Le métro de Mexico annule partiellement des événements israéliens et une exposition de photos à cause des mensonges de l’ambassade d’Israël

24 mai 2019 / Par Palestinian BDS National Committee (BNC) : Le Comité national palestinien de BDS (BNC) / Mexico, Latin America

À la suite de manifestations, le métro de la ville de Mexico a retiré 12 photographies de l’exposition « Un regard sur Israël » financée par l’ambassade d’Israël au Mexique.

Notre mobilisation a réussi à démonter la propagande israélienne :

Une partie de l’exposition de photos d’Israël et d’autres événements de « blanchiment culturel » dans le métro de la ville de Mexico ont été annulés !

À la suite de manifestations, le métro de la ville de Mexico a retiré 12 photos de l’exposition « Un regard sur Israël » financée par l’ambassade d’Israël au Mexique. L’exposition était installée dans deux stations de métro, dans le cadre d’un mois entier d’activités, qui incluaient également des danses, ainsi qu’une semaine de projections de films. Un spectacle de danse organisé par l’ambassade d’Israël le 15 mai, Jour de la Nakba, et la plupart des projections de films ont également été annulés à la suite de manifestations en faveur des droits des Palestiniens.

Le métro de la ville de Mexico transporte plus de 5.5 millions de passagers à travers la ville chaque jour.

La ville de Mexico a demandé que les photos soient retirées après que près de 40 organisations, syndicats et réseaux mexicains, ainsi que les missions diplomatiques de la Palestine, du monde arabe et d’États membres de l’Organisation de la coopération islamique se soient exprimé contre l’exposition parce qu’elle ne respectait pas le droit international et la position mexicaine officielle sur les territoires qu’Israël occupe.

L’administration de la ville a retiré les 12 photos immédiatement après avoir été notifiée qu’elles présentaient à tort des images du Plateau du Golan, de Jérusalem-Est et de la Cisjordanie comme faisant partie d’Israël. Ces territoires sont soumis à l’occupation militaire brutale d’Israël. Selon la résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations Unies, passée en 1967, ces territoires sont considérés comme occupés et n’appartiennent donc pas à Israël, une position adoptée par le Mexique la même année et qui n’a pas changé.

Mahmoud Nawaja’a, coordinateur général du Comité national palestinien pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BNC), a déclaré :

Le fait que l’ambassade d’Israël ait menti en présentant ces territoires comme israéliens n’est pas un hasard. Cela fait partie de la stratégie d’Israël pour légitimer ses tentatives pour annexer illégalement des terres palestiniennes et syrienne. Nous apprécions vivement l’action rapide de la ville de Mexico et son respect du droit international.

Des groupes de la société civile manifestent contre le mois entier d’activités organisées par l’ambassade d’Israël dans le métro de la ville de Mexico, y compris les photographies et événements restants, car ils participent à la tentative d’Israël de dissimuler son régime d’apartheid et l’occupation militaire en utilisant l’art et la culture.

Mahmoud Nawaja’a a déclaré:

Le gouvernement israélien utilise régulièrement l’art et la culture pour détourner l’attention de ses crimes contre le peuple palestinien et ses violations du droit international. Nous en appelons de tout notre cœur à la ville de Mexico et aux organisations des droits humains dans cette ville pour qu’ils refusent tous les spectacles ou expositions qui sont financés par le gouvernement israélien ou ses ambassades, jusqu’à ce qu’Israël respecte tous les droits des Palestiniens.

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Le Comité national de BDS (BNC) est la plus grande coalition de la société civile palestinienne. Il dirige et soutient le mouvement mondial de Boycott, Désinvestissement et Sanctions pour les droits des Palestiniens.

Traduction : MUV pour BDS France

Source : bdsmovement.net / BNC




Boycottez le Festival international de films LGBT de Tel Aviv

Les queers palestiniens et leurs alliés au sein du mouvement BDS lancent un appel au boycott du Festival international de films LGBT de Tel Aviv (TLVFest) qui aura lieu du 6 au15 juin 2019. Nous demandons aux cinéastes du monde entier de refuser de participer à ce festival parrainé par le gouvernement et de respecter l’appel palestinien à un boycott culturel d’Israël tant que les droits humains des Palestiniens ne seront pas respectés. Les Palestiniens font appel aux personnes dotées d’une conscience, dans le monde entier, pour qu’Israël ait à répondre de ses violations du droit international, et demandent en particulier aux artistes de ne pas donner de spectacles ou présenter leurs œuvres en Israël. L’appel au boycott culturel lancé par les Palestiniens a été entendu par un nombre croissant de personnalités culturelles internationales, notamment les cinéastes John Greyson, Mira Nair, Ken Loach, The Yes Men et Mike Leigh. Il s’agit d’envoyer un message à Israël : tant qu’Israël continuera à opprimer les Palestiniens et à les priver de leurs droits, on ne pourra pas agir comme si de rien n’était.

En 2017 et en 2018, plus de 20 cinéastes et artistes ont annulé leur participation ou ont déclaré soutenir le boycott du TLVFest par solidarité avec l’appel lancé par les queers palestiniens. Le réalisateur sud-africain John Trengove s’est exprimé en ces termes :

« Alors que les souffrances de la lutte contre l’Apartheid sont encore à vif dans notre conscience collective, cette question reste … extrêmement sensible pour de nombreux Sud-Africains. …étant donné ce que je sais aujourd’hui, il me semble que je dois impérativement éviter toute participation. … Il est impossible de fermer les yeux sur le fait que ce festival (et ma participation à l’évènement) pourrait servir à distraire l’attention des violations des droits humains commises par l’État d’Israël. »

Le Festival international de films LGBT de Tel Aviv est parrainé par des entités israéliennes qui sont pleinement complices de violations du droit international. Un des parrains du festival, le ministère israélien de la Culture, a un rôle central dans le projet Brand Israel lancé en 2005 pour promouvoir à l’étranger une image positive d’Israël et détourner ainsi l’attention de la réalité quotidienne de l’occupation et des violences contre les Palestiniens.

TLVFest s’appuie sur l’utilisation cynique des droits des gays – connue sous le nom de Pinkwashing – pour détourner les regards de l’occupation, du colonialisme de peuplement et de l’apartheid qu’Israël met en œuvre et pour normaliser ces pratiques. Le boycott culturel n’a donc pas pour but de censurer des créations artistiques ; il s’agit plutôt de demander à des artistes internationaux, notamment des cinéastes, de ne pas participer à des évènements culturels israéliens complices du Pinkwashing et/ou parrainés par l’État israélien, jusqu’au jour où Israël respectera les droits humains des Palestiniens.

Nous demandons aux cinéastes de ne pas tolérer que leur liberté artistique et leur voix soient récupérées par l’État israélien et ses collaborateurs, tels que TLVFest et TLVPride 2018. Le Pinkwashing cherche à faire de vous, pour citer Yaniv Weizman, porte-parole LGBT de la municipalité de Tel Aviv, “un ambassadeur d’Israël“.

Si vous participez à TLVFest, votre œuvre sera présentée à Tel Aviv tandis qu’Israël continue le massacre prolongé qui a tué en 2018 295 Palestiniens, y compris des enfants, à Gaza et en Cisjordanie. Plus de 29 000 personnes ont été blessées ; dans bien des cas, les blessures étaient si graves qu’elles ont imposé l’amputation de membres. Israël célèbrera la Pride et le TLVFest pendant que les familles palestiniennes continueront à pleurer la mort de leurs proches.

Alors que les gouvernements ne souhaitent pas contraindre Israël à répondre de ses actes, la pression exercée par la société civile internationale, comparable à celle qui a été appliquée à l’Afrique du Sud de l’apartheid, représente un moyen d’action efficace et donne de l’espoir aux Palestiniens – y compris les queers palestiniens – dans leur combat pour la liberté, la justice et l’égalité.

Comme votre travail de cinéastes joue un rôle déterminant en donnant une visibilité aux communautés LGBT, aux injustices contre les LGBT et à l’émancipation des LGBT, nous espérons que vous ne garderez pas les yeux fermés face à la réalité fallacieuse présentée par Israël et que vous vous opposerez fermement à l’injustice et à l’occupation en refusant de participer à TLVFest.

Bien cordialement,

Pinkwatching Israel

Pinkwatching est un collectif de queers palestiniens et de leurs alliés au sein du mouvement dirigé par les Palestiniens de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) pour la liberté, la justice et l’égalité. Nous nous opposons aux menées d’Israël et d’institutions complices qui cherchent à utiliser les droits des gays pour détourner l’attention de l’oppression constante du peuple palestinien et pour la justifier.

Source : PinkWatching Israel

Traduction SM pour BDS France




Et le gagnant de l’Eurovision dans la Tel Aviv de l’apartheid est…

18 mai 2019
Par : PACBI (Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel), la Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël de BDS

Alors que le concours de l’Eurovision touche à sa fin dans la Tel Aviv de l’apartheid, le gagnant est déjà connu : le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) pour les droits des Palestiniens.

Plus de 150 000 Européens ou autres ont signé des pétitions appelant au boycott du concours, des centaines d’artistes connus y ont apporté leur soutien, y compris d’anciens participants à l’Eurovision et l’un de ses gagnants, et plus de 100 organisations et centres LGBT+ se sont joint à l’appel.

Après avoir affirmé depuis des mois que des dizaines de milliers de touristes se rendraient à la Tel Aviv de l’apartheid pour le concours, les organisateurs israéliens admettent maintenant que seuls 5 000 à 7 000 personnes – une fraction de ceux qui était attendusétaient arrivés, signe clair que la campagne mondiale de BDS menée depuis une année est un succès.

Nous construisons notre mouvement, poussant à la reconnaissance des droits des Palestiniens, y compris les droits de nos réfugiés, et recevant un soutien sans précédent pour isoler le régime israélien d’apartheid et d’occupation. Ensemble, nous sommes parvenus à empêcher le régime israélien d’utiliser l’Eurovision, le plus grand événement non-sportif télévisé au monde, pour cacher derrière l’art ses crimes contre les Palestiniens, commis en particulier dans la Bande de Gaza assiégée.

Avec des mobilisations dans plus de 25 pays autour du monde, BDS a reçu un nouveau soutien pour notre mouvement grandissant, au-delà des attentes les plus optimistes, grâce au soutien de tant de personnes qui agissent au nom de leurs principes, et aux efforts sans relâche de militants des droits humains.

Nous vous présentons ici le contexte de cette campagne, célébrons notre travail collectif et listons les principales étapes.

Israël a massacré 62 Palestiniens à Gaza, dont 6 enfants, juste deux jours après sa victoire à l’Eurovision le 12 mai 2018. Plus tard ce même jour, la gagnante israélienne Netta Barzilai a donné un concert pour célébrer cette victoire dans la Tel Aviv de l’apartheid, organisé par le maire, et a déclaré « nous avons des raisons d’être heureux ».

L’appel à boycotter la tenue de l’Eurovision en Israël qui a suivi a été initié par des organisations culturelles et des journalistes palestiniens, demandant le 20 juin 2018 si les organisateurs de l’Eurovision auraient accepté que « le concours se tienne dans l’Afrique du Sud de l’apartheid ? ».

Ils ajoutaient que « seule une pression internationale efficace et soutenue obligerait Israël à respecter ses obligations en droit international et les droits humains des Palestiniens ».

Face à une campagne grandissante dans de nombreux pays, le gouvernement a rapidement laissé tomber sa demande insistante que le concours se tienne à Jérusalem, une première victoire pour la campagne de boycott du concours.

Mais quelle que soit la ville dans laquelle se tiendrait le concours, s’il était organisé par Israël, la campagne BDS menée contre lui devait continuer et s’intensifier.

Israël s’est effectivement déclaré lui-même un état d’apartheid peu après, son glissement continu vers l’extrême-droite se faisant plus évident que jamais.

Dans plus de la moitié des 41 pays participant au concours, des appels de BDS divers et créatifs ont été entendus, notamment en Allemagne, Australie, Belgique, au Danemark, dans l’État espagnol, en Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, à Malte, en Norvège, aux Pays-Bas, en Pologne, au Portugal, en République tchèque, au Royaume-Uni, en Slovénie, Suède et Suisse.

Aux États-Unis, Jewish Voice for Peace s’est joint aux appels grandissants au boycott du concours dans le monde.

En septembre dernier, un grand nombre d’artistes reconnus, d’anciens participants à l’Eurovision et l’un de ses gagnants ont soutenu « l’appel sincère des artistes palestiniens » dans une lettre ouverte qui a reçu une large couverture dans les médias du monde entier.

Ils ont écrit : « Tant que les Palestiniens ne jouiront pas de la liberté, de la justice et de droits égaux, on ne devrait pas continuer à traiter normalement avec l’État qui leur dénie leurs droits fondamentaux ».

La gagnante de l’Eurovision en 2018 et son ambassadrice culturelle, Netty Barzilai, a fait une tournée en Europe en novembre dernier. Des militants des droits humains ont manifesté lors de ses spectacles après un appel des queers palestiniens qui ont mis en lumière son recrutement comme ambassadrice d’Israël, ce qui soumet ses activités à ce boycott institutionnel auquel la société civile palestinienne appelle.

En décembre, des chanteurs éligibles à l’Eurovision, lors de la très populaire émission de télévision de l’État espagnol Operación Triunfo, ont déclaré que le fait qu’Israël accueille le concours était « regrettable » et qu’ils préfèreraient qu’il ait lieu ailleurs, étant donné la couverture médiatique croissante de la campagne de BDS.

Quelques semaines plus tard, le groupe britannique The Tuts, qui allaient ensuite faire une tournée avec The Specials, annonçait qu’il avait été invité à l’émission de télévision de la BBC You Decide, qui sélectionne le candidat du Royaume-Uni à l’Eurovision, mais qu’il avait refusé d’y participer, et il a été largement acclamé pour cela sur les réseaux sociaux.

Il y a juste quelques jours, des défenseurs des droits humains à Paris sont montés sur la scène, en live pendant l’émission télévisée de sélection du finaliste pour l’Eurovision, en clamant que le concours devait être boycotté.

Peu après, 50 personnalités culturelles britanniques connues ont écrit une lettre à la BBC, exhortant la chaîne à faire pression pour que l’Eurovision ait lieu ailleurs.

Le même jour, de nombreux groupes LGBT+ publiaient un appel au boycott de l’Eurovision et de la Gay Pride de Tel Aviv, en soutien aux queers palestiniens et contre la tentative cynique d’Israël de dissimuler sa politique envers les Palestiniens derrière un affichage pro-LGBT+ (« pinkwashing », mot proche de celui de blanchiment, mais avec la couleur rose).

Plus de 100 groupes, dont BeLongTo, l’organisation nationale irlandaise des jeunes LGBT+, et les sections de Naples et de Padoue d’Arcigay, la plus ancienne et plus grande organisation italienne pro-LGBT+, ont maintenant souscrit à l’appel.

En février, le réalisateur Julio Pérez del Campo a soutenu l’appel à boycotter l’Eurovision lors de son discours de remerciements aux Goya Awards (les « Oscars » de l’État espagnol).

Quelques semaines plus tard, le compositeur et producteur légendaire Brian Eno a écrit une tribune exhortant le candidat du Royaume-Uni à l’Eurovision à « contribuer à garantir qu’on se souviendrait de l’Eurovision 2019 comme de l’occasion qu’on avait eu de protester au nom de ses principes, et non comme d’un épisode supplémentaire de blanchiment culturel ».

Le mois suivant, Haneen Maikey, directrice de alQaws for Sexual & Gender Diversity in Palestinian Society (alQaws pour une diversité sexuelle et de genre dans la société palestinienne), une organisation politique populaire de queers palestiniens, basée à Jérusalem, et Hilary Aked, une auteure, chercheuse et militante basée à Londres, ont écrit un article dans The Independent, détaillant la manière dont Israël exploite l’identité LGBT+ pour camoufler ses crimes.

Cet article faisait suite à un autre article dans les médias irlandais sur la politique israélienne de dissimulation de l’occupation et de l’apartheid derrière une mise en avant des LGBT+.

Quelques mois avant le concours, alors que les pays en compétition étaient en train de sélectionner leurs candidats, le boycott de l’Eurovision était déjà soutenu par des syndicats, tels que le Musicians’ Union of Ireland (le syndicat des musiciens d’Irlande), Irish Equity et la CGT, ainsi que des partis politiques et des politiciens d’Europe et d’ailleurs.

Plus de 100 artistes palestiniens – dont des metteurs en scènes, des musiciens, des poètes et d’autres artistes récompensés – ont ensuite appelé les candidats à l’Eurovision à se retirer, dans une lettre ouverte.

« En tant qu’artistes palestiniens – brutalisés, assiégés, occupés ou exilés – nous ne pouvons pas offrir les paillettes et le glamour de l’Eurovision. Nous pouvons offrir beaucoup mieux : une place dans les livres d’histoire. »

Quelques jours plus tard, 26 artistes israéliens appelaient également les participants à l’Eurovision à se retirer, écrivant : « En tant qu’artistes, nous ne pouvons pas rester assis alors que nos homologues palestiniens souffrent d’être réduits au silence, déshumanisés et soumis à la violence, et nous vous demandons de vous joindre à nous pour le dénoncer ».

Des militants des droits humains et des artistes dans de nombreux pays participant au concours ont interpellé de manière privée ou publique des candidats à l’Eurovision, des médias, des organisateurs, des juges et d’autres encore.

Lorsqu’il a été annoncé en avril que Madonna se produirait à l’Eurovision, la couverture des médias a démontré la prédominance de BDS sur les tentatives d’Israël de blanchir l’apartheid par l’art.

PACBI a exhorté Madonna d’annuler, l’informant que « le gouvernement fanatique, d’extrême-droite d’Israël exploite cyniquement votre performance, et celle des candidats, pour marquer son oppression croissante des Palestiniens ».

Speed Sisters, une équipe féminine de course que Madonna avait louée auparavant pour leur « combat pour la liberté en Palestine », l’ont aussi appelé à annuler.

Près de 40 000 personnes ont signé la pétition de PACBI et de Jewish Voice for Peace exhortant Madonna à « se tenir avec nous du bon côté de l’histoire ».

Des dizaines de femmes artistes palestiniennes ont également écrit une lettre ouverte à Madonna : « Lorsque les murs s’écrouleront et que la liberté et la justice résonneront enfin, nous vous inviterons à venir partager votre musique avec nous tous dans ce pays ».

Le compositeur et musicien israélien Ohal Grietzer a écrit un appel à Madonna, lui reprochant d’« ignorer les femmes palestiniennes qui la supplient d’être à leurs côtés, ou au moins de ne pas leur faire entrave alors qu’elles établissent des voies pour défendre et réclamer leurs droits ».

Madonna a finalement montré que son soutien tant vanté aux droits humains n’allait pas jusqu’à soutenir les appels des opprimés qu’elle prétend soutenir. La réponse de PACBI a été largement couverte par les principaux médias et les agences internationales de presse.

Entre-temps, deux musiciens d’électro, Jaakko Eino Kalevi et Onra, s’étaient retirés de la soirée sur la plage Electrovision, sponsorisée par l’UE et organisée en marge de l’Eurovision au « village de l’Eurovision », dans le parc Charles Clore de Tel Aviv. Le parc est construit sur le site de Al Manshiyya, un quartier palestinien dont le nettoyage ethnique a ouvert la voie à la création d’Israël.

Comme un signe des liens de plus en plus étroits, au nom de leurs principes, de divers groupes populaires de lutte avec BDS, le centre LGBT+ El Casal Lambda de Barcelone, établi de longue date, a annulé sa fête de l’Eurovision, au nom de « sa grande et ancienne expérience de la défense des droits humains ». L’organisation des jeunes LGBT+ de Copenhague a annulé la projection de l’Eurovision et célébré à la place la musique des gagnants iconiques de l’Eurovision, Abba, en signe d’opposition à l’agenda de « pinkwashing » d’Israël.

Plusieurs tribunes, rapports et articles ont mis en lumière cette politique israélienne de « pinkwashing » et amplifié les voix des queers palestiniens, de militants israéliens et internationaux, d’artistes et d’écrivains.

Ghadir Shafie, Co-directrice d’Aswat, le Centre palestinien féministe pour les libertés sexuelles et de genre, et le militant palestinien LGBT+ Elias Wakeem ont été interviewés pour l’émission de la chaîne britannique Channel 4 « News Uncovered » sur le « pinkwashing » d’Israël.

Le syndicat des étudiants de la prestigieuse Queen’s University de Belfast a également annulé sa soirée Eurovision, et à Melbourne, un bar LGBT+ a annulé la projection de l’Eurovision lors de la sélection du candidat australien en raison des « problèmes de droits humains autour de l’Eurovision cette année ».

Des dizaines de soirées Eurovision « apartheid-free » ont été organisées en Europe par des fans de l’Eurovision et des défenseurs des droits humains à la place des émissions produites depuis la Tel Aviv de l’apartheid.

Plusieurs manifestations et perturbations ont eu lieu durant la semaine de l’Eurovision dans la Tel Aviv de l’apartheid, des militants internationaux et israéliens attirant ainsi l’attention des médias du monde entier.

Globalvision, un Eurovision alternatif qui sera retransmis en live, présentera au même moment que l’Eurovision des artistes palestiniens et internationaux, comme par exemple Brian Eno, DAM et beaucoup d’autres.

La campagne de toute une année de BDS pour boycotter la tenue de l’Eurovision dans l’Israël de l’apartheid a dépassé nos attentes, elle a apporté à notre mouvement de défense des droits humains de nouveaux soutiens, et nous a permis de créer des liens, au nom des principes que nous partageons, avec des combats anti-racistes, féministes, LGBT+ et d’autres encore.

C’est pourquoi le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens est le vrai gagnant de l’Eurovision !

Traduction : MUV pour BDS France
Source : bdsmovement.net / PACBI




PalestineVision à Argenteuil, un beau moment de solidarité !

Plus de 120 personnes ont assisté hier soir à la « PalestineVision » qui a été organisée pour un boycott actif de l’Eurovision qui se tenait au même moment à Tel Aviv, en Apartheid Israël.

 

Après des interventions sur BDS, la vidéo de l’émission  « Palestine Vision  » a été projetée,  qui a permis à certains-es de découvrir la culture et la chanson palestiniennes, avec ces « Chansons pour la Palestine », composées depuis 70 ans.

On peut maintenant la voir ICI dans son intégralité.

Se sont succédées ensuite de belles prestations artistiques, avec les chants/musiques de nos camarades Atmane de BDS France Saint-Étienne, Hassan de BDS France Tours, et la chanteuse palestinienne Abeer d’Artists for Palestine.

Un beau et fort moment militant, qui a attiré de nombreux habitant-e-s du quartier populaire de la dalle d’Argenteuil.
Un grand bravo à tous-tes les camarades d’Argenteuil Palestine Solidarité qui ont travaillé dur pour cette soirée alternative !

Imen Habib, Dominique Grange, Tardi et Abeer Hamad




Le GAZAVISION: c’était aussi à Montpellier place de la Comédie

Chapiteau transformé en scène, avec drapeaux palestiniens en fond et en hauteur , grand panneau « GAZAVISION » et photos des 6 candidats au concours avec leurs noms, au-dessus de la banderole :  » Gaza we are with you », BDS France Montpellier en lien avec Gaza, a présenté aux passant.e.s et aux Gilets Jaunes le GAZAVISION.

Contre l’Eurovision 2019 à Tel Aviv :

le GAZAVISION À GAZA !

Pour conclure cette campagne de boycott combinant le soutien aux grandes marches du Retour de la Bande de Gaza, BDS France Montpellier, en liaison avec BDS Gaza a décidé de retransmettre le GAZAVISION, le contre-événement à l’Eurovision à Tel Aviv capitale de l’apartheid israélien.

Dans un cadre imitant une scène, les militant.e.s de BDS France Montpellier ont joué les présentateurs et présentatrices, introduit les candidat.e.s au concours puis annoncé la chanson. Chaque chanson a été diffusée. Ainsi les nombreuses personnes attablées aux terrasses de cafés et les passant.es ont découvert le Gazavision, les chanteurs.ses et les chansons.

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Comme d’habitude les Gilets Jaunes sont venus au stand BDS, discuter et soutenir par leur présence…

LE GAGANT DU GAZAVISION EST … JEHAD SHEHADA

vianqueurgazavisionVoir la présentation du gagnant (en anglais : https://wearenotnumbers.org/home/News/Gazavision_one_winner_unified_people)

finalistes

On est loin du bling bling de TEL Aviv, ici les décors sont les ruines qui restent des bombardements israéliens. On est loin également de la compétition et de l’arrivisme qui animent l’esprit de la plupart des candidat.e.s à l’Eurovision : sous le titre « Un vainqueur, un peuple uni » on peut lire la présentation du vainqueur et aussi :

(…) Au cours de la dernière semaine, plus de 3 500 personnes de partout dans le monde ont lu leurs histoires et écouté leurs voix. Shehada a reçu le plus de votes.

« Cependant, même si chaque concours doit avoir un gagnant, Jehad et ses compagnons ont chanté pour la Palestine, et donc l’un pour l’autre « , a dit Adwan, juste avant que tous les concurrents se soient réunis pour chanter Mawtini, une chanson connue sous le nom d’hymne palestinien. « Nous espérons donner l’exemple à nos dirigeants politiques en affirmant aujourd’hui que même lorsque nous nous battons les uns contre les autres, nous nous souvenons toujours que nous sommes plus forts ensemble. »

Comme disent les paroles :

Ma patrie, ma patrie,
Nous, les jeunes, nous ne nous lasserons pas, jusqu’à ton indépendance
Ou nous mourrons, ou nous mourrons.

Ma patrie, ma patrie,
L’épée et la plume, pas le discours ni la querelle
Sont nos symboles, sont nos symboles.

 

 Le boycott culturel, au centre de l’activité de BDS France Montpellier depuis 2 ans.

Pièce de théâtre soutenue par le ministère de la culture israélien

La mobilisation contre une pièce de théâtre soutenue par le ministère de la culture israélien (We love arabs) au théâtre Jean Vilar, au coeur du quartier populaire de La Paillade s’est déployée avec la construction simultanée de la Zone Libre d’apartheid israélien (ZLAI). Les commerçants.e.s du quartier on été les principaux relais de cette campagne de boycott auprès des habitant.e.s. Plus d’une centaine d’habitant.e.s du quartier ont défilé jusque devant le théâtre pour demander le retrait du spectacle et appelé à son boycott. Le spectacle s’est déroulé sous une imposante et agressive protection policière face à des habitant.e.s refusant toute complicité avec l’apartheid israélien.

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Photo : BDS34

Saison France-Israël

Le relais des mobilisations et actions , toujours non-violentes, s’est immédiatement poursuivi avec la campagne contre la saison France-Israël. Plusieurs manifestations, tractages aux spectateurs du festival Montpellier Danse, stands place de la Comédie et « piquets » les soirs de spectacle sous haute protection policière (trams déviés, quartier entier bouclé, barrage de toutes les rues etc.) ont animé la campagne de boycott marquée par la mobilisation exceptionnelle et l’appel de 36 artistes et acteurs.trices du milieu du spectacle demandant l’annulation des spectacles de la saison France Israël et appelant au boycott de ces spectacles s’ils étaient maintenus.

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Eurovision 2019 à Tel Aviv

Après les campagnes contre un spectacle soutenu par le ministère de la culture israélien et contre la saison France-Israël,  c’est le boycott de l’Eurovision à Tel Aviv qui jusqu’à samedi 18 mai a occupé le devant de la scène BDS. Intervention auprès de FR3, stands place de la Comédie, fabrication d’un poster géant des visages montpelliérains contre l’apartheid et nombreuses diffusions de tracts,

soirée-débat sur le boycott culturel qui a rassemblé une trentaine de personnes et que résume bien ce clip (2mn) du musicien et cinéaste Michel Marre :




PalestineVision, c’est ici : 3 heures de spectacle et de solidarité !




120 PERSONNES POUR GAZA ET BDS, ET CONTRE L’EUROVISION, A CLERMONT-FD

Cent-vingt personnes de tous âges et origines rassemblées à Clermont-Fd ont scandé de nombreux slogans devant Vercingétorix et un arrêt de tramway, pour la levée du blocus de Gaza, pour le Boycott et des Sanctions contre Israël, et contre l’Eurovision à Tel-Aviv.

  

Une demi-douzaine de militant.e.s AFPS, BDSF et NPA ont distribué au centre ville de Clermont-Fd 700 ex. d’un tract de 28 organisations appelant à un rassemblement pour la levée du blocus de Gaza, pour le Boycott et des Sanctions contre Israël, et contre l’Eurovision à Tel-Aviv. Puis 120 personnes de tous âges et origines, dont de nombreuses têtes inconnues, se sont rassemblées et ont formé un grand cercle sur la place de Jaude, près de la statue de Vercingétorix et d’un arrêt du tramway, autour de 4 banderoles appelant à la levée du blocus, au boycott de l’Etat d’apartheid et de l’Eurovision, et au droit au retour des réfugiés, en écoutant des chants militants pour la Palestine.

   

Des prises de parole de l’AFPS 63-BDSF 63 , de l’UNEF et du Collectif des Mosquées de Clermont-Auvergne ont rappelé, en ce jour anniversaire de la Nakba, la situation humanitaire dramatique de Gaza sous blocus et massacres, et la nécessité de BDS face à l’inaction ou la complicité des grandes puissances avec l’Etat colonial d’apartheid. La nécessité de se mobiliser plus largement a été soulignée. Des slogans ont été criés et parfois dansés entre les prises de parole :

Gaza / Vivra // Palestine / Vaincra

Israël / Assassin // Macron / Complice

Boycott / Israël / Etat / Criminel

A Paris / comme à Bruxelles // des sanctions / contre Israël

Occuper / est un crime // résister / est un droit

Halte / aux massacres / à Gaza

Pas d’Eurovision // Au pays / de l’apartheid

France Télévision // Complice / d’Israel

    

De nombreux passagers descendaient du tramway, toutes les 6 minutes environ, et pouvaient assister à cet événement qui a duré près d’une heure trente. Avant dissolution du rassemblement, rendez-vous a été donné pour nos prochaines actions BDS, notamment contre PUMA qui sponsorise le foot israélien, ainsi qu’au prochain rassemblement du collectif RESF 63. Radio Coquelicot (03-Ebreuil) a couvert notre événement. Plusieurs personnes nous ont laissé leur contact, et deux jeunes sont venus ensuite nous rejoindre dans notre local pour acheter des T-shirts BDS. Et des photos de cette soirée ont complété nos albums facebook sur Gaza et sur l’Eurovision…

 




Montargis : Action contre l’Eurovision en Israël

Ce samedi 11 mai, une vingtaine de personnes ont répondu à l’appel du comité BDS du Montargois, pour dénoncer la tenue de l’Eurovision à Tel Aviv et inviter les passants à boycotter la diffusion de cet événement le 18 mai.

Derrière une banderole :

« Droit international bafoué, Palestiniens opprimés, L’Eurovision en Israël, C’est NON! »,

nous avons défilé dans la rue principale, en faisant plusieurs haltes pour chanter « Attention Mesdames et Messieurs » de Michel Fugain avec de nouvelles paroles dénonçant l’apartheid et les violations du droit international par Israël.

Malgré une météo instable qui a restreint le nombre de passants, 270 tracts ont été distribués.

L’action a reçu un bon accueil.

Le comité BDS du Montargois




Nous, artistes français, dénonçons l’Eurovision 2019 en Israël

10 mai 2019

Le blog de Les invités de Mediapart

Plus de 100 artistes français, dont les dessinateurs Willem et Tardi, Imhotep, compositeur du groupe IAM, le cinéaste Alain Guiraudie, l’artiste lyrique Marie Soubestre ou encore l’artiste plasticien Ernest Pignon Ernest, annoncent qu’ils «n’irons pas à Tel Aviv blanchir le système de discriminations légales et d’exclusion qui y sévit contre les Palestiniens, et (appellent) France Télévisions et la délégation française à ne pas servir de caution au régime» israélien.

Du 14 au 18 mai prochain, France Télévision a l’intention de diffuser le Concours Eurovision 2019 qui se tiendra en Israël, à Tel Aviv, dans le quartier de Ramat Aviv, sur les ruines du village de Sheikh Muwannis qui, comme le rappelle l’ONG israélienne « Zochrot » (« elles se souviennent » en hébreu), est l’un des centaines de villages palestiniens  vidés de leurs habitants et détruits en 1948, lors de la création de l’Etat d’Israël.

Pour France Télévisions, l’Eurovision est « un divertissement d’une ampleur internationale unique et ouvert à une très grande diversité artistique » qui revendique de célébrer la diversité et l’inclusion. Selon la chaine publique « la musique, qui n’a pas de frontière, en est son essence, avec pour ambition universelle le dialogue entre les peuples, l’ouverture et le vivre-ensemble ».

Mais ce message sonne creux lorsque qu’il  cherche à nous divertir des violations des droits humains à l’égard des Palestinien·ne·s. Discrimination et exclusion sont profondément ancrées en Israël, où notamment la loi « Israël, État-nation du peuple juif » a été adoptée le 19 juillet 2018, proclamant que seuls les Juifs ont le « droit à l’autodétermination nationale », entérinant ainsi officiellement l’apartheid.

Le sens de l’histoire, de l’inclusivité et de la solidarité est plutôt du côté des nombreuses manifestations en Palestine et dans toute l’Europe, appelant artistes et diffuseurs à ne pas se rendre à Tel-Aviv. Par cette tribune, nous tenons également à participer à ce mouvement, pour manifester notre soutien aux artistes palestinien.ne.s, dans la guerre que leur mène Israël.

En mars et avril 2018, des tireurs israéliens ont ciblé et tué des journalistes qui filmaient les manifestations pacifiques à Gaza. En août, un F16 israélien a détruit le centre Said al-Mishal à Gaza, lieu de musique, de théâtre et de danse. Des artistes palestinien·ne·s, actrices, acteurs et musicien·ne·s se voient régulièrement empêchés de voyager par les autorités israéliennes d’occupation, ou comme dans le cas de la poétesse engagée Dareen Tatour, emprisonné·e·s pour « incitation au terrorisme ».

Aujourd’hui ce sont aussi les organisations israéliennes progressistes qui sont entravées par les autorités israéliennes. Le Ministère de la Culture les accuse de subversion, et réduit leurs financements. En 2017 par exemple, le festival de théâtre de Saint Jean d’Acre a dû retirer une pièce consacrée aux prisonnier·e·s politiques palestinien·ne·s pour éviter les coupures budgétaires gouvernementales. Galeries et festivals de cinéma sont aujourd’hui menacés de la même manière.

L’Eurovision, selon l’Union européenne de radio-télévision (UER), prétend être un événement « non politique ». Il est malheureusement impossible de réconcilier ce que dit l’UER avec la réalité. Israël est un État qui considère officiellement la culture comme un instrument de propagande politique: son Premier ministre, Benjamin Netanyahou, a félicité l’israélienne Netta Barzilai, lauréate de l’Eurovision 2018, pour avoir « accompli un travail exceptionnel en matière de relations extérieures ».

Nous, artistes et travailleur·se·s culturels français qui signons cet appel, n’irons pas à Tel Aviv blanchir le système de discriminations légales et d’exclusion qui y sévit contre les Palestiniens, et nous appelons France Télévisions et la délégation française à ne pas servir de caution au régime qui  envoie ses snipers tirer tous les vendredi contre les enfants  désarmés de la marche du retour à Gaza. Un divertissement qui se respecte ne se joue pas en terre d’Apartheid. Nous ne l’aurions pas accepté pour l’Afrique du Sud , nous ne l’accepterons pas pour Israël.

 Signataires : 

 

Samir ABDALLAH, cinéaste ; Pierre ALFERI, auteur ; Nadia AMMOUR, chanteuse ; Henri d’ARTOIS, musicien ; Jean ASSELMEYER, réalisateur ; Alain AUBIN, artiste lyrique ; Nicolas AUDOIN, musicien ;

Allaoua BAKHA, musicien ; Mohamed BAOUZZI, conteur ; Marine BACHELOT Nguyen, autrice et metteuse en scène ; Edmond BAUDOIN, dessinateur ; Safia BENHAIM, réalisatrice ; BEN ART’CORE, photographe ; François BEAUNE, écrivain ; Michaël BIDEAULT, musicien ; Julien BLAINE, poète ; Xavier BOEDA, musicien ; Marion BORDESSOULLES, comédienne ; Bruno BOUSSAGOL, metteur en scène ; Sarah BOY, danseuse ;

Françoise CABANAC, artiste lyrique ; Alain CASTAN, éditeur ; Laurent CAUWET, auteur ; Youssef CHARIFI, producteur ; Anne-James CHATON, poète ; Jean-Christophe CHAUZY, dessinateur ; Franck CHENAL, musicien ; Matthieu COLLOGHAN, peintre ;  Enzo CORMANN, écrivain ; Jean-Luc COUDRAY, dessinateur ; Philippe COUDRAY, dessinateur ;

Atmane DAHMANI, chanteur ; Gerty DAMBURY, metteure en scène ; Bruno DARAQUY, chanteur ; Yvan DAUTIN, chanteur ; Fanny DEKKARI, conteuse ; Gérard DELAHAYE, auteur et compositeur ; Marie DEVROUX, comédienne et metteure en scène ; Joss DRAY, auteure et photographe ;

ELCHICOTRISTE, dessinateur ; Annie ERNAUX, écrivaine ;

Abbas FAHDEL, réalisateur ; Nicolas FERNANDES, musicien ; Pedro FIDALGO, réalisateur ; Sandrine FLOCH, programmatrice cinéma; Nicolas FRIZE, compositeur ;

Pierre-Louis GARCIA, musicien ; Rémo GARY, chanteur ; Marina GILABERT, danseuse ; Liliane GIRAUDON, écrivaine ; Julien GONZALES, musicien ; Dominique GRANGE, chanteuse ; Annette GUILLAUMIN, auteure ; Alain GUIRAUDIE, cinéaste ; Christian GUY, photographe ;

Didier HABOYAN, musicien ; Abeer HAMAD, chanteuse ; Eric HAZAN, écrivain ; Michael HOARE, réalisateur ;

IMHOTEP compositeur du groupe IAM ; L’1NCONSOLABLE, rappeur ;

Lyang KIM, cinéaste ; Nicolas KLOTZ, cinéaste ; Victoria KLOTZ, artiste plasticienne ;

Armelle LABORIE, auteure ; Julio LAKS, musicien ; Anne-Marie LALLEMENT, cinéaste et écrivaine ; Iwan LAMBERT, comédien ; Léopold LAMBERT, auteur et éditeur ; Esther LAURENT-BAROUX, réalisatrice ;Françoise LEBEAU, productrice ; Sarah LECARPENTIER, comédienne et metteure en scène ; Marc LENOT, critique d’art ;

Raphaël MAILLET, musicien ; Jonathan MALNOURY, musicien ; Nathanaël MALNOURY, musicien ; Sébastien MARCHAL, graphiste ; Joëlle MARELLI, auteure et traductrice ; Michel MARRE, musicien et cinéaste ; Jacqueline MARTIN, comédienne et directrice de théâtre ; Nicolas MATOS ITXASO, auteur et réalisateur ; Gérard MAYEN, auteur- Elli MEDEIROS, chanteuse ; Ismaël METIS, rappeur ; Hassane MEZINE, photographe et réalisateur ; Muriel MODR, artiste plasticienne et poète ; MRIC, dessinateur ; José MUÑOZ, dessinateur ;

Bernard NOËL, poète et écrivain ;

Annie OHAYON, productrice

Bruno PAOLI, musicien ; La PARISIENNE LIBEREE, chanteuse ; Lucile PAYSANT, comédienne ; Elisabeth PERCEVAL, actrice et cinéaste ; Léonie PERNET, musicienne ; Mireille PERRIER, comédienne, metteur en scène ; Ernest PIGNON-ERNEST, artiste plasticien ; Denys PININGRE, cinéaste documentariste ; Jean-Marc POLI, musicien ; Anastasia POLITI, comédienne et metteure en scène ; Aurélien PROST, artiste circassien ;

Serge QUADRUPPANI, écrivain ; Nathalie QUINTANE, écrivaine et poète ; Luc QUINTON, plasticien ;

RAPSA, rappeur ; Anna RICHE, monteuse ; RLM, rappeur ; Renata ROAGNA, chanteuse ; André ROBÈR, peintre, poète, éditeur ; François RUDEL, sculpteur

Abdelwaheb SEFSAF, comédien et musicien ; Jean-Michel SICARD, metteur en scène ; Eyal SIVAN, cinéaste ; Francesca SOLLEVILLE, chanteuse ; Marie SOUBESTRE, artiste lyrique ; SPOIR, rappeur

Piotrek TAGART, musicien rock ; TARDI, dessinateur ; Jean-Pierre THORN, cinéaste ;

Robert VALBON, auteur et metteur en scène ; Maril VAN DEN BROEK, comédienne ;

WILLEM, dessinateur ; Willis From Tunis, dessinatrice

Djamila ZEGHBAB, comédienne.

Source : Mediapart




Chansons pour la Palestine

À l’appel de BDS France Paris et de « Artists for Palestine »

Pour un boycott actif de l’Eurovision 2019 en Israël Apartheid

#ApartheidFreeEurovision

Venez participer, le Dimanche 12 mai 2019, de 18H30 à 21h15, au CICP*, à l’enregistrement filmé de l’événement « 70 ANS DE CHANSONS POUR LA PALESTINE »

À l’issue du tournage, un repas palestinien vous sera proposé.

* CICP, 21 ter rue Voltaire, 75011 Paris (métro rue des Boulets – ligne 9, ou RER A Nation)

Merci de confirmer votre inscription à : boycotteurovision@gmail.com

 




Action eurovision du Collectif BDS 45

Après avoir vainement demandé un rendez-vous à France 3, le collectif orléanais BDS a décidé d’interpeller France Télévisions, dont la chaine  France 2 diffuse la finale l’Eurovision 2019 au nouveau pays de l’apartheid, Israël.

Les militants ont accroché une banderole devant la grille de France 3 pour attirer l’attention des passants et des employés de France 3 sur la nécessité de boycotter la politique colonialiste d’Israël :

–          Détention administrative, sans jugement, de Palestiniens, y compris de jeunes adolescents

–          Invasion et occupation de nombreuses terres appartenant à la Palestine, restrictions drastiques des zones de pêche

–          Viol de l’espace aérien, incursions en Palestine

–          Destruction d’installations vitales : électricité, eau potable

–          Assassinats et mutilation d’une partie de la population palestinienne qui manifeste, dans son propre pays, pour le respect de ses droits tels que définis par l’ONU : depuis le 30 mars 2018, plus de 270 Palestiniens ont été tués et des dizaines de milliers autres blessés, dont des centaines se trouvent dans un état critique.

–          Non-respect délibéré de plus d’une trentaine de résolutions de l’ONU qui affirment les droits des Palestiniens

–          Routes séparées, check points raciaux, différences d’accès (ou de non-accès) à la propriété, au mariage, à l’accès et aux droits liés au travail…

 

Avec la société civile palestinienne, nous demandons le respect du droit international par Israël :

1. fin de l’occupation et de la colonisation de toutes les terres arabes et démantèlement du Mur
2. Reconnaissance des droits fondamentaux des citoyens arabo-palestiniens d’Israël à une complète égalité
3. Respect des droits des réfugiés palestiniens à recouvrer leurs maisons et leurs biens comme le stipule la résolution 194 de l’ONU

 

Nos moyens d’actions : la résistance non-violente, l’appel au boycott culturel, sportif, universitaire, institutionnel ; au désinvestissement des entreprises en Israël et à l’application de sanctions internationales pour faire respecter le Droit.

Cette action s’arrêtera dès qu’Israël respectera le droit international.

 Le collectif BDS Orléans




GAZA et BDS au spectacle « Tous des oiseaux » à Clermont-Fd.

Treize militants AFPS 63 et BDSF 63, portant des visuels réclamant « Stop au blocus de Gaza », « Halte aux massacres », « Boycott d’Israël » ont distribué les 3 et 5 avril, devant la maison de la culture de Clermont-Fd, 900 tracts pour GAZA et BDS à l’entrée du spectacle « Tous des oiseaux » de Wajdi Mouawad, « Production La Colline – théâtre national. Avec le soutien des services culturels de l’Ambassade d’Israël en France, du théâtre Cameri de Tel-Aviv ».
Les spectateurs ont pour la plupart accepté le tract, avec des réactions allant du soutien à la discussion, ou à l’indifférence.



L’université du Cap vote la condamnation des violations des droits humains des Palestiniens par Israël, et se réserve le droit de se «dissocier» des institutions académiques qui rendent possibles ces violations

30 mars 2019

Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI)/Afrique du Sud

 Le conseil de l’Université du Cap, la première université d’Afrique, vote pour se réserver le droit de se dissocier des institutions académiques qui soutiennent ou rendent possible, directement ou indirectement, la violation des droits humains.

Nous nous réjouissons du vote de l’Université du Cap par lequel elle « condamne les atrocités et les violations des droits humains perpétrées dans les territoires palestiniens occupés » et se réserve le droit de se dissocier des « institutions académiques qui soutiennent (directement ou indirectement) la violation des droits humains et/ou rendent possible la violation de ces droits humains ».

Les Palestiniens appellent à un boycott académique des universités israéliennes qui en sont complices en raison de leur rôle dans la justification, la planification, la mise en œuvre et le maintien du système d’Israël d’oppression, incluant le vol de la terre, le siège cruel et les attaques qui se poursuivent contre Gaza, et les lois d’apartheid.

Aujourd’hui, alors que les Palestiniens commémorent la Journée de la Terre et une année de manifestations de la Grande Marche du Retour à Gaza, nous savons que, tout comme en Afrique du Sud, le régime apartheid d’Israël finira par s’effondrer sous le poids combiné des personnes de conscience unies aux Palestiniens dans notre combat pour la liberté, la justice et l’égalité.

Nous remercions le Forum de la solidarité avec la Palestine de l’Université du Cap pour ses efforts inlassables. Nous exhortons les universitaires dans le monde à travailler pour veiller à ce que le milieu universitaire ne rende pas possible, directement ou indirectement, l’oppression des Palestiniens par Israël.

 

Source : PACBI

Traduction : JPP pour BDS FRANCE




Des artistes israéliens se joignent aux Palestiniens en exhortant les participants à l’Eurovision de ne pas se produire à Tel Aviv

29 mars 2019

Chers participants à l’Eurovision,

Nous sommes israéliens, musiciens, cinéastes, et auteurs. Nombre d’entre nous ont signé une lettre de soutien à l’appel palestinien pour que le concours de l’Eurovision ait lieu ailleurs qu’à Tel Aviv.

Voici pourquoi.

Nous, en tant qu’Israéliens juifs qui aspirons à vivre dans une société pacifique, démocratique, reconnaissons qu’il n’y a pas moyen d’y arriver sans mettre fin à l’oppression exercée par notre gouvernement sur des millions de Palestiniens. Une société ne peut être considérée démocratique si elle maintient un régime militaire sur des millions de gens, leur déniant les droits fondamentaux, dont le droit de vote. Que signifie la démocratie lorsque un cinquième des citoyens israéliens, des Arabes palestiniens, se voient refusés leurs droits par la loi ?

Nos jeunes hommes et femmes sont obligés de servir dans l’armée d’occupation israélienne, participant ainsi à la perpétuation de toutes sortes de crimes contre les Palestiniens, notamment en maintenant un siège illégal sur Gaza.

« Nous vivrons pour toujours par le glaive » a promis notre fanatique premier ministre Benjamin Netanyahou. Eh bien nous ne souhaitons pas vivre toujours par le glaive ! Nous voulons vivre des vies normales, pacifiques, sans opprimer ou soumettre qui que ce soit. Nous ne voulons pas que nos enfants rejoignent une armée que la plupart des gens dans le monde accusent de commettre des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.

À Tel Aviv même, Israël déplace les Palestiniens indigènes de Jaffa en usant de moyens économiques et légaux, en expulsant des familles, en démolissant des maisons et en négligeant des quartiers entiers qu’il prive de ressources.

Vous devez vous produire au centre des expositions de Tel Aviv, sur les ruines du village palestinien de al-Shaykh Muwannis dont les habitants ont été déplacés de force et n’ont jamais eu le droit de revenir.

Nous avons longuement réfléchi à la programmation de vos performances. D’un côté, il serait vraiment merveilleux d’entendre vos musiques et vos messages d’inclusivité. D’un autre côté, ces messages seront transmis depuis Tel Aviv, qu’Israël utilise comme un outil de relations publiques, pour distraire de son occupation militaire, de sa politique d’apartheid, et du nettoyage ethnique du peuple palestinien indigène. Ce serait une parfaite diversion.

Nous, en tant qu’artistes, ne pouvons rester silencieux tandis que nos homologues palestiniens souffrent en silence de déshumanisation et de violence et nous vous demandons de vous joindre à nous en vous exprimant publiquement. Des artistes palestiniens vous ont exhorté à vous retirer de l’Eurovision et nous nous joignons à leur appel pour leur bien et pour notre propre avenir.

Sincèrement,

Aviad Albert, musician

Shlomit Altman, artist

Meira Asher, sound artist

Kerem Blumberg, filmmaker

Dror Dayan, filmaker

Anat Even, filmmaker

Ohal Grietzer, musician

Nir Harel, artist

Avi Hershkovitz, film director

Liad Hussein Kantorowicz, performance artist

Noki Katan, DJ

Jonathan Ofir, conductor and violinist.

Hagar Ophir, installation and performance artist

David Oppenheim, artist, musician

Michal Peleg, writer

Nira Pereg, artist

Timna Peretz, filmmaker

Sigal Primor, artist

Danielle Ravitzki, musician, visual artist

Ben Ronen, visual artist

Michal Sapir, musician, writer

Anka Schneidermann, artist

Yonatan Shapira, musician

Eyal Sivan, documentary filmmaker

Eran Torbiner, documentary filmmaker

Eyal Vexler, art and cultural producer and curator

Oriana Weich, artist

Source : Mondoweiss

Traduction SF pour BDS France




Appel d’artistes palestinien-ne-s à boycotter l’Eurovision

25/03/2019

Nous, chanteurs-ses, compositeurs-trices, danseurs-ses, musicien-ne-s et autres artistes, exhortons tous les finalistes 2019 de l’Eurovision à se retirer du concours afin d’éviter de participer au programme explicite d’Israël qui consiste à utiliser les apparitions d’artistes internationaux pour blanchir ses crimes contre l’humanité.

Le centre des congrès de Tel Aviv qui héberge l’Eurovision est construit au-dessus du village palestinien d’al-Shaykh Muwannis qui a subi un nettoyage ethnique. Le « Village de l’Eurovision », où les fans feront la fête, est situé dans un parc qui est construit au-dessus de Manshiya, une autre des 500 localités palestiniennes détruites et vidées des Palestinien-ne-s pour laisser la place à l’apartheid israélien.

Si on suit la côte depuis Tel Aviv, on trouve la Bande de Gaza assiégée, où Israël a mis en cage deux millions d’entre nous. La plupart des gens à Gaza sont des réfugiés d’une agression préalable israélienne, et la plupart sont des enfants.

Presque personne ni rien ne peut y entrer ou en sortir. Les tireurs d’élite israéliens, les tanks et l’armée de l’air ont tué plus de 200 Palestiniens ici l’année dernière, dont des enfants, et en ont mutilé des milliers d’autres.

En tant qu’artistes palestinien-ne-s – brutalisé-e-s, assiégé-e-s, occupé-e-s et exilé-e-s – nous ne pouvons pas offrir le faste et le glamour de l’Eurovision. Nous pouvons offrir quelque chose de plus grand : une place dans les livres d’histoire.

Nous n’oublierons jamais la commerçante irlandaise Mary Manning et ses collègues qui, en 1984, a refusé d’avoir des produits de l’Apartheid sud-africain. Leurs actions désintéressées à amené l’Irlande à directement interdire les marchandises sud-africaines.

Peu après sa libération, Nelson Mandela a rencontré ces courageuses travailleuses, disant que leur résistance l’avait inspiré. Lorsque il est mort des années plus tard, elles ont été invitées à ses funérailles.

L’histoire des participant-e-s n’est pas encore écrite. Nous les encourageons à l‘écrire.

Signataires:

TAREQ ABBOUSHI,

(musician, composer),

DYALA ABDALLAH,

(dancer),

FATHI ABDELRAHMAN,

(theatre director),

SAMA ABDULHADI,

(DJ, producer),

WALEED ABDULSALAM,

(musician, singer, actor),

KHALID ABU AL SABER, dancer, actor

RAYAN ABU DAYEH, dancer

KHALID ABU ERAM, dancer

TAMER ABU GHAZALEH, singer, composer

MIRA ABU HILAL, singer

YOUMNA ABU HILAL, singer

LAMA ABU HILAL, singer

AHMAD ABU RAHMEH, dancer

ABAD ABU SWAI, singer

MOHAMMAD ABU TALIB, circus performer

ALAA ABULRUB, circus performer

RAMZI ABUREDWAN, musician, composer

SHAHD ABUSALAMA, dancer

MURAD AL ASHHAB, dancer

MANAR AL AZZA, dancer

KAMAL ALJAFARI, filmmaker

RAED ANDONI, filmmaker

ÉMILE ANDRE SABA, theatre actor, director

YOUSEF AREF SBEIH, dancer

NADIA AROURI, dancer

MAHMOUD AWAD, musician, singer

MANAL AWAD, actor

HAZAR AZZEH, circus performer

MOHAMMAD AZZEH, circus performer

NIDAL BADARNEH, actor, director

MOHAMMAD BAKRI, actor, director

SALEH BAKRI, actor

ZIAD BAKRI, actor, filmmaker

NAI BARGHOUTI, singer

NABIL BEY, musician, singer, songwriter

SAMER BISHARA-SHAHOUK, musician

ASHRAF DABBAH, musician

CHERIEN DABIS, filmmaker

SHARAF DARZAID, dancer, choreographer

HAIDAR EID, musician, author

MOHAMMAD EID, actor

SAMIR ESKANDA, musician

BAKER EWISS, dancer

MOHAMMAD FARAKHNA, dancer

IBRAHEM FENO, dancer, choreographer

MAHDI FLEIFEL, film director

THAER FUAD, dancer

MUTASIM GHAITH, circus performer

YASMIN HADI, dancer

HENA HAJ HASAN, singer

JACOB HAMMODEH, musician, composer

EHAB HANIYAH, musician

DIA HARB, actor

AMMAR HASSAN, singer

MIDHAT HUSSEINI, musician

RIHAM ISAAC, actor, director

LEEN ISSA, dancer

YAZAN IWIDAT, dancer, choreographer

ANNEMARIE JACIR, filmmaker, poet

AYHAM JALAL, musician

SAMER JARADAT, musician, producer

SALWA JARADAT, singer

NIVIN JAYUSI, singer, musician

AHMAD JOUBEH, circus performer

SAMIR JOUBRAN, musician

KAMILYA JUBRAN, singer, songwriter, musician

REMI KANAZI, poet

SAMER KARAJA, dancer, choreographer

MAJDOLEEN KARAKRA, dancer

MUTAZ KAWASMI, dancer, photographer

REEM KELANI, singer, musician

HANNAH KHALIL, playwright

ATA KHATAB, dancer, choreographer

NADIA KHATAB, dancer

FIRAS KHOURY, actor

RAED KOBARI, musician

RAMZI MAQDISI, actor, filmmaker

AHMED MASOUD, author, playwright

GEORGE MATAR, dancer, choreographer

JENIN MERRI, dancer

SANAA MOUSSA, singer

EDWARD MU’ALIM, actor

SALEEM NABALI, actor, dancer

GHASSAN NADDAF, playwright

TAMER NAFAR, rapper, actor

IBRAHIM NAJM, musician

IBRAHIM NASRALLAH, poet, novelist, painter

TAMER NASSAR, musician

MAI ODEH, filmmaker, producer

HAFEZ OMAR, graphic designer

IMAN OUN, actor, director

MOHAMMAD QUTATI, musician

YASSAR S’ADAT, musician

GANDHI SAAD, musician

JOWAN SAFADI, musician

MOHAMMAD SAFADI, dancer

AHMAD SAJADEHE, dancer

FARAH SALEH, dancer, choreographer

KAREEM SAMARA, musician

NIVEEN SAWI, singer

YASMIN SAMEER SHALADAH, actor

AMER SHOMALI, filmmaker, visual artist

TEREZ SLIMAN, singer, songwriter

YANAL STAITI, musician

LOAI TAFESH, dancer, choreographer

HANNA TAMS, dancer, choreographer

ISSAM TURKI, circus performer

RENAD URI, dancer

AMER ZAHR, comedian, writer

ZEINA ZAROUR, theatre director

RAFEEF ZIADAH, poet

SHADI ZOMORROD, circus school founder

NICOLA ZREINEH, actor.

Source : The Irish Times

Traduction : J. Ch. pour BDS France




Strasbourg : Non à l’Eurovision en Israël !

Samedi 16 mars à Strasbourg, sous un soleil printanier, les gens se pressaient sous notre tonnelle pour signer la pétition contre l’organisation de l’Eurovision à Tel-Aviv…Une action du CJACP avec son comité BDS 67 et l’Association France-Palestine Solidarité Alsace.

De nombreux documents à disposition: le 4 pages de BDS France, l’annonce de nos prochaines actions (Film « The Lab » le 27 mars à la MISHA à 17h, Film « Le Chanteur de Gaza » le 23 mars, festival du film palestinien du 2 au 7 avril 2019, Manifestation le 30 mars pour la journée de la terre et Gaza, et actions de la campagne  BDS à venir)

Contact: cjacp@orange.frhttps://www.facebook.com/CJACPalestine –  https://www.bdsfrance.org/




Ne nuisez pas ! Appel palestinien pour un tourisme/pèlerinage éthique

12 mars 2019 – Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI)

 

La société civile palestinienne en appelle à tous les visiteurs étrangers, en particulier à ceux qui font un pèlerinage et aux gens de conscience pour qu’ils ne nuisent pas à notre lutte pour nos droits  sous l’égide du droit international, et qu’ils respectent nos consignes pour un tourisme éthique

En se fondant sur l’Organisation Mondiale du Tourisme de l’ONU (OMT) qui affirme dans ses statuts qu’elle tend fondamentalement à « la promotion et au développement du tourisme d’un point de vue qui contribue… au respect  universel et à l’observance des droits humains et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion ;

Étant donnée la grave escalade des violations par Israël des droits et des libertés des Palestiniens, particulièrement dans le siège continu et brutal de Gaza, qui va être inhabitable en 2020 d’après un rapport de l’ONU ; les déplacements forcés de Palestiniens hors de chez eux ; l’apartheid enraciné par l’adoption de « la loi de l’État – nation juif » qui inscrit une discrimination raciale institutionnalisée dans la loi fondamentale d’Israël, celle-ci s’ajoutant aux plus de 65 lois discriminatoires existantes ; et le refus persistant  de respecter les droits des réfugiés palestiniens comme stipulés dans le droit international ;

Prenant en considération que le secteur du tourisme israélien « profite de et conduit la politique et les pratiques illégales d’Israël en Cisjordanie occupée, dont la confiscation de terres palestiniennes et l’exploitation de ressources naturelles palestiniennes, les fouilles illégales sur des sites archéologiques, l’obstruction de l’économie palestinienne et le transfert de la population palestinienne sous protection », niant ainsi le droit des Palestiniens à la souveraineté sur leur propre patrimoine et sur leur culture ;

Etant donné le sabotage continuel par Israël et/ou le vol des sites et des biens des patrimoine chrétien, islamique et même de celui des juifs palestiniens à Jérusalem et dans les territoires palestiniens occupés, ce qui inclut des attaques et du harcèlement des dirigeants de la foi chrétienne et de la foi musulmane, en plus de sa responsabilité directe dans le vandalisme rampant des églises et mosquées palestiniennes via l’absence délibérée d’identification, d’accusation ou de pénalisation de ceux qui en sont responsables ;

À la lumière du fait qu’Israël se sert du tourisme pour blanchir ses crimes de guerre et ses graves violations des droits humains palestiniens, dans le cadre de « La Marque Israël », de « Tel Aviv Monde »[1] et de ses campagnes de pinkwashing qui font une promotion cynique du tourisme LGBTQIA et que les groupes queer palestiniens les plus en vue condamnent ;

En se fondant sur l’obligation morale de tout visiteur, en particulier des pèlerins, de ne pas nuire et sur l’appel palestinien Kairos de 2009 des leaders palestiniens chrétiens qui ont considéré le « boycott et le désinvestissement comme des outils non violents pour la justice, la paix et la sécurité pour tous » ;

Et inspirée par la lutte mondiale contre l’apartheid en Afrique du Sud, qui y a inclut des appels au boycott du tourisme,

 

La société civile palestinienne en appelle à tous les visiteurs étrangers [2], en particulier à ceux qui font un pèlerinage, et aux gens de conscience pour qu’ils ne nuisent pas à notre lutte pour nos droits sous l’égide du droit international, en respectant les consignes suivantes :

 

  • Ne visitez pas des sites historiques/religieux/touristiques [3] en territoire palestinien occupé, dont Jérusalem Est et sa Vieille Ville, qui sont contrôlés illégalement par la puissance occupante israélienne, surtout ceux qui sont situés dans les colonies illégales, comme la « Cité de David » ou ceux qui sont promus comme « sites israéliens »  comme la « Tour de David » (voir la liste partielle).
  • Évitez tout produit et service fourni par des entreprises israéliennes ou internationales qui sont complices [4] des violations par Israël des droits humains – dont, mais pas uniquement, les compagnies aériennes israéliennes, les hôtels et autres lieux d’hébergement, les agences de voyage, les services de guides touristiques, les compagnies de bus et les restaurants – et substituez y des fournisseurs palestiniens ou non complices.
  • Faites pression sur les compagnies de tourisme comme Booking.com, Airbnb, Expedia et TripAdvisor, qui sont impliquées dans les violations par Israël du droit international pour qu’elles cessent d’organiser ou de faire la promotion de séjours dans les colonies illégales, « contribuant à leur existence et à leur expansion » et pour qu’elles arrêtent de mettre sur leurs listes « des maisons palestiniennes illégalement saisies en vertu de la ‘loi israélienne sur les biens des absents’ ».
  • Boycottez tous les événements LGBTQIA+ organisés par ou en coopération avec le gouvernement israélien ou des institutions israéliennes complices [5], et résistez à recourir à tout service LGBTQIA tel que plages, bars, hôtels ou clubs proposés par des opérateurs et des compagnies complices  des violations des droits humains par Israël.
  • Évitez tout itinéraire de voyage dans ce qui est aujourd’hui Israël ou dans les colonies illégales dans les territoires palestiniens occupés dès lors qu’il a un lien avec le gouvernement israélien ou des corporations et des institutions israéliennes complices.
  • Développez les visites solidaires au peuple palestinien aussi bien que des missions d’observation sans lien institutionnel de quelque sorte que ce soit avec le gouvernement israélien, des institutions complices ou des groupes de lobbying.

La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI)

Notes:

[1] Il s’agit d’une initiative de la municipalité de Tel Aviv pour blanchir la réalité de l’apartheid dans la ville.

[2] Ne s’applique pas au monde arabe, où s’appliquent des directives spéciales tenant compte du contexte.

[3] Cela inclut: 1) des sites archéologiques qui requièrent généralement un droit d’entrée versé aux autorités d’occupation, comme Qumran et l’Hérodium ; 2) des parcs et des réserves naturelles sous contrôle israélien dont la Mer Morte ; 3) des lieux de détente tenus généralement par des compagnies privées, comme des lieux de dégustation de vin dans des colonies ; et 4) le tourisme lié à l’armée comme « des camps d’entraînement » et des « camps de tir ». Voir la liste partielle.

[4] Toute institution israélienne, entreprise ou corporation qui ne reconnaît pas publiquement les droits du peuple palestiniens stipulés par l’ONU et qui ne s’interdit pas de s’engager dans des projets israéliens qui violent les droits humains des Palestiniens est considérée complice et doit être écartée

[5] La plupart de ces événements de propagande LGBTQIA+ ont lieu à Tel Aviv dans le cadre de “Tel Aviv Global.”

Source: PACBI

Traduction SF pour BDS France




Comme chaque année, Vues d’en face participe au pinkwashing d’Israël…

Le pinkwashing (« lavage en rose ») est une stratégie politique utilisée entre autre par Israël. Il a pour but de mettre en avant son traitement soit disant exemplaire des LGBTQI afin de se faire passer pour tolérant et progressiste, tout en passant sous silence les guerres et les atteintes aux droits humains Par cette stratégie, Israël cherche à détourner l’attention de la domination coloniale des Palestinen·ne·s et le régime d’apartheid (attaques récurrentes des territoires palestiniens, Gaza sous embargo, continuité de la colonisation, bombardements des populations, emprisonnements abusifs, atteintes aux droits élémentaires,…).

 

Israël se veut un pays gayfriendly pour les gays riches occidentaux. Mais la promotion d’un « paradis gay » est en décalage avec les réalités des minorités sexuelles en Israël où, en dehors de « la bulle Tel-Aviv », l’homophobie (notamment religieuse) persiste.

 

L’armée de Tsahal, une des armées les plus puissantes du monde, se revendique gayfriendly, veganfriendly,… voulant nous faire oublier qu’elle massacre des gens chaque jour.

 

Contrairement à ce qu’Israël proclame, l’État refuse d’accorder la protection internationale et des permis de séjours aux LGBTI palestinien·ne·s qui viennent demander l’asile. Les LGBTI palestinien·ne·s sont des cibles de choix pour les services secrets israéliens, pour les faire chanter et en faire des informateur·ice·s. Israël enseigne à ses soldats comment exploiter les cas d’homosexualité ou de bisexualité.

 

Nous luttons contre la politique coloniale d’Israël et contre le soutien des pays occidentaux (notamment la fRance) à ce régime. Nous refusons que nos luttes, nos identités et nos vies soient utilisées pour justifier la domination d’autres personnes. En fRance (et en Europe), pendant que l’État s’affiche comme défenseur des droits des personnes LGBTI ou des femmes, il diffuse une propagande islamophobe, refuse les droits de base aux personnes exilées et mène des politiques migratoires meurtrières et racistes.

Pas de guerre en notre nom !

Contre le pinkwashing

et en solidarité avec le peuple palestinien !

Cette année encore Vues d’en face diffuse ce samedi 9 mars un film israélien Dear Fredy dont certains financeurs comme Channel 1 et Gesher foundation sont subventionnés par le gouvernement israélien.

 

Qu’il s’agisse d’un film dont le sujet est important pour une communauté LGBTQI qui cherche son histoire, cela ne doit pas nous faire fermer les yeux sur les réalités qui pousse Israël à soutenir un certain nombre de films LGBTQI. Par exemple les films de Eytan Fox : Yossi et Jagger, Tu marcheras sur l’eau et The Bubble, dont les tournées promotionnelles ont été financées par la division des affaires culturelles et scientifiques du ministère des Affaires étrangères d’Israël. La propagande culturelle d’Israël est une stratégie forte de sa campagne « Brand Israël » pour redorer son image, en faire un pays attractif pour les occidentaux, notamment pour les LGBTQI et surtout faire oublier les exactions à l’encontre des Palestinien·ne·s. Quelque soit le sujet d’un film, on ne peut justifier sa diffusion quand elle sert la politique colonisatrice d’un État.

 

Qu’est-ce que la campagne Boycott Désinvestissement et Sanctions (BDS) ?

Le boycott culturel et universitaire fait partie de la campagne BDS, lancée par la société civile palestinienne en 2005, inspirée de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud pour qu’Israël :

  1. Mette fin à son occupation et à sa colonisation de toutes les terres arabes et démantèle le Mur
  2. Reconnaisse les droits fondamentaux des citoyen·ne·s arabo-palestinien·ne·s d’Israël à une complète égalité; et
  3. Respecte, protège et favorise les droits des réfugié·e·s palestinien·ne·s à recouvrer leurs maisons et leurs biens comme le stipule la résolution 194 de l’ONU. 

Appel de la société civile palestinienne au boycott, désinvestissement, et aux sanctions contre Israël jusqu’à ce qu’il applique les lois internationales et les principes universels des droits de l’Homme – Juillet 2005

 

Pourquoi un boycott culturel ?

Les institutions culturelles font partie intégrante d’un échafaudage idéologique et institutionnel du régime israélien d’occupation, de colonialisme de peuplement et d’apartheid contre le peuple palestinien. Les institutions culturelles israéliennes (parmi elles notamment les compagnies d’art d’interprétation, les groupes musicaux, les organisations cinématographiques, les syndicats d’auteur·ice·s et les festivals) ont lié leur sort à l’establishment sioniste hégémonique en Israël et, en dépit des efforts d’une poignée d’artistes, auteur·ice·s et cinéastes ayant des principes, ces institutions se sont clairement impliquées dans le soutien, la justification et le blanchiment de l’occupation par Israël et de son déni systématique des droits palestiniens.

Directives de l’appel palestinien au boycott universitaire et culturel d’Israël (PACBI) 2014

 

Il est toujours temps…

De boycotter la projection de ce film, de diffuser largement les appels au boycott culturel et aussi de rejoindre la campagne, soutenue par plus de 90 groupes LGBTQI, de boycott de l’Eurovision qui doit avoir lieu en mai 2019 à Tel Aviv (http://www.pinkwatchingisrael.com).




Je Boycotte, tu boycottes, il-elle boycotte, nous boycottons l’Eurovision en Israël!

Ce samedi 2 Mars 2019, une action a eu lieu à Rennes contre la tenue de l’Eurovision à Tel Aviv au mois de Mai prochain.
Un petit groupe de personnes composé de membres du collectif Horizon Palestine, de l’AFPS Rennes et autre ont, malgré l’interdiction de manifester déclarée par la préfecture, réussi à se faufiler jusqu’à la place de la Mairie de Rennes où nous avons pu distribuer des flyers expliquant le contexte et relayant la pétition « Eurovision 2019 : Pas en Israël, pas au pays de l’apartheid » (https://eurovision2019-pasenisrael.eu/)
Quelques discussions avec des personnes intéressées à qui on s’est d’ores et déjà permis-e-s de relayer l’info des prochains RDV dont la Semaine contre l’apartheid Israélien qui commence le 18 Mars prochain à Rennes.
Réalisation sur le chemin d’une interview avec une radio locale rennaise où nous avons pu expliquer notre action et eu la possibilité de nous exprimer sur les propos du président Macron à propos de la campagne BDS et sur notre combat antisioniste et anti colonial.
Nous avons ensuite filé devant FR3 Bretagne où nous avons demandé à rencontrer des membres de la direction. D’après la personne à l’accueil, personne n’était là et donc personne pour nous recevoir. On nous a ensuite expliqué qu’il fallait prendre RDV par téléphone…
Affaire à suivre donc! On lâche rien!
Avant de repartir, petit photo prise devant FR3 …
Boycott de l’état colonial Israélien!
Soutien aux résistances populaires palestiniennes!



Michel Warschawski, Israël et BDS, à Clermont-Fd

L’amphi 120 de la fac de lettres de Clermont-Fd était presque plein (environ 100 personnes) le 12 février 2019 pour accueillir Michel Warschawski, dans le cadre de sa tournée en France, organisée par l’UJFP.

L’étape de Clermont-Fd était à l’appel de l’AFPS, BDSF, Amis Temps Des Cerises, Amis de l’Huma, Amis du Diplo, LDH, UD CGT, Solidaires, ATTAC, FSU.

A partir de son livre « Israël, chronique d’une catastrophe annoncée… et peut-être évitable » (Syllepse, 2018), Michel Warschawski a fait un exposé précis et détaillé de la situation en Israël, qui a beaucoup intéressé l’amphi, où régnait un grand silence. Il a expliqué qu’Israël se définit comme un « Etat nation du peuple juif », ouvert à tous les Juifs du monde, alors que les Palestiniens autochtones restants sont discriminés, sans droits fondamentaux et que le droit au retour des réfugiés est nié.

Netanyahou et l’extrême droite israélienne s’allient avec les gouvernements fascisants, racistes et souvent antisémites d’Europe de l’Est et d’Amérique, dans une perspective « judéo-chrétienne » islamophobe, sous couvert de lutte contre le « péril islamique » et contre l’Iran. Tout en tentant des alliances avec les gouvernements arabes les plus réactionnaires. L’Etat d’Israël, colonial, est en train de devenir fasciste, sur les plans constitutionnel, législatif et moral (analyses d’Avraham Burg, et Zeev Sternell). Pour avancer en ce sens il lui faut affaiblir le garde-fou de la Cour Suprême de Justice, et celui des médias qui ne sont pas aux ordres. Adalah recense 80 lois discriminatoires pour les Palestiniens citoyens d’Israël, et parmi les plus récentes l’interdiction de célébrer la Nakba, et du droit à la réunification familiale. Par ailleurs, de nombreux jeunes Israéliens s’exilent à Berlin (aidés par le gouvernement allemand) pour fuir cette société, où l’on observe aussi d’immenses inégalités sociales.

Comme l’a exprimé Jean Ziegler dans la préface du livre de Michel Warschawski: « Malgré toute la haine raciste et coloniale et le cynisme des dirigeants israéliens, malgré le malheur qui frappe les Palestiniens -et grâce à leur formidable capacité de résistance-, malgré sa propre hantise de l’abîme, Michel Warschawski respire l’espérance. Il croit que l’histoire a un sens et que ce sont les peuples qui la font. »

Michel Warschawski a rappelé, dans un contexte où le mouvement de la paix israélien n’existe quasiment plus, et d’impunité sur le plan international, l’importance fondamentale de soutenir la campagne BDS, économique, culturelle, académique, sportive. C’est un acte de justice, aux succès rapides depuis 2005, seul outil capable de répondre aux aspirations palestiniennes et de contraindre Israël à abandonner l’apartheid. C’est pourquoi elle est combattue prioritairement par le ministère israélien des affaires stratégiques.

La conférence a été enregistrée par les Amis du Temps des Cerises.

Le débat fut riche et dense, sur la résistance, le sumud et l’espoir palestiniens, la laborieuse décolonisation des esprits, l’impunité qui repose sur l’alliance avec les « Blancs (post)coloniaux européens »,  l’efficacité du Hezbollah, le « suicide » du mouvement de la paix en août 2000 (suite aux calomnies d’Ehud Barak contre Yasser Arafat), les crimes contre l’humanité à Gaza (qui devraient conduite certains dirigeants israéliens devant la cour de justice internationale si les gouvernements européens avaient un minimum de dignité), le débat permanent et stérile en France sur une solution à un ou deux Etats (qui empêche d’avancer sur les campagnes prioritaires, pour les prisonniers politiques, pour Gaza, pour BDS, …).

Une partie de l’assemblée s’est ensuite réunie au pied de l’estrade, devant notre décor auvergnat pour le boycott de l’Eurovision 2019 en Israël, pour une belle photo collective à mettre sur notre album facebook.

La librairie des Volcans avait commandé des livres pour vente-dédicace aux participant-e-s à la conférence : 40 exemplaires ont été vendus. Et sur la table de presse AFPS-BDSF, 50 signatures de la pétition contre l’accord d’association UE-Israël ont été recueillies.

La soirée se termina par un repas partagé avec 6 militant-e-s afps et bdsf, et un jeune Palestinien de Clermont-Fd. Et le lendemain matin, une visite d’une exploitation viticole bio dont l’exploitant avait rendu visite à Michel à Jérusalem en 2017, qui nous a expliqué comment ce voyage avait enrichi sa vision des choses. Nous n’aurons qu’un regret à l’issue de ce passage très enrichissant de Michel : que la grippe ait empêché certain-e-s de venir l’écouter, et notamment une partie de l’équipe de FR3 Auvergne qui devait venir le filmer sur l’exploitation viticole !