Des artistes israéliens : « Boycottez le festival Pop-Kultur de Berlin »

9 août 2019 – Artists for Palestine UK

Nous sommes fiers de publier la lettre ouverte qui suit d’artistes israéliens qui soutiennent l’appel palestinien au boycott du festival Pop-Kultur de Berlin.

« Nous sommes des artistes, des musiciens, et des cinéastes israéliens, et en tant que tels, nous soutenons l’appel palestinien à boycotter le festival Pop-Kultur 2019 de Berlin, étant donné sa complicité avec le régime raciste d’Israël.

« Aussi longtemps que Pop-Kultur continuera d’avoir l’ambassade israélienne comme partenaire, toutes les représentations au festival seront exploitées par le gouvernement israélien dans le cadre de ses tentatives de blanchir son occupation et d’améliorer son image à travers la culture.

« Nous reconnaissons qu’il existe un besoin moral urgent de mettre fin à une oppression, qui dure depuis des décennies, de millions de Palestiniens par le gouvernement israélien, et que les boycotts ancrés dans le droit international et les principes universels des droits de l’homme sont une tactique légitime, non-violente et consacrée par l’usage.

« Nous sommes consternés que le directeur du festival ait, l’an dernier, condamné à tort le BDS comme ‘antisémite’ en défendant son partenariat avec l’ambassade israélienne. Même Avi Primor, lui-même ancien ambassadeur d’Israël en Allemagne, reconnaît que ‘le leitmotiv du mouvement du BDS est la justice pour les Palestiniens’.

« Nous sommes d’accord avec les 240 universitaires juifs et israéliens qui ont demandé au gouvernement allemand de ne pas approuver la récente résolution anti-palestinienne du Bundestag qui assimile faussement le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens à un sectarisme, et ils ajoutent qu’ils ‘sont choqués que les exigences d’égalité et de conformité au droit international puissent être considérées comme antisémites’.

« Nous sommes également d’accord avec Ishay Rosen Zvi, professeur de Talmud à l’Université de Tel Aviv, qui a décrié les tentatives, en Allemagne et ailleurs, ‘visant à gommer les différences entre critique du sionisme, critique d’Israël, critique de la politique du gouvernement d’Israël, et l’antisémitisme’ ».

 

Signataires

Aviad Albert, musicien

Dror Dayan, cinéaste et professeur de cinéma

Ohal Grietzer, musicien

Avi Hershkovitz, réalisateur de film

Liad Hussein Kantorowicz, artiste de scène

Jonathan Ofir, violoniste et chef d’orchestre

Michal Peleg, auteur

Ben Ronen, artiste visuel

Michal Sapir, écrivain et musicien

Yonatan Shapira, musicien

Professor Eyal Sivan, cinéaste

Oriana Weich, artiste

Eyal Weizman, artiste et architecte

Karen Zack, photographe

 

Source : Artists for Palestine UK

Traduction : JPP pour BDS FRANCE

 




Boycottez le festival Pop-Kultur 2019 de Berlin

Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) / Allemagne – 30 juillet 2019

Les Palestiniens appellent au boycott du festival Pop-Kultur de Berlin, jusqu’à ce qu’il cesse son partenariat avec Israël.

La campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) demande à tous les artistes participant au festival Pop-Kultur de Berlin de se retirer, en raison de son partenariat en cours avec l’ambassade d’Israël. Quatorze artistes de six pays différents se sont, pour cette raison, retirés des deux dernières éditions du festival, tout comme ils se seraient retirés d’un évènement en une Allemagne en partenariat avec le régime d’Afrique du Sud au plus fort de son apartheid.

En effet, Israël a conféré un statut constitutionnel à son régime d’apartheid contre les Palestiniens, établi de longue date, avec sa loi « État-Nation-juif » de l’an dernier. Enhardi par des niveaux sans précédent de soutien de l’Administration Trump, Netanyahu a récemment déclaré qu’ « Israël n’est pas un État de tous ses citoyens » et il a promis d’annexer la Cisjordanie palestinienne occupée.

Les enquêteurs de l’ONU ont bien affirmé que les tirs des tireurs d’élite israéliens prenant délibérément pour cibles des manifestants palestiniens non armés dans la bande de Gaza assiégée, notamment des médecins, des journalistes, des enfants, et des personnes handicapées, « pouvaient constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité ». Et pourtant Israël n’a pas eu à rendre des comptes. Son siège sauvage de deux millions de Palestiniens à Gaza se poursuit, et son impunité sur la scène mondiale reste intacte.

Cette impunité explique pourquoi des milliers d’artistes soutiennent aujourd’hui le boycott culturel du régime d’Israël et de ses institutions complices, et en privé, les groupes lobbyistes pro-Israël reconnaissent son impact et son développement. Mais en dehors du fait qu’un artiste particulier soutienne ou approuve, ou non, le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions) pour les droits des Palestiniens, chacun a une obligation morale de ne pas nuire aux luttes non-violentes pour les droits de l’homme en ne les sapant pas, et de défendre la liberté d’expression.

Le régime d’extrême droite israélien, d’apartheid, d’occupation et de colonialisme de peuplement  blanchit explicitement son oppression contre les Palestiniens au moyen de la culture, notamment par des partenariats avec des festivals prétendument progressistes. Pourtant, les organisateurs de Pop-Kultur ont clairement affirmé à maintes reprises, en termes bruts, grossiers et anti-Palestiniens, qu’un partenariat avec Israël est plus important que de maintenir son propre programme artistique.

Effectivement, le festival n’est plus en mesure d’attirer le large éventail d’artistes progressistes qu’il attirait il y a seulement quelques années. Ses organisateurs sélectionnent tous les artistes potentiels, excluant tous ceux qui pourraient marquer leur désaccord avec la collaboration du festival avec le régime d’oppression israélien. C’est pourquoi nous nous attendons à moins d’annulations cette année. Mais nous et nos partenaires, en Allemagne et ailleurs dans le monde, notamment des organisations et personnalités juives et israéliennes progressistes, nous allons poursuivre la campagne de boycott du festival Pop-Kultur, jusqu’à ce qu’il mette fin au partenariat.

Alors que l’extrême droite continue de se renforcer dans le monde, les mouvements antiracistes comme le BDS subissent de plus en plus d’agressions antidémocratiques, notamment en Allemagne. Nous sommes bien d’accord avec Martin Luther King Jr. : « Une injustice, où qu’elle se produise, est une menace pour la justice partout ailleurs ». Nous exhortons tous les artistes participants à considérer le « caractère indivisible de la justice » et à refuser de saper la lutte pacifique menée pour les droits humains des Palestiniens.

Source : BDS movement

Traduction : JPP pour BDS FRANCE

 




Lettre ouverte à Céline Bonacina

Chère Céline Bonacina,

L’an dernier vous avez joué pour  l’association des Amis du Théâtre de la Liberté de Jénine en Palestine occupée. C’était un geste musical et solidaire magnifique. Vous vous souvenez, je suis sûre, de l’enthousiasme de la salle et de notre reconnaissance envers vous et envers les autres musiciens pour cet acte généreux et sensible qui montrait que vous étiez interpellée par la situation des Palestiniens complètement coincés dans les territoires occupés, sous contrôle militaire permanent, alors qu’ils sont chez eux.

Et voici que votre programmation vous amène à un festival à Tel Aviv, capitale de l’État d’Israël, cet État qui essaie de redorer son image culturelle et artistique pour mieux cacher les meurtres quotidiens, les privations imposées en Cisjordanie et à Gaza, les maisons démolies au bulldozer à Jérusalem Est au mépris des familles qui y vivent de plein droit, les centaines de manifestants non violents tués à Gaza et les milliers d’amputés depuis qu’ils marchent pour le droit au retour. Le droit, justement, manipulé par Israël qui n’en fait qu’à sa guise, qui invente sans arrêt des lois liberticides et même ethnocidaires.

Israël qui se prétend une démocratie mais qui pratique un apartheid légalisé par la loi « État Nation du peuple juif » (que de plus en plus de juifs dans le monde, comme moi, dénoncent).

Israël est un avatar colonial qui fait dans le raffinement en matière de torture physique et morale, arrêtant tous les jours des jeunes (ou moins jeunes) Palestiniens qui sont placés en détention provisoire sans accusation ni procès…. Et c’est là que vous voulez aller jouer ?

S’il vous plaît n’y allez pas ! Faites un nouveau geste solidaire.

Invitez les musiciens israéliens et palestiniens qui viennent sans le soutien de l’État israélien à venir jouer en France ou ailleurs en Europe, mais ne vous faites pas complice de l’entreprise de blanchiment d’Israël.

Bien à vous,

Sonia Fayman, membre des Amis du Théatre de la Liberté de Jénine et de la Campagne BDS France




Lettre ouverte de citoyens israéliens aux artistes participant au festival Pop-Kultur à Berlin

Nous sommes plus d’un millier de citoyens d’Israël qui nous opposons aux politiques de colonialisme, d’occupation militaire, et d’apartheid contre le peuple autochtone palestinien (1). Nous vous écrivons pour soutenir la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culture d’Israël (PACBI) et nous nous adressons à tous les artistes participant au festival Pop-Kultur de Berlin pour leur demander de s’en retirer, à cause de son partenariat permanent avec l’ambassade d’Israël (2).

Nous soutenons cette campagne car elle adhère aux principes universels des droits de l’homme, y compris en s’opposant à toute forme de racisme (3). Nous, en tant qu’Israéliens, vous demandons également d’annuler votre participation à ce festival.

Israël utilise ouvertement et activement la culture dans le cadre de sa stratégie de campagne pour la promotion de l’image de l’État (4). Le ministère israélien des Affaires étrangères reconnaît ouvertement dépenser chaque année des centaines de millions de dollars afin d’améliorer l’image d’Israël. « Brand Israel » (la Marque d’Israël) a été conceptualisée il y a une décennie, afin de modifier l’image d’Israël qui s’était détériorée à travers le monde, image qui avait été gravement abîmée par des décennies d’occupation, d’apartheid et d’agressions militaires contre une population civile (5). L’objectif de cette stratégie est de déplacer activement le centre de la conversation autour d’Israël hors de son régime militaire et de ses crimes, et vers ses réalisations perçues dans les domaines culturels et de la haute technologie, ou, ironiquement, vers son respect des droits de l’homme. Plus particulièrement par l’exploitation des réalisations de la communauté LGBTQ, laquelle, en réalité, souffre de revers terrifiants (6), surtout en matière de législation où Israël se retrouve effectivement loin derrière la plupart des États européens (7). Une exploitation que le festival Pop-Kultur reprend à son compte en associant son espace convivial LGBTQ à l’ambassade d’Israël.

L’appel palestinien au boycott, au désinvestissement et aux sanctions contre les institutions israéliennes (8) est un appel lancé et conceptualisé par la société civile palestinienne (syndicats, associations de femmes et de jeunes, associations universitaires, organisations de défense des droits de l’homme, centres communautaires, associations culturelles, organisations religieuses, groupes de médias, etc.) et qui fait consensus dans ses secteurs séparés – en Cisjordanie, dans la bande de Gaza, en Israël même, et chez tous les réfugiés palestiniens partout dans le monde. Ce sont ceux qui sont directement touchés par la politique israélienne qui nous demandent, à nous gens de conscience, de boycotter Israël.

Beaucoup de gens de conscience juifs partout dans le monde, et pour certains d’entre nous en Israël, ont répondu à l’appel. Des années de plaidoyers nous ont prouvé, à maintes et maintes reprises, que du fait qu’Israël dépende de fonds et d’approbations extérieures, ce sont son désinvestissement et sa désapprobation à l’extérieur qui sont le seul moyen de l’amener à se conformer au droit et aux accords internationaux.

C’est pour tout cela que nous vous demandons de reconsidérer votre participation à un festival qui privilégie sa collaboration avec l’ambassade israélien sur son propre programme artistique (9), en partenariat avec un gouvernement qui applique ces politiques de colonialisme, d’occupation militaire, et d’apartheid contre une population autochtone. Ne participez pas à ce partenariat et retirez-vous du festival Pop-Kultur de Berlin.

Nous serions heureux de répondre à toute question de votre part.

Sincèrement,

BOYCOTT !! Nous soutenons de l’intérieur l’appel palestinien au BDS.

Source : Boycott From Within

Traduction : JPP pour BDS FRANCE

[1] http://www.boycottisrael.info/
[2] https://bdsmovement.net/news/boycott-pop-kultur-berlin-festival-2019
[3] https://bdsmovement.net/news/%E2%80%9Cracism-and-racial-discrimination-a…
[4] https://pulsemedia.org/2010/08/23/we%E2%80%99ll-take-over-the-world-mini…
[5] https://electronicintifada.net/content/behind-brand-israel-israels-recen…
[6] https://972mag.com/homophobia-rears-its-ugly-head-in-pride-month-in-isra…
https://972mag.com/no-more-waiting-lgbtq-israelis-must-take-the-rights-t…
[7] https://www.haaretz.com/.premium-poll-israel-has-low-tolerance-gays-1.53…

 

[8]

http://www.bdsmovement.net/call
[9] https://www.facebook.com/823683424384531/posts/2370067223079469/

 




Lettre à l’attention de Richard Manetti

Paris, le 15 juillet 2019

Cher Richard Manetti,

Il semblerait que vous ayez prévu de participer au festival de jazz d’Eilat, en Israël, le mois prochain.

Eilat est une station balnéaire, éloignée de la politique et des événements tragiques qui parcourent cette région. Mais suffit-il de s’éloigner du champ de bataille pour ne plus entendre ce qui se passe à quelques dizaines de kilomètres de là ?

Il n’est pas anormal, a priori, que vous ayez accepté une invitation par ce festival au passé prestigieux. Mais vous n’êtes peut-être pas au courant qu’en l’acceptant, vous ne respectez pas
l’appel lancé par la société civile palestinienne en 2005 de boycotter les événements faisant la promotion de l’État israélien, tant que celui-ci ne respectera pas le droit international et les droits humains.

A l’image du boycott contre l’apartheid en Afrique du Sud, cette campagne vise à souligner que, contrairement à vous et nous, la majeure partie de la population palestinienne ne peut pas voyager et ne pourra pas venir vous écouter, reléguée derrière un mur illégal en Cisjordanie, assiégée sous blocus à Gaza, discriminée en Israël, ou réfugiée dans le reste du monde.

Vous préféreriez peut-être ne pas mélanger la musique et la politique, mais cela n’est malheureusement pas possible dans cette partie du monde.

Le festival de jazz d’Eilat est organisé avec les ministères de la culture et du tourisme israélien, pour tenter de redorer l’image du gouvernement israélien, alors que dans le même temps il annonce la construction de
nouvelles colonies et la destruction de plus de 150 maisons palestiniennes.

Si vous acceptez l’invitation de ce festival, vous vous placez, peut-être malgré vous, du côté de ce gouvernement.

L’appel palestinien de 2005 est relayé dans le monde entier par des comités de solidarité, sous l’appellation de Campagne BDS (pour Boycott, Désinvestissement et Sanctions), dont  la Campagne BDS France, qui vous demande ici de reconsidérer votre décision.

Vous êtes un artiste et vous pensez peut-être que ce n’est pas votre rôle de refuser de jouer. C’est effectivement un sacrifice que nous vous demandons, un sacrifice que d’autres artistes ont accepté de faire avant vous, un geste symbolique fort qui contribuera à faire évoluer la situation tragique en
Palestine.

Au niveau international, ce sont des artistes comme Annie Lennox, Cassandra Wilson, Lauryn Hill, Natacha Atlas, Aziza Brahim, Cat Power, Vanessa Paradis, Lhasa, Gilles Vigneault, Roger Waters, Elvis Costello, Gil Scott-Heron, Jason Moran, Richard Bona, Eddie Palmieri, Salif Keita, Jello Biafra, Massive Attack ou encore Susan Sarandon, Peter Brook, Ken Loach ou Mike Leigh qui ont renoncé à se rendre en Israël, sensibles au désarroi du peuple palestinien.

En espérant que vous suivrez leur exemple et que vous voudrez bien annuler votre participation à
ce festival, et dans l’attente d’une réponse, nous nous tenons à votre disposition pour tout renseignement supplémentaire quant à notre campagne.

Sincèrement,

La Campagne BDS France




La British Society for Middle Eastern Studies appuie l’appel palestinien au boycott des Institutions universitaires israéliennes complices

24 juin 2019

/ Par Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël (PACBI) / UK

Par un vote historique, la British Society for Middle Eastern Studies (BRISMES – Société britannique d’études moyen-orientales) rejoint le nombre croissant d’associations universitaires qui refusent d’être complices des graves violations du droit international commises par Israël.

Nous saluons chaleureusement la BRISMES pour son vote massif en faveur du soutien à l’appel palestinien au boycott des institutions universitaires israéliennes complices.

BRISMES rejoint un nombre croissant de sociétés universitaires qui s’engagent en faveur des droits des Palestiniens en refusant d’être complices des graves violations du droit international commises par Israël. Les institutions universitaires israéliennes jouent un rôle bien documenté qui consiste non seulement à justifier mais aussi à organiser, à mettre en œuvre et à perpétuer le système israélien d’oppression qui dénie aux Palestiniens leurs droits humains fondamentaux, dont le droit à l’éducation.

Ce vote historique nous donne de l’espoir. C’est un acte magnifique d’authentique solidarité avec les étudiants et les enseignants palestiniens qui affrontent le racisme institutionnalisé d’Israël, ses raids armés sur les campus, ses checkpoints militaires et ses efforts systémiques pour porter atteinte au droit fondamental des Palestiniens à l’éducation.

Nous exhortons les sociétés universitaires internationales du monde entier à prendre des mesures similaires contre le racisme et l’oppression, dotées d’effectivité dans le milieu universitaire.

Le texte de la résolution est le suivant :

Résolution approuvant l’appel au boycott des institutions universitaires israéliennes

Attendu que la British Society for Middle Eastern Studies (BRISMES) s’emploie à encourager et promouvoir l’étude du Moyen-Orient au Royaume-Uni et, plus précisément, à rassembler des enseignants, des chercheurs, des étudiants, des diplomates, des journalistes et autres qui abordent sur le plan professionnel les questions liées au Moyen-Orient ;

Attendu que, en Cisjordanie occupée, la poursuite de la construction du Mur, l’édification continue de colonies illégales et le réseau de checkpoints militaires créent une réalité irréversible d’occupation militaire permanente, tandis que le siège de Gaza par Israël a condamné ses habitants, qui vivent dans une vaste prison à ciel ouvert, à la pauvreté et à la menace constante de l’usage de la force militaire ;

Attendu qu’Israël a entravé le droit des Palestiniens à l’éducation en détruisant des universités et des écoles palestiniennes, en arrêtant des étudiants, en assaillant des universités palestiniennes et en les forçant à fermer, et en restreignant la liberté de mouvement des Palestiniens ;

Attendu qu’Israël a empêché l’accès d’universitaires du monde entier aux universités palestiniennes, en mettant notamment en place des interdictions de longue durée relatives aux voyages dans les territoires palestiniens occupés ;

Attendu que les universités israéliennes jouent un rôle clé dans l’organisation, la mise en œuvre et la justification de l’occupation militaire illégale par Israël et poursuivent une relation étroite d’assistance à l’armée israélienne, notamment en participant au développement de systèmes d’armement, en fournissant une justification des actions militaires et des meurtres extrajudiciaires, en récompensant les étudiants qui servent dans les troupes d’occupation, en élaborant et en dispensant des programmes spéciaux destinés aux soldats et aux gradés, en construisant en territoire occupé, et en pratiquant une discrimination systématique envers les étudiants non-juifs ;

Attendu que la société civile palestinienne, et notamment la Fédération palestinienne des Syndicats de professeurs et d’employés des universités, a demandé aux hommes et femmes de conscience du monde entier de les rejoindre pour mener des campagnes de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) afin d’exercer une forme de pression non violente sur Israël jusqu’à ce que celui-ci se conforme au droit international ;

Il est donc résolu que :

La BRISMES manifestera sa solidarité avec nos collègues palestiniens, qui vivent sous l’occupation et le siège militaires, en approuvant l’appel au boycott des institutions universitaires israéliennes jusqu’à ce que ces institutions cessent officiellement de soutenir les violations des droits des Palestiniens et de s’en montrer complices, conformément aux dispositions du droit international ;

La BRISMES apportera son assistance aux évènements à caractère éducatif, discussions et débats menés parmi ses membres sur le boycott des institutions universitaires israéliennes, notamment au moyen de ses publications, conférences et évènements appropriés ;

La BRISMES assurera la formation de ses membres au sujet des modalités du boycott des institutions universitaires israéliennes dans le cadre de leur pratique professionnelle, et les encouragera à l’appliquer. Ce boycott concerne uniquement les institutions universitaires israéliennes et non les universitaires en tant qu’individus ;

La BRISMES soutiendra le droit des universitaires à mener des recherches et à publier des travaux sur le boycott des institutions universitaires israéliennes, et à s’exprimer en public en faveur de ce boycott.

 

Maha Abdelrahman, Reader in Development Studies and Middle East Politics, University of Cambridge

Reem Abou-El-Fadl, Lecturer in Comparative Politics of the Middle East, SOAS, University of London

Marta Agosti Pinilla, PhD, SOAS, University of London

Sabrien Amrov, Doctoral Researcher, Department of Geography, University of Toronto

Raymond Bush, Professor of African Studies, School of Politics and International Studies, University of Leeds

John Chalcraft, Professor of Middle East History and Politics, BRISMES Trustee, London School of Economics and Political Science (LSE)

Fabio Cristiano, Doctoral Researcher, Department of Political Science, Lund University

Marwan Darweish, Principal lecturer in Peace Studies, Coventry University

James Dickins, Professor of Arabic, BRISMES Trustee, School of Languages, Cultures and Societies, University of Leeds

Sai Englert, Visiting Lecturer in Politics & International Relations, New College of the Humanities, London

Khaled Fahmy, Sultan Qaboos Bin Sa’id Professor of Modern Arabic Studies, University of Cambridge

Neve Gordon, Marie Curie Fellow and Professor of International Law, Queen Mary, University of London

Adam Hanieh, Reader in Development Studies, SOAS, University of London

Aula Hariri, Research Officer, Middle East Centre, BRISMES Trustee, London School of Economics and Political Science (LSE)

Tim Jacoby, Professor, Global Development Institute, BRISMES Trustee, University of Manchester

Laleh Khalili, Professor in Middle Eastern Politics, SOAS, University of London

Dina Matar, Reader in Arab Media and Political Communication, SOAS, University of London

Vivienne Matthies-Boon, Assistant Professor in the International Relations of the Middle East, BRISMES Trustee, Department of Political Science, University of Amsterdam

Martha Mundy, Professor Emerita of Anthropology, London School of Economics and Political Science (LSE)

Jacob Norris, Senior Lecturer in Middle East History, University of Sussex

Hussein Omar, Lecturer in Modern Global History, University College Dublin

Nicola Perugini, Senior Lecturer in International Relations, University of Edinburgh

Sharri Plonski, Lecturer in International Politics, Queen Mary, University of London

Nicola Pratt, Reader in International Politics of the Middle East, BRISMES Trustee, University of Warwick

Mezna Qato, Junior Research Fellow, King’s College, University of Cambridge

Ruba Salih, Reader in Gender Studies, SOAS, University of London

David Seddon, Professor, Department of Geography, University College London

Patricia Sellick, Associate Professor, Centre for Trust, Peace and Social Relations, Coventry University

Andrea Teti, Senior Lecturer in International Relations, BRISMES Trustee, University of Aberdeen

Teodora Todorova, Teaching Fellow in Sociology, University of Warwick

Lewis Turner, Postdoctoral Researcher, Arnold Bergstraesser Institute, University of Freiburg

Elian Weizman, Lecturer in Middle East Politics, SOAS, University of London

Mark Zeitoun, Professor of Water Security and Policy, School of International Development, University of East Anglia

Rafeef Ziadah, Lecturer in Comparative Politics of the Middle East, SOAS, University of London

 

Signatures de membres de la BRISMES ajoutées depuis le 4 juin 2019

Lucia Ardovini, Research Fellow, Swedish Institute of International Affairs

Erika Biagini, Postdoctoral Researcher, Dublin City University

Marilyn Booth, Khalid bin Abdullah Al Saud Professor for the Study of the Contemporary Arab World, Oriental Institute and Magdalen College, University of Oxford

Catherine Cobham, Lecturer, Head of Department of Arabic and Persian, University of St Andrews

José Ciro Martínez, Research Fellow, Trinity College, University of Cambridge

John Moreton, Part-Time Tutor, Arabic and Turkish, School of Languages, Cultures and Societies, University of Leeds

Dalia Mostafa, Lecturer in Arabic and Comparative Literature, University of Manchester

Bill V. Mullen, Professor of American Studies, Purdue University

Aya Nassar, Teaching Fellow, Department of Geography, University of Sussex

Katie Natanel, Lecturer in Gender Studies, University of Exeter

Paola Rivetti, Assistant Professor in the Politics of the Middle East and International Relations, Dublin City University

Alaa Tartir, Research Associate, The Graduate Institute of International and Development Studies, Switzerland

Janet Watson, Professor, School of Languages, Cultures and Societies, University of Leeds

 

Appui apporté par des membres potentiels de la BRISMES depuis le 4 juin 2019

Gilbert Achcar, Professor of Development Studies and International Relations, SOAS, University of London

Jamie Allinson, Lecturer, University of Edinburgh

Omar Al-Shehabi, Director of the Gulf Centre for Development Policies, Associate Professor in Political Economy at the Gulf University for Science and Technology, Kuwait

Mona Baker, Professor Emerita of Translation Studies, School of Arts, Languages and Cultures, University of Manchester

Luke Bhatia, Lecturer in International Politics, University of Manchester

Haim Bresheeth, Professor, SOAS, University of London

Stephanie Cronin, Elahé Omidyar Mir-Djalali Research Fellow at St Antony’s College, University of Oxford

Fawaz Gerges, Professor of International Relations, London School of Economics and Political Science (LSE)

Vahideh Golzard, Lecturer in Persian Language and Audio-Visual Culture, University of Leeds

Rebecca Ruth Gould, Professor, Islamic World & Comparative Literature, University of Birmingham

Mona Harb, Professor of Urban Studies and Politics, American University of Beirut

Tajul Islam, Lecturer in Islamic Studies, University of Leeds

Ruba Khamam, Lecturer in Arabic, University of Leeds

Nur Masalha, Professor, Centre of Palestine Studies, SOAS, University of London

Mazen Masri, Senior Lecturer in Law, City, University of London

Professor Ilan Pappé, Professor of History, Director of the European Centre for Palestine Studies

Hicham Safieddine, Lecturer in the History of the Modern Middle East, King’s College, London

Myriam Salama-Carr, Honorary Research Fellow, School of Arts, Languages and Cultures, University of Manchester

Salman Sayyid, Professor of Social Theory and Decolonial Thought, Head of School of Sociology and Social Policy, University of Leeds

John Sidel, Sir Patrick Gillam Chair in International and Comparative Politics, Department of Government, London School of Economics and Political Science (LSE)

G. Rex Smith, Visiting Professor, School of Languages, Cultures and Societies, University of Leeds

Rasha Soliman, Lecturer in Arabic Language, University of Leeds

Lucia Sorbrera, Senior Lecturer, Chair of Arabic Studies Department, University of Sydney

Source : PACBI

Traduction : SM pour BDS France




Le métro de Mexico annule partiellement des événements israéliens et une exposition de photos à cause des mensonges de l’ambassade d’Israël

24 mai 2019 / Par Palestinian BDS National Committee (BNC) : Le Comité national palestinien de BDS (BNC) / Mexico, Latin America

À la suite de manifestations, le métro de la ville de Mexico a retiré 12 photographies de l’exposition « Un regard sur Israël » financée par l’ambassade d’Israël au Mexique.

Notre mobilisation a réussi à démonter la propagande israélienne :

Une partie de l’exposition de photos d’Israël et d’autres événements de « blanchiment culturel » dans le métro de la ville de Mexico ont été annulés !

À la suite de manifestations, le métro de la ville de Mexico a retiré 12 photos de l’exposition « Un regard sur Israël » financée par l’ambassade d’Israël au Mexique. L’exposition était installée dans deux stations de métro, dans le cadre d’un mois entier d’activités, qui incluaient également des danses, ainsi qu’une semaine de projections de films. Un spectacle de danse organisé par l’ambassade d’Israël le 15 mai, Jour de la Nakba, et la plupart des projections de films ont également été annulés à la suite de manifestations en faveur des droits des Palestiniens.

Le métro de la ville de Mexico transporte plus de 5.5 millions de passagers à travers la ville chaque jour.

La ville de Mexico a demandé que les photos soient retirées après que près de 40 organisations, syndicats et réseaux mexicains, ainsi que les missions diplomatiques de la Palestine, du monde arabe et d’États membres de l’Organisation de la coopération islamique se soient exprimé contre l’exposition parce qu’elle ne respectait pas le droit international et la position mexicaine officielle sur les territoires qu’Israël occupe.

L’administration de la ville a retiré les 12 photos immédiatement après avoir été notifiée qu’elles présentaient à tort des images du Plateau du Golan, de Jérusalem-Est et de la Cisjordanie comme faisant partie d’Israël. Ces territoires sont soumis à l’occupation militaire brutale d’Israël. Selon la résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations Unies, passée en 1967, ces territoires sont considérés comme occupés et n’appartiennent donc pas à Israël, une position adoptée par le Mexique la même année et qui n’a pas changé.

Mahmoud Nawaja’a, coordinateur général du Comité national palestinien pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BNC), a déclaré :

Le fait que l’ambassade d’Israël ait menti en présentant ces territoires comme israéliens n’est pas un hasard. Cela fait partie de la stratégie d’Israël pour légitimer ses tentatives pour annexer illégalement des terres palestiniennes et syrienne. Nous apprécions vivement l’action rapide de la ville de Mexico et son respect du droit international.

Des groupes de la société civile manifestent contre le mois entier d’activités organisées par l’ambassade d’Israël dans le métro de la ville de Mexico, y compris les photographies et événements restants, car ils participent à la tentative d’Israël de dissimuler son régime d’apartheid et l’occupation militaire en utilisant l’art et la culture.

Mahmoud Nawaja’a a déclaré:

Le gouvernement israélien utilise régulièrement l’art et la culture pour détourner l’attention de ses crimes contre le peuple palestinien et ses violations du droit international. Nous en appelons de tout notre cœur à la ville de Mexico et aux organisations des droits humains dans cette ville pour qu’ils refusent tous les spectacles ou expositions qui sont financés par le gouvernement israélien ou ses ambassades, jusqu’à ce qu’Israël respecte tous les droits des Palestiniens.

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Le Comité national de BDS (BNC) est la plus grande coalition de la société civile palestinienne. Il dirige et soutient le mouvement mondial de Boycott, Désinvestissement et Sanctions pour les droits des Palestiniens.

Traduction : MUV pour BDS France

Source : bdsmovement.net / BNC




Boycottez le Festival international de films LGBT de Tel Aviv

Les queers palestiniens et leurs alliés au sein du mouvement BDS lancent un appel au boycott du Festival international de films LGBT de Tel Aviv (TLVFest) qui aura lieu du 6 au15 juin 2019. Nous demandons aux cinéastes du monde entier de refuser de participer à ce festival parrainé par le gouvernement et de respecter l’appel palestinien à un boycott culturel d’Israël tant que les droits humains des Palestiniens ne seront pas respectés. Les Palestiniens font appel aux personnes dotées d’une conscience, dans le monde entier, pour qu’Israël ait à répondre de ses violations du droit international, et demandent en particulier aux artistes de ne pas donner de spectacles ou présenter leurs œuvres en Israël. L’appel au boycott culturel lancé par les Palestiniens a été entendu par un nombre croissant de personnalités culturelles internationales, notamment les cinéastes John Greyson, Mira Nair, Ken Loach, The Yes Men et Mike Leigh. Il s’agit d’envoyer un message à Israël : tant qu’Israël continuera à opprimer les Palestiniens et à les priver de leurs droits, on ne pourra pas agir comme si de rien n’était.

En 2017 et en 2018, plus de 20 cinéastes et artistes ont annulé leur participation ou ont déclaré soutenir le boycott du TLVFest par solidarité avec l’appel lancé par les queers palestiniens. Le réalisateur sud-africain John Trengove s’est exprimé en ces termes :

« Alors que les souffrances de la lutte contre l’Apartheid sont encore à vif dans notre conscience collective, cette question reste … extrêmement sensible pour de nombreux Sud-Africains. …étant donné ce que je sais aujourd’hui, il me semble que je dois impérativement éviter toute participation. … Il est impossible de fermer les yeux sur le fait que ce festival (et ma participation à l’évènement) pourrait servir à distraire l’attention des violations des droits humains commises par l’État d’Israël. »

Le Festival international de films LGBT de Tel Aviv est parrainé par des entités israéliennes qui sont pleinement complices de violations du droit international. Un des parrains du festival, le ministère israélien de la Culture, a un rôle central dans le projet Brand Israel lancé en 2005 pour promouvoir à l’étranger une image positive d’Israël et détourner ainsi l’attention de la réalité quotidienne de l’occupation et des violences contre les Palestiniens.

TLVFest s’appuie sur l’utilisation cynique des droits des gays – connue sous le nom de Pinkwashing – pour détourner les regards de l’occupation, du colonialisme de peuplement et de l’apartheid qu’Israël met en œuvre et pour normaliser ces pratiques. Le boycott culturel n’a donc pas pour but de censurer des créations artistiques ; il s’agit plutôt de demander à des artistes internationaux, notamment des cinéastes, de ne pas participer à des évènements culturels israéliens complices du Pinkwashing et/ou parrainés par l’État israélien, jusqu’au jour où Israël respectera les droits humains des Palestiniens.

Nous demandons aux cinéastes de ne pas tolérer que leur liberté artistique et leur voix soient récupérées par l’État israélien et ses collaborateurs, tels que TLVFest et TLVPride 2018. Le Pinkwashing cherche à faire de vous, pour citer Yaniv Weizman, porte-parole LGBT de la municipalité de Tel Aviv, “un ambassadeur d’Israël“.

Si vous participez à TLVFest, votre œuvre sera présentée à Tel Aviv tandis qu’Israël continue le massacre prolongé qui a tué en 2018 295 Palestiniens, y compris des enfants, à Gaza et en Cisjordanie. Plus de 29 000 personnes ont été blessées ; dans bien des cas, les blessures étaient si graves qu’elles ont imposé l’amputation de membres. Israël célèbrera la Pride et le TLVFest pendant que les familles palestiniennes continueront à pleurer la mort de leurs proches.

Alors que les gouvernements ne souhaitent pas contraindre Israël à répondre de ses actes, la pression exercée par la société civile internationale, comparable à celle qui a été appliquée à l’Afrique du Sud de l’apartheid, représente un moyen d’action efficace et donne de l’espoir aux Palestiniens – y compris les queers palestiniens – dans leur combat pour la liberté, la justice et l’égalité.

Comme votre travail de cinéastes joue un rôle déterminant en donnant une visibilité aux communautés LGBT, aux injustices contre les LGBT et à l’émancipation des LGBT, nous espérons que vous ne garderez pas les yeux fermés face à la réalité fallacieuse présentée par Israël et que vous vous opposerez fermement à l’injustice et à l’occupation en refusant de participer à TLVFest.

Bien cordialement,

Pinkwatching Israel

Pinkwatching est un collectif de queers palestiniens et de leurs alliés au sein du mouvement dirigé par les Palestiniens de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) pour la liberté, la justice et l’égalité. Nous nous opposons aux menées d’Israël et d’institutions complices qui cherchent à utiliser les droits des gays pour détourner l’attention de l’oppression constante du peuple palestinien et pour la justifier.

Source : PinkWatching Israel

Traduction SM pour BDS France




Et le gagnant de l’Eurovision dans la Tel Aviv de l’apartheid est…

18 mai 2019
Par : PACBI (Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel), la Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël de BDS

Alors que le concours de l’Eurovision touche à sa fin dans la Tel Aviv de l’apartheid, le gagnant est déjà connu : le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) pour les droits des Palestiniens.

Plus de 150 000 Européens ou autres ont signé des pétitions appelant au boycott du concours, des centaines d’artistes connus y ont apporté leur soutien, y compris d’anciens participants à l’Eurovision et l’un de ses gagnants, et plus de 100 organisations et centres LGBT+ se sont joint à l’appel.

Après avoir affirmé depuis des mois que des dizaines de milliers de touristes se rendraient à la Tel Aviv de l’apartheid pour le concours, les organisateurs israéliens admettent maintenant que seuls 5 000 à 7 000 personnes – une fraction de ceux qui était attendusétaient arrivés, signe clair que la campagne mondiale de BDS menée depuis une année est un succès.

Nous construisons notre mouvement, poussant à la reconnaissance des droits des Palestiniens, y compris les droits de nos réfugiés, et recevant un soutien sans précédent pour isoler le régime israélien d’apartheid et d’occupation. Ensemble, nous sommes parvenus à empêcher le régime israélien d’utiliser l’Eurovision, le plus grand événement non-sportif télévisé au monde, pour cacher derrière l’art ses crimes contre les Palestiniens, commis en particulier dans la Bande de Gaza assiégée.

Avec des mobilisations dans plus de 25 pays autour du monde, BDS a reçu un nouveau soutien pour notre mouvement grandissant, au-delà des attentes les plus optimistes, grâce au soutien de tant de personnes qui agissent au nom de leurs principes, et aux efforts sans relâche de militants des droits humains.

Nous vous présentons ici le contexte de cette campagne, célébrons notre travail collectif et listons les principales étapes.

Israël a massacré 62 Palestiniens à Gaza, dont 6 enfants, juste deux jours après sa victoire à l’Eurovision le 12 mai 2018. Plus tard ce même jour, la gagnante israélienne Netta Barzilai a donné un concert pour célébrer cette victoire dans la Tel Aviv de l’apartheid, organisé par le maire, et a déclaré « nous avons des raisons d’être heureux ».

L’appel à boycotter la tenue de l’Eurovision en Israël qui a suivi a été initié par des organisations culturelles et des journalistes palestiniens, demandant le 20 juin 2018 si les organisateurs de l’Eurovision auraient accepté que « le concours se tienne dans l’Afrique du Sud de l’apartheid ? ».

Ils ajoutaient que « seule une pression internationale efficace et soutenue obligerait Israël à respecter ses obligations en droit international et les droits humains des Palestiniens ».

Face à une campagne grandissante dans de nombreux pays, le gouvernement a rapidement laissé tomber sa demande insistante que le concours se tienne à Jérusalem, une première victoire pour la campagne de boycott du concours.

Mais quelle que soit la ville dans laquelle se tiendrait le concours, s’il était organisé par Israël, la campagne BDS menée contre lui devait continuer et s’intensifier.

Israël s’est effectivement déclaré lui-même un état d’apartheid peu après, son glissement continu vers l’extrême-droite se faisant plus évident que jamais.

Dans plus de la moitié des 41 pays participant au concours, des appels de BDS divers et créatifs ont été entendus, notamment en Allemagne, Australie, Belgique, au Danemark, dans l’État espagnol, en Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, à Malte, en Norvège, aux Pays-Bas, en Pologne, au Portugal, en République tchèque, au Royaume-Uni, en Slovénie, Suède et Suisse.

Aux États-Unis, Jewish Voice for Peace s’est joint aux appels grandissants au boycott du concours dans le monde.

En septembre dernier, un grand nombre d’artistes reconnus, d’anciens participants à l’Eurovision et l’un de ses gagnants ont soutenu « l’appel sincère des artistes palestiniens » dans une lettre ouverte qui a reçu une large couverture dans les médias du monde entier.

Ils ont écrit : « Tant que les Palestiniens ne jouiront pas de la liberté, de la justice et de droits égaux, on ne devrait pas continuer à traiter normalement avec l’État qui leur dénie leurs droits fondamentaux ».

La gagnante de l’Eurovision en 2018 et son ambassadrice culturelle, Netty Barzilai, a fait une tournée en Europe en novembre dernier. Des militants des droits humains ont manifesté lors de ses spectacles après un appel des queers palestiniens qui ont mis en lumière son recrutement comme ambassadrice d’Israël, ce qui soumet ses activités à ce boycott institutionnel auquel la société civile palestinienne appelle.

En décembre, des chanteurs éligibles à l’Eurovision, lors de la très populaire émission de télévision de l’État espagnol Operación Triunfo, ont déclaré que le fait qu’Israël accueille le concours était « regrettable » et qu’ils préfèreraient qu’il ait lieu ailleurs, étant donné la couverture médiatique croissante de la campagne de BDS.

Quelques semaines plus tard, le groupe britannique The Tuts, qui allaient ensuite faire une tournée avec The Specials, annonçait qu’il avait été invité à l’émission de télévision de la BBC You Decide, qui sélectionne le candidat du Royaume-Uni à l’Eurovision, mais qu’il avait refusé d’y participer, et il a été largement acclamé pour cela sur les réseaux sociaux.

Il y a juste quelques jours, des défenseurs des droits humains à Paris sont montés sur la scène, en live pendant l’émission télévisée de sélection du finaliste pour l’Eurovision, en clamant que le concours devait être boycotté.

Peu après, 50 personnalités culturelles britanniques connues ont écrit une lettre à la BBC, exhortant la chaîne à faire pression pour que l’Eurovision ait lieu ailleurs.

Le même jour, de nombreux groupes LGBT+ publiaient un appel au boycott de l’Eurovision et de la Gay Pride de Tel Aviv, en soutien aux queers palestiniens et contre la tentative cynique d’Israël de dissimuler sa politique envers les Palestiniens derrière un affichage pro-LGBT+ (« pinkwashing », mot proche de celui de blanchiment, mais avec la couleur rose).

Plus de 100 groupes, dont BeLongTo, l’organisation nationale irlandaise des jeunes LGBT+, et les sections de Naples et de Padoue d’Arcigay, la plus ancienne et plus grande organisation italienne pro-LGBT+, ont maintenant souscrit à l’appel.

En février, le réalisateur Julio Pérez del Campo a soutenu l’appel à boycotter l’Eurovision lors de son discours de remerciements aux Goya Awards (les « Oscars » de l’État espagnol).

Quelques semaines plus tard, le compositeur et producteur légendaire Brian Eno a écrit une tribune exhortant le candidat du Royaume-Uni à l’Eurovision à « contribuer à garantir qu’on se souviendrait de l’Eurovision 2019 comme de l’occasion qu’on avait eu de protester au nom de ses principes, et non comme d’un épisode supplémentaire de blanchiment culturel ».

Le mois suivant, Haneen Maikey, directrice de alQaws for Sexual & Gender Diversity in Palestinian Society (alQaws pour une diversité sexuelle et de genre dans la société palestinienne), une organisation politique populaire de queers palestiniens, basée à Jérusalem, et Hilary Aked, une auteure, chercheuse et militante basée à Londres, ont écrit un article dans The Independent, détaillant la manière dont Israël exploite l’identité LGBT+ pour camoufler ses crimes.

Cet article faisait suite à un autre article dans les médias irlandais sur la politique israélienne de dissimulation de l’occupation et de l’apartheid derrière une mise en avant des LGBT+.

Quelques mois avant le concours, alors que les pays en compétition étaient en train de sélectionner leurs candidats, le boycott de l’Eurovision était déjà soutenu par des syndicats, tels que le Musicians’ Union of Ireland (le syndicat des musiciens d’Irlande), Irish Equity et la CGT, ainsi que des partis politiques et des politiciens d’Europe et d’ailleurs.

Plus de 100 artistes palestiniens – dont des metteurs en scènes, des musiciens, des poètes et d’autres artistes récompensés – ont ensuite appelé les candidats à l’Eurovision à se retirer, dans une lettre ouverte.

« En tant qu’artistes palestiniens – brutalisés, assiégés, occupés ou exilés – nous ne pouvons pas offrir les paillettes et le glamour de l’Eurovision. Nous pouvons offrir beaucoup mieux : une place dans les livres d’histoire. »

Quelques jours plus tard, 26 artistes israéliens appelaient également les participants à l’Eurovision à se retirer, écrivant : « En tant qu’artistes, nous ne pouvons pas rester assis alors que nos homologues palestiniens souffrent d’être réduits au silence, déshumanisés et soumis à la violence, et nous vous demandons de vous joindre à nous pour le dénoncer ».

Des militants des droits humains et des artistes dans de nombreux pays participant au concours ont interpellé de manière privée ou publique des candidats à l’Eurovision, des médias, des organisateurs, des juges et d’autres encore.

Lorsqu’il a été annoncé en avril que Madonna se produirait à l’Eurovision, la couverture des médias a démontré la prédominance de BDS sur les tentatives d’Israël de blanchir l’apartheid par l’art.

PACBI a exhorté Madonna d’annuler, l’informant que « le gouvernement fanatique, d’extrême-droite d’Israël exploite cyniquement votre performance, et celle des candidats, pour marquer son oppression croissante des Palestiniens ».

Speed Sisters, une équipe féminine de course que Madonna avait louée auparavant pour leur « combat pour la liberté en Palestine », l’ont aussi appelé à annuler.

Près de 40 000 personnes ont signé la pétition de PACBI et de Jewish Voice for Peace exhortant Madonna à « se tenir avec nous du bon côté de l’histoire ».

Des dizaines de femmes artistes palestiniennes ont également écrit une lettre ouverte à Madonna : « Lorsque les murs s’écrouleront et que la liberté et la justice résonneront enfin, nous vous inviterons à venir partager votre musique avec nous tous dans ce pays ».

Le compositeur et musicien israélien Ohal Grietzer a écrit un appel à Madonna, lui reprochant d’« ignorer les femmes palestiniennes qui la supplient d’être à leurs côtés, ou au moins de ne pas leur faire entrave alors qu’elles établissent des voies pour défendre et réclamer leurs droits ».

Madonna a finalement montré que son soutien tant vanté aux droits humains n’allait pas jusqu’à soutenir les appels des opprimés qu’elle prétend soutenir. La réponse de PACBI a été largement couverte par les principaux médias et les agences internationales de presse.

Entre-temps, deux musiciens d’électro, Jaakko Eino Kalevi et Onra, s’étaient retirés de la soirée sur la plage Electrovision, sponsorisée par l’UE et organisée en marge de l’Eurovision au « village de l’Eurovision », dans le parc Charles Clore de Tel Aviv. Le parc est construit sur le site de Al Manshiyya, un quartier palestinien dont le nettoyage ethnique a ouvert la voie à la création d’Israël.

Comme un signe des liens de plus en plus étroits, au nom de leurs principes, de divers groupes populaires de lutte avec BDS, le centre LGBT+ El Casal Lambda de Barcelone, établi de longue date, a annulé sa fête de l’Eurovision, au nom de « sa grande et ancienne expérience de la défense des droits humains ». L’organisation des jeunes LGBT+ de Copenhague a annulé la projection de l’Eurovision et célébré à la place la musique des gagnants iconiques de l’Eurovision, Abba, en signe d’opposition à l’agenda de « pinkwashing » d’Israël.

Plusieurs tribunes, rapports et articles ont mis en lumière cette politique israélienne de « pinkwashing » et amplifié les voix des queers palestiniens, de militants israéliens et internationaux, d’artistes et d’écrivains.

Ghadir Shafie, Co-directrice d’Aswat, le Centre palestinien féministe pour les libertés sexuelles et de genre, et le militant palestinien LGBT+ Elias Wakeem ont été interviewés pour l’émission de la chaîne britannique Channel 4 « News Uncovered » sur le « pinkwashing » d’Israël.

Le syndicat des étudiants de la prestigieuse Queen’s University de Belfast a également annulé sa soirée Eurovision, et à Melbourne, un bar LGBT+ a annulé la projection de l’Eurovision lors de la sélection du candidat australien en raison des « problèmes de droits humains autour de l’Eurovision cette année ».

Des dizaines de soirées Eurovision « apartheid-free » ont été organisées en Europe par des fans de l’Eurovision et des défenseurs des droits humains à la place des émissions produites depuis la Tel Aviv de l’apartheid.

Plusieurs manifestations et perturbations ont eu lieu durant la semaine de l’Eurovision dans la Tel Aviv de l’apartheid, des militants internationaux et israéliens attirant ainsi l’attention des médias du monde entier.

Globalvision, un Eurovision alternatif qui sera retransmis en live, présentera au même moment que l’Eurovision des artistes palestiniens et internationaux, comme par exemple Brian Eno, DAM et beaucoup d’autres.

La campagne de toute une année de BDS pour boycotter la tenue de l’Eurovision dans l’Israël de l’apartheid a dépassé nos attentes, elle a apporté à notre mouvement de défense des droits humains de nouveaux soutiens, et nous a permis de créer des liens, au nom des principes que nous partageons, avec des combats anti-racistes, féministes, LGBT+ et d’autres encore.

C’est pourquoi le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens est le vrai gagnant de l’Eurovision !

Traduction : MUV pour BDS France
Source : bdsmovement.net / PACBI




PalestineVision à Argenteuil, un beau moment de solidarité !

Plus de 120 personnes ont assisté hier soir à la « PalestineVision » qui a été organisée pour un boycott actif de l’Eurovision qui se tenait au même moment à Tel Aviv, en Apartheid Israël.

 

Après des interventions sur BDS, la vidéo de l’émission  « Palestine Vision  » a été projetée,  qui a permis à certains-es de découvrir la culture et la chanson palestiniennes, avec ces « Chansons pour la Palestine », composées depuis 70 ans.

On peut maintenant la voir ICI dans son intégralité.

Se sont succédées ensuite de belles prestations artistiques, avec les chants/musiques de nos camarades Atmane de BDS France Saint-Étienne, Hassan de BDS France Tours, et la chanteuse palestinienne Abeer d’Artists for Palestine.

Un beau et fort moment militant, qui a attiré de nombreux habitant-e-s du quartier populaire de la dalle d’Argenteuil.
Un grand bravo à tous-tes les camarades d’Argenteuil Palestine Solidarité qui ont travaillé dur pour cette soirée alternative !

Imen Habib, Dominique Grange, Tardi et Abeer Hamad




Le GAZAVISION: c’était aussi à Montpellier place de la Comédie

Chapiteau transformé en scène, avec drapeaux palestiniens en fond et en hauteur , grand panneau « GAZAVISION » et photos des 6 candidats au concours avec leurs noms, au-dessus de la banderole :  » Gaza we are with you », BDS France Montpellier en lien avec Gaza, a présenté aux passant.e.s et aux Gilets Jaunes le GAZAVISION.

Contre l’Eurovision 2019 à Tel Aviv :

le GAZAVISION À GAZA !

Pour conclure cette campagne de boycott combinant le soutien aux grandes marches du Retour de la Bande de Gaza, BDS France Montpellier, en liaison avec BDS Gaza a décidé de retransmettre le GAZAVISION, le contre-événement à l’Eurovision à Tel Aviv capitale de l’apartheid israélien.

Dans un cadre imitant une scène, les militant.e.s de BDS France Montpellier ont joué les présentateurs et présentatrices, introduit les candidat.e.s au concours puis annoncé la chanson. Chaque chanson a été diffusée. Ainsi les nombreuses personnes attablées aux terrasses de cafés et les passant.es ont découvert le Gazavision, les chanteurs.ses et les chansons.

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Comme d’habitude les Gilets Jaunes sont venus au stand BDS, discuter et soutenir par leur présence…

LE GAGANT DU GAZAVISION EST … JEHAD SHEHADA

vianqueurgazavisionVoir la présentation du gagnant (en anglais : https://wearenotnumbers.org/home/News/Gazavision_one_winner_unified_people)

finalistes

On est loin du bling bling de TEL Aviv, ici les décors sont les ruines qui restent des bombardements israéliens. On est loin également de la compétition et de l’arrivisme qui animent l’esprit de la plupart des candidat.e.s à l’Eurovision : sous le titre « Un vainqueur, un peuple uni » on peut lire la présentation du vainqueur et aussi :

(…) Au cours de la dernière semaine, plus de 3 500 personnes de partout dans le monde ont lu leurs histoires et écouté leurs voix. Shehada a reçu le plus de votes.

« Cependant, même si chaque concours doit avoir un gagnant, Jehad et ses compagnons ont chanté pour la Palestine, et donc l’un pour l’autre « , a dit Adwan, juste avant que tous les concurrents se soient réunis pour chanter Mawtini, une chanson connue sous le nom d’hymne palestinien. « Nous espérons donner l’exemple à nos dirigeants politiques en affirmant aujourd’hui que même lorsque nous nous battons les uns contre les autres, nous nous souvenons toujours que nous sommes plus forts ensemble. »

Comme disent les paroles :

Ma patrie, ma patrie,
Nous, les jeunes, nous ne nous lasserons pas, jusqu’à ton indépendance
Ou nous mourrons, ou nous mourrons.

Ma patrie, ma patrie,
L’épée et la plume, pas le discours ni la querelle
Sont nos symboles, sont nos symboles.

 

 Le boycott culturel, au centre de l’activité de BDS France Montpellier depuis 2 ans.

Pièce de théâtre soutenue par le ministère de la culture israélien

La mobilisation contre une pièce de théâtre soutenue par le ministère de la culture israélien (We love arabs) au théâtre Jean Vilar, au coeur du quartier populaire de La Paillade s’est déployée avec la construction simultanée de la Zone Libre d’apartheid israélien (ZLAI). Les commerçants.e.s du quartier on été les principaux relais de cette campagne de boycott auprès des habitant.e.s. Plus d’une centaine d’habitant.e.s du quartier ont défilé jusque devant le théâtre pour demander le retrait du spectacle et appelé à son boycott. Le spectacle s’est déroulé sous une imposante et agressive protection policière face à des habitant.e.s refusant toute complicité avec l’apartheid israélien.

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Photo : BDS34

Saison France-Israël

Le relais des mobilisations et actions , toujours non-violentes, s’est immédiatement poursuivi avec la campagne contre la saison France-Israël. Plusieurs manifestations, tractages aux spectateurs du festival Montpellier Danse, stands place de la Comédie et « piquets » les soirs de spectacle sous haute protection policière (trams déviés, quartier entier bouclé, barrage de toutes les rues etc.) ont animé la campagne de boycott marquée par la mobilisation exceptionnelle et l’appel de 36 artistes et acteurs.trices du milieu du spectacle demandant l’annulation des spectacles de la saison France Israël et appelant au boycott de ces spectacles s’ils étaient maintenus.

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Eurovision 2019 à Tel Aviv

Après les campagnes contre un spectacle soutenu par le ministère de la culture israélien et contre la saison France-Israël,  c’est le boycott de l’Eurovision à Tel Aviv qui jusqu’à samedi 18 mai a occupé le devant de la scène BDS. Intervention auprès de FR3, stands place de la Comédie, fabrication d’un poster géant des visages montpelliérains contre l’apartheid et nombreuses diffusions de tracts,

soirée-débat sur le boycott culturel qui a rassemblé une trentaine de personnes et que résume bien ce clip (2mn) du musicien et cinéaste Michel Marre :




PalestineVision, c’est ici : 3 heures de spectacle et de solidarité !




120 PERSONNES POUR GAZA ET BDS, ET CONTRE L’EUROVISION, A CLERMONT-FD

Cent-vingt personnes de tous âges et origines rassemblées à Clermont-Fd ont scandé de nombreux slogans devant Vercingétorix et un arrêt de tramway, pour la levée du blocus de Gaza, pour le Boycott et des Sanctions contre Israël, et contre l’Eurovision à Tel-Aviv.

  

Une demi-douzaine de militant.e.s AFPS, BDSF et NPA ont distribué au centre ville de Clermont-Fd 700 ex. d’un tract de 28 organisations appelant à un rassemblement pour la levée du blocus de Gaza, pour le Boycott et des Sanctions contre Israël, et contre l’Eurovision à Tel-Aviv. Puis 120 personnes de tous âges et origines, dont de nombreuses têtes inconnues, se sont rassemblées et ont formé un grand cercle sur la place de Jaude, près de la statue de Vercingétorix et d’un arrêt du tramway, autour de 4 banderoles appelant à la levée du blocus, au boycott de l’Etat d’apartheid et de l’Eurovision, et au droit au retour des réfugiés, en écoutant des chants militants pour la Palestine.

   

Des prises de parole de l’AFPS 63-BDSF 63 , de l’UNEF et du Collectif des Mosquées de Clermont-Auvergne ont rappelé, en ce jour anniversaire de la Nakba, la situation humanitaire dramatique de Gaza sous blocus et massacres, et la nécessité de BDS face à l’inaction ou la complicité des grandes puissances avec l’Etat colonial d’apartheid. La nécessité de se mobiliser plus largement a été soulignée. Des slogans ont été criés et parfois dansés entre les prises de parole :

Gaza / Vivra // Palestine / Vaincra

Israël / Assassin // Macron / Complice

Boycott / Israël / Etat / Criminel

A Paris / comme à Bruxelles // des sanctions / contre Israël

Occuper / est un crime // résister / est un droit

Halte / aux massacres / à Gaza

Pas d’Eurovision // Au pays / de l’apartheid

France Télévision // Complice / d’Israel

    

De nombreux passagers descendaient du tramway, toutes les 6 minutes environ, et pouvaient assister à cet événement qui a duré près d’une heure trente. Avant dissolution du rassemblement, rendez-vous a été donné pour nos prochaines actions BDS, notamment contre PUMA qui sponsorise le foot israélien, ainsi qu’au prochain rassemblement du collectif RESF 63. Radio Coquelicot (03-Ebreuil) a couvert notre événement. Plusieurs personnes nous ont laissé leur contact, et deux jeunes sont venus ensuite nous rejoindre dans notre local pour acheter des T-shirts BDS. Et des photos de cette soirée ont complété nos albums facebook sur Gaza et sur l’Eurovision…

 




Montargis : Action contre l’Eurovision en Israël

Ce samedi 11 mai, une vingtaine de personnes ont répondu à l’appel du comité BDS du Montargois, pour dénoncer la tenue de l’Eurovision à Tel Aviv et inviter les passants à boycotter la diffusion de cet événement le 18 mai.

Derrière une banderole :

« Droit international bafoué, Palestiniens opprimés, L’Eurovision en Israël, C’est NON! »,

nous avons défilé dans la rue principale, en faisant plusieurs haltes pour chanter « Attention Mesdames et Messieurs » de Michel Fugain avec de nouvelles paroles dénonçant l’apartheid et les violations du droit international par Israël.

Malgré une météo instable qui a restreint le nombre de passants, 270 tracts ont été distribués.

L’action a reçu un bon accueil.

Le comité BDS du Montargois




Nous, artistes français, dénonçons l’Eurovision 2019 en Israël

10 mai 2019

Le blog de Les invités de Mediapart

Plus de 100 artistes français, dont les dessinateurs Willem et Tardi, Imhotep, compositeur du groupe IAM, le cinéaste Alain Guiraudie, l’artiste lyrique Marie Soubestre ou encore l’artiste plasticien Ernest Pignon Ernest, annoncent qu’ils «n’irons pas à Tel Aviv blanchir le système de discriminations légales et d’exclusion qui y sévit contre les Palestiniens, et (appellent) France Télévisions et la délégation française à ne pas servir de caution au régime» israélien.

Du 14 au 18 mai prochain, France Télévision a l’intention de diffuser le Concours Eurovision 2019 qui se tiendra en Israël, à Tel Aviv, dans le quartier de Ramat Aviv, sur les ruines du village de Sheikh Muwannis qui, comme le rappelle l’ONG israélienne « Zochrot » (« elles se souviennent » en hébreu), est l’un des centaines de villages palestiniens  vidés de leurs habitants et détruits en 1948, lors de la création de l’Etat d’Israël.

Pour France Télévisions, l’Eurovision est « un divertissement d’une ampleur internationale unique et ouvert à une très grande diversité artistique » qui revendique de célébrer la diversité et l’inclusion. Selon la chaine publique « la musique, qui n’a pas de frontière, en est son essence, avec pour ambition universelle le dialogue entre les peuples, l’ouverture et le vivre-ensemble ».

Mais ce message sonne creux lorsque qu’il  cherche à nous divertir des violations des droits humains à l’égard des Palestinien·ne·s. Discrimination et exclusion sont profondément ancrées en Israël, où notamment la loi « Israël, État-nation du peuple juif » a été adoptée le 19 juillet 2018, proclamant que seuls les Juifs ont le « droit à l’autodétermination nationale », entérinant ainsi officiellement l’apartheid.

Le sens de l’histoire, de l’inclusivité et de la solidarité est plutôt du côté des nombreuses manifestations en Palestine et dans toute l’Europe, appelant artistes et diffuseurs à ne pas se rendre à Tel-Aviv. Par cette tribune, nous tenons également à participer à ce mouvement, pour manifester notre soutien aux artistes palestinien.ne.s, dans la guerre que leur mène Israël.

En mars et avril 2018, des tireurs israéliens ont ciblé et tué des journalistes qui filmaient les manifestations pacifiques à Gaza. En août, un F16 israélien a détruit le centre Said al-Mishal à Gaza, lieu de musique, de théâtre et de danse. Des artistes palestinien·ne·s, actrices, acteurs et musicien·ne·s se voient régulièrement empêchés de voyager par les autorités israéliennes d’occupation, ou comme dans le cas de la poétesse engagée Dareen Tatour, emprisonné·e·s pour « incitation au terrorisme ».

Aujourd’hui ce sont aussi les organisations israéliennes progressistes qui sont entravées par les autorités israéliennes. Le Ministère de la Culture les accuse de subversion, et réduit leurs financements. En 2017 par exemple, le festival de théâtre de Saint Jean d’Acre a dû retirer une pièce consacrée aux prisonnier·e·s politiques palestinien·ne·s pour éviter les coupures budgétaires gouvernementales. Galeries et festivals de cinéma sont aujourd’hui menacés de la même manière.

L’Eurovision, selon l’Union européenne de radio-télévision (UER), prétend être un événement « non politique ». Il est malheureusement impossible de réconcilier ce que dit l’UER avec la réalité. Israël est un État qui considère officiellement la culture comme un instrument de propagande politique: son Premier ministre, Benjamin Netanyahou, a félicité l’israélienne Netta Barzilai, lauréate de l’Eurovision 2018, pour avoir « accompli un travail exceptionnel en matière de relations extérieures ».

Nous, artistes et travailleur·se·s culturels français qui signons cet appel, n’irons pas à Tel Aviv blanchir le système de discriminations légales et d’exclusion qui y sévit contre les Palestiniens, et nous appelons France Télévisions et la délégation française à ne pas servir de caution au régime qui  envoie ses snipers tirer tous les vendredi contre les enfants  désarmés de la marche du retour à Gaza. Un divertissement qui se respecte ne se joue pas en terre d’Apartheid. Nous ne l’aurions pas accepté pour l’Afrique du Sud , nous ne l’accepterons pas pour Israël.

 Signataires : 

 

Samir ABDALLAH, cinéaste ; Pierre ALFERI, auteur ; Nadia AMMOUR, chanteuse ; Henri d’ARTOIS, musicien ; Jean ASSELMEYER, réalisateur ; Alain AUBIN, artiste lyrique ; Nicolas AUDOIN, musicien ;

Allaoua BAKHA, musicien ; Mohamed BAOUZZI, conteur ; Marine BACHELOT Nguyen, autrice et metteuse en scène ; Edmond BAUDOIN, dessinateur ; Safia BENHAIM, réalisatrice ; BEN ART’CORE, photographe ; François BEAUNE, écrivain ; Michaël BIDEAULT, musicien ; Julien BLAINE, poète ; Xavier BOEDA, musicien ; Marion BORDESSOULLES, comédienne ; Bruno BOUSSAGOL, metteur en scène ; Sarah BOY, danseuse ;

Françoise CABANAC, artiste lyrique ; Alain CASTAN, éditeur ; Laurent CAUWET, auteur ; Youssef CHARIFI, producteur ; Anne-James CHATON, poète ; Jean-Christophe CHAUZY, dessinateur ; Franck CHENAL, musicien ; Matthieu COLLOGHAN, peintre ;  Enzo CORMANN, écrivain ; Jean-Luc COUDRAY, dessinateur ; Philippe COUDRAY, dessinateur ;

Atmane DAHMANI, chanteur ; Gerty DAMBURY, metteure en scène ; Bruno DARAQUY, chanteur ; Yvan DAUTIN, chanteur ; Fanny DEKKARI, conteuse ; Gérard DELAHAYE, auteur et compositeur ; Marie DEVROUX, comédienne et metteure en scène ; Joss DRAY, auteure et photographe ;

ELCHICOTRISTE, dessinateur ; Annie ERNAUX, écrivaine ;

Abbas FAHDEL, réalisateur ; Nicolas FERNANDES, musicien ; Pedro FIDALGO, réalisateur ; Sandrine FLOCH, programmatrice cinéma; Nicolas FRIZE, compositeur ;

Pierre-Louis GARCIA, musicien ; Rémo GARY, chanteur ; Marina GILABERT, danseuse ; Liliane GIRAUDON, écrivaine ; Julien GONZALES, musicien ; Dominique GRANGE, chanteuse ; Annette GUILLAUMIN, auteure ; Alain GUIRAUDIE, cinéaste ; Christian GUY, photographe ;

Didier HABOYAN, musicien ; Abeer HAMAD, chanteuse ; Eric HAZAN, écrivain ; Michael HOARE, réalisateur ;

IMHOTEP compositeur du groupe IAM ; L’1NCONSOLABLE, rappeur ;

Lyang KIM, cinéaste ; Nicolas KLOTZ, cinéaste ; Victoria KLOTZ, artiste plasticienne ;

Armelle LABORIE, auteure ; Julio LAKS, musicien ; Anne-Marie LALLEMENT, cinéaste et écrivaine ; Iwan LAMBERT, comédien ; Léopold LAMBERT, auteur et éditeur ; Esther LAURENT-BAROUX, réalisatrice ;Françoise LEBEAU, productrice ; Sarah LECARPENTIER, comédienne et metteure en scène ; Marc LENOT, critique d’art ;

Raphaël MAILLET, musicien ; Jonathan MALNOURY, musicien ; Nathanaël MALNOURY, musicien ; Sébastien MARCHAL, graphiste ; Joëlle MARELLI, auteure et traductrice ; Michel MARRE, musicien et cinéaste ; Jacqueline MARTIN, comédienne et directrice de théâtre ; Nicolas MATOS ITXASO, auteur et réalisateur ; Gérard MAYEN, auteur- Elli MEDEIROS, chanteuse ; Ismaël METIS, rappeur ; Hassane MEZINE, photographe et réalisateur ; Muriel MODR, artiste plasticienne et poète ; MRIC, dessinateur ; José MUÑOZ, dessinateur ;

Bernard NOËL, poète et écrivain ;

Annie OHAYON, productrice

Bruno PAOLI, musicien ; La PARISIENNE LIBEREE, chanteuse ; Lucile PAYSANT, comédienne ; Elisabeth PERCEVAL, actrice et cinéaste ; Léonie PERNET, musicienne ; Mireille PERRIER, comédienne, metteur en scène ; Ernest PIGNON-ERNEST, artiste plasticien ; Denys PININGRE, cinéaste documentariste ; Jean-Marc POLI, musicien ; Anastasia POLITI, comédienne et metteure en scène ; Aurélien PROST, artiste circassien ;

Serge QUADRUPPANI, écrivain ; Nathalie QUINTANE, écrivaine et poète ; Luc QUINTON, plasticien ;

RAPSA, rappeur ; Anna RICHE, monteuse ; RLM, rappeur ; Renata ROAGNA, chanteuse ; André ROBÈR, peintre, poète, éditeur ; François RUDEL, sculpteur

Abdelwaheb SEFSAF, comédien et musicien ; Jean-Michel SICARD, metteur en scène ; Eyal SIVAN, cinéaste ; Francesca SOLLEVILLE, chanteuse ; Marie SOUBESTRE, artiste lyrique ; SPOIR, rappeur

Piotrek TAGART, musicien rock ; TARDI, dessinateur ; Jean-Pierre THORN, cinéaste ;

Robert VALBON, auteur et metteur en scène ; Maril VAN DEN BROEK, comédienne ;

WILLEM, dessinateur ; Willis From Tunis, dessinatrice

Djamila ZEGHBAB, comédienne.

Source : Mediapart




Chansons pour la Palestine

À l’appel de BDS France Paris et de « Artists for Palestine »

Pour un boycott actif de l’Eurovision 2019 en Israël Apartheid

#ApartheidFreeEurovision

Venez participer, le Dimanche 12 mai 2019, de 18H30 à 21h15, au CICP*, à l’enregistrement filmé de l’événement « 70 ANS DE CHANSONS POUR LA PALESTINE »

À l’issue du tournage, un repas palestinien vous sera proposé.

* CICP, 21 ter rue Voltaire, 75011 Paris (métro rue des Boulets – ligne 9, ou RER A Nation)

Merci de confirmer votre inscription à : boycotteurovision@gmail.com

 




Action eurovision du Collectif BDS 45

Après avoir vainement demandé un rendez-vous à France 3, le collectif orléanais BDS a décidé d’interpeller France Télévisions, dont la chaine  France 2 diffuse la finale l’Eurovision 2019 au nouveau pays de l’apartheid, Israël.

Les militants ont accroché une banderole devant la grille de France 3 pour attirer l’attention des passants et des employés de France 3 sur la nécessité de boycotter la politique colonialiste d’Israël :

–          Détention administrative, sans jugement, de Palestiniens, y compris de jeunes adolescents

–          Invasion et occupation de nombreuses terres appartenant à la Palestine, restrictions drastiques des zones de pêche

–          Viol de l’espace aérien, incursions en Palestine

–          Destruction d’installations vitales : électricité, eau potable

–          Assassinats et mutilation d’une partie de la population palestinienne qui manifeste, dans son propre pays, pour le respect de ses droits tels que définis par l’ONU : depuis le 30 mars 2018, plus de 270 Palestiniens ont été tués et des dizaines de milliers autres blessés, dont des centaines se trouvent dans un état critique.

–          Non-respect délibéré de plus d’une trentaine de résolutions de l’ONU qui affirment les droits des Palestiniens

–          Routes séparées, check points raciaux, différences d’accès (ou de non-accès) à la propriété, au mariage, à l’accès et aux droits liés au travail…

 

Avec la société civile palestinienne, nous demandons le respect du droit international par Israël :

1. fin de l’occupation et de la colonisation de toutes les terres arabes et démantèlement du Mur
2. Reconnaissance des droits fondamentaux des citoyens arabo-palestiniens d’Israël à une complète égalité
3. Respect des droits des réfugiés palestiniens à recouvrer leurs maisons et leurs biens comme le stipule la résolution 194 de l’ONU

 

Nos moyens d’actions : la résistance non-violente, l’appel au boycott culturel, sportif, universitaire, institutionnel ; au désinvestissement des entreprises en Israël et à l’application de sanctions internationales pour faire respecter le Droit.

Cette action s’arrêtera dès qu’Israël respectera le droit international.

 Le collectif BDS Orléans




GAZA et BDS au spectacle « Tous des oiseaux » à Clermont-Fd.

Treize militants AFPS 63 et BDSF 63, portant des visuels réclamant « Stop au blocus de Gaza », « Halte aux massacres », « Boycott d’Israël » ont distribué les 3 et 5 avril, devant la maison de la culture de Clermont-Fd, 900 tracts pour GAZA et BDS à l’entrée du spectacle « Tous des oiseaux » de Wajdi Mouawad, « Production La Colline – théâtre national. Avec le soutien des services culturels de l’Ambassade d’Israël en France, du théâtre Cameri de Tel-Aviv ».
Les spectateurs ont pour la plupart accepté le tract, avec des réactions allant du soutien à la discussion, ou à l’indifférence.



L’université du Cap vote la condamnation des violations des droits humains des Palestiniens par Israël, et se réserve le droit de se «dissocier» des institutions académiques qui rendent possibles ces violations

30 mars 2019

Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI)/Afrique du Sud

 Le conseil de l’Université du Cap, la première université d’Afrique, vote pour se réserver le droit de se dissocier des institutions académiques qui soutiennent ou rendent possible, directement ou indirectement, la violation des droits humains.

Nous nous réjouissons du vote de l’Université du Cap par lequel elle « condamne les atrocités et les violations des droits humains perpétrées dans les territoires palestiniens occupés » et se réserve le droit de se dissocier des « institutions académiques qui soutiennent (directement ou indirectement) la violation des droits humains et/ou rendent possible la violation de ces droits humains ».

Les Palestiniens appellent à un boycott académique des universités israéliennes qui en sont complices en raison de leur rôle dans la justification, la planification, la mise en œuvre et le maintien du système d’Israël d’oppression, incluant le vol de la terre, le siège cruel et les attaques qui se poursuivent contre Gaza, et les lois d’apartheid.

Aujourd’hui, alors que les Palestiniens commémorent la Journée de la Terre et une année de manifestations de la Grande Marche du Retour à Gaza, nous savons que, tout comme en Afrique du Sud, le régime apartheid d’Israël finira par s’effondrer sous le poids combiné des personnes de conscience unies aux Palestiniens dans notre combat pour la liberté, la justice et l’égalité.

Nous remercions le Forum de la solidarité avec la Palestine de l’Université du Cap pour ses efforts inlassables. Nous exhortons les universitaires dans le monde à travailler pour veiller à ce que le milieu universitaire ne rende pas possible, directement ou indirectement, l’oppression des Palestiniens par Israël.

 

Source : PACBI

Traduction : JPP pour BDS FRANCE




Des artistes israéliens se joignent aux Palestiniens en exhortant les participants à l’Eurovision de ne pas se produire à Tel Aviv

29 mars 2019

Chers participants à l’Eurovision,

Nous sommes israéliens, musiciens, cinéastes, et auteurs. Nombre d’entre nous ont signé une lettre de soutien à l’appel palestinien pour que le concours de l’Eurovision ait lieu ailleurs qu’à Tel Aviv.

Voici pourquoi.

Nous, en tant qu’Israéliens juifs qui aspirons à vivre dans une société pacifique, démocratique, reconnaissons qu’il n’y a pas moyen d’y arriver sans mettre fin à l’oppression exercée par notre gouvernement sur des millions de Palestiniens. Une société ne peut être considérée démocratique si elle maintient un régime militaire sur des millions de gens, leur déniant les droits fondamentaux, dont le droit de vote. Que signifie la démocratie lorsque un cinquième des citoyens israéliens, des Arabes palestiniens, se voient refusés leurs droits par la loi ?

Nos jeunes hommes et femmes sont obligés de servir dans l’armée d’occupation israélienne, participant ainsi à la perpétuation de toutes sortes de crimes contre les Palestiniens, notamment en maintenant un siège illégal sur Gaza.

« Nous vivrons pour toujours par le glaive » a promis notre fanatique premier ministre Benjamin Netanyahou. Eh bien nous ne souhaitons pas vivre toujours par le glaive ! Nous voulons vivre des vies normales, pacifiques, sans opprimer ou soumettre qui que ce soit. Nous ne voulons pas que nos enfants rejoignent une armée que la plupart des gens dans le monde accusent de commettre des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.

À Tel Aviv même, Israël déplace les Palestiniens indigènes de Jaffa en usant de moyens économiques et légaux, en expulsant des familles, en démolissant des maisons et en négligeant des quartiers entiers qu’il prive de ressources.

Vous devez vous produire au centre des expositions de Tel Aviv, sur les ruines du village palestinien de al-Shaykh Muwannis dont les habitants ont été déplacés de force et n’ont jamais eu le droit de revenir.

Nous avons longuement réfléchi à la programmation de vos performances. D’un côté, il serait vraiment merveilleux d’entendre vos musiques et vos messages d’inclusivité. D’un autre côté, ces messages seront transmis depuis Tel Aviv, qu’Israël utilise comme un outil de relations publiques, pour distraire de son occupation militaire, de sa politique d’apartheid, et du nettoyage ethnique du peuple palestinien indigène. Ce serait une parfaite diversion.

Nous, en tant qu’artistes, ne pouvons rester silencieux tandis que nos homologues palestiniens souffrent en silence de déshumanisation et de violence et nous vous demandons de vous joindre à nous en vous exprimant publiquement. Des artistes palestiniens vous ont exhorté à vous retirer de l’Eurovision et nous nous joignons à leur appel pour leur bien et pour notre propre avenir.

Sincèrement,

Aviad Albert, musician

Shlomit Altman, artist

Meira Asher, sound artist

Kerem Blumberg, filmmaker

Dror Dayan, filmaker

Anat Even, filmmaker

Ohal Grietzer, musician

Nir Harel, artist

Avi Hershkovitz, film director

Liad Hussein Kantorowicz, performance artist

Noki Katan, DJ

Jonathan Ofir, conductor and violinist.

Hagar Ophir, installation and performance artist

David Oppenheim, artist, musician

Michal Peleg, writer

Nira Pereg, artist

Timna Peretz, filmmaker

Sigal Primor, artist

Danielle Ravitzki, musician, visual artist

Ben Ronen, visual artist

Michal Sapir, musician, writer

Anka Schneidermann, artist

Yonatan Shapira, musician

Eyal Sivan, documentary filmmaker

Eran Torbiner, documentary filmmaker

Eyal Vexler, art and cultural producer and curator

Oriana Weich, artist

Source : Mondoweiss

Traduction SF pour BDS France