Les Palestiniens renouvellent leur appel à des sanctions ciblées pour mettre fin à l’annexion israélienne

Par Palestinian BDS National Committee (BNC), le 1er juillet 2020

Tandis qu’Israël retarde la réalisation de son plan, des dizaines d’organisations de la société civile palestinienne affirment que l’annexion et l’apartheid pratiqués en permanence par Israël imposent des sanctions internationales.

1er juillet 2020 – Tandis que le gouvernement israélien d’extrême-droite gardait aujourd’hui le silence sur le plan annoncé précédemment, qui devait entamer le 1er juillet l’annexion officielle du territoire palestinien occupé, des dizaines d’organisations de la société civile palestinienne représentant la majorité absolue de la société civile palestinienne ont lancé un appel à l’action, et non à la seule rhétorique, pour mettre fin à l’annexion et au régime d’apartheid mis en œuvre discrètement depuis des décennies par Israël à l’égard des Palestiniens.

(Déclaration faite aujourd’hui par la société civile palestinienne)

Ces organisations demandent à nouveau avec force que la communauté internationale “impose des sanctions légitimes, ciblées et immédiates à Israël en réponse à l’annexion, à l’occupation militaire illégale et au régime d’apartheid basé sur la discrimination raciale, la ségrégation et l’expansion territoriale qui est inscrit dans la législation israélienne.”

La déclaration a été publiée par le Palestinian Human Rights Organizations Council (PHROC, Conseil des organisations palestiniennes de défense des droits humains), qui représente onze organisations palestiniennes de défense des droits humains. D’autres signataires initiaux de cette lettre comprennent les principaux syndicats palestiniens, des organisations féminines de masse et le Palestinian NGO Network (PNGO, Réseau des ONG palestiniennes), qui représente 69 organisations non gouvernementales palestiniennes.

La déclaration de la société civile palestinienne unie souligne qu’Israël a retardé aujourd’hui la réalisation de son plan en raison d’un choix stratégique : “En gardant le silence, Israël espère réduire au silence les mobilisations mondiales ayant poussé la communauté internationale à envisager de prendre des mesures pour le contraindre à rendre des comptes, et préserver sa propre impunité.”

La déclaration mentionne des affirmations claires émanant de plusieurs experts de haut niveau concernant l’illégalité de l’annexion de facto et de jure du territoire palestinien occupé (TPO). La Haute-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Michelle Bachelet, a déclaré : “L’annexion est illégale. Point final. Toute annexion. Qu’il s’agisse de 30% de la Cisjordanie ou de 5%”. Des centaines de juristes internationaux se sont exprimés en ces termes : “L’annexion de facto entraîne les mêmes conséquences légales que l’annexion de jure”. Pour plus d’un millier de parlementaires européens, “L’absence de réponse adéquate [à l’annexion israélienne] encouragerait d’autres États ayant des revendications territoriales à ne pas respecter les principes fondamentaux du droit international”, tandis que des dizaines d’experts de l’ONU ont affirmé que l’annexion officielle par Israël d’une partie du territoire palestinien occupé, qui s’est produite à Jérusalem occupée en 1980 et peut encore se produire dans d’autres parties du TPO, cristallise un “apartheid du 21e siècle”.

La société civile palestinienne a renouvelé son appel uni de mai adressé à tous les États et organisations internationales pour leur enjoindre de respecter leurs obligations légales en mettant immédiatement en œuvre les mesures suivantes :

1. Interdiction du commerce des armes et de la coopération en matière militaire et de sécurité avec Israël.

2. Suspension des accords de commerce et de coopération avec Israël.

3. Prohibition du commerce avec les colonies israéliennes illégales et cessation des relations d’affaires avec les entreprises des colonies israéliennes illégales.

4. Enquêtes et poursuites à l’égard des individus et des sociétés responsables de crimes de guerre/crimes contre l’humanité dans le contexte du régime israélien d’occupation illégale et d’apartheid.

5. Soutien aux efforts engagés aux Nations unies pour reconstituer le Comité spécial des Nations unies contre l’apartheid et le Centre des Nations unies contre l’apartheid, afin d’enquêter sur l’apartheid israélien.

 

Traduction : SM pour BDS France

Source : BDS Movement




Plus de 250 Sud-Africains éminents appellent à des sanctions pour arrêter l’annexion

Par South African BDS Coalition / South Africa, le 18 juin 2020

 

Parmi les principaux signataires de l’appel des pays du Sud figurent l’ancien président sud-africain Kgalema Motlanthe, l’ancien ministre mozambicain Oscar Monteiro, l’ancienne Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme Navi Pillay, le secrétaire général de la Fédération sud-africaine des syndicats Zwelinzima Vavi et l’ancien commissaire de la Commission sud-africaine des droits de l’homme Pregs Govender.

Ces dernières semaines, le monde a manifesté sa solidarité avec les habitants des États-Unis d’Amérique qui expriment leur indignation face au racisme systémique et au meurtre brutal de Noirs par la police états-unienne. L’appel de ralliement « Black Lives Matter » a attiré des centaines de milliers de personnes dans les rues du monde entier au milieu d’une pandémie où les gens sont censés s’éloigner physiquement. Grâce à cette mobilisation de masse, un point de basculement a été atteint dans la lutte pour l’égalité aux États-Unis. Dans le même temps, un nombre croissant de Sud-Africains ont exprimé leur choc et leur indignation face aux nombreux cas de brutalité policière dans leur pays, y compris, plus récemment, le meurtre de Collins Khosa, Sibusiso Amos, Ntando Elias Sigasa, Adane Emmanuel et d’autres.

Cependant, la même violence systémique contre les Palestiniens a constamment été négligée. Selon le journal israélien Haaretz, « quelques jours après le meurtre sauvage de George Floyd, samedi matin, dans la vieille ville de Jérusalem, Eyad Hallaq, un autiste de 32 ans, se rendait au centre Elwyn pour personnes handicapées. Les agents de la police des frontières ont déclaré qu’ils croyaient qu’il tenait une arme – il n’y en avait pas – et lorsqu’ils ont crié pour qu’il s’arrête, il s’est mis à courir. La peine était la mort. La police des frontières, la plus brutale de toutes les unités, ne connaît pas d’autre moyen de maîtriser un Palestinien autiste en fuite que de l’exécuter. Ces agents lâches de la police des frontières ont tiré une dizaine de balles sur Hallaq alors qu’il fuyait, jusqu’à ce qu’il meure. C’est toujours comme ça qu’ils agissent. C’est ce qu’ils ont été entraînés à faire ». Eyad est l’un des nombreux Palestiniens innocents qui ont été brutalement tués par les forces israéliennes, mais son meurtre et celui de milliers d’autres Palestiniens ont été accueillis par un silence assourdissant.

Il est temps que la communauté internationale démontre qu’elle n’ignore pas la souffrance des Palestiniens, qui sont les principales victimes du racisme et des injustices systémiques d’Israël depuis des décennies, et dont l’oppression est sur le point de s’intensifier encore.

Le gouvernement de Benjamin Netanyahu, en violation flagrante du droit international, menace le 1er juillet de commencer l’annexion d’une grande partie du territoire palestinien en Cisjordanie – avec le soutien de l’administration Trump et la complicité de l’Union européenne (UE). Depuis 72 ans, Israël a systématiquement sapé le droit international en toute impunité par le vol, la colonisation et l’annexion de biens et de territoires palestiniens, à la fois de jure, comme pour Jérusalem-Est en 1967 et le plateau du Golan syrien en 1982, et de facto par une matrice de colonies illégales, d’infrastructures de colonisation et du mur d’apartheid en Cisjordanie.

Cette annexion prévue de 30 % de la Cisjordanie et de la vallée du Jourdain sera l’aboutissement d’années de vol et d’occupation progressive par l’appropriation de terres, le déplacement forcé de la population palestinienne et l’installation d’Israéliens dans les territoires occupés. La poursuite de l’oppression des Palestiniens a été facilitée par l’imposition d’un régime d’apartheid de discrimination raciale, de ségrégation et d’expansion territoriale qui est inscrit dans le droit interne israélien.

Les syndicats, les organisations de la société civile palestinienne et les groupes de défense des droits de la personne affirment que « l’annexion imminente est un test politique décisif pour la communauté internationale et pour sa capacité à faire respecter le droit international ». Ceci est exprimé dans une récente déclaration : « Palestinian Civil Society Calls for Effective Measures by all States to Stop Israel’s Illegal Annexation of the Occupied West Bank and Grave Violations of Human Rights » (« La société civile palestinienne demande que tous les États prennent des mesures efficaces pour mettre fin à l’annexion illégale de la Cisjordanie occupée par Israël et aux graves violations des droits de la personne »). En réponse à cet appel, la déclaration de la coalition sud-africaine pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions (SA BDS) a reçu l’aval de plus de 250 éminents Sud-Africains, sur la base de celle préparée par les organisations de la société civile palestinienne. En outre, alors que cette déclaration avait été initiée par les dirigeants sud-africains, des déclarations de soutien ont également commencé à arriver du reste du continent. Nous sommes honorés d’inclure ici aussi les premiers noms d’autres dirigeants africains. La déclaration appelle le gouvernement sud-africain à mener une campagne au sein des Nations unies (ONU) pour imposer des contre-mesures et des sanctions contre Israël pour ses violations des principes fondamentaux du droit international, son déni des droits des Palestiniens à l’autodétermination et son annexion violente et forcée du territoire palestinien.

Parmi les signataires figurent des membres retraités et actuels du pouvoir judiciaire, le vice-président de l’Assemblée nationale, des chefs religieux, d’anciens vice-chanceliers d’université et d’autres toujours en poste, d’anciens ministres, des vétérans de la lutte de libération, des généraux militaires à la retraite, dont un ancien commandant de la South African National Defence Force (SANDF), des universitaires de haut niveau, des militants, des défenseurs des droits de la personne, des leaders communautaires, des membres du monde des affaires, des militants des arts et de la culture, des journalistes et d’anciens prisonniers politiques. Parmi les principaux signataires figurent Kgalema Motlanthe (ancien président de la RSA), Oscar Monteiro (ancien ministre du Mozambique), S’bu Zikode (président d’Abahlali baseMjondolo), Makoma Lekalakala (militant pour l’environnement), Zak Yacoob (juge retraité de la Cour constitutionnelle d’Afrique du Sud), Pregs Govender (ancien commissaire à la Commission des droits de l’homme de l’Afrique du Sud, ancien député), Navi Pillay (ancienne Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme), Leigh-Ann Naidoo (militant, athlète olympique), Zwelinzima Vavi (secrétaire général de la Fédération sud-africaine des syndicats) et Irvin Jim (secrétaire général de l’Union nationale

des métallurgistes d’Afrique du Sud), parmi beaucoup d’autres. La déclaration appelle le gouvernement sud-africain et l’Union africaine, dont le président Cyril Ramaphosa assure actuellement la présidence, à déployer tous leurs efforts pour que les gouvernements africains remplissent leurs obligations en vertu du droit international et pour montrer qu’ils soutiennent la justice, les droits de la personne et la libération des Palestiniens en :

· assurant l’adoption d’une résolution à l’Assemblée générale des Nations unies (AGNU) qui renouvelle la demande de sanctions ciblées contre Israël et fournisse les moyens de les mettre en œuvre, y compris un boycott de tous les produits provenant des colonies illégales, la suspension des accords commerciaux avec Israël et un embargo militaire, comme contre-mesures pour mettre un terme à son annexion du territoire palestinien occupé et à ses autres violations flagrantes du droit international – à l’instar des mesures adoptées à plusieurs reprises par l’AGNU et le Conseil de sécurité des Nations unies contre l’Afrique du Sud de l’apartheid, qualifiant l’apartheid de crime contre l’humanité et de menace grave pour la paix et la sécurité internationales,

· faisant campagne pour l’activation du Comité spécial de l’ONU sur l’apartheid en réponse aux politiques israéliennes envers les populations autochtones de Palestine,

· garantissant l’efficacité et la mise à jour régulière de la base de données des Nations unies sur les entreprises impliquées dans les activités de colonisation illégale d’Israël,

· soutenant l’enquête de la Cour pénale internationale sur les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité perpétrés par Israël dans les territoires palestiniens occupés.

En tant que Sud-Africains qui avons une longue et glorieuse histoire de lutte pour la libération nationale, la liberté et la démocratie, et contre le colonialisme et l’apartheid, nous élevons nos voix et nos poings en profonde solidarité avec le peuple palestinien dans sa quête de libération et d’autodétermination, un peuple qui a souffert pendant plus de sept décennies de l’apartheid, de l’occupation et de la colonisation alors que le monde regardait et permettait les violations du droit international et des droits de la personne. Nous, les soussignés, avec des dirigeants éminents du Sud, ne permettrons pas à Israël, en partenariat avec le régime Trump, de triompher contre la justice et le droit international. À une époque où le monde met en évidence le racisme et l’héritage de l’esclavage et du colonialisme, où les icônes coloniales sont détruites par les actions de citoyens « gatvol » (exaspérés) devant un ordre mondial qui tolère l’injustice contre les pauvres et les vulnérables, nous poursuivrons sans relâche la lutte du peuple palestinien pour sa libération du racisme, de l’occupation, du colonialisme et de l’apartheid. C’est une lutte, avec celle d’autres groupes opprimés comme les Noirs aux États-Unis, dont le caractère définit l’éthique et la moralité de notre temps. Nous nous tiendrons du bon côté dans cet affrontement !

Pour une liste complète des signataires, voir ici.

Traduction : MUV pour BDS France

Source : BDS Movement et SA-BDS




Message aux actionnaires à l’occasion de l’assemblée générale d’AXA

L’assemblée générale annuelle des actionnaires d’AXA devait avoir lieu ce jour. Nous avions prévu de diffuser aux actionnaires l’appel publié ci-dessous. Mais nous avons appris que cette assemblée générale a eu lieu … sans la présence physique des actionnaires. C’est pourquoi nous avons néanmoins tenu à nous afficher sur la photo ci-jointe, pour confirmer la permanence de notre engagement pour qu’AXA se désinvestisse de toute complicité avec les violations du droit international par l’Etat d’Israël.

Par BDS France, le 30 juin 2020

Chers actionnaires d’AXA,

Lors des assemblées générales d’AXA de 2017, 2018 et 2019, nous vous avons informés des manquements graves d’AXA à ses propres directives déontologiques concernant sa politique d’investissement en rapport avec les violations très graves du droit international par l’État d’Israël, violations qui risquent d’être accentuées très prochainement par l’annexion par Israël d’une grande partie de la Cisjordanie.

Suite à nos interpellations, AXA a diminué certains investissements complices de ces violations, mais la réalité reste préoccupante. En effet :

1) AXA a investi dans les cinq plus grandes banques israéliennes : Bank Hapoalim, Bank Leumi, First International Bank of Israel, Israel Discount Bank et Mizrahi Tefahot Bank. Or non seulement ces banques figurent parmi les entreprises enregistrées dans la base de données de l’O.N.U. en tant qu’entreprises finançant la colonisation israélienne, mais de plus AXA a, au cours de l’an dernier, triplé ses investissements directs dans les banques : Bank Leumi, Israel Discount Bank et Mizrahi Tefahot Bank

2) AXA détient encore 9% du capital de la société Equitable Holding, une filiale périphérique qui possède 157 millions de dollars d’investissement dans la société d’armement Elbit Systems, entreprise israélienne d’armement majeure, connue pour son utilisation et ses exportations d’armes testées contre la population palestinienne et pour sa production de bombes à sous-munitions et au phosphore blanc, déclarées illégales par la Convention sur les armes à sous-munitions en 2010. Par contre AXA s’est séparé en 2020 de ses dernières participations directes au capital d’Elbit Systems, ce dont nous nous félicitons.

 

Depuis 2017, nous demandons au conseil d’administration d’AXA de se débarrasser de ces investissements, qui ternissent gravement l’image de l’entreprise. La direction d’AXA continue de nier la réalité de ces investissements, et dans le même temps, elle affirme qu’ils ne sont pas problématiques, ce qui est contradictoire. La réputation d’AXA est entachée par le maintien de ces investissements qui portent atteinte aux droits des Palestiniens. L’image d’AXA ne pourra que se détériorer si elle continue de se rendre complice des violations des droits des Palestiniens, alors même qu’AXA se déclare fière de financer à présent des recherches contre le Covid-19.

Si AXA se soucie ainsi de la vie des gens, elle ne devrait pas être complice des crimes contre un peuple et investir dans des financements qui servent à tuer des Palestinien.ne.s et d’autres populations.

De plus en plus d’entreprises font le choix de se défaire de l’apartheid israélien. Des fonds de pension comme PGGM aux Pays-Bas, FDC au Luxembourg, ont vendu leurs parts dans les banques israéliennes il y a quelques années. Fin 2018, la banque britannique HSBC s’est également retirée du capital d’Elbit Systems.

Vous, actionnaires d’AXA, avez le pouvoir d’exiger d’AXA qu’elle se désinvestisse des entreprises israéliennes impliquées dans l’apartheid israélien, et notamment des banques israéliennes qui financent la colonisation et qui refusent de reconnaître les droits humains des Palestiniens et nuisent aux intérêts d’AXA et à ses propres directives déontologiques.

Coalition Stop AXA Assistance to Israeli Apartheid stop.axa.assistance.apartheid@gmail.com

(IPNS – Ne pas jeter sur la voie publique) – Le 30 juin 2020




Angela Davis et des militants du monde entier s’opposent aux injustices mises à nu par la COVID-19

Par le Comité National Palestinien BDS (BNC), le 24 juin 2020

Davis propage la solidarité avec Désirée Bela-Lobedde, Sônia Guajajara, Noura Erakat, Ronnie Kasrils, Kavita Krishnan et d’autres, sur une musique de Thurston Moore

Dans une nouvelle vidéo du 24 juin, dix sept militants de premier plan pour la justice raciale, des environnementalistes, des syndicalistes, des féministes, des artistes et des universitaires du monde entier appellent à la solidarité, afin de construire un monde plus juste et plus décent et de vaincre le racisme et d’autres injustices mises à nu par la COVID-19.

La vidéo a été réalisée par le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) à direction palestinienne, qui vise la liberté, la justice et l’égalité pour le peuple palestinien.

Elle met en lumière comment la pandémie de COVID-19 a eu un impact disproportionné sur les communautés opprimées dans le monde. Des militants de premier plan se sont rassemblés sur la vidéo pour manifester leur opposition au racisme, à l’autoritarisme, à l’état de guerre, au déni des droits humains et au capitalisme désastreux qui ont rendu la COVID-19 aussi dévastatrice et qui ont accru la répression mondiale, dont celle des puissantes manifestations de Black Lives Matter en cours aux États Unis. Pour combattre ces forces d’oppression, ils unissent leurs voix dans un appel à #Répandrelasolidarité et lutter pour la justice raciale, économique, de genre, indigène, sociale et climatique.

Les dirigeants qui apparaissent sur la vidéo sont la militante pour la justice sociale et universitaire Angela Davis ; l’Afro-féministe d’Espagne Desirée Bela-Lobedde ; la dirigeante de l’Association Brésilienne des Peuples Indigènes, Sônia Guajajara ; l’universitaire palestino-américaine, avocate des droits humains, Noura Erakat ; l’éducateur, cofondateur du mouvement Black Lives Matter, Patrisse Cullors ; l’ancien ministre du gouvernement sud-africain et leader de l’ANC du temps de l’apartheid, Ronnie Kasrils ; la dirigeante de l’Association des Femmes Progressistes de Toute l’Inde, Kavita Krishnan ; le militant des droits humains égyptien, Mohammad Ghannam ; la journaliste et jeune militante de Palestine, Janna Jihad ; Antonio Lisboa de la Centrale Unique des Travailleurs (CUT), la fédération brésilienne des syndicats de travailleurs ; Erika Mendes, des Amis de la Terre du Mozambique ; Lucia Ortiz des Amis de la Terre du Brésil ; le militant LGBTQIA+ et directeur du festival de cinéma pour les droits humains, Hyun Lego Park de Coré e du Sud ; le militant BDS du Koweït, Yousef Shamsah ; et Franco Uda de l’agence italienne de promotion sociale ARCI.

Les artistes et militants palestiniens Remi Kanazi et Rafeef Ziadah ont été les voix de la vidéo sur une musique de Thurston Moore, le fondateur de Sonic Youth.

La vidéo souligne que la justice va exiger de faire passer les gens avant les profits et de revoir partout les priorités pour désinvestir du complexe militaro-sécuritaire et investir dans la santé, l’éducation, la préservation du climat, des emplois décents et une véritable sécurité humaine.

Apoorva PG, le coordonnateur du Comité National BDS pour l’Asie du Sud-Est a dit :

Comme les Noirs Américains et d’autres communautés en détresse de par le monde se mobilisent pour mettre fin au racisme et à la répression, cette vidéo a pour but d’aider à envisager la justice, la dignité et l’égalité pour tous et à travailler pour les réaliser. Nous pensons que la lutte des Palestiniens pour la liberté et la justice est imbriquée dans les luttes pour la justice d’autres communautés dans le monde. La crise de la COVID-19 met en évidence ces intersections et offre l’occasion d’une mobilisation mondiale pour la justice raciale, indigène, sociale,  économique, de genre et climatique.

Traduction : SF pour BDS France

Source : BDS Movement 




Exhortez Cara Delevingne pour qu’elle prenne position pour la justice à Puma

Par Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI), le 25 juin 2020

Agissez pour exhorter l’ambassadrice de la marque Puma et de l’égalité pour tous, Cara Delevingne, à se joindre à toutes celles et ceux qui, dans le monde, demandent à Puma de mettre fin à son soutien au régime raciste d’apartheid d’Israël qui opprime les Palestiniens.

L’actrice et mannequin britannique, Cara Delevingne, est connue pour utiliser sa plate-forme pour la défense de la justice et de l’égalité pour tous.

Elle est une défenseuse des droits LGBTQIA+ et de la justice de genre.

Elle a condamné le racisme institutionnalisé, se joignant ce mois-ci aux manifestations de Black Lives Matter (Les vies noires comptent) à Los Angeles, et se faisant l’écho des appels à #DefundPolice.

Elle a établi des parallèles entre le soulèvement mondial d’aujourd’hui, conduit par les Noirs contre le racisme, et le soulèvement de Stonewall du 27 juin 1969, où une femme noire, transgenre, Marsha P. Johnson, a conduit la révolte contre le harcèlement et la violence de la police à l’encontre des communautés homosexuelles.

Remercions Cara Delevingne, ambassadrice de marque pour Puma, d’avoir plaidé pour la justice et exhortons-la à nous rejoindre pour dire à Puma de mettre fin à son soutien à l’apartheid israélien.

Exhortez Cara Delevingne pour qu’elle transmette à Puma son message de justice et d’égalité pour tous. (tweet)

Puma soutient les colonies de peuplement illégales israéliennes qui obligent les familles palestiniennes à quitter leurs maisons. Les colonies sont des confiscations et expropriations de terres et elles sont illégales en vertu du droit international. Elles volent aux Palestiniens leurs ressources naturelles et elles créent des obstacles à leur accès à l’eau potable et aux services médicaux, les rendant encore plus vulnérables en cas de pandémie.

C’est un apartheid.

Cara Delevingne a récemment publié une collection spéciale « De Puma avec amour » pour le Mois de la fierté.

Il n’y a aucune fierté dans un apartheid. Il n’y a pas d’amour quand on nie les droits fondamentaux de tout un peuple à cause de ce qu’il est.

Cara Delevingne se dit « fière de faire partie d’une génération qui lutte sans relâche pour l’égalité ».

Exhortez Cara Delevingne à porter la lutte pour l’égalité jusque chez Puma. (tweet)

Cara Delevingne a voix au chapitre chez Puma.

Alors qu’Israël fait avancer ses plans imminents pour annexer en toute illégalité des parties du territoire palestinien occupé, et notamment les colonies de peuplement illégales que soutient Puma, nous avons besoin d’elle pour utiliser sa voix en faveur de l’égalité pour tous. Nous avons besoin d’elle pour demander à Puma de mettre fin à tout soutien aux vols illégaux par Israël de la terre palestinienne.

Pas sur Twitter ? Partagez l’image ci-dessus et le texte ci-dessous avec Cara Delevingne sur Facebook et Instagram.

Je suis avec vous, @Caradelevingne, dans la lutte pour l’égalité pour tous !

Rejoignez les appels mondiaux sur @Puma pour mettre fin au soutien des colonies de peuplement illégales israéliennes qui chassent les Palestiniens hors de leurs maisons.

Pas de fierté dans un apartheid. #PrideMonth #BoycottPuma

Traduction : BP pour BDS FRANCE

Source : BDS Movement




Les Palestiniens renouvellent leur appel au boycott de la société israélienne de reconnaissance faciale AnyVision

Par la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI), le 23 juin 2020

La société civile palestinienne soutient tous les appels à une interdiction totale de la technologie de reconnaissance faciale et elle réitère son appel aux autorités locales, aux entreprises, aux universités à mettre fin immédiatement à tous leurs liens avec la société israélienne AnyVision pour son implication dans les crimes contre les Palestiniens.

Le comité national palestinien du BDS (BNC), la plus large coalition de la société palestinienne, soutient de façon ferme toutes celles et ceux qui exigent une interdiction totale de la technologie de reconnaissance faciale. Dans le même temps, nous réitérons notre appel à boycotter la société israélienne de reconnaissance faciale AnyVision en raison de son implication particulière dans les crimes contre les Palestiniens.

La reconnaissance faciale est une technologie hautement invasive qui est utilisée par la police et les forces armées dans une surveillance de type Dragnet, avec un profilage racial et un ciblage des militants. Elle a un impact disproportionnée sur les communautés noires et brunes.

Elle est devenue de plus en plus toxique, grâce au soulèvement incité par les Noirs contre le racisme systémique et la brutalité policière aux États-Unis et grâce au travail de longue date, à travers le monde, des groupes antiracistes, de défense des droits civils et de la vie privée.

Certaines villes des États-Unis ont institué des interdictions, ou discutent d’une interdiction, de la technologie de reconnaissance faciale, et de grandes entreprises ont récemment veillé à s’en écarter publiquement. IBM a déclaré qu’elle mettait fin à ses recherches sur la reconnaissance faciale, tandis qu’Amazon et Microsoft ont suspendu leurs ventes de cette technologie aux forces de police jusqu’à ce qu’une réglementation fédérale soit instituée.

Bien que ces mesures représentent un tournant important, elles sont loin pourtant de constituer une interdiction totale de la technologie de reconnaissance faciale. Une technologie dangereuse, intrusive, insidieuse ne peut pas être transformée en une force bénéfique. Nombre de ces mêmes sociétés de technologies ont fait pression pour bloquer toutes nouvelles législations ou ont plaidé pour une législation édulcorée afin de protéger leurs intérêts commerciaux tout en feignant de se préoccuper des droits civils.

Alors que certaines sociétés de technologies états-uniennes se retiraient de la reconnaissance faciale, la société israélienne AnyVision a plutôt doubler la mise, déclarant qu’elle n’avait pas l’intention de quitter les affaires, et qualifiant la position d’IBM de « ridicule » et l’accusant de « lever les mains en signe reddition ».

AnyVision fournit à l’armée israélienne sa technologie de reconnaissance faciale pour les check-points militaires dans les territoires palestiniens occupés, et elle entretient les caméras de surveillance pour l’armée israélienne au coeur de la Cisjordanie. Cette technologie sert à espionner les Palestiniens et elle permet à l’armée israélienne de prendre les civils pour cibles en toute illégalité. AnyVision, qui est dirigée par un vétéran de l’armée et des renseignements israéliens, est en mesure de commercialiser sa technologie comme « testée sur le terrain », donc sur les Palestiniens qui vivent sous l’occupation militaire d’Israël et son régime d’apartheid oppressif.

En mars dernier, Microsoft s’est séparé d’AnyVision après une campagne mondiale conduite par Une Voix juive pour la paix.

Il est temps de mettre un terme à l’utilisation de cette technologie nocive.

Nous renouvelons nos appels aux autorités locales, aux entreprises, aux universités et aux centres de recherche pour qu’ils mettent fin immédiatement à tous leurs liens avec AnyVision jusqu’à ce qu’une interdiction complète de cette technologie insidieuse soit instituée.

Traduction : BP pour BDS France

Source : BDS Movement




BDS@15: Quinze façons de soutenir notre lutte pour la liberté, la justice & l’égalité

Par Palestinian Boycott, Divestment and Sanctions National Committee (BNC), le 23 juin 2020

Tandis que BDS atteint ses 15 ans, voici 15 façons de vous montrer solidaires des Palestiniens. Agissez maintenant !

Quinze ans après son lancement le 9 juillet 2005, le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens s’engage dans une nouvelle étape. Son action est plus urgente que jamais à l’heure où Israël intensifie son nettoyage ethnique graduel des Palestiniens indigènes, en nous asphyxiant dans des bantoustans qui ne cessent de rétrécir.

La dernière fois qu’Israël a annexé des territoires occupés – Jérusalem-Est, qui est palestinienne, et le plateau syrien du Golan – l’Assemblée générale des Nations unies, en 1982, a voté à une écrasante majorité pour des sanctions ciblées contre Israël. Cependant les Nations unies, sous la pression des États-Unis et de l’Union européenne, n’ont pas à ce jour imposé de mesures pour contraindre les responsables à rendre compte de leurs actes et mettre fin au système oppressif d’Israël.

Cette impunité a permis à Israël de consolider ce que des dizaines d’experts des Nations unies en matière de droits humains appellent son “apartheid du 21e siècle”, violant les droits des Palestiniens et prévoyant ouvertement d’annexer de façon officielle de grandes parties de la Cisjordanie occupée.

Au long des 15 dernières années le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens est devenu l’un des mouvements mondiaux pour la justice les plus influents. Nous devons aujourd’hui être encore plus efficaces, plus intersectionnels, plus globaux. Rejoignez-nous pour construire des alliances avec tous les mouvements internationaux qui luttent pour la liberté, la justice et l’égalité pour toutes et tous.

Agissez maintenant :

1. Dénoncez l’apartheid israélien : Organisez des campagnes d’éducation pour dénoncer et condamner l’apartheid israélien et promouvoir des mesures d’obligation de rendre des comptes similaires à celles qui ont été imposées dans le passé contre l’apartheid sud-africain. Défendez au nom de la liberté d’expression le droit d’appeler au BDS contre l’apartheid israélien.

2. Sanctions ciblées : Faites pression sur les parlementaires et les élus afin d’imposer des sanctions ciblées pour faire cesser l’annexion et l’apartheid israélien, notamment en éliminant le commerce militaire, en mettant fin aux accords de libre échange et en interdisant le commerce avec les colonies.

3. Zones sans apartheid (Apartheid Free Zones, AFZ) : Promouvez la création d’AFZ dans votre lieu d’habitation, de vie ou de travail en tant qu’espaces libérés du racisme, du sexisme, de la discrimination, de la domination et de l’oppression, dans l’alliance avec d’autres mouvements pour la justice sociale.

4. Complicité des grandes entreprises : Mobilisez des moyens de pression (y compris le boycott et/ou le désinvestissement) contre les sociétés et banques répertoriées dans la base de données de l’ONU des entreprises impliquées dans les colonies illégales d’Israël ainsi que celles qui devraient y être ajoutées, entre autres CAF, G4S, les sociétés de HP, Elbit Systems, AXA, Caterpillar, Hyundai Heavy Industries, Volvo, Heidelberg Cement, Cemex.

5. Justice raciale et indigène : Soutenez les luttes menées par les Noirs et par les Indigènes pour la justice raciale et les réparations en œuvrant pour la fin du racisme systémique, pour l’investissement auprès des communautés noires, indigènes, de personnes de couleur, de castes inférieures/dalit, pour la démilitarisation et le retrait du financement de la police, pour l’arrêt de la formation des policiers avec l’apartheid israélien.

6. Justice environnementale et climatique : Soutenez les campagnes environnementales visant à des politiques réellement durables et alternatives, et faites cesser notamment les pratiques visant à repeindre en vert l’apartheid israélien sur l’eau et la colonisation de la terre par l’agro-industrie.

7. Luttes des femmes : La justice est toujours une question féministe et par conséquent, la justice en Palestine est une question féministe, et les droits des femmes tiennent une place fondamentale dans notre mouvement. Rejoignez les mouvements menés par des femmes pour la justice de genre et sociale et contre la militarisation.

8. Conseils municipaux éthiques : Promouvez une motion intersectionnelle dans votre conseil local pour qu’il quitte les sociétés d’investissement et/ou d’acquisition impliquées dans des violations des droits humains ou des pratiques racistes, notamment celles qui sont complices de l’apartheid israélien.

9. Communautés de foi & tourisme : Mobilisez votre communauté ou votre église pour qu’elle soutienne et respecte l’appel des Palestiniens en faveur du tourisme/pèlerinage éthique.

10. Boycott culturel : Encouragez les déclarations de personnalités culturelles soutenant la liberté, la justice et l’égalité des Palestiniens et s’engageant à boycotter l’apartheid d’Israël et les institutions culturelles complices de son occupation et de ses violations des droits humains.

11. Boycott universitaire : Promouvez dans votre syndicat d’enseignants, association ou département universitaire une motion soutenant le boycott des institutions universitaires impliquées dans des violations des droits humains, y compris des universités israéliennes. Contactez pacbi@bdsmovement.net en vue d’un soutien.

12. Militantisme étudiant : Organisez des campagnes intersectionnelles pour faire cesser les investissements ou les contrats liant votre établissement à des entreprises nuisant à l’environnement ou impliquées dans des violations des droits humains, entre autres à caractère raciste, y compris israéliennes.

13. Boycott sportif : Rejoignez la campagne mondiale de boycott de Puma en raison de son soutien aux colonies israéliennes illégales. Écrivez au footballeur superstar Raheem Sterling en l’exhortant à ne pas signer avec Puma. Demandez instamment à la Série W (série féminine de courses de voitures) d’écouter les Speed Sisters palestiniennes et de rompre avec Puma.

14. Droits des LGBTQI+ : Travaillez avec des groupes queer pour démasquer et contrer le programme israélien visant à repeindre en rose son violent système d’apartheid. Boycottez la Tel Aviv Pride et exhortez les cinéastes queer à s’engager à ne pas participer à des évènements parrainés par le gouvernement israélien tels que TLVFest.

15. Dons à BDS : En tant que mouvement impulsé par des bénévoles, BDS a besoin du soutien de personnes de conscience partout dans le monde pour résister à l’occupation et à l’apartheid israéliens et contribuer à la lutte palestinienne pour la liberté, la justice et l’égalité.

Traduction : S. pour BDS France

Source : BDS Movement




27/06 : Grande marche de solidarité : Stop annexion, Palestine vivra

NON À L’ANNEXION DES TERRITOIRES PALESTINIENS !
NON À L’ASPHYXIE DE TOUT UN PEUPLE !

Le gouvernement israélien de Netanyahou promet, avec le soutien de l’administration Trump et la complicité de l’Union européenne (UE), d’engager dès le 1er juillet l’annexion pure et simple d’une grande partie des territoires palestiniens occupés de Cisjordanie, en violation flagrante du droit international.

Ces déclarations annexionnistes de 30% de la Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 53 ans, représentent un vol flagrant des terres palestiniennes et une nouvelle vague de nettoyage ethnique qu’opère le colonisateur israélien à l’encontre du peuple palestinien depuis 1948.

Ce régime ouvertement colonialiste et raciste se sent d’autant plus encouragé dans cette voie criminelle qu’avec une actualité mondiale, marquée notamment par l’épidémie de coronavirus et ses conséquences, il espère détourner l’attention de ses propres crimes contre le peuple palestinien.

C’est pourquoi les partis, organisations et associations soussignés, engagés dans la lutte contre le colonialisme et son frère jumeau le racisme, appellent à manifester à Paris samedi 27 juin à 15h00 de Barbès à Châtelet pour affirmer notre solidarité avec la Palestine et sa résistance.

Premières organisations signataires : AFPS Paris 14-6, AFPS Paris Sud, Amis des Arts et de la Culture de Palestine, Les Amis du Théâtre de la Liberté (Jénine), Association des Palestiniens en Île-de-France, ADTF, ATMF, Association des Tunisiens en France, Avec Naplouse, BDS France Paris, Campagne Unitaire pour la Campagne Unitaire pour la libération de George Ibrahim Abdallah, CAPJPO-EuroPalestine, Collectif Argenteuil Solidarité Palestine, Collectif Faty Koumba, Collectif Ni Guerres Ni État de Guerre, Comité Montreuil Palestine, CVPR-PO, CRLDHT, Décoloniser les arts, Droits Devant !, Émancipation, Fondation Fanon, Forum Palestine Citoyenneté, FTCR, Le Cri Rouge, Mgr Jacques Gaillot, NPA, PCOF, PEPS, PIR, POID, PRCF-JRCF, REMCC, UJFP, UTAC, AFPS, FERC-CGT, CNT…

Tract de l’appel en PDF




Non au tramway de l’apartheid israélien à Jérusalem !

Le fabricant de matériel ferroviaire CAF, basé au Pays Basque espagnol, n’est pas inconnu en Rhône-Alpes. Depuis 2016, il conçoit l’Urbos 3, troisième génération de tramway, pour la ville de Saint-Etienne. C’est sa troisième production de tram français après Nantes et Besançon. Ces tramways français sont assemblés à Bagnères-de-Bigorre dans les Hautes Pyrénées.

Nous avons appris que cette société CAF, associée à l’entreprise israélienne de construction et d’ingénierie SHAPIR, a été retenue pour la prolongation du tram de Jérusalem. Or ce tramway n’est pas un simple moyen de transport. Il entérine l’annexion de la partie Est de Jérusalem, en violation du droit international. Le projet actuel est déjà un outil d’annexion et la prolongation de cette ligne de tramway ne fera que l’aggraver. Actuellement, la « ligne rouge » du tram, inaugurée en 2011, permet de relier l’artère commerciale du centre de Jérusalem à la plus grande colonie israélienne, à l’Est de la ville. Le projet consiste à la fois, toujours en direction d’autres colonies israéliennes, à prolonger de 7 km cette première ligne et de construire une « ligne verte », longue de 27 km. Ces deux lignes doivent traverser des territoires palestiniens, ce qui veut dire : nouvelles annexions de terres, nouvelles destructions de maisons palestiniennes,

Au Pays Basque espagnol, une large coalition, associative, syndicale et politique mène une campagne contre cette nouvelle violation du droit international en mobilisant sous le thème « Descend du Train de l’Apartheid d’Israël ! »

Quant au Comité d’Entreprise du groupe CAF, il dénonçait déjà dès janvier 2019 « l’illégalité du projet, tant par son tracé que pour son caractère discriminatoire ». Or, les autorités israéliennes viennent de donner instruction à ce même groupe CAF de profiter de la pandémie de COVID-19 et de la réduction de l’activité qui en découle pour accélérer les travaux !…

Nous n’oublions pas Egis-Rail. Il a été contraint par la Caisse des Dépôts & Consignations de se retirer de ce projet mais il reste toujours engagé en Israêl et figure dans la liste des 112 sociétés liées à la colonisation israélienne. Egis-Rail et CAF même combat !

AGISSONS AUPRES DE NOS GOUVERNANTS ET DE L’U.E. ET PREPARONS-NOUS A MENER UNE LONGUE CAMPAGNE INTERNATIONALE, JUSQU’A CE QUE LE GROUPE CAF ET LES AUTRES ENTREPRISES EUROPEENNES SE DESINVESTISSENT DU TRAM DE L’APARTHEID !




Des experts des Nations Unies dénoncent l’apartheid israélien et appellent à des sanctions

Par Palestinian BDS National Committee (BNC), le 16 juin 2020

Une déclaration de dizaines d’experts des Nations Unies sur l’annexion planifiée par Israël amplifie l’appel de la société civile palestinienne.

Le Comité national palestinien BDS (BNC), la plus large coalition de la société palestinienne, félicite les dizaines d’experts des Nations Unies pour leur courage à dire la vérité que les Etats et les organisations internationales les représentant, y compris les Nations Unies et l’Union européenne, ont cherché à éluder et à supprimer.

Ces experts des Nations Unies disent dans une déclaration rendue publique aujourd’hui à Genève que l’annexion du territoire palestinien occupé qui est actuellement planifiée par le gouvernement de droite d’Israël « serait la cristallisation d’une réalité déjà injuste : deux peuples vivant dans le même espace, gouvernés par le même état, mais avec des droits profondément inégaux. C’est la vision d’un apartheid du 21e siècle ».

Leur déclaration a appelé à « faire rendre des comptes et à une fin de l’impunité [comme] priorité immédiate de la communauté internationale ».

Saluant la déclaration des experts des Nations Unies, Mahmoud Nawajaa, le Coordinateur général du BNC, a dit :

« Pendant des décennies, l’inaction et la complicité internationales ont permis à Israël de violer les lois de l’occupation belligérante, d’avancer sa colonisation du territoire palestinien occupé et d’imposer un régime d’apartheid qui est inscrit dans le droit national d’Israël.

Face à l’annexion illégale par Israël, à son régime d’apartheid et à son déni de notre droit inaliénable à l’auto-détermination, il est grand temps que tous les Etats et toutes les organisations internationales respectent leurs obligations légales en adoptant des contre-mesures effectives, y compris des sanctions. »

En priorité, l’écrasante majorité de la société civile palestinienne appelle à :

• Bannir le commerce des armes et la coopération militaire et de sécurité avec Israël.

• Suspendre les accords de libre échange avec Israël.

• Interdire tout commerce avec les colonies israéliennes illégales et garantir que les compagnies s’abstiennent de ou mettent fin à tout commerce avec des entreprises des colonies illégales d’Israël.

• Garantir que les individus et les acteurs organisationnels responsables pour des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité dans le contexte du régime d’occupation illégale et d’apartheid d’Israël soient traduits en justice.

Traduction : CG pour BDS France

Source : BDS Movement

Le communiqué en entier:

Près de 50 experts des Nations Unies condamnent l’apartheid du 21e siècle » en Israël et appellent à ce que des comptes soient rendus ».

L’annexion israélienne de parties de la Cisjordanie palestinienne enfreindrait le droit international : Des experts des Nations Unies appellent la communauté internationale à garantir que des comptes soient rendus.

GENEVE (16 juin 2020) – L’accord de la nouvelle coalition de gouvernement d’Israël pour annexer des parties importantes de la Cisjordanie palestinienne occupée après le 1er juillet violerait un principe fondamental du droit international et la communauté internationale doit s’y opposer d’une manière significative, disent aujourd’hui des experts des Nations Unis. Quarante-sept titulaires de mandats indépendants au titre des procédures spéciales nommés par le Conseil des droits de l’homme ont rendu publique la déclaration suivante :

« L’annexion de territoire occupé est une violation sérieuse de la Charte des Nations Unies et des Conventions de Genève, et elle est contraire à la règle fondamentale, affirmée de nombreuses fois par le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale des Nations Unies, selon laquelle l’acquisition de territoire par la guerre ou par la force est inacceptable. La communauté internationale a interdit l’annexion précisément parce qu’elle induit des guerres, la dévastation économique, l’instabilité politique, les violations systématiques des droits humains et une souffrance humaine générale.

Les plans annoncés par Israël pour l’annexion étendront sa souveraineté sur la majeure partie de la vallée du Jourdain et sur toutes les plus de 235 colonies illégales israéliennes en Cisjordanie. Cela reviendrait à 30% de la Cisjordanie approximativement. L’annexion de ce territoire est appuyée par le Plan américain « De la Paix à la prospérité », rendu public fin janvier 2020.

Les Nations Unies ont affirmé à de nombreuses occasions que l’occupation israélienne de 53 ans est la source de profondes violations des droits humains contre le peuple palestinien. Ces violations incluent la confiscation de terres, la violence coloniale, des lois de planification discriminatoires, la confiscation des ressources naturelles, les démolitions de maisons, les transferts forcés de population, l’usage excessif de la force et la torture, l’exploitation de la main d’oeuvre, de vastes atteintes aux droits à la vie privée, des restrictions sur les médias et lsur a liberté d’expression, le ciblage de militantes pour le droit des femmes et de journalistes, la détention d’enfants, l’empoisonnement par l’exposition à des déchets toxiques, des expulsions et des déplacements forcés, la précarité économique et la pauvreté extrême, la détention arbitraire, le manque de liberté de mouvement, la vulnérabilité alimentaire, une police discriminatoire et l’imposition d’un système à deux niveaux de droits politiques, juridiques, sociaux, culturels et économiques disparates, basé sur l’ethnicité et la nationalité. Les défenseurs palestiniens et israéliens des droits humains, qui attirent pacifiquement l’attention publique sur ces violations, sont diffamés, criminalisés ou étiquetés comme terroristes. Par-dessus tout, l’occupation israélienne a signifié le déni du droit à l’auto-détermination palestinienne.

Ces violations des droits humains ne feraient que s’intensifier après l’annexion. Ce qui resterait de la Cisjordanie serait un Bantustan palestinien, des îlots de terres déconnectés complètement entourés par Israël et sans connexion territoriale avec le monde extérieur. Israël a promis récemment qu’il maintiendra un contrôle de sécurité permanent entre la Méditerranée et le Jourdain. Ainsi, le matin suivant l’annexion serait la cristallisation d’une réalité déjà injuste : deux peuples vivant dans le même espace, gouvernés par le même état, mais avec des droits profondément inégaux. C’est la vision d’un apartheid du 21e siècle.

Deux fois déjà, Israël a annexé des territoires occupés —Jérusalem Est en 1980 et les Hauteurs du Golan syriennes en 1981. A ces deux occasions, le Conseil de sécurité des Nations Unies a immédiatement condamné les annexions comme illégales, mais n’a pris aucune contre-mesure significative pour s’opposer aux actions d’Israël.

De même, le Conseil de sécurité a à maintes reprises critiqué les colonies israéliennes comme une violation flagrante au regard du droit international. Pourtant, la communauté internationale n’a pas répliqué lorsqu’Israël a bravé ces résolutions et pérennisé les colonies de manière persistante.

Cette fois doit être différente. La communauté internationale a la solennelle responsabilité juridique et politique de défendre un ordre international fondé sur des règles, de s’opposer aux violations des droits humains et des principes fondamentaux du droit international et de donner effet à ses nombreuses résolutions critiques sur la conduite par Israël de cette occupation prolongée. En particulier, les Etats ont le devoir de ne pas reconnaître, aider ou assister un autre Etat se livrant à une quelconque forme d’activité illégale, comme l’annexion ou la création de colonies civiles en territoire occupé. Les leçons du passé sont claires : la critique sans conséquences n’empêchera pas l’annexion, ni ne mettra fin à l’occupation.

Faire rendre des comptes et mettre fin à l’impunité doivent devenir une priorité immédiate de la communauté internationale. Est disponible pour cela un menu étendu de mesures de reddition de comptes qui ont été appliquées largement et avec succès par le Conseil de sécurité des Nations Unies dans d’autres crises internationales au cours des soixante dernières années. Les mesures de reddition de comptes qui sont choisies doivent être prises en conformité totale avec le droit international, être proportionnées, effectives, sujettes à un examen régulier, conformes au droits humains, au droit humanitaire et à celui des réfugiés, et conçues pour défaire les annexions et amener à une conclusion juste et durable l’occupation et le conflit. Les Palestiniens et les Israéliens ne méritent pas moins.

Nous exprimons notre profond regret sur le rôle des Etats-Unis d’Amérique qui soutiennent et encouragent les plans illégaux d’Israël pour la poursuite de l’annexion du territoire occupé. A de nombreuses occasions au cours des soixante-quinze dernières années, les Etats-Unis ont joué un rôle important pour l’avancement des droits humains dans le monde. A cette occasion, ils devraient s’opposer ardemment à l’imminente violation d’un principe fondamental du droit international, plutôt que d’encourager cette violation.

(*) Les experts :

Mr. Michael Lynk, Special Rapporteur on the situation of human rights in the Palestinian Territory occupied since 1967; Ms. Agnès Callamard, Special Rapporteur on extrajudicial, summary or arbitrary executions; Mr. Ahmed Reid (Chair), Ms. Dominique Day, Mr. Michal Balcerzak, Mr. Ricardo A. Sunga III, and Mr. Sabelo Gumedze, Working Group of experts on people of African descent;Ms. Alena Douhan, Special Rapporteur on the negative impact of the unilateral coercive measures on the enjoyment of human rights; Ms Alice Cruz, Special Rapporteur on the elimination of discrimination against persons affected by leprosy and their family members, Ms. Anaïs Marin, Special Rapporteur on the situation of human rights in Belarus; Mr. Aristide NONONSI, Independent Expert on the situation of human rights in the Sudan; Mr. Alioune Tine,Independent Expert on the situation of human rights in Mali; Mr. Balakrishnan Rajagopal, Special Rapporteur on adequate housing as a component of the right to an adequate standard of living, and on the right to nondiscrimination in this context; Mr. Baskut Tuncak, Special Rapporteur on human rights and hazardous substances and wastes; Ms. Catalina Devandas-Aguilar, Special Rapporteur on the rights of persons with disabilities; Ms. Cecilia Jimenez-Damary, Special rapporteur on the human rights of internally displaced persons; Mr. Chris Kwaja (Chair), Ms. Jelena Aparac, Ms. Lilian Bobea, Mr. Saeed Mokbil,Ms. Sorcha MacLeod, Working Group on the use of mercenaries as a means of violating human rights and impeding the exercise of the right of peoples to self-determination; Ms. Claudia Mahler, Independent Expert on the enjoyment of all human rights by older persons; Mr. Clément Nyaletsossi Voule, Special Rapporteur on the right to peaceful assembly and association; Mr. Dainius Pūras, Special Rapporteur on the right to physical and mental health; Mr. David Kaye, Special Rapporteur on the promotion and protection of the right to freedom of expression; Mr. David R. Boyd, Special Rapporteur on human rights and the environment; Mr. Diego García-Sayán, UN Special Rapporteur on the independence of judges and lawyers; Ms. Dubravka Šimonovic, Special Rapporteur on violence against women, its causes and consequences; (Chair) Ms. Elizabeth Broderick (Vice Chair) Ms. Melissa Upreti, Ms. Alda Facio, Ms. Ivana Radačić, Ms. Meskerem Geset Techane, Working Group on discrimination against women and girls; Mr. Fernand de Varennes, Special Rapporteur on minority issues; Ms. Fionnuala D. Ní Aoláin, Special Rapporteur on the promotion and protection of human rights and fundamental freedoms while countering terrorism; Mr. Githu Muigai (Chair), Ms. Anita Ramasastry (Vice-chair), Mr. Dante Pesce, Ms. Elżbieta Karska, and Mr. Surya Deva, UN Working Group on Business and Human Rights; Ms. Isha Dyfan, Independent Expert on the situation of human rights in Somalia; Mr. Joe Cannataci, Special Rapporteur on the right to privacy; Mr. José Francisco Calí Tzay, Special Rapporteur on the rights of indigenous peoples;Mr. José Antonio Guevara Bermúdez (Chair), Ms. Elina Steinerte (ViceChair), Ms. Leigh Toomey (Vice-Chair), Mr. Seong-Phil Hong, and Mr. Sètondji Adjovi, Working Group on Arbitrary Detention; Ms. Karima Bennoune, Special Rapporteur in the field of cultural rights; Ms. Kombou Boly Barry, Special Rapporteur on the right to education; Mr. Léo Heller,Special Rapporteur on the human rights to water and sanitation; Mr. Livingstone Sewanyana, Independent Expert on the promotion of a democratic and equitable international order; Ms. Mama Fatima Singhateh, Special Rapporteur on sale and sexual exploitation of children; Ms Maria Grazia Giammarinaro, Special Rapporteur on trafficking in persons, especially women and children; Ms. Mary Lawlor, Special Rapporteur on the situation of human rights defenders; Mr. Michael Fakhri, Special Rapporteur on the right to food; Mr. Nils Melzer, Special Rapporteur on torture and other cruel, inhuman or degrading treatment or punishment; Mr. Obiora C. Okafor, Independent Expert on human rights and international solidarity,Mr. Olivier De Schutter, Special Rapporteur on extreme poverty and human rights; Mr. Saad Alfarargi, Special Rapporteur on the right to development; Ms. E. Tendayi Achiume, Special Rapporteur on Contemporary Forms of Racism; Mr. Thomas Andrews. Special Rapporteur on the situation of human rights in Myanmar; Mr. Tomás Ojea Quintana, Special Rapporteur on the situation of human rights in the Democratic People’s Republic of Korea; Mr. Tomoya Obokata, Special Rapporteur on contemporary forms of slavery, including its causes and consequences; Mr. Victor Madrigal-Borloz, Independent Expert on protection against violence and discrimination based on sexual orientation and gender identity; Ms. Yuefen LI, Independent Expert on the effects of foreign debt and other related international financial obligations of States on the full enjoyment of all human rights, particularly economic, social and cultural rights; Mr. Yao Agbetse, Independent Expert on the situation of human rights in Central African Republic

Les Rapporteurs spéciaux font partie de ce qui est connu sous le nom de Procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme. Les Procédures spéciales, le plus grand corps d’experts indépendants du système des droits de l’homme aux Nations Unies, est le nom général des mécanismes indépendants de recherche des faits et de surveillance du Conseil, qui traitent soit les situations spécifiques à un pays soit des questions thématiques dans toutes les parties du monde. Les experts des Procédures spéciales travaillent sur la base du volontariat ; ils et elles ne font pas partie du personnel des Nations Unies et ne reçoivent pas de salaire pour leur travail. Ils et elles sont indépendants de tout gouvernement ou de toute organisation et servent à titre individuel.

Droits humains des Nations unies, Pages : Territoire palestinien occupé et Israël

Pour plus d’information et pour les demandes des médias, merci de contacter Katarina Medlova (+41 22 917 9129 / kmedlova@ohchr.org )

Pour les demandes des médias concernant d’autres experts indépendants, merci de contacter Renato de Souza (+41 22 928 9855 / rrosariodesouza@ohchr.org) et John Newland (mediaconsultant2@ohchr.org) Suivez les informations relatives aux experts indépendants des droits humaines des Nations Unies sur Twitter @UN_SPExperts.

 

 




À la veille de l’AG d’AXA, disons à AXA : arrêtez de financer l’apartheid israélien !

Par BDS Movement, le 5 juin 2020

À la veille de l’assemblée générale des actionnaires d’AXA, le 30 juin, exigez que le groupe se désinvestisse des sociétés qui sont complices de l’apartheid israélien, pendant que la COVID-19 et l’annexion israélienne aggravent encore les menaces pour les Palestiniens.

La société d’assurance française AXA va tenir son assemblée générale annuelle le 30 juin. Nous devons faire en sorte que son désinvestissement de l’apartheid israélien figure en tête de son ordre du jour. Bien qu’elle revendique sa responsabilité sociale, AXA a presque triplé ses investissements dans trois banques israéliennes qui financent les colonies de peuplement illégales d’Israël.

AXA détient également 9,03 % dans Equitable Holdings qui investit dans cinq banques israéliennes complices et dans la plus grande entreprise d’armement privée d’Israël, Elbit Systems, qui vante les mérites de ses armes et de ses technologies de surveillance comme étant « testées sur le terrain », c’est-à-dire, sur les Palestiniens.

Tout récemment, ces cinq banques israéliennes ont figuré dans la liste, éditée par les Nations-Unies, des sociétés complices impliquées dans l’entreprise coloniale illégale d’Israël.

Israël ayant projeté d’annexer des pans entiers de la Cisjordanie palestinienne occupée, la nécessité pour AXA de mettre fin à sa complicité devient encore plus urgente. Les trois banques israéliennes que finance AXA assurent des financements aux colonies illégales qu’Israël veut annexer. Elbit Systems équipe le mur d’apartheid d’Israël qui lui permet de voler des terres et de dénier tous droits humains aux Palestiniens.

 

Trois mesures à prendre pour être sûrs que les actionnaires d’AXA sachent pourquoi ils doivent se désinvestir :

1 – un embouteillage d’emails : utilisez le formulaire sur le côté droit de cette page (à la source) pour envoyer un email au PDG d’AXA en Europe qui participera à l’AG des actionnaires d’AXA le 30 juin, pour leur demander de se désinvestir.

2 – une tempête sur les médias sociaux : partagez sur les médias sociaux l’appel à AXA au désinvestissement avec ces deux tweets : tweet 1, tweet 2 (à la source)

3 – Appel en vidéo au désinvestissement : suivez nos médias sociaux pour voir les vidéos de personnalités éminentes appelant AXA à se désinvestir, et partagez-les avec les hashtags : #AXADivest#AxaSolidarityResponse ou #AXAHeartsinAction (voir l’exemple ci-dessous)

 

Vidéo : Ghislain Poissonier, magistrat français

Vidéo : Annette Groth, ancienne députée de DIE LINKE (Allemagne)

AXA investit dans la recherche pour combattre la COVID-19, mais cette recherche n’atténue aucunement les dommages causés par les investissements d’AXA dans l’apartheid d’Israël. Israël poursuit sa répression brutale et le vol des terres palestiniennes en dépit de la pandémie, et ce sont précisément les choix politiques de l’apartheid d’Israël qui font que les Palestiniens sont encore plus vulnérables à la COVID-19.

Notre campagne a un impact. Depuis son lancement, AXA a cédé ses parts dans Elbit Systems et à la banque Hapoalim. AXA a aussi considérablement réduit sa participation dans Equitable Holdings, désormais une société indépendante dont AXA détient 9,03 %. Mais les investissements d’AXA dans les trois banques israéliennes ont presque triplé ! Aidez-nous à faire en sorte que les actionnaires d’AXA entendent bien notre message, et agissent.

Traduction : BP pour BDS FRANCE

Source : Bds Movement




6 juin 2020 : Rassemblement contre le racisme et les violences policières à Tours

Un rassemblement devant la mairie de Tours a été organisé ce samedi 6 juin contre le racisme et les violences policières. 300 personnes étaient présentes.




Avant que la CAF ne réunisse son Assemblée générale annuelle, dites-lui de descendre du train d’apartheid d’Israël

 

Avant la tenue de l’assemblée des actionnaires de la société CAF (Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles – constructeur ferroviaire espagnol), le 13 juin, exigez de cette société qu’elle mette fin à son rôle dans le projet illégal israélien de tramway de Jérusalem (JLR – Jerusalem Light Rail), projet qui permet de réaliser l’annexion en cours du territoire palestinien occupé.

Le 13 juin, la société basque CAF va tenir son assemblée annuelle des actionnaires. Nous devons nous assurer que l’implication de la CAF dans la violation par Israël des droits humains des Palestiniens et du droit international est bien à l’ordre du jour.

L’AG annuelle de la CAF coïncide avec les projets annoncés par le gouvernement extrémiste israélien qui vise à annexer officiellement, à compter du 1er juillet, une partie cruciale de la Cisjordanie palestinienne occupée.

Le tramway de Jérusalem entre dans le processus en cours visant à enraciner l’entreprise coloniale illégale de peuplement d’Israël et de vol de la terre palestinienne. Le tramway de Jérusalem relie les colonies de peuplement, qui sont illégales et considérées comme des crimes de guerre par le droit international, et construites sur une terre palestinienne volée, à l’ouest de Jérusalem.

Shapir, le partenaire israélien de la société CAF pour le projet JLR, figure dans la base de données des Nations-Unies sur les entreprises complices et avec lesquelles les relations économiques doivent être interrompues en raison de leur violation du droit international.

Nous ne resterons pas silencieux. Nous avons 13 jours avant l’AG annuelle de la société CAF, assurons-nous que la CAF reçoive notre message !

1 – Action sur les médias sociaux

Du 1er au 13 juin, nous voulons faire beaucoup de bruit ! Utilisez vos réseaux pour mobiliser et sensibiliser. Agissez comme suit :

a)  Imprimez cette image

b) Prenez une photo de vous tenant l’image

c)  Partagez la photo sur les médias sociaux avec ce texte :

Israël prévoit d’annexer officiellement les terres palestiniennes de Cisjordanie. La société CAF met au point un tramway qui enracinera les colonies de peuplement israéliennes, illégales, sur une terre volée aux Palestiniens et destinée à être annexée.

 

#CAFGetOffIsraelsApartheidTrain End implication dans le tramway de Jérusalem : https://bit.ly/2AhiTui

 

Utilisez le hashtag suivant : #CAFGetOffIsraelsApartheidTrain

et suivez la campagne de la société CAF sur twitter : @eaudecaf

 

2 – Une masse de courriels

Envoyez un courriel au directeur général de la société CAF avant que ne se tienne l’assemblée des actionnaires en exigeant que la société abandonne le projet de tramway de Jérusalem et cesse de soutenir l’occupation militaire, l’annexion et l’apartheid d’Israël.

Utilisez le formulaire sur le côté droit de cette page.

Formulaire du courriel au directeur général de la CAF (à droite de la page à la source) :

Texte du courriel :

Cher M. Arizkorreta,
Je vous écris avant la réunion des actionnaires de la CAF pour exiger que la CAF mette fin à sa participation au développement

et à la maintenance du projet illégal de tramway israélien de Jérusalem (JLR).

Le projet JLR est un élément clé de la stratégie des autorités israéliennes pour officialiser l’annexion en cours du territoire palestinien occupé

et pour priver le peuple palestinien de ses droits fondamentaux en vertu du droit international.

X – Je souhaite rejoindre la campagne et recevoir des mises à jour par email du mouvement BDS

3 – Appelez la société CAF

Contactez la société par téléphone pour demander que la société CAF cesse de participer au projet de tramway de Jérusalem. Vous pouvez soit appeler le siège de la CAF au +34 943 88 01 00, soit son bureau dans votre pays, (voir liste :

https://www.caf.net/en/compania/instalaciones.php)

À savoir pour la France :

CAF France (avec la carte) : 16 rue Friant – 75014 Paris

http://www.caf-France.net

Téléphone : + 33 1 82 73 01 00

Fax:+ 33 5 62 91 05 77

Suivez simplement les principaux points ci-dessous, et  rappelez-vous que le personnel du service client n’est pas responsable des choix politiques de la CAF. Soyez toujours poli, mais ferme, en demandant que votre message soit transmis.

Voici les principaux points à garder à l’esprit en faisant cet appel :

–     Votre interlocuteur n’est pas responsable de ce contrat, mais vous pouvez lui demander de prendre note et de transmettre ce message au Conseil de surveillance de la CAF

–     Les Nations-Unies ont appelé à mettre fin au projet illégal israélien de train léger sur rail de Jérusalem.

–     L’objectif du train léger sur rail de Jérusalem est de relier les colonies de peuplement, qui constituent des crimes de guerre en droit international, à Jérusalem-Ouest.

–     La société CAF viole le droit international en s’impliquant dans ce contrat et elle porte atteinte aux droits du peuple palestinien.

–     Le partenaire de la CAF pour ce projet, Shapir, figure sur la liste des Nations-Unies des entreprises complices impliquées dans les colonies de peuplement illégales d’Israël, avec lesquelles les affaires doivent cesser.

–     Les manifestations et l’indignation sur l’implication de la CAF dans l’occupation militaire israélienne vont se poursuivre tant que la CAF n’aura pas quitté le projet illégal de train léger sur rail de Jérusalem.

–     La CAF doit entendre ses salariés : le plus important des comités de salariés de la CAF a demandé à la société d’abandonner ce projet illégal.

Après votre appel, merci de remplir ce formulaire pour nous faire savoir comment s’est déroulé votre appel.

(https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdnCrLzk3X7RAIAyE_Bo0jLLQdKvUVR4ZAyxvfusY9hqKRi5Q/viewform?vc=0&c=0&w=1)

 

Traduction : BP pour BDS FRANCE

Source : BDS Movement




Les Speed Sisters à la Série W de courses de femmes : S’il vous plaît, abandonnez Puma

Agissez pour envoyer cette lettre aux pilotes de la série W ! 

 

Chère Catherine Bond Muir, chers pilotes de la série W,

Nous vous écrivons depuis le territoire palestinien occupé. Nous sommes les Speed Sisters, la première équipe professionnelle féminine de conduite de voitures de course au Moyen-Orient.

Nous avons été ravies d’apprendre l’existence de la série W et de votre mission de promotion de la participation des femmes aux sports automobiles. Comme vous, nous avons travaillé longtemps et dur pour perfectionner notre sport et surmonter les obstacles.

Nous vous adressons notre solidarité en ces temps incertains. Nous avons appris que votre test d’avant-saison a récemment été annulé en raison de la pandémie de Covid-19. Nous savons à quel point vous devez être déçus et combien il est difficile de s’entraîner lorsque les courses prévues sont incertaines. Nous espérons que vous et vos proches êtes en sécurité.

Compte tenu de votre mission visant à faire progresser l’égalité et la diversité, nous voulions également vous faire part de nos préoccupations concernant votre partenariat avec Puma. Nous ne savons que trop bien à quel point il peut être difficile de trouver des sponsors pour le sport féminin. Cependant, nous étions certaines que vous voudriez savoir ce qu’il en est de l’implication de Puma dans de graves violations du droit international et des droits humains.

Puma est le sponsor principal de l’Association israélienne de football (IFA) qui, comme l’a montré Human Rights Watch, regroupe des clubs de football basés dans des colonies israéliennes illégales sur des terres palestiniennes occupées, en violation du droit international. En outre, le licencié exclusif de Puma en Israël, Delta Israël, a été répertorié dans la base de données des Nations unies récemment publiée sur les entreprises impliquées dans des activités liées aux colonies israéliennes.

Les colonies israéliennes sont des accaparements illégaux de terres qui poussent les familles palestiniennes autochtones à quitter leurs maisons et nous privent de nos ressources naturelles. Elles font partie intégrante de l’occupation militaire israélienne qui dure depuis 53 ans et qui refuse aux Palestiniens notre droit à la liberté de mouvement, entravant le développement des sports palestiniens et la carrière des athlètes palestiniens.

Vous ne pouvez qu’imaginer ce que cela signifie pour nous, en tant que pilotes de course automobile. Quelle que soit la direction que nous prenons dans le territoire palestinien occupé, nous nous heurtons aux barrages routiers militaires d’Israël, au mur de séparation et à la ségrégation des routes réservées aux Israéliens et des colonies.

Les colonies israéliennes créent également des obstacles à l’accès des Palestiniens à l’eau potable et à des services comme les soins de santé, ce qui rend les familles palestiniennes encore plus vulnérables en cette période de pandémie mondiale.

La Fédération israélienne de football a refusé de prendre des mesures pour mettre fin à sa complicité dans l’entreprise de colonisation d’Israël, malgré la condamnation d’un conseiller des Nations unies, de plus de 150 élus, dont des membres du Parlement européen, du Parlement suisse, du Parlement danois et de la Chambre des communes britannique, de personnalités publiques de premier plan, dont Miriam Margolyes, Noam Chomsky et Ken Loach, et de groupes internationaux de la société civile et des droits humains représentant des millions de personnes.

Plus de 200 équipes sportives et athlètes palestiniennes, dont Aya Khattab, joueuse de l’équipe nationale féminine de football palestinienne, ont demandé à Puma de cesser de soutenir l’occupation militaire israélienne en mettant fin à son accord de parrainage de l’IFA. Bien que Puma ait répondu aux équipes palestiniennes, il n’a pas abordé, même de loin, les questions soulevées, affirmant plutôt une « dévotion à l’égalité universelle ».

Le parrainage de Puma, qui est l’un des plus grands fabricants de vêtements de sport au monde, apporte une légitimité internationale à l’IFA et contribue à maintenir l’implication directe de l’IFA dans les violations des droits humains et du droit international hors des projecteurs.

Dans le même temps, le parrainage de l’IFA et les activités de Puma dans les colonies israéliennes illégales ternissent la propre réputation de Puma et remettent en question le bon travail que fait Puma pour faire progresser la justice sociale, y compris l’égalité de genre.

Nous sommes inspirées par le large soutien apporté à l’appel par les équipes et les athlètes palestiniens, en particulier par le monde du sport. La plus grande université de Malaisie a abandonné Puma comme sponsor de son équipe de football. Suite à des dizaines de milliers de messages adressés aux clubs de football britanniques, le Chester FC a décidé de ne pas renouveler son contrat avec Puma, citant parmi ses critères des « pratiques de travail éthiques ».

L’ancien joueur du FC Barcelone, Oleguer Presas, le Donegal Celtic FC de Belfast et des dizaines d’équipes masculines et féminines de rugby, de football et de basket-ball amateurs soutiennent également la campagne. Deux journées d’action mondiales ont été organisées avec succès et ont donné lieu à des protestations dans plus de 20 pays. Le hashtag #BoycottPuma a généré des millions d’impressions.

Nous vous demandons instamment de mettre fin au partenariat de la série W avec Puma jusqu’à ce que la société suspende son parrainage de l’IFA et toute activité dans les colonies israéliennes illégales.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos salutations distinguées,

Les Speed Sisters

Traduction SF pour BDS France

Article original : https://bdsmovement.net/news/speed-sisters-w-series-womens-race-series-please-drop-puma




#WeAreUnderApartheid : Excluez de « Nous Sommes Un » le Festival du Film de Jérusalem qui est complice

Des cinéastes, des associations de défense des droits des Palestiniens et des organisations culturelles exhortent les cinéastes à se retirer de « Nous Sommes Un ».

Nous, organisations de défense des droits des Palestiniens, cinéastes, autres artistes et organisations culturelles soussignées, appelons les Entreprises Tribeca à exclure le Festival du Film de Jérusalem (JFF) du festival du film Nous Sommes Un, et exhortons les cinéastes de conscience à se retirer s’il ne le fait pas, étant donnée la complicité criante du JFF dans les violations israéliennes des droits de l’être humain et son rôle dans le blanchiment par l’art de ces violations.

Le Festival du Film de Jérusalem est parrainé par le gouvernement extrémiste israélien, y compris le ministère des Affaires étrangères, le ministère de la Culture et l’Autorité Israélienne des Antiquités, ainsi, entre autres, que par l’Autorité du Développement de Jérusalem et la Fondation de Jérusalem. Ces entités commettent toutes des crimes de guerre et autres graves violations du droit international contre les Palestiniens, ou bien sont impliquées dans la justification et le camouflage de ces violations.

La Fondation de Jérusalem est partenaire de l’association fanatique et illégale de colons Elad pour s’approprier et blanchir le patrimoine culturel du quartier de Silwan à Jérusalem Est occupée, soi-disant ‘Cité de David’. Les fouilles et la colonisation qui s’en suit, ou ce qu’Israël appelle la «  Judaïsation », de Jérusalem ont été condamnées par l’UNESCO.

L’Autorité du Développement de Jérusalem (JDA) exproprie illégalement des terres palestiniennes dans Jérusalem-Est occupée pour y développer les parcs dits bibliques. Des centaines de Palestiniens ont été déplacés ou risquent d’être forcés de quitter leurs maisons pour laisser la place à ces parcs en violation des Conventions de Genève. La JDA a également contribué à l’expansion des colonies illégales, telle Gilo, à Jérusalem-Est.

Le ministère israélien de la Culture considère les arts comme essentiels au blanchiment du régime d’apartheid d’Israël, et a essayé de geler le financement des organisations artistiques qui critiquent la politique israélienne ou défendent les droits des Palestiniens conformément au droit international.

Le ministère israélien des Affaires Etrangères, autre parrain essentiel du Festival du Film de Jérusalem, avoue ouvertement blanchir par l’art les crimes d’Israël. Un ancien directeur général adjoint du ministère, Nissim Ben-Sheetrit, a admis que « Nous voyons la culture comme un outil de hasbara [propagande] de premier plan, et je ne fais pas de différence entre hasbara et culture ».

Les lobbies pro-israéliens actifs dans l’industrie du film – tels que la dite « Communauté Créative pour la Paix » (CCFP) – prétend cyniquement plaider pour « la construction de ponts », et ne s’exprime pourtant jamais contre la répression croissante à l’encontre des travailleurs culturels palestiniens ainsi que juifs israéliens qui critiquent la politique d’apartheid, d’occupation et de colonisation de son gouvernement d’extrême droite.

La CCFP est en réalité une façade pour le lobby anti-palestinien, lié au gouvernement israélien, StandWithUs [Debout avec nous], dont un partenaire clé est Chrétiens Unis pour Israël, dirigés par le pasteur homophobe, raciste et sexiste John Hagee. La CCFP dit également qu’elle « développe des stratégies pour faire face à la tendance inquiétante et croissante de l’intersectionnalité et de la solidarité populaire entre les Noirs américains et les Palestiniens.

Nous comprenons que les contributions des spectateurs de Nous Sommes Un seront utilisées au bénéfice de l’OMS et autres organisations de santé qui luttent contre la pandémie du COVID-19. Bien qu’il s’agisse là d’un but honorable, cela ne peut justifier ou excuser la complicité dans les violations continuelles des droits de l’être humain. En réalité, l’oppression israélienne et le #CoronaRacism ont rendu la lutte contre la pandémie encore plus difficile aux Palestiniens.

Dans une période où les gouvernements à travers le monde ont pris des mesures extraordinaires pour protéger les gens contre ce virus mortel, Israël a démoli une clinique palestinienne de fortune prévue pour soigner les malades du COVID-19 dans la Vallée du Jourdain occupée et a refusé de tester des communautés entières de citoyens palestiniens d’Israël. Il a aussi failli à rendre accessible en arabe les informations précises et actualisées sur le coronavirus aux citoyens palestiniens.

Comment une institution complice de tels crimes peut-elle être promue comme coopérant au « profit du fonds de soutien du Covid-19 » ?

En cette période sans précédent, nos responsabilités éthiques les uns envers les autres sont plus importantes que jamais si nous voulons envisager et construire un monde de paix, de justice et d’égalité. Dans un monde comme celui là, il n’y a pas de place pour des institutions qui oppriment, colonisent ou qui justifient l’apartheid.

C’est pourquoi nous exhortons les Entreprises Tribeca à exclure le Festival du Film de Jérusalem du festival du film Nous Sommes Un. Si elles ne le font pas, nous appelons les cinéastes participants qui soutiennent les droits de l’être humain pour tous et toutes, y compris les Palestiniens, de se retirer de Nous Sommes Un, tout comme ils se seraient retirés d’un événement partenaire d’un festival sud africain complice à l’époque de l’apartheid.

Signataires :

Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël
Adalah-NY ; Campagne pour le Boycott d’Israël
Artistes pour la Palestine UK
Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine (AURDIP)
BDS Berlin
BDS Egypte
BDS France
BS Jordanie
BDS Maroc
BDS Pays Bas – docP
BDS Suisse
Boycott ! Soutenir l’Appel de l’Intérieur du BDS Palestinien
Boycott Israël, Danemark
Union Juive Française pour la Paix (UJFP)
Gaza Action Irlande
Gibanje za pravic Palestincev, BDS Slovénie
Gruppo Ibriq per la cultura et la causa palestinese
ICAHD Finlande
Campagne Indienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël
Campagne de Solidarité Irlande Palestine
Voix Juives pour la Paix (USA)
Les Travailleurs pour la Palestine (USA)
Boycott Académique et Culturel d’Israël au Maroc
Campagne de Solidarité avec la Palestine UK
Red Solidaria Contra la Ocupacion de Palestina (RESCOP)
Salaam Ragazzi dell’Olivo, Comité de Trieste
Campagne tunisienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël
Campagne américaine pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël
Yalla Indivisible
Fatma Cherif, cinéaste et déléguée générale du festival gabes cinéma fen
Samia Labidi, réalisatrice
Mohammad Bakri, acteur et réalisateur
Nadine Naous, réalisatrice
Amira Chebli, actrice
Anissa Daoud, actrice et réalisatrice
Samaher AlQadi, réalisateur
Imed Marzouk, producteur
Aïcha Filali, artiste
Azza Chaabouni, enseignant-chercheur de cinéma, monteur
Ramzi Jebabli, directeur du festival de jazz Sicca
Driss Chouika, réalisateur
Manal Souissi, Fédération Tunisienne des Ciné-Clubs
Intissar Belaid, réalisateur
Al Nasser Sardi, critique de films
Insaf Mashta, critique de films
Habib Belhadi, producteur
Mohammad AlFraini, distributeur
Chiraz Ben Mred, critique de films
Saleh Hamoudeh, auteur dramatique
Hatem Bin Milad, réalisateur et producteur
Le Réseau pour les Ecrans Arabes Alternatifs (NAAS)
Rencontres cinématographiques Palestine : Filmer c’est Exister (PFCE)
DOCUMENTARIST – Journées du Documentaire Istanbul
EITeatro, espace indépendant d’art et de création, Tunis
Association Zanoobya, art et créativité, Tunis
Le Cinéma Théâtre RIO, Tunisie
Association du Cinéma SADA, Tunisie
Espace Mass’ART, Tunisie

Ajoutez votre nom ici

 

Article original : https://bdsmovement.net/news/we-are-one




La société civile palestinienne appelle les États à sanctionner Israël pour arrêter l’annexion illégale

Par Palestinian Human Rights Organizations Council, 21 mai 2020

La société civile palestinienne demande à tous les États des mesures efficaces pour arrêter l’annexion illégale par Israël de la Cisjordanie occupée et les graves violations des droits humains.

• Interdire le commerce de l’armement et la coopération militaro-sécuritaire avec Israël

• Suspendre les accords de libre-échange avec Israël

• Interdire toute relation d’affaires avec les colonies illégales israéliennes et s’assurer que les compagnies arrêtent/s’abstiennent de toute relation d’affaires avec l’entreprise israélienne illégale de colonisation

• S’assurer que les personnes et les acteurs économiques responsables de crimes de guerre/crimes contre l’humanité dans le contexte du régime israélien illégal d’occupation et d’apartheid soient traduits en justice

 

Le nouveau gouvernement de droite d’Israël est de nouveau prêt à annexer officiellement de larges parts du Territoire palestinien occupé. Cette annexion de jure serait le point d’orgue de l’annexion de facto qui se réalise depuis des années par l’appropriation de terres, le déplacement forcé de la population palestinienne et le transfert vers le Territoire palestinien occupé d’une population israélienne de colonisation.

De fait, Israël viole le droit qui régit l’occupation militaire depuis 1967 en progressant dans sa colonisation du territoire palestinien. Ceci a été facilité par l’imposition d’un régime d’apartheid de discrimination raciale, de ségrégation et d’expansion territoriale qui est inscrit dans la législation intérieure d’Israël.

Institutionnalisé depuis 1948, le régime israélien pourrait être défini comme « un régime unique de domination des Palestiniens dans leur ensemble, y compris la population palestinienne à l’intérieur d’Israël », comme le soutiennent les spécialistes du droit international John Dugard et John Reynolds. Tout ceci continue de nier aux Palestiniens notre droit à l’autodétermination et nos autres droits humains fondamentaux.

Nous, syndicats de la société civile, organisations, groupes de défense des droits humains et de plaidoyer palestiniens souscrivons à la déclaration du Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés : « L’imminente annexion est une épreuve de vérité pour la communauté internationale » et pour sa capacité à défendre le droit international.

Nous rappelons donc à tous les États leur obligation internationale de coopérer pour faire cesser les graves violations du droit international commises par tout État, par le biais de contre-mesures légales, y compris des sanctions. À la lumière de l’imminente annexion de jure par Israël, nous appelons tous les États à se conformer à cette obligation en adoptant des contre-mesures efficaces, y compris des sanctions, pour faire cesser l’acquisition illégale par Israël du territoire palestinien par l’usage de la force, par son régime d’apartheid et par son déni de notre droit inaliénable à l’autodétermination.

Le droit international ne prescrivant pas de mesure particulière, nous appelons l’Assemblée générale et le Conseil de sécurité des Nations Unies, les gouvernements du monde entier, ainsi que le Conseil européen de l’UE, l’Organisation de la coopération islamique (OCI), l’Union africaine, les BRICS, le Mercosur, l’Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA) et d’autres à adopter et appliquer, immédiatement et en priorité, une interdiction complète du commerce de l’armement et de la coopération militaro-sécuritaire avec Israël, et de suspendre les accords de libre-échange avec ce pays.

Une interdiction du commerce de l’armement et de la coopération militaro-sécuritaire avec Israël, comme moyen pour faire cesser ses graves violations du droit international, remplit clairement les critères autorisés des sanctions légales élaborés par la Commission du droit international des Nations Unies : une interdiction ciblée ainsi ne constitue pas une menace d’usage de la force telle qu’elle est prohibée par la Charte des Nations Unies ; elle ne viole pas les obligations humanitaires ou les droits humains fondamentaux, et elle est ciblée et proportionnelle à la gravité des violations israéliennes du droit international et des droits des Palestiniens affectés.

Une interdiction similaire a été adoptée à plusieurs reprises dans le passé par l’Assemblée générale et le Conseil de sécurité des Nations Unies dans les résolutions qui condamnaient l’apartheid comme crime contre l’humanité et menace grave à la paix et la sécurité internationales.

Nous félicitons les plus de 130 parlementaires britanniques qui ont appelé le gouvernement du Royaume-Uni à adopter des sanctions si le gouvernement israélien poursuivait son plan d’annexion.

De même importance est l’obligation internationale pour tout État de ne pas reconnaître comme légale une situation créée par une grave violation du droit international, et de ne prêter ni aide ni assistance pour maintenir cette situation. Le Conseil de sécurité des Nations Unies a demandé « à tous les États de ne fournir à Israël aucune assistance qui serait utilisée spécifiquement pour les colonies de peuplement des territoires occupés ». Nous appelons donc les gouvernements, les législateurs et les partis politiques, en premier lieu, à adopter des législations nationales qui interdisent toute relation d’affaires sous leur juridiction avec les colonies illégales, suivant l’exemple du parlement irlandais.

Nous appelons en outre les gouvernements nationaux à s’assurer – par le biais de conseils, de politiques efficaces, de législation et de mesures exécutoires – que les entreprises sous leur juridiction, ou domiciliées sur leur territoire, respectent les droits humains et le droit international et arrêtent/s’abstiennent de toute relation d’affaires avec l’entreprise israélienne illégale de colonisation. Dans ce contexte, les gouvernements devraient promouvoir la base de données des Nations Unies des entreprises impliquées dans des relations d’affaire avec les colonies de peuplement israéliennes, et soutenir les mises à jour annuelles de la base de données mandatées par le Haut-Commissariat aux droits de l’homme des Nations unies.

Finalement, nous appelons tous les États à enquêter et soutenir les enquêtes sur les personnes et acteurs économiques sous leur juridiction, responsables de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis dans le Territoire palestinien occupé. Nous exhortons les États parties au Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI) à respecter et soutenir la demande de la Procureure que soit ouverte une enquête officielle sur la situation en Palestine, et à protéger la Procureure, le personnel de la CPI, les juristes, les juges et les membres de la société civile palestinienne travaillant à fournir des preuves à la Cour, ainsi que les victimes palestiniennes, contre des représailles et des attaques par Israël et les États-Unis.

Depuis 53 ans, les gouvernements israéliens ont systématiquement sapé le droit international en toute impunité par une annexion fragmentaire et la colonisation de territoires arabes occupés, tant de jure, comme dans le cas de la Jérusalem-Est palestinienne en 1967 et le plateau du Golan syrien en 1982, que de facto par le biais des colonies illégales et du mur en Cisjordanie.

De multiples résolutions des Nations Unies affirment l’interdiction de l’acquisition de territoire par la force et le droit à l’autodétermination du peuple palestinien, condamnant et déclarant nulle et non avenue l’annexion israélienne de territoires occupés, et appelant Israël à se conformer au droit international.

Appelant Israël à abroger son annexion de Jérusalem-Est occupée, le Conseil de sécurité des Nations Unies a même réaffirmé en 1980 dans la Résolution 476 « sa détermination… d’examiner… des moyens pratiques en vue d’assurer l’application intégrale de la présente résolution », tandis que l’Assemblée générale des Nations Unies en 1982 appelait à des sanctions contre Israël, incluant une interdiction du commerce de l’armement et de la coopération, en réponse à l’annexion du plateau du Golan syrien occupé et de la Jérusalem-Est palestinienne.

Beaucoup dans le monde ont condamné le « contrat du siècle » du président Trump des États-Unis non seulement comme une tentative de saper les droits des Palestiniens en droit international, mais également comme une attaque du droit international lui-même. Pourtant, la communauté internationale dans son ensemble a constamment failli à ses obligations face aux graves violations d’Israël, encourageant le gouvernement israélien à continuer l’annexion formelle de parties de la Cisjordanie palestinienne occupée.

Loin de dissuader Israël de commettre ces actes illégaux, la seule critique et les dénonciations rhétoriques de l’Organisation des Nations Unies et de ses membres, sans l’adoption de mesures concrètes qui donnent effet à leurs obligations internationales, ne font qu’encourager Israël à anéantir de manière irréversible toute possibilité d’une paix juste, globale et soutenable dans notre région.

Signataires initiaux de la société civile palestinienne :

· Palestinian Human Rights Organizations Council (PHROC) incluant:

· Al-Haq – Law in the Service of Mankind

· Al Mezan Center for Human Rights

· Addameer Prisoner Support and Human Rights Association

· Palestinian Centre for Human Rights (PCHR)

· Defense for Children International Palestine (DCIP)

· Jerusalem Legal Aid and Human Rights Center (JLAC)

· Aldameer Association for Human Rights

· Ramallah Center for Human Rights Studies (RCHRS)

· Hurryyat – Center for Defense of Liberties and Civil Rights

· The Independent Commission for Human Rights (Ombudsman Office) – Observer Member

· Muwatin Institute for Democracy and Human Rights – Observer Member

· Palestinian NGO Network (PNGO)

· Global Palestine Right of Return Coalition

· Palestinian Bar Association

· Al-Haq

· Palestinian Medical Association

· General Union of Palestinian Teachers

· Palestinian Federation of Unions of University Professors and Employees (PFUUPE)

· General Union of Palestinian Women

· General Union of Palestinian Writers

· Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI)

· Council of National and Islamic Forces in Palestine

· General Union of Palestinian Workers

· Palestinian Union of Postal, IT and Telecommunication workers

· Palestinian National Institute for NGOs (PNIN)

· Federation of Independent Trade Unions

· Union of Palestinian Farmers

· Grassroots Palestinian Anti-Apartheid Wall Campaign (STW)

· Popular Struggle Coordination Committee (PSCC)

· Civic Coalition for the Defense of Palestinian Rights in Jerusalem

· Coalition for Jerusalem

· National Committee to Commemorate the Nakba

· General Union of Palestinian Peasants

· Union of Palestinian Charitable Organizations

· Union of Professional Associations

· Women’s Campaign to Boycott Israeli Products

· Union of Youth Activity Centers-Palestine Refugee Camps

· Agricultural Cooperatives Union

· National Committee for Grassroots Resistance

· Palestinian General Federation of Trade Unions – Gaza

· Palestinian Agricultural Relief Committee (PARC)

· Palestinian Medical Relief Society (PMRS)

· Ramallah Center for Human Rights Studies (RCHRS)

· Women Study Center (WSC PAL)

· Palestinian Feminist Center for Sexual and Gender Freedoms – Aswat, Haifa

· Palestinian Working Woman Society for Development

· Women’s Centre for Legal Aid and Counselling (WCLAC)

· MADA – Palestinian Center for Development & Media Freedoms

· Wasel Center for Youth Development

· Youth Development Society

· The Cultural Forum Center

· Early Childhood Sources Association

· Union of Agricultural Work Committees (UAWC)

· Human Rights & Democracy Media Center “SHAMS »

· Rural Women Development Association

· Khalil Sakakini Cultural Center

· Arab Center for Agricultural Development (ACAD)

· Health Work Committees

· The National Union of Civil Society Organizations, Nablus

· Burj Al-Luqluq Social Center Society, Jerusalem

· Land Defense Coalition

· Federation of New Trade Unions

· Jerusalem Legal Aid and Human Rights Center

· Tamer Institute for Community Education

· Palestinian Youth Union

· Occupied Palestine and Syrian Golan Heights Initiative (OPGAI)

· Popular Art Center (PAC)

· Teacher Creativity Center

· Prisoners Support and Human Rights Association – Addameer

· The Palestinian Center for Peace and Democracy (PCPD)

· Arab Agronomists Association (AAA)

· Defense for Children International –Palestine (DCI–Palestine)

· Center for Defense of Liberties and Civil Rights « Hurriyyat »

· Seeds Association for Development and Culture

· Palestinian House of Friendship

· Palestine Friend’s Association

· Yafa Cultural Center

Traduction : MUV pour BDS France

Source : BDS Movement




#HealthcareNotWarfare (Des soins au lieu des armes)

 

Par le comité palestinien pour le BDS (BNC)
Téléchargez une version PDF de notre fiche d’information de mai 2020. Plus bas, ces images sont une version texte de la fiche d’information, avec des hyperliens vers des sources.

La pandémie du COVID-19 a mis clairement en évidence les effets dévastateurs des politiques raciales discriminatoires, des coupes dans les services publics et des dépenses militaires et de sécurité excessives des gouvernements répressifs.

• Les personnes de couleur meurent dans des proportions beaucoup plus élevées en raison du #CoronaRacism.

• Des millions de personnes dont les logements sont trop petits et les revenus insuffisants ne peuvent pas pratiquer la distanciation sociale et sont menacés par la faim du fait du confinement.

• Les travailleurs de première ligne reçoivent des salaires injustes et des équipements de protection individuelle inadéquats.

 

L’occupation militaire israélienne, qui dure depuis des décennies, a été désastreuse pour le système de santé des Palestiniens. Après 13 ans de siège israélien, les deux millions de Palestiniens de Gaza sont confrontés à la bombe à retardement du COVID-19 avec seulement 63 respirateurs et 78 lits en soins intensifs.

Israël est l’un des principaux bénéficiaires de la militarisation mondiale. Il a fourni des armes et des entraînements à des régimes dictatoriaux et génocidaires, de l’Afrique du Sud de l’apartheid, le Rwanda et le Chili sous Pinochet, au Myanmar et au Sud Soudan. Il est l’un des principaux fournisseurs de technologies militaires et d’espionnage aux gouvernements du monde entier.

Parmi les gouvernements ayant des échanges militaires et sécuritaires importants avec Israël, qui contribuent à permettre son oppression des Palestiniens, on peut citer :

• L’Inde : qui dépense plus de deux fois plus pour son armée que pour la santé publique, y compris pour l’achat d’un milliard de dollars d’armes israéliennes par an. L’Inde gaspille 1,6 million de dollars pour des fusils israéliens, alors que le COVID-19 se répand. L’Inde ne dispose que de 2,3 lits de soins intensifs pour 100 000 personnes, et de moins d’un médecin pour 1 000 personnes.

• Les États-Unis : leader mondial en matière de dépenses militaires, ils sont également en tête pour le nombre de décès dus aux coronavirus. Les États-Unis donnent à Israël 3,8 milliards de dollars par an pour des armes, argent qui pourrait plutôt financer 76 000 respirateurs ou 760 millions de masques N-95.

• Le Brésil : avec ses dépenses militaires en hausse. Le président brésilien Bolsonaro minimise la menace du coronavirus, bien que les unités de soins intensifs du pays soient pleines. Les liens militaires croissants du Brésil avec Israël comprennent 100 millions de dollars d’armes télécommandées.

• L’UE : qui compte désormais 1 million de cas de coronavirus, a dépensé 69 millions de dollars depuis 2018 en technologies militaires et de surveillance israéliennes, testées sur le terrain sur les Palestiniens, afin de militariser davantage les frontières de l’Europe.

• Les EAU : qui en 2017 avaient des dépenses militaires vingt fois supérieures à leurs dépenses de santé. Son régime impitoyable a payé 6 milliards de dollars pour des infrastructures de sécurité israéliennes et 846 millions de dollars pour des avions de surveillance israéliens.

Arrêtez de financer la militarisation, financez des soins de santé adéquats pour tous et cessez de soutenir les régimes oppressifs, y compris le régime israélien d’apartheid.

Traduction : MUV pour BDS France

Source : BDSmovement.net

 




Exhortez la superstar du football Rahim Sterling à ne pas signer avec Puma

Par PACBI (Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël), 18 mai 2020

Agissez maintenant pour exhorter le grand joueur de football Rahim Sterling à refuser l’offre de Puma tant que Puma continuera à soutenir la politique raciste d’apartheid d’Israël qui opprime les Palestiniens.

 

Puma courtise la superstar du football Rahim Sterling avec un accord de parrainage qui atteint des sommets de plus de 100 millions d’euros.

Nous ne pouvons pas permettre à Puma de se servir de la position anti-raciste de Rahim Sterling.

Puma soutient les colonies illégales israéliennes qui chassent des familles palestiniennes de chez elles, les rendant encore plus vulnérables lors d’une pandémie.

Sterling est connu pour ses paroles fortes contre le racisme. Il a plaidé pour qu’on utilise une pression économique pour provoquer un changement. Il a demandé que davantage de gens s’expriment avec force.

Faisons cela.

Agissez maintenant pour remercier Rahim Sterling pour sa position contre le racisme et exhortez le à ne pas accepter l’argent sale de Puma.

1. Faites savoir à Rahim Sterling que Puma soutient l’apartheid israélien contre les Palestiniens dont les Sud-Africains disent qu’il est pire que celui qu’ils ont subi. Cliquez pour tweeter.

2. Faites savoir à Rahim Sterling que Puma soutient la politique raciste d’apartheid israélienne qui opprime les Palestiniens, les rendant encore plus vulnérables lors d’une pandémie. Cliquez pour tweeter.

3. Remplissez la fiche à droite pour envoyer un mail à Rahim Sterling l’exhortant à ne pas signer avec Puma tant que Puma soutient le racisme.

Puma a été soumis à une pression croissante pour qu’il mette fin à son soutien à l’occupation militaire et à la politique raciste d’apartheid d’Israël.

Puma est le principal parrain de l’Association Israélienne de Football, qui comporte des clubs des colonies illégales israéliennes. Ce licencié exclusif de Puma en Israël figure dans la base de données de l’ONU sur la liste des sociétés actives dans les colonies illégales.

Des équipes sportives ont abandonné le parrainage de Puma et se sont engagées à ne pas rejoindre la #PumaFam jusqu’à ce que Puma mette fin à sa complicité avec les violations israéliennes des droits des Palestiniens.

On dit que la nouvelle de l’offre de 100 millions d’euros par Puma à Sterling a provoqué de la tension à l‘intérieur de la société, qui a récemment congédié des membres de son équipe dans le cadre d’une compression de personnel pendant la pandémie.

EXHORTEZ RAHIM STERLING A NE PAS SIGNER AVEC PUMA

ECRIVEZ A RAHIM STERLING TEXTE DU MESSAGE

Cher Rahim Sterling,

Je suis fan de vos actions, sur le terrain et en dehors. Votre expression courageuse contre le racisme a obligé le monde du football à ouvrir les yeux et en prendre note.

Vous avez dit un jour : « Je suis une personne qui, quand je sens vraiment que quelque chose n’est pas tout à fait juste, je veux en parler. »

C’est à cause de votre position de principe que je vous écris pour vous exhorter à rejeter l’offre de parrainage de Puma.

Puma est le principal parrain de l’Association Israélienne de Football dans laquelle se trouvent des clubs des colonies illégales israéliennes. Ce licencié exclusif de Puma a des branches dans les colonies et figure dans les bases de données de l’ONU sur la liste des sociétés actives dans les colonies illégales.

Selon le droit international, les colonies israéliennes sont des prises illégales de terres qui chassent des familles palestiniennes de chez elles. Elles entassent les Palestiniens dans des villages et des camps de réfugiés densément peuplés et limitent l’accès à l’eau potable et aux soins de santé.

Les colonies illégales d’Israël font partie de sa politique raciste d’apartheid dont des personnalités sudafricaines, y compris l’archevêque Desmond Tutu, ont dit quelle était encore pire que ce qu’ils ont enduré sous le régime d’apartheid de ce pays.

Depuis des décennies, l’apartheid israélien a opprimé les Palestiniens et dénié leurs droits fondamentaux. Maintenant, cette politique raciste rend les familles palestiniennes encore plus vulnérables face à la pandémie.

Dans le monde entier, des fans, des joueurs et des équipes de football ont soutenu l’appel de plus de 200 équipes palestiniennes qui exhortent Puma à mettre fin à sa complicité avec l’apartheid israélien.

La plus grande université de Malaisie a laissé tomber Puma en tant que parrain de son équipe de football pour répondre à l’appel des clubs palestiniens.

Les Forest Green Rovers se sont engagés à ne pas signer avec Puma tant qu’il soutient l’oppression des Palestiniens par Israël. Le président du club a décrit la situation en Palestine comme « la plus grand injustice au monde de toute ma vie ».

L’ancien joueur de Barcelone Oleguer Presas a appelé Puma à mettre fin à son soutien aux colonies illégales israéliennes sur la terre palestinienne.

Vous avez dit aussi un jour : « Je ne veux pas que la prochaine génération de joueurs noirs ait à subir ce mal ». Vos actions ont un rôle important pour que cela n’arrive pas et je me tiens à vos côtés.

Le genre de pression économique et de mesures de reddition des comptes que vous avez défendues pour combattre le racisme sont efficaces et ce sont les mesures que les Palestiniens nous ont demandé de prendre, en solidarité avec eux et leur lutte pacifique pour la liberté, la justice et l’égalité.

Avec votre aide, nous pouvons aider à assurer qu’une autre génération de Palestiniens n’ait pas à grandir sous l’oppression de l’apartheid israélien.

Je vous en prie, rejetez l’offre de parrainage de Puma tant qu’il soutient l’apartheid israélien.

Sincèrement votre,

PRENOM NOM DE FAMILLE PAYS VOTRE E.MAIL

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Traduction : J. Ch. pour BDS France

Source : BDS Movement




Levez le siège : Des artistes appellent à mettre fin au siège de Gaza par Israël lors de la crise de coronavirus 

Source : https://liftthesiege.com/fr/

Philip Pullman, Ariane Ascaride, Peter Gabriel et 350 autres signataires appuient l’appel d’Amnesty International à un embargo militaire sur Israël « jusqu’à ce qu’il respecte pleinement ses obligations selon le droit international ».

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Alain Damasio, Ariane Ascaride, Peter Gabriel, Rokhaya Diallo et Viggo Mortensen Jr. figurent parmi les artistes appelant à mettre fin au siège de la Bande de Gaza par Israël lors de la crise de coronavirus.

Dans une lettre ouverte publiée ce mercredi, ils écrivent : «  Les près de deux millions d’habitant-e-s de Gaza, en majorité des réfugié-e-s, sont confronté-e-s à une menace mortelle dans la plus grande prison à ciel ouvert du monde ».

Les premiers cas de coronavirus à Gaza sous blocus ont été rapportés en mars. Les organisations humanitaires et de défense des droits humains, tant palestiniennes qu’israéliennes ou internationales, ont appelé à la levée du siège israélien pour que Gaza puisse remédier à ses pénuries sévères d’équipement médical.

Les écrivain-e-s Annie Ernaux et Bernard Noël, les chorégraphes Régine Chopinot et Nacera Belaza, le sculpteur Antony Gormley sont aussi des signataires de la lettre, qui déclare :

« La pression internationale est nécessaire de toute urgence pour rendre la vie à Gaza vivable et décente. Le siège israélien doit s’arrêter. Et plus urgent encore, une épidémie potentiellement dévastatrice doit être évitée ».

Marquant les deux années depuis qu’Israël a tué soixante manifestant-e-s palestinien-ne-s à Gaza, les signataires — qui incluent le romancier irlandais Colm Tóibín, l’artiste Kevin Beasley, le cinéaste Gérard Mordillat, l’artiste plasticien Ernest Pignon-Ernest et les co-récipiendaires du Prix Turner 2019, Tai Shani et Lawrence Abu Hamdan — continuent :

« Ce qui arrive à Gaza est un test pour la conscience de l’humanité. Nous appuyons l’appel d’Amnesty International à tous les gouvernements du monde pour imposer un embargo militaire sur Israël jusqu’à ce qu’il respecte pleinement ses obligations selon le droit international ».

Le producteur et directeur de films James Schamus, la danseuse et chorégraphe Emmanuelle Huynh, Peter Mullan et Liam Cunningham ainsi que les artistes Charlotte Prodger et Helen Marten se joignent au poète pionnier K. Satchidanandan, à la romancière et scénariste Candace Allen, au compositeur et producteur Brian Eno et aux musiciens Roger Waters et Massive Attack pour signer la lettre, qui conclut :

«  Nous considérons que les droits garantis aux réfugié-e-s par la Déclaration universelle des droits humains doivent être respectés également pour les Palestinien-ne-s.

Dans ces temps de crise internationale, nous devons défendre la justice, la paix, la liberté et des droits égaux pour tous, indépendamment des identités ou des croyances. Même si nous restons confiné-e-s à la maison, notre responsabilité éthique ne devrait pas l’être. »

Lire la lettre en entier :

Bien avant que l’épidémie mondiale de COVID-19 ne menace de submerger le système de santé déjà dévasté de Gaza, les Nations-Unies avaient prédit que la bande côtière sous blocus serait invivable dès 2020. Avec la pandémie, les presque deux millions d’habitant.es de Gaza, principalement des réfugié.es, sont confronté.es à une menace mortelle dans la plus grande prison à ciel ouvert du monde.

Il y a deux ans aujourd’hui, des snipers israéliens ont tué soixante Palestinien.nes de Gaza, hommes, femmes et enfants, dans une totale impunité. Les manifestations de masse hebdomadaires de la Grande Marche du Retour, en grande majorité pacifiques, actuellement suspendues à cause de la menace du coronavirus, ont été confrontées à une violence brutale.

Bien avant la crise actuelle, les hôpitaux de Gaza étaient déjà arrivés au point de rupture par manque de ressources essentielles, bloquées à cause du blocus exercé par Israël. Son système de santé ne pouvait pas faire face aux milliers de blessures par balles, ce qui a conduit à de nombreuses amputations.

Les premiers cas rapportés de coronavirus dans la bande de Gaza densément peuplée sont donc profondément perturbants. Comme plusieurs professionnel.les de santé l’ont récemment écrit: « Les épidémies (et évidemment les pandémies) sont d’une violence disproportionnée pour les populations accablées par la pauvreté, l’occupation militaire, la discrimination et l’oppression institutionnalisée. »

Pourtant le blocus d’Israël entrave la circulation des fournitures médicales, du personnel et de l’aide humanitaire fondamentale. La pression internationale est nécessaire de toute urgence pour rendre la vie à Gaza vivable et digne. Le siège d’Israël doit être levé. Et plus urgent encore, une épidémie potentiellement dévastatrice doit être évitée.

Ce qui arrive à Gaza est un test pour la conscience de l’humanité. Nous soutenons l’appel d’Amnesty International à tous les gouvernements du monde pour imposer un embargo militaire à Israël jusqu’à ce qu’il respecte pleinement ses obligations selon le droit international. Nous reconnaissons que les droits garantis aux réfugiés par la Déclaration universelle des droits de l’homme doivent être respectés également pour les Palestinien.nes.

En ces temps de crise internationale, nous devons défendre la justice, la paix, la liberté et des droits égaux pour tou.tes, indépendamment des identités ou des croyances. Nous restons confiné.es chez nous, mais notre responsabilité éthique ne devrait pas l’être.

Signataires:

Lawrence Abu Hamdan, artiste
Taha Adnan, poète
Giannis Aggelakas, chanteur, compositeur, poète
Mania Akbari, cinéaste
Fatiha al Ghorri, comédienne
Pau Alabajos, chanteur, compositeur
Senad Alic, artiste visuel
Simon Allemeersch, créateur de théâtre
Candace Allen, écrivaine
Udi Aloni, cinéaste
Rafael Alvarez, chorégraphe, danseur
Miren Amuriza, écrivaine
Lisa Appignanesi, écrivaine
Ariane Ascaride, actrice
Austra, artiste solo
Ariella Azoulay, écrivaine, cinéaste
Kobe Baeyens, chanteur classique
Balkan Bomba, groupe
Sibaji Bandyopadhyay, auteur, interprète
Kevin Barry, écrivain
Kevin Beasley, artiste
Patrick Bebi, Metteur en scène de théâtre, acteur, professeur
Nacera Belaza, chorégraphe
Yacine Belhacene, chanteur
Bella Cuts, DJ, producteur
Ronan Bennett, scénariste
Rimli Bhattacharya , écrivain, universitaire
Akeel Bilgrami, philosophe
Mary Black, chanteuse
Bruno Boussagol, metteur en scène
Tove Bøygard, chanteuse, compositrice, écrivaine
Howard Brenton, auteur
Adam Broomberg, artiste
Pankaj Butalia, cinéaste
Teresa Cabral, peintre
Burt Caesar, acteur, réalisateur
Paulo Caetano, auteur, photographe
Carmen Callil, éditrice, écrivaine, critique
Dayana Cata, écrivaine, artiste
Oliver Chanarin, artiste
Pascal Chardome, musicien, compositeur
Sheba Chhachhi, photographe
Régine Chopinot, choregraphe
Julie Christie, actrice
Chullage, rappeur
Ciel, DJ, producteur
Luís Cília, musicien, chanteur
Céline Condorelli, artiste
Steve Coogan, comédien, acteur
Molly Crabapple, écrivaine
Crisis de los 40, groupe
Darren Cullen, artiste
Liam Cunningham, acteur
Sinéad Cusack, acteur
Bruna Cusí, actrice
Alain Damasio, écrivain
Jesse Darling, artiste
Eva De Roovere, Chanteuse, compositrice
Foivos Delivorias, chanteur, compositeur
Rokhaya Diallo, écrivaine, réalisatrice
Doctor Prats, groupe
Mark Donne, cinéaste
Geoff Dyer, écrivain
Galit Eilat, conservatrice, écrivaine
Radhouane El Medebb, chorégraphe
Fons Elders, écrivain
Brian Eno, musicien
Anne Enright, écrivaine
Annie Ernaux, écrivaine
Charles Esche, directeur de musée, professeur
Marcelo Evelin, chorégraphe
Tristan Faes, chanteur classique
Shepard Fairey, artiste
David Farr, scénariste
Isabel Fazenda, écrivaine
Mark Fell, musicien électronique
Simon Fisher Turner, compositeur, producteur, acteur
Annar Follestø, violoniste, directeur artistique
Cesk Freixas, chanteur, compositeur
Peter Gabriel, musicien, fondateur d’un festival de musique
Dimitra Galani, chanteuse, compositrice
Rashna Gandhy, auteure, psychologue
Sylvain George, cinéaste
Katia Gerou, actrice, écrivaine
Gigakoops, musicien électronique
Jordi Ginesta, chanteur
Thea Glenton Raknes, musicien
Sérgio Godinho, musicien, chanteur
Priyamvada Gopal, écrivaine, universitaire
Antony Gormley, artiste
Gossos, groupe
Øyvind Grande, compositeur
Andre Gregory, acteur, directeur de théâtre
Ohal Grietzer, compositrice, artiste de techniques mixtes
Trevor Griffiths, dramaturge
Probir Gupta, artiste
Gwenno, musicienne, compositrice
Ella Maria Hætta Isaksen, artiste, chanteuse
Maysaloun Hamoud, réalisatrice
Nir Harel, artiste
Githa Hariharan, écrivaine
Tobi Haslett, écrivain, critique d’art
Justin Hayward-Young, musicien
Charles Hayward, musicien
Tzion Abraham Hazan, artiste
Kristien Hemmerechts, écrivaine
Dalilla Hermans, écrivaine, journaliste
Claire Hilger, artiste visuel, designer graphique
Hiro Kone, DJ, producteur
Martin Horntveth, musicien, compositeur, artiste
Gemma Hummet, chanteur
Asad Hussain, écrivain, monteur
Emmanuelle Huynh, danceuse, chorégraphe
Trond Ingebretsen, musicien, chanteur
Marc Isaacs, cinéaste documentaire
Vanessa Jackson, artiste
Julie Jaroszewski, chanteuse, cinéaste, actrice
Terry Johnson, dramaturge, directeur
Filip Jordens, chanteur, acteur
Em Joseph, artiste
Embla Karidotter, musicien
Ioanna Karystianni, écrivaine
Kyriakos Katzourakis, artiste, réalisateur
Patrick Keiller, artiste, cinéaste
A.L. Kennedy, écrivaine
Chris Keulemans, écrivain
Naomi Klein, écrivaine
La Kruel band groupe
Lágrimas de Sangre, groupe
Lankum, groupe
Mike Leigh, scénariste, réalisateur
Leo Leonhardsen, musicien
Faustin Linyekula, chorégraphe
Lluís Llach, chanteur, parolier
Ken Loach, réalisateur
Jen Long, artiste, DJ
Josie Long, comédien
Los Castos, groupe
Los Chikos del Maíz, groupe de rap
Dónal Lunny, musicien
Nightmare Lyre, musicien
Mammút, group
Esther Manito, comédienne
Kika Markham, actrice
Yann Martel, écrivain
Helen Marten, artiste
Emer Martin, écrivain
Raoul Martinez, artiste, écrivain
Marwan, chanteur,compositeur, poète
Massive Attack, groupe
Tom McCarthy, écrivain
Vic Mensa, artiste rap
Marc Mercier, directeur artistique
China Miéville, écrivain
Luc Mishalle, musicien
Thurston Moore, musicien
Christy Moore, chanteur
Gérard Mordillat, cinéaste
Viggo Mortensen Jr., acteur, musicien, écrivain
Junior Mthombeni, directeur de théâtre, acteur, musicien
Peter Mullan, acteur, réalisateur
Rita Natálio, artiste, chercheuse
Nel Tardiu, group
Jef Neve, pianiste, compositeur
Courttia Newland, auteur
Bernard Noël, écrivain
Object Blue, DJ
Joff Oddie, musicien
Joan Miquel Oliver, Chanteur, compositeur
Ragnar Olsen, chanteur
Susie Orbach, psychanalyste, écrivain
Jørn Simen Øverli, chanteur, artiste
Ruth Padel, poète
Carmen París, chanteuse, compositrice
Melissa Parmenter, compositrice, productrice de films, pianiste
Anand Patwardhan, Réalisateur de documentaire
Maxine Peake, acteur
Eddie Peake, artiste
Mireille Perrier, actrice
Dimitris Piatas, acteur, écrivain
Ernest Pignon-Ernest, artiste
Marijke Pinoy, actrice
Alain Platel, choregraphe
Jocelyn Pook, compositrice
Patrícia Portela, écrivaine, dramaturge
Aaron Porter, artiste solo
Charlotte Prodger, artiste
Philip Pullman, écrivain
Pupil·les, groupe
Michael Radford, réalisateur
Roland Ramade, chanteur
RAVI, artiste compositeur
Stephen Rea, acteur
Ian Rickson, directeur de théâtre
Tiago Rodrigues, Directeur d’un théâtre national, dramaturge
Luz Room for Resistance, DJ
Rrose, musicien
Liv Runesdatter, chanteuse, compositrice
Pilar Salamanca, écrivaine
Xavi Sarrià, musicien
K. Satchidanandan, écrivain
Aura Satz, artiste
James Schamus, réalisateur, producteur
Noémie Schellens, chanteuse classique, actrice
Gaea Schoeters, écrivaine, journaliste, scénariste
Mim Shaikh, écrivain, acteur
Tai Shani, artiste
Alia Shawkat, actrice, artiste
Sindicat de Músics Activistes de Catalunya – SMAC syndicat de musiciens
Robyn Slovo, producteur de films
John Smith, artiste cinéaste
Smoking souls, groupe
Patrick Staff, artiste
Stay at Homas, groupe
Janneke Stegeman, théologien, écrivain
DAAN Stuyven, chanteur, compositeur
Vivan Sundaram, artiste
BV Suresh, artiste
Nick J. Swarth, Poète,interprète, musicien, artiste visuel
Guy Swinnen, chanteur
Jakob Thonander Glans, compositeur, musicien
Colm Tóibín, écrivain
Sílvia Tomàs, chanteuse, compositrice
Ricky Tomlinson, acteur
Tudanca, groupe
Dirk Tuypens, acteur
Merlijn Twaalfhoven, compositeur
Txarango, groupe
Adil Tyabji, éditeur
V (formerly Eve Ensler), dramaturge, activiste
Myriam Van Imschoot, performance, théâtre, musique
Michiel Vandevelde, chorégraphe
Judith Vanistendael, auteur de bande dessinée
David Verdaguer, acteur
Violet, DJ, producteur
Erik Vlaminck, écrivain
Pantelis Voulgaris, réalisateur
Naomi Wallace, dramaturge
Mark Wallinger, artiste
Harriet Walter, acteur
Roger Waters, musicien
Einat Weizman, réalisatrice, écrivaine, actrice
Irvine Welsh, écrivain
Michael Wiehe, chanteur, musicien
Unni Wilhelmsen, musicien, compositeur, écrivain
Jeanette Winterson, écrivaine
Bent Wold, chanteur
XY, groupe
Luke Younger, musicien experimental
Zoo, groupe

UPDATE 15/5:

Tulika Aasma, Visual Artist
Majed Abusalama, Journalist, Producer
Hamja Ahsan, Artist, writer, curator
Nathaniel Andrews, Musician
Zaina Arekat, Musician
Mert Bagcan, musician
Matthew Barnes, Artist
Bernardo Barro, musician
Vinod Bhardwaj, Art Critic and Writer
Ira Bhaskar, Cinema Scholar
Daria Birang, Artist
Tove Bornhøft, artistic theatre director
Jen Brister, comedian
Melanie E L Bush, Academic
Indira Chandrasekhar, Publisher
Jesper Christensen, Actor
Simon Coates, artist
Maggie Cronin, Actor
Lebuïn D’Haese, sculptor, visual artist
Dror Dayan, Filmmaker and Lecturer
Corrado Maria De Santis, Musician
Raymond Deane, Composer, author
Satish Deshpande, Academic
Sudhanva Deshpande, Theatre Director, Actor
Dreamtrip, Music Producer ,DJ
Madhusree Dutta, Filmmaker, Artistic Director
Electric Litany, band
Tina Enghoff, Visuel artist
Naima Fatima, Filmmaker
Samuel Francis, Filmmaker
Sabeena Gadihoke, Photography and Cinema Scholar
Munishwar Nath Ashish Ganju, Sustainable Architect
Tim Garratt, Musician
Lena Ghannam, artist
Arundhati Ghosh, Curator
Sanchayan Ghosh, Professor of Fine Arts
Nida Ghouse, Writer, Curator
Shanta Gokhale, Writer and Theatre Critic
Lalitha Gopalan, Film Scholar
Rabbi Lynn Gottlieb, visual artist
Spyros Grammenos, musician
Cathy Gulkin, Filmmaker
Latika Gupta, Curator
Parul Gupta, Artist
Síomha Hennessy, Sisterix (band)
Trevor Joyce, Poet
Susanne Kahlil Yusef, artist
Geeta Kapur, Art Curator
Anuradha Kapur, Theatre Director
Sam Karam, Musician/DJ
Nuzhat Kazmi, Art Historian
Judith Knight, Arts producer
Thanos Kois, musician
Billie Koppel, Singer
Ashish Kothari, Environmentalist
R. Siva Kumar, Art Historian
Vicky Langan, Artist
Paul Laughlin, Poet
Britta Lillesøe, Actress, Cultural Coordinator, Event Maker
Ben Lunn, Composer
Mafalda, band
Alessandro Magania, performer, choreographer, visual artist
Jim Maginn, Photographer
Harsh Mander, Author and Columnist
Marinah, singer
Niall McDevitt, Poet
Hugh McFadden, Poet/ writer
Cahal McLaughlin, filmmaker
Wency Mendes, Filmmaker
Stamatis Morfonios, Musician
Danny Morrison, Writer
Jimmy Murphy, Playwright
Pushpamala N, Artist
Marco Ormas, musician
Chitra Ravi, Pedagogy Expert
Gauhar Raza, Poet and Scientist
Luigi Rizzo, Film editor
Andrew Ross, Writer
Shermine Sawalha, Producer
Zachary Seely, Musician
Jai Sen, Academic
Shuddhabrata Sengupta, Artist, Curator
Refqa Shaqoor, Docent
David Shock, Artist
SB Stokes, poet
Nandini Sundar, Academic
Susie Tharu, Writer
Kirsten Thorup, novelist
Joëlle Tuerlinckx, visual artist
Uzramma, Artisanal Textile Manufacturer
Niall Vallely, Musician, composer
Jaap van der Vinne, Fotographer
Achin Vanaik, Academic
Pramila Vasudevan, Choreographer, Interdisciplinary Artist
Nils Vest, Film director
Sonia Wickham, Visual artist
Karina Willumsen, Musician
Wolf Alice, band
Arne Würgler, Musician
Christoforos Zaralikos, comedian




Mettre fin à la perpétuelle Nakba palestinienne #KeyToJustice

Par Comité National Palestinien BDS (BNC), 14 mai 2020

Alors que nous commémorons la Nakba, nous appelons à renforcer les campagnes pour mettre fin à la complicité internationale avec la perpétuelle Nakba d’Israël contre le peuple palestinien.

Tout en faisant face à l’impact effrayant de la pandémie et au racisme de son traitement par Israël #CoronaRacism, les Palestiniens commémorent partout le 72e anniversaire de la Nakba — le nettoyage ethnique prémédité et violemment exécuté d’une majorité des Palestiniens autochtones chassés de notre pays natal en 1948, par des milices sionistes, pour faire place à un état exclusionniste et colonial.

Israël et le mouvement sioniste avaient espéré que les Palestiniens « oublieraient » un jour, mais en perpétrant chaque crime imaginable contre nous, ils ont par inadvertance assuré que nous ne le ferons jamais. Le siège et ce que l’historien israélien Ilan Pappe appelle le « génocide progressif » de deux millions de personnes dans le ghetto de Gaza ; le vol incessant de nos terres et le déplacement forcé de nos communautés, particulièrement à Jérusalem, dans la vallée du Jourdain et dans le Naqab (Néguev) ; les colonies sans fin ; et le système d’apartheid général qui nous rappelle sans relâche que nous, les peuples autochtones du pays, ne peuvent réaliser la liberté, la justice ou l’éagalité qu’après la fin de ce brutal régime israélien d’oppression.

Malgré l’agonie inexprimable de la Nakba de 1948, la violente dépossession et le nettoyage ethnique de la majorité du peuple palestinien, la plupart des Palestiniens exilés de leur terre natale ont emporté avec eux les clés de leurs foyers bien-aimés, s’accrochant à l’espoir qu’ils y retourneraient bientôt. Depuis la clé du réfugié palestinien est devenue un symbole de la tragédie palestinienne et un rappel que nos refugiés reviendront un jour. Le retour est devenu notre clé pour la justice, #KeyToJustice.

Cette seule année a vu le déni criminel par Israël des droits palestiniens et la violation du droit international atteindre un nouveau plancher. Avec le frauduleux Marché du siècle de Trump en toile de fond et en utilisant la pandémie comme couverture, le gouvernement d’extrême-droite d’Israël avance vers l’annexion de parties du territoire palestinien occupé. Aujourd’hui plus que jamais, les Palestiniens réalisent que mettre fin au régime colonial vieux de plusieurs décennies d’Israël, à l’occupation militaire et à l’apartheid requiert un renforcement de la puissance de notre peuple et du mouvement international de solidarité.

Dans des mots célèbres, Nelson Mandela a déclaré que « notre liberté est incomplète sans la liberté des Palestiniens ». Aujourd’hui, les Palestiniens partagent avec les communautés opprimées du monde entier la profonde conviction que notre liberté et la justice sont entrelacées avec les leurs. Notre combat pour la libération fait partie de, et intersecte, la vague mondiale de luttes pour la justice raciale, autochtone, sociale, économique, de genre et climatique. Au-delà de la moralité, notre unité est plus que jamais une nécessité.

Alors que nous pensons à notre Nakba et résistons à la Nakba perpétuelle d’Israël, nous pensons aussi aux millions de migrants, de réfugiés et de personnes faisant l’expérience de n’avoir pas d’abri, aux personnes qui ajourd’hui n’ont aucune place qu’ils peuvent appeler leur maison, à cause des ravages sociaux et économiques d’années de capitalisme néolibéral, de militarisme et de destruction climatique — une condition d’injustice accrue aujourd’hui par la pandémie de COVID-19.

Beaucoup de réfugiés fuient les guerres et la répression quisont alimentées par les armes et les experts militaires israéliens, de Myanmar et du Sud Soudan au Rwanda et à l’ Amérique latine. Beaucoup sont retenus aux frontières ou sont contraints dans des passages rendus dangereux par la technologie israélienne et des murs inspirés des murs israéliens.

La frontière américaine avec le Mexique est fortifiée par un mur et des tours de surveillance partiellement construites par la plus grande compagnie militaire d’Israël, Elbit Systems. De nombreux demandeurs d’asile ont perdu la vie dans la Méditerranée à cause des politiques illégales et immorales anti-migration de l’Union européenne, qui utilisent les drones tueurs d’Israël. Israël lui-même traite les demandeurs d’asile africains comme un « cancer » qui doit être éradiqué.

Cette année, la Journée de la Nakba, dans les terrifiantes conditions de la pandémie, est un rappel que la justice est de fait indivisible, comme le dit Angela Davis. La clé de la justice est de placer les gens avant le profit et de réaligner partout les priorités pour désinvestir du complexe militaro-sécuritaire et investir dans la santé, l’éducation, la protection du climat, des emplois dignes et une véritable sécurité humaine. #HealthcareNotWarfare! [La Santé, pas la guerre]

Alors que nous, dans le mouvement BDS pour les droits palestiniens, nous commémorons la Nakba, nous appelons à renforcer les campagnes pour mettre fin à la complicité internationale dans la Nakba perpétuelle d’Israël contre le peuple palestinien, en particulier en stoppant le commerce militaro-sécuritaire avec Israël.

Nous réitérons notre appel à une pression par boycott/désinvestissement des compagnies israéliennes et internationales complices listées sur la banque de données des Nations Unies ou n’y figurant pas encore —comme G4S, Hewlett Packard, Elbit Systems, Caterpillar, Hyundai Heavy Industries, Volvo, Heidelberg Cement, et Cemex — qui sont impliquées dans les crimes d’Israël contre les Palestiniens, pour qu’elles mettent fin à leur complicité.

Des cibles particulièrement dignes de boycott sont les compagnies d’espionnage et de surveillance israéliennes, comme NSO Group et AnyVision, qui facilitent la répression contre les défenseurs des droits humains et le meurtre de journalistes.

Le mouvement BDS cible aussi le fabricant ferroviaire basé au pays basque CAF, pour son implication dans le projet israélien illégal de train léger de Jérusalem ; le géant français de l’assurance AXA, qui investit dans des banques israéliennes qui sont sur la liste des Nations Unies des compagnies complices ; les entreprises de HP qui ne mettent pas fin à leur complicité avec les graves violations des droits humains par Israël; Puma à cause de son soutien pour les équipes de football des colonies illégales israéliennes ; et la compagnie britannique de sécurité G4S, pour son implication dans l’entrainement de la police israélienne qui est connue pour perpétrer des crimes de guerre.

Nous appelons les entreprises et les espaces culturels et communautaires à se déclarer Zones sans apartheid.

Cela et d’autres tactiques de pression similaires seraient des mesures concrètes et importantes vers la réalisation de la justice pour les Palestiniens et pour de nombreuses communautés opprimées dans le monde entier.

Cette crise mondiale est une opportunité pour une mobilisation mondiale en soutien de la justice sociale, raciale et écologique. Travaillons ensemble pour garantir que nous ne revenions pas à la normale, puisque cette « normale » était le problème. Imaginons, et travaillons pour, un changement vers la justice, la dignité et les droits pour tous.

Traduction : CG pour BDS France

Source : BDS Movement