#BoycottPuma 3e round : rejoignez la Troisième journée d’action internationale, le 25 avril

Par Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI), 26 février 2020

 

Alors que le concessionnaire exclusif de Puma en Israël, Delta, a été listé sur la banque de données onusienne des compagnies complices de la colonisation, des groupes du monde entier se préparent pour la troisième journée d’action protestant contre le soutien de Puma aux colonies illégales d’Israël qui chassent des familles palestiniennes de leur terre.

Puma sent la pression. Faisons-la monter !

Un avocat de Puma a admis devant un supporter des droits palestiniens que la campagne #BoycottPuma rendait leur vie « misérable ».

Les choses vont bientôt devenir encore plus difficiles pour Puma ! Le concessionaire exclusif de Puma en Israël, Delta, a été listé dans la banque de données des Nations Unies sur les compagnies complices de la colonisation . Les Nations Unies considèrent toutes les colonies israéliennes en territoire occupé comme un crime de guerre.

La plus grande université de Malaisie a mis fin à un contrat de sponsoring avec Puma en solidarité avec l’appel des équipes palestiniennes.

Le club de football britannique Chester FC a décidé de ne pas renouveler son contrat avec Puma, mentionnant « les pratiques de travail éthiques » parmi les critères pour sa sélection. Le club de première division de Liverpool, qui était en pourparlers avec Puma, a aussi opté pour un autre sponsor.

Deux journées d’action internationales réussies #BoycottPuma ont donné lieu à des manifestations dans plus de 20 pays à des boutiques et devant des bureaux de Puma, et à des appels à des équipes sponsorisées par Puma pour qu’elles abandonnent Puma. Le hashtag #BoycottPuma a généré des millions d’impressions.

Il est temps pour le 3e round. Rejoignez la 3e journée d’action internationale #BoycottPuma, le 25 avril 2020.

Enregistrez votre groupe maintenant pour recevoir les mises à jour et du matériel.

Agissez

Voici ci-dessous quelques-unes des manières dont votre groupe peut s’impliquer dans la journée d’action #BoycottPuma.

Impliquez des associations sportives locales, des équipes sportives populaires, des clubs de supporters et des tournois anti-racistes dans vos actions.

Et soyez créatifs ! Incluez des thèmes sportifs dans vos manifestations et documentez-les en direct sur les réseaux sociaux. Voyez les comptes rendus des première et deuxième journées d’action pour des idées.

  • Organisez une active créative à une boutique Puma

Soyez créatifs. Organisez un faux match de football ou un événement sportif à une boutique Puma. Utilisez la localisation des boutiques de Puma ou cherchez Puma sur Google Maps pour trouver les boutiques Puma de votre ville.

  • Organisez une manifestation devant le bureaux de Puma

Remettez la lettre de 200 clubs palestiniens aux bureaux de Puma.

Puma a des bureaux en Allemagne, au Royaume-Uni, en Espagne, au Portugal, en Italie, en Suède, en Norvège, en Finlande, au Danemark, en Autriche, aux Pays-Bas, en France, en République Tchèque, en Pologne, en Turquie, en Afrique du Sud, aux Emirats Arabes Unis, aux États-Unis, en Argentine, au Chili, au Mexique, au Pérou, en Inde, en Australie, à Singapour, en Malaisie, en Indonésie, au Japon, en Corée du Sud, à Hong Kong.

  • Appelez les équipes sponsorisées par Puma à #BootPuma [#éjecter Puma]

Puma sponsorise des équipes, des ligues, des athlètes et des artistes. Vérifiez si des équipes locales sont sponsorisées par Puma et incitez-les à laisser tomber Puma. Organisez une action créative un jour de match. Appelez les athlètes locaux sponsorisés par Puma à utiliser leur influence pour convaincre Puma de mettre fin à sa sponsorisation de l’IFA. Suivez #PumaFam pour des informations sur les nouveaux contrats de sponsorisation. Contactez pacbi@bdsmovement.net pour des exemples de lettres.

  • Organisez un exposé ou un atelier

Impliquez des associations sportives locales dans un atelier ou un exposé public sur les attaques d’Israël contre les sports palestiniens et la campagne #BoycottPuma. Contactez pacbi@bdsmovement.net  pour des conférenciers possibles.

  • Lancez une campagne pour le désinvestissement

Cherchez si votre fonds de pension, votre banque ou toute autre institution dont vous êtes membre est un investisseur de Puma et demandez-leur de se désinvestir. Contactez : pacbi@bdsmovement.net pour avoir de l’aide sur cette question.

  • Hébergez une fête chez vous en lien avec les réseaux sociaux

Rejoignez avec vos amis les actions #BoycottPuma sur les réseaux sociaux pour un sabotage culturel de Puma.

Enregistrez-vous pour la journée d’action pour plus d’information.

Traduction : CG pour BDS France

Source : BDS Movement 




Puma dit que la campagne #BoycottPuma « lui rend la vie misérable »

26 février 2020 par Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI)

Agissez pour dire à Puma d’arrêter de profiter des colonies israéliennes illégales qui rendent misérable la vie des familles palestiniennes.

Un défenseur des droits palestiniens a récemment rencontré par hasard un avocat de Puma qui lui a dit : « Vous nous rendez la vie misérable ».

C’est vrai. Puma dit que les appels de principe des groupes de défense des droits humains et des associations sportives pour que la compagnie mette fin à son soutien aux colonies israéliennes illégales chassant les familles palestiniennes de leurs terres lui rendent la vie misérable. Les colonies israéliennes illégales et l’infrastructure d’occupation associée volent les Palestiniens de leurs terres, séparent les communautés palestiniennes et nient aux Palestiniens leur droit à la liberté de mouvement.

Dites à Puma : Arrêtez de profiter des colonies israéliennes illégales qui rendent misérables les vies palestiniennes.

Puma est le principal sponsor de l’Association de football d’Israël (IFA), qui inclut des équipes dans les colonies israéliennes illégales. Le concessionnaire exclusif de Puma en Israël, Delta, est listé sur la banque de données onusienne des compagnies complices des colonies.

La marque internationalement reconnue qu’est Puma donne une légitimité à la brutale occupation militaire par Israël, permettant à Israël de continuer à étendre ses colonies illégales sur des terres palestiniennes volées en toute impunité.

Puma a bien raison d’être misérable.

La plus grande université de Malaisie a abandonné Puma en tant que sponsor de son équipe de football en réponse à l’appel de plus de 200 équipes palestiniennes #BoycottPuma. Le club de football britannique Chester FC a décidé de ne pas renouveler son contrat avec Puma, mentionnant « des pratiques de travail éthiques » parmi leurs critères. Le club de football de Liverpool, qui était en pourparlers avec Puma, a aussi opté pour un autre sponsor.

Deux jours d’action internationale réussis #BoycottPuma ont donné lieu à des manifestations dans plus de 20 pays et le hashtag a engendré des millions d’impressions.

Dites à Puma : Arrêtez de profiter des colonies israéliennes illégales qui rendent misérables les vies palestiniennes.

Puma est inquiet. Associer sa marque avec le régime d’apartheid d’Israël qui nie les droits humains fondamentaux de millions de Palestiniens porte atteinte à son atout le plus précieux : son image. Aidez-nous à convaincre Puma de faire ce qu’il faut et de mettre fin à son soutien de l’occupation militaire d’Israël.

Et rejoignez le Troisième jour d’action internationale #BoycottPuma, le 25 avril.

Partagez les images sur Twitter, Facebook et Instagram balisant Puma

Traduction : CG pour l’Agence Média Palestine

Source : BDS France Movement




La plus grande université de Malaisie met fin à son contrat avec Puma à cause de son soutien pour les colonies israéliennes illégales

 

25 février 2020, par Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI) 

Puma sponsorise l’Association de football d’Israël (IFA) qui inclut des équipes des colonies, et le concessionnaire exclusif de Puma en Israël, Delta Galil est listé dans la base de données des Nations Unies sur les entreprises liées aux colonies 

La plus grande université de Malaisie, Universiti Teknologi MARA (UiTM), a mis fin à un accord de sponsoring avec la marque mondiale de sportswear Puma à cause du soutien de la compagnie pour les colonies israéliennes illégales en territoire palestinien occupé. 

UiTM, qui avait un contrat de trois ans avec Puma comme sponsor de l’équipe de football de l’université, a confirmé que le contrat n’était pas renouvelé à cause de l’implication de Puma dans les violations des droits humains par Israël.

Puma sponsorise l’Association de football d’Israël (IFA) qui inclut des équipes dans les colonies israéliennes illégales sur territoire palestinien et qui défend leurs intérêts. Les colonies israéliennes sont considérées comme des crimes des guerre selon le droit international. 

Le concessionnaire exclusive de Puma, Delta Galil, est listé dans la base de données des compagnies liées aux colonies récemment publiée par les Nations Unies, à cause de ses branches dans les colonies israéliennes illégales.

Les groupes des droits humains en Malaisie et dans des dizaines de pays du monde entier se sont unis pour soutenir l’appel de plus de 200 équipes palestiniennes à boycotter Puma jusqu’à ce que la compagnie mette fin à son soutien à l’entreprise coloniale d’Israël. 

Le professeur Mohd Nazari Ismail de BDS Malaisie a commenté :

Nous saluons la décision de principe de l’UiTM de mettre fin à son contrat avec Puma, en réponse à l’appel des équipes et des athlètes palestiniens. Le soutien de Puma aux prises illégales de terres par Israël fait de cette compagnie un partenaire indésirable pour tous ceux qui croient que les sports devraient être utilisés pour promouvoir la tolérance et le fair play. Nous continuerons à attirer l’attention sur la campagne mondiale pour boycotter Puma et appellerons toutes les équipes et tous les ahtlètes de Malaisie à abandonner Puma. 

Stephanie Adam de la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) a déclaré :

La décision de Puma de s’associer à l’occupation militaire d’Israël en niant les droits humains fondamentaux de millions de Palestiniens continue à causer des dommages à l’atout le plus précieux de la compagnie, son image de marque. La campagne pour boycotter Puma (#BoycottPuma) ne peut faire que grandir, alors que de plus en plus de joueurs et de fans de ce jeu magnifique prennent conscience du soutien de Puma aux violations des droits humains par Israël. Plutôt que de mettre plus d’efforts dans des tentatives ratées pour détourner les critiques et faire du contrôle de dommages, Puma devrait respecter les principes du sport et mettre fin à son sponsoring de l’IFA. 

Le football club britannique Chester FC a récemment décidé de ne pas renouveler un contrat de sponsoring avec Puma, après avoir déclaré que les « pratiques de travail éthiques » étaient parmi ses critères de sélection. Le club de première ligue Liverpool FC, qui était en pourparlers avec Puma, a aussi opté pour un autre sponsor. Plus de  30 000 e-mails ont été envoyés aux clubs de football britanniques pour les inciter à mettre fin à leurs contrats avec Puma ou à ne pas en signer.

La coordination Boycott Puma planifie son troisième jour mondial d’action le 25 avril avant la rencontre 2020 des actionnaires de Puma.

Trad. CG pour BDS France

Source: BDS Movement




Les Palestiniens sont solidaires de la nation Wet’suwet’en

Comité national palestinien du BDS (BNC)/Canada – 13 février 2020

Le gazoduc Coastal Gaslink de TransCanada cherche à voler les terres du peuple Wet’suwet’en, à utiliser l’extraction de ses ressources afin de renforcer le contrôle sur les territoires indigènes, de détruire l’environnement et de violer les lois indigènes.

Depuis le territoire palestinien occupé, nous nous déclarons solidaires de la nation Wet’suwet’en et des défenseurs des terres aux camps Unist’ot’en et Gidimt’en qui continuent de s’opposer aux incursions coloniales du Canada sur leurs territoires non concédés.

Le Comité national palestinien du BDS (BNC), la plus large coalition de la société civile palestinienne qui conduit le mouvement mondial de Boycott, Désinvestissement et de Sanctions (BDS), envoie un message de soutien à votre lutte.

Nous appelons le mouvement de solidarité avec la Palestine, à Turtle Island (Îles de la Tortue) et ailleurs, à se tenir aux côtés de la nation Wet’suwet’en.

En tant que Palestiniens, nous avons une expérience de première main d’un pouvoir colonial, celui du régime d’Israël d’occupation, de colonisation et d’apartheid, qui œuvre systématiquement à nous déposséder, nous diviser et nous dépouiller de nos terres et de nos ressources.

Nous ne savons que trop bien, de par notre propre expérience, que le gazoduc Coastal Gaslink de TransCanada tente de voler les terres des Wet’suwet’en, d’utiliser l’extraction de leurs ressources afin de renforcer le contrôle sur les territoires indigènes, de détruire l’environnement et de violer les lois indigènes. Nous savons aussi que les attaques de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), autorisées par le gouvernement Trudeau, contre les dirigeants héréditaires, le matriarcat et les défenseurs Wet’suwet’en, servent à violer la souveraineté des indigènes. La GRC utilise des tactiques et des équipements semblables à ceux du gouvernement israélien, et notamment les bulldozers Caterpillar, pour s’emparer des terres indigènes.

Nous sommes profondément reconnaissants envers le peuple Wet’suwet’en pour son esprit indomptable et sa défense inlassable de sa terre et de ses ressources en eau. Nous vous soutenons fermement dans votre lutte pour votre terre et vos droits ancestraux.

Les Palestiniens sont redevables envers les peuples indigènes de Turtle Island de nous avoir appris comment résister à un colonialisme de peuplement, génération après génération, grâce à votre puissante résistance, vôtre grâce et votre esprit indomptable.

Le BNC est résolu à renforcer les liens de solidarité entre nos peuples et nos mouvements, et nous travaillerons avec nos partenaires de Turtle Island pour que cela devienne réalité.

Depuis la Palestine jusqu’à Wet’suwet’en, nous sommes unis avec vous dans la lutte contre le colonialisme de peuplement, contre le racisme, contre la criminalité des entreprises et pour vos droits inaliénables à la justice et à l’autodétermination.

Nous serions honorés de vous accueillir en Palestine, le moment venu.

https://bdsmovement.net/news/palestinians-stand-solidarity-wetsuweten-nation-and-land-defenders

Traduction : BP pour BDS FRANCE




Des groupes européens appellent à s’opposer à l’apartheid israélien par des manifestations antiracistes en mars

19 février 2020 – Comité National Palestinien BDS (BNC)

Belgique, Danemark, France, Allemagne, Grèce, Irlande, Italie, Norvège, Portugal, Slovénie, Espagne, Royaume Uni

Plus de 80 groupes progressistes et antiracistes d’Europe se sont joints à l’appel palestinien visant à intégrer la lutte contre l’apartheid israélien aux mobilisations européennes prévues à l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale du 21 mars 2020.

POUR PUBLICATION IMMÉDIATE

Dans une lettre publiée aujourd’hui, plus de 80 groupes progressistes et antiracistes d’Europe se sont joints à l’appel palestinien visant à intégrer la lutte contre l’apartheid israélien aux mobilisations européennes prévues à l’occasion de la journée internationale de l’ONU pour l’élimination de la discrimination raciale du 21 mars 2020. Des syndicats, des groupes juifs progressistes, des groupes féministes et LGBTQAI+ de Belgique, Danemark, France, Allemagne, Grèce, Irlande, Italie, Norvège, Portugal, Slovénie, Espagne et Royaume Uni, sont parmi les groupes qui ont signé une lettre endossant la coordination des événements de la semaine de l’apartheid israélien (IAW) avec la marche contre le racisme du 21 mars.

La journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale du 21 mars est le jour désigné par les Nations Unies pour commémorer le massacre commis par le régime d’apartheid d’Afrique du Sud à Sharpeville[1] au cours duquel la police a tué 69 Noirs sud-africains.

Dans le cadre des liens de l’IAW avec l’Afrique du Sud, un intervenant vedette en Europe cette année sera le petit fils de Nelson Mandela, qui est chef du Conseil Traditionnel Mvezo et membre du Parlement sud-africain où il représente le Congrès National Africain.

Cette année, la seizième Semaine de l’Apartheid Israélien se tiendra en Europe et dans le monde du 16 au 21 mars. La Semaine de l’Apartheid Israélien comporte une série d’événements internationaux qui visent à sensibiliser sur le régime d’apartheid israélien vis-à-vis du peuple palestinien et à construire le soutien au mouvement croissant de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS).

Parmi les groupes européens qui ont signé la lettre à ce jour on compte : le groupe belge Paix et Démocratie CNAPD ; le groupe français de soutien aux réfugiés, la CIMADE  et le centre de documentation CRIDEV ; le groupe juif allemand pour la paix Jüdische Stimme für gerechten Frieden in Nahost – EJJP; le réseau grec pour les droits politiques et sociaux Δίκτυο για τα Πολιτικά και Κοινωνικά Δικαιώματα et le groupe antiraciste et antifasciste ΚΕΕΡΦΑ – Κίνηση Ενωμένοι Ενάντια στο Ρατσισμό και την Φασιστική Απειλή; les syndicats irlandais Unite the UnionCommunication Workers Union et Mandate Trade Union; le groupe catholique italien Pax Christi et le groupe de solidarité Un Ponte Per; le groupe de jeunes du parti travailliste norvégien Arbeidernes Ungdomsfylking; le groupe portugais antiraciste SOS Racismo; le syndicat espagnol Confederación General del Trabajo (CGT) et le groupe environmentaliste Ecologistas en Acción.

La publication de la lettre intervient trois semaines après l’annonce par l’administration Trump du soi-disant « plan de paix » qui a été largement dénoncé comme destiné au maintien permanent du régime d’apartheid israélien sur le peuple palestinien. Parmi ceux qui rejettent le plan de Trump se trouvent Cyril Ramaphosa, le premier ministre sud-africain qui a dit : « Cela nous a rappelé l’histoire horrible par laquelle nous, sud africains, sommes passés, lorsque le régime d’apartheid imposait un système de bantoustans au peuple d’Afrique du Sud ».

La lettre que plus de 80 groupes progressistes européens ont signée a été initiée par quinze groupes de la société civile palestinienne et indique que « l’apartheid est une forme extrême de racisme. Des expertises effectuées par des juristes spécialisés et des organisations de défense des droits confirment que le système israélien de discrimination et d’oppression raciales du peuple palestinien correspond à la définition de l’apartheid en droit international ». La lettre ajoute : « Des étudiants, des groupes de base et des organisations actives dans la solidarité avec le peuple palestinien… cherchent à se joindre et à soutenir le mouvement antiraciste plus large dans la sensibilisation et la mobilisation organisées à l’occasion de la journée internationale contre le racisme et la discrimination raciale ».

Dans une déclaration distincte appelant à participer à la Semaine de l’Apartheid Israélien de cette année, les organisateurs de l’IAW ont dit que « l’apartheid israélien présente une menace sérieuse non seulement pour les Palestiniens autochtones mais aussi pour les communautés opprimées dans le monde » et que « IAW 2020 appelle les mouvements progressistes, les groupes et les organisations qui combattent toutes les formes de racisme, de discrimination raciale, de marginalisation et d’oppression à joindre leurs forces ».

Traduction SF pour BDS France

Source: ISRAELI APARTHEID WEEK


[1] 21 mars 1960 (ndlt)




Des artistes palestiniens à Céline Dion: annulez les concerts de l’apartheid à Tel Aviv

Nous, chanteurs, auteurs-compositeurs, musiciens, acteurs et autres artistes palestiniens, apprenons avec inquiétude que Céline Dion a programmé deux concerts au Yarkon Park, à Tel-Aviv, en août 2020

Le régime israélien d’extrême droite exploite tous les spectacles d’artistes internationaux pour blanchir, ou dissimuler derrière l’art, ses violations systématiques des droits fondamentaux des Palestiniens. Dans ce contexte, tous les artistes ont une obligation morale de ne pas faire de tort à notre combat pour la justice.

Le Yarkon Park lui-même est construit sur les ruines du village de Jarisha, victime d’un nettoyage ethnique, dont les habitants autochtones ont été expulsés, par la force, en 1948 et n’ont jamais été autorisés à exercer leur droit au retour, stipulé par l’ONU, en raison des lois israéliennes d’apartheid.

Jarisha n’est que l’une des plus de 500 localités palestiniennes détruites lors de la Nakba de 1948, où plus de 700 000 Palestiniens ont été systématiquement exilés et empêchés de revenir dans leurs maisons et sur leurs terres, afin que le mythe colonial fondateur — profondément raciste — d’une « terre sans peuple » puisse prospérer.

Deux millions de Palestiniens sont pris au piège sous le siège et le contrôle israéliens dans la bande de Gaza, rien qu’à un petit trajet de voiture du parc de Tel-Aviv où Céline Dion a annoncé ses deux  concerts. La plupart d’entre eux sont des réfugiés de cycles précédents d’agression israélienne, et la plupart sont des enfants.

Les enquêteurs de l’ONU affirment que les atrocités commises par Israël à Gaza, dont les tueries mortelles, à balles réelles, intentionnellement perpétrées par des tireurs d’élite visant du personnel de santé, des enfants, des journalistes et des personnes handicapées « pourraient constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité ». Et pourtant, personne n’a été tenu pour responsable.

Madame Dion a appelé l’un de ses fils Nelson, en référence à Mandela, auteur de la fameuse déclaration : « Notre liberté est incomplète sans la liberté du peuple palestinien. » Mandela a également souvent dit que la Palestine était la plus grande question morale de notre temps.

À l’heure actuelle, alors que de moins en moins de grands artistes acceptent de se produire à Tel-Aviv en raison de l’apartheid, nous exhortons Céline Dion à réfléchir aux mots de Mandela et à sa propre place dans les livres d’histoire.

Signataires:

• Fati Abd El Rahman, directrice de théâtre, directrice du Popular Theatre

• Tamer AbuGhazaleh, musicien, chanteur

• Youmna AbuHilal, chanteuse

• Mira AbuHilal, chanteuse

• Ramzi Aburedwan, musicien

• Shahd Abusalama, danseuse

• Moneim Adwan, chanteur, musicien, compositeur, acteur

• Ahmad Al-khatib, musicien

• Iman Aoun, actrice, directrice de théâtre, directrice du Ashtar Theatre

• Huda Asfor, chanteuse, musicienne et compositrice

• Mahmoud Awad, musicien, chanteur

• Nai Barghouti, chanteuse, musicienne

• Marina Barham, directrice du Al Harah Theater

•Nabil Bey, musicien, chansonnier

• Suhail Canaan, musicienne

• Ahmed Eid, musicien

• Mohammad Eid, acteur, directeur de théâtre

• Samir Eskanda, musicien

• Canaan Ghoul, musicien, compositeur

• Ehab Haniyah, musicien, ingénieur du son

• Youssef Hbeisch, musicien

• Tareq Jabareen, luthier

• Samer Jaradat, musicien, producteur

• Adnan Joubran, musicien, compositeur

• Remi Kanazi, poète Mohamed Karzon, musicien

• Khalil Khoury, musicien, compositeur

• Nadem Khoury, musicien

• Reem Malki, chanteuse

• Ahmed Masoud, dramaturge, auteur

• Khalid Massou, acteur, directeur du théâtre George Matar, directeur de production, danseur

• Sanaa Moussa, chanteuse

• Edward Muallem, acteur, directeur de théâtre

• Jalal Nader, musicien

• Mohamad Najem, musicien, compositeur, distributeur

• Tamer Nassar, musicien

• Charlie Rishmawi, musicien, compositeur

• Yassar S’adat, musicien

• Gandhi Saad, musicien

• Omar Saed, musicien

• Mustafa Said, musicien

• Teba Said, musicienne

• Mirna Sakhleh, directrice de théâtre

• Naser Salameh, luthier, musicien

• Kareem Samara, musicien, compositeur

• Leila Sansour, réalisatrice de films

• Lyad Staiti, musicien, directeur d’Al Kamandjati

• Yanal Staiti, musicien

• Reem Talhami, chanteuse

Source: BDS Movement




Les Palestiniens remercient la rappeuse de Chicago Noname pour sa solidarité et son courage

BDS – 11 février 2020 – Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël / États Unis

Les artistes conscients qui évitent de briser la ligne de piquetage palestinienne sont toujours bienvenus du bon côté de l’histoire.

La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI) remercie chaleureusement Noname pour sa solidarité significative et son courage moral.

En dépit des plus gros efforts de groupes de lobbying israéliens tels « Communauté Créative pour la Paix », des milliers d’artistes de par le monde ont publiquement endossé le boycott culturel d’Israël de l’apartheid.

Nombre d’autres refusent tranquillement des contrats à Tel Aviv, tout comme ils ont un jour refusé de jouer à Sun City dans l’Afrique du Sud de l’apartheid, reconnaissant leur responsabilité éthique de ne pas nuire à des luttes pacifiques pour la justice.

Les sociétés et salles israéliennes de promotion sont profondément complices des activités de propagande du régime d’extrême droite d’Israël coupable d’occupation et de nettoyage ethnique. Rien d’étonnant : ils offrent des cachets deux fois plus élevés que partout ailleurs.

Les artistes conscients qui évitent de briser la ligne de piquetage palestinienne sont toujours bienvenus du bon côté de l’histoire.

La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI) est membre fondateur du Comité National Palestinien BDS (BNC), la plus large coalition de la société palestinienne, qui dirige le mouvement mondial BDS.

Traduction SF pour BDS France

Source: BDS Movement




Publication d’une base de données longtemps attendue des Nations unies sur les colonies : une étape importante pour qu’Israël rende des comptes

 

12 février 2020, par Comité national palestinien de BDS (BNC)

Nous saluons cette liste onusienne longtemps attendue des compagnies complices. Certaines entreprises importantes impliquées dans les colonies illégales ne sont pas dans la base de données et doivent être ajoutées. Toutes ces entreprises doivent rendre des comptes.

La société civile palestinienne salue cette liste onusienne longtemps attendue de compagnies qui sont complices de l’entreprise de colonisation illégale d’Israël, ce qui constitue un crime de guerre selon le droit international. Nous remercions toutes les organisations des droits humains qui ont travaillé inlassablement à la publication de cet instrument important pour la transparence et la reddition de comptes.  

Respecter le droit international est la seule réponse appropriée aux tentatives par des régimes autoritaires et d’extrême-droite, menés par la Maison blanche de Trump et le gouvernement extrémiste d’Israël, de saper les droits humains et les règles de droit et d’imposer à la place la domination par le plus fort.

Reconnaissant le rôle important joué par les Nations Unies dans la fin de l’apartheid en Afrique du Sud, nous voyons la publication de cette base de données comme la première mesure significative et concrète par un organisme onusien pour faire rendre des comptes aux compagnies israéliennes et internationales qui rendent possibles les graves violations des droits palestiniens par Israël et en tirent profit. 

Des mentions notables parmi les 112 compagnies complices de cette liste onusienne de la honte sont les cinq banques israéliennes majeures dans lesquelles AXA investit (Bank Hapoalim, Bank Leumi, First International Bank of Israel, Mizrahi Tefahot Bank et Israel Discount Bank), Delta Israel, le concessionnaire exclusif de Puma en Israël, et Shapir, le partenaire de CAF pour le développement du métro léger de Jérusalem. Sont aussi inclus Delek Group, Egged, General Mills, Motorola Solutions, JCB, Alstom, la compagnie nationale israélienne d’eau Mekorot, et les entreprises de voyages TripAdvisor, Airbnb, Booking.com, Edreams et Expedia.

Néanmoins, de nombreuses entreprises et banques impliquées, directement ou indirectement, dans des activités commerciales dans ou avec les colonies, ne sont pas encore incluses dans la base de données. G4S, les compagnies Hewlett Packard, Elbit Systems, Caterpillar, Hyundai Heavy Industries, Volvo, Heidelberg Cement et Cemex font partie des nombreuses autres compagnies de premier plan qui sont irréfutablement impliquées dans l’entreprise de colonisation illégale d’Israël, comme cela a été méticuleusement documenté par des groupes pour les droits humains, le groupe de recherche israélien WhoProfits et le projet américain de l’American Friends Service Committee [quaker] Investigate. Pourtant elles manquent sur la liste des Nations Unies. 

Nous appelons à maintenir la pression populaire et celle de la société civile sur le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme pour qu’il respecte la résolution 31/36 du Conseil pour les droits de l’homme en résistant à la pression politique, qu’elle vienne des Etats-Unis, des états européens ou d’Israël, et en s’engageant à mettre constamment à jour la liste publiée.

Aucune compagnie internationale ou israélienne qui se rend complice en permettant, en facilitant ou en profitant du régime d’oppression d’Israël ne devrait jouir de l’impunité.

Il est grand temps pour toutes les institutions publiques, les conseils municipaux, les églises, les syndicats, les organisations culturelles, les universités, les fonds d’investissement et autres, de cesser d’avoir des contrats avec les compagnies sur la liste onusienne de la honte, de faire des achats de ces compagnies ou d’y investir, pour éviter toute complicité avec l’entreprise coloniale d’Israël.

Le mouvement BDS pour les droits palestiniens continuera sa lutte pacifique, soutenue par les personnes de conscience dans le monde entier, pour la liberté, la justice, l’égalité et pour mettre fin à toute complicité avec le régime d’occupation militaire, de colonialisme et d’apartheid de plusieurs décennies imposé par Israël.

Traduction: CG pour BDS France

Source : BDS Movement




« So French So Food »: lettre de BDS France à Air France

Campagne BDS France c/o Solidarité Palestine

21 ter Rue voltaire 

75011 Paris

Madame Anne Rigail

Directrice générale d’Air France

et

Madame Anne-Marie COUDERC

Présidente du conseil d’administration d’Air France

45, rue de Paris

95747 Roissy CDG Cedex.

Madame,

Nous constatons une nouvelle fois le partenariat de la compagnie nationale Air France avec l’évènement « So French So Food », semaine de la gastronomie française en Israël, qui se tiendra à Tel Aviv du 9 au 13 février 2020.

Nous vous demandons de reconsidérer ce partenariat d’un évènement dont l’objectif est de se servir de la haute cuisine pour masquer les violations massives par Israël du droit international.

Au moment de la publication par le président des États-Unis d’un plan dit « de paix », qui est en réalité un plan d’annexion et de liquidation de la cause palestinienne, la seule réaction possible est de refuser la loi du plus fort, et de rejeter de façon claire et sans détour tout partenariat avec un évènement qui constitue en réalité un élément d’une opération de blanchiment des violations généralisées des droits fondamentaux des Palestiniens.

Israël est un État qui continue et continuera, avec l’aval du gouvernement américain, à tourner délibérément le dos au droit international, si nous-mêmes, nous nous taisons et pire, nous nous rendons complices des agissements de cet état pour masquer ses crimes.

En 2005, plus de 170 organisations de la société civile palestinienne ont appelé au boycott, désinvestissements et sanctions (BDS) contre Israël jusqu’à ce que celui-ci se conforme au droit international et mette fin à ses violations des droits humains.

Dans le cadre de cet appel, nous attendons d’une compagnie nationale qu’elle participe à la demande de respect du droit international et des droits humains qui est le meilleur moyen pour veiller à ce que les Palestiniens, selon l’expression même du militant anti-apartheid d’Afrique du Sud, qui soutient le BDS, l’archevêque Desmond Tutu, ne soient pas réduits à «ramasser des miettes de compassion jetées de la table de ceux qui se considèrent comme (leur) maître, », mais à ce qu’ils aient le « menu complet de leurs droits ».

Nous vous en prions, annulez votre partenariat avec l’évènement « So French So Food ».

Nous nous tenons à votre disposition pour toute précision complémentaire.

Dans l’attente d’une réponse à cette lettre, nous vous adressons, Madame, nos sincères salutations.

Juliette Simon

Pour la Campagne BDS France

Mail : campagnebdsfrance@yahoo.fr

Site : https://www.bdsfrance.org/




À Paris, soirée de mobilisation avec Ahmed Abu Artema

Jeudi 30 janvier 2020 la Campagne BDS France à Paris, Forum Palestine Citoyenneté, l’Association de Palestiniens en Ile de France, l’AFPS Paris-Sud, l’AFPS Paris 14/6, Solidaires et l’Union Juive Française pour la Paix ont organisé une soirée et débat avec Ahmed Abu Artema, jeune journaliste et activiste de Gaza, né à Rafah, réfugié au village d’Al Ramla et l’un des initiateurs de la Grande Marche du retour à Gaza.

Cette soirée a mobilisé un public très important. Elle a été introduite par une militante de la Campagne BDS France à Paris qui a rappelé la situation générale en Palestine et Israël et certaines vérités historiques que l’annonce de « l’accord du siècle » de Trump cherche à faire disparaitre.

Ahmed Abu Artema a présenté de manière émouvante son histoire personnelle et celle des Marches du retour. Il a décrit ces marches comme la révolte d’un peuple qui, ne supportant plus d’être enfermé et persécuté dans des murs, veut ébranler ces murs et interpeller le monde entier pour qu’il réagisse et reconnaisse la légitimité du droit au retour des réfugiés palestiniens. Il a insisté sur le rôle crucial de la campagne internationale BDS pour mettre en échec la politique coloniale et d’apartheid israélienne. Il a expliqué qu’il n’y aura pas de paix dans cette partie du monde qui inclue Gaza, Israël et la Cisjordanie tant que continueront la colonisation, l’occupation, le blocus de Gaza et le refus du droit au retour des réfugiés palestiniens. Il a dit sa confiance à l’égard de militants anti-apartheid juifs israéliens, si minoritaires soient-ils aujourd’hui.

Le public, très varié et mobilisé, a posé et évoqué de multiples questions : la politique des puissances complices d’Israël, les difficultés politiques internes au peuple palestinien et comment les surmonter, les chantages à l’antisémitisme à l’encontre des amis de la Palestine, etc.

La soirée s’est terminée par la conviction que quelles que soient nos préoccupations ou nos approches particulières concernant la Palestine, la campagne BDS concerne aussi notre propre avenir : la paix dans le monde, la survie du droit international, l’avenir du vivre ensemble face aux politiques racistes, sécuritaires, xénophobes… dont Israël est à l’avant-garde.

Non, nous n’abandonnerons pas la Palestine : en soutenant la résistance palestinienne, nous combattons pour permettre l’avènement d’un monde vivable !




« Nous appelons à la libération des défenseurs des droits humains injustement détenus en Egypte »

| Collectif de 66 députés et eurodéputés français pour Le Monde

Tribune

A l’initiative de Mireille Clapot, députée LRM de la Drôme, un collectif de soixante-six députés et eurodéputés français de différents groupes politiques appelle à la libération de Ramy Shaath et des défenseurs des droits humains détenus arbitrairement en Égypte.

Le 25 janvier 2011, les Égyptiens descendaient dans les rues pour demander pain, liberté et justice sociale. Neuf ans après, le constat est sans équivoque : le changement qu’ils réclamaient ne s’est pas produit.

Pire, nous assistons même à un durcissement sans précédent de la répression qui s’exerce aujourd’hui à l’égard de la société civile, des défenseurs des droits humains, des militants politiques, avocats et journalistes. Neuf ans après, ceux qui ont porté la révolution égyptienne ont été emprisonnés par milliers, à l’image d’Alaa Abdel Fattah, Ziad El-Eleimy, Mahienour El-Massry, Haytham Mohamadeen, Mohamed El-Qassas ou encore Ramy Shaath.

Cofondateur et ancien secrétaire général par intérim du parti égyptien Al-Destour en 2012, ce dernier est une figure de la révolution égyptienne de 2011. Il est aussi le cofondateur du mouvement BDS [Boycott, désinvestissement, sanctions] en Égypte. Harcelé depuis de nombreuses années par les autorités, il est arrêté le 5 juillet 2019 par les forces de l’ordre à son domicile. Il ne réapparaîtra que trente-six heures plus tard devant le parquet de la Sûreté de l’État, sans avoir pu contacter son avocat ou sa famille.

Son épouse française est expulsée manu militari du pays où elle réside pourtant légalement depuis plus de sept ans. La détention provisoire de Ramy Shaath est depuis régulièrement renouvelée, sans aucun fondement légal. A plusieurs reprises, ses audiences ont même été décalées par surprise, empêchant de fait la présence d’observateurs internationaux. Détenu dans des conditions inhumaines et privé de soins appropriés comme le reste de ses codétenus (ils sont dix-huit dans 25m²), sa santé s’est détériorée.

Dénigrement et harcèlement

Le traitement qu’il subit est emblématique de la répression en cours : dénigrement et harcèlement, arrestations de masse, disparitions forcées, procédures inéquitables, mauvais traitements en prison. Il y a quelques jours, Moustafa Kassem, un ressortissant américain, est décédé en prison des suites d’une grève de la faim et de négligences médicales. Deux autres prisonniers sont morts de froid. Près de quatre mille personnes ont par ailleurs été arrêtées ces derniers mois. Dans son dernier rapport, Amnesty International évoque une « justice parallèle » qu’incarne le parquet général de la Sûreté de l’État et un « État permanent d’exception ».

Nous, députés et eurodéputés français, sommes très préoccupés par cette situation dramatique, contraire à l’ensemble des engagements internationaux pris par l’Égypte. Nos démarches, en particulier auprès de l’ambassadeur d’Égypte en France, sont restées sans réponse. Malgré les conclusions de l’Examen périodique universel du Conseil des droits de l’homme sur la situation en Égypte, bien que le cas de Ramy Shaath ait été soulevé en Égypte par le ministre des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, malgré notre action de parlementaires français et européens, le silence des autorités égyptiennes est assourdissant.

En cet anniversaire de la révolution de 2011, nous continuons d’appeler solennellement à la libération des défenseurs des droits humains injustement détenus en Égypte, comme nous appelons les autorités françaises à tout mettre en œuvre pour permettre ces libérations. En Égypte comme ailleurs, nul ne devrait perdre sa liberté pour avoir défendu celle des autres.

Les députés signataires de cette tribune sont :

Jean-Félix Acquaviva, député (Libertés et territoires) de la Haute-Corse ; Clémentine Autain, députée (LFI) de la Seine-Saint-Denis ; Delphine Bagarry, députée (LRM) des Alpes-de-Haute-Provence ; Erwan Balanant, député (MODEM) du Finistère ; Grégory Besson-Moreau, député (LRM) de l’Aube ; Ugo Bernalicis, député (LFI) du Nord ; Moetai Brotherson, députée (GDR) de la Polynésie française ; Samantha Cazebonne, députée (LRM) des Français établis hors de France ; Jean-François Cesarini, député (LRM) du Vaucluse ; Annie Chapelier, députée (apparentée LRM) du Gard ; Mireille Clapot, députée (LRM) de la Drôme ; Eric Coquerel, député (LFI) de la Seine-Saint-Denis ; Alexis Corbière, député (LFI) de la Seine-Saint-Denis ; Marguerite Deprez-Audebert, députée (MODEM) du Pas-de-Calais ; Jennifer De Temmerman, députée (LRM) du Nord ; Nicole Dubré-Chirat, députée (LRM) de Maine-et-Loire ; Frédérique Dumas, députée (Libertés et territoires) des Hauts-de-Seine ; Stella Dupont, députée (LRM) de Maine-et-Loire ; Elsa Faucillon, députée (GDR) des Hauts-de-Seine ; Pascale Fontenel-Personne, députée (apparentée LRM) de la Sarthe ; Laurence Gayte, députée (LRM) des Pyrénées-Orientales ; Olga Givernet, députée (LRM) de l’Ain ; Fabien Gouttefarde, député (LRM) de l’Eure ; Sandrine Josso, députée (Libertés et territoires) de la Loire-Atlantique ; Hubert Julien-Laferriere, député (LRM) du Rhône ; Yannick Kerlogot, député (LRM) des Côtes-d’Armor ; Jacques Krabal, député (LRM) de l’Aisne ; Bastien Lachaud, député (LFI) de la Seine-Saint-Denis ; Pascal Lavergne, député (LRM) de la Gironde ; Marion Lenne, députée (LRM) de Haute-Savoie ; Mounir Mahjoubi, député (LRM) de Paris ; Jacques Maire, député (LRM) des Hauts-de-Seine ; Jacques Marilossian, député (LRM) des Hauts-de-Seine ; Jean-François Mbaye, député (LRM) du Val-de-Marne ; Sandrine Mörch, députée (LRM) de Haute-Garonne ; Danièle Obono, députée (LFI) de Paris ; Bertrand Pancher, député (Libertés et territoires) de la Meuse ; Christine Pires-Beaune, députée (Socialistes et apparentés) du Puy-de-Dôme ; Dominique Potier, député (Socialistes et apparentés) de Meurthe-et-Moselle ; Florence Provendier, députée (LRM) des Hauts-de-Seine ; Loïc Prud’homme, député (LFI) de la Gironde ; Isabelle Rauch, députée (LRM) de la Moselle ; Cécile Rilhac, députée (LRM) du Val-d’Oise ; Mireille Robert, députée (LRM) de l’Aude ; Sabine Rubin, députée (LFI) de la Seine-Saint-Denis ; Nathalie Sarles, députée (LRM) de la Loire ; Liliana Tanguy, députée (LRM) du Finistère ; Valérie Thomas, députée (LRM) du Puy-de-Dôme ; Laurence Trastour-Isnart, députée (LR) des Alpes-Maritimes ; Nicole Trisse, députée (LRM) de la Moselle ; Arnaud Viala, député (LR) de l’Aveyron ; Martine Wonner, députée (LRM) du Bas-Rhin.

Les eurodéputés signataires sont :

François Alfonsi (EELV) ; Benoît Biteau (EELV) ; Damien Carême (EELV) ; David Cormand (EELV) ; Gwendoline Delbos-Corfield (EELV) ; Karima Delli (EELV) ; Pascal Durand, (Renew Europe) ; Christophe Grudler (Renew Europe) ; Bernard Guetta (Renew Europe) ; Michèle Rivasi (EELV) ; Caroline Roose (EELV) ; Mounir Satouri (EELV) ; Marie Toussaint (EELV) ; Salima Yenboy (EELV).

Source : Le Monde




Paris : RENCONTRE ET DÉBAT AVEC AHMED ABU ARTEMA

GRANDES MARCHES DU RETOUR A GAZA :

RENCONTRE ET DÉBAT AVEC AHMED ABU ARTEMA

Ahmed Abu Artema est un jeune journaliste et activiste palestinien de Gaza, né à Rafah et réfugié au village d’Al Ramla. Il est l’un des initiateurs de la Grande Marche du retour à Gaza et aussi membre de la Campagne pour un État unique et démocratique.

En tournée européenne, il sera de passage à Paris fin janvier.

BDS France Paris, Forum Palestine Citoyenneté, l’Association de Palestiniens en Ile de France, l’AFPS Paris-Sud, l’AFPS Paris 14/6,  Solidaires et l’Union Juive Française pour la Paix organisent une soirée et débat avec lui le

Jeudi 30 janvier à 19 H au CICP, 21 ter rue Voltaire, 75 011 Paris

M° Rue des Boulets

Depuis 2006 l’État d’Israël, qui a toujours refusé de se conformer à la résolution 194 stipulant le droit au retour des réfugiés palestiniens après la Nakba, impose à la population de Gaza un blocus insupportable et illégal.

Des rassemblements y ont été organisés tous les vendredis depuis le 30 mars 2018 par de nombreux manifestant-e-s non violent-e-s. Ils ont été durement réprimés par l’armée israélienne, qui a massacré plus de 300 manifestant-e-s et mutilé de nombreux autres.

Notre rencontre avec Ahmed Abu Artema permettra d’approfondir les questions suivantes :

Quel est le bilan des marches du retour et leur avenir ?

Quelle est la situation à Gaza ?

Quelle est la situation de la résistance palestinienne et quelles sont ses perspectives ?

Comment renforcer la Campagne internationale BDS ?

 

Soyons solidaires du peuple palestinien,

qui résiste courageusement à la politique coloniale et d’apartheid

que lui impose l’État d’Israël !

 

Venez nombreuses/breux !




Belle victoire de la campagne #BoycottPuma

Le Liverpool FC rejette l’offre de parrainage de Puma

Cette semaine, le Liverpool FC a annoncé qu’il signerait avec Nike, plutôt qu’avec Puma, en tant que fournisseur officiel de ses équipements à partir de la saison prochaine. Leur décision intervient au milieu d’une campagne internationale croissante pour que les équipes sportives boycottent Puma pour leur complicité avec les crimes de guerre israéliens.

Puma est le principal sponsor de l’Association israélienne de football (IFA), qui comprend des clubs de football basés dans des colonies israéliennes illégales sur des terres palestiniennes volées. Toutes les colonies sont considérées comme des crimes de guerre en vertu du droit international.

En tant que l’un des meilleurs fabricants mondiaux de vêtements de sport, le parrainage de Puma confère une légitimité internationale à l’IFA et contribue à maintenir son implication directe dans le soutien aux colonies illégales. Plus de 200 équipes palestiniennes ont appelé Puma à mettre fin à son soutien à l’occupation militaire d’Israël en mettant fin à son accord de parrainage avec l’IFA – mais Puma a ignoré ces demandes.

Durant l’été, les rapports  ont positionné Puma comme un concurrent sérieux en lice pour le nouvel accord lucratif avec Liverpool FC. Au cours des six derniers mois, cependant, la campagne internationale contre Puma a pris de l’ampleur, avec plus de 30 000 courriels envoyés par des fans de football exhortant les clubs britanniques à abandonner les accords de parrainage de kits Puma.

James Tuite, l’agent des campagnes de la PSC  (Palestine Solidarity Campaign), a déclaré:

« Nous saluons la décision du Liverpool FC de ne pas traiter avec Puma et remercions les centaines de supporters du PSC qui leur ont écrit au sujet de la campagne #BoycottPuma. C’est un bon début et nous exhortons les autres clubs à emboîter le pas. Pour éviter toute complicité avec les crimes de guerre israéliens, nous appelons également le Liverpool FC à mettre fin à son partenariat avec AXA Assurance – qui a des liens avec le fabricant d’armes israélien Elbit Systems et investit dans des banques israéliennes qui financent les colonies illégales. »

Source : PSC




Comment la campagne de boycott contre Israël s’est-elle accrue en 2019 ?

Nora Barrows-Friedman, 30 décembre 2019

L’année passée a vu la croissance régulière de la campagne non violente de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) visant à faire pression sur Israël pour qu’il respecte les droits palestiniens.

Il y a eu des victoires importantes de BDS en 2019 malgré l’augmentation des calomnies, des attaques ciblées et des tentatives directes pour criminaliser le mouvement.

Des États-Unis au Canada ou à l’Europe, les gouvernements ont approuvé les efforts d’Israël, depuis des années, pour que le militantisme en faveur des droits palestiniens soit confondu avec de l’antisémitisme, afin d’étouffer les campagnes BDS.

Des reportages d’investigation ont démasqué en 2019 les efforts anti-BDS d’Israël, exposant les réseaux d’espions israéliens et de surveillance à la pointe de la technologie fondés et orchestrés par le ministère israélien des Affaires stratégiques.

Ce département est consacré à une « guerre globale » contre BDS et tente de cacher son implication en utilisant comme couverture des groupes qui « ne veulent pas exposer leurs relations avec l’état ».

En février, des reportages dans The New Yorker ont révélé que Psy-Group, une compagnie privée israélienne de renseignements maintenant disparue, était payée pour espionner des étudiants et militants américains impliqués dans BDS.

Confirmant ce que The Electronic Intifada a signalé depuis des années, des médias israéliens ont rapporté en juin que le Mossad – la violente agence d’espionnage d’Israël – est aussi impliqué dans la guerre contre BDS.

Mais la réaction des défenseurs des droits humains, palestiniens et internationaux, a été inébranlable.

L’année a commencé par des attaques sans relâche contre Ilhan Omar, une congressiste américaine qui a dit la vérité à propos de l’influence du lobby pro-Israël sur la politique des États-Unis. Omar n’a pas seulement été attaquée par les Républicains de droite, mais aussi par des membres de son propre parti démocrate qui ont continué à l’accuser faussement d’antisémitisme parce qu’elle critique la relation entre les États-Unis et Israël. Malgré les calomnies, Omar a présenté une résolution en juillet soutenant le droit au boycott et a explicitement offert son soutien à BDS. Le refus d’Omar de se taire sur Israël et sur le droit de la société civile à s’engager dans le mouvement croissant de boycott a reflété la résolution des militants du monde entier à amplifier leurs campagnes.

Voici quelques-unes des victoires majeures pour les droits palestiniens qui ont été couvertes par The Electronic Intifada en 2019 :

Les colonies sont confrontées à des défaites juridiques et financières

Les experts juridiques de l’Union européenne et la Cour européenne de justice ont statué cette année que les biens des colonies israéliennes en territoire palestinien occupé doivent être étiquetés de manière à indiquer qu’ils proviennent des colonies.

C’est un coup de pouce aux efforts déployés en Europe pour restreindre ou bannir le commerce des biens des colonies.

En janvier, un projet de loi pour interdire le commerce des biens issus des colonies israéliennes a été voté par la chambre basse du parlement d’Irlande, une étape majeure dans son chemin pour devenir une loi. A l’été, malgré la pression d’Israël et de ses lobbyistes pour le contrecarrer – y compris par des membres du Congrès des États-Unis— le soutien à ce projet de loi était resté solide parmi les représentants élus à Dublin.

En octobre, Oslo, la capitale de la Norvège, a banni des contrats publics les biens et les services des colonies israéliennes. Les partis politiques de gauche gouvernant la ville se sont engagés pour garantir que les marchés publics n’incluent pas de « biens et de services produits sur un territoire occupé en violation du droit international ».

De manière analogue à la décision historique de la Cour européenne de justice, la Cour fédérale du Canada a décidé en juillet que les vins produits dans des colonies sur le territoire palestinien occupé ne peuvent pas être étiquetés « Made in Israël » [Produit en Israël]. Affirmant le droit des citoyens à s’impliquer dans des boycotts, la cour a décidé que les personnes qui souhaitent exprimer leurs opinions politiques par leurs décisions d’achat « doivent recevoir une information exacte sur la source des produits en question ». Immédiatement après la décision, les groupes de lobby pro-Israël et le gouvernement israélien ont commencé à faire pression sur le gouvernement de Justin Trudeau pour faire appel, ce qu’il a fait en septembre. Les militants et experts juridiques continuent à combattre la procédure d’appel.

Des corporations internationales de premier plan se sont retirés d’appels d’offres lucratifs pour étendre les voies ferrées des colons israéliens en mai. Israël construit le tramway de Jérusalem pour relier les colonies en Cisjordanie occupée les unes aux autres et à Jérusalem-Est occupé. Le constructeur de trains français Alstom s’est retiré d’un consortium de soumissionnaires à l’appel d’offres pour étendre le tramway colonial, en mentionnant ses inquiétudes vis-à-vis des droits humains. Avec l’effondrement de l’offre impliquant Alstom, une autre compagnie européenne – l’opérateur de transport de Barcelone Moventia – a aussi été contrainte de se retirer, parce qu’elle faisait partie du même consortium. Le géant canadien d’ingénierie Bombardier s’est aussi retiré d’un appel d’offres pour étendre et faire opérer le tramway – ainsi que Macquarie d’Australie et Siemens d’Allemagne. Un consortium mené par une compagnie grecque a aussi échoué à répondre à l’appel d’offres pour étendre le tramway, malgré un fort soutien du gouvernement grec. Il a été confronté à une ferme opposition des ouvriers grecs. Le consortium gagnant, cependant, inclut un constructeur de train basé en Espagne, CAF, mais les maires, les ouvriers et les militants de la région basque se battent encore pour stopper toute implication dans la voie ferrée de l’apartheid israélien.

Le refus des produits israéliens 

Des compagnies en affaires avec l’armée israélienne ont été abandonnées par un syndicat important et par une équipe américaine professionnelle de basketball, et des militants britanniques ont arrêté des usines d’armes israéliennes.

Pendant l’été, Unite the Union – le deuxième plus important syndicat britannique et irlandais, se targuant de plus d’un million de membres — a résolu de mettre fin aux achats de produits Hewlett-Packard.

En commémoration du cinquième anniversaire des attaques israéliennes sur Gaza en 2014 — qui ont tué plus de 2200 Palestiniens dont 550 enfants — des militants du Royaume-Uni ont organisé une manifestation de trois jours début juillet. Ils ont occupé le toit de l’usine d’armes Elbit-Ferranti à Odlham, près de Manchester, usine qui est une propriété israélienne. Ils ont demandé au gouvernement britannique d’imposer un embargo des armes de la compagnie et de fermer les usines israéliennes Elbit basées au Royaume-Uni. Elbit est le plus grand fabriquant d’armes d’Israël. La compagnie décrit ses drones comme l’« épine dorsale » du parc israélien. La manifestation a effectivement bloqué les opérations de l’usine pendant deux jours, ont dit les militants. Un mois plus tard, des militants de Sandwich ont fermé une usine appartenant à Elbit pendant deux autres jours.

Et à Portland, dans l’Orégon, l’équipe de basketball des Portland Trail Blazers a mis fin à son partenariat avec Leupold & Stevens, un constructeur de viseurs qui fournit les armées américaines et israéliennes. Les Blazers avaient subi des pressions pour qu’ils coupent leurs liens avec cette compagnie basée dans l’Orégon, à cause de l’utilisation par Israël de son équipement pour tuer et mutiler des manifestants palestiniens non armés à Gaza.

Pendant l’été, des Palestiniens ont organisé des campagnes de boycott internationales pour appeler la marque de sportswear Puma à mettre fin à son soutien d’équipes de football basées dans les colonies israéliennes.

Les lois anti-BDS contestées

Aux États-Unis, alors que l’état et les législateurs fédéraux promouvaient des mesures draconiennes pour protéger Israël des campagnes de boycott, les défenseurs des droits civiques ont riposté et gagné d’importantes victoires juridiques.

Un tribunal fédéral du Texas a émis une injonction temporaire en avril contre la loi de cet état de 2017 qui requiert des employés publics et des entrepreneurs sous contrat avec l’état de ne pas boycotter Israël.  Cette loi du Texas fait partie des tentatives à l’échelle nationale pour stigmatiser et mettre hors la loi les campagnes BDS. Avec l’encouragement d’Israël et de son lobby, 27 états américains ont adopté des mesures anti-BDS. La décision du tribunal texan suit des décisions similaires par des juges fédéraux contre des lois anti-BDS en Arizona et au Kansas, décisions qui se fondent sur la violation du premier amendement [de la constitution des États-Unis, portant sur la liberté d’expression]. Des actions en justice contre des lois anti-BDS sont aussi en cours au Maryland et en Arkansas.

Une enquête a montré que les Américains rejettent à une très grande majorité les lois destinées à punir les supporters de BDS. Plus de 70% s’opposent aux lois qui ciblent le militantisme par le boycott, en tant qu’elles restreignent le droit à la libre expression. Des mesures similaires encore en attente au Congrès sont confrontées à la forte opposition des groupes de défense des libertés civiques.

Au Canada, le conseil municipal de Calgary a rejeté une tentative par des groupes de lobbying pro-Israël de stigmatiser la critique d’Israël, en particulier les actions militantes de boycott, comme étant de l’antisémitisme. Les dirigeants de la ville ont voté en novembre pour amender une motion portant sur la lutte contre l’antisémitisme et incluant des formulations qui auraient pu amener à caractériser les campagnes en faveur des droits palestiniens comme du sectarisme anti-juif.

Étudiants et universitaires ne se laissent pas décourager

Malgré les attaques brutales contre des étudiants par les législateurs locaux et fédéraux – et des programmes d’état qui osent mentionner les campagnes pour les droits palestiniens – le militantisme en faveur du boycott a continué à fleurir sur les campus et dans les milieux universitaires en 2019.

En août, après une bataille de trois ans, les étudiants de l’université Fordham ont gagné une victoire juridique historique contre l’interdiction unilatérale par l’université d’une branche locale de l’association Students for Justice in Palestine [SJP, Étudiants pour la justice en Palestine]. Après avoir essayé de lancer une branche de SJP en 2015, les étudiants ont été soumis à une enquête d’un an. Ils ont été interrogés à de nombreuses reprises sur leurs opinions politiques, leurs affiliations et leurs opinions sur BDS.

En février, il y a eu une victoire critique pour la liberté universitaire lorsqu’un juge fédéral a rejeté une action contre l’American Studies Association [Association des études américaines] à propos de sa décision de 2013 de soutenir le boycott des institutions universitaires israéliennes.

Les étudiants de l’université Brown à Rhode Island sont devenus les premiers dans une institution de la Ivy League [groupe d’universités privées prestigieuses de la côte est des États-Unis] à voter dans un référendum un appel au désinvestissement des entreprises complices des violations des droits humains d’Israël. Le vote de Brown suit une résolution similaire votée par le conseil des étudiants de Swarthmore College début mars.

En février, les étudiants de l’université de Manchester au Royaume-Uni ont fait irruption à une réunion du conseil d’administration pour demander aux administrateurs de désinvestir l’université de Caterpillar, une entreprise impliquée dans les crimes de guerre israéliens. Caterpillar fournit des bulldozers que l’armée israélienne utilise pour démolir les maisons palestiniennes.

Le boycott culturel prend de l’essor 

Des artistes variés ont non seulement abandonné des concerts en Israël, mais aussi résisté aux pressions pour garder le silence sur la violence d’Israël.

En juin, le rappeur américain Talib Kweli a refusé de céder aux demandes de deux festivals allemands pour qu’il condamne le mouvement BDS. Il a été désinvité des festivals à cause de son refus de répudier son soutien aux droits palestiniens. Kweli a dit qu’il ne voudrait pas « s’ auto-censurer et mentir à propos de BDS pour un chèque ». La chambre basse du parlement d’Allemagne, le Bundestag, a voté une résolution en mai égalant faussement BDS à de l’antisémitisme. La calomnie contre un mouvement non violent qui rejette toutes les formes de racisme a suscité des protestations et des appels de Palestiniens en Cisjordanie occupée et dans la Bande de Gaza à annuler des spectacles en solidarité avec Kweli.

Des personnes de toute l’Europe sont intervenues en réponse à l’appel palestinien à boycotter le Concours de chansons de l’Eurovision qui était organisé à Tel Aviv en mai. Des dizaines de groupes LGBTQ avaient appelé à un boycott de l’Eurovision, et beaucoup ont organisé des fêtes « sans apartheid » la nuit de la finale de l’Eurovision en guise d’alternatives. Dans la période précédant le concours, plus de 100 artistes français ont dénoncé le fait que l’Eurovision ait lieu à Tel Aviv, mentionnant les crimes d’Israël, y compris la destruction délibérée en 2018 de la principale salle de spectacles de Gaza, le Centre culturel Said al-Mishal. Des dizaines d’anciens participants au mouvement irlandais contre l’apartheid sud-africain ont repris des appels à la candidate de l’Irlande, Sarah McTernan, pour qu’elle se retire de l’Eurovision. Des militants à Genève ont remis au siège de l’European Broadcasting Union, l’organisme organisateur du concours, une pétition contre l’organisation de l’Eurovision à Tel Aviv qui avait recueilli 136 000 signatures. L’Eurovision n’a pas répondu aux espoirs d’Israël, à savoir que le concours amènerait un afflux de touristes. Le flot de visiteurs espéré à Tel Aviv ne s’est pas matérialisé et des milliers de tickets n’ont pas été vendus, obligeant les organisateurs à offrir des sièges.

Et en juin, George P. Smith, chimiste récipiendaire du prix Nobel, et 19 autres scientifiques ont signé un appel aux étudiants et à leurs mentors pour boycotter les Olympiades internationales de physique en Israël, « soutenir les droits humains des jeunes élèves et étudiants palestiniens, en particulier leurs droits à l’éducation ».

Voici les actions militantes et les victoires de 2019, et d’autres viendront en 2020.

Nora Barrows-Friedman

Nora Barrows-Friedman est rédactrice et éditrice adjointe à The Electronic Intifada et l’auteure de In Our Power: US Students Organize for Justice in Palestine (Just World Books, 2014).

Trad. CG pour BDS France

Source: Electronic Intifada




Plus de 50 académiciens et militants condamnent l’appel du Consul général indien qui soutient le modèle israélien pour le Cachemire, et ils appellent à un embargo militaire sur Israël

30 novembre 2019 – BDS India

En appelant à un embargo militaire sur Israël, nous appelons aussi à mettre fin aux liens qui favorisent le siège et la répression en cours au Cachemire.

Lors d’un évènement privé à New York samedi dernier, le 23 novembre, le Consul général de l’Inde à New York, Sandeep Charkravorty, a tenu, dans le contexte du retour des Pandits cachemiriens, des propos scandaleux proposant de suivre le modèle israélien au Cachemire. Même s’il n’a pas spécifié s’il se référait alors à Israël en tant que tel ou à ses colonies en Cisjordanie, Mr Chakravorty, en sa qualité de diplomate indien, a recommandé la politique d’Israël, c’est-à-dire une politique d’apartheid, de crimes de guerre et de nettoyage ethnique et qu’elle soit mise en œuvre au Cachemire. Plus loin dans son intervention, il déclara aussi que « la culture du Cachemire est une culture indienne, qu’elle est une culture hindoue ». L’intervention avait lieu lors d’une rencontre privée entre la communauté de la diaspora des Pandits cachemiriens et Vivek Agnihotri, un réalisateur dont la propagande éhontée a contribué à la création du mythe des « naxalites urbains », un terme désormais régulièrement utilisé pour persécuter les militants et les défenseurs des droits humains en Inde.

Alors que le gouvernement prétendait que l’abrogation de l’article 370 et la répression qui avait suivi au Cachemire, et qui entraient maintenant dans leur quatrième mois, recherchaient le « développement » du Cachemire, Mr Chakravorty dévoilait par mégarde le noyau nationaliste hindou qui se cachait derrière cette décision. Il est déplorable que la douleur et le traumatisme de la communauté Pandit du Cachemire soient utilisés comme des armes pour le programme commun du régime. Il est en outre évident que la classe dominante a été imprégnée de son idéologie, en Inde et à l’extérieur.

La révocation des articles 370 et 35 (A) était dès le départ appelé à s’inspirer de la politique de colonisation de peuplement israélienne par des voix progressistes et laïques. Au cours des cinq années passées, l’Inde a été le plus grand importateur d’armes israéliennes, des transactions dont le montant monte chaque année jusqu’à 1 milliard de dollars. En outre, des entreprises indiennes se sont lancées dans des coentreprises avec des entreprises israéliennes d’armement pour fabriquer des drones et des fusils. Des délégations de l’armée israélienne se sont rendues au Cachemire et des stagiaires des services de police indiens ont été envoyés en Israël pendant une semaine dans le cadre de leur programme. La coopération en matière sécurité entre les deux est complexe et inévitablement, cela signifie un échange de méthodes et de tactiques. Plus récemment, il a été révélé que des militants et des avocats avaient été ciblés par le logiciel espion israélien Pegasus. Le projet de loi déposé pour amender la citoyenneté vise à conférer « un droit au retour » aux non-musulmans des pays voisins de l’Inde, tout comme Israël le fait pour les personnes juives à travers le monde. Il existe une collaboration idéologique de l’hindouïté avec le sionisme derrière ces transactions sur les armes, et cette coopération en matière de sécurité.

Les armes et les tactiques que l’Inde reçoit d’Israël sont « testées sur le terrain » sur les Palestiniens. Les achats d’armes par l’Inde servent directement à financer l’occupation israélienne des territoires palestiniens. En début de ce mois, Israël a tué 34 Palestiniens à Gaza, dans des frappes aériennes, dont une famille de huit membres. L’apartheid, l’occupation et le colonialisme d’Israël tirent leur impunité du soutien qu’ils reçoivent d’États comme l’Inde. Maintenant, plus que jamais, il nous incombe d’associer notre lutte pour la démocratie et la laïcité à celle des Palestiniens pour leur libération. En appelant à un embargo militaire sur Israël, nous appelons aussi à mettre fin aux liens qui favorisent le siège et la répression en cours au Cachemire. Ce sera un moyen efficace pour véritablement mettre un terme à la mise en application du modèle israélien au Cachemire.

 

Ont approuvé :

1. Achin Vanaik, Retd. Professor of International Relations, University of Delhi
2. Pamela Philipose, Senior Journalist
3. Githa Hariharan, Writer
4. Tapan Bose, Filmmaker and Human Rights defender
5. Dipankar Bhattacharya, General Secretary, CPIML Liberation
6. Kavita Krishnan, Secretary, AIPWA
7. Nandita Narain, Associate Professor, St Stephen’s College, Delhi
8. Apoorvanand, Professor, Department of Hindi, Delhi University
9. Nivedita Menon, JNU
10. Nuzhat Kazmi, Professor, Faculty of Fine Art, Jamia Millia Islamia
11. Vivan Sundaram, Artist
12. Sukrita Lahiri, PhD Scholar, JNU
13. Sukla Sen, Peace Activist, Mumbai
14. Marcy Newman, author of The Politics of Teaching Palestine to Americans.
15. Imrana Qadeer, CSD, Delhi
16. Uma V Chandru, Anthropologist and Rights Activist
17. Anand Patwardhan, Filmmaker
18. Gautam Mody, General Secretary, New Trade Unions Initiative
19. Sudhanva Deshpande, Theatre Artist and Publisher
20. Aparna Sundar, Independent Researchers, Toronto
21. Dean Accardi, Assistant Professor of History, Connecticut College, USA
22. Raja Qaiser Ahmad, Quaid-i-Azam University, Islamabad, Pakistan
23. Omer Aijazi, Postdoctoral Fellow, University of Toronto, Canada
24. Dibyesh Anand, Professor of International Relations, University of Westminster, UK
25. Mirza Saaib Beg, Lawyer, London, UK
26. Mona Bhan, Associate Professor of Anthropology and the Ford Maxwell Professor of South Asian Studies, Syracuse University, USA
27. Emma Brännlund, Senior Lecturer in Politics and International Relations, University of the West of England (UWE Bristol), UK
28. Farhan Mujahid Chak, Associate Professor, Qatar University, Qatar
29. Iffat Fatima, Filmmaker, India
30. Javaid Hayat Khan, Ph. D. Independent Researcher and Analyst, Edmonton, Alberta, Canada
31. Serena Hussain, Associate professor, Coventry University, UK
32. Shrimoyee Nandini Ghosh, Lawyer and Legal Researcher, India
33. Nitasha Kaul, Associate Professor, University of Westminster, UK
34. Suvir Kaul, A.M. Rosenthal Professor, Department of English, University of Pennsylvania, USA
35. Fozia Nazir Lone, Associate Professor of International Law, City University of Hong Kong, Hong Kong
36. Laura Lucia Notaro, Consultant, Sustainable Development, Milan, Italy
37. Inshah Malik, Assistant Professor, Kardan University, Kabul, Afghanistan
38. Deepti Misri, Associate Professor, University of Colorado, Boulder, USA
39. Preetika Nanda, Research Scholar, India
40. Immad Nazir, Research Scholar, University of Erlangen-Nuremberg, Germany
41. Idrisa Pandit, Independent Scholar, Waterloo, Canada
42. Samina Raja, Professor, University of Buffalo, USA
43. Mehroosh Tak. Lecturer, Royal Veterinary College, London, UK
44. Nishita Trisal, PhD Candidate, University of Michigan, Ann Arbor, USA
45. Saiba Varma, Assistant Professor, University of California, San Diego, USA
46. Ather Zia, Assistant Professor, University of Northern Colorado, USA
47. Gautam Navlakha, PUDR and Newsclick
48. Sunaina Maira, Professor, Asian American Studies, UC Davis and a founding organizer of the US Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (USACBI)
49. US Campaign for Academic and Cultural Boycott of Israel
50. Ahmar Raza
51. Mani Shankar Aiyar, Former Member of Indian Parliament and diplomat
52. Richard Falk, Professor of International Law, Emeritus, Princeton University
53. John King, New York University/cultural worker
54. Stefan Kipfer, Associate Professor, Faculty of Environmental Studies, York University, Toronto, Canada
55. Rana Khan, Toronto

Source : BDS Movement

Traduction : BP pour BDS France




Soutenez, aidez financièrement la Campagne BDS France !

Nous vous présentons nos meilleurs vœux pour 2020.

Malgré de multiples tentatives d’intimidations de l’État d’Israël et de ses soutiens, en 2019 la campagne BDS, Boycott-Désinvestissement- Sanctions, s’est considérablement développée dans le monde et notamment en France.

Elle s’appuie exclusivement sur le droit international, elle est notre réponse citoyenne, antiraciste et non violente à l’impunité d’Israël. Chacun-e de nous peut s’y inscrire pour affirmer son opposition aux politiques de colonisation, d’occupation et d’apartheid menées par l’État israélien. Le peuple palestinien, victime d’une répression tragique et de la complicité des grandes puissances, nous demande unanimement de développer cette campagne.

En 2019 BDS France a participé aux campagnes internationales de  désinvestissement : campagne partiellement gagnée contre la société d’assurances et banque Axa, campagne en cours contre l’entreprise Puma. Nous avons demandé à de nombreux artistes de ne pas se produire en Israël, telle Catherine Ringer des Rita Mitsouko, ou des artistes français participant à divers festivals à Tel Aviv. En mai dernier, dans le cadre d’une campagne internationale contre l’Eurovision en Israël, pour la première fois une tribune réussissant plus de 100 artistes français était publiée pour appeler au boycott de l’évènement, après une intense et exemplaire campagne de plusieurs mois en France et en Europe.

BDS France s’est aussi fortement mobilisée contre la résolution proposée par le député Maillard à l’Assemblée Nationale visant à faire adopter la définition de l’antisémitisme de l’IHRA. Nous avons ainsi pu convaincre de nombreux députés de ne pas voter cette résolution.

En 2020, nous relaierons en France les campagnes internationales de BDS, nous participerons en mars à la Semaine Internationale contre l’Apartheid Israélien, nous continuerons également à participer aux campagnes de boycott culturel et sportif des évènements servant officiellement la propagande israélienne, et nous contrattaquerons la campagne israélienne de diffamation visant à  délégitimer le mouvement BDS.

C’est pourquoi nous faisons appel à votre solidarité financière. Cet appel à dons permettra de développer la campagne BDS, d’augmenter sa visibilité à travers notamment la création et la diffusion de nouveaux outils.

Il permettra également de continuer à soutenir tous les militant-e-s attaqués ou poursuivis pour leur participation à cette campagne, qui contrairement à ce que prétendent les relais d’Israël en France, n’est pas illégale.

Malgré les attaques qui voudraient nous faire taire et visent à criminaliser la solidarité avec le peuple palestinien notre audience s’amplifie, la politique israélienne est de plus en plus condamnée par l’opinion publique dans le monde entier, et nous poursuivons sans relâche notre combat contre l’apartheid israélien.

Ce combat fait partie des luttes des peuples contre les politiques racistes, discriminatoires, suprématistes, sécuritaires, et pour un monde décolonisé, dans lequel sont promues la justice, l’égalité et la dignité.

La campagne BDS France a besoin de votre soutien, car hormis la cotisation annuelle des organisations membres de la campagne, nous ne pouvons compter que sur le soutien financier des sympathisant-e-s de la cause du peuple palestinien et de l’appel au BDS.

Vous pouvez aider à financer la campagne BDS France en faisant un chèque à l’ordre de « Solidarité – Palestine » à l’adresse suivante :

Solidarité Palestine

21 ter rue Voltaire

75011 Paris

Nous vous invitons à contribuer au financement de la Campagne et à faire circuler ce message autour de vous.

 Nous comptons sur vous !

La campagne BDS France

www.bdsfrance.org
campagnebdsfrance@yahoo.fr




Un décret présidentiel de Trump contraint le Financement Fédéral à obliger les universités à réprimer la liberté d’exprimer son soutien aux droits des Palestiniens

11 décembre 2019

par la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI) / Etats Unis

 

Le décret présidentiel anti-démocratique et anti-palestinien de Trump continue ses dangereuses attaques sur des droits démocratiques  durement acquis.

 Contraindre le financement fédéral à obliger les universités à réprimer la liberté académique et la liberté d’exprimer son soutien aux droits des Palestiniens conformément au droit international est anti-démocratique et anti-palestinien.

 Les Palestiniens appellent à briser les liens avec les universités israéliennes parce qu’elles sont des partenaires du régime israélien d’apartheid et de ses crimes contre les Palestiniens. Les universités israéliennes sont complices de l’élaboration, de l’installation, de la justification et du blanchiment du régime israélien d’oppression raciale.

 Ce décret présidentiel ne cherche pas à lutter contre l’antisémitisme, mais plutôt à étouffer la critique d’Israël et à amoindrir la croissance régulière des mesures de responsabilisation qui viennent des campus américains et donnent de l’espoir aux Palestiniens.

 Nous croyons fermement que les universitaires et étudiants dotés de bons principes continueront de résister aux attaques sur les droits à l’éducation et à la liberté académique, où qu’elles puissent se produire.

 

Traduction : J. Ch. pour BDS France

Source : BDS movement




Rennes: #BoycottPuma , #FreePalestine

Vu sur Rennes:
« Boycott Puma, Free Palestine! »



20 points forts de l’impact de BDS en 2019

19 décembre 2019 / Par Palestinian BDS National Committee (BNC)

Grâce à votre soutien, l’ampleur et l’influence de notre mouvement BDS pour la liberté, la justice et l’égalité ont continué à croître en 2019

 

L’administration antipalestinienne de Trump et le gouvernement de Boris Johnson sont plus que jamais directement engagés dans la guerre désespérée d’Israël pour étouffer notre défense des droits des Palestiniens et le mouvement BDS en particulier. Grâce à votre soutien, l’ampleur et l’influence de notre mouvement BDS pour la liberté, la justice et l’égalité ont continué à croître en 2019.

Faites un don maintenant pour nous aider à riposter.

Voici juste quelques-uns des points forts de l’impact de BDS en 2019 :

  1. L’Afrique du Sud a réduit ses relations diplomatiques avec Israël, retirant à son ambassade les mandats politique, économique et de commerce. Le président Cyril Ramaphosa a annoncé sa politique de soutien au « droit du peuple palestinien à l’autodétermination ».
  2. Des syndicats européens de premier plan ont soutenu la responsabilisation d’Israël pour la violation des droits des Palestiniens. La Fédération européenne des syndicats des services publics, représentant huit millions de fonctionnaires, a adopté une résolution appelant à suspendre l’accord d’association de l’UE avec Israël. Le Congrès des syndicats du Royaume-Uni, représentant 48 syndicats et six millions de personnes, a voté pour arrêter le commerce d’armement avec Israël qui viole les droits des Palestiniens, et pour faire pression sur les entreprises pour qu’elles arrêtent d’être complices des violations des droits des Palestiniens.
  3. De grandes entreprises internationales ont renoncé à faire une offre pour la construction de la ligne ferroviaire des colonies illégales israéliennes, qui devrait se construire sur des terres volées aux Palestiniens à Jérusalem-Est occupée, voyant la pression monter contre la complicité avec les violations israéliennes du droit. Parmi elles, on trouve l’australienne Macquarie, la canadienne Bombardier, la française Alstom, l’allemande Siemens, ainsi qu’un consortium grec.
  4. Le soutien à BDS et au droit au boycott continue d’augmenter parmi les états-uniens progressistes et libéraux. 44% des électeurs démocrates soutiennent BDS, avec seulement 15% s’y opposant. 72% de tous les états-uniens s’opposent aux lois pénalisant les personnes qui boycottent Israël, et 80% des démocrates. Les représentants démocrates au Congrès Ilhan Omar, Rashida Tlaib et John Lewis ont déposé une résolution historique à la Chambre pour le droit au boycott, et les Socialistes démocrates d’Amérique ont décidé de créer au niveau national un groupe de soutien à BDS.
  5. De plus en plus d’artistes annulent des représentations et prennent publiquement position pour le boycott culturel de l’Israël de l’apartheid. Par exemple, le rappeur de Brooklyn Kota a annulé un spectacle à Tel Aviv. La lauréate de plusieurs prix littéraires Kamila Shamsie a appelé avec force les artistes à boycotter Israël, lors d’une émission à la télévision britannique. Le chanteur du groupe Napalm Death a soutenu le boycott culturel. Un acteur récompensé aux Emmy Awards a refusé de participer à une audition, en soutien à BDS. Et une lauréate du prestigieux Prix Turner a apporté son soutien à BDS.
  6. Les campagnes en faveur d’un embargo militaire contre Israël se sont amplifiées et ont remporté des victoires. Le géant français de l’assurance AXA a partiellement retiré ses investissements de l’entreprise d’armement israélienne Elbit Systems. 200 organisations et personnes individuelles représentant des mouvements du Sud ont appelé à un embargo militaire contre Israël. Un tribunal populaire au Mexique a jugé les gouvernements israéliens et mexicains, ainsi que les entreprises partenaires, coupables de collaboration dans la violation des droits humains des Palestiniens et des Mexicains. L’Agence du revenu du Canada a retiré le statut d’organisation caritative à une association à but non lucratif du fait de son soutien à l’armée israélienne.
  7. La 15e semaine annuelle contre l’apartheid israélien a été un plus grand succès encore en 2019, avec plus de 200 événements, dans 30 pays, sur cinq continents, tous sur le thème « Arrêtez d’armer le colonialisme ».
  8. En Europe, de nouvelles démarches sont entreprises pour bannir les biens et services produits dans les colonies illégales israéliennes. Le conseil municipal d’Oslo a interdit l’achat par la commune de biens et services venant des colonies, et la Cour européenne de justice a statué que les biens provenant des colonies devaient être étiquetés pour le mentionner. La chambre basse du parlement irlandais a adopté un projet de loi interdisant les biens provenant des colonies, ce qui rapproche l’interdiction du statut de loi.
  9. Des victoires dans des universités des États-Unis, d’Inde et du Royaume-Uni montrent un soutien grandissant au boycott académique d’Israël et au désinvestissement sur les campus. Aux États-Unis, un département de la NYU et le conseil du Collège Pitzer ont voté pour le boycott des semestres d’étude en Israël. Le Comité consultatif sur la responsabilité des entreprises dans les politiques d’investissement (ACCRIP) de l’Université Brown a voté une recommandation à l’école de retirer ses investissements des entreprises qui contribuent aux violations des droits de l’homme en Israël. Une université indienne a accepté de ne pas accueillir de futurs événements organisés par le gouvernement israélien à la suite des protestations des étudiants. La Société britannique pour les études moyen-orientales a soutenu l’appel palestinien au boycott académique.
  10. L’Église épiscopale aux États-Unis, forte de 1,7 million de fidèles, retire ses investissements de Caterpillar, Motorola Solutions et Israel Discount Bank à cause de leur complicité dans les violations par Israël des droits de la personne. L’Église continue d’entretenir un dialogue critique avec Facebook, Booking.com et TripAdvisor.
  11. La campagne pour le boycott de HP prend de l’ampleur, avec les syndicats à sa tête. Parmi les syndicats qui ont voté le boycott de HP, il y avait le FNV aux Pays-Bas, fort de 1,2 million de membres ; Unite, le deuxième plus grand syndicat du Royaume-Uni, qui compte 1,1 million de membres ; et la Maritime Union of Australia – Branche de Sydney. En plus, 11 organisations en Inde ont déclaré leurs bureaux « zone hors HP ».
  12. Le Parti travailliste du Royaume-Uni a réitéré son soutien à la suspension du commerce d’armement avec Israël, afin que ce dernier doive rendre des comptes pour ses violations des droits des Palestiniens.
  13. Et le gagnant de l’Eurovision à la Tel Aviv de l’apartheid a été… le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens. Plus de 15 000 personnes, des centaines d’artistes et plus de 100 organisations de LGBT+ ont rejoint notre appel à boycotter l’Eurovision 2019. Seuls 10% des touristes attendus étaient présents.
  14. Lorsque les défenseurs des droits des Palestiniens et les soutiens à BDS ont été attaqués en Allemagne, 240 intellectuels juifs et israéliens ont signé une lettre au gouvernement allemand pour défendre le droit d’appeler aux BDS comme un instrument de résistance légitime et non violent.
  15. Le nombre de « zones libres d’apartheid » en Italie a augmenté de 50% depuis que celles-ci ont été lancées en juin. 150 activités commerciales, culturelles et sportives en Italie se sont déclarées libres de l’apartheid israélien.
  16. Dans une victoire contre la banalisation de la situation en Palestine, une délégation israélienne d’hommes d’affaires et de représentants du gouvernement ont annulé leur participation à une conférence d’affaires à Bahrain, à la suite de protestations et d’opposition dans le monde arabe et à Bahrain lui-même.
  17. D’importantes victoires judiciaires ont contré les campagnes menées pour réprimer le mouvement BDS, confirmant le droit au boycott. Dans trois cas, des cours allemandes ont jugé en faveur du droit des soutiens à BDS d’organiser des événements. Aux États-Unis, un juge a rejeté l’application de la loi anti-BDS du Texas. Un autre juge a autorisé un recours contre cette loi. Un juge a rejeté une poursuite intentée contre le boycott académique d’Israël et des étudiants de Fordham ont gagné le droit d’établir une section de Students for Justice for Palestine (Étudiants pour la justice en Palestine).
  18. 50 actions se sont tenues dans 20 pays pour la deuxième Journée mondiale d’action #BoycottPuma. Des défenseurs des droits des Palestiniens, des fans, et l’ancien joueur de Barcelone Oleguer Presas, ont appelé Puma à cesser son soutien à l’occupation militaire israélienne.
  19. La campagne sur les réseaux sociaux de BDS Amérique latine Journée d’action #StopCemex, visant l’entreprise mexicaine de ciment Cemex, qui aide à construire le mur et les colonisations en Israël, a détourné la journée annuelle de l’entreprise Cemex Day. Lors de cette journée que Cemex consacre à se célébrer elle-même, un million de personnes ont reçu à la place le message suivant sur les réseaux sociaux : #StopCemex from building Israeli apartheid – Empêchez Cemex de construire l’apartheid en Israël.
  20. À la suite d’une campagne de BDS, Panamericana, la plus grande chaîne de librairies de Colombie, a résilié son contrat avec la compagnie mondiale de sécurité G4S du fait de sa complicité dans la violation par Israël des droits des Palestiniens.

Alors que les forces d’extrême-droite marquaient des points en Israël et dans d’autres parties du monde en 2019, le développement de notre mouvement antiraciste BDS, avec le soutien d’alliés du monde entier qui vivent selon leurs principes moraux, apporte une lueur d’espoir, l’espoir qu’un autre monde soit possible pour les Palestiniens, comme pour ceux qui sont victimes d’injustice dans le monde entier.

 

Traduction : MUV pour l’Agence Media Palestine

Source : bdsmovement.net




Des citoyens israéliens à Catherine Ringer: S’il vous plaît, annulez votre concert en Apartheid Tel Aviv le 19 décembre 2019

Chère Catherine Ringer,

Nous sommes un groupe de citoyens israéliens militant contre les politiques israéliennes de racisme, d’occupation et d’apartheid pratiquées par les gouvernements israéliens successifs avec le soutien des institutions israéliennes (1). Beaucoup d’entre nous sont les descendants de survivants de l’Holocauste, et la leçon de notre propre histoire est celle des droits humains universels.

L’une des institutions complices de l’occupation et de l’apartheid d’Israël est le Barby Club de Tel Aviv, où vous devez vous produire le 19 décembre. Nous vous appelons à vous tenir du bon côté de l’histoire, à rejeter l’apartheid et à annuler votre performance.

Comme l’ont noté nos partenaires palestiniens, lors de l’attaque israélienne de 2014 contre Gaza, au cours de laquelle plus de 2 200 Palestiniens ont été tués, dont plus de 500 enfants, le club Barby a produit et distribué des t-shirts gratuits aux forces israéliennes armées et en uniforme avec le logo du club et les mots « Va te faire foutre, nous sommes d’Israël ». (2)

En général, Israël utilise des représentations internationales d’artistes tels que vous à des fins de propagande et de blanchiment. Nous prenons note des paroles d’un ancien responsable du gouvernement israélien qui a déclaré: « Nous considérons la culture comme un outil hasbara de premier rang, et je ne fais pas de distinction entre hasbara et culture ». (3)

Le blocus cruel d’Israël et l’attaque implacable se poursuivent dans l’enclave de Gaza, la plus grande prison à ciel ouvert du monde, où deux millions de Palestiniens, pour la plupart des réfugiés, souffrent du blocus israélien depuis 12 ans. 34 Palestiniens, dont une famille entière de huit personnes, ont été tués lors de l’attaque israélienne du mois dernier, à quelques minutes en voiture du club Barby. La célébration éhontée de Barby des crimes de guerre israéliens en cours n’est que le seul exemple flagrant de sa complicité dans la politique israélienne d’apartheid et d’occupation militaire.

Bien que l’oppression d’Israël contre les Palestiniens date de plusieurs décennies, les Palestiniens sont aujourd’hui confrontés à une urgence. Enhardi par un soutien sans précédent de l’administration Trump, Israël a officialisé l’apartheid contre les Palestiniens de nationalité israélienne, abattu des milliers de manifestants non armés dans la bande de Gaza et s’est engagé à annexer la Cisjordanie occupée.

Le boycott culturel institutionnel d’Israël est un acte non violent et antiraciste, initié par le mouvement Désinvestissement et Sanctions (BDS). Il est désormais soutenu par de nombreux artistes du monde entier et par plus d’un millier de citoyens israéliens.

Nous pensons qu’une représentation à Tel Aviv de Les Rita Mitsouko serait moralement équivalente à une représentation dans l’apartheid en Afrique du Sud. D’après ce que nous savons, vous ne jouiez pas en Afrique du Sud à l’époque. Nous vous invitons à annuler vos spectacles dans l’apartheid Israël. Nous vous demandons d’annuler votre performance à Tel Aviv

Cordialement
Boycott From Within (citoyens israéliens pour BDS)

(1) http://boycottisrael.info/
(2) https://bdsmovement.net/open-letter-to-catherine-ringer
(3) https://www.haaretz.com/1.4875039

Source: Boycott From Within

Traduction: J.C pour BDS France