Appel au boycott des produits israéliens : quand le ministère français de la Justice refuse de distinguer entre des produits et des hommes

Par Ghislain Poissonnier et Nicolas Boeglin, le 14 novembre

Peut-on encore espérer des autorités françaises une attitude rationnelle au sujet des appels au boycott des produits israéliens ? On peut légitimement se poser la question à la lecture d’une récente dépêche du ministère de la justice.

Dans son arrêt Baldassi du 11 juin 2020 condamnant la France [1], la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a jugé que l’appel au boycott des produits israéliens ne peut pas en soi constituer une infraction pénale : il est en effet couvert par la liberté d’expression [2]. La France n’ayant pas fait appel de l’arrêt, celui-ci est donc juridiquement définitif depuis le 11 septembre 2020.

On pouvait donc s’attendre à ce que le ministère français de la Justice prenne les mesures qui s’imposent afin d’abroger les circulaires Alliot-Marie du 12 février 2010 [3] et Mercier du 15 mai 2012 [4]. En effet, ces circulaires prescrivent aux procureurs de poursuivre les personnes appelant au boycott des produits israéliens dans le cadre de la campagne internationale Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS).

Le 20 octobre 2020, le ministère de la Justice a cependant adressé aux procureurs une dépêche consacrée « à la répression des appels discriminatoires au boycott des produits israéliens » [5], dépêche qui s’efforce de préserver la pénalisation à la française des appels au boycott.

La dépêche (en réalité une circulaire de politique pénale) affirme même que les circulaires Alliot-Marie et Mercier sont toujours valables et que les opérations appelant au boycott des produits israéliens sont encore susceptibles de constituer une infraction.

On est donc en droit de se demander ce que fait la France d’un arrêt du 11 juin 2020 dans lequel le juge européen s’est senti obligé de rappeler qu’il :

« … a souligné à de nombreuses reprises que l’article 10 § 2 ne laisse guère de place pour des restrictions à la liberté d’expression dans le domaine du discours politique ou de questions d’intérêt général. » (§78).

Quelques lignes plus haut, le juge européen avait indiqué que les appels au boycott des produits israéliens concernent précisément « un sujet d’intérêt général, celui du respect du droit international public par l’État d’Israël et de la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés, et s’inscrivaient dans un débat contemporain, ouvert en France comme dans toute la communauté internationale » (§78).

Il est clair que les autorités françaises refusent, en violation de la hiérarchie des normes, de se soumettre à la décision de la CEDH et au droit européen. Pire encore, la dépêche nous fait revenir en arrière, avant le 11 juin 2020, quand la chambre criminelle de la Cour de cassation voyait dans l’appel au boycott un appel discriminatoire.

Comme si la summa divisio consacrée par la CEDH n’existait pas. L’arrêt Baldassi explique pourtant de manière très claire qu’il convient de distinguer entre, d’une part, l’incitation à ne pas consommer des produits pour contester la politique d’un Etat, et d’autre part, des appels à la violence contre les personnes (ou des propos racistes et antisémites visant les juifs en tant que collectif ethnico-religieux) ou à la destruction de biens. La première est parfaitement licite, car couverte par le droit à la liberté d’expression. Les seconds relèvent des discours de haine qui doivent être interdits.

La dépêche joue sur ce qui pourrait à première vue apparaître comme une zone grise située entre ces deux situations, en demandant aux parquets d’observer si l’appel au boycott de produits constitue ou non un appel à la discrimination fondé sur l’origine nationale d’une personne ou d’un groupe de personnes. Partant, la dépêche alimente l’ambiguïté autour de ces deux situations, en refusant d’admettre, à la différence de la CEDH qui le conçoit, qu’il est possible de distinguer, pour parodier Steinbeck, entre « des produits et des hommes ».

Une ambiguïté qui est également alimentée en entretenant un flou entre appel au boycott des produits israéliens et antisémitisme, sans préciser clairement ce qui pourrait faire basculer l’un vers l’autre [6].

Au final, la dépêche est plus que décevante en ce qui concerne son contenu juridique. Sans doute parce qu’elle ne parvient pas à masquer son but, qui est manifestement politique : réprimer à tout prix les appels au boycott des produits israéliens lancés dans le cadre de la campagne Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS).




Des citoyens israéliens dénoncent le Festival du Cinéma Israélien à Paris

En novembre 2020

De la part des citoyens israéliens – Nous dénonçons le Festival du Cinéma Israélien à Paris et le blanchiment de l’apartheid israélien

 

Chers organisateurs,

Nous représentons un millier de citoyens d’Israël, qui sont actifs contre les violations du droit international et des droits humains commises par notre gouvernement à l’encontre du peuple palestinien autochtone [1]. Nous soutenons l’appel de la société civile palestinienne au boycott, au désinvestissement et aux sanctions (BDS) d’Israël, jusqu’à ce qu’il mette fin à son occupation militaire et à sa politique d’apartheid [2].

Nous vous écrivons au sujet du festival du film israélien à Paris qui doit avoir lieu plus tard ce mois-ci. En tant qu’amateurs d’art et de cinéma, nous n’avons aucune joie à perturber un événement cinématographique qui, à première vue, célèbre la culture et l’humanité. Cependant, nous ne pouvons pas rester les bras croisés lorsque le gouvernement israélien tente de blanchir son occupation, son apartheid et son colonialisme par le biais de tels festivals.

Aucun festival parrainé par le gouvernement israélien ne peut revendiquer la liberté, la justice, l’égalité ou la paix, si son existence repose sur des institutions qui violent systématiquement ces valeurs.

Les cinéastes et les organisateurs de festivals de cinéma qui souhaitent soutenir le peuple palestinien autochtone dans sa lutte contre le colonialisme doivent écouter les appels de la société civile palestinienne. Participer à des festivals parrainés par le régime israélien comme moyen de changement politique est un oxymore, qui entraîne des conséquences réelles de vie et de mort.

Nous vous demandons de rejoindre le mouvement mondial pour les droits des peuples autochtones, civils et humains. Nous vous prions d’être solidaires avec le peuple palestinien autochtone et de vous abstenir d’organiser un festival du film parrainé par le gouvernement israélien. Nous notons que des campagnes similaires étaient à la fois nécessaires et justifiées contre les tentatives du régime d’apartheid sud-africain d’utiliser l’art pour blanchir ses propres politiques d’apartheid et ses graves violations des droits humains.

N’hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions.

Cordialement,

Boycott! SOUTIEN DE L’APPEL PALESTINIEN AU BDS DE L’INTÉRIEUR

[1] http://boycottisrael.info/points-of-unity

[2] https://www.bdsmovement.net/call

Source: Boycottisrael

Traduction BDS-France

 




Rejoignez la campagne contre Puma !

 

Pour manifester votre solidarité envers le peuple palestinien, partagez cet appel au boycott de Puma en publiant nos visuels et/ou en créant vous-même des visuels avec des photos. Envoyez-nous vos photos d’appel au boycott de Puma, nous les publierons avec votre autorisation.

campagnebdsfrance@yahoo.fr

Rejoignez-nous dans la tweetstorm prévu samedi 21 novembre, avec nos visuels, vos photos….N’oubliez pas les hashtags: #BoycottPuma  #PumaFam

Visuels ici: https://www.bdsfrance.org/visuels-pour-la-campagne-du-21-novembre-contre-puma/

Vous avez besoin d’inspiration ? Voici des exemples de messages qui peuvent être publiés sur les réseaux sociaux :

  • Je n’achète plus Puma tant que Puma sponsorise les équipes de foot des colonies illégales israéliennes #BoycottPuma   #PumaFam

 

  • Puma, faites un bond pour les droits des Palestiniens, mettez fin à votre soutien aux équipes de foot des colonies israéliennes sur des terres palestiniennes volées #BoycottPuma   #PumaFam

 

  • Puma viole sa charte éthique et le droit international en soutenant le foot israélien, je n’achète plus Puma #BoycottPuma   #PumaFam

 

  • Tant que Puma soutient le foot de l’apartheid israélien, ce n’est PUMA marque ! #BoycottPuma   #PumaFam

 

  • Puma finance le régime d’apartheid sur les terres palestiniennes volées, ma réponse : JE BOYCOTTE ! #BoycottPuma   #PumaFam

 

  • Je ne ferai pas partie de la famille Puma tant que Puma soutiendra les clubs de foot des colonies israéliennes illégales #BoycottPuma   #PumaFam

 

  •  Puma dit que le sport a le pouvoir de rassembler les peuples MAIS Puma soutient les colonies israéliennes illégales qui déchirent les familles palestiniennes #BoycottPuma   #PumaFam

 

  • Puma dit qu’il ne soutient aucune politique MAIS Puma sponsorise l’Association Israélienne de foot qui fait du lobbying en faveur des clubs de foot des colonies israéliennes illégales #BoycottPuma   #PumaFam

 

  • Puma dit qu’il est dévoué à l’égalité universelle MAIS il soutient l’apartheid israélien, antithèse de l’égalité. #BoycottPuma   #PumaFam

 

  • Puma se félicite d’aider tous les sportifs MAIS il soutient les attaques de sportwashing d’Israël sur le sport palestinien. #BoycottPuma   #PumaFam

 

  • Je boycotte Puma, équipementier complice des violations du droit international et des droits humains par Israël. #BoycottPuma   #PumaFam

 

  • Puma dit qu’il s’engage contre le racisme MAIS il soutient le foot d’Israël, un pays qui pratique le racisme et l’apartheid. #BoycottPuma #PumaFam

 

Nous comptons sur vous !

 




Visuels pour la campagne du 21 novembre contre PUMA

Voici les visuels concernant la campagne du 21 novembre contre PUMA, qui peuvent également être utilisés à d’autres occasions. N’hésitez pas à les télécharger.




Une douzaine de cinéastes Queer abandonnent le TLVFest, parrainé par le gouvernement israélien

Par la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI), le 11 Novembre 2020.

Les cinéastes Queer sont solidaires des Palestiniens queer qui appellent au boycott de la TLVFest [ The Tel Aviv International LGBT Film Festival ] pour son rôle dans le pinkwashing des crimes d’Israël. Un webinaire coïncidant avec la soirée d’ouverture du TLVFest présente des cinéastes qui rejoignent le Queer Cinema for Palestine.

Plus d’une douzaine de cinéastes se sont retirés du TLVFest, le festival du film LGBT organisé par le gouvernement israélien, qui se déroule du 12 au 21 novembre.

Les Queer Palestinians appellent au boycott du TLVFest en raison de son rôle dans le programme de pinkwashing du gouvernement israélien, qui utilise les droits LGBTQIA+ pour dissimuler son régime d’apartheid et son oppression de millions de Palestiniens, queer et non queer.

Cette année, le TLVFest a élargi son partenariat avec le gouvernement israélien d’extrême droite pour inclure le célèbre ministère des affaires stratégiques, qui dirige les efforts répressifs manifestes et secrets du gouvernement pour endiguer la vague de solidarité internationale avec les Palestiniens, en coordination avec les services secrets criminels d’Israël, le Mossad.

Six des cinéastes qui se sont retirés du TLVFest cette année ont rejoint plus de 160 cinéastes de plus d’une vingtaine de pays qui ont signé l’engagement de Queer Cinema for Palestine, dont John Eames, réalisateur du long métrage March for Dignity (Royaume-Uni), Maggie Bailey, réalisatrice de Sweet Sweet Kink (États-Unis), Andrew Blackman, réalisateur de Inferno (Nouvelle-Zélande) et Victor Costa Lopes, réalisateur de Revoada (Brésil). Les signataires s’engagent à ne pas participer à la TLVFest ou à d’autres événements parrainés par le gouvernement israélien « tant qu’Israël ne se conformera pas au droit international et ne respectera pas les droits humains des Palestiniens ».

Le cinéaste sud-coréen Shin Seung Eun, qui a également signé l’engagement de Queer Cinema for Palestine, a déclaré dans un communiqué :

J’ai retiré mon film Mother-in-Law de la TLVFest en Israël. Je suis contre le pinkwashing de l’occupation militaire israélienne de la Palestine. Je suis en solidarité avec les queers palestiniens !

La cinéaste grecque Artemis Anastasiadou a également signé l’engagement, déclarant

Je défends la cause palestinienne à 100% et j’ai retiré mon film  Je suis Mackenzie  du TLVFest en raison de son partenariat avec le gouvernement israélien. Je suis solidaire de l’appel des homosexuels palestiniens.

Sept autres cinéastes ont répondu à l’appel de militants et de membres de Queer Cinema for Palestine en disant qu’ils avaient demandé à la TLVFest de retirer leurs films en solidarité avec les Palestiniens. Comme les années précédentes, la TLVFest refuse d’honorer ces demandes.

Ghadir Shafie, co-fondatrice et directrice d’Aswat – Centre féministe palestinien pour le genre et les libertés sexuelles, a déclaré :

Les prétentions ridicules de la TLVFest de soutenir les queers palestiniens, avancées chaque année en réponse aux retraits des cinéastes consciencieux, sont encore plus évidentes cette année par son partenariat de pinkwashing avec le ministère israélien même qui s’est engagé à combattre la solidarité internationale avec les Palestiniens par des moyens criminels. TLVFest refuse même de respecter les demandes des cinéastes désireux de se montrer solidaires des Palestiniens de ne pas projeter leurs films au festival.

La TLVFest a cherché à cacher ou à obscurcir son partenariat avec le ministère des affaires stratégiques suite aux premiers retraits de cinéastes. Elle a d’abord remplacé la version anglaise du logo du ministère par une version en hébreu, puis l’a complètement retiré pour le remplacer à nouveau par un logo sans marque.

Les cinéastes ont informé Queer Cinema for Palestine que TLVFest avait de nouveau enrôlé Creative Community for Peace (CCFP) pour contrer l’appel des queers palestiniens. La CCFP est une façade de propagande basé aux États-Unis pour l’organisation de lobbying du gouvernement israélien Stand With Us, qui s’est alliée avec le film raciste et homophobe de John Hagee « Christians United for Israel ».

Shafie a ajouté :

La TLVFest est une partie essentielle de la stratégie israélienne de pinkwashing, qui étend son récit colonial, décrivant les Palestiniens indigènes comme étrangers à leur patrie, aux homosexuels palestiniens les montrant comme des étrangers dans leur propre société. Le TLVFest efface les queers palestiniens et arabes en affirmant de manière raciste qu’il est « le seul festival de films LGBT au Moyen-Orient ».

Nous sommes encouragés par l’afflux de soutien des cinéastes queers cette année. Nous encourageons les autres à rejoindre la charte du Cinéma Queer pour la Palestine en reconnaissance de nos luttes contre l’oppression, qui sont intimement liées.

Des dizaines de cinéastes ont répondu positivement aux appels des queers palestiniens et de leurs alliés à se retirer du TLVFest au cours des dernières années.

Plus de 15 cinéastes ont envoyé des vidéos expliquant pourquoi ils s’étaient engagés à boycotter le TLVFest, dont Alain Guiraudie, nominé à la Palme d’Or, Elle Flanders et Tamira Sawatzky du collectif primé Public Studio et Ian Iqbal Rashid, réalisateur de Touch of Pink.

Le réalisateur canadien primé John Greyson a déclaré :

En 2009, j’ai retiré mon film Fig Trees du TLVFest. Je ne pouvais pas permettre que mon film, qui parle de la façon dont l’activisme contre le sida en Afrique du Sud est né du mouvement anti-apartheid, soit utilisé comme un écran de fumée rose pour dissimuler le régime d’apartheid israélien qui opprime les Palestiniens. Il est encourageant de voir tant de cinéastes du monde entier se retirer du TLVFest – et s’engager à boycotter le TLVFest – en réponse à l’appel des homosexuels palestiniens. Les cinéastes queers disent que la libération des queers est indivisible de la libération des Palestiniens – et que le boycott est une tactique queer efficace et constructive.

Shafie, Greyson et Flanders seront rejoints par Shohini Ghosh et Syrus Marcus Ware pour le « Love Queer Cinema. Hate Apartheid », pour webinaire le jeudi 12 novembre, qui coïncide avec la soirée d’ouverture du TLVFest.

Stephanie Adam de la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël, a déclaré :

Le TLVFest est lancé alors qu’Israël enracine son système d’apartheid et son occupation militaire vieux de plusieurs décennies, qui emprisonne des enfants palestiniens dès l’âge de 12 ans, démolit des maisons palestiniennes, près de 400 depuis le seul mois de mars, et maintient des millions de Palestiniens en état de siège à Gaza, dont les Nations Unies ont prédit en 2012 qu’il serait impossible d’y vivre cette année .

Le partenaire de la TLVFest, le fanatique régime d’apartheid israélien, s’est allié avec des leaders d’extrême droite, intolérants, racistes et homophobes du monde entier, de Trump à Bolsonaro, et de Modi à Orban. Le mouvement palestinien de boycott non-violent fait au contraire partie du mouvement mondial, progressiste, de justice pour tous, qui défend les droits des communautés opprimées partout dans le monde. Il est tout à fait naturel que les cinéastes queer se joignent à notre lutte pour la justice pour les Palestiniens autochtones en boycottant le TLVFest.

La Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) a été lancée en 2004 pour contribuer à la lutte pour la liberté, la justice et l’égalité des Palestiniens. PACBI, un élément clé du mouvement mondial BDS dirigé par les Palestiniens, plaide pour le boycott des institutions universitaires et culturelles israéliennes, étant donné leur complicité profonde et persistante dans le déni par Israël des droits des Palestiniens tels que stipulés dans le droit international. Visitez le site PACBI à https://bdsmovement.net/pacbi et suivez-nous sur Twitter @PACBI

Source: BDS Movement

Traduction BDS-France




[Communiqué BDS France et appel à action 25 novembre] Boycottons le festival du film israélien !

 

 

 Communiqué de BDS France et appel à action pour le 25 novembre

 

La campagne BDS France dénonce  le Festival du Cinéma Israélien de Paris comme un événement de propagande qui instrumentalise des œuvres artistiques pour blanchir le comportement criminel d’un État voyou.

 

L’État israélien colonise, annexe, occupe, détruit des maisons et des arbres, discrimine, enferme, opprime, blesse, torture, et tue des Palestinien.nes tous les jours, en infraction avec de nombreuses lois internationales et résolutions des Nations Unies.

 

Pour faire oublier ses crimes, l’État israélien finance, à travers le ministère des affaires étrangères et celui de l’immigration et d’intégration, des événements culturels qui se retrouvent complices de ce blanchiment.

 

Ces films peuvent être projetés en France partout, à tout moment, alors qu’ils sont utilisés ici comme arme de propagande en faveur du gouvernement israélien et de ses politiques racistes,  brutales et criminelles.

 

Avec la société civile palestinienne, ses artistes et ses cinéastes, nous demandons aux citoyens du monde entier, par solidarité, de boycotter ce festival qui tente de faire oublier les aspects les plus sombres d’un État d’apartheid qui trahit la démocratie et ne respecte pas les droits humains les plus basiques.

 

AGISSONS LE 25 NOVEMBRE

Contre l’instrumentalisation de l’art par le gouvernement israélien, agissons sur les réseaux sociaux le 25 novembre avec une tweetstorm et les hashtags #boycott #festivalcinemaisraélien !

Voici quelques messages types pouvant être utilisés dans vos tweets :

Oui au cinéma, non à la propagande israélienne. Boycottons le festival du cinéma israélien de Paris, sponsorisé par le gouvernement israélien !#boycott #festivalcinemaisraélien

Informations ⏩ https://bit.ly/35Uk0NE

Pourquoi le boycott culturel ?  https://bit.ly/3360qwf

 

Boycottons le festival du cinéma israélien de Paris, utilisé par le gouvernement israélien pour faire oublier sa politique d’apartheid. #boycott #festivalcinemaisraélien

Informations ⏩ https://bit.ly/35Uk0NE

Pourquoi le boycott culturel ?  https://bit.ly/3360qwf

 

Contre l’instrumentalisation d’événements culturels par le gouvernement israélien, boycottons le festival du cinéma israélien de Paris. #boycott #festivalcinemaisraélien

Informations ⏩ https://bit.ly/35Uk0NE

Pourquoi le boycott culturel ?  https://bit.ly/3360qwf

 

Pas d’apartheid dans ma salle de cinéma ! Boycottons le festival du cinéma israélien de Paris, sponsorisé par le gouvernement israélien. #boycott #festivalcinemaisraélien

Informations ⏩ https://bit.ly/35Uk0NE

Pourquoi le boycott culturel ?  https://bit.ly/3360qwf

 

Support art and cinema, boycott apartheid and Israel’s instrumentalization of cultural events to hide its crimes !#boycott #festivalcinemaisraélien

Informations ⏩ https://bit.ly/35Uk0NE

About cultural boycott  https://bit.ly/3360qwf

Pour que nos actions remontent jusqu’aux organisateurs du festival, n’hésitez-pas à publier des messages sur leur page Facebook. L’idée est de sensibiliser et d’inciter à se renseigner sur les raisons du boycott, non de les harceler ; restons courtois.e.s et bienveillant.e.s.

Pour étayer l’argumentaire, n’hésitez-pas à partager la déclaration du mouvement Boycott from within sur ce festival  ainsi que notre document de quatre pages sur le boycott culturel.

Voici également des visuels pour illustrer vos publications

Et si vous n’avez pas Twitter, vous pouvez également poster sur Facebook:

Nous comptons sur vous !

 

 




Tract pour un monde sans murs

Tract version PDF
Affiche version PDF

 

Ce tract appelait initialement à un rassemblement Place Saint-Michel à Paris, rassemblement qui a été interdit par la Préfecture de Paris.

 

Du Mur d’apartheid israélien dans les territoires palestiniens au Mur de la honte étasunien à la frontière du Mexique en passant par le Mur marocain au Sahara occidental et les nombreux murs anti-migrants dans le monde, près de 70 murs déchirent les terres et la vie des gens. Fortement militarisés, ils sont responsables de milliers de morts et sont la cause d’expulsions, d’exclusions, d’oppressions et de discriminations. Avec l’épidémie de Covid-19, les murs sont devenus encore plus hauts et plus brutaux.

Lancé par l’ONG palestinienne «Stop the Wall» en 2017, l’appel à une journée internationale pour un monde sans murs est relayé aujourd’hui par plus de 400 organisations, réseaux et mouvements dans le monde.Les murs empêchent la liberté de mouvement et l’autodétermination des peuples. Ils sont le symbole d’un monde où les guerres, la militarisation et l’exclusion remplacent la justice, la liberté et l’égalité. Construits pour renforcer les frontières, ils contribuent à la domination des puissants. Ces murs, visibles ou invisibles, maintiennent des dizaines de milliers de personnes en prison, empêchent la libre circulation des migrants et réfugiés, entraînent des restrictions au droit d’asile et des blocus comme ceux de Cuba et de Gaza. Ces murs sont aussi culturels. Les «murs numériques»,quant à eux, façonnent de plus en plus nos sociétés: ils discriminent l’accès à l’information et à la communication et imposent des systèmes sophistiqués de surveillance et de contrôle.

Dans son encyclique «Fratelli tutti» du 3 octobre 2020, le pape François s’oppose à la culture des murs «érigés sur la terre pour éviter la rencontre avec d’autres cultures, avec d’autres personnes. quiconque élève un mur finira par être un esclave dans les murs qu’il a construits». De nombreux gouvernements participent à la construction de ces murs ou font leur promotion. Ils favorisent ainsi une véritable industrie des murs qui tire d’énormes profits de leur construction et de leurs équipements: surveillance, systèmes de détection, radars.

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Soucieux de défendre la justice, l’égalité et la liberté pour résoudre les problèmes de la planète, nous appelons à participer à

la 4e Journée Internationale pour un Monde sans murs

pour :

  • faire tomber les murs qui exploitent, discriminent, oppriment et expulsent;
  • sensibiliser le public sur les effets dévastateurs des murs dans nos vies;
  • valoriser les actions des mouvements qui luttent contre ces murs;
  • sanctionner tous ceux (gouvernements, industriels…) qui tirent profit des murs

Campagne internationale pour un Monde sans Murs, relayée en France par :

Premiers signataires : AFAPREDESA – AFASPA – Association les Amis de la RASD – Association de Palestiniens en Ile-de France – Association France Palestine Solidarité: Paris 14-6 , Paris-Centre, Paris-Sud, Clermont-Ferrand, Saint-Denis, Noisy est ensemble – Association Démocratique des Tunisiens en France (ADTF) – Campagne BDS France-Paris – CEDETIM – Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) – Comité de Solidarité avec les Indiens des Amériques (CSIA Nitassinan) – Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) – Forum Palestine Citoyenneté – Fondation Frantz Fanon – IPAM – MRAP – Mouvement de la Paix – PCF – Plateforme pour la Solidarité avec le Peuple du Sahara occidental – Réseau syndical international de solidarité et de luttes – Solidaires – Terre et Liberté pour Wallmapu – Union Juive française pour la Paix (UJFP) – Union des Tunisiens pour l’Action Citoyenne (UTAC) …

Site de Stop the Wall: https://www.stopthewall.org




Après 100 jours de grève de la faim, Maher Al-Akhras, en détention israélienne, est en danger imminent de mort. Agissez maintenant !

Par le Comité national Palestinien du BDS (BNC), le 3 Novembre 2020

Nous appelons les groupes de solidarité du monde entier à intensifier la pression sur le régime d’apartheid israélien pour qu’il le libère immédiatement et sans condition.

Le citoyen palestinien Maher Al-Akhras, 49 ans, père de six enfants, a entamé une grève de la faim le 27 juillet 2020, soit 100 jours aujourd’hui. Il proteste contre sa détention administrative – détention sans inculpation ni procès – par les forces d’occupation israéliennes. C’est la cinquième fois qu’Israël l’arrête. Sa seule revendication est d’être libéré.

Bien que la santé d’Al-Akhras se détériore et que sa vie soit en grand danger, le régime d’apartheid israélien, avec la complicité de sa Haute Cour, continue de le détenir sous bonne garde dans un hôpital israélien.

Le Conseil des organisations palestiniennes des droits humains (PHROC) a déclaré que Maher « est confronté à une menace sérieuse et imminente pour sa vie au centre médical de Kaplan. En raison d’une carence en sels et en liquides dans son corps, et de son refus de prendre des suppléments nutritionnels, Maher souffre de fréquentes crises, de maux de tête aigus, d’une déficience visuelle et auditive importante, en plus de douleurs intenses dans tout son corps, en particulier au niveau de la poitrine« .

Michael Lynk, le rapporteur spécial des Nations unies pour les territoires palestiniens occupés, a appelé à la libération immédiate d’Al-Akhras et à la fin de la pratique illégale de la détention administrative par Israël. L’Association internationale des juristes démocrates a demandé la libération immédiate d’Al-Akhras et a appelé les gouvernements, y compris le gouvernement américain et les gouvernements européens, à cesser de soutenir les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité d’Israël.

Le Comité national palestinien du BDS (BNC), la plus grande coalition de la société palestinienne, appelle les groupes de solidarité du monde entier à intensifier la pression sur Israël pour qu’il libère immédiatement et sans condition Maher Al-Akhras. Le régime d’extrême droite israélien doit être contraint, par le biais du BDS et d’autres formes de pression pacifique, de respecter ses obligations en vertu du droit international et de respecter les droits des Palestiniens, y compris des prisonniers politiques.

Les entreprises israéliennes et internationales qui profitent de l’incarcération, de l’occupation militaire et de l’apartheid d’Israël doivent faire face à de graves conséquences en termes de perte de contrats, d’offres et d’investissements. Un moyen puissant de soutenir les droits des Palestiniens est de soutenir le boycott de ces entreprises, notamment Elbit Systems, qui vend des armes testées sur le terrain sur des Palestiniens, G4S, qui gère l’académie centrale de formation de la police israélienne et HP, qui fournit la technologie pour les « check-points » israéliens et le registre de la population de l’apartheid, entre autres.

La détention administrative est une procédure qui permet aux autorités d’occupation israéliennes de détenir indéfiniment des prisonniers sur la base d’informations « secrètes », sans les inculper ni leur permettre de bénéficier d’un procès équitable. Dans la pratique, Israël utilise couramment la détention administrative en violation des paramètres stricts établis par le droit international.

Selon l’organisation de défense des droits des prisonniers palestiniens Addameer, Israël détient actuellement plus de 4 400 prisonniers politiques palestiniens, 350 détenus administratifs et 155 mineurs dans ses cachots. Israël a régulièrement recours à la torture et aux mauvais traitements contre les détenus palestiniens, y compris les mineurs, comme le démontrent les organisations palestiniennes, israéliennes et internationales de défense des droits humains.

En outre, Israël n’a pas réussi à protéger de manière adéquate les prisonniers politiques palestiniens contre le coronavirus. Par exemple, rien qu’hier, Israël a annoncé plus de 73 nouveaux cas de COVID-19 parmi les prisonniers palestiniens de la prison de « Gilboa ».

Il est temps d’agir pour sauver la vie de Maher Al-Akhras et défendre les droits humains fondamentaux de tous les Palestiniens.

Traduction GD pour l’Agence Media Palestine

Source: BDS movement




Propagande israélienne ? Une conférence universitaire contestée

Par Edouard Schoene | 13 Oct 2020 |

Dans le cadre des « lundis de l’innovation » la maison de la création et de l’innovation (université
Grenoble Alpes) invitait un conférencier sur un thème étonnant : « Israël la « start-up nation », un
modèle pour la France ? »
Boycott , désinvestissement, sanctions (BDS) et l’Association France Palestine solidarité étaient
présents devant le bâtiment universitaire pour manifester.

Des étudiants, dont la conférence faisait parti de leur cursus obligatoire, ont lu avec intérêt le tract
distribué. Une dizaine d’autres, d’un autre cours, outrés par cette initiative « pas très
universitaire » ont pris un paquet de tracts et sont allés intervenir dans l’amphithéâtre quasi vide
(des auditeurs écoutaient la conférence en ligne).
Le professeur Ménissier, invitant, responsable du cycle de conférences, s’est étonné de cette
manifestation qui a perturbé la conférence, invitant les étudiants à entrer et à intervenir en fin de
conférence.

Le tract distribué devant le bâtiment dévoilait « ce que nous cache Israël start up
nation » : « L’économie d’Israël est l’une des plus militarisée du monde … La recherche et
développement en Israël est structurellement liée à l’armée et à l’occupation. Le succès de
l’innovation israélienne en matière de sécurité et de surveillance est largement dû à son terrain
d’expérimentation de choix qu’est la Palestine occupée »
Au palmarès de la « start-up nation » : la barrière de protection qui court le long des 700 km du
mur de béton de huit mètres de haut enserrant la Cisjordanie, les instruments de surveillance Elbit
System et Technion, les drones de surveillance d’Elbit. Nombre de dictatures achètent les produits
hich tech israéliens pour surveiller notamment leurs citoyens via la téléphonie.

Les militants de la campagne BDS France (Boycott Désinvestissement Sanctions) et de l’AFPS
dénonçaient le fait que l’UGA « participe à cette hypocrisie en accueillant depuis 2014 au sein du
conseil scientifique le président de la Technion, université israélienne la plus engagée auprès du
complexe militaro industriel ».
Dans la conclusion de la soirée le professeur Ménissier, a déclaré : « Les activistes qui sont
intervenus tout à l’heure étaient fondés à émettre les critiques qu’ils ont formulées. Dommage
qu’ils ne soient pas restés pour en débattre. »

Source: le travailleur alpin




Boycott AXA : la compagnie d’assurance de l’apartheid israélien

AXA profite de l’oppression des Palestinien.ne.s par Israël. Le géant français AXA est la deuxième plus grande compagnie d’assurance au monde. Elle est active dans 57 pays avec plus de 108 millions de clients.

Bien qu’AXA possède ses propres politiques en matière de droits humains et d’environnement, elle investit 7 millions de dollars dans trois banques israéliennes dont les noms figurent dans la base de données des Nations unies sur les entreprises impliquées dans la colonisation illégale israélienne : Bank Leumi, Israeli Discount Bank et Mizrahi Tefahot Bank. Ces banques ont des succursales dans les colonies illégales des territoires palestiniens et syriens occupés (plateau du Golan), fournissant des prêts hypothécaires aux colons et des services financiers aux autorités locales des colonies pour des projets de construction.

Ces banques complices travaillent également comme « partenaires d’accompagnement » en s’assurant de fournir à l’entreprise de construction tous les principaux services financiers nécessaires jusqu’à l’achèvement du projet. Sans ces banques, de nombreux projets de colonies israéliennes illégales auraient du mal à être mis en œuvre.

AXA détient également 9 % d’Equitable holdings (EHQ), qui investit 157 millions de dollars dans 5 banques israéliennes, Bank Hapoalim, Bank Leumi, First International Bank of Israel, Israel Discount Bank et Mizrahi Tefahot Bank, ainsi que dans la plus grande société d’armement israélienne, Elbit systems. Elbit est connue pour profiter du siège israélien sur Gaza, « testant au combat » ses drones tueurs, le phosphore blanc, les balles de sniper et les pièces d’avions de chasse, tous déployés par l’armée d’occupation israélienne pour tuer ou mutiler des Palestinien.ne.s. Les drones Hermes 900 d’Elbit Systems faisaient partie des drones israéliens qui ont assassiné 164 enfants palestinien.ne.s en 2014, lors de l’agression amrée israélienne sur la bande de Gaza.

La campagne de la coalition « Stop AXA Assistance to Israeli Apartheid » appelle les individus, les organisations et les institutions du monde entier à boycotter AXA jusqu’à ce qu’elle mette fin à sa complicité avec l’apartheid israélien et les violations des droits humains en Palestine.

En signant, je m’engage à:

Aussi longtemps qu’AXA continue à soutenir l’apartheid israélien et les violations des droits humains en Palestine, 

je m’engage à boycotter AXA en refusant d’acheter ses produits d’assurance.

J’appelle tous les individus mais aussi les entreprises, les équipes sportives, les institutions et les syndicats à mettre fin à tous leurs contrats commerciaux, de sponsor et/ou d’assurance avec AXA.

Source: BDS Movement




Les dictateurs des Emirats arabes unis et du Bahrein bradent le peuple palestinien

15 septembre 2020
par le Comité National BDS (BNC) palestinien

La séance de photos de mardi à la Maison Blanche célèbre un accord cynique entre les dirigeants corrompus et fanatiques d’Israël, des Emirats, du Bahrein et des Etats Unis pour soutenir leur répression brutale et leurs violations des droits.

La séance de photos mardi à la Maison Blanche ne conduira pas à la paix ni à la justice. C’est un accord cynique entre les dirigeants corrompus et fanatiques d’Israël, des Emirats, du Bahrein et des Etats Unis pour soutenir leur répression brutale et leurs violations des droits.

Notre réponse : intensifier la pression pour un embargo militaire sur l’Israël d’apartheid.

Ne tenant aucun compte de leurs propres citoyens, les dictateurs des EAU et du Bahrein bradent le peuple palestinien pour leurs intérêts bellicistes et capitalistes. Leurs accords avec Trump et Netanyahou ne feront qu’intensifier le vol continu de terre, le nettoyage ethnique et le siège de 2 millions de Palestiniens dans le ghetto de Gaza par l’Israël d’apartheid.

Soutenus par la majorité absolue dans le monde arabe et les progressistes à travers le monde, les Palestiniens continueront de résister à l’oppression israélienne et à insister sur notre droit à la liberté, la justice et l’égalité. Nous appelons à des sanctions légales et ciblées pour arrêter l’occupation et l’apartheid pratiqués par Israël.

Traduction : J. Ch. pour BDS France
Source : BNC




Le festival Docaviv 2020 à Tel Aviv de l’apartheid ébranlé par des annulations dans sa semaine finale après des appels de BDS

9 septembre 2020, par Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI) 

Cíntia Gil, Directrice du Sheffield Doc/Fest est l’une des quatre participant·es internationaux/les qui se retirent

Docaviv 2020 – le festival international du film documentaire à Tel Aviv prend fin cette semaine, marqué par des annulations notables de la part de quatre cinéastes et invité·e·s internationaux/les.

Le festival de Tel Aviv de l’apartheid, qui se déroule essentiellement en ligne, a pour partenaires le ministère de la Culture et des Sports du gouvernement israélien d’extrême-droite et la municipalité de Tel Aviv. Il adresse également ses remerciements au ministère israélien des Affaires étrangères pour son soutien.

Parmi celles et ceux qui se retirent du festival, à la suite de demandes privées de la part des soutiens du boycott culturel d’Israël, figurent Cíntia Gil, directrice de Sheffield Doc/Fest, et la cinéaste danoise Eva Marie Rødbro, dont le long-métrage documentaire  I Love You I Miss You I Hope I See You Before I Die a été retiré de la sélection Depth of Field (Profondeur de champ) de Docaviv.

Gil, également membre du Conseil d’administration d’Apordoc, association portugaise du film documentaire, et ancienne directrice de Doclisboa, a confirmé au Comité de Solidariedade com a Palestina qu’elle s’était retirée en tant que jurée du festival Docaviv.

Elle l’a fait à la suite de demandes privées du Comité et de l’organisation antiraciste SOS Racismo Portugal, se référant à l’appel de réalisateurs palestiniens et de secteurs plus larges de la société civile en vue du boycott d’institutions culturelles israéliennes qui sont complices des violations des droits humains des Palestiniens commises par Israël.

Outre Eva Marie Rødbro, un·e autre cinéaste international·e a retiré son film du programme du festival, et un·e autre invité·e international·e du festival a annulé sa participation, ces deux personnes souhaitant ne pas être nommées pour le moment.

Les quatre cinéastes et invité·es qui se sont retiré·es avaient été contacté·es en privé par des soutiens du mouvement Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) pour les droits humains des Palestiniens et ont annulé leur participation à la suite de ces demandes.

La Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël (PACBI) a vérifié chaque annulation auprès de ses partenaires au Danemark, au Portugal et ailleurs. Les quatre participant·es ont été retiré·es du programme de Docaviv.

En 2014, l’acteur et militant Danny Glover a compté parmi les personnes qui condamnaient l’inclusion du film American Revolutionary: the Evolution of Grace Lee Boggs dans l’édition 2014 de Docaviv, écrivant “nous sommes solidaires du peuple de Palestine”. En 2019, le réalisateur marocain Nadir Bouhmouch a refusé d’accepter une invitation à présenter son film à Docaviv.

Alia Malak, de PACBI, a déclaré :

“Nous remercions les cinéastes et invités internationaux qui se sont retirés de Docaviv 2020 en raison de sa complicité dans le blanchiment par l’art du régime brutal d’Israël, d’apartheid, d’occupation et de colonialisme de peuplement, et en solidarité avec le peuple palestinien.

Des milliers d’artistes, y compris de nombreux cinéastes et artistes du cinéma LGBTQ+ , ont apporté  leur soutien public – et d’autres encore, en grand nombre, ont été attentifs — au boycott d’institutions culturelles israéliennes complices, conscients de leur devoir éthique de ne pas nuire aux luttes non violentes pour la justice, et refusant de blanchir par l’art les violations du droit international et les crimes de guerre commis par Israël.

Docaviv n’a jamais pris position en faveur des droits inaliénables du peuple palestinien, reconnus par le droit international. Il ne s’est même pas exprimé quand des avions de chasse israéliens ont bombardé et détruit délibérément le centre culturel Said al Mishal à Gaza, y compris son cinéma destiné aux enfants.

Malgré les efforts déployés par la prétendue “Creative Community for Peace” – une façade abondamment financée et à peine camouflée du gouvernement israélien d’extrême-droite et de son lobby – le soutien au mouvement pacifique BDS continue à croître parmi les artistes et différents groupes et  milieux dans le monde entier. Nous exhortons ceux et celles qui travaillent internationalement pour le film et la télévision à les rejoindre.”pastedGraphic_1.png

PACBI est un membre fondateur du mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions pour les droits des Palestiniens.

Traduction SM pour BDS France

Source : BDS Movement




Pour Gaza: amplifions les campagnes BDS pour que des comptes soient demandés à Israël

23 août 2020 / Par  Palestinian BDS National Committee (BNC)

Cela fait onze nuits consécutives que les forces militaires israéliennes bombardent Gaza, terrorisant ses deux millions d’habitants.

Palestine occupée, 23 août 2020 – En réponse aux bombardements continus par Israël de la bande de Gaza, occupée et assiégée, le Comité national de BDS (le BNC) de Palestine a réitéré les appels de la société civile palestinienne à des sanctions ciblées et légales à l’encontre d’Israël, en particulier un embargo militaire urgent et complet, et à une amplification des campagnes de boycott et de désinvestissement pour faire cesser ses crimes.

Depuis plus de onze nuits, les forces militaires israéliennes bombardent Gaza, terrorisant ses deux millions d’habitants palestiniens, qui vivent dans la plus grande prison à ciel ouvert du fait du siège israélien qui dure depuis 13 ans. L’excuse d’Israël cctte fois-ci est l’envoi depuis Gaza de ballons incendiaires, qui ont causé des incendies sur les terres agricoles de colonies israéliennes près de la barrière militaire qui encercle Gaza.

La majorité absolue des résidents de Gaza sont des descendants des plus de 750 000 réfugiés palestiniens victimes de nettoyage ethnique – par les milices sionistes puis plus tard par l’armée israélienne – durant la Nakba de 1948.

Les attaques israéliennes ont endommagé des maisons et des infrastructures civiles, dont une école primaire dans le camp de réfugiés de Shati, géré par l’Agence de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (l’UNRWA), bombardée à l’aube le 12 août. L’UNRWA a contesté  l’affirmation d’Israël que cette attaque avait été « accidentelle », étant donné que les coordonnées de toutes les structures des Nations Unies sont transmises aux autorités d’occupation israéliennes et régulièrement mises à jour.

La chute d’un missile israélien sur l’école quelques heures avant son ouverture a évité le massacre des enfants et de leurs enseignants, mais l’idée de ce qui aurait pu se passer a causé une panique généralisée parmi les enfants réfugiés.

Cette nouvelle vague de bombardements sur Gaza coïncide avec le sixième anniversaire du massacre israélien, en 2014, de plus de 2 250 Palestiniens, dont 551 enfants, durant une attaque militaire prolongée. Une déclaration signée à ce moment par plus de 140 chercheurs en droit international et droit pénal, des défenseurs des droits humains, des experts juridiques et autres affirmait que « La plupart des lourds bombardements qu’a subi Gaza récemment n’ont pas de justification militaire plausible et semblent plutôt viser spécifiquement à terroriser la population ».

Une enquête des Nations Unies de 2019 sur les attaques israéliennes contre des manifestants palestiniens non armés participant à la Grande marche du retour, lancée le 30 mars 2018, affirmait  qu’il y avait « de bonnes raisons de penser que les snipers israéliens visaient des journalistes, du personnel sanitaire, des enfants et des personnes handicapées, sachant qu’ils étaient aisément identifiables comme tels ». Le rapport de l’ONU concluait que « Ces violations graves des droits humains et du droit international pourraient constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité ».

Ces crimes perpétrés de manière répétée par Israël contre une population civile captive, qui ne peut s’échapper nulle part, ne peuvent se continuer dans l’impunité que grâce à la complicité des gouvernements occidentaux, en particulier des États-Unis, du Royaume-Uni et de l’Union européenne, et avec la complicité de certains régimes arabes despotiques.

Toute tentative de « normaliser » les relations avec Israël, ou de prétendre « continuer comme à l’habitude » équivaut à un soutien matériel à la continuation de l’apartheid et des massacres contre les Palestiniens.

Les compagnies militaires israéliennes, dont Elbit Systems et Israeli Aerospace Industries, testent leurs armes sur les Palestiniens pour ensuite les exposer dans le monde entier comme testées sur le terrain. Des entreprises d’armement et de produits de haute technologie du monde entier augmentent leurs propres profits en fournissant à Israël des armes et des munitions pour ses attaques contre les Palestiniens.

L’Israël de l’apartheid a resserré encore le blocus suffocant des 2 millions de Palestiniens de la bande de Gaza ces derniers jours, en interdisant totalement la pêche sur ses côtes et interdisant toute entrée de biens et de carburants depuis le 10 août, causant l’arrêt total de la seule usine d’électricité de cette région surpeuplée. Ceci pourrait mener à une vraie catastrophe humanitaire, avec la déstabilisation du système de santé en temps de pandémie mondiale, des transports et d’autres services vitaux, qui souffrent déjà depuis 2007 d’une crise d’approvisionnement en électricité et d’autres pénuries de ressources fondamentales, du fait du siège israélien.

Les Nations Unies avaient prédit que Gaza serait « invivable » d’ici à 2020. Mais Israël continue ce siège brutal et ces attaques militaires, le nettoyage ethnique graduel et incessant du Neguev et de la Cisjordanie, en particulier dans et autour de Jérusalem-Est et de la vallée du Jourdain, sans conséquences pour lui. Les Nations unies et les gouvernements du monde n’ont pas réussi à demander des comptes au régime d’occupation, de colonisation et d’apartheid d’Israël en lui imposant des sanctions ciblées.

Pour mettre fin à l’apartheid israélien et aux crimes de guerre et crimes contre l’humanité en cours et pour soutenir la lutte palestinienne pour la liberté, la justice et l’égalité, nous appelons les personnes de conscience du monde entier à :

  1. Faire pression sur les gouvernements et les parlements pour qu’ils remplissent leurs obligations juridiques internationales en imposant un embargo militaire complet sur Israël, comme le demandent la société civile palestinienne et Amnesty International.
  2. Intensifier le boycott académique et culturel d’Israël et de ses institutions complices, en particulier à la lumière de ses attaques dévastatrices continues contre les institutions éducatives et culturelles palestiniennes à Gaza, Jérusalem et ailleurs.
  3. Accroître l’engagement dans les campagnes de boycott et de désinvestissement visant les sociétés qui permettent les crimes israéliens contre les Palestiniens, en particulier celles qui figurent dans la base de données de l’ONU aussi bien que les nombreuses sociétés complices qui n’y ont pas encore été ajoutées.

Traduction: M. pour BDS France

Source : bdsmovement.net




Des Conseils Municipaux et Régionaux appellent à des sanctions contre les projets d’annexion et les violations du droit international par Israël

Par BDS Italie, le 5 août 2020

Le 30 juillet, le Conseil Régional d’Emilie Romagne a approuvé à une large majorité une résolution appelant le gouvernement italien et l’Union Européenne à exprimer dans tous les forums leur opposition au Plan Trump et à l’annexion du territoire palestinien occupé, à intervenir politiquement et diplomatiquement pour empêcher toute nouvelle violation du droit international et des droits de l’être humain, et à prendre des mesures concrètes pour sanctionner ces violations.

Cette résolution fait suite à une motion similaire approuvée le 13 juillet par le Conseil Municipal de Turin, qui a lui aussi appelé à des mesures concrètes contre les projets d’annexion et les violations du droit international par Israël, y compris à mettre fin au commerce des armes. Une coalition des organisations de la société civile de Turin, dont le Centre d’Etudes Sereno Regis, l’Association Frantz Fanon et la section locale du syndicat FIOM, a appelé le conseil municipal à « prendre des mesures concrètes et courageuses en faveur de la légalité internationale ».

Ces deux résolutions rappellent les nombreuses positions, y compris au niveau institutionnel, prises pour condamner le PlanTrump et le projet d’Israël d’annexer de grandes parties de la Cisjordanie palestinienne occupée, dont l’appel de plus de 70 organisations de la société civile palestinienne exhortant les Etats à se soumettre à leurs obligations selon le droit international en adoptant des contre-mesures efficaces, y compris des sanctions, pour mettre fin à l’annexion illégale de la Cisjordanie occupée par Israël et à ses graves violations des droits de l’être humain. La société civile palestinienne a récemment réitéré cette requête en appelant à « des sanctions juridiques, ciblées et immédiates contre Israël en réponse à son annexion continue, son occupation militaire illégale et son régime d’apartheid, avec discrimination raciale, ségrégation et expansion territoriale, enchâssé dans le droit national d’Israël ».

BDS Italie salue ces résolutions qui appellent clairement à la fin de l’impunité d’Israël et à l’adoption de mesures concrètes contre les violations israéliennes.

BDS Italie remercie les conseillers régionaux et municipaux qui ont présenté et voté ces résolutions, se plaçant sans équivoque du côté des droits fondamentaux des Palestiniens et du droit international.

A BDS Italie, nous continuerons notre travail pour éveiller l’attention des citoyens et des représentants élus sur les graves violations et crimes commis par Israël et pour faire pression sur les institutions et les sociétés afin qu’elles mettent fin à leur complicité avec la colonisation israélienne, à l’occupation militaire et au régime d’apartheid qui opprime les Palestinien, grâce à des campagnes de Boycott, Désinvestissement et Sanctions.

Liberté, Justice et égalité pour les Palestiniens, et pour les peuples.

Cet article est repris de BDS Italie, cliquez ici pour lire l’article original.

Traduction: J. Ch. pour BDS France

Source : BDS Movement




Nouveau 4 pages « Contre-mensonges » de la Campagne BDS France

Par BDS France, le 24 août 2020

Le groupe de travail « Campagnes contre attaques contre mensonges » a récemment élaboré un 4 pages qui explique et dénonce les tentatives mensongères d’Israël pour faire taire et interdire  le mouvement BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) tout en rappelant les principaux objectifs de la Campagne BDS dans le combat contre l’apartheid israélien.

De même que les autres 4 pages de La Campagne, il nous sera très utile lors de nos manifestations publiques pour expliquer comment, pourquoi et par qui le mouvement BDS est attaqué, pour rétablir la vérité des faits, et pour organiser nos contre-attaques.

Le document 4 pages est désormais en ligne et téléchargable en pdf sur notre site. On peut commander la version papier à campagnebdsfrance@yahoo.fr, au prix de 10e les 100 (plus 8e de frais de ports).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




#FreeMahmoud: Mahmoud Nawajaa est LIBRE !

Par le Comité National Palestinien (BNC), le 17 août 2020

Grâce à une pression internationale soutenue, Mahmoud Nawajaa, le défenseur palestinien des droits humains, le coordonnateur de BDS, a été libéré après avoir été détenu sans accusation par Israël pendant 19 jours.

MAHMOUD EST LIBRE ! LA PRESSION MONDIALE SOUTENUE FONCTIONNE. INTENSIFIONS LES CAMPAGNES BDS POUR METTRE FIN À L’APARTHEID ISRAÉLIEN

17 août 2020 — Aujourd’hui, le défenseur palestinien des droits de l’homme et coordinateur de BDS, Mahmoud Nawajaa, a été libéré par un tribunal militaire israélien, après 19 jours de détention illégale sans inculpation. Depuis son arrestation le 30 juillet dernier, le Shin Bet de la sécurité intérieure israélienne n’a présenté aucune accusation formelle contre lui.

Dans sa première réaction après sa libération, Mahmoud Nawajaa a déclaré :

« La pression fonctionne. Une pression mondiale soutenue fonctionne encore mieux. Je remercie Addameer de m’avoir défendu contre ce système de « justice » militaire qui fait partie intégrante de l’apartheid et du régime colonial contre notre peuple.

« Je suis profondément reconnaissant à tous ceux qui ont fait pression sur Israël de l’apartheid pour me libérer. De l’Europe et du monde arabe à l’Afrique australe, l’Amérique latine, l’Amérique du Nord et l’Asie, votre solidarité m’a donné de la force et a maintenu vivant mon espoir d’être réuni avec ma famille aimante et ma grande famille BDS qui m’inspire.

Je remercie également les organisations et réseaux palestiniens et internationaux de défense des droits humains, en particulier le Conseil des organisations palestiniennes des droits humains (PHROC), Front Line Defenders, Amnesty International et la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), qui ont joué un rôle essentiel dans ma défense en tant que défenseur des droits humains, malgré les « soupçons » fabriqués et les mensonges propagés contre moi par Israël de l’apartheid.

« BDS est une idée ainsi qu’une stratégie antiraciste efficace et moralement cohérente de résistance pacifique et de solidarité. Ils ne peuvent pas nous briser parce qu’ils ne peuvent pas écraser une idée ni contrer notre stratégie, malgré toutes les ressources financières, de renseignement, politiques, diplomatiques et de propagande qu’ils ont investies dans leur guerre de répression contre BDS.

« Intensifions nos campagnes BDS pour mettre fin à ce système d’apartheid et d’oppression et libérer les 4 700 prisonniers palestiniens. Avec nos réseaux mondiaux de solidarité mutuelle avec les mouvements pour la justice indigène, raciale, sociale, de genre et climatique, nous pouvons et nous allons atteindre la liberté, la justice et l’égalité pour notre peuple et pour toutes les communautés opprimées ».

Dans sa déclaration appelant à la libération immédiate et inconditionnelle de Nawajaa, Amnesty International a dénoncé les tentatives de l’Occident, en coordination avec Israël, de réprimer le militantisme de BDS,  par ces mots :

« Plaider pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions est une forme de plaidoyer non-violent et de liberté d’expression qui doit être protégée. Les partisans du boycott devraient être autorisés à exprimer librement leurs opinions et à faire avancer leurs campagnes sans harcèlement, menaces de poursuites ou de criminalisation, ou autres mesures qui violent le droit à la liberté d’expression ».

L’arrestation de Mahmoud Nawajaa est intervenue à un moment où la société civile palestinienne réclame des mesures internationales efficaces de reddition de comptes, y compris des sanctions légales et ciblées, afin d’empêcher l’annexion de jure prévue par Israël et de mettre fin à son régime d’apartheid et à son annexion de facto en cours.

Dans le cadre de la campagne internationale pour #FreeMahmoud, le Comité national palestinien de BDS, la plus grande coalition de la société civile palestinienne, a organisé mardi dernier deux rassemblements de protestation à Ramallah et à Gaza devant les missions diplomatiques de l’Allemagne qui préside actuellement le Conseil de l’UE. Plus de 150 représentants de mouvements de masse, de syndicats, de partis politiques et de militants palestiniens de BDS se sont joints aux rassemblements, exigeant que l’UE exerce une pression concrète sur Israël pour la libération de Nawajaa et pour le respect des droits des Palestiniens sous l’égide du droit international.

Traduction : SF pour BDS France

Source : BDS Movement




Le tour de France 2020 servira t-il à blanchir l’apartheid israélien ?

Du 29 août au 20 septembre 2020, aura lieu une compétition sportive très attendue : la 107ème édition du tour de France. Les coureurs cyclistes parcourront en 21 étapes, pas moins de 3470 km à travers la France. Cette compétition sportive fait partie du patrimoine culturel français, elle devrait donc résister aux opérations de propagande du régime israélien d’apartheid.

En effet, une équipe israélienne appelée Israel-Start-up Nation sera sur la ligne de départ. Le milliardaire canadien Sylvan Adams, principal financeur de cette équipe, a souhaité contribuer au « rayonnement d’Israël » en s’offrant Chris FROOME, pluri-vainqueur du tour de France, pour le tour de France 2021.

« Alors que Chris Froome s’engage à rouler pour Israël, des colons ont attaqué des cyclistes palestiniens en Cisjordanie occupée le 18 juillet – un rappel que les Palestiniens vivant sous occupation militaire israélienne ne sont pas libres de profiter en toute sécurité des activités sportives dans leur propre pays » ainsi que le précise cet article en date du 23 juillet dernier d’Electronic Intifada.

Tweet du PACBI : https://twitter.com/PACBI/status/1285621567523782656

Le milliardaire, qui aime à se faire appeler « l’ambassadeur autoproclamé de l’État d’Israël » était déjà l’instigateur du passage du Giro d’Italie à Jérusalem en 2018, et il assure  également la présence d’Israël en Formule 1.

Comme le rappelle Ouest France dans son article du 15 juillet dernier « le milliardaire Sylvan Adams joue la carte du sport pour changer l’image du conflit qui colle à Israël et favoriser sa normalisation avec le monde arabe »

Ainsi, le gouvernement israélien trouve là une nouvelle occasion de détourner l’attention de sa politique criminelle, en particulier dans un contexte de fortes protestations après les annonces d’annexion qui devaient officiellement commencer le 1er juillet.  Le gel au moins provisoire de ces annonces ne s’explique que par le soin qu’Israël porte à son image. En réalité, la poursuite de la colonisation n’a jamais cessé, ainsi que les expropriations, les destructions de maisons palestiniennes et les crimes contre l’humanité dont le plus flagrant : le crime d’apartheid.

 

La campagne BDS France dénonce cette opération de propagande honteuse, et appelle le tour de France à ne pas être complice de l’apartheid !

 

Nous réitérons notre soutien total à la campagne Boycott Désinvestissement Sanctions, campagne qui inclut le boycott  sportif de l’état colonial et d’apartheid israélien   

 

L’équipe Israël-Start-up Nation, c’est une opération de propagande honteuse !

Le tour de France ne doit pas pédaler pour l’apartheid !

 

La campagne BDS France




La dictature des Émirats arabes unis vend les droits des Palestiniens par le biais d’un accord avec Israël

Par le Comité national palestinien du BDS (BNC), le 14 août 2020

L’accord avec les dirigeants despotiques des Émirats Arabes Unis ajoute un autre État policier à la ligue des amis et alliés internationaux d’Israël.

La société civile palestinienne se tient aux côtés de la majorité réduite au silence dans les Émirats arabes unis et dans le monde arabe pour condamner fermement l’accord conclu entre les dirigeants despotiques des Émirats arabes unis et d’Israël, avec le soutien de la Maison Blanche de Trump. C’est la plus grave trahison du régime des Émirats arabes unis dans la lutte pour la libération et l’autodétermination des Palestiniens.

L’accord a été annoncé alors qu’Israël bombardait à nouveau la bande de Gaza assiégée et appauvrie et attaquait les Palestiniens en Cisjordanie, signifiant ainsi qu’il ne ferait rien pour diminuer les agressions brutales d’Israël contre le peuple palestinien.

L’affirmation du régime des Emirats Arabes Unis selon laquelle le prix pour sa violation du principe central parmi les peuples arabes d’engagement envers la cause palestinienne était le gel par Israël de ses plans d’annexion formelle de parties du territoire palestinien occupé est un mensonge. Après la conclusion de l’accord Nétanyahou a annoncé que le plan d’annexion est toujours en vigueur mais qu’il a été temporairement retardé pour lui permettre de s’entendre avec Trump sur la meilleure façon de le mettre en œuvre.

De plus, quelle que soit la façon dont Nétanyahou et Trump décident de gérer ou de présenter l’annexion officielle, la revendication des Emirats Arabes Unis est une imposture : le vol par Israël de terres palestiniennes et son entreprise illégale de colonisation se poursuivent sans relâche, enracinant de facto son régime d’annexion et d’apartheid.

Le régime israélien d’occupation, de colonisation et d’apartheid célèbre cette dernière percée diplomatique comme une couverture indispensable pour ses crimes de guerre et ses crimes contre l’humanité contre le peuple indigène de Palestine. Ces crimes comprennent des massacres, le nettoyage ethnique, en particulier à Jérusalem, au Naqab et dans la vallée du Jourdain, le siège de Gaza, la démolition de maisons, la destruction d’anciennes oliveraies, la destruction ou l’appropriation du patrimoine culturel et archéologique et le déni des droits fondamentaux protégés par le droit international.

Cet accord de « paix » entre les régimes israélien et émirati est l’aboutissement d’années de relations secrètes et parfois publiques, notamment l’importation par les Émirats arabes unis de technologies sécuritaires et militaires israéliennes d’une valeur de plusieurs milliards de dollars ces dernières années. Il intervient dans le contexte de la perpétration par le régime émirati de ses propres crimes contre le peuple du Yémen, en partenariat avec le régime saoudien despotique et avec l’entière complicité des États-Unis et de plusieurs États européens.

Le régime émirati qui a l’habitude de réduire au silence l’opposition et la dissidence, qui pratique le racisme et la discrimination généralisés à l’encontre des travailleurs migrants, avait également besoin de cet accord avec Israël pour soutenir ses interventions militaires et sa guerre contre la démocratie dans la région et pour contourner toute sanction potentielle des Nations unies en raison de ses crimes.

Ce que Nétanyahou n’a pas dit, c’est que la réponse à l’appel de la société civile palestinienne en faveur de sanctions ciblées et légales contre les plans d’Israël et le régime d’apartheid en cours a été extrêmement positive, en particulier dans le Sud global, ainsi que dans certains États européens et parmi les membres du Congrès américain. Cet effort doit se poursuivre et être renforcé.

Par son accord avec la dictature des Émirats arabes unis, Israël a ajouté un autre État policier à sa ligue d’amis et d’alliés internationaux. Alors que l’Israël de l’apartheid devient un modèle pour les régimes d’extrême droite et autoritaires du monde entier, exportant ses armes « testées sur le terrain » et son expertise en matière de militarisme, de racisme systémique, de surveillance de masse, de profilage racial et d’oppression sanglante, il perd rapidement le soutien des principaux cercles libéraux du monde entier, y compris parmi les jeunes Juifs américains. Cette expertise israélienne a fait apprécier le pays à d’impitoyables violeurs des droits humains, de l’Inde au Myanmar et aux Philippines, en passant par le Sud-Soudan, la Colombie, le Brésil et le Honduras, et bien d’autres encore.

Le régime d’oppression israélien peut conclure des accords avec tous les dictateurs du monde, mais cela ne peut que retarder et non pas contrecarrer son heure de vérité, lorsqu’il sera confronté à des sanctions légales et ciblées visant à mettre fin à son régime d’apartheid et à ses décennies de déni des droits des Palestiniens, tels que stipulés par le droit international. En témoignent la croissance massive de l’impact du mouvement BDS au cours des dernières années et l’intégration de mesures de responsabilisation, y compris de sanctions, pour contrer les plans d’Israël visant à poursuivre l’annexion officielle de la terre palestinienne et à mettre fin à son régime d’apartheid et à son système d’oppression à plusieurs niveaux.

Le peuple palestinien, soutenu par la majorité absolue du monde arabe et par les personnes de conscience dans le monde, continuera à résister à l’oppression israélienne et à insister sur notre droit inaliénable à la libération, à l’autodétermination, à la liberté et à la dignité dans notre patrie. Nous appelons les peuples du monde entier à intensifier les campagnes de boycott, de désinvestissement et de sanctions (BDS) contre l’annexion et l’apartheid actuels d’Israël.

En réponse à la trahison de la dictature des Emirats Arabes Unis, nous appelons nos sœurs et frères des Emirats Arabes Unis à boycotter toute présence ou activité israélienne dans le pays ou ailleurs et à refuser de s’engager avec l’ambassade israélienne ou avec les entités qui sont leurs partenaires et avec toutes les institutions israéliennes complices. Nous appelons également les Arabes en général à continuer de résister activement à cette abjecte normalisation :

1- En boycottant toutes les activités, festivals et projets parrainés par le régime des Emirats Arabes Unis, notamment l’EXPO de Dubaï, le Festival du shopping de Dubaï, ainsi que les festivals et conférences sportifs, culturels et économiques/financiers.

2- Par le boycott et le désinvestissement de toute société émiratie ou autre qui se rendrait complice de la mise en œuvre de cet accord de normalisation avec Israël.

3- En s’abstenant de voyager dans l’actuel Israël et dans les Territoires palestiniens occupés, y compris la mosquée Al-Aqsa, dans le cadre de cet accord contraire à l’éthique et de participer aux initiatives de propagande religieuse qui sous-tendent ce soi-disant « accord d’Abraham ».

 

Traduction : GD pour BDS France

Source : BDS Movement




#FreeMahmoud : Israël cède aux pressions et permet à Mahmoud Nawajaa de voir son avocat

Par le Comité national palestinien du BDS (BNC), le 12 août 2020

Après 13 jours d’interrogatoire et de refus d’accès à son avocat et à sa famille, les autorités israéliennes ont autorisé Mahmoud Nawajaa, le défenseur palestinien des droits humains, qui est le coordinateur du BDS, à rencontrer son avocat pour la première fois depuis son arrestation tard dans la nuit du 30 juillet.

12 août 2020 — Hier, après 13 jours d’interrogatoire et de refus d’accès à son avocat et à sa famille, les autorités israéliennes ont autorisé le défenseur palestinien des droits humains et coordinateur du BDS, Mahmoud Nawajaa, à rencontrer son avocat pour la première fois depuis son arrestation tard dans la nuit du 30 juillet.

Par l’intermédiaire de son avocat, désigné par Addameer – l’association de soutien aux prisonniers et de défense des droits humains, Nawajaa a rassuré sa famille et ses amis en leur disant qu’il était « en bonne santé et avait bon moral et qu’il était déterminé à poursuivre son action à BDS pour les droits des Palestiniens ». Il a également exprimé sa « profonde gratitude » à tous ceux qui, dans le monde entier, agissent pour sa libération.

Cela se passe après qu’Addameer a soumis une requête auprès de la Cour Suprême israélienne contre la décision du tribunal militaire de refuser à Nawajaa l’accès à son avocat.

Et c’est suite au développement considérable de la campagne #FreeMahmoud, qui a le soutien de parlementaires, de partis politiques, de grands syndicats, de groupes de solidarité et de mouvements sociaux dans de nombreux pays. Front Line Defenders et Amnesty International ont également condamné l’arrestation et la détention arbitraire de Mahmoud Nawajaa par Israël, prenant en considération qu’il est un défenseur des droits humains. Ces deux organisations ont appelé à une pression internationale pour obtenir la libération immédiate et inconditionnelle de Nawajaa par Israël.

Alors que les prisonniers palestiniens sont souvent soumis à la torture et à des abus physiques et/ou mentaux humiliants lors des interrogatoires par les officiers du Shin Bet (service de sécurité intérieure) d’Israël, Nawajaa a déclaré à son avocat qu’il « a été soumis à des mauvais traitements et à des conditions de détention dégradantes mais pas à la torture ».

Dans le cadre de la campagne internationale #FreeMahmoud, le Comité national palestinien du BDS, la plus grande coalition de la société civile palestinienne, a organisé hier deux rassemblements de protestation à Ramallah et à Gaza devant les missions diplomatiques allemandes, étant donné que l’Allemagne préside actuellement le Conseil de l’UE. Plus de 150 représentants de mouvements de masse, de syndicats, de partis politiques et de militants palestiniens du BDS ont participé à ces rassemblements.

Majida Masri, coordinatrice de la campagne des femmes palestiniennes pour le boycott des produits israéliens, s’est exprimée au nom du mouvement BDS :

« Nous nous rassemblons ici pour exiger que l’UE mette fin à son silence complice et exerce une pression concrète sur Israël pour qu’il libère Mahmoud Nawajaa et respecte les droits des défenseurs palestiniens des droits humains. Israël cède à notre pression, nous devons donc l’intensifier pour #FreeMahmoud (#Libérer Mahmoud) ».

« Étant le principal partenaire commercial d’Israël, et compte tenu de ses décennies de complicité favorisant le régime d’occupation, de colonisation et d’apartheid d’Israël, l’UE a l’obligation légale et morale d’agir pour mettre fin aux crimes de guerre et aux crimes contre l’humanité d’Israël ».

Bien que l’interrogatoire de Nawajaa par le Shin Bet soit toujours en cours, sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui, « les premières indications », a déclaré Masri, « révèlent que le Shin Bet n’a pas de dossier ». Le mouvement BDS a accusé Israël d’avoir fabriqué de fausses allégations contre Nawajaa en guise de « punition » pour la croissance impressionnante du mouvement ces dernières années.

L’arrestation de Mahmoud Nawajaa est intervenue à un moment où la société civile palestinienne réclame des mesures internationales efficaces de reddition de comptes, y compris des sanctions légales et ciblées, pour empêcher l’annexion de jure prévue par Israël de 30 % de la Cisjordanie occupée, dont les colonies israéliennes illégales et certaines parties de la vallée du Jourdain, et pour mettre fin à son régime d’apartheid et à l’annexion de facto en cours.

Palestiniens exigeant la libération de Mahmoud Nawajaa à Gaza

Traduction : SF pour BDS France

Source : BDS Movement 




#FreeMahmoud : Israël rallonge la détention du coordinateur de BDS Mahmoud Nawajaa

Par le Comité National BDS (BNC) palestinien, le 9 août 2020

Ignorant l’appel d’Amnesty à sa libération immédiate, Israël a rallongé aujourd’hui la détention du défenseur palestinien des droits de l’être humain et coordinateur de BDS Mahmoud Nawajaa.

9 août 2020 – Ignorant l’appel d’Amnesty International à sa libération immédiate et sans conditions, un juge militaire israélien a rallongé aujourd’hui de huit jours la détention du défenseur palestinien des droits de l’être humain et coordinateur de BDS Mahmoud Nawajaa pour poursuivre son interrogatoire, a dit Addameer, association de Défense des Prisonniers et des Droits de l’être Humain.

Le Shin Bet, service de la sécurité intérieure d’Israël, qui interroge Nawajaa au centre d’interrogatoire d’Al-Jalameh près de Haïfa, n’a présenté aucune charge ni preuve contre lui à ce jour, même pendant l’audition d’aujourd’hui qui a eu lieu dans un tribunal militaire près de Jenine.

Depuis son arrestation le 30 juillet chez lui près de Ramallah, en territoire palestinien occupé, Nawajaa n’a pas été autorisé à exercer son droit de voir son avocat, nommé par Addameer.

Le 7 août, Amnesty International a émis un communiqué qui disait :

Les autorités israéliennes doivent libérer immédiatement et sans condition le défenseur palestinien des droits de l’être humain Mahmoud Nawajaa, 34 ans, Coordinateur Général du mouvement Boycott, Désinvestissements et Sanctions (BDS) dans les Territoires Palestiniens Occupés (TPO)… On ne l’a arrêté que parce qu’il exerçait ses droits à la liberté d’expression et d’association et il est donc un prisonnier de conscience.

Le communiqué d’Amnesty appelait à faire pression sur Israël pour qu’il libère Nawajaa, disant qu’Israël avait interprété le manquement de la communauté internationale à « agir concrètement » pour faire pression sur lui « comme un feu vert » pour poursuivre sa politique illégale, y compris la persécution des défenseurs palestiniens des droits de l’être humain.

Une campagne internationale avec le hashtag #FreeMahmoud a grandi pour y inclure des parlementaires, des syndicats, des associations solidaires et des mouvements sociaux de nombreux pays.

Parlant au nom du mouvement BDS pour les droits des Palestiniens, Stéphanie Adams a dit :

Cette prolongation de la détention illégale de Mahoud par le système israélien de tribunaux militaires, notoirement connu pour son taux de condamnation des Palestiniens proche de 100 %, prouve une fois de plus que seule une pression internationale soutenue, assortie d’une lutte populaire interne, peut aider les Palestiniens à arriver à se libérer de l’apartheid et du régime colonial d’Israël.

La détention de Mahmoud est une agression contre la totalité du mouvement BDS mondial non-violent. Avec le soutien de millions de personnes de conscience dans le monde entier, nous continuerons à faire grossir notre mouvement jusqu’à ce que tous les Palestiniens puissent jouir de la liberté, de la justice et de l’égalité.

Le mouvement BDS a appelé les militants des droits de l’être humain du monde entier à augmenter la pression dans leurs pays respectifs pour s’assurer de la libération immédiate de Mahmoud Nawajaa par Israël.

Informations sur le contexte :

Le 30 juillet, vers 3 H.30 du matin, les forces d’occupation israéliennes ont arrêté le Palestinien défenseur des droits de l’être humain et Coordinateur Général du Comité National de BDS, Mahmoud Nawajaa, chez lui près de Ramallah dans le territoire palestinien occupé (TPO). Ils ont fait irruption dans sa maison, lui ont bandé les yeux et l’ont menotté, l’arrachant à sa femme et ses trois jeunes enfants.

Les deux aînés de Nawajaa, neuf et sept ans, ont crié en défiant les soldats qui envahissaient leur maison pour arrêter leur père. Le plus âgé a dit : « Laissez mon père tranquille. Sortez. Votre chien ne me fait pas peur. »

Le 2 août, un Tribunal Militaire israélien a rallongé de 15 jours la détention de Nawajaa pour interrogatoire. Après un appel, le 4 août, le tribunal a réduit l’extension de détention à huit jours, mais seulement pour la rallonger à nouveau aujourd’hui.

Le Comité National BDS (BNC) palestinien, la plus grande coalition de la société civile palestinienne, conduit le mouvement mondial pacifique de Boycott, Désinvestissement et Sanctions pour la liberté, la justice et l’égalité. Le mouvement BDS, qui est strictement non violent et antiraciste, est largement inspiré du mouvement anti-apartheid sud-africain et du mouvement pour les Droits Civiques américain.

Front Line Defenders [Défenseurs en Première Ligne] a condamné « l’arrestation arbitraire » de Nawajaa par Israël, appelant à sa libération immédiate et sans condition.

Amnesty International a appelé à faire pression sur Israël pour qu’il libère immédiatement Mahmoud Nawajaa, car elle le considère comme un défenseur des droits de l’être humain. Le communiqué d’Amnesty a dit : « [Nawajaa] a été arrêté uniquement parce qu’il exerçait ses droits à la liberté d’expression et d’association et il est par conséquent un prisonnier de conscience. »

Amnesty a ajouté :

Militer pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions, c’est une forme de plaidoyer non-violent et de liberté d’expression que l’on doit protéger. Les militants des boycotts devraient avoir le droit d’exprimer librement leurs points de vue et de mener leurs campagnes sans être harcelés, menacés d’être poursuivis ou incriminés, ou tout autre mesure qui viole le droit à la liberté d’expression.

Le Conseil des Organisations Palestiniennes des Droits de l’Homme (PHROC) a émis son propre communiqué en anglais qui dit :

Nawajaa jouit d’une protection en raison de son activité BDS et de son opposition à la politique de discrimination raciale mise en place par [Israël] contre les citoyens palestiniens. Ce type de protection est garanti par la Déclaration sur les Défenseurs des Droits de l’Homme, émise par l’Assemblée Générale des Nations Unies en 1998.

Nawajaa, 34 ans, a une maîtrise en Relations Internationales et est un défenseur palestinien convaincu des droits de l’être humain, qui a travaillé sans répit à autoriser les organisations populaires en Palestine et à travers le monde. Il a consacré des années à renforcer le mouvement BDS contre le régime d’apartheid israélien, jusqu’à ce qu’Israël remplisse ses obligations selon le droit international et respecte les droits fondamentaux des Palestiniens.

L’arrestation de Mahmoud Nawajaa arrive à un moment où la société civile palestinienne demande des mesures internationales efficaces de responsabilité pour empêcher l’annexion de jure, planifiée par Israël, de 30 % de la Cisjordanie occupée, dont les colonies israéliennes illégales et des parties de la Vallée du Jourdain, et mettre fin à son régime d’apartheid et à l’incessante annexion de facto.

Le jour de son arrestation, Nawajaa, qui est un résident de la Cisjordanie occupée, a été transféré de force à la prison d’Al-Jalameh, où il est actuellement interrogé. Ce transfert constitue un acte de déportation illégale, une grave entorse à la Quatrième Convention de Genève (Articles 49 et 147) et un crime de guerre selon le Statut de Rome de la Cour Pénale Internationale (Article 8).

Selon la Convention Internationale de l’ONU sur la Suppression et la Punition du Crime d’Apartheid, la « persécution des organisations et des personnes, en les privant de leurs droits et libertés fondamentales, parce qu’elles s’opposent à l’apartheid », est l’un des actes inhumains commis pour maintenir un régime d’apartheid.

Traduction : J. Ch. pour BDS France

Source : BDS Movement