Les dictateurs des Emirats arabes unis et du Bahrein bradent le peuple palestinien

15 septembre 2020
par le Comité National BDS (BNC) palestinien

La séance de photos de mardi à la Maison Blanche célèbre un accord cynique entre les dirigeants corrompus et fanatiques d’Israël, des Emirats, du Bahrein et des Etats Unis pour soutenir leur répression brutale et leurs violations des droits.

La séance de photos mardi à la Maison Blanche ne conduira pas à la paix ni à la justice. C’est un accord cynique entre les dirigeants corrompus et fanatiques d’Israël, des Emirats, du Bahrein et des Etats Unis pour soutenir leur répression brutale et leurs violations des droits.

Notre réponse : intensifier la pression pour un embargo militaire sur l’Israël d’apartheid.

Ne tenant aucun compte de leurs propres citoyens, les dictateurs des EAU et du Bahrein bradent le peuple palestinien pour leurs intérêts bellicistes et capitalistes. Leurs accords avec Trump et Netanyahou ne feront qu’intensifier le vol continu de terre, le nettoyage ethnique et le siège de 2 millions de Palestiniens dans le ghetto de Gaza par l’Israël d’apartheid.

Soutenus par la majorité absolue dans le monde arabe et les progressistes à travers le monde, les Palestiniens continueront de résister à l’oppression israélienne et à insister sur notre droit à la liberté, la justice et l’égalité. Nous appelons à des sanctions légales et ciblées pour arrêter l’occupation et l’apartheid pratiqués par Israël.

Traduction : J. Ch. pour BDS France
Source : BNC




Ils roulent pour l’Apartheid israélien, Nous on pédale pour la Palestine !

Manifestation à Vélo samedi 19/9 à 14h00 à partir de la Fontaine des Innocents (Chatelet les Halles)
#IsraelApartheidNation
#TDF2020

Le Tour de France n’aurait pas dû accepter l’équipe « Israël Start-up Nation » !

Alors que le Tour de France 2020 se terminera le 20 septembre sur les Champs Elysées, une équipe a été contestée dans de nombreuses villes et sur le parcours de la Grande Boucle, contestation pas ou peu relayée par les médias nationaux.

Il s’agit de l’équipe Israël Start-up Nation financée par le milliardaire israélo-canadien Sylvan ADAMS qui n’a pas caché sa volonté de promouvoir une image prestigieuse d’Israël, pays qu’il qualifie de « démocratie vibrante et robuste », de « pays sûr, ouvert et tolérant », ses coureurs étant « les ambassadeurs d’Israël ».

Cette opération n’est qu’un moyen de détourner l’attention de l’opinion publique de la politique criminelle, coloniale et d’apartheid du régime israélien, dont l’objectif est de rayer la Palestine de la carte.

Premiers signataires :
Association de Palestiniens en Île de France
Forum Palestine Citoyenneté
ACTA
‌Alternatives et Autogestion
Association Démocratique des Tunisiens en France (ADTF)
Association des Marocains en France (AMF)
Association des Tunisiens en France (ATF)
AFD International
Association femmes plurielles
Association France Palestine Solidarité (AFPS) Paris-Sud
Association France Palestine Solidarité (AFPS) Paris 14-6
Agir pour le changement et la démocratie en Algérie (ACDA)
Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF)
BDS France-Paris
Campagne Unitaire pour la Libération de George Abdallah
CAPJPO Europalestine
Cri Rouge
Collectif ni guerre ni état de guerre
Comité Montreuil Palestine
Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT)
Émancipation, tendance intersyndicale
Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR)
Fédération de l’Éducation, de la Recherche et de la Culture (FERC CGT)
Fondation Frantz Fanon
Islam et info
Nouveau Parti anticapitaliste (NPA)
Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF)
Parti des Travailleurs (Tunisie) section France
Pour une Écologie Populaire et Sociale
Parti des Indigènes de la République(PIR)
Potere al Popolo Paris (Italie)
Rete dei Comunisti (Italie)
Union Syndicale Solidaires
Union des Tunisiens pour l’Action Citoyenne (UTAC)
Union Juive Française pour la Paix (UJFP)

 




A Strasbourg, l’apartheid israélien n’est pas le bienvenu !

Samedi 12 septembre nous avons roulé pendant deux heures à Strasbourg pour dénoncer « Israel Start-Up Nation », cette entreprise israélienne de blanchiment de l’apartheid !

A différentes reprises, nous nous sommes arrêtés et avons expliqué les raisons de notre action et la nécessité de développer la campagne de Boycott-Désinvestissement-Sanctions. Plusieurs personnes ont pris également le 4 pages BDS. Nous en avons profité pour dénoncer le blocus meurtrier de Gaza, l’horreur que fait régner Israël (bombardements, 3h d’électricité par jour.)…

Nous étions au départ une trentaine, une équipe à pied et une équipe à vélo. Nous avons distribué près d’un millier de tracts signé par 16 organisations. A la fin, une partie des participants est allée rejoindre la manif pour le climat qui avait lieu ce même jour à Strasbourg. Nous avons rencontré la manif pour le climat lors de notre périple et nous avons été longuement applaudis par les participants ! La photo ci-dessus a été prise à la fin, avec la quinzaine de participants restant !




LYON : LE DRAPEAU PALESTINIEN  INCONTOURNABLE DU « TOUR DE FRANCE 2020 »

NON À « ISRAËL START UP NATION »

Le « Tour de France » a fait étape  à Lyon, les 12 et 13 Septembre.

Occasion pour les militants des droits humains de dénoncer l’équipe cycliste « Israël Start-up Nation ». Le sponsor, milliardaire israélo-canadien Sylvan ADAMS, compte blanchir la politique israélienne en présentant cette équipe en véritable ambassadrice de l’Etat criminel, le sport est mis ainsi au service d’une basse opération de propagande

Samedi, les militants s’étaient donné rendez vous au sommet de la montée des Esses à la Croix Rousse. Au bout de 3 heures d’attente, ils purent s’adresser aux centaines de personnes présentes. Grand et petits drapeaux déployés; tee-shirt et affiches arborés, slogans dénonçant l’état criminel…une belle et forte action sous la chaleur de ce mois de septembre.

Dimanche : récidive des militants à hauteur du pont Galieni (69007).

L’équipe israélienne eu droit, de nouveau, aux drapeaux et slogans en faveur de la Palestine et contre l’Etat d’Apartheid israélien.

Un week end de forte mobilisation dans la capitale des gaules.

COLLECTIF 69 DE SOUTIEN AU PEUPLE PALESTINIEN
Facebook  – Twitter:  @palestine69 – Tel : 06 01 91 52 18 – courriel : palestine69@orange.fr
Chaîne Youtube : collectif 69 Palestine Agenda et actions : http://collectif69palestine.free.fr
Instagram : collectif 69 Palestine

 




Dites-le à Puma : s’il s’oppose au racisme, il doit s’opposer à l’occupation israélienne

Nos camarades britanniques de Londres ont obtenu une couverture médiatique sur Mondoweiss, un site d’information consacré à la couverture de la politique étrangère américaine au Moyen-Orient.

Black Lives Matter force le monde des sports à faire face au racisme – pourtant le préjudice qui a détruit ma carrière est en grande partie ignoré.

Par Mahmoud Sarsak 10 septembre 2020

Puma a appelé à mener des actions contre la haine. Pourquoi soutient-il la haine qui détruit des vies et empoisonne un sport magnifique ?

Il y a huit ans, ma vie a changé pour toujours. J’avais 22 ans et je vivais mon rêve de footballeur. Je faisais partie de l’équipe nationale, j’avais représenté mon pays aux Jeux olympiques, et je venais de signer un contrat en Cisjordanie. Mais sur le chemin d’une rencontre avec ma nouvelle équipe, j’ai été appréhendé par les forces de sécurité israéliennes. Je n’ai été inculpé d’aucun crime ou délit, je n’ai pas été poursuivi en justice, et cependant j’ai été incarcéré pendant trois ans et brutalement torturé. Ce n’est qu’à la suite d’une grève de la faim de 96 jours que la pression internationale a forcé le régime israélien à me libérer.

L’ombre d’un jeune Palestinien qui joue au football se découpe devant une banderole de solidarité avec le prisonnier palestinien Mahmoud Sarsak dans le sud de la Bande de Gaza, le 10 juin 2012. (Photo: Eyad Al Baba/APA Images)

Pourquoi moi ? Mon seul désir avait toujours été de jouer au football. Mon souhait le plus vif était d’utiliser mes capacités pour faire honneur à mon peuple. De faire partie d’un sport qui, pour moi, est lié à la paix, à l’amour et aux relations avec d’autres pays et cultures. Mais, aux yeux d’un régime qui a besoin que le monde ferme les yeux sur la haine, l’injustice et les violations contre mon peuple, cela fait de moi une menace. En effet, quand nous, les Palestiniens, entrons dans l’arène internationale, cela rappelle au monde que nous existons, que nous sommes aussi humains que vous, et que nous méritons le même respect, les mêmes protections élémentaires, que tout un chacun. Voilà pourquoi nous voyons les talents palestiniens étouffés et attaqués par tous les moyens possibles. Voilà pourquoi nous voyons des restrictions et des interdictions viser les matchs, empêcher l’entraînement et la présence de supporters, et imposer aux personnalités du sport et de la culture le risque de l’emprisonnement, de l’exil et de la mort.

Aujourd’hui, je vois que Black Lives Matter force le monde du sport à faire face au racisme et à la haine – et pourtant le préjudice qui a détruit ma carrière est en grande partie ignoré. Le géant du vêtement de sport Puma a pris position publiquement contre la haine, publiant des annonces et accueillant des “conversations franches” sur le racisme. Et pourtant il continue à être complice de l’assujettissement de mon peuple. Puma est le principal parrain de l’Association israélienne de football, laquelle, selon Human Rights Watch, comporte des clubs de football basés dans des colonies qui occupent des terres palestiniennes volées. Les colonies sont illégales en vertu du droit international humanitaire, contribuent à de graves atteintes aux droits humains, et nuisent directement aux droits des Palestiniens : liberté de circulation, accès aux ressources naturelles et capacité de construire des maisons. Au lieu de s’opposer à cette injustice, le parrainage de Puma confère une légitimité internationale à l’Association israélienne de football, détournant l’attention des violations croissantes et de la haine que subit le peuple palestinien.

Nous ne pouvons pas faire notre choix quand il s’agit de racisme. Soit nous nous dressons contre toutes les haines et toutes les violations des droits et de l’humanité, soit nous faisons partie du problème. Actuellement, Puma fait partie du problème.

Merci de vous joindre à moi en demandant à Puma d’être fidèle à ses propres paroles — et de vous joindre aux athlètes palestiniens pour boycotter Puma.

Pour plus d’informations : redcardpuma.com.

Mahmoud Sarsak

À 22 ans, Mahmoud Sarsak était une étoile montante du football palestinien et venait de signer un contrat avec un nouveau club, Markaz Balata. Mais en juillet 2009, alors qu’il se rendait de Gaza en Cisjordanie pour rejoindre son équipe, il a été arrêté et emprisonné sans inculpation par Israël. Pendant les trois années qui ont suivi, il a subi de façon répétée des tortures physiques et mentales, et il a finalement entamé une grève de la faim qui a duré 96 jours. Après une campagne internationale soutenue par des personnalités du football comme Eric Cantona ou l’ancien président de la FIFA Sepp Blatter, le régime israélien s’est incliné devant la pression et l’a libéré. Pour des détails sur l’histoire de Mahmoud, voir son interview en vidéo ici : https://www.palestinecampaign.org/mahmoud-sarsak-tells-his-story-to-the-uk/

Traduction : SM pour BDS France




Belle mobilisation contre la présence de l’équipe israélienne de cyclisme dans la Loire

Une trentaine de militant.e.s se sont retrouvé.e.s ce samedi à Montbrison pour protester contre la présence israélienne au Tour de France.
Les femmes en noir de Montbrison, l’AFPS Saint-Etienne, les JC de la Loire et BDS France Saint-Etienne étaient représentés.
Le matin nous avions passé 3 heures à l’entrée du marché pour distribuer des tracts et discuter avec les passants…
Beaucoup de citoyens sont surpris de cette présence d’une équipe israélienne car ils n’en ont pas entendu parler.
L’après-midi nous nous sommes positionné.e.s à un rond-point sur le passage du Tour. Dès notre arrivée, nous avons eu droit à plusieurs interventions de la police, puis de la gendarmerie, puis d’une unité spéciale. BDS et JC étant arrivés en premier, nous avons même eu droit à un contrôle d’identité. Nous avons donc mené notre mobilisation entouré.e.s des forces de l’ordre. Malgré quelques tensions de cet ordre-là, la mobilisation s’est très bien déroulée.
Notre présence a été très remarquée, plutôt positivement, l’un des chars a dit les verts sont là avec leurs drapeaux (confondre le drapeau de la Palestine avec le drapeau de l’ASSE fallait le faire), un autre des chars nous a lancé un « Bonjour la Palestine ».
Tous les représentants de #IsraelApartheidNation ont été hués et accueillis au son de « Boycott Israël ».

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Doc Aviv : un festival de cinéma chargé de servir la normalisation de l’anormalité

Par BDS France et BDS Maroc, 10 septembre 2020

BDS France et la campagne MACBI (BDS Maroc) ont alerté les créateurs artistiques, en France et au Maroc, sur la signification que prend leur participation à des événements organisés sous la houlette des institutions officielles israéliennes. Ainsi du festival international du film documentaire DocAviv qui se tient cette semaine à Tel Aviv. Certains internationaux ont d’ailleurs retiré leurs œuvres ou se sont retirés du jury de ce festival (1).

Dans le contexte politique du moment, alors que les États-Unis et Israël viennent d’obtenir la normalisation des relations entre Israël et les Émirats Arabes Unis, et s’activent pour l’obtenir avec d’autres États, alors que des chancelleries occidentales annoncent les ouvertures prochaines de leurs ambassades à Jérusalem, participer à DocAviv comme cinéaste français ou marocain, européen ou arabe, relève d’un acte politique et non d’un geste artistique.

Il s’agit bien de conforter l’Apartheid sioniste et de participer à la tentative d’entériner l’effacement de la Palestine et des Palestiniens, de la vie politique, de la terre, des consciences …

Le cinéaste franco-marocain Kamal Hachkar, professeur d’histoire de surcroît, et récidiviste en matière de normalisation (avec un premier film Tineghir-Jérusalem concourant au Festival d’Ashdod en 2012), présente un second film à DocAviv le 12 Septembre, « Dans tes yeux je vois mon pays ». 

Il traite dans ces films d’une coexistence béate et dénuée de tout contexte entre juifs et musulmans marocains: les juifs marocains sont ils allés sur la lune ou en Palestine? N’ont ils pas été manipulés par le sionisme, placés d’autorité sur les zones frontalières en boucliers humains contre les armées arabes,  main d’œuvre docile et bon marché chargée de remplacer les Palestiniens, chair à canon dans les guerres contre les voisins arabes, matériau humain transplanté pour coloniser la Palestine ? De tout cela il n’est jamais question bien sûr. La Palestine est soigneusement effacée d’un sujet qui la concerne pourtant au premier titre. 

La liste est longue et documentée de ce qu’il y aurait à dire autour du beau sujet des relations entre juifs et musulmans dans l’histoire du Maroc. Mais Hachkar a choisi son sujet et son camp : il soutient activement le sionisme contre la Palestine, et court toujours en précurseur, en avant de la normalisation arabe que le Maroc vient pourtant de refuser officiellement. 

DocAviv se tient à 90 km de Gaza (2 millions d’habitants) autour duquel se resserre jour après jour, mois après mois, année après année, un siège qui dure depuis 2007 où la quantité de nourriture qu’il est permis d’y faire rentrer est mesurée à l’aune de la seule survie, où l’électricité est rationnée à quelques heures quotidiennes, où l’eau est insalubre, les conditions sanitaires désastreuses, et les bombardements gravement meurtriers. 

Le festival se tient à 75 km de Jérusalem, la ville du nettoyage ethnique, dont les habitants palestiniens sont progressivement mais méthodiquement chassés.

Il se tient dans la ville de Tel-Aviv bâtie sur une terre où existaient 5 villages palestiniens maintenant disparus, suite à la Nakba de 1948 et aux massacres qui allaient avec.

Ce festival se tient dans un pays dont l’Etat est maintenant régi depuis plus d’un an par une loi qui a officialisé l’apartheid à l’encontre de ses habitants historiques…

Heureusement, Hachkar ne fait pas école. L’année dernière, le cinéaste marocain Nadir Bouhmouch, invité à DocAviv pour son film Amussu, « un film sur la résistance, sur le combat d’une communauté pour l’eau, la terre et la dignité », dit-il. Il a décliné l’invitation en expliquant qu’en tant qu’artiste, il ne se rendrait pas complice des crimes contre les Palestiniens, et qu’il est partisan du BDS et signataire de l’appel du MACBI au Boycott culturel de l’état d’Israël. Évoquant que, dans les conditions actuelles, les Palestiniens ne verraient pas son film, il conclut :

« Je préfère attendre le moment où l’Apartheid s’effondrera, pour que tout le monde puisse avoir accès, ensemble, à la projection, y compris les réfugiés palestiniens, qui continuent à détenir, en plus des clés de leurs maisons, celles des lieux culturels des villes, notamment des salles de cinéma, des lieux d’exposition et des centres culturels qui sont sous occupation et dont vous faites usage. »

Voilà pourquoi nous joignons nos voix à celle du cinéaste Nadir Bouhmouch lorsqu’il en appelle : «à [ses] collègues de la communauté culturelle, en Afrique du Nord et dans le monde, les invitant à refuser toute collaboration avec les institutions sionistes ».

(1) https://bdsmovement.net/news/docaviv2020




Un argumentaire pointu contre la normalisation

Un article signé, entre autres, par BDS Malaysia en réponse à l’article écrit par l’ambassadeur des Émirats Arabes Unis en Malaisie et publié dans le même journal, le New Straits Times.

NEW STRAITS TIMES

Aidez les Palestiniens en ne normalisant pas les relations avec Israël

6 Septembre 2020

De la fumée et des flammes s’élèvent après que des avions de chasse de l’armée israélienne ont bombardé la ville de Gaza le 18 août- AFP/file pic

Nous nous référons à l’article écrit par l’ambassadeur des Émirats arabes unis en Malaisie intitulé « UAE-Israel deal will advance the cause of regional peace, security » (l’accord entre les Émirats et Israël fera avancer la cause de la paix et de la sécurité dans la région) qui a été publié par le New Straits Times le 4 septembre 2020.

Il s’agit d’une tentative très pathétique et hypocrite de défendre ce qui est indéfendable et de justifier ce qui n’est clairement pas justifiable. L’article explique en grande partie comment l’accord a soi-disant aidé ou aidera les Palestiniens, les victimes évidentes de l’État sioniste d’apartheid oppressif et criminel.

Cette affirmation mérite un rejet immédiat. Elle fait comme si le monde était aveugle à trois faits véritablement flagrants qui sont la preuve qu’une telle revendication n’a aucun fondement dans la réalité.

Premièrement, pas une seule entité palestinienne n’a été consultée par le gouvernement des Émirats arabes unis avant l’annonce de l’accord. Il est parfaitement ridicule de prétendre aider les victimes sans leur demander d’abord si l’action est utile ou non.

Deuxièmement, le rejet et la dénonciation unanimes de l’accord par les Palestiniens de toutes tendances politiques est un signe clair qu’ils savent, et le gouvernement des Émirats arabes unis aurait dû savoir, que cet accord ne mettra PAS fin à l’oppression israélienne et à l’occupation des terres palestiniennes.

Troisièmement, l’affirmation selon laquelle l’accord a contribué à mettre un terme à l’annexion de la Cisjordanie n’est pas du tout crédible. Alors même que la nouvelle de l’accord est parvenue aux médias du monde entier, les Israéliens ont clairement fait savoir que l’annexion n’était que suspendue et qu’elle était toujours d’actualité. L’article de l’ambassadeur ignore totalement ce fait.

Il demeure incontestablement que la meilleure façon d’aider le peuple palestinien est de s’abstenir de normaliser les relations avec Israël et de continuer à boycotter et à imposer des sanctions contre l’État d’apartheid qui a ignoré d’innombrables lois, conventions et résolutions internationales lui demandant de respecter les droits humains des Palestiniens.

Si le gouvernement des Émirats ne peut même pas offrir une telle aide, alors la conduite honnête et honorable à avoir est de cesser tout simulacre désintéressé, comme le résume l’article, selon lequel ses actions ont été motivées par un désir d’aider les Palestiniens.

L’ambassadeur et le gouvernement des Émirats arabes unis ne sont absolument pas en position de déclarer que « le boycott de ces dernières années n’a pas répondu aux aspirations des peuples arabes en général et du peuple palestinien en particulier ».

Le mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), qui a été lancé par les Palestiniens eux-mêmes et modelé sur le mouvement anti-apartheid d’Afrique du Sud, est un moyen de pression sur Israël pour qu’il cesse son traitement d’apartheid et ses violations des droits humains des Palestiniens. C’est un mouvement populaire, pacifique et non-violent qui a trouvé du soutien dans le monde entier, y compris, il faut l’ajouter, en Israël même.

Son efficacité est prouvée par le fait que le gouvernement israélien a créé tout un ministère pour contrer les campagnes BDS et que la machine de propagande sioniste s’est employée à criminaliser un mouvement ouvert à tous qui prône l’antiracisme, la non-violence et seuls des moyens légaux dans toutes ses campagnes.

Alors que le mouvement de boycott prend de l’ampleur au niveau international, il est en effet des plus honteux pour un gouvernement arabe de déclarer qu’il ne répond pas aux aspirations palestiniennes et de s’en servir comme excuse pour normaliser les relations avec Israël.

Il est donc normal que le monde entier, à son tour, demande au gouvernement des Émirats arabes unis si l’accord entre Israël et les Émirats arabes unis répond aux aspirations des citoyens des Émirats arabes unis. Qu’on demande, en effet, si le gouvernement des Émirats a mené les consultations nécessaires avec ses propres citoyens pour savoir s’ils souhaitent voir leur pays avoir des liens diplomatiques et autres avec un régime qui opprime et brutalise d’autres Arabes et ne donne aucun signe qu’il pourrait s’arrêter.

Nous attendons un article de l’ambassadeur donnant des détails sur un référendum, un plébiscite ou une enquête nationale honnête prouvant que la décision de son gouvernement de normaliser les relations avec Israël bénéficie d’un solide soutien populaire au sein de la population des Émirats arabes unis et qu’elle répond à ses aspirations.

D’ici là, appelons un chat un chat.

La décision du gouvernement des Émirats arabes unis a été prise dans le seul but de faire les yeux doux aux sionistes et dans le but ultime d’être dans les bonnes grâces du gouvernement américain, afin de renforcer la sécurité et la longévité d’une clique au pouvoir sans tenir compte des souhaits et des opinions de ses propres citoyens.

Dans la mesure où le sort des Palestiniens n’est pas entré dans les calculs de la clique dirigeante, il s’agit indéniablement d’une trahison et d’un coup de poignard dans le dos à la cause palestinienne. Aucune lettre ou article d’un ambassadeur des Émirats arabes unis ne pourra le cacher.

1. BDS MALAYSIA

2. MUSLIM CARE MALAYSIA

3. MyCARE

4. MUSLIMAH INTEREST ZONE & NETWORKING ASSOCIATIONS (MIZAN)

5. PERTUBUHAN MAWADDAH MALAYSIA

6. PERTUBUHAN CAKNA PALESTIN MALAYSIA

7. MALAYSIAN WOMEN COALITION FOR AL QUDS AND PALESTINE

8. VIVA PALESTINA MALAYSIA

9. ANGKATAN BELIA ISLAM MALAYSIA (ABIM)

10. GLOBAL PEACE MISSION (GPM) MALAYSIA

11. PERTUBUHAN IKRAM MALAYSIA

12. PERTUBUHAN SEJAGAT MALAYSIA

13. Al-QUDS FOUNDATION MALAYSIA

14. MAPIM – MUSLIM ASSOCIATION CONSULTATIVE COUNCIL

15. MOVEMENT FOR MONETARY JUSTICE MALAYSIA

Les points de vue exprimés dans cet article sont ceux de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement ceux de New Straits Times

 




Action « Israël Boycott » sur le Tour de France, à Mane (31)

BDS France Toulouse, Couserans Palestine et Palestine Vaincra rejoints par le NPA31 étaient sur le Tour de France pour dénoncer la complicité de ses organisateurs dans le blanchiment de l’apartheid israélien.

Une vingtaine de militant.e.s se sont retrouvés samedi 5 septembre dans une côte à la sortie de Mane, village situé à quelques kilomètres de Salies du Salat.

Avec banderoles, une douzaine de drapeaux palestiniens dont un très grand qui a eu les honneurs du reportage de France3 pendant quelques secondes.

Publiée par Campagne BDS Toulouse sur Samedi 5 septembre 2020

Merci à nos camarades Roger et Lidia qui ont fait les repérages et trouvé cet emplacement où on ne voyait que nous.

Pendant 2 heures et le passage de la caravane et des coureurs, nous avons repris les mots d’ordre « Et vive la lutte du peuple palestinien », « Boycott Israël » et sifflé copieusement les voitures de l’équipe Israël-start-up-nation. Beaucoup de photos de notre rassemblement par des journalistes du Tour, le Parc Astérix de la caravane a lancé au micro un soutien « à une belle cause à défendre ».

Une action réussie et sympa, qui va nous servir à préparer le Tour 2021, dans l’unité la plus large, parce qu’on ne roule pas avec l’apartheid, on le boycotte.

A l’année prochaine…




Tour de France : le collectif Palestine 12 roule pour la Palestine !

Le 02/09/2020 Le Collectif Palestine12-Millau a roulé pour la Palestine avec de nouveaux amis de l’afps venus de Montpellier. Nous avons fait le tour des places principales de Millau,avec pause à chaque endroit. Distributions de tracts, slogans, beaucoup de rencontres, d’explications « La marque Israël » en a eu pour son compte

Pause et pose dans la cour de la Mairie

Le 04/09:2020 Départ du Tour Alors que toutes les personnes se massaient à l’ ombre Le Collectif millavois avait toute la place au soleil. Nous avions choisi le slogan « Free Palestine ». assez court pour ëtre entendu et le drapeau palestinien bien déployé.

l’équipe qui pédale pour le pays le plus démocratique du Proche-Orient en a pris plein les oreilles

Avant le passage du peloton…

… le chauffeur de la « start-up nation » a vraiment bien entendu, « Free Palestine » et il s’ est pris » Israël apartheid ». Sa fenêtre était légèrement baissée, il s’est tourné vers nous.

La voiture qui devance celle d’Israël et celle qui suit soutiennent les Émirats.



Lettre de Mahmoud Nawajaa à ses soutiens

Mouvement BDS

le 2 septembre 2020

Cher supporter,

Il était à 3 H. et demie du matin, juste avant l’Eid al-Adha. Nous nous étions préparés à célébrer la fête dans notre nouvelle maison de rêve, que nous avions mis des années à terminer. Des dizaines de soldats israéliens, accompagnés de chiens, ont fait irruption chez nous, terrifiant nos trois enfants. Ils m’ont bandé les yeux et menotté et m’ont emmené dans un centre militaire d’interrogatoire près de Haïfa. J’aimerais pouvoir visiter cette magnifique Haïfa palestinienne dans d’autres circonstances.

A l’arrivée, ma main droite était enflée, bleuie et engourdie après des heures étroitement enchaînée. Ils n’ont pas tenu compte de ma plainte et ne l’ont pas traitée. Maintenant encore, des semaines après mon arrestation, une partie de ma main reste engourdie.

Ils m’ont mis dans une minuscule cellule sans fenêtre au sous-sol, avec des murs en béton brut et une large porte métallique. Une lumière brillante était toujours allumée. Je ne pouvais reconnaître le jour et la nuit, et le temps s’étirait.

Pendant mes 19 jours d’interrogatoire, je n’ai jamais vu le soleil, sauf pendant 20 minutes en tout quand on m’a emmené au tribunal militaire pour audition.

SVP faites un don au mouvement BDS pour permettre au soleil de la liberté et de la justice de briller.

Ici https://bdsmovement.net/donate

J’ai résisté aux conditions dégradantes de ma détention en me rappelant le rire de mon fils Ahmad de deux ans, mes conversations avec ma femme, mes amis et collègues, et plein de petits détails de la vie auxquels je n’avais pas prêté attention auparavant.

Les enquêteurs m’ont obligé à m’asseoir sur une étroite chaise en métal pendant 16 heures dans une position très pénible, se relayant pour me menacer en me hurlant dessus. Mais ils ne sont pas arrivés à diminuer ma volonté ou mon espoir. Tous deux découlant de ma foi absolue en la justice de notre – et de ma – cause, et dans ma confiance que le mouvement BDS auquel j’appartiens, soutenu par des gens de conscience à travers le monde, ferait campagne sans répit pour ma libération.

J’ai transcendé mon isolement dans leur immonde cellule en rejoignant mentalement les millions de personnes solidaires de la lutte pour la libération de notre peuple, son droit au retour et son autodétermination. Vos voix lointaines m’arrivaient, spirituellement, me donnant de la force et nourrissant mon espoir.

Aujourd’hui, je suis libre ! Si ce n’était grâce à votre solidarité, mon incarcération aurait été incommensurablement pire. Je n’ai pas de mots pour exprimer ma profonde gratitude envers chacun de ceux qui ont participé à la campagne de pression sur l’Israël d’apartheid pour qu’il me libère.

Comme l’a dit un jour la grande poétesse noire américaine et militante des droits civiques Maya Angelou : « L’espoir et la peur ne peuvent occuper le même espace au même moment. Invitez l’un des deux à rester. »

J’ai invité l’espoir et la résistance.

Maintenant je vous invite à faire un don au mouvement BDS et à notre juste marche vers la liberté, la justice et l’égalité pour notre peuple et pour toutes les personnes opprimées dans le monde.

Ici https://bdsmovement.net/donate

Unis, pour la Liberté, la Justice et l’Egalité

Mahmoud Nawajaa

 

Le mouvement BDS non-violent pour la liberté, la justice et l’égalité est soutenu par la majorité absolue de la société palestinienne. BDS rejette toutes les formes de racisme et de discrimination raciale.

 

Traduction : J. Ch.  pour BDS France




Israël au Tour de France : Intervention de BDS France sur AJ+

Monira Mouhoun, coordinatrice de BDS France, a été interviewée par le média en ligne AJ+ a propos de la présence de l’équipe « Israël Start-up Nation » au Tour de France 2020.

#IsraelApartheidNation

Israël continue son opération séduction à l’international. Après le baseball et la F1, une équipe israélienne dispute le Tour de France pour la première fois. “Inadmissible”pour BDS France qui se bat pour les droits des Palestinien·ne·s.

Publiée par Campagne BDS France – Boycott Désinvestissement Sanctions contre Israël sur Lundi 31 août 2020

 




Résistez à l’apartheid israélien : Boycottez les sociétés HP

31 août 2020 / Par le Comité National BDS palestinien (BNC)

HPE soutient l’enregistrement raciste de la population par Israël, pilier de l’apartheid contre les Palestiniens. Il faut l’ajouter à la base de données de l’ONU sur les sociétés complices de l’entreprise coloniale illégale d’Israël.

HP Inc et HP Enterprises (successeurs de la Compagnie Hewlett-Packard) aide Israël à renforcer son régime d’apartheid sur le peuple palestinien. La société civile palestinienne a appelé à boycotter et à se désinvestir de HP jusqu’à ce qu’il mette fin à sa complicité.

L’annexion officielle planifiée par Israël de parties de la Cisjordanie occupée et sa continuelle annexion de facto se font toutes deux en violation du droit international. Tandis que nous continuons à travailler à mettre fin à l’annexion israélienne, il est important de se souvenir que le régime israélien de colonialisme de peuplement, d’occupation et d’apartheid contre le peuple palestinien est vieux de plusieurs décennies. Des gouvernements comme des entreprises ont permis et soutenu cette oppression et ont aidé à nourrir l’impunité d’Israël.

HP Inc a été le fournisseur exclusif d’ordinateurs à l’armée israélienne pendant plus d’une décennie.

HPE fournit des serveurs au Aviv System, système informatisé de l’Autorité israélienne de la Population et de l’Immigration, dans lequel se trouve la base de données Yesha qui contient des informations sur les citoyens israéliens qui vivent dans les colonies illégales israéliennes en Cisjordanie palestinienne occupée. L’Autorité de la Population et de l’Immigration met en place un système de législation et de politique à trois niveaux, sur la citoyenneté, la résidence, le regroupement familial, la naturalisation et les cartes d’identité, qui privilégie la population juive, y compris celle des colonies illégales, tout en discriminant systématiquement la population autochtone palestinienne d’Israël, ainsi que dans Jérusalem Est occupée annexée par Israël.

Alors qu’un statut de deuxième classe prive les citoyens palestiniens d’Israël de droits civiques et politiques pleins et égaux, ainsi que d’un accès égal au logement, à l’emploi, à la santé et à l’éducation, le statut de troisième classe des « résidents permanents » prive même les Palestiniens de Jérusalem Est occupée de leur droit fondamental à vivre dans leur ville.

L’apartheid israélien s’étend des deux côtés de la Ligne Verte, ainsi qu’aux Palestiniens en exil. Avec son soutien à ce système institutionnalisé de discrimination raciale, HPE permet la politique israélienne d’apartheid et en profite, y compris l’annexion officielle de Jérusalem Est, ainsi que l’annexion continue de facto (et éventuellement de jure) des colonies de la Cisjordanie occupée.

HPE soutient également et profite de l’infrastructure IT du système carcéral d’Israël, qui détient 4.700 prisonniers politiques palestiniens, dont de nombreux enfants.

L’un des plus récents détenus politiques d’Israël était Mahmoud Nawajaa, défenseur des droits de l’être humain et coordinateur de BDS qui a été arrêté par les forces d’occupation israéliennes le 30 juillet 2020. Déclaré prisonnier de conscience par Amnesty International, il a été détenu sans charges par l’armée israélienne pendant 19 jours, soumis à de mauvais traitements et interdit d’accès à un avocat pendant 15 jours, avant d’être finalement libéré grâce à la pression internationale.

Les sociétés HP profitent de tous les aspects de l’apartheid israélien. Leur rôle est semblable à la complicité de Polaroid avec l’Afrique du Sud au temps de l’apartheid. Polaroid a fourni des photographies pour les livrets tristement célèbres que les Sud Africains noirs devaient détenir et qui leur déniait toute liberté de circulation. HP est le « Polaroid de notre époque ».

Le moyen le plus efficace pour contrer l’apartheid et le colonialisme de peuplement, ce sont les campagnes ciblées de Boycott Désinvestissement et Sanctions (BDS). HP Inc et HPE sont complices des crimes israéliens contre le peuple palestinien et doivent être tenues pour responsables, tout comme on a fait pression sur Polaroid pour qu’il mette fin à ses affaires avec l’Afrique du Sud grâce à une campagne de désinvestissement qui a en fait été initiée par les travailleurs de la société aux Etats Unis.

La campagne mondiale de boycott de HP travaille à tenir les sociétés HP pour responsables grâce à des boycotts et désinvestissements massifs jusqu’à ce qu’elles mettent fin à leur rôle dans les crimes israéliens contre les Palestiniens. Des églises se sont désinvesties de HP. Des syndicats, des associations de solidarité et des organisations étudiantes ont rejoint la campagne et la popularisent dans leurs régions respectives. Le Conseil Municipal de Dublin a voté en 2018 pour mettre fin à tous ses contrats avec les sociétés de la marque HP. La campagne a organisé des actions mondiales réussies au cours des années pour souligner la nécessité de tenir les sociétés HP pour responsables.

La base de données de l’ONU des sociétés permettant les colonies illégales d’Israël, émise en février 2020, est une étape importante en direction de mesures efficaces de responsabilisation contre la complicité des sociétés dans l’entreprise coloniale d’Israël qui constitue un crime de guerre. Nous demandons au Haut Commissaire aux Droits de l’Homme de l’ONU d’ajouter HPE dans la mise à jour de la base de données de l’ONU.

Nous réitérons notre appel à des boycotts massifs de HPE et de HP Inc. jusqu’à ce qu’elles mettent fin à leur complicité dans l’apartheid israélien et les crimes de guerre. C’est la seule posture morale à avoir face aux violations toujours intensifiées des droits fondamentaux des Palestiniens par Israël et sa tentative actuelle de transformer son annexion de facto des territoires palestiniens occupés en annexion de jure.

Traduction : J. Ch. pour BDS France

Source : BNC




Appel à action: Participez à la tweetstorm #IsraelApartheidNation le 28 août prochain à 18H

Par BDS France, le 24 août 2020

La 107ème édition du Tour de France 2020 se déroulera du 29 août au 20 septembre prochain. Comme tous les ans, la célèbre course cycliste aura une dimension internationale. Cette année, une équipe israélienne participera à la course pour la première fois, pour permettre ainsi à Israël de détourner à nouveau l’attention du public de sa politique d’apartheid en affichant une image conviviale et généreuse du régime israélien !

L’équipe est intitulée Israel Start-up Nation. Elle est financée par le milliardaire israélo-canadien Sylvan Adams, surnommé « l’ambassadeur auto-proclamé d’Israël », et connu pour avoir déjà financé le départ du Giro à Jérusalem en 2018 et la participation d’Israël à la Formule 1 en 2020.

La présence de cette équipe israélienne au Tour de France est motivée par des objectifs politiques loin d’être glorieux. Cette opération de propagande ne sert qu’à blanchir la politique coloniale et d’apartheid perpétuée par Israël à l’encontre des Palestiniens depuis 1948 !

Comme nous le soulignons dans notre communiqué: « le gouvernement israélien trouve là une nouvelle occasion de détourner l’attention de sa politique criminelle, en particulier dans un contexte de fortes protestations après les annonces d’annexion qui devaient officiellement commencer le 1er juillet.»

Cette situation renforce notre détermination à pratiquer sans relâche le BDS, et notamment le boycott sportif.

Le Tour de France ne doit pas promouvoir l’apartheid israélien !

La campagne BDS France appelle à participer à une large mobilisation par tweetstorm ce

Vendredi 28 août de 18h à 19h avec les hashtags :

#IsraelApartheidNation et #TDF2020

Utilisez nos visuels pour la tweetstorm : https://photos.app.goo.gl/1BZ3RVRD11HwNUm77

Et nos exemples de tweets:




Rejoignez Amnesty International pour demander la libération de Mahmoud #FreeMahmoud

7 août 2020 / Par Comité national palestinien du BDS (BNC) /

Agissez comme  Amnesty International qui demande que la communauté internationale fasse pression pour libérer Mahmoud Nawajaa et protège les militants du BDS dans le monde

#FREEMAHMOUD

bdsmovement.net / amneytysaysfreemahmoud

Alors que les autorités israéliennes continuent de refuser au défenseur des droits humains palestinien et coordinateur du BDS Mahmoud Nawajaa le droit de voir son avocat, le gardant dans leurs cachots d’interrogatoire, Amnesty International appelle à une pression internationale pour sa libération #FreeMahmoud et pour protéger les militants du BDS dans le monde entier. Merci  d’utiliser et de partager largement cette déclaration, y compris dans les médias et de faire pression sur les gouvernements et les parlements pour exiger d’Israël qu’il libère Mahmoud.

 

Aujourd’hui, Amnesty International a publié la déclaration suivante :

Les autorités israéliennes doivent libérer immédiatement et sans condition le défenseur palestinien des droits humains Mahmoud Nawajaa, 34 ans, coordinateur général du mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) dans les Territoires Palestiniens Occupés (TPO). Il est détenu uniquement pour avoir exercé ses droits à la liberté d’expression et d’association et est donc un prisonnier de conscience.

 

La condamnation simplement rhétorique, selon Amnesty, ne fait que renforcer l’impunité israélienne. La déclaration précise :

la communauté internationale dans son ensemble n’a généralement pas pris de mesures concrètes pour faire pression sur Israël afin qu’il mette fin à ces pratiques. Cela a été interprété par les responsables israéliens comme un feu vert pour les poursuivre. La communauté internationale devrait faire savoir clairement que les attaques d’Israël contre les défenseurs des droits humains et les autres voix qui critiquent l’occupation israélienne ne seront pas tolérées.

 

Amnesty conclut :

Plaider pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions est une forme de plaidoyer non-violent et de liberté d’expression qui doit être protégée. Les partisans du boycott devraient être autorisés à exprimer librement leurs opinions et à faire avancer leurs campagnes sans être harcelés, menacés de poursuites ou de criminalisation ou de toute autre mesure qui violerait le droit à la liberté d’expression.

 

Les soldats israéliens ont arrêté Mahmoud Nawajaa à son domicile lors d’un raid nocturne le 30 juillet. Depuis son arrestation, Israël lui refuse le droit de consulter son avocat.

 

Voici ce que vous pouvez faire pour nous aider #FreeMahmoud :

 

1- Utilisez les extraits ci-dessous (1) de la déclaration d’Amnesty International pour renforcer notre campagne :

 

◊ Partagez ces extraits ou la déclaration complète en anglais (https://www.amnesty.org/en/documents/mde15/2851/2020/en/) d’Amnesty International sur les médias sociaux

◊ Partagez cette déclaration avec les médias grand public, ainsi qu’avec les décideurs et les personnes d’influence.

◊ Contactez votre groupe local d’Amnesty International pour faire campagne en faveur de #FreeMahmoud.

 

2- Utilisez l’exemple de lettre ci-dessous (2) pour écrire au ministère des affaires étrangères et lui demander d’agir de toute urgence : https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/mentions-legales/nous-ecrire/

Sujet de votre message : Site France Diplomatie, en  demandant de :

 

◊ Prendre toutes les mesures à leur disposition pour assurer la libération immédiate par Israël du défenseur palestinien des droits humains Mahmoud Nawajaa.

◊ Condamnez publiquement Israël pour son arrestation des défenseurs palestiniens des droits humains, comme Nawajaa et exigez qu’Israël respecte leur droit d’agir librement.

◊ Veiller à ce que les militants du BDS soient autorisés à poursuivre leurs campagnes non violentes de défense des droits humains sans être harcelés, menacés de poursuites ou criminalisés.

 

3- Mobilisez le soutien des organisations des droits de l’homme, des partis politiques, des parlementaires, des syndicats, ainsi que des groupes religieux, féministes, antiracistes et LGTBQAI+, en leur demandant de vous aider à faire pression sur votre gouvernement.

 

4- Sensibiliser les réseaux sociaux, utilisez les hashtags, #FreeMahmoud, #LibertadParaMahmoud.

 

5- Renforcez vos campagnes BDS et vos actions prévues appelant à des sanctions légales et ciblées, y compris des embargos militaires, pour mettre fin aux plans d’annexion et à l’apartheid israélien en incluant la demande de #FreeMahmoud et la demande  de mettre fin aux tentatives d’Israël de réduire au silence les défenseurs des droits humains.

 

Aidez-nous à appeler à une pression internationale efficace pour obtenir la libération immédiate de Mahmoud Nawajaa.

 

 

 

  • Déclaration d’Amnesty International :

 

 

« La communauté internationale dans son ensemble n’a généralement pas réussi à prendre des mesures concrètes pour faire pression sur Israël afin qu’il mette fin à ces pratiques. Cela a été interprété par les responsables israéliens comme un feu vert pour les poursuivre. La communauté internationale devrait faire savoir clairement que les attaques d’Israël contre les défenseurs des droits humains et les autres voix qui critiquent l’occupation israélienne ne seront pas tolérées. […]

 

« Plaider pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions est une forme de plaidoyer non-violent et de liberté d’expression qui doit être protégée. Les partisans du boycott devraient être autorisés à exprimer librement leurs opinions et à faire avancer leurs campagnes sans harcèlement, menaces de poursuites ou de criminalisation ou autres mesures qui violent le droit à la liberté d’expression ».

 

Puisque les États membres des Nations unies se sont engagés à soutenir et à protéger les défenseurs des droits humains dans le monde entier, conformément à la Déclaration sur les défenseurs des droits humains et en vue de leur permettre de mener leurs activités librement, les gouvernements et les organisations internationales doivent agir maintenant pour obtenir la libération immédiate de Mahmoud Nawajaa par Israël.

 

À la lumière de ce qui précède, nous demandons instamment au XX ministère des affaires étrangères :

1- De prendre toutes les mesures à leur disposition pour assurer la libération immédiate par Israël du défenseur des droits humains palestiniens Mahmoud Nawajaa.

 

2- De condamner publiquement Israël pour sa politique de harcèlement et d’intimidation des défenseurs des droits humains qui, comme Mahmoud, font l’objet d’arrestations et de détentions arbitraires pour leur défense active des droits humains du peuple palestinien.

 

3- De veiller à ce que les militants du BDS soient autorisés à poursuivre leurs campagnes non violentes de défense des droits humains sans être harcelés, menacés de poursuites ou de criminalisation.

 

 

  • Exemple de lettre :

 

 

Sujet : Faire pression sur Israël pour qu’il libère immédiatement le défenseur palestinien des droits humains Mahmoud Nawajaa

 

Le 30 juillet, à 3h30 du matin, les forces d’occupation israéliennes ont arrêté le coordinateur général du Comité national palestinien du BDS, Mahmoud Nawajaa, à son domicile près de Ramallah dans le territoire palestinien occupé (TPO). Ils ont pris d’assaut sa maison, lui ont bandé les yeux et l’ont menotté, l’emmenant loin de sa femme et de ses trois jeunes enfants. Le 2 août, un tribunal militaire israélien a ordonné une prolongation de 15 jours de la détention de Mahmoud Nawajaa pour un interrogatoire. Après un appel, le tribunal a réduit la prolongation de la détention à 8 jours.

 

Les autorités israéliennes n’ont présenté aucune accusation ni aucune preuve à Mahmoud ou à son avocat et Mahmoud s’est vu refuser l’accès à son avocat ou tout contact avec sa famille depuis son arrestation.

 

Le Comité national palestinien du BDS (BNC), la plus grande coalition de la société civile palestinienne dirige le mouvement mondial et pacifique de boycott, désinvestissement et sanctions pour la liberté, la justice et l’égalité. Le mouvement BDS, qui est strictement non-violent et antiraciste, est largement inspiré du mouvement anti-apartheid sud-africain et du mouvement américain des droits civiques.

 

Front Line Defenders a condamné l' »arrestation arbitraire » de Nawajaa par Israël, appelant à sa libération immédiate et inconditionnelle.

 

Amnesty International a appelé à faire pression sur Israël pour qu’il libère immédiatement Mahmoud Nawajaa, car elle le considère comme un défenseur des droits humains. La déclaration d’Amnesty souligne : « [Nawajaa] a été détenu uniquement pour avoir exercé ses droits à la liberté d’expression et d’association et est, par conséquent, un prisonnier de conscience ».

 

Le Conseil des organisations palestiniennes des droits de l’homme (PHROC) a publié sa propre déclaration en anglais disant :

« Nawajaa bénéficie d’une protection en raison de son activité BDS et de son opposition aux politiques de discrimination raciale mises en œuvre par [Israël] à l’encontre des citoyens palestiniens. Cette protection est assurée par la Déclaration sur les défenseurs des droits humains, publiée par l’Assemblée générale des Nations unies en 1998 ».

 

Nawajaa, 34 ans, est titulaire d’un master en relations internationales et est un défenseur palestinien des droits humains très engagé, qui a travaillé sans relâche pour renforcer les organisations de base en Palestine et dans le monde. Il a consacré des années à renforcer le mouvement BDS contre le régime d’apartheid israélien, jusqu’à ce qu’Israël remplisse ses obligations en vertu du droit international et respecte les droits humains des Palestiniens.

 

L’arrestation de Mahmoud intervient à un moment où la société civile palestinienne demande des mesures internationales efficaces de responsabilisation pour empêcher l’annexion de jure prévue par Israël de 30 % de la Cisjordanie occupée, y compris les colonies israéliennes illégales et certaines parties de la vallée du Jourdain et pour mettre fin à son régime d’apartheid et à son annexion de facto en cours.

 

Le jour de son arrestation, Nawajaa, qui est un résident de la Cisjordanie occupée, a été transféré de force à la prison de Jalameh, en Israël, où il est actuellement interrogé. Ce transfert constitue un acte de déportation illégale, une violation grave de la quatrième Convention de Genève (articles 49 et 147) et un crime de guerre selon le Statut de Rome de la Cour pénale internationale (article 8).

 

Mahmoud Nawajaa est loin d’être le seul Palestinien soumis à l’arrestation, la détention et l’emprisonnement arbitraires des autorités israéliennes. Pour de prétendues atteintes à sa « sécurité », Israël détient actuellement dans ses prisons environ 4 700 Palestiniens, y compris des enfants, dont des centaines sont en détention administrative, sans qu’aucune charge ne soit retenue contre eux. Dans les circonstances actuelles, avec la propagation du virus COVID19, la détention massive aggrave les risques pour la santé et la sécurité de tous les détenus, ajoutant à la pratique courante de la torture et du traitement dégradant et inhumain des Palestiniens dans les prisons israéliennes.

 

Face à la crise du COVID, les autorités israéliennes ont également ignoré l’appel de Michelle Bachelet, Haut-Commissaire des Nations unies aux droits humains, qui a demandé à tous les gouvernements de libérer « toute personne détenue sans base juridique suffisante », y compris les prisonniers politiques et les autres détenus simplement pour avoir exprimé des opinions critiques ou dissidentes.

 




Quatre mois après sa campagne #Covid19Palestine, BDS France alerte sur une inquiétante aggravation de la pandémie en Palestine

Il y a 4 mois, nous développions une campagne de solidarité #Covid19Palestine avec le peuple palestinien menacé par le développement de la pandémie de Covid-19.

Nous avions alors diffusé le communiqué :

https://www.bdsfrance.org/covid-19-message-de-solidarite-de-la-campagne-bds-france/

Aujourd’hui la pandémie est devenue plus faible en France, mais elle s’est considérablement aggravée dans d’autres pays.

C’est le cas en Palestine.

Dès le début de la pandémie, l’Etat d’Israël par sa politique discriminatoire a exposé le peuple palestinien à de gros risques sanitaires. Nous avions alors dénoncé les restrictions à la libre circulation du matériel médical nécessaire, la situation sanitaire inquiétante des prisonniers palestiniens et des travailleurs palestiniens durement exploités en Israël, les conséquences du blocus de Gaza et de la continuation des attaques perpétrées par l’armée israélienne …

Le développement de la pandémie, malgré les craintes, a alors été limité en comparaison d’autres pays.

 

Mais aujourd’hui, en dépit du dévouement des équipes médicales et de la discipline citoyenne du peuple palestinien, la situation s’est aggravée dans des proportions inquiétantes, surtout en Cisjordanie, où le nombre de décès dus au Covid-19 atteint au moins 70 et le nombre de personnes atteintes s’élève à environ 12 000.

A Gaza sous blocus, la pandémie est pour le moment plus maîtrisée (un décès et environ 75 cas de personnes atteintes), le confinement de la population étant plus strict.

 

Nous vous invitons à lire et diffuser ces deux articles (dont le dossier de presse), qui révèlent de graves responsabilités de l’Etat d’Israël :

 

Ces articles montrent qu’une grande partie de la population palestinienne subit une politique d’apartheid renforcée : non seulement elle ne dispose pas d’un même accès aux soins que la population israélienne,  mais en plus l’Etat d’Israël utilise la pandémie pour entraver le travail de l’Autorité Palestinienne dans l’organisation des soins et accentuer sa politique d’épuration ethnique.

Donc plus que jamais, le développement sans relâche de la campagne BDS s’impose !

 

Le 28 juillet 2020,

La Campagne BDS France

 

 




Soutien total aux militant-e-s BDS poursuivi-e-s par le gouvernement allemand !

La Campagne BDS France exprime sa solidarité sans réserve avec les 3 militant-e-s BDS, Stavit Sinai, Ronnie Barkan et Majed Abusalama, poursuivi-e-s par le gouvernement allemand. Stavit Sinai et Ronnie Barkan sont israélien-ne d’origine juive et Majed Abusalama est palestinien.

Ils comparaîtront devant un tribunal à Berlin le 3 août prochain.

Leur prétendu délit ? Avoir interrompu le discours anti-BDS qu’était venue asséner à l’université Humbolt de Berlin une représentante du gouvernement israélien.

Est-il encore besoin de démontrer la nécessité du BDS face à l’impunité de l’Etat d’Israël, qui impose depuis 72 ans au peuple autochtone palestinien une politique qui se caractérise par le vol continu de ses terres et ses ressources, des lois et des pratiques d’apartheid, l’interdiction stricte du retour des réfugié-e-s, des assassinats et des massacres tels qu’à Gaza, la répression sans merci des résistant-e-s, un chantage permanent à l’antisémitisme …

Certains courants d’opinion estiment que l’Histoire de l’Allemagne étant marquée par le génocide nazi, il est compréhensible que cet Etat cherche à se prémunir contre toute accusation de faiblesse face à l’antisémitisme. Mais en réalité le gouvernement allemand est inexcusable : ménager un Etat qui développe au nom des Juifs du monde entier une politique raciste et  cherche à rayer un peuple de la carte pour coloniser son pays, ne peut que favoriser l’antisémitisme.

Les 3 militant-e-s BDS ont eu raison d’interrompre la prestation honteuse de la représentante du gouvernement israélien. Ils l’ont fait pacifiquement, ainsi que le prouve une vidéo de l’évènement.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’un tel évènement se produit. Souvenons-nous de la conférence que l’ambassadrice d’Israël en France avait voulu donner le 30 mars 2017 aux étudiant-e-s de l’Institut d’Etudes Politiques de Rennes : face aux protestations de militant-e-s anticolonialistes la majorité des étudiant-e-s avaient quitté la salle !

Récemment, le 11 juin 2020 la Cour Européenne des Droits de l’Homme a clairement déclaré dans un jugement se rapportant à la condamnation de militants BDS en France que le BDS relève de la liberté d’expression.

Alors, répétons-le avec de nombreux-ses militant-e-s attaché-e-s au droit international et aux droits humains universels :

Stavit Sinai, Ronnie Barkan et Majed Abusalama doivent être relaxé-e-s !

Le 20 juillet 2020,
La Campagne BDS France




A Toulouse, le CRIF promet de s’en prendre à l’ordre public

BDS France Toulouse (Boycott – Désinvestissements – Sanctions) tient à manifester son soutien au Collectif Palestine Vaincra quant aux propos tenus par M. Franck Touboul, président du CRIF Midi-Pyrénées, dans un article complaisant de La Dépêche paru le 3 juillet, suite au rassemblement unitaire pacifique du 1er juillet. Appelé par 24 organisations, ce rassemblement s’opposait au projet d’annexion de la Cisjordanie par Israël.

Est-il nécessaire de rappeler les principes fondamentaux de notre pays, la France, parmi lesquels figurent la liberté d’expression et la liberté de manifester ?

Est-il nécessaire de rappeler la décision à l’ unanimité de la Cour Européenne des Droits de l’Homme du 11 juin 2020 en faveur des militant.e.s BDS, qui souligne que « les actions et les propos reprochés aux requérants concernaient un sujet d’intérêt général, celui du respect du droit international public par l’Etat d’Israël et de la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés, et s’inscrivaient dans un débat contemporain, ouvert en France comme dans toute la communauté internationale. », et qu’ils « relevaient de l’expression politique et militante » ?

Est-il nécessaire d’expliquer à M. Touboul que menacer de laisser « intervenir les militant.e.s de [sa] communauté pour démonter [les] stands » de CPV en vue de créer un « trouble à l’ordre public » – pour obtenir une interdiction préventive – est une incitation à la violence ? M. Touboul en chef de gang annonçant que ses crimes vont payer ? C’est ahurissant !

Enfin est-il nécessaire de rappeler que critiquer l’État d’Israël, état colonial état d’apartheid, pour ses innombrables violations du droit international en Palestine ne relève en rien d’un supposé antisémitisme mais bel et bien d’une expression politique et militante en faveur du respect des droits à l’auto-détermination des Palestinien.ne.s ?

OUI ! IL EST NECESSAIRE DE LE RAPPELER
LA LIBERTE D’EXPRESSION EST UN DROIT

Notre association, BDS France Toulouse, participante du rassemblement du 1er juillet, étudiera avec les autres organisations les réponses à apporter aux propos publiés par La Dépêche. Mais que le CRIF le sache : notre combat pour l’abolition du régime d’apartheid contre les Palestinien.ne.s ne va pas faiblir.

BDS France Toulouse, le 6 juillet 2020




27/06 : Grande marche de solidarité : Stop annexion, Palestine vivra

NON À L’ANNEXION DES TERRITOIRES PALESTINIENS !
NON À L’ASPHYXIE DE TOUT UN PEUPLE !

Le gouvernement israélien de Netanyahou promet, avec le soutien de l’administration Trump et la complicité de l’Union européenne (UE), d’engager dès le 1er juillet l’annexion pure et simple d’une grande partie des territoires palestiniens occupés de Cisjordanie, en violation flagrante du droit international.

Ces déclarations annexionnistes de 30% de la Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 53 ans, représentent un vol flagrant des terres palestiniennes et une nouvelle vague de nettoyage ethnique qu’opère le colonisateur israélien à l’encontre du peuple palestinien depuis 1948.

Ce régime ouvertement colonialiste et raciste se sent d’autant plus encouragé dans cette voie criminelle qu’avec une actualité mondiale, marquée notamment par l’épidémie de coronavirus et ses conséquences, il espère détourner l’attention de ses propres crimes contre le peuple palestinien.

C’est pourquoi les partis, organisations et associations soussignés, engagés dans la lutte contre le colonialisme et son frère jumeau le racisme, appellent à manifester à Paris samedi 27 juin à 15h00 de Barbès à Châtelet pour affirmer notre solidarité avec la Palestine et sa résistance.

Premières organisations signataires : AFPS Paris 14-6, AFPS Paris Sud, Amis des Arts et de la Culture de Palestine, Les Amis du Théâtre de la Liberté (Jénine), Association des Palestiniens en Île-de-France, ADTF, ATMF, Association des Tunisiens en France, Avec Naplouse, BDS France Paris, Campagne Unitaire pour la Campagne Unitaire pour la libération de George Ibrahim Abdallah, CAPJPO-EuroPalestine, Collectif Argenteuil Solidarité Palestine, Collectif Faty Koumba, Collectif Ni Guerres Ni État de Guerre, Comité Montreuil Palestine, CVPR-PO, CRLDHT, Décoloniser les arts, Droits Devant !, Émancipation, Fondation Fanon, Forum Palestine Citoyenneté, FTCR, Le Cri Rouge, Mgr Jacques Gaillot, NPA, PCOF, PEPS, PIR, POID, PRCF-JRCF, REMCC, UJFP, UTAC, AFPS, FERC-CGT, CNT…

Tract de l’appel en PDF




Non au tramway de l’apartheid israélien à Jérusalem !

Le fabricant de matériel ferroviaire CAF, basé au Pays Basque espagnol, n’est pas inconnu en Rhône-Alpes. Depuis 2016, il conçoit l’Urbos 3, troisième génération de tramway, pour la ville de Saint-Etienne. C’est sa troisième production de tram français après Nantes et Besançon. Ces tramways français sont assemblés à Bagnères-de-Bigorre dans les Hautes Pyrénées.

Nous avons appris que cette société CAF, associée à l’entreprise israélienne de construction et d’ingénierie SHAPIR, a été retenue pour la prolongation du tram de Jérusalem. Or ce tramway n’est pas un simple moyen de transport. Il entérine l’annexion de la partie Est de Jérusalem, en violation du droit international. Le projet actuel est déjà un outil d’annexion et la prolongation de cette ligne de tramway ne fera que l’aggraver. Actuellement, la « ligne rouge » du tram, inaugurée en 2011, permet de relier l’artère commerciale du centre de Jérusalem à la plus grande colonie israélienne, à l’Est de la ville. Le projet consiste à la fois, toujours en direction d’autres colonies israéliennes, à prolonger de 7 km cette première ligne et de construire une « ligne verte », longue de 27 km. Ces deux lignes doivent traverser des territoires palestiniens, ce qui veut dire : nouvelles annexions de terres, nouvelles destructions de maisons palestiniennes,

Au Pays Basque espagnol, une large coalition, associative, syndicale et politique mène une campagne contre cette nouvelle violation du droit international en mobilisant sous le thème « Descend du Train de l’Apartheid d’Israël ! »

Quant au Comité d’Entreprise du groupe CAF, il dénonçait déjà dès janvier 2019 « l’illégalité du projet, tant par son tracé que pour son caractère discriminatoire ». Or, les autorités israéliennes viennent de donner instruction à ce même groupe CAF de profiter de la pandémie de COVID-19 et de la réduction de l’activité qui en découle pour accélérer les travaux !…

Nous n’oublions pas Egis-Rail. Il a été contraint par la Caisse des Dépôts & Consignations de se retirer de ce projet mais il reste toujours engagé en Israêl et figure dans la liste des 112 sociétés liées à la colonisation israélienne. Egis-Rail et CAF même combat !

AGISSONS AUPRES DE NOS GOUVERNANTS ET DE L’U.E. ET PREPARONS-NOUS A MENER UNE LONGUE CAMPAGNE INTERNATIONALE, JUSQU’A CE QUE LE GROUPE CAF ET LES AUTRES ENTREPRISES EUROPEENNES SE DESINVESTISSENT DU TRAM DE L’APARTHEID !