Les Palestiniens demandent instamment aux Iroquois Nationals de se retirer des Championnats de crosse en Israël

  4 juillet 2018 – Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI)

Les Palestiniens demandent à une équipe de crosse de classe mondiale de refuser à Israël l’occasion d’utiliser le sport national des Iroquois pour camoufler son nettoyage  ethnique de plus en plus intense, violent, sur l’ensemble des terres ancestrales palestiniennes.

 

Chers Iroquois Nationals,

Nous vous écrivons depuis la Palestine pour exhorter votre équipe à se retirer des Championnats du monde de crosse 2018 en Israël. Nous savons quel rôle important ce sport joue dans la culture iroquoise, permettez-nous de vous donner les raisons de notre appel.

 En tant que peuples indigènes, nous avons, vous et nous, vu nos terres traditionnelles colonisées, notre peuple nettoyé ethniquement et massacré par des colons qui s’implantaient. Cette année marque les 70 ans de la dépossession des Palestiniens par Israël, une dépossession qui a commencé avec ce que nous appelons la Nakba, ou la catastrophe. Dans les années qui ont entouré l’établissement d’Israël sur notre terre, en 1948, les forces israéliennes pré et post-étatiques ont chassé, de façon préméditée, la majorité de la population indigène de la Palestine et détruit plus de 500 de nos villages et villes.

 Pendant 70 ans, ce régime d’occupation, de colonialisme de peuplement et d’apartheid, a dénié à nos réfugiés, qui constituent environ les deux tiers du peuple palestinien dans le monde, leur droit inhérent, et stipulé par les Nations-Unies, à retourner dans leurs foyers d’origine et leurs terres.

 Les deux sites israéliens qui accueillent les Championnats du monde de crosse se dressent sur les ruines de villages palestiniens nettoyés ethniquement.

 L’Institut Wingate a été construit sur les terres de Khirbat al-Zababida, nettoyé ethniquement de ses habitants palestiniens en 1948 lors d’attaques dont l’objectif était de vider les villages indigènes le long de la côte nord de Tel Aviv. Les ruines du village palestinien Bayyarat Hannun, qui a connu le même sort, se trouvent bel et bien dans l’ombre du stade de Netanya.

 Comme la Confédération iroquoise et les peuples indigènes de l’Ile de la Tortue, nous nous battons quotidiennement pour l’autodétermination et contre une dépossession et une colonisation qui se poursuivent.

 Pendant des décennies, le gouvernement israélien, qui parraine ces Championnats de crosse, a travaillé sans relâche pour étendre ses colonies dans un projet délibéré visant à déposséder les Palestiniens indigènes de nos terres et de nos ressources naturelles. Il utilise systématiquement, et tout à fait délibérément, les évènements sportifs afin de détourner l’attention du monde loin de son oppression bien établie des Palestiniens.

 Comme vous, notre peuple a été divisé géographiquement par des frontières artificielles, et des contrôles coloniaux sur les déplacements, la résidence et la propriété des maisons et des terres. Le mur d’apartheid et les check-points militaires d’Israël, son siège brutal des Palestiniens à Gaza, son déni du droit au retour des réfugiés palestiniens séparent les familles et limitent notre capacité à voyager, vers, depuis, et à l’intérieur de nos terres traditionnelles.

 Comme vous, nous avons vu le colonialisme de peuplement limiter et tenter d’effacer ou de s’approprier nos traditions, notre culture, notre patrimoine et notre identité. Israël a volé de précieux objets des terres palestiniennes occupées et a mené des attaques systématiques contre la culture palestinienne, fermant les cinémas et théâtres palestiniens, lançant des raids sur les évènements culturels palestiniens et les interdisant.

 Israël a également agressé, emprisonné et tué des athlètes palestiniens, et il a bombardé et détruit des stades palestiniens. Plus tôt cette année, le ministre des Sports d’Israël a posté une vidéo le montrant avec des supporters de l’équipe de football du Beitar Jérusalem, connue pour son vil racisme, alors qu’ils incitaient à la violence contre les Palestiniens, chantant « Que votre village soit brûlé » à l’équipe palestinienne adverse.

 Comme vous, nous avons des droits limités pour superviser nos propres lois, règlements et pratiques au sein de nos communautés. Les Palestiniens vivant sous occupation en Cisjordanie et à Gaza sont soumis au régime militaire israélien, pendant que les Palestiniens, à l’intérieur d’Israël, font face à plus de 60 lois racistes qui les discriminent sur une base raciale dans tous les domaines de la vie.

 Comme vous, une police et des forces militaires étrangères envahissent et occupent nos communautés, et nous avons, vous et nous, vu des membres de nos communautés mis en détention, emprisonnés et tués à cause de leur refus de se soumettre aux exigences des politiques et procédures d’un État extérieur. Actuellement, près de 6000 prisonniers politiques palestiniens, dont près de 300 enfants, et dont beaucoup ont été arrêtés dans des raids nocturnes créant l’effroi, sont détenus dans les prisons israéliennes où la torture est endémique.

 Mais notre résistance, comme la vôtre, contre la puissance coloniale pour nos droits ne connaît pas de limites, et elle ne sera pas arrêtée par les tactiques de violence et d’intimidation de nos oppresseurs.

 Les Palestiniens ont longtemps considéré la résistance, au fil des générations, de la population indigène de l’Ile de la Tortue comme une source d’inspiration pour notre lutte, pendant que nous étions solidaires de la vôtre. Qu’il s’agisse de publications de déclarations de solidarité, de contributions financières et de participation à des manifestations, notamment aux confrontations à Oka, Akwesasne et Ganienkeh, et aux luttes indigènes à Wounded Knee, Alcatraz et plus récemment, à Standing Rock, nous sommes restés unis avec vos luttes contre le colonialisme d’État et d’entreprises.

 Dans le cadre de notre lutte constante pour la liberté, la justice et l’égalité, des organisations nationales et locales palestiniennes ont lancé en 2005 un appel aux gens de conscience à travers le monde pour qu’ils s’engagent dans des campagnes de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) afin d’isoler Israël jusqu’à ce qu’il respecte les droits des Palestiniens indigènes. Cet appel a grandi et est devenu le mouvement mondial BDS, conduit par les Palestiniens, et il demande instamment de couper tout lien académique, culturel, sportif, militaire et économique de complicité avec le régime d’oppression d’Israël, comme moyen le plus efficace de solidarité avec le peuple palestinien.

 Nous rappelons le boycott par l’acteur Marlon Brando de l’Oscar de 1973, refusant le prix du meilleur acteur pour protester contre le traitement des peuples indigènes par Hollywood et les confrontations à Wounded Knee de cette même année. Brando a déclaré plus tard qu’il était peut-être « discourtois » de sa part de refuser le prix, mais il savait qu’il y avait un problème plus vaste qui était posé et que les pouvoirs  en place ne changeraient que s’ils y étaient contraints.

 Nous vous demandons de respecter notre piquet de grève non violent en vous retirant des Championnats du monde de crosse 2018, privant ainsi Israël de l’occasion d’utiliser le sport national des Iroquois pour camoufler son nettoyage ethnique de plus intense, violent, des Palestiniens sur l’ensemble de nos terres ancestrales.

 Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI)

Source:  PACBI
Traduction : JPP pour BDS FRANCE

 




Projet de film et tournée en France en mémoire de Razan EL NAJJAR

Un évènement à l’initiative de l’AFPS et de l’UJFP.

Soutenu par la Campagne BDS-France et la coordination des associations palestiniennes de France.

Cet évènement sera lancé à partir du 8 octobre 2018 dans toute la France, pendant un mois. Il s’agit d’un film qui sera tourné cet été à GAZA par un cinéaste Gazaoui, Iyad Alasttal, et qui accompagnera une tournée avec la maman et la famille de RAZAN EL NAJJAR, cette jeune secouriste gazaouie assassinée le 1er juin dernier par un sniper israélien lors de la Marche du Retour, à proximité de la bordure de la ville de Khan Younès, dans la bande de Gaza.

Nous avons été très choqués par l’assassinat délibéré le 1er juin dernier par un sniper israélien, de Razan El Najjar, jeune secouriste gazaouie unanimement reconnue pour son dévouement et son comportement non violent.

Iyad Alasttal, un cinéaste gazaoui qui a étudié le cinéma en France, a alors eu l’idée d’organiser une tournée dans notre pays des parents de Razan, afin de témoigner de tout ce qui se passe « la-bas », à Gaza, cet endroit rapidement oublié de nos médias « mainstream ».

Iyad est l’auteur de plusieurs courts-métrages où il dénonce les conditions de vie dans la bande de Gaza. Le premier d’entre eux, « Donne un poisson à un homme » a été vu sur FR3 et a été présenté dans divers festivals en France. Il a commencé à tourner un film dans la famille de Razan autour de l’histoire de leur fille. Son idée est de le présenter en même temps que les parents de Razan nous raconteront leur drame, la vie à Gaza et répondront à nos questions.

Cette tournée va s’organiser à travers la France en octobre avec pour point de départ une soirée dans un cadre prestigieux à Paris le 9 octobre.

Pour que cette tournée réussisse il est nécessaire de la financer et de commencer rapidement, vu l’approche de la période des congés d’été, une levée de fonds. La réalisation du film et le voyage de nos invités vont en effet coûter cher. Nous vous invitons à contribuer à leur financement, à titre individuel ou en tant qu’associations, en participant à notre levée de fonds.

Pour rendre ce projet possible, un appel à participation financière est lancé à tou-te-s, individus, associations, et collectifs, via le lien suivant :

CLIQUEZ ICI

Nous remercions par avance celles et ceux qui s’organiseront afin de recevoir et présenter au public de leur ville nos invités et le film d’Iyad. Cette tournée est largement ouverte à tous avec une limite (financière) : chaque groupe ou ville invitante doit prévoir de payer le voyage des invités et leur hébergement.

Enfin ceux, organisations ou particuliers qui voudront soutenir cette belle initiative sont aussi les bienvenus.

Le comité de pilotage
Contact : contact@letempsdelapalestine.fr

 




Conseil municipal de Glasgow: Ne faites pas la promotion des machines à tuer de l’apartheid israélien!

14 juin

Envoyez une lettre au Conseil municipal de Glasgow pour qu’il mette fin à son soutien de la Undersea Defence Technology Fair [Salon de la technologie de défense sous-marine] où sera faite la promotion des armes israéliennes !

Du 26 au 28 juin, le Conseil municipal de Glasgow parrainera le Salon de la technologie de défense sous-marine, un salon militaire présentant des entreprises qui alimentent les guerres et l’oppression militaire dans le monde, y compris des compagnies militaires israéliennes.

Les compagnies d’armes israéliennes sont régulièrement présentes dans les salons d’armement européens afin d’essayer d’exporter les tactiques répressives et le militarisme d’Israël. Il faut y mettre un terme.

Le Salon liste « Israel Defense », une entreprise de médias qui promeut l’industrie des armes d’Israël, comme partenaire média officiel. La compagnie israélienne DSIT Solutions, qui facilite la siège naval illégal de Gaza, sera aussi présente au Salon. Les compagnies d’armement israéliennes commercialisent régulièrement leurs armes comme « testées au combat » ou « testées sur le terrain », ce qui signifie qu’elles sont testées sur les corps palestiniens et ensuite exportées pour promouvoir l’oppression dans le reste du monde.

Le Salon de l’armement de Glasgow a été condamné par des militants de la paix dans toute l’Écosse pour sa promotion du commerce des armes et ses liens à Trident, le programme britannique pour le développement, l’approvisionnement et l’exploitation des armes nucléaires. BAE Systems et Babcock International, deux compagnies impliquées dans Trident, subventionnent aussi le Salon.

Envoyez une lettre à Susan Aitken, présidente du Conseil municipal de Glasgow, pour mettre un terme au parrainage du Conseil à ce Salon militaire ! Conseil municipal de Glasgow, ne subventionnez pas les violations des droits humains de l’apartheid israélien !

#UDT2018 #StopArmingIsrael

Traduction du texte de la lettre, à signer en ligne :

Chère Susan Aitken,

Nous vous demandons instamment de mettre un terme au soutien du Conseil municipal de Glasgow pour le Salon de la technologie de défense sous-marine, un salon militaire présentant des entreprises qui alimentent les guerres et l’oppression militaire dans le monde, y compris des compagnies militaires israéliennes. Il doit avoir lieu à Glasgow du 26 au 28 juin.

Les compagnies d’armement israéliennes commercialisent régulièrement leurs armes comme « testées au combat » ou « testées sur le terrain », ce qui signifie qu’elles sont testées sur les corps palestiniens et ensuite exportées pour promouvoir l’oppression dans le reste du monde.

Au cours des trois derniers mois, les forces israéliennes ont tué plus de 117 manifestants palestiniens non-armés, dont 13 enfants, et blessé plus de 13000 autres, en laissant beaucoup avec des handicaps qui ont changé leur vie. Amnesty International a condamné la politique israélienne du « tirer-pour-tuer-ou-mutiler » et Human Rights Watch a décrit les massacres comme « illégaux et calculés ».

Le Salon de l’armement de Glasgow a déjà été condamné par des militants de la paix dans toute lEcosse pour sa promotion du commerce des armes et ses liens à Trident, le programme britannique pour le développement, lapprovisionnement et lexploitation des armes nucléaires. BAE Systems et Babcock International, deux compagnies impliquées dans Trident, figurent aussi parmi les principaux sponsors du Salon.

 Israël a testé sur des civils sa technologie mortelle, dont les gaz lacrymogènes et les drones armés, et exporte maintenant sa tactique répressive.

Le parrainage par le Conseil municipal de Glasgow de ce salon d’armement, qui montrera l’armement israélien utilisé dans le blocus de Gaza, le rend complice des violations israéliennes des droits palestiniens.

 Mme Aitken, ne faites pas la promotion des machines à tuer d’Israël. Mettez fin au parrainage du Salon de la technologie de défense sous-marine par le Conseil municipal de Glasgow !

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Pour signer cette lettre, ajoutez votre nom ici :

https://bdsmovement.net/news/glasgow-city-council-dont-promote-israeli-apartheids-killing-machines

Source: BDS Movement

Traduction: C.G pour BDS France




Les Palestiniens appellent à boycotter un festival en Allemagne, la RuhrTriennale, et l’accusent de maccarthysme

Déclaration de PACBI

Les Palestiniens appellent à boycotter un festival en Allemagne, la RuhrTriennale, et l’accusent de maccarthysme

13 juin 2018 / par PACBI / Allemagne

Le festival de la RuhrTriennale en Allemagne a annulé hier le spectacle des Young Fathers après avoir échoué à ce que le groupe primé renonce à soutenir les droits palestiniens et le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), dirigé par des Palestiniens et nominé pour un prix Nobel de la Paix.

La RuhrTriennale punit les Young Fathers pour s’être retirés l’an dernier de Pop-Kultur, un autre festival allemand, à cause de son parrainage officiel par l’ambassade israélienne. Huit interprètes se sont retirés du Festival Pop-Kultur 2017 à cause de son partenariat avec Israël.

Les Young Fathers ont réaffirmé leur soutien des droits palestiniens et du mouvement BDS dans une déclaration publiée par le mouvement « Artists for Palestine  (Royaume-Uni) » :

« Nous considérons que c’est une mauvaise décision, profondément injuste, du festival d’adopter cette position et de nous demander de prendre des distances avec nos principes sur les droits humains pour que notre représentation soit maintenue.

Quiconque connaît le groupe et notre histoire sait que nous nous opposons à toutes les formes de haine et de discrimination raciale. Nous l’avons toujours fait. Et, comme BDS, nous ne « tolérons aucun acte, aucun discours, qui adopte ou promeuve, entre autres, le racisme anti-noir, le racisme anti-arabe, l’islamophobie, l’antisémitisme, le sexisme, la xénophobie ou l’homophobie ».

Pop-Kultur est confronté cette année à une campagne croissante de boycott. Quatre interprètes se sont déjà retirés du festival pour protester contre sa collaboration avec Israël. L’important compositeur et producteur Brian Eno a appelé cette collaboration «  un blanchiment ».

De nombreux artistes ont condamné la décision de la RuhrTriennale comme une « suppression de la libre expression » et une « censure », en utilisant le hashtag #SupportYoungFathers qui se diffuse rapidement. Ils incluent l’actrice Miriam Margolyes, qui a joué dans des films de la série Harry Potter, les musiciens Brian Eno et Thurston Moore, la dramaturge Caryl Churchill, les réalisateurs Ken Loach et Paul Laverty, les écrivains Ahdaf Soueif, Yann Martel et Molly Crabapple.

Eno a déclaré :

« Critiquer le gouvernement israélien après les massacres récents de manifestants palestiniens non armés n’est pas de l’antisémitisme. C’est être pro-civilisation – parler en faveur d’un comportement civilisé et contre la brutalité d’état. C’est se dresser pour dire : ‘La règle du droit s’applique partout’. »

La Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI), membre de la plus large coalition de la société civile palestinienne qui dirige le mouvement global BDS, exhorte les artistes de conscience et les défenseurs de la libre expression à montrer leur solidarité avec les Young Fathers et à boycotter le festival de la RuhrTriennale.

Le maccarthysme éhonté de la Triennale et la tentative désespérée pour protéger de toute censure et exonérer de toute responsabilité le régime israélien d’extrême-droite, d’apartheid, d’occupation et de nettoyage ethnique sont des formes flagrantes de complicité.

Les festivals allemands de la RuhrTriennale et de Pop-Kultur ont reçu des condamnations sans précédent pour ce qui ressenti comme une défense du gouvernement israélien à la lumière du dernier massacre israélien à Gaza, où plus de 110 civils ont été abattus, y compris des enfants et des personnels médicaux, et plus de 13 000 blessés, beaucoup à balles réelles. Amnesty International a condamné la politique israélienne de « tirer-pour-tuer-ou-pour-mutiler ».

Les brimades et la censure de Young Fathers par la RuhrTriennale à cause de leur soutien de principe aux droits humains palestiniens doivent être parmi les plus flagrants indicateurs à ce jour de la montée d’un maccarthysme anti-palestinien en Allemagne. La loyauté au racisme et à l’oppression d’extrême-droite d’Israël devient le test décisif d’acceptabilité pour certaines élites allemandes.

Confondre l’opposition aux crimes de guerre israéliensy compris les colonies illégales, le siège et le nettoyage ethnique — avec un sectarisme anti-juif est une forme de répression anti-palestinienne et de racisme anti-arabe dont l’intention est de réduire au silence les critiques d’Israël. Cela dessert également les combats actuels contre le vrai racisme anti juif, comme l’ont souvent expliqué les groupes juifs progressistes en Europe et aux États-Unis.

Le soutien aveugle de l’establishment allemand pour le régime fanatique de colonisation et d’apartheid d’Israël contredit radicalement l’opinion publique. Selon des sondages récents, le peuple allemand est opposé au régime d’Israël dans une proportion de cinq contre un.

Dans un sondage de l’opinion publique internationale de la BBC, en 2017, Israël est le quatrième pays le moins populaire sur la liste. Seuls 7% des Allemands dans ce sondage voyaient l’influence d’Israël dans le monde comme «  surtout positive », alors que 36% la voyaient comme «  surtout négative ».

Ancré dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, le mouvement BDS s’oppose à toutes les formes de racisme et de discrimination, y compris le racisme anti-noir, le racisme anti-arabe, l’islamophobie, l’antisémitisme, le sexisme, la xénophobie et l’homophobie.

BDS, qui a été en partie inspiré par la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, appelle à faire pression non violemment pour mettre un terme aux violations flagrantes par Israël du droit international et pour sauvegarder les droits humains du peuple palestinien.

La Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) a été lancée en 2004 afin de contribuer à la lutte pour la liberté, la justice et l’égalité palestiniennes. PACBI promeut le boycott des institutions universitaires et culturelles d’Israël, étant donné leur profonde et durable complicité dans le déni par Israël des droits palestiniens tels qu’ils sont stipulés dans le droit international.

Visitez le site de PACBI https://bdsmovement.net/pacbi et suivez-nous sur Twitter @PACBI

Source: PACBI

Traduction: C.G pour BDS France




Artistes et journalistes de radiotélévision palestiniens : pour un boycott de l’Eurovision 2019 !

Le régime israélien d’occupation militaire, de colonisation et d’apartheid utilise sans vergogne l’Eurovision dans le cadre de sa stratégie officielle de la « Marque Israël »

12 juin 2018

Nous, membres du syndicat des journalistes palestiniens et de réseaux d’organisations culturelles palestiniennes, appelons les membres de l’Union européenne de radio-télévision (UER), les états participants, les concurrents et le public à boycotter le concours de chansons de l’Eurovision 2019 qui doit être accueilli en Israël. L’Eurovision aurait-elle organisé le concours dans l’Afrique du Sud de l’apartheid ?

Le régime israélien d’occupation militaire, de colonialisme et d’apartheid utilise de manière éhontée l’Eurovision dans le cadre de sa stratégie officielle de la « Marque Israël », qui tente de montrer le « plus beau visage d’Israël » pour le blanchir et détourner l’attention de ses crimes de guerre contre les Palestiniens.

Depuis le 30 mars 2018, les snipers israéliens ont implémenté une politique de « tirer-pour-tuer-ou-mutiler », tuant plus de 117 manifestants palestiniens non armés, dont 13 enfants, et en blessant plus de 13 000, dont beaucoup restent avec des handicaps qui ont changé radicalement leur vie.

Rien que le 14 mai, juste deux jours après la victoire à l’Eurovision, Israël a massacré 62 Palestiniens à Gaza, dont six enfants. Le même soir, Netta Barzilai, qui représentait Israël à l’Eurovision 2018, a donné un concert de célébration à Tel Aviv, hébergé par le maire, disant « Nous avons une raison d’être heureux ».

Soulignant ses intentions de blanchir par l’art son gouvernement d’extrême-droite, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a appelé Barzilai «  la meilleure ambassadrice d’Israël ».

Pour comble d’insulte, Israël a annoncé que ce méga-événement aurait lieu à Jérusalem, un défi aux Nations Unies, qui ne reconnaît la souveraineté d’Israël sur aucune partie de la ville. Les Nations Unies et l’Union européenne considèrent aussi Jérusalem Est comme partie intégrante du territoire palestinien occupé, illégalement annexé par Israël.

Mais qu’il soit organisé à Jérusalem, à Tel Aviv ou où que ce soit d’autre sous le contrôle du régime d’apartheid d’Israël, ce concours doit être boycotté pour éviter toute complicité, tout « business as usual » avec ce régime, et pour éviter de ternir irréversiblement le label Eurovision avec le monstrueux dossier d’Israël en matière de droits humains.

Les gens de conscience dans le monde entier arrivent à la même conclusion, et nous sommes encouragés par leur solidarité.

En Islande, près de 8% de la population du pays a signé une pétition pour boycotter l’Eurovision 2019. Le consul israélien en Islande s’est précipité pour essayer de contrôler les dégâts.

En Irlande, un ancien vainqueur de l’Eurovision Charlie McGettigan, le maire de Dublin, des politiciens et des dirigeants syndicaux ont appelé au boycott de l’Eurovision 2019. Des appels similaires sont venus du Royaume-Uni, de Suède, de Malte, d’ Australie et de l’État espagnol, un mécontentement public croissant se propageant en Europe.

En tant qu’organisations et syndicats représentant les artistes et les journalistes palestiniens, dont les journalistes de radiotélévision, nous appelons :

  • les membres de l’UER et les concurrents à boycotter l’Eurovision 2019 tant qu’Israël sera le pays hôte

  • les mouvements populaires et les syndicats d’artistes dans les pays participants à protester contre le fait qu’Israël accueille l’Eurovision 2019 et à faire des actions de boycott pacifique

  • nos collègues, artistes et journalistes de radiotélévision, à soutenir publiquement et à diffuser cet appel

Comme dans le combat contre l’Afrique du Sud de l’apartheid, c’est seulement par une pression internationale efficace et soutenue qu’Israël sera contraint à se conformer à ses obligations selon le droit international et à respecter les droits humains des Palestiniens.

Signataires:

Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI)

Le syndicat des journalistes palestiniens

Le réseau palestinien des arts du spectacle (PPAN) :

Edward Said National Conservatory of Music– Jerusalem

Al-Kamandjati Association – Ramallah

Magnificat Institute – Jerusalem

Popular Art Centre – Al Bireh

El-Funoun Palestinian Dance Troupe – Al Bireh

Wishah Troupe – Al Bireh

Freedom Theater Jenin

Theatre Day Productions – Gaza/Jerusalem

Al Harah Theater – Beit Jala

Ashtar Theater – Ramallah

Yes Theatre Hebron

The Popular Theatre – Ramallah

Palestinian Circus School Birzeit

Le réseau des arts à Jérusalem “Shafaq” :

Al-Ma’mal Foundation for Contemporary Art

The Edward Said National Conservatory of Music

Palestinian Art Court-Al Hoash

Palestinian National Theatre

Yabous Cultural Centre

Source: PACBI

Traduction: C.G pour BDS France




« Le Chef en Israël »: Lettre ouverte à l’attention du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (C.S.A.), de M6 et Téva.

Lettre ouverte à l’attention du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (C.S.A.), et des chaînes de télévision M6 et Téva.

Le 25 mai 2018,

Mesdames, Messieurs,

Mai 2018. 70 ans après la création de l’État d’Israël par l’ONU. Si nous regardons le cours de l’histoire par un prisme différent, nous nous situons 70 ans après la Nakba, autrement dite, la « Catastrophe », pour le peuple palestinien.

14 mai 2018. C’est la date à laquelle le Président Donald Trump, a choisi d’inaugurer le nouvel emplacement de l’ambassade des États-Unis, par l’entremise de sa fille Ivanka Trump. En s’arrogeant le droit de faire de Jérusalem la capitale d’Israël, celui-ci a fait fi du ravivement des tensions que sa décision susciterait.

Le 14 mai 2018, les tirs de l’armée israélienne sur les habitants de la Bande de Gaza ont tué 62 Palestiniens et fait plus de 1 300 blessés, pour la grande majorité des civils.

Deux jours après ces événements dramatiques, nous avons découvert que les chaînes M6 et Téva continuaient à diffuser l’émission « Le Chef en Israël » (produit par Kitchen Factory Prod. et parrainé par l’Office de Tourisme d’Israël), avec pour protagoniste principal Cyril Lignac. En d’autres termes, à l’heure où des dizaines d’êtres humains sont massacrées au nom d’une politique qui ne dissimule qu’à peine son caractère colonial, certaines chaînes de la télévision française jouent la carte du patrimoine et de la culture en masquant la réalité du terrain. La diffusion de cette émission s’accompagne même d’une publicité promouvant la ville de Tel Aviv, ses plages et son soleil…

Mesdames, Messieurs, une fois ce constat fait, des questions s’imposent à nous. Dans un premier temps : le CSA est il au fait de l’actualité, et plus précisément de l’actualité qu’il relaye par les chaînes qu’il supervise ? Dans un second temps : ce même CSA ne trouve-il pas décalé, inopportun, honteux, scandaleux, révoltant… de promouvoir le patrimoine d’un État fondé sur l’invisibilisation et le massacre d’un peuple dont le territoire lui a été en grande partie soustrait et qui continue à payer de son sang les conséquences de l’apartheid en Israël.

Par cette lettre, nous réclamons donc l’arrêt immédiat de la diffusion du programme « Le Chef en Israël », qui contrevient non seulement à la charte éthique que toute chaîne de télévision soumise à l’appréciation du public dans un État dit démocratique se doit de respecter, mais aussi et surtout au respect dû au peuple palestinien, en lutte sur ses propres terres depuis des décennies afin de faire reconnaître et respecter ses droits fondamentaux garantis par le droit international et de nombreuses résolutions des Nations Unies.

Aurélie J., Présidente de L’Hêtre d’Art




Lettre de PinkwaTching Israel aux réalisateurs internationaux invités au Festival international du film LGBT de Tel-Aviv (TLVFest)

Boycott du Festival international du film LGBT de Tel Aviv

Les queers palestiniens et leurs alliés dans le mouvement BDS (1) appellent au boycott du Festival international du film LGBT de Tel-Aviv (TLVFest) qui aura lieu du 31 mai au 9 juin 2018. Nous appelons les cinéastes internationaux (2) à retirer leurs films du festival et à respecter l’appel palestiniens au boycott culturel d’Israël (3) jusqu’à ce que les droits des Palestiniens soient respectés. Les Palestiniens appellent les gens de conscience du monde entier à demander des comptes à Israël pour ses violations du droit international, ils s’adressent aux artistes pour qu’ils ne se produisent pas en Israël ou n’exposent pas leur travail en Israël. L’appel au boycott culturel palestinien (4) a été suivi par un nombre croissant de personnalités culturelles du monde entier, y compris des cinéastes comme John Greyson, Mira Nair, Ken Loach, The Yes Men et Mike Leigh. Cet appel envoie à Israël le message qu’il n’y a pas de partenariat possible tant qu’Israël continuera d’opprimer et de nier les droits des Palestiniens.

L’année dernière, cinq réalisateurs se sont retirés de TLVFest (5) en signe de solidarité avec un appel des queers palestiniens. Le réalisateur sud-africain John Trengove a déclaré à l’époque :

« Avec la douleur de la lutte contre l’apartheid encore fraîche dans notre conscience collective, la question est … une question très sensible pour beaucoup de Sud-Africains. … sachant ce que je sais maintenant, je pense qu’il est impératif que j’annule ma participation. […] Il est impossible de ne pas tenir compte du fait que le festival (et ma présence à celui-ci) pourrait servir à détourner les regards des violations des droits de l’homme commises par l’État d’Israël. » (6)

Le Festival international du film LGBT de Tel Aviv est parrainé par des institutions israéliennes qui sont profondément complices des violations du droit international. Le ministère israélien de la Culture, l’un des sponsors du festival, est un des principaux acteurs du projet « Brand Israel » (7) lancé en 2005 pour promouvoir une image positive d’Israël à l’étranger afin de détourner l’attention de la réalité quotidienne de l’occupation et de la violence contre les Palestiniens. Le Festival du film promeut l’utilisation cynique des droits des homosexuels – connue sous le nom de Pinkwashing (8) – pour détourner l’attention de l’occupation israélienne, du colonialisme, de l’apartheid et les normaliser. Le boycott culturel ne consiste donc pas à censurer les créations artistiques, mais à demander aux artistes internationaux, tels que les cinéastes, de ne pas participer aux manifestations culturelles israéliennes parrainées par l’État israélien, comme TLVFest, jusqu’à ce qu’Israël respecte les droits humains des Palestiniens.

Nous demandons aux réalisateurs de ne pas laisser détourner leur liberté artistique et leurs voix par l’État d’Israël et ses complices, tels que TLVFest et TLVPride 2018. Le Pinkwashing cherche à vous enrôler, selon les mots du porte-parole LGBT de Tel Aviv, Yaniv Weizman, comme « ambassadeur d’Israël » (9).

Votre travail sera présenté à Tel-Aviv quelques jours seulement après qu’Israël ait perpétré un nouveau massacre à Gaza n’épargnant pas les enfants. 113 Palestiniens ont été tués, Plus de 12 000 ont été blessés, beaucoup si sévèrement qu’ils ne pourront éviter l’amputation.

Israël célébrera la Fierté et la TLVFest pendant que les familles palestiniennes pleureront leurs proches. Les Etats ne voulant pas demander des comptes à Israël, les initiatives lancées par la société civile internationale, comme celle qui s’est exercée contre l’apartheid en Afrique du Sud, représentent un moyen efficace de pression et d’espoir pour les Palestiniens – y compris les queers palestiniens – pour la liberté, la justice et l’égalité.

En tant que cinéastes contribuant à rendre visible la communautés LGBT, les injustices contre les LGBT et l’émancipation LGBT, nous espérons que vous ne serez pas aveuglé par la supercherie à laquelle se prête Israël et que vous vous opposerez à l’injustice et à l’occupation.

Meilleures salutations,

PinkwaTching Israel

PINKWATCHING est un collectif de queers palestiniens et de leurs alliés dans le mouvement BDS (Boycott Divestment Sanctions) palestinien pour la liberté, la justice et l’égalité. Nous nous opposons aux tentatives d’Israël et des institutions complices d’utiliser les droits des homosexuels pour détourner l’attention et justifier l’oppression persistante du peuple palestinien.

NOTES :

(1) https://bdsmovement.net/

(2) http://tlvfest.com/tlv/he/2018/05/11/schedule-2018/

(3) https://bdsmovement.net/cultural-boycott

(4) https://bdsmovement.net/pacbi/pacbi-call

(5) https://bdsmovement.net/news/wave-boycotts-hits-israeli-lgbt-film-festival-international-artists-heed-palestinian-call

(6) https://bdsmovement.net/news/award-winning-south-african-filmmaker-cancels-participation-israeli-lgbt-film-festival

(7) https://bdsmovement.net/cultural-boycott#tab1

(8) http://www.pinkwatchingisrael.com/portfolio/pinkwashing-kit/

(9) http://www.haaretz.com/israel-news/business/.premium-1.598508

 

Traduction: JC.P pour BDS France




Des institutions culturelles palestiniennes à Shakira : Chaque fois que la musique couvre des crimes de guerre, où que ce soit, c’est mal !

24 mai 2018/ Par Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI)

Des dizaines d’organisations culturelles palestiniennes et d’administrations locales exhortent la pop star Shakira, récipiendaire d’un Grammy Award et ambassadrice de bonne volonté de l’UNICEF d’annuler son spectacle en Israël.

 

Palestine occupée, 24 mai 2018

Chère Shakira,

Nous, municipalités palestiniennes et institutions culturelles palestiniennes opérant en territoire palestinien occupé ou en exil, nous vous demandons d’annuler votre représentation à Tel Aviv, prévue pour le 9 juillet 2018. Chanter dans un état d’apartheid, que ce soit l’Afrique du Sud dans le passé ou Israël aujourd’hui, au mépris des voix des opprimés, compromet toujours la lutte populaire de l’opprimé pour mettre fin à l’oppression. Le faire juste après un véritable massacre d’Israël contre notre peuple à Gaza est le blanchiment moralement répréhensible d’un crime.

Dans sa tentative pour supprimer des manifestations de masse en très grande majorité pacifiques, à Gaza, par des dizaines de milliers de Palestiniens aspirant à la liberté et aux droits stipulés par les Nations Unies, Israël a implémenté ce qu’Amnesty International décrit comme la politique de «  tirer pour tuer ou mutiler ». En conséquence, plus de 100 civils palestiniens ont été tués depuis le 30 mars et plus de 10000 blessés, beaucoup par balles réelles. Les Nations Unies ont appelé à une investigation indépendante sur les «  meurtres illégaux et calculés » d’Israël à Gaza.

En tant qu’ambassadrice de bonne volonté de l’UNICEF, n’êtes-vous pas préoccupée de ce qu’au moins 12 enfants palestiniens ont été massacrés par l’armée d’Israël au cours de ces manifestations pacifiques, y compris Laila Ghandour, âgée de 8 mois, qui a été asphyxiée par les gaz lacrymogènes lancés sur sa famille à plus d’un kilomètre de la barrière ?

N’aurez-vous aucun problème de conscience si vous donnez une représentation à Tel Aviv alors qu’à quelque 60 kilomètres de là, 2 millions de Palestiniens sont mis en cage par Israël à Gaza qui, disent les Nations Unies, deviendra inhabitable d’ici 2020, principalement à cause du continuel blocus illégal par Israël ?

Est-ce que cela ne vous ennuie en rien qu’un récent rapport de l’Organisation mondiale de la santé indique que 54 Palestiniens sont morts in 2017, principalement des patients souffrant du cancer, en attente des autorisations israéliennes pour quitter Gaza afin d’obtenir un traitement médical ?

En 2010, s’opposant à un spectacle d’un groupe sud-africain à Tel Aviv, l’archevêque Desmond Tutu, un des leaders anti-apartheid [en Afrique du Sud], a déclaré : «  Exactement comme nous avons dit pendant cet apartheid qu’il était inapproprié que des artistes internationaux donnent des représentations en Afrique du Sud, dans une société fondée sur des lois discriminatoires et l’exclusion raciale, de même il serait mal que le Cape Town Opera se produise en Israël. »

Des spectacles importants par des artistes internationaux comme vous sont régulièrement et ouvertement récupérés par le gouvernement israélien, qui les utilisent pour blanchir l’oppression vieille de plusieurs décennies des Palestiniens par le gouvernement israélien.

Lorsque les dirigeants israéliens accueilleront votre spectacle, celui-ci contribuera à couvrir les brutales et systématiques attaques d’Israël sur la culture palestinienne. Israël a fermé les cinémas et les théâtres palestiniens, a banni les événements culturels, a refusé à des artistes palestiniens des autorisations de voyage et en a détenus d’autres sans charge. Les soldats israéliens ont à maintes reprises forcé de jeunes musiciens à «  donner leur spectacle  » aux checkpoints militaires qui parsèment la Cisjordanie occupée, déniant aux Palestiniens leur droit à la liberté de mouvement.

Pouvez-vous vraiment chanter « Hips dont lie » quand Israël ment à la face du monde sur ses crimes de guerre ?

Nous vous exhortons à ne pas porter tort à nos droits humains et à notre lutte pour les obtenir. Nous vous exhortons à rejoindre les artistes renommés dans le monde entier qui ont refusé de prêter leurs noms au régime d’oppression d’Israël, comme Lorde, Lauryn Hill, Elvis Costello, Brian Eno, Gil Scott-Heron (maintenant décédé), Faithless, Roger Waters, Bjork, Zakir Hussain, Jean-Luc Godard et Snoop Dogg.

A quelques kilomètres de Park Yarkon où votre spectacle doit se tenir, des milliers de prisonniers palestiniens sont retenus dans les prisons israéliennes. L’un d’eux est une courageuse jeune fille nommée Ahed Al-Tamimi (17 ans) qui a dansé sur la mélodie de votre hit «  la la la » avec deux de ses parents et rêvait de grandir pour devenir une joueuse de football. Nos enfants, comme tous les autres enfants, méritent la liberté, la justice et l’égalité. Nous vous demandons de ne pas dire «  la la la » au système d’injustice qui dénie leurs droits humains et les rêves mêmes.

  • L’Association des autorités locales palestiniennes (APLA), représentant 400 municipalités palestiniennes et conseils locaux en territoire palestinien occupé

  • La Municipalité de Ramallah

  • Palestinian Performing Arts Network (PPAN)

  • The Freedom Theatre

  • El-Funoun Dance Troupe

  • Ashtar Theatre

  • Yes Theatre

  • Qafilah Movingstage Theatre

  • Popular Art Centre

  • Sareyyet Ramallah

  • Al Kamandjati Association

  • The Palestinian Institute for Cultural Development-Nawa

  • Naqsh Popular Art Center

  • The Palestinian National Theatre – Al Hakawati

  • Ibdaa Cultural Center

  • Theatre Day Productions

  • Palestinian Circus School

  • Nawa for Culture and Arts Association

  • Alrowwad Cultural and Arts Society

  • Al-Harah Theater

  • Baladi Centre for culture and Arts

  • Oushaq Art Centre

  • Al-Anqaa Palestinian Dance Troupe, Gaza

  • Culture and Free Thought Association, Gaza

  • Al-Awda Centre, Tulkarem refugee camp

  • Khotwa Association for Community development

  • Khalil Sakakini Cultural Centre

  • Asayel Dance Troupe

  • Shafaq -Jerusalem Art network

  • Al-Ma’mal Foundation for Contemporary Art

  • The Edward Said National Conservatory of Music

  • Palestinian Art Court-Al Hoash

  • Palestinian National Theatre

  • Yabous Cultural Center

  • Al Hannouneh Society for Popular Culture, Jordan

  • Al Quds Group for Palestinian Folklore, Jordan

  • Muhtaref Al Qindil Al Saghir, Ain al-Hilweh Refugee Camp, Lebanon

  • Jafra Dance Troupe, Palestinian Cultural Center, Lebanon

Source: BDS Movement

Traduction CG




Pétition: Nous demandons l’annulation de la saison France-Israël

Signer l’appel

 

Monsieur le Président de la République,

Sous votre haut patronage, la République française s’apprête à lancer la « saison France-Israël 2018 ». Cet événement, lit-on,

« a […] pour ambition de montrer la vitalité de la relation bilatérale dans les domaines culturels et scientifiques, de marquer une nouvelle étape dans les relations économiques et de renouveler le regard que portent les Français sur Israël et les Israéliens sur la France ».

Bien plus,

« A travers plus de 400 événements dans les deux pays, la saison France-Israël 2018 résonnera dans une cinquantaine de villes en France et une vingtaine de villes en Israël autour de thèmes variés tels qu’innovation, sciences, économie, théâtre, danse, art contemporain, musique, éducation, cinéma, design, livre et débat d’idées ».

Cette inauguration aura lieu dans un contexte où le droit international dans les territoires palestiniens n’a jamais été aussi bafoué. L’extension des colonies se poursuit et l’ambassade des États-Unis a été transférée à Jérusalem. Que la « saison France-Israël 2018 » se déroule dans ces conditions est en soi inopportun, tant il est évident que cet événement participe d’une stratégie visant à redorer le blason d’un État dont la nature annexionniste n’est plus un secret pour personne.

Mais aujourd’hui, il serait inadmissible que cette « saison France-Israël » soit maintenue en dépit du dernier massacre de Gaza. Ce serait une atteinte irrémédiable à nos principes républicains et à nos valeurs de justice.

Citoyennes et citoyens français, nous ne pouvons accepter, dans les circonstances présentes, cette collaboration d’État à État entre la France et Israël. Nous ne pouvons nous soumettre à la normalisation avec un régime colonial bafouant les droits de l’Homme et les conventions internationales signées par la France.

Comment en effet pourrions-nous faire comme si de rien n’était ? Comme si des dizaines de jeunes gens n’avaient pas été assassinés de manière préméditée ? Comme si des centaines de manifestants demandant seulement le respect de leurs droits fondamentaux n’avaient pas été estropiés à vie ? Comme si le ghetto de Gaza ne courait pas le risque d’être purement et simplement liquidé, avec la complicité, active ou passive, de la communauté internationale ?

Pour cette raison, Monsieur le Président de la République, nous vous demandons de faire en sorte que la « saison France-Israël 2018 » n’ait pas lieu. Ne nous entretenons pas d’« éducation » ou d’« idées » avec un État qui a assassiné en quelques semaines plus de 110 jeunes gens épris de liberté et en a blessé ou mutilé plus de 8000. Envoyez un signal clair au gouvernement israélien en renonçant publiquement à la « saison France-Israël 2018 ». La société civile française ne saurait voir ces manifestations se tenir sans faire entendre sa désapprobation.

Signer l’appel

Premiers signataires:

Ahmed Abbes, directeur de recherche au CNRS, Paris

Samir Abdallah, cinéaste

Eric Alliez, professeur à l’Université Paris 8

Viviane Baladi, directrice de recherches au CNRS, Paris

Jean Barge, professeur retraité École polytechnique

Arnaud Beauville, professeur émérite à l’Université Côte d’Azur

Jacques Bordé, ancien Directeur de Recherche au CNRS

Larbi Bouguerra, ancien directeur de recherche associé au CNRS, ancien attaché-assistant à la Faculté de Médecine de Paris

Remi Brulin, professeur, John Jay College of Criminal Justice, New York, USA

Bernard Caillaud, ingénieur général des Ponts, professeur à Paris School of Economics, Paris

Jean-Marc Capellero-Rabinovitz, co-président de l’UJFP

Christine Charretton, mathématicienne retraitée de l’Université de Lyon 1

Yves Chilliard, directeur de recherche à l’INRA, syndicaliste et responsable associatif

Elisabeth Cramer Bordé, Professeur honoraire à l’Université de Versailles St Quentin

Laurent Cugny, professeur à Sorbonne Université

Dominique Delande, directeur de recherche au CNRS, Paris

Ivar Ekeland, ancien président de l’Université Paris-Dauphine, ancien président du Conseil Scientifique de l’École Normale Supérieure

Elisabeth Fröchen, professeure agrégée de l’université, retraitée

Jacques Fröchen, professeur agrégé de l’université, retraité

Philippe Enclos, maître de conférences en droit à l’Université de Lille

Christophe Fouqueré, professeur à l’Université Paris 13

Claire Gallien, maîtresse de conférences à l’UPVM3 et chercheuse au CNRS, Montpellier

Catherine Goldstein, directrice de recherche au CNRS, Paris

Dominique Grange, chanteuse engagée

Julien Grivaux, chercheur au CNRS, Marseille

Michel Gros, chercheur au CNRS, Rennes

Eric Guichard, maître de conférences à l’Enssib, Université de Lyon, ancien directeur de programme au Collège international de philosophie

Alain Guiraudie, cinéaste

Imen Habib, animatrice de la Campagne BDS France

Eric Hazan, éditeur

Bertrand Heilbronn, président de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS)

Christine Huyghe, chercheure au CNRS, Strasbourg

Stéphanie Latte Abdallah, chercheure au CNRS, Paris

Jean-Marc Lévy-Leblond, professeur émérite de l’université de Nice

Roland Lombard, directeur de recherche émérite au CNRS, Paris

Kheridine Mabrouk, cinéaste

Jean-François Méla, ancien président de l’Université Paris 13

Michel Mietton, professeur émérite Université Lyon 3, Jean Moulin

Alain Mille, professeur émérite à l’Université Lyon 1

Pierre Nicodème, chercheur honoraire au CNRS

Joseph Oesterlé, professeur émérite à Sorbonne-Université

Josiane Olff-Nathan, retraitée de l’Université de Strasbourg

Ugo Palheta, sociologue

Guy Perrier, professeur émérite à l’Université de Lorraine

Dominique Plihon, professeur émérite à l’Université Paris 13 Sorbonne Paris Cité

Ghislain Poissonnier, magistrat

Marwan Rashed, professeur à Sorbonne Université

Roshdi Rashed, directeur de recherche émérite au CNRS, professeur honoraire à l’Université de Tokyo

Lionel Schwartz, professeur émérite à l’Université Paris 13

Eyal Sivan, cinéaste, professeur à Amsterdam University of Arts (AHK)

Pierre Stambul, co-président de l’UJFP

Annick Suzor-Weiner, professeure émérite à l’Université Paris-Sud

Taoufiq Tahani, universitaire, Président d’honneur de l’AFPS

Gérard Toulouse, ancien Directeur de Recherche au CNRS, Ecole Normale Supérieure

Tardi, dessinateur

Dror Warschawski, chercheur au CNRS, Paris




Boycott du Festival Pop-Kultur 2018

9 Mai 2018

La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël appelle au boycott de Pop-Kultur Berlin, jusqu’au rejet du financement d’Israël.

La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI) appelle tous les artistes qui participent à Pop-Kultur Berlin à se retirer du festival à cause de son acceptation d’un parrainage de l’ambassade israélienne. Cet parrainage intervient malgré le retrait du festival de l’an dernier de huit artistes, en signe de protestation pour cette même raison. (voir aussi le site Boycott Pop-Kultur Festival).

Israël cherche à s’associer à des festivals internationaux, tel Pop Kultur Berlin, pour blanchir par l’art son image à l’étranger, dans la tentative explicite de détourner l’attention de ses crimes contre les Palestiniens. Pour un festival supposément progressiste, accepter de l’argent d’un sponsor qui est un régime d’oppression et d’apartheid depuis des décennies comme Israël, montre une absence d’éthique et une hypocrisie, à tout le moins.

Tout récemment, Israël a mis en œuvre une politique de tirs-pour-tuer-ou-mutiler,  annoncée par avance, contre des milliers de manifestants pacifiques dans la bande de Gaza assiégée et occupée, des manifestants qui luttent pour conquérir la liberté. Les dizaines de tués et les milliers de blessés ne l’ont pas été accidentellement : un porte-parole des forces israéliennes a même dit « rien n’a été fait hors de contrôle ; tout était minutieux et mesuré. Nous savons où chaque balle a abouti ».

La Cour Pénale Internationale a averti Israël que ses meurtres à Gaza pouvaient représenter des crimes de guerre. À la lumière de la violation permanente des droits humains des Palestiniens par Israël, accepter de l’argent de la propagande du gouvernement israélien revient à une complicité intentionnelle avec les violations flagrantes du droit international par Israël via le blanchiment par l’art.

Voici quelques mois, l’artiste à succès néozélandaise, Lorde, a annoncé l’annulation d’un concert programmé à Tel Aviv. Confrontés à une vilaine campagne d’intimidation et de calomnie par des représentants du lobby israélien, des dizaines d’artistes mondialement connus, dont des stars ayant remporté des Oscars à Hollywood, ont déclaré leur soutien total à Lorde.

Un officiel israélien a résumé la politique manifeste de blanchiment culturel d’Israël de la façon suivante : « Nous enverrons des romanciers et autres écrivains connus à l’étranger, des compagnies de théâtre, des expositions. De cette façon, vous montrez un visage plus agréable d’Israël, pour qu’on ne nous représente pas simplement dans le contexte de la guerre ».

L’insistance du festival Pop Kultur à accepter le parrainage d’Israël, de quelque manière qu’il le tourne cette année, ne nous laisse que le choix de faire appel à tous les artistes y participant pour qu’ils s’en retirent, sauf si le festival annule le parrainage d’Israël.

Un événement sponsorisé par l’Afrique du Sud de l’apartheid aurait déclenché les mêmes appels au boycott par les défenseurs des droits humains et les progressistes d’Afrique du Sud, d’Allemagne et d’ailleurs. De même, éviter de normaliser le système israélien d’injustice est le minimum attendu par les Palestiniens de la part d’artistes et d’organisations culturelles progressistes, pour ne pas saper notre lutte non violente pour la liberté, la justice et l’égalité.

Allez-vous vous placer du côté juste de l’histoire ?

* Les lignes directrices de PACBI pour le boycott culturel d’Israël stipulent que « (Un-e) événement/activité mené-e sous le parrainage/sous l’égide ou avec affiliation à une entité israélienne officielle ou une institution complice, constitue une complicité et donc mérite d’être boycotté-e.

Source: Boycott Pop-Cultur Festival
Traduction SF pour BDS France




Pétition: AXA doit cesser de faire du profit sur la colonisation de la Palestine

SIGNEZ LA PETITION ICI:

https://actions.sumofus.org/a/axa-finance-des-armes-chimiques-interdites

Assurer des vies partout dans le monde tout en écrasant celles de femmes et enfants sans défense : tel est l’insoutenable paradoxe d’AXA.

Le géant français de l’assurance est en effet accusé de bafouer le Droit International en finançant Elbit Systems, fleuron israélien de l’industrie de l’armement, sordidement célèbre pour avoir fourni des armes interdites qui ont déjà fait des centaines de victimes innocentes palestiniennes.

Et ce n’est pas tout, un nouveau rapport révèle qu’AXA est également actionnaire de trois grandes banques israéliennes qui toutes participent à la colonisation illégale de la Palestine.

Le métier d’un assureur est pourtant de protéger les familles, leur domicile et leur biens des risques de la vie : pas de les mettre en péril comme ce que fait AXA en participant à l’entreprise coloniale israélienne.

Dites à Axa de se retirer du capital d’Elbit Systems et des colonies israéliennes !

Ces scandaleuses révélations mettent AXA dans l’embarras, pourtant fier de son engagement en matière d’investissement responsable et qui a déjà rompu des liens avec des fabricants d’armes. Poussons le géant de l’assurance à faire de même avec Elbit Systems et les trois banques impliquées dans la colonisation.  

Nous savons que la mobilisation porte ses fruits : la campagne pacifique du mouvement mondial BDS a déjà réussi à faire plier des multinationales, notamment deux françaises, pour les mêmes raisons : Véolia et Orange. Au tour donc d’Axa de suivre l’exemple !

Elbit Systems fournit des armes interdites par les conventions internationales, notamment des armes chimiques comme le phosphore blanc, qui ont servi à l’offensive meurtrière contre les populations civiles de Gaza en 2014.

Cette entreprise a également participé à la construction du « mur de sécurité » dans les territoires occupés, que la Cour Internationale de Justice a jugé illégale en 2004.

Les institutions financières françaises et les assureurs ne peuvent ignorer l’illégalité des colonies israéliennes et les souffrances quotidiennes qu’elles engendrent. Expropriations arbitraires, familles séparées, emprisonnements d’enfants, checkpoints humiliants à n’en plus finir, sont les expériences déshumanisantes des palestiniens qui vivent sous un régime d’apartheid.

Exigeons des instances dirigeantes d’AXA qu’elles se soumettent à leur propre charte éthique !

Selon la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH), « les grands groupes financiers français, dont AXA, sont directement ou indirectement impliqués dans le projet colonial en Palestine ». Les banques et les assureurs recherchent le profit à tout prix, y compris en se livrant à des activités illégales. Faisons en sorte qu’ils y mettent fin.

Tirer des bénéfices de la souffrance des palestiniens est inqualifiable. Au cours de notre campagne contre Airbnb, vous avez été plus de 151 000 membres à exprimer votre indignation. Et le vent en train de tourner car l’ONU a commencé à prendre des mesures contre ces entreprises hors-la-loi ! C’est donc le moment idéal pour interpeller AXA afin qu’il mette un terme à ses investissements illégaux.

 

Plus d’informations

Israël : L’utilisation de phosphore blanc constitue une preuve de crimes de guerre
Human Rights Watch. 25 mars 2004.

Le mur construit par Israël illégal, prononce le Tribunal de l’ONU
ONU Info. 9 juillet 2004.

Israël : des banques françaises soutiendraient la colonisation 
Le Monde. 29 mars 2017.

Israël : quatre banques françaises et Axa accusées de financer la colonisation
La Tribune. 29 mars 2017.

70 organisations, associations, partis et syndicats demandent à la société AXA de se conformer au droit international et de rompre avec la politique coloniale et d’apartheid israélienne
BDS. 28 juillet 2017.




Plus de 150 syndicats européens, partis politiques et associations demandent à l’UE de cesser son financement à l’industrie militaire israélienne

Pas de financement de l’UE pour l’industrie militaire israélienne

L’UE doit arrêter de contribuer à la militarisation et aux profits tirés des violations des droits humains dans les territoires palestiniens occupés.

L’Union européenne subventionne la recherche de l’industrie de la sécurité depuis de nombreuses années. https://www.tni.org/en/publication/market-forces-the-development-of-the-eu-security-industrial-complex. Cet argent des contribuables européens va à des entreprises militaires, parmi lesquelles de nombreuses firmes israéliennes, sous le masque de la recherche et la promesse que technologies et techniques développées seront affectées seulement à des usages civils.

L’une des voies par lesquelles les entreprises militaires et d’armement ont eu accès aux fonds européens a été l’actuel programme de Recherche et d’Innovation Horizon 2020, qui inclut de nombreuses entreprises militaires israéliennes. Bien que l’UE proclame que ces fonds pour la recherche soient uniquement allés à des projets à applications civiles, nombre de ces projets approuvés sont de nature duale, servant aussi bien les intérêts militaires que civils. Bien d’autres servent des politiques de restriction ou de violation des droits des réfugiés, et militarisent nos sociétés.

La coopération de l’UE avec les entreprises militaires israéliennes est la preuve que les projets à usage dual servent aussi bien, fondamentalement, des buts militaires, Isaac Ben-Israel, Président de l’Agence spatiale israélienne, déclare abruptement « parce que nous sommes un petit pays, si nous construisons une petite chaîne de production de satellites, disons IAI, elle sera utilisée à des fins militaires et commerciales ». La CECP et Stop the Wall ont entrepris une analyse approfondie des projets européens qui impliquent les entreprises militaires israéliennes ; l’analyse montre à quel point les fonds publics européens sont actuellement utilisés pour développer, légitimer, mettre à profit les technologies « testées sur le terrain » par Israël, qui commet, ce faisant, des crimes de guerre et des violations des droits humains.

Beaucoup d’indices nous le montrent, les politiques de contrôle des frontières de l’UE sont bâties sur des concepts et des technologies qui violent les droits humains. Publié par le Transnational Institute et StopWapenhandel, un rapport bien documenté montre de quelle façon les entreprises israéliennes suivent une stratégie commerciale unique, capitalisant sur le fait que les technologies israéliennes sont « éprouvées sur le champ de bataille », au cours d’actions illégales et selon des politiques de « contrôle de frontières » et « de populations » dans le contexte de l’occupation et de la colonisation, comme le Mur en Cisjordanie occupée, le blocus et les attaques militaires contre Gaza, et bien d’autres agissements.

Les entreprises militaires et de sécurité intérieure comme IAI (Israel Aerospace Industries), ont joué un rôle dans le renforcement des frontières en Bulgarie et en Hongrie, dans les programmes de surveillance maritime de l’UE, et dans le programme Frontex en général.

L’UE refuse de prendre en compte les graves manquements à l’éthique des entreprises de même que l’origine et la possible destination de ces technologies, violant ainsi ses propres règles et règlements.

En juillet 2017, 27 experts juridiques internationaux ont publié un avis juridique au sujet du projet LawTrain dans le cadre d’Horizon 2020, projet fondé sur la coopération avec la police israélienne, dont le recours à la torture et à d’autres violations des droits humains est avéré. Le rapport de ces experts fait clairement apparaître la nécessité d’exclure de tels acteurs, notoirement impliqués dans la violation systématique des droits humains. En finançant de tels projets, l’UE montre son aveuglement devant les graves violations du droit international et des droits humains perpétrées à l’intérieur ou à l’extérieur de ses frontières.

Nous appelons en conséquence l’Union européenne à :

 

  1. Limiter les Programmes Cadres de Recherche et Développement (PCRD) européens (FP) strictement à la sécurité civile et à la paix, à l’exclusion de la recherche sur la surveillance des frontières et l’usage dual des technologies, et d’éviter tout lien entre les Programmes Cadres de R&D et la Politique Commune de Sécurité et de Défense (PCSD), et en particulier l’Agence Européenne de Défense (AED) ;
  1. Exclure sans délai des Programmes Cadres de R&D européens, toutes les entreprises militaires et de sécurité israéliennes, étant acquis que l’analyse des projets passés a montré que leur participation à ces Programmes implique étroitement l’aide de l’UE dans le développement, la légitimation et les bénéfices de technologies et de méthodes utilisées par Israël dans le contexte de crimes de guerre et de violations des droits humains ;
  1. Assurer la transparence et le contrôle démocratique sur les appels à projets annuels lancés dans le cadre des Programmes de recherche européens.

Signatories:

European and international platforms:

  1. European Coordination of Committees and Associations for Palestine

  2. Pax Christi International

  3. European Network Against Arms Trade (ENAAT)

  4. Corporate Europe Observatory

  5. Decolonial International Network (DIN)

Austria:

  1. Women in Black (Vienna)

  2. Antiimperialistische Koordination (AIK)

  3. Society for Austro-Arab Relations (SAAR)

  4. Styrian Peace Platform (Steirische Friedensplattform)

Belgium:

  1. La Centrale Generale FGTB – trade union

  2. Socialist Union for Cultural Workers and Media (ACOD Cultuur) – trade union

  3. Belgian Workers Party (PVDA – PTB) – political party

  4. LEF-FGE – NGO

  5. 11.11.11 – NGO

  6. Belgian Academic and Cultural Boycott of Israel (BACBI)

  7. Plateforme Watermael-Boitsfort Palestine

  8. Palestina Solidariteit

  9. Association Belgo-Palestinienne

  10. Hand in Hand tegen Racisme

  11. Partij van de Arbeid

Finland:

  1. Communist Party of Finland – political party

  2. Friends of the Earth Finland – NGO

  3. Finnish-Arab Friendship Society

  4. Finnish Peace Committee (Suomen Rauhanpuolustajat)

  5. Physicians for Social Responsibility, Finland

  6. Spartacus Foundation

  7. Women for Peace, Finland

  8. Women Against Nuclear Power, Finland

  9. Amandamaji rf, Finland

  10. Committee of 100 in Finland

  11. Israeli Committee Against House Demolitions Finland

France:

  1. Union Syndicale Solidaires – trade union

  2. The French Communist Party (PCF) – political party

  3. The Party of the Indigenous of the Republic (PIR) – political party

  4. Pax Christi France – NGO

  5. Ligue des droits de l’Homme (LDH) – NGO

  6. Plateforme des ONG françaises pour la Palestine – NGO

  7. Association France Palestine Solidarité (AFPS) – NGO

  8. Union juive française pour la paix (UJFP) – NGO

  9. Mouvement pour une Alternative Non-violente (MAN)

  10. Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR PO)

  11. Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine (AURDIP)

  12. Sciences Citoyennes

  13. REF – Réseau Euromed France

  14. BDS France,

  15. Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Palestine

  16. Mouvement International de la Réconciliation-France

  17. Association Jumelage Palestine France

  18. La Cimade

  19. Réseau Sortir du colonialisme

  20. Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP)

  21. Forum Palestine Citoyenneté

  22. Le Mouvement de la paix

Germany:

  1. Jewish Voice for Peace (Jüdische Stimme für gerechten Frieden in Nahost) Germany

  2. Deutsch-Palästinensische Gesellschaft NRW Süd

  3. BDS Berlin

  4. BDS-Gruppe Bonn

  5. Institut für Palästinakunde e.V.

Ireland:

  1. Derry Trades Union Council – trade union

  2. Dublin Council Of Trade Unions – trade union

  3. Transport Salaried Staffs’ Association of Great Britain and Ireland – trade union

  4. Sinn Féin – political party

  5. Communist Party of Ireland – political party

  6. Solidarity – The Left Alternative – political party

  7. People Before Profit – political party

  8. Sadaka – NGO

  9. Centre for Global Education – NGO

  10. Ireland-Palestine Solidarity Campaign – NGO

  11. Action from Ireland (Afri) – NGO

  12. Africa Solidarity Centre Ireland – NGO

  13. Trade Union Friends of Palestine – campaigning group

  14. Peoples Movement – Gluaiseacht an Phobail – campaigning group

  15. Peace and Neutrality Alliance – campaigning group

  16. Irish Football Fans Against Israeli Apartheid – campaigning group

  17. Shannonwatch – campaigning group

  18. Academics for Palestine – campaigning group

  19. Students for Justice in Palestine (Dublin) – campaigning group

  20. United Against Racism – campaigning group

Italy:

  1. New Weapons Research Group – NGO

  2. Salaam Ragazzi dell’Olivo – Comitato di Milano – NGO

  3. Salaam Children of Olive Tree – Milan Committee – NGO

  4. Rete della Pace – network of 60 organisations – involved in peace, disarmament, noviolence, human rights.

  5. Associazione Amici della Mezzaluna Rossa Palestinese

  6. Casa Terra

  7. Cultura è Libertà

  8. Comitato  »Nessun M346 a Israele » (Varese)

  9. Donne in nero (Women in black)

  10. Rete Disarmo (membro ENAAT)

  11. Rete Ebrei contro l’occupazione (ECO)

  12. Rete Romana di Solidarietà con il Popolo Palestinese

  13. Reti di pace (Laboratorio Monteverde)

  14. WILPF Italia (Women’s international league for peace and freedom)

  15. BDS Italia

  16. Rete Disarmo

  17. Tavolo TerraCorpiTerritori&SpaziUrbani in Non Una Di Meno, Italy

  18. AssopacePalestina

Luxemburg:

  1. The National Federation of Railway Workers, Transport Workers, Officials and Employees of Luxembourg (FNCTTFEL)– trade union

  2. déi Lénk – political party

  3. SOS Faim – NGO

  4. Cercle de Coopération – NGO

  5. Comité pour une paix juste au Proche-Orient

  6. Action Solidarité Tiers Monde

The Netherlands

  1. Socialist International

  2. Kairos Sabeel Nederland – NGO

  3. Diensten en Onderzoek Centrum Palestina (DocP) (DocP)

  4. Transnational Institute – think tank

  5. Nederlands Palestina Komitee

  6. SAP/Grenzeloos

  7. EMCEMO

  8. Women’s International League for Peace and Freedom Dutch section

  9. Vredesbeweging Pais

Scotland:

  1. SNP Friends of Palestine

  2. Scottish Campaign for Nuclear Disarmament

  3. Scottish Friends of Palestine

Spanish state

  1. Confederación General del Trabajo (CGT), trade union

  2. Comisiones Obreras (CCOO), trade union

  3. Basque Workers Solidarity – ELA (Basque Country), trade union

  4. Confederacion Intersindical Galega – CIG (Galicia), trade union

  5. Intersindical Alternativa de Catalunya (IAC), trade union

  6. Podemos – political party

  7. SODePAZ – NGO

  8. Internazionalistak Auzolanean – social movement

  9. Unión de Juventudes Comunistas de España

  10. BDS País Valencià – social movement

  11. Unadikum- social movemnet

  12. Paz con Dignidad

  13. Associació Punt d’Interacció de Collserola

  14. Centre Delàs d’Estudis per la Pau

  15. ISM en el Estado Español

Slovenia:

  1. Proja Pro Justice through Action

  2. Society for Human Rights Humanitas

  3. Mirovni Institut

Sweden:

  1. The Palestine Solidarity Association of Sweden

Switzerland:

  1. Communist Party – political party

  2. Collectif Urgence Palestine-VD

  3. Urgence Palestine Nyon La Côte (Suisse)

  4. BDS Switzerland

  5. Alternative refugee center

  6. Women and development

UK

  1. UNISON – trade union

  2. Sabeel-Kairos – NGO

  3. UK-Palestine Mental Health Network – NGO

  4. Palestine Solidarity Campaign UK – NGO

  5. War on Want

  6. Red Card Israeli Racism campaign

  7. British Committee for the Universities of Palestine (BRICUP)

  8. Scientists for Global Responsibility (SGR)

  9. Jews for Boycotting Israeli Goods (J-BIG)

Norway

  1. LO i Oslo – trade union

  2. Norwegian Union of Municipal and General Employees (Fagforbundet) – trade union

  3. The Association of Norwegians NGOs – NGO

  4. The Palestine Committee of Norway

  5. The Norwegian Committee for Academic and Cultural boycott of the state of Israel – (AKULBI)




Appel à action: Gaza assiégée mais pas seule ! Développons un embargo militaire

Cher supporteur,

Comme toi, nous sommes témoins du massacre qu’Israël poursuit contre des manifestants palestiniens non armés à Gaza. Avec leurs manifestations qui nous inspirent, ils protestent contre douze ans de siège d’Israël et réclament le droit au retour dans leurs maisons, droit sanctionné par l’ONU mais dont ils ont été privés sous le coup d’un nettoyage ethnique.

Les militants de Gaza demandent : « Que fait le monde pendant que le massacre perpétré par Israël est transmis en direct ? » Il nous revient d’assurer qu’ils ne soient pas seuls face aux crimes d’Israël.

Nous devons diriger notre colère à l’égard des atrocités d’Israël vers des actions destinées à établir la responsabilité d’Israël. Ensemble nous pouvons intensifier les campagnes de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS)

Notre stratégie concrète, solidaire enverra un message puissant de soutien aux Palestiniens de Gaza : Vous n’êtes pas seuls et nous agirons pour tenir Israël responsable de ses meurtres de manifestants palestiniens.

Renforcer, faire entrer dans la norme et populariser l’appel palestinien pour un embargo militaire à double sens sur Israël est la réponse la plus efficace au massacre qu’Israël est en train de mener. Cela veut dire agir pour mettre fin à toutes les ventes et à tous les achats d’armes depuis Israël et vers Israël et mettre fin aux partenariats militaires et policiers avec l’État d’Israël.

Le Comité National BDS, qui est la coalition la plus large de la société civile palestinienne, en appelle aux gens de conscience, aux syndicats, aux municipalités, aux partis politiques, aux mouvements sociaux, aux groupes étudiants, aux universitaires, aux artistes, aux églises et aux groupes LGBTQ du monde  pour :

  • Prévoir des actions d’intensification et d’amplification des campagnes liées à l’appel pour mettre fin aux liens militaires et sécuritaires avec Israël. Par exemple, une manifestation contre G4S, HP ou des banques complices (comme Axa et HSBC) et des compagnies ayant des liens militaires, développer des campagnes pour mettre fin aux partenariats avec la police d’Israël, comme la Deadly Exchange campaign, (Campagne sur les échanges mortels) etc.

Mettez le hashtag #MilitaryEmbargo ou #StopArmingIsrael.

 

  • Demander une prise de position et/ou un débat sur un embargo militaire contre Israël à votre Parlement ou Congrès : faites pression sur vos partis politiques, représentants élus et votre gouvernement pour rompre les liens militaires avec Israël.

 

  • Faire passer une motion exigeant un embargo militaire contre Israël dans votre conseil municipal, votre église, votre syndicat ou tout autre organisation de la société civile. Ces motions sont essentielles pour populariser l’exigence d’embargo militaire à l’égard d’Israël, une exigence que nous pouvons construire de façon durable à partir de la base.

 

  • Organiser des manifestations pour faire pression sur votre gouvernement : mobilisez les manifestations pour faire pression sur votre gouvernement pour qu’il mette fin à ses liens militaires et sécuritaires avec Israël.

 

  • Écrivez dans la presse locale pour expliquer pourquoi vous soutenez un embargo militaire.

Pour plus d’information, rendez-vous sur la page de la campagne du BNC pour l’embargo militaire.

Écrivez-nous s’il vous plaît pour nous faire part de vos plans d’action, de vos questions et pour nous envoyer des photos !

Deux millions de Palestiniens de la bande de Gaza occupée montrent un courage et une détermination incroyables pour conquérir leurs droits. La #GrandeMarcheduRetour continue malgré le meurtre délibéré par Israël de plus de 30 manifestants non armés et les blessures infligées à plus de 3 000 d’entre eux. Des Palestiniens qui sont des journalistes, des enfants,  des femmes, des jeunes et du personnel médical ont fait partie de ces cibles.

Ensemble nous pouvons assurer qu’ils ne soient pas seuls !

Solidarité,

Le Comité National BDS (BNC)

Le Comité National Palestiniens BDS (BN) est la plus large coalition de la société civile palestinienne. Il conduit et soutient le mouvement mondial de Boycott, Désinvestissement et Sanctions pour les droits des Palestiniens.

Suivez nous sur Facebook et Twitter

Dites à vos amis de s’inscrire sur notre site pour recevoir les mises à jour

 

Source: BNC

Traduction: SF pour BDS France

 




Soutien à la marche du retour en Palestine occupée

Gaza : un nouveau massacre d’innocents

Depuis le 30 mars, date de la Journée de la Terre, et jusqu’au 15 mai, date de l’auto-proclamation d’Israël, les Palestiniens de Gaza marchent vers le Mur qui les sépare de leur patrie spoliée. Cette marche non violente et sans armes vient rappeler les deux fondements de la situation palestinienne: l’expulsion  et l’expropriation et porte les revendications palestiniennes suivantes : la fin de la colonisation et de l’apartheid et le droit au retour des réfugiés.

Les habitants de Gaza dont les deux tiers  sont des réfugiés de la Nakba, expulsés et expropriés, sont venus en masse manifester leur désespoir après 11 ans de siège, dans la « zone tampon » de la ligne de démarcation avec Israël.

L’armée israélienne a disposé ses tireurs d’élites avec ordre explicite de tuer les civils palestiniens, créant en pleine conscience les conditions d’un massacre. Elle a équipé ses drones militaires de bombes lacrymogènes toxiques.

En à peine 24 heures, le bilan est de 17 morts et près de 2 000 blessés palestiniens. Il s’alourdira sans cesse si on ne réagit pas pour protéger ces civils totalement pacifiques.

Voilà la réalité qu’il faut expliquer et dénoncer,

Voilà ce que refusent de dire ou d’expliquer la plupart des médias français,

Voilà un massacre de plus qui ne suscite que le silence complice du gouvernement français.

La campagne BDS France [Boycott, Désinvestissements et Sanctions contre Israël jusqu’à l’application du droit international] appelle à manifester partout en France la plus grande solidarité avec les Palestiniens pour leur Marche du Retour digne et juste.

Nous appelons l’opinion française à dénoncer vigoureusement la «saison France Israël » organisée conjointement par le gouvernement français et Israël, et destinée à blanchir l’apartheid en général et cet énième massacre en cours.

Nous appelons :

  • Le gouvernement français à exiger l’arrêt des massacres et prendre des sanctions contre cet état terroriste dont l’impunité est un encouragement au crime.
  • L’Union Européenne à immédiatement suspendre ses accords de coopération avec Israël.
  • La CPI (Cour pénale internationale) à en finir avec son examen préliminaire pour crime de guerre commencé depuis bientôt 3 ans et traduire les responsables israéliens devant cette juridiction.

Nous engageons toutes les personnes de conscience à rejoindre la campagne internationale et non violente BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions)

Le blocus criminel et illégal de Gaza doit être rompu, Israël doit respecter le droit international dont la résolution 194 de l’ONU sur le droit au retour.

La Campagne BDS France
www.bdsfrance.org
campagnebdsfrance@yahoo.fr




Les clubs de football palestiniens à Adidas : « Arrêtez de parrainer les équipes des colonies israéliennes »

BDS – 12 mars 2018

Les équipes de football et les associations sportives palestiniennes demandent à Adidas de mettre fin à son parrainage de l’Association israélienne de football car celle-ci intègre les équipes basées dans les colonies israéliennes illégales, sur une terre palestinienne volée.

Signez la pétition! Cliquez ICI !

(Lire le texte de la pétition en français)

À Kasper Rørsted, directeur général d’Adidas
Copies conformes aux membres du Conseil de direction : Roland Auschel (Ventes internationales), Eric Liedtke (Marques internationales), Harm Ohlmeyer (Finances), Karen Parkin (Ressources humaines internationales) et Gil Steyaert (Opérations internationales).

Chers Mr Rørsted, Mr Auschel, Mr Liedtke, Mr Ohlmeyer, Mme Parkin et Mr Steyaert,

Nous vous écrivons afin de demander instamment à Adidas de mettre fin à son parrainage de l’Association israélienne de football (IFA) en raison de la profonde complicité de celle-ci dans les violations, par Israël, du droit international et des droits de l’homme des Palestiniens.

L’IFA parraine des matchs de football dans les colonies de peuplement israéliennes illégales en Cisjordanie, comme l’ont révélé Human Rights Watch et d’autres organisations de défense des droits de l’homme. Il y a six clubs de football israéliens basés dans les colonies d’Israël sur une terre palestinienne volée où les Palestiniens ne sont pas autorisés à pénétrer. Les colonies d’Israël contribuent à des violations graves des droits de l’homme et elles sont une cause directe des restrictions à la liberté de mouvement des Palestiniens, à leur accès à leurs ressources naturelles et à leur capacité de construire des maisons et de traiter des affaires.

L’implication de l’IFA dans les colonies d’Israël illégales a été condamnée par, entre autres, Wilfried Lemke, conseiller spécial des Nations-Unies pour le sport au service de la paix et du développement, des dizaines de membres du Parlement européen, des groupes de la société civile et de défense des droits de l’homme, et des personnalités reconnues du monde des arts et de la culture. En dépit de ces appels venant du monde entier, l’IFA a décidé de faire passer la politique avant le sport, et elle a refusé de mettre fin à sa complicité.

En tant que principal sponsor de l’IFA, Adidas prête sa marque pour couvrir et blanchir les violations des droits de l’homme commises par Israël, notamment contre les footballeurs palestiniens. Des joueurs palestiniens sont régulièrement agressés, emprisonnés et tués. Il leur est dénié toute liberté de mouvement pour participer à leurs propres matchs. Des stades palestiniens ont été bombardés et détruits. Israël empêche même les Palestiniens d’importer des équipements de football et de développer des installations de football.

Le parrainage de l’IFA par Adidas justifie les colonies d’Israël illégales et leur donne une couverture internationale. La Résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations-Unies (2016) dénonce les colonies de peuplement israéliennes en tant que « violations flagrantes » du droit international. Le Haut Commissariat des Nations-Unies aux droits de l’homme (OHCHR) élabore actuellement une base de données sur les entreprises qui traitent des affaires dans ou avec les colonies d’Israël illégales, dans une étape pratique pour mettre devant leur responsabilité les sociétés qui s’en rendent complices. Le parrainage de l’IFA par Adidas conduirait celle-ci sur cette liste en fonction des critères de sélection. De plus, votre parrainage de l’IFA, une entité qui opère dans ces colonies, fait d’Adidas un complice et peut l’exposer à des campagnes de boycott conduites par des consommateurs du monde arabe et du monde entier.

Adidas a mis fin, à juste titre, à son parrainage du « marathon de Jérusalem » après des protestations généralisées, des appels au boycott et des condamnations venant de gouvernements. Le marathon de Jérusalem, tout comme le soutien de l’IFA aux colonies israéliennes illégales, est un exemple clair de l’utilisation du sport par Israël pour se mettre hors de cause de son oppression et de son occupation des Palestiniens.

Selon votre site web, « Adidas reconnaît sa responsabilité entrepreneuriale de respecter les droits de l’homme et l’importance de montrer que nous prenons les mesures nécessaires pour remplir cette obligation sociale ». En accord avec « la propre influence directe » d’Adidas, nous vous demandons instamment de respecter votre politique de responsabilité sociale en retirant votre parrainage à l’Association israélienne de football (IFA) jusqu’à ce qu’elle mette un terme à son implication dans les violations graves, par Israël, du droit international et de ses violations des droits de l’homme contre les Palestiniens.

Signataires:

  1. Sur Baher Club
  2. Deir Jarir Youth club
  3. Terra Sancta Center-Beit Hanina
  4. Um Touba Club
  5. Beit Hanina Youth Center – BHYC
  6. Althouri Youth Club
  7. Anata Youth Club
  8. Beit Sourik Club
  9. Al Ram Youth Club
  10. De La Selle Club
  11. Bilin Club
  12. Qalandia Youth Club
  13. Ramallah Islamic Club
  14. Biddo Athletic Club
  15. Beit Sira Sports Club
  16. Jericho Youth club
  17. Al Nwaemeh Sports Club
  18. Silwan Club
  19. Ni’lin Club
  20. Sawahri Club
  21. Al-Quds Club
  22. Ramallah Youth Club
  23. Esawiah Club
  24. Zubeidat Club
  25. Jerusalem Basketball Academy
  26. Hizma Youth Club
  27. Mount of Olives Club
  28. Beit Sourik Club
  29. Beit Safafa Club
  30. Saffa club
  31. Jaba’ Youth Club
  32. Shurfat Sports Club
  33. Jericho Youth Club
  34. Burj Al-Luqluq Social Center Society
  35. East Sawahreh Club
  36. Palestinian Academy for Sports Talent
  37. Al-Raja Society for Sports and Rehabilitation
  38. Al Ram Ahli Club
  39. Shabab Al-Khalil Sports Club
  40. Shabab Al Samou Club
  41. Bani Na’eem Club
  42. Al Shyoukh Youth Club
  43. Shabab Yatta
  44. Beit A’awa Youth Club
  45. Al-Aroub Youth Club
  46. Taffouh Club
  47. Beit Kahel Youth Club
  48. Al Karmel Yatta Club
  49. Soureif Club
  50. Halhoul Club
  51. Sa’r Club
  52. Beit Ummar Club
  53. Rabud Sports Club
  54. Wadi Al-Neis Club
  55. Al Khader Club
  56. Orthodox Club-Beit Sahour
  57. Orthodox Club-Bethlehem
  58. Susya Club
  59. Ramadin Club
  60. Fuwar Club
  61. Shabab Dura
  62. Islamic Club of Bethlehem
  63. Syriac Club
  64. De La Selle Club
  65. Bethlehem Sports Club for the Disabled
  66. Salah Eddin Club
  67. Al Burj Youth Club
  68. Tarqumyah Club
  69. Hussan Youth Club
  70. Silat  El-Harthiya
  71. Yamoun Sports Club
  72. Jaba Sports Club
  73. Burqein Club
  74. Qabatiya Athletic Club
  75. Jenin Youth Center
  76. Jenin Athletic Club
  77. Barta’a Athletic Club
  78. Rummaneh Club
  79. Ya’abd Club
  80. Markaz Tulkarem
  81. Noor Shams Club
  82. Kufr Alabad Club
  83. Deir AlGhusoun Club
  84. Thunabeh Club
  85. Beit Leid Athletic Club
  86. Zeita Sport Club
  87. Nazlet Esa Sports Club
  88. Iktaba Athletic Club
  89. Irtah Athletic Club
  90. Attil Sports Club
  91. Jalboun Sport Club
  92. Tubas Sport Club
  93. Tamoon Athletic Club
  94. Al Faraa Youth Club
  95. Quseen Athletic Club
  96. Burqa Club
  97. Ousrein Club
  98. Jabal An-Nar Club
  99. Number One Club
  100. Al-Mustaqbal for the Disabled Club
  101. AL-Arqa Club
  102. Tulkarem Cultural and Athletic Club
  103. Ahli Qalqilia Club
  104. Azoun Club
  105. Jayyous Athletic Club
  106. Qalqilya Islamic Club
  107. Kufr Thilth Club
  108. Kufr Zeibad Club
  109. Jensafoot Club
  110. Hajjeh Club
  111. Kufr Hajjeh Club
  112. Kufr Qaddoum Club
  113. Deir Ballout Club
  114. Kufr Deik Club
  115. Deir Istia Club
  116. Azzawiya Club
  117. Ibal Club
  118. Northern Asireh Club
  119. Balata Youth Center
  120. Asira Al-Qabaleyyeh Club
  121. Qusra Club
  122. Beita Club
  123. Nablus Youth Club
  124. Douma Youth Club
  125. Hutteen Sporting Club
  126. Askar Youth Center
  127. Tel Athletic Club
  128. Aqraba Athletic Club
  129. Orif Club
  130. Al-Qastal Club
  131. Yaseid Club
  132. Sama Nablus Athletic Club
  133. Al-Ittihad Club
  134. Marj Bin Amer Club

 

Source: BDS Movement

Traduction: JPP pour BDS France

 

 




La communauté palestinienne des arts de la scène exhorte le violoniste renommé André Rieu à annuler ses concerts à Tel Aviv

9 mars 2018 / par la communauté palestinienne des arts de la scène / Hollande

Dans une lettre ouverte, les collectifs des arts de la scène et les centres culturels palestiniens appellent le célèbre violoniste hollandais à respecter la ligne de piquetage non violente palestinienne et à annuler ses concerts à Tel Aviv.

Cher André Rieu,

Nous, collectifs des arts de la scène et centres culturels palestiniens soussignés, vous écrivons pour vous exhorter à annuler vos concerts prévus à Tel Aviv les 3 et 7 avril 2018.

En tant que collègue artiste, nous espérons que vous conviendrez que nous avons une obligation morale de ne pas faire de mal, d’empêcher que notre œuvre artistique soit utilisée pour faciliter l’oppression.

Les prestations des artistes internationaux à Tel Aviv, particulièrement de grands spectacles comme le vôtre, sont régulièrement et ouvertement soutenus par le gouvernement israélien. Ces événements sont délibérément utilisés pour détourner l’attention mondiale des décennies d’oppression des Palestiniens par Israël.

Tandis que le gouvernement israélien accueillera vos spectacles avec les plus grands honneurs, il continuera à effacer la culture palestinienne par ses incessantes agressions systématiques. Israël a fermé des cinémas et des théâtres palestiniens, interdit des événements culturels, refusé des permis de travail aux artistes palestiniens et en a emprisonné d’autres sans charges. Les soldats israéliens ont plusieurs fois forcé de jeunes musiciens à « jouer » aux checkpoints militaires qui privent les Palestiniens de Cisjordanie occupée de leur droit à la liberté de circulation.

Nous admirons la façon dont vous utilisez votre art pour soulager les souffrances, de vos concerts de bienfaisance à votre rôle d’ambassadeur pour Wensambulance Limburg , qui fournit un service ambulancier pour permettre à des patients gravement malades de satisfaire un vœu pour une journée loin de leurs souffrances.

Les Palestiniens qui vivent sous oppression israélienne ne bénéficient pas de ce genre de répit, surtout ceux qui font face à des problèmes de santé. Un récent rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé a fait savoir que 54 Palestiniens étaient morts en 2017 en attente de permis israéliens pour quitter Gaza en vue d’un traitement médical. Il s’agissait principalement de malades du cancer.

Des soins de santé appropriés sont devenus impossibles à Gaza à cause des bombardements israéliens répétés et du siège brutal, qui entre maintenant dans sa douzième année, imposé aux deux millions de Palestiniens qui vivent là. Israël refuse l’importation de médicaments vitaux, de fournitures et équipements médicaux, et bloque même le carburant pour l’électricité nécessaire au fonctionnement des hôpitaux et cliniques de Gaza.

C’est pour toutes ces raisons que la majorité des artistes et institutions culturelles palestiniennes appellent les artistes internationaux à ne pas divertir Tel Aviv jusqu’à ce qu’Israël mette fin à ses violations des droits fondamentaux des Palestiniens. Un concert en Israël aujourd’hui est l’équivalent d’un spectacle réservé aux seuls blancs dans la station sud-africaine de Sun City dans les années 1980 alors que le gouvernement brutalisait la vie des Sud Africains noirs.

Nous nous souvenons de votre hommage émouvant à Nelson Mandela lorsque arriva la nouvelle de sa mort pendant votre tournée de 2013. Mandela a été une source d’inspiration pour nous aussi. Nous rappelons sa phrase célèbre : « Nous savons trop bien que notre liberté est incomplète sans la liberté des Palestiniens. » Le camarade anti-apartheid du combat pour la liberté et compagnon de prison de Mandela, Ahmed Kathrada, a écrit : « Je suis profondément convaincu que les Palestiniens souffrent d’une vie semblable à – et, sous beaucoup d’aspects, pire que – celle que nous avions sous l’Apartheid en Afrique du Sud. »

Le dirigeant anti-apartheid Desmond Tutu a maintes fois explicité son soutien au boycott culturel d’Israël, déclarant en 2010 : « Exactement comme nous disions pendant l’apartheid qu’il n’était pas convenable pour des artistes internationaux de se produire en Afrique du Sud dans une société fondée sur des lois discriminatoires et une exclusivité raciale, nous pensons que ce serait une erreur pour l’Opéra de Cape Town de se produire en Israël. »

Nous vous exhortons à ne pas prêter votre nom et votre art renommés à l’occupation et à l’apartheid du gouvernement israélien, comme un nombre croissant d’artistes qui ont annulé ou refusé de jouer en Israël, dont Lorde, Lauryn Hill, Brian Eno et Oumou Sangaré.

André Rieu, nous espérons que vous vous tiendrez du bon côté de l’histoire et que vous annulerez vos concerts à Tel Aviv. Nous espérons que vous ne saperez pas notre combat pour acquérir nos droits fondamentaux et que vous nous rejoindrez solidairement pour mettre fin aux violations israéliennes de nos droits fondamentaux selon le droit international.

Signataires :

Le théâtre Al-Harah

Le Théâtre de la Liberté

L’association Al Kamandjati

L’institut Magnificat

Siwal

L’Ecole palestinienne du Cirque

Le Yes Théâtre

Le théâtre Ashtar

Les productions de la Journée du Théâtre

Le Réseau palestinien des Arts du Spectacle

Le Réseau Artistique de Jérusalem

La Troupe de Danse Populaire palestinienne El-Funoun

Le Centre Culturel Khalil Sakakini

Le Conservatoire National de Musique Edward Saïd

Le Centre Al-Awda pour l’Enfance et la Jeunesse – Tulkarem

Le Centre Hanthala

Le Centre Al-Awda

Le Centre Baladi pour la Culture et les Arts

Le Centre d’Art Populaire

Sareyyet Ramallah

 

Source: BDS Movement

Traduction : J. Ch. pour BDS France

 




Le père d’Ahed Tamimi exhorte la chanteuse Natalia Oreiro nominée aux Grammy à respecter l’appel au boycott des Palestiniens

26 février 2018, Argentine, Uruguay

Le père de la jeune Ahed Tamimi de 17 ans injustement emprisonnée a exhorté Natalia Oreiro, la chanteuse uruguayenne nominée aux Grammy, à respecter la directive palestinienne et à annuler son concert du 20 mars 2018 en Israël. Natalia a déjà pris position pour les droits des enfants et il espère qu’elle refusera d’aider Israël à couvrir ses abus contre les droits des enfants palestiniens.

Plus de 25 artistes et personnalités américains connus dans le monde de la culture ont récemment exprimé leur soutien à Ahed et à tous les enfants palestiniens qui sont dans les prisons israéliennes.

Chère Natalia Oreiro,

Je suis le père d’une fille palestinienne courageuse nommée Ahed Tamimi, qui a été arrêtée à l’âge de 16 ans par l’armée israélienne.

Son crime ? Se dresser pour ses rêves de justice, de liberté et d’égalité pour notre peuple.

Je vous écris dans l’espoir que vous annuliez votre concert à Tel Aviv, parce qu’il est clair que le gouvernement d’extrême droite israélien utilise systématiquement des représentations d’artistes pour couvrir son système d’occupation militaire et d’apartheid raciste qui dure depuis des décennies. Votre concert saperait nos efforts pour assurer la liberté de Ahed et de plus de 300 enfants palestiniens incarcérés par Israël.

Inspirés par le boycott international qui a aidé les Sud-Africains à mettre fin à l’apartheid dans les années 1990, les Palestiniens ont lancé un appel au Boycott, au Désinvestissement et aux Sanctions (BDS) pour faire pression sur Israël pour qu’il cesse de violer les droits humains, notamment ceux des enfants palestiniens.

Israël utilise la présence d’artistes internationaux comme vous-même pour blanchir ses violations des droits humains. J’ai entendu dire qu’en Uruguay vous avez soutenu la campagne « Non à la baisse » qui a aidé à arrêter les tentatives pour abaisser l’âge auquel les enfants peuvent être mis en prison. J’espère sincèrement que maintenant vous ne prêterez pas votre voix aux efforts de propagande du régime israélien d’oppression qui incarcère des filles de 16 ans comme ma fille et dont les centres de détention militaire sont connus pour « la maltraitance systématique et la torture d’enfants palestiniens ».

Mme Oreiro, ma fille a été arrachée à notre maison en pleine nuit, après que son cousin adolescent a été touché à la tête par un tir. Elle est confrontée à un procès militaire avec des accusations qui peuvent conduire à une incarcération injuste et inhumaine. Plusieurs membres de notre famille, dont moi-même et sa mère, ont été arrêtés par Israël. Aujourd’hui il y a plus de 6 000 prisonniers politiques palestiniens. Malgré tout cela, c’est plein d’espoir que je vous écris néanmoins.

J’ai de l’espoir parce que près de 2 millions de gens ont déjà signé une pétition pour la libération d’Ahed et de tous les enfants palestiniens prisonniers. J’ai de l’espoir parce que des personnalités du monde culturel comme Lorde, Lauryn Hill, Elvis Costello, Brian Eno, Roger Waters et beaucoup d’autres de par le monde prennent notre appel en compte et refusent de se produire en Israël tan qu’il  viole nos droits humains fondamentaux.

J’espère que vous serez aux côtés d’Ahed et les enfants palestiniens. J’espère qu’à tout le moins vous vous engagerez à ne pas nuire à notre lutte populaire pour la justice et l’égalité.

S’il vous plaît, annulez votre concert à Tel Aviv.

Merci

Bassem Tamimi

Source: BDS Movement

Traduction SF pour BDS France

 




COMMUNIQUE : NON l’ambassadrice d’Israël n’est pas la bienvenue à Lyon ! Protestons : Rassemblement devant le musée Gadagne jeudi 1er mars à 11h

Nous venons d’apprendre qu’Aliza Bin-Noun, ambassadrice d’Israël sera à Lyon ce jeudi 1er mars à 11h au musée Gadagne. Elle participera à une cérémonie de plantation, dans les jardins du musée, d’un olivier offert à la Ville de Lyon par I’Etat d’Israël.
Ainsi à l’heure où Israël a fermé toute les portes à la paix, voici qu’une opération de basse communication a lieu, avec l’olivier symbole justement de paix (arrachés par milliers dans les territoires palestiniens)
- Israël commet chaque jour des crimes à l’encontre des palestiniens : occupation, violences, expulsions, annexion, apartheid…
- Israël enferme des enfants comme Ahed Tamini ou comme notre compatriote Salah Hamouri, sans aucun droit de la défense.
- Israël enferme Gaza dans des conditions inhumaines.
- Israël s’assoit sur le droit international depuis 70 ans à l’instar de la dernière résolution 2334, condamnant la colonisation israélienne, adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU.
Il est insupportable que la représentante d’un État voyou vienne dans la capitale de la résistance, faire ses basses opérations de communication. Il est choquant que la municipalité de Lyon se prête à l’exercice.

Nous appelons tous les citoyens-es, amoureux des droits humains à venir protester pacifiquement devant le musée Gadagne, 1 place du petit Collège 69005 Lyon

COLLECTIF 69 DE SOUTIEN AU PEUPLE PALESTINIEN
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Pétition pour un Institut d’études politiques Solidaire : Non aux partenariats complices d’apartheid

Cette pétition, à destination des enseignant-e-s chercheur-e-s, doctorant-e-s et professeur-e-s de facultés, s’oppose au partenariat signé entre Sciences Po Rennes et l’Université de Tel Aviv. Elle défend à une plus large échelle l’adoption d’une déclaration engageant l’IEP de Rennes à ne plus contracter de partenariats avec les universités israéliennes, ni avec les universités complices d’atteintes aux droits humains.

POUR UN IEP SOLIDAIRE : NON AUX PARTENARIATS COMPLICES D’APARTHEID

L’université de Tel Aviv est décriée à travers le monde pour son implication dans le système d’apartheid, dans l’oppression quotidienne des palestinien-ne-s et pour ses liens étroits et affirmés avec l’armée israélienne à travers la recherche technologique, théorique et stratégique en matière militaire et la formation des futurs cadres de l’armée.

Ainsi, nous, étudiant-e-s de l’IEP de Rennes avons fortement réagi lors de la venue de l’ambassadrice d’Israël en France le 30 mars 2017 dernier(1). Depuis, nous nous mobilisons tous les jours en vue de voir le partenariat officialisé à l’occasion entre l’IEP et l’UTA s’achever et pour s’assurer de son non-renouvellement !

Une pétition a été lancée en vue de porter la voix des étudiant-e-s auprès des instances décisionnelles de l’institut qui à ce jour avoisine les 350 signatures. Le mot d’ordre est le suivant :

« Étudiant-e-s, prenons conscience de notre pouvoir et mobilisons nous pour engager notre école dans une démarche positive, celle de promouvoir la solidarité entre les peuples, à travers le boycott des universités israéliennes mais aussi à travers l’adoption d’une déclaration de principe visant à ne jamais renouveler des partenariats complices de crimes d’apartheid – comme c’est le cas avec l’Université de Tel Aviv. C’est par le boycott que le régime d’apartheid s’est éteint en Afrique du Sud, et nous devons nous saisir de cette possibilité d’agir.

Au nom du respect du droit international, de l’éthique, des droits humains et de la solidarité internationale, nous, étudiant-e-s de Sciences Po Rennes, nous mobilisons pour :

  • Le non-renouvellement du partenariat contracté avec l’Université de Tel Aviv
  • L’adoption d’une déclaration engageant l’IEP à ne plus contracter de partenariats avec les universités israéliennes, ni avec les universités complices d’atteintes aux droits humains »

Ce premier travail de sensibilisation et de récolte n’est cependant pas pris en compte par la direction de l’IEP. Dès lors, nous avons besoin de soutiens extérieurs dans la stratégie engagée pour convaincre la direction de mettre un terme à ce partenariat honteux.

Nous avons besoin de la voix de tous et toutes les enseignant-e-s chercheur-e-s, les doctorant-e-s, les professeur-e-s de facultés.

Signature ou courrier rédigé par vos soins sont les bienvenues.

Les étudiant-e-s de l’IEP de Rennes

Si vous êtes travailleur-euse de l’enseignement supérieur, vous pouvez exprimer votre soutien à cette pétition en la signant ici

 




Lettre de BDS France à Michèle Laroque et Muriel Robin: « ne divertissez pas l’apartheid israélien! »

(English Below)

Paris le 26 janvier 2018

Chère Michèle Laroque, chère Muriel Robin,

Nous avons appris que vous avez l’intention de vous produire le 28 mars prochain à l’auditorium Smolarz de l’université de Tel-Aviv avec votre spectacle culte « Elles s’aiment ». Nous ne doutons pas que les répliques drôles et les deux personnages aux caractères bien trempés divertiraient de nombreuses et nombreux fans, mais nous souhaitons vous informer sur le contexte culturel, historique et politique dans lequel vous risqueriez de jouer votre show, car malheureusement dans cette partie du monde il est impossible de ne pas mélanger divertissement et politique.

L’université dans laquelle vous envisagez de jouer est construite sur le village palestinien détruit de Sheikh Muwannis en 1948. La « Maison Verte », ancienne maison du maire de Sheikh Muwannis, est l’un des quelques immeubles restants originels du village, et sert actuellement de restaurant pour le personnel universitaire. L’Université de Tel Aviv a vivement objecté à la mise en place d’un panneau sur la Maison Verte expliquant son origine.

Par ailleurs, le gouvernement israélien ne respecte toujours pas les conventions internationales à l’égard d’un pays occupé, entrave l’économie palestinienne par les difficultés de circulation (nombreux check-points, routes séparées), la confiscation de l’eau, des mesures de sécurité extrême. A Jérusalem de nombreuses maisons sont détruites régulièrement, à Gaza un blocus illégal asphyxie la population, la privant des besoins les plus élémentaires.

Michèle Laroque, vous déclariez au Parisien dans une interview en 2010 : « Aux États-Unis, une femme, qui travaille entre Israël et la Palestine, a une théorie qui consiste à dire que, tant que la peur empêche de vivre, elle rend la paix impossible. C’est sans fin. J’aimerais tant que l’on puisse se faire rire les uns les autres. » Sachez que ce qui rend la paix impossible c’est aussi la colonisation relancée sans cesse par le gouvernement israélien, et ce en dépit des nombreuses résolutions de l’ONU sur cette question. On ne pourra se faire rire les un-e-s les autres car les palestinien-ne-s ne sont pas autorisé-e-s à se déplacer en Israël, et qu’ils et elles ne pourront donc pas rire avec vous des nombreux sketchs sur la conduite, les belles-mères, le bricolage, etc. à Tel-Aviv.

S’inspirant de la lutte anti-apartheid en Afrique du Sud, les Palestinien-ne-s ont lancé en 2005 un appel international à la solidarité, par le boycott d’Israël jusqu’à ce que cet État mette fin à ces injustices et respecte le droit international et les droits humains. Cet appel a été entendu par des milliers de personnalités et de simples individus dans le monde entier, y compris côté israélien.

Muriel Robin, Michèle Laroque, nous vous demandons de rejoindre ces nombreuses et nombreux artistes qui ont choisi de ne pas se rendre en Israël pour divertir l’apartheid, parmi lesquels on peut citer tout récemment la jeune chanteuse Lorde, mais aussi Cassandra Wilson, Annie Lenox, Lauryn Hill, Natacha Atlas, Aziza Brahim, Cat Power, Vanessa Paradis, Sinead O’Connor, Roger Waters, Elvis Costello, Brian Eno, Jason Moran, Richard Bona, Eddie Palmieri, Salif Keita, Jello Biafra,Massive Attack, U2, Gil Scott-Heron, John Berger, Alice Walker, Gillian Slovo, Naomi Klein, Susan Sarandon, Emma Thompson, Danny Glover, Peter Brook, Jean-Luc Godard, Mira N air, Ken Loach ou Mike Leigh.

Vous êtes toutes les deux des femmes engagées, que ce soit par votre participation régulière aux concerts des Enfoirés ou auprès des enfants dans divers cadres. Au nom de la solidarité, de la justice et de l’égalité, au nom du peuple palestinien, nous vous demandons donc d’annuler votre représentation à Tel-Aviv.

Michèle Laroque, Muriel Robin, ne divertissez pas l’apartheid !

Dans l’attente d’une réponse de votre, part, nous nous tenons à votre entière disposition pour des informations sur notre campagne BDS (Boycott – Désinvestissements – Sanctions).

Campagne BDS France

www.bdsfrance.org

campagnebdsfrance@yahoo.fr

ENGLISH:

Letter from BDS France to Michele Laroque and Muriel Robin:

Don’t entertain Israeli apartheid!”

 

Paris, 26 January 2018

Dear Michele Laroque, dear Muriel Robin,

We have learned that you intend to appear on 28 March in the Smolarz auditorium at Tel Aviv University to perform your cult show “Elles s’aiment”. No doubt the funny repartee and the two strong characters portrayed would amuse the audience. However, we wish to tell you about the cultural, historical and political context in which you would be performing because, unfortunately, in this part of the world it’s impossible to separate entertainment from politics.

The university in which you would be performing is built on the ruins of the Palestinian village of Sheikh Muwannis, destroyed in 1948. The “Green House”, the home of the former mayor of Sheikh Muwannis, is one of the few original buildings still standing, and is now used as a restaurant for university staff. Tel Aviv University strongly objected to the placing of a plaque on the Green House, explaining its origin.

The Israeli government continues to ignore international conventions regarding an occupied country, it seriously harms the Palestinian economy through the restriction of movement by means of checkpoints and segregated roads, through the confiscation of water, and through extreme security measures. In Jerusalem numerous homes are regularly demolished, in Gaza an illegal blocade is suffocating the population, depriving it of its most basic needs.

Michèle Laroque, you stated to the Parisien newspaper in a 2010 interview: “In the United States, a woman, who works between Israel and Palestine, has a theory that, as long as fear prevents one from living, it makes peace impossible. It’s never-ending. I’d like so much for us to make each other laugh.” What makes peace impossible is the never-ending colonisation by the Israeli government, in spite of countless UN resolutions on the subject. As for making people laugh, the Palestinians aren’t allowed to move around in Israel and wouldn’t be able to enjoy your sketches.

Inspired by the anti-apartheid struggle in South Africa, the Palestinians in 2005 launched an international appeal for solidarity, for the boycott of Israel until that state puts an end to its injustice and respects international law and human rights. Their appeal has been heard by thousands of celebrities and ordinary people around the world, including in Israel.

Muriel Robin, Michèle Laroque, we’re asking you to join the numerous artists who have chosen not to go to Israel to entertain apartheid. We can cite the very recent decision of the young singer Lorde, and those of Cassandra Wilson, Annie Lennox, Lauryn Hill, Natacha Atlas, Aziza Brahim, Cat Power, Vanessa Paradis, Sinead O’Connor, Roger Waters, Elvis Costello, Brian Eno, Jason Moran, Richard Bona, Eddie Palmieri, Salif Keita, Jello Biafra, Massive Attack, U2, Gil Scott-Heron, John Berger, Alice Walker, Gillian Slovo, Naomi Klein, Susan Sarandon, Emma Thompson, Danny Glover, Peter Brook, Jean-Luc Godard, Mira Nair, Ken Loach and Mike Leigh.

You are both socially committed women, whether it be through your regular participation in the Enfoirés shows or your activities involving children. In the name of solidarity, justice and equality, in the name of the Palestinian people, we ask you to cancel your performance in Tel Aviv. Please don’t entertain apartheid!

We are of course at your disposal should you wish to have information on the international BDS campaign (Boycott-Divestment-Sanctions).

Yours sincerely,

BDS French campaign

www.bdsfrance.org

campagnebdsfrance@yahoo.fr