BDS@15: Quinze façons de soutenir notre lutte pour la liberté, la justice & l’égalité

Par Palestinian Boycott, Divestment and Sanctions National Committee (BNC), le 23 juin 2020

Tandis que BDS atteint ses 15 ans, voici 15 façons de vous montrer solidaires des Palestiniens. Agissez maintenant !

Quinze ans après son lancement le 9 juillet 2005, le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens s’engage dans une nouvelle étape. Son action est plus urgente que jamais à l’heure où Israël intensifie son nettoyage ethnique graduel des Palestiniens indigènes, en nous asphyxiant dans des bantoustans qui ne cessent de rétrécir.

La dernière fois qu’Israël a annexé des territoires occupés – Jérusalem-Est, qui est palestinienne, et le plateau syrien du Golan – l’Assemblée générale des Nations unies, en 1982, a voté à une écrasante majorité pour des sanctions ciblées contre Israël. Cependant les Nations unies, sous la pression des États-Unis et de l’Union européenne, n’ont pas à ce jour imposé de mesures pour contraindre les responsables à rendre compte de leurs actes et mettre fin au système oppressif d’Israël.

Cette impunité a permis à Israël de consolider ce que des dizaines d’experts des Nations unies en matière de droits humains appellent son “apartheid du 21e siècle”, violant les droits des Palestiniens et prévoyant ouvertement d’annexer de façon officielle de grandes parties de la Cisjordanie occupée.

Au long des 15 dernières années le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens est devenu l’un des mouvements mondiaux pour la justice les plus influents. Nous devons aujourd’hui être encore plus efficaces, plus intersectionnels, plus globaux. Rejoignez-nous pour construire des alliances avec tous les mouvements internationaux qui luttent pour la liberté, la justice et l’égalité pour toutes et tous.

Agissez maintenant :

1. Dénoncez l’apartheid israélien : Organisez des campagnes d’éducation pour dénoncer et condamner l’apartheid israélien et promouvoir des mesures d’obligation de rendre des comptes similaires à celles qui ont été imposées dans le passé contre l’apartheid sud-africain. Défendez au nom de la liberté d’expression le droit d’appeler au BDS contre l’apartheid israélien.

2. Sanctions ciblées : Faites pression sur les parlementaires et les élus afin d’imposer des sanctions ciblées pour faire cesser l’annexion et l’apartheid israélien, notamment en éliminant le commerce militaire, en mettant fin aux accords de libre échange et en interdisant le commerce avec les colonies.

3. Zones sans apartheid (Apartheid Free Zones, AFZ) : Promouvez la création d’AFZ dans votre lieu d’habitation, de vie ou de travail en tant qu’espaces libérés du racisme, du sexisme, de la discrimination, de la domination et de l’oppression, dans l’alliance avec d’autres mouvements pour la justice sociale.

4. Complicité des grandes entreprises : Mobilisez des moyens de pression (y compris le boycott et/ou le désinvestissement) contre les sociétés et banques répertoriées dans la base de données de l’ONU des entreprises impliquées dans les colonies illégales d’Israël ainsi que celles qui devraient y être ajoutées, entre autres CAF, G4S, les sociétés de HP, Elbit Systems, AXA, Caterpillar, Hyundai Heavy Industries, Volvo, Heidelberg Cement, Cemex.

5. Justice raciale et indigène : Soutenez les luttes menées par les Noirs et par les Indigènes pour la justice raciale et les réparations en œuvrant pour la fin du racisme systémique, pour l’investissement auprès des communautés noires, indigènes, de personnes de couleur, de castes inférieures/dalit, pour la démilitarisation et le retrait du financement de la police, pour l’arrêt de la formation des policiers avec l’apartheid israélien.

6. Justice environnementale et climatique : Soutenez les campagnes environnementales visant à des politiques réellement durables et alternatives, et faites cesser notamment les pratiques visant à repeindre en vert l’apartheid israélien sur l’eau et la colonisation de la terre par l’agro-industrie.

7. Luttes des femmes : La justice est toujours une question féministe et par conséquent, la justice en Palestine est une question féministe, et les droits des femmes tiennent une place fondamentale dans notre mouvement. Rejoignez les mouvements menés par des femmes pour la justice de genre et sociale et contre la militarisation.

8. Conseils municipaux éthiques : Promouvez une motion intersectionnelle dans votre conseil local pour qu’il quitte les sociétés d’investissement et/ou d’acquisition impliquées dans des violations des droits humains ou des pratiques racistes, notamment celles qui sont complices de l’apartheid israélien.

9. Communautés de foi & tourisme : Mobilisez votre communauté ou votre église pour qu’elle soutienne et respecte l’appel des Palestiniens en faveur du tourisme/pèlerinage éthique.

10. Boycott culturel : Encouragez les déclarations de personnalités culturelles soutenant la liberté, la justice et l’égalité des Palestiniens et s’engageant à boycotter l’apartheid d’Israël et les institutions culturelles complices de son occupation et de ses violations des droits humains.

11. Boycott universitaire : Promouvez dans votre syndicat d’enseignants, association ou département universitaire une motion soutenant le boycott des institutions universitaires impliquées dans des violations des droits humains, y compris des universités israéliennes. Contactez pacbi@bdsmovement.net en vue d’un soutien.

12. Militantisme étudiant : Organisez des campagnes intersectionnelles pour faire cesser les investissements ou les contrats liant votre établissement à des entreprises nuisant à l’environnement ou impliquées dans des violations des droits humains, entre autres à caractère raciste, y compris israéliennes.

13. Boycott sportif : Rejoignez la campagne mondiale de boycott de Puma en raison de son soutien aux colonies israéliennes illégales. Écrivez au footballeur superstar Raheem Sterling en l’exhortant à ne pas signer avec Puma. Demandez instamment à la Série W (série féminine de courses de voitures) d’écouter les Speed Sisters palestiniennes et de rompre avec Puma.

14. Droits des LGBTQI+ : Travaillez avec des groupes queer pour démasquer et contrer le programme israélien visant à repeindre en rose son violent système d’apartheid. Boycottez la Tel Aviv Pride et exhortez les cinéastes queer à s’engager à ne pas participer à des évènements parrainés par le gouvernement israélien tels que TLVFest.

15. Dons à BDS : En tant que mouvement impulsé par des bénévoles, BDS a besoin du soutien de personnes de conscience partout dans le monde pour résister à l’occupation et à l’apartheid israéliens et contribuer à la lutte palestinienne pour la liberté, la justice et l’égalité.

Traduction : S. pour BDS France

Source : BDS Movement




Pourquoi soutenir le mouvement BDS ?

Par le Comité national palestinien du BDS (BNC), le 9 juillet 2020

Voici 15 raisons de soutenir le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens à l’occasion de son 15e anniversaire :

1- Parce que le BDS est un appel éthique de la plus grande coalition de Palestiniens vivant sous l’occupation militaire, l’apartheid israélien et le déni du droit des réfugiés.

2- Parce que ça marche le BDS !

3- Parce que je crois en un monde avec des droits égaux pour tous et non des privilèges pour certains.

4 – Parce que j’étais contre l’apartheid en Afrique du Sud et que je n’accepterai pas l’apartheid en Palestine.

5- Parce que mon gouvernement, ainsi que les entreprises et les institutions basées dans mon pays, sont complices des crimes d’Israël contre les Palestiniens.

6 – Parce que je suis contre toute forme d’oppression et de discrimination.

7 – Parce que je veux mettre fin à la complicité des entreprises dans les violations des droits de l’homme.

8 – Parce que je soutiens les droits de tous les peuples autochtones, dont les Palestiniens, sur leurs terres ancestrales, leur patrimoine culturel et leurs ressources naturelles.

9 – Parce que, tout comme le BDS, je soutiens la lutte mondiale contre le racisme sous toutes ses formes.

10 – Parce que je crois au pouvoir des peuples pour changer le monde.

11 – Parce que je m’oppose au blanchiment rose [pinkwashing] , à l’écoblanchiment [greenwashing], au blanchiment par la foi, au blanchiment par le sport, au blanchiment par l’art, ou à toute autre forme de blanchiment de l’apartheid israélien.

12 – Parce que je crois qu’aucun État, y compris Israël, ne devrait bénéficier de l’impunité pour avoir violé le droit international et les droits humains.

13 – Parce que la libération des Palestiniens est organiquement liée aux luttes menées dans mon pays pour la justice en faveur des indigènes, la justice sociale, raciale, économique, de genre et climatique.

14 – Parce que je souscris aux paroles de Martin Luther King selon lesquelles les boycotts conformes à l’éthique impliquent « le retrait de notre coopération d’un système pervers » et c’est une obligation morale fondamentale.

15 – Parce que je ne peux pas et ne veux pas rester silencieux pendant qu’Israël perpétue des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, comprenant l’apartheid, le nettoyage ethnique, les punitions collectives, la détention de prisonniers de conscience et le blocus et les massacres à Gaza.

Traduction : GD pour BDS France

Source : BDS Movement




Des dirigeants d’Amérique latine soutiennent l’appel à des sanctions contre Israël

Par Palestinian BDS National Committee (BNC) / Latin America, le 3 juillet 2020

Les ex-présidents Dilma Rousseff, Lula da Silva, Evo Morales, José Mujica, Rafael Correa parmi 320 personnalités publiques soutenant l’appel palestinien à des sanctions pour mettre fin à l’annexion et à l’apartheid d’Israël.

Les anciens présidents d’Amérique latine Dilma Rousseff (Brésil), Lula da Silva (Brésil), Evo Morales (Bolivie), Ernesto Samper (Colombie), Rafael Correa (Équateur), José Mujica (Équateur) et Fernando Lugo (Paraguay) figurent parmi les 320 personnalités d’Amérique latine qui ont signé une déclaration rendue publique hier appelant à des sanctions contre Israël en réponse au projet d’annexion de jure par Israël du territoire palestinien occupé et à son annexion de facto et apartheid actuels.

D’autres signataires renommés sont les chanteurs brésiliens Chico Buarque et Caetano Veloso et le lauréat argentin du prix Nobel pour la paix Adolfo Pérez Esquivel.

La déclaration fait partie de l’initiative sud-africaine pour unifier le soutien mondial du Sud (d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine) à l’appel de la société civile palestinienne pour des sanctions en réponse à l’annexion formelle projetée par Israël.

En juin, les signataires sud-africains de la même déclaration ont été rendus publics. Parmi les appuis sud-africains de premier plan de la déclaration figurent l’ancien président d’Afrique du Sud Kgalema Motlanthe ; l’ancien ministre du gouvernement de Mozambique Oscar Monteiro ; l’ancienne Haut-commissaire des Nations Unies pour des droits humains Navi Pillay ; le Secrétaire-général de la fédération sud-africaine des syndicats Zwelinzima Vavi ; la vice-secrétaire générale de l’ANC Jessie Duarte ; le ministre de l’enseignement supérieur et secrétaire du parti communiste sud-africain Blade Nzimande ; le secrétaire général du syndicat national des travailleurs de la métallurgie d’Afrique du Sud Irvin Jim ; et l’ancienne Commissaire de la Commission des droits humains Pregs Govender.

La déclaration dit :

« La gravité croissante des violations d’Israël et son impunité nous obligent à répondre à l’appel de la majorité écrasante des organisations de la société civile palestinienne. […] Nous appuyons l’appel palestinien au bannissement du commerce des armes et de la coopération militaire et de sécurité avec Israël ; à la suspension des accords de libre échange avec Israël ; à l’interdiction du commerce avec les colonies israéliennes illégales et à la reddition de comptes des individus et des acteurs institutionnels complices de l’occupation israélienne et de son régime d’apartheid. Nous nous engageons à travailler dans le cadre de nos structures nationales respectives pour promouvoir la mise en œuvre de ces mesures. »

La déclaration appelle à la réactivation du Comité spécial des Nations Unies contre l’apartheid, qui a en fonction pour la dernière fois pendant l’ère de l’apartheid en Afrique du Sud, avec l’objectif de mettre fin aux politiques d’apartheid d’Israël ciblant le peuple palestinien.

L’ancien ministre brésilien des Affaires étrangères et de la Défense, Celso Amorim, un des signataires de la déclaration, a dit :

« L’annexion de territoire palestinien que se propose de mener Israël n’est pas seulement un délit contre le droit international et une menace pour la paix, c’est une attaque contre les femmes et les hommes qui luttent contre le colonialisme et l’apartheid. La voix du Sud doit être entendue ! »

Dans une initiative parallèle, la société civile sud-africaine en solidarité avec la Palestine organise une manifestation en ligne samedi 4 juillet, avec Noura Erakat, avocate palestinienne des droits humains et professeure ; le co-fondateur de BDS Omar Barghouti ; un député de l’ANC Mandla Mandela, le petit-fils de Nelson Mandela ; Rajmohan Gandhi, le petit-fils de Mahatma Gandhi ; la militante sud-africaine Phakamile Hlubi Majola ; Celso Amorim, ancien ministre brésilien des Affaires étrangères et de la Défense ; Karol Cariola, députée chilienne et d’autres.

Traduction : CG pour BDS France

Source : BDS Movement 

 

 




Les Palestiniens renouvellent leur appel à des sanctions ciblées pour mettre fin à l’annexion israélienne

Par Palestinian BDS National Committee (BNC), le 1er juillet 2020

Tandis qu’Israël retarde la réalisation de son plan, des dizaines d’organisations de la société civile palestinienne affirment que l’annexion et l’apartheid pratiqués en permanence par Israël imposent des sanctions internationales.

1er juillet 2020 – Tandis que le gouvernement israélien d’extrême-droite gardait aujourd’hui le silence sur le plan annoncé précédemment, qui devait entamer le 1er juillet l’annexion officielle du territoire palestinien occupé, des dizaines d’organisations de la société civile palestinienne représentant la majorité absolue de la société civile palestinienne ont lancé un appel à l’action, et non à la seule rhétorique, pour mettre fin à l’annexion et au régime d’apartheid mis en œuvre discrètement depuis des décennies par Israël à l’égard des Palestiniens.

(Déclaration faite aujourd’hui par la société civile palestinienne)

Ces organisations demandent à nouveau avec force que la communauté internationale “impose des sanctions légitimes, ciblées et immédiates à Israël en réponse à l’annexion, à l’occupation militaire illégale et au régime d’apartheid basé sur la discrimination raciale, la ségrégation et l’expansion territoriale qui est inscrit dans la législation israélienne.”

La déclaration a été publiée par le Palestinian Human Rights Organizations Council (PHROC, Conseil des organisations palestiniennes de défense des droits humains), qui représente onze organisations palestiniennes de défense des droits humains. D’autres signataires initiaux de cette lettre comprennent les principaux syndicats palestiniens, des organisations féminines de masse et le Palestinian NGO Network (PNGO, Réseau des ONG palestiniennes), qui représente 69 organisations non gouvernementales palestiniennes.

La déclaration de la société civile palestinienne unie souligne qu’Israël a retardé aujourd’hui la réalisation de son plan en raison d’un choix stratégique : “En gardant le silence, Israël espère réduire au silence les mobilisations mondiales ayant poussé la communauté internationale à envisager de prendre des mesures pour le contraindre à rendre des comptes, et préserver sa propre impunité.”

La déclaration mentionne des affirmations claires émanant de plusieurs experts de haut niveau concernant l’illégalité de l’annexion de facto et de jure du territoire palestinien occupé (TPO). La Haute-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Michelle Bachelet, a déclaré : “L’annexion est illégale. Point final. Toute annexion. Qu’il s’agisse de 30% de la Cisjordanie ou de 5%”. Des centaines de juristes internationaux se sont exprimés en ces termes : “L’annexion de facto entraîne les mêmes conséquences légales que l’annexion de jure”. Pour plus d’un millier de parlementaires européens, “L’absence de réponse adéquate [à l’annexion israélienne] encouragerait d’autres États ayant des revendications territoriales à ne pas respecter les principes fondamentaux du droit international”, tandis que des dizaines d’experts de l’ONU ont affirmé que l’annexion officielle par Israël d’une partie du territoire palestinien occupé, qui s’est produite à Jérusalem occupée en 1980 et peut encore se produire dans d’autres parties du TPO, cristallise un “apartheid du 21e siècle”.

La société civile palestinienne a renouvelé son appel uni de mai adressé à tous les États et organisations internationales pour leur enjoindre de respecter leurs obligations légales en mettant immédiatement en œuvre les mesures suivantes :

1. Interdiction du commerce des armes et de la coopération en matière militaire et de sécurité avec Israël.

2. Suspension des accords de commerce et de coopération avec Israël.

3. Prohibition du commerce avec les colonies israéliennes illégales et cessation des relations d’affaires avec les entreprises des colonies israéliennes illégales.

4. Enquêtes et poursuites à l’égard des individus et des sociétés responsables de crimes de guerre/crimes contre l’humanité dans le contexte du régime israélien d’occupation illégale et d’apartheid.

5. Soutien aux efforts engagés aux Nations unies pour reconstituer le Comité spécial des Nations unies contre l’apartheid et le Centre des Nations unies contre l’apartheid, afin d’enquêter sur l’apartheid israélien.

 

Traduction : SM pour BDS France

Source : BDS Movement




Plus de 250 Sud-Africains éminents appellent à des sanctions pour arrêter l’annexion

Par South African BDS Coalition / South Africa, le 18 juin 2020

 

Parmi les principaux signataires de l’appel des pays du Sud figurent l’ancien président sud-africain Kgalema Motlanthe, l’ancien ministre mozambicain Oscar Monteiro, l’ancienne Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme Navi Pillay, le secrétaire général de la Fédération sud-africaine des syndicats Zwelinzima Vavi et l’ancien commissaire de la Commission sud-africaine des droits de l’homme Pregs Govender.

Ces dernières semaines, le monde a manifesté sa solidarité avec les habitants des États-Unis d’Amérique qui expriment leur indignation face au racisme systémique et au meurtre brutal de Noirs par la police états-unienne. L’appel de ralliement « Black Lives Matter » a attiré des centaines de milliers de personnes dans les rues du monde entier au milieu d’une pandémie où les gens sont censés s’éloigner physiquement. Grâce à cette mobilisation de masse, un point de basculement a été atteint dans la lutte pour l’égalité aux États-Unis. Dans le même temps, un nombre croissant de Sud-Africains ont exprimé leur choc et leur indignation face aux nombreux cas de brutalité policière dans leur pays, y compris, plus récemment, le meurtre de Collins Khosa, Sibusiso Amos, Ntando Elias Sigasa, Adane Emmanuel et d’autres.

Cependant, la même violence systémique contre les Palestiniens a constamment été négligée. Selon le journal israélien Haaretz, « quelques jours après le meurtre sauvage de George Floyd, samedi matin, dans la vieille ville de Jérusalem, Eyad Hallaq, un autiste de 32 ans, se rendait au centre Elwyn pour personnes handicapées. Les agents de la police des frontières ont déclaré qu’ils croyaient qu’il tenait une arme – il n’y en avait pas – et lorsqu’ils ont crié pour qu’il s’arrête, il s’est mis à courir. La peine était la mort. La police des frontières, la plus brutale de toutes les unités, ne connaît pas d’autre moyen de maîtriser un Palestinien autiste en fuite que de l’exécuter. Ces agents lâches de la police des frontières ont tiré une dizaine de balles sur Hallaq alors qu’il fuyait, jusqu’à ce qu’il meure. C’est toujours comme ça qu’ils agissent. C’est ce qu’ils ont été entraînés à faire ». Eyad est l’un des nombreux Palestiniens innocents qui ont été brutalement tués par les forces israéliennes, mais son meurtre et celui de milliers d’autres Palestiniens ont été accueillis par un silence assourdissant.

Il est temps que la communauté internationale démontre qu’elle n’ignore pas la souffrance des Palestiniens, qui sont les principales victimes du racisme et des injustices systémiques d’Israël depuis des décennies, et dont l’oppression est sur le point de s’intensifier encore.

Le gouvernement de Benjamin Netanyahu, en violation flagrante du droit international, menace le 1er juillet de commencer l’annexion d’une grande partie du territoire palestinien en Cisjordanie – avec le soutien de l’administration Trump et la complicité de l’Union européenne (UE). Depuis 72 ans, Israël a systématiquement sapé le droit international en toute impunité par le vol, la colonisation et l’annexion de biens et de territoires palestiniens, à la fois de jure, comme pour Jérusalem-Est en 1967 et le plateau du Golan syrien en 1982, et de facto par une matrice de colonies illégales, d’infrastructures de colonisation et du mur d’apartheid en Cisjordanie.

Cette annexion prévue de 30 % de la Cisjordanie et de la vallée du Jourdain sera l’aboutissement d’années de vol et d’occupation progressive par l’appropriation de terres, le déplacement forcé de la population palestinienne et l’installation d’Israéliens dans les territoires occupés. La poursuite de l’oppression des Palestiniens a été facilitée par l’imposition d’un régime d’apartheid de discrimination raciale, de ségrégation et d’expansion territoriale qui est inscrit dans le droit interne israélien.

Les syndicats, les organisations de la société civile palestinienne et les groupes de défense des droits de la personne affirment que « l’annexion imminente est un test politique décisif pour la communauté internationale et pour sa capacité à faire respecter le droit international ». Ceci est exprimé dans une récente déclaration : « Palestinian Civil Society Calls for Effective Measures by all States to Stop Israel’s Illegal Annexation of the Occupied West Bank and Grave Violations of Human Rights » (« La société civile palestinienne demande que tous les États prennent des mesures efficaces pour mettre fin à l’annexion illégale de la Cisjordanie occupée par Israël et aux graves violations des droits de la personne »). En réponse à cet appel, la déclaration de la coalition sud-africaine pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions (SA BDS) a reçu l’aval de plus de 250 éminents Sud-Africains, sur la base de celle préparée par les organisations de la société civile palestinienne. En outre, alors que cette déclaration avait été initiée par les dirigeants sud-africains, des déclarations de soutien ont également commencé à arriver du reste du continent. Nous sommes honorés d’inclure ici aussi les premiers noms d’autres dirigeants africains. La déclaration appelle le gouvernement sud-africain à mener une campagne au sein des Nations unies (ONU) pour imposer des contre-mesures et des sanctions contre Israël pour ses violations des principes fondamentaux du droit international, son déni des droits des Palestiniens à l’autodétermination et son annexion violente et forcée du territoire palestinien.

Parmi les signataires figurent des membres retraités et actuels du pouvoir judiciaire, le vice-président de l’Assemblée nationale, des chefs religieux, d’anciens vice-chanceliers d’université et d’autres toujours en poste, d’anciens ministres, des vétérans de la lutte de libération, des généraux militaires à la retraite, dont un ancien commandant de la South African National Defence Force (SANDF), des universitaires de haut niveau, des militants, des défenseurs des droits de la personne, des leaders communautaires, des membres du monde des affaires, des militants des arts et de la culture, des journalistes et d’anciens prisonniers politiques. Parmi les principaux signataires figurent Kgalema Motlanthe (ancien président de la RSA), Oscar Monteiro (ancien ministre du Mozambique), S’bu Zikode (président d’Abahlali baseMjondolo), Makoma Lekalakala (militant pour l’environnement), Zak Yacoob (juge retraité de la Cour constitutionnelle d’Afrique du Sud), Pregs Govender (ancien commissaire à la Commission des droits de l’homme de l’Afrique du Sud, ancien député), Navi Pillay (ancienne Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme), Leigh-Ann Naidoo (militant, athlète olympique), Zwelinzima Vavi (secrétaire général de la Fédération sud-africaine des syndicats) et Irvin Jim (secrétaire général de l’Union nationale

des métallurgistes d’Afrique du Sud), parmi beaucoup d’autres. La déclaration appelle le gouvernement sud-africain et l’Union africaine, dont le président Cyril Ramaphosa assure actuellement la présidence, à déployer tous leurs efforts pour que les gouvernements africains remplissent leurs obligations en vertu du droit international et pour montrer qu’ils soutiennent la justice, les droits de la personne et la libération des Palestiniens en :

· assurant l’adoption d’une résolution à l’Assemblée générale des Nations unies (AGNU) qui renouvelle la demande de sanctions ciblées contre Israël et fournisse les moyens de les mettre en œuvre, y compris un boycott de tous les produits provenant des colonies illégales, la suspension des accords commerciaux avec Israël et un embargo militaire, comme contre-mesures pour mettre un terme à son annexion du territoire palestinien occupé et à ses autres violations flagrantes du droit international – à l’instar des mesures adoptées à plusieurs reprises par l’AGNU et le Conseil de sécurité des Nations unies contre l’Afrique du Sud de l’apartheid, qualifiant l’apartheid de crime contre l’humanité et de menace grave pour la paix et la sécurité internationales,

· faisant campagne pour l’activation du Comité spécial de l’ONU sur l’apartheid en réponse aux politiques israéliennes envers les populations autochtones de Palestine,

· garantissant l’efficacité et la mise à jour régulière de la base de données des Nations unies sur les entreprises impliquées dans les activités de colonisation illégale d’Israël,

· soutenant l’enquête de la Cour pénale internationale sur les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité perpétrés par Israël dans les territoires palestiniens occupés.

En tant que Sud-Africains qui avons une longue et glorieuse histoire de lutte pour la libération nationale, la liberté et la démocratie, et contre le colonialisme et l’apartheid, nous élevons nos voix et nos poings en profonde solidarité avec le peuple palestinien dans sa quête de libération et d’autodétermination, un peuple qui a souffert pendant plus de sept décennies de l’apartheid, de l’occupation et de la colonisation alors que le monde regardait et permettait les violations du droit international et des droits de la personne. Nous, les soussignés, avec des dirigeants éminents du Sud, ne permettrons pas à Israël, en partenariat avec le régime Trump, de triompher contre la justice et le droit international. À une époque où le monde met en évidence le racisme et l’héritage de l’esclavage et du colonialisme, où les icônes coloniales sont détruites par les actions de citoyens « gatvol » (exaspérés) devant un ordre mondial qui tolère l’injustice contre les pauvres et les vulnérables, nous poursuivrons sans relâche la lutte du peuple palestinien pour sa libération du racisme, de l’occupation, du colonialisme et de l’apartheid. C’est une lutte, avec celle d’autres groupes opprimés comme les Noirs aux États-Unis, dont le caractère définit l’éthique et la moralité de notre temps. Nous nous tiendrons du bon côté dans cet affrontement !

Pour une liste complète des signataires, voir ici.

Traduction : MUV pour BDS France

Source : BDS Movement et SA-BDS




Message aux actionnaires à l’occasion de l’assemblée générale d’AXA

L’assemblée générale annuelle des actionnaires d’AXA devait avoir lieu ce jour. Nous avions prévu de diffuser aux actionnaires l’appel publié ci-dessous. Mais nous avons appris que cette assemblée générale a eu lieu … sans la présence physique des actionnaires. C’est pourquoi nous avons néanmoins tenu à nous afficher sur la photo ci-jointe, pour confirmer la permanence de notre engagement pour qu’AXA se désinvestisse de toute complicité avec les violations du droit international par l’Etat d’Israël.

Par BDS France, le 30 juin 2020

Chers actionnaires d’AXA,

Lors des assemblées générales d’AXA de 2017, 2018 et 2019, nous vous avons informés des manquements graves d’AXA à ses propres directives déontologiques concernant sa politique d’investissement en rapport avec les violations très graves du droit international par l’État d’Israël, violations qui risquent d’être accentuées très prochainement par l’annexion par Israël d’une grande partie de la Cisjordanie.

Suite à nos interpellations, AXA a diminué certains investissements complices de ces violations, mais la réalité reste préoccupante. En effet :

1) AXA a investi dans les cinq plus grandes banques israéliennes : Bank Hapoalim, Bank Leumi, First International Bank of Israel, Israel Discount Bank et Mizrahi Tefahot Bank. Or non seulement ces banques figurent parmi les entreprises enregistrées dans la base de données de l’O.N.U. en tant qu’entreprises finançant la colonisation israélienne, mais de plus AXA a, au cours de l’an dernier, triplé ses investissements directs dans les banques : Bank Leumi, Israel Discount Bank et Mizrahi Tefahot Bank

2) AXA détient encore 9% du capital de la société Equitable Holding, une filiale périphérique qui possède 157 millions de dollars d’investissement dans la société d’armement Elbit Systems, entreprise israélienne d’armement majeure, connue pour son utilisation et ses exportations d’armes testées contre la population palestinienne et pour sa production de bombes à sous-munitions et au phosphore blanc, déclarées illégales par la Convention sur les armes à sous-munitions en 2010. Par contre AXA s’est séparé en 2020 de ses dernières participations directes au capital d’Elbit Systems, ce dont nous nous félicitons.

 

Depuis 2017, nous demandons au conseil d’administration d’AXA de se débarrasser de ces investissements, qui ternissent gravement l’image de l’entreprise. La direction d’AXA continue de nier la réalité de ces investissements, et dans le même temps, elle affirme qu’ils ne sont pas problématiques, ce qui est contradictoire. La réputation d’AXA est entachée par le maintien de ces investissements qui portent atteinte aux droits des Palestiniens. L’image d’AXA ne pourra que se détériorer si elle continue de se rendre complice des violations des droits des Palestiniens, alors même qu’AXA se déclare fière de financer à présent des recherches contre le Covid-19.

Si AXA se soucie ainsi de la vie des gens, elle ne devrait pas être complice des crimes contre un peuple et investir dans des financements qui servent à tuer des Palestinien.ne.s et d’autres populations.

De plus en plus d’entreprises font le choix de se défaire de l’apartheid israélien. Des fonds de pension comme PGGM aux Pays-Bas, FDC au Luxembourg, ont vendu leurs parts dans les banques israéliennes il y a quelques années. Fin 2018, la banque britannique HSBC s’est également retirée du capital d’Elbit Systems.

Vous, actionnaires d’AXA, avez le pouvoir d’exiger d’AXA qu’elle se désinvestisse des entreprises israéliennes impliquées dans l’apartheid israélien, et notamment des banques israéliennes qui financent la colonisation et qui refusent de reconnaître les droits humains des Palestiniens et nuisent aux intérêts d’AXA et à ses propres directives déontologiques.

Coalition Stop AXA Assistance to Israeli Apartheid stop.axa.assistance.apartheid@gmail.com

(IPNS – Ne pas jeter sur la voie publique) – Le 30 juin 2020




Angela Davis et des militants du monde entier s’opposent aux injustices mises à nu par la COVID-19

Par le Comité National Palestinien BDS (BNC), le 24 juin 2020

Davis propage la solidarité avec Désirée Bela-Lobedde, Sônia Guajajara, Noura Erakat, Ronnie Kasrils, Kavita Krishnan et d’autres, sur une musique de Thurston Moore

Dans une nouvelle vidéo du 24 juin, dix sept militants de premier plan pour la justice raciale, des environnementalistes, des syndicalistes, des féministes, des artistes et des universitaires du monde entier appellent à la solidarité, afin de construire un monde plus juste et plus décent et de vaincre le racisme et d’autres injustices mises à nu par la COVID-19.

La vidéo a été réalisée par le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) à direction palestinienne, qui vise la liberté, la justice et l’égalité pour le peuple palestinien.

Elle met en lumière comment la pandémie de COVID-19 a eu un impact disproportionné sur les communautés opprimées dans le monde. Des militants de premier plan se sont rassemblés sur la vidéo pour manifester leur opposition au racisme, à l’autoritarisme, à l’état de guerre, au déni des droits humains et au capitalisme désastreux qui ont rendu la COVID-19 aussi dévastatrice et qui ont accru la répression mondiale, dont celle des puissantes manifestations de Black Lives Matter en cours aux États Unis. Pour combattre ces forces d’oppression, ils unissent leurs voix dans un appel à #Répandrelasolidarité et lutter pour la justice raciale, économique, de genre, indigène, sociale et climatique.

Les dirigeants qui apparaissent sur la vidéo sont la militante pour la justice sociale et universitaire Angela Davis ; l’Afro-féministe d’Espagne Desirée Bela-Lobedde ; la dirigeante de l’Association Brésilienne des Peuples Indigènes, Sônia Guajajara ; l’universitaire palestino-américaine, avocate des droits humains, Noura Erakat ; l’éducateur, cofondateur du mouvement Black Lives Matter, Patrisse Cullors ; l’ancien ministre du gouvernement sud-africain et leader de l’ANC du temps de l’apartheid, Ronnie Kasrils ; la dirigeante de l’Association des Femmes Progressistes de Toute l’Inde, Kavita Krishnan ; le militant des droits humains égyptien, Mohammad Ghannam ; la journaliste et jeune militante de Palestine, Janna Jihad ; Antonio Lisboa de la Centrale Unique des Travailleurs (CUT), la fédération brésilienne des syndicats de travailleurs ; Erika Mendes, des Amis de la Terre du Mozambique ; Lucia Ortiz des Amis de la Terre du Brésil ; le militant LGBTQIA+ et directeur du festival de cinéma pour les droits humains, Hyun Lego Park de Coré e du Sud ; le militant BDS du Koweït, Yousef Shamsah ; et Franco Uda de l’agence italienne de promotion sociale ARCI.

Les artistes et militants palestiniens Remi Kanazi et Rafeef Ziadah ont été les voix de la vidéo sur une musique de Thurston Moore, le fondateur de Sonic Youth.

La vidéo souligne que la justice va exiger de faire passer les gens avant les profits et de revoir partout les priorités pour désinvestir du complexe militaro-sécuritaire et investir dans la santé, l’éducation, la préservation du climat, des emplois décents et une véritable sécurité humaine.

Apoorva PG, le coordonnateur du Comité National BDS pour l’Asie du Sud-Est a dit :

Comme les Noirs Américains et d’autres communautés en détresse de par le monde se mobilisent pour mettre fin au racisme et à la répression, cette vidéo a pour but d’aider à envisager la justice, la dignité et l’égalité pour tous et à travailler pour les réaliser. Nous pensons que la lutte des Palestiniens pour la liberté et la justice est imbriquée dans les luttes pour la justice d’autres communautés dans le monde. La crise de la COVID-19 met en évidence ces intersections et offre l’occasion d’une mobilisation mondiale pour la justice raciale, indigène, sociale,  économique, de genre et climatique.

Traduction : SF pour BDS France

Source : BDS Movement 




Exhortez Cara Delevingne pour qu’elle prenne position pour la justice à Puma

Par Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI), le 25 juin 2020

Agissez pour exhorter l’ambassadrice de la marque Puma et de l’égalité pour tous, Cara Delevingne, à se joindre à toutes celles et ceux qui, dans le monde, demandent à Puma de mettre fin à son soutien au régime raciste d’apartheid d’Israël qui opprime les Palestiniens.

L’actrice et mannequin britannique, Cara Delevingne, est connue pour utiliser sa plate-forme pour la défense de la justice et de l’égalité pour tous.

Elle est une défenseuse des droits LGBTQIA+ et de la justice de genre.

Elle a condamné le racisme institutionnalisé, se joignant ce mois-ci aux manifestations de Black Lives Matter (Les vies noires comptent) à Los Angeles, et se faisant l’écho des appels à #DefundPolice.

Elle a établi des parallèles entre le soulèvement mondial d’aujourd’hui, conduit par les Noirs contre le racisme, et le soulèvement de Stonewall du 27 juin 1969, où une femme noire, transgenre, Marsha P. Johnson, a conduit la révolte contre le harcèlement et la violence de la police à l’encontre des communautés homosexuelles.

Remercions Cara Delevingne, ambassadrice de marque pour Puma, d’avoir plaidé pour la justice et exhortons-la à nous rejoindre pour dire à Puma de mettre fin à son soutien à l’apartheid israélien.

Exhortez Cara Delevingne pour qu’elle transmette à Puma son message de justice et d’égalité pour tous. (tweet)

Puma soutient les colonies de peuplement illégales israéliennes qui obligent les familles palestiniennes à quitter leurs maisons. Les colonies sont des confiscations et expropriations de terres et elles sont illégales en vertu du droit international. Elles volent aux Palestiniens leurs ressources naturelles et elles créent des obstacles à leur accès à l’eau potable et aux services médicaux, les rendant encore plus vulnérables en cas de pandémie.

C’est un apartheid.

Cara Delevingne a récemment publié une collection spéciale « De Puma avec amour » pour le Mois de la fierté.

Il n’y a aucune fierté dans un apartheid. Il n’y a pas d’amour quand on nie les droits fondamentaux de tout un peuple à cause de ce qu’il est.

Cara Delevingne se dit « fière de faire partie d’une génération qui lutte sans relâche pour l’égalité ».

Exhortez Cara Delevingne à porter la lutte pour l’égalité jusque chez Puma. (tweet)

Cara Delevingne a voix au chapitre chez Puma.

Alors qu’Israël fait avancer ses plans imminents pour annexer en toute illégalité des parties du territoire palestinien occupé, et notamment les colonies de peuplement illégales que soutient Puma, nous avons besoin d’elle pour utiliser sa voix en faveur de l’égalité pour tous. Nous avons besoin d’elle pour demander à Puma de mettre fin à tout soutien aux vols illégaux par Israël de la terre palestinienne.

Pas sur Twitter ? Partagez l’image ci-dessus et le texte ci-dessous avec Cara Delevingne sur Facebook et Instagram.

Je suis avec vous, @Caradelevingne, dans la lutte pour l’égalité pour tous !

Rejoignez les appels mondiaux sur @Puma pour mettre fin au soutien des colonies de peuplement illégales israéliennes qui chassent les Palestiniens hors de leurs maisons.

Pas de fierté dans un apartheid. #PrideMonth #BoycottPuma

Traduction : BP pour BDS FRANCE

Source : BDS Movement




Les Palestiniens renouvellent leur appel au boycott de la société israélienne de reconnaissance faciale AnyVision

Par la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI), le 23 juin 2020

La société civile palestinienne soutient tous les appels à une interdiction totale de la technologie de reconnaissance faciale et elle réitère son appel aux autorités locales, aux entreprises, aux universités à mettre fin immédiatement à tous leurs liens avec la société israélienne AnyVision pour son implication dans les crimes contre les Palestiniens.

Le comité national palestinien du BDS (BNC), la plus large coalition de la société palestinienne, soutient de façon ferme toutes celles et ceux qui exigent une interdiction totale de la technologie de reconnaissance faciale. Dans le même temps, nous réitérons notre appel à boycotter la société israélienne de reconnaissance faciale AnyVision en raison de son implication particulière dans les crimes contre les Palestiniens.

La reconnaissance faciale est une technologie hautement invasive qui est utilisée par la police et les forces armées dans une surveillance de type Dragnet, avec un profilage racial et un ciblage des militants. Elle a un impact disproportionnée sur les communautés noires et brunes.

Elle est devenue de plus en plus toxique, grâce au soulèvement incité par les Noirs contre le racisme systémique et la brutalité policière aux États-Unis et grâce au travail de longue date, à travers le monde, des groupes antiracistes, de défense des droits civils et de la vie privée.

Certaines villes des États-Unis ont institué des interdictions, ou discutent d’une interdiction, de la technologie de reconnaissance faciale, et de grandes entreprises ont récemment veillé à s’en écarter publiquement. IBM a déclaré qu’elle mettait fin à ses recherches sur la reconnaissance faciale, tandis qu’Amazon et Microsoft ont suspendu leurs ventes de cette technologie aux forces de police jusqu’à ce qu’une réglementation fédérale soit instituée.

Bien que ces mesures représentent un tournant important, elles sont loin pourtant de constituer une interdiction totale de la technologie de reconnaissance faciale. Une technologie dangereuse, intrusive, insidieuse ne peut pas être transformée en une force bénéfique. Nombre de ces mêmes sociétés de technologies ont fait pression pour bloquer toutes nouvelles législations ou ont plaidé pour une législation édulcorée afin de protéger leurs intérêts commerciaux tout en feignant de se préoccuper des droits civils.

Alors que certaines sociétés de technologies états-uniennes se retiraient de la reconnaissance faciale, la société israélienne AnyVision a plutôt doubler la mise, déclarant qu’elle n’avait pas l’intention de quitter les affaires, et qualifiant la position d’IBM de « ridicule » et l’accusant de « lever les mains en signe reddition ».

AnyVision fournit à l’armée israélienne sa technologie de reconnaissance faciale pour les check-points militaires dans les territoires palestiniens occupés, et elle entretient les caméras de surveillance pour l’armée israélienne au coeur de la Cisjordanie. Cette technologie sert à espionner les Palestiniens et elle permet à l’armée israélienne de prendre les civils pour cibles en toute illégalité. AnyVision, qui est dirigée par un vétéran de l’armée et des renseignements israéliens, est en mesure de commercialiser sa technologie comme « testée sur le terrain », donc sur les Palestiniens qui vivent sous l’occupation militaire d’Israël et son régime d’apartheid oppressif.

En mars dernier, Microsoft s’est séparé d’AnyVision après une campagne mondiale conduite par Une Voix juive pour la paix.

Il est temps de mettre un terme à l’utilisation de cette technologie nocive.

Nous renouvelons nos appels aux autorités locales, aux entreprises, aux universités et aux centres de recherche pour qu’ils mettent fin immédiatement à tous leurs liens avec AnyVision jusqu’à ce qu’une interdiction complète de cette technologie insidieuse soit instituée.

Traduction : BP pour BDS France

Source : BDS Movement




Des experts des Nations Unies dénoncent l’apartheid israélien et appellent à des sanctions

Par Palestinian BDS National Committee (BNC), le 16 juin 2020

Une déclaration de dizaines d’experts des Nations Unies sur l’annexion planifiée par Israël amplifie l’appel de la société civile palestinienne.

Le Comité national palestinien BDS (BNC), la plus large coalition de la société palestinienne, félicite les dizaines d’experts des Nations Unies pour leur courage à dire la vérité que les Etats et les organisations internationales les représentant, y compris les Nations Unies et l’Union européenne, ont cherché à éluder et à supprimer.

Ces experts des Nations Unies disent dans une déclaration rendue publique aujourd’hui à Genève que l’annexion du territoire palestinien occupé qui est actuellement planifiée par le gouvernement de droite d’Israël « serait la cristallisation d’une réalité déjà injuste : deux peuples vivant dans le même espace, gouvernés par le même état, mais avec des droits profondément inégaux. C’est la vision d’un apartheid du 21e siècle ».

Leur déclaration a appelé à « faire rendre des comptes et à une fin de l’impunité [comme] priorité immédiate de la communauté internationale ».

Saluant la déclaration des experts des Nations Unies, Mahmoud Nawajaa, le Coordinateur général du BNC, a dit :

« Pendant des décennies, l’inaction et la complicité internationales ont permis à Israël de violer les lois de l’occupation belligérante, d’avancer sa colonisation du territoire palestinien occupé et d’imposer un régime d’apartheid qui est inscrit dans le droit national d’Israël.

Face à l’annexion illégale par Israël, à son régime d’apartheid et à son déni de notre droit inaliénable à l’auto-détermination, il est grand temps que tous les Etats et toutes les organisations internationales respectent leurs obligations légales en adoptant des contre-mesures effectives, y compris des sanctions. »

En priorité, l’écrasante majorité de la société civile palestinienne appelle à :

• Bannir le commerce des armes et la coopération militaire et de sécurité avec Israël.

• Suspendre les accords de libre échange avec Israël.

• Interdire tout commerce avec les colonies israéliennes illégales et garantir que les compagnies s’abstiennent de ou mettent fin à tout commerce avec des entreprises des colonies illégales d’Israël.

• Garantir que les individus et les acteurs organisationnels responsables pour des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité dans le contexte du régime d’occupation illégale et d’apartheid d’Israël soient traduits en justice.

Traduction : CG pour BDS France

Source : BDS Movement

Le communiqué en entier:

Près de 50 experts des Nations Unies condamnent l’apartheid du 21e siècle » en Israël et appellent à ce que des comptes soient rendus ».

L’annexion israélienne de parties de la Cisjordanie palestinienne enfreindrait le droit international : Des experts des Nations Unies appellent la communauté internationale à garantir que des comptes soient rendus.

GENEVE (16 juin 2020) – L’accord de la nouvelle coalition de gouvernement d’Israël pour annexer des parties importantes de la Cisjordanie palestinienne occupée après le 1er juillet violerait un principe fondamental du droit international et la communauté internationale doit s’y opposer d’une manière significative, disent aujourd’hui des experts des Nations Unis. Quarante-sept titulaires de mandats indépendants au titre des procédures spéciales nommés par le Conseil des droits de l’homme ont rendu publique la déclaration suivante :

« L’annexion de territoire occupé est une violation sérieuse de la Charte des Nations Unies et des Conventions de Genève, et elle est contraire à la règle fondamentale, affirmée de nombreuses fois par le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale des Nations Unies, selon laquelle l’acquisition de territoire par la guerre ou par la force est inacceptable. La communauté internationale a interdit l’annexion précisément parce qu’elle induit des guerres, la dévastation économique, l’instabilité politique, les violations systématiques des droits humains et une souffrance humaine générale.

Les plans annoncés par Israël pour l’annexion étendront sa souveraineté sur la majeure partie de la vallée du Jourdain et sur toutes les plus de 235 colonies illégales israéliennes en Cisjordanie. Cela reviendrait à 30% de la Cisjordanie approximativement. L’annexion de ce territoire est appuyée par le Plan américain « De la Paix à la prospérité », rendu public fin janvier 2020.

Les Nations Unies ont affirmé à de nombreuses occasions que l’occupation israélienne de 53 ans est la source de profondes violations des droits humains contre le peuple palestinien. Ces violations incluent la confiscation de terres, la violence coloniale, des lois de planification discriminatoires, la confiscation des ressources naturelles, les démolitions de maisons, les transferts forcés de population, l’usage excessif de la force et la torture, l’exploitation de la main d’oeuvre, de vastes atteintes aux droits à la vie privée, des restrictions sur les médias et lsur a liberté d’expression, le ciblage de militantes pour le droit des femmes et de journalistes, la détention d’enfants, l’empoisonnement par l’exposition à des déchets toxiques, des expulsions et des déplacements forcés, la précarité économique et la pauvreté extrême, la détention arbitraire, le manque de liberté de mouvement, la vulnérabilité alimentaire, une police discriminatoire et l’imposition d’un système à deux niveaux de droits politiques, juridiques, sociaux, culturels et économiques disparates, basé sur l’ethnicité et la nationalité. Les défenseurs palestiniens et israéliens des droits humains, qui attirent pacifiquement l’attention publique sur ces violations, sont diffamés, criminalisés ou étiquetés comme terroristes. Par-dessus tout, l’occupation israélienne a signifié le déni du droit à l’auto-détermination palestinienne.

Ces violations des droits humains ne feraient que s’intensifier après l’annexion. Ce qui resterait de la Cisjordanie serait un Bantustan palestinien, des îlots de terres déconnectés complètement entourés par Israël et sans connexion territoriale avec le monde extérieur. Israël a promis récemment qu’il maintiendra un contrôle de sécurité permanent entre la Méditerranée et le Jourdain. Ainsi, le matin suivant l’annexion serait la cristallisation d’une réalité déjà injuste : deux peuples vivant dans le même espace, gouvernés par le même état, mais avec des droits profondément inégaux. C’est la vision d’un apartheid du 21e siècle.

Deux fois déjà, Israël a annexé des territoires occupés —Jérusalem Est en 1980 et les Hauteurs du Golan syriennes en 1981. A ces deux occasions, le Conseil de sécurité des Nations Unies a immédiatement condamné les annexions comme illégales, mais n’a pris aucune contre-mesure significative pour s’opposer aux actions d’Israël.

De même, le Conseil de sécurité a à maintes reprises critiqué les colonies israéliennes comme une violation flagrante au regard du droit international. Pourtant, la communauté internationale n’a pas répliqué lorsqu’Israël a bravé ces résolutions et pérennisé les colonies de manière persistante.

Cette fois doit être différente. La communauté internationale a la solennelle responsabilité juridique et politique de défendre un ordre international fondé sur des règles, de s’opposer aux violations des droits humains et des principes fondamentaux du droit international et de donner effet à ses nombreuses résolutions critiques sur la conduite par Israël de cette occupation prolongée. En particulier, les Etats ont le devoir de ne pas reconnaître, aider ou assister un autre Etat se livrant à une quelconque forme d’activité illégale, comme l’annexion ou la création de colonies civiles en territoire occupé. Les leçons du passé sont claires : la critique sans conséquences n’empêchera pas l’annexion, ni ne mettra fin à l’occupation.

Faire rendre des comptes et mettre fin à l’impunité doivent devenir une priorité immédiate de la communauté internationale. Est disponible pour cela un menu étendu de mesures de reddition de comptes qui ont été appliquées largement et avec succès par le Conseil de sécurité des Nations Unies dans d’autres crises internationales au cours des soixante dernières années. Les mesures de reddition de comptes qui sont choisies doivent être prises en conformité totale avec le droit international, être proportionnées, effectives, sujettes à un examen régulier, conformes au droits humains, au droit humanitaire et à celui des réfugiés, et conçues pour défaire les annexions et amener à une conclusion juste et durable l’occupation et le conflit. Les Palestiniens et les Israéliens ne méritent pas moins.

Nous exprimons notre profond regret sur le rôle des Etats-Unis d’Amérique qui soutiennent et encouragent les plans illégaux d’Israël pour la poursuite de l’annexion du territoire occupé. A de nombreuses occasions au cours des soixante-quinze dernières années, les Etats-Unis ont joué un rôle important pour l’avancement des droits humains dans le monde. A cette occasion, ils devraient s’opposer ardemment à l’imminente violation d’un principe fondamental du droit international, plutôt que d’encourager cette violation.

(*) Les experts :

Mr. Michael Lynk, Special Rapporteur on the situation of human rights in the Palestinian Territory occupied since 1967; Ms. Agnès Callamard, Special Rapporteur on extrajudicial, summary or arbitrary executions; Mr. Ahmed Reid (Chair), Ms. Dominique Day, Mr. Michal Balcerzak, Mr. Ricardo A. Sunga III, and Mr. Sabelo Gumedze, Working Group of experts on people of African descent;Ms. Alena Douhan, Special Rapporteur on the negative impact of the unilateral coercive measures on the enjoyment of human rights; Ms Alice Cruz, Special Rapporteur on the elimination of discrimination against persons affected by leprosy and their family members, Ms. Anaïs Marin, Special Rapporteur on the situation of human rights in Belarus; Mr. Aristide NONONSI, Independent Expert on the situation of human rights in the Sudan; Mr. Alioune Tine,Independent Expert on the situation of human rights in Mali; Mr. Balakrishnan Rajagopal, Special Rapporteur on adequate housing as a component of the right to an adequate standard of living, and on the right to nondiscrimination in this context; Mr. Baskut Tuncak, Special Rapporteur on human rights and hazardous substances and wastes; Ms. Catalina Devandas-Aguilar, Special Rapporteur on the rights of persons with disabilities; Ms. Cecilia Jimenez-Damary, Special rapporteur on the human rights of internally displaced persons; Mr. Chris Kwaja (Chair), Ms. Jelena Aparac, Ms. Lilian Bobea, Mr. Saeed Mokbil,Ms. Sorcha MacLeod, Working Group on the use of mercenaries as a means of violating human rights and impeding the exercise of the right of peoples to self-determination; Ms. Claudia Mahler, Independent Expert on the enjoyment of all human rights by older persons; Mr. Clément Nyaletsossi Voule, Special Rapporteur on the right to peaceful assembly and association; Mr. Dainius Pūras, Special Rapporteur on the right to physical and mental health; Mr. David Kaye, Special Rapporteur on the promotion and protection of the right to freedom of expression; Mr. David R. Boyd, Special Rapporteur on human rights and the environment; Mr. Diego García-Sayán, UN Special Rapporteur on the independence of judges and lawyers; Ms. Dubravka Šimonovic, Special Rapporteur on violence against women, its causes and consequences; (Chair) Ms. Elizabeth Broderick (Vice Chair) Ms. Melissa Upreti, Ms. Alda Facio, Ms. Ivana Radačić, Ms. Meskerem Geset Techane, Working Group on discrimination against women and girls; Mr. Fernand de Varennes, Special Rapporteur on minority issues; Ms. Fionnuala D. Ní Aoláin, Special Rapporteur on the promotion and protection of human rights and fundamental freedoms while countering terrorism; Mr. Githu Muigai (Chair), Ms. Anita Ramasastry (Vice-chair), Mr. Dante Pesce, Ms. Elżbieta Karska, and Mr. Surya Deva, UN Working Group on Business and Human Rights; Ms. Isha Dyfan, Independent Expert on the situation of human rights in Somalia; Mr. Joe Cannataci, Special Rapporteur on the right to privacy; Mr. José Francisco Calí Tzay, Special Rapporteur on the rights of indigenous peoples;Mr. José Antonio Guevara Bermúdez (Chair), Ms. Elina Steinerte (ViceChair), Ms. Leigh Toomey (Vice-Chair), Mr. Seong-Phil Hong, and Mr. Sètondji Adjovi, Working Group on Arbitrary Detention; Ms. Karima Bennoune, Special Rapporteur in the field of cultural rights; Ms. Kombou Boly Barry, Special Rapporteur on the right to education; Mr. Léo Heller,Special Rapporteur on the human rights to water and sanitation; Mr. Livingstone Sewanyana, Independent Expert on the promotion of a democratic and equitable international order; Ms. Mama Fatima Singhateh, Special Rapporteur on sale and sexual exploitation of children; Ms Maria Grazia Giammarinaro, Special Rapporteur on trafficking in persons, especially women and children; Ms. Mary Lawlor, Special Rapporteur on the situation of human rights defenders; Mr. Michael Fakhri, Special Rapporteur on the right to food; Mr. Nils Melzer, Special Rapporteur on torture and other cruel, inhuman or degrading treatment or punishment; Mr. Obiora C. Okafor, Independent Expert on human rights and international solidarity,Mr. Olivier De Schutter, Special Rapporteur on extreme poverty and human rights; Mr. Saad Alfarargi, Special Rapporteur on the right to development; Ms. E. Tendayi Achiume, Special Rapporteur on Contemporary Forms of Racism; Mr. Thomas Andrews. Special Rapporteur on the situation of human rights in Myanmar; Mr. Tomás Ojea Quintana, Special Rapporteur on the situation of human rights in the Democratic People’s Republic of Korea; Mr. Tomoya Obokata, Special Rapporteur on contemporary forms of slavery, including its causes and consequences; Mr. Victor Madrigal-Borloz, Independent Expert on protection against violence and discrimination based on sexual orientation and gender identity; Ms. Yuefen LI, Independent Expert on the effects of foreign debt and other related international financial obligations of States on the full enjoyment of all human rights, particularly economic, social and cultural rights; Mr. Yao Agbetse, Independent Expert on the situation of human rights in Central African Republic

Les Rapporteurs spéciaux font partie de ce qui est connu sous le nom de Procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme. Les Procédures spéciales, le plus grand corps d’experts indépendants du système des droits de l’homme aux Nations Unies, est le nom général des mécanismes indépendants de recherche des faits et de surveillance du Conseil, qui traitent soit les situations spécifiques à un pays soit des questions thématiques dans toutes les parties du monde. Les experts des Procédures spéciales travaillent sur la base du volontariat ; ils et elles ne font pas partie du personnel des Nations Unies et ne reçoivent pas de salaire pour leur travail. Ils et elles sont indépendants de tout gouvernement ou de toute organisation et servent à titre individuel.

Droits humains des Nations unies, Pages : Territoire palestinien occupé et Israël

Pour plus d’information et pour les demandes des médias, merci de contacter Katarina Medlova (+41 22 917 9129 / kmedlova@ohchr.org )

Pour les demandes des médias concernant d’autres experts indépendants, merci de contacter Renato de Souza (+41 22 928 9855 / rrosariodesouza@ohchr.org) et John Newland (mediaconsultant2@ohchr.org) Suivez les informations relatives aux experts indépendants des droits humaines des Nations Unies sur Twitter @UN_SPExperts.

 

 




À la veille de l’AG d’AXA, disons à AXA : arrêtez de financer l’apartheid israélien !

Par BDS Movement, le 5 juin 2020

À la veille de l’assemblée générale des actionnaires d’AXA, le 30 juin, exigez que le groupe se désinvestisse des sociétés qui sont complices de l’apartheid israélien, pendant que la COVID-19 et l’annexion israélienne aggravent encore les menaces pour les Palestiniens.

La société d’assurance française AXA va tenir son assemblée générale annuelle le 30 juin. Nous devons faire en sorte que son désinvestissement de l’apartheid israélien figure en tête de son ordre du jour. Bien qu’elle revendique sa responsabilité sociale, AXA a presque triplé ses investissements dans trois banques israéliennes qui financent les colonies de peuplement illégales d’Israël.

AXA détient également 9,03 % dans Equitable Holdings qui investit dans cinq banques israéliennes complices et dans la plus grande entreprise d’armement privée d’Israël, Elbit Systems, qui vante les mérites de ses armes et de ses technologies de surveillance comme étant « testées sur le terrain », c’est-à-dire, sur les Palestiniens.

Tout récemment, ces cinq banques israéliennes ont figuré dans la liste, éditée par les Nations-Unies, des sociétés complices impliquées dans l’entreprise coloniale illégale d’Israël.

Israël ayant projeté d’annexer des pans entiers de la Cisjordanie palestinienne occupée, la nécessité pour AXA de mettre fin à sa complicité devient encore plus urgente. Les trois banques israéliennes que finance AXA assurent des financements aux colonies illégales qu’Israël veut annexer. Elbit Systems équipe le mur d’apartheid d’Israël qui lui permet de voler des terres et de dénier tous droits humains aux Palestiniens.

 

Trois mesures à prendre pour être sûrs que les actionnaires d’AXA sachent pourquoi ils doivent se désinvestir :

1 – un embouteillage d’emails : utilisez le formulaire sur le côté droit de cette page (à la source) pour envoyer un email au PDG d’AXA en Europe qui participera à l’AG des actionnaires d’AXA le 30 juin, pour leur demander de se désinvestir.

2 – une tempête sur les médias sociaux : partagez sur les médias sociaux l’appel à AXA au désinvestissement avec ces deux tweets : tweet 1, tweet 2 (à la source)

3 – Appel en vidéo au désinvestissement : suivez nos médias sociaux pour voir les vidéos de personnalités éminentes appelant AXA à se désinvestir, et partagez-les avec les hashtags : #AXADivest#AxaSolidarityResponse ou #AXAHeartsinAction (voir l’exemple ci-dessous)

 

Vidéo : Ghislain Poissonier, magistrat français

Vidéo : Annette Groth, ancienne députée de DIE LINKE (Allemagne)

AXA investit dans la recherche pour combattre la COVID-19, mais cette recherche n’atténue aucunement les dommages causés par les investissements d’AXA dans l’apartheid d’Israël. Israël poursuit sa répression brutale et le vol des terres palestiniennes en dépit de la pandémie, et ce sont précisément les choix politiques de l’apartheid d’Israël qui font que les Palestiniens sont encore plus vulnérables à la COVID-19.

Notre campagne a un impact. Depuis son lancement, AXA a cédé ses parts dans Elbit Systems et à la banque Hapoalim. AXA a aussi considérablement réduit sa participation dans Equitable Holdings, désormais une société indépendante dont AXA détient 9,03 %. Mais les investissements d’AXA dans les trois banques israéliennes ont presque triplé ! Aidez-nous à faire en sorte que les actionnaires d’AXA entendent bien notre message, et agissent.

Traduction : BP pour BDS FRANCE

Source : Bds Movement




La Cour européenne des droits de l’homme porte un coup majeur à la guerre d’Israël contre la solidarité envers la Palestine

Par Palestinian BDS National Committee (BNC) / France, le 11 juin 2020

La CEDH rend à l’unanimité un arrêt selon lequel la condamnation pénale par la juridiction française la plus haute de partisans du boycott d’Israël viole l’article relatif à la liberté d’expression de la Convention européenne des droits de l’homme.

  • La CEDH rend à l’unanimité un arrêt selon lequel la condamnation pénale par la juridiction française la plus haute de partisans du boycott d’Israël viole l’article relatif à la liberté d’expression de la Convention européenne des droits de l’homme.
  • Cette décision a des implications majeures concernant la répression du BDS par les États en Europe, notamment en Allemagne, où les défenseurs des droits des Palestiniens subissent de graves restrictions de leurs droits civiques.

Ramallah, territoire palestinien occupé — La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a rendu aujourd’hui à l’unanimité un arrêt selon lequel la condamnation en 2015 par la juridiction française la plus haute de militants du mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) appelant au boycott non violent de produits israéliens violait l’article 10 (liberté d’expression) de la Convention européenne des droits de l’homme.

Réagissant à cette information, Rita Ahmad, du mouvement BDS dirigé par les Palestiniens, a dit :

Cet arrêt de Cour d’une grande portée constitue une victoire décisive de la liberté d’expression, des défenseur·es des droits humains et du mouvement BDS pour la liberté, la justice et l’égalité pour les Palestiniens. Il confirme une position de l’Union européenne en 2016 qui défend le droit d’appeler au BDS contre Israël pour réaliser les droits des Palestiniens dans le respect du droit international.

C’est un coup juridique majeur porté au régime d’apartheid et à la guerre d’Israël contre le BDS. À la demande d’Israël, les gouvernements européens, particulièrement en France et en Allemagne, ont instauré un climat menaçant de brimades et de répression pour réduire au silence les militant·es solidaires de la Palestine.

L’arrêt de la CEDH survient à une période où se généralisent les condamnations des projets d’Israël visant à annexer officiellement de vastes zones du territoire palestinien occupé. Réagissant à ces projets et à la politique israélienne constante d’apartheid et d’annexion de facto, la société civile palestinienne a rappelé aux États leurs obligations d’adopter des “contre-mesures légales”, dont une interdiction du “commerce des armes et de la coopération dans les domaines militaires et de sécurité avec Israël” et du commerce avec les colonies illégales d’Israël.

En 2009 et 2010, en France, onze militants avaient participé à des protestations pacifiques dans des supermarchés, lançant un appel au boycott des produits israéliens en solidarité avec la lutte palestinienne pour la liberté, la justice et l’égalité. Des juridictions françaises les ont condamnés pour “incitation à la discrimination”.

Rita Ahmad a dit :

Au moment où des citoyen·nes européen·nes, inspiré·es par le soulèvement de Black Lives Matter aux États-Unis, s’en prennent à l’héritage odieux du colonialisme européen, la France, l’Allemagne et d’autres pays de l’UE doivent mettre fin à leur répression raciste des défenseur·es des droits humains qui font campagne pour les droits humains des Palestiniens et pour la fin de l’apartheid israélien.

L’Europe est fortement complice de la politique d’Israël : occupation, siège de Gaza, lent nettoyage ethnique des Palestiniens indigènes de Jérusalem, de la vallée du Jourdain et d’ailleurs. Tant que cette complicité durera, les campagnes BDS dureront aussi.

Nous saluons les militant·es solidaires de la Palestine en France qui, malgré la répression anti-palestinienne, ont fait efficacement campagne contre l’apartheid israélien et contre les sociétés complices des crimes de guerre israéliens envers les Palestiniens, notamment AXA, Veolia et Orange.

Le Comité national palestinien BDS (BNC) est la plus grande coalition de la société palestinienne et dirige le mouvement BDS mondial et non violent pour la liberté, la justice et l’égalité pour les Palestiniens. Le mouvement BDS rejette toutes les formes de racisme et de discrimination raciale.

Contexte de la procédure judiciaire (source: site de la CEDH) :

Baldassi et autres c. France (requête no 15271/16, 15280/16, 15282/16, 15286/16, 15724/16, 15842/16 et 16207/16),

Les onze requérants sont : MM. Jean-Michel Baldassi, Henri Eichholtzer, Mmes Aline Parmentier, Sylviane Mure, MM. Nohammad Akbar, Maxime Roll, Mme Laila Assakali, MM. Yahya Assakali, Jacques Ballouey, Mmes Habiba El Jarroudi, et Farida Sarr-Trichine. Les requérants sont de nationalité française, sauf M. Nohammad Akbar et Mme Habiba El Jarroudi, qui sont de nationalités afghane et marocaine. M. Eichholzer et Mme Parmentier résident à Habsheim et Zillisheim, respectivement. M. Jacques Ballouey résidait à Mulhouse, comme les autres requérants.

Ces affaires concernent la plainte de militants de la cause palestinienne pour leur condamnation pénale pour incitation à la discrimination économique, en raison de leur participation à des actions appelant à boycotter les produits importés d’Israël dans le cadre de la campagne BDS « Boycott, Désinvestissement et Sanctions ».

Les requérants font partie du « Collectif Palestine 68 », qui relaie localement la campagne internationale « Boycott, Désinvestissement et Sanctions » (« BDS »). Cette campagne a été initiée le 9 juillet 2005 par un appel émanant d’organisations non-gouvernementales palestiniennes, un an après l’avis rendu par la Cour internationale de Justice selon lequel « l’édification du mur qu’Israël, puissance occupante, est en train de construire dans le territoire palestinien occupé, y compris l’intérieur et sur le pourtour de Jérusalem Est, et le régime qui lui est associé, sont contraires au droit international ».

Le 26 septembre 2009, cinq des requérants participèrent à une action à l’intérieur de l’hypermarché [C.] d’Illzach, appelant au boycott des produits israéliens, organisée par le collectif Palestine 68. Ils exposèrent des produits qu’ils estimaient être d’origine israélienne dans trois caddies placés à la vue des clients et distribuèrent des tracts. Un événement similaire fut organisé par le collectif Palestine 68 le 22 mai 2010 dans le même hypermarché. Huit des requérants y prirent part. Les participants présentèrent en outre une pétition à la signature des clients de l’hypermarché invitant celui-ci à ne plus mettre en vente des produits importés d’Israël.

Le procureur de la République de Colmar cita les requérants à comparaître devant le tribunal correctionnel de Mulhouse pour avoir, entre autres, provoqué à la discrimination, délit prévu par l’article 24, alinéa 8, de la loi du 29 juillet 1881.

Par deux jugements du 15 décembre 2011, le tribunal correctionnel de Mulhouse relaxa les requérants. Par deux arrêts rendus le 27 novembre 2013, la Cour d’appel de Colmar infirma les jugements en ce qu’ils relaxaient les requérants. Elle les déclara coupable du délit de provocation à la discrimination.

Concernant les événements du 26 septembre 2009, la cour d’appel condamna chacun des cinq prévenus à une amende de 1 000 EUR avec sursis et au paiement in solidum à chacune des quatre parties civiles recevables (la ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme, l’association avocats sans frontières, l’association alliance France-Israël et le bureau national de vigilance contre l’antisémitisme) de 1 000 EUR pour préjudice moral, et de 3 000 EUR sur le fondement de l’article 475-1 du code de procédure pénale (frais exposés par les parties civiles et non payés par l’État).

Concernant les événements du 22 mai 2010, la cour d’appel condamna chacun des neuf prévenus à une amende de 1 000 EUR avec sursis et au paiement in solidum à trois des parties civiles (la ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme, l’association avocats sans frontières et l’association alliance France-Israël), chacune, de 1000 EUR pour préjudice moral et de 3 000 EUR sur le fondement de l’article 475-1 du code de procédure pénale (frais exposés par les parties civiles et non payés par l’État).

Par deux arrêts du 20 octobre 2015, la chambre criminelle de la Cour de cassation rejeta les pourvois formés par les requérants, qui invoquaient notamment la violation des articles 7 et 10 de la Convention. Elle jugea en particulier que la cour d’appel avait justifié sa décision, dès lors qu’elle avait relevé, à bon droit, que les éléments constitutifs du délit prévu par l’article 24, alinéa 8, de la loi du 29 juillet 1881 étaient réunis, et que l’exercice de la liberté d’expression, proclamée par l’article 10 de la Convention, pouvait être, en application du second alinéa de ce texte, soumis à des restrictions ou sanctions constituant, comme en l’espèce, des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la défense de l’ordre et à la protection des droits d’autrui.

Invoquant l’article 7 (pas de peine sans loi) de la Convention, les requérants se plaignent d’avoir été condamnés sur le fondement de l’article 24, alinéa 8, de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse pour incitation à la discrimination économique alors que ce texte ne vise pas la discrimination économique. Invoquant l’article 10 (liberté d’expression), ils se plaignent de leur condamnation pénale en raison de leur participation, dans le contexte de la campagne BDS, à des actions appelant au boycott des produits originaires d’Israël.

 

Traduction : SM pour BDS France

Source : BDS Movement

 




‌VICTORY FOR BDS CAMPAIGN ON THE BOYCOTT OF ISRAELI PRODUCTS: FRANCE CONDEMNED BY THE ECHR

BDS France Campaign, 11 June 2020

The BDS France Campaign is delighted at the ruling of the European Court of Human Rights (Baldassi et al v. France, motion no. 15271/16 and others), handed down today 11 June 2020, which convicts France for having violated the right to freedom of expression of the community activists who called for a boycott of Israeli products on sale in supermarkets.

Article 10 of the European Convention on Human Rights protects freedom of expression, which may be restricted under certain conditions. The BDS activists asserted that those conditions did not apply and that their freedom of expression had been breached by France. The European Court of Human Rights ruled unanimously that France had violated that Article 10.

France has therefore been convicted of violation of Article 10 of the European Convention on Human Rights, which protects freedom of expression, and must pay within three months 7,380 Euros to each individual defendant (for material and moral prejudice), and an additional 20,000 Euros to them jointly, as reimbursement of their legal fees.

The BDS France Campaign also notes that the Court did take into account the specificity of the calls to boycott Israeli products made by the community activists. The ruling declares that: “the statements for which the defendants were reproached concerned a subject of general interest, that of respect for international public law by the State of Israel and the human-rights situation in the occupied Palestinian territories, and were in line with a contemporary debate, open in France as it is throughout the international community” (paragraph 78).

Those statements are thus protected under freedom of speech in a democracy. The call to boycott the products of an apartheid regime is indeed a right for the movements promoting respect for international law, a right that was exercised by the peaceful movements that struggled against colonialism and discrimination in India, in the United States and in South Africa.

The ruling by the European Court of Human Rights proves, as we have always maintained, that the French authorities were wrong in wishing to criminalize our non-violent and responsible movement which, while denouncing any form of racism including anti-semitism, demands that boycott measures be taken against the Israeli regime, its companies and its institutions, as long as that State does not abide by international law. This ruling highlights the false and dishonest nature of the attempts at defamation waged against the BDS Campaign, attempts aimed at silencing all those who promote action against Israeli apartheid.

As a consequence of the ECHR ruling, we request the French authorities to immediately repeal the Alliot-Marie and Mercier circulars in order to recognize the legality and legitimacy of our non-violent methods of action and to initiate a dialogue with us in order to contribute together to exert pressure on the State of Israel so that respect for international law be achieved.

We ask French companies to disinvest from Israel and ask French institutions to cease any collaboration with Israeli state institutions.

We are determined to pursue our actions for a boycott of Israeli products and international institutions that are complicit in Israeli apartheid. We also call for a boycott of complicit Israeli universities and institutions, as well as cultural and sports events promoting Israeli apartheid.

Israel, the apartheid State, can not for ever prevent the triumph of justice and freedom for the Palestinian people!

We invite all citizens of good will and all movements attached to the respect for human rights and international legality to join the BDS Campaign. Our mobilization is more than ever legitimate and indispensable at this time when the Israeli authorities are planning, in violation of international law, to annex a swathe of the West Bank, thus continuing the dispossession of the indigenous Palestinian people, as endorsed by the Trump plan.

BDS for justice, dignity and equality!




VICTOIRE DE LA CAMPAGNE BDS SUR LE BOYCOTT DES PRODUITS ISRAÉLIENS : LA FRANCE CONDAMNEE PAR LA CEDH 

Condamnation des autorités françaises : selon la CEDH, l’appel au boycott des produits israéliens est protégé par la liberté d’expression.

La Campagne BDS France, le 11 juin 2020

La campagne BDS France se réjouit de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme (affaire Baldassi et autres c. France, requêtes n°15271/16 et autres) rendu le 11 juin 2020 qui condamne la France pour avoir violé le droit à la liberté d’expression de militant-e-s associatif-ve ayant appelé au boycott de produits israéliens dans des magasins.

L’article 10 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme protège la liberté d’expression, qui peut être restreinte à certaines conditions. Les militant-e-s BDS affirmaient que ces conditions n’étaient pas remplies et que leur liberté d’expression avait été bafouée par la France. A l’unanimité, la Cour Européenne des Droits de l’Homme dit que la France a violé cet article 10.

 La France est donc condamnée pour violation de l’article 10 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme : elle doit verser dans les trois mois 7 380 euros à chaque requérant (dommages matériel et moral) et 20 000 euros à eux tous pour rembourser les frais de justice.

La campagne BDS France relève également que la Cour a bien pris en compte les spécificités des appels au boycott des produits israéliens lancés par les militant-e-s associatif-ve-s engagé-e-s contre l’apartheid israélien. L’arrêt énonce que « les actions et propos reprochés aux requérants concernaient un sujet d’intérêt général, celui du respect du droit international public par l’État d’Israël et de la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés, et s’inscrivaient dans un débat contemporain, ouvert en France comme dans toute la communauté internationale » (§78).

Ces propos relèvent de la liberté d’expression dans un régime démocratique et sont ainsi protégés. L’appel au boycott des produits d’un régime d’apartheid est bien un droit pour les mouvements mobilisés en faveur du respect du droit international, droit qui avait été exercé par les mouvements pacifiques qui ont lutté en Inde, aux Etats-Unis et en Afrique du Sud contre le colonialisme et la discrimination. 

L’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme prouve, comme nous l’avons toujours dit, que les autorités françaises ont eu tort de vouloir criminaliser un mouvement non violent et responsable comme le nôtre, qui, tout en condamnant toute forme de racisme dont l’antisémitisme, réclame des mesures de boycott contre le régime israélien, ses entreprises et ses institutions, tant que cet Etat ne respecte pas le droit international. Cet arrêt met en lumière le caractère faux et malhonnête des tentatives de diffamation menées contre la campagne BDS, tentatives visant à museler celles et ceux qui demandent à agir contre l’apartheid israélien.

Conséquemment à l’arrêt de la CEDH, nous demandons aux autorités françaises d’abroger immédiatement les circulaires Alliot-Marie et Mercier afin de reconnaître la légalité et la légitimité de nos modes d’actions non violents et d’entamer un dialogue avec nous afin de contribuer ensemble à exercer une pression sur l’Etat d’Israël en vue d’obtenir que le droit international soit respecté. 

Nous invitons les entreprises françaises à désinvestir d’Israël et aux institutions françaises à cesser toute collaboration avec les institutions publiques israéliennes.

Nous sommes déterminé-e-s à continuer les actions de boycott des produits israéliens et des entreprises internationales complices de l’apartheid israélien. Nous réclamons également un boycott des universités et des institutions israéliennes complices, ainsi que des manifestations culturelles et sportives faisant la promotion de l’apartheid israélien.

Israël, pays de l’apartheid, ne pourra pas indéfiniment empêcher la justice et la liberté pour le peuple palestinien de triompher !

Nous invitons tou-te-s les citoyen-ne-s de bonne volonté et tous les mouvements attachés au respect des droits humains et de la légalité internationale à rejoindre la campagne BDS. Notre mobilisation est plus que jamais légitime et indispensable au moment où les autorités israéliennes envisagent, en violation du droit international, d’annexer une partie de la Cisjordanie, poursuivant ainsi la dépossession du peuple autochtone palestinien, entérinée par le plan Trump.

BDS pour la justice, la dignité et l’égalité !

Www.bdsfrance.org

campagnebdsfrance@yahoo.fr

 




Rassemblement à Saint-Etienne contre les violences policières

Un rassemblement était organisé vendredi 5 mai à Saint-Etienne contre les violences policières et le racisme d’état.

Cet appel était lancé par des individuel.les, BDS France Saint-Etienne, les JC de la Loire, le comité antifas, Ensemble, la fédération Loire de la LDH, et soutenu par l’UJFP
Plusieurs milliers de personnes étaient présentes pour dénoncer les violences policières à Saint-Etienne. La maman d’une victime était venue témoigner :
En 2009, son fils a été cueilli par la police un matin sur son lieu de travail. Mohamed avait fait quelques bêtises dans son adolescence, puis il s’était repris en main, avait trouvé un travail…
Malheureusement, il n’est pas ressorti vivant de cette garde à vue. La maman a dû aller en urgence voir son fils à l’hôpital, il était mort.
La version policière : il aurait découpé un matelas, et se serait pendu dans sa cellule avec un bout de celui-ci grâce à un trou dans le mur. Même si le récit officiel est complètement invraisemblable, la maman de Mohamed n’obtiendra jamais la vérité, ni la justice. Évidemment la vidéosurveillance du commissariat est défaillante…
La maman de Mohamed a pu délivrer son témoignage devant des milliers de personnes. Beaucoup de jeunes ont pu témoigner de contrôles abusifs dans les transports, dans leur véhicule, et dans toutes les situations de la vie quotidienne…
La dimension internationale de la répression a été soulevée.
De Minneapolis à Saint-Etienne en passant par la Palestine, stop aux violences policières ! Vérité et justice pour les victimes !



Samedi 6 juin à Lille Rassemblement contre les crimes racistes

Par AFPS 59/62, le 7 juin 2020

Près de 2.000 personnes ont manifesté ce samedi 6 juin dans les rues de Lille à l’appel du Comité des Sans papiers 59, du Collectif Afrique et du Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires. Sur la base de l’appel (*), l’AFPS 59/62 a appelé à se joindre à l’action. (Appel et tract que nous avons décidé de ne pas distribuer compte-tenu de la situation sanitaire.)
Masqué.e.s mais pas confiné.e.s, nous avons exprimé notre solidarité avec toutes les victimes des violences et crimes policiers, d’El Qods à Minnéapolis, pour que justice soit rendue à Eyad, Adama, Georges, et à toutes celles et ceux dont « les vies comptent aussi ».
(*): Appel >>
Vu sur France Info (à 1mn29) :
et dans La Voix du Nord, drapeau palestinien et de l’AFPS :
Source : AFPS



6 juin 2020 : Rassemblement contre le racisme et les violences policières à Tours

Un rassemblement devant la mairie de Tours a été organisé ce samedi 6 juin contre le racisme et les violences policières. 300 personnes étaient présentes.




Manifestation samedi après-midi à Metz

 

 




Avant que la CAF ne réunisse son Assemblée générale annuelle, dites-lui de descendre du train d’apartheid d’Israël

 

Avant la tenue de l’assemblée des actionnaires de la société CAF (Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles – constructeur ferroviaire espagnol), le 13 juin, exigez de cette société qu’elle mette fin à son rôle dans le projet illégal israélien de tramway de Jérusalem (JLR – Jerusalem Light Rail), projet qui permet de réaliser l’annexion en cours du territoire palestinien occupé.

Le 13 juin, la société basque CAF va tenir son assemblée annuelle des actionnaires. Nous devons nous assurer que l’implication de la CAF dans la violation par Israël des droits humains des Palestiniens et du droit international est bien à l’ordre du jour.

L’AG annuelle de la CAF coïncide avec les projets annoncés par le gouvernement extrémiste israélien qui vise à annexer officiellement, à compter du 1er juillet, une partie cruciale de la Cisjordanie palestinienne occupée.

Le tramway de Jérusalem entre dans le processus en cours visant à enraciner l’entreprise coloniale illégale de peuplement d’Israël et de vol de la terre palestinienne. Le tramway de Jérusalem relie les colonies de peuplement, qui sont illégales et considérées comme des crimes de guerre par le droit international, et construites sur une terre palestinienne volée, à l’ouest de Jérusalem.

Shapir, le partenaire israélien de la société CAF pour le projet JLR, figure dans la base de données des Nations-Unies sur les entreprises complices et avec lesquelles les relations économiques doivent être interrompues en raison de leur violation du droit international.

Nous ne resterons pas silencieux. Nous avons 13 jours avant l’AG annuelle de la société CAF, assurons-nous que la CAF reçoive notre message !

1 – Action sur les médias sociaux

Du 1er au 13 juin, nous voulons faire beaucoup de bruit ! Utilisez vos réseaux pour mobiliser et sensibiliser. Agissez comme suit :

a)  Imprimez cette image

b) Prenez une photo de vous tenant l’image

c)  Partagez la photo sur les médias sociaux avec ce texte :

Israël prévoit d’annexer officiellement les terres palestiniennes de Cisjordanie. La société CAF met au point un tramway qui enracinera les colonies de peuplement israéliennes, illégales, sur une terre volée aux Palestiniens et destinée à être annexée.

 

#CAFGetOffIsraelsApartheidTrain End implication dans le tramway de Jérusalem : https://bit.ly/2AhiTui

 

Utilisez le hashtag suivant : #CAFGetOffIsraelsApartheidTrain

et suivez la campagne de la société CAF sur twitter : @eaudecaf

 

2 – Une masse de courriels

Envoyez un courriel au directeur général de la société CAF avant que ne se tienne l’assemblée des actionnaires en exigeant que la société abandonne le projet de tramway de Jérusalem et cesse de soutenir l’occupation militaire, l’annexion et l’apartheid d’Israël.

Utilisez le formulaire sur le côté droit de cette page.

Formulaire du courriel au directeur général de la CAF (à droite de la page à la source) :

Texte du courriel :

Cher M. Arizkorreta,
Je vous écris avant la réunion des actionnaires de la CAF pour exiger que la CAF mette fin à sa participation au développement

et à la maintenance du projet illégal de tramway israélien de Jérusalem (JLR).

Le projet JLR est un élément clé de la stratégie des autorités israéliennes pour officialiser l’annexion en cours du territoire palestinien occupé

et pour priver le peuple palestinien de ses droits fondamentaux en vertu du droit international.

X – Je souhaite rejoindre la campagne et recevoir des mises à jour par email du mouvement BDS

3 – Appelez la société CAF

Contactez la société par téléphone pour demander que la société CAF cesse de participer au projet de tramway de Jérusalem. Vous pouvez soit appeler le siège de la CAF au +34 943 88 01 00, soit son bureau dans votre pays, (voir liste :

https://www.caf.net/en/compania/instalaciones.php)

À savoir pour la France :

CAF France (avec la carte) : 16 rue Friant – 75014 Paris

http://www.caf-France.net

Téléphone : + 33 1 82 73 01 00

Fax:+ 33 5 62 91 05 77

Suivez simplement les principaux points ci-dessous, et  rappelez-vous que le personnel du service client n’est pas responsable des choix politiques de la CAF. Soyez toujours poli, mais ferme, en demandant que votre message soit transmis.

Voici les principaux points à garder à l’esprit en faisant cet appel :

–     Votre interlocuteur n’est pas responsable de ce contrat, mais vous pouvez lui demander de prendre note et de transmettre ce message au Conseil de surveillance de la CAF

–     Les Nations-Unies ont appelé à mettre fin au projet illégal israélien de train léger sur rail de Jérusalem.

–     L’objectif du train léger sur rail de Jérusalem est de relier les colonies de peuplement, qui constituent des crimes de guerre en droit international, à Jérusalem-Ouest.

–     La société CAF viole le droit international en s’impliquant dans ce contrat et elle porte atteinte aux droits du peuple palestinien.

–     Le partenaire de la CAF pour ce projet, Shapir, figure sur la liste des Nations-Unies des entreprises complices impliquées dans les colonies de peuplement illégales d’Israël, avec lesquelles les affaires doivent cesser.

–     Les manifestations et l’indignation sur l’implication de la CAF dans l’occupation militaire israélienne vont se poursuivre tant que la CAF n’aura pas quitté le projet illégal de train léger sur rail de Jérusalem.

–     La CAF doit entendre ses salariés : le plus important des comités de salariés de la CAF a demandé à la société d’abandonner ce projet illégal.

Après votre appel, merci de remplir ce formulaire pour nous faire savoir comment s’est déroulé votre appel.

(https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdnCrLzk3X7RAIAyE_Bo0jLLQdKvUVR4ZAyxvfusY9hqKRi5Q/viewform?vc=0&c=0&w=1)

 

Traduction : BP pour BDS FRANCE

Source : BDS Movement




Nous ne pourrons respirer que lorsque nous serons libres ! Les Palestiniens sont solidaires des Noirs américains

30 mai 2020, Par le Comité National palestinien BDS (BNC) 

Nous demandons au mouvement de solidarité avec la Palestine, aux États-Unis et ailleurs, d’être aux côtés du Movement for Black Lives (Mouvement pour la vie des Noir·es) ainsi que d’autres organisations dirigées par les Noir·es dans leur lutte légitime pour la justice.

Le Comité National palestinien BDS(BNC), qui mène le mouvement mondial en faveur du BDS et constitue la plus grande coalition de la société palestinienne, affirme résolument sa solidarité avec nos frères et sœurs noirs dans tous les États-Unis qui demandent la justice à la suite de la vague intolérable de meurtres de Noir·es américain·es commis par des policiers, notamment George Floyd à Minneapolis, Tony McDade à Tallahassee et Breonna Taylor à Louisville.

Les protestations croissantes contre la brutalité policière aux États-Unis de ceux que l’on n’entend pas sont fondamentalement un soulèvement contre un système global d’exploitation et d’oppression raciste ,exacerbé et mis à nu par la pandémie de Covid-19 et ses conséquences d’une gravité disproportionnée pour les Afro-Américain·es. Ce système est lié de façon organique aux crimes perpétrés par l’impérialisme états-unien contre les peuples de couleur dans le monde entier, crimes eux-mêmes enracinés dans les fondations violentes, racistes et coloniales des États-Unis.

La destruction génocidaire des nations autochtones américaines, le pillage de leurs biens et de leurs ressources, et l’asservissement sauvage de millions d’Africain·es constituent les piliers les plus profonds de l’entité devenue les États-Unis. L’idéologie suprématiste blanche bien implantée qui a impulsé ces crimes et tenté d’innocenter les criminels est encore vivante, même si elle prend diverses formes. Cette idéologie d’exclusion est encouragée par la Maison Blanche de Trump, au racisme scandaleux, et par une élite libérale au racisme moins audacieux, mieux camouflé, qui condamne le racisme de façon rhétorique et déverse même quelques promesses creuses, mais s’abstient constamment d’agir en mettant en œuvre des réparations et des mesures de justice raciale et économique, et en mettant fin à l’effroyable système de criminalisation et d’incarcération massive des Noir·es américain·es.

Comme l’a dit autrefois  Martin Luther King Jr., la grande pierre d’achoppement dans la marche des Noir·es américain·es vers la liberté n’est pas le Ku Klux Klan « mais le Blanc modéré, plus épris d’“ordre” que de justice, qui préfère une paix négative, à savoir l’absence de tension, à une paix positive qui est la présence de la justice ».

Nous demandons au mouvement de solidarité avec la Palestine, aux États-Unis et ailleurs, d’être aux côtés du Movement for Black Lives (Mouvement pour la vie des Noir·es) ainsi que d’autres organisations dirigées par les Noir·es dans leur lutte légitime pour la justice, et d’adopter une position abolitionniste envers la réforme de la police, la réparation et la libération. Nous soutenons les appels au boycott ciblé et stratégique ainsi qu’aux campagnes de retrait de financement et de désinvestissement contre les institutions, les banques et les sociétés impliquées dans le système d’injustice raciale.

Nous, peuple indigène de Palestine, avons une connaissance de première main du colonialisme de peuplement, de l’apartheid et de la violence raciste pratiqués par le système oppressif d’Israël – avec le financement militaire et le soutien inconditionnel du gouvernement des États-Unis –  afin de nous spolier, d’opérer contre nous un nettoyage ethnique et de nous réduire à des êtres humains inférieurs. Notre réussite la plus importante en tant que peuple résistant à l’oppression coloniale, notamment par des campagnes de boycott, c’est notre capacité à tenir bon, à résister à leurs efforts incessants pour coloniser nos esprits en nous poussant au désespoir et à l’auto-dépréciation, et en nous faisant accepter de voir en leur suprématie une fatalité.

Les Noir·es aux États-Unis, en Afrique du Sud et dans bien d’autres pays ont survécu à des siècles d’asservissement et d’oppression raciale d’une inhumanité extrême, et ont donné à l’humanité dans son ensemble de précieuses leçons de persévérance, de résistance et d’ingéniosité.

Le système de racisme structurel aux États-Unis est appliqué avec violence par des services de police paramilitaires, souvent formés par Israël, notamment la police du Minnesota. Ces forces de police ont été chargées d’agir, quoi qu’il en coûte, pour protéger ce système pourri de suprématie blanche, qui prive de leurs droits les Noir·es, les Latinos/Latinas et les Indigènes.

Le meurtre aveugle et extrajudiciaire de Noir·es américain·es, le système carcéral révoltant des États-Unis et le traitement inhumain et raciste des migrants et demandeurs d’asile aux frontières méridionales sont les symptômes d’un État sécuritaire de plus en plus militarisé qui inflige des ravages destructeurs aux hommes et femmes de couleur aux États-Unis et dans le reste du monde. Tant que continuera ce système d’oppression, il reviendra à nos mouvements populaires d’œuvrer collectivement et de façon intersectionnelle  pour le démanteler, des États-Unis à la Palestine.

C’est le devoir de toutes les personnes de conscience de promouvoir la lutte et de faire entendre les voix de nos frères et sœurs noirs. Nous exhortons notre peuple à reconnaître les liens entre l’oppression raciale aux États-Unis mêmes et l’oppression impériale racialisée qu’ils exercent contre les hommes et femmes de couleur dans le reste du monde, comme l’expliquent Malcolm X et d’autres penseurs noirs de premier plan. Au moment même où l’armée d’occupation israélienne sert à renforcer encore davantage le système d’apartheid contre les Palestiniens, la police étasunienne sert uniquement à renforcer encore davantage le système de suprématie et de privilège des Blancs américains.

Nous nous faisons l’écho des sentiments du Comité américano-arabe contre la discrimination, qui a déclaré récemment : « Il est temps que nous écoutions les Noirs américains et les groupes noirs de défense des droits civils nous parler de leur expérience particulière et de la meilleure façon de soutenir notre lutte collective contre l’injustice. Nous avons aussi le devoir… de nous éduquer nous-mêmes sur les luttes qui impliquent nos frères et sœurs noirs et sur ce que nous pouvons faire pour affronter les positions et pratiques anti-Noirs. »

À nos frères et sœurs noirs : votre résilience face à une déshumanisation brutale est une source d’inspiration pour notre propre lutte contre le système israélien d’occupation, de colonisation de peuplement et d’apartheid. Nous soutenons des démarches comme cet appel d’activistes de Minneapolis à désinvestir du militarisme et du maintien de l’ordre et à investir plutôt dans la santé et la sécurité gérées par la population.

Sachant que la justice se gagne et qu’elle n’est pas simplement octroyée, nous pensons au conseil de James Baldwin à son neveu : « Je t’en prie, efforce-toi de te rappeler que ce qu’ils croient, ce qu’ils font, ce qu’ils te forcent à subir, ne témoignent pas de ton infériorité, mais de leur inhumanité et de leur peur. »

Nous ne pourrons respirer que lorsque nous serons libres. #BlackLivesMatter

Traduction : SM pour BDS France 

Source: BDS Movement