Et le gagnant de l’Eurovision dans la Tel Aviv de l’apartheid est…

18 mai 2019
Par : PACBI (Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel), la Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël de BDS

Alors que le concours de l’Eurovision touche à sa fin dans la Tel Aviv de l’apartheid, le gagnant est déjà connu : le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) pour les droits des Palestiniens.

Plus de 150 000 Européens ou autres ont signé des pétitions appelant au boycott du concours, des centaines d’artistes connus y ont apporté leur soutien, y compris d’anciens participants à l’Eurovision et l’un de ses gagnants, et plus de 100 organisations et centres LGBT+ se sont joint à l’appel.

Après avoir affirmé depuis des mois que des dizaines de milliers de touristes se rendraient à la Tel Aviv de l’apartheid pour le concours, les organisateurs israéliens admettent maintenant que seuls 5 000 à 7 000 personnes – une fraction de ceux qui était attendusétaient arrivés, signe clair que la campagne mondiale de BDS menée depuis une année est un succès.

Nous construisons notre mouvement, poussant à la reconnaissance des droits des Palestiniens, y compris les droits de nos réfugiés, et recevant un soutien sans précédent pour isoler le régime israélien d’apartheid et d’occupation. Ensemble, nous sommes parvenus à empêcher le régime israélien d’utiliser l’Eurovision, le plus grand événement non-sportif télévisé au monde, pour cacher derrière l’art ses crimes contre les Palestiniens, commis en particulier dans la Bande de Gaza assiégée.

Avec des mobilisations dans plus de 25 pays autour du monde, BDS a reçu un nouveau soutien pour notre mouvement grandissant, au-delà des attentes les plus optimistes, grâce au soutien de tant de personnes qui agissent au nom de leurs principes, et aux efforts sans relâche de militants des droits humains.

Nous vous présentons ici le contexte de cette campagne, célébrons notre travail collectif et listons les principales étapes.

Israël a massacré 62 Palestiniens à Gaza, dont 6 enfants, juste deux jours après sa victoire à l’Eurovision le 12 mai 2018. Plus tard ce même jour, la gagnante israélienne Netta Barzilai a donné un concert pour célébrer cette victoire dans la Tel Aviv de l’apartheid, organisé par le maire, et a déclaré « nous avons des raisons d’être heureux ».

L’appel à boycotter la tenue de l’Eurovision en Israël qui a suivi a été initié par des organisations culturelles et des journalistes palestiniens, demandant le 20 juin 2018 si les organisateurs de l’Eurovision auraient accepté que « le concours se tienne dans l’Afrique du Sud de l’apartheid ? ».

Ils ajoutaient que « seule une pression internationale efficace et soutenue obligerait Israël à respecter ses obligations en droit international et les droits humains des Palestiniens ».

Face à une campagne grandissante dans de nombreux pays, le gouvernement a rapidement laissé tomber sa demande insistante que le concours se tienne à Jérusalem, une première victoire pour la campagne de boycott du concours.

Mais quelle que soit la ville dans laquelle se tiendrait le concours, s’il était organisé par Israël, la campagne BDS menée contre lui devait continuer et s’intensifier.

Israël s’est effectivement déclaré lui-même un état d’apartheid peu après, son glissement continu vers l’extrême-droite se faisant plus évident que jamais.

Dans plus de la moitié des 41 pays participant au concours, des appels de BDS divers et créatifs ont été entendus, notamment en Allemagne, Australie, Belgique, au Danemark, dans l’État espagnol, en Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, à Malte, en Norvège, aux Pays-Bas, en Pologne, au Portugal, en République tchèque, au Royaume-Uni, en Slovénie, Suède et Suisse.

Aux États-Unis, Jewish Voice for Peace s’est joint aux appels grandissants au boycott du concours dans le monde.

En septembre dernier, un grand nombre d’artistes reconnus, d’anciens participants à l’Eurovision et l’un de ses gagnants ont soutenu « l’appel sincère des artistes palestiniens » dans une lettre ouverte qui a reçu une large couverture dans les médias du monde entier.

Ils ont écrit : « Tant que les Palestiniens ne jouiront pas de la liberté, de la justice et de droits égaux, on ne devrait pas continuer à traiter normalement avec l’État qui leur dénie leurs droits fondamentaux ».

La gagnante de l’Eurovision en 2018 et son ambassadrice culturelle, Netty Barzilai, a fait une tournée en Europe en novembre dernier. Des militants des droits humains ont manifesté lors de ses spectacles après un appel des queers palestiniens qui ont mis en lumière son recrutement comme ambassadrice d’Israël, ce qui soumet ses activités à ce boycott institutionnel auquel la société civile palestinienne appelle.

En décembre, des chanteurs éligibles à l’Eurovision, lors de la très populaire émission de télévision de l’État espagnol Operación Triunfo, ont déclaré que le fait qu’Israël accueille le concours était « regrettable » et qu’ils préfèreraient qu’il ait lieu ailleurs, étant donné la couverture médiatique croissante de la campagne de BDS.

Quelques semaines plus tard, le groupe britannique The Tuts, qui allaient ensuite faire une tournée avec The Specials, annonçait qu’il avait été invité à l’émission de télévision de la BBC You Decide, qui sélectionne le candidat du Royaume-Uni à l’Eurovision, mais qu’il avait refusé d’y participer, et il a été largement acclamé pour cela sur les réseaux sociaux.

Il y a juste quelques jours, des défenseurs des droits humains à Paris sont montés sur la scène, en live pendant l’émission télévisée de sélection du finaliste pour l’Eurovision, en clamant que le concours devait être boycotté.

Peu après, 50 personnalités culturelles britanniques connues ont écrit une lettre à la BBC, exhortant la chaîne à faire pression pour que l’Eurovision ait lieu ailleurs.

Le même jour, de nombreux groupes LGBT+ publiaient un appel au boycott de l’Eurovision et de la Gay Pride de Tel Aviv, en soutien aux queers palestiniens et contre la tentative cynique d’Israël de dissimuler sa politique envers les Palestiniens derrière un affichage pro-LGBT+ (« pinkwashing », mot proche de celui de blanchiment, mais avec la couleur rose).

Plus de 100 groupes, dont BeLongTo, l’organisation nationale irlandaise des jeunes LGBT+, et les sections de Naples et de Padoue d’Arcigay, la plus ancienne et plus grande organisation italienne pro-LGBT+, ont maintenant souscrit à l’appel.

En février, le réalisateur Julio Pérez del Campo a soutenu l’appel à boycotter l’Eurovision lors de son discours de remerciements aux Goya Awards (les « Oscars » de l’État espagnol).

Quelques semaines plus tard, le compositeur et producteur légendaire Brian Eno a écrit une tribune exhortant le candidat du Royaume-Uni à l’Eurovision à « contribuer à garantir qu’on se souviendrait de l’Eurovision 2019 comme de l’occasion qu’on avait eu de protester au nom de ses principes, et non comme d’un épisode supplémentaire de blanchiment culturel ».

Le mois suivant, Haneen Maikey, directrice de alQaws for Sexual & Gender Diversity in Palestinian Society (alQaws pour une diversité sexuelle et de genre dans la société palestinienne), une organisation politique populaire de queers palestiniens, basée à Jérusalem, et Hilary Aked, une auteure, chercheuse et militante basée à Londres, ont écrit un article dans The Independent, détaillant la manière dont Israël exploite l’identité LGBT+ pour camoufler ses crimes.

Cet article faisait suite à un autre article dans les médias irlandais sur la politique israélienne de dissimulation de l’occupation et de l’apartheid derrière une mise en avant des LGBT+.

Quelques mois avant le concours, alors que les pays en compétition étaient en train de sélectionner leurs candidats, le boycott de l’Eurovision était déjà soutenu par des syndicats, tels que le Musicians’ Union of Ireland (le syndicat des musiciens d’Irlande), Irish Equity et la CGT, ainsi que des partis politiques et des politiciens d’Europe et d’ailleurs.

Plus de 100 artistes palestiniens – dont des metteurs en scènes, des musiciens, des poètes et d’autres artistes récompensés – ont ensuite appelé les candidats à l’Eurovision à se retirer, dans une lettre ouverte.

« En tant qu’artistes palestiniens – brutalisés, assiégés, occupés ou exilés – nous ne pouvons pas offrir les paillettes et le glamour de l’Eurovision. Nous pouvons offrir beaucoup mieux : une place dans les livres d’histoire. »

Quelques jours plus tard, 26 artistes israéliens appelaient également les participants à l’Eurovision à se retirer, écrivant : « En tant qu’artistes, nous ne pouvons pas rester assis alors que nos homologues palestiniens souffrent d’être réduits au silence, déshumanisés et soumis à la violence, et nous vous demandons de vous joindre à nous pour le dénoncer ».

Des militants des droits humains et des artistes dans de nombreux pays participant au concours ont interpellé de manière privée ou publique des candidats à l’Eurovision, des médias, des organisateurs, des juges et d’autres encore.

Lorsqu’il a été annoncé en avril que Madonna se produirait à l’Eurovision, la couverture des médias a démontré la prédominance de BDS sur les tentatives d’Israël de blanchir l’apartheid par l’art.

PACBI a exhorté Madonna d’annuler, l’informant que « le gouvernement fanatique, d’extrême-droite d’Israël exploite cyniquement votre performance, et celle des candidats, pour marquer son oppression croissante des Palestiniens ».

Speed Sisters, une équipe féminine de course que Madonna avait louée auparavant pour leur « combat pour la liberté en Palestine », l’ont aussi appelé à annuler.

Près de 40 000 personnes ont signé la pétition de PACBI et de Jewish Voice for Peace exhortant Madonna à « se tenir avec nous du bon côté de l’histoire ».

Des dizaines de femmes artistes palestiniennes ont également écrit une lettre ouverte à Madonna : « Lorsque les murs s’écrouleront et que la liberté et la justice résonneront enfin, nous vous inviterons à venir partager votre musique avec nous tous dans ce pays ».

Le compositeur et musicien israélien Ohal Grietzer a écrit un appel à Madonna, lui reprochant d’« ignorer les femmes palestiniennes qui la supplient d’être à leurs côtés, ou au moins de ne pas leur faire entrave alors qu’elles établissent des voies pour défendre et réclamer leurs droits ».

Madonna a finalement montré que son soutien tant vanté aux droits humains n’allait pas jusqu’à soutenir les appels des opprimés qu’elle prétend soutenir. La réponse de PACBI a été largement couverte par les principaux médias et les agences internationales de presse.

Entre-temps, deux musiciens d’électro, Jaakko Eino Kalevi et Onra, s’étaient retirés de la soirée sur la plage Electrovision, sponsorisée par l’UE et organisée en marge de l’Eurovision au « village de l’Eurovision », dans le parc Charles Clore de Tel Aviv. Le parc est construit sur le site de Al Manshiyya, un quartier palestinien dont le nettoyage ethnique a ouvert la voie à la création d’Israël.

Comme un signe des liens de plus en plus étroits, au nom de leurs principes, de divers groupes populaires de lutte avec BDS, le centre LGBT+ El Casal Lambda de Barcelone, établi de longue date, a annulé sa fête de l’Eurovision, au nom de « sa grande et ancienne expérience de la défense des droits humains ». L’organisation des jeunes LGBT+ de Copenhague a annulé la projection de l’Eurovision et célébré à la place la musique des gagnants iconiques de l’Eurovision, Abba, en signe d’opposition à l’agenda de « pinkwashing » d’Israël.

Plusieurs tribunes, rapports et articles ont mis en lumière cette politique israélienne de « pinkwashing » et amplifié les voix des queers palestiniens, de militants israéliens et internationaux, d’artistes et d’écrivains.

Ghadir Shafie, Co-directrice d’Aswat, le Centre palestinien féministe pour les libertés sexuelles et de genre, et le militant palestinien LGBT+ Elias Wakeem ont été interviewés pour l’émission de la chaîne britannique Channel 4 « News Uncovered » sur le « pinkwashing » d’Israël.

Le syndicat des étudiants de la prestigieuse Queen’s University de Belfast a également annulé sa soirée Eurovision, et à Melbourne, un bar LGBT+ a annulé la projection de l’Eurovision lors de la sélection du candidat australien en raison des « problèmes de droits humains autour de l’Eurovision cette année ».

Des dizaines de soirées Eurovision « apartheid-free » ont été organisées en Europe par des fans de l’Eurovision et des défenseurs des droits humains à la place des émissions produites depuis la Tel Aviv de l’apartheid.

Plusieurs manifestations et perturbations ont eu lieu durant la semaine de l’Eurovision dans la Tel Aviv de l’apartheid, des militants internationaux et israéliens attirant ainsi l’attention des médias du monde entier.

Globalvision, un Eurovision alternatif qui sera retransmis en live, présentera au même moment que l’Eurovision des artistes palestiniens et internationaux, comme par exemple Brian Eno, DAM et beaucoup d’autres.

La campagne de toute une année de BDS pour boycotter la tenue de l’Eurovision dans l’Israël de l’apartheid a dépassé nos attentes, elle a apporté à notre mouvement de défense des droits humains de nouveaux soutiens, et nous a permis de créer des liens, au nom des principes que nous partageons, avec des combats anti-racistes, féministes, LGBT+ et d’autres encore.

C’est pourquoi le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens est le vrai gagnant de l’Eurovision !

Traduction : MUV pour BDS France
Source : bdsmovement.net / PACBI




PalestineVision à Argenteuil, un beau moment de solidarité !

Plus de 120 personnes ont assisté hier soir à la « PalestineVision » qui a été organisée pour un boycott actif de l’Eurovision qui se tenait au même moment à Tel Aviv, en Apartheid Israël.

 

Après des interventions sur BDS, la vidéo de l’émission  « Palestine Vision  » a été projetée,  qui a permis à certains-es de découvrir la culture et la chanson palestiniennes, avec ces « Chansons pour la Palestine », composées depuis 70 ans.

On peut maintenant la voir ICI dans son intégralité.

Se sont succédées ensuite de belles prestations artistiques, avec les chants/musiques de nos camarades Atmane de BDS France Saint-Étienne, Hassan de BDS France Tours, et la chanteuse palestinienne Abeer d’Artists for Palestine.

Un beau et fort moment militant, qui a attiré de nombreux habitant-e-s du quartier populaire de la dalle d’Argenteuil.
Un grand bravo à tous-tes les camarades d’Argenteuil Palestine Solidarité qui ont travaillé dur pour cette soirée alternative !

Imen Habib, Dominique Grange, Tardi et Abeer Hamad




PalestineVision, c’est ici : 3 heures de spectacle et de solidarité !




Événement exceptionnel « Palestinevision » à Argenteuil le 18 mai

Après la soirée du 12 mai organisée au CICP par la Campagne BDS France à Paris, Artists for Palestine et l’Association Argenteuil Solidarité Palestine, une nouvelle soirée

 PalestineVision

aura lieu le 18 mai à partir de 19h, Salle Saint Just sur la dalle d’Argenteuil.

Il s’agira d’un Eurovision alternatif au concours officiel, qui se tiendra en même temps que des initiatives de plusieurs groupes solidaires en Europe.

Cette soirée relayée en Palestine et partout dans le monde entre dans le cadre de la Campagne de Boycott de l’Eurovision en Israël, initiée depuis plusieurs mois par des Artistes Palestinien.ne.s, et relayée par la société civile palestinienne au travers de la Campagne BDS.

Sur la dalle d’Argenteuil, illuminée par des bougies dédiées à toutes les victimes de la barbarie coloniale, la diffusion filmée des chansons pour la Palestine dans l’Eurovision alternatif s’opèrera en même temps qu’un grand  « Ftour Solidaire »

Soyons nombreux à participer à cet évènement exceptionnel !!

Ce sera une manière de protester contre l’instrumentalisation de l’art pour une opération de propagande visant à redorer l’image d’Israël.

 Nous vous invitons à diffuser très largement cette émission sur vos listes de diffusion, vos pages Facebook, vos comptes Twitter etc…afin de dénoncer cet Eurovision 2019 au pays de l’apartheid israélien !

Plus d’infos sur le site du Temps de la Palestine

À samedi !!




Marseille commémore la Naqba

Hier, mercredi 15 mai, en commémoration de la Naqba et contre l’Eurovision à Tel Aviv, nous étions une cinquantaine de personnes devant la bibliothèque centrale de Marseille.

Distribution de 700 tracts. De belles rencontres.

Puis nous avons défilé sur les trottoirs jusqu’au Vieux-Port tout en rappelant, tout le long du parcours, au mégaphone, la Naqba, le nettoyage ethnique, le viol du droit international, les crimes de guerre et en appelant au boycott de l’Eurovision !

Prise de parole sur le Vieux-Port.

Nos masques blancs ont suscité beaucoup d’intérêt et de photos de la part des passants…




Déclaration commune pour un #WorldwithoutWalls (Monde Sans Murs) des groupes et réseaux européens de solidarité avec la Palestine et pour la défense des droits des migrants

73 groupes et réseaux européens de solidarité et de défense des droits des migrants de 17 États européens ont choisi la Journée de la Nakba 2019 – la Journée des Palestiniens réaffirmant leur engagement en faveur de la lutte pour le retour de leurs réfugiés – pour s’unir dans un appel commun en faveur d’un #WorlwithoutWalls (un Monde sans Murs) afin de faire valoir nos droits à circuler, à rester et à retourner, dans la liberté, la justice et l’égalité.

De la Grèce à l’Irlande et de la Finlande à l’État espagnol, des organisations se sont engagées à sensibiliser le public aux interconnexions de nos luttes contre les murs, l’exclusion et la répression, à lutter conjointement contre les politiques européennes anti-migration et à mettre un terme à la mercantilisme corporatif de ‘l’industrie des murs’ qui permet, facilite et profite des murs visibles et invisibles de l’injustice, notamment en renforçant le mouvement palestinien BDS.

Les murs, les politiques anti-migration et le racisme sont en hausse en Europe et à travers la planète. Nous, mouvements et organisations soussignés, connaissons trop bien les souffrances que les Murs et leurs politiques associées occasionnent. C’est pourquoi nous nous engageons à nous rassembler et à organiser ensemble des combats pour un #WorldwithoutWalls (un Monde sans Murs) pour faire valoir nos droits à circuler, à rester et à retourner, dans la liberté, la justice et l’égalité.

Nous avons choisi d’émettre cette déclaration le 15 mai – Journée de la Nakba – qui commémore l’expulsion massive de la population palestinienne en 1948 et la lutte continue des six millions de réfugiés palestiniens qui, jusqu’à aujourd’hui, sont interdits par Israël d’exercer leur droit fondamental à retourner chez eux. Nous sommes attentifs au fait que la constante politique israélienne de déplacement et sa politique d’enfermement du reste de la population palestinienne derrière des murs est, de bien des manières, reliée à nos vies en tant que migrants et à la politique européenne.

30 ans après le Mur de Berlin, l’Europe a déjà construit plus de mille kilomètres de murs à ses frontières et continue d’accroître ses financements pour toujours plus de murs, physiques et virtuels. Elle réduit les migrants d’êtres humains à ‘risques sécuritaires », dont les droits fondamentaux sont régulièrement violés en toute impunité.

La politique anti-migratoire européenne, inspirée dans une très large mesure par les paradigmes israéliens et mise en œuvre avec la technologie israélienne, cible les migrants, finance l’apartheid israélien et l’occupation militaire sur les Palestiniens et militarise les sociétés européennes.
Afin de briser ces liens de complicité qui aggravent les violations des droits de l’Homme, nous avons décidé de rejoindre l’appel à un #WorldwithoutWalls, lancé en 2017 par des mouvements palestiniens et mexicains et soutenu par plus de 370 mouvements, réseaux et organisations à travers la planète.

Nous allons travailler ensemble à:
• Nous instruire, nous et le monde dans lequel nous vivons, à propos des profondes interconnexions entre nos combats et l’urgence de vaincre l’idéologie des murs, de l’exclusion et de la répression et de construire des alternatives de solidarité et de justice mondiale.
• Nous opposer à la politique européenne anti-migration qui nous heurte tous
• Arrêter le mercantilisme corporatif de ‘l’industrie du mur’ et nous attaquer à l’architecture de l’impunité qui protège les corporations qui permettent, facilitent et profitent des murs, visibles et invisibles, de l’injustice, y compris en renforçant le mouvement BDS conduit par les Palestiniens.

Les soussignés:

1. Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme (France)
2. Alternative Refugee Centre (Switzerland)
3. Association France Palestine Solidarité – AFPS (France)
4. Associatión France-Palestine Solidarité – Lyon (France)
5. Associatión France-Palestine Solidarité (France)
6. Association France-Palestine Solidarité 63 (France)
7. Associatión France-Palestine Solidarité Saint Etienne (France)
8. Association pour Jérusalem (France)
9. Assopace Palestina (Italy)
10. Attac AG Globalisierung und Krieg, Deutschland (Germany)
11. BDS 34 (France)
12. BDS Berlin (Germany)
13. BDS France (France)
14. BDS Initiative Oldenburg (Germany)
15. Brighton Migrant Solidarity (UK)
16. Centro de Documentación en Derechos Humanos « Segundo Montes Mozo S.J. » (CSMM) (Spanish State)
17. CNT 57 (France)
18. Collectif 69 de Soutien au Peuple Palestinien (France)
19. Collectif 69 Palestine – Union Juive Française pour la Paix (France)
20. Collectif Migrants (France)
21. Collectif Palestine 12 – Millau (France)
22. Collectif solidaire des réfugiés (France)
23. Comité des migrants- Millau (Aveyron) (France)
24. Comité Palestine Israël Pays de Châteaubriant (France)
25. Comité pour une paix juste au Proche-Orient (Luxembourg)
26. Commission for Filipino Migrant workers (Europe)
27. ConfederaciónIntersindical Galega (CIG) (Spanish State)
28. Construire et Alerter par la Non Violence Active CANVA (France)
29. DocP (Netherlands)
30. ECCP (European Coordination of Committees and Associations for Palestine)
31. Escuela Con Alma-Skola Sa Dusom (SpanishState/Serbia)
32. Espacio Social y Cultural La Karakola (Italy)
33. Finnish-Arab Friendship Society (Finland)
34. Forum Contro la Guerra (Italy)
35. Gibanje za pravice Palestincev (Slovenia)
36. Groupe d’Amité Islamo-Chrétienne (France)
37. Gruppo Ibriq (Italy)
38. ICAHD Finland (Finland)
39. Interculturalism, Migration and Minorities Research Centre (Belgium)
40. Ireland-Palestine Solidarity Campaign (Ireland)
41. Jewish Network for Palestine, JNP (UK)
42. Jewish Voice for a Just Peace in the Middle East (Germany)
43. KASAPI – Hellas Union of Philippine Migrants in Greece (Greece)
44. Kent Refugee Help (UK)
45. LAB Sindikatua (Basque Country)
46. Legal Centre Lesvos (Greece)
47. MAN (Mouvement pour une Alternative Non-violente) Orléans (France)
48. Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples – MRAP (France)
49. Mouvement Pour Une Alternative Non Violente (France)
50. Movimento dos Atingidos por Barragens (MAB) (Brazil)
51. Netherlands Palestine Committee (Netherlands)
52. New Weapons Research Group (Italy, Lebanon, Palestine)
53. Ongd AFRICANDO (Spanish State)
54. Palestine 69 (France)
55. Palestine Solidarity Campaign UK (UK)
56. Pour rester HUMAINS (France)
57. Reseau Education Sans Frontiéres – RESF (France)
58. Reseau Education Sans Frontiéres – RESF 63 (France)
59. Réseau Foi & Justice Afrique Europe antenne France (France)
60. Réseau RITIMO (France)
61. Salaam Ragazzi dell’Olivo Comitato di Trieste (Italy)
62. Section LDH – Millau (France)
63. Stop Mare Mortum Sants, Hostafrancs i la Bordeta (Catalunia/Spanish State)
64. Transnational Institute (International)
65. Transnational Migrant Platform-Europe (Europe)
66. Union Juive Française pour la Paix (France)
67. Union Juive Française pour la Paix Lyon (France)
68. United Against Racism (Ireland)
69. Verein zur Förderung der Flüchtlingsarbeit (Germany)
70. Waling _Waling Org.
71. WISE (France)
72. Women in Black – Vienna (Austria)
73. Women in Black (France)

Source : Stop The Wall




Montargis : Action contre l’Eurovision en Israël

Ce samedi 11 mai, une vingtaine de personnes ont répondu à l’appel du comité BDS du Montargois, pour dénoncer la tenue de l’Eurovision à Tel Aviv et inviter les passants à boycotter la diffusion de cet événement le 18 mai.

Derrière une banderole :

« Droit international bafoué, Palestiniens opprimés, L’Eurovision en Israël, C’est NON! »,

nous avons défilé dans la rue principale, en faisant plusieurs haltes pour chanter « Attention Mesdames et Messieurs » de Michel Fugain avec de nouvelles paroles dénonçant l’apartheid et les violations du droit international par Israël.

Malgré une météo instable qui a restreint le nombre de passants, 270 tracts ont été distribués.

L’action a reçu un bon accueil.

Le comité BDS du Montargois




Nous, artistes français, dénonçons l’Eurovision 2019 en Israël

10 mai 2019

Le blog de Les invités de Mediapart

Plus de 100 artistes français, dont les dessinateurs Willem et Tardi, Imhotep, compositeur du groupe IAM, le cinéaste Alain Guiraudie, l’artiste lyrique Marie Soubestre ou encore l’artiste plasticien Ernest Pignon Ernest, annoncent qu’ils «n’irons pas à Tel Aviv blanchir le système de discriminations légales et d’exclusion qui y sévit contre les Palestiniens, et (appellent) France Télévisions et la délégation française à ne pas servir de caution au régime» israélien.

Du 14 au 18 mai prochain, France Télévision a l’intention de diffuser le Concours Eurovision 2019 qui se tiendra en Israël, à Tel Aviv, dans le quartier de Ramat Aviv, sur les ruines du village de Sheikh Muwannis qui, comme le rappelle l’ONG israélienne « Zochrot » (« elles se souviennent » en hébreu), est l’un des centaines de villages palestiniens  vidés de leurs habitants et détruits en 1948, lors de la création de l’Etat d’Israël.

Pour France Télévisions, l’Eurovision est « un divertissement d’une ampleur internationale unique et ouvert à une très grande diversité artistique » qui revendique de célébrer la diversité et l’inclusion. Selon la chaine publique « la musique, qui n’a pas de frontière, en est son essence, avec pour ambition universelle le dialogue entre les peuples, l’ouverture et le vivre-ensemble ».

Mais ce message sonne creux lorsque qu’il  cherche à nous divertir des violations des droits humains à l’égard des Palestinien·ne·s. Discrimination et exclusion sont profondément ancrées en Israël, où notamment la loi « Israël, État-nation du peuple juif » a été adoptée le 19 juillet 2018, proclamant que seuls les Juifs ont le « droit à l’autodétermination nationale », entérinant ainsi officiellement l’apartheid.

Le sens de l’histoire, de l’inclusivité et de la solidarité est plutôt du côté des nombreuses manifestations en Palestine et dans toute l’Europe, appelant artistes et diffuseurs à ne pas se rendre à Tel-Aviv. Par cette tribune, nous tenons également à participer à ce mouvement, pour manifester notre soutien aux artistes palestinien.ne.s, dans la guerre que leur mène Israël.

En mars et avril 2018, des tireurs israéliens ont ciblé et tué des journalistes qui filmaient les manifestations pacifiques à Gaza. En août, un F16 israélien a détruit le centre Said al-Mishal à Gaza, lieu de musique, de théâtre et de danse. Des artistes palestinien·ne·s, actrices, acteurs et musicien·ne·s se voient régulièrement empêchés de voyager par les autorités israéliennes d’occupation, ou comme dans le cas de la poétesse engagée Dareen Tatour, emprisonné·e·s pour « incitation au terrorisme ».

Aujourd’hui ce sont aussi les organisations israéliennes progressistes qui sont entravées par les autorités israéliennes. Le Ministère de la Culture les accuse de subversion, et réduit leurs financements. En 2017 par exemple, le festival de théâtre de Saint Jean d’Acre a dû retirer une pièce consacrée aux prisonnier·e·s politiques palestinien·ne·s pour éviter les coupures budgétaires gouvernementales. Galeries et festivals de cinéma sont aujourd’hui menacés de la même manière.

L’Eurovision, selon l’Union européenne de radio-télévision (UER), prétend être un événement « non politique ». Il est malheureusement impossible de réconcilier ce que dit l’UER avec la réalité. Israël est un État qui considère officiellement la culture comme un instrument de propagande politique: son Premier ministre, Benjamin Netanyahou, a félicité l’israélienne Netta Barzilai, lauréate de l’Eurovision 2018, pour avoir « accompli un travail exceptionnel en matière de relations extérieures ».

Nous, artistes et travailleur·se·s culturels français qui signons cet appel, n’irons pas à Tel Aviv blanchir le système de discriminations légales et d’exclusion qui y sévit contre les Palestiniens, et nous appelons France Télévisions et la délégation française à ne pas servir de caution au régime qui  envoie ses snipers tirer tous les vendredi contre les enfants  désarmés de la marche du retour à Gaza. Un divertissement qui se respecte ne se joue pas en terre d’Apartheid. Nous ne l’aurions pas accepté pour l’Afrique du Sud , nous ne l’accepterons pas pour Israël.

 Signataires : 

 

Samir ABDALLAH, cinéaste ; Pierre ALFERI, auteur ; Nadia AMMOUR, chanteuse ; Henri d’ARTOIS, musicien ; Jean ASSELMEYER, réalisateur ; Alain AUBIN, artiste lyrique ; Nicolas AUDOIN, musicien ;

Allaoua BAKHA, musicien ; Mohamed BAOUZZI, conteur ; Marine BACHELOT Nguyen, autrice et metteuse en scène ; Edmond BAUDOIN, dessinateur ; Safia BENHAIM, réalisatrice ; BEN ART’CORE, photographe ; François BEAUNE, écrivain ; Michaël BIDEAULT, musicien ; Julien BLAINE, poète ; Xavier BOEDA, musicien ; Marion BORDESSOULLES, comédienne ; Bruno BOUSSAGOL, metteur en scène ; Sarah BOY, danseuse ;

Françoise CABANAC, artiste lyrique ; Alain CASTAN, éditeur ; Laurent CAUWET, auteur ; Youssef CHARIFI, producteur ; Anne-James CHATON, poète ; Jean-Christophe CHAUZY, dessinateur ; Franck CHENAL, musicien ; Matthieu COLLOGHAN, peintre ;  Enzo CORMANN, écrivain ; Jean-Luc COUDRAY, dessinateur ; Philippe COUDRAY, dessinateur ;

Atmane DAHMANI, chanteur ; Gerty DAMBURY, metteure en scène ; Bruno DARAQUY, chanteur ; Yvan DAUTIN, chanteur ; Fanny DEKKARI, conteuse ; Gérard DELAHAYE, auteur et compositeur ; Marie DEVROUX, comédienne et metteure en scène ; Joss DRAY, auteure et photographe ;

ELCHICOTRISTE, dessinateur ; Annie ERNAUX, écrivaine ;

Abbas FAHDEL, réalisateur ; Nicolas FERNANDES, musicien ; Pedro FIDALGO, réalisateur ; Sandrine FLOCH, programmatrice cinéma; Nicolas FRIZE, compositeur ;

Pierre-Louis GARCIA, musicien ; Rémo GARY, chanteur ; Marina GILABERT, danseuse ; Liliane GIRAUDON, écrivaine ; Julien GONZALES, musicien ; Dominique GRANGE, chanteuse ; Annette GUILLAUMIN, auteure ; Alain GUIRAUDIE, cinéaste ; Christian GUY, photographe ;

Didier HABOYAN, musicien ; Abeer HAMAD, chanteuse ; Eric HAZAN, écrivain ; Michael HOARE, réalisateur ;

IMHOTEP compositeur du groupe IAM ; L’1NCONSOLABLE, rappeur ;

Lyang KIM, cinéaste ; Nicolas KLOTZ, cinéaste ; Victoria KLOTZ, artiste plasticienne ;

Armelle LABORIE, auteure ; Julio LAKS, musicien ; Anne-Marie LALLEMENT, cinéaste et écrivaine ; Iwan LAMBERT, comédien ; Léopold LAMBERT, auteur et éditeur ; Esther LAURENT-BAROUX, réalisatrice ;Françoise LEBEAU, productrice ; Sarah LECARPENTIER, comédienne et metteure en scène ; Marc LENOT, critique d’art ;

Raphaël MAILLET, musicien ; Jonathan MALNOURY, musicien ; Nathanaël MALNOURY, musicien ; Sébastien MARCHAL, graphiste ; Joëlle MARELLI, auteure et traductrice ; Michel MARRE, musicien et cinéaste ; Jacqueline MARTIN, comédienne et directrice de théâtre ; Nicolas MATOS ITXASO, auteur et réalisateur ; Gérard MAYEN, auteur- Elli MEDEIROS, chanteuse ; Ismaël METIS, rappeur ; Hassane MEZINE, photographe et réalisateur ; Muriel MODR, artiste plasticienne et poète ; MRIC, dessinateur ; José MUÑOZ, dessinateur ;

Bernard NOËL, poète et écrivain ;

Annie OHAYON, productrice

Bruno PAOLI, musicien ; La PARISIENNE LIBEREE, chanteuse ; Lucile PAYSANT, comédienne ; Elisabeth PERCEVAL, actrice et cinéaste ; Léonie PERNET, musicienne ; Mireille PERRIER, comédienne, metteur en scène ; Ernest PIGNON-ERNEST, artiste plasticien ; Denys PININGRE, cinéaste documentariste ; Jean-Marc POLI, musicien ; Anastasia POLITI, comédienne et metteure en scène ; Aurélien PROST, artiste circassien ;

Serge QUADRUPPANI, écrivain ; Nathalie QUINTANE, écrivaine et poète ; Luc QUINTON, plasticien ;

RAPSA, rappeur ; Anna RICHE, monteuse ; RLM, rappeur ; Renata ROAGNA, chanteuse ; André ROBÈR, peintre, poète, éditeur ; François RUDEL, sculpteur

Abdelwaheb SEFSAF, comédien et musicien ; Jean-Michel SICARD, metteur en scène ; Eyal SIVAN, cinéaste ; Francesca SOLLEVILLE, chanteuse ; Marie SOUBESTRE, artiste lyrique ; SPOIR, rappeur

Piotrek TAGART, musicien rock ; TARDI, dessinateur ; Jean-Pierre THORN, cinéaste ;

Robert VALBON, auteur et metteur en scène ; Maril VAN DEN BROEK, comédienne ;

WILLEM, dessinateur ; Willis From Tunis, dessinatrice

Djamila ZEGHBAB, comédienne.

Source : Mediapart




Des entreprises australiennes et canadiennes se désistent du projet de tramway dans les colonies israéliennes

The Electronic Intifada

Ali Abunimah 8 mai 2019

The Electronic Intifada est en mesure de révéler en exclusivité que le géant canadien de l’ingénierie Bombardier s’est retiré d’une offre pour étendre et exploiter un tramway israélien reliant les colonies en Cisjordanie occupée.

Bombardier est l’une des entreprises internationales — deux autres étant Macquarie d’Australie et Siemens d’Allemagne – à se retirer de l’appel d’offres pour construire la prochaine phase du tramway de Jérusalem.

Le système de tramway relie les colonies les unes aux autres, et à Jérusalem, contribuant à enraciner et à faciliter l’expansion coloniale d’Israël en territoire occupé — un crime de guerre.

Ce tramway est un symbole d’oppression pour les Palestiniens.

Le mois dernier, Globes, la publication commerciale d’Israël, a rapporté que le fonds d’investissement Macquarie retirait son soutien au consortium d’offres qui inclut Bombardier et la compagnie autrichienne Wiener Linien.

Selon Globes, le consortium « était en train de chercher un fonds d’investissement pour remplacer le fond australien Macquarie ».

Cependant, un porte-parole de Macquarie a confirmé mercredi à The Electronic Intifada que non seulement le financier australien s’était retiré, mais aussi l’ensemble entier du consortium piloté par Bombardier.

Une requête à commenter a été envoyée à Bombardier.

L’an dernier, la FIDH, une importante organisation internationale pour les droits humains, avait déclaré avoir reçu l’engagement de la compagnie publique française Systra qu’elle se retirait de l’appel d’offres pour le tramway.

FIDH avait remarqué à l’époque que le tramway était « un instrument de la politique de colonisation d’Israël et de son annexion de Jérusalem, en violation complète du droit international ».

Après une pression soutenue des militants des droits humains, la multinationale française d’infrastructure Veolia a vendu ses actions de CityPass, le consortium qui opère la ligne de tram existante, en 2015.

Une entreprise allemande se retire

Maintenant CityPass lui-même suit Veolia vers la sortie.

Le consortium CityPass, qui inclut Siemens, d’Allemagne, a notifié au gouvernement israélien qu’il se retirait de l’appel d’offres pour étendre et faire fonctionner la Ligne rouge du tramway de Jérusalem déjà existante et pour construire et exploiter la nouvelle Ligne verte.

La Ligne rouge sera étendue pour pénétrer plus profondément en Cisjordanie occupée, reliant les colonies de Pisgat Zeev et Neve Yaakov, qui font partie de l’anneau de colonies qu’Israël construit pour isoler les Palestiniens de Jérusalem de ceux du reste de la Cisjordanie occupée.

La Ligne verte ira du Mont Scopus dans Jérusalem-Est occupé jusqu’à la colonie de Gilo, au sud-ouest de Jérusalem.

The Times of Israel a indiqué clairement que le retrait du consortium était lié aux risques produits par l’occupation militaire prolongée d’Israël.

Selon la publication israélienne, CityPass « a pointé du doigt une longue série d’incidents concernant la sécurité, y compris des attaques terroristes palestiniennes et des jets de pierre, ainsi que des émeutes et des manifestations dans les zones ultra-orthodoxes, qui ont endommagé et retardé les trains ». La compagnie a dit que son contrat « ne la protégeait pas de manière adéquate des pertes subies pendant de tels événements », selon The Times of Israel.

« La pression de BDS marche »

Des militants palestiniens voient ces derniers retraits comme des victoires dans leurs efforts à faire rendre des comptes aux entreprises complices de l’occupation et de la colonisation par Israël.

Mahmoud Nawajaa, coordinateur général du Comité national palestinien du mouvement de Boycott, désinvestissement et sanctions (BNC), a déclaré à The Electronic Intifada : « Les retraits du projet israélien illégal du tramway de Jérusalem de la part d’un consortium incluant la compagnie canadienne Bombardier, et du consortium CityPass incluant Siemens, montrent une nouvelle fois que BDS marche en tant que forme de pression populaire ».

Mais les compagnies qui se désistent ne font que se conformer à leurs obligations basiques concernant les droits humains.

Ily a un consensus croissant, tant sur le plan juridique que sur celui des droits humains, selon lequel être en relation commerciale avec les colonies d’Israël implique une complicité inévitable dans des agressions majeures contre les droits humains, y compris dans des crimes de guerre, et que de tels échanges commerciaux doivent être bannis.

Complicité des entreprises

Si les retraits de Macquarie, Bombardier et Siemens seront des nouvelles bienvenues pour ceux qui militent en faveur des droits palestiniens, trois consortiums restent dans l’appel d’offres du projet et ils incluent plusieurs entreprises internationales apparemment désireuses de profiter des crimes d’Israël.

Un consortium, selon Globes, regroupe la compagnie israélienne d’infrastructure Electra avec le fabricant de trains basé en France Alstom, et Moventia, la compagnie qui exploite les transports publics à Barcelone.

Le deuxième consortium inclut le fabricant de train espagnol CAF, dont le conseil officiel des travailleurs a voté contre la participation au projet. Mais selon Globes, ce consortium maintient son offre.

Et le troisième consortium voulant aussi construire la ligne inclut le constructeur des colonies Shikun & Binui, la compagnie de trains chinoise CRRC et le fonds d’investissement français Meridiam.

Meridiam a été créée avec l’appui financier de la banque française Crédit Agricole.

Un quatrième consortium inclut deux compagnies grecques, la compagnie d’infrastructure GEK Terna, et l’opérateur du métro d’Athènes, l’entreprise publique STASY. Mais dans un développement potentiellement inquiétant du point de vue d’Israël, Globes note que « les intentions du consortium piloté par les Grecs n’étaient pas claires ».

Le gouvernement grec a donné son appui à l’offre, mais des députés du parti dominant nominalement de gauche en Grèce, Syriza, ainsi que des syndicats, ont exprimé une forte opposition à quelque engagement grec que ce soit dans le tramway des colonies.

Malgré la complicité actuelle, les militants espèrent que cette ruée vers la sortie ne sera pas la dernière.

« Comme Veolia auparavant, de plus en plus d’entreprises réalisent qu’investir dans les violations par Israël du droit international et des droits humains, et les permettre, n’est pas seulement illégal et immoral, mais mauvais pour les affaires », a déclaré Nawajaa de BNC.

« Un an après le déplacement de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem, les retraits de ces compagnies montrent que les droits humains peuvent encore gagner contre le soutien américain à l’apartheid israélien. La pression doit continuer sur toutes les entreprises impliquées dans les appels d’offre, ou considérant la possibilité de soumettre une offre, jusqu’à ce que toutes se soient retirées de ce projet de tramway illégal ».

Ali Abunimah est cofondateur de The Electronic Intifada et l’auteur de The Battle for Justice in Palestine, paru chez Haymarket Books. Il a aussi écrit One Country: A Bold-Proposal to End the Israeli-Palestinian Impasse. Les opinions exprimées sont les siennes seules.

Source : The Electronic Intifada

Traduction : C.G pour BDS France




Qu’est-ce que « le boycott » dans la campagne BDS ?

|Ivar Ekeland, Ghislain Poissonnier |Tribunes

Dans un article publié dans Le Monde du 2 mai 2019, intitulé « Le “boycott”, un art de la résistance passive à travers les siècles », Catherine Vincent présente de manière pédagogique et documentée l’origine du mot boycott, les différentes modalités de ce mode d’action collective et ses formes contemporaines.

L’actualité de la notion tient sans doute à ce que les consommateurs ont pris conscience du pouvoir que représentaient leurs décisions d’achat ou de refus d’achat. La montée en puissance de la consommation éthique a été analysée par les publicitaires et les professionnels du marketing (« Le boycott », par Marc Drillech, éd. Fyp, 2011). Elle permet de voir émerger le commerce équitable. Elle incite les entreprises à mieux prendre en compte le respect de l’environnement et de la santé humaine, les droits des travailleurs, la lutte contre les discriminations ou la réduction des souffrances animales. A l’heure des réseaux sociaux, l’exercice du « contre-pouvoir citoyen » que représente le boycott mené par les consom-acteurs remporte des succès, y compris en France, comme en atteste le site internet https://www.i-boycott.org/.

La campagne « Boycott, Désinvestissement, Sanctions » (BDS) mentionnée dans l’article de Catherine Vincent constitue un exemple intéressant du caractère multiforme/ protéiforme de la notion.

Comme son nom l’indique, cette campagne, lancée en 2005 et visant à obtenir le respect du droit international par Israël, ne se limite pas à l’appel au boycott de marchandises (Voir « Boycott, désinvestissement, sanctions », par Omar Barghouti, éd. La Fabrique, 2010). Elle demande également aux entreprises étrangères de ne plus investir dans des sociétés israéliennes, tant il est vrai que la colonisation des territoires palestiniens et la militarisation de l’économie font maintenant partie intégrante de l’écosystème israélien. C’est la raison pour laquelle la BPCE, la BNP Paribas, le Crédit agricole, la Société générale et AXA, qui possèdent des participations dans des banques israéliennes finançant la construction de logements dans les colonies, sont invitées à désinvestir. La campagne BDS demande aussi aux Etats et aux organisations internationales de prendre des sanctions contre l’Etat d’Israël. L’UE est ainsi interpellée sur les raisons pour lesquelles elle refuse de suspendre son accord d’association avec Israël prévoyant pourtant, en ses articles 2 et 79, une suspension possible si l’une des parties viole les droits de l’homme.

Cependant, le volet « boycott » de la campagne BDS présente un caractère stratégique, car mobilisateur de simples citoyens / consommateurs. Cette dimension mobilisatrice est d’autant plus importante que BDS a été lancé par la société civile palestinienne (171 associations et syndicats), en faisant expressément référence aux campagnes historiques menées en Inde, à l’appel de Gandhi, et en Afrique du Sud, à l’appel de l’ANC. Ce faisant, elle s’inscrit tant dans la lignée des mouvements de boycott présentant une dimension politique et de décolonisation que dans celle des mouvements revendiquant l’égalité des droits ou le respect de droits économiques et sociaux (Voir « Une histoire populaire du boycott », par Olivier Estèves, L’Harmattan, 2006). L’exemple sud-africain, qui a donné lieu à une mobilisation des sociétés civiles au niveau international, constitue le modèle à suivre pour les inspirateurs de la campagne BDS, et se révèle particulièrement pertinent à l’heure où Gérard Araud, ambassadeur de France à Washington tout juste parti à la retraite, John Kerry, secrétaire d’État sous Barack Obama, et John Dugard, ancien représentant des Nations unies, se rejoignent pour qualifier la situation actuelle dans les territoires palestiniens occupés d’apartheid.

Dans le cadre de la campagne BDS, l’appel au boycott prend de multiples formes. D’une part, il ne vise pas que les produits israéliens ou ceux des colonies. Il peut concerner des produits de sociétés étrangères qui possèdent des intérêts financiers et économiques en Israël, notamment quand ces entreprises ont des liens avec le complexe militaro-industriel israélien (par exemple, Hewlett Packard, Caterpillar ou G4S). D’autre part, le boycott ne concerne pas que les produits. C’est ainsi que BDS demande à ses sympathisants de mettre en œuvre un boycott (ne plus coopérer avec les institutions israéliennes) dans les secteurs universitaire, scientifique, culturel, artistique, syndical, sportif, touristique etc. En effet, comme l’ont décrit Eyal Sivan et Armelle Laborie (« Un boycott légitime » éd. La Fabrique, 2016), les universités israéliennes et les manifestations culturelles en Israël possèdent des liens forts avec les institutions régaliennes qui mettent en œuvre la politique d’occupation et de colonisation et servent, pour le gouvernement israélien, à redorer un blason terni à l’étranger par la commission de crimes de guerre sur la population palestinienne.

Ce boycott répond en outre à une méthodologie précise. Dans son volet dédié aux produits commercialisés, la campagne BDS se focalise sur certains produits, marques ou entreprises (par exemple, Sodastream, Ahava ou Sabra), afin d’accroître sa visibilité et d’augmenter ses chances de succès. Dans son volet dédié aux institutions ou aux manifestations culturelles, BDS demande à ses membres d’appliquer des lignes directrices, qui rejettent toute mise à l’index personnelle et n’interdisent pas les coopérations entre les individus mais invitent à un boycott des institutions et évènements qui défendent ou promeuvent la perpétuation de l’occupation des territoires palestiniens. Ainsi, si 140 artistes internationaux ont demandé aux candidats de renoncer à participer à l’Eurovision en Israël, c’est parce que le gouvernement Netanyahou a contribué au financement de cet évènement et y sera représenté, en faisant un moment de propagande politique.

La campagne BDS aimerait bien promouvoir le « buycott » (l’acte d’achat en vue de soutenir une cause), mentionné dans l’article de Catherine Vincent. Malheureusement, les produits palestiniens – y compris agricoles – demeurent quasiment absents des marchés européens. La politique d’occupation menée sans discontinuer depuis 1967 a empêché l’émergence d’une économie palestinienne et les autorités israéliennes dressent d’incessants obstacles douaniers et réglementaires aux rares produits que les Palestiniens pourraient exporter. Olivier Estèves écrit dans son ouvrage que « le boycott est l’arme pacifique du faible contre le fort ». Une phrase qui est plus que jamais d’actualité pour la société civile palestinienne et pour tous ceux qui veulent que l’appel au respect du droit international par Israël ne reste pas une simple incantation.

Par Ghislain Poissonnier, magistrat et Ivar Ekeland, mathématicien et économiste.

Source : AURDIP




Chansons pour la Palestine

À l’appel de BDS France Paris et de « Artists for Palestine »

Pour un boycott actif de l’Eurovision 2019 en Israël Apartheid

#ApartheidFreeEurovision

Venez participer, le Dimanche 12 mai 2019, de 18H30 à 21h15, au CICP*, à l’enregistrement filmé de l’événement « 70 ANS DE CHANSONS POUR LA PALESTINE »

À l’issue du tournage, un repas palestinien vous sera proposé.

* CICP, 21 ter rue Voltaire, 75011 Paris (métro rue des Boulets – ligne 9, ou RER A Nation)

Merci de confirmer votre inscription à : boycotteurovision@gmail.com

 




ISRAELI APARTHEID WEEK 2019 : tout ce qui s’est passé !

Grâce à votre soutien, l’Israeli Apartheid Week (IAW, Semaine contre l’apartheid israélien) 2019 a été un succès encore plus grand cette année !

L’IAW a présenté plus de 200 événements, dans 30 pays, sur cinq continents, tous sur le thème « Cessez d’armer le colonialisme ». Les événements incluaient de grandes tables rondes dans des universités, des concerts, des films, des manifestations, des lectures de poésie, des spectacles comiques, de l’art de rue, des randonnées sponsorisées, des défilés de mode et d’autres choses encore !

L’Israeli Apartheid Week (IAW) est une série internationale d’événements qui vise à accroître la sensibilisation sur le régime d’apartheid en Israël et à bâtir un soutien pour le mouvement croissant de Boycott, désinvestissement et sanctions. Israël est capable de maintenir son occupation illégale et son régime d’apartheid sur les Palestiniens en partie à cause de ses ventes d’armes et du soutien militaire qu’il reçoit de gouvernements du monde entier.

Voici quelques-uns des événements marquants

En Palestine, la sixième conférence nationale BDS s’est tenue à Ramallah. La conférence, à laquelle participaient plus de 800 personnes de toute la Cisjordanie occupée, incluait une allocution liminaire par vidéo de Mme Baleka Mbete, présidente de l’Assemblée nationale de la République d’Afrique du Sud.

L’Israeli Apartheid Week a lancé ses événements à Gaza avec des paroles de Razan Najjar, un membre du personnel médical tué pendant la Grande Marche du retour, lues par sa mère, Sabreen Najjar, qui a inauguré l’événement. Bien que deux événéments de l’IAW aient dû être retardés à cause des bombardements israéliens sur Gaza le 26 mars et malgré le siège en cours, plusieurs événements ont eu lieu, dont une campagne de sensibilisation dans la rue sur le boycott économique, et des projections de films. A l’université de Birzeit en Cisjordanie la Campagne sur le droit à l’éducation a organisé sur le campus une exposition de photos sur la Grande Marche du retour à Gaza. Pendant cette semaine ont eu lieu le lancement d’une campagne sur les prisonniers palestiniens soumis au brutal système israélien d’incarcération et un séminaire sur l’éducation dans les prisons, ainsi qu’un envoi de lettres et de dessins aux prisonniers. Les étudiants ont aussi regardé le filmBetween Two Crossings[Entre deux carrefours] de Yasser Murtaja, un journaliste palestinien tué par les forces israéliennes à Gaza. D’autres activités et des manifestations ont été organisées à Risan, Nilin, Bilin, Beit Sira et Kafr Qaddum.

L’entreprise G4S perdant de nombreux contrats dans les pays arabes, des dizaines d’événements de l’IAW organisés dans le Monde arabe étaient concentrés sur G4S et d’autres multinationales complices. Les activités incluaient des projections de films, des tables rondes, des exposés et plus encore, visant à accroître la sensibilisation sur la normalisation, l’embargo militaire et la campagne BDS. Au Kowait, trois poètes importants ont organisé une nuit de poésie pour la Palestine, en plus d’une projection de films, d’un événement avec des cerfs-volants pour les enfants et d’une dynamique table ronde avec des militants koweitiens et palestiniens sur le boycott culturel. En Jordanie, avec BDS Jordanie, le militant palestinien Tarek Bakri a présenté son film Missing 48[ Il en manque 48] et discuté de son projetWe were and We still are here[Nous étions ici et nous y sommes encore] qui reconnecte les réfugiés palestiniens avec leur pays natal. Bakri a aussi présenté son projet au Maroc, où BDS Maroc a organisé des événements de solidarité dans plusieurs villes. En Egypte, BDS Egypte a organisé plusieurs événements en coopération avec l’Association des étudiants en science politique de l’AUC[Université américaine du Caire] et Visualizing Palestine, terminant la semaine en plantant des orangers le Jour de la Terre palestinien.

Du Portugal à la Hongrie, en Suède, dans l’état espagnol, en Allemagne et dans de nombreux autres pays, plus de 100 événements ont été organisés en Europe cette année pour l’ Israeli Apartheid Week! Les organisateurs européens ont eu l’honneur d’accueillir le leader sud-africain de l’ANC Ronnie Kasrils qui a pris la parole lors d’événements de l’IAW à Vienne, Berne, Genève, Berlin, et Londres. Malgré la répression anti-palestinienne croissante dans plusieurs pays européens, ses interventions ont inspiré ceux qui l’ont entendu et sa voix a atteint des milliers de lecteurs grâce à son éditorial publié dans le journal britannique The Guardian. Au Royaume-Uni, des dizaines d’universités ont organisé des jours d’action pour l’Apartheid Off-Campus [Apartheid hors des campus], appelant les universités à se désinvestir de compagnies profitant du régime d’apartheid israélien sur le peuple palestinien. En France, Rania Madi du Badil, qui a aussi été confronté à une forte répression de la part de l’état français, a fait le tour du pays et organisé des événements dans cinq villes différentes.

L’IAW continue de croître sur le continent africain, avec un fort leadership féminin. Des membres de BDS Afrique du Sud et l’équipe de l’IAW ont rencontré le président du Parlement de Namibie, ainsi que des membres du conseil des femmes du SWAPO (Organisation du peuple du Sud-Ouest africain) à Windhoek. Plusieurs rencontres avec des partis politiques, des syndicats et des groupes de la société civile ont eu lieu au Botswana. Le peuple de Swaziland est confronté lui-même à l’oppression, pourtant, dans un acte de généreux internationalisme pendant l’IAW de cette année, le parti communiste du Swaziland (CPS) et l’union nationale des étudiants du Swaziland (SNUS) ainsi que des églises locales et d’autres organisations partenaires progressistes, ont organisé avec succès un événement à Manzini. CPS a expliqué que l’objectif de cet événement était « la relation historique entre les luttes de libération africaines et celles des Palestiniens, ainsi que l’oppression actuelle d’Israël et l’expulsion des réfugiés africains ». En Afrique du Sud, des dizaines d’événements ont été organisés dans tout le pays. L’humoriste Mashabela Galane est monté sur scène dans cinq villes pour une tournéede la comédie Apartheid Aint Funny! [l’Apartheid, c’est pas drôle]. Ali Abunimah était sur SABC TV News!

Des militants d’Amérique latine ont organisé plusieurs activités dans différentes parties du continent, avec des événements multiples au Chili, en Argentine, au Brésil, en Colombie et au Mexique. Les activités cherchaient à rendre visibles les crimes croissants d’Israël contre le peuple palestinien, y compris la colonisation en cours des territoires et la construction de colonies illégales, l’imposition de lois d’apartheid et le siège brutal de Gaza. Au Mexique, pour la première fois, un tribunal populaire a été organisé sur « le rôle d’Israël dans la militarisation de l’Amérique latine ». La tribunal était un point de rencontre pour les différentes victimes de la militarisation et aussi pour coordonner les luttes transversales pour la démilitarisation du Mexique et du continent.

Aux Etats-Unis, les étudiants de plus de vingt collèges et universités de dix états dans tout le pays ont organisé des événements pour la Semaine contre l’apartheid israélien (IAW). La solidarité entre Noirs et Palestiniens était un thème fréquent, y compris à Harvard, Tufts, et Kent State. Le poète palestinien Remi Kanazi a donné un spectacle sur six campus différents. Des étudiants de Harvard et de Georgetown ont publié des éditoriaux vigoureux dans les journaux étudiants expliquant pourquoi le régime imposé par Israël aux Palestiniens correspond à la définition de l’apartheid selon le droit international. Hors campus, des manifestations ont eu lieu contre les représentations de la Compagnie de danse Batsheva d’Israël à cause du parrainage de Batsheva pour le gouvernement israélien et son rôle dans le blanchiment de l’apartheid israélien.

En Asie, des événements ont été organisés à l’occasion d’IAW par des groupes en Inde et en Malaisie. Sur les campus universitaires à Calcutta et Delhi, en Inde, les événements incluaient des discussions et des projections de films sur la Palestine et BDS. Les discussions ont été centrées sur les liens croissants de l’Inde avec Israël, qui vont de pair avec le programme de droite du gouvernement actuel. En Malaisie, BDS Malaisie a organisé une conférence, Enhancing Palestine Solidarity in Malaysia [Améliorer la solidarité avec la Palestine en Malaisie], avec des exposés, des discussions et une projection de film. L’exposé liminaire couvrait les violations du droit international qui sont manifestes dans l’occupation par Israël de la Palestine. Le renforcement du mouvement de solidarité de masse par des campagnes BDS et l’importance de la lutte des femmes dans le mouvement de libération de la Palestine ont été des thèmes de discussion.

Merci de contribuer à mettre fin à l’apartheid israélien.

Restez à l’écoute pour les mises à jour et préparez vous pour une Semaine contre l’apartheid israélien encore plus grande en 2020 !

Source : IAW

Traduction : C.G pour BDS France




Action eurovision du Collectif BDS 45

Après avoir vainement demandé un rendez-vous à France 3, le collectif orléanais BDS a décidé d’interpeller France Télévisions, dont la chaine  France 2 diffuse la finale l’Eurovision 2019 au nouveau pays de l’apartheid, Israël.

Les militants ont accroché une banderole devant la grille de France 3 pour attirer l’attention des passants et des employés de France 3 sur la nécessité de boycotter la politique colonialiste d’Israël :

–          Détention administrative, sans jugement, de Palestiniens, y compris de jeunes adolescents

–          Invasion et occupation de nombreuses terres appartenant à la Palestine, restrictions drastiques des zones de pêche

–          Viol de l’espace aérien, incursions en Palestine

–          Destruction d’installations vitales : électricité, eau potable

–          Assassinats et mutilation d’une partie de la population palestinienne qui manifeste, dans son propre pays, pour le respect de ses droits tels que définis par l’ONU : depuis le 30 mars 2018, plus de 270 Palestiniens ont été tués et des dizaines de milliers autres blessés, dont des centaines se trouvent dans un état critique.

–          Non-respect délibéré de plus d’une trentaine de résolutions de l’ONU qui affirment les droits des Palestiniens

–          Routes séparées, check points raciaux, différences d’accès (ou de non-accès) à la propriété, au mariage, à l’accès et aux droits liés au travail…

 

Avec la société civile palestinienne, nous demandons le respect du droit international par Israël :

1. fin de l’occupation et de la colonisation de toutes les terres arabes et démantèlement du Mur
2. Reconnaissance des droits fondamentaux des citoyens arabo-palestiniens d’Israël à une complète égalité
3. Respect des droits des réfugiés palestiniens à recouvrer leurs maisons et leurs biens comme le stipule la résolution 194 de l’ONU

 

Nos moyens d’actions : la résistance non-violente, l’appel au boycott culturel, sportif, universitaire, institutionnel ; au désinvestissement des entreprises en Israël et à l’application de sanctions internationales pour faire respecter le Droit.

Cette action s’arrêtera dès qu’Israël respectera le droit international.

 Le collectif BDS Orléans




Rassemblement cet après midi lors de l’assemblée générale d’AXA au Palais des Congrès à Paris

24 avril 2019, Paris – Plus de 50 militant-e-s de la Coalition Stop AXA Assistance à l’apartheid israélien se sont réunis à l’extérieur du Palais des Congres cet après-midi ou se tenait l’assemblée générale a Paris. Ils ont appelé AXA à se désengager de l’apartheid israélien .

AXA investit, par l’intermédiaire de sa filiale AXA IM, dans cinq des plus grandes banques israéliennes, qui constituent l’épine dorsale des colonies de peuplement illégales par le biais des services financiers qu’elles fournissent. Alliance Bernstein, une filiale d’AXA, détient également des actions dans les banques israéliennes et dans le fabricant d’armes israélien Elbit Systems.

Bien que la police française ait tenté d’interdire la manifestation et de nier les droits de réunion et les libertés d’expression, les activistes ont réussi à rester devant le Palais des Congrès pendant plus de 20 minutes en brandissant une banderole de 10 mètres de long indiquant «Stop AXA Assistance à l’apartheid israélien». Les discours ont été prononcés par Jean-Guy Greilsamer de l’Union juive française pour la paix, Olivier Schulz et Imen Habib de BDS France, Alys Samson du Comité national BDS et Verveine Angeli de Solidaires. Les activistes portaient également des chapeaux bleus, de la couleur d’AXA, et ont déclaré que s’ils étaient actionnaires de AXA, ils appelleraient à mettre fin à ces investissements.

Avant de partir, du fait de la répression policière, des dizaines de brochures d’information sur les investissements contraires à l’éthique d’AXA ont été distribuées aux actionnaires.

Imen Habib de BDS France a déclaré: «Même si, grâce à la mobilisation populaire, l’une des filiales d’AXA, AXA IM, récemment cédée d’Elbit Systems, la campagne contre les investissements contraires à l’éthique d’AXA se poursuivra jusqu’à ce qu’AXA ne finance plus les banques israéliennes qui financent les colonies israéliennes. et se désengage totalement de Elbit Systems, qui teste des armes sur le peuple palestinien. “

Alys Samson, coordinateur européen du Comité national du BDS palestinien (BNC), a déclaré: «Soutenant la manifestation à Paris, de nombreux partisans de la liberté, de la justice et de l’égalité pour les Palestiniens du monde entier se sont joints à Twitter pour demander à AXA de mettre fin à ses investissements dans les banques israéliennes et Elbit. Systèmes. En utilisant le hashtag #ProudToBeAXA d’AXA, ils ont affirmé que l’assureur français ne peut être fier de ses activités tant que AXA n’a pas mis fin à son rôle dans l’oppression du peuple palestinien. « 




Boycottez le Festival international de films LGBT de Tel Aviv

Les queers palestiniens et leurs alliés au sein du mouvement BDS lancent un appel au boycott du Festival international de films LGBT de Tel Aviv (TLVFest) qui aura lieu du 6 au15 juin 2019. Nous demandons aux cinéastes du monde entier de refuser de participer à ce festival parrainé par le gouvernement et de respecter l’appel palestinien à un boycott culturel d’Israël tant que les droits humains des Palestiniens ne seront pas respectés. Les Palestiniens font appel aux personnes dotées d’une conscience, dans le monde entier, pour qu’Israël ait à répondre de ses violations du droit international, et demandent en particulier aux artistes de ne pas donner de spectacles ou présenter leurs œuvres en Israël. L’appel au boycott culturel lancé par les Palestiniens a été entendu par un nombre croissant de personnalités culturelles internationales, notamment les cinéastes John Greyson, Mira Nair, Ken Loach, The Yes Men et Mike Leigh. Il s’agit d’envoyer un message à Israël : tant qu’Israël continuera à opprimer les Palestiniens et à les priver de leurs droits, on ne pourra pas agir comme si de rien n’était.

En 2017 et en 2018, plus de 20 cinéastes et artistes ont annulé leur participation ou ont déclaré soutenir le boycott du TLVFest par solidarité avec l’appel lancé par les queers palestiniens. Le réalisateur sud-africain John Trengove s’est exprimé en ces termes :

« Alors que les souffrances de la lutte contre l’Apartheid sont encore à vif dans notre conscience collective, cette question reste … extrêmement sensible pour de nombreux Sud-Africains. …étant donné ce que je sais aujourd’hui, il me semble que je dois impérativement éviter toute participation. … Il est impossible de fermer les yeux sur le fait que ce festival (et ma participation à l’évènement) pourrait servir à distraire l’attention des violations des droits humains commises par l’État d’Israël. »

Le Festival international de films LGBT de Tel Aviv est parrainé par des entités israéliennes qui sont pleinement complices de violations du droit international. Un des parrains du festival, le ministère israélien de la Culture, a un rôle central dans le projet Brand Israel lancé en 2005 pour promouvoir à l’étranger une image positive d’Israël et détourner ainsi l’attention de la réalité quotidienne de l’occupation et des violences contre les Palestiniens.

TLVFest s’appuie sur l’utilisation cynique des droits des gays – connue sous le nom de Pinkwashing – pour détourner les regards de l’occupation, du colonialisme de peuplement et de l’apartheid qu’Israël met en œuvre et pour normaliser ces pratiques. Le boycott culturel n’a donc pas pour but de censurer des créations artistiques ; il s’agit plutôt de demander à des artistes internationaux, notamment des cinéastes, de ne pas participer à des évènements culturels israéliens complices du Pinkwashing et/ou parrainés par l’État israélien, jusqu’au jour où Israël respectera les droits humains des Palestiniens.

Nous demandons aux cinéastes de ne pas tolérer que leur liberté artistique et leur voix soient récupérées par l’État israélien et ses collaborateurs, tels que TLVFest et TLVPride 2018. Le Pinkwashing cherche à faire de vous, pour citer Yaniv Weizman, porte-parole LGBT de la municipalité de Tel Aviv, “un ambassadeur d’Israël“.

Si vous participez à TLVFest, votre œuvre sera présentée à Tel Aviv tandis qu’Israël continue le massacre prolongé qui a tué en 2018 295 Palestiniens, y compris des enfants, à Gaza et en Cisjordanie. Plus de 29 000 personnes ont été blessées ; dans bien des cas, les blessures étaient si graves qu’elles ont imposé l’amputation de membres. Israël célèbrera la Pride et le TLVFest pendant que les familles palestiniennes continueront à pleurer la mort de leurs proches.

Alors que les gouvernements ne souhaitent pas contraindre Israël à répondre de ses actes, la pression exercée par la société civile internationale, comparable à celle qui a été appliquée à l’Afrique du Sud de l’apartheid, représente un moyen d’action efficace et donne de l’espoir aux Palestiniens – y compris les queers palestiniens – dans leur combat pour la liberté, la justice et l’égalité.

Comme votre travail de cinéastes joue un rôle déterminant en donnant une visibilité aux communautés LGBT, aux injustices contre les LGBT et à l’émancipation des LGBT, nous espérons que vous ne garderez pas les yeux fermés face à la réalité fallacieuse présentée par Israël et que vous vous opposerez fermement à l’injustice et à l’occupation en refusant de participer à TLVFest.

Bien cordialement,

Pinkwatching Israel

Pinkwatching est un collectif de queers palestiniens et de leurs alliés au sein du mouvement dirigé par les Palestiniens de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) pour la liberté, la justice et l’égalité. Nous nous opposons aux menées d’Israël et d’institutions complices qui cherchent à utiliser les droits des gays pour détourner l’attention de l’oppression constante du peuple palestinien et pour la justifier.

Source : PinkWatching Israel

Traduction SM pour BDS France




Mobilisation AXA à Saint-Étienne

À Saint-Étienne, deux actions successives, une devant Axa pour rappeler que nous maintiendrons la pression jusqu’au Désinvestissement total !
Ensuite à 18h nous étions réunis place du peuple pour la commémoration de la journée internationale des prisonniers palestiniens.

Des prises de paroles se sont succédées de Union 42 pour la palestine, la JC et BDS.
Le rassemblement s’est terminé par des chants et la danse du dabkeh…




Dégageons Puma : Journée internationale d’action #BoycottPuma le 15 juin 2019

11 avril 2019 / par la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI)

Rejoignez la journée internationale d’action pour exiger de Puma qu’il mette fin à son soutien aux colonies israéliennes illégales sur la terre volée aux Palestiniens. Intervenez dans les magasins Puma, les bureaux de Puma ou les bureaux des équipes sponsorisées par Puma.

Les équipes et les athlètes palestiniens appellent à un boycott de Puma à cause de son soutien aux colonies israéliennes illégales sur la terre volée aux Palestiniens.

Fabricant mondial d’articles de sport, Puma est le principal sponsor de l’Association du Football Israélien (IFA) qui comporte des équipes dans les colonies israéliennes illégales sur la terre volée aux Palestiniens.

Le mois de juin commémorera les 52 ans de la brutale occupation militaire israélienne. Samedi 15 juin, rejoignez la Journée Internationale d’Action #BoycottPuma !

Votre association est-elle intéressée par la Journée Internationale d’Action #BoycottPuma ?

Inscrivez vous ici

pour mises à jour et ressources !

Quand des sociétés comme Puma sponsorisent et tirent profit des colonies israéliennes illégales, elles donnent leur aval au régime israélien d’extrême droite pour qu’il poursuive aussi intensément le vol de la terre et les agressions criminelles contre les sports palestiniens.

A travers la planète, des associations organisent des campagnes et des actions pour exiger de Puma qu’il prouve que son engagement déclaré pour la justice sociale n’est pas qu’un coup de marketing.

Intervenez dans les magasins Puma, les bureaux de Puma ou les bureaux des équipes sponsorisées par Puma, organisez un groupe de travail sur les agressions d’Israël contre les sports palestiniens, impliquez les équipes des sports populaires et les fans clubs, rejoignez les actions sur les réseaux sociaux et davantage. Regardez ci-dessous pour d’autres idées sur comment participer.

C’est le moment maintenant de commencer à identifier les localisations de Puma et les équipes sponsorisées par Puma dans votre région.

Inscrivez votre association ici

pour la Journée Internationale d’Action #BoycottPuma afin de recevoir les ressources et les mises à jour.

Agissez :

Ci-dessous vous trouverez quelques façons dont votre association pourra s’impliquer dans la Journée d’Action #BoycottPuma.

Impliquez les associations sportives locales, les équipes de sports populaires, les fan clubs et les tournois anti-racistes.

Et devenez créatifs ! Apportez des thèmes sportifs dans vos manifestations et des actions retransmises en direct sur les réseaux sociaux.

1. Organisez une action créative dans un magasin Puma

Devenez créatif. Organisez un faux match de foot ou un événement sportif dans un magasin Puma. Utilisez le localisateur de magasins de Puma pour trouver les magasins de la marque Puma dans votre ville.

2. Organisez une manifestation dans les bureaux de Puma

Remettez aux bureaux de Puma la lettre des 200 clubs palestiniens.

Puma a des bureaux en Allemagne, au Portugal, en Italie, en Suède, en Norvège, en Finlande, au Danemark, en Autriche, aux Pays Bas, en France, en République Tchèque, en Pologne, en Turquie, en Afrique du Sud, dans les Émirats Arabes Unis, aux États Unis, en Argentine, au Mexique, au Pérou, en Inde, en Australie, à Singapour, en Malaisie, en Indonésie, au Japon, en Corée du Sud, à Hong Kong.

3. Organisez un débat ou un atelier

Faites venir les associations sportives locales dans un atelier ou un débat public sur les agressions contre les sports palestiniens et la campagne #BoycottPuma. Prenez contact avec des débatteurs possibles : pacbi@bdsmovement.net

4. Appelez les équipes sponsorisées par Puma à #BootPuma

Puma sponsorise des équipes, des ligues, des athlètes et des artistes. Vérifiez si des équipes locales sont sponsorisées par Puma et exhortez les à laisser tomber Puma. Demandez aux athlètes locaux sponsorisés par Puma d’user de leur influence pour convaincre Puma de mettre fin à son accord de parrainage avec la IFA. Suivez #PumaFam pour avoir des nouvelles sur de nouveaux accords de parrainage. Prenez contact pour avoir des lettres types d’approche : pacbi@bdsmovement.net

5. Démarrez une campagne de désinvestissement

Cherchez à savoir si votre fond de pension, votre banque ou tout autre institution dont vous êtes membre s’investit dans Puma et demandez leur de se désinvestir. Prenez contact pour trouver de l’aide à ce sujet : pacbi@bdsmovement.net

6. Accueillez chez vous une fête via les réseaux sociaux

Rejoignez les actions des réseaux sociaux #BoycottPuma pour enrayer la culture Puma avec vos amis.

 

Source : PACBI

Traduction : J. Ch. pour BDS France

 




17 avril : Action #AXA à Marseille

17 avril : journée internationale contre AXA : nous étions une dizaine de militants : BDS France Marseille, Palestine 13, UJFP, Attac., sur le marché du Prado, devant une agence Axa.

Nous avons déposé notre dossier dans l’agence Axa devant laquelle nous nous étions installés avec notre banderole. La jeune dame à l’accueil s’est montrée très bienveillante. Elle nous a promis de remettre le dossier au chef d’agence absent ce jour, qui est aussi le vice-président, pour la région Sud-Est, du syndicat Réussir, le Syndicat National des Agents Généraux des Sociétés du groupe AXA. Cette dame a noté sur son calepin notre souhait que ce chef d’agence fasse remonter à la direction générale d’Axa notre venue dans son agence et notre demande de désinvestissement.

 

Nous nous sommes ensuite rendus sur le Vieux Port de Marseille pour un rassemblement en soutien aux prisonniers politiques palestiniens et là, nous avons également distribués 300 tracts qui mettaient l’accent sur les enfants prisonniers. Un très bon accueil.

 

Un cri de joie a terminé notre journée à la nouvelle du désinvestissement partiel d’Axa d’Elbit Systems!

 




Journée internationale du 17 avril en direction d’AXA – Paris

BDS France Paris est intervenu lors de la journée internationale du 17 avril en direction d’AXA devant une agence du 20ème arrondissement.

Nous étions une dizaine, avons déployé notre banderole et des visuels et diffusé le tract en pièce jointe.
Voir l’album photos
 
 Une camarade BDS de Saint-Étienne était avec nous et a interprété de beaux chants justifiant le BDS et mis au point par le comité de sa ville.
Une autre camarade s’est dévouée pour aller expliquer notre action au gérant de l’agence ; il a prétendu ne rien connaitre sur les investissements d’AXA que nous dénonçons.
 
Les réactions des passant-e-s étaient largement soit sympathisantes soit attentives à nos explications



Journée d’action AXA à Nîmes

À Nîmes, mercredi 17 avril, journée d’action en direction d’AXA, une dizaine de militantEs se sont mobiliséEs et ont rencontré les responsables de 4 agences situées à proximité et dans un même axe.

Les échanges ont été courtois, bien que les responsables ont eu tendance à se réfugier derrière le fait qu’ils n’étaient pas des agents d’AXA mais des libéraux qui vendent des produits d’assurance … Difficile de leur faire entendre qu’en vendant ces produits ils participent au financement, de la colonisation israélienne en Palestine, et de l’entreprise d’armement israélienne Elbit Systems.

Tous nous ont conseillé d’agir auprès de la direction régionale basée à Nîmes. Nous n’avions pas retenu cette option car le lieu est désert et la visibilité quasi inexistante. Á noter que nous avions demandé à être reçuEs en décembre 2018 par la directrice régionale à laquelle nous avions envoyé un courrier avec dossier complet … sans réponse.

Mais, selon les infos récoltées auprès des différentes agences, il semblerait que ça fasse le buzz entre la direction régionale et les différentes agences !!

Dans 3 agences, un courrier argumenté leur a été remis pour leur rappeler celui du 8 décembre 2018 (dans le cadre de la semaine d’action) où nous leur avions adressé un dossier comportant différentes pièces, et dans la 4e le dossier complet a été déposé.

Nous avons également marqué notre solidarité avec les prisonniers politiques palestiniens.

Peu de passantEs en ville le mercredi mais des rencontres et échanges vraiment intéressants avec certainEs.

Nous avons appris, dans l’après-coup, la nouvelle du désinvestissement par IM AXA dans Elbit Systems en raison de son implication dans les crimes de guerre israéliens. C’est une avancée qui nous encourage à poursuivre la campagne.