Compte-rendu de la rencontre du 26 novembre avec Haitham Khatib

Près de cinquante personnes sont venues rencontrer Haitham Al Khatib, militant de la résistance populaire dans son village de Bil’in, paysan, reporter, photographe, artiste, à l’appel de 5 groupes locaux de l’AFPS, de l’Association de Palestiniens en Ile-de-France, de la Campagne BDS France-Paris, du Comité Montreuil Palestine, du Forum Palestine Citoyenneté et de l’UJFP.

Après la projection d’une courte vidéo émouvante sur sa vie, il a informé les participant.e.s, avec émotion, de l’agression d’un journaliste palestinien par l’armée d’occupation et de la mort d’un prisonnier atteint d’un cancer, laissé sans soin, qui souhaitait mourir dans les bras de sa mère.

Puis il a décrit les conditions de vie dans son village soumis aux agressions journalières de l’armée d’occupation, village qui est un des premiers à s’être engagé dans la résistance populaire.

Haitham a ensuite répondu aux questions posées et notamment à celle sur la campagne BDS. Il a précisé que cette campagne dérange Israël et a insisté sur la nécessité de son intensification à l’échelle internationale, comme l’une des seules solutions pour les Palestiniens.

Des clés USB de la vidéo projetée ont été vendues ainsi que des cartes postales représentant les réalisations dHaitham.

Trois pétitions ont été proposées à la signature : pour la libération de Khalida Jarrar, la libération des enfants palestiniens emprisonnés par Israël, l’arrêt des bombardements sur Gaza et la levée du blocus.




AXA, l’apartheid israélien n’est pas vert ! À Paris le 29/11/19

Cet après-midi, en ce jour de solidarité avec le peuple palestinien et pour le climat, des militant-e-s de la Campagne BDS France à Paris étaient mobilisés devant une agence AXA pour expliquer que l’apartheid n’est pas vert !

Plusieurs centaines de tracts ont été distribués. AXA doit désinvestir de l’apartheid israélien.

Un compte rendu plus complet suivra, à l’échelle internationale il  y a aussi eu des mobilisations similaires à Berlin et Bruxelles.

Quelques photos sur ce lien

 




À Strasbourg on se mobilise aussi ! #AXA

À Strasbourg,  nous avons distribué des tracts demandant à AXA de  désinvestir de  l’apartheid israélien.

Les restrictions de circulation (transport de matériel solide difficile etc.) ne  nous ont pas permis de faire signer les cartes postales cette fois.

Après la distribution, nous nous sommes attablés pour boire un chocolat chaud, et à la vue de nos tee-shirts BDS, plusieurs personnes sont venues nous demander des tracts et s’informer de notre travail!




Saint-Étienne: #AXA Désinvestissez !

À Saint-Étienne aussi nous avons demandé à Axa de stopper ses investissements dans l’apartheid israélien.
L’agence que nous avions ciblé il y a quelques semaines a fermé, du coup nous avons fait signer les cartes dans le centre ville.

Toutes nos cartes ont été signées et une dizaine de nouvelles inscriptions pour recevoir nos mails.

Cette mobilisation a réuni 30militants de BDS Saint-Étienne, des JC Loire, de l’AFPS…




Action #AXA à Lyon le 30/11/2019

Ce samedi après-midi à Lyon, il y avait du monde à proximité de la FNAC-Bellecour. Et pour cette nouvelle action AXA, nous étions 12 membres du Collectif 69. Il avait été décidé de diffuser l’appel des organisations syndicales palestiniennes au sujet d’AXA.

En dehors des personnes trop pressées pour s’arrêter, l’accueil a été globalement très favorable. Nous avons pu expliquer l’enjeu de cette journée : après les premiers résultats de la campagne BDS contre AXA, obtenir enfin son retrait total et définitif d’Elbit-System et des banques israéliennes.

En voyant la banderole BDS, certain.e.s s’approchaient spontanément pour nous demander de quoi il s’agissait et nous exprimaient même leurs compliments pour cette campagne…

Des questions nous ont aussi été posées sur le boycott des produits israéliens. Au passage d’un cortège de Gilets Jaunes, le slogan « Palestine vivra !  » a été entendu, que nous avons bien sûr repris.

En une heure et demie, nos 800 tracts ont été épuisés et la pétition a recueilli 61 signatures.

Bref, une action incontestablement réussie, enthousiaste et encourageante !




Deux Palestiniennes, Rania et Sahar à Strasbourg le 26/11/19

Mardi 26 novembre la Plateforme alsacienne pour la Palestine a accueilli Sahar Abbassi,  directrice de l’association Maadade Silwan, ce quartier de Jérusalem qui survit sous la pression constante de l’armée israélienne et Rania Muhareb, avocate de la Ligue des Droits de l’Homme palestinienne qui nous ont fait deux exposés magistraux sur la situation de colonisation, d’occupation et d’apartheid imposés par Israël au peuple palestinien. Strasbourg était la dernière étape  de leur périple dans le Grand Est.

 La salle comble (150 personnes) a écouté dans le plus grand silence  leurs exposés captivants.
L’importance de l’action internationale et en particulier de la campagne BDS a été largement soulignée au cours de toute la soirée.
Un groupe de sionistes type évangélistes, a tenté en vain de perturber la soirée en déchirant nos affiches et en distribuant un tract infâme.
Bien au contraire plusieurs jeunes présents nous ont laissé leurs coordonnées pour participer à nos prochaines actions, BDS en particulier, prochain rendez-vous le samedi 30.11 contre AXA  !



Franc succès de la conférence sur BDS à Orléans

 Le vendredi  22/11/2019, Jean-Guy Greilsamer était invité à donner à Orléans une conférence sur BDS dans le cadre du 16ème Forum des Droits Humains, consacré cette année au thème : Transitions : Le pire ou le meilleur pour les Droits Humains ?
Précisions sur ce lien .
La soirée a été un franc succès, tant en ce qui concerne l’importance du public que le contenu des débats.
Voici le texte de la conférence de Jean-Guy Greilsamer



La Palestine est une question de justice climatique – L’apartheid israélien n’est pas « vert »

21 novembre 2019 / par le Comité National palestinien BDS (BNC)

 

La crise climatique catastrophique est alimentée par les inégalités mondiales et mise en œuvre parles gouvernements et les sociétés complices qui placent le profit avant les gens et la planète. Partout, les moins puissants sont les plus touchés.

Les autochtones palestiniens qui vivent sous occupation et apartheid israéliens, sans aucun contrôle sur leur terre et leurs ressources naturelles, sont extrêmement vulnérables face à la crise climatique. Israël monopolisant les cultures, la hausse des températures exacerbe la désertification et la raréfaction de l’eau et de la terre, et créé un apartheid climatique.

Des sociétés multinationales comme AXA et HSBC, qui investissent dans l’énergie fossile, sont complices de l’oppression qu’Israël exerce sur le peuple palestinien. Elles investissent dans des entreprises qui arment Israël, financent ses colonies illégales et pillent la terre et les ressources naturelles palestiniennes.

Le blocus et les guerres d’Israël sur Gaza y empoisonnent la vie

. Les aux usées ont infiltré l’aquifère de Gaza et s’écoulent dans la mer.

. 97 % de l’eau raréfiée de Gaza est impropre à la consommation humaine.

. L’eau polluée est une cause essentielle de la mortalité infantile à Gaza.

. Israël interdit aux Palestiniens l’utilisation de 20 % des terres arables de Gaza et verse des herbicides sur les terres agricoles de Gaza.

. L’ONU dit que Gaza sera invivable d’ici 2020, sinon déjà maintenant.

Israël vole et détruit la terre et l’eau des Palestiniens

. Israël a saisi le contrôle de toute la terre illégalement volée aux Palestiniens, qui ont subi un nettoyage ethnique et une dépossession en 1948, et d’au moins 60 % de la terre dans les Territoires Palestiniens Occupés (TPO) en 1967.

. Dans les TPO, les colonies illégales d’Israël consomment six fois plus d’eau que les Palestiniens.

. Depuis 1967, Israël a déraciné 800.000 oliviers, certains très vieux.

Israël « verdit » son image, tout en détruisant l’environnement

. La prétention mensongère et raciste d’Israël de «faire fleurir le désert» est énoncée pour cacher sa violente destruction de la société palestinienne et ses pratiques non durables en agriculture et en utilisation de l’eau.

. 97,7 % de la production électrique israélienne proviennent de l’énergie fossile, y compris du gaz naturel partiellement extrait de l’exploitation illégale des ressources palestiniennes en gaz.

. Israël cherche à exporter de l’énergie vers l’Europe pour y créer une dépendance envers ses sources d’énergie basées sur l’énergie fossile et produites illicitement.

. Israël produit de l’énergie éolienne et solaire sur la terre illégalement occupée des Palestiniens et des Syriens.

.La guerre, pilier de l’économie israélienne, est l’une des industries les plus polluantes au monde.

Les luttes contre le colonialisme, le racisme et la militarisation, et pour le climat, la justice économique et sociale, sont profondément interconnectées. Les Palestiniens, comme tous les peuples du monde, recherchent la justice climatique en tenant pour responsables les gouvernements et les sociétés. Le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) conduit par les Palestiniens est un puissant moyen non-violent pour faire pression sur Israël pour qu’il mette fin à son régime d’oppression.

Source : BNC

Traduction : J. Ch. pour BDS France




L’UE doit interdire toute activité économique avec les colonies au lieu de se contenter de l’étiquetage des produits des colonies

12 Novembre 2019 – Comité National Palestinien BDS (BNC) / Union Européenne

En obligeant l’UE et les États membres à étiqueter les produits des colonies illégales d’Israël, la plus haute juridiction de l’UE a porté un coup significatif à la politique de transfert de population par Israël de l’apartheid

La Haute Cour de Justice de l’UE a obligé l’UE à l’étiquetage des produits venant des colonies illégales d’Israël afin d’empêcher son crime de transfert de population dirigé contre les Palestiniens. Il faut davantage de pression pour forcer l’Europe à mettre fin à l’hypocrisie et à interdire toutes relations économiques et financières avec les colonies.

En obligeant l’UE et les États membres à étiqueter les produits des colonies illégales d’Israël, la plus haute cour de justice de l’UE a porté un coup significatif à la politique de transfert de population d’Israël de l’apartheid.

Il faut plus de pression pour forcer l’UE à abandonner ses deux poids deux mesures envers Israël et à se plier à ses obligations en vertu du droit européen et du droit international en arrêtant de porter assistance à ce régime israélien illégal et criminel à l’égard du peuple palestinien.

 Au minimum, l’exigence est que l’UE interdise toute activité économique avec les colonies au lieu de se contenter d’étiqueter leurs produits.

Source: BDS Movement

Traduction SF pour BDS France




Paris, 26/11/2019: Rencontre avec Haitam Khatib

Rencontre avec Haitham AL KHATIB Photographe, reporter, artiste,

Militant de la résistance populaire à l’occupation israélienne dans son village de Bil’in

MARDI 26 NOVEMBRE 2019 à 19h

Au CICP –21 ter rue Voltaire –75011 Paris

Nous vous invitons à venir nombreuses, nombreux, débattre de la situation en Palestine, avec Haitham Défenseur acharné des droits à l’existence du Peuple palestinien, il témoigne,avec ses photos, ses vidéos, ses figurines, du combat mené par les Palestiniens contre la politique criminelle de l’État d’apartheid israélien:

«Ces années remplies de drames et de sentiment d’impuissance m’ont amené à prendre un appareil photo et à l’utiliser comme un outil ou une arme pour protéger ma famille et mon village du harcèlement et de l’intrusion des forces d’occupation israéliennes… En publiant sur internet des photos honnêtes et sans artifice de la vie quotidienne du village je veux m’assurer que la souffrance des Palestiniens ne sera pas oubliée par le monde. Mon autre objectif est de montrer que les Palestiniens ne sont pas des terroristes et que, de fait, c’est la vie que nous enseignons! »

Premiers signataires:AFPS Paris Centre, AFPS Paris 14/6, AFPS Paris-Sud, Association de Palestiniens en Ile-de-France, Campagne BDS France-Paris, Comité AFPS de Gentilly, France Palestine Rueil et Suresnes, Comité Montreuil Palestine, Forum Palestine Citoyenneté, UJFP…

Télécharger l’invitation




Les Palestiniens condamnent un match « amical » qui, par le sport, blanchit Israël, alors que Gaza pleure ses morts

Le 16 novembre 2019 – Les équipes nationales de football d’Argentine et d’Uruguay prévoient d’aller jouer un match « amical » en Israël, en dépit de la nouvelle attaque contre Gaza qui a tué déjà au moins 34 Palestiniens.

Le match doit avoir lieu le lundi 18 novembre au stade Bloomfield, dans la ville palestinienne, nettoyée ethniquement, de Jaffa.

Stéphanie Adam de la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) a déclaré ceci :

« Alors que le nouvel épisode d’une campagne criminelle de bombardements lancée par Israël est suspendu et que les Palestiniens de Gaza pleurent une nouvelle fois leurs morts, l’Argentine et l’Uruguay projettent d’organiser un match de football ‘amical’.

« Tout d’abord, le match n’aurait jamais dû être programmé. Les Palestiniens vivent dans un état constant d’oppression et de déni de leurs droits fondamentaux du fait du régime d’occupation militaire et d’apartheid d’Israël, et cela depuis des décennies.

« Rien qu’en deux jours, les frappes aériennes israéliennes sur Gaza ont tué 34 Palestiniens, dont 8 enfants. Israël maintient les Palestiniens dans une bande de Gaza maintenue sous un siège paralysant depuis plus de 12 ans tout en bombardant à maintes reprises la population civile enfermée dans Gaza, tuant des milliers de Palestiniens. Les Nations-Unies prévoient que Gaza sera inhabitable d’ici à 2020. Quelle sorte de sécurité ont donc les Palestiniens ?

« Ce sont des milliers de personnes à travers le monde, en particulier à Montévidéo, Buenos Aires et Barcelone, qui ont élevé la voix avec des associations et des joueurs de football en faveur du droit des Palestiniens à vivre en sécurité et en liberté.

« Comme dans l’Afrique du Sud de l’apartheid, dans le passé, Israël n’a pas sa place dans les évènements sportifs, culturels ou académiques internationaux aussi longtemps qu’il continuera son régime d’apartheid et ses crimes contre le peuple palestinien ».

En 2018, l’Argentine a annulé un match « amical » à Jérusalem après des mois de campagne BDS.

Le Comtec Group d’Israël, qui a des clients dans les colonies de peuplement israéliennes illégales, était l’organisateur du match amical contre l’Argentine, comme du match Argentine/Uruguay.

Sylvan Adams, milliardaire canadien dans l’immobilier et ambassadeur autoproclamé d’Israël, couvre avec une somme importante le coût de l’organisation du match Argentine/Uruguay. Adams a déclaré qu’il consacre l’actuel chapitre de sa vie à « la promotion de ce que j’appelle l’’Israël normal’ » afin de détourner l’attention loin des violations israéliennes des droits humains des Palestiniens et du droit international.

Adams et Comtec ont déjà fait équipe pour organiser des évènements en Israël, notamment pour le Concours Eurovision de la Chanson de 2019 avec Madona, le Grand Départ de la course cycliste Giro d’Italie 2018, et une tentative ratée pour faire venir le concours de Miss Univers 2019 en Israël.

Stéphanie Adam de PACBI ajoute :

« Il n’y a jamais eu le moindre doute que ce match était politique. L’Argentine et l’Uruguay ont décidé de franchir la ligne de piquetage non violente des Palestiniens. Le match ‘amical’ va permettre à Israël d’utiliser un évènement sportif international et le prestige des athlètes du championnat pour blanchir, par le sport, sa politique criminelle de nettoyage ethnique, son siège, ses agressions militaires répétées contre Gaza, les démolitions de maisons palestiniennes, la construction de ses colonies de peuplement illégales et de ses murs d’apartheid illégaux.

« Le club au top de Première ligue à Gaza, le Khadamat Rafah, a écrit à l’Argentine et à l’Uruguay pour exhorter les deux équipes ‘à ne pas permettre qu’un jeu aussi beau soit utilisé pour couvrir ces graves violations des droits humains’. Israël a refusé au Khadamat Rafah l’autorisation de se déplacer pour la Coupe Palestine 2019, contraignant à l’annulation du championnat de football palestinien.

« Le Balata Football Club, du nom d’un camp de réfugiés en Cisjordanie occupée, a lui aussi exhorté l’Argentine et l’Uruguay à annuler le match en Israël, rappelant le rôle crucial que les boycotts sportifs ont rempli dans la fin du régime d’apartheid en Afrique du Sud.

« Lors d’une session d’entraînement au Barcelona FC, des groupes de la société civile catalane ont lancé des appels personnels aux joueurs Lionel Messi et Luis Suárez, qui jouaient respectivement pour l’Argentine et l’Uruguay, afin qu’ils ne participent pas au match, rappelant la célèbre phrase de Maradona, ‘Le ballon ne peut pas être terni’. Ils demandaient, ‘Seriez-vous allez jouer dans l’Afrique du Sud de l’apartheid ?’. Les manifestations aux associations de football de Montévidéo et Buenos Aires ont largement été médiatisées.

« Des dizaines de groupes de la société civile, de syndicats, d’organisations de défense des droits de l’homme et de clubs de supporters sportifs, en Argentine et en Uruguay, ont appelé leurs équipes nationales à annuler le match en Israël ».

Le contexte

Gaza est le siège de l’Association de football des Palestiniens amputés, créée en mars 2018. Elle compte maintenant sept équipes et 80 joueurs, la plupart des joueurs ayant perdu des membres sous les balles des tireurs embusqués de l’armée israélienne alors qu’ils participaient aux manifestations pacifiques de la Grande Marche du Retour qui réclame leurs droits de l’homme fondamentaux. Pour les amputés, jouer au football est une forme de résistance et une façon de continuer à jouer à leur jeu favori.

L’Argentine avait initialement prévu de jouer contre le Paraguay au Bangladesh, le 18 novembre. Quand le match du 19 novembre en Israël est venu à la surface, le président de la Fédération de football du Paraguay a déclaré, « Quand on signe un contrat, on le valide. Ce contrat doit être respecté. En cas de non-respect, nous prendrons les mesures appropriées ». Quelques jours plus tard, le 28 octobre, le Paraguay annonçait que le match contre l’Argentine était annulé.

La date du match Argentine/Uruguay en Israël a été confirmée par les deux équipes nationales pour le 19 novembre. La Fédération de football israélienne, qui englobe les équipes des colonies de peuplement israéliennes illégales, construites sur la terre palestinienne en violation du droit international, s’est plainte que la date coïncidait avec les matches de l’équipe nationale israélienne. La date du match Argentine/Uruguay a alors été changée pour le 18 novembre.

Le match Argentine/Uruguay aura lieu au stade Bloomfield à Jaffa (Yafa), une ville portuaire palestinienne autrefois prospère et cosmopolite, et l’une des plus de 500 villes et villages palestiniens nettoyés ethniquement de leurs habitants palestiniens originaires du pays lors de l’implantation d’Israël en 1948 sur les ruines de la patrie palestinienne.

La Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) a été initiée en 2004 pour contribuer à la lutte pour la liberté, la justice et l’égalité des Palestiniens. Élément clé du mouvement BDS, la PACBI recommande le boycott des institutions académiques et culturelles israéliennes, étant donné leur complicité profonde et persistante avec le déni par Israël des droits des Palestiniens tels que stipulés dans la législation internationale.

Visitez PACBI sur : https://bdsmovement.net/pacbi et suivez-nous sur Twitter @PACBI

Source: PACBI

Traduction : BP pour BDS FRANCE




Italie : La lettre des équipes palestiniennes remise à l’athlète Fiona May, membre du conseil de surveillance de Puma

Le 9 novembre, les soutiens aux droits des Palestiniens de BDS Bologne ont rencontré Fiona May, médaillée olympique, à la suite de ses débuts au théâtre comme co-star dans « New York Marathon ».

L’athlète est membre du comité de surveillance du fabricant d’équipement sportif Puma.

Puma est le sponsor principal de la Fédération d’Israël de football (IFA) qui, comme l’a établi l’organisation internationale Human Rights Watch, inclut des équipes de football basées dans des colonies israéliennes illégales situées sur des terres palestiniennes. Les colonies israéliennes constituent un crime de guerre en droit international.

Pendant leur brève rencontre, les militants ont remercié Fiona May pour ses nombreuses interventions publiques contre toutes les formes de racisme et ont souligné le rôle inacceptable que PUMA joue en soutenant l’occupation militaire israélienne par le biais de son parrainage de l’IFA.

Les militants lui ont remis l’appel rédigé par plus de 200 équipes sportives palestiniennes demandant à PUMA de cesser son soutien aux colonies israéliennes illégales en mettant fin à son contrat de sponsor de l’IFA, ainsi que l’article touchant de Aya Khattab, qui joue dans l’Équipe nationale de football des femmes palestiniennes.

Les militants ont également discuté de la réponse de PUMA aux milliers de personnes qui soutiennent l’appel des équipes palestiniennes, qui affirme son « engagement pour une égalité universelle ».

Les militants ont demandé à Fiona May de soulever la question du parrainage de l’IFA en tant que membre du conseil de surveillance de Puma, afin que le principe d’« égalité universelle » ne demeure pas une belle phrase détachée de la réalité, utilisée comme une stratégie de marketing pour attirer de nouveaux clients par le biais des droits de la personne, mais qu’il s’enracine dans des actions concrètes, dont la suspension des contrats signés avec l’IFA.

Les militants ont rappelé à Fiona May que l’IFA avait refusé de prendre des mesures pour cesser cette complicité, en excluant les équipes des colonies, bien qu’elle ait été condamnée à plusieurs reprises par des conseillers des Nations Unies, plus de 150 parlementaires – dont des membres du Parlement européen, du parlement suisse, du parlement danois et de la Chambre des communes britanniques – ainsi que par des organisations de défense des droits de la personne et de la société civile.

Les militants ont évoqué avec Fiona May les enseignements d’Angela Davis sur la liberté comme combat permanent et souligné que le combat des Palestiniens était un combat contre le colonialisme et le racisme où tout ce qui est requis est de prendre position. Ils ont exhorté Fiona May à les aider à convaincre Puma de respecter l’engagement en faveur des droits de l’homme qu’il affiche.

Les militants ont remercié Fiona May d’avoir écouté leurs explications sur la campagne avec attention et intérêt et se réjouissent de sa réponse.

Traduction : MUV pour BDS France

Source : BDS Italie




Le mouvement (BDS Maroc) appelle au boycott du Forum Euromed des Jeunes Leaders

Rabat, le 3 Novembre 2019 : La campagne BDS Maroc appelle les jeunes à boycotter le 5ème Forum des Jeunes leaders qui se déroulera à Essaouira du 15 au 17 Novembre 2019, et cela à cause de la participation d’Israël. Il s’agit en effet d’un acte de normalisation clair, autrement dit d’une tentative de faire paraître l’Occupation, et donc le colonialisme de peuplement visant au remplacement de la population d’origine, comme un partenaire « normal » d’une manifestation qui se tient au Maroc, alors que l’immense majorité de notre peuple refuse absolument toute normalisation avec les occupants de la Palestine.
C’est la cinquième fois que le Forum se tient à Essaouira, sous l’égide de l’Ambassade de France et de l’Institut Français au Maroc, mais c’est la première fois que l’Ambassade de France a émis un appel à la participation d’Israël à cette manifestation. C’est ce qui apparaît en effet dans le texte de l’appel lancé par l’Ambassade de France à Tel Aviv pour encourager les Israéliens qui comprennent la langue française à s’inscrire et à rejoindre la manifestation :

Jeunes Israéliens de 18 à 25 ans comprenant bien le français, nous vous invitons à soumettre votre candidature pour participer au 5ème Forum euro-méditerranéen des Jeunes Leaders sur le thème « Engagement et partage pour une nouvelle citoyenneté », organisé par l’ambassade de France et l’Institut français du Maroc.

En lançant un tel appel l’Ambassade de France s’octroie le droit, alors qu’elle n’a qu’un statut d’invitée au Maroc, de convoquer sur le territoire du Maroc de jeunes israéliens qui ont l’âge du service militaire, qu’ils effectuent dans une armée pratiquant au quotidien le crime de guerre contre le peuple palestinien frère, en particulier à Gaza et à Jérusalem. Il s’agit d’individus qui peut-être tout juste hier et certainement très bientôt demain seront aux premières lignes de la guerre coloniale d’occupation sans trêve contre le peuple palestinien. Pour mémoire, la Commission d’enquête indépendante des Nations Unies qui a étudié la situation aux abords des barbelés qui entourent Gaza considère que le fait, pour des soldats et des tireurs d’élite, de tirer sur les participants pacifiques de la Marche du Retour à Gaza – qui ne font que réclamer la levée du siège criminel qu’ils subissent, et demander l’application de la résolution 194 concernant le droit au retour des réfugiés palestiniens – constitue une violation flagrante du Droit Humanitaire International « qui relève du crime de guerre, voire du crime contre l’humanité » (citation de la Commission).

Nous condamnons la démarche de l’Ambassade de France qui consiste à inviter de jeunes israéliens sur le territoire du Maroc. La position des peuples maghrébins, et en particulier du peuple marocain, concernant la cause de la Palestine est claire depuis des lustres.

Nous refusons absolument cette prise de position de l’Ambassade de France qui considère l’Etat colonial d’Occupation et d’Apartheid israéliens comme un Etat de fait qu’elle prétend imposer aux jeunes de notre pays. Il semble que l’Ambassade de France au Maroc a besoin de se voir rappeler qu’au Maroc, l’ère du colonialisme appartient au passé.

Nous condamnons le fait que l’Ambassade de France a caché aux candidats à la participation, et aux bailleurs de fonds locaux, ainsi qu’à une partie au moins des encadrants, que des Israéliens ont été invités à participer. C’est une violation grave des usages par la partie organisatrice : le peuple marocain n’a eu de cesse d’exprimer son refus de l’Occupation en Palestine et sa condamnation des crimes perpétrés par le colonialisme de peuplement et le régime d’Apartheid israéliens à l’encontre du peuple palestinien. Un minimum de courtoisie aurait été que l’invité respecte les sentiments de son hôte, sans parler du fait que l’appel à participer au Forum adressé à une telle délégation est un service rendu aux ennemis de la démocratie et de la citoyenneté dans la région méditerranéenne.

Par ailleurs, selon les critères de la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI), qui est la plus large coalition représentant la société civile israélienne et qui dirige la campagne de boycott BDS à l’échelle mondiale, de telles manifestations constituent une normalisation criante avec le régime de l’Occupation et du colonialisme de peuplement israélien autrement dit une manière d’ignorer les crimes commis contre le peuple palestinien.

C’est pourquoi nous profitons de cette occasion pour exprimer notre solidarité entière avec le peuple palestinien qui tient bon et résiste sur sa terre, et nous condamnons avec force les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis contre lui. Nous refusons qu’une ambassade étrangère se permette d’inviter des Israéliens au Maroc. Et nous appelons tous ceux qui sont concernés par ce Forum à exercer pacifiquement des pressions pour annuler l’invitation des Israéliens et à boycotter le Forum s’ils ne reçoivent pas d’assurances à ce sujet. Et nous invitons les autorités officielles marocaines à interdire l’accès du territoire marocain aux Israéliens.

La campagne marocaine de boycott (BDS Maroc)




Le mouvement (BDS Maroc) appelle au boycott du Forum Euromed des Jeunes Leaders

Rabat, le 3 Novembre 2019 : La campagne BDS Maroc appelle les jeunes à boycotter le 5ème Forum des Jeunes leaders qui se déroulera à Essaouira du 15 au 17 Novembre 2019, et cela à cause de la participation d’Israël. Il s’agit en effet d’un acte de normalisation clair, autrement dit d’une tentative de faire paraître l’Occupation, et donc le colonialisme de peuplement visant au remplacement de la population d’origine, comme un partenaire « normal » d’une manifestation qui se tient au Maroc, alors que l’immense majorité de notre peuple refuse absolument toute normalisation avec les occupants de la Palestine.
C’est la cinquième fois que le Forum se tient à Essaouira, sous l’égide de l’Ambassade de France et de l’Institut Français au Maroc, mais c’est la première fois que l’Ambassade de France a émis un appel à la participation d’Israël à cette manifestation. C’est ce qui apparaît en effet dans le texte de l’appel lancé par l’Ambassade de France à Tel Aviv pour encourager les Israéliens qui comprennent la langue française à s’inscrire et à rejoindre la manifestation :

Jeunes Israéliens de 18 à 25 ans comprenant bien le français, nous vous invitons à soumettre votre candidature pour participer au 5ème Forum euro-méditerranéen des Jeunes Leaders sur le thème « Engagement et partage pour une nouvelle citoyenneté », organisé par l’ambassade de France et l’Institut français du Maroc.

En lançant un tel appel l’Ambassade de France s’octroie le droit, alors qu’elle n’a qu’un statut d’invitée au Maroc, de convoquer sur le territoire du Maroc de jeunes israéliens qui ont l’âge du service militaire, qu’ils effectuent dans une armée pratiquant au quotidien le crime de guerre contre le peuple palestinien frère, en particulier à Gaza et à Jérusalem. Il s’agit d’individus qui peut-être tout juste hier et certainement très bientôt demain seront aux premières lignes de la guerre coloniale d’occupation sans trêve contre le peuple palestinien. Pour mémoire, la Commission d’enquête indépendante des Nations Unies qui a étudié la situation aux abords des barbelés qui entourent Gaza considère que le fait, pour des soldats et des tireurs d’élite, de tirer sur les participants pacifiques de la Marche du Retour à Gaza – qui ne font que réclamer la levée du siège criminel qu’ils subissent, et demander l’application de la résolution 194 concernant le droit au retour des réfugiés palestiniens – constitue une violation flagrante du Droit Humanitaire International « qui relève du crime de guerre, voire du crime contre l’humanité » (citation de la Commission).

Nous condamnons la démarche de l’Ambassade de France qui consiste à inviter de jeunes israéliens sur le territoire du Maroc. La position des peuples maghrébins, et en particulier du peuple marocain, concernant la cause de la Palestine est claire depuis des lustres.

Nous refusons absolument cette prise de position de l’Ambassade de France qui considère l’Etat colonial d’Occupation et d’Apartheid israéliens comme un Etat de fait qu’elle prétend imposer aux jeunes de notre pays. Il semble que l’Ambassade de France au Maroc a besoin de se voir rappeler qu’au Maroc, l’ère du colonialisme appartient au passé.

Nous condamnons le fait que l’Ambassade de France a caché aux candidats à la participation, et aux bailleurs de fonds locaux, ainsi qu’à une partie au moins des encadrants, que des Israéliens ont été invités à participer. C’est une violation grave des usages par la partie organisatrice : le peuple marocain n’a eu de cesse d’exprimer son refus de l’Occupation en Palestine et sa condamnation des crimes perpétrés par le colonialisme de peuplement et le régime d’Apartheid israéliens à l’encontre du peuple palestinien. Un minimum de courtoisie aurait été que l’invité respecte les sentiments de son hôte, sans parler du fait que l’appel à participer au Forum adressé à une telle délégation est un service rendu aux ennemis de la démocratie et de la citoyenneté dans la région méditerranéenne.

Par ailleurs, selon les critères de la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI), qui est la plus large coalition représentant la société civile israélienne et qui dirige la campagne de boycott BDS à l’échelle mondiale, de telles manifestations constituent une normalisation criante avec le régime de l’Occupation et du colonialisme de peuplement israélien autrement dit une manière d’ignorer les crimes commis contre le peuple palestinien.

C’est pourquoi nous profitons de cette occasion pour exprimer notre solidarité entière avec le peuple palestinien qui tient bon et résiste sur sa terre, et nous condamnons avec force les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis contre lui. Nous refusons qu’une ambassade étrangère se permette d’inviter des Israéliens au Maroc. Et nous appelons tous ceux qui sont concernés par ce Forum à exercer pacifiquement des pressions pour annuler l’invitation des Israéliens et à boycotter le Forum s’ils ne reçoivent pas d’assurances à ce sujet. Et nous invitons les autorités officielles marocaines à interdire l’accès du territoire marocain aux Israéliens.

La campagne marocaine de boycott (BDS Maroc)




L’ambassade israélienne en Afrique du Sud ferme (et personne ne le remarque)

Communiqué de presse: L’ambassade israélienne en Afrique du Sud ferme (et personne ne le remarque) 31 octobre 2019

BDS Afrique du Sud, ONG sud-africaine indépendante pour les droits humains et la solidarité avec la Palestine, rejoint NEHAWU et ses membres sud-africains pour célébrer la fermeture de missions diplomatiques israéliennes dans le monde, en particulier de l’ambassade israélienne à Prétoria.

Selon le journal d’Israël Haaretz, le ministre des Affaires étrangères d’Israël a été confronté plus tôt dans l’année à un déficit budgétaire de 100 millions de dollars, ce qui a conduit à l’annulation de plusieurs événements clés nationaux, entre autres problèmes financiers. Le journal israélien a aussi rapporté que le ministère israélien des Affaires étrangères a subi des coupes budgétaires sévères dans les années récentes principalement comme conséquence de la canalisation des fonds par le ministère des Affaires stratégiques d’Israël pour la lutte contre le mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS). L’an dernier, le gouvernement israélien a consacré environ 72 millions de dollars à essayer d’arrêter le mouvement BDS. Il faut se rendre à l’évidence : l’apartheid coûte cher et Israël doit y mettre fin immédiatement !

Il est apparent que l’objectif premier des missions étrangères d’Israël est de promouvoir la propagande pour le régime israélien sans bénéfice pour les pays hôtes — c’est peut-être évident dans le fait que personne n’a même remarqué la fermeture de l’ambassade israélienne ! L’ambassade israélienne prouve, d’elle-même, qu’elle est de fait sans importance ni pertinence. Il est clair qu’il n’y a aucun bénéfice économique ou politique à entretenir des relations avec un état d’apartheid.

BDS Afrique du Sud considère la fermeture des ambassades et des consultats israéliens comme la preuve qu’Israël est en guerre contre lui-même. Nous sommes aussi amusés et nous trouvons ironiques qu’Israël ait enlevé des fonds au fonctionnement des ambassades pour arrêter le boycott BDS d’Israël et qu’il manque maintenant des ressources pour soutenir ces ambassades. La fermeture de l’ambassade israélienne en Afrique du Sud, jusqu’à ce que le régime mette fin à son opression des Palestiniens, est l’un des objectifs de BDS Afrique du Sud — cette fermeture récente, même si elle est temporaire, est un pas dans la bonne direction.

——————– * ——————–

Plus tôt cette année, l’Afrique du Sud a réduit ses relations avec Israël. Le ministère sud-africain des Relations et de la Coopération internationales à l’époque a expliqué : « Notre ambassadeur [en Israël] est de retour en Afrique du Sud et nous ne le remplacerons pas. Notre bureau de liaison à Tel Aviv n’aura pas de mandat politique, de mandat commercial ou de mandat de coopération de développement. Il ne sera pas responsable pour le commerce et les activités commerciales… La position de l’ANC par rapport à Israël est très claire. Nous n’avons pas de relations avec Israël. »

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a fait référence à cette mesure comme à une forme de « pression sur le gouvernement d’Israël…informée par notre inquiétude vis-à-vis de la violation persistante du droit du peuple palestinien à l’auto-détermination et du refus du gouvernement d’Israël d’entrer dans des négociations significatives ».

Publié par TISETSO MAGAMA au nom de BDS SOUTH AFRICA
+27 (0) 84 211 9988

Source : BDS South Africa

Traduction : CG pour BDS France

 




#BoycottPuma à Marseille

26 octobre, 10h30 Métro Réformés-Canebière au cœur de Marseille : sous un soleil fort agréable 3, 4, 8, 11, 14 militant.e.s de BDS France Marseille se rejoignent, prennent un panneau, un tract, un drapeau. Des dizaines de personnes sortent du métro : marché aux fleurs, boulanger et maraichers bio attirent beaucoup de monde le samedi. Les mains se tendent pour demander de l’information, les explications se donnent, de petits groupes se constituent, quelques jeunes filles demandent à participer aux prochaines actions.

Vers 11h, départ en direction de la Canebière où se trouve, à l’angle du Cours Saint Louis, la boutique de l’OM, avec son tout nouveau logo PUMA. Le petit cortège emprunte alternativement le trottoir et la voie du tramway pour s’arrêter devant la boutique un long moment : les slogans fusent et la sympathie des passants est réconfortante.  Interpelée, la manager sort rencontrer les manifestants qui lui remettent un courrier à destination de la direction de l’Olympique de Marseille ! La jeune femme n’est pas autorisée à échanger avec nous mais peut faire l’intermédiaire pour que le courrier arrive à destination.

Des centaines de tracts sont distribués,  la direction de l’OM est interpelée  « Comment est-il possible que le football marseillais se compromette avec les colonies illégales israéliennes ? » « Je refuse d’acheter les produits PUMA, je refuse de cautionner la colonisation israélienne » « Je Boycotte PUMA ».

Rédigée par la direction commerciale de PUMA, une lettre type non signée et datée du 24 octobre, arrive à la manager de la boutique qui sort pour la transmettre aux manifestants. La même est envoyée à toutes les structures qui, interpelées par la Campagne Internationale BDS, interrogent PUMA, s’inquiètent de voir leur image de marque dégradée par cette collusion avec les clubs des colonies illégales israéliennes.

Le cortège repart en direction de l’Alcazar sur le Cours Belsunce, avec arrêt devant les boutiques qui commercialisent des équipements PUMA !

500 tracts distribués, le double aurait été nécessaire, une vingtaine de cartes signées vont partir à la direction de PUMA, rendez-vous est pris pour une prochaine action très rapidement.




À Strasbourg : #BoycottPuma !

Aujourd’hui nous étions une douzaine à Strasbourg pour la 2ème journée internationale BOYCOTT  PUMA.
Sous un beau soleil et en musique (palestinienne), nous avons fait signer 106 cartes postales.
Puma a dû sentir l’indignation générale  face aux crimes israéliens (colonisation, occupation, torture, apartheid;..)  mis à l’index  dans beaucoup d’endroits en France et dans le monde aujourdh’ui.
Beaucoup de jeunes n’étaient pas au courant de l’implication de Puma et ont signé tout de suite la carte postale à envoyer au Directeur Général de PUMA.
Nous avons annoncé une nouvelle journée d’action, sans doute le 30 novembre, cette fois contre AXA, assureur de l’apartheid israélien!
Boycott Israël Apartheid!



Lettre ouverte à Francis Huster, Thierry Lhermitte, Ary Abittan et Richard Berry

« Oser porter le regard sur l’autre, pour comprendre au lieu de juger, pour aider au lieu de punir, pour accepter au lieu de rejeter, pour aimer au lieu de haïr, pour entendre et pour faire entendre ».

C’est par ces mots de Steve Suissa, l’un des metteurs en scène du Festival du Théâtre Français qui propose sa 3ème édition du 27 au 31 octobre, qu’est présentée l’avant-première offerte par ce festival. Avant-première qui vous  verra monter  sur scène en one-man-show, Messieurs  Francis Huster, Thierry Lhermitte, Ary Abittan et Richard Berry.

Nous ne doutons pas que vos prestations amuseront ou bouleverseront le public israélien…

Cependant, vous n’êtes pas sans connaitre  le contexte culturel, historique et politique dans lequel vous allez vous produire, car malheureusement dans cette partie du monde il est impossible de ne pas mélanger divertissement et politique.

Vous savez que le gouvernement israélien ne respecte pas les conventions internationales à l’égard d’un pays occupé, qu’il pratique une politique de colonisation et d’annexion de nombreuses fois condamnée par l’ONU….Vous savez que, depuis quelques années, Israël s’enfonce dans une logique de guerre permanente, en ayant voté la loi de « l’État-Nation du peuple juif » qui confère un statut constitutionnel à son régime d’apartheid, avec le soutien de Donald Trump pour s’approprier Jérusalem-Est et bientôt le Golan et la Cisjordanie, en dépit du droit international.

 

Ce que vous ne savez peut-être pas ou ne voulez pas savoir…, c’est que depuis plus d’un an, chaque vendredi, les tireurs d’élite israéliens prennent délibérément pour cibles des manifestants palestiniens non armés dans la bande de Gaza assiégée, notamment des médecins, des journalistes, des enfants, et des personnes handicapées. Plus de 320 personnes assassinées et des milliers de blessés…

La politique culturelle n’est pas en reste, avec la ministre Miri Regev qui met au pas les artistes « déloyaux » à l’égard d’Israël, comme le rappeur Tamer Nafar, la poétesse Dareen Tatour, le Théâtre al-Midan, le Festival palestinien de marionnettes, etc.

 

Alors, en détournant les mots de Steve Suissa, nous vous disons :

Osez porter votre regard sur le peuple palestinien, pour comprendre sa souffrance, pour l’aider au lieu de le mépriser, pour l’accepter comme un peuple qui veut la justice et la dignité, pour l’écouter et l’aider à se faire entendre…

 

Nous vous demandons de rejoindre ces nombreuses et nombreux artistes qui ont choisi de ne pas se rendre en Israël pour divertir l’apartheid, parmi lesquels on peut citer la jeune chanteuse Lorde, mais aussi Cassandra Wilson, Annie Lenox, Lauryn Hill, Natacha Atlas, Aziza Brahim, Cat Power, Vanessa Paradis, Sinead O’Connor, Roger Waters, Elvis Costello, Brian Eno, Jason Moran, Richard Bona, Eddie Palmieri, Salif Keita, Jello Biafra,Massive Attack, U2, Gil Scott-Heron, John Berger, Alice Walker, Gillian Slovo, Naomi Klein, Susan Sarandon, Emma Thompson, Danny Glover, Peter Brook, Jean-Luc Godard, Mira N air, Ken Loach ou Mike Leigh.

 

Participez à ce mouvement grandissant des artistes solidaires du peuple palestinien
N’allez pas distraire l’apartheid israélien !

 




Les syndicats palestiniens exhortent les syndicats d’AXA à demander à AXA de se désinvestir des entreprises qui arment et financent l’apartheid israélien

Les syndicats palestiniens soussignés

Aux syndicats d’Axa

Octobre 2019

 

Nous, les syndicats palestiniens soussignés, militons pour protéger les droits des travailleurs palestiniens et participons à la lutte pour la liberté, la justice et l’égalité pour tous. Les syndicats ont la responsabilité et le devoir de protéger les droits des travailleurs dans leur pays, mais encore de mettre à l’abri tous les travailleurs du monde entier.

Nous, qui sommes Palestiniens, ne sommes pas autorisés à revenir dans nos foyers depuis 70 années. Nous vivons sous une occupation militaire brutale en Cisjordanie, nous vivons sous un blocus à Gaza, et nous vivons comme des citoyens de seconde-classe en Israël – nous subissons une politique discriminatoire et raciste chaque jour de notre vie.

Les travailleurs palestiniens sont, en toute illégalité, arrêtés, tués, soumis aux pires conditions, bloqués aux check-points sur le chemin de leur travail et risquant de perdre leur emploi.

Israël ne peut maintenir son régime d’apartheid, de colonialisme et d’occupation sur le peuple palestinien que grâce au soutien des institutions et d’entreprises.

À la lecture du rapport « Quand AXA finance des crimes de guerre », nous avons appris qu’AXA avait investi plus de 91 millions de dollars dans Elbit Systems et dans les cinq plus grandes banques israéliennes. Elbit est une société privée israélienne, de sécurité militaire, qui remet ses armes à l’armée israélienne pour qu’elle les teste sur les Palestiniens, puis elle les vend au reste du monde comme « testées au combat ».

Les cinq premières banques israéliennes, Bank Hapoalim, Bank Leumi, Mizrahi Tefahot, First Israel Bank et Israel Discount Bank, financent et maintiennent les colonies de peuplement illégales israéliennes, lesquelles sont illégales en vertu de la législation internationale et considérées comme des crimes de guerre.

AXA a fait un premier pas positif en se débarrassant partiellement d’Elbit Systems en décembre dernier. Mais elle y investit encore pour plus de 1,2 million de dollars.

Nous ne comprenons pas comment une compagnie d’assurance, qui devrait protéger la vie des gens, puisse être impliquée dans leur destruction.

Nous savons qu’il y a des militants qui ont demandé à AXA de se désinvestir des sociétés citées ci-dessus. Mais maintenant, de syndicats à syndicats, nous nous adressons à vous pour que vous demandiez à AXA de ne pas détenir ces investissements complices. Nous savons bien qu’AXA entendra votre message.

Tenez-vous du bon côté de l’histoire, et assurez-vous que votre entreprise AXA n’investit pas en nuisant à nos droits de Palestiniens, et qu’elle ne se rend pas complice des violations par Israël du droit international.

 

Palestinian General Federation of Trade Unions – Gaza Strip

The Palestinian New Unions

Palestinian Union of Postal, IT and Telecommunication workers

General Union of Palestinian Workers

Source : BDS movement




Catherine Ringer à Marseille le 10 octobre : La Fiesta des Suds expulse des militants non-violents !

Après avoir tenté sans succès de faire parvenir un courrier à Catherine Ringer par différents contacts que nous avions dans la Fiesta des Suds (festival des musiques du monde organisé chaque année à Marseille dans lequel se produisait Catherine Ringer pour une nouvelle étape de sa tournée en France, tournée qui risque de se terminer à Tel Aviv…), nous avons décidé d’être sur place à l’heure du concert de Catherine Ringer.

S. M. et JY. se rejoignent devant l’entrée de la Fiesta des Suds à 18h. Il y a déjà une file d’attente d’au moins trente mètres, nous commençons à distribuer les 300 tracts dans la file. Les réactions sont bonnes, parfois indifférentes, très peu de refus et seulement une hystérique sioniste.

 F. nous rejoint vers 19h45 et nous entrons. Nous réussissons à nous faufiler pour être au plus près de la scène en plein air (2ème rang).

Pendant sa deuxième chanson Catherine se rapproche d’un groupe de fans au premier rang juste devant nous. Nous brandissons nos panneaux à ce moment-là et Catherine les fixe pendant presque 10 secondes, en tous cas assez longtemps pour lire le message inscrit dessus. Elle poursuit son concert sans plus jamais tourner son regard vers nous, ni occuper la partie de scène en face de nous.

Un agent de sécurité vient à nous et nous menace d’expulsion si nous recommençons. Alors, au moment où Catherine Ringer prend la parole pour parler au public, F. brandit le drapeau palestinien et appelle Catherine Ronger très fort. Les yeux de Catherine se tournent légèrement vers nous …

Nous décidons après concertation de ne pas céder aux menaces. M. jette les mini- affiches en l’air : avec le mistral les mini-affiches se dispersent tout autour, F. tient son drapeau palestinien à bout de bras avec un bâton qu’elle a caché dans son pantalon avant d’entrer, JY., S. et M. tiennent les panneaux bien en évidence.

 Le public se demande pourquoi on nous fait sortir : M. prend le temps de laisser des personnes du public lire le message sur les panneaux. Nous sommes un peu bousculés par les vigiles qui veulent accélérer notre sortie jusqu’à ce que deux autres vigiles plus calmes et plus compréhensifs de notre action viennent à nous et prennent le relais pour nous faire sortir.

On se retrouve ainsi dehors avec le sentiment d’avoir accompli cette mission  avec succès !