Perpignan : appel au boycott lancé lundi contre les produits d’Israël et nouvelle manifestation mercredi

Le 22 juillet par V. Pons

Telle la statue du Commandeur le Castillet veillait sur ce rassemblement pacifique.
Telle la statue du Commandeur le Castillet veillait sur ce rassemblement pacifique. PHOTO/Photos Ph. R.

Près de 1 000 personnes se sont retrouvées hier au pied du Castillet autour d’un drapeau palestinien géant. Le mouvement s’intensifie.

Haranguant de sa voix forte la foule compacte – près de 1 000 personnes au bas mot – amassée hier après-midi au pied du Castillet, Yamina Tadjeur a clairement appelé au boycott des produits israéliens, vendus en grandes surfaces. Produits qui, selon le porte-parole du Collectif 66 Paix et Justice en Palestine, « se trouvent partout dans les rayons : fruits et légumes, mais aussi repas complets, biscuits apéritif, cosmétiques, produits en PVC dans les jardineries, produits pharmaceutiques… ».

Boycott d’Orange également

Appel également au boycott d’Orange qui, selon le collectif, « doit rompre son partenariat avec les colonialistes israéliens ! ». Brandissant pancartes aux slogans percutants, voire dérangeants, mais aussi des dizaines de photos d’enfants martyrs de Gaza, les manifestants et les sympathisants – dont beaucoup étaient drapés dans les couleurs de la Palestine -, ont fini par faire un sit-in autour d’un immense drapeau palestinien déposé à même le sol, au pied du Castillet. Aucun débordement n’a été déploré. Des cordons de police, discrets et dissuasifs, entouraient les manifestants.

La défense des droits humains

« Il y a quelques jours, nous étions une poignée ; puis nous fûmes plus de 400 et là vous êtes venus nous rejoindre en force ! », s’est réjoui Bernard Cholet, militant de la première heure, s’adressant à la foule. Il poursuivait : « Nous ne céderons pas un pouce de terrain et jetterons toute notre énergie dans la bataille pour la défense de la paix et des droits de tout un peuple, aujourd’hui bafoués ». C’est au son de « Nous sommes tous des Palestiniens » ou « Enfants de Gaza, enfants de Palestine, c’est l’humanité qu’on assassine !« , que les organisateurs ont invité les gens à signer des pétitions dont une a été portée au préfet des P.-O.

La campagne « BDS » se durcit « Les chars sont entrés dans Gaza. L’opération ‘ BDS’ (pour boycott, désinvestissement, sanctions, ndlr) va se durcir et s’amplifier. Je vous invite donc tous à nous soutenir pour que notre mouvement soit encore plus fort et structuré face à la complicité honteuse, générale et silencieuse des gouvernements européens ! », a martelé encore Yamina. Prochain rassemblement prévu ce mercredi à 18h, place Arago.

Source : http://www.lindependant.fr/2014/07/22/appel-au-boycott-lance-hier-contre-les-produits-d-israel,1910052.php




Mustafa Barghouti : « Je me bats pour libérer Israéliens et Palestiniens du système d’apartheid »

Basta ! : Beaucoup de membres de la communauté internationale avancent qu’après l’assassinat des trois auto-stoppeurs israéliens et en raison de tirs incessants des roquettes par le Hamas, le gouvernement d’Israël n’avait pas d’autre option que de « se défendre » en attaquant et bombardant Gaza. Quelle est votre analyse ?

Mustafa Barghouti [1] : Malheureusement, beaucoup de gens en Occident, y compris l’Union européenne, adoptent le « story telling » israélien. C’est une grande erreur. Barack Obama s’est ridiculisé à nos yeux en condamnant les Palestiniens plutôt que les véritables agresseurs. Deux points sont mal compris par les médias : concernant l’enlèvement des trois jeunes Israéliens, qui étaient des colons, les autorités israéliennes n’ont apporté aucune preuve qu’ils aient été enlevés ou tués par des Palestiniens. La seule chose qui a été prouvée, c’est que des colons israéliens ont attaqué plusieurs Palestiniens et que certains d’entre eux ont enlevé, torturé et brûlé vif un jeune palestinien, Mohammed Abu Khdeir.

Les colons israéliens ont mené de très nombreuses attaques contre les Palestiniens, partout en Cisjordanie. Entre le 15 mai et l’attaque sur Gaza, Israël a tué 27 Palestiniens. Dont des enfants. Parmi eux, deux garçons abattus par balles, alors qu’ils manifestaient pacifiquement à Ramallah, le 15 mai. Je veux vous montrer les balles qu’ils utilisent, des balles à haute vélocité, qui ont une forte capacité pénétrante [voir la photo, ndlr]. Ce type de balles a été responsable du meurtre d’un grand nombre de Palestiniens.

Le deuxième point que je veux mettre en avant, c’est que les Palestiniens n’ont pas commencé cette guerre. Si tant est que l’on puisse appeler ça une guerre ! C’est une attaque menée par l’armée israélienne, la cinquième plus puissante armée du monde. Une armée disposant d’équipements de haute technologie, dont des avions extrêmement sophistiqués. Que peuvent les Palestiniens face à cette force écrasante ? Ils n’ont qu’une puissance de feu limitée et primitive pour se protéger !

Comment a commencé cette guerre, selon vous ?

Israël est à l’origine de cette attaque, qui n’a pas commencé dans la bande de Gaza, mais en Cisjordanie. Cela a commencé par un acte de punition collective. Israël a envahi au moins trois mille maisons, détruit de nombreuses structures, volé l’argent trouvé, fermé de nombreuses organisations à but social, y compris des organisations qui prennent soin des orphelins et des pauvres. Et ils ont arrêté plus de mille Palestiniens. Parmi ces personnes injustement arrêtées se trouvent dix membres du Parlement palestinien. Aujourd’hui, nous avons 35 parlementaires palestiniens dans des prisons israéliennes. Des députés qui ne viennent pas seulement du Hamas, mais aussi du Fatah [organisation fondée par Yasser Arafat, ndlr], du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et d’autres groupes politiques.

Ensuite, Israël s’est déchaîné en matière de projets de colonies à Jérusalem. En plus de la brutalité de la colonisation, l’armée israélienne a été très violente contre les manifestants pacifiques palestiniens. Il y a également le cas de Tarek Abu Khdeir, ce garçon de 15 ans, cousin du jeune Palestinien brûlé vif, qui a été jeté au sol et battu par des soldats israéliens. Une agression montrée à la télévision partout dans le monde. Tout cela a eu lieu juste avant qu’Israël déclenche la guerre à Gaza.

Dans cette guerre, quelles sont les motivations du gouvernement israélien de Benyamin Netanyahou ?

Le gouvernement de Benyamin Netanyahou a trois objectifs. Le premier est de briser la volonté politique du peuple palestinien et de nous imposer des accords qui vont nous asservir à jamais, dans un système d’apartheid. Ensuite Benyamin Netanyahou mène une guerre contre la réconciliation des Palestiniens. Lorsque nous ne sommes pas unis, il prétend qu’il ne peut pas faire la paix avec les Palestiniens, parce que personne n’est en mesure de les représenter tous. Et lorsque nous sommes unis, Benyamin Netanyahou dit qu’il ne peut pas faire la paix avec nous parce que nous sommes unis [2], et mène une guerre contre nous.

Enfin, le gouvernement israélien a été confronté à un isolement international, après la diffusion de sa position sur le gouvernement de réconciliation palestinien. Dès lors, Israël a recherché des moyens pour briser cet isolement et, de mon point de vue, l’un de ces moyens consiste à prétexter qu’ils sont les victimes. Et je pense qu’ils ont partiellement réussi, notamment à cause des préjugés et de l’autocensure des médias occidentaux.

Mais le gouvernement israélien présente cette offensive comme une offensive contre le Hamas, et affirme qu’il prévient les Palestiniens avant de les bombarder…

Mais cette guerre n’est pas une guerre contre le Hamas, c’est une guerre contre tous les Palestiniens ! D’ailleurs, l’écrasante majorité des personnes tuées ne sont pas du Hamas. Ce sont des civils palestiniens. Il est tout à fait inacceptable d’accuser les Palestiniens d’être responsables du fait que l’armée israélienne est en train de les massacrer ! C’est inhumain de prétendre que nous sommes responsables de la mort de nos enfants ! Y-a-t-il un autre endroit au monde où l’on sous-entend cela ?

Il faut rappeler que la guerre se poursuit depuis huit ans à Gaza. C’est-à-dire depuis le début du blocus de Gaza, mené par Israël puis par l’Égypte. Ce blocus est inhumain, inacceptable. Nous parlons d’une situation où la bande de Gaza est privée d’eau potable, où 90 % des accès à l’eau sont impropres pour l’homme, la plupart étant soumis à la pollution ou la salinisation. Plus de 90 % des jeunes qualifiés sont au chômage, avec l’un des niveaux de pauvreté les plus élevés au monde. Avant même cette attaque israélienne, la situation sanitaire à Gaza était l’une des plus catastrophiques au monde. En soi, le blocus d’un petit endroit comme Gaza [d’une superficie de 360 km2, ndlr] est un acte d’agression.

Comment les médias internationaux peuvent-ils avancer qu’Israël, le quatrième exportateur d’armes au monde, a le droit de se défendre, mais pas les Palestiniens, dont le territoire est occupé depuis des décennies ? Il y a une totale dissymétrie entre les moyens palestiniens et les moyens israéliens. Et un usage totalement disproportionné de la force par Israël. Les Palestiniens ont le droit de résister à l’occupation. Dire le contraire reviendrait à dire que la résistance française dans les années 1940 était injustifiée et criminelle. Comme la résistance française qui refusa de collaborer, nous, Palestiniens, refusons de collaborer. Nous refusons d’abandonner notre droit de dire non à l’occupation.

Le cœur de notre souffrance, le cœur de notre lutte, c’est l’occupation et l’apartheid qui l’accompagne. Apartheid qui est pire que celui de l’Afrique du Sud. C’est la plus longue occupation de l’histoire moderne ! La communauté internationale a autorisé dans les faits Israël à imposer cette occupation, au détriment du droit international et sans qu’Israël ne soit sanctionné.

Vous êtes un non-violent, vous ne croyez pas à l’option militaire. Que pensez-vous de la multiplication, dans le monde, des campagnes Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS), qui visent à contraindre économiquement le gouvernement israélien à mettre un terme à l’occupation des territoires palestiniens ?

Je crois que nous avons le droit de résister sous toutes ses formes. Gaza a le droit de se défendre. Vous ne pouvez pas vous défendre avec du papier lorsque vous êtes bombardés ! Il y a une certaine limite. Nous ne pouvons pas continuer la non-violence populaire quand on nous tire dessus avec des balles de ce genre. Mais je crois, en principe, qu’à un moment donné, il devrait y avoir un cessez-le-feu. Et dès lors, la principale forme de lutte pour les Palestiniens sera la résistance populaire non-violente. Mais cette lutte ne peut pas réussir sans une campagne de « boycott-désinvestissement-sanctions » puissante. Exactement comme ce qui s’est passé en Afrique du Sud pour faire céder le gouvernement d’apartheid. Sans une campagne dite « BDS » dans ce pays, ceux qui défendaient la fin de ce système n’auraient pas réussi.

Je suis l’un des fondateurs du mouvement BDS. J’en suis fier. Nous sommes très fiers de ce que nous faisons. Selon certains analystes, Israël a déjà perdu cette année près de 15 milliards de dollars. Il est désormais certain, selon les propres statistiques israéliennes, que les colons ont perdu 35% de leurs exportations, agricoles ou industrielles.

Personnellement, je refuse le recours aux moyens militaires. Je ne suis pas contre le droit des gens à en faire usage, mais personnellement je ne les utilise pas, j’ai toujours agi et manifesté pacifiquement. En dépit de cela, j’ai été blessé huit fois par les forces israéliennes. Deux fois avec des balles à haute vélocité. En 1996, on m’a tiré dessus alors que je soignais une personne blessée. J’étais à l’intérieur d’une maison, avec ma blouse blanche et j’ai été touché par un tir de sniper. Les forces israéliennes m’ont aussi cassé le genou. Et récemment, j’ai reçu une bombe sonore. En dépit de la manière avec laquelle Israël traite les personnes qui luttent de façon non-violente, je continuerai à poursuivre dans cette voie.

Que répondez-vous à ceux qui, en France, tentent de délégitimer la campagne BDS en la qualifiant de raciste, voire d’antisémite ?

Avec la campagne BDS, les gens ne soutiennent pas le racisme, au contraire ils luttent contre un système de racisme et d’apartheid, un système qui est mauvais à la fois pour les Palestiniens et pour les Israéliens. Avec notre résistance populaire non-violente, nous, membres du mouvement BDS, luttons pour libérer les deux peuples de ce système d’apartheid. Parce que les Israéliens ne seront pas libres tant que les Palestiniens ne seront pas libres. Quant à l’antisémitisme, n’oubliez pas que les Palestiniens sont aussi sémites ! Rappelons les paroles prononcées par Nelson Mandela, après la libération de l’Afrique du Sud : « Notre liberté ne sera pas complète, sans la liberté du peuple palestinien ». Il a également déclaré : « La question palestinienne est la question la plus importante de nos jours ».

Notre action de boycott ne vise pas le peuple israélien. C’est un boycott contre la politique d’occupation, il est contre le système de l’apartheid. Je me bats pour libérer Israéliens et Palestiniens du système d’apartheid.

Comment un citoyen français, qui suit les évènements à travers sa télévision, et qui peut penser que ce conflit se résume à une guerre de religion entre deux peuples fanatiques, ou que la guerre est de la seule responsabilité des Palestiniens, assimilés à des terroristes, peut-il transformer son point de vue ?

Les citoyens français doivent d’abord nous comprendre, comprendre notre souffrance. Que feraient-ils si deux de leurs enfants étaient tués sous leurs yeux ? Comment se sentiraient-ils face à un père qui, comme je l’ai vécu récemment, crie aux corps sans vie de ses deux enfants : « Pardonnez-moi, mes enfants, de ne pas avoir pu vous protéger » ? Ce que peuvent faire les Français ? Voir notre humanité. Nous ne sommes pas des animaux. Nous sommes des gens normaux, avec un grand héritage, de grands poètes, de grands comédiens, une grande culture, une grande histoire et même une grande cuisine.

Pour ceux qui ne voient en nous que des terroristes, rappelons que Mandela était considéré comme un terroriste, il a fait 27 ans de prison pour son engagement politique. Ce n’est qu’en 2008 qu’il a été retiré de la liste américaine des personnalités terroristes. Gandhi lui-même a été appelé « terroriste » ! Yasser Arafat a été considéré pendant des années comme un terroriste, puis il est devenu acceptable aux yeux de l’opinion internationale et on lui a donné le prix Nobel… Avant de le qualifier de nouveau de terroriste. Par contre, on ne dit pas de Mahmoud Abbas, président de l’Autorité nationale palestinienne, que c’est un terroriste. Et pour autant, le gouvernement israélien refuse de faire la paix avec lui.

Propos recueillis par Eros Sana, à Ramallah.

Photos :
Eros Sana – Collectif OEIL (portrait) / Photo de Une : manifestation non-violente contre le mur de séparation, Cisjordanie, 2010 © Haggai Matar / Haaretz

Notes

[1] Médecin, fondateur de la principale ONG médicale palestinienne, the Palestinian Medical Relief, Mustafa Barghouti est un militant non-violent et fait partie des fondateurs du mouvement BDS (Boycott-Désinvestissement-Sanctions). Il est co-fondateur de l’Initiative nationale palestinienne. Il a été candidat à la présidence de l’Autorité palestinienne en 2005, obtenant une seconde place derrière Mahmoud Abbas. Il siège au Parlement palestinien. En 2010, il est décoré en France de la Légion d’honneur.

[2] Israël a mis un terme aux négociations américaines avec le gouvernement de Mahmoud Abbas, président de l’État palestinien et leader de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), quand celui-ci a signé un accord de réconciliation avec le Hamas, le 23 avril. Alors que Benyamin Netanyahou appelait « tous les éléments responsables de la communauté internationale à ne pas se précipiter à reconnaître un gouvernement palestinien qui inclut le Hamas », cet appel n’a pas été entièrement entendu : l’Union européenne, le coordinateur spécial de l’ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient et d’autres chancelleries ont soutenu cet accord de réconciliation. Et appuyé « la désignation d’un gouvernement de personnalités indépendantes ainsi que la déclaration par le Président Abbas que ce nouveau gouvernement est attaché à la solution des deux États basés sur les frontières de 1967, à la reconnaissance de la légitimité du droit à l’existence d’Israël, à la non-violence et ainsi qu’aux précédents accords ».

 

Source : http://www.bastamag.net/Je-me-bats-pour-liberer-Israeliens




Naomi Klein : il est temps de boycotter !

Naomi Klein

The Guardian, samedi 10 Janvier 2009

Il est temps. Vraiment temps. La meilleure stratégie pour mettre fin à l’occupation de plus en plus sanglante est de faire d’Israël la cible du même genre de mouvement mondial que celui qui a mis fin à l’apartheid en Afrique du Sud. En juillet 2005, une énorme coalition de groupes palestiniens adoptait la stratégie de faire exactement cela. Ils ont appelé les « gens de conscience du monde entier à imposer de larges boycotts et à prendre des initiatives de désinvestissement contre Israël tels que ceux appliqués à l’Afrique du Sud à l’époque de l’apartheid. » La campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions était née.

Chaque jour de plus où Israël pilonne Gaza apporte plus de convertis à la cause BDS – même parmi les Juifs israéliens. Au milieu de l’attaque, environ 500 Israéliens, parmi lesquels des dizaines d’artistes et de chercheurs renommés, ont envoyé une lettre aux ambassadeurs étrangers en Israël. Elle appelle à « l’adoption de mesures restrictives et de sanctions immédiates » et fait un parallèle clair avec la lutte anti-apartheid. « Le boycott de l’Afrique du Sud a été efficace, mais Israël est traité avec des gants… Ce soutien international doit cesser. »

Pourtant, même face à ces appels clairs, beaucoup d’entre nous ne peuvent toujours pas y aller. Les raisons sont complexes, émotionnelles et compréhensibles. Mais elles ne sont tout simplement pas assez justes. Les sanctions économiques sont l’outil le plus efficace dans l’arsenal non-violent : y renoncer frise la complicité active. Voici les quatre principales objections à la stratégie BDS, suivies par des contre-arguments.

« Des mesures punitives aliéneraient plutôt que ne persuaderaient les Israéliens.  »

Le monde a essayé ce que l’on a pris l’habitude d’appeler un «engagement constructif ». Il a complètement échoué. Depuis 2006, Israël n’a eu de cesse d’escalader dans la criminalité : expansion des colonies, lancement d’une guerre scandaleuse contre le Liban, et imposition d’une punition collective à Gaza par le blocus brutal. Malgré cette escalade, Israël n’a pas eu à endurer de mesures punitives – tout le contraire. Les armes et les 3 milliards de dollars d’aide annuelle que les États-Unis envoient à Israël ne sont qu’un début. Tout au long de cette période clé, Israël a bénéficié d’une amélioration spectaculaire de ses relations diplomatiques, culturelles et commerciales avec une variété d’autres alliés. Par exemple, en 2007, Israël est devenu le premier pays en dehors de l’Amérique latine à signer un accord de libre-échange avec le Mercosur. Au cours des neuf premiers mois de 2008, les exportations israéliennes vers le Canada ont augmenté de 45%. Un nouvel accord avec l’UE est appelé à doubler les exportations israéliennes d’aliments transformés. Et en décembre les ministres européens ont « mis à jour » l’accord d’association UE-Israël, une récompense longtemps recherchée par Jérusalem.

C’est dans ce contexte que les dirigeants israéliens ont commencé leur dernière guerre : confiants qu’ils ne seraient confrontés à aucun coût significatif. Il est remarquable qu’en plus de sept jours de négociation en temps de guerre, l’indice phare de la Bourse de Tel Aviv a en fait augmenté de 10,7%. Lorsque les carottes ne fonctionnent pas, il faut les bâtons.

« Israël n’est pas l’Afrique du Sud. »

Bien sûr, il ne l’est pas. La pertinence du modèle sud-africain est qu’il prouve que la tactique BDS peut être efficace lorsque des mesures plus faibles (manifestations, pétitions, lobbying) échouent. Et il y a de profonds échos bouleversants de l’apartheid dans les territoires occupés : les cartes d’identité à code couleur et les permis de déplacement, les maisons rasées au bulldozer et les déplacements forcés, les routes réservées aux colons. Ronnie Kasrils, un homme politique sud-africain de premier plan, a déclaré que l’architecture de la ségrégation qu’il vit en Cisjordanie et à Gaza était « infiniment pire que l’apartheid ». C’était en 2007, avant qu’Israël ne commence sa guerre totale contre la prison à ciel ouvert qu’est Gaza.

« Pourquoi isoler Israël, quand les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et d’autres pays occidentaux font la même chose en Irak et en Afghanistan ? »

Le boycott n’est pas un dogme ; c’est une tactique. La raison pour laquelle la stratégie devrait être essayée est pratique : dans un pays si petit et dépendant du commerce, il pourrait vraiment marcher.

« Les boycotts rompent la communication ; nous avons besoin de plus de dialogue, pas de moins. »

Je vais vous répondre par une histoire personnelle. Pendant huit ans, mes livres ont été publiés en Israël par une maison de commerce appelée Babel. Mais lorsque j’ai publié La stratégie du choc, je voulais respecter le boycott. Sur les conseils de militants du BDS, dont le merveilleux écrivain John Berger, j’ai contacté un petit éditeur appelé Andalus. Andalus est une presse militante, profondément impliquée dans le mouvement anti-occupation et le seul éditeur israélien qui se consacre exclusivement à la traduction d’écrits arabes en hébreu. Nous avons rédigé un contrat qui garantit que tous les profits seront dédiés au travail d’Andalus, et aucun pour moi. Je boycotte l’économie israélienne, mais pas les Israéliens.

Notre plan d’édition modeste a requis des dizaines d’appels téléphoniques, courriels et messages instantanés, s’étendant entre Tel Aviv, Ramallah, Paris, Toronto et la ville de Gaza. Mon idée est la suivante : dès que vous commencez une stratégie de boycott, le dialogue se développe considérablement. L’argument selon lequel les boycotts vont nous couper les uns des autres est particulièrement spécieux étant donné la gamme des technologies de l’information à bas prix que nous avons au bout des doigts. Nous nous noyons dans les moyens de fulminer contre l’autre à travers les frontières nationales. Aucun boycott ne peut nous arrêter.

Juste là, plus d’un fier sioniste se prépare à marquer des points importants : ne sais-je pas que beaucoup de ces jouets de très haute technologie proviennent des parcs de recherche israéliens, leaders mondiaux en technologies de l’information ? C’est vrai, mais pas tous. Plusieurs jours après l’attaque de Gaza par Israël, Richard Ramsey, directeur général de British Telecom, spécialisé dans les services vocaux sur Internet, a envoyé un courriel à la firme technologique israélienne MobileMax : « En conséquence de l’action du gouvernement israélien ces derniers jours, nous ne sera plus en mesure d’envisager de faire des affaires avec vous ou toute autre société israélienne « .

Ramsey dit que sa décision n’était pas politique ; il ne voulait tout simplement pas perdre des clients. « Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre un de nos clients, » explique-t-il, « c’était une décision purement commercialement défensive. »

C’est ce genre de calcul d’affaires froid qui a conduit de nombreuses entreprises à se retirer d’Afrique du Sud il y a deux décennies. Et c’est précisément le genre de calcul qui est notre espoir le plus réaliste pour apporter la justice, si longtemps déniée, en Palestine.

Une version de cet article a été publiée dans The Nation (thenation.com)

naomiklein.org

http://www.theguardian.com/commentisfree/2009/jan/10/naomi-klein-boycott-israel




Nelson Mandela est mort mais l’apartheid est toujours vivant

Par Michel Bôle-Richard (Ancien journaliste au Monde et correspondant en Afrique du Sud et en Israël)

Le Monde.fr | 12.12.2013

Un clash entre soldats israéliens et jeunesse palestinienne à Bilin.
Un homme brandit un portrait de Nelson Mandela, face à des soldats perplexes.
ABBAS MOMANI – IMAGEGLOBE

Après avoir salué la disparition d’un « dirigeant moral de premier ordre », Benyamin Netanyahou a décidé de ne pas se rendre aux obsèques de Nelson Mandela en raison du coût du voyage. Le motif invoqué est pour le moins surprenant alors que le monde entier rend hommage au héros de la lutte antiapartheid. Le premier ministre israélien s’est-il souvenu que son pays avait entretenu d’étroites relations économiques et militaires avec le régime blanc de l’Afrique du Sud ? L’un de ses proches lui a-t-il rappelé que Nelson Mandela avait affirmé le 4 décembre 1997 que « notre liberté est incomplète sans la liberté des Palestiniens » ?

A-t-il eu peur d’être montré du doigt comme le propagateur d’un système d’exclusion et de ségrégation qui, par de nombreux côtés, s’apparente à celui qui a prévalu en Afrique du Sud jusqu’en juin 1991, date à laquelle les quatre principaux piliers de l’apartheid ont été abolis ? Une aberration contre laquelle Nelson Mandela s’est battu avec un acharnement constant ? La question mérite d’être posée. Nelson Mandela est mort, mais l’apartheid vit toujours sous une forme non codifiée, non légalisée mais bien réelle, notamment en Israël. Un apartheid masqué, rampant, une mise à l’écart. Beaucoup pensent que l’utilisation du terme « apartheid » est exagérée voire outrageante pour l’Etat juif, mais ils oublient que l’apartheid prend des formes diverses héritées de la domination d’un groupe sur un autre ou sur plusieurs autres et aboutit à l’exclusion, la marginalisation, voire l’expulsion. L’apartheid n’est pas seulement le produit de l’occupation, il est le corollaire de la colonisation et de la volonté de se débarrasser d’un groupe de population en le cantonnant dans des endroits spécifiques ou des bantoustans afin de faire de la place à un autre groupe. Ecarter ou cantonner les Palestiniens pour laisser le champ libre à la communauté juive. N’est-ce pas la définition qui en a été donnée par l’ONU en 1973 dans sa résolution 3068 qui décidait que « le crime d’apartheid désigne les actes inhumains commis en vue d’instituer ou d’entretenir la domination d’un groupe racial d’être humains sur n’importe quel autre groupe racial d’êtres humains et d’opprimer systématiquement celui-ci ». Qui peut nier qu’il ne s’agit pas d’une réalité en Israël actuellement ? Depuis des années, les dirigeants occidentaux exigent régulièrement qu’il soit mis fin à la colonisation, aux destructions des maisons palestiniennes, aux brutalités de l’armée, à la fin du blocus de Gaza, à la libération des prisonniers politiques sans obtenir le moindre écho des autorités israéliennes.

Chaque semaine ou presque, de nouveaux programmes de logement sont annoncés en Cisjordanie ou à Jérusalem. Chaque semaine ou presque, des Palestiniens sont tués.

Vingt-six depuis le début de l’année. Le dernier en date, le 7 décembre. Il avait quinze ans, tué d’une balle dans le dos à Ramallah. L’avant-dernier, le 30 novembre, un travailleur palestinien en situation irrégulière en Israël, abattu par un garde- frontière. Selon l’ONU, un tiers des blessés au cours de l’année 2013 sont des enfants. La justice militaire vient de clore une enquête en refusant toute poursuite à l’encontre d’un soldat qui avait tué un manifestant en décembre 2011 en tirant une grenade lacrymogène à quelques mètres de son visage. Le gouvernement de Benyamin Netanyahou poursuit la mise en place du plan Prawer visant à sédentariser les Bédouins du Néguev qui, depuis des temps immémoriaux vivent en nomades, afin de faire de la place aux colons. Naftali Bennett, ministre de l’économie, a proposé, le 8 décembre, d’annexer « la zone où vivent 400 000 colons et seulement 70 000 Arabes ».

Comment faut-il qualifier une telle politique ? Comment appeler les restrictions imposées en zone C (62% de la Cisjordanie) qui, si elles étaient levées, permettraient d’augmenter le PIB de l’Autorité palestinienne de 35% selon la Banque mondiale ? Que faut-il conclure de la toute récente enquête de l’OCDE qui souligne qu’un Arabe sur deux vit sous le seuil de la pauvreté alors que le pourcentage est de un sur cinq pour les Juifs. Depuis 1948, date de la création d’Israël, aucune ville ni village arabe n’ont été construits alors que la population a été multipliée par dix et que 600 municipalités juives ont été créées. Plus d’une trentaine de lois-cadres « discriminant directement ou indirectement les citoyens palestiniens d’Israël » ont été répertoriées par Adalah, une organisation de défense des droits de l’homme. Y a-t-il un terme pour caractériser les 600 kilomètres de routes réservées aux seuls colons en Cisjordanie, la bonne centaine de permis de type différent que doivent posséder les Palestiniens pour pouvoir se déplacer, des infrastructures séparées pour chaque communauté et leur cloisonnement pratiquement intégral ?

Faut-il allonger la liste, donner des détails supplémentaires ? En octobre 1999, lors d’une visite à Gaza, Nelson Mandela avait invité les Palestiniens à ne pas renoncer, à poursuivre la lutte car, comme il l’avait souligné lors de sa libération « notre marche vers la liberté est irréversible. Nous ne pouvons pas laisser la peur l’emporter ». La peur, ce sentiment qui domine la politique israélienne et au nom duquel tout peut se justifier. Mandela l’avait compris. Yitzhak Rabin aussi. Il a été assassiné. Personne ne l’a remplacé. Et si Marwan Barghouti, leader du Fatah, emprisonné depuis onze ans, affirme que « l’apartheid a été vaincu en Afrique du Sud, il ne l’emportera pas en Palestine », on ne voit pas qui, pour le moment, va pouvoir y mettre un terme.

Michel Bôle-Richard est l’auteur de Israël : le nouvel apartheid, Edition Les liens qui libèrent, Paris, 2013.

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/12/12/nelson-mandela-est-mort-mais-l-apartheid-est-toujours-vivant_4333270_3232.html?fb_action_ids=10202641081849975&fb_action_types=og.recommends&fb_source=other_multiline&action_object_map=[473984026047539]&action_type_map=[%22og.recommends%22]&action_ref_map




Commandez les sacs bio BDS

Les sacs en tissu beige BDS sont arrivés, avec le même visuel que notre badge. Cerise sur le gateau : il s’agit de modèles 100% coton bio.

Sac cabas en coton BIO 118 g/m², grandes anses, couleur écrue.
Hauteur 37 cm, Fond 10 cm, Largeur 40 cm

Prix public: 9 euros

Pour commander, écrire à : campagnebdsfrance@yahoo.fr

Modèle en noir à venir.

Voir les autres matériels BDS




Pétition pour le retrait de la circulaire contre les militants BDS

Alors qu’un nouveau jugement – de la Cour de cassation de Paris – a annulé une plainte contre une militante BDS (voir notre article), une lettre-circulaire datant de février 2010, de la part la Garde des Sceaux Alliot-Marie court toujours pour demander aux Parquets d’engager des poursuites contre les personnes appelant ou participant à des actions de boycott des produits déclarés israéliens. S’appuyant sur un article de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, elle assimilait ces actions à de la provocation à la discrimination ou à la haine raciale.

La Campagne BDS France s’associe à l’initiative du Collectif National pour une Paix Juste et durable entre Israéliens et Palestiniens (CNPJDPI) demandant le retrait de cette circulaire qui attaque directement la liberté d’expression et vise, en tentant de les criminaliser, à museler des actions citoyennes et non violentes contre l’impunité d’un état, Israël, qui viole en permanence le droit, notamment par la colonisation.

Signez la pétition !

Consulter notre rubrique sur les procès contre les militants BDS.




Lettre d’infos BDS France – octobre 2013

  Les succès de la Campagne

puce Mobilisation procès

puce Ça bouge !

  • Ecrivez à vos députés européens pour leur demander de soutenir les nouvelles règles sur la participation d’Israël aux programmes européens : quelques clics suffisent !
  • 51 eurodéputés ont déjà interpellé directement Catherine Ashton, Haut représentant à l’UE à appliquer les lignes directrices écartant les colonies israéliennes
  • La campagne de boycott sportif « Carton rouge pour Israël » continue en interpellant la FFF (Féd. Française de Football) sur la rencontre de l’équipe israélienne dans le cadre des qualifications du Championnat d’Europe des moins de 17 ans de l’UEFA.
  • Une action originale et sympathique de sensibilisation et de banalisation du BDS auprès du public de Strasbourg, à vélo !

puce  Boîte à outils

puce  En images

videoparodie

puce  Du fond

  • L’Israfrique, c’est le nom donné à la politique israélienne vis-à-vis de l’Afrique qui, en dehors de contrats discrets de ventes d’armes et de matériel d’espionnage passés avec de nombreux gouvernements africains, passe aussi par l’invitation, depuis peu, d’artistes africains en Israël. Heureusement, certains d’entre eux ont rejoint la campagne BDS, tels que les Maliens Oumou Sangaré et Salif Keita, l’Egyptienne Natacha Atlas ou les Sud-africains Ladysmith Black Mambazo, Andy Kasrils ou Ewok.
puce  Les pendules à l’heure

  • Certains disent : « La cause du peuple palestinien est juste, mais ce qui se passe aujourd’hui dans d’autres pays arabes, surtout en Syrie, ainsi qu’en Egypte, est bien pire. »
  • Nous répondons : « La libération du peuple palestinien reste un enjeu crucial pour tout le Proche et Moyen-Orient et pour la paix dans le monde. Dans l’enchaînement des situations dramatiques dans les pays arabes, la politique d’Israël et de ses alliés a souvent été une origine ou un prétexte majeurs. La cause palestinienne concentre depuis longtemps des enjeux internationaux phares, tant en ce qui concerne la conception du droit international, des droits des peuples à vivre libres, qu’en ce qui concerne la conception du « vivre ensemble » dans l’égalité et la justice. »

Rejoindre la Campagne sur Facebook

Visitez régulièrement le site www.bdsfrance.org, mis à jour quotidiennement avec les dernières actualités en France et dans le monde concernant BDS.


La Campagne BDS France est composée de 50 organisations soutenant l’appel international BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions)lancé par les Palestiniens.
campagnebdsfrance@yahoo.fr

165 165 165

Ça bouge !



Aux Pays-Bas, des détaillants interdisent les produits des colonies

 

par Hillel Posek

A la suite de l’annonce par l’Union Européenne de lignes directrices prohibant officiellement le financement d’entités israéliennes et d’actions se situant au-delà de la Ligne Verte, il a été dit lundi aux Pays-Bas qu’au moins deux chaînes de magasins du pays ont cessé de vendre des produits des colonies israéliennes. Une troisième chaîne a assuré à ses clients que ses produits ne proviennent aucunement des colonies.

Le ministère israélien des affaires étrangères a répondu : « le boycott est entaché d’hypocrisie et de préjugés. Cela ne fait qu’aggraver le problème qu’il entend résoudre. »

Selon le site néerlandais Trouw, les deux chaînes qui ont annoncé qu’elles ne vendraient plus de produits des colonies sont Aldi et Hoogvlit. Elles sont particulièrement populaires à Amsterdam, Rotterdam, la Haye et Utrecht. Jambo, la troisième chaîne, fait une distinction au sein des produits israéliens.

Dans le cadre d’une recherche menée par Trouw auprès de plusieurs supermarchés en Hollande, plusieurs gérants de magasins Aldi et Hoogvlit ont confirmé l’interdiction. Aldi a même demandé à ses fournisseurs de ne plus lui livrer des produits des colonies. Le porte-parole de la chaîne a ajouté qu’Aldi n’est pas intéressé à ce que ses produits fassent l’objet d’un débat public.

 

supermarchs2

Rapport sur le site hollandais Trouw

 

Le rapport ajoute que Jambo a récemment demandé à ses fournisseurs de lui soumettre une attestation officielle selon laquelle les produits livrés sous le label « Israël » viennent effectivement de l’Etat d’Israël et non des colonies. Jambo a expliqué que cette disposition inhabituelle a été prise du fait de la montée du débat public à ce sujet, ajoutant que « nos clients méritent une information honnête ».

Les Pays-Bas ont longtemps été préoccupés par la question de savoir comment les grandes chaînes de vente au détail doivent se comporter concernant les produits issus des colonies. La question a suscité des débats tournant autour de la nécessité soit de souligner sur l’emballage que le produit provient de colonies, soit de demander aux supermarchés de proscrire les produits originaires d’au-delà de la Ligne Verte.

 

supermarchs

Hoogvliet, refuse les produits des colonies (Photo: M.M.Minderhoud)

Alors que trois chaînes ont déjà pris des mesures d’interdiction contre les produits des colonies, d’autres attendent les décisions du gouvernement. La plus grande chaîne de Hollande de magasins de vente au détail, Albert Heijn, se concerte actuellement avec l’Association Néerlandaise du Commerce Alimentaire de Détail (CBL), qui attend les décisions du ministre des Finances et du ministre des Affaires Etrangères. Les ministres eux-mêmes sont en attente d’éclaircissements de l’UE sur la question.

Le porte-parole de CBL a déclaré en réponse que «la première fois que nous avons rencontré ce problème c’était il y a un an, et dans la dernière lettre envoyée il y a deux mois, nous avons demandé des clarifications urgentes. Le plus tôt nous recevrons ces précisions, le mieux ce sera. Nous n’avons pas d’avis sur la solution, qu’ils décident d’apposer des étiquettes indiquant l’origine ou qu’il nous soit demandé de retirer les produits des rayons, dès lors que nous obtenons des éclaircissements.

En mars dernier, le ministère israélien des Affaires Etrangères a confirmé avoir reçu de source officieuse une information concernant un document officiel des Pays-Bas recommandant aux importateurs et aux chaînes de magasins de détail du pays d’indiquer la provenance des produits issus des colonies. Selon le compte rendu diffusé en Hollande lundi, la recommandation a été publiée sur le site Web du ministère des Finances néerlandais, et a été retirée depuis lors.

Traduction Jean-Guy Greilsamer et Sonia Fayman, 22 juillet 2013

Source : http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4408239,00.html




Quand nos impôts financent (indirectement) les colons d’Israël

En France, la loi permet de réduire son impôt sur le revenu grâce à des dons à « certains organismes ayant un caractère d’intérêt général ». Un don de 150 euros revient par exemple à seulement 37,5 euros au donateur, une fois l’abattement sur son impôt effectué.

Cette disposition représente un manque à gagner brut certain pour l’Etat mais est évidemment juste et utile. Elle permet en effet à nombre d’associations, fondations et aux partis politiques de vivre et d’agir sur le terrain, en particulier dans le domaine humanitaire. Elle est garante d’une société civile vivante et dynamique et est donc, en elle-même, d’utilité publique. Rien ne justifierait une quelconque remise en cause… même par temps de disette budgétaire.

Mais que vient faire l’association franco-israélienne Hasdei Avot dans la liste des bénéficiaires potentiels de cette disposition ? Depuis quand nos impôts (même de façon indirecte) doivent-ils servir à appuyer et financer la colonisation israélienne en Cisjordanie, que la diplomatie française ne cesse pourtant officiellement de condamner ?

L’association Hasdei Avot, organisme de bienfaisance de la colonie de Kiryat Arba, en périphérie d’Hébron, sollicite en ce moment nos dons par courriel pour financer les vacances des enfants des colons.

Collée à la vieille ville d’Hébron, dont la population palestinienne est soumise à un ordre militaire israélien vexatoire et particulièrement choquant, Kiryat Arba est généralement considérée comme la colonie israélienne la plus radicale de Cisjordanie. Au centre de Kiryat Arba, le décor est planté ; y trône la statue de Baruch Goldstein, qui en 1994 dans la mosquée d’Abraham à Hébron a massacré 29 Palestiniens et blessé 125 autres à l’arme automatique. Visiter Hébron et ses environs, c’est s’approcher au plus près du caractère inique et sinistre de la colonisation israélienne et de l’occupation militaire… peut-être même plus encore qu’à Gaza.

Les critères de l’administration fiscale

Capture d’écran de la page « Don de France » sur HasdeiAvot.org (HasdeiAvot.org)

Malgré les dizaines de visites que j’ai effectuées là-bas au cours des deux années que j’ai passées en Palestine, je n’ai jamais pu me faire à cette violence et à la déshumanisation subie au quotidien par les Palestiniens (la semaine dernière c’était un enfant de 5 ans qui était arrêté par l’armée). Et je ne suis visiblement pas le seul… tant les récits des mécanismes de la violence abondent et tant la ville constitue pour tout militant de la cause palestinienne ou simple curieux un passage obligé.

Pourquoi la France reconnaît-elle donc à l’association Hasdei Avot un quelconque « caractère d’intérêt général » ? Répond-elle aux critères formulés par l’administration fiscale ? Celle ci-précise sur son site internet :

« L’organisme doit respecter les trois conditions suivantes : être à but non lucratif, avoir un objet social et une gestion désintéressée, ne pas fonctionner au profit d’un cercle restreint de personnes. »

Une population de colons (dont les enfants apparaissent de toute évidence comme instrumentalisés par leurs aînés) n’est-elle pas justement un « cercle restreint de personnes » ? L’entreprise de colonisation, par la violence, la spoliation et la vexation quotidienne est-elle un « objet social » ? Est-elle même « désintéressée » ?

« Maintenir la présence juive »

Capture d’écran de HasdeiAvot.org (http://www.hasdeiavot.org/presentation/)

Quant au « centre aéré » que « nos » dons sont censés financer, qu’enseigne-t-il aux enfants ? La coexistence pacifique ? Le site de Hasdei Avot donne quelques indices : son objectif est de « maintenir la présence juive dans la ville des Patriarches [Hébron, ndlr] ». Des « pauvres » Palestiniens qui auraient légitimement droit à l’assistance d’une association humanitaire « désintéressée » et qui seraient sans doute heureux d’avoir eux aussi droit à des vacances, il n’est point question.

Le centre aéré financé par Hasdei Avot, non mixte évidemment car réservé aux filles, répond-il même au critère de la « sainte » laïcité « à la française » ? Accepterait-on de voir les deniers publics financer, même de façon indirecte, les « colonies de vacances » de Troisième Voie, organisation d’extrême droite française dissoute il y a peu ? Celles de la secte Moon en Corée du Sud ? Celles « réservées aux Blancs » du Ku Klux Klan ou des nostalgiques de l’apartheid sud-africain ? Ou celles du gouvernement élu du Hamas dont on critique volontiers les raccourcis nationalistes et la valorisation de la résistance armée ?

Sans doute est-il aujourd’hui temps de cesser cette incroyable exception dont jouissent nombre d’associations franco-israéliennes qui œuvrent en faveur de la colonisation israélienne et le font avec les deniers publics.

Sans doute est-il enfin temps pour notre gouvernement d’accepter que le rejet de la colonisation et la mise en application des principes républicains qui nous sont chers passent non seulement par des paroles mais aussi par des décisions politiques courageuses… En l’espèce, notre conscience et notre déficit public ne s’en porteraient que mieux.

http://www.rue89.com/2013/07/17/quand-impots-financent-indirectement-les-colons-disrael-244289


Laurent Bonnefoy est chercheur au CNRS en sciences politiques. De retour d’un séjour de deux années en Palestine, il est « inondé de messages d’associations communautaires de soutien à Israël » depuis qu’il s’est inscrit (comme simple électeur) sur les listes électorales lors de la campagne législative pour les députés de l’étranger en 2012. Il a découvert à cette occasion que certaines associations de colons israéliens étaient en partie financées grâce aux deniers publics français. M.D.




Lettre d’infos BDS France – juillet 2013

Cliquez ici pour visualiser la Lettre en ligne

juillet 2013

puce Le fond du problème, enfin !

Enfin le droit au boycott d’Israël a été abordé sur le fond, lors des procès attendus, en juin, des militants BDS inculpés par les lobbys pro-israéliens. Les témoignages massifs de solidarité ont afflué, avec des centaines de personnes présentes aux procès à Perpignan et Alençon, jusqu’aux organisations et citoyens du monde entier ayant exprimé leur soutien avec les militants inculpés. Merci à nous tous, et on lâche rien !
 

puce  Les succès de la Campagne

  • A Bethléem, la 4e conférence BDS du 8 juin a fait l’impression d’un marqueur historique pour le mouvement en Palestine, avec 700 participants, d’éminents intervenants de Palestine et d’ailleurs, des débats vifs, voire musclés, et des plans d’actions très structurés autour du BNC.
  • La Marche du 29 juin contre Mehadrin et plus généralement contre le commerce avec les entreprises agroalimentaires israéliennes, a rencontré un vif succès avec plus de 500 personnes mobilisées.

puce Mobilisation procès  alt
  • Des mouvements et personnalités en France (Paul Arries par exemple) et du monde entier ont manifesté leur solidarité avec les boycotteurs français, en images, et en texte.
    > voir tous les articles

puce Boycott culturel : ça bouge !

alt

puce  Boîte à outils

puce  En images

 image-affiche-dattes-bds

puce  Du fond

  • Mais qu’attend Christiane Taubira, Garde des Sceaux, pour annuler la circulaire Alliot-Marie ordonnant aux parquets de justice de poursuivre les boycotteurs ? Rien, comme le rappelle cette tribune de M. Warschavski.
puce  Les pendules à l’heure

  • Certains disent : « Israël a une armée puissante. Que faire contre elle ? »

Rejoindre la Campagne sur Facebook /// {unsubscribe}Me désabonner{/unsubscribe}

Visitez régulièrement le site www.bdsfrance.org, mis à jour quotidiennement avec les dernières actualités en France et dans le monde concernant BDS.


La Campagne BDS France est composée de 50 organisations soutenant l’appel international BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions)lancé par les Palestiniens.
campagnebdsfrance@yahoo.fr

165 165 165



Extraordinaire mobilisation pour la marche BDS France « Mehadrin dégage »


Plus de 500 personnes ont manifesté dans Avignon ce samedi 29 juin, avec un dynamisme et une combattivité rarement vus dans cette ville. 350 marcheurs et marcheuses ont parcouru 14 km pour le boycott des entreprises agroalimentaires israéliennes et vont planter, en hommage aux actions des Palestiniens,  « un village de tentes » sur lesquelles on pouvait lire : Al Manatir, Al Karama, Bab Al Shams, Al Asra….
Résultat : Des délégations de plus de 20 villes de France et le nouveau tube de l’été : « sur le pont d’Avignon, on boycotte l’occupation » 🙂 !
   alt  alt

D’autres images et vidéo à venir de ce moment fort de la réponse de BDS France à l’Appel palestinien du 13/06/2013 contre le commerce avec les entreprises agroalimentaires israeliennes.

{youtube}KO9M8uQuPxI{/youtube}

alt
Les 350 marcheurs sortent d’Avignon  et entament la marche vers Chateaurenard

alt

En bleu, l’entreprise Mehadrin protégée par une rangée de gendarmes en polos bleus clair…
alt
Une partie du village de tentes ici : Al Karama

alt




Concert et Marche « Mehadrin dégage » 28-29 juin

BUS ET COVOITURAGE :
OÙ QUE VOUS SOYEZ CONTACTEZ : mehadrindegage@gmail.com

A Montpellier : bus (A/R) départ samedi 29/06, à 9h parking Géant Casino (av. du mas d’Argelliers).
10€ (inscrivez-vous : mehadrindegage@gmail.com)
A Marseille : bus (A/R) précisions : norabenameur@hotmail.fr

L’entreprise israélienne Agrexco a été liquidée en septembre 2011 et dans le port de Sète, depuis le 15 avril 2013, plus aucun bateau ne décharge des fruits et légumes en provenance d’Israël. La  bataille victorieuse contre Agrexco est la preuve que le boycott est l’arme – non violente – la plus efficace contre l’état d’Israël.

Le 9 février 2013, forts de la victoire contre Agrexco, les paysans palestiniens et la société civile palestinienne ont lancé un appel international et nous demandent de mener campagne contre le commerce avec les entreprises agroalimentaires israéliennes.

Pour l’Europe ils désignent comme cible N°1 de cette campagne, l’entreprise Mehadrin (Jaffa) qui est devenue après la liquidation d’Agrexco le premier producteur et exportateur israélien de fruits et légumes.

Mehadrin est une entreprise pilote dans la colonisation de la Palestine. Elle chasse les palestiniens, leur vole la terre, l’eau et les fait travailler sur leurs propres terres comme des esclaves. Elle exporte illégalement les produits des colonies.

Le siège social et le centre d’emballage de Mehadrin se trouvent à la ZAC du Barret à Chateaurenard (à 10km d’Avignon) sans enseigne visible, dans la plus grande discrétion.

Nous manifesterons dans Avignon et nous marcherons sur Mehadrin pour exiger la fin du commerce avec Mehadrin et avec  toutes les entreprise agroalimentaires israéliennes. Comme le font les Palestiniens en Cisjordanie, nous planterons un village de tentes à Chateaurenard pour reprendre à Mehadrin les terres volées aux palestiniens et lui dire : Mehadrin dégage d’ici et de Palestine !


VOUS AUSSI

PARTICIPEZ À LA GRANDE MARCHE
« MEHADRIN DEGAGE!  »
DU 29 JUIN 2013
D’AVIGNON À CHATEAURENARD !

Vendredi 28/06 19h- 22h

Concert de solidarité
« Mehadrin dégage »
à Avignon

Avignon est la plus grande ville à proximité de Chateaurenard (siège social de Mehadrin).
Ce concert se tiendra dans un quartier populaire d’Avignon.
Il a pour objectif premier, d’informer les quartiers populaires qui ont joué un rôle déterminants dans les grandes mobilisations contre la guerre israélienne de l’hiver 2008-2009 contre Gaza et comme second objectif : mobiliser les haboitants de ces quartiers pour la marche du lendemain.
Salle MPT Champfleury
2 rue Marie Madeleine
84000 Avignon
CAMPAGNE CONTRE LE COMMERCE

AVEC LES ENTREPRISES AGROALIMENTAIRES ISRAÉLIENNES

Après la victoire du BDS Européen contre Agrexco en septembre 2011, et après analyse de la situation, le BDS Européen, coordonné par le BNC, avait désigné Mehadrin comme cible principale du boycott dans le champ des entreprises agroalimentaires.
Sans perte de temps, dès le 22 novembre 2011 avait lieu, avec succès, la première journée européenne contre Mehadrin. Une seconde journée d’action européenne contre la même cible devait avoir lieu en novembre 2012.
La tenue du Forum Mondial sur la Palestine aux même dates a décalé de deux mois et demi la tenue de cette journée européenne. `

Entre temps, le BNC a rassemblé 16 organisations palestiniennes, dont toutes les organisations paysannes palestiniennes, qui ont lancé le 9 février 2013 l’Appel à une campagne internationale contre le commerce avec les entreprises agroalimentaires israéliennes (CCEAI).

Cet appel du 9 février s’est accompagné d’une brochure de 30 pages « Farming Injustice » (*) qui précise les motifs de cette campagne, ses cibles et ses objectifs. Elle constitue bien évidemment, pour le mouvement de solidarité international,  le texte stratégique de référence pour cette campagne, laquelle inclue désormais les paysans et les pêcheurs de Gaza. 

(*) Commandes : mehadrindegage@gmail.com
Prix de vente en nombres  0,50€ + frais de port  – Prix public : 1€.
Brochure à lire sur le web  
http://www.protection-palestine.org/spip.php?article12355
Samedi 29/06,
12h30 gare d’Avignon:
Marche « Mehadrin dégage »
d’Avignon à Chateaurenard.


Cette « marche »  se décompose en trois parties :

-1- MANIFESTATION
Départ 12h30 devant la Gare (centre ville) d’une Manifestation (avec les marcheurs devant) qui parcourra en aller-retour l’avenue principale d’Avignon, de la Gare à la place de l’horloge. Le but étant d’informer la population de l’action, se faire voir, de faire du bruit et que la ville parle de l’événement (banderoles, drapeaux, tracts, slogans avec sono etc.. De là nous défilerons ensuite dans les quartiers populaires d’Avignon. En vue d’informer et de rallier à la marche les personnes sensibilisées la veille par le concert. Tous-tes les participants-tes sont invités à participer à la manifestation.

-2- LA MARCHE
Au sortir d’Avignon nous marcherons vers le sud en direction de Chateaurenard (12 km environ). L’idée de la Marche s’inspire des thèses de la non violence et des actions non violentes comme les marches d’hier ou d’aujourd’hui en Inde, des grèves de la faim ou des jeûnes.  Quand Gandhi faisait une marche (avec d’autres) ou une grève de la faim il démontrait sont refus de coopérer avec l’ordre en place et affirmait des valeurs pour lesquelles il était prêt à mettre sa vie en jeu. Quand les prisonniers palestiniens font grève de la faim, ils affirment dans le même esprit qu’ils sont prêts à mettre leur santé voire leur vie en jeu pour dénoncer et combattre la barbarie de l’occupant en vue de provoquer un mouvement de solidarité obligeant l’occupant à reculer. Ce faisant ils montrent qu’ils n’ont pas peur de l’occupant et que ce sont eux qui disposent de leur avenir et pas l’occupant …

Bien évidemment, nous n’en sommes pas là !! Mais il y a dans la Marche l’idée qu’on ne recule pas devant l’effort, qu’on est prêts à « payer » de sa personne pour une cause supérieure. On marche 12 ou 15 km, sous le soleil etc. C’est à dire que par une action physique demandant un effort on démontre collectivement notre détermination à mener la bataille contre Mehadrin.

-3-  LE « VILLAGE DE TENTES » AUTOUR DE MEHADRIN et MEETING
En arrivant devant l’entreprise nous monterons « un village de tentes » (une trentaine) en hommage et en écho aux actions palestiniennes (depuis janvier 2013) de récupération des terres (Bab Al Sham, Bab al Karamah, Al Manatir etc.)

Malgré les milliers de Km qui nous séparent de la Palestine, nous affirmerons ainsi symboliquement que Mehadrin doit« dégager » d’ici tout comme il doit dégager des terres volées en Palestine et que nous le pourchasserons jusqu’à ce qu’il « dégage » . Nous donnerons la parole en particulier à un représentant palestinien de la CCEAI palestinienne qui aura fait la marche avec nous.

A L’INITIATIVE DE BDS FRANCE DANS LE CADRE DE LA CAMPAGNE CONTRE LE COMMERCE AVEC LES ENTREPRISES AGROALIMENTAIRES ISRAÉLIENNES, CETTE MARCHE EST OUVERTE À TOUTES LES ORGANISATIONS MEMBRES OU NON DE BDS FRANCE QUI VOUDRONT BIEN LA SOUTENIR SUR LES BASES DE CET APPEL.
Une coordination générale sest en place pour la préparation et l’animation des 28/29 juin.
Pour y participer contacter :  mehadrindegage@gmail.com

Suivez les infos sur le site : www.mehadrindegage.org

Page FB :
https://www.facebook.com/MehadrinDegage?fref=ts

Evenement FB :  
https://www.facebook.com/events/399788423467148/400661890046468/?notif_t=plan_mall_activity

Une affiche de la Marche avec une meilleure définition pour tirages 35 X 50 sera envoyé à la demande :
mehadrindegage@gmail.com

 




Concert « Justice en Palestine » à la Courneuve le 8 juin

Le 8 juin 2013
LA COURNEUVE
19h30 – Stade Geo André – 5 euros

En partenariat avec La Courneuve-Palestine, l’Union Générale des Etudiants Palestiniens (GUPS), Emergence, Libre Lucha, BBoyKonsian, Falastine Wear ,Uni T, Agence Média Palestine, JMF La Courneuve, Baulieue, Citoyen Tactil, ASR, Assad, Start Event.

Ce concert est le premier pas du Mouvement ARTISTS AGAINST APARTHEID FRANCE !!!

Il précédera le Tournoi Intercités CARTON ROUGE POUR ISRAËL qui rassemblera 250 joueurs de 14 villes du 93 à La Courneuve le même jour.

http://generation-palestine.org/
http://www.bdsfrance.org/




4e conférence palestinienne du BDS le 8 juin à Bethlehem

Invitation du BNC à la 4e conférence nationale du BDS le 8 juin à l’Université de Bethlehem

Global BDS MovementThe Palestinian Boycott, Divestment, and Sanctions National Committee (BNC) cordially invites you to actively participate in its

Fourth National BDS Conference
Saturday, 8 June 2013
9:00 AM to 5:00 PM
Bethlehem University

See Attached Conference Program in English and Arabic

In light of the latest spectacular growth of the BDS movement around the world in the academic, cultural and economic domains, this conference aims to enhance and expand Palestinian civil society’s active implementation of BDS as an effective and popular strategy of resistance that is deeply rooted in the heritage of Palestinian popular resistance and that is also inspired by the South African anti-apartheid struggle and the US civil rights movement.

The conference will feature:

– Solidarity video messages from Archbishop Desmond Tutu, Roger Waters and Marcel Khalifeh

– Presentations by leading trade unionists, academics, women and youth activists, writers and other civil society representative.

– Workshops culminating months of community meetings to develop strategies for local sector-based BDS campaigns

The conference embodies the unified and determined Palestinian will to exercise our inalienable right to self determination through ending Israel’s occupation, apartheid and denial of our refugees’ right of return. This in turn requires intensifying BDS globally to isolate Israel in all fields and hold it accountable to its obligations under international law.

For more information: info@BDSmovement.net

Simultaneous Translation is Available

Program-Fourth-National-BDS-Conference (409.7 KiB)

 

Source BNC : http://www.bdsmovement.net/2013/fourth-national-bds-conference-bethlehem-university-june-8-11004




Interpellation de la Société internationale de psychologie politique

PACBI : A la Société internationale de psychologie politique : répondez à l’appel pour le boycott d’Israël !

jeudi 30 mai 2013 – 06h:13

La campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël (PACBI) est profondément inquiète de la décision de la Société internationale de psychologie politique (ISPP) de tenir sa conférence au Centre interdisciplinaire (IDC), Herzliya (district de Tel Aviv), du 8 au 11 juillet 2013 (1). Nous exhortons l’ISPP à modifier le lieu de sa conférence vers un autre pays qui n’incarne pas l’injustice en aidant au maintien d’un régime d’occupation, de colonialisme et d’apartheid (2), comme Israël. Nous appelons aussi tous les membres de l’ISPP à s’abstenir de toute participation à la conférence dans le cas où elle se réunirait en Israël, à l’instar de la plus grande partie des universitaires qui ont évité de se rendre en Afrique du Sud tant qu’elle n’avait pas mis fin à son système d’apartheid.

En tant qu’érudits, vous êtes parfaitement conscients qu’Israël bafoue le droit international depuis plusieurs décennies (3). Puisque les puissances mondiales se rendent activement complices en favorisant et en perpétuant la politique coloniale et oppressive d’Israël, nous pensons que la seule voie ouverte pour obtenir la justice et le respect du droit international passe par un travail soutenu de la part de la société civile palestinienne et internationale pour faire pression sur Israël et ses institutions complices pour que cesse cette oppression.

Votre volonté de participer à une conférence en Israël et de vous engager dans une institution universitaire israélienne tombe à un moment où le boycott universitaire d’Israël prend de plus en plus d’importance. Tout récemment, la Conférence internationale sur la psychologie communautaire – les perspectives mondiales et les pratiques locales – qui s’est tenue à l’université de Birzeit, en Palestine occupée, a publié une déclaration soutenant le boycott universitaire et culturel (4), et l’Association pour les Études américaines asiatiques (AAAS) a également voté une résolution pour soutenir l’appel palestinien (5). Dans le domaine de la science, après que des érudits palestiniens aient pris contact avec Stephen Hawking (6), celui-ci a annulé sa participation à une conférence israélienne, citant les opinions palestiniennes unanimes qui l’ont appelé à ne pas y participer et en motivant sa non-participation par le boycott. Cette décision a reçu l’approbation de la presse grand public, par exemple le Boston Globe (7).

L’université israélienne n’est pas seulement profondément impliquée en fournissant une base idéologique rationnelle et « scientifique » à la politique coloniale d’Israël, mais elle est aussi un partenaire à part entière dans le maintien de l’infrastructure militaire et sécuritaire d’un État qui pratique des formes de colonialisme, d’occupation et d’apartheid. L’IDC d’Herzliya est par lui-même une institution complice des violations d’Israël du droit international et des droits humains. C’est une université privée qui a des liens étroits avec la communauté des renseignements militaires israéliens. Elle se dit fière de ses liens avec l’armée israélienne, malgré les crimes de guerre de cette armée, notamment le siège brutal de la bande de Gaza. Les représentants des fabricants d’armes les plus génératrices de profits siègent fréquemment à la commission de gestion de l’IDS, pendant que 10 % des admissions des étudiants sont réservés aux vétérans des unités d’élite de combat de l’armée israélienne. L’IDC est ainsi partie intégrante dans l’élaboration de la stratégie militaire et politique d’Israël pour renforcer son système oppressif de colonialisme de peuplement, d’occupation et d’apartheid (8). Est-ce une institution dont vous souhaitez promouvoir la mission en lui permettant de se faire l’hôte de vos initiatives ?

En outre, nous tenons à souligner que les conférences de cette sorte sont utilisées politiquement comme un outil pour les relations publiques israéliennes dans le but de camoufler les violations d’Israël des droits humains des Palestiniens et de saper le mouvement mondial de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), mouvement approuvé par la majorité absolue de la société palestinienne. Une source d’informations grand public israélienne a rapporté que de nombreux professionnels internationaux ne vont pas en Israël à cause de ses violations du droit international et par respect pour l’appel palestinien au boycott (9). Une participation de votre part à cette conférence et à son organisation constituerait un rejet direct de cet acte de résistance non violente de la société civile palestinienne (10).

En participant à une telle conférence dans une institution israélienne, l’ISPP conférerait sa légitimité à Israël, lui permettant de blanchir ses crimes en le faisant apparaître comme un pôle d’érudition et un bastion du libéralisme et de la liberté académique.

La contrepartie indispensable de la liberté académique

L’appel de PACBI cible les institutions universitaires israéliennes, pas les universitaires en tant que personnes. L’argument selon lequel un tel boycott nuancé et ciblé empiète sur la liberté académique ne fait pas qu’ignorer cette réalité fondamentale ; il est contraire aussi au boycott universitaire sud-africain qui ciblait toutes les institutions et universités d’Afrique du Sud, et qui a finalement obtenu un soutien massif des universitaires du monde entier après des années d’hésitation.

Par ailleurs, le Comité de l’ONU des droits économiques, sociaux et culturels définit la liberté académique comme :

« la liberté des personnes à exprimer librement leurs opinions sur les institutions ou le système dans lequel elles travaillent, de remplir pleinement leurs fonctions sans discrimination ni crainte de répression par un État ou tout autre acteur, de participer dans des organes professionnels ou universitaires représentatifs, et de jouir de tous les droits internationalement reconnus applicables aux autres personnes dans la même juridiction. La jouissance de la liberté d’expression est assortie d’obligations, telles que l’obligation de respecter la liberté académique des autres, d’accepter la confrontation loyale de points de vue opposés, et de tout traiter sans discrimination sur l’un ou l’autre des motifs illicites (11) » (surlignage par l’auteur).

Sur cette base, les institutions universitaires d’Israël sont profondément impliquées dans un système oppressif qui dénie aux Palestiniens leurs libertés fondamentales, dont la liberté académique. Elles institutionnalisent également une discrimination raciale contre les étudiants « non juifs », alimentant l’ensemble du système de l’apartheid israélien. Judith Butler nous a demandé de mettre en doute la conception libérale classique de la liberté académique avec une approche prenant en compte les réalités politiques en jeu, et de considérer que nos luttes pour la liberté académique doivent aller de concert avec l’opposition à la violence d’État, la surveillance idéologique, et la dévastation systématique de la vie quotidienne. (12)

Il incombe aux universitaires de développer une telle compréhension nuancée de la liberté académique si nous voulons appeler à une justice sociale et travailler aux côtés des opprimés dans leurs luttes.

L’université israélienne n’est pas le bastion de la contestation et du libéralisme comme le prétendent ceux qui cherchent à défendre Israël, et, ce faisant, qui tentent de délégitimer l’appel palestinien au boycott universitaire. La plus grande partie de la communauté universitaire israélienne est insensible à l’oppression du peuple palestinien – tant à l’intérieur d’Israël que dans le territoire occupé – et n’a jamais lutté pour s’opposer aux pratiques et à la politique de son État. En réalité, elle est dûment au service des forces de réserve de l’armée d’occupation et, en tant que telle, elle est l’auteur ou le témoin silencieux de la brutalité quotidienne de l’occupation et des autres formes de violations des droits humains. Elle n’hésite pas non plus à s’associer aux recherches universitaires de l’establishment militaro-sécuritaire qui est l’architecte en chef et l’exécuteur de l’occupation et des autres formes d’oppression du peuple palestinien.

Ceci sans parler de la connivence universitaire dans les différentes structures institutionnelles d’oppression, comme en soutenant l’armée, en construisant des universités sur des terres dont avaient été dépossédés les Palestiniens, ou en pratiquant des formes de discrimination contre les étudiants palestiniens. Tout cela, et plus encore, rend l’université israélienne profondément complice dans les pratiques et la maintenance de l’occupation, du colonialisme et de l’apartheid.

Aujourd’hui, de nombreux artistes, intellectuels et travailleurs culturels internationaux rejettent l’utilisation cynique d’Israël des arts et de l’université pour blanchir sa politique d’apartheid et de colonisation. Parmi ceux qui ont soutenu le mouvement BDS se trouvent d’éminents artistes, écrivains et militants antiracistes comme l’archevêque Desmond Tutu, John Berger, Judith Butler, Stephen Hawking, Arundhati Roy, Adrienne Rich, Ken Loach, Naomi Klein, Alice Walker et Roger Waters. Pourtant, nous ne vous demandons pas à ce stade de prendre leur courageuse position ni d’approuver le boycott d’Israël, nous vous demandons simplement de ne pas traverser le piquet de grève de notre boycott – de ne pas saper notre lutte pour la liberté, la justice et l’égalité.

Nous demandons, par conséquent, aux membres de la Société internationale de psychologie politique de faire pression afin que le lieu de la conférence soit porté dans un autre pays ayant un meilleur bilan sur les droits humains et le respect du droit international. Dans le cas où cette demande ne serait pas entendue, nous exhorterions à un boycott général de cette conférence. Aucun organisme professionnel qui se respecte, et surtout pas un dont la portée pratique est guidée par les principes des droits humains universels (13), ne doit favoriser ou blanchir un régime d’occupation et d’apartheid.

Cordialement

PACBI – http://pacbi.org/pacbi@pacbi.org


À propos de PACBI et du mouvement BDS

En 2004, inspirée par le boycott culturel triomphal du boycott culturel de l’Afrique du Sud de l’apartheid, et soutenue par les syndicats et groupes culturels palestiniens, PACBI a publié un appel au boycott universitaire et culturel des institutions impliquées dans l’occupation et l’apartheid israéliens (14). L’appel palestinien de 2004 appelle la communauté universitaire internationale, entre autres choses, à «  s’abstenir de toute participation dans quelque forme de coopération universitaire et culturelle, collaboration ou projets communs que ce soit avec les institutions israéliennes » (15).

Par la suite, en 2005, une majorité écrasante dans la société civile palestinienne a appelé à une campagne BDS globale basée sur les principes des droits humains, de la justice, de la liberté et de l’égalité (16). Le mouvement BDS adopte une stratégie non violente, moralement cohérente pour qu’Israël ait à rendre des comptes sur les mêmes règles des droits humains et de droit international que les autres nations. Il demande à la communauté universitaire internationale de répondre à l’appel au boycott, comme elle l’a fait dans la lutte contre l’apartheid sud-africain, jusqu’à ce qu’ « Israël se retire de tous les territoires occupés en 1967, dont Jérusalem-Est ; retire toutes ses colonies sur ces terres ; accepte les résolutions des Nations-Unies relatives à la restitution des droits des réfugiés palestiniens ; et au démantèlement de son système d’apartheid » (17).


Notes :

[1] http://www.ispp.org/meetings
[2] Dans sa dernière session au Cap, en Afrique du Sud, le Tribunal Russel sur la Palestine a conclu que, « la domination d’Israël sur le peuple palestinien, où qu’il réside, correspond collectivement à un régime unique intégré d’apartheid. » – http://www.russelltribunalonpalesti….
[3] http://www.pacbi.org/etemplate.php?…
[4] http://www.pacbi.org/etemplate.php?…
[5] http://www.aaastudies.org/content/i…
[6] http://www.pacbi.org/etemplate.php?…
[7] http://www.pacbi.org/etemplate.php?…
[8] http://usacbi.files.wordpress.com/2…
[9] http://www.ynetnews.com/articles/0,…
[10] « Votre décision de tenir une conférence en Israël transgressera l’appel palestinien au boycott en contrevenant spécifiquement à la clause 1 des « lignes directrices de PACBI pour le boycott universitaire international d’Israël », dans laquelle il appelle au boycott des « événements universitaires (comme les conférences, les symposiums, les ateliers, les livres et les oeuvres de musée), réunis ou co-parrainés par des institutions israéliennes. Tous les événements universitaires, qu’ils se tiennent en Israël ou à l’étranger, et réunis ou co-parrainés par les institutions universitaires israéliennes ou leurs départements et instituts, méritent d’être boycottés pour des raisons institutionnelles. Ces activités boycottables incluent les invités et les autres activités parrainées ou organisées par les organismes universitaires ou associations israéliens aux conférences internationales en dehors d’Israël. Surtout, elles incluent aussi l’organisation en Israël de rencontre de corps et associations internationaux ».(surlignages par l’auteur). Voir : http://www.pacbi.org/etemplate.php?…
[11] Comité des Nations-Unies pour les droits économiques, sociaux et culturels – Le droit à l’éducation (art. 13) 8 décembre 1999 – http://www.unhchr.ch/tbs/doc.nsf/%2…
[12] Judith Butler. Israël/Palestine et les paradoxes de la liberté académiqueRadical Philosophy – Vol 135. pp. 8-17, janvier/février 2006. http://www.egs.edu/faculty/judith-b… (disponible depuis le 10 décembre 2011)
[13] http://www.ispp.org/about/constitution
[14] http://pacbi.org/etemplate.php?id=869
[15] Ibid
[16] http://bdsmovement.net/?q=node/52
[17] http://www.pacbi.org/etemplate.php?…

20 mai 2013 – PACBI – traduction : Info-Palestine/JPP – source : http://www.info-palestine.net/spip.php?article13581




Lettre de Jocelyne à Julien CLERC

Du « Printemps de Pérouges » à l’hiver de Palestine

Lettre de Jocelyne à Julien CLERC en concert à St Vulbas (01) le 5/06/2013

Cher Julien,

Vous défendez depuis toujours, de nombreuses causes humanitaires. Je me souviens des chanteurs sans frontières, des « enfoirés » bien sûr.

J’ai appris qu’après le Printemps de Pérouges où je dois me rendre mercredi prochain 5 juin, votre tournée doit passer par Israël au mois de Juillet. Il serait incompréhensible et totalement contradictoire pour moi que vous vous produisiez dans ce pays.

Comme ambassadeur de bonne volonté du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés vous savez que les réfugiés palestiniens, leurs enfants et petits enfants, vivent l’exil depuis 1948 dans de nombreux pays. Vous ne pouvez ignorer ces quelques 5 millions de personnes qui vivent dans les camps gérés par l’O.N.U [1]

Combien de réfugiés palestiniens pourraient reprendre votre couplet :

« Depuis l’enfance

Je suis toujours en partance
Je vais je vis
Contre le cours de ma vie »

Chanter en Israël n’est pas neutre, car ce n’est pas un état comme les autres. En effet, cet État ne respecte pas une trentaine de résolutions de l’O.N.U qui le concernent et notamment celles concernant les réfugiés !

Lors de l’admission de la Palestine à L’UNESCO, le gouvernement israélien de façon totalement arbitraire, a aussitôt pris des mesures de rétorsion contre les palestiniens. Ce 20 Mai il a annulé une mission de l’Unesco à Jérusalem-est. Votre père ayant été haut fonctionnaire à l’UNESCO, vous avez certainement été informé et troublé par ces faits.

L’Etat d’Israël qui occupe et colonise, qui construit un mur d’apartheid de 735 kms, cherche, par des actions culturelles et sportives, à blanchir son image. En conscience, vous ne devriez pas participer à cette opération !

De nombreux artistes ont annulé leurs concerts là bas, Vanessa Paradis par exemple, et dernièrement Stephen Hawking, une personnalité scientifique de premier plan a refusé l’invitation du président Israélien.

J’espère que vous ferez de même, comment un chanteur sans frontière pourrait chanter derrière le mur de l’apartheid ?

Jocelyne du Collectif 69 de soutien au peuple Palestinien.

[1] (UNRWA – United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East en anglais)

Voir aussi :




Desmond TUTU, Frédéric KANOUTE et Ken LOACH demandent à l’UEFA de ne pas organiser l’Euro en Israël

L’insensibilité de l’UEFA au sort des Palestiniens
The Guardian, Monday 27 May 2013 20.59 BST

Ce vendredi 24 mai, les représentants des associations du football européens se sont retrouvées ensemble pour le Congrès Annuel de l’UEFA dans un hôtel de Londres (Report, 24 May). Ils ont convenu de nouvelles règles strictes pour faire face au racisme, ce qui suggère une volonté louable de lutter contre la discrimination dans le sport.

Nous trouvons choquant que cette même organisation reste totalement insensible aux discriminations flagrantes et enracinées, infligées par Israel aux sportifs et sportives Palestiniens.

Malgré les appels directs des représentants du sport en Palestine et de défenseurs des droits humains à travers l’Europe, l’UEFA récompense le comportement cruel et sans foi ni loi d’Israël en lui accordant l’honneur d’organiser l’Euro des Moins de 21 ans le mois prochain.

L’UEFA ne doit pas autoriser Israël à utiliser un événement footballistique prestigieux pour blanchir son déni raciste des droits des palestiniens et sa colonisation illégale des terres de Palestine.

Nous exigeons de l’UEFA qu’il suive l’exemple du scientifique, de renommée internationale, Stephen Hawking qui, sous le conseil de ses collègues Palestiniens, a décliné sa participation à une conférence internationale en Israël.

Nous appelons l’UEFA, même à ce stade avancé, à revenir sur le choix d’Israël comme pays-hôte.

Archbishop Desmond Tutu,
Frédéric Kanouté,
footballer,
John Austin MP,
Rodney Bickerstaffe,
Bob Crow,
Victoria Brittain,
Jeremy Corbyn MP,
Caryl Churchill
Playwright,
Rev Garth Hewitt,
Dr Ghada Karmi,
Bruce Kent,
Roger Lloyd Pack,
acteur,
Ken Loach,
réalisateur,
Michael Mansfield QC,
Kika Markham
acteur,
Luisa Morgantini,
Ancienne vice-présidente du Parlement Européen,
Prof Hilary Rose,
Prof Steven Rose,
Alexei Sayle
, auteur et comédien,
Jenny Tonge
House of Lords,
Dr Antoine Zahlan, Geoffrey Lee
Red Card Israeli Racism,
Tomas Perez
Football Beyond Borders,
John McHugo
Liberal Democrat Friends of Palestine

Source: http://www.guardian.co.uk/football/2013/may/27/uefa-insensitivity-to-palestinians-plight




Mobilisation à Londres pour « Carton rouge pour Israël »

Le 24 mai, à Londres, avait lieu un rassemblement européen de la campagne « Red Card Israeli Racism » (« Carton rouge contre l’apartheid israélien » en France) contre la tenue prochaine en Israël des finales de l’Euro de football des moins de 21 ans. La mobilisation a donné lieu à un rassemblement sous une pluie battante d’environ 150 militants de plusieurs pays face à l’hôtel où l’UEFA (Union Européenne des Associations de Football) tenait son congrès annuel.

Le lieu du rassemblement était assez central, l’ambiance était combative et Mahmoud Sarsak était très présent.

La police britannique était presque « aux petits soins », accueillant notre délégation française de la Campagne BDS France aimablement alors que nous arrivions en avance.
Nous étions une petite cinquantaine à être au rassemblement dès le début en fin de matinée, alors que d’autres ont organisé une manifestation pour nous rejoindre ensuite.
Toutes les pétitions (version anglaise et française) ont été transmises à l’UEFA par Mahmoud Sarsak.

Le mot d’ordre fédérateur était KICK ISRAELI RACISM OUT OF UEFA, traduisible par « METTEZ LE RACISME ISRAELIEN HORS DE L’UEFA » et l’appel au rassemblement était signé par : Palestine Solidarity Campaign, Jews for Boycotting Israeli Goods et Friends of Al-Aqsa Peace in Palestine.

Le comble est que l’UEFA a adopté, lors de ce Congrès, une déclaration « Le football européen uni contre le racisme »… Des paroles… mais quand il faut passer aux actes…

Partout en France, la mobilisation se poursuit sous formes diverses. Suivez les actions à venir sur le site de la campagne « Carton rouge contre l’apartheid israélien » http://cartonrougeapartheidisrael.weebly.com/ (tournois de foot, concerts, rassemblements…).

Intervention de la campagne BDS France devant le lieu du Congrès de l’UEFA à Londres :
alt
Chers camarades, chers amis,

Tout d’abord, nous aimerions remercier toutes les personnes impliquées dans l’organisation de ce rassemblement, et toutes celles qui ont facilité notre venue ici à Londres. Nous sommes tout de même très frustrés d’être ici. Car être présents ici, devant le bâtiment où se tient le congrès annuel de l’UEFA, signifie que cet Euro 2013 de la honte est toujours censé se tenir dans moins de deux semaines en Israël et que nous continuons à protester contre cela.

alt

Près de deux ans de lutte menée par les Palestiniens, appelant à l’annulation de cette compétition où à la déplacer dans un autre pays, n’ont visiblement pas été suffisants pour se faire entendre. Ceci met clairement en évidence à quel point les institutions sportives, l’UEFA en l’occurrence ici, en la personne de Michel Platini, sont complices dans l’injustice que fait subir Israël au peuple palestinien. Avec la bénédiction de nos gouvernement.

En effet, Platini n’a jamais remis en cause l’organisation du tournoi malgré l’appel des palestiniens et la dégradation de la situation en Palestine ces derniers temps : les attaques de Gaza de novembre 2012 bombardant son stade tuant sur le coup 4 adolescents, les grèves de la faim des milliers de prisonniers politiques palestiniens, la multiplication des arrestations arbitraires dont celles de sportifs, la poursuite ouvertement annoncée de la colonisation en Cisjordanie. Son entêtement à vouloir maintenir le tournoi l’enfonce dans sa complicité avec Israël.

Nos gouvernements sont tout aussi complices dans cette affaire, par leur silence. Rappelez-vous l’année dernière nos politiques soucieux du respect des droits humains en Ukraine, appelant d’une seule voix à un boycott politique des matchs de l’Euro 2012 se déroulant là-bas, en solidarité avec les prisonniers politiques dont notamment l’ex première ministre Timochenko, mais qui n’ont jamais prononcé un mot contre Israël et l’organisation du tournoi là-bas.

Néanmoins beaucoup de choses positives sont à retenir de cette lutte commune contre l’organisation de cet Euro. Par nos actions militantes, allant de la pétition aux lettres, de l’organisation d’actions populaires à celles non-violentes dans les stades, nous avons réussi à relayer l’appel des Palestiniens et à créer un véritable engouement populaire, militant, sportif, politique, et médiatique. Il n’y a jamais eu autant de sportifs professionnels, et maintenant des politiques, prenant position sur la question du boycott sportif. Il n’y a jamais eu autant d’articles publiés ou de débats dans les grands médias.

On peut dire que désormais les bases d’une véritable campagne européenne de boycott sportif contre Israël sont posées. Nous devons maintenant les consolider et développer le mouvement. Commencer dès maintenant à travailler ensemble sur notre prochaine cible, l’Euro féminin U19 de 2015. En gardant en tête l’objectif à long terme d’exclure Israël de l’UEFA et des autres instititutions sportives jusqu’à ce qu’il respecte les lois internationales.

Nous devons rester optimistes. Le passé a montré que c’est ainsi qu’il faut agir. A l’époque de l’apartheid en Afrique du Sud, ce sont d’abord les militants et les sportifs du monde qui par leur action ont développé la campagne de boycott sportif, dans les années 1960, dans le mouvement olympique tout d’abord puis dans tous les sports par la suite. Dans les années 1980, il faisait consensus au sein de la communauté internationale. Il a efficacement contribué à la chute de l’apartheid. Cela a pris presque 30 ans.

Donc soyons en sûr : la campagne européenne « Carton rouge » contribuera à un consensus général sur le boycott sportif d’israël et à la chute de sa politique d’apartheid !

Palestine vivra, Palestine vaincra !

Campagne BDS France

alt  alt
Footballeurs Palestiniens emprisonné par l’état colonial d’apartheid israélien




Sodastream à Cannes : boycott !




Euro « Espoir » UEFA en Israël : mobilisations européennes

Manifestation à Londres le 24 mai pour le congrès de l’UEFA

Belgique : Reportage à la télévision belge RTBF (avril)

à l’occasion de la venue en Europe de Mahmoud Sarsak, footballeur palestinien

{youtube}qqdmDOqXBys{/youtube}

Italie  

Les militants de mouvements et d’organisations pour la Palestine ont manifesté ce matin devant le siège de la FIGC pour protester contre le choix de l’UEFA d’organiser en Israël le prochain Championnat d’Europe des moins de 21 ans.
Une délégation a été reçue par le directeur général Valentini, à qui il a été remis un document résumant les raisons de la protestation le 24 mai qui sera répétée par des militants de Carton rouge lors d’un rassemblement à Londres devant le siège du Congrès de l’UEFA, et en présence de représentants de plusieurs pays européens, dont l’Italie.

Article de la Fédération Italienne de Football
Le sénateur Vincenzo Vita: l’UEFA doit revenir sur sa décision d’organiser l’Euro en Israël.
Luiza Morgantini, député européenne, écrit une lettre à Platini pour lui demander de revenir sur la décision de l’ UEFA.

Source: http://bdsitalia.org/index.php/english

Et aussi…

Pays-bas : Action en finale de l’ Europa League à Amsterdam

Voir aussi la plaquette à distribuer pendant les événements de l’Euro

et le site de la campagne française « Carton rouge »