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Le cadre juridique de l’action des militants BDS


 

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La violation du droit, c’est la politique d’Israël dans les territoires occupés

1. Personne ne peut ignorer les violations du droit commises par Israël. Conseil de sécurité, Assemblée générale de l’ONU, Cour Internationale de Justice (CIJ), Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE),  rapports Dugard et Goldstone… Tous les avis et toutes les instances concordent. Les problématiques sont nombreuses, mais la clé est unique : c’est la colonisation, par Israël, puissance occupante depuis 1967, des territoires de Palestine, et l’exploitation économique qui en est la condition et le but. Or le droit condamne la colonisation, cette redoutable menace contre la paix.

2. Les pouvoirs publics, car c’est leur responsabilité en droit international, devraient amener Israël au respect du droit. Or, loin de cela, ils négligent la mise en œuvre des décisions de justice et envisagent d’engager des poursuites contre les militants du droit. Le procès contre les militant de BDS, si procès il doit y avoir, deviendra inévitablement le lieu où seront posées les questions juridiques que les autorités publiques n’ont pas prises en charge. En effet, il n’existe pas deux systèmes juridiques : le droit international d’un côté, qui stigmatise les graves violations des règles juridiques par Israël, et un droit national de l’autre côté, qui sanctionne les militants de la cause palestinienne. Toute poursuite conduirait à poser la question de la colonisation.

Israël ne peut inclure dans ses choix politiques l’exploitation des territoires occupés de Palestine

3. En réalité, de telles poursuites qui seraient bien inopportunes alors qu’il faut encourager le respect du droit, sont vouées à l’échec, car elles se heurteraient sur les fondamentaux du droit. Selon le Statut de la Cour Pénale internationale (CPI), la puissance occupante commet des crimes de guerres, lorsqu’elle procède à des appropriations massives des propriétés privées et au transfert, direct ou indirect, d’une partie de sa population civile, dans le territoire qu’elle occupe[1]. Et toutes les juridictions internationales rappellent que la seule frontière juridiquement opposable est le tracé de 1949, la fameuse « Ligne Verte »[2]. Ce qui est de l’autre côté de cette frontière n’appartient pas Israël, et l’exploitation économique de ces territoires ne peut se faire que sous contrôle Palestinien. Toute autre pratique est illicite, et le juge ne pourrait lui accorder sa protection.

Plan général

Un seul système juridique

4. La question du droit se pose en défense et en demande, et les deux sont étroitement liées.

5. En demande, les militants de BDS déposent des plaintes et saisissent le ministère de la justice des infractions liés à l’exploitation illicite des territoires occupés : infraction douanière, tromperie quant à l’origine, saisine de la Cour Internationale de Justice et de la Cour Pénale Internationale.

6. En défense, ils doivent répondre à une accusation qu’ils contestent, celle de la discrimination économique.

7. Cette note a été rédigée dans une optique de défense, car depuis la fin 2009, il existe une pression indéniable, et il s’agit de libérer les militants de ce risque pénal. Mais le corps de règles est unique, car il n’existe qu’un système juridique et la défense passe par la demande en justice.

Les moyens de defense

8. L’articulation des moyens de défense permet de définir un plan.

9. Une infraction doit être définie avec précision. Or, dans l’affaire Willem, la CEDH a dit que les poursuites pour discrimination économique ne pouvaient viser que les acteurs économiques, alors que la liberté d’expression des militants est protégée. Doit être posée, à titre liminaire, la question prioritaire de constitutionnalité car un texte pénal ne respecte par les principes de légalité et de prévisibilité s’il est susceptible d’interprétations condamnées par la CEDH (Section 1 – Question prioritaire de constitutionalité pour juger la légalité du texte, qui est le fondement des poursuites)

10. La loi pénale protège l’activité économique normale et ne peut accorder de protection à une activité constitutive d’infractions pénale. Trois instances internationales ont compétence pour dire que cette exploitation des territoires occupés est illicite, et donc insusceptible d’être protégée par la loi pénale nationale : la Cour Internationale de Justice (CIJ) qui doit être ressaisie alors que son avis sur le Mur de 2004 n’a pas été respectée ; la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE), qui dans l’affaire Brita a dit quelle ne reconnaissait que les frontières d’avant 1967, et doit désormais se prononcer non seulement sur l’aspect douanier, mais sur le caractère licite de ces exportations ; la Cour Pénale Internationale (CPI), désormais compétente pour juger le crime de colonisation. Mais ces faits  méritent également des poursuites sous l’angle du droit douanier et du délit de tromperie. D’une manière ou d’une autre, la justice doit se prononcer sur les violations du droit commises par Israël, avant d’envisager une sanction contre ceux qui les dénoncent. (Section 2 – Saisine des juridictions internationales et nationales pour juger le crime de colonisation et le caractère illicite des exportations issues des territoires occupés de Palestine).

11. Si le juge national n’acceptait pas ces moyens de défense, renonçant au sursis à statuer, il devrait alors répondre lui-même dans le cadre de la plénitude de juridiction du juge pénal. Le tribunal correctionnel devrait ainsi se prononcer d’abord sur le critère licite des exportations, et donc de la colonisation, et ensuite sur le champ d’application de la liberté d’expression par les militants d’une cause juste (Section 3 – Défense au fond : absence d’infraction du fait du caractère illicite des exportations, et liberté d’expression).

12. Ces moyens seront examinés (Chapitre 2) après un rappel des faits (Chapitre 1).

*  *  *

Plan

Chapitre 1 – Les faits

Chapitre 2 – La défense

Section 1 – Question prioritaire de constitutionalité pour juger la légalité du texte qui est le fondement des poursuites (p. 10)

Section 2 – Saisine des juridictions internationales et nationales pour juger le crime de colonisation et le caractère illicite de l’exploitation des territoires occupés par Israël.

– Nouvelle saisine de la Cour Internationale de Justice pour déterminer si l’exploitation économique des territoires occupés par Israël est licite (p. 17)
– Saisine de la Cour de Justice de l’Union Européenne sur le caractère licite des exportations faites par Israël depuis les territoires occupés de Palestine (p. 25)
– Sursis à statuer dans l’attende d’une décision de la Cour pénale internationale sur le crime de guerre et le crime contre l’humanité qu’est la colonisation (p. 32)
– Sursis à statuer dans l’attente de la décision du juge pénal français sur l’infraction au Code des douanes (p. 39)
– Sursis à statuer dans l’attente de la décision du juge pénal français sur l’infraction de tromperie (p. 40)

Section 3 – Défense au fond : absence d’infraction du fait du caractère illicite des exportations, et liberté d’expression.

– Caractère illicite des produits de produits issus de la colonisation (p. 42)
– Caractère non fondé des poursuites pour discrimination économique (p. 43)
– Respect de la liberté d’expression (p. 44)

Plan détaillé (p. 50)

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[1] Statut de la CPI (1998), Art. 8, 2, a, iv (Appropriation des biens) et Art. 8, par. 2, al. b) viii (Transferts de populations).

[2] Le tracé même de la Ligne Verte prête à discussion, mais reste la référence.




L’appel au boycott est légal

Un peu d’histoire

On en arrive presque à l’oublier : La Palestine préexistait à Israël, même si c’était la Palestine colonisée, à une époque qui niait le principe d’autodétermination des peuples.

A l’issue de la Première Guerre Mondiale, la Société des Nations ( SDN) a donné mandat au Royaume Uni d’administrer la Palestine. Un simple mandat, car la Palestine n’appartenait ni à la SDN, ni au Royaume Uni. En 1947, le Royaume-Uni a annoncé qu’il entendait mettre fin à son mandat, et l’Assemblée générale a adopté la résolution 181 (II) recommandant un plan de partage, soit une solution à deux Etats. Cette recommandation n’avait pas de force créatrice, car l’ONU ne pouvait pas « donner » une terre qui ne lui appartenait pas.

Le 14 mai 1948, le Royaume-Uni a mis fin à son mandat et le même jour, l’Agence juive a proclamé la création de l’État d’Israël sur le territoire qui lui avait été réservé par le plan de partage. Des hostilités éclatèrent immédiatement, et Israël, par des succès militaires, a contrôlé une partie du territoire qui était destinée à l’État arabe dans le plan de partage, avec la clé les destructions, les morts, et les réfugiés en grand nombre.

Le 11 décembre 1948, l’ONU a adopté la résolution 194 (III) affirmant le droit au retour des réfugiés. Des conventions d’armistice ont été conclues en 1949 entre Israël et les Etats voisins, avec définition d’une ligne de démarcation, la « Ligne Verte». Le 11 mai 1949, Israël est devenu membre de l’Organisation des Nations Unies, après s’être engagé au respect des résolutions 181 (II) de 1947 et 194 (III) de 1948. La question de la Palestine est demeurée en suspens, et s’est instaurée une paix précaire.

Le 5 juin 1967, les hostilités éclatèrent entre Israël, l’Égypte, la Jordanie et la Syrie. Lorsque le cessez-le-feu prit effet, Israël occupait tout l’ancien territoire de la Palestine. Dans la foulée, a commencé le phénomène de colonisation, avec l’appropriation des biens et les transferts de populations.

L’occupation et l’exploitation économique des territoires occupés 

Droit international humanitaire. Le Règlement de la Haye de 1907, qui régit l’occupation, indique en son article 46 que « la propriété privée ne peut pas être confisquée » et en son article 55 que « L’Etat occupant ne se considérera que comme administrateur et usufruitier ». La IV° convention de Genève de 1949 précise en son article 49 que « la puissance occupante ne pourra procéder à la déportation ou au transfert d’une partie de sa propre population civile dans le territoire occupé par elle ».

Cour Pénale Internationale. Le statut de la CPI (1998) qualifie de crimes de guerre « l’appropriation de biens, non justifiées par des nécessités militaires et exécutées sur une grande échelle de façon illicite et arbitraire » (Art. 8, 2, a, iv) et « le transfert par la puissance occupante d’une partie de sa population civile dans le territoire qu’elle occupe » (Art. 8,2, a, viii).

La Cour Internationale de Justice (CIJ). Dans son avis du 9 juillet 2004, la plus haute instance internationale, la CIJ a dit que l’ensemble des territoires de Palestine étaient occupés par Israël, et restaient sous la protection de la IV° Convention de Genève. L’implantation de colonies, notamment par la construction du mur, est un acte illicite qui met en jeu la responsabilité de l’État et la responsabilité pénale des auteurs.

Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE). Le droit européen confirme cette analyse. Dans un arrêt Brita rendu le 25 février 2010,  la CJUE a dit que les produits « obtenus dans des localités qui sont placées sous administration israélienne depuis 1967 », c’est-à-dire l’ensemble des territoires occupés, ne peuvent pas être exportés sous certificat d’origine israélien. Israël ignorant cette règle, délivre des certificats de manière indifférenciée, et ces certificats ne sont pas fiables.

La campagne BDS défend la légalité

La loi ne peut apporter sa protection à des produits illicites. Or si les effets sont différenciés, la cause est unique : la politique d’Israël, c’est la colonisation, c’est-à-dire imposer l’apartheid par la force armée.

Les produits des colonies

Il s’agit des produits issus des terres qu’Israël s’est appropriées depuis 1967. La CIJ décrit le processus dans l’affaire du Mur. Le droit international ne peut légitimer l’acquisition de territoires par la force armée. Ces produits issus des colonies sont le fruit d’un crime de guerre, et comme tels, ils sont illicites.

Les produits des territoires occupés

Israël n’a aucun droit pour certifier d’origine des produits issus des territoires occupés, de Cisjordanie comme de Gaza, car la seule frontière opposable est celle de 1949 (Arrêt Brita). Ces produits sont palestiniens, et ne peuvent être exportés que sous certificat palestinien, dans le cadre de l’accord passé entre l’Union européenne et l’Autorité Nationale Palestinienne, en 1997.

Les produits en général

Tout part du mépris du droit international par Israël. Son choix politique central est la colonisation, qui passe par trois volets indissociables : la mainmise sur les territoires occupés, y compris Jérusalem-Est, le statut de seconde zone pour les Palestiniens vivant en Israël, et le refus du droit au retour pour les réfugiés. C’est bien un politique globale. L’aspect le plus flagrant est celui des colonies. Mais la racine est plus profonde : c’est une pratique d’apartheid vis-à-vis des Palestiniens.

S’agissant des produits, deux points imposent le boycott global :

D’abord, Israël délivre de manière indifférenciée des certificats d’origine pour l’ensemble des exportations, il n’est pas possible depuis l’Europe de faire la distinction.

Ensuite, tous les mécanismes politiques et économiques israéliens sont asservis au but de l’appropriation des richesses palestiniennes. Il est impossible de se limiter à une réaction qui viserait l’exécution du crime de colonisation, mais laisserait intacte sa conception, au motif qu’elle se tiendrait à l’intérieur des frontières de 1948.

Il est du devoir des Européens d’imposer cette lecture du droit, la seule réaliste, car il s’agit de combattre le crime au plus près de sa source, et pas seulement dans ses effets.

C’est dire aussi que la question de la culpabilité pénale des dirigeants israéliens  pour le processus de colonisation ainsi analysé est posée, et devra au plus tôt être portée devant la Cour Pénale Internationale.

Depuis la loi du 9 aout 2010, le Code pénal sanctionne ces faits sous l’angle de la compliocté de crime de colonisation par les personnes morales que sont les entreprises.

L’infraction de discrimination économique est inapplicable

La loi ne peut accorder sa protection à des produits illicites. Ainsi, lorsque les militants découvrent de tels produits, ils doivent déposer plainte auprès de douanes et du procureur pour tromperie. Si par malheur des poursuites étaient engagées à leur encontre, le tribunal devrait avant toute chose se prononcer sur l’origine des produits et la validité des certificats. C’est un préalable, car un tribunal ne peut envisager de protéger le fruit de crimes de guerre.

En toute hypothèse, cette action relève de la liberté d’expression, alors que l’infraction de discrimination économique ne concerne que les acteurs économiques. C’est la portée de l’arrêt Willem de la CEDH du 16 juillet 2009. Dans cette affaire, la question de la licéité des exportations n’avait pas été posée au tribunal, le maire s’étant cantonné au terrain de la liberté d’expression. Qu’a dit la Cour ? « Au-delà de ses opinions politiques, pour lesquelles il n’a pas été poursuivi ni sanctionné, et qui entrent dans le champ de sa liberté d’expression, le requérant a appelé les services municipaux à un acte positif de discrimination, refus explicite et revendiqué d’entretenir des relations commerciales avec des producteurs ressortissants de la nation israélienne ».

Juridiquement, les choses sont claires
Politiquement, il reste tant à faire

Groupe juridique de BDS, septembre 2010

Télécharger le tract « l’appel au boycott est légal »

 Voir aussi l’article « L’appel citoyen au boycott des produits de l’Etat d’Israël constitue-t-il une infraction », article de Ghislain Poissonier et François Dubuisson dans la Revue spécialisée AJPénal en 2012




Le droit est notre allié

Par le groupe juridique de BDS
Mai 2010

Vous trouverez dans cette rubrique, à la disposition de tous, un premier travail de synthèse effectué par le groupe juridique de BDS. Dans notre action, le droit est notre premier allié. Il ne remplace pas les choix politiques, surtout pas, mais il est un élément structurant de la démarche, dont le but est la fin de l’impunité pour la politique de colonisation.

Les actions militantes de BDS participent à cette défense du droit. Il s’agit de sensibiliser l’opinion et les responsables commerciaux et politiques, mais aussi de saisir la justice.

Aussi, ce travail a un double but.

D’abord, il s’agit de fournir les éléments d’une compréhension juridique d’ensemble. Le droit international n’est pas d’un aspect simple, et il évolue rapidement. Nous souhaitons que ces informations soient utiles à toutes les amies et tous les amis de la Palestine.

Ensuite, chaque action militante doit être suivie, en fonction des constatations qui ont été faites, de l’envoi de plaintes pour dénoncer les infractions liées à la colonisation. Aussi, bien loin de l’idée de « faire justice soit même », les militants doivent saisir les autorités judiciaires et douanières, et nous fournissons les argumentaires et les modèles de plaintes.

Vous trouverez ainsi dans cette rubrique « le boycott et le droit » les contenus suivant qui évolueront au fil du temps :




Les étudiants Palestiniens s’engagent pour des boycotts radicaux

Bethléem, Ma’an News, 28 avril 2010

http://www.maannews.net/eng/ViewDetails.aspx ?ID=280198

En prévision de la commémoration de la Nakba le mois prochain, les étudiants et associations de jeunesse Palestiniennes de Cisjordanie et de Gaza ont signé un mémorandum promulguant un boycott massif des produits et des programmes israéliens.

Ce document appelle à un arrêt de toutes les activités qui pourraient normaliser les relations entre la Palestine et Israël.

Selon une déclaration des groupes étudiants, « Le normalisation économique, politique, culturelle et institutionnelle légitimise l’oppression du peuple palestinien par Israël en donnant une apparence de normalité à la relation entre l’oppresseur et le privé. Cette relation est loin d’être entre égaux tant qu’Israël continue de violer nos droits inaliénables, de voler notre terre, d’empêcher notre droit au retour des réfugiés en violation de la loi internationale et de nombreuses résolutions de l’ONU ».

Le mémorandum continue par la description d’une série de mesures que les étudiants veulent appliquer le 15 mai ou avant, quand les Palestiniens commémorent l’expulsion de centaines de milliers d’entre eux de chez eux qui a conduit à un Etat israélien.

Au-delà de faire la liste des éléments du boycott, les étudiants ont affirmé « notre droit à résister à l’occupation israélienne du peuple palestinien par toutes les formes de résistance et en accord avec la loi internationale, incluant les formes de résistance civile comme les manifestations, les sit-in et les boycotts d’Israël ».

Les étudiants ont déclaré leur adhésion à la Campagne Palestinienne pour le boycott Universitaire et Culturel d’Israël (PACBI) et ont dit qu’ils rejetteraient « toute rencontre israélo-palestinienne qui ne reconnaît pas nos droits inaliénables, et qui ne vise [pas] explicitement à résister à l’occupation, à la colonisation et à l’apartheid israéliens ».

La déclaration des étudiants dit que les groupes participants « refuseraient de prendre part au blanchiment de l’image publique d’Israël » et que « les rencontres non effectuées sur de tels principes donnent une fausse image d’égalité entre les deux parties en ignorant et en légitimant l’oppression du peuple palestinien ».

La déclaration a été adoptée par les conseils universitaires suivants :

Conseil des étudiants de l’université Birzeit

Conseil des étudiants de l’université An-Najah et la majorité des blocs étudiants du campus

Conseil des étudiants de l’université d’Hébron

Conseil des étudiants de l’université de Bethlehem

Conseil des étudiants de l’université Arabe-American de Jénine

Conseil des étudiants de l’université Al-Quds

Conseil des étudiants du Palestine Technical College d’Aroub

Conseil des étudiants de l’Open University Al-Quds à Tulkarem

Conseil des étudiants de l’Open University Al-Quds à Qalqilya

Conseil des étudiants du Palestine Technical College’s de Khadouri

The Palestinian Student Campaign for the Academic Boycott of Israel (PSCABI)

Bloc de l’unions progressiste étudiante – Gaza

Organisation de jeunesse Fatah – Gaza

Front du travail progressiste étudiant – Gaza

Bloc islamique – Gaza

Ligue islamique des étudiants palestiniens – Gaza

Bloc de l’unité étudiante – Gaza

Union des Centres d’activité de jeunesse des camps de réfugiés palestiniens

Réseau de la Jeunesse Palestinienne – toutes branches

Union Générale des Etudiants Palestiniens (GUPS) -Chili

GUPS – Colombie

GUPS – France

Union Générale des Jeunes Palestiniens

Fédération palestinienne – Chili

Fédération palestinienne – Argentine

Réseau des communautés palestiniennes des USA (USPCN)

Communauté palestinienne de Catalogne

Et les groupes de jeunesse suivants :

Centre pour l’amitié argentino-palestinienne – Rosario/Argentine

Jeunesse arabe pour la Palestine – Valdivia/ Chili

Jeunesse arabe de Valparaiso – Via Del Mar/Chili

Jeunesse arabe de Concepcion – Concepcion /Chili

Le groupe de jeunes de l’eglise luthérienne Evan – Beit Sahour

Groupe de Scouts Sheppard – Beit Sahour

Groupe de Scouts Papal – Beit Jala

Conseil étudiant de l’Evangelical Lutheran School – Beit Sahour

Conseil étudiant de l’Evangelical Lutheran School – Ramallah

Conseil étudiant de Friends Boys School – Ramallah

Conseil étudiant de l’Arab Evangelical Episcopal School – Ramallah

Conseil étudiant de St. Joseph’s School – Ramallah

Jafra Palestinian Youth Center- Camp de réfugiés d’Al-Yarmouk

Joint Advocacy Initiative – YMCA de YWCA de Palestine à Jérusalem Est.

 

 




La plus importante fédération italienne « FIOM » rejoint le BDS

XXVeme CONGRES NATIONAL FIOM-CGIL

 Droits de l’Homme et loi internationale pour tous :

Pas d’impunité pour la politique israélienne en Palestine !

 

 L’occupation israélienne des territoires palestiniens, commencée il y a plus de 40 ans, l’expansion continuelle des colonies illégales dans les territoires occupés de Cisjordanie et de Jérusalem Est, et l’embargo de Gaza commencé en 2007 et poursuivi après l’attaque militaire qui a tué 1400 Palestiniens, tout cela doit cesser.

 

Toutes les actions susnommées font partie d’une politique qui viole en permanence la loi internationale, et qui bénéficie d’une impunité injustifiée et injustifiable. Tous les droits humains sont niés : des droits économiques et sociaux aux droits civiques et politiques. Le Mur/Barrière, qui atteindra 750 km, les 600 checkpoints et barrières militaires, l’exclusion d’usage de nombreuses routes – réservées aux seuls Israéliens – ne restreignent pas seulement la liberté de mouvement des Palestiniens, mais expriment aussi un nouveau système d’apartheid (ségrégation raciale).

 

Le ‘Tribunal Russel sur la Palestine’, concernant les « responsabilités européennes » (Barcelone, mars 2010), demande que l’UE et chacun de ses Etats membres « imposent à Israel les sanctions nécessaires pour mettre fin à l’impunité, via des mesures diplomatiques, commerciales et culturelles ».

 

Le rapport Goldstone, accrédité par l’ONU et aussi reconnu par un vote du parlement européen, demande que l’impunité de la politique israélienne finisse, car il fournit des preuves de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité perpétrée par l’IDF pendant l’attaque contre Gaza.

 

Sur la base de ces considérations, le XXVeme congrès national de la FIOM [Federazione Impiegati Operai Metallurgici], tout en exprimant sa complète solidarité avec les comités populaires palestiniens pour la résistance non-violente contre le mur, l’occupation et la colonisation, et avec toutes les actions prises dans cette direction par les mouvements pacifistes israéliens, croit qu’il est essentiel de forger une étape plus forte et nouvelle de solidarité avec le peuple palestinien et de mettre à l’impunité israélienne, par :

— La pression sur le gouvernement italien pour qu’il agisse par la suspension des accords commerciaux (ainsi qu’au niveau européen) contenant des conditions privilégiées pour Israël ; la révocation de l’accord italo-israélien de coopération technologique et militaire ;

 

— Toutes les actions possibles au sein de la campagne internationale BDS (boycott, désinvestissement et de sanctions) lancée par les associations palestiniennes, y compris les syndicats, en définissant judicieusement les formes [d’action] et les objectifs efficaces ;

 

— L’envoi de délégations en Palestine et en Israël, pour entraîner une connaissance directe de la situation, et soutenir et renforcer les liens d’amitié et de solidarité avec les mouvements palestiniens et israéliens de résistance non-violente et de paix.

 

Approuvé par vote :

504 pour, 3 contre, 117 abstentions.

 

Montesilvano, 16 avril 2010




La Coalition contre Agrexco en Italie est lancée !

http://www.stopagrexcoitalia.org/

Campagne de boycott de la société Agrexco

L’Europe, l’ONU et la Communauté internationale considèrent les colonies israéliennes construites sur le territoire palestinien non seulement illégales mais comme un obstacle sérieux à la paix au Moyen-Orient. Pourtant, la colonisation de vastes zones de  Cisjordanie continue, confisquant la terre, les ressources, le travail à une population placée depuis des décennies sous l’emprise de l’occupation militaire israélienne. De plus le gouvernement israélien s’est  de nombreuses fois rendu coupable de crimes de guerre contre l’humanité ; il a été  dénoncé et condamné par des institutions comme l’ONU, l’Europe et des ONG comme Amnesty international et l’Observatoire des Droits de l’Homme.

Acheter des produits en provenance d’Israël, spécialement des colonies, signifie soutenir directement et de façon consciente ce régime d’apartheid. C’est pour cela que nous invitons les consommateurs italiens à agir concrètement en participant au boycott de la société israélienne Agrexco.

Agrexco est le principal exportateur de produits agricoles israéliens., commercialisant 70% des fruits, légumes fleurs et herbes aromatiques produits en Israël et dans les colonies. Avec la marque Carmel, Agrexco commercialise  70% des fruits et légumes produits par les colonies dans les territoires occupés ainsi que l’a admis un procès pénal en Angleterre à l’encontre de cette même société. Beaucoup de ces colonies se trouvent dans la vallée du Jourdain, la région la plus fertile de Cisjordanie, dont 95% sont occupés par les colonies illégales, les plantations coloniales et les bases militaires.  80% des produits de Carmel-Agrexco sont exportés et vendus en Europe, depuis l’été 2009 par le port italien de Vado Ligure (Savone).

Sur la base de accords commerciaux entre l’Europe et Israël, les produits israéliens jouissent d’allègements fiscaux, c’est-à-dire exemptés de paiement des taxes  de douanes. Dans une récente condamnation,  la Cour européenne de justice a cependant révélé que beaucoup des produits des colonies, qui ne devraient pas jouir de ces exemptions , arrivent étiquetés comme provenant d’Israël et sont ainsi exportés illicitement à couts réduits. Le résultat est que les fruits d’un système illégal et de violations des droits internationaux finissent sur nos tables à des prix injustement plus bas et concurrentiel .

Il  est temps de dire : « BASTA »

Boycottons les fruits de l’apartheid

Boycottons Carmel-Agrexco

source: http://www.stopagrexcoitalia.org/




Toulouse : des associations pro-israéliennes veulent fêter « Yom Haatzmaout » en présence d’officiers de l’armée israélienne

Toulouse : des associations pro-israéliennes veulent fêter « Yom Haatzmaout » en présence d’officiers de l’armée israélienne 

La CCIPPP, ( membre de la Campagne BDS France) avec d’autres organisations appelle à se mobiliser :

- Campagne de mails de protestation, demandant l’annulation de la location de la salle (salle publique !) : voir un modèle de lettre dans l’article

 

Des associations pro-israéliennes veulent fêter « Yom Haatzmaout » aux salons Marengo de la médiathèque de Toulouse le lundi 19/4 en présence d’ « officiers de Tsahal ».

 

Nous appelons toutes les personnes éprises de justice et sensibles à la détresse palestinienne à protester contre la location des salons Marengo de la Médiathèque de Toulouse pour y célébrer les 62 ans du nettoyage ethnique des Palestiniens, pour eux la Nakba (catastrophe) en présence d’officiers de l’armée – criminelle – d’Israel. (http://www.ajlt.com/Annonces/Flyer_YH.pdf)

Nous vous appelons à écrire massivement aux responsables de cette location pour demander son annulation. Et d’envoyer une copie de votre message à M. Pierre Cohen et à M. Martin Malvy, parce que les salons Marengo sont gérés par un organisme dépendant de la ville et de la région.

Pour les infos disponibles sur l’événement, voir : http://www.schmorak.com/CEDJ/html/agenda.html#yom et http://www.ajlt.com/Annonces/Flyer_YH.pdf

C’est un double problème : celui d’une manifestation de soutien au terrorisme de l’Etat israélien ici, et celui du fait que la salle allouée est une salle publique !

La CCIPPP, StopApartheid et Europalestine ont pris les décisions suivantes :

- Immédiatement, de lancer une campagne de mails individuels à destination des responsables des salons Marengo, demandant l’annulation de la location de la salle. Une lettre type a été adoptée (voir ci-dessous).

- Envoyer un communiqué de presse de toutes les associations souhaitant s’y associer, dénonçant l’événement


 

Exemple de mail à transmettre aux services qui ont loué les salons Marengo aux associations communautaires

 

Madame, Monsieur,

Je vous écris pour vous demander d’annuler l’autorisation de mise à disposition d’espaces de l’arche Marengo que vous avez donné à des associations pour y tenir une célébration du 62ème anniversaire de la proclamation d’Israël, en présence d’officiers de « Tsahal ».

La création d’Israël, état colonial, correspond à la Nakba, la « Catastrophe », pour les Palestiniens dont 85% de la population ont été expulsés violemment en 1948. S’en réjouir est une insulte à la justice et à l’opinion de la grande majorité de nos concitoyens.

L’invitation d’officiers de « Tsahal », armée estimée responsable de crimes de crimes de guerres voire de crimes contre l’humanité par le rapport Goldstone de l’ONU, ajoute la provocation à l’insulte.

Israël a un interminable bilan de violations des droits de l’homme et de mépris des résolutions des résolutions internationales le concernant.

Promotoulouse et SEM Tourisme, organismes parapublics dépendant de la ville et de la région, chargés de la gestion de cet espace public, ont l’obligation éthique de refuser la mise à disposition des espaces Marengo à des associations cherchant à glorifier cet Etat et son armée.

C’est pourquoi je vous demande d’annuler l’autorisation donnée d’utiliser les locaux de l’Arche Marengo pour une célébration de « Yom Haatzmaout » le 19 avril 2010.

Signature

- Mme Michèle Drouin 05 61 21 92 32 infos@promotoulouse.com

- salle.marengo@mairie-toulouse.fr

M. Pierre Cohen : http://www.toulouse.fr/web/guest/contact

M. Martin Malvy : http://www.midipyrenees.fr/Nous-contacter,2805 




Tribune de la Campagne BDS France dans le Monde.fr

Point de vue
« ‘Boycott, désinvestissement, sanctions’, une campagne pour la justice », par Ivar Ekeland, Annick Coupé, Nahla Chahal et Michèle Sibony
LEMONDE.FR | 31.03.10 | 17h54
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/03/31/boycott-desinvestissement-sanctions-une-campagne-pour-la-justice-par-ivar-ekeland-annick-coupe-nahla-chahal-et-michele-sibony_1326939_3232.html

Pour la Campagne Boycott désinvestissement danctions (BDS) à l’égard d’Israël, l’heure est semble-t-il en France à la criminalisation et aux attaques diffamatoires. La tribune publiée par Me Michaël Ghnassia sur Le Monde.frdu 24 mars n’en est qu’un exemple. La rhétorique déployée par ce dernier renvoie un geste citoyen pour obtenir l’application du droit international, le boycott, à une « hérésie morale ». Le boycott a pourtant une histoire en forme d’arme des sans-armes, que Me Ghnassia semble bien oublier : boycott des bus de Montgomery en 1955 à l’appel de Martin Luther King, boycott de l’Afrique du Sud contre l’apartheid à la fin des années 1970… A une échelle plus modeste, en janvier 2001, des ouvriers de Calais et Ris-Orangis menacés de licenciements appelaient à boycotter leur propre compagnie, Danone.

Aujourd’hui, la Campagne internationale BDS, dont des dizaines d’associations, de syndicats et de partis politiques sont signataires, relaie l’appel de la société civile palestinienne lancé en 2005, enjoignant aux « hommes et femmes de conscience du monde entier [d’]imposer de larges boycotts et [de] mettre en application des initiatives de retrait d’investissements contre Israël tels que ceux appliqués à l’Afrique du Sud à l’époque de l’apartheid ». Un appel repris depuis en France et dans le monde, et qui s’inscrit d’abord dans un contexte politique dont Me Ghnassia ne saurait ignorer les derniers développements les plus tragiques : lorsqu’Israël proclame il y a trois semaines la construction de 1 600 logements supplémentaires à Jérusalem-Est, continuant ainsi à coloniser et à expulser des familles palestiniennes, il s’agit d’une violation totale de la résolution onusienne 242. Le rapport de la commission Goldstone, accusant Israël de « crimes de guerre » et de possibles « crimes contre l’humanité » lors de la guerre contre Gaza en janvier 2009, et qui a fait plus de 1 400 morts palestiniens, a été adopté par le Conseil des droits de l’homme et l’Assemblée générale de l’ONU, sans que pourtant rien ne soit fait par les grandes institutions internationales pour mettre fin au blocus imposé à l’ensemble de la bande de Gaza.
Or toute l’essence et l’éthique de la Campagne BDS se situe à ce point précis : à l’heure où ni la communauté internationale, ni l’Union européenne et encore moins la France, ne jouent leurs rôles dans l’application des résolutions internationales votées par l’ONU, il s’agit bien de construire un mouvement citoyen, « par le bas », exerçant des pressions économiques et politiques sur Israël afin qu’il applique les résolutions votées par les Nations unies. C’est cela, la Campagne BDS, et rien que cela : l’exigence du droit, et de tout le droit, à l’heure où les puissances internationales abandonnent justement ces « sans-droits » que sont aujourd’hui les Palestiniens.

Michaël Ghnassia écrit à juste titre que « la justice des hommes s’est construite sur ce principe de la responsabilité individuelle, qui est aujourd’hui un droit fondamental à valeur constitutionnelle, consacré par la Déclaration des droits de l’homme et l’ensemble des conventions internationales ». Or c’est justement à cette notion de responsabilité individuelle que nous appelons. Responsabilité individuelle de citoyens, qui s’interrogent sur les Accords d’associations entre Israël et l’Union européenne qui ne valent, comme l’indique leur article 2, que si Israël « respecte les droits de l’homme ». Responsabilité de consommateurs également : lorsque l’entreprise israélienne Agrexco/Carmel, exportant fleurs, fruits et légumes, compte s’installer dans le port de Sète, nous sommes en droit de dénoncer le fait que cette entreprise exporte 70 % des productions des colonies israéliennes installées dans les territoires de Cisjordanie (en toute illégalité, selon les normes du droit international), et de refuser d’en consommer les produits.

Me Michaël Ghnassia écrit encore que « l’objet de cette campagne-propagande n’a finalement pour but que de réduire une nation, composée d’individus aux opinions et aux engagements aussi différents que ceux qui peuvent exister en France, en un unique ennemi désincarné et sans humanité : l’‘Israélien’ ou le ‘sioniste’« . Or, faut-il aussi le rappeler, la campagne de boycott, de désinvestissement et de sanctions, lancée à l’initiative d’acteurs politiques, syndicaux et associatifs palestiniens, a été reprise et soutenue en Israël même par des mouvements pacifistes et anticolonialistes israéliens, qui, comme la Coalition des femmes pour la paix alimente depuis quelques années un site nommé « A qui profite l’occupation » (Who Profit from the Occupation?), permet de cibler les entreprises israéliennes et étrangères impliquées dans la colonisation. C’est cela qu’omet de dire Me Michaël Ghnassia : la Campagne BDS n’a justement aucune couleur confessionnelle. Elle s’étend de la société civile palestinienne aux mouvements anticolonialistes israéliens, des syndicats britanniques au Conseil des étudiants de Berkeley (Californie) demandant à leur université de se désinvestir de sociétés américaines impliquées dans la fabrication d’armes israéliennes. C’est peut-être ce caractère pluriel, internationalisé et antiraciste de la Campagne BDS qui fait peur aujourd’hui à un gouvernement israélien dans lequel l’extrême droite tient plusieurs ministères, dont celui des affaires étrangères. Et qui explique le déferlement de dénégations et de mensonges à l’encontre d’une campagne internationale de boycott n’ayant qu’un seul objectif reconnu : l’application du droit.

Signataires :
Ivar Ekeland est ancien président de l’université Paris-Dauphine et président de l’Aurdip (Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine),
Annick Coupé est porte-parole de Solidaires,
Nahla Chahal est coordinatrice de la Campagne civile pour la protection du peuple palestinien,
Michèle Sibony est co-présidente de l’Union juive française pour la paix,

tous sont membres de la Campagne BDS France.




Appel des Chrétiens à rejoindre le BDS

« Moment de vérité à Jérusalem »

La paix entre Israéliens et Palestiniens est un problème ancien, hélas. Il fait en ce moment l’objet d’analyses indépendantes les unes des autres et cependant concordantes sur un point : les intéressés n’y arriveront pas seuls, une intervention extérieure est nécessaire. Pour cette raison, on voit les plus hautes autorités de toutes les Eglises chrétiennes de Jérusalem publier ensemble, en décembre 2009, un document intitulé Kairos. Ce Kairos (« moment de vérité » en grec) appelle à un boycott économique d’Israël, moyen non violent de pousser les responsables israéliens à la négociation. Expression de l’appréciation que les chrétiens qui vivent sur place font de la situation qu’ils subissent comme tous les autres habitants de Terre Sainte, ce document mérite l’attention, non seulement des chrétiens du monde entier, mais aussi de tout citoyen attaché à la paix.

Il y est d’abord question de « réalité, de parole de foi, d’espérance, d’amour ». C’est ensuite un appel ; un appel lancé aux chrétiens, aux Eglises du monde, à la communauté internationale, aux chefs religieux juifs et musulmans, au peuple palestinien et aux israéliens. Au paragraphe 7 le texte dit :

Nous vous invitons aussi à écouter l’appel des organisations civiles et religieuses mentionnées plus haut pour commencer à appliquer à l’égard d’Israël le système des sanctions économiques et du boycott. Nous le répétons encore une fois, il ne s’agit pas de se venger, mais de parvenir à une action sérieuse pour une paix juste et définitive, qui mette fin à l’occupation israélienne des Territoires palestiniens et d’autres territoires arabes occupés, et qui garantisse la sécurité et la paix à tous.

Ces sanctions, et ce boycott s’inscrivent dans une lutte pacifique et non violente, comme expliqué dans le paragraphe 4 :

L’appel lancé par des organisations civiles palestiniennes, des organisations internationales, des ONG et certaines institutions religieuses aux individus, entreprises et Etats en faveur d’un boycott économique et commercial de tout produit de l’occupation, s’insère dans la logique de la résistance pacifique. Ces campagnes de soutien et de solidarité doivent se faire avec courage, tout en proclamant sincèrement et clairement que leur but n’est pas de se venger de qui que ce soit, mais de mettre fin au mal qui existe, pour en libérer l’oppresseur et l’opprimé. L’objectif est d’affranchir les deux peuples des positions extrémistes des différents gouvernements israéliens, afin de parvenir enfin à la justice et à la réconciliation. Avec cet esprit et cette action, nous finirons par arriver à la solution tant attendue, comme cela s’est réalisé en Afrique du Sud et pour d’autres mouvements de libération dans le monde.

En tant que citoyens attachés à la paix partout dans le monde, et en tant que chrétiens, les signataires ci-dessous invitent à entendre cet appel et à rejoindre le mouvement de boycott. En Europe, l’appel au boycott économique des produits israéliens est actuellement porté par des organisations d’inspirations diverses regroupées pour une campagne internationale sous le nom de « Boycott Désinvestissement Sanctions », soit BDS.

Premiers signataires :
Urbain Jalenques, docteur en droit,
Alain Duphil, ingénieur agronome, diacre (duphil.alain@libertysurf.fr),
Jean-Odon Cénac, Géomètre-Expert,
François René Querci, astrophysicien émérite (f.m.querci@free.fr)
,
Jacques Grimaldi, dentiste,
Juliette Bouet, directrice de chorale,
Pascale Boistard, trésorière d’association,
François Remaury, prêtre,
Pierre Pradel, prêtre,
Michel Dagras, prêtre, animateur en formation permanente,
Jacques Dauvergne, rémouleur.

Présentation de l’appel Kairos.




Mobilisation nationale contre Agrexco le 6 mars: Tous à Montpellier et à Sète !

Le combat mené par la Coalition contre Agrexco contre l’implantation de l’entreprise israélienne à Sète est un enjeu régional, mais aussi national et européen. C’est un symbole pour la campagne BDS et cette lutte recueille le soutien de nombreuses organisations locales non spécialistes de la Palestine sur d’autr
es enjeux (emploi, environnement…). A la veille des élections régionales, c’est un rendez-vous citoyen à ne pas manquer.

 
La Campagne BDS France appelle donc à une large mobilisation nationale pour la Marche du 06 mars 2010 de Montpellier à Sète.

Elle met en place un car au départ de Paris le vendredi 5 mars à 21h pour un retour dans la nuit à partir de Sète le samedi 6 mars à 19h30.

 
Les places sont limitées, alors inscrivez-vous avant le 26 février à cette adresse: marcheagrexco@yahoo.fr
Le prix est de 40 euros aller-retour, à payer d’avance pour la réservation du bus
(Pour ceux qui souhaitent rester sur place, des hébergements solidaires sont possibles)

Retrouvez l’appel à la journée de mobilisation sur le site de la Campagne : www.bdsfrance.org
Et relayez l’appel sur vos sites et sur Facebook : http://www.facebook.com/event.php?eid=309980376519&index=1
Le site de la Coalition : www.coalitioncontreagrexco.com  

 

Samedi 6 mars Journée d’action Nationale de la Coalition contre Agrexco à Sète
POUR LE PORT DE SÈTE,
Le Droit, l’Emploi et la Région
AGREXCO NE PASSERA PAS

8h Conseil Régional Montpellier MARCHE CONTRE AGREXCO/Carmel – Montpellier -Sète (35km)
14h RASSEMBLEMENT Place Aristide Briand Sète (distributions de tracts, prises de parole)
16h Arrivée de la MARCHE et MANIFESTATION de la place Aristide Briand jusqu’à l’entrée du port
18h30 fin de la journée d’action

 

http://www.coalitioncontreagrexco.com/

 




Action Boycott de militants belges ce 6/02/10

Manifestation à BIERSET : Stop au business de l’occupation et de la colonisation

La section liégeoise de l’Association Belgo-alestinienne organisait, ce samedi 6 février 2010, une manifestation à l’aéroport de Bierset, pour réclamer la transparence concernant les cargaisons aériennes qui transitent par l’aéroport liégeois en provenance ou à destination d’Israël et des colonies juives en Palestine occupée.

Vidéo : http://www.youtube.com/user/lucdelval#p/u/5/4-nQaEImG2Q




Lettre ouverte à Elton John : « N’allez pas jouer en Israël »

Cher Elton John

Comme le reste du monde, nous pensons que vous êtes un type bien. Vous vous êtes tiré d’une situation difficile, vous avez reconnu que votre toxicomanie était plus forte que vous, vous avez consacré beaucoup d’argent pour la recherche sur le sida. Oh, et puis il y a la musique, pas mal du tout.

(JPG)

Mais nous essayons de comprendre pourquoi vous jouez en Israël le 17 Juin prochain. Vous pourrez dire que vous n’êtes pas un personnage politique… Mais une armée qui envoie des bombes au phosphore blanc sur une école remplie d’enfants appelle-t-elle une réponse politique ?

Mais emmurer un million et demi de personnes dans un ghetto puis transformer ce ghetto en décombres, est-ce que cela exige une réponse politique de notre part, ou simplement une réponse humaine ?

Nous pensons qu’il faut une réponse humaine, et nous pensons que, en choisissant de jouer à Tel – Aviv, vous le nier. Vous vous comportez comme si jouer en Israël était moralement neutre – mais comment cela pourrait-il être ?

Comment les cruautés d’Israël contre les Palestiniens – essentiellement parce que les Palestiniens sont là, sur le terre palestinienne, et qu’Israël veut qu’ils s’en aillent – peuvent-elles être moralement neutres ?

D’accord, vous jouez à Ramat Gan [banlieue de Tel Aviv], et il arrive ce moment « Candle in the Wind », où des milliers de briquets scintillent, mais il n’y aura pas de Palestiniens des Territoires Occupés se balançant avec les Israéliens, car l’armée ne les laissera pas quitter leurs ghettos. S’il vous plaît lisez ce que le juge Goldstone a dit au sujet de l’attaque contre Gaza, ce que « Amnesty International » et « Human Rights Watch » ont dit depuis des décennies sur les crimes commis contre les Palestiniens.

Bien sûr, l’Etat israélien nie avoir quoi que ce soit à répondre, même s’il est enfoncé jusqu’aux genoux dans le nettoyage ethnique, le vol des terres et l’étouffement sans fin de la vie des Palestiniens et de leurs espoirs.

Que ce soit politique ou non, lorsque vous vous tenez sur une scène à Tel Aviv, vous vous alignez sur un Etat raciste.

Voulez-vous leur donner cette satisfaction ?

S’il vous plaît, n’y allez pas.

Sincèrement vôtre,

Professor Haim Bresheeth
Mike Cushman
Professor Steven Rose
Professor Jonathan Rosenhead

source:

www.info-palestine.net

Pour écrire à Elton John :

Editor@eltonjohn.com
Mettre comme objet du message : « Pass on my message to Elton – don’t play Israel »

février 2010 – BRICUP – Vous pouvez consulter cet appel à :
http://www.bricup.org.uk/
Traduction : Info-Palestine.net




Un député interpelle François Fillon sur le BDS suite à ses déclarations au dîner du CRIF

07/02/2010

QUESTION ECRITE

 

Daniel GARRIGUE, député de la Dordogne, fait part à Monsieur François FILLON, Premier Ministre, de son étonnement devant les propos que ce dernier a tenus le 3 février 2010 lors d’un dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) au sujet d’une campagne de boycott qui concernerait les produits israéliens mais aussi, selon lui, les produits casher.

Il lui rappelle que, de fait, la société civile palestinienne – associations, universitaires, artistes, sportifs – a lancé le 9 juillet 2005 un appel au Boycott, aux Désinvestissements et aux Sanctions contre Israël jusqu’à la fin de l’occupation des territoires palestiniens et tant qu’Israël ne respecte pas le droit international. Cet appel, connu sous le nom de campagne « BDS » a été relayé à l’échelle internationale par un certain nombre de personnalités, dont l’essayiste canadienne Naomi Klein, et d’associations. Cet appel n’a jamais comporté aucune dimension religieuse.

On peut certes se demander, en l’absence de décision impliquant la France, quelle est la régularité d’un appel au boycott sur notre territoire. Interrogée lors des questions d’actualité du mercredi 20 mai 2009, Madame Michèle Alliot-Marie, alors ministre de l’Intérieur, avait répondu, à propos de l’intervention d’associations de défense de la cause palestinienne dans des grandes surfaces que « si des plaintes précises étaient déposées, ou si des infractions pénales étaient constituées, des poursuites auraient lieu », mais qu’à cette date, aucune plainte n’avait été déposée. Mais selon elle, également, « ces opérations, il faut bien le préciser, touchent des produits importés d’Israël et non des produits casher ».

Aussi, Daniel Garrigue demande à monsieur le Premier Ministre, pour quelle raison il a procédé à un amalgame qu’avait formellement écarté Madame la Ministre de l’Intérieur, attribuant à ces opérations une dimension religieuse qui n’est nullement poursuivie par les associations de défense de la cause palestinienne, et engageant ainsi le Gouvernement  dans une prise de position de nature religieuse et partisane qui n’est pas conforme au principe de laïcité. Il lui demande, d’autre part, quels contrôles sont mis en œuvre par les autorités françaises pour s’assurer que les produits en provenance des colonies israéliennes dans les territoires occupés ne bénéficient pas des accords commerciaux conclus entre l’Union Européenne et Israël.




Non à la propagande du KKL au Casino de Paris!

A l’attention de Mr Jérôme Frédéric,

directeur du Casino de Paris

Paris, le 5 février 2010

Objet: Propagande du KKL au Casino de Paris


Nous avons appris avec consternation la programmation d’un concert organisé par Keren Kayemeth Leisrael (KKL) au Casino de Paris le 07 février prochain.

Le Casino de Paris est un lieu prestigieux et respectable dont on n’attend pas que ses responsables puissent accepter sciemment d’inviter une association telle que le KKL (en français: Fonds National Juif ).

A moins que conformément à la volonté du KKL de masquer sa réelle vocation, vous ayez été victime de sa duplicité: Cette organisation se présente en effet comme une organisation environnementale et la première organisation verte d’Israël.

En réalité cette organisation soutient activement depuis sa création «la rédemption de la terre du peuple juif», la colonisation des terres palestiniennes et l’expropriation des autochtones palestiniens de leurs terres à travers notamment des confiscations de terrains. Son projet et ses moyens sont ceux de la conquête et de la dépossession arbitraire du peuple palestinien et de son patrimoine.


Dans la longue liste des violations flagrantes du droit international dont le KKL est responsable, il faut souligner outre l’appropriation des terres des palestiniens expulsés, le fait que les milliers d’arbres que l’organisation se vante d’avoir planté l’ont été l’ont été sur les ruines des villages palestiniens de Galilée et du Néguev dynamités en 1948, et sur les territoires occupés depuis 1967.

Par exemple: nous vous rappelons que le KKL a planté grâce à des fonds canadiens, le «Canada Park » sur les ruines des villages cisjordaniens de Latroun et d’Emmaus, rasés par Ariel Sharon en 1967.

Enfin aujourd’hui, le KKL lève des fonds français pour planter «le Parc de France» sur les terres expropriées des villages entourant Jérusalem, entre les colonies de Maale Adoumim et Jérusalem Est. Ainsi ce serait un parc «français» qui permettrait de parachever les contours du «grand Jérusalem» voulu par les colons.

Le KKL réunit aussi des fonds pour financer la «judaïsation du Néguev» en expulsant et regroupant les Bédouins qui le peuplent dans des villes-réserves, comme il en a récolté pour financer des «aires de repos» pour le bien-être des soldats rentrant de Gaza. Ce processus de colonisation, dans ces divers aspects est considéré comme autant de crimes de guerre par la Quatrième Convention de Genève.

 

En outre, les terres gérées par le KKL sont gérées selon des critères explicitement racistes.

A travers tous ces motifs, la présence de cette organisation au Casino de Paris, dont l’activité principale est le spectacle, ne pourrait qu’apparaître indécente et insupportable à tout défenseur des droits de l’Homme informé sur les objectifs et les réalisations véritables du KKL.

 

Le Casino de Paris avait déjà accueilli le KKL l’an passé, nous vous appelons donc à ne pas accepter d’être complice du vol des terres palestiniennes, des violations des droits humains et du droit international, et identifié comme tel.


Nous restons à votre entière disposition pour toute information complémentaire sur le KKL.

Campagne BDS France

www.bdsfrance.org

Campagnebdsfrance@yahoo.fr

 




Encore une victoire du BDS: Santana renonce à un concert en Israel !

Santana a renoncé à se produire en Israel. Cette information intervient suite à une lettre du PACBI l’invitant à prendre position contre l’apartheid israelien.

Son manager vient de communiquer sur l’annulation du concert de l’artiste initialement prévu en Israël pour le 3 juin.

Voici le message du manager de Santana, publié dans Ha’aretz:

« Due to unforeseen concert scheduling conflicts on the upcoming Middle East Tour, Santana regretfully announces the postponement of some dates previously scheduled. These dates include the previously announced performance in Israel, it was announced by management today.
« We are sorry that our schedule has forced the postponement of certain dates previously scheduled, » Michael Vrionis, CEO of Santana Management, said. « We look forward to performing in the many historic places that Santana has long wanted to return to. »  No immediate dates for performances have been released. »

source:

http://usacbi.wordpress.com/2010/01/29/santana-cancels-tel-aviv-concert/




Israël Déçu par Danske Bank… pas nous !

Danske Bank ajoute deux sociétés israéliennes à sa liste des interdites pour des raisons éthiques.

 

Marcy – USPACBI – 25 janvier 2010

 

http://usacbi.wordpress.com/2010/01/25/israeli-companies-excluded-from-bank%E2%80%99s-investments/

 

Africa Israel Investments et Elbit Systems ont été ajoutés à la liste de compagnies de Danske Bank qui n’adhèrent pas à ses principes d’Investissement Socialement Responsable (ISR).

 

La politique d’ISR de la banque l’oblige à examiner l’empressement des investissements potentiels à suivre les conventions internationales sur les droits humains et les critères sur l’emploi, parmi d’autres.

 

Les deux compagnies ont été ajoutées à la liste, qui contient 24 compagnies, à cause de leurs activités dans le domaine de la colonisation des territoires Palestiniens.

 

Les informations indiquent qu’Elbit System fournit des systèmes de surveillance au mur de séparation divisant Israël et la Cisjordanie, tandis qu’Africa Israel Investments est impliqué dans la construction de colonies juives en Cisjordanie.

 

La Cour Internationale de Justice a déjà décrété que le mur est illégal, tandis que l’ONU et les instances de l’UE ont condamné les colonies israéliennes en Cisjordanie.

 

Thomas H. Kjærgaard, chef du département ISR de Danske Bank, a dit à Business.dk que la banque prêtait attention à l’intérêt de ses clients en ne ‘plaçant pas leur argent dans des compagnies qui violent les standards internationaux’.

 

‘En soi construire une maison ne va pas contre la législation nationale, mais nos principes ISR vont plus loin. Ils adhèrent aux conventions de l’ONU et les analysent dans un contexte politique. La position Nordique, de l’ONU et de l’EU est que les colonies sont illégales et un frein à une solution pacifique. Sur cette base nous pouvons dire que c’est une violation de notre politique d’ISR’ a-t-il dit.

 

La décision de Danske Bank [1ere entreprise financière du Danemark] suit une décision similaire du Fond de pension mondial du gouvernement norvégien en septembre dernier d’exclure Elbit pour son implication dans la barrière de séparation.

 




Propos injurieux et diffamatoires de G. Frêche contre le Pasteur Jean Paul NUNEZ

 

Tout occupés à crier nos slogans nous n’avons pas entendu les propos injurieux de G. Frêche à l’égard de Jean Paul Nunez, délégué nationale de la CIMADE et membre actif de la coalition contre Agrexco, qui était en Palestine avec la 153è mission : CCIPPP/Agrexco en juillet dernier..

Voici l’extrait retranscrit et le son. Vous trouverez l’intégralité de l’article ainsi que des extraits de la réponse de Jean Paul sur le site (que nous vous recommandons)de Montpellier Journal.

http://www.montpellier-journal.fr/2010/01/georges-freche-sen-prend-au-delegue-regional-de-la-cimade.html

Frêche perturbé par des manifestants anti Agrexco
envoyé par montpellierjournal. –

« Et je dis à mon ami le pasteur Nuñez qui mène cette manifestation, qu’il me laisse le souvenir des luthériens qui ont voté Hitler en Allemagne en 1933. Il ne faut pas se tromper de combat. Moi, je salue les calvinistes des Cévennes qui ont aidé les Juifs de la Shoah. C’est cela le vrai et le bon combat. » Écouter le son :

Et si vous ne l’avez jamais vu ou si vous voulez trouver des raisons pour nous rejoindre et combattre l’implantation d’Agrexco et son principal défenseur alors regardez cette vidéo.

Le discours de Georges Frêche, à l’occasion de la “Journée de Jérusalem”, organisée sous les auspices de la mairie et de l’agglomération de Montpellier dimanche 24 juin 2007 au Parc Gramont, à Montpellier avec le CRIF, le Centre communautaire juif etc.. C’est un monument ! tout y passe : « Du même bord que Sarkozi pour Israêl, Sarkozy le juif, Kouchner qui doit déclarer Jérusalem capitale d’Israël, Montpellier zone libérée d’Eretz Israël…

Georges Frêche discours sur Israël
envoyé par maracouja972. –
source: http://www.coalitioncontreagrexco.com/spip.php?article74




Communiqué de la FSU: Refusons la censure du débat sur le conflit israélo-palestinien

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Refusons la censure du débat sur le conflit israélo-palestinien

Communiqué de presse FSU
Les Lilas, le 15 janvier 2010

Une succession de plaintes ont été déposées contre des syndicats de la FSU, le SNES notamment, leurs adhérents et d’autres organisations pour des textes (contributions personnelles, motions de congrès académiques ou nationaux) relatifs à la politique israélienne dans les territoires palestiniens occupés ou assiégés illégalement.

Ces actions en justice, menées par certaines associations connues pour leur soutien à la politique d’Israël, participent d’une stratégie d’intimidation visant à accuser d’antisémitisme toutes les voix critiquant la politique menée par les gouvernements d’Israël.

Soucieuse du respect du droit international, la FSU s’appuie sur les résolutions des Nations Unies. Ses dernières prises de positions prennent en compte les éléments relevés dans le récent rapport Goldstone, approuvé par Conseil des droits de l’homme de l’ONU, qui dénonce les crimes de guerre lors de la guerre à Gaza l’hiver dernier.

C’est la politique israélienne en Palestine qui porte des atteintes au droit, qu’il s’agisse de l’occupation illégale de territoires reconnus par la communauté internationale comme appartenant au peuple palestinien ou des crimes de guerre voire des crimes contre l’humanité commis à Gaza.

Pour la FSU, engagée dans la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) dans le cadre de sa participation au Collectif pour une Paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, le boycott des produits israéliens qui ne respectent pas les accords UE-Israël, imposant une traçabilité des produits des colonies, est légitime.

La FSU s’indigne donc que des textes ou positions déposés au débat émanant de militants ou d’instances syndicales appelant au boycott d’Israël puissent être lus comme des incitations à la haine raciale, motif au nom duquel a été diligentée une enquête suite aux instructions du Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Bobigny. Elle conteste qu’une procédure pénale puisse viser à sanctionner des textes qui ne sont ni injurieux, ni insultants , ni porteurs de haine et qui ont leur place dans le débat et non devant les juges, comme elle conteste qu’une procédure pénale puisse viser des syndicalistes pour des contributions au débat syndical. Elle dénonce par avance toutes poursuites éventuelles, qu’elle juge injustifiées et extrêmement choquantes, et s’inquiète de l’abus des accusations d’antisémitisme qui prennent précisément le risque de discréditer la lutte contre l’antisémistisme menée par de nombreuses organisations, dont la nôtre.

source:
http://www.fsu.fr/spip.php?article2034



Communiqués de presse de la Campagne BDS France

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liste incomplète, voir aussi les articles d’information…




 

Journée de la terre et d’action mondiale BDS: Mobilisations réussies de la campagne BDS France !  
Le 30 mars est la journée palestinienne de la terre, au cours de laquelle des citoyens de tous pays affirment leur solidarité envers le peuple palestinien. Dans le cadre de cette journée de la Terre, de la journée mondiale BDS et en soutien au prochain forum social mondial « Free Palestine » de Porto Alegre en novembre 2012, des militants de la Campagne BDS France ont menés des actions coordonnées à l’échelle nationale (voir la vidéo d’une action à Bagnolet).
A Toulouse, Albi, Lyon, Montpellier, Paris, Orléans, Blois, Montargis et dans diverses autres villes de France, ces mobilisations réussies ont été l’occasion de dénoncer les violations constantes du droit international par Israël contre le peuple palestinien et de rappeler l’importance d’intensifier la Campagne de Boycott, Désinvestissements, Sanctions contre l’apartheid israélien.
Des milliers de tracts ont été distribués lors de ces journées, différentes actions (tables d’informations, distributions de tracts, flahsmobs, actions de sensibilisation dans des supermarchés ) ont été menées. Quelques photos de ces mobilisations sont consultables ici : www.picasaweb.google.com/Campagnebdsfrance
Certaines de ses actions ont également été l’occasion de dénoncer dans les enseignes de grande distribution la présence de l’entreprise israélienne Méhadrin, rouage essentiel de la politique de colonisation des Territoires Palestiniens. La plupart de ses productions proviennent des colonies israéliennes dont celles de la vallée du Jourdain où 7000 colons se sont appropriés 95% des terres des paysans palestiniens et contrôlent 98% de l’eau.. Au regard du droit international, en particulier de la 4° convention de Genève, les activités de Mehadrin sont criminelles.
Auchan, Carrefour, Leclerc et d’autres sont des distributeurs français de ces produits, et, en dépit des chartes de bonne conduite que ces enseignes se sont données, ces groupes n’ont formulé jusqu’à présent aucune exigence à l’égard de ces produits fabriqués et distribués en violation des droits humains et du droit international. Les militant-e-s de la campagne française continueront donc dans les prochaines semaines et les prochains mois d’une part les actions de protestations visant à exiger le retrait des produits Mehadrin ans les enseignes de la grande distribution mais aussi à se mobiliser plus largement contre l’impunité de l’état d’Israël.

 

Campagne BDS France – Campagnebdsfrance@yahoo.fr – www.bdsfrance.org


 

Procès BDS: C’est Israel qu’il faut inculper ! Solidarité avec tous les militants !

Colonisation, apartheid, réfugiés
C’est Israël qui viole la loi
C’est Israël qu’il faut inculper !
Si le jugement de Bordeaux et les mises en examen des cinq militants de Mulhouse datent de 2009, la série de plaintes déposée par le BNVCA (Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme) est plus récente. Ces plaintes sont en résonance parfaite avec les propos mensongers sur le BDS du premier ministre Fillon, du ministre de l’intérieur Hortefeux et les directives de la ministre de la justice Alliot-Marie.
Il s’agit d’une attaque sans précédent contre la campagne BDS des officines pro-israéliennes en collusion avec le gouvernement Sarkozy dont les mesures racistes à l’égard des Roms ont indigné l’Europe.
Le comble est que ces plaintes, qui s’appuient sur une loi du 29 juillet 1881 fondent leur attaque des militants BDS sur « (…) la discrimination à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ».
Nous posons la question:
Qui, en toute impunité , pratique violence et discrimination quotidiennes dans les Territoires occupés Palestiniens?
Qui, en toute impunité, met en place une législation d’ Apartheid contre ses propres concitoyens palestiniens?
Qui commet, en toute impunité, des crimes de guerre, massacre et persécute des populations civiles en Cisjordanie et à Gaza ?
Qui, en toute impunité, viole le droit international avec la colonisation et l’exploitation des Territoires Occupés ?
Qui, en toute impunité, maintient depuis 5 ans un blocus meurtrier de la bande de Gaza?

 

C’est Israël qui viole le droit international :
occupation, colonisation, apartheid, crimes de guerres
les droits des prisonniers, les droit des réfugiés…
C’est Israël qu’il faut inculper !

 

La campagne BDS a pour objectif de contraindre Israël à respecter le droit. Pourquoi la justice française condamnerait-elle des citoyens qui agissent pacifiquement pour que le droit soit respecté et appliqué?
Les citoyens français qui appellent au boycott, au désinvestissement et à des sanctions contre Israël sont animés par l’urgence de refuser le viol systématique de la loi par Israël et l’impunité qui lui est garantie par le gouvernement français.
Une urgence vitale pour les populations palestiniennes et israéliennes.
La Campagne BDS France appelle à une mobilisation générale pour soutenir sans exclusive toutes les personnes poursuivies en raison d’actions de boycott et exiger l’inculpation d’Israël.
La Campagne BDS France appelle à créer partout des comités de soutien aux inculpés et à exiger l’inculpation d’Israël.
La Campagne BDS France met son groupe juridique au service des mis en examen et des militants BDS
D’ores et déjà il s’agit de faire en sorte que la campagne de soutien aux BDS et d’inculpation d’Israël s’organise et que les procès soient occasions de mobilisations significatives !
– 24 septembre Bordeaux Sakina
– 11 octobre Perpignan Yamina, Jeanne et Bernard
– 14 Octobre Pontoise Halima et Omar
– 29 Octobre Paris Olivia

– 29 novembre Mulhouse Farida, Henri , Mohamed , Aline  Jacques

 


Halte aux procès politiques contre les défenseurs du droit !

 

 Farida Trichine, Henri Eichholzer, Mohamed Akbar, Aline Parmentier et Jacques Ballouey, cinq militants de la solidarité avec la Palestine et membres du collectif « Boycott 68 » sont convoqués le 13 septembre prochain au tribunal correctionnel de Mulhouse.
Il leur est reproché d’avoir appelé, à l’aide de tracts, au boycott des produits étiquetés « Israël » dans un hypermarché Carrefour le 29 septembre 2009.
L’action non violente et citoyenne de ces militants s’inscrit dans le cadre de la Campagne BDS « Boycott Désinvestissement Sanctions ». Cette campagne, lancée en 2005 et menée à l’échelle internationale s’inspire de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, vise à mettre fin à l’impunité d’Israël et à faire reconnaître les droits du peuple palestinien.
 Nous tenons à rappeler que la campagne BDS France a pour fondement la lutte pour le respect du droit et contre tous les racismes et toutes les discrimination. Sa charte stipule: « Notre action est éthique, citoyenne et politique. Elle s’inscrit dans notre combat permanent contre toute forme de racisme. Elle ne vise pas des personnes ou des groupes en raison de leur origine ou de leur religion juive, ni leurs entreprises ou leurs produits. Nous faisons une différence évidente entre un produit israélien que nous boycottons, et un produit casher produit par une entreprise non israélienne que nous ne boycottons pas. Ce boycott ne vise pas la société israélienne ni les individus qui la composent, en tant que tels, il vise la politique coloniale d’occupation israélienne et ses partisans. »
 D’autre part il faut constater que depuis des années les produits estampillés «made in Israël» sont pour la plupart délivrés sous de faux certificats ; il est aujourd’hui avéré que de très nombreux produits étiquetés sous cette provenance et commercialisés dans différentes enseignes françaises proviennent en réalité des Territoires Palestiniens Occupés. Toutes les normes du droit international considèrent cette exploitation économique illégale comme un crime de guerre.
 De nombreux citoyens et militants de la Campagne BDS France ont déjà alerté les plus hautes autorités de l’état sur cette fraude massive menée à l’échelle nationale et bénéficiant directement à l’État colonial d’Israël.
  Or loin de se soucier de cette infraction généralisée au droit douanier européen mais aussi international, notre gouvernement, et son premier ministre François Fillon, préfèrent apporter leur soutien aux partisans les plus acharnés et inconditionnels d’Israël à l’origine de tous les procès contre les militants soutenant la Campagne BDS.
  La Campagne BDS France récuse catégoriquement les accusations infamantes des poursuites requises contre ces cinq militants pour « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence» , et dénonce les pressions exercées au plus haut niveau de l’État pour poursuivre et intimider les militants qui participent à cette campagne.
 La Campagne BDS France tient à assurer les cinq militants du « Collectif Boycott 68 » de son entier soutien, et continuera à œuvrer avec détermination pour que le droit puisse enfin être opposable aux agissements illégaux de l’État d’Israël.

 

 Journée d’action du 24 avril : Mobilisations réussies de la campagne BDS France
Ce samedi 24 avril 2010, des militants de la Campagne BDS France ont menés des actions coordonnées à l’échelle nationale afin d’informer les consommateurs sur l’illégalité des produits indiquant comme origine « Israël » vendus dans les magasins « Carrefour ».
A Montpellier, Corbeil Essonnes, Saint Denis, Lyon, Paris et dans d’autres villes de France, ces mobilisations réussies ont été l’occasion de signaler à la direction de l’enseigne ces produits hors la loi dans les rayons et de lui rappeler que la contestation du public grandit .
Des milliers de tracts ont été distribués lors de cette journée, et de très nombreuses signatures de la pétition adressée et remise aux directions locales de Carrefour prouvent que la Campagne BDS prend de l’ampleur, et est soutenue par de plus en plus de consommateurs et de citoyens attachés à la justice et au droit. Carrefour est un des principaux acheteurs en France des produits de la compagnie israélienne Agrexco. Agrexco est un des éléments essentiels de la colonisation puisqu’elle exporte en France, sous les marques Carmel, Jaffa ou Star Ruby 70% des produits agricoles des colonies israéliennes et notamment celle de la vallée du Jourdain ou 95% des terres palestiniennes et 98% de l’eau ont été confisquées au profit de 7000 colons. Carrefour ne peut continuer à se revendiquer de sa « charte d’engagement pour la protection des droits de l’Homme » et vendre des produits illégaux des colonies israéliennes. Il faut choisir !
La Campagne BDS France demande que le groupe Carrefour modifie sa politique d’approvisionnement des produits en provenance d’Israël, et continuera dans les prochains mois la mobilisation en ce sens.

H&M complice des crimes d’Israel : Boycott, Désinvestissement, Sanctions ! 17 mars 2010
 Depuis le mardi 16 mars 2010, ce sont plus d’une centaine de palestiniens qui ont été blessés par la police israélienne à Jérusalem-Est et en différents endroits de Cisjordanie occupée.
Tirs en balles de caoutchouc et à balles réelles sur les manifestants, arrestation de plus de soixante jeunes palestiniens dans la seule journée de mardi, qui viendront s’ajouter aux plus de 10 000 prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes : tel est le terrible bilan hebdomadaire d’une répression s’inscrivant dans le prolongement direct de la politique de colonisation.
Israël proclame il y a deux semaines la construction de 1600 logements supplémentaires dans la partie orientale de Jérusalem occupée depuis 1967, continuant à coloniser et à expulser des familles palestiniennes, en violation totale de la résolution onusienne 242. Le rapport de la commission Goldstone, accusant Israël de « crimes de guerre » et de possibles « crimes contre l’humanité » lors de la guerre sur Gaza en janvier 2009, et qui a fait plus de 1400 morts palestiniens, a été adopté par le conseil des droits de l’homme et l’Assemblée générale de l’ONU.
Mais qu’importe ! Après Tel-Aviv, la société suédoise de mode H&M a décidé d’ouvrir un second magasin à Jérusalem, sur les lieux même d’un ancien village palestinien détruit en 1948, Malha, et dont les anciens habitants et leurs descendants sont encore aujourd’hui réfugiés. H&M prévoit également d’ouvrir de nouveaux magasins à Haïfa, Petah Tikva, Netanya et Rehovot. Le profit et les droits de l’homme ne font pas toujours bon ménage.
La société H&M dit pourtant adhérer au « Pacte mondial de l’ONU » (UN Global Compact), un groupement informel de multinationales et d’associations sous l’égide des Nations Unies. Or, dans son « Premier principe », le « Pacte mondial de l’ONU » demande notamment aux entreprises membres de « promouvoir et respecter les droits de l’homme reconnus sur le plan international ». En s’installant dans un pays qui viole quotidiennement ces mêmes droits de l’homme, la société H&M est en contradiction totale avec son engagement proclamé à respecter des principes  d’investissements « éthiques».
La campagne BDS (Boycott-désinvestissement-sanctions)- France relaie l’appel de la société civile palestinienne à mettre en place une campagne BDS mondiale pour forcer Israël à respecter le droit international. En coordination avec le comité national de boycott palestinien (qui siège à Ramallah, Palestine occupée) et avec les campagnes BDS nationales des autres pays européens, les militant-e-s pour le droit et la justice de la campagne française mènent régulièrement des actions d’information et d’interpellation pour faire cesser la complicité active d’institutions, entreprises et multinationales avec l’État d’Israël dans ses violations constantes du droit international.
C’est pourquoi la Campagne BDS-France appelle aujourd’hui à intensifier les protestations auprès de la direction d’H&M, et soutient toute initiative visant à dénoncer la collaboration du groupe avec le système israélien d’occupation, de colonisation et d’apartheid à l’encontre du peuple palestinien .
Si la société H&M prétend bien respecter les principes des droits de l’homme, alors elle doit mettre en adéquation sa parole et sa pratique, les investissements en Israël d’H&M étant en totale contradiction avec la recherche d’une paix juste basée sur le Droit international.
 

Communiqué de presse : Quand François Fillon ment!
La campagne BDS France -Boycott, Désinvestissement, Sanctions- a appris avec indignation les propos diffamatoires tenus par François Fillon, premier ministre, lors du dernier dîner du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France.
Ne pouvant croire que M. Fillon soit mal informé, nous ne pouvons que prendre acte de ses propos « Je pense ainsi à ces scandaleux mouvements de boycott de produits casher ou israéliens. Je m’étonne du silence, voire de la connivence de certains responsables politiques vis-à-vis de ces démarches révoltantes….Nous devons rester lucides sur l’incroyable facilité avec laquelle se développent et s’expriment les amalgames les plus odieux. » et affirmer avec force qu’ils constituent un mensonge patent destiné à délégitimer la lutte contre la politique coloniale de l’État d’Israël, pour le respect du droit international et la reconnaissance des droits des palestiniens, en usant très exactement de l’amalgame que son auteur prétend condamner.
Il est en effet aisé de vérifier sur le site de la campagne BDS France, ce que le paragraphe 3 de notre charte établit clairement : « Notre action est éthique, citoyenne et politique. Elle s’inscrit dans notre combat permanent contre toute forme de racisme. Elle ne vise pas des personnes ou des groupes en raison de leur origine ou de leur religion juive, ni leurs entreprises ou leurs produits. Nous faisons une différence évidente entre un produit israélien que nous boycottons, et un produit casher produit par une entreprise non israélienne que nous ne boycottons pas. Ce boycott ne vise pas la société israélienne ni les individus qui la composent, en tant que tels, il vise la politique coloniale d’occupation israélienne et ses partisans. »
Nous mettons au défi quiconque de trouver une seule référence de notre campagne qui se situerait sur le terrain du racisme. Tout notre combat se construit précisément dans le cadre de la lutte contre tous les racismes. Cette campagne BDS s’inscrit dans la même logique que celle qui avait été menée contre l’Apartheid d’Afrique du Sud. Elle vise à faire pression sur le gouvernement israélien jusqu’a ce qu’Israël s’engage clairement à respecter le droit international, et mette fin à l’occupation et à la colonisation.
Elle vise aussi à faire pression sur nos gouvernements pour qu’ils respectent leurs propres engagements internationaux et les accords signés et imposent enfin des sanctions au gouvernement israélien. Qu’ils remettent en cause notamment l’accord commercial entre l’Union Européenne et Israël, permettant aux produits israéliens d’entrer dans les états européens selon un accord préférentiel qui les exempte de taxes d’importation, puisque cet accord dans son article 2 prévoit une clause de suspension en cas de non respect des droits humains .
Sans parler du fait que ce même accord ne s’applique qu’aux territoires israéliens situés dans les frontières internationalement reconnues, et ceci a été réaffirmé récemment par la Cour Européenne de Justice. Or plusieurs enquêtes, notamment celles menées par la Coalition des Femmes pour la Paix, ONG basée à Tel Aviv révèlent que nombre de ces produits proviennent en réalité des colonies. Cette fraude massive pratiquée à l’échelle nationale, et cautionnée par la politique de laisser faire pratiquée par notre gouvernement, justifie à elle seule si il en était besoin notre appel au Boycott- Désinvestissement- Sanction.
Alors que dans des pays comme l’Angleterre, ce débat peut-être mené, jusque dans l’enceinte du Parlement1, et que des États européens comme la Norvège, l’Espagne ou la Suède ont clairement boycotté des événements programmés avec Israël2 les propos de M. Fillon témoignent d’une volonté jusqu’au plus haut niveau de l’État de défendre coûte que coûte la politique israélienne, au prix de manipulations, mensonges et diffamation .
Nous continuerons pour notre part à lutter sans relâche au côté du peuple palestinien pour la reconnaissance de ses droits légitimes, et pour le respect du droit international que nous devons exiger de tous.
Campagne BDS France
www.bdsfrance.org

Campagnebdsfrance@yahoo.fr

(1) Source :
Débats du parlement britannique, 27 janvier 2010
http://www.publications.parliament.uk/pa/cm200910/cmhansrd/cm100127/halltext/100127h0009.htm
(2) Source :
Norvège, Suède, Espagne :
http://www.protection-palestine.org/spip.php ?article7743
http://www.geostrategique.com/forum/viewtopic.php ?f=92&t=2554
http://www.info-palestine.net/article.php3 ?id_article=7340


Concert pour l’Apartheid au Casino de Paris?

Paris, le 7 février 2010

Ce dimanche 7 février 2010 une cinquantaine de militants ont bloqué la rue de Clichy à proximité du Casino de Paris afin de protester contre un concert organisé par le Keren Kayemeth Leisrael (KKL) et à son profit.


Cette action de protestation fait suite à une lettre ouverte que la Campagne BDS France a adressé à Mr Jérôme Frédéric, directeur du Casino de Paris afin de l’inviter à refuser d’accueillir cette organisation se présentant cyniquement comme «écologique», mais dont l’activité principale a été et continue d’être l’expropriation des Palestiniens de leur terres.
Le KKL – en français Fond National Juif – qui se définit comme «le bras armé du sionisme» a conduit dès son origine la politique d’expropriation et de judaïsation des terres palestiniennes. Aujourd’hui encore ses statuts clairement discriminatoires réservent la vente ou la location des terres qu’il gère aux seuls israéliens juifs. Il mène et finance des projets de colonisation y compris en territoires administrés par l’ Autorité Palestinienne.
Il construit également des « routes de sécurité » et des parcs pour colons interdits aux Arabes, ainsi que des aires de repos pour l’armée d’occupation israélienne. Il mène aussi la politique de judaïsation du Néguev en Israël en pourchassant les Bédouins qui y vivent , les regroupant dans des villes réserves, et proposant leurs terres à des colons de l’intérieur.
Ainsi le Casino de Paris, célèbre et respectable lieu de spectacle en ouvrant ses portes au KKL, même pour un concert, cautionne et soutient une organisation qui viole les règles les plus élémentaires de la démocratie et du droit international, en œuvrant pour l’épuration ethnique depuis sa fondation jusqu’à nos jours .
La Campagne BDS France continuera dans les prochains mois à informer sur la nature du KKL et à mobiliser contre ses activités en France.

Campagne BDS France
www.bdsfrance.org
Campagnebdsfrance@yahoo.fr


 


Procès pour Boycott: Soutien à Sakina Arnaud

 

14/01/10

150 militants de toute la France se sont rassemblés ce mercredi 13 Janvier 2010 devant le palais de justice de Bordeaux, pour soutenir Mme Sakina Arnaud, jugée pour « incitation à la haine raciale » pour avoir apposée un autocollant appelant au boycott d’Israël sur un produit à Carrefour Mérignac (Gironde) le 30 mai 2009.

Cette plainte, qualifiée au départ de « dégradation » a de manière inquiétante été requalifiée par le parquet en « incitation à la haine raciale » suite à une requête de Gilles William Goldnadel représentant d’ Avocats sans frontières et la chambre de commerce France-Israël.

Il ne s’agit pas de la première plainte déposée par ces associations dont l’objectif est de faire taire toute critique d’Israël en utilisant l’accusation infamante d’antisémitisme. Elles sont en effet coutumières de cette stratégie d’intimidation et de harcèlement judiciaire, à l’encontre de tous ceux et celles qui ne partagent pas leur vision très droitière de l’Etat d’Israël.

La Campagne BDS, lancée à l’échelle internationale depuis 2005 vise à mettre fin à l’impunité d’Israël et à faire reconnaître les droits du peuple palestinien. C’est dans ce cadre qu’a été menée l’initiative citoyenne et non violente de Mme Arnaud, membre de la Ligue des droits de l’Homme contre un Etat coupable de violations du droit international. En aucun cas cette action qui n’a pour fondement aucune forme de racisme ne peut y être assimilée.

Nous sommes et serons nombreux à soutenir Mme Arnaud tout au long de son procès, dont la décision du tribunal de Grande Instance de Bordeaux a été mise en délibéré au 10 février, pour que le droit puisse enfin être opposable aux agissements illégaux de l’Etat d’Israël.


Communiqué de presse : Procès pour boycott à Bordeaux

Madame S. Arnaud, militante de la solidarité avec la Palestine et membre de la Ligue des Droits de l’Homme est poursuivie pour, entre autres, « incitation à la discrimination économique », car elle appelle au boycott des produits israéliens. Le boycott de produits fabriqués en violation du droit international et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes est un moyen légitime de s’opposer à une injustice qui est une menace permanente pour la paix. Par ailleurs, les produits boycottés dans ce cas sont eux-mêmes marqués d’illégalité à plus d’un titre.

• Ils proviennent en effet de la colonisation et de l’exploitation israélienne des territoires palestiniens occupés depuis 1967 illégales devant la loi internationale et la loi française. Toutes les normes du droit international considèrent cette exploitation économique illégale comme un crime de guerre

. • Les accords d’association entre l’Union Européenne et Israël prévoient une clause de suspension dans leur deuxième article en cas de non respect des droits humains. Or les droits de l’Homme sont violés quotidiennement en Palestine. Ces produits illégalement distribués en Europe le sont donc de plus en violation des termes de cet accord d’association dont nous demandons qu’il soit dénoncé depuis des années maintenant.

• Enfin, il faut souligner que le partenaire israélien de cet accord refuse de répondre aux exigences de traçabilité de l’Union Européenne en étiquetant tous ses produits « made in Israël ». En outre, force est de constater que les distributeurs français pour leur part, et en dépit des chartes de bonne conduite qu’ils se sont donnés, n’ont formulé aucune exigence à l’égard de produits fabriqués et distribués en violation des droits humains et du droit international. Cette « fraude à l’origine », pratiquée massivement à l’échelle nationale et européenne, doit cesser.

Ce procès est provoqué par le dépôt de plaintes d’associations voulant frapper cette action citoyenne du sceau de l’infamie en la taxant d’antisémitisme. En aucun cas la critique d’un Etat coupable de tant d’infractions au droit international ne peut être ainsi assimilée à un quelconque racisme. Il s’agit vis-à-vis de Madame Arnaud de diffamation pure et simple.

Nous serons nombreux à soutenir Mme Arnaud tout au long de son procès, et lors de son audience convoquée le 13 janvier 2010 à 14h au Tribunal de Grande Instance de Bordeaux.

La Campagne BDS France


La campagne BDS France dénonce la célébration par la ville de Paris du centenaire de Tel Aviv au Forum des Images – Décembre 2009

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Nous dénonçons la célébration par la ville de Paris du Centenaire de Tel-Aviv au Forum des Images du 4 novembre au 6 décembre 2009 comme étant une mascarade.

Nous félicitons les neuf cinéastes qui se sont retirés du festival pour ne pas participer à l’appareil de propagande de l’Etat d’Israël dénoncé comme un régime d’apartheid.
Ces cinéastes et la campagne BDS France s’insurgent contre le fait que Tel-Aviv y soit présenté sous un jour fantasmagorique comme une ville « blanche », une ville pure, « née des sables » loin de la réalité alors qu’elle a été construite sur les villages palestiniens détruits de Sheikh Muwannis, Jammusin, Salame, Summeil et bien d’autres.
L’un de ces cinéastes, Eyal Sivan, a envoyé sa propre lettre de refus dans laquelle il écrit en particulier : « La politique raciste et fasciste du gouvernement israélien et le silence complice de la plupart de ses milieux culturels … justifient que je maintienne une distance vis-à-vis de tout événement qui pourrait être interprété comme une célébration de la réussite culturelle en Israël ou un cautionnement de la normalité du mode de vie israélien ». Puisque votre rétrospective fait partie de la campagne internationale de célébration du centenaire de Tel-Aviv et qu’elle bénéficie, à ce titre, du soutien du gouvernement israélien, je ne peux que décliner votre invitation ».
Nous appelons la mairie de Paris à prendre acte de ce retrait conséquent quant à la légitimité du festival et demandons au maire l’annulation du festival qui ne ressemble plus qu’à une mascarade qui camoufle la réalité d’un mouvement international de boycott.
Nous serons présents ce mardi à partir de 18h30 pour dénoncer le maintien de ce festival de soutien au régime d’apartheid israélien lors de l’inauguration privée.
La campagne BDS France


 Journées d’action du 27-28-29 Novembre : Mobilisations réussies de la campagne BDS France

Les 27-28-29 novembre, des militants de la Campagne BDS France ont menés des actions coordonnées à l’échelle nationale afin d’obtenir le retrait à la vente de tous les produits commercialisés par Agrexco-Carmel à Carrefour, sous l’étiquetage mensonger et illégal indiquant comme origine « Israël ».
Dans diverses villes de France, de Montpellier à Paris, ces mobilisations réussies ont été l’occasion de signaler à la direction de Carrefour ces produits hors la loi dans les rayons et de lui rappeler que la contestation du public grandit .
Des milliers de tracts ont été distribués lors de ces journées, et de très nombreuses signatures de la pétition adressée et remise aux directions locales de Carrefour prouvent que la Campagne BDS prend de l’ampleur, et est soutenue par de plus en plus de consommateurs et de citoyens attachés à la justice et au droit.
AGREXCO-CARMEL, société fondée et détenue par l’État Israélien est un rouage essentiel de la politique de colonisation des Territoires Palestiniens. Elle exporte 70% des productions des colonies israéliennes dont celles de la vallée du Jourdain où 7000 colons se sont appropriés 95% des terres des paysans palestiniens et contrôlent 98% de l’eau.. Au regard du droit international, en particulier de la 4° convention de Genève, les activités d’Agrexco-Carmel sont criminelles.
Carrefour est le principal distributeur français de ces produits, et, en dépit des chartes de bonne conduite que l’enseigne s’est donnée, le groupe n’a formulé jusqu’à présent aucune exigence à l’égard de ces produits fabriqués et distribués en violation des droits humains et du droit international.
Les militant-e-s de la campagne française continueront donc dans les prochaines semaines et les prochains mois d’une part les actions de protestations visant à exiger le retrait des produits Agrexco Carmel dans les enseignes de la grande distribution mais aussi à se mobiliser contre le projet d’installation d’Agrexco Carmel à Sète, faisant de cette ville la porte d’entrée en Europe de tous ces produits.



Non à la venue de Moshe Ya’alon, le boucher de Can’a !

COMMUNIQUE DE PRESSE
Paris, le 19 novembre 2009

Ce soir plusieurs dizaines de militants ont bloqué l’avenue des champs élysées à proximité de la rue de Berri pour protester contre la réception par l’association France Israël de Moshe Ya’alon en présence de Jean-François Copé, président du groupe parlementaire UMP de l’Assemblée Nationale et Christian Estrosi, Ministre de l’industrie.
Moshe Ya’alon est aujourd’hui vice premier ministre du gouvernement le plus extrémiste d’Israël dans lequel il est chargé des questions stratégiques. Mais il est aussi accusé d’être responsable de crimes de guerre, d’assassinats extra-judiciaires, de crimes contre l’humanité, et de traitements ou punitions cruels inhumains ou dégradants en relation avec la mort d’une centaine de civils dans le bombardement d’une base de l’ONU à Cana en 1996 selon le « Programme pour la justice internationale et la responsabilité » de Amnesty International USA.
Entre 2002 et 2005 en tant que chef d’État Major il a décidé et conduit une politique d’assassinats extra judiciaires au cours de laquelle de nombreux civils sont morts, politique considérée comme crime de guerre par la norme internationale:
Sur ces faits la cour de justice espagnole exerçant la compétence universelle a ouvert une enquête contre sept responsables politiques israéliens dont Ya’alon, pour crime de guerre. Elle s’interroge même sur la qualification en crime contre l’humanité pour l’assassinat de civils.
Ya’alon a déclaré que dans le cadre des menaces de poursuites judiciaires contre les officiers de l’armée anciens ou actuels « il était prêt à renoncer à des visites dans les capitales européennes pour garantir à Tsahal sa liberté d’action, et que ce ne serait pas une grande perte ».
Alors que Ya’alon, comme il le dit lui même, ne peut se rendre aujourd’hui sans risque dans une quelconque capitale européenne, des élus et ministres français participent à ce qui constitue une opération de réhabilitation de «l’image d’Israël» après le carnage perpétré au début de l’année à Gaza.
La campagne BDS France exige que cesse ces compromissions avec des criminels de guerre. Elle demande au contraire que la France prenne toute sa place dans la recherche de la vérité sur les crimes commis en Palestine et pour que la justice s’applique, conformément au rôle qu’elle souhaite jouer en faveur de la paix et la stabilité dans la région.

La Campagne BDS France


Décollage réussi de la campagne BDS France : 150 militants de toute la France réunis ce 24-25 Octobre 2009

150 participants de toute la France ainsi que de nombreuses personnalités étrangères (européennes, israéliennes et canadiennes) se sont retrouvés ce weekend à la Bourse du travail de Saint Denis pour le premier weekend national de formation et d’échange de la Campagne BDS France. Les principaux contingents étaient formés de membres de Génération Palestine, de la CCIPPP, du NPA, de l’UJFP de l’AFPS, de SOLIDAIRES et de l’AUDIRP. Les animateurs des campagnes BDS du Canada, d’Italie, de Belgique, d’Irlande et de Grande-Bretagne sont intervenus dans des ateliers qui ont permis d’échanger les expériences, de se former, et d’élaborer les axes d’action d’une campagne dont on sent qu’elle va continuer à monter en puissance. Pour la première fois, ont été abordés en profondeur les différents aspects de cette campagne, de la communication à la nécessité du boycott académique et culturel, en passant par les tactiques de la désobéissance civile et les diverses et nombreuses actions juridiques à envisager. De nombreux groupes de travail ont émergé pour donner une suite pérenne à ce weekend.


Agrexco – Carmel : cible prioritaire de la campagne BDS France.

La lutte emblématique menée par la Coalition contre Agrexco a prouvé qu’il était possible de réunir associations, partis et syndicats dans un front commun très large. Les coordinateurs Palestiniens de la campagne BDS, et Omar Barghouti notamment, nous demandent de faire de cette bataille contre l’implantation d’Agrexco à Sète notre priorité. C’est ce qui a été collectivement décidé, et le weekend des 27, 28 et 29 novembre sera l’occasion de montrer sur le terrain, dans le plus grand nombre de villes possibles, notre capacité de mobilisation. Déjà, un matériel commun émerge, avec une affiche qui va faire parler d’elle, ainsi qu’un argumentaire vidéo pour le BDS, une brochure de 4 pages à distribuer massivement et des autocollants. Des rumeurs voudraient que le gouvernement raciste d’Israël ait nommé une cellule de crise pour contrer cette campagne qui serait selon un responsable de haut-rang « une menace plus grande que le programme nucléaire iranien ».

Contact: campagnebdsfrance@yahoo.fr
La Campagne BDS France


BDS à la fête des Vendanges de Paris : La mobilisation paye!

Les pressions du mouvement de solidarité avec la Palestine engagé dans la campagne « Boycott, Désinvestissement, Sanctions » ont porté leurs fruits: l’entreprise israélienne Soda Club ne participera pas à la fête des vendanges cette année.

Cette fête, organisée du 9 au 11 octobre dans le 18ème arrondissement, à l’initiative de la Mairie de Paris, avait prévu de mettre à l’honneur l’entreprise israélienne Soda-club. Cette entreprise qui fabrique des appareils de gazéification de l’eau, se présente à l’étranger comme soucieuse de l’environnement, alors qu’elle viole à plusieurs titres le droit international. Comme le souligne l’organisation israélienne « Who profits from the occupation? », celle-ci est installée dans la plus grande colonie de Cisjordanie, Ma’ale Adumin, impliquée dans le détournement de l’eau et de la spoliation des terres palestiniennes, tirant ainsi profit de l’occupation et de la colonisation.

L’affaire « Soda Club » fait d’ailleurs actuellement l’objet d’un procès, à l’issue duquel un tribunal allemand, en relation sur ce dossier avec la Cour Européenne de justice se penchera sur le cas des produits fabriquées dans les colonies et destinés à l’Union européenne.
Autant d’éléments qui n’ont pu échapper à l’association ADCEP à laquelle la Mairie de Paris sous-traite l’organisation.

Indignée par cette présence provocatrice au cœur de Paris, l’Association France Palestine Solidarité a rapidement informé les associations, partis et syndicats du Collectif National pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, qui ont interpellé avec elle les différents services de la Mairie de Paris.

Victoire : la Fête des vendanges ne se fera pas sous la bannière de l’Apartheid israélien!

La Campagne BDS France
——
NB: Voici le communiqué de la directrice de l’ADCEP, association à laquelle la mairie du 18ème avait confié l’organisation de cette « fête »:
« Ne souhaitant aucunement que la Fête des vendanges soit perturbée par quelque trouble à l’ordre public et souhaitant avant tout préserver son caractère populaire, convivial et festif, Soda Club ne sera pas présente sur l’événement. »
Sylvie Canal
Directrice de l’ ADCEP


Pour la Palestine, contre Agrexco : Mobilisons nous partout en France le 10 octobre 2009

Hiver 2009, la bande de Gaza subit une agression militaire d’une extrême brutalité. Les résultats de l’opération « plomb durci » sont terrifiants : 1315 tués dont 433 enfants, 6000 blessés dont une écrasante majorité de civils. C’est au paroxysme de cette agression, qualifiée de crime de guerre par Richard Falk, rapporteur de l’ONU sur les droits de l’homme dans les Territoires Palestiniens, que le Président de la région Languedoc Roussillon annonçait par voie de presse l’implantation dans le port de Sète de la société israélienne de fruits et légumes AGREXCO. G. Frêche veut faire d’Israël le partenaire économique de cette région.

L’arrivée d’Agrexco dans le port de Sète est la première concrétisation de cette volonté. En quelques semaines, un large mouvement issu de la société civile (associations, partis, syndicats) s’est créé en vue de mettre en échec le projet d’implantation d’AGREXCO dans le port de Sète. Cette société, AGREXCO, fondée et détenue par l’Etat Israélien est un rouage essentiel de la politique de colonisation des Territoires Palestiniens. Elle exporte 70% des productions des colonies israéliennes dont celles de la vallée du Jourdain où 7000 colons se sont appropriés 95% des terres des paysans palestiniens et contrôlent 98% de l’eau.

Au regard du droit international, en particulier de la 4° convention de Genève, les activités d’Agrexco sont criminelles. Malgré les multiples condamnations de l’ONU, malgré la reconnaissance internationale du caractère criminel de la colonisation, malgré la condamnation du Mur par la Cour Internationale de Justice, malgré les décisions de l’Union européenne, le gouvernement israélien intensifie sa politique d’apartheid et le développement de ses colonies.

Le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS) sont indispensables pour contraindre l’Etat d’Israël à respecter le droit international . C’est pourquoi notre Coalition reprend et fait sien cet appel de 172 organisations palestiniennes et vous appelle à agir ensemble, pour mettre fin à cette ignominie qui voudrait faire de nous les complices de l’occupation militaire, de la colonisation, de l’apartheid israélien. Nos organisations soutiennent l’appel de la Coalition contre Agrexco :(http://www.coalitioncontreagrexco.com/).

Nous appelons l’ensemble des militant-e-s et groupes locaux à se saisir du 10 octobre 2009 et de relayer localement cette mobilisation en organisant les initiatives qu’ils estimeront adéquates (distributions d’informations, de tracts, actions de sensibilisations, distribution du 4 pages de la campagne BDS Franspan style=ce, réunions publiques, etc…).
La Campagne BDS France


Communiqué de BDS France sur l’action Boycott KKL

Le KKL ou « fond national juif » qui se présente comme une organisation « verte » et écologique a pour finalité de collecter des fonds pour l’État d’Israël et pour les colonies installées dans les Territoires occupés, en violation du droit international.
Samedi 26 septembre des militant-es de la campagne BDS France « Boycott – Désinvestissement –
Sanction » ont donc mené une action citoyenne afin de protester contre la présence de cette organisation au Salon « Planète mode d’emploi ».

A l’intérieur du salon qui se tenait porte de Versailles, une trentaine de citoyens sont venus interpeller les organisateurs et leur demander de renoncer à l’avenir de recevoir le KKL dans leur enceinte. Une coordinatrice de la campagne BDS France a été reçue par Mr René Sylvestre, président de « Action Planète mode d’emploi » et lui a exposé les raisons de cette mobilisation. La lettre de la campagne BDS concernant le KKL lui a été remise.

KKL, créée au début du siècle dernier et directement impliquée dans une longue série de violations du droit international, a reconnu depuis longtemps que son objectif est de conquérir les terres palestiniennes. Elle se targue, entre autres, de planter des arbres dans le Néguev, après l’expulsion des bédouins palestiniens sédentarisés qui y habitent depuis des milliers d’années. KKL encourage également les crimes de guerres, puisqu’elle organise chaque année en France des galas visant à récolter des fonds pour l’armée d’occupation israélienne, armée accusée de crimes de guerre par de très nombreuses ONG dont Amnesty International et récemment par le rapport Goldstone des Nations-unies.

En coordination avec le comité national BDS palestinien, qui siège à Ramallah ( Palestine occupée ) et avec les campagnes BDS nationales des autres pays européens, les militant-e-s pour le droit et la justice de la campagne française mènent régulièrement des actions d’information et d’interpellation pour faire cesser la complicité active des institutions et entreprises françaises avec l’État d’Israël.

PAS DE RACISTES, CHEZ LES ECOLOGISTES!
KKL DEGAGE D’ ICI, LE TEMPS DES COLONIES, C EST FINI!
KKL VOLEURS DE TERRES!
BOYCOTT KKL, BOYCOTT ISRAEL!
Contact: campagnebdsfrance@yahoo.fr
La vidéo du rassemblement devant le stand du KKL:http://www.youtube.com/watch?v=iE2I8X8OdFQ
Quelques photos de l’action:
[Photo]
[Photo]
La Campagne BDS France


Communiqué de la Campagne BDS France : « Ahava, produit des colonies, on n’en veut pas. »

Juillet 2009
AHAVA: PRODUIT DES COLONIES

Jeudi 16 Juillet les militant-es de la campagne BDS France ont mené une action coordonnée afin d’obtenir le retrait à la vente des produits indiquant- la provenance « israel » de produits de la marque « AHAHA » qui sont fabriqués dans les territoires occupés et dont la commercialisation est illégale.

Au Sephora des Champs Elysées, à l’intérieur de la parfumerie, une quarantaine de citoyens ont exigés que le groupe renonce à proposer aux consommateurs ces produits hors-la -loi.Les coordinateurs de la campagne BDS France demandent à être reçus par la direction nationale de Sephora pour pouvoir exposer leurs griefs et connaître précisément la position de l’enseigne sur ce sujet, et sont déterminés à poursuivre les actions de ce type dans les parfumeries Sephora sur toute la France pour être entendus.

Israël est l’un des rares Etat au monde qui n’a pas fixé ses frontières et poursuit une occupation et une colonisation illégales de la Palestine. Cet état exporte vers l’Europe des produits de ces colonies illégales en contravention avec le droit européen, qui interdit clairement la vente de ces produits sur le territoire de l’Union Européenne.Sephora est le principal distributeur en France de ces produits « ahava », et n’a mis en place strictement aucun dispositif de traçabilité.

Sephora se rend complice de l’importation illégale de produits soi-disant israéliens mais en fait venant des colonies illégale en Cisjordanie.La campagne BDS France relaie l’appel de la société civile palestinienne à mettre en place une campagne BDS mondiale pour forcer Israël à respecter le droit international.

En coordination avec le comité national de boycott palestinien (qui siège à Ramallah, Palestine occupée) et avec les campagnes BDS nationales des autres pays européens, les militant-e-s pour le droit et la justice de la campagne française mènent régulièrement des actions d’information et d’interpellation pour faire cesser la complicité active des institutions et entreprises françaises avec l’Etat d’Israël dans ses violations constantes du droit international.

Ahava, beauté volée!
Ahava, il n’y a rien de beau sous l’occupation!
Ahava, il n’y a rien de beau sous l’apartheid israelien!
Ahava, entreprise de guerre de non d’amour!
Ahava: Made in colonie!
Ahava , une marque israelienne à boycotter!
La Campagne BDS France

 


Israel au salon du bourget.  Ni achat, ni vente: BOYCOTT

Ni achat, ni vente, boycott !

Israël état criminel et surarmé n’a pas sa place au Bourget

L’attaque contre les palestiniens de Gaza en Janvier 2009, déchainement criminel de violence à haute technologie est un cas d’école : bombardement de civils, utilisation d’armes chimiques, tirs sur les abris de réfugiés… 1400 morts dont près de 500 enfants parmi une population captive qui ne pouvait même pas fuir.

Vendre des armes à Israël, c’est devenir complice de ses crimes !

Ces crimes ont été commis avec l’appui de la France. Amnesty International révèle que des composants « made in France » ont été retrouvé sur les lieux de bombardements meurtriers[1].

Les bombardements ont cessé la veille de l’investiture du président Obama, mais les palestiniens de Gaza sont toujours soumis à un siège illégal depuis janvier 2006. Cette punition collective d’une population entière est un crime qui continue encore aujourd’hui.

Acheter des armes à Israël, c’est devenir complice de ses crimes !

Les industriels de l’armement israéliens considèrent les territoires palestiniens occupés, la bande de Gaza, Jérusalem Est et la Cisjordanie, comme un formidable laboratoire pour expérimenter et mettre au point de nouvelles armes. Ces armes sont ensuite vendues à l’exportation, et leur utilisation couronnée de succès contre les palestiniens devient un argument de vente !

Ce cynisme insupportable est aussi mensonger : la défaite militaire de Tsahal au Liban en 2006 l’a prouvé. Ce sont les milliards de dollars d’aide américaine versés chaque année qui permettent à l’armée coloniale israélienne d’opprimer la population palestinienne sans défense. Sa force est de s’attaquer à des civils désarmés, pas d’avoir des drones ou tanks particulièrement sophistiqués.

Des criminels de guerre dans les allées du salon !

Aujourd’hui les officiers israéliens sont tous entachés du soupçon d’être des criminels de guerre. Le gouvernement israélien lui-même le reconnaît et a fait voter après les massacres à Gaza une loi spéciale pour garantir l’aide de l’état israélien à tout soldat mis en cause devant des tribunaux étrangers.

Ces criminels de guerre sont venus en nombre au Bourget, sous l’uniforme ou recyclés dans les industries d’armement israéliennes pour promouvoir leurs armes « testées en situation de combat », c’est à dire utilisées contre des civils sans défense. Ils sont aussi venus acheter de nouvelles armes, qui seront elles aussi utilisées contre ces mêmes civils sans défense, palestiniens ou libanais.

Tant qu’Israël ne respecte pas le droit international, ni achat, ni vente d’armes : boycott !

La Campagne BDS France


Action Boycott à Carrefour Bercy II: Non aux produits des colonies dans nos supermarchés

Samedi 25 avril les militant-es de la campagne BDS France ont mené des actions coordonnées et simultanées envers la société Carrefour afin d’obtenir le retrait à la vente des produits indiquant- quand cela est indiqué- la provenance « israel » dont la commercialisation est illégale.

A Carrefour Bercy II, à l’intérieur du supermarché, une quarantaine de citoyens ont exigés que le groupe renonce à proposer aux consommateurs ces produits hors-la -loi, à Toulouse Purpan 1500 tracts étaient distribués, accompagnés d’explications à l’intérieur du magasin, tandis qu’a Lyon le groupe BDS local après diffusion de tracts était reçu au même moment par la direction de Carrefour Venissieux.

Les coordinateurs de la campagne BDS France demandent à être reçus par la direction nationale de Carrefour pour pouvoir exposer leurs griefs et connaître précisément la position de l’enseigne sur ce sujet, et sont déterminés à poursuivre les actions de ce type dans les magasins Carrefour sur toute la France pour être entendus.
Israël est le seul Etat au monde qui n’a pas fixé ses frontières et poursuit une occupation et une colonisation illégales de la Palestine. Cet état exporte vers l’Europe des produits de ces colonies illégales en contravention avec le droit européen, qui interdit clairement la vente de ces produits sur le territoire de l’Union Européenne.
Carrefour est le principal importateur en France de ces produits, et n’a mis en place strictement aucun dispositif de traçabilité. Carrefour se rend complice de l’importation illégale de produits soi-disant israéliens mais en fait venant des colonies illégales à Jérusalem-Est et en Cisjordanie.
La campagne BDS France relaie l’appel de la société civile palestinienne à mettre en place une campagne BDS mondiale pour forcer Israël à respecter le droit international. En coordination avec le comité national de boycott palestinien (qui siège à Ramallah, Palestine occupée) et avec les campagnes BDS nationales des autres pays européens, les militant-e-s pour le droit et la justice de la campagne française mènent régulièrement des actions d’information et d’interpellation pour faire cesser la complicité active des institutions et entreprises françaises avec l’Etat d’Israël dans ses violations constantes du droit international.




Lettres ouvertes

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Ces lettres sont soit des lettres individuelles présentées comme exemples, soit des modèles de lettres :

 

Lettre de soutien de la Coalition des Femmes pour la Paix (Tel Aviv) aux militants français de la Campagne BDS

Letter of Support to Our Friends in the BDS Movement in France

14 avril 2010

Nous sommes des citoyens israéliens. Nous voudrions exprimer notre soutien à nos amis en France qui défendent l’appel palestinien au Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) internationales à l’encontre d’Israël. Nous aimerions insister sur le fait que prendre part à une activité de cette sorte n’est d’aucune manière discriminatoire, antisémite ou raciste, mais qu’il s’agit bien au contraire d’une action basée sur les valeurs universelles de liberté, d’égalité, de respect des droits de l’homme, ainsi que sur le droit international.

En tant que citoyens dévoués à promouvoir une paix juste et la démocratie dans la région, nous dénonçons les investissements économiques continus de la communauté internationale en Israël qui, directement ou indirectement, contribuent à soutenir les violations israéliennes quotidiennes du droit international et accélèrent la colonisation des territoires occupés. Nous sommes conscients que l’occupation israélienne et l’oppression des Palestiniens ne cesseront très probablement pas sans des pressions et sanctions internationales.

Certains d’entre nous sont des survivants des atrocités du régime nazi ou les enfants et petits-enfants de ces survivants. Nous voulons insister sur le fait qu’il n’y a rien d’antisémite ou de raciste dans le fait de critiquer et de s’opposer à la politique et aux pratiques du régime israélien par le biais du BDS, tout comme il n’était pas raciste de s’opposer à la guerre du Vietnam ou à l’occupation française en Algérie. Il n’est jamais antisémite ou raciste de s’opposer à des injustices telles que voler des terres, torturer, placer en détention sans procès, tuer des innocents, et autres éléments de l’occupation et de l’oppression israéliennes. En fait, ce sont ceux qui veulent identifier l’Etat d’Israël à l’ensemble des Juifs – comme si s’opposer à l’un revenait à s’opposer à l’autre – qui devraient être accusés de généralisations racistes, en ce qu’ils encouragent une vision figée et étriquée de la communauté juive.

Nous rejetons aussi les accusations selon lesquelles l’appel au BDS – appliqué aux institutions et non aux individus – serait discriminatoire. Donner à des institutions et des Etats l’impunité, tout en engageant des poursuites contre ceux qui exigent qu’ils aient des comptes à rendre, est à la fois anti-démocratique et oppressif. Dans une véritable démocratie, ce sont les individus qui devraient faire l’objet de la plus grande protection par la loi.

Promouvoir l’appel au BDS pour la Palestine est un acte démocratique qui fait appel aux gens pour qu’ils prennent la décision consciente de faire entendre la voix opprimée des Palestiniens et de faire connaître les graves violations des droits de l’homme commises sur le terrain. Il ne s’agit pas de censure, dans la mesure où la liberté de parole individuelle n’est pas visée et où il n’y a aucune volonté de contrôler les autres. Le boycott culturel et académique n’est ni un boycott de personnalités du monde culturel ou académique, ni un boycott de leurs travaux, mais plutôt un boycott d’Israël et des institutions culturelles et académiques qui se rendent complices de sa politique.

Pour toutes ces raisons, nous honorons votre initiative courageuse, dans l’espoir qu’elle montrera à bien d’autres l’exemple à suivre. L’appel au BDS utilise des moyens non-violents et légitimes de pression sur Israël afin qu’elle change sa politique, moyens désespérément nécessaires à l’heure actuelle pour mettre fin à l’occupation israélienne et à l’oppression des Palestiniens.

En solidarité,

Daniel Dukarevich Argo
Nitzan Aviv
Ronnie Barkan

Ofra Ben Artzi
Lilach Ben- David

Prof. Haim Bresheeth
Maya Cutler

Naama Farjoun
Arie Finkelstein

Racheli Gai
Prof. Rachel Giora

Adar Grayevsky
Rosamine Hayeem (Jews for Justice for Palestinians; Palestine Solidarity Campaign)

Dina Hecht
Shir Hever (The Alternative Information Center)

Yael Oren Kahn
Yana Knopova

Yigal Laviv
Eytan Lerner

Prof. Moshé Machover
Dr. Dorothy Naor

Ofer Neiman
David Nir

Deb Reich
Adv. Emily Schaeffer

Ayala Shani
Tal Shapira

Ruth Sirton
Sonya Soloviov

Jonatan Stanczak

Ruth Tenne

Amir Terke

BOYCOTT! Supporting the Palestinian BDS Call from Within
http://boycottisrael.info

The Coalition of Women for Peace
http://coalitionofwomen.org

 

Lettre ouverte à Bertrand Delanoë, par Ilan Pappe
Professor Ilan Pappe
Directeur du centre européen des études palestiniennes
Institut des études arabes et islamiques
Université d’Exeter
Royaume-Unis

Tout le monde peut comprendre le souhait du Conseil municipal de Paris de rendre hommage à David Ben Gourion en donnant son nom à une esplanade de la capitale. Il fut le père fondateur de l’Etat d’Israël ainsi que son Premier ministre durant plusieurs années. Enfin, il a été l’artisan d’une collaboration étroite entre Israël et la France, en particulier lors de la Crise de Suez et la tentative de renversement du Président Egyptien Gamal Abdul Nasser en 1956, ou encore en contribuant à l’amélioration des liens militaires et stratégiques entre les deux pays après 1967.

Chacun peut ainsi comprendre que les soutiens à Israël au sein de la Communauté juive mais aussi au-delà, accueillent favorablement cette initiative d’une esplanade Ben Gourion.

Je vous écris néanmoins aujourd’hui pour vous rappeler l’autre visage du personnage dont je viens de faire la biographie.

Pour moi, lorsque je pense à lui, voilà les souvenirs qui l’emportent dans mon esprit. David Ben Gourion fut l’architecte ainsi que le cerveau du nettoyage ethnique de la Palestine en 1948. C’est à partir de cette opération d’expulsion que naquit le problème des Palestiniens tel que nous le connaissons toujours aujourd’hui et qui divisa Juifs et Arabes par un conflit sanglant et sans fin qui s’étendit dans tout le Moyen-Orient.

Certes, il ne fut pas le seul mais il reste la figure emblématique de l’expulsion systématique de près d’un million de Palestiniens de leurs maisons, leurs terres, leur patrie. Il a également ordonné la démolition de centaines de leurs villages et de dizaines de leurs villes et a personnellement ordonné leur transformation en colonies juives. Il a également imposé une loi martiale cruelle et sans pitié dirigée contre la minorité palestinienne restée en Israël, qui incluait l’expropriation de leurs terres, l’exil de beaucoup d’entre eux ainsi que le massacre de Kafar Qassim qui eut lieu en novembre 1956 où des dizaines de Palestiniens innocents furent tués par la police israélienne des frontières. Si l’on tient compte de la situation actuelle d’Israël et de l’aspect criminel de sa politique, semblable à l’apartheid qui était imposé par la communauté blanche en Afrique du sud, il nous apparaît difficile de donner un sens à cette commémoration ainsi qu’à celui qui est honoré. Les crimes commis et la nakbah palestinienne sont toujours de nos jours niés par les autorités israéliennes. Aussi, en donnant le nom de Ben Gourion à une avenue parisienne, ce sera une manière d’accepter et de légaliser ce déni. Cela sera sans aucun doute perçu par la plupart des Parisiens comme une offense.
Je m’adresse à vous en tant que militant et historien de la Nakbah, né en Israël et enseignant aujourd’hui au Royaume-Uni, pour vous demander de revenir sur votre décision et de l’abandonner tant que les deux peuples israéliens et palestiniens ne seront pas arrivés à panser les blessures du passé et à se réconcilier. Tout autre décision ne ferait que contribuer à favoriser la poursuite du conflit tout en semant le doute sur les intentions sincères et pacifiques de la politique française en faveur de la paix.

Bien sincèrement

Professor Ilan Pappe
Directeur du centre européen des études palestiniennes
Institut des études arabes et islamiques
Université d’Exeter
Royaume-Unis

source: http://www.ujfp.org/modules/news/article.php?storyid=725

Lettre ouverte de l’AURDIP, membre de la Campagne BDS France aux  participants français à la troisième conférence franco-israélienne sur les neurosciences, la neurologie et la psychiatrie à Haïfa

AURDIP

Le 10 février 2010

Chers collègues,

Vous allez bientôt participer à la troisième conférence franco-israélienne sur les neurosciences, la neurologie et la psychiatrie qui doit se tenir à Haïfa entre le 14 et le 18 février prochains.

A cette occasion, nous voulons attirer votre attention sur le fait que de nombreux témoignages attestent que les détenus palestiniens dans les prisons israéliennes sont soumis à des pressions psychologiques et physiques, qui relèvent de la qualification de torture et qui tombent ainsi sous le coup du droit international, à savoir :

L’article 5 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (ONU, 1948) : “No one shall be subjected to torture or to cruel, inhuman or degrading treatment or punishment.”

- L’article 7 de la Convention Internationale sur les Droits civils et politiques (ONU, l966) : “No one shall be subjected to torture or to cruel, inhuman or degrading treatment or punishment…”

- La Convention de Genève relative à la protection des civils en temps de guerre (1949).

- La Déclaration contre la Torture (ONU, 1975).

La définition de ce que l’on entend par torture se trouve dans la Convention contre la torture et les autres traitements ou punitions cruels, inhumains et dégradants (ONU 1984), convention signée par Israël en octobre 1986.

À cela il faut ajouter la Déclaration de Tokyo de l’Association Médicale Mondiale (WMA), révisée et réitérée dans les conseils qui se sont tenus à Divonne les Bains (France) en 2005 et 2006. Le Préambule de cette Déclaration stipule :

« Le médecin a le privilège d’exercer son art pour servir l’humanité. Il doit conserver et rétablir la santé physique et mentale pour tous, sans discrimination, consoler et soulager ses patients. Le médecin doit garder le respect absolu de la vie humaine dès la conception, même sous la menace et ne fera pas usage de ses connaissances médicales contre les lois de l’humanité. Dans cette déclaration, la torture est définie comme les souffrances physiques ou mentales infligées à un certain degré, délibérément, systématiquement ou sans motif apparent, par une ou plusieurs personnes agissant de leur propre chef ou sous l’ordre d’une autorité pour obtenir par la force des informations, une confession ou pour toute autre raison. »

Or la participation de médecins israéliens à la pratique de la torture est attestée par de nombreuses ONG, internationales et israéliennes, comme Amnesty International, Physicians for Human Rights (PHR), Public Committee Against Torture in Israel (PCATI), B’Tselem, HaMoked. Vous trouverez en annexe quelques éléments des dossiers que ces ONG ont rassemblés à partir de témoignages dûment avérés. Beaucoup d’autres sont accessibles sur leurs sites ou dans leurs publications :

http://www.stoptorture.org.il/

http://www.btselem.org/English/

http://www.hamoked.org.il/index_en.asp

Les médecins israéliens ne sont pas toujours conscients de ces faits qui sont une des conséquences de la politique d’occupation et de colonisation des territoires palestiniens conquis en 1967, ni même de la signification du comportement de certains d’entre eux. Nous espérons que la Conférence de Haïfa vous donnera l’occasion de les interpeller sur ces graves atteintes à la déontologie professionnelle. Les médecins qui violent ainsi le droit international et l’éthique de leur profession doivent être sanctionnés, et nous espérons que vous saurez le rappeler à vos collègues israéliens.

Veuillez agréer, cher collègue, l’expression de nos sentiments distingués.

Ivar Ekeland, Président de l’AURDIP

Sonia Dayan-Herzbrun et Joseph Oesterlé, Vice-présidents


Quelques éléments sur la torture dans les prisons israéliennes et la complicité de certains médecins

I Torture and ill-treatment of Palestinian detainees – Torture et mauvais traitements envers des détenus palestiniens.

Rapport de Hamoked (Center of Defense of the Individual) et B’Tselem

Extraits :

- 1. The findings of the report are based on the testimonies of 73 Palestinian residents of the West Bank arrested during the period July 2005 through March 2006 and interrogated by the GSS. Although this does not constitute a statistically representative sample, it provides a valid indication of the frequency of the phenomena described in the report.

- 2. The witnesses in the sample reported beatings, painful handcuffing, curses and humiliation, and the denial of basic needs at the hands of security personnel from the time of arrest and through their transfer to the General Security Service (GSS). Approximately two-thirds of the witnesses (49 out of 73) reported that they had suffered at least one of these types of violations, which are defined in international law as prohibited abuse and may even constitute torture. The research did not examine whether this abuse was intended to “soften up” the detainees ahead of their interrogation by the GSS ; however, this is undoubtedly the practical outcome.

- 3. The GSS interrogation regime – routine abuse. The interrogation regime of the GSS includes seven key components that in varying degrees violate the dignity and integrity of the interrogees. This violation is exacerbated by the combined activation of these components during the interrogation period, which lasted for an average of 35 days in the sample :

1 Isolation from the outside world – prevention of a meeting between the interrogee and his attorney and Red Cross representatives ;

2 Conditions of imprisonment as a means of applying psychological pressure – detention in stifling and stench- filled cells in conditions of solitary confinement ;

3 Conditions of imprisonment as a means of physical enfeeblement – prevention of physical activity, disruption of sleep, and substandard food ;

4 The “Shabah” position – painful and protracted shackling to the chair of the interrogees’ hands and legs ;

5 Curses and humiliations – curses, full body searches, shouting, spitting, etc.

6 Threats – including threats of grave physical torture, arrest of family members, etc.

7 The extraction of information by informers (“asafir”) – this method is not injurious in itself, but its efficacy depends largely on the abuse of detainees immediately prior to its use.

These means were used against the vast majority of the witnesses included in the sample. The means are not the “inevitable” by- product of the needs of the detention and interrogation. Rather, they are intended to break the interrogees’ spirit. Accordingly, they are contrary to the Supreme Court ruling and, according to international law, constitute prohibited abuse. Moreover, in certain circumstances they may even constitute full-fledged torture.

- 4. “Special” interrogation methods are used by the GSS interrogators in some cases in addition to the routine means, probably in cases in which the interrogees are defined as “ticking bombs.” These “special” methods include direct physical violence. The witnesses in the sample described seven such methods :

1 Sleep deprivation for more than one day (15 cases) ;

2 “Dry” beating (17 cases) ;

3 Painful tightening of handcuffs, sometimes preventing blood circulation (5 cases) ;

4 Sudden pulling of the body to the rear causing pain to the wrists, which are shackled to the chair (6 cases) ;

5 Pushing the head to the front or the rear while holding the chin painfully or pushing it with the fist (8 cases) ;

6 The “frog” position (forcing the interrogee to crouch on the tips of his toes), accompanied by pushing (3 cases) ;

7 The “banana” position – the interrogee’s body is bent in an arch form while he is seated on a chair without a backrest (5 cases).

These means are clearly defined as torture in international law.

II Letter of complaint by PHR-Israel and the Public Committee Against Torture in Israel, datée du 12 février 2009.

The case of Mr. Bahajat Yamen, ID 901725358

Date of arrest : 19 May 2004 at his home.

Interrogated in : The interrogation facility in Petah Tikva Detention Center.

Testimony concerning the course of interrogation : Mr. Yamen states that his interrogation began after he arrived at the facility and continued for four days, with the use of violence and torture including : Protracted use of the “Shabah” position and particularly tight handcuffing for protracted periods, stopping the circulation of blood to the hands and causing severe pain. Mr. Yamen describes instances of violence by the interrogators, including one case that left a wound and scratches on his chest and neck.

Encounter with the medical system : States that on 22 May 2004, at the end of the interrogation, he felt unwell, fell down, and was taken to the facility clinic. He was inspected in the clinic by a physician whom he described as “a ginger-colored physician with white hair, tall, and red-faced.” After this examination Mr. Yamen was taken back for interrogation, which continued without violence and/or torture.

Issue to be clarified : The identity of the physician who attended to Mr. Yamen can be clarified. It can then be examined whether the physician documented the signs of violence in the detainee’s medical file ; whether he reported these to any body ; and whether he took steps to halt the violence/torture.

The case of Mr. Hassan Ladadiya, IF 988373486

Date of arrest : 4 June 2006

Interrogated in : The interrogation facility in the Russian Compound, Jerusalem.

Testimony concerning the course of interrogation : He was examined at the facility clinic after suffering a loss of sensation in his hands due to the cuffing. States that the examination was cursory and he was then returned to interrogation, which included torture. On the fifth day of his interrogation his hand swelled and he was again examined at the prison clinic. He was taken to Sha’arei Tzedek Hospital where he underwent an x-ray and a clinical examination that excluded the possibility of broken bones in his hands. On the seventh or eighth day of his interrogation he was again examined in the clinic and was referred to Hadassah Hospital. At Hadassah he was examined by a physician who told him that he was suffering from a laceration of a blood vessel and bruising on the left hand and that he should be referred to a particular physician at Hadassah Ein Kerem Hospital. The same day he was taken back to interrogation, that included torture. Two or three days later his hand was continuing to swell and he was transferred to Hadassah Ein Kerem and examined by a professor who told him that it was not a cut but an infection and that there was no medical or surgical treatment and he should massage his hand.

Attitude of the authorities : The Public Committee Against Torture in Israel contacted the attorney-general and the Chief Medical Officerof the Israel Police, Dr. Lankovsky, concerning this case. A copy of the letter was also forwarded to you. The Chief Medical Officer of the Israel Police replied : “Your correspondence alleges that your client was returned to interrogation after examination. In fact, the physician recommended complete rest and he was summoned for a check- up after two hours and was referred to the emergency room on the same day. In addition, on 6 June a report was forwarded by the physician to the commander of the detention center and to the deputy commander of the Jerusalem District [Police] concerning your client’s complaints.” In your own reply to the Public Committee Against Torture in Israel, you requested that the organization “forward for my review the attorney-general’s reply ; I shall then decide how to act on this complaint.”

Issue for clarification : The identity of the physician who treated Mr. Ladadiya at the detention center should be clarified and it should be examined what actions he took to prevent the continuation of the torture. If the remarks by the Chief Medical Officer are correct and he indeed made an effort to prevent the continuation of the torture but was unsuccessful in this, we would ask what the IMA intends to do about this matter. It would also be worth clarifying who were the physicians who examined Mr. Ladadiya at the various hospitals in order to examine whether his complaints and medical condition were properly documented and what steps – if any – were taken by these hospital physicians to prevent the continuation of the torture.

III Un cas récent cité par le Docteur Ruchama Marton, présidente de PHR  Janvier 2010

“M” was arrested April 2008. His affidavit states that he was :

- Interrogated for 20 days, most of the time seated on a chair fixed to the floor, hands tied behind his back.

- Beaten and shaken, while shackled to the chair.

- Threatened that his house would be demolished and mother would be arrested. Indeed she was.

Following severe beatings, he fainted and sustained cuts to his head and face. He suffered severe pains in his jaw to the extent he was unable to eat. In presence of ambulance paramedics and a doctor, interrogator instructs colleagues not to tell what happened, but to say “M” fell down the stairs. Hospital doctors treat him while still shackled. “M” receives stitches to head and face. Doctor is asked by interrogators not to order hospitalization. The doctor obeys. “M” was brought back to prison. Interrogators ordered “M” to wait inside the ambulance 3 hours to avoid having “M” examined by the prison doctor (the one who asks too many questions). “M” was finally released to another doctor, (the doctor who doesn’t ask questions). When M complains to the prison doctor he is told to shut up, sent shackled to confinement cell without medicine. Medication administered only following Red Cross visit.

source: http://www.aurdip.org/Lettre-de-l-AURDIP-aux.html

Lettre ouverte de la Campagne BDS France à Mr Jérôme Frédéric, directeur du Casino de Paris

A l’attention de Mr Jérôme Frédéric,

directeur du Casino de Paris

Paris, le 5 février 2010

Objet: Propagande du KKL au Casino de Paris


Nous avons appris avec consternation la programmation d’un concert organisé par Keren Kayemeth Leisrael (KKL) au Casino de Paris le 07 février prochain.

Le Casino de Paris est un lieu prestigieux et respectable dont on n’attend pas que ses responsables puissent accepter sciemment d’inviter une association telle que le KKL (en français: Fonds National Juif ).

A moins que conformément à la volonté du KKL de masquer sa réelle vocation, vous ayez été victime de sa duplicité: Cette organisation se présente en effet comme une organisation environnementale et la première organisation verte d’Israël.
En réalité cette organisation soutient activement depuis sa création «la rédemption de la terre du peuple juif», la colonisation des terres palestiniennes et l’expropriation des autochtones palestiniens de leurs terres à travers notamment des confiscations de terrains. Son projet et ses moyens sont ceux de la conquête et de la dépossession arbitraire du peuple palestinien et de son patrimoine.

Dans la longue liste des violations flagrantes du droit international dont le KKL est responsable, il faut souligner outre l’appropriation des terres des palestiniens expulsés, le fait que les milliers d’arbres que l’organisation se vante d’avoir planté l’ont été l’ont été sur les ruines des villages palestiniens de Galilée et du Néguev dynamités en 1948, et sur les territoires occupés depuis 1967.
Par exemple: nous vous rappelons que le KKL a planté grâce à des fonds canadiens, le «Canada Park » sur les ruines des villages cisjordaniens de Latroun et d’Emmaus, rasés par Ariel Sharon en 1967.

Enfin aujourd’hui, le KKL lève des fonds français pour planter «le Parc de France» sur les terres expropriées des villages entourant Jérusalem, entre les colonies de Maale Adoumim et Jérusalem Est. Ainsi ce serait un parc «français» qui permettrait de parachever les contours du «grand Jérusalem» voulu par les colons.
Le KKL réunit aussi des fonds pour financer la «judaïsation du Néguev» en expulsant et regroupant les Bédouins qui le peuplent dans des villes-réserves, comme il en a récolté pour financer des «aires de repos» pour le bien-être des soldats rentrant de Gaza. Ce processus de colonisation, dans ces divers aspects est considéré comme autant de crimes de guerre par la Quatrième Convention de Genève.

En outre, les terres gérées par le KKL sont gérées selon des critères explicitement racistes.

A travers tous ces motifs, la présence de cette organisation au Casino de Paris, dont l’activité principale est le spectacle, ne pourrait qu’apparaître indécente et insupportable à tout défenseur des droits de l’Homme informé sur les objectifs et les réalisations véritables du KKL.

Le Casino de Paris avait déjà accueilli le KKL l’an passé, nous vous appelons donc à ne pas accepter d’être complice du vol des terres palestiniennes, des violations des droits humains et du droit international, et identifié comme tel.

Nous restons à votre entière disposition pour toute information complémentaire sur le KKL.

Campagne BDS France
www.bdsfrance.org
Campagnebdsfrance@yahoo.fr

 

 
Lettre ouverte de l’AURDIP, membre de la Campagne BDS France à l’administrateur du Collège de France
 
L’Aurdip ( Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine ) est membre de la Campagne BDS France.

Lettre à l’Administrateur du Collège de France Read More
Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine
4 Décembre 2009
Monsieur Pierre Corvol, Administrateur du Collège de France, Président de l’Assemblée des Professeurs
Monsieur l’Administrateur, Cher Collègue
Le 8 Décembre prochain, le Collège de France accueillera une journée de promotion en France du Technion, Israel Institute of Technology. Le communiqué de presse précise que “Ce colloque va montrer, au travers du modèle israélien et plus particulièrement de celui du Technion, Israel Institute of Technology, comment sensibiliser les chercheurs à la valorisation de la recherche par le transfert de technologie et la création d’entreprises. Il permettra un débat sur le rôle des différents acteurs, dans les domaines scientifiques, industriels, financiers et institutionnels en France et en Israël”.
Nous voudrions rappeler qu’une part très importante des activités du Technion sont un soutien direct à l’occupation des territoires palestiniens conquis en 1967, et à la colonisation de ceux-ci.
Citons entre autres :
− La conception de véhicules blindés sans pilote (1), destinés à être utilisés en territoire palestinien dans des opérations contre des populations civiles, tels le célèbre bulldozer D9, utilisé pour détruire les maisons et les cultures. Ils ont été utilisés systématiquement dans la bande de Gaza, notamment le long de la frontière avec l’Égypte où des centaines de maisons ont été rasées pour créer une bande de terre vierge, la fameuse “Philadelphi route”, et plus récemment lors de l’invasion de janvier 2009 (2), où des centaines de maisons ont été rasées et des installations agricoles détruites sans même le prétexte d’une résistance armée (3).
− La conception de drones (4), dont chacun sait qu’ils sont utilisés pour tuer des militants présumés, ou même des adversaires politiques, en dehors de toute procédure judiciaire, au mépris le plus absolu des droits de la population occupée. Ces exécutions sommaires s’accompagnent bien souvent de ce que l’on appelle par euphémisme des “dommages collatéraux”, c’est-à-dire de personnes dont le seul tort était d’être dans les parages au mauvais moment. Rangeons au nombre de ces dommages collatéraux l’effet à long terme sur une population civile d’être en permanence surveillée et menacée du ciel, surtout quand il lui est interdit de sortir d’un territoire de 360 km2.
− Les liens très étroits avec la société Elbit. Celle ci, par l’intermédiaire de ses filiales, Elbit Electro-Optics (El-Op) and Elbit Security Systems (Ortek) a fourni les caméras de surveillance qui équipent le mur de séparation, construit pour une large part en territoire occupé et condamné en 2004 par la Cour Internationale de Justice, dans un jugement quasi-unanime. Il semblerait en outre que la même société construise un véhicule sans pilote destiné à patrouiller les abords du mur. Dans ce contexte, la création entre le Technion et Elbit (Visions Systems Research Institute) d’un centre de recherches commun (5) (6) (Vision Systems Research Initiative) conduit à s’interroger sur la finalité des recherches menées au Technion sur la vision. Par contre, en ce qui concerne la méthode développée au Technion pour localiser les tunnels en utilisant la fibre optique (7), le doute n’est pas permis : il s’agit explicitement de contribuer à l’emprisonnement de la population de Gaza en lui interdisant tout contact avec le monde extérieur.
Il semble donc établi que le Technion contribue de manière active et délibérée au maintien de l’occupation des territoires palestiniens et à l’enfermement de la population de Gaza. Il ne nous appartient pas de juger de la qualification exacte de tels actes, qui font déjà l’objet de nombreuses plaintes auprès des instances judiciaires compétentes, mais il est patent qu’ils sont illégaux au regard du droit international, et notamment de la convention de Genève.
Le Collège de France est respecté dans le monde entier, et nous nous étonnons qu’il puisse donner en exemple aux chercheurs français une institution aussi impliquée dans des activités illégales. La valorisation de la recherche en milieu universitaire consiste-t-elle vraiment à se mettre au service de tous ceux qui sont capables de la financer ? Nous pensons au contraire que les chercheurs ont une responsabilité morale et légale sur l’utilisation de leurs travaux, surtout dans le cas d’une recherche aussi dédiée, et nous craignons que la coopération scientifique avec le Technion ne fasse partager cette responsabilité à des chercheurs français. Pour notre part, nous ne l’accepterions pas.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur l’Administrateur et cher collègue, l’expression de nos sentiments distingués.
pour l’AURDIP :
Ivar Ekeland, Président – Sonia Dayan-Herzbrun, Vice-Présidente – Joseph Oesterlé, Vice-Président
(1) http://www.admin.technion.ac.il/par… , communiqué de presse du 20/10/2003. Toutes les citations ont été vérifiées à la date du 3/12/09.
(2) http://www.jpost.com/servlet/Satell… , article du Jerusalem Post.
(3) http://www2.ohchr.org/english/bodie… , rapport de la commission d’enquête de l’ONU.
(4) http://tasp.technion.ac.il/Centers/…
(5) http://www.focus.technion.ac.il/Nov…
(6) http://finance.themarker.com/textDo…
(7) Technologie BOTDR, voir http://t3.technion.ac.il/pdf_files/…
Le lien vers le site de l’AURDIP:
http://www.aurdip.fr/Lettre-a-l-Administrateur-du.html
 
Dîner avec «le Boucher de Cana»? Cela ne se fait pas! Lettre ouverte de la Campagne BDS France à Jean François COPE et Christian ESTROSI

Messieurs,

Nous apprenons que vous êtes les invités de l’association France Israël le 19 novembre prochain pour un dîner de soutien à Israël avec Moshe Ya’alon comme invité d’honneur.
Savez-vous vraiment avec qui vous allez dîner?
Moshe Ya’alon est aujourd’hui vice premier ministre du gouvernement le plus extrémiste d’Israël dans lequel il est chargé des questions stratégiques.
Le « Programme pour la justice internationale et la responsabilité » de Amnesty International USA mentionne à la rubrique Ya’alon: « Moshe Ya’alon est accusé d’être responsable de crimes de guerre, d’assassinats extra-judiciaires, de crimes contre l’humanité, et de traitements ou punitions cruels inhumains ou dégradants en relation avec la mort d’une centaine de civils dans le bombardement d’une base de l’ONU à Cana en 1996 ».
Le 18 avril 1996, alors qu’il dirige le département des renseignements de l’armée, 38 obus d’artillerie sont lancés sur une base de l’ONU, dans le village de Cana au Liban où se sont réfugiés 800 villageois, et tuent 106 civils. Ce qui en fait un des responsables de ce crime de guerre aux termes de la 4e convention de Genève. La plainte déposée contre lui par les familles des civils à la cour fédérale américaine de Washington lui vaut un ordre de comparution, celui que l’on appelle « Le boucher de Cana » refuse de se présenter.
Entre 2002 et 2005 en tant que chef d’État Major il décide et conduit une politique d’assassinats extra judiciaires considérée comme crime de guerre par la norme internationale:
Ainsi le 22 juillet 2002 il ordonne l’assassinat de Salah Shehadeh membre du Hamas, et fait envoyer une bombe d’une tonne sur l’immeuble de Rafah où il réside avec sa famille dans une zone surpeuplée de la bande de Gaza: 14 morts civils dont 9 enfants sans parler des 150 blessés « collatéraux »: 2e crime de guerre pour bombardement d’un quartier peuplé de civils. Idem avec en mars 2004 le Cheikh Ahmed Yassin tué à la sortie de la mosquée par un missile avec 7 autres personnes, puis en avril 2004 Abdel Aziz al Rantissi, et en octobre 2004 Adnane Alghoul,
Sur ces faits la cour de justice espagnole exerçant la compétence universelle ouvre une enquête contre sept responsables politiques israéliens dont Ya’alon, pour crime de guerre, elle s’interroge même sur la qualification en crime contre l’humanité pour l’assassinat des civils de juillet 2002 autour de Shehadeh.
Dans un interview avec Ari Shavit le 27 aout 2002 dans Ha’aretz il déclare: « Les caractéristiques de cette menace (palestinienne) sont dissimulées, comme celles d’un cancer… Certains estiment qu’il est nécessaire d’amputer, pour le moment j’en suis au stade de la chimiothérapie. »
Lors d’un rassemblement de son parti le Likoud il déclare en aout 2009 : « Notre problème c’est le virus de « La Paix Maintenant » ou si vous préférez des élites, dont les nuisances sont très grandes. De mon point de vue les juifs doivent vivre sur toute la terre d’Israël (le grand Israël) pour l’éternité. »
Le journal Ha’aretz du 28 octobre 2009 explique que dans un interview à Galeï Tsahal (la chaîne de radio de l’armée) Ya’alon a déclaré que dans le cadre des menaces de poursuites judiciaires contre les officiers de l’armée anciens ou actuels « il était prêt à renoncer à des visites dans les capitales européennes pour garantir à Tsahal sa liberté d’action, et que ce ne serait pas une grande perte ».
Alors que Ya’alon, comme il le dit lui même, ne peut se rendre aujourd’hui sans risque dans une quelconque capitale européenne, des élus et ministres français de la République ne peuvent participer à ce qui constituerait une véritable complicité de crime et une opération de réhabilitation
de «l’image d’Israël» après le carnage perpétré au début de l’année à Gaza. Rappelons que le rapport Goldstone accuse Israël de crimes de guerre et possibles crimes contre l’humanité lors de l’opération « Plomb Durci ».
La campagne BDS France vous demande instamment de refuser de vous commettre dans ce diner. Elle vous demande de tout faire au contraire pour que la France prenne toute sa place dans la recherche de la vérité sur les crimes de guerre et pour que la justice s’applique, conformément au rôle qu’elle souhaite jouer en faveur de la paix et la stabilité dans la région.

Campagne BDS France

Contact: Campagnebdsfrance@yahoo.fr

 

Célébration des 100 ans de Tel Aviv: Lettre ouverte de la Campagne BDS France à la Mairie de Paris

 
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Le marché de Jaffa, Gustav Bauernfeind, 1877

 
Monsieur Bertrand DELANOE,
Maire de Paris
Place de l’Hôtel de Ville
75196 Paris cedex 04
Monsieur le Maire,
La célébration des 100 ans de Tel-Aviv nous a inspiré la lettre ouverte ci-après. Nous vous remercions de bien vouloir porter attention à son contenu.

1909 – 2009 : centième anniversaire de la fondation de Tel-Aviv, cette ville qui exprime la modernité d’Israël, ville née du sable et de la mer, ville qui serait, selon l’imagerie israélienne, pure de toute spoliation des Palestiniens.
L’histoire est loin d’être aussi belle que le dit cette présentation. Tel-Aviv s’est construite contre la ville palestinienne de Jaffa qui fut l’un des centres de la vie culturelle palestinienne et les sables sur lesquels elle s’est édifiée portaient des villages palestiniens qui ont été détruits pour faire place à la nouvelle ville. Tel-Aviv est loin d’être aussi pure qu’on la présente et s’inscrit dans la conquête de la Palestine.
Il faut ici rappeler que 1909 se situe à l’époque de la deuxième alyah (vague d’immigration), celle des cadres du mouvement sioniste qui viennent s’établir en Palestine pour y construire l’Etat des Juifs. En ce sens on peut considérer Tel-Aviv comme le symbole de la conquête. La construction de Tel-Aviv marque ainsi une étape importante dans la mise en place de l’Etat juif.
La cité née des sables
Symbole de la modernité israélienne et marquée par le développement de sa vie culturelle, Tel-Aviv occulte une réalité plus sombre, celle de la dépossession des Palestiniens. Son inscription au Patrimoine Mondial par l’UNESCO en 2003 ne saurait faire oublier cette réalité.
Construite à côté de la ville de Jaffa, Tel-Aviv étouffera ce centre de la culture palestinienne qui, après la proclamation de l’Etat d’Israël, deviendra l’un des faubourgs pauvres de la ville, où vivent encore quelques Palestiniens. La ville de Jaffa fut conquise en 1948 par les organisations paramilitaires juives et soixante quinze pour cent de la ville a été détruite. Le nombre de ses habitants est alors passé de 60.000 à 4.000, ces derniers autorisés à résider dans deux quartiers de la ville, Ajame et Jeballah. Quant à la Vieille Ville, elle a été vidée de ses habitants pour devenir un centre touristique, où les propriétaires palestiniens des galeries d’art ont été dépossédés au profit des artistes israéliens. Ainsi disparaît toute trace de la culture palestinienne pour laisser la place aux conquérants. Quant aux noms arabes des rues, ils ont été effacés et remplacés par des noms plus « présentables ». Ce qui permet d’occulter que la vie culturelle tant vantée de Tel-Aviv s’est construite sur l’élimination de la culture palestinienne. Ainsi disparaît une ville, Jaffa, et tout son passé pour laisser place à la ville nouvelle de Tel-Aviv.
L’ONG israélienne Zochrot qui s’est donnée pour objectif de retrouver les vestiges des villages palestiniens détruits, rappelle que de tels villages existaient autour de Jaffa et qu’ils ont été détruits. Parmi ces vestiges, le village de Summeil dont une partie a été recouverte par la « Century Tower ». La municipalité essaie de détruire les quelques vieilles maisons qui constituent un noyau de pauvreté pour construire un quartier résidentiel et des centres commerciaux modernes. Des architectes membres de Zochrot rappellent que Tel-Aviv n’est pas née des sables mais qu’elle s’est construite sur les villages palestiniens détruits de Sheikh Muwannis, (sur sa terre est bâtie une partie de l’Université de Tel Aviv), Jammusin, Salame, Summeil et bien d’autres. Nous rappelons que, au cœur de cette même ville, se trouve le QG du Ministère de « défense », le centre névralgique d’où partent les ordres pour bombarder, massacrer, expulser, torturer .
Célébrations
En septembre 2009, le cinquième Festival International de Film de Toronto a annoncé qu’il allait inaugurer son programme City to City avec un « pleins feux » sur Tel-Aviv. Cette annonce a provoqué la réaction de cinéastes et d’acteurs qui ont publié une lettre ouverte adressée aux organisateurs du Festival. « Nous ne protestons pas contre les cinéastes israéliens inclus dans le programme City to City, et nous ne suggérons en aucune façon que le cinéma israélien devrait être exclu de TIFF. Toutefois, en particulier à la suite de l’assaut brutal de cette année sur Gaza, nous nous opposons à l’utilisation d’un festival international aussi important pour promouvoir une campagne de propagande au nom d’un régime que l’archevêque sud-africain Desmond Tutu, l’ancien président des États-Unis Jimmy Carter, et le président de l’Assemblée Générale des Nations-Unies Miguel d’Escoto Brockmann ont appelé un régime d’apartheid. » Cette lettre est signée par des personnalités aussi éminentes que Udi Aloni, Elle Flanders, John Greyson, Naomi Klein, Kathy Wazana, Cynthia Wright, B. H. Yael …
La Mairie de Paris, toujours prête à louer les mérites d’Israël tout en se donnant une image d’ouverture aux pluralités d’opinions, s’apprête à célébrer le Centenaire de Tel-Aviv du 4 novembre au 6 décembre 2009 et apporte son soutien à une exposition qui a lieu du 13 octobre au 17 novembre 2009 à la Cité Internationale des Arts. Dans le cadre de cette célébration, le Forum des Images organise à Paris le cycle Tel-Aviv, Le Paradoxe. De même qu’à Toronto, plusieurs cinéastes dont Eyal Sivan, Hany Abu-Assad et Shai Carmeli Pollak ont décliné l’invitation à projeter leurs films dans le cadre du cycle Tel-Aviv, Le Paradoxe. Eyal Sivan a envoyé sa propre lettre qui comprend l’extrait suivant: « La politique raciste et fasciste du gouvernement israélien et le silence complice de la plupart de ses milieux culturels pendant le récent carnage opéré à Gaza comme face à l’occupation continue et aux violations des droits humains et aux multiples discriminations à l’égard des Palestiniens sous occupation, ou ceux citoyens palestiniens de l’Etat israélien – toutes ces raisons justifient que je maintienne une distance vis-à-vis de tout événement qui pourrait être interprété comme une célébration de la réussite culturelle en Israël ou un cautionnement de la normalité du mode de vie israélien. Puisque votre rétrospective fait partie de la campagne internationale de célébration du centenaire de Tel-Aviv et qu’elle bénéficie, à ce titre, du soutien du gouvernement israélien, je ne peux que décliner votre invitation ».
Dans un geste citoyen, nous, membres de la campagne BDS France, solidaires de l’ « Initiative palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël » (PACBI = Palestinian Campaign for the Academic & Cultural Boycott of Israël), nous vous adressons cette lettre ouverte de protestation. Nous nous associons en cela aux cinéastes et artistes ayant refusé de participer à une telle manifestation, ainsi qu’aux nombreux artistes et citoyens palestiniens qui nous ont demandé de dénoncer cette opération de marketing d’un Etat décidé à faire oublier sa face sombre. Nous refuserons de participer à cette indigne célébration et nous ferons notre possible pour informer les habitants de Paris sur la véritable nature de la ville que cette exposition est censée glorifier, afin qu’ils ne participent pas non plus à cette complicité d’apologie de crimes coloniaux.
Campagne BDS France
21 ter rue Voltaire
75011 Paris
Contact: campagnebdsfrance@yahoo.fr
Lettre ouverte de la Campagne BDS France adressée aux organisateurs du Salon « Action Planète Mode d’emploi »
 
* : Le site du salon : http://www.planetemodedemploi.fr/
Paris,
Le 21 septembre 2009

Objet: Participation du KKL à votre salon

Nous avons appris avec consternation la présence au salon« Planète mode d’emploi » du Keren Kayemeth Leisrael (KKL).

Les participants à un salon à caractère écologiste, tel que le vôtre, ont en effet vocation à se préoccuper quotidiennement des bonnes relations des gens avec leur environnement.
C »est pourquoi il n’est pas pensable que les organisateurs d’un tel salon invitent des associations qui se comportent en conquérantes cyniques à l’égard d’un peuple et de son patrimoine.

Mais peut-être avez-vous mal été informés sur ce qu’est réellement le KKL et sur la réalité que veut masquer l’organisation qui s’enorgueille d’être la première organisation verte d’Israël

Aussi sachez que cette organisation qui se nomme en français « Fond National Juif » soutient activement depuis sa création «la rédemption de la terre du peuple juif» et donc la colonisation des terres palestiniennes et l’expropriation des autochtones palestiniens de leurs terres à travers notamment des confiscations de terrains. Par ailleurs dans ses statuts, l’organisation émanation de l’agence juive n’a vocation à s’intéresser qu’aux juifs, et s’interdit explicitement la vente ou la location de terres à des non-Juifs.

Cela signifie par exemple que tout Juif dans le monde, vivant n’importe où de Tombouctou au Canada, peut recevoir de la terre du KKL, sans même venir en Israël, alors qu’un citoyen arabe d’Israël, dont les ancêtres ont vécu sur cette terre depuis des centaines – ou même des milliers – d’années, ne peut pas y acquérir un appartement. Il s’agit d’une discrimination institutionnalisée menée à grande échelle.

Dans la longue liste des violations flagrantes du droit international dont le KKL est responsable, il y a également le fait que les milliers d’arbres que l’organisation se vante d’avoir planté l’ont été dans la vallée du Jourdain, le désert du Néguev, territoires qui sont selon les résolutions de l’ONU ne font pas partie d’Israël, mais ont été occupés en 1948. Autre exemple: nous vous rappelons que le KKL a planté grâce à des fonds canadiens, le «Canada Park » sur les ruines du village de Latroun rasé par Ariel Sharon en 1967.

Aujourd’hui, le KKL lève des fonds français pour planter «le Parc de France» sur les terres expropriées des villages entourant Jérusalem entre les colonies de Maale Adoumim et Jérusalem Est. Ainsi ce serait un parc «français» qui permettrait de parachever les contours du «grand Jérusalem» voulu par les colons.

Le KKL réunit aussi des fonds pour financer la «judaïsation du Néguev» en expulsant et regroupant les bédouins qui le peuplent dans des villes-réserves, comme il en a récolté pour financer des «aires de repos» pour le bien-être des soldats rentrant de Gaza. Ce processus de colonisation, dans ces divers aspects est considéré comme autant de crimes de guerre par la Quatrième Convention de Genève.

Dans votre charte éthique vous faites également référence à la « responsabilité sociétale » des exposants à votre salon, notamment à travers la « non-discrimination ». Or en Israël, les citoyens israéliens arabes d’origine palestinienne n’ont pas accès aux mêmes droits que les juifs israéliens et des villages entiers ne bénéficient pas de services publics bien que payant leurs impôts.

A travers tous les motifs explicités plus haut, la présence de cette organisation dans votre salon, dont l’objectif est de réfléchir aux actions pour « mieux vivre ensemble » ne pourrait qu’apparaître indécente et insupportable à tout défenseur des droits de l’Homme informé sur les objectifs et les réalisations véritables du KKL.

Nous vous appelons, en cohérence avec les valeurs éthiques que vous exprimez, à retirer immédiatement votre soutien à la présence du KKL dans votre salon.

Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire sur le KKL.
La Campagne BDS France (Boycott – Désinvestissement – Sanctions)

 
Lettre de la Campagne BDS france à la direction de Sephora
 
Campagne BDS France
A l’attention de la direction de Sephora

Paris, le 16/07/09
Madame, Monsieur,

Nous tenons à interpeller la direction de Sephora au sujet des produits de la marque « Ahava » commercialisés dans ce magasin.
Nous attirons son attention sur le fait que les cosmétiques commercialisés par Ahava, marque présentée comme « israélienne », sont fabriqués dans une colonie illégale dans les territoires palestiniens occupés. La « Coalition Israélienne des Femmes pour la Paix », ONG basée à Tel Aviv, souligne que les produits Ahava proviennent de la colonie « Mizpe Shalem » en Cisjordanie.
Or, le droit international et tous ceux qui l’ont ratifié, y compris la France, ne reconnaissent pas les territoires palestiniens occupés comme faisant partie d’Israël. Et les colonies installées sur ces territoires sont déclarées illégales par l’ONU.

Par conséquent, les cosmétiques AHAVA ne proviennent pas d’Israël, contrairement à la présentation faite par Sephora, mais de terres spoliées et de ressources appartenant à des Palestiniens.

C’est pourquoi nous demandons à la direction de Sephora de cesser la commercialisation de ces produits de l’occupation et de la colonisation.

A défaut, Sephora se rend complice d’une politique contraire aux conventions de Genève et condamnée par l’ONU et par la Cour Internationale de Justice. Ce que nous ne pouvons accepter en tant que clients de l’enseigne.

La Campagne BDS France (Boycott – Désinvestissement – Sanctions)