Propagande israélienne ? Une conférence universitaire contestée

Par Edouard Schoene | 13 Oct 2020 |

Dans le cadre des « lundis de l’innovation » la maison de la création et de l’innovation (université
Grenoble Alpes) invitait un conférencier sur un thème étonnant : « Israël la « start-up nation », un
modèle pour la France ? »
Boycott , désinvestissement, sanctions (BDS) et l’Association France Palestine solidarité étaient
présents devant le bâtiment universitaire pour manifester.

Des étudiants, dont la conférence faisait parti de leur cursus obligatoire, ont lu avec intérêt le tract
distribué. Une dizaine d’autres, d’un autre cours, outrés par cette initiative « pas très
universitaire » ont pris un paquet de tracts et sont allés intervenir dans l’amphithéâtre quasi vide
(des auditeurs écoutaient la conférence en ligne).
Le professeur Ménissier, invitant, responsable du cycle de conférences, s’est étonné de cette
manifestation qui a perturbé la conférence, invitant les étudiants à entrer et à intervenir en fin de
conférence.

Le tract distribué devant le bâtiment dévoilait « ce que nous cache Israël start up
nation » : « L’économie d’Israël est l’une des plus militarisée du monde … La recherche et
développement en Israël est structurellement liée à l’armée et à l’occupation. Le succès de
l’innovation israélienne en matière de sécurité et de surveillance est largement dû à son terrain
d’expérimentation de choix qu’est la Palestine occupée »
Au palmarès de la « start-up nation » : la barrière de protection qui court le long des 700 km du
mur de béton de huit mètres de haut enserrant la Cisjordanie, les instruments de surveillance Elbit
System et Technion, les drones de surveillance d’Elbit. Nombre de dictatures achètent les produits
hich tech israéliens pour surveiller notamment leurs citoyens via la téléphonie.

Les militants de la campagne BDS France (Boycott Désinvestissement Sanctions) et de l’AFPS
dénonçaient le fait que l’UGA « participe à cette hypocrisie en accueillant depuis 2014 au sein du
conseil scientifique le président de la Technion, université israélienne la plus engagée auprès du
complexe militaro industriel ».
Dans la conclusion de la soirée le professeur Ménissier, a déclaré : « Les activistes qui sont
intervenus tout à l’heure étaient fondés à émettre les critiques qu’ils ont formulées. Dommage
qu’ils ne soient pas restés pour en débattre. »

Source: le travailleur alpin




Boycott AXA : la compagnie d’assurance de l’apartheid israélien

AXA profite de l’oppression des Palestinien.ne.s par Israël. Le géant français AXA est la deuxième plus grande compagnie d’assurance au monde. Elle est active dans 57 pays avec plus de 108 millions de clients.

Bien qu’AXA possède ses propres politiques en matière de droits humains et d’environnement, elle investit 7 millions de dollars dans trois banques israéliennes dont les noms figurent dans la base de données des Nations unies sur les entreprises impliquées dans la colonisation illégale israélienne : Bank Leumi, Israeli Discount Bank et Mizrahi Tefahot Bank. Ces banques ont des succursales dans les colonies illégales des territoires palestiniens et syriens occupés (plateau du Golan), fournissant des prêts hypothécaires aux colons et des services financiers aux autorités locales des colonies pour des projets de construction.

Ces banques complices travaillent également comme « partenaires d’accompagnement » en s’assurant de fournir à l’entreprise de construction tous les principaux services financiers nécessaires jusqu’à l’achèvement du projet. Sans ces banques, de nombreux projets de colonies israéliennes illégales auraient du mal à être mis en œuvre.

AXA détient également 9 % d’Equitable holdings (EHQ), qui investit 157 millions de dollars dans 5 banques israéliennes, Bank Hapoalim, Bank Leumi, First International Bank of Israel, Israel Discount Bank et Mizrahi Tefahot Bank, ainsi que dans la plus grande société d’armement israélienne, Elbit systems. Elbit est connue pour profiter du siège israélien sur Gaza, « testant au combat » ses drones tueurs, le phosphore blanc, les balles de sniper et les pièces d’avions de chasse, tous déployés par l’armée d’occupation israélienne pour tuer ou mutiler des Palestinien.ne.s. Les drones Hermes 900 d’Elbit Systems faisaient partie des drones israéliens qui ont assassiné 164 enfants palestinien.ne.s en 2014, lors de l’agression amrée israélienne sur la bande de Gaza.

La campagne de la coalition « Stop AXA Assistance to Israeli Apartheid » appelle les individus, les organisations et les institutions du monde entier à boycotter AXA jusqu’à ce qu’elle mette fin à sa complicité avec l’apartheid israélien et les violations des droits humains en Palestine.

En signant, je m’engage à:

Aussi longtemps qu’AXA continue à soutenir l’apartheid israélien et les violations des droits humains en Palestine, 

je m’engage à boycotter AXA en refusant d’acheter ses produits d’assurance.

J’appelle tous les individus mais aussi les entreprises, les équipes sportives, les institutions et les syndicats à mettre fin à tous leurs contrats commerciaux, de sponsor et/ou d’assurance avec AXA.

Source: BDS Movement




Les dictateurs des Emirats arabes unis et du Bahrein bradent le peuple palestinien

15 septembre 2020
par le Comité National BDS (BNC) palestinien

La séance de photos de mardi à la Maison Blanche célèbre un accord cynique entre les dirigeants corrompus et fanatiques d’Israël, des Emirats, du Bahrein et des Etats Unis pour soutenir leur répression brutale et leurs violations des droits.

La séance de photos mardi à la Maison Blanche ne conduira pas à la paix ni à la justice. C’est un accord cynique entre les dirigeants corrompus et fanatiques d’Israël, des Emirats, du Bahrein et des Etats Unis pour soutenir leur répression brutale et leurs violations des droits.

Notre réponse : intensifier la pression pour un embargo militaire sur l’Israël d’apartheid.

Ne tenant aucun compte de leurs propres citoyens, les dictateurs des EAU et du Bahrein bradent le peuple palestinien pour leurs intérêts bellicistes et capitalistes. Leurs accords avec Trump et Netanyahou ne feront qu’intensifier le vol continu de terre, le nettoyage ethnique et le siège de 2 millions de Palestiniens dans le ghetto de Gaza par l’Israël d’apartheid.

Soutenus par la majorité absolue dans le monde arabe et les progressistes à travers le monde, les Palestiniens continueront de résister à l’oppression israélienne et à insister sur notre droit à la liberté, la justice et l’égalité. Nous appelons à des sanctions légales et ciblées pour arrêter l’occupation et l’apartheid pratiqués par Israël.

Traduction : J. Ch. pour BDS France
Source : BNC




Le festival Docaviv 2020 à Tel Aviv de l’apartheid ébranlé par des annulations dans sa semaine finale après des appels de BDS

9 septembre 2020, par Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI) 

Cíntia Gil, Directrice du Sheffield Doc/Fest est l’une des quatre participant·es internationaux/les qui se retirent

Docaviv 2020 – le festival international du film documentaire à Tel Aviv prend fin cette semaine, marqué par des annulations notables de la part de quatre cinéastes et invité·e·s internationaux/les.

Le festival de Tel Aviv de l’apartheid, qui se déroule essentiellement en ligne, a pour partenaires le ministère de la Culture et des Sports du gouvernement israélien d’extrême-droite et la municipalité de Tel Aviv. Il adresse également ses remerciements au ministère israélien des Affaires étrangères pour son soutien.

Parmi celles et ceux qui se retirent du festival, à la suite de demandes privées de la part des soutiens du boycott culturel d’Israël, figurent Cíntia Gil, directrice de Sheffield Doc/Fest, et la cinéaste danoise Eva Marie Rødbro, dont le long-métrage documentaire  I Love You I Miss You I Hope I See You Before I Die a été retiré de la sélection Depth of Field (Profondeur de champ) de Docaviv.

Gil, également membre du Conseil d’administration d’Apordoc, association portugaise du film documentaire, et ancienne directrice de Doclisboa, a confirmé au Comité de Solidariedade com a Palestina qu’elle s’était retirée en tant que jurée du festival Docaviv.

Elle l’a fait à la suite de demandes privées du Comité et de l’organisation antiraciste SOS Racismo Portugal, se référant à l’appel de réalisateurs palestiniens et de secteurs plus larges de la société civile en vue du boycott d’institutions culturelles israéliennes qui sont complices des violations des droits humains des Palestiniens commises par Israël.

Outre Eva Marie Rødbro, un·e autre cinéaste international·e a retiré son film du programme du festival, et un·e autre invité·e international·e du festival a annulé sa participation, ces deux personnes souhaitant ne pas être nommées pour le moment.

Les quatre cinéastes et invité·es qui se sont retiré·es avaient été contacté·es en privé par des soutiens du mouvement Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) pour les droits humains des Palestiniens et ont annulé leur participation à la suite de ces demandes.

La Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël (PACBI) a vérifié chaque annulation auprès de ses partenaires au Danemark, au Portugal et ailleurs. Les quatre participant·es ont été retiré·es du programme de Docaviv.

En 2014, l’acteur et militant Danny Glover a compté parmi les personnes qui condamnaient l’inclusion du film American Revolutionary: the Evolution of Grace Lee Boggs dans l’édition 2014 de Docaviv, écrivant “nous sommes solidaires du peuple de Palestine”. En 2019, le réalisateur marocain Nadir Bouhmouch a refusé d’accepter une invitation à présenter son film à Docaviv.

Alia Malak, de PACBI, a déclaré :

“Nous remercions les cinéastes et invités internationaux qui se sont retirés de Docaviv 2020 en raison de sa complicité dans le blanchiment par l’art du régime brutal d’Israël, d’apartheid, d’occupation et de colonialisme de peuplement, et en solidarité avec le peuple palestinien.

Des milliers d’artistes, y compris de nombreux cinéastes et artistes du cinéma LGBTQ+ , ont apporté  leur soutien public – et d’autres encore, en grand nombre, ont été attentifs — au boycott d’institutions culturelles israéliennes complices, conscients de leur devoir éthique de ne pas nuire aux luttes non violentes pour la justice, et refusant de blanchir par l’art les violations du droit international et les crimes de guerre commis par Israël.

Docaviv n’a jamais pris position en faveur des droits inaliénables du peuple palestinien, reconnus par le droit international. Il ne s’est même pas exprimé quand des avions de chasse israéliens ont bombardé et détruit délibérément le centre culturel Said al Mishal à Gaza, y compris son cinéma destiné aux enfants.

Malgré les efforts déployés par la prétendue “Creative Community for Peace” – une façade abondamment financée et à peine camouflée du gouvernement israélien d’extrême-droite et de son lobby – le soutien au mouvement pacifique BDS continue à croître parmi les artistes et différents groupes et  milieux dans le monde entier. Nous exhortons ceux et celles qui travaillent internationalement pour le film et la télévision à les rejoindre.”pastedGraphic_1.png

PACBI est un membre fondateur du mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions pour les droits des Palestiniens.

Traduction SM pour BDS France

Source : BDS Movement




Pour Gaza: amplifions les campagnes BDS pour que des comptes soient demandés à Israël

23 août 2020 / Par  Palestinian BDS National Committee (BNC)

Cela fait onze nuits consécutives que les forces militaires israéliennes bombardent Gaza, terrorisant ses deux millions d’habitants.

Palestine occupée, 23 août 2020 – En réponse aux bombardements continus par Israël de la bande de Gaza, occupée et assiégée, le Comité national de BDS (le BNC) de Palestine a réitéré les appels de la société civile palestinienne à des sanctions ciblées et légales à l’encontre d’Israël, en particulier un embargo militaire urgent et complet, et à une amplification des campagnes de boycott et de désinvestissement pour faire cesser ses crimes.

Depuis plus de onze nuits, les forces militaires israéliennes bombardent Gaza, terrorisant ses deux millions d’habitants palestiniens, qui vivent dans la plus grande prison à ciel ouvert du fait du siège israélien qui dure depuis 13 ans. L’excuse d’Israël cctte fois-ci est l’envoi depuis Gaza de ballons incendiaires, qui ont causé des incendies sur les terres agricoles de colonies israéliennes près de la barrière militaire qui encercle Gaza.

La majorité absolue des résidents de Gaza sont des descendants des plus de 750 000 réfugiés palestiniens victimes de nettoyage ethnique – par les milices sionistes puis plus tard par l’armée israélienne – durant la Nakba de 1948.

Les attaques israéliennes ont endommagé des maisons et des infrastructures civiles, dont une école primaire dans le camp de réfugiés de Shati, géré par l’Agence de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (l’UNRWA), bombardée à l’aube le 12 août. L’UNRWA a contesté  l’affirmation d’Israël que cette attaque avait été « accidentelle », étant donné que les coordonnées de toutes les structures des Nations Unies sont transmises aux autorités d’occupation israéliennes et régulièrement mises à jour.

La chute d’un missile israélien sur l’école quelques heures avant son ouverture a évité le massacre des enfants et de leurs enseignants, mais l’idée de ce qui aurait pu se passer a causé une panique généralisée parmi les enfants réfugiés.

Cette nouvelle vague de bombardements sur Gaza coïncide avec le sixième anniversaire du massacre israélien, en 2014, de plus de 2 250 Palestiniens, dont 551 enfants, durant une attaque militaire prolongée. Une déclaration signée à ce moment par plus de 140 chercheurs en droit international et droit pénal, des défenseurs des droits humains, des experts juridiques et autres affirmait que « La plupart des lourds bombardements qu’a subi Gaza récemment n’ont pas de justification militaire plausible et semblent plutôt viser spécifiquement à terroriser la population ».

Une enquête des Nations Unies de 2019 sur les attaques israéliennes contre des manifestants palestiniens non armés participant à la Grande marche du retour, lancée le 30 mars 2018, affirmait  qu’il y avait « de bonnes raisons de penser que les snipers israéliens visaient des journalistes, du personnel sanitaire, des enfants et des personnes handicapées, sachant qu’ils étaient aisément identifiables comme tels ». Le rapport de l’ONU concluait que « Ces violations graves des droits humains et du droit international pourraient constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité ».

Ces crimes perpétrés de manière répétée par Israël contre une population civile captive, qui ne peut s’échapper nulle part, ne peuvent se continuer dans l’impunité que grâce à la complicité des gouvernements occidentaux, en particulier des États-Unis, du Royaume-Uni et de l’Union européenne, et avec la complicité de certains régimes arabes despotiques.

Toute tentative de « normaliser » les relations avec Israël, ou de prétendre « continuer comme à l’habitude » équivaut à un soutien matériel à la continuation de l’apartheid et des massacres contre les Palestiniens.

Les compagnies militaires israéliennes, dont Elbit Systems et Israeli Aerospace Industries, testent leurs armes sur les Palestiniens pour ensuite les exposer dans le monde entier comme testées sur le terrain. Des entreprises d’armement et de produits de haute technologie du monde entier augmentent leurs propres profits en fournissant à Israël des armes et des munitions pour ses attaques contre les Palestiniens.

L’Israël de l’apartheid a resserré encore le blocus suffocant des 2 millions de Palestiniens de la bande de Gaza ces derniers jours, en interdisant totalement la pêche sur ses côtes et interdisant toute entrée de biens et de carburants depuis le 10 août, causant l’arrêt total de la seule usine d’électricité de cette région surpeuplée. Ceci pourrait mener à une vraie catastrophe humanitaire, avec la déstabilisation du système de santé en temps de pandémie mondiale, des transports et d’autres services vitaux, qui souffrent déjà depuis 2007 d’une crise d’approvisionnement en électricité et d’autres pénuries de ressources fondamentales, du fait du siège israélien.

Les Nations Unies avaient prédit que Gaza serait « invivable » d’ici à 2020. Mais Israël continue ce siège brutal et ces attaques militaires, le nettoyage ethnique graduel et incessant du Neguev et de la Cisjordanie, en particulier dans et autour de Jérusalem-Est et de la vallée du Jourdain, sans conséquences pour lui. Les Nations unies et les gouvernements du monde n’ont pas réussi à demander des comptes au régime d’occupation, de colonisation et d’apartheid d’Israël en lui imposant des sanctions ciblées.

Pour mettre fin à l’apartheid israélien et aux crimes de guerre et crimes contre l’humanité en cours et pour soutenir la lutte palestinienne pour la liberté, la justice et l’égalité, nous appelons les personnes de conscience du monde entier à :

  1. Faire pression sur les gouvernements et les parlements pour qu’ils remplissent leurs obligations juridiques internationales en imposant un embargo militaire complet sur Israël, comme le demandent la société civile palestinienne et Amnesty International.
  2. Intensifier le boycott académique et culturel d’Israël et de ses institutions complices, en particulier à la lumière de ses attaques dévastatrices continues contre les institutions éducatives et culturelles palestiniennes à Gaza, Jérusalem et ailleurs.
  3. Accroître l’engagement dans les campagnes de boycott et de désinvestissement visant les sociétés qui permettent les crimes israéliens contre les Palestiniens, en particulier celles qui figurent dans la base de données de l’ONU aussi bien que les nombreuses sociétés complices qui n’y ont pas encore été ajoutées.

Traduction: M. pour BDS France

Source : bdsmovement.net




Des Conseils Municipaux et Régionaux appellent à des sanctions contre les projets d’annexion et les violations du droit international par Israël

Par BDS Italie, le 5 août 2020

Le 30 juillet, le Conseil Régional d’Emilie Romagne a approuvé à une large majorité une résolution appelant le gouvernement italien et l’Union Européenne à exprimer dans tous les forums leur opposition au Plan Trump et à l’annexion du territoire palestinien occupé, à intervenir politiquement et diplomatiquement pour empêcher toute nouvelle violation du droit international et des droits de l’être humain, et à prendre des mesures concrètes pour sanctionner ces violations.

Cette résolution fait suite à une motion similaire approuvée le 13 juillet par le Conseil Municipal de Turin, qui a lui aussi appelé à des mesures concrètes contre les projets d’annexion et les violations du droit international par Israël, y compris à mettre fin au commerce des armes. Une coalition des organisations de la société civile de Turin, dont le Centre d’Etudes Sereno Regis, l’Association Frantz Fanon et la section locale du syndicat FIOM, a appelé le conseil municipal à « prendre des mesures concrètes et courageuses en faveur de la légalité internationale ».

Ces deux résolutions rappellent les nombreuses positions, y compris au niveau institutionnel, prises pour condamner le PlanTrump et le projet d’Israël d’annexer de grandes parties de la Cisjordanie palestinienne occupée, dont l’appel de plus de 70 organisations de la société civile palestinienne exhortant les Etats à se soumettre à leurs obligations selon le droit international en adoptant des contre-mesures efficaces, y compris des sanctions, pour mettre fin à l’annexion illégale de la Cisjordanie occupée par Israël et à ses graves violations des droits de l’être humain. La société civile palestinienne a récemment réitéré cette requête en appelant à « des sanctions juridiques, ciblées et immédiates contre Israël en réponse à son annexion continue, son occupation militaire illégale et son régime d’apartheid, avec discrimination raciale, ségrégation et expansion territoriale, enchâssé dans le droit national d’Israël ».

BDS Italie salue ces résolutions qui appellent clairement à la fin de l’impunité d’Israël et à l’adoption de mesures concrètes contre les violations israéliennes.

BDS Italie remercie les conseillers régionaux et municipaux qui ont présenté et voté ces résolutions, se plaçant sans équivoque du côté des droits fondamentaux des Palestiniens et du droit international.

A BDS Italie, nous continuerons notre travail pour éveiller l’attention des citoyens et des représentants élus sur les graves violations et crimes commis par Israël et pour faire pression sur les institutions et les sociétés afin qu’elles mettent fin à leur complicité avec la colonisation israélienne, à l’occupation militaire et au régime d’apartheid qui opprime les Palestinien, grâce à des campagnes de Boycott, Désinvestissement et Sanctions.

Liberté, Justice et égalité pour les Palestiniens, et pour les peuples.

Cet article est repris de BDS Italie, cliquez ici pour lire l’article original.

Traduction: J. Ch. pour BDS France

Source : BDS Movement




Nouveau 4 pages « Contre-mensonges » de la Campagne BDS France

Par BDS France, le 24 août 2020

Le groupe de travail « Campagnes contre attaques contre mensonges » a récemment élaboré un 4 pages qui explique et dénonce les tentatives mensongères d’Israël pour faire taire et interdire  le mouvement BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) tout en rappelant les principaux objectifs de la Campagne BDS dans le combat contre l’apartheid israélien.

De même que les autres 4 pages de La Campagne, il nous sera très utile lors de nos manifestations publiques pour expliquer comment, pourquoi et par qui le mouvement BDS est attaqué, pour rétablir la vérité des faits, et pour organiser nos contre-attaques.

Le document 4 pages est désormais en ligne et téléchargable en pdf sur notre site. On peut commander la version papier à campagnebdsfrance@yahoo.fr, au prix de 10e les 100 (plus 8e de frais de ports).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




#FreeMahmoud: Mahmoud Nawajaa est LIBRE !

Par le Comité National Palestinien (BNC), le 17 août 2020

Grâce à une pression internationale soutenue, Mahmoud Nawajaa, le défenseur palestinien des droits humains, le coordonnateur de BDS, a été libéré après avoir été détenu sans accusation par Israël pendant 19 jours.

MAHMOUD EST LIBRE ! LA PRESSION MONDIALE SOUTENUE FONCTIONNE. INTENSIFIONS LES CAMPAGNES BDS POUR METTRE FIN À L’APARTHEID ISRAÉLIEN

17 août 2020 — Aujourd’hui, le défenseur palestinien des droits de l’homme et coordinateur de BDS, Mahmoud Nawajaa, a été libéré par un tribunal militaire israélien, après 19 jours de détention illégale sans inculpation. Depuis son arrestation le 30 juillet dernier, le Shin Bet de la sécurité intérieure israélienne n’a présenté aucune accusation formelle contre lui.

Dans sa première réaction après sa libération, Mahmoud Nawajaa a déclaré :

« La pression fonctionne. Une pression mondiale soutenue fonctionne encore mieux. Je remercie Addameer de m’avoir défendu contre ce système de « justice » militaire qui fait partie intégrante de l’apartheid et du régime colonial contre notre peuple.

« Je suis profondément reconnaissant à tous ceux qui ont fait pression sur Israël de l’apartheid pour me libérer. De l’Europe et du monde arabe à l’Afrique australe, l’Amérique latine, l’Amérique du Nord et l’Asie, votre solidarité m’a donné de la force et a maintenu vivant mon espoir d’être réuni avec ma famille aimante et ma grande famille BDS qui m’inspire.

Je remercie également les organisations et réseaux palestiniens et internationaux de défense des droits humains, en particulier le Conseil des organisations palestiniennes des droits humains (PHROC), Front Line Defenders, Amnesty International et la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), qui ont joué un rôle essentiel dans ma défense en tant que défenseur des droits humains, malgré les « soupçons » fabriqués et les mensonges propagés contre moi par Israël de l’apartheid.

« BDS est une idée ainsi qu’une stratégie antiraciste efficace et moralement cohérente de résistance pacifique et de solidarité. Ils ne peuvent pas nous briser parce qu’ils ne peuvent pas écraser une idée ni contrer notre stratégie, malgré toutes les ressources financières, de renseignement, politiques, diplomatiques et de propagande qu’ils ont investies dans leur guerre de répression contre BDS.

« Intensifions nos campagnes BDS pour mettre fin à ce système d’apartheid et d’oppression et libérer les 4 700 prisonniers palestiniens. Avec nos réseaux mondiaux de solidarité mutuelle avec les mouvements pour la justice indigène, raciale, sociale, de genre et climatique, nous pouvons et nous allons atteindre la liberté, la justice et l’égalité pour notre peuple et pour toutes les communautés opprimées ».

Dans sa déclaration appelant à la libération immédiate et inconditionnelle de Nawajaa, Amnesty International a dénoncé les tentatives de l’Occident, en coordination avec Israël, de réprimer le militantisme de BDS,  par ces mots :

« Plaider pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions est une forme de plaidoyer non-violent et de liberté d’expression qui doit être protégée. Les partisans du boycott devraient être autorisés à exprimer librement leurs opinions et à faire avancer leurs campagnes sans harcèlement, menaces de poursuites ou de criminalisation, ou autres mesures qui violent le droit à la liberté d’expression ».

L’arrestation de Mahmoud Nawajaa est intervenue à un moment où la société civile palestinienne réclame des mesures internationales efficaces de reddition de comptes, y compris des sanctions légales et ciblées, afin d’empêcher l’annexion de jure prévue par Israël et de mettre fin à son régime d’apartheid et à son annexion de facto en cours.

Dans le cadre de la campagne internationale pour #FreeMahmoud, le Comité national palestinien de BDS, la plus grande coalition de la société civile palestinienne, a organisé mardi dernier deux rassemblements de protestation à Ramallah et à Gaza devant les missions diplomatiques de l’Allemagne qui préside actuellement le Conseil de l’UE. Plus de 150 représentants de mouvements de masse, de syndicats, de partis politiques et de militants palestiniens de BDS se sont joints aux rassemblements, exigeant que l’UE exerce une pression concrète sur Israël pour la libération de Nawajaa et pour le respect des droits des Palestiniens sous l’égide du droit international.

Traduction : SF pour BDS France

Source : BDS Movement




Le tour de France 2020 servira t-il à blanchir l’apartheid israélien ?

Du 29 août au 20 septembre 2020, aura lieu une compétition sportive très attendue : la 107ème édition du tour de France. Les coureurs cyclistes parcourront en 21 étapes, pas moins de 3470 km à travers la France. Cette compétition sportive fait partie du patrimoine culturel français, elle devrait donc résister aux opérations de propagande du régime israélien d’apartheid.

En effet, une équipe israélienne appelée Israel-Start-up Nation sera sur la ligne de départ. Le milliardaire canadien Sylvan Adams, principal financeur de cette équipe, a souhaité contribuer au « rayonnement d’Israël » en s’offrant Chris FROOME, pluri-vainqueur du tour de France, pour le tour de France 2021.

« Alors que Chris Froome s’engage à rouler pour Israël, des colons ont attaqué des cyclistes palestiniens en Cisjordanie occupée le 18 juillet – un rappel que les Palestiniens vivant sous occupation militaire israélienne ne sont pas libres de profiter en toute sécurité des activités sportives dans leur propre pays » ainsi que le précise cet article en date du 23 juillet dernier d’Electronic Intifada.

Tweet du PACBI : https://twitter.com/PACBI/status/1285621567523782656

Le milliardaire, qui aime à se faire appeler « l’ambassadeur autoproclamé de l’État d’Israël » était déjà l’instigateur du passage du Giro d’Italie à Jérusalem en 2018, et il assure  également la présence d’Israël en Formule 1.

Comme le rappelle Ouest France dans son article du 15 juillet dernier « le milliardaire Sylvan Adams joue la carte du sport pour changer l’image du conflit qui colle à Israël et favoriser sa normalisation avec le monde arabe »

Ainsi, le gouvernement israélien trouve là une nouvelle occasion de détourner l’attention de sa politique criminelle, en particulier dans un contexte de fortes protestations après les annonces d’annexion qui devaient officiellement commencer le 1er juillet.  Le gel au moins provisoire de ces annonces ne s’explique que par le soin qu’Israël porte à son image. En réalité, la poursuite de la colonisation n’a jamais cessé, ainsi que les expropriations, les destructions de maisons palestiniennes et les crimes contre l’humanité dont le plus flagrant : le crime d’apartheid.

 

La campagne BDS France dénonce cette opération de propagande honteuse, et appelle le tour de France à ne pas être complice de l’apartheid !

 

Nous réitérons notre soutien total à la campagne Boycott Désinvestissement Sanctions, campagne qui inclut le boycott  sportif de l’état colonial et d’apartheid israélien   

 

L’équipe Israël-Start-up Nation, c’est une opération de propagande honteuse !

Le tour de France ne doit pas pédaler pour l’apartheid !

 

La campagne BDS France




La dictature des Émirats arabes unis vend les droits des Palestiniens par le biais d’un accord avec Israël

Par le Comité national palestinien du BDS (BNC), le 14 août 2020

L’accord avec les dirigeants despotiques des Émirats Arabes Unis ajoute un autre État policier à la ligue des amis et alliés internationaux d’Israël.

La société civile palestinienne se tient aux côtés de la majorité réduite au silence dans les Émirats arabes unis et dans le monde arabe pour condamner fermement l’accord conclu entre les dirigeants despotiques des Émirats arabes unis et d’Israël, avec le soutien de la Maison Blanche de Trump. C’est la plus grave trahison du régime des Émirats arabes unis dans la lutte pour la libération et l’autodétermination des Palestiniens.

L’accord a été annoncé alors qu’Israël bombardait à nouveau la bande de Gaza assiégée et appauvrie et attaquait les Palestiniens en Cisjordanie, signifiant ainsi qu’il ne ferait rien pour diminuer les agressions brutales d’Israël contre le peuple palestinien.

L’affirmation du régime des Emirats Arabes Unis selon laquelle le prix pour sa violation du principe central parmi les peuples arabes d’engagement envers la cause palestinienne était le gel par Israël de ses plans d’annexion formelle de parties du territoire palestinien occupé est un mensonge. Après la conclusion de l’accord Nétanyahou a annoncé que le plan d’annexion est toujours en vigueur mais qu’il a été temporairement retardé pour lui permettre de s’entendre avec Trump sur la meilleure façon de le mettre en œuvre.

De plus, quelle que soit la façon dont Nétanyahou et Trump décident de gérer ou de présenter l’annexion officielle, la revendication des Emirats Arabes Unis est une imposture : le vol par Israël de terres palestiniennes et son entreprise illégale de colonisation se poursuivent sans relâche, enracinant de facto son régime d’annexion et d’apartheid.

Le régime israélien d’occupation, de colonisation et d’apartheid célèbre cette dernière percée diplomatique comme une couverture indispensable pour ses crimes de guerre et ses crimes contre l’humanité contre le peuple indigène de Palestine. Ces crimes comprennent des massacres, le nettoyage ethnique, en particulier à Jérusalem, au Naqab et dans la vallée du Jourdain, le siège de Gaza, la démolition de maisons, la destruction d’anciennes oliveraies, la destruction ou l’appropriation du patrimoine culturel et archéologique et le déni des droits fondamentaux protégés par le droit international.

Cet accord de « paix » entre les régimes israélien et émirati est l’aboutissement d’années de relations secrètes et parfois publiques, notamment l’importation par les Émirats arabes unis de technologies sécuritaires et militaires israéliennes d’une valeur de plusieurs milliards de dollars ces dernières années. Il intervient dans le contexte de la perpétration par le régime émirati de ses propres crimes contre le peuple du Yémen, en partenariat avec le régime saoudien despotique et avec l’entière complicité des États-Unis et de plusieurs États européens.

Le régime émirati qui a l’habitude de réduire au silence l’opposition et la dissidence, qui pratique le racisme et la discrimination généralisés à l’encontre des travailleurs migrants, avait également besoin de cet accord avec Israël pour soutenir ses interventions militaires et sa guerre contre la démocratie dans la région et pour contourner toute sanction potentielle des Nations unies en raison de ses crimes.

Ce que Nétanyahou n’a pas dit, c’est que la réponse à l’appel de la société civile palestinienne en faveur de sanctions ciblées et légales contre les plans d’Israël et le régime d’apartheid en cours a été extrêmement positive, en particulier dans le Sud global, ainsi que dans certains États européens et parmi les membres du Congrès américain. Cet effort doit se poursuivre et être renforcé.

Par son accord avec la dictature des Émirats arabes unis, Israël a ajouté un autre État policier à sa ligue d’amis et d’alliés internationaux. Alors que l’Israël de l’apartheid devient un modèle pour les régimes d’extrême droite et autoritaires du monde entier, exportant ses armes « testées sur le terrain » et son expertise en matière de militarisme, de racisme systémique, de surveillance de masse, de profilage racial et d’oppression sanglante, il perd rapidement le soutien des principaux cercles libéraux du monde entier, y compris parmi les jeunes Juifs américains. Cette expertise israélienne a fait apprécier le pays à d’impitoyables violeurs des droits humains, de l’Inde au Myanmar et aux Philippines, en passant par le Sud-Soudan, la Colombie, le Brésil et le Honduras, et bien d’autres encore.

Le régime d’oppression israélien peut conclure des accords avec tous les dictateurs du monde, mais cela ne peut que retarder et non pas contrecarrer son heure de vérité, lorsqu’il sera confronté à des sanctions légales et ciblées visant à mettre fin à son régime d’apartheid et à ses décennies de déni des droits des Palestiniens, tels que stipulés par le droit international. En témoignent la croissance massive de l’impact du mouvement BDS au cours des dernières années et l’intégration de mesures de responsabilisation, y compris de sanctions, pour contrer les plans d’Israël visant à poursuivre l’annexion officielle de la terre palestinienne et à mettre fin à son régime d’apartheid et à son système d’oppression à plusieurs niveaux.

Le peuple palestinien, soutenu par la majorité absolue du monde arabe et par les personnes de conscience dans le monde, continuera à résister à l’oppression israélienne et à insister sur notre droit inaliénable à la libération, à l’autodétermination, à la liberté et à la dignité dans notre patrie. Nous appelons les peuples du monde entier à intensifier les campagnes de boycott, de désinvestissement et de sanctions (BDS) contre l’annexion et l’apartheid actuels d’Israël.

En réponse à la trahison de la dictature des Emirats Arabes Unis, nous appelons nos sœurs et frères des Emirats Arabes Unis à boycotter toute présence ou activité israélienne dans le pays ou ailleurs et à refuser de s’engager avec l’ambassade israélienne ou avec les entités qui sont leurs partenaires et avec toutes les institutions israéliennes complices. Nous appelons également les Arabes en général à continuer de résister activement à cette abjecte normalisation :

1- En boycottant toutes les activités, festivals et projets parrainés par le régime des Emirats Arabes Unis, notamment l’EXPO de Dubaï, le Festival du shopping de Dubaï, ainsi que les festivals et conférences sportifs, culturels et économiques/financiers.

2- Par le boycott et le désinvestissement de toute société émiratie ou autre qui se rendrait complice de la mise en œuvre de cet accord de normalisation avec Israël.

3- En s’abstenant de voyager dans l’actuel Israël et dans les Territoires palestiniens occupés, y compris la mosquée Al-Aqsa, dans le cadre de cet accord contraire à l’éthique et de participer aux initiatives de propagande religieuse qui sous-tendent ce soi-disant « accord d’Abraham ».

 

Traduction : GD pour BDS France

Source : BDS Movement




#FreeMahmoud : Israël cède aux pressions et permet à Mahmoud Nawajaa de voir son avocat

Par le Comité national palestinien du BDS (BNC), le 12 août 2020

Après 13 jours d’interrogatoire et de refus d’accès à son avocat et à sa famille, les autorités israéliennes ont autorisé Mahmoud Nawajaa, le défenseur palestinien des droits humains, qui est le coordinateur du BDS, à rencontrer son avocat pour la première fois depuis son arrestation tard dans la nuit du 30 juillet.

12 août 2020 — Hier, après 13 jours d’interrogatoire et de refus d’accès à son avocat et à sa famille, les autorités israéliennes ont autorisé le défenseur palestinien des droits humains et coordinateur du BDS, Mahmoud Nawajaa, à rencontrer son avocat pour la première fois depuis son arrestation tard dans la nuit du 30 juillet.

Par l’intermédiaire de son avocat, désigné par Addameer – l’association de soutien aux prisonniers et de défense des droits humains, Nawajaa a rassuré sa famille et ses amis en leur disant qu’il était « en bonne santé et avait bon moral et qu’il était déterminé à poursuivre son action à BDS pour les droits des Palestiniens ». Il a également exprimé sa « profonde gratitude » à tous ceux qui, dans le monde entier, agissent pour sa libération.

Cela se passe après qu’Addameer a soumis une requête auprès de la Cour Suprême israélienne contre la décision du tribunal militaire de refuser à Nawajaa l’accès à son avocat.

Et c’est suite au développement considérable de la campagne #FreeMahmoud, qui a le soutien de parlementaires, de partis politiques, de grands syndicats, de groupes de solidarité et de mouvements sociaux dans de nombreux pays. Front Line Defenders et Amnesty International ont également condamné l’arrestation et la détention arbitraire de Mahmoud Nawajaa par Israël, prenant en considération qu’il est un défenseur des droits humains. Ces deux organisations ont appelé à une pression internationale pour obtenir la libération immédiate et inconditionnelle de Nawajaa par Israël.

Alors que les prisonniers palestiniens sont souvent soumis à la torture et à des abus physiques et/ou mentaux humiliants lors des interrogatoires par les officiers du Shin Bet (service de sécurité intérieure) d’Israël, Nawajaa a déclaré à son avocat qu’il « a été soumis à des mauvais traitements et à des conditions de détention dégradantes mais pas à la torture ».

Dans le cadre de la campagne internationale #FreeMahmoud, le Comité national palestinien du BDS, la plus grande coalition de la société civile palestinienne, a organisé hier deux rassemblements de protestation à Ramallah et à Gaza devant les missions diplomatiques allemandes, étant donné que l’Allemagne préside actuellement le Conseil de l’UE. Plus de 150 représentants de mouvements de masse, de syndicats, de partis politiques et de militants palestiniens du BDS ont participé à ces rassemblements.

Majida Masri, coordinatrice de la campagne des femmes palestiniennes pour le boycott des produits israéliens, s’est exprimée au nom du mouvement BDS :

« Nous nous rassemblons ici pour exiger que l’UE mette fin à son silence complice et exerce une pression concrète sur Israël pour qu’il libère Mahmoud Nawajaa et respecte les droits des défenseurs palestiniens des droits humains. Israël cède à notre pression, nous devons donc l’intensifier pour #FreeMahmoud (#Libérer Mahmoud) ».

« Étant le principal partenaire commercial d’Israël, et compte tenu de ses décennies de complicité favorisant le régime d’occupation, de colonisation et d’apartheid d’Israël, l’UE a l’obligation légale et morale d’agir pour mettre fin aux crimes de guerre et aux crimes contre l’humanité d’Israël ».

Bien que l’interrogatoire de Nawajaa par le Shin Bet soit toujours en cours, sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui, « les premières indications », a déclaré Masri, « révèlent que le Shin Bet n’a pas de dossier ». Le mouvement BDS a accusé Israël d’avoir fabriqué de fausses allégations contre Nawajaa en guise de « punition » pour la croissance impressionnante du mouvement ces dernières années.

L’arrestation de Mahmoud Nawajaa est intervenue à un moment où la société civile palestinienne réclame des mesures internationales efficaces de reddition de comptes, y compris des sanctions légales et ciblées, pour empêcher l’annexion de jure prévue par Israël de 30 % de la Cisjordanie occupée, dont les colonies israéliennes illégales et certaines parties de la vallée du Jourdain, et pour mettre fin à son régime d’apartheid et à l’annexion de facto en cours.

Palestiniens exigeant la libération de Mahmoud Nawajaa à Gaza

Traduction : SF pour BDS France

Source : BDS Movement 




#FreeMahmoud : Israël rallonge la détention du coordinateur de BDS Mahmoud Nawajaa

Par le Comité National BDS (BNC) palestinien, le 9 août 2020

Ignorant l’appel d’Amnesty à sa libération immédiate, Israël a rallongé aujourd’hui la détention du défenseur palestinien des droits de l’être humain et coordinateur de BDS Mahmoud Nawajaa.

9 août 2020 – Ignorant l’appel d’Amnesty International à sa libération immédiate et sans conditions, un juge militaire israélien a rallongé aujourd’hui de huit jours la détention du défenseur palestinien des droits de l’être humain et coordinateur de BDS Mahmoud Nawajaa pour poursuivre son interrogatoire, a dit Addameer, association de Défense des Prisonniers et des Droits de l’être Humain.

Le Shin Bet, service de la sécurité intérieure d’Israël, qui interroge Nawajaa au centre d’interrogatoire d’Al-Jalameh près de Haïfa, n’a présenté aucune charge ni preuve contre lui à ce jour, même pendant l’audition d’aujourd’hui qui a eu lieu dans un tribunal militaire près de Jenine.

Depuis son arrestation le 30 juillet chez lui près de Ramallah, en territoire palestinien occupé, Nawajaa n’a pas été autorisé à exercer son droit de voir son avocat, nommé par Addameer.

Le 7 août, Amnesty International a émis un communiqué qui disait :

Les autorités israéliennes doivent libérer immédiatement et sans condition le défenseur palestinien des droits de l’être humain Mahmoud Nawajaa, 34 ans, Coordinateur Général du mouvement Boycott, Désinvestissements et Sanctions (BDS) dans les Territoires Palestiniens Occupés (TPO)… On ne l’a arrêté que parce qu’il exerçait ses droits à la liberté d’expression et d’association et il est donc un prisonnier de conscience.

Le communiqué d’Amnesty appelait à faire pression sur Israël pour qu’il libère Nawajaa, disant qu’Israël avait interprété le manquement de la communauté internationale à « agir concrètement » pour faire pression sur lui « comme un feu vert » pour poursuivre sa politique illégale, y compris la persécution des défenseurs palestiniens des droits de l’être humain.

Une campagne internationale avec le hashtag #FreeMahmoud a grandi pour y inclure des parlementaires, des syndicats, des associations solidaires et des mouvements sociaux de nombreux pays.

Parlant au nom du mouvement BDS pour les droits des Palestiniens, Stéphanie Adams a dit :

Cette prolongation de la détention illégale de Mahoud par le système israélien de tribunaux militaires, notoirement connu pour son taux de condamnation des Palestiniens proche de 100 %, prouve une fois de plus que seule une pression internationale soutenue, assortie d’une lutte populaire interne, peut aider les Palestiniens à arriver à se libérer de l’apartheid et du régime colonial d’Israël.

La détention de Mahmoud est une agression contre la totalité du mouvement BDS mondial non-violent. Avec le soutien de millions de personnes de conscience dans le monde entier, nous continuerons à faire grossir notre mouvement jusqu’à ce que tous les Palestiniens puissent jouir de la liberté, de la justice et de l’égalité.

Le mouvement BDS a appelé les militants des droits de l’être humain du monde entier à augmenter la pression dans leurs pays respectifs pour s’assurer de la libération immédiate de Mahmoud Nawajaa par Israël.

Informations sur le contexte :

Le 30 juillet, vers 3 H.30 du matin, les forces d’occupation israéliennes ont arrêté le Palestinien défenseur des droits de l’être humain et Coordinateur Général du Comité National de BDS, Mahmoud Nawajaa, chez lui près de Ramallah dans le territoire palestinien occupé (TPO). Ils ont fait irruption dans sa maison, lui ont bandé les yeux et l’ont menotté, l’arrachant à sa femme et ses trois jeunes enfants.

Les deux aînés de Nawajaa, neuf et sept ans, ont crié en défiant les soldats qui envahissaient leur maison pour arrêter leur père. Le plus âgé a dit : « Laissez mon père tranquille. Sortez. Votre chien ne me fait pas peur. »

Le 2 août, un Tribunal Militaire israélien a rallongé de 15 jours la détention de Nawajaa pour interrogatoire. Après un appel, le 4 août, le tribunal a réduit l’extension de détention à huit jours, mais seulement pour la rallonger à nouveau aujourd’hui.

Le Comité National BDS (BNC) palestinien, la plus grande coalition de la société civile palestinienne, conduit le mouvement mondial pacifique de Boycott, Désinvestissement et Sanctions pour la liberté, la justice et l’égalité. Le mouvement BDS, qui est strictement non violent et antiraciste, est largement inspiré du mouvement anti-apartheid sud-africain et du mouvement pour les Droits Civiques américain.

Front Line Defenders [Défenseurs en Première Ligne] a condamné « l’arrestation arbitraire » de Nawajaa par Israël, appelant à sa libération immédiate et sans condition.

Amnesty International a appelé à faire pression sur Israël pour qu’il libère immédiatement Mahmoud Nawajaa, car elle le considère comme un défenseur des droits de l’être humain. Le communiqué d’Amnesty a dit : « [Nawajaa] a été arrêté uniquement parce qu’il exerçait ses droits à la liberté d’expression et d’association et il est par conséquent un prisonnier de conscience. »

Amnesty a ajouté :

Militer pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions, c’est une forme de plaidoyer non-violent et de liberté d’expression que l’on doit protéger. Les militants des boycotts devraient avoir le droit d’exprimer librement leurs points de vue et de mener leurs campagnes sans être harcelés, menacés d’être poursuivis ou incriminés, ou tout autre mesure qui viole le droit à la liberté d’expression.

Le Conseil des Organisations Palestiniennes des Droits de l’Homme (PHROC) a émis son propre communiqué en anglais qui dit :

Nawajaa jouit d’une protection en raison de son activité BDS et de son opposition à la politique de discrimination raciale mise en place par [Israël] contre les citoyens palestiniens. Ce type de protection est garanti par la Déclaration sur les Défenseurs des Droits de l’Homme, émise par l’Assemblée Générale des Nations Unies en 1998.

Nawajaa, 34 ans, a une maîtrise en Relations Internationales et est un défenseur palestinien convaincu des droits de l’être humain, qui a travaillé sans répit à autoriser les organisations populaires en Palestine et à travers le monde. Il a consacré des années à renforcer le mouvement BDS contre le régime d’apartheid israélien, jusqu’à ce qu’Israël remplisse ses obligations selon le droit international et respecte les droits fondamentaux des Palestiniens.

L’arrestation de Mahmoud Nawajaa arrive à un moment où la société civile palestinienne demande des mesures internationales efficaces de responsabilité pour empêcher l’annexion de jure, planifiée par Israël, de 30 % de la Cisjordanie occupée, dont les colonies israéliennes illégales et des parties de la Vallée du Jourdain, et mettre fin à son régime d’apartheid et à l’incessante annexion de facto.

Le jour de son arrestation, Nawajaa, qui est un résident de la Cisjordanie occupée, a été transféré de force à la prison d’Al-Jalameh, où il est actuellement interrogé. Ce transfert constitue un acte de déportation illégale, une grave entorse à la Quatrième Convention de Genève (Articles 49 et 147) et un crime de guerre selon le Statut de Rome de la Cour Pénale Internationale (Article 8).

Selon la Convention Internationale de l’ONU sur la Suppression et la Punition du Crime d’Apartheid, la « persécution des organisations et des personnes, en les privant de leurs droits et libertés fondamentales, parce qu’elles s’opposent à l’apartheid », est l’un des actes inhumains commis pour maintenir un régime d’apartheid.

Traduction : J. Ch. pour BDS France

Source : BDS Movement




Le Luton Town Football Club vire le sponsor de l’occupation israélienne, Puma

Par Ali Abunimah, le 29 juillet 2020

Les militants au Royaume-Uni célèbrent une victoire pour les droits des Palestiniens, après que le Luton Town Football Club a abandonné la marque allemande de tenues de sport, Puma, qui était son fournisseur.

« Nous tenons à remercier le Luton Town FC pour ses réponses constructives à nos appels au boycott de Puma, et pour nous avoir informés directement de sa décision d’abandonner la société qui était son fournisseur en tenues de sport » a déclaré Markus Keaney, porte-parole de la Campagne de solidarité avec la Palestine (PSC).

« Nous espérons que d’autres clubs vont suivre et faire le choix de la justice, de la liberté et de l’égalité ».

Plus de 200 équipes sportives et athlètes palestiniens avaient appelé au boycott de Puma parce que cette entreprise sponsorise la Fédération de football d’Israël, laquelle comprend les équipes des colonies de peuplement israéliennes installées en Cisjordanie occupée en violation du droit international.

The Electronic Intifada a vu une correspondance impliquant les dirigeants du Luton FC et confirmant que l’équipe avait soulevé des préoccupations avec Puma en ce qui concerne les droits de l’homme, avant de décider de faire appel à un autre fournisseur.

Le club du championnat d’Angleterre de deuxième division a annoncé la semaine dernière que ses joueurs porteront des tenues fabriquées par Umbro à partir de la saison 2020-21.

En plus de l’engagement direct de ses militants locaux avec le club, la Campagne de solidarité avec la Palestine a déclaré que des milliers de courriels avaient été envoyés à la direction du Luton FC pour appeler l’équipe à laisser tomber Puma.

« Cette décision va donner un énorme coup de fouet à la campagne internationale, avec la campagne que mène la PSC au Royaume-Uni pour boycotter l’entreprise Puma jusqu’à ce qu’elle mette fin à sa complicité avec les violations d’Israël du droit international », a déclaré le directeur de la Campagne de Solidarité avec la Palestine, Ben Jamal.

« C’est un rappel à toutes les organisations sportives de leur responsabilité à s’assurer que leurs relations commerciales reflètent les obligations qui sont les leurs à savoir d’agir de manière éthique et de ne pas se rendre complice de violations des droits ».

Traduction : BP pour BDS France

Source : The Electronic Intifada




Un millier d’Israéliens appellent à la libération immédiate du coordinateur de BDS Mahmoud Nawajaa

Par Boycott from Within, le 3 août 2020

Avant l’aube, le 30 juillet, des dizaines de soldats israéliens ont fait irruption dans la maison de Mahmoud Nawajaa, Coordinateur général du Comité national palestinien de BDS, à Kafr Abu Qash [en Cisjordanie occupée], l’ont menotté, lui ont bandé les yeux et l’ont emmené de force sous les yeux de sa femme et de ses enfants.

Deux jours plus tard, au cours d’une audition devant un tribunal militaire israélien, Mahmoud a été accusé par le service secret d’Israël de charges totalement fabriquées, remises au juge sous la forme d’un « dossier secret », que Mahmoud n’a pas été autorisé à voir. Il a seulement été questionné oralement par le juge sur ces allégations, que Mahmoud a niées.

Mahmoud n’est pas autorisé à voir son avocat, même s’il en a un. À sa place, c’est un avocat bénévole dédié à cela qui l’a assisté pendant cette procédure truquée. Comme pour presque toutes ces procédures dans un tribunal militaire d’Israël, le juge a accordé au service secret sa demande d’étendre pour 15 jours supplémentaires la détention illégale et arbitraire de Mahmoud, validant la violation de ses droits humains les plus basiques.

 

Mahmoud Nawajaa (Twitter)

 

Ceux d’entre nous qui connaissent Mahmoud savent son engagement dans la résistance civile populaire au colonialisme d’Israël, par le moyen de boycotts, désinvestissements et sanctions. Les deux seules raisons possibles pour lesquelles Israël a enlevé Mahmoud Nawajaa au milieu de la nuit sous la menace d’armes sont qu’il est un Palestinien autochtone et qu’il plaide avec succès pour les droits autochtones, humains et civiques de son peuple.

Nous sommes un millier de citoyens d’Israël qui soutenons le mouvement mondial BDS mené de Palestine, en mots et en actions. Malgré la loi anti-boycott de l’Israël de l’apartheid, nous ne sommes pas (encore)s arrachés à nos lits au milieu de la nuit sous la menace d’armes ; nous ne sommes pas (encore) incarcérés sans accusation, procès ou date de libération ; nous sommes (encore) autorisés à parler à nos avocats ou à nos familles ; et nous ne sommes pas (encore) diffamés au tribunal comme « terroristes » afin de pouvoir nous incarcérer plus longtemps et approuver sans discussion notre torture.

Le droit au boycott est un droit civique qui ne devrait jamais avoir les sombres conséquences auxquelles Mahmoud est maintenant confronté. Cette arrestation implique Mahmoud seulement dans son engagement pour la liberté, la justice et l’égalité ; et elle implique Israël dans son engagement pour l’oppression, l’occupation militaire et l’apartheid.

Nous sommes un millier de citoyens d’Israël qui nous dressons solidairement aux côtés de Mahmoud Nawajaa et demandons sa libération immédiate.

 

Boycott from Within [Boycott de l’intérieur]

BOYCOTT! Supporting the Palestinian BDS Call from Within, plus connue sous le nom de Boycott from Within, est une association de citoyens juifs et palestiniens d’Israël qui soutiennent le mouvement BDS de Boycott, désinvestissement et sanctions. Fondée en 2008, elle se décrit comme une association qui suit les principes directeurs et partage les objectifs du mouvement palestinien BDS, tels qu’ils sont définis par la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI).

 

Traduction : CG pour BDS France

Source : Mondoweiss




#FreeMahmoud : Un tribunal militaire israélien prolonge de 15 jours la détention du coordinateur du BDS Palestinien

Par le Comité national palestinien du BDS, le 2 août 2020

Israël garde en détention le défenseur palestinien des droits de l’homme, Mahmoud Nawajaa, sans inculpation, et il lui refuse le droit de voir son avocat.

Ramallah occupée, le 2 août 2020 – Aujourd’hui, un tribunal militaire israélien près de Jénine a accédé à une requête du service de sécurité intérieure israélien, le Shin Bet, pour prolonger de 15 jours la détention du défenseur palestinien des droits de l’homme, Mahmoud Nawajaa. Aucune inculpation ni preuve n’a été échangée avec Nawajaa ou son avocat, désigné par l’Association Addameer, association de défense des droits de l’homme et de soutien aux prisonniers.

Selon Addameer (dans une déclaration en arabe), le Shin Bet a déclaré au tribunal qu’ils « soupçonnaient » Nawajaa d’appartenir à un parti « proscrit » à qui il fournit des services, ce que celui-ci avait nié avec véhémence quand il a été interrogé par le juge militaire.

Nawajaa a déclaré au juge (par vidéoconférence, étant donné les restrictions du Covid-19) qu’il est en bonne santé.

Des dizaines de soldats de l’occupation israélienne avaient pris d’assaut le domicile de Mahmoud Nawajaa le 30 juillet, ils lui ont bandé les yeux et lui ont passé les menottes, le tenant à l’écart de son épouse et de ses trois jeunes enfants. Depuis son arrestation, Nawajaa se voit refuser le droit de voir son avocat.

Réagissant à la décision du tribunal militaire israélien, le co-fondateur du BDS, Omar Barghouti, a déclaré :

« L’audience d’aujourd’hui s’inscrit précisément dans le répertoire des pratiques répressives du Shin Bet israélien, qui rappellent celles de l’apartheid en Afrique du Sud. Sans aucune inculpation ni la moindre parcelle de preuve, ils lancent des mensonges scandaleux sur les défenseurs palestiniens des droits de l’homme, comme Mahmoud, pour les dénigrer et pour qu’il soit plus facile d’obtenir l’accord des tribunaux militaires pour prolonger leur détention, pour des mauvais traitements et, souvent, des interrogatoires cruels.

« Israël sait que malgré son investissement massif en ressources financières, politiques, diplomatiques, médiatiques et en services de renseignement dans sa guerre désespérée contre le mouvement pacifique du BDS pour les droits des Palestiniens, il ne parvient pas à réduire la croissance du mouvement et son impact dans le monde.

« Nous demandons à toutes celles et ceux qui soutiennent les droits de l’homme, partout dans le monde, d’intensifier leur pression sur le régime d’oppression d’Israël afin qu’il libère immédiatement Mahmoud et aussi tous les défenseurs des droits de l’homme et prisonniers de conscience palestiniens, dans les cachots d’Israël. Il est grand temps, en particulier, de supprimer tous les échanges commerciaux et tous les liens avec l’Israël de l’apartheid ».

Le mouvement BDS a donné les grandes lignes, dans une alerte à ses militants, d’actions spécifiques avec le but de soutenir la campagne #FreeMahmoudd. Celles-ci vont de la pression par la mobilisation sur les gouvernements pour tenir Israël responsable, au renforcement des campagnes BDS dans le monde.

Mahmoud Nawajaa, 34 ans, est le coordinateur général du Comité national palestinien du BDS (BNC), la plus importante coalition dans la société civile palestinienne, qui dirige le mouvement pacifique et mondial de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) pour la liberté, la justice et l’égalité des Palestiniens.

Selon ses collègues et amis, Nawajaa, qui est titulaire d’une maîtrise en relations internationales, a consacré sa vie à la lutte pacifique pour les droits des Palestiniens. Avant de rejoindre le mouvement BDS, il a été le directeur administratif, de 2010 à 2013, de l’Institut d’information et de politique sur le développement de la santé (HDIP) à Ramallah, une organisation à but non lucratif qui travaille dans les domaines de la planification de la politique de santé, de la défense, du plaidoyer pour les droits, de l’autonomisation des femmes et pour une plus grande démocratie, grâce à une société civile dynamique.

Traduction : BP pour BDS France

Source : BDS Movement




Aidez-nous à libérer Mahmoud, #FreeMahmoud, le coordinateur général du BNC

Par Palestinian BDS National Committee (BNC), le 31 juillet 2020
Mahmoud Nawajaa, un défenseur renommé des droits humains palestiniens, a été arraché à sa famille par les forces d’occupation israéliennes au cours d’un raid nocturne le jeudi 30 juillet et est actuellement détenu dans le centre d’interrogation de haute sécurité Jamaleh, en Israël, sans être autorisé à contacter des avocats.
L’arrestation de Mahmoud se produit dans le contexte des plans d’Israël pour annexer de jure une grande partie de la Cisjordanie palestinienne occupée, en plus de son annexion de facto de plusieurs décennies et de son apartheid. Cette arrestation fait partie des tentatives d’Israël de s’en prendre aux défenseurs des droits humains, tels que Mahmoud, et constitue un élément supplémentaire dans le régime d’apartheid d’Israël.

Mahmoud est l’un des plus de 4700 prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes. Dans les circonstances actuelles, avec l’expansion du virus COVID-19, la détention de masse aggrave les risques de santé et de sécurité de tous les détenus, s’ajoutant à la culture commune de torture et de traitement dégradant et inhumain des Palestiniens dans les geôles israéliennes.
Voici ce que vous pouvez faire :
1. Ecrivez au Ministère des Affaires Étrangères :
  • Avec la lettre type (adaptable) que vous trouverez en dessous de cet article
  • Par mail à : alertes.cdc@diplomatie.gouv.fr ou sur le site du MAE en utilisant le formulaire, et en choisissant la rubrique « Site France Diplomatie » : https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/mentions-legales/nous-ecrire/
  • Par courrier postal: Monsieur LE DRIAN –  Ministre des affaires étrangères 37 quai d’Orsay. 75700 Paris SP 07  en complétant vos nom et coordonnées, et avec un timbre !
2. On peut aussi écrire au 1er ministre avec la même lettre modifiée  : Jean Castex, Premier Ministre, 57 Rue de Varenne, 75007 Paris
3. Mobilisez le soutien d’organisations des droits humains, de partis politiques, de membres du parlement, de syndicats, d’églises, de groupes féministes, antiracistes et LGTBQAI+, leur demandant de vous aider à faire pression sur votre gouvernement.
4. Alertez l’opinion publique sur les réseaux sociaux, en utilisant les hashtags #FreeMahmoud, #LibertadParaMahmoud.
5. Renforcez vos campagnes BDS et les actions que vous projetez pour contrer les plans d’annexion d’Israël, et incluez-y une demande à libérer Mahmoud (#FreeMahmoud) et à mettre fin aux tentatives d’Israël pour réduire au silence les défenseurs des droits humains.

Traduction : CG pour BDS France

Source : BDS Movement (adapté par BDS France)

Lettre type :

Mes coordonnées si courrier postal

Date si courrier postal

Monsieur Jean-Yves Le Drian

Ministre de l’Europe et des Affaires Etrangères,

37, quai d’Orsay

75351 PARIS CEDEX 07

Monsieur le Ministre,

Mahmoud Nawajaa, un défenseur renommé des droits humains palestiniens, a été arraché  à sa famille par les forces d’occupation israéliennes au cours d’un raid nocturne le jeudi 30 juillet 2020. Il est actuellement détenu dans le centre d’interrogation de haute sécurité Jamaleh, en Israël, sans être autorisé à contacter des avocats.

L’arrestation de Mahmoud se produit dans le contexte des plans d’Israël pour annexer de jure une grande partie de la Cisjordanie palestinienne occupée, en plus de son annexion de facto depuis plusieurs décennies. Cette arrestation fait partie des tentatives d’Israël de s’en prendre aux défenseurs des droits humains, tels que Mahmoud, et constitue un élément supplémentaire dans le régime d’apartheid qu’Israël impose au peuple palestinien.

Mahmoud est l’un des 4700 prisonniers palestiniens détenu dans les prisons israéliennes. Dans les circonstances actuelles, avec l’expansion du virus COVID-19, la détention de masse aggrave les risques de santé et de sécurité de tous les détenus, s’ajoutant à la pratique commune de tortures et de traitements dégradants et inhumains qu’ils subissent dans les geôles israéliennes.

Je vous exhorte à :

  • prendre d’urgence toutes les  mesures à votre disposition pour vous assurer de la libération immédiate par Israël du défenseur des droits humains palestiniens Mahmoud Nawajaa.
  • condamner publiquement Israël pour les arrestations de défenseurs des droits humains palestiniens, comme Nawajaa, et de demander qu’Israël respecte leur droit à opérer librement.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma très haute considération.

(signature si courrier postal)




Les forces d’occupation israéliennes arrêtent Mahmoud Nawajaa, coordinateur de BDS, au cours d’un raid nocturne

Par Palestinian BDS National Committee (BNC), le 30 juillet2020

Ramallah occupé, 30 juillet 2020 – À environ 3h30 du matin, des dizaines de soldats d’occupation israéliens, accompagnés d’au moins un chien, ont fait irruption au domicile de Mahmoud Nawajaa, le Coordinateur général du comité national palestinien de BDS (BNC), près de Ramallah, l’ont menotté, lui ont bandé les yeux et l’ont emmené loin de sa femme et de ses trois jeunes enfants.

Des dizaines de soldats d’occupation israéliens ont fait irruption au domicile de Mahmoud Nawajaa, le Coordinateur général du comité national palestinien de BDS (BNC), près de Ramallah, l’ont menotté, lui ont bandé les yeux et l’ont emmené loin de sa femme et de ses trois jeunes enfants.

(Vidéo et images de l’arrestation de Mahmoud Nawajaa)

Mahmoud Nawajaa, 34 ans, est né à Yatta, au sud de Hébron, et détient un diplôme de master en Relations internationales.

Avant d’être emmené, Nawajaa a dit à sa femme : « Prends soin des enfants ».

Les deux aînés de Mahmoud, âgés de 9 ans et de 7 ans, ont défié en criant les soldats qui envahissaient leur maison pour arrêter leur père. Le plus âgé a dit : « Laissez papa tranquille. Allez-vous en. Votre chien ne me fait pas peur ».

« Les forces d’occupation israéliennes ont arrêté le coordinateur de BDS Mahmoud Nawajaa au cours d’un raid nocturne.
Nous appelons tous les militants BDS du monde entier à renforcer la campagne BDS pour faire rendre des comptes à Israël et tous les Etats à imposer des sanctions. #FreeMahmoud.
Communiqué de presse (en anglais): https://t.co/inKjZet0J4pic.twitter.com/3fOhGKxB11
—BDS (@BDSmovement) 30 juillet 2020. »

Un expert des droits humains a commenté l’arrestation en citant un article de la Convention internationale sur la suppression et la punition du crime d’apartheid des Nations Unies, qui définit la « persécution des organisations et des personnes, en les privant des droits et libertés fondamentaux, parce qu’elles s’opposent à l’apartheid » comme un des actes inhumains commis pour maintenir le système d’apartheid.

Le mouvement pacifique mondial de Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) a été lancé en 2005 par l’écrasante majorité des syndicats, mouvements de masse, organisations de femmes et campagnes palestiniens. Il appelle à mettre fin à l’occupation et au régime d’apartheid d’Israël et à reconnaître les droits, stipulés par les Nations Unies, des réfugiés palestiniens déplacés par la force depuis 1948 à retourner dans leurs foyers.

Le BNC, la plus vaste coalition de la société palestinienne, dirige le mouvement mondial de BDS.

Dans une récente déclaration de BNC, saluant la prise de position de dizaines d’experts des droits humains des Nations Unies qui ont condamné les plans israéliens d’annexion formelle en tant que cristallisation d’un « apartheid du 21ème siècle », Mahmoud Nawajaa a dit :

« Pendant des décennies, l’inaction et la complicité internationales ont permis à Israël de violer les lois de l’occupation belligérante, de poursuivre sa colonisation du territoire palestinien occupé et d’imposer un régime d’apartheid qui est inscrit dans le droit intérieur d’Israël.

Confrontés à une annexion illégale par Israël, à son régime d’apartheid et à son déni de notre droit inaliénable à l’auto-détermination, il est grand temps que tous les États et les organisations internationales respectent leurs obligations légales en adoptant des contre-mesures efficaces, y compris des sanctions. »

Dans les dernières années, le mouvement de BDS a pris une importance internationale croissante, son impact atteignant les parlements du monde entier, de l’Afrique du Sud au Congrès des États-Unis, les partis politiques, des syndicats majeurs, des églises, des campus, des mouvements pour la justice raciale et des personnalités renommées de la culture et de l’art.

Le gouvernement d’extrême-droite d’Israël a combattu le mouvement BDS depuis des années, reconnaissant son impact stratégique et allouant de massives ressources financières et humaines à la « guerre » contre lui.

Commentant l’arrestation de Mahmoud Nawajaa, Omar Barghouti, co-fondateur du mouvement BDS, a déclaré :

« Mahmoud est un défenseur des droits humains palestiniens de premier plan, tenu en haute estime en Palestine et dans le monde entier pour son plaidoyer inlassable et passionné en faveur des droits palestiniens. En tant que jeune leader de la société civile, Mahmoud est un modèle pour les Palestiniens, jeunes et vieux, et une inspiration pour les défenseurs des droits palestiniens partout dans le monde. Le régime israélien d’occupation militaire, de colonialisme et d’apartheid cherche désespérément à terroriser les militants palestiniens BDS et leurs familles, après avoir échoué à ralentir la croissance du mouvement. Nous appelons les militants BDS à renforcer partout la campagne BDS pour faire rendre des comptes à Israël.

Alors qu’Israël devient un modèle pour l’extrême-droite raciste et autoritaire, BDS devient une composante clé de la vague progressiste mondiale qui lutte pour la justice en faveur des peuples autochtones, pour la justice raciale, économique, sociale, de genre et climatique.

Il est grand temps pour les États non seulement de défendre les défenseurs des droits palestiniens et des autres droits humains, mais d’imposer des sanctions légales et ciblées pour mettre fin aux crimes de guerre d’Israël, à ses crimes contre l’humanité et à son régime entier d’oppression des Palestiniens autochtones. Cela seul peut nous aider à obtenir la liberté, la justice et l’égalité.

Traduction : CG pour BDS France

Source : BDS Movement




Des organisations universitaires et scientifiques palestiniennes appellent à couper les liens avec le séminaire parrainé par AnyVision

Par les organisations universitaires et scientifiques palestiniennes / Etat espagnol, Etats-Unis, le 24 juillet 2020

Les Palestiniens exhortent les universitaires et institutions internationales à ne pas apporter leur soutien au séminaire organisé avec une entreprise israélienne de technologie de reconnaissance faciale impliquée dans les crimes d’Israël contre les Palestiniens.

Nous, organisations palestiniennes universitaires, scientifiques et de recherche soussignées appelons les universitaires et institutions universitaires internationales à s’abstenir de participer ou d’apporter leur soutien de quelque façon que ce soit au séminaire de la « Juste Reconnaissance et Analyse faciale » à la Conférence Européenne de Vision par Ordinateur de 2020 et au défi associé ‘Regarder la Juste Reconnaissance Faciale des Gens’.

Ce séminaire, qui se tiendra en ligne le 28 août, et le défi sont organisés avec AnyVision, société israélienne de technologie de reconnaissance faciale directement impliquée dans les crimes d’Israël contre les Palestiniens.

AnyVision travaille main dans la main avec l’armée israélienne, fournissant une technologie d’espionnage et de surveillance des Palestiniens qui vivent depuis des décennies sous l’occupation militaire et le régime oppressif d’apartheid d’Israël.

AnyVision fournit sa technologie de reconnaissance faciale pour les checkpoints militaires israéliens en territoire palestinien occupé. Le réseau israélien de checkpoints militaires dénie à nous Palestiniens notre droit à la liberté de circulation, sépare les villes et villages palestiniens les uns des autres et sert à contrôler, surveiller et collecter des données sur les Palestiniens.

AnyVision entretient aussi les caméras de surveillance pour l’armée israélienne jusqu’au fin fond de la Cisjordanie occupée. La technologie d’AnyVision sert à espionner les Palestiniens et permet le ciblage illégal des civils palestiniens par l’armée israélienne. AnyVision, dirigée par d’anciens membres de l’armée et du renseignement israéliens, peut vendre sa technologie comme « concrètement testée » sur les Palestiniens.

En mars dernier, Microsoft a annoncé qu’il se désinvestirait d’AnyVision, à la suite d’un rapport d’enquête qui remettait en cause son investissement dans la société et une campagne mondiale de revendication conduite par Voix Juive pour la Paix aux Etats Unis et une vaste coalition d’organisations de défense des droits de l’être humain et des libertés civiques.

Des appels publics à une interdiction de la technologie de reconnaissance faciale se répandent à cause du caractère invasif inhérent à cette technologie, l’utilisation par les forces de police et de l’armée de cette surveillance de masse, le profilage et le ciblage racial des militants, et son impact disproportionné sur les communautés noires et bronzées.

Les grosses sociétés, dont IBM, Amazon et Microsoft, se sont récemment retirées de cette technologie au vu de ces considérations.

AnyVision a parrainé les prétentions du séminaire d’examiner « l’analyse du parti-pris et les méthodes d’atténuation » pour créer « des systèmes de reconnaissance et d’analyse faciale plus justes ».

Nous sommes inquiets de voir des universités européennes, dont l’Université de Barcelone, l’Université Autonome de Barcelone et l’Université Ouverte de Catalogne, ainsi que des universités internationales impliquées dans un séminaire dont le but est clairement de réhabiliter l’image d’AnyVision ainsi que celle de la technologie de reconnaissance faciale en général.

En tant qu’érudits, savants et chercheurs palestiniens obligés d’affronter au quotidien l’oppression israélienne, nous appelons :

* la Conférence Européenne sur la Vision par Ordinateur ECCV’20 à ne pas héberger le séminaire de « Juste Reconnaissance et Analyse Faciale »,

* l’Université de Barcelone, l’Université Autonome de Barcelone et l’Université Ouverte de Catalogne à retirer leur soutien au séminaire de « Juste Reconnaissance et Analyse Faciale ,

* les orateurs invités à annuler leur participation à ce séminaire,

* les universitaires internationaux à se retenir de participer au séminaire de « Juste Reconnaissance et Analyse Faciale » et au défi associé parrainé par AnyVision de « Regard sur la Juste Reconnaissance Faciale des Gens ».

Nous réitérons l’appel péremptoire de la société civile palestinienne à mettre fin à tous les liens avec AnyVision.

Signataires :

Fédération Palestinienne des Syndicats de Professeurs et personnels d’Université (PEUUPE) qui représente plus de 6.000 membres du personnel des universités palestiniennes dans 13 institutions d’éducation supérieure dans le territoire palestinien occupé.

Académie Palestinienne de Sciences et de Technologie (PalAST), institution nationale qui sert de tutelle à quantité de projets et d’innovations dont le but est de faire progresser la science, la technologie et l’innovation en Palestine, dont :

* la Société Palestinienne de Mathématiques

* la Société Palestinienne de Physique (PPS)

* la Société Palestinienne de Chimie

* la Société Palestinienne de Biologie

* la Société de Production et de Protection des Plantes

Centre Bisan de Recherche et de Développement, organisation progressiste de Recherche et de Développement de la Société Civile Palestinienne qui fournit une connaissance de recherche essentielle sur les questions stratégiques et émergentes liées au développement de la Palestine.

Traduction : J. Ch. pour BDS France

Source : BDS Movement

 




Les actionnaires d’AXA ressentent la menace d’une pression accrue de la part des militants

 

Par BDS Movement, le 26 juillet 2020

Près de 5000 personnes de toute l’Europe ont écrit aux représentants d’AXA, avant la réunion 2020 des actionnaires de la société le mois dernier, pour les inciter à soutenir la fin des investissements de la compagnie dans les banques israéliennes profondément impliquées dans l’oppression des Palestiniens.

La coalition Stop AXA Assistance to Israeli Apartheid [Arrêtez l’aide d’AXA à l’apartheid israélien] veut que la compagnie mette complètement fin à sa complicité dans les violations des droits humains par Israël, qui sont en conflit avec les propres politiques d’« investissement responsable » de la compagnie.

Plus de douze défenseurs éminents des droits humains de cinq pays différents ont diffusé des vidéos appelant AXA à désinvestir, y compris l’artiste Code Rouge, le juriste Ghislain Poissonnier et l’ancienne députée de Die Linke (Allemagne) Annette Groth.

[Vidéo de Alima Boumediene-Thiery – avocate, ancienne parlementaire et militante des droits humains]

AXA a fait des changements significatifs dans son investissement dans des compagnies qui sont profondément impliquées dans l’apartheid israélien. Au cours des dix-huit derniers mois, AXA a réduit ses actions dans Equitable Holdings, la compagnie directement investie dans Elbit Systems, de 64% à seulement 9%. Mais AXA a augmenté ses investissements directs dans trois banques israéliennes : Mizrahi Tefahot Bank, Bank Leumi et Israel Discount Bank. Ces trois banques sont sur la base de données des Nations Unies des compagnies impliquées dans des affaires avec l’entreprise illégale de colonisation israélienne.

En conséquence, la coalition Stop AXA Assistance to Israeli Apartheid a accru ses actions dans la période précédant la réunion des actionnaires d’AXA pour garantir que le désinvestissement de l’apartheid israélien soit à l’ordre du jour.

Des appels à AXA en faveur du désinvestissement figuraient aussi dans les manifestations contre les plans d’Israël d’annexer formellement de larges pans du territoire palestinien occupé.

À Madrid, Bruxelles et Anvers le 18 juin, des militants des droits humains ont protesté devant les sièges d’AXA appelant au désinvestissement des trois banques israéliennes et à un désinvestissement total de Equitable Holdings. Le 26, des militants de Berlin ont manifesté contre AXA, et de même à Paris quelques jours plus tard.

Des milliers ont regardé le webinar préparé par Intal Globalize Solidarity, avec Fayrouz Sharqawi de Grassroots Jerusalem, Alys Samson Estapé, coordinatrice Europe du comité national palestinien BDS et Jasper Thys, membre d’Intal.

Pendant la réunion des actionnaires d’AXA, la coalition a repris le hashtag officiel #AXAG2020.

Le PDG d’AXA, Thomas Buberl, affirme que sa compagnie « agit pour le progrès humain en protégeant ce qui est important ». Compte tenu de la complicité d’AXA dans l’Apartheid israélien contre les Palestiniens, est-ce que les droits humains palestiniens importent à AXA ?

AXA a pris des mesures importantes vis-à-vis du changement climatique. En 2015, le groupe AXA a été le premier à s’engager à désinvestir des carburants fossiles, en présentant en 2020 une nouvelle stratégie pour le climat. Si ce sont des mesures positives, elles témoignent d’une interprétation hypocrite de la justice climatique, étant donné la complicité persistante d’AXA dans de graves violations des droits humains palestiniens. Comme Abeer Butmeh, coordinatrice du réseau d’ONG palestiniennes pour l’environnement, l’a dit :

« Pour les Palestiniens, le changement climatique n’est pas seulement un phénomène naturel, mais aussi un phénomène politique. Le régime d’occupation et d’apartheid d’Israël, qui nous dénie le droit de gérer notre terre et nos ressources, exacerbe la crise climatique à laquelle les Palestiniens sont confrontés, nous rendant plus vulnérables aux événements reliés au climat. »

En Cisjordanie occupée, Israël vole et détruit systématiquement les ressources de terre et d’eau palestiniennes. Israël contrôle plus de 60 % des terres en Cisjordanie, où 640 000 Israéliens vivent maintenant dans des colonies illégales. Les colons israéliens consomment six fois plus d’eau que les 2,9 millions de résidents palestiniens de Cisjordanie. Israël a aussi déraciné 800 000 oliviers depuis 1967. L’apartheid israélien n’est pas « vert ».

En investissant dans des banques israéliennes complices qui contribuent à construire et à financer des colonies israéliennes illégales, AXA est impliquée dans des crimes de guerre contre les Palestiniens autochtones.

AXA a aussi investi dans la recherche pour lutter contre la pandémie de COVID-19, mais cette recherche n’atténue ni n’excuse les dommages des investissements d’AXA dans les violations sérieuses des droits humains par Israël. Pendant cette période difficile, l’accès aux soins devrait être garanti sans restrictions, mais Israël continue sa répression brutale des Palestiniens et le vol de leurs terres malgré la pandémie.

C’est précisément le #CoronaRacism d’Israël et ses politiques d’apartheid qui rendent les Palestiniens encore plus vulnérables au COVID-19. Non seulement AXA contribue à privatiser les soins, elle met en danger les vies palestiniennes. En investissant dans l’apartheid et l’occupation israéliens, AXA bloque l’accès des Palestiniens à la santé.

Bien qu’AXA soit signataire de la Convention mondiale des Nations Unies, elle viole ses principes en montrant une totale indifférence envers les droits humains. Le rapport des actionnaires d’AXA, de fait, ne mentionne pas une seule fois les droits humains.

Les manifestations et les campagnes de pression publiques qui exposent l’implication commerciale d’AXA dans les violations sérieuses des droits humains par Israël dans les territoires palestiniens occupés augmenteront jusqu’à ce qu’AXA se déinvestisse totalement des banques israéliennes complices et mette fin à son investissement dans Equitable Holdings.

Nous demandons à tous ceux intéressés, en particulier les personnes de conscience, les syndicats, les espaces et les entreprises communautaires qui s’assurent chez AXA et se préoccupent des droits humains, de nous contacter à : alys@bdsmovement.net.

Traduction : CG pour BDS France

Source : BDS Movement

 




Boycott des produits israéliens : ces éléments qui ont fait pencher la CEDH

Par Ghislain Poissonnier, le 23 juillet 2020

Par un arrêt du 11 juin dernier, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné la France dans une affaire de boycott de produits israéliens au nom de la liberté d’expression.  Ghislain Poissonnier, magistrat, identifie six éléments qui ont fait pencher la balance en faveur du droit d’appeler au boycott.

L’interdiction par les autorités judiciaires françaises de l’appel au boycott des produits israéliens lancé par des militants associatifs était-elle nécessaire dans une société démocratique ? C’est à cette question que devait répondre la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), au regard de l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme qui garantit la liberté d’expression, tout en rendant possible, dans certaines conditions, des restrictions à l’exercice de cette liberté.

La Cour d’appel de Colmar en 2013 et la Cour de cassation en 2015 avaient répondu positivement.

Dans son arrêt Baldassi du 11 juin 2020, la CEDH y répond négativement

Le sort de la campagne BDS (pour Boycott, Désinvestissement, Sanctions) qui appelle les consommateurs à boycotter les produits en provenance d’Israël en vue d’obtenir le respect du droit international par cet Etat était en jeu.

La Cour condamne la France – ses autorités judiciaires – pour avoir violé la liberté d’expression des militants réclamant le boycott des produits israéliens.

Interdiction pénale d’un côté, autorisation de principe de l’autre : quels sont les éléments qui, à Strasbourg, ont fait pencher la balance en faveur de la liberté d’expression ?

Dans la motivation retenue par la CEDH, au moins six éléments susceptibles d’avoir fait la différence peuvent être recensés.

L’existence d’une pratique courante du boycott

Le boycott par les consommateurs des produits en provenance d’Etats dont la politique gouvernementale est critiquée constitue une pratique militante ancienne et reconnue. Depuis le 19ème siècle, l’histoire contemporaine est jalonnée de mouvements de boycott lancés par la société civile visant à obtenir des avancées politiques. Le boycott des produits britanniques à la demande de Gandhi dans les années 30 et celui des produits de l’apartheid sud-africain dans les années 70 restent les exemples les plus connus.

L’appel au boycott des produits originaires d’un Etat n’a donc en soi rien d’illégal.

Comme le dit la CEDH, « le boycott est avant tout une modalité d’expressions d’opinions protestataires. L’appel au boycott, qui vise à communiquer ces opinions tout en appelant à des actions spécifiques qui leurs sont liées, relève donc en principe de la protection de l’article 10 de la Convention » (§63 de l’arrêt Baldassi).

L’importance de l’information du consommateur

Dans un régime démocratique, il est important que les consommateurs soient informés des caractéristiques des produits qui sont proposés à la vente. Cette information permet de les éclairer sur leur choix de consommation. Parmi ces caractéristiques, l’origine géographique des produits est un élément d’importance et les consommateurs peuvent être conduits à ne pas acheter des produits en provenance d’Etats où ont lieu des pratiques qui heurtent leurs convictions. Une préoccupation grandissante à l’heure où les pratiques de consommation se veulent plus éthiques.

Selon les juges européens, « c’est manifestement pour provoquer ou stimuler le débat parmi les consommateurs des supermarchés que les requérants ont mené les actions d’appel au boycott qui leur ont valu les poursuites qu’ils dénoncent devant la Cour » (§70 de l’arrêt Baldassi).

La CEDH aurait d’ailleurs pu sur ce point se référer à l’arrêt Psagot (C‑363/18) de la Cour de justice de l’Union européenne du 12 novembre 2019 validant l’étiquetage spécifique des produits des colonies israéliennes installées en territoire palestinien. Dans cet arrêt, il est précisé que « les consommateurs sont susceptibles de prendre leurs décisions d’achat en tenant compte de considérations liées au fait que les denrées alimentaires en cause au principal proviennent de colonies de peuplement établies en violation des règles du droit international humanitaire. » (§55 de l’arrêt Psagot).

Photo : ©18mm/AdobeStock

La distinction entre un discours de haine et un discours politique

Dans un régime démocratique, les citoyens ne doivent pas être inquiétés pour leurs opinions politiques et pour les discours politiques qu’ils sont amenés à tenir publiquement. Ces discours sont protégés par la liberté d’expression. En revanche, les discours véhiculant le racisme, l’antisémitisme, la haine, la violence ou l’intolérance doivent pouvoir être restreints et même interdits. Telle est la position de la CEDH depuis l’arrêt Perinçek rendu le 15 octobre 2015.

Or, les militants du mouvement BDS appellent au boycott des produits israéliens afin de faire pression sur l’Etat d’Israël pour qu’il respecte le droit international et les droits humains de la population palestinienne. Le but de ce mouvement, qui s’inspire de la lutte contre l’apartheid sud-africain par l’usage de moyens de lutte non violents, n’est pas de diffuser la haine contre les personnes, juives ou israéliennes.

La CEDH relève que « les requérants n’ont pas été condamnés pour avoir proféré des propos racistes ou antisémites ou pour avoir appelé à la haine ou à la violence » (§ 71 de l’arrêt Baldassi). Leurs « actions et propos (…) relevaient de l’expression politique et militante » (§78 de l’arrêt Baldassi) et bénéficiaient de la protection de la Convention.

Un sujet d’intérêt général

Dans un régime démocratique, les citoyens doivent pouvoir débattre des sujets d’intérêt général ou d’intérêt public. Les sujets de politique internationale en font partie, y compris le conflit israélo-palestinien et les moyens de le résoudre. Nombre de partis politiques et d’associations se positionnent sur ce conflit et font des propositions, dont certaines consistent à sanctionner Israël et les colonies israéliennes. Sur ces sujets, les opinions doivent pouvoir être exprimées librement et cette expression contribue au débat dont la vitalité nourrit la démocratie. Il n’y a guère de place pour les restrictions à la liberté d’expression dans le domaine du discours politique ou des questions d’intérêt général.

En l’espèce, comme le note la CEDH, « les actions et les propos reprochés aux requérants concernaient un sujet d’intérêt général, celui du droit international public par l’Etat d’Israël et de la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés et s’inscrivaient dans un débat contemporain, ouvert en France comme dans toute la communauté internationale » (§78 de l’arrêt Baldassi).

Un consensus international sur le fait que le débat sur le boycott est couvert par la liberté d’expression

Dans son rapport d’activité aux membres de l’Assemblée générale des Nations unies, du 20 septembre 2019 (A/74/358), le rapporteur spécial sur la liberté de religion ou de conviction a souligné « qu’en droit international, le boycottage est considéré comme une forme légitime d’expression politique et que les manifestations non violentes de soutien au boycott relèvent, de manière générale, de la liberté d’expression qu’il convient de protéger ».

La CEDH se réfère à cette position, comme à celle de la Fédération internationale des droits de l’homme et la Ligue des droits de l’homme (§ 79 de l’arrêt Baldassi). Elle aurait pu aussi mentionner Amnesty International ou Human Rights Watch. Toutes ces organisations se sont déclarées favorables à la protection du droit au boycott des produits issus d’un Etat dont la politique gouvernementale serait mise en cause par la société civile. Telle semble également être la position officielle de l’UE, puisque sa haute représentante pour les Affaires étrangères, Mme Federica Mogherini, a indiqué le 15 septembre 2016 que « l’UE se situe fermement dans le soutien à la liberté d’expression et d’association conformément à la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, qui s’applique sur le territoire des Etats membres de l’UE, y compris en ce qui concerne les actions BDS menées sur ce territoire ».

L’existence de précédents jurisprudentiels

La Cour de cassation est, parmi les régimes démocratiques, la seule Cour suprême à avoir validé une pénalisation de l’appel au boycott.

La Cour constitutionnelle allemande s’est prononcée en faveur d’un droit au boycott en 1958 : Lüth, 1 BvR 400/51, 15 janvier 1958.

En 1982, la Cour suprême américaine a jugé conforme à la constitution la pratique de l’appel au boycott de commerces refusant d’embaucher du personnel noir NAACP v. Claiborne Hardware Co., 458 U.S. 886, 2 juillet 1982.

Enfin, en 2018, la Cour d’appel d’Angleterre et du Pays de Galles a reconnu que l’appel au boycott des produits israéliens constitue une modalité légale d’expression d’une opinion : EWCA Civ 1551, 3 juillet 2018, Jewish Rights Watch c/ Leicester City Council.

L’isolement de la Cour de cassation sur le sujet a pesé, comme le révèle la lecture de l’opinion en partie dissidente et en partie concordante de la juge O’Leary dans l’affaire Baldassi. La juge y évoque également la résistance des juges du fond français à cette pénalisation dans des décisions du TGI de Paris (8 juil. 2011, n° 09-18708077) et de la Cour d’appel de Paris (pôle 2, ch. 7, 24 mai 2012, n° 11/6623), selon lesquelles l’appel au boycott relève de la critique légitime de la politique d’un Etat.

 

Source : Actu-juridique