La riposte contre Elbit Systems

Par le Comité national palestinien du BDS, le 10 mars 2021

D’importantes victoires pour les campagnes #StopElbit.

La plus grande entreprise d’armement d’Israël, Elbit Systems, est un leader mondial dans les technologies de drones et de surveillance militaire, jouant un rôle capital dans les murs racistes, la surveillance des frontières, les déplacements forcés et autres crimes de guerre.

Le mouvement mondial BDS pour la liberté, la justice et l’égalité, réagit. En plus de ses importantes victoires au fil des années, plusieurs nouvelles campagnes visant à arrêter Elbit sont en train de gagner du terrain :

UE

Les drones Hermes 900 d’Elbit sont utilisés pour mettre en application des politiques anti-migratoires meurtrières avec la surveillance aérienne des réfugiés en Méditerranée. L’UE manque à son obligation juridique et éthique de sauver la vie des demandeurs d’asile, et elle transforme la Méditerranée en un cimetière.

Signez une pétition pour dire à l’UE : Ne financez pas l’industrie militaire d’Israël, respectez les droits des réfugiés !

Canada

Les Canadiens pour la justice et la paix au Moyen-Orient (CJPME) demandent au ministère des Transports du Canada de renoncer au contrat de 36,16 millions de dollars qu’il a récemment approuvé pour la technologie d’Elbit pour les drones.

Vous pouvez les aider à atteindre leur objectif de 4000 courriels envoyés aux dirigeants canadiens.

Australie

BDS Australie s’oppose à la récente annonce par le gouvernement de l’État du Victoria d’un partenariat avec Elbit pour la recherche et le développement en nouvelles technologies d’armement. En s’associant avec Elbit, le gouvernement Andrews montre son mépris pour le droit international et les conventions des droits de l’homme.

USA

Une large coalition de groupes de défense des droits de l’homme s’oppose à une proposition qui vise à renforcer numériquement la frontière entre les États-Unis et le Mexique, la qualifiant de « continuation de la politique frontalière raciste de l’Administration Trump ». Elbit détient plusieurs contrats pour fournir aux USA des technologies pour la surveillance des frontières. Un nouveau rapport montre qu’Elbit a également versé 112 000 dollars, aux Démocrates et aux Républicains, lors de l’élection de 2020, poursuivant ainsi l’approche bipartisane en faveur de la militarisation des frontières.

Source : BDS movement

Traduction BP pour BDS France




Mobilisation dans toute l’Europe pour demander aux institutions publiques de #BoycottCAF

Des militants à Paris remettent sur place une lettre au bureau de CAF.

Par BDS movement, le 1er avril 2021

Pour commémorer la Journée de la terre palestinienne et dénoncer l’implication de la société espagnole CAF dans l’apartheid israélien, de nombreux évènements ont eu lieu dans toute l’Europe.

La Fédération Générale des syndicats indépendants de Palestine et la nouvelle Fédération palestinienne des syndicats ont écrit une lettre aux institutions publiques en Europe qui se lit comme suit :

« Les institutions publiques européennes, principaux clients de la société espagnole CAF, peuvent et doivent exclure CAF des appels d’offres et des contrats en raison de ses implications dans les violations flagrantes des droits humains par le biais de ses affaires avec le projet JLR illégal d’Israël, (tramway de Jérusalem) ».

Des groupes à travers toute l’Europe ont remis cette lettre à leurs élus leur demandant de ne pas attribuer de marchés publics à la société CAF, à l’entreprise française Alstom, qui figurent dans la base de données des Nations unies sur les entreprises se rendant complices des colonies de peuplement illégales israéliennes, ou à toute autre entreprise qui tire profit des violations des droits des Palestiniens.

Dans l’État espagnol, le Comité Solidaridad avec la cause arabe a remis la lettre au président de la RENFE, la société ferroviaire nationale d’Espagne. Près de 600 personnes ont adressé un courriel au ministre espagnol des Transports et à la RENFE.

Tôt dans la matinée, à Saragosse, où CAF possède l’usine qui doit fabriquer la plupart des composants du tramway de Jérusalem, plus de 20 organisations de défense des droits de l’homme et  syndicats ont remis une lettre au président de CAF et à tous ses actionnaires.

En France, des groupes se sont mobilisés à Paris et à Saint-Étienne. À Paris, un groupe a remis la lettre au bureau de CAF, où les salariés ont confirmé qu’ils étaient bien informés de la campagne de boycott et de ses exigences.

À Saint-Étienne, des personnes ont organisé une manifestation symbolique près du tramway construit par CAF. Auparavant, des groupes à Lyon avaient distribué des tracts pour informer sur la complicité de CAF dans l’annexion illégale, par Israël, de la Jérusalem-Est palestinienne.

Dans la capitale de la Norvège, à Oslo, des membres du Palestinakomiteen ont remis la lettre en mains propres aux édifices gouvernementaux et écrit une lettre ouverte au ministre des Transports, leur demandant de respecter les droits humains internationaux et que la Norvège se serve activement de sa position au Conseil de sécurité des Nations unies pour empêcher que l’État israélien n’accapare plus de terres. Près de 6000 personnes ont adressé des lettres à la compagnie ferroviaire norvégienne, Norske Tog, et au ministère norvégien des Transports, pour demander que la CAF soit exclue des appels d’offres publics.

Au Royaume-Uni, des centaines de personnes se sont joints à un twitterstorm demandant au HS2 (projet de ligne de train à grande vitesse) et au département des Transports d’écouter les organisations de défense des droits de l’homme et les experts juridiques sur l’obligation d’exclure CAF du HS2 jusqu’à ce qu’elle mette fin à son rôle dans le tramway israélien illégal de Jérusalem.

De même, plus de 700 personnes ont pris contact avec les autorités néerlandaises. Depuis 2018, CAF a obtenu au moins trois contrats importants aux Pays-Bas, ce qui a incité les militants à faire pression sur les autorités néerlandaises afin qu’elles ne les renouvellent pas, et qu’elles excluent CAF des prochains appels d’offres.

Au Pays basque, ont eu lieu d’importantes mobilisations sur la Journée de la terre palestinienne, soutenues par les principaux syndicats, afin de protester contre la complicité de CAF et des institutions basques avec l’apartheid israélien. Ces mobilisations ont eu lieu à Pampelune, Saint-Sébastien, Bilbao et Vitoria-Gasteiz.

L’entreprise française Veolia a perdu des milliards d’euros de contrats pour sa participation au tramway de Jérusalem suite aux campagnes de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) lancées contre elle. Ces pertes importantes ont finalement contraint l’entreprise à se défaire totalement de ses affaires israéliennes illégales.

Source : BDS Movement

Traduction BP pour BDS France

 




Communiqué concernant l’affiliation au mouvement BDS et l’utilisation de l’acronyme BDS

Par le BNC, le 7 juillet 2019

Le Comité national palestinien BDS (BNC), la plus grande coalition de la société civile palestinienne qui assure la direction du mouvement mondial et décentralisé BDS, est encouragé par la croissance du mouvement au niveau mondial et par la création de groupes locaux, régionaux et nationaux affiliés au mouvement à travers le monde.

Les partenaires internationaux de BDS défendent les droits fondamentaux du peuple palestinien énoncés dans the l’appel BDS de 2005 et respectent l’engagement du mouvement BDS en faveur de la non-violence ainsi que ses principes éthiques et antiracistes.

Il y a eu quelques cas exceptionnels de petits groupes qui utilisent le nom BDS ou même le logo du BNC, sans aucune coordination avec le BNC, tout en violant les principes éthiques du mouvement BDS. Lorsqu’ils sont détectés, ces groupes sont approchés en privé et invités soit à se conformer aux principes et à l’Appel BDS, soit à retirer l’acronyme BDS et le logo du BNC de leur nom et de leurs activités, car ils ne peuvent pas faire partie de ce mouvement.

Afin de garantir le respect des principes éthiques et antiracistes du mouvement et de protéger le mouvement en pleine expansion, le BNC a défini les critères suivants pour tout groupe qui se considère affilié au mouvement BDS et qui utilise ou souhaite utiliser le nom BDS dans son travail de solidarité :

1) Le BNC encourage tous les groupes solidaires à se familiariser non seulement avec l’appel BDS de 2005 mais aussi avec la déclaration sur les principes antiracistes et éthiques du mouvement BDS. En outre, nous encourageons les groupes solidaires à s’assurer que ces principes sont respectés dans tous les aspects de leur travail d’organisation et de solidarité, tant sur le terrain qu’en ligne.

2) Tout groupe utilisant l’acronyme BDS dans son nom ou ses activités doit soutenir les trois droits des Palestiniens énoncés dans l’appel BDS de 2005 et se conformer aux principes antiracistes du mouvement BDS

3) Si nous encourageons les groupes BDS du monde entier à utiliser et à diffuser largement l’acronyme BDS, nous déconseillons aux camarades d’utiliser le logo du BNC (qui apparaît en haut de notre site internet et de toutes les déclarations du BNC) comme le leur, que ce soit dans leurs publications et/ou leurs comptes sur les réseaux sociaux, afin d’éviter toute confusion quant à la source des documents et des messages. Nous encourageons les camarades à créer leurs propres logos qui puissent refléter leur propre réalité.

4) Aucun groupe qui propage ou tolère des formes d’expression ou des activités entrant en conflit avec les principes d’antiracisme et de non-violence du mouvement ou qui sapent les droits des Palestiniens énoncés dans l’Appel BDS ne peut faire partie du mouvement BDS ; il sera considéré comme en dehors du mouvement BDS et sera invité, par le BNC, à ne plus utiliser l’acronyme BDS ou à ne plus revendiquer une quelconque affiliation au mouvement.

5) Aucun groupe affilié à un groupe ou à une organisation connue pour tolérer des points de vue contraires aux directives éthiques ou aux principes antiracistes du mouvement BDS ne peut faire partie du mouvement BDS et il lui sera demandé de retirer l’acronyme BDS de son nom et de son logo.

6) Si un groupe porte atteinte à l’un des principes éthiques et antiracistes du mouvement BDS, le BNC demandera en privé au groupe de retirer l’acronyme BDS et de cesser de se présenter comme faisant partie du mouvement BDS. Si le groupe ne tient pas compte de la demande du BNC dans un délai déterminé, le BNC censurera publiquement le groupe et le mettra à distance du mouvement BDS.

Le Comité national palestinien BDS (BNC) souscrit aux paroles de Martin Luther King, selon lesquelles « l’injustice où que ce soit est une menace pour la justice partout ». Nous nous efforçons d’être moralement cohérents dans notre lutte, et c’est pourquoi nous continuons à avoir une tolérance zéro pour toute forme de racisme ou de sectarisme.

L’utilisation abusive de l’acronyme BDS est mauvaise par principe et nuit à l’ensemble de notre mouvement. Elle renforce les attaques du régime israélien d’extrême droite contre le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens. Il est de notre responsabilité collective de veiller à ce que notre mouvement soit moralement cohérent et adhère à des principes éthiques et antiracistes dans la lutte pour la liberté, la justice et l’égalité.

Source : BDS Movement




Boycottons les dattes de l’apartheid israélien!

La culture des dattes est l’activité agricole principale de près de 50 % des colonies illégales de la vallée du Jourdain en Palestine occupée et contribue fortement à leur viabilité économique.

La vallée du Jourdain est la région la plus fertile de Palestine, mais à cause des restrictions d’accès, seule 4% de la terre est cultivée par des palestiniens et 86% des terres agricoles sont confisquées par les colons israéliens.

Les colons détournent aussi 80% de l’eau au profit de leurs colonies, et des palmeraies en particulier. Les colonies de la vallée du Jourdain bénéficient de 300 litres d’eau par personne et par jour, contre 20 litres pour la plupart des communautés palestiniennes (l’Organisation mondiale de la santé recommandant une consommation minimum de 100 litres par personne et par jour). La quasi-totalité des puits est à l’usage exclusif des colons.

Les Palestiniens de la vallée du Jourdain sont aussi soumis à des destructions d’habitation et d’infrastructures, amenant ainsi des déplacements forcés de population. Les écoles ne sont pas épargnées. Les exercices de l’armée israélienne ont amené le déplacement de 357 personnes entre janvier et juin 2016.

Dans l’impossibilité de cultiver leur propre terre, des centaines de travailleurs palestiniens – y compris des enfants – travaillent dans les colonies agricoles israéliennes. Au plus haut point de la récolte, ils peuvent travailler 12 heures par jour dans des conditions très difficiles.

Pour toutes ces raisons, solidaires du peuple palestinien spolié de son droit à vivre librement sur sa terre, nous appelons à boycotter les dattes de l’apartheid israélien.

Pendant le Ramadan en particulier, un grand nombre de commerçants proposent à leurs clients des dattes Medjoul en provenance des colonies installées dans la Vallée du Jourdain. Si l’origine de ces produits n’est pas toujours mentionnée afin de tromper le consommateur, les marques néanmoins sont connues : Mehadrin, Hadiklaim, Jordan Valley, Jordan Plains, Jordan River, Bet Sheva, Solomon…

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Refusez-les ! N’hésitez pas à exiger poliment mais fermement du commerçant qu’il cesse de proposer ces produits de l’apartheid à la vente, en prenant les autres clients à témoin.

Quelles que soient leurs réponses, n’oubliez pas qu’en matière de commerce, le client décide, et que plus nombreux nous serons à nous exprimer ouvertement sur cette situation intolérable due à l’occupation israélienne, plus ces commerçants se poseront des questions sur la légitimité et la pertinence de la commercialisation de ces produits.

Voir également sur ce sujet cet article: http://collectif69palestine.free.fr/spip.php?article1109

 

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Journée palestinienne de la terre: emmenez Puma dans une visite virtuelle de son soutien aux accaparements illégaux de terres par Israël

Par la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI), le 29 mars 2021

Puma affirme qu’il ne soutient pas les colonies israéliennes illégales, mais le logo de Puma est sur la carte officielle de l’Association israélienne de football des équipes des colonies.

Puma affirme ne pas soutenir les équipes dans les colonies israéliennes illégales.

Faux!

Puma sponsorise l’Association israélienne de football (IFA). L’IFA ne comprend pas seulement des équipes dans les colonies israéliennes illégales sur des terres palestiniennes volées, il plaide activement pour leur maintien.

Le logo de Puma se trouve directement sous une carte officielle des emplacements des équipes des colonies sur le site Web de l’IFA.

Puma ne peut pas nier l’évidence. Tweetez à Puma cette visite virtuelle de son soutien aux accaparements illégaux de terres par Israël.  PUMA dit qu'il ne soutient pas la colonisation israélienne illégale sur des terres volées. Oops...C'est bien le logo de @PUMA que l'on voit sur une carte des équipes dans les colonies. Pour le #LandDay, choisissez #BoycottPuma, et non #PumaFam… Cliquez pour tweeter

Puma ne fait ces fausses déclarations que parce qu’il est sous la pression de la campagne grandissante #BoycottPuma. 

Puma se soucie profondément de son image de soi-disant champion de la justice sociale.

À l’occasion de la Journée  palestinienne de la terre, et chaque jour, dites à Puma qu’il ne peut pas soutenir l’égalité universelle tout en parrainant l’apartheid israélien.

Source : BDS Movement

Traduction JC pour BDS France




N’attribuez pas de marchés publics à la société CAF tant qu’elle profite des violations israéliennes des droits de la personne humaine

Pour la Journée de la Terre, la communauté internationale doit redoubler d’efforts pour mettre fin à l’apartheid israélien.

Il y a quarante cinq ans aujourd’hui, la police israélienne tuait par balles six citoyens palestiniens d’Israël alors qu’ils manifestaient contre l’expropriation par le gouvernement israélien de centaines d’hectares de terre palestinienne. Depuis lors, le 30 mars a été commémoré partout par les Palestiniens comme la Journée de la Terre.

Même si Israël a mis l’annexion officielle sur pause, son annexion de facto, qui se poursuit depuis des décennies, ne cesse de s’étendre. Israël continue de voler la terre palestinienne, privant les Palestiniens de leurs moyens de subsistance, en tant que moyen de nettoyage ethnique.

En août 2019, la société basque « Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles (CAF) » s’est vue attribuer1 le contrat d’expansion et de fonctionnement du dit Tramway de Jérusalem (JLR) israélien qui relie des colonies israéliennes illégales à Jérusalem Ouest. L’expansion se fait sur la terre palestinienne occupée, contrairement au droit international, et contribue également à ancrer l’occupation armée et l’apartheid israéliens. Par ailleurs, Shapir, qui travaille en partenariat avec CAF à l’expansion du JLR, est inscrite dans la base de données de l’ONU des sociétés2 complices de l’entreprise coloniale illégale d’Israël, crime de guerre selon le droit international.

La contribution de CAF au système d’occupation illégale et d’apartheid israéliens est maintenant la cible d’une campagne internationale de défense des droits de la personne humaine soutenue par les grands syndicats d’Europe. Les syndicats qui représentent les travailleurs de l’usine espagnole de CAF protestent contre la contribution de leur employeur aux violations israéliennes des droits des Palestiniens et exigent que la société se retire.

La société française Veolia, qui a piloté la première phase de construction du JLR, a dû vendre la totalité de ses actions après avoir perdu plus de 20 milliards $ de marchés publics à cause de la campagne de défense des droits de la personne humaine menée contre elle.

Les institutions publiques européennes, principaux clients de CAF, peuvent et devraient exclure CAF des appels d’offre et des marchés à cause de son implication dans des violations flagrantes des droits de la personne humaine par le biais de ses affaires avec le projet illégal israélien JLR.

En cette Journée de la Terre, les Palestiniens rappellent aux institutions publiques d’Europe et du monde entier leurs obligations juridiques et éthiques : Respectez nos droits fondamentaux. N’attribuez pas de marchés à CAF, ni à aucune société inscrite dans la base de données de l’ONU, jusqu’à ce qu’elles cessent de tirer profit de l’apartheid israélien et de sa colonisation incessante de notre terre.

 

 

Fédération Générale des Syndicats Indépendants – Palestine

Nouvelle Fédération palestinienne des Syndicats

 

1 https://www.caf.net/en/sala-prensa/nota-prensa-detalle.php?e=286

2 https://www.ohchr.org/EN/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=25542&LangID=E

Traduction J. Ch. pour BDS France




Une critique par la société civile palestinienne de la Déclaration de Jérusalem sur l’antisémitisme

Par le Comité National Palestinien, le 25 mars 2021

La « Déclaration de Jérusalem sur l’antisémitisme » (JDA), malgré ses défauts détaillés ci-dessous, représente une alternative mainstream à la définition frauduleuse de l’antisémitisme de l’IHRA et un « guide convaincant » dans la lutte contre le véritable antisémitisme, telle que la définissent de nombreux groupes juifs progressistes – la défense des Juifs, en tant que Juifs, contre la discrimination, les préjugés, l’hostilité et la violence. Elle respecte dans une large mesure le droit à s’exprimer librement en ce qui concerne la lutte pour les droits des Palestiniens, comme le stipule le droit international, y compris par le biais du BDS, et à la lutte contre le sionisme et le régime d’occupation, de colonisation et d’apartheid d’Israël.

La JDA peut contribuer à la lutte contre le maccarthysme et la répression anti-palestiniens que les partisans de la définition de l’IHRA, avec ses « exemples », ont encouragés et provoqués, à dessein. Ceci est dû aux avantages suivants de la JDA :

  • Malgré ses lignes directrices problématiques centrées sur Israël, elle fournit une définition cohérente et précise de l’antisémitisme. Ses auteurs refusent explicitement de la codifier en loi ou de l’utiliser pour restreindre l’exercice légitime de la liberté académique ou pour « supprimer le débat public libre et ouvert qui se situe dans les limites fixées par les lois régissant les crimes de haine ». Ceci est utile pour contrer les tentatives de la définition de l’IHRA de prémunir Israël de toute responsabilité envers le droit international et de protéger le sionisme de toute critique rationnelle et éthique.
  • Elle reconnaît l’antisémitisme comme une forme de racisme, avec sa propre histoire et ses particularités, réfutant largement l’exceptionnalisme que lui confère la définition de l’IHRA (avec ses exemples).
  • Reconnaissant que l’antisémitisme et l’antisionisme sont « catégoriquement différents », elle ne considère pas comme antisémite en soi le fait de plaider pour les droits des Palestiniens en vertu du droit international et pour la fin du régime d’oppression d’Israël. Elle réfute ainsi les parties les plus dangereuses et les plus agressives des « exemples » de la définition de l’IHRA. Plus précisément, la JDA reconnaît comme une liberté d’expression légitime les exemples suivants : le soutien au mouvement non violent BDS et à ses tactiques ; la critique ou l’opposition au sionisme ; la condamnation du colonialisme de peuplement ou de l’apartheid d’Israël ; l’appel à l’égalité des droits et à la démocratie pour tous en mettant fin à toutes les formes de suprématie et de « discrimination raciale systématique » ; et la critique de la fondation d’Israël et de ses institutions ou politiques racistes.
  • Elle stipule que « tenir les juifs collectivement responsables de la conduite d’Israël ou traiter les juifs, simplement parce qu’ils sont juifs, comme des agents d’Israël » est antisémite, une règle que nous approuvons pleinement. Nous demandons l’application systématique  de cette règle, alors même qu’Israël et les sionistes, qu’ils soient juifs ou chrétiens fondamentalistes, sont coupables de la violer. Les dirigeants sionistes et israéliens fanatiques, comme Netanyahou, par exemple, parlent souvent au nom de tous les Juifs et encouragent les communautés juives des États-Unis, du Royaume-Uni, de France et d’ailleurs à « rentrer à la maison » en Israël.
  • Elle reconnaît théoriquement que le contexte importe au sens où des situations particulières ont une influence sur la possibilité de considérer antisémite ou non une expression ou une action.

Pour autant, les Palestiniens, le mouvement de solidarité avec la Palestine et tous les progressistes sont invités à aborder la JDA avec un esprit critique et une certaine prudence en raison de ses défauts, dont certains lui sont inhérents :

  1. Avec son titre malvenu et la plupart de ses directives, la JDA se concentre sur la Palestine/Israël et sur le sionisme, renforçant de manière injustifiée les tentatives de coupler le racisme anti-juif avec la lutte pour la libération palestinienne, et ayant donc un impact sur notre lutte. Malgré cet impact, la JDA exclut les perspectives palestiniennes représentatives, une omission qui en dit long sur les relations asymétriques de pouvoir et de domination et sur la façon dont certains libéraux essaient encore de prendre des décisions qui nous affectent profondément, sans nous. Les Palestiniens ne peuvent pas permettre qu’une définition de l’antisémitisme soit utilisée pour contrôler ou censurer la défense de nos droits inaliénables ou le récit de nos expériences vécues et de l’histoire de notre lutte contre le colonialisme et l’apartheid.
  2. Son omission malencontreuse de toute mention de la suprématie blanche et de l’extrême-droite, principales responsables des attaques antisémites, laisse involontairement l’extrême-droite hors d’atteinte, malgré une brève mention dans la rubrique des questions fréquemment posées (FAQ). La plupart des groupes d’extrême droite, en particulier en Europe et en Amérique du Nord, sont profondément antisémites mais aiment Israël et son régime d’oppression.
  3. Même si la JDA affirme la liberté de parole dans ses FAQ, ses « lignes directrices »  essaient toujours de contrôler certains discours critiques de la politique et des pratiques d’Israël, échouant à respecter pleinement la distinction nécessaire entre l’hostilité ou les préjugés à l’égard des Juifs, d’une part, et l’opposition légitime aux politiques, à l’idéologie et au système d’injustice israéliens, d’autre part. Par exemple, la JDA considère comme antisémites les cas suivants :
  1. « Présenter Israël comme le mal absolu ou exagérer grossièrement son influence réelle » comme une possible « manière codée de racialiser et de stigmatiser les Juifs ». Si dans certains cas, une telle représentation d’Israël ou une exagération grossière de son influence peuvent indirectement révéler un sentiment antisémite, dans la majorité absolue des cas liés à la défense des droits des Palestiniens, une telle déduction serait totalement déplacée. Lorsque des Palestiniens qui perdent leurs proches, leurs maisons et leurs vergers en raison des politiques d’apartheid israéliennes condamnent publiquement Israël comme « le mal absolu », par exemple, cela ne peut raisonnablement être interprété comme une attaque « codée » contre les Juifs.

Interpréter l’opposition aux crimes et au régime d’oppression israéliens comme anti-juive, comme le font souvent Israël et ses partisans de droite anti-palestiniens, rend effectivement Israël synonyme de ou coextensif à « tous les Juifs ». D’un point de vue éthique, en plus d’être anti-palestinienne, cette équation est profondément problématique car elle essentialise et homogénéise toutes les personnes juives. Cela contredit la déclaration initiale de la JDA selon laquelle il est « raciste d’essentialiser … une population donnée ».

  1. « Appliquer les symboles, les images et les stéréotypes négatifs de l’antisémitisme classique … à l’État d’Israël ». Comme la JDA l’admet elle-même ailleurs, une telle généralisation est fausse dans tous les cas « fondés sur des preuves ». Considérez, par exemple, les Palestiniens condamnant le premier ministre israélien Netanyahou comme « tueur d’enfants », étant donné qu’au moins 526 enfants palestiniens ontn été assassinéslors du massacre israélien de 2014 à Gaza, sur lequel la Cour pénale internationale a récemment décidé d’enquêter. Peut-on considérer cela comme de l’antisémitisme ? Bien que les preuves tangibles soient incontestables, les Palestiniens devraient-ils éviter d’utiliser ce terme dans ce cas, simplement parce qu’il s’agit d’un trope antisémite et que Netanyahou se trouve être juif ? Est-il islamophobe de qualifier de boucher le dictateur saoudien Muhammad Bin Salman – qui se trouve être musulman – parce qu’il aurait orchestré le meurtre macabre de Khashoggi, sans parler des crimes contre l’humanité commis par le régime saoudien au Yémen ? Montrer MBS tenant un poignard ensanglanté serait-il considéré comme un trope islamophobe, étant donné que les caricatures islamophobes représentent souvent des hommes musulmans avec des épées et des poignards ensanglantés ? Il est clair que non. Alors pourquoi rendre Israël exceptionnel ?

 

  1. « Nier le droit des Juifs de l’État d’Israël à exister et à s’épanouir, collectivement et individuellement, en tant que Juifs, conformément au principe d’égalité ». Le principe d’égalité est absolument primordial pour protéger les droits individuels dans tous les domaines ainsi que pour sauvegarder les droits collectifs culturels, religieux, linguistiques et sociaux. Mais certains peuvent abuser de ce principe pour impliquer des droits politiques égaux pour les colonisateurs et les collectifs colonisés dans une réalité coloniale, ou pour les dominants et les collectifs dominés dans une réalité d’apartheid, perpétuant ainsi l’oppression. Ancré dans le droit international, après tout, le principe fondamental d’égalité n’est pas destiné à, et ne peut pas être utilisé pour, exonérer les crimes ou légitimer l’injustice.

Qu’en est-il du « droit » supposé des colons juifs israéliens à remplacer les Palestiniens sur les terres ethniquement nettoyées de Kafr Bir’im en Galilée ou d’Umm al Hiran dans le Naqab/Negev ? Qu’en est-il du prétendu « droit » de mettre en oeuvre des comités d’admission racistes dans des dizaines de colonies exclusivement juives dans l’Israël d’aujourd’hui, qui refusent l’admission de citoyens palestiniens d’Israël pour des raisons « culturelles/sociales » ? De plus, les réfugiés palestiniens devraient-ils être privés de leur droit au retour, stipulé par l’ONU, afin de ne pas perturber un supposé « droit collectif juif » à la suprématie démographique ? Qu’en est-il de la justice, du rapatriement et des réparations conformément au droit international et de leur impact sur certains « droits » supposés des Israéliens juifs occupant des maisons ou des terres palestiniennes ?

 

Et surtout, qu’est-ce que tout cela a à voir avec le racisme anti-juif ?

 

1.Comme l’a récemment révélé Der Spiegel, un rapport de police en Allemagne, par exemple, montre que la droite et l’extrême droite étaient en 2020 responsables de 96% de tous les incidents antisémites en Allemagne qui sont attribuables à un motif clair. https://twitter.com/bdsmovement/status/1362411616638275586.

Source : BDS Movement

Traduction SF pour BDS France




[Communiqué] Le harcèlement des politiciens soutenant l’IHRA ne nous intimide pas !

Le harcèlement des politiciens soutenant l’IHRA ne nous intimide pas !

Communiqué du 27 mars 2021

L’État israélien et ses amis tentent désespérément de faire taire les gens de plus en plus nombreux qui dénoncent son régime colonial et d’apartheid, et pratiquent le BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) pour mettre fin aux violations du droit international par cet État.

Pour cela, ils essaient de faire adopter par des villes, et autres entités territoriales, la définition de l’antisémitisme de l’IHRA (alliance internationale pour la mémoire de l’holocauste), assortie d’exemples protégeant la politique israélienne et permettant d’entraver les actions de BDS en les qualifiant d’antisémites.

Cette définition a été condamnée par la Commission Nationale Consultative des Droits Humains. Pour voir la déclaration, cliquez ici.

Comme leurs interlocuteurs sont de moins en moins dupes, ils essaient sournoisement de la faire voter en faisant croire qu’il s’agit d’une simple mise au point, qui n’empêche pas toute critique de la politique israélienne.

Le 16 mars au « sommet mondial numérique des grandes villes contre l’antisémitisme » organisé par la municipalité de Francfort, la participation française a été un fiasco. Celle de la Maire d’Amsterdam, Mme Halsema, s’est traduite par un procès en bonne et due forme contre les amalgames de la définition de l’IHRA.

Le 22 mars à Strasbourg, lors de la réunion du Conseil municipal, la tentative pour faire adopter la définition de l’IHRA a été largement rejetée. Plusieurs oratrices et orateurs, en particulier la Maire et son premier adjoint, ont condamné son caractère clivant et refusé l’instrumentalisation de la question de l’antisémitisme. Mme la Maire a insisté sur la nécessité de travailler concrètement contre tous les racismes.

Ces échecs des soutiens du régime d’apartheid israélien encouragent les défenseurs du droit et de la justice pour le peuple palestinien, et annoncent de nouveaux développements de la campagne BDS, que ce soit à Strasbourg ou ailleurs.

Nous continuerons à mettre en garde les élus municipaux, régionaux ou nationaux, et défenseurs des droits humains, sur ce que cache l’offensive de l’IHRA.

Pour les droits du peuple palestinien, contre la politique coloniale et d’apartheid israélienne, renforçons le BDS !

 

La campagne BDS France




AXA continue à investir dans l’apartheid israélien. Boycottons AXA dès maintenant !

Le 19 mars 2021

En mars 2021, la coalition Stop au soutien d’AXA à l’apartheid israélien a commandé à Profundo une enquête sur les liens financiers entre d’un côté AXA et Equitable Holdings (anciennement AXA Equitable Holdings) et d’un autre côté cinq banques israéliennes: Bank Hapoalim, Bank Leumi, First International Bank of Israel, Israel Discount Bank, et Mizrahi Tefahot Bank – ainsi que la plus grosse société israélienne d’armement, Elbit Systems, toutes profondément complices de l’apartheid israélien. Profundo ayant fourni les données demandées, la coalition prend la responsabilité de leur interprétation et des conclusions de cette mise à jour.

AXA a désinvesti plus d’un million de dollars (843 000 €) des banques israéliennes au cours de l’année passée. 

Les investissements d’AXA dans quatre banques israéliennes (Bank Hapoalim, Bank Leumi, Israeli Discount Bank et Mizrahi Tefahot Bank) ont diminué de 7,14 millions de dollars (6 millions €) en 2020 à 5,95 millions de dollars (4,21 millions €) en 2021 du fait de la vente de parts (et non des fluctuations du cours de l’action).

Depuis son désinvestissement du plus gros fabricant d’armes d’Israël, Elbit, en décembre 2018, AXA n’a pas réinvesti dans cette société.

Les investissements de Equitable dans Elbit et dans les cinq banques israéliennes ont aussi diminué de 115,6 millions de dollars (97,6 millions €) en 2020 à 95,5 millions de dollars (80,7 millions €) en 2021, baisse également causée par la vente de parts. Cette tendance à la baisse vaut pour toutes les banques sauf la banque Hapoalim. Equitable a augmenté son nombre de parts et la valeur des parts dans la banque Hapoalim. AXA, comme l’an dernier, possède 9,93% de ce que détient Equitable au 1er mars 2021.

Le fonds de pension New Zealand a récemment désinvesti des cinq principales banques israéliennes inscrites dans la base de données de l’ONU sur les entreprises complices de la colonisation illégale engagée par Israël. Ce fonds avait investi à hauteur de 6 millions de dollars (5 millions €) dans ces banques, l’équivalent de ce qu’AXA y a investi.

Une évaluation du fonds de pension néo-zélandais a conclu que la possession de parts dans les principales banques israéliennes serait une violation de sa politique d’investissement responsable. Le document citait le vote de 2016 de New Zealand en soutien à la résolution 2334 du Conseil de sécurité de l’ONU  qui réaffirme le caractère illégal des colonies d’Israël. La France aussi a voté en faveur de cette résolution historique. AXA devrait suivre et désinvestir de l’apartheid israélien.

Rejoignez des dizaines de milliers de personnes en signant l’engagement à boycotter AXA (cliquez ici) !

Source : BDS movement

Traduction SF pour BDS France




Les Maires de Bologne et Palerme se retirent d’un Sommet destiné à protéger Israël de sa responsabilité

Par BDS Italia, le 15 mars 2021

Virginio Merola, Maire de Bologne, et Leoluca Orlando, Maire de Palerme, se sont retirés d’un sommet international de maires destiné à protéger Israël de la critique de ses violations des droits humains des Palestiniens et du droit international.

La réunion du mardi 16 mars prétend contribuer à « éradiquer les préjugés et la haine de nos villes ». Au contraire, comme l’ont écrit 14 organisations juives du monde entier dans une lettre ouverte, le sommet vise à promouvoir la « définition » frauduleuse et largement critiquée de l’antisémitisme par l’Alliance Internationale pour la Mémoire de l’Holocauste (IHRA). Sept des onze exemples de la définition de l’IHRA assimilent faussement la critique d’Israël à la haine anti-juive.

Des organisations juives, dont Jewish Voice for Peace, qui compte plus de 70 sections aux États-Unis, ont appelé les maires à ne pas participer et à « rejoindre la lutte collective contre le racisme, l’antisémitisme et l’islamophobie ».

Les organisations juives notent que la définition promue par l’IHRA est utilisée « pour mettre fin aux initiatives locales de nombreuses communautés qui sont résolument opposées aux violations des droits humains par Israël » et que, comme pour tout autre pays, « les actions d’Israël peuvent et doivent être critiquées ». De plus en plus, la définition de l’IHRA est utilisée pour tenter d’arrêter le mouvement non violent de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) pour les droits des Palestiniens, qui est en pleine expansion.

Le ministère israélien des Affaires étrangères est l’un des principaux sponsors du sommet.

L’un des trois panels du sommet, où le maire Merola devait s’exprimer, est en fait consacré à la définition controversée de l’IHRA.

Le maire de Modiin-Maccabim-Reout, une ville israélienne partiellement construite sur le territoire palestinien occupé en violation du droit international, prendra la parole lors de la session plénière où le maire Orlando devait s’exprimer.

Remerciant les maires, l’éminent dramaturge et acteur juif italien Moni Ovadia a déclaré :

« Aucune définition manipulatrice de l’antisémitisme ne réussira à nous faire fermer les yeux sur la politique d’apartheid et sur l’oppression systématique pratiquée par le gouvernement israélien à l’encontre du peuple palestinien, dans le silence d’une grande partie de la communauté internationale. Ceux qui croient que le droit de chaque peuple à l’autodétermination est inviolable savent l’exprimer avec courage et détermination, comme le font de nombreux Juifs et Israéliens ».

Luisa Morgantini, ancienne vice-présidente du Parlement européen et présidente d’AssoPace Palestine, a fait le commentaire suivant :

« Les maires Merola et Orlando ont toujours exprimé leur engagement contre toutes les formes d’antisémitisme. Pour eux, la phrase « plus jamais ça » n’est pas seulement un mot, mais un mode de vie. C’est pourquoi ils sont aux côtés de ceux qui souffrent de toutes les formes de maltraitance et croient en l’inviolabilité des droits humains et en la légalité internationale, tout comme les organisations juives qui ont exhorté les maires à ne pas se prêter à cette imposture assimilant la critique de l’État d’Israël à de l’antisémitisme ».

Raffaele Spiga, de BDS Italia, a remercié les maires, ajoutant :

« BDS Italia, une organisation antiraciste qui lutte contre toutes les formes de discrimination sur des bases ethniques, religieuses et civiles et qui défend les droits du peuple palestinien, exprime sa gratitude et sa reconnaissance envers la décision des maires de Bologne, Virginio Merola, et de Palerme, Leoluca Orlando, de ne pas participer au sommet. Nous devons faire crédit à ces maires d’avoir tenu compte de façon cohérente et selon des principes, de l’idée que tous les peuples du monde souffrant d’oppression et de répression méritent notre solidarité. Ceux qui croient vraiment en la lutte contre le racisme, y compris l’antisémitisme, ne resteront pas les bras croisés lorsqu’on l’exploite pour protéger l’impunité d’Israël alors qu’il impose un régime d’apartheid au peuple palestinien ».

Un nombre croissant de personnes et d’organisations s’opposent désormais à l’adoption de la définition belliqueuse de l’IHRA ; on compte parmi eux ,des universitaires israéliens  dont beaucoup ont perdu des membres de leur famille dans l’holocauste, le Directoire de l’University College de Londres, des intellectuels palestiniens et d’autres intellectuels arabes, le directeur de l’Institut Pears pour l’étude de l’antisémitisme, 40 organisations juives, et même l’auteur initial de la définition, Kenneth Stern.

En Italie, des intellectuels et des artistes comme Salvatore Settis, Livio Pepino, Carlo Rovelli, Marco Paolini, Moni Ovadia et Alessandra Farkas ont signé une lettre dans laquelle ils déclarent que « la lutte contre l’antisémitisme ne doit pas être transformée en stratagème destiné à discréditer le combat contre l’oppression des Palestiniens par Israël, sa négation de leurs droits et l’occupation de leur terre qu’il perpétue ».

Assopace Palestine et BDS Italia réaffirment leur engagement à combattre toutes les formes de discrimination, dont le système d’apartheid israélien qui oppresse des millions de Palestiniens ; ils réaffirment aussi leur détermination à continuer à promouvoir le respect des droits humains et du droit international.

 

Assopace Palestina
assopacepalestina.org
facebook.com/assopace.palestina
@Pace_Palestina

BDS Italia
Bdsitalia.org
bdsitalia@gmail.com
facebook.com/BDSItalia
@bdsitalia

Source : BDS Italia

Traduction SF pour BDS France

 




Les vegans disent NON à l’expansion de PLANTX en Israël

Rejoignez les Vegans pour BDS en demandant à PlantX d’arrêter de s’étendre et d’investir en Israël !

Pour écrire à PlantX, cliquez sur « Start Writing » ici

Vegans pour BDS a contacté en mars 2021 PlantX, une société canadienne spécialisée dans la vente de produits de consommation à base de plantes, qui se lance dans une expansion internationale de grandes surfaces de vente. En mars 2021, ils prévoient d’ouvrir une immense grande surface à Tel Aviv, en Israël. Tout cela est financé par la société d’investissement israélienne Psagot, dont les investissements sont liés à l’occupation militaire d’Israël et à la colonisation de peuplement de la Palestine (détails fournis dans la déclaration jointe) et correspondent à de nombreuses violations du droit international et des droits humains.

Nous vous demandons de bien vouloir respecter les revendications de la société civile palestinienne qui exige que Plantx :

  1. annule immédiatement son projet d’expansion en Israël
  2. supprime ses liens professionnels avec Psagot

Prenez connaissance de toute notre campagne et des liens de Plantx avec l’occupation israélienne et le détournement du végétalisme ici 

Merci pour votre solidarité!

Source : Vegans for BDS

Traduction SF pour BDS France

 

 




[Lettre ouverte] Stevie Wonder, s’il-vous-plaît, dites non à Israël de l’apartheid

Par la Campagne américaine pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (USACBI)

 

Cher Stevie Wonder,

 

Le Collectif d’organisation de la Campagne américaine pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (USACBI) et les soussigné.e.s vous écrivent pour vous exhorter à rester ferme sur votre opposition à l’Apartheid en refusant le Prix Wolf d’Israël.

 

Nous aimerions tout d’abord vous exprimer notre reconnaissance et nos remerciements pour votre soutien passé, ferme et réfléchi, aux droits et à la dignité de la personne humaine à travers le monde, ainsi que pour vos actions en tant que musicien de renommée mondiale et votre statut de « Messager de la Paix » de l’ONU.

 

Par votre refus de jouer à l’occasion d’une collecte de fonds pour les Amis des FDI en 2012, vous avez clairement poursuivi votre opposition au régime d’apartheid en Afrique du Sud. A ce moment là, vous avez reconnu un fait que Desmond Tutu a lui aussi reconnu ; le régime israélien d’apartheid est pire que celui d’Afrique du Sud.

 

Nous sommes sûrs que vous voir remettre le « Prix Wolf » peut vous sembler être un grand honneur, mais nous vous prions de bien vouloir considérer ce que vous allez ratifier si vous l’acceptez : l’occupation et la répression du peuple palestinien ; l’incarcération indéfiniment renouvelable de ses membres sans charge ni procès dans les prisons israéliennes ; la punition collective illégale dont les Palestinien.ne.s souffrent quotidiennement dans toute la Palestine occupée ; le déni du droit au retour pour les Palestinien.ne.s sur leur terre natale – volée et colonisée en 1948 ; et les pratiques continuelles d’apartheid – y compris le refus d’Israël de vacciner la population palestinienne sous son occupation armée contre la COVID, tandis qu’il vaccine les citoyens israéliens.

 

Tout ceci est aux mains du régime d’apartheid israélien, et ce prix reflète cette politique.

 

Nous restons inspirés par vos actions en 1985 quand, en l’honneur de votre 35ème anniversaire, vous avez parlé et chanté si justement à l’ONU pour défendre l’égalité raciale et dénoncer l’apartheid Sud africain.

 

Nous vous demandons de rester fidèle à ces mêmes engagements et d’exiger justice et liberté pour la cause palestinienne de libération nationale.

 

Dites NON à ce « Prix », dites NON à la normalisation de l’Apartheid israélien, et soutenez la Justice, l’Égalité et la Liberté pour le peuple palestinien tout entier.

La Campagne américaine pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël

 

Rejoignez l’appel à Stevie Wonder : Dites Non à l’Apartheid israélien

Inscrivez-vous ici pour ajouter votre organisation ou votre nom aux signatures de la lettre ouverte de l’USACBI à Stevie Wonder.

 

Source : USACBI

Traduction J.Ch pour BDS France

 




“She moves us”. Mais Puma participe à l’oppression des femmes palestiniennes. 

Par la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI), le 7 mars 2021

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, alors que Puma lance sa campagne de marketing «She Moves Us» tout en soutenant l’apartheid israélien, les femmes palestiniennes et du monde entier qui évoluent dans le milieu du sport répondent avec #SheBoycotts.

Aujourd’hui, Journée internationale des droits des femmes, Puma lance «She Moves Us», une campagne de marketing pour «célébrer les femmes qui ont fait avancer la culture et le sport».

Cependant, Puma soutient les colonies israéliennes illégales obligeant les femmes palestiniennes et leurs familles à quitter leurs maisons. “She moves us” (elle nous fait bouger), mais Puma soutient l’occupation militaire israélienne qui empêche les athlètes palestiniennes de se rendre aux matchs. Elle nous fait bouger, mais Puma soutient l’apartheid israélien, y compris l’apartheid médical refusant des millions de vaccins aux Palestiniens pendant une pandémie. 

Rejoignez-nous pour célébrer les femmes palestiniennes dans le sport. Partagez la vidéo d’athlètes palestiniennes, dont une joueuse de l’équipe nationale féminine de football, appelant à boycotter Puma jusqu’à ce qu’il mette fin à son soutien à l’apartheid israélien.

Agissez: dites à Puma que son soutien de l’apartheid israélien opprime les femmes palestiniennes

Vous pouvez tweeter : #SheMovesUs, mais @PUMA soutient l'apartheid israélien qui opprime les Palestinien.ne.s, en particulier les femmes. À l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, rejoignez #SheBoycotts. Choisissez #BoycottPuma, pas… Cliquez pour tweeter

Des sportives du monde entier rejoignent leurs collègues palestiniennes, notamment une professeure de yoga en France, des danseuses acrobatiques en Italie, des cyclistes au Royaume-Uni et des coaches de course à pied aux États-Unis. Elles demandent à Puma de mettre fin à son soutien à l’apartheid israélien qui sépare les familles palestiniennes, démolit les maisons palestiniennes et font sortir les enfants palestiniens de leurs lits lors de raids nocturnes.

Partagez la vidéo de ces femmes issues du milieu du sport et rejoignez  #SheBoycotts.

Agissez: dites à Puma qu’on ne peut pas promouvoir l’égalité des sexes et aider à l’émancipation de certaines femmes tout en soutenant l’apartheid israélien qui opprime des millions de Palestiniennes.

Vous pouvez tweeter : #SheMovesUs mais @PUMA soutient l'apartheid israélien qui opprime des millions de Palestiniennes. Les femmes dans le sport se joignent aux athlètes palestiniennes pour #SheBoycotts lors de l'# IWD2021 Choisissez #BoycottPuma, pas… Cliquez pour tweeter

Vous pouvez également enregistrer votre propre vidéo et la partager sur les réseaux sociaux avec les hashtags #SheMovesUS et #SheBoycotts. Assurez-vous de taguer @Puma.

Source : BDS Movement

 

 

 

 




Le fonds de pension national de la Nouvelle-Zélande désinvestit des banques israéliennes

2021

Le fonds de pension national de la Nouvelle-Zélande (33 milliards de USD) a exclu cinq banques israéliennes de son portefeuille en raison de leur rôle dans le financement des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée.

Une évaluation opérée par le NZ Super Fund a conclu que détenir des parts dans les principales banques d’Israël violerait sa politique d’investissement responsable.

Le document cite le vote par la Nouvelle-Zélande, en 2016, en faveur de la Résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui réaffirme l’illégalité des colonies, ainsi que des déclarations du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou disant qu’il a l’intention de procéder à des annexions à grande échelle de terres palestiniennes occupées.

La mise en place de colonies par Israël est un crime de guerre.

C’est l’une des questions actuellement soumises à la Cour pénale internationale, dont les juges, le mois dernier, ont ouvert la voie à une enquête officielle sur les actions d’Israël en Cisjordanie occupée et dans la bande de Gaza.

Dans un rapport de 2018, Human Rights Watch expliquait le rôle essentiel des banques israéliennes dans la mise en place des colonies et la perpétration d’abus à grande échelle envers les droits humains palestiniens.

Les institutions financières exclues sont la First International Bank of Israel, l’Israel Discount Bank, la Bank Hapoalim, la Bank Leumi et la Bank Mizrahi-Tefahot.

Toutes cinq sont désormais reprises sur la liste d’exclusion du NZ Super Fund.

Elles rejoignent ainsi d’autres sociétés israéliennes impliquées dans les violations des droits palestiniens et qui ont déjà été exclues par le fonds : les fabricants d’armes Elbit Systems et Ashot ainsi que les entreprises de construction de colonies Africa-Israel et Shikun & Binui.

La décision du fonds néo-zélandais est significative de la tendance internationale croissante à tenir les sociétés israéliennes pour responsables dans leur participation aux crimes de guerre israéliens.

L’été dernier, ABP, le plus important fonds de pension hollandais et l’un des plus importants au monde, a cessé d’investir dans deux banques israéliennes en raison de leur rôle dans la mise en place de colonies.

Les activistes en Nouvelle-Zélande ont accueilli favorablement cette décision du fonds national de pension, géré de façon indépendante, mais ils disent que le fonds et le gouvernement de leur pays doivent en faire davantage.

« La décision éthique du New Zealand Superannuation Fund de désinvestir des banques israéliennes devrait être suivie par notre gouvernement”, a déclaré mardi Aoteaora, le réseau de solidarité avec la Palestine (PSNA).

« Le fonds a toujours des investissements dans d’autres sociétés israéliennes et il affirme qu’il consacrera une attention soutenue à tout rapport futur émanant du haut-commissaire des Nations unies pour les droits de l’homme à propos de la culpabilité d’autres sociétés israéliennes dans la construction de colonies illégales », a fait remarquer Janfrie Wakim, porte-parole du PSNA.

Wakim a ajouté que le NZ Super Fund avait exclu le fabricant d’armes israélien Elbit en 2012. « Pourtant, le gouvernement néo-zélandais a admis qu’il achetait des équipements militaires d’Elbit Systems testés sur le terrain, c’est-à-dire sur les Palestiniens. »

Source : AURDIP




La Semaine contre l’Apartheid Israélien (IAW) ; de quoi parle t-on?

Lancée en 2005, à Toronto par des étudiant-e-s arabes, la semaine contre l’apartheid israélien (IAW) est aujourd’hui un important événement international en solidarité avec la Palestine qui à l’origine visait à parler de la Palestine dans les universités, campus, etc.

Depuis 2005, la semaine contre l’apartheid israélien (IAW) a lieu dans plus de 200 universités et villes partout dans le monde. Des projections de films, des conférences et des actions sont mises en place durant cette semaine en vue :

 – d’alerter l’opinion publique sur le projet colonialiste en cours d’Israël et sur sa politique d’apartheid vis-à-vis du peuple palestinien

– d’accroitre le soutien à la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), initiée par les Palestinien-ne-s dans leurs luttes pour la justice et la liberté.

Depuis deux ans, l’enjeu est également de (re)créer des liens avec les mouvements/ les luttes anti racistes dans un contexte de luttes mondiales contre les oppressions systémiques (capitalisme/patriarcat/(néo)colonialismes) que combattent également les Palestinien-ne-s.

L’IAW procure une opportunité pour mettre en réseau et renforcer les liens entre la lutte de libération des Palestiniens/ Palestiniennes et d’autres luttes contre toutes formes d’oppressions systémiques.

En 2021, comme tous les ans depuis 2005, nous allons à nouveau unir nos voix pour dénoncer l’apartheid. Pendant la semaine du 14 mars au 21 mars 2021, nous allons organiser une série d’actions et d’événements tels que des vidéos réunissant des personnes influentes dans leurs combats contre les mécanismes d’oppressions, des webinaires, des manifestations virtuelles….

Et c’est Angela Davis qui a lancé cette édition 2021 dans cette vidéo

Le racisme, la discrimination, la xénophobie et l’inégalité continuent d’augmenter à travers le monde.

Nous avons vu comment des millions de personnes autour du monde ont occupé les rues pour protester contre le racisme systémique, les violences patriarcales, l’injustice climatique, l’austérité néolibérale, et l’inégalité économique, parmi d’autres oppressions qui continuent de nous asphyxier. Ces manifestations pour une justice si longtemps déniée nous ont incité à continuer de résister à l’injustice, à continuer de rêver de liberté, et à continuer de réclamer nos droits, dans un front mondial uni contre le racisme et les oppressions.

Maintenant plus que jamais, nous avons besoin que toutes nos voix s’unissent à travers le monde pour mettre fin au racisme, au colonialisme et à l’apartheid.

La Palestine reste un terrain d’expérience central pour la répression mondiale. Le régime d’apartheid israélien teste ses idéologies militaristes et racistes, ses outils de surveillance et ses armes d’oppression et de domination raciale sur le corps des Palestiniens et des Palestinien-ne-s et leur société pour les exporter dans le monde comme « testés sur le terrain ». Ces outils finissent par aggraver l’oppression militarisée et raciale dans de nombreux pays à travers le monde, de la forteresse d’Europe aux Etats Unis, de l’Inde au Myanmar, du Brésil et du Honduras au Sud Soudan et au Rwanda, et bien au-delà.

Ces 17 dernières années, l’IAW s’est organisée à travers la planète pour protester contre certaines de ces injustices et pour défendre la liberté, la justice et l’égalité comme faisant partie de la lutte pour parvenir à notre justice indivisible. Continuons de tisser des réseaux toujours plus puissants d’espoir et de solidarité mutuelle et entrecroisée. Ensemble, personne ne peut nous arrêter.

#UnitedagainstRacism

Restez connecté-e-s!

 

Plus d’informations sur la page Facebook d’Israeli Apartheid Week – France

Peut être une image de 2 personnes, personnes debout et texte qui dit ’(ISRAELI APARTHEID WEEK) SEMAINE INTERNATIONALE CONTRE L'APARTHEID ISRAELIEN EDITION 2021 "De la Palestine la France, nous lutterons contre toutes formes d'oppressions!" DU 14 MARS AU 21 MARS Manifestationsvirtuelles Réalisations de Mise MeenpaceI... en RESTEZ CONNECTÉ-E-S! #UNITEDAGAINSTRACISM RETROUVEZ TOUTES LES INFOS SUR LA PAGE FB IAW-FRANCE BDS:’

 




Nouveau procès suite à une action TEVA à Lyon : Droit au boycott !

Nouveau procès suite à une action TEVA à Lyon : Droit au boycott !

Un procès intenté par l’entreprise pharmaceutique TEVA à l’association Europalestine doit avoir lieu le 16 mars prochain à 14H à Lyon.

Il fait suite à la publication par le site  de cette association du compte rendu d’une action BDS menée en novembre 2016 par le collectif 69 Palestine, membre de la campagne BDS France.

L’entreprise israélienne TEVA veut  ainsi empêcher toute visibilité des actions BDS contre elle. 

La Campagne BDS France tient à rappeler qu’il est parfaitement légitime et légal de pratiquer le boycott en France, comme l’a rappelé l’arrêt de la CEDH en juin dernier ( voir ou revoir le communiqué de la Campagne BDS France sur ce sujet )

C’est pourquoi nous demandons la relaxe immédiate de la directrice de publication du site Europalestine Olivia Zémor.

Nous appelons à participer aux rassemblements qui seront organisés contre ce procès, et à continuer à développer la campagne BDS en France.

La campagne BDS France, le 2 mars 2021

 




Mobilisation du 24 février devant les locaux de Facebook à Paris « Facebook, il faut qu’on parle »!

Dans le cadre de la campagne « Facebook, il faut qu’on parle », initiée notamment par Jewish Voice for Peace et le BNC – et à laquelle la Campagne BDS France a pris part, une journée d’action internationale a eu lieu le 24 février 2021 dans dix-huit pays. A cette occasion, BDS France s’est mobilisé devant les locaux de Facebook a Paris et a remis au siège de l’entreprise la pétition signée par plus de 50 000 personnes demandant à Facebook de ne pas protéger le gouvernement israélien en censurant des mots tels que « sionisme » ou « sioniste ». Cette censure limiterait toute critique du régime d’apartheid israélien, empêcherait les Palestinien.ne.s de décrire les situations d’oppressions dont ils/elles sont victimes et représenterait un obstacle à leur lutte pour la liberté et l’égalité. Facebook, nous devons parler ! #FacebookWeNeedToTalk

L’action BDS France du 24 février sur les réseaux sociaux

Plus d’informations sur les dangers de l’ajout des termes « sioniste » et « sionisme » à la politique de lutte contre la haine de Facebook

Intervention de BDS France devant les locaux de Facebook

La mobilisation en images



Des artistes se tiennent aux côtés de Ken Loach et contre le McCarthyisme

Par Artists for Palestine UK, le 8 février 2021

« Nous sommes profondément perturbés d’entendre parler d’une campagne maccarthyste qui demande à l’université d’Oxford d’annuler un événement public où le réalisateur Ken Loach viendrait débattre de sa brillante carrière dans le cinéma. La campagne pour réduire au silence un artiste de renommée mondiale, qui s’est activée en coulisses et n’est devenue publique qu’à la dernière minute, se sert de la définition controversée de l’antisémitisme par l’IHRA pour essayer d’empêcher un événement culturel d’avoir lieu. S’il était besoin d’une preuve quelconque supplémentaire pour démontrer comment on déploie une définition vaguement formulée pour faire taire les critiques de la politique israélienne envers les Palestiniens – alors, nous y voilà.

Nous avons été alertés par des universitaires palestiniens respectés, des chercheurs israéliens, des experts reconnus de l’antisémitisme, des dizaines d’associations juives progressistes, et d’autres qui disent que cette définition est utilisée comme une arme politique. Nous ne pouvons combattre le racisme, dont l’antisémitisme, en diabolisant et en réduisant au silence les défenseurs des droits des Palestiniens. »

Signataires :

Hany Abu-Assad, filmmaker

Raed Andoni, filmmaker

Hanan Ashrawi, Palestinian parliamentarian, scholar and civil society leader

Nahed Awwad, filmmaker

Victoria Brittain, journalist, author, playwright

Judith Butler, philosopher and gender theorist

David Calder, actor

Dame Carmen Callil, publisher, editor

Julie Christie, actor

Caryl Churchill, playwright

Steve Coogan, actor, comedian, producer

Dror Dayan, filmmaker, senior lecturer

Raymond Deane, composer, author

Esther Ruth Elliott, actor, director

Brian Eno, musician, producer

Peter Gabriel, musician, founder Womad music festival

Tony Graham, theatre director

Ohal Grietzer, composer and mixed-media performer

Barbara Harvey, civil rights and labor lawyer

Trevor Hoyle, novelist and radio dramatist

Ronnie Kasrils, former South African Government Minister

Mike Leigh, screenwriter, director

Zwelivelile “Mandla” Mandela, South African Parliamentarian

Jean Said Makdissi, writer

Samir Makdissi, Professor Emeritus of Economics, AUB

Kika Markham, actor

Mai Masri, filmmaker

Thurston Moore, musician

David Morrisey, actor

Rebecca O’Brien, producer

Ruth Padel, poet

Maxine Peake, actor

Mark Rylance, actor

Alexei Sayle, comedian

Eyal Sivan, filmmaker

Rosemary Sayigh, journalist and scholar

Ahdaf Soueif, author, founder PalFest

Rima Tarazi, Palestinian pianist, composer and social activist

Harriet Walter, actor

Roger Waters, musician

Samuel West, actor, director

Rabbi Alissa Wise, deputy director of Jewish Voice for Peace

Source : Artists for Palestine UK

Traduction : J. Ch. pour BDS France




[Communiqué] Approbation de la définition de l’antisémitisme de l’IHRA au Conseil de la ville de Paris ; calcul électoral ou conviction ?

A l’heure précise où la Chambre préliminaire de la Cour Pénale Internationale (CPI) se prononçait en faveur de l’ouverture d’une enquête dans la situation de Palestine pour l’examen des crimes commis sur le territoire palestinien dans le contexte de l’occupation israélienne, quelques mois après l’arrêt de la Cour Européenne des Droits de l’Homme condamnant la France pour non-respect de la liberté d’expression de militants appelant au boycott de produits israéliens, le Conseil de la ville de Paris, sous la direction d’Anne Hidalgo, maire de Paris, approuvait la définition opérationnelle de l’antisémitisme utilisée par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA).
Les élu-e-s de la majorité de ce conseil sont resté-e-s insensibles à la force symbolique portée par la décision de la CPI et ont persisté dans la défense d’une périlleuse équation : « antisionisme = forme réinventée de l’antisémitisme »

Madame Hidalgo, sans doute emportée par la naissance d’une vague électorale la concernant, passe près de trois minutes, à l’issue du débat sur ce vœu proposé par Francis Szpiner, maire du 16e arrondissement, à se contorsionner pour faire croire à l’utilité de l’adoption d’une définition au mieux maladroite, au pire toxique, qui ne tient aucun compte de l’universalité de l’antiracisme.

Madame Hidalgo et les élus du Conseil de Paris ne convaincront personne du fait que cette définition peut servir d’ « instrument de prévention, d’éducation et de formation » contre l’antisémitisme. Elle ne servira qu’à faire croire que certaines formes de racisme sont plus graves que d’autres et aura du mal à masquer son objectif : défendre le régime raciste israélien qui a voté la loi « État nation du peuple juif » institutionnalisant ainsi l’apartheid de fait.

La Campagne BDS France continuera à dénoncer toute forme de racisme, dont l’antisémitisme, l’islamophobie, la négrophobie ou la romophobie, en France, en Israël, et ailleurs. Plus qu’une simple dénonciation, nous appelons les personnes de conscience à se joindre à nous et à appeler au boycott, au désinvestissement et aux sanctions contre l’État israélien, tant que dureront l’occupation, la colonisation, les discriminations, les violations du droit international, des droits humains et des droits fondamentaux du peuple palestinien, en Israël, en Cisjordanie, à Gaza, à Jérusalem Est, dans le Golan et dans les camps de réfugiés du monde entier.

Par l’équipe d’animation de BDS France

Le vote de la résolution Maillard : censure politique et division sociale – UJFP

Appel de 127 universitaires juifs aux députés français : « Ne soutenez pas la proposition de résolution assimilant l’antisionisme à l’antisémitisme » – UJFP

 

 




Rejoignez les 10 000 personnes qui se sont engagées à boycotter AXA !

Le 9 février 2021

En novembre dernier, plus de 10 000 personnes et de 250 organisations, syndicats et entreprises se sont engagés à boycotter AXA. Rejoignez-les !

Plus de 10 000 personnes et de 250 organisations, syndicats et entreprises ont signé l’engagement à boycotter AXA. Parmi les organisations signataires figurent Sabeel-Kairos (Royaume-Uni), l’Université bénédictine (États-Unis), l’Union syndicale Solidaires (France) et la Coordination nationale d’action pour la Paix et la Démocratie (Belgique).

L’éminent universitaire et militant états-unien Noam Chomsky fait partie des signataires à titre individuel.

De plus, des dizaines de particuliers et organisations ont annulé leur police d’assurance AXA, notamment les ONGs belges Viva Salud, ManiFiesta et Intal Globalize Solidarity.

Les groupes membres de la coalition Stop Axa Assistance to Israeli Apartheid ont adressé une lettre signée par tous au P-DG d’AXA, Thomas Buberl et au P-DG AXA de leur pays respectif, mais AXA n’a pas répondu.

Même si AXA fait semblant de nous ignorer, nous savons que notre campagne est efficace et qu’AXA ressent notre pression. Nous avons besoin de plus de signatures encore pour faire monter la pression.

Depuis que nous avons commencé notre campagne, AXA s’est séparé d’Elbit Systems et a considérablement réduit ses parts dans Equitable Holdings (anciennement AXA Equitable Holdings). Mais AXA continue d’investir dans les banques israéliennes qui sont des complices de l’occupation et de l’apartheid israéliens.

Si vous n’avez pas encore signé l’engagement à boycotter AXA, s’il vous plaît, remplissez le formulaire ci-dessous. Si vous l’avez fait, encouragez d’autres personnes et organisations à le signer.

Pour accéder au formulaire, cliquez ici

Nous comptons sur vous pour obtenir d’AXA qu’il se sépare de l’apartheid israélien !

Source : BDS Movement

Traduction : BP pour BDS France