A l’université du Costa Rica, de nouvelles normes éthiques interdisent le soutien à l’occupation militaire israélienne

Le 5 mai 2021

La Fédération des Étudiants de l’Université du Costa Rica (FEUCR) se réjouit de l’annonce que l’université ne conclura aucun accord de coopération qui soutienne le régime israélien d’occupation militaire, de colonialisme et d’apartheid.

Le 23 mars, l’université du Costa Rica a annoncé de nouvelles normes éthiques qui garantiraient que l’université ne conclura aucun accord de coopération qui soutienne le régime israélien d’occupation militaire, de colonialisme et d’apartheid.

Ces nouvelles normes éthiques font suite à une campagne menée par la Fédération des Étudiants de l’Université du Costa Rica (FEUCR) pour le boycott d’institutions académiques israéliennes complices et contre la militarisation.

Le bureau du recteur de l’université a déclaré :

“L’inquiétude de l’organe représentatif des étudiants concerne les accords internationaux avec des pays dont les gouvernements violent les droits de l’homme ou mènent des actions militaires à l’intérieur ou à l’extérieur.

A cet égard, étant donné la vocation pacifiste de notre pays et la vocation humaniste de notre université, nous proposons que tout futur accord international comporte une clause établissant que notre production de connaissances et de ressources institutionnelles ne pourra être utilisée que fondée sur des principes humanistes et ne pourra jamais servir au développement d’aucun type de connaissance ou d’industrie militaire.”

Le combat des étudiants costaricains pour mettre fin à tout soutien au militarisme, à l’apartheid et aux violations israéliennes des droits fondamentaux des Palestiniens est fondé sur l’opposition de longue date du Costa Rica à la militarisation. Le Costa Rica a supprimé sa propre armée en 1948.

Pendant ce temps, depuis la création d’Israël cette même année, les institutions académiques israéliennes ont sans cesse et avec constance joué un rôle clé dans la planification, l’implantation et la justification du régime israélien d’occupation militaire et d’apartheid qui opprime des millions de Palestiniens.

Les exigences de la FEUCR rejoignent solidairement les appels au réinvestissement des ressources utilisées pour les secteurs militaire et sécuritaire dans la recherche, l’éducation, la santé et autres domaines.

Il n’y a pas plus d’une semaine, l’Association des Professeurs de l’Université de Brasilia a voté à 80 % contre un accord de coopération avec des « sociétés technologiques israéliennes » non spécifiées que le recteur avait négocié avec l’ambassade d’Israël.

Ces succès démontrent la force croissante du mouvement BDS parmi les étudiants et les universitaires d’Amérique Latine et leur refus de permettre que les campus universitaires servent à soutenir l’apartheid israélien.

 

Source : BDS movement

Traduction J. Ch. pour BDS France

 




Le Conseil étudiant de Pomona a voté en faveur du boycott d’Israël et interdit de futurs investissements

Par Liam MacDonald, le 22 avril 2021

Dans un post Instagram publié jeudi, les Etudiants de Claremont pour la justice en Palestine [Claremont Students for Justice in Palestine, SJP] ont annoncé que le conseil étudiant du Pomona College, les Etudiants associés de Pomona College [Associated Students of Pomona College, ASPC] «  ont voté à l’unanimité jeudi 22 avril 2021 une résolution pour désinvestir tous les fonds de l’ASPC des compagnies complices de l’occupation de la Palestine et interdire tout utilisation future des fonds en faveur de telles compagnies ». Les compagnies dont l’ASPC va désinvestir sont tirées d’une liste compilée par les Nations Unies et elles incluent des compagnies populaires comme Airbnb et TripAdvisor. Les clubs étudiants qui omettraient de désinvestir des compagnies listées risqueront de perdre les subventions de l’ASPC.

L’ASPC rejoindra le Sénat étudiant de Pitzer en tant que second conseil étudiant du Consortium de Claremont à mettre en oeuvre un boycott d’Israël.

Le vote de l’ASPC en faveur du désinvestissment est venu en réponse à une motion soumise la semaine dernière par SJP et Claremont Jewish Voice for Peace demandant que le conseil étudiant « change ses habitudes internes de dépenses (i.e. le portfolio des investissements de l’ASPC, les entités commerciales qu’il possède, comme le Coop Store et la Coop Fountain, les budgets du Sénat des étudiants, et les dépenses du comité événementiel) en cessant les dépenses des catégories mentionnées plus haut sur des articles qui soutiennent consciemment l’occupation israélienne de la Palestine ou contribuent à une compagnie quelconque de la liste des Nations Unies mentionnée plus haut ».

La motion inclut aussi des clauses incitant l’ASPC à appeler « les autres Associations de conseils étudiants des Claremont Colleges à leur emboiter le pas, avec pour objectif final l’adoption d’un accord à l’échelle du Consortium interdisant aux clubs d’utiliser les allocations des conseils étudiants pour investir dans des entreprises qui contribuent à la colonisation et à l’occupation des territoires palestiniens occupés par les compagnies désignées par les Nations Unies ou l’état israélien, ou pour leur acheter des biens ou des services. Les clubs qui omettraient de désinvestir et/ou de s’abstenir de tels usages des financements s’exposent à la perte de tous les fonds de l’Association des conseils étudiants des Claremont Colleges ». Les magasins gérés par l’ASPC, comme le Coop Store et la Coop Fountain, n’auront pas le droit d’utiliser ou de vendre des produits provenant des entreprises boycottées.

Selon le compte rendu de la réunion de l’ASPC du 15 avril, les clubs qui utilisent des compagnies sur la liste, comme Airbnb, ont besoin d’« un changement de politique ».

Dans leur motion, SJP et Claremont Jewish Voice for Peace demandaient que l’ASPC « travaille en tandem avec des membres de SJP, et d’autres parties pertinentes, pour mettre en oeuvre une vérification annuelle des entreprises de l’ASPC afin que de s’assurer que tous les produits vendus respectent les directives énoncées dans la présente résolution ; si lesdites marchandises ne respectent pas ces directives, des solutions de rechange doivent être proposées et votées par le Sénat de l’ASPC dès que possible. »

Dans une déclaration officielle , SJP a affirmé que cette « résolution ne met fin en aucune manière à la responsabilité de la communauté du Consortium de Claremont et du Pomona College de tendre vers un désinvestissement total de l’occupation israélienne de la Palestine. Adopter cet amendement est une première étape importante dans la réduction de notre complicité avec un pays qui maintient une occupation militaire illégale et commet régulièrement des crimes contre l’humanité contre la population palestinienne autochtone. Comme étudiants de Pomona College et des Claremont Colleges, nous reconnaissons que les dollars de nos frais de scolarité sont utilisés pour soutenir des compagnies qui profitent directement de la dépossession continuelle et de l’oppression des Palestiniens. »

Source : The Claremont Independent

Traduction CG pour BDS France




L’association des professeurs de l’université de Brasilia vote à 80% des voix contre la collaboration avec l’apartheid israélien

Par Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI), le 30 mars 2021

Les professeurs de l’université de Brasilia au Brésil ont exprimé leur opposition sans équivoque à tout accord entre l’université et les compagnies israéliennes complices.

Nous saluons la décision de l’Association des professeurs de l’université de Brasilia (ADUnB) de rejeter la collaboration de leur université avec les compagnies israéliennes complices. ADUnB a voté par plus de 80% des voix en faveur de cette motion lors de leur Assemblée générale lundi 22 mars.

En février, le Bureau du recteur a annoncé une rencontre avec l’ambassadeur israélien au cours de laquelle ont été discutées des propositions en vue d’une coopération, telles qu’« un renforcement de la relation avec des compagnies israéliennes » via leur présence dans le Parc de science et de technologie de l’Université nationale de Brasilia. En réponse, un groupe de professeurs et d’étudiants ont envoyé une lettre de protestation au recteur.

La motion votée par l’Association des professeurs remarquait que l’administration de l’université avait omis de communiquer à la communité quelles institutions et compagnies israéliennes étaient impliquées et demandait des éclaircissements sur leur complicité avec le régime d’occupation militaire et d’apartheid d’Israël.

« Nous sommes opposés au partenariat proposé parce qu’il implique une coopération avec Israël, un état d’apartheid, un fait largement connu et récemment rappelé dans le rapport de l’ONG israélienne de défense des droits humains B’Tselem », affirme la lettre de l’ADUnB, coordonnée par les professeurs Odete Messa Torres, Muna Muhammad Odeh, Thiago Melo, Claudio Lorenzo et Carolina Calvo.

La motion a été approuvée à l’assemblée par 35 voix pour, deux contre et six abstentions.

La motion conclut : «  (nous) nous opposons directement à toute coopération avec l’état d’apartheid d’Israël qui violerait des principes fondamentaux, comme les droits humains et les conventions internationales. Par conséquent, nous réitérons notre appel au recteur à ne pas ternir le nom de l’université et à la maintenir comme espace sans apartheid. »

L’Association des professeurs de l’université de Brasilia a pris une position de principe en solidarité avec l’appel des universitaires, des étudiants et des membres de la société civile palestiniens, en refusant de rester simplement spectatrice alors que leur université collabore avec l’apartheid israélien opprimant des millions de Palestiniens.

Le Comité national palestinien de BDS (BNC) appelle à un boycott des compagnies israéliennes et internationales qui sont complices des violations des droits des Palestiniens. Virtuellement toutes les compagnies israéliennes sont complices à un degré ou un autre du système d’occupation et d’apartheid d’Israël.

La Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël (PACBI) appelle les universitaires du monde entier à oeuvrer à l’annulation de toutes les formes de coopération avec les institutions universitaires israéliennes complices qui jouent un rôle clé dans la planification, la mise en oeuvre et la justification du régime d’occupation, de colonialisme et d’apartheid d’Israël.

Source : BDS Movement

Traduction CG pour BDS France

 




19 associations internationales de défense des droits condamnent « Notre Monde en Données » d’Oxford pour leurs taux de vaccination israélienne politisés

Par le Comité National Palestinien (BNC), le 22 avril 2021

19 ONG, dont plus d’une douzaine d’associations palestiniennes, des associations progressistes juives, B’Tselem, et Amnesty International ont écrit une lettre ouverte à l’université d’Oxford, l’appelant à suivre avec précision les taux de vaccination d’Israël sur leur site internet, Our World in Data (Notre Monde en Données), qui exclut les millions de Palestiniens qui vivent sous occupation armée.

Avec les effets dévastateurs continus de la pandémie du coronavirus et l’espoir prochain d’un avenir meilleur, il est plus essentiel que jamais pour les scientifiques et les responsables politiques de suivre et respecter avec précision la couverture vaccinale. Our World in Data, site internet associé à l’université d’Oxford et édité scientifiquement à l’université par des chercheurs du Programme Martin d’Oxford sur le Développement Mondial, s’est imposé comme un outil de premier plan pour suivre la délivrance des vaccins et pour comprendre les effets protecteurs de la vaccination, ses effets secondaires, et l’attitude des gens envers la vaccination. Dans sa mission, ce site s’engage à se concentrer sur « la pauvreté, la maladie, la faim, le changement climatique, la guerre, les risques existentiels, et l’inégalité », afin de contribuer à résoudre les problèmes mondiaux les plus répandus en utilisant les données existantes et en les rendant largement disponibles.

Cependant, l’un de ses graphiques utilise des chiffres politisés et trompeurs, célébrant l’un des plus vieux régimes d’occupation militaire et perpétuant son impunité devant le droit international.

Le graphique des vaccinations contre la COVID-19 montre la remarquable réussite d’Israël dans la vaccination de beaucoup de ses citoyens. Pourtant, il omet le fait que, en tant que puissance occupante, Israël a failli à son obligation, conformément à la Quatrième Convention de Genève, de fournir des vaccins à la totalité des 4.5 millions de Palestiniens qui vivent sous son occupation armée, comme affirmé par des organisations de premier plan palestiniennes, israéliennes et internationales de défense de la santé et des droits de la personne.

Condamnant cette politique israélienne, les experts des Nations Unies ont mis l’accent sur « le droit international sur les droits de l’homme, qui s’applique totalement au territoire palestinien occupé, stipule eque tout le monde jouit du droit à ‘la norme la plus élevée possible de santé physique et mentale’. Ce refus d’un accès égal aux soins de santé, par exemple sur la base de l’ethnicité ou de la race, est discriminatoire et illégal ».

Ajouter ces millions de Palestiniens privés de vaccin aux chiffres d’Israël changerait entièrement le tableau.

Nous exhortons le site « Our World in Data » à inclure avec précision tous les Israéliens et Palestiniens qui vivent sous le contrôle d’Israël en tant que dénominateur quand il calcule le pourcentage israélien de couverture vaccinale.

 

Signataires :

 

– Conseil des Organisations Palestiniennes de défense des Droits de l’Homme (PHROC) :

– Organisation Al-Haq – le Droit au Service de l’Humanité

– Centre Al Mezan pour les Droits de l’Homme

– Association Addameer de Défense des Prisonniers et des Droits de l’Homme

– Centre Palestinien pour les Droits de l’Homme

– DCI – Défense des Enfants International – Palestine

– Centre de Jérusalem d’Aide Juridique et de défense des Droits de l’Homme

– Association Aldameer pour les Droits de l’Homme

– Centre de Ramallah pour les Études sur les Droits de l’Homme

– Hurryyat – Centre pour la Défense des Libertés et des Droits Civiques

– Commission Indépendante pour les Droits de l’Homme (Bureau de l’Ombudsman) – membre observateur

– Institut Muwatin pour la Démocratie et les Droits de l’Homme – membre observateur

– Association des Docteurs de Palestine

– Institut de la Communauté et de la Santé Publique, université de Birzeit

– La Société de Galilée – Société Nationale Arabe pour la Recherche et les Services de Santé

– Aide Médicale pour les Palestiniens (MAP-UK)

– Voix Juive pour la Paix (JVP-US) – Conseil Consultatif sur la Santé

– Médecins pour les Droits de l’Homme-Israël (PHR-I)

– B’Tselem – Centre d’Information Israélien pour les Droits de l’Homme dans les Territoires Occupés

– Amnesty International

Article initialement publié par Al-Haq.

Source : BDS movement

Traduction  J. Ch. pour BDS France




Propagande israélienne ? Une conférence universitaire contestée

Par Edouard Schoene | 13 Oct 2020 |

Dans le cadre des « lundis de l’innovation » la maison de la création et de l’innovation (université
Grenoble Alpes) invitait un conférencier sur un thème étonnant : « Israël la « start-up nation », un
modèle pour la France ? »
Boycott , désinvestissement, sanctions (BDS) et l’Association France Palestine solidarité étaient
présents devant le bâtiment universitaire pour manifester.

Des étudiants, dont la conférence faisait parti de leur cursus obligatoire, ont lu avec intérêt le tract
distribué. Une dizaine d’autres, d’un autre cours, outrés par cette initiative « pas très
universitaire » ont pris un paquet de tracts et sont allés intervenir dans l’amphithéâtre quasi vide
(des auditeurs écoutaient la conférence en ligne).
Le professeur Ménissier, invitant, responsable du cycle de conférences, s’est étonné de cette
manifestation qui a perturbé la conférence, invitant les étudiants à entrer et à intervenir en fin de
conférence.

Le tract distribué devant le bâtiment dévoilait « ce que nous cache Israël start up
nation » : « L’économie d’Israël est l’une des plus militarisée du monde … La recherche et
développement en Israël est structurellement liée à l’armée et à l’occupation. Le succès de
l’innovation israélienne en matière de sécurité et de surveillance est largement dû à son terrain
d’expérimentation de choix qu’est la Palestine occupée »
Au palmarès de la « start-up nation » : la barrière de protection qui court le long des 700 km du
mur de béton de huit mètres de haut enserrant la Cisjordanie, les instruments de surveillance Elbit
System et Technion, les drones de surveillance d’Elbit. Nombre de dictatures achètent les produits
hich tech israéliens pour surveiller notamment leurs citoyens via la téléphonie.

Les militants de la campagne BDS France (Boycott Désinvestissement Sanctions) et de l’AFPS
dénonçaient le fait que l’UGA « participe à cette hypocrisie en accueillant depuis 2014 au sein du
conseil scientifique le président de la Technion, université israélienne la plus engagée auprès du
complexe militaro industriel ».
Dans la conclusion de la soirée le professeur Ménissier, a déclaré : « Les activistes qui sont
intervenus tout à l’heure étaient fondés à émettre les critiques qu’ils ont formulées. Dommage
qu’ils ne soient pas restés pour en débattre. »

Source: le travailleur alpin




Dans deux universités américaines, les étudiants viennent de voter le désinvestissement d’Israël

L’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign et l’Université de Columbia ont toutes deux voté des résolutions historiques appelant à se désinvestir d’Israël.

La semaine dernière, le gouvernement étudiant de l’Illinois a voté une résolution appelant l’établissement à se désinvestir des entreprises transnationales qui collaborent avec l’armée, les prisons, les forces de police ou ICE [police aux frontières USA] américaines et israéliennes. La résolution a d’abord été présentée au gouvernement étudiant en février, mais a initialement fait l’objet d’un veto.

« Cette victoire signifie énormément pour moi, à la fois en tant que Palestinienne et en tant qu’étudiante à l’UIUC. Il existe chez les étudiants et les professeurs un racisme anti-palestinien rampant, qui est encouragé et protégé par l’administration de l’université », a dit à Mondoweiss Buthaina Hattab, étudiante à l’UIUC et coauteure de la résolution. « Pour moi, cette victoire a renforcé la centralité et l’importance cruciale de la Palestine dans tout combat qui cherche à maintenir et à défendre la liberté d’expression et les droits de la personne humaine. »

Hattab a également établi un lien entre la résolution et l’actuel mouvement La Vie des Noirs Importe qui s’empare du pays. « Au moment de l’audition de la résolution, il y avait une manifestation d’urgence pour Breonna Taylor dans le Service de Police de Champaign (CPD) », a-t-elle dit. « Beaucoup de nos alliés étaient à la manifestation et vivaient vraiment avec la réalité de l’injustice tandis que nous essayions de faire passer cette résolution. Voter une résolution qui appelait au désinvestissement des entreprises de la police et de l’armée ne pouvait pas arriver à un moment plus critique de notre combat. J’espère que les gens réaliseront l’urgence et l’immédiateté du désinvestissement alors que, dans les villes américaines, à la frontière américano-mexicaine, et en Palestine, les forces de la police et de l’armée continuent de nous faire du mal. »

L’ensemble des étudiants de l’Université de Columbia a voté un référendum qui avait été mis en place par le Désinvestissement de l’Apartheid de l’Université de Columbia (CUAD), association créée en 2016. Le référendum demandait : « L’université de Columbia doit-elle désinvestir ses actions, ses fonds et sa dotation des sociétés qui profitent de ou s’engagent dans les actions de l’État d’Israël envers les Palestiniens qui, selon le Désinvestissement de l’Apartheid de l’Université de Columbia (CUAD), relèvent de la Convention Internationale des Nations Unies sur la Punition du Crime d’Apartheid ? »

Le président de l’Université de Columbia Lee Bollinger a immédiatement pris ses distances avec le vote et a clairement dit qu’il n’approuvait pas la démarche. Dans une déclaration, Bollinger a dit que « Modifier notre dotation afin de faire progresser les intérêts d’un des côtés ne fait pas partie des voies que nous emprunterons ».

« Ces victoires de BDS sur les campus sont un signe du changement rapide de courant que nous constatons à travers les Etats Unis », a dit à Mondoweiss la coordinatrice du Mouvement BDS d’Amérique du Nord Olivia Katbi Smith. « Malgré l’aggravation des campagnes de répression sur les campus et dans les allées du pouvoir, il devient impossible d’être ‘progressiste sauf pour la Palestine’, parce qu’il devient impossible de réduire notre mouvement au silence. Le combat des Palestiniens pour la liberté, la justice et l’égalité recoupe ainsi clairement les autres combats des peuples opprimés partout. »

 

Source : MONDOWEISS
Traduction : AURDIP




BDS@15: Quinze façons de soutenir notre lutte pour la liberté, la justice & l’égalité

Par Palestinian Boycott, Divestment and Sanctions National Committee (BNC), le 23 juin 2020

Tandis que BDS atteint ses 15 ans, voici 15 façons de vous montrer solidaires des Palestiniens. Agissez maintenant !

Quinze ans après son lancement le 9 juillet 2005, le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens s’engage dans une nouvelle étape. Son action est plus urgente que jamais à l’heure où Israël intensifie son nettoyage ethnique graduel des Palestiniens indigènes, en nous asphyxiant dans des bantoustans qui ne cessent de rétrécir.

La dernière fois qu’Israël a annexé des territoires occupés – Jérusalem-Est, qui est palestinienne, et le plateau syrien du Golan – l’Assemblée générale des Nations unies, en 1982, a voté à une écrasante majorité pour des sanctions ciblées contre Israël. Cependant les Nations unies, sous la pression des États-Unis et de l’Union européenne, n’ont pas à ce jour imposé de mesures pour contraindre les responsables à rendre compte de leurs actes et mettre fin au système oppressif d’Israël.

Cette impunité a permis à Israël de consolider ce que des dizaines d’experts des Nations unies en matière de droits humains appellent son “apartheid du 21e siècle”, violant les droits des Palestiniens et prévoyant ouvertement d’annexer de façon officielle de grandes parties de la Cisjordanie occupée.

Au long des 15 dernières années le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens est devenu l’un des mouvements mondiaux pour la justice les plus influents. Nous devons aujourd’hui être encore plus efficaces, plus intersectionnels, plus globaux. Rejoignez-nous pour construire des alliances avec tous les mouvements internationaux qui luttent pour la liberté, la justice et l’égalité pour toutes et tous.

Agissez maintenant :

1. Dénoncez l’apartheid israélien : Organisez des campagnes d’éducation pour dénoncer et condamner l’apartheid israélien et promouvoir des mesures d’obligation de rendre des comptes similaires à celles qui ont été imposées dans le passé contre l’apartheid sud-africain. Défendez au nom de la liberté d’expression le droit d’appeler au BDS contre l’apartheid israélien.

2. Sanctions ciblées : Faites pression sur les parlementaires et les élus afin d’imposer des sanctions ciblées pour faire cesser l’annexion et l’apartheid israélien, notamment en éliminant le commerce militaire, en mettant fin aux accords de libre échange et en interdisant le commerce avec les colonies.

3. Zones sans apartheid (Apartheid Free Zones, AFZ) : Promouvez la création d’AFZ dans votre lieu d’habitation, de vie ou de travail en tant qu’espaces libérés du racisme, du sexisme, de la discrimination, de la domination et de l’oppression, dans l’alliance avec d’autres mouvements pour la justice sociale.

4. Complicité des grandes entreprises : Mobilisez des moyens de pression (y compris le boycott et/ou le désinvestissement) contre les sociétés et banques répertoriées dans la base de données de l’ONU des entreprises impliquées dans les colonies illégales d’Israël ainsi que celles qui devraient y être ajoutées, entre autres CAF, G4S, les sociétés de HP, Elbit Systems, AXA, Caterpillar, Hyundai Heavy Industries, Volvo, Heidelberg Cement, Cemex.

5. Justice raciale et indigène : Soutenez les luttes menées par les Noirs et par les Indigènes pour la justice raciale et les réparations en œuvrant pour la fin du racisme systémique, pour l’investissement auprès des communautés noires, indigènes, de personnes de couleur, de castes inférieures/dalit, pour la démilitarisation et le retrait du financement de la police, pour l’arrêt de la formation des policiers avec l’apartheid israélien.

6. Justice environnementale et climatique : Soutenez les campagnes environnementales visant à des politiques réellement durables et alternatives, et faites cesser notamment les pratiques visant à repeindre en vert l’apartheid israélien sur l’eau et la colonisation de la terre par l’agro-industrie.

7. Luttes des femmes : La justice est toujours une question féministe et par conséquent, la justice en Palestine est une question féministe, et les droits des femmes tiennent une place fondamentale dans notre mouvement. Rejoignez les mouvements menés par des femmes pour la justice de genre et sociale et contre la militarisation.

8. Conseils municipaux éthiques : Promouvez une motion intersectionnelle dans votre conseil local pour qu’il quitte les sociétés d’investissement et/ou d’acquisition impliquées dans des violations des droits humains ou des pratiques racistes, notamment celles qui sont complices de l’apartheid israélien.

9. Communautés de foi & tourisme : Mobilisez votre communauté ou votre église pour qu’elle soutienne et respecte l’appel des Palestiniens en faveur du tourisme/pèlerinage éthique.

10. Boycott culturel : Encouragez les déclarations de personnalités culturelles soutenant la liberté, la justice et l’égalité des Palestiniens et s’engageant à boycotter l’apartheid d’Israël et les institutions culturelles complices de son occupation et de ses violations des droits humains.

11. Boycott universitaire : Promouvez dans votre syndicat d’enseignants, association ou département universitaire une motion soutenant le boycott des institutions universitaires impliquées dans des violations des droits humains, y compris des universités israéliennes. Contactez pacbi@bdsmovement.net en vue d’un soutien.

12. Militantisme étudiant : Organisez des campagnes intersectionnelles pour faire cesser les investissements ou les contrats liant votre établissement à des entreprises nuisant à l’environnement ou impliquées dans des violations des droits humains, entre autres à caractère raciste, y compris israéliennes.

13. Boycott sportif : Rejoignez la campagne mondiale de boycott de Puma en raison de son soutien aux colonies israéliennes illégales. Écrivez au footballeur superstar Raheem Sterling en l’exhortant à ne pas signer avec Puma. Demandez instamment à la Série W (série féminine de courses de voitures) d’écouter les Speed Sisters palestiniennes et de rompre avec Puma.

14. Droits des LGBTQI+ : Travaillez avec des groupes queer pour démasquer et contrer le programme israélien visant à repeindre en rose son violent système d’apartheid. Boycottez la Tel Aviv Pride et exhortez les cinéastes queer à s’engager à ne pas participer à des évènements parrainés par le gouvernement israélien tels que TLVFest.

15. Dons à BDS : En tant que mouvement impulsé par des bénévoles, BDS a besoin du soutien de personnes de conscience partout dans le monde pour résister à l’occupation et à l’apartheid israéliens et contribuer à la lutte palestinienne pour la liberté, la justice et l’égalité.

Traduction : S. pour BDS France

Source : BDS Movement




Biden s’attaque scandaleusement à la lutte non violente mondiale pour la justice, l’égalité et la liberté des Palestiniens

 

Par Comité National Palestinien pour le boycott d’Israël (BNC) / États-Unis, 20 mai 2020

La suppression de l’aide militaire des États-Unis à Israël tient une place centrale dans le programme progressiste de #HealthcareNotWarfare (Des soins au lieu des armes) et pour la justice sociale, raciale, climatique et de genre.

 

Joe Biden rejette “fermement” le mouvement BDS, s’attaquant scandaleusement à la lutte non violente mondiale pour la justice, l’égalité et la liberté des Palestiniens. La suppression de l’aide militaire des États-Unis à Israël tient une place centrale dans le programme progressiste de #HealthcareNotWarfare (Des soins au lieu des armes) et pour la justice sociale, raciale, climatique et de genre.

En rejetant le BDS, Joe Biden reprend à son compte la complicité des États-Unis avec le système d’occupation, de colonialisme et d’apartheid pratiqué depuis des décennies par Israël, et soutient une politique consistant à nous priver, nous les Palestiniens, de nos droits humains fondamentaux.

À l’heure où Israël agite la menace d’une annexion de jure, Biden fait la promotion du financement militaire d’Israël par les États-Unis en assurant qu’il s’agit de “notre meilleur investissement de 3 milliards de dollars”. Cet “investissement” rend cependant possible les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par Israël – massacres, nettoyage ethnique, démolition d’habitations, siège de Gaza. Aujourd’hui, la plupart des électeurs démocrates approuvent le fait de prendre des sanctions contre Israël, et notamment le fait de rendre l’aide militaire conditionnelle.

Les Américains devraient déplorer la complicité avec l’oppression infligée par Israël, surtout au moment où s’exerce une répression plus forte sous le couvert du COVID-19. #SpreadSolidarity

[Tweet] Joe Biden “firmly” rejects the BDS movement, shamefully opposing the global nonviolent struggle for Palestinian freedom, justice & equality. Cutting US military aid to Israel is vital to the progressive agenda of #HealthcareNotWarfare and social, racial, climate & gender justice. pic.twitter.com/JtMHYocXnU — BDS movement (@BDSmovement) May 20, 2020

Traduction : S. pour BDS France

Source : BDS Movement




Dix associations étudiantes de l’université Complutense de Madrid se déclarent Espaces Sans Apartheid Israélien

19 mars 2020
CompluELAI

 

Déclaration de la Campagne Espaces Sans Apartheid Israéliens de l’Université Complutense de Madrid

Nous sommes heureux d’annoncer que dix associations et groupes d’étudiants de l’Université Complutense de Madrid se sont déclarés Espaces Sans Apartheid Israélien (ESAI), prenant ainsi position en faveur de la justice, de l’antiracisme et de la solidarité.

La campagne Espaces Sans Apartheid Israélien fait partie du mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), mouvement international non violent conduit par les Palestiniens qui appelle à faire pression sur le régime d’oppression israélien jusqu’à ce que 1) il soit mis fin à l’occupation et à la colonisation des terres arabes et que le Mur d’Apartheid soit démoli ; 2) les droits des citoyens arabes palestiniens d’Israël soient reconnus ; 3) le droit au retour chez eux et sur leurs biens des réfugiés palestiniens soit respecté, promu et protégé.

Les Espaces Sans Apartheid Israélien s’engagent à travailler à mettre fin à l’oppression contre les Palestiniens, ainsi qu’à la normalisation des relations avec le régime colonial et génocidaire israélien. Les universités font partie des principales institutions où cette normalisation prend place grâce, par exemple, aux programmes d’échanges d’étudiants et de professeurs ou aux projets de recherche conjointe avec des universités israéliennes complices. Ces liens institutionnels promeuvent la légitimation et la continuation du régime d’apartheid contre les Palestiniens dans lesquelles les universités israéliennes jouent un rôle essentiel.

C’est pourquoi le fait que ces associations étudiantes déclarent être une ESAI n’est pas qu’un acte symbolique : toutes ces associations étudiantes, et celles qui les rejoindront, intégreront dans leurs activités quotidiennes le soutien à la lutte de libération des Palestiniens et l’opposition à la normalisation des violations des droits des Palestiniens par Israël. Elles demanderont aussi à l’Université Complutense de Madrid de faire de même et de se déclarer ESAI. CompluELAI est fière de l’engagement et de la conscience politique démontrés par les étudiants de notre université. Individus et associations, nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir continuer à travailler à nous assurer que l’Université Complutense de Madrid ne soit pas complice de l’apartheid israélien et se déclare Espace Sans Apartheid Israélien.

CompluELAI (CompluAFZ)

 

Associations et Groupes d’étudiants qui se sont déclarés ZLA (ESAI)

Acatisia-Hospital 12 de Octubre (Faculté de Médecine)
Asamblea Feminista de Somosaguas (Campus de Somosaguas)
Asociacion Colombine (Faculté des Sciences de l’Information)
Asociacion niversitaria La Caverna (Faculté de Philosophie)
Asociacion Universitaria La Chispa (Faculté des Sciences Politiques et de Sociologie)
Colectivo Ateneo (Faculté de Droit)
Economia Alternativa (Faculté des Sciences de la Gestion Economique)
Hypatia (Faculté de Physique)
La Ecoaldea (Faculté des Sciences Politiques et de Sociologie)
PQTR (Faculté des Sciences Politiques et de Sociologie)

Traduction : J. Ch. pour BDS France

Source : BDS movement




Lettre ouverte de scientifiques protestant contre l’organisation de la prochaine Olympiade internationale de physique en Israël

|AURDIP, Traduction CG pour l’AURDIP

Vingt scientifiques, dont George P. Smith, lauréat du prix Nobel de chimie en 2018, ont écrit une lettre ouverte aux organisateurs de la prochaine Olympiade internationale de physique pour protester contre sa tenue en Israël.

Nous soussignés protestons contre l’organisation à Tel Aviv, en Israël, de la prochaine Olympiade internationale de physique (IPhO), du 7 au 15 juillet 2019.

Le comité organisateur affirme que l’objectif de l’Olympiade internationale est de semer « les graines de la coopération et de l’amitié parmi les étudiants du monde entier ». Dans les circonstances présentes, les citoyens de nombreux pays sont de fait interdits d’entrée en Israël et donc de participation à l’Olympiade, sans même parler des étudiants de Cisjordanie et de Gaza.

En tant qu’universitaires, et en tant que citoyens, nous souhaitons attirer votre attention sur la gravité de la situation à laquelle sont confrontés les élèves, les étudiants et les enseignants palestiniens. Les habitants de Gaza vivent sous un blocus rigoureux, les étudiants et les universitaires ne peuvent quitter Gaza même s’ils obtiennent une bourse d’études pour l’étranger. Les habitants de Cisjordanie vivent sous occupation militaire et sont couramment emprisonnés par les forces armées israéliennes [1] [2]. Selon Military Court Watch, 205 enfants palestiniens sont détenus dans des prisons israéliennes. Parmi eux :

  • Omar Zahran, élève du lycée de garçons Deir Abu Masha’al, né le 10/10/2002, arrêté le 19/11/2018 et détenu à la prison d’Ofer sans être encore passé en jugement.
  • Jawad Hdaib, élève du lycée de garçons Al Fawwar dans le camp de réfugiés de Al Fawwar, né le 27/5/2001, arrêté le 18/12/2018 et détenu à la prison d’Ofer sans être encore passé en jugement.

Nous appelons les étudiants du monde entier et leurs encadrants à ne pas participer à la prochaine olympiade internationale de physique en Israël et à soutenir les droits humains des jeunes élèves et étudiants palestiniens, y compris leur droit à l’éducation.

Nous appelons les comités des autres olympiades internationales de science à s’abstenir d’organiser leurs futurs concours en Israël, tant que ce pays continuera son occupation militaire et sa politique d’apartheid, au mépris du droit international.

Respectueusement,

Ahmed Abbes, mathématicien, directeur de recherche au CNRS, Paris, France.

Arnaud Beauville, professeur émérite de mathématiques, Université de Côte d’Azur, Nice, France.

David Comedi, professeur de physique, Université nationale de Tucumán (UNT), Argentine, et directeur de l’Institut de physique de l’Argentine du Nord-ouest – INFINOA (CONICET-UNT).

Sophie Cribier, professeure de physique, Sorbonne Université, Paris, France.

Chandler Davis, professeur de mathématiques, Université de Toronto, Canada.

Dominique Delande, physicien, directeur de recherche au CNRS, Paris, France.

Ivar Ekeland, professeur émérite de mathématiques, Université Paris-Dauphine, France, ancien président de l’université.

Emmanuel Farjoun, professeur de mathématiques, Université hébraïque de Jérusalem, Israël.

Catherine Goldstein, mathématicienne, directrice de recherche au CNRS, Paris, France.

Julien Grivaux, professeur de mathématiques, Sorbonne Université, Paris, France.

Michael Harris, professeur de mathématiques, Université Columbia, New York, Etats-Unis.

Jean-Marc Lévy-Leblond, professeur émérite de physique, Université de Côte d’Azur, Nice, France.

Joseph Oesterlé, professeur émérite de mathématiques, Sorbonne Université, Paris, France.

Vincent Rivasseau, professeur de physique, Université Paris-Sud, Orsay, France.

Jonathan Rosenhead, professeur émérite de recherche opérationnelle, London School of Economics, Londres, Royaume-Uni.

Lionel Schwartz, professeur émérite de mathématiques, Université Paris Nord, France.

George P. Smith, professeur émérite de sciences biologiques, Université du Missouri, Etats-Unis, Prix Nobel de chimie en 2018.

Sylvain Sorin, professeur émérite de mathématiques, Sorbonne Université, Paris, France.

Annick Suzor-Weiner, professeure émérite de physique, Université Paris-Sud, Orsay, France.

Dror Warschawski, Biophysicien, chargé de recherches au CNRS, Paris, France et à l’université du Québec à Montréal, Canada.

[1« ‘Un voyage sans fin vers l’enfer’ : Israël emprisonne des centaines de jeunes garçons palestiniens chaque année. Voici leurs témoignages », Netta Ahituv pour Haaretz, 16 mars 2019 (en ligne ici)

[2« Unprotected : Detention of Palestinian Teenagers in East Jerusalem » [Sans protection : la détention des adolescents palestiniens à Jérusalem Est], B’Tselem, octobre 2017.

Source : AURDIP



L’université du Cap vote la condamnation des violations des droits humains des Palestiniens par Israël, et se réserve le droit de se «dissocier» des institutions académiques qui rendent possibles ces violations

30 mars 2019

Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI)/Afrique du Sud

 Le conseil de l’Université du Cap, la première université d’Afrique, vote pour se réserver le droit de se dissocier des institutions académiques qui soutiennent ou rendent possible, directement ou indirectement, la violation des droits humains.

Nous nous réjouissons du vote de l’Université du Cap par lequel elle « condamne les atrocités et les violations des droits humains perpétrées dans les territoires palestiniens occupés » et se réserve le droit de se dissocier des « institutions académiques qui soutiennent (directement ou indirectement) la violation des droits humains et/ou rendent possible la violation de ces droits humains ».

Les Palestiniens appellent à un boycott académique des universités israéliennes qui en sont complices en raison de leur rôle dans la justification, la planification, la mise en œuvre et le maintien du système d’Israël d’oppression, incluant le vol de la terre, le siège cruel et les attaques qui se poursuivent contre Gaza, et les lois d’apartheid.

Aujourd’hui, alors que les Palestiniens commémorent la Journée de la Terre et une année de manifestations de la Grande Marche du Retour à Gaza, nous savons que, tout comme en Afrique du Sud, le régime apartheid d’Israël finira par s’effondrer sous le poids combiné des personnes de conscience unies aux Palestiniens dans notre combat pour la liberté, la justice et l’égalité.

Nous remercions le Forum de la solidarité avec la Palestine de l’Université du Cap pour ses efforts inlassables. Nous exhortons les universitaires dans le monde à travailler pour veiller à ce que le milieu universitaire ne rende pas possible, directement ou indirectement, l’oppression des Palestiniens par Israël.

 

Source : PACBI

Traduction : JPP pour BDS FRANCE




Le Conseil de Pitzer College approuve une résolution suspendant un programme d’études à l’étranger avec l’université de Haifa

15 mars 2019

Lundi 14 mars 2019, le Conseil de Pitzer College a voté en faveur de la suspension conditionnelle d’un programme d’échange avec l’université de Haifa. C’est un vote historique, qui fait de Pitzer College le premier College1 des États-Unis à suspendre un programme d’études à l’étranger en Israël à cause de sa politique hautement discriminatoire envers les Palestiniens et parce que cet état colonial continue ses violations flagrantes des droits humains.

Nous espérons que ce vote encouragera les institutions du monde entier à suivre l’exemple de Pitzer et à couper toute complicité avec l’occupation israélienne. Il est important de reconnaître le dur travail et le soutien qui ont permis cette victoire. Merci à vous, étudiants, camarades, enseignants et organisations qui ont donné leur temps et leur énergie pour faire de cela une réalité. Nous espérons que le président de l’université, M. Oliver, entérinera la décision démocratique du Conseil du College et implémentera la suspension.

Même si aujourd’hui nous célébrons cette victoire historique, nous devons combattre les injustices qui continuent, ici sur le campus de Pitzer College et globalement. C’est une étape vers la libération de la Palestine et nous sommes infiniment honorés de la partager avec vous tous.

Il ne peut y avoir de liberté académique sous l’occupation !

En solidarité,

Les étudiants de Claremont pour la justice en Palestine

(Claremont Students for Justice in Palestine)

Pour toute information, les médias peuvent contacter : claremontsjpmedia@gmail.com

1 NdT: Aux États-Unis, un College est un établissement d’enseignement supérieur, délivrant en particulier l’équivalent des licences. Pitzer College est l’un des sept établissements composant les Claremont Colleges (7C’s), en Californie.

Source : Claremont Students for Justice in Palestine

Traduction : C.G pour Bds France




Le corps enseignant de Pitzer vote en faveur du soutien au mouvement BDS pour les droits palestiniens

27 novembre 2018 / Par Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI)

Le corps enseignant du Pitzer College en Californie a massivement voté en faveur de deux motions soutenant le mouvement de Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) pour les droits palestiniensAlors que les attaques d’Israël contre le système éducatif palestinien augmentent, professeurs et étudiants défendent les droits palestiniens.

Plus tôt ce mois-ci, les enseignants du Pitzer College en Californie ont massivement voté en faveur de deux motions soutenant le mouvement de Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) pour les droits palestiniens.

Dans la première motion, les enseignants ont rejeté une décision prise l’an dernier par le président et les administrateurs de Pitzer1 de rendre nulle une résolution du Conseil des étudiants soutenant BDS. Cette résolution du Conseil des étudiants, adoptée en avril 2017, visait à empêcher qu’une subvention pour des activités étudiantes soit utilisée pour acheter des biens d’entreprises complices dans l’occupation militaire illégale des territoires palestiniens par Israël.

Dans la deuxième motion, les enseignants ont appelé le Pitzer College à suspendre le programme d’échange universitaire avec l’université de Haifa jusqu’à ce qu’Israël cesse de restreindre l’admission selon l’ascendance ou les discours politiques et « adopte des politiques accordant des visas pour des échanges avec les universités palestiniennes sur une base totalement égale à ce qui se fait pour les universités israéliennes ».

Daniel Segal, Jean M. Pitzer Professeur d’anthropologie et professeur d’histoire, a expliqué :

« En tant que corps enseignant de Pitzer, nous avons massivement voté pour exprimer qu’il est inacceptable que le président de notre université et son conseil d’administration violent l’autonomie du conseil des étudiants dans le contrôle de ses fonds, en ciblant, comme base à cette interférence, les inquiétudes des étudiants à propos de la relation de Pitzer à la Palestine et à Israël. C’est la première fois dans l’histoire de l’université qu’il y a une tentative pour déroger à l’autonomie des étudiants quand ils décident comment accorder leurs subventions. C’est antidémocratique et contre tous les principes. Le conseil de Pitzer essaie d’appliquer une « exception palestinienne » à la libre expression.

Ce qui est important ici n’est pas seulement le résultat, qui est un soutien clair du corps enseignant en faveur des droits palestiniens. Ce qui est aussi important est que les enseignants de Pitzer ont voté après s’être informés des réalités de la vie des Palestiniens et des politiques et pratiques de l’état israélien. Mes collègues de Pitzer ont, pour résumer, rempli leurs responsabilités en tant qu’intellectuels. »

Samia Botmeh, professeure et doyenne à l’université Birzeit en Cisjordanie palestinienne occupée et responsable militante dans la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI), a déclaré :

« Les enseignants et les étudiants de l’université Pitzer défendent les droits palestiniens à un moment critique. Les attaques d’Israël contre l’éducation palestinienne ne sont pas nouvelles, mais dans les deux dernières années, elles n’ont fait qu’augmenter.

J’ai des collègues avec des passeports étrangers, dont des professeurs chevronnés enseignant à mon université depuis des années, qui se sont vus refuser des visas ou des renouvellements de visas. Israël contraint les universitaires enseignant en Palestine occupée à abandonner leurs vies et leurs étudiants. Beaucoup d’entre eux ont des origines palestiniennes, tous sont confrontés à la menace d’être expulsés à cause de leur origine ethnique ou de leur engagement pour l’éducation palestinienne.

Israël repousse aussi beaucoup de nos étudiants internationaux aux frontières, les empêchant de s’inscrire à des cours ou de continuer leurs études en Palestine.

La répression par Israël de la liberté universitaire palestinienne et la perturbation de l’éducation palestinienne font partie intégrante du régime militaire qui nous est imposé et des efforts pour contrôler chaque aspect de notre vie.

Il est réconfortant de voir des collègues universitaires du monde entier se dresser à cette occasion pour s’assurer que ni eux, ni leurs institutions ne soient complices de ce dommage à l’éducation et à la vie des Palestiniens. C’est une responsabilité professionnelle et éthique. »

La Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël a été lancé en 2004 afin de contribuer à la lutte pour la liberté, la justice et l’égalité palestiniennes. PACBI plaide pour un boycott des institutions universitaires et culturelles israéliennes, étant donné leur profonde et persistance complicité avec le déni par Israël des droits palestiniens, tels qu’ils sont stipulés par le droit international.

1 Pitzer est un College au sens américain, c’est-à-dire un établissement d’enseignement supérieur de premier cycle.

Source: PACBI

Traduction: C.G pour BDS France




Fiche conseil pour refuser de vous rendre à une conférence en Israël

Vous êtes peut-être un ou une jeune professeur.e ou étudiant.e invité.e à une conférence en Israël. Vous ne voulez pas y aller, mais vous manquez d’arguments et de contre arguments. Nous avons donc préparé pour vous cette fiche conseil qui vous aidera à vous forger une opinion et à la défendre, si tel est votre choix.

Il y a trois principales questions:

1) Pourquoi boycotter Israël ?
2) Pourquoi le boycott d’Israël s’applique-t-il aussi au milieu universitaire ?
3) Quelles sont les questions qu’on va me poser, et comment y répondre ?


1) Pourquoi boycotter Israël ?

C’est en fait la réponse à la question « que faire? ». Israël est l’une des pires et des plus longues injustices géopolitiques en cours. C’est un État dangereux pour la paix dans le monde, qui vend des armes et son savoir-faire répressif, facteur de tensions et de guerres. Il est à l’avant-poste d’un type de société raciste, discriminatoire, coloniale, xénophobe et sécuritaire à laquelle aspire Donald Trump et ses amis. Face à ce dernier avatar du colonialisme occidental, il faut reconnaître que les nations occidentales auxquelles nous appartenons ont joué un rôle fondamental, et qu’elles peuvent encore influencer la situation. Alors que peut-on faire? Pourquoi ces nations et l’ONU ne font-elles pas respecter le droit international? Puisqu’elles ne le font pas, que peut la société civile, en particulier si elle cherche une méthode non-violente de s’impliquer dans ce conflit?

Dans une démarche anticoloniale, elle peut commencer par écouter les demandes de la société civile palestinienne, et en particulier l’appel dit « BDS » (Boycott, Désinvestissement et Sanctions, en 2005).. Nous ne rentrerons pas ici dans les détails (le site de BDS France le fait), mais la méthode s’inspire du mouvement de la société civile contre l’apartheid en Afrique du Sud dans les années 1980.
https://www.bdsfrance.org/qui-sommes-nous/appel-de-la-societe-civile-palestinienne/

Les demandes sont simples: le respect du droit international! 1) retrait des territoires occupés; 2) égalité des citoyens juifs et non-juifs; 3) retour des réfugiés. Tant que ces demandes n’ont pas abouti, les États doivent sanctionner, les entreprises doivent désinvestir, et les citoyens doivent boycotter. Ce n’est pas une fin en soi, c’est une tactique qui, si elle fonctionne, fait pression sur l’État israélien qui devra céder.

Les contours de cet appel sont régulièrement mis à jour par les Palestiniens, en concertation. Il est par exemple, contrairement au boycott de l’Afrique du Sud, limité aux institutions israéliennes, et ne s’étend pas aux individus. Donc si on boycotte les universités israéliennes ou les festivals israéliens, on ne boycotte pas un professeur, un étudiant, ou un artiste, juste parce qu’il est israélien (encore moins pour sa religion, bien sûr). On peut les rencontrer, discuter, et même travailler avec eux s’il n’y a pas d’argent (ou de logo) de leur institution, université, ministère ou consulat israélien qui est en jeu.

En revanche, et c’est ce qui fait sa force, l’appel BDS peut être utilisé par chaque citoyen dans sa vie quotidienne, dans un but pédagogique: au supermarché, sur le lieu de travail, avec son syndicat, à l’école, lors d’activités sportives, culturelles ou politiques, sur les réseaux sociaux etc. Il s’applique donc au domaine universitaire selon des directives claires du PACBI, et c’est donc le sens de la deuxième question…
https://www.bdsfrance.org/les-directives-du-pacbi-pour-le-boycott-academique-international-disrael-revisees-en-juillet-2014-2/

Quelle forme prend cet appel au boycott? Tout est détaillé dans l’appel du PACBI, mais pour résumer, il s’agit de refuser tout colloque qui se déroulerait dans une institution israélienne, et tout financement et tout projet en collaboration avec une institution israélienne. Si possible, il est encore plus efficace de le revendiquer publiquement et d’inciter ses collègues à faire de même, voire son propre syndicat, département ou université.

Nous savons qu’il est parfois difficile d’affronter les pressions consécutives à un tel engagement, et nous n’intervenons pas dans le choix des personnes d’expliquer ou non les raisons de leurs refus. De nombreux syndicats étudiants et personnalités universitaires ont publiquement revendiqué ce type d’actions, comme Stephen Hawking, Judith Butler ou Angela Davis, mais aussi l’historien israélien Ilan Pappé qui a fini par quitter son université israélienne qui ne le laissait pas étudier librement les pages les plus sombres de son histoire, en particulier celles de 1947-1948.

La lettre d’Ilan Pappé en anglais:
https://www.theguardian.com/education/2005/apr/20/highereducation.uk3

D’autres exemples de lettres en anglais:
https://www.tadamon.ca/boycott-academique-exemples


2) Pourquoi le boycott d’Israël s’applique-t-il aussi au milieu universitaire ?

D’abord parce que les Palestinien.ne.s nous le demandent, à titre individuel, mais aussi dans le cadre de la campagne collective BDS.

L’occupation, l’apartheid et l’exil forcé des réfugiés palestiniens touchent aussi les Palestiniens étudiants ou enseignants, empêchés de se rendre en cours à cause des checkpoints. Les Palestiniens sont discriminés de nombreuses façons dans leur accès à l’université en Israël, ce qui se traduit en chiffres par leur sous représentation en tant qu’étudiants, et encore plus en tant qu’enseignants. L’armée israélienne lance régulièrement des raids dans les universités de Bir Zeit ou de Al Quds, arrête des étudiants et des profs, et en tue parfois. L’université fait partie du champ politique colonial israélien, et on boycotte donc en solidarité avec les universitaires palestiniens.

Ensuite parce que les universitaires occidentaux non plus ne sont pas en dehors de leur société. Les universitaires se sont impliqués avant les autres dans le boycott de l’apartheid de l’Afrique du Sud dans les années 1980. Comme les autres, mais peut-être même plus que les autres, ils doivent comprendre la portée politique de leur participation à un événement dans une université israélienne, ou de leur annulation à une telle participation. Ce type de participation n’est pas une question de vie ou de mort, c’est souvent une question symbolique. Dans le domaine symbolique, ces gestes (participer ou annuler) deviennent très importants. Une fois l’invitation lancée, le piège est ouvert: la campagne BDS va interpeller les participants et les mettre face à un choix. Dans tous les cas ils prennent position: ils y vont et soutiennent (même malgré eux) l’institution israélienne, ou ils n’y vont pas et ils sont solidaires (même en silence) des Palestiniens.

Les scientifiques ne sont pas en dehors de la société
Ivar Ekeland, le 24 novembre 2016

Parce que les universités israéliennes bénéficient déjà (et beaucoup plus que les universités palestiniennes) de programmes de collaboration et de financement très généreux de la part d’institutions européennes ou américaines, ce qui permet aussi aux occidentaux d’exercer une pression qui, sinon, serait inefficace.. Cela devrait aussi permettre aux occidentaux d’assortir ces financements de conditions éthiques, qui existent déjà mais qui ne sont jamais respectées.

Parce que l’institution universitaire israélienne n’est pas innocente. Plusieurs universités sont illégalement construites entièrement ou en partie sur des terres palestiniennes occupées. De nombreux programmes universitaires participent ou collaborent avec l’industrie d’occupation civile et militaire, mais aussi avec la mise au point de sa propagande, ou les justifications de ses politiques discriminatoires et racistes. Deux articles à ce sujet:

Les université israéliennes profondément impliquées dans le massacre de Gaza
PACBI, le 5 août 2014
https://www.bdsfrance.org/les-universite-israeliennes-profondement-impliquees-dans-le-massacre-de-gaza-boycott-universitaire-maintenant/

L’élite universitaire israélienne complice de l’oppression
Ofer Neiman, Haokets, le 20 avril 2016
http://www.ujfp.org/spip.php?article4896

Parce qu’il faut bien se rendre compte que tout événement (politique, culturel, sportif ou universitaire) organisé dans une institution officielle de l’État israélien, un colloque universitaire par exemple, visera à redorer le blason de l’État, et ce, malgré toutes les dénégations de ses organisateurs, et même s’ils ne cautionnent pas officiellement le gouvernement israélien. En effet, l’État israélien pourra ainsi se targuer d’organiser des colloques intellectuels, entre intellectuels fréquentables, quasi européens, pour faire oublier ou pour cacher les exactions qui se déroulent à quelques kilomètres de là (devons-nous rappeler ce qui se passe à Gaza? Des millions de Palestiniens sous blocus total et, tous les vendredis, des manifestants non armés abattus par des snipers de l’armée israélienne, pendant que des universitaires se prélassent dans un cocktail?!).

Ce genre d’événements participent à la campagne de blanchiment de l’État israélien. La propagande israélienne est spécialisée dans le blanchiment par la culture, l’université, le sport, mais aussi par des causes qui plaisent à l’occident comme l’homosexualité ou le féminisme. Aussi louables soient-elles, il ne faut pas que ces causes soient instrumentalisées pour cacher, ou même parfois renforcer, l’oppression des Palestiniens.


3) Quelles sont les questions qu’on va me poser, et comment y répondre ?

Premier contre argument, en général: pourquoi boycotter Israël et pas les autres pays qui commettent des atrocités? D’abord parce que les Palestiniens nous le demandent (ce qui n’est pas le cas des Américains ou des Chinois). Ensuite parce que, nous l’avons dit, les pays occidentaux ont une responsabilité dans la création de l’État colonial israélien et dans ses dérives racistes et violentes, revendiquées et prises comme modèles par des courants politiques auxquels nous nous opposons. Enfin, par pure stratégie: parce que dans le cas d’Israël, dont les universitaires sont financés en grande partie par l’occident, et dont les professeurs sont très sensibles à leur réputation aux yeux de leurs collègues occidentaux, c’est une stratégie qui peut être efficace pour améliorer la situation dans le monde. On aurait tort de s’en priver.

Deuxième critique: il ne faut pas empêcher le dialogue, en particulier avec les israéliens progressistes qu’on rencontre dans les universités. Précisons d’abord qu’il y a très peu d’israéliens progressistes, même dans les universités, si progressiste signifie reconnaître la gravité de la catastrophe de 1948 et sa nécessaire réparation, que la situation n’est pas symétrique entre des Israéliens colonisateurs et des Palestiniens colonisés, et qu’il faut viser à une co-resistance avec les Palestiniens plutôt qu’à une simple co-existence. Même si progressiste signifie seulement « défendre la liberté de circulation des chercheurs et étudiants Palestiniens entre Gaza et la Cisjordanie », l’israélien Eyal Sivan démontre dans la vidéo ci dessous (vers la 5ème minute), que cela concerne moins de 5% des universitaires israéliens:

Les légitimités du boycott académique de l’État d’Israël
BDS France, le 24 novembre 2016

Ensuite, comme on l’a déjà dit, rien dans l’appel à BDS n’empêche le dialogue avec des individus, car BDS ne cible que des institutions. De plus, les manifestations auxquelles les universitaires sont invités n’ont en général rien à voir avec un dialogue politique pertinent. Tout, au contraire, est fait pour que la question palestinienne soit passée sous silence, ou dans la portion congrue et dépolitisée du programme. Et comme jamais une université palestinienne ne sera capable d’organiser un événement même comparable, pour des raisons évidentes, l’asymétrie de traitement des deux communautés s’en retrouve renforcée.

Autre façon d’exprimer cette critique: le boycotte s’attaque à la liberté académique. Précisons d’abord qu’il s’agit ici de la liberté académique des israéliens, pas de celle des Palestiniens qui est bafouée depuis 50 ans par des universités envahies par l’armée, fermées arbitrairement, des étudiants arrêtés, emprisonnés, mais dont personne ne se soucie. Mais précisons surtout, tout comme le dialogue, que la campagne BDS n’entrave en rien à la liberté académique des universitaires israéliens. Dans le pire des cas, si son efficacité dépasse la mesure symbolique, elle limitera un peu le budget alloué à des universités israéliennes, déjà beaucoup mieux financées que les universités palestiniennes, par des institutions financières occidentales. Cette question est débattue ici:

De la liberté universitaire et du mouvement BDS
Omar Barghouti, The Nation, le 14 décembre 2013
https://www.bdsfrance.org/omar-barghouti-de-la-liberte-universitaire-et-du-mouvement-bds-3/

La campagne BDS s’efforce de rappeler des faits, de proposer des pistes pour agir, et de demander aux universitaires de prendre leurs responsabilités. Entendons son appel.




Éducation à l’oppression: les institutions universitaires israéliennes lient leur destin à l’élite sécuritaire israélienne

23 juillet 2018 / par Shir Hever

Trois faits récents dans les plus grandes universités israéliennes montrent que les institutions universitaires et sécuritaires renforcent leur coopération.

Cet article a été publié à l’origine dans le bulletin d’information de juillet du Comité britannique pour les universités de Palestine (BRICUP)

Pourquoi les institutions universitaires israéliennes coopèrent-elles si étroitement avec les organes sécuritaires [répressifs] israéliens? Les directions universitaires et sécuritaires israéliennes ont de bonnes raisons d’être en désaccord entre elles. L’élite sécuritaire se méfie des universitaires à cause de leur supposé parti pris pour les « droits de l’homme » et parce que le monde universitaire se consacre à placer la théorie et la recherche abstraite au dessus de l’expérience pratique dont l’élite sécuritaire est très fière. Quand l’ancien chef d’état-major israélien Dan Halutz a fermé l’Institut de recherche sur la théorie opérationnelle (OTRI) en 2006, c’était un acte de malveillance motivé par la crainte que des officiers militaires se mettent à citer Deleuze, Guattari, Foucault voire qu’ils « s’indigènisent » dans le monde académique. L’élite académique, de même, ressent le poids du boycott international des universités et a beaucoup à perdre à renforcer son image d’annexe de R & D pour l’industrie militaire israélienne.

Cependant, les deux groupes dirigeants ont maintenant un ennemi commun, la droite populiste israélienne en expansion rapide. Des politiciens comme la ministre de la Culture Miri Regev, le ministre de la Défense Avigdor Lieberman et surtout le Premier ministre Benyamin Netanyahou ne font aucun effort pour dissimuler leur mépris des « anciennes élites » principalement identifiées comme Juifs ashkénazes (originaires d’Europe ou d’Amérique du Nord) intégrées dans le vieux parti travailliste et dans les institutions qui dépendent de fonds publics, telles que les universités, larmée et la police.

Le financement de l’enseignement supérieur en Israël a été de plus en plus détourné des universités de recherche vers les collèges (axés sur les diplômes de premier cycle et la formation professionnelle commercialisable) parce que la droite populiste israélienne considère le monde universitaire comme «de gauche». Les milieux militants savent moins que les dépenses publiques israéliennes en matière de sécurité, bien que toujours parmi les plus élevées au monde en termes de proportion du PIB, se sont également érodées. Par rapport à près de 15% du PIB consacré à la défense en 1988, les dépenses en 2017 ont été enregistrées (quoique grossièrement sous-estimées) à 4,7% du PIB. Ces deux tendances montrent que le contrôle des anciens groupes dirigeants sur les ressources publiques diminue, non pas en termes absolus mais en termes relatifs.

Trois faits récents dans les plus grandes universités israéliennes montrent que malgré la méfiance et la concurrence mutuelles à l’égard des ressources, les institutions universitaires et sécuritaires renforcent leur coopération.

Le premier s’est produit à l’Université hébraïque de Jérusalem, alors que l’université accueillait un événement de recrutement pour l’Association de sécurité israélienne (ISA), également connue sous le nom de « Shin Bet », « Shabak » ou simplement police secrète. La militante Ilana Hammerman a assisté à l’événement et en a parlé, exposant comment l’université offrait sans réserve un espace de publicité pour l’une des organisations les plus dangereuses et les moins scrupuleuses d’Israël, impliquée dans la torture, le recrutement de collaborateurs et plus encore.

Le deuxième événement était que l’Université de Haïfa a remporté l’appel d’offres pour organiser des études supérieures pour l’armée. L’université a conçu un programme spécial pour les officiers militaires afin de leur permettre d’obtenir des diplômes universitaires tout en perturbant le moins possible leurs tâches liées à l’occupation [des territoires palestiniens]. Grâce au programme de l’Université de Haïfa, ils pourraient arrêter les Palestiniens sans procès, ordonner le bombardement de quartiers civils et établir des critères arbitraires aux checkpoints, tout en trouvant le temps de suivre des leçons et de passer des examens. L’Université de Haïfa a obtenu le droit de gérer trois collèges militaires: le Collège de la défense nationale, le Collège de commandement et d’état-major et le Collège du commandement tactique. L’unification des trois collèges sous la supervision académique de l’Université de Haïfa crée une responsabilité directe de l’université en ce qui concerne la formation et l’éducation du corps des officiers israéliens, et les premiers cours débutent déjà en juillet 2018.

Le troisième événement a été le fonds conjoint de capital-risque de l’université de Tel-Aviv avec l’ISA, pour soutenir des start-ups sécuritaires. La coopération entre l’ISA et l’Université de Tel-Aviv signifie que l’ISA aura accès aux technologies de contrôle des populations, en utilisant l’argent du fonds d’investissement et la réputation universitaires pour donner aux start-ups un air de respectabilité. Selon une déclaration conjointe de l’ISA et de l’Université de Tel-Aviv datée du 3 juillet, quatre start-ups financées comprennent une start-up qui identifie des «fausses informations», une autre un programme d’intelligence artificielle pour analyser des vidéos et des documents, une autre une technologie de réalité virtuelle destinée à être utilisée dans le pilotage de drones à distance et une dernière proposant des prédictions basées sur le big data et l’apprentissage automatique.

Ces trois événements récents indiquent que la complicité des universitaires israéliens dans le colonialisme israélien et l’apartheid se poursuit, même treize ans après l’appel au boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) qui a fait reconnaître aux universitaires israéliens qu’ils deviennent des parias à cause de cette complicité.

Je crois que les trois événements ont quelque chose en commun. Dans ces trois cas, les services fournis sont destinés à la consommation interne des organisations de sécurité israéliennes. Depuis 2014, les exportations d’armes israéliennes ont connu une crise croissante, car le concept de «Territoire palestinien occupé» en tant que «laboratoire» de la technologie militaire israélienne s’effondre. En dépit des technologies brillantes et coûteuses mises au point par les compagnies d’armement israéliennes et utilisées contre les Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie, la résistance palestinienne n’a ni cessé ni ralenti. Les armes ne tiennent tout simplement pas leur promesse de pacifier les Palestiniens et, en tant que telles, ne sont pas aussi attrayantes pour les clients potentiels qu’avant.

Une crise similaire se développe dans l’élite universitaire israélienne, qui devient plus que jamais consciente de l’impact du mouvement BDS. De jeunes Israéliens éduqués et talentueux quittent le pays en grand nombre, cherchant à étudier, chercher et enseigner ailleurs. Bien que le gouvernement ait lancé un programme visant à inciter les scientifiques et le personnel de R & D à revenir, les chercheurs comprennent que s’ils rentrent et trouvent un emploi dans une université israélienne, ils risquent de se couper de la communauté internationale de la recherche.

En ce moment de crise, les deux groupes dirigeants israéliens (universitaires et sécuritaires) cherchent un secours en unissant leurs forces et en sollicitant conjointement un financement du gouvernement. Le général Major Isaac Ben Israel est un exemple rare de membre éminent des deux groupes d’élite. En 2011, il a écrit: «[…] ainsi, le système de sécurité injecte chaque année des sommes énormes sur le marché israélien pour le développement de technologies, en mettant l’accent sur les technologies de l’information (haute technologie). Le premier tri, et souvent la source des idées, vient des universités. Le milieu universitaire sert également de source principale pour former le personnel nécessaire à la haute technologie. Le milieu universitaire forme chaque année des milliers de diplômés en ingénierie et en sciences et certains d’entre eux sont ensuite enrôlés dans l’armée (réservistes), reçoivent une formation dans les centres de R & D du système de sécurité et retournent ensuite sur le marché civil avec de l’expérience et de la formation en entreprenariat. La relation complexe entre tous les facteurs sus-mentionnés forme l’infrastructure sociale, économique et culturelle à ce qui a été récemment appelé la «nation start-up».

Source: BDS Movement

Traduction : JPB pour BDS France




Une motion sur le boycott académique d’Israël est votée a l’AG annuelle de la Société pour les Études Socialistes

Une motion sur le boycott des institutions académiques israéliennes est votée à l’unanimité à l’AG annuelle de la Société pour les Études Socialistes

 

26 juin 2018 / par la Société pour les Études Socialistes / Canada

 

La Société académique canadienne s’engage elle aussi à défendre les droits garantis des étudiants et professeurs à s’engager dans la recherche et l’expression publique sur la Palestine et l’État d’Israël et à soutenir le mouvement BDS.

La Société pour les Études Socialistes (SSS) a rejoint la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël en votant, à son AG annuelle du 31 mai, une motion de soutien au boycott des institutions académiques israéliennes.

La motion, votée à l’unanimité, dit que la Société « reconnaît et qu’elle honorera l’appel de la société civile palestinienne au boycott des institutions académiques israéliennes et que la Société « défend les droits garantis des étudiants et des universitaires où que ce soit de s’engager dans la recherche ou l’expression publique sur la Palestine et l’État d’Israël et en soutien du mouvement boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) ».

Radhika Desai, présidente de la Société, a fait remarquer : « Les membres de la très large audience de l’AG annuelle ont voté à l’unanimité le soutien solidaire avec ceux qui luttent contre le colonialisme.

Soutenir les luttes anti-coloniales chez soi et à l’étranger est un élément nécessaire du travail de notre société pour la justice socialiste. Les institutions israéliennes d’enseignement supérieur en Palestine et en Israël sont directement et indirectement complices du maintien systématique de l’occupation et de la colonisation des Palestiniens et de la politique de discrimination envers les étudiants et les universitaires palestiniens. Le Comité National BDS palestinien, qui représente des centaines d’associations de la société civile palestinienne a fait appel à la solidarité internationale dans sa campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions. Nous sommes fiers de souscrire à cet appel. »

Les réunions de la Société pour les Études Socialistes, tenues à l’université de Regina du 29 au 31 mai, faisaient partie du Congrès des Humanités et des Sciences Sociales et sont arrivées juste après un nouveau massacre de Palestiniens à Gaza par l‘armée israélienne. Le 14 mai 2018, Israël a tué 60 Palestiniens et en a blessé 2771 qui manifestaient pacifiquement pour protester contre leur expulsion de masse et leur occupation.

En votant sa motion, la SSS a rejoint des associations académiques du monde entier, parmi lesquelles, entre autres, l’Association d’Etudes Américaines, l’Association Nationale d’Études des Femmes, l’Association de Littérature Africaine et l’Association Internationale de Géographie Critique.

MOTION-01 : Boycott Désinvestissement Sanctions

Cette année, les réunions de la Société pour les Études Socialistes font à nouveau suite à un autre massacre de Palestiniens qui manifestaient contre leurs 70 ans d’expulsion massive et leurs 51 ans d’occupation. Depuis le 30 mars 2018, l’armée israélienne a tué 122 civils non armés à Gaza, parmi lesquels 14 enfants, et a blessé plus de 13.000 manifestants, dont 155 sont encore dans un état critique.

La Société souhaite exprimer une ferme condamnation de l’État d’Israël pour son incessante colonisation et occupation des terres et de la population palestiniennes.

En adoptant la motion suivante (qui a pris modèle sur la motion de l’Association des Études Techniques Critiques votée le 18 juillet 2014), la Société pour les Etudes Socialistes rejoint les associations académiques qui, à travers le monde, témoignent de leur solidarité envers la société civile palestinienne en participant à la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël.

Attendu que :

  • la Société pour les Études Socialistes reconnaît une colonisation permanente dans l’Ile de la Tortue (terme autochtone pour l’Amérique du Nord) et dans le monde et s’engage à démanteler les régimes coloniaux comme part essentielle de son travail pour la justice socialiste,
  • les universités et écoles palestiniennes ont été périodiquement obligées de fermer à la suite d’actions liées à l’occupation israélienne, ou ont été détruites par des frappes militaires et l’expansion israéliennes et que les étudiants, militants et universitaires palestiniens sont confrontés à des restrictions de circulation et de voyage qui limitent leur possibilité de suivre des cours à l’université et d’y travailler, de participer à des conférences et d’étudier à l’étranger et, par conséquent, fait obstruction à leur droit à l’éducation,
  • l’État d’Israël est engagé dans des pratiques continues de dépossession, de transfert de populations, de colonisation illégale et d’incarcération politique, dans le contexte de la poursuite du colonialisme de peuplement, de l’occupation et du blocus de Gaza,
  • l’État d’Israël s’engage dans des activités systématiques de discrimination envers ses citoyens palestiniens ainsi qu’envers les travailleurs migrants et les réfugiés de couleur,
  • L’État israélien et les universités israéliennes imposent, directement et indirectement, des restrictions sur l’éducation, les bourses et la participation aux activités du campus, aux étudiants palestiniens d’Israël,
  • Israël impose de sévères restrictions aux professeurs et étudiants étrangers qui voudraient assister à des conférences ou faire des recherches en Palestine, de même qu’aux universitaires et étudiants arabes/palestiniens qui souhaitent venir en Palestine et dans l’État d’Israël,
  • les institutions israéliennes d’éducation supérieure n’ont pas condamné ou pris des mesures pour s’opposer à l’occupation et à la discrimination raciale contre les Palestiniens d’Israël, mais ont, au contraire, été directement et indirectement complices du maintien systématique de l’occupation et de la politique et des pratiques discriminatoires envers les étudiants et les professeurs palestiniens en Palestine et en Israël,
  • les institutions universitaires israéliennes sont profondément complices des violations du droit international et des droits de l’Homme par Israël et de son déni du droit à l’éducation et à la liberté académique envers les Palestiniens, en plus de leurs droits fondamentaux tels que garantis par le droit international,
  • la Société pour les Études Socialistes reconnaît le mouvement palestinien pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions en tant que pratique de solidarité et de résistance,
  • la société pour les Études Socialistes défend la recherche et la libre discussion sur ces questions sans censure, ni intimidation, ni harcèlement et cherche à promouvoir partout les échanges, la collaboration et les opportunités universitaires pour les étudiants et les professeurs,

Il est résolu que la Société pour les Études Socialistes reconnaît et honorera l’appel de la société civile palestinienne au boycott des institutions académiques israéliennes.

Il est résolu que la Société pour les Études Socialistes soutient partout les droits garantis des étudiants et des enseignants à s’engager dans la recherche et l’expression publique sur la Palestine et l’État d’Israël et à soutenir le mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS).

 

Source: BDS Movement

Traduction J.Ch. pour BDS France




300 personnes à Clermont pour GAZA et pour BDS

Manifestation à Clermont-Ferrand : « GAZA, halte aux massacres et au blocus – Boycott et Sanctions contre l’Etat d’Israël »

Environ 300 personnes se sont  rassemblées samedi 7 avril à 14h sur la place de Jaude de Clermont-Ferrand (où déambulaient de nombreux passants sous le soleil), pour dénoncer les crimes de guerre cyniques commis depuis le vendredi 30 mars par l’armée israélienne contre les habitants de Gaza qui manifestaient pacifiquement contre le blocus et pour leur droit au retour sur la terre de Palestine.

Cette manifestation a eu lieu à l’initiative de l’AFPS 63 et BDSF 63, et à l’appel de 33 organisations signataires du tract ci-joint, ainsi que plus récemment de 3 autres organisations : « Ass. Excellence Education Savoir », « Génération.s 63 » et « Mosaïc 63 ». Le syndicat Solidaires Auvergne avait mis à disposition son véhicule et la sono, et le NPA tiré la moitié des 2.000 tracts du Collectif (1.100 ont été distribués au total).

 

A partir de 13h, une quinzaine de militants (AFPS, BDSF, NPA, UNEF, …) ont distribué des centaines de tracts dans des zones passantes du centre ville.

L’accueil des manifestants a été un peu chahuté par la sono d’un stand voisin de LREM en campagne pour les européennes de 2019, d’où quelques échanges verbaux et slogans dénonçant la complicité de Macron avec Israël, jusqu’à ce que des militants du Collectif Palestine aillent calmer le jeu, et qu’un cordon de policiers vienne s’interposer. La présence de ce stand LREM nous a toutefois valu une bonne visibilité de la manifestation dans le journal de FR3 Auvergne (voir entre 1 min 30 et 1 min 52) :

 

Vers 14h30, Marwan de l’AFPS a lu une liste, malheureusement incomplète, des noms et de l’âge des jeunes victimes. Puis les participants, qui reflétaient une grande diversité de citoyens de tous âges, dont de nombreuses femmes, ont fait une minute de silence, la plupart en s’allongeant par terre. Nous avons ensuite défilé pendant plus d’une heure autour de la place de Jaude, puis sur un parcours du centre ville autour de la préfecture, derrière une grande banderole « Justice pour les Palestiniens, Boycott et Sanctions contre Israël », ainsi que de nombreux drapeaux AFPS et une banderole BDSF.

Le défilé a été très dynamique et déterminé, de très nombreux manifestant-e-s reprenant sans cesse 4 slogans principaux :

« GAZA VIVRA, PALESTINE VAINCRA » ; « ISRAËL ASSASSIN, MACRON COMPLICE » ; « BOYCOTT ISRAËL, ÉTAT CRIMINEL » ; «A PARIS COMME A BRUXELLES, DES SANCTIONS CONTRE ISRAËL ». Des visuels A4 et A3 avec ces slogans étaient portés par de nombreuses personnes.

Des slogans de l’UNEF pour la libération de Salah Hamouri et des prisonniers politiques palestiniens ont aussi été repris par la manifestation.

Comme ni Mr le Préfet, ni son représentant n’avaient prévu de nous recevoir ce samedi, nous sommes ensuite revenus sur la grand place au pied de la statue de Vercingétorix, et différentes organisations ont fait des prises de parole avant la dispersion de la manifestation : AFPS 63, MJCF 63, Albertville Vallée Jourdain Solidarité, UNEF et CGT. Ces prises de parole ont, notamment, appelé le gouvernement français à prendre des sanctions fortes, comme l’embargo militaire, et nos concitoyens à boycotter l’État israélien, aux niveaux politique, économique, culturel, sportif et universitaire.

 

Nous avons enregistré une adhésion et 3 promesses d’adhésion à l’AFPS 63. Plusieurs manifestant-e-s que nous rencontrions pour la première fois ont indiqué avoir été mobilisé-e-s par notre page Facebook Palestine 63 solidarité.

 




IAW 2018 MARSEILLE: conférence avec Adri Nieuwhof

Voilà la soixantaine de personnes venues écouter Adri Nieuwhof, chercheuse, avocate des droits humains et journaliste à l’Electronic Intifada, nous parler de l’apartheid en Israël et du seul moyen d’aider le peuple palestinien à résister à ce système : la campagne BDS!
Merci à elle d’avoir si bien su captiver l’auditoire!

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LYON – IAW 2018: « Palestine sous Apartheid »

La conférence « Palestine sous Apartheid » du 22 mars à Lyon a été un incontestable succès. Une assemblée attentive de plus de 100 participants ont pu suivre l’exposé très construit d’ Adri Nieuwhof. C’est la première fois qu’une université lyonnaise accueillait en son sein une conférence dans le cadre de la « semaine contre l’Apartheid israélien » (IAW). L’implication forte des étudiants de l’université Lyon 2, en premier lieu le syndicat solidaires étudiant-e-s et l’association Art’issa ont généré ce succès.

L’exposé d’ Adri Nieuwhof a permis de mieux comprendre la situation actuelle des palestiniens et a également permis de revenir sur l’histoire de l’apartheid en Afrique du Sud. De l’histoire d’hier à l’Apartheid d’aujourd’hui, du quotidien sous occupation à la situation des universités palestiniennes, l’intervenante balaya nombre d’aspects comme autant de clés de compréhension. L’exposé se termina par le pourquoi de la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions).

La conférence se prolongea par un jeu de questions et d’interventions très riche. Un succès de bon augure pour les années à venir.




IAW 2018 à Saint-Nazaire

Conférence à Saint-Nazaire le 20 Mars dernier dans le cadre de la semaine contre l’apartheid israélien avec Adri Nieuwhof.

Beaucoup de sollicitations ce soir là, néanmoins une trentaine de personnes, dont beaucoup de jeunes, ce sont réunies au lycée expérimental de Saint Saint-Nazaire pour assister à la conférence intitulée:

 » Le rôle des entreprises et des gouvernements dans les violations du droit international par Israël ».

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