Appel « non aux poursuites contre les militants BDS »

 

Visionner l’appel lu par Dominique Vidal :

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« Bordeaux, Mulhouse, Perpignan, Pontoise…: en ce mois d’octobre, des hommes et des femmes sont poursuivis pour «provocation publique à la discrimination» –y compris une sénatrice de la République, Alima Boumediene-Thiery. Ailleurs, d’autres sont convoqués par les préfectures et menacés de procès du même type. Un ancien commissaire de police prétend même poursuivre… Stéphane Hessel, grand résistant, co-rédacteur de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 et ambassadeur de France! Tous risqueraient jusqu’à 45.000 euros d’amende et trois ans de prison suivant la qualification des poursuites…
Quel crime ont donc commis ces citoyens, connus et inconnus, pour mériter une accusation aussi infamante et encourir des peines aussi lourdes? S’être dressés contre l’occupation et la colonisation de la Palestine par Israël, et notamment contre les «crimes de guerre» voire «contre l’Humanité» que le rapport Goldstone accuse son armée –et, dans une proportion nettement moindre, des groupes armés palestiniens– d’avoir perpétrés pendant la guerre de 2008-2009 contre la bande de Gaza. S’être révoltés contre l’impunité dont jouit un État qui viole pourtant ouvertement le droit international et les résolutions des Nations unies. Et avoir décidé de prendre leurs responsabilités en appelant eux-mêmes au boycott, au désinvestissement et aux sanctions contre cette politique condamnée par la grande majorité des opinions française, européenne et mondiale.
Pour présenter, contre toute évidence, cette action citoyenne comme raciste, il aura fallu que la ministre de la Justice s’abaisse à inventer, en février 2010, un «boycott des produits casher» qu’aucun dirigeant, aucun groupe, aucun militant du mouvement de solidarité pour une paix juste et durable au Proche-Orient n’a jamais prôné. Puis qu’elle exige des parquets qu’ils poursuivent les militant-e-s pour «provocation publique à la discrimination». Et celle qui diffame et menace ainsi des innocents appartient à un gouvernement qui, toute honte bue, non seulement stigmatise une communauté entière en raison de son origine ethnique, mais expulse illégalement de la «patrie des Droits de l’homme», sur cette base, des milliers de ressortissants d’Etats membres de l’Union européenne.

C’est pourquoi nous disons à Michèle Alliot-Marie: «Pas ça et pas vous!» Certains d’entre nous appellent au boycott de tous les produits israéliens; d’autres «ciblent» les seuls produits des colonies israéliennes; d’autres encore choisissent des formes d’action différentes. Mais nous sommes tous unis pour refuser catégoriquement que les militant-e-s de la campagne internationale Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS) soient accusés et jugés pour «provocation publique à la discrimination» alors qu’au contraire ils combattent contre toute forme de discrimination, pour le droit de tous les peuples à l’autodétermination, pour l’application à tous les États du droit international et des sanctions prévues lorsqu’ils le bafouent.
Tous ensemble, nous exigeons, à la fois au nom du droit international et des libertés: le retrait immédiat des directives envoyées par la ministre de la Justice et son administration aux parquets et la relaxe immédiate de ces innocents. Honneur à celles et ceux qui font leur le combat pour la justice et la paix que les autorités françaises ont trahi. »

Déjà 1600 signataires : vous aussi, SIGNEZ l’appel relayé sur le site du Collectif national pour une Paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens !

Premiers signataires :

  • Achcar Gilbert, Politologue, (Université de Londres et Paris 8)
  • Ackermann Houria, Militante de l’UJFP
  • Adler Laure, Écrivain et journaliste
  • Alliès Paul, Professeur (Faculté de Droit et de Science politique, Montpellier)
  • Alsoumi Omar, Président de Génération Palestine
  • Aron Jacques, Professeur honoraire, architecte et essayiste (Bruxelles)
  • Attias JeanChristophe, Directeur d’études (EPHE, Sorbonne)
  • Aubrac Raymond, Ancien résistant
  • Autain Clémentine, Directrice de Regards
  • Avran Isabelle, Journaliste
  • Badie Bertrand, Politologue, Professeur des Universités (Sciences Po), Chercheur associé au CERI
  • Balibar Etienne, Professeur émérite (Université de ParisOuest)
  • Barat Frank, Coordinateur du tribunal Russell sur la Palestine
  • Barthe Benjamin, Journaliste indépendant (Ramallah)
  • Baubérot Jean, Historien et sociologue, président d’honneur de l’EPHE (Sorbonne)
  • Bavay Francine, Conseillère régionale
  • Bédarida Renée, Historienne, ancienne résistante
  • Beaumale Michel, Maire de Stains
  • Belhassen Souhayr, Présidente de la FIDH
  • Belkaïd Akram, Journaliste indépendant
  • Benbassa Esther, Directeur d’études (EPHE, Sorbonne)
  • Ben Hiba Tarek, Président de la FTCR, ancien conseiller régional
  • Benslama Fethi, Psychanalyste, Professeur des Universités (Paris DiderotParis 7)
  • Besancenot Olivier, Porteparole du NPA
  • Bianco JeanLouis, Député, président du Conseil général des AlpesdeHauteProvence
  • Billard Martine, Députée de Paris
  • Billion Didier , Chercheur (IRIS)
  • Bitton Simone, Cinéaste
  • Boniface Pascal, Universitaire
  • Bouexel Nicole, Responsable du groupe de travail ProcheOrient du Mouvement de la paix.
  • Boussois Sébastien, Chercheur postdoctorant (Université libre de Bruxelles)
  • Bras Gérard, Professeur de philosophie
  • Brauman Rony, Médecin, ancien président de Médecins sans frontières
  • Braun Henri, Avocat au barreau de Paris
  • Brousse Martine, Viceprésidente de la CNCDH
  • Brown Kenneth, Directeur de la revue Méditerranéennes
  • Brun Frédéric, Militant associatif et écologique
  • Brunswic Anne, Écrivain et journaliste
  • Brunswic Étienne, Ancien directeur de l’Unesco
  • Buffet MarieGeorge, Députée
  • Burch Noël, Ecrivain et cinéaste
  • Buttin Maurice, Avocat honoraire à la Cour
  • Cadiot JeanMichel, journaliste
  • Cayrol Roland, Politologue
  • CerisierBen Guigua Monique, Sénatrice
  • Chagnollaud JeanPaul, Professeur de science politique (CergyPontoise)
  • Chahal Nahla, Coordinatrice de la CCIPPP
  • Chebat Isabelle, Directrice de la communication Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH)
  • ChemillierGendreau Monique, Professeur émérite (Paris DiderotParis 7)
  • Chibani Ali, Doctorant
  • CohnBendit Daniel, Député européen, coprésident du groupe Verts/ALE
  • Costaz Gilles, Écrivain
  • Coupé Annick, Porteparole de l’Union syndicale Solidaires
  • DayanHerzbrun Sonia, Professeure émérite (Paris DiderotParis 7)
  • Debbash Hubert, PDG de Témoignage chrétien et de « Terre entière »
  • Denis Arielle, Coprésidente du Mouvement de la paix
  • De Véricourt Guillemette, Journaliste indépendante et écrivain, militante de la cause palestinienne
  • Diehlmann Françoise, Conseillère régionale
  • Dubois JeanPierre, Président de la Ligue des Droits de l’Homme
  • Duffour Michel, Ancien secrétaire d’État à la Décentralisation culturelle
  • Duflot Cécile, Secrétaire nationale des Verts
  • Elkadi Galila, Chercheuse (IRD), militante de la cause palestinienne
  • Estrella Miguel Angel, Pianiste
  • Etienne Monique, Journaliste
  • Euvrard Janine, Déléguée générale du festival « ProcheOrient : que peut le cinéma ? »
  • Fassin Eric, Sociologue (ENS)
  • Fath Jacques, Responsable des relations internationales du PCF
  • Fiterman Charles, Ancien ministre des Transports
  • Garrido Raquel, Secrétaire nationale du Parti de gauche, chargée des relations internationales et européennes
  • Gèze François, Éditeur
  • Gigandet Alain, Enseignantchercheur en histoire de la philosophie ancienne (ParisEst Créteil)
  • Gillard Patrick, Historien, Bruxelles
  • Gleizes Jérôme, Responsable de la Commission transnationale des Verts français
  • Gruszow Larissa, Ingénieur diplômée de l’Université de Varsovie
  • Guenif Nacira, Sociologue
  • Guigou Elisabeth, Députée, ancienne ministre de la Justice
  • Halimi Gisèle, Avocate
  • Harbi Mohammed, Historien
  • Harmand MarieLaure, Enseignante, membre du secrétariat du CAPRE Languedoc Roussillon
  • Hugo Bernard, Maire honoraire de Trappes, ancien sénateur
  • Jadot Yannick, Député européen
  • Jennar Raoul Marc, Consultant en relations internationales
  • Joly Eva, Députée européenne, présidente de la Commission du développement
  • Joxe Alain, Chercheur (EHESS)
  • Joxe Pierre, Premier président honoraire de la Cour des comptes
  • Junqua Daniel, Journaliste,ancien directeur général du CFPJ
  • Junqua Michèle, Bibliothécaire
  • Kahn MarcelFrancis, Professeur de médecine
  • Kissous Robert, Membre du comité organisateur du Tribunal Russel sur la Palestine
  • Krivine Alain, Membre de la direction du NPA
  • KiilNielsen Nicole, Députée européenne
  • Laacher Smaïn, Sociologue
  • Labastie Claire, Professeur
  • Lacouture Jean, Journaliste, historien et écrivain français
  • Lannuzel Olivier, Journaliste
  • Laurent Pierre, Secrétaire national du PCF
  • Le Hyaric Patrick, Député européen
  • Lecoq JeanPaul, Député
  • Lederer Pascal, Directeur de recherche émérite (CNRS), coanimateur d’Une autre Voix Juive
  • Lefort JeanClaude, Député honoraire, président de l’AFPS
  • Léostic Claude, Viceprésidente de l’AFPS
  • Lewkowicz Jacques, Professeur d’Université
  • Liégeois Yonnel, Journaliste
  • Lipietz Alain, Ancien député européen
  • Löwy Michael, Directeur de recherche émérite (CNRS)
  • Mamère Noël, Députémaire
  • Manceaux Michèle, Écrivain
  • Manceron Gilles, Historien, viceprésident de la Ligue des Droits de l’Homme
  • Marange Valérie, Philosophe, enseignante
  • Marcus Michel, Magistrat
  • Mardam Bey Farouk, Éditeur
  • Marlière Philippe, Professeur de science politique (University College London)
  • Martelli Roger, Historien et journaliste
  • Maspero François, Écrivain
  • Mecary Caroline, Avocate
  • Mélenchon JeanLuc, Président du Parti de gauche
  • Merlin Aude, Chargée de cours (Université libre de Bruxelles)
  • Miller Catherine, Chercheuse (CNRS)
  • Mordillat Gérard, Romancier et cinéaste
  • Morin Edgar, Sociologue et philosophe
  • Moynot JeanLouis, Syndicaliste, ancien conseiller d’État
  • NahoumGrappe Véronique, Anthropologue (EHESS)
  • Neyrat Frédéric, Philosophe
  • OlffRastegar Perrine, Porteparole du Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Paix
  • Paris de Bollardière Simone
  • PaulyMaillart Emmanuelle, Journaliste
  • Rajfus Maurice, Écrivain
  • Ravenel Bernard, Président de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine
  • Raz Adi, Coordinateur du comité Israël de l’UPJB
  • Ribiere JeanPierre, Photographe
  • Robin Titi, Musicien
  • Rocard Michel, Ancien Premier Ministre et député européen
  • Roman Joël, Philosophe
  • Rosevègue André, Coprésident de l’UJFP
  • Saliby Hoda, journaliste
  • Sellier Geneviève, Professeur en études cinématographiques (Michel de Montaigne, Bordeaux 3)
  • Sibony Michèle, Coprésidente de l’UJFP
  • Sieffert Denis, Journaliste
  • Sintomer Yves, Professeur des Universités en sociologie (CNRS – Paris 8)
  • Tahani Taoufiq, Universitaire
  • Tasca Catherine, Viceprésidente du Sénat
  • Tevanian Pierre, Écrivain
  • Texier Philippe, Conseiller honoraire à la Cour de cassation, expert à l’ONU, membre de la CNCDH
  • Tissot Sylvie, Sociologue
  • Traverso Enzo, Professeur de science politique (Université de Picardie)
  • Tubiana Jérôme, Journaliste
  • Varikas Eleni , Professeure de science politique (Paris 8)
  • Veinstein Alain, Poète et écrivain
  • Vidal Dominique, Historien et journaliste
  • Voguet Daniel, Avocat
  • Voynet Dominique, Maire de Montreuil, sénatrice
  • Wajnblum Mady, Permanente de l’UPJB
  • Wurtz Francis, Député européen honoraire
  • Védrine Hubert n’a pas signé l’appel mais nous a écrit : « Bien que je ne signe en principe aucun appel, je suis prêt à soutenir Stéphane Hessel. Les positions courageuses ou audacieuses qu’il prend doivent pouvoir, dans un état de droit, être librement défendues. Les amalgames dont on se sert pour l’accuser sont mensongers. Il est à la fois grotesque et choquant de s’en prendre à une figure telle que lui et de vouloir judiciariser pour l’étouffer un débat qui devrait rester politique. Comme le sujet est très compliqué je préférerais apporter –publiquement mon soutien à Stéphane Hessel, indépendamment du texte. »

Déjà 1600 signataires : vous aussi, SIGNEZ l’appel relayé sur le site du Collectif national pour une Paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens !




Dépêche AFP sur les appels

Dépêche AFP – 11/10/2010

Deux appels à gauche pour soutenir les partisans d’un boycott de produits israéliens

Plusieurs personnalités de gauche, de Michel Rocard (PS) à Olivier Besancenot (NPA) en passant par Cécile Duflot (Verts) ont signé des appels à la «solidarité» avec les personnes poursuivies en justice pour avoir appelé au boycottage de «produits des colonies israéliennes».

Dans un appel de soutien «pour la liberté d’expression», des personnalités comme Catherine Tasca (PS), Cécile Duflot (Verts) ou Pierre Laurent (PCF), attirent «l’attention de l’opinion publique sur le refus de l’Etat d’Israël de se conformer aux principes inscrits dans les traités européens et dans les accords d’associations qu’ils ont signés, à savoir le respect des droits humains et celui de la traçabilité des produits à l’exportation».

Un autre texte a été lancé à l’initiative de Stéphane Hessel, co-rédacteur de la déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948.

Il est signé de nombreux professeurs, syndicalistes ou chercheurs, comme Edgard Morin, et de plusieurs personnalités politiques, de Michel Rocard à Olivier Besancenot en passant par Daniel Cohn-Bendit (Europe Ecologie).

Plusieurs militants pro-palestiniens vont bientôt être jugés, notamment à Perpignan, Mulhouse ou Pontoise, pour avoir appelé au boycottage des produits israéliens devant des grandes surfaces. Ces actions s’inscrivent dans la «Campagne internationale BDS» («Boycott, désinvestissements, sanctions») qui émane de la société civile palestinienne et qui se veut une «réponse citoyenne et non-violente à l’impunité israélienne», selon l’un de ses promoteurs.

Parmi les personnes citées à comparaître figurent Alima Boumediene-Thiery sénatrice (Verts) et Omar Slaouti de la direction du NPA d’Olivier Besancenot, qui au cours d’une conférence de presse ont dénoncé lundi l’exportation par Israël de produits issus de «colonies installées illégalement sur les territoires palestiniens occupés».




Argumentaire juridique en vidéo

Gilles Devers, avocat de la campagne BDS France, explique la défense des militants poursuivis en justice.

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Lettre d’info n°1 « spéciale procès » – 10 octobre 2010

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Lettre spéciale « Procès »                                        10 octobre 2010 – n°1

puce Ce mois d’octobre est marqué par une succession d’inculpations à l’encontre de militant-e-s de BDS, poursuivi-e-s pour « discrimination » et « incitation à la haine raciale ». L’objectif des initiateurs de ces plaintes est clair : faire taire la mobilisation en faveur de la campagne en nous délégitimant et en nous asphyxiant financièrement par une série de procès.
La réaction face à cette attaque sera déterminée et massive : nous serons mobilisés lors de ces procès et soutiendrons tous ensemble les camarades poursuivis, y compris financièrement !
Le climat de répression à l’encontre des mouvements sociaux et des migrants touche également les mouvements de solidarité internationale. De nombreuses personnalités publiques, quelle que soit d’ailleurs leur position vis-à-vis de la campagne BDS, l’ont bien compris, et s’engagent publiquement ! Vous aussi, apportez votre soutien à cet appel par une signature ou – innovons – une vidéopétition.
Ces attaques à l’encontre de notre campagne signifient aussi combien Israël et ses alliés prennent au sérieux cette forme de mobilisation contre leur politique. Raison de plus pour poursuivre, lors de la journée nationale d’action de la Campagne le 23 octobre notamment !

L’équipe d’animation de la campagne BDS France

puce Les succès de la Campagne……………………………

Appel à la liberté d’expression :
déjà plus de 110 personnalités signataires

Un large appel au soutien des militants poursuivis a été lancé et relayé par des centaines d’organisations ces derniers jours, signé par des personnalités de tous les partis politiques hors extrême-droite, des élus, des universitaires, des juristes, députés, et d’autres hautes figures comme Stéphane Hessel. Chacun peut également signer.

…voir l’appel et signer

puceÇa bouge !………………………………………………………..

Rendez-vous jeudi 14 octobre à Pontoise
Parmi les citoyens appelés à comparaître dans le cadre de BDS, sont convoqués jeudi la sénatrice Alima Boumediene-Thiery et un dirigeant du NPA Omar Slaouti, au tribunal de Pontoise. Rendez-vous nombreux à partir de 12h devant le tribunal.
…en savoir plus

3 entreprises israéliennes au Salon SIAL à Paris
Le salon mondial de l’agroalimentaire SIAL aura lieu à Paris du 17 au 21 octobre. Au moins 3 des entreprises israéliennes présentes au salon sont directement implantées dans les territoires occupés : BETH EL FOODS – SHIRAZ COHEN-OR LTD – WISSOTZKY TEA LTD. Une lettre a été envoyée par la Campagne. Vous aussi protestez !
…lire la suite ici

puce Boîte à outils…………………………………………………..

Matériel pour soutenir les militants poursuivis

 L’équipe juridique de la Campagne vous propose des documents d’argumentaire  ainsi que des lettres-types pour protester. Téléchargez aussi le tract A5 d’appel à soutien de tous les militants poursuivis, et les bannières web, y compris celle pour l’appel à soutien financier.
…voir tout le matériel ici  
gifissoutienfinancier200px165p
puce Du fond……………………………………………………………

 Notre fondement : la justice
Non seulement la Campagne BDS ne s’oppose pas au Droit, mais elle repose fondamentalement dessus, pour le respect des droits des Palestiniens et, de façon générale, la défense de la Justice pour tous les individus et les peuples. Droits de l’Homme, droit international, libertés publiques, droit européen… toutes nos actions reposent sur la légitimité de notre combat sur le fond et sur la forme, en nous appuyant sur des textes de loi, résolutions onusiennes et autres fondements universellement connus. Pour les militants du BDS, il est nécessaire de se familiariser avec ces différents textes juridiques d’appui. …voir la rubrique « JUSTICE »

puce En images……………………………………………………….

Vidéopétition « Moi aussi je boycotte » :
participez au mur virtuel

La campagne BDS France lance une vidéopétition. L’idée est de réaliser un véritable « mur » d’expression par de mini-vidéos revendiquant le boycott. Si vous aussi, vous boycottez, revendiquez-le et faites-le savoir…
Plus nombreux on sera, mieux ce sera !

A vos caméras, citoyens !
…voir la vidéopétition

 VIDEOPETITION2
Vous aussi, vidéosignez !
puce Les pendules à l’heure…………………………………….

  • On nous dit : « Faut pas exagérer ! Israël, c’est pas l’apartheid, faut pas confondre avec l’Afrique du Sud ! »  
    • Nous répondons : « Si l' »apartheid » renvoie dans la mémoire collective à l’Afrique du Sud, cette notion est définie en droit international comme un « régime institutionnalisé d’oppression systématique et de domination d’un groupe racial sur tout autre groupe racial et dans l’intention de maintenir ce régime », et comme un crime contre l’humanité. Les lois et les pratiques discriminatoires d’Israël et la situation des citoyens non-juifs israéliens rentrent donc dans cette définition. De plus, les victimes sud-africaines de l’apartheid, dont Nelson Mandela lui-même, font elles-mêmes ce parallèle. »

…en savoir plus sur l’apartheid

Visitez régulièrement le site www.bdsfrance.org, mis à jour quotidiennement avec les dernières actualités en France et dans le Monde concernant BDS.
La Campagne BDS France est composée de 50 organisations soutenant l’appel international BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions)lancé par les Palestiniens. campagnebdsfrance@yahoo.fr

 

Notre fondement : la justice
Non seulement la Campagne BDS ne s’oppose pas au Droit, mais elle repose fondamentalement dessus, pour le respect des droits des Palestiniens et, de façon générale, la défense de la Justice pour tous les individus et les peuples. Droits de l’Homme, droit international, libertés publiques, droit européen… toutes nos actions reposent sur la légitimité de notre combat sur le fond et sur la forme, en nous appuyant sur des textes de loi, résolutions onusiennes et autres fondements universellement connus. Pour les militants du BDS, il est nécessaire de se familiariser avec ces différents textes juridiques d’appui.



Procès BDS : Le maire de Stains écrit au ministre de la justice

Le maire de Stains, Michel Beaumale, interpelle Michèle Alliot-Marie concernant le procès contre Alima Boumediene-Thiery et d’autresm militants de BDS poursuivis. Il demande à être co-inculpé.

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Des procès politiques, une entrave à nos libertés

Les associations du mouvement de solidarité français ont alors répondu à l’appel du BDS lancé par la société civile palestinienne en 2005. La complicité des gouvernements européens et tout particulièrement du gouvernement français qui tout en refusant d’appliquer les sanctions requises par les accords européens, renforcent leurs liens commerciaux industriels militaires, culturels avec la puissance occupante, place aujourd’hui tous les citoyens devant leurs responsabilités:
– Exiger que le droit s’applique à Israël comme à tout autre État, faire pression ici sur nos gouvernements pour obtenir qu’il applique le droit avec les sanctions prévues par la législation européenne,
– arrêter de consommer des produits israéliens entrant en toute illégalité en Europe, et bénéficiant de dédouanements indus sont aujourd’hui une revendication politique légitime et citoyenne.
Rien n’est fait par ce gouvernement pour appliquer et faire appliquer le droit. Au contraire force est de constater que toute évolution de la situation vers des conditions réelles de paix juste et durable se heurte aujourd’hui à une intolérable collusion du gouvernement français avec le régime colonial et d’apartheid israélien et ses supplétifs en France.

L’appel au boycott citoyen des productions agricoles industrielles culturelles et militaires issues de ce régime jusqu’à ce qu’il respecte le droit, tous les droits auxquels se réfèrent les nations démocratiques, n’a à l’évidence rien à voir avec les poursuites intentées contre les militants pour «incitation à la haine raciale». Nombre des associations impliquées dans le BDS ont connu l’époque du Boycott de l’Afrique du Sud en France, et à cette époque aucun militant n’avait été poursuivi. Pourquoi aujourd’hui et avec Israël? Le boycott de l’Afrique du Sud a aidé cet État à changer de nature, et à devenir celui de tous ses citoyens. Incitation à la haine raciale? Plutôt collusion scélérate du gouvernement français avec le régime israélien.
France Israël: une collusion scélérate.
Les plaintes et les pressions sont aujourd’hui à la fois impulsées par les Parquets sur ordre de la Garde des Sceaux, et le fait d’associations juives communautaires, ailleurs on dirait communautaristes, constituées lors de la deuxième Intifada pour défendre la politique israélienne en France, dont le BNVCAVA dirigé par Sami Gozlan, membre du comité directeur du CRIF , et Avocats sans frontières constituée par William Goldnadel élu cette année au comité directeur du CRIF. Cette «association » est responsable des procès intentés à des intellectuels et journalistes français comme Daniel Mermet, Edgar Morin, Eric Hazan, procès dont le but était précis: museler toute critique d’Israël au moment où il frappait avec le plus de violence la population palestinienne occupée. Et l’outil utilisé chaque fois identique: critiquer le régime colonial israélien équivaut à de l’antisémitisme. Scandaleux glissement, (sémantique aurait dit un autre de ces missi dominici Finkielkraut) qui produit ce qu’il prétend chercher à éviter, ce que Daniel Bensaïd avait appelé une action de «pompier pyromane».
Esther Benbassa résumait ainsi la nouvelle définition de l’antisémite imposée par ces serviteurs d’Israël, qui venaient d’obtenir la condamnation pour antisémitisme d’Edgar Morin :
«Le nouvel antisémite» n’est plus celui qui hait le juif, mais le juif démocrate incapable de fermer les yeux sur le sort quotidien des Palestiniens placés sous occupation israélienne. Curieux renversement augmentant sensiblement le nombre d’intellectuels antisémites en Israël même! Car il ne manque pas là-bas de juifs clamant haut et fort, dans les médias, leur rejet des décisions de leur gouvernement et n’hésitant pas à prendre des risques pour créer des passerelles de rapprochement avec les Palestiniens…» Le Monde Diplomatique: Edgar Morin juste d’Israël.
Il s’agit bien aujourd’hui d’étendre cette infamante accusation d’antisémitisme non pas aux citoyens de toutes origines qui haïssent les juifs, mais à tous ceux qui refusent de fermer les yeux sur l’étranglement, et le démantèlement de la Palestine.
Le gouvernement français qui choisit de criminaliser cet appel citoyen et politique au boycott du régime israélien d’occupation et de colonisation pour le respect et l’application du droit, traite en criminels les réfugiés dits sans papiers et traduit en justice ceux qui leur manifestent une solidarité d’être humain. l’Europe entière ( à part Berlusconi!) le condamne aujourd’hui pour ses circulaires discriminantes et sa politique raciste contre les Roms . Ses ministres tiennent des propos islamophobes et antiarabes, et proposent des lois et des enquêtes sur l’identité nationale chargées de semer haine et division.
Par le refus des sanctions, la complicité du silence et aujourd’hui la répression de la solidarité civile il cautionne la politique du pire israélienne en garantissant à cet Etat de faire la chasse aux boycotteurs. Daniel Shek, l’ambassadeur d’Israël en France le confirmait ainsi il y a quelques mois: «Nous encourageons des organisations à porter plainte contre les organisateurs du boycott. Nous conduisons des activités politiques à l’ambassade en liaison directe avec des ministres, des organisations, des étudiants et des consommateurs, qui se réveillent». The Marker, Tel-Aviv, 27 janvier 2010. cité dans Le monde diplomatique de février 2010 (Boycott: la contre-offensive d’Israël et de ses amis- Dominique Vidal).
Pourtant le bilan est simple et les faits vérifiables:
Aucun produit israélien n’entre légalement en Europe aujourd’hui, au regard des accords d’association signés entre Israël et l’Europe :

Mais qui est poursuivi et traduit devant des tribunaux, mis en examen pour incitation à la haine raciale?
Les citoyens qui ne supportent plus, n’admettent plus l’hypocrisie et le mensonge érigés en vérités, le déni de droit, en règle générale, et les combattent publiquement avec un outil pacifiste qui a fait ses preuves dans d’autres luttes. Celle des droits civiques aux Etats Unis, comme celle contre l’Apartheid sud-africaine, et celles des peuples colonisés pour leur indépendance. Il n’est pourtant pas difficile de faire le lien avec cette cause, sauf à refuser l’évidence.
S’il s’agit d’informer le public souvent peu méfiant parce que désinformé sur les produits israéliens, d’expliquer les conditions de leur production, d’interpeller les distributeurs sur les produits illégaux, il s’agit clairement aussi d’inquiéter Israël, oui de l’inquiéter, quel délit! de lui faire sentir qu’il peut avoir à payer le prix de sa politique, par l’isolement et le rejet. N’est-ce pas le minimum? Non pas dans un but haineux de destruction mais justement pour l’obliger à infléchir sa politique dans le sens du respect du droit. Quel crime! Qu’a-t-il à gagner avec sa politique à moyen terme? N’est-il pas urgent et vital pour les Palestiniens mais aussi pour les Israéliens de sortir de cette impasse tragique? Qui pourra nous faire croire qu’aujourd’hui la solution est dans les mains des Palestiniens?
Nous savons tous, le gouvernement français aussi, qu’Israël a le choix entre achever sa destruction de la Palestine et porter le poids de ce qui serait un crime contre l’humanité, pour le reste de son histoire, ou changer de cap radicalement et envisager enfin un juste partage de la terre, de l’eau, des droits, de la vie, avec un peuple qui ne demande que cela.
Se battre pour qu’Israël fasse le bon choix n’est pas un crime ni un délit, quoi qu’il arrive cela apparaîtra comme une action éthique et digne. Nous devons défendre nos concitoyens attaqués contre l’arbitraire de procès politiques à courte vue, contre une justice instrumentalisée au service d’ un État qui devrait être internationalement poursuivi et sanctionné.

Michèle Sibony – 7 octobre 2010




La coalition israélienne des femmes pour la Paix soutient BDS

Nous avons été informés que ces derniers mois, des militants de la campagne française de BDS sont accusés d’ « incitation à la haine raciale » ; parmi ces militants se trouve la parlementaire Alima Boumediene-Thiery qui pourrait perdre le droit de se faire réélire au Parlement à cause de ces accusations inexactes. En tant que militants israéliens pour la paix, juifs et palestiniens, nous considérons que la campagne globale pour le BDS contre l’occupation est une stratégie cruciale et viable pour apporter la paix dans notre région et nous soutenons donc les militants français qui participent à cette campagne internationale.

Le BDS est une forme de lutte efficace et non violente, organisée pour créer une pression internationale sur Israël afin qu’il mette fin à l’occupation et fasse justice au peuple palestinien. Comme Desmond Tutu le signalait au sujet de la fin de l’apartheid en Afrique du Sud : « Nous n’aurions pas réussi sans la pression internationale – spécialement sans le mouvement de désinvestissement des années 80 ». Les activités BDS visant des sociétés et des institutions, ne sont ni antisémites, ni une incitation au racisme. La campagne BDS internationale se fonde sur des valeurs universelles de liberté, d’égalité, de justice et de droits humains.

Le BDS n’est pas inspiré par la « haine raciale ». En dépit des allégations erronées, la campagne de BDS ne vise ni les produits kasher, ni les sociétés appartenant à des juifs, mais bien plutôt celles qui participent à des violations des droits humains et du droit international. Notre projet de recherche : à qui profite l’occupation » (whoprofits.org) dénonce des dizaines de sociétés israéliennes et internationales qui opèrent dans des colonies israéliennes illégales, exploitent la main-d’oeuvre palestinienne et le marché palestinien captif, ou utilisent les ressources naturelles des territoires palestiniens occupés en infraction du droit international. La pression internationale exercée sur ces sociétés est capitale pour modifier leurs politiques et changer l’opinion publique ; elle peut mener à la fin de l’occupation de la Palestine ainsi qu’à une paix juste, à la prospérité et à l’égalité des deux peuples : palestinien et Israélien.

Pour ces raisons, nous – militants israéliens, palestiniens et juifs – soutenons la campagne française de BDS et appelons le gouvernement français à mettre fin à la persécution des militants français du BDS.

Coalition des femmes pour la paix – Israël

(Traduit par A.G. pour CAPJPO-EuroPalestine)

Déclaration de la coalition des femmes pour la paix (Israël)

La coalition des femmes pour la paix déclare son soutien à la campagne française pour le BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) contre les sociétés et institutions israéliennes impliquées dans l’occupation de la Palestine, dans l’industrie des colonies et dans le contrôle du peuple palestinien. En tant que militants juifs et palestiniens en Israël, il est de notre devoir de soutenir la communauté internationale impliquée dans le boycott, le désinvestissement et les sanctions contre les sociétés israéliennes participant au soutien de l’occupation.

Nous avons été informés que ces derniers mois, des militants de la campagne française de BDS sont accusés d’ « incitation à la haine raciale » ; parmi ces militants se trouve la parlementaire Alima Boumediene-Thiery qui pourrait perdre le droit de se faire réélire au Parlement à cause de ces accusations inexactes. En tant que militants israéliens pour la paix, juifs et palestiniens, nous considérons que la campagne globale pour le BDS contre l’occupation est une stratégie cruciale et viable pour apporter la paix dans notre région et nous soutenons donc les militants français qui participent à cette campagne internationale.

Le BDS est une forme de lutte efficace et non violente, organisée pour créer une pression internationale sur Israël afin qu’il mette fin à l’occupation et fasse justice au peuple palestinien. Comme Desmond Tutu le signalait au sujet de la fin de l’apartheid en Afrique du Sud : « Nous n’aurions pas réussi sans la pression internationale – spécialement sans le mouvement de désinvestissement des années 80 ». Les activités BDS visant des sociétés et des institutions, ne sont ni antisémites, ni une incitation au racisme. La campagne BDS internationale se fonde sur des valeurs universelles de liberté, d’égalité, de justice et de droits humains.

Le BDS n’est pas inspiré par la « haine raciale ». En dépit des allégations erronées, la campagne de BDS ne vise ni les produits kasher, ni les sociétés appartenant à des juifs, mais bien plutôt celles qui participent à des violations des droits humains et du droit international. Notre projet de recherche : à qui profite l’occupation » (whoprofits.org) dénonce des dizaines de sociétés israéliennes et internationales qui opèrent dans des colonies israéliennes illégales, exploitent la main-d’oeuvre palestinienne et le marché palestinien captif, ou utilisent les ressources naturelles des territoires palestiniens occupés en infraction du droit international. La pression internationale exercée sur ces sociétés est capitale pour modifier leurs politiques et changer l’opinion publique ; elle peut mener à la fin de l’occupation de la Palestine ainsi qu’à une paix juste, à la prospérité et à l’égalité des deux peuples : palestinien et Israélien.

Pour ces raisons, nous – militants israéliens, palestiniens et juifs – soutenons la campagne française de BDS et appelons le gouvernement français à mettre fin à la persécution des militants français du BDS.

Coalition des femmes pour la paix – Israël

(Traduit par A.G. pour CAPJPO-EuroPalestine)




Salon SIAL: Non aux entreprises israéliennes à Paris !

Le salon SIAL qui doit avoir lieu du 17 au 21 octobre prochain (http://www.sial.fr) est un très important salon mondial ou les industries de l’agro alimentaire viennent faire leurs achats. Environ 150 000 visiteurs du monde entier sont attendus. Selon les informations reçues de la Coalition des femmes pour la Paix il s’avère qu’au moins 3 des entreprises israéliennes présentes au salon sont directement implantées dans les territoires occupés : BETH EL FOODS – SHIRAZ COHEN-OR LTD – WISSOTZKY TEA LTD (Usine. unité de production et bureau). A partir de ces informations, une lettre a été rédigée au nom de la Campagne BDS France pour l’exclusion de ces entreprises criminelles.  Lire la lettre.
Nous avons eu un contact téléphonique et par e-mail avec la directrice, qui doit « revenir vers nous ». Voici toutes les adresses e-mails des personnes auprès desquelles nous vous invitons à faire connaître cette lettre (vous pouvez nous mettre en copie à cette adresse sialbdsfrance@yahoo.fr) :
Adeline Vancauwelart, directrice du salon Adeline.VANCAUWELAERT@comexposium.com
Renaud Hamaide, président du directoire du salon SIAL : renaud.hamaide@comexposium.com ; renaud.hamaide@viparis.com
info@exposium.com
Direction de Comexposium jean-luc.neez@comexposium.com;  vincent.buffin@comexposium.com ; jean-pierre.bourgeois@comexposium.com




Serge Grossvak « Je suis nombreux, il va falloir multiplier les tribunaux et les prisons »

 

Vous avez à les juger pour une action de boycott dans un hypermarché de Montigny. Alors il faut que je vous dise. Cette action, nous l’avons décidée ensemble. Oh, à plus que trois ! Bien plus que trois ! Parce que nous l’avons longuement préparée dans des réunions à Sarcelles, Argenteuil, Cergy. Nous nous étions réunis une première fois avec le ventre noué devant ce drame qui se déroulait à Gaza, après beaucoup d’autres drames. Nous avons décidé que nous ne pouvions pas nous taire, laisser faire. Cela aurait été lâche. Alors, ensemble, nous avons progressivement élaboré notre action. Nous avons minutieusement préparé notre intervention pour qu’avance une résistance à l’État d’Israël. Qu’il cesse d’enfreindre les lois internationales, qu’il cesse de conquérir de nouveaux territoires, qu’il cesse de se concevoir dans un racisme d’un autre temps.

Ensemble, nous avons décidé de lancer notre opération de boycott, que nous appelions « Mandela » entre nous (voir article de journal). Nous avions retiré des rayons tous les produits israéliens (hormis casher, respectant les croyances) en visant les importations illégales des colonies occupées. Ces produits ont été remis au gérant, pour qu’il applique la loi. Pour mener cette action, nous nous donnons rendez-vous par petits groupes de différentes villes et quartiers, et nous convergeons. De multiples âges, de multiples origines, de multiples localités, de multiples convictions, mais un idéal commun : la paix, la justice, la diversité humaine, un égal respect de tous.

Je tiens pour un honneur d’avoir participé, co-organisé cette action (que nous avons reconduite récemment, pacifiquement). Un honneur parce que je suis juif, parce que l’histoire des oppressions qu’ont subi nos ancêtres jusqu’au point culminant des camps nazis, ne nous donne pas le droit, encore moins qu’à tout autre, de nier un peuple, de l’opprimer, de l’enfermer dans des ghettos, de le bombarder pour lui imposer de nouveaux abandons de territoires. Ce que mes parents m’ont enseigné, ce que les résistants juifs portaient comme convictions, était emprunt de solidarité et de respect de toute humanité.

Oui, assurément, je devrais être aux côtés de mes deux amis dans ce box « d’accusés » qui sera pour l’occasion l’espace de dignité et de solidarité. Je n’y suis pas, alors que j’ai pris la parole. Les porteurs de la plainte ont omis mon nom, m’ont oublié. Est-ce par choix des consonances des noms de mes amis ? Est-ce pour donner à croire que cette guerre de conquête relève d’un camp religieux contre un autre ? Je veux être là pour montrer à tous que nous sommes le camp de la diversité, de la solidarité, du respect partagé, et qu’ensemble nous affrontons la sauvagerie.

Ces fous de guerre et de conquête veulent faire peur et usent des tribunaux pour nous faire abdiquer, pour nous faire taire, pour nous soumettre. C’est au nom de l’antisémitisme qu’ils s’attaquent à nous qui luttons contre tous les racismes. C’est en trichant sur le sens de l’antisémitisme qu’ils veulent nous menacer pour nous interdire notre engagement à faire renoncer l’État d’Israël à son choix guerrier. À l’injustice terrible que subit le peuple palestinien s’adjoint aujourd’hui une volonté d’atteinte aux libertés. Mais ces fascisants ne peuvent représenter la culture juive. Ces chemises brunes qui veulent nous impressionner et nous bâillonner ne revêtent les oripeaux des déportés que pour mieux les trahir ! Nos survivants n’avaient qu’un rêve, qu’un appel. Leur plus « jamais ça » était un souffle partagé entre toutes les victimes de la barbarie, pour que nul, jamais, ne revive l’inhumain. L’idée et l’idéal de l’ONU en est émergée. C’est également cet idéal qui est foulé au pied, pour revenir à la barbarie du plus fort.

Je ne veux pas vous manquer de respect, bien au contraire je crois à la nécessité de la Justice, mais je dois vous dire que je ne renoncerai pas. Si l’expression des tribunaux devait porter l’écho de cette menace contre notre action pacifique, politique, alors je serai bientôt devant vous. Peut être devrais je connaître à mon tour l’enfermement comme mon père l’a vécu sous l’occupation, mais je résisterai comme lui a résisté. Cette révolte contre cette injustice répétée sans fin, contre ce dédain des lois du monde, est si forte, si décidée, si partagée, que je suis nombreux, que je suis multiple et qu’il va falloir multiplier les tribunaux et les prisons.

Ce n’est pas vraiment à vous que je dis cette détermination, mais à ceux qui intentent déjà 80 procès et qui n’ont pas fini. Ces enragés nous méprisent tant qu’ils ne mesurent pas combien leur ignominie fait monter en nous de détermination. Monsieur le Juge, je n’ai pas coutume de m’adresser ainsi à la justice. J’espère trouver auprès de vous l’écoute sensible à ma conviction d’homme épris de justice. Je vous prie d’agréer mon parfait respect.

Serge Grossvak




Vous aussi vidéo-revendiquez !

VIDEOPETITION « MOI AUSSI JE BOYCOTTE »

A vos caméras, citoyens !

Suite aux procès contre les militants de la campagne Boycott, Désinvestissements, Sanctions, la campagne BDS France lance une vidéopétition. L’idée est de réaliser un véritable « mur » d’expression revendiquant le boycott de l’apartheid israélien. Et plus nombreux on sera, mieux ce sera !
Si vous aussi, vous boycottez, revendiquez-le et faites-le savoir !

Consigne :

Nous attendons vos nombreuses réalisations pour faire un mur de vidéos BDS contre l’impunité d’Israël.

Salutations vidéastes et militantes !




« Moi aussi je boycotte ! »

Face aux poursuites judiciaires contre les militants BDS (phénomène français unique au monde), et parce que le boycott d’Israël n’est pas criminel, la Campagne BDS propose une vidéo-pétition ouverte à tout un chacun qui assume, revendique et défend le boycott : c’est Israël qu’il faut inculper ! Construisons contre le mur de l’apartheid ce grand mur virtuel des citoyens de conscience. Comment participer ?

André
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Annick
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Jean
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Abdelaziz
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Hasnia
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Jonathan
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Patrick
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Agnès
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Alain
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Magali
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Vincent
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Annick
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Nora
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Christine
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Dror
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Julien
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Thomas
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Eyal
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Nicole
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Chantal
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Joseph
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 Michel
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Hélene
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Huid
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Claude
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Georges
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Omar
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Jean-Guy
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Jean-Yves
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Hélène
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Florent
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Karim
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Sarah
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Une émission sur BDS sur Beur FM


Le 30 septembre, la radio Beur FM dédiait une émission à la Campagne BDS et en particulier aux inculpations des militants. Avec la sénatrice Alima Boumediene-Thiery, le leader du NPA Omar Slaouti, Hélène et Imen. Avec des réactions d’auditeurs encouraeantes, une très bonne émission de 1h20 pour résumer les enjeux actuels de la campagne et de la lutte contre l’impunité d’Israël.
Podcastez l’émission en allant sur http://www.beurfm.net/spip.php?rubrique20 puis en cliquant sur « Jeudi 30 septembre »




Rendez-vous devant les tribunaux


PERPIGNAN LE 11 OCTOBRE : REPORT AU 24 JANVIER 2011

Toutes et tous aux côtés de nos 3 camarades Yamina, Jeanne et Bernard de Perpignan au Tribunal de Perpignan, 6 place d’Arago (date reportée au 24 janvier 2011)
C’EST ISRAËL QU’IL FAUT INCULPER !
Au moment où des centaines de personnalités se lèvent contre la criminalisation du boycott d’Israël nous devons être des centaines devant les tribunaux pour exiger la relaxe des BDS et appeler à l’inculpation d’Israël ! organisons le co-voiturage !
Contact : ccippp34@protection-palestine.org.

PONTOISE LE 14 OCTOBRE : PROCEDURE ANNULEE

RENDEZ-VOUS LE 14 OCTOBRE, à partir de 12h devant le TGI de Pontoise, à la Cité judiciaire. 3 rue Victor Hugo. 95300

En soutien à Alima Boumediene-Thiery, sénatrice (Paris, Les Verts), Membre de la Commission des lois, de la Commission aux affaires européennes et du Conseil Supérieur de l’administration pénitentiaire, et Omar Slaouti, du NPA.

Résultat le 14 octobre au soir: la procédure est annulée!
Cliquez ici pour le compte-rendu de cette journée.

Autre procès à venir:




Aidez les Palestiniens, donnez pour le boycott

La campagne BDS, Boycott-Désinvestissement- Sanctions, est notre réponse citoyenne et non violente à l’impunité d’Israël. C’est une campagne de citoyens, c’est à chacun de s’en emparer pour affirmer son pouvoir d’opposition à l’apartheid pratiqué par Israël. Notre campagne a un véritable potentiel de développement en France, mais nous manquons de moyens, notamment financiers. Les urgences ne manquent pas.

Il s’agit en priorité de financer des procès en défense comme en attaque. La particularité de la campagne BDS en France est qu’elle se poursuit sous la pression d’éventuelles poursuites judiciaires. Nous devons bien entendu continuer et amplifier notre combat mais nous devons protéger nos militants du point de vue juridique. Et nous avons pour cela besoin de moyens supplémentaires. Enfin, des actions en justice sont aussi lancées par la campagne BDS France et dans le cadre du BDS, telle que l’action en justice de la Coalition contre Agrexco contre l’entreprise d’état israélienne Agrexco, mais celles-ci auront besoin d’être financées pour pouvoir aboutir.

Mais il s’agit aussi, pour le développement de la campagne:

Pour toutes ces raisons la campagne BDS France a besoin de votre soutien financier. En dehors de la cotisation annuelle des organisations membres de la campagne BDS France, nous ne pouvons compter que sur le soutien financier de nos militants et des citoyens qui souhaitent soutenir la cause du peuple palestinien et l’appel au BDS.

Vous pouvez nous financer de différentes manières, à savoir:

Nous comptons sur vous !

La campagne BDS France

www.bdsfrance.org




« Inculpez moi », lettre de J-C Lefort à Mme Alliot-Marie

Jean-Claude LEFORT

Madame la Ministre : inculpez-moi puisque j’incite et je participe à de telles actions (BDS) !

Paris, le 22 septembre 2010

Madame Alliot-Marie
Ministre de la Justice
13, Place Vendôme
75800 Paris

Madame la Ministre de la Justice, Garde des Sceaux,

Je m’adresse à vous à propos de la circulaire que vous avez envoyée aux Parquets afin qu’ils se fondent sur l’article 24 de la loi de 1881 réprimant l’« incitation à la haine raciale » pour poursuivre les appels au boycott et aux sanctions contre la politique israélienne.
Pour tenter de justifier cet incroyable détournement de la loi, vous avez assimilé ces actions, dans un discours devant le CRIF de Gironde, à un « boycott des produits casher ». C’est mon premier point : apportez la moindre preuve du moindre appel que ce soit à un tel boycott que se livrent ces pacifistes, vous qui en aviez d’ailleurs démenti totalement l’existence à l’Assemblée nationale, dans une réponse au député Eric Raoult qui vous interrogeait précisément sur ce point.

Les actions menées dans notre pays n’ont évidemment rien à voir avec une quelconque discrimination raciale, elles en sont même à l’opposé : elles traduisent la volonté de permettre aux citoyens d’agir directement et efficacement pour mettre un terme à la politique israélienne de colonisation des territoires palestiniens qui constitue – comme l’a souvent dit le Président de la République, à l’instar de la plupart de ses homologues étrangers et d’innombrables résolutions des Nations unies ou déclarations de l’Union européenne – un « obstacle à la paix au Proche-Orient ». Et pourtant celle-ci bénéficie d’une très large et insupportable impunité des autorités françaises, européennes et internationales.
J’insiste pour dire qu’en brandissant cette loi, c’est vous qui prenez le risque d’importer délibérément et dangereusement en France, sous forme de problème ethnique, voire religieux, le face à face israélo-palestinien dont la nature est essentiellement et clairement politique.
Du même coup, vous accréditez auprès des esprits les plus confus l’existence d’une « race » juive et vous amalgamez non seulement tous les Israéliens mais aussi la majorité de Juifs vivant ailleurs dans le monde, y compris les Juifs français, à la politique israélienne. Ce faisant, vous mettez en danger la cohésion nationale à laquelle vous devriez être attachée.

Mais le pire, dans votre démarche, c’est son caractère hypocrite qui ne peut manquer de vous échapper.
Pourquoi, en effet, des hommes et des femmes de toutes opinions et de toutes confessions – que personne ne peut suspecter de racisme – boycottent-ils les produits des colonies israéliennes de Cisjordanie ? Parce que votre gouvernement, et notamment vos collègues Eric Woerth et François Baroin, dont nous avons officiellement et vainement attiré l’attention sur cette grave question, acceptent l’entrée frauduleuse, dans notre pays, de produits issus de ces colonies israéliennes, toutes illégales aux yeux du droit international et de tous les gouvernements français depuis 1967, et cela en contravention totale avec l’Accord d’association UE/Israël ratifié par notre Parlement. Cet accord devrait d’ailleurs être suspendu, comme nous le demandons et comme le Parlement européen l’a exigé par vote en 2002, son article 2 étant violé par les autorités israéliennes. Considérez-vous que cet accord comporte aussi une clause « coupable d’« incitation à la haine raciale »  » ?

Je ne vous ferai pas l’injure de croire, Madame la Ministre, que vous ignorez l’état de la politique et de la législation européennes en la matière. Comme l’a rappelé la Cour européenne de justice, en février dernier, dans son arrêt « Brita », l’Accord d’association entre l’Union européenne et Israël, accorde au titre de son article 83 des exemptions fiscales aux produits provenant du territoire de l’Etat d’Israël stricto sensu mais les refuse formellement s’agissant des produits issus des colonies de Cisjordanie, notamment de Jérusalem-Est. De surcroît, le Code français du commerce réprime sévèrement la fraude à l’origine que constitue l’étiquetage mensonger « made in Israël » apposé sur les productions des dites colonies. Or rien n’est fait contre cela et le droit est violé par cette inaction.

D’où mes deux questions :

1) Que comptez-vous faire pour poursuivre ces pratiques délictueuses, que vos collègues ministres semblent tolérer, alors qu’ils sont, jusqu’à nouvel ordre, chargés de faire respecter le droit ?

2) Si vous appelez les parquets à réprimer pour « incitation à la haine raciale » des actions citoyennes s’opposant à une politique israélienne alors qu’ils ne font rien de répréhensible et qu’ils devraient être hors de toute accusation, pourquoi, par contre, ne demandez-vous pas aux parquets de poursuivre, pour ce motif, mais cette fois pertinemment, les responsables politiques français qui stigmatisent, eux, explicitement une communauté. Je pense notamment au ministre de l’Intérieur, déjà condamné pour injure raciste, et qui a couvert de son autorité la directive en date du 5 août 2010, signée de son chef de cabinet, que les juristes les plus compétents estiment contraire à l’article 1 de notre Constitution ? Les Nations unies comme l’Union européenne ont condamné l’expulsion par le gouvernement français de citoyens désignés par leur appartenance ethnique et elles ont même envisagé des sanctions contre notre pays.
Qu’attendez-vous pour poursuivre, avec la même loi, les auteurs de ces discriminations raciales caractérisées, qui, de surcroît, ont placé la France au ban des nations comme jamais elle ne l’a été depuis les heures noires de la guerre coloniale en Algérie ?

Madame la Ministre,
Le « deux poids, deux mesures » est l’exact contraire de la justice républicaine. Juger pour « incitation à la haine raciale » des citoyens honnêtes qui luttent contre toute forme de racisme, et pour le droit international, tout en épargnant des responsables qui non seulement incitent à la discrimination raciale, mais la pratiquent sur le terrain : est-ce là votre morale ? Je vous le dis franchement : en vous prêtant au jeu malsain dont l’ambassadeur d’Israël à Paris a avoué publiquement qu’il était l’inspirateur, vous flétrissez la République et aussi, permettez-moi de l’ajouter, cette « certaine idée de la France » que professait le général De Gaulle.

Madame la Ministre,
Sauf à déconsidérer un peu plus notre pays dans le monde, sauf à vouloir attenter à la dignité de citoyennes et de citoyens qui mènent des actions conformes au droit international et européen en les couvrant d’infamie, je vous demande instamment de mettre un terme à ces procédures iniques dont vous êtes à l’origine.
Si tel n’est pas le cas, je vous prie, Madame la Ministre, de bien vouloir me poursuivre personnellement pour les actions de boycott des produits des colonies israéliennes que développe l’Association France Palestine Solidarité dont je suis le président.
J’attends ce moment avec impatience. Car je ferai alors le procès de tous vos amis qui incitent véritablement à la haine raciale pour mieux défendre la politique coloniale d’Israël que votre gouvernement assure pourtant condamner.

Madame la Ministre : inculpez-moi puisque j’incite et je participe à de telles actions !
Sinon il n’est qu’un autre choix pour vous : revenir sur votre circulaire et indiquer aux parquets votre volonté de défendre le droit – tout le droit mais rien que le droit. La politique et le droit font, en effet, mauvais ménage.

Avec l’assurance de mes sentiments républicains et antiracistes,

Jean-Claude Lefort
Président de l’AFPS
Député honoraire.

http://www.france-palestine.org/article15619.html




BDS Londres : Le magasin AHAVA à nouveau occupé… et obligé de fermer samedi

Les militants se sont enchaînés à partir de 11 H 30, samedi, la police est arrivée plus tard sur les lieux, mais il lui a fallu pas mal de temps pour dégager les militants solidement enchaînés entre eux par les bras au travers d’un tube en acier difficile à casser sans blesser les protestataires. Pendant ce temps d’autres militants diffusaient des tracts devant le magasin, expliquant la situation aux passants, et les invitant à ne pas encourager la colonisation et les crimes de guerre israéliens, en achetant les produits AHAVA, soi-disant « made in Israël ».

Quasiment tous les samedis désormais, de telles manifestations ont lieu devant le magasin de Londres. Et un prochain piquet est annoncé samedi 9 octobre de midi à 14 H devant le magasin.

AHAVA qui avait porté plainte contre ces actions, a obtenu que des militants comparaissent devant un tribunal il y a quelques semaines. Non seulement les responsables d’AHAVA n’ont pas osé se présenter devant les juges, mais les militants de la campagne BDS ont montré le caractère illicite des cosmétiques mis en vente sous une marque mensongère et produits dans des colonies. Ils ont ont tous été relaxés.

http://www.indymedia.org.uk/en/2010/10/464058.html

Traduction : CAPJPO-Europalestine




Procès BDS : Réaction de Xavier Renou, porte-parole des Désobéissants

« BDS : du boycott aux sanctions »

Ça doit être la saison, les procès pleuvent. Bon, ça ne vous étonnera pas, les gouttes ne tombent pas sur tout le monde quand même. Même lorsque la Justice s’intéresse à eux, Woerth, ou Besson et Hortefeux, s’en tirent généralement sans accros. Mais les militants français de la campagne Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS), eux, commencent à sentir le vent du boulet. La délicieuse Michèle Alliot-Marie, qui s’est déjà distinguée dans l’affaire des ultra-épiciers de Tarnac, leur a déclaré la guerre. Cette fois, ce n’est pas l’arlésienne du terrorisme qu’elle agite, mais la provocation à la discrimination et à la haine raciale, rien de moins. Le truc n’est plus très neuf, mais il marche encore : accusez, accusez, même de racisme et des militants de la solidarité, il en restera toujours quelque chose.

Faut dire qu’ils font fort, les militants de la Palestine : pour s’opposer à la vente de produits israéliens fabriqués dans les colonies, et inciter les entreprises occidentales à cesser leurs relations avec Israël, ils multiplient les intrusions ludiques et spectaculaires dans les hypermarchés Carrefour, histoire de décourager ceux-ci de vendre les fruits et légumes Jaffa et Carmel-Agrexco, auxquels il est reproché d’être directement produits sur des terres agricoles confisquées aux Palestiniens. Les magasins parfumés au cocktail pétrochimique de la chaîne Sephora ont également croisé le chemin de ces intrépides activistes qui ont convaincu pas mal de clients de se détourner des produits cosmétiques Ahava, dans la mesure où ils viennent du côté palestinien de la Mer Morte. Il arrive même que la question palestinienne s’invite chez le roi du crédit illimité et du lave-vaisselle pour nouveaux mariés, Darty : dans les magasins de cette enseigne sont vendus sous la marque allemande Brita des gazéificateurs d’eau ainsi que des accessoires fabriqués par un fournisseur israélien, Soda-Club, dont le site de production est situé à Mishor Adumin, une colonie de 35 000 habitants implantée en Cisjordanie. La liste ne serait pas complète si l’on n’évoquait pas les sympathiques chahuts organisés chez les encravatés de Dexia, la petite banque nécessiteuse à laquelle Sarkozy avait refilé trois milliards pendant la crise… accusée d’en avoir partagé une partie avec une bonne dizaine de colonies israéliennes.

En tant que telle, la campagne BDS, lancée en 2005 par 170 organisations de la société civile palestinienne, n’est pas bien différente de celle qui contribua jadis à mettre fin à l’apartheid. Aux grandes heures du racisme en short hollandais, alors que tous les gouvernements occidentaux se vautraient dans des formes plus ou moins dissimulées de soutien au régime de Pretoria, l’Europe militante, elle, s’était bougée pour boycotter les oranges Outspan et les échanges culturels et sportifs avec l’Afrique du Sud, et convaincre certaines entreprises occidentales de retirer leurs investissements. Certaines de ces entreprises font aujourd’hui l’objet de poursuites aux États-Unis pour leurs agissements aux côtés de l’apartheid…

Sauf qu’au lieu de voir Carrefour et consorts sanctionnés, ce sont les partisans du boycott qui sont aujourd’hui traînés devant les tribunaux par le gouvernement et diverses coquilles vides spécialisées dans le harcèlement judiciaire des militants de la cause palestinienne. La militante de la Ligue des droits de l’Homme de Bordeaux, Sakina Arnaud, a déjà pris 1 500 Euros d’amende en première instance, et passe en appel le 24 septembre. En octobre, on jugera des militants à Perpignan, d’autres à Paris, et même la sénatrice verte Alima Boumediene-Thiery. Le 29 novembre, c’est à Mulhouse que se poursuivra le combat judiciaire et politique pour la défense du droit à boycotter les produits issus de colonies. Pendant ce temps, la caravane humanitaire et désobéissante de l’ancien député britannique George Gallaway, Viva Palestina, traverse l’Europe en direction de Gaza, et le collectif Les Juifs européens pour une paix juste collectent de l’argent pour affréter un nouveau bateau pour Gaza. Un bateau à bord duquel n’embarqueront que des militants d’origine juive, histoire de tester les nerfs des commandos israéliens, et de donner un peu le mal de mer à une certaine Michèle Alliot-Marie, la ministre qui voit des antisémites partout… »

Xavier Renou

Source : http://lameche.org/




Communiqué de l’UJFP

NOUS BOYCOTTONS ET  NOUS CONTINUERONS A BOYCOTTER ISRAEL

TANT QUE CET ETAT NE SE CONFORMERA PAS AU DROIT INTERNATIONAL !

Parce que nous sommes une association juive attachée à la justice et aux droits des peuples,

Parce que les valeurs juives dont nous nous réclamons se sont nourries de la résistance aux fascismes et à toutes les oppressions racistes, nous combattons les crimes, les répressions et l’épuration ethnique pratiqués en notre nom à Gaza, en Cisjordanie, notamment à Jérusalem, contre les Palestiniens réfugiés et contre ceux vivant en Israël,

Parce que  l’Etat d’Israël  poursuit sans relâche et en toute impunité la dépossession  la colonisation, l’occupation et la répression du peuple palestinien,

Nous répondons à l’appel de la société civile palestinienne et participons à la Campagne BDS pour  le Boycott, le Désinvestissement et des Sanctions contre le régime colonial et d’Apartheid israélien jusqu’à ce que les droits du peuple palestinien soient reconnus et mis en œuvre.

Cette campagne, à l’image de la campagne qui avait contribué à mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud se développe à travers le monde et de nombreux Etats s’y impliquent, refusant l’impunité d’Israël et la caution de ses crimes de guerre. Elle commence à inquiéter les autorités sionistes et leurs alliés, dont le gouvernement français actuel.

Nous sommes indignés par  le chantage à l’antisémitisme et l’instrumentalisation  de la mémoire collective   du génocide nazi par des officines courroies de transmission d’Israël  en France, le CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France), le BNVCA (Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme), Avocats sans frontières,  la Chambre de commerce France Israël…

Nous sommes indignés que ce chantage et cette instrumentalisation soient repris au plus haut niveau de l’Etat, en lien direct avec l’ambassade d’Israël*, pour criminaliser des citoyens responsables  qui s’engagent pacifiquement et légitimement  pour le seul  respect du droit.

Aujourd’hui, avec le soutien explicite de plusieurs membres du gouvernement Fillon, sur commande de l’ambassade d’Israël et du ministère de la justice , le Parquet et ces officines intentent  dans plusieurs villes – notamment Bordeaux, Perpignan, Mulhouse, Paris et Pontoise- des procès contre des militants participant à la campagne BDS pour « incitation à la haine raciale ».

Ceux qui pratiquent l’incitation à la haine raciale, et  qui sont hors la loi  aujourd’hui, sont  ceux qui  garantissent l’impunité d’Israël quoiqu’il fasse, cautionnent les crimes de guerre,  laissant la loi du plus fort s’appliquer contre des populations civiles en violation de toutes les normes impératives du droit international.

C’est pourquoi nous sommes solidaires de tous les militants mis en examen.

Notre combat en tant qu’association juive n’est pas isolé, comme voudraient le  faire croire certains organismes juifs «officiels»: de plus en plus de Juifs à travers le monde, y compris en Israël, ont rejoint la campagne BDS.

Aujourd’hui, pour la survie du peuple palestinien et pour l’avenir des droits des peuples, participer à la campagne « BDS » est non seulement un droit, mais aussi un devoir. C’est pourquoi nous continuons et continuerons BDS, avec tous les citoyens épris de justice.

Bureau national de l’UJFP, 24 septembre 2010




Le boycott est-il criminel ?

La criminalisation de la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS) contre Israël ne nous surprend pas. Elle montre simplement que le monde d’aujourd’hui marche à l’envers : Criminel est l’acte d’appeler à boycotter des produits issus des colonies israéliennes. Normal et conventionnel est celui de consommer passivement les produits de l’entreprise Agrexco,  débarqués aujourd’hui à Marseille et qu’on voudrait installer à Sète demain, et dont les fruits et légumes viennent directement des colonies, en violation des résolutions onusiennes condamnant l’occupation des territoires palestiniens depuis 1967… Est-il normal d’acheter des produits qui résultent d’un vol ? Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) et son président Sammy Ghozlan, à l’origine de la majorité de ces plaintes contre le mouvement BDS, nous demandent donc d’être des consommateurs aveugles, muets… et heureux.

Quant à la volonté d’assimiler le boycott à un acte « antisémite », et la tentative de manipuler la mémoire du génocide nazi contre les Juifs en faveur de l’Etat d’Israël, elle n’est pas seulement scandaleuse, mais absurde lorsque Sammy Ghozlan va jusqu’à porter plainte contre Stéphane Hessel, ancien diplomate français, résistant, juif et rescapé du camp de Buchenwald, pour son soutien public à la campagne de boycott économique, culturel et universitaire d’Israël. Les fanatiques de la politique israélienne en France devraient regarder du côté d’Israël : de celui d’Omer Shoshan, jeune soldat israélien de 19 ans récemment emprisonné pour avoir refusé de servir dans une armée d’occupation ; ou de celui des 150 Israéliens, intellectuels, artistes et hommes de théâtre, qui ont appelé fin août 2010 au refus de se produire dans les colonies israéliennes en Cisjordanie.

Le boycott n’a rien de nouveau, d’exceptionnel, ou de révoltant, il est au contraire une longue histoire de révoltes légitimes. Révoltés par l’apartheid en Afrique du sud, les boycotteurs du monde entier dans les années 1980 ; révoltés par la discrimination des Noirs aux Etats-Unis, les boycotteurs des bus de Montgomery en 1955 ; révoltés par la colonisation de la Grande-Bretagne, les boycotteurs indiens des produits britanniques des années 1930. Révoltés aussi, bien en amont, ceux qui, quelques années avant la Guerre de sécession américaine, appelèrent à boycotter les produits d’entreprises américaines pratiquant l’esclavagisme.

Face à l’attaque par l’armée israélienne en mai 2010, dans les eaux internationales, de la flottille humanitaire pour Gaza, et le meurtre de neuf militants turcs qui s’y trouvaient ; face à l’utilisation d’armes non-conventionnelles, comme les bombes au phosphore ayant largement arrosé la Bande de Gaza il y a un an et demi ; face aux bulldozers israéliens qui, à l’heure actuelle, continuent de judaïser la partie palestinienne de Jérusalem pour y construire 1500 nouvelles unités d’habitations destinées aux colons ; face aux violations du Droit International par Israël sous toutes ses formes, la campagne internationale de Boycott, de Désinvestissement et de Sanctions contre Israël dont nous nous réclamons s’inscrit également dans cette longue histoire. Lancée en juillet 2005 à l’appel de la société civile palestinienne, la campagne de Boycott contre Israël est aujourd’hui internationale. Elle est relayée par les syndicats britanniques et irlandais, tout comme par les anticolonialistes israéliens. Aux Etats-Unis, l’Université de Harvard a retiré tous ses placements israéliens, pour une valeur de 40 millions de dollars, et celle de Johannesburg, en Afrique du Sud, menace de couper tout ses liens économiques et académiques avec l’Université Ben Gourion. Le gouvernement des Pays-Bas vient d’annuler une tournée de Maires israéliens en raison de la présence de représentants des colonies d’Efrat et de Kyriat Arba. Prix Nobel de la paix et figure de la lutte contre l’apartheid en Afrique du sud, l’archevêque Desmond Tutu déclarait encore récemment : « nous avons vaincu l’apartheid sans violence parce que la communauté internationale avait accepté de soutenir la campagne de désinvestissement en Afrique du Sud. Une campagne similaire peut apporter la paix au Moyen-Orient sans violence ». Sammy Ghozlan et les tribunaux français l’attaqueraient-ils, lui-aussi, pour « incitation à la haine raciale » ?

La criminalisation des boycotteurs en France est un cas singulier, où certains pensent pouvoir briser un mouvement social, civil et anticolonial par la seule force des tribunaux. On sourira sans doute un jour de ces valeurs inversées qui font de simples citoyens défendant les droits du peuple palestinien par la seule force du boycott et de la non-violence, des criminels, et d’Israël une victime offensée. En attendant, restons sérieux et persévérants : nous avons le droit de boycotter Israël, nous boycottons Israël par la légitimité conférée par le Droit international, et nous allons continuer à le faire, à l’image d’une campagne internationale qui porte aujourd’hui ses fruits. Car si la politique coloniale d’un Etat surarmé doit aujourd’hui se cacher derrière les tribunaux français, c’est aussi que cette politique s’affaiblit moralement, et qu’elle n’a plus les moyens de sa propre force.

 

Campagne BDS France – octobre 2010




BDS : boycott international, la campagne prend de l’ampleur

En juillet, à Olympia, la ville de Rachel Corrie dans l’État de Washington, la Coop agro-alimentaire a annoncé qu’elle ne vendrait aucun produit israélien dans ses deux supermarchés. L’archevêque Desmond Tutu, principal partisan de cette nouvelle campagne de désinvestissement en Israël a fait une déclaration de soutien au boycott. « La Coop d’Olympia a rejoint un mouvement mondial grandissant animé par des citoyens et le secteur privé afin de soutenir la lutte palestinienne non-violente pour la justice et l’auto détermination. »
Au mois d’août, l’Université de Harvard a causé la surprise en retirant tous ses placements israéliens, soit près de 40 millions de dollars en actions dans des industries pharmaceutiques, NICE Systems, Check Point Software Technologies, Cellcom Israel et Partner Communications. Au début, Harvard n’a pas motivé son action à la SEC. John Longbrake, porte-parole de Harvard, a soutenu que l’université ne s’était pas désinvesti d’Israël, que ces changements étaient normaux et qu’ils ne constituaient pas un changement de politique. Mais l’Université de Harvard cédait-elle en fait devant les appels au BDS et tentait-elle de le faire aussi discrètement que possible pour éviter des représailles sionistes ? Par le passé, Harvard s’est désinvestie de sociétés pour des raisons purement politiques, mais elle le faisait publiquement. Par exemple, il y a cinq ans, elle a retiré ses actions de PetroChina pour protester contre les actions chinoises au Soudan.
À Vancouver au Canada, le trafic des camions du port a été ralenti à une allure d’escargot à la fin du mois d’août quand un groupe de quelque 50 manifestants ont approché les camionneurs en leur remettant des tracts leur demandant d’observer la campagne de boycott mondial contre Israël et en particulier de refuser de décharger le porte-conteneurs israélien Djibouti de la société Zim, un des plus grands du monde, qui était arrivé au port de Vancouver. « Cette action s’inscrit dans la campagne internationale grandissante de pressions sur Israël pour qu’il respecte le droit international et arrête de tuer des civils innocents » a déclaré Gordon Murray, porte-parole de la Coalition Boycott Apartheid Israël (BIAC). « Les travailleurs d’Afrique du Sud, de Scandinavie, des USA, de Turquie et d’Inde ont déjà répondu à l’appel lancé par les Palestiniens » a dit Mike Krebs au nom de BIAC. « Le mouvement international de solidarité a décidé que la meilleure manière de changer le comportement d’Israël est de prendre des actions contre ses sociétés et ses institutions afin de faire pression sur son gouvernement ».

Lors d’une interview avec le Christian Science Monitor, Jonathan Ben Artzi, candidat à un doctorat à Brown University et neveu du premier ministre Benjamin Netanyahu, a affirmé que l’égalité et la justice sociale régneront en Israël lorsque le gouvernement et le peuple étasuniens auront une tolérance zéro pour les abus commis par Israël à l’encontre des Palestiniens. Ben Artzi, dont la famille vit dans la région depuis neuf générations, et qui a vu toute sa vie comment Israël maltraitait les Palestiniens a déclaré « parfois c’est un ami digne de confiance qui doit vous dire que ça suffit ».
Tout comme ils l’ont fait en Afrique du Sud il y a 20 ans, des citoyens concernés dans tous les USA peuvent influer sur la situation en encourageant Washington à dire clairement à Israël que cela ne peut pas continuer ». En parlant de l’Afrique du Sud, il se référait aux manifestations, au boycott et aux actions de désinvestissement menés aux USA de 1984 à 1989, qui ont finalement forcé le gouvernement sud-africain de la minorité blanche à lâcher le contrôle de sa majorité noire opprimée. Ben Artzi a passé 18 mois en prison pour avoir refusé de faire son service militaire obligatoire dans l’armée israélienne.

La campagne californienne de désinvestissement en Israël a démarré le 8 septembre par le lancement d’une initiative demandant aux fonds de pension des fonctionnaires et des enseignants de se désinvestir de leurs activités commerciales en Israël.
L’organisatrice locale de la campagne, Sherna Gluck, membre du système de retraite des fonctionnaires a dit « notre régime de retraite publique a investi plus de 1,5 milliard de dollars dans au moins huit sociétés qui fournissent des matériels et des services militaires dont l’utilisation viole les droits humains internationalement reconnus, comprenant notamment le soutien aux colonies israéliennes illégales et au mur de séparation ».

L’archevêque Tutu a déclaré aux Californiens : « nous avons vaincu l’apartheid sans violence parce que la communauté internationale avait accepté de soutenir la campagne de désinvestissement dans l’apartheid. Une campagne similaire peut apporter la paix au Moyen-Orient sans violence.
Ceci n’est que le premier mouvement de désinvestissement en Californie. Des initiatives similaires seront bientôt lancées dans d’autres villes de cet Etat. Avec cette campagne de désinvestissement, les Californiens sont prêts à commencer un mouvement de désinvestissement État par État reproduisant la campagne anti-apartheid qui a contribué à éliminer le système oppressif en Afrique du Sud.

Le gouvernement des Pays-Bas a lui aussi créé un précédent important pour l’Europe et en fait pour les gouvernements du monde entier. Il a lancé une bombe cette semaine quand le Ministère des Affaires étrangères a annulé une tournée de maires israéliens prévue pour octobre. Le forum est financé par le Joint Distribution Committee, une association de bienfaisance judéo – étasunienne ; la liste des participants comprenait des représentants des colonies cisjordaniennes d’Efrat et de Kiryat Arba en « Judée » et en « Samarie ». Le ministère israélien des affaires étrangères a réagi : « ceci est sans aucun doute une politique inutile et inoffensive et nous espérons que ce n’est pas le dernier mot sur la question ».
Eh bien nous espérons le contraire. Les Pays-Bas sont devenus notoires pour leur islamophobie attisée par l’homme politique et cinéaste néerlandais Geert Wilders, qui annonce fièrement « je déteste l’islam », qui appelle le Coran un « livre fasciste » et traite le prophète Mohammed de « diable ». Il prétend que l’immigration musulmane est un « cheval de Troie ». Ses paroles sont reprises par le politicien israélien, Aryeh Eldad, qui a condamné le boycott dans ces termes : « le fait que les Néerlandais aient plié devant les Arabes reflète leur abdication devant la minorité musulmane ».
Cette initiative morale des Pays-Bas est de toute évidence une tentative pour redresser l’image négative de ce pays et elle fera réfléchir les autres gouvernements. Le président du Israel Local Council (conseil municipal), Schlomo Buchbut, conclut à juste titre : « la décision des Pays-Bas fait monter le conflit [israélo-arabe] tout en haut de la liste ».

23 septembre 2010 – Al Ahram Weekly
Traduction : Anne-Marie Goossens