Les Palestiniens condamnent un match « amical » qui, par le sport, blanchit Israël, alors que Gaza pleure ses morts

Le 16 novembre 2019 – Les équipes nationales de football d’Argentine et d’Uruguay prévoient d’aller jouer un match « amical » en Israël, en dépit de la nouvelle attaque contre Gaza qui a tué déjà au moins 34 Palestiniens.

Le match doit avoir lieu le lundi 18 novembre au stade Bloomfield, dans la ville palestinienne, nettoyée ethniquement, de Jaffa.

Stéphanie Adam de la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) a déclaré ceci :

« Alors que le nouvel épisode d’une campagne criminelle de bombardements lancée par Israël est suspendu et que les Palestiniens de Gaza pleurent une nouvelle fois leurs morts, l’Argentine et l’Uruguay projettent d’organiser un match de football ‘amical’.

« Tout d’abord, le match n’aurait jamais dû être programmé. Les Palestiniens vivent dans un état constant d’oppression et de déni de leurs droits fondamentaux du fait du régime d’occupation militaire et d’apartheid d’Israël, et cela depuis des décennies.

« Rien qu’en deux jours, les frappes aériennes israéliennes sur Gaza ont tué 34 Palestiniens, dont 8 enfants. Israël maintient les Palestiniens dans une bande de Gaza maintenue sous un siège paralysant depuis plus de 12 ans tout en bombardant à maintes reprises la population civile enfermée dans Gaza, tuant des milliers de Palestiniens. Les Nations-Unies prévoient que Gaza sera inhabitable d’ici à 2020. Quelle sorte de sécurité ont donc les Palestiniens ?

« Ce sont des milliers de personnes à travers le monde, en particulier à Montévidéo, Buenos Aires et Barcelone, qui ont élevé la voix avec des associations et des joueurs de football en faveur du droit des Palestiniens à vivre en sécurité et en liberté.

« Comme dans l’Afrique du Sud de l’apartheid, dans le passé, Israël n’a pas sa place dans les évènements sportifs, culturels ou académiques internationaux aussi longtemps qu’il continuera son régime d’apartheid et ses crimes contre le peuple palestinien ».

En 2018, l’Argentine a annulé un match « amical » à Jérusalem après des mois de campagne BDS.

Le Comtec Group d’Israël, qui a des clients dans les colonies de peuplement israéliennes illégales, était l’organisateur du match amical contre l’Argentine, comme du match Argentine/Uruguay.

Sylvan Adams, milliardaire canadien dans l’immobilier et ambassadeur autoproclamé d’Israël, couvre avec une somme importante le coût de l’organisation du match Argentine/Uruguay. Adams a déclaré qu’il consacre l’actuel chapitre de sa vie à « la promotion de ce que j’appelle l’’Israël normal’ » afin de détourner l’attention loin des violations israéliennes des droits humains des Palestiniens et du droit international.

Adams et Comtec ont déjà fait équipe pour organiser des évènements en Israël, notamment pour le Concours Eurovision de la Chanson de 2019 avec Madona, le Grand Départ de la course cycliste Giro d’Italie 2018, et une tentative ratée pour faire venir le concours de Miss Univers 2019 en Israël.

Stéphanie Adam de PACBI ajoute :

« Il n’y a jamais eu le moindre doute que ce match était politique. L’Argentine et l’Uruguay ont décidé de franchir la ligne de piquetage non violente des Palestiniens. Le match ‘amical’ va permettre à Israël d’utiliser un évènement sportif international et le prestige des athlètes du championnat pour blanchir, par le sport, sa politique criminelle de nettoyage ethnique, son siège, ses agressions militaires répétées contre Gaza, les démolitions de maisons palestiniennes, la construction de ses colonies de peuplement illégales et de ses murs d’apartheid illégaux.

« Le club au top de Première ligue à Gaza, le Khadamat Rafah, a écrit à l’Argentine et à l’Uruguay pour exhorter les deux équipes ‘à ne pas permettre qu’un jeu aussi beau soit utilisé pour couvrir ces graves violations des droits humains’. Israël a refusé au Khadamat Rafah l’autorisation de se déplacer pour la Coupe Palestine 2019, contraignant à l’annulation du championnat de football palestinien.

« Le Balata Football Club, du nom d’un camp de réfugiés en Cisjordanie occupée, a lui aussi exhorté l’Argentine et l’Uruguay à annuler le match en Israël, rappelant le rôle crucial que les boycotts sportifs ont rempli dans la fin du régime d’apartheid en Afrique du Sud.

« Lors d’une session d’entraînement au Barcelona FC, des groupes de la société civile catalane ont lancé des appels personnels aux joueurs Lionel Messi et Luis Suárez, qui jouaient respectivement pour l’Argentine et l’Uruguay, afin qu’ils ne participent pas au match, rappelant la célèbre phrase de Maradona, ‘Le ballon ne peut pas être terni’. Ils demandaient, ‘Seriez-vous allez jouer dans l’Afrique du Sud de l’apartheid ?’. Les manifestations aux associations de football de Montévidéo et Buenos Aires ont largement été médiatisées.

« Des dizaines de groupes de la société civile, de syndicats, d’organisations de défense des droits de l’homme et de clubs de supporters sportifs, en Argentine et en Uruguay, ont appelé leurs équipes nationales à annuler le match en Israël ».

Le contexte

Gaza est le siège de l’Association de football des Palestiniens amputés, créée en mars 2018. Elle compte maintenant sept équipes et 80 joueurs, la plupart des joueurs ayant perdu des membres sous les balles des tireurs embusqués de l’armée israélienne alors qu’ils participaient aux manifestations pacifiques de la Grande Marche du Retour qui réclame leurs droits de l’homme fondamentaux. Pour les amputés, jouer au football est une forme de résistance et une façon de continuer à jouer à leur jeu favori.

L’Argentine avait initialement prévu de jouer contre le Paraguay au Bangladesh, le 18 novembre. Quand le match du 19 novembre en Israël est venu à la surface, le président de la Fédération de football du Paraguay a déclaré, « Quand on signe un contrat, on le valide. Ce contrat doit être respecté. En cas de non-respect, nous prendrons les mesures appropriées ». Quelques jours plus tard, le 28 octobre, le Paraguay annonçait que le match contre l’Argentine était annulé.

La date du match Argentine/Uruguay en Israël a été confirmée par les deux équipes nationales pour le 19 novembre. La Fédération de football israélienne, qui englobe les équipes des colonies de peuplement israéliennes illégales, construites sur la terre palestinienne en violation du droit international, s’est plainte que la date coïncidait avec les matches de l’équipe nationale israélienne. La date du match Argentine/Uruguay a alors été changée pour le 18 novembre.

Le match Argentine/Uruguay aura lieu au stade Bloomfield à Jaffa (Yafa), une ville portuaire palestinienne autrefois prospère et cosmopolite, et l’une des plus de 500 villes et villages palestiniens nettoyés ethniquement de leurs habitants palestiniens originaires du pays lors de l’implantation d’Israël en 1948 sur les ruines de la patrie palestinienne.

La Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) a été initiée en 2004 pour contribuer à la lutte pour la liberté, la justice et l’égalité des Palestiniens. Élément clé du mouvement BDS, la PACBI recommande le boycott des institutions académiques et culturelles israéliennes, étant donné leur complicité profonde et persistante avec le déni par Israël des droits des Palestiniens tels que stipulés dans la législation internationale.

Visitez PACBI sur : https://bdsmovement.net/pacbi et suivez-nous sur Twitter @PACBI

Source: PACBI

Traduction : BP pour BDS FRANCE




Italie : La lettre des équipes palestiniennes remise à l’athlète Fiona May, membre du conseil de surveillance de Puma

Le 9 novembre, les soutiens aux droits des Palestiniens de BDS Bologne ont rencontré Fiona May, médaillée olympique, à la suite de ses débuts au théâtre comme co-star dans « New York Marathon ».

L’athlète est membre du comité de surveillance du fabricant d’équipement sportif Puma.

Puma est le sponsor principal de la Fédération d’Israël de football (IFA) qui, comme l’a établi l’organisation internationale Human Rights Watch, inclut des équipes de football basées dans des colonies israéliennes illégales situées sur des terres palestiniennes. Les colonies israéliennes constituent un crime de guerre en droit international.

Pendant leur brève rencontre, les militants ont remercié Fiona May pour ses nombreuses interventions publiques contre toutes les formes de racisme et ont souligné le rôle inacceptable que PUMA joue en soutenant l’occupation militaire israélienne par le biais de son parrainage de l’IFA.

Les militants lui ont remis l’appel rédigé par plus de 200 équipes sportives palestiniennes demandant à PUMA de cesser son soutien aux colonies israéliennes illégales en mettant fin à son contrat de sponsor de l’IFA, ainsi que l’article touchant de Aya Khattab, qui joue dans l’Équipe nationale de football des femmes palestiniennes.

Les militants ont également discuté de la réponse de PUMA aux milliers de personnes qui soutiennent l’appel des équipes palestiniennes, qui affirme son « engagement pour une égalité universelle ».

Les militants ont demandé à Fiona May de soulever la question du parrainage de l’IFA en tant que membre du conseil de surveillance de Puma, afin que le principe d’« égalité universelle » ne demeure pas une belle phrase détachée de la réalité, utilisée comme une stratégie de marketing pour attirer de nouveaux clients par le biais des droits de la personne, mais qu’il s’enracine dans des actions concrètes, dont la suspension des contrats signés avec l’IFA.

Les militants ont rappelé à Fiona May que l’IFA avait refusé de prendre des mesures pour cesser cette complicité, en excluant les équipes des colonies, bien qu’elle ait été condamnée à plusieurs reprises par des conseillers des Nations Unies, plus de 150 parlementaires – dont des membres du Parlement européen, du parlement suisse, du parlement danois et de la Chambre des communes britanniques – ainsi que par des organisations de défense des droits de la personne et de la société civile.

Les militants ont évoqué avec Fiona May les enseignements d’Angela Davis sur la liberté comme combat permanent et souligné que le combat des Palestiniens était un combat contre le colonialisme et le racisme où tout ce qui est requis est de prendre position. Ils ont exhorté Fiona May à les aider à convaincre Puma de respecter l’engagement en faveur des droits de l’homme qu’il affiche.

Les militants ont remercié Fiona May d’avoir écouté leurs explications sur la campagne avec attention et intérêt et se réjouissent de sa réponse.

Traduction : MUV pour BDS France

Source : BDS Italie




Le mouvement (BDS Maroc) appelle au boycott du Forum Euromed des Jeunes Leaders

Rabat, le 3 Novembre 2019 : La campagne BDS Maroc appelle les jeunes à boycotter le 5ème Forum des Jeunes leaders qui se déroulera à Essaouira du 15 au 17 Novembre 2019, et cela à cause de la participation d’Israël. Il s’agit en effet d’un acte de normalisation clair, autrement dit d’une tentative de faire paraître l’Occupation, et donc le colonialisme de peuplement visant au remplacement de la population d’origine, comme un partenaire « normal » d’une manifestation qui se tient au Maroc, alors que l’immense majorité de notre peuple refuse absolument toute normalisation avec les occupants de la Palestine.
C’est la cinquième fois que le Forum se tient à Essaouira, sous l’égide de l’Ambassade de France et de l’Institut Français au Maroc, mais c’est la première fois que l’Ambassade de France a émis un appel à la participation d’Israël à cette manifestation. C’est ce qui apparaît en effet dans le texte de l’appel lancé par l’Ambassade de France à Tel Aviv pour encourager les Israéliens qui comprennent la langue française à s’inscrire et à rejoindre la manifestation :

Jeunes Israéliens de 18 à 25 ans comprenant bien le français, nous vous invitons à soumettre votre candidature pour participer au 5ème Forum euro-méditerranéen des Jeunes Leaders sur le thème « Engagement et partage pour une nouvelle citoyenneté », organisé par l’ambassade de France et l’Institut français du Maroc.

En lançant un tel appel l’Ambassade de France s’octroie le droit, alors qu’elle n’a qu’un statut d’invitée au Maroc, de convoquer sur le territoire du Maroc de jeunes israéliens qui ont l’âge du service militaire, qu’ils effectuent dans une armée pratiquant au quotidien le crime de guerre contre le peuple palestinien frère, en particulier à Gaza et à Jérusalem. Il s’agit d’individus qui peut-être tout juste hier et certainement très bientôt demain seront aux premières lignes de la guerre coloniale d’occupation sans trêve contre le peuple palestinien. Pour mémoire, la Commission d’enquête indépendante des Nations Unies qui a étudié la situation aux abords des barbelés qui entourent Gaza considère que le fait, pour des soldats et des tireurs d’élite, de tirer sur les participants pacifiques de la Marche du Retour à Gaza – qui ne font que réclamer la levée du siège criminel qu’ils subissent, et demander l’application de la résolution 194 concernant le droit au retour des réfugiés palestiniens – constitue une violation flagrante du Droit Humanitaire International « qui relève du crime de guerre, voire du crime contre l’humanité » (citation de la Commission).

Nous condamnons la démarche de l’Ambassade de France qui consiste à inviter de jeunes israéliens sur le territoire du Maroc. La position des peuples maghrébins, et en particulier du peuple marocain, concernant la cause de la Palestine est claire depuis des lustres.

Nous refusons absolument cette prise de position de l’Ambassade de France qui considère l’Etat colonial d’Occupation et d’Apartheid israéliens comme un Etat de fait qu’elle prétend imposer aux jeunes de notre pays. Il semble que l’Ambassade de France au Maroc a besoin de se voir rappeler qu’au Maroc, l’ère du colonialisme appartient au passé.

Nous condamnons le fait que l’Ambassade de France a caché aux candidats à la participation, et aux bailleurs de fonds locaux, ainsi qu’à une partie au moins des encadrants, que des Israéliens ont été invités à participer. C’est une violation grave des usages par la partie organisatrice : le peuple marocain n’a eu de cesse d’exprimer son refus de l’Occupation en Palestine et sa condamnation des crimes perpétrés par le colonialisme de peuplement et le régime d’Apartheid israéliens à l’encontre du peuple palestinien. Un minimum de courtoisie aurait été que l’invité respecte les sentiments de son hôte, sans parler du fait que l’appel à participer au Forum adressé à une telle délégation est un service rendu aux ennemis de la démocratie et de la citoyenneté dans la région méditerranéenne.

Par ailleurs, selon les critères de la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI), qui est la plus large coalition représentant la société civile israélienne et qui dirige la campagne de boycott BDS à l’échelle mondiale, de telles manifestations constituent une normalisation criante avec le régime de l’Occupation et du colonialisme de peuplement israélien autrement dit une manière d’ignorer les crimes commis contre le peuple palestinien.

C’est pourquoi nous profitons de cette occasion pour exprimer notre solidarité entière avec le peuple palestinien qui tient bon et résiste sur sa terre, et nous condamnons avec force les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis contre lui. Nous refusons qu’une ambassade étrangère se permette d’inviter des Israéliens au Maroc. Et nous appelons tous ceux qui sont concernés par ce Forum à exercer pacifiquement des pressions pour annuler l’invitation des Israéliens et à boycotter le Forum s’ils ne reçoivent pas d’assurances à ce sujet. Et nous invitons les autorités officielles marocaines à interdire l’accès du territoire marocain aux Israéliens.

La campagne marocaine de boycott (BDS Maroc)




Le mouvement (BDS Maroc) appelle au boycott du Forum Euromed des Jeunes Leaders

Rabat, le 3 Novembre 2019 : La campagne BDS Maroc appelle les jeunes à boycotter le 5ème Forum des Jeunes leaders qui se déroulera à Essaouira du 15 au 17 Novembre 2019, et cela à cause de la participation d’Israël. Il s’agit en effet d’un acte de normalisation clair, autrement dit d’une tentative de faire paraître l’Occupation, et donc le colonialisme de peuplement visant au remplacement de la population d’origine, comme un partenaire « normal » d’une manifestation qui se tient au Maroc, alors que l’immense majorité de notre peuple refuse absolument toute normalisation avec les occupants de la Palestine.
C’est la cinquième fois que le Forum se tient à Essaouira, sous l’égide de l’Ambassade de France et de l’Institut Français au Maroc, mais c’est la première fois que l’Ambassade de France a émis un appel à la participation d’Israël à cette manifestation. C’est ce qui apparaît en effet dans le texte de l’appel lancé par l’Ambassade de France à Tel Aviv pour encourager les Israéliens qui comprennent la langue française à s’inscrire et à rejoindre la manifestation :

Jeunes Israéliens de 18 à 25 ans comprenant bien le français, nous vous invitons à soumettre votre candidature pour participer au 5ème Forum euro-méditerranéen des Jeunes Leaders sur le thème « Engagement et partage pour une nouvelle citoyenneté », organisé par l’ambassade de France et l’Institut français du Maroc.

En lançant un tel appel l’Ambassade de France s’octroie le droit, alors qu’elle n’a qu’un statut d’invitée au Maroc, de convoquer sur le territoire du Maroc de jeunes israéliens qui ont l’âge du service militaire, qu’ils effectuent dans une armée pratiquant au quotidien le crime de guerre contre le peuple palestinien frère, en particulier à Gaza et à Jérusalem. Il s’agit d’individus qui peut-être tout juste hier et certainement très bientôt demain seront aux premières lignes de la guerre coloniale d’occupation sans trêve contre le peuple palestinien. Pour mémoire, la Commission d’enquête indépendante des Nations Unies qui a étudié la situation aux abords des barbelés qui entourent Gaza considère que le fait, pour des soldats et des tireurs d’élite, de tirer sur les participants pacifiques de la Marche du Retour à Gaza – qui ne font que réclamer la levée du siège criminel qu’ils subissent, et demander l’application de la résolution 194 concernant le droit au retour des réfugiés palestiniens – constitue une violation flagrante du Droit Humanitaire International « qui relève du crime de guerre, voire du crime contre l’humanité » (citation de la Commission).

Nous condamnons la démarche de l’Ambassade de France qui consiste à inviter de jeunes israéliens sur le territoire du Maroc. La position des peuples maghrébins, et en particulier du peuple marocain, concernant la cause de la Palestine est claire depuis des lustres.

Nous refusons absolument cette prise de position de l’Ambassade de France qui considère l’Etat colonial d’Occupation et d’Apartheid israéliens comme un Etat de fait qu’elle prétend imposer aux jeunes de notre pays. Il semble que l’Ambassade de France au Maroc a besoin de se voir rappeler qu’au Maroc, l’ère du colonialisme appartient au passé.

Nous condamnons le fait que l’Ambassade de France a caché aux candidats à la participation, et aux bailleurs de fonds locaux, ainsi qu’à une partie au moins des encadrants, que des Israéliens ont été invités à participer. C’est une violation grave des usages par la partie organisatrice : le peuple marocain n’a eu de cesse d’exprimer son refus de l’Occupation en Palestine et sa condamnation des crimes perpétrés par le colonialisme de peuplement et le régime d’Apartheid israéliens à l’encontre du peuple palestinien. Un minimum de courtoisie aurait été que l’invité respecte les sentiments de son hôte, sans parler du fait que l’appel à participer au Forum adressé à une telle délégation est un service rendu aux ennemis de la démocratie et de la citoyenneté dans la région méditerranéenne.

Par ailleurs, selon les critères de la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI), qui est la plus large coalition représentant la société civile israélienne et qui dirige la campagne de boycott BDS à l’échelle mondiale, de telles manifestations constituent une normalisation criante avec le régime de l’Occupation et du colonialisme de peuplement israélien autrement dit une manière d’ignorer les crimes commis contre le peuple palestinien.

C’est pourquoi nous profitons de cette occasion pour exprimer notre solidarité entière avec le peuple palestinien qui tient bon et résiste sur sa terre, et nous condamnons avec force les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis contre lui. Nous refusons qu’une ambassade étrangère se permette d’inviter des Israéliens au Maroc. Et nous appelons tous ceux qui sont concernés par ce Forum à exercer pacifiquement des pressions pour annuler l’invitation des Israéliens et à boycotter le Forum s’ils ne reçoivent pas d’assurances à ce sujet. Et nous invitons les autorités officielles marocaines à interdire l’accès du territoire marocain aux Israéliens.

La campagne marocaine de boycott (BDS Maroc)




L’ambassade israélienne en Afrique du Sud ferme (et personne ne le remarque)

Communiqué de presse: L’ambassade israélienne en Afrique du Sud ferme (et personne ne le remarque) 31 octobre 2019

BDS Afrique du Sud, ONG sud-africaine indépendante pour les droits humains et la solidarité avec la Palestine, rejoint NEHAWU et ses membres sud-africains pour célébrer la fermeture de missions diplomatiques israéliennes dans le monde, en particulier de l’ambassade israélienne à Prétoria.

Selon le journal d’Israël Haaretz, le ministre des Affaires étrangères d’Israël a été confronté plus tôt dans l’année à un déficit budgétaire de 100 millions de dollars, ce qui a conduit à l’annulation de plusieurs événements clés nationaux, entre autres problèmes financiers. Le journal israélien a aussi rapporté que le ministère israélien des Affaires étrangères a subi des coupes budgétaires sévères dans les années récentes principalement comme conséquence de la canalisation des fonds par le ministère des Affaires stratégiques d’Israël pour la lutte contre le mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS). L’an dernier, le gouvernement israélien a consacré environ 72 millions de dollars à essayer d’arrêter le mouvement BDS. Il faut se rendre à l’évidence : l’apartheid coûte cher et Israël doit y mettre fin immédiatement !

Il est apparent que l’objectif premier des missions étrangères d’Israël est de promouvoir la propagande pour le régime israélien sans bénéfice pour les pays hôtes — c’est peut-être évident dans le fait que personne n’a même remarqué la fermeture de l’ambassade israélienne ! L’ambassade israélienne prouve, d’elle-même, qu’elle est de fait sans importance ni pertinence. Il est clair qu’il n’y a aucun bénéfice économique ou politique à entretenir des relations avec un état d’apartheid.

BDS Afrique du Sud considère la fermeture des ambassades et des consultats israéliens comme la preuve qu’Israël est en guerre contre lui-même. Nous sommes aussi amusés et nous trouvons ironiques qu’Israël ait enlevé des fonds au fonctionnement des ambassades pour arrêter le boycott BDS d’Israël et qu’il manque maintenant des ressources pour soutenir ces ambassades. La fermeture de l’ambassade israélienne en Afrique du Sud, jusqu’à ce que le régime mette fin à son opression des Palestiniens, est l’un des objectifs de BDS Afrique du Sud — cette fermeture récente, même si elle est temporaire, est un pas dans la bonne direction.

——————– * ——————–

Plus tôt cette année, l’Afrique du Sud a réduit ses relations avec Israël. Le ministère sud-africain des Relations et de la Coopération internationales à l’époque a expliqué : « Notre ambassadeur [en Israël] est de retour en Afrique du Sud et nous ne le remplacerons pas. Notre bureau de liaison à Tel Aviv n’aura pas de mandat politique, de mandat commercial ou de mandat de coopération de développement. Il ne sera pas responsable pour le commerce et les activités commerciales… La position de l’ANC par rapport à Israël est très claire. Nous n’avons pas de relations avec Israël. »

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a fait référence à cette mesure comme à une forme de « pression sur le gouvernement d’Israël…informée par notre inquiétude vis-à-vis de la violation persistante du droit du peuple palestinien à l’auto-détermination et du refus du gouvernement d’Israël d’entrer dans des négociations significatives ».

Publié par TISETSO MAGAMA au nom de BDS SOUTH AFRICA
+27 (0) 84 211 9988

Source : BDS South Africa

Traduction : CG pour BDS France

 




#BoycottPuma à Marseille

26 octobre, 10h30 Métro Réformés-Canebière au cœur de Marseille : sous un soleil fort agréable 3, 4, 8, 11, 14 militant.e.s de BDS France Marseille se rejoignent, prennent un panneau, un tract, un drapeau. Des dizaines de personnes sortent du métro : marché aux fleurs, boulanger et maraichers bio attirent beaucoup de monde le samedi. Les mains se tendent pour demander de l’information, les explications se donnent, de petits groupes se constituent, quelques jeunes filles demandent à participer aux prochaines actions.

Vers 11h, départ en direction de la Canebière où se trouve, à l’angle du Cours Saint Louis, la boutique de l’OM, avec son tout nouveau logo PUMA. Le petit cortège emprunte alternativement le trottoir et la voie du tramway pour s’arrêter devant la boutique un long moment : les slogans fusent et la sympathie des passants est réconfortante.  Interpelée, la manager sort rencontrer les manifestants qui lui remettent un courrier à destination de la direction de l’Olympique de Marseille ! La jeune femme n’est pas autorisée à échanger avec nous mais peut faire l’intermédiaire pour que le courrier arrive à destination.

Des centaines de tracts sont distribués,  la direction de l’OM est interpelée  « Comment est-il possible que le football marseillais se compromette avec les colonies illégales israéliennes ? » « Je refuse d’acheter les produits PUMA, je refuse de cautionner la colonisation israélienne » « Je Boycotte PUMA ».

Rédigée par la direction commerciale de PUMA, une lettre type non signée et datée du 24 octobre, arrive à la manager de la boutique qui sort pour la transmettre aux manifestants. La même est envoyée à toutes les structures qui, interpelées par la Campagne Internationale BDS, interrogent PUMA, s’inquiètent de voir leur image de marque dégradée par cette collusion avec les clubs des colonies illégales israéliennes.

Le cortège repart en direction de l’Alcazar sur le Cours Belsunce, avec arrêt devant les boutiques qui commercialisent des équipements PUMA !

500 tracts distribués, le double aurait été nécessaire, une vingtaine de cartes signées vont partir à la direction de PUMA, rendez-vous est pris pour une prochaine action très rapidement.




À Strasbourg : #BoycottPuma !

Aujourd’hui nous étions une douzaine à Strasbourg pour la 2ème journée internationale BOYCOTT  PUMA.
Sous un beau soleil et en musique (palestinienne), nous avons fait signer 106 cartes postales.
Puma a dû sentir l’indignation générale  face aux crimes israéliens (colonisation, occupation, torture, apartheid;..)  mis à l’index  dans beaucoup d’endroits en France et dans le monde aujourdh’ui.
Beaucoup de jeunes n’étaient pas au courant de l’implication de Puma et ont signé tout de suite la carte postale à envoyer au Directeur Général de PUMA.
Nous avons annoncé une nouvelle journée d’action, sans doute le 30 novembre, cette fois contre AXA, assureur de l’apartheid israélien!
Boycott Israël Apartheid!



Lettre ouverte à Francis Huster, Thierry Lhermitte, Ary Abittan et Richard Berry

« Oser porter le regard sur l’autre, pour comprendre au lieu de juger, pour aider au lieu de punir, pour accepter au lieu de rejeter, pour aimer au lieu de haïr, pour entendre et pour faire entendre ».

C’est par ces mots de Steve Suissa, l’un des metteurs en scène du Festival du Théâtre Français qui propose sa 3ème édition du 27 au 31 octobre, qu’est présentée l’avant-première offerte par ce festival. Avant-première qui vous  verra monter  sur scène en one-man-show, Messieurs  Francis Huster, Thierry Lhermitte, Ary Abittan et Richard Berry.

Nous ne doutons pas que vos prestations amuseront ou bouleverseront le public israélien…

Cependant, vous n’êtes pas sans connaitre  le contexte culturel, historique et politique dans lequel vous allez vous produire, car malheureusement dans cette partie du monde il est impossible de ne pas mélanger divertissement et politique.

Vous savez que le gouvernement israélien ne respecte pas les conventions internationales à l’égard d’un pays occupé, qu’il pratique une politique de colonisation et d’annexion de nombreuses fois condamnée par l’ONU….Vous savez que, depuis quelques années, Israël s’enfonce dans une logique de guerre permanente, en ayant voté la loi de « l’État-Nation du peuple juif » qui confère un statut constitutionnel à son régime d’apartheid, avec le soutien de Donald Trump pour s’approprier Jérusalem-Est et bientôt le Golan et la Cisjordanie, en dépit du droit international.

 

Ce que vous ne savez peut-être pas ou ne voulez pas savoir…, c’est que depuis plus d’un an, chaque vendredi, les tireurs d’élite israéliens prennent délibérément pour cibles des manifestants palestiniens non armés dans la bande de Gaza assiégée, notamment des médecins, des journalistes, des enfants, et des personnes handicapées. Plus de 320 personnes assassinées et des milliers de blessés…

La politique culturelle n’est pas en reste, avec la ministre Miri Regev qui met au pas les artistes « déloyaux » à l’égard d’Israël, comme le rappeur Tamer Nafar, la poétesse Dareen Tatour, le Théâtre al-Midan, le Festival palestinien de marionnettes, etc.

 

Alors, en détournant les mots de Steve Suissa, nous vous disons :

Osez porter votre regard sur le peuple palestinien, pour comprendre sa souffrance, pour l’aider au lieu de le mépriser, pour l’accepter comme un peuple qui veut la justice et la dignité, pour l’écouter et l’aider à se faire entendre…

 

Nous vous demandons de rejoindre ces nombreuses et nombreux artistes qui ont choisi de ne pas se rendre en Israël pour divertir l’apartheid, parmi lesquels on peut citer la jeune chanteuse Lorde, mais aussi Cassandra Wilson, Annie Lenox, Lauryn Hill, Natacha Atlas, Aziza Brahim, Cat Power, Vanessa Paradis, Sinead O’Connor, Roger Waters, Elvis Costello, Brian Eno, Jason Moran, Richard Bona, Eddie Palmieri, Salif Keita, Jello Biafra,Massive Attack, U2, Gil Scott-Heron, John Berger, Alice Walker, Gillian Slovo, Naomi Klein, Susan Sarandon, Emma Thompson, Danny Glover, Peter Brook, Jean-Luc Godard, Mira N air, Ken Loach ou Mike Leigh.

 

Participez à ce mouvement grandissant des artistes solidaires du peuple palestinien
N’allez pas distraire l’apartheid israélien !

 




Les syndicats palestiniens exhortent les syndicats d’AXA à demander à AXA de se désinvestir des entreprises qui arment et financent l’apartheid israélien

Les syndicats palestiniens soussignés

Aux syndicats d’Axa

Octobre 2019

 

Nous, les syndicats palestiniens soussignés, militons pour protéger les droits des travailleurs palestiniens et participons à la lutte pour la liberté, la justice et l’égalité pour tous. Les syndicats ont la responsabilité et le devoir de protéger les droits des travailleurs dans leur pays, mais encore de mettre à l’abri tous les travailleurs du monde entier.

Nous, qui sommes Palestiniens, ne sommes pas autorisés à revenir dans nos foyers depuis 70 années. Nous vivons sous une occupation militaire brutale en Cisjordanie, nous vivons sous un blocus à Gaza, et nous vivons comme des citoyens de seconde-classe en Israël – nous subissons une politique discriminatoire et raciste chaque jour de notre vie.

Les travailleurs palestiniens sont, en toute illégalité, arrêtés, tués, soumis aux pires conditions, bloqués aux check-points sur le chemin de leur travail et risquant de perdre leur emploi.

Israël ne peut maintenir son régime d’apartheid, de colonialisme et d’occupation sur le peuple palestinien que grâce au soutien des institutions et d’entreprises.

À la lecture du rapport « Quand AXA finance des crimes de guerre », nous avons appris qu’AXA avait investi plus de 91 millions de dollars dans Elbit Systems et dans les cinq plus grandes banques israéliennes. Elbit est une société privée israélienne, de sécurité militaire, qui remet ses armes à l’armée israélienne pour qu’elle les teste sur les Palestiniens, puis elle les vend au reste du monde comme « testées au combat ».

Les cinq premières banques israéliennes, Bank Hapoalim, Bank Leumi, Mizrahi Tefahot, First Israel Bank et Israel Discount Bank, financent et maintiennent les colonies de peuplement illégales israéliennes, lesquelles sont illégales en vertu de la législation internationale et considérées comme des crimes de guerre.

AXA a fait un premier pas positif en se débarrassant partiellement d’Elbit Systems en décembre dernier. Mais elle y investit encore pour plus de 1,2 million de dollars.

Nous ne comprenons pas comment une compagnie d’assurance, qui devrait protéger la vie des gens, puisse être impliquée dans leur destruction.

Nous savons qu’il y a des militants qui ont demandé à AXA de se désinvestir des sociétés citées ci-dessus. Mais maintenant, de syndicats à syndicats, nous nous adressons à vous pour que vous demandiez à AXA de ne pas détenir ces investissements complices. Nous savons bien qu’AXA entendra votre message.

Tenez-vous du bon côté de l’histoire, et assurez-vous que votre entreprise AXA n’investit pas en nuisant à nos droits de Palestiniens, et qu’elle ne se rend pas complice des violations par Israël du droit international.

 

Palestinian General Federation of Trade Unions – Gaza Strip

The Palestinian New Unions

Palestinian Union of Postal, IT and Telecommunication workers

General Union of Palestinian Workers

Source : BDS movement




Catherine Ringer à Marseille le 10 octobre : La Fiesta des Suds expulse des militants non-violents !

Après avoir tenté sans succès de faire parvenir un courrier à Catherine Ringer par différents contacts que nous avions dans la Fiesta des Suds (festival des musiques du monde organisé chaque année à Marseille dans lequel se produisait Catherine Ringer pour une nouvelle étape de sa tournée en France, tournée qui risque de se terminer à Tel Aviv…), nous avons décidé d’être sur place à l’heure du concert de Catherine Ringer.

S. M. et JY. se rejoignent devant l’entrée de la Fiesta des Suds à 18h. Il y a déjà une file d’attente d’au moins trente mètres, nous commençons à distribuer les 300 tracts dans la file. Les réactions sont bonnes, parfois indifférentes, très peu de refus et seulement une hystérique sioniste.

 F. nous rejoint vers 19h45 et nous entrons. Nous réussissons à nous faufiler pour être au plus près de la scène en plein air (2ème rang).

Pendant sa deuxième chanson Catherine se rapproche d’un groupe de fans au premier rang juste devant nous. Nous brandissons nos panneaux à ce moment-là et Catherine les fixe pendant presque 10 secondes, en tous cas assez longtemps pour lire le message inscrit dessus. Elle poursuit son concert sans plus jamais tourner son regard vers nous, ni occuper la partie de scène en face de nous.

Un agent de sécurité vient à nous et nous menace d’expulsion si nous recommençons. Alors, au moment où Catherine Ringer prend la parole pour parler au public, F. brandit le drapeau palestinien et appelle Catherine Ronger très fort. Les yeux de Catherine se tournent légèrement vers nous …

Nous décidons après concertation de ne pas céder aux menaces. M. jette les mini- affiches en l’air : avec le mistral les mini-affiches se dispersent tout autour, F. tient son drapeau palestinien à bout de bras avec un bâton qu’elle a caché dans son pantalon avant d’entrer, JY., S. et M. tiennent les panneaux bien en évidence.

 Le public se demande pourquoi on nous fait sortir : M. prend le temps de laisser des personnes du public lire le message sur les panneaux. Nous sommes un peu bousculés par les vigiles qui veulent accélérer notre sortie jusqu’à ce que deux autres vigiles plus calmes et plus compréhensifs de notre action viennent à nous et prennent le relais pour nous faire sortir.

On se retrouve ainsi dehors avec le sentiment d’avoir accompli cette mission  avec succès !

 

 




Communiqué – Tourisme dans les colonies : Quand des entreprises encouragent les crimes de guerre.

Comme rapporté par Amnesty International dans un document publié au début de l’année 2019, des entreprises telles que TripAdvisor, Booking.com, Airbnb, Expedia offrent de logements ou des loisirs dans les colonies illégales israéliennes.

Ces activités contribuent  au maintien, au développement et à l’extension des colonies, qui constituent des crimes de guerre au titre du droit pénal international. Ces entreprises normalisent et légitiment une situation d’occupation illégale. Aucun avertissement sur le fait que ces activités sont en zone occupée n’accompagne les offres.

« Airbnb, Booking.com, Expedia et TripAdvisor s’inspirent de l’idée de partage et de confiance mutuelle, mais ils contribuent aux violations des droits humains en proposant des logements dans les colonies », a déclaré Seema Joshi, le directeur des questions thématiques mondiales d’Amnesty International.

https://amnestyfr.cdn.prismic.io/amnestyfr%2F6c305652-71a5-47d4-80b1-197a95fd7556_mde_15_9490_2019_extraits_ext_fr.pdf

La Campagne BDS France soutient et relaie l’appel d’Amnesty International en direction de ces entreprises, ainsi que celui de la société civile palestinienne dans un appel publié par le PACBI (Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël) en mars 2019, pour un tourisme éthique, respectueux du droit international humanitaire et des droits humains :

La société civile palestinienne en appelle à tous les visiteurs étrangers, en particulier à ceux qui font un pèlerinage et aux gens de conscience pour qu’ils ne nuisent pas à notre lutte pour nos droits  sous l’égide du droit international, et qu’ils respectent nos consignes pour un tourisme éthique :

https://www.bdsfrance.org/ne-nuisez-pas-appel-palestinien-pour-un-tourisme-pelerinage-ethique/

Nous appelons toutes les personnes de conscience à respecter cet appel lors de leur projet de voyage en Palestine/Israël, en particulier :

-Faites appel aux agences de tourisme qui n’ont aucun lien institutionnel avec le gouvernement israélien, des institutions complices ou des groupes de lobbying.

– Évitez tout itinéraire de voyage dans ce qui est aujourd’hui Israël ou dans les colonies illégales dans les territoires palestiniens occupés dès lors qu’il a un lien avec le gouvernement israélien ou des corporations et des institutions israéliennes complices.

– Faites pression en France, sur les compagnies de tourisme comme Booking.com, Airbnb, Expedia et TripAdvisor, mais également sur des organisations israéliennes qui proposeraient des voyages en lien direct avec l‘idéologie sioniste.

Nous demandons également au gouvernement français de prendre les mesures nécessaires pour réglementer les activités des entreprises concernées afin de les empêcher d’alimenter l’économie des colonies et de ce fait, de se rendre complices d’une colonisation plusieurs fois condamnée par la communauté internationale.

La Campagne BDS France




Action BDS culturel à Paris le 29 septembre: Catherine Ringer, ne chantez pas pour l’apartheid israélien!

Le 29 novembre dernier,  nous étions près d’une dizaine de militant-e-s BDS France à Paris à avoir distribué à cent spectateurs la lettre de la Campagne à l’attention de Catherine Ringer, devant la Philarmonie :
La distribution s’est très bien déroulée, public bien sympathisant, on a eu des retours majoritairement approbatifs, des gens nous ont même demander quoi faire à leur niveau
Quelques photos en pièce jointe et dans cet album photo:
 
Petite vidéo:
Nous avons pu expliquer entre autres que le gouvernement israélien se servait des artistes comme Catherine Ringer et de la culture en général comme d’un instrument de propagande, et évoquer le fait que plus 1,8 millions de personnes à Gaza sont actuellement sous un blocus inhumain entre autres.
Nous espérons que Catherine Ringer se placera du bon coté de l’Histoire, et refusera de chanter pour l’apartheid israélien.
amicalement,
Imen



Action boycott culturel à Aix en Provence

Vendredi 4 octobre, le Pavillon Noir à Aix-En-Provence programmait une pièce pour deux danseurs « The swann and the pimp », deuxième volet d’une trilogie dont le premier volet était « We love arabs ». Aussi bien dans le programme général du Pavillon Noir que dans la fiche de présentation, il était noté que le spectacle et le chorégraphe israélien Hillel Kogan avaient le soutien de l’ambassade d’Israël et du ministère israélien de la Culture .

Nous avions écrit à Monsieur Angelin Preljocaj, directeur artistique du Pavillon, ainsi qu’à trois de ses collaborateurs, pour demander un rendez-vous afin d’expliquer la campagne de boycott culturel et lui offrir le livre « Un boycott légitime ». Nous n’avons pas reçu de réponse…

Une bonne douzaine de militants de notre groupe BDS France Marseille est donc allée devant le Pavillon Noir à l’heure du spectacle, avec des drapeaux palestiniens, des panneaux « On ne danse pas avec l’apartheid ». Le directeur technique du Pavillon Noir est immédiatement venu nous parler. Nous lui avons expliqué les raisons de notre présence. Aucun problème, a-t-il répondu. Il nous a donné l’adresse-mail de la secrétaire personnelle de Monsieur Preljocaj !

Nous avons distribué 250 tracts. Le public nous a bien accueilli-e-s, de nombreuses discussions se sont déroulées dans le calme, avec des gens plutôt bien avertis de la situation en Palestine occupée et sympathisants de notre cause.

C’est la troisième fois que nous allons distribuer des tracts devant le Pavillon Noir, pour les mêmes raisons, plusieurs personnes nous ont reconnu-e-s, le directeur technique aussi.




Des documents prouvent que l’organisation « Creative Community for Peace » est une façade pour le lobby de droite israélien « StandWithUs »

25 septembre 2019 – Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI)/USA Royaume-Uni

Les artistes qui soutiennent la justice pour tous et s’opposent au racisme sous toute ses formes doivent prendre conscience de la duperie de « Communauté créative pour la paix (CCFP) » et rester à l’écart de son agenda de lobbying.

L’appel de la société civile palestinienne à un boycott de pression sur Israël afin qu’il respecte les droits de l’homme des Palestiniens est de plus en plus soutenu.

Des artistes comme Lana Del Rey, Lorde, Tunde Adebimpe, Peter Gabriel, Lauryn Hill, Talib Kweli, et Mark Ruffalo ont pris des positions publiques courageuses pour la liberté, la justice et l’égalité, et refusent de franchir les limites fixées par notre boycott non violent. Le gouvernement répressif de droite d’Israël et ses alliés tentent désespérément de réprimer le soutien aux droits des Palestiniens.

C’est dans le cadre de ces tentatives qu’un groupe appelé « Communauté créative pour la paix » (CCFP) fait pression sur les artistes pour qu’ils se viennent se produire en Israël. La CCFP prétend être un organisme de l’industrie du divertissement, défendant la liberté artistique et établissant des ponts.

Mais la CCFP cache soigneusement aux artistes qu’elle est, en réalité, un groupe de façade pour StandWithUs (SWU), groupe de pression pro-Israël, anti-Palestinien, créé de longue date et ayant des liens avec le gouvernement d’extrême droite d’Israël.

Des documents fiscaux et d’inscription montrent que StandWithUs et Creative Community for Peace ne sont, pour le Service des revenus fiscaux, que les noms alternatifs d’une seule et même association à but non lucratif, « Israel Emergency Alliance ». Il y a longtemps que le personnel de la CCFP travaille depuis le bureau SWU à Los Angeles, et que le SWU dirige de nombreuses fonctions de la CCFP. Les fondateurs et dirigeants de la CCFP et du SWU, David et Esther Renzer, sont mariés.

Parmi les exemples du partenariat SWU et CCFP avec le gouvernement israélien, citons la convocation à une réunion d’organisation avec des représentants du gouvernement israélien et des dirigeants de l’industrie de la musique, et la production d’une série de vidéos sur les colons avec le ministère des Affaires étrangères israélien. Le SWU a même annoncé qu’il lui avait été accordé une subvention par le bureau du Premier ministre israélien.

SWU et CCFP se font régulièrement l’écho des positions racistes du gouvernement israélien, déshumanisant l’ensemble des Palestiniens. La CCFP ne s’élève jamais contre la répression croissante d’Israël sur les travailleurs culturels, palestiniens et juifs, qui critiquent l’État.

La CCFP n’est pas un partisan de la justice raciale et sociale. Un partenaire clé du SWU est l’organisation « Chrétiens unis pour Israël » (Christians United for Israël), dirigée par le pasteur homophobe, raciste et sexiste, John Hagee. Dans un rapport confidentiel, fuité en 2018, la CCFP présente les mouvements défendant la justice sociale comme une menace extrême pour Israël. Elle affirme que le soutien à l’intersectionnalisme – qui essaie d’identifier comment l’impact des systèmes de pouvoir s’imbrique  sur ceux qui sont les plus marginalisés – permet aux groupes défendant les droits des Palestiniens de « récupérer d’autres mouvements politiques, Black Lives Matter (BLM – La vie des Noirs comptent) et des groupes féministes en particulier ».

Dans son rapport confidentiel, la CCFP dépeint exactement le mouvement de boycott comme « se développant et évoluant sans arrêt, mettant en avant de nouvelles tactiques innovantes pour atteindre les artistes ».

Les artistes qui soutiennent la justice pour tous et s’opposent au racisme sous toute ses formes doivent prendre conscience de la duperie de la CCFP et rester à l’écart de son agenda de lobbying.

Source: PACBI

Traduction : JPP pour BDS France

 




Cher I Hate Models, sil vous plaît : #BoycottDGTLTelAviv

 

Cher I Hate Models

Nous avons appris que vous deviez vous produire le 14 octobre prochain dans le festival DGTL de Tel Aviv. Vous avez d’ailleurs reçu à ce sujet un courrier adressé par des citoyens israéliens à tous les participants de ce festival.

Comme ces citoyens israéliens engagés aux côtés du peuple palestinien vous l’ont expliqué, ce festival se déroule dans le Parc Ganei Yehoshua situé au sommet des ruines d’un village palestinien nommé Jarisha et sur les terres du village de Sheikh Muwaneis . Selon De-Colonizer  (centre de recherche alternatif et novateur sur Israël/ Palestine- https://www.de-colonizer.org-), Jarisha est l’un des cinq villages palestiniens de cette zone  ayant subi un nettoyage ethnique en 1948. Ce lieu est régulièrement le théâtre des tentatives de blanchiment artistique de la politique d’apartheid de l’Etat d’Israël.

Vous êtes pour nous une des personnalités les plus mystérieuses de l’électro française, le porte-étendard d’une jeune scène qui fait un bel éloge à la transformation, en passant d’un style à l’autre avec une puissance et une efficacité prodigieuse. Nous connaissons votre méfiance envers les média, symbolisée par ce masque sur votre visage. Mais nous aimons penser que ce masque cache aussi une grande sensibilité.
Votre dernier album, L’Âge Des Métamorphoses, comporte des titres évocateurs d’un souci de justice et de respect : « The beginning of the end », « You are not alone », « Forgiveness », « Eternity is burning »…

L’appel que nous vous faisons aujourd’hui nous aussi et qui émane de la campagne BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) a pour but de mettre au grand jour les violations constantes que subit la population palestinienne, et d’oeuvrer notamment à la promotion d’une parfaite égalité des droits entre Israélien-ne-s et Palestinien-ne-s.

Vous le savez, Israël bafoue depuis de nombreuses années et quotidiennement les droits fondamentaux d’une grande part de ses habitants, les Palestiniens, ainsi que le droit international.

Depuis quelques années, Israël s’enfonce dans une logique de guerre permanente, en ayant voté la loi de « l’État-Nation du peuple juif » qui confère un statut constitutionnel à son régime d’apartheid, avec le soutien de Donald Trump pour s’approprier Jérusalem-Est et bientôt le Golan et la Cisjordanie, en dépit du droit international.

Depuis plus d’un an, chaque vendredi, les tireurs d’élite israéliens prennent délibérément pour cibles des manifestants palestiniens non armés dans la bande de Gaza assiégée, notamment des médecins, des journalistes, des enfants, et des personnes handicapées. Plus de 300 personnes assassinées et des milliers de blessés…

La politique culturelle n’est pas en reste, avec la ministre Miri Regev qui met au pas les artistes « déloyaux » à l’égard d’Israël, comme le rappeur Tamer Nafar, la poétesse Dareen Tatour, le Théâtre al-Midan, le Festival palestinien de marionnettes, etc.

La campagne BDS non-violente, s’inspire de la campagne contre l’Apartheid en Afrique du Sud. Elle ne vise pas des personnes, mais un régime politique et ses institutions.

Alors ne prêtez pas votre image au service de la discrimination, de l’épuration ethnique et de l’occupation militaire.

Souvenez-vous des mots de Desmond Tutu : “rester neutre face à l’injustice, c’est choisir le camp de l’oppresseur”.

Cher I Hate Models, nous vous demandons simplement de ne pas jouer pour l’apartheid et ainsi, de refuser d’être mis au service d’une politique brutale qui viole le droit international, qui commet des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre imprescriptibles.

Écoutez l’appel du peuple palestinien soutenu par un grand nombre de citoyens du monde entier et parmi eux des citoyens israéliens qui refusent les agissements de leur gouvernement.

En espérant une réponse favorable de votre part, nous restons à votre entière disposition pour toute information utile…

Bien à vous

  Juliette, militante de la solidarité avec La Palestine




Communiqué : Halte à la répression de la Campagne BDS France à Montpellier

COMMUNIQUÉ

Halte à la répression de la Campagne BDS France à Montpellier

La Campagne BDS France déclare son soutien au groupe BDS France- Montpellier et dénonce le harcèlement policier aux ordres de la Mairie dont les militant.e.s sont l’objet.

En 2018​, plusieurs procès-verbaux ont été dressés au nom d’un militant membre de ce groupe pour «​ occupation illégale de l’espace public​ », des contraventions ont été envoyées pour «​ Émission de bruit portant atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l’homme​ ».

Ces faits ne sont pas isolés,  ils s’inscrivent dans une longue suite d’attaques menées contre BDS France-Montpellier depuis 2015 : plaintes contre les militant.e.s, intimidations, brimades, PV et contraventions, saccage du chapiteau BDS sur la place de la Comédie par la police, interdiction de manifestations,  une vingtaine d’auditions au commissariat, convocations en préfecture, plainte pour diffamation, rappel à la loi …

Parce qu’il conteste cette contravention et dénonce une nouvelle atteinte à la liberté d’expression et de manifester qui se cache derrière une prétendue infraction au code de la santé publique, notre camarade militant est convoqué au tribunal de police le 16 octobre 2019 à 8h30.

La liberté d’expression, fondement de toute démocratie, est le pilier de toutes les libertés civiques. En soutenant le groupe BDS France-Montpellier, nous nous battons pour notre liberté et pour le droit à l’appel au boycott.

Nous appelons à être présents le 16 octobre 2019 pour manifester notre solidarité avec nos camarades de BDS France-Montpellier, devant le tribunal de police à Montpellier dès 8H.

La Campagne BDS France




De citoyens israéliens aux participants de DGTL à Tel Aviv: S’il vous plaît, ne légitimez pas I’apartheid israélien

À: Adriatique, Parallells,  I Hate Models, Bob Moses, Richie Hawtin, Amelie Lens, DJ Boring, Ben Klock, Gerd Janson, Hunee, Jan Blomqvist, Recondite,  Mind Against, Kerala Dust, Artbat, Matrixxman,

Nous sommes un millier de citoyens israéliens qui nous opposons à la politique de notre gouvernement, de colonialisme, d’occupation militaire et d’apartheid contre le peuple palestinien indigène1. Nous soutenons l’appel de la société civile palestinienne pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions (BDS) d’Israël, jusqu’à ce qu’il se plie au droit international et aux principes universels sur les droits humains2. Nous vous écrivons pour vous demander de respecter l’appel palestinien et d’annuler votre passage au festival DGTL de Tel Aviv, le 14 octobre3

Le site internet de DGTL déclare que le festival « entend maintenir par dessus tout la stabilité… élever le niveau de conscience et stimuler une participation durable de nos visiteurs . Nous partageons le progrès ouvertement et honnêtement ». Tandis que ces objectifs sont certes louables et importants, en plaçant le festival à Tel Aviv les organisateurs vont en fait agir pour détourner l’attention des problèmes nés de soixante dix ans de pillage systématique et quotidien par Israël des ressources naturelles et de l’exploitation de la terre palestinienne4, et faire en sorte qu’on ne s’y intéresse pas.

Les artistes internationaux qui se produisent en Israël servent involontairement le blanchiment que le gouvernement mène sur ses crimes de guerre contre la population palestinienne, en faisant « comme si de rien n’était », tandis que le statu quo – pour les Palestiniens, la réalité de la colonisation et de l’occupation militaire – s’est normalisé. Le maintien d’une telle atmosphère dépend largement de la possibilité de donner à Israël le visage d’un État progressiste doté d’une scène culturelle vibrante et – dans ce cas – engagé sur les thèmes environnementaux. Le gouvernement israélien, ses ambassades et organisations affiliées publient des communiqués de presse triomphants et des posts sur les réseaux sociaux confondant les concerts d’artistes internationaux avec le soutien à la politique israélienne5. Ainsi que cela a été résumé par l’ancien directeur général du ministère israélien des affaires étrangères, « nous voyons la culture comme un outil de premier plan de hasbara (propagande) et je ne fais pas la différence entre la hasbara et la culture »6.

DGTL promet un « programme de Révolution à Tel Aviv, avec des objectifs à la mesure de la ville ». Il faut se demander qui sont les gens de cette ville, bâtie sur les ruines de villages palestiniens indigènes, qui ont été violemment dépeuplés en 1948, lors de la Nakba, le nettoyage ethnique de la Palestine7. Le festival lui-même va se passer au Parc Yarkon, l’ancien village palestinien de Jarisha8.

En tant que citoyens israéliens, nous refusons de jouer le jeu, avec notre gouvernement, de l’effacement du peuple palestinien indigène et nous demandons que vous fassiez de même. S’il vous plaît, annulez votre participation au festival DGTL de Tel Aviv. 

 

Sincèrement

Boycott from within

Source: Boycott from within

 Traduction SF pour BDS France




Réunion publique sur les investissements d’AXA dans les énergies fossiles et la colonisation israélienne.

Devant une salle pleine, la réunion publique « Les investissements d’AXA dans les énergies fossiles et la colonisation israélienne » s’est tenue au CICP le 24 septembre dernier à Paris, dans le cadre de la semaine internationale d’action pour le climat.

Chaque intervenant-e a exposé les raisons et le contexte de l’engagement de son association.

Lucie Pinson a expliqué que les annonces de désinvestissements d’AXA d’énergies fossiles signifient uniquement que cette société n’engage pas des investissements nouveaux supplémentaires alors que son implication constante dans ces énergies fossiles est considérable. Elle a aussi montré par des exemples qu’AXA cherche à soigner son image par son engagement dans diverses fondations humanitaires.

Olivier Schulz a raconté les 3 ans de campagne menées par BDS France et la création de la coalition européenne contre AXA. De par ses participations au capital de banques et de la 1ère industrie d’armement israéliennes, AXA soutient et profite de la colonisation de la Palestine et du régime d’apartheid imposé aux Palestiniens. Les leviers pour faire pression sur un groupe gigantesque comme AXA sont multiples : le droit international, l’attaque de sa précieuse image de marque d’assureur mondial, la pression des clients, salariés et actionnaires qu’il faut continuer à mobiliser pour amplifier les victoires obtenues en début d’année 2019.

Verveine Angeli, représentant le syndicat Solidaires, a expliqué que les syndicats, dont le sien, peuvent mobiliser pas à pas sur les divers aspects des batailles ciblant ce qui est reproché à AXA

Hala Marshood a captivé l’auditoire en expliquant comment les recherches de l’ O.N.G. « Who Profits » permettent de dévoiler les processus de colonisation et de dépossession du peuple palestinien, et a évoqué  l’industrie verte israélienne,  l’usage qui en est fait pour blanchir l’occupation israélienne, en mettant en avant l’implication de grosses entreprises dans des champs de panneaux solaires et d’éoliennes installés sur des terres syriennes et palestiniennes occupées.

Le débat avec le public a été très riche.

Il a porté notamment sur : l’articulation entre le greenwashing et le pinkwashing, les liens d’AXA avec les mutuelles complémentaires des salariés, et sur la nécessité de lier nos luttes.

Nous avons conclu en marquant notre volonté de continuer à nous mobiliser à la fois dans nos engagements particuliers et aussi, à chaque fois que le contexte le permettra, ensemble dans notre diversité.




Letter to Catherine Ringer: Please don’t sing for apartheid !

Paris, September 9, 2019

Dear Catherine Ringer,

You are scheduled to perform in concert on December 19th in Tel Aviv, a city built on the ruins of seven Palestinian villages; the recognized capital of Israel, symbol of its policy of apartheid, and the scene of its artistic whitewashing attempts to which we hereby call on you to refuse to contribute to.

You are an icon for us. We have always loved your hoarse voice, your freedom, your humor, your gravity tinged with derision. You have breathed new life into French music thanks to your openness to all influences.

Do you really plan on singing the greatest hits of Les Rita Mitsouko, the magical duo that you formed with Fred Chichin, in Tel Aviv? To end your tour there would be highly symbolic.

Today, we call on you to refuse to be used in the service of a policy of cultural whitewashing of Israeli apartheid.

Your beautiful song « Obstination » (Perseverance) seems to have been written for the Palestinian people. This song speaks of exile, asphyxiation, rage, courage, « stay or go, live or die » and ends with a magnificent hope:  » Stars bloom, the songs of hope … »

The perseverance of the seven million Palestinian refugees who will not be able to attend your concert because Israel refuses them the right to return to their country.

The perseverance of Gaza’s residents who have been blockaded by Israel for more than 12 years, lacking water, electricity and food, enduring an unprecedented humanitarian catastrophe.

The perseverance of Palestinians in the West Bank who are subjected to separation walls, checkpoints and daily humiliations, and whose access to water depends on the goodwill of Israel and who are subject to the presence of more than 600,000 settlers.

The perseverance of Palestinians from Jerusalem whose city has been illegally annexed by Israel since 1967, and whose homes are regularly seized and demolished.

And yet there is hope in your support of a campaign initiated by Palestinian civil society and supported by the most progressive elements of Israeli society.

This non-violent BDS campaign (boycott, divestment, sanctions) initiated in 2005, is inspired by the campaign against apartheid in South Africa. It does not target individuals, but a political regime and its institutions.

The call for boycott by the BDS campaign is intended to expose the ongoing violations suffered by the Palestinian people, and struggle for the equal rights of Israelis and Palestinians.

As you know, Israel has been flouting the human rights of many of its inhabitants, the Palestinians, and international law for many years.

In recent years, Israel has entered a logic of permanent war. Having passed the « Nation-State of the Jewish people » law which confers constitutional status on its apartheid regime, Israel has now set about to annex East Jerusalem with the support of Donald Trump, and soon the Golan Heights and the West Bank, despite international law.

For more than a year, every Friday, Israeli snipers have deliberately targeted unarmed Palestinian protesters in the besieged Gaza Strip, including doctors, journalists, children, and people with disabilities.

Israel’s cultural policy is no exception to this phenomenon. Indeed, the Minister of Culture Miri Regev routinely brings artists « disloyal » to Israel into line, like the rapper Tamer Nafar, the poet Dareen Tatour, the Theatreal-Midan, the Palestinian Puppet Festival and others.

Is this not the worst time to play in Israel, when you would be legitimizing by your presence, an extreme right-wing regime?

We have no doubt that you would refuse to perform, for example, in a municipality run by a fascist party. It therefore makes sense to apply this same logic and ethic to questioning your decision to hold this concert in Israel.

We understand your concern for objectivity and parity, but as an ambassador for French culture, please do not lend your image in the service of discrimination, ethnic cleansing and military occupation.

Remember the words of Desmond Tutu: « to remain neutral in the face of injustice is to choose the side of the oppressor. »

Dear Catherine, we simply ask you not to sing for apartheid!

We would like to discuss this further with you, perhaps before or after one of your concerts when your tour goes through our cities in September, October or November.

In the meantime, we would like to send you a book written by Eyal Sivan and Armelle Laborie entitled « A legitimate boycott », which will provide you with valuable information on the legitimacy of the cultural boycott.

While we wait for a favorable response from you, we are happy to share any additional useful information.

Sincerely,

Yves (Clermont-Ferrand, September 24), Dror (Paris, September 27-29), Juliette (Marseille, October 10), Elise (Rennes, November 7), André (Cenon, November 8), Perrine (Strasbourg, November 12), Olivier (Grenoble, November 13)

For the BDS France Campaign




Agissez pour mettre fin à l’apartheid climatique d’Israël envers les Palestiniens

Chers sympathisants, chères sympathisantes

Nous participons à la semaine mondiale d’actions pour le climat (20-27 septembre) en exigeant la fin de l’utilisation des combustibles fossiles, la justice climatique pour tous, et une action gouvernementale au sommet des Nations unies pour le climat.

La crise climatique de plus en plus catastrophique, aggravée par les inégalités globales, est le fruit de la complicité de grandes sociétés et de gouvernements qui placent le profit avant les gens et la planète.

Celles et ceux qui détiennent le moins de pouvoir sont les plus affectés par la crise climatique. Ne contrôlant ni leur territoire ni leurs ressources naturelles, les Palestiniens indigènes soumis au régime répressif d’Israël subissent un apartheid climatique.

Les firmes multinationales investissent dans les combustibles fossiles ainsi que dans l’oppression du peuple palestinien par Israël, le pillage des ressources naturelles palestiniennes et l’exploitation des terres palestiniennes.

Menez deux actions sans délai :

  1. Cliquez ici pour dire à la banque britannique HSBC de cesser de financer la répression israélienne et l’industrie des combustibles fossiles
  2. Cliquez ici pour dire à AXA, géant français des assurances, de désinvestir du régime colonial d’Israël et des combustibles fossiles qui détruisent la planète

La pollution de l’eau, de l’air et des sols causée par le blocus israélien de Gaza et les guerres menées par Israël contre Gaza empoisonnent la vie de ce territoire. Dans le reste des territoires palestiniens occupés, Israël vole la terre et l’eau palestiniennes, et détruit des oliviers centenaires et des installations d’énergie solaire.

Israël s’efforce de repeindre son image en vert. Cependant Israël exploite d’importants gisements de gaz à des fins d’exportation, et 97,7% de sa production d’électricité provient de combustibles fossiles. La guerre, activité régulière du gouvernement israélien, est l’une des industries les plus polluantes du monde.

Les combats contre le racisme et la militarisation, pour le climat, pour la justice économique et sociale sont profondément interconnectés. Participez, là où vous vous trouvez, aux actions de la semaine pour le climat, et agissez pour mettre fin à l’apartheid climatique d’Israël envers les Palestiniens.

En solidarité,

Comité national palestinien pour le BDS (BNC)

Source : BDS movement

Traduction SM pour BDS France