Le mouvement BDS appelle au boycott de trois clubs allemands anti-palestiniens

15 août 2019 – Mouvement BDS/Allemagne

Conne Island, Golden Pudel et ://About Blank sont complices de l’oppression d’Israël contre les Palestiniens.

« Les tentatives en Allemagne visant à imposer des conditions politiques aux artistes qui soutiennent les droits des Palestiniens, particulièrement en ciblant les personnes de couleur et les artistes homosexuels, relèvent d’une tendance honteuse à la censure, à la répression anti-palestinienne, et à des attaques contre la liberté de conscience ». Plus de 100 artistes, universitaires et personnalités publiques de premier plan. (https://www.theguardian.com/world/2019/jul/02/talib-kweli-removal-from-festival-lineup-is-part-of-anti-palestinian-censorship-trend).

Conne Island, Golden Pudel et ://About Blank ont, à divers degrés, fait preuve d’un racisme anti-Palestinien et anti-Arabe persistant. Tous les trois se rendent complices dans la promotion du régime d’apartheid d’Israël, de son colonialisme de peuplement, et de son occupation, et ils le protègent contre les critiques, et de ses responsabilités en vertu du droit international. Ces clubs ont, à plusieurs reprises, annulé ou refusé des spectacles à des artistes utilisant l’électronique qui avaient apporté leur soutien à l’initiative exaltante #DJsforPalestine, et les clubs se sont livrés à la censure, à l’intimidation et à la suppression scandaleuse de la liberté d’expression.

Le responsable de casting de Conne Island a reconnu devant les médias israéliens que le club poursuivait un test explicitement maccarthyste de loyauté politique envers Israël : « Ce n’est pas comme si nous leur disions : ‘si vous partagez la déclaration de #DJsforPalestine, vous ne vous produirez pas’… Nous demandons : ‘pourquoi la partagez-vous ?’. Et si la réponse est mauvaise : « Alors peut-être que vous n’allez pas jouer ici’ ».

Conne Island, qui fait déjà l’objet d’un boycott par la gauche allemande qui s’oppose à son adhésion aux orateurs de l’extrême droite allemande qui célèbrent l’Alternative für Deutschland (AfD), a publié sur son site un appel au recrutement de volontaires allemands pour rejoindre l’armée d’occupation israélienne, cette force coloniale qui, tous les jours, tue et opprime les Palestiniens. Dans un étalage éhonté de racisme, le site interdit aussi les keffiehs, qui sont portés traditionnellement par de nombreux Palestiniens et Arabes, et par d’autres souvent en tant que symbole de solidarité avec la lutte des Palestiniens pour la liberté et la justice.

Golden PUdel a annulé et refusé des spectacles à des DJ déjà retenus qui, par solidarité avec les droits des Palestiniens, avaient apporté leur soutien au boycott culturel non violent d’Israël, et le groupe a permis aux promoteurs d’agir ainsi.

://About Blank a annulé un évènement parce que ses organisateurs avaient soutenu #DJsforPalestine. Le groupe Jewish Antifa Berlin a réagi en écrivant : « Les Palestiniens et les juifs ne sont pas seulement des ombres dans la psyché allemande. Nous sommes tous de vraies personnes, faites de chair et de sang, mais votre politique nous réduit à n’être que les fantômes de votre histoire et de vos peurs ». ://About Blank a aussi interdit le port de keffiehs, le qualifiant d’ « extrêmement problématique ». Bien que cette politique ne soit plus appliquée strictement, le club interdit toujours les articles de vêtement qui contiennent des messages de solidarité avec les Palestiniens.

Quand le festival artistique Ruhrtriennale a désinvité le groupe britannique Young Fathers, en raison de son soutien aux droits des Palestiniens, des dizaines d’artistes et universitaires éminents ont critiqué sa décision, déclarant : « Les boycotts ancrés dans les droits de l’homme universels et visant à obtenir justice aux communautés marginalisées et opprimées constituent une tactique non violente légitime ».

De nombreux artistes retenus pour le Ruhrtriennale s’en sont retirés en solidarité avec Young Fathers et contre la censure, avant que le festival fasse marche arrière. Les artistes qui s’étaient retirés sont alors revenus à la programmation du festival, qui a tenu un panel sur la liberté des arts.

Conne Island, Golden Pudel et ://About Blank devraient mettre fin à leur complicité honteuse dans le blanchiment d’une oppression israélienne qui dure depuis des décennies contre les Palestiniens, en particulier en mettant fin à leur censure. Jusque-là, nous exhortons les artistes et les travailleurs culturels à refuser les offres de ces sites répressifs et anti-palestiniens, et nous demandons aux amateurs de ces clubs de s’abstenir d’y assister, en soutien à la liberté d’expression et en une opposition de principe au racisme, à la censure et à l’intimidation contre les artistes progressistes qui soutiennent les droits humains des Palestiniens.

Source : BDS movement

Traduction : JPP pour BDS FRANCE

 




Communiqué : La Campagne BDS France dénonce la participation de la France à des manœuvres navales en Israël

La Campagne BDS France dénonce la participation de la France à des manœuvres navales dans le port de Haïfa au nord d’Israël, comme le rapporte un article de l’hebdomadaire l’Express en date du 9 août dernier*.

Bien que l’État d’Israël prétende qu’il ne s’agit pas de manœuvres à des fins militaires, ces exercices s’inscrivent dans un contexte de vives tensions au Moyen-Orient, à un moment où cette région est plus que jamais menacée de déstabilisation. Celle-ci est accentuée par la découverte de gaz en Méditerranée orientale ces dernières années, découverte qui a fait naître de grands espoirs, tout en attisant les convoitises, que le régime israélien n’est pas le dernier à éprouver.

Comment la France peut-elle souhaiter renforcer des liens avec une marine israélienne qui a opéré illégalement dans les eaux internationales il y a juste un an, en arraisonnant une nouvelle fois la Flottille de la Liberté pour Gaza ? Comment la France peut-elle souhaiter avoir des échanges avec une marine qui ferme illégalement de façon régulière la zone de pêche pour les habitants de Gaza, et tire de manière délibérée sur les pêcheurs de Gaza ?

Comment la France peut-elle renforcer ses liens militaires avec un État dont la colonisation a été  dénoncée par la résolution 2334 du conseil de sécurité de l’ONU et qui,  en se déclarant « État- nation du peuple juif », prône l’apartheid et la colonisation, comme « valeurs nationales » ?

Nous dénonçons cette nouvelle complicité de notre gouvernement avec le régime israélien, qui, depuis mars 2018,  a assassiné plus  de 300 manifestants palestiniens désarmés à Gaza et en a mutilé des milliers d’autres.

La Campagne BDS France participe à la campagne internationale initiée par le BNC (comité palestinien pour le BDS) pour un embargo militaire contre Israël et réitère son appel à cesser toute coopération avec le régime colonial  et d’apartheid israélien.

 

* l’express : Israël veut consolider sa place en Méditerranée avec des exercices navals internationaux

 

La Campagne BDS France

www.bdsfrance.org

 




Solidarité et unité dans l’opposition à la militarisation mondiale : déclaration du BNC sur le Cachemire

Le 12 août 2019 / Par le Comité National BDS (BNC) palestinien / Inde

Dans ce moment grave, nous sommes solidaires de la population du Cachemire. Nos oppresseurs sont unis et nos luttes seront plus fortes si nous aussi nous unissons.

 

Le Comité National palestinien de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), coalition la plus large de la société palestinienne, partagent le choc et la colère de la population du Cachemire et des forces démocratiques de l’inde et du monde entier devant la décision autoritaire du gouvernement indien dirigé par le Parti Bharatiya Janta (BJP) d’annuler effectivement du jour au lendemain la relative autonomie de l’État de Jammu et du Cachemire. Nous dénonçons l’utilisation croissante des paradigmes et de la politique à l’israélienne par l’actuel gouvernement indien.

En introduisant par décret présidentiel des changements juridiquement douteux dans la constitution indienne, le gouvernement de droite à Delhi a encore plus sapé les droits internationalement reconnus de la population du Cachemire, et en particulier son droit à décider démocratiquement de son avenir, sans qu’elle soit ni informée, ni consentante.

Le gouvernement indien a imposé cette décision le 5 août tout en gardant le Cachemire coupé du monde, les lignes téléphoniques et internet étant fermés, ses dirigeants politiques placés en résidence surveillée, et ses rues mises sous un strict couvre-feu renforcé par un déploiement massif de l’armée et les forces paramilitaires et de police.

La vallée du Cachemire faisait déjà partie des zones les plus militarisées du monde et maintenant, près d’un million de personnes armées y sont déployées pour imposer l’ordonnance du gouvernement. Le couvre-feu et le black-out sur la communication sont toujours en place une semaine plus tard. Vendredi, les premiers rapports sur les manifestations massives à Srinagar sont arrivés, et on y fait état de l’utilisation de gaz lacrymogènes et de tirs à balles réelles par le personnel de sécurité indien. Des journalistes en visite ont rencontré dans les hôpitaux des victimes blessées par des fusils à plombs qui, pour certains, allaient étudier ou faisaient du pain dans leur boutique lorsqu’ils ont été atteints.

Les histoires d’atrocités et de violations des droits de l’Homme ne sont pas nouvelles au Cachemire. Des associations de défense des droits de l’Homme ont enregistré des cas d’assassinats extrajudiciaires, de détention arbitraire, de torture, de viols, de disparitions forcées, d’aveuglements massifs et de répression de manifestations et d’expression démocratique, parallèlement à l’immunité des forces armées depuis plus de 30 ans. Le Cachemire a été prévu comme un point de discorde entre les deux Etats nucléaires, l’Inde et le Pakistan, et jamais en tant que peuple avec ses propres aspirations et les droits stipulés par l’ONU.

Pas plus tard qu’en 2018, le Bureau du Haut Commissaire aux Droits de l’Homme des Nations Unies a émis un rapport complet sur la situation au Cachemire exigeant l’accès à une enquête indépendante, que l’Inde a refusé en parlant d’un « récit mensonger ».

En tant que Palestiniens, nous ressentons profondément les souffrances de la population du Cachemire sous répression militaire qui, très souvent, ressemble aux formes israéliennes d’assujettissement et de contrôle. Aujourd’hui, le gouvernement de Modi s’est littéralement inspiré du projet colonial d’Israël pour permettre des changements démographiques forcés sur le terrain. Les changements constitutionnels introduits par le gouvernement du BJP mettent au rebut la capacité de l’État du Jammu et Cachemire de créer ses propres lois au sujet de la propriété, de l’emploi, de la résidence, etc.. Cette disposition ayant disparu et New Delhi appelant déjà à des investissements privés, la nature démographique de la région est prête à un remaniement permanent, prenant exemple sur les Israéliens qui créent ‘des faits accomplis sur le terrain’ avec leurs colonies illégales de peuplement dans le territoire palestinien occupé.

S’inspirer du colonialisme de peuplement israélien n’est que le dernier renforcement des liens et de l’admiration de l’Inde dirigée par Modi pour l’Israël d’apartheid. Comme nous avons pu l’observer au cours des années, l’Inde emprunte la méthodologie et l’idéologie d’Israël et utilise les armes israéliennes pour contrôler le Cachemire. En 2014, le ministre de l’Intérieur du gouvernement du BJP, Rajnath Singh, est allé en Israël et a dit qu’il était « impressionné par la barrière électronique qui maintient sous blocus deux millions de Palestiniens à Gaza. Une barrière similaire est déjà en cours de déploiement le long de la Ligne de Contrôle entre l’Inde et le Pakistan. L’inde est le plus grand importateur mondial d’armes israéliennes. Les fusils Tavor, symbole même de la botte militaire dans la vallée du Cachemire, et les drones, que l’Inde déploie pour contrôler la région, sont fabriqués par Israël. Des délégations militaires israéliennes sont allées au Cachemire pour entraîner les troupes indiennes.

 Benjamin Netanyahu s’apprête à aller à nouveau en Inde en septembre, et de gros contrats d’armement seront à nouveau sur la table, comme ils l’étaient lors de la précédente rencontre. Les armes israéliennes qu’utilise l’Inde pour opprimer les habitants du Cachemire ont été testées sur le terrain sur les corps des Palestiniens.

 Notre campagne pour un embargo militaire total sur Israël est donc directement lié à l’opposition à la militarisation mondiale, y compris la militarisation du Cachemire.

 Dans les circonstances graves d’aujourd’hui, nous sommes solidaires de la population du Cachemire. En Inde et à travers le monde, des forces de conscience s’opposent à ce mouvement qui abroge l’autonomie limitée de Jammu et du Cachemire. Nous ne devons pas rester silencieux devant cette injustice historique que le gouvernement dirigé par le BJP a imposée au Cachemire. Nos oppresseurs sont unis et nos luttes seront plus solides si nous aussi nous nous unissons.

 Nous appelons à une pression internationale sur le gouvernement indien pour qu’il révoque ses dernières mesures qui violent les droits de la population du Cachemire selon le droit international et qu’il reconnaisse et respecte ces droits. Nous en appelons aux gens de conscience en Inde, dont les dirigeants ont autrefois été un fer de lance du mouvement mondial des non alignés et de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, pour qu’ils travaillent à mettre fin à l’alliance militaire et sécuritaire de l’Inde avec Israël. Ceci non seulement mettrait fin à la complicité honteuse de l’Inde dans la répression de la liberté, de la justice et de l’égalité des Palestiniens, mais cela bénéficierait aussi à la lutte pour les droits de la population du Cachemire, ainsi qu’aux combats pour une justice sociale et économique du peuple indien.

 

Source : BDS movement

Traduction : J. Ch. pour BDS France

 

 

 




La Campagne BDS France à la fête de l’Humanité 2019

Comme chaque année, la campagne BDS France sera présente à la

FÊTE DE L’HUMANITÉ DU 13 AU 15 SEPTEMBRE 2019,

VILLAGE DU MONDE

 

Venez rencontrer les militants qui pourront vous renseigner sur les différents volets de la campagne!

Des livres, dvd, documents, tee-shirts, stickers, drapeaux palestiniens, keffiehs et autres matériels militants seront en vente.

Deux  débats sont organisés  sur notre stand.

Voir le programme ci-dessous:

  • UJFP/BDS France : SAMEDI 14 septembre 2019 de 14h00 à 15H45

Débat : De la partition à l’apartheid

Intervenants : Madj Kayyal,  journaliste et romancier de Haifa, Jim Cohen, universitaire, un militant du Sinn Féin irlandais (sous réserve)

  • BDS France : SAMEDI 14 septembre 2019 de 16h00 à 17H30 

 10 ans de campagne BDS France 

Avec  plusieurs membres de l’Équipe d’animation de la Campagne BDS France

 

  • BDS France : DIMANCHE 15 septembre 2019 de 13h00 à 14H30

Résistances populaires en Palestine occupée et rôle du BDS – Focus sur Jérusalem

Rencontre avec Amany Khalifa, coordinatrice palestinienne de « Grassroots Jerusalem » et Salah Hamouri, avocat franco-palestinien

 

Infos pratiques pour venir à la fête :

https://fete.humanite.fr/Venir




Des artistes israéliens : « Boycottez le festival Pop-Kultur de Berlin »

9 août 2019 – Artists for Palestine UK

Nous sommes fiers de publier la lettre ouverte qui suit d’artistes israéliens qui soutiennent l’appel palestinien au boycott du festival Pop-Kultur de Berlin.

« Nous sommes des artistes, des musiciens, et des cinéastes israéliens, et en tant que tels, nous soutenons l’appel palestinien à boycotter le festival Pop-Kultur 2019 de Berlin, étant donné sa complicité avec le régime raciste d’Israël.

« Aussi longtemps que Pop-Kultur continuera d’avoir l’ambassade israélienne comme partenaire, toutes les représentations au festival seront exploitées par le gouvernement israélien dans le cadre de ses tentatives de blanchir son occupation et d’améliorer son image à travers la culture.

« Nous reconnaissons qu’il existe un besoin moral urgent de mettre fin à une oppression, qui dure depuis des décennies, de millions de Palestiniens par le gouvernement israélien, et que les boycotts ancrés dans le droit international et les principes universels des droits de l’homme sont une tactique légitime, non-violente et consacrée par l’usage.

« Nous sommes consternés que le directeur du festival ait, l’an dernier, condamné à tort le BDS comme ‘antisémite’ en défendant son partenariat avec l’ambassade israélienne. Même Avi Primor, lui-même ancien ambassadeur d’Israël en Allemagne, reconnaît que ‘le leitmotiv du mouvement du BDS est la justice pour les Palestiniens’.

« Nous sommes d’accord avec les 240 universitaires juifs et israéliens qui ont demandé au gouvernement allemand de ne pas approuver la récente résolution anti-palestinienne du Bundestag qui assimile faussement le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens à un sectarisme, et ils ajoutent qu’ils ‘sont choqués que les exigences d’égalité et de conformité au droit international puissent être considérées comme antisémites’.

« Nous sommes également d’accord avec Ishay Rosen Zvi, professeur de Talmud à l’Université de Tel Aviv, qui a décrié les tentatives, en Allemagne et ailleurs, ‘visant à gommer les différences entre critique du sionisme, critique d’Israël, critique de la politique du gouvernement d’Israël, et l’antisémitisme’ ».

 

Signataires

Aviad Albert, musicien

Dror Dayan, cinéaste et professeur de cinéma

Ohal Grietzer, musicien

Avi Hershkovitz, réalisateur de film

Liad Hussein Kantorowicz, artiste de scène

Jonathan Ofir, violoniste et chef d’orchestre

Michal Peleg, auteur

Ben Ronen, artiste visuel

Michal Sapir, écrivain et musicien

Yonatan Shapira, musicien

Professor Eyal Sivan, cinéaste

Oriana Weich, artiste

Eyal Weizman, artiste et architecte

Karen Zack, photographe

 

Source : Artists for Palestine UK

Traduction : JPP pour BDS FRANCE

 




Boycottez le festival Pop-Kultur 2019 de Berlin

Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) / Allemagne – 30 juillet 2019

Les Palestiniens appellent au boycott du festival Pop-Kultur de Berlin, jusqu’à ce qu’il cesse son partenariat avec Israël.

La campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) demande à tous les artistes participant au festival Pop-Kultur de Berlin de se retirer, en raison de son partenariat en cours avec l’ambassade d’Israël. Quatorze artistes de six pays différents se sont, pour cette raison, retirés des deux dernières éditions du festival, tout comme ils se seraient retirés d’un évènement en une Allemagne en partenariat avec le régime d’Afrique du Sud au plus fort de son apartheid.

En effet, Israël a conféré un statut constitutionnel à son régime d’apartheid contre les Palestiniens, établi de longue date, avec sa loi « État-Nation-juif » de l’an dernier. Enhardi par des niveaux sans précédent de soutien de l’Administration Trump, Netanyahu a récemment déclaré qu’ « Israël n’est pas un État de tous ses citoyens » et il a promis d’annexer la Cisjordanie palestinienne occupée.

Les enquêteurs de l’ONU ont bien affirmé que les tirs des tireurs d’élite israéliens prenant délibérément pour cibles des manifestants palestiniens non armés dans la bande de Gaza assiégée, notamment des médecins, des journalistes, des enfants, et des personnes handicapées, « pouvaient constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité ». Et pourtant Israël n’a pas eu à rendre des comptes. Son siège sauvage de deux millions de Palestiniens à Gaza se poursuit, et son impunité sur la scène mondiale reste intacte.

Cette impunité explique pourquoi des milliers d’artistes soutiennent aujourd’hui le boycott culturel du régime d’Israël et de ses institutions complices, et en privé, les groupes lobbyistes pro-Israël reconnaissent son impact et son développement. Mais en dehors du fait qu’un artiste particulier soutienne ou approuve, ou non, le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions) pour les droits des Palestiniens, chacun a une obligation morale de ne pas nuire aux luttes non-violentes pour les droits de l’homme en ne les sapant pas, et de défendre la liberté d’expression.

Le régime d’extrême droite israélien, d’apartheid, d’occupation et de colonialisme de peuplement  blanchit explicitement son oppression contre les Palestiniens au moyen de la culture, notamment par des partenariats avec des festivals prétendument progressistes. Pourtant, les organisateurs de Pop-Kultur ont clairement affirmé à maintes reprises, en termes bruts, grossiers et anti-Palestiniens, qu’un partenariat avec Israël est plus important que de maintenir son propre programme artistique.

Effectivement, le festival n’est plus en mesure d’attirer le large éventail d’artistes progressistes qu’il attirait il y a seulement quelques années. Ses organisateurs sélectionnent tous les artistes potentiels, excluant tous ceux qui pourraient marquer leur désaccord avec la collaboration du festival avec le régime d’oppression israélien. C’est pourquoi nous nous attendons à moins d’annulations cette année. Mais nous et nos partenaires, en Allemagne et ailleurs dans le monde, notamment des organisations et personnalités juives et israéliennes progressistes, nous allons poursuivre la campagne de boycott du festival Pop-Kultur, jusqu’à ce qu’il mette fin au partenariat.

Alors que l’extrême droite continue de se renforcer dans le monde, les mouvements antiracistes comme le BDS subissent de plus en plus d’agressions antidémocratiques, notamment en Allemagne. Nous sommes bien d’accord avec Martin Luther King Jr. : « Une injustice, où qu’elle se produise, est une menace pour la justice partout ailleurs ». Nous exhortons tous les artistes participants à considérer le « caractère indivisible de la justice » et à refuser de saper la lutte pacifique menée pour les droits humains des Palestiniens.

Source : BDS movement

Traduction : JPP pour BDS FRANCE

 




Lettre ouverte à Céline Bonacina

Chère Céline Bonacina,

L’an dernier vous avez joué pour  l’association des Amis du Théâtre de la Liberté de Jénine en Palestine occupée. C’était un geste musical et solidaire magnifique. Vous vous souvenez, je suis sûre, de l’enthousiasme de la salle et de notre reconnaissance envers vous et envers les autres musiciens pour cet acte généreux et sensible qui montrait que vous étiez interpellée par la situation des Palestiniens complètement coincés dans les territoires occupés, sous contrôle militaire permanent, alors qu’ils sont chez eux.

Et voici que votre programmation vous amène à un festival à Tel Aviv, capitale de l’État d’Israël, cet État qui essaie de redorer son image culturelle et artistique pour mieux cacher les meurtres quotidiens, les privations imposées en Cisjordanie et à Gaza, les maisons démolies au bulldozer à Jérusalem Est au mépris des familles qui y vivent de plein droit, les centaines de manifestants non violents tués à Gaza et les milliers d’amputés depuis qu’ils marchent pour le droit au retour. Le droit, justement, manipulé par Israël qui n’en fait qu’à sa guise, qui invente sans arrêt des lois liberticides et même ethnocidaires.

Israël qui se prétend une démocratie mais qui pratique un apartheid légalisé par la loi « État Nation du peuple juif » (que de plus en plus de juifs dans le monde, comme moi, dénoncent).

Israël est un avatar colonial qui fait dans le raffinement en matière de torture physique et morale, arrêtant tous les jours des jeunes (ou moins jeunes) Palestiniens qui sont placés en détention provisoire sans accusation ni procès…. Et c’est là que vous voulez aller jouer ?

S’il vous plaît n’y allez pas ! Faites un nouveau geste solidaire.

Invitez les musiciens israéliens et palestiniens qui viennent sans le soutien de l’État israélien à venir jouer en France ou ailleurs en Europe, mais ne vous faites pas complice de l’entreprise de blanchiment d’Israël.

Bien à vous,

Sonia Fayman, membre des Amis du Théatre de la Liberté de Jénine et de la Campagne BDS France




Lettre ouverte de citoyens israéliens aux artistes participant au festival Pop-Kultur à Berlin

Nous sommes plus d’un millier de citoyens d’Israël qui nous opposons aux politiques de colonialisme, d’occupation militaire, et d’apartheid contre le peuple autochtone palestinien (1). Nous vous écrivons pour soutenir la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culture d’Israël (PACBI) et nous nous adressons à tous les artistes participant au festival Pop-Kultur de Berlin pour leur demander de s’en retirer, à cause de son partenariat permanent avec l’ambassade d’Israël (2).

Nous soutenons cette campagne car elle adhère aux principes universels des droits de l’homme, y compris en s’opposant à toute forme de racisme (3). Nous, en tant qu’Israéliens, vous demandons également d’annuler votre participation à ce festival.

Israël utilise ouvertement et activement la culture dans le cadre de sa stratégie de campagne pour la promotion de l’image de l’État (4). Le ministère israélien des Affaires étrangères reconnaît ouvertement dépenser chaque année des centaines de millions de dollars afin d’améliorer l’image d’Israël. « Brand Israel » (la Marque d’Israël) a été conceptualisée il y a une décennie, afin de modifier l’image d’Israël qui s’était détériorée à travers le monde, image qui avait été gravement abîmée par des décennies d’occupation, d’apartheid et d’agressions militaires contre une population civile (5). L’objectif de cette stratégie est de déplacer activement le centre de la conversation autour d’Israël hors de son régime militaire et de ses crimes, et vers ses réalisations perçues dans les domaines culturels et de la haute technologie, ou, ironiquement, vers son respect des droits de l’homme. Plus particulièrement par l’exploitation des réalisations de la communauté LGBTQ, laquelle, en réalité, souffre de revers terrifiants (6), surtout en matière de législation où Israël se retrouve effectivement loin derrière la plupart des États européens (7). Une exploitation que le festival Pop-Kultur reprend à son compte en associant son espace convivial LGBTQ à l’ambassade d’Israël.

L’appel palestinien au boycott, au désinvestissement et aux sanctions contre les institutions israéliennes (8) est un appel lancé et conceptualisé par la société civile palestinienne (syndicats, associations de femmes et de jeunes, associations universitaires, organisations de défense des droits de l’homme, centres communautaires, associations culturelles, organisations religieuses, groupes de médias, etc.) et qui fait consensus dans ses secteurs séparés – en Cisjordanie, dans la bande de Gaza, en Israël même, et chez tous les réfugiés palestiniens partout dans le monde. Ce sont ceux qui sont directement touchés par la politique israélienne qui nous demandent, à nous gens de conscience, de boycotter Israël.

Beaucoup de gens de conscience juifs partout dans le monde, et pour certains d’entre nous en Israël, ont répondu à l’appel. Des années de plaidoyers nous ont prouvé, à maintes et maintes reprises, que du fait qu’Israël dépende de fonds et d’approbations extérieures, ce sont son désinvestissement et sa désapprobation à l’extérieur qui sont le seul moyen de l’amener à se conformer au droit et aux accords internationaux.

C’est pour tout cela que nous vous demandons de reconsidérer votre participation à un festival qui privilégie sa collaboration avec l’ambassade israélien sur son propre programme artistique (9), en partenariat avec un gouvernement qui applique ces politiques de colonialisme, d’occupation militaire, et d’apartheid contre une population autochtone. Ne participez pas à ce partenariat et retirez-vous du festival Pop-Kultur de Berlin.

Nous serions heureux de répondre à toute question de votre part.

Sincèrement,

BOYCOTT !! Nous soutenons de l’intérieur l’appel palestinien au BDS.

Source : Boycott From Within

Traduction : JPP pour BDS FRANCE

[1] http://www.boycottisrael.info/
[2] https://bdsmovement.net/news/boycott-pop-kultur-berlin-festival-2019
[3] https://bdsmovement.net/news/%E2%80%9Cracism-and-racial-discrimination-a…
[4] https://pulsemedia.org/2010/08/23/we%E2%80%99ll-take-over-the-world-mini…
[5] https://electronicintifada.net/content/behind-brand-israel-israels-recen…
[6] https://972mag.com/homophobia-rears-its-ugly-head-in-pride-month-in-isra…
https://972mag.com/no-more-waiting-lgbtq-israelis-must-take-the-rights-t…
[7] https://www.haaretz.com/.premium-poll-israel-has-low-tolerance-gays-1.53…

 

[8]

http://www.bdsmovement.net/call
[9] https://www.facebook.com/823683424384531/posts/2370067223079469/

 




Que boycotter ?

 Tous ensemble dans la campagne internationale BDS !

BDS France,  août  2019

L’État israélien rejette le droit international. La majorité des gouvernements dans le monde ne fait rien pour l’en empêcher ou l’aide dans ses méfaits.

C’est pourquoi, depuis 2005, à l’appel de plus de 170 organisations représentant la société civile palestinienne, la société civile française s’engage dans la campagne citoyenne et non violente de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre l’État israélien, jusqu’à ce que soit respecté le droit international, à savoir : la fin de la colonisation, de l’occupation, du blocus de Gaza et du Mur de la honte; la fin de l’apartheid entre Palestiniens et Juifs en Israël ; le droit au retour des Palestiniens expulsés en 1948 et en 1967.

Des milliers d’entreprises de tous les pays commercent, échangent et investissent avec des centaines d’entreprises israéliennes, participant au bien être de ce pays colonial, sans se soucier d’aucune obligation ni des droits des Palestiniens. Essayer de boycotter activement chaque entreprise qui collabore à l’apartheid israélien est voué à l’échec en terme d’effet concret. Pour qu’elle soit efficace, une campagne de boycott doit être ciblée, stratégique, argumentée, qu’elle ait une chance de gagner, qu’elle soit utilisée collectivement, si possible à l’échelle mondiale, et sur le long terme.

C’est pourquoi les Palestiniens eux-mêmes recommandent aux campagnes nationales BDS de choisir un nombre limité de cibles de boycott et de concentrer leurs efforts sur ces cibles. Les Palestiniens connaissent bien les sources de leurs souffrances et nous font les meilleures recommandations pour une campagne BDS efficace. Ne manquez pas de lire « Code-barres, origine des produits, Starbucks, McDonald’s et Coca Cola : les indications du Comité national palestinien de la campagne BDS ».

BOYCOTT

Le droit d’acheter ou de ne pas acheter les produits d’une entreprise et celui de faire savoir pourquoi sont des libertés fondamentales. La campagne de Boycott – le « B » de BDS – va plus loin et ce n’est pas secret : elle mène des campagnes publiques bien visibles qui visent à obtenir l’arrêt du commerce avec ces entreprises. La campagne fait des choix pour une plus grande efficacité.

En premier lieu, nous ciblons les entreprises et les produits israéliens, qu’ils proviennent des territoires de 1948 (Israël) ou de 1967 (Jérusalem-Est, la Cisjordanie, la bande de Gaza, le Golan). Nous pouvons néanmoins choisir en priorité des produits des territoires de 1967, parce que nous savons qu’il sera plus facile de constituer de larges coalitions contre eux. Lorsque nous dénonçons les boutiques qui vendent ces produits, n’oublions pas que la cible est l’entreprise israélienne. Nous n’appelons pas au boycott de la boutique, mais nous appelons la boutique à ce qu’elle cesse de vendre ce produit.

Campagnes internationales prioritaires :

  • les gazéificateurs d’eau de la marque israélienne Sodastream
  • les produits de beauté de la marque israélienne Ahava, en vente chez Sephora
  • les fruits et légumes israéliens, même biologiques, en particulier les dattes, et en particulier l’entreprise Mehadrin et les marques israéliennes Jaffa, Edom, Hadiklaim, Carmel, Jordan River, King Solomon, Top, Kedem
  • l’eau en bouteille des marques israéliennes Eden Springs et Château d’eau 

Autres produits israéliens que vous devrez éviter d’acheter :

  • les lingettes fabriquées en Israël, en vente entre autres chez Carrefour, Casino, Auchan, Leclerc
  • les épilateurs de la marque israélienne Epilady
  • les produits ménagers des marques israéliennes Keter, Allibert, Hovac, Curver, Stanley et Zag
  • tous les produits dont le code-barres commence par 729 (indicatif israélien).

Téléchargez le tract recto-verso:

 

En général, la campagne BDS n’appelle pas au boycott des entreprises non israéliennes, mais quand ces entreprises trempent dans les aspects les plus abjects de la colonisation et de l’oppression des Palestiniens, en particulier l’armée, le Mur, la destruction de maisons…, nos amis Palestiniens nous y appellent. C’est le cas de l’entreprise américaine de bulldozers et de chaussures Caterpillar, parce qu’ils détruisent les maisons palestiniennes, ou de l’entreprise américaine d’informatique Hewlett Packard (HP), parce qu’elle fournit des équipements à l’armée israélienne, et PUMA , sponsor de la Fédération israélienne de football

DÉSINVESTISSEMENT

C’est le deuxième volet de la campagne BDS. Il exige des entreprises de tous les pays qu’ils « retirent leurs billes » d’Israël. Ceci concerne toutes les formes de participation financière dans les entreprises israéliennes, et comme pour le boycott, en premier lieu si ces entreprises agissent directement dans la colonisation. On peut bien sûr les boycotter soi-même mais l’objectif est avant tout de faire pression sur les entreprises par des campagnes publiques. Là aussi, le choix des cibles est décidé après étude par le BNC palestinien.

Dans tous les cas, une recherche est effectuée par le Palestinian BDS National Committee (BNC) avec ses partenaires, comme Who Profits, pour évaluer l’impact d’un boycott, pour l’entreprise comme pour les boycotteurs. En effet, une campagne de boycott est plus efficace si elle converge avec d’autres luttes, et elle est moins efficace si elle n’a aucune chance de succès ou si les consommateurs n’ont pas d’alternative, comme par exemple avec les puces de l’entreprise Intel, pourtant complice de la colonisation israélienne. Ensuite, une lettre de menace de boycott est envoyée à l’entreprise pour lui donner une chance de se défendre et de désinvestir d’Israël. Enfin, en cas d’échec, le BNC lance une campagne internationale de boycott ou de désinvestissement contre cette entreprise.

Campagnes internationales prioritaires :

  • les entreprises industrielles françaises Veolia et Alstom, parce qu’elles contribuent à la construction d’un tramway entre Jérusalem et les colonies illégales avoisinantes
  • l’entreprise anglo-danoise de sécurité G4S, parce qu’elle collabore à la sécurisation du Mur d’apartheid

SANCTIONS

Les sanctions relèvent de mesures gouvernementales ou institutionnelles.
Il est bien évident que de nombreuses sanctions aboutissent à des boycotts ou des désinvestissements. Par exemple, proscrire les produits des colonies ou décréter un embargo sur les armes sont des formes de boycott. Et une rupture de relations diplomatiques est en général assortie de boycotts et de désinvestissements.

AGIR DANS LA DURÉE

Ces campagnes n’ont d’impact que si elles se poursuivent dans la durée. Il est inutile d’organiser une action, puis de changer de cible le mois suivant. Il faut viser la même cible pendant des mois, voire des années, avant d’en voir les progrès, des effets concrets, et de pouvoir envisager une victoire, c’est à dire la fin de vente d’un produit ciblé par une boutique ou la fin d’un partenariat avec une entreprise ciblée.

CONCLUSION

Il y a beaucoup de bonnes raisons de ne pas acheter de Coca Cola, McDonald’s, Nestlé, Levi’s ou Intel, en particulier parce que ces entreprises opèrent et payent des impôts en Israël, mais sans une campagne active pour leur expliquer pourquoi vous le faites, cela n’aidera en rien la vie quotidienne des Palestiniens. D’ailleurs, les Palestiniens du BNC ne nous ont pas encore demandé de boycotter ces entreprises.

Un jour peut-être, quand nous serons plus nombreux, nous nous attaquerons à ces entreprises aussi, et pas seulement en arrêtant d’acheter leurs produits, mais en lançant d’autres campagnes de dénonciation de la collaboration de ces entreprises à l’apartheid israélien. En attendant, par souci d’efficacité, concentrons-nous sur les campagnes décrites ci-dessus.

Pour résumer, la campagne de boycott appelle à ne plus acheter de produits ou de ne plus collaborer avec des entreprises (ou des institutions) israéliennes en général, alors que la campagne de désinvestissement appelle à interpeller fortement les structures qui coopèrent avec le régime israélien afin qu’elles cessent toute collaboration.

SITES WEB :

http://www.bdsfrance.org/

https://bdsmovement.net/get-involved/what-to-boycott




Lettre ouverte de BDS France au Conseil municipal de Belfort

Paris, le 4 juillet 2019

Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les conseillères et conseillers municipaux de Belfort,

Votre ville entretient des relations de jumelage et de partenariat avec plusieurs villes du monde.
Parmi ces villes figure semble-t-il la ville israélienne d’Afula, ainsi que le révèlent ces articles :

– L’Est Républicain : Belfort et la ville israélienne d’Afula partenaires

– Université de Franche-Comté : Belfort se lie avec Israël

– L’Est Républicain : Belfort renforce ses liens avec Israël et la Palestine

Ce partenariat est encouragé par une association de loi 1901, France-Israël Belfort, dont l’objet déclaré dans les statuts est :

Promouvoir une image positive d’Israël, défendre sa légitimité et lutter contre la désinformation qui peut s’exercer à son encontre ; soutenir le Jumelage Belfort-Afula ; soutenir toutes les initiatives de paix visant à mettre fin aux conflits concernant Israël ; promouvoir les actions d’échanges entre la France et Israël.

Or, certain-e-s élu-e-s parmi vous le savent probablement déjà, l’image positive d’Israël que présente la municipalité d’Afula, c’est sa volonté d’interdire la ville aux populations non juives.
Au cours du mois dernier, son maire et son maire adjoint ont rejoint des dizaines de manifestants, dont des membres du conseil municipal, pour manifester contre la vente d’une maison à une famille arabe. Un membre du conseil, Itai Cohen, a déclaré que la municipalité continuerait à « veiller à ce qu’Afula préserve son caractère juif ».
Les manifestants ont agité des drapeaux et des banderoles de l’organisation raciste Lehava, qui s’oppose aux mariages mixtes ainsi qu’aux droits des LGBT et tente d’étouffer l’activité publique des non-juifs en Israël.
Plus récemment, l’accès au parc public de la ville a été interdit à des Palestiniens venant de la ville de Nazareth.
Le maire d’Afula, Avi Elkabetz, s’était présenté aux élections sur une plate-forme de «préservation du caractère juif d’Afula» et, après les élections, les conseillers municipaux ont ajouté cet engagement à leur serment d’allégeance (ce fait a été rapporté par le quotidien Haaretz).

Imaginez-vous que votre conseil municipal interdise à toute personne qui ne serait pas d’origine chrétienne ou « française de souche » de vivre à Belfort ?
Nous espérons que non, et c’est pourquoi nous vous demandons dans cette « lettre ouverte » de rompre tout partenariat avec Afula.
Nous ajoutons que le cas d’Afula n’est pas un cas isolé et que l’État d’Israël a officialisé par une loi « Israël État-nation du peuple juif » sa politique coloniale et d’apartheid visant à exclure le peuple autochtone palestinien.

Conformément aux termes des statuts de l’association France-Israël Belfort, tous ces faits doivent être connus par quiconque se soucie de lutter contre la désinformation qui peut s’exercer à l’encontre d’Israël et soutenir toutes les initiatives de paix visant à mettre fin aux conflits concernant Israël

Nous vous adressons cette lettre au nom de la Campagne BDS France. La campagne internationale BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions contre l’État d’Israël jusqu’à ce qu’il se conforme au droit international) est inspirée par la campagne qui avait contribué à mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud.

Nous nous tenons à votre disposition pour toute précision.
Dans l’attente d’une réponse, nous vous transmettons nos sincères salutations.

La Campagne BDS France




Rassemblement contre l’inauguration de la Place Jérusalem

Paris le 30 juin 2019

Les militant-e-s de BDS France Paris étaient présent-e-s au rassemblement contre l’inauguration de la Place de Jérusalem par la mairie de Paris, inauguration en présence du maire raciste et fervent acteur de la colonisation de Jérusalem annexé par l’État d’apartheid israélien.

Ce rassemblement était organisé par le Collectif « Ni guerre ni État de Guerre » et par le Collectif national CNPJDPI, qui ont rassemblé une centaine de manifestant-e-s Place du Maréchal Juin dans le 17ème arrondissement, non loin de la Place de Jérusalem.

Album Photo du rassemblement, merci à Jean-Claude Saget, photographe

Photo : Jean-Claude Saget




La British Society for Middle Eastern Studies appuie l’appel palestinien au boycott des Institutions universitaires israéliennes complices

24 juin 2019

/ Par Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël (PACBI) / UK

Par un vote historique, la British Society for Middle Eastern Studies (BRISMES – Société britannique d’études moyen-orientales) rejoint le nombre croissant d’associations universitaires qui refusent d’être complices des graves violations du droit international commises par Israël.

Nous saluons chaleureusement la BRISMES pour son vote massif en faveur du soutien à l’appel palestinien au boycott des institutions universitaires israéliennes complices.

BRISMES rejoint un nombre croissant de sociétés universitaires qui s’engagent en faveur des droits des Palestiniens en refusant d’être complices des graves violations du droit international commises par Israël. Les institutions universitaires israéliennes jouent un rôle bien documenté qui consiste non seulement à justifier mais aussi à organiser, à mettre en œuvre et à perpétuer le système israélien d’oppression qui dénie aux Palestiniens leurs droits humains fondamentaux, dont le droit à l’éducation.

Ce vote historique nous donne de l’espoir. C’est un acte magnifique d’authentique solidarité avec les étudiants et les enseignants palestiniens qui affrontent le racisme institutionnalisé d’Israël, ses raids armés sur les campus, ses checkpoints militaires et ses efforts systémiques pour porter atteinte au droit fondamental des Palestiniens à l’éducation.

Nous exhortons les sociétés universitaires internationales du monde entier à prendre des mesures similaires contre le racisme et l’oppression, dotées d’effectivité dans le milieu universitaire.

Le texte de la résolution est le suivant :

Résolution approuvant l’appel au boycott des institutions universitaires israéliennes

Attendu que la British Society for Middle Eastern Studies (BRISMES) s’emploie à encourager et promouvoir l’étude du Moyen-Orient au Royaume-Uni et, plus précisément, à rassembler des enseignants, des chercheurs, des étudiants, des diplomates, des journalistes et autres qui abordent sur le plan professionnel les questions liées au Moyen-Orient ;

Attendu que, en Cisjordanie occupée, la poursuite de la construction du Mur, l’édification continue de colonies illégales et le réseau de checkpoints militaires créent une réalité irréversible d’occupation militaire permanente, tandis que le siège de Gaza par Israël a condamné ses habitants, qui vivent dans une vaste prison à ciel ouvert, à la pauvreté et à la menace constante de l’usage de la force militaire ;

Attendu qu’Israël a entravé le droit des Palestiniens à l’éducation en détruisant des universités et des écoles palestiniennes, en arrêtant des étudiants, en assaillant des universités palestiniennes et en les forçant à fermer, et en restreignant la liberté de mouvement des Palestiniens ;

Attendu qu’Israël a empêché l’accès d’universitaires du monde entier aux universités palestiniennes, en mettant notamment en place des interdictions de longue durée relatives aux voyages dans les territoires palestiniens occupés ;

Attendu que les universités israéliennes jouent un rôle clé dans l’organisation, la mise en œuvre et la justification de l’occupation militaire illégale par Israël et poursuivent une relation étroite d’assistance à l’armée israélienne, notamment en participant au développement de systèmes d’armement, en fournissant une justification des actions militaires et des meurtres extrajudiciaires, en récompensant les étudiants qui servent dans les troupes d’occupation, en élaborant et en dispensant des programmes spéciaux destinés aux soldats et aux gradés, en construisant en territoire occupé, et en pratiquant une discrimination systématique envers les étudiants non-juifs ;

Attendu que la société civile palestinienne, et notamment la Fédération palestinienne des Syndicats de professeurs et d’employés des universités, a demandé aux hommes et femmes de conscience du monde entier de les rejoindre pour mener des campagnes de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) afin d’exercer une forme de pression non violente sur Israël jusqu’à ce que celui-ci se conforme au droit international ;

Il est donc résolu que :

La BRISMES manifestera sa solidarité avec nos collègues palestiniens, qui vivent sous l’occupation et le siège militaires, en approuvant l’appel au boycott des institutions universitaires israéliennes jusqu’à ce que ces institutions cessent officiellement de soutenir les violations des droits des Palestiniens et de s’en montrer complices, conformément aux dispositions du droit international ;

La BRISMES apportera son assistance aux évènements à caractère éducatif, discussions et débats menés parmi ses membres sur le boycott des institutions universitaires israéliennes, notamment au moyen de ses publications, conférences et évènements appropriés ;

La BRISMES assurera la formation de ses membres au sujet des modalités du boycott des institutions universitaires israéliennes dans le cadre de leur pratique professionnelle, et les encouragera à l’appliquer. Ce boycott concerne uniquement les institutions universitaires israéliennes et non les universitaires en tant qu’individus ;

La BRISMES soutiendra le droit des universitaires à mener des recherches et à publier des travaux sur le boycott des institutions universitaires israéliennes, et à s’exprimer en public en faveur de ce boycott.

 

Maha Abdelrahman, Reader in Development Studies and Middle East Politics, University of Cambridge

Reem Abou-El-Fadl, Lecturer in Comparative Politics of the Middle East, SOAS, University of London

Marta Agosti Pinilla, PhD, SOAS, University of London

Sabrien Amrov, Doctoral Researcher, Department of Geography, University of Toronto

Raymond Bush, Professor of African Studies, School of Politics and International Studies, University of Leeds

John Chalcraft, Professor of Middle East History and Politics, BRISMES Trustee, London School of Economics and Political Science (LSE)

Fabio Cristiano, Doctoral Researcher, Department of Political Science, Lund University

Marwan Darweish, Principal lecturer in Peace Studies, Coventry University

James Dickins, Professor of Arabic, BRISMES Trustee, School of Languages, Cultures and Societies, University of Leeds

Sai Englert, Visiting Lecturer in Politics & International Relations, New College of the Humanities, London

Khaled Fahmy, Sultan Qaboos Bin Sa’id Professor of Modern Arabic Studies, University of Cambridge

Neve Gordon, Marie Curie Fellow and Professor of International Law, Queen Mary, University of London

Adam Hanieh, Reader in Development Studies, SOAS, University of London

Aula Hariri, Research Officer, Middle East Centre, BRISMES Trustee, London School of Economics and Political Science (LSE)

Tim Jacoby, Professor, Global Development Institute, BRISMES Trustee, University of Manchester

Laleh Khalili, Professor in Middle Eastern Politics, SOAS, University of London

Dina Matar, Reader in Arab Media and Political Communication, SOAS, University of London

Vivienne Matthies-Boon, Assistant Professor in the International Relations of the Middle East, BRISMES Trustee, Department of Political Science, University of Amsterdam

Martha Mundy, Professor Emerita of Anthropology, London School of Economics and Political Science (LSE)

Jacob Norris, Senior Lecturer in Middle East History, University of Sussex

Hussein Omar, Lecturer in Modern Global History, University College Dublin

Nicola Perugini, Senior Lecturer in International Relations, University of Edinburgh

Sharri Plonski, Lecturer in International Politics, Queen Mary, University of London

Nicola Pratt, Reader in International Politics of the Middle East, BRISMES Trustee, University of Warwick

Mezna Qato, Junior Research Fellow, King’s College, University of Cambridge

Ruba Salih, Reader in Gender Studies, SOAS, University of London

David Seddon, Professor, Department of Geography, University College London

Patricia Sellick, Associate Professor, Centre for Trust, Peace and Social Relations, Coventry University

Andrea Teti, Senior Lecturer in International Relations, BRISMES Trustee, University of Aberdeen

Teodora Todorova, Teaching Fellow in Sociology, University of Warwick

Lewis Turner, Postdoctoral Researcher, Arnold Bergstraesser Institute, University of Freiburg

Elian Weizman, Lecturer in Middle East Politics, SOAS, University of London

Mark Zeitoun, Professor of Water Security and Policy, School of International Development, University of East Anglia

Rafeef Ziadah, Lecturer in Comparative Politics of the Middle East, SOAS, University of London

 

Signatures de membres de la BRISMES ajoutées depuis le 4 juin 2019

Lucia Ardovini, Research Fellow, Swedish Institute of International Affairs

Erika Biagini, Postdoctoral Researcher, Dublin City University

Marilyn Booth, Khalid bin Abdullah Al Saud Professor for the Study of the Contemporary Arab World, Oriental Institute and Magdalen College, University of Oxford

Catherine Cobham, Lecturer, Head of Department of Arabic and Persian, University of St Andrews

José Ciro Martínez, Research Fellow, Trinity College, University of Cambridge

John Moreton, Part-Time Tutor, Arabic and Turkish, School of Languages, Cultures and Societies, University of Leeds

Dalia Mostafa, Lecturer in Arabic and Comparative Literature, University of Manchester

Bill V. Mullen, Professor of American Studies, Purdue University

Aya Nassar, Teaching Fellow, Department of Geography, University of Sussex

Katie Natanel, Lecturer in Gender Studies, University of Exeter

Paola Rivetti, Assistant Professor in the Politics of the Middle East and International Relations, Dublin City University

Alaa Tartir, Research Associate, The Graduate Institute of International and Development Studies, Switzerland

Janet Watson, Professor, School of Languages, Cultures and Societies, University of Leeds

 

Appui apporté par des membres potentiels de la BRISMES depuis le 4 juin 2019

Gilbert Achcar, Professor of Development Studies and International Relations, SOAS, University of London

Jamie Allinson, Lecturer, University of Edinburgh

Omar Al-Shehabi, Director of the Gulf Centre for Development Policies, Associate Professor in Political Economy at the Gulf University for Science and Technology, Kuwait

Mona Baker, Professor Emerita of Translation Studies, School of Arts, Languages and Cultures, University of Manchester

Luke Bhatia, Lecturer in International Politics, University of Manchester

Haim Bresheeth, Professor, SOAS, University of London

Stephanie Cronin, Elahé Omidyar Mir-Djalali Research Fellow at St Antony’s College, University of Oxford

Fawaz Gerges, Professor of International Relations, London School of Economics and Political Science (LSE)

Vahideh Golzard, Lecturer in Persian Language and Audio-Visual Culture, University of Leeds

Rebecca Ruth Gould, Professor, Islamic World & Comparative Literature, University of Birmingham

Mona Harb, Professor of Urban Studies and Politics, American University of Beirut

Tajul Islam, Lecturer in Islamic Studies, University of Leeds

Ruba Khamam, Lecturer in Arabic, University of Leeds

Nur Masalha, Professor, Centre of Palestine Studies, SOAS, University of London

Mazen Masri, Senior Lecturer in Law, City, University of London

Professor Ilan Pappé, Professor of History, Director of the European Centre for Palestine Studies

Hicham Safieddine, Lecturer in the History of the Modern Middle East, King’s College, London

Myriam Salama-Carr, Honorary Research Fellow, School of Arts, Languages and Cultures, University of Manchester

Salman Sayyid, Professor of Social Theory and Decolonial Thought, Head of School of Sociology and Social Policy, University of Leeds

John Sidel, Sir Patrick Gillam Chair in International and Comparative Politics, Department of Government, London School of Economics and Political Science (LSE)

G. Rex Smith, Visiting Professor, School of Languages, Cultures and Societies, University of Leeds

Rasha Soliman, Lecturer in Arabic Language, University of Leeds

Lucia Sorbrera, Senior Lecturer, Chair of Arabic Studies Department, University of Sydney

Source : PACBI

Traduction : SM pour BDS France




Plus de cent activités commerciales, culturelles et sportives d’Italie se déclarent libres de l’apartheid israélien

BDS Italie – 5 juillet 2019

Des syndicats, des mouvements, des artisans, des entreprises, des centres culturels, récréatifs et sportifs se joignent à la campagne pour les droits des Palestiniens en prenant également une position claire contre le racisme et le rejet nationaliste croissants qui fomentent la haine et l’intolérance en Europe et partout dans le monde.

Plus d’une centaine d’associations, de syndicats, de mouvements, d’artisans, d’entreprises et de centres culturels, récréatifs et sportifs en Italie se sont déclarés libres de l’apartheid israélien (Spazi Liberi dall’Apartheid Israeliana – SPLAI). Tout en veillant à ce que l’éthique soit intégrée dans leurs activités, ils prennent position pour la défense des droits de l’homme et contre toutes les formes de discrimination, en solidarité avec l’exigence du peuple palestinien pour la liberté, la justice et l’égalité (liste des participants : https://www.bdsitalia.org/index.php/aderenti-splai/2480-mappa-splai)

Ce jour, 5 juin 2019, marque le 52e anniversaire de la Naksa, quand Israël a occupé la Cisjordanie, avec Jérusalem-Est, et la bande de Gaza, lors de la guerre dite des Six-Jours, plaçant la totalité de la Palestine historique sous son contrôle tout en intensifiant sa politique de nettoyage ethnique, de dépossession et de colonialisme, une politique engagée en Palestine bien avant 1948.

Des campagnes identique de Zone libre d’apartheid existent dans plusieurs pays, dont la Belgique, la Norvège et l’État espagnol, avec plus de trois cents participants, incluant des dizaines d’administrations locales. La campagne Zone libre d’apartheid promeut une solidarité réelle avec le peuple palestinien par la création d’un réseau d’espaces se déclarant libres de toute forme de discrimination et s’engageant à n’avoir aucune relation avec les institutions et entreprises qui se rendent complices des violations systématiques du droit international par Israël.

Le lancement de la campagne en Italie exprime également une position claire à l’encontre de la vague montante du racisme et du rejet nationaliste qui fomentent la haine et l’intolérance (dont de véritables formes d’antisémitisme), pas seulement en Italie mais dans toute l’Europe et le monde.

La brasserie de bière artisanale Birstrò à Rome a fait observer ceci :

« La bière, c’est 90% d’eau. Nous connaissons les problèmes auxquels sont confrontées les brasseries palestiniennes en raison du vol et des restrictions imposés sur l’eau par Israël. Faire partie du réseau SPLAI était pour nous un choix naturel. Notre brasserie de bière artisanale diffuse une culture qui est respectueuse de la Terre et des humains. La bière ne va pas bien avec un apartheid ».

La boutique de commerce équitable ExAequo à Bologne a déclaré :

« Notre coopérative sociale, qui traite du commerce équitable et de la consommation éthique par le biais de sa gestion de sa Bottega del Mondo tout comme nous soutenons les droits des petits producteurs du Sud et d’ailleurs, approuve volontiers la campagne SPLAI parce que nous avons toujours soutenu les droits du peuple palestinien qui lui sont refusé en raison de la politique stupide et oppressive d’Israël ».

Le B&B Domu’e Luna en Sardaigne a expliqué :

« La philosophie de notre B&B est axée sur l’hospitalité, l’ouverture, et elle combat toutes les formes de discrimination. Pour nous, rejoindre SPLAI, ça veut dire contribuer à la diffusion d’une culture antiraciste et nous tenir aux côtés des opprimés ».

Le Caffè Basaglia, un club culturel ARCI à Turin créé pour une intégration sociale et professionnelle des malades psychiatriques et engagé dans l’inclusion, l’échange et la solidarité, a déclaré :

« Nous approuvons la campagne parce que les intérêts politiques et économiques ne doivent jamais être des moyens pour étouffer les aspirations à la liberté d’un peuple, de tout peuple ».

La campagne Zone libre d’apartheid s’intègre dans le mouvement international de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre l’apartheid israélien. Créé en 2005 par plus de 170 organisations de la société civile palestinienne, le mouvement BDS pratique une résistance non violente pour mettre fin aux politiques d’occupation, de colonisation et d’apartheid conduites par Israël.

Le mouvement BDS est soutenu par des syndicats, des mouvements, des Églises et des ONGs du monde entier, de même que par des artistes et intellectuels, notamment Ken Loach, Roger Waters et l’archevêque sud-africain et prix Nobel de la paix, Desmond Tutu. S’inspirant de la lutte historique pour l’abolition de l’apartheid en Afrique du Sud, le mouvement BDS se base sur le respect du droit international et la protection des droits universels des êtres humains, et il soutient l’égalité de droits pour tous. Le mouvement BDS s’oppose fermement à toute forme de racisme, fascisme, sexisme, antisémitisme, islamophobie, discrimination éthique et religieuse.

BDS ITALIE

Source : BDS Movement

Traduction : JPP pour BDS FRANCE

 




Couserans Palestine : mobilisations #BoycottPUMA

Après une première action #Boycott Puma devant le Décathlon de Foix  en Ariège en février 2019,

nous avons mené  une autre action Boycott Puma devant le magasin Sport 2000 à Pamiers le 15 juin.

Couserans Palestine




Première action à Rennes dans le cadre de la journée internationale d’action contre #PUMA

Ce lundi 17 Juin à Rennes, plus de 10 personnes se sont réunies devant le stade Rennais et ont pu distribuer plus de 600 flyers.
Objectifs: informer les spectatrices et spectateurs venu.e.s assister au match de la FIFA du rôle et des actions d’un des équipementiers du stade Rennais: l’entreprise PUMA.
PUMA qui est le 1er équipementier de la Ligue 1 : Amiens, Bordeaux, Marseille, Nîmes et Rennes.
Fabricant mondial d’articles de sport, Puma est le principal sponsor de l’Association du Football Israélien (IFA) qui comporte des équipes dans les colonies israéliennes illégales sur la terre volée aux Palestinien-ne-s.

La colonisation israélienne est illégale selon le droit international, comme cela a été rappelé par la résolution 2334 du Conseil de Sécurité de l’ONU du 23 décembre 2016. L’IFA en affiliant des clubs de colonies israéliennes est complice de la colonisation.
A Rennes, bon accueil du public et des discussions intéressantes. Quelques supporters et supportrices ont également accepté de prendre une photo avec un petit message adressé au stade Rennais. Un courrier visant à une rencontre va également être envoyé à la direction du stade…
Un correspondant pour le Monde live a également réalisé un post ( à voir tout au début avant le coup d’envoi)…
Stop au sponsoring du foot colonial!
Israël Apartheid, PUMA complice !




Le 15 juin à Lyon : action #BoycottPUMA

Ce samedi 15 juin, en l’absence de magasin PUMA à Lyon, nous avions ciblé ses 4 magasins-revendeurs, au centre commercial de la Part-Dieu. Tout avait bien commencé. Nous étions une quinzaine de militantes et militants, avec le tract BDS-France, des panneaux anti-PUMA et la grande banderole BDS, installé.e.s devant GO SPORT.

Les réactions des personnes abordées étaient très positives.

Mais au bout d’une vingtaine de minutes, alors que nous avions déjà recueilli 20 signatures de cartes (que nous enverrons de façon groupée), les « agents de sécurité » du centre commercial sont venus nous prier de sortir, intervention suivie de celle de la police, beaucoup plus ferme. La pluie ne nous a pas permis de poursuivre l’action à l’extérieur.

Avant de quitter les lieux, nous avons remis le courrier BDS France à GO SPORT, DECATHLON, COURIR et FOOT LOCKER (portant leurs adresses respectives). Chaque fois, leurs responsables nous ont reçu cordialement et se sont engagé.e.s à le transmettre à leur hiérarchie.

 

Bref, même si notre action a tourné court, le mini-attroupement provoqué par l’arrivée de la police a encore renforcé sa visibilité !

Et finalement, environ 400 tracts ont pu être distribués.




#BoycottPUMA à Metz le 15/06/2019

Ce samedi 15 juin à Metz, le collectif BDS 57 avait appelé à une action boycott Puma devant le magasin GO Sport situé au centre-ville.

Nous avions déclaré l’action à la Préfecture : pas de soucis avec le service d’ordre, ni non plus avec le gérant du magasin qui a accepté de relayer à sa direction nos doléances et n’a pas vu d’inconvénients à notre présence active à l’entrée de son commerce.

Nous avons bénéficié d’une belle visibilité.

L’accueil a été positif : 250 tracts distribués, 45 personnes ont signé les cartes et 28 la pétition. Discussions enrichissantes et encourageantes autour de notre documentation en ce samedi ensoleillé. Pas d’incidents.

Le collectif BDS 57.

 




Action #PUMA à Strasbourg

Action à Strasbourg, ce samedi 15 juin, journée internationale contre le financement par PUMA des clubs de foot dans les colonies israéliennes en Cisjordanie.
70 cartes postales adressées à PUMA signées! Beaucoup de gens très intéressés, notamment beaucoup de jeunes qui demandaient: que se passe-t-il avec Puma !

Quelques photos sur la page Facebook du CJACP




Action BDS à Paris : Israël apartheid, PUMA complice !

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Samedi 15 Juin 2019

Action BDS à Paris : Israël apartheid, PUMA complice !

 À l’appel d’associations sportives et de la société civile palestiniennes, ce samedi 15 juin était une journée d’action internationale visant la société allemande spécialisée dans le sport Puma, pour protester contre son sponsoring de l’Association israélienne de football – l’Israel Football Association (IFA) – car celle-ci intègre 6 clubs des colonies illégales. Des mobilisations avaient lieu dans plus de 20 pays dans le monde.

Dans ce cadre, vingt-cinq militant·e·s de la Campagne BDS France à Paris se sont réuni·e·s devant le Puma Store, Boulevard Sébastopol, pour exhorter l’équipementier à mettre fin à ce sponsoring de l’Association Israélienne de Football.

Après avoir rencontré et dialogué dans un échange constructif avec le responsable du Puma Store, lequel s’est engagé à transmettre les raisons de cette interpellation à la direction de Puma, les militant·e·s de la Campagne BDS se sont disposé·e·s devant l’enseigne afin d’informer les passant·e·s du sponsoring honteux, qui lie Puma à l’IFA. Ils ont notamment dénoncé le fait que six colonies israéliennes en Cisjordanie occupée ont des clubs affiliés à l’IFA. Ainsi, lorsque Puma sponsorise l’IFA, elle participe à l’essor du football dans les colonies illégales et donne par conséquent son aval au développement des colonies et de la politique d’apartheid israélienne.

 La LDJ, groupuscule violent d’extrême droite pro-israélien, a tenté d’empêcher ce rassemblement en agressant physiquement et verbalement les militant·e·s de la campagne BDS. Mais sans succès, puisque la police est intervenue et les a neutralisés. Cela a même eu l’effet inverse puisque de nombreux·ses passant·e·s, choqués par leur brutalité, se sont interposé·es, ont filmé ces agressions et ont repris les slogans « Israël Apartheid Boycott », « Hey Puma, on est là et on lâchera pas », « Boycott Puma ».

Cette action BDS a donc pu se dérouler jusqu’à ce que les militant·e·s y mettent un terme, et fut même une réussite puisqu’une prise de parole a été réalisée, que trois cents tracts ont été rapidement distribués dans ce quartier central et très passant. De très nombreuses personnes ont pu constater que les défenseurs du régime d’apartheid israélien n’avaient pour seuls arguments que la haine et la violence.

Les militant·e·s de la Campagne BDS ne se laisseront en aucun cas intimider et continueront à se mobiliser jusqu’à ce que Puma respecte sa charte éthique et le droit international en cessant de sponsoriser l’Association israélienne de football !

Plus de photos ICI

 

 




Notre action #BoycottPuma à Marseille

La colonisation est un crime de guerre. Puma sponsorise la Fédération de football israélien qui comprend 6 clubs venant des colonies en Cisjordanie occupée … la suite est facile à comprendre !

Dans le cadre de la semaine internationale (21 pays, et 9 villes en France), à Marseille, à 17h30 une quinzaine de personne se retrouvent devant l’Alcazar, sur le Cours Belsunce, très fréquenté un vendredi soir.
Étudiant.e.s qui sortent de la bibliothèque ou de la fac de Sciences éco, enfants rentrant de l’école, maman qui les accompagnent, travailleurs qui rentrent du boulot…. en moins d’une heure 1000 tracts sont distribués, seuls 3 seront retrouvés par terre.

Merci à la personne qui a offert des bouteilles d’eau très appréciées, merci pour les applaudissements et les encouragements.

De belles discussions, des contacts pris pour participation à de prochaines actions et à 18h30 défilé sur le Cours Belsunce pour remettre le dossier Puma aux différentes boutiques distribuant les produits de cette entreprise.
Sur la Canebière se trouve la boutique de l’OM dont le sponsor n’est autre que PUMA, un dossier est remis à la gérante à l’accueil plutôt glacial ce qui ne surprend pas. Après photos et chansons à la fermeture de la boutique, l’action se termine alors que le sirocco souffle sur la ville.

Appliquant la devise de l’OM, DROIT AU BUT, l’équipe de BDS France Marseille s’engage à cadrer ses actions afin de marquer le plus de but possible à PUMA aussi longtemps que l’équipementier contribuera à la colonisation de la Palestine.

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