Ne nuisez pas ! Appel palestinien pour un tourisme/pèlerinage éthique

12 mars 2019 – Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI)

 

La société civile palestinienne en appelle à tous les visiteurs étrangers, en particulier à ceux qui font un pèlerinage et aux gens de conscience pour qu’ils ne nuisent pas à notre lutte pour nos droits  sous l’égide du droit international, et qu’ils respectent nos consignes pour un tourisme éthique

En se fondant sur l’Organisation Mondiale du Tourisme de l’ONU (OMT) qui affirme dans ses statuts qu’elle tend fondamentalement à « la promotion et au développement du tourisme d’un point de vue qui contribue… au respect  universel et à l’observance des droits humains et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion ;

Étant donnée la grave escalade des violations par Israël des droits et des libertés des Palestiniens, particulièrement dans le siège continu et brutal de Gaza, qui va être inhabitable en 2020 d’après un rapport de l’ONU ; les déplacements forcés de Palestiniens hors de chez eux ; l’apartheid enraciné par l’adoption de « la loi de l’État – nation juif » qui inscrit une discrimination raciale institutionnalisée dans la loi fondamentale d’Israël, celle-ci s’ajoutant aux plus de 65 lois discriminatoires existantes ; et le refus persistant  de respecter les droits des réfugiés palestiniens comme stipulés dans le droit international ;

Prenant en considération que le secteur du tourisme israélien « profite de et conduit la politique et les pratiques illégales d’Israël en Cisjordanie occupée, dont la confiscation de terres palestiniennes et l’exploitation de ressources naturelles palestiniennes, les fouilles illégales sur des sites archéologiques, l’obstruction de l’économie palestinienne et le transfert de la population palestinienne sous protection », niant ainsi le droit des Palestiniens à la souveraineté sur leur propre patrimoine et sur leur culture ;

Etant donné le sabotage continuel par Israël et/ou le vol des sites et des biens des patrimoine chrétien, islamique et même de celui des juifs palestiniens à Jérusalem et dans les territoires palestiniens occupés, ce qui inclut des attaques et du harcèlement des dirigeants de la foi chrétienne et de la foi musulmane, en plus de sa responsabilité directe dans le vandalisme rampant des églises et mosquées palestiniennes via l’absence délibérée d’identification, d’accusation ou de pénalisation de ceux qui en sont responsables ;

À la lumière du fait qu’Israël se sert du tourisme pour blanchir ses crimes de guerre et ses graves violations des droits humains palestiniens, dans le cadre de « La Marque Israël », de « Tel Aviv Monde »[1] et de ses campagnes de pinkwashing qui font une promotion cynique du tourisme LGBTQIA et que les groupes queer palestiniens les plus en vue condamnent ;

En se fondant sur l’obligation morale de tout visiteur, en particulier des pèlerins, de ne pas nuire et sur l’appel palestinien Kairos de 2009 des leaders palestiniens chrétiens qui ont considéré le « boycott et le désinvestissement comme des outils non violents pour la justice, la paix et la sécurité pour tous » ;

Et inspirée par la lutte mondiale contre l’apartheid en Afrique du Sud, qui y a inclut des appels au boycott du tourisme,

 

La société civile palestinienne en appelle à tous les visiteurs étrangers [2], en particulier à ceux qui font un pèlerinage, et aux gens de conscience pour qu’ils ne nuisent pas à notre lutte pour nos droits sous l’égide du droit international, en respectant les consignes suivantes :

 

  • Ne visitez pas des sites historiques/religieux/touristiques [3] en territoire palestinien occupé, dont Jérusalem Est et sa Vieille Ville, qui sont contrôlés illégalement par la puissance occupante israélienne, surtout ceux qui sont situés dans les colonies illégales, comme la « Cité de David » ou ceux qui sont promus comme « sites israéliens »  comme la « Tour de David » (voir la liste partielle).
  • Évitez tout produit et service fourni par des entreprises israéliennes ou internationales qui sont complices [4] des violations par Israël des droits humains – dont, mais pas uniquement, les compagnies aériennes israéliennes, les hôtels et autres lieux d’hébergement, les agences de voyage, les services de guides touristiques, les compagnies de bus et les restaurants – et substituez y des fournisseurs palestiniens ou non complices.
  • Faites pression sur les compagnies de tourisme comme Booking.com, Airbnb, Expedia et TripAdvisor, qui sont impliquées dans les violations par Israël du droit international pour qu’elles cessent d’organiser ou de faire la promotion de séjours dans les colonies illégales, « contribuant à leur existence et à leur expansion » et pour qu’elles arrêtent de mettre sur leurs listes « des maisons palestiniennes illégalement saisies en vertu de la ‘loi israélienne sur les biens des absents’ ».
  • Boycottez tous les événements LGBTQIA+ organisés par ou en coopération avec le gouvernement israélien ou des institutions israéliennes complices [5], et résistez à recourir à tout service LGBTQIA tel que plages, bars, hôtels ou clubs proposés par des opérateurs et des compagnies complices  des violations des droits humains par Israël.
  • Évitez tout itinéraire de voyage dans ce qui est aujourd’hui Israël ou dans les colonies illégales dans les territoires palestiniens occupés dès lors qu’il a un lien avec le gouvernement israélien ou des corporations et des institutions israéliennes complices.
  • Développez les visites solidaires au peuple palestinien aussi bien que des missions d’observation sans lien institutionnel de quelque sorte que ce soit avec le gouvernement israélien, des institutions complices ou des groupes de lobbying.

La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI)

Notes:

[1] Il s’agit d’une initiative de la municipalité de Tel Aviv pour blanchir la réalité de l’apartheid dans la ville.

[2] Ne s’applique pas au monde arabe, où s’appliquent des directives spéciales tenant compte du contexte.

[3] Cela inclut: 1) des sites archéologiques qui requièrent généralement un droit d’entrée versé aux autorités d’occupation, comme Qumran et l’Hérodium ; 2) des parcs et des réserves naturelles sous contrôle israélien dont la Mer Morte ; 3) des lieux de détente tenus généralement par des compagnies privées, comme des lieux de dégustation de vin dans des colonies ; et 4) le tourisme lié à l’armée comme « des camps d’entraînement » et des « camps de tir ». Voir la liste partielle.

[4] Toute institution israélienne, entreprise ou corporation qui ne reconnaît pas publiquement les droits du peuple palestiniens stipulés par l’ONU et qui ne s’interdit pas de s’engager dans des projets israéliens qui violent les droits humains des Palestiniens est considérée complice et doit être écartée

[5] La plupart de ces événements de propagande LGBTQIA+ ont lieu à Tel Aviv dans le cadre de “Tel Aviv Global.”

Source: PACBI

Traduction SF pour BDS France




Communiqué de Pinkwatching Israel : Boycott de L’Eurovision en Israël et de la Tel Aviv Pride!

Le 28 janvier 2019

Au petit matin du 28 juin 1969, des personnes transgenres et queers ont envahi les rues de la ville de New York pour combattre la violence et le harcèlement policier dans leurs communautés. Les émeutes de Stonewall symbolisent la résistance des LGBTQIA contre le harcèlement quotidien, les agressions, la mort et la violence. Assez c’était assez!

Le 30 mars 2018, des dizaines de milliers de Palestiniens vivant à Gaza ont lancé la Grande Marche du Retour. La Marche symbolise la résistance palestinienne contre le harcèlement, les agressions, la mort et la violence quotidiens perpétrés par Israël. Trop c’est trop!

Depuis le début de la Grande Marche du Retour, les tireurs d’élite israéliens ont tué plus de 200 manifestants palestiniens non armés, faisant plus de 18 000 blessés et laissant de nombreuses personnes avec des incapacités à vie.

Le 14 mai 2018, deux jours seulement après la victoire de la représentante Israélienne à l’Eurovision, Netta Barzilai, Israël a massacré 62 Palestiniens à Gaza, dont six enfants, qui participaient à la Grande Marche du Retour. Le soir même, Netta Barzilai a présenté à Tel Aviv un concert de célébration organisé par le gouvernement déclarant: « Nous avons une raison d’être heureux. » Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a qualifié la lauréate de l’Eurovision, Netta Barzilai, de « meilleur ambassadrice d’Israël ».

Constatant les résonnances entres les violences policière et militaire contre les Palestiniens et les personnes LGBTQIA à travers le monde et contre la Grande Marche du Retour et les émeutes de Stonewall, nous, soussignées les organisations militant pour la liberté des queers et trans , appelons les communautés LGBTQIA à boycotter le Concours de la chanson Eurovision 2019 organisé par Israël.

Le régime d’occupation militaire israélien, de colonialisme de peuplement et d’apartheid utilise sans vergogne le concours de l’Eurovision dans le cadre de sa stratégie officielle de gestion de l’image d’Israël, qui tente de montrer un «meilleur visage» et de détourner l’attention de ses crimes de guerre contre les Palestiniens.

L’Eurovision suscite l’intérêt, la passion et le soutien de la communauté LGBTQIA depuis des décennies et Israël y voit une excellente occasion de faire avancer son programme de pinkwashing, l’utilisation cynique des droits des homosexuels détourne et normalise l’occupation israélienne, le colonialisme et l’apartheid.

La Tel-Aviv Pride soutenue par le gouvernement israélien, fait la promotion de l’Eurovision aux côtés de la Tel-Aviv Pride afin de tirer le maximum de bénéfices pour Israël pendant un mois entier de pinkwashing.

Les queers palestiniens ont appelé au boycott de la Tel-Aviv Pride pour montrer que les communautés LGBTQIA n’ont aucun intérêt à devenir des « ambassadeurs d’Israël » comme Barzilai.

Après sa victoire, Barzilai a joué à la Tel-Aviv Pride, le couronnement des efforts annuels déployés par Israël pour promouvoir Tel Aviv en tant que paradis libéral, tout en imposant simultanément un système de lois racistes, une occupation militaire brutale et une politique d’apartheid au peuple palestinien.

L’Eurovision elle-même devrait attirer des dizaines de milliers de visiteurs qui deviendront involontairement complices du spectacle de propagande culturelle d’Israël, tout en soutenant financièrement le régime violent d’Israël. De la même manière, la Tel Aviv Pride vise à accueillir des visiteurs internationaux, renforçant ainsi l’impunité d’Israël et sa stratégie habituelle visant à améliorer son image, tout en détournant l’attention du sort des palestiniens et de leur condition.

L’Eurovision et la Tel Aviv Pride en Israël doivent être boycottés pour résister au pinkwashing, éviter d’être complices avec ce régime et dénoncer les violations des droits de l’homme perpétrées par Israël.

Nous rejoignons les appels de plus en plus nombreux du monde entier et exhortons:

– Les membres de la communauté LGBTQIA à boycotter l’Eurovision 2019 tant qu’Israël l’héberge.

– Les mouvements populaires, les organisations LGBTQIA, les artistes et les ONG des pays participants pour protester contre l’accueil par Israël de l’Eurovision 2019 et pour des actions de boycott pacifiques.

– Nos collègues, artistes et journalistes, soutiennent publiquement et diffusent cet appel

Comme dans le cadre de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, ce n’est que par une pression internationale efficace et soutenue que Israël sera obligé de respecter ses obligations en vertu du droit international et de respecter les droits des Palestiniens.

Texte signé par les organisations suivantes :

AlQaws for Sexual and Gender Diversity in Palestinian Society, Palestine
Pinkwatching Israel, Palestine
Aswat- Palestinian Feminist Center for Sexual and Gender Freedoms, Palestine

Community Action Against Homophobia, Australia
Ermin Mujanovic, Australia
Le Space, Belgium
Queers Support The Migrants BXL, Belgium
Enhedslistens Queerudvalg, Denmark
Queer Exchange CPH, Denmark
QueerCut, Denmark
UngtUnivers, Denmark
Bedayaa organisation for LGBTQI+ in the Nile Valley Area, Egypt & Sudan
Pink & Black Helsinki, Finland
Queers without borders, Finland
Act Up Sud Ouest, France
Collectif Irrécupérables, France
LGBT pour la Palestine (Queers for Palestine France), France
Berlin Against Pinkwashing, Germany
Queer Antizionists Giessen, Germany
Queer Faction of the Jewish Antifa Berlin, Germany
Movimiento de Diversidad en Resistencia (MDR), Honduras
Queer Action Ireland , Ireland
Unison Northern Ireland LGBT, Ireland
AhSqueerTo, Italy
Arcigay Napoli, Italy
ARCIRAGAZZI PORTICI, Italy
Assemblea transterritoriale TerraCorpiTerritori di Non Una di Meno, Italy
Associazione Giosef Unito – GIOvani SEnza Frontiere, Italy
Associazione Lista Lesbica Italiana, Italy
Circolo Pink GLBTE di Verona, Italy
Fuori dai Binari, Italy
Laboratorio Smaschieramenti, Italy
Maurice GLBTQ, Italy
Pride Off, Italy
Shannara Cooperativa Sociale, Italy
Valèrie Taccarelli, Italy
Liberatzione, Italy (Sardinia)
Feminism and Lesbian Art working group, Japan
Foyle Pride Festival Committee, Northern Ireland
Queers4Palestine, Norway
Fabryka Równości, Poland
Academia Cidadã | Citizenship Academy, Portugal
Não te prives – Grupo de defesa dos direitos sexuais, Portugal
Panteras Rosa – Frente de Combate à LesBiGayTransfobia, Portugal
PATH – Plataforma Anti Transfobia e Homofobia de Coimbra, Portugal
UMAR – União de Mulheres Alternativa e Resposta, Portugal
Umar Coimbra, Portugal
Drustvo Legebitra, Slovenia
Društvo ŠKUC, Slovenia
TransAkcija Institute, Slovenia
Asamblea de Marikas Libertarias Transfeministas de Barcelona, Spanish State
Asamblea Transmaricabollo de Sol (15M), Spanish State
Bloque Andaluz de a Revolución Sexual, Spanish State
Consell de la Joventut de Barcelona, Spanish state
Degenerades, Spanish State
Movimiento Marika de Madrid, Spanish State
N.O.M.A.D.A.S oficina de migración y atención a la diversidad afectivo sexual, Spanish State
Orgullo Crítico Madrid, Spanish State
Orgullo Vallekano, Spanish State
Queers por Palestina, Spanish State
Red Marikones del Sur, Spanish State
RpM – Colectivo Transfeminista, Spanish State
Euskal Herriko Bilgune Feminista, Spanish State (Basque Country)
MDMA taldea, Spanish State (Basque Country)
Sare Lesbianista, Spanish State (Basque Country)
TransGaliza, Spanish State (Galiza)
Crida LGBTI, Spanish state (Països Catalans)
Revolutionär Pride Stockholm/Revolutionary Pride Stockholm, Sweden
Damj, the Tunisian association for justice and equality, Tunisia
Black Queer and Trans Resistance, The Netherlands
Maruf , The Netherlands
Sehaq Queer Refugees Group, The Netherlands
TIYE International, The Netherlands
Mawjoudin We Exist, Tunisia
ACT UP London, United Kingdom
Friends of the Joiners Arms, United Kingdom
No to Pinkwashing, United Kingdom
Queer Strike, United Kingdom
Queer Tours of London – A Mince Through Time, United Kingdom
Queerspace East London, United Kingdom
UNISON National LGBT committee, United Kingdom
Gay Liberation Network, United States
Irish Queers, United States
Jewish Voice for Peace New York City Queer Caucus, United States
Methodist Federation for Social Action , United States
Queers Against Israeli Apartheid (QAIA-NYC), United States
Queers Undermining Israeli Terrorism (QUIT!), United States
The Queer Palestinian Empowerment Network, United States




Non au pinkwashing de l’Eurovision ! Près de 90 groupes LGBTQ+ appellent au boycott du concours de chant en Israël.

29 Janvier 2019
Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI)

Des organisations de libération queers et trans de près de 20 pays d’Europe et d’ailleurs appellent les communautés LGBTQIA du monde à prendre position pour les droits humains des Palestiniens et à boycotter le concours de l’Eurovision 2019 en Israël.

Près de 90 organisations de libération queers et trans de près de 20 pays d’Europe et d’ailleurs appellent les communautés LGBTQIA du monde entier à boycotter le concours de l’Eurovision 2019 en Israël.

Les signataires condamnent l’utilisation “honteuse” de l’Eurovision par Israël, qui a de nombreux partisans au sein des communautés LGBTQIA, afin de “détourner l’attention de ses crimes de guerre contre les Palestiniens” et “poursuit sa stratégie de pinkwashing, l’utilisation cynique des droits des homosexuels afin de détourner et de normaliser l’occupation, la colonisation et l’apartheid israélien.”

Le communiqué, initié par des groupes queers palestiniens, rappelle les émeutes de Stonewall en 1969, qui symbolisent la résistance LGBTQIA contre la violence et les agressions quotidiennes, et met en parallèles les dizaines de milliers de Palestiniens à Gaza qui manifestent, avec la Grande Marche du Retour, contre des décennies de violente oppression et de déni de leurs droits fondamentaux par Israël.

Depuis Mars dernier, les snipers de l’armée israélienne ont abattu plus de 200 Palestiniens sans arme qui participaient aux manifestations à Gaza, blessant 18 000 personnes et causant, pour certaines d’entre elles, des handicapes qui changeront à jamais leurs vies. Amnesty International a qualifié ces actes de “tentatives délibéres” de tuer et de mutiler.

Israël a célébré la victoire de l’Eurovision 2018 par Netta Barzilai le soir même de la manifestation la plus meurtrière à Gaza, lors de laquelle les forces israéliennes ont massacré 62 Palestiniens sans armes. Netanyahou a qualifié Barzilai de “meilleure ambassadrice d’Israël.”

Les signataires appellent également au boycott de la Pride de Tel Aviv, sponsorisée par le gouvernement israélien qui, expliquent-ils, “fait la promotion de l’Eurovision tout au long de la Pride afin de récolter le maximum de bénéfices pour Israël pendant tout un mois de pinkwashing.”

Parmi les signataires figurent les collectifs palestiniens al-Qaws pour la diversité sexuelle et de genre dans la société palestinienne, Pinkwatching Israel et Aswat – Centre Féministe Palestinien pour les libertés sexuelles et de genre, le Comité National LGBT d’UNISON, l’un des plus grands syndicats du Royaume Uni,  ACT UP Sud-ouest en France et ACT UP London au Royaume Uni, les Panteras Rosa au Portugal, plus de 20 groupes queers et trans en Espagne et en Italie, le Gay Liberation Network, la Fédération Méthodiste pour l’Action Sociale et Jewish Voice for Peace New York City Queer Caucus aux États-Unis.

Ce communiqué des groupes LGBTQIA fait suite à un déluge de soutiens à l’appel palestinien au #BoycottEurovision2019 en Israël. Parmi lesquels des artistes, des participants, des présentateurs et des vainqueurs de l’Eurovision, des politiciens et des syndicats. Des dizaines de milliers de personnes ont signé une pétition appelant au boycott de l’Eurovision. En outre, le groupe britannique The Tuts a refusé l’invitation de participer à l’Eurovision au Royaume Uni.

Haneen Maikey, directrice d’alQaws pour la diversité sexuelle et de genre dans la société palestinienne, a commenté :

Nous, queers palestiniens, sommes rassurés de voir que de plus en plus de communautés LGBTQIA prennent position contre la stratégie de pinkwashing d’Israël, et cela dans une démonstration de réelle solidarité.

Les communautés LGBTQIA refusent que le mouvement de libération queer et trans soit utilisé par le régime d’oppression israélien comme écran de fumée progressiste pour dissimuler l’oppression brutale des Palestiniens. Elles déclarent : ‘Nos droits sont indissociables des droits de toutes les communautés opprimées.’

Rejoindre et promouvoir l’appel au boycott de l’Eurovision 2019 en Israël et de la Pride de Tel Aviv aide à dévoiler la récupération par le gouvernement israélien des droits queers comme outil de propagande pour cacher ses crimes contre les Palestiniens. Cela porte un coup à sa stratégie honteuse de pinkwashing afin de maintenir son régime d’apartheid et ses décennies de colonisation et d’occupation de la Palestine.

Pour voir la liste complète des signataires, rendez-vous sur le site internet de Pinkwatching Israel.

Pour ajouter la signature d’une organisation LGBTQIA, merci de remplir ce formulaire.

La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël  (PACBI) a été lancée en 2004 pour contribuer à la lutte pour la liberté, la justice et l’égalité palestiniennes. PACBI plaide pour le boycott des institutions académiques et culturelles israéliennes, étant donné leur




Eurovision 2019 : Pas en Israël, pas au pays de l’apartheid !

En 2019, le concours de l’Eurovision devrait se dérouler à Tel-Aviv en Israël.

Ce pays vient de voter une loi, dite « loi de l’État-Nation du peuple juif ». Cette loi, à valeur de constitution, n’accorde pas les mêmes droits aux Israéliens selon qu’ils sont Juifs ou non-Juifs. Israël, à la colonisation, l’occupation des terres palestiniennes et les massacres à Gaza, ajoute désormais l’officialisation de l’Apartheid dans sa propre population.

L’Eurovision est suivie par des millions de téléspectateurs dans la zone européenne de radiodiffusion. Comment imaginer que celui-ci puisse se passer dans un pays qui vient ainsi de promulguer l’apartheid ?

Il ne s’agit ni de priver les artistes qui le souhaitent de la possibilité de participer à ce concours, ni de priver des millions de téléspectateurs de le suivre.
Mais celui-ci ne peut pas, ne doit pas, se dérouler en Israël !!!

Il est encore temps !

France Télévision, partenaire majeure de l’Eurovision, doit convaincre celle-ci de chercher un autre pays organisateur et annoncer dès maintenant qu’elle n’enverra pas de candidat français si l’Eurovision était maintenue en Israël !

C’est pourquoi,

- Nous acteurs de la scène française, chanteurs, musiciens, techniciens, refusons de jouer, chanter, danser dans de telles conditions, et appelons les candidats de « Destination Eurovision 2019 » à refuser d’aller à Tel-Aviv et l’annoncer dès maintenant,

- Nous citoyens soutenons la démarche des artistes français qui refusent l’apartheid, et exigeons de France Télévision qu’elle fasse tout pour trouver une autre destination et annonce en tout état de cause ne pas envoyer de candidat français si l’Eurovision devait se dérouler en Israël.

Cette campagne s’inscrit dans le cadre de la campagne européenne contre la tenue de l’Eurovision 2019 en Israël qui a déjà reçu le soutien de nombreux artistes de toute l’Europe.

Organisations soutenant l’appel initié par le Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens et BDS-France :

Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui (ACCA) – AFD International – AILES Femmes du Maroc – Alternative Libertaire (AL) – Américains contre la guerre (AAW) – Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) – Association des Tunisiens en France (ATF) – Association France Palestine Solidarité (AFPS) – Association Nationale des Élus Communistes et Républicains (ANECR) – Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne (ATTAC) – Association pour les Jumelages entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) – Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) – Association Universitaire pour le Respect du Droit International en Palestine (AURDIP) – Campagne BDS France – Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) – Cedetim / IPAM – Collectif des Musulmans de France (CMF) – Collectif Faty Koumba : Association des Libertés, Droits de l’Homme et non-violence – Collectif interuniversitaire pour la coopération avec les Universités Palestiniennes (CICUP) – Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP) – Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) – Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR PO) – Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) – Droit-Solidarité – Ensemble ! – Europe Écologie les Verts (EELV) – Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) -Fédération Syndicale Unitaire (FSU) – Forum Palestine Citoyenneté – Génération Palestine – La Courneuve Palestine – le Mouvement de la Paix – les Femmes en noir (FEN) – Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, section française de la Women’s International League for Peace and Freedom (WILPF) (LIFPL) – Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) – Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF) – Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) – Organisation de Femmes Égalité – Parti Communiste Français (PCF) – Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) – Parti de Gauche (PG) – Parti de l’émancipation du peuple – Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) – Socialistes pour la Paix (SPP) – Sortir du colonialisme – Syndicat National des Enseignements de Second degré (SNES/FSU) – Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT) – Union Juive Française pour la Paix (UJFP) – Union Nationale des Étudiants de France (UNEF) – Union syndicale Solidaires

Que faire ?

Tout le monde peut interpellé le médiateur des programmes de France Télévisions :
- Envoyer un message
- Twitter : @MediateurFTV (#mediateurFTV)
- facebook : https://www.facebook.com/Médiateur-des-programmes-France-Télévisions-205757829628054

Vous pouvez aussi vous adresser aux antennes de France3 en région (voire organiser des rassemblement devant ces antennes !) :
https://france3-regions.francetvinfo.fr/contactez-les-equipes-de-france-3-en-regions.html

Parce que cet appel s’adresse en premier lieu à eux : n’allez pas chanter et faire la fête au pays de l’apartheid, un pays qui colonise chaque jour un peu plus, détruit des champs, des maisons, des villages, des vies…

Alors adressons-nous à eux sur tous les réseaux sociaux « N’allez pas chanter au pays du l’apartheid »




La Campagne BDS France sollicite votre soutien

BDS France, le 31 décembre 2018

L’année 2018 se termine dans un climat de tensions et de dangers multiples, nationaux et internationaux, et les gens de bonne volonté sont sollicités pour de multiples bonnes causes.

Parmi ces situations la solidarité avec le peuple palestinien pour sa survie, la sauvegarde du droit international, la paix dans le monde et le vivre ensemble dans les pays marqués par des politiques et des courants racistes et xénophobes.

L’État d’Israël, soutenu par l’alliance, la complicité ou le silence des États-Unis et de la majorité des États européens, a renforcé en 2018 sa politique coloniale et la répression contre le peuple palestinien qu’il pousse au désespoir. Il a officialisé son régime d’apartheid par une loi à valeur constitutionnelle, et il continue de perpétrer des massacres contre les manifestant-e-s non violent-e-s à Gaza.

La meilleure façon de soutenir le peuple palestinien aujourd’hui est de s’engager dans la Campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions contre l’État d’Israël jusqu’à ce qu’il se conforme au droit international). La Campagne BDS a été lancée en 2005 par la société civile palestinienne, et elle s’est développée en France à partir de début 2009, suite à un massacre à Gaza. L’opération « plomb durci » avait duré 22 jours, provoqué la mort de près de 1500 Palestiniens, causé près de 6000 blessés, et détruit plus de 4000 habitations, usines, entrepôts et écoles.

Depuis 10 ans, les citoyens qui soutiennent la Campagne BDS France ont remporté ou participé à de nombreuses victoires : la faillite d’Agrexco, société israélienne d’exportation de fruits et légumes, le retrait des sociétés Veolia et Orange d’Israël, les vœux de plusieurs conseils municipaux pour l’interdiction en France des produits des colonies israéliennes, mais aussi de nombreux autres succès, notamment concernant le boycott culturel, et dernièrement la mise en échec de la Saison croisée France-Israël 2018. En près de 15 ans dans le monde entier, les victoires s’accumulent, au point que des géants comme Airbnb ou HSBC préfèrent retirer leurs investissements israéliens les plus controversés plutôt que de subir l’opprobre internationale portée par la Campagne BDS.

Ces succès poussent le gouvernement israélien et ses représentants en France, dont le CRIF, à essayer de faire interdire le boycott d’Israël. Mais malgré toutes ces tentatives d’intimidations et des attaques calomnieuses, la campagne BDS se développe inexorablement, parce que la cause du peuple palestinien est juste, et parce qu’elle joue un rôle très important dans les mobilisations internationales contre les régimes et les courants politiques discriminatoires, racistes, nationalistes et xénophobes qui sévissent actuellement dans le monde.

En 2019 en France nous nous mobiliserons notamment contre la tenue de l’Eurovision 2019 en Israël, nous poursuivrons la mobilisation contre AXA qui se rend complice de l’oppression des Palestiniens, et nous continuerons à démasquer les tentatives de délégitimation du mouvement BDS.

Toutes ces mobilisations nécessitent votre soutien, mais aussi des dépenses, pour l’édition de documents, mais aussi pour des frais de justice. C’est pourquoi nous vous invitons à aider au financement de la Campagne BDS France en faisant un chèque à l’ordre de

« Solidarité – Palestine » à l’adresse suivante :

Solidarité Palestine

21 ter rue Voltaire

75011 Paris

Nous vous invitons à faire circuler ce message autour de vous et vous en remercions, en vous souhaitant une bonne année 2019 et la libération de la Palestine !




Le rapport confidentiel de La Communauté Créative pour la Paix liée au gouvernement israélien

Le Groupe paravent de l’organisation de lobbying israélienne StandWithUs admet: « Le mouvement de boycott culturel se développe sans arrêt et il évolue, mettant en avant de nouvelles tactiques innovantes pour atteindre les artistes ». Lisez et partagez leur rapport confidentiel.

Le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) pour les droits des Palestiniens continue à grandes enjambées à défier le régime israélien d’occupation et d’apartheid.

Le boycott culturel d’Israël est soutenu par des milliers d’artistes dans le monde, avec des engagements à le maintenir au Royaume Uni, aux USA, à Montréal, en Irlande, en Afrique du Sud, en Amérique Latine et ailleurs, récemment renforcé par les initiatives #DJsForPalestine et #ArtistsForPalestine menées par des artistes.

Le gouvernement israélien d’extrême droite et ses organisations de lobbying ont consacré des dizaines de millions de dollars à essayer de réprimer le mouvement croissant de BDS dirigé par les Palestiniens.

Une de ces organisations est la CCFP, Communauté Créative pour la Paix, qui cache soigneusement aux artistes qu’elle approche qu’elle est simplement un groupe paravent de StandWithUs, une organisation de lobbying israélienne. StandWithUs a des liens étroits avec le gouvernement israélien. Des documents fiscaux et d’inscription prouvent que StandWithUs et la CCFP sont une seule et même organisation à but non-lucratif.

La CCFP prétend défendre « l’établissement de ponts », alors même qu’elle se fait l’écho de la propagande raciste, déshumanisante du gouvernement israélien. Comme l’a dit récemment Jewish Voice for Peace :

« Les artistes qui s’opposent au racisme et soutiennent la justice pour tous les peuples devraient rester à l’écart du lobbying et des efforts de propagande de la CCFP qui est anti palestinienne ».

Dans un rapport confidentiel qui a fuité, la CCFP a reconnu franchement la croissance stimulante du mouvement BDS pour les droits humains, tel qu’en rend compte le Hollywood Reporter.

Certaines parties du rapport confidentiel sont maintenant en accès libre pour la première fois. Partagez les pour aider à mettre en évidence les tentatives frauduleuses de CCFP pour manipuler les artistes et le public !

Si vous êtes artiste, producteur, agent ou représentant d’un label et que vous aimeriez avoir un échange sur la Communauté Créative pour la Paix, envoyez s’il vous plaît un mail à pacbi@bdsmovement.net et nous reviendrons vers vous.

 

Source: BDS Movement

Traduction SF pour BDS France




PACBI: « Aimez Bollywood, détestez l’apartheid ! »

12 novembre 2018 / par la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI)

Le gouvernement israélien veut utiliser les stars de Bollywood pour blanchir son oppression contre les Palestiniens. Joignez vous à nous pour les exhorter à refuser de participer.

N’allez pas en Israël tant que les Palestiniens ne sont pas libres !

Quatre célèbres acteurs de Bollywood doivent aller jouer dans l’Israël d’apartheid. L’événement a déjà été remis une fois. Voici une chance de le faire complètement annuler.

L’année dernière, lors d’un voyage de propagande à Mumbai, Michael Oren, dans sa qualité de haut représentant du gouvernement d’extrême droite israélien, a exhorté les producteurs de Bolliwood à investir en Israël. Il a admis que le but de sa visite était de « combattre BDS ».

Plus tôt cette année, alors qu’il était lui-même à Mumbai, le premier ministre israélien Netanyahu a dit : « Nous voulons Bolliwood en Israël. »

L’industrie cinématographique de Bolliwood multimilliardaire en dollars est a plus importante du monde.

Les offres d’Israël ont pour but d’exploiter l’énorme public de Bolliwood et le profil médiatique de ses stars pour détourner l’attention et blanchir par l’art les crimes de guerre et les violations des droits fondamentaux des Palestiniens par Israël. Ceci se passe alors que les ventes d’armes à l’Inde ont atteint de nouveaux sommets.

Rien que cette année, des personnalités hollywoodiennes comme Mark Buffalo, Viggo Mortensen, Danny Glover et John Cusack se sont élevées en faveur d’artistes qui ont respecté l’appel des Palestiniens au boycott culturel d’Israël, contre les manœuvres brutales d’Israël et les institutions complices.

Envoyons aux acteurs de Bollywood le message disant que la solidarité avec les Palestiniens est un intérêt universel.

Utilisez les liens ci-dessous pour aller voir sur les réseaux sociaux les pages des quatre stars de Bollywood engagées par Israël. Vous pourrez laisser des commentaires sur leurs pages, ou créer la vôtre, et taguer les acteurs.

Suggestion de post

Ne blanchissez pas les crimes d’Israël contre les Palestiniens ! Retirez vous de l’événement ‘Bollywood 4 Ever Israel’ #LoveBollywoodHateApartheid https://youtu.be/fq6_HN3Eu4Y

Kareena Kapoor

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Shilpa Shetty

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Akshay Kumar

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Madhuri Dixit

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Source: PACBI

Traduction : J. Ch. pour BDS France




#BoycottEurovision2019 : pétition européenne à signer!

La pétition ci-dessous est la version en français d’une pétition initiée par le PACBI (Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel):

Nous, soussigné-e-s, habitant-e-s d’Europe et d’ailleurs, faisons appel aux membres de l’Union Européenne de Radiotélévision – les diffuseurs publics – pour qu’ils se retirent du Concours de l’Eurovision accueilli par Israël, afin qu’ils ne se rendent pas complices des violations par Israël des droits humains des Palestiniens.

Nous soutenons les nombreux artistes célèbres, dont d’anciens participant-e-s, qui ont endossé l’appel d’artistes et de journalistes palestiniens à se détourner de l’Eurovision 2019.

Nous exhortons les parolier-e-s et les interprètes à boycotter le concours 2019 accueilli par Israël, tout comme ils ont boycotté en son temps le régime d’apartheid d’Afrique du Sud.

Le contexte

Quelques jours à peine après la victoire d’Israël à l’Eurovision, les forces israéliennes ont massacré 62 Palestinien-nes à Gaza, dont six enfants, qui manifestaient pour la liberté et pour les droits des réfugiés. Depuis le début des manifestations de la Grande Marche du Retour, le 30 mars 2018, au moins 205 Palestinien-nes ont été tués par les forces israéliennes dans la bande de Gaza assiégée. Plus de 18 000 autres ont été blessés, et parmi eux des milliers se sont fait tirer dessus à balles réelles.

Le législateur israélien a récemment formalisé l’apartheid dans les lois fondamentales d’Israël, avec la « loi de l’État nation juif », qui confère un mandat constitutionnel de discrimination raciale contre les Palestiniens. En même temps, le régime d’apartheid d’Israël s’efforce de présenter « un visage plus agréable » d’Israël en utilisant l’art pour blanchir des décennies d’oppression et de dépossession des Palestiniens.

 SIGNER LA PÉTITION




Les athlètes palestiniens disent… Boycottez Puma! Pas de jeu loyal en terre palestinienne volée

31 octobre 2018
par Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI)

Joignez les actions sur les réseaux sociaux et organisez une campagne #BoycottPuma pour inciter le fabricant global de sportswear à mettre fin à son soutien des colonies illégales d’Israël qui chassent les familles palestiniennes hors de leurs terres.

La pression monte sur Puma pour que la marque mette fin à son sponsoring de l’Association israélienne de Football (IFA). L’IFA inclut des clubs des colonies israéliennes illégales construites sur des terres palestiniennes volées. Plus de 200 clubs sportifs palestiniens ont envoyé une lettre exhortant Puma à mettre fin à son contrat de sponsoring.

Rien que la semaine dernière, plus de 1000 tweets ont exhorté Puma à faire de la fin de son soutien aux appropriations illégales de terres par Israël une priorité dans la campagne #REFORM pour la justice sociale que la marque a récemment lancée.

Nous savons que les dirigeants de Puma nous écoutent. Augmentons la pression pour convaincre Puma de faire le saut pour les droits palestiniens.

Aujourd’hui, avec les athlètes palestiniens, nous lançons un boycott de Puma jusqu’à ce que la marque mette fin à sa complicité dans le blanchiment par le sport des crimes de guerre et des violations des droits humains par Israël.

Joignez les actions sur les médias sociaux et commencez à organiser une campagne #BoycottPuma dans votre région !

Pourquoi boycotter Puma?

Puma sponsorise l’Association israélienne de football (IFA), qui encourage les clubs de football basés dans les colonies israéliennes illégales à participer à ses championnats et à ses compétitions.

L’occupation militaire israélienne expulse des familles palestiniennes, y compris les enfants, de leurs foyers, pour laisser la place à ces colonies. Les colonies israéliennes sont considérées comme des crimes de guerre selon le droit international.

En juillet dernier, il a été annoncé qu’Adidas ne sponsorisait plus l’IFA après une campagne internationale et la remise de 16 000 signatures au siège d’Adidas.

Nous pouvons le faire encore une fois.

Joignez les actions sur les réseaux sociaux #BoycottPuma et diffusez l’appel au boycott !

Les athlètes et les clubs sportifs palestiniens ont déjà démarré la campagne #BoycottPuma !

Suivez leur inspiration !

  1. Imprimez un panneau Boycott Puma, voir ci-dessous.

  2. Prenez une photo de vous ou de votre groupe tenant ce panneau.

  3. Postez la photo sur les réseaux sociaux en utilisant le hashtag #BoycottPuma.

Organisez une campagne Boycott Puma dans votre région

Il y a de nombreuses façons de s’impliquer dans une campagne Boycott Puma. Vous pouvez organiser un boycott de l’équipement sportif Puma par les consommateurs, promouvoir le désinvestissement de la compagnie (pour que les fonds d’investissement et de pension socialement responsables vendent leurs actions Puma), et faire campagne pour mettre fin aux contrats de sponsoring avec la compagnie. Contactez-nous pour plus d’information sur la manière de commencer une campagne Boycott Puma.

Joignez l’appel palestinien à boycotter Puma ! Ensemble, nous pouvons faire en sorte que Puma
 fasse le saut en faveur des droits palestiniens.

Pancarte disponible :

Source: PACBI

Traduction: C.G pour BDS France




Campagne palestinienne populaire contre le mur de l’apartheid Mardi 9 novembre 2018

La journée mondiale d’interaction pour un #Mondesansmurs, le 9 novembre, se rapproche. Dans un mois exactement, des dizaines d’événements et des centaines de contributions marqueront une fois de plus ce jour pour montrer que nous sommes nombreux et que partout nous construisons un #Mondesansmurs !

Voici quelques mises à jour sur la mobilisation et sur les moyens simples de rejoindre cette fantastique convergence pour un #Mondesansmurs.

Un #Mondesansmurs en construction !

Des groupes de 16 pays du monde entier nous ont jusqu’à présent fait savoir qu’ils participeraient : Argentine, Brésil, Canada, Chili, Colombie, France, Allemagne, Inde, Malaisie, Mexique, Pays Bas, Norvège, Palestine, Espagne, Thaïlande, USA.

Quelques uns des éléments les plus saillants à ce jour comportent un festival #Mondesansmurs de deux jours à Buenos Aires ; une conférence « S’investir dans la protection : liberté de rester, liberté  se déplacer, liberté de retourner » en Baie de San Francisco (USA) pour parler des murs sur les frontières dans le monde, critiquer ceux qui profitent des murs et féliciter la résistance internationale ; une exposition de photos à Berlin sur les murs d’avant et d’aujourd’hui, des événements dans le cadre du Forum Social Mondial sur les migrations à Mexico et bien d’autres.

C’est le moment de se joindre à la mobilisation mondiale pour #Mondesansmurs.

Pour lire l’appel en entier, voir ici

Travaillons ensemble pour construire un mouvement de solidarité avec la Palestine au coude à coude avec d’autres luttes, parce qu’ensemble nous pouvons abattre le Mur.

Comment se joindre à #Mondesansmurs
Organisez un événement :
Organisez des séminaires, des conférences ou autres événements traitant du mur de l’apartheid israélien et des murs dans nos sociétés et frontières. Vous pouvez peut-être inviter des intervenants qui font le lien entre la solidarité avec la Palestine et d’autres luttes contre la multitude de toujours plus de murs tueurs et répressifs qui nuisent à trop de vies et d’activités de subsistance.
 
Organisez une exposition :
Organisez une exposition de photos des Murs ou d’autres témoignages visuels.
Organisez des actions de rue et des manifestations :
Vous voudrez peut-être monter un spectacle avec un mur fictif, distribuer des tracts, avoir un stand dans un lieu central ou organiser une manifestation à grande échelle qui vise l’un des constructeurs de murs, que ce soit un groupe qui profite des murs ou ces institutions qui prennent la décision de construire un mur.
Préparez une déclaration à partager le 9 novembre :
Nous voulons connaître et partager vos idées et vos luttes pour un #Mondesansmurs. Une déclaration commune pour un #Mondesansmurs publiée à l’occasion de la journée du 9 novembre avec des mouvements, des organisations, des personnalités qui voient la connexion entre leur lutte et la cause palestinienne dans une convergence mondiale pour un #Mondesansmurs peut représenter une contribution puissante à l’effort. Cela vous aidera à construire des nouveaux échanges et pour nous tous à intégrer de nouvelles perspectives.
Préparez vous à rejoindre notre action sur les réseaux sociaux :
Tout comme l’an dernier, nous ferons encore du 9 novembre une journée de partage mondial de nos luttes et de nos engagements pour un #Mondesansmurs. Avec vos contributions, nous allons une fois de plus partager des idées, des expériences, des luttes, des événements, de la poésie, des arts pour un #Mondesansmurs afin d’apprendre les uns des autres, de nous encourager mutuellement et de nous donner de la force à chacun.
Source: Palestinian Grassroots Anti-apartheid Wall Campaign 
Traduction SF pour BDS France




Rassemblement non-violent de protestation, Mardi 16 octobre 2018 dès 14h30

AGENCE JUIVE D’ISRAËL = AGENCE DE LA COLONISATION

LES RECRUTEURS POUR L’ÉTAT D’APARTHEID ISRAÉLIEN, DÉGAGEZ !

SÉPARER LES JUIFS DU RESTE DE L’HUMANITÉ, VOILA L’ANTISÉMITISME !

RASSEMBLEMENT NON-VIOLENT DE PROTESTATION

 

MARDI 16 OCTOBRE 2018 DÈS 14H30 –

500 bd d’Antigone face au Centre Communautaire et Culturel Juif de Montpellier (CCCJM)

 

Le CCCJM, largement subventionné avec nos impôts locaux, confirme sa fonction d’officine sioniste. Organisateur, depuis 40 ans de la journée coloniale de commémoration de l’occupation de  Jérusalem et fidèle relais de la politique de l’État d’Israël, aujourd’hui il contribue ouvertement au recrutement d’hommes et de femmes qui vont alimenter la politique de colonisation de peuplement israélienne et renforcer son système d’apartheid contre les Palestiniens.

Aurions-nous toléré que les agents de l’Afrique du Sud viennent recruter en France, du temps de l’apartheid, des « blancs » pour renforcer l’apartheid ?

 

AGENCE JUIVE D’ISRAËL  = COLONISATION ET SOUTIEN AU TERRORISME

Dès 1908, soit 40 ans avant la création de l’État d’Israël, l’Organisation Sioniste Mondiale organisait la colonisation juive de la Palestine. D’abord sous le nom d’Exécutif Sioniste de la Palestine, puis d’Agence Juive de Palestine en 1929, elle prend en en 1948, date du partage de la Palestine, le nom d’Agence juive d’Israël. Elle va poursuivre et intensifier la colonisation de la Palestine par l’immigration, y compris  illégale ,  des juifs du monde entier.  Plus de 80 000 entre 1939 et 1947. C’est elle qui crée le Mossad et qui soutient les organisations terroristes telles la Hagana, le Lehi et l’Irgoun qui ont introduit en Palestine la pratique des attentats terroristes et massacré des centaines de personnes dont 91 pour le seul attentat contre l’hôtel King David le 22 juillet 1946.

Du point de vue de la colonisation sioniste, l’Agence Juive a obtenu de réels résultats.

AGENCE JUIVE = RECRUTEMENT POUR L’APARTHEID ISRAÉLIEN

En votant la loi fondamentale d’Israël État-nation, l’État israélien s’est officiellement institué en tant qu’État d’apartheid y compris à l’égard des citoyens israéliens non juifs qui sont 20% des habitants d’Israël.

« Importer » des juifs en Israël c’est directement contribuer à renforcer et développer le système d’apartheid et la colonisation de peuplement. Ainsi de nombreux franco-israéliens font leur service militaire en Israël où près de 3% des soldats sont de nationalité française et participent activement aux crimes de guerre en Cisjordanie et actuellement contre la population civile de la Bande de Gaza. Israël a même mis en place un programme permettant aux français non citoyens d’Israël d’y faire l’armée et donc de contribuer au maintien de l’apartheid, de la colonisation, des violations des droits humains et des crimes israéliens. La France, au même titre qu’elle combat le terrorisme de Daech en Syrie, devrait interdire et combattre le terrorisme d’État israélien qui n’est pas moins criminel dans ses actes envers les Palestiniens.

SÉPARER LES JUIFS DU RESTE DE L’HUMANITÉ, VOILÀ L’ ANTISÉMITISME !

Les antisémites européens ont toujours rêvé de se débarrasser des juifs en les séparant du reste de l’humanité. On se souvient comment Netanyahu a instrumentalisé la peur causée par les massacres et attentats antisémites (Merah, Charly Hebdo et l’Hyper Casher) pour appeler directement les français juifs à émigrer en Israël car « c’est leur pays ».

De ce point de vue on peut dire que le projet sioniste qui vise à regrouper et concentrer tous les juifs dans un seul pays fait bon ménage avec les antisémites.

Et les faits parlent d’eux-mêmes :

On connaît les liens de Netanyahu avec les chrétiens sionistes étatsusiens et avec le premier ministre hongrois Viktor Orban qui vient de réhabiliter le régime nazi de l’Amiral Horthy.

Lorsque B. Netanyahu, 1er ministre de l’Etat israélien minimise le rôle d’Hitler dans le massacre des juifs en tentant d’imputer le crime au Mufti de Jérusalem, il se comporte comme un négationniste. En France, il serait condamné à la prison pour ce type de déclaration. Lorsqu’il reçoit l’extrême droite européenne dont le Néerlandais Geert Wilders, le Belge Philip Dewinter et le successeur de Jorg Haider, l’Autrichien Heinz-Christian Strache, il se comporte comme ceux qui ont signé à Munich le début de la collaboration avec les nazis.

 

Contrairement aux sionistes, en tant que membres d’un mouvement fondamentalement antiraciste (BDS), nous pensons que les juifs, comme les musulmans, les chrétiens etc. doivent pouvoir vivre dans le pays de leur choix en bénéficiant de tous les droits, à égalité absolue avec tous les autres citoyens, indépendamment de leur choix en matière de religion, de culture, de tradition ou de style de vie. Et nous combattons et combattrons toutes les formes d’antisémitisme.

 

 

RASSEMBLEMENT NON-VIOLENT DE PROTESTATION

MARDI 16 OCTOBRE 2018 DÈS 14H30 –

500 bd d’Antigone face au Centre Communautaire et Culturel Juif de Montpellier (CCCJM)

À l’appel de la Campagne BDS France Montpellier

Soutenu par :

APLR (Association des palestiniens Languedoc Roussillon),

CCIPPP34 (Campagne Civile pour la Protection du Peuple Palestinien),

CIMADE- Languedoc-Roussillon,

CMF (Collectif des Musulmans de France),

MAN (Mouvement pour une Alternative Non-violente),

UJFP (Union Juive Française pour la Paix),  

 




Des citoyens israéliens à Lætitia Sadier

Septembre 2018

Chère Laetitia Sadier,

Nous sommes un groupe de citoyens israéliens soutenant la campagne BDS.

Nous vous avons déjà envoyé une lettre, vous demandant de ne pas participer au Meteor Festival, qui est utilisé par l’état d’Israël pour se vendre comme « une démocratie multiculturelle cool ».

En réponse à votre note précédente, nous aimerions clarifier notre point. BDS est l’opposé d’une guerre. BDS est une campagne non violente pour mettre fin à la guerre et à l’oppression, à savoir l’apartheid et la guerre d’Israël contre le peuple palestinien. Nous pensons que votre note récente témoigne une certaine incompréhension de la situation ici et du rôle d’une manifestation politique.

Dans votre note, vous arguez que certains Israéliens sont opposés au gouvernement israélien pour justifier votre spectacle ici. Vous affirmez aussi que le festival « relie » les gens. Nous constatons que c’est complètement faux. D’abord, même s’il y a des dissidents israéliens (nous en sommes), l’opposition de terrain à l’intérieur d’Israël contre les crimes de guerre actuels d’Israël est très petite. De plus, des millions de Palestiniens vivant sous l’apartheid israélien, dans la bande de Gaza assiégée et bombardée ou en Cisjordanie occupée et colonisée, ne sont pas autorisés à traverser la ligne verte pour aller au festival. Aucun lien, aucun apaisement, ne peut avoir lieu dans de telles circonstances.

La musique ne peut jouer un rôle constructif que si elle fait partie d’une campagne politique pertinente fondée sur la réalité. Par exemple, des concerts par des artistes internationaux dans l’Afrique du Sud de l’apartheid avaient très peu de signification si l’idée était simplement « de promouvoir la paix ». D’un autre côté, un morceau de musique comme « I ain’t gonna play Sun City » [Je ne vais pas jouer à Sun City] par les Artistes Unis contre l’Apartheid a aidé à éduquer le public général et à galvaniser le mouvement international pour la justice et l’égalité en Afrique du Sud.

La campagne BDS pour mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud est considérée comme très justifiée de nos jours, même si quelques Blancs d’Afrique du Sud étaient opposés au régime d’apartheid. En fait, les militants anti-apartheid blancs en Afrique du Sud soutenaient la campagne.

Nous espérons que vous comprenez que la campagne BDS ne cible pas des individus, mais que son but est de mettre fin à une occupation militaire agressive et au régime d’apartheid de l’état d’Israël.

Nous voudrions citer une courageuse déclaration morale de Of Montreal, qui a annulé son spectacle au Meteor Festival :

« Ignorer l’appel à se lever pour soutenir un groupe opprimé d’êtres humains est une des pires choses qu’on peut faire ». 

Nous espérons que vous reconsidérerez votre décision, et annulerez votre spectacle au Meteor Festival.

Bien à vous

Boycott from Within (Citoyens israéliens pour BDS)

Source: Boycott From Within

Traduction: C.G pour BDS France




Une réponse de citoyens israéliens à Ivan Smagghe

Septembre 2018

Cher Ivan Smagghe,

Nous sommes une association de citoyens israéliens qui soutenons BDS.

Nous vous avons déjà envoyé une lettre , vous demandant de ne pas prendre part au Festival Meteor, qui sert à l’État d’Israël à se vendre en tant que « tranquille démocratie multiculturelle ».

Nous avons été déçus en lisant votre récente note qui, à notre avis, ne traite pas le cœur du sujet.

Dans votre note, vous mettez en avant que vous comprenez la situation ici. Pourtant, quand vous prétendez que certains Israéliens (vos « amis ») s’opposent au gouvernement israélien afin de justifier votre présence ici, c’est faux. Nous entendons très souvent cet argument. Alors qu’il est vrai que ce type d’Israéliens existe (nous sommes quelques uns d’entre eux), l’opposition sur le terrain à l’intérieur d’Israël aux crimes de guerre incessants d’Israël est très réduite.

La campagne BDS pour mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud est considérée comme très légitime. Pourtant, quelques blancs d’Afrique du Sud étaient opposés au régime d’apartheid.

Il n’y a là aucune contradiction. Les citoyens israéliens qui sont en totale solidarité avec le peuple palestinien ne devraient avoir aucun problème à justifier la campagne BDS non violente, démocratique, populaire pour mettre fin aux atrocités d’Israël. BDS a été efficace en Afrique du Sud et les militants blancs anti-apartheid d’Afrique du Sud ont soutenu cette campagne.

Nous espérons que vous comprenez que la campagne BDS ne vise pas les individus, mais que son but est de mettre fin à l’occupation militaire belliqueuse et au régime d’apartheid de l’État d’Israël.

Nous aimerions citer une déclaration moralement courageuse de Of Montreal qui a annulé sa présence au Festival Meteor :

« Ignorer l’appel à se tenir aux côtés d’un groupe humain opprimé, c’est l’une des pires choses que l’on puisse faire. »

Nous espérons que vous reconsidérerez votre décision et que vous annulerez votre présence au Festival Meteor.

Sincèrement,

Boycott From Within [Boycott de l’Intérieur], citoyens israéliens pour BDS.

Traduction : J. Ch. pour BDS France




Laetitia Sadier, Ivan Smagghe: s’il vous plaît annulez votre concert! #Meteor

Cher Ivan Smagghe,

Chère  Laetitia Sadier,

Vous êtes invité·e à vous produire au festival Meteor en Israël en septembre. Nous nous joignons à la société civile palestinienne et à des Israéliens pour vous demander de ne pas y aller.

Lana Del Rey vient d’annoncer sur Twitter l’annulation de sa participation:

comme avant elle Khalas, Zenobia , le duo sud africain Black Motion , Volvox et DJ Python et quatre autres artistes qui étaient également annoncés ou invités à ce festival.

Israël a toujours pratiqué la discrimination envers les Palestiniens, mais pas plus tard que le mois dernier, le parlement israélien a franchi une étape supplémentaire. Il a voté la loi de l’État -Nation Juif. Cette loi donne au groupe ethnique dominant des droits que d’autres n’ont pas. De par la loi, seuls les Israéliens juifs ont droit à l’autodétermination; les Palestiniens n’ont pas ce droit.

Dans les années 1970 et 1980, des musiciens ont boycotté un autre État qui avait légalisé la discrimination – c’est l’Afrique du Sud de l’apartheid. Nous vous demandons d’adopter la même position envers Israël de l’apartheid.

Vous ne seriez pas seul·e. Des milliers d’artistes dans le monde ont décidé de ne pas se produire en Israël, dont Lorde, Mme Lauryn Hill, Thurston Moore, Shakira, Wolf Alice, Chuck D, Portishead, Brian Eno, et les Young Fathers.

Le gouvernement israélien utilise des prestations internationales comme une marque d’approbation. Se produire dans un festival international de musique en Israël envoie comme message que ce que fait Israël est acceptable. C’est du blanchiment.

Voilà ce qu’Israël blanchit: il utilise tous les moyens en sa possession pour effacer la culture palestinienne. Ses colonies illégales se répandent en Cisjordanie par le vol de terres aux Palestiniens. Entre mars et mai de cette année, ses snipers ont tué 140 manifestants pacifiques à Gaza. Gaza est bombardé presque chaque jour. Au début de ce mois, des missiles israéliens ont attaqué le centre culturel Al Mishal et l’ont complètement détruit. « C’est une guerre contre tout ce qui fait l’identité palestinienne: la musique, la culture ou même la danse Dabké », dit Nidal Eissa, le directeur adjoint du centre.

Pendant que vous vous produirez à Meteor, des Palestiniens endureront ce type de violence.

La cinéaste Mira Naïr a dit, lorsqu’elle a été invitée au festival de cinéma d’Israël: « J’irai en Israël quand l’occupation sera terminée. J’irai en Israël quand l’État ne privilégiera pas une religion par rapport à une autre. J’irai en Israël quand il n’y aura plus d’apartheid ».

C’est le message dont nous espérons que vous le transmettrez aux organisateurs de Météor.

Dans l’attente de votre réponse,

Bien à vous,

Imen pour la Campagne BDS France




Le Parti travailliste doit rejeter la définition biaisée de l’IHRA qui entrave la défense des droits palestiniens

27 août 2018 / Par Palestinian civil society groups / UK

La société civile palestinienne a diffusé une déclaration incitant le Parti travailliste et les syndicats britanniques à rejeter la définition de l’antisémitisme par l’IHRA [International Holocaust Remembrance Alliance/Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste], définition incorrecte et anti-palestinienne, qui cherche à confondre antisémitisme et critique d’Israël. Cette définition vise à faire taire toute critique des politiques israéliennes qui violent clairement les droits humains palestiniens.

Saluant la croissance significative ces dernières années des politiques progressistes centrées sur la justice sociale et l’internationalisme au Royaume-Uni, en particulier à l’intérieur du mouvement ouvrier, nous, syndicats palestiniens, organisations et réseaux de masse, représentant la majorité de la société civile palestinienne, appelons le parti travailliste britannique, les syndicats, les conseils municipaux, les universités et la société civile dans son ensemble à rejeter la définition de l’antisémitisme donnée par l’IHRA, définition fausse et anti-palestinienne.

Cette définition, non contraignante juridiquement, cherche à effacer l’histoire palestinienne, à diaboliser la solidarité avec la lutte palestinienne pour la liberté, la justice et l’égalité, à supprimer la liberté d’expression, et à protéger le régime d’extrême droite d’Israël — un régime d’occupation, de colonialisme et d’ apartheid — de toute mesure efficace pour lui faire rendre des comptes en accord avec le droit international.

Les directives  discréditées de l’IHRA confondent délibérément l’hostilité contre les Juifs ou les préjugés et la discrimination à leur égard d’un côté et les critiques légitimes des politiques et du système d’injustice d’Israël de l’autre.

L’année dernière, les Palestiniens ont commémoré les 100 ans de la Déclaration Balfour, qui a joué un rôle important en soutenant et enracinant la colonisation sioniste de la Palestine. Cette déclaration britannique typiquement coloniale a constitué une  déclaration de guerre contre notre peuple. Elle a facilité la naissance de l’état d’exclusion d’Israël qui maintient un régime d’apartheid et opprime systématiquement le peuple autochtone palestinien, nous arrachant nos droits fondamentaux et reconnus par les Nations Unies, dont le droit à l’égalité, le droit à l’auto-détermination et le droit de retour de nos réfugiés dans leurs foyers d’origine.

Nous sommes d’accord avec les personnalités palestiniennes britanniques qui ont affirmé que :

[T]out usage par des institutions publiques des exemples d’antisémitisme de l’IHRA qui, soit empêche une discussion relative à notre dépossession par nettoyage ethnique, quand Israël a été établi, soit essaie de réduire au silence des discussions publiques sur les pratiques courantes ou passées du colonialisme d’occupation, de l’apartheid, du racisme et de la discrimination [israéliens], et sur la violente occupation militaire en cours, contrevient directement aux droits fondamentaux. D’abord, les droits inaliénables du peuple palestinien qui restent protégés par les droits et les conventions internationaux ; et ensuite, les droits de tous les citoyens britanniques qui se tiennent à nos côtés, dans la solidarité de la commune humanité.

Nous reconnaissons la pression sévère exercée sur les institutions publiques, au Royaume-Uni et globalement, pour qu’elles adoptent cette définition politisée et frauduleuse de l’antisémitisme. Nous voudrions déclarer que celles du Royaume-Uni ont une obligation particulière, morale, politique et sans doute juridique, de réparer les crimes britanniques passés et actuels contre le peuple. Nous les appelons à :

  1.     Soutenir constamment la loi du Royaume-Uni sur les droits humains, la Déclaration sur les défenseurs des droits humains des Nations Unies et le droit à la liberté d’expression, dont celui de raconter l’histoire coloniale bien documentée de la Palestine, de plaider pour les droits palestiniens, de décrire le régime d’oppression d’Isaël comme raciste ou constituant un apartheid, et d’appeler au Boycott, au désinvestissement et aux sanctions (BDS) contre Israël en tant que mesures non-violentes de reddition de comptes pour imposer qu’ Israël se conforme à ses obligations selon le droit international et au respect des droits palestiniens.
  2.     Soutenir sans équivoque les droits stipulés par les Nations Unies du peuple de Palestine, en particulier :
  •    le droit de vivre libre de toute occupation militaire dans la Bande de Gaza et la Cisjordanie, dont Jérusalem-Est ;
  •     le droit à la pleine égalité des citoyens palestiniens d’Israël qui souffrent actuellement d’un système de discrimination raciale légalisé et institutionalisé ;
  •     le droit inhérent et garanti juridiquement des réfugiés palestiniens à retourner dans leurs foyers d’origine, nettoyés ethniquement pendant la Nakba et jusqu’à aujourd’hui.
  1.     Adopter officiellement un embargo militaire sur Israël, ainsi que le demandent la société civile palestinienne, l’Internationale socialiste, des partis politiques du Royaume-uni (dont les Démocrates libéraux, les Verts et le Parti national écossais), le Congrès des syndicats britanniques (TUC), de nombreuses ONG de développement (dont Oxfam et Christian Aid), des dizaines de parlementaires britanniques, des villes de toute l’ Europe, Amnesty International, des personnalités mondiales, entre autres. Rien qu’en 2017, les exportations d’armes du Royaume-Uni vers Israël atteignaient $284m, un nouveau record.
  2.     Condamner sans ambiguïté toutes les formes de racisme et de sectarisme, dont plus de 60 lois racistes d’Israël, en particulier sa plus récente loi constitutionnelle, la Loi fondamentale de l’état-nation juif, qui «  consacre la suprématie juive  » et l’ apartheid, tel qu’il est défini par les Nations Unies.

Adopter la définition de l’IHRA (avec ses exemples) ne ferait pas que diaboliser notre lutte actuelle pour la libération et l’auto-détermination. Cela « réduirait aussi au silence toute discussion publique [au Royaume-Uni] de ce qui est arrivé en Palestine et aux Palestiniens en 1948 », comme plus de 100 groupes noirs, asiatiques ou d’autres minorités ethniques (BAME) au Royaume-Uni en ont mis en garde. Cela glacerait aussi la défense des droits palestiniens, en particulier en vilipendant et en calomniant notre mouvement non violent de Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) en faveur des droits palestiniens.

Ancré dans notre héritage de résistance populaire de plusieurs décennies et inspiré par le mouvement anti-apartheid sud-africain et le mouvement des droits civiques américain, le mouvement BDS  nominé pour le prix Nobel de la paix est soutenu par une écrasante majorité de la société civile palestinienne. Il a aussi l’aval de mouvements progressistes représentant des millions de personnes dans le monde entier, dont un nombre en croissance rapide de jeunes Juifs nés au 21e siècle.

BDS s’enracine dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et  adhère à la définition onusienne de la discrimination raciale. En conséquence, « il ne tolère aucun acte ou discours qui adopte ou promeut, entre autres, le racisme anti-noir, le racisme anti-arabe, l’islamophobie, l’antisémitisme, le sexisme, la xénophobie ou l’homophobie ».

Redéfinir le racisme contre une communauté particulière pour servir le but politique d’exclure ou de vilipender le combat contre les autres formes de racisme est immoral et directement raciste. Cela devrait être condamné par tous les progressistes moralement cohérents.

L’échec total d’Israël à supprimer la croissance impressionnante de BDS dans le monde entier au cours des dernières années l’a poussé à redéfinir l’antisémitisme pour calomnier notre mouvement strictement anti-raciste.

Comme des intellectuels juifs britanniques et des experts juridiques de premier rang l’ont affirmé :

Critiquer les lois et les politiques de l’état d’Israël comme racistes et en tant qu’elles correspondent à la définition de l’apartheid n’est pas antisémite. Appeler pour le boycott, le désinvestissement et des sanctions contre Israël pour s’opposer à ces politiques n’est pas antisémite.

Nous sommes d’accord avec l’analyse de plus de quarante organisations juives pour la justice sociale dans le monde entier, analyse selon laquelle nous vivons « dans un ère effrayante, avec un nombre croissant de régimes autoritaires et xénophobes dans le monde, le premier d’entre eux étant le gouvernement Trump, s’alliant avec le gouvernement d’extrême-droite d’Israël tout en faisant cause commune avec des groupes et des partis suprémacistes blancs antisémites et racistes ».

Nous nous faisons aussi l’écho de leur appel :

Nous incitons nos gouvernements, municipalités, universités et autres institutions à rejeter la définition de l’IHRA et de prendre à la place des mesures effectives pour vaincre la haine et la violence nationaliste ou suprémaciste blanche et pour mettre fin à la complicité avec les violations par Israël des droits humains.

Nous n’avons besoin de la permission de personne pour raconter notre histoire, défendre nos droits inhérents et inaliénables ou pour mobiliser une solidarité internationale de principe avec notre lutte pour la mener à bien.

Mais nous attendons des partis politiques orientés vers la justice sociale, comme le Parti travailliste et les syndicats progressistes, qu’ils contribuent effectivement à mettre fin à la complicité britannique dans le système d’oppression d’Israël qui dénie nos droits, qu’ils protègent le droit à la liberté d’expression et qu’ils se dressent du bon côté de l’histoire. Nous attendons d’eux qu’ils nous aident dans la lutte contre l’apartheid et pour les droits égaux de tous les humains quelle que soit leur identité. Est-ce trop demander ?

Signataires:

–    General Union of Palestinian Workers

–    Global Palestine Right of Return Coalition

–    Palestinian Union of Postal, IT and Telecommunication workers

–    Union of Professional Associations

–    Federation of Independent Trade Unions

–    Palestinian Journalists’ Syndicate

–    Palestinian New Federation of Trade Unions

–    General Union of Palestinian Teachers
–    General Union of Palestinian Women

–    General Union of Palestinian Peasants
–    Union of Palestinian Farmers

–    General Union of Palestinian Writers

–    The Palestinian Federation of Unions of University Professors and Employees (PFUUPE)

–    Palestinian Camps Boycott Movement-Lebanon (33 organisations from 11 refugee camps)

–    Palestinian NGO Network (PNGO)

–    Palestinian National Institute for NGOs

–    Popular Struggle Coordination Committee (PSCC)

–    Grassroots Palestinian Anti-Apartheid Wall Campaign (STW)

–    Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI)

–    Union of Palestinian Charitable Organizations

–    Women Campaign to Boycott Israeli Products

–    Civic Coalition for the Defense of Palestinian Rights in Jerusalem

–    Occupied Palestine and Syrian Golan Heights Initiative

–    Agricultural Cooperatives Union

[Trad. CG pour BDS]

Source : https://bdsmovement.net/news/labour-party-must-reject-biased-ihra-definition-stifles-advocacy-palestinian-rights




Les Palestiniens appellent au boycott du Festival de la musique Meteor en Israël

3 aout 2018 – Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI)

Les Palestiniens exhortent les artistes participants à se retirer du festival pour montrer de façon significative qu’ils contribuent à notre lutte pour la liberté, la justice et l’égalité.

Nous, organisations culturelles, municipalités et campagnes palestiniennes pour les droits de l’homme, appelons au boycott du Festival Meteor en Israël, prévu du 6 au 8 septembre 2018. Nous demandons instamment aux artistes participants de respecter la résistance non violente des Palestiniens et à se retirer de ce festival complice, comme une contribution, forte de signification, à notre lutte pour la liberté, la justice et l’égalité.

Naranja, les organisateurs israéliens du Festival Meteor, fait venir des artistes internationaux en Israël pour servir plus tard d’ambassadeurs pour le pays. En 2009, quelques mois seulement après qu’Israël a tué plus de 1400 Palestiniens à Gaza, Naranja oeuvrait à « l’amélioration de l’image d’Israël en Scandinavie ». Naranja disait vouloir que le Festival Meteor crée une « réalité alternative ». Mais la réalité pour les Palestiniens, c’est 70 années de régime d’occupation, de colonisation et d’apartheid.

Pas plus tard que la semaine dernière, Israël s’est déclaré effectivement comme un État d’apartheid en adoptant la « loi de l’État-nation juif », une loi qui dénie constitutionnellement à tout citoyen palestinien des droits égaux et qui légalise leur exclusion.

Le Festival Meteor recommande d’aménager dans les colonies israéliennes illégales, construites en violation du droit international sur le plateau du Golan syrien. Ces colonies israéliennes illégales de plus en plus importantes volent la terre et les ressources des millions de Palestiniens qui vivent sous l’occupation militaire. Les bulldozers d’Israël démolissent les maisons et les villages des Palestiniens, laissant des familles et des communautés entières de réfugiés sans abri, dans notre propre pays.

Depuis 2004, les artistes et organisations culturelles palestiniens exhortent leurs collègues internationaux à ne pas se produire en Israël aussi longtemps que cet État continuera de violer les droits de l’homme des Palestiniens en toute impunité. Les artistes ont joué un rôle important dans l’isolement de l’Afrique du Sud de l’apartheid en refusant de jouer à Sun City. Aujourd’hui, des milliers d’artistes à travers le monde soutiennent l’appel palestinien au boycott ou respectent notre ligne de protestation, et notamment Lorde, Mme Lauryn Hill, Thurston Moorre, Shakira, Wolf Alice, Chuck D, Portishead, Brian Eno et Young Fathers.

Le gouvernement israélien se sert des spectacles internationaux comme d’un accord qui serait donné à son régime d’oppression et de nettoyage ethnique et à ses violentes attaques contre la vie et la culture palestiniennes. Se produire dans un festival international de musique en Israël, c’est faire passer le message que les actions d’Israël ne sont pas si terribles après tout. Comme le Washington Post le notait plus tôt cette année, « À partir de maintenant, si ce n’était pas déjà le cas, le simple fait de prévoir une date de concert en Israël sera considéré comme un acte politique ».

Israël confine deux millions de Palestiniens dans Gaza sous un siège cruel depuis plus dix ans maintenant. Les Nations-Unies ont déclaré la bande de Gaza « invivable ». Alors que des dizaines de milliers de Palestiniens à Gaza manifestaient pacifiquement pour leurs droits garantis par les Nations-Unies dans une Marche, les tireurs d’élite israéliens ont pratiqué un « tirer pour tuer ou mutiler », et ils ont tué plus de 140 Palestiniens et en ont blessé 16 000 autres, dont beaucoup restent mutilés à vie. Amnesty International et Human Rights Watch font partie de ces organisations qui condamnent le massacre que commet Israël à Gaza.

Dans la région autour du site du festival se trouvent les ruines de dizaines de villes, parfois importantes, et de villages qui ont été détruits par la violence lors de l’établissement d’Israël sur les décombres de la Palestine. Plus de 500 centres de population palestiniens ont été méthodiquement détruits de cette façon durant la Nakba (la « catastrophe »). De nombreuses communautés palestiniennes en Israël se voient refuser les services de base, comme l’électricité, l’eau, les écoles et les routes, et souffrent sous un système de discrimination raciale qui s’appuie sur plus de 60 lois racistes.

Contre cette oppression et cette dépossession, comme tous les peuples opprimés, nous résistons. Une part importante de notre résistance passe par la culture, la musique, la poésie, la littérature, le cinéma, la danse et le théâtre. Israël répond en mettant en détention et en arrêtant les artistes palestiniens aux check-points, en montant des raids sur les festivals, en fermant les cinémas palestiniens, et en interdisant les évènements culturels des Palestiniens.

Nous demandons aux artistes prévus au spectacle de Meteor : simplement, ne faites pas de mal ; respectez la ligne de protestation non violente des Palestiniens, et ne prêtez par votre nom au blanchiment par l’art des crimes que commet Israël contre nous. Prenez position en faveur de la liberté, de la justice et de l’égalité. Annulez votre participation au Festival Meteor.

Ont signé :

la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI)

la municipalité de Ramallah

le groupe Sareyyet de Ramallah

le Centre culturel Yabous

Le Réseau palestinien des arts du spectacle

le Théâtre national palestinien Al Hakawati

la Société culturelle et des arts Alrowwad

la Société KHOTWA pour le développement communautaire

le Centre Baladi pour la culture et les arts

le Centre culturel Khalil Sakakini

le Réseau des arts de Jérusalem « SHAFAQ » qui comprend :

– la Fondation Al-Ma’mal pour l’art contemporain

– le Conservatoire national de la musique Edward Saïd

– la Cour de l’art palestinien Al Hoash

– le Théâtre national palestinien

– le Centre culturel Yabous

le Réseau palestinien des arts du spectacle (PPAN) qui comprend :

– le Théâtre de la Liberté

– les Productions du théâtre au quotidien

– le Théâtre Ashtar

– le Théatre Yes

– le Conservatoire national de la musique Edward Saïd

– l’Association Al-Kamandjati

– l’Institut Magnificat

– le Centre de l’art populaire

– la Troupe de danse populaire palestinienne El Funoun

– l’École de cirque palestinienne

Nawa pour l’Association de la culture et des arts

l’Association Ohour pour la culture et le développement

le Centre de l’art populaire Naqsh

le Centre de l’art Oushaq

la Troupe de danse Asayel

le Centre culturel d’Ibda’a

Ayyam Al Masrah

Source: PACBI

Traduction : JPP pour BDS FRANCE




Les Palestiniens exhortent l’Association irlandaise de football à annuler le match « amical » avec l’Israël de l’apartheid

Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël/Irlande(PACBI) – 27 juillet 2018

Organiser un match amical avec Israël, c’est envoyer le message que briser les rêves des footballeurs palestiniens n’est pas important. Les Palestiniens exhortent l’Association irlandaise de football à prendre position en faveur de la justice et à annuler son match amical avec Israël.

La Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël appelle l’Association irlandaise de football à annuler son match « amical » entre l’Irlande du Nord et Israël, prévu le 11 septembre 2018.

Israël utilise les événements sportifs internationaux pour soutenir son image défaillante alors qu’il se trouve de plus en plus isolé en raison de son mépris flagrant des droits des Palestiniens.

Le 30 mars 2018, les tireurs d’élite israéliens ont tiré sur le footballeur Muhammad Khalil Obeit, le blessant dans les deux genoux. Lui et des dizaines de milliers de Palestiniens à Gaza manifestaient pacifiquement contre le déni d’Israël de leur droit, consacré par les Nations-Unies, au retour dans leurs foyers, et contre son siège de plus en plus dur contre Gaza. Ce siège à lui seul empêche les athlètes palestiniens de recevoir les soins indispensables pour leurs blessures avec, comme conséquences, des amputations et des handicaps à vie.

En 100 jours, Israël a tué plus de 130 manifestants palestiniens à Gaza, et en a blessé plus de 14 000, beaucoup étant maintenant handicapés à vie. Gaza a une équipe de football, nouvelle formée, composée uniquement de joueurs amputés. Près de 90 % de ses joueurs ont perdu au moins un membre à cause des violentes attaques militaires d’Israël sur la population civile.

La Fédération israélienne de football comprend six équipes qui sont basées dans des colonies de peuplement illégales et qui privent les Palestiniens de leurs ressources et poussent les familles palestiniennes hors de leurs terres. Israël démolit les maisons et des communautés entières palestiniennes pour faire la place à ces colonies racialement exclusives sur des terres volées.

Les familles palestiniennes sont séparées de leurs terres et les unes des autres par le mur d’apartheid d’Israël. Des check-points militaires et les refus de permis pour voyager empêchent les Palestiniens de voyager librement vers, depuis et à l’intérieur de notre pays d’origine, et notamment les athlètes de se déplacer pour les matchs de championnat.

Des soldats israéliens enlèvent des enfants palestiniens, en pleine nuit, lors de raids terrifiants. Israël retient en détention actuellement près de 300 enfants palestiniens dans des prisons où la torture a été amplement documentée.

Et ce n’est là qu’un petit échantillon d’une oppression violente de 70 années contre les Palestiniens. C’est cela qu’Israël espère tenir à l’écart.

Organiser un match amical avec Israël, c’est envoyer le message que le massacre aveugle des Palestiniens par Israël est acceptable ; que briser systématiquement les rêves de jeunes footballeurs palestiniens qui promettent n’est pas important. Pire même, cela donne à Israël le feu vert pour poursuivre ses crimes, en toute impunité.

La société civile palestinienne a appelé à ne pas faire comme si de rien n’était avec Israël, aussi longtemps qu’il dénie les droits de l’homme des Palestiniens. L’Association irlandaise de football a le pouvoir d’annuler ce match amical, contrairement aux matchs officiels sous l’égide de la FIFA, et de se placer du bon côté de l’histoire.

Le mois dernier, l’équipe nationale d’Argentine a annulé le match amical avec Israël. L’attaquant Gonzalo Higuain, « El Pipita », a dit que « la meilleure chose à faire, c’était ne pas aller en Israël ». Plus de la moitié d’une délégation de joueurs de la NFL (Ligue nationale de football américain) s’est retirée d’un voyage parrainé par le gouvernement israélien en 2017.

Les boycotts sportifs ont joué un rôle important dans la remise en cause de l’apartheid sud-africain. Un nombre croissant de personnalités sportives reconnaissent aujourd’hui qu’Israël utilise les compétitions d’athlétisme pour laver, par le sport, ses attaques contre les Palestiniens, et elles refusent d’y prendre part.

Nous exhortons l’Association irlandaise de football à prendre position en faveur de la justice et à annuler son match amical avec Israël.

Il n’y a rien d’amical dans l’oppression par Israël des Palestiniens. Jusqu’à ce que les Palestiniens puissent vivre dans la liberté, la justice et l’égalité, il n’y a pas de place pour les « matchs amicaux » avec l’apartheid israélien.

 

Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël.

https://bdsmovement.net/nothing-friendly

Traduction : JPP pour BDS FRANCE




Des organisations juives mondiales approuvent le mouvement Boycott, Désinvestissement, Sanctions

Par cette lettre, nous joignant à de multiples organismes internationaux de lutte pour la justice sociale, nous dénonçons la prise pour cible systématique des organisations qui défendent les droits des Palestiniens et particulièrement le mouvement non violent de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS). Sous couvert d’accusations cyniques et erronées d’antisémitisme, ces attaques confondent dangereusement le racisme anti-Juif avec l’opposition aux politiques d’Israël et à son système d’occupation et d’apartheid.

Nous assistons à l’essor alarmant de régimes autoritaires et xénophobes, au premier rang desquels se trouve le gouvernement dirigé par Donald Trump. Ces régimes, tout en s’alliant avec le gouvernement d’extrême-droite d’Israël, font cause commune avec des mouvements racistes et suprémacistes blancs dans leurs propres pays.

Or notre histoire nous a trop bien enseigné les dangers que représente la montée de partis et de gouvernements fascistes et ouvertement racistes. L’essor des discours et des attaques antisémites est un élément de cette tendance générale.

Dans une telle période il est donc plus que jamais essentiel de distinguer clairement les agressions ou les préjugés à l’égard des Juifs des critiques légitimes de la politique d’Israël et de l’injustice de son système.

La définition de l’antisémitisme donnée par l’Alliance Internationale pour la Mémoire de l’Holocaust (International Holocaust Remembrance Alliance), et largement adoptée ou prise en compte par les gouvernements occidentaux, est formulée de telle façon qu’il est facile pour ces derniers d’assimiler intentionnellement les critiques légitimes à l’égard d’Israël à de l’antisémitisme, afin de pouvoir mieux les réprimer.

Cet amalgame affaiblit non seulement la lutte des Palestiniens pour la justice, la liberté et l’égalité, mais également la lutte contre l’antisémitisme même. Quant à Israël, cela lui offre une défense opportune, qui lui évite de se plier au droit ou aux normes internationales régissant les droits humains.

Nous exhortons instamment nos gouvernements, nos mairies, nos universités et autres institutions à rejeter la définition de l’antisémitisme donnée par l’Alliance Internationale pour la Mémoire de l’Holocauste. En revanche, nous les appelons à prendre des mesures efficaces afin de combattre la haine et la violence des mouvements suprémacistes et nationalistes, et à mettre un terme à toute complicité avec les violations des droits humains perpétrées par Israël. Israël ne nous représente pas et n’est pas apte à parler en notre nom alors qu’il se rend coupable de crimes contre les Palestiniens et leur nie les droits décrétés par les Nations Unies.

Le mouvement BDS, porté par la société civile palestinienne pour la défense de ses droits, nominé pour le Prix Nobel de la Paix, a prouvé son engagement continu dans la lutte contre l’antisémitisme et contre toute forme de racisme et d’intolérance, en vertu de son attachement à la Déclaration Universelle des Droits Humains.

Parmi les organisations signataires suivantes, certaines soutiennent pleinement le mouvement BDS, d’autres en partie, d’autres enfin n’ont pas adopté de position officielle sur BDS. Mais nous affirmons tous que l’appel du mouvement BDS représente un ensemble d’outils et de stratégies, qui ne doit en aucun cas être considéré comme de l’antisémitisme.

Signé par:

Academia4equality (Israel)
Boycott from Within (Israeli citizens for BDS)
Coalition of Women for Peace (Israel)
Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Palestine (Strasbourg, France)
Dayenu: New Zealand Jews Against Occupation (New Zealand)
Een Ander Joods Geluid (A Different Jewish Voice) (The Netherlands)
Een Andere Joodse Stem – Another Jewish Voice (Flanders, Belgium)
European Jews for a Just Peace
Free Speech on Israel
Gate48 – critical Israelis in the Netherlands
Independent Jewish Voices (Canada)
Independent Jewish Voices (UK)
International Jewish Anti-Zionist Network
Jewish Anti-Fascist Action Berlin (Germany)
Jewish Voice For Labour (UK)
Jewish Voice for Peace (USA)
Jewish Voice for Peace members in London (UK)
Jews Against Fascism (Melbourne, Australia)
Jews for Justice for Palestinians (UK)
Jews for Palestinian Right of Return
Jews of Color & Sephardi and Mizrahi Jews in Solidarity w/ Palestine (USA)
Jews Say No! (USA)
JIPF – Judar för Israelisk Palestinsk Fred (Sweden)
Jüdische Stimme für gerechten Frieden im Nahost e.V. (Germany)
Justice for Palestinians Los Otros Judíos (Argentina)
Manchester Jewish Action for Palestine (UK)
Quebrando Muros – Judeus Brasileiros Pela Descolonização da Palestina (Brazil)
SEDQ Network- A Global Jewish Network for Justice
South African Jewish Voices for a Just Peace (South Africa)
South African Jews for a Free Palestine (South Africa)
Union des progressistes juifs de Belgique (Saint-Gilles, Belgium)United Jewish People’s Order (UJPO)-Canada
Union Juive Française pour la Paix (France)

 

 

 

 

Source : https://jewishvoiceforpeace.org/global-jewish-organizations-affirm-the-boycott-divestment-and-sanctions-movement/

(texte en anglais, hébreux et espagnol)




Défendre le droit au BDS

À toutes celles et tous ceux qui nous soutiennent,

Le gouvernement d’extrême-droite d’Israël s’efforce sans relâche de diffamer et de criminaliser la solidarité avec le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) pour les droits des Palestiniens, qui a été proposé pour le Prix Nobel de la paix.

Israël cherche à restreindre et à censurer le soutien au BDS avec l’aide de cabinets d’avocats, de personnalités politiques et de gouvernements dans plusieurs pays. Il a également mobilisé ses ambassades, ses services de renseignement et ses groupes de pression pour réprimer la liberté d’expression et notre droit de pratiquer le boycott afin de faire progresser la justice.

Aujourd’hui, nous avons besoin de votre soutien pour défendre le droit au BDS.

Donnez pour protéger notre droit de contester pacifiquement l’occupation militaire et l’apartheid pratiqués par Israël

La vague de répression sans précédent déclenchée par Israël ne nous a pas découragés. Le mouvement BDS est en plein essor et atteint de nouveaux sommets.

Au cours des six derniers mois, nous avons mis en échec un effort concerté d’Israël et de ses groupes de pression pour empêcher un représentant du mouvement BDS de prendre la parole devant le Parlement européen.

Un rapport commandé par le gouvernement écossais a conclu que les actions de boycott d’Israël sont protégées par les lois relatives à la liberté d’expression. Les Démocrates de Californie ont rejeté un projet de loi fédéral qui visait à restreindre la campagne pour le BDS.
Le droit au BDS a été défendu par l’Union européenne, des centaines de juristes européens, l’Union américaine pour les libertés civiles (American Civil Liberties Union, ACLU), des centaines d’ONG européennes, plus de deux cents rabbins et plusieurs gouvernements européens.
Si la guerre menée par Israël contre la solidarité avec les Palestiniens est aujourd’hui la plus grave remise en cause de la liberté d’expression en Occident, le respect du droit au BDS est un test décisif permettant de juger du respect de cette liberté.

Votre don nous permet de protéger la défense des droits des Palestiniens contre les manœuvres d’intimidation d’Israël.

Nous continuerons à développer le mouvement du BDS jusqu’à ce que les droits des Palestiniens soient respectés.

En solidarité,

Ana et Hind

Comité national palestinien Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BNC)

Le Comité national palestinien Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BNC) est la coalition la plus vaste au sein de la société civile palestinienne. Il anime et soutient le mouvement mondial Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) pour les droits des Palestiniens.

Traduction SM pour BDS France




Une lettre à la Convention générale à propos de la justice en Terre sainte

3 juillet 2018/ Par Archevêque Desmond Tutu, Canon Bonnie Anderson, Patti Browning

Afrique du Sud

L’archevêque Desmond Tutu et d’autres membres dirigeants de l’Église épiscopale disent à la Convention générale de l’Église [aux États-Unis] qu’investir dans des entreprises soutenant l’occupation militaire d’Israël « rend l’Église complice des injustices dont souffrent les Palestiniens ». Ils exhortent L’Église à adopter pour ses investissements des décisions basées sur les droits humains, qui garantissent qu’elle « ne profite pas de la souffrance d’autrui ».

Un message sur la justice en Terre sainte, adressé à la 79e Convention générale de l’Église épiscopale [des États-Unis] par Desmond Tutu, archevêque émérite, Bonnie Anderson et Patti Browning

Nous nous joignons à tous ceux qui sont rassemblés à Austin pour la 79e Convention générale et nous nous tournons vers eux avec amour. C’est la première Convention depuis que notre bien-aimé Edmond Browning, 24e  évêque président, a quitté cette vie pour rejoindre la compagnie des cieux. Nous nous rappelons son claironnant appel pour que cette Église qui est la nôtre soit ouverte à tous : « Il n’y aura pas de parias ».

Dans les jours qui viennent, l’Église épiscopale, réunie en Convention générale, examinera plusieurs résolutions concernant la situation urgente en Israël et en Palestine. Nous reconnaissons que, alors que la convention examine ces résolutions, nous devons poursuivre le voyage de réconciliation avec nos frères et nos sœurs juifs pour les siècles de comportement oppressif et antisémite qui ont culminé dans notre complicité avec l’Holocauste. En même temps, nous ne devons pas laisser ces horribles injustices nous aveugler sur les injustices perpétrées contre le peuple palestinien.

Certaines des résolutions appellent à l’application d’une pression économique sur Israël pour mettre fin à son occupation de 51 ans en Cisjordanie, à Jérusalem-Est et à Gaza. La Convention a spécifiquement l’opportunité de déterminer quand et comment dire non à des investissements financiers qui rendent l’Église complice de l’occupation. La situation sur le terrain est bien pire que ce que nous pouvons imaginer. Les Palestiniens en Cisjordanie occupée, à Jérusalem-Est et à Gaza, vivent sous un régime militaire israélien oppressif et discriminatoire. Ils ont enduré, et continuent à endurer, le vol de leurs terres au profit de colonies israéliennes qui ont été jugées illégales par la communauté internationale, qui violent une politique officielle américaine de longue date, et menacent la solution à deux états. Des familles continuent d’être déplacées et leurs maisons et leurs terres agricoles d’être détruites pour faire place aux colonies israéliennes et aux murs qui séparent les Palestiniens les uns des autres.

Le réseau des checkpoints militaires qu’Israël a imposés en Cisjordanie rend impossible la vie quotidienne des Palestiniens, les empêchant de se déplacer d’un endroit à un autre pour travailler, étudier, accéder à des soins médicaux urgents ou rendre visite à leur famille et à leurs amis. Lorsqu’ils sont accusés d’un crime, les Palestiniens y compris les enfantssont jugés par des tribunaux militaires israéliens que les organisations des droits humains estiment injustes. Simultanément, les colons israéliens vivant illégalement à proximité sur des terres palestiniennes occupées jouissent des droits accordés aux citoyens israéliens, sont jugés dans des trbunaux civils et peuvent se déplacer librement.

Dans la bande de Gaza, 2 millions de Palestiniens ont souffert pendant plus d’une décennie sous un siège cruel et illégal mené par Israël, sans pouvoir quitter le territoire minuscule et appauvri qui a été appelé « la plus grande prison du monde à ciel ouvert ». Au cours des quelques derniers mois, près de 120 Palestiniens non armés de Gaza ont été tués par des snipers israéliens, et des milliers ont été blessés, y compris des femmes, des enfants, un membre du personnel médical, un journaliste et un footballeur, pendant les manifestations hebdomadaires réclamant leur liberté et leurs droits. L’usage par l’armée israélienne de violence mortelle contre des manifestants non armés a provoqué l’indignation de la communauté internationale et des groupes en faveur des droits humains.

Dans cet environnement inhumain de souffrance et d’oppression, l’Église se trouve elle-même investie dans des compagnies connues de longue date pour fournir des produits et des services à ceux qui sont responsables de l’occupation. Cette année, l’Église épiscopale a soutenu des résolutions d’actionnaires afin de mettre deux de ces compagnies face à leurs responsabilités : Caterpillar et Motorola Solutions. Mais le comportement des entreprises a longtemps été résistant. Adopter des décisions d’investissements basées sur les droits humains garantira que l’Église ne profite pas de la souffrance d’autrui. Par une telle action, nous serons aux côtés de confessions amies, comme l’Église luthérienne évangélique d’Amérique, l’Église presbytérienne (USA) et les Méthodistes unis, qui ont déjà pris des mesures comme celle d’appliquer des critères sélectifs d’investissement ou d’autres mesures économiques afin de garantir qu’eux non plus ne profitent pas de la souffrance du peuple palestinien.

Exactement comme nous entendons à juste titre le cri des migrants cherchant un abri et un asile aux frontières des USA, notre conscience demande aussi que nous faisions campagne pour mettre un terme à la détention d’enfants et de prisonniers politiques pris dans le vice vieux de 51 ans de l’occupation

Il n’y a pas d’échappatoire au fait que l’investissement de ressources financières dans des compagnies qui soutiennent l’infrastructure de cette occupation brutale rend l’Église complice des injustices dont souffrent les Palestiniens. Nous offrons notre constante prière pendant que vous cherchez à percevoir ce que Jésus exige, ici et dans toutes les tristes injustices auxquelles, en ces temps, nous sommes confrontés.

Desmond Tutu, archevêque émériteCape Town

Canon Bonnie Anderson, DD – 32e présidente de la Chambre des députés [de la Convention générale de l’Eglise épiscopale des États-Unis] (2006-2012)

Patti Browning, DD – Récipiendaire du Episcopal Peace Fellowship John Nevin Sayre Award pour son action en faveur des droits humains palestiniens, et épouse d’Edmond Browning, 24e  évêque président

Source: BDS Movement

Traduction: C.G pour BDS France