Déclaration commune pour un #WorldwithoutWalls (Monde Sans Murs) des groupes et réseaux européens de solidarité avec la Palestine et pour la défense des droits des migrants

73 groupes et réseaux européens de solidarité et de défense des droits des migrants de 17 États européens ont choisi la Journée de la Nakba 2019 – la Journée des Palestiniens réaffirmant leur engagement en faveur de la lutte pour le retour de leurs réfugiés – pour s’unir dans un appel commun en faveur d’un #WorlwithoutWalls (un Monde sans Murs) afin de faire valoir nos droits à circuler, à rester et à retourner, dans la liberté, la justice et l’égalité.

De la Grèce à l’Irlande et de la Finlande à l’État espagnol, des organisations se sont engagées à sensibiliser le public aux interconnexions de nos luttes contre les murs, l’exclusion et la répression, à lutter conjointement contre les politiques européennes anti-migration et à mettre un terme à la mercantilisme corporatif de ‘l’industrie des murs’ qui permet, facilite et profite des murs visibles et invisibles de l’injustice, notamment en renforçant le mouvement palestinien BDS.

Les murs, les politiques anti-migration et le racisme sont en hausse en Europe et à travers la planète. Nous, mouvements et organisations soussignés, connaissons trop bien les souffrances que les Murs et leurs politiques associées occasionnent. C’est pourquoi nous nous engageons à nous rassembler et à organiser ensemble des combats pour un #WorldwithoutWalls (un Monde sans Murs) pour faire valoir nos droits à circuler, à rester et à retourner, dans la liberté, la justice et l’égalité.

Nous avons choisi d’émettre cette déclaration le 15 mai – Journée de la Nakba – qui commémore l’expulsion massive de la population palestinienne en 1948 et la lutte continue des six millions de réfugiés palestiniens qui, jusqu’à aujourd’hui, sont interdits par Israël d’exercer leur droit fondamental à retourner chez eux. Nous sommes attentifs au fait que la constante politique israélienne de déplacement et sa politique d’enfermement du reste de la population palestinienne derrière des murs est, de bien des manières, reliée à nos vies en tant que migrants et à la politique européenne.

30 ans après le Mur de Berlin, l’Europe a déjà construit plus de mille kilomètres de murs à ses frontières et continue d’accroître ses financements pour toujours plus de murs, physiques et virtuels. Elle réduit les migrants d’êtres humains à ‘risques sécuritaires », dont les droits fondamentaux sont régulièrement violés en toute impunité.

La politique anti-migratoire européenne, inspirée dans une très large mesure par les paradigmes israéliens et mise en œuvre avec la technologie israélienne, cible les migrants, finance l’apartheid israélien et l’occupation militaire sur les Palestiniens et militarise les sociétés européennes.
Afin de briser ces liens de complicité qui aggravent les violations des droits de l’Homme, nous avons décidé de rejoindre l’appel à un #WorldwithoutWalls, lancé en 2017 par des mouvements palestiniens et mexicains et soutenu par plus de 370 mouvements, réseaux et organisations à travers la planète.

Nous allons travailler ensemble à:
• Nous instruire, nous et le monde dans lequel nous vivons, à propos des profondes interconnexions entre nos combats et l’urgence de vaincre l’idéologie des murs, de l’exclusion et de la répression et de construire des alternatives de solidarité et de justice mondiale.
• Nous opposer à la politique européenne anti-migration qui nous heurte tous
• Arrêter le mercantilisme corporatif de ‘l’industrie du mur’ et nous attaquer à l’architecture de l’impunité qui protège les corporations qui permettent, facilitent et profitent des murs, visibles et invisibles, de l’injustice, y compris en renforçant le mouvement BDS conduit par les Palestiniens.

Les soussignés:

1. Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme (France)
2. Alternative Refugee Centre (Switzerland)
3. Association France Palestine Solidarité – AFPS (France)
4. Associatión France-Palestine Solidarité – Lyon (France)
5. Associatión France-Palestine Solidarité (France)
6. Association France-Palestine Solidarité 63 (France)
7. Associatión France-Palestine Solidarité Saint Etienne (France)
8. Association pour Jérusalem (France)
9. Assopace Palestina (Italy)
10. Attac AG Globalisierung und Krieg, Deutschland (Germany)
11. BDS 34 (France)
12. BDS Berlin (Germany)
13. BDS France (France)
14. BDS Initiative Oldenburg (Germany)
15. Brighton Migrant Solidarity (UK)
16. Centro de Documentación en Derechos Humanos « Segundo Montes Mozo S.J. » (CSMM) (Spanish State)
17. CNT 57 (France)
18. Collectif 69 de Soutien au Peuple Palestinien (France)
19. Collectif 69 Palestine – Union Juive Française pour la Paix (France)
20. Collectif Migrants (France)
21. Collectif Palestine 12 – Millau (France)
22. Collectif solidaire des réfugiés (France)
23. Comité des migrants- Millau (Aveyron) (France)
24. Comité Palestine Israël Pays de Châteaubriant (France)
25. Comité pour une paix juste au Proche-Orient (Luxembourg)
26. Commission for Filipino Migrant workers (Europe)
27. ConfederaciónIntersindical Galega (CIG) (Spanish State)
28. Construire et Alerter par la Non Violence Active CANVA (France)
29. DocP (Netherlands)
30. ECCP (European Coordination of Committees and Associations for Palestine)
31. Escuela Con Alma-Skola Sa Dusom (SpanishState/Serbia)
32. Espacio Social y Cultural La Karakola (Italy)
33. Finnish-Arab Friendship Society (Finland)
34. Forum Contro la Guerra (Italy)
35. Gibanje za pravice Palestincev (Slovenia)
36. Groupe d’Amité Islamo-Chrétienne (France)
37. Gruppo Ibriq (Italy)
38. ICAHD Finland (Finland)
39. Interculturalism, Migration and Minorities Research Centre (Belgium)
40. Ireland-Palestine Solidarity Campaign (Ireland)
41. Jewish Network for Palestine, JNP (UK)
42. Jewish Voice for a Just Peace in the Middle East (Germany)
43. KASAPI – Hellas Union of Philippine Migrants in Greece (Greece)
44. Kent Refugee Help (UK)
45. LAB Sindikatua (Basque Country)
46. Legal Centre Lesvos (Greece)
47. MAN (Mouvement pour une Alternative Non-violente) Orléans (France)
48. Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples – MRAP (France)
49. Mouvement Pour Une Alternative Non Violente (France)
50. Movimento dos Atingidos por Barragens (MAB) (Brazil)
51. Netherlands Palestine Committee (Netherlands)
52. New Weapons Research Group (Italy, Lebanon, Palestine)
53. Ongd AFRICANDO (Spanish State)
54. Palestine 69 (France)
55. Palestine Solidarity Campaign UK (UK)
56. Pour rester HUMAINS (France)
57. Reseau Education Sans Frontiéres – RESF (France)
58. Reseau Education Sans Frontiéres – RESF 63 (France)
59. Réseau Foi & Justice Afrique Europe antenne France (France)
60. Réseau RITIMO (France)
61. Salaam Ragazzi dell’Olivo Comitato di Trieste (Italy)
62. Section LDH – Millau (France)
63. Stop Mare Mortum Sants, Hostafrancs i la Bordeta (Catalunia/Spanish State)
64. Transnational Institute (International)
65. Transnational Migrant Platform-Europe (Europe)
66. Union Juive Française pour la Paix (France)
67. Union Juive Française pour la Paix Lyon (France)
68. United Against Racism (Ireland)
69. Verein zur Förderung der Flüchtlingsarbeit (Germany)
70. Waling _Waling Org.
71. WISE (France)
72. Women in Black – Vienna (Austria)
73. Women in Black (France)

Source : Stop The Wall




Nous, artistes français, dénonçons l’Eurovision 2019 en Israël

10 mai 2019

Le blog de Les invités de Mediapart

Plus de 100 artistes français, dont les dessinateurs Willem et Tardi, Imhotep, compositeur du groupe IAM, le cinéaste Alain Guiraudie, l’artiste lyrique Marie Soubestre ou encore l’artiste plasticien Ernest Pignon Ernest, annoncent qu’ils «n’irons pas à Tel Aviv blanchir le système de discriminations légales et d’exclusion qui y sévit contre les Palestiniens, et (appellent) France Télévisions et la délégation française à ne pas servir de caution au régime» israélien.

Du 14 au 18 mai prochain, France Télévision a l’intention de diffuser le Concours Eurovision 2019 qui se tiendra en Israël, à Tel Aviv, dans le quartier de Ramat Aviv, sur les ruines du village de Sheikh Muwannis qui, comme le rappelle l’ONG israélienne « Zochrot » (« elles se souviennent » en hébreu), est l’un des centaines de villages palestiniens  vidés de leurs habitants et détruits en 1948, lors de la création de l’Etat d’Israël.

Pour France Télévisions, l’Eurovision est « un divertissement d’une ampleur internationale unique et ouvert à une très grande diversité artistique » qui revendique de célébrer la diversité et l’inclusion. Selon la chaine publique « la musique, qui n’a pas de frontière, en est son essence, avec pour ambition universelle le dialogue entre les peuples, l’ouverture et le vivre-ensemble ».

Mais ce message sonne creux lorsque qu’il  cherche à nous divertir des violations des droits humains à l’égard des Palestinien·ne·s. Discrimination et exclusion sont profondément ancrées en Israël, où notamment la loi « Israël, État-nation du peuple juif » a été adoptée le 19 juillet 2018, proclamant que seuls les Juifs ont le « droit à l’autodétermination nationale », entérinant ainsi officiellement l’apartheid.

Le sens de l’histoire, de l’inclusivité et de la solidarité est plutôt du côté des nombreuses manifestations en Palestine et dans toute l’Europe, appelant artistes et diffuseurs à ne pas se rendre à Tel-Aviv. Par cette tribune, nous tenons également à participer à ce mouvement, pour manifester notre soutien aux artistes palestinien.ne.s, dans la guerre que leur mène Israël.

En mars et avril 2018, des tireurs israéliens ont ciblé et tué des journalistes qui filmaient les manifestations pacifiques à Gaza. En août, un F16 israélien a détruit le centre Said al-Mishal à Gaza, lieu de musique, de théâtre et de danse. Des artistes palestinien·ne·s, actrices, acteurs et musicien·ne·s se voient régulièrement empêchés de voyager par les autorités israéliennes d’occupation, ou comme dans le cas de la poétesse engagée Dareen Tatour, emprisonné·e·s pour « incitation au terrorisme ».

Aujourd’hui ce sont aussi les organisations israéliennes progressistes qui sont entravées par les autorités israéliennes. Le Ministère de la Culture les accuse de subversion, et réduit leurs financements. En 2017 par exemple, le festival de théâtre de Saint Jean d’Acre a dû retirer une pièce consacrée aux prisonnier·e·s politiques palestinien·ne·s pour éviter les coupures budgétaires gouvernementales. Galeries et festivals de cinéma sont aujourd’hui menacés de la même manière.

L’Eurovision, selon l’Union européenne de radio-télévision (UER), prétend être un événement « non politique ». Il est malheureusement impossible de réconcilier ce que dit l’UER avec la réalité. Israël est un État qui considère officiellement la culture comme un instrument de propagande politique: son Premier ministre, Benjamin Netanyahou, a félicité l’israélienne Netta Barzilai, lauréate de l’Eurovision 2018, pour avoir « accompli un travail exceptionnel en matière de relations extérieures ».

Nous, artistes et travailleur·se·s culturels français qui signons cet appel, n’irons pas à Tel Aviv blanchir le système de discriminations légales et d’exclusion qui y sévit contre les Palestiniens, et nous appelons France Télévisions et la délégation française à ne pas servir de caution au régime qui  envoie ses snipers tirer tous les vendredi contre les enfants  désarmés de la marche du retour à Gaza. Un divertissement qui se respecte ne se joue pas en terre d’Apartheid. Nous ne l’aurions pas accepté pour l’Afrique du Sud , nous ne l’accepterons pas pour Israël.

 Signataires : 

 

Samir ABDALLAH, cinéaste ; Pierre ALFERI, auteur ; Nadia AMMOUR, chanteuse ; Henri d’ARTOIS, musicien ; Jean ASSELMEYER, réalisateur ; Alain AUBIN, artiste lyrique ; Nicolas AUDOIN, musicien ;

Allaoua BAKHA, musicien ; Mohamed BAOUZZI, conteur ; Marine BACHELOT Nguyen, autrice et metteuse en scène ; Edmond BAUDOIN, dessinateur ; Safia BENHAIM, réalisatrice ; BEN ART’CORE, photographe ; François BEAUNE, écrivain ; Michaël BIDEAULT, musicien ; Julien BLAINE, poète ; Xavier BOEDA, musicien ; Marion BORDESSOULLES, comédienne ; Bruno BOUSSAGOL, metteur en scène ; Sarah BOY, danseuse ;

Françoise CABANAC, artiste lyrique ; Alain CASTAN, éditeur ; Laurent CAUWET, auteur ; Youssef CHARIFI, producteur ; Anne-James CHATON, poète ; Jean-Christophe CHAUZY, dessinateur ; Franck CHENAL, musicien ; Matthieu COLLOGHAN, peintre ;  Enzo CORMANN, écrivain ; Jean-Luc COUDRAY, dessinateur ; Philippe COUDRAY, dessinateur ;

Atmane DAHMANI, chanteur ; Gerty DAMBURY, metteure en scène ; Bruno DARAQUY, chanteur ; Yvan DAUTIN, chanteur ; Fanny DEKKARI, conteuse ; Gérard DELAHAYE, auteur et compositeur ; Marie DEVROUX, comédienne et metteure en scène ; Joss DRAY, auteure et photographe ;

ELCHICOTRISTE, dessinateur ; Annie ERNAUX, écrivaine ;

Abbas FAHDEL, réalisateur ; Nicolas FERNANDES, musicien ; Pedro FIDALGO, réalisateur ; Sandrine FLOCH, programmatrice cinéma; Nicolas FRIZE, compositeur ;

Pierre-Louis GARCIA, musicien ; Rémo GARY, chanteur ; Marina GILABERT, danseuse ; Liliane GIRAUDON, écrivaine ; Julien GONZALES, musicien ; Dominique GRANGE, chanteuse ; Annette GUILLAUMIN, auteure ; Alain GUIRAUDIE, cinéaste ; Christian GUY, photographe ;

Didier HABOYAN, musicien ; Abeer HAMAD, chanteuse ; Eric HAZAN, écrivain ; Michael HOARE, réalisateur ;

IMHOTEP compositeur du groupe IAM ; L’1NCONSOLABLE, rappeur ;

Lyang KIM, cinéaste ; Nicolas KLOTZ, cinéaste ; Victoria KLOTZ, artiste plasticienne ;

Armelle LABORIE, auteure ; Julio LAKS, musicien ; Anne-Marie LALLEMENT, cinéaste et écrivaine ; Iwan LAMBERT, comédien ; Léopold LAMBERT, auteur et éditeur ; Esther LAURENT-BAROUX, réalisatrice ;Françoise LEBEAU, productrice ; Sarah LECARPENTIER, comédienne et metteure en scène ; Marc LENOT, critique d’art ;

Raphaël MAILLET, musicien ; Jonathan MALNOURY, musicien ; Nathanaël MALNOURY, musicien ; Sébastien MARCHAL, graphiste ; Joëlle MARELLI, auteure et traductrice ; Michel MARRE, musicien et cinéaste ; Jacqueline MARTIN, comédienne et directrice de théâtre ; Nicolas MATOS ITXASO, auteur et réalisateur ; Gérard MAYEN, auteur- Elli MEDEIROS, chanteuse ; Ismaël METIS, rappeur ; Hassane MEZINE, photographe et réalisateur ; Muriel MODR, artiste plasticienne et poète ; MRIC, dessinateur ; José MUÑOZ, dessinateur ;

Bernard NOËL, poète et écrivain ;

Annie OHAYON, productrice

Bruno PAOLI, musicien ; La PARISIENNE LIBEREE, chanteuse ; Lucile PAYSANT, comédienne ; Elisabeth PERCEVAL, actrice et cinéaste ; Léonie PERNET, musicienne ; Mireille PERRIER, comédienne, metteur en scène ; Ernest PIGNON-ERNEST, artiste plasticien ; Denys PININGRE, cinéaste documentariste ; Jean-Marc POLI, musicien ; Anastasia POLITI, comédienne et metteure en scène ; Aurélien PROST, artiste circassien ;

Serge QUADRUPPANI, écrivain ; Nathalie QUINTANE, écrivaine et poète ; Luc QUINTON, plasticien ;

RAPSA, rappeur ; Anna RICHE, monteuse ; RLM, rappeur ; Renata ROAGNA, chanteuse ; André ROBÈR, peintre, poète, éditeur ; François RUDEL, sculpteur

Abdelwaheb SEFSAF, comédien et musicien ; Jean-Michel SICARD, metteur en scène ; Eyal SIVAN, cinéaste ; Francesca SOLLEVILLE, chanteuse ; Marie SOUBESTRE, artiste lyrique ; SPOIR, rappeur

Piotrek TAGART, musicien rock ; TARDI, dessinateur ; Jean-Pierre THORN, cinéaste ;

Robert VALBON, auteur et metteur en scène ; Maril VAN DEN BROEK, comédienne ;

WILLEM, dessinateur ; Willis From Tunis, dessinatrice

Djamila ZEGHBAB, comédienne.

Source : Mediapart




Dégageons Puma : Journée internationale d’action #BoycottPuma le 15 juin 2019

11 avril 2019 / par la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI)

Rejoignez la journée internationale d’action pour exiger de Puma qu’il mette fin à son soutien aux colonies israéliennes illégales sur la terre volée aux Palestiniens. Intervenez dans les magasins Puma, les bureaux de Puma ou les bureaux des équipes sponsorisées par Puma.

Les équipes et les athlètes palestiniens appellent à un boycott de Puma à cause de son soutien aux colonies israéliennes illégales sur la terre volée aux Palestiniens.

Fabricant mondial d’articles de sport, Puma est le principal sponsor de l’Association du Football Israélien (IFA) qui comporte des équipes dans les colonies israéliennes illégales sur la terre volée aux Palestiniens.

Le mois de juin commémorera les 52 ans de la brutale occupation militaire israélienne. Samedi 15 juin, rejoignez la Journée Internationale d’Action #BoycottPuma !

Votre association est-elle intéressée par la Journée Internationale d’Action #BoycottPuma ?

Inscrivez vous ici

pour mises à jour et ressources !

Quand des sociétés comme Puma sponsorisent et tirent profit des colonies israéliennes illégales, elles donnent leur aval au régime israélien d’extrême droite pour qu’il poursuive aussi intensément le vol de la terre et les agressions criminelles contre les sports palestiniens.

A travers la planète, des associations organisent des campagnes et des actions pour exiger de Puma qu’il prouve que son engagement déclaré pour la justice sociale n’est pas qu’un coup de marketing.

Intervenez dans les magasins Puma, les bureaux de Puma ou les bureaux des équipes sponsorisées par Puma, organisez un groupe de travail sur les agressions d’Israël contre les sports palestiniens, impliquez les équipes des sports populaires et les fans clubs, rejoignez les actions sur les réseaux sociaux et davantage. Regardez ci-dessous pour d’autres idées sur comment participer.

C’est le moment maintenant de commencer à identifier les localisations de Puma et les équipes sponsorisées par Puma dans votre région.

Inscrivez votre association ici

pour la Journée Internationale d’Action #BoycottPuma afin de recevoir les ressources et les mises à jour.

Agissez :

Ci-dessous vous trouverez quelques façons dont votre association pourra s’impliquer dans la Journée d’Action #BoycottPuma.

Impliquez les associations sportives locales, les équipes de sports populaires, les fan clubs et les tournois anti-racistes.

Et devenez créatifs ! Apportez des thèmes sportifs dans vos manifestations et des actions retransmises en direct sur les réseaux sociaux.

1. Organisez une action créative dans un magasin Puma

Devenez créatif. Organisez un faux match de foot ou un événement sportif dans un magasin Puma. Utilisez le localisateur de magasins de Puma pour trouver les magasins de la marque Puma dans votre ville.

2. Organisez une manifestation dans les bureaux de Puma

Remettez aux bureaux de Puma la lettre des 200 clubs palestiniens.

Puma a des bureaux en Allemagne, au Portugal, en Italie, en Suède, en Norvège, en Finlande, au Danemark, en Autriche, aux Pays Bas, en France, en République Tchèque, en Pologne, en Turquie, en Afrique du Sud, dans les Émirats Arabes Unis, aux États Unis, en Argentine, au Mexique, au Pérou, en Inde, en Australie, à Singapour, en Malaisie, en Indonésie, au Japon, en Corée du Sud, à Hong Kong.

3. Organisez un débat ou un atelier

Faites venir les associations sportives locales dans un atelier ou un débat public sur les agressions contre les sports palestiniens et la campagne #BoycottPuma. Prenez contact avec des débatteurs possibles : pacbi@bdsmovement.net

4. Appelez les équipes sponsorisées par Puma à #BootPuma

Puma sponsorise des équipes, des ligues, des athlètes et des artistes. Vérifiez si des équipes locales sont sponsorisées par Puma et exhortez les à laisser tomber Puma. Demandez aux athlètes locaux sponsorisés par Puma d’user de leur influence pour convaincre Puma de mettre fin à son accord de parrainage avec la IFA. Suivez #PumaFam pour avoir des nouvelles sur de nouveaux accords de parrainage. Prenez contact pour avoir des lettres types d’approche : pacbi@bdsmovement.net

5. Démarrez une campagne de désinvestissement

Cherchez à savoir si votre fond de pension, votre banque ou tout autre institution dont vous êtes membre s’investit dans Puma et demandez leur de se désinvestir. Prenez contact pour trouver de l’aide à ce sujet : pacbi@bdsmovement.net

6. Accueillez chez vous une fête via les réseaux sociaux

Rejoignez les actions des réseaux sociaux #BoycottPuma pour enrayer la culture Puma avec vos amis.

 

Source : PACBI

Traduction : J. Ch. pour BDS France

 




Des artistes israéliens se joignent aux Palestiniens en exhortant les participants à l’Eurovision de ne pas se produire à Tel Aviv

29 mars 2019

Chers participants à l’Eurovision,

Nous sommes israéliens, musiciens, cinéastes, et auteurs. Nombre d’entre nous ont signé une lettre de soutien à l’appel palestinien pour que le concours de l’Eurovision ait lieu ailleurs qu’à Tel Aviv.

Voici pourquoi.

Nous, en tant qu’Israéliens juifs qui aspirons à vivre dans une société pacifique, démocratique, reconnaissons qu’il n’y a pas moyen d’y arriver sans mettre fin à l’oppression exercée par notre gouvernement sur des millions de Palestiniens. Une société ne peut être considérée démocratique si elle maintient un régime militaire sur des millions de gens, leur déniant les droits fondamentaux, dont le droit de vote. Que signifie la démocratie lorsque un cinquième des citoyens israéliens, des Arabes palestiniens, se voient refusés leurs droits par la loi ?

Nos jeunes hommes et femmes sont obligés de servir dans l’armée d’occupation israélienne, participant ainsi à la perpétuation de toutes sortes de crimes contre les Palestiniens, notamment en maintenant un siège illégal sur Gaza.

« Nous vivrons pour toujours par le glaive » a promis notre fanatique premier ministre Benjamin Netanyahou. Eh bien nous ne souhaitons pas vivre toujours par le glaive ! Nous voulons vivre des vies normales, pacifiques, sans opprimer ou soumettre qui que ce soit. Nous ne voulons pas que nos enfants rejoignent une armée que la plupart des gens dans le monde accusent de commettre des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.

À Tel Aviv même, Israël déplace les Palestiniens indigènes de Jaffa en usant de moyens économiques et légaux, en expulsant des familles, en démolissant des maisons et en négligeant des quartiers entiers qu’il prive de ressources.

Vous devez vous produire au centre des expositions de Tel Aviv, sur les ruines du village palestinien de al-Shaykh Muwannis dont les habitants ont été déplacés de force et n’ont jamais eu le droit de revenir.

Nous avons longuement réfléchi à la programmation de vos performances. D’un côté, il serait vraiment merveilleux d’entendre vos musiques et vos messages d’inclusivité. D’un autre côté, ces messages seront transmis depuis Tel Aviv, qu’Israël utilise comme un outil de relations publiques, pour distraire de son occupation militaire, de sa politique d’apartheid, et du nettoyage ethnique du peuple palestinien indigène. Ce serait une parfaite diversion.

Nous, en tant qu’artistes, ne pouvons rester silencieux tandis que nos homologues palestiniens souffrent en silence de déshumanisation et de violence et nous vous demandons de vous joindre à nous en vous exprimant publiquement. Des artistes palestiniens vous ont exhorté à vous retirer de l’Eurovision et nous nous joignons à leur appel pour leur bien et pour notre propre avenir.

Sincèrement,

Aviad Albert, musician

Shlomit Altman, artist

Meira Asher, sound artist

Kerem Blumberg, filmmaker

Dror Dayan, filmaker

Anat Even, filmmaker

Ohal Grietzer, musician

Nir Harel, artist

Avi Hershkovitz, film director

Liad Hussein Kantorowicz, performance artist

Noki Katan, DJ

Jonathan Ofir, conductor and violinist.

Hagar Ophir, installation and performance artist

David Oppenheim, artist, musician

Michal Peleg, writer

Nira Pereg, artist

Timna Peretz, filmmaker

Sigal Primor, artist

Danielle Ravitzki, musician, visual artist

Ben Ronen, visual artist

Michal Sapir, musician, writer

Anka Schneidermann, artist

Yonatan Shapira, musician

Eyal Sivan, documentary filmmaker

Eran Torbiner, documentary filmmaker

Eyal Vexler, art and cultural producer and curator

Oriana Weich, artist

Source : Mondoweiss

Traduction SF pour BDS France




Au premier anniversaire de la Grande Marche du Retour, le Comité national du BDS réitère son appel pour un embargo militaire contre Israël

Comité national palestinien du BDS (BNC) / Palestine

30 mars 2019 – Les Palestiniens dans la bande de Gaza célèbrent la Journée de la Terre et le premier anniversaire de la Grande Marche du Retour de Gaza en protestant contre le siège cruel israélien et en exigeant leurs droits. Ces manifestants non armés sont confrontés aux tirs des tireurs embusqués israéliens qui, à ce jour, ont tué 195 manifestants, et en ont blessé 29 000. La Commission d’enquête des Nations-Unies a fait le constat que les attaques israéliennes contre les manifestants « peuvent constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité ».

Aujourd’hui, la société civile palestinienne renouvelle son appel pour un embargo militaire contre Israël et amplifier les campagnes BDS pour mettre fin à l’impunité d’Israël et le tenir responsable de ses crimes.

Sabreen Al Najjar, auxiliaire médicale de Gaza :

« Ma fille, Razan Al Najjar, auxiliaire médicale, a été abattue par un tireur embusqué israélien alors qu’elle avait revêtu son uniforme blanc et qu’elle tentait de porter secours à des blessés qui manifestaient pour leurs droits. Durant la courte vie de Razan, elle a été contrainte de rester dans une bande de terre qui est une prison, densément peuplée, enfermée par les blocus et les murs israéliens. Elle a été le témoin de trois agressions militaires israéliennes qui ont blessé et tué des milliers de Palestiniens innocents. Pour elle et pour nous tous, les Palestiniens, la Grande Marche du Retour est notre cri pour la justice.

En nous rassemblant pacifiquement, chaque fin de semaine, pour des droits et libertés qui sont sans aucune hésitation librement reconnus à d’autres, c’est une obligation pour la communauté internationale que d’agir et de cesser de fournir à Israël les armes qu’il a utilisées pour tuer Razan, et tant d’autres comme elle. Je m’adresse aux organisations et aux États pour qu’ils mettent en pratique notre appel palestinien pour un embargo militaire contre Israël, afin que nous puissions vivre dans la liberté et la paix. »

 Abulrahman Abunahel, organisateur communautaire et coordinateur du Comité national palestinien du BDS (BNC), basé à Gaza :

« Depuis plus de sept décennies, les Palestiniens luttent pour rentrer dans leurs foyers dont ils ont été déracinés lors de la Nakba en 1948. Israël nous prive de notre droit au retour. Au premier anniversaire de la Grande Marche du Retour qui se poursuit à Gaza, nous réitérons l’appel au boycott, au désinvestissement et à des sanctions pour les droits des Palestiniens. Il est grand temps d’isoler totalement et de poursuivre en justice le régime israélien de colonialisme de peuplement, d’occupation et d’apartheid. L’effusion de sang, à Gaza et ailleurs en Palestine, doit être arrêtée. »

 Najwan Berekdar, défenseur des droits humains, de Nazareth :

« En tant que citoyens palestiniens d’Israël, nous nous joignons à la Grande Marche du Retour pour exiger le respect du droit, reconnu par les Nations-Unies, au retour de tous les réfugiés palestiniens. Comme la plupart des Palestiniens de Gaza, beaucoup d’entre nous, Palestiniens de 48, avons été contraints de quitter nos foyers durant la Nakba de 1948, et nous n’avons jamais été autorisés à y retourner. Nous avons vécu sous une loi martiale jusqu’en 1966, et nous souffrons encore aujourd’hui sous les lois de l’apartheid israélien. La Journée de la Terre, que tous les Palestiniens célèbrent aujourd’hui, commémore ce jour de 1976 où les forces israéliennes ont tué six Palestiniens lors de manifestations de masse pacifiques en Galilée contre la confiscation par Israël de leur terre ancestrale. Israël doit être tenu responsable de ses crimes. »

 Le Comité national palestinien du BDS (BNC) est la plus large coalition de la société civile palestinienne. Il dirige et soutient le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions pour les droits des Palestiniens.

Source : BDS Movement

Traduction : JPP pour BDS France

 




Appel d’artistes palestinien-ne-s à boycotter l’Eurovision

25/03/2019

Nous, chanteurs-ses, compositeurs-trices, danseurs-ses, musicien-ne-s et autres artistes, exhortons tous les finalistes 2019 de l’Eurovision à se retirer du concours afin d’éviter de participer au programme explicite d’Israël qui consiste à utiliser les apparitions d’artistes internationaux pour blanchir ses crimes contre l’humanité.

Le centre des congrès de Tel Aviv qui héberge l’Eurovision est construit au-dessus du village palestinien d’al-Shaykh Muwannis qui a subi un nettoyage ethnique. Le « Village de l’Eurovision », où les fans feront la fête, est situé dans un parc qui est construit au-dessus de Manshiya, une autre des 500 localités palestiniennes détruites et vidées des Palestinien-ne-s pour laisser la place à l’apartheid israélien.

Si on suit la côte depuis Tel Aviv, on trouve la Bande de Gaza assiégée, où Israël a mis en cage deux millions d’entre nous. La plupart des gens à Gaza sont des réfugiés d’une agression préalable israélienne, et la plupart sont des enfants.

Presque personne ni rien ne peut y entrer ou en sortir. Les tireurs d’élite israéliens, les tanks et l’armée de l’air ont tué plus de 200 Palestiniens ici l’année dernière, dont des enfants, et en ont mutilé des milliers d’autres.

En tant qu’artistes palestinien-ne-s – brutalisé-e-s, assiégé-e-s, occupé-e-s et exilé-e-s – nous ne pouvons pas offrir le faste et le glamour de l’Eurovision. Nous pouvons offrir quelque chose de plus grand : une place dans les livres d’histoire.

Nous n’oublierons jamais la commerçante irlandaise Mary Manning et ses collègues qui, en 1984, a refusé d’avoir des produits de l’Apartheid sud-africain. Leurs actions désintéressées à amené l’Irlande à directement interdire les marchandises sud-africaines.

Peu après sa libération, Nelson Mandela a rencontré ces courageuses travailleuses, disant que leur résistance l’avait inspiré. Lorsque il est mort des années plus tard, elles ont été invitées à ses funérailles.

L’histoire des participant-e-s n’est pas encore écrite. Nous les encourageons à l‘écrire.

Signataires:

TAREQ ABBOUSHI,

(musician, composer),

DYALA ABDALLAH,

(dancer),

FATHI ABDELRAHMAN,

(theatre director),

SAMA ABDULHADI,

(DJ, producer),

WALEED ABDULSALAM,

(musician, singer, actor),

KHALID ABU AL SABER, dancer, actor

RAYAN ABU DAYEH, dancer

KHALID ABU ERAM, dancer

TAMER ABU GHAZALEH, singer, composer

MIRA ABU HILAL, singer

YOUMNA ABU HILAL, singer

LAMA ABU HILAL, singer

AHMAD ABU RAHMEH, dancer

ABAD ABU SWAI, singer

MOHAMMAD ABU TALIB, circus performer

ALAA ABULRUB, circus performer

RAMZI ABUREDWAN, musician, composer

SHAHD ABUSALAMA, dancer

MURAD AL ASHHAB, dancer

MANAR AL AZZA, dancer

KAMAL ALJAFARI, filmmaker

RAED ANDONI, filmmaker

ÉMILE ANDRE SABA, theatre actor, director

YOUSEF AREF SBEIH, dancer

NADIA AROURI, dancer

MAHMOUD AWAD, musician, singer

MANAL AWAD, actor

HAZAR AZZEH, circus performer

MOHAMMAD AZZEH, circus performer

NIDAL BADARNEH, actor, director

MOHAMMAD BAKRI, actor, director

SALEH BAKRI, actor

ZIAD BAKRI, actor, filmmaker

NAI BARGHOUTI, singer

NABIL BEY, musician, singer, songwriter

SAMER BISHARA-SHAHOUK, musician

ASHRAF DABBAH, musician

CHERIEN DABIS, filmmaker

SHARAF DARZAID, dancer, choreographer

HAIDAR EID, musician, author

MOHAMMAD EID, actor

SAMIR ESKANDA, musician

BAKER EWISS, dancer

MOHAMMAD FARAKHNA, dancer

IBRAHEM FENO, dancer, choreographer

MAHDI FLEIFEL, film director

THAER FUAD, dancer

MUTASIM GHAITH, circus performer

YASMIN HADI, dancer

HENA HAJ HASAN, singer

JACOB HAMMODEH, musician, composer

EHAB HANIYAH, musician

DIA HARB, actor

AMMAR HASSAN, singer

MIDHAT HUSSEINI, musician

RIHAM ISAAC, actor, director

LEEN ISSA, dancer

YAZAN IWIDAT, dancer, choreographer

ANNEMARIE JACIR, filmmaker, poet

AYHAM JALAL, musician

SAMER JARADAT, musician, producer

SALWA JARADAT, singer

NIVIN JAYUSI, singer, musician

AHMAD JOUBEH, circus performer

SAMIR JOUBRAN, musician

KAMILYA JUBRAN, singer, songwriter, musician

REMI KANAZI, poet

SAMER KARAJA, dancer, choreographer

MAJDOLEEN KARAKRA, dancer

MUTAZ KAWASMI, dancer, photographer

REEM KELANI, singer, musician

HANNAH KHALIL, playwright

ATA KHATAB, dancer, choreographer

NADIA KHATAB, dancer

FIRAS KHOURY, actor

RAED KOBARI, musician

RAMZI MAQDISI, actor, filmmaker

AHMED MASOUD, author, playwright

GEORGE MATAR, dancer, choreographer

JENIN MERRI, dancer

SANAA MOUSSA, singer

EDWARD MU’ALIM, actor

SALEEM NABALI, actor, dancer

GHASSAN NADDAF, playwright

TAMER NAFAR, rapper, actor

IBRAHIM NAJM, musician

IBRAHIM NASRALLAH, poet, novelist, painter

TAMER NASSAR, musician

MAI ODEH, filmmaker, producer

HAFEZ OMAR, graphic designer

IMAN OUN, actor, director

MOHAMMAD QUTATI, musician

YASSAR S’ADAT, musician

GANDHI SAAD, musician

JOWAN SAFADI, musician

MOHAMMAD SAFADI, dancer

AHMAD SAJADEHE, dancer

FARAH SALEH, dancer, choreographer

KAREEM SAMARA, musician

NIVEEN SAWI, singer

YASMIN SAMEER SHALADAH, actor

AMER SHOMALI, filmmaker, visual artist

TEREZ SLIMAN, singer, songwriter

YANAL STAITI, musician

LOAI TAFESH, dancer, choreographer

HANNA TAMS, dancer, choreographer

ISSAM TURKI, circus performer

RENAD URI, dancer

AMER ZAHR, comedian, writer

ZEINA ZAROUR, theatre director

RAFEEF ZIADAH, poet

SHADI ZOMORROD, circus school founder

NICOLA ZREINEH, actor.

Source : The Irish Times

Traduction : J. Ch. pour BDS France




Ne nuisez pas ! Appel palestinien pour un tourisme/pèlerinage éthique

12 mars 2019 – Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI)

 

La société civile palestinienne en appelle à tous les visiteurs étrangers, en particulier à ceux qui font un pèlerinage et aux gens de conscience pour qu’ils ne nuisent pas à notre lutte pour nos droits  sous l’égide du droit international, et qu’ils respectent nos consignes pour un tourisme éthique

En se fondant sur l’Organisation Mondiale du Tourisme de l’ONU (OMT) qui affirme dans ses statuts qu’elle tend fondamentalement à « la promotion et au développement du tourisme d’un point de vue qui contribue… au respect  universel et à l’observance des droits humains et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion ;

Étant donnée la grave escalade des violations par Israël des droits et des libertés des Palestiniens, particulièrement dans le siège continu et brutal de Gaza, qui va être inhabitable en 2020 d’après un rapport de l’ONU ; les déplacements forcés de Palestiniens hors de chez eux ; l’apartheid enraciné par l’adoption de « la loi de l’État – nation juif » qui inscrit une discrimination raciale institutionnalisée dans la loi fondamentale d’Israël, celle-ci s’ajoutant aux plus de 65 lois discriminatoires existantes ; et le refus persistant  de respecter les droits des réfugiés palestiniens comme stipulés dans le droit international ;

Prenant en considération que le secteur du tourisme israélien « profite de et conduit la politique et les pratiques illégales d’Israël en Cisjordanie occupée, dont la confiscation de terres palestiniennes et l’exploitation de ressources naturelles palestiniennes, les fouilles illégales sur des sites archéologiques, l’obstruction de l’économie palestinienne et le transfert de la population palestinienne sous protection », niant ainsi le droit des Palestiniens à la souveraineté sur leur propre patrimoine et sur leur culture ;

Etant donné le sabotage continuel par Israël et/ou le vol des sites et des biens des patrimoine chrétien, islamique et même de celui des juifs palestiniens à Jérusalem et dans les territoires palestiniens occupés, ce qui inclut des attaques et du harcèlement des dirigeants de la foi chrétienne et de la foi musulmane, en plus de sa responsabilité directe dans le vandalisme rampant des églises et mosquées palestiniennes via l’absence délibérée d’identification, d’accusation ou de pénalisation de ceux qui en sont responsables ;

À la lumière du fait qu’Israël se sert du tourisme pour blanchir ses crimes de guerre et ses graves violations des droits humains palestiniens, dans le cadre de « La Marque Israël », de « Tel Aviv Monde »[1] et de ses campagnes de pinkwashing qui font une promotion cynique du tourisme LGBTQIA et que les groupes queer palestiniens les plus en vue condamnent ;

En se fondant sur l’obligation morale de tout visiteur, en particulier des pèlerins, de ne pas nuire et sur l’appel palestinien Kairos de 2009 des leaders palestiniens chrétiens qui ont considéré le « boycott et le désinvestissement comme des outils non violents pour la justice, la paix et la sécurité pour tous » ;

Et inspirée par la lutte mondiale contre l’apartheid en Afrique du Sud, qui y a inclut des appels au boycott du tourisme,

 

La société civile palestinienne en appelle à tous les visiteurs étrangers [2], en particulier à ceux qui font un pèlerinage, et aux gens de conscience pour qu’ils ne nuisent pas à notre lutte pour nos droits sous l’égide du droit international, en respectant les consignes suivantes :

 

  • Ne visitez pas des sites historiques/religieux/touristiques [3] en territoire palestinien occupé, dont Jérusalem Est et sa Vieille Ville, qui sont contrôlés illégalement par la puissance occupante israélienne, surtout ceux qui sont situés dans les colonies illégales, comme la « Cité de David » ou ceux qui sont promus comme « sites israéliens »  comme la « Tour de David » (voir la liste partielle).
  • Évitez tout produit et service fourni par des entreprises israéliennes ou internationales qui sont complices [4] des violations par Israël des droits humains – dont, mais pas uniquement, les compagnies aériennes israéliennes, les hôtels et autres lieux d’hébergement, les agences de voyage, les services de guides touristiques, les compagnies de bus et les restaurants – et substituez y des fournisseurs palestiniens ou non complices.
  • Faites pression sur les compagnies de tourisme comme Booking.com, Airbnb, Expedia et TripAdvisor, qui sont impliquées dans les violations par Israël du droit international pour qu’elles cessent d’organiser ou de faire la promotion de séjours dans les colonies illégales, « contribuant à leur existence et à leur expansion » et pour qu’elles arrêtent de mettre sur leurs listes « des maisons palestiniennes illégalement saisies en vertu de la ‘loi israélienne sur les biens des absents’ ».
  • Boycottez tous les événements LGBTQIA+ organisés par ou en coopération avec le gouvernement israélien ou des institutions israéliennes complices [5], et résistez à recourir à tout service LGBTQIA tel que plages, bars, hôtels ou clubs proposés par des opérateurs et des compagnies complices  des violations des droits humains par Israël.
  • Évitez tout itinéraire de voyage dans ce qui est aujourd’hui Israël ou dans les colonies illégales dans les territoires palestiniens occupés dès lors qu’il a un lien avec le gouvernement israélien ou des corporations et des institutions israéliennes complices.
  • Développez les visites solidaires au peuple palestinien aussi bien que des missions d’observation sans lien institutionnel de quelque sorte que ce soit avec le gouvernement israélien, des institutions complices ou des groupes de lobbying.

La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI)

Notes:

[1] Il s’agit d’une initiative de la municipalité de Tel Aviv pour blanchir la réalité de l’apartheid dans la ville.

[2] Ne s’applique pas au monde arabe, où s’appliquent des directives spéciales tenant compte du contexte.

[3] Cela inclut: 1) des sites archéologiques qui requièrent généralement un droit d’entrée versé aux autorités d’occupation, comme Qumran et l’Hérodium ; 2) des parcs et des réserves naturelles sous contrôle israélien dont la Mer Morte ; 3) des lieux de détente tenus généralement par des compagnies privées, comme des lieux de dégustation de vin dans des colonies ; et 4) le tourisme lié à l’armée comme « des camps d’entraînement » et des « camps de tir ». Voir la liste partielle.

[4] Toute institution israélienne, entreprise ou corporation qui ne reconnaît pas publiquement les droits du peuple palestiniens stipulés par l’ONU et qui ne s’interdit pas de s’engager dans des projets israéliens qui violent les droits humains des Palestiniens est considérée complice et doit être écartée

[5] La plupart de ces événements de propagande LGBTQIA+ ont lieu à Tel Aviv dans le cadre de “Tel Aviv Global.”

Source: PACBI

Traduction SF pour BDS France




Communiqué de Pinkwatching Israel : Boycott de L’Eurovision en Israël et de la Tel Aviv Pride!

Le 28 janvier 2019

Au petit matin du 28 juin 1969, des personnes transgenres et queers ont envahi les rues de la ville de New York pour combattre la violence et le harcèlement policier dans leurs communautés. Les émeutes de Stonewall symbolisent la résistance des LGBTQIA contre le harcèlement quotidien, les agressions, la mort et la violence. Assez c’était assez!

Le 30 mars 2018, des dizaines de milliers de Palestiniens vivant à Gaza ont lancé la Grande Marche du Retour. La Marche symbolise la résistance palestinienne contre le harcèlement, les agressions, la mort et la violence quotidiens perpétrés par Israël. Trop c’est trop!

Depuis le début de la Grande Marche du Retour, les tireurs d’élite israéliens ont tué plus de 200 manifestants palestiniens non armés, faisant plus de 18 000 blessés et laissant de nombreuses personnes avec des incapacités à vie.

Le 14 mai 2018, deux jours seulement après la victoire de la représentante Israélienne à l’Eurovision, Netta Barzilai, Israël a massacré 62 Palestiniens à Gaza, dont six enfants, qui participaient à la Grande Marche du Retour. Le soir même, Netta Barzilai a présenté à Tel Aviv un concert de célébration organisé par le gouvernement déclarant: « Nous avons une raison d’être heureux. » Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a qualifié la lauréate de l’Eurovision, Netta Barzilai, de « meilleur ambassadrice d’Israël ».

Constatant les résonnances entres les violences policière et militaire contre les Palestiniens et les personnes LGBTQIA à travers le monde et contre la Grande Marche du Retour et les émeutes de Stonewall, nous, soussignées les organisations militant pour la liberté des queers et trans , appelons les communautés LGBTQIA à boycotter le Concours de la chanson Eurovision 2019 organisé par Israël.

Le régime d’occupation militaire israélien, de colonialisme de peuplement et d’apartheid utilise sans vergogne le concours de l’Eurovision dans le cadre de sa stratégie officielle de gestion de l’image d’Israël, qui tente de montrer un «meilleur visage» et de détourner l’attention de ses crimes de guerre contre les Palestiniens.

L’Eurovision suscite l’intérêt, la passion et le soutien de la communauté LGBTQIA depuis des décennies et Israël y voit une excellente occasion de faire avancer son programme de pinkwashing, l’utilisation cynique des droits des homosexuels détourne et normalise l’occupation israélienne, le colonialisme et l’apartheid.

La Tel-Aviv Pride soutenue par le gouvernement israélien, fait la promotion de l’Eurovision aux côtés de la Tel-Aviv Pride afin de tirer le maximum de bénéfices pour Israël pendant un mois entier de pinkwashing.

Les queers palestiniens ont appelé au boycott de la Tel-Aviv Pride pour montrer que les communautés LGBTQIA n’ont aucun intérêt à devenir des « ambassadeurs d’Israël » comme Barzilai.

Après sa victoire, Barzilai a joué à la Tel-Aviv Pride, le couronnement des efforts annuels déployés par Israël pour promouvoir Tel Aviv en tant que paradis libéral, tout en imposant simultanément un système de lois racistes, une occupation militaire brutale et une politique d’apartheid au peuple palestinien.

L’Eurovision elle-même devrait attirer des dizaines de milliers de visiteurs qui deviendront involontairement complices du spectacle de propagande culturelle d’Israël, tout en soutenant financièrement le régime violent d’Israël. De la même manière, la Tel Aviv Pride vise à accueillir des visiteurs internationaux, renforçant ainsi l’impunité d’Israël et sa stratégie habituelle visant à améliorer son image, tout en détournant l’attention du sort des palestiniens et de leur condition.

L’Eurovision et la Tel Aviv Pride en Israël doivent être boycottés pour résister au pinkwashing, éviter d’être complices avec ce régime et dénoncer les violations des droits de l’homme perpétrées par Israël.

Nous rejoignons les appels de plus en plus nombreux du monde entier et exhortons:

– Les membres de la communauté LGBTQIA à boycotter l’Eurovision 2019 tant qu’Israël l’héberge.

– Les mouvements populaires, les organisations LGBTQIA, les artistes et les ONG des pays participants pour protester contre l’accueil par Israël de l’Eurovision 2019 et pour des actions de boycott pacifiques.

– Nos collègues, artistes et journalistes, soutiennent publiquement et diffusent cet appel

Comme dans le cadre de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, ce n’est que par une pression internationale efficace et soutenue que Israël sera obligé de respecter ses obligations en vertu du droit international et de respecter les droits des Palestiniens.

Texte signé par les organisations suivantes :

AlQaws for Sexual and Gender Diversity in Palestinian Society, Palestine
Pinkwatching Israel, Palestine
Aswat- Palestinian Feminist Center for Sexual and Gender Freedoms, Palestine

Community Action Against Homophobia, Australia
Ermin Mujanovic, Australia
Le Space, Belgium
Queers Support The Migrants BXL, Belgium
Enhedslistens Queerudvalg, Denmark
Queer Exchange CPH, Denmark
QueerCut, Denmark
UngtUnivers, Denmark
Bedayaa organisation for LGBTQI+ in the Nile Valley Area, Egypt & Sudan
Pink & Black Helsinki, Finland
Queers without borders, Finland
Act Up Sud Ouest, France
Collectif Irrécupérables, France
LGBT pour la Palestine (Queers for Palestine France), France
Berlin Against Pinkwashing, Germany
Queer Antizionists Giessen, Germany
Queer Faction of the Jewish Antifa Berlin, Germany
Movimiento de Diversidad en Resistencia (MDR), Honduras
Queer Action Ireland , Ireland
Unison Northern Ireland LGBT, Ireland
AhSqueerTo, Italy
Arcigay Napoli, Italy
ARCIRAGAZZI PORTICI, Italy
Assemblea transterritoriale TerraCorpiTerritori di Non Una di Meno, Italy
Associazione Giosef Unito – GIOvani SEnza Frontiere, Italy
Associazione Lista Lesbica Italiana, Italy
Circolo Pink GLBTE di Verona, Italy
Fuori dai Binari, Italy
Laboratorio Smaschieramenti, Italy
Maurice GLBTQ, Italy
Pride Off, Italy
Shannara Cooperativa Sociale, Italy
Valèrie Taccarelli, Italy
Liberatzione, Italy (Sardinia)
Feminism and Lesbian Art working group, Japan
Foyle Pride Festival Committee, Northern Ireland
Queers4Palestine, Norway
Fabryka Równości, Poland
Academia Cidadã | Citizenship Academy, Portugal
Não te prives – Grupo de defesa dos direitos sexuais, Portugal
Panteras Rosa – Frente de Combate à LesBiGayTransfobia, Portugal
PATH – Plataforma Anti Transfobia e Homofobia de Coimbra, Portugal
UMAR – União de Mulheres Alternativa e Resposta, Portugal
Umar Coimbra, Portugal
Drustvo Legebitra, Slovenia
Društvo ŠKUC, Slovenia
TransAkcija Institute, Slovenia
Asamblea de Marikas Libertarias Transfeministas de Barcelona, Spanish State
Asamblea Transmaricabollo de Sol (15M), Spanish State
Bloque Andaluz de a Revolución Sexual, Spanish State
Consell de la Joventut de Barcelona, Spanish state
Degenerades, Spanish State
Movimiento Marika de Madrid, Spanish State
N.O.M.A.D.A.S oficina de migración y atención a la diversidad afectivo sexual, Spanish State
Orgullo Crítico Madrid, Spanish State
Orgullo Vallekano, Spanish State
Queers por Palestina, Spanish State
Red Marikones del Sur, Spanish State
RpM – Colectivo Transfeminista, Spanish State
Euskal Herriko Bilgune Feminista, Spanish State (Basque Country)
MDMA taldea, Spanish State (Basque Country)
Sare Lesbianista, Spanish State (Basque Country)
TransGaliza, Spanish State (Galiza)
Crida LGBTI, Spanish state (Països Catalans)
Revolutionär Pride Stockholm/Revolutionary Pride Stockholm, Sweden
Damj, the Tunisian association for justice and equality, Tunisia
Black Queer and Trans Resistance, The Netherlands
Maruf , The Netherlands
Sehaq Queer Refugees Group, The Netherlands
TIYE International, The Netherlands
Mawjoudin We Exist, Tunisia
ACT UP London, United Kingdom
Friends of the Joiners Arms, United Kingdom
No to Pinkwashing, United Kingdom
Queer Strike, United Kingdom
Queer Tours of London – A Mince Through Time, United Kingdom
Queerspace East London, United Kingdom
UNISON National LGBT committee, United Kingdom
Gay Liberation Network, United States
Irish Queers, United States
Jewish Voice for Peace New York City Queer Caucus, United States
Methodist Federation for Social Action , United States
Queers Against Israeli Apartheid (QAIA-NYC), United States
Queers Undermining Israeli Terrorism (QUIT!), United States
The Queer Palestinian Empowerment Network, United States




Non au pinkwashing de l’Eurovision ! Près de 90 groupes LGBTQ+ appellent au boycott du concours de chant en Israël.

29 Janvier 2019
Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI)

Des organisations de libération queers et trans de près de 20 pays d’Europe et d’ailleurs appellent les communautés LGBTQIA du monde à prendre position pour les droits humains des Palestiniens et à boycotter le concours de l’Eurovision 2019 en Israël.

Près de 90 organisations de libération queers et trans de près de 20 pays d’Europe et d’ailleurs appellent les communautés LGBTQIA du monde entier à boycotter le concours de l’Eurovision 2019 en Israël.

Les signataires condamnent l’utilisation “honteuse” de l’Eurovision par Israël, qui a de nombreux partisans au sein des communautés LGBTQIA, afin de “détourner l’attention de ses crimes de guerre contre les Palestiniens” et “poursuit sa stratégie de pinkwashing, l’utilisation cynique des droits des homosexuels afin de détourner et de normaliser l’occupation, la colonisation et l’apartheid israélien.”

Le communiqué, initié par des groupes queers palestiniens, rappelle les émeutes de Stonewall en 1969, qui symbolisent la résistance LGBTQIA contre la violence et les agressions quotidiennes, et met en parallèles les dizaines de milliers de Palestiniens à Gaza qui manifestent, avec la Grande Marche du Retour, contre des décennies de violente oppression et de déni de leurs droits fondamentaux par Israël.

Depuis Mars dernier, les snipers de l’armée israélienne ont abattu plus de 200 Palestiniens sans arme qui participaient aux manifestations à Gaza, blessant 18 000 personnes et causant, pour certaines d’entre elles, des handicapes qui changeront à jamais leurs vies. Amnesty International a qualifié ces actes de “tentatives délibéres” de tuer et de mutiler.

Israël a célébré la victoire de l’Eurovision 2018 par Netta Barzilai le soir même de la manifestation la plus meurtrière à Gaza, lors de laquelle les forces israéliennes ont massacré 62 Palestiniens sans armes. Netanyahou a qualifié Barzilai de “meilleure ambassadrice d’Israël.”

Les signataires appellent également au boycott de la Pride de Tel Aviv, sponsorisée par le gouvernement israélien qui, expliquent-ils, “fait la promotion de l’Eurovision tout au long de la Pride afin de récolter le maximum de bénéfices pour Israël pendant tout un mois de pinkwashing.”

Parmi les signataires figurent les collectifs palestiniens al-Qaws pour la diversité sexuelle et de genre dans la société palestinienne, Pinkwatching Israel et Aswat – Centre Féministe Palestinien pour les libertés sexuelles et de genre, le Comité National LGBT d’UNISON, l’un des plus grands syndicats du Royaume Uni,  ACT UP Sud-ouest en France et ACT UP London au Royaume Uni, les Panteras Rosa au Portugal, plus de 20 groupes queers et trans en Espagne et en Italie, le Gay Liberation Network, la Fédération Méthodiste pour l’Action Sociale et Jewish Voice for Peace New York City Queer Caucus aux États-Unis.

Ce communiqué des groupes LGBTQIA fait suite à un déluge de soutiens à l’appel palestinien au #BoycottEurovision2019 en Israël. Parmi lesquels des artistes, des participants, des présentateurs et des vainqueurs de l’Eurovision, des politiciens et des syndicats. Des dizaines de milliers de personnes ont signé une pétition appelant au boycott de l’Eurovision. En outre, le groupe britannique The Tuts a refusé l’invitation de participer à l’Eurovision au Royaume Uni.

Haneen Maikey, directrice d’alQaws pour la diversité sexuelle et de genre dans la société palestinienne, a commenté :

Nous, queers palestiniens, sommes rassurés de voir que de plus en plus de communautés LGBTQIA prennent position contre la stratégie de pinkwashing d’Israël, et cela dans une démonstration de réelle solidarité.

Les communautés LGBTQIA refusent que le mouvement de libération queer et trans soit utilisé par le régime d’oppression israélien comme écran de fumée progressiste pour dissimuler l’oppression brutale des Palestiniens. Elles déclarent : ‘Nos droits sont indissociables des droits de toutes les communautés opprimées.’

Rejoindre et promouvoir l’appel au boycott de l’Eurovision 2019 en Israël et de la Pride de Tel Aviv aide à dévoiler la récupération par le gouvernement israélien des droits queers comme outil de propagande pour cacher ses crimes contre les Palestiniens. Cela porte un coup à sa stratégie honteuse de pinkwashing afin de maintenir son régime d’apartheid et ses décennies de colonisation et d’occupation de la Palestine.

Pour voir la liste complète des signataires, rendez-vous sur le site internet de Pinkwatching Israel.

Pour ajouter la signature d’une organisation LGBTQIA, merci de remplir ce formulaire.

La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël  (PACBI) a été lancée en 2004 pour contribuer à la lutte pour la liberté, la justice et l’égalité palestiniennes. PACBI plaide pour le boycott des institutions académiques et culturelles israéliennes, étant donné leur




Eurovision 2019 : Pas en Israël, pas au pays de l’apartheid !

En 2019, le concours de l’Eurovision devrait se dérouler à Tel-Aviv en Israël.

Ce pays vient de voter une loi, dite « loi de l’État-Nation du peuple juif ». Cette loi, à valeur de constitution, n’accorde pas les mêmes droits aux Israéliens selon qu’ils sont Juifs ou non-Juifs. Israël, à la colonisation, l’occupation des terres palestiniennes et les massacres à Gaza, ajoute désormais l’officialisation de l’Apartheid dans sa propre population.

L’Eurovision est suivie par des millions de téléspectateurs dans la zone européenne de radiodiffusion. Comment imaginer que celui-ci puisse se passer dans un pays qui vient ainsi de promulguer l’apartheid ?

Il ne s’agit ni de priver les artistes qui le souhaitent de la possibilité de participer à ce concours, ni de priver des millions de téléspectateurs de le suivre.
Mais celui-ci ne peut pas, ne doit pas, se dérouler en Israël !!!

Il est encore temps !

France Télévision, partenaire majeure de l’Eurovision, doit convaincre celle-ci de chercher un autre pays organisateur et annoncer dès maintenant qu’elle n’enverra pas de candidat français si l’Eurovision était maintenue en Israël !

C’est pourquoi,

- Nous acteurs de la scène française, chanteurs, musiciens, techniciens, refusons de jouer, chanter, danser dans de telles conditions, et appelons les candidats de « Destination Eurovision 2019 » à refuser d’aller à Tel-Aviv et l’annoncer dès maintenant,

- Nous citoyens soutenons la démarche des artistes français qui refusent l’apartheid, et exigeons de France Télévision qu’elle fasse tout pour trouver une autre destination et annonce en tout état de cause ne pas envoyer de candidat français si l’Eurovision devait se dérouler en Israël.

Cette campagne s’inscrit dans le cadre de la campagne européenne contre la tenue de l’Eurovision 2019 en Israël qui a déjà reçu le soutien de nombreux artistes de toute l’Europe.

Organisations soutenant l’appel initié par le Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens et BDS-France :

Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui (ACCA) – AFD International – AILES Femmes du Maroc – Alternative Libertaire (AL) – Américains contre la guerre (AAW) – Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) – Association des Tunisiens en France (ATF) – Association France Palestine Solidarité (AFPS) – Association Nationale des Élus Communistes et Républicains (ANECR) – Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne (ATTAC) – Association pour les Jumelages entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) – Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) – Association Universitaire pour le Respect du Droit International en Palestine (AURDIP) – Campagne BDS France – Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) – Cedetim / IPAM – Collectif des Musulmans de France (CMF) – Collectif Faty Koumba : Association des Libertés, Droits de l’Homme et non-violence – Collectif interuniversitaire pour la coopération avec les Universités Palestiniennes (CICUP) – Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP) – Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) – Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR PO) – Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) – Droit-Solidarité – Ensemble ! – Europe Écologie les Verts (EELV) – Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) -Fédération Syndicale Unitaire (FSU) – Forum Palestine Citoyenneté – Génération Palestine – La Courneuve Palestine – le Mouvement de la Paix – les Femmes en noir (FEN) – Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, section française de la Women’s International League for Peace and Freedom (WILPF) (LIFPL) – Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) – Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF) – Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) – Organisation de Femmes Égalité – Parti Communiste Français (PCF) – Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) – Parti de Gauche (PG) – Parti de l’émancipation du peuple – Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) – Socialistes pour la Paix (SPP) – Sortir du colonialisme – Syndicat National des Enseignements de Second degré (SNES/FSU) – Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT) – Union Juive Française pour la Paix (UJFP) – Union Nationale des Étudiants de France (UNEF) – Union syndicale Solidaires

Que faire ?

Tout le monde peut interpellé le médiateur des programmes de France Télévisions :
- Envoyer un message
- Twitter : @MediateurFTV (#mediateurFTV)
- facebook : https://www.facebook.com/Médiateur-des-programmes-France-Télévisions-205757829628054

Vous pouvez aussi vous adresser aux antennes de France3 en région (voire organiser des rassemblement devant ces antennes !) :
https://france3-regions.francetvinfo.fr/contactez-les-equipes-de-france-3-en-regions.html

Parce que cet appel s’adresse en premier lieu à eux : n’allez pas chanter et faire la fête au pays de l’apartheid, un pays qui colonise chaque jour un peu plus, détruit des champs, des maisons, des villages, des vies…

Alors adressons-nous à eux sur tous les réseaux sociaux « N’allez pas chanter au pays du l’apartheid »




La Campagne BDS France sollicite votre soutien

BDS France, le 31 décembre 2018

L’année 2018 se termine dans un climat de tensions et de dangers multiples, nationaux et internationaux, et les gens de bonne volonté sont sollicités pour de multiples bonnes causes.

Parmi ces situations la solidarité avec le peuple palestinien pour sa survie, la sauvegarde du droit international, la paix dans le monde et le vivre ensemble dans les pays marqués par des politiques et des courants racistes et xénophobes.

L’État d’Israël, soutenu par l’alliance, la complicité ou le silence des États-Unis et de la majorité des États européens, a renforcé en 2018 sa politique coloniale et la répression contre le peuple palestinien qu’il pousse au désespoir. Il a officialisé son régime d’apartheid par une loi à valeur constitutionnelle, et il continue de perpétrer des massacres contre les manifestant-e-s non violent-e-s à Gaza.

La meilleure façon de soutenir le peuple palestinien aujourd’hui est de s’engager dans la Campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions contre l’État d’Israël jusqu’à ce qu’il se conforme au droit international). La Campagne BDS a été lancée en 2005 par la société civile palestinienne, et elle s’est développée en France à partir de début 2009, suite à un massacre à Gaza. L’opération « plomb durci » avait duré 22 jours, provoqué la mort de près de 1500 Palestiniens, causé près de 6000 blessés, et détruit plus de 4000 habitations, usines, entrepôts et écoles.

Depuis 10 ans, les citoyens qui soutiennent la Campagne BDS France ont remporté ou participé à de nombreuses victoires : la faillite d’Agrexco, société israélienne d’exportation de fruits et légumes, le retrait des sociétés Veolia et Orange d’Israël, les vœux de plusieurs conseils municipaux pour l’interdiction en France des produits des colonies israéliennes, mais aussi de nombreux autres succès, notamment concernant le boycott culturel, et dernièrement la mise en échec de la Saison croisée France-Israël 2018. En près de 15 ans dans le monde entier, les victoires s’accumulent, au point que des géants comme Airbnb ou HSBC préfèrent retirer leurs investissements israéliens les plus controversés plutôt que de subir l’opprobre internationale portée par la Campagne BDS.

Ces succès poussent le gouvernement israélien et ses représentants en France, dont le CRIF, à essayer de faire interdire le boycott d’Israël. Mais malgré toutes ces tentatives d’intimidations et des attaques calomnieuses, la campagne BDS se développe inexorablement, parce que la cause du peuple palestinien est juste, et parce qu’elle joue un rôle très important dans les mobilisations internationales contre les régimes et les courants politiques discriminatoires, racistes, nationalistes et xénophobes qui sévissent actuellement dans le monde.

En 2019 en France nous nous mobiliserons notamment contre la tenue de l’Eurovision 2019 en Israël, nous poursuivrons la mobilisation contre AXA qui se rend complice de l’oppression des Palestiniens, et nous continuerons à démasquer les tentatives de délégitimation du mouvement BDS.

Toutes ces mobilisations nécessitent votre soutien, mais aussi des dépenses, pour l’édition de documents, mais aussi pour des frais de justice. C’est pourquoi nous vous invitons à aider au financement de la Campagne BDS France en faisant un chèque à l’ordre de

« Solidarité – Palestine » à l’adresse suivante :

Solidarité Palestine

21 ter rue Voltaire

75011 Paris

Nous vous invitons à faire circuler ce message autour de vous et vous en remercions, en vous souhaitant une bonne année 2019 et la libération de la Palestine !




Le rapport confidentiel de La Communauté Créative pour la Paix liée au gouvernement israélien

Le Groupe paravent de l’organisation de lobbying israélienne StandWithUs admet: « Le mouvement de boycott culturel se développe sans arrêt et il évolue, mettant en avant de nouvelles tactiques innovantes pour atteindre les artistes ». Lisez et partagez leur rapport confidentiel.

Le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) pour les droits des Palestiniens continue à grandes enjambées à défier le régime israélien d’occupation et d’apartheid.

Le boycott culturel d’Israël est soutenu par des milliers d’artistes dans le monde, avec des engagements à le maintenir au Royaume Uni, aux USA, à Montréal, en Irlande, en Afrique du Sud, en Amérique Latine et ailleurs, récemment renforcé par les initiatives #DJsForPalestine et #ArtistsForPalestine menées par des artistes.

Le gouvernement israélien d’extrême droite et ses organisations de lobbying ont consacré des dizaines de millions de dollars à essayer de réprimer le mouvement croissant de BDS dirigé par les Palestiniens.

Une de ces organisations est la CCFP, Communauté Créative pour la Paix, qui cache soigneusement aux artistes qu’elle approche qu’elle est simplement un groupe paravent de StandWithUs, une organisation de lobbying israélienne. StandWithUs a des liens étroits avec le gouvernement israélien. Des documents fiscaux et d’inscription prouvent que StandWithUs et la CCFP sont une seule et même organisation à but non-lucratif.

La CCFP prétend défendre « l’établissement de ponts », alors même qu’elle se fait l’écho de la propagande raciste, déshumanisante du gouvernement israélien. Comme l’a dit récemment Jewish Voice for Peace :

« Les artistes qui s’opposent au racisme et soutiennent la justice pour tous les peuples devraient rester à l’écart du lobbying et des efforts de propagande de la CCFP qui est anti palestinienne ».

Dans un rapport confidentiel qui a fuité, la CCFP a reconnu franchement la croissance stimulante du mouvement BDS pour les droits humains, tel qu’en rend compte le Hollywood Reporter.

Certaines parties du rapport confidentiel sont maintenant en accès libre pour la première fois. Partagez les pour aider à mettre en évidence les tentatives frauduleuses de CCFP pour manipuler les artistes et le public !

Si vous êtes artiste, producteur, agent ou représentant d’un label et que vous aimeriez avoir un échange sur la Communauté Créative pour la Paix, envoyez s’il vous plaît un mail à pacbi@bdsmovement.net et nous reviendrons vers vous.

 

Source: BDS Movement

Traduction SF pour BDS France




PACBI: « Aimez Bollywood, détestez l’apartheid ! »

12 novembre 2018 / par la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI)

Le gouvernement israélien veut utiliser les stars de Bollywood pour blanchir son oppression contre les Palestiniens. Joignez vous à nous pour les exhorter à refuser de participer.

N’allez pas en Israël tant que les Palestiniens ne sont pas libres !

Quatre célèbres acteurs de Bollywood doivent aller jouer dans l’Israël d’apartheid. L’événement a déjà été remis une fois. Voici une chance de le faire complètement annuler.

L’année dernière, lors d’un voyage de propagande à Mumbai, Michael Oren, dans sa qualité de haut représentant du gouvernement d’extrême droite israélien, a exhorté les producteurs de Bolliwood à investir en Israël. Il a admis que le but de sa visite était de « combattre BDS ».

Plus tôt cette année, alors qu’il était lui-même à Mumbai, le premier ministre israélien Netanyahu a dit : « Nous voulons Bolliwood en Israël. »

L’industrie cinématographique de Bolliwood multimilliardaire en dollars est a plus importante du monde.

Les offres d’Israël ont pour but d’exploiter l’énorme public de Bolliwood et le profil médiatique de ses stars pour détourner l’attention et blanchir par l’art les crimes de guerre et les violations des droits fondamentaux des Palestiniens par Israël. Ceci se passe alors que les ventes d’armes à l’Inde ont atteint de nouveaux sommets.

Rien que cette année, des personnalités hollywoodiennes comme Mark Buffalo, Viggo Mortensen, Danny Glover et John Cusack se sont élevées en faveur d’artistes qui ont respecté l’appel des Palestiniens au boycott culturel d’Israël, contre les manœuvres brutales d’Israël et les institutions complices.

Envoyons aux acteurs de Bollywood le message disant que la solidarité avec les Palestiniens est un intérêt universel.

Utilisez les liens ci-dessous pour aller voir sur les réseaux sociaux les pages des quatre stars de Bollywood engagées par Israël. Vous pourrez laisser des commentaires sur leurs pages, ou créer la vôtre, et taguer les acteurs.

Suggestion de post

Ne blanchissez pas les crimes d’Israël contre les Palestiniens ! Retirez vous de l’événement ‘Bollywood 4 Ever Israel’ #LoveBollywoodHateApartheid https://youtu.be/fq6_HN3Eu4Y

Kareena Kapoor

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Shilpa Shetty

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Akshay Kumar

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Madhuri Dixit

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Source: PACBI

Traduction : J. Ch. pour BDS France




#BoycottEurovision2019 : pétition européenne à signer!

La pétition ci-dessous est la version en français d’une pétition initiée par le PACBI (Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel):

Nous, soussigné-e-s, habitant-e-s d’Europe et d’ailleurs, faisons appel aux membres de l’Union Européenne de Radiotélévision – les diffuseurs publics – pour qu’ils se retirent du Concours de l’Eurovision accueilli par Israël, afin qu’ils ne se rendent pas complices des violations par Israël des droits humains des Palestiniens.

Nous soutenons les nombreux artistes célèbres, dont d’anciens participant-e-s, qui ont endossé l’appel d’artistes et de journalistes palestiniens à se détourner de l’Eurovision 2019.

Nous exhortons les parolier-e-s et les interprètes à boycotter le concours 2019 accueilli par Israël, tout comme ils ont boycotté en son temps le régime d’apartheid d’Afrique du Sud.

Le contexte

Quelques jours à peine après la victoire d’Israël à l’Eurovision, les forces israéliennes ont massacré 62 Palestinien-nes à Gaza, dont six enfants, qui manifestaient pour la liberté et pour les droits des réfugiés. Depuis le début des manifestations de la Grande Marche du Retour, le 30 mars 2018, au moins 205 Palestinien-nes ont été tués par les forces israéliennes dans la bande de Gaza assiégée. Plus de 18 000 autres ont été blessés, et parmi eux des milliers se sont fait tirer dessus à balles réelles.

Le législateur israélien a récemment formalisé l’apartheid dans les lois fondamentales d’Israël, avec la « loi de l’État nation juif », qui confère un mandat constitutionnel de discrimination raciale contre les Palestiniens. En même temps, le régime d’apartheid d’Israël s’efforce de présenter « un visage plus agréable » d’Israël en utilisant l’art pour blanchir des décennies d’oppression et de dépossession des Palestiniens.

 SIGNER LA PÉTITION




Les athlètes palestiniens disent… Boycottez Puma! Pas de jeu loyal en terre palestinienne volée

31 octobre 2018
par Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI)

Joignez les actions sur les réseaux sociaux et organisez une campagne #BoycottPuma pour inciter le fabricant global de sportswear à mettre fin à son soutien des colonies illégales d’Israël qui chassent les familles palestiniennes hors de leurs terres.

La pression monte sur Puma pour que la marque mette fin à son sponsoring de l’Association israélienne de Football (IFA). L’IFA inclut des clubs des colonies israéliennes illégales construites sur des terres palestiniennes volées. Plus de 200 clubs sportifs palestiniens ont envoyé une lettre exhortant Puma à mettre fin à son contrat de sponsoring.

Rien que la semaine dernière, plus de 1000 tweets ont exhorté Puma à faire de la fin de son soutien aux appropriations illégales de terres par Israël une priorité dans la campagne #REFORM pour la justice sociale que la marque a récemment lancée.

Nous savons que les dirigeants de Puma nous écoutent. Augmentons la pression pour convaincre Puma de faire le saut pour les droits palestiniens.

Aujourd’hui, avec les athlètes palestiniens, nous lançons un boycott de Puma jusqu’à ce que la marque mette fin à sa complicité dans le blanchiment par le sport des crimes de guerre et des violations des droits humains par Israël.

Joignez les actions sur les médias sociaux et commencez à organiser une campagne #BoycottPuma dans votre région !

Pourquoi boycotter Puma?

Puma sponsorise l’Association israélienne de football (IFA), qui encourage les clubs de football basés dans les colonies israéliennes illégales à participer à ses championnats et à ses compétitions.

L’occupation militaire israélienne expulse des familles palestiniennes, y compris les enfants, de leurs foyers, pour laisser la place à ces colonies. Les colonies israéliennes sont considérées comme des crimes de guerre selon le droit international.

En juillet dernier, il a été annoncé qu’Adidas ne sponsorisait plus l’IFA après une campagne internationale et la remise de 16 000 signatures au siège d’Adidas.

Nous pouvons le faire encore une fois.

Joignez les actions sur les réseaux sociaux #BoycottPuma et diffusez l’appel au boycott !

Les athlètes et les clubs sportifs palestiniens ont déjà démarré la campagne #BoycottPuma !

Suivez leur inspiration !

  1. Imprimez un panneau Boycott Puma, voir ci-dessous.

  2. Prenez une photo de vous ou de votre groupe tenant ce panneau.

  3. Postez la photo sur les réseaux sociaux en utilisant le hashtag #BoycottPuma.

Organisez une campagne Boycott Puma dans votre région

Il y a de nombreuses façons de s’impliquer dans une campagne Boycott Puma. Vous pouvez organiser un boycott de l’équipement sportif Puma par les consommateurs, promouvoir le désinvestissement de la compagnie (pour que les fonds d’investissement et de pension socialement responsables vendent leurs actions Puma), et faire campagne pour mettre fin aux contrats de sponsoring avec la compagnie. Contactez-nous pour plus d’information sur la manière de commencer une campagne Boycott Puma.

Joignez l’appel palestinien à boycotter Puma ! Ensemble, nous pouvons faire en sorte que Puma
 fasse le saut en faveur des droits palestiniens.

Pancarte disponible :

Source: PACBI

Traduction: C.G pour BDS France




Campagne palestinienne populaire contre le mur de l’apartheid Mardi 9 novembre 2018

La journée mondiale d’interaction pour un #Mondesansmurs, le 9 novembre, se rapproche. Dans un mois exactement, des dizaines d’événements et des centaines de contributions marqueront une fois de plus ce jour pour montrer que nous sommes nombreux et que partout nous construisons un #Mondesansmurs !

Voici quelques mises à jour sur la mobilisation et sur les moyens simples de rejoindre cette fantastique convergence pour un #Mondesansmurs.

Un #Mondesansmurs en construction !

Des groupes de 16 pays du monde entier nous ont jusqu’à présent fait savoir qu’ils participeraient : Argentine, Brésil, Canada, Chili, Colombie, France, Allemagne, Inde, Malaisie, Mexique, Pays Bas, Norvège, Palestine, Espagne, Thaïlande, USA.

Quelques uns des éléments les plus saillants à ce jour comportent un festival #Mondesansmurs de deux jours à Buenos Aires ; une conférence « S’investir dans la protection : liberté de rester, liberté  se déplacer, liberté de retourner » en Baie de San Francisco (USA) pour parler des murs sur les frontières dans le monde, critiquer ceux qui profitent des murs et féliciter la résistance internationale ; une exposition de photos à Berlin sur les murs d’avant et d’aujourd’hui, des événements dans le cadre du Forum Social Mondial sur les migrations à Mexico et bien d’autres.

C’est le moment de se joindre à la mobilisation mondiale pour #Mondesansmurs.

Pour lire l’appel en entier, voir ici

Travaillons ensemble pour construire un mouvement de solidarité avec la Palestine au coude à coude avec d’autres luttes, parce qu’ensemble nous pouvons abattre le Mur.

Comment se joindre à #Mondesansmurs
Organisez un événement :
Organisez des séminaires, des conférences ou autres événements traitant du mur de l’apartheid israélien et des murs dans nos sociétés et frontières. Vous pouvez peut-être inviter des intervenants qui font le lien entre la solidarité avec la Palestine et d’autres luttes contre la multitude de toujours plus de murs tueurs et répressifs qui nuisent à trop de vies et d’activités de subsistance.
 
Organisez une exposition :
Organisez une exposition de photos des Murs ou d’autres témoignages visuels.
Organisez des actions de rue et des manifestations :
Vous voudrez peut-être monter un spectacle avec un mur fictif, distribuer des tracts, avoir un stand dans un lieu central ou organiser une manifestation à grande échelle qui vise l’un des constructeurs de murs, que ce soit un groupe qui profite des murs ou ces institutions qui prennent la décision de construire un mur.
Préparez une déclaration à partager le 9 novembre :
Nous voulons connaître et partager vos idées et vos luttes pour un #Mondesansmurs. Une déclaration commune pour un #Mondesansmurs publiée à l’occasion de la journée du 9 novembre avec des mouvements, des organisations, des personnalités qui voient la connexion entre leur lutte et la cause palestinienne dans une convergence mondiale pour un #Mondesansmurs peut représenter une contribution puissante à l’effort. Cela vous aidera à construire des nouveaux échanges et pour nous tous à intégrer de nouvelles perspectives.
Préparez vous à rejoindre notre action sur les réseaux sociaux :
Tout comme l’an dernier, nous ferons encore du 9 novembre une journée de partage mondial de nos luttes et de nos engagements pour un #Mondesansmurs. Avec vos contributions, nous allons une fois de plus partager des idées, des expériences, des luttes, des événements, de la poésie, des arts pour un #Mondesansmurs afin d’apprendre les uns des autres, de nous encourager mutuellement et de nous donner de la force à chacun.
Source: Palestinian Grassroots Anti-apartheid Wall Campaign 
Traduction SF pour BDS France




Rassemblement non-violent de protestation, Mardi 16 octobre 2018 dès 14h30

AGENCE JUIVE D’ISRAËL = AGENCE DE LA COLONISATION

LES RECRUTEURS POUR L’ÉTAT D’APARTHEID ISRAÉLIEN, DÉGAGEZ !

SÉPARER LES JUIFS DU RESTE DE L’HUMANITÉ, VOILA L’ANTISÉMITISME !

RASSEMBLEMENT NON-VIOLENT DE PROTESTATION

 

MARDI 16 OCTOBRE 2018 DÈS 14H30 –

500 bd d’Antigone face au Centre Communautaire et Culturel Juif de Montpellier (CCCJM)

 

Le CCCJM, largement subventionné avec nos impôts locaux, confirme sa fonction d’officine sioniste. Organisateur, depuis 40 ans de la journée coloniale de commémoration de l’occupation de  Jérusalem et fidèle relais de la politique de l’État d’Israël, aujourd’hui il contribue ouvertement au recrutement d’hommes et de femmes qui vont alimenter la politique de colonisation de peuplement israélienne et renforcer son système d’apartheid contre les Palestiniens.

Aurions-nous toléré que les agents de l’Afrique du Sud viennent recruter en France, du temps de l’apartheid, des « blancs » pour renforcer l’apartheid ?

 

AGENCE JUIVE D’ISRAËL  = COLONISATION ET SOUTIEN AU TERRORISME

Dès 1908, soit 40 ans avant la création de l’État d’Israël, l’Organisation Sioniste Mondiale organisait la colonisation juive de la Palestine. D’abord sous le nom d’Exécutif Sioniste de la Palestine, puis d’Agence Juive de Palestine en 1929, elle prend en en 1948, date du partage de la Palestine, le nom d’Agence juive d’Israël. Elle va poursuivre et intensifier la colonisation de la Palestine par l’immigration, y compris  illégale ,  des juifs du monde entier.  Plus de 80 000 entre 1939 et 1947. C’est elle qui crée le Mossad et qui soutient les organisations terroristes telles la Hagana, le Lehi et l’Irgoun qui ont introduit en Palestine la pratique des attentats terroristes et massacré des centaines de personnes dont 91 pour le seul attentat contre l’hôtel King David le 22 juillet 1946.

Du point de vue de la colonisation sioniste, l’Agence Juive a obtenu de réels résultats.

AGENCE JUIVE = RECRUTEMENT POUR L’APARTHEID ISRAÉLIEN

En votant la loi fondamentale d’Israël État-nation, l’État israélien s’est officiellement institué en tant qu’État d’apartheid y compris à l’égard des citoyens israéliens non juifs qui sont 20% des habitants d’Israël.

« Importer » des juifs en Israël c’est directement contribuer à renforcer et développer le système d’apartheid et la colonisation de peuplement. Ainsi de nombreux franco-israéliens font leur service militaire en Israël où près de 3% des soldats sont de nationalité française et participent activement aux crimes de guerre en Cisjordanie et actuellement contre la population civile de la Bande de Gaza. Israël a même mis en place un programme permettant aux français non citoyens d’Israël d’y faire l’armée et donc de contribuer au maintien de l’apartheid, de la colonisation, des violations des droits humains et des crimes israéliens. La France, au même titre qu’elle combat le terrorisme de Daech en Syrie, devrait interdire et combattre le terrorisme d’État israélien qui n’est pas moins criminel dans ses actes envers les Palestiniens.

SÉPARER LES JUIFS DU RESTE DE L’HUMANITÉ, VOILÀ L’ ANTISÉMITISME !

Les antisémites européens ont toujours rêvé de se débarrasser des juifs en les séparant du reste de l’humanité. On se souvient comment Netanyahu a instrumentalisé la peur causée par les massacres et attentats antisémites (Merah, Charly Hebdo et l’Hyper Casher) pour appeler directement les français juifs à émigrer en Israël car « c’est leur pays ».

De ce point de vue on peut dire que le projet sioniste qui vise à regrouper et concentrer tous les juifs dans un seul pays fait bon ménage avec les antisémites.

Et les faits parlent d’eux-mêmes :

On connaît les liens de Netanyahu avec les chrétiens sionistes étatsusiens et avec le premier ministre hongrois Viktor Orban qui vient de réhabiliter le régime nazi de l’Amiral Horthy.

Lorsque B. Netanyahu, 1er ministre de l’Etat israélien minimise le rôle d’Hitler dans le massacre des juifs en tentant d’imputer le crime au Mufti de Jérusalem, il se comporte comme un négationniste. En France, il serait condamné à la prison pour ce type de déclaration. Lorsqu’il reçoit l’extrême droite européenne dont le Néerlandais Geert Wilders, le Belge Philip Dewinter et le successeur de Jorg Haider, l’Autrichien Heinz-Christian Strache, il se comporte comme ceux qui ont signé à Munich le début de la collaboration avec les nazis.

 

Contrairement aux sionistes, en tant que membres d’un mouvement fondamentalement antiraciste (BDS), nous pensons que les juifs, comme les musulmans, les chrétiens etc. doivent pouvoir vivre dans le pays de leur choix en bénéficiant de tous les droits, à égalité absolue avec tous les autres citoyens, indépendamment de leur choix en matière de religion, de culture, de tradition ou de style de vie. Et nous combattons et combattrons toutes les formes d’antisémitisme.

 

 

RASSEMBLEMENT NON-VIOLENT DE PROTESTATION

MARDI 16 OCTOBRE 2018 DÈS 14H30 –

500 bd d’Antigone face au Centre Communautaire et Culturel Juif de Montpellier (CCCJM)

À l’appel de la Campagne BDS France Montpellier

Soutenu par :

APLR (Association des palestiniens Languedoc Roussillon),

CCIPPP34 (Campagne Civile pour la Protection du Peuple Palestinien),

CIMADE- Languedoc-Roussillon,

CMF (Collectif des Musulmans de France),

MAN (Mouvement pour une Alternative Non-violente),

UJFP (Union Juive Française pour la Paix),  

 




Des citoyens israéliens à Lætitia Sadier

Septembre 2018

Chère Laetitia Sadier,

Nous sommes un groupe de citoyens israéliens soutenant la campagne BDS.

Nous vous avons déjà envoyé une lettre, vous demandant de ne pas participer au Meteor Festival, qui est utilisé par l’état d’Israël pour se vendre comme « une démocratie multiculturelle cool ».

En réponse à votre note précédente, nous aimerions clarifier notre point. BDS est l’opposé d’une guerre. BDS est une campagne non violente pour mettre fin à la guerre et à l’oppression, à savoir l’apartheid et la guerre d’Israël contre le peuple palestinien. Nous pensons que votre note récente témoigne une certaine incompréhension de la situation ici et du rôle d’une manifestation politique.

Dans votre note, vous arguez que certains Israéliens sont opposés au gouvernement israélien pour justifier votre spectacle ici. Vous affirmez aussi que le festival « relie » les gens. Nous constatons que c’est complètement faux. D’abord, même s’il y a des dissidents israéliens (nous en sommes), l’opposition de terrain à l’intérieur d’Israël contre les crimes de guerre actuels d’Israël est très petite. De plus, des millions de Palestiniens vivant sous l’apartheid israélien, dans la bande de Gaza assiégée et bombardée ou en Cisjordanie occupée et colonisée, ne sont pas autorisés à traverser la ligne verte pour aller au festival. Aucun lien, aucun apaisement, ne peut avoir lieu dans de telles circonstances.

La musique ne peut jouer un rôle constructif que si elle fait partie d’une campagne politique pertinente fondée sur la réalité. Par exemple, des concerts par des artistes internationaux dans l’Afrique du Sud de l’apartheid avaient très peu de signification si l’idée était simplement « de promouvoir la paix ». D’un autre côté, un morceau de musique comme « I ain’t gonna play Sun City » [Je ne vais pas jouer à Sun City] par les Artistes Unis contre l’Apartheid a aidé à éduquer le public général et à galvaniser le mouvement international pour la justice et l’égalité en Afrique du Sud.

La campagne BDS pour mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud est considérée comme très justifiée de nos jours, même si quelques Blancs d’Afrique du Sud étaient opposés au régime d’apartheid. En fait, les militants anti-apartheid blancs en Afrique du Sud soutenaient la campagne.

Nous espérons que vous comprenez que la campagne BDS ne cible pas des individus, mais que son but est de mettre fin à une occupation militaire agressive et au régime d’apartheid de l’état d’Israël.

Nous voudrions citer une courageuse déclaration morale de Of Montreal, qui a annulé son spectacle au Meteor Festival :

« Ignorer l’appel à se lever pour soutenir un groupe opprimé d’êtres humains est une des pires choses qu’on peut faire ». 

Nous espérons que vous reconsidérerez votre décision, et annulerez votre spectacle au Meteor Festival.

Bien à vous

Boycott from Within (Citoyens israéliens pour BDS)

Source: Boycott From Within

Traduction: C.G pour BDS France




Une réponse de citoyens israéliens à Ivan Smagghe

Septembre 2018

Cher Ivan Smagghe,

Nous sommes une association de citoyens israéliens qui soutenons BDS.

Nous vous avons déjà envoyé une lettre , vous demandant de ne pas prendre part au Festival Meteor, qui sert à l’État d’Israël à se vendre en tant que « tranquille démocratie multiculturelle ».

Nous avons été déçus en lisant votre récente note qui, à notre avis, ne traite pas le cœur du sujet.

Dans votre note, vous mettez en avant que vous comprenez la situation ici. Pourtant, quand vous prétendez que certains Israéliens (vos « amis ») s’opposent au gouvernement israélien afin de justifier votre présence ici, c’est faux. Nous entendons très souvent cet argument. Alors qu’il est vrai que ce type d’Israéliens existe (nous sommes quelques uns d’entre eux), l’opposition sur le terrain à l’intérieur d’Israël aux crimes de guerre incessants d’Israël est très réduite.

La campagne BDS pour mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud est considérée comme très légitime. Pourtant, quelques blancs d’Afrique du Sud étaient opposés au régime d’apartheid.

Il n’y a là aucune contradiction. Les citoyens israéliens qui sont en totale solidarité avec le peuple palestinien ne devraient avoir aucun problème à justifier la campagne BDS non violente, démocratique, populaire pour mettre fin aux atrocités d’Israël. BDS a été efficace en Afrique du Sud et les militants blancs anti-apartheid d’Afrique du Sud ont soutenu cette campagne.

Nous espérons que vous comprenez que la campagne BDS ne vise pas les individus, mais que son but est de mettre fin à l’occupation militaire belliqueuse et au régime d’apartheid de l’État d’Israël.

Nous aimerions citer une déclaration moralement courageuse de Of Montreal qui a annulé sa présence au Festival Meteor :

« Ignorer l’appel à se tenir aux côtés d’un groupe humain opprimé, c’est l’une des pires choses que l’on puisse faire. »

Nous espérons que vous reconsidérerez votre décision et que vous annulerez votre présence au Festival Meteor.

Sincèrement,

Boycott From Within [Boycott de l’Intérieur], citoyens israéliens pour BDS.

Traduction : J. Ch. pour BDS France




Laetitia Sadier, Ivan Smagghe: s’il vous plaît annulez votre concert! #Meteor

Cher Ivan Smagghe,

Chère  Laetitia Sadier,

Vous êtes invité·e à vous produire au festival Meteor en Israël en septembre. Nous nous joignons à la société civile palestinienne et à des Israéliens pour vous demander de ne pas y aller.

Lana Del Rey vient d’annoncer sur Twitter l’annulation de sa participation:

comme avant elle Khalas, Zenobia , le duo sud africain Black Motion , Volvox et DJ Python et quatre autres artistes qui étaient également annoncés ou invités à ce festival.

Israël a toujours pratiqué la discrimination envers les Palestiniens, mais pas plus tard que le mois dernier, le parlement israélien a franchi une étape supplémentaire. Il a voté la loi de l’État -Nation Juif. Cette loi donne au groupe ethnique dominant des droits que d’autres n’ont pas. De par la loi, seuls les Israéliens juifs ont droit à l’autodétermination; les Palestiniens n’ont pas ce droit.

Dans les années 1970 et 1980, des musiciens ont boycotté un autre État qui avait légalisé la discrimination – c’est l’Afrique du Sud de l’apartheid. Nous vous demandons d’adopter la même position envers Israël de l’apartheid.

Vous ne seriez pas seul·e. Des milliers d’artistes dans le monde ont décidé de ne pas se produire en Israël, dont Lorde, Mme Lauryn Hill, Thurston Moore, Shakira, Wolf Alice, Chuck D, Portishead, Brian Eno, et les Young Fathers.

Le gouvernement israélien utilise des prestations internationales comme une marque d’approbation. Se produire dans un festival international de musique en Israël envoie comme message que ce que fait Israël est acceptable. C’est du blanchiment.

Voilà ce qu’Israël blanchit: il utilise tous les moyens en sa possession pour effacer la culture palestinienne. Ses colonies illégales se répandent en Cisjordanie par le vol de terres aux Palestiniens. Entre mars et mai de cette année, ses snipers ont tué 140 manifestants pacifiques à Gaza. Gaza est bombardé presque chaque jour. Au début de ce mois, des missiles israéliens ont attaqué le centre culturel Al Mishal et l’ont complètement détruit. « C’est une guerre contre tout ce qui fait l’identité palestinienne: la musique, la culture ou même la danse Dabké », dit Nidal Eissa, le directeur adjoint du centre.

Pendant que vous vous produirez à Meteor, des Palestiniens endureront ce type de violence.

La cinéaste Mira Naïr a dit, lorsqu’elle a été invitée au festival de cinéma d’Israël: « J’irai en Israël quand l’occupation sera terminée. J’irai en Israël quand l’État ne privilégiera pas une religion par rapport à une autre. J’irai en Israël quand il n’y aura plus d’apartheid ».

C’est le message dont nous espérons que vous le transmettrez aux organisateurs de Météor.

Dans l’attente de votre réponse,

Bien à vous,

Imen pour la Campagne BDS France