Boycottez le Festival international de films LGBT de Tel Aviv

Les queers palestiniens et leurs alliés au sein du mouvement BDS lancent un appel au boycott du Festival international de films LGBT de Tel Aviv (TLVFest) qui aura lieu du 6 au15 juin 2019. Nous demandons aux cinéastes du monde entier de refuser de participer à ce festival parrainé par le gouvernement et de respecter l’appel palestinien à un boycott culturel d’Israël tant que les droits humains des Palestiniens ne seront pas respectés. Les Palestiniens font appel aux personnes dotées d’une conscience, dans le monde entier, pour qu’Israël ait à répondre de ses violations du droit international, et demandent en particulier aux artistes de ne pas donner de spectacles ou présenter leurs œuvres en Israël. L’appel au boycott culturel lancé par les Palestiniens a été entendu par un nombre croissant de personnalités culturelles internationales, notamment les cinéastes John Greyson, Mira Nair, Ken Loach, The Yes Men et Mike Leigh. Il s’agit d’envoyer un message à Israël : tant qu’Israël continuera à opprimer les Palestiniens et à les priver de leurs droits, on ne pourra pas agir comme si de rien n’était.

En 2017 et en 2018, plus de 20 cinéastes et artistes ont annulé leur participation ou ont déclaré soutenir le boycott du TLVFest par solidarité avec l’appel lancé par les queers palestiniens. Le réalisateur sud-africain John Trengove s’est exprimé en ces termes :

« Alors que les souffrances de la lutte contre l’Apartheid sont encore à vif dans notre conscience collective, cette question reste … extrêmement sensible pour de nombreux Sud-Africains. …étant donné ce que je sais aujourd’hui, il me semble que je dois impérativement éviter toute participation. … Il est impossible de fermer les yeux sur le fait que ce festival (et ma participation à l’évènement) pourrait servir à distraire l’attention des violations des droits humains commises par l’État d’Israël. »

Le Festival international de films LGBT de Tel Aviv est parrainé par des entités israéliennes qui sont pleinement complices de violations du droit international. Un des parrains du festival, le ministère israélien de la Culture, a un rôle central dans le projet Brand Israel lancé en 2005 pour promouvoir à l’étranger une image positive d’Israël et détourner ainsi l’attention de la réalité quotidienne de l’occupation et des violences contre les Palestiniens.

TLVFest s’appuie sur l’utilisation cynique des droits des gays – connue sous le nom de Pinkwashing – pour détourner les regards de l’occupation, du colonialisme de peuplement et de l’apartheid qu’Israël met en œuvre et pour normaliser ces pratiques. Le boycott culturel n’a donc pas pour but de censurer des créations artistiques ; il s’agit plutôt de demander à des artistes internationaux, notamment des cinéastes, de ne pas participer à des évènements culturels israéliens complices du Pinkwashing et/ou parrainés par l’État israélien, jusqu’au jour où Israël respectera les droits humains des Palestiniens.

Nous demandons aux cinéastes de ne pas tolérer que leur liberté artistique et leur voix soient récupérées par l’État israélien et ses collaborateurs, tels que TLVFest et TLVPride 2018. Le Pinkwashing cherche à faire de vous, pour citer Yaniv Weizman, porte-parole LGBT de la municipalité de Tel Aviv, “un ambassadeur d’Israël“.

Si vous participez à TLVFest, votre œuvre sera présentée à Tel Aviv tandis qu’Israël continue le massacre prolongé qui a tué en 2018 295 Palestiniens, y compris des enfants, à Gaza et en Cisjordanie. Plus de 29 000 personnes ont été blessées ; dans bien des cas, les blessures étaient si graves qu’elles ont imposé l’amputation de membres. Israël célèbrera la Pride et le TLVFest pendant que les familles palestiniennes continueront à pleurer la mort de leurs proches.

Alors que les gouvernements ne souhaitent pas contraindre Israël à répondre de ses actes, la pression exercée par la société civile internationale, comparable à celle qui a été appliquée à l’Afrique du Sud de l’apartheid, représente un moyen d’action efficace et donne de l’espoir aux Palestiniens – y compris les queers palestiniens – dans leur combat pour la liberté, la justice et l’égalité.

Comme votre travail de cinéastes joue un rôle déterminant en donnant une visibilité aux communautés LGBT, aux injustices contre les LGBT et à l’émancipation des LGBT, nous espérons que vous ne garderez pas les yeux fermés face à la réalité fallacieuse présentée par Israël et que vous vous opposerez fermement à l’injustice et à l’occupation en refusant de participer à TLVFest.

Bien cordialement,

Pinkwatching Israel

Pinkwatching est un collectif de queers palestiniens et de leurs alliés au sein du mouvement dirigé par les Palestiniens de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) pour la liberté, la justice et l’égalité. Nous nous opposons aux menées d’Israël et d’institutions complices qui cherchent à utiliser les droits des gays pour détourner l’attention de l’oppression constante du peuple palestinien et pour la justifier.

Source : Pinkwatching Israel

Traduction : S.M pour BDS France




GAZA et BDS au spectacle « Tous des oiseaux » à Clermont-Fd.

Treize militants AFPS 63 et BDSF 63, portant des visuels réclamant « Stop au blocus de Gaza », « Halte aux massacres », « Boycott d’Israël » ont distribué les 3 et 5 avril, devant la maison de la culture de Clermont-Fd, 900 tracts pour GAZA et BDS à l’entrée du spectacle « Tous des oiseaux » de Wajdi Mouawad, « Production La Colline – théâtre national. Avec le soutien des services culturels de l’Ambassade d’Israël en France, du théâtre Cameri de Tel-Aviv ».
Les spectateurs ont pour la plupart accepté le tract, avec des réactions allant du soutien à la discussion, ou à l’indifférence.



L’université du Cap vote la condamnation des violations des droits humains des Palestiniens par Israël, et se réserve le droit de se «dissocier» des institutions académiques qui rendent possibles ces violations

30 mars 2019

Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI)/Afrique du Sud

 Le conseil de l’Université du Cap, la première université d’Afrique, vote pour se réserver le droit de se dissocier des institutions académiques qui soutiennent ou rendent possible, directement ou indirectement, la violation des droits humains.

Nous nous réjouissons du vote de l’Université du Cap par lequel elle « condamne les atrocités et les violations des droits humains perpétrées dans les territoires palestiniens occupés » et se réserve le droit de se dissocier des « institutions académiques qui soutiennent (directement ou indirectement) la violation des droits humains et/ou rendent possible la violation de ces droits humains ».

Les Palestiniens appellent à un boycott académique des universités israéliennes qui en sont complices en raison de leur rôle dans la justification, la planification, la mise en œuvre et le maintien du système d’Israël d’oppression, incluant le vol de la terre, le siège cruel et les attaques qui se poursuivent contre Gaza, et les lois d’apartheid.

Aujourd’hui, alors que les Palestiniens commémorent la Journée de la Terre et une année de manifestations de la Grande Marche du Retour à Gaza, nous savons que, tout comme en Afrique du Sud, le régime apartheid d’Israël finira par s’effondrer sous le poids combiné des personnes de conscience unies aux Palestiniens dans notre combat pour la liberté, la justice et l’égalité.

Nous remercions le Forum de la solidarité avec la Palestine de l’Université du Cap pour ses efforts inlassables. Nous exhortons les universitaires dans le monde à travailler pour veiller à ce que le milieu universitaire ne rende pas possible, directement ou indirectement, l’oppression des Palestiniens par Israël.

 

Source : PACBI

Traduction : JPP pour BDS FRANCE




Des artistes israéliens se joignent aux Palestiniens en exhortant les participants à l’Eurovision de ne pas se produire à Tel Aviv

29 mars 2019

Chers participants à l’Eurovision,

Nous sommes israéliens, musiciens, cinéastes, et auteurs. Nombre d’entre nous ont signé une lettre de soutien à l’appel palestinien pour que le concours de l’Eurovision ait lieu ailleurs qu’à Tel Aviv.

Voici pourquoi.

Nous, en tant qu’Israéliens juifs qui aspirons à vivre dans une société pacifique, démocratique, reconnaissons qu’il n’y a pas moyen d’y arriver sans mettre fin à l’oppression exercée par notre gouvernement sur des millions de Palestiniens. Une société ne peut être considérée démocratique si elle maintient un régime militaire sur des millions de gens, leur déniant les droits fondamentaux, dont le droit de vote. Que signifie la démocratie lorsque un cinquième des citoyens israéliens, des Arabes palestiniens, se voient refusés leurs droits par la loi ?

Nos jeunes hommes et femmes sont obligés de servir dans l’armée d’occupation israélienne, participant ainsi à la perpétuation de toutes sortes de crimes contre les Palestiniens, notamment en maintenant un siège illégal sur Gaza.

« Nous vivrons pour toujours par le glaive » a promis notre fanatique premier ministre Benjamin Netanyahou. Eh bien nous ne souhaitons pas vivre toujours par le glaive ! Nous voulons vivre des vies normales, pacifiques, sans opprimer ou soumettre qui que ce soit. Nous ne voulons pas que nos enfants rejoignent une armée que la plupart des gens dans le monde accusent de commettre des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.

À Tel Aviv même, Israël déplace les Palestiniens indigènes de Jaffa en usant de moyens économiques et légaux, en expulsant des familles, en démolissant des maisons et en négligeant des quartiers entiers qu’il prive de ressources.

Vous devez vous produire au centre des expositions de Tel Aviv, sur les ruines du village palestinien de al-Shaykh Muwannis dont les habitants ont été déplacés de force et n’ont jamais eu le droit de revenir.

Nous avons longuement réfléchi à la programmation de vos performances. D’un côté, il serait vraiment merveilleux d’entendre vos musiques et vos messages d’inclusivité. D’un autre côté, ces messages seront transmis depuis Tel Aviv, qu’Israël utilise comme un outil de relations publiques, pour distraire de son occupation militaire, de sa politique d’apartheid, et du nettoyage ethnique du peuple palestinien indigène. Ce serait une parfaite diversion.

Nous, en tant qu’artistes, ne pouvons rester silencieux tandis que nos homologues palestiniens souffrent en silence de déshumanisation et de violence et nous vous demandons de vous joindre à nous en vous exprimant publiquement. Des artistes palestiniens vous ont exhorté à vous retirer de l’Eurovision et nous nous joignons à leur appel pour leur bien et pour notre propre avenir.

Sincèrement,

Aviad Albert, musician

Shlomit Altman, artist

Meira Asher, sound artist

Kerem Blumberg, filmmaker

Dror Dayan, filmaker

Anat Even, filmmaker

Ohal Grietzer, musician

Nir Harel, artist

Avi Hershkovitz, film director

Liad Hussein Kantorowicz, performance artist

Noki Katan, DJ

Jonathan Ofir, conductor and violinist.

Hagar Ophir, installation and performance artist

David Oppenheim, artist, musician

Michal Peleg, writer

Nira Pereg, artist

Timna Peretz, filmmaker

Sigal Primor, artist

Danielle Ravitzki, musician, visual artist

Ben Ronen, visual artist

Michal Sapir, musician, writer

Anka Schneidermann, artist

Yonatan Shapira, musician

Eyal Sivan, documentary filmmaker

Eran Torbiner, documentary filmmaker

Eyal Vexler, art and cultural producer and curator

Oriana Weich, artist

Source : Mondoweiss

Traduction SF pour BDS France




Appel d’artistes palestinien-ne-s à boycotter l’Eurovision

25/03/2019

Nous, chanteurs-ses, compositeurs-trices, danseurs-ses, musicien-ne-s et autres artistes, exhortons tous les finalistes 2019 de l’Eurovision à se retirer du concours afin d’éviter de participer au programme explicite d’Israël qui consiste à utiliser les apparitions d’artistes internationaux pour blanchir ses crimes contre l’humanité.

Le centre des congrès de Tel Aviv qui héberge l’Eurovision est construit au-dessus du village palestinien d’al-Shaykh Muwannis qui a subi un nettoyage ethnique. Le « Village de l’Eurovision », où les fans feront la fête, est situé dans un parc qui est construit au-dessus de Manshiya, une autre des 500 localités palestiniennes détruites et vidées des Palestinien-ne-s pour laisser la place à l’apartheid israélien.

Si on suit la côte depuis Tel Aviv, on trouve la Bande de Gaza assiégée, où Israël a mis en cage deux millions d’entre nous. La plupart des gens à Gaza sont des réfugiés d’une agression préalable israélienne, et la plupart sont des enfants.

Presque personne ni rien ne peut y entrer ou en sortir. Les tireurs d’élite israéliens, les tanks et l’armée de l’air ont tué plus de 200 Palestiniens ici l’année dernière, dont des enfants, et en ont mutilé des milliers d’autres.

En tant qu’artistes palestinien-ne-s – brutalisé-e-s, assiégé-e-s, occupé-e-s et exilé-e-s – nous ne pouvons pas offrir le faste et le glamour de l’Eurovision. Nous pouvons offrir quelque chose de plus grand : une place dans les livres d’histoire.

Nous n’oublierons jamais la commerçante irlandaise Mary Manning et ses collègues qui, en 1984, a refusé d’avoir des produits de l’Apartheid sud-africain. Leurs actions désintéressées à amené l’Irlande à directement interdire les marchandises sud-africaines.

Peu après sa libération, Nelson Mandela a rencontré ces courageuses travailleuses, disant que leur résistance l’avait inspiré. Lorsque il est mort des années plus tard, elles ont été invitées à ses funérailles.

L’histoire des participant-e-s n’est pas encore écrite. Nous les encourageons à l‘écrire.

Signataires:

TAREQ ABBOUSHI,

(musician, composer),

DYALA ABDALLAH,

(dancer),

FATHI ABDELRAHMAN,

(theatre director),

SAMA ABDULHADI,

(DJ, producer),

WALEED ABDULSALAM,

(musician, singer, actor),

KHALID ABU AL SABER, dancer, actor

RAYAN ABU DAYEH, dancer

KHALID ABU ERAM, dancer

TAMER ABU GHAZALEH, singer, composer

MIRA ABU HILAL, singer

YOUMNA ABU HILAL, singer

LAMA ABU HILAL, singer

AHMAD ABU RAHMEH, dancer

ABAD ABU SWAI, singer

MOHAMMAD ABU TALIB, circus performer

ALAA ABULRUB, circus performer

RAMZI ABUREDWAN, musician, composer

SHAHD ABUSALAMA, dancer

MURAD AL ASHHAB, dancer

MANAR AL AZZA, dancer

KAMAL ALJAFARI, filmmaker

RAED ANDONI, filmmaker

ÉMILE ANDRE SABA, theatre actor, director

YOUSEF AREF SBEIH, dancer

NADIA AROURI, dancer

MAHMOUD AWAD, musician, singer

MANAL AWAD, actor

HAZAR AZZEH, circus performer

MOHAMMAD AZZEH, circus performer

NIDAL BADARNEH, actor, director

MOHAMMAD BAKRI, actor, director

SALEH BAKRI, actor

ZIAD BAKRI, actor, filmmaker

NAI BARGHOUTI, singer

NABIL BEY, musician, singer, songwriter

SAMER BISHARA-SHAHOUK, musician

ASHRAF DABBAH, musician

CHERIEN DABIS, filmmaker

SHARAF DARZAID, dancer, choreographer

HAIDAR EID, musician, author

MOHAMMAD EID, actor

SAMIR ESKANDA, musician

BAKER EWISS, dancer

MOHAMMAD FARAKHNA, dancer

IBRAHEM FENO, dancer, choreographer

MAHDI FLEIFEL, film director

THAER FUAD, dancer

MUTASIM GHAITH, circus performer

YASMIN HADI, dancer

HENA HAJ HASAN, singer

JACOB HAMMODEH, musician, composer

EHAB HANIYAH, musician

DIA HARB, actor

AMMAR HASSAN, singer

MIDHAT HUSSEINI, musician

RIHAM ISAAC, actor, director

LEEN ISSA, dancer

YAZAN IWIDAT, dancer, choreographer

ANNEMARIE JACIR, filmmaker, poet

AYHAM JALAL, musician

SAMER JARADAT, musician, producer

SALWA JARADAT, singer

NIVIN JAYUSI, singer, musician

AHMAD JOUBEH, circus performer

SAMIR JOUBRAN, musician

KAMILYA JUBRAN, singer, songwriter, musician

REMI KANAZI, poet

SAMER KARAJA, dancer, choreographer

MAJDOLEEN KARAKRA, dancer

MUTAZ KAWASMI, dancer, photographer

REEM KELANI, singer, musician

HANNAH KHALIL, playwright

ATA KHATAB, dancer, choreographer

NADIA KHATAB, dancer

FIRAS KHOURY, actor

RAED KOBARI, musician

RAMZI MAQDISI, actor, filmmaker

AHMED MASOUD, author, playwright

GEORGE MATAR, dancer, choreographer

JENIN MERRI, dancer

SANAA MOUSSA, singer

EDWARD MU’ALIM, actor

SALEEM NABALI, actor, dancer

GHASSAN NADDAF, playwright

TAMER NAFAR, rapper, actor

IBRAHIM NAJM, musician

IBRAHIM NASRALLAH, poet, novelist, painter

TAMER NASSAR, musician

MAI ODEH, filmmaker, producer

HAFEZ OMAR, graphic designer

IMAN OUN, actor, director

MOHAMMAD QUTATI, musician

YASSAR S’ADAT, musician

GANDHI SAAD, musician

JOWAN SAFADI, musician

MOHAMMAD SAFADI, dancer

AHMAD SAJADEHE, dancer

FARAH SALEH, dancer, choreographer

KAREEM SAMARA, musician

NIVEEN SAWI, singer

YASMIN SAMEER SHALADAH, actor

AMER SHOMALI, filmmaker, visual artist

TEREZ SLIMAN, singer, songwriter

YANAL STAITI, musician

LOAI TAFESH, dancer, choreographer

HANNA TAMS, dancer, choreographer

ISSAM TURKI, circus performer

RENAD URI, dancer

AMER ZAHR, comedian, writer

ZEINA ZAROUR, theatre director

RAFEEF ZIADAH, poet

SHADI ZOMORROD, circus school founder

NICOLA ZREINEH, actor.

Source : The Irish Times

Traduction : J. Ch. pour BDS France




Strasbourg : Non à l’Eurovision en Israël !

Samedi 16 mars à Strasbourg, sous un soleil printanier, les gens se pressaient sous notre tonnelle pour signer la pétition contre l’organisation de l’Eurovision à Tel-Aviv…Une action du CJACP avec son comité BDS 67 et l’Association France-Palestine Solidarité Alsace.

De nombreux documents à disposition: le 4 pages de BDS France, l’annonce de nos prochaines actions (Film « The Lab » le 27 mars à la MISHA à 17h, Film « Le Chanteur de Gaza » le 23 mars, festival du film palestinien du 2 au 7 avril 2019, Manifestation le 30 mars pour la journée de la terre et Gaza, et actions de la campagne  BDS à venir)

Contact: cjacp@orange.frhttps://www.facebook.com/CJACPalestine –  https://www.bdsfrance.org/




Ne nuisez pas ! Appel palestinien pour un tourisme/pèlerinage éthique

12 mars 2019 – Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI)

 

La société civile palestinienne en appelle à tous les visiteurs étrangers, en particulier à ceux qui font un pèlerinage et aux gens de conscience pour qu’ils ne nuisent pas à notre lutte pour nos droits  sous l’égide du droit international, et qu’ils respectent nos consignes pour un tourisme éthique

En se fondant sur l’Organisation Mondiale du Tourisme de l’ONU (OMT) qui affirme dans ses statuts qu’elle tend fondamentalement à « la promotion et au développement du tourisme d’un point de vue qui contribue… au respect  universel et à l’observance des droits humains et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion ;

Étant donnée la grave escalade des violations par Israël des droits et des libertés des Palestiniens, particulièrement dans le siège continu et brutal de Gaza, qui va être inhabitable en 2020 d’après un rapport de l’ONU ; les déplacements forcés de Palestiniens hors de chez eux ; l’apartheid enraciné par l’adoption de « la loi de l’État – nation juif » qui inscrit une discrimination raciale institutionnalisée dans la loi fondamentale d’Israël, celle-ci s’ajoutant aux plus de 65 lois discriminatoires existantes ; et le refus persistant  de respecter les droits des réfugiés palestiniens comme stipulés dans le droit international ;

Prenant en considération que le secteur du tourisme israélien « profite de et conduit la politique et les pratiques illégales d’Israël en Cisjordanie occupée, dont la confiscation de terres palestiniennes et l’exploitation de ressources naturelles palestiniennes, les fouilles illégales sur des sites archéologiques, l’obstruction de l’économie palestinienne et le transfert de la population palestinienne sous protection », niant ainsi le droit des Palestiniens à la souveraineté sur leur propre patrimoine et sur leur culture ;

Etant donné le sabotage continuel par Israël et/ou le vol des sites et des biens des patrimoine chrétien, islamique et même de celui des juifs palestiniens à Jérusalem et dans les territoires palestiniens occupés, ce qui inclut des attaques et du harcèlement des dirigeants de la foi chrétienne et de la foi musulmane, en plus de sa responsabilité directe dans le vandalisme rampant des églises et mosquées palestiniennes via l’absence délibérée d’identification, d’accusation ou de pénalisation de ceux qui en sont responsables ;

À la lumière du fait qu’Israël se sert du tourisme pour blanchir ses crimes de guerre et ses graves violations des droits humains palestiniens, dans le cadre de « La Marque Israël », de « Tel Aviv Monde »[1] et de ses campagnes de pinkwashing qui font une promotion cynique du tourisme LGBTQIA et que les groupes queer palestiniens les plus en vue condamnent ;

En se fondant sur l’obligation morale de tout visiteur, en particulier des pèlerins, de ne pas nuire et sur l’appel palestinien Kairos de 2009 des leaders palestiniens chrétiens qui ont considéré le « boycott et le désinvestissement comme des outils non violents pour la justice, la paix et la sécurité pour tous » ;

Et inspirée par la lutte mondiale contre l’apartheid en Afrique du Sud, qui y a inclut des appels au boycott du tourisme,

 

La société civile palestinienne en appelle à tous les visiteurs étrangers [2], en particulier à ceux qui font un pèlerinage, et aux gens de conscience pour qu’ils ne nuisent pas à notre lutte pour nos droits sous l’égide du droit international, en respectant les consignes suivantes :

 

  • Ne visitez pas des sites historiques/religieux/touristiques [3] en territoire palestinien occupé, dont Jérusalem Est et sa Vieille Ville, qui sont contrôlés illégalement par la puissance occupante israélienne, surtout ceux qui sont situés dans les colonies illégales, comme la « Cité de David » ou ceux qui sont promus comme « sites israéliens »  comme la « Tour de David » (voir la liste partielle).
  • Évitez tout produit et service fourni par des entreprises israéliennes ou internationales qui sont complices [4] des violations par Israël des droits humains – dont, mais pas uniquement, les compagnies aériennes israéliennes, les hôtels et autres lieux d’hébergement, les agences de voyage, les services de guides touristiques, les compagnies de bus et les restaurants – et substituez y des fournisseurs palestiniens ou non complices.
  • Faites pression sur les compagnies de tourisme comme Booking.com, Airbnb, Expedia et TripAdvisor, qui sont impliquées dans les violations par Israël du droit international pour qu’elles cessent d’organiser ou de faire la promotion de séjours dans les colonies illégales, « contribuant à leur existence et à leur expansion » et pour qu’elles arrêtent de mettre sur leurs listes « des maisons palestiniennes illégalement saisies en vertu de la ‘loi israélienne sur les biens des absents’ ».
  • Boycottez tous les événements LGBTQIA+ organisés par ou en coopération avec le gouvernement israélien ou des institutions israéliennes complices [5], et résistez à recourir à tout service LGBTQIA tel que plages, bars, hôtels ou clubs proposés par des opérateurs et des compagnies complices  des violations des droits humains par Israël.
  • Évitez tout itinéraire de voyage dans ce qui est aujourd’hui Israël ou dans les colonies illégales dans les territoires palestiniens occupés dès lors qu’il a un lien avec le gouvernement israélien ou des corporations et des institutions israéliennes complices.
  • Développez les visites solidaires au peuple palestinien aussi bien que des missions d’observation sans lien institutionnel de quelque sorte que ce soit avec le gouvernement israélien, des institutions complices ou des groupes de lobbying.

La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI)

Notes:

[1] Il s’agit d’une initiative de la municipalité de Tel Aviv pour blanchir la réalité de l’apartheid dans la ville.

[2] Ne s’applique pas au monde arabe, où s’appliquent des directives spéciales tenant compte du contexte.

[3] Cela inclut: 1) des sites archéologiques qui requièrent généralement un droit d’entrée versé aux autorités d’occupation, comme Qumran et l’Hérodium ; 2) des parcs et des réserves naturelles sous contrôle israélien dont la Mer Morte ; 3) des lieux de détente tenus généralement par des compagnies privées, comme des lieux de dégustation de vin dans des colonies ; et 4) le tourisme lié à l’armée comme « des camps d’entraînement » et des « camps de tir ». Voir la liste partielle.

[4] Toute institution israélienne, entreprise ou corporation qui ne reconnaît pas publiquement les droits du peuple palestiniens stipulés par l’ONU et qui ne s’interdit pas de s’engager dans des projets israéliens qui violent les droits humains des Palestiniens est considérée complice et doit être écartée

[5] La plupart de ces événements de propagande LGBTQIA+ ont lieu à Tel Aviv dans le cadre de “Tel Aviv Global.”

Source: PACBI

Traduction SF pour BDS France




Comme chaque année, Vues d’en face participe au pinkwashing d’Israël…

Le pinkwashing (« lavage en rose ») est une stratégie politique utilisée entre autre par Israël. Il a pour but de mettre en avant son traitement soit disant exemplaire des LGBTQI afin de se faire passer pour tolérant et progressiste, tout en passant sous silence les guerres et les atteintes aux droits humains Par cette stratégie, Israël cherche à détourner l’attention de la domination coloniale des Palestinen·ne·s et le régime d’apartheid (attaques récurrentes des territoires palestiniens, Gaza sous embargo, continuité de la colonisation, bombardements des populations, emprisonnements abusifs, atteintes aux droits élémentaires,…).

 

Israël se veut un pays gayfriendly pour les gays riches occidentaux. Mais la promotion d’un « paradis gay » est en décalage avec les réalités des minorités sexuelles en Israël où, en dehors de « la bulle Tel-Aviv », l’homophobie (notamment religieuse) persiste.

 

L’armée de Tsahal, une des armées les plus puissantes du monde, se revendique gayfriendly, veganfriendly,… voulant nous faire oublier qu’elle massacre des gens chaque jour.

 

Contrairement à ce qu’Israël proclame, l’État refuse d’accorder la protection internationale et des permis de séjours aux LGBTI palestinien·ne·s qui viennent demander l’asile. Les LGBTI palestinien·ne·s sont des cibles de choix pour les services secrets israéliens, pour les faire chanter et en faire des informateur·ice·s. Israël enseigne à ses soldats comment exploiter les cas d’homosexualité ou de bisexualité.

 

Nous luttons contre la politique coloniale d’Israël et contre le soutien des pays occidentaux (notamment la fRance) à ce régime. Nous refusons que nos luttes, nos identités et nos vies soient utilisées pour justifier la domination d’autres personnes. En fRance (et en Europe), pendant que l’État s’affiche comme défenseur des droits des personnes LGBTI ou des femmes, il diffuse une propagande islamophobe, refuse les droits de base aux personnes exilées et mène des politiques migratoires meurtrières et racistes.

Pas de guerre en notre nom !

Contre le pinkwashing

et en solidarité avec le peuple palestinien !

Cette année encore Vues d’en face diffuse ce samedi 9 mars un film israélien Dear Fredy dont certains financeurs comme Channel 1 et Gesher foundation sont subventionnés par le gouvernement israélien.

 

Qu’il s’agisse d’un film dont le sujet est important pour une communauté LGBTQI qui cherche son histoire, cela ne doit pas nous faire fermer les yeux sur les réalités qui pousse Israël à soutenir un certain nombre de films LGBTQI. Par exemple les films de Eytan Fox : Yossi et Jagger, Tu marcheras sur l’eau et The Bubble, dont les tournées promotionnelles ont été financées par la division des affaires culturelles et scientifiques du ministère des Affaires étrangères d’Israël. La propagande culturelle d’Israël est une stratégie forte de sa campagne « Brand Israël » pour redorer son image, en faire un pays attractif pour les occidentaux, notamment pour les LGBTQI et surtout faire oublier les exactions à l’encontre des Palestinien·ne·s. Quelque soit le sujet d’un film, on ne peut justifier sa diffusion quand elle sert la politique colonisatrice d’un État.

 

Qu’est-ce que la campagne Boycott Désinvestissement et Sanctions (BDS) ?

Le boycott culturel et universitaire fait partie de la campagne BDS, lancée par la société civile palestinienne en 2005, inspirée de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud pour qu’Israël :

  1. Mette fin à son occupation et à sa colonisation de toutes les terres arabes et démantèle le Mur
  2. Reconnaisse les droits fondamentaux des citoyen·ne·s arabo-palestinien·ne·s d’Israël à une complète égalité; et
  3. Respecte, protège et favorise les droits des réfugié·e·s palestinien·ne·s à recouvrer leurs maisons et leurs biens comme le stipule la résolution 194 de l’ONU. 

Appel de la société civile palestinienne au boycott, désinvestissement, et aux sanctions contre Israël jusqu’à ce qu’il applique les lois internationales et les principes universels des droits de l’Homme – Juillet 2005

 

Pourquoi un boycott culturel ?

Les institutions culturelles font partie intégrante d’un échafaudage idéologique et institutionnel du régime israélien d’occupation, de colonialisme de peuplement et d’apartheid contre le peuple palestinien. Les institutions culturelles israéliennes (parmi elles notamment les compagnies d’art d’interprétation, les groupes musicaux, les organisations cinématographiques, les syndicats d’auteur·ice·s et les festivals) ont lié leur sort à l’establishment sioniste hégémonique en Israël et, en dépit des efforts d’une poignée d’artistes, auteur·ice·s et cinéastes ayant des principes, ces institutions se sont clairement impliquées dans le soutien, la justification et le blanchiment de l’occupation par Israël et de son déni systématique des droits palestiniens.

Directives de l’appel palestinien au boycott universitaire et culturel d’Israël (PACBI) 2014

 

Il est toujours temps…

De boycotter la projection de ce film, de diffuser largement les appels au boycott culturel et aussi de rejoindre la campagne, soutenue par plus de 90 groupes LGBTQI, de boycott de l’Eurovision qui doit avoir lieu en mai 2019 à Tel Aviv (http://www.pinkwatchingisrael.com).




Je Boycotte, tu boycottes, il-elle boycotte, nous boycottons l’Eurovision en Israël!

Ce samedi 2 Mars 2019, une action a eu lieu à Rennes contre la tenue de l’Eurovision à Tel Aviv au mois de Mai prochain.
Un petit groupe de personnes composé de membres du collectif Horizon Palestine, de l’AFPS Rennes et autre ont, malgré l’interdiction de manifester déclarée par la préfecture, réussi à se faufiler jusqu’à la place de la Mairie de Rennes où nous avons pu distribuer des flyers expliquant le contexte et relayant la pétition « Eurovision 2019 : Pas en Israël, pas au pays de l’apartheid » (https://eurovision2019-pasenisrael.eu/)
Quelques discussions avec des personnes intéressées à qui on s’est d’ores et déjà permis-e-s de relayer l’info des prochains RDV dont la Semaine contre l’apartheid Israélien qui commence le 18 Mars prochain à Rennes.
Réalisation sur le chemin d’une interview avec une radio locale rennaise où nous avons pu expliquer notre action et eu la possibilité de nous exprimer sur les propos du président Macron à propos de la campagne BDS et sur notre combat antisioniste et anti colonial.
Nous avons ensuite filé devant FR3 Bretagne où nous avons demandé à rencontrer des membres de la direction. D’après la personne à l’accueil, personne n’était là et donc personne pour nous recevoir. On nous a ensuite expliqué qu’il fallait prendre RDV par téléphone…
Affaire à suivre donc! On lâche rien!
Avant de repartir, petit photo prise devant FR3 …
Boycott de l’état colonial Israélien!
Soutien aux résistances populaires palestiniennes!



Michel Warschawski, Israël et BDS, à Clermont-Fd

L’amphi 120 de la fac de lettres de Clermont-Fd était presque plein (environ 100 personnes) le 12 février 2019 pour accueillir Michel Warschawski, dans le cadre de sa tournée en France, organisée par l’UJFP.

L’étape de Clermont-Fd était à l’appel de l’AFPS, BDSF, Amis Temps Des Cerises, Amis de l’Huma, Amis du Diplo, LDH, UD CGT, Solidaires, ATTAC, FSU.

A partir de son livre « Israël, chronique d’une catastrophe annoncée… et peut-être évitable » (Syllepse, 2018), Michel Warschawski a fait un exposé précis et détaillé de la situation en Israël, qui a beaucoup intéressé l’amphi, où régnait un grand silence. Il a expliqué qu’Israël se définit comme un « Etat nation du peuple juif », ouvert à tous les Juifs du monde, alors que les Palestiniens autochtones restants sont discriminés, sans droits fondamentaux et que le droit au retour des réfugiés est nié.

Netanyahou et l’extrême droite israélienne s’allient avec les gouvernements fascisants, racistes et souvent antisémites d’Europe de l’Est et d’Amérique, dans une perspective « judéo-chrétienne » islamophobe, sous couvert de lutte contre le « péril islamique » et contre l’Iran. Tout en tentant des alliances avec les gouvernements arabes les plus réactionnaires. L’Etat d’Israël, colonial, est en train de devenir fasciste, sur les plans constitutionnel, législatif et moral (analyses d’Avraham Burg, et Zeev Sternell). Pour avancer en ce sens il lui faut affaiblir le garde-fou de la Cour Suprême de Justice, et celui des médias qui ne sont pas aux ordres. Adalah recense 80 lois discriminatoires pour les Palestiniens citoyens d’Israël, et parmi les plus récentes l’interdiction de célébrer la Nakba, et du droit à la réunification familiale. Par ailleurs, de nombreux jeunes Israéliens s’exilent à Berlin (aidés par le gouvernement allemand) pour fuir cette société, où l’on observe aussi d’immenses inégalités sociales.

Comme l’a exprimé Jean Ziegler dans la préface du livre de Michel Warschawski: « Malgré toute la haine raciste et coloniale et le cynisme des dirigeants israéliens, malgré le malheur qui frappe les Palestiniens -et grâce à leur formidable capacité de résistance-, malgré sa propre hantise de l’abîme, Michel Warschawski respire l’espérance. Il croit que l’histoire a un sens et que ce sont les peuples qui la font. »

Michel Warschawski a rappelé, dans un contexte où le mouvement de la paix israélien n’existe quasiment plus, et d’impunité sur le plan international, l’importance fondamentale de soutenir la campagne BDS, économique, culturelle, académique, sportive. C’est un acte de justice, aux succès rapides depuis 2005, seul outil capable de répondre aux aspirations palestiniennes et de contraindre Israël à abandonner l’apartheid. C’est pourquoi elle est combattue prioritairement par le ministère israélien des affaires stratégiques.

La conférence a été enregistrée par les Amis du Temps des Cerises.

Le débat fut riche et dense, sur la résistance, le sumud et l’espoir palestiniens, la laborieuse décolonisation des esprits, l’impunité qui repose sur l’alliance avec les « Blancs (post)coloniaux européens »,  l’efficacité du Hezbollah, le « suicide » du mouvement de la paix en août 2000 (suite aux calomnies d’Ehud Barak contre Yasser Arafat), les crimes contre l’humanité à Gaza (qui devraient conduite certains dirigeants israéliens devant la cour de justice internationale si les gouvernements européens avaient un minimum de dignité), le débat permanent et stérile en France sur une solution à un ou deux Etats (qui empêche d’avancer sur les campagnes prioritaires, pour les prisonniers politiques, pour Gaza, pour BDS, …).

Une partie de l’assemblée s’est ensuite réunie au pied de l’estrade, devant notre décor auvergnat pour le boycott de l’Eurovision 2019 en Israël, pour une belle photo collective à mettre sur notre album facebook.

La librairie des Volcans avait commandé des livres pour vente-dédicace aux participant-e-s à la conférence : 40 exemplaires ont été vendus. Et sur la table de presse AFPS-BDSF, 50 signatures de la pétition contre l’accord d’association UE-Israël ont été recueillies.

La soirée se termina par un repas partagé avec 6 militant-e-s afps et bdsf, et un jeune Palestinien de Clermont-Fd. Et le lendemain matin, une visite d’une exploitation viticole bio dont l’exploitant avait rendu visite à Michel à Jérusalem en 2017, qui nous a expliqué comment ce voyage avait enrichi sa vision des choses. Nous n’aurons qu’un regret à l’issue de ce passage très enrichissant de Michel : que la grippe ait empêché certain-e-s de venir l’écouter, et notamment une partie de l’équipe de FR3 Auvergne qui devait venir le filmer sur l’exploitation viticole !




Strasbourg: mobilisation BDS le 16 février

«Nous vous invitons à faire pression sur les radiotélévisions et les artistes européens, en particulier FR2 et les chanteurs et interprètes français, afin qu’ils retirent leur participation au concours de l’Eurovision 2019 qui doit se tenir en Israël»

(Tract #BoycottEurovision diffusé place Kléber le 16 février 2019)

Mobilisation BDS aujourd’hui 16 février à Strasbourg. Voir le reportage avec beaucoup de photos montrant bien notre action. Nous étions une dizaine du comité BDS67 et avons beaucoup discuté avec les passants, distribué des tracts contre l’Eurovision 2019 en Israël, des infos sur BDS France (le 4 pages de présentation), sur nos campagnes (Eurovision et AXA) et nos principes (Charte des principes de BDS).

Excellent  accueil du public !




#BoycottEurovision – au fil du festival court-métrage Clermont-Fd

Une quinzaine de militants AFPS 63-BDSF 63 ont participé à deux actions Eurovision durant la fin de la semaine du festival international du court métrage de Clermont-Ferrand : le 6 février à l’entrée de la séance ciné-conférence-débat « histoire du cinéma palestinien » ( avec 200 personnes), et le 8 février à l’entrée de la séance « Israël-Nadav Lapid» (une vingtaine de spectateurs) puis devant l’entrée principale du festival.

  

Plus de 750 tracts contre l’Eurovision 2019 en Israël ont été distribués aux nombreux festivaliers, dont la plupart acceptaient le tract et certains nous remerciaient chaleureusement. Une trentaine de personnes ont accepté de se faire prendre en photo devant notre décor contre l’Eurovision et l’apartheid, dont un conseiller municipal.

Ainsi, au cours de 12 actions Eurovision depuis novembre 2018, nous avons distribué  4.000 tracts (1.500 au festival), et photographié environ 250 personnes pour notre album facebook, dont 6 élu-e-s de 4 villes.




Tours: Action contre l’Eurovision en Israël

Nous avons réalisé une nouvelle action « Eurovision » samedi dernier 9 février sur la place du marché des Halles. Cette action trouve son originalité dans le fait qu’elle a été précédée d’un communiqué de presse, signé par plusieurs organisations, dont : les 2 associations Palestine du 37, PC, PG, PCOF, FI, NPA, Solidaires. Nous nous sommes réjouis de ce soutien publique à BDS, c’est une première à Tours, soutien obtenu il est vrai après quelques échanges argumentés et insistants, et après un bon travail de notre équipe BDS.
Si certaines de ces organisations n’ont pas envoyé de représentants à ce rassemblement, une quinzaine de militants étaient au Rv, ce qui nous a permis de distribuer près de 500 tracts, bien accueillis dans l’ensemble.
Nous avions prévu de rencontrer France 3 dont les bureaux se trouvaient à proximité, mais malgré une demande de RV 4 jours avant, les portes étaient closes. La couverture médiatique a été assez réduite : Les média auxquels nous avions envoyé le communiqué de presse ont fait peu état de ce rassemblement, avant comme après, ce qui n’est pas véritablement étonnant de la part de la Nouvelle République qui préfère rester silencieuse sur BDS, même si une journaliste est venue nous rencontrer.
Coordination BDS 37



Lyon contre l’Eurovision 2019 en Israël

Samedi 9 février, c’était notre 2ème action contre l’eurovision 2019 en Israël, après celle de début janvier. Il s’agissait bien sûr d’appeler à signer la pétition en ligne, à l’aide du tract de BDS France, repris avec une typographie accrocheuse.
On était une dizaine, portant les pancartes de la campagne. Il faut bien reconnaître que, dans la foule qui se pressait devant le centre commercial de la Part-Dieu, assez peu de gens étaient réceptifs. Il a tout de même été possible d’informer la population, d’engager des conversations et de convaincre plusieurs personnes de signer la pétition. Plus de 500 tracts ont été distribués.
Et le groupe BDS-Lyon s’est encore élargi !
Bien sûr, la campagne continue !



#BoycottEurovision – Ouverture festival court-métrage Clermont-Fd

Douze militants AFPS 63-BDSF 63 étaient présents vendredi 1er février devant l’entrée de la maison de la culture de Clermont-Ferrand pour l’ouverture du festival international du court métrage. Environ 800 tracts ont été distribués avec entre autres slogans « Non à l’Eurovision en Israël, État d’Apartheid » ou « Israël, derrière la culture les massacres » et c’est en passant devant une haie de militants que le maire et quelques conseillers municipaux de la ville ont reçu notre tract dénonçant l’apartheid. Le public a été dans son ensemble réceptif. Une dizaine de personnes ont accepté de se faire prendre en photo devant notre décor contre l’Eurovision et l’apartheid, dont une élue municipale, pour notre album Facebook (dans lequel nous avons maintenant un maire et 4 conseillers, de 3 villes du 63).

Même s’il est difficile de mesurer l’impact réel de cette 10ème action Eurovision 63, elle était importante car on sait que la soirée d’ouverture du festival accueille élus, journalistes, réalisateurs, personnes venues d’ailleurs …. Donc un public que l’on ne touche pas directement en temps normal.




Communiqué de Pinkwatching Israel : Boycott de L’Eurovision en Israël et de la Tel Aviv Pride!

Le 28 janvier 2019

Au petit matin du 28 juin 1969, des personnes transgenres et queers ont envahi les rues de la ville de New York pour combattre la violence et le harcèlement policier dans leurs communautés. Les émeutes de Stonewall symbolisent la résistance des LGBTQIA contre le harcèlement quotidien, les agressions, la mort et la violence. Assez c’était assez!

Le 30 mars 2018, des dizaines de milliers de Palestiniens vivant à Gaza ont lancé la Grande Marche du Retour. La Marche symbolise la résistance palestinienne contre le harcèlement, les agressions, la mort et la violence quotidiens perpétrés par Israël. Trop c’est trop!

Depuis le début de la Grande Marche du Retour, les tireurs d’élite israéliens ont tué plus de 200 manifestants palestiniens non armés, faisant plus de 18 000 blessés et laissant de nombreuses personnes avec des incapacités à vie.

Le 14 mai 2018, deux jours seulement après la victoire de la représentante Israélienne à l’Eurovision, Netta Barzilai, Israël a massacré 62 Palestiniens à Gaza, dont six enfants, qui participaient à la Grande Marche du Retour. Le soir même, Netta Barzilai a présenté à Tel Aviv un concert de célébration organisé par le gouvernement déclarant: « Nous avons une raison d’être heureux. » Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a qualifié la lauréate de l’Eurovision, Netta Barzilai, de « meilleur ambassadrice d’Israël ».

Constatant les résonnances entres les violences policière et militaire contre les Palestiniens et les personnes LGBTQIA à travers le monde et contre la Grande Marche du Retour et les émeutes de Stonewall, nous, soussignées les organisations militant pour la liberté des queers et trans , appelons les communautés LGBTQIA à boycotter le Concours de la chanson Eurovision 2019 organisé par Israël.

Le régime d’occupation militaire israélien, de colonialisme de peuplement et d’apartheid utilise sans vergogne le concours de l’Eurovision dans le cadre de sa stratégie officielle de gestion de l’image d’Israël, qui tente de montrer un «meilleur visage» et de détourner l’attention de ses crimes de guerre contre les Palestiniens.

L’Eurovision suscite l’intérêt, la passion et le soutien de la communauté LGBTQIA depuis des décennies et Israël y voit une excellente occasion de faire avancer son programme de pinkwashing, l’utilisation cynique des droits des homosexuels détourne et normalise l’occupation israélienne, le colonialisme et l’apartheid.

La Tel-Aviv Pride soutenue par le gouvernement israélien, fait la promotion de l’Eurovision aux côtés de la Tel-Aviv Pride afin de tirer le maximum de bénéfices pour Israël pendant un mois entier de pinkwashing.

Les queers palestiniens ont appelé au boycott de la Tel-Aviv Pride pour montrer que les communautés LGBTQIA n’ont aucun intérêt à devenir des « ambassadeurs d’Israël » comme Barzilai.

Après sa victoire, Barzilai a joué à la Tel-Aviv Pride, le couronnement des efforts annuels déployés par Israël pour promouvoir Tel Aviv en tant que paradis libéral, tout en imposant simultanément un système de lois racistes, une occupation militaire brutale et une politique d’apartheid au peuple palestinien.

L’Eurovision elle-même devrait attirer des dizaines de milliers de visiteurs qui deviendront involontairement complices du spectacle de propagande culturelle d’Israël, tout en soutenant financièrement le régime violent d’Israël. De la même manière, la Tel Aviv Pride vise à accueillir des visiteurs internationaux, renforçant ainsi l’impunité d’Israël et sa stratégie habituelle visant à améliorer son image, tout en détournant l’attention du sort des palestiniens et de leur condition.

L’Eurovision et la Tel Aviv Pride en Israël doivent être boycottés pour résister au pinkwashing, éviter d’être complices avec ce régime et dénoncer les violations des droits de l’homme perpétrées par Israël.

Nous rejoignons les appels de plus en plus nombreux du monde entier et exhortons:

– Les membres de la communauté LGBTQIA à boycotter l’Eurovision 2019 tant qu’Israël l’héberge.

– Les mouvements populaires, les organisations LGBTQIA, les artistes et les ONG des pays participants pour protester contre l’accueil par Israël de l’Eurovision 2019 et pour des actions de boycott pacifiques.

– Nos collègues, artistes et journalistes, soutiennent publiquement et diffusent cet appel

Comme dans le cadre de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, ce n’est que par une pression internationale efficace et soutenue que Israël sera obligé de respecter ses obligations en vertu du droit international et de respecter les droits des Palestiniens.

Texte signé par les organisations suivantes :

AlQaws for Sexual and Gender Diversity in Palestinian Society, Palestine
Pinkwatching Israel, Palestine
Aswat- Palestinian Feminist Center for Sexual and Gender Freedoms, Palestine

Community Action Against Homophobia, Australia
Ermin Mujanovic, Australia
Le Space, Belgium
Queers Support The Migrants BXL, Belgium
Enhedslistens Queerudvalg, Denmark
Queer Exchange CPH, Denmark
QueerCut, Denmark
UngtUnivers, Denmark
Bedayaa organisation for LGBTQI+ in the Nile Valley Area, Egypt & Sudan
Pink & Black Helsinki, Finland
Queers without borders, Finland
Act Up Sud Ouest, France
Collectif Irrécupérables, France
LGBT pour la Palestine (Queers for Palestine France), France
Berlin Against Pinkwashing, Germany
Queer Antizionists Giessen, Germany
Queer Faction of the Jewish Antifa Berlin, Germany
Movimiento de Diversidad en Resistencia (MDR), Honduras
Queer Action Ireland , Ireland
Unison Northern Ireland LGBT, Ireland
AhSqueerTo, Italy
Arcigay Napoli, Italy
ARCIRAGAZZI PORTICI, Italy
Assemblea transterritoriale TerraCorpiTerritori di Non Una di Meno, Italy
Associazione Giosef Unito – GIOvani SEnza Frontiere, Italy
Associazione Lista Lesbica Italiana, Italy
Circolo Pink GLBTE di Verona, Italy
Fuori dai Binari, Italy
Laboratorio Smaschieramenti, Italy
Maurice GLBTQ, Italy
Pride Off, Italy
Shannara Cooperativa Sociale, Italy
Valèrie Taccarelli, Italy
Liberatzione, Italy (Sardinia)
Feminism and Lesbian Art working group, Japan
Foyle Pride Festival Committee, Northern Ireland
Queers4Palestine, Norway
Fabryka Równości, Poland
Academia Cidadã | Citizenship Academy, Portugal
Não te prives – Grupo de defesa dos direitos sexuais, Portugal
Panteras Rosa – Frente de Combate à LesBiGayTransfobia, Portugal
PATH – Plataforma Anti Transfobia e Homofobia de Coimbra, Portugal
UMAR – União de Mulheres Alternativa e Resposta, Portugal
Umar Coimbra, Portugal
Drustvo Legebitra, Slovenia
Društvo ŠKUC, Slovenia
TransAkcija Institute, Slovenia
Asamblea de Marikas Libertarias Transfeministas de Barcelona, Spanish State
Asamblea Transmaricabollo de Sol (15M), Spanish State
Bloque Andaluz de a Revolución Sexual, Spanish State
Consell de la Joventut de Barcelona, Spanish state
Degenerades, Spanish State
Movimiento Marika de Madrid, Spanish State
N.O.M.A.D.A.S oficina de migración y atención a la diversidad afectivo sexual, Spanish State
Orgullo Crítico Madrid, Spanish State
Orgullo Vallekano, Spanish State
Queers por Palestina, Spanish State
Red Marikones del Sur, Spanish State
RpM – Colectivo Transfeminista, Spanish State
Euskal Herriko Bilgune Feminista, Spanish State (Basque Country)
MDMA taldea, Spanish State (Basque Country)
Sare Lesbianista, Spanish State (Basque Country)
TransGaliza, Spanish State (Galiza)
Crida LGBTI, Spanish state (Països Catalans)
Revolutionär Pride Stockholm/Revolutionary Pride Stockholm, Sweden
Damj, the Tunisian association for justice and equality, Tunisia
Black Queer and Trans Resistance, The Netherlands
Maruf , The Netherlands
Sehaq Queer Refugees Group, The Netherlands
TIYE International, The Netherlands
Mawjoudin We Exist, Tunisia
ACT UP London, United Kingdom
Friends of the Joiners Arms, United Kingdom
No to Pinkwashing, United Kingdom
Queer Strike, United Kingdom
Queer Tours of London – A Mince Through Time, United Kingdom
Queerspace East London, United Kingdom
UNISON National LGBT committee, United Kingdom
Gay Liberation Network, United States
Irish Queers, United States
Jewish Voice for Peace New York City Queer Caucus, United States
Methodist Federation for Social Action , United States
Queers Against Israeli Apartheid (QAIA-NYC), United States
Queers Undermining Israeli Terrorism (QUIT!), United States
The Queer Palestinian Empowerment Network, United States




Nouvelle action Eurovision à Clermont-Fd

Le 26 janvier 2019, onze militant-e-s AFPS 63 et BDSF 63 ont effectué une 9ème action Eurovision, depuis le 30 novembre 2018.
Ils ont distribué dans le froid environ 500 tracts aux passants devant le centre commercial Jaude 2 à Clermont-Fd. Plusieurs discussions intéressantes, une promesse d’adhésion, et 12 citoyen(ne)s -dont un conseiller municipal- ont offert leur photographie pour notre album facebook !



Non au pinkwashing de l’Eurovision ! Près de 90 groupes LGBTQ+ appellent au boycott du concours de chant en Israël.

29 Janvier 2019
Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI)

Des organisations de libération queers et trans de près de 20 pays d’Europe et d’ailleurs appellent les communautés LGBTQIA du monde à prendre position pour les droits humains des Palestiniens et à boycotter le concours de l’Eurovision 2019 en Israël.

Près de 90 organisations de libération queers et trans de près de 20 pays d’Europe et d’ailleurs appellent les communautés LGBTQIA du monde entier à boycotter le concours de l’Eurovision 2019 en Israël.

Les signataires condamnent l’utilisation “honteuse” de l’Eurovision par Israël, qui a de nombreux partisans au sein des communautés LGBTQIA, afin de “détourner l’attention de ses crimes de guerre contre les Palestiniens” et “poursuit sa stratégie de pinkwashing, l’utilisation cynique des droits des homosexuels afin de détourner et de normaliser l’occupation, la colonisation et l’apartheid israélien.”

Le communiqué, initié par des groupes queers palestiniens, rappelle les émeutes de Stonewall en 1969, qui symbolisent la résistance LGBTQIA contre la violence et les agressions quotidiennes, et met en parallèles les dizaines de milliers de Palestiniens à Gaza qui manifestent, avec la Grande Marche du Retour, contre des décennies de violente oppression et de déni de leurs droits fondamentaux par Israël.

Depuis Mars dernier, les snipers de l’armée israélienne ont abattu plus de 200 Palestiniens sans arme qui participaient aux manifestations à Gaza, blessant 18 000 personnes et causant, pour certaines d’entre elles, des handicapes qui changeront à jamais leurs vies. Amnesty International a qualifié ces actes de “tentatives délibéres” de tuer et de mutiler.

Israël a célébré la victoire de l’Eurovision 2018 par Netta Barzilai le soir même de la manifestation la plus meurtrière à Gaza, lors de laquelle les forces israéliennes ont massacré 62 Palestiniens sans armes. Netanyahou a qualifié Barzilai de “meilleure ambassadrice d’Israël.”

Les signataires appellent également au boycott de la Pride de Tel Aviv, sponsorisée par le gouvernement israélien qui, expliquent-ils, “fait la promotion de l’Eurovision tout au long de la Pride afin de récolter le maximum de bénéfices pour Israël pendant tout un mois de pinkwashing.”

Parmi les signataires figurent les collectifs palestiniens al-Qaws pour la diversité sexuelle et de genre dans la société palestinienne, Pinkwatching Israel et Aswat – Centre Féministe Palestinien pour les libertés sexuelles et de genre, le Comité National LGBT d’UNISON, l’un des plus grands syndicats du Royaume Uni,  ACT UP Sud-ouest en France et ACT UP London au Royaume Uni, les Panteras Rosa au Portugal, plus de 20 groupes queers et trans en Espagne et en Italie, le Gay Liberation Network, la Fédération Méthodiste pour l’Action Sociale et Jewish Voice for Peace New York City Queer Caucus aux États-Unis.

Ce communiqué des groupes LGBTQIA fait suite à un déluge de soutiens à l’appel palestinien au #BoycottEurovision2019 en Israël. Parmi lesquels des artistes, des participants, des présentateurs et des vainqueurs de l’Eurovision, des politiciens et des syndicats. Des dizaines de milliers de personnes ont signé une pétition appelant au boycott de l’Eurovision. En outre, le groupe britannique The Tuts a refusé l’invitation de participer à l’Eurovision au Royaume Uni.

Haneen Maikey, directrice d’alQaws pour la diversité sexuelle et de genre dans la société palestinienne, a commenté :

Nous, queers palestiniens, sommes rassurés de voir que de plus en plus de communautés LGBTQIA prennent position contre la stratégie de pinkwashing d’Israël, et cela dans une démonstration de réelle solidarité.

Les communautés LGBTQIA refusent que le mouvement de libération queer et trans soit utilisé par le régime d’oppression israélien comme écran de fumée progressiste pour dissimuler l’oppression brutale des Palestiniens. Elles déclarent : ‘Nos droits sont indissociables des droits de toutes les communautés opprimées.’

Rejoindre et promouvoir l’appel au boycott de l’Eurovision 2019 en Israël et de la Pride de Tel Aviv aide à dévoiler la récupération par le gouvernement israélien des droits queers comme outil de propagande pour cacher ses crimes contre les Palestiniens. Cela porte un coup à sa stratégie honteuse de pinkwashing afin de maintenir son régime d’apartheid et ses décennies de colonisation et d’occupation de la Palestine.

Pour voir la liste complète des signataires, rendez-vous sur le site internet de Pinkwatching Israel.

Pour ajouter la signature d’une organisation LGBTQIA, merci de remplir ce formulaire.

La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël  (PACBI) a été lancée en 2004 pour contribuer à la lutte pour la liberté, la justice et l’égalité palestiniennes. PACBI plaide pour le boycott des institutions académiques et culturelles israéliennes, étant donné leur




Tours: mobilisation contre l’Eurovision en Israël

Compte-rendu de nos interventions de ces dernières semaines à propos de l’Eurovision.
– Lycées : nous avons distribué 700 tracts dans 4 lycées, à la sortie du midi ou du soir. C’est la 1ère fois que nous nous adressions à ce public. L’accueil a été assez diversifié, entre indifférence, curiosité, et quelquefois un réel intérêt. Les 4 cartes toujours un outil essentiel.

– Marché de St Paul à Tours et marché de St Pierre des corps. 700 tracts distribués sur les 2 marchés, un accueil intéressant, en dehors de quelques sionistes virulents.

Nous ne sommes pas encore intervenus devant France 3, dont les bureaux ne sont guère accessibles de la rue.
Il nous est apparu qu’une visite à FR3 (+ le marché situé à côté) pouvait être l’occasion de mobiliser des organisations locales, choisies dans la liste des organisations nationales qui ont signé l’appel du CNPJDPI.

Onze organisations locales ont été contactées : PCF-MJCF-PG-EELV-NPA-PCOF-SNES/FSU-SOLIDAIRES-ATTAC, ainsi que l’AFPS locale et l’UJFP.



Eurovision : BDS France Montpellier reçu à France 3 Occitanie-Montpellier

Samedi 26 janvier, devant les locaux de France 3 Occitanie-Montpellier pendant qu’une délégation de 4 personnes est reçue par le rédacteur en chef.

PENDANT L’APARTHEID LES AFFAIRES CONTINUENT !

Mobilisée et présente par des stands place de la comédie depuis décembre 2018, la Campagne BDS France Montpellier avait choisi le jour de la finale France de l’Eurovision  2019 pour intervenir auprès de France Télévision.

Si la campagne BDS France Montpellier peut effectivement regretter l’insuffisance de réponse de France3 à ses sollicitations, globalement elle n’a pas à se plaindre de la façon dont les journalistes de France3 Montpellier rendent compte de ses actions et initiatives et ce, depuis la grande Bataille BDS (victorieuse) contre l’entreprise israélienne Agrexco-Carmel. Au moment où les médias mainstream et les « journalistes » spécialistes des plateaux sont à juste titre, décriés par le mouvement populaire des Gilets Jaunes cette précision méritait d’être énoncée.

Dans la suite des initiatives BDS France dans de nombreuses villes du pays, il s’agissait de porter une parole qui dénonce – une fois encore et après la saison France-Israël -l’instrumentalisation par Israël d’un événement culturel en vue de blanchir les crimes de l’apartheid.

Une parole qui dénonce également la complicité de la direction de France Télévisions et de tous les organismes spécialisés qui participent au blanchiment de l’apartheid israélien : « Business as usual » comme disent les anglos-saxons.

A cette fin, un dossier  a été remis au rédacteur en chef de France 3 Occitanie – Montpellier.

UN ACCUEIL SPONTANÉ ET OUVERT

Nommé depuis avril 2018, sans trop nous connaitre et face à l’entrée déterminée de la vingtaine de militant.e.s, le rédacteur en chef de l’agence n’a pas hésité à répondre favorablement à la demande d’entrevue d’une délégation. Le fait que celle-ci ait précisé qu’il ne pouvait être tenu responsable d’une décision de la direction nationale a sans doute contribué au climat détendu de la rencontre.

Très vite elle a été orientée sur la question de la liberté d’expression de BDS France face à la municipalité et son maire. Nous espérons que les explications  apportées trouveront place dans les informations de France3 Montpellier.

 

 

Une représentante des 36 artistes et professionnel.e.s de la culture montpelliérain.e.s composait la délégation :