Belle victoire de la campagne #BoycottPuma

Le Liverpool FC rejette l’offre de parrainage de Puma

Cette semaine, le Liverpool FC a annoncé qu’il signerait avec Nike, plutôt qu’avec Puma, en tant que fournisseur officiel de ses équipements à partir de la saison prochaine. Leur décision intervient au milieu d’une campagne internationale croissante pour que les équipes sportives boycottent Puma pour leur complicité avec les crimes de guerre israéliens.

Puma est le principal sponsor de l’Association israélienne de football (IFA), qui comprend des clubs de football basés dans des colonies israéliennes illégales sur des terres palestiniennes volées. Toutes les colonies sont considérées comme des crimes de guerre en vertu du droit international.

En tant que l’un des meilleurs fabricants mondiaux de vêtements de sport, le parrainage de Puma confère une légitimité internationale à l’IFA et contribue à maintenir son implication directe dans le soutien aux colonies illégales. Plus de 200 équipes palestiniennes ont appelé Puma à mettre fin à son soutien à l’occupation militaire d’Israël en mettant fin à son accord de parrainage avec l’IFA – mais Puma a ignoré ces demandes.

Durant l’été, les rapports  ont positionné Puma comme un concurrent sérieux en lice pour le nouvel accord lucratif avec Liverpool FC. Au cours des six derniers mois, cependant, la campagne internationale contre Puma a pris de l’ampleur, avec plus de 30 000 courriels envoyés par des fans de football exhortant les clubs britanniques à abandonner les accords de parrainage de kits Puma.

James Tuite, l’agent des campagnes de la PSC  (Palestine Solidarity Campaign), a déclaré:

« Nous saluons la décision du Liverpool FC de ne pas traiter avec Puma et remercions les centaines de supporters du PSC qui leur ont écrit au sujet de la campagne #BoycottPuma. C’est un bon début et nous exhortons les autres clubs à emboîter le pas. Pour éviter toute complicité avec les crimes de guerre israéliens, nous appelons également le Liverpool FC à mettre fin à son partenariat avec AXA Assurance – qui a des liens avec le fabricant d’armes israélien Elbit Systems et investit dans des banques israéliennes qui financent les colonies illégales. »

Source : PSC




Comment la campagne de boycott contre Israël s’est-elle accrue en 2019 ?

Nora Barrows-Friedman, 30 décembre 2019

L’année passée a vu la croissance régulière de la campagne non violente de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) visant à faire pression sur Israël pour qu’il respecte les droits palestiniens.

Il y a eu des victoires importantes de BDS en 2019 malgré l’augmentation des calomnies, des attaques ciblées et des tentatives directes pour criminaliser le mouvement.

Des États-Unis au Canada ou à l’Europe, les gouvernements ont approuvé les efforts d’Israël, depuis des années, pour que le militantisme en faveur des droits palestiniens soit confondu avec de l’antisémitisme, afin d’étouffer les campagnes BDS.

Des reportages d’investigation ont démasqué en 2019 les efforts anti-BDS d’Israël, exposant les réseaux d’espions israéliens et de surveillance à la pointe de la technologie fondés et orchestrés par le ministère israélien des Affaires stratégiques.

Ce département est consacré à une « guerre globale » contre BDS et tente de cacher son implication en utilisant comme couverture des groupes qui « ne veulent pas exposer leurs relations avec l’état ».

En février, des reportages dans The New Yorker ont révélé que Psy-Group, une compagnie privée israélienne de renseignements maintenant disparue, était payée pour espionner des étudiants et militants américains impliqués dans BDS.

Confirmant ce que The Electronic Intifada a signalé depuis des années, des médias israéliens ont rapporté en juin que le Mossad – la violente agence d’espionnage d’Israël – est aussi impliqué dans la guerre contre BDS.

Mais la réaction des défenseurs des droits humains, palestiniens et internationaux, a été inébranlable.

L’année a commencé par des attaques sans relâche contre Ilhan Omar, une congressiste américaine qui a dit la vérité à propos de l’influence du lobby pro-Israël sur la politique des États-Unis. Omar n’a pas seulement été attaquée par les Républicains de droite, mais aussi par des membres de son propre parti démocrate qui ont continué à l’accuser faussement d’antisémitisme parce qu’elle critique la relation entre les États-Unis et Israël. Malgré les calomnies, Omar a présenté une résolution en juillet soutenant le droit au boycott et a explicitement offert son soutien à BDS. Le refus d’Omar de se taire sur Israël et sur le droit de la société civile à s’engager dans le mouvement croissant de boycott a reflété la résolution des militants du monde entier à amplifier leurs campagnes.

Voici quelques-unes des victoires majeures pour les droits palestiniens qui ont été couvertes par The Electronic Intifada en 2019 :

Les colonies sont confrontées à des défaites juridiques et financières

Les experts juridiques de l’Union européenne et la Cour européenne de justice ont statué cette année que les biens des colonies israéliennes en territoire palestinien occupé doivent être étiquetés de manière à indiquer qu’ils proviennent des colonies.

C’est un coup de pouce aux efforts déployés en Europe pour restreindre ou bannir le commerce des biens des colonies.

En janvier, un projet de loi pour interdire le commerce des biens issus des colonies israéliennes a été voté par la chambre basse du parlement d’Irlande, une étape majeure dans son chemin pour devenir une loi. A l’été, malgré la pression d’Israël et de ses lobbyistes pour le contrecarrer – y compris par des membres du Congrès des États-Unis— le soutien à ce projet de loi était resté solide parmi les représentants élus à Dublin.

En octobre, Oslo, la capitale de la Norvège, a banni des contrats publics les biens et les services des colonies israéliennes. Les partis politiques de gauche gouvernant la ville se sont engagés pour garantir que les marchés publics n’incluent pas de « biens et de services produits sur un territoire occupé en violation du droit international ».

De manière analogue à la décision historique de la Cour européenne de justice, la Cour fédérale du Canada a décidé en juillet que les vins produits dans des colonies sur le territoire palestinien occupé ne peuvent pas être étiquetés « Made in Israël » [Produit en Israël]. Affirmant le droit des citoyens à s’impliquer dans des boycotts, la cour a décidé que les personnes qui souhaitent exprimer leurs opinions politiques par leurs décisions d’achat « doivent recevoir une information exacte sur la source des produits en question ». Immédiatement après la décision, les groupes de lobby pro-Israël et le gouvernement israélien ont commencé à faire pression sur le gouvernement de Justin Trudeau pour faire appel, ce qu’il a fait en septembre. Les militants et experts juridiques continuent à combattre la procédure d’appel.

Des corporations internationales de premier plan se sont retirés d’appels d’offres lucratifs pour étendre les voies ferrées des colons israéliens en mai. Israël construit le tramway de Jérusalem pour relier les colonies en Cisjordanie occupée les unes aux autres et à Jérusalem-Est occupé. Le constructeur de trains français Alstom s’est retiré d’un consortium de soumissionnaires à l’appel d’offres pour étendre le tramway colonial, en mentionnant ses inquiétudes vis-à-vis des droits humains. Avec l’effondrement de l’offre impliquant Alstom, une autre compagnie européenne – l’opérateur de transport de Barcelone Moventia – a aussi été contrainte de se retirer, parce qu’elle faisait partie du même consortium. Le géant canadien d’ingénierie Bombardier s’est aussi retiré d’un appel d’offres pour étendre et faire opérer le tramway – ainsi que Macquarie d’Australie et Siemens d’Allemagne. Un consortium mené par une compagnie grecque a aussi échoué à répondre à l’appel d’offres pour étendre le tramway, malgré un fort soutien du gouvernement grec. Il a été confronté à une ferme opposition des ouvriers grecs. Le consortium gagnant, cependant, inclut un constructeur de train basé en Espagne, CAF, mais les maires, les ouvriers et les militants de la région basque se battent encore pour stopper toute implication dans la voie ferrée de l’apartheid israélien.

Le refus des produits israéliens 

Des compagnies en affaires avec l’armée israélienne ont été abandonnées par un syndicat important et par une équipe américaine professionnelle de basketball, et des militants britanniques ont arrêté des usines d’armes israéliennes.

Pendant l’été, Unite the Union – le deuxième plus important syndicat britannique et irlandais, se targuant de plus d’un million de membres — a résolu de mettre fin aux achats de produits Hewlett-Packard.

En commémoration du cinquième anniversaire des attaques israéliennes sur Gaza en 2014 — qui ont tué plus de 2200 Palestiniens dont 550 enfants — des militants du Royaume-Uni ont organisé une manifestation de trois jours début juillet. Ils ont occupé le toit de l’usine d’armes Elbit-Ferranti à Odlham, près de Manchester, usine qui est une propriété israélienne. Ils ont demandé au gouvernement britannique d’imposer un embargo des armes de la compagnie et de fermer les usines israéliennes Elbit basées au Royaume-Uni. Elbit est le plus grand fabriquant d’armes d’Israël. La compagnie décrit ses drones comme l’« épine dorsale » du parc israélien. La manifestation a effectivement bloqué les opérations de l’usine pendant deux jours, ont dit les militants. Un mois plus tard, des militants de Sandwich ont fermé une usine appartenant à Elbit pendant deux autres jours.

Et à Portland, dans l’Orégon, l’équipe de basketball des Portland Trail Blazers a mis fin à son partenariat avec Leupold & Stevens, un constructeur de viseurs qui fournit les armées américaines et israéliennes. Les Blazers avaient subi des pressions pour qu’ils coupent leurs liens avec cette compagnie basée dans l’Orégon, à cause de l’utilisation par Israël de son équipement pour tuer et mutiler des manifestants palestiniens non armés à Gaza.

Pendant l’été, des Palestiniens ont organisé des campagnes de boycott internationales pour appeler la marque de sportswear Puma à mettre fin à son soutien d’équipes de football basées dans les colonies israéliennes.

Les lois anti-BDS contestées

Aux États-Unis, alors que l’état et les législateurs fédéraux promouvaient des mesures draconiennes pour protéger Israël des campagnes de boycott, les défenseurs des droits civiques ont riposté et gagné d’importantes victoires juridiques.

Un tribunal fédéral du Texas a émis une injonction temporaire en avril contre la loi de cet état de 2017 qui requiert des employés publics et des entrepreneurs sous contrat avec l’état de ne pas boycotter Israël.  Cette loi du Texas fait partie des tentatives à l’échelle nationale pour stigmatiser et mettre hors la loi les campagnes BDS. Avec l’encouragement d’Israël et de son lobby, 27 états américains ont adopté des mesures anti-BDS. La décision du tribunal texan suit des décisions similaires par des juges fédéraux contre des lois anti-BDS en Arizona et au Kansas, décisions qui se fondent sur la violation du premier amendement [de la constitution des États-Unis, portant sur la liberté d’expression]. Des actions en justice contre des lois anti-BDS sont aussi en cours au Maryland et en Arkansas.

Une enquête a montré que les Américains rejettent à une très grande majorité les lois destinées à punir les supporters de BDS. Plus de 70% s’opposent aux lois qui ciblent le militantisme par le boycott, en tant qu’elles restreignent le droit à la libre expression. Des mesures similaires encore en attente au Congrès sont confrontées à la forte opposition des groupes de défense des libertés civiques.

Au Canada, le conseil municipal de Calgary a rejeté une tentative par des groupes de lobbying pro-Israël de stigmatiser la critique d’Israël, en particulier les actions militantes de boycott, comme étant de l’antisémitisme. Les dirigeants de la ville ont voté en novembre pour amender une motion portant sur la lutte contre l’antisémitisme et incluant des formulations qui auraient pu amener à caractériser les campagnes en faveur des droits palestiniens comme du sectarisme anti-juif.

Étudiants et universitaires ne se laissent pas décourager

Malgré les attaques brutales contre des étudiants par les législateurs locaux et fédéraux – et des programmes d’état qui osent mentionner les campagnes pour les droits palestiniens – le militantisme en faveur du boycott a continué à fleurir sur les campus et dans les milieux universitaires en 2019.

En août, après une bataille de trois ans, les étudiants de l’université Fordham ont gagné une victoire juridique historique contre l’interdiction unilatérale par l’université d’une branche locale de l’association Students for Justice in Palestine [SJP, Étudiants pour la justice en Palestine]. Après avoir essayé de lancer une branche de SJP en 2015, les étudiants ont été soumis à une enquête d’un an. Ils ont été interrogés à de nombreuses reprises sur leurs opinions politiques, leurs affiliations et leurs opinions sur BDS.

En février, il y a eu une victoire critique pour la liberté universitaire lorsqu’un juge fédéral a rejeté une action contre l’American Studies Association [Association des études américaines] à propos de sa décision de 2013 de soutenir le boycott des institutions universitaires israéliennes.

Les étudiants de l’université Brown à Rhode Island sont devenus les premiers dans une institution de la Ivy League [groupe d’universités privées prestigieuses de la côte est des États-Unis] à voter dans un référendum un appel au désinvestissement des entreprises complices des violations des droits humains d’Israël. Le vote de Brown suit une résolution similaire votée par le conseil des étudiants de Swarthmore College début mars.

En février, les étudiants de l’université de Manchester au Royaume-Uni ont fait irruption à une réunion du conseil d’administration pour demander aux administrateurs de désinvestir l’université de Caterpillar, une entreprise impliquée dans les crimes de guerre israéliens. Caterpillar fournit des bulldozers que l’armée israélienne utilise pour démolir les maisons palestiniennes.

Le boycott culturel prend de l’essor 

Des artistes variés ont non seulement abandonné des concerts en Israël, mais aussi résisté aux pressions pour garder le silence sur la violence d’Israël.

En juin, le rappeur américain Talib Kweli a refusé de céder aux demandes de deux festivals allemands pour qu’il condamne le mouvement BDS. Il a été désinvité des festivals à cause de son refus de répudier son soutien aux droits palestiniens. Kweli a dit qu’il ne voudrait pas « s’ auto-censurer et mentir à propos de BDS pour un chèque ». La chambre basse du parlement d’Allemagne, le Bundestag, a voté une résolution en mai égalant faussement BDS à de l’antisémitisme. La calomnie contre un mouvement non violent qui rejette toutes les formes de racisme a suscité des protestations et des appels de Palestiniens en Cisjordanie occupée et dans la Bande de Gaza à annuler des spectacles en solidarité avec Kweli.

Des personnes de toute l’Europe sont intervenues en réponse à l’appel palestinien à boycotter le Concours de chansons de l’Eurovision qui était organisé à Tel Aviv en mai. Des dizaines de groupes LGBTQ avaient appelé à un boycott de l’Eurovision, et beaucoup ont organisé des fêtes « sans apartheid » la nuit de la finale de l’Eurovision en guise d’alternatives. Dans la période précédant le concours, plus de 100 artistes français ont dénoncé le fait que l’Eurovision ait lieu à Tel Aviv, mentionnant les crimes d’Israël, y compris la destruction délibérée en 2018 de la principale salle de spectacles de Gaza, le Centre culturel Said al-Mishal. Des dizaines d’anciens participants au mouvement irlandais contre l’apartheid sud-africain ont repris des appels à la candidate de l’Irlande, Sarah McTernan, pour qu’elle se retire de l’Eurovision. Des militants à Genève ont remis au siège de l’European Broadcasting Union, l’organisme organisateur du concours, une pétition contre l’organisation de l’Eurovision à Tel Aviv qui avait recueilli 136 000 signatures. L’Eurovision n’a pas répondu aux espoirs d’Israël, à savoir que le concours amènerait un afflux de touristes. Le flot de visiteurs espéré à Tel Aviv ne s’est pas matérialisé et des milliers de tickets n’ont pas été vendus, obligeant les organisateurs à offrir des sièges.

Et en juin, George P. Smith, chimiste récipiendaire du prix Nobel, et 19 autres scientifiques ont signé un appel aux étudiants et à leurs mentors pour boycotter les Olympiades internationales de physique en Israël, « soutenir les droits humains des jeunes élèves et étudiants palestiniens, en particulier leurs droits à l’éducation ».

Voici les actions militantes et les victoires de 2019, et d’autres viendront en 2020.

Nora Barrows-Friedman

Nora Barrows-Friedman est rédactrice et éditrice adjointe à The Electronic Intifada et l’auteure de In Our Power: US Students Organize for Justice in Palestine (Just World Books, 2014).

Trad. CG pour BDS France

Source: Electronic Intifada




Plus de 50 académiciens et militants condamnent l’appel du Consul général indien qui soutient le modèle israélien pour le Cachemire, et ils appellent à un embargo militaire sur Israël

30 novembre 2019 – BDS India

En appelant à un embargo militaire sur Israël, nous appelons aussi à mettre fin aux liens qui favorisent le siège et la répression en cours au Cachemire.

Lors d’un évènement privé à New York samedi dernier, le 23 novembre, le Consul général de l’Inde à New York, Sandeep Charkravorty, a tenu, dans le contexte du retour des Pandits cachemiriens, des propos scandaleux proposant de suivre le modèle israélien au Cachemire. Même s’il n’a pas spécifié s’il se référait alors à Israël en tant que tel ou à ses colonies en Cisjordanie, Mr Chakravorty, en sa qualité de diplomate indien, a recommandé la politique d’Israël, c’est-à-dire une politique d’apartheid, de crimes de guerre et de nettoyage ethnique et qu’elle soit mise en œuvre au Cachemire. Plus loin dans son intervention, il déclara aussi que « la culture du Cachemire est une culture indienne, qu’elle est une culture hindoue ». L’intervention avait lieu lors d’une rencontre privée entre la communauté de la diaspora des Pandits cachemiriens et Vivek Agnihotri, un réalisateur dont la propagande éhontée a contribué à la création du mythe des « naxalites urbains », un terme désormais régulièrement utilisé pour persécuter les militants et les défenseurs des droits humains en Inde.

Alors que le gouvernement prétendait que l’abrogation de l’article 370 et la répression qui avait suivi au Cachemire, et qui entraient maintenant dans leur quatrième mois, recherchaient le « développement » du Cachemire, Mr Chakravorty dévoilait par mégarde le noyau nationaliste hindou qui se cachait derrière cette décision. Il est déplorable que la douleur et le traumatisme de la communauté Pandit du Cachemire soient utilisés comme des armes pour le programme commun du régime. Il est en outre évident que la classe dominante a été imprégnée de son idéologie, en Inde et à l’extérieur.

La révocation des articles 370 et 35 (A) était dès le départ appelé à s’inspirer de la politique de colonisation de peuplement israélienne par des voix progressistes et laïques. Au cours des cinq années passées, l’Inde a été le plus grand importateur d’armes israéliennes, des transactions dont le montant monte chaque année jusqu’à 1 milliard de dollars. En outre, des entreprises indiennes se sont lancées dans des coentreprises avec des entreprises israéliennes d’armement pour fabriquer des drones et des fusils. Des délégations de l’armée israélienne se sont rendues au Cachemire et des stagiaires des services de police indiens ont été envoyés en Israël pendant une semaine dans le cadre de leur programme. La coopération en matière sécurité entre les deux est complexe et inévitablement, cela signifie un échange de méthodes et de tactiques. Plus récemment, il a été révélé que des militants et des avocats avaient été ciblés par le logiciel espion israélien Pegasus. Le projet de loi déposé pour amender la citoyenneté vise à conférer « un droit au retour » aux non-musulmans des pays voisins de l’Inde, tout comme Israël le fait pour les personnes juives à travers le monde. Il existe une collaboration idéologique de l’hindouïté avec le sionisme derrière ces transactions sur les armes, et cette coopération en matière de sécurité.

Les armes et les tactiques que l’Inde reçoit d’Israël sont « testées sur le terrain » sur les Palestiniens. Les achats d’armes par l’Inde servent directement à financer l’occupation israélienne des territoires palestiniens. En début de ce mois, Israël a tué 34 Palestiniens à Gaza, dans des frappes aériennes, dont une famille de huit membres. L’apartheid, l’occupation et le colonialisme d’Israël tirent leur impunité du soutien qu’ils reçoivent d’États comme l’Inde. Maintenant, plus que jamais, il nous incombe d’associer notre lutte pour la démocratie et la laïcité à celle des Palestiniens pour leur libération. En appelant à un embargo militaire sur Israël, nous appelons aussi à mettre fin aux liens qui favorisent le siège et la répression en cours au Cachemire. Ce sera un moyen efficace pour véritablement mettre un terme à la mise en application du modèle israélien au Cachemire.

 

Ont approuvé :

1. Achin Vanaik, Retd. Professor of International Relations, University of Delhi
2. Pamela Philipose, Senior Journalist
3. Githa Hariharan, Writer
4. Tapan Bose, Filmmaker and Human Rights defender
5. Dipankar Bhattacharya, General Secretary, CPIML Liberation
6. Kavita Krishnan, Secretary, AIPWA
7. Nandita Narain, Associate Professor, St Stephen’s College, Delhi
8. Apoorvanand, Professor, Department of Hindi, Delhi University
9. Nivedita Menon, JNU
10. Nuzhat Kazmi, Professor, Faculty of Fine Art, Jamia Millia Islamia
11. Vivan Sundaram, Artist
12. Sukrita Lahiri, PhD Scholar, JNU
13. Sukla Sen, Peace Activist, Mumbai
14. Marcy Newman, author of The Politics of Teaching Palestine to Americans.
15. Imrana Qadeer, CSD, Delhi
16. Uma V Chandru, Anthropologist and Rights Activist
17. Anand Patwardhan, Filmmaker
18. Gautam Mody, General Secretary, New Trade Unions Initiative
19. Sudhanva Deshpande, Theatre Artist and Publisher
20. Aparna Sundar, Independent Researchers, Toronto
21. Dean Accardi, Assistant Professor of History, Connecticut College, USA
22. Raja Qaiser Ahmad, Quaid-i-Azam University, Islamabad, Pakistan
23. Omer Aijazi, Postdoctoral Fellow, University of Toronto, Canada
24. Dibyesh Anand, Professor of International Relations, University of Westminster, UK
25. Mirza Saaib Beg, Lawyer, London, UK
26. Mona Bhan, Associate Professor of Anthropology and the Ford Maxwell Professor of South Asian Studies, Syracuse University, USA
27. Emma Brännlund, Senior Lecturer in Politics and International Relations, University of the West of England (UWE Bristol), UK
28. Farhan Mujahid Chak, Associate Professor, Qatar University, Qatar
29. Iffat Fatima, Filmmaker, India
30. Javaid Hayat Khan, Ph. D. Independent Researcher and Analyst, Edmonton, Alberta, Canada
31. Serena Hussain, Associate professor, Coventry University, UK
32. Shrimoyee Nandini Ghosh, Lawyer and Legal Researcher, India
33. Nitasha Kaul, Associate Professor, University of Westminster, UK
34. Suvir Kaul, A.M. Rosenthal Professor, Department of English, University of Pennsylvania, USA
35. Fozia Nazir Lone, Associate Professor of International Law, City University of Hong Kong, Hong Kong
36. Laura Lucia Notaro, Consultant, Sustainable Development, Milan, Italy
37. Inshah Malik, Assistant Professor, Kardan University, Kabul, Afghanistan
38. Deepti Misri, Associate Professor, University of Colorado, Boulder, USA
39. Preetika Nanda, Research Scholar, India
40. Immad Nazir, Research Scholar, University of Erlangen-Nuremberg, Germany
41. Idrisa Pandit, Independent Scholar, Waterloo, Canada
42. Samina Raja, Professor, University of Buffalo, USA
43. Mehroosh Tak. Lecturer, Royal Veterinary College, London, UK
44. Nishita Trisal, PhD Candidate, University of Michigan, Ann Arbor, USA
45. Saiba Varma, Assistant Professor, University of California, San Diego, USA
46. Ather Zia, Assistant Professor, University of Northern Colorado, USA
47. Gautam Navlakha, PUDR and Newsclick
48. Sunaina Maira, Professor, Asian American Studies, UC Davis and a founding organizer of the US Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (USACBI)
49. US Campaign for Academic and Cultural Boycott of Israel
50. Ahmar Raza
51. Mani Shankar Aiyar, Former Member of Indian Parliament and diplomat
52. Richard Falk, Professor of International Law, Emeritus, Princeton University
53. John King, New York University/cultural worker
54. Stefan Kipfer, Associate Professor, Faculty of Environmental Studies, York University, Toronto, Canada
55. Rana Khan, Toronto

Source : BDS Movement

Traduction : BP pour BDS France




Soutenez, aidez financièrement la Campagne BDS France !

Nous vous présentons nos meilleurs vœux pour 2020.

Malgré de multiples tentatives d’intimidations de l’État d’Israël et de ses soutiens, en 2019 la campagne BDS, Boycott-Désinvestissement- Sanctions, s’est considérablement développée dans le monde et notamment en France.

Elle s’appuie exclusivement sur le droit international, elle est notre réponse citoyenne, antiraciste et non violente à l’impunité d’Israël. Chacun-e de nous peut s’y inscrire pour affirmer son opposition aux politiques de colonisation, d’occupation et d’apartheid menées par l’État israélien. Le peuple palestinien, victime d’une répression tragique et de la complicité des grandes puissances, nous demande unanimement de développer cette campagne.

En 2019 BDS France a participé aux campagnes internationales de  désinvestissement : campagne partiellement gagnée contre la société d’assurances et banque Axa, campagne en cours contre l’entreprise Puma. Nous avons demandé à de nombreux artistes de ne pas se produire en Israël, telle Catherine Ringer des Rita Mitsouko, ou des artistes français participant à divers festivals à Tel Aviv. En mai dernier, dans le cadre d’une campagne internationale contre l’Eurovision en Israël, pour la première fois une tribune réussissant plus de 100 artistes français était publiée pour appeler au boycott de l’évènement, après une intense et exemplaire campagne de plusieurs mois en France et en Europe.

BDS France s’est aussi fortement mobilisée contre la résolution proposée par le député Maillard à l’Assemblée Nationale visant à faire adopter la définition de l’antisémitisme de l’IHRA. Nous avons ainsi pu convaincre de nombreux députés de ne pas voter cette résolution.

En 2020, nous relaierons en France les campagnes internationales de BDS, nous participerons en mars à la Semaine Internationale contre l’Apartheid Israélien, nous continuerons également à participer aux campagnes de boycott culturel et sportif des évènements servant officiellement la propagande israélienne, et nous contrattaquerons la campagne israélienne de diffamation visant à  délégitimer le mouvement BDS.

C’est pourquoi nous faisons appel à votre solidarité financière. Cet appel à dons permettra de développer la campagne BDS, d’augmenter sa visibilité à travers notamment la création et la diffusion de nouveaux outils.

Il permettra également de continuer à soutenir tous les militant-e-s attaqués ou poursuivis pour leur participation à cette campagne, qui contrairement à ce que prétendent les relais d’Israël en France, n’est pas illégale.

Malgré les attaques qui voudraient nous faire taire et visent à criminaliser la solidarité avec le peuple palestinien notre audience s’amplifie, la politique israélienne est de plus en plus condamnée par l’opinion publique dans le monde entier, et nous poursuivons sans relâche notre combat contre l’apartheid israélien.

Ce combat fait partie des luttes des peuples contre les politiques racistes, discriminatoires, suprématistes, sécuritaires, et pour un monde décolonisé, dans lequel sont promues la justice, l’égalité et la dignité.

La campagne BDS France a besoin de votre soutien, car hormis la cotisation annuelle des organisations membres de la campagne, nous ne pouvons compter que sur le soutien financier des sympathisant-e-s de la cause du peuple palestinien et de l’appel au BDS.

Vous pouvez aider à financer la campagne BDS France en faisant un chèque à l’ordre de « Solidarité – Palestine » à l’adresse suivante :

Solidarité Palestine

21 ter rue Voltaire

75011 Paris

Nous vous invitons à contribuer au financement de la Campagne et à faire circuler ce message autour de vous.

 Nous comptons sur vous !

La campagne BDS France

www.bdsfrance.org
campagnebdsfrance@yahoo.fr




Un décret présidentiel de Trump contraint le Financement Fédéral à obliger les universités à réprimer la liberté d’exprimer son soutien aux droits des Palestiniens

11 décembre 2019

par la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI) / Etats Unis

 

Le décret présidentiel anti-démocratique et anti-palestinien de Trump continue ses dangereuses attaques sur des droits démocratiques  durement acquis.

 Contraindre le financement fédéral à obliger les universités à réprimer la liberté académique et la liberté d’exprimer son soutien aux droits des Palestiniens conformément au droit international est anti-démocratique et anti-palestinien.

 Les Palestiniens appellent à briser les liens avec les universités israéliennes parce qu’elles sont des partenaires du régime israélien d’apartheid et de ses crimes contre les Palestiniens. Les universités israéliennes sont complices de l’élaboration, de l’installation, de la justification et du blanchiment du régime israélien d’oppression raciale.

 Ce décret présidentiel ne cherche pas à lutter contre l’antisémitisme, mais plutôt à étouffer la critique d’Israël et à amoindrir la croissance régulière des mesures de responsabilisation qui viennent des campus américains et donnent de l’espoir aux Palestiniens.

 Nous croyons fermement que les universitaires et étudiants dotés de bons principes continueront de résister aux attaques sur les droits à l’éducation et à la liberté académique, où qu’elles puissent se produire.

 

Traduction : J. Ch. pour BDS France

Source : BDS movement




Rennes: #BoycottPuma , #FreePalestine

Vu sur Rennes:
« Boycott Puma, Free Palestine! »



20 points forts de l’impact de BDS en 2019

19 décembre 2019 / Par Palestinian BDS National Committee (BNC)

Grâce à votre soutien, l’ampleur et l’influence de notre mouvement BDS pour la liberté, la justice et l’égalité ont continué à croître en 2019

 

L’administration antipalestinienne de Trump et le gouvernement de Boris Johnson sont plus que jamais directement engagés dans la guerre désespérée d’Israël pour étouffer notre défense des droits des Palestiniens et le mouvement BDS en particulier. Grâce à votre soutien, l’ampleur et l’influence de notre mouvement BDS pour la liberté, la justice et l’égalité ont continué à croître en 2019.

Faites un don maintenant pour nous aider à riposter.

Voici juste quelques-uns des points forts de l’impact de BDS en 2019 :

  1. L’Afrique du Sud a réduit ses relations diplomatiques avec Israël, retirant à son ambassade les mandats politique, économique et de commerce. Le président Cyril Ramaphosa a annoncé sa politique de soutien au « droit du peuple palestinien à l’autodétermination ».
  2. Des syndicats européens de premier plan ont soutenu la responsabilisation d’Israël pour la violation des droits des Palestiniens. La Fédération européenne des syndicats des services publics, représentant huit millions de fonctionnaires, a adopté une résolution appelant à suspendre l’accord d’association de l’UE avec Israël. Le Congrès des syndicats du Royaume-Uni, représentant 48 syndicats et six millions de personnes, a voté pour arrêter le commerce d’armement avec Israël qui viole les droits des Palestiniens, et pour faire pression sur les entreprises pour qu’elles arrêtent d’être complices des violations des droits des Palestiniens.
  3. De grandes entreprises internationales ont renoncé à faire une offre pour la construction de la ligne ferroviaire des colonies illégales israéliennes, qui devrait se construire sur des terres volées aux Palestiniens à Jérusalem-Est occupée, voyant la pression monter contre la complicité avec les violations israéliennes du droit. Parmi elles, on trouve l’australienne Macquarie, la canadienne Bombardier, la française Alstom, l’allemande Siemens, ainsi qu’un consortium grec.
  4. Le soutien à BDS et au droit au boycott continue d’augmenter parmi les états-uniens progressistes et libéraux. 44% des électeurs démocrates soutiennent BDS, avec seulement 15% s’y opposant. 72% de tous les états-uniens s’opposent aux lois pénalisant les personnes qui boycottent Israël, et 80% des démocrates. Les représentants démocrates au Congrès Ilhan Omar, Rashida Tlaib et John Lewis ont déposé une résolution historique à la Chambre pour le droit au boycott, et les Socialistes démocrates d’Amérique ont décidé de créer au niveau national un groupe de soutien à BDS.
  5. De plus en plus d’artistes annulent des représentations et prennent publiquement position pour le boycott culturel de l’Israël de l’apartheid. Par exemple, le rappeur de Brooklyn Kota a annulé un spectacle à Tel Aviv. La lauréate de plusieurs prix littéraires Kamila Shamsie a appelé avec force les artistes à boycotter Israël, lors d’une émission à la télévision britannique. Le chanteur du groupe Napalm Death a soutenu le boycott culturel. Un acteur récompensé aux Emmy Awards a refusé de participer à une audition, en soutien à BDS. Et une lauréate du prestigieux Prix Turner a apporté son soutien à BDS.
  6. Les campagnes en faveur d’un embargo militaire contre Israël se sont amplifiées et ont remporté des victoires. Le géant français de l’assurance AXA a partiellement retiré ses investissements de l’entreprise d’armement israélienne Elbit Systems. 200 organisations et personnes individuelles représentant des mouvements du Sud ont appelé à un embargo militaire contre Israël. Un tribunal populaire au Mexique a jugé les gouvernements israéliens et mexicains, ainsi que les entreprises partenaires, coupables de collaboration dans la violation des droits humains des Palestiniens et des Mexicains. L’Agence du revenu du Canada a retiré le statut d’organisation caritative à une association à but non lucratif du fait de son soutien à l’armée israélienne.
  7. La 15e semaine annuelle contre l’apartheid israélien a été un plus grand succès encore en 2019, avec plus de 200 événements, dans 30 pays, sur cinq continents, tous sur le thème « Arrêtez d’armer le colonialisme ».
  8. En Europe, de nouvelles démarches sont entreprises pour bannir les biens et services produits dans les colonies illégales israéliennes. Le conseil municipal d’Oslo a interdit l’achat par la commune de biens et services venant des colonies, et la Cour européenne de justice a statué que les biens provenant des colonies devaient être étiquetés pour le mentionner. La chambre basse du parlement irlandais a adopté un projet de loi interdisant les biens provenant des colonies, ce qui rapproche l’interdiction du statut de loi.
  9. Des victoires dans des universités des États-Unis, d’Inde et du Royaume-Uni montrent un soutien grandissant au boycott académique d’Israël et au désinvestissement sur les campus. Aux États-Unis, un département de la NYU et le conseil du Collège Pitzer ont voté pour le boycott des semestres d’étude en Israël. Le Comité consultatif sur la responsabilité des entreprises dans les politiques d’investissement (ACCRIP) de l’Université Brown a voté une recommandation à l’école de retirer ses investissements des entreprises qui contribuent aux violations des droits de l’homme en Israël. Une université indienne a accepté de ne pas accueillir de futurs événements organisés par le gouvernement israélien à la suite des protestations des étudiants. La Société britannique pour les études moyen-orientales a soutenu l’appel palestinien au boycott académique.
  10. L’Église épiscopale aux États-Unis, forte de 1,7 million de fidèles, retire ses investissements de Caterpillar, Motorola Solutions et Israel Discount Bank à cause de leur complicité dans les violations par Israël des droits de la personne. L’Église continue d’entretenir un dialogue critique avec Facebook, Booking.com et TripAdvisor.
  11. La campagne pour le boycott de HP prend de l’ampleur, avec les syndicats à sa tête. Parmi les syndicats qui ont voté le boycott de HP, il y avait le FNV aux Pays-Bas, fort de 1,2 million de membres ; Unite, le deuxième plus grand syndicat du Royaume-Uni, qui compte 1,1 million de membres ; et la Maritime Union of Australia – Branche de Sydney. En plus, 11 organisations en Inde ont déclaré leurs bureaux « zone hors HP ».
  12. Le Parti travailliste du Royaume-Uni a réitéré son soutien à la suspension du commerce d’armement avec Israël, afin que ce dernier doive rendre des comptes pour ses violations des droits des Palestiniens.
  13. Et le gagnant de l’Eurovision à la Tel Aviv de l’apartheid a été… le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens. Plus de 15 000 personnes, des centaines d’artistes et plus de 100 organisations de LGBT+ ont rejoint notre appel à boycotter l’Eurovision 2019. Seuls 10% des touristes attendus étaient présents.
  14. Lorsque les défenseurs des droits des Palestiniens et les soutiens à BDS ont été attaqués en Allemagne, 240 intellectuels juifs et israéliens ont signé une lettre au gouvernement allemand pour défendre le droit d’appeler aux BDS comme un instrument de résistance légitime et non violent.
  15. Le nombre de « zones libres d’apartheid » en Italie a augmenté de 50% depuis que celles-ci ont été lancées en juin. 150 activités commerciales, culturelles et sportives en Italie se sont déclarées libres de l’apartheid israélien.
  16. Dans une victoire contre la banalisation de la situation en Palestine, une délégation israélienne d’hommes d’affaires et de représentants du gouvernement ont annulé leur participation à une conférence d’affaires à Bahrain, à la suite de protestations et d’opposition dans le monde arabe et à Bahrain lui-même.
  17. D’importantes victoires judiciaires ont contré les campagnes menées pour réprimer le mouvement BDS, confirmant le droit au boycott. Dans trois cas, des cours allemandes ont jugé en faveur du droit des soutiens à BDS d’organiser des événements. Aux États-Unis, un juge a rejeté l’application de la loi anti-BDS du Texas. Un autre juge a autorisé un recours contre cette loi. Un juge a rejeté une poursuite intentée contre le boycott académique d’Israël et des étudiants de Fordham ont gagné le droit d’établir une section de Students for Justice for Palestine (Étudiants pour la justice en Palestine).
  18. 50 actions se sont tenues dans 20 pays pour la deuxième Journée mondiale d’action #BoycottPuma. Des défenseurs des droits des Palestiniens, des fans, et l’ancien joueur de Barcelone Oleguer Presas, ont appelé Puma à cesser son soutien à l’occupation militaire israélienne.
  19. La campagne sur les réseaux sociaux de BDS Amérique latine Journée d’action #StopCemex, visant l’entreprise mexicaine de ciment Cemex, qui aide à construire le mur et les colonisations en Israël, a détourné la journée annuelle de l’entreprise Cemex Day. Lors de cette journée que Cemex consacre à se célébrer elle-même, un million de personnes ont reçu à la place le message suivant sur les réseaux sociaux : #StopCemex from building Israeli apartheid – Empêchez Cemex de construire l’apartheid en Israël.
  20. À la suite d’une campagne de BDS, Panamericana, la plus grande chaîne de librairies de Colombie, a résilié son contrat avec la compagnie mondiale de sécurité G4S du fait de sa complicité dans la violation par Israël des droits des Palestiniens.

Alors que les forces d’extrême-droite marquaient des points en Israël et dans d’autres parties du monde en 2019, le développement de notre mouvement antiraciste BDS, avec le soutien d’alliés du monde entier qui vivent selon leurs principes moraux, apporte une lueur d’espoir, l’espoir qu’un autre monde soit possible pour les Palestiniens, comme pour ceux qui sont victimes d’injustice dans le monde entier.

 

Traduction : MUV pour l’Agence Media Palestine

Source : bdsmovement.net




Des citoyens israéliens à Catherine Ringer: S’il vous plaît, annulez votre concert en Apartheid Tel Aviv le 19 décembre 2019

Chère Catherine Ringer,

Nous sommes un groupe de citoyens israéliens militant contre les politiques israéliennes de racisme, d’occupation et d’apartheid pratiquées par les gouvernements israéliens successifs avec le soutien des institutions israéliennes (1). Beaucoup d’entre nous sont les descendants de survivants de l’Holocauste, et la leçon de notre propre histoire est celle des droits humains universels.

L’une des institutions complices de l’occupation et de l’apartheid d’Israël est le Barby Club de Tel Aviv, où vous devez vous produire le 19 décembre. Nous vous appelons à vous tenir du bon côté de l’histoire, à rejeter l’apartheid et à annuler votre performance.

Comme l’ont noté nos partenaires palestiniens, lors de l’attaque israélienne de 2014 contre Gaza, au cours de laquelle plus de 2 200 Palestiniens ont été tués, dont plus de 500 enfants, le club Barby a produit et distribué des t-shirts gratuits aux forces israéliennes armées et en uniforme avec le logo du club et les mots « Va te faire foutre, nous sommes d’Israël ». (2)

En général, Israël utilise des représentations internationales d’artistes tels que vous à des fins de propagande et de blanchiment. Nous prenons note des paroles d’un ancien responsable du gouvernement israélien qui a déclaré: « Nous considérons la culture comme un outil hasbara de premier rang, et je ne fais pas de distinction entre hasbara et culture ». (3)

Le blocus cruel d’Israël et l’attaque implacable se poursuivent dans l’enclave de Gaza, la plus grande prison à ciel ouvert du monde, où deux millions de Palestiniens, pour la plupart des réfugiés, souffrent du blocus israélien depuis 12 ans. 34 Palestiniens, dont une famille entière de huit personnes, ont été tués lors de l’attaque israélienne du mois dernier, à quelques minutes en voiture du club Barby. La célébration éhontée de Barby des crimes de guerre israéliens en cours n’est que le seul exemple flagrant de sa complicité dans la politique israélienne d’apartheid et d’occupation militaire.

Bien que l’oppression d’Israël contre les Palestiniens date de plusieurs décennies, les Palestiniens sont aujourd’hui confrontés à une urgence. Enhardi par un soutien sans précédent de l’administration Trump, Israël a officialisé l’apartheid contre les Palestiniens de nationalité israélienne, abattu des milliers de manifestants non armés dans la bande de Gaza et s’est engagé à annexer la Cisjordanie occupée.

Le boycott culturel institutionnel d’Israël est un acte non violent et antiraciste, initié par le mouvement Désinvestissement et Sanctions (BDS). Il est désormais soutenu par de nombreux artistes du monde entier et par plus d’un millier de citoyens israéliens.

Nous pensons qu’une représentation à Tel Aviv de Les Rita Mitsouko serait moralement équivalente à une représentation dans l’apartheid en Afrique du Sud. D’après ce que nous savons, vous ne jouiez pas en Afrique du Sud à l’époque. Nous vous invitons à annuler vos spectacles dans l’apartheid Israël. Nous vous demandons d’annuler votre performance à Tel Aviv

Cordialement
Boycott From Within (citoyens israéliens pour BDS)

(1) http://boycottisrael.info/
(2) https://bdsmovement.net/open-letter-to-catherine-ringer
(3) https://www.haaretz.com/1.4875039

Source: Boycott From Within

Traduction: J.C pour BDS France




AXA, désinvestissez de l’apartheid climatique d’Israël : Bilan de la journée d’action

10 décembre 2019/ par Comité national BDS palestinien (BNC) / France, Allemagne, Belgique, Suisse

La deuxième journée d’action AXA a inclus des mobilisations dans le monde entier, le jour même de la Journée de solidarité avec le peuple palestinien des Nations Unies et de la 4ème grève mondiale pour le climat.

La deuxième journée d’action AXA a inclus des mobilisations dans le monde entier. Cette journée tombait le Jour de solidarité avec le peuple palestinien des Nations Unies et aussi celui de la 4ème grève mondiale pour le climat.

Bien qu’AXA ait tout juste pris de nouveaux engagements pour le climat et promis d’adopter de nouvelles politiques sur le charbon, la compagnie continue d’investir des centaines de millions de dollars dans les énergies fossiles et d’assurer des entreprises polluantes. De plus, en juillet, un rapport de SumOfUs, « AXA : Financer des crimes de guerre » montre qu’AXA investit 91 millions de dollars dans la plus grande entreprise privée d’armements en Israël, Elbit Systems, et dans cinq banques israéliennes qui financent les colonies israéliennes illégales. Les armes d’Israël et ses colonies en expansion détruisent les vies palestiniennes et l’environnement.

Les combats pour la justice sociale, politique et climatique en Palestine et dans le monde entier sont profondément liés. Cette fiche explique pourquoi la Palestine est aussi une affaire de justice climatique.

Sur les réseaux sociaux, ce nuage de mots montre que #climatestrike et #bds sont parmi les hashtags les plus utilisés avec #KnowYouCan [Sais que tu peux], le hashtag officiel d’Axa.

« Apartheid » et « désinvestissez » étaient parmi les mots les plus utilisés à proximité des tweets d’Axa #KnowYouCan.

Plus de 1 000 mails ont été envoyés au PDG d’AXA en France, en Allemagne, en Belgique et en Suisse.

Sur le terrain, plus de 10 villes ont organisé des événements. En Belgique, une lettre signée par 21 organisations adressée au PDG d’AXA Jef Van a été remise devant le bureau principal d’AXA à Bruxelles et à Louvain. Des organes de presse progressistes ont couvert les événements en Belgique.

Des tracts ont été aussi distribués dans six villes de France, dont Paris.

Les organisateurs à Berlin ont rejoint la manifestation de la 4ème grève pour le climat en déployant des bannières « L’apartheid n’est pas vert » et en informant sur la destruction de la terre palestinienne et l’oppression du peuple palestinien par Israël.

Cette journée d’action poursuivait la précédente journée d’action internationale en avril. Depuis, SumOfUs a publié le rapport « AXA : Financer des crimes de guerre » confirmant l’investissement pour 91 millions de dollars d’AXA dans les cinq principales banques israéliennes finançant directement les colonies et dans Elbit Systems.

Ces investissements ont été faits principalement via la société affiliée AXA Equitable Holdings et la filiale, propriété entière d’AXA, AXA IM. La semaine dernière, AXA a annoncé s’être largement désinvesti d’Equitable Holdings. C’est un pas dans la bonne direction, mais AXA détient encore 9.64% des parts d’Equitable Holdings, ce qui veut dire que la compagnie est encore responsable pour les investissements de cette dernière dans les crimes d’Israël.

Nous continuerons à faire campagne jusqu’à ce qu’AXA se désinvestisse complètement des banques israéliennes et d’Elbit Systems!

Source : BDS movement

Traduction : C.G pour BDS France




Compte-rendu de la rencontre du 26 novembre avec Haitham Khatib

Près de cinquante personnes sont venues rencontrer Haitham Al Khatib, militant de la résistance populaire dans son village de Bil’in, paysan, reporter, photographe, artiste, à l’appel de 5 groupes locaux de l’AFPS, de l’Association de Palestiniens en Ile-de-France, de la Campagne BDS France-Paris, du Comité Montreuil Palestine, du Forum Palestine Citoyenneté et de l’UJFP.

Après la projection d’une courte vidéo émouvante sur sa vie, il a informé les participant.e.s, avec émotion, de l’agression d’un journaliste palestinien par l’armée d’occupation et de la mort d’un prisonnier atteint d’un cancer, laissé sans soin, qui souhaitait mourir dans les bras de sa mère.

Puis il a décrit les conditions de vie dans son village soumis aux agressions journalières de l’armée d’occupation, village qui est un des premiers à s’être engagé dans la résistance populaire.

Haitham a ensuite répondu aux questions posées et notamment à celle sur la campagne BDS. Il a précisé que cette campagne dérange Israël et a insisté sur la nécessité de son intensification à l’échelle internationale, comme l’une des seules solutions pour les Palestiniens.

Des clés USB de la vidéo projetée ont été vendues ainsi que des cartes postales représentant les réalisations dHaitham.

Trois pétitions ont été proposées à la signature : pour la libération de Khalida Jarrar, la libération des enfants palestiniens emprisonnés par Israël, l’arrêt des bombardements sur Gaza et la levée du blocus.




AXA, l’apartheid israélien n’est pas vert ! À Paris le 29/11/19

Cet après-midi, en ce jour de solidarité avec le peuple palestinien et pour le climat, des militant-e-s de la Campagne BDS France à Paris étaient mobilisés devant une agence AXA pour expliquer que l’apartheid n’est pas vert !

Plusieurs centaines de tracts ont été distribués. AXA doit désinvestir de l’apartheid israélien.

Un compte rendu plus complet suivra, à l’échelle internationale il  y a aussi eu des mobilisations similaires à Berlin et Bruxelles.

Quelques photos sur ce lien

 




À Strasbourg on se mobilise aussi ! #AXA

À Strasbourg,  nous avons distribué des tracts demandant à AXA de  désinvestir de  l’apartheid israélien.

Les restrictions de circulation (transport de matériel solide difficile etc.) ne  nous ont pas permis de faire signer les cartes postales cette fois.

Après la distribution, nous nous sommes attablés pour boire un chocolat chaud, et à la vue de nos tee-shirts BDS, plusieurs personnes sont venues nous demander des tracts et s’informer de notre travail!




Saint-Étienne: #AXA Désinvestissez !

À Saint-Étienne aussi nous avons demandé à Axa de stopper ses investissements dans l’apartheid israélien.
L’agence que nous avions ciblé il y a quelques semaines a fermé, du coup nous avons fait signer les cartes dans le centre ville.

Toutes nos cartes ont été signées et une dizaine de nouvelles inscriptions pour recevoir nos mails.

Cette mobilisation a réuni 30militants de BDS Saint-Étienne, des JC Loire, de l’AFPS…




Action #AXA à Lyon le 30/11/2019

Ce samedi après-midi à Lyon, il y avait du monde à proximité de la FNAC-Bellecour. Et pour cette nouvelle action AXA, nous étions 12 membres du Collectif 69. Il avait été décidé de diffuser l’appel des organisations syndicales palestiniennes au sujet d’AXA.

En dehors des personnes trop pressées pour s’arrêter, l’accueil a été globalement très favorable. Nous avons pu expliquer l’enjeu de cette journée : après les premiers résultats de la campagne BDS contre AXA, obtenir enfin son retrait total et définitif d’Elbit-System et des banques israéliennes.

En voyant la banderole BDS, certain.e.s s’approchaient spontanément pour nous demander de quoi il s’agissait et nous exprimaient même leurs compliments pour cette campagne…

Des questions nous ont aussi été posées sur le boycott des produits israéliens. Au passage d’un cortège de Gilets Jaunes, le slogan « Palestine vivra !  » a été entendu, que nous avons bien sûr repris.

En une heure et demie, nos 800 tracts ont été épuisés et la pétition a recueilli 61 signatures.

Bref, une action incontestablement réussie, enthousiaste et encourageante !




Deux Palestiniennes, Rania et Sahar à Strasbourg le 26/11/19

Mardi 26 novembre la Plateforme alsacienne pour la Palestine a accueilli Sahar Abbassi,  directrice de l’association Maadade Silwan, ce quartier de Jérusalem qui survit sous la pression constante de l’armée israélienne et Rania Muhareb, avocate de la Ligue des Droits de l’Homme palestinienne qui nous ont fait deux exposés magistraux sur la situation de colonisation, d’occupation et d’apartheid imposés par Israël au peuple palestinien. Strasbourg était la dernière étape  de leur périple dans le Grand Est.

 La salle comble (150 personnes) a écouté dans le plus grand silence  leurs exposés captivants.
L’importance de l’action internationale et en particulier de la campagne BDS a été largement soulignée au cours de toute la soirée.
Un groupe de sionistes type évangélistes, a tenté en vain de perturber la soirée en déchirant nos affiches et en distribuant un tract infâme.
Bien au contraire plusieurs jeunes présents nous ont laissé leurs coordonnées pour participer à nos prochaines actions, BDS en particulier, prochain rendez-vous le samedi 30.11 contre AXA  !



Franc succès de la conférence sur BDS à Orléans

 Le vendredi  22/11/2019, Jean-Guy Greilsamer était invité à donner à Orléans une conférence sur BDS dans le cadre du 16ème Forum des Droits Humains, consacré cette année au thème : Transitions : Le pire ou le meilleur pour les Droits Humains ?
Précisions sur ce lien .
La soirée a été un franc succès, tant en ce qui concerne l’importance du public que le contenu des débats.
Voici le texte de la conférence de Jean-Guy Greilsamer



La Palestine est une question de justice climatique – L’apartheid israélien n’est pas « vert »

21 novembre 2019 / par le Comité National palestinien BDS (BNC)

 

La crise climatique catastrophique est alimentée par les inégalités mondiales et mise en œuvre parles gouvernements et les sociétés complices qui placent le profit avant les gens et la planète. Partout, les moins puissants sont les plus touchés.

Les autochtones palestiniens qui vivent sous occupation et apartheid israéliens, sans aucun contrôle sur leur terre et leurs ressources naturelles, sont extrêmement vulnérables face à la crise climatique. Israël monopolisant les cultures, la hausse des températures exacerbe la désertification et la raréfaction de l’eau et de la terre, et créé un apartheid climatique.

Des sociétés multinationales comme AXA et HSBC, qui investissent dans l’énergie fossile, sont complices de l’oppression qu’Israël exerce sur le peuple palestinien. Elles investissent dans des entreprises qui arment Israël, financent ses colonies illégales et pillent la terre et les ressources naturelles palestiniennes.

Le blocus et les guerres d’Israël sur Gaza y empoisonnent la vie

. Les aux usées ont infiltré l’aquifère de Gaza et s’écoulent dans la mer.

. 97 % de l’eau raréfiée de Gaza est impropre à la consommation humaine.

. L’eau polluée est une cause essentielle de la mortalité infantile à Gaza.

. Israël interdit aux Palestiniens l’utilisation de 20 % des terres arables de Gaza et verse des herbicides sur les terres agricoles de Gaza.

. L’ONU dit que Gaza sera invivable d’ici 2020, sinon déjà maintenant.

Israël vole et détruit la terre et l’eau des Palestiniens

. Israël a saisi le contrôle de toute la terre illégalement volée aux Palestiniens, qui ont subi un nettoyage ethnique et une dépossession en 1948, et d’au moins 60 % de la terre dans les Territoires Palestiniens Occupés (TPO) en 1967.

. Dans les TPO, les colonies illégales d’Israël consomment six fois plus d’eau que les Palestiniens.

. Depuis 1967, Israël a déraciné 800.000 oliviers, certains très vieux.

Israël « verdit » son image, tout en détruisant l’environnement

. La prétention mensongère et raciste d’Israël de «faire fleurir le désert» est énoncée pour cacher sa violente destruction de la société palestinienne et ses pratiques non durables en agriculture et en utilisation de l’eau.

. 97,7 % de la production électrique israélienne proviennent de l’énergie fossile, y compris du gaz naturel partiellement extrait de l’exploitation illégale des ressources palestiniennes en gaz.

. Israël cherche à exporter de l’énergie vers l’Europe pour y créer une dépendance envers ses sources d’énergie basées sur l’énergie fossile et produites illicitement.

. Israël produit de l’énergie éolienne et solaire sur la terre illégalement occupée des Palestiniens et des Syriens.

.La guerre, pilier de l’économie israélienne, est l’une des industries les plus polluantes au monde.

Les luttes contre le colonialisme, le racisme et la militarisation, et pour le climat, la justice économique et sociale, sont profondément interconnectées. Les Palestiniens, comme tous les peuples du monde, recherchent la justice climatique en tenant pour responsables les gouvernements et les sociétés. Le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) conduit par les Palestiniens est un puissant moyen non-violent pour faire pression sur Israël pour qu’il mette fin à son régime d’oppression.

Source : BNC

Traduction : J. Ch. pour BDS France




L’UE doit interdire toute activité économique avec les colonies au lieu de se contenter de l’étiquetage des produits des colonies

12 Novembre 2019 – Comité National Palestinien BDS (BNC) / Union Européenne

En obligeant l’UE et les États membres à étiqueter les produits des colonies illégales d’Israël, la plus haute juridiction de l’UE a porté un coup significatif à la politique de transfert de population par Israël de l’apartheid

La Haute Cour de Justice de l’UE a obligé l’UE à l’étiquetage des produits venant des colonies illégales d’Israël afin d’empêcher son crime de transfert de population dirigé contre les Palestiniens. Il faut davantage de pression pour forcer l’Europe à mettre fin à l’hypocrisie et à interdire toutes relations économiques et financières avec les colonies.

En obligeant l’UE et les États membres à étiqueter les produits des colonies illégales d’Israël, la plus haute cour de justice de l’UE a porté un coup significatif à la politique de transfert de population d’Israël de l’apartheid.

Il faut plus de pression pour forcer l’UE à abandonner ses deux poids deux mesures envers Israël et à se plier à ses obligations en vertu du droit européen et du droit international en arrêtant de porter assistance à ce régime israélien illégal et criminel à l’égard du peuple palestinien.

 Au minimum, l’exigence est que l’UE interdise toute activité économique avec les colonies au lieu de se contenter d’étiqueter leurs produits.

Source: BDS Movement

Traduction SF pour BDS France




Paris, 26/11/2019: Rencontre avec Haitam Khatib

Rencontre avec Haitham AL KHATIB Photographe, reporter, artiste,

Militant de la résistance populaire à l’occupation israélienne dans son village de Bil’in

MARDI 26 NOVEMBRE 2019 à 19h

Au CICP –21 ter rue Voltaire –75011 Paris

Nous vous invitons à venir nombreuses, nombreux, débattre de la situation en Palestine, avec Haitham Défenseur acharné des droits à l’existence du Peuple palestinien, il témoigne,avec ses photos, ses vidéos, ses figurines, du combat mené par les Palestiniens contre la politique criminelle de l’État d’apartheid israélien:

«Ces années remplies de drames et de sentiment d’impuissance m’ont amené à prendre un appareil photo et à l’utiliser comme un outil ou une arme pour protéger ma famille et mon village du harcèlement et de l’intrusion des forces d’occupation israéliennes… En publiant sur internet des photos honnêtes et sans artifice de la vie quotidienne du village je veux m’assurer que la souffrance des Palestiniens ne sera pas oubliée par le monde. Mon autre objectif est de montrer que les Palestiniens ne sont pas des terroristes et que, de fait, c’est la vie que nous enseignons! »

Premiers signataires:AFPS Paris Centre, AFPS Paris 14/6, AFPS Paris-Sud, Association de Palestiniens en Ile-de-France, Campagne BDS France-Paris, Comité AFPS de Gentilly, France Palestine Rueil et Suresnes, Comité Montreuil Palestine, Forum Palestine Citoyenneté, UJFP…

Télécharger l’invitation




Les Palestiniens condamnent un match « amical » qui, par le sport, blanchit Israël, alors que Gaza pleure ses morts

Le 16 novembre 2019 – Les équipes nationales de football d’Argentine et d’Uruguay prévoient d’aller jouer un match « amical » en Israël, en dépit de la nouvelle attaque contre Gaza qui a tué déjà au moins 34 Palestiniens.

Le match doit avoir lieu le lundi 18 novembre au stade Bloomfield, dans la ville palestinienne, nettoyée ethniquement, de Jaffa.

Stéphanie Adam de la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) a déclaré ceci :

« Alors que le nouvel épisode d’une campagne criminelle de bombardements lancée par Israël est suspendu et que les Palestiniens de Gaza pleurent une nouvelle fois leurs morts, l’Argentine et l’Uruguay projettent d’organiser un match de football ‘amical’.

« Tout d’abord, le match n’aurait jamais dû être programmé. Les Palestiniens vivent dans un état constant d’oppression et de déni de leurs droits fondamentaux du fait du régime d’occupation militaire et d’apartheid d’Israël, et cela depuis des décennies.

« Rien qu’en deux jours, les frappes aériennes israéliennes sur Gaza ont tué 34 Palestiniens, dont 8 enfants. Israël maintient les Palestiniens dans une bande de Gaza maintenue sous un siège paralysant depuis plus de 12 ans tout en bombardant à maintes reprises la population civile enfermée dans Gaza, tuant des milliers de Palestiniens. Les Nations-Unies prévoient que Gaza sera inhabitable d’ici à 2020. Quelle sorte de sécurité ont donc les Palestiniens ?

« Ce sont des milliers de personnes à travers le monde, en particulier à Montévidéo, Buenos Aires et Barcelone, qui ont élevé la voix avec des associations et des joueurs de football en faveur du droit des Palestiniens à vivre en sécurité et en liberté.

« Comme dans l’Afrique du Sud de l’apartheid, dans le passé, Israël n’a pas sa place dans les évènements sportifs, culturels ou académiques internationaux aussi longtemps qu’il continuera son régime d’apartheid et ses crimes contre le peuple palestinien ».

En 2018, l’Argentine a annulé un match « amical » à Jérusalem après des mois de campagne BDS.

Le Comtec Group d’Israël, qui a des clients dans les colonies de peuplement israéliennes illégales, était l’organisateur du match amical contre l’Argentine, comme du match Argentine/Uruguay.

Sylvan Adams, milliardaire canadien dans l’immobilier et ambassadeur autoproclamé d’Israël, couvre avec une somme importante le coût de l’organisation du match Argentine/Uruguay. Adams a déclaré qu’il consacre l’actuel chapitre de sa vie à « la promotion de ce que j’appelle l’’Israël normal’ » afin de détourner l’attention loin des violations israéliennes des droits humains des Palestiniens et du droit international.

Adams et Comtec ont déjà fait équipe pour organiser des évènements en Israël, notamment pour le Concours Eurovision de la Chanson de 2019 avec Madona, le Grand Départ de la course cycliste Giro d’Italie 2018, et une tentative ratée pour faire venir le concours de Miss Univers 2019 en Israël.

Stéphanie Adam de PACBI ajoute :

« Il n’y a jamais eu le moindre doute que ce match était politique. L’Argentine et l’Uruguay ont décidé de franchir la ligne de piquetage non violente des Palestiniens. Le match ‘amical’ va permettre à Israël d’utiliser un évènement sportif international et le prestige des athlètes du championnat pour blanchir, par le sport, sa politique criminelle de nettoyage ethnique, son siège, ses agressions militaires répétées contre Gaza, les démolitions de maisons palestiniennes, la construction de ses colonies de peuplement illégales et de ses murs d’apartheid illégaux.

« Le club au top de Première ligue à Gaza, le Khadamat Rafah, a écrit à l’Argentine et à l’Uruguay pour exhorter les deux équipes ‘à ne pas permettre qu’un jeu aussi beau soit utilisé pour couvrir ces graves violations des droits humains’. Israël a refusé au Khadamat Rafah l’autorisation de se déplacer pour la Coupe Palestine 2019, contraignant à l’annulation du championnat de football palestinien.

« Le Balata Football Club, du nom d’un camp de réfugiés en Cisjordanie occupée, a lui aussi exhorté l’Argentine et l’Uruguay à annuler le match en Israël, rappelant le rôle crucial que les boycotts sportifs ont rempli dans la fin du régime d’apartheid en Afrique du Sud.

« Lors d’une session d’entraînement au Barcelona FC, des groupes de la société civile catalane ont lancé des appels personnels aux joueurs Lionel Messi et Luis Suárez, qui jouaient respectivement pour l’Argentine et l’Uruguay, afin qu’ils ne participent pas au match, rappelant la célèbre phrase de Maradona, ‘Le ballon ne peut pas être terni’. Ils demandaient, ‘Seriez-vous allez jouer dans l’Afrique du Sud de l’apartheid ?’. Les manifestations aux associations de football de Montévidéo et Buenos Aires ont largement été médiatisées.

« Des dizaines de groupes de la société civile, de syndicats, d’organisations de défense des droits de l’homme et de clubs de supporters sportifs, en Argentine et en Uruguay, ont appelé leurs équipes nationales à annuler le match en Israël ».

Le contexte

Gaza est le siège de l’Association de football des Palestiniens amputés, créée en mars 2018. Elle compte maintenant sept équipes et 80 joueurs, la plupart des joueurs ayant perdu des membres sous les balles des tireurs embusqués de l’armée israélienne alors qu’ils participaient aux manifestations pacifiques de la Grande Marche du Retour qui réclame leurs droits de l’homme fondamentaux. Pour les amputés, jouer au football est une forme de résistance et une façon de continuer à jouer à leur jeu favori.

L’Argentine avait initialement prévu de jouer contre le Paraguay au Bangladesh, le 18 novembre. Quand le match du 19 novembre en Israël est venu à la surface, le président de la Fédération de football du Paraguay a déclaré, « Quand on signe un contrat, on le valide. Ce contrat doit être respecté. En cas de non-respect, nous prendrons les mesures appropriées ». Quelques jours plus tard, le 28 octobre, le Paraguay annonçait que le match contre l’Argentine était annulé.

La date du match Argentine/Uruguay en Israël a été confirmée par les deux équipes nationales pour le 19 novembre. La Fédération de football israélienne, qui englobe les équipes des colonies de peuplement israéliennes illégales, construites sur la terre palestinienne en violation du droit international, s’est plainte que la date coïncidait avec les matches de l’équipe nationale israélienne. La date du match Argentine/Uruguay a alors été changée pour le 18 novembre.

Le match Argentine/Uruguay aura lieu au stade Bloomfield à Jaffa (Yafa), une ville portuaire palestinienne autrefois prospère et cosmopolite, et l’une des plus de 500 villes et villages palestiniens nettoyés ethniquement de leurs habitants palestiniens originaires du pays lors de l’implantation d’Israël en 1948 sur les ruines de la patrie palestinienne.

La Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) a été initiée en 2004 pour contribuer à la lutte pour la liberté, la justice et l’égalité des Palestiniens. Élément clé du mouvement BDS, la PACBI recommande le boycott des institutions académiques et culturelles israéliennes, étant donné leur complicité profonde et persistante avec le déni par Israël des droits des Palestiniens tels que stipulés dans la législation internationale.

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Source: PACBI

Traduction : BP pour BDS FRANCE