Montargis : Action contre l’Eurovision en Israël

Ce samedi 11 mai, une vingtaine de personnes ont répondu à l’appel du comité BDS du Montargois, pour dénoncer la tenue de l’Eurovision à Tel Aviv et inviter les passants à boycotter la diffusion de cet événement le 18 mai.

Derrière une banderole :

« Droit international bafoué, Palestiniens opprimés, L’Eurovision en Israël, C’est NON! »,

nous avons défilé dans la rue principale, en faisant plusieurs haltes pour chanter « Attention Mesdames et Messieurs » de Michel Fugain avec de nouvelles paroles dénonçant l’apartheid et les violations du droit international par Israël.

Malgré une météo instable qui a restreint le nombre de passants, 270 tracts ont été distribués.

L’action a reçu un bon accueil.

Le comité BDS du Montargois




Nous, artistes français, dénonçons l’Eurovision 2019 en Israël

10 mai 2019

Le blog de Les invités de Mediapart

Plus de 100 artistes français, dont les dessinateurs Willem et Tardi, Imhotep, compositeur du groupe IAM, le cinéaste Alain Guiraudie, l’artiste lyrique Marie Soubestre ou encore l’artiste plasticien Ernest Pignon Ernest, annoncent qu’ils «n’irons pas à Tel Aviv blanchir le système de discriminations légales et d’exclusion qui y sévit contre les Palestiniens, et (appellent) France Télévisions et la délégation française à ne pas servir de caution au régime» israélien.

Du 14 au 18 mai prochain, France Télévision a l’intention de diffuser le Concours Eurovision 2019 qui se tiendra en Israël, à Tel Aviv, dans le quartier de Ramat Aviv, sur les ruines du village de Sheikh Muwannis qui, comme le rappelle l’ONG israélienne « Zochrot » (« elles se souviennent » en hébreu), est l’un des centaines de villages palestiniens  vidés de leurs habitants et détruits en 1948, lors de la création de l’Etat d’Israël.

Pour France Télévisions, l’Eurovision est « un divertissement d’une ampleur internationale unique et ouvert à une très grande diversité artistique » qui revendique de célébrer la diversité et l’inclusion. Selon la chaine publique « la musique, qui n’a pas de frontière, en est son essence, avec pour ambition universelle le dialogue entre les peuples, l’ouverture et le vivre-ensemble ».

Mais ce message sonne creux lorsque qu’il  cherche à nous divertir des violations des droits humains à l’égard des Palestinien·ne·s. Discrimination et exclusion sont profondément ancrées en Israël, où notamment la loi « Israël, État-nation du peuple juif » a été adoptée le 19 juillet 2018, proclamant que seuls les Juifs ont le « droit à l’autodétermination nationale », entérinant ainsi officiellement l’apartheid.

Le sens de l’histoire, de l’inclusivité et de la solidarité est plutôt du côté des nombreuses manifestations en Palestine et dans toute l’Europe, appelant artistes et diffuseurs à ne pas se rendre à Tel-Aviv. Par cette tribune, nous tenons également à participer à ce mouvement, pour manifester notre soutien aux artistes palestinien.ne.s, dans la guerre que leur mène Israël.

En mars et avril 2018, des tireurs israéliens ont ciblé et tué des journalistes qui filmaient les manifestations pacifiques à Gaza. En août, un F16 israélien a détruit le centre Said al-Mishal à Gaza, lieu de musique, de théâtre et de danse. Des artistes palestinien·ne·s, actrices, acteurs et musicien·ne·s se voient régulièrement empêchés de voyager par les autorités israéliennes d’occupation, ou comme dans le cas de la poétesse engagée Dareen Tatour, emprisonné·e·s pour « incitation au terrorisme ».

Aujourd’hui ce sont aussi les organisations israéliennes progressistes qui sont entravées par les autorités israéliennes. Le Ministère de la Culture les accuse de subversion, et réduit leurs financements. En 2017 par exemple, le festival de théâtre de Saint Jean d’Acre a dû retirer une pièce consacrée aux prisonnier·e·s politiques palestinien·ne·s pour éviter les coupures budgétaires gouvernementales. Galeries et festivals de cinéma sont aujourd’hui menacés de la même manière.

L’Eurovision, selon l’Union européenne de radio-télévision (UER), prétend être un événement « non politique ». Il est malheureusement impossible de réconcilier ce que dit l’UER avec la réalité. Israël est un État qui considère officiellement la culture comme un instrument de propagande politique: son Premier ministre, Benjamin Netanyahou, a félicité l’israélienne Netta Barzilai, lauréate de l’Eurovision 2018, pour avoir « accompli un travail exceptionnel en matière de relations extérieures ».

Nous, artistes et travailleur·se·s culturels français qui signons cet appel, n’irons pas à Tel Aviv blanchir le système de discriminations légales et d’exclusion qui y sévit contre les Palestiniens, et nous appelons France Télévisions et la délégation française à ne pas servir de caution au régime qui  envoie ses snipers tirer tous les vendredi contre les enfants  désarmés de la marche du retour à Gaza. Un divertissement qui se respecte ne se joue pas en terre d’Apartheid. Nous ne l’aurions pas accepté pour l’Afrique du Sud , nous ne l’accepterons pas pour Israël.

 Signataires : 

 

Samir ABDALLAH, cinéaste ; Pierre ALFERI, auteur ; Nadia AMMOUR, chanteuse ; Henri d’ARTOIS, musicien ; Jean ASSELMEYER, réalisateur ; Alain AUBIN, artiste lyrique ; Nicolas AUDOIN, musicien ;

Allaoua BAKHA, musicien ; Mohamed BAOUZZI, conteur ; Marine BACHELOT Nguyen, autrice et metteuse en scène ; Edmond BAUDOIN, dessinateur ; Safia BENHAIM, réalisatrice ; BEN ART’CORE, photographe ; François BEAUNE, écrivain ; Michaël BIDEAULT, musicien ; Julien BLAINE, poète ; Xavier BOEDA, musicien ; Marion BORDESSOULLES, comédienne ; Bruno BOUSSAGOL, metteur en scène ; Sarah BOY, danseuse ;

Françoise CABANAC, artiste lyrique ; Alain CASTAN, éditeur ; Laurent CAUWET, auteur ; Youssef CHARIFI, producteur ; Anne-James CHATON, poète ; Jean-Christophe CHAUZY, dessinateur ; Franck CHENAL, musicien ; Matthieu COLLOGHAN, peintre ;  Enzo CORMANN, écrivain ; Jean-Luc COUDRAY, dessinateur ; Philippe COUDRAY, dessinateur ;

Atmane DAHMANI, chanteur ; Gerty DAMBURY, metteure en scène ; Bruno DARAQUY, chanteur ; Yvan DAUTIN, chanteur ; Fanny DEKKARI, conteuse ; Gérard DELAHAYE, auteur et compositeur ; Marie DEVROUX, comédienne et metteure en scène ; Joss DRAY, auteure et photographe ;

ELCHICOTRISTE, dessinateur ; Annie ERNAUX, écrivaine ;

Abbas FAHDEL, réalisateur ; Nicolas FERNANDES, musicien ; Pedro FIDALGO, réalisateur ; Sandrine FLOCH, programmatrice cinéma; Nicolas FRIZE, compositeur ;

Pierre-Louis GARCIA, musicien ; Rémo GARY, chanteur ; Marina GILABERT, danseuse ; Liliane GIRAUDON, écrivaine ; Julien GONZALES, musicien ; Dominique GRANGE, chanteuse ; Annette GUILLAUMIN, auteure ; Alain GUIRAUDIE, cinéaste ; Christian GUY, photographe ;

Didier HABOYAN, musicien ; Abeer HAMAD, chanteuse ; Eric HAZAN, écrivain ; Michael HOARE, réalisateur ;

IMHOTEP compositeur du groupe IAM ; L’1NCONSOLABLE, rappeur ;

Lyang KIM, cinéaste ; Nicolas KLOTZ, cinéaste ; Victoria KLOTZ, artiste plasticienne ;

Armelle LABORIE, auteure ; Julio LAKS, musicien ; Anne-Marie LALLEMENT, cinéaste et écrivaine ; Iwan LAMBERT, comédien ; Léopold LAMBERT, auteur et éditeur ; Esther LAURENT-BAROUX, réalisatrice ;Françoise LEBEAU, productrice ; Sarah LECARPENTIER, comédienne et metteure en scène ; Marc LENOT, critique d’art ;

Raphaël MAILLET, musicien ; Jonathan MALNOURY, musicien ; Nathanaël MALNOURY, musicien ; Sébastien MARCHAL, graphiste ; Joëlle MARELLI, auteure et traductrice ; Michel MARRE, musicien et cinéaste ; Jacqueline MARTIN, comédienne et directrice de théâtre ; Nicolas MATOS ITXASO, auteur et réalisateur ; Gérard MAYEN, auteur- Elli MEDEIROS, chanteuse ; Ismaël METIS, rappeur ; Hassane MEZINE, photographe et réalisateur ; Muriel MODR, artiste plasticienne et poète ; MRIC, dessinateur ; José MUÑOZ, dessinateur ;

Bernard NOËL, poète et écrivain ;

Annie OHAYON, productrice

Bruno PAOLI, musicien ; La PARISIENNE LIBEREE, chanteuse ; Lucile PAYSANT, comédienne ; Elisabeth PERCEVAL, actrice et cinéaste ; Léonie PERNET, musicienne ; Mireille PERRIER, comédienne, metteur en scène ; Ernest PIGNON-ERNEST, artiste plasticien ; Denys PININGRE, cinéaste documentariste ; Jean-Marc POLI, musicien ; Anastasia POLITI, comédienne et metteure en scène ; Aurélien PROST, artiste circassien ;

Serge QUADRUPPANI, écrivain ; Nathalie QUINTANE, écrivaine et poète ; Luc QUINTON, plasticien ;

RAPSA, rappeur ; Anna RICHE, monteuse ; RLM, rappeur ; Renata ROAGNA, chanteuse ; André ROBÈR, peintre, poète, éditeur ; François RUDEL, sculpteur

Abdelwaheb SEFSAF, comédien et musicien ; Jean-Michel SICARD, metteur en scène ; Eyal SIVAN, cinéaste ; Francesca SOLLEVILLE, chanteuse ; Marie SOUBESTRE, artiste lyrique ; SPOIR, rappeur

Piotrek TAGART, musicien rock ; TARDI, dessinateur ; Jean-Pierre THORN, cinéaste ;

Robert VALBON, auteur et metteur en scène ; Maril VAN DEN BROEK, comédienne ;

WILLEM, dessinateur ; Willis From Tunis, dessinatrice

Djamila ZEGHBAB, comédienne.

Source : Mediapart




Des entreprises australiennes et canadiennes se désistent du projet de tramway dans les colonies israéliennes

The Electronic Intifada

Ali Abunimah 8 mai 2019

The Electronic Intifada est en mesure de révéler en exclusivité que le géant canadien de l’ingénierie Bombardier s’est retiré d’une offre pour étendre et exploiter un tramway israélien reliant les colonies en Cisjordanie occupée.

Bombardier est l’une des entreprises internationales — deux autres étant Macquarie d’Australie et Siemens d’Allemagne – à se retirer de l’appel d’offres pour construire la prochaine phase du tramway de Jérusalem.

Le système de tramway relie les colonies les unes aux autres, et à Jérusalem, contribuant à enraciner et à faciliter l’expansion coloniale d’Israël en territoire occupé — un crime de guerre.

Ce tramway est un symbole d’oppression pour les Palestiniens.

Le mois dernier, Globes, la publication commerciale d’Israël, a rapporté que le fonds d’investissement Macquarie retirait son soutien au consortium d’offres qui inclut Bombardier et la compagnie autrichienne Wiener Linien.

Selon Globes, le consortium « était en train de chercher un fonds d’investissement pour remplacer le fond australien Macquarie ».

Cependant, un porte-parole de Macquarie a confirmé mercredi à The Electronic Intifada que non seulement le financier australien s’était retiré, mais aussi l’ensemble entier du consortium piloté par Bombardier.

Une requête à commenter a été envoyée à Bombardier.

L’an dernier, la FIDH, une importante organisation internationale pour les droits humains, avait déclaré avoir reçu l’engagement de la compagnie publique française Systra qu’elle se retirait de l’appel d’offres pour le tramway.

FIDH avait remarqué à l’époque que le tramway était « un instrument de la politique de colonisation d’Israël et de son annexion de Jérusalem, en violation complète du droit international ».

Après une pression soutenue des militants des droits humains, la multinationale française d’infrastructure Veolia a vendu ses actions de CityPass, le consortium qui opère la ligne de tram existante, en 2015.

Une entreprise allemande se retire

Maintenant CityPass lui-même suit Veolia vers la sortie.

Le consortium CityPass, qui inclut Siemens, d’Allemagne, a notifié au gouvernement israélien qu’il se retirait de l’appel d’offres pour étendre et faire fonctionner la Ligne rouge du tramway de Jérusalem déjà existante et pour construire et exploiter la nouvelle Ligne verte.

La Ligne rouge sera étendue pour pénétrer plus profondément en Cisjordanie occupée, reliant les colonies de Pisgat Zeev et Neve Yaakov, qui font partie de l’anneau de colonies qu’Israël construit pour isoler les Palestiniens de Jérusalem de ceux du reste de la Cisjordanie occupée.

La Ligne verte ira du Mont Scopus dans Jérusalem-Est occupé jusqu’à la colonie de Gilo, au sud-ouest de Jérusalem.

The Times of Israel a indiqué clairement que le retrait du consortium était lié aux risques produits par l’occupation militaire prolongée d’Israël.

Selon la publication israélienne, CityPass « a pointé du doigt une longue série d’incidents concernant la sécurité, y compris des attaques terroristes palestiniennes et des jets de pierre, ainsi que des émeutes et des manifestations dans les zones ultra-orthodoxes, qui ont endommagé et retardé les trains ». La compagnie a dit que son contrat « ne la protégeait pas de manière adéquate des pertes subies pendant de tels événements », selon The Times of Israel.

« La pression de BDS marche »

Des militants palestiniens voient ces derniers retraits comme des victoires dans leurs efforts à faire rendre des comptes aux entreprises complices de l’occupation et de la colonisation par Israël.

Mahmoud Nawajaa, coordinateur général du Comité national palestinien du mouvement de Boycott, désinvestissement et sanctions (BNC), a déclaré à The Electronic Intifada : « Les retraits du projet israélien illégal du tramway de Jérusalem de la part d’un consortium incluant la compagnie canadienne Bombardier, et du consortium CityPass incluant Siemens, montrent une nouvelle fois que BDS marche en tant que forme de pression populaire ».

Mais les compagnies qui se désistent ne font que se conformer à leurs obligations basiques concernant les droits humains.

Ily a un consensus croissant, tant sur le plan juridique que sur celui des droits humains, selon lequel être en relation commerciale avec les colonies d’Israël implique une complicité inévitable dans des agressions majeures contre les droits humains, y compris dans des crimes de guerre, et que de tels échanges commerciaux doivent être bannis.

Complicité des entreprises

Si les retraits de Macquarie, Bombardier et Siemens seront des nouvelles bienvenues pour ceux qui militent en faveur des droits palestiniens, trois consortiums restent dans l’appel d’offres du projet et ils incluent plusieurs entreprises internationales apparemment désireuses de profiter des crimes d’Israël.

Un consortium, selon Globes, regroupe la compagnie israélienne d’infrastructure Electra avec le fabricant de trains basé en France Alstom, et Moventia, la compagnie qui exploite les transports publics à Barcelone.

Le deuxième consortium inclut le fabricant de train espagnol CAF, dont le conseil officiel des travailleurs a voté contre la participation au projet. Mais selon Globes, ce consortium maintient son offre.

Et le troisième consortium voulant aussi construire la ligne inclut le constructeur des colonies Shikun & Binui, la compagnie de trains chinoise CRRC et le fonds d’investissement français Meridiam.

Meridiam a été créée avec l’appui financier de la banque française Crédit Agricole.

Un quatrième consortium inclut deux compagnies grecques, la compagnie d’infrastructure GEK Terna, et l’opérateur du métro d’Athènes, l’entreprise publique STASY. Mais dans un développement potentiellement inquiétant du point de vue d’Israël, Globes note que « les intentions du consortium piloté par les Grecs n’étaient pas claires ».

Le gouvernement grec a donné son appui à l’offre, mais des députés du parti dominant nominalement de gauche en Grèce, Syriza, ainsi que des syndicats, ont exprimé une forte opposition à quelque engagement grec que ce soit dans le tramway des colonies.

Malgré la complicité actuelle, les militants espèrent que cette ruée vers la sortie ne sera pas la dernière.

« Comme Veolia auparavant, de plus en plus d’entreprises réalisent qu’investir dans les violations par Israël du droit international et des droits humains, et les permettre, n’est pas seulement illégal et immoral, mais mauvais pour les affaires », a déclaré Nawajaa de BNC.

« Un an après le déplacement de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem, les retraits de ces compagnies montrent que les droits humains peuvent encore gagner contre le soutien américain à l’apartheid israélien. La pression doit continuer sur toutes les entreprises impliquées dans les appels d’offre, ou considérant la possibilité de soumettre une offre, jusqu’à ce que toutes se soient retirées de ce projet de tramway illégal ».

Ali Abunimah est cofondateur de The Electronic Intifada et l’auteur de The Battle for Justice in Palestine, paru chez Haymarket Books. Il a aussi écrit One Country: A Bold-Proposal to End the Israeli-Palestinian Impasse. Les opinions exprimées sont les siennes seules.

Source : The Electronic Intifada

Traduction : C.G pour BDS France




Qu’est-ce que « le boycott » dans la campagne BDS ?

|Ivar Ekeland, Ghislain Poissonnier |Tribunes

Dans un article publié dans Le Monde du 2 mai 2019, intitulé « Le “boycott”, un art de la résistance passive à travers les siècles », Catherine Vincent présente de manière pédagogique et documentée l’origine du mot boycott, les différentes modalités de ce mode d’action collective et ses formes contemporaines.

L’actualité de la notion tient sans doute à ce que les consommateurs ont pris conscience du pouvoir que représentaient leurs décisions d’achat ou de refus d’achat. La montée en puissance de la consommation éthique a été analysée par les publicitaires et les professionnels du marketing (« Le boycott », par Marc Drillech, éd. Fyp, 2011). Elle permet de voir émerger le commerce équitable. Elle incite les entreprises à mieux prendre en compte le respect de l’environnement et de la santé humaine, les droits des travailleurs, la lutte contre les discriminations ou la réduction des souffrances animales. A l’heure des réseaux sociaux, l’exercice du « contre-pouvoir citoyen » que représente le boycott mené par les consom-acteurs remporte des succès, y compris en France, comme en atteste le site internet https://www.i-boycott.org/.

La campagne « Boycott, Désinvestissement, Sanctions » (BDS) mentionnée dans l’article de Catherine Vincent constitue un exemple intéressant du caractère multiforme/ protéiforme de la notion.

Comme son nom l’indique, cette campagne, lancée en 2005 et visant à obtenir le respect du droit international par Israël, ne se limite pas à l’appel au boycott de marchandises (Voir « Boycott, désinvestissement, sanctions », par Omar Barghouti, éd. La Fabrique, 2010). Elle demande également aux entreprises étrangères de ne plus investir dans des sociétés israéliennes, tant il est vrai que la colonisation des territoires palestiniens et la militarisation de l’économie font maintenant partie intégrante de l’écosystème israélien. C’est la raison pour laquelle la BPCE, la BNP Paribas, le Crédit agricole, la Société générale et AXA, qui possèdent des participations dans des banques israéliennes finançant la construction de logements dans les colonies, sont invitées à désinvestir. La campagne BDS demande aussi aux Etats et aux organisations internationales de prendre des sanctions contre l’Etat d’Israël. L’UE est ainsi interpellée sur les raisons pour lesquelles elle refuse de suspendre son accord d’association avec Israël prévoyant pourtant, en ses articles 2 et 79, une suspension possible si l’une des parties viole les droits de l’homme.

Cependant, le volet « boycott » de la campagne BDS présente un caractère stratégique, car mobilisateur de simples citoyens / consommateurs. Cette dimension mobilisatrice est d’autant plus importante que BDS a été lancé par la société civile palestinienne (171 associations et syndicats), en faisant expressément référence aux campagnes historiques menées en Inde, à l’appel de Gandhi, et en Afrique du Sud, à l’appel de l’ANC. Ce faisant, elle s’inscrit tant dans la lignée des mouvements de boycott présentant une dimension politique et de décolonisation que dans celle des mouvements revendiquant l’égalité des droits ou le respect de droits économiques et sociaux (Voir « Une histoire populaire du boycott », par Olivier Estèves, L’Harmattan, 2006). L’exemple sud-africain, qui a donné lieu à une mobilisation des sociétés civiles au niveau international, constitue le modèle à suivre pour les inspirateurs de la campagne BDS, et se révèle particulièrement pertinent à l’heure où Gérard Araud, ambassadeur de France à Washington tout juste parti à la retraite, John Kerry, secrétaire d’État sous Barack Obama, et John Dugard, ancien représentant des Nations unies, se rejoignent pour qualifier la situation actuelle dans les territoires palestiniens occupés d’apartheid.

Dans le cadre de la campagne BDS, l’appel au boycott prend de multiples formes. D’une part, il ne vise pas que les produits israéliens ou ceux des colonies. Il peut concerner des produits de sociétés étrangères qui possèdent des intérêts financiers et économiques en Israël, notamment quand ces entreprises ont des liens avec le complexe militaro-industriel israélien (par exemple, Hewlett Packard, Caterpillar ou G4S). D’autre part, le boycott ne concerne pas que les produits. C’est ainsi que BDS demande à ses sympathisants de mettre en œuvre un boycott (ne plus coopérer avec les institutions israéliennes) dans les secteurs universitaire, scientifique, culturel, artistique, syndical, sportif, touristique etc. En effet, comme l’ont décrit Eyal Sivan et Armelle Laborie (« Un boycott légitime » éd. La Fabrique, 2016), les universités israéliennes et les manifestations culturelles en Israël possèdent des liens forts avec les institutions régaliennes qui mettent en œuvre la politique d’occupation et de colonisation et servent, pour le gouvernement israélien, à redorer un blason terni à l’étranger par la commission de crimes de guerre sur la population palestinienne.

Ce boycott répond en outre à une méthodologie précise. Dans son volet dédié aux produits commercialisés, la campagne BDS se focalise sur certains produits, marques ou entreprises (par exemple, Sodastream, Ahava ou Sabra), afin d’accroître sa visibilité et d’augmenter ses chances de succès. Dans son volet dédié aux institutions ou aux manifestations culturelles, BDS demande à ses membres d’appliquer des lignes directrices, qui rejettent toute mise à l’index personnelle et n’interdisent pas les coopérations entre les individus mais invitent à un boycott des institutions et évènements qui défendent ou promeuvent la perpétuation de l’occupation des territoires palestiniens. Ainsi, si 140 artistes internationaux ont demandé aux candidats de renoncer à participer à l’Eurovision en Israël, c’est parce que le gouvernement Netanyahou a contribué au financement de cet évènement et y sera représenté, en faisant un moment de propagande politique.

La campagne BDS aimerait bien promouvoir le « buycott » (l’acte d’achat en vue de soutenir une cause), mentionné dans l’article de Catherine Vincent. Malheureusement, les produits palestiniens – y compris agricoles – demeurent quasiment absents des marchés européens. La politique d’occupation menée sans discontinuer depuis 1967 a empêché l’émergence d’une économie palestinienne et les autorités israéliennes dressent d’incessants obstacles douaniers et réglementaires aux rares produits que les Palestiniens pourraient exporter. Olivier Estèves écrit dans son ouvrage que « le boycott est l’arme pacifique du faible contre le fort ». Une phrase qui est plus que jamais d’actualité pour la société civile palestinienne et pour tous ceux qui veulent que l’appel au respect du droit international par Israël ne reste pas une simple incantation.

Par Ghislain Poissonnier, magistrat et Ivar Ekeland, mathématicien et économiste.

Source : AURDIP




Chansons pour la Palestine

À l’appel de BDS France Paris et de « Artists for Palestine »

Pour un boycott actif de l’Eurovision 2019 en Israël Apartheid

#ApartheidFreeEurovision

Venez participer, le Dimanche 12 mai 2019, de 18H30 à 21h15, au CICP*, à l’enregistrement filmé de l’événement « 70 ANS DE CHANSONS POUR LA PALESTINE »

À l’issue du tournage, un repas palestinien vous sera proposé.

* CICP, 21 ter rue Voltaire, 75011 Paris (métro rue des Boulets – ligne 9, ou RER A Nation)

Merci de confirmer votre inscription à : boycotteurovision@gmail.com

 




ISRAELI APARTHEID WEEK 2019 : tout ce qui s’est passé !

Grâce à votre soutien, l’Israeli Apartheid Week (IAW, Semaine contre l’apartheid israélien) 2019 a été un succès encore plus grand cette année !

L’IAW a présenté plus de 200 événements, dans 30 pays, sur cinq continents, tous sur le thème « Cessez d’armer le colonialisme ». Les événements incluaient de grandes tables rondes dans des universités, des concerts, des films, des manifestations, des lectures de poésie, des spectacles comiques, de l’art de rue, des randonnées sponsorisées, des défilés de mode et d’autres choses encore !

L’Israeli Apartheid Week (IAW) est une série internationale d’événements qui vise à accroître la sensibilisation sur le régime d’apartheid en Israël et à bâtir un soutien pour le mouvement croissant de Boycott, désinvestissement et sanctions. Israël est capable de maintenir son occupation illégale et son régime d’apartheid sur les Palestiniens en partie à cause de ses ventes d’armes et du soutien militaire qu’il reçoit de gouvernements du monde entier.

Voici quelques-uns des événements marquants

En Palestine, la sixième conférence nationale BDS s’est tenue à Ramallah. La conférence, à laquelle participaient plus de 800 personnes de toute la Cisjordanie occupée, incluait une allocution liminaire par vidéo de Mme Baleka Mbete, présidente de l’Assemblée nationale de la République d’Afrique du Sud.

L’Israeli Apartheid Week a lancé ses événements à Gaza avec des paroles de Razan Najjar, un membre du personnel médical tué pendant la Grande Marche du retour, lues par sa mère, Sabreen Najjar, qui a inauguré l’événement. Bien que deux événéments de l’IAW aient dû être retardés à cause des bombardements israéliens sur Gaza le 26 mars et malgré le siège en cours, plusieurs événements ont eu lieu, dont une campagne de sensibilisation dans la rue sur le boycott économique, et des projections de films. A l’université de Birzeit en Cisjordanie la Campagne sur le droit à l’éducation a organisé sur le campus une exposition de photos sur la Grande Marche du retour à Gaza. Pendant cette semaine ont eu lieu le lancement d’une campagne sur les prisonniers palestiniens soumis au brutal système israélien d’incarcération et un séminaire sur l’éducation dans les prisons, ainsi qu’un envoi de lettres et de dessins aux prisonniers. Les étudiants ont aussi regardé le filmBetween Two Crossings[Entre deux carrefours] de Yasser Murtaja, un journaliste palestinien tué par les forces israéliennes à Gaza. D’autres activités et des manifestations ont été organisées à Risan, Nilin, Bilin, Beit Sira et Kafr Qaddum.

L’entreprise G4S perdant de nombreux contrats dans les pays arabes, des dizaines d’événements de l’IAW organisés dans le Monde arabe étaient concentrés sur G4S et d’autres multinationales complices. Les activités incluaient des projections de films, des tables rondes, des exposés et plus encore, visant à accroître la sensibilisation sur la normalisation, l’embargo militaire et la campagne BDS. Au Kowait, trois poètes importants ont organisé une nuit de poésie pour la Palestine, en plus d’une projection de films, d’un événement avec des cerfs-volants pour les enfants et d’une dynamique table ronde avec des militants koweitiens et palestiniens sur le boycott culturel. En Jordanie, avec BDS Jordanie, le militant palestinien Tarek Bakri a présenté son film Missing 48[ Il en manque 48] et discuté de son projetWe were and We still are here[Nous étions ici et nous y sommes encore] qui reconnecte les réfugiés palestiniens avec leur pays natal. Bakri a aussi présenté son projet au Maroc, où BDS Maroc a organisé des événements de solidarité dans plusieurs villes. En Egypte, BDS Egypte a organisé plusieurs événements en coopération avec l’Association des étudiants en science politique de l’AUC[Université américaine du Caire] et Visualizing Palestine, terminant la semaine en plantant des orangers le Jour de la Terre palestinien.

Du Portugal à la Hongrie, en Suède, dans l’état espagnol, en Allemagne et dans de nombreux autres pays, plus de 100 événements ont été organisés en Europe cette année pour l’ Israeli Apartheid Week! Les organisateurs européens ont eu l’honneur d’accueillir le leader sud-africain de l’ANC Ronnie Kasrils qui a pris la parole lors d’événements de l’IAW à Vienne, Berne, Genève, Berlin, et Londres. Malgré la répression anti-palestinienne croissante dans plusieurs pays européens, ses interventions ont inspiré ceux qui l’ont entendu et sa voix a atteint des milliers de lecteurs grâce à son éditorial publié dans le journal britannique The Guardian. Au Royaume-Uni, des dizaines d’universités ont organisé des jours d’action pour l’Apartheid Off-Campus [Apartheid hors des campus], appelant les universités à se désinvestir de compagnies profitant du régime d’apartheid israélien sur le peuple palestinien. En France, Rania Madi du Badil, qui a aussi été confronté à une forte répression de la part de l’état français, a fait le tour du pays et organisé des événements dans cinq villes différentes.

L’IAW continue de croître sur le continent africain, avec un fort leadership féminin. Des membres de BDS Afrique du Sud et l’équipe de l’IAW ont rencontré le président du Parlement de Namibie, ainsi que des membres du conseil des femmes du SWAPO (Organisation du peuple du Sud-Ouest africain) à Windhoek. Plusieurs rencontres avec des partis politiques, des syndicats et des groupes de la société civile ont eu lieu au Botswana. Le peuple de Swaziland est confronté lui-même à l’oppression, pourtant, dans un acte de généreux internationalisme pendant l’IAW de cette année, le parti communiste du Swaziland (CPS) et l’union nationale des étudiants du Swaziland (SNUS) ainsi que des églises locales et d’autres organisations partenaires progressistes, ont organisé avec succès un événement à Manzini. CPS a expliqué que l’objectif de cet événement était « la relation historique entre les luttes de libération africaines et celles des Palestiniens, ainsi que l’oppression actuelle d’Israël et l’expulsion des réfugiés africains ». En Afrique du Sud, des dizaines d’événements ont été organisés dans tout le pays. L’humoriste Mashabela Galane est monté sur scène dans cinq villes pour une tournéede la comédie Apartheid Aint Funny! [l’Apartheid, c’est pas drôle]. Ali Abunimah était sur SABC TV News!

Des militants d’Amérique latine ont organisé plusieurs activités dans différentes parties du continent, avec des événements multiples au Chili, en Argentine, au Brésil, en Colombie et au Mexique. Les activités cherchaient à rendre visibles les crimes croissants d’Israël contre le peuple palestinien, y compris la colonisation en cours des territoires et la construction de colonies illégales, l’imposition de lois d’apartheid et le siège brutal de Gaza. Au Mexique, pour la première fois, un tribunal populaire a été organisé sur « le rôle d’Israël dans la militarisation de l’Amérique latine ». La tribunal était un point de rencontre pour les différentes victimes de la militarisation et aussi pour coordonner les luttes transversales pour la démilitarisation du Mexique et du continent.

Aux Etats-Unis, les étudiants de plus de vingt collèges et universités de dix états dans tout le pays ont organisé des événements pour la Semaine contre l’apartheid israélien (IAW). La solidarité entre Noirs et Palestiniens était un thème fréquent, y compris à Harvard, Tufts, et Kent State. Le poète palestinien Remi Kanazi a donné un spectacle sur six campus différents. Des étudiants de Harvard et de Georgetown ont publié des éditoriaux vigoureux dans les journaux étudiants expliquant pourquoi le régime imposé par Israël aux Palestiniens correspond à la définition de l’apartheid selon le droit international. Hors campus, des manifestations ont eu lieu contre les représentations de la Compagnie de danse Batsheva d’Israël à cause du parrainage de Batsheva pour le gouvernement israélien et son rôle dans le blanchiment de l’apartheid israélien.

En Asie, des événements ont été organisés à l’occasion d’IAW par des groupes en Inde et en Malaisie. Sur les campus universitaires à Calcutta et Delhi, en Inde, les événements incluaient des discussions et des projections de films sur la Palestine et BDS. Les discussions ont été centrées sur les liens croissants de l’Inde avec Israël, qui vont de pair avec le programme de droite du gouvernement actuel. En Malaisie, BDS Malaisie a organisé une conférence, Enhancing Palestine Solidarity in Malaysia [Améliorer la solidarité avec la Palestine en Malaisie], avec des exposés, des discussions et une projection de film. L’exposé liminaire couvrait les violations du droit international qui sont manifestes dans l’occupation par Israël de la Palestine. Le renforcement du mouvement de solidarité de masse par des campagnes BDS et l’importance de la lutte des femmes dans le mouvement de libération de la Palestine ont été des thèmes de discussion.

Merci de contribuer à mettre fin à l’apartheid israélien.

Restez à l’écoute pour les mises à jour et préparez vous pour une Semaine contre l’apartheid israélien encore plus grande en 2020 !

Source : IAW

Traduction : C.G pour BDS France




Action eurovision du Collectif BDS 45

Après avoir vainement demandé un rendez-vous à France 3, le collectif orléanais BDS a décidé d’interpeller France Télévisions, dont la chaine  France 2 diffuse la finale l’Eurovision 2019 au nouveau pays de l’apartheid, Israël.

Les militants ont accroché une banderole devant la grille de France 3 pour attirer l’attention des passants et des employés de France 3 sur la nécessité de boycotter la politique colonialiste d’Israël :

–          Détention administrative, sans jugement, de Palestiniens, y compris de jeunes adolescents

–          Invasion et occupation de nombreuses terres appartenant à la Palestine, restrictions drastiques des zones de pêche

–          Viol de l’espace aérien, incursions en Palestine

–          Destruction d’installations vitales : électricité, eau potable

–          Assassinats et mutilation d’une partie de la population palestinienne qui manifeste, dans son propre pays, pour le respect de ses droits tels que définis par l’ONU : depuis le 30 mars 2018, plus de 270 Palestiniens ont été tués et des dizaines de milliers autres blessés, dont des centaines se trouvent dans un état critique.

–          Non-respect délibéré de plus d’une trentaine de résolutions de l’ONU qui affirment les droits des Palestiniens

–          Routes séparées, check points raciaux, différences d’accès (ou de non-accès) à la propriété, au mariage, à l’accès et aux droits liés au travail…

 

Avec la société civile palestinienne, nous demandons le respect du droit international par Israël :

1. fin de l’occupation et de la colonisation de toutes les terres arabes et démantèlement du Mur
2. Reconnaissance des droits fondamentaux des citoyens arabo-palestiniens d’Israël à une complète égalité
3. Respect des droits des réfugiés palestiniens à recouvrer leurs maisons et leurs biens comme le stipule la résolution 194 de l’ONU

 

Nos moyens d’actions : la résistance non-violente, l’appel au boycott culturel, sportif, universitaire, institutionnel ; au désinvestissement des entreprises en Israël et à l’application de sanctions internationales pour faire respecter le Droit.

Cette action s’arrêtera dès qu’Israël respectera le droit international.

 Le collectif BDS Orléans




Rassemblement cet après midi lors de l’assemblée générale d’AXA au Palais des Congrès à Paris

24 avril 2019, Paris – Plus de 50 militant-e-s de la Coalition Stop AXA Assistance à l’apartheid israélien se sont réunis à l’extérieur du Palais des Congres cet après-midi ou se tenait l’assemblée générale a Paris. Ils ont appelé AXA à se désengager de l’apartheid israélien .

AXA investit, par l’intermédiaire de sa filiale AXA IM, dans cinq des plus grandes banques israéliennes, qui constituent l’épine dorsale des colonies de peuplement illégales par le biais des services financiers qu’elles fournissent. Alliance Bernstein, une filiale d’AXA, détient également des actions dans les banques israéliennes et dans le fabricant d’armes israélien Elbit Systems.

Bien que la police française ait tenté d’interdire la manifestation et de nier les droits de réunion et les libertés d’expression, les activistes ont réussi à rester devant le Palais des Congrès pendant plus de 20 minutes en brandissant une banderole de 10 mètres de long indiquant «Stop AXA Assistance à l’apartheid israélien». Les discours ont été prononcés par Jean-Guy Greilsamer de l’Union juive française pour la paix, Olivier Schulz et Imen Habib de BDS France, Alys Samson du Comité national BDS et Verveine Angeli de Solidaires. Les activistes portaient également des chapeaux bleus, de la couleur d’AXA, et ont déclaré que s’ils étaient actionnaires de AXA, ils appelleraient à mettre fin à ces investissements.

Avant de partir, du fait de la répression policière, des dizaines de brochures d’information sur les investissements contraires à l’éthique d’AXA ont été distribuées aux actionnaires.

Imen Habib de BDS France a déclaré: «Même si, grâce à la mobilisation populaire, l’une des filiales d’AXA, AXA IM, récemment cédée d’Elbit Systems, la campagne contre les investissements contraires à l’éthique d’AXA se poursuivra jusqu’à ce qu’AXA ne finance plus les banques israéliennes qui financent les colonies israéliennes. et se désengage totalement de Elbit Systems, qui teste des armes sur le peuple palestinien. “

Alys Samson, coordinateur européen du Comité national du BDS palestinien (BNC), a déclaré: «Soutenant la manifestation à Paris, de nombreux partisans de la liberté, de la justice et de l’égalité pour les Palestiniens du monde entier se sont joints à Twitter pour demander à AXA de mettre fin à ses investissements dans les banques israéliennes et Elbit. Systèmes. En utilisant le hashtag #ProudToBeAXA d’AXA, ils ont affirmé que l’assureur français ne peut être fier de ses activités tant que AXA n’a pas mis fin à son rôle dans l’oppression du peuple palestinien. « 




Mobilisation AXA à Saint-Étienne

À Saint-Étienne, deux actions successives, une devant Axa pour rappeler que nous maintiendrons la pression jusqu’au Désinvestissement total !
Ensuite à 18h nous étions réunis place du peuple pour la commémoration de la journée internationale des prisonniers palestiniens.

Des prises de paroles se sont succédées de Union 42 pour la palestine, la JC et BDS.
Le rassemblement s’est terminé par des chants et la danse du dabkeh…




17 avril : Action #AXA à Marseille

17 avril : journée internationale contre AXA : nous étions une dizaine de militants : BDS France Marseille, Palestine 13, UJFP, Attac., sur le marché du Prado, devant une agence Axa.

Nous avons déposé notre dossier dans l’agence Axa devant laquelle nous nous étions installés avec notre banderole. La jeune dame à l’accueil s’est montrée très bienveillante. Elle nous a promis de remettre le dossier au chef d’agence absent ce jour, qui est aussi le vice-président, pour la région Sud-Est, du syndicat Réussir, le Syndicat National des Agents Généraux des Sociétés du groupe AXA. Cette dame a noté sur son calepin notre souhait que ce chef d’agence fasse remonter à la direction générale d’Axa notre venue dans son agence et notre demande de désinvestissement.

 

Nous nous sommes ensuite rendus sur le Vieux Port de Marseille pour un rassemblement en soutien aux prisonniers politiques palestiniens et là, nous avons également distribués 300 tracts qui mettaient l’accent sur les enfants prisonniers. Un très bon accueil.

 

Un cri de joie a terminé notre journée à la nouvelle du désinvestissement partiel d’Axa d’Elbit Systems!

 




Journée internationale du 17 avril en direction d’AXA – Paris

BDS France Paris est intervenu lors de la journée internationale du 17 avril en direction d’AXA devant une agence du 20ème arrondissement.

Nous étions une dizaine, avons déployé notre banderole et des visuels et diffusé le tract en pièce jointe.
Voir l’album photos
 
 Une camarade BDS de Saint-Étienne était avec nous et a interprété de beaux chants justifiant le BDS et mis au point par le comité de sa ville.
Une autre camarade s’est dévouée pour aller expliquer notre action au gérant de l’agence ; il a prétendu ne rien connaitre sur les investissements d’AXA que nous dénonçons.
 
Les réactions des passant-e-s étaient largement soit sympathisantes soit attentives à nos explications



Journée d’action AXA à Nîmes

À Nîmes, mercredi 17 avril, journée d’action en direction d’AXA, une dizaine de militantEs se sont mobiliséEs et ont rencontré les responsables de 4 agences situées à proximité et dans un même axe.

Les échanges ont été courtois, bien que les responsables ont eu tendance à se réfugier derrière le fait qu’ils n’étaient pas des agents d’AXA mais des libéraux qui vendent des produits d’assurance … Difficile de leur faire entendre qu’en vendant ces produits ils participent au financement, de la colonisation israélienne en Palestine, et de l’entreprise d’armement israélienne Elbit Systems.

Tous nous ont conseillé d’agir auprès de la direction régionale basée à Nîmes. Nous n’avions pas retenu cette option car le lieu est désert et la visibilité quasi inexistante. Á noter que nous avions demandé à être reçuEs en décembre 2018 par la directrice régionale à laquelle nous avions envoyé un courrier avec dossier complet … sans réponse.

Mais, selon les infos récoltées auprès des différentes agences, il semblerait que ça fasse le buzz entre la direction régionale et les différentes agences !!

Dans 3 agences, un courrier argumenté leur a été remis pour leur rappeler celui du 8 décembre 2018 (dans le cadre de la semaine d’action) où nous leur avions adressé un dossier comportant différentes pièces, et dans la 4e le dossier complet a été déposé.

Nous avons également marqué notre solidarité avec les prisonniers politiques palestiniens.

Peu de passantEs en ville le mercredi mais des rencontres et échanges vraiment intéressants avec certainEs.

Nous avons appris, dans l’après-coup, la nouvelle du désinvestissement par IM AXA dans Elbit Systems en raison de son implication dans les crimes de guerre israéliens. C’est une avancée qui nous encourage à poursuivre la campagne.

 




Journée d’actions #AXA à Lyon – 17/04/2019

A l’occasion de la journée AXA du 17 avril, le Collectif 69 Palestine a mené une action en 2 temps :

– la veille en plein centre-ville,
– le jour J devant l’immeuble AXA, dans le quartier de la Part-Dieu.

Le mardi, en fin d’après-midi, une dizaine de militant.e.s rue de la République, particulièrement visibles avec 2 grandes banderoles (AXA + BDS), des panneaux etc.

(avec un renfort inopiné et bienvenu de deux grenoblois) 🙂

Les passant.e.s ont globalement bien accueilli le tract national AXA portant le logo de la coalition internationale et ont été attentifs à nos explications orales. Au point qu’en une heure, 300 tracts ont été distribués et surtout 100 cartes signées.

Le mercredi 17 c’est devant l’immeuble lyonnais d’AXA que l’information a été donnée, aussi bien aux passant.e.s qu’aux employé.e.s dont certains apprenaient le soutien de leur entreprise à la colonisation israélienne. Le service de sécurité a fermé les portes … En bref, une action BDS qui n’est pas passée inaperçue !

D’autres photos sur la page Facebook




AXA IM se désinvestit d’Elbit Systems – impliqué dans des crimes de guerre israéliens

SumOfUs et la Coalition Stop Assistance to Israeli Apartheid se félicitent de la décision d’AXA de se retirer – en partie – du capital d’Elbit Systems mais appellent AXA à aller plus loin en mettant un terme à l’ensemble de ses investissements dans les sociétés complices de l’Occupation israélienne.

Suite à une année de campagne de pression citoyenne contre l’assureur français AXA, exigeant de la multinationale qu’elle cesse ses investissements dans le fabricant d’armes Elbit Systems et cinq banques israéliennes (Bank Hapoalim, Bank Leumi, Bank Mizrahi-Tefahot, First International Bank of Israel et Israel Discount Bank) impliqués dans les crimes de guerre de l’Etat Israélien, AXA commence discrètement à réduire ses investissements scandaleux en 2019.

SumOfUs, ONG internationale qui agit comme un contre-pouvoir des grandes entreprises, a lancé une pétition internationale en avril 2018 qui a réuni plus de 140 000 signatures, en soutien à la mobilisation Stop Assistance to Israeli Apartheid, en partenariat avec les nombreuses organisations du mouvement BDS France, à l’initiative de la campagne en 2016.

La fin de l’année 2018 a semble-t-il marqué un nouveau tournant pour les investissements peu scrupuleux des entreprises bancaires et financières dans le fabricant d’armes Elbit Systems — sordidement célèbre pour avoir fourni des armes à sous-munitions interdites par le droit international et des obus au phosphore blanc, tous deux utilisés contre les populations civiles palestiniennes – un usage également condamné par le droit international.

En décembre 2018, suite à la campagne menée par une coalition d’ONG britanniques contre ses investissements, HSBC a décidé de se retirer du capital d’Elbit Systems en raison de son implication dans la production et la commercialisation de bombes à sous-munitions. C’est aujourd’hui au tour d’AXA de prendre le chemin du désinvestissement et nous nous félicitons de ce premier pas.

AXA Investment Managers (une filiale appartenant totalement à AXA) a ainsi vendu toutes ses parts dans le fabricant d’armes le 31 décembre 2018 et nous a affirmé la semaine dernière « ne pas investir dans des producteurs d’armes à sous-munitions ».

Cependant AXA reste encore lié à Elbit Systems via sa filiale Alliance Bernstein (AB). Le mois dernier, nous avons appris qu’AXA ne contrôlait plus AB – passant de 65.6% à 31.7% de parts dans la société.

Si cette vente semble affecter le pouvoir décisionnel d’AXA au sein d’AB, elle ne déresponsabilise absolument pas la multinationale de sa complicité dans les investissements maintenus par AB dans le fabricant d’armes ainsi que dans cinq banques israéliennes — qui toutes participent au financement des activités illégales d’occupation militaire et de colonisation de l’Etat israélien.

De plus, cette vente ne vient en rien amoindrir les investissement directs détenus par AXA IM dans quatre des cinq banques israéliennes. Interrogés depuis plusieurs années sur ses investissements, à la fois dans le fabricant d’armes et les banques, l’assureur AXA continue de nier la problématique légale et morale qu’ils posent.

« Si nous saluons cette première décision de la part du groupe AXA, nous la considérons comme une première étape insuffisante vers la fin de la complicité d’AXA, aussi bien directe qu’indirecte, dans de graves violations du droit international et des droits humains, a exprimé Leyla Larbi, chargée de campagnes SumOfUs. Nous travaillons actuellement sur un rapport faisant la lumière sur l’ampleur des investissements d’AXA, qui participe toujours au financement de ces entreprises à hauteur de dizaines de millions via sa filiale AXA IM et ses participations au sein de sa filiale AB. Nous attendons de la multinationale AXA qu’elle aille jusqu’au bout de cette logique de désinvestissement afin de se mettre en totale conformité avec la législation internationale et qu’elle respecte enfin ses principes d’investissements responsables qu’elle promeut tant. »

La campagne contre les investissements problématiques d’AXA n’est pas prête de faiblir :

« En cette journée Internationale de solidarité avec les prisonniers politiques palestiniens, la Coalition Stop Assistance to Israeli Apartheid organise des actions à travers le monde pour appeler AXA à se désinvestir de ces compagnies qui violent le droit international et participent à maintenir un régime d’oppression violent et illégal contre les populations palestiniennes, a déclaré Imen Habib, coordinatrice de la campagne BDS France.

Lien vers la pétition :

« AXA doit cesser de faire du profit sur la colonisation de la Palestine »

Sources :

  • Base de données financières Fintel faisant état de la sortie d’AXA IM du capital d’Elbit Systems.
  • Communiqué du groupe AXA annonçant la diminution des ses parts dans AXA Equitable Holding, la filiale jusqu’alors actionnaire majoritaire du groupe AB.

# # #

SumOfUs est un mouvement mondial de consommateurs, d’investisseurs et de travailleurs, unis pour contrebalancer le pouvoir grandissant des entreprises à travers le monde. Nous voulons acheter, travailler et investir dans des entreprises qui ne nuisent pas à l’environnement, traitent convenablement leurs salariés et respectent les droits humains.

 

 

 




Refus officiel d’entrer aux États Unis au cofondateur du mouvement palestinien BDS

11 avril 2019

Palestinian BDS National Committee (BNC) 

 United StatesPalestine

Le 10 avril, Omar Barghouti, défenseur palestinien des droits humains et cofondateur du mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) pour les droits des Palestiniens, s’est vu refuser l’entrée aux États Unis à l’aéroport Ben Gourion, bien qu’il eut un passeport et un visa en règle.

Le 10 avril, Omar Barghouti, défenseur palestinien des droits humains et cofondateur du mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) pour les droits des Palestiniens, s’est vu refuser l’entrée aux États Unis à l’aéroport Ben Gourion, bien qu’il eut un passeport et un visa en règle. Il devait faire une tournée étatsunienne et prendre la parole notamment à NYU à Washington, NYU à New York et à l’Université Harvard ; rencontrer aussi des acteurs politiques majeurs, des leaders d’opinion et des journalistes. Après sa tournée de meetings, Omar Barghouti devait être présent au mariage à venir de sa fille.

On trouvera ci-dessous le commentaire d’Omar Barghouti sur le refus étatsunien de le laisser entrer et un communiqué de presse de l’Institut Arabe Américain (AAI), l’une des organisations américaines qui prévoyaient de l’accueillir.

Omar Barghouti, défenseur palestinien des droits humains et cofondateur du mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions pour les droits des Palestiniens, a déclaré :

Cette interdiction étatsunienne à mon égard, motivée idéologiquement et politiquement, fait partie de la répression grandissante contre les défenseurs des droits palestiniens, israéliens et internationaux du mouvement BDS pour la liberté, la justice et l’égalité. Israël n’est pas simplement dans la poursuite de son système de plusieurs décennies d’occupation militaire et de nettoyage ethnique ; il externalise sa répression honteuse, Maccarthiste, vers les États Unis et vers des groupes xénophobes et d’extrême droite dans le monde.

Les soutiens de l’apartheid israélien aux États Unis essaient désespérément de priver des députés étatsuniens, des media, le public de l’Université de New York, d’Harvard, de la librairie Oncle Bobbie à Philadelphie et de la synagogue Tsedek de Chicago, de leur droit à écouter en direct un défenseur palestinien des droits humains qui appelle à la fin de la complicité américaine avec les crimes israéliens contre notre peuple. Mais mon débat avec Peter Beinart s’est déroulé aujourd’hui sur le campus de NYU de Washington, DC et toutes mes autres interventions vont se dérouler comme prévu, le public me verra simplement à l’écran au lieu de me voir en personne.

Une chose dont cette interdiction me prive et dont je ne peux avoir de compensation, est le droit d’être présent au mariage de ma fille qui vit aux États Unis. J’en suis blessé mais non découragé.

Avec le développement de liens intersectionnels qui mettent en relation BDS pour les droits des Palestiniens avec les luttes des communautés de couleur, des Américains autochtones, des militantes pour les femmes, de jeunes juifs du millénaire, des syndicalistes, des universitaires, des artistes, des étudiants, des groupes LGBTQI, des mouvements contre la guerre et d’autres, nous l’emporterons. Nous allons intensifier notre combat commun contre le fascisme et le racisme sous toutes leurs formes par notre lutte cohérente moralement pour la justice, la dignité et pour une vie qui vaille d’être vécue, comme notre défunt poète Mahmoud Darwich a dit un jour.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE L’INSTITUT ARABE AMÉRICAIN

POUR PUBLICATION IMMÉDIATE

CONTACT: Tess Waggoner, twaggoner@aaiusa.org, 202-429-9210

L’ADMINISTRATION TRUMP REFUSE L’ENTRÉE À UN ÉMINENT DÉFENSEUR PALESTINIEN DES DROITS HUMAINS

La veille de sa tournée de conférences aux États Unis, le cofondateur de BDS, Omar Barghouti, interdit d’entrer.

WASHINGTON, D.C. (11 avril 2019) – Le 10 avril, Omar Barghouti, un éminent défenseur palestinien des droits humains, s’est vu interdire, à l’aéroport Ben Gourion, d’entrer aux États Unis, bien qu’il eut un titre de voyage valide. L’Institut Arabe Américain l’a invité à Washington pour participer à un certain nombre de conférences et de programmes éducatifs.

Barghouti, qui est cofondateur du mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) dirigé par la société civile palestinienne, devait se rendre aux USA pour une tournée de conférences qui incluaient notamment des interventions publiques à NYU de Washington, DC, NYU de New York et à l’Université Harvard ; et des réunions avec des acteurs politiques de premier plan, des leaders d’opinion et des journalistes. Après sa tournée de conférences, Barghouti prévoyait d’assister au mariage imminent de sa fille.

Les difficultés à voyager qu’a eues Barghouti par le passé étaient dues aux restrictions imposées par le gouvernement israélien à ses entrées et sorties d’Israël en ne lui renouvelant pas son passeport. En ce sens, Amnesty International a lancé un appel le 7 février 2019, exigeant d’Israël qu’il « mette fin à l’interdiction arbitraire de voyager au défenseur des droits humains, Omar Barghouti ».

En conséquence, il a reçu un passeport israélien. Comme il possédait déjà un visa pour les USA jusqu’en janvier 2021, le projet de sa tournée de conférences a été confirmé. Le 10 avril, cependant, Barghouti a été informé à l’aéroport Ben Gourion par la compagnie aérienne que le Consulat américain de Tel Aviv avait des instructions des Services Étatsuniens de la Citoyenneté et de l’immigration (USCIS) pour lui refuser de se rendre aux États Unis. Aucune explication n’a été donnée à Barghouti pour ce refus, sinon « une question d’immigration ».

Le Président de l’AAI, James Zogby a fait la déclaration suivante:

Omar Barghouti est une voix palestinienne majeure sur les droits humains. Le refus d’entrer imposé à Omar est le dernier exemple en date du mépris de ces droits par l’administration Trump. Les visites d’Omar aux États Unis n’ont jamais auparavant posé de problème, du fait de sa longue présence ici comme étudiant et lors de ses tournées de conférences. Il est clair que cette décision politique arbitraire est motivée par les efforts de cette administration pour faire taire les voix palestiniennes. Au moment où des membres du Congrès plaident pour des lois et des résolutions rétrogrades contre BDS, où des États ont voté des lois visant le mouvement non violent de boycott en violation de nos droits protégés par le Premier Amendement, il est perturbant que des acteurs politiques et le peuple américain n’aient pas l’opportunité d’écouter en direct les points de vue d’Omar. Les voix des défenseurs des droits des Palestiniens, que ce soit par des ciblages politiques ou par des lois rétrogrades et discriminatoires, sont étouffées lorsque des discussions ou des débats sont refusés.

Source : BDS movement

Traduction : SF pour BDS France




Conférence à l’Université du Temps Libre de Pithiviers

Nous avons le plaisir de vous rendre compte d’une conférence tenue mercredi dernier , dans les locaux de l’UTL (Université du Temps Libre) de Pithiviers (Loiret 45) , à l’initiative de notre présidente Yvette Vollet, et de l’animatrice de l’UTL.

Cet événement a permis aussi de présenter le rôle du mouvement BDS à nos interlocuteurs.

Nous avons particulièrement apprécié le nombre de participants : +80 personnes, et leur implication dans les échanges qui ont suivi.

L’accueil a donc été excellent, avec, en fin de séance, le souhait exprimé de rééditer l’expérience…

Nous avons donc le sentiment qu’une bonne partie des informations échangées pourront être répercutées auprès des proches…

Nous allons maintenant recenser les différentes UTL de notre secteur, pour planifier d’autres interventions dans le futur.

Agir pour la Palestine.Montargis & BDS Montargis

cof




Il est temps d’exiger des comptes à la Fédération Israélienne de Football

La FIFA et Puma
doivent couper tout lien avec la Fédération Israélienne de
Football, en raison de sa complicité dans les crimes israéliens
contre les Palestinienˑneˑs.

Il y a dix ans, j’étais
un joueur de football professionnel et membre de l’Équipe
nationale palestinienne de football au sommet de ma carrière. Mais
le 22 juillet 2009, des soldats israéliens m’ont
arrêté
pendant que je traversais le point de passage de Gaza
vers la Cisjordanie pour y disputer un match. Israël ne m’a pas
seulement volé ma carrière et ma passion, mais aussi ma liberté.

Les autorités
israéliennes m’ont accusé d’être un « terroriste », une
accusation qui est restée totalement infondée et non prouvée
jusqu’au jour de ma libération,
trois ans plus tard. Durant la dernière phase de mon emprisonnement
injustifié, j’ai passé trois mois en grève
de la faim
.

Tout au long de cette
rude épreuve, j’ai reçu de nombreux messages de soutien de la part
d’athlètes du monde entier qui ont réclamé ma libération
immédiate. Lorsque vous êtes privé de vos droits, illégalement
emprisonné et interdit de voir votre famille et vos amis, la
solidarité internationale comme celle que j’ai reçue lors de cette
période sombre est extrêmement importante. Mais le besoin de
solidarité envers les footballeurs palestiniens et le peuple
palestinien dans son ensemble n’a pas pris fin à ma sortie de
cette prison israélienne. En fait, cette solidarité est plus que
jamais nécessaire à l’heure actuelle.

Je n’étais pas le
premier et ne serai ni le dernier joueur palestinien de football à
subir la répression israélienne. Il y a un peu plus d’un an, le 30
mars 2018, la carrière du jeune et prometteur footballeur
palestinien, Muhammad Khalil Obeid, a été détruite en un éclair,
lorsque les snipers israéliens l’ont blessé par balle dans
les deux genoux
alors qu’il manifestait pacifiquement lors de la
Grande
Marche du Retour
. Et en janvier dernier, des joueurs de football
palestiniens ont été blessés lorsque les forces israéliennes ont
tiré des grenades lacrymogènes
dans le stade dans lequel ils
évoluaient – pour absolument aucune raison.

Lorsque vous vivez sous
occupation militaire, le régime oppressif infecte tous les aspects
de votre vie – du sport à l’éducation, de votre culture à votre
foyer. Les interminables restrictions à la liberté de circulation,
à l’accès aux ressources et aux libertés civiles fondamentales
font de la pratique du sport un combat permanent pour les
Palestinienˑneˑs – ces violations des droits sont totalement
incompatibles avec le principe du sport accessible à tous.

Aujourd’hui, nous
célébrons la Journée internationale du sport au service du
développement et de la paix, déclarée par l’ONU. C’est une
excellente occasion de réfléchir à la façon dont le sport peut
être utilisé comme vecteur de changement positif dans le monde qui
nous entoure et à la manière dont Israël, au lieu de le faire, se
sert du sport pour perpétuer ses crimes contre le peuple
palestinien.

La Fédération
Israélienne de Football regroupe des clubs de football basés dans
des colonies
israéliennes illégales
, qui s’entraînent et disputent des
matches sur des terres palestiniennes volées. Les colonies
israéliennes sont des saisies illégales de terres qui font partie
intégrante de l’infrastructure d’occupation israélienne, qui
poussent les familles autochtones palestiniennes hors de leurs
terres, volent les Palestinienˑneˑs de leurs ressources naturelles
et les privent de leur liberté de circulation. Les colonies
israéliennes dans les territoires palestiniens occupés sont
considérées comme des crimes de guerre au regard du droit
international.

En ce sens, la Fédération
israélienne de football enfreint clairement les règles de la FIFA
qui interdisent à une association membre d’organiser des
compétitions sur le territoire d’une autre sans autorisation. Un
rapport détaillé
de Human Rights Watch note qu’en autorisant la
Fédération israélienne de football à tenir des matches sur des
terres palestiniennes volées, la FIFA rend possible les activités
commerciales qui soutiennent les colonies de peuplement illégales
plus largement, et ce faisant, viole ses propres engagements en
matière de droits humains.

Ces dernières années
ont vu de plus en plus d’appels pressant la FIFA à prendre des
mesures et à suspendre l’adhésion de la Fédération israélienne
de football jusqu’à ce qu’Israël se conforme au droit
international, mais cette demande a constamment été ignorée.

Dans le même temps, la
Fédération israélienne de football a refusé de prendre des
mesures pour mettre fin à sa complicité de crimes de guerre, bien
qu’elle ait été condamnée à plusieurs reprises par des
conseillers
de l’ONU
, des
dizaines d’élus
, des
personnalités publiques
ainsi que des
groupes de la société civile et de défense des droits humains
.
Il est donc impératif que tous les individus et que toutes les
organisations, qui croient en la liberté, à la justice et à
l’égalité, tiennent la Fédération israélienne de football pour
responsable de ses actes et refusent de travailler avec ses
représentantˑeˑs. tant qu’elle n’aura pas mis fin à sa complicité
de crimes contre le peuple palestinien.

En particulier, le
sponsor principal de la Fédération israélienne de football, le
fabricant de vêtements de sport allemand Puma, doit agir.
L’été dernier, Adidas a annoncé qu’il mettait
fin à son sponsoring
de la Fédération israélienne de
football, suite à une campagne soutenue menée par des militantˑeˑs
et des athlètes du monde entier. Plus
de 200 clubs sportifs palestiniens
ont déjà appelé Puma à
cesser son soutien à l’occupation militaire israélienne en mettant
fin à son contrat de sponsoring avec la Fédération israélienne de
football et nous devons continuer à faire pression sur la société
allemande jusqu’à ce qu’elle décide de respecter pleinement son
engagement pris
en faveur des droits humains.

En
tant que témoin direct de l’impact dévastateur du régime israélien
sur l’accès au sport, j’exhorte toutes les organisations qui
travaillent avec Puma à demander la fin de son sponsoring de la
Fédération israélienne de football et, s’il n’y a pas de
réponse, à cesser tout partenariat avec cet équipementier jusqu’à
ce qu’il le fasse. J’exhorte également toutˑeˑs ceuxˑelles qui
croient en la liberté, à la justice et à l’égalité pour toutˑeˑs
à rejoindre la campagne internationale grandissante visant à amener
Puma à se tenir du bon côté de l’histoire en mettant fin à sa
complicité dans les violations des droits humains perpétrées
contre les Palestinienˑneˑs

Bien qu’Israël m’ait
volé ma carrière et ma liberté, ils ne me priveront pas, pas plus
qu’à tout autre Palestinien, de notre détermination à obtenir
les droits et les libertés qui nous sont dûs.

Mahmoud
Sarsak

Mahmoud Sarsak est un footballeur palestinien qui a joué pour la
sélection nationale palestinienne.

Source : Al
Jazeera English




Succès de la 15ème édition de la Semaine contre l’apartheid israélien en France !

 

[ English below ]

Cycle de conférences, diffusions de film, soirées musicales, lecture collective, théâtre… Plus de 10 villes en France ont mis en place une série d’évènements dans le cadre de la Semaine contre l’apartheid israélien s’étalant en France du 18 Mars au 4 Avril 2019 avec pour thématique cette année : « Cesser d’armer le colonialisme ».

Des évènements ont eu lieu le 18 mars à l’IEP de Rennes et à Montpellier;  le 19 mars à l’Université de Rennes 2;   le 20 mars à Rennes 2 et à Sciences Po Paris;  le 21 mars à Rennes 2;  le 22 mars sur le campus de l’Université Paul Valéry à Montpellier;  le 23 mars à Marseille;  le 25 mars sur le campus de l’Université de Grenoble;  le 26 mars à Rennes, à Saint-Étienne et à l’Université Jean-Jaurès de Toulouse;  le 27 mars à l’Université Jean-Jaurès de Toulouse, à l’Université de Strasbourg et à l’Université de Paris 8;  le 28 mars à l’Université Jean-Jaurès de Toulouse;  et le 4 avril à Lille.

Pour rappel, la Semaine contre l’apartheid israélien (Israeli Apartheid Week IAW) a deux objectifs principaux :

  • Alerter l’opinion publique sur le projet colonial en cours d’Israël et sur sa politique d’apartheid vis-à-vis du peuple palestinien
  • Parler de la campagne de  Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) lancée et portée par la société civile palestinienne depuis 2005.

Plus d’une centaine d’autres évènements se sont déroulés de par le monde dans le cadre de cette IAW 2019.

La Campagne BDS France a reçu en tournée cette année Madame Rania Madi, avocate et juriste palestinienne, membre de BADIL (Centre de Ressources pour le droit à la résidence et les droits des réfugié-e-s palestinien-ne-s), grande spécialiste de cette question.  Résidant à Genève où elle travaille auprès de l’ONU et de plusieurs institutions européennes, elle nous a fait l’honneur de sa présence et nous tenions à la remercier chaleureusement.

De nombreuses villes ont également projeté le film documentaire de Yotam Feldman intitulé « The Lab » qui dévoile le fonctionnement et le rôle de l’industrie militaire israélienne au sein tant de la société israélienne, de l’économie israélienne que du rôle des universités israéliennes dans la machine coloniale. Nous tenions également à remercier chaleureusement Monsieur Feldman pour les droits à la diffusion.

Certaines des villes organisatrices se sont vu censurer la tenue de leurs conférences avec Mme MADI, néanmoins l’ensemble des évènements prévus ont eu lieu et ce majoritairement  au sein  des campus universitaires. Le public était également au rendez-vous!

Inspiré-e-s par la résistance populaire en Palestine, nous avons, en tant que complices, fait de l’IAW 2019 une contribution pertinente à la lutte palestinienne pour la liberté et la justice.  Nous ne nous tairons pas !

Retrouvez tous les détails de chaque événement sur Facebook:

IAW France, BDS France , et sur Twitter: CampagneBds

 

SUCCESSFUL OUTCOME OF THE 15th ISRAELI APARTHEID WEEK IN FRANCE
8 April 2019

A series of lectures, debates, film screenings, musical evenings and theatre were organised in over ten French cities in the framework of the Israeli Apartheid Week, which in France extended from 18 March to 4 April 2019, this year’s theme being “Stop Arming Colonialism”.
Events took place as follows: 18 March at the Institute of Political Studies in Rennes and in Montpellier; 19 March at the University of Rennes 2; 20 March at Rennes 2 and at the Paris Institute of Political Studies; 21 March at Rennes 2; 22 March on the campus of the Paul Valéry University in Montpellier; 23 March in Marseille; 25 March on the campus of the University of Grenoble; 26 March in Rennes, in Saint Etienne and at the Jean-Jaurès University in Toulouse; 27 March at the Jean-Jaurès University in Toulouse, at the University of Strasbourg and at the University of Paris 8; 28 March at the Jean-Jaurès University in Toulouse; and on 4 April in Lille.
The principle aims of Israeli Apartheid Week (IAW) are:
• to alert public opinion on Israel’s ceaseless colonial project and its apartheid policies regarding the Palestinian people
• to discuss the ongoing Boycott, Divestment and Sanctions (BDS) campaign launched by Palestinian civil society in 2005.
Over one hundred other events have been held around the world in the framework of IAW 2019.
The BDS France Campaign was pleased to welcome, as speaker touring the country for IAW 2019, the Palestinian lawyer Mrs Rania Madi, a member of BADIL (Resource Centre for Palestinian Residency and Refugee Rights), and a leading expert on those issues. A resident of Geneva, where she works with the United Nations and several European institutions, she honoured us with her presence for which we warmly thank her.

Several cities also screened the documentary film by Yotam Feldman entitled “The Lab”, which reveals the workings of the Israeli military industry and its role within Israeli society and the Israeli economy, along with the role played by Israeli universities in the colonial machine. Our thanks also go to Mr Feldman for the right to air the film.
The universities of certain cities censored the holding of the conferences with Mrs Madi; nevertheless all of the planned events took place and the majority were held on university campuses before large audiences.
Inspired by and supporters of the popular resistance in Palestine, we made IAW 2019 in France a fitting contribution to the Palestinian struggle for liberty and justice. We will not be silenced!

Details of each event are available on Facebook: IAW France, BDS France and on Twitter: CampagneBds




L’université du Cap vote la condamnation des violations des droits humains des Palestiniens par Israël, et se réserve le droit de se «dissocier» des institutions académiques qui rendent possibles ces violations

30 mars 2019

Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI)/Afrique du Sud

 Le conseil de l’Université du Cap, la première université d’Afrique, vote pour se réserver le droit de se dissocier des institutions académiques qui soutiennent ou rendent possible, directement ou indirectement, la violation des droits humains.

Nous nous réjouissons du vote de l’Université du Cap par lequel elle « condamne les atrocités et les violations des droits humains perpétrées dans les territoires palestiniens occupés » et se réserve le droit de se dissocier des « institutions académiques qui soutiennent (directement ou indirectement) la violation des droits humains et/ou rendent possible la violation de ces droits humains ».

Les Palestiniens appellent à un boycott académique des universités israéliennes qui en sont complices en raison de leur rôle dans la justification, la planification, la mise en œuvre et le maintien du système d’Israël d’oppression, incluant le vol de la terre, le siège cruel et les attaques qui se poursuivent contre Gaza, et les lois d’apartheid.

Aujourd’hui, alors que les Palestiniens commémorent la Journée de la Terre et une année de manifestations de la Grande Marche du Retour à Gaza, nous savons que, tout comme en Afrique du Sud, le régime apartheid d’Israël finira par s’effondrer sous le poids combiné des personnes de conscience unies aux Palestiniens dans notre combat pour la liberté, la justice et l’égalité.

Nous remercions le Forum de la solidarité avec la Palestine de l’Université du Cap pour ses efforts inlassables. Nous exhortons les universitaires dans le monde à travailler pour veiller à ce que le milieu universitaire ne rende pas possible, directement ou indirectement, l’oppression des Palestiniens par Israël.

 

Source : PACBI

Traduction : JPP pour BDS FRANCE




Des artistes israéliens se joignent aux Palestiniens en exhortant les participants à l’Eurovision de ne pas se produire à Tel Aviv

29 mars 2019

Chers participants à l’Eurovision,

Nous sommes israéliens, musiciens, cinéastes, et auteurs. Nombre d’entre nous ont signé une lettre de soutien à l’appel palestinien pour que le concours de l’Eurovision ait lieu ailleurs qu’à Tel Aviv.

Voici pourquoi.

Nous, en tant qu’Israéliens juifs qui aspirons à vivre dans une société pacifique, démocratique, reconnaissons qu’il n’y a pas moyen d’y arriver sans mettre fin à l’oppression exercée par notre gouvernement sur des millions de Palestiniens. Une société ne peut être considérée démocratique si elle maintient un régime militaire sur des millions de gens, leur déniant les droits fondamentaux, dont le droit de vote. Que signifie la démocratie lorsque un cinquième des citoyens israéliens, des Arabes palestiniens, se voient refusés leurs droits par la loi ?

Nos jeunes hommes et femmes sont obligés de servir dans l’armée d’occupation israélienne, participant ainsi à la perpétuation de toutes sortes de crimes contre les Palestiniens, notamment en maintenant un siège illégal sur Gaza.

« Nous vivrons pour toujours par le glaive » a promis notre fanatique premier ministre Benjamin Netanyahou. Eh bien nous ne souhaitons pas vivre toujours par le glaive ! Nous voulons vivre des vies normales, pacifiques, sans opprimer ou soumettre qui que ce soit. Nous ne voulons pas que nos enfants rejoignent une armée que la plupart des gens dans le monde accusent de commettre des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.

À Tel Aviv même, Israël déplace les Palestiniens indigènes de Jaffa en usant de moyens économiques et légaux, en expulsant des familles, en démolissant des maisons et en négligeant des quartiers entiers qu’il prive de ressources.

Vous devez vous produire au centre des expositions de Tel Aviv, sur les ruines du village palestinien de al-Shaykh Muwannis dont les habitants ont été déplacés de force et n’ont jamais eu le droit de revenir.

Nous avons longuement réfléchi à la programmation de vos performances. D’un côté, il serait vraiment merveilleux d’entendre vos musiques et vos messages d’inclusivité. D’un autre côté, ces messages seront transmis depuis Tel Aviv, qu’Israël utilise comme un outil de relations publiques, pour distraire de son occupation militaire, de sa politique d’apartheid, et du nettoyage ethnique du peuple palestinien indigène. Ce serait une parfaite diversion.

Nous, en tant qu’artistes, ne pouvons rester silencieux tandis que nos homologues palestiniens souffrent en silence de déshumanisation et de violence et nous vous demandons de vous joindre à nous en vous exprimant publiquement. Des artistes palestiniens vous ont exhorté à vous retirer de l’Eurovision et nous nous joignons à leur appel pour leur bien et pour notre propre avenir.

Sincèrement,

Aviad Albert, musician

Shlomit Altman, artist

Meira Asher, sound artist

Kerem Blumberg, filmmaker

Dror Dayan, filmaker

Anat Even, filmmaker

Ohal Grietzer, musician

Nir Harel, artist

Avi Hershkovitz, film director

Liad Hussein Kantorowicz, performance artist

Noki Katan, DJ

Jonathan Ofir, conductor and violinist.

Hagar Ophir, installation and performance artist

David Oppenheim, artist, musician

Michal Peleg, writer

Nira Pereg, artist

Timna Peretz, filmmaker

Sigal Primor, artist

Danielle Ravitzki, musician, visual artist

Ben Ronen, visual artist

Michal Sapir, musician, writer

Anka Schneidermann, artist

Yonatan Shapira, musician

Eyal Sivan, documentary filmmaker

Eran Torbiner, documentary filmmaker

Eyal Vexler, art and cultural producer and curator

Oriana Weich, artist

Source : Mondoweiss

Traduction SF pour BDS France