EELV : N’oublions pas le peuple palestinien

Communiqué EELV

 

N’oublions pas le peuple palestinien
Et rappelons à toute occasion son droit légitime à un Etat

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Pour défendre pacifiquement ce droit, Layli a brandi un drapeau palestinien le 25 octobre dernier, à Chalon , pendant le match de basket opposant l’Elan et le Maccabi Tel Aviv. Cet acte non violent lui a valu d’être molesté, arrêté, emprisonné et présenté à un juge. Il passera en procès au Tribunal de grande instance (TCI) de Chalon le 9 novembre à 15h.

Pour dénoncer ce traitement et la négation du droit d’opinion et de manifestation EELV 71 s’associe au rassemblement prévu le 9 novembre à 15h devant le TCI . Il rappelle aussi que la France est un Etat de droit dans lequel la police se doit de faire respecter la sécurité de tous les citoyens. Comment dès lors accepter une collaboration avec les services secrets israéliens, au service d’une politique d’oppression et de discrimination, qui tente d’importer sur notre territoire le modèle de quasi apartheid entre juifs et non juifs qu’elle prétend imposer, mettant en danger les uns et les autres.
Alors que le règlement du conflit israélo-palestinien est une des clés de la stabilité au Proche et au Moyen Orient, facteur de sécurité pour tout le bassin méditerranéen, par sa politique du « fait accompli » le gouvernement israélien bafoue les résolutions internationales et renvoie aux calendes grecques tout processus de négociation.

La colonisation se poursuit à un rythme accéléré, morcelant le peu qu’il reste des terres palestiniennes, rendant de plus en plus difficile la création de deux états. Un récent projet de loi propose même de légaliser les colonies sauvages. Les punitions collectives, le blocus économique, les arrestations et détentions arbitraires sans jugement et prolongées indéfiniment (*), la répression brutale du mouvement de résistance populaire et pacifique, les assassinats sont autant d’obstacles à la résolution du conflit.

La France et l’Union européenne doivent tirer les conséquences de l’échec de leur stratégie tolérant une impunité à l’égard de la politique israélienne depuis des décennies. Ce favoritisme, au lieu de faciliter la paix, pousse le gouvernement israélien à l’intransigeance absolue et nous entraîne inexorablement vers le chemin de la guerre. On mesure pourtant hélas l’échec de la solution militaire en Afghanistan et en Irak, ainsi que les conséquences maliennes de la guerre en Libye. Seuls les fanatiques et les intégristes ont tiré profit de ces interventions.

Nous demandons qu’à l’occasion de la visite du premier ministre israélien Netanyaou, la France rappelle son opposition ferme à la politique de colonisation. Nous exigeons que s’applique le droit international sur les accords économiques concédés par l’Europe à Israël, sans garantie pour les territoires occupés et en contradiction avec les principes de l’Union.

Nous attendons aussi que le Président Hollande tienne la cinquante-neuvième proposition du candidat Hollande et qu’il soutienne à l’ONU la reconnaissance internationale de la Palestine comme « Etat non membre », de même que la France a voté oui pour son adhésion à l’UNESCO en 2011, rendant ainsi justice au peuple palestinien.

La reconnaissance de l’Etat de Palestine aux Nations Unies ne résoudra pas pour autant tous les problèmes, mais permettra une nouvelle donne diplomatique et politique pour s’engager dans la voie de la négociation et de la paix entre deux états et sous égide internationale.

Marie-Claude Colin Cordier porte-parole EELV 71

(*) La politique israélienne vis à vis des sportifs palestiniens n’a rien de « fair play » . Le jeune footballeur palestinien, Mahmoud Sarkak, a été libéré après trois ans d’incarcération et près de trois mois de grève de la faim. Arrêté en juillet 2009 par les forces israéliennes alors qu’il rejoignait son club au terminal d’Erez, entre la bande de Gaza et le territoire israélien, il n’a jamais été présenté devant un juge.

Source:http://www.vivre-a-chalon.com/lire_EELV-_-N_oublions-pas-le-peuple-palestinien,2303997eb4bc852d233dfefc5131f593b538befa.html




Non à la venue de Benjamin Netanyahu en Francee !

Rassemblement à Paris, Toulouse, Montpellier et bien d’autres villes

(ci-dessous les appels et lieux de rassemblement )

Invité par François Hollande, Benjamin Netanyahu, premier ministre israélien, membre du Likoud parti de la droite sioniste allié à l’extrême droite israélienne, sera le 31 octobre et 1er novembre en France.
Sa venue a deux objectifs officiels dans le cadre du démarrage de sa campagne électorale pour les législatives: tenter de convaincre le président français de soutenir une intervention militaire en Iran et participer à une cérémonie à l’école Ozar Hatorah, école toulousaine où a eu lieu la tuerie antisémite commise par Mohammed Merah.
Nous rappelons notre détermination à lutter contre toutes les formes de racisme, notamment l’antisémitisme. Mais, nous ne pouvons accepter qu’un premier ministre étranger choisisse les victimes françaises à qui il rend hommage et qu’il fasse des français juifs les otages de sa politique guerrière.
Nous ne pouvons accepter que le responsable de crimes de guerre à Gaza, de la poursuite de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem Est, l’architecte du terrible blocus de la bande de Gaza, celui qui commande les attaques contre les flottilles pacifiques en pleine mer, qui maintient incarcéré plus de 4500 prisonniers politiques, enfin chef d’un gouvernement qui mène une politique raciste envers les palestiniens et une partie de sa population , soit le bienvenu en France.
Nous affirmons notre opposition à toute guerre contre l’Iran, au moment où les préparatifs d’intervention du gouvernement israélien se discutent de plus en plus ouvertement. A l’heure où le Moyen-Orient se rapproche dangereusement d’un nouveau désastre aux conséquences planétaires, nous affirmons que la seule perspective juste est le désarmement nucléaire dans le monde.
En réponse à l’occupation, à la colonisation et au racisme d’état, nous réaffirmons notre soutien à la campagne internationale BDS (Boycott, Désinvestissements, Sanctions) pour imposer la seule issue pour cette région : la justice pour le peuple palestinien.
Nous appelons les défenseurs de la justice et de la paix à dénoncer la venue en France du plus haut responsable de la politique belliciste et expansionniste israélienne en se rassemblant
le mercredi 31 octobre à 18 heures 30 place de l’opéra.
Premier signataires :

 

Premier signataires :

Premier signataires :

– Union des Juifs Française pour la Paix (UJFP)

– Forum Palestine citoyenneté

– Union Générale des Etudiants palestiniens (GUPS)/France

– Inter-collectif de soutien aux luttes des peuples dans le monde arabe (Inter-co)

– Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien (CCIPPP)

– Fédération des Tunisiens Citoyen des deux Rives (FTCR)

– Les Femmes en Noir

– Parti de Gauche (PG)

– Les Alternatifs

– Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologiste (FASE)

– Gauche Anticapitaliste (GA)

– Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)

– comité La Courneuve Palestine

Attac France

– Comité AFPS Gennevilliers

– Union pour la Tunisie (UNI*T)

– Association des Marocains en France (AMF)

– Association des travailleurs Maghrébins en France (ATMF)

– La voie démocratique – Europe

– l’Association marocaine des droits humains section Paris/IdF (AMDH)

– Vérité et Justice pour l’Algérie (VJA)

– International Solidarity Movement (ISM)

– Collectif des Musulmans de France (CMF)

– Participation et Spiritualité Musulmanes – (PSM)

– Sortir du Colonialisme

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Rassemblement Montpellier place de la Comédie
mercredi 31 octobre à partir de 17h30 !
NETANYAHOU C’EST LE VRAI VISAGE DE L’ÉTAT D’ISRAÉL
Le premier ministre israélien B. Netanyahou sera en France le 31 octobre 2012 invité par F. Hollande.
La France se fait ainsi complice d’Israël.
Netanyahou est sans aucun doute un représentant de la droite israélienne la plus raciste qui affiche ouvertement sa haine des Palestiniens. Mais tous les autres gouvernements qui l’ont précédé ont appliqué la même politique de colonisation, de discrimination à l’égard des palestiniens vivant en Israël et des réfugiés. Ils le faisaient hypocritement tout en parlant de « dialogue » et de « processus de paix ».
Israël est un état colonial et raciste qui a mis en place un système d’apartheid et qui pratique le nettoyage ethnique en Palestine depuis plus de 60 ans !
Netanyahou applique cette politique d’Etat :
– Refus du droit au Retour : Netanyahou a toujours affiché son refus catégorique de satisfaire à la résolution de l’ONU sur le droit au retour des réfugiés palestiniens. Il a même fait voter en juillet 2009 une loi interdisant l’utilisation du terme arabe de « NAKBA » (catastrophe) pour décrire l’expulsion de 750 000 palestiniens de leur patrie en 1948 par Israël.
– Champion de la colonisation : son gouvernement multiplie les autorisations de constructions dans les colonies en particulier à Jérusalem-Est et début octobre 800 logements de plus ont été autorisés dans la colonie de Gilo, tout près de Bethléem en toute illégalité.
– Discrimination à l’égard des Palestiniens d’Israël : De multiples lois et règlements font barrage à l’enseignement, au travail et aux droits des palestiniens. En janvier 2012 adoption d’une loi raciste empêchant les Palestiniens(nes) mariés à des Israéliens d’obtenir la citoyenneté israélienne et un permis de séjour.
NETANYAHOU DEHORS – BOYCOTT ISRAËL
Site local : http://bdsf34.wordpress.com

Netanyahu n’est pas le bienvenue à Toulouse

Rassemblement Toulouse Place du Capitole 31 octobre 18.00
Netanyahu, premier ministre israélien, membre du Likoud parti de la droite sioniste allié à l’extrême droite israélienne, sera cette semaine en France à l’invitation du président de la République, François Hollande, et sera présent à Toulouse le jeudi 1er novembre. Sa venue a deux objectifs officiels dans le cadre du démarrage de sa campagne électorale pour les législatives : finir de convaincre le président français de soutenir une intervention militaire en Iran sous prétexte du programme nucléaire iranien et participer à une cérémonie à l’école Ozar Hatorah, école où a eu lieu l’acte terroriste commis par Mohammed Merah que nous avons condamné sans aucune réserve et que nous continuons à dénoncer avec la plus grande fermeté.
Nous rappelons notre détermination à lutter contre toutes les formes de racisme, notamment l’antisémitisme. Mais, nous ne pouvons accepter que le responsable de crimes de guerre à Gaza, de la poursuite de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem Est, des attaques contre les flottilles pacifiques en pleine mer et des discriminations dont sont victimes en Israël un million et demi de Palestiniens qui vivent comme des citoyens de seconde classe, soit accueilli bras ouverts et avec les honneurs à Toulouse. Comme nous ne pouvons accepter qu’un président étranger choisisse les victimes à qui il rend hommage en France et qu’il fasse des Français juifs les otages de sa politique guerrière.
Nous affirmons notre opposition à toute guerre contre l’Iran, au moment où les préparatifs d’intervention du gouvernement israélien se discutent de plus en plus ouvertement avec  les monarchies du Golfe et en premier lieu l’Arabie Saoudite et avec ses alliés dans le monde, dont le gouvernement français. A l’heure où le Moyen-Orient se rapproche dangereusement d’un nouveau désastre aux conséquences planétaires, nous affirmons que la seule perspective  juste est le désarmement nucléaire dans le monde.
En réponse à l’occupation, à la colonisation et à l’apartheid israéliens, nous réaffirmons notre soutien à la campagne internationale BDS (Boycott, Désinvestissements, Sanctions) pour imposer l’application du droit international et la justice pour le peuple palestinien.
Nous demandons au gouvernement français de se prononcer positivement pour la reconnaissance de l’Etat de Palestine par l’ONU.
Nous appelons les défenseurs de la justice et de la paix à dénoncer la venue à Toulouse du plus haut responsable de la politique belliciste et expansionniste israélienne en se rassemblant :
le mercredi 31 octobre à 18 h place du Capitole
Justice en Palestine !
Non aux préparatifs de guerre contre l’Iran !
Collectif  Solidarité  Palestine 31



Déclaration de la société civile : « Le Parlement européen doit rejeter le protocole ACAA avec Israël ! » à la veille du vote au PE (23/10/2012)

La politique commerciale de l’Union européenne ne peut pas ignorer les conventions de Genève : le Parlement européen doit rejeter le protocole ACAA avec Israël.

Le 23 octobre prochain, un vote aura lieu au Parlement européen sur le protocole ACAA (Évaluation et acceptation de conformité sur les produits industriels) attaché à l’Accord d’association Union européenne- Israël. The protocole ACAA doit être rejeté car Israël viole le droit international ouvertement et en connaissance de cause. Les membres du Parlement européen doivent voter Non et choisir de se prononcer pour les droits humains en Palestine et partout dans le monde.

Les négociations sur le protocole ACAA ont initialement commencé début 2009, peu après l’attaque israélienne sur Gaza qui a tué plus de 1400 Palestiniens, dont plus de 300 enfants [1] . Les négociations ont été suspendues en juin 2010, après l’attaque israélienne de la flotille de solidarité pour Gaza le 31 mai 2010, où 9 civils furent assassinés.

Personne dans l’armée israélienne n’a été tenu pour responsable de ces meurtres, pourtant le 18 septembre 2012, le Comité du Parlement européen pour le Commerce international a voté le protocole ACAA, ouvrant la voie au vote prévu le 23 octobre en plénière du Parlement européen.

Le protocole reconnaît que les produits pharmaceutiques israéliens sont fabriqués en conformité avec les standards européens, leur accordant de ce fait un accès facilité au marché européen et créant un précédent pour un accès accru des autres produits industriels fabriqués en Israël.
Cet accès aux marchés européens tel que le protocole ACAA le prévoit est en net contraste avec l’étranglement qu’impose Israël à l’économie palestinienne, en général, et dans le domaine pharmaceutique en particulier. Par exemple le Ministère israélien de la santé n’autorise que les médicaments enregistrés en Israël à entrer dans les territoires palestiniens occupés, et bloque les médicaments des pays arabes voisins et, plus important encore, refuse l’accès aux produits pharmaceutiques génériques bon marché produits dans des pays comme la Chine et l’Inde.

L’élargissement des relations commerciales entre l’UE et Israël oublie de prendre en considération les actuelles violations très bien documentées des droits humains et du droit international humanitaire en Israël et dans les Territoires palestiniens occupés [2].

L’accord d’association entre l’UE et Israël est lui-même conditionné par le respect des droits humains. Il est clairement établi dans l’article 2 que “les relations entre les parties, de même que toutes les dispositions de l’accord, devront être basées sur le respect des droits humains et des principes de la démocratie.”

Dans un monde global et interdépendant, la politique commerciale de l’Union européenne ne peut exister dans un vide ignorant les standards fondamentaux des droits humains et de façon déconnectée des situations du terrain telles qu’en Israël et dans les Territoires palestiniens occupés.
Les politiques commerciales de l’Union européenne ne peuvent contredire les demandes de longue date de l’Union européenne pour la cessation des violations des droits humains en récompensant les responsables de ces violations, Israël, par un accès accru aux marchés européens.

Liste des organisations signataires :

ACSUR-Las Segovias
Alternatives Asia
Association Belgo-Palestinienne
Associaione per la pac (Italian Peace Association)
Association internationale des Techniciens, Experts et Chercheurs (AITEC, France)
Attac-France
BDS Italia BDS Group Berlin
Belgian movement for international solidarity – intal
Biladi Palestinian Association
Boycott ! Supporting the Palestinian BDS Call from within (Israeli citizens for BDS)
City of Leicester NUT
COBI – Coordination Boycott Israel, Belgium
Council For the Advancement of Arab British Understanding (caabu)
Comité de Soutien au Peuple Palestinien, Belgique
Ecologistas en Accion (Espagne)
Frantz Fanon Foundation
Gruppo di sostegno alla Palestina – Milano
LAP-Leuvense Actiegroep Palestina, Belgium
Russell Tribunal on Palestine
Stichting Diensten en Onderzoek Centrum Palestina (Netherlands)
Support from Netherlands Palestine Committee !
Vredesactie
War on Want (UK)




BDS Italia :Arrêtez de soutenir les crimes de guerre ! Arrêtez l’armement d’Israël

Des citoyens israéliens écrivent au gouvernement et aux fabricants d’armes italiens : Arrêtez de soutenir les crimes de guerre ! Arrêtez l’armement d’Israël

A qui de droit,

Nous sommes un groupe de citoyens israéliens, pour la plupart d’anciens militants. Nous agissons contre les politiques de racisme, d’apartheid et d’occupation instaurées par notre gouvernement. Nous avons été témoins des atrocités dévastatrices commises par l’armée israélienne et avons analysé leur ampleur et conséquences sur les territoires Palestiniens occupés et sur le Liban.

En effet, Israël a tué au cours de la dernière décennie des milliers de civils, dont des enfants, en utilisant des armes de très haute technologie. Des milliers de maisons appartenant à la population civile avaient été démolies, sachant que la majeure partie de ces destructions a été menée par l’aviation israélienne.

Nous tenons donc à vous préciser que si le gouvernement et les entreprises italiennes vendent à Israël des avions M-346 et autres types d’équipements militaires, cela signifie l’attribution d’une carte blanche aux crimes de guerre commis par l’armée israélienne, notamment lors de son assaut lancé contre le Liban en 2006. Rien n’explique une telle violence. Personne au Liban, ni aucune action libanaise ne pourrait justifier la destruction des quartiers de Beyrouth et les bombardements de masse des villages du sud Liban, ou le recours aux bombes à fragmentation qui ont tué et causé de graves blessures à un nombre alarmant de civils, y compris des enfants.

En outre, en vendant des avions M-346 et autres types d’équipements militaires à Israël, le gouvernement et les entreprises italiennes ferment les yeux et négligent les crimes de guerre perpétrés durant l’Opération Plomb Durci (décembre 2008 – janvier 2009)

Pour rappel, cette offensive a été l’occasion pour Israël de faire une démonstration de sa « puissance aérienne » en inondant la population civile et désarmée palestinienne de bombardement ayant tué 1400 personnes, dont 400 enfants. Dans cette intervention militaire brutale, Israël a utilisé de nouvelles armes qui étaient, jusque-là, encore inconnues, ainsi que des armes déjà interdites par les conventions internationales (phosphore blanc, bombes Dime « Dense Inert Metal Explosive » et l’uranium appauvri). Il a, de ce fait, commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, tel qu’établi par le « Rapport Goldstone » des Nations Unies. Et là aussi, les Palestiniens n’ont rien fait pour mériter ces atrocités et n’ont rien commandité pour que de tels crimes les visant soient justifiés.

Considérant les points qui précèdent, nous souhaitons exprimer notre solidarité avec les militants italiens qui se battent contre Alenia Aermacchi, Finmeccanica et les trafiquants cyniques d’armes italiens. Nous condamnons fermement tous ceux qui tirent profit de la mort et des souffrances des civils vivant dans les territoires palestiniens occupés, au Liban et partout dans le monde. Nous encourageons vivement les militants italiens qui œuvrent et s’attèlent sur l’établissement d’une économie basée sur les principes de la paix et non ceux de la guerre.

C’est pourquoi, nous appelons à un embargo immédiat sur les armes à destination d’Israël, l’arrêt de toutes les formations et consultations à caractère militaire offertes à l’armée israélienne, aux compagnies militaires et aux institutions de recherche universitaires. Par ailleurs, outre la suspension des ventes des avions M-346, nous appelons à la suspension de l’accord de coopération militaire signé en 2005 entre l’Italie et Israël.

D’autre part, nous demandons plus particulièrement au gouvernement Italien, ainsi qu’aux gouvernements européens de :

- Suspendre immédiatement tout contrat de fourniture d’armes et de produits y afférents à destination d’Israël, y compris la vente ou le transfert d’armes et de munitions, de véhicules et d’équipements militaires, d’équipements paramilitaires pour la police, notamment ceux à double usage et des pièces de rechange. Il faut cesser également de fournir tout type de matériel et d’équipements ainsi que la licence qui permet leur fabrication et leur maintenance.

- Suspendre toutes les importations militaires et à double usage (équipements, assistance et munitions) en provenance d’Israël ;

- Suspendre le transfert des produits et biens militaires en provenance et à destination d’Israël par le biais des ports nationaux et des espaces terrestre et aérien ;

- Mettre un terme à la coopération avec l’armée israélienne, les entreprises militaires et les projets militaires de recherche et développement, y compris les Joint-Venture (qu’elles soient bilatérales ou multilatérales) ;

- Suspendre toutes les formations professionnelles et consultations militaires avec l’armée israélienne, les entreprises militaires et les instituts de recherche universitaires ;

- Suspendre toutes les aides militaires pour Israël.

Pour finir, nous tenons à souligner et à préciser que les entreprises italiennes et les institutions qui acceptent de collaborer avec les institutions militaires israéliennes, sont considérées comme complices des violations du droit international susmentionnées et, de ce fait, complices des crimes de guerre.

Cordialement

01er octobre 2012 – BDS Italia – Vous pouvez consulter cet article à : http://bdsitalia.org/index.php/altr…
Traduction de l’italien : Info-Palestine.net – Niha




Action en Irlande

L’IPSC tient des « Cartes postales pour la Palestine » lors de l’événement «Open House» parrainé par l’ambassade d’Israël
5 octobre 2012
http://www.ipsc.ie/press-releases/report-ipsc-hold-postcards-for-palestine-action-at-israeli-embassy-sponsored-open-house-event

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Pendant une sombre, froide et morne soirée à Dublin, des membres et sympathisants de la campagne Irlande-Palestine Solidarité (IPSC) ont injecté un peu de couleur vive dans le crépuscule avec des « Cartes postales pour la Palestine ». L’événement a été organisé à la dernière minute pour contrer une exposition parrainée par l’ambassade d’Israël en cours de lancement au Dublin Civic Trust sur Castle Street, le jeudi 4 Octobre, invitant les Dublinois à envoyer des cartes postales à destination de Tel Aviv. L’événement parrainé par l’État israélien, honteusement sous les auspices du festival Open House architectural, est la dernière d’une ligne d’événements culturels de propagande que l’Etat a récemment mis en scène dans ce pays, dans le cadre de leurs efforts pour blanchir l’occupation, l’apartheid et les crimes de guerre. Le ministère des Affaires étrangères israélien a déclaré explicitement qu’il considère « la culture comme un outil de hasbara [propagande] de premier rang » et ne « fait pas de distinction entre la hasbara et la culture ». Scandaleusement, l’événement a été officiellement lancé par le ministre irlandais de l’Education, Ruairi Quinn.

En réponse, l’IPSC a organisé « Cartes postales pour la Palestine » à l’extérieur, afin de rappeler à ceux qui assistent qu’aujourd’hui encore, l’Etat d’Israël mène une politique de démolitions de maisons et de construction de colonies dans les Territoires palestiniens occupés.

En plus de distribuer des centaines de tracts aux passants, IPSC invitait les personnes à écrire des cartes postales de solidarité aux familles de réfugiés des villages dépeuplés palestiniens, privés de leur droit au retour dans leur patrie. Nous avons recueilli des dizaines de cartes postales, qui seront numérisées et mises en ligne, afin que les gens de Sheikh Muwannis, Jammusin, Salame et Summeil sachent que leurs histoires ne sont pas oubliées. Plusieurs éminents architectes irlandais ont également publié une lettre dans le journal Irish Times sur la question.

En particulier, l’IPSC a été déçu par la facilitation du Dublin Civic Trust à cet événement, étant donné que sa mission inclue « la reconnaissance et la protection du patrimoine architectural de la ville […] générer une plus grande prise de conscience de Dublin sur son environnement bâti historique […] prendre connaissance de son passé tout en embrassant l’avenir » est en contradiction totale avec la possibilité d’être associé à un événement parrainé par l’Etat israélien, compte tenu de la politique impitoyable d’Israël de destruction sociale et architecturale.

En 1948, Israël a été formé par l’épuration ethnique de plus de 700.000 Palestiniens autochtones impliquant le dépeuplement forcé de 531 villes et villages et 11 quartiers urbains. Par la suite, les forces israéliennes ont délibérément rasé 70% de ces zones au sol, 22% ont été « en grande partie détruit », moins de 2% ont été détruits à peine, moins de 2% ont été pris en charge par des colons israéliens, et le statut des 5% restants est indéterminé.

En effet, contrairement à l’affirmation de l’ambassade israélienne (sur l’invitation à l’événement «Cartes postales») que Tel-Aviv « a émergé à partir des dunes de sable », la ville est, en partie, construit sur les restes de quatre villages palestiniens – Sheikh Muwannis, Jammusin , Salame et Summeil. Aujourd’hui, seulement 4% de la population de la ville sont palestiniens. Le professeur israélien Moshe Zuckerman l’a décrit ainsi: « nous avons détruit une culture, détruit une vie, détruit l’éducation, détruit ce qui était ici ».

Un tel comportement destructif n’est pas non plus reléguée dans le passé. Depuis 1967, Israël a démoli plus de 25.880 structures palestiniennes dans les territoires occupés, pour ne pas mentionner l’assaut massif sur l’infrastructure civile de Gaza pendant l’attaque de l’exercice 2008-09 « Opération Plomb Durci « , qui a aussi laissé plus de 1.400 morts. En raison de la persistance du blocus israélien de Gaza, qui comprend des restrictions sévères à l’importation de matériaux de construction, les Palestiniens ont trouvé incroyablement difficile de reconstruire leur société. Dans le même temps, Israël continue à financer la construction de colonies de peuplement en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, une grave violation de la quatrième Convention de Genève, et administre un système d’apartheid et d’occupation militaire contre les Palestiniens.

En outre, les citoyens palestiniens d’Israël sont les principales cibles d’expulsions par la «gentrification» des structures historiques palestiniennes et les districts mixtes (juifs et arabes) des villes – et ce n’est nulle part plus évident qu’à Tel-Aviv. Alors que Tel-Aviv fait des appels à la tolérance, la réalité de la discrimination contre les Palestiniens indigènes à Tel-Aviv est pire aujourd’hui que jamais. Dans de larges zones de la ville, un système informel de logement et la discrimination existe qui ne serait pas déplacé dans le Sud profond des Etats-Unis dans les années 50. Par ailleurs, les Arabes bédouins dans le désert du Néguev (Naqab) subissent systématiquement des réinstallatiosn forcées, avec un village, al-Araqib, détruit plus de trois douzaines de fois.

La prétention d’Israël au pluralisme sonner creux elle aussi. En 2009, le Département d’Etat américain a noté qu’en Israël la «Loi de 1967 de protection des lieux saints s’applique aux lieux saints de tous les groupes religieux dans le pays et dans l’ensemble de Jérusalem, mais que le gouvernement ne met en œuvre la réglementation uniquement pour les sites juifs. Les lieux saints non-juifs ne bénéficient pas de la protection juridique en vertu de ce que le gouvernement ne les reconnaît pas comme des lieux saints officiels. À la fin de 2008, il y avait 137 lieux saints désignés, qui étaient tous juifs. En outre, le Gouvernement a élaboré des règlements pour n’identifier, ne protéger et ne financer que des lieux saints juifs. Alors que des sites bien connus ont une protection de facto en raison de leur importance internationale, de nombreux sites musulmans et chrétiens sont négligés, inaccessibles ou menacés par les promoteurs immobiliers et les municipalités».

Enfin, bien que l’invitation décrit Tel Aviv comme «Ville UNESCO de l’architecture », il convient de noter qu’Israël a retiré son financement pour l’UNESCO en Novembre 2011 après que l’organisation a admis la Palestine en tant que membre. Voilà pour la tolérance culturelle!

Que le Dublin Civic Trust joue à permettre à ses locaux d’être utilisés pour une journée portes ouvertes et permettre que son nom soit associé à un événement parrainé par un État avec un tel bilan catastrophique en matière de droits de l’homme et de manque de respect pour les Palestiniens sur le plan architectural, culturel et patrimoine spatial est inadmissible. En s’associant à un tel événement, ils contribuent à légitimer ces actions de propagande de la «marque Israël».

Le tract:
http://www.ipsc.ie/docs/pdf/%5B2012-10%5DNoOpenHouseApartheidLeaflet.pdf

Plusieurs éminents architectes irlandais ont publié une lettre dans le journal Irish Times sur la question:
http://www.irishtimes.com/newspaper/letters/2012/1004/1224324835696.html

La vidéo de l’action:




Les Palestiniens au FC Barca : « Annulez la visite de Shalit ! L’inviter c’est être complices de la dissimulation de l’occupation par Israël »

29 septembre 2012 – BNC

La société civile palestinienne rejette de la façon la plus claire la tentative du FC Barcelone de « contrebalancer » son invitation de Gilad Shalit, soldat israélien portant une responsabilité dans la mise en œuvre du siège illégal de la bande de Gaza par Israël et ayant participé à des crimes de guerre, en offrant des billets à des Palestiniens pour qu’ils puissent également assister le week-end prochain au Clasico du FC Barcelone contre le Real Madrid. Selon les informations publiées par la presse, Shalit sera reçu dans la loge présidentielle du stade Camp Nou, à la demande officielle d’un ancien ministre israélien (1).

Après la colère de l’opinion en Espagne, le club s’est trouvé contraint de publier une déclaration de réconciliation en affirmant son engagement pour « la paix et l’harmonie » au Moyen-Orient et en offrant des billets pour les Palestiniens (2).

« La déclaration est hors sujet, » affirme Zaid Shuaibi, coordinateur du Networking and Outreach (Réseautage et Sensibilisation) du BNC qui est la plus importante coalition de la société civile palestinienne, « il n’existe aucune équivalence morale entre Israël, puissance occupante responsable de crimes de guerre et de violations persistantes du droit international, et une population occupée à laquelle sont déniés ses droits les plus fondamentaux. Le FC Barcelone doit rejeter toute forme de complicité avec les crimes israéliens par l’annulation de son invitation officielle à Gilad Shalit ».

Peu avant, le footballeur national palestinien, Mahmoud Sarsak, avait confirmé son refus d’une invitation que lui avait adressée le club pour assister au même match, « Je soutiens l’appel palestinien aux Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) d’Israël et je refuse d’être utilisé comme une « feuille de vigne » par le FC Barcelone, club que j’admire profondément. Je ne partagerai pas cette tribune avec quelqu’un qui est directement responsable de la souffrance de mon peuple. » Sarsak a été mis trois ans en détention et à l’isolement par Israël, sans charges contre lui, et il a été libéré en juillet dernier après une grève de la faim épique de trois mois. La FIFA et des footballeurs comme Eric Cantona, Kanoute et Anelka, entre autres, s’étaient exprimés contre son incarcération par Israël (3).

La nouvelle de l’invitation du FC Barcelone à l’ancien soldat israélien a provoqué des protestations véhémentes en Espagne et une intense couverture médiatique (4). Une pétition a jusqu’à présent recueilli 1500 signatures et d’autres actions sont projetées dans les jours qui précèdent le match (5). Les footballeurs palestiniens ont adressé une lettre au FC Barcelone dénonçant l’invitation de Shalit par le club (6).

Note aux rédacteurs :

1) Le Comité national palestinien du BDS (BNC) est la coalition la plus importante de la société civile palestinienne comprenant des partis politiques, des syndicats, des ONG et des organismes populaires palestiniens et il dirige le mouvement BDS mondial. Pour plus d’informations : http://www.bdsmovement.net/bdsintro…

2) L’appel de la société civile palestinienne aux Boycott, Désinvestissements et Sanctions contre Israël : http://www.bdsmovement.net/call (en français : http://www.info-palestine.net/artic… )

3) Les Palestiniens ont une définition commune de ce qui constitue une normalisation avec Israël, comme publiée sur le site de la Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël (PACBI) : http://pacbi.org/etemplate.php?id=1047

Un extrait significatif :

« (5) – Les évènements et les projets culturels impliquant des Palestiniens et/ou des Arabes et des Israéliens, qui défendent l’idée d’un « équilibre » entre les « deux côtés » dans la présentation de leurs récits respectifs comme s’ils étaient sur un même plan ou qui sont autrement fondés sur le faux principe que colonisateurs et colonisés, oppresseurs et opprimés sont à part égale responsables du « conflit », sont intentionnellement trompeurs, intellectuellement malhonnêtes et moralement répréhensibles. De tels évènements et projets, qui cherchent souvent à encourager le dialogue, ou « une réconciliation entre les deux côtés », sans tenir compte des exigences de justice, font la promotion d’une normalisation de l’oppression et de l’injustice. Tous ces évènements et projets regroupant des Palestiniens et/ou Arabes et Israéliens, à moins que le côté israélien soutienne de façon explicite les droits inaliénables du peuple palestinien, et à moins que ces évènements ou projets soient placés dans le contexte explicite d’une opposition commune à l’occupation et à toute autre forme de l’oppression israélienne contre les Palestiniens, tous ces évènements et projets sont des candidats en puissance pour le boycott. PACBI prend également d’autres facteurs en considération pour évaluer de tels évènements et projets, notamment les sources de financements, la conception du programme, les objectifs de la ou des organisations qui parrainent, les participants, et d’autres facteurs pertinents. »

Notes :

- [1] http://www.libertaddigital.com/deportes/liga/2012-09-16/gilad-shalit-invitado-al-camp-nou-para-ver-el-barca-madrid-1276468679/
- [2] http://www.fcbarcelona.com/club/detail/article/fc-barcelona-for-peace-and-harmony-in-the-middle-east
- [3] http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5ipIHepnSO0qzcmm5-nxcAw8MDchw?docId=CNG.b2371552eed6d000aa85ebc4c2e4bc6b.a41
et http://www.kanoute.com/Press-Release—Mahmoud-Sarsak_ad-id!32.ks
- [4] http://www.change.org/es/peticiones/president-of-the-f-c-barcelona-don-t-invite-the-former-israeli-soldier-gilad-shalit-to-the-camp-nou#news
- [5] http://www.change.org/es/peticiones/president-of-the-f-c-barcelona-don-t-invite-the-former-israeli-soldier-gilad-shalit-to-the-camp-nou#news
- [6] http://www.odsg.org/co/index.php?option=com_content&view=article&id=2634%3Aopen-letter-from-gaza-footballers-to-fc-barcelona-club-do-not-side-with-the-oppressor&catid=39%3AStatements&Itemid=62
Pièce jointe : FC Barcelona-BNC-Press Release-30-Sep-2012 (PDF 262.8 KiB) : http://www.odsg.org/co/index.php?option=com_content&view=article&id=2634%3Aopen-letter-from-gaza-footballers-to-fc-barcelona-club-do-not-side-with-the-oppressor&catid=39%3AStatements&Itemid=62

Voir également : Protestations attendues suite à l’invitation VIP du soldat israélien Shalit par le FC Barcelona – BDS Catalogne

29 septembre 2012 – BDSMovementhttp://www.bdsmovement.net/2012/palestinians-to-fc-barcelona-cancel-shalit-visit-inviting-him-is-complicity-in-covering-up-israels-occupation-9655
traduction : JPP




Au tribunal de Pontoise le 12 octobre 2012, les 7 prévenus doivent être relaxés !

Rassemblement de soutien à partir de 9h devant le tribunal, adresse du tribunal de Pontoise: 3 rue Victor Hugo 95300 PONTOISE

 

PROCES BDS A PONTOISE : Date fixée au 12 octobre prochain (la date du procès des 7 militants BDS de Pontoise a été fixée initialement le 28 novembre 2011 , puis reportée au 23 mars, puis au 12 octobre) 2012.

7 militants seront amenés à comparaître devant le tribunal de Pontoise pour avoir participé à la Campagne BDS : RELAXE IMMEDIATE !

Alima, Laurent, Nicolas, Omar, Serge, Sylvain et Sylvette doivent être relaxés !

Ils sont poursuivis par les officines habituelles courroies de transmission de la politique de l’Etat d’Israël, pour « discrimination et incitation à la haine et à la violence envers un groupe ou une nation » pour avoir participé à une action de boycott dans l’hypermarché Carrefour de Montigny-les-Cormeilles le 26 juin 2010.

 Ces actions s’inscrivent dans la campagne internationale BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) contre l’Etat d’Israël jusqu’à ce qu’il se conforme au droit international.

Cette campagne BDS vise, à la demande de la société civile palestinienne et à l’image du mouvement qui avait contribué à mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud, un Etat qui poursuit en toute impunité une politique coloniale, d’apartheid et d’épuration ethnique contre le peuple palestinien : occupation et colonisation de la Cisjordanie, blocus de Gaza, refus catégorique du droit au retour des réfugiés, répression accrue contre les Palestiniens d’Israël.

 Ce procès fait suite à de nombreux autres pour des motifs similaires (à Perpignan, Paris, Bordeaux, Pontoise, Mulhouse), et précède d’autres qui ont été reportés. Après une longue audience portant sur les questions de fond, le dernier jugement, celui du tribunal de la 17ème Chambre correctionnelle du Palais de Justice de Paris le 8 juillet, a relaxé la militante qui était poursuivie.

 Il établit que « Dès lors que l’appel au boycott des produits israéliens est formulé par un citoyen pour des motifs politiques et qu’il s’inscrit dans le cadre d’un débat politique relatif au conflit israélo-palestinien, débat qui porte sur un sujet d’intérêt général de portée internationale, l’infraction de provocation à la discrimination fondée sur l’appartenance à une Nation n’est pas constituée. »

Et il rappelle que « certains secteurs de l’opinion israélienne soutiennent BDS ». Le mouvement BDS remporte de nombreux succès, qu’il s’agisse des boycotts culturel, universitaire ou sportif, qu’il s’agisse de la contribution à la faillite de la société Agrexco, qui exportait des fruits et légumes, ou de la mise en difficulté de grandes sociétés telles que Véolia. 

Mais les officines françaises au service de l’Etat d’Israël ne baissent pas les bras, et usent de tous moyens et de toute complicité pour continuer à harceler les défenseurs du droit international. Confiants dans les droits du peuple palestinien et dans le développement de la Campagne BDS, nous ne nous laisserons pas intimider !

 NOUS CONTINUERONS A BOYCOTTER L’ETAT D’ISRAEL JUSQU’A CE QU’IL SE CONFORME AU DROIT INTERNATIONAL !

La campagne BDS France




Protestations attendues suite à l’invitation VIP du soldat israélien Shalit par le FC Barcelona

Malgré l’opposition de militants de la solidarité avec la Palestine et de Palestiniens, le FC Barcelone a confirmé mercredi qu’il avait adressé une invitation VIP à Gilad Shalit, le soldat de l’occupation israélienne qui a été détenu comme prisonnier de guerre dans la bande de Gaza pendant cinq ans, pour qu’il assiste au match de football contre le Real Madrid, à domicile, au Nou Camp le 7 Octobre.

Pour signer la pétition, cliquez ici.

BDS Catalunya

Protestations attendues suite à l'invitation VIP du soldat israélien Shalit par le FC Barcelona

Une manifestante tient un drapeau palestinien pendant le match de basket de l’EuroLigue entre le Regal FC Barcelone et Maccabi Tel Aviv, à Barcelone, le 5 février 2009 (Toni Garriga / EPA/Newscom)
Selon le quotidien espagnol El Pais, l’invitation à Shalit, qui a été libéré il y a un an lors d’un échange de prisonniers négocié entre Israël et le Hamas, a été sollicitée par un « ex-ministre » israélien.

« Cette invitation n’indique en aucune manière la position du [club] Barça dans le conflit israélo-palestinien, » a affirmé une source du club à l’AFP : « En fait, n’oubliez pas que le vice-président [du club] Villarubí a reçu le Président palestinien Mahmoud Abbas en 2011 et lui a montré toutes les installations du club, » a ajouté la source.

Le footballeur palestinien gréviste de la faim Mahmoud Sarsak et les clubs de Gaza se prononcent

Jeudi, le gréviste de la faim Mahmoud Sarsak, qui a été détenu pendant trois ans sans inculpation ni jugement par Israël, a dit : « En tant que prisonnier libéré, footballeur de l’équipe nationale palestinienne et grand fan du FC Barcelone, je condamne fermement la décision du club d’inviter le soldat israélien Gilad Shalit à un de leurs matches et je les appelle à annuler cette décision.  »

Cette déclaration de Sarsak intervient dans une lettre ouverte signée par des dizaines de clubs de football de Gaza, des associations sportives et des entraîneurs, dont l’association des fans du FC Barcelone de Gaza, et qui affirme :

« Comme l’a montré le boycott efficace des équipes sportives du régime d’apartheid sud-africain, le sport et la vie politique ne peuvent être séparés. Nous vous demandons de ne pas faire preuve de solidarité envers l’armée qui opprime, emprisonne et tue les sportifs palestiniens, hommes et femmes, en Palestine. »

La Fondation du Qatar et Turkish Airlines sont les principaux sponsors du FC Barcelone.

Pétition : Shalit « représente » l’armée israélienne

Les militants solidaires de la Palestine en Espagne se sont fortement opposés à cette manœuvre du FC Barcelone. El Pais a cité des militants BDS ayant affirmé : « Les manifestations [vidéo] organisées pendant le match de basketball Barcelone-Maccabi Tel-Aviv [en 2011] ne seront rien comparé à ce que nous nous préparons pour le Camp Nou. »

Dès jeudi, plus de 1.000 personnes avaient signé une pétition adressée au Président de Barcelone Sandro Rosell, postée par BDS Catalogne, s’opposant à cette mesure.

« Nous comprenons qu’il s’agit là d’un geste de bonne volonté par le club envers une personne qui a subi cinq longues années de captivité dans la bande de Gaza et qui a fait connaître son admiration pour l’équipe de Barcelone, » déclare la pétition, « toutefois, l’ancien soldat Gilad Shalit n’est pas seulement un citoyen israélien, il est aussi un sergent-major des Forces de défense israéliennes (FDI), une armée qui, depuis 1967, occupe illégalement les territoires palestiniens de Jérusalem-Est, de Cisjordanie , de la bande de Gaza et le territoire syrien du plateau du Golan. »

Rappelant le long historique de la « colonisation, de l’’apartheid et du nettoyage ethnique » de l’armée israélienne, y compris l’attaque de 2008-2009 sur Gaza qui a tué 1.400 personnes, la pétition indique que même si Shalit ne fait officiellement plus partie de l’armée, « il représente encore symboliquement l’armée de défense d’Israël. »

Des groupes de pression israéliens en Espagne ont déjà riposté. Masha Gabriel, rédacteur en chef du site web espagnol du groupe anti-palestinien CAMERA, a écrit une lettre à El Pais défendant la décision d’inviter Shalit et affirmant que les références à l’attaque d’Israël sur Gaza – où des familles entières de civils ont été anéanties – comme étant un « massacre » ne pouvait pas être plus « tendancieux ».

Shalit sur la route de la célébrité

Shalit est connu pour être un fan de football et, selon les médias israéliens, battait souvent ses ravisseurs du Hamas au jeu vidéo FIFA Soccer sur Sony PlayStation.

Depuis sa libération il y a un an, Shalit est sur la route de la célébrité dans le cadre des efforts d’Israël en matière de relations publiques, écrivant sur Ynet : « J’ai rencontré beaucoup de gens, visité de nombreux endroits et vécu des choses que je n’ai même jamais rêvé de vivre. Par exemple, lors des finales NBA à Miami, j’ai célébré la victoire avec les joueurs dans le vestiaire et j’ai été arrosé du champagne qu’ils se sont aspergés les uns sur les autres. »

Aucune attention à l’égard des prisonniers et athlètes palestiniens

En revanche, la pétition de BDS Catalogne s’étonne de voir que le FC Barcelone offre « tant d’amitié et de sympathie envers le seul soldat israélien emprisonné ces dernières années en raison du conflit, en maintenant dans le même temps un silence absolu sur les 4660 prisonniers palestiniens actuellement enfermés dans les prisons israéliennes. »

Elle note que :

Le club de football de Barcelone devrait savoir que, parmi les prisonniers palestiniens il y a aussi de nombreux sportifs. Le cas de Mahmoud Sarsak est particulièrement révélateur de la façon dont le régime israélien maltraite le peuple palestinien et en particulier leurs sportifs. Sarsak, qui vient de la bande de Gaza, est un joueur de football qui a joué dans l’équipe nationale palestinienne. Il a été arrêté par l’armée israélienne le 22 Juillet 2009 et a passé 3 ans de sa vie en prison en détention administrative, c’est-à-dire sans inculpation ni procès. Sarsak a obtenu sa libération le 10 Juillet 2012, après 3 mois de grève de la faim, ce qui a forcé les autorités israéliennes à reconnaître qu’il était détenu illégalement. Au cours de sa grève de la faim, durant laquelle il était proche de la mort, il a reçu le soutien d’Eric Cantona, Frédéric Kanouté, le Président de l’UEFA Michel Platini, le président de la FIFA Sepp Blatter et la FIFPro (une association internationale de joueurs professionnels de football).

Sarsak, qui s’est récemment confié à The Electronic Intifada à Gaza, a appelé les gens du monde entier à continuer leurs actions de solidarité avec les prisonniers politiques palestiniens détenus dans les prisons israéliennes.

Lettre ouverte des footballeurs de Gaza au FC Barcelone : Ne soyez pas du côté de l’oppresseur !

Gaza assiégée, Palestine occupée, le 27 Septembre 2012

Monsieur le Président Sandro Rosell,

Nous, footballeurs, athlètes, associations sportives et fonctionnaires du sport palestiniens, sommes consternés d’apprendre que la grande équipe de Barcelone va accueillir Gilad Shalit lors du Clasico, Barcelone vs Real Madrid, le 7 Octobre, alors que plus de 5000 prisonniers politiques palestiniens restent moisir [dans les prisons israéliennes], dont beaucoup en isolement, beaucoup sans aucune visite, beaucoup en grève de la faim, sans attention ni souci pour qu’ils soient libérés.

L’arrestation arbitraire de milliers de Palestiniens de Gaza, y compris la vedette Gazaouie de l’équipe nationale palestinienne de football Mahmoud Kamel Sarsak, qui a été détenu sans procès ni même explication publique de son arrestation, est un outil de routine de l’occupation israélienne. Mahmoud a seulement été libéré après une grève de la faim de 95 jours. Beaucoup d’autres sont, au moment où nous écrivons en grève de la faim dans une prison israélienne et certains sont proches de la mort. Mahmoud Sarsak a perdu 3 ans de sa carrière de footballeur et a failli mourir alors qu’il protestait avec le seul moyen possible pour lui. C’est lui qui mérite d’être invité !

Joseph S. Blatter, Président de la FIFA (Fédération Internationale de Football Association), a exprimé sa « grave préoccupation » à l’égard des pratiques israéliennes et de ses restrictions imposées aux joueurs palestiniens, en particulier ceux incarcérés dans les prisons israéliennes, ou interdits de rejoindre l’équipe nationale. Et Michel Platini a déclaré : « Israël doit choisir entre laisser le sport palestinien se poursuivre et prospérer ou alors assumer les conséquences de leur comportement. »

L’occupation militaire illégale par Israël de la Palestine et les cinq ans de siège sur la bande de Gaza ont étouffé les aspirations des hommes, des femmes et des jeunes sportifs palestiniens, depuis des décennies. Alors, où en sont les conséquences ? [Est-ce ça,] un soutien politique aux pratiques d’Israël en recevant un des soldats des forces d’occupation israéliennes à l’un des plus grands clubs du monde ?!

Les Palestiniens de Gaza soutiennent Barcelone plus que n’importe quel autre club, surtout parmi les enfants qui constituent la majorité de la population. Nous, à Gaza, avons vécu tous tellement d’épreuves sous un siège hermétique, des bombardements réguliers, et de fréquentes incursions.

L’utilisation d’une force écrasante lors de l’Opération Plomb Durci en hiver 2008-09 a rasé de larges surfaces de la bande de Gaza, dont le stade national de football de Rafah, tuant les joueurs de football Ayman Alkurd, Shadi Sbakhe et Wajeh Moshate, ainsi que plus de 1.400 autres Gazaouis. Le gardien de but de l’équipe nationale, Omar Abou Rwayyis, a été arrêté par la police israélienne en 2012 sur des accusations de terrorisme, argument utilisé pour les personnes dont la vie était dédiée au football, et non pas à la politique. De nombreuses fois l’équipe palestinienne n’a pu se réunir, s’entrainer ou participer à des tournois en raison de restrictions israéliennes illégales imposées aux déplacements des joueurs.

Nos footballeurs sont continuellement privés d’entrée ou de sortie de ce que beaucoup d’organisations des droits humains appellent la plus grande prison à ciel ouvert. Vous devez avoir à l’esprit l’exemple de l’année dernière quand Israël a refusé d’autoriser à six membres de l’équipe nationale palestinienne de Gaza de se rendre à un match contre la Mauritanie.

Comme pour tous ceux bloqués dans la bande de Gaza, le porte-parole israélien a déclaré que les joueurs s’étaient vu refuser l’accès pour « raisons de sécurité », affirmant qu’ils n’avaient pas le permis nécessaire, rappelant ainsi la « pass law » raciste, tristement célèbre, de l’Apartheid en Afrique du Sud. [Pass Law : Loi d’apartheid instituant des passeports intérieurs pour restreindre les droits de résidence et de mouvement des populations non blanches, abolie en 1986]

Il s’agit d’une politique systématique et continue à notre égard qui a décimé notre implication dans le sport international. Les incertitudes concernant ces permissions refusées de sortie et d’entrée dans la bande de Gaza et les restrictions changeantes du siège et de l’occupation israélien sont une entrave majeur et par conséquent la Fédération d’Asie de l’Ouest de football ne programme pas toujours les matchs impliquant nos équipes.

En 2007, l’équipe nationale a été empêchée de se rendre à Singapour pour jouer un qualificatif à la Coupe du Monde et a donc été éliminée, et aussi en mai 2008 pour la Challenge Cup de l’AFC (Confédération Asiatique de Football) la privant ainsi d’une qualification pour la Coupe d’Asie 2011. Les joueurs olympiques originaires de Gaza se sont vus empêchés d’entrer en Cisjordanie et les équipes de jeunes fréquemment refusées de sortie et de ré-entrée.

Lors des attaques criminelles d’Israël sur Gaza en 2009, notre stade national a été ciblé et détruit, tout comme le bâtiment de l’Association Palestinienne de football. La construction d’un nouveau stade prévue à Beit Lahiya, Gaza, a été suspendue en raison de la poursuite du siège israélien, qui interdit encore le béton de pénétrer dans la bande de Gaza ainsi que pour d’autres infrastructures sportives. Et le seul terrain gazonné de la bande de Gaza avait déjà été précédemment détruit par un missile israélien obligeant l’équipe nationale à jouer ses matchs dans un stade quasiment vide au Qatar.

Comme l’a montré le boycott efficace des équipes sportives du régime d’apartheid Sud-Africain, le sport et la vie politique ne peuvent être séparés. Nous vous demandons de ne pas faire preuve de solidarité envers l’armée qui opprime, emprisonne et tue les sportifs palestiniens, hommes et femmes, en Palestine mais plutôt de tendre la main à ces footballeurs palestiniens dont les rêves sont détruits et les opportunités brisées, entièrement à cause de la politique d’apartheid du régime israélien contre eux.

Selon les termes de Mahmoud Sarsak :

« En tant que prisonnier libéré, footballeur de l’équipe nationale palestinienne et grand fan du FC Barcelone, je condamne fermement la décision du club d’inviter le soldat israélien Gilad Shalit à un de leurs matches et je les appelle à annuler cette décision. Il y a près de 5.000 prisonniers politiques détenus dans les prisons israéliennes, souffrant quotidiennement des horribles pratiques pénitentiaires israéliennes qui violent le droit humanitaire et les conventions internationales.

Nos prisonniers, dont beaucoup sont des footballeurs et autres athlètes, subissent des méthodes et pratiques de torture psychologique et physique des plus brutales. Seuls les anciens captifs, comme moi, connaissent l’histoire complète de cette oppression et l’humiliation qui va nous hanter pendant de nombreuses années à venir. J’appelle le Barça à boycotter sa participation contre des équipes sportives israéliennes et à appeler au boycott, au désinvestissement et aux sanctions contre Israël jusqu’à ce qu’il autorise les droits fondamentaux des Palestiniens, notamment le droit de participer librement au sport et à des compétitions sportives. N’invitez pas le soldat des forces d’occupation d’Israël Gilad Shalit alors que tant de Palestiniens moisissent dans les prisons israéliennes pour le crime d’être Palestiniens souhaitant jouer au football et aux autres sports. »

Inviter Gilad Shalit est comme faire défiler un soldat des Forces de Défense d’Afrique du Sud lors d’un match de football européen durant les années 80. Aurais-tu fait cela, FC Barcelone ?

Signataires :

· Association des Supporters du FC Barcelone de Gaza
· Alwehda (unity) Club-Rafah
· Alasteqlal (independence) Club-Rafah
· Jamaa’i Rafah Club
· Alnuseirat Services Club
· Deir Elbalah Services Club
· Deir Elbalah Union Club
· Alsalah Charity Club
· Alwehda Club- Jabalia
· Jabalia Youths Club
· Beit Hanoun Civil Club
· Beit Lahyia Club
· Albureij Services Club
· Alaqsa Club-Alnuseirat
· Almaghazi Services Club
· Alnuseirat Sefrvices Club
· Alzawaida Youth Club
· Jabalia Union Club
· Ansaar Jabalia Club
· Alkarama Club
· Gaza Sporting Club
· RafahYouths Club
· ALtarabot Club- Deir Albalah
· Albureij Civil Club
· Alredwan Club
· Hetteen Club
· Alta3awn (Cooperation) Club
· Alwefaq Club
· Aljazeera Club
· Alyarmouk Club
· Alrayaan Club
· Albureij Youths Club
· Alrebaat Club
· Alzawaida Union Club
· Almaghazi Youths Club
· Alqarara Club
· Alataa’ Althahabi Club
· Alshaf3’ Club
· Alshareqa Club
· Canada Club
· Alqadessia Club
· Tel Alsoultaan Club
· Shatti Services Club
· Islamic Assembly Club
· Khan Younus Union Club
· Rafah Youth Club
· Sports College—Al-Aqsa University

Joueurs et entraineurs

· Mahmoud Sarsak (Joueur de l’Equipe Nationale de Palestine de Football)
· Ghassan Balaawi (Ancien entraineur de l’Equipe Nationale de Palestine de Football
· Khaled Quake (Entraineur de l’Equipe de Palestine de Football des moins de 20 ans)
· Naim Salameh (Entraineur)
· Naif Abdul Hadi (Entraineur)
· Jamal El Houli (Entraineur)
· Abdul Hai Abu Shammaleh (Entraineur)

Pour signer la pétition, cliquez ici.

Source : Electronic Intifada

Traduction : KA




En Israël, aucune critique n’est permise

Communique de l’AURDIP (Association des Universitaires pour le Respect du Droit Intenational en Palestine)
20 septembre 2012

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Le département de sciences politiques de l’Université Ben Gourion, en Israël, est menacé de fermeture. Ce département est réputé pour accueillir quelques uns des rares chercheurs critiques de la politique israélienne vis à vis des Palestiniens, dont Haim Yacobi, son directeur, et Niv Gordon, le précédent directeur. La plupart des commentateurs s’accordent à dire que ces deux faits sont liés, comme en témoigne  cet article de Haaretz traduit en français .

Alors qu’au même moment, un établissement des territoires illégalement occupés depuis 1967 vient de se voir élever au titre d’Université (à Ariel) par le gouvernement de Benyamin Netanyahou, alors que les universités palestiniennes survivent à peine, on voit encore une fois à quelles fins est utilisée l’Université en Israël.

L’autorité universitaire israélienne et l’écrasante majorité de ses membres est alliée au gouvernement israélien, au service de sa politique, de son idéologie et de son armée. Ces récents événements confirment, si besoin était, que l’institution universitaire mérite bien d’être boycottée en tant que telle, comme le confirme cet article du Guardian traduit en français.

Les voix dissidentes, progressistes et courageuses au sein des universités israéliennes, qui soutiennent l’appel palestinien à mettre en place des stratégies de boycott institutionnel de l’Etat israélien, se font de plus en plus rares, et pour cause. Soutenons les contre leurs tutelles et réitérons notre refus de collaborer avec les universités israéliennes tant qu’Israël ne respectera pas le droit international en Palestine.

AURDIP




La maison Baramki : Absente/Présente

La Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël (PACBI) appelle la société civile internationale à soutenir ses efforts pour rendre la maison Baramki à Jérusalem à ses propriétaires palestiniens légitimes, la famille Baramki.

L’histoire

En 1932, l’éminent architecte palestinien Andoni Baramki a bâti sa stupéfiante maison à Jérusalem. Il l’a dédiée à son épouse, Eveline. En 1948, pendant la campagne sioniste de nettoyage ethnique, ou Nakba, la famille Baramki, comme des centaines de milliers de Palestiniens, a été déracinée et s’est retrouvée, pendant quelques temps, à Gaza, puis ensuite à Ramallah. La Maison Baramki avait été transformée en avant-poste militaire : le poste Turjeman. Elle est située sur la lisière entre ce qui est devenu Israël et ce qui est devenu la Cisjordanie , en face de la Porte Mandelbaum, le seul point de passage entre les côtés de la ville divisée de Jérusalem.

Après la guerre de 1967, Israël a occupé le reste de la Palestine historique et placé la Cisjordanie et la Bande de Gaza sous contrôle militaire. La Porte Mandelbaum a été retirée et l’avant-poste militaire abandonné.
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La Porte Mandelbaum et la Maison Baramki

Andoni et Eveline Baramki étant résidents de Jérusalem Est maintenant occupée, les autorités israéliennes leur ont octroyé des cartes d’identité israéliennes. L’armée israélienne n’avait plus besoin de la maison comme avant-poste, alors la famille Baramki a pensé que sa demande de restitution de la maison allait enfin aboutir. Hélas, les autorités israéliennes ont rejeté la requête de la famille, en vertu de la loi raciste de 1950 sur les biens des absents (en anglais sur Unispal.un.org) qui a été utilisée pour piller les biens des Palestiniens ethniquement nettoyés pendant la Nakba et même les biens de ceux qui avaient été déplacés en interne et déclarés « présents-absents »(1). Cette loi inique reconnaît la présence des Palestiniens déplacés en interne comme « résidents ou citoyens » de l’État d’Israël, mais « absents » pour ce qui concerne leurs propriétés.

Jusqu’à sa mort en 1972, Andoni Baramki allait voir sa précieuse maison tous les jours. Il marchait autour plusieurs fois par jour, mais il n’a jamais été autorisé à y entrer.

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Inscription au néon en hébreu, en arabe et en anglais sur la Maison Baramki : « Les oliviers seront nos frontières » [attention à l’invasion, les Provençaux ! (ndt)]

Après la mort de son père, Gabi Baramki a continué à essayer de récupérer la maison familiale, mais en vain. En 1999, la Fondation israélienne de Jérusalem a transformé la Maison Baramki en « Musée de la Couture« , dont la mission déclarée est l’espoir de « faire avancer le dialogue parmi nous malgré nos points de vue divergents. Nous devons nous engager dans un dialogue social fondé sur ce que nous avons en commun et ce qui nous unit plutôt que sur ce qui nous divise et nous éloigne. » Le projet a été rendu possible par le « soutien généreux de la famille allemande von Holtzbrinck« .

L’histoire de la Maison Baramki n’est qu’une histoire parmi des milliers d’autres semblables ; mais ce cas particulier est l’exemple d’une injustice encore plus grande. En août 2012, Gabi Baramki est décédé, laissant derrière lui un riche héritage de lutte pour les droits palestiniens et pour le développement des institutions scolaires palestiniennes. La lutte pour la liberté, pour la justice et l’égalité des droits, à laquelle Gabi a consacré toute sa vie, continue.

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Gabi Baramki (1929-2012)

Nous, à PACBI, considérons ce Musée comme une incarnation de la criminalité israélienne, de l’hypocrisie, du vol des biens, de la colonisation, de l’oppression et du déni persistant de la présence même des Palestiniens et des droits qui l’accompagne. Nous exigeons l’application du droit international, et que la Maison Baramki soit restituée à ses propriétaires palestiniens légitimes, la famille Baramki.

Que peut-on faire ?

Suggestions d’actions :

● Empêcher Israël de participer à tout événement architectural ou cultural à moins qu’il ne rende la Maison Baramki à ses propriétaires légitimes, qu’il admette et répare l’injustice inhérente à la confiscation massive des biens dans le cadre de sa loi des « présents absents » et abroge cette loi raciste ;

● Soulever la question de la Maison Baramki lors de tout événement architectural et culturel dans lequel Israël peut être présent et insister sur le fait qu’Israël doit se conformer au droit international et rende les biens pillés à leurs propriétaires respectifs ;

● Explorer toutes les possibilités de tenir pour complice de ce crime la famille allemande von Holtzbrinck (Verlagsgruppe Georg von Holtzbrinck, Holtzbrinck family Publishing/Stuttgart, Allemagne ; revenus : 2.2 milliards de dollars US ; salariés : 12.600), puisque cette famille a grandement facilité le transfert d’une propriété privée palestinienne à une institution culturelle israélienne, en violation du droit international – et peut-être du droit allemand. Ce fonds généreux d’une société/famille allemande n’est qu’un exemple de la manière dont l’aide à Israël par l’Allemagne, l’Europe ou les États-Unis a fait de ces bienfaiteurs des partenaires dans les crimes commis par l’État d’Israël. Cette aide à Israël a invariablement aidé à dissimuler les vieux crimes d’Israël ou à faciliter les nouveaux ;

● Utiliser toutes les options juridiques possibles disponibles en vertu du droit international pour récupérer la Maison.

Quelles sont nos cibles ?

L’UNESCO, toutes les institutions architecturales et culturelles, et tous les organismes archéologiques et culturels mondiaux.

Références :
1) Pour plus d’informations, voir par exemple (en anglais) :
– Masalha, Nur (1992), Expulsion of the Palestinians: the Concept of « Transfer » in Zionist Political Thought, 1882-1948. Washington: Institute for Palestine Studies.
– Massalha, Nur (1997), A Land Without a People: Israël, Transfer and the Palestinians 1949-96. London: Faber and Faber.
– Tom Segev, Arlen Neal Weinstein (Tanslator) (1998) 1949, The First Israëlis, Henry Holt & Company, Bottom of Form.

Note ISM : Pour avoir une idée, s’il en était besoin, et surtout des preuves de la réécriture falsifiée de l’histoire par le régime sioniste, lire l’article « Jérusalem à nu« , sur le site du ministère israélien des Affaires étrangères, sur le soi-disant « Musée de la Couture ».

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Les activistes israéliens de Boycott from Within Ronnie Barkan et Renen Raz rendent hommage à Gabi Baramki en appelant le musée israélien qui occupe la Maison Baramki à rendre la maison pillée à ses propriétaires légitimes

Source : Pacbi

Traduction : MR pour ISM




Agissez : Dites aux joueurs de la NBA « non à l’apartheid israélien ! »

Dimanche, 29 juillet 2012 12h26 Alternative Information Center (AIC)

La NBRPA (Association des joueurs retraités de la NBA) tiendra un « séminaire éducatif » en Israël en partenariat avec l’AIEF (Fondation américano-israélienne d’éducation), l’organisme de bienfaisance affilié au lobby pro-Israël AIPAC (American Israel Public Affairs Committee). Cette visite est planifiée du 30 juillet au 7 août, alors il n’est pas trop tard pour dire aux participants « non à l’apartheid israélien ! »
Le séminaire éducatif, selon le communiqué de presse publié par l’AIEF, « donnera de l’autorité aux voix des anciens joueurs à l’égard des questions du Moyen Orient. » Lors de leur séjour en Israël, les participants « verront et auront une expérience de certains des sites religieux et politiques les plus importants d’Israël tout en participant à une série de discussions constructives avec de nombreux officiels du gouvernement et des militaires… »
Contactons la NBRPA ici et demandons-leur d’annuler le séminaire et ainsi d’honorer l’appel palestinien de boycotter, désinvestir de et sanctionner Israël jusqu’à ce qu’il respecte le droit international et les principes universelles des droits humains.
Informons les de l’attaque récente d’Israël contre le footballeur palestinien Mahmoud Sarsak, qui était forcé à entamer une grève de la faim de 92 jours afin d’être relâcher après trois ans d’emprisonnement, détenu sans être inculper ni juger.
Contactons les joueurs qui doivent participer au voyage et demandons leur de ne pas participer au blanchiment des crimes d’Israël contre le peuple palestinien.

Demandez-leur de ne pas se laisser instrumentaliser par l’AIPAC pour la propagande israélienne :
Stephen Bardo: https://twitter.com/stephenbardo/
Dr. Dick Barnett: https://twitter.com/dickbarnett
Kenny Battle: https://twitter.com/teamgotgroupies (twitter of his son)
Willie Burton: http://www.willieburton.com/contact_us/#
Joe Barry Carroll: http://en.wikipedia.org/wiki/Joe_Barry_Carroll
Cedric Ceballos: https://twitter.com/cedceballos
Dale Ellis: http://en.wikipedia.org/wiki/Dale_Ellis
Spencer Haywood: https://twitter.com/spencerhaywood
Stephen Howard: https://twitter.com/stephen_speaks; http://www.stephenhoward.com/ (He has already sent a tweet saying how “excited” he is to be on the trip.
Marvin Roberts: http://www.legendsofbasketball.com/board/marvin-roberts/
Danny Schayes (co-leader of trip): http://en.wikipedia.org/wiki/Danny_Schayes
Sedric Toney: http://en.wikipedia.org/wiki/Sedric_Toney
Sam Vincent: http://en.wikipedia.org/wiki/Sam_Vincent_(basketball)
Jerome Williams (co-leader of trip): https://twitter.com/JunkYardDogJW



« Non à l’Euro 2013 en Israël », une vidéo de la Campagne, à diffuser largement !

Aidez-nous à convaincre l’UEFA de ne pas laisser le soin à Israël d’accueillir les phases finales de l’Euro Espoirs en juin 2013.

Depuis un an, 42 clubs de football Palestiniens attendent une réponse du Président de l’UEFA Michel Platini à leur appel visant à ne pas récompenser Israël pour sa politique raciste à leur égard.
Lire l’appel des clubs de Palestine sur le site: http://cartonrougeapartheidisrael.weebly.com/

S’il vous plaît, SIGNEZ LA PÉTITION demandant à l’UEFA de dire à Israël qu’il n’accueillera pas l’Euro 2013.

Avec Éric Cantona, Noam Chomsky, Ken Loach : Contre la tenue de l’Euro des moins de 21 ans en Israël !

Dans une lettre rendue publique à l’occasion de l’Euro de football, Éric Cantona, Noam Chomsky et Ken Loach observent avec satisfaction que «certains membres de gouvernements ont décidé de boycotter les matchs de groupe en Ukraine en raison des violations des droits humains observées dans ce pays. » avant de demander « pourquoi les mêmes acteurs sont-ils si silencieux quand Israël reçoit l’Euro 2013 des moins de vingt-et-un an ? Le racisme, les violations des droits de l’homme et les violations flagrantes du droit international sont des faits quotidiens dans ce pays.»

Le maintien d’Israël comme pays organisateur de l’Euro 2013 des moins de 21 ans est d’autant plus surprenant qu’en 2010, Michel Platini, président de l’UEFA (Union of European Football Associations), avait menacé Israël de sanctions sportives, en raison des restrictions imposées pour les allers et venues des sportifs palestiniens, et des difficultés à pouvoir importer des équipements sportifs. Michel Platini avait alors déclaré « Israël n’a qu’un seul choix : laisser le sport palestinien se développer, ou il doit assumer tout seul les conséquences de son attitude ».

Il serait donc inadmissible qu’Israël puisse organiser l’Euro 2013 des moins de 21 ans, alors que rien n’a changé dans la situation d’apartheid imposée aux Palestiniens.
Israël ne respectant pas les droits fondamentaux des Palestiniens, ni le développement du sport en Palestine, la Campagne BDS France  lance une pétition demandant  à l’UEFA et à son président Michel Platini que l’Euro 2013 des moins de 21 ans ne se tienne pas en Israël:

Signez la pétition 

www.bdsfrance.orgcampagnebdsfrance@yahoo.fr

 




Pétition : Un million de voix à l’ONU « Stop Israel Nuclear »

(Signez la pétition)

Depuis l’approbation par l’ONU, en 1974 , de la Résolution 3263 (XXIX) demandant l’établissement au Moyen Orient d’une zone exempte d’armes nucléaires et autres armes de destruction massive (ADM), les Nations Unies comme d’autres organismes internationaux n’ont cessé à maintes reprises de lancer le même appel… aucune de ces démarches n’a atteint l’objectif escompté. Le dernier appel a été lancé en 2010, à l’occasion de la Conférence de révision du Traité de Non-Prolifération Nucléaire (NPT) pour demander la tenue d’une conférence en 2012 dans le but de mettre en marche le processus et cette initiative, une fois encore, fut boycottée par l’Israël et les États-Unis.

La déclaration du Moyen-Orient comme zone exempte d’armement nucléaire impliquerait l’adhésion de l’Israël au TNP en qualité d’état non nucléaire et la mise sous contrôle de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique(AIEA) de toutes ses installations, ainsi que l’ont déjà fait les autres états de la région.

Si l’Israël ouvrait ses installations à l’examen des inspecteurs de l‘AIEA, le Conseil de Sécurité de l’ONU (CS) serait en mesure de connaître les véritables dimensions du danger que représentent ces arsenaux supposés secrets et il serait dans l’obligation de prendre les mesures nécessaires pour éliminer la menace plane sur la paix fragile de la région.

En attendant, la réalité n’est pas ce qu’elle devrait. Le Conseil de Sécurité, faisant preuve d’une irresponsabilité aussi insensée qu’intéressée, laisse libre l’Israël d’accroître sa puissance nucléaire,exempte de tout contrôle, il s’abstient d’enjoindre à ce pays de respecter ses propres résolutions et se montre incapable de conjurer une catastrophe aux conséquences qui ne sont que trop facilement prévisibles.

Mais cette passivité irresponsable et les intérêts troubles qui en sont la cause ne doivent pas être un obstacle qui empêche les citoyens de prendre les actions qu’il faudra pour sauvegarder la paix et réclamer, d’une voix plurielle et unanime à la fois, que soient prises les mesures indispensables pour contraindre l’Israël à soumettre ses installations atomiques à l’examen de l’AIEA.

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Texte à l’ONU

Le 18 septembre 2009 la ConférenceGénérale de l’Agence Internationale de l’ÉnergieAtomique (ci-devant AIEA) a approuvé la Résolution GC (53) / RES / 17 portant sur la capacité nucléaire israélienne et dans laquelle elle se déclare préoccupée par la menace que continue de faire peser la prolifération des armesnucléaires sur la sécurité et la stabilité du Moyen-Orients, elle demande instamment à Israël d’adhérer au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (ci-devant TNP)et de soumettre toutes ses installations nucléaires aux garanties généralisées del’AIEA.

Suite à cette résolution, le Conseil des Gouverneurs de l’AIEA a débattu, lors de sa réunion de 2010, de la question de la capacité nucléaire israélienne afin de répondre à un message du Secrétaire Général remis aux États membres en avril 2010 demandant leur avis et leurs contributions après examen de ce dossier. Comme à d’autres reprises par le passé, le gouvernement israélien s’est à nouveau refusé à coopérer avec l’AIEA et à signer le TNP.

Étant donné que l’établissement au Proche Orient d’une zone exempte d’armes nucléaires et d’autres armes de destruction massive serait une contribution décisive pour la paix dans la région, et vu que le refus de l’Israël de signer le TNP et de soumettre toutes ses installations et dispositifs atomiques à l’inspection del’AIEA constitue clairement une menace pour la paix dans le sens du chapitre VII de la Charte des Nations Unies, nous, soussigné, demandons :

  1. Que le Conseil de Sécurité de l’ONU réclame auprès de l’État d’Israël sa signature du TNP et qu’il soumettetoutes ses installations et dispositifs atomiquesà l’inspection de l’AIEA dans le but d’établir au Proche Orient une zone exempte d’armes nucléaires et autres armes de destruction massive.
  2. Que, si l’État d’Israël refusait de s’exécuter de son plein gré, le Conseil de Sécurité adopte toutes les mesures qui s’imposent, en vertu des art.  41 et 42 de la Charte des Nations Unies, afin d’atteindre aux objectifs énoncés ci-dessus.



Lettre ouverte à Renaud Garcia-Fons

 

Paris, le 17 Avril 2012

Cher Renaud Garcia-Fons,

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Le 6 mai prochain, vous prévoyez de donner un concert à Tel Aviv, dans le cadre du Festival de musique « de la ville blanche ».

Nous sommes étonnés que vous, qui êtes attaché au respect de la dignité humaine, alliez donner un concert dans un pays qui bafoue le droit international depuis plus de soixante ans.

Nous nous souvenons que vous aviez en effet participé à un « Orchestre pour la Paix » à travers un « Concert de la solidarité humaine » à Paris en 2002.

Miguel Angel Estrella, qui était alors à vos cotés lors de ce concert, est aujourd’hui membre du comité de parrainage du tribunal Russell pour la Palestine. Les conclusions* de ce tribunal lors de sa dernière session au Cap en Afrique du Sud sont sans équivoque : Israël est responsable de graves violations du droit international et est coupable du crime d’apartheid.

Renaud Garcia-Fons, savez vous que pendant que des centaines de mélomanes pourront profiter de votre talent à Tel Aviv, ce sont des milliers d’autres qui en seront privés parce que relégués derrière un mur de séparation.

Depuis longtemps le peuple palestinien subit la politique d’apartheid israélienne, qui réduit scandaleusement ses droits les plus fondamentaux : accès à l’eau, à l’éducation, aux soins, liberté de circulation…

C’est un peuple colonisé en Cisjordanie, un peuple sous blocus à Gaza, un peuple discriminé en Israël, un peuple réfugié dont le droit au retour a été reconnu par l’ONU mais jamais mis en application par Israël. La communauté internationale ferme les yeux et le gouvernement israélien agit en toute impunité : des centaines de civils tués en 2009 pendant l’opération plomb durci à Gaza, des incursions militaires régulières et des check-points en Cisjordanie, l’inégalité entre citoyens palestiniens et juifs en Israël dans de nombreux domaines comme la santé, le travail, les services publics, des milliers de palestiniens, déracinés, réfugiés partout dans le monde, des militants pacifistes tués à bout portant lors de la Flottille pour la liberté en 2010.

Face à ces injustices, les composantes de la société civile palestinienne ont décidé en 2005 de mettre en place la campagne BDS. Il s’agit d’un appel au boycott, aux désinvestissements et aux sanctions tant qu’Israël ne respectera pas le droit international. Cette lutte, inspirée par le combat des sud-africains contre l’apartheid, a pris une dimension internationale et depuis quelques temps des campagnes de boycott de l’État israélien se développent dans tous les pays.

Aujourd’hui, de nombreuses personnalités artistiques ont choisi de ne pas se produire en Israël tant que cet État ne changera pas sa politique. Parmi les cinéastes, Ken Loach, Jean-Luc Godard, Meg Ryan, Dustin Hoffman ou Mike Leigh. Parmi les musiciens, Roger Waters, Brian Eno, Annie Lennox, Carlos Santana, Elvis Costello, Gil Scott-Heron, Gorillaz, les Pixies, Massive Attack, Gilles Vigneault, Vanessa Paradis, entre autres, ont récemment annulé leurs prestations artistiques dans différentes villes israéliennes.

En vous rendant en Israël vous participeriez à la normalisation d’une situation coloniale.

Ne contribuez pas à fermer les yeux des citoyens français en faisant comme si rien d’inacceptable ne se déroulait là-bas. Nous pouvons sans peine imaginer que vous ne connaissiez pas la situation sur place, mais dorénavant vous ne pourrez plus dire « je ne savais pas ! ».

Si vous souhaitez être informé plus en détails de la politique du gouvernement israélien, nous le ferons volontiers.

Cher Renaud Garcia-Fons, nous vous demandons de rejoindre les artistes qui boycottent Israël tant que cet état ne respectera pas le droit international et d’annuler votre concert au Festival de Tel Aviv.

 Nous restons à votre entière disposition pour tout supplément d’information.

Cordialement,

La Campagne BDS France

CICP
21 ter rue Voltaire
75011 Paris
campagnebdsfrance@yahoo.fr
http://www.bdsfrance.org/

* http://www.russelltribunalonpalestine.com/en/sessions/south-africa/south-africa-session-full-findings-french




Appel pour le Forum Social Mondial « Palestine Libre », Brésil, novembre 2012

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par la Campagne Stop The Wall
publié le vendredi 10 février 2012.

Dans ce monde, la Palestine occupée est chère à nos cœurs et sa cause continue d’inspirer la solidarité autour du globe. Le Forum Social Mondial Free Palestine est une expression de l’instinct humain pour la justice et la liberté. C’est un écho de l’opposition des Forums Sociaux Mondiaux à la domination, au colonialisme et au racisme néolibéraux, par les luttes pour des alternatives sociales, politiques et économiques promouvant la justice, l’égalité et la souveraineté des peuples.

Le FSM Palestine Libre sera une rencontre générale des mobilisations populaires et de la société civile dans le monde. Il vise à :

1. Montrer la force de la solidarité avec les appels du peuple palestinien et la diversité des initiatives et des actions qui visent à promouvoir la justice et la paix dans la région.

2. Créer des actions efficaces pour conduire à l’autodétermination palestinienne, à la création d’un État palestinien avec Jérusalem comme capitale et à la réalisation des droits humains et du droit international, en :

a) mettant fin à l’occupation israélienne et à la colonisation des terres arabes et en démantelant le Mur ;

b) assurant le droit fondamental des citoyens arabes palestiniens d’Israël à une complète égalité ; et

c) promouvant, protégeant et exécutant le droit des réfugiés palestiniens à revenir dans leurs foyers et sur leurs terres comme le stipule par la résolution 194 de l’ONU.

3. Etre un espace de discussion, d’échanges d’idées, d’élaboration stratégique et de planification pour améliorer l’organisation de la solidarité.

Exactement 65 ans après que le Brésil ait présidé l’Assemblée générale de l’ONU qui se mit d’accord pour partager la Palestine, le Brésil accueillera un autre type de forum mondial : une chance historique pour les peuples du monde entier de se dresser là où les gouvernements ont failli. Les peuples du monde viendront ensemble discuter de nouvelles visions et d’actions efficaces pour contribuer à la justice et à la paix dans la région.

Nous appelons toutes les organisations, mouvements, réseaux et syndicats du monde à rejoindre le FSM Palestine Libre en novembre 2012 à Porto Alegre. Nous vous appelons à rejoindre le Comité international du FSM Palestine Libre que nous allons établir dès que possible. La participation à ce forum renforcera structurellement la solidarité avec la Palestine, promouvra l’action pour réaliser les droits légitimes des Palestiniens et pour tenir Israël et ses alliés responsables devant le droit international.

Ensemble, nous pouvons porter la solidarité avec la Palestine à un nouveau niveau.

Comité préparatoire palestinien pour le FSM Palestine libre

Membres du secrétariat :

PNGO – Palestinian NGO Network Stop the Wall – Palestinian grassroots Anti-Apartheid Wall Campaign, OPGAI – Occupied Palestinian Golan Heights Advocacy Initiative

Alternatives representées par : Alternative Information Center, Teacher Creativity Center Ittijah General Union of Palestinian women

Bureau de coordination : PNGO – Palestinian NGO Network Tel : +970 2 2975320/1 Fax : +970 2 2950704 E mail : samahd@pngo.net

Publié originellement le 19 janvier 2012 par Campagne StopTheWall Traduction : JPB-CCIPPP

Campagne Stop The Wall



Omar Barghouti lance un appel aux célébrités à rejoindre BDS

Au cours de l’entretien, il déclare :

« Israël et ses groupes de pressions bien huilés ont essayé tous les trucs dans leur panoplie de diffamation, d’intimidation, de pression et de terrorisme intellectuel pour décourager ou calomnier les militants et les dirigeants BDS partout dans le monde. Jusqu’ici, ils ont misérablement échoué, comme ils l’admettent parfois eux-mêmes ».

Ayant perdu la bataille pour gagner les coeurs et les esprits dans plusieurs États occidentaux-clés, ils ont eu recours à l’arme ultime, à savoir criminaliser la dissidence et museler entièrement le débat ».

« L’écrivain britannique de renommée mondiale, Iain Banks, a écrit dans le Guardian que la meilleure manière dont les artistes, les écrivains et les universitaires internationaux peuvent « convaincre Israël de sa déchéance morale est « simplement de n’avoir plus rien à faire avec cet Etat hors-la-loi », [2] position qui a été ultérieurement appuyée par Stéphane Hessel, coauteur de la déclaration universelle des droits de l’homme, survivant de l’holocauste et ancien diplomate français.

Interview avec Omar Barghouti

Omar Barghouti est commentateur palestinien, militant des droits humains et écrivain. Il est l’un des dirigeants du mouvement boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) lancé par la société civile palestinienne et l’un des membres fondateurs de la campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël, lancé en 2004. Il a récemment écrit un livre intitulé « BDS – The Global Struggle for Palestinian Rights » (BDS-la lutte mondiale pour les droits des Palestiniens ).

HC : vous êtes un des membres fondateurs du mouvement boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), campagne qui a été lancée en 2005. Qu’est-ce qui vous a incité à participer à ce mouvement et pourquoi l’année 2005 était-elle propice pour lancer l’initiative mondiale de BDS ?

OB : j’ai toujours cru que dans la réalité palestinienne très complexe du siège israélien, caractérisé par l’oppression coloniale et l’apartheid, la résistance populaire et pacifique est la forme la plus efficace de lutte pour obtenir nos droits inaliénables en vertu du droit international.

Chercher à atteindre nos objectifs de liberté, de justice et d’égalité -but du mouvement BDS- a toujours été notre principale motivation. Après des décennies de nettoyage ethnique permanent et de dépossession de notre peuple par Israël, la société civile palestinienne s’est rendue compte que la prétendue « communauté internationale » sous l’hégémonie des USA, ne peut absolument pas nous obtenir nos droits, ni forcer Israël à respecter ses obligations en vertu du droit international. Inspirés par un siècle de résistance civile palestinienne au colonialisme et aux expulsions et fortement influencés par le mouvement anti-apartheid d’Afrique du Sud, les figures clés de la société civile palestinienne ont décidé de lancer la campagne BDS. Immédiatement, la grande majorité de partis politiques palestiniens, de syndicats, de mouvements de masse mobilisés par des ONG, de réseaux de défense des droits des réfugiés, et d’autres ont appuyé la campagne, dont ils ont ainsi montré le pouvoir unique d’unifier, de donner le pouvoir d’agir, d’assurer la cohérence morale et une large représentation.

Nous avons lancé le BDS le 9 juillet 2005, premier anniversaire de l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice condamnant Israël pour l’illégalité du mur et des colonies construites sur le territoire palestinien occupé. Dans son avis, la CIJ disait expressément que tous les États « sont dans l’obligation de ne pas reconnaître la situation illicite découlant de la construction du mur et de ne pas prêter aide ou assistance au maintien de la situation créée par cette construction ; tous les États parties à la Quatrième Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre, du 12 août 1949, ont en outre l’obligation, dans le respect de la Charte des Nations Unies et du droit international, de faire respecter par Israël le droit international humanitaire incorporé dans cette convention ». Quand les gouvernements n’ont pas rempli cette obligation minimale, la société civile palestinienne à décidé d’en appeler aux personnes de conscience, aux citoyens et à la société civile internationale pour qu’ils assument la responsabilité morale de demander des comptes à Israël.

HC : pour ceux qui ne le sauraient pas déjà, quels sont les principaux objectifs du mouvement BDS et à quel stade estimerez-vous que vos demandes auront été satisfaites et mettrez-vous fin à la campagne ?

OB : le BDS vise à permettre au peuple palestinien d’exercer son droit inaliénable à l’autodétermination en mettant fin au système à trois niveaux appliqué par Israël qui nous refuse nos droit fondamentaux sanctionnés par les Nations unies. Plus précisément, nous demandons la fin de l’occupation israélienne de toutes les terres arabes qu’ Israël contrôle depuis 1967, notamment à Jérusalem-Est ; la pleine égalité pour les citoyens palestiniens d’Israël et la fin du système israélien institutionnalisé et légalisé de discrimination raciale à leur rencontre ; le respect et la mise en application du droit au retour des réfugiés reconnu par la communauté internationale, réfugiés chassés lors du nettoyage ethnique par les forces sionistes et ensuite par Israël lors de la Nakba de 1948 et depuis lors.

HC : à quel rythme estimez-vous que le mouvement BDS prendra racine à un niveau comparable au mouvement BDS mondial qui a permis de renverser l’apartheid en Afrique du Sud ? Faudra-t-il d’après vous au mouvement BDS des dizaines d’années pour avoir un impact ou êtes-vous confiant qu’elle aura des effets plus rapides ?

OB : les Sud-Africains ont lancé leur appel au boycott à la fin des années 50. Dans les pays les plus puissants du monde, particulièrement en Occident, les couches du mainstream ont effectivement adopté le boycott et le désinvestissement contre le régime d’apartheid en Afrique du Sud au cours des années 80. Par comparaison, bien que le boycott n’ait que six ans, le mouvement BDS mondial lancé par les Palestiniens a déjà atteint le grand public en Occident et a remporté des victoires majeures dans les domaines économique, culturel et universitaire. Le nombre de personnalités culturelles, d’intellectuels et d’artistes de premier plan qui, soit ont appuyé le BDS soit l’ont au moins respecté, a progressé à une vitesse impressionnante depuis la guerre d’agression illégale et manifestement immorale lancée par Israël contre la bande de Gaza sous siège et toujours occupée.

HC : beaucoup de publicité a entouré notamment les musiciens qui ont récemment décidé de ne pas jouer en Israël. Est-il important que ces célébrités participent également au mouvement BDS ?

OB : après qu’ Israël eut massacré neuf Turcs sans armes, humanitaires et défendeurs des droits humains -dont un avait la double nationalité turque/US- et en eut blessé des dizaines d’autres en provenance de plusieurs pays, de grands artistes et orchestres ont répondu à notre appel au boycott culturel.

L’écrivain britannique de renommée mondiale, Iain Banks, a écrit dans le Guardian que la meilleure manière dont les artistes, les écrivains et les universitaires internationaux peuvent« convaincre Israël de sa déchéance morale est « simplement n’avoir plus rien à faire avec cet Etat hors-la-loi »[2], position qui a été ultérieurement appuyée par Stéphane Hessel, coauteur de la déclaration universelle des droits de l’homme, survivant de l’holocauste et ancien diplomate français.

Beaucoup de personnalités littéraires et universitaires britanniques ont publié une lettre dans The Independent disant « nous lançons un appel aux écrivains et savants britanniques afin qu’ils boycottent toutes les visites littéraires, culturelles et universitaire en Israël sponsorisées par le gouvernement israélien, notamment celles qui sont organisées par des fondations culturelles et des universités israéliennes ».

Dans le monde du spectacle, parmi d’autres grands orchestres, Massive Attack, a refusé de jouer en Israël pour protester contre la manière dont celui-ci traite les Palestiniens ; les Klaxons, le Gorillaz Sound System, les Pixies et d’autres groupes de premier plan ont annulé les concerts qui étaient déjà au programme. L’auteur de best-sellers mondiaux, le Suédois Henning Mankell, qui se trouvait à bord de la flottille lorsqu’elle a été attaquée a demandé des sanctions mondiales de type sud-africain contre Israël pour protester contre sa brutalité.

L’auteure US de best-sellers , Alice Walker, rappelant le boycott déclenché par Rosa Parks et dirigé par Martin Luther King contre une société de bus raciste de Montgomery en Alabama pendant le mouvement US pour les droits civils, a appelé à un large soutien au mouvement BDS contre Israël, devoir moral de solidarité avec les Palestiniens « afin d’atténuer la douleur et de partager les peines d’un peuple maltraité depuis des générations ».

Au cours des semaines qui ont précédé l’attaque de la flottille, des artistes du calibre de Elvis Costello, Gil Scott-Heron et Carlos Santana ont tous annulé des concerts déjà programmés en Israël après avoir reçu des appels émanant de groupes BDS palestiniens et internationaux.

Récemment, Roger Waters a explicitement appuyé le BDS dans un article annoncé de longue date dans le Guardian. La chanteuse française, Vanessa Paradis et le baryton allemand, Thoman Quasthoff, ont également annulé leur concert en Israël.

Lorsque les célébrités de cet acabit annulent leur venue en Israël à cause de son non-respect des droits humains, elles contribuent à faire connaître la véritable nature de cet État qui pratique l’occupation, le colonialisme-colonisation et l’apartheid ; elles aident aussi à contester l’impunité de ce pays et ses infractions au droit international.

HC : Votre dernier livre « BDS – The Global Struggle for Palestinian Rights » a reçu et un accueil très favorable de la part des universitaires et des militants de la paix tels que le professeur Ilan Pappé, l’archevêque Desmond Tutu, le prix Nobel de la paix Mairead Maguire et beaucoup d’autres ; comment a-t-il été accueilli dans la communauté israélienne et par le leadership israélien en général ?

OB : franchement, je n’en ai pas la moindre idée.

HC : vous avez vécu de longues années aux USA et en fait vous avez obtenu votre Bachelor et votre Mastère à la Columbia University de New York ; vous deviez aller aux USA pour présenter votre nouveau livre sur le BDS, et pourtant on vous a refusé le visa. Vous a-t-on donné la raison de ce refus et quelle serait la vraie raison pour laquelle les USA vous refusent l’entrée dans leur pays ?

OB : mon visa a été « retardé » pendant de longues semaines sans être refusé. L’on s’est contenté de dire qu’il fallait d’autres « démarches administratives », même après qu’il eut été approuvé en janvier ce dont j’avais été officiellement informé au consulat US à Jérusalem. De l’avis de mon éditeur Haymarket, et du mien, ce retard tenait à des raisons politiques ; il était délibéré pour nous obliger à annuler ma tournée d’auteur. On ne peut que voir une influence israélienne directe sur ce « processus » du consulat US. Après une campagne de lettres, organisée par Haymarket, et aussi par Jewish Voice for Peace, j’ai reçu mon visa quelques jours avant mon envol vers les USA. En dépit de cela nous avons réussi notre tournée de promotion du livre dans les principales universités telles que Harvard, Columbia, Princeton, Brown, Brandeis, Massachusetts-Amherst, et Rutgers. La merveilleuse détermination, l’engagement et la créativité des groupes de solidarité palestinienne dans tous les campus ont été la clé du succès de notre tournée.

HC : que répondriez-vous à ceux qui disent que leur décision de boycotter les marchandises israéliennes ne changera rien de tangible sur le terrain pour les Palestiniens parce qu’ ils ne représentent « qu’une personne » ? Une personne peut-elle vraiment changer les choses s’agissant du BDS ?

OB : Moi aussi, je n’étais qu’« une personne » dans la lutte contre l’apartheid sud-africain à Columbia University dans les années 80. A moi aussi, les sceptiques ont dit « arrête de rêver ! Crois-tu que l’apartheid sera aboli de ton vivant ? » Et je répondais chaque fois : « non, il est probable que non, mais je crois néanmoins que montrer sa solidarité avec les opprimés en participant à cette lutte est une obligation morale ». Toutefois, l’apartheid s’est effondré en Afrique du Sud ! Et cela personne ne peut me l’enlever. Les efforts collectifs d’un grand nombre de personnes peuvent permettre de faire un bond, d’arriver au point de rupture où le prix du maintien d’un système d’oppression dépasse de loin ses avantages et amène finalement son démantèlement.

En outre, je crois que le principe fondateur de la solidarité internationale est d’écouter les opprimés eux-mêmes exprimer leurs besoins et leurs aspirations, non pas de penser à leur place, comme si nous ne pouvions pas penser juste ou que nous ne comprenions pas ce qui nous sert le mieux. C’est l’ attitude coloniale et condescendante par excellence.

HC : en février, la Knesset a voté un projet de loi criminalisant essentiellement les activités de soutien au boycott d’Israël. Si cette loi est adoptée, les citoyens israéliens appuyant le BDS pourraient encourir des amendes d’environ $ 8200 (en équivalent) ; ceux qui ne sont pas citoyens et qui participent aux actions BDS en Israël pourraient être interdits de séjour pendant au moins 10 ans. Cela prouve sans aucun doute combien Israël craint les effets du BDS. Que répondriez-vous à la réaction israélienne envers le mouvement BDS ?

OB : Israël et ses groupes de pression bien huilés ont essayé tous les trucs dans leur panoplie de diffamation, d’ intimidation, de pressions et de terrorisme intellectuel pour décourager ou calomnier les militants et les dirigeants BDS partout dans le monde. Jusqu’ici ils ont misérablement échoué, comme ils l’ admettent parfois eux-mêmes. Étant donné que son programme est moralement cohérent, non-violent, fondé sur la défense des droits humains et qu’il défend la règle du droit international, la pleine égalité de tous les êtres humains et le rejet catégorique de toutes les formes de racisme, y compris l’antisémitisme, le mouvement mondial BDS a traîné Israël sur le « champ de bataille » où nous avons une supériorité éthique décisive et où nous neutralisons l’impressionnant arsenal israélien d’armes, y compris des armes nucléaires.

Ayant perdu la bataille pour gagner les coeurs et les esprits dans plusieurs États occidentaux clés, ils ont eu recours à l’arme ultime, à savoir criminaliser la dissidence et entièrement museler le débat ».

Ceci s’inscrit dans la logique de cette nouvelle mesure draconienne que le gouvernement Israélien d’extrême droite espère faire adopter dans un parlement israélien pas moins fanatique. Le problème est uniquement pragmatique. Si cette mesure anti BDS prend force de loi, Israël aura renoncé à une de ses dernières couches ou masques de « démocratie », mettant à nu son système irréparable d’oppression colonialiste et raciste qui appelle le même traitement que celui qui a été appliqué à l’apartheid en Afrique du Sud : le BDS. Loin de décourager le BDS au d’arrêter sa progression impressionnante, cette loi anti BDS peut en fait se retourner contre ses auteurs et donner une forte impulsion au mouvement dans le monde entier. Comme l’établissement israélien s’est plusieurs fois tiré une balle dans le pied, on peut très bien imaginer qu’il adopte cette loi indépendamment des considérations pragmatiques évidentes.

Israël et ses lobbys répètent que le BDS, axé sur les trois droits palestiniens fondamentaux, « délégitime » Israël et cherche sa « destruction ». Ils visent spécifiquement, le deuxième droit, celui de la pleine égalité pour tous les citoyens palestiniens Israël. Si l’égalité « détruit » Israël, qu’est-ce que cela révèle sur Israël ? L’égalité a-t-elle « détruit » l’Afrique du Sud ? A-t-elle « délégitimé » les Blancs dans les États du Sud des USA après l’abolition de la ségrégation ? La seule chose que l’égalité, le respect des droits humains et la justice détruisent véritablement est le système d’injustice, d’inégalité et de discrimination raciale. Nous, dans le mouvement BDS disons ouvertement et fièrement que nous visons l’occupation israélienne, son régime d’apartheid et le déni des quatre droits des réfugiés sanctionnés par les Nations unies ; nous travaillons à la réalisation des slogans de notre mouvement : liberté, justice et égalité.

HC : que répondez-vous à ceux qui reprochent au boycott universitaire de restreindre la liberté d’expression et d’empêcher la tenue de débats sérieux dans un forum universitaire ?

OB : la campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël est un élément-clé de la campagne BDS étant donné la collusion enracinée et persistante des institutions universitaires et culturelles israéliennes avec le maintien et le blanchiment de l’occupation de l’apartheid israélien. Il importe de souligner que notre campagne vise les institutions universitaires et culturelles Israéliennes et non pas les individus ; par conséquent, prétendre que notre boycott empêcherait les universitaires ou les artistes israéliens d’avoir des échanges avec leurs homologues dans le monde est simplement faux et intentionnellement fallacieux. Peu importe, ceux qui s’opposent au boycott parce qu’ils croient à tort qu’il empiète sur la liberté d’expression en Israël semblent oublier que les Palestiniens ont, eux aussi, ce droit. Le fait que l’oppression coloniale israélienne, qui dure depuis des décennies, prive les Palestiniens de leurs droits fondamentaux, y compris de leur liberté d’expression et souvent de leur droit à l’éducation, ne mérite pas cette critique. Lorsque Israël a criminalisé l’éducation palestinienne et a fermé toutes les universités palestiniennes (certaines pendant quatre années consécutives), des écoles et même des jardins d’enfants pendant la première intifada, qui était extrêmement pacifique, nous n’avons pas entendu de protestation de la part de ceux qui attaquent actuellement le boycott universitaire à cause de son prétendu impact sur la liberté universitaire israélienne. C’est cette hypocrisie qui nous amène à demander si ces gens croient véritablement que tous les êtres humains méritent des droits égaux indépendamment de leur identité.

HC : quelle est la prochaine étape du mouvement BDS ? Les groupes pro palestiniens font déjà de leur mieux pour faire connaître la campagne en protestant (avec succès) devant les magasins comme ceux de Ahava (qui fabrique des produits de beauté dans les colonies israéliennes illégales avec des ressources volées sur les terres palestiniennes volées) ; ou en demandant à des célébrités de ne pas participer à des concerts ni à des remises de prix en Israël etc. Quelle est la prochaine grande étape que les militants du BDS doivent franchir pour que le mouvement réalise vraiment son potentiel maximum ?

OB : il nous faut continuer, étant donné que notre action semble porter des fruits. Le mouvement BDS augmente de façon impressionnante depuis l’attaque israélienne mortelle contre la bande de Gaza occupées et assiégée (que le premier ministre britannique a appelé « un camp de prisonniers »). Son principal moteur est la créativité et l’engagement moral de nombreux citoyens de conscience dans le monde qui sont fatigués de l’impunité et de l’exception Israéliennes et du rôle que jouent leurs impôts dans le maintien d’un système injuste et oppressant. Il nous faut encore plus de créativité et de persévérance et l’extension de notre réseau pour que le mouvement remonte plus haut dans le grand public. Basé sur les trois droits fondamentaux au coeur du BDS et sur le besoin essentiel de concevoir et de mettre efficacement en oeuvre des tactiques et des stratégies BDS au niveau local en tenant compte du contexte, nous pouvons étendre le BDS davantage au sein de la société civile internationale. Nos droits en vertu du droit international ne sont pas négociables, par conséquent l’application du boycott et le choix des cibles les plus pratiques sont à décider par les militants sur le terrain dans leur contexte particulier.

Dans un avenir proche, nous intensifierons les campagnes de désinvestissement et viserons des sociétés qui profitent de l’occupation israélienne et d’autres violations du droit international. La campagne que Jewish Voice for Peace a entreprise aux USA pour que le plan de retraite TIAA-CREF se désinvestisse de cinq sociétés qui profitent de l’occupation et des crimes israéliens est un bon exemple de l’évolution du militantisme BDS, spécialement aux USA. Le travail accompli par la campagne de solidarité avec la Palestine au Royaume-Uni qui cherche à obtenir l’appui des syndicats pour le BDS et à mettre en oeuvre une campagne efficace à cet égard illustre également un effort BDS très important particulièrement prometteur qui inspire les Palestiniens. L’énorme coalition anti Agrexco/Carmel en France avec des partenaires en Italie, en Belgique, en Espagne, au Royaume-Uni et ailleurs, est un modèle de militantisme BDS bien ciblé, intelligent et rapide, basé sur le vaste appui de la société civile. L’établissement de la plate-forme européenne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël avec des représentants de nombreuses campagnes européennes, promet de relever le niveau de coordination entre les campagnes nationales et d’avoir plus d’impact sur les politiques européennes.

La campagne mondiale pour le déraillement de Veolia/Alstom dont le succès impressionnant à coûté à Veolia des milliards de dollars en contrats perdus à cause de son implication dans le projet de tram colonial israélien absolument illégal en territoire palestinien occupé est peut-être le cas le plus significatif à incorporer dans la campagne BDS. Récemment, l’université de Johannesburg a décidé de rompre ses liens avec l’université israélienne Ben Gourion cette dernière coopérant avec l’État pour violer le droit international ; on peut prétendre que c’est le premier succès concret et pratique de boycott universitaire dans le monde.

Ces victoires et beaucoup d’autres enregistrées du Brésil à l’Inde, à la Norvège et au Canada montrent que nous sommes finalement arrivés au stade de l’Afrique du Sud .

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* Omar Barghouti est un commentateur palestinien, militant des droits de humains et écrivain.

6 mai 2011 – Middle East Monitor – Cet article peut être consulté ici :

Source anglaise sur le Middle East Monitor
Source en français : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=10625
Traduction : Anne-Marie Goossens