Quelques nouvelles sur le front culturel

La Campagne BDS France rappelle et condamne la tenue prochaine d’un festival de Oud en Israël, sous le patronnage de Nir Barkat, le Maire de Jérusalem, responsable de l’expulsion de familles palestiniennes de leurs quartiers pour les remplacer par des familles de colons racistes et violents. Ce festival présente honteusement le Oud arabe comme un instrument de musique israélien, de la même façon que la propagande sioniste confisque le Houmous, plat palestinien, comme une spécialité israélienne.

A l’initiative de la campagne internationale pour le BDS culturel, de nombreux artistes grecs et turcs ont été interpelés, et nous vous rappelons que la Campagne BDS France a également écrit au musicien iranien, vivant en France, Bijan Chemirani (qui peut être contacté aux adresses suivantes: info@helicomusic.com, promotion@helicomusic.com, booking@helicomusic.com), en espérant sa rétractation prochaine du programme du festival.

Peut-être serait-il judicieux de le contacter à nouveau pour lui préciser que deux des invités les plus célèbres de ce festival ont déjà annulés leur participation, la grecque Martha Frintzila et le turc Hosam Hayek, et qu’il ne tient qu’à lui de se placer du bon côté de l’Histoire…

D’autres bonnes nouvelles sur le front du BDS culturel:

Le groupe anglais les Yardbirds a « reporté » son concert prévu la semaine dernière, sans donner ni d’explication ni de nouvelle date. En gros, ils ont annulé!
http://www.facebook.com/Yardbirds.Dont.Play.Apartheid.Israel

Le couturier italien Roberto Cavalli a, lui aussi, cessé d’apparaître dans le programme de la Semaine de la Mode prévue à Tel Aviv fin novembre. Là aussi, ça ressemble à une annulation discrète…

Nous nous en réjouissons,

La Campagne BDS France




Encore un boycott sportif de l’Etat d’apartheid

La Campagne BDS France félicite Ehsan Ghaem Maghami, le joueur d’échec iranien qui a boycotté un joueur israélien, Ehud Shachar, lors du Corsica Masters, le tournoi d’échecs le mieux doté de France, à Bastia, en Corse.

Alors que les organisateurs sont libres de changer les paires d’adversaires pour éviter que ce genre d’incidents se produise, cette semaine le joueur a immédiatement été sanctionné et exclu du tournoi par Léo Battesti, le vice président de la fédération française d’échecs.

Ehsan Ghaem Maghami est pourtant Grand Maitre, c’est à dire la plus haute distinction possible aux échecs, et champion d’Iran depuis deux ans, titre qu’il a déjà remporté 9 fois. C’est donc un grand sacrifice auquel il a consenti pour rester en adéquation avec la moralité: ne pas utiliser le sport pour légitimer un pays qui viole par ailleurs le droit international et discrimine la partie palestinienne de sa population.

Le mois dernier déjà, dans les mêmes conditions, un fleurettiste iranien et une épéiste tunisienne s’étaient retirés du Championnat du Monde d’Escrime à Catane (Sicile, Italie). L’an dernier également, lors de l’Olympiade d’échecs en Russie, l’équipe yéménite d’échecs avait été exclue pour avoir refusé d’affronter l’équipe israélienne, avec le soutien de sa fédération nationale. Puissent d’autres joueurs, sportifs et fédérations sportives suivre ces exemples…

Nous en appelons à la fédération française d’échecs de protester auprès de la fédération internationale d’échecs, de demander l’exclusion d’Israël des compétitions internationales tant que cet Etat ne respectera pas le droit international, de permettre aux joueurs d’échecs français de boycotter les représentants de l’Etat israélien et d’exprimer sa solidarité avec ceux qui le font en leur âme et conscience.

Bravo et merci à Ehsan Ghaem Maghami pour sa solidarité et son engagement aux côtés des Palestiniens. C’est grace à lui et à l’exemple qu’il donne que nous pourrons mettre échec et mat l’entreprise de colonisation israélienne en Palestine.

La Campagne BDS France, le 26 octobre 2011




BDS culturel : deux articles sur les artistes israéliens

Ein Hod : un village d’artistes très fermé
Emmanuel Dror
Le Courrier (Genève)
15 octobre 2011
http://www.lecourrier.ch/occupation_artistique
 
On entend souvent dire qu’il ne faut pas mélanger la culture et la politique, que les artistes sont des agents de paix et qu’une œuvre d’art ne doit pas payer le prix de son origine géographique. En temps de guerre, les circonstances sont parfois plus complexes. Exemple avec le village d’Ein Hod, au nord-ouest d’Israël, l’un des seuls villages d’artistes au monde. Comme partout ailleurs dans le pays, les quelques centaines de Palestiniens de ce village – autrefois appelé Ayn Hawd – ont été expulsés lors de la guerre de 1948 (la Nakba). La plupart se réfugient alors en Cisjordanie, dans le camp de Jénine. Une trentaine d’entre eux s’échappent néanmoins, se cachent dans les collines environnantes et construisent un nouveau village à moins de 2 km du premier, qu’ils baptisent à nouveau Ayn Hawd.

L’histoire de ces deux villages ne s’arrête pas là. Après l’expropriation des villages palestiniens, l’armée israélienne avait pour habitude d’en détruire systématiquement les maisons. L’ancien village de Ayn Hawd fait figure d’exception grâce au peintre et architecte Marcel Janco, qui travaillait alors pour le gouvernement israélien: il obtient en 1953 l’autorisation de préserver les maisons et d’en faire le village d’artistes qu’on connaît aujourd’hui sous le nom légèrement modifié de Ein Hod.

C’est la raison pour laquelle on est frappé par la beauté de ses maisons, palestiniennes et par conséquent très différentes des autres habitations de cette région du nord d’Israël. Les villages palestiniens avoisinants, comme ceux de Kafr Saba, Al Tira, Qaqun ou Tantoura, n’ont pas eu cette «chance»: ils ont été rayés de la carte après l’expulsion de leurs habitants, forcés de s’enfuir, ou massacrés dans le cas de Tantoura. A Ein Hod, seule la mosquée a été partiellement détruite pour être transformée en café-restaurant aujourd’hui envahi par les touristes.

Symbole de la «ségrégation»
Le Fonds national juif a planté des centaines de milliers de pins sur les collines, pour cacher les ruines des villages palestiniens détruits. Fierté de l’agriculture sioniste qui faisait «fleurir le désert», ces arbres causent par la suite d’importants dégâts écologiques: inadaptés à l’écosystème local, ils doivent être replantés fréquemment et leurs aiguilles, en tombant au sol, détruisent la flore autochtone. En décembre 2010, c’est la présence massive de ces pins qui a accéléré les incendies dramatiques durant lesquels les villages de Ein Hod et Ayn Hawd ont été touchés et temporairement évacués. Aujourd’hui, une coalition d’artistes réunis autour de Dan Ben-Arye, sculpteur à Ein Hod, exige l’arrachage de ces arbres…

A leur manière, ces deux villages illustrent la «ségrégation» en Israël et montrent ce qu’impliquerait, pour chaque Israélien, de renoncer à certains privilèges pour rendre justice aux Palestiniens. En effet, les artistes de Ein Hod créent des œuvres d’art et habitent dans de magnifiques maisons dont les véritables propriétaires palestiniens vivent juste à côté, dans des habitations de fortune et des conditions précaires. Jusqu’en 2005, bien que payant des impôts, les Palestiniens de Ayn Hawd n’étaient pas reliés à une route goudronnée, n’avaient pas accès à l’éducation, ni aux services de santé publique, à l’eau courante et l’électricité.

A Ein Hod, en revanche, les quelques 600 artistes israéliens bénéficient de 22 galeries, 14 ateliers, deux musées, une salle de concerts et un amphithéâtre. Depuis 1953, le village de Ein Hod est régi par un comité, avec des règles strictes pour accepter ou refuser tout résident. Jamais ce comité n’a accepté que d’anciens habitants palestiniens du village y reviennent, comme des citoyens égaux en droit. C’est au prix d’un combat de plusieurs décennies que les habitants de Ayn Hawd ont finalement obtenu, en 2005 et sans l’aide de leurs voisins, que l’Etat israélien reconnaisse officiellement leur existence et leur accorde les ressources dont sont encore privés des dizaines d’autres villages palestiniens non reconnus.

Plutôt que de chercher le dialogue, les artistes de Ein Hod préfèrent oublier, voire nier l’existence de leurs voisins de Ayn Hawd. Le journaliste Max Blumenthal relate ainsi en 2010 que, selon une guide officielle de Ein Hod, aucune recherche historique ne permettait d’affirmer avec certitude que ce village avait été occupé par des Arabes avant 1948! D’autres habitants de Ein Hod lui certifient que les relations entre les deux villages sont «bonnes», alors que les Palestiniens de Ayn Hawd affirment qu’elles sont inexistantes.

Plutôt conformistes
La fierté des artistes de Ein Hod est que dix d’entre eux ont reçu le prestigieux «Prix Israël» depuis 1955. Parmi ceux-ci, on trouve Haim Hefer, ancien soldat et auteur de chansons nationalistes et militaristes, ou Nathan Zach, poète d’origine allemande. Tous deux s’étant rendus célèbres pour leurs remarques racistes à l’encontre de la communauté juive sépharade, on imagine sans peine ce qu’ils pensent des Palestiniens. Fer de lance de l’art en Israël, Dana Gilerman constate pour sa part, dans un article de Haaretz, qu’«aucun artiste révolutionnaire n’est jamais sorti de Ein Hod». Plutôt conformistes, ils aspirent surtout à recevoir des subventions étatiques et leurs créations dérivent lentement vers un artisanat pittoresque pour touristes.

Enfin, sur le plan politique, ils se mobilisent essentiellement pour préserver leur village. Ainsi, dans le même article, l’architecte Ayelet Shalev redoute qu’à cause des promoteurs immobiliers, Ein Hod ne devienne «un simple village pour riches». Le directeur administratif du village s’inquiète quant à lui qu’une modification de la législation puisse attirer de nouveaux citoyens de l’ancienne Union soviétique, de Turquie ou de France. Mais à aucun moment ils n’envisagent qu’il puisse y avoir des candidats Palestiniens…

L’exemple d’Ein Hod montre donc que culture et politique sont bien imbriquées, mais que les artistes israéliens ne sont pas toujours du côté de la réconciliation et de la justice.
———————-
En Israël : des artistes complices ou solidaires?
Emmanuel Dror
Inédit
15 octobre 2011

On note que, dans leur ensemble, les artistes de Ein Hod n’ont pas particulièrement œuvré pour la paix et qu’ils furent souvent sourds, indifférents, voire complices de la dépossession initiale et de la discrimination ultérieure des Palestiniens. Aujourd’hui encore, ils nient l’existence de leurs voisins de Ayn Hawd, ou évitent le sujet, comme dans la plupart des interviews qu’ils donnent dans les journaux ou les notices historiques qu’on trouve dans leurs divers musées. Le site web officiel du village, par la voix de l’artiste multimédia Amichai Shavit, loue la diversité (juive) du village et cite les occupants antérieurs « des croisades chrétiennes à l’Empire turc », contournant ainsi les mots « arabe », « musulman » ou « palestinien ». A Ein Hod comme ailleurs en Israël, la stricte séparation et l’inégalité de traitement des Juifs et des Palestiniens, pourtant tous citoyens israéliens, rappelle le système d’apartheid qui sévissait en Afrique du Sud.

C’est dans ce contexte général que s’est développé l’appel au boycott des institutions israéliennes, y compris culturelles, jusqu’à ce qu’Israël respecte le droit international et les droits humains. La campagne BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions) contre l’État d’Israël s’est développée sur le modèle de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud dans les années 1980, quand Marlon Brando, Bob Dylan ou Peter Gabriel refusaient de s’y rendre tant que le système raciste y serait en vigueur. Insufflée par la société civile palestinienne en 2005, la campagne BDS a depuis trouvé de nombreux relais dans le monde entier et plusieurs organisations appellent notamment au boycott du festival Culturescapes qui se déroule en Suisse jusqu’au 27 novembre, dont l’invité d’honneur cette année est l’Etat d’Israël (http://www.bds-info.ch/). Porte-parole de la campagne BDS en Suisse, Birgit Althaler dénonce: « en mettant en avant la créativité et la diversité culturelle israéliennes, Culturescapes occulte volontairement la destruction de la culture et de la société palestinienne, et contribue ainsi à l’apartheid ». Si les spectateurs sont invités à ne pas participer au festival, il est également demandé aux artistes de prendre position, comme l’a fait le Trio Joubran en renonçant à participer à Culturescapes.

Cet événement possède un volet international puisque la fondation Culturescapes organise également la « Swiss Season », où ce sont des artistes suisses qui sont invités en Israël. Cette année, les chorégraphes Guilherme Botelho et Heinz Spoerli, ou l’acteur Bruno Ganz ont déjà été sollicités. La campagne BDS leur demande de ne pas servir de caution morale au blocus de Gaza, à l’occupation militaire et à la discrimination institutionnalisée des Palestiniens en Israël. Elle leur demande un acte symbolique fort, celui d’annuler leur voyage pour signifier leur désaccord avec la politique israélienne, comme l’ont fait avant eux les cinéastes Ken Loach, Jean-Luc Godard ou Mike Leigh, les musiciens Roger Waters, Elvis Costello ou Natacha Atlas, les intellectuels John Berger, Naomi Klein ou Slavoj Zizek, quelques 500 artistes montréalais, 150 artistes irlandais, une trentaine d’artistes plasticiens indiens et des dizaines d’autres à travers le monde…




Une escrimeuse tunisienne boycotte Israël

La Campagne BDS France félicite Sarra Besbes
Le 13 octobre 2011

La Campagne BDS France félicite Sarra Besbes et tous les athlètes qui, par leur courage et leur sacrifice, font preuve de solidarité avec la cause palestinienne et rappellent au monde entier que Israël est un pays qui pratique l’apartheid et ne respecte pas le droit international, et qui ne devrait donc pas être accueilli à bras ouverts dans des épreuves sportives.

L’escrimeuse tunisienne Sarra Besbes vit en France, mais elle est rattachée à la Fédération tunisienne d’escrime. Elle appartient à une famille d’escrimeurs, et elle est considérée comme la meilleure fleurettiste du continent africain. Elle obtient à quatre reprises le titre de championne de Tunisie senior en sabre féminin individuel (2004, 2005, 2006 et 2007) ; elle est également vice-championne en 2003, après avoir perdu contre sa sœur Hela en finale, et remporte une médaille de bronze dans la même catégorie en 2002. À huit occasions, elle est aussi championne dans la catégorie junior. Elle est devenue à 17 ans la première escrimeuse africaine à participer aux quarts de finale d’un tournoi individuel olympique d’escrime lors des JO-2008, à Pékin.

En phase finale du Championnat du Monde d’Escrime 2011 à Catane (Sicile, Italie), Sarra Besbes a eu pour adversaire l’israélienne Noam Mills. Elle est alors restée passive et a volontairement subit les 5 touchés qui lui on fait perdre le combat. Elle a pointé son épée vers le sol et refusé de se déplacer, par signe de boycott de l’athlète israélienne, mais sans le déclarer officiellement pour éviter d’être sanctionnée par le jury. L’escrimeuse israélienne a été déclarée gagnante, mais elle s’est effondrée en larmes.

Il s’agit du deuxième boycottage durant ces mondiaux, dimanche dernier le fleurettiste iranien Sayyad Ghanbari Hamad s’étant volontairement retiré de la compétition. Puissent d’autres athlètes et fédérations sportives suivre ces exemples et qu’Israël soit exclue des compétitions sportives internationales, comme l’Afrique du Sud l’était dans les années 1980 quand elle pratiquait l’apartheid.

Merci Sarra Besbes, vous êtes un modèle d’humanité et votre geste a fait mouche! Tous nos voeux sont avec vous pour la suite de votre carrière de sportive et d’être humain!

La Campagne BDS France




Les Suédois appellent au boycott universitaire d’Israël

L’appel public au boycott, initié par le groupe d’action pour le boycott d’Israël à l’Institut Royal de Technologie (KTH) de Stockholm, suit des campagnes similaires de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) dans toute Europe et le monde entier – y compris l’engagement récent de syndicats d’étudiants de Londres à soutenir le boycott, ainsi que les initiatives du milieu universitaire à l’échelle nationale en Afrique du Sud après que l’Université de Johannesburg a rompu ses liens avec l’Université Ben Gourion en Mars.

L’appel du groupe d’action ajoute: « Le boycott ne vise pas des individus mais des institutions. Jusqu’ici, aucune institution universitaire israélienne s’est dissociée de la politique d’apartheid d’Israël ou de la discrimination des Palestiniens en Israël. Par conséquent toute collaboration avec des institutions universitaires israéliennes doivent être arrêtés, disent les signataires. [Le groupe d’action] exige que KTH annule son accord en cours avec Technion, la première université israélienne de haute technologie. Technion collabore de près avec les forces militaires israéliennes. À titre d’exemple, il peut être mentionné que Technion développe de nouveaux types de drones pour la destruction de maisons palestiniennes… Les chercheurs du Technion agissent en tant que conseillers auprès des militaires israéliens et l’université collabore étroitement avec Elbit, le plus grand producteur d’armes d’Israël. »

Le réseau de militants, d’étudiants et d’universitaires dans l’Union européenne qui travaille pour soutenir l’appel au BDS culturel et universitaire d’appel peut être trouvé ici: http://www.epacbi.eu
Pour plus d’informations sur le groupe d’action KTH, visitez http://www.psabi.net

Source :
Le blog de Nora
3 octobre 2011
http://electronicintifada.net/blog/nora/swedes-call-academic-boycott-israel#.TooJmETP2yA.facebook




BDS culturel en Suisse

Culturescapes et Swiss Season: deux cibles, une seule campagne!

Alors que le festival Culturescapes se déroule en ce moment en Suisse, avec pour invité de deshonneur l’Etat israélien, un festival « symétrique » va bientôt commencer, la « Swiss Season » où ce sont des artistes suisses qui sont invités à se rendre dans le pays de l’apartheid.

La Campagne BDS France s’associe à ses amis suisses dans leurs initiatives pour empêcher ces honteuses manifestations de se dérouler normalement:

La lettre aux partenaires de Culturescapes: http://www.bds-info.ch/fr/file_download/42
La lettre aux participants de la Swiss Season: http://www.bds-info.ch/fr/file_download/63
La page de la Campagne BDS Suisse:http://www.bds-info.ch/fr/?id=73




Un bilan de BDS dans Al Ahram

Le BDS, pilier d’une Palestine indépendante

Eric Walberg, journaliste qui a travaillé en Ouzbékistan et qui écrit actuellement pour l’hebdomadaire Al-Ahram au Caire.
Al Ahram weekly – Traduction: Dominique Muselet
Samedi 1er octobre 2011 – 06h:57
http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=11251

Le mouvement pour l’indépendance de la Palestine a tiré profit de l’amplification du mouvement BDS qui révèle au monde les terribles et injustes souffrances du peuple palestinien.

Une nouvelle campagne du Boycott, Désinvestissement et Sanctions a été lancée par l’Eglise Unie du Canada, qui va tenter de convaincre six compagnies opérant au Canada — Caterpillar, Motorola, Ahava, Veolia, Elbit Systems et Chapters/Indigo — de cesser de soutenir l’occupation israélienne. « La campagne est semblable à d’autres campagnes initiées il y a quelque temps par l’Eglise Presbytérienne et la Conférence de la Nouvelle Angleterre de l’Eglise Méthodiste Unie. Nous avons lancé ’Occupés par la paix’ après presque deux ans de réflexion et d’études » dit le porte-parole, Jean Lee.
Le Congrès des syndicats anglais a voté la réévaluation de ses liens avec la confédération syndicale israélienne Histadrut, et réaffirmé sa décision d’encourager ses membres, ses patrons et ses fonds de pension à se désinvestir des compagnies qui tirent profit des colonies illégales, de l’Occupation et de la construction du Mur, et à les boycotter.

Les militants culturels londoniens de « Admirateurs de Beethoven pour le boycott d’Israël », se sont livrés, le 1er septembre, à un acte militant tout à fait original en chantant leur propre version de l’Hymne de la Joie à plusieurs reprises pendant un concert de l’orchestre philharmonique israélien au Royal Albert Hall de Londres, ce qui a obligé la BBC à interrompre la retransmission en direct du concert. « Israël mettez fin à votre occupation. Il n’y a pas de paix sur une terre volée. Nous chanterons pour la libération jusqu’à ce que vous nous entendiez et nous compreniez. »

Les étudiants Sud-Africains ont mis en place un boycott national contre Israël et les Autorités des Standards Publicitaires d’Afrique du Sud ont rejeté les plaintes concernant une publicité radio du guitariste principal de Faithless en soutien des Artistes d’Afrique du Sud contre l’Apartheid : « Salut, je suis Dave Randall de Faithless. Il y a 20 ans je n’aurais pas accepté l’apartheid en Afrique du Sud ; aujourd’hui je ne l’accepte pas en Israël. Soyez du non côté de l’histoire ? Ne soutenez pas l’apartheid. Ralliez-vous au boycott international d’Israël. »

Le basketteur légendaire de la NBA, Karim Abdel-Jabbar, a refusé d’aller en Israël à cause des « inquiétudes suscitées par les violences du Jour de la Nakba ». Abdel-Jabbar devait présenter son nouveau documentaire sur la ségrégation raciale dans le basket, « Sur les épaules des géants », et devait concourir pour le « prix de l’esprit de liberté » au festival du film de Jérusalem.

Suite à une intense campagne de boycott au niveau européen, le plus gros exportateur israélien de produits frais, Agrexco, qui commercialise des produits provenant des colonies illégales estampillés « produits d’Israël », a déposé le bilan cet été. Ses problèmes financiers sont peu de chose comparés à ceux de la multinational française Veolia, une entreprise de systèmes urbains qui fournit des services au tramway qui relie Jérusalem aux colonies illégales de Jérusalem Est sous occupation et à la Cisjordanie voisine.

Depuis le début de la campagne initiée par les Palestiniens en 2005, Veolia a perdu des contrats d’une valeur globale de 14 milliards de dollars. La fusion récente de la division des transports Veolia avec une filiale du principal fond d’investissement d’état français indique que la solution que le gouvernement français a choisie pour solutionner les problèmes de Veolia est de faire payer ses pertes financières par les contribuables. Veolia se retire de plus de 40 pays mais pas du pays —Israël— qui est la cause principale de ses tracas financiers.

Son implication dans le projet de tramway viole les règles de l’Organisation pour la Coopération et le Développement économiques (OCDE). Considérant que le siège de l’OCDE est à Paris et que Israël est un nouveau membre, cela est particulièrement ironique.

La compagnie israélienne Sodastream, quant à elle, a subi un revers sérieux en Suède quand la chaîne de supermarchés Coop a annoncé qu’elle allait arrêter d’acheter ses produits. La principale unité de fabrication de Sodastream est située à Mishor Adumim, la plus grande colonie israélienne en Cisjordanie occupée. Unilever a déjà cédé à la pression du BDS en annonçant en juillet qu’il avait l’intention de ramener son usine de Bagels et de Bagels pretzels à l’intérieur de la ligne verte. Sodastream lui-même a laissé comprendre qu’il va aussi céder en annonçant la construction d’une nouvelle usine à l’intérieur de la ligne verte pour 2013, date de l’expiration du bail de l’usine de Mishor.

La campagne contre Sodastream s’est rapidement étendue dans le monde entier y compris aux USA. En mars, une pétition appelant Bed Bath & Beyond à cesser de vendre les produits de Sodastream (ainsi que ceux de Ahava, l’entreprise de cosmétiques basée dans une colonie) a été distribuée à 15 endroits le long de la côte ouest des USA de Seattle à Los Angeles et un groupe de militants déguisés en mariés a mis en scène un simulacre de mariage appelant les mariés concernés par la justice à ne plus utiliser les services de Sodastream (et Ahava) pour de leur mariage.

La lutte s’intensifie, spécialement en Australie. Une action pacifique du BDS contre une entreprise de cosmétiques de Jéricho qui vend des sels de la Mer Morte a été attaquée en juillet par la police et 19 militants de Melbourne sont menacés d’une amende de 32 000 dollars. L’attaque a suivi la demande du président de la communauté juive de Victoria de « réprimer plus sévèrement les protestataires agressifs. » En ce moment des centaines de militants pro-Palestine des USA, France et Grèce, sont sous le coup d’une enquête criminelle pour avoir lutté pacifiquement pour les droits des Palestiniens.

Et il y a aussi la loi d’anathémisation votée le 11 juillet par la Knesset en Israël qui permet aux « victimes » de poursuivre en justice ceux qui promeuvent le boycott. Cette loi succède à la récente loi sur la Nakba qui interdit de financer des institutions qui reconnaissent le nettoyage ethnique de la Palestine.

L’organisation israélienne, Peace now, a tout de suite mis en place un groupe facebook « Attaque-moi en justice, je boycotte les colonies ». « Nous n’avons jamais boycotté les colonies, nous le faisons maintenant à cause de la loi sur le boycott », nous a dit le militant de Peace Now, Etai Mizrav, « Quand ils ont décidé de faire taire les gens, nous avons décidé qu’il était temps de dire aux Israéliens que ceux qui soutiennent les colonies concourt à l’isolement d’Israël et font du tort à l’état. » Une coalition de groupes alliés a décidé de demander à la Cour Suprême israélienne d’abroger la loi. « C’est vraiment absurde que les victimes de l’occupation soient obligées de payer des indemnités aux occupants s’ils organisent un boycott des produits des colonies » a déclaré le porte parole de la coalition, Idan Ring.

Une victoire de la campagne pour le Désinvestissement a été enregistrée cet été avec la décision du fond de pétrole norvégien de 450 milliards d’euros d’exclure deux firmes israéliennes – Africa Israel Investments et sa filiale d’ingénierie Danya Cebus— à cause de leur activité dans les colonies.

Quant aux Sanctions, l’événement le plus important de l’été a été le rapport Palmer de l’ONU qui a critiqué Israël pour son  usage excessif de la force contre la Flottille de la Liberté mais qui cependant soutient son siège de Gaza en dépit du fait qu’une Commission des droits de l’homme de l’ONU précédente l’ait déclaré illégal. A cause de l’absence de réelles sanctions contre Israël par l’institution internationale le gouvernement turc a renvoyé l’ambassadeur d’Israël. Suite à l’assassinat par Israël d’au moins cinq gardes frontières égyptiens cet été, les manifestants égyptiens ont eux aussi chassé l’ambassadeur israélien et celui de Jordanie s’est enfui par peur de manifestations similaires.

Ceux qui voudraient que les politiciens israéliens rendent des comptes viennent de subir un revers. La semaine dernière les Anglais ont amendé une loi qui permettait de délivrer des mandats d’arrêts contre des politiciens et des militaires israéliens selon une juridiction internationale qui stipule que certains crimes sont si graves qu’ils peuvent être jugés partout. C’est un tel mandat qui avait été délivré contre le leader de l’opposition israélienne Tzipi Livni en 2009.




Natacha Atlas rejoint BDS !

La grande chanteuse Natacha Atlas compose la plupart de ses chansons, mais elle a également repris les classiques du répertoire oriental, de Abdel Halim Hafez à Oum Kalthoum, en passant par Fairuz. Ses origines multiples, égyptiennes, britanniques, marocaines, palestiniennes, musulmanes et juives, rendent son regard particulièrement pertinent sur l’actualité politique de cette région du monde, comme en témoigne sa chanson Leysh Nat’ Arak.

Cette année, elle déclare avoir été éblouie par la révolution égyptienne, et elle y contribue à sa manière en publiant, selon ses dires, un appel à « se tenir debout et éveillés, venant de cette terre, où la tête haute, les mots sont pourvoyeurs de vérité ». Avec le groupe Bacha Beats elle dédie le titre Egypt: Rise to Freedom au soulèvement du peuple égyptien.

Elle a récemment été contactée pour donner un concert en Israël au mois de décembre prochain. Attachée à la réconciliation entre les peuples, elle avait un temps envisagé d’accepter cette invitation. Mais la réconciliation entre les peuples passe par la justice, le respect du droit international et la cessation des violations des droits humains. La campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre l’Etat d’Israël vise également à une telle réconciliation, mais elle résulte du constat qu’elle ne se fera pas sans pressions individuelles et collectives. La campagne BDS affirme qu’un concert en Israël participe à l’exclusion de ceux qui sont de l’autre côté du mur de la honte, de l’autre côté du blocus de Gaza ou de l’autre côté des camps de réfugiés. Un concert en Israël contribue, d’autre part, à détourner l’attention des crimes et des discriminations de cet Etat, pour lui donner un visage culturel plus présentable.

Natacha Atlas, et on n’en attendait pas moins d’elle, a fait le même constat et elle déclare avoir d’abord envisagé que son concert en Israël puisse servir d’encouragement à l’opposition de ses fans israéliens aux actions et la politique de leur gouvernement. Elle a également envisagé qu’il puisse servir à leur demander, en face à face, de combattre l’apartheid israélien. Mais après mûre réflexion, dit-elle: « Je vois maintenant qu’un acte plus efficace consiste à ne pas aller en Israël, jusqu’à ce que l’apartheid systémique soit aboli une fois pour toutes. C’est pourquoi je retire publiquement ma décision, bien-intentionnée, d’aller me produire en Israël, et j’espère sincèrement que cette décision représente un acte efficace contre ce régime. »

En terme d’efficacité, effectivement, ne pas se produire en Israel contribuera mieux à la recherche d’une solution juste, que de s’y produire. Les fans de la chanteuse ne s’y trompent pas, si l’on en juge par les dizaines de messages de félicitations qui affluent depuis hier sur sa page facebook, y compris de la part de fans israéliens. La Campagne BDS France s’associe à de tels message et félicite Natacha Atlas pour cet acte courageux, généreux, éclairé et qui va dans le sens de l’Histoire.

Puissent d’autres artistes en prendre leçon…




La Campagne BDS France proteste auprès de l’Orchestre Philharmonique de Londres

Quatre musiciens de l’Orchestre Philharmonique de Londres en ont été suspendus, parce qu’ils avaient signé une lettre de soutien à la Campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre l’apartheid israélien.

De nombreuses pétitions et lettres de protestation ont été envoyées et publiées dans les journaux britanniques. Plus de 140 signatures d’artistes et d’universitaires britanniques ont été réunies, dont celles des metteurs en scène Mike Leigh ou Ken Loach, des acteurs Alexei Sayle, Ivor Dembina, Dame Harriet Walter, Sam West, Simon McBurney ou Miriam Margolyes, des écrivains Lee Hall, Caryl Churchill, Michael Rosen, Al Kennedy, Philip Hensher, Kamila Shamshie ou Ahdaf Soueif, des artistes Cornelia Parker ou Mark Wallinger, des universitaires dont les professeurs Haim Bresheeth ou Michael Harris, de nombreux musiciens dont le compositeur Steve Martland ou le rappeur Lowkey :
http://www.telegraph.co.uk/culture/music/music-news/8779843/Artists-protest-Philharmonic-Four-suspension-full-letter.html
http://www.guardian.co.uk/world/2011/sep/22/more-support-for-lpo-four
http://www.guardian.co.uk/music/tomserviceblog/2011/sep/21/music-and-politics-must-mix

La Campagne BDS France a également écrit une  lettre au LPO , avec copie aux journaux britanniques.

En voici la traduction française:

Timothy Walker, chief executive of the London Philharmonic Orchestra
89 Albert Embankment
London
SE1 7TP

Paris, le 22 septembre 2011

Cher Timothy Walker,

Nous vous écrivons pour exprimer notre consternation en apprenant que quatre membres de l’orchestre philharmonique de Londres (LPO) ont été suspendus pour neuf mois pour avoir signé une lettre dans l’Independent, pour protester contre une invitation du Proms à l’orchestre philharmonique israélien, voyant ce dernier comme «peut-être le premier atout d’Israël » dans la campagne de promotion de la « Marque Israël ». Le seul défaut de la violoncelliste Sue Sutherley et des violonistes Tom Eisner, Elan Nancy et Sarah Streatfeild a été d’exercer leur liberté de conscience en faveur d’une position controversée. Il est scandaleux de voir le LPO s’autoriser le droit de censurer le discours public de ses membres.

L’affirmation selon laquelle les quatre musiciens, en s’identifiant comme membres du LPO, associaient en quelque sorte le LPO avec leurs signatures ne résiste pas à l’examen. Les citoyens d’une démocratie doivent être libre de s’identifier à une cause sans crainte de représailles de la part de leur employeur. La suspension est non seulement contraire aux principes démocratiques, mais elle établit un dangereux précédent en matière de droit du travail et des droits établis sur la liberté d’expression.

En réaction à des décennies d’oppression et à l’échec de toutes les initiatives de paix, et en s’inspirant de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, le peuple palestinien a appelé les artistes de conscience à rejoindre le mouvement de Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS) contre Israël, afin de mettre fin au plus long conflit dans l’histoire récente. La campagne BDS ne demande rien de plus que l’application du droit international: mettre fin à la colonisation, l’occupation, le blocus de Gaza, et le démantèlement du Mur; la fin de l’apartheid pour les palestiniens citoyens d’Israël, et le droit au retour pour tous les réfugiés.

L’orchestre philharmonique de Londres devrait être fier d’accueillir des artistes qui ont rejoint cet appel non-violent de boycott d’Israël, et de cette façon aider à instaurer l’égalité des droits et la justice en Palestine-Israël. Le LPO devrait reconsidérer sa décision et réintégrer ces musiciens.

Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire.

La Campagne BDS France




Boycott culturel en Espagne

Burgos : pas de troupes israéliennes au concours international de chorégraphie !

La Plateforme de Solidarité avec la Palestine de la ville de Burgos demande qu’il n’y ait pas de groupes israéliens au concours international de chorégraphie.

Plataforma Solidaria con Palestina – 27 juillet 2011 – Rebelion
http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=10956

Le chorégraphe israélien Ariel Sharon Fridman, un participant à la 10e édition de la compétition, est un collaborateur régulier de l’Ambassade d’Israël en Espagne.

La Plate-forme de Solidarité avec la Palestine a demandé à la ministre de la Culture, Alicia García Rodríguez, ainsi qu’au conseiller pour la culture et la municipalité de Burgos, Fernando Gómez Aguado, de ne pas répéter le recrutement de groupes israéliens à Burgos, comme cela a été le cas à l’occasion du Certamen Internacional de Coreografía Burgos. Cette demande s’inscrit dans le cadre de la Campagne internationale pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions contre l’Etat d’Israël.

Cette demande est fondée sur le fait que la compagnie « Projets en Mouvement », dirigée par l’israélien Sharon Fridman bénéficie d’une étroite collaboration et du financement de l’ambassade d’Israël pour l’organisation de ses activités en Espagne. L’ambassade d’Israël est le représentant officiel en Espagne de l’Etat d’Israël, lequel ne respecte toujours pas les résolutions de l’ONU concernant l’occupation de la Palestine et le retour des réfugiés provoqués par le nettoyage ethnique en 1948.

Dans sa lettre, la plate-forme demande à García Rodríguez et à Gómez Aguado de ne pas collaborer à ces campagnes de propagande en diffusant des produits culturels réalisés par l’Etat d’Israël mais au contraire de se joindre à la campagne du Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS). Cette campagne est une initiative promue par un grand nombre d’organisations palestiniennes non-violentes et populaires et s’inspire du boycott contre l’apartheid en Afrique du Sud dans les années 80.

Il est également rappelé au ministre que le boycott culturel et universitaire est particulièrement important. En conséquence, la plate-forme demande « de ne pas établir de contrat ni de collaborer avec Israël ou ses associations dans les activités organisées, à moins que ces associations ne condamnent explicitement les pratiques et la politique de leur gouvernement envers le peuple palestinien. »

La lettre se termine par un appel « à renforcer les relations avec le peuple palestinien dans les domaines culturels, éducatifs et touristiques. »

La plate-forme de Burgos de solidarité avec la Palestine rappelle que l’organisation et l’exportation des produits culturels fait partie d’une stratégie d’Israël visant par ceux qui les produisent, à projeter une certaine image à l’étranger.

Après les crimes perpétrés à Gaza (plus de 1400 Palestiniens assassinées), le ministère israélien des Affaires étrangères a alloué deux millions de dollars pour améliorer l’image du pays à travers la culture et le divertissement. « Nous allons envoyer dans le monde nos romanciers et écrivains les plus célèbres… Cela fera apparaître le visage le plus humain d’Israël et évitera que l’on ne nous identifie que dans un contexte de guerre » (Arye Mekel, directeur général des affaires culturelles, Ministère de Affaires d’Israël, cité par le New York Times daté du 3 mars 2009).




Jello Biafra annule son concert en Israël

C’est une grande victoire pour la Campagne BDS et son versant culturel: l’annulation de la tournée de Jello Biafra et de son groupe (Guantanamo School of Medicine) en Israël est le résultat d’une belle mobilisation et d’un beau travail de persuasion de la part de militants et d’artistes palestiniens, israéliens et du monde entier.

Jello Biafra est l’ancien chanteur du groupe The Dead Kennedys, héros de la culture punk et toujours très engagé à gauche depuis des décennies. Quand la nouvelle s’est répandu de sa prochaine visite dans le pays de l’apartheid, la communauté punk s’est mobilisée pour faire comprendre à Jello qu’il ne pouvait pas faire ça, ni pour les Palestiniens, ni pour son honneur à lui, ni pour la réputation de l’identité punk du monde entier.

En quelques jours une coalition s’est formée: Punks Against Apartheid et des centaines de témoignages, écrits ou sous forme de vidéos, ont afflué par email ou sur les réseaux sociaux. Des échanges d’une grande richesse ont démonté les arguments naïfs de Jello Biafra qui voulait « voir par lui même la situation sur place ». L’invitation à se rendre sur place a été maintenue, mais sans passer outre l’appel au boycott culturel, le refus de servir de caution morale au gouvernement israélien, et le refus aussi de contrebalancer un tel concert par un concert donné le lendemain à Ramallah.

L’éducation doit se poursuivre car Jello Biafra, dans son communiqué annonçant l’annulation de son concert, affirme que le concert de Ramallah n’a pas pu se faire à cause d’un manque d’intérêt des Palestiniens pour la culture punk. Cette contrevérité à relents naïvement racistes, montre qu’il n’a toujours pas compris que l’appel au boycott culturel était quasi unanime au sein des Palestiniens, et qu’ils refuseront toujours de servir d’alibi à un concert à Tel Aviv. Nous attendons donc beaucoup du prochain voyage de Jello Biafra en Palestine, pour le convaincre que son annulation était juste et qu’elle doit se confirmer.

Nous attendons aussi beaucoup d’une coalition mondiale d’artistes punks qui allient musique et conscience politique sur un sujet qui en a bien besoin. Nous espérons qu’une telle initiative inspirera d’autres artistes, musiciens de rap, de reggae ou d’autres, afin que la musique ait un sens, un message, des principes et qu’elle ne se compromette plus jamais, par naiveté ou par intérêt financier, avec l’apartheid israélien.




Le syndicat SUD PTT de France Telecom nous répond et propose une pétition

Le 23 mai 2011, la Campagne BDS France interpelle les 6 syndicats de France Télécom pour dénoncer la collaboration entre cette entreprise et plusieurs entreprises israéliennes impliquées dans des cas de complicité de crimes de colonisation, crimes de guerre etc.

La Campagne BDS France lance un appel solennel à tous les employés et à tous les syndicats du groupe France Télécom – Orange en France et dans le reste du monde, pour qu’ils exigent sa mise en conformité avec sa charte éthique, le droit international, et le principe de solidarité avec le peuple palestinien : en cessant d’acheter du matériel israélien de haute technologie, en se désinvestissant de tous ses partenariats avec des entreprises israéliennes en Cisjordanie comme en Israël, et en interdisant à ces entreprises d’utiliser la marque Orange.

Cette semaine, le syndicat SUD PTT nous répond favorablement et propose une pétition interne à France Télécom, pour mener cette campagne dans l’unité syndicale que la Campagne BDS France appelle de ses voeux…
————————————————
Paris, le 16 juin 2011
Objet : Appel aux syndicats de France Télécom. Pour le respect du droit international, Orange doit se désinvestir d’Israël

Madame, Monsieur

Par courrier du 23 mai 2011, en relais de l’appel de la société civile palestinienne pour le boycott, le désinvestissement et à la mise en œuvre de sanctions contre Israël, vous nous faisiez part de vos informations concernant le partenariat du groupe France Télécom-Orange avec l’opérateur Partner qui utilise la marque Orange, équipe les colonies illégales et exploite des fréquences d’émission qui reviennent de droit aux Palestiniens.

En effet, en avril 2011 une révision de l’accord conclu entre France Télécom et Orange Partner fixe la redevance pour continuer à utiliser la marque “Orange” autour de 5 millions d’euros par an. Notre comité fédéral a validé l’importance d’une campagne des syndicats du groupe France Télécom pour exiger du groupe le respect du droit international et le retrait total de la marque des territoires occupés.

Vous trouverez en annexe le projet de pétition que nous proposons aux organisations syndicales présentes à France Télécom afin de mener cette campagne dans l’unité la plus large et en soutien à votre campagne BDS dans notre secteur.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, nos salutations fraternelles.

Pour la Fédération des syndicats SUD des activités postales et de télécommunications

Cécile Gondard – Lalanne
Secrétaire générale
Copie : Fédérations professionnelles Télécoms CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC

———————————–

Projet de texte de pétition:

Israël compte plusieurs fournisseurs de services de téléphonie mobile, qui opèrent sur le territoire israélien mais aussi dans les Territoires Palestiniens Occupés depuis 1967.

Le groupe France Télécom Orange est directement partie prenante de cette colonisation qu’il facilite, voire qu’il renforce en autorisant et en vendant à l’opérateur Partner le droit à opérer sous la marque OrangeTM.

Nous ne pouvons accepter que le groupe France Télécom Orange participe de fait à fournir des services aux colonies, aux colons et aux soldats israéliens opérant tant à Jérusalem-Est qu’en Cisjordanie occupée.

Dans le cadre de la campagne de sanctions en cours contre la politique de violations permanentes du droit international commises par Israël et plus généralement pour une paix juste et durable, les salarié-es sousigné-es exigent que France Télécom dénonce ce contrat d’utilisation de la marque Orange dans les territoires occupés.

————————————–

La lettre en format pdf




Appel aux syndicats de France Télécom

Pour le respect du droit international, Orange doit se désinvestir d’Israël !


Message de la Campagne BDS France envoyé à la CGT, la CFDT, FO, la CFTC, la CGC et SUD

Paris, le 23 mai 2011

L’appel palestinien

Rappelons qu’aucun droit ne régit le travail des Palestiniens en Cisjordanie. Il ne connaît ni salaire minimum, ni âge minimum, ni maxima horaires. Rappelons que le Mur empêche physiquement des dizaines de milliers de Palestiniens d’accéder à leurs familles, lieux de travail, terres agricoles, écoles, universités ou hôpitaux. Actuellement, le taux de chômage y est de 19%, et 25% de la population fait face à l’insécurité alimentaire. A Gaza, on estime que 120.000 emplois dans le secteur privé ont été perdus depuis le début du siège en 2007 et que 40% de la population est au chômage.

La société civile palestinienne, regroupant plus de 170 organisations dont tous les syndicats palestiniens, a lancé en 2005 un appel au Boycott, aux Désinvestissements et aux Sanctions contre Israël jusqu’à : la fin de l’occupation et de la colonisation, le démantèlement du Mur, la levée du blocus de Gaza, l’égalité absolue des droits des Palestiniens d’Israël et la mise en œuvre du droit au retour des réfugiés palestiniens, c’est à dire le simple respect du droit international. Cet appel, connu sous le nom de campagne «BDS», réunit les trois composantes de la société civile: les Palestiniens sous occupation, les Palestiniens citoyens d’Israël et les réfugiés palestiniens hors des frontières de la Palestine historique.

La réponse syndicale

Le mouvement syndical international a toujours démontré son engagement envers les droits humains par des actions de solidarité avec les peuples opprimés ou par l’adoption de sanctions dirigées contre des régimes oppressifs. Il est essentiel de renforcer les relations entre syndicalistes palestiniens et français, de développer des campagnes de solidarité, et de relayer les témoignages des travailleurs en Palestine auprès des syndicalistes et des employés, afin de faire connaître la situation actuelle d’apartheid, d’occupation militaire et d’austérité néolibérale imposés au peuple palestinien. La participation de nombreux syndicats à la prochaine flottille de la liberté en direction de Gaza est, en ce sens, une marque essentielle de solidarité en direction des Palestiniens.

Mais adopter des mesures BDS est devenu aujourd’hui la forme la plus importante de la solidarité syndicale avec la société civile palestinienne en général, et avec la classe ouvrière palestinienne en particulier. Les syndicats doivent utiliser leur position d’acteurs importants de la société civile pour appuyer des campagnes de boycott des consommateurs, de désinvestissement d’entreprises ou d’appels aux sanctions contre l’état israélien, aussi longtemps que celui-ci s’obstinera à violer le droit international, les résolutions des Nations Unies et les décisions de la Cour Internationale de Justice.

Pendant ce temps-là, en France

Le groupe français France Télécom – Orange renforce son partenariat avec la société israélienne de téléphonie mobile Partner, qui équipe les colonies illégalement occupées en Cisjordanie et dans le Golan, ainsi que l’armée d’occupation israélienne, en exploitant des fréquences d’émission qui reviennent de droit aux Palestiniens. Partner est autorisée à utiliser la marque Orange et elle bénéficie désormais également de tarifs avantageux pour acheter du matériel de communication.

Cela ne fait que compléter un dispositif systématiquement dirigé contre les Palestiniens, par lequel France Télécom – Orange est déjà autorisée par décret à transférer des données à caractère personnel des téléphones mobiles de ses clients, y compris leur localisation, à l’entreprise israélienne Telmap. Ce faisant, France Télécom – Orange se place délibérément comme complice de l’Etat israélien, dans son entreprise de colonisation, de dépossession, de discrimination et d’oppression de la population palestinienne.

En ces temps de crise où des sacrifices sont exigés de la part du personnel de France Télécom, est-ce le moment d’offrir des tarifs préférentiels à une entreprise israélienne ? En ces temps de printemps arabe où les populations égyptiennes et tunisiennes prennent leur destin en main, est-ce le moment pour France Télécom de se placer délibérément aux côtés de la dernière puissance coloniale du Moyen-Orient ? En ces temps de renforcement de la charte éthique de l’entreprise, est-ce le moment pour France Télécom de se rendre complice de crimes de guerre, de crime de colonisation et autres violations du droit international ?

Que faire ?

La campagne BDS est, à l’image du celle du boycott de l’Afrique du Sud dans les années 1980, une action citoyenne, non-violente, initiée par les Palestiniens eux-mêmes, pour lancer un courant d’opinion internationale en faveur du respect des droits des Palestiniens. Répétons qu’elle n’est pas destinée à discriminer une population, mais à exercer une pression sur le gouvernement israélien, et en premier lieu sur nos propres gouvernements, pour qu’ils appliquent de légitimes sanctions et imposent la seule issue possible pour toute cette région : la simple et entière application du droit international.

La Campagne BDS France lance un appel solennel à tous les employés et à tous les syndicats du groupe France Télécom – Orange en France et dans le reste du monde, pour qu’ils exigent sa mise en conformité avec sa charte éthique, le droit international, et le principe de solidarité avec le peuple palestinien : en cessant d’acheter du matériel israélien de haute technologie, en se désinvestissant de tous ses partenariats avec des entreprises israéliennes en Cisjordanie comme en Israël, et en interdisant à ces entreprises d’utiliser la marque Orange.

Nous nous tenons à votre entière disposition pour tout supplément d’information, et vous rencontrer si le souhaitez, afin de discuter de tous les sujets abordés ici, et planifier ensemble une stratégie commune pour que prévale la justice en Palestine, en Israël et en France.

La Campagne BDS France, 21 ter rue Voltaire, 75011 Paris

http://www.bdsfrance.org/campagnebdsfrance@yahoo.fr

La même lettre en format pdf




La Deutsche Bahn se retire du projet de train israélien !

Réponse du 14 mars 2011 du secrétaire d’État parlementaire au Ministère fédéral des Transports, de la Construction et des Affaires urbaines, Enak Ferlemann, député, à Inge Höger, député du parti Die Linke (La Gauche) au Bundestag allemand:

Cher Collègue,

Merci beaucoup pour votre lettre, en date du 03.12.2010, dans laquelle vous faites référence à ma réponse à votre question écrite concernant la participation de la Deutsche Bahn (DB – Chemins de fer allemands) International GmbH en Israël et vous demandez des informations sur la façon dont le gouvernement allemand a l’intention de corriger le comportement de la DBI.

Je peux vous informer que sur cette question, M. Ramsauer, ministre et député, est en contact avec le Dr Grube, président du conseil de DB. L’ambassade d’Allemagne à Tel-Aviv a eu des entretiens sur cette question avec la DB International GmbH.

Le gouvernement allemand a souligné que, pour la politique étrangère allemande, le projet israélien de chemin de fer traversant les territoires occupés est problématique et potentiellement une violation du droit international, touchant à la question du statut. La position du gouvernement allemand et de l’UE, fait une différence entre le territoire de la nation israélienne, d’une part, et les territoires occupés depuis 1967, d’autre part.

Le ministre fédéral a communiqué la position du gouvernement allemand par écrit au Président du Conseil de la DB, le Dr Grube.

Dans l’intervalle, la gestion de la DB International a également confirmé par écrit que, en ce qui concerne ce projet politiquement très sensible, DB International serait engagé dans aucune autre activité, comme une filiale de la Deutsche Bahn AG.

En outre, DB International a profité de l’occasion pour renforcer la discrétion de ses employés basés à l’étranger techniques engagés, comme une question de principe fondamental, uniquement dans des projets politiquement irréprochable.

J’espère que cette information sera à votre service.

Cordialement,

Enak Ferlemann, député et secrétaire d’État parlementaire au Ministère fédéral des Transports, de la Construction et des Affaires urbaines




Les étudiants de l’Université d’Edimbourg s’engagent dans BDS

Lors de leur Assemblée Générale du 14 Mars 2011, les étudiants de l’Université d’Edimbourg ont voté massivement pour le boycott des produits israéliens, avec 270 votes pour et 20 votes contre, sous les applaudissements de la salle.

La motion note qu’Israël est un Etat d’apartheid et l’association des étudiants de l’Université d’Edimbourg a décidé de s’affilier à la campagne internationale de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), de boycotter les produits israéliens dans les chaînes d’approvisionnement sur le campus de l’université et de faire pression sur l’Université pour qu’elle fasse de même.

Ce résultat est dans le sillage des récentes manifestations contre les responsables israéliens s’exprimant à l’Université : Ismaël Khaldi, le conseiller du ministre des Affaires étrangères israélien Avidgor Lieberman en février ou, il ya deux semaines, l’ambassadeur d’Israël Ron Prosor.

Des motions semblables ont été passées à la SOAS de Londres, aux universités de Manchester et du Sussex ces dernières années. Ce dernier résultat semble une indication claire que les étudiants au Royaume-Uni continuent de jouer un rôle de premier plan dans la campagne pour une paix juste en Palestine.




Une société danoise se désengage…

G4S désinvestit en Cisjordanie
11 Mars 2011

Après que DanWatch a révélé que le groupe de sécurité G4S fournissait des services de sécurité aux postes de contrôle du Mur, aux prisons et aux commissariats de police de Cisjordanie, la société danoise a annoncé qu’elle cessera certaines de ses activités dans les colonies illégales de Cisjordanie.

G4S écrit dans son communiqué que les services de sécurité en Cisjordanie ne sont pas en conformité avec leur politique d’éthique, même si leurs prestations ne sont « ni discriminatoires ni controversées. »
http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=10320

On se souvient que la ville de Copenhague avait annulé ses contrats avec G4S, après qu’il soit apparu que que G4S jouait un rôle actif dans la sécurisation des colonies israéliennes illégales:
http://www.bdsfrance.org/index.php?option=com_content&view=article&id=368%3Adesinvestissement-au-danemark&catid=10%3Aactualites-bds-dans-le-monde&Itemid=1

On peut donc encore mettre cette victoire sur le compte de la Campagne internationale de BDS contre le colonialisme brutal de l’Etat israélien




Evénement annulé à New-York : victoire!

Les étudiants de « Justice in Palestine », de l’université NYU à New-York (USA), et d’autres avaient appelé à une protestation contre le discours prévu par un membre des commandos israélien sur leur campus jeudi soir dernier. Il est l’un des premiers militaires israéliens qui aborda illégalement le Mavi Marmara de la Flotille de la Liberté qui se dirigeait vers la bande de Gaza au printemps dernier. Au cours de l’assaut donné par les Israéliens, neuf militants des droits humains, non armés avaient été tués, y compris un turco-américain, et plus d’une cinquantaine de personnes avaient été blessées.

La protestation a pris de l’ampleur en un temps très court, et a envoyé un message fort: nous ne resterons silencieux tandis que les criminels de guerre sont bien accueillis et salués comme des héros dans nos universités.

Les organisateurs ont dit qu’ils étaient « contraints d’annuler » l’événement « en raison de graves problèmes de sécurité ». Quelle que soit la raison, nous allons continuer à exposer les injustices du gouvernement israélien, dont les actions ne sont possibles qu’avec le soutien du gouvernement américain.

NOUS NE SERONS PAS SILENCIEUX
NOUS SERONS ENTENDUS




Nous avons les félicitations de la Histadrout…

Eini, qui est également vice-président de la Confédération syndicale internationale, a parlé lors d’une conférence sur la relation entre les mouvements syndicaux américains et israéliens, et sur ​​les efforts déployés pour lutter contre la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions) visant à délégitimer Israël. L’événement était organisé par la Conférence des présidents des principales organisations juives américaines et le Congrès juif mondial.
Eini a déclaré que le mouvement BDS contre Israël « fait du bon travail partout dans le monde », en citant ses efforts à la Confédération syndicale internationale en juin dernier à Vancouver, à titre d’illustration de l’étendue de sa portée.
« Il y avait une chance que les marchandises israéliennes ne soient plus capable d’aller sur les mers du monde, » a dit Eini, à la suite de l’opposition internationale potentielle des syndicats à traiter avec Israël, « et de mon point de vue, cela signifierait la destruction de l’économie israélienne. »

(…)
http://www.jpost.com/International/Article.aspx?id=211524




Campagne Boycott des produits israéliens en Suisse

Lancement de la Campagne nationale pour le boycott des produits israéliens en Suisse

La Campagne nationale de boycott des produits israéliens en Suisse a été lancée en Février 2011 par des groupes solidarité avec la Palestine de six grandes villes de Suisse: près de 50 militants, des parties françaises et allemandes du pays, se sont réuni dans le centre animé de Berne, portant des affiche avec l’appel au boycott et des slogans contre la politique israélienne d’apartheid, l’occupation et les expulsions.

Un objectif majeur de la campagne, à l’heure actuelle, est la collecte de signatures appelant les deux principales chaînes de supermarchés de la Suisse, Coop et Migros, de cesser de vendre les produits israéliens.

Les groupes de solidarité en Suisse avaient commencé leurs campagne BDS à des moments différents et avec du matériel différents. Ce lancement commun a réuni les campagnes locales en une seule campagne nationale avec un logo commun.

Tout le matériel est disponible en français et en allemand. L’appel peut être signé en ligne et le matériel peut être commandé à partir de la page d’accueil:
http://www.bds-info.ch/




L’engagement de Roger Waters, de Pink Floyd, dans BDS à la télévision et sur internet

Interview en anglais sur Al Jazeera :
{youtube}AeCEqekV_gQ{/youtube}
http://english.aljazeera.net/programmes/rizkhan/2011/03/2011331354479176.html

Sa déclaration du 11 février 2011 : « Mon ralliement à BDS »

Autres témoignages de l’engagement de Roger Waters aux côtés des Palestiniens:
http://www.alternativenews.org/english/index.php/topics/economy-of-the-occupation/3374-roger-waters-my-journey-to-bds
http://www.thisislondon.co.uk/showbiz/article-23855261-pink-floyd-duo-outshine-kate-moss-at-palestine-charity-gig.do

Roger Waters enregistra une nouvelle version de la chanson « we shall overcome » suite au rassemblement international en Egypte pour la Marche de la Liberté pour Gaza en décembre 2009 :
{youtube}vnMMHepfYVc{/youtube}

Dans la même émission d’Al Jazeera, la semaine précédente, Cat Stevens / Yusuf Islam présentait sa nouvelle chanson My People, en hommage aux peuples arabes, avec des choeurs enregistrés par les internautes du monde entier :

{youtube}dySfqhjs00E{/youtube}

Elle est en téléchargement gratuit ici : http://www.yusuf.ae/