Plus de cent activités commerciales, culturelles et sportives d’Italie se déclarent libres de l’apartheid israélien

BDS Italie – 5 juillet 2019

Des syndicats, des mouvements, des artisans, des entreprises, des centres culturels, récréatifs et sportifs se joignent à la campagne pour les droits des Palestiniens en prenant également une position claire contre le racisme et le rejet nationaliste croissants qui fomentent la haine et l’intolérance en Europe et partout dans le monde.

Plus d’une centaine d’associations, de syndicats, de mouvements, d’artisans, d’entreprises et de centres culturels, récréatifs et sportifs en Italie se sont déclarés libres de l’apartheid israélien (Spazi Liberi dall’Apartheid Israeliana – SPLAI). Tout en veillant à ce que l’éthique soit intégrée dans leurs activités, ils prennent position pour la défense des droits de l’homme et contre toutes les formes de discrimination, en solidarité avec l’exigence du peuple palestinien pour la liberté, la justice et l’égalité (liste des participants : https://www.bdsitalia.org/index.php/aderenti-splai/2480-mappa-splai)

Ce jour, 5 juin 2019, marque le 52e anniversaire de la Naksa, quand Israël a occupé la Cisjordanie, avec Jérusalem-Est, et la bande de Gaza, lors de la guerre dite des Six-Jours, plaçant la totalité de la Palestine historique sous son contrôle tout en intensifiant sa politique de nettoyage ethnique, de dépossession et de colonialisme, une politique engagée en Palestine bien avant 1948.

Des campagnes identique de Zone libre d’apartheid existent dans plusieurs pays, dont la Belgique, la Norvège et l’État espagnol, avec plus de trois cents participants, incluant des dizaines d’administrations locales. La campagne Zone libre d’apartheid promeut une solidarité réelle avec le peuple palestinien par la création d’un réseau d’espaces se déclarant libres de toute forme de discrimination et s’engageant à n’avoir aucune relation avec les institutions et entreprises qui se rendent complices des violations systématiques du droit international par Israël.

Le lancement de la campagne en Italie exprime également une position claire à l’encontre de la vague montante du racisme et du rejet nationaliste qui fomentent la haine et l’intolérance (dont de véritables formes d’antisémitisme), pas seulement en Italie mais dans toute l’Europe et le monde.

La brasserie de bière artisanale Birstrò à Rome a fait observer ceci :

« La bière, c’est 90% d’eau. Nous connaissons les problèmes auxquels sont confrontées les brasseries palestiniennes en raison du vol et des restrictions imposés sur l’eau par Israël. Faire partie du réseau SPLAI était pour nous un choix naturel. Notre brasserie de bière artisanale diffuse une culture qui est respectueuse de la Terre et des humains. La bière ne va pas bien avec un apartheid ».

La boutique de commerce équitable ExAequo à Bologne a déclaré :

« Notre coopérative sociale, qui traite du commerce équitable et de la consommation éthique par le biais de sa gestion de sa Bottega del Mondo tout comme nous soutenons les droits des petits producteurs du Sud et d’ailleurs, approuve volontiers la campagne SPLAI parce que nous avons toujours soutenu les droits du peuple palestinien qui lui sont refusé en raison de la politique stupide et oppressive d’Israël ».

Le B&B Domu’e Luna en Sardaigne a expliqué :

« La philosophie de notre B&B est axée sur l’hospitalité, l’ouverture, et elle combat toutes les formes de discrimination. Pour nous, rejoindre SPLAI, ça veut dire contribuer à la diffusion d’une culture antiraciste et nous tenir aux côtés des opprimés ».

Le Caffè Basaglia, un club culturel ARCI à Turin créé pour une intégration sociale et professionnelle des malades psychiatriques et engagé dans l’inclusion, l’échange et la solidarité, a déclaré :

« Nous approuvons la campagne parce que les intérêts politiques et économiques ne doivent jamais être des moyens pour étouffer les aspirations à la liberté d’un peuple, de tout peuple ».

La campagne Zone libre d’apartheid s’intègre dans le mouvement international de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre l’apartheid israélien. Créé en 2005 par plus de 170 organisations de la société civile palestinienne, le mouvement BDS pratique une résistance non violente pour mettre fin aux politiques d’occupation, de colonisation et d’apartheid conduites par Israël.

Le mouvement BDS est soutenu par des syndicats, des mouvements, des Églises et des ONGs du monde entier, de même que par des artistes et intellectuels, notamment Ken Loach, Roger Waters et l’archevêque sud-africain et prix Nobel de la paix, Desmond Tutu. S’inspirant de la lutte historique pour l’abolition de l’apartheid en Afrique du Sud, le mouvement BDS se base sur le respect du droit international et la protection des droits universels des êtres humains, et il soutient l’égalité de droits pour tous. Le mouvement BDS s’oppose fermement à toute forme de racisme, fascisme, sexisme, antisémitisme, islamophobie, discrimination éthique et religieuse.

BDS ITALIE

Source : BDS Movement

Traduction : JPP pour BDS FRANCE

 




Couserans Palestine : mobilisations #BoycottPUMA

Après une première action #Boycott Puma devant le Décathlon de Foix  en Ariège en février 2019,

nous avons mené  une autre action Boycott Puma devant le magasin Sport 2000 à Pamiers le 15 juin.

Couserans Palestine




Première action à Rennes dans le cadre de la journée internationale d’action contre #PUMA

Ce lundi 17 Juin à Rennes, plus de 10 personnes se sont réunies devant le stade Rennais et ont pu distribuer plus de 600 flyers.
Objectifs: informer les spectatrices et spectateurs venu.e.s assister au match de la FIFA du rôle et des actions d’un des équipementiers du stade Rennais: l’entreprise PUMA.
PUMA qui est le 1er équipementier de la Ligue 1 : Amiens, Bordeaux, Marseille, Nîmes et Rennes.
Fabricant mondial d’articles de sport, Puma est le principal sponsor de l’Association du Football Israélien (IFA) qui comporte des équipes dans les colonies israéliennes illégales sur la terre volée aux Palestinien-ne-s.

La colonisation israélienne est illégale selon le droit international, comme cela a été rappelé par la résolution 2334 du Conseil de Sécurité de l’ONU du 23 décembre 2016. L’IFA en affiliant des clubs de colonies israéliennes est complice de la colonisation.
A Rennes, bon accueil du public et des discussions intéressantes. Quelques supporters et supportrices ont également accepté de prendre une photo avec un petit message adressé au stade Rennais. Un courrier visant à une rencontre va également être envoyé à la direction du stade…
Un correspondant pour le Monde live a également réalisé un post ( à voir tout au début avant le coup d’envoi)…
Stop au sponsoring du foot colonial!
Israël Apartheid, PUMA complice !




Le 15 juin à Lyon : action #BoycottPUMA

Ce samedi 15 juin, en l’absence de magasin PUMA à Lyon, nous avions ciblé ses 4 magasins-revendeurs, au centre commercial de la Part-Dieu. Tout avait bien commencé. Nous étions une quinzaine de militantes et militants, avec le tract BDS-France, des panneaux anti-PUMA et la grande banderole BDS, installé.e.s devant GO SPORT.

Les réactions des personnes abordées étaient très positives.

Mais au bout d’une vingtaine de minutes, alors que nous avions déjà recueilli 20 signatures de cartes (que nous enverrons de façon groupée), les « agents de sécurité » du centre commercial sont venus nous prier de sortir, intervention suivie de celle de la police, beaucoup plus ferme. La pluie ne nous a pas permis de poursuivre l’action à l’extérieur.

Avant de quitter les lieux, nous avons remis le courrier BDS France à GO SPORT, DECATHLON, COURIR et FOOT LOCKER (portant leurs adresses respectives). Chaque fois, leurs responsables nous ont reçu cordialement et se sont engagé.e.s à le transmettre à leur hiérarchie.

 

Bref, même si notre action a tourné court, le mini-attroupement provoqué par l’arrivée de la police a encore renforcé sa visibilité !

Et finalement, environ 400 tracts ont pu être distribués.




#BoycottPUMA à Metz le 15/06/2019

Ce samedi 15 juin à Metz, le collectif BDS 57 avait appelé à une action boycott Puma devant le magasin GO Sport situé au centre-ville.

Nous avions déclaré l’action à la Préfecture : pas de soucis avec le service d’ordre, ni non plus avec le gérant du magasin qui a accepté de relayer à sa direction nos doléances et n’a pas vu d’inconvénients à notre présence active à l’entrée de son commerce.

Nous avons bénéficié d’une belle visibilité.

L’accueil a été positif : 250 tracts distribués, 45 personnes ont signé les cartes et 28 la pétition. Discussions enrichissantes et encourageantes autour de notre documentation en ce samedi ensoleillé. Pas d’incidents.

Le collectif BDS 57.

 




Action #PUMA à Strasbourg

Action à Strasbourg, ce samedi 15 juin, journée internationale contre le financement par PUMA des clubs de foot dans les colonies israéliennes en Cisjordanie.
70 cartes postales adressées à PUMA signées! Beaucoup de gens très intéressés, notamment beaucoup de jeunes qui demandaient: que se passe-t-il avec Puma !

Quelques photos sur la page Facebook du CJACP




Action BDS à Paris : Israël apartheid, PUMA complice !

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Samedi 15 Juin 2019

Action BDS à Paris : Israël apartheid, PUMA complice !

 À l’appel d’associations sportives et de la société civile palestiniennes, ce samedi 15 juin était une journée d’action internationale visant la société allemande spécialisée dans le sport Puma, pour protester contre son sponsoring de l’Association israélienne de football – l’Israel Football Association (IFA) – car celle-ci intègre 6 clubs des colonies illégales. Des mobilisations avaient lieu dans plus de 20 pays dans le monde.

Dans ce cadre, vingt-cinq militant·e·s de la Campagne BDS France à Paris se sont réuni·e·s devant le Puma Store, Boulevard Sébastopol, pour exhorter l’équipementier à mettre fin à ce sponsoring de l’Association Israélienne de Football.

Après avoir rencontré et dialogué dans un échange constructif avec le responsable du Puma Store, lequel s’est engagé à transmettre les raisons de cette interpellation à la direction de Puma, les militant·e·s de la Campagne BDS se sont disposé·e·s devant l’enseigne afin d’informer les passant·e·s du sponsoring honteux, qui lie Puma à l’IFA. Ils ont notamment dénoncé le fait que six colonies israéliennes en Cisjordanie occupée ont des clubs affiliés à l’IFA. Ainsi, lorsque Puma sponsorise l’IFA, elle participe à l’essor du football dans les colonies illégales et donne par conséquent son aval au développement des colonies et de la politique d’apartheid israélienne.

 La LDJ, groupuscule violent d’extrême droite pro-israélien, a tenté d’empêcher ce rassemblement en agressant physiquement et verbalement les militant·e·s de la campagne BDS. Mais sans succès, puisque la police est intervenue et les a neutralisés. Cela a même eu l’effet inverse puisque de nombreux·ses passant·e·s, choqués par leur brutalité, se sont interposé·es, ont filmé ces agressions et ont repris les slogans « Israël Apartheid Boycott », « Hey Puma, on est là et on lâchera pas », « Boycott Puma ».

Cette action BDS a donc pu se dérouler jusqu’à ce que les militant·e·s y mettent un terme, et fut même une réussite puisqu’une prise de parole a été réalisée, que trois cents tracts ont été rapidement distribués dans ce quartier central et très passant. De très nombreuses personnes ont pu constater que les défenseurs du régime d’apartheid israélien n’avaient pour seuls arguments que la haine et la violence.

Les militant·e·s de la Campagne BDS ne se laisseront en aucun cas intimider et continueront à se mobiliser jusqu’à ce que Puma respecte sa charte éthique et le droit international en cessant de sponsoriser l’Association israélienne de football !

Plus de photos ICI

 

 




Notre action #BoycottPuma à Marseille

La colonisation est un crime de guerre. Puma sponsorise la Fédération de football israélien qui comprend 6 clubs venant des colonies en Cisjordanie occupée … la suite est facile à comprendre !

Dans le cadre de la semaine internationale (21 pays, et 9 villes en France), à Marseille, à 17h30 une quinzaine de personne se retrouvent devant l’Alcazar, sur le Cours Belsunce, très fréquenté un vendredi soir.
Étudiant.e.s qui sortent de la bibliothèque ou de la fac de Sciences éco, enfants rentrant de l’école, maman qui les accompagnent, travailleurs qui rentrent du boulot…. en moins d’une heure 1000 tracts sont distribués, seuls 3 seront retrouvés par terre.

Merci à la personne qui a offert des bouteilles d’eau très appréciées, merci pour les applaudissements et les encouragements.

De belles discussions, des contacts pris pour participation à de prochaines actions et à 18h30 défilé sur le Cours Belsunce pour remettre le dossier Puma aux différentes boutiques distribuant les produits de cette entreprise.
Sur la Canebière se trouve la boutique de l’OM dont le sponsor n’est autre que PUMA, un dossier est remis à la gérante à l’accueil plutôt glacial ce qui ne surprend pas. Après photos et chansons à la fermeture de la boutique, l’action se termine alors que le sirocco souffle sur la ville.

Appliquant la devise de l’OM, DROIT AU BUT, l’équipe de BDS France Marseille s’engage à cadrer ses actions afin de marquer le plus de but possible à PUMA aussi longtemps que l’équipementier contribuera à la colonisation de la Palestine.

Plus de photos sur Facebook




Action #PUMA à Tours

8 juin 2019
Action PUMA dans une rue piétonne du centre de Tours, à proximité de 3 petits magasins commercialisant PUMA (Courir, Foot Locker et Ad9 Store).
Nous avons distribué 500 tracts en 2 heures, avec des contacts intéressants et pas mal de discussions en petits groupes, en particulier avec des jeunes.



Le métro de Mexico annule partiellement des événements israéliens et une exposition de photos à cause des mensonges de l’ambassade d’Israël

24 mai 2019 / Par Palestinian BDS National Committee (BNC) : Le Comité national palestinien de BDS (BNC) / Mexico, Latin America

À la suite de manifestations, le métro de la ville de Mexico a retiré 12 photographies de l’exposition « Un regard sur Israël » financée par l’ambassade d’Israël au Mexique.

Notre mobilisation a réussi à démonter la propagande israélienne :

Une partie de l’exposition de photos d’Israël et d’autres événements de « blanchiment culturel » dans le métro de la ville de Mexico ont été annulés !

À la suite de manifestations, le métro de la ville de Mexico a retiré 12 photos de l’exposition « Un regard sur Israël » financée par l’ambassade d’Israël au Mexique. L’exposition était installée dans deux stations de métro, dans le cadre d’un mois entier d’activités, qui incluaient également des danses, ainsi qu’une semaine de projections de films. Un spectacle de danse organisé par l’ambassade d’Israël le 15 mai, Jour de la Nakba, et la plupart des projections de films ont également été annulés à la suite de manifestations en faveur des droits des Palestiniens.

Le métro de la ville de Mexico transporte plus de 5.5 millions de passagers à travers la ville chaque jour.

La ville de Mexico a demandé que les photos soient retirées après que près de 40 organisations, syndicats et réseaux mexicains, ainsi que les missions diplomatiques de la Palestine, du monde arabe et d’États membres de l’Organisation de la coopération islamique se soient exprimé contre l’exposition parce qu’elle ne respectait pas le droit international et la position mexicaine officielle sur les territoires qu’Israël occupe.

L’administration de la ville a retiré les 12 photos immédiatement après avoir été notifiée qu’elles présentaient à tort des images du Plateau du Golan, de Jérusalem-Est et de la Cisjordanie comme faisant partie d’Israël. Ces territoires sont soumis à l’occupation militaire brutale d’Israël. Selon la résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations Unies, passée en 1967, ces territoires sont considérés comme occupés et n’appartiennent donc pas à Israël, une position adoptée par le Mexique la même année et qui n’a pas changé.

Mahmoud Nawaja’a, coordinateur général du Comité national palestinien pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BNC), a déclaré :

Le fait que l’ambassade d’Israël ait menti en présentant ces territoires comme israéliens n’est pas un hasard. Cela fait partie de la stratégie d’Israël pour légitimer ses tentatives pour annexer illégalement des terres palestiniennes et syrienne. Nous apprécions vivement l’action rapide de la ville de Mexico et son respect du droit international.

Des groupes de la société civile manifestent contre le mois entier d’activités organisées par l’ambassade d’Israël dans le métro de la ville de Mexico, y compris les photographies et événements restants, car ils participent à la tentative d’Israël de dissimuler son régime d’apartheid et l’occupation militaire en utilisant l’art et la culture.

Mahmoud Nawaja’a a déclaré:

Le gouvernement israélien utilise régulièrement l’art et la culture pour détourner l’attention de ses crimes contre le peuple palestinien et ses violations du droit international. Nous en appelons de tout notre cœur à la ville de Mexico et aux organisations des droits humains dans cette ville pour qu’ils refusent tous les spectacles ou expositions qui sont financés par le gouvernement israélien ou ses ambassades, jusqu’à ce qu’Israël respecte tous les droits des Palestiniens.

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Le Comité national de BDS (BNC) est la plus grande coalition de la société civile palestinienne. Il dirige et soutient le mouvement mondial de Boycott, Désinvestissement et Sanctions pour les droits des Palestiniens.

Traduction : MUV pour BDS France

Source : bdsmovement.net / BNC




Lettre ouverte de scientifiques protestant contre l’organisation de la prochaine Olympiade internationale de physique en Israël

|AURDIP, Traduction CG pour l’AURDIP

Vingt scientifiques, dont George P. Smith, lauréat du prix Nobel de chimie en 2018, ont écrit une lettre ouverte aux organisateurs de la prochaine Olympiade internationale de physique pour protester contre sa tenue en Israël.

Nous soussignés protestons contre l’organisation à Tel Aviv, en Israël, de la prochaine Olympiade internationale de physique (IPhO), du 7 au 15 juillet 2019.

Le comité organisateur affirme que l’objectif de l’Olympiade internationale est de semer « les graines de la coopération et de l’amitié parmi les étudiants du monde entier ». Dans les circonstances présentes, les citoyens de nombreux pays sont de fait interdits d’entrée en Israël et donc de participation à l’Olympiade, sans même parler des étudiants de Cisjordanie et de Gaza.

En tant qu’universitaires, et en tant que citoyens, nous souhaitons attirer votre attention sur la gravité de la situation à laquelle sont confrontés les élèves, les étudiants et les enseignants palestiniens. Les habitants de Gaza vivent sous un blocus rigoureux, les étudiants et les universitaires ne peuvent quitter Gaza même s’ils obtiennent une bourse d’études pour l’étranger. Les habitants de Cisjordanie vivent sous occupation militaire et sont couramment emprisonnés par les forces armées israéliennes [1] [2]. Selon Military Court Watch, 205 enfants palestiniens sont détenus dans des prisons israéliennes. Parmi eux :

  • Omar Zahran, élève du lycée de garçons Deir Abu Masha’al, né le 10/10/2002, arrêté le 19/11/2018 et détenu à la prison d’Ofer sans être encore passé en jugement.
  • Jawad Hdaib, élève du lycée de garçons Al Fawwar dans le camp de réfugiés de Al Fawwar, né le 27/5/2001, arrêté le 18/12/2018 et détenu à la prison d’Ofer sans être encore passé en jugement.

Nous appelons les étudiants du monde entier et leurs encadrants à ne pas participer à la prochaine olympiade internationale de physique en Israël et à soutenir les droits humains des jeunes élèves et étudiants palestiniens, y compris leur droit à l’éducation.

Nous appelons les comités des autres olympiades internationales de science à s’abstenir d’organiser leurs futurs concours en Israël, tant que ce pays continuera son occupation militaire et sa politique d’apartheid, au mépris du droit international.

Respectueusement,

Ahmed Abbes, mathématicien, directeur de recherche au CNRS, Paris, France.

Arnaud Beauville, professeur émérite de mathématiques, Université de Côte d’Azur, Nice, France.

David Comedi, professeur de physique, Université nationale de Tucumán (UNT), Argentine, et directeur de l’Institut de physique de l’Argentine du Nord-ouest – INFINOA (CONICET-UNT).

Sophie Cribier, professeure de physique, Sorbonne Université, Paris, France.

Chandler Davis, professeur de mathématiques, Université de Toronto, Canada.

Dominique Delande, physicien, directeur de recherche au CNRS, Paris, France.

Ivar Ekeland, professeur émérite de mathématiques, Université Paris-Dauphine, France, ancien président de l’université.

Emmanuel Farjoun, professeur de mathématiques, Université hébraïque de Jérusalem, Israël.

Catherine Goldstein, mathématicienne, directrice de recherche au CNRS, Paris, France.

Julien Grivaux, professeur de mathématiques, Sorbonne Université, Paris, France.

Michael Harris, professeur de mathématiques, Université Columbia, New York, Etats-Unis.

Jean-Marc Lévy-Leblond, professeur émérite de physique, Université de Côte d’Azur, Nice, France.

Joseph Oesterlé, professeur émérite de mathématiques, Sorbonne Université, Paris, France.

Vincent Rivasseau, professeur de physique, Université Paris-Sud, Orsay, France.

Jonathan Rosenhead, professeur émérite de recherche opérationnelle, London School of Economics, Londres, Royaume-Uni.

Lionel Schwartz, professeur émérite de mathématiques, Université Paris Nord, France.

George P. Smith, professeur émérite de sciences biologiques, Université du Missouri, Etats-Unis, Prix Nobel de chimie en 2018.

Sylvain Sorin, professeur émérite de mathématiques, Sorbonne Université, Paris, France.

Annick Suzor-Weiner, professeure émérite de physique, Université Paris-Sud, Orsay, France.

Dror Warschawski, Biophysicien, chargé de recherches au CNRS, Paris, France et à l’université du Québec à Montréal, Canada.

[1« ‘Un voyage sans fin vers l’enfer’ : Israël emprisonne des centaines de jeunes garçons palestiniens chaque année. Voici leurs témoignages », Netta Ahituv pour Haaretz, 16 mars 2019 (en ligne ici)

[2« Unprotected : Detention of Palestinian Teenagers in East Jerusalem » [Sans protection : la détention des adolescents palestiniens à Jérusalem Est], B’Tselem, octobre 2017.

Source : AURDIP



Dégageons Puma : Journée internationale d’action #BoycottPuma le 15 juin 2019

11 avril 2019 / par la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI)

Rejoignez la journée internationale d’action pour exiger de Puma qu’il mette fin à son soutien aux colonies israéliennes illégales sur la terre volée aux Palestiniens. Intervenez dans les magasins Puma, les bureaux de Puma ou les bureaux des équipes sponsorisées par Puma.

 

Les équipes et les athlètes palestiniens appellent à un boycott de Puma à cause de son soutien aux colonies israéliennes illégales sur la terre volée aux Palestiniens.

Fabricant mondial d’articles de sport, Puma est le principal sponsor de l’Association du Football Israélien (IFA) qui comporte des équipes dans les colonies israéliennes illégales sur la terre volée aux Palestiniens.

Le mois de juin commémorera les 52 ans de la brutale occupation militaire israélienne. Samedi 15 juin, rejoignez la Journée Internationale d’Action #BoycottPuma !

Votre association est-elle intéressée par la Journée Internationale d’Action #BoycottPuma ?

Inscrivez vous ici

pour mises à jour et ressources !

Quand des sociétés comme Puma sponsorisent et tirent profit des colonies israéliennes illégales, elles donnent leur aval au régime israélien d’extrême droite pour qu’il poursuive aussi intensément le vol de la terre et les agressions criminelles contre les sports palestiniens.

A travers la planète, des associations organisent des campagnes et des actions pour exiger de Puma qu’il prouve que son engagement déclaré pour la justice sociale n’est pas qu’un coup de marketing.

Intervenez dans les magasins Puma, les bureaux de Puma ou les bureaux des équipes sponsorisées par Puma, organisez un groupe de travail sur les agressions d’Israël contre les sports palestiniens, impliquez les équipes des sports populaires et les fans clubs, rejoignez les actions sur les réseaux sociaux et davantage. Regardez ci-dessous pour d’autres idées sur comment participer.

C’est le moment maintenant de commencer à identifier les localisations de Puma et les équipes sponsorisées par Puma dans votre région.

Inscrivez votre association ici

pour la Journée Internationale d’Action #BoycottPuma afin de recevoir les ressources et les mises à jour.

Agissez :

Ci-dessous vous trouverez quelques façons dont votre association pourra s’impliquer dans la Journée d’Action #BoycottPuma.

Impliquez les associations sportives locales, les équipes de sports populaires, les fan clubs et les tournois anti-racistes.

Et devenez créatifs ! Apportez des thèmes sportifs dans vos manifestations et des actions retransmises en direct sur les réseaux sociaux.

1. Organisez une action créative dans un magasin Puma

Devenez créatif. Organisez un faux match de foot ou un événement sportif dans un magasin Puma. Utilisez le localisateur de magasins de Puma pour trouver les magasins de la marque Puma dans votre ville.

2. Organisez une manifestation dans les bureaux de Puma

Remettez aux bureaux de Puma la lettre des 200 clubs palestiniens.

Puma a des bureaux en Allemagne, au Portugal, en Italie, en Suède, en Norvège, en Finlande, au Danemark, en Autriche, aux Pays Bas, en France, en République Tchèque, en Pologne, en Turquie, en Afrique du Sud, dans les Émirats Arabes Unis, aux États Unis, en Argentine, au Mexique, au Pérou, en Inde, en Australie, à Singapour, en Malaisie, en Indonésie, au Japon, en Corée du Sud, à Hong Kong.

3. Organisez un débat ou un atelier

Faites venir les associations sportives locales dans un atelier ou un débat public sur les agressions contre les sports palestiniens et la campagne #BoycottPuma. Prenez contact avec des débatteurs possibles : pacbi@bdsmovement.net

4. Appelez les équipes sponsorisées par Puma à #BootPuma

Puma sponsorise des équipes, des ligues, des athlètes et des artistes. Vérifiez si des équipes locales sont sponsorisées par Puma et exhortez les à laisser tomber Puma. Demandez aux athlètes locaux sponsorisés par Puma d’user de leur influence pour convaincre Puma de mettre fin à son accord de parrainage avec la IFA. Suivez #PumaFam pour avoir des nouvelles sur de nouveaux accords de parrainage. Prenez contact pour avoir des lettres types d’approche : pacbi@bdsmovement.net

5. Démarrez une campagne de désinvestissement

Cherchez à savoir si votre fond de pension, votre banque ou tout autre institution dont vous êtes membre s’investit dans Puma et demandez leur de se désinvestir. Prenez contact pour trouver de l’aide à ce sujet : pacbi@bdsmovement.net

6. Accueillez chez vous une fête via les réseaux sociaux

Rejoignez les actions des réseaux sociaux #BoycottPuma pour enrayer la culture Puma avec vos amis.

 

Source : PACBI

Traduction : J. Ch. pour BDS France

 




Boycottez le Festival international de films LGBT de Tel Aviv

Les queers palestiniens et leurs alliés au sein du mouvement BDS lancent un appel au boycott du Festival international de films LGBT de Tel Aviv (TLVFest) qui aura lieu du 6 au15 juin 2019. Nous demandons aux cinéastes du monde entier de refuser de participer à ce festival parrainé par le gouvernement et de respecter l’appel palestinien à un boycott culturel d’Israël tant que les droits humains des Palestiniens ne seront pas respectés. Les Palestiniens font appel aux personnes dotées d’une conscience, dans le monde entier, pour qu’Israël ait à répondre de ses violations du droit international, et demandent en particulier aux artistes de ne pas donner de spectacles ou présenter leurs œuvres en Israël. L’appel au boycott culturel lancé par les Palestiniens a été entendu par un nombre croissant de personnalités culturelles internationales, notamment les cinéastes John Greyson, Mira Nair, Ken Loach, The Yes Men et Mike Leigh. Il s’agit d’envoyer un message à Israël : tant qu’Israël continuera à opprimer les Palestiniens et à les priver de leurs droits, on ne pourra pas agir comme si de rien n’était.

En 2017 et en 2018, plus de 20 cinéastes et artistes ont annulé leur participation ou ont déclaré soutenir le boycott du TLVFest par solidarité avec l’appel lancé par les queers palestiniens. Le réalisateur sud-africain John Trengove s’est exprimé en ces termes :

« Alors que les souffrances de la lutte contre l’Apartheid sont encore à vif dans notre conscience collective, cette question reste … extrêmement sensible pour de nombreux Sud-Africains. …étant donné ce que je sais aujourd’hui, il me semble que je dois impérativement éviter toute participation. … Il est impossible de fermer les yeux sur le fait que ce festival (et ma participation à l’évènement) pourrait servir à distraire l’attention des violations des droits humains commises par l’État d’Israël. »

Le Festival international de films LGBT de Tel Aviv est parrainé par des entités israéliennes qui sont pleinement complices de violations du droit international. Un des parrains du festival, le ministère israélien de la Culture, a un rôle central dans le projet Brand Israel lancé en 2005 pour promouvoir à l’étranger une image positive d’Israël et détourner ainsi l’attention de la réalité quotidienne de l’occupation et des violences contre les Palestiniens.

TLVFest s’appuie sur l’utilisation cynique des droits des gays – connue sous le nom de Pinkwashing – pour détourner les regards de l’occupation, du colonialisme de peuplement et de l’apartheid qu’Israël met en œuvre et pour normaliser ces pratiques. Le boycott culturel n’a donc pas pour but de censurer des créations artistiques ; il s’agit plutôt de demander à des artistes internationaux, notamment des cinéastes, de ne pas participer à des évènements culturels israéliens complices du Pinkwashing et/ou parrainés par l’État israélien, jusqu’au jour où Israël respectera les droits humains des Palestiniens.

Nous demandons aux cinéastes de ne pas tolérer que leur liberté artistique et leur voix soient récupérées par l’État israélien et ses collaborateurs, tels que TLVFest et TLVPride 2018. Le Pinkwashing cherche à faire de vous, pour citer Yaniv Weizman, porte-parole LGBT de la municipalité de Tel Aviv, “un ambassadeur d’Israël“.

Si vous participez à TLVFest, votre œuvre sera présentée à Tel Aviv tandis qu’Israël continue le massacre prolongé qui a tué en 2018 295 Palestiniens, y compris des enfants, à Gaza et en Cisjordanie. Plus de 29 000 personnes ont été blessées ; dans bien des cas, les blessures étaient si graves qu’elles ont imposé l’amputation de membres. Israël célèbrera la Pride et le TLVFest pendant que les familles palestiniennes continueront à pleurer la mort de leurs proches.

Alors que les gouvernements ne souhaitent pas contraindre Israël à répondre de ses actes, la pression exercée par la société civile internationale, comparable à celle qui a été appliquée à l’Afrique du Sud de l’apartheid, représente un moyen d’action efficace et donne de l’espoir aux Palestiniens – y compris les queers palestiniens – dans leur combat pour la liberté, la justice et l’égalité.

Comme votre travail de cinéastes joue un rôle déterminant en donnant une visibilité aux communautés LGBT, aux injustices contre les LGBT et à l’émancipation des LGBT, nous espérons que vous ne garderez pas les yeux fermés face à la réalité fallacieuse présentée par Israël et que vous vous opposerez fermement à l’injustice et à l’occupation en refusant de participer à TLVFest.

Bien cordialement,

Pinkwatching Israel

Pinkwatching est un collectif de queers palestiniens et de leurs alliés au sein du mouvement dirigé par les Palestiniens de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) pour la liberté, la justice et l’égalité. Nous nous opposons aux menées d’Israël et d’institutions complices qui cherchent à utiliser les droits des gays pour détourner l’attention de l’oppression constante du peuple palestinien et pour la justifier.

Source : PinkWatching Israel

Traduction SM pour BDS France




L’’assureur Axa se désinvestit d’une entreprise d’armement israélienne, cible d’une campagne de boycott

Bastamag

Emmanuel Riondé 13 mai 2019

Une filiale d’Axa a récemment confirmé son retrait de l’actionnariat d’Elbit Systems, une entreprise israélienne fabriquant des armes utilisées contre les Palestiniens, notamment des bombes au phosphore blanc. Une victoire pour l’ONG SumOfUs et la campagne Boycott désinvestissement sanction (BDS), qui appellent la compagnie d’assurance à mettre aussi un terme à ses liens avec les banques accusées de financer la colonisation. D’autres actions de boycott, y compris d’événements culturels, sont prévues, le tout dans un contexte où Benyamin Netanyahou envisage sans être inquiété l’annexion des colonies.

L’information a été révélée le 17 avril : Axa Investment Manager (Axa-IM), une filiale du groupe d’assurance français a cédé, fin 2018, l’ensemble de ses parts détenues dans le capital du fabriquant d’arme israélien Elbit Systems. Dans un communiqué de presse, l’ONG SumOfUs, fondée aux États-Unis et qui entend jouer un rôle de « contre-pouvoir » face aux grandes entreprises et aux multinationales, et la coalition Stop Axa assistance to Israeli apartheid « se félicitent » de cette décision survenue « suite à une année de campagne de pression citoyenne contre l’assureur français ».

Lancée en avril 2018 par SumOfUs, la pétition appelant Axa à « cesser de faire du profit sur la colonisation en Palestine » a été signé par plus de 140 000 personnes. Elle rappelle notamment que Elbit Systems produit et vend des armes à sous-munitions et des obus au phosphore blanc, utilisés à plusieurs reprises par l’armée israélienne lors de ses offensives dans la bande de Gaza.

« Se désengager de l’apartheid israélien »

Interrogé par Bastamag, le groupe Axa assure déployer « une des politiques d’investissement responsable les plus complètes et les plus avancées du secteur financier ». Et affirme que « dans le cadre de (sa) politique dédiée aux armes controversées », il a « pris la décision de désinvestir d’Elbit Systems lorsqu’ils ont acquis une société qui produit des armes à sous-munitions ». Le groupe ne reconnaît pas pour autant que ce désinvestissement est dû aux pressions de la campagne : un simple « groupe d’activistes » faisant « circuler des affirmations parcellaires voire mensongères », selon Axa.

Mais la coalition, qui réunit des comités de la campagne Boycott désinvestissement sanctions (BDS), qui cible la politique d’occupation menée par l’État israélien, et SumOfUs, n’entendent pas se laisser voler ce qu’elles considèrent comme une première victoire et poussent Axa à aller plus loin. Le 24 avril, une cinquantaine de personnes se sont ainsi rassemblées devant le palais des congrès à Paris où se tenait l’assemblée générale annuelle du groupe pour lui demander de « se désengager de l’apartheid israélien ».

Actionnaire des banques qui financent la colonisation

Si Axa-IM s’est bien débarrassée de ses parts dans Elbit Systems, il reste investit dans au moins trois banques israéliennes, qui « constituent l’épine dorsale des colonies de peuplement illégales par le biais des services financiers qu’elles fournissent », dénonce la campagne. Axa rétorque que ses « investissements dans les banques israéliennes n’ont absolument pas vocation à financer l’extension des territoires occupés ». Sauf que la réalité de l’implication des banques israéliennes dans la colonisation a été mise en exergue en mars 2017 dans un rapport intitulé « Les liaisons dangereuses des banques françaises avec la colonisation israélienne », réalisé par huit organisations [1] (voir notre article).

Ce schéma est également documenté avec précision dans un autre rapport publié en 2017 par l’ONG Who Profits qui travaille sur « l’industrie de l’occupation israélienne ». Dans le cas d’Axa-IM, les banques concernées sont Bank Hapoalim, Bank Leumi et Mizrahi Tefahot Bank. Par ailleurs, l’investissement d’Axa au sein d’acteurs de l’économie israélienne impliqués dans l’occupation passe aussi par Alliance Bernstein, une holding d’investissements au sein de laquelle Axa n’a plus la majorité du capital, mais où le groupe reste présent, avec 31% de parts encore détenues selon SumOfUs (contre 65 % auparavant). La holding reste quant à elle liée à Elbit Systems, et à certaines banques israéliennes.

« Ils prétendaient que nous mentions, tout en faisant savoir que leurs investissements étaient minimes »

Axa n’est pas la seule entreprise française impliquée directement ou indirectement dans l’économie de l’occupation israélienne. « Leur double implication dans les banques et dans Elbit Systems nous a cependant paru assez grave en terme de complicité pour que l’on mène une campagne, résume Imen Habib, animatrice de la campagne BDS France. Nous avons aussi été indignés par leurs réponses à nos interpellations. Ils prétendaient d’un côté que nous mentions tout en faisant savoir que leurs investissements étaient minimes, ce qui est pour le moins contradictoire… Par ailleurs, ils nous ont d’abord expliqué que Elbit Systems ne rentrait pas dans leurs critères d’armes controversées. Or, Elbit Systems fabrique du phosphore blanc, utilisé par l’armée israélienne. En 2019, il n’est pas possible de nier cela. »

Autre difficulté : la grande complexité des organigrammes des multinationales. « Durant cette campagne, il a souvent été difficile de faire la part des choses dans les filiales d’Axa, ajoute Leyla Larbi, chargée de campagne de SumOfUs. Ils en ont beaucoup, et répondent sans cesse que ce n’est pas eux… On sait ce que l’on fait, on vérifie toutes nos données, mais ils démentent avec une telle assurance que cela peut parfois être déstabilisant. »

Volonté d’annexion des colonies, pourtant illégales en droit international

En Israël, après la victoire du Likoud aux élections législatives du 9 avril, Benyamin Netanyahu s’apprête à former un nouveau gouvernement. Ce sera son 5ème mandat à la tête du pays. Actuellement sous la menace d’inculpation pour des faits de corruption, fraude et abus de confiance dans trois affaires distinctes, le bientôt septuagénaire a franchit un nouveau seuil durant la campagne électorale en faisant part de sa volonté d’annexer les colonies implantées en Cisjordanie. Une perspective bafouant totalement le droit international, au regard duquel toutes les implantations depuis 1967 sont illégales, mais qui ne lui valu aucune remontrance de la part de ses amis de la scène internationale, tels le nord-américain Donald Trump, le brésilien Jair Bolsonaro ou le hongrois Victor Orban.

« Aujourd’hui, on assiste à une alliance forte entre les différentes extrême-droites mondiales et Benyamin Netanyahou en est l’un des leaders, rappelle Imen Habib. Tout comme la loi « État nation » votée en Israël en juillet 2018, (qui consacre Israël comme « l’État-nation du peuple juif » et ne reconnaît le droit à l’autodétermination qu’aux juifs-israéliens, ndlr),cela éclaire de façon nette la nature profonde du régime israélien d’apartheid. Notre légitimité et celle de notre action en sont renforcées : on est plus que jamais déterminé à continuer nos campagnes. »

Actions de boycott culturel

Dans les mois à venir, BDS annonce poursuivre la campagne sur le désinvestissement d’Axa et en enclencher une autre sur le boycott de la marque Puma, « pour qu’ils mettent fin au sponsoring des équipes de foot des colonies israéliennes ». Une journée d’action internationale à cet effet est prévue le 15 juin. D’ici là, deux évènements sont ciblés : le festival Eurovision qui aura lieu du 14 au 18 mai à Tel Aviv et autour duquel BDS se mobilise depuis déjà quelques mois, puis le Festival international de films LGBT de Tel Aviv (TLVFest), qui se tiendra dans la capitale israélienne du 6 au 15 juin.

Comme l’ont démontré Eyal Sivan et Armelle Laborie [2] et plus encore Jean Stern [3], Israël a fabriqué ces dernières années une image « gay friendly » de Tel Aviv. La capitale israélienne devenant ainsi la pièce maîtresse d’une entreprise de pinkwashing qui laisse songeur, quand on sait les fondations sexistes, homophobes et virilistes des dirigeants actuels du pays… Après le désinvestissement un retour, donc, aux actions de boycott culturel. En attendant que sur la scène internationale, les sanctions politiques du gouvernement israélien reviennent dans l’agenda des dirigeants de la planète.

Source : Bastamag




Les Palestiniens condamnent unanimement l’attaque du Parlement allemand contre le droit de boycotter l’apartheid et la colonisation israéliens

24 mai 2019 / par le Comité National BDS palestinien (BNC)

À travers les déclarations émises, et par l’Organisation de Libération de la Palestine, seule représentante légitime du peuple palestinien, et les associations de la société civile palestinienne, et par les manifestations devant les Bureaux de la représentation allemande à Ramallah et à Gaza, les Palestiniens ont unanimement condamné la résolution du 17 mai du Parlement allemand qui a trompeusement qualifié d’antisémite le Mouvement BDS conduit par les Palestiniens.

Dans une déclaration du 19 mai, le Comité Exécutif de l’Organisation de Libération de la Palestine a dit de la résolution du Parlement allemand que c’était « une attaque contre le peuple palestinien et ses droits légitimes et inaliénables ». Le Comité Exécutif de l’OLP a dit que le mouvement BDS rejette « le racisme et la discrimination » et a appelé « le Parlement allemand à retirer cette décision » et « les partis allemands à rejeter la décision ». Il a par ailleurs averti que « le Comité Exécutif de l’OLP reconsidérera ses relations avec les syndicats, les partis et les institutions allemandes si l’Allemagne continue d’être complice de l’occupation et de s’élever contre les droits du peuple palestinien.

Dans une déclaration sur un tweet du 17 mai, jour de la résolution du Parlement, le Mouvement BDS a décrit la résolution comme « se fondant sur des mensonges éhontés. Ce n’est pas seulement du McCarthisme palestinien, c’est une trahison du droit international, de la démocratie allemande et du combat contre le véritable racisme anti-juif. »

Dans une manifestation avec 200 participants le mercredi 22 mai devant le Bureau de la Représentation allemande dans la ville de Ramallah occupée par Israël, les associations de la société civile palestinienne ont remis une lettre signée par les représentants de plus de 200 organisations de la société civile palestinienne. Cette lettre de la société civile disait que les associations « condamnent dans les termes les plus vifs » la résolution du Parlement, « rejettent les allégations et les inventions infondées du Bundestag » et appellent le Parlement allemand à « abroger cette résolution anti-palestinienne, anti-arabe ». Jeudi, une manifestation devant le Bureau de la Représentation allemande dans la Bande de Gaza, où vivent deux millions de Palestiniens dans une prison à ciel ouvert sous blocus israélien, a repris les mêmes messages.

La lettre de la société civile a dit que « Dénier aux Palestiniens le droit de plaider sans violence pour la liberté, la justice et l’égalité est anti-palestinien et met le Bundestag en porte-à-faux avec le droit international, avec les principes démocratiques universels et même avec la position officielle de l’Union Européenne ».

Les associations de la société civile palestinienne ont réaffirmé les principes que le Comité National palestinien de BDS avait tracés dans sa déclaration de 2017 intitulée « Racisme et discrimination raciale sont l’antithèse de liberté, justice et égalité », disant que « le mouvement BDS rejette toute forme de racisme et de discrimination, dont l’islamophobie, l’antisémitisme, le sexisme et le racisme anti-Noirs et l’homophobie, et s’inspire du mouvement anti-apartheid sud-africain et du mouvement américain pour les droits civiques. Le BDS cible la complicité, pas l’identité. » Ils ont appelé « l’Allemagne à mettre fin à toute forme de complicité avec l’occupation illégale et l’apartheid israéliens en interdisant les produits et les services des colonies illégales israéliennes, en mettant fin à tout commerce des armes et recherches militaires avec Israël et en soutenant la suspension de l’Accord d’Association UE-Israël. »

Une seconde lettre de la société civile palestinienne, émise jeudi, a appelé « le Gouvernement allemand à se retenir d’adopter cette résolution et de la faire passer dans la loi », disant qu’agir ainsi « menacerait encore plus les relations entre les sociétés civiles palestinienne et allemande ». La lettre appelait aussi le gouvernement allemand à imposer un embargo militaire à l’encontre d’Israël et à coopérer pour réaliser les droits du peuple palestinien, y compris le droit au retour des réfugiés palestiniens.

Dans une autre déclaration, l’association chrétienne palestinienne Kairos Palestine a dit que « les chrétiens de Palestine sont attristés et troublés » par la résolution du Parlement allemand. Kairos a expliqué : « L’État d’Israël, les institutions et les sociétés complices du déni des droits fondamentaux des Palestiniens sont les cibles du mouvement BDS. Tout le monde a le droit de critiquer les actions injustes d’un État et d’une société. Le mouvement BDS palestinien ne boycotte ni ne fait campagne contre aucun individu ni aucun groupe simplement parce qu’il est israélien. »

Le Comité National BDS palestinien (BNC) est la plus grande coalition de la société civile palestinienne. Il dirige et soutient le mouvement mondial de Boycott, Désinvestissement et Sanctions pour les droits des Palestiniens.

Droit au Boycott Droit au BDS

Source : BDS Movement

Traduction : J. Ch. pour BDS France

 




Et le gagnant de l’Eurovision dans la Tel Aviv de l’apartheid est…

18 mai 2019
Par : PACBI (Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel), la Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël de BDS

Alors que le concours de l’Eurovision touche à sa fin dans la Tel Aviv de l’apartheid, le gagnant est déjà connu : le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) pour les droits des Palestiniens.

Plus de 150 000 Européens ou autres ont signé des pétitions appelant au boycott du concours, des centaines d’artistes connus y ont apporté leur soutien, y compris d’anciens participants à l’Eurovision et l’un de ses gagnants, et plus de 100 organisations et centres LGBT+ se sont joint à l’appel.

Après avoir affirmé depuis des mois que des dizaines de milliers de touristes se rendraient à la Tel Aviv de l’apartheid pour le concours, les organisateurs israéliens admettent maintenant que seuls 5 000 à 7 000 personnes – une fraction de ceux qui était attendusétaient arrivés, signe clair que la campagne mondiale de BDS menée depuis une année est un succès.

Nous construisons notre mouvement, poussant à la reconnaissance des droits des Palestiniens, y compris les droits de nos réfugiés, et recevant un soutien sans précédent pour isoler le régime israélien d’apartheid et d’occupation. Ensemble, nous sommes parvenus à empêcher le régime israélien d’utiliser l’Eurovision, le plus grand événement non-sportif télévisé au monde, pour cacher derrière l’art ses crimes contre les Palestiniens, commis en particulier dans la Bande de Gaza assiégée.

Avec des mobilisations dans plus de 25 pays autour du monde, BDS a reçu un nouveau soutien pour notre mouvement grandissant, au-delà des attentes les plus optimistes, grâce au soutien de tant de personnes qui agissent au nom de leurs principes, et aux efforts sans relâche de militants des droits humains.

Nous vous présentons ici le contexte de cette campagne, célébrons notre travail collectif et listons les principales étapes.

Israël a massacré 62 Palestiniens à Gaza, dont 6 enfants, juste deux jours après sa victoire à l’Eurovision le 12 mai 2018. Plus tard ce même jour, la gagnante israélienne Netta Barzilai a donné un concert pour célébrer cette victoire dans la Tel Aviv de l’apartheid, organisé par le maire, et a déclaré « nous avons des raisons d’être heureux ».

L’appel à boycotter la tenue de l’Eurovision en Israël qui a suivi a été initié par des organisations culturelles et des journalistes palestiniens, demandant le 20 juin 2018 si les organisateurs de l’Eurovision auraient accepté que « le concours se tienne dans l’Afrique du Sud de l’apartheid ? ».

Ils ajoutaient que « seule une pression internationale efficace et soutenue obligerait Israël à respecter ses obligations en droit international et les droits humains des Palestiniens ».

Face à une campagne grandissante dans de nombreux pays, le gouvernement a rapidement laissé tomber sa demande insistante que le concours se tienne à Jérusalem, une première victoire pour la campagne de boycott du concours.

Mais quelle que soit la ville dans laquelle se tiendrait le concours, s’il était organisé par Israël, la campagne BDS menée contre lui devait continuer et s’intensifier.

Israël s’est effectivement déclaré lui-même un état d’apartheid peu après, son glissement continu vers l’extrême-droite se faisant plus évident que jamais.

Dans plus de la moitié des 41 pays participant au concours, des appels de BDS divers et créatifs ont été entendus, notamment en Allemagne, Australie, Belgique, au Danemark, dans l’État espagnol, en Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, à Malte, en Norvège, aux Pays-Bas, en Pologne, au Portugal, en République tchèque, au Royaume-Uni, en Slovénie, Suède et Suisse.

Aux États-Unis, Jewish Voice for Peace s’est joint aux appels grandissants au boycott du concours dans le monde.

En septembre dernier, un grand nombre d’artistes reconnus, d’anciens participants à l’Eurovision et l’un de ses gagnants ont soutenu « l’appel sincère des artistes palestiniens » dans une lettre ouverte qui a reçu une large couverture dans les médias du monde entier.

Ils ont écrit : « Tant que les Palestiniens ne jouiront pas de la liberté, de la justice et de droits égaux, on ne devrait pas continuer à traiter normalement avec l’État qui leur dénie leurs droits fondamentaux ».

La gagnante de l’Eurovision en 2018 et son ambassadrice culturelle, Netty Barzilai, a fait une tournée en Europe en novembre dernier. Des militants des droits humains ont manifesté lors de ses spectacles après un appel des queers palestiniens qui ont mis en lumière son recrutement comme ambassadrice d’Israël, ce qui soumet ses activités à ce boycott institutionnel auquel la société civile palestinienne appelle.

En décembre, des chanteurs éligibles à l’Eurovision, lors de la très populaire émission de télévision de l’État espagnol Operación Triunfo, ont déclaré que le fait qu’Israël accueille le concours était « regrettable » et qu’ils préfèreraient qu’il ait lieu ailleurs, étant donné la couverture médiatique croissante de la campagne de BDS.

Quelques semaines plus tard, le groupe britannique The Tuts, qui allaient ensuite faire une tournée avec The Specials, annonçait qu’il avait été invité à l’émission de télévision de la BBC You Decide, qui sélectionne le candidat du Royaume-Uni à l’Eurovision, mais qu’il avait refusé d’y participer, et il a été largement acclamé pour cela sur les réseaux sociaux.

Il y a juste quelques jours, des défenseurs des droits humains à Paris sont montés sur la scène, en live pendant l’émission télévisée de sélection du finaliste pour l’Eurovision, en clamant que le concours devait être boycotté.

Peu après, 50 personnalités culturelles britanniques connues ont écrit une lettre à la BBC, exhortant la chaîne à faire pression pour que l’Eurovision ait lieu ailleurs.

Le même jour, de nombreux groupes LGBT+ publiaient un appel au boycott de l’Eurovision et de la Gay Pride de Tel Aviv, en soutien aux queers palestiniens et contre la tentative cynique d’Israël de dissimuler sa politique envers les Palestiniens derrière un affichage pro-LGBT+ (« pinkwashing », mot proche de celui de blanchiment, mais avec la couleur rose).

Plus de 100 groupes, dont BeLongTo, l’organisation nationale irlandaise des jeunes LGBT+, et les sections de Naples et de Padoue d’Arcigay, la plus ancienne et plus grande organisation italienne pro-LGBT+, ont maintenant souscrit à l’appel.

En février, le réalisateur Julio Pérez del Campo a soutenu l’appel à boycotter l’Eurovision lors de son discours de remerciements aux Goya Awards (les « Oscars » de l’État espagnol).

Quelques semaines plus tard, le compositeur et producteur légendaire Brian Eno a écrit une tribune exhortant le candidat du Royaume-Uni à l’Eurovision à « contribuer à garantir qu’on se souviendrait de l’Eurovision 2019 comme de l’occasion qu’on avait eu de protester au nom de ses principes, et non comme d’un épisode supplémentaire de blanchiment culturel ».

Le mois suivant, Haneen Maikey, directrice de alQaws for Sexual & Gender Diversity in Palestinian Society (alQaws pour une diversité sexuelle et de genre dans la société palestinienne), une organisation politique populaire de queers palestiniens, basée à Jérusalem, et Hilary Aked, une auteure, chercheuse et militante basée à Londres, ont écrit un article dans The Independent, détaillant la manière dont Israël exploite l’identité LGBT+ pour camoufler ses crimes.

Cet article faisait suite à un autre article dans les médias irlandais sur la politique israélienne de dissimulation de l’occupation et de l’apartheid derrière une mise en avant des LGBT+.

Quelques mois avant le concours, alors que les pays en compétition étaient en train de sélectionner leurs candidats, le boycott de l’Eurovision était déjà soutenu par des syndicats, tels que le Musicians’ Union of Ireland (le syndicat des musiciens d’Irlande), Irish Equity et la CGT, ainsi que des partis politiques et des politiciens d’Europe et d’ailleurs.

Plus de 100 artistes palestiniens – dont des metteurs en scènes, des musiciens, des poètes et d’autres artistes récompensés – ont ensuite appelé les candidats à l’Eurovision à se retirer, dans une lettre ouverte.

« En tant qu’artistes palestiniens – brutalisés, assiégés, occupés ou exilés – nous ne pouvons pas offrir les paillettes et le glamour de l’Eurovision. Nous pouvons offrir beaucoup mieux : une place dans les livres d’histoire. »

Quelques jours plus tard, 26 artistes israéliens appelaient également les participants à l’Eurovision à se retirer, écrivant : « En tant qu’artistes, nous ne pouvons pas rester assis alors que nos homologues palestiniens souffrent d’être réduits au silence, déshumanisés et soumis à la violence, et nous vous demandons de vous joindre à nous pour le dénoncer ».

Des militants des droits humains et des artistes dans de nombreux pays participant au concours ont interpellé de manière privée ou publique des candidats à l’Eurovision, des médias, des organisateurs, des juges et d’autres encore.

Lorsqu’il a été annoncé en avril que Madonna se produirait à l’Eurovision, la couverture des médias a démontré la prédominance de BDS sur les tentatives d’Israël de blanchir l’apartheid par l’art.

PACBI a exhorté Madonna d’annuler, l’informant que « le gouvernement fanatique, d’extrême-droite d’Israël exploite cyniquement votre performance, et celle des candidats, pour marquer son oppression croissante des Palestiniens ».

Speed Sisters, une équipe féminine de course que Madonna avait louée auparavant pour leur « combat pour la liberté en Palestine », l’ont aussi appelé à annuler.

Près de 40 000 personnes ont signé la pétition de PACBI et de Jewish Voice for Peace exhortant Madonna à « se tenir avec nous du bon côté de l’histoire ».

Des dizaines de femmes artistes palestiniennes ont également écrit une lettre ouverte à Madonna : « Lorsque les murs s’écrouleront et que la liberté et la justice résonneront enfin, nous vous inviterons à venir partager votre musique avec nous tous dans ce pays ».

Le compositeur et musicien israélien Ohal Grietzer a écrit un appel à Madonna, lui reprochant d’« ignorer les femmes palestiniennes qui la supplient d’être à leurs côtés, ou au moins de ne pas leur faire entrave alors qu’elles établissent des voies pour défendre et réclamer leurs droits ».

Madonna a finalement montré que son soutien tant vanté aux droits humains n’allait pas jusqu’à soutenir les appels des opprimés qu’elle prétend soutenir. La réponse de PACBI a été largement couverte par les principaux médias et les agences internationales de presse.

Entre-temps, deux musiciens d’électro, Jaakko Eino Kalevi et Onra, s’étaient retirés de la soirée sur la plage Electrovision, sponsorisée par l’UE et organisée en marge de l’Eurovision au « village de l’Eurovision », dans le parc Charles Clore de Tel Aviv. Le parc est construit sur le site de Al Manshiyya, un quartier palestinien dont le nettoyage ethnique a ouvert la voie à la création d’Israël.

Comme un signe des liens de plus en plus étroits, au nom de leurs principes, de divers groupes populaires de lutte avec BDS, le centre LGBT+ El Casal Lambda de Barcelone, établi de longue date, a annulé sa fête de l’Eurovision, au nom de « sa grande et ancienne expérience de la défense des droits humains ». L’organisation des jeunes LGBT+ de Copenhague a annulé la projection de l’Eurovision et célébré à la place la musique des gagnants iconiques de l’Eurovision, Abba, en signe d’opposition à l’agenda de « pinkwashing » d’Israël.

Plusieurs tribunes, rapports et articles ont mis en lumière cette politique israélienne de « pinkwashing » et amplifié les voix des queers palestiniens, de militants israéliens et internationaux, d’artistes et d’écrivains.

Ghadir Shafie, Co-directrice d’Aswat, le Centre palestinien féministe pour les libertés sexuelles et de genre, et le militant palestinien LGBT+ Elias Wakeem ont été interviewés pour l’émission de la chaîne britannique Channel 4 « News Uncovered » sur le « pinkwashing » d’Israël.

Le syndicat des étudiants de la prestigieuse Queen’s University de Belfast a également annulé sa soirée Eurovision, et à Melbourne, un bar LGBT+ a annulé la projection de l’Eurovision lors de la sélection du candidat australien en raison des « problèmes de droits humains autour de l’Eurovision cette année ».

Des dizaines de soirées Eurovision « apartheid-free » ont été organisées en Europe par des fans de l’Eurovision et des défenseurs des droits humains à la place des émissions produites depuis la Tel Aviv de l’apartheid.

Plusieurs manifestations et perturbations ont eu lieu durant la semaine de l’Eurovision dans la Tel Aviv de l’apartheid, des militants internationaux et israéliens attirant ainsi l’attention des médias du monde entier.

Globalvision, un Eurovision alternatif qui sera retransmis en live, présentera au même moment que l’Eurovision des artistes palestiniens et internationaux, comme par exemple Brian Eno, DAM et beaucoup d’autres.

La campagne de toute une année de BDS pour boycotter la tenue de l’Eurovision dans l’Israël de l’apartheid a dépassé nos attentes, elle a apporté à notre mouvement de défense des droits humains de nouveaux soutiens, et nous a permis de créer des liens, au nom des principes que nous partageons, avec des combats anti-racistes, féministes, LGBT+ et d’autres encore.

C’est pourquoi le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens est le vrai gagnant de l’Eurovision !

Traduction : MUV pour BDS France
Source : bdsmovement.net / PACBI




PalestineVision à Argenteuil, un beau moment de solidarité !

Plus de 120 personnes ont assisté hier soir à la « PalestineVision » qui a été organisée pour un boycott actif de l’Eurovision qui se tenait au même moment à Tel Aviv, en Apartheid Israël.

 

Après des interventions sur BDS, la vidéo de l’émission  « Palestine Vision  » a été projetée,  qui a permis à certains-es de découvrir la culture et la chanson palestiniennes, avec ces « Chansons pour la Palestine », composées depuis 70 ans.

On peut maintenant la voir ICI dans son intégralité.

Se sont succédées ensuite de belles prestations artistiques, avec les chants/musiques de nos camarades Atmane de BDS France Saint-Étienne, Hassan de BDS France Tours, et la chanteuse palestinienne Abeer d’Artists for Palestine.

Un beau et fort moment militant, qui a attiré de nombreux habitant-e-s du quartier populaire de la dalle d’Argenteuil.
Un grand bravo à tous-tes les camarades d’Argenteuil Palestine Solidarité qui ont travaillé dur pour cette soirée alternative !

Imen Habib, Dominique Grange, Tardi et Abeer Hamad




PalestineVision, c’est ici : 3 heures de spectacle et de solidarité !




Événement exceptionnel « Palestinevision » à Argenteuil le 18 mai

Après la soirée du 12 mai organisée au CICP par la Campagne BDS France à Paris, Artists for Palestine et l’Association Argenteuil Solidarité Palestine, une nouvelle soirée

 PalestineVision

aura lieu le 18 mai à partir de 19h, Salle Saint Just sur la dalle d’Argenteuil.

Il s’agira d’un Eurovision alternatif au concours officiel, qui se tiendra en même temps que des initiatives de plusieurs groupes solidaires en Europe.

Cette soirée relayée en Palestine et partout dans le monde entre dans le cadre de la Campagne de Boycott de l’Eurovision en Israël, initiée depuis plusieurs mois par des Artistes Palestinien.ne.s, et relayée par la société civile palestinienne au travers de la Campagne BDS.

Sur la dalle d’Argenteuil, illuminée par des bougies dédiées à toutes les victimes de la barbarie coloniale, la diffusion filmée des chansons pour la Palestine dans l’Eurovision alternatif s’opèrera en même temps qu’un grand  « Ftour Solidaire »

Soyons nombreux à participer à cet évènement exceptionnel !!

Ce sera une manière de protester contre l’instrumentalisation de l’art pour une opération de propagande visant à redorer l’image d’Israël.

 Nous vous invitons à diffuser très largement cette émission sur vos listes de diffusion, vos pages Facebook, vos comptes Twitter etc…afin de dénoncer cet Eurovision 2019 au pays de l’apartheid israélien !

Plus d’infos sur le site du Temps de la Palestine

À samedi !!




Marseille commémore la Naqba

Hier, mercredi 15 mai, en commémoration de la Naqba et contre l’Eurovision à Tel Aviv, nous étions une cinquantaine de personnes devant la bibliothèque centrale de Marseille.

Distribution de 700 tracts. De belles rencontres.

Puis nous avons défilé sur les trottoirs jusqu’au Vieux-Port tout en rappelant, tout le long du parcours, au mégaphone, la Naqba, le nettoyage ethnique, le viol du droit international, les crimes de guerre et en appelant au boycott de l’Eurovision !

Prise de parole sur le Vieux-Port.

Nos masques blancs ont suscité beaucoup d’intérêt et de photos de la part des passants…