Catherine Ringer à Marseille le 10 octobre : La Fiesta des Suds expulse des militants non-violents !

Après avoir tenté sans succès de faire parvenir un courrier à Catherine Ringer par différents contacts que nous avions dans la Fiesta des Suds (festival des musiques du monde organisé chaque année à Marseille dans lequel se produisait Catherine Ringer pour une nouvelle étape de sa tournée en France, tournée qui risque de se terminer à Tel Aviv…), nous avons décidé d’être sur place à l’heure du concert de Catherine Ringer.

S. M. et JY. se rejoignent devant l’entrée de la Fiesta des Suds à 18h. Il y a déjà une file d’attente d’au moins trente mètres, nous commençons à distribuer les 300 tracts dans la file. Les réactions sont bonnes, parfois indifférentes, très peu de refus et seulement une hystérique sioniste.

 F. nous rejoint vers 19h45 et nous entrons. Nous réussissons à nous faufiler pour être au plus près de la scène en plein air (2ème rang).

Pendant sa deuxième chanson Catherine se rapproche d’un groupe de fans au premier rang juste devant nous. Nous brandissons nos panneaux à ce moment-là et Catherine les fixe pendant presque 10 secondes, en tous cas assez longtemps pour lire le message inscrit dessus. Elle poursuit son concert sans plus jamais tourner son regard vers nous, ni occuper la partie de scène en face de nous.

Un agent de sécurité vient à nous et nous menace d’expulsion si nous recommençons. Alors, au moment où Catherine Ringer prend la parole pour parler au public, F. brandit le drapeau palestinien et appelle Catherine Ronger très fort. Les yeux de Catherine se tournent légèrement vers nous …

Nous décidons après concertation de ne pas céder aux menaces. M. jette les mini- affiches en l’air : avec le mistral les mini-affiches se dispersent tout autour, F. tient son drapeau palestinien à bout de bras avec un bâton qu’elle a caché dans son pantalon avant d’entrer, JY., S. et M. tiennent les panneaux bien en évidence.

 Le public se demande pourquoi on nous fait sortir : M. prend le temps de laisser des personnes du public lire le message sur les panneaux. Nous sommes un peu bousculés par les vigiles qui veulent accélérer notre sortie jusqu’à ce que deux autres vigiles plus calmes et plus compréhensifs de notre action viennent à nous et prennent le relais pour nous faire sortir.

On se retrouve ainsi dehors avec le sentiment d’avoir accompli cette mission  avec succès !

 

 




Communiqué – Tourisme dans les colonies : Quand des entreprises encouragent les crimes de guerre.

Comme rapporté par Amnesty International dans un document publié au début de l’année 2019, des entreprises telles que TripAdvisor, Booking.com, Airbnb, Expedia offrent de logements ou des loisirs dans les colonies illégales israéliennes.

Ces activités contribuent  au maintien, au développement et à l’extension des colonies, qui constituent des crimes de guerre au titre du droit pénal international. Ces entreprises normalisent et légitiment une situation d’occupation illégale. Aucun avertissement sur le fait que ces activités sont en zone occupée n’accompagne les offres.

« Airbnb, Booking.com, Expedia et TripAdvisor s’inspirent de l’idée de partage et de confiance mutuelle, mais ils contribuent aux violations des droits humains en proposant des logements dans les colonies », a déclaré Seema Joshi, le directeur des questions thématiques mondiales d’Amnesty International.

https://amnestyfr.cdn.prismic.io/amnestyfr%2F6c305652-71a5-47d4-80b1-197a95fd7556_mde_15_9490_2019_extraits_ext_fr.pdf

La Campagne BDS France soutient et relaie l’appel d’Amnesty International en direction de ces entreprises, ainsi que celui de la société civile palestinienne dans un appel publié par le PACBI (Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël) en mars 2019, pour un tourisme éthique, respectueux du droit international humanitaire et des droits humains :

La société civile palestinienne en appelle à tous les visiteurs étrangers, en particulier à ceux qui font un pèlerinage et aux gens de conscience pour qu’ils ne nuisent pas à notre lutte pour nos droits  sous l’égide du droit international, et qu’ils respectent nos consignes pour un tourisme éthique :

https://www.bdsfrance.org/ne-nuisez-pas-appel-palestinien-pour-un-tourisme-pelerinage-ethique/

Nous appelons toutes les personnes de conscience à respecter cet appel lors de leur projet de voyage en Palestine/Israël, en particulier :

-Faites appel aux agences de tourisme qui n’ont aucun lien institutionnel avec le gouvernement israélien, des institutions complices ou des groupes de lobbying.

– Évitez tout itinéraire de voyage dans ce qui est aujourd’hui Israël ou dans les colonies illégales dans les territoires palestiniens occupés dès lors qu’il a un lien avec le gouvernement israélien ou des corporations et des institutions israéliennes complices.

– Faites pression en France, sur les compagnies de tourisme comme Booking.com, Airbnb, Expedia et TripAdvisor, mais également sur des organisations israéliennes qui proposeraient des voyages en lien direct avec l‘idéologie sioniste.

Nous demandons également au gouvernement français de prendre les mesures nécessaires pour réglementer les activités des entreprises concernées afin de les empêcher d’alimenter l’économie des colonies et de ce fait, de se rendre complices d’une colonisation plusieurs fois condamnée par la communauté internationale.

La Campagne BDS France




Action BDS culturel à Paris le 29 septembre: Catherine Ringer, ne chantez pas pour l’apartheid israélien!

Le 29 novembre dernier,  nous étions près d’une dizaine de militant-e-s BDS France à Paris à avoir distribué à cent spectateurs la lettre de la Campagne à l’attention de Catherine Ringer, devant la Philarmonie :
La distribution s’est très bien déroulée, public bien sympathisant, on a eu des retours majoritairement approbatifs, des gens nous ont même demander quoi faire à leur niveau
Quelques photos en pièce jointe et dans cet album photo:
 
Petite vidéo:
Nous avons pu expliquer entre autres que le gouvernement israélien se servait des artistes comme Catherine Ringer et de la culture en général comme d’un instrument de propagande, et évoquer le fait que plus 1,8 millions de personnes à Gaza sont actuellement sous un blocus inhumain entre autres.
Nous espérons que Catherine Ringer se placera du bon coté de l’Histoire, et refusera de chanter pour l’apartheid israélien.
amicalement,
Imen



Action boycott culturel à Aix en Provence

Vendredi 4 octobre, le Pavillon Noir à Aix-En-Provence programmait une pièce pour deux danseurs « The swann and the pimp », deuxième volet d’une trilogie dont le premier volet était « We love arabs ». Aussi bien dans le programme général du Pavillon Noir que dans la fiche de présentation, il était noté que le spectacle et le chorégraphe israélien Hillel Kogan avaient le soutien de l’ambassade d’Israël et du ministère israélien de la Culture .

Nous avions écrit à Monsieur Angelin Preljocaj, directeur artistique du Pavillon, ainsi qu’à trois de ses collaborateurs, pour demander un rendez-vous afin d’expliquer la campagne de boycott culturel et lui offrir le livre « Un boycott légitime ». Nous n’avons pas reçu de réponse…

Une bonne douzaine de militants de notre groupe BDS France Marseille est donc allée devant le Pavillon Noir à l’heure du spectacle, avec des drapeaux palestiniens, des panneaux « On ne danse pas avec l’apartheid ». Le directeur technique du Pavillon Noir est immédiatement venu nous parler. Nous lui avons expliqué les raisons de notre présence. Aucun problème, a-t-il répondu. Il nous a donné l’adresse-mail de la secrétaire personnelle de Monsieur Preljocaj !

Nous avons distribué 250 tracts. Le public nous a bien accueilli-e-s, de nombreuses discussions se sont déroulées dans le calme, avec des gens plutôt bien avertis de la situation en Palestine occupée et sympathisants de notre cause.

C’est la troisième fois que nous allons distribuer des tracts devant le Pavillon Noir, pour les mêmes raisons, plusieurs personnes nous ont reconnu-e-s, le directeur technique aussi.




Des documents prouvent que l’organisation « Creative Community for Peace » est une façade pour le lobby de droite israélien « StandWithUs »

25 septembre 2019 – Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI)/USA Royaume-Uni

Les artistes qui soutiennent la justice pour tous et s’opposent au racisme sous toute ses formes doivent prendre conscience de la duperie de « Communauté créative pour la paix (CCFP) » et rester à l’écart de son agenda de lobbying.

L’appel de la société civile palestinienne à un boycott de pression sur Israël afin qu’il respecte les droits de l’homme des Palestiniens est de plus en plus soutenu.

Des artistes comme Lana Del Rey, Lorde, Tunde Adebimpe, Peter Gabriel, Lauryn Hill, Talib Kweli, et Mark Ruffalo ont pris des positions publiques courageuses pour la liberté, la justice et l’égalité, et refusent de franchir les limites fixées par notre boycott non violent. Le gouvernement répressif de droite d’Israël et ses alliés tentent désespérément de réprimer le soutien aux droits des Palestiniens.

C’est dans le cadre de ces tentatives qu’un groupe appelé « Communauté créative pour la paix » (CCFP) fait pression sur les artistes pour qu’ils se viennent se produire en Israël. La CCFP prétend être un organisme de l’industrie du divertissement, défendant la liberté artistique et établissant des ponts.

Mais la CCFP cache soigneusement aux artistes qu’elle est, en réalité, un groupe de façade pour StandWithUs (SWU), groupe de pression pro-Israël, anti-Palestinien, créé de longue date et ayant des liens avec le gouvernement d’extrême droite d’Israël.

Des documents fiscaux et d’inscription montrent que StandWithUs et Creative Community for Peace ne sont, pour le Service des revenus fiscaux, que les noms alternatifs d’une seule et même association à but non lucratif, « Israel Emergency Alliance ». Il y a longtemps que le personnel de la CCFP travaille depuis le bureau SWU à Los Angeles, et que le SWU dirige de nombreuses fonctions de la CCFP. Les fondateurs et dirigeants de la CCFP et du SWU, David et Esther Renzer, sont mariés.

Parmi les exemples du partenariat SWU et CCFP avec le gouvernement israélien, citons la convocation à une réunion d’organisation avec des représentants du gouvernement israélien et des dirigeants de l’industrie de la musique, et la production d’une série de vidéos sur les colons avec le ministère des Affaires étrangères israélien. Le SWU a même annoncé qu’il lui avait été accordé une subvention par le bureau du Premier ministre israélien.

SWU et CCFP se font régulièrement l’écho des positions racistes du gouvernement israélien, déshumanisant l’ensemble des Palestiniens. La CCFP ne s’élève jamais contre la répression croissante d’Israël sur les travailleurs culturels, palestiniens et juifs, qui critiquent l’État.

La CCFP n’est pas un partisan de la justice raciale et sociale. Un partenaire clé du SWU est l’organisation « Chrétiens unis pour Israël » (Christians United for Israël), dirigée par le pasteur homophobe, raciste et sexiste, John Hagee. Dans un rapport confidentiel, fuité en 2018, la CCFP présente les mouvements défendant la justice sociale comme une menace extrême pour Israël. Elle affirme que le soutien à l’intersectionnalisme – qui essaie d’identifier comment l’impact des systèmes de pouvoir s’imbrique  sur ceux qui sont les plus marginalisés – permet aux groupes défendant les droits des Palestiniens de « récupérer d’autres mouvements politiques, Black Lives Matter (BLM – La vie des Noirs comptent) et des groupes féministes en particulier ».

Dans son rapport confidentiel, la CCFP dépeint exactement le mouvement de boycott comme « se développant et évoluant sans arrêt, mettant en avant de nouvelles tactiques innovantes pour atteindre les artistes ».

Les artistes qui soutiennent la justice pour tous et s’opposent au racisme sous toute ses formes doivent prendre conscience de la duperie de la CCFP et rester à l’écart de son agenda de lobbying.

Source: PACBI

Traduction : JPP pour BDS France

 




Cher I Hate Models, sil vous plaît : #BoycottDGTLTelAviv

 

Cher I Hate Models

Nous avons appris que vous deviez vous produire le 14 octobre prochain dans le festival DGTL de Tel Aviv. Vous avez d’ailleurs reçu à ce sujet un courrier adressé par des citoyens israéliens à tous les participants de ce festival.

Comme ces citoyens israéliens engagés aux côtés du peuple palestinien vous l’ont expliqué, ce festival se déroule dans le Parc Ganei Yehoshua situé au sommet des ruines d’un village palestinien nommé Jarisha et sur les terres du village de Sheikh Muwaneis . Selon De-Colonizer  (centre de recherche alternatif et novateur sur Israël/ Palestine- https://www.de-colonizer.org-), Jarisha est l’un des cinq villages palestiniens de cette zone  ayant subi un nettoyage ethnique en 1948. Ce lieu est régulièrement le théâtre des tentatives de blanchiment artistique de la politique d’apartheid de l’Etat d’Israël.

Vous êtes pour nous une des personnalités les plus mystérieuses de l’électro française, le porte-étendard d’une jeune scène qui fait un bel éloge à la transformation, en passant d’un style à l’autre avec une puissance et une efficacité prodigieuse. Nous connaissons votre méfiance envers les média, symbolisée par ce masque sur votre visage. Mais nous aimons penser que ce masque cache aussi une grande sensibilité.
Votre dernier album, L’Âge Des Métamorphoses, comporte des titres évocateurs d’un souci de justice et de respect : « The beginning of the end », « You are not alone », « Forgiveness », « Eternity is burning »…

L’appel que nous vous faisons aujourd’hui nous aussi et qui émane de la campagne BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) a pour but de mettre au grand jour les violations constantes que subit la population palestinienne, et d’oeuvrer notamment à la promotion d’une parfaite égalité des droits entre Israélien-ne-s et Palestinien-ne-s.

Vous le savez, Israël bafoue depuis de nombreuses années et quotidiennement les droits fondamentaux d’une grande part de ses habitants, les Palestiniens, ainsi que le droit international.

Depuis quelques années, Israël s’enfonce dans une logique de guerre permanente, en ayant voté la loi de « l’État-Nation du peuple juif » qui confère un statut constitutionnel à son régime d’apartheid, avec le soutien de Donald Trump pour s’approprier Jérusalem-Est et bientôt le Golan et la Cisjordanie, en dépit du droit international.

Depuis plus d’un an, chaque vendredi, les tireurs d’élite israéliens prennent délibérément pour cibles des manifestants palestiniens non armés dans la bande de Gaza assiégée, notamment des médecins, des journalistes, des enfants, et des personnes handicapées. Plus de 300 personnes assassinées et des milliers de blessés…

La politique culturelle n’est pas en reste, avec la ministre Miri Regev qui met au pas les artistes « déloyaux » à l’égard d’Israël, comme le rappeur Tamer Nafar, la poétesse Dareen Tatour, le Théâtre al-Midan, le Festival palestinien de marionnettes, etc.

La campagne BDS non-violente, s’inspire de la campagne contre l’Apartheid en Afrique du Sud. Elle ne vise pas des personnes, mais un régime politique et ses institutions.

Alors ne prêtez pas votre image au service de la discrimination, de l’épuration ethnique et de l’occupation militaire.

Souvenez-vous des mots de Desmond Tutu : “rester neutre face à l’injustice, c’est choisir le camp de l’oppresseur”.

Cher I Hate Models, nous vous demandons simplement de ne pas jouer pour l’apartheid et ainsi, de refuser d’être mis au service d’une politique brutale qui viole le droit international, qui commet des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre imprescriptibles.

Écoutez l’appel du peuple palestinien soutenu par un grand nombre de citoyens du monde entier et parmi eux des citoyens israéliens qui refusent les agissements de leur gouvernement.

En espérant une réponse favorable de votre part, nous restons à votre entière disposition pour toute information utile…

Bien à vous

  Juliette, militante de la solidarité avec La Palestine




De citoyens israéliens aux participants de DGTL à Tel Aviv: S’il vous plaît, ne légitimez pas I’apartheid israélien

À: Adriatique, Parallells,  I Hate Models, Bob Moses, Richie Hawtin, Amelie Lens, DJ Boring, Ben Klock, Gerd Janson, Hunee, Jan Blomqvist, Recondite,  Mind Against, Kerala Dust, Artbat, Matrixxman,

Nous sommes un millier de citoyens israéliens qui nous opposons à la politique de notre gouvernement, de colonialisme, d’occupation militaire et d’apartheid contre le peuple palestinien indigène1. Nous soutenons l’appel de la société civile palestinienne pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions (BDS) d’Israël, jusqu’à ce qu’il se plie au droit international et aux principes universels sur les droits humains2. Nous vous écrivons pour vous demander de respecter l’appel palestinien et d’annuler votre passage au festival DGTL de Tel Aviv, le 14 octobre3

Le site internet de DGTL déclare que le festival « entend maintenir par dessus tout la stabilité… élever le niveau de conscience et stimuler une participation durable de nos visiteurs . Nous partageons le progrès ouvertement et honnêtement ». Tandis que ces objectifs sont certes louables et importants, en plaçant le festival à Tel Aviv les organisateurs vont en fait agir pour détourner l’attention des problèmes nés de soixante dix ans de pillage systématique et quotidien par Israël des ressources naturelles et de l’exploitation de la terre palestinienne4, et faire en sorte qu’on ne s’y intéresse pas.

Les artistes internationaux qui se produisent en Israël servent involontairement le blanchiment que le gouvernement mène sur ses crimes de guerre contre la population palestinienne, en faisant « comme si de rien n’était », tandis que le statu quo – pour les Palestiniens, la réalité de la colonisation et de l’occupation militaire – s’est normalisé. Le maintien d’une telle atmosphère dépend largement de la possibilité de donner à Israël le visage d’un État progressiste doté d’une scène culturelle vibrante et – dans ce cas – engagé sur les thèmes environnementaux. Le gouvernement israélien, ses ambassades et organisations affiliées publient des communiqués de presse triomphants et des posts sur les réseaux sociaux confondant les concerts d’artistes internationaux avec le soutien à la politique israélienne5. Ainsi que cela a été résumé par l’ancien directeur général du ministère israélien des affaires étrangères, « nous voyons la culture comme un outil de premier plan de hasbara (propagande) et je ne fais pas la différence entre la hasbara et la culture »6.

DGTL promet un « programme de Révolution à Tel Aviv, avec des objectifs à la mesure de la ville ». Il faut se demander qui sont les gens de cette ville, bâtie sur les ruines de villages palestiniens indigènes, qui ont été violemment dépeuplés en 1948, lors de la Nakba, le nettoyage ethnique de la Palestine7. Le festival lui-même va se passer au Parc Yarkon, l’ancien village palestinien de Jarisha8.

En tant que citoyens israéliens, nous refusons de jouer le jeu, avec notre gouvernement, de l’effacement du peuple palestinien indigène et nous demandons que vous fassiez de même. S’il vous plaît, annulez votre participation au festival DGTL de Tel Aviv. 

 

Sincèrement

Boycott from within

Source: Boycott from within

 Traduction SF pour BDS France




Letter to Catherine Ringer: Please don’t sing for apartheid !

Paris, September 9, 2019

Dear Catherine Ringer,

You are scheduled to perform in concert on December 19th in Tel Aviv, a city built on the ruins of seven Palestinian villages; the recognized capital of Israel, symbol of its policy of apartheid, and the scene of its artistic whitewashing attempts to which we hereby call on you to refuse to contribute to.

You are an icon for us. We have always loved your hoarse voice, your freedom, your humor, your gravity tinged with derision. You have breathed new life into French music thanks to your openness to all influences.

Do you really plan on singing the greatest hits of Les Rita Mitsouko, the magical duo that you formed with Fred Chichin, in Tel Aviv? To end your tour there would be highly symbolic.

Today, we call on you to refuse to be used in the service of a policy of cultural whitewashing of Israeli apartheid.

Your beautiful song « Obstination » (Perseverance) seems to have been written for the Palestinian people. This song speaks of exile, asphyxiation, rage, courage, « stay or go, live or die » and ends with a magnificent hope:  » Stars bloom, the songs of hope … »

The perseverance of the seven million Palestinian refugees who will not be able to attend your concert because Israel refuses them the right to return to their country.

The perseverance of Gaza’s residents who have been blockaded by Israel for more than 12 years, lacking water, electricity and food, enduring an unprecedented humanitarian catastrophe.

The perseverance of Palestinians in the West Bank who are subjected to separation walls, checkpoints and daily humiliations, and whose access to water depends on the goodwill of Israel and who are subject to the presence of more than 600,000 settlers.

The perseverance of Palestinians from Jerusalem whose city has been illegally annexed by Israel since 1967, and whose homes are regularly seized and demolished.

And yet there is hope in your support of a campaign initiated by Palestinian civil society and supported by the most progressive elements of Israeli society.

This non-violent BDS campaign (boycott, divestment, sanctions) initiated in 2005, is inspired by the campaign against apartheid in South Africa. It does not target individuals, but a political regime and its institutions.

The call for boycott by the BDS campaign is intended to expose the ongoing violations suffered by the Palestinian people, and struggle for the equal rights of Israelis and Palestinians.

As you know, Israel has been flouting the human rights of many of its inhabitants, the Palestinians, and international law for many years.

In recent years, Israel has entered a logic of permanent war. Having passed the « Nation-State of the Jewish people » law which confers constitutional status on its apartheid regime, Israel has now set about to annex East Jerusalem with the support of Donald Trump, and soon the Golan Heights and the West Bank, despite international law.

For more than a year, every Friday, Israeli snipers have deliberately targeted unarmed Palestinian protesters in the besieged Gaza Strip, including doctors, journalists, children, and people with disabilities.

Israel’s cultural policy is no exception to this phenomenon. Indeed, the Minister of Culture Miri Regev routinely brings artists « disloyal » to Israel into line, like the rapper Tamer Nafar, the poet Dareen Tatour, the Theatreal-Midan, the Palestinian Puppet Festival and others.

Is this not the worst time to play in Israel, when you would be legitimizing by your presence, an extreme right-wing regime?

We have no doubt that you would refuse to perform, for example, in a municipality run by a fascist party. It therefore makes sense to apply this same logic and ethic to questioning your decision to hold this concert in Israel.

We understand your concern for objectivity and parity, but as an ambassador for French culture, please do not lend your image in the service of discrimination, ethnic cleansing and military occupation.

Remember the words of Desmond Tutu: « to remain neutral in the face of injustice is to choose the side of the oppressor. »

Dear Catherine, we simply ask you not to sing for apartheid!

We would like to discuss this further with you, perhaps before or after one of your concerts when your tour goes through our cities in September, October or November.

In the meantime, we would like to send you a book written by Eyal Sivan and Armelle Laborie entitled « A legitimate boycott », which will provide you with valuable information on the legitimacy of the cultural boycott.

While we wait for a favorable response from you, we are happy to share any additional useful information.

Sincerely,

Yves (Clermont-Ferrand, September 24), Dror (Paris, September 27-29), Juliette (Marseille, October 10), Elise (Rennes, November 7), André (Cenon, November 8), Perrine (Strasbourg, November 12), Olivier (Grenoble, November 13)

For the BDS France Campaign




Lettre à Catherine Ringer : S’il vous plaît, ne chantez pas pour l’apartheid !

Solidarité Palestine
21 ter rue Voltaire
75011 Paris
campagnebdsfrance@yahoo.fr

à Catherine Ringer Because Music
173 rue du Faubourg Poissonnière
75009 Paris

Paris, le 9 septembre 2019

Chère Catherine Ringer,

On annonce votre concert le 19 décembre prochain à Tel Aviv, ville construite sur les ruines de sept villages palestiniens, capitale reconnue d’Israël, symbole de sa politique d’apartheid, et théâtre de ses tentatives de blanchiment artistique auxquels nous vous demandons par ce courrier de refuser de contribuer.

Vous êtes pour nous une icône: nous avons toujours aimé votre voix rauque, votre liberté, votre humour, votre gravité teintée de dérision…Vous avez fait souffler un vent nouveau sur la musique française grâce à votre ouverture à toutes les influences.

Prévoyez-vous de chanter à Tel Aviv les plus grands titres du duo magique que vous formiez avec Fred Chichin, les Rita Mitsouko?

Ce serait la clôture de votre tournée, tout un symbole…

Aujourd’hui, nous vous invitons à refuser d’être mise au service d’une politique de blanchiment culturel de l’apartheid israélien.

Votre magnifique chanson «Obstination», semble avoir été écrite pour le peuple palestinien. Cette chanson parle de l’exil, de l’asphyxie, de la rage, du courage, «rester ou partir, vivre ou mourir»…Elle se termine par une magnifique espérance: «Fleurissent les étoiles, les chants de l’espérance»…

Obstination des sept millions de réfugiés palestiniens qui ne pourront pas à assister à votre concert parce qu’Israël leur refuse le droit au retour dans leur pays…

Obstination des habitants de Gaza à qui Israël impose un blocus depuis plus de 12 ans, qui manquent d’eau, d’électricité, de nourriture et subissent une catastrophe humanitaire sans précédent.

Obstination des Palestiniens de Cisjordanie qui subissent mur de séparation, check-point et humiliations quotidiennes, dont l’accès à l’eau est soumis au bon vouloir d’Israël et qui subissent la présence de plus de 600000 colons.

Obstination des Palestiniens de Jérusalem dont la ville est illégalement annexée par Israël depuis1967, dont les maisons sont quotidiennement saisies et démolies.

Mais espérance de votre soutien à une campagne initiée par la société civile palestinienne, soutenue par la frange la plus progressiste des citoyens israéliens, mise en place en 2005.

Cette campagne BDS (boycott, désinvestissement, sanctions), non-violente, s’inspire de la campagne contre l’Apartheid en Afrique du Sud. Elle ne vise pas des personnes, mais un régime politique et ses institutions.

L’appel au boycott de la campagne BDS a pour but de mettre au grand jour les violations constantes que subit la population palestinienne, et d’œuvrer notamment à la promotion d’une parfaite égalité des droits entre Israélien-ne-s et Palestinien-ne-s.

Vous le savez, Israël bafoue depuis de nombreuses années et quotidiennement les droits fondamentaux d’une grande part de ses habitants, les Palestiniens, ainsi que le droit international.

Depuis quelques années, Israël s’enfonce dans une logique de guerre permanente, en ayant voté la loi de «l’État-Nation du peuple juif» qui confère un statut constitutionnel à son régime d’apartheid, avec le soutien de Donald Trump pour s’approprier Jérusalem-Est et bientôt le Golan et la Cisjordanie, en dépit du droit international.

Depuis plus d’un an, chaque vendredi, les tireurs d’élite israéliens prennent délibérément pour cibles des manifestants palestiniens non armés dans la bande de Gaza assiégée, notamment des médecins, des journalistes, des enfants, et des personnes handicapées.

La politique culturelle n’est pas en reste, avec la ministre Miri Regev qui met au pas les artistes «déloyaux » à l’égard d’Israël, comme le rappeur Tamer Nafar, la poétesse Dareen Tatour, le Théâtreal-Midan, le Festival palestinien de marionnettes, etc.

 N’est-ce pas le pire moment pour y aller et légitimer par votre présence, même à votre corps défendant, cette dérive d’un régime que l’on peut qualifier de droite extrême?

Aucun doute pour nous que vous refuseriez de vous produire par exemple dans une municipalité gérée par un parti fascisant. Il s’agirait donc tout simplement d’appliquer cette éthique et de remettre en question la tenue de ce concert.

Nous devinons bien évidemment votre souci d’objectivité et d’équilibre, mais ambassadrice de la culture française, ne prêtez pas votre image au service de la discrimination, de l’épuration ethnique et de l’occupation militaire.

Souvenez-vous des mots de Desmond Tutu: “rester neutre face à l’injustice, c’est choisir le camp de l’oppresseur”.

Chère Catherine, nous vous demandons simplement de ne pas chanter pour l’apartheid !

Nous aimerions venir en parler avec vous, par exemple avant ou après l’un de vos concerts lorsque votre tournée passera par nos villes, en septembre, octobre ou novembre.

En attendant, nous nous permettons de vous faire parvenir un livre écrit par Eyal Sivan et Armelle Laborie, intitulé «Un boycott légitime», qui vous apportera de précieuses informations sur la légitimité du boycott culturel.

En espérant une réponse favorable de votre part, nous restons à votre entière disposition pour toute information utile…

 

Sincèrement,

Yves (Clermont-Ferrand, 24 septembre), Dror (Paris, 27-29 septembre), Juliette (Marseille, 10 octobre), Elise (Rennes, 7 novembre), André (Cenon, 8 novembre), Perrine(Strasbourg, 12 novembre), Olivier (Grenoble, 13 novembre)…

Pour la campagne BDS France




Le mouvement BDS appelle au boycott de trois clubs allemands anti-palestiniens

15 août 2019 – Mouvement BDS/Allemagne

Conne Island, Golden Pudel et ://About Blank sont complices de l’oppression d’Israël contre les Palestiniens.

« Les tentatives en Allemagne visant à imposer des conditions politiques aux artistes qui soutiennent les droits des Palestiniens, particulièrement en ciblant les personnes de couleur et les artistes homosexuels, relèvent d’une tendance honteuse à la censure, à la répression anti-palestinienne, et à des attaques contre la liberté de conscience ». Plus de 100 artistes, universitaires et personnalités publiques de premier plan. (https://www.theguardian.com/world/2019/jul/02/talib-kweli-removal-from-festival-lineup-is-part-of-anti-palestinian-censorship-trend).

Conne Island, Golden Pudel et ://About Blank ont, à divers degrés, fait preuve d’un racisme anti-Palestinien et anti-Arabe persistant. Tous les trois se rendent complices dans la promotion du régime d’apartheid d’Israël, de son colonialisme de peuplement, et de son occupation, et ils le protègent contre les critiques, et de ses responsabilités en vertu du droit international. Ces clubs ont, à plusieurs reprises, annulé ou refusé des spectacles à des artistes utilisant l’électronique qui avaient apporté leur soutien à l’initiative exaltante #DJsforPalestine, et les clubs se sont livrés à la censure, à l’intimidation et à la suppression scandaleuse de la liberté d’expression.

Le responsable de casting de Conne Island a reconnu devant les médias israéliens que le club poursuivait un test explicitement maccarthyste de loyauté politique envers Israël : « Ce n’est pas comme si nous leur disions : ‘si vous partagez la déclaration de #DJsforPalestine, vous ne vous produirez pas’… Nous demandons : ‘pourquoi la partagez-vous ?’. Et si la réponse est mauvaise : « Alors peut-être que vous n’allez pas jouer ici’ ».

Conne Island, qui fait déjà l’objet d’un boycott par la gauche allemande qui s’oppose à son adhésion aux orateurs de l’extrême droite allemande qui célèbrent l’Alternative für Deutschland (AfD), a publié sur son site un appel au recrutement de volontaires allemands pour rejoindre l’armée d’occupation israélienne, cette force coloniale qui, tous les jours, tue et opprime les Palestiniens. Dans un étalage éhonté de racisme, le site interdit aussi les keffiehs, qui sont portés traditionnellement par de nombreux Palestiniens et Arabes, et par d’autres souvent en tant que symbole de solidarité avec la lutte des Palestiniens pour la liberté et la justice.

Golden PUdel a annulé et refusé des spectacles à des DJ déjà retenus qui, par solidarité avec les droits des Palestiniens, avaient apporté leur soutien au boycott culturel non violent d’Israël, et le groupe a permis aux promoteurs d’agir ainsi.

://About Blank a annulé un évènement parce que ses organisateurs avaient soutenu #DJsforPalestine. Le groupe Jewish Antifa Berlin a réagi en écrivant : « Les Palestiniens et les juifs ne sont pas seulement des ombres dans la psyché allemande. Nous sommes tous de vraies personnes, faites de chair et de sang, mais votre politique nous réduit à n’être que les fantômes de votre histoire et de vos peurs ». ://About Blank a aussi interdit le port de keffiehs, le qualifiant d’ « extrêmement problématique ». Bien que cette politique ne soit plus appliquée strictement, le club interdit toujours les articles de vêtement qui contiennent des messages de solidarité avec les Palestiniens.

Quand le festival artistique Ruhrtriennale a désinvité le groupe britannique Young Fathers, en raison de son soutien aux droits des Palestiniens, des dizaines d’artistes et universitaires éminents ont critiqué sa décision, déclarant : « Les boycotts ancrés dans les droits de l’homme universels et visant à obtenir justice aux communautés marginalisées et opprimées constituent une tactique non violente légitime ».

De nombreux artistes retenus pour le Ruhrtriennale s’en sont retirés en solidarité avec Young Fathers et contre la censure, avant que le festival fasse marche arrière. Les artistes qui s’étaient retirés sont alors revenus à la programmation du festival, qui a tenu un panel sur la liberté des arts.

Conne Island, Golden Pudel et ://About Blank devraient mettre fin à leur complicité honteuse dans le blanchiment d’une oppression israélienne qui dure depuis des décennies contre les Palestiniens, en particulier en mettant fin à leur censure. Jusque-là, nous exhortons les artistes et les travailleurs culturels à refuser les offres de ces sites répressifs et anti-palestiniens, et nous demandons aux amateurs de ces clubs de s’abstenir d’y assister, en soutien à la liberté d’expression et en une opposition de principe au racisme, à la censure et à l’intimidation contre les artistes progressistes qui soutiennent les droits humains des Palestiniens.

Source : BDS movement

Traduction : JPP pour BDS FRANCE

 




Des artistes israéliens : « Boycottez le festival Pop-Kultur de Berlin »

9 août 2019 – Artists for Palestine UK

Nous sommes fiers de publier la lettre ouverte qui suit d’artistes israéliens qui soutiennent l’appel palestinien au boycott du festival Pop-Kultur de Berlin.

« Nous sommes des artistes, des musiciens, et des cinéastes israéliens, et en tant que tels, nous soutenons l’appel palestinien à boycotter le festival Pop-Kultur 2019 de Berlin, étant donné sa complicité avec le régime raciste d’Israël.

« Aussi longtemps que Pop-Kultur continuera d’avoir l’ambassade israélienne comme partenaire, toutes les représentations au festival seront exploitées par le gouvernement israélien dans le cadre de ses tentatives de blanchir son occupation et d’améliorer son image à travers la culture.

« Nous reconnaissons qu’il existe un besoin moral urgent de mettre fin à une oppression, qui dure depuis des décennies, de millions de Palestiniens par le gouvernement israélien, et que les boycotts ancrés dans le droit international et les principes universels des droits de l’homme sont une tactique légitime, non-violente et consacrée par l’usage.

« Nous sommes consternés que le directeur du festival ait, l’an dernier, condamné à tort le BDS comme ‘antisémite’ en défendant son partenariat avec l’ambassade israélienne. Même Avi Primor, lui-même ancien ambassadeur d’Israël en Allemagne, reconnaît que ‘le leitmotiv du mouvement du BDS est la justice pour les Palestiniens’.

« Nous sommes d’accord avec les 240 universitaires juifs et israéliens qui ont demandé au gouvernement allemand de ne pas approuver la récente résolution anti-palestinienne du Bundestag qui assimile faussement le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens à un sectarisme, et ils ajoutent qu’ils ‘sont choqués que les exigences d’égalité et de conformité au droit international puissent être considérées comme antisémites’.

« Nous sommes également d’accord avec Ishay Rosen Zvi, professeur de Talmud à l’Université de Tel Aviv, qui a décrié les tentatives, en Allemagne et ailleurs, ‘visant à gommer les différences entre critique du sionisme, critique d’Israël, critique de la politique du gouvernement d’Israël, et l’antisémitisme’ ».

 

Signataires

Aviad Albert, musicien

Dror Dayan, cinéaste et professeur de cinéma

Ohal Grietzer, musicien

Avi Hershkovitz, réalisateur de film

Liad Hussein Kantorowicz, artiste de scène

Jonathan Ofir, violoniste et chef d’orchestre

Michal Peleg, auteur

Ben Ronen, artiste visuel

Michal Sapir, écrivain et musicien

Yonatan Shapira, musicien

Professor Eyal Sivan, cinéaste

Oriana Weich, artiste

Eyal Weizman, artiste et architecte

Karen Zack, photographe

 

Source : Artists for Palestine UK

Traduction : JPP pour BDS FRANCE

 




Boycottez le festival Pop-Kultur 2019 de Berlin

Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) / Allemagne – 30 juillet 2019

Les Palestiniens appellent au boycott du festival Pop-Kultur de Berlin, jusqu’à ce qu’il cesse son partenariat avec Israël.

La campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) demande à tous les artistes participant au festival Pop-Kultur de Berlin de se retirer, en raison de son partenariat en cours avec l’ambassade d’Israël. Quatorze artistes de six pays différents se sont, pour cette raison, retirés des deux dernières éditions du festival, tout comme ils se seraient retirés d’un évènement en une Allemagne en partenariat avec le régime d’Afrique du Sud au plus fort de son apartheid.

En effet, Israël a conféré un statut constitutionnel à son régime d’apartheid contre les Palestiniens, établi de longue date, avec sa loi « État-Nation-juif » de l’an dernier. Enhardi par des niveaux sans précédent de soutien de l’Administration Trump, Netanyahu a récemment déclaré qu’ « Israël n’est pas un État de tous ses citoyens » et il a promis d’annexer la Cisjordanie palestinienne occupée.

Les enquêteurs de l’ONU ont bien affirmé que les tirs des tireurs d’élite israéliens prenant délibérément pour cibles des manifestants palestiniens non armés dans la bande de Gaza assiégée, notamment des médecins, des journalistes, des enfants, et des personnes handicapées, « pouvaient constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité ». Et pourtant Israël n’a pas eu à rendre des comptes. Son siège sauvage de deux millions de Palestiniens à Gaza se poursuit, et son impunité sur la scène mondiale reste intacte.

Cette impunité explique pourquoi des milliers d’artistes soutiennent aujourd’hui le boycott culturel du régime d’Israël et de ses institutions complices, et en privé, les groupes lobbyistes pro-Israël reconnaissent son impact et son développement. Mais en dehors du fait qu’un artiste particulier soutienne ou approuve, ou non, le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions) pour les droits des Palestiniens, chacun a une obligation morale de ne pas nuire aux luttes non-violentes pour les droits de l’homme en ne les sapant pas, et de défendre la liberté d’expression.

Le régime d’extrême droite israélien, d’apartheid, d’occupation et de colonialisme de peuplement  blanchit explicitement son oppression contre les Palestiniens au moyen de la culture, notamment par des partenariats avec des festivals prétendument progressistes. Pourtant, les organisateurs de Pop-Kultur ont clairement affirmé à maintes reprises, en termes bruts, grossiers et anti-Palestiniens, qu’un partenariat avec Israël est plus important que de maintenir son propre programme artistique.

Effectivement, le festival n’est plus en mesure d’attirer le large éventail d’artistes progressistes qu’il attirait il y a seulement quelques années. Ses organisateurs sélectionnent tous les artistes potentiels, excluant tous ceux qui pourraient marquer leur désaccord avec la collaboration du festival avec le régime d’oppression israélien. C’est pourquoi nous nous attendons à moins d’annulations cette année. Mais nous et nos partenaires, en Allemagne et ailleurs dans le monde, notamment des organisations et personnalités juives et israéliennes progressistes, nous allons poursuivre la campagne de boycott du festival Pop-Kultur, jusqu’à ce qu’il mette fin au partenariat.

Alors que l’extrême droite continue de se renforcer dans le monde, les mouvements antiracistes comme le BDS subissent de plus en plus d’agressions antidémocratiques, notamment en Allemagne. Nous sommes bien d’accord avec Martin Luther King Jr. : « Une injustice, où qu’elle se produise, est une menace pour la justice partout ailleurs ». Nous exhortons tous les artistes participants à considérer le « caractère indivisible de la justice » et à refuser de saper la lutte pacifique menée pour les droits humains des Palestiniens.

Source : BDS movement

Traduction : JPP pour BDS FRANCE

 




Lettre ouverte à Céline Bonacina

Chère Céline Bonacina,

L’an dernier vous avez joué pour  l’association des Amis du Théâtre de la Liberté de Jénine en Palestine occupée. C’était un geste musical et solidaire magnifique. Vous vous souvenez, je suis sûre, de l’enthousiasme de la salle et de notre reconnaissance envers vous et envers les autres musiciens pour cet acte généreux et sensible qui montrait que vous étiez interpellée par la situation des Palestiniens complètement coincés dans les territoires occupés, sous contrôle militaire permanent, alors qu’ils sont chez eux.

Et voici que votre programmation vous amène à un festival à Tel Aviv, capitale de l’État d’Israël, cet État qui essaie de redorer son image culturelle et artistique pour mieux cacher les meurtres quotidiens, les privations imposées en Cisjordanie et à Gaza, les maisons démolies au bulldozer à Jérusalem Est au mépris des familles qui y vivent de plein droit, les centaines de manifestants non violents tués à Gaza et les milliers d’amputés depuis qu’ils marchent pour le droit au retour. Le droit, justement, manipulé par Israël qui n’en fait qu’à sa guise, qui invente sans arrêt des lois liberticides et même ethnocidaires.

Israël qui se prétend une démocratie mais qui pratique un apartheid légalisé par la loi « État Nation du peuple juif » (que de plus en plus de juifs dans le monde, comme moi, dénoncent).

Israël est un avatar colonial qui fait dans le raffinement en matière de torture physique et morale, arrêtant tous les jours des jeunes (ou moins jeunes) Palestiniens qui sont placés en détention provisoire sans accusation ni procès…. Et c’est là que vous voulez aller jouer ?

S’il vous plaît n’y allez pas ! Faites un nouveau geste solidaire.

Invitez les musiciens israéliens et palestiniens qui viennent sans le soutien de l’État israélien à venir jouer en France ou ailleurs en Europe, mais ne vous faites pas complice de l’entreprise de blanchiment d’Israël.

Bien à vous,

Sonia Fayman, membre des Amis du Théatre de la Liberté de Jénine et de la Campagne BDS France




Lettre ouverte de citoyens israéliens aux artistes participant au festival Pop-Kultur à Berlin

Nous sommes plus d’un millier de citoyens d’Israël qui nous opposons aux politiques de colonialisme, d’occupation militaire, et d’apartheid contre le peuple autochtone palestinien (1). Nous vous écrivons pour soutenir la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culture d’Israël (PACBI) et nous nous adressons à tous les artistes participant au festival Pop-Kultur de Berlin pour leur demander de s’en retirer, à cause de son partenariat permanent avec l’ambassade d’Israël (2).

Nous soutenons cette campagne car elle adhère aux principes universels des droits de l’homme, y compris en s’opposant à toute forme de racisme (3). Nous, en tant qu’Israéliens, vous demandons également d’annuler votre participation à ce festival.

Israël utilise ouvertement et activement la culture dans le cadre de sa stratégie de campagne pour la promotion de l’image de l’État (4). Le ministère israélien des Affaires étrangères reconnaît ouvertement dépenser chaque année des centaines de millions de dollars afin d’améliorer l’image d’Israël. « Brand Israel » (la Marque d’Israël) a été conceptualisée il y a une décennie, afin de modifier l’image d’Israël qui s’était détériorée à travers le monde, image qui avait été gravement abîmée par des décennies d’occupation, d’apartheid et d’agressions militaires contre une population civile (5). L’objectif de cette stratégie est de déplacer activement le centre de la conversation autour d’Israël hors de son régime militaire et de ses crimes, et vers ses réalisations perçues dans les domaines culturels et de la haute technologie, ou, ironiquement, vers son respect des droits de l’homme. Plus particulièrement par l’exploitation des réalisations de la communauté LGBTQ, laquelle, en réalité, souffre de revers terrifiants (6), surtout en matière de législation où Israël se retrouve effectivement loin derrière la plupart des États européens (7). Une exploitation que le festival Pop-Kultur reprend à son compte en associant son espace convivial LGBTQ à l’ambassade d’Israël.

L’appel palestinien au boycott, au désinvestissement et aux sanctions contre les institutions israéliennes (8) est un appel lancé et conceptualisé par la société civile palestinienne (syndicats, associations de femmes et de jeunes, associations universitaires, organisations de défense des droits de l’homme, centres communautaires, associations culturelles, organisations religieuses, groupes de médias, etc.) et qui fait consensus dans ses secteurs séparés – en Cisjordanie, dans la bande de Gaza, en Israël même, et chez tous les réfugiés palestiniens partout dans le monde. Ce sont ceux qui sont directement touchés par la politique israélienne qui nous demandent, à nous gens de conscience, de boycotter Israël.

Beaucoup de gens de conscience juifs partout dans le monde, et pour certains d’entre nous en Israël, ont répondu à l’appel. Des années de plaidoyers nous ont prouvé, à maintes et maintes reprises, que du fait qu’Israël dépende de fonds et d’approbations extérieures, ce sont son désinvestissement et sa désapprobation à l’extérieur qui sont le seul moyen de l’amener à se conformer au droit et aux accords internationaux.

C’est pour tout cela que nous vous demandons de reconsidérer votre participation à un festival qui privilégie sa collaboration avec l’ambassade israélien sur son propre programme artistique (9), en partenariat avec un gouvernement qui applique ces politiques de colonialisme, d’occupation militaire, et d’apartheid contre une population autochtone. Ne participez pas à ce partenariat et retirez-vous du festival Pop-Kultur de Berlin.

Nous serions heureux de répondre à toute question de votre part.

Sincèrement,

BOYCOTT !! Nous soutenons de l’intérieur l’appel palestinien au BDS.

Source : Boycott From Within

Traduction : JPP pour BDS FRANCE

[1] http://www.boycottisrael.info/
[2] https://bdsmovement.net/news/boycott-pop-kultur-berlin-festival-2019
[3] https://bdsmovement.net/news/%E2%80%9Cracism-and-racial-discrimination-a…
[4] https://pulsemedia.org/2010/08/23/we%E2%80%99ll-take-over-the-world-mini…
[5] https://electronicintifada.net/content/behind-brand-israel-israels-recen…
[6] https://972mag.com/homophobia-rears-its-ugly-head-in-pride-month-in-isra…
https://972mag.com/no-more-waiting-lgbtq-israelis-must-take-the-rights-t…
[7] https://www.haaretz.com/.premium-poll-israel-has-low-tolerance-gays-1.53…

 

[8]

http://www.bdsmovement.net/call
[9] https://www.facebook.com/823683424384531/posts/2370067223079469/

 




Lettre à l’attention de Richard Manetti

Paris, le 15 juillet 2019

Cher Richard Manetti,

Il semblerait que vous ayez prévu de participer au festival de jazz d’Eilat, en Israël, le mois prochain.

Eilat est une station balnéaire, éloignée de la politique et des événements tragiques qui parcourent cette région. Mais suffit-il de s’éloigner du champ de bataille pour ne plus entendre ce qui se passe à quelques dizaines de kilomètres de là ?

Il n’est pas anormal, a priori, que vous ayez accepté une invitation par ce festival au passé prestigieux. Mais vous n’êtes peut-être pas au courant qu’en l’acceptant, vous ne respectez pas
l’appel lancé par la société civile palestinienne en 2005 de boycotter les événements faisant la promotion de l’État israélien, tant que celui-ci ne respectera pas le droit international et les droits humains.

A l’image du boycott contre l’apartheid en Afrique du Sud, cette campagne vise à souligner que, contrairement à vous et nous, la majeure partie de la population palestinienne ne peut pas voyager et ne pourra pas venir vous écouter, reléguée derrière un mur illégal en Cisjordanie, assiégée sous blocus à Gaza, discriminée en Israël, ou réfugiée dans le reste du monde.

Vous préféreriez peut-être ne pas mélanger la musique et la politique, mais cela n’est malheureusement pas possible dans cette partie du monde.

Le festival de jazz d’Eilat est organisé avec les ministères de la culture et du tourisme israélien, pour tenter de redorer l’image du gouvernement israélien, alors que dans le même temps il annonce la construction de
nouvelles colonies et la destruction de plus de 150 maisons palestiniennes.

Si vous acceptez l’invitation de ce festival, vous vous placez, peut-être malgré vous, du côté de ce gouvernement.

L’appel palestinien de 2005 est relayé dans le monde entier par des comités de solidarité, sous l’appellation de Campagne BDS (pour Boycott, Désinvestissement et Sanctions), dont  la Campagne BDS France, qui vous demande ici de reconsidérer votre décision.

Vous êtes un artiste et vous pensez peut-être que ce n’est pas votre rôle de refuser de jouer. C’est effectivement un sacrifice que nous vous demandons, un sacrifice que d’autres artistes ont accepté de faire avant vous, un geste symbolique fort qui contribuera à faire évoluer la situation tragique en
Palestine.

Au niveau international, ce sont des artistes comme Annie Lennox, Cassandra Wilson, Lauryn Hill, Natacha Atlas, Aziza Brahim, Cat Power, Vanessa Paradis, Lhasa, Gilles Vigneault, Roger Waters, Elvis Costello, Gil Scott-Heron, Jason Moran, Richard Bona, Eddie Palmieri, Salif Keita, Jello Biafra, Massive Attack ou encore Susan Sarandon, Peter Brook, Ken Loach ou Mike Leigh qui ont renoncé à se rendre en Israël, sensibles au désarroi du peuple palestinien.

En espérant que vous suivrez leur exemple et que vous voudrez bien annuler votre participation à
ce festival, et dans l’attente d’une réponse, nous nous tenons à votre disposition pour tout renseignement supplémentaire quant à notre campagne.

Sincèrement,

La Campagne BDS France




La British Society for Middle Eastern Studies appuie l’appel palestinien au boycott des Institutions universitaires israéliennes complices

24 juin 2019

/ Par Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël (PACBI) / UK

Par un vote historique, la British Society for Middle Eastern Studies (BRISMES – Société britannique d’études moyen-orientales) rejoint le nombre croissant d’associations universitaires qui refusent d’être complices des graves violations du droit international commises par Israël.

Nous saluons chaleureusement la BRISMES pour son vote massif en faveur du soutien à l’appel palestinien au boycott des institutions universitaires israéliennes complices.

BRISMES rejoint un nombre croissant de sociétés universitaires qui s’engagent en faveur des droits des Palestiniens en refusant d’être complices des graves violations du droit international commises par Israël. Les institutions universitaires israéliennes jouent un rôle bien documenté qui consiste non seulement à justifier mais aussi à organiser, à mettre en œuvre et à perpétuer le système israélien d’oppression qui dénie aux Palestiniens leurs droits humains fondamentaux, dont le droit à l’éducation.

Ce vote historique nous donne de l’espoir. C’est un acte magnifique d’authentique solidarité avec les étudiants et les enseignants palestiniens qui affrontent le racisme institutionnalisé d’Israël, ses raids armés sur les campus, ses checkpoints militaires et ses efforts systémiques pour porter atteinte au droit fondamental des Palestiniens à l’éducation.

Nous exhortons les sociétés universitaires internationales du monde entier à prendre des mesures similaires contre le racisme et l’oppression, dotées d’effectivité dans le milieu universitaire.

Le texte de la résolution est le suivant :

Résolution approuvant l’appel au boycott des institutions universitaires israéliennes

Attendu que la British Society for Middle Eastern Studies (BRISMES) s’emploie à encourager et promouvoir l’étude du Moyen-Orient au Royaume-Uni et, plus précisément, à rassembler des enseignants, des chercheurs, des étudiants, des diplomates, des journalistes et autres qui abordent sur le plan professionnel les questions liées au Moyen-Orient ;

Attendu que, en Cisjordanie occupée, la poursuite de la construction du Mur, l’édification continue de colonies illégales et le réseau de checkpoints militaires créent une réalité irréversible d’occupation militaire permanente, tandis que le siège de Gaza par Israël a condamné ses habitants, qui vivent dans une vaste prison à ciel ouvert, à la pauvreté et à la menace constante de l’usage de la force militaire ;

Attendu qu’Israël a entravé le droit des Palestiniens à l’éducation en détruisant des universités et des écoles palestiniennes, en arrêtant des étudiants, en assaillant des universités palestiniennes et en les forçant à fermer, et en restreignant la liberté de mouvement des Palestiniens ;

Attendu qu’Israël a empêché l’accès d’universitaires du monde entier aux universités palestiniennes, en mettant notamment en place des interdictions de longue durée relatives aux voyages dans les territoires palestiniens occupés ;

Attendu que les universités israéliennes jouent un rôle clé dans l’organisation, la mise en œuvre et la justification de l’occupation militaire illégale par Israël et poursuivent une relation étroite d’assistance à l’armée israélienne, notamment en participant au développement de systèmes d’armement, en fournissant une justification des actions militaires et des meurtres extrajudiciaires, en récompensant les étudiants qui servent dans les troupes d’occupation, en élaborant et en dispensant des programmes spéciaux destinés aux soldats et aux gradés, en construisant en territoire occupé, et en pratiquant une discrimination systématique envers les étudiants non-juifs ;

Attendu que la société civile palestinienne, et notamment la Fédération palestinienne des Syndicats de professeurs et d’employés des universités, a demandé aux hommes et femmes de conscience du monde entier de les rejoindre pour mener des campagnes de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) afin d’exercer une forme de pression non violente sur Israël jusqu’à ce que celui-ci se conforme au droit international ;

Il est donc résolu que :

La BRISMES manifestera sa solidarité avec nos collègues palestiniens, qui vivent sous l’occupation et le siège militaires, en approuvant l’appel au boycott des institutions universitaires israéliennes jusqu’à ce que ces institutions cessent officiellement de soutenir les violations des droits des Palestiniens et de s’en montrer complices, conformément aux dispositions du droit international ;

La BRISMES apportera son assistance aux évènements à caractère éducatif, discussions et débats menés parmi ses membres sur le boycott des institutions universitaires israéliennes, notamment au moyen de ses publications, conférences et évènements appropriés ;

La BRISMES assurera la formation de ses membres au sujet des modalités du boycott des institutions universitaires israéliennes dans le cadre de leur pratique professionnelle, et les encouragera à l’appliquer. Ce boycott concerne uniquement les institutions universitaires israéliennes et non les universitaires en tant qu’individus ;

La BRISMES soutiendra le droit des universitaires à mener des recherches et à publier des travaux sur le boycott des institutions universitaires israéliennes, et à s’exprimer en public en faveur de ce boycott.

 

Maha Abdelrahman, Reader in Development Studies and Middle East Politics, University of Cambridge

Reem Abou-El-Fadl, Lecturer in Comparative Politics of the Middle East, SOAS, University of London

Marta Agosti Pinilla, PhD, SOAS, University of London

Sabrien Amrov, Doctoral Researcher, Department of Geography, University of Toronto

Raymond Bush, Professor of African Studies, School of Politics and International Studies, University of Leeds

John Chalcraft, Professor of Middle East History and Politics, BRISMES Trustee, London School of Economics and Political Science (LSE)

Fabio Cristiano, Doctoral Researcher, Department of Political Science, Lund University

Marwan Darweish, Principal lecturer in Peace Studies, Coventry University

James Dickins, Professor of Arabic, BRISMES Trustee, School of Languages, Cultures and Societies, University of Leeds

Sai Englert, Visiting Lecturer in Politics & International Relations, New College of the Humanities, London

Khaled Fahmy, Sultan Qaboos Bin Sa’id Professor of Modern Arabic Studies, University of Cambridge

Neve Gordon, Marie Curie Fellow and Professor of International Law, Queen Mary, University of London

Adam Hanieh, Reader in Development Studies, SOAS, University of London

Aula Hariri, Research Officer, Middle East Centre, BRISMES Trustee, London School of Economics and Political Science (LSE)

Tim Jacoby, Professor, Global Development Institute, BRISMES Trustee, University of Manchester

Laleh Khalili, Professor in Middle Eastern Politics, SOAS, University of London

Dina Matar, Reader in Arab Media and Political Communication, SOAS, University of London

Vivienne Matthies-Boon, Assistant Professor in the International Relations of the Middle East, BRISMES Trustee, Department of Political Science, University of Amsterdam

Martha Mundy, Professor Emerita of Anthropology, London School of Economics and Political Science (LSE)

Jacob Norris, Senior Lecturer in Middle East History, University of Sussex

Hussein Omar, Lecturer in Modern Global History, University College Dublin

Nicola Perugini, Senior Lecturer in International Relations, University of Edinburgh

Sharri Plonski, Lecturer in International Politics, Queen Mary, University of London

Nicola Pratt, Reader in International Politics of the Middle East, BRISMES Trustee, University of Warwick

Mezna Qato, Junior Research Fellow, King’s College, University of Cambridge

Ruba Salih, Reader in Gender Studies, SOAS, University of London

David Seddon, Professor, Department of Geography, University College London

Patricia Sellick, Associate Professor, Centre for Trust, Peace and Social Relations, Coventry University

Andrea Teti, Senior Lecturer in International Relations, BRISMES Trustee, University of Aberdeen

Teodora Todorova, Teaching Fellow in Sociology, University of Warwick

Lewis Turner, Postdoctoral Researcher, Arnold Bergstraesser Institute, University of Freiburg

Elian Weizman, Lecturer in Middle East Politics, SOAS, University of London

Mark Zeitoun, Professor of Water Security and Policy, School of International Development, University of East Anglia

Rafeef Ziadah, Lecturer in Comparative Politics of the Middle East, SOAS, University of London

 

Signatures de membres de la BRISMES ajoutées depuis le 4 juin 2019

Lucia Ardovini, Research Fellow, Swedish Institute of International Affairs

Erika Biagini, Postdoctoral Researcher, Dublin City University

Marilyn Booth, Khalid bin Abdullah Al Saud Professor for the Study of the Contemporary Arab World, Oriental Institute and Magdalen College, University of Oxford

Catherine Cobham, Lecturer, Head of Department of Arabic and Persian, University of St Andrews

José Ciro Martínez, Research Fellow, Trinity College, University of Cambridge

John Moreton, Part-Time Tutor, Arabic and Turkish, School of Languages, Cultures and Societies, University of Leeds

Dalia Mostafa, Lecturer in Arabic and Comparative Literature, University of Manchester

Bill V. Mullen, Professor of American Studies, Purdue University

Aya Nassar, Teaching Fellow, Department of Geography, University of Sussex

Katie Natanel, Lecturer in Gender Studies, University of Exeter

Paola Rivetti, Assistant Professor in the Politics of the Middle East and International Relations, Dublin City University

Alaa Tartir, Research Associate, The Graduate Institute of International and Development Studies, Switzerland

Janet Watson, Professor, School of Languages, Cultures and Societies, University of Leeds

 

Appui apporté par des membres potentiels de la BRISMES depuis le 4 juin 2019

Gilbert Achcar, Professor of Development Studies and International Relations, SOAS, University of London

Jamie Allinson, Lecturer, University of Edinburgh

Omar Al-Shehabi, Director of the Gulf Centre for Development Policies, Associate Professor in Political Economy at the Gulf University for Science and Technology, Kuwait

Mona Baker, Professor Emerita of Translation Studies, School of Arts, Languages and Cultures, University of Manchester

Luke Bhatia, Lecturer in International Politics, University of Manchester

Haim Bresheeth, Professor, SOAS, University of London

Stephanie Cronin, Elahé Omidyar Mir-Djalali Research Fellow at St Antony’s College, University of Oxford

Fawaz Gerges, Professor of International Relations, London School of Economics and Political Science (LSE)

Vahideh Golzard, Lecturer in Persian Language and Audio-Visual Culture, University of Leeds

Rebecca Ruth Gould, Professor, Islamic World & Comparative Literature, University of Birmingham

Mona Harb, Professor of Urban Studies and Politics, American University of Beirut

Tajul Islam, Lecturer in Islamic Studies, University of Leeds

Ruba Khamam, Lecturer in Arabic, University of Leeds

Nur Masalha, Professor, Centre of Palestine Studies, SOAS, University of London

Mazen Masri, Senior Lecturer in Law, City, University of London

Professor Ilan Pappé, Professor of History, Director of the European Centre for Palestine Studies

Hicham Safieddine, Lecturer in the History of the Modern Middle East, King’s College, London

Myriam Salama-Carr, Honorary Research Fellow, School of Arts, Languages and Cultures, University of Manchester

Salman Sayyid, Professor of Social Theory and Decolonial Thought, Head of School of Sociology and Social Policy, University of Leeds

John Sidel, Sir Patrick Gillam Chair in International and Comparative Politics, Department of Government, London School of Economics and Political Science (LSE)

G. Rex Smith, Visiting Professor, School of Languages, Cultures and Societies, University of Leeds

Rasha Soliman, Lecturer in Arabic Language, University of Leeds

Lucia Sorbrera, Senior Lecturer, Chair of Arabic Studies Department, University of Sydney

Source : PACBI

Traduction : SM pour BDS France




Le métro de Mexico annule partiellement des événements israéliens et une exposition de photos à cause des mensonges de l’ambassade d’Israël

24 mai 2019 / Par Palestinian BDS National Committee (BNC) : Le Comité national palestinien de BDS (BNC) / Mexico, Latin America

À la suite de manifestations, le métro de la ville de Mexico a retiré 12 photographies de l’exposition « Un regard sur Israël » financée par l’ambassade d’Israël au Mexique.

Notre mobilisation a réussi à démonter la propagande israélienne :

Une partie de l’exposition de photos d’Israël et d’autres événements de « blanchiment culturel » dans le métro de la ville de Mexico ont été annulés !

À la suite de manifestations, le métro de la ville de Mexico a retiré 12 photos de l’exposition « Un regard sur Israël » financée par l’ambassade d’Israël au Mexique. L’exposition était installée dans deux stations de métro, dans le cadre d’un mois entier d’activités, qui incluaient également des danses, ainsi qu’une semaine de projections de films. Un spectacle de danse organisé par l’ambassade d’Israël le 15 mai, Jour de la Nakba, et la plupart des projections de films ont également été annulés à la suite de manifestations en faveur des droits des Palestiniens.

Le métro de la ville de Mexico transporte plus de 5.5 millions de passagers à travers la ville chaque jour.

La ville de Mexico a demandé que les photos soient retirées après que près de 40 organisations, syndicats et réseaux mexicains, ainsi que les missions diplomatiques de la Palestine, du monde arabe et d’États membres de l’Organisation de la coopération islamique se soient exprimé contre l’exposition parce qu’elle ne respectait pas le droit international et la position mexicaine officielle sur les territoires qu’Israël occupe.

L’administration de la ville a retiré les 12 photos immédiatement après avoir été notifiée qu’elles présentaient à tort des images du Plateau du Golan, de Jérusalem-Est et de la Cisjordanie comme faisant partie d’Israël. Ces territoires sont soumis à l’occupation militaire brutale d’Israël. Selon la résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations Unies, passée en 1967, ces territoires sont considérés comme occupés et n’appartiennent donc pas à Israël, une position adoptée par le Mexique la même année et qui n’a pas changé.

Mahmoud Nawaja’a, coordinateur général du Comité national palestinien pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BNC), a déclaré :

Le fait que l’ambassade d’Israël ait menti en présentant ces territoires comme israéliens n’est pas un hasard. Cela fait partie de la stratégie d’Israël pour légitimer ses tentatives pour annexer illégalement des terres palestiniennes et syrienne. Nous apprécions vivement l’action rapide de la ville de Mexico et son respect du droit international.

Des groupes de la société civile manifestent contre le mois entier d’activités organisées par l’ambassade d’Israël dans le métro de la ville de Mexico, y compris les photographies et événements restants, car ils participent à la tentative d’Israël de dissimuler son régime d’apartheid et l’occupation militaire en utilisant l’art et la culture.

Mahmoud Nawaja’a a déclaré:

Le gouvernement israélien utilise régulièrement l’art et la culture pour détourner l’attention de ses crimes contre le peuple palestinien et ses violations du droit international. Nous en appelons de tout notre cœur à la ville de Mexico et aux organisations des droits humains dans cette ville pour qu’ils refusent tous les spectacles ou expositions qui sont financés par le gouvernement israélien ou ses ambassades, jusqu’à ce qu’Israël respecte tous les droits des Palestiniens.

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Le Comité national de BDS (BNC) est la plus grande coalition de la société civile palestinienne. Il dirige et soutient le mouvement mondial de Boycott, Désinvestissement et Sanctions pour les droits des Palestiniens.

Traduction : MUV pour BDS France

Source : bdsmovement.net / BNC




Boycottez le Festival international de films LGBT de Tel Aviv

Les queers palestiniens et leurs alliés au sein du mouvement BDS lancent un appel au boycott du Festival international de films LGBT de Tel Aviv (TLVFest) qui aura lieu du 6 au15 juin 2019. Nous demandons aux cinéastes du monde entier de refuser de participer à ce festival parrainé par le gouvernement et de respecter l’appel palestinien à un boycott culturel d’Israël tant que les droits humains des Palestiniens ne seront pas respectés. Les Palestiniens font appel aux personnes dotées d’une conscience, dans le monde entier, pour qu’Israël ait à répondre de ses violations du droit international, et demandent en particulier aux artistes de ne pas donner de spectacles ou présenter leurs œuvres en Israël. L’appel au boycott culturel lancé par les Palestiniens a été entendu par un nombre croissant de personnalités culturelles internationales, notamment les cinéastes John Greyson, Mira Nair, Ken Loach, The Yes Men et Mike Leigh. Il s’agit d’envoyer un message à Israël : tant qu’Israël continuera à opprimer les Palestiniens et à les priver de leurs droits, on ne pourra pas agir comme si de rien n’était.

En 2017 et en 2018, plus de 20 cinéastes et artistes ont annulé leur participation ou ont déclaré soutenir le boycott du TLVFest par solidarité avec l’appel lancé par les queers palestiniens. Le réalisateur sud-africain John Trengove s’est exprimé en ces termes :

« Alors que les souffrances de la lutte contre l’Apartheid sont encore à vif dans notre conscience collective, cette question reste … extrêmement sensible pour de nombreux Sud-Africains. …étant donné ce que je sais aujourd’hui, il me semble que je dois impérativement éviter toute participation. … Il est impossible de fermer les yeux sur le fait que ce festival (et ma participation à l’évènement) pourrait servir à distraire l’attention des violations des droits humains commises par l’État d’Israël. »

Le Festival international de films LGBT de Tel Aviv est parrainé par des entités israéliennes qui sont pleinement complices de violations du droit international. Un des parrains du festival, le ministère israélien de la Culture, a un rôle central dans le projet Brand Israel lancé en 2005 pour promouvoir à l’étranger une image positive d’Israël et détourner ainsi l’attention de la réalité quotidienne de l’occupation et des violences contre les Palestiniens.

TLVFest s’appuie sur l’utilisation cynique des droits des gays – connue sous le nom de Pinkwashing – pour détourner les regards de l’occupation, du colonialisme de peuplement et de l’apartheid qu’Israël met en œuvre et pour normaliser ces pratiques. Le boycott culturel n’a donc pas pour but de censurer des créations artistiques ; il s’agit plutôt de demander à des artistes internationaux, notamment des cinéastes, de ne pas participer à des évènements culturels israéliens complices du Pinkwashing et/ou parrainés par l’État israélien, jusqu’au jour où Israël respectera les droits humains des Palestiniens.

Nous demandons aux cinéastes de ne pas tolérer que leur liberté artistique et leur voix soient récupérées par l’État israélien et ses collaborateurs, tels que TLVFest et TLVPride 2018. Le Pinkwashing cherche à faire de vous, pour citer Yaniv Weizman, porte-parole LGBT de la municipalité de Tel Aviv, “un ambassadeur d’Israël“.

Si vous participez à TLVFest, votre œuvre sera présentée à Tel Aviv tandis qu’Israël continue le massacre prolongé qui a tué en 2018 295 Palestiniens, y compris des enfants, à Gaza et en Cisjordanie. Plus de 29 000 personnes ont été blessées ; dans bien des cas, les blessures étaient si graves qu’elles ont imposé l’amputation de membres. Israël célèbrera la Pride et le TLVFest pendant que les familles palestiniennes continueront à pleurer la mort de leurs proches.

Alors que les gouvernements ne souhaitent pas contraindre Israël à répondre de ses actes, la pression exercée par la société civile internationale, comparable à celle qui a été appliquée à l’Afrique du Sud de l’apartheid, représente un moyen d’action efficace et donne de l’espoir aux Palestiniens – y compris les queers palestiniens – dans leur combat pour la liberté, la justice et l’égalité.

Comme votre travail de cinéastes joue un rôle déterminant en donnant une visibilité aux communautés LGBT, aux injustices contre les LGBT et à l’émancipation des LGBT, nous espérons que vous ne garderez pas les yeux fermés face à la réalité fallacieuse présentée par Israël et que vous vous opposerez fermement à l’injustice et à l’occupation en refusant de participer à TLVFest.

Bien cordialement,

Pinkwatching Israel

Pinkwatching est un collectif de queers palestiniens et de leurs alliés au sein du mouvement dirigé par les Palestiniens de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) pour la liberté, la justice et l’égalité. Nous nous opposons aux menées d’Israël et d’institutions complices qui cherchent à utiliser les droits des gays pour détourner l’attention de l’oppression constante du peuple palestinien et pour la justifier.

Source : PinkWatching Israel

Traduction SM pour BDS France




Et le gagnant de l’Eurovision dans la Tel Aviv de l’apartheid est…

18 mai 2019
Par : PACBI (Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel), la Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël de BDS

Alors que le concours de l’Eurovision touche à sa fin dans la Tel Aviv de l’apartheid, le gagnant est déjà connu : le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) pour les droits des Palestiniens.

Plus de 150 000 Européens ou autres ont signé des pétitions appelant au boycott du concours, des centaines d’artistes connus y ont apporté leur soutien, y compris d’anciens participants à l’Eurovision et l’un de ses gagnants, et plus de 100 organisations et centres LGBT+ se sont joint à l’appel.

Après avoir affirmé depuis des mois que des dizaines de milliers de touristes se rendraient à la Tel Aviv de l’apartheid pour le concours, les organisateurs israéliens admettent maintenant que seuls 5 000 à 7 000 personnes – une fraction de ceux qui était attendusétaient arrivés, signe clair que la campagne mondiale de BDS menée depuis une année est un succès.

Nous construisons notre mouvement, poussant à la reconnaissance des droits des Palestiniens, y compris les droits de nos réfugiés, et recevant un soutien sans précédent pour isoler le régime israélien d’apartheid et d’occupation. Ensemble, nous sommes parvenus à empêcher le régime israélien d’utiliser l’Eurovision, le plus grand événement non-sportif télévisé au monde, pour cacher derrière l’art ses crimes contre les Palestiniens, commis en particulier dans la Bande de Gaza assiégée.

Avec des mobilisations dans plus de 25 pays autour du monde, BDS a reçu un nouveau soutien pour notre mouvement grandissant, au-delà des attentes les plus optimistes, grâce au soutien de tant de personnes qui agissent au nom de leurs principes, et aux efforts sans relâche de militants des droits humains.

Nous vous présentons ici le contexte de cette campagne, célébrons notre travail collectif et listons les principales étapes.

Israël a massacré 62 Palestiniens à Gaza, dont 6 enfants, juste deux jours après sa victoire à l’Eurovision le 12 mai 2018. Plus tard ce même jour, la gagnante israélienne Netta Barzilai a donné un concert pour célébrer cette victoire dans la Tel Aviv de l’apartheid, organisé par le maire, et a déclaré « nous avons des raisons d’être heureux ».

L’appel à boycotter la tenue de l’Eurovision en Israël qui a suivi a été initié par des organisations culturelles et des journalistes palestiniens, demandant le 20 juin 2018 si les organisateurs de l’Eurovision auraient accepté que « le concours se tienne dans l’Afrique du Sud de l’apartheid ? ».

Ils ajoutaient que « seule une pression internationale efficace et soutenue obligerait Israël à respecter ses obligations en droit international et les droits humains des Palestiniens ».

Face à une campagne grandissante dans de nombreux pays, le gouvernement a rapidement laissé tomber sa demande insistante que le concours se tienne à Jérusalem, une première victoire pour la campagne de boycott du concours.

Mais quelle que soit la ville dans laquelle se tiendrait le concours, s’il était organisé par Israël, la campagne BDS menée contre lui devait continuer et s’intensifier.

Israël s’est effectivement déclaré lui-même un état d’apartheid peu après, son glissement continu vers l’extrême-droite se faisant plus évident que jamais.

Dans plus de la moitié des 41 pays participant au concours, des appels de BDS divers et créatifs ont été entendus, notamment en Allemagne, Australie, Belgique, au Danemark, dans l’État espagnol, en Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, à Malte, en Norvège, aux Pays-Bas, en Pologne, au Portugal, en République tchèque, au Royaume-Uni, en Slovénie, Suède et Suisse.

Aux États-Unis, Jewish Voice for Peace s’est joint aux appels grandissants au boycott du concours dans le monde.

En septembre dernier, un grand nombre d’artistes reconnus, d’anciens participants à l’Eurovision et l’un de ses gagnants ont soutenu « l’appel sincère des artistes palestiniens » dans une lettre ouverte qui a reçu une large couverture dans les médias du monde entier.

Ils ont écrit : « Tant que les Palestiniens ne jouiront pas de la liberté, de la justice et de droits égaux, on ne devrait pas continuer à traiter normalement avec l’État qui leur dénie leurs droits fondamentaux ».

La gagnante de l’Eurovision en 2018 et son ambassadrice culturelle, Netty Barzilai, a fait une tournée en Europe en novembre dernier. Des militants des droits humains ont manifesté lors de ses spectacles après un appel des queers palestiniens qui ont mis en lumière son recrutement comme ambassadrice d’Israël, ce qui soumet ses activités à ce boycott institutionnel auquel la société civile palestinienne appelle.

En décembre, des chanteurs éligibles à l’Eurovision, lors de la très populaire émission de télévision de l’État espagnol Operación Triunfo, ont déclaré que le fait qu’Israël accueille le concours était « regrettable » et qu’ils préfèreraient qu’il ait lieu ailleurs, étant donné la couverture médiatique croissante de la campagne de BDS.

Quelques semaines plus tard, le groupe britannique The Tuts, qui allaient ensuite faire une tournée avec The Specials, annonçait qu’il avait été invité à l’émission de télévision de la BBC You Decide, qui sélectionne le candidat du Royaume-Uni à l’Eurovision, mais qu’il avait refusé d’y participer, et il a été largement acclamé pour cela sur les réseaux sociaux.

Il y a juste quelques jours, des défenseurs des droits humains à Paris sont montés sur la scène, en live pendant l’émission télévisée de sélection du finaliste pour l’Eurovision, en clamant que le concours devait être boycotté.

Peu après, 50 personnalités culturelles britanniques connues ont écrit une lettre à la BBC, exhortant la chaîne à faire pression pour que l’Eurovision ait lieu ailleurs.

Le même jour, de nombreux groupes LGBT+ publiaient un appel au boycott de l’Eurovision et de la Gay Pride de Tel Aviv, en soutien aux queers palestiniens et contre la tentative cynique d’Israël de dissimuler sa politique envers les Palestiniens derrière un affichage pro-LGBT+ (« pinkwashing », mot proche de celui de blanchiment, mais avec la couleur rose).

Plus de 100 groupes, dont BeLongTo, l’organisation nationale irlandaise des jeunes LGBT+, et les sections de Naples et de Padoue d’Arcigay, la plus ancienne et plus grande organisation italienne pro-LGBT+, ont maintenant souscrit à l’appel.

En février, le réalisateur Julio Pérez del Campo a soutenu l’appel à boycotter l’Eurovision lors de son discours de remerciements aux Goya Awards (les « Oscars » de l’État espagnol).

Quelques semaines plus tard, le compositeur et producteur légendaire Brian Eno a écrit une tribune exhortant le candidat du Royaume-Uni à l’Eurovision à « contribuer à garantir qu’on se souviendrait de l’Eurovision 2019 comme de l’occasion qu’on avait eu de protester au nom de ses principes, et non comme d’un épisode supplémentaire de blanchiment culturel ».

Le mois suivant, Haneen Maikey, directrice de alQaws for Sexual & Gender Diversity in Palestinian Society (alQaws pour une diversité sexuelle et de genre dans la société palestinienne), une organisation politique populaire de queers palestiniens, basée à Jérusalem, et Hilary Aked, une auteure, chercheuse et militante basée à Londres, ont écrit un article dans The Independent, détaillant la manière dont Israël exploite l’identité LGBT+ pour camoufler ses crimes.

Cet article faisait suite à un autre article dans les médias irlandais sur la politique israélienne de dissimulation de l’occupation et de l’apartheid derrière une mise en avant des LGBT+.

Quelques mois avant le concours, alors que les pays en compétition étaient en train de sélectionner leurs candidats, le boycott de l’Eurovision était déjà soutenu par des syndicats, tels que le Musicians’ Union of Ireland (le syndicat des musiciens d’Irlande), Irish Equity et la CGT, ainsi que des partis politiques et des politiciens d’Europe et d’ailleurs.

Plus de 100 artistes palestiniens – dont des metteurs en scènes, des musiciens, des poètes et d’autres artistes récompensés – ont ensuite appelé les candidats à l’Eurovision à se retirer, dans une lettre ouverte.

« En tant qu’artistes palestiniens – brutalisés, assiégés, occupés ou exilés – nous ne pouvons pas offrir les paillettes et le glamour de l’Eurovision. Nous pouvons offrir beaucoup mieux : une place dans les livres d’histoire. »

Quelques jours plus tard, 26 artistes israéliens appelaient également les participants à l’Eurovision à se retirer, écrivant : « En tant qu’artistes, nous ne pouvons pas rester assis alors que nos homologues palestiniens souffrent d’être réduits au silence, déshumanisés et soumis à la violence, et nous vous demandons de vous joindre à nous pour le dénoncer ».

Des militants des droits humains et des artistes dans de nombreux pays participant au concours ont interpellé de manière privée ou publique des candidats à l’Eurovision, des médias, des organisateurs, des juges et d’autres encore.

Lorsqu’il a été annoncé en avril que Madonna se produirait à l’Eurovision, la couverture des médias a démontré la prédominance de BDS sur les tentatives d’Israël de blanchir l’apartheid par l’art.

PACBI a exhorté Madonna d’annuler, l’informant que « le gouvernement fanatique, d’extrême-droite d’Israël exploite cyniquement votre performance, et celle des candidats, pour marquer son oppression croissante des Palestiniens ».

Speed Sisters, une équipe féminine de course que Madonna avait louée auparavant pour leur « combat pour la liberté en Palestine », l’ont aussi appelé à annuler.

Près de 40 000 personnes ont signé la pétition de PACBI et de Jewish Voice for Peace exhortant Madonna à « se tenir avec nous du bon côté de l’histoire ».

Des dizaines de femmes artistes palestiniennes ont également écrit une lettre ouverte à Madonna : « Lorsque les murs s’écrouleront et que la liberté et la justice résonneront enfin, nous vous inviterons à venir partager votre musique avec nous tous dans ce pays ».

Le compositeur et musicien israélien Ohal Grietzer a écrit un appel à Madonna, lui reprochant d’« ignorer les femmes palestiniennes qui la supplient d’être à leurs côtés, ou au moins de ne pas leur faire entrave alors qu’elles établissent des voies pour défendre et réclamer leurs droits ».

Madonna a finalement montré que son soutien tant vanté aux droits humains n’allait pas jusqu’à soutenir les appels des opprimés qu’elle prétend soutenir. La réponse de PACBI a été largement couverte par les principaux médias et les agences internationales de presse.

Entre-temps, deux musiciens d’électro, Jaakko Eino Kalevi et Onra, s’étaient retirés de la soirée sur la plage Electrovision, sponsorisée par l’UE et organisée en marge de l’Eurovision au « village de l’Eurovision », dans le parc Charles Clore de Tel Aviv. Le parc est construit sur le site de Al Manshiyya, un quartier palestinien dont le nettoyage ethnique a ouvert la voie à la création d’Israël.

Comme un signe des liens de plus en plus étroits, au nom de leurs principes, de divers groupes populaires de lutte avec BDS, le centre LGBT+ El Casal Lambda de Barcelone, établi de longue date, a annulé sa fête de l’Eurovision, au nom de « sa grande et ancienne expérience de la défense des droits humains ». L’organisation des jeunes LGBT+ de Copenhague a annulé la projection de l’Eurovision et célébré à la place la musique des gagnants iconiques de l’Eurovision, Abba, en signe d’opposition à l’agenda de « pinkwashing » d’Israël.

Plusieurs tribunes, rapports et articles ont mis en lumière cette politique israélienne de « pinkwashing » et amplifié les voix des queers palestiniens, de militants israéliens et internationaux, d’artistes et d’écrivains.

Ghadir Shafie, Co-directrice d’Aswat, le Centre palestinien féministe pour les libertés sexuelles et de genre, et le militant palestinien LGBT+ Elias Wakeem ont été interviewés pour l’émission de la chaîne britannique Channel 4 « News Uncovered » sur le « pinkwashing » d’Israël.

Le syndicat des étudiants de la prestigieuse Queen’s University de Belfast a également annulé sa soirée Eurovision, et à Melbourne, un bar LGBT+ a annulé la projection de l’Eurovision lors de la sélection du candidat australien en raison des « problèmes de droits humains autour de l’Eurovision cette année ».

Des dizaines de soirées Eurovision « apartheid-free » ont été organisées en Europe par des fans de l’Eurovision et des défenseurs des droits humains à la place des émissions produites depuis la Tel Aviv de l’apartheid.

Plusieurs manifestations et perturbations ont eu lieu durant la semaine de l’Eurovision dans la Tel Aviv de l’apartheid, des militants internationaux et israéliens attirant ainsi l’attention des médias du monde entier.

Globalvision, un Eurovision alternatif qui sera retransmis en live, présentera au même moment que l’Eurovision des artistes palestiniens et internationaux, comme par exemple Brian Eno, DAM et beaucoup d’autres.

La campagne de toute une année de BDS pour boycotter la tenue de l’Eurovision dans l’Israël de l’apartheid a dépassé nos attentes, elle a apporté à notre mouvement de défense des droits humains de nouveaux soutiens, et nous a permis de créer des liens, au nom des principes que nous partageons, avec des combats anti-racistes, féministes, LGBT+ et d’autres encore.

C’est pourquoi le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens est le vrai gagnant de l’Eurovision !

Traduction : MUV pour BDS France
Source : bdsmovement.net / PACBI




PalestineVision à Argenteuil, un beau moment de solidarité !

Plus de 120 personnes ont assisté hier soir à la « PalestineVision » qui a été organisée pour un boycott actif de l’Eurovision qui se tenait au même moment à Tel Aviv, en Apartheid Israël.

 

Après des interventions sur BDS, la vidéo de l’émission  « Palestine Vision  » a été projetée,  qui a permis à certains-es de découvrir la culture et la chanson palestiniennes, avec ces « Chansons pour la Palestine », composées depuis 70 ans.

On peut maintenant la voir ICI dans son intégralité.

Se sont succédées ensuite de belles prestations artistiques, avec les chants/musiques de nos camarades Atmane de BDS France Saint-Étienne, Hassan de BDS France Tours, et la chanteuse palestinienne Abeer d’Artists for Palestine.

Un beau et fort moment militant, qui a attiré de nombreux habitant-e-s du quartier populaire de la dalle d’Argenteuil.
Un grand bravo à tous-tes les camarades d’Argenteuil Palestine Solidarité qui ont travaillé dur pour cette soirée alternative !

Imen Habib, Dominique Grange, Tardi et Abeer Hamad