La communauté palestinienne des arts de la scène exhorte le violoniste renommé André Rieu à annuler ses concerts à Tel Aviv

9 mars 2018 / par la communauté palestinienne des arts de la scène / Hollande

Dans une lettre ouverte, les collectifs des arts de la scène et les centres culturels palestiniens appellent le célèbre violoniste hollandais à respecter la ligne de piquetage non violente palestinienne et à annuler ses concerts à Tel Aviv.

Cher André Rieu,

Nous, collectifs des arts de la scène et centres culturels palestiniens soussignés, vous écrivons pour vous exhorter à annuler vos concerts prévus à Tel Aviv les 3 et 7 avril 2018.

En tant que collègue artiste, nous espérons que vous conviendrez que nous avons une obligation morale de ne pas faire de mal, d’empêcher que notre œuvre artistique soit utilisée pour faciliter l’oppression.

Les prestations des artistes internationaux à Tel Aviv, particulièrement de grands spectacles comme le vôtre, sont régulièrement et ouvertement soutenus par le gouvernement israélien. Ces événements sont délibérément utilisés pour détourner l’attention mondiale des décennies d’oppression des Palestiniens par Israël.

Tandis que le gouvernement israélien accueillera vos spectacles avec les plus grands honneurs, il continuera à effacer la culture palestinienne par ses incessantes agressions systématiques. Israël a fermé des cinémas et des théâtres palestiniens, interdit des événements culturels, refusé des permis de travail aux artistes palestiniens et en a emprisonné d’autres sans charges. Les soldats israéliens ont plusieurs fois forcé de jeunes musiciens à « jouer » aux checkpoints militaires qui privent les Palestiniens de Cisjordanie occupée de leur droit à la liberté de circulation.

Nous admirons la façon dont vous utilisez votre art pour soulager les souffrances, de vos concerts de bienfaisance à votre rôle d’ambassadeur pour Wensambulance Limburg , qui fournit un service ambulancier pour permettre à des patients gravement malades de satisfaire un vœu pour une journée loin de leurs souffrances.

Les Palestiniens qui vivent sous oppression israélienne ne bénéficient pas de ce genre de répit, surtout ceux qui font face à des problèmes de santé. Un récent rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé a fait savoir que 54 Palestiniens étaient morts en 2017 en attente de permis israéliens pour quitter Gaza en vue d’un traitement médical. Il s’agissait principalement de malades du cancer.

Des soins de santé appropriés sont devenus impossibles à Gaza à cause des bombardements israéliens répétés et du siège brutal, qui entre maintenant dans sa douzième année, imposé aux deux millions de Palestiniens qui vivent là. Israël refuse l’importation de médicaments vitaux, de fournitures et équipements médicaux, et bloque même le carburant pour l’électricité nécessaire au fonctionnement des hôpitaux et cliniques de Gaza.

C’est pour toutes ces raisons que la majorité des artistes et institutions culturelles palestiniennes appellent les artistes internationaux à ne pas divertir Tel Aviv jusqu’à ce qu’Israël mette fin à ses violations des droits fondamentaux des Palestiniens. Un concert en Israël aujourd’hui est l’équivalent d’un spectacle réservé aux seuls blancs dans la station sud-africaine de Sun City dans les années 1980 alors que le gouvernement brutalisait la vie des Sud Africains noirs.

Nous nous souvenons de votre hommage émouvant à Nelson Mandela lorsque arriva la nouvelle de sa mort pendant votre tournée de 2013. Mandela a été une source d’inspiration pour nous aussi. Nous rappelons sa phrase célèbre : « Nous savons trop bien que notre liberté est incomplète sans la liberté des Palestiniens. » Le camarade anti-apartheid du combat pour la liberté et compagnon de prison de Mandela, Ahmed Kathrada, a écrit : « Je suis profondément convaincu que les Palestiniens souffrent d’une vie semblable à – et, sous beaucoup d’aspects, pire que – celle que nous avions sous l’Apartheid en Afrique du Sud. »

Le dirigeant anti-apartheid Desmond Tutu a maintes fois explicité son soutien au boycott culturel d’Israël, déclarant en 2010 : « Exactement comme nous disions pendant l’apartheid qu’il n’était pas convenable pour des artistes internationaux de se produire en Afrique du Sud dans une société fondée sur des lois discriminatoires et une exclusivité raciale, nous pensons que ce serait une erreur pour l’Opéra de Cape Town de se produire en Israël. »

Nous vous exhortons à ne pas prêter votre nom et votre art renommés à l’occupation et à l’apartheid du gouvernement israélien, comme un nombre croissant d’artistes qui ont annulé ou refusé de jouer en Israël, dont Lorde, Lauryn Hill, Brian Eno et Oumou Sangaré.

André Rieu, nous espérons que vous vous tiendrez du bon côté de l’histoire et que vous annulerez vos concerts à Tel Aviv. Nous espérons que vous ne saperez pas notre combat pour acquérir nos droits fondamentaux et que vous nous rejoindrez solidairement pour mettre fin aux violations israéliennes de nos droits fondamentaux selon le droit international.

Signataires :

Le théâtre Al-Harah

Le Théâtre de la Liberté

L’association Al Kamandjati

L’institut Magnificat

Siwal

L’Ecole palestinienne du Cirque

Le Yes Théâtre

Le théâtre Ashtar

Les productions de la Journée du Théâtre

Le Réseau palestinien des Arts du Spectacle

Le Réseau Artistique de Jérusalem

La Troupe de Danse Populaire palestinienne El-Funoun

Le Centre Culturel Khalil Sakakini

Le Conservatoire National de Musique Edward Saïd

Le Centre Al-Awda pour l’Enfance et la Jeunesse – Tulkarem

Le Centre Hanthala

Le Centre Al-Awda

Le Centre Baladi pour la Culture et les Arts

Le Centre d’Art Populaire

Sareyyet Ramallah

 

Source: BDS Movement

Traduction : J. Ch. pour BDS France

 




Le père d’Ahed Tamimi exhorte la chanteuse Natalia Oreiro nominée aux Grammy à respecter l’appel au boycott des Palestiniens

26 février 2018, Argentine, Uruguay

Le père de la jeune Ahed Tamimi de 17 ans injustement emprisonnée a exhorté Natalia Oreiro, la chanteuse uruguayenne nominée aux Grammy, à respecter la directive palestinienne et à annuler son concert du 20 mars 2018 en Israël. Natalia a déjà pris position pour les droits des enfants et il espère qu’elle refusera d’aider Israël à couvrir ses abus contre les droits des enfants palestiniens.

Plus de 25 artistes et personnalités américains connus dans le monde de la culture ont récemment exprimé leur soutien à Ahed et à tous les enfants palestiniens qui sont dans les prisons israéliennes.

Chère Natalia Oreiro,

Je suis le père d’une fille palestinienne courageuse nommée Ahed Tamimi, qui a été arrêtée à l’âge de 16 ans par l’armée israélienne.

Son crime ? Se dresser pour ses rêves de justice, de liberté et d’égalité pour notre peuple.

Je vous écris dans l’espoir que vous annuliez votre concert à Tel Aviv, parce qu’il est clair que le gouvernement d’extrême droite israélien utilise systématiquement des représentations d’artistes pour couvrir son système d’occupation militaire et d’apartheid raciste qui dure depuis des décennies. Votre concert saperait nos efforts pour assurer la liberté de Ahed et de plus de 300 enfants palestiniens incarcérés par Israël.

Inspirés par le boycott international qui a aidé les Sud-Africains à mettre fin à l’apartheid dans les années 1990, les Palestiniens ont lancé un appel au Boycott, au Désinvestissement et aux Sanctions (BDS) pour faire pression sur Israël pour qu’il cesse de violer les droits humains, notamment ceux des enfants palestiniens.

Israël utilise la présence d’artistes internationaux comme vous-même pour blanchir ses violations des droits humains. J’ai entendu dire qu’en Uruguay vous avez soutenu la campagne « Non à la baisse » qui a aidé à arrêter les tentatives pour abaisser l’âge auquel les enfants peuvent être mis en prison. J’espère sincèrement que maintenant vous ne prêterez pas votre voix aux efforts de propagande du régime israélien d’oppression qui incarcère des filles de 16 ans comme ma fille et dont les centres de détention militaire sont connus pour « la maltraitance systématique et la torture d’enfants palestiniens ».

Mme Oreiro, ma fille a été arrachée à notre maison en pleine nuit, après que son cousin adolescent a été touché à la tête par un tir. Elle est confrontée à un procès militaire avec des accusations qui peuvent conduire à une incarcération injuste et inhumaine. Plusieurs membres de notre famille, dont moi-même et sa mère, ont été arrêtés par Israël. Aujourd’hui il y a plus de 6 000 prisonniers politiques palestiniens. Malgré tout cela, c’est plein d’espoir que je vous écris néanmoins.

J’ai de l’espoir parce que près de 2 millions de gens ont déjà signé une pétition pour la libération d’Ahed et de tous les enfants palestiniens prisonniers. J’ai de l’espoir parce que des personnalités du monde culturel comme Lorde, Lauryn Hill, Elvis Costello, Brian Eno, Roger Waters et beaucoup d’autres de par le monde prennent notre appel en compte et refusent de se produire en Israël tan qu’il  viole nos droits humains fondamentaux.

J’espère que vous serez aux côtés d’Ahed et les enfants palestiniens. J’espère qu’à tout le moins vous vous engagerez à ne pas nuire à notre lutte populaire pour la justice et l’égalité.

S’il vous plaît, annulez votre concert à Tel Aviv.

Merci

Bassem Tamimi

Source: BDS Movement

Traduction SF pour BDS France

 




COMMUNIQUE : NON l’ambassadrice d’Israël n’est pas la bienvenue à Lyon ! Protestons : Rassemblement devant le musée Gadagne jeudi 1er mars à 11h

Nous venons d’apprendre qu’Aliza Bin-Noun, ambassadrice d’Israël sera à Lyon ce jeudi 1er mars à 11h au musée Gadagne. Elle participera à une cérémonie de plantation, dans les jardins du musée, d’un olivier offert à la Ville de Lyon par I’Etat d’Israël.
Ainsi à l’heure où Israël a fermé toute les portes à la paix, voici qu’une opération de basse communication a lieu, avec l’olivier symbole justement de paix (arrachés par milliers dans les territoires palestiniens)
- Israël commet chaque jour des crimes à l’encontre des palestiniens : occupation, violences, expulsions, annexion, apartheid…
- Israël enferme des enfants comme Ahed Tamini ou comme notre compatriote Salah Hamouri, sans aucun droit de la défense.
- Israël enferme Gaza dans des conditions inhumaines.
- Israël s’assoit sur le droit international depuis 70 ans à l’instar de la dernière résolution 2334, condamnant la colonisation israélienne, adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU.
Il est insupportable que la représentante d’un État voyou vienne dans la capitale de la résistance, faire ses basses opérations de communication. Il est choquant que la municipalité de Lyon se prête à l’exercice.

Nous appelons tous les citoyens-es, amoureux des droits humains à venir protester pacifiquement devant le musée Gadagne, 1 place du petit Collège 69005 Lyon

COLLECTIF 69 DE SOUTIEN AU PEUPLE PALESTINIEN
Facebook  - Twitter:  @palestine69 - Tel : 06 01 91 52 18 - courriel : palestine69@orange.fr
Agenda et actions : http://collectif69palestine.free.fr



Pétition pour un Institut d’études politiques Solidaire : Non aux partenariats complices d’apartheid

Cette pétition, à destination des enseignant-e-s chercheur-e-s, doctorant-e-s et professeur-e-s de facultés, s’oppose au partenariat signé entre Sciences Po Rennes et l’Université de Tel Aviv. Elle défend à une plus large échelle l’adoption d’une déclaration engageant l’IEP de Rennes à ne plus contracter de partenariats avec les universités israéliennes, ni avec les universités complices d’atteintes aux droits humains.

POUR UN IEP SOLIDAIRE : NON AUX PARTENARIATS COMPLICES D’APARTHEID

L’université de Tel Aviv est décriée à travers le monde pour son implication dans le système d’apartheid, dans l’oppression quotidienne des palestinien-ne-s et pour ses liens étroits et affirmés avec l’armée israélienne à travers la recherche technologique, théorique et stratégique en matière militaire et la formation des futurs cadres de l’armée.

Ainsi, nous, étudiant-e-s de l’IEP de Rennes avons fortement réagi lors de la venue de l’ambassadrice d’Israël en France le 30 mars 2017 dernier(1). Depuis, nous nous mobilisons tous les jours en vue de voir le partenariat officialisé à l’occasion entre l’IEP et l’UTA s’achever et pour s’assurer de son non-renouvellement !

Une pétition a été lancée en vue de porter la voix des étudiant-e-s auprès des instances décisionnelles de l’institut qui à ce jour avoisine les 350 signatures. Le mot d’ordre est le suivant :

« Étudiant-e-s, prenons conscience de notre pouvoir et mobilisons nous pour engager notre école dans une démarche positive, celle de promouvoir la solidarité entre les peuples, à travers le boycott des universités israéliennes mais aussi à travers l’adoption d’une déclaration de principe visant à ne jamais renouveler des partenariats complices de crimes d’apartheid – comme c’est le cas avec l’Université de Tel Aviv. C’est par le boycott que le régime d’apartheid s’est éteint en Afrique du Sud, et nous devons nous saisir de cette possibilité d’agir.

Au nom du respect du droit international, de l’éthique, des droits humains et de la solidarité internationale, nous, étudiant-e-s de Sciences Po Rennes, nous mobilisons pour :

  • Le non-renouvellement du partenariat contracté avec l’Université de Tel Aviv
  • L’adoption d’une déclaration engageant l’IEP à ne plus contracter de partenariats avec les universités israéliennes, ni avec les universités complices d’atteintes aux droits humains »

Ce premier travail de sensibilisation et de récolte n’est cependant pas pris en compte par la direction de l’IEP. Dès lors, nous avons besoin de soutiens extérieurs dans la stratégie engagée pour convaincre la direction de mettre un terme à ce partenariat honteux.

Nous avons besoin de la voix de tous et toutes les enseignant-e-s chercheur-e-s, les doctorant-e-s, les professeur-e-s de facultés.

Signature ou courrier rédigé par vos soins sont les bienvenues.

Les étudiant-e-s de l’IEP de Rennes

Si vous êtes travailleur-euse de l’enseignement supérieur, vous pouvez exprimer votre soutien à cette pétition en la signant ici

 




Lettre de BDS France à Michèle Laroque et Muriel Robin: « ne divertissez pas l’apartheid israélien! »

(English Below)

Paris le 26 janvier 2018

Chère Michèle Laroque, chère Muriel Robin,

Nous avons appris que vous avez l’intention de vous produire le 28 mars prochain à l’auditorium Smolarz de l’université de Tel-Aviv avec votre spectacle culte « Elles s’aiment ». Nous ne doutons pas que les répliques drôles et les deux personnages aux caractères bien trempés divertiraient de nombreuses et nombreux fans, mais nous souhaitons vous informer sur le contexte culturel, historique et politique dans lequel vous risqueriez de jouer votre show, car malheureusement dans cette partie du monde il est impossible de ne pas mélanger divertissement et politique.

L’université dans laquelle vous envisagez de jouer est construite sur le village palestinien détruit de Sheikh Muwannis en 1948. La « Maison Verte », ancienne maison du maire de Sheikh Muwannis, est l’un des quelques immeubles restants originels du village, et sert actuellement de restaurant pour le personnel universitaire. L’Université de Tel Aviv a vivement objecté à la mise en place d’un panneau sur la Maison Verte expliquant son origine.

Par ailleurs, le gouvernement israélien ne respecte toujours pas les conventions internationales à l’égard d’un pays occupé, entrave l’économie palestinienne par les difficultés de circulation (nombreux check-points, routes séparées), la confiscation de l’eau, des mesures de sécurité extrême. A Jérusalem de nombreuses maisons sont détruites régulièrement, à Gaza un blocus illégal asphyxie la population, la privant des besoins les plus élémentaires.

Michèle Laroque, vous déclariez au Parisien dans une interview en 2010 : « Aux États-Unis, une femme, qui travaille entre Israël et la Palestine, a une théorie qui consiste à dire que, tant que la peur empêche de vivre, elle rend la paix impossible. C’est sans fin. J’aimerais tant que l’on puisse se faire rire les uns les autres. » Sachez que ce qui rend la paix impossible c’est aussi la colonisation relancée sans cesse par le gouvernement israélien, et ce en dépit des nombreuses résolutions de l’ONU sur cette question. On ne pourra se faire rire les un-e-s les autres car les palestinien-ne-s ne sont pas autorisé-e-s à se déplacer en Israël, et qu’ils et elles ne pourront donc pas rire avec vous des nombreux sketchs sur la conduite, les belles-mères, le bricolage, etc. à Tel-Aviv.

S’inspirant de la lutte anti-apartheid en Afrique du Sud, les Palestinien-ne-s ont lancé en 2005 un appel international à la solidarité, par le boycott d’Israël jusqu’à ce que cet État mette fin à ces injustices et respecte le droit international et les droits humains. Cet appel a été entendu par des milliers de personnalités et de simples individus dans le monde entier, y compris côté israélien.

Muriel Robin, Michèle Laroque, nous vous demandons de rejoindre ces nombreuses et nombreux artistes qui ont choisi de ne pas se rendre en Israël pour divertir l’apartheid, parmi lesquels on peut citer tout récemment la jeune chanteuse Lorde, mais aussi Cassandra Wilson, Annie Lenox, Lauryn Hill, Natacha Atlas, Aziza Brahim, Cat Power, Vanessa Paradis, Sinead O’Connor, Roger Waters, Elvis Costello, Brian Eno, Jason Moran, Richard Bona, Eddie Palmieri, Salif Keita, Jello Biafra,Massive Attack, U2, Gil Scott-Heron, John Berger, Alice Walker, Gillian Slovo, Naomi Klein, Susan Sarandon, Emma Thompson, Danny Glover, Peter Brook, Jean-Luc Godard, Mira N air, Ken Loach ou Mike Leigh.

Vous êtes toutes les deux des femmes engagées, que ce soit par votre participation régulière aux concerts des Enfoirés ou auprès des enfants dans divers cadres. Au nom de la solidarité, de la justice et de l’égalité, au nom du peuple palestinien, nous vous demandons donc d’annuler votre représentation à Tel-Aviv.

Michèle Laroque, Muriel Robin, ne divertissez pas l’apartheid !

Dans l’attente d’une réponse de votre, part, nous nous tenons à votre entière disposition pour des informations sur notre campagne BDS (Boycott – Désinvestissements – Sanctions).

Campagne BDS France

www.bdsfrance.org

campagnebdsfrance@yahoo.fr

ENGLISH:

Letter from BDS France to Michele Laroque and Muriel Robin:

Don’t entertain Israeli apartheid!”

 

Paris, 26 January 2018

Dear Michele Laroque, dear Muriel Robin,

We have learned that you intend to appear on 28 March in the Smolarz auditorium at Tel Aviv University to perform your cult show “Elles s’aiment”. No doubt the funny repartee and the two strong characters portrayed would amuse the audience. However, we wish to tell you about the cultural, historical and political context in which you would be performing because, unfortunately, in this part of the world it’s impossible to separate entertainment from politics.

The university in which you would be performing is built on the ruins of the Palestinian village of Sheikh Muwannis, destroyed in 1948. The “Green House”, the home of the former mayor of Sheikh Muwannis, is one of the few original buildings still standing, and is now used as a restaurant for university staff. Tel Aviv University strongly objected to the placing of a plaque on the Green House, explaining its origin.

The Israeli government continues to ignore international conventions regarding an occupied country, it seriously harms the Palestinian economy through the restriction of movement by means of checkpoints and segregated roads, through the confiscation of water, and through extreme security measures. In Jerusalem numerous homes are regularly demolished, in Gaza an illegal blocade is suffocating the population, depriving it of its most basic needs.

Michèle Laroque, you stated to the Parisien newspaper in a 2010 interview: “In the United States, a woman, who works between Israel and Palestine, has a theory that, as long as fear prevents one from living, it makes peace impossible. It’s never-ending. I’d like so much for us to make each other laugh.” What makes peace impossible is the never-ending colonisation by the Israeli government, in spite of countless UN resolutions on the subject. As for making people laugh, the Palestinians aren’t allowed to move around in Israel and wouldn’t be able to enjoy your sketches.

Inspired by the anti-apartheid struggle in South Africa, the Palestinians in 2005 launched an international appeal for solidarity, for the boycott of Israel until that state puts an end to its injustice and respects international law and human rights. Their appeal has been heard by thousands of celebrities and ordinary people around the world, including in Israel.

Muriel Robin, Michèle Laroque, we’re asking you to join the numerous artists who have chosen not to go to Israel to entertain apartheid. We can cite the very recent decision of the young singer Lorde, and those of Cassandra Wilson, Annie Lennox, Lauryn Hill, Natacha Atlas, Aziza Brahim, Cat Power, Vanessa Paradis, Sinead O’Connor, Roger Waters, Elvis Costello, Brian Eno, Jason Moran, Richard Bona, Eddie Palmieri, Salif Keita, Jello Biafra, Massive Attack, U2, Gil Scott-Heron, John Berger, Alice Walker, Gillian Slovo, Naomi Klein, Susan Sarandon, Emma Thompson, Danny Glover, Peter Brook, Jean-Luc Godard, Mira Nair, Ken Loach and Mike Leigh.

You are both socially committed women, whether it be through your regular participation in the Enfoirés shows or your activities involving children. In the name of solidarity, justice and equality, in the name of the Palestinian people, we ask you to cancel your performance in Tel Aviv. Please don’t entertain apartheid!

We are of course at your disposal should you wish to have information on the international BDS campaign (Boycott-Divestment-Sanctions).

Yours sincerely,

BDS French campaign

www.bdsfrance.org

campagnebdsfrance@yahoo.fr

 

 





saison France-Israël: Lettre de boycott from within à l’Institut français

Madame Cécile Caillou-Robert, Commissaire Générale de l’Institut Français,

 

Nous sommes des citoyen.ne.s d’Israël, opposé.e.s à la politique d’oppression, d’occupation, d’apartheid et de nettoyage ethnique de notre gouvernement à l’encontre de la population autochtone palestinienne. Nous vous écrivons pour vous demander de respecter l’appel palestinien au Boycott, Désinvestissement, et Sanctions (BDS) d’Israël, particulièrement son aspect culturel , et d’annuler les événements de la Saison France-Israël 2018 financés par l’Institut Français. Nous vous remercions de bien vouloir nous lire jusqu’à la fin.

Puisque vous voulez mettre en lumière les innovations culturelles, scientifiques et pédagogiques d’Israël, il nous semble approprié d’attirer votre attention sur la discrimination systématique d’Israël contre les Palestinien.ne.s, y compris contre ses propres citoyen.ne.s palestinien.ne.s. Pour commencer, il est important pour nous de souligner que la Commission Économique et Sociale pour l’Asie occidentale des Nations Unies (ESCWA) estime que les violations des droits humains, commises quotidiennement par Israël dans les territoires occupés palestiniens, représentent une situation d’apartheid .

Les citoyen.ne.s palestinien.ne.s d’Israël – plus de 20% des Israélien.ne.s – sont l’objet d’un ensemble de plus de 60 lois discriminatoires, ainsi que d’ un processus vieux de plusieurs décennies de dé-développement, de gentrification, de ghettoïsation, et d’appauvrissement systématiques  qui ont pour conséquences un taux de mortalité infantile trois fois supérieur à celui des citoyen.ne.s israélien.ne.s juifs.ves . La persécution des partis politiques, des parlementaires et des fonctionnaires palestinien.ne.s s’intensifie, tandis que les personnalités publiques et politiques juives israéliennes continuent leurs appels incessants à la répression systématique de l’expression autonome de la minorité palestinienne, avec des conséquences brutales souvent infligées par des civils ainsi que par des soldats israéliens .

Israël tente de cacher ses violations systématiques des droits humains, civils et autochtones avec un paravent de démocratie, se vendant comme “la seule démocratie du Moyen-Orient” .

Sur votre site internet vous mettez l’accent sur la culture, l’innovation, les sciences et l’éducation israéliennes alors qu’Israël détruit constamment toutes ces choses dans la vie de la population palestinienne. La criminalisation et le dénigrement des artistes palestinien.ne.s, la fermeture des institutions culturelles palestiniennes, comme les théâtres, sont des tentatives claires de la part d’Israël d’effacer la culture et l’identité palestiniennes de la sphère publique, et d’instiller la peur en ceux qui voudraient protéger et faire évoluer la culture et le patrimoine autochtone.

La poétesse palestinienne, Dareen Tatour, a été persécutée et assignée à résidence pendant deux ans, simplement pour avoir écrit un poème. Son procès est en cours. Le rappeur palestinien, Tamer Nafar, a lui aussi rejoint la liste des musicien.ne.s  persécuté.e.s par Israël. Miri Regev, le ministre israélien de la culture, s’en est pris à lui directement en annulant ses concerts en Israël, cela dans le but de le faire taire. De violentes manifestations furent organisées à l’entrée de ses concerts, également dans le but de le faire taire. Pour ce qui est des théâtres palestiniens, des politiciens d’extrême droite sont en train d’en faire fermer plusieurs, tout comme le Théâtre al-Midan à Haïfa, le seul théâtre arabe en Israël qui reçoit des subventions de l’état. En outre, Israël a ordonné l’annulation d’un festival palestinien de marionnettes au Théâtre el-Hakawati à Jérusalem Est, prétextant que l’événement était illégalement financé par l’Autorité Palestinienne.

Pour ce qui est de l’entrave aux sciences palestiniennes, Israël emprisonna à deux reprises le professeur et astrophysicien palestinien Imad Barghouti, de Cisjordanie, pour des posts  publiés sur Facebook.

Dans le domaine de l’éducation, Israël démolit des écoles palestiniennes en Cisjordanie, certaines d’entre elles construites par l’Union Européenne avec l’argent des contribuables français ou par des ONG européennes. Israël s’en prend également aux étudiant.e.s militant.e.s qui s’engagent dans des activités politiques contre l’occupation.

Nous demandons aux organisateur.rice.s français.es de la Saison France-Israël 2018, de ne pas laisser le gouvernement israélien utiliser votre promotion de la culture, de la science et de l’éducation pour blanchir les crimes de l’apartheid israélien. Votre événement a pour but de construire “le monde de demain” alors que pour des millions de palestinien.ne.s il n’y a pas de demain. Protégez votre réputation et annulez votre parrainage de ces événements.

Dans l’attente de votre réponse à notre lettre, nous restons à votre disposition pour répondre à toutes questions ou commentaires.

Sincèrement,

Boycott! Supporting the Palestinian BDS call from within

Contact: https://boycottisrael.info/contact

Source: Boycott From Within

 




Non au congrès de psychanalyse et psychothérapie en Israël !

AppelDes experts en santé mentale ont demandé à l’Association internationale pour la psychanalyse relationnelle et la psychothérapie [IARPP], de reconsidérer sa décision de tenir sa réunion internationale de 2019 en Israël en raison de l’agression systématique de cet État à l’encontre des Palestiniens.


27 décembre 2017
Aux membres du conseil d’administration de l’Association internationale de psychanalyse relationnelle et de psychothérapie:

Nous vous écrivons pour exprimer notre opposition à la récente décision du Conseil d’administration de l’IARPP de tenir sa réunion internationale de 2019 en Israël, décision rendue publique par son président sortant, le Dr Chana Ullman. Nous demandons respectueusement au Conseil de reconsidérer cette décision.

Notre opposition est profondément motivée par la grave crise que représente l’occupation israélienne et ses attaques croissantes contre le peuple palestinien – des attaques reflétant une politique globale de nettoyage ethnique et de saisie des terres, de restriction de la liberté de mouvement et de contrôle des ressources naturelles. L’occupation a lancé dès le début une attaque massive contre les droits de l’homme et la dignité humaine. Toutes ces atrocités ont été bien documentées par des organisations telles qu’Amnesty International, les Nations Unies et ses divers groupes de travail, ainsi que par d’innombrables universitaires, historiens et chercheurs. Néanmoins, pour de nombreuses personnes aux États-Unis et en Israël même, la culpabilité de l’État d’Israël a été masquée par une campagne massive de désinformation et de black-out.

L’annonce par le président Donald Trump, en décembre 2017, de la décision de relocaliser l’ambassade américaine à Jérusalem constitue une priorité particulièrement urgente pour notre appel. Israël n’a pas hésité à profiter de cette occasion pour redoubler d’efforts pour forcer le déplacement de milliers de Palestiniens hors de Jérusalem et pour s’emparer de leurs maisons, de leurs terres et de leurs entreprises. Ce processus a été caractérisé dans l’immense majorité des cas par l’absence de procédure régulière et le recours à l’intimidation, aux assassinats ciblés et à la torture des Palestiniens – y compris la torture d’enfants, souvent accompagnée d’agression sexuelle.

Nous nous préoccupons du problème urgent de l’occupation d’abord en tant qu’êtres humains, ensuite en tant qu’agents de santé mentale voués aux valeurs humanitaires et profondément conscients de l’importance de ces valeurs pour le bien-être des enfants, des familles et des communautés. En tant que travailleurs de la santé mentale connaissant bien l’impact de la violence sur la santé individuelle et le bien-être collectif, nous estimons que nous avons une responsabilité supplémentaire de faire entendre notre voix.

Nous considérons que l’État d’Israël est responsable des blessures à grande échelle subies par le peuple palestinien, par son assaut incessant sur les esprits et les corps de ses habitants et par sa volonté implacable d’anéantir l’histoire, la culture, l’économie, le patrimoine, l’architecture et la vie communautaire. Selon nous, la tenue de conférences internationales liées à tout domaine professionnel en Israël représente une acceptation tacite du comportement de l’État d’Israël et perpétue une « normalisation » fictive des relations entre Israël et la Palestine occupée. Organiser de telles conférences ne peut que contribuer à faire avancer les intérêts de l’État d’Israël en laissant entendre que cet État fait bon accueil à un libre échange d’idées – sans parler de remplir ses hôtels, ses restaurants et ses auditoriums d’un public reconnaissant. S’opposer au choix d’Israël comme lieu des conférences internationales est une manière de mettre au premier plan la conduite de l’État d’Israël en tant que sujet de discussion et de débat, afin que l’étendue de la dépossession et de la souffrance du peuple palestinien puisse être reconnue.

Il est particulièrement ironique et douloureux de voir Israël sélectionné comme lieu d’une conférence internationale lorsque le thème central de l’organisation est la compréhension en profondeur des relations humaines.

La majorité des membres de l’IARPP vit aux États-Unis et le deuxième plus grand groupe national vit en Israël. Certains membres de l’IARPP israélien ont suggéré que la conférence de 2019 pourrait améliorer le problème posé par le choix d’Israël comme lieu de rencontre en invitant des orateurs palestiniens et en sollicitant des présentations par des organisations israéliennes progressistes de professionnels de la santé mentale concernés par un conflit politique. Pourtant, inviter des orateurs et des participants palestiniens à la conférence peut se révéler simplement impossible à cause des check-points, des restrictions de mouvement, des listes noires de militants et d’autres expériences quotidiennes familières aux Palestiniens – abus de pouvoir qu’aucune conférence en Israël ne peut changer et qui inévitablement reproduira la dynamique de pouvoir de la situation politique dans le microcosme de la conférence.

Néanmoins, nous sommes d’accord sur le fait que prendre ces mesures en théorie peut orienter l’IARPP dans la bonne direction; nous sommes convaincus que le groupe israélien poursuit ces activités dans le cadre de son fonctionnement régulier tout au long de l’année et non seulement lorsque des étrangers sont présents. Mais indépendamment de ces considérations, ces efforts bien intentionnés pour faire mention de la perspective palestinienne dans la conférence internationale ne parlent pas de la question centrale : la nécessité de démontrer au monde qu’Israël doit rendre des comptes pour son comportement.

La cible de notre protestation est le comportement de l’État d’Israël. Notre objection ici n’est pas à un individu ou à l’IARPP en tant qu’organisation. Nous reconnaissons pleinement qu’il y a des membres de l’IARPP qui soutiennent activement la Palestine et beaucoup d’autres qui peuvent être très disposés à écouter des voix exprimant leur dissidence de la politique israélienne. Notre objection s’applique à la décision du Conseil de l’IARPP de tenir la conférence de 2019 en Israël. Nous considérons que cette décision est répréhensible parce qu’elle protège Israël contre l’exposition publique de ses atrocités – une exposition qui a bien trop tardé.

Nous espérons entendre que nos collègues du Conseil de l’IARPP vont rouvrir le débat sur cette décision.

Sincèrement vôtres,

Samah Jabr MD
Psychiatre, Jérusalem-Est

Elizabeth Berger MD, MPhil
Pédopsychiatre, New York

Rebecca Fadil, LCSW
Travailleur social, Washington, DC

Christine Schmidt, LCSW
Psychanalyste et membre de l’IARPP, New York

27 décembre 2017 – The Palestine Chronicle – Traduction : Chronique de Palestine




L’Association du barreau et les Syndicats palestiniens de professeurs d’université exhortent la Société européenne de droit international à déplacer son Forum de recherche en dehors de l’Université hébraïque

BDS – le 13 décembre 2017 – par l’Association du barreau palestinien et la Fédération palestinienne des syndicats des professeurs et employés d’université
L’Association du barreau palestinien et la Fédération palestinienne des syndicats de professeurs et employés d’université (PFUUPE) demandent à la Société européenne de droit international (SEDI) de déplacer son prochain Forum de recherche en dehors de l’Université hébraïque
Chers membres du Conseil d’administration de la Société européenne de droit international,
Nous vous écrivons au nom de l’Association du barreau palestinien, qui représente 10 300 avocats, et de la Fédération palestinienne des syndicats de professeurs et employés d’université (PFUUPE), qui représente plus de 6000 membres universitaires palestiniens dans 13 établissements d’enseignement supérieur dans le territoire palestinien occupé, pour vous exhorter à déplacer le Forum de recherche de la Société européenne de droit international (SEDI) prévu à l’Université hébraïque, en dehors d’Israël.
Nous sommes, très franchement, choqués que la SEDI, une organisation qui se voue à l’étude et à la promotion du droit international, envisage d’organiser un évènement universitaire dans un établissement académique qui se rend directement complice des violations graves et continues du droit international par Israël.
Nous nous faisons l’écho de la déclaration du Conseil des organisation palestiniennes de défense des droits de l’homme (PHROC), qui comprend dix des plus éminents groupes palestiniens de défense des droits de l’homme fondés sur le droit international, condamnant la décision de la SEDI comme un « affront à la primauté du droit, et à toutes celles et ceux qui croient dans les droits et la dignité des hommes », et comme « une approbation retentissante » des 50 ans d’occupation militaire israélienne.
La déclaration du PHROC constate que le campus du Mont Scopus de l’Université hébraïque « se trouve sur le territoire palestinien et en partie sur des propriétés privées palestiniennes qui ont été saisies » dans Jérusalem-Est, et qu’ « il s’intègre dans un projet de colonies de peuplement illégales d’Israël : il fournit logement et emploi à des ressortissants de la puissance occupante, et il profite de l’infrastructure des colonies de peuplement de Jérusalem-Est. Il est l’un des points d’ancrage de l’activité de colonisation dans la région ».
 
Nous sommes de plus alarmés par les tentatives grossières de la SEDI de remédier à ce qu’elle reconnaît clairement comme la nature problématique de sa décision, notamment en encourageant les universitaires palestiniens à être présents à la conférence.
Cela témoigne d’une stupéfiante insensibilité à l’égard des universitaires palestiniens et des membres de nos syndicats qui ont vu leurs universités et écoles bombardées, attaquées et mises à sac par l’armée d’Israël, ils ont subi les indignités des check-points militaires israéliens, et ils se sont vus refuser le droit élémentaire de se déplacer à l’intérieur du territoire palestinien occupé, et ils ont été empêchés de se rendre à l’étranger pour faire avancer leur recherche ou participer à des conférences.
L’Université hébraïque entretient des liens étroits avec les autorités israéliennes qui mènent des attaques directes contre le droit des Palestiniens à l’éducation, accordant des privilèges spéciaux aux soldats israéliens et au personnel de sécurité, et collaborant avec l’armée israélienne en formant ses officiers et ses recrues.
Ce n’est pas un endroit pour un événement universitaire international quel qu’en soit le thème, et encore moins si c’est le droit international.
Plus de cent juristes universitaires et avocats internationaux ont signé une déclaration demandant à la SEDI de reconsidérer sa décision, et s’engageant à ne pas participer au Forum de recherche comme ils l’avaient prévu.
Nous avons eu connaissance qu’un membre du comité organisateur pour le Forum de recherche s’en est retiré le mois dernier, en déclarant que « malgré la bonne volonté de toutes les personnes impliquées, la présence même de la SEDI à l’Université hébraïque de Jérusalem demeure objectivement un problème » et que les mesures appliquées pour le minimiser « ne peuvent faire oublier le fait que pour beaucoup en Palestine, en Israël et au-delà, tenir notre Forum de recherche à l’HUJI (Université hébraïque de Jérusalem en Israël) servira à normaliser et à rendre plus acceptable la politique coloniale d’Israël ». Nous le louons pour cette décision de principe.
Nous vous demandons de faire preuve de solidarité avec vos collègues palestiniens en déplaçant l’évènement à l’extérieur d’Israël jusqu’à ce qu’Israël respecte les droits des Palestiniens garantis par le droit international que la SEDI prétend promouvoir.
Sincèrement,
L’Association du barreau palestinien
La Fédération palestinienne des syndicats des professeurs et employés d’université (PFUUPË)
Source: BDS Movement
Traduction : JPP pour BDS France



Soutenez la Palestine, aidez financièrement la campagne BDS !

La campagne BDS, Boycott-Désinvestissement- Sanctions, est notre réponse citoyenne, antiraciste et non violente à l’impunité d’Israël. Chacun-e de nous peut s’y inscrire pour affirmer son opposition aux politiques de colonisation, d’occupation et d’apartheid menées par l’État israélien.

Notre campagne, qui s’appuie sur le droit international, s’est considérablement développée dans le monde ces dernières années et notamment en France, suscitant des tentatives d’intimidation de l’État d’Israël et de ses soutiens.

C’est pourquoi nous faisons appel à votre solidarité financière. Cet appel à dons permettra de développer la campagne BDS, d’augmenter sa visibilité à travers notamment la création et la diffusion de nouveaux outils.

Il permettra également de continuer à soutenir tous les militant-e-s attaqués ou poursuivis pour leur participation à cette campagne, qui contrairement à ce que prétendent les relais d’Israël en France, n’est pas illégale.

Malgré les attaques qui voudraient nous faire taire et visent à criminaliser la solidarité avec le peuple palestinien notre audience s’amplifie, la politique israélienne est de plus en plus condamnée par l’opinion publique dans le monde entier, et nous poursuivons sans relâche notre combat contre l’apartheid israélien.

La campagne BDS France a besoin de votre soutien, car hormis la cotisation annuelle des organisations membres de la campagne, nous ne pouvons compter que sur le soutien financier des sympathisant-e-s de la cause du peuple palestinien et de l’appel au BDS.

Vous pouvez aider à financer la campagne BDS France en faisant un chèque à l’ordre de « Solidarité – Palestine » à l’adresse suivante :

Solidarité Palestine

21 ter rue voltaire

75011 Paris

Nous vous invitons à contribuer au financement de la Campagne et à faire circuler ce message autour de vous.

 Nous comptons sur vous !

La campagne BDS France

www.bdsfrance.org
campagnebdsfrance@yahoo.fr




Le Comité National BDS palestinien (BNC) lance sa campagne de collecte de fonds

100 ans de guerre contre les Palestiniens

100 ans de résistance populaire et d’espoir

Cher supporter,

Au cours du siècle dernier, les Palestiniens ont sans cesse résisté au colonialisme de peuplement et au nettoyage ethnique. De la sinistre déclaration Balfour au récent rapport de l’ONU qui conclut qu’Israël pratique l’apartheid contre la totalité de la population palestinienne, nos aspirations à la libération et notre résistance populaire pour l’atteindre se poursuit. Le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) est aujourd’hui une composante majeure de cette lutte populaire pour nos droits inaliénables et est la forme la plus efficace de solidarité internationale avec cette lutte.

Nous comptons sur votre soutien pour renforcer notre mouvement et son impact

Faites un don maintenant

Le BDS a été lancé en 2005 par la majorité absolue de notre société pour restaurer les droits fondamentaux des Palestiniens. Ancré dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, BDS est un mouvement global, anti-raciste qui permet aux gens de conscience et aux mouvements progressistes à travers le monde de mettre fin à la complicité dans les violations du droit international par Israël et, par conséquent, de contribuer de façon significative à notre combat pour la liberté, la justice et l’égalité.

Bien qu’Israël ait déclaré la guerre au mouvement BDS et aux défenseurs des droits de l’Homme qui s’y impliquent, BDS continue à croître de façon impressionnante dans le monde entier. Les énormes ressources financières et humaines qu’Israël a investies dans sa tentative désespérée pour éteindre le mouvement et la guerre et les stratégies juridiques de harcèlement et de diffamation qu’il a adoptées échouent. Des principales églises et associations étudiantes aux Etats Unis, aux plus importantes fédérations syndicales du Brésil, du Royaume Uni et d’Afrique du Sud, aux dizaines de conseils municipaux de l’Etat espagnol, aux plus grands syndicats d’agriculteurs en Inde, aux principaux mouvements de défense des droits sociaux et des droits de l’Homme dans le monde arabe, aux plus gros fonds d’investissement de Norvège, des Pays Bas et du Danemark, l’impact de BDS est évident.

Mais nous avons besoin de votre aide pour réagir à la guerre de répression menée par Israël, pour faire croître et progresser l’impact de notre mouvement et pour faire encore avancer la lutte pour les droits des Palestiniens.

Prenez part à notre combat pour la Liberté, la Justice et l’Égalité.

Faites un don Maintenant

Mahmoud Nawajaa

Coordinateur général

Le Comité National BDS palestinien (BNC)

Le Comté National BDS palestinien (BNC) est la plus grande coalition de la société civile palestinienne. Il dirige et soutient le mouvement mondial de Boycott, Désinvestissement et Sanctions pour les droits de Palestiniens.

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Source: BDS Movement

Traduction : J. Ch. pour BDS France




Plus de cent vingt groupes de défense des droits de l’homme exhortent le Giro d’Italia à déplacer le départ d’Israël en raison des violations des droits des Palestiniens

22 novembre 2017

Aujourd’hui, plus de cent-vingt organisations de défense des droits humains, syndicats, associations de tourisme éthique, groupes sportifs et confessionnels de plus de 20 pays lancent un appel international  appelant l’événement majeur cycliste Giro d’Italia à déplacer son « Big Start » 2018 d’Israël en raison des graves et croissantes violations du droit international et des droits humains des Palestiniens.

Le célèbre linguiste Noam Chomsky, les éminents juristes John Dugard et Richard Falk ancien rapporteur spécial des Nations Unis sur la Palestine, le dramaturge italien Moni Ovadia, les parlementaires européens Eléonore Forenza, Curzio Maltese et Sergio Cofferati, l’ancienne vice-présidente du Parlement européen Luisa Morgantini ont également signé l’appel.

L’appel est lancé à la veille de la présentation officielle de la course prévue le 29 novembre à Milan, qui coïncide avec la Journée internationale de solidarité des Nations Unies avec le peuple palestinien.

Les signataires soulignent que la tenue du Giro d’Italia en Israël masquerait à la fois l’occupation militaire israélienne, la discrimination contre les Palestiniens et augmenterait le sentiment d’impunité d’Israël, encourageant le déni continu des droits des Palestiniens tels que stipulés par les Nations Unies.

Giro d’Italia travaille avec la société israélienne Comtec Group, l’organisateur de l’événement «Big Start», qui a des activités  dans les colonies israéliennes illégales. Dans des images officielles de course, cartes et vidéos , le Giro d’Italia décrit de manière trompeuse Jérusalem-Est, qui est sous occupation militaire israélienne depuis cinquante ans, comme si elle faisait partie d’Israël et la capitale unifiée de l’État d’Israël.

L’étape finale prévue pour le sud d’Israël passera par des douzaines de villages bédouins palestiniens qu’Israël refuse de reconnaître ou à qui Israël refuse de fournir « les services les plus élémentaires, y compris électricité, eau, cliniques, écoles et routes », l’un de ces villages ayant été détruit plus de cent fois .

Les soutiens de la déclaration condamnent également le projet du Giro d’Italia de « célébrer » 70 ans de la création de l’État d’Israël alors que les Palestiniens commémorent 70 ans de dépossession, de déplacement forcé et de déni des droits des réfugiés palestiniens conformément aux résolutions des Nations Unies .

Quelques jours avant le Giro d’Italia, l’équipe nationale israélienne de cyclisme, en lice pour l’une des quatre invitations privilégiées au Giro d’Italia, participera  à une course illégale à travers Jérusalem-Est occupée jusqu’à la colonie illégale  de Pisgat Ze’ev. La Fédération israélienne de cyclisme sponsorise  et organise des compétitions de la ligue nationale  dans les zones sous occupation militaire israélienne.

L’appel exhorte le propriétaire de la course, RCS MediaGroup, à «déplacer le départ de la course vers un autre pays pour s’assurer de ne pas être impliqué dans les violations israéliennes du droit international et des droits humains palestiniens».

Les signataires rappellent également à RCS, aux équipes participantes et aux sponsors «les conséquences juridiques et les atteintes à la réputation découlant de la collaboration avec des institutions israéliennes et des entreprises impliquées dans des violations des droits humains et du droit international».

 

Bien que RCS affirme qu’il s’agit d’un évènement purement sportif, aucun des commentateurs cyclistes n’est dupe de la manœuvre. Ainsi, le départ de la course en Israël a été décrit par les journalistes et les journalistes sportifs comme un «coup de maître de la diplomatie douce»  , un «coup de relations publiques » et un «polissage de l’image» en échange de millions d’euros de parrainage officiel israélien.

Des groupes de la société civile palestinienne ont également écrit au Pape François pour l’exhorter à ne pas accepter l’invitation du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à donner le départ de la course en Israël l’année prochaine et à ne pas « associer son nom d’une quelconque façon au Tour cycliste d’Italie 2018 en raison de l’insistance malheureuse à blanchir l’occupation militaire d’Israël et les graves violations des droits humains. « 

Des milliers de défenseurs des droits de l’homme et de passionnés de cyclisme ont écrit à RCS pour lui demander de déplacer le départ d’Israël.

Des villes de toute l’Italie organiseront des manifestations sur deux roues , les 25 et 26 novembre, pour protester contre l’utilisation d’un sport étroitement associé à la liberté afin de masquer l’occupation militaire brutale et le régime d’apartheid d’Israël.

 

Contexte:

 * Les signataires comprennent

  • le groupe cycliste belge Wilde Pedal

  • The Big Ride UK,

  • le magasin de vélos Biciclettaro en Italie,

  • la Fédération omnisports de Seine-Saint-Denis en France;

  • les syndicats Union Syndicale Solidaires en France, FIOM-CGIL USB en Italie,

  • le Conseil des syndicats de Craigavon en Irlande du Nord

  • la Confederación Intersindical Galega en Espagne,

  • l’Association pour le tourisme équitable et solidaire, représentant 35 organisations en France pour la promotion du tourisme éthique, dont 25 voyagistes;

  • Les groupes confessionnels Pax Christi et la communauté chrétienne romaine Grassroots en Italie, Kairos Britain et Friends of Sabeel Royaume-Uni, Friends of Sabeel Norway et Kairos – Sabeel Netherlands Foundation;

  • Voix juive pour la paix aux États-Unis,

  • Union des juifs progressistes en Belgique,

  • Réseau italien Juifs contre l’occupation,

  • Juifs pour la justice pour les Palestiniens Royaume-Uni.

 * Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies a récemment mis en garde 150 entreprises israéliennes et internationales contre l’implication illégale dans les colonies israéliennes, qui constituent un crime de guerre en vertu du droit international.

 * La résolution 181 (1947) de l’Assemblée général de l’ONU a défini le statut de Jérusalem comme corpus separatum, un régime international spécial et a maintes fois soutenu que «toute action prise par Israël, puissance occupante, pour imposer ses lois, juridiction et administration à la ville sainte de Jérusalem sont illégales.» En 1967, Israël a occupé Jérusalem-Est, l’annexant unilatéralement comme faisant partie de sa capitale unifiée, aucun pays au monde ne reconnaissant aucune des deux parties de Jérusalem comme capitale de l’état israélien.

 * Mai 2018 marquera le 70e anniversaire de la Nakba («catastrophe»), quand environ 800 000 Palestiniens autochtones ont été expulsés de force de leur patrie.

Source: ECCP

Traduction: R.F et J.S pour BDS France

 




Lettre de BDS France à Lisa Simone: Annulez votre concert à Tel Aviv!

Paris, le 1er octobre 2017

 

Chère Lisa Simone,

Tout au long de votre discographie vous évoquez avec beaucoup de tendresse le souvenir de feue Nina Simone, votre maman. Le documentaire What happened, miss Simone ? nous a rappelé quel a été son engagement au côté des Black Panthers, face à la ségrégation des citoyens noirs dans la société américaine et pour les indépendances en Afrique.

C’est au nom de cette mémoire et de cet héritage culturel, politique et historique, que la campagne BDS France veut vous interpeller sur votre intention de vous produire en Israël, les 9 et 11 novembre prochains.

Certes, Nina Simone s’est produite à plusieurs reprises en Israël dans les années 1970, mais depuis cette époque, les temps ont changé. Le processus de paix déclenché avec les accords d’Oslo en 1993 est dans une impasse, entretenue par les gouvernements israéliens successifs. Les Palestiniens vivent une situation de ségrégation, avec de grandes difficultés de circulation au sein des territoires occupés par les colons, et une impossibilité de se rendre ou de sortir de Gaza.

Ce sont maintenant 750.000 de colons qui, avec l’aide de l’Etat israélien, occupent la Cisjordanie, tandis que plus de 140.000 Palestiniens ont été bannis de Jérusalem Est occupée, bien que nés dans cette ville. Rien qu’en 2016, Israël a démoli ou confisqué 1093 bâtiments appartenant à des Palestiniens, laissant encore plusieurs milliers de Palestiniens sans domicile, près de la moitié d’entre eux étant des enfants.

Comme vous le savez, depuis 10 ans, Gaza est soumise à un blocus illégal israélien, où deux millions de Palestiniens vivent dans des conditions effroyables. Un rapport des Nations Unies a déclaré le 16 mars dernier que “ le poids des preuves confirme, au-delà de tout doute raisonnable, qu’Israël est coupable d’imposer un régime d’apartheid au peuple palestinien, ce qui correspond à la commission de crime contre l’humanité”.

Nina Simone, encore elle, reconnaissait l’importance du boycott, et le respectait comme outil de pression militant utile et légitime, comme en témoigne cet extrait de la chanson Mississippi Goddam :

  • Picket lines, School boycotts,

They say it’s a communist plot. All I want is equality

For my sister, my brother, my people and me »

Everybody knows about Israël Goddam…

S’inspirant de la lutte anti-apartheid d’Afrique du Sud dans les années 1980, les Palestiniens ont lancé en 2005 un appel international à la solidarité, par le boycott d’Israël, jusqu’à ce qu’il mette fin à ses injustices et respecte le droit international et les droits humains. Cet appel a été entendu par des milliers de personnalités et de simples individus dans le monde entier, y compris en Israël. Ne pensez-vous pas que Nina Simone aurait désormais respecté un tel appel ? Le respecterez-vous ?

Il y a un an, le mouvement Black Lives Matter a adopté les revendications de la campagne internationale de boycott d’Israël dans sa plateforme. On peut également citer Cassandra Wilson, Annie Lennox, Lauryn Hill, Natacha Atlas, Aziza Brahim, Cat Power, Vanessa Paradis, Sinéad O’Connor, Roger Waters, Elvis Costello, Brian Eno, Jason Moran, Richard Bona, Eddie Palmieri, Salif Keita, Jello Biafra, Massive Attack, U2, les regrettés Gil Scott-Heron et John Berger, mais aussi Alice Walker, Gillian Slovo, Naomi Klein, Susan Sarandon, Emma Thompson, Danny Glover, Peter Brook, Jean Luc Godard, Mira Nair, Ken Loach, Mike Leigh, et plus de 1200 personnalités culturelles au Royaume Uni qui ont renoncé à se rendre en Israël, sensibles au désarroi du peuple palestinien.

Aujourd’hui, se produire en Israël c’est mépriser l’appel de la société civile palestinienne et cautionner l’apartheid israélien. Au nom de la solidarité, de la justice et de l’égalité, et au nom du peuple palestinien, nous vous demandons d’annuler vos concerts.

Dans l’attente d’une réponse de votre part, nous nous tenons à votre disposition pour tout renseignement supplémentaire quant à notre campagne.

Sincèrement,

Isis et Dror, pour la Campagne BDS France

 

Paris, October 1st, 2017

 

Dear Lisa Simone

Throughout your discography you have invoked, with much fondness, the memory of the late Nina Simone, your mother. The documentary What happened, Miss Simone? reminded us of how strong her commitment was to the Black Panthers, in the face of black segregation in American society, and independence movements in Africa. In the name of this memory and this cultural, political and historical heritage, the BDS France campaign wishes to appeal to you as to your intention to perform in Israel on November 9th and 11th.

Indeed, Nina Simone has appeared several times in Israel in the 1970s, but times have changed since then. The peace process triggered by the Oslo accords in 1993 is at an impasse, maintained by successive Israeli governments. The Palestinians live in a situation of segregation, with great difficulties of movement within the territories occupied by the Israeli settlers, and a near impossibility of going in or out of Gaza.

By now, around 750,000 settlers, with the help of the Israeli state, occupy the West Bank, while more than 140,000 Palestinians have lost their residency rights in occupied East Jerusalem, although they had been born in that city. In 2016 alone, Israel demolished or confiscated 1093 Palestinian-owned buildings, leaving several thousand Palestinians homeless, nearly half of them children.

As you know, for 10 years Gaza has been under an illegal Israeli blockade, with two million Palestinians living in appalling conditions. A UN report from March 2017 states that « The weight of the evidence supports beyond a reasonable doubt the proposition that Israel is guilty of imposing an apartheid regime on the Palestinian people, which amounts to the commission of a crime against humanity. »

Nina Simone herself acknowledged the importance of the boycott, and respected it as a tool of useful and legitimate pressure, as evidenced by this extract from the song Mississippi Goddam:

 

  • Picket lines, School boycotts,

They say it’s a communist plot. All I want is equality

For my sister, my brother, my people and me »

Everybody knows about Israel Goddam…

Inspired by the struggle to end South Africa’s apartheid in the 1980s, in 2005, Palestinians launched an international appeal for solidarity through the boycott of Israel until it ends its injustice and respects international law and human rights. This call has been heard by thousands of public figures and individuals around the world, including Israel. Don’t you think that Nina Simone would have respected such a call? Will you respect it?

A year ago, the Black Lives Matter movement adopted the demands of the International Boycott Israel campaign in its platform. We can also cite the names of Cassandra Wilson, Annie Lennox, Lauryn Hill, Natacha Atlas, Aziza Brahim, Cat Power, Vanessa Paradis, Sinéad O’Connor, Roger Waters, Elvis Costello, Brian Eno, Jason Moran, Richard Bona, Eddie Palmieri, Salif Keita, Jello Biafra, Massive Attack, U2, les regrettés Gil Scott-Heron et John Berger, mais aussi Alice Walker, Gillian Slovo, Naomi Klein, Susan Sarandon, Emma Thompson, Danny Glover, Peter Brook, Jean Luc Godard, Mira Nair, Ken Loach, Mike Leigh and more than 1,200 cultural and artistic figures in the UK, who have refused to perform in Israel, out of their sensitivity to the plight of the Palestinian people.

Performing in Israel today means scorning Palestinian civil society’s call and condoning Israeli apartheid. In the name of solidarity, justice and equality, and on behalf of the Palestinian people, we ask you to cancel your concerts.

We look forward to hearing from you, and we are at your service if you have any further questions about our campaign.

Sincerely,

Isis and Dror, for the BDS France Campaign

 




Des citoyens israéliens à Nick Cave: ne participez pas à l’apartheid, boycottez Israël!

Octobre 2017

Nous sommes des citoyens israéliens, opposés aux politiques d’oppression, d’occupation et de nettoyage ethnique du peuple autochtone palestinien pratiquées par le gouvernement israélien. [1]. Nombre d’entre nous sommes des militants de longue date des droits humains qui travaillons depuis longtemps contre ces pratiques. Nos nombreuses années de militantisme nous ont amené à comprendre que le moyen le plus efficace de mettre fin au système d’apartheid est de lui refuser un apport économique et une légitimité politique. C’est pourquoi nous soutenons fermement l’appel de la société civile palestinienne au Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), ayant pour objectif de mettre fin à ces exactions [2]. Nous vous écrivons pour vous demander d’entendre cet appel et d’annuler votre concert en Israël.

 

Il convient de rappeler que, tout comme Sun City en Afrique du Sud sous le régime d’apartheid, Tel Aviv sert de vitrine pour faire passer Israël pour une démocratie “cool” et “cultivée” [3], tout en cachant une brutale histoire de colonisation, dont celle de la ville elle-même. Tel Aviv est bâtie sur les ruines de plusieurs villages palestiniens, dont les habitants ont été tués ou expulsés pendant la  Nakba, le nettoyage ethnique que les milices sionistes (qui devinrent plus tard l’armée israélienne) commirent en 1948 [4].

 

Ceci est juste la pointe de l’iceberg de l’histoire de Tel Aviv-Yafa, en elle-même un emblème du reste du régime de l’apartheid israélien. A Yafa, Israël utilise la gentrification, la surveillance et les financements discriminatoires, traitant les Palestiniens en citoyens de seconde zone, tout en suivant plus de 50 lois discriminantes envers les citoyens palestiniens d’Israël. [5]). En Cisjordanie et à Gaza, Israël utilise tout simplement un régime militaire belliqueux, exerçant chaque jour la force systématique et létale.

 

En Cisjordanie, juste au cours des 18 derniers mois, plus de 380 enfants, femmes et hommes palestiniens ont été tués par les forces armées d’Israël et par des civils armés, soulevant des allégations fondées d’exécutions extrajudiciaires, par des ONG comme Amnesty International ainsi que par des personnalités politiques internationales [6]. Un quart des personnes tuées étaient des enfants et mineurs. En outre, Israël démolit en masse des maisons palestiniennes (ceci s’applique également aux communautés bédouines palestiniennes à l’intérieur d’Israël). Les incursions militaires pour les arrestations collectives de Palestiniens sont quotidiennes, ainsi que la réalité étouffante des check points, des bouclages et des couvre-feux.

 

Dans la Bande de Gaza assiégée, Israël a mené plusieurs campagnes vicieuses de bombardements de masse lors des sept années passées. La dernière, en 2014, a causé le massacre de plus de 2200 Palestiniens par l’usage d’une énorme puissance de feu israélienne, plus de 500 d’entre eux étaient des enfants. 89 familles ont été exterminées et 18 000 maisons détruites ou sévèrement endommagées [7]. La peur d’une autre offensive est constante dans la vie des habitants de la bande de terre assiégée, exacerbée par l’habitude d’Israël de quotidiennement tirer sur les paysans et pêcheurs palestiniens, et par les tanks faisant des incursions régulières dans les champs cultivés. [8]

 

A l’intérieur même d’Israël, les citoyens palestiniens sont sujets à un système grandissant d’apartheid, avec plus de 50 lois qui nient leurs droits fondamentaux ; droits dont jouissent leurs concitoyens juifs [9]. La persécution des partis politiques palestiniens s’intensifie elle aussi [10] et les accusations de crimes par les officiels israéliens contre la population palestinienne se propagent comme une traînée de poudre [11].

 

Nous savons que vous avez participé l’année dernière à un évènement faisant la promotion d’ONG comme Room to Read, Pencils of Promise, et bien d’autres, toutes se focalisant sur “l’avancée de la cause des enfants autour du monde”, avec une attention particulière sur l’alphabétisation. [12] Par conséquent, nous voulons être sûrs que vous savez que le Représentant Spécial de l’ONU pour les enfants a recommandé qu’Israël soit ajouté à la liste officielle des pays violant les droits des enfants, notamment par l’intimidation, l’emprisonnement, la torture, les abus sexuels, les blessures et le meurtre [13]. Notez bien que la moitié des Palestiniens sont en fait des mineurs [14], millions d’entre eux vivant dans des conditions d’extrême pauvreté, sans sécurité financière ou personnelle [15].

 

Nous sommes également au courant que vous avez soutenu les neuf de Staffordshire, poursuivis pour la fermeture de deux jours de l’usine d’Elbit Systems pendant les bombardements israéliens de 2014 [16]. Nous avons également connaissance de votre participation à la levée de fonds de Hoping Foundation pour les enfants palestiniens, aux côtés de soutiens de longue durée du BDS, Roger Waters et David Gilmour [17].

 

Nous vous demandons par conséquent de prendre le chemin de la justice. Dites quelque chose d’explicite contre le racisme, l’occupation et l’apartheid, et opposez-vous.

S’il vous plait, annulez votre concert dans l’apartheid d’Israël !

 

Sincèrement,

 

Boycott! Supporting the Palestinian BDS Call from Within

 

[1]http://boycottisrael.info/

[1]https://bdsmovement.net/call

[2]https://pulsemedia.org/2012/07/24/boycotting-the-white-city-good-for-tel-avivians/

[3]https://electronicintifada.net/content/jaffa-eminence-ethnic-cleansing/8088

[4]http://www.adalah.org/en/content/view/7771

[5]https://www.amnesty.org/en/latest/news/2016/09/israel-opt-pattern-of-unlawful-killings-reveals-shocking-disregard-for-human-life/

[6]http://gaza.ochaopt.org/2015/06/key-figures-on-the-2014-hostilities/

[7]https://pulsemedia.org/2015/10/18/lets-talk-about-genocide-shoot-to-kill-israels-new-phase-of-genocidal-policy/

[9] http://www.adalah.org/en/content/view/7771

[10] http://alternativenews.org/index.php/headlines/219-balad-appeals-to-ambassadors-arrests-of-party-members-reek-of-political-persecution

[11] http://972mag.com/before-the-fires-are-out-israeli-politicians-blame-the-arabs/123341/

[12] http://consequenceofsound.net/2016/11/bon-iver-tom-waits-jim-james-nick-cave-zach-galifianakis-more-collaborate-on-charity-book-project/

[13] https://electronicintifada.net/blogs/ali-abunimah/uns-ban-ki-moon-caves-…

[14] http://imemc.org/article/palestinian-statistics-bureau-approximately-12-…

[15] http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/israel-un-report-pal…

[16] https://www.theguardian.com/world/2014/aug/12/israeli-arms-protest

[17] http://hopingfoundation.org/venture/show/141

 

Source: Boycott From Within

Traduction: L Gr pour BDS France




Le 9 Novembre – Journée Mondiale d’Action : Un Monde Sans Mur

Du Mur d’apartheid d’Israël sur les terres palestiniennes au Mur de la honte étatsunien sur les terres indigènes à la frontière avec le Mexique, les murs sont des monuments d’expulsion, d’exclusion, d’oppression, de discrimination et d’exploitation. En tant que peuples affectés par ces murs et en tant que mouvements qui considèrent la justice, la liberté et l’égalité comme moyens pour résoudre les problèmes de cette planète, nous nous joignons à l’appel du 9 Novembre, Journée Mondiale d’Action pour un Monde Sans Mur. 

Lisez et signez l’appel à action ci-dessous. 

Pour signer l’appel mondial à action cliquez ici

« Il n’existe pas de mot pour mur dans notre langue. Nous avons demandé à nos aînés. Nous avons fait des recherches. Il n’existe pas de mot pour mur car il ne devrait pas y avoir de mur. »

Verlon M. Jose, vice président de la tribu de Tohono O’odham. Les terres du peuple Tohono O’odham sont divisées par la frontière États-Unis/Mexique.

Du Mur l’apartheid israélien sur les terres palestiniennes au Mur de la honte étatsunien sur les terres indigènes à la frontière avec le Mexique, près de 70 murs à travers tous les continents  déchirent aujourd’hui la vie des gens et les terres alors qu’ils renforcent des frontières ou des restrictions de contrôle étatique souvent définies unilatéralement. Ils causent des milliers de morts chaque année et détruisent le gagne-pain ainsi que l’espoir de beaucoup d’autres. Ils sont des monuments d’expulsion, d’exclusion, d’oppression, de discrimination et d’exploitation.

Il y a 15 ans Israël commençait à construire son Mur, haut de 8 mètres et long de plus de 700km, sur les terres palestiniennes occupées. Ce mur fait partie intégrante du projet israélien de confisquer plus de 60% de la Cisjordanie et d’emprisonner le peuple palestinien sur à peine 13% de sa patrie historique. A ceci s’ajoute le mur israélien encerclant et isolant complètement la Bande de Gaza palestinienne depuis 1994. Les Palestiniens n’ont jamais cessé de résister à ces Murs illégaux et à l’expulsion continue de leurs terres ; ils appelèrent en 2003 à faire du 9 Novembre  – jour de la chute du Mur de Berlin – la Journée Internationale contre le Mur d’apartheid israélien.

Aujourd’hui c’est le moment de s’unir contre la multiplication des murs à travers le monde – nous appelons à faire du 9 Novembre la Journée Mondiale d’Action pour un Monde Sans Mur.

Israël joue un rôle central dans la promotion de cette nouvelle ère mondiale des murs et les États-Unis le soutiennent : en Inde, en Arabie Saoudite, en Turquie, au Sahara Occidental et en Europe, aujourd’hui, le nombre de murs conçus pour définir et sceller de force les frontières a presque triplé ces deux dernières décennies. Ces murs entravent la liberté de mouvement et d’auto-détermination. Ils sont devenus la pierre angulaire d’un monde où les guerres, la militarisation et l’exclusion remplacent la justice, la liberté et l’égalité.

Les murs ne sont pas seulement construits pour renforcer les frontières du pouvoir étatique mais aussi pour marquer les limites entre les riches, puissants et socialement acceptables et “l’autre”. Ils dominent de plus en plus nos villes et nos sociétés. Des dizaines de milliers de personnes croupissent en tant que prisonniers de conscience ou dans des conditions illégales et inhumaines derrière des murs de prisons.  Ces murs visibles et invisibles, comme c’est le cas du blocus de Cuba, ont pour objectif de nous empêcher d’atteindre la justice économique, politique, sociale et environnementale.

Là où ils ne font pas la promotion directe de ces murs, les gouvernements acceptent de facto leur existence, alors qu’une véritable industrie des murs s’enrichit de tout cela. En vendant leur idéologie, les sociétés de technologie et de méthodologie collaborent à travers les salons d’armement, les appels d’offre et les séminaires afin de tirer profit de la construction de ces murs.

En tant que personnes affectées par ces murs et en tant que mouvements considérant la  justice, la liberté et l’égalité comme moyens de résoudre les problèmes de cette planète, nous nous joignons à l’appel pour que le 9 Novembre soit la Journée Mondiale d’Action pour un Monde Sans Mur.

Nous nous mobiliserons ensemble pour :

  • Sensibiliser le public sur les effets dévastateurs du développement des murs dans notre monde et dans nos vies. 
  • Créer de la solidarité et des liens entre les gens affectés par les murs et les mouvements luttant contre les murs 
  • Exiger la fin immédiate des murs qui expulsent, excluent, oppressent, discriminent et exploitent
  • Résister et couper les vivre à ceux qui tirent profit des murs

 

Signataires:

  • De Palestine:

Palestinian Grassroots Anti-Apartheid Wall Campaign (Stop the Wall)

Palestinian Boycott, Divestment and Sanctions National Committee (BNC)

Palestinian Consultative Staff for Developing NGOs (25 civil society organizations)

Palestinian Environmental NGOs Network (PENGON)

Palestinian General Union for Charitable society (PGCUS) (400 civil society organizations)

Palestinian Land Defense Coalition (11 civil society organizations)

Palestinian Non Governmental Institute PNIN (37 civil society organizations)

Palestinian Non Governmental organizations Network (132 civil society organizations)

The Civic Coalition for Palestinian Rights in Jerusalem

The National and Islamic Forces in the West Bank (the coordination body of Palestinian political parties)

Addameer – Prisoner Support and Human Rights Association

Al-Amal Association for Childhood and Development

Applied Research Institute-Jerusalem (ARIJ)

Arab Agronomists Association

Arab Center for Agricultural Development (ACAD)

Arab Women Union Society – Nablus

Association for Farmers’ Rights and for the Preservation of the Environment

Association Jadayel – Palestinian Center for Culture, Arts and creativity

Burj Al-LuqLuq Social Center Society

Defense for Children DCI – Palestine

First Sareyyet Ramallah

Health, Development, Information and Policy Institute (HDIP)

Huriyyat – Center for Defense of Liberties and Civil Rights

Ibrahimiya kindergarten

Jerusalem Legal Aid and Human Rights Center

Land Research Center

MA’AN Development Center

Mother school

MUSAWA – Palestinian Center for the Independence of the Judiciary and the Legal Profession

Ni’lin Society for Development and Community Work

Occupied Palestine and Syrian Golan Heights Advocacy

Palestine Youth Forum

Palestinian Agricultural Relief Committees (PARC )

Palestinian Counseling Center

Palestinian Family Protection

Palestinian Farmers Society-Tulkarem

Palestinian Farmers’ Union (PFU)

Palestinian Federation of New Unions

Palestinian Hydrology Group

Palestinian Postal services workers union (PPSWU)

Palestinian Women Development Center

Palestinian Working Women’s Society for Development (PWWSD)

Palestinian Youth Union

Popular Art Center

Popular Council to Protect the Jordan Valley

Popular Struggle Coordination Committee (PSCC)

Save the Jordan Valley Campaign

SAWA women organization

Union Of Agricultural Work Committees (UAWC)

Women Center for Legal Aid and Consulting (WCLAC)

Youth Development Association

Youth Against Settlements

 

 

  • Du Mexique :

Coordinadora de Solidaridad con Palestina – Corsopal (Coordination in Solidarity with Palestine)

Movimiento Nacional del Poder Popular (MNPP) (National Movement of Popular Power)

Movimiento Nacional del Poder Popular Zacatecas (MNPP – Zacatecas) (National Movement of Popular Power – Zacatecas)

Movimiento del Magisterio Democrático Nacional (Movement of the National Democratic Teachers)

Comité Ejecutivo Nacional Democrático del Sindicato Nacional de Trabajadores de la Educación en Lucha (CEND del SNTE en Lucha) (National Democratic Executive Committee of the National Union of Education Workers in Struggle)

Asamblea de los Pueblos en Defensa del Territorio, la Educación Pública, Laica, Gratuita y los Derechos Humanos (Assembly of the Peoples in Defense of the Territory, Public, Secular and Free Education and Human Rights)

Frente de Pueblos en Defensa de la Tierra en San Salvador Atenco (FPDT-Atenco) (Front of Peoples in Defense of the Land in San Salvador Atenco)

Consejo de Defensa de los Derechos del Pueblo (CODEP-MNPP) (Council for the Defense of People’s Rights)

Council of Interdisciplinary Organizations Bounded for Oxaca (COIVO-MNPP)

Coordinación de Comunidades Indígenas de la Sierra Sur (COCISS) (Coordination of Indigenous Communities of the Sierra Sur)

Comité de Defensa Ciudadana (CODECI-MNPP) (Citizen Defense Committee)

Contingentes del Comité Ejecutivo Nacional Democrático del SNTE en Lucha (CEND SNTE en Lucha) (Contingents of the National Democratic Executive Committee of the SNTE in Struggle)

Congreso Nacional de Bases, Movimiento del Magisterio Democrático Nacional (National Popular Congress, Movement of the National Democratic Teachers): Sección III de Baja California Sur; Sección V de Campeche; Sección X de la Ciudad de México; Sección XIII y XLV de Guanajuato; Sección XIV de Guerrero; Sección XV de Hidalgo; Movimiento Magisterial Jalisciense, Secciones XVI y XLVII de Jalisco; Sección XVIII de Michoacán; Movimiento Magisterial de Bases, Sección XIX de Morelos; Consejo Democrático Magisterial Poblano, Secciones XXIII y LI de Puebla

Movimiento Magisterial de Bases (Grassroots Teachers Movement) de Querétaro, Sección XXIV de Querétaro

Bases Magisteriales Democráticas (Democratic Teachers Collective) de Quintana Roo, Sección XXV de Q. Roo

Bases Magisteriales (Teachers Collective) de Tabasco, Sección XXIX de Tabasco

Trabajadores del Colegio de Bachilleres de Tabasco (Workers of the Bachilleres de Tabasco high school)

Comité Estatal Democrático, Sección XXXII y LVI de Veracruz; Sección XXXVI del Valle de México; Consejo Nacional de Sistematización; Escuelas Integrales de Educación Básica de Michoacán; Colectivo Pedagógico “Francisco Javier Acuña Hernández”

Promotora del Poder Popular de Michoacán (Promoter of the Popular Power of Michoacán)

Caja Popular de Ahorro (Popular Savings Bank) “Emiliano Zapata”

Colectivo de Estudios (Study Collective) “Ricardo Flores Magón”

Movimiento de Unidad Social por un Gobierno del Pueblo (MUSOC-GP) (Movement of Social Unity for a People’s Government, Michoacán)

Coalición de Jubilados y Pensionados “Elpidio Domínguez Castro”; Talleres

Community of Nezahualcoyotl Municipality – Estado de México Comunitarios del Municipio de Nezahualcóyotl, Estado de México

Federation Brazon: Estado de Mexico, Queretaro, Morales, Veracruz, Guerrero and Mexico City – Barzón Federación: Estado de México, Querétaro, Morelos, Veracruz, Guerrero y Distrito Federal

Coalición Nacional de Cooperativas y Empresas Sociales (CONACyES) (National Coalition of Cooperatives and Social Enterprises)

Organización Nacional del Poder Popular (ONPP) (National Organization of People’s Power)

Organización Nacional del Poder Popular de Morelos (ONPP-MORELOS) (National Organization of People’s Power – Morelos)

Organización Nacional del Poder Popular del D. F. (National Organization of Popular Power of the district of Mexico City)

Asamblea Permanente de los Pueblos de Morelos (Permanent Assembly of the Peoples of Morelos)

Instituto Mexicano de Desarrollo Comunitario (IMDEC), Mexican Institute of Community Development

Centro de Atención en Derechos Humanos a la Mujer y el Menor Indígena (CADHMMI) (Center for Human Rights Care for Women and Indigenous Minors)

Centro Regional Indígena en Derechos Humanos “Ñuu-Savi” (CERIDH) (Indigenous Regional Center on Human Rights)

Organización de los Pueblos Indígenas del Bajo Mixe (OPI) (Organization of the Indigenous Peoples of Bajo Mixe)

Organización de los Pueblos Indígenas de la Cuenca (OPIC) (Organization of Indigenous Peoples of the Cuenca)

Coalición de los Pueblos Indígenas de Valles Centrales (COPIVAC) (Coalition of the Indigenous Peoples of the Central Valleys)

Coordinator of United Neighborhoods from Salina Cruz (CCU)

 

  • Signatures Internationales :

Academic committee against LawTrain @Leuven

AFSC (United States)

AFM Local 1000 (United States)

Al-Jisr: The bridge between Japan and Palestine

Alternative Law Forum (India)

Aman Biradari

American Humanist Association (United States)

Americans United for Palestinian Human Rights

Amigos de la Tierra de América Latina y el Caribe -ATALC

Anglican Church of Korea

Anthropologists for the Boycott of Israeli Academic Institutions (United States)

Assdociation Belgo-Palestinienne – prov. Luxembourg (Belgium)

Association d’amitié franco-vietnamienne (France)

AssoPacePalestina

ATTAC España

BDS Berlin

BDS Colombia

BDS France

BDS Malaysia

BDS Nederland

BDS Switzerland

BDS Quebec Coalition (Canada)

Bkswrites

BACBI Belgian Academic and Cultural Boycott of Israel

Biomystic Institute (United States)

Birmingham Interfaith Human Rights Committee (United States)

Brighton & Hove Palestine Solidarity Campaign

BolandFarm

Bolivarian Agrarian and Community Movement from Venezuela – Movimiento

CEBRAPAZ – Centro Brasileiro de Solidariedade aos Povos e Luta pela Paz (Brasil)

Centro Brasileiro de Solidariedade aos Povos e Luta pela Paz-Paraná (Brasil)

Centro de Amigos para la Paz / Red de Solidaridad con Palestina – Costa Rica

Centro Memorial Martin Luther King, Cuba

CineGRI

Chelsea Area One World One Family (United States)

Chico Palestine Action Group (United States)

Cleveland Chapter INA

Coalisión para los derechos de los presos (United States)

CODEPINK

CoherentSystems (United States)

Colectivo antimilitarista Mambrú de Zaragoza

Collectif Palestine 12- Millau (France)

Comisión Ecuménica de Derechos Humanos (Ecuador)

Comisión Multisectorial del Uruguay (Multisector Commission)

Comitê Brasileiro em Defesa dos Direitos dos Povos Ocupados

Comité pour une Paix Juste au Proche-Orient

Committee for a Just Peace in the Middle East (Comité pour une paix juste au PO)

Confederación Nacional de Organizaciones Campesinas, Indígenas y Negras (FENOCIN) de

Ecuador (National Confederation of Peasant, Indigenous and Black Organizations)

Confederación Sindical Única De Trabajadores Campesinos de Bolivia (CSUTCB) (Trade Union

Confederation of Peasant Workers of Bolivia)

Consortium for Refugees and Migrants in South Africa (CoRMSA)

Correspondents Diplomatiqe (United Kingdom)

Corriente Revolucionaria Bolívar y Zamora de Venezuela (Revolutionary Tendency Bolívar and Zamora)

Crisci

Christian Church (DOC)

Cultura è Libertà, una campagna per la Palestina

CUT-Brasil

Days of Palestine (United States)

Deya (Canada)

Democratic Socialists of America (United States)

Democratic Socialists of America, Boulder, CO (United States)

Donne in Nero Italia

Donne in Nero di Torino

Earth Is My Cathedral Ministry

Eileen fleming.org

Enlace Internacional

Fagforbundet (Norwegian Union of Municipal and General Employees)

FASE Brasil

Finca La Muda Lavandula y Bayas (Spain)

Frauen in Schwarz (Wien)

Frances Beal Society (United States)

Frente de Luta Amazonica por Defensores Direitos Humanos

Ford Mediation

Friends of Sabeel – North America

Fundación para la Cooperación APY – Solidaridad en Acción

Global Justice Alliance

Grassroots Global Justice Alliance

Holy Apostles Episcopal Church, St. Paul, MN (United States)

IJAN (United States)

Ireland Palestine Solidarity Campaign – Derry Branch

Indian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (InCACBI)

Jews for Palestinian Right of Return (United States)

Jews for Justice for Palestinians

Jewish Voice for Peace (United States)

Jewish-Palestinian Dialogue-Group Munich

Just World Educational

JVP Westchester

Kairós Palestina Brasil

KFF (Sweden)

La Concordia

La Coalición de Derechos Humanos

Labor for Palestine (United STates)

Las Cruces CIVIC (Community Initiatives for Visiting Immigrants in Confinement, United States)

Legal Centre Lesbos (Greece)

LeNove studi e ricerche sociali (Italy)

Los Angeles County Democratic Party (United States)

LNC, LLC (United States)

Marquette UU Congregation

Milieu-infocentrum (Belgium)

MidEast: JustPeace

Middle East Crisis

Movimento dos Atingidos por Barragens (MAB)

Movimiento de Mujeres Palestinas Alkarama (Spain)

Nebraskans for Peace (United States)

Nederlands Palestina Komitee

Network Against Islamophobia (United States)

New Zealand Palestine Solidarity Network

Non Violent Peaceforce (United States)

NorCal Friends of Sabeel (United States)

Observatorio de Derechos Humanos de los Pueblos (Observatory of Human Rights of the People)

Observatory of Human Rights of the People, USA and Swiss chapters

Ocean Tree Books (United States)

Pax Christi (Canada)

Palestina Solidariteit vzw (Belgium)

Palestine Israel Working Group (United States)

Palestine Solidarity Committee in India

Palestine subcommittee of the National Lawyers Guild (United States)

Palestinian and Jewish Unity (Canada)

Palestinian Rights Committee (United States)

Piwg (United States)

PFAW

PNHPWW (United States)

Portland Network Against Racism and Islamophobia

Presbyterian Peace Fellowship

PSC  Thailand

PSC (United Kingdom)

Quaker (New Zealand)

Red de Colectivos La Araña Feminista de Venezuela (Feminist Network ‘ The Spider)

Red de Integración Orgánica – Rio – Por la Defensa de la Madre Tierra y los Derechos Humanos de Guatemala (Network of Organic Integration – RIO – for the defense of Mother Earth and Human Rights)

Ontario Humanist Society (Canada)

OvertActs.com (United States)

REDES-Amigos de la Tierra Uruguay

Renewed HOPE (United States)

Right to Migrate Institute

Rumbo a Gaza (Spain)

Samidoun Palestinian Prisoner Solidarity Network

Sanctuary Hill Farms (United States)

SBIA (United States)

SOA Watch – Observatory for the Closure of the School of Americas

Soldepaz – Pachakuti

Solidarity International (Germany)

SOS Art

St. Louis Jewish Voice for Peace

St. Matthew’s United Methodist Church (United Sates)

Stichting Diensten en Onderzoek Centrum Palestina (DocP)

Students for Justice in Palestine (Stony Brook University, United States)

Tadamon! Montréal (Canada)

The Association of Norwegian NGOs for Palestine

The Hampton Institute : A working Class think tank (United States)

Trade Union Friends of Palestine, Ireland

Transnational Institute (TNI)

Tucuman por Palestina

U/Mass/Boston

UCC Church (United States)

Ulster People

Unite

United Methodist Church (United States)

Union juive française pour la paix (UJFP, France)

US Campaign for Palestinian Rights

Vancouver for Peace (United States)

Veterans For Peace

Victoria Coalition against Israeli apartheid

Voices for Justice in Palestine

War on Want (United Kingdom)

WESPAC (United States)

White Rabbit Grove RDNA

Women in Black Vienna

Women In Black Seattle

Worcester Palestine Friendship (United Kingdom)

WSA (United States)

Yorkshire Friends of Sabeel

Zawaya, Bay Resistance, No Migra

ZEPA (Slovenia)

Zoroastrian Association (United States)

9/11 Truth Action Project

 

Source: Stop The Wall

Traduction: K.A pour BDS France

 

 

 

 

 

 

 

 




Ne pédalez pas pour les crimes israéliens: dites au Giro d’Italie de se tenir à l’écart de l’Apartheid!

19 Septembre 2017/ Italie

Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI)

 

Les organisateurs de la célèbre course cycliste, le Giro d’Italie, ont annoncé que le départ de l’édition 2018 serait en Israël, débutant à Jérusalem, suivi d’étapes de Haïfa à Tel-Aviv et dans le Naqab (Néguev).

La course “célèbrera” le 70ème anniversaire de l’établissement d’Israël sur les ruines de la patrie palestinienne et le nettoyage ethnique, ou Nakba, de la majorité de la population indigène palestinienne.

Nous devons agir pour arrêter ce  »sports-washing » de l’occupation et l’apartheid israélien, qualifié par les médias comme « un beau coup politique » pour [Israël], qui ne cesse de s’employer à donner l’image de vie « normale ».

Ensemble disons aux organisateurs du Giro:  #DéplacezLaCourse
et ne pédalez pas pour l’occupation et l’apartheid israélien.

Le Giro d’Italie servira à institutionnaliser la mainmise d’Israël sur Jérusalem. Lors de la cérémonie de présentation, les élus israéliens ont tous revendiqué Jérusalem comme étant la capitale d’Israël, ce qu’aucun autre pays au monde ne reconnaît. La Municipalité de Jérusalem est activement impliquée dans le nettoyage ethnique progressif des Palestiniens, entre autres par une politique de démolitions de maisons et d’expulsions forcées.

Dans le Naqab (Néguev), au Sud de ce qui est aujourd’hui Israël, des dizaines de villages palestiniens bédouins ne sont pas reconnus ni n’ont accès aux services de base, et sont sujets à des démolitions répétées, pour certains plus de 100 fois. Israël révoque également la citoyenneté des Palestiniens Bédouins sans raisons, les rendant apatrides.

Débuter la course dans un endroit sous contrôle israélien servirait de visa à l’oppression israélienne des Palestiniens. Le Giro d’Italie aurait-il pensé à débuter sa course dans l’apartheid d’Afrique du Sud des années 80 ?

Agissez maintenant pour pousser RCS [les organisateurs] à respecter le droit international et à déplacer la course.

Envoyez cette lettre à RCS, via le site BDS Movement (remplissez le formulaire, traduit ci-dessous, à droite de l’article).

À l’attention de :
Urbano Cairo, président, RCS Mediagroup
Riccardo Taranto, président, RCS Sport
Mauro Vegni, directeur, Giro d’Italia

Nous sommes profondément inquiets à propos de votre intention de donner le départ de l’édition 2018 du Tour d’Italie (Giro d’Italia) en Israël. Malgré vos tentatives d’éviter les « zones sensibles », le fait d’organiser la course uniquement dans des endroits soumis au contrôle israélien implique le Tour d’Italie dans les violations des lois internationales auxquelles se livre Israël.

En donnant le départ de la course à Jérusalem, le Tour d’Italie va devenir partie intégrante de l’actuel processus israélien visant à institutionnaliser son emprise illégale sur la ville occupée. La résolution 181 de l’Assemblée générale des Nations unies (1947) fait de Jérusalem une entité séparée sous régime international particulier et elle affirme à maintes reprises que « toute action entreprise par Israël, la puissance occupante, en vue d’imposer ses lois, sa juridiction et son administration sur la Ville Sainte de Jérusalem est illégale ». En 1967, Israël a occupé Jérusalem-Est, l’annexant unilatéralement comme faisant partie de sa « capitale unifiée ». Malgré les allégations répétées des ministres israéliens lors de la cérémonie de présentation, la communauté mondiale ne reconnaît aucune partie de Jérusalem comme capitale d’Israël.

Dans le sud d’Israël, où une autre étape de la course est prévue, des dizaines de localités où vivent des Bédouins palestiniens se voient refuser toute reconnaissance par Israël, qui les prive également de ses services de base et, de plus, ces localités sont soumises à des démolitions répétées. Citons pour mémoire la localité d’Al-Araqib, démolie à plus de 100 reprises. Depuis 2010, Israël ne cesse de retirer la nationalité à des centaines, voire des milliers de Bédouins palestiniens, et ce, sans raison, ce qui en fait des apatrides.

Ces mesures font partie de l’actuelle épuration ethnique à laquelle se livre Israël, épuration qui a débuté voici 70 ans avec la création d’Israël sur les ruines de la patrie palestinienne et qui a entraîné, de force, le déplacement et la déportation d’une majorité des autochtones palestiniens.

Voici donc ce qu’Israël a l’intention de « célébrer » l’an prochain. Le Tour d’Italie ne devrait jouer aucun rôle dans cette affaire.

De même qu’il eût été inacceptable que le Tour d’Italie ait pris son départ dans l’Afrique du Sud de l’apartheid, durant les années 1980, il est inacceptable aujourd’hui de faire débuter cette course en quelque endroit se trouvant sous contrôle israélien, puisque la chose ne servira que de certificat d’approbation à l’oppression des Palestiniens par Israël.

Nous prions donc instamment RCS de respecter les lois internationales et de déplacer le départ de la course vers un autre pays. De grâce, n’accordez par à Israël cet « énorme coup politique », qui ne fera que dévaloriser et ternir l’un des plus importants événements sportifs européens.

Bien sincèrement,

Nous devons nous assurer que RCS et les équipes cyclistes aient le message : ne blanchissez pas les violations flagrantes d’Israël des droits humains par le sport, déplacez le départ de la course dans un autre pays !

#RelocateTheRace Campaign

Campagne #DéplacezLaCourse

Source: PACBI

Traduction: Lauriane GR pour BDS France




Des artistes palestiniens demandent à Thom Yorke de Radiohead : « Pouvez-vous nous entendre ? »

17 juillet 2017

Dans une lettre au chanteur vedette de Radiohead, Thom Yorke, des artistes palestiniens rappellent au groupe qu’il n’est jamais trop tard pour revenir du bon côté de l’histoire.

 

Cher Thom Yorke,

Nous sommes des artistes palestiniens et nous écrivons pour vous demander une seule chose, comme beaucoup d’autres l’ont fait avant nous, que vous respectiez les souhaits de la majorité absolue de la société civile palestinienne et ne transgressiez pas la limite que nous avons clairement définie.

Notre appel au boycott répondait à des décennies de violations des droits de l’Homme par Israël, sa politique d’apartheid, son nettoyage ethnique continu, les démolitions de maisons, le déni des droits des réfugiés, les dix ans de siège de Gaza et les colonies illégales en Cisjordanie occupée. Le régime israélien nous soumet à la fragmentation, à l’occupation et au colonialisme de peuplement.

En tant qu’artistes palestiniens, nos libertés de réunion et d’expression, de même que nos autres droits fondamentaux, sont gravement limitées par le régime israélien. Nous sommes obligés d’attendre des heures à l’un des nombreux checkpoints militaires qui découpent la Cisjordanie occupée, incapables d’aller participer aux répétitions et aux concerts, sans parler de nos engagements à l’étranger. A Gaza, nous sommes sous blocus depuis dix ans, blocus installé pour nous garder « au régime ».

Des générations de familles palestiniennes sont toujours des réfugiées de la Nakba, « catastrophe », quand, en 1948, selon une campagne planifiée de nettoyage ethnique, les Palestiniens ont été déplacés hors de Palestine. Ce qui nous amène au concert que vous avez prévu sur les ruines d’un village palestinien, Jarisha. La plupart des Palestiniens ne pourraient pas assister à votre spectacle bien sûr, piégés dans la machine brutale de l’occupation israélienne ou vivant dans des camps de réfugiés hors de la Palestine historique, avec l’interdiction de revenir dans leur patrie par les lois racistes d’Israël qui nous empêchent d’exercer notre droit fondamental au retour.

Préserver votre statut de groupe politiquement progressiste tout en continuant à servir ainsi le gouvernement israélien s’avère impossible pour vous. Les filières officielles des médias sociaux de l’ Etat d’Israël ont souscrit à vos déclarations qui ont rejeté nos demandes de discussions avec vous. Peut-être avez vous l’intention de dire quelque chose depuis la scène à Tel Aviv, bien que vous ne puissiez pas à nouveau faire référence à des « putains de gens ». Mais c’est votre présence même qui manifeste votre soutien à la politique évidente de ce régime de blanchiment de ses crimes contre les Palestiniens au moyen d’activités culturelles. Peu importe ce que vous direz, vous ne pourrez changer le fait que vous aurez choisi de rejeter le dialogue avec les Palestiniens qui vous ont demandé d’annuler.

Déclarer simplement que vous ne soutenez pas Netanyahu ne changera pas le fait que le gouvernement israélien utilisera, et utilise déjà, votre concert et votre statut à des fins politiques spécifiques, c’est à dire : détourner l’attention de ses crimes contre les Palestiniens. En tant que fonctionnaire du ministère israélien des Affaires étrangères, Nissim Ben-Sheetrit a dit en 2005 : « Nous voyons dans la culture un outil de hasbara [propagande] de premier plan, et je ne fais pas de différence entre hasbara et culture. » Votre concert et d’autres comme le vôtre sont essentiels pour le programme de « Marque Israël ».Comme l’a écrit la semaine dernière le Jerusalem Post, vos commentaires ont fait partie des « meilleures hasbaras dont Israël ait bénéficié dernièrement ».

De même que tous les artistes progressistes ont boycotté Sun City en Afrique du Sud de l’apartheid, les Palestiniens vous ont appelé à boycotter Tel Aviv, vous demandant de refuser de participer à l’embellissement du régime d’occupation et d’apartheid qui existe et dénie aux Palestiniens nos droits inaliénables. Que vous ayez jusqu’ici complètement et consciemment ignoré les voix de la majorité absolue de la société palestinienne, y compris celles des plus éminents artistes, qui ont appelé au boycott culturel d’Israël, c’est décourageant Thom, mais il n’est jamais trop tard.

Vous pouvez choisir, soit de divertir l’apartheid israélien, sans tenir compte des appels des Palestiniens colonisés et brutalisés, soit d’être du bon côté de l’histoire et refuser de servir à la prolongation de l’injustice et de l’oppression coloniale. Vous ne pouvez pas choisir les deux.

Il n’est jamais trop tard pour revenir du bon côté de l’histoire.

Signé par :

Salim Abu Jamal, producteur et réalisateur

Raed Andoni, réalisateur

Asma’a Azaizeh, poète

Mohammad Bakri, acteur et réalisateur

Saleh Bakri, acteur

Ziad Bakri, acteur et cinéaste

Samir Eskanda, musicien

Mahdi Fleifel, réalisateur

Annemarie Jacir, cinéaste et poète

Remi Kanazi, poète

Hannah Khalil, auteure de théâtre

Kiras Khoury, acteur

Ramzi Maqdisi, acteur

Rakan Matasi, réalisateur

Jowan Safadi, musicien

Kareem Samara, musicien

 

Source: bdsmovement

Traduction : J. Ch. pour BDS France




Lettre demandant au Centre Lincoln d’annuler les représentations théâtrales « Brand Israël » du gouvernement israélien

Si vous êtes artiste de théâtre et souhaitez signer cette lettre, merci de nous contacter et de donner votre nom et une identification se rapportant au théâtre .

 

À Katherine Farley, Présidente du conseil d’administration, Centre Lincoln

À Debora L. Spar, Présidente, Centre Lincoln

 

Chères Madame Farley et Madame Spar,

 

Nous défendons les arts et les droits de l’homme et en tant que tels, nous vous écrivons pour exprimer notre préoccupation profonde devant l’accueil par le Centre Lincoln du Théâtre national israélien Ha’bima et du Théâtre Cameri de Tel Aviv, du 24 au 27 juillet, pour des représentations de la pièce « Jusqu’à la fin de la terre ». Le site du Centre Lincoln indique que ces représentations seront produites « avec le soutien du Bureau des Affaires culturelles d’Israël en Amérique du Nord ». Il est profondément préoccupant que le Centre Lincoln, l’une des institutions culturelles mondiales majeures, aide le gouvernement israélien à mettre en pratique sa stratégie méthodique « Brand Israel », qui consiste à utiliser les arts et la culture pour détourner l’attention des décennies de colonisation violente, d’occupation militaire brutale et de déni des droits fondamentaux du peuple palestinien par cet État. Nous demandons au Centre Lincoln d’éviter de se rendre complice de « Brand Israel », en annulant ces spectacles de Ha’bima et Cameri.

 

En 2006, le ministère des Affaires étrangères d’Israël (MoFa) a lancé sa stratégie de relations publiques « Brand Israel » qui vise à « changer l’image » d’Israël en présentant ce pays comme « utile et moderne », tout en « évitant toute discussion sur le conflit avec les Palestiniens ». Une composante importante de « Brand Israel » consiste en la promotion du pays en tant que milieu progressiste des arts et de la culture. Cela a été exprimé par un responsable du MoFa qui, suite à l’une de ces agressions militaires périodiques d’Israël contre la bande de Gaza, a déclaré au New York Times, « Nous allons envoyer à l’étranger des romanciers et des écrivains connus, des compagnies de théâtre, des expositions…  De cette façon, vous montrez un visage enjolivé d’Israël, et nous ne sommes pas perçus uniquement dans le contexte de la guerre ». Le soutien annoncé par le « Bureau des Affaires culturelles d’Israël en Amérique du Nord » pour la représentation de Ha’bima et Cameri au Centre Lincoln entre précisément dans cette stratégie du gouvernement israélien.

 

 

En plus de ce partenariat avec le gouvernement, les Théâtres Ha’bima et Cameri se sont rendus longtemps et activement complices de l’occupation et de la colonisation de la Cisjordanie, en se produisant à maintes reprises dans les colonies de peuplement illégales en dépit des appels d’artistes de conscience, d’Israël et du monde, leur demandant de ne pas agir ainsi. En 2016, Ha’bima s’est produit dans la colonie radicale de Kiryat Arba à Hébron, et Ha’bima et Cameri ont donné de multiples représentations dans la colonie d’Ariel, qui s’enfonce de 12 miles au sein de la Cisjordanie occupée, en violation flagrante du droit international. De nombreux artistes israéliens ont protesté contre ces représentations à Ariel, et ont refusé d’y apparaître. À ces protestations d’artistes israéliens, sont venues s’ajouter en 2010 celles de plus de 150 professionnels internationaux du théâtre et du cinéma. Au Royaume-Uni en 2012, un groupe d’éminents acteurs, dramaturges et directeurs, a publié une lettre dans le Guardian demandant au Théâtre du Globe de Shakespeare d’annuler une représentation de Ha’bima en raison de son rôle dans la légitimation des colonies israéliennes. Néanmoins, Ha’bima et Cameri continuent de se produire dans les colonies.

 

Compte tenu de ce contexte, le Centre Lincoln ne peut pas prétendre qu’accueillir ces théâtres avec le soutien du gouvernement israélien n’est qu’un patronage apolitique des arts, quand ces institutions israéliennes sont directement impliquées dans le soutien de la répression du peuple palestinien, et notamment des artistes de théâtre palestiniens. Pour ne citer que quelques-uns des nombreux exemples d’artistes palestiniens visés par la répression du gouvernement israélien : les artistes et employés du Théâtre de la Liberté à Jénine ont fait maintes fois l’objet d’arrestations et de harcèlements. En juin 2015, le gouvernement israélien a coupé le financement d’un théâtre dirigé par des citoyens palestiniens d’Israël, et menacé le financement d’un autre théâtre pour des décisions artistiques liées aux droits des Palestiniens. Le Théâtre National Palestinien à Jérusalem-Est a été victime, pendant des années, d’un harcèlement persistant et de menaces de fermeture par le gouvernement israélien. La liberté de mouvement de tous les artistes palestiniens est fréquemment restreinte par les autorités d’occupation israéliennes, alors que les artistes israéliens parcourent le monde en toute liberté.

 

Nous ne soulevons ici aucune préoccupation concernant le fond des artistes, ou leur nationalité, mais plutôt sur la complicité structurelle d’institutions avec un calendrier répressif d’un l’État qui viole de façon répétée le droit international. Une autre programmation du Centre Lincoln, notamment les autres spectacles au Festival international du 10 au 30 juillet, fait apparaître ses intentions admirables en mettant en avant des voix variées dans la région, en permettant aux arts de fonctionner comme ils le peuvent et de façon précieuse pour initier la pensée critique, faciliter le questionnement actif et ouvrir un espace à la compréhension interculturelle. Mais en accueillant les Théâtres Ha’bima et Cameri, et en vous associant de la sorte au gouvernement israélien, le Centre Lincoln soutient lui aussi, activement, des décennies de déni des droits des Palestiniens par Israël. Cela fait maintenant 50 ans que les Palestiniens vivant en Cisjordanie et dans la bande de Gaza sont soumis à un régime d’occupation militaire et de colonisation, et 69 ans que ceux vivant en Israël sont des citoyens inégaux, soumis à plus de 50 lois discriminatoires, et que les autres vivent comme réfugiés dans une diaspora, et à qui il est dénié le droit au retour dans leur patrie, tel que garanti par le droit international.

 

Telles sont nos raisons pour exhorter le Centre Lincoln à respecter l’appel de la société civile palestinienne au boycott de ces institutions culturelles israéliennes qui se rendent complices du déni des droits des Palestiniens. Cet appel s’inspire de ce mouvement mondial de boycott qui a aidé à mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud. Pour aider à faire pression sur le gouvernement israélien afin qu’il mette fin à 69 ans de dépossession et d’exil palestiniens, et à 50 ans d’occupation militaire, nous vous demandons d’annuler les représentations de Ha’bima et Cameri en juillet.

 

Nous serions très heureux de vous rencontrer pour discuter plus avant de ces questions.

 

Source: ADALAH-NY

Traduction : JPP pour BDS France

 

 




Radiohead devrait se joindre au boycott culturel d’Israël – pourquoi ne veulent-ils pas me rencontrer pour en discuter ?

Leur refus entêté de répondre aux nombreuses critiques concernant leur concert fâcheux à Tel Aviv me fait penser qu’ils ne veulent entendre qu’un seul côté – celui qui soutient l’apartheid.

11 Juillet 2017 – Ken Loach

J’ai été étonné de lire dans Rolling Stone que Thom Yorke pense que les critiques concernant le concert prévu de Radiohead à Tel Aviv ne sont que des “jets de merde” en public contre le groupe, sans leur avoir parlé en privé. C’est à la fois inexact et – même si c’était exact – assez hors de propos.

Que ce soit pendant l’apartheid d’Afrique du Sud par le passé ou pendant l’apartheid d’Israël de nos jours, lorsqu’une communauté oppressée demande à des artistes connus internationalement  de ne pas prêter leurs noms aux tentatives des oppresseurs d’étouffer leurs violations des droits humains, il en va de notre obligation morale de tenir compte de leurs appels. Il devrait s’agir d’eux et de leurs droits humains, pas de nous et de notre sentiment de fierté.

 

J’ai aussi cru comprendre que plusieurs artistes avaient approché Radiohead en privé ces derniers mois, dont des artistes palestiniens et israéliens progressistes, et leur ont demandé une rencontre pour leur expliquer la nécessité de respecter le boycott culturel d’Israël, demandé par la société civile palestinienne. Autant que je sache, ces demandes ont été ignorées.

J’ai moi-même approché le manager de Radiohead pour une proposition de rencontre, aux côtés d’artistes palestiniens. Cette offre a été faite plusieurs fois ces trois dernières semaines. A ce jour je n’ai reçu aucune réponse, que ce soit du groupe ou du manager.

Cela est profondément décevant. Je ne sais pas qui conseille Radiohead, mais leur refus entêté de répondre aux critiques concernant leur concert fâcheux à Tel Aviv me fait penser qu’ils ne veulent entendre qu’un seul côté – celui qui soutient l’apartheid.

Yorke a dit qu’il ne penserait jamais à me dire “où travailler ou bien quoi faire ou boire.” Au contraire, moi je pense que nous devrions tous discuter de comment répondre aux appels d’une communauté oppressée. Dans ce cas, Radiohead devraient écouter leurs amis qui leur disent qu’en jouant à Tel Aviv ils sapent non seulement la lutte pour les droits humains mais aussi la réputation de Radiohead.

Les musiciens, artistes, écrivains, réalisateurs, organisations culturelles palestiniens nous ont demandé de nous engager dans un boycott culturel institutionnel d’Israël, tout comme cela avait été fait pendant l’apartheid en Afrique du Sud.  Ils nous ont demandé, au minimum, de nous abstenir de saper leur lutte pour mettre fin à l’occupation militaire israélienne, qui aura 50 ans cette année, à la colonisation de leurs terres et à son système d’apartheid qui domine chaque aspect de leurs vies.

Yorke nous reproche de “balancer” le mot apartheid. La définition correspond, trop bien. Les hommes, femmes et enfants palestiniens sont dégagés de chez eux pour voir des colons israéliens s’y installer ; ils regardent leurs maisons se faire détruire alors que la construction illégale de maisons pour Juifs seulement continue de confisquer des terres palestiniennes ; ils voyagent sur des routes soumises à la ségrégation raciale et subissent l’humiliation aux check points et barrages routiers israéliens.

Les Palestiniens savent que les artistes qui ne respectent pas leur stratégie non- violente, peu importent les intentions, finissent par blanchir et aider à perpétuer cette injustice, alors qu’Israël continue d’ignorer le droit international et les résolutions de l’ONU.

Moi, ainsi que d’autres, désirons toujours rencontrer Yorke et ses collègues, avec des artistes palestiniens. Radiohead est un groupe important pour beaucoup de gens à travers le monde, pas seulement parce qu’ils sont d’éminents musiciens talentueux, mais aussi parce qu’ils sont perçus comme un groupe politiquement progressiste. Aucun d’entre nous ne veut les voir faire l’erreur d’avoir l’air de soutenir ou de cacher l’oppression israélienne. S’ils vont à Tel Aviv, ils ne l’oublieront probablement jamais.

Souvenez-vous de ce que le héros sud-africain contre l’apartheid, Desmond Tutu, nous a souvent dit : il n’est pas de neutralité dans les situations de grave injustice. Radiohead doit décider s’ils sont du coté de l’oppressé ou de celui de l’oppresseur. Le choix est simple.

 

Traduction: L.Gr pour BDS France

Source: Independent




Metz: soutenons notre camarade injustement inculpé, relaxe pour Richard!

Le 2 février dernier s’est déroulé à Metz le procès en première instance sur plainte de la multinationale israélienne TEVA (génériques pharmaceutiques) contre le président du collectif BDS 57, poursuivi pour provocation à la discrimination. Les associations France-Israël et Avocats sans frontière s’étaient au dernier moment constituées partie civile. Les juges décidèrent la prescription, ce qui constituait pour nous et pour toute la campagne BDS France une issue idéale.

Le parquet a cependant fait appel du jugement, suivi immédiatement des trois plaignants et un nouveau procès aura donc lieu :

LE JEUDI 5 OCTOBRE PROCHAIN à 14 H 00 AU TRIBUNAL DE METZ

Nous préparons une nouvelle mobilisation dans les mêmes conditions que la précédente puisque c’est le même procès qui va se dérouler devant une nouvelle cour, avec la probabilité que la prescription ne soit pas confirmée.

Vous avez été nombreux à participer l’hiver dernier à cette mobilisation exceptionnelle et mes camarades et moi-même sommes infiniment reconnaissants. Ce fut incontestablement une réussite couronnée par une incontestable première victoire de notre avocate.

Mais nos adversaires, et au premier chef le Parquet, s’acharnent et nous allons devoir à nouveau mettre en place le même scénario, dans l’espoir d’une décision de justice en notre faveur…

D’ORES ET DÉJÀ, NOUS FAISONS APPEL A VOTRE SOLIDARITÉ, DONT LE VOLET FINANCIER EST LE PLUS URGENT POUR NOUS, SACHANT QUE LES FRAIS DE JUSTICE RESTENT TRÈS ÉLEVÉS…

Nous entrerons dans le vif de la mobilisation en soutien à l’inculpé dès les premiers jours de la rentrée de septembre, mais nous vous rappelons dès maintenant la diffusion de la pétition mise à jour et qui vise les 3000 signatures pour le moment, ainsi que le recours possible au soutien financier électronique ouvert jusqu’à la fin de l’année civile en cours. Voici un rappel des sites utiles en lien sur Internet :

la pétition : http://relaxepourrichard.wesign.it/fr

le soutien financier : https://www.helloasso.com/associations/collectif-bds-57/collectes/soutien-financier-a-richard-et-au-collectif-bds57

Toute initiative sera la bienvenue à l’approche du procès : communiqués, dons, présence devant le tribunal sous réserve d’une autorisation préfectorale. Ce sera à nous de ne pas laisser l’initiative à nos adversaires sionistes, soucieux de venger un premier verdict humiliant. Le combat sera en justice, mais aussi dans la rue, pour la liberté d’expression et le droit au boycott.

On ne lâche rien et par avance, un grand merci pour votre solidarité.

N’hésitez pas à diffuser largement cette information.




PETITION : Contre la coopération de l’UE avec Elbit dans le cadre du projet « FlySec »

Etant donné les complicités de la société d’armement israélienne Elbit Systems dans la violation des droits humains, ainsi que dans le non‐respect du droit international, nous demandons :

  • à la Commission européenne d’exclure Elbit Systems et toutes les autres entreprises militaires israéliennes de tous les programmes européens.
  • à l’Université du Luxembourg, à la société de l´aéroport du Luxembourg ainsi qu’à l’ensemble des autres partenaires d’annuler leur participation au projet européen Flysec qui bénéficie du savoir‐faire acquis par Elbit Systems au détriment des Palestiniens

Logo pétition Signer la pétition

 

 

Elbit a profité jusqu’à présent d’une contribution de l’UE à hauteur de 403 750 € pour sa participation dans le projet FLYSEC, lequel projet, sur le plan technique, intègre les nouvelles technologies en matière de vidéo-surveillance, de traitement intelligent à distance de l’image et de biométrie, combinées avec de magistrales analyses des données, avec l’open-source intelligence (renseignement à l’origine de source ouverte) et le crowdsourcing (externalisation ouverte) (5). Une telle technologie à double usage est grandement utilisée dans les applications militaires, tels que les systèmes de sécurité et de surveillance.


Plus d’informations sur le projet de financement par l’UE des sociétés et institutions militaires israéliennes via Horizon 2020