Concert pour l’apartheid au Théâtre Mogador ? Le 31 janvier prochain

A moins que conformément à la volonté du KKL de masquer sa réelle vocation, vous ayez été victime de sa propagande mensongère: Cette organisation se présente en effet comme une organisation environnementale et la première organisation verte d’Israël.
En réalité ses prétentions prétendument écologiques ne sont qu’un prétexte pour masquer sa volonté de pratiquer activement depuis sa création «la rédemption de la terre du peuple juif», la colonisation des terres palestiniennes et l’expropriation des autochtones palestiniens de leurs terres à travers notamment des confiscations de terrains. Son projet et ses moyens sont ceux de la conquête et de la dépossession arbitraire du peuple palestinien et de son patrimoine. Les deux-tiers des terres gérées directement par le KKL, et la totalité des terres dites « d’Israël » que le KKL cogère avec l’Etat, sont des terres volées aux Palestiniens expulsés de leur pays en 1948.

 

Dans la longue liste des violations flagrantes du droit international dont le KKL est responsable, il faut souligner outre l’appropriation des terres des palestiniens expulsés, le fait que les milliers d’arbres que l’organisation se vante d’avoir plantés l’ont été l’ont été sur les ruines des villages palestiniens de Galilée et du Néguev dynamités en 1948, et sur les territoires occupés depuis 1967.
Par exemple: nous vous rappelons que le KKL a planté grâce à des fonds canadiens, le «Canada Park » sur les ruines des villages cisjordaniens de Latroun et d’Emmaus, rasés par Ariel Sharon en 1967.

Enfin aujourd’hui, le KKL lève des fonds français pour planter «le Parc de France» sur les terres expropriées des villages entourant Jérusalem, entre les colonies de Maale Adoumim et Jérusalem Est. Ainsi ce serait un parc «français» qui permettrait de parachever les contours du «grand Jérusalem» voulu par les colons.
Le KKL réunit aussi des fonds pour financer la «judaïsation du Néguev» en expulsant et regroupant les Bédouins qui le peuplent dans des villes-réserves, comme il en a récolté pour financer des «aires de repos» pour le bien-être des soldats rentrant de Gaza. Ce processus de colonisation, dans ces divers aspects est considéré comme autant de crimes de guerre par la Quatrième Convention de Genève.

En outre, les terres gérées par le KKL sont gérées selon des critères explicitement racistes.

A travers tous ces motifs, la présence de cette organisation au Théâtre Mogador, dont l’activité principale est le spectacle, ne pourrait qu’apparaître indécente et insupportable à tout défenseur des droits de l’Homme informé sur les objectifs et les réalisations véritables du KKL.

Le Théâtre Mogador  avait déjà accueilli le KKL par le passé, nous vous appelons donc à ne pas accepter d’être complices du vol des terres palestiniennes, des violations des droits humains et du droit international.

Nous restons à votre entière disposition pour toute information complémentaire sur le KKL.

La Campagne BDS France

Campagnebdsfrance@yahoo.fr




Lettre ouverte à Madame Michèle Alliot Marie, Ministre des Affaire Etrangères Démolition de l’Hôtel

Cependant ne vous rendez-vous pas compte que les protestations verbales, les condamnations de principe, n’ont absolument aucun effet sur la réalité ? Il est vrai qu’au delà des paroles, le commerce entre l’Europe et Israël est florissant, les accords technologiques et militaires (avec un état accusé de crime de guerre par un rapport de l’ONU) n’ont jamais été aussi nombreux.

N’est-il pas temps, enfin que la France adopte des sanctions réelles ? sans quoi sa politique complaisante ne pourra qu’être  taxée de complicité.

En attendant que vous prouviez la sincérité du gouvernement par des actes concrets de sanctions, la société civile a le droit et le devoir de s’impliquer dans la campage « Boycott Désinvestissement Sanction » lancée par la société civile palestinienne en 2005.

Veuillez agréer, Madame la Ministre etc.

Pour le collectif, Jérôme Faÿnel Président.

« La France condamne vivement la démolition de l’hôtel Shepherd, à Jérusalem-Est, en vue de la construction d’une nouvelle colonie. Cette démolition fragilise la perspective d’un règlement durable du conflit, dans lequel Jérusalem est appelée à devenir la capitale des deux États, Israël et le futur État de Palestine.

Notre position sur les colonies est claire et constante. Elle a été réaffirmée unanimement par l’Union européenne dans les conclusions du Conseil Affaires étrangères du 13 décembre dernier : les colonies, y compris celles de Jérusalem-Est, sont illégales au regard du droit international et constituent un obstacle à la paix.  »

 

COLLECTIF 69 DE SOUTIEN AU PEUPLE PALESTINIEN c/o Maison du Peuple, 147, av. du Gal Frère, 69008 LYON
  courriel :
palestine69@orange.fr Agenda et actions : http://collectif69palestine.




France 3 retire un produit des colonies des lots à gagner dans l’émission « Slam »

Bonjour,

Vous êtes vivement mécontente (sic) à propos du cadeau offert aux candidats, lors de l’émission « Slam » diffusée sur France 3 tous les jours à 16h40.

Vous déplorez que ce divertissement puisse offrir à ses candidats un produit de la marque « Sodastream ». Vous souhaitez obtenir des explications, sur le choix de France Télévisions d’offrir un produit qui est fabriqué dans une colonie israélienne installée en Cisjordanie.

Je vous pris d’accepter mes excuses au nom de la chaîne pour cette réponse tardive.

Je vous remercie d’avoir pris le temps d’écrire à France 3 pour nous faire part de votre intérêt.

Votre courriel a été transmis à l’équipe de « Slam », qui en a pris connaissance. Cette dernière attache une grande importance aux avis des téléspectateurs, car ils lui permettent de prendre du recul et de faire évoluer l’émission en fonction également des attentes du public.

Je vous informe que la fabrication des dotations distribuées au cours des jeux et émissions de divertissement de France Télévisions, respectent les règlementations internationales en vigueur.

En outre, j’ai le plaisir de vous informer que la « carafe soda club » n’est actuellement plus proposée aux candidats du jeu « Slam », sur France 3.

Au nom des animateurs et de l’ensemble des équipes du groupe France Télévisions, je vous présente mes meilleurs voeux et je vous souhaite de très agréables moments en compagnie des programmes de France 3.

Bien cordialement,

Delphine Wasser Relations Téléspectateurs

http://www.france-palestine.org/article16429.html




BDS 2010 : plus puissant que l’épée

Il y a deux ans aujourd’hui, le 27 décembre, Israël lançait son invasion de la bande de Gaza, perpétrant 22 jours d’assassinats et de chaos, tuant 1400 civils et en laissant 5400 autres infirmes à vie. Depuis lors, il maintient le siège d’un million cinq cent mille Gazaouis, provoquant des centaines d’autres morts inutiles. Pour le rapport Goldstone des Nations-Unies, ces actes sont des crimes de guerre.

Israël reste impuni, se cachant dans les jupons de ses lobbyistes US qui, sans relâche, font monter la pression sur tout membre du Congrès, sénateur et sur le Président lui-même pour faire obstacle à toute condamnation d’Israël pour ses crimes.

Mais les tentatives d’Israël pour intimider les Palestiniens ont échoué. Ce qu’Israël a réussi par contre c’est de confirmer, et de façon indubitable, à des millions dans le monde, quel était son calendrier inhumain, raciste.

Les deux années passées ont vu une prise de conscience, par les citoyens du monde, de la situation désespérée des braves Gazaouis. Ont été organisés plus d’une dizaine de convois et flottilles, dont les bateaux de Free Gaza qui brisèrent le siège à cinq reprises, la Marche de la Liberté pour Gaza, la Flottille de la Liberté pour Gaza – des gens de toutes confessions et nationalités qui ont risqué leur vie pour acheminer aux Gazaouis une aide en urgence.

La plus récente, la Caravane de solidarité Asie/Gaza, la première à venir du sud de l’équateur, représente 18 pays. Elle est arrivée en Turquie la semaine dernière, partie d’Inde et après avoir traversé le Pakistan et l’Iran. Elle a fait coïncider son « invasion » pacifique de Gaza avec l’anniversaire du jour d’infamie d’Israël.

Ces efforts pour porter secours aux Gazaouis qui souffrent sont essentiels, mais ils sont aussi loin d’être suffisants. Ils peuvent être conçus dans le cadre de tactiques positives pour une guerre non violente, par les Palestiniens et par toute personne de bonne volonté, contre l’apartheid d’Israël. Cette guerre a pris le nom de Boycotts, Désinvestissements et Sanctions (BDS). Les buts de cette guerre sont de pénaliser Israël tant sur le plan politique qu’économique, pour qu’il mette fin au siège et conclut une paix juste avec les Palestiniens.

Politiquement, BDS a convaincu de plus en plus de gouvernements de légitimer la Palestine, et même d’aller jusqu’à délégitimer un Israël d’apartheid. Ces mesures d’importance comprennent notamment :
–  Le Venezuela et la Bolivie qui ont rompu leurs relations diplomatiques avec Israël en 2009 après l’invasion de Gaza, et le Nicaragua après l’agression contre la Flottille de la Liberté en mai 2010.
–  La Bolivie, le Brésil, l’Argentine et l’Équateur qui ont reconnu une Palestine « libre et indépendante » sur les frontières de 1967, en 2010, (et le Chili le 7 janvier 2011 – ndt) avec le Paraguay à suivre au printemps (et l’Uruguay prévu en 2011 – ndt).
–  La Norvège et la Grande-Bretagne qui ont rehaussé la représentativité de l’Autorité palestinienne au niveau de consulat, avec une année nouvelle qui promet que de nouveaux pays européens suivront.
–  Le conseil municipal d’Édimbourg qui a refusé la soumission présentée par la société française Véolia pour à assurer des services publics, en raison de sa complicité avec les crimes israéliens.
–  Également en Écosse, le conseil municipal de Stirling qui a approuvé une campagne globale de boycotts contre « l’agression et le mépris manifestes d’Israël à l’encontre du droit international ».
–  Marrickville, en Australie, ville jumelée avec Bethléhem depuis 2007, qui a voté récemment le soutien à une campagne globale BDS.

Israël fait le siège de la bande de Gaza. BDS appelle le monde à « faire le siège du siège », à priver Israël de ses marchés à l’export et à l’import, à faire pression sur lui pour qu’il conclut une juste paix avec ses prisonniers.

On compte de nombreuses victoires sur ce front économique, en 2010 aussi. Par exemple :
–  Le Qatar qui a rompu ses relations avec Israël.
–  Des accords qui ont été annulés par la Turquie, le Royaume-Uni, l’Égypte, et les États du Golf.
–  Une société turque qui a exigé des sociétés israéliennes qu’elles signent un document condamnant le massacre israélien à Gaza pour pouvoir continuer à commercer. Les entrepreneurs israéliens en Turquie doivent maintenant cacher leur identité.
–  MUJI, au Japon, qui a abandonné ses projets d’investissements en Israël, confronté à des pressions immenses de la part de citoyens du Japon et de Corée du Sud.
–  Des directives de l’Union européenne qui exigent des supermarchés qu’ils indiquent l’origine des produits sur les étiquettes pour permettre aux consommateurs de faire la distinction entre les produits palestiniens, israéliens et ceux venant des colonies.
–  Les fonds de pensions néerlandais PFZW qui se sont débarrassés des sociétés israéliennes dans leur portefeuille. Les principaux fonds d’investissements suédois et norvégiens ont vendu leurs parts dans toutes les sociétés israéliennes impliquées dans les constructions dans les colonies et la construction du mur de séparation.
–  Le parlement chilien qui a adopté un boycott des produits israéliens venant des colonies.
–  Des sociétés comme Multilock qui ont décidé d’arrêter toute activité en Cisjordanie suite à des pressions d’organisations des droits de l’homme.

Des dizaines de groupes BDS dans le monde, y compris aux USA, organisent des manifestations de chants, de danse, ou autres, devant et à l’intérieur de magasins qui vendent des produits israéliens, exhortant les directions et les clients à rejoindre le boycott. (*)

Mais le plus grand impact sur Israël, comble d’ironie, vient des Palestiniens assiégés eux-mêmes. L’Autorité palestinienne a déclaré illégal tout produit des colonies destiné à être vendu dans les magasins palestiniens. Le marché cisjordanien représente 200 millions de dollars/an pour les affairistes israéliens, avec certaines usines dans les colonies qui vendent jusqu’à 30 % de leur production sur le marché palestinien. Dix-sept usines à Mishor Adumin, vaste zone industrielle entre Jérusalem-Est et Jéricho, ont dû fermer leurs portes, conséquence directe du boycott par l’Autorité palestinienne.

Alors que 22 000 Palestiniens étaient employés par des entreprises coloniales, l’Autorité palestinienne a mis en place un fonds de 50 millions de dollars pour, à la fois, dissuader les Palestiniens d’aller travailler dans les colonies et aider ceux qui perdent leur emploi en raison du succès de BDS.

Les médias économiques d’Israël ne portaient pas de jugements sur les manquements politiques et moraux d’Israël, BDS les oblige à se réveiller. The Marker a mis en garde devant le développement du boycott des entreprises israéliennes de haute technologie par des sociétés européennes et états-uniennes qui considèrent qu’elles ne peuvent plus investir en Israël pour des raisons morales. Nehemia Strassler, analyste économique de premier plan en Israël, s’en est pris au ministre israélien de l’Industrie, du Commerce et du Travail, Eli Yishai, qui a appelé l’armée à « détruire une centaine de maisons dans Gaza pour chaque roquette qui tombe sur Israël ».

« L’opération dans la bande de Gaza nuit à l’économie. Les images horribles vues à la télévision et les propos tenus par des personnalités politiques, en Europe et en Turquie, ont modifié le comportement des consommateurs, d’entrepreneurs et d’investisseurs potentiels. De nombreux consommateurs européens boycottent les produits israéliens en pratique. Des intellectuels appellent à une guerre économique contre nous et au renforcement d’un boycott officiel et total par les consommateurs. »

Le monde est en train de changer sous nos yeux. Il y a cinq ans, le mouvement anti-Israël se limitait à l’extrême gauche ou aux Arabes et musulmans. Aujourd’hui, la campagne a intégré le courant dominant dans une alliance de principe rouge et verte – de gauche et musulmane.

Le boycott est une arme particulièrement efficace contre Israël parce qu’Israël est un petit pays qui dépend de ses exportations et importations. BDS a été la clé pour mettre fin au régime d’apartheid en Afrique du Sud et il alimente en énergie les citoyens du monde pour qu’il en soit de même avec l’apartheid israélien.

Et on doit cela à l’opération Plomb durci d’Israël, qui a permis au monde de voir Israël pilonner la bande de Gaza avec ses bombes, en direct, à la télévision.

L’artiste israélo-américain, Theordore Bikel, converti tout récemment à BDS, cite le légendaire violoncelliste Pablo Casals, qui refusait de jouer dans l’Espagne fasciste disant : « Mon violoncelle est mon arme ; je choisis là où je joue, quand je joue, et devant qui je joue ».

Il y a beaucoup d’armes bien plus puissantes que l’épée.

Eric Walberg écrit pour Al-Ahram Weekly.
http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9937




Procès BDS : Tous derrière les militants poursuivis !

Le 24 janvier prochain, 3 militants de Perpignan seront cités à comparaître au
tribunal de Perpignan pour avoir participé à une action BDS.

La Campagne BDS France appelle à une large mobilisation, et un départ
groupé en train est prévu de Paris afin de participer au rassemblement
que nos camarades organisent dès 13H devant le tribunal.

Pour vous inscrire et pour les détails pratiques, merci d’écrire à :
solidariteprocesbds@yahoo.fr

Un meeting est aussi organisé à l’ENS le 18 janvier
prochain en soutien à tous les militants poursuivis:

http://www.mediapart.fr/club/edition/soutenons-stephane-hessel-et-les-pacifistes-de-la-campagne-bds/article/080111/solidarit

Attention, réservation obligatoire à:
reserver@collectifpaixjustepalestine.org




Vanessa Paradis et Johnny Depp, ne permettez pas à l’Etat d’Israël de se servir de votre réputation

 Vanessa Paradis et Johnny Depp, ne permettez pas à l’Etat d’Israël de se servir de votre réputation pour blanchir ses crimes !

Par Boycott from Within, Israel – 04-01-2011


 
Chers Vanessa Paradis et Johnny Depp,
Nous sommes des citoyens israéliens. Nous avons appris que Vanessa Paradis a prévu de se produire en Israël le 10 février 2011, et que vous devez rencontrer ensemble le Président israélien Shimon Peres. Vous ne le savez peut-être pas, mais une campagne est en cours de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre Israël, motivée par sa politique d’apartheid et d’occupation. Nous, citoyens israéliens, adhérons à cette campagne, et nous vous exhortons à saisir cette occasion pour prendre position sur une question cruciale pour les droits de l’homme et donc pour des vies humaines.
Vous vous demandez peut-être ce que tout cela signifie, et ce que vous avez à voir là-dedans. Et vous pouvez avoir l’impression d’être plongés dans une situation qui a priori ne vous concerne pas. Cependant, nous espérons vous aider tous les deux à dépasser votre impression de déconnexion, vous montrer la réalité du monde glauque dans lequel vous entrez, et vous donner l’opportunité de choisir de faire la différence. Ne vous méprenez pas ; par votre statut de célébrités, le choix que vous ferez aura un effet instantané sur les vies de millions d’enfants, de femmes et d’hommes.
Les Palestiniens vivent sous un régime militaire brutal qui pratique une politique d’apartheid dans ce qui est connu sous le nom d’Israël et des Territoires occupés. L’armée qui contrôle toute la vie palestinienne, sous la menace des fusils, est l’armée d’Israël. Ce qui veut dire que les Palestiniens sont à la merci de cette armée contrôlée par le gouvernement israélien, qui, depuis plus de 60 ans, assassine, mutile, arrête les civils, tout en volant leurs terres par la force brutale et extrême.
Tandis que les colonies israéliennes illégales s’épanouissent en Territoires palestiniens, sous le couvert de « croissance naturelle« , la terre palestinienne est volée, les maisons sont démolies, des communautés entières sont laissées sans abri, dans les territoires occupés comme à l’intérieur d’Israël (contexte).
Le système de l’occupation israélienne est beaucoup trop complexe pour qu’une lettre si courte puisse l’examiner dans sa totalité (nous serons heureux de répondre à toutes questions que cette complexité soulève), mais il est important pour nous de vous informer de la deuxième partie de l’histoire :
En 2005, la société civile palestinienne (étudiants, syndicalistes, groupes de femmes, groupes pour les droits de enfants et beaucoup d’autres), a demandé d’une seule voix que les gens, les institutions, les Etats et les entreprises cessent toute coopération avec Israël. C’est ainsi qu’est né le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions. Nous soulignons : si les Palestiniens avaient des droits égaux en Israël et dans les territoires occupés, en vertu de la loi d’Israël, ils n’auraient aucune raison d’en appeler à la Cour et à la communauté internationales.
Comment tout ceci vous concerne-t-il ? Tout comme l’appel lancé dans les années 80 aux artistes qui envisageaient de se produire à Sun City, en Afrique du Sud, nous faisons aujourd’hui appel à vous. Dans l’asymétrie des relations entre l’Etat d’Israël en expansion et les morceaux de terre laissés aux Palestiniens, vous produire à Tel Aviv et sympathiser avec des hommes politiques israéliens sont des actes profondément partisans. L’appel que nous vous adressons, Mlle Paradis et M. Depp – en tant qu’individus, en tant qu’artistes-créateurs culturels, en tant que célébrités ayant de l’influence, est celui-ci : S’il vous plaît, ne divertissez pas l’apartheid ! S’il vous plaît, ne légitimez pas les personnalités responsables de cet apartheid au détriment de ses victimes. S’il vous plaît, souvenez-vous qu’une jeune fille qui aime votre musique et vit dans le village cisjordanien de Bil’in ne sera pas autorisée par Israël à venir vous entendre et vous voir à Tel Aviv.
De plus, compte tenu de l’empressement que vous avez exprimé à rencontrer le président israélien Shimon Peres (rapporté par nos médias locaux), nous pensons que nous devons aborder cette question de façon spécifique. Réfléchissez à ce qui suit :
Shimon Peres est tristement célèbre pour une longue liste de crimes de guerre présumés, comme il est l’architecte des diverses politiques israéliennes mises en place en violation grave du droit international et au mépris flagrant des droits de l’homme universellement reconnus, notamment :
– Shimon Peres a été à l’origine ou a soutenu plusieurs guerres d’agression au cours desquelles l’infrastructure civile a été ciblée et de nombreux civils innocents ont été ou tués ou mutilés, dont de nombreux enfants (notamment l’opération « Raisins de la Colère » en 1996).
– Shimon Peres a été le cerveau du programme israélien d’armes de destruction massive, faisant d’Israël la 4ème superpuissance nucléaire au monde aujourd’hui.
– Shimon Peres a ordonné l’enlèvement et le harcèlement brutal de Mordechai Vanunu, dénonciateur israélien de l’arsenal nucléaire, qui a été illégalement drogué et enlevé par le Mossad en septembre 1986 et maintenu en isolement absolu pendant 11 années. Même après avoir purgé ses 18 ans de prison, il est toujours persécuté.
– Shimon Peres s’est opposé avec véhémence à l’application du droit international, comme ce fut le cas lorsqu’il a refusé de laisser les tribunaux espagnols appliquer la juridiction universelle contre les criminels de guerre israéliens, ou lors de son attaque sur la légitimité et les conclusions du rapport de la commission d’enquête des Nations Unies conduite par le juge Goldstone suite à l’opération Plomb Durci contre Gaza (décembre 2008-janvier 2009).
– Shimon Peres a été une des forces motrices du développement des colonies illégales en Cisjordanie palestinienne occupée.
Cette liste est loin d’être exhaustive, mais nous pensons vous en avoir suffisamment dit à cet égard. Il est également important pour nous de préciser que votre rencontre avec Shimon Peres est d’ores et déjà utilisée à des fins de propagande, comme on peut s’en rendre compte dans le commentaire à un article annonçant cette rencontre : « Je ne suis pas un fan… mais s’ils aiment Israël… je les AIMERAI et je serai un de leurs plus grands fans… »
Il n’y a aucune échappatoire à ce que votre présence ici ne soit pas interprétée comme un acte politique. Ce ne sera donc pas une manifestation joyeuse autour de votre musique et de vos films. Au lieu de cela, elle aura pour effet de contribuer à l’image de normalité d’Israël et de son gouvernement aux yeux du monde. C’est pourquoi nous vous demandons de la reconsidérer.
S’il vous plaît, ne permettez pas à l’Etat d’Israël de se servir de votre réputation pour blanchir ses crimes !
Nous vous encourageons à vous informer plus avant et à suivre votre conscience,
Oshra Bar
Ofra Ben Artzi
Adi Dagan
Rachel Giora
Neta Golan
Iris Hefets
Shir Hever
Samieh Jabbarin
Liad Kantorowicz
Naomi lyth
Edo Medicks
Dorothy Naor
Ofer Neiman
David Nir
Itai Ryb
Tali Shapiro
Eyal Sivan
Jonatan Stanczak
Elian Weizman
Au nom du BOYCOTT ! En soutien à l’appel palestinien BDS,

http://www.ism-france.org/news/article.php?id=14819&type=communique&lesujet=Boycott

Boycott from Within.

                                      




BDS Culturel: lettre a Juan Carlos Caceres

Juan Carlos Caceres
c/o Vivement Ce Soir
Lot. Codani
Route de la mer
20260 Lumio

Paris, le 27 décembre 2010

Cher Juan Carlos Caceres,

Nous vous écrivons à la veille de votre participation prévue au Red Sea Winter Jazz Festival, dans l’espoir que vous annuliez votre voyage.

Vous ne savez peut-être pas que ce festival est parrainé par le gouvernement israélien, qui parraine en outre la dépossession des Palestiniens de leurs maisons, ainsi que de nombreuses lois discriminatoires à l’égard des « non-juifs », dans un système antidémocratique que l’on peut qualifier d’apartheid. De telles initiatives culturelles étatiques cherchent à masquer, derrière une propagande de « plaque tournante culturelle dynamique », une politique brutale et, pour la résumer en un seul mot, coloniale.

En réaction à des décennies d’oppression, couplées avec l’échec de toutes formes d’intervention internationale et de tentatives de paix, le peuple palestinien appelle les artistes de conscience au Boycott, au Désinvestissement et aux Sanctions (BDS), jusqu’à ce qu’Israël se conforme au droit international et aux principes universels des droits humains. Ce mouvement s’inspire de la lutte menée par les Sud-Africains contre l’apartheid. Une multitude d’artistes, récemment Elvis Costello, Gil Scott-Heron ou Carlos Santana, a répondu à l’appel au boycott et a annulé des spectacles prévus en Israël.

Vous avez étudié la culture des peuples autochtones et des peuples opprimés en Argentine, indiens et noirs. Vous avez voulu en révéler « l’histoire niée » par 150 ans de racisme des immigrés venus d’Europe. Vous ne pouvez donc pas être insensible à l’histoire et à la culture niée, sous vos yeux, du peuple palestinien, autochtone et opprimé par l’Etat israélien. Dans ce cas, comment pourriez-vous ne pas écouter son appel ?

Alors que certains ne manqueront pas d’interpréter votre concert comme un soutien politique, et pas seulement culturel, à l’Etat d’Israël, nous espérons au contraire pouvoir vous compter parmi les artistes qui se joindront à l’appel non-violent au boycott d’Israël, et en particulier au RSWJF, et ainsi, aider à atteindre l’égalité des droits et la justice en Palestine-Israël.

En réponse à l’appel palestinien à la solidarité internationale, refusez de jouer pour l’apartheid.

Nous restons à votre entière disposition pour tout supplément d’information, et pour vous rencontrer si vous le souhaitez.

 

Dror Warschawski pour la Campagne BDS France

 

 Campagne BDS France

21 ter rue Voltaire 75011 Paris

http://www.bdsfrance.org/

campagnebdsfrance@yahoo.fr

 


Label:
Mañana
17 rue Pascal
75005 Paris
Tel : 01 45 35 54 19
contact@mananamusic.com

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Vivement Ce Soir
Lot. Codani
Route de la mer
20260 Lumio
Tel : 04 95 46 29 82
magali@vivementcesoir.fr
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Lettre ouverte a Vanessa Paradis

Vanessa Paradis
Universal Music France
20 rue des Fossés Saint Jacques
75005 Paris

Paris, le 27 décembre 2010

Chère Vanessa Paradis,

Nous avons appris qu’après votre tournée française acoustique, vous alliez reprendre la route et faire une série de concerts à l’étranger, notamment en Israël, à l’Opéra de Tel-Aviv, le 10 février 2011.

« Parfois on regarde les choses telles qu’elles sont en se demandant pourquoi », cette phrase, extraite de l’une de vos ballades, rappelle aujourd’hui la situation du pays dans lequel vous vous apprêtez à jouer. Si l’on regarde les choses telles qu’elles sont, on ne peut ignorer l’occupation militaire de la Cisjordanie, la poursuite de la colonisation sur les terres palestiniennes et le déni des droits humains les plus fondamentaux des Palestiniens, comme l’accès à l’eau ou à une éducation de qualité. Tels qu’ils sont, 600 check-points entravent la circulation de milliers de personnes qui ne peuvent se rendre au travail, à l’école ou… à votre concert. Telles qu’elles sont, les véritables politiques d’apartheid, menées par le gouvernement israélien, discriminent les citoyens arabes d’Israël et nient le droit au retour de milliers de réfugiés palestiniens qui cherchent à regagner leurs maisons.

On se demande pourquoi : pourquoi une telle impunité, pourquoi le soutien de l’Union Européenne, des Etats Unis et des pays voisins, à un Etat qui a massacré, il y deux ans à peine, la population de Gaza, sans défense et maintenue sous embargo depuis plusieurs années ; un Etat qui, il y a quelques mois, n’a pas hésité à tirer à bout portant sur des militants pacifistes qui venaient apporter une aide humanitaire dans le cadre de «  La flottille humanitaire pour Gaza ».

« Parfois on les regarde telles qu’elles pourraient être en se disant pourquoi pas ». Pourquoi pas, nous aussi, réagir face à cette impunité, de façon non-violente ? C’est dans ce cadre, devant l’échec de toutes formes d’intervention internationale et de tentatives de paix, et inspirés par la lutte des Sud-Africains contre l’apartheid que s’inscrit la campagne « BDS » initiée en 2005 par toutes les composantes de la société civile palestinienne. Il s’agit d’un appel au Boycott, au Désinvestissement et aux Sanctions contre l’Etat d’Israël, jusqu’à ce qu’il applique le droit international et les principes universels des droits de l’homme.

Aujourd’hui, de nombreuses personnalités de vos deux familles artistiques ont choisi de ne pas se produire en Israël tant que cet Etat ne changera pas sa politique. Parmi les cinéastes, Ken Loach, Jean-Luc Godard, Meg Ryan, Dustin Hoffman ou Mike Leigh. Parmi les musiciens, Roger Waters, Brian Eno, Annie Lennox, Carlos Santana, Elvis Costello, Gil Scott-Heron, Gorillaz, les Pixies, Massive Attack, Gilles Vigneault ou Lhasa, entre autres, ont récemment annulé leurs prestations artistiques dans différentes villes israéliennes.

Vous qui avez participé à de nombreux concerts caritatifs, vous qui êtes mère, vous qui êtes marraine d’une association qui réalise les rêves des enfants, nous vous demandons de penser aux milliers d’enfants palestiniens qui n’ont pas la chance aujourd’hui de pouvoir rêver, ni même de mener une vie normale, d’avoir accès à l’éducation, à l’eau ou à la santé.

Alors que certains ne manqueront pas d’interpréter votre concert comme un soutien politique, et pas seulement culturel, à l’Etat d’Israël, nous espérons au contraire pouvoir vous compter parmi les artistes du monde entier qui se sont joints aux appels au boycott d’Israël tant que celui-ci n’aura pas rempli ses obligations envers le droit international et reconnu pleinement les droits des Palestiniens.

Nous restons à votre entière disposition pour tout supplément d’information. 

La Campagne BDS France
CICP
21 ter rue Voltaire
75011 Paris
campagnebdsfrance@yahoo.fr

http://www.bdsfrance.org/

D’autres adresses ou il est possible de lui écrire:

Vanessa Paradis
Universal Music France
20 rue des Fossés St Jacques
75005 PARIS 

Vanessa Paradis
Agence Adéquat
80 rue d’Amsterdam
75009 Paris




Une lettre ouverte de la bande de Gaza à Thomas Quasthoff: Ne pas oublier la bande de Gaza

Une lettre ouverte de la bande de Gaza à Thomas Quasthoff: Ne pas oublier la bande de Gaza et du camp de concentration « Tell It Like It Is! »

Monsieur Thomas Quasthoff,

Nous sommes un groupe d’artistes, chanteurs, des universitaires et des étudiants de Gaza, et notre seule faute est d’être Palestiniens. Pour cela, M. Quasthoff, nous sommes prisonniers ainsi que nos familles. L’ Organisations des Droits de l’homme affirme avec raison que notre bande de GAZA est la plus grande prison a ciel ouvert de l’histoire moderne. Il a été porté à notre connaissance que vous avez l’intention de venir faire une représentation dans l’Apartheid d’Israël. L’état ou vous prévoyez de venir a commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité contre nous, la population indigène de la Palestine.

Nous, à Gaza, nous sommes dans un cadre hermétiques, siège médiéval imposé depuis 2006 par l’état où vous avez décidé de venir les divertir. Ce blocus a coupé la vie principale  de biens et de personnes qui entrent dans la bande de Gaza suite à de graves pénuries de vivres, produits de base et surtout des articles comme le ciment qui est vital pour reconstruire les 17000 + maisons qui  ont été détruites par les attaques israéliennes. Les blessés ne sont pas autorisés à Voyager à l’étranger pour recevoir des soins médicaux nécessaires: par conséquent, 400 patients malades sont morts parce qu’ils n’avaient pas de solution, mais on du rester dans la bande de Gaza assiégée, où ils ont passé leurs derniers jours, au grand désespoir de leurs familles.  Pensez vous chanter pour eux?

En plus de ce siège barbare, en hiver 2008-9, Israël a attaqué Gaza, crimes de guerre et violations des droits humains contre une population dont plus de la moitié, sont estimé 800,000, sont des enfants. Au cours de cette 23-jours attaques impitoyables, 1.417 personnes ont été tuées, des centaines d’autres gravement blessés. Les crimes ont été relatées en détail dans le rapport des Nations Unies Goldstone. Le 2 Décembre, 22 organisations internationales, dont Amnesty, Oxfam, Save the Children, Christian Aid. Aide médicale pour les Palestiniens a produit un rapport intitulé espoirs déçus, la continuation du blocus de Gaza , à nouveau un autre appel pour un arrêt complet de l’état de siège, en soulignant  les effets dévastateurs sur la population civile et il ya une semaine de Human Rights Watch a publié le Distincts et inégaux rapport qui dénonçait la politique israélienne comme «l’apartheid». Pourtant, encore nous attendons que les gens se levent dans le monde entier pour prendre des mesures contre la politique d’apartheid; de simples paroles font qu’il est facile pour Israël de poursuivre sa politique de génocide contre notre peuple avec l’immunité.

Si vous décidez d’agir contre votre conscience et de jouer en Israël, s’il vous plaît rappellez vous, rappellez vous que les survivants souffrent, et les voix des 434 enfants tués lors des attaques de 22 jours qui parfois s’attardent dans le silence de nos nuits noires. Se souvenir de ceux qui ne savent pas lire,ne peuvent plus étudier ou aller à l’école et a l’université à la suite de ce siège médiéval d’Israël. N’oubliez pas les agriculteurs qui sont tirés comme des lapins par la gâchette facile des soldats israéliens alors qu’ils récoltent leurs cultures sur leurs terres. Et n’oubliez pas vos collègues chanteurs qui n’ont jamais quitté la bande de Gaza et qui rêvent de collaborer avec des artistes internationaux, tels que vous. Nous, artistes et chanteurs, attendons  que vous exprimiez votre solidarité avec nous. Comment acceptez-vous la suppression de nos voix? Même les instruments de musique sont interdits d’être introduits dans Gaza! Savez-vous que la plupart des gens dont votre public aura servi ou servent dans l’armée d’occupation israélienne?

Les forces israéliennes ont envahi la terre de Gaza, l’air et la mer. Décorticage tout autour de nous, des millions de morceaux de métal pointus comme des poignards,des bruits sourd dans nos maisons, nos voitures, nos routes, nos enfants par leurs hélicoptères Apache, des F16, F15s, F35s, de chars Merkava, canonnières, et les bombes illégale au phosphore blanc ont été expérimentées sur nous. Les gens n’avaient pas d’abri. Beaucoup d’entre eux ont quitté leurs maisons pour se cacher dans les écoles de l’UNRWA en pensant qu’ils seraient en sécurité. Malheureusement, ils ont eu tort!  Non seulement les écoles ont été bombardés avec des gens et des animaux a l’interieur mais aussi les mosquées, les voitures, les universités, les usines, les terres agricoles et les fermes. Ce fut une guerre ignoble, environ 1434 civils dont 434 enfants ont été tués et près de 5.300 blessés, dont certains de façon permanente. Beaucoup ont succombé à leurs blessures après être resté sous les décombres pendant plusieurs jours, des saignements parce que les forces israéliennes n’ont pas autorisé les ambulances a venir les sauver. Aux yeux des décideurs politiques israéliens notre tort «c’est d’etre PALESTINIENS» signifie que nous devrions être expulsés, humiliés, emprisonnés et privés des droits les plus fondamentaux de l’homme . La misère dont nous avons souffert au cours de ces jours ne peut être exprimée en mots, peu importe comment nous essayons. Les chanteurs d’entre nous ont essayer de traduire cette horreur en chansons. Nous avons pensé que vous montrerez de la sympathie avec nous les victime, et non avec l’agresseur!

On nous dit que vous êtes «un homme qui a quelque chose à dire – en tant que musicien et en tant qu’être humain. Et que [vous] ne craignez pas de le dire. « Nous, les musiciens de la bande de Gaza, sommes fiers d’avoir un chanteur comme vous qui parle contre toutes les formes d’oppression. Nous nous demandons si vous avez effectué à Sun City lors de la grande époque de l’Apartheid! Comment et Qu’avez-vous ressenti la souffrance de Miriam Makeba, Hugh Masekela, Abdulla Ibrahim- quelques musiciens sud-africains noirs? Les artistes qui ont été tués, emprisonnés ou expulsés par le régime d’apartheid Sud Africain?

Une foule de musiciens ont déjà rejoint le Boycott Désinvestissement et Sanctions appel de 2005 en refusant de jouer en Israël, Des artistes comme  Santana, Annie Lennox, Faithless, Elvis Costello, The Pixies, Gil Scott Heron, Massive Attack, Leftfield, Gorillaz Sound System et Devendra Bernhart . Nous espérons que vous vous rejoindrez ces artistes courageux. Pour nous, votre dernier album d’inspiration, « Tell It Like It Is », est un rappel de ce qu’un intellectuel palestinien Edward Saïd a appelé «la vérité au pouvoir »

Il est grand temps de prendre des mesures concrètes pour mettre fin aux crimes de guerre d’Israël contre les enfants, les femmes et les hommes, il est temps de se tenir sur le côté droit de l’histoire et faire une différence en chantant des chansons de liberté et de « dire les choses comme il est! »

Gaza assiégée, Palestine occupée

Signé par:

Jiab Abou Bassam (Singer)

Fadl Lelli (Compositeur)

Samir Shataly (Chorographer)

Iamial El-Agha (Musicien)

Nasr Naim (Compositeur)

Samir Mousa (Singer)

Zinaty Ibrahim (Musicien)

Ibrahim Lulu (joueur de oud)

Mohammed Abu Eisha (Musicien)

Basem Shakhsa (Chef d’orchestre)

Abu Hamad Sahalah (Compositeur)

Wael Yazji (Compositeur)

Mohammed El Masri (Compositeur)

Hassan Kharoubi (Musicien)

Hassan Aklram (Singer)

Mohammed Bardawil (joueur de oud)

Okacha Rami (Singer)

Samir Shatali (chorégraphe)

Yasin Abu Ali (directeur)

Zuhair Balbisi (Acteur)

Fatouh Sami (Acteur)

Khatib Hassan (Acteur)

Inas Saqqa (Actrice)

Taleb Majeda (Actrice)

Abu Humaid Hazem (directeur)

Wael Hajjou (Acteur)

Jawad Harrouda (Acteur)

Saïd Eid (Réalisateur, Acteur)

Hassan Aydi (directeur)

Sido Abou Mohammed (directeur)

Naser Ahmed (dramaturge)

Naser Mohammed (dramaturge)

Badra Majed (Cartoonist)

 

Enseignant de l’Université de l’Association en Palestine

Les étudiants palestiniens de la campagne pour le boycott universitaire d’Israël (PSCABI)

 

Publié le 31-12-2010




Faire du beurre avec des fraises

Une sorte de flottement dans la conception du boycott des produits exportés par Agrexco.

Cela est vraisemblablement du au fait, heureux, qu’un tout petit relâchement des serres du blocus autorise une circulation de quelques marchandises et aussi peut être au respect du à la « prestigieuse » appellation : origine Gaza et aux paysans qui les produisent. ( ???)

C’est très certainement en toute bonne foi ( ???) que certains pourraient objecter aux boycotteurs des fraises Gazagrexco que refuser l’entrée sur le marché français et européen à ces fraises serait aller à l’encontre des intérêts des paysans palestiniens de Gaza. Cela les priverait de revenu, condamnerait la récolte, empêcherait la promotion d’un produit de qualité et de notoriété…. Le retour au blocus total en quelque sorte. Paradoxal !

Nous pourrons nous interroger plus tard sur les aspects de « qualité et de « notoriété » concepts fabriqués par la politique des colonisateurs et des commerciaux à leur solde.

Alors il nous faut rappeler plusieurs éléments qui fondent notre engagement et notre solidarité aux paysans et au peuple palestinien.

Le premier reste la solidarité avec la population paysanne victime tant de la colonisation que du blocus. Vols de terres, vols de l’eau, vols des savoir faire, destruction systématique des cultures etc…Entraves ou interdiction de commercialisation….

Le second c’est l’écoute et l’acceptation politique de l’appel au boycott intégral des activités commerciales des firmes agro alimentaires israéliennes émis par la société palestinienne. Quels que soient les produits commercialisés.

Au-delà de ces deux principes il faut rappeler ce sur quoi reposent les politiques coloniales :

Occupation militaire du territoire, expulsions des paysans (usagers ou propriétaires) des terres qu’ils travaillent, accaparement des ressources en eau, « embauche » des paysan-ne-s expulsée-s comme « travailleurs » précaires. Mise en place d’un système commercial sous les fourches caudines duquel doivent passer toutes les productions et les organisations de producteurs quand il y en a. Politiques systématiques d’exportation des productions « contractualisées » accompagnées d’un intense lobbying auprès des administrations et institutions internationales ayant a charge l’observation, l’administration et le contrôle des échanges commerciaux et de leur légalité.

Cette mécanique de spoliation et d’exploitation des ressources et des hommes fonctionne ici comme elle fonctionne ailleurs en Afrique, en Europe de l’Est ou en Amérique du Sud.

Si nous n’avons aucun grief à formuler à l’encontre des produits (fraises de Gaza, haricots verts du Burkina, tomates et poivrons du Maroc….etc) ni à l’encontre des producteurs de ces produits, en revanche il nous faut dire haut et fort que c’est le même système colonialiste ou néo colonialiste qui génère ce type de production et d’esclavage. Que le métier du paysan, où qu’il soit dans le monde c’est d’abord de nourrir lui-même, sa famille et la population qui lui est géographiquement proche.

La vocation du métier de paysan n’est pas d’engraisser les hauts de bilan des firmes agro alimentaires. Mais bien plus de tirer parti des ressources partagées des territoires sur lesquels il vit, de maîtriser ses savoir faire souvent ancestraux, de défendre les systèmes agraires locaux et de transmettre à ses pairs une mémoire et une (des) techniques susceptibles d’assurer une sécurité alimentaire pour les populations locales, même et surtout dans les situations les plus difficile agronomiquement parlant. La vocation des paysans du monde n’est pas d’organiser une compétition sur un terrain de jeu dont les dimensions et les règles sont fixées par des affairistes, spéculateurs et prédateurs de droits.

C’est cette prise de conscience dans le mouvement paysan international que nous ne sommes pas, paysans, en concurrence les uns avec les autres mais opposés aux règles commerciales, militaires, coloniales imposées par le libre échangisme et les PAS (plans d’ajustement structurels) qui fit naître à la fois la possibilité de construire des argumentaires et mobilisations communs entre plusieurs catégories sociales et naître la Via Campesina.

Alors, ne tombons pas dans le piège grossier tendu par Agrexco et ses patrons israéliens.

Souvenons nous que les plantations intensives de fraises sur le territoire de Gaza ne sont pas survenues par hasard mais après l’arrachage par les blindés de milliers de citronniers cultivés par les paysans palestiniens. Rappelons nous des chantages à l’exportation de ce produit afin de ruiner définitivement les paysans gazaouis : Tiens toi tranquille sinon pas d’export. Moyennant quoi des tonnes de fraises ont pourri sans même pouvoir être mises à disposition de la population de gaza qui a d’ailleurs vraisemblablement d’autres besoins alimentaires de base. N’oublions pas que les plans de développement de l’agriculture sont dictées par les firmes agro alimentaires coloniales et que le « libre arbitre », le libre choix du paysan colonisé ou victime de blocus, la demande sociale locale n’ont pas droit de cité dans ces spéculations.

Il nous faut crier partout que ces fraises :
- Viennent d’un territoire, Gaza effectivement, mais n’ont rien de Gazouis…
- Sont produites sous la contrainte des exportateurs dont Agrexco est le principal, qui musellent économiquement Gaza.
- Que les paysans n’ont pas d’autres choix dans la situation actuelle du blocus et du besoin de survie
- Qu’il faut casser ce blocus et que briser l’activité de la firme Agrexco est un des éléments central de cette bagarre contre le blocus.

Il nous faut aussi crier partout :
- que le paysan de Gaza est obligé d’acheter des plants « fabriqués » par des pépiniéristes israéliens.
- qu’aucune garantie de prix ne peut être obtenue
- que l’immense pauvreté de la majorité de la population de Gaza ne peut permettre l’obtention d’un prix rémunérateur pour les producteurs de ces fraises
- qu’Israël systématise ses livraisons de surplus agricoles (prétexte faussement humanitaire…) sur Gaza ce qui a un effet dépressif évident (et recherché) sur le revenu des paysans palestiniens sans pour autant suffire à la population.
- Que les paysans palestiniens sont capables (évidement) de travailler à la production de denrées alimentaires dont le peuple de Gaza a besoin. Et qu’il faut les aider par nos actions de boycott à retrouver cette vocation et participer en brisant le blocus à l’élévation du niveau de vie des habitants de Gaza.

Il nous faut en permanence rappeler :
- que l’essence même d’Agrexco est d’être une entreprise coloniale ou au service de politiques coloniales.
- Qu’il ne peut y avoir une face de son activité noire et une autre face blanche.
- Que se battre contre les activités d’Agrexco, y compris celles survenant sur le territoire de Gaza, c’est participer du combat pour la reconquête de l’autonomie du peuple palestinien.
- Que c’est en cassant les mécanismes économiques mis en place par l’occupant (les occupants) que pourront s’ouvrir pour les peuples victimes d’apartheid, de colonisation, de spoliation des perspectives nouvelles, porteuses d’espoir pour les populations locales et exemples dont pourront s’inspirer, ici ou là, les hommes et femmes militants pour les droits des peuples à disposer d’eux-mêmes et pour la reconnaissance en droit international du principe de souveraineté alimentaire.

Enfin il nous faut dire :
- que la fraise est un produit fragile
- qu’elle ne supporte pas plus de deux jours de frigo sans perdre ses qualités organoleptiques.
- qu’elle peut rester rouge et attractive au-delà de ces jours sous réserve d’avoir été traitée. Comment ? : par ionisation (radiation) qui permet de tuer tout germe, bactérie, organisme vivant, vitamines et autres composants du fruits. Israël est le troisième pays exportateur de fruits et légumes à utiliser ce procédé technique mortifère et dangereux pour la santé du consommateur.
- que ces champs de fraises comme d’autres ont subi sinon les attaques directes du moins les retombées des attaques et particulièrement la dispersion dans l’atmosphère des phosphores, radiums et autres gâteries expérimentales que l’armée de l’état colonial expérimente systématiquement sur la population de Gaza.

Pour finir :
- la société européenne n’est pas demanderesse de produits hors saison.
- cette demande fictive est fabriquée par l’industrie l’agro alimentaire quel que soit l’origine de son capital.
- la construction de ces « besoins » fictifs entraîne inéluctablement la disparition de milliers de paysans sur les territoires victimes des importations. (effets des subventions à l’exportation ou usages de passe droits)
- le bilan énergétique de ce type de circulation de marchandise est catastrophique.
- le bilan social de ce type d’activités n’est jamais fait (conditions d’exploitation des paysans prolétarisés, conditions d’exploitation des travailleurs saisonniers) et encore moins le bilan « qualitatif » ( pesticides, herbicides, résidus…).

Pour toutes ces raisons nous réaffirmons notre solidarité avec les paysans et la société palestinienne et appelons sans réserve au boycott des fraises exportées par Agrexco, fussent elles de Gaza.

Nicolas Duntze, duntzenico.la@orange.fr

Paysan, Confédération paysanne, membre de Via Campesina.




Agrexco : Les Fraises de Gaza comme Cheval de Troie

Face au développement de la campagne BDS en Europe et dans le monde, Israël riposte sur plusieurs fronts. Le premier, avec la complicité du gouvernement français, vise à criminaliser le mouvement BDS et applique la répression juridique à l’encontre des militants BDS. Mais le large courant de sympathie dans la population et le soutien de personnalités aux inculpés contraignent Israël à d’autres recours. Le déblocage de millions d’euros en vue de promouvoir par tous les moyens Israël dans les medias européens vient d’être acté.

C’est dans ce contexte que survient en France une opération anti-BDS de grande ampleur lancée par Israël via son entreprise d’état Agrexco Carmel. Quasi monopole dans l’exportation des fruits, légumes et fleurs dans le monde et surtout en Europe, cette entreprise est mieux connue en France depuis 19 mois. En effet un regroupement de 103 organisations, nommé Coalition contre Agrexco, a entrepris de la chasser de France et, avec les Coalitions contre Agrexco des autres pays, de la chasser d’Europe.

LES MESSAGES DE LA CAMPAGNE MEDIATIQUE : Israël desserre le blocus de Gaza ; Israël/Agrexco fait vivre les Palestiniens ; les boycotteurs sont contre les Palestiniens

L’opération a été lancée le lundi 6 décembre 2010 par l’agence française de communication Adocom, qui publie un communiqué de presse au nom d’Agrexco-Carmel intitulé « Agrexco-Carmel relance les exportations de produits agricoles depuis la bande de Gaza ». Le site du CRIF relaie l’information le même jour sous le même intitulé.

Cette première salve de communiqués délivre un double message :

1- Le blocus de Gaza se desserre

– Israël chouchoute les Palestiniens de Gaza, qui collaborent avec Israël à leur plus grand profit : Le « partenariat » avec Gaza est ancien (30 ans) et se « poursuit en dehors de toute polémique politique ou religieuse ». « Nous attachons beaucoup d’importance à ce partenariat et, en janvier prochain, nous accueillerons un groupe de producteurs palestiniens et nous lui ferons visiter le marché de Rungis ». Par dessus tout, Agrexco ferait travailler « 900 paysans qui font vivre 10 000 personnes ». Et annonce l’exportation de 700 tonnes de fraises et 2 millions de tiges de fleurs cet hiver.

– Agrexco exporte des produits 100% palestiniens de Gaza : 

Ainsi, « les Sweet Charly et les Tamar ont une touche de couleur et un parfum de soleil en provenance de Palestine ». Elles sont proposées en « contre saison ». Message sous jacent : elles ne concurrencent pas les productions locales.

Israël Valley le site de la chambre de commerce France-Israël, celle là même qui poursuit les militants BDS en justice, n’hésite pas à titrer : « Le blocus de Gaza se desserre : Agrexco commercialise des fraises et des fleurs de Gaza en Europe. Les exportations de la bande de Gaza vers d’autres pays étrangers deviennent entièrement libres » (sic).

Le 8 décembre, l’ambassade de France à Paris envoie un communiqué repris par l’AFP le jour même sous le titre : « Les amis des Palestiniens en France boycottent les travailleurs palestiniens de Gaza ». On est passé à l’étape suivante :

2 – Les opposants à Agrexco font obstacle à la paix. La cible est clairement désignée : « Des organisations proches des Palestiniens qui appellent au boycott du groupe privé israélien Agrexco/Carmel. » (Notons au passage le mensonge : Agrexco serait un groupe privé !). Pourtant, « la coopération entre les peuples israélien et palestinien est un moyen utile pour aboutir à la paix »… Le responsable du blog de l’ambassade d’Israël en France s’en donne à cœur joie : «  Il y a quelques jours arrivait au port français de Sète un navire de production agricole affrété par la société israélienne Agrexco. Des agitateurs pro-palestiniens sont là, évidement, prêts à se révolter contre cette injustice terrible: BOYCOTTONS !

« Mais pourquoi voulez-vous nous boycotter ? », s’étonne Agrexco, « nous acheminons en France et en Europe les fraises des agriculteurs palestiniens de Gaza, et d’ailleurs nous le faisons depuis 30 ans déjà, elles sont savoureuses ! » Et de conclure : « C’est ainsi qu’Israël défend la cause palestinienne. » (!) Dans la foulée, une douzaine de sites ouvertement sionistes ou proche des sionistes démultiplient ces messages avec plus ou moins de violence et de mensonges.

Le 8 décembre, l’AFP reprend un communiqué du bureau du Premier ministre, Benjamin Netanyahu : « Le cabinet de sécurité a décidé de prendre de nouvelles mesures qui vont permettre d’accroître les exportations de marchandises de la bande de Gaza », dans le but de « faciliter la vie à la population qui vit sous le régime de répression et de terreur imposé par le Hamas ».

Israël est l’ami des Palestiniens, il les protège du Hamas, Agrexco travaille pour la Paix, la Coalition contre Agrexco qui boycotte les produits palestiniens est contre les palestiniens.

LES OBJECTIFS ÉVIDENTS DE LA MANŒUVRE : Délégitimer la campagne contre Agrexco et faire exploser la Coalition contre Agrexco en neutralisant son action.

L’opération médiatique vise non seulement à délégitimer la campagne menée par « la Coalition contre Agrexco France», mais également à la miner de l’intérieur. Cette large mobilisation déterminée à chasser Agrexco de Sète et d’Europe représente un vrai danger pour Israël, faisons la exploser ! Comme le précise la Coalition dans un communiqué du 23 décembre : « Le message est grossier mais la manœuvre n’en est pas moins dangereuse. » Il ne faudrait plus refuser en bloc Agrexco mais seulement certains de ses produits ! Ceux portant le label Produit palestinien devraient être acceptés… Un distinguo piégé qui s’attaque à la revendication centrale de la Coalition et menace l’existence même de la Coalition.

Qu’Israël veuille se réhabiliter à travers Agrexco atteste du poids symbolique, économique et stratégique de cette entreprise pour Israël.

Que cette opération s’attaque à la Coalition contre Agrexco France atteste du danger que représente la Coalition pour Israël.

Que l’opération ait démarré en France atteste du rôle central du port de Sète dans la stratégie d’Agrexco.

Israël utilise Agrexco pour prétendre que le blocus de Gaza est allégé. Les exportations Agrexco de Gaza ne sont qu’un moyen mystificateur pour rendre plus acceptable le blocus aux yeux de l’opinion.

Il faut retourner cette tactique contre Israël et faire de la lutte contre Agrexco le fer de lance de la lutte contre le blocus de Gaza. En prenant Agrexco pour cible, l’escale à Sète du « Bateau français pour Gaza » permettrait de s’attaquer ici, en France, au blocus. De plus, le bateau reparti, le combat européen contre Agrexco/Israël se poursuivra renforcé.

LES BUTS CACHÉS DE L’OPÉRATION : Mettre en place une filière d’exportation sécurisée qui échappe au boycott

Le projet initial, préparé depuis 10 ans par Agrexco et engagé en 2008, vise à faire du port de Sète la porte d’entrée des produits Agrexco pour toute l’Europe (500 000 tonnes/an prévues). Mais ce projet se heurte aujourd’hui à la Coalition contre Agrexco et la campagne BDS. Le débarquement à Sète est massivement refusé et il ne suffit pas de débarquer des produits, encore faut-il qu’ils échappent au boycott.

D’où l’autre objectif de l’opération médiatique « Fraises de Gaza » : mettre en place une filière d’exportation moralement acceptable pour les consommateurs européens. L’enjeu principal est de pouvoir vendre les produits agricoles israéliens et ceux des colonies. Comment ? En estampillant Produit palestinien un maximum de produits israéliens.

La neutralisation de la Coalition contre Agrexco est indispensable au bon déroulement de ce plan. Il s’agit ensuite, avec l’appui des médias, de convaincre l’opinion qu’Agrexco fait une bonne action en exportant les produits palestiniens et que c’est une bonne action d’acheter les produits sous label Produit palestinien. Les communicants n’auront aucune difficulté à fabriquer de toute pièce l’image d’une filière moralement acceptable pour le public européen.

Une fois en place, avec des produits palestiniens de Gaza ou de Cisjordanie, cette filière dès lors « sécurisée » pourrait s’étendre à des produits des colonies et d’Israël. Les dattes des colonies sous label israélien sont boycottées ? Il suffira de les exporter sous label Produit palestinien… Qui nous dit qu’à Hashdot ou Haïfa, d’où partent les bateaux d’Agrexco, n’arriveront pas d’autres produits israéliens déjà emballés sous étiquette palestinienne prêts à l’exportation ?

Pure fiction ? Les constantes violations du droit, des accords et des règlements commerciaux par Israël devraient nous rendre plus vigilants !

Lors des 153e et 157e missions CCIPPP « Spécial Agrexco » (juillet et novembre 2009) nous avons rencontré les principales organisations paysannes (PARC, PFU, UAWC). Tous les représentants rencontrés, à Ramallah et dans la vallée du Jourdain nous ont dit qu’Israël exportait depuis peu ses propres produits sous le label Produit palestinien. Nous venions chercher des preuves qu’Agrexco exportait des produits des colonies sous label Produit israélien et ils nous disaient « Bien sûr, ça c’est évident, mais en plus Agrexco exporte aujourd’hui des produits israéliens sous label palestinien, particulièrement dans les pays anglo-saxons où le boycott est puissant. » Les deux missions ont visité longuement, dans la vallée du Jourdain, l’entreprise palestinienne Sinokrot. Créée par un ancien membre du gouvernement de l’Autorité Palestinienne qui lui a donné son nom, cette entreprise est fortement subventionnée par l’USAID américaine. C’est la seule entreprise palestinienne autorisée à exporter des produits palestiniens vers les pays arabes via la Jordanie. Nous avons vu chez Sinokrot des emballages estampillés Produit palestinien et Produit israélien. Des responsables nous ont appris que, bien sûr, les produits des colonies et de Palestine partaient sous label Produit israélien, mais que depuis peu, des produits israéliens (des colonies et hors colonies !) partaient sous le label Produit palestinien vers l’Europe.

Bien loin d’être une fiction, le détournement du label Produit palestinien pour des produits israéliens est déjà réalisé. En annonçant l’exportation massive de produits Produit palestinien, l’opération Fraises de Gaza ne vise qu’à préparer les consommateurs à acheter ces nouveaux produits… qui seront israéliens. Double gain pour Israël : le blocus de Gaza paraît allégé et le boycott européen est contourné ! Les « Fraises de gaza » comme cheval de Troie…

4 – UNE RIPOSTE PALESTINIENNE CATÉGORIQUE ET SANS APPEL : Boycott total d’Agrexco

La réponse sans ambiguïté des Palestiniens fait tourner au fiasco la manœuvre ! Non seulement ils démentent les allégations israéliennes qui faisaient d’Agrexco le sauveur des paysans palestiniens mais ils appellent au boycott total d’Agrexco !

« Toute affirmation selon laquelle les opérations d’Agrexco bénéficient aux paysans Palestiniens n’est rien d’autre qu’une feuille de vigne pour couvrir une complicité avec les violations du droit international et des droits du peuple palestinien par Israël. La levée du blocus de Gaza et la fin de l’occupation, de la colonisation et de l’apartheid israéliens sont la solution la plus garantie et la plus durable pour permettre à nos agriculteurs de produire et d’exporter librement, sans être contraints à se confier à des compagnies complices de leur oppression et de leur dépossession. Nous appelons plutôt à intensifier la pression contre Agrexco par un boycott complet et systématique de tous les produits et services d’Agrexco. (…)

(…) De plus, un boycott total de Carmel-Agrexco a été approuvé par la totalité des syndicats et comités agricoles et de fermiers Palestiniens. Quoique bien conscients du prix que nos agriculteurs pourraient payer du fait d’un boycott complet de Carmel Agrexco, nous considérons le BDS comme le moyen de solidarité le plus efficace pour provoquer la fin des différentes formes d’oppression par Israël qui empêchent nos agriculteurs et le peuple tout entier de jouir de la liberté et des droits de l’homme.

(Lire le communiqué du BNC en entier : www.protection-palestine.org).

Dans ce contexte, la Coalition contre Agrexco déclare dans un communiqué : « Conformément à l’Appel initial de la Coalition contre Agrexco et forte du soutien renouvelé du BNC (Comité National Palestinien pour le Boycott, Désinvestissement et Sanctions) en date du 22 décembre 2010, la Coalition contre Agrexco réaffirme son refus total de l’implantation de l’entreprise d’état israélienne Agrexco/Carmel/Coral à Sète et ailleurs. » (www.coalitioncontreagrexco.net)

Il appartient aux campagnes BDS en France, en Europe et à l’ensemble du mouvement de solidarité de s’emparer du mot d’ordre du BNC palestinien de boycott total d’Agrexco et de le mettre en œuvre partout, en lien avec les contextes locaux.

José Luis Moraguès

CCIPPP – 26/12/2010




S’il vous plaît, boycottez-nous ! S’il vous plaît, boycottez mon pays!

S’il vous plaît, boycottez-nous !

vendredi 24 décembre 2010 – 10h:53

anonyme – Ramallah OnLine


L’auteur a choisi de ne pas divulguer son nom de crainte des répercussions contre sa famille. La menace est réelle. Qu’il suffise d’indiquer que l’auteur est un universitaire israélien en sciences sociales. Bien que l’auteur soit totalement prêt à payer le prix de ses opinions, il n’y a aucune raison pour que sa famille en souffre. L’auteur peut être contacté à l’adresse : pleaseboycottus@gmail.com.

Pendant des années, j’ai été plutôt ambivalent sur la sagesse du boycott d’Israël. Bien qu’un boycott de tout ce qui a trait aux colonies illégales en Cisjordanie, – qui sont un dérivé manifeste d’une occupation brutale – soit d’une nécessité absolue, et que j’ai totalement soutenu, j’étais toujours resté réservé quant à un boycott d’Israël lui-même. Aujourd’hui, je sens qu’il n’y a pas d’autre choix que d’appeler à un boycott sans réserve et global à l’encontre d’Israël – Boycotts, Désinvestissements, Sanctions (BDS). Pour le bien d’Israël et dans l’espoir qu’une pression réelle depuis l’étranger, visant principalement l’économie israélienne, suffira pour éviter à Israël ce que Thomas Friedman, dans un récent éditorial, appelait « la dépendance d’Israël au crack ». C’est le seul moyen de sortir les Israéliens de leur chimère (de leur crack) du « business as usual » (les affaires continuent) et de leur enlever la possibilité de maintenir un statu quo désastreux qui ne fait que conduire à plus de vols de terres, plus de violences et de guerres, mettant en définitive Israël lui-même en péril. C’est le seul moyen de convaincre les gouvernements actuels et futurs que la situation présente est insoutenable et non viable. C’est le seul moyen de nous sauver de nous-mêmes. Là où ils en sont aujourd’hui, les Israéliens sont incapables de peser pour changer les choses de l’intérieur. L’atmosphère est devenue tellement empoisonnée que les tentatives au niveau du peuple pour apporter un changement politique sont, au mieux, dérisoires, particulièrement quand on observe celles des législateurs pour délégitimer les initiatives populaires et criminaliser les ONG qui cherchent à encourager un changement politique.

Le gouvernement israélien actuel (tout comme les gouvernements du passé, qu’ils soient du Parti travailliste, du Likoud ou du Kadima) n’a aucune intention de faire avancer les négociations avec les Palestiniens. Il préfère « gérer » le conflit plutôt que de rechercher une solution véritablement juste. La poursuite de l’occupation a un effet catastrophique sur la société israélienne dans son ensemble. On y fait bon marché aujourd’hui de la vie humaine, une forme de judéo-fascisme se développe ici, dirigé par les rabbins, les politiciens d’extrême droite à la Knesset et les chefs dans les territoires palestiniens occupés. Une législation Jim Crow a été présentée à la Knesset, les rabbins ont signé des appels à ne pas louer ou vendre des biens aux Israéliens arabes, des centaines manifestent contre les quartiers israéliens arabes et récemment, un groupe de mineurs ont été arrêtés pour avoir dirigé ce que l’on ne peut qu’appeler des pogroms contre des citoyens arabes innocents dans le centre de Jérusalem. Le poison de l’occupation a infecté la société israélienne tout entière à un niveau où le seul diagnostic possible est la gangrène. Le seul moyen de convaincre les Israéliens que le statu quo actuel ne peut se poursuivre est d’attacher un coût réel et important à la poursuite de l’occupation et, oui, d’obliger les dirigeants politiques nationaux à assumer leurs responsabilités, à diriger plutôt que gérer, à s’engager plutôt que se cacher derrière des « spin doctors » (conseillers en communication et marketing politique) ou les mensonges éhontés du Premier ministre Netanyahu.

Quiconque justifie encore la non-action à l’encontre d’Israël ne fait que conduire à se servir du seul autre outil que l’histoire du monde a fourni pour un changement social et politique : la violence !

S’il vous plaît, boycottez mon pays, maintenant, vous êtes notre seul espoir !




Gaza 2 ans après on n’oublie pas ! Rassemblement le dimanche 26 décembre 2010 au Trocadéro à Paris

APPEL : GAZA, on n’oublie pas !
DIMANCHE 26 Décembre à 15h30
Rassemblement au Trocadéro à Paris

En janvier 2009, le monde entier s’est indigné face aux évènements meurtriers qui ont eu lieu à Gaza.

L’opération israélienne s’est soldée par le massacre de 1400 Palestiniens, dont la plupart étaient des femmes et des enfants. Parmi les 5500 blessés, un grand nombre ont été amputés et porteront toute leur vie les stigmates de l’agression. Le rapport Goldstone a fait état de « crimes de guerre et, vraisemblablement, de crimes contre l’humanité ». Ces évènements terribles ont été suivis d’un grand nombre de rassemblements et de manifestations à travers de nombreux pays traduisant ainsi le soutien de la communauté internationale au peuple Palestinien. Nous étions 300 000 dans plus de 100 villes en France le 10 Janvier 2010 pour demander la fin des violations du droit et pour des sanctions contre Israël. Cela fait 2 ans, et la situation à Gaza ne s’est pas améliorée. Les conditions des Palestiniens de Gaza restent catastrophiques, les droits humains les plus élémentaires sont bafoués au même titre que le droit international. Le blocus sur Gaza n’a toujours pas été brisé, les ONG internationales se voient toujours refuser l’accès à ce territoire comme en témoigne le raid israélien meurtrier contre la Flottille de la Liberté partie pour Gaza en mai 2010.

Un bateau français, comme beaucoup d’autres, mettra les voiles vers les côtes de la bande de Gaza pour réaffirmer le besoin de soutenir la lutte de la population palestinienne de Gaza pour la liberté.

Il est nécessaire de rester mobilisés face à l’impunité d’Israël et au silence complice de la communauté internationale, nous, jeunes citoyens solidaires, appelons à un rassemblement national à la veille du massacre, le dimanche 26 décembre 2010. A Paris, le rassemblement aura lieu au Parvis des Droits de l’Homme, métro Trocadéro, à partir de 15h30.

1400 bougies seront allumées à la mémoire des martyrs, et la campagne « Un bateau français pour Gaza », lancée par plus de 80 organisations de la Plateforme des ONG Françaises pour la Palestine et le Collectif National pour une Paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens sera présentée.

GUPS (Union Générale des étudiants de Palestine), Génération Palestine, CUP (Coordination Universitaire pour la Palestine)

Avec le soutien de : CCIPPP, le collectif Résistance Palestine, la Coordination contre le Racisme et l’islamophobie (CRI), la Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR), la Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique (FASE), Palestinian Youth Network (PYN), Union Juive Française pour la Paix (UJFP), MRAP, ISM France, CPPI Saint-Denis, Union syndicale Solidaires, PCF…




Israël ne nous laisse pas d’autre choix que de le boycotter

Le vice-ministre des Affaires étrangères d’Israël, Danny Ayalon, nous peint un tableau où Israël aspire innocemment et ardemment à la paix, implorant quasiment ces Palestiniens intransigeants de venir négocier pour aboutir à la « solution à deux Etats pour deux peuples » (« Qui a arrêté le processus de paix ? » le 14 décembre). Mais c’est un tableau qui ne représente aucunement ce que vivent véritablement les Palestiniens et qu’une grande partie du monde peut voir chaque jour.

Ayalon prétend que les colonies desquelles Israël refuse de cesser la construction sur la terre occupée sont un « faux problème » et ne constitue aucun obstacle à la paix pour la raison que, « depuis qu’Israël a pris le contrôle de la Cisjordanie il y a 43 ans, les zones construites des colonies représentent moins de 1,7 % de sa superficie totale ».

Mais rappelons-nous quelques réalités non contestées. Depuis que l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et Israël ont signé les accords de paix d’Oslo en 1993, le nombre de colons israéliens en Cisjordanie occupée, dont Jérusalem-Est, a triplé pour arriver à plus d’un demi-million. L’argument fallacieux d’Ayalon sur les « zones construites » ignore cette réalité que les colonies en sont arrivées aujourd’hui à contrôler 42 % de la Cisjordanie, selon un rapport de juillet dernier de l’organisation israélienne de droits de l’homme B’Tselem.

B’Tselem pointe le fait qu’il y a maintenant plus de 200 colonies israéliennes « qui sont reliées les unes aux autres, et à Israël, par un réseau routier minutieux ». Ces routes, ainsi que diverses « zones sécurité » interdites aux Palestiniens, traversent les terres des Palestiniens, les isolant dans de misérables enclaves souvent entourées de murs, de vrais ghettos.

En dépit d’un « moratoire » de 10 mois sur la colonisation, expirant fin septembre, Israël n’a jamais cessé de construire dans les colonies, ne serait-ce qu’un seul jour. Les constructions se poursuivent de façon quasiment ininterrompue comme l’indique l’association la Paix Maintenant, et dans les semaines qui suivirent la fin officielle du « moratoire », les colons avaient plus que rattraper la légère baisse en nombre de nouveaux logements des mois précédents. A Jérusalem-Est, où Israël n’a même pas fait semblant d’appliquer le moratoire, les colons, soutenus par le gouvernement israélien, continuent d’expulser les Palestiniens hors de nombreux quartiers.

Si les actions violentes d’Israël dans Jérusalem-Est occupée n’attirent que peu l’attention, son nettoyage ethnique rampant de la vallée du Jourdain n’en attire quasiment aucune. Israël a réduit la population de la vallée du Jourdain de 200 000 Palestiniens originaires de cette région à seulement 60 000, en démolissant leurs villages et en déclarant que de vastes zones de cette région vitale étaient interdites aux Palestiniens.

Le projet colonial d’Israël a un seul objectif : rendre le retrait d’Israël de la Cisjordanie et la solution à deux Etats impossibles. A défaut d’espoir de tracer une ligne entre les populations israéliennes et palestiniennes, il est temps de reconnaître qu’Israël a réussi et que nous nous trouvons aujourd’hui devant une réalité d’apartheid, en Israël, en Cisjordanie, et dans la bande de Gaza.

L’éminent démographe de l’université hébraïque, Sergio DellaPergola, a déclaré récemment au Jerusalem Post que les juifs constituaient un peu moins de 50 % de la population en Israël, Cisjordanie et bande de Gaza réunis. Effectivement, c’est une minorité juive qui règne sur une population majoritaire qui comprend 1,4 million de citoyens palestiniens (de seconde zone) en Israël, 2,5 millions de Palestiniens sous occupation en Cisjordanie, et 1,5 autre million de Palestiniens assiégés dans la prison à ciel ouvert qu’est la bande de Gaza. Toutes les projections crédibles montrent que les Palestiniens constitueront la majorité décisive dans les quelques années à venir.

Cette injustice est intolérable. Du fait de la politique israélienne et du refus des Etats-Unis d’exercer une pression réelle, cela ne finira jamais et les perspectives d’un bain de sang catastrophique se renforcent.

En l’absence de toute action réelle de la part des Etats-Unis ou d’autres gouvernements pour en tenir Israël pour responsable, il revient à la société civile d’intervenir. Quand les Sud-Africains noirs ont vu que le monde n’en avait rien à faire de l’apartheid dans les années cinquante, ils ont fait appel à la société civile mondiale pour qu’elle impose un boycott et le désinvestissement de leur pays et qu’elle prononce des sanctions. Dans les années soixante-dix et quatre-vingt, de telles campagnes étaient courantes aux Etats-Unis, dans les Églises, les campus et les communautés, et des personnalités politiques qui avaient d’abord été réticentes à soutenir les sanctions contre l’Afrique du Sud y sont finalement venues.

Aujourd’hui, nous voyons un mouvement similaire de boycotts, désinvestissements et sanctions, un mouvement massivement approuvé par la société civile palestinienne et de plus en plus à travers le monde. Il a même acquis le soutien de quelques Israéliens. Ses objectifs sont de faire ce que le gouvernement U.S. devrait faire et ne fait pas : exercer une pression sur Israël pour qu’il mette fin à la discrimination contre les Palestiniens en Israël, à son occupation en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, et qu’il respecte le droit des réfugiés palestiniens dont Israël refuse toujours d’accepter le retour dans leur foyer, parce qu’ils ne sont pas juifs.

Ce mouvement n’est pas une fin en soi, mais un véhicule qui va nous conduire sur le chemin d’une paix juste, bâtie sur une égalité entre Israéliens et Palestiniens. La politique d’Israël, caractérisée par les diversions fallacieuses d’Ayalon, ne nous laisse aucun autre choix.

Ali Abunimah est rédacteur en chef de The Electronic Intifada et l’auteur de One Country : A Bold Proposal to End the Israeli-Palestinian Impasse.

17 décembre 2010 – Los Angeles Times – traduction : JPP – photo : un Palestinien de Yanoun, Cisjordanie occupée, (CCIPPP).




La CGT-INRA est solidaire des militants BDS inculpés

Bordeaux, Mulhouse, Perpignan, Pontoise, … : en cette fin 2010, une vingtaine

d’hommes et femmes sont poursuivis dans tout le pays pour « provocation

publique à la discrimination » – y compris une sénatrice, Alima Boumediene-

Thiery, ou convoqués par les préfectures et menacés de procès du même type.

Un ancien commissaire de police a même prétendu poursuivre… Stéphane

Hessel, grand résistant, co-rédacteur de la Déclaration universelle des droits de

l’homme de 1948 et ambassadeur de France, ainsi que plusieurs dizaines

d’autres militants ! Tous risqueraient jusqu’à 45.000 euros d’amende et trois ans

de prison suivant la qualification des poursuites …

Ces militants se sont dressés contre l’occupation et la colonisation de la Palestine

par Israël, et contre l’impunité dont jouit l’État d’Israël qui viole ouvertement le

droit international et les résolutions des Nations unies. Ils ont appelé au boycott,

au désinvestissement et aux sanctions (BDS) contre cette politique. Certains

d’entre eux appellent au boycott de tous les produits israéliens ; d’autres

« ciblent » les seuls produits des colonies israéliennes ; d’autres encore

choisissent des formes d’action différentes.

La CGT-INRA refuse que ces militants soient accusés et jugés pour « provocation

publique à la discrimination » alors qu’au contraire ils la combattent et défendent

le droit des peuples à l’autodétermination. La CGT-INRA (institut national de la

recherche agronomique) exige donc la relaxe immédiate de ces militants.

Paris, 25 novembre 2010.

http://www.inra.cgt.fr/actualites/tracts/Communique_cgt-inra_solidarite_militants_BDS_nov2010.pdf
http://www.collectifpaixjustepalestine.org




Lettre d’info n°3 – 17 décembre 2010

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17 décembre 2010 – n°3

puce Les fêtes de fin d’année, période de haute consommation ! Des articles fleurissent dans les médias sur tous les jouets, objets technologiques et autres gadgets fabriqués grâce à l’exploitation des travailleurs partout dans le Monde… le boycott de certaines peluches d’une marque américaine connue ne fait pas polémique, celle des oranges cultivées sous pesticides ou des dindes élevées en cage non plus. Ca s’appelle la Liberté. Et pourquoi donc alors le boycott des produits israéliens serait-il un cas à part ? Autant de raisons de répondre à l’appel du grand Stéphane Hessel – « Indignez-vous ! » – en nous mobilisant pour les prochains procès à Perpignan et Mulhouse, et en venant rassembler nos forces et nos idées au week-end BDS de janvier prochain. Que ces fêtes de fin d’année qui mélangeront cyniquement commémoration des 2 ans de « Plomb durci » et petits plats dans les grands, nous ressourcent d’indignation militante !

L’équipe d’animation de la campagne BDS France

puce Les succès de la Campagne……………………………

Ils ne veulent plus mettre les pieds en Israël
2010 nous a offert un bilan assez impressionnant pour le boycott culturel à travers le monde :
Rien que pour cette année, les acteurs Meg Ryan et Dustin Hoffman, le metteur en scène Mike Leigh, les écrivains Henning Mankell, Iain Banks et Alice Walker, les musiciens Carlos Santana, Devendra Banhart, Tommy Sands, Elvis Costello, Gil Scott-Heron, Annie Lennox et les groupes The Klaxons, Gorillaz, The Pixies, Leftfield, Faithless, Tindersticks et Massive Attack ont renoncé à se rendre en Israël !

26 ex-dirigeants de l’Europe appellent au ‘S’ de BDS
26 personnalités comptant parmi les plus importants dirigeants européens de cette dernière décennie appellent à prendre des sanctions contre Israël et à suspendre le rehaussement des relations diplomatiques entre l’UE et Israël, en raison de la politique de construction dans les colonies et du refus israélien de respecter le droit international. Parmi les signataires d’une lettre adressée aux dirigeants actuels de l’Union européenne : Javier Solana, Richard von Weizsäcker, Felipe González, Romano Prodi et Mary Robinson.
…lire la suite

Victoire du BDS au Japon
La compagnie japonaise Ryohin Keikaku a décidé d’annuler le lancement prévu en Israël d’un magasin de vente de ses produits de consommation de marque MUJI, cédant à la pression du public contre le projet .
…lire la suite et voir la vidéo de l’action

puce Ça bouge !……………………………………………………….

Solidarité procès BDS
Les prochains procès contre des militants de la campagne BDS sont à Perpignan le 24 janvier et à Mulhouse le 10 février (prévu initialement le 29 novembre), puis sur Paris au mois de mars. Pour Perpignan, des billets de train ont été préréservés pour un aller-retour dans la journée à 53€. Si vous souhaitez en profiter, contactez solidariteprocesbds@yahoo.fr.
 
Nouveaux !
La Confédération Paysanne, le mouvement politique « Les alternatifs », l’association Nogent-Aida ainsi que l’association Creil-Palestine ont rejoint la Campagne BDS France. Bienvenue !
Au niveau mondial, le syndicat international Industrial Workers of the World a aussi rejoint récemment BDS.
Voir la liste des membres de la Campagne BDS France
 

Week-end national de formation et d’échanges
La Campagne organise les 8 et 9 janvier à Paris son 2e week-end de rencontre nationale pour discuter en plénière et en ateliers des prochaines stratégies et s’informer sur les actions en cours : élargissement du mouvement, communication, médiatisation, juridique… Des comités locaux BDS de toute la France seront représentés. Pour avoir le programme et connaître les modalités, écrivez à atelierbds@yahoo.fr. Le nombre de places est limité, s’inscrire rapidement !

puce Boîte à outils…………………………………………………..

Ecrire, une autre arme de boycott

L’interpellation individuelle des tribunaux, des élus, des entreprises ou des administrations est une forme d’expression et de pression très importante. En effet, dans une société marquée par le pouvoir de l’argent et de l’image, les entreprises ne peuvent pas indéfiniment rester insensibles aux requêtes de leurs clients, et les élus aux revendications citoyennes. Chaque lettre envoyée est une goutte d’eau signifiante dans la marée montante de BDS. A vos stylos !
…voir quelques exemples de documents-type pour interpeller les douanes ou les parlementaires.

puce Du fond……………………………………………………………

Jouez le jeu du boycott sportif
Les événements sportifs importants mettent en valeur le fair play et les qualités du sport. Les pays y participant acquièrent une reconnaissance et un prestige international. Dans le passé, le boycott sportif a été utilisé dans des circonstances exceptionnelles comme dans le cas de l’Afrique du Sud. Une réaction commune au boycott sportif est que la politique et le sport ne peuvent être mélangés. Mais la réalité pour les Palestiniens est que la politique et le sport sont extrêmement liés. Israël a imposé, de fait, l’interdiction du sport et des loisirs aux Palestiniens. La liberté des athlètes et des équipes israéliennes de pratiquer se fait au dépend des Palestiniens qui sont privés du droit de participer aux évènements sportifs de l’échelle locale à internationale. 
…lire la rubrique sur le boycott sportif sur le site

Signez la pétition demandant à l’UEFA d’exclure Israël

puce En images………………………………………………………. 

Eyal Sivan explique le boycott culturel
Dans cette vidéo de 7 min, le réalisateur et universitaire israélien Eyal Sivan met les point sur les ‘i’ sur ce qu’est le boycott culturel et académique : une opportunité pour les artistes et intellectuels israéliens de s’opposer à l’occupation, comme il l’a fait à plusieurs reprises, au lieu de la cautionner en étant récupérés par les institutions israéliennes. « Nous devons faire notre travail artistique non pas grâce à la démocratie israélienne, mais malgré la démocratie israélienne. »
…voir la vidéo
eyalsivan2
puce Les pendules à l’heure…………………………………….

  • Certains disent : « Les faits de boycott constituent une discrimnation car ils entravent l’exercice d’une activité économique. » 
    • Nous répondons : « La notion de discrimination ne peut s’entendre que d’une différence de traitement n’obéissant à aucun but légitime. Nous ne sommes pas des agents économiques, tels que des entreprises, réalisant une telle discrimination dans le but d’un gain personnel, nous sommes des citoyens qui exerçons notre liberté d’expression. Toute critique de quoi que ce soit serait à ce moment-là une discrimination. De plus, la loi parle d’entrave à une activité économique « normale ». Or les produits « made in Israel » sont le fruit de crimes de guerre au regard du droit international. Donc rien de « normal » à cela… »

Lire la déclaration du syndicat de la magistrature  dans Libération du 19/11

Visitez régulièrement le site www.bdsfrance.org, mis à jour quotidiennement avec les dernières actualités en France et dans le Monde concernant BDS.

La Campagne BDS France est composée de 50 organisations soutenant l’appel international BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions)lancé par les Palestiniens.
campagnebdsfrance@yahoo.fr




Match de football : Olympique Lyonnais / Hapoel Tel Aviv

CARTON ROUGE CONTRE ISRAEL !

Mardi 7 décembre 2010 à LYON

Alors que 1, 5 million de Palestiniens de Gaza souffrent toujours d’un blocus illégal et inhumain imposé par Israël depuis 2007, au mépris du Droit International et des Conventions de Genève ;

Alors que le rapport Goldstone pour l’ONU qualifie de crimes de guerre, voire de crimes contre l’Humanité les bombardements des populations civiles de Gaza en décembre 2008 – janvier 2009 qui ont tué 1 400 Palestiniens dont plus de 400 enfants et fait près de 5 500 blessés ;

Alors que la colonisation se poursuit en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, que les Palestiniens vivant en Israël sont soumis à un régime d’apartheid au mépris de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ;

Alors que l’UEFA (Union des Associations Européennes de Football) affirme dans ses Statuts vouloir :

Promouvoir le football en Europe dans un esprit de paix, de compréhension et de « fair-play », sans aucune discrimination fondée sur la politique, le sexe, la religion, la race ou sur toute autre raison.

Nous, citoyens épris de justice et de sentiment de solidarité ne pouvons accepter la venue du club de Tel Aviv, comme si de rien n’était !

D’autant que l’UEFA vient d’intervenir pour condamner des restrictions israéliennes imposées au football palestinien visant à l’isoler tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la Palestine.

Pour mémoire, rappelons qu’Israël bloque toujours dans ses ports l’aide en équipement que l’UEFA avait octroyée en juillet 2009 aux sportifs palestiniens ! Le Président Platini a déclaré : « Nous les avons acceptés (les israéliens) en Europe et leur avons garanti les conditions d’adhésion ; ils doivent respecter le message des lois et réglementations sportives internationales, faute de quoi leur présence en Europe n’aura pas lieu d’être » (L’Expression le 25 septembre 2010 )

C’est pourquoi nous demandons à l’UEFA d’exclure ISRAEL de ses instances en accord avec ses Statuts. pétition à signer sur  http://www.ipetitions.com/petition/cartonrougecontreisrael/

http://collectif69palestine.free.fr/article.php3?id_article=280




Au rayon antisionisme Vos oranges, vous les aimez sanguines ?

Au rayon antisionisme
Vos oranges, vous les aimez sanguines ?
Mis à jour le :12 novembre 2010. Auteur : Sébastien Navarro.
CQFD N° 83
http://www.cequilfautdetruire.org/spip.php?article2334

Boycott  Désinvestissement  Sanction (BDS), tel est le nom de la campagne internationale visant à frapper Israël au porte-monnaie. En France, la machine judiciaire a ét é réquisitionnée pour réprimer tout appel à la mobilisation des « citoyens-consommateurs » .

LE 15 MAI 2010, trente-cinq militants du « Collectif 66 paix et justice en Palestine » s’invitent au supermarché Carrefour de Perpignan. Le titre des tracts distribués annonce la couleur : « Carrefour complice de la colonisation en Palestine ! Carrefour complice de l’apartheid israélien ! » Au rayon fruits et légumes, Yamina, armée de deux paquets de poivrons bio, donne de la voix : « Mesdames et messieurs, ne soyez pas complice dun Etat criminel, dun Etat voleur de terre, dun État assassin de civils ! N’achetez pas des produits qui sont marqués venant d’Israël alors quils viennent en fait de terres palestiniennes, de terres volées ! »

Dans la ligne de mire des manifestants, le juteux business entre Carrefour et Agrexco [1] , société israélienne d’exportation de produits agricoles. Agrexco est connu pour commercialiser des fruits et légumes issus des colonies dont l’exportation est contraire au droit international. Cerise sur le gâteau, le groupe Carrefour s’enorgueillit d’avoir adopté depuis 2000 une charte d’engagement pour la protection des droits de l’homme. Membre du collectif, Bernard explique :« On voulait montrer à l’encadrement du magasin qu’entre ce qui est écrit dans leur charte et leur pratique, il y a un monde. Sauf que, bien évidemment, aucun cadre du magasin navait entendu parler de la fameuse charte. Ce truc est complètement pipeau, cest de la pure com. Parmi nous, il y avait un tiers de jeunes d’origine maghrébine et une femme voilée, et là, en face de nous, on a vu les chefs de rayons s’énerver : c’est pas les Arabes qui vont venir faire la loi dans le magasin ! On a filmé notre action, et c’est dailleurs le film qui nous a mis dedans. » Durant l’été, trois membres du collectif apprennent qu’ils sont poursuivis pour provocation à la discrimination, haine et violence raciale. Même scénario pour des actions similaires dans dautres villes comme à Bordeaux, Mulhouse et Pontoise. Peine encourue : 45 000 euros damende et trois ans de prison. Alliot-Marie avait pourtant prévenu. Invitée à un dîner du Crif en février 2010, la garde des Sceaux avait menacé : « Je naccepte pas que des personnes, responsables associatifs, politiques ou simples citoyens, appellent au boycott de produits au motif quils sont kasher ou quils proviennent d’Israël. [] Jai donc adressé une circulaire aux parquets généraux,leur demandant didentifier et de signaler tous les actes de provocation à la discrimination. » .

Et, Bernard, lui aussi inculpé, de commenter : « Au fond, cette campagne BDS participe à l’isolement d’Israël, et ça les emmerde. Notre avocat nous expliquait qu’en général les procureurs ne se mouillaient pas trop sur les affaires de discrimination parce que cest très délicat à prouver mais là, ils sont harcelés jusquà ce quils fassent suivre. »

À l’origine de la plainte, un homme bien connu des services de police mais pas pour les raisons habituelles. Lui est un ancien de la maison poulaga. Sammy Ghozlan, président du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme [2] et membre du comité directeur du Crif,traque les antisémites partout, y compris sur Internet. Cest lors dun de ces preux surfs quil est tombé sur la vidéo mettant en scène les militants perpignanais. À lui seul, il est à l’origine de quatre-vingt plaintes du même acabit. Cest sûrement pour ces hauts faits que Hortefeux lui a remis les insignes de chevalier de la Légion dhonneur en juillet dernier. Stéphane Hessel, 93 ans,dernière victime en date de Ghozlan, est bien sûr un antisémite de la pire espèce : ancien résistant déporté à Buchenwald, ancien ambassadeur, notamment en Israël, corédacteur de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. Cest pour avoir vu en la campagne BDS « une stratégie morale qui a démontré son potentiel de réussite » [3] que le vénérable humaniste est à son tour poursuivi en justice. « Le but de Ghozlan, détaille Bernard, est de saper cette campagne. On est dans la logique des faucheurs volontaires avec dun côté cette criminalisation du mouvement social et de l’autre une volonté de mettre les militants sur la paille. La première instance du procès nous coûte déjà 8 000 euros. Ce quon espère, c’est retourner l’affaire et sen servir pour faire connaître notre action. »

Connaître ? Le 1er novembre, Le Monde publiait un appel justifiant la répression de la campagne de boycott, « arme indigne » selon les pétitionnaires. Bruckner, Finkielkraut et BHL , figuraient, entre autres, parmi les courageux signataires. Si nos plus brillants intellectuels montent au créneau, cest que la chose doit commencer à agacer sévère.

[1] Voir larticle consacré à cette honorable société dans CQFD n°72 : http://www.cequilfautdetruire.org/spip.php?article2133

[2] Le Bnvca s’est rendu célèbre en 2004 pour avoir médiatisé à outrance l’affaire de la fausse agression antisémite du RER D.

[3] www.ldh-toulon.net/spip.php?article3936.




IWW USA soutient le mouvement BDS en faveur des droits palestiniens

IWW soutient le mouvement BDS en faveur des droits palestiniens
2 décembre 2010 – IWW –
http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9773

IWW (Les Travailleurs industriels internationaux – familièrement les
Wobblies – syndicat international fondé aux États-Unis en 1905) a
officiellement voté le soutien au mouvement de Boycotts,
Désinvestissements et Sanctions (BDS) en faveur des droits palestiniens.
La « résolution en soutien des travailleurs de Palestine/Israël » a été
adoptée à une écrasante majorité par l’assemblée d’IWW à Minneapolis et
par les adhérents par voie de référendum. Avec ce vote, IWW est le
premier syndicat aux Etats-Unis et le troisième au Canada à soutenir
officiellement l’appel palestinien aux Boycotts, Désinvestissements et
Sanctions.

Inspiré par la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, le mouvement
BDS appelle aux boycotts, désinvestissements et sanctions contre Israël
jusqu’à ce que les droits fondamentaux des Palestiniens soient reconnus.
L’appel BDS est soutenu par une vaste partie de la société
palestinienne, et notamment par les syndicats palestiniens.

La résolution de soutien à la campagne BDS émane des travaux de la
Commission de solidarité internationale d’IWW et de l’organisation des
Amis des travailleurs palestiniens d’IWW, un réseau populaire wobblies
de soutien à la lutte palestinienne, israélienne et internationale
contre l’apartheid israélien. Les travailleurs palestiniens ont
fortement insisté sur le soutien à la campagne BDS lors de leurs
rencontres avec les membres de la délégation IWW en Palestine,
particulièrement la Fédération indépendante des travailleurs de
Palestine, avec laquelle IWW nourrit des liens très étroits de
solidarité.

« Pour un syndicat épris de solidarité internationale, soutenir le
mouvement BDS est quelque chose de juste », dit Nathaniel Miller, membre
d’IWW, élu à la Commission solidarité internationale et membre de la
délégation IWW en Palestine. « En soutenant officiellement l’appel BDS,
IWW se met côte à côte avec les travailleurs palestiniens dans le front
de manifestations contre l’apartheid israélien ».

« Notre soutien au mouvement BDS entre en droite ligne de nos principes
de classe traditionnels (wobbly) de lutte contre le racisme et de
solidarité internationale ».

L’organisation des Amis des travailleurs palestiniens d’IWW est
déterminée à faire avancer la cause des droits palestiniens à
l’intérieur et à l’extérieur d’IWW.

Fondé en 1905, IWW est un syndicat riche d’une longue tradition de
solidarité et d’antimilitarisme, il a été au centre de certaines luttes
parmi les plus importantes dans l’histoire de la classe ouvrière aux
Etats-Unis. Plus récemment, IWW a réussi à s’implanter chez Starbucks et
dans l’industrie de la restauration rapide, parmi les travailleurs que
longtemps, on a crus inorganisables. IWW est un syndicat international,
avec des adhérents en Amérique du Nord, en Europe, en Australie, et en
Afrique du Sud.




Podcast Forum Débat Beur FM

‎30/11/2010 – Podcast Forum Débat Beur FM : La campagne BDS est-elle illégale en France? avec Hélène (juriste-campagne BDS) et Eyal Sivan (cinéaste israélien)

http://www.beurfm.net/spip.php?rubrique20