et Steven Rose – The Guardian – le 13 mai 2013

 

Ce qui énerve vraiment Israël, c’est que ce rejet provient d’un grand scientifique, et que la science est le moteur de son économie, de son prestige et de sa force militaire.

 

La décision de Stephen Hawking de boycotter la conférence du président israélien prend des proportions endémiques. Plus de 100 000 échanges Facebook pour l’article du Guardian au dernier décompte. Quelle que soit son ampleur à venir, la lettre de Hawking est sans équivoque. Son refus a été décidé suite aux demandes d’universitaires palestiniens.

 

En témoigne l’empressement avec lequel le lobby pro-israélien s’est saisi de l’affirmation initiale, et fausse, de l’université de Cambridge prétendant qu’il se serait retiré pour des raisons de santé, pour dénoncer le mouvement de boycott, et leur embarras quand, dans les heures qui ont suivi, l’université, d’un air penaud, a dû elle-même rectifier. Hawking a aussi clairement indiqué que s’il y était allé, il aurait profité de l’occasion pour critiquer la politique d’Israël envers les Palestiniens.

 

Pendant que les journalistes l’appelaient « l’archétype du boycott universitaire », et que les partisans du mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) le fêtaient, le journal Ha’aretz, le plus progressiste de la presse israélienne, attirait l’attention sur le langage incendiaire utilisé par les organisateurs de la conférence, qui se prétendaient « indignés », au lieu de simplement dire qu’ils « regrettaient » la décision de Hawking.

 

Que le scientifique le plus célèbre du monde ait reconnu le bien-fondé de la cause palestinienne est potentiellement un tournant dans la campagne BDS. Et que sa position ait été approuvée par une majorité de deux contre un dans le sondage du Guardian qui a suivi son annonce, montre simplement à quel point l’opinion publique s’est retournée contre l’accaparement incessant des terres et l’oppression d’Israël.

 

Le refus public de Hawking rejoint ceux de chanteurs, artistes et auteurs de renom, de Brian Eno à Mike Leig, Alice Walker et Adrienne Rich, qui ont, tous, refusé publiquement les invitations à se produire en Israël. Mais ce qui énerve Israël, c’est le fait que ce rejet vient d’un grand scientifique, alors que c’est la science et la technologie qui mènent son économie. La décision de Hawking risque d’ouvrir les vannes entraînant avec lui de plus en plus de scientifiques qui en viennent à considérer Israël comme un État paria. Il lui faut protéger ses relations dans le domaine de la recherche avec les scientifiques européens et américains.

 

Qu’Israël, pays du Moyen-Orient, ait réussi à obtenir son adhésion à l’Espace européen de la Recherche et à s’assurer de nombreux liens de collaboration avec des laboratoires européens souligne l’importance de ces relations. Quand les parlementaires européens ont remis en cause son adhésion en raison des nombreuses violations par Israël des résolutions des Nations-Unies et des conventions européennes des droits de l’homme, la Commission européenne a réagi en disant que la recherche l’emportait sur les droits de l’homme.

 

La science et la technologie ne sont pas, pour Israël, juste une source de prestige et d’innovation technologique, elles sont à la base de sa force militaire. C’est un ingénieur israélien qui a développé les drones que les États-Unis utilisent maintenant en grand nombre. Les armes chimiques fabriquées localement par Israël égalent à peu de chose près celles de la Syrie, et les universités israéliennes alimentent amplement les Forces de défense d’Israël en méthodes sociologiques, psychologues et technologiques, lesquelles sont employées à la répression des manifestations palestiniennes contre l’occupation.

 

La complicité du monde universitaire israélien avec la politique de l’État israélien est indéniable. Cependant, c’est la première fois qu’un savant de la stature de Hawking prend position aussi publiquement – et la réponse outrancière des organisateurs de la conférence de Jérusalem (à noter que l’université hébraïque de Jérusalem, où se tenait la conférence à laquelle Hawking a refusé de participer, est construite sur des terres palestiniennes, annexées en toute illégalité), cette réponse n’a fait qu’amplifier son impact sur l’opinion.

 

Finalement, il y a eu des débats très ouverts au public sur le pour et le contre du boycott universitaire, débats qui ont attiré l’attention sur la servilité des universités israéliennes devant l’État. Jusqu’à ce que le boycott soit lancé, les critiques internes étaient rarissimes, et certains des plus acerbes, comme Ilan Pappe, ont dû quitter le pays. Cependant, cette servilité commence à faiblir. Quand, en 2012, le ministre de l’Éducation a tenté de fermer le département de politique à l’université Ben Gourion, pour des « raisons universitaires », cela a été immédiatement vu comme une attaque politique contre l’un des rares départements où les universitaires acceptaient d’appeler Israël, État d’apartheid. Le professeur Gilad Haran, de l’Institut Weizmann, a lancé une pétition déclarant « Nous avons le sentiment que la liberté universitaire dans le système de l’enseignement supérieur d’Israël est en grand danger ». Le département est toujours ouvert – une petite victoire.

 

 

Hilary Rose est une sociologue de sciences, féministe, et professeure émérite à l’université de Bradford. Steven Rose, son époux, est professeur émérite de neurosciences à l’Université ouverte. Ils ont récemment co-écrit « Gênes, cel­lules et cerveau : Les pro­messes pro­mé­théennes de la nou­velle bio­logie » et ils font partie des cofondateurs de Bricup, le comité britannique pour les universités de Palestine.

 

The Guardian : http://www.theguardian.com/science/political-science/2013/may/13/stephen-hawking-boycott-israel-science

 

Traduction : JPP pour BDS France




Les syndicats et la solidarité avec la Palestine

http://laboursolidarityandstruggle.org/site_francais/wp-content/uploads/2014/02/logo-frances.jpg
PALESTINE : que peuvent faire les syndicats dans la solidarité internationale ?
Solidaires (France), pour le Réseau syndical international de solidarité et de luttes, le 10 mai 2014
http://laboursolidarityandstruggle.org/site_francais/?p=352

Contexte

Sur le territoire israélien actuel, un million et demi de Palestiniens (20% de la population) vivent comme des citoyens de deuxième classe où ils subissent des discriminations. Ils sont défavorisés dans la législation de la nationalité et du mariage, dans l’accès aux ressources de travail, syndicales, culturelles, de santé, d’éducation et même aux permis de construire qu’ils n’obtiennent presque jamais. Rappelons qu’ils ne sont pas défendus par le syndicat Histadrout qui ne défend que les Juifs.

En Cisjordanie, aucun droit ne régit le travail des Palestiniens. Il ne connaît ni salaire minimum, ni âge minimum, ni maxima horaires. Le Mur empêche physiquement des dizaines de milliers de Palestiniens d’accéder à leurs familles, lieux de travail, terres agricoles, écoles, universités ou hôpitaux. Actuellement, le taux de chômage y est de 19%, et 25% de la population fait face à l’insécurité alimentaire.

Un million et demi de Palestiniens dans la bande de Gaza vivent un cas extrême d’oppression systématique: blocus total, privation des produits de première nécessité, bombardements fréquents… On estime que 120.000 emplois dans le secteur privé ont été perdus depuis le début du siège en 2007 et que 40% de la population est au chômage. Les 40.000 personnes qui travaillent au sein du secteur agricole sont affectées par la destruction de plus de 46% des surfaces cultivables.

Enfin, près de six millions de Palestiniens vivent aujourd’hui en exil et sont discriminés par l’impossibilité de rentrer dans leur pays. A différents degrés, ce sont donc bien tous les Palestiniens (11 millions de personnes, dont la moitié a le statut de Réfugié) qui vivent une ségrégation quotidienne.

La réponse syndicale

Le mouvement syndical international a toujours démontré son engagement envers les droits humains par des actions de solidarité avec les peuples opprimés ou par l’adoption de sanctions dirigées contre des régimes oppressifs. Il est essentiel de renforcer les relations entre syndicalistes palestiniens et du reste du monde, de développer des campagnes de solidarité, et de relayer les témoignages des travailleurs en Palestine auprès des syndicalistes et des employés, afin de faire connaître la situation actuelle d’apartheid, d’occupation militaire et d’austérité néolibérale imposée au peuple palestinien. La participation de nombreux syndicats aux différentes flottille de la liberté en direction de Gaza est, en ce sens, une marque essentielle de solidarité en direction des Palestiniens.

Alors que cette solidarité s’exprime sous différentes formes (missions civiles en Palestine, manifestations, procès…), l’une des campagnes les plus actives en ce moment est la campagne internationale de Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre Israël. Cette campagne, lancée en 2005 à l’appel de plus de 170 organisations palestiniennes dont tous les syndicats palestiniens, exige la fin de l’occupation et de la colonisation, le démantèlement du Mur, la levée du blocus de Gaza, l’égalité absolue des droits des Palestiniens d’Israël et la mise en œuvre du droit au retour des réfugiés palestiniens, c’est à dire… le simple respect du droit international. Cette campagne est, à l’image de celle du boycott de l’Afrique du Sud dans les années 1980, une action citoyenne, non-violente, initiée par les Palestiniens eux-mêmes, pour lancer un courant d’opinion internationale en faveur du respect des droits des Palestiniens.

La Campagne BDS

L’appel de 2005 a reçu un écho grandissant dans le monde, endossé par de nombreux individus, syndicats, partis politiques et autres organisations qui veulent manifester concrètement leur solidarité internationale. Adopter des mesures BDS est devenu aujourd’hui la forme la plus importante de la solidarité syndicale avec la société civile palestinienne en général, et la classe ouvrière palestinienne en particulier. Les syndicats doivent utiliser leur position d’acteurs importants dans la société civile pour appuyer des campagnes de boycott des consommateurs, de désinvestissement d’entreprises ou d’appels aux sanctions contre l’état israélien, aussi longtemps que celui-ci s’obstinera à violer le droit international, les résolutions des Nations Unies et les décisions de la Cour Internationale de Justice.

Ainsi, des entreprises occidentales comme Caterpillar (qui fabrique les bulldozers qui détruisent les maisons palestiniennes) ou Starbucks (qui finance l’armée israélienne) ont été visées, au même titre que des entreprises israéliennes telles que Carmel, Elbit ou Jaffa. Le gouvernement norvégien a retiré ses capitaux de plusieurs sociétés israéliennes qui investissent dans les territoires illégalement occupés. La Bolivie et le Venezuela ont rompu leurs relations diplomatiques avec Israël. Des cinéastes comme Ken Loach, Jean-Luc Godard, Susan Sarandon ou Meg Ryan, des musiciens comme Annie Lennox, Roger Waters, Elvis Costello, Stevie Wonder, Salif Keita ou Massive Attack, des écrivains comme Naomi Klein, Alice Walker ou John Berger ont publiquement refusé de participer à des événements en Israël. Enfin, de nombreux professeurs et syndicats d’enseignants de par le monde ont également et publiquement appelé à rompre les accords avec les institutions universitaires israéliennes. En Israël, ce mouvement est encouragé par le courant « Boycott From Within », et il a récemment été rejoint par 150 universitaires, écrivains, artistes et acteurs israéliens refusant de se produire dans les colonies illégalement occupées.

Exemples syndicaux

En février 2009, en signe de protestation contre la guerre d’Israël sur la bande de Gaza, un syndicat de dockers d’Afrique du Sud a lancé un boycott contre le commerce maritime israélien. Suite à l’attaque meurtrière israélienne sur la flottille de la liberté en 2010, le syndicat suédois des dockers a bloqué plus de 500 conteneurs au cours d’un blocus d’une semaine des exportations en Israël et des produits israéliens, et les dockers californiens d’Oakland ont refusé de décharger un cargo israélien pendant 24 heures.

En Afrique du Sud, les syndicats de travailleurs municipaux ont favorisé la création d’une zone “exempte d’apartheid israélien” où les municipalités n’ont aucun lien, ni sportif, ni commercial, ni académique, ni culturel avec le régime israélien. Des campagnes similaires sont menées par des syndicalistes en Irlande et en Australie.

Des syndicats du secteur agricole, tels que la Confédération Paysanne en France, se sont engagés avec la campagne BDS contre les sociétés qui commercialisent des fruits et légumes dont 70% proviennent des colonies, Agrexco-Carmel puisMehadrin, et qui bénéficient de subventions européennes qui pénalisent donc les agriculteurs palestiniens et européens.

Les syndicats s’impliquent également contre des entreprises ciblées par la Campagne BDS internationale, telle que les sociétés françaises Alstom et Véolia, qui participent à l’exploitation d’un tramway reliant Jérusalem aux colonies, et qui ont perdu plusieurs marchés pour cette raison, ou la banque franco-belge Dexia, qui participe au financement des colonies. Depuis peu, une cible internationale est l’entreprise de sécurité anglo-danoise, G4S, dénoncée par les syndicats UNISON (Royaume Uni), COSATU (Afrique du Sud) et Abvakabo (Hollandais) pour sa collaboration active dans l’oppression quotidienne des Palestiniens. De même, une campagne est en cours en France, contre l’entreprise de téléphonie, Orange, pour ses investissements en Israël et dans les territoires palestiniens occupés. Les syndicats français Solidaires et la CGT font pression sur la direction, dans le cadre d’une campagne destinée à devenir internationale, Orange opérant dans de nombreux pays où la Campagne BDS est active…

Enfin, les syndicats palestiniens demandent également à leurs collègues internationaux de rompre leurs relations avec le syndicat raciste israélien, la Histadrout. De nombreux syndicats individuels, ainsi que les congrès nationaux des syndicats en Irlande, Ecosse, Pays de Galle, Angleterre et en Afrique du Sud ont rompu ces relations ou ont commencé une procédure pour le faire.

Liste de syndicats impliqués

En avril 2011, une conférence en Palestine fonde la Plateforme des syndicats pour BDS (PTUC-BDS), qui regroupe tous les syndicats de branche palestiniens. C’est l’interlocuteur des syndicats du monde entier impliqués dans BDS, dont voici une liste partielle :

Afrique du Sud : COSATU

Australie : MUA

Brésil : CSP-Conlutas et CUT

Canada : SEFPO et STTP

Ecosse : STUC

Egypte: EIUF

Espagne : CCOO ; CIG ; IAC et USO

France :  CNT ; Confédération Paysanne et Solidaires

Grande Bretagne : GMB ; RMT ; TGWU ; TUC et Unison

Irlande : ICTU

Italie : FLAICA-CUB ; USB

Norvège : LO

Pays Basque : LAB

Suède : LO

Tous les syndicats de Cuba, des pays membres de la Ligue Arabe et de l’Organisation de la Conférence Islamique, dont la Fédération internationale des syndicats arabes

L’Internationale des Services Publics (PSI, 20 millions de travailleurs)

On compte également un grand nombre de syndicats étudiants de l’Université de York, de Regina et de Toronto au Canada, de l’Université de Berkeley, Californie, de l’Université d’Oberlin, Ohio, de l’Université de Sydney, Australie, l’Assé au Québec, la Fédération des Etudiants Francophones, en Belgique, Solidaires Etudiant.e.s en France, et des syndicats enseignants tels que Emancipation, SUD-Education et SUD-Recherche en France, FNEEQ au Québec, UCU au Royaume Uni ou TUI en Irlande.

English version of this article:
PALESTINE : what can the unions do for international solidarity?
http://laboursolidarityandstruggle.org/site_english/?p=221





Nigel Kennedy défend BDS

JESSIE TU : Nelson Mandela a eu ce mot célèbre, « notre liberté sera incomplète sans la liberté des Palestiniens ». Je crois que ce qui se passe pour les Palestiniens, c’est une violation flagrante des droits humains les plus fondamentaux. Néanmoins, j’ai remarqué que mes opinions sont souvent jugées pro-palestiniennes et répressives, et étiquetées comme antisémites par ceux de l’autre côté. Comment un dialogue logique pourrait-il même s’engager quand la foi en l’égalité de tous les êtres humains est confrontée à une attitude défensive aussi agressive ? 

TONY JONES : Nigel Kennedy, on commence par vous ?

NIGEL KENNEDY : Bon, ce sujet aussi me tient très à cœur, ayant eu il y a longtemps une petite amie palestinienne alors que j’étais adolescent, et je ne pouvais croire les histoires qu’elle me racontait. Et après m’être rendu en Palestine, et avoir joué avec des musiciens palestiniens, je pense que si nous parlions boycotts, nous pourrions nous demander combien de musiciens palestiniens réussissent-ils à jouer dans le monde et dans ce qui est connu maintenant comme Israël. Vous savez, les rencontres et rassemblements culturels palestiniens sont interrompus par la police. Des femmes meurent en essayant de donner naissance à leur enfant alors qu’elles tentent de passer le checkpoint, et cela parce qu’elles n’ont pas le bon laisser-passer pour ce jour-là, et je pense vraiment qu’un boycott culturel et sportif constitue le seul moyen pour changer les choses, parce que le monde saura, et que la machine de propagande qui décrit le peuple palestinien comme des terroristes sera quelque peu entravée. 

Le peuple palestinien est un peuple admirablement cultivé, comme tout le monde l’est au Moyen-Orient. Si, vous le savez, tout le monde le sait, nous sommes allés si loin dans ce monde et nous ne traitons pas les peuples de façon égale, et quand un système d’apartheid est appliqué dans un pays quel qu’il soit, et je pense que le cas de l’Afrique du Sud l’a prouvé par sa réussite, c’est un boycott de ce type qui produit des résultats.

TONY JONES : Maintenant, sur cette question de l’apartheid, en accusant Israël d’être responsable d’une certaine forme de système d’apartheid, avez-vous rencontré beaucoup de problèmes en Grande-Bretagne ? Car effectivement, je crois que la BBC vous a interrompu, oui, interrompu durant un enregistrement où vous parliez précisément de ce que vous venez de dire ?

NIGEL KENNEDY : Eh bien, ça n’a pas été un gros problème, ils m’ont juste censuré. Vous savez, ils m’ont censuré deux fois, une autre fois dans la brochure du programme du concert, où j’avais écrit quelque chose dans le même sens, mais c’était juste quelques mots très simples qui disaient, regardez, quand nous ne sommes pas en situation d’apartheid, tous les musiciens sont égaux sur la scène, je disais, regardez ce qui peut arriver : une belle musique, des gens qui ne sont pas des terroristes, à moins qu’ils n’en soient forcés une fois mis au pied du mur. Si quelqu’un vient chez moi, prend cette terre, à la fin je tente de recourir à la violence pour la récupérer, vous savez.

TONY JONES : Mais comment pouvez-vous appeler cela un système d’apartheid quand il y a tant d’Arabes israéliens actuellement qui vivent comme des citoyens israéliens ?

NIGEL KENNEDY : Ils doivent représenter l’armée israélienne et alors abattre leurs frères et sœurs s’ils veulent avoir une citoyenneté égale dans ce pays. J’appellerais cela un apartheid, à part peut-être que les frères et sœurs africains, en Afrique, avaient sans doute un peu plus de liberté de mouvements et, s’ils voulaient donner naissance à un enfant, ils étaient sans doute admis dans un hôpital, même sans avoir le laisser-passer du jour. 

(…)

BRENDAN O’NEILL : Je pense, vous savez, Nigel a dit qu’il avait été censuré par la BBC, mais maintenant, vous savez ce que c’est d’être universitaire israélien ou artiste israélien, ou acteur israélien.

NIGEL KENNEDY : Ou même acteur palestinien.

BRENDAN O’NEILL : Parce quand ils viennent en Grande-Bretagne pour présenter des spectacles israéliens, ils sont chassés de la scène. Ils se font copieusement hués. Un violoniste israélien a été hué aux Proms. Donc c’est cela le BDS. C’est censurer les voix israéliennes et c’est une démarche excessivement autoritaire. Je ne pense pas que les gens qui critiquent Israël soient des antisémites du tout, mais je suis préoccupé par la façon dont les critiques d’Israël sont devenues la cause la plus à la mode, la plus en vogue parmi toute la gauche en Occident, plus que tout le reste, et ce sont des gens qui maintenant se définissent à travers leur répugnance pour Israël. Vous n’êtes pas véritablement acceptés dans la bonne société actuellement à moins d’avoir, vous savez, signé une critique d’Israël et cela, je pense, est dommageable parce que cela imprègne le conflit au Moyen-Orient avec cette sorte de grande guerre occidentale entre les cultures. Cela transforme une guerre classique en une guerre de cultures. Cela définit les deux côtés et fait qu’une solution devient encore plus difficile. 

TONY JONES : Vous voudriez probablement répondre à cela ?

NIGEL KENNEDY : Je voudrais voir plus d’artistes palestiniens avoir leur chance de se produire dans le monde entier de la manière…

EVA COX : Comme nous le voudrions tous, oui, mais ce n’est pas le sujet.

NIGEL KENNEDY : Ah oui. Et bien je crois que c’est le sujet si on signale les problèmes des artistes israéliens à se produire dans le monde, alors il y a un parallèle ici.

EVA COX : Oui.

NIGEL KENNEDY : Tout le monde a les mêmes droits.

http://www.abc.net.au/tv/qanda/txt/s3971827.htm
traduction : JPP pour BDS FRANCE

 

L’Australian Broadcasting Corporation, communément appelée « the ABC » (et informellement « Aunty » en référence au surnom de la BBC), est le diffuseur public national en Australie. Avec un budget total annuel de 1,13 milliard $AU, la société comprend des services de télévision, de radio, des plateformes en ligne et mobiles à travers l’Australie, mais aussi en outre-mer par le biais de l’Australia Network et de Radio Australia.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Australian_Broadcasting_Corporation




Discrimination des travailleurs palestiniens

La lutte des travailleurs pour leurs droits, à Tulkarem
Campagne populaire contre le mur de l’apartheid (Stop the Wall)

22 avril 2014

La région de Tulkarem est devenue synonyme de recyclage industriel de déchets avec le nombre d’usines qui se sont installées à l’intérieur de la Cisjordanie occupée. La zone industrielle coloniale de Nitzanei Shalom, que les Israéliens appellent « Les bourgeons de la paix », s’est montée sur des terres de la ville de Tulkarem au début des années quatre-vingt, précédemment confisquées par ordre de l’armée qui s’emparait ainsi de milliers d’acres de terre (une acre égalant 4046 m²). La zone comporte aujourd’hui sept usines spécialisées en différentes formes de recyclage des déchets, notamment avec le gaz domestique et le brome en phase gazeuse utilisé pour stériliser les terres agricoles, elle comporte aussi des usines qui produisent du nylon, du plastique, des filtres à eaux, des engrais et des pesticides. Les résidus produits par ces fabrications ont un fort impact sur la santé des gens et l’environnement.

Abu Mujahid travaille à l’usine Seoul Orr depuis 2005. L’usine réutilise des bouteilles de gaz domestique et produit du gaz de brome pour la stérilisation de la terre. La mort d’un certain nombre de travailleurs pour cause de cancer et autres maladies et accidents, comme Imad Abu Haesh, Musab, Jihad Dridi, qui habitaient Beit Lid, Ahmed Abu Tammam, Mustafa Qasimm, Danny, et le comptable Tsevi, nous montre que cette usine ne protège pas les salariés qui y travaillent, mais qu’elle est un marché aux esclaves, la télévision (Channel 2) et la radio israéliennes se référant à des conditions de travail nocives. L’administration oblige les salariés à travailler neuf heures par jour, bien que la loi israélienne reconnaît une durée de travail journalière de seulement 8 heures, et le salaire perçu par le travailleur, pour ses 9 heures, ne dépasse pas les 60 shekels (un peu plus de 12 €).

Abu Mujahid dit que, luttant pour leurs droits au sein de l’usine, les travailleurs ont demandé à la direction de l’usine d’améliorer leurs conditions de travail, mais celle-ci n’a pas été d’accord, alors, en 2007, nous avons décidé une grève illimitée, en dépit de la menace d’être privés de nos revenus. Après deux semaines de négociations, les salariés sont retournés au travail et chacun a reçu 30 shekels d’augmentation de salaire. Ils ont accepté cela après avis de la nouvelle Fédération syndicale et de l’Association dite des travailleurs. Abu Mujahid : « Quand nous avons rencontré cette Assemblée, elle nous a aidés à bien appréhender la législation israélienne de sorte que nous avons pu connaître nos droits, savoir comment les revendiquer et les défendre. Nous avons appris que la loi israélienne avait été modifiée et que la Cour suprême israélienne avait intégré dans sa compétence la zone des usines, et donc que quiconque travaille avec un employeur israélien rentre obligatoirement dans le cadre de cette législation », ceci a été publié le 10 janvier 2007. Sur cette base, cette usine se trouve en infraction de la législation du travail et de celle sur la sécurité publique des salariés.

alt« Avec l’aide de cette Assemblée, et l’assistance d’un avocat palestinien de la Palestine occupée depuis 1948, nous avons décidé de poursuivre une grève illimitée, le 19 octobre 2007, une grève qui va durer 8 mois avec la participation de 80 travailleurs. À cette époque, nous avons reçu de nombreuses menaces de la part du propriétaire de l’usine. Il a engagé un contractuel palestinien, de la Palestine occupée depuis 1948, un mois avant le début de notre grève, afin que nous ayons à travailler avec ce contractuel agissant en tant que médiateur entre les travailleurs et le propriétaire de l’usine, mais les travailleurs ont rejeté cela avec force. » Le propriétaire a aussi essayé de faire venir d’autres salariés, s’assurant les services d’un contractuel qui a fait venir 40 travailleurs soudanais, mais l’usine n’a pas fonctionné comme d’habitude. En 2010, l’usine est tombée en faillite et elle a été liquidée par les sociétés impliquées, lesquelles ont transmis les droits des travailleurs au bureau de l’Assurance nationale. Après deux années de lutte, les travailleurs ont obtenu leurs droits et indemnités, lesquels montaient à environ 5 millions de shekels (un peu plus d’un million d’€). Toute l’usine a été cédée à une nouvelle société, elle a perdu son nom de Seoul Orr, pour devenir la Bell Jazz, spécialisée dans la fabrication et la réutilisation de bouteilles et de citernes de gaz.

S’agissant des conditions de travail après ce changement de direction et de la société propriétaire de l’usine, Abu Mujahid affirme que « maintenant, les travailleurs sont payés dans le cadre de la loi, le salaire minimum est de 4300 shekels (depuis le 1er janvier 2013 – environ 900 €) pour 8 h de travail par jour, soit 23,12 shekel de l’heure (près de 5 €). Et la loi stipule que chaque salarié a droit à 6 jours de convalescence, et s’il ne les prend pas, il touche 370 shekels (77 €) par jour. Le coût du transport est assuré pour tous les travailleurs en fonction de leur lieu d’habitation, et pour les congés, les travailleurs ont droit à 10 jours par an. Pour le décès d’un parent au premier degré, le salarié a droit à un congé de trois jours payés. C’est la seule usine qui a créé un fonds de pension de 750 shekels par mois pour les salariés. »

Suite à de nouvelles réformes, le gaz utilisé à la fabrication est maintenant brûlé, ceci pour réduire les risques. Les travailleurs sont traités avec un respect total par les dirigeants de l’usine, ce qui n’était pas le cas quand la Seoul Orr la dirigeait. La direction fait preuve d’attention quant à la sécurité des travailleurs, elle assure les premiers secours et la formation pour la sécurité publique du personnel. Le niveau de pollution affectant l’environnement à l’époque de l’administration Seoul Orr était enregistré à des niveaux extrêmement élevés, le gaz, libéré dans l’atmosphère, contaminait les environs.

Sans la détermination des travailleurs et leur volonté de lutter, les salariés n’auraient jamais obtenu ces conditions de travail justes et sécurisées, pour la garantie desquelles ils se sont si farouchement battus.

Version originale en anglais, sur le site de Stop the Wall : http://www.stopthewall.org/2014/04/22/fighting-workers-rights-tulkarm
Traduction : JPP pour BDS FRANCE




La complicité de l’Université israélienne…

Ben White – Middle East Monitor – 15 avril 2014
https://www.middleeastmonitor.com/images/article_images/logos/university-of-haifa.gif
L’université de Haïfa a ouvert un cours universitaire pour combattre la « délégitimation d’Israël » sur les réseaux, dans ce qu’elle estime être une « première » pour les universités. Dans un communiqué de presse en date du 30 mars, l’université décrit fièrement le cours de quatre crédits proposé par le département des Études multidisciplinaires comme une préparation des « étudiants à devenir des « ambassadeurs » non officiels pour Israël sur Internet ».

Dans le communiqué de presse de l’université, l’assistant pour le programme, le professeur Eli Avraham, cite la Semaine contre l’apartheid d’Israël (Israeli Apartheid Week  – IAW) comme un exemple du « phénomène » que les étudiants sont appelés à « combattre », présentant cet évènement annuel et observé à l’échelle mondiale comme « une expression de pur antisémitisme » (L’IAW figure aussi dans cette vidéo promotionnelle du programme – https://www.youtube.com/watch?v=jnc9QJl_yU4)

Le cours « Ambassadeurs en ligne » a commencé en tant que projet parascolaire, avant d’être « relevé » au niveau de cours universitaire à temps plein, attribuant des crédits pour le diplôme des étudiants. Selon l’université, les « réalisations » par les étudiants comprennent à ce jour « une salle d’opération qui diffusa la réalité en Israël lors de l’opération militaire Pilier de défense », lançant des « délégations de propagande à l’étranger », et créant (notamment en soutien de Scarlett Johansson) des « mèmes viraux » (idées simples propagées à travers le web – ndt).

L’université note des éloges pour les « ambassadeurs en ligne » par le ministère des Affaires étrangères, dont les responsables ont instruit les étudiants sur la façon d’« utiliser les sites de réseautage social pour défendre la politique du gouvernement ». D’autres éléments incluent de « rédiger des entrées sur Wikipédia, sensibiliser sur des point de discussion de la hasbara (diplomatie publique) et affronter les militants anti-Israël dans les salles de chat en ligne ».

Le projet est présenté, sur le site même du projet (http://shagririm.haifa.ac.il/index.php/about-us), comme un « partenariat commun à plusieurs organismes universitaires et d’étudiants », notamment le bureau du doyen des étudiants et le syndicat des étudiants de l’université de Haïfa. Le programme travaille « conjointement » avec les ministères pertinents du gouvernement israélien, ainsi qu’avec des groupes de pression officiels comme StandWithUs et Israel on Campus Coalition.

De récentes conférences, comme partagées sur la page Facebook du programme, ont présenté l’ancienne porte-parole de l’armée israélienne, la colonelle Miri Eisen, qui aborde certains récits, et aussi le doyen des étudiants de l’université de Haïfa, le professeur Hanan Alexander, qui pose la question, « à quel moment les critiques d’Israël deviennent-elles de l’antisémitisme ? ». Les participants ont pu auparavant entendre le ministère des Affaires étrangères sur l’ « énergie créatrice » de la stratégie pour le changement de l’image d’Israël qui vise « les start-ups » et « les arts ».

Les institutions universitaires israéliennes ont fait leur preuve quant à leur coopération avec les initiatives de propagande du gouvernement ou des groupes de lobby – notamment s’agissant de l’université Bar-Ilan, de l’université hébraïque, et de l’université Ben-Gourion. En août dernier, il a été rapporté que le cabinet du Premier ministre créait « un réseau d’unités de promotion dans les universités israéliennes, exploité par les étudiants ».

Déjà profondément complices des crimes et violations des droits humains par l’État et l’armée, les universités israéliennes s’impliquent ainsi de plus en plus, en réhabilitant et défendant cette même politique devant un public international.

Middle East Monitor : https://www.middleeastmonitor.com/blogs/politics/10901-haifa-university-launches-course-in-pro-israel-propaganda

Traduction : JPP pour BDS FRANCE




L’université de Haïfa ouvre un cours de propagande pro-Israël

Ben White – Middle East Monitor – 15 avril 2014
https://www.middleeastmonitor.com/images/article_images/logos/university-of-haifa.gif
L’université de Haïfa a ouvert un cours universitaire pour combattre la « délégitimation d’Israël » sur les réseaux, dans ce qu’elle estime être une « première » pour les universités. Dans un communiqué de presse en date du 30 mars, l’université décrit fièrement le cours de quatre crédits proposé par le département des Études multidisciplinaires comme une préparation des « étudiants à devenir des « ambassadeurs » non officiels pour Israël sur Internet ».

Dans le communiqué de presse de l’université, l’assistant pour le programme, le professeur Eli Avraham, cite la Semaine contre l’apartheid d’Israël (Israeli Apartheid Week  – IAW) comme un exemple du « phénomène » que les étudiants sont appelés à « combattre », présentant cet évènement annuel et observé à l’échelle mondiale comme « une expression de pur antisémitisme » (L’IAW figure aussi dans cette vidéo promotionnelle du programme – https://www.youtube.com/watch?v=jnc9QJl_yU4)

Le cours « Ambassadeurs en ligne » a commencé en tant que projet parascolaire, avant d’être « relevé » au niveau de cours universitaire à temps plein, attribuant des crédits pour le diplôme des étudiants. Selon l’université, les « réalisations » par les étudiants comprennent à ce jour « une salle d’opération qui diffusa la réalité en Israël lors de l’opération militaire Pilier de défense », lançant des « délégations de propagande à l’étranger », et créant (notamment en soutien de Scarlett Johansson) des « mèmes viraux » (idées simples propagées à travers le web – ndt).

L’université note des éloges pour les « ambassadeurs en ligne » par le ministère des Affaires étrangères, dont les responsables ont instruit les étudiants sur la façon d’« utiliser les sites de réseautage social pour défendre la politique du gouvernement ». D’autres éléments incluent de « rédiger des entrées sur Wikipédia, sensibiliser sur des point de discussion de la hasbara (diplomatie publique) et affronter les militants anti-Israël dans les salles de chat en ligne ».

Le projet est présenté, sur le site même du projet (http://shagririm.haifa.ac.il/index.php/about-us), comme un « partenariat commun à plusieurs organismes universitaires et d’étudiants », notamment le bureau du doyen des étudiants et le syndicat des étudiants de l’université de Haïfa. Le programme travaille « conjointement » avec les ministères pertinents du gouvernement israélien, ainsi qu’avec des groupes de pression officiels comme StandWithUs et Israel on Campus Coalition.

De récentes conférences, comme partagées sur la page Facebook du programme, ont présenté l’ancienne porte-parole de l’armée israélienne, la colonelle Miri Eisen, qui aborde certains récits, et aussi le doyen des étudiants de l’université de Haïfa, le professeur Hanan Alexander, qui pose la question, « à quel moment les critiques d’Israël deviennent-elles de l’antisémitisme ? ». Les participants ont pu auparavant entendre le ministère des Affaires étrangères sur l’ « énergie créatrice » de la stratégie pour le changement de l’image d’Israël qui vise « les start-ups » et « les arts ».

Les institutions universitaires israéliennes ont fait leur preuve quant à leur coopération avec les initiatives de propagande du gouvernement ou des groupes de lobby – notamment s’agissant de l’université Bar-Ilan, de l’université hébraïque, et de l’université Ben-Gourion. En août dernier, il a été rapporté que le cabinet du Premier ministre créait « un réseau d’unités de promotion dans les universités israéliennes, exploité par les étudiants ».

Déjà profondément complices des crimes et violations des droits humains par l’État et l’armée, les universités israéliennes s’impliquent ainsi de plus en plus, en réhabilitant et défendant cette même politique devant un public international.

Middle East Monitor : https://www.middleeastmonitor.com/blogs/politics/10901-haifa-university-launches-course-in-pro-israel-propaganda

Traduction : JPP pour BDS FRANCE




Le boycott universitaire expliqué par Ben White

Les raisons du boycott universitaire

25 mars 2014 – par la campagne de solidarité avec la Palestine

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La campagne des étudiants palestiniens pour le boycott universitaire d’Israël apprécie vivement votre soutien de principe et continu à la lutte palestinienne pour la justice et la liberté en Palestine. (affiche de la conférence nationale étudiante pour la justice en Palestine).

Les institutions universitaires d’Israël sont complices des violations israéliennes du droit international et de la négation des droits humains palestiniens qui en font une cible légitime de boycott. C’est l’argument mis en avant par le journaliste et militant Ben White pour défendre le boycott universitaire d’Israël, lors d’une rencontre sur du boycott de la campagne de solidarité avec la Palestine,.

Les éléments principaux du discours de Ben White sont résumés de la façon suivante par Jas Irban :

Les liens intrinsèques entre la promotion de la propagande et l’implication active dans l’occupation de la part des institutions universitaires d’Israël ne sauraient être ignorés. La complicité de ces institutions est une composante stratégique de l’arsenal de l’Etat d’apartheid responsable de l’oppression quotidienne à laquelle les Palestiniens sont confrontés.

Voici quelques exemples de la façon dont les universités israéliennes sont en même temps complices et activement engagées dans l’occupation :

-Ÿ  L’Institut israélien de technologie (le Technion) a aidé au développement du bulldozer à télécommande utilisé par l’armée israélienne dans les territoires occupés.

Ÿ-  Le Technion a également des « programmes sur mesure » au service de l’armée et du ministère israélien de la défense.

Ÿ-  L’université de Tel Aviv est fière de son rôle en première ligne dans le travail essentiel destiné à maintenir l’avance  militaire et technologique d’Israël.

-Ÿ  L’université de Haïfa a un centre d’études de sécurité nationale qui propose un programme spécial en sécurité nationale et un cycle d’études supérieures où ont été entraînés des centaines d’officiers supérieurs  de l’armée israélienne.

Ÿ-  Pendant le massacre à Gaza (2008-2009), l’université Ben Gourion a octroyé des avantages spéciaux du gouvernement pour chaque journée passée par des étudiants en tant que réservistes des forces de défense.

Ÿ-  L’université hébraïque a une base de l’armée sur son campus pour des étudiants en sciences qui travaillent avec les forces de défense.

Ÿ-  L’université de Tel Aviv et l’université hébraïque offrent toutes les deux des programmes de Hasbara (une méthode de relations publiques qui fait la promotion d’Israël au plan international, propagande de l’A.K.A.). Ces programmes sont liés à différents départements du gouvernement israélien.

Ÿ-  L’université hébraïque a lancé une annonce visant à encourager les étudiants à s’inscrire dans un programme de leadership et de diplomatie publique – programme initié par « Soutenez-nous », un groupe de défense pro-israélien et par le ministère israélien des affaires étrangères.

Il y a, bien sûr nombre d’autres exemples de la complicité des institutions universitaires israéliennes avec l’occupation, mais les quelques uns cités ici mettent en lumière certains moyens par lesquels cette complicité se manifeste.

Ces institutions contribuent activement à l’oppression des Palestiniens, ainsi qu’on peut le voir dans l’utilisation pratique de la technologie développée par le Technion  et dans le partenariat entre l’armée israélienne et ces institutions.

De plus, elles aident à perpétuer l’idéologie d’Etat qui maintient l’occupation et la violation permanente par Israël du droit international et des droits humains des Palestiniens.

Tout ce qui précède nourrit un environnement hostile aux étudiants israéliens et aux enseignants qui soutiennent les Palestiniens et souhaitent la fin de l’occupation. Les difficultés d’une prise de parole publique en ce sens ont été expérimentées par Ilan Pappé, un professeur israélien pro-palestinien, qui travaille à protéger la mémoire de la Nakba.

Son livre, « Hors du cadre, la lutte pour la liberté académique en Israël » livre un témoignage de premier plan sur la participation constante des institutions universitaires israéliennes à la propagande et sur leur affiliation étroite avec le gouvernement et l’armée israéliens.

_________________________

Pour rejoindre le boycott:

Si vous étudiez ou travaillez dans une institution en lien avec une institution universitaire israélienne – par exemple des liens de recherche – vous pouvez expliquer à cette institution pourquoi elle devrait mettre fin à ces liens.

Si vous êtes invité à visiter ou à parler dans une institution universitaire israélienne, rappelez-vous s’il vous plaît l’appel des Palestiniens au boycott académique d’Israël.

La vidéo complète du discours de BenWhite de 2012 est sur :

http://www.palestinecampaign.org/the-case-for-cultural-academic-boycott-of-israel-with-intro-by-ken-loach/

Palestine Solidarity Campaign: http://www.palestinecampaign.org
Traduction SF pour BDS France. Version originale: http://chat2gaza.com/2014/03/25/the-reasons-for-an-academic-boycott-of-israel-explained/




Le boycott s’étend même là où on ne l’attend pas

Des pressions de l’intérieur sur les colonies israéliennes

Isaac Scharf et Aron Heller, Traduction : SF pour BDS France

Associated Press, publié le 13 février 2014 dans Israël News: http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4487794,00.html

 

Tandis que le monde entier critique les constructions d’Israël en Cisjordanie, une désapprobation persiste aussi dans le pays, depuis les protestations diplomatiques de parlementaires jusqu’au boycott de produits des colonies par des consommateurs.

Des entreprises de Cisjordanie rencontrent une résistance à leurs produits.

En ce moment, quand Yaaacov Berg tente de vendre sa ligne de vins de choix de Psagot, qui a été distinguée par des prix, il rencontre des obstacles de tous côtés. Son produit est de plus en plus mis de côté parce que venant d’une colonie de Cisjordanie. Berg, qui a 37 ans, dit que le refus ne vient pas que de l’étranger mais de Tel Aviv même : « en fait, nous avons de gros problèmes ; il est quasiment impossible de vendre aux restaurants (de Tel Aviv) » ajoute-t-il.

Alors qu’Israël est embourbé dans le combat contre les appels croissants au boycott des produits israéliens et des entreprises qui ont des liens dans les colonies controversées, on voit discrètement émerger parmi les Israéliens une campagne qui avance sans bruit et de manière plutôt informelle.

Des Israéliens partisans de longue date de la paix mais qui ont longtemps considéré que les colonies n’étaient pas tellement un problème, commencent à demander pourquoi Israël continue à y construire face à ce qui apparaît comme un consensus mondial proche de l’indignation.

Même parmi les Israéliens qui considèrent que la Cisjordanie appartient de droit à Israël, on note maintenant un certain malaise face à la poursuite d’investissements en Cisjordanie au détriment de solutions à apporter à la crise intérieure du logement et autres problèmes sociaux en Israël.

Bien qu’il n’y ait pas de mouvement organisé, il est de plus en plus évident qu’une prise de distance se manifeste de fait par rapport à la colonisation : des gens évitent notamment d’acheter des produits des colonies allant du vin à des aliments bio et aux cosmétiques de la Mer Morte.

« En tant qu’Israélien, je m’oppose à un régime que je trouve illégitime en Cisjordanie et je ne veux rien avoir à faire avec lui, aussi je fais l’effort de ne pas acheter ces produits » dit Yaron Racah, un employé de 38 ans, du secteur de l’High-tech de Tel Aviv. « Si je ne peux pas y mettre fin, je peux au moins ne pas aggraver la situation en prenant activement part à quelque chose en quoi je ne crois pas ».

Plus de 550 000 Israéliens vivent en Cisjordanie et dans Jérusalem Est, des zones voisines conquises lors de la guerre de 1967, parmi environ 2,5 millions de Palestiniens. En 2013, les autorités israéliennes ont planifié plus de 14 000 logements dans les colonies à engager en plusieurs étapes, d’après La Paix Maintenant, le groupe israélien anti-colonies.

Les Palestiniens disent que ces territoires ainsi que la bande de Gaza, de l’autre côté d’Israël, le long de la côte, devraient constituer leur futur Etat. Ils critiquent le fait que la croissance du peuplement des colonies rendra encore plus difficile la partition de la Terre Sainte entre Israël et un Etat palestinien.

Certains Israéliens voient un gros risque dans la restitution de la Cisjordanie qui commande la région montagneuse sur la partie centrale d’Israël. Beaucoup de Juifs religieux voient la Cisjordanie comme leur centre biblique.

Le problème est venu au devant de la scène dans les pourparlers de paix en cours, le secrétaire d’Etat John Kerry ayant dit que la poursuite de la construction pose la question de l’engagement d’Israël pour la paix. Avec des officiels européens de haut niveau, il a averti Israël qu’il s’exposait à un isolement croissant et à des pressions économiques si les pourparlers de paix échouaient et que les colonies se développaient.

La question pendante est de savoir ce qui se passera si Israël n’est plus du tout séparé de la Cisjordanie. Avec 6 millions de Juifs et 2 millions de citoyens arabes en Israël, une fusion avec la Cisjordanie ne ressemblerait pas tellement à un « Etat juif ».

Des deux côtés, certains disent qu’un point de non retour a déjà été atteint. Et certains israéliens sont tellement énervés à cette idée qu’ils en arrivent à des positions qui auraient semblé incroyablement radicales il y a à peine quelques années.

Zehava Galon qui est à la tête du Meretz, le parti d’opposition colombe, a dit que si elle s’oppose aux efforts de boycott international total contre Israël, elle évite de consommer des produits des colonies parce qu’il faut bien qu’il y ait « un prix à l’occupation » : « C’est inacceptable. Quiconque a pensé qu’ils pouvaient tromper le monde entier a eu raison pendant quelques années mais c’est fini » dit-elle.

Certains universitaires se sont abstenus de coopérer avec des collègues des colonies, une poignée d’acteurs a refusé de jouer dans des théâtres des colonies et il y a eu quelques cas de réservistes refusant de se présenter pour leur période de garde dans des colonies. Au Parlement, des législateurs pacifistes ont récemment argumenté en faveur de plus de transparence dans le financement des colonies.

Certains Israéliens parlent même tranquillement du besoin d’une action plus dure dans le monde, en particulier de la part de l’Union européenne qui accorde à Israël un statut spécial ; celui-ci est la clef du sentiment de normalité de son peuple qui participe aux compétitions sportives européennes et à des événements tels que le concours de chansons Eurovision.

Amira Hass, qui tient une chronique dans le quotidien Haaretz, et qui est considérée comme résolument pro-palestinienne par nombre de ses concitoyens, a  lancé un appel aux pays européens pour qu’ils cessent de délivrer des visas aux Israéliens qui en font la demande avant de voyager. « Une atteinte à notre liberté de mouvement et l’éventualité de refus de visas seraient un avertissement adéquat, qui nous dirait que notre normalité n’est qu’une illusion », a-telle écrit mercredi.

Dans la mesure où des accusations d’antisémitisme ont été prononcées en Israël contre le boycott international, ce genre de parallélisme est très sensible dans le pays.

Yoram Cohen, de la cave Tanya dans la colonie d’Ofra, a appelé les boycotteurs israéliens des hypocrites « branchés », qui n’ont pas d’états d’âme pour acheter du vin provenant de pays bien pires en ce qui concerne les droits humains. Berg a dit avoir peur qu’une minorité qui donne de la voix « empoisonne » le discours public et gagne de l’influence sur d’autres pour éviter les produits des colonies.

Les entreprises dans les colonies disent qu’elles fournissent du travail bien payé aux Palestiniens ; c’est le cas de Sodastream, fabricant international de machines à faire des boissons gazeuses, qui a récemment fait sa publicité au Super Bowl avec la participation de l’actrice Scarlett Johansson. Mais les officiels palestiniens disent que la présence des colonies étouffe leur propre développement économique.

Avec d’autres viticulteurs des colonies, Berg a récemment annoncé publiquement que des douzaines de restaurants de tel Aviv boycottaient leurs vins dans l’espoir de les faire changer de cap en leur faisant honte.

L’agence de presse a contacté plus de douze restaurants de tel Aviv, y compris certains nommés par les colons. Tous ont refusé d’aborder le sujet. Ce n’était pas seulement la peur de s’aliéner des clients qui les aurait dissuadés de parler mais également une loi israélienne de 2011 qui peut les exposer à des poursuites en cas de boycott officiel. La loi n’a pas fait de l’appel au boycott un délit, mais un problème civil qui pourrait motiver une compensation financière. Il n’y a pas encore eu de précédent.

Parmi les consommateurs, les sentiments sont mêlés : « il nous faut montrer qu’il y a des gens ici qui n’approuvent pas les colonies, que tout le monde ne pense pas que c’est OK » a dit un habitant de Tel Aviv, Chai Hazen. « Si le boycott est le moyen de le montrer… c’est ce que nous ferons ».

Mais quelqu’un d’autre, de tel Aviv également, Tali Biton, a dit que les divisions internes ne font que nuire à l’image et à l’économie du pays.

Yaniv Rosner, propriétaire d’un magasin de vins et spiritueux de la ville proche de Kfar Saba, a dit que les clients rejetant le vin des colonies étaient rares, autrement dit, le vin devrait rester à l’écart de la politique : « donnez moi un bon vin du Liban et je le vendrai aussi ».




Semaine Contre l’Apartheid Israélien 2014

26 février 18h15 Grenoble
Université Pierre Mendès-France, UFR de Sciences Humaines, campus de Saint Martin d’Hères, 181 avenue Centrale, bâtiment ARSH, salle 5
(organisation: Groupe de coordination BDS de Grenoble)
Débat: « Comment agir à l’Université pour les droits du peuple palestinien »

26 février 18h30 Paris – Université Paris 8, Amphi X
(organisation: Génération Palestine et le Collectif Palestine Paris 8)
Projection du film « Roadmap To Apartheid » de Ana Noguera et Eron Davidson
Conférence avec Julien Salingue et Taher Elabadi

4 mars – Science Po –
(organisation: AFPS Sciences Po- Solidaires Sciences Po
Conférence – Débat: « Apartheid et luttes palestiniennes » à 19h
Avec Julien Salingue, Jean Guy Greilsamer et un étudiant palestinien

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5 mars 18h30 Paris – Université Paris 8, Amphi X
(organisation: Génération Palestine et le Collectif Palestine Paris 8)
Projection du film « Cinq caméras brisées » Emad Burnat et Guy Davidi
Conférence avec Ibrahim Burnat et Jean Guy Greilsamer de l’Union Juive Française pour la Paix

6 mars 18h30 Lyon – Bourse du Travail, 205 rue Créqui, Salle Moissonnier, 3ème étage
(organisation: Collectif Palestine 69)
Réunion publique « ISRAËL : LE NOUVEL APARTHEID ! », avec Frank Barat, Michel Warschawski et Guy Fischer

6 mars 19h Strasbourg – Maison des Associations, place des Orphelins
(organisation: Collectif judéo-arabe citoyen pour la Palestine, Association des Travailleurs Maghrébins de France (Alsace), Union Juive Française pour la Paix (Alsace), les Amis du Monde Diplomatique (67) et le comité de Strasbourg du Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples)
Projection du film « Roadmap to apartheid » de Ana Noguera et Eron Davidson

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7 mars 19h Lille – Cinéma l’Univers, 16 rue Georges Danton
(organisation: Génération Palestine)
Projection du film « Le Jardin de Jad » de Georgi Lazarevski

13 mars 17h à Lille 1: Amphy Cauchy

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7 mars Metz – A partir de 17h : Julien Salingue dédicacera son livre au centre documentaire Ritimo (boutique Artisans du Monde),  11 Place Jean-Paul II Cour Saint-Etienne 57000 Metz (organisation: Collectif Palestine Metz BDS)

7 mars 20h30 Metz – Conférence-débat sur le thème de  l’apartheid israélien et des campagnes BDS au Foyer des jeunes travailleurs (FJT), Espace Pilâtre de Rozier, 2 rue Georges Ducrocq ( et non pas  au Grand Grenier des Récollets). (organisation: Collectif Palestine Metz BDS)

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11 mars 18h Lille – I.U.T Montaigne amphi 1
(organisation: Génération Palestine Bordeaux, Solidaires étudiant-e-s, Laylac, Keffieh Center)

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12 mars 18h Lille – IEP de Bordeaux
(organisation: Génération Palestine Bordeaux, Solidaires étudiant-e-s
Conférence avec Michel Bôle Richard et Fouad Muaddi

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 Nantes – Vendredi 14 mars
(organisation: Génération Palestine)
Projection débat autour du film « The Lab » de Yotam Feldman à 19H30

Rennes – Mardi 18 mars
(organisation: étudiant-e-s de sciences Po et AFPS Rennes avec soutien CCFD et LDH)

Soirée débat à l’IEP 18h30 Projection du film ROUTE 60 puis débat avec le réalisateur Alaa Ashkar

Dominique Maliesky, Maître de conférences en Science Politique et Responsable pédagogique de la 3ème année introduira le film.

INSTITUT D’ETUDES POLITIQUES DE RENNES 104, bd de la Duchesse Anne
35700 Rennes – France

Nantes – Jeudi 20 mars – 14h
Présentation-débat « Apartheid & boycott: de l’Afrique du Sud à Israël », avec Solidaires Etudiants-Nantes

Vendredi 21 mars – 19h30
Soirée témoignages « Retours de Palestine » précédé d’un buffet palestinien.

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Marseille – IEP
(organisation: Génération Palestine)
Conférence avec Michel Bôle Richard
Projection de film
Expo photos

Lyon – IEP
(organisation: Génération Palestine)

Tours
(organisation: Collectif BDS 37):
Conférence avec Julien Salingue le 19 mars à 19h au Serpent Volant
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Communiqué intersyndical contre la censure à l’université

 

Semaine contre l’apartheid israélien, mars 2014 : Pas de censure dans les universités !

AURDIP, CNT-F, CNT-FTE, CNT-SO, Émancipation, Génération Palestine, GUPS, SNESUP-FSU, Solidaires étudiant-e-s, SUD Éducation, SUD Recherche

21 février 2014

Chaque année depuis 2005, une « Semaine contre l’apartheid israélien » se déroule dans des universités du monde entier, en Afrique du Sud, Australie, Belgique, Brésil, Canada, Danemark, Espagne, États-Unis, Grande-Bretagne, Irlande, Italie, Jordanie, Liban, Mexique, Palestine, Pays-Bas, Suède, Suisse et Israël.

Chaque année en France, des événements organisés dans ce cadre sont censurés voire interdits. On se souvient de l’Université de Montpellier-3 en 2010 et en 2013, du débat avec Stéphane Hessel à l’ENS en 2011, des colloques de Paris 8, de l’EHESS et de l’IEP Lyon en 2012, parmi d’autres…

Ces atteintes à la liberté de réunion sont d’autant plus dangereuses qu’elles nous concernent tou.te.s : elles créent un précédent et compromettent par la suite la tenue de n’importe quel événement qui n’aurait pas les faveurs de la direction de l’université ou du gouvernement en place.

Cette année encore, en mars 2014, des étudiant.e.s vont organiser des événements politiques et culturels, des débats dans les universités de France, pour discuter de la question palestinienne, de l’apartheid en Palestine et de la campagne de boycott, désinvestissement et sanctions comme moyen d’y mettre fin. La situation des palestinien.ne.s est trop grave pour que les universitaires soient exclus de ces débats.

Nous, associations et organisations syndicales d’étudiant.e.s, d’enseignant.e.s et de travailleur.euse.s de la recherche, exigeons de la direction des universités et d’autres institutions d’enseignement supérieur, que soit protégée la liberté pour les étudiant.e.s de disposer de l’espace universitaire pour débattre de sujets politiques, selon les termes de l’article L811 -1 du code de l’éducation (1).

L’université doit rester le foyer de la liberté d’expression.

(1) « Ils (les étudiant.e.s) disposent de la liberté d’information et d’expression à l’égard des problèmes politiques, économiques, sociaux et culturels. Ils exercent cette liberté à titre individuel et collectif, dans des conditions qui ne portent pas atteinte aux activités d’enseignement et de recherche et qui ne troublent pas l’ordre public ».




Semaine contre l’apartheid israélien 2014

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26 février 18h15 Grenoble
Université Pierre Mendès-France, UFR de Sciences Humaines, campus de Saint Martin d’Hères, 181 avenue Centrale, bâtiment ARSH, salle 5
(organisation: Groupe de coordination BDS de Grenoble)
Débat: « Comment agir à l’Université pour les droits du peuple palestinien »

26 février 18h30 Paris – Université Paris 8, Amphi X
(organisation: Génération Palestine et le Collectif Palestine Paris 8)
Projection du film « Roadmap To Apartheid » de Ana Noguera et Eron Davidson
Conférence avec Julien Salingue et Taher Elabadi

5 mars 18h30 Paris – Université Paris 8, Amphi X
(organisation: Génération Palestine et le Collectif Palestine Paris 8)
Projection du film « Cinq caméras brisées » Emad Burnat et Guy Davidi
Conférence avec Ibrahim Burnat

6 mars 18h30 Lyon – Bourse du Travail, 205 rue Créqui, Salle Moissonnier, 3ème étage
(organisation: Collectif Palestine 69)
Réunion publique « ISRAËL : LE NOUVEL APARTHEID ! », avec Frank Barat, Michel Warschawski et Guy Fischer

6 mars 19h Strasbourg – Maison des Associations, place des Orphelins
(organisation: Collectif judéo-arabe citoyen pour la Palestine, Association des Travailleurs Maghrébins de France (Alsace), Union Juive Française pour la Paix (Alsace), les Amis du Monde Diplomatique (67) et le comité de Strasbourg du Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples)
Projection du film « Roadmap to apartheid » de Ana Noguera et Eron Davidson

7 mars 19h Lille – Cinéma l’Univers, 16 rue Georges Danton
(organisation: Génération Palestine)
Projection du film « Le Jardin de Jad » de Georgi Lazarevski

7 mars 17h30 Metz – Librairie Géronimo
(organisation: Collectif Palestine Metz BDS)
Présentation du livre « Israël, un Etat d’apartheid? » de Julien Salingue

7 mars 20h30 Metz – Espace Pilâtre de Rozier, 2 rue George Ducrocq
(organisation: Collectif Palestine Metz BDS)
Conférence « Israël, un Etat d’apartheid? » avec Julien Salingue

13 mars 17h Lille – Université Lille 1, bâtiment M1, amphi Cauchy
(organisation: Génération Palestine)
Conférence avec Michel Bôle Richard, Said Bouamama et Rudolf Bkouche

14 mars 18h30 Lille
– La Barracazem, 38 rue d’Anvers
(organisation Génération Palestine)
Soirée « Barraca Palestine » (cuisine, dabkeh, calligraphie, concert…)

Bordeaux

Nantes
(organisation: Génération Palestine)
Projection du film « Roadmap To Apartheid » de Ana Noguera et Eron Davidson
Atelier Google Maps sur la colonisation

Marseille – IEP
(organisation: Génération Palestine)
Conférence avec Michel Bôle Richard
Projection de film
Expo photos

Lyon – IEP
(organisation: Génération Palestine)

Tours
(organisation: Collectif BDS 37):
Conférence avec Julien Salingue

Paris – IEP




Le boycott culturel et universitaire, en 2013 et en 2014

Résumé 2013 du Boycott Culturel et du Boycott Universitaire d’Israel 
 

Ce bilan se trouve ici en format pdf

La liste s’allonge de grands artistes du monde entier qui font des déclarations claires de soutien au boycott culturel d’Israel. En cette année 2013, on a pu croiser Roger Waters, Mira Nair, Raymond Pettibon, Alice Walker, Nigel Kennedy, Sonia Montez et Iain Banks juste avant sa mort en avril.

Certains artistes se sont exprimé par des vidéos, tels que : M1 (de Dead Prez), Peter Manning, Milan Ring, Lowkey, Tuva El-Shaikh, Kerrie McGrath, Fatima Mawas, Awate Suleiman, Antony Loewenstein, Anika Moeen et Aamer Rahman (en février): http://www.youtube.com/watch?v=1N69oP9nrwo

Ou le groupe portoricain Calle 13 (en décembre): http://www.youtube.com/watch?v=EjSCy1GC6Sc

 

Le plus grand syndicat étudiant canadien, celui de l’Université de York, ont rejoint BDS (en mars), suivi de ceux de l’université de Sydney, Australie (en avril), de Berkeley, Californie (en avril aussi) et de Oberlin, Ohio (en mai).

Le syndicat des enseignants d’Irlande (TUI) et celui des études asiatiques américaines (AAAS) ont aussi rejoint BDS (en avril), suivis de la Association for Humanist Sociology (AHS, en octobre), de la Native American and Indigenous Studies Association (NAISA, en décembre) et surtout de la très grande American Studies Association (ASA, en décembre aussi), l’un des événements de l’année.

 

Ne se sont pas produit en Israël, malgré des annonces en ce sens: Pearl Jam, Jay Z, Rage Against The Machine, Suede, Radiohead, Peter Hammill… Ont annulé leurs performances prévues en Israel en 2013 : Stanley Jordan et Kreator (janvier), Shuggie Otis (février), Richard Bona (mai), Salif Keita et Russell Brand (juin), The Killers (juillet), le Chris Daddy Dave quartet avec Pino Palladino et le Matt Schofield Trio (août).

Encore plus impressionnantes furent les annulations de festivals entiers, tels que Lollapalooza (en janvier), Plugfest (en mai) et Progstage (en novembre), suite à la défection de nombreux artistes (Azealia Banks, Lee Scratch Perry, Water Knot, CSS, 2ManyDJs, Chk Chk Chk, Tiger Love, Tinariwen, Circus Maximus, Haken, Bumblefoot…).

Dans le reste du monde, des artistes ont aussi annulé leur participation à des concerts au profit d’organisations sionistes, ou pour des raisons liées à BDS : Alexandra Burke (en Angleterre en avril), Carlo Mombelli (en Afrique du Sud en août) ou Oi Polloi (en Norvège en août)…

 

En mai, le célèbre professeur anglais Stephen Hawking a annulé sa participation à une conférence en Israel, point d’orgue de l’actualité BDS cette année. En juin, la grande cinéaste indienne Mira Nair a annulé la sienne à un festival de cinéma. Enfin, en décembre, Alessandro Portelli (Italie) et Mary Marshall Clark (USA) ont annulé leur participation à la Oral History Conference à l’université Hébraïque de Jérusalem…

Enfin, l’année 2014 commence bien puisque le 3 janvier, l’artiste norvégien Moddi vient d’annoncer qu’il annulait son concert prévu en israel: http://marmennil.wordpress.com/2014/01/03/i-am-cancelling-my-performance-in-tel-aviv/

« When I choose to cancel the Tel Aviv show, it is because dialogue has failed. In fact, it has been abused for decades. A discourse of peace has served as a thick veil, concealing what has only recently begun to dawn on the rest of the world: there is no connection between talk and action. The Gaza siege, the fragmentation of the West Bank and the discrimination of Arab-Israeli citizens continue in spite of dialogue, in spite of peace talks and in spite of all agreements. I fear that encouraging ‘understanding’ and ‘dialogue’ as ideals, is in reality to insist on the hope of empty words. I fear that a boycott of Israel is the only way to force a connection between what is being said and what is being done.

For a musician it is a painful decision to cancel a concert. For one whose life consists of talking and singing, silence hurts more than anything. I also disappoint my listeners in Israel, and the wonderful people who have been preparing this show for months. But I can’t help it. For now, I choose to encourage a real political dialogue and as long as that lasts, a halt to the expansion into occupied areas. One day in the future, when dialogue is an instrument to solve problems rather than cover them up, and when basic human rights are granted to all citizens, I hope to carry through with my very first concert in Israel. Until then, silence is the loudest song that I can sing. »

 




La CGT aussi s’adresse à la direction d’Orange

Déclaration de la CGT-FAPT au CE de Vente Marketing France (VMF), structure nationale du Groupe Orange:

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Arcueil, le 19 décembre 2013
CE de Vente Marketing France

Déclaration préalable CGT

Monsieur le Président,

La délégation CGT du CE VMF souhaite aujourd’hui évoquer la disparition de Nelson MANDELA. Il ne s’agit pas pour nous d’exploiter l’actualité, non plus que de faire du journalisme émotionnel. Mais nous considérons que le parallèle est grand entre les luttes menées par ce grand homme et celles menées aujourd’hui par la CGT. Il nous semble que les idéaux sont les mêmes : défense de la liberté, défense des travailleurs. Car il faut bien savoir que les opprimés d’Afrique du sud étaient noirs, sans doute, mais étaient avant tout des travailleurs au service du grand capital.

La CGT a pris une part décisive en France au cours des années 80 dans la lutte contre le régime d’apartheid et pour la libération de MANDELA des geoles du régime.
Elle partage avec Nelson MANDELA une profonde unité de vue, au fondement de ses combats pour la liberté, l’égalité et la fraternité, pour l’établissement d’une nation arc-en-ciel sur les décombres du système ségrégationniste.
Cela doit nous donner la force de relever les défis qui honoreront sa mémoire et poursuivront son chemin.  
Face à la disparition de cette éminente figure de l’histoire de l’humanité, la CGT se devait en effet d’être aux cotés du peuple sud-africain dans le deuil, au nom du passé qui nous lie depuis si longtemps, mais aussi au nom de l’avenir que nous ne manquerons pas d’écrire ensemble au service de l’émancipation des travailleurs.
Loin d’être érodés par le temps les liens qui unissent la CGT et la COSATU, le Congrès des Syndicats Sud Africain, sont de ceux que les années renforcent : ils ont été tissés aux heures les plus sombres de l’apartheid, contre laquelle la CGT s’est élevée de façon systématique et virulente. Nous sommes fiers d’avoir pu engager la CGT dans des actions de soutien, et la délégation CGT salue tous nos militants qui, ont pris des risques pour servir nos idéaux.
Tout au long de l’apartheid, la CGT a organisé des manifestations de masse pour mobiliser les travailleurs de France sur les crimes perpétrés par le régime.  
Nous avons pris une part active au boycott de l’Afrique du Sud, aux actions de blocages des importations en provenance du pays, multiplié les pressions sur les Entreprises multinationales à base française qui, malgré les sanctions de l’ONU, tentaient de développer des relations d’affaires avec le gouvernement raciste de Pretoria.
Le souvenir du 2 février 1990, jour de la libération de Nelson Mandela, reste pour tous les militants de la CGT, un moment intensément emprunt d’émotion.
Un moment qui démontre que tout devient possible, que rien ne saurait résister à la marche de la vérité et de la justice, que rien n’est plus beau qu’un peuple qui se lève, qui lutte et se libère du joug de ses oppresseurs.
Il fut un commencement bien davantage qu’un achèvement. L’histoire des 20 dernières années de la nouvelle Afrique du Sud, avec ses succès, ses espoirs et ses déceptions, l’illustre avec éclat.
Il y a, bien sûr, le souvenir de ces luttes communes. Mais la CGT et les travailleurs de la nation arc-en-ciel sont également liés par un destin commun.
Dans ce monde en crise, secoué par les convulsions d’un capitalisme dévastateur, ravageant les solidarités humaines et l’environnement, notre devoir est de tracer un nouveau chemin.
Il doit se fonder sur les idéaux de justice et d’égalité que portait Nelson MANDELA.
Ses mots, ses actes, sa force ont abattu le régime de l’apartheid et doivent inspirer les luttes que nous devons aujourd’hui conduire, particulièrement celles qui exigent notre engagement ici, en France, et dans notre Entreprise contre le racisme, la xénophobie et une censure opérée par l’Entreprise.
Malheureusement la tentation pour certains de tendre vers la pensée unique est flagrante.
Madiba parti, le régime de l’apartheid sévit toujours sous d’autres cieux.
« Notre liberté est incomplète sans celle des Palestiniens » déclarait Nelson MANDELA en 1997.
A sa mort, prétextant un prix du billet d’avion trop élevé, les dirigeants israéliens ont évité de se joindre au deuil porté par le reste du monde, prouvant qu’Israël est loin d’avoir tourné la page d’une collaboration plus que fructueuse avec l’ancien régime de l’apartheid. Un racisme d’Etat dont il reproduit toujours le modèle à l’encontre des palestiniens.
Seulement Orange SA est engagé dans une collaboration avec un partenaire qui viole le droit international et les Conventions de Genève en :
* Installant ses antennes, ses boutiques sur des terres confisquées par l’occupation  militaire et les colons.
* Ne payant pas les taxes dues à l’Autorité Palestinienne pour l’utilisation de  ses fréquences.
* Profitant de l’interdiction faite par l’armée israélienne aux opérateurs  palestiniens d’installer leurs antennes sur leur propre territoire, ce qui  oblige les Palestiniens à utiliser les opérateurs israéliens.

En concluant ce partenariat, Orange SA conforte et soutient la colonisation israélienne, obstacle à la création de l’Etat palestinien et à une paix conforme au droit international.
La délégation CGT du CE VMF demande à la Direction d’Orange SA de rompre son accord avec Partner, au nom du droit et de la paix.

En cela la délégation CGT s’indigne et prend modèle de l’exemple de Nelson MANDELA, il nous montre le chemin à suivre.

Madiba est parti, mais MANDELA n’est pas mort. Il est une force qui nous incite aujourd’hui à tracer une nouvelle ligne d’horizon, à pousser les barrières, à ne pas céder.

La délégation CGT du CE VMF
Francine HERMEN, Roseline SIMON, Martine BOUSQUET, Armelle GILBERT, Pierre LEROUX, Eric GARDINETTI, PhilippeTAFFUS, Pascal PIRON, Eric DANGLETERRE




SUD Rail écrit à nouveau à la direction de la SNCF

Alors que nombreuses associations palestiniennes appelle au Boycott, aux Sanctions et aux Retraits des Investissements contre Israël jusqu’à ce qu’il applique le Droit International et les Principes Universels des Droits de l’Homme, l’Etat français et la SNCF lui apporte au contraire leur soutien !

La Cour Internationale de Justice a jugé illégal le mur construit par l’Etat d’Israël sur le territoire palestinien occupé ; Israël a continué sa construction du mur colonial au mépris total de la décision de la Cour.

Apres 46 ans d’occupation par Israël de la Cisjordanie palestinienne (y compris Jérusalem-Est), de la Bande de Gaza et des hauteurs du Golan syrien, Israël continue à accroitre ses colonies.

Les violations du droit international par Israël sont persistantes. Depuis 1948, les centaines de résolutions de l’ONU ont condamné les politiques coloniales et discriminatoires d’Israël en tant qu’illégales et ont appelé́ à des remèdes immédiats, proportionnes et efficaces ; toutes les formes d’intervention internationale et de tentatives de paix n’ont pas jusqu’ici forcé Israël à se conformer à la loi humanitaire, à respecter les Droits de l’Homme fondamentaux et à mettre fin à son occupation et son oppression du peuple de la Palestine.

L’Etat d’Israël ne cesse de poursuivre en toute impunité́ sa politique de colonisation, d’apartheid et d’épuration ethnique contre le peuple palestinien : destructions de maisons et extension de la colonisation dans les territoires occupes en Cisjordanie, agressivité́ accrue des colons, blocus de Gaza, ségrégation raciste en Israël. La fédération des syndicats SUD-Rail dénonce l’aide apportée à un régime politique raciste et colonialiste.

Aujourd’hui, elle franchit un pas supplémentaire en faisant la publicité de cet accord honteux auprès des 155 000 salarié-es de la SNCF, via son journal d’entreprise adressé à chaque cheminot-e (voir ci-dessous)

Les dirigeant-es SNCF sont très fier-es de collaborer activement avec un régime qui pratique l’apartheid : blocus de Gaza, destructions d’habitations, check-points contrôlés par l’armée, systèmes juridiques différents, et mur de séparation sur plus de 700 kilomètres !
À l’instar des combattant-es d’Afrique du sud durant des années, plus de 170 organisations palestiniennes ont lancé l’appel BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) contre Israël. La fédération SUD-Rail comme l’ensemble de l’Union syndicale Solidaires soutient cette initiative pour mettre fin à l’apartheid. En France, nous exigeons que soit abrogées les circulaires prévoyant la condamnation des militant-es relayant cette campagne.

Christian Mahieux, pour l’Union syndicale Solidaires
Fédération des syndicats SUD-Rail
www.sudrail.fr

 

 La même lettre en format pdf




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ASA 

Le conseil national de la American Studies Association a voté une résolution en faveur du boycott universitaire. Comme d’habitude, elle va recevoir beaucoup de lettres de protestation et a besoin d’autant si ce n’est plus de lettres de soutien d’individus, d’organisations, liées à l’université ou non:

1. Signatures individuelles de la pétition pour remercier l’ASA:
http://tinyurl.com/np35w7l

2. Signatures organisationnelles de la pétition pour remercier l’ASA:
http://tinyurl.com/nqppz9m

3. Diffusez ce message…
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Message en anglais:

American Studies Association Resolution on Academic Boycott of Israel
December 4, 2013
http://www.theasa.net/american_studies_association_resolution_on_academic_boycott_of_israel

Whereas the American Studies Association is committed to the pursuit of social justice, to the struggle against all forms of racism, including anti-semitism, discrimination, and xenophobia, and to solidarity with aggrieved peoples in the United States and in the world;

Whereas the United States plays a significant role in enabling the Israeli occupation of Palestine and the expansion of illegal settlements and the Wall in violation of international law, as well as in supporting the systematic discrimination against Palestinians, which has had documented devastating impact on the overall well-being, the exercise of political and human rights, the freedom of movement, and the educational opportunities of Palestinians;

Whereas there is no effective or substantive academic freedom for Palestinian students and scholars under conditions of Israeli occupation, and Israeli institutions of higher learning are a party to Israeli state policies that violate human rights and negatively impact the working conditions of Palestinian scholars and students;

Whereas the American Studies Association is cognizant of Israeli scholars and students who are critical of Israeli state policies and who support the international boycott, divestment, and sanctions (BDS) movement under conditions of isolation and threat of sanction;

Whereas the American Studies Association is dedicated to the right of students and scholars to pursue education and research without undue state interference, repression, and military violence, and in keeping with the spirit of its previous statements supports the right of students and scholars to intellectual freedom and to political dissent as citizens and scholars;

It is resolved that the American Studies Association (ASA) endorses and will honor the call of Palestinian civil society for a boycott of Israeli academic institutions.  It is also resolved that the ASA supports the protected rights of students and scholars everywhere to engage in research and public speaking about Israel-Palestine and in support of the boycott, divestment, and sanctions (BDS) movement.




SUD PTT écrit à la direction d’Orange

Voici le courrier envoyé par la fédération Sud Ptt à Stéphane Richard, à propos des relations commerciales entretenues avec l’Etat d’Israël et l’accord avec l’entreprise israélienne Partner, après la visite en Israël du président d’Orange qui accompagnait celle du président de la République…

Courrier en format pdf

Courrier en format jpg
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Paris, le 2 décembre 2013

Monsieur Stéphane Richard
Président Directeur Général groupe Orange

Bonjour,

Notre fédération Sud, ses élu-es dans les comités de groupe ou au Conseil d’Administration ont déjà eu l’occasion de vous interpeller pour réclamer la rupture du contrat passé avec « Partner communication ». L’implantation de nombreuses antennes relais s’est faite après confiscation de terres palestiniennes et cette société israellienne use de la marque « Orange » sans respecter le droit international.

Jusqu’à présent le contrat entre Orange et Partner perdure, vous nous aviez fait savoir les difficultés à le rompre.

Cependant, votre présence aux côtés du président Hollande dans son dernier voyage en Israel nous font craindre que les relations commerciales soient renforcées sans attendre que le droit international soit respecté.

La contradiction de l’expension de ces relations commerciales avec la présence du groupe dans les pays hostiles à Israel n’est elle pas lourde de menaces pour sa pérennité ?

Vous aurez compris que ce qui nous interesse avant tout est le respect du droit international et des populations de tous les pays. Une fois de plus, nous voulons dire que le groupe Orange devrait respecter ses propres règles en matière de responsabilité éthique et le droit qui s’impose pour l’humanité.

Veuillez agréer, Monsieur le Président Directeur Général, l’expression de nos salutations indignées

Pour la Fédération SUD
Chrisitian Pigeon
copie Carole Froucht