Lettre à Catherine Ringer : S’il vous plaît, ne chantez pas pour l’apartheid !

Solidarité Palestine
21 ter rue Voltaire
75011 Paris
campagnebdsfrance@yahoo.fr

à Catherine Ringer Because Music
173 rue du Faubourg Poissonnière
75009 Paris

Paris, le 9 septembre 2019

Chère Catherine Ringer,

On annonce votre concert le 19 décembre prochain à Tel Aviv, ville construite sur les ruines de sept villages palestiniens, capitale reconnue d’Israël, symbole de sa politique d’apartheid, et théâtre de ses tentatives de blanchiment artistique auxquels nous vous demandons par ce courrier de refuser de contribuer.

Vous êtes pour nous une icône: nous avons toujours aimé votre voix rauque, votre liberté, votre humour, votre gravité teintée de dérision…Vous avez fait souffler un vent nouveau sur la musique française grâce à votre ouverture à toutes les influences.

Prévoyez-vous de chanter à Tel Aviv les plus grands titres du duo magique que vous formiez avec Fred Chichin, les Rita Mitsouko?

Ce serait la clôture de votre tournée, tout un symbole…

Aujourd’hui, nous vous invitons à refuser d’être mise au service d’une politique de blanchiment culturel de l’apartheid israélien.

Votre magnifique chanson «Obstination», semble avoir été écrite pour le peuple palestinien. Cette chanson parle de l’exil, de l’asphyxie, de la rage, du courage, «rester ou partir, vivre ou mourir»…Elle se termine par une magnifique espérance: «Fleurissent les étoiles, les chants de l’espérance»…

Obstination des sept millions de réfugiés palestiniens qui ne pourront pas à assister à votre concert parce qu’Israël leur refuse le droit au retour dans leur pays…

Obstination des habitants de Gaza à qui Israël impose un blocus depuis plus de 12 ans, qui manquent d’eau, d’électricité, de nourriture et subissent une catastrophe humanitaire sans précédent.

Obstination des Palestiniens de Cisjordanie qui subissent mur de séparation, check-point et humiliations quotidiennes, dont l’accès à l’eau est soumis au bon vouloir d’Israël et qui subissent la présence de plus de 600000 colons.

Obstination des Palestiniens de Jérusalem dont la ville est illégalement annexée par Israël depuis1967, dont les maisons sont quotidiennement saisies et démolies.

Mais espérance de votre soutien à une campagne initiée par la société civile palestinienne, soutenue par la frange la plus progressiste des citoyens israéliens, mise en place en 2005.

Cette campagne BDS (boycott, désinvestissement, sanctions), non-violente, s’inspire de la campagne contre l’Apartheid en Afrique du Sud. Elle ne vise pas des personnes, mais un régime politique et ses institutions.

L’appel au boycott de la campagne BDS a pour but de mettre au grand jour les violations constantes que subit la population palestinienne, et d’œuvrer notamment à la promotion d’une parfaite égalité des droits entre Israélien-ne-s et Palestinien-ne-s.

Vous le savez, Israël bafoue depuis de nombreuses années et quotidiennement les droits fondamentaux d’une grande part de ses habitants, les Palestiniens, ainsi que le droit international.

Depuis quelques années, Israël s’enfonce dans une logique de guerre permanente, en ayant voté la loi de «l’État-Nation du peuple juif» qui confère un statut constitutionnel à son régime d’apartheid, avec le soutien de Donald Trump pour s’approprier Jérusalem-Est et bientôt le Golan et la Cisjordanie, en dépit du droit international.

Depuis plus d’un an, chaque vendredi, les tireurs d’élite israéliens prennent délibérément pour cibles des manifestants palestiniens non armés dans la bande de Gaza assiégée, notamment des médecins, des journalistes, des enfants, et des personnes handicapées.

La politique culturelle n’est pas en reste, avec la ministre Miri Regev qui met au pas les artistes «déloyaux » à l’égard d’Israël, comme le rappeur Tamer Nafar, la poétesse Dareen Tatour, le Théâtreal-Midan, le Festival palestinien de marionnettes, etc.

 N’est-ce pas le pire moment pour y aller et légitimer par votre présence, même à votre corps défendant, cette dérive d’un régime que l’on peut qualifier de droite extrême?

Aucun doute pour nous que vous refuseriez de vous produire par exemple dans une municipalité gérée par un parti fascisant. Il s’agirait donc tout simplement d’appliquer cette éthique et de remettre en question la tenue de ce concert.

Nous devinons bien évidemment votre souci d’objectivité et d’équilibre, mais ambassadrice de la culture française, ne prêtez pas votre image au service de la discrimination, de l’épuration ethnique et de l’occupation militaire.

Souvenez-vous des mots de Desmond Tutu: “rester neutre face à l’injustice, c’est choisir le camp de l’oppresseur”.

Chère Catherine, nous vous demandons simplement de ne pas chanter pour l’apartheid !

Nous aimerions venir en parler avec vous, par exemple avant ou après l’un de vos concerts lorsque votre tournée passera par nos villes, en septembre, octobre ou novembre.

En attendant, nous nous permettons de vous faire parvenir un livre écrit par Eyal Sivan et Armelle Laborie, intitulé «Un boycott légitime», qui vous apportera de précieuses informations sur la légitimité du boycott culturel.

En espérant une réponse favorable de votre part, nous restons à votre entière disposition pour toute information utile…

 

Sincèrement,

Yves (Clermont-Ferrand, 24 septembre), Dror (Paris, 27-29 septembre), Juliette (Marseille, 10 octobre), Elise (Rennes, 7 novembre), André (Cenon, 8 novembre), Perrine(Strasbourg, 12 novembre), Olivier (Grenoble, 13 novembre)…

Pour la campagne BDS France




Rencontre le 24/09/19 : AXA, les énergies fossiles et la colonisation israélienne : Stop!

AXA dans les énergies fossiles et la colonisation israélienne:

Comment y mettre fin?

Dans le cadre de la semaine d’action internationale pour le climat, contre le greenwashing, une soirée est organisée le 24 septembre prochain à Paris, à 19H au CICP.

Les investissements d’AXA dans les énergies fossiles et la colonisation israélienne: Comment y mettre un terme?

Avec

  • Lucie Pinson des Amis de la Terre,
  • Olivier Schulz, campagne AXA à BDS France,
  • l’Union Syndicale Solidaires (sous réserve),

Invitée: Hala Marshood du centre de recherches « Who Profits »

Inscriptions à : rencontre24septembre@gmail.com

CICP : 21 ter, rue Voltaire
Métro Rue-des-Boulets ou Nation

 




Mercredi 11 septembre à Lille : Action #BoycottPuma

Lille le 16 septembre 2019

Par AFPS 59/62

 

Pour notre première action sur la campagne de boycott de Puma, 4 militantes de l’AFPS 59/62 ont distribué entre 18 et 19h ce mercredi 11 septembre, au carrefour de rues piétonnières du centre de Lille, 200 tracts et fait signer 50 « cartes » pétition (format papier) adressées à Richard Teyssier, directeur général de la branche française.

 

Lieu ciblé car à l’intersection de 3 magasins de sport. Sauf que ce Décathlon ne vend pas de Puma (sauf sur commande), le second a fermé ses portes mais le 3ème nous a très bien accueillies et pris le dossier à remettre au responsable du magasin.

 

 

 

Dossier comprenant : le courrier postal envoyé le 28 août à R.Teyssier par la présidente de notre groupe local, le tract, la carte/pétition, la charte éthique de Puma, le texte d’Amnesty International Pensez-y à deux fois et l’alerte de l’ONU de mai 2019.

 

 

Très bon accueil des passants, des échanges qui confirment une curiosité pour la « question » palestinienne et un élan de sympathie et de solidarité avec le peuple palestinien, une écoute très intéressée pour les non informés… Seuls 3 jeunes dans le négationnisme total de la colonisation et de l’apartheid, récusant même le droit international, nous ont cassé un peu les oreilles.

 

 

Nous nous inscrirons sans doute dans la 2ème journée internationale d’action Puma en octobre :

Campagne BDS France – Boycott Désinvestissement Sanctions contre Israël

Source : AFPS Nord Pas de Calais




Franc succès de la Campagne BDS France à la fête de l’Humanité

La Campagne BDS France a rencontré un franc succès à la fête de l’Humanité cette année, durant les 3 jours de présence.

Quelques photos sur cet album :

https://photos.app.goo.gl/XaS5Mmjt9ix894tr9

La première rencontre « De la partition à l’apartheid » du samedi 14 septembre avec le journaliste et romancier palestinien Majd Kayyal et l’universitaire Jim Cohen a attiré plus d’une cinquantaine de personnes.

A peu près pareil pour le deuxième débat sur les 10 ans de Campagne BDS en France où sont intervenus Alima Boumedienne Thierry, Jean Guy, Perrine et Pierre.

Toujours le samedi, Céline Lebrun Shaath est intervenue sur notre stand pour parler de la campagne pour la libération de son époux Ramy Shaath, coordinateur du BDS Égypte, arrêté par les autorités égyptiennes.

La rencontre du dimanche sur notre stand avec l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri et Amany Khalifa, de « Grassruts Al Quds » a attiré plus de 70 personnes, du monde sur notre stand comme en témoignent les photos !

Un camarade cinéaste a filmé certains des débats et nous avons réalisé des petites interviews avec les invités pour BDS France.

Nous avons fait signer plus d’une centaine de cartes postales PUMA et AXA et expliquer nos campagnes en direction de ces entreprises, et on a pu, durant ces 3 jours  largement informer sur BDS.

Nous avons eu un très très bon accueil du public, et avons réalisé de très nombreuses ventes pendant ce week-end, ce qui témoigne fortement de l’envie de nous soutenir également.

Ce succès dément le point de vue selon lequel les gens aujourd’hui ne s’intéresseraient plus guère à la Palestine.

BDS est souvent apparu comme la plus importante pratique de solidarité politique avec le peuple palestinien

Beaucoup de personnes ont demandé à être associées à nos activités, et ce, dans toutes les régions !

Sur la petite scène de la fête de L’Huma  samedi après-midi, des camarades ont également chanté en portant côte à côte les banderoles BDS et « Libérez Georges Ibrahim Abdallah ». Le concert juste avant était donné par Sidi Wacho.

Un énorme bravo à la trentaine de camarades de BDS Paris, BDS Saint-Étienne, Strasbourg, Tours, Montreuil (etc…) qui se sont alternés en amont de la fête et pour tenir notre stand durant le weekend, qui ont fait que nous avons eu une magnifique et significative présence.




La Baule : action contre la venue de l’équipe du Maccabi

Ce mercredi soir, une belle équipe (25 personnes)  pour informer les Baulois et les Bauloises des conditions de vie en Palestine, alors que la région des Pays de la Loire invitait l’équipe nationale israélienne du Maccabi – Tel Aviv dans le cadre de leur tournoi de basket « Pro Stars Pays de la Loire ».

Ce tournoi de basket est organisé chaque année, l’équipe du Maccabi-Tel Aviv était déjà venue il y a quatre ans et nous y étions aussi.

Avec la Plate-Forme 44 pour la Palestine, nous avons distribué au moins 700 tracts.

Comité Solidarité Palestine de la Région nazairienne
Agora, maison des associations
2 Rue Albert de Mun
44600  Saint-Nazaire



Rejoignez l’action : 9 novembre – Journée internationale d’InterAction pour un MondesansMurs ( #WorldwithoutWalls)

La campagne palestinienne contre le mur de l’apartheid

Samedi 7 septembre 2019

From Palestine

Rejoignez l’action : 9 novembreJournée internationale d’InterAction pour un MondesansMurs ( #WorldwithoutWalls)

Faites partie d’un monde sans murs : construisez des liens entre les mouvements luttant contre les murs physiques — en Palestine et tout autour du globe — ou contre les murs virtuels de l’injustice — y compris le racisme, la xénophobie, l’islamophobie, l’hétéropatriarchie, la militarisation, l’injustice climatique et bien d’autres — dans votre région, votre pays, et invitez à un moment de réflexion ou à rejoindre la lutte.

Construisez la résistance, pas les murs !

Vous pouvez :

  • organiser des discussions ou des projections de films

  • organiser des expositions ou des actions de rue

  • planifier un programme pour les médias de votre communauté (radios, vidéos ou écrits)

  • renforcer vos campagnes intersectionnelles existantes pour construire des ponts entre les luttes

  • montrer votre solidarité avec d’autres luttes !

SVP, faites-nous savoir ce que vous projetez de faire et enregistrez votre évènement ici : https://form.responster.com/yZ6hSj

Il y a deux ans, des mouvements palestiniens et mexicains ont lancé un appel pour le 9 novembre – Journée internationale d’InterAction pour un monde sans murs un appel aujourd’hui approuvé par plus de 400 organisations, réseaux et mouvements du monde entier.

Cette année, le 9 novembre marque les 30 ans de la chute du mur de Berlin et les trois ans depuis que Donald Trump a été élu président des États-Unis après une campagne qui promettait de construire un « grand et beau mur ».

Cela fait maintenant 15 ans que la Cour internationale de justice a déclaré illégal le mur d’apartheid israélien sur les terres palestiniennes, ainsi que toute aide ou toute reconnaissance de celui-ci. Pourtant le Mur mettant en cage les communautés palestiniennes grandit et, internationalement, les murs sont devenus le signe de notre temps.

Il est urgent que nous continuions à nous unir, à nous mobiliser et à faire un front commun pour un Monde sans murs.

Le nombre toujours croissant de murs déchirant aujourd’hui les paysages et les cités sont l’expression visuelle des politiques d’extrême-droite et des paradigmes de ségrégation, d’oppression, d’exclusion et d’exploitation qui gagnent du pouvoir, de l’Inde aux États-Unis, de la Hongrie au Brésil. L’apartheid israélien est le modèle idéologique de la droite montante, qui en retour soutient l’occupation israélienne par des liens militaires et commerciaux croissants.

Il est temps d’unir nos luttes pour un Monde sans murs et contre un monde où des droits, la vie et la dignité sont garantis seulement à quelques-uns, où les peuples et la planète sont de simples objets de pouvoir et de domination.

Construisons le 9 novembre comme un espace pour une lutte conjointe, un moment de réflexion pour les interconnexions entre nos luttes et les structures de l’injustice.

Montrons que la Palestine n’est pas seule dans ce combat. La Palestine est partie intégrante de notre lutte commune pour l’humanité.

Pour plus d’information, contactez : global@stopthewall.org

Source : Stop the wall

Traduction : CG pour BDS France




Boycottez AnyVision : société israélienne de surveillance par une reconnaissance visuelle « testée sur le terrain »

Comité national palestinien du BDS/Israël, États-Unis – 30 août 2019

Le Comité national palestinien du BDS (BNC) appelle au boycott d’AnyVision, société israélienne de technologie de reconnaissance visuelle, en raison de sa complicité irréfutable dans l’occupation et la répression israéliennes des Palestiniens.

AnyVision tire profit des violations, par Israël, des droits humains des Palestiniens et elle exporte sa technologie de surveillance répressive dans le monde entier.

Avec des bureaux à Tel Aviv, New York, Mexico, Londres, Belfast et Singapour, la société a été fondée en 2015 et rapidement, elle a obtenu des investissements, des contrats et des coentreprises avec l’armée israélienne, des gouvernements et des sociétés internationales.

Human Rights Watch a demandé à Microsoft de reconsidérer ses investissements dans AnyVision étant donné « le risque pour les droits de l’homme d’être associés à un investissement dans une société qui fournit une technologie (de reconnaissance visuelle) à une puissance occupante ». AnyVision viole les propres principes de Microsoft sur la reconnaissance visuelle car elle fournit une technologie qui est utilisée pour une surveillance illégale.

HPE, qui fournit des serveurs au bureau de l’état civil d’Israël pour le contrôle de la population, un pilier de son système d’apartheid, utilise la technologie de reconnaissance visuelle d’AnyVision dans ses serveurs.

Telefónica, société transnationale espagnole de télécommunications, et G4S, utilisent également la technologie d’AnyVision. La ville de Nice, en France, surveille les citoyens avec AnyVision et l’été dernier, l’entrée du stade de Londres était surveillée par AnyVision.

Donner les moyens d’occuper

AnyVision joue un rôle direct dans l’occupation militaire de la Cisjordanie palestinienne, qui comprend le mur illégal et les check-points militaires d’Israël. Selon l’armée israélienne, AnyVision entre dans « un programme de renforcement » des check-points militaires en Cisjordanie par l’ajout d’une technologie pour de nouveaux « postes d’identification et d’inspection ». AnyVision entretient également des caméras pour l’armée israélienne au cœur de la Cisjordanie afin d’espionner les Palestiniens et de permettre à l’armée israélienne de prendre les civils pour cibles en toute illégalité.

AnyVision se vante d’être une société de « concepteurs d’intelligence artificielle et de vétérans de la sécurité », ayant plus de 20 ans d’ « expérience de terrain ». Le président d’AnyVision, Amir Kain, est un ancien chef du département Sécurité au ministère israélien de la Défense. L’un de ses conseillers, Tamir Pardo, est un ancien chef du Mossad, l’agence de renseignement d’Israël.

Le ministère de la « Défense » d’Israël est responsable de la perpétration de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité répétés dans le territoire palestinien, incluant des massacres à Gaza et un nettoyage ethnique à Jérusalem. Le Mossad est un organisme criminel qui permet directement de violer le droit international et les droits de l’homme des Palestiniens par des opérations secrètes illégales et des exécutions extrajudiciaires.

Le gouvernement israélien soutient systématiquement les sociétés privées qui, à des fins lucratives, exportent sa technologie et ses tactiques répressives. Les profits tirés de cette affaire infecte servent à compenser les dépenses militaires d’Israël et les autres coûts de son régime d’apartheid.

Exporter la répression

Les organisations de défense des droits civils et des universitaires aux États-Unis ont donné l’alarme sur l’utilisation de la reconnaissance visuelle. L’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) a mis en garde contre cette technologie qui a « d’énormes implications sur les libertés civiles » et le juriste Woodrow Hartzog l’a décrite comme « le mécanisme de surveillance le plus dangereux jamais inventé ».

Le Comité national palestinien du BDS (BNC) appelle les personnes de conscience à boycotter AnyVision, et à s’en désinvestir, jusqu’à ce qu’elle mette fin à ses violations des droits de l’homme dans le monde. En particulier, nous appelons à faire pression sur Microsoft pour qu’elle abandonne sa relation honteuse avec AnyVision et son investissement dans cette société alors qu’ils violent les propres principes de Microsoft sur la reconnaissance visuelle.

Le mouvement BDS a aussi appelé au boycott des sociétés HP en raison de leur complicité profonde dans les violations des droits de l’homme des Palestiniens. Leur complicité se trouve aujourd’hui extrême étant donné leur collaboration avec AnyVision.

Nous appelons les institutions académiques et les universitaires de conscience à s’abstenir de collaborer avec AnyVision afin de ne pas conférer une légitimité scientifique à de graves violations du droit international.

Source : BDS movement

Traduction : JPP pour BDS France

 




La Campagne BDS France à la fête de l’Humanité 2019

Comme chaque année, la campagne BDS France sera présente à la

FÊTE DE L’HUMANITÉ DU 13 AU 15 SEPTEMBRE 2019,

VILLAGE DU MONDE

 

Venez rencontrer les militants qui pourront vous renseigner sur les différents volets de la campagne!

Des livres, dvd, documents, tee-shirts, stickers, drapeaux palestiniens, keffiehs et autres matériels militants seront en vente.

Deux  débats sont organisés  sur notre stand.

Voir le programme ci-dessous:

  • UJFP/BDS France : SAMEDI 14 septembre 2019 de 14h00 à 15H45

Débat : De la partition à l’apartheid

Intervenants : Majd Kayyal,  journaliste et romancier de Haifa, Jim Cohen, universitaire.

  • BDS France : SAMEDI 14 septembre 2019 de 16h00 à 17H30 

 10 ans de campagne BDS France 

Avec  plusieurs membres de l’Équipe d’animation de la Campagne BDS France

 

  • BDS France : DIMANCHE 15 septembre 2019 de 13h00 à 14H30

Résistances populaires en Palestine occupée et rôle du BDS – Focus sur Jérusalem

Rencontre avec Amany Khalifa, coordinatrice palestinienne de «Grassroots Al-Quds » et Salah Hamouri, avocat franco-palestinien

 

Infos pratiques pour venir à la fête :

https://fete.humanite.fr/Venir




La Campagne BDS France mobilisée au contre sommet du G7

Paris le 28 août 2019

La Campagne BDS France a participé activement du 20 au 24 août 2019 à Hendaye et Irun au Pays Basque au contre sommet du G7 de Biarritz.

Voir les photos ICI

Nous avons animé pendant toute la durée du contre-sommet un stand militant sur lequel nous avons diffusé notre matériel militant et le tract ci-joint.

Nous avons rencontré beaucoup de participant-e-s et avons longuement discuté avec elles/eux.

Tou-te-s ont manifesté leur intérêt pour la Campagne internationale BDS et pour les mobilisations de BDS France.

La Campagne citoyenne, non violente et anti-raciste BDS, à laquelle nous participons en solidarité avec le peuple palestinien est un engagement majeur pour la solidarité internationale aujourd’hui. Sa place était donc naturellement aux côtés d’autres organisations et associations qui luttent notamment pour un autre monde, pour plus de justice, contre les guerres.

Nous n’avions apporté qu’une dizaine de T-Shirts « Israël Apartheid Boycott » et les avons rapidement vendus malgré les nombreux autres T-Shirts diffusés sur les autres stands.

Nous avons été interviewés plusieurs fois et avons noué des contacts.

BDS France a co-organisé et participé à 2 conférences/ateliers*, qui ont été appréciés par les participant-e-s, et ont rassemblés plus de 120 personnes, ce qui témoigne également d’un intérêt continu pour la Campagne.

Nos camarades basques ont expliqué la situation au Pays Basque concernant les mobilisations BDS, et particulièrement celles qu’ils vont développer.

Notre participation samedi 24 août à Hendaye à la grande manifestation contre le G7  qui a rassemblé plus de 10 000 personnes a également été très remarquée.  Nous avons beaucoup été photographiés et de nombreux manifestants ont exprimés leur solidarité avec notre cortège.

Au cours de ce  contre G7, l’équipe BDS France sur place a  participé à divers autres ateliers, notamment concernant les luttes contre les multinationales et pour la mise en pratique du devoir de vigilance des entreprises.

La Campagne BDS France

 

*Présentation des conférences/ateliers :

 

  • [CONFÉRENCE] De la Palestine à Ceuta : pour un #MondesansMurs

Organisation participantes : Stop the Wall Campaign, Palestinian BDS National Committee (BNC), Komite Internazionalistak, Internazionalistak Auzolanean, Askapena, BDS France, BDS Madrid, RESCOP, Caravana Abriendo Fronteras, Coordinadora Andalucía con Palestina

La conférence cherche à regarder les connections entre les paradigmes, méthodes et technologies des politiques discriminantes européennes anti-immigration.  Nous discuterons des politiques d’apartheid , colonialisme et d’occupation et des crimes systémiques de l’Union Européenne contre les migrants. Nous présenterons l’appel commun de 73 collectifs de solidarité avec la Palestine et de droits des migrants qui ont affirmé que « les politiques anti-immigration européennes, qui dans de nombreux cas ressemblent aux paradigmes Israéliens et sont souvent implémentés avec des technologies israéliennes, ciblent les migrants, financent l’apartheid israélien et l’occupation militaire contre les palestiniens et la militarisation des sociétés européennes. »

Nous discuterons sur la manière de construire des actions, comprenant notamment des campagnes de Boycott, Désinvestissement et de Sanctions (BDS).

  • [ATELIER] La Campagne citoyenne et non-violente BDS, engagement majeur pour la solidarité internationale

Organisation participantes : BDS France, UJFP (Union Juive Française pour la Paix), STOP THE WALL, BNC

La Campagne internationale BDS, s’inspirant de la lutte victorieuse contre l’apartheid en Afrique du sud est aujourd’hui l’une des  principales campagne de solidarité avec le peuple palestinien.

Pourquoi est-il fondamental de la renforcer, où en est-elle à l’échelle globale aujourd’hui ?

L’atelier traitera aussi de la manière dont nos luttes sont connectées, et notamment des campagnes de désinvestissement en direction des entreprises complices de violations des droits humains.

 

 




Appel à action #BoycottPuma deuxième round: participez à la deuxième journée mondiale d’action, le 26 octobre 2019.

23 août 2019/ Par la Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël (PACBI)

Des associations du monde entier se préparent pour la deuxième journée d’action pour protester contre le soutien de Puma aux colonies illégales d’Israël sur des terres palestiniennes volées. Rejoignez-les le 26 octobre.

Des associations du monde entier se préparent pour la deuxième journée d’action pour protester contre le soutien de Puma aux colonies illégales d’Israël sur des terres palestiniennes volées. Rejoignez-les le 26 octobre. Dans le monde entier, des amateurs de fair-play et de sports pour tous rejoignent l’appel d’équipes et d’athlètes palestiniens appelant au boycott du fabricant de vêtements de sport Puma jusqu’à ce que le soutien à l’occupation militaire illégale et le déni des droits du peuple palestinien par Israël cessent.

Puma est le sponsor principal de l’Association de football israélienne (IFA), qui regroupe et défend fièrement les équipes des colonies de peuplement israéliennes qui poussent les familles palestiniennes hors de leurs terres. Les colonies israéliennes sont illégales et constituent un crime de guerre au regard du droit international.

En juin dernier, des groupes de plus de 20 pays ont participé à la première Journée d’action mondiale #BoycottPuma, avec des manifestations dans les magasins et les bureaux Puma ainsi qu’auprès des équipes parrainées par Puma. Sur les médias sociaux, #BoycottPuma était LE hashtag le plus tweeté relatif à Puma ce jour-là.

Nous sommes de retour pour le deuxième round.

Rejoignez la deuxième journée d’action mondiale #BoycottPuma, le 26 octobre 2019.

Manifestez dès maintenant l’intérêt de votre association pour recevoir des informations et du matériel.

Puma sent la pression. En marge de la critique, Puma recourt à des prétentions ridicules, notamment à un «dévouement à l’égalité universelle».

Une «dévotion à l’égalité universelle» doit signifier ne pas faire du sport avec l’apartheid! Puma doit mettre fin à:

-sa complicité de blanchiment des saisies illégales de terres par Israël qui privent les Palestiniens de territoire et de ressources naturelles.

-son soutien à l’infrastructure d’occupation israélienne qui prive les athlètes palestiniens de leur droit à la liberté de circulation et à la pratique du sport.

-son parrainage de la Fédération israélienne de football.

La Coupe de football de Palestine de cette année a été reportée indéfiniment car Israël a refusé à pratiquement tous les joueurs de l’équipe gagnante de la Ligue de Gaza de se rendre en Cisjordanie occupée pour la finale. Très récemment, les forces israéliennes ont effectué une intervention sur un tournoi de football amical à Jérusalem-Est occupée, l’empêchant de se poursuivre.

Le «chat»emblématique de Puma profite de l’installation et de l’extension des colonies illégales d’Israël et de son déni des droits fondamentaux du peuple palestinien.

Rejoignez-nous dans notre demande à Puma de se montrer à la hauteur de son objectif de promotion de la justice sociale.

Manifestez l’intérêt de votre association pour la deuxième journée d’action mondiale #BoycottPuma, le 26 octobre 2019.

Passez à l’action.

Vous trouverez ci-dessous quelques exemples des moyens par lesquels votre groupe peut participer à la Journée d’action #BoycottPuma.

Impliquez les associations sportives locales, les équipes sportives populaires, les clubs de supporters et les tournois antiracistes dans vos actions.

Et soyez créatifs! Ajoutez des thèmes sportifs à vos manifestations et à vos actions sur les réseaux sociaux.

1. Organisez une action créative dans un magasin Puma.

Faites preuve de créativité. Localisez les magasins Puma dans votre ville et organisez une simulation de match de football ou d’un événement sportif dans un magasin Puma.

2. Organisez une manifestation dans les bureaux de Puma.

Remettez la lettre de 200 clubs palestiniens aux bureaux de Puma.Puma a des bureaux en Allemagne, au Royaume-Uni, en Espagne, au Portugal, en Italie, en Suède, en Norvège, en Finlande, au Danemark, en Autriche, aux Pays-Bas, en France, en République tchèque, en Pologne, en Turquie, en Afrique du Sud, aux Émirats arabes unis, aux États-Unis, en Argentine, au Chili, Pérou, Inde, Australie, Singapour, Malaisie, Indonésie, Japon, Corée du Sud, Hong Kong.

3. Organisez une conférence ou un atelier

Faites participer les associations sportives locales à un atelier ou à une discussion publique sur les attaques israéliennes contre le sport palestinien et la campagne #BoycottPuma. Contactez d’éventuels intervenants: pacbi@bdsmovement.net

4. Invitez les équipes sponsorisées par Puma à #BootPuma

Puma sponsorise des équipes, des ligues, des athlètes et des artistes. Vérifiez si les équipes locales sont parrainées par Puma et encouragez-les à laisser tomber Puma. Appelez les athlètes locaux sponsorisés par Puma à user de leur influence pour convaincre Puma de mettre fin à son contrat de sponsoring avec l’IFA. Suivez #PumaFam pour des informations sur les nouveaux contrats de sponsoring. Contactez-nous pour un exemple de lettre d’approche: pacbi@bdsmovement.net

5. Lancez une campagne de désinvestissement

Vérifiez si votre fonds de pension, votre banque ou toute autre institution dont vous êtes membre investit dans Puma et demandez-leur de se désinvestir. Contactez-nous pour obtenir de l’aide à ce sujet: pacbi@bdsmovement.net

6. Organisez une fête dans les médias sociaux

Rejoignez #BoycottPuma dans les médias sociaux pour bloquer la culture Puma auprès de vos amis.

Inscrivez-vous à la journée d’action pour plus d’informations.

Source : PACBI




Le mouvement BDS appelle au boycott de trois clubs allemands anti-palestiniens

15 août 2019 – Mouvement BDS/Allemagne

Conne Island, Golden Pudel et ://About Blank sont complices de l’oppression d’Israël contre les Palestiniens.

« Les tentatives en Allemagne visant à imposer des conditions politiques aux artistes qui soutiennent les droits des Palestiniens, particulièrement en ciblant les personnes de couleur et les artistes homosexuels, relèvent d’une tendance honteuse à la censure, à la répression anti-palestinienne, et à des attaques contre la liberté de conscience ». Plus de 100 artistes, universitaires et personnalités publiques de premier plan. (https://www.theguardian.com/world/2019/jul/02/talib-kweli-removal-from-festival-lineup-is-part-of-anti-palestinian-censorship-trend).

Conne Island, Golden Pudel et ://About Blank ont, à divers degrés, fait preuve d’un racisme anti-Palestinien et anti-Arabe persistant. Tous les trois se rendent complices dans la promotion du régime d’apartheid d’Israël, de son colonialisme de peuplement, et de son occupation, et ils le protègent contre les critiques, et de ses responsabilités en vertu du droit international. Ces clubs ont, à plusieurs reprises, annulé ou refusé des spectacles à des artistes utilisant l’électronique qui avaient apporté leur soutien à l’initiative exaltante #DJsforPalestine, et les clubs se sont livrés à la censure, à l’intimidation et à la suppression scandaleuse de la liberté d’expression.

Le responsable de casting de Conne Island a reconnu devant les médias israéliens que le club poursuivait un test explicitement maccarthyste de loyauté politique envers Israël : « Ce n’est pas comme si nous leur disions : ‘si vous partagez la déclaration de #DJsforPalestine, vous ne vous produirez pas’… Nous demandons : ‘pourquoi la partagez-vous ?’. Et si la réponse est mauvaise : « Alors peut-être que vous n’allez pas jouer ici’ ».

Conne Island, qui fait déjà l’objet d’un boycott par la gauche allemande qui s’oppose à son adhésion aux orateurs de l’extrême droite allemande qui célèbrent l’Alternative für Deutschland (AfD), a publié sur son site un appel au recrutement de volontaires allemands pour rejoindre l’armée d’occupation israélienne, cette force coloniale qui, tous les jours, tue et opprime les Palestiniens. Dans un étalage éhonté de racisme, le site interdit aussi les keffiehs, qui sont portés traditionnellement par de nombreux Palestiniens et Arabes, et par d’autres souvent en tant que symbole de solidarité avec la lutte des Palestiniens pour la liberté et la justice.

Golden PUdel a annulé et refusé des spectacles à des DJ déjà retenus qui, par solidarité avec les droits des Palestiniens, avaient apporté leur soutien au boycott culturel non violent d’Israël, et le groupe a permis aux promoteurs d’agir ainsi.

://About Blank a annulé un évènement parce que ses organisateurs avaient soutenu #DJsforPalestine. Le groupe Jewish Antifa Berlin a réagi en écrivant : « Les Palestiniens et les juifs ne sont pas seulement des ombres dans la psyché allemande. Nous sommes tous de vraies personnes, faites de chair et de sang, mais votre politique nous réduit à n’être que les fantômes de votre histoire et de vos peurs ». ://About Blank a aussi interdit le port de keffiehs, le qualifiant d’ « extrêmement problématique ». Bien que cette politique ne soit plus appliquée strictement, le club interdit toujours les articles de vêtement qui contiennent des messages de solidarité avec les Palestiniens.

Quand le festival artistique Ruhrtriennale a désinvité le groupe britannique Young Fathers, en raison de son soutien aux droits des Palestiniens, des dizaines d’artistes et universitaires éminents ont critiqué sa décision, déclarant : « Les boycotts ancrés dans les droits de l’homme universels et visant à obtenir justice aux communautés marginalisées et opprimées constituent une tactique non violente légitime ».

De nombreux artistes retenus pour le Ruhrtriennale s’en sont retirés en solidarité avec Young Fathers et contre la censure, avant que le festival fasse marche arrière. Les artistes qui s’étaient retirés sont alors revenus à la programmation du festival, qui a tenu un panel sur la liberté des arts.

Conne Island, Golden Pudel et ://About Blank devraient mettre fin à leur complicité honteuse dans le blanchiment d’une oppression israélienne qui dure depuis des décennies contre les Palestiniens, en particulier en mettant fin à leur censure. Jusque-là, nous exhortons les artistes et les travailleurs culturels à refuser les offres de ces sites répressifs et anti-palestiniens, et nous demandons aux amateurs de ces clubs de s’abstenir d’y assister, en soutien à la liberté d’expression et en une opposition de principe au racisme, à la censure et à l’intimidation contre les artistes progressistes qui soutiennent les droits humains des Palestiniens.

Source : BDS movement

Traduction : JPP pour BDS FRANCE

 




Communiqué : La Campagne BDS France dénonce la participation de la France à des manœuvres navales en Israël

La Campagne BDS France dénonce la participation de la France à des manœuvres navales dans le port de Haïfa au nord d’Israël, comme le rapporte un article de l’hebdomadaire l’Express en date du 9 août dernier*.

Bien que l’État d’Israël prétende qu’il ne s’agit pas de manœuvres à des fins militaires, ces exercices s’inscrivent dans un contexte de vives tensions au Moyen-Orient, à un moment où cette région est plus que jamais menacée de déstabilisation. Celle-ci est accentuée par la découverte de gaz en Méditerranée orientale ces dernières années, découverte qui a fait naître de grands espoirs, tout en attisant les convoitises, que le régime israélien n’est pas le dernier à éprouver.

Comment la France peut-elle souhaiter renforcer des liens avec une marine israélienne qui a opéré illégalement dans les eaux internationales il y a juste un an, en arraisonnant une nouvelle fois la Flottille de la Liberté pour Gaza ? Comment la France peut-elle souhaiter avoir des échanges avec une marine qui ferme illégalement de façon régulière la zone de pêche pour les habitants de Gaza, et tire de manière délibérée sur les pêcheurs de Gaza ?

Comment la France peut-elle renforcer ses liens militaires avec un État dont la colonisation a été  dénoncée par la résolution 2334 du conseil de sécurité de l’ONU et qui,  en se déclarant « État- nation du peuple juif », prône l’apartheid et la colonisation, comme « valeurs nationales » ?

Nous dénonçons cette nouvelle complicité de notre gouvernement avec le régime israélien, qui, depuis mars 2018,  a assassiné plus  de 300 manifestants palestiniens désarmés à Gaza et en a mutilé des milliers d’autres.

La Campagne BDS France participe à la campagne internationale initiée par le BNC (comité palestinien pour le BDS) pour un embargo militaire contre Israël et réitère son appel à cesser toute coopération avec le régime colonial  et d’apartheid israélien.

 

* l’express : Israël veut consolider sa place en Méditerranée avec des exercices navals internationaux

 

La Campagne BDS France

www.bdsfrance.org

 




Solidarité et unité dans l’opposition à la militarisation mondiale : déclaration du BNC sur le Cachemire

Le 12 août 2019 / Par le Comité National BDS (BNC) palestinien / Inde

Dans ce moment grave, nous sommes solidaires de la population du Cachemire. Nos oppresseurs sont unis et nos luttes seront plus fortes si nous aussi nous unissons.

 

Le Comité National palestinien de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), coalition la plus large de la société palestinienne, partagent le choc et la colère de la population du Cachemire et des forces démocratiques de l’inde et du monde entier devant la décision autoritaire du gouvernement indien dirigé par le Parti Bharatiya Janta (BJP) d’annuler effectivement du jour au lendemain la relative autonomie de l’État de Jammu et du Cachemire. Nous dénonçons l’utilisation croissante des paradigmes et de la politique à l’israélienne par l’actuel gouvernement indien.

En introduisant par décret présidentiel des changements juridiquement douteux dans la constitution indienne, le gouvernement de droite à Delhi a encore plus sapé les droits internationalement reconnus de la population du Cachemire, et en particulier son droit à décider démocratiquement de son avenir, sans qu’elle soit ni informée, ni consentante.

Le gouvernement indien a imposé cette décision le 5 août tout en gardant le Cachemire coupé du monde, les lignes téléphoniques et internet étant fermés, ses dirigeants politiques placés en résidence surveillée, et ses rues mises sous un strict couvre-feu renforcé par un déploiement massif de l’armée et les forces paramilitaires et de police.

La vallée du Cachemire faisait déjà partie des zones les plus militarisées du monde et maintenant, près d’un million de personnes armées y sont déployées pour imposer l’ordonnance du gouvernement. Le couvre-feu et le black-out sur la communication sont toujours en place une semaine plus tard. Vendredi, les premiers rapports sur les manifestations massives à Srinagar sont arrivés, et on y fait état de l’utilisation de gaz lacrymogènes et de tirs à balles réelles par le personnel de sécurité indien. Des journalistes en visite ont rencontré dans les hôpitaux des victimes blessées par des fusils à plombs qui, pour certains, allaient étudier ou faisaient du pain dans leur boutique lorsqu’ils ont été atteints.

Les histoires d’atrocités et de violations des droits de l’Homme ne sont pas nouvelles au Cachemire. Des associations de défense des droits de l’Homme ont enregistré des cas d’assassinats extrajudiciaires, de détention arbitraire, de torture, de viols, de disparitions forcées, d’aveuglements massifs et de répression de manifestations et d’expression démocratique, parallèlement à l’immunité des forces armées depuis plus de 30 ans. Le Cachemire a été prévu comme un point de discorde entre les deux Etats nucléaires, l’Inde et le Pakistan, et jamais en tant que peuple avec ses propres aspirations et les droits stipulés par l’ONU.

Pas plus tard qu’en 2018, le Bureau du Haut Commissaire aux Droits de l’Homme des Nations Unies a émis un rapport complet sur la situation au Cachemire exigeant l’accès à une enquête indépendante, que l’Inde a refusé en parlant d’un « récit mensonger ».

En tant que Palestiniens, nous ressentons profondément les souffrances de la population du Cachemire sous répression militaire qui, très souvent, ressemble aux formes israéliennes d’assujettissement et de contrôle. Aujourd’hui, le gouvernement de Modi s’est littéralement inspiré du projet colonial d’Israël pour permettre des changements démographiques forcés sur le terrain. Les changements constitutionnels introduits par le gouvernement du BJP mettent au rebut la capacité de l’État du Jammu et Cachemire de créer ses propres lois au sujet de la propriété, de l’emploi, de la résidence, etc.. Cette disposition ayant disparu et New Delhi appelant déjà à des investissements privés, la nature démographique de la région est prête à un remaniement permanent, prenant exemple sur les Israéliens qui créent ‘des faits accomplis sur le terrain’ avec leurs colonies illégales de peuplement dans le territoire palestinien occupé.

S’inspirer du colonialisme de peuplement israélien n’est que le dernier renforcement des liens et de l’admiration de l’Inde dirigée par Modi pour l’Israël d’apartheid. Comme nous avons pu l’observer au cours des années, l’Inde emprunte la méthodologie et l’idéologie d’Israël et utilise les armes israéliennes pour contrôler le Cachemire. En 2014, le ministre de l’Intérieur du gouvernement du BJP, Rajnath Singh, est allé en Israël et a dit qu’il était « impressionné par la barrière électronique qui maintient sous blocus deux millions de Palestiniens à Gaza. Une barrière similaire est déjà en cours de déploiement le long de la Ligne de Contrôle entre l’Inde et le Pakistan. L’inde est le plus grand importateur mondial d’armes israéliennes. Les fusils Tavor, symbole même de la botte militaire dans la vallée du Cachemire, et les drones, que l’Inde déploie pour contrôler la région, sont fabriqués par Israël. Des délégations militaires israéliennes sont allées au Cachemire pour entraîner les troupes indiennes.

 Benjamin Netanyahu s’apprête à aller à nouveau en Inde en septembre, et de gros contrats d’armement seront à nouveau sur la table, comme ils l’étaient lors de la précédente rencontre. Les armes israéliennes qu’utilise l’Inde pour opprimer les habitants du Cachemire ont été testées sur le terrain sur les corps des Palestiniens.

 Notre campagne pour un embargo militaire total sur Israël est donc directement lié à l’opposition à la militarisation mondiale, y compris la militarisation du Cachemire.

 Dans les circonstances graves d’aujourd’hui, nous sommes solidaires de la population du Cachemire. En Inde et à travers le monde, des forces de conscience s’opposent à ce mouvement qui abroge l’autonomie limitée de Jammu et du Cachemire. Nous ne devons pas rester silencieux devant cette injustice historique que le gouvernement dirigé par le BJP a imposée au Cachemire. Nos oppresseurs sont unis et nos luttes seront plus solides si nous aussi nous nous unissons.

 Nous appelons à une pression internationale sur le gouvernement indien pour qu’il révoque ses dernières mesures qui violent les droits de la population du Cachemire selon le droit international et qu’il reconnaisse et respecte ces droits. Nous en appelons aux gens de conscience en Inde, dont les dirigeants ont autrefois été un fer de lance du mouvement mondial des non alignés et de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, pour qu’ils travaillent à mettre fin à l’alliance militaire et sécuritaire de l’Inde avec Israël. Ceci non seulement mettrait fin à la complicité honteuse de l’Inde dans la répression de la liberté, de la justice et de l’égalité des Palestiniens, mais cela bénéficierait aussi à la lutte pour les droits de la population du Cachemire, ainsi qu’aux combats pour une justice sociale et économique du peuple indien.

 

Source : BDS movement

Traduction : J. Ch. pour BDS France

 

 

 




Des artistes israéliens : « Boycottez le festival Pop-Kultur de Berlin »

9 août 2019 – Artists for Palestine UK

Nous sommes fiers de publier la lettre ouverte qui suit d’artistes israéliens qui soutiennent l’appel palestinien au boycott du festival Pop-Kultur de Berlin.

« Nous sommes des artistes, des musiciens, et des cinéastes israéliens, et en tant que tels, nous soutenons l’appel palestinien à boycotter le festival Pop-Kultur 2019 de Berlin, étant donné sa complicité avec le régime raciste d’Israël.

« Aussi longtemps que Pop-Kultur continuera d’avoir l’ambassade israélienne comme partenaire, toutes les représentations au festival seront exploitées par le gouvernement israélien dans le cadre de ses tentatives de blanchir son occupation et d’améliorer son image à travers la culture.

« Nous reconnaissons qu’il existe un besoin moral urgent de mettre fin à une oppression, qui dure depuis des décennies, de millions de Palestiniens par le gouvernement israélien, et que les boycotts ancrés dans le droit international et les principes universels des droits de l’homme sont une tactique légitime, non-violente et consacrée par l’usage.

« Nous sommes consternés que le directeur du festival ait, l’an dernier, condamné à tort le BDS comme ‘antisémite’ en défendant son partenariat avec l’ambassade israélienne. Même Avi Primor, lui-même ancien ambassadeur d’Israël en Allemagne, reconnaît que ‘le leitmotiv du mouvement du BDS est la justice pour les Palestiniens’.

« Nous sommes d’accord avec les 240 universitaires juifs et israéliens qui ont demandé au gouvernement allemand de ne pas approuver la récente résolution anti-palestinienne du Bundestag qui assimile faussement le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens à un sectarisme, et ils ajoutent qu’ils ‘sont choqués que les exigences d’égalité et de conformité au droit international puissent être considérées comme antisémites’.

« Nous sommes également d’accord avec Ishay Rosen Zvi, professeur de Talmud à l’Université de Tel Aviv, qui a décrié les tentatives, en Allemagne et ailleurs, ‘visant à gommer les différences entre critique du sionisme, critique d’Israël, critique de la politique du gouvernement d’Israël, et l’antisémitisme’ ».

 

Signataires

Aviad Albert, musicien

Dror Dayan, cinéaste et professeur de cinéma

Ohal Grietzer, musicien

Avi Hershkovitz, réalisateur de film

Liad Hussein Kantorowicz, artiste de scène

Jonathan Ofir, violoniste et chef d’orchestre

Michal Peleg, auteur

Ben Ronen, artiste visuel

Michal Sapir, écrivain et musicien

Yonatan Shapira, musicien

Professor Eyal Sivan, cinéaste

Oriana Weich, artiste

Eyal Weizman, artiste et architecte

Karen Zack, photographe

 

Source : Artists for Palestine UK

Traduction : JPP pour BDS FRANCE

 




Boycottez le festival Pop-Kultur 2019 de Berlin

Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) / Allemagne – 30 juillet 2019

Les Palestiniens appellent au boycott du festival Pop-Kultur de Berlin, jusqu’à ce qu’il cesse son partenariat avec Israël.

La campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) demande à tous les artistes participant au festival Pop-Kultur de Berlin de se retirer, en raison de son partenariat en cours avec l’ambassade d’Israël. Quatorze artistes de six pays différents se sont, pour cette raison, retirés des deux dernières éditions du festival, tout comme ils se seraient retirés d’un évènement en une Allemagne en partenariat avec le régime d’Afrique du Sud au plus fort de son apartheid.

En effet, Israël a conféré un statut constitutionnel à son régime d’apartheid contre les Palestiniens, établi de longue date, avec sa loi « État-Nation-juif » de l’an dernier. Enhardi par des niveaux sans précédent de soutien de l’Administration Trump, Netanyahu a récemment déclaré qu’ « Israël n’est pas un État de tous ses citoyens » et il a promis d’annexer la Cisjordanie palestinienne occupée.

Les enquêteurs de l’ONU ont bien affirmé que les tirs des tireurs d’élite israéliens prenant délibérément pour cibles des manifestants palestiniens non armés dans la bande de Gaza assiégée, notamment des médecins, des journalistes, des enfants, et des personnes handicapées, « pouvaient constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité ». Et pourtant Israël n’a pas eu à rendre des comptes. Son siège sauvage de deux millions de Palestiniens à Gaza se poursuit, et son impunité sur la scène mondiale reste intacte.

Cette impunité explique pourquoi des milliers d’artistes soutiennent aujourd’hui le boycott culturel du régime d’Israël et de ses institutions complices, et en privé, les groupes lobbyistes pro-Israël reconnaissent son impact et son développement. Mais en dehors du fait qu’un artiste particulier soutienne ou approuve, ou non, le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions) pour les droits des Palestiniens, chacun a une obligation morale de ne pas nuire aux luttes non-violentes pour les droits de l’homme en ne les sapant pas, et de défendre la liberté d’expression.

Le régime d’extrême droite israélien, d’apartheid, d’occupation et de colonialisme de peuplement  blanchit explicitement son oppression contre les Palestiniens au moyen de la culture, notamment par des partenariats avec des festivals prétendument progressistes. Pourtant, les organisateurs de Pop-Kultur ont clairement affirmé à maintes reprises, en termes bruts, grossiers et anti-Palestiniens, qu’un partenariat avec Israël est plus important que de maintenir son propre programme artistique.

Effectivement, le festival n’est plus en mesure d’attirer le large éventail d’artistes progressistes qu’il attirait il y a seulement quelques années. Ses organisateurs sélectionnent tous les artistes potentiels, excluant tous ceux qui pourraient marquer leur désaccord avec la collaboration du festival avec le régime d’oppression israélien. C’est pourquoi nous nous attendons à moins d’annulations cette année. Mais nous et nos partenaires, en Allemagne et ailleurs dans le monde, notamment des organisations et personnalités juives et israéliennes progressistes, nous allons poursuivre la campagne de boycott du festival Pop-Kultur, jusqu’à ce qu’il mette fin au partenariat.

Alors que l’extrême droite continue de se renforcer dans le monde, les mouvements antiracistes comme le BDS subissent de plus en plus d’agressions antidémocratiques, notamment en Allemagne. Nous sommes bien d’accord avec Martin Luther King Jr. : « Une injustice, où qu’elle se produise, est une menace pour la justice partout ailleurs ». Nous exhortons tous les artistes participants à considérer le « caractère indivisible de la justice » et à refuser de saper la lutte pacifique menée pour les droits humains des Palestiniens.

Source : BDS movement

Traduction : JPP pour BDS FRANCE

 




Lettre ouverte à Céline Bonacina

Chère Céline Bonacina,

L’an dernier vous avez joué pour  l’association des Amis du Théâtre de la Liberté de Jénine en Palestine occupée. C’était un geste musical et solidaire magnifique. Vous vous souvenez, je suis sûre, de l’enthousiasme de la salle et de notre reconnaissance envers vous et envers les autres musiciens pour cet acte généreux et sensible qui montrait que vous étiez interpellée par la situation des Palestiniens complètement coincés dans les territoires occupés, sous contrôle militaire permanent, alors qu’ils sont chez eux.

Et voici que votre programmation vous amène à un festival à Tel Aviv, capitale de l’État d’Israël, cet État qui essaie de redorer son image culturelle et artistique pour mieux cacher les meurtres quotidiens, les privations imposées en Cisjordanie et à Gaza, les maisons démolies au bulldozer à Jérusalem Est au mépris des familles qui y vivent de plein droit, les centaines de manifestants non violents tués à Gaza et les milliers d’amputés depuis qu’ils marchent pour le droit au retour. Le droit, justement, manipulé par Israël qui n’en fait qu’à sa guise, qui invente sans arrêt des lois liberticides et même ethnocidaires.

Israël qui se prétend une démocratie mais qui pratique un apartheid légalisé par la loi « État Nation du peuple juif » (que de plus en plus de juifs dans le monde, comme moi, dénoncent).

Israël est un avatar colonial qui fait dans le raffinement en matière de torture physique et morale, arrêtant tous les jours des jeunes (ou moins jeunes) Palestiniens qui sont placés en détention provisoire sans accusation ni procès…. Et c’est là que vous voulez aller jouer ?

S’il vous plaît n’y allez pas ! Faites un nouveau geste solidaire.

Invitez les musiciens israéliens et palestiniens qui viennent sans le soutien de l’État israélien à venir jouer en France ou ailleurs en Europe, mais ne vous faites pas complice de l’entreprise de blanchiment d’Israël.

Bien à vous,

Sonia Fayman, membre des Amis du Théatre de la Liberté de Jénine et de la Campagne BDS France




Lettre ouverte de citoyens israéliens aux artistes participant au festival Pop-Kultur à Berlin

Nous sommes plus d’un millier de citoyens d’Israël qui nous opposons aux politiques de colonialisme, d’occupation militaire, et d’apartheid contre le peuple autochtone palestinien (1). Nous vous écrivons pour soutenir la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culture d’Israël (PACBI) et nous nous adressons à tous les artistes participant au festival Pop-Kultur de Berlin pour leur demander de s’en retirer, à cause de son partenariat permanent avec l’ambassade d’Israël (2).

Nous soutenons cette campagne car elle adhère aux principes universels des droits de l’homme, y compris en s’opposant à toute forme de racisme (3). Nous, en tant qu’Israéliens, vous demandons également d’annuler votre participation à ce festival.

Israël utilise ouvertement et activement la culture dans le cadre de sa stratégie de campagne pour la promotion de l’image de l’État (4). Le ministère israélien des Affaires étrangères reconnaît ouvertement dépenser chaque année des centaines de millions de dollars afin d’améliorer l’image d’Israël. « Brand Israel » (la Marque d’Israël) a été conceptualisée il y a une décennie, afin de modifier l’image d’Israël qui s’était détériorée à travers le monde, image qui avait été gravement abîmée par des décennies d’occupation, d’apartheid et d’agressions militaires contre une population civile (5). L’objectif de cette stratégie est de déplacer activement le centre de la conversation autour d’Israël hors de son régime militaire et de ses crimes, et vers ses réalisations perçues dans les domaines culturels et de la haute technologie, ou, ironiquement, vers son respect des droits de l’homme. Plus particulièrement par l’exploitation des réalisations de la communauté LGBTQ, laquelle, en réalité, souffre de revers terrifiants (6), surtout en matière de législation où Israël se retrouve effectivement loin derrière la plupart des États européens (7). Une exploitation que le festival Pop-Kultur reprend à son compte en associant son espace convivial LGBTQ à l’ambassade d’Israël.

L’appel palestinien au boycott, au désinvestissement et aux sanctions contre les institutions israéliennes (8) est un appel lancé et conceptualisé par la société civile palestinienne (syndicats, associations de femmes et de jeunes, associations universitaires, organisations de défense des droits de l’homme, centres communautaires, associations culturelles, organisations religieuses, groupes de médias, etc.) et qui fait consensus dans ses secteurs séparés – en Cisjordanie, dans la bande de Gaza, en Israël même, et chez tous les réfugiés palestiniens partout dans le monde. Ce sont ceux qui sont directement touchés par la politique israélienne qui nous demandent, à nous gens de conscience, de boycotter Israël.

Beaucoup de gens de conscience juifs partout dans le monde, et pour certains d’entre nous en Israël, ont répondu à l’appel. Des années de plaidoyers nous ont prouvé, à maintes et maintes reprises, que du fait qu’Israël dépende de fonds et d’approbations extérieures, ce sont son désinvestissement et sa désapprobation à l’extérieur qui sont le seul moyen de l’amener à se conformer au droit et aux accords internationaux.

C’est pour tout cela que nous vous demandons de reconsidérer votre participation à un festival qui privilégie sa collaboration avec l’ambassade israélien sur son propre programme artistique (9), en partenariat avec un gouvernement qui applique ces politiques de colonialisme, d’occupation militaire, et d’apartheid contre une population autochtone. Ne participez pas à ce partenariat et retirez-vous du festival Pop-Kultur de Berlin.

Nous serions heureux de répondre à toute question de votre part.

Sincèrement,

BOYCOTT !! Nous soutenons de l’intérieur l’appel palestinien au BDS.

Source : Boycott From Within

Traduction : JPP pour BDS FRANCE

[1] http://www.boycottisrael.info/
[2] https://bdsmovement.net/news/boycott-pop-kultur-berlin-festival-2019
[3] https://bdsmovement.net/news/%E2%80%9Cracism-and-racial-discrimination-a…
[4] https://pulsemedia.org/2010/08/23/we%E2%80%99ll-take-over-the-world-mini…
[5] https://electronicintifada.net/content/behind-brand-israel-israels-recen…
[6] https://972mag.com/homophobia-rears-its-ugly-head-in-pride-month-in-isra…
https://972mag.com/no-more-waiting-lgbtq-israelis-must-take-the-rights-t…
[7] https://www.haaretz.com/.premium-poll-israel-has-low-tolerance-gays-1.53…

 

[8]

http://www.bdsmovement.net/call
[9] https://www.facebook.com/823683424384531/posts/2370067223079469/

 




Que boycotter ?

 Tous ensemble dans la campagne internationale BDS !

BDS France,  août  2019

L’État israélien rejette le droit international. La majorité des gouvernements dans le monde ne fait rien pour l’en empêcher ou l’aide dans ses méfaits.

C’est pourquoi, depuis 2005, à l’appel de plus de 170 organisations représentant la société civile palestinienne, la société civile française s’engage dans la campagne citoyenne et non violente de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre l’État israélien, jusqu’à ce que soit respecté le droit international, à savoir : la fin de la colonisation, de l’occupation, du blocus de Gaza et du Mur de la honte; la fin de l’apartheid entre Palestiniens et Juifs en Israël ; le droit au retour des Palestiniens expulsés en 1948 et en 1967.

Des milliers d’entreprises de tous les pays commercent, échangent et investissent avec des centaines d’entreprises israéliennes, participant au bien être de ce pays colonial, sans se soucier d’aucune obligation ni des droits des Palestiniens. Essayer de boycotter activement chaque entreprise qui collabore à l’apartheid israélien est voué à l’échec en terme d’effet concret. Pour qu’elle soit efficace, une campagne de boycott doit être ciblée, stratégique, argumentée, qu’elle ait une chance de gagner, qu’elle soit utilisée collectivement, si possible à l’échelle mondiale, et sur le long terme.

C’est pourquoi les Palestiniens eux-mêmes recommandent aux campagnes nationales BDS de choisir un nombre limité de cibles de boycott et de concentrer leurs efforts sur ces cibles. Les Palestiniens connaissent bien les sources de leurs souffrances et nous font les meilleures recommandations pour une campagne BDS efficace. Ne manquez pas de lire « Code-barres, origine des produits, Starbucks, McDonald’s et Coca Cola : les indications du Comité national palestinien de la campagne BDS ».

BOYCOTT

Le droit d’acheter ou de ne pas acheter les produits d’une entreprise et celui de faire savoir pourquoi sont des libertés fondamentales. La campagne de Boycott – le « B » de BDS – va plus loin et ce n’est pas secret : elle mène des campagnes publiques bien visibles qui visent à obtenir l’arrêt du commerce avec ces entreprises. La campagne fait des choix pour une plus grande efficacité.

En premier lieu, nous ciblons les entreprises et les produits israéliens, qu’ils proviennent des territoires de 1948 (Israël) ou de 1967 (Jérusalem-Est, la Cisjordanie, la bande de Gaza, le Golan). Nous pouvons néanmoins choisir en priorité des produits des territoires de 1967, parce que nous savons qu’il sera plus facile de constituer de larges coalitions contre eux. Lorsque nous dénonçons les boutiques qui vendent ces produits, n’oublions pas que la cible est l’entreprise israélienne. Nous n’appelons pas au boycott de la boutique, mais nous appelons la boutique à ce qu’elle cesse de vendre ce produit.

Campagnes internationales prioritaires :

  • les gazéificateurs d’eau de la marque israélienne Sodastream
  • les produits de beauté de la marque israélienne Ahava, en vente chez Sephora
  • les fruits et légumes israéliens, même biologiques, en particulier les dattes, et en particulier l’entreprise Mehadrin et les marques israéliennes Jaffa, Edom, Hadiklaim, Carmel, Jordan River, King Solomon, Top, Kedem
  • l’eau en bouteille des marques israéliennes Eden Springs et Château d’eau 

Autres produits israéliens que vous devrez éviter d’acheter :

  • les lingettes fabriquées en Israël, en vente entre autres chez Carrefour, Casino, Auchan, Leclerc
  • les épilateurs de la marque israélienne Epilady
  • les produits ménagers des marques israéliennes Keter, Allibert, Hovac, Curver, Stanley et Zag
  • tous les produits dont le code-barres commence par 729 (indicatif israélien).

Téléchargez le tract recto-verso:

 

En général, la campagne BDS n’appelle pas au boycott des entreprises non israéliennes, mais quand ces entreprises trempent dans les aspects les plus abjects de la colonisation et de l’oppression des Palestiniens, en particulier l’armée, le Mur, la destruction de maisons…, nos amis Palestiniens nous y appellent. C’est le cas de l’entreprise américaine de bulldozers et de chaussures Caterpillar, parce qu’ils détruisent les maisons palestiniennes, ou de l’entreprise américaine d’informatique Hewlett Packard (HP), parce qu’elle fournit des équipements à l’armée israélienne, et PUMA , sponsor de la Fédération israélienne de football

DÉSINVESTISSEMENT

C’est le deuxième volet de la campagne BDS. Il exige des entreprises de tous les pays qu’ils « retirent leurs billes » d’Israël. Ceci concerne toutes les formes de participation financière dans les entreprises israéliennes, et comme pour le boycott, en premier lieu si ces entreprises agissent directement dans la colonisation. On peut bien sûr les boycotter soi-même mais l’objectif est avant tout de faire pression sur les entreprises par des campagnes publiques. Là aussi, le choix des cibles est décidé après étude par le BNC palestinien.

Dans tous les cas, une recherche est effectuée par le Palestinian BDS National Committee (BNC) avec ses partenaires, comme Who Profits, pour évaluer l’impact d’un boycott, pour l’entreprise comme pour les boycotteurs. En effet, une campagne de boycott est plus efficace si elle converge avec d’autres luttes, et elle est moins efficace si elle n’a aucune chance de succès ou si les consommateurs n’ont pas d’alternative, comme par exemple avec les puces de l’entreprise Intel, pourtant complice de la colonisation israélienne. Ensuite, une lettre de menace de boycott est envoyée à l’entreprise pour lui donner une chance de se défendre et de désinvestir d’Israël. Enfin, en cas d’échec, le BNC lance une campagne internationale de boycott ou de désinvestissement contre cette entreprise.

Campagnes internationales prioritaires :

  • les entreprises industrielles françaises Veolia et Alstom, parce qu’elles contribuent à la construction d’un tramway entre Jérusalem et les colonies illégales avoisinantes
  • l’entreprise anglo-danoise de sécurité G4S, parce qu’elle collabore à la sécurisation du Mur d’apartheid

SANCTIONS

Les sanctions relèvent de mesures gouvernementales ou institutionnelles.
Il est bien évident que de nombreuses sanctions aboutissent à des boycotts ou des désinvestissements. Par exemple, proscrire les produits des colonies ou décréter un embargo sur les armes sont des formes de boycott. Et une rupture de relations diplomatiques est en général assortie de boycotts et de désinvestissements.

AGIR DANS LA DURÉE

Ces campagnes n’ont d’impact que si elles se poursuivent dans la durée. Il est inutile d’organiser une action, puis de changer de cible le mois suivant. Il faut viser la même cible pendant des mois, voire des années, avant d’en voir les progrès, des effets concrets, et de pouvoir envisager une victoire, c’est à dire la fin de vente d’un produit ciblé par une boutique ou la fin d’un partenariat avec une entreprise ciblée.

CONCLUSION

Il y a beaucoup de bonnes raisons de ne pas acheter de Coca Cola, McDonald’s, Nestlé, Levi’s ou Intel, en particulier parce que ces entreprises opèrent et payent des impôts en Israël, mais sans une campagne active pour leur expliquer pourquoi vous le faites, cela n’aidera en rien la vie quotidienne des Palestiniens. D’ailleurs, les Palestiniens du BNC ne nous ont pas encore demandé de boycotter ces entreprises.

Un jour peut-être, quand nous serons plus nombreux, nous nous attaquerons à ces entreprises aussi, et pas seulement en arrêtant d’acheter leurs produits, mais en lançant d’autres campagnes de dénonciation de la collaboration de ces entreprises à l’apartheid israélien. En attendant, par souci d’efficacité, concentrons-nous sur les campagnes décrites ci-dessus.

Pour résumer, la campagne de boycott appelle à ne plus acheter de produits ou de ne plus collaborer avec des entreprises (ou des institutions) israéliennes en général, alors que la campagne de désinvestissement appelle à interpeller fortement les structures qui coopèrent avec le régime israélien afin qu’elles cessent toute collaboration.

SITES WEB :

http://www.bdsfrance.org/

https://bdsmovement.net/get-involved/what-to-boycott




Lettre ouverte de BDS France au Conseil municipal de Belfort

Paris, le 4 juillet 2019

Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les conseillères et conseillers municipaux de Belfort,

Votre ville entretient des relations de jumelage et de partenariat avec plusieurs villes du monde.
Parmi ces villes figure semble-t-il la ville israélienne d’Afula, ainsi que le révèlent ces articles :

– L’Est Républicain : Belfort et la ville israélienne d’Afula partenaires

– Université de Franche-Comté : Belfort se lie avec Israël

– L’Est Républicain : Belfort renforce ses liens avec Israël et la Palestine

Ce partenariat est encouragé par une association de loi 1901, France-Israël Belfort, dont l’objet déclaré dans les statuts est :

Promouvoir une image positive d’Israël, défendre sa légitimité et lutter contre la désinformation qui peut s’exercer à son encontre ; soutenir le Jumelage Belfort-Afula ; soutenir toutes les initiatives de paix visant à mettre fin aux conflits concernant Israël ; promouvoir les actions d’échanges entre la France et Israël.

Or, certain-e-s élu-e-s parmi vous le savent probablement déjà, l’image positive d’Israël que présente la municipalité d’Afula, c’est sa volonté d’interdire la ville aux populations non juives.
Au cours du mois dernier, son maire et son maire adjoint ont rejoint des dizaines de manifestants, dont des membres du conseil municipal, pour manifester contre la vente d’une maison à une famille arabe. Un membre du conseil, Itai Cohen, a déclaré que la municipalité continuerait à « veiller à ce qu’Afula préserve son caractère juif ».
Les manifestants ont agité des drapeaux et des banderoles de l’organisation raciste Lehava, qui s’oppose aux mariages mixtes ainsi qu’aux droits des LGBT et tente d’étouffer l’activité publique des non-juifs en Israël.
Plus récemment, l’accès au parc public de la ville a été interdit à des Palestiniens venant de la ville de Nazareth.
Le maire d’Afula, Avi Elkabetz, s’était présenté aux élections sur une plate-forme de «préservation du caractère juif d’Afula» et, après les élections, les conseillers municipaux ont ajouté cet engagement à leur serment d’allégeance (ce fait a été rapporté par le quotidien Haaretz).

Imaginez-vous que votre conseil municipal interdise à toute personne qui ne serait pas d’origine chrétienne ou « française de souche » de vivre à Belfort ?
Nous espérons que non, et c’est pourquoi nous vous demandons dans cette « lettre ouverte » de rompre tout partenariat avec Afula.
Nous ajoutons que le cas d’Afula n’est pas un cas isolé et que l’État d’Israël a officialisé par une loi « Israël État-nation du peuple juif » sa politique coloniale et d’apartheid visant à exclure le peuple autochtone palestinien.

Conformément aux termes des statuts de l’association France-Israël Belfort, tous ces faits doivent être connus par quiconque se soucie de lutter contre la désinformation qui peut s’exercer à l’encontre d’Israël et soutenir toutes les initiatives de paix visant à mettre fin aux conflits concernant Israël

Nous vous adressons cette lettre au nom de la Campagne BDS France. La campagne internationale BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions contre l’État d’Israël jusqu’à ce qu’il se conforme au droit international) est inspirée par la campagne qui avait contribué à mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud.

Nous nous tenons à votre disposition pour toute précision.
Dans l’attente d’une réponse, nous vous transmettons nos sincères salutations.

La Campagne BDS France




Rassemblement contre l’inauguration de la Place Jérusalem

Paris le 30 juin 2019

Les militant-e-s de BDS France Paris étaient présent-e-s au rassemblement contre l’inauguration de la Place de Jérusalem par la mairie de Paris, inauguration en présence du maire raciste et fervent acteur de la colonisation de Jérusalem annexé par l’État d’apartheid israélien.

Ce rassemblement était organisé par le Collectif « Ni guerre ni État de Guerre » et par le Collectif national CNPJDPI, qui ont rassemblé une centaine de manifestant-e-s Place du Maréchal Juin dans le 17ème arrondissement, non loin de la Place de Jérusalem.

Album Photo du rassemblement, merci à Jean-Claude Saget, photographe

Photo : Jean-Claude Saget