Le festival Docaviv 2020 à Tel Aviv de l’apartheid ébranlé par des annulations dans sa semaine finale après des appels de BDS

9 septembre 2020, par Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI) 

Cíntia Gil, Directrice du Sheffield Doc/Fest est l’une des quatre participant·es internationaux/les qui se retirent

Docaviv 2020 – le festival international du film documentaire à Tel Aviv prend fin cette semaine, marqué par des annulations notables de la part de quatre cinéastes et invité·e·s internationaux/les.

Le festival de Tel Aviv de l’apartheid, qui se déroule essentiellement en ligne, a pour partenaires le ministère de la Culture et des Sports du gouvernement israélien d’extrême-droite et la municipalité de Tel Aviv. Il adresse également ses remerciements au ministère israélien des Affaires étrangères pour son soutien.

Parmi celles et ceux qui se retirent du festival, à la suite de demandes privées de la part des soutiens du boycott culturel d’Israël, figurent Cíntia Gil, directrice de Sheffield Doc/Fest, et la cinéaste danoise Eva Marie Rødbro, dont le long-métrage documentaire  I Love You I Miss You I Hope I See You Before I Die a été retiré de la sélection Depth of Field (Profondeur de champ) de Docaviv.

Gil, également membre du Conseil d’administration d’Apordoc, association portugaise du film documentaire, et ancienne directrice de Doclisboa, a confirmé au Comité de Solidariedade com a Palestina qu’elle s’était retirée en tant que jurée du festival Docaviv.

Elle l’a fait à la suite de demandes privées du Comité et de l’organisation antiraciste SOS Racismo Portugal, se référant à l’appel de réalisateurs palestiniens et de secteurs plus larges de la société civile en vue du boycott d’institutions culturelles israéliennes qui sont complices des violations des droits humains des Palestiniens commises par Israël.

Outre Eva Marie Rødbro, un·e autre cinéaste international·e a retiré son film du programme du festival, et un·e autre invité·e international·e du festival a annulé sa participation, ces deux personnes souhaitant ne pas être nommées pour le moment.

Les quatre cinéastes et invité·es qui se sont retiré·es avaient été contacté·es en privé par des soutiens du mouvement Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) pour les droits humains des Palestiniens et ont annulé leur participation à la suite de ces demandes.

La Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël (PACBI) a vérifié chaque annulation auprès de ses partenaires au Danemark, au Portugal et ailleurs. Les quatre participant·es ont été retiré·es du programme de Docaviv.

En 2014, l’acteur et militant Danny Glover a compté parmi les personnes qui condamnaient l’inclusion du film American Revolutionary: the Evolution of Grace Lee Boggs dans l’édition 2014 de Docaviv, écrivant “nous sommes solidaires du peuple de Palestine”. En 2019, le réalisateur marocain Nadir Bouhmouch a refusé d’accepter une invitation à présenter son film à Docaviv.

Alia Malak, de PACBI, a déclaré :

“Nous remercions les cinéastes et invités internationaux qui se sont retirés de Docaviv 2020 en raison de sa complicité dans le blanchiment par l’art du régime brutal d’Israël, d’apartheid, d’occupation et de colonialisme de peuplement, et en solidarité avec le peuple palestinien.

Des milliers d’artistes, y compris de nombreux cinéastes et artistes du cinéma LGBTQ+ , ont apporté  leur soutien public – et d’autres encore, en grand nombre, ont été attentifs — au boycott d’institutions culturelles israéliennes complices, conscients de leur devoir éthique de ne pas nuire aux luttes non violentes pour la justice, et refusant de blanchir par l’art les violations du droit international et les crimes de guerre commis par Israël.

Docaviv n’a jamais pris position en faveur des droits inaliénables du peuple palestinien, reconnus par le droit international. Il ne s’est même pas exprimé quand des avions de chasse israéliens ont bombardé et détruit délibérément le centre culturel Said al Mishal à Gaza, y compris son cinéma destiné aux enfants.

Malgré les efforts déployés par la prétendue “Creative Community for Peace” – une façade abondamment financée et à peine camouflée du gouvernement israélien d’extrême-droite et de son lobby – le soutien au mouvement pacifique BDS continue à croître parmi les artistes et différents groupes et  milieux dans le monde entier. Nous exhortons ceux et celles qui travaillent internationalement pour le film et la télévision à les rejoindre.”pastedGraphic_1.png

PACBI est un membre fondateur du mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions pour les droits des Palestiniens.

Traduction SM pour BDS France

Source : BDS Movement




Doc Aviv : un festival de cinéma chargé de servir la normalisation de l’anormalité

Par BDS France et BDS Maroc, 10 septembre 2020

BDS France et la campagne MACBI (BDS Maroc) ont alerté les créateurs artistiques, en France et au Maroc, sur la signification que prend leur participation à des événements organisés sous la houlette des institutions officielles israéliennes. Ainsi du festival international du film documentaire DocAviv qui se tient cette semaine à Tel Aviv. Certains internationaux ont d’ailleurs retiré leurs œuvres ou se sont retirés du jury de ce festival (1).

Dans le contexte politique du moment, alors que les États-Unis et Israël viennent d’obtenir la normalisation des relations entre Israël et les Émirats Arabes Unis, et s’activent pour l’obtenir avec d’autres États, alors que des chancelleries occidentales annoncent les ouvertures prochaines de leurs ambassades à Jérusalem, participer à DocAviv comme cinéaste français ou marocain, européen ou arabe, relève d’un acte politique et non d’un geste artistique.

Il s’agit bien de conforter l’Apartheid sioniste et de participer à la tentative d’entériner l’effacement de la Palestine et des Palestiniens, de la vie politique, de la terre, des consciences …

Le cinéaste franco-marocain Kamal Hachkar, professeur d’histoire de surcroît, et récidiviste en matière de normalisation (avec un premier film Tineghir-Jérusalem concourant au Festival d’Ashdod en 2012), présente un second film à DocAviv le 12 Septembre, « Dans tes yeux je vois mon pays ». 

Il traite dans ces films d’une coexistence béate et dénuée de tout contexte entre juifs et musulmans marocains: les juifs marocains sont ils allés sur la lune ou en Palestine? N’ont ils pas été manipulés par le sionisme, placés d’autorité sur les zones frontalières en boucliers humains contre les armées arabes,  main d’œuvre docile et bon marché chargée de remplacer les Palestiniens, chair à canon dans les guerres contre les voisins arabes, matériau humain transplanté pour coloniser la Palestine ? De tout cela il n’est jamais question bien sûr. La Palestine est soigneusement effacée d’un sujet qui la concerne pourtant au premier titre. 

La liste est longue et documentée de ce qu’il y aurait à dire autour du beau sujet des relations entre juifs et musulmans dans l’histoire du Maroc. Mais Hachkar a choisi son sujet et son camp : il soutient activement le sionisme contre la Palestine, et court toujours en précurseur, en avant de la normalisation arabe que le Maroc vient pourtant de refuser officiellement. 

DocAviv se tient à 90 km de Gaza (2 millions d’habitants) autour duquel se resserre jour après jour, mois après mois, année après année, un siège qui dure depuis 2007 où la quantité de nourriture qu’il est permis d’y faire rentrer est mesurée à l’aune de la seule survie, où l’électricité est rationnée à quelques heures quotidiennes, où l’eau est insalubre, les conditions sanitaires désastreuses, et les bombardements gravement meurtriers. 

Le festival se tient à 75 km de Jérusalem, la ville du nettoyage ethnique, dont les habitants palestiniens sont progressivement mais méthodiquement chassés.

Il se tient dans la ville de Tel-Aviv bâtie sur une terre où existaient 5 villages palestiniens maintenant disparus, suite à la Nakba de 1948 et aux massacres qui allaient avec.

Ce festival se tient dans un pays dont l’Etat est maintenant régi depuis plus d’un an par une loi qui a officialisé l’apartheid à l’encontre de ses habitants historiques…

Heureusement, Hachkar ne fait pas école. L’année dernière, le cinéaste marocain Nadir Bouhmouch, invité à DocAviv pour son film Amussu, « un film sur la résistance, sur le combat d’une communauté pour l’eau, la terre et la dignité », dit-il. Il a décliné l’invitation en expliquant qu’en tant qu’artiste, il ne se rendrait pas complice des crimes contre les Palestiniens, et qu’il est partisan du BDS et signataire de l’appel du MACBI au Boycott culturel de l’état d’Israël. Évoquant que, dans les conditions actuelles, les Palestiniens ne verraient pas son film, il conclut :

« Je préfère attendre le moment où l’Apartheid s’effondrera, pour que tout le monde puisse avoir accès, ensemble, à la projection, y compris les réfugiés palestiniens, qui continuent à détenir, en plus des clés de leurs maisons, celles des lieux culturels des villes, notamment des salles de cinéma, des lieux d’exposition et des centres culturels qui sont sous occupation et dont vous faites usage. »

Voilà pourquoi nous joignons nos voix à celle du cinéaste Nadir Bouhmouch lorsqu’il en appelle : «à [ses] collègues de la communauté culturelle, en Afrique du Nord et dans le monde, les invitant à refuser toute collaboration avec les institutions sionistes ».

(1) https://bdsmovement.net/news/docaviv2020




La dictature des Émirats arabes unis vend les droits des Palestiniens par le biais d’un accord avec Israël

Par le Comité national palestinien du BDS (BNC), le 14 août 2020

L’accord avec les dirigeants despotiques des Émirats Arabes Unis ajoute un autre État policier à la ligue des amis et alliés internationaux d’Israël.

La société civile palestinienne se tient aux côtés de la majorité réduite au silence dans les Émirats arabes unis et dans le monde arabe pour condamner fermement l’accord conclu entre les dirigeants despotiques des Émirats arabes unis et d’Israël, avec le soutien de la Maison Blanche de Trump. C’est la plus grave trahison du régime des Émirats arabes unis dans la lutte pour la libération et l’autodétermination des Palestiniens.

L’accord a été annoncé alors qu’Israël bombardait à nouveau la bande de Gaza assiégée et appauvrie et attaquait les Palestiniens en Cisjordanie, signifiant ainsi qu’il ne ferait rien pour diminuer les agressions brutales d’Israël contre le peuple palestinien.

L’affirmation du régime des Emirats Arabes Unis selon laquelle le prix pour sa violation du principe central parmi les peuples arabes d’engagement envers la cause palestinienne était le gel par Israël de ses plans d’annexion formelle de parties du territoire palestinien occupé est un mensonge. Après la conclusion de l’accord Nétanyahou a annoncé que le plan d’annexion est toujours en vigueur mais qu’il a été temporairement retardé pour lui permettre de s’entendre avec Trump sur la meilleure façon de le mettre en œuvre.

De plus, quelle que soit la façon dont Nétanyahou et Trump décident de gérer ou de présenter l’annexion officielle, la revendication des Emirats Arabes Unis est une imposture : le vol par Israël de terres palestiniennes et son entreprise illégale de colonisation se poursuivent sans relâche, enracinant de facto son régime d’annexion et d’apartheid.

Le régime israélien d’occupation, de colonisation et d’apartheid célèbre cette dernière percée diplomatique comme une couverture indispensable pour ses crimes de guerre et ses crimes contre l’humanité contre le peuple indigène de Palestine. Ces crimes comprennent des massacres, le nettoyage ethnique, en particulier à Jérusalem, au Naqab et dans la vallée du Jourdain, le siège de Gaza, la démolition de maisons, la destruction d’anciennes oliveraies, la destruction ou l’appropriation du patrimoine culturel et archéologique et le déni des droits fondamentaux protégés par le droit international.

Cet accord de « paix » entre les régimes israélien et émirati est l’aboutissement d’années de relations secrètes et parfois publiques, notamment l’importation par les Émirats arabes unis de technologies sécuritaires et militaires israéliennes d’une valeur de plusieurs milliards de dollars ces dernières années. Il intervient dans le contexte de la perpétration par le régime émirati de ses propres crimes contre le peuple du Yémen, en partenariat avec le régime saoudien despotique et avec l’entière complicité des États-Unis et de plusieurs États européens.

Le régime émirati qui a l’habitude de réduire au silence l’opposition et la dissidence, qui pratique le racisme et la discrimination généralisés à l’encontre des travailleurs migrants, avait également besoin de cet accord avec Israël pour soutenir ses interventions militaires et sa guerre contre la démocratie dans la région et pour contourner toute sanction potentielle des Nations unies en raison de ses crimes.

Ce que Nétanyahou n’a pas dit, c’est que la réponse à l’appel de la société civile palestinienne en faveur de sanctions ciblées et légales contre les plans d’Israël et le régime d’apartheid en cours a été extrêmement positive, en particulier dans le Sud global, ainsi que dans certains États européens et parmi les membres du Congrès américain. Cet effort doit se poursuivre et être renforcé.

Par son accord avec la dictature des Émirats arabes unis, Israël a ajouté un autre État policier à sa ligue d’amis et d’alliés internationaux. Alors que l’Israël de l’apartheid devient un modèle pour les régimes d’extrême droite et autoritaires du monde entier, exportant ses armes « testées sur le terrain » et son expertise en matière de militarisme, de racisme systémique, de surveillance de masse, de profilage racial et d’oppression sanglante, il perd rapidement le soutien des principaux cercles libéraux du monde entier, y compris parmi les jeunes Juifs américains. Cette expertise israélienne a fait apprécier le pays à d’impitoyables violeurs des droits humains, de l’Inde au Myanmar et aux Philippines, en passant par le Sud-Soudan, la Colombie, le Brésil et le Honduras, et bien d’autres encore.

Le régime d’oppression israélien peut conclure des accords avec tous les dictateurs du monde, mais cela ne peut que retarder et non pas contrecarrer son heure de vérité, lorsqu’il sera confronté à des sanctions légales et ciblées visant à mettre fin à son régime d’apartheid et à ses décennies de déni des droits des Palestiniens, tels que stipulés par le droit international. En témoignent la croissance massive de l’impact du mouvement BDS au cours des dernières années et l’intégration de mesures de responsabilisation, y compris de sanctions, pour contrer les plans d’Israël visant à poursuivre l’annexion officielle de la terre palestinienne et à mettre fin à son régime d’apartheid et à son système d’oppression à plusieurs niveaux.

Le peuple palestinien, soutenu par la majorité absolue du monde arabe et par les personnes de conscience dans le monde, continuera à résister à l’oppression israélienne et à insister sur notre droit inaliénable à la libération, à l’autodétermination, à la liberté et à la dignité dans notre patrie. Nous appelons les peuples du monde entier à intensifier les campagnes de boycott, de désinvestissement et de sanctions (BDS) contre l’annexion et l’apartheid actuels d’Israël.

En réponse à la trahison de la dictature des Emirats Arabes Unis, nous appelons nos sœurs et frères des Emirats Arabes Unis à boycotter toute présence ou activité israélienne dans le pays ou ailleurs et à refuser de s’engager avec l’ambassade israélienne ou avec les entités qui sont leurs partenaires et avec toutes les institutions israéliennes complices. Nous appelons également les Arabes en général à continuer de résister activement à cette abjecte normalisation :

1- En boycottant toutes les activités, festivals et projets parrainés par le régime des Emirats Arabes Unis, notamment l’EXPO de Dubaï, le Festival du shopping de Dubaï, ainsi que les festivals et conférences sportifs, culturels et économiques/financiers.

2- Par le boycott et le désinvestissement de toute société émiratie ou autre qui se rendrait complice de la mise en œuvre de cet accord de normalisation avec Israël.

3- En s’abstenant de voyager dans l’actuel Israël et dans les Territoires palestiniens occupés, y compris la mosquée Al-Aqsa, dans le cadre de cet accord contraire à l’éthique et de participer aux initiatives de propagande religieuse qui sous-tendent ce soi-disant « accord d’Abraham ».

 

Traduction : GD pour BDS France

Source : BDS Movement




#WeAreUnderApartheid : Excluez de « Nous Sommes Un » le Festival du Film de Jérusalem qui est complice

Des cinéastes, des associations de défense des droits des Palestiniens et des organisations culturelles exhortent les cinéastes à se retirer de « Nous Sommes Un ».

Nous, organisations de défense des droits des Palestiniens, cinéastes, autres artistes et organisations culturelles soussignées, appelons les Entreprises Tribeca à exclure le Festival du Film de Jérusalem (JFF) du festival du film Nous Sommes Un, et exhortons les cinéastes de conscience à se retirer s’il ne le fait pas, étant donnée la complicité criante du JFF dans les violations israéliennes des droits de l’être humain et son rôle dans le blanchiment par l’art de ces violations.

Le Festival du Film de Jérusalem est parrainé par le gouvernement extrémiste israélien, y compris le ministère des Affaires étrangères, le ministère de la Culture et l’Autorité Israélienne des Antiquités, ainsi, entre autres, que par l’Autorité du Développement de Jérusalem et la Fondation de Jérusalem. Ces entités commettent toutes des crimes de guerre et autres graves violations du droit international contre les Palestiniens, ou bien sont impliquées dans la justification et le camouflage de ces violations.

La Fondation de Jérusalem est partenaire de l’association fanatique et illégale de colons Elad pour s’approprier et blanchir le patrimoine culturel du quartier de Silwan à Jérusalem Est occupée, soi-disant ‘Cité de David’. Les fouilles et la colonisation qui s’en suit, ou ce qu’Israël appelle la «  Judaïsation », de Jérusalem ont été condamnées par l’UNESCO.

L’Autorité du Développement de Jérusalem (JDA) exproprie illégalement des terres palestiniennes dans Jérusalem-Est occupée pour y développer les parcs dits bibliques. Des centaines de Palestiniens ont été déplacés ou risquent d’être forcés de quitter leurs maisons pour laisser la place à ces parcs en violation des Conventions de Genève. La JDA a également contribué à l’expansion des colonies illégales, telle Gilo, à Jérusalem-Est.

Le ministère israélien de la Culture considère les arts comme essentiels au blanchiment du régime d’apartheid d’Israël, et a essayé de geler le financement des organisations artistiques qui critiquent la politique israélienne ou défendent les droits des Palestiniens conformément au droit international.

Le ministère israélien des Affaires Etrangères, autre parrain essentiel du Festival du Film de Jérusalem, avoue ouvertement blanchir par l’art les crimes d’Israël. Un ancien directeur général adjoint du ministère, Nissim Ben-Sheetrit, a admis que « Nous voyons la culture comme un outil de hasbara [propagande] de premier plan, et je ne fais pas de différence entre hasbara et culture ».

Les lobbies pro-israéliens actifs dans l’industrie du film – tels que la dite « Communauté Créative pour la Paix » (CCFP) – prétend cyniquement plaider pour « la construction de ponts », et ne s’exprime pourtant jamais contre la répression croissante à l’encontre des travailleurs culturels palestiniens ainsi que juifs israéliens qui critiquent la politique d’apartheid, d’occupation et de colonisation de son gouvernement d’extrême droite.

La CCFP est en réalité une façade pour le lobby anti-palestinien, lié au gouvernement israélien, StandWithUs [Debout avec nous], dont un partenaire clé est Chrétiens Unis pour Israël, dirigés par le pasteur homophobe, raciste et sexiste John Hagee. La CCFP dit également qu’elle « développe des stratégies pour faire face à la tendance inquiétante et croissante de l’intersectionnalité et de la solidarité populaire entre les Noirs américains et les Palestiniens.

Nous comprenons que les contributions des spectateurs de Nous Sommes Un seront utilisées au bénéfice de l’OMS et autres organisations de santé qui luttent contre la pandémie du COVID-19. Bien qu’il s’agisse là d’un but honorable, cela ne peut justifier ou excuser la complicité dans les violations continuelles des droits de l’être humain. En réalité, l’oppression israélienne et le #CoronaRacism ont rendu la lutte contre la pandémie encore plus difficile aux Palestiniens.

Dans une période où les gouvernements à travers le monde ont pris des mesures extraordinaires pour protéger les gens contre ce virus mortel, Israël a démoli une clinique palestinienne de fortune prévue pour soigner les malades du COVID-19 dans la Vallée du Jourdain occupée et a refusé de tester des communautés entières de citoyens palestiniens d’Israël. Il a aussi failli à rendre accessible en arabe les informations précises et actualisées sur le coronavirus aux citoyens palestiniens.

Comment une institution complice de tels crimes peut-elle être promue comme coopérant au « profit du fonds de soutien du Covid-19 » ?

En cette période sans précédent, nos responsabilités éthiques les uns envers les autres sont plus importantes que jamais si nous voulons envisager et construire un monde de paix, de justice et d’égalité. Dans un monde comme celui là, il n’y a pas de place pour des institutions qui oppriment, colonisent ou qui justifient l’apartheid.

C’est pourquoi nous exhortons les Entreprises Tribeca à exclure le Festival du Film de Jérusalem du festival du film Nous Sommes Un. Si elles ne le font pas, nous appelons les cinéastes participants qui soutiennent les droits de l’être humain pour tous et toutes, y compris les Palestiniens, de se retirer de Nous Sommes Un, tout comme ils se seraient retirés d’un événement partenaire d’un festival sud africain complice à l’époque de l’apartheid.

Signataires :

Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël
Adalah-NY ; Campagne pour le Boycott d’Israël
Artistes pour la Palestine UK
Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine (AURDIP)
BDS Berlin
BDS Egypte
BDS France
BS Jordanie
BDS Maroc
BDS Pays Bas – docP
BDS Suisse
Boycott ! Soutenir l’Appel de l’Intérieur du BDS Palestinien
Boycott Israël, Danemark
Union Juive Française pour la Paix (UJFP)
Gaza Action Irlande
Gibanje za pravic Palestincev, BDS Slovénie
Gruppo Ibriq per la cultura et la causa palestinese
ICAHD Finlande
Campagne Indienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël
Campagne de Solidarité Irlande Palestine
Voix Juives pour la Paix (USA)
Les Travailleurs pour la Palestine (USA)
Boycott Académique et Culturel d’Israël au Maroc
Campagne de Solidarité avec la Palestine UK
Red Solidaria Contra la Ocupacion de Palestina (RESCOP)
Salaam Ragazzi dell’Olivo, Comité de Trieste
Campagne tunisienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël
Campagne américaine pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël
Yalla Indivisible
Fatma Cherif, cinéaste et déléguée générale du festival gabes cinéma fen
Samia Labidi, réalisatrice
Mohammad Bakri, acteur et réalisateur
Nadine Naous, réalisatrice
Amira Chebli, actrice
Anissa Daoud, actrice et réalisatrice
Samaher AlQadi, réalisateur
Imed Marzouk, producteur
Aïcha Filali, artiste
Azza Chaabouni, enseignant-chercheur de cinéma, monteur
Ramzi Jebabli, directeur du festival de jazz Sicca
Driss Chouika, réalisateur
Manal Souissi, Fédération Tunisienne des Ciné-Clubs
Intissar Belaid, réalisateur
Al Nasser Sardi, critique de films
Insaf Mashta, critique de films
Habib Belhadi, producteur
Mohammad AlFraini, distributeur
Chiraz Ben Mred, critique de films
Saleh Hamoudeh, auteur dramatique
Hatem Bin Milad, réalisateur et producteur
Le Réseau pour les Ecrans Arabes Alternatifs (NAAS)
Rencontres cinématographiques Palestine : Filmer c’est Exister (PFCE)
DOCUMENTARIST – Journées du Documentaire Istanbul
EITeatro, espace indépendant d’art et de création, Tunis
Association Zanoobya, art et créativité, Tunis
Le Cinéma Théâtre RIO, Tunisie
Association du Cinéma SADA, Tunisie
Espace Mass’ART, Tunisie

Ajoutez votre nom ici

 

Article original : https://bdsmovement.net/news/we-are-one




Biden s’attaque scandaleusement à la lutte non violente mondiale pour la justice, l’égalité et la liberté des Palestiniens

 

Par Comité National Palestinien pour le boycott d’Israël (BNC) / États-Unis, 20 mai 2020

La suppression de l’aide militaire des États-Unis à Israël tient une place centrale dans le programme progressiste de #HealthcareNotWarfare (Des soins au lieu des armes) et pour la justice sociale, raciale, climatique et de genre.

 

Joe Biden rejette “fermement” le mouvement BDS, s’attaquant scandaleusement à la lutte non violente mondiale pour la justice, l’égalité et la liberté des Palestiniens. La suppression de l’aide militaire des États-Unis à Israël tient une place centrale dans le programme progressiste de #HealthcareNotWarfare (Des soins au lieu des armes) et pour la justice sociale, raciale, climatique et de genre.

En rejetant le BDS, Joe Biden reprend à son compte la complicité des États-Unis avec le système d’occupation, de colonialisme et d’apartheid pratiqué depuis des décennies par Israël, et soutient une politique consistant à nous priver, nous les Palestiniens, de nos droits humains fondamentaux.

À l’heure où Israël agite la menace d’une annexion de jure, Biden fait la promotion du financement militaire d’Israël par les États-Unis en assurant qu’il s’agit de “notre meilleur investissement de 3 milliards de dollars”. Cet “investissement” rend cependant possible les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par Israël – massacres, nettoyage ethnique, démolition d’habitations, siège de Gaza. Aujourd’hui, la plupart des électeurs démocrates approuvent le fait de prendre des sanctions contre Israël, et notamment le fait de rendre l’aide militaire conditionnelle.

Les Américains devraient déplorer la complicité avec l’oppression infligée par Israël, surtout au moment où s’exerce une répression plus forte sous le couvert du COVID-19. #SpreadSolidarity

[Tweet] Joe Biden “firmly” rejects the BDS movement, shamefully opposing the global nonviolent struggle for Palestinian freedom, justice & equality. Cutting US military aid to Israel is vital to the progressive agenda of #HealthcareNotWarfare and social, racial, climate & gender justice. pic.twitter.com/JtMHYocXnU — BDS movement (@BDSmovement) May 20, 2020

Traduction : S. pour BDS France

Source : BDS Movement




Plus de 375 universitaires et artistes signent leur opposition à l’usage croissant en Allemagne de critères décisionnels de nature politique dans leur champ d’expertise

Par Opposing Political Litmus Tests,11 mai 2020

« Les signataires s’engagent à ne pas participer à des jurys de prix ou à des comités de recrutement universitaire en Allemagne s’il y a des indicateurs convaincants qu’ils pourraient être sujets à une interférence politique ou à des critères décisionnels de nature politique ».

 

377 universitaires et artistes de plus de 30 pays ont signé un engagement s’opposant à l’usage de critères décisionnels de nature politique et à l’interférence politique d’institutions, de municipalités et de responsables publics en Allemagne, qui viseraient à réduire au silence les défenseurs des droits palestiniens selon le droit international.

Les signataires s’engagent à ne pas participer à des jurys, à des comités de prix ou à des consultations en vue d’un recrutement universitaire en Allemagne chaque fois qu’il y aura « des indicateurs convaincants que leurs décisions pourraient être sujettes à une interférence idéologique ou politique ou à des critères décisionnels de nature politique ».

Les signataires incluent de nombreuses personnalités éminentes, dont les philosophes Judith Butler et Étienne Balibar, le scénariste et producteur primé James Schamus, le lauréat du prix Nobel de chimie George P. Smith, le linguiste et critique social Noam Chomsky, la théoricienne de la littérature et du post-colonialisme Gayatri Chakravorty Spivak, l’écrivaine Ahdaf Soueif, l’ancien Secrétaire général adjoint des Nations Unies Hans-Christof von Sponeck, le professeur et historien de l’Holocauste Amos Goldberg, l’artiste et écrivaine Molly Crabapple. L’architecte renommé Michael Sorkin a lui aussi signé cet engagement avant de mourir fin mars du COVID-19.

Cet engagement est une réponse aux nombreuses occasions dans lesquelles des artistes et des universitaires soupçonnés de soutenir le mouvement non-violent de Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) en faveur des droits palestiniens ont été soumis à une interférence politique répressive et à des campagnes de diffamation.

En mars, des responsables publics ont fait pression sur le festival triennal de la Ruhr afin de désinviter le philosophe Achille Mbembe, qui devait prononcer le discours inaugural du festival. Le festival a été annulé depuis à cause de la pandémie de coronavirus. L’an dernier, la ville de Dortmund est revenue sur la décision d’accorder à l’écrivaine Kamila Shamsie le prix Nelly Sachs de Littérature.

Shamsie et Mbembe ont tous deux signé cet engagement.

Les signataires de l’engagement affirment que « modifier la décision du jury d’un prix ou retirer une invitation sur des bases idéologiques est une interférence intolérable que nous ne pouvons cautionner, quand ce ne serait même que par notre participation aux jurys sujets à une telle interférence. »

Ils et elles affirment que rendre ces décisions dépendantes d’un engagement à désavouer BDS viole la liberté académique et la liberté d’expression et constitue « une moquerie du système et de l’objectif mêmes d’attribuer des prix à des individus considérés comme des leaders dans leurs domaines. »

Il est notable que plus de 40 signataires de cet engagement viennent d’Allemagne, dont des dirigeants d’institutions culturelles importantes.

La tendance inquiétante en Allemagne de réduire au silence des voix critiques, en particulier celles de personnes de couleur, a été notée avec une indignation croissante dans le monde entier. Des centaines d’écrivains et de personnalités de la culture ont fustigé le retrait du prix de Kamila Shamsie. Plus d’une centaine de personnalités publiques ont condamné la décision du Festival Open Source de Düsseldorf de désinviter le rappeur noir américain Talib Kweli l’année dernière.

En 2018, 75 personnalités ont condamné la décision de la Triennale de la Ruhr de désinviter le groupe musical des Young Fathers, et en conséquence, plusieurs artistes et groupes ont annulé leur participation au festival, contraignant le festival à ré-inviter les Young Fathers.

Le mois dernier, des dizaines d’universitaires juifs et israéliens, dont beaucoup sont des spécialistes de l’antisémitisme, des études juives, des études sur Israël ou des études sur l’Holocauste, ont appelé le gouvernement allemand à remplacer Felix Klein, le Commissaire fédéral sur l’antisémitisme, à cause de sa « honteuse » diffamation d’Achille Mbembe et de son « rôle clé dans l’usage de l’antisémitisme comme d’une arme contre les critiques vis-à-vis du gouvernement israélien et contre les militants exerçant leur liberté de parole et de réunion pour protester contre les violations par Israël des droits fondamentaux des Palestiniens ».

Le philosophe Étienne Balibar a déclaré : « Nous vivons dans une période dangereuse pour la paix et pour les droits humains dans le monde, une période qui inclut un nationalisme croissant, de la xénophobie, de l’antisémitisme et de l’islamophobie. Il est important que la liberté d’expression soit préservée et que la défense des valeurs universelles ne soit pas instrumentalisée par des politiciens qui cherchent à protéger de la critique internationale des régimes d’occupation coloniale et de discrimination raciale, et à réduire au silence les voix qui les dénoncent publiquement. Cette perversion de la justice est particulièrement regrettable quand elle a lieu en Allemagne, un pays qui veut être une démocratie modèle, tirant les leçons d’une histoire tragique, un effort que beaucoup d’entre nous ont admiré. Pour cette raison je rejoins avec regret mais sans hésitation la protestation internationale d’universitaires et d’écrivains contre des cas récents de censure et de discrimination ciblant des intellectuels éminents d’une valeur morale indiscutable — le professeur Achille Mbembe étant le cas le plus récent. Cela ne devrait pas continuer, pour la réputation de l’Allemagne autant que pour la cause de la démocratie. »

Les signataires de l’engagement déclarent qu’ils et elles « adoptent des positions diverses vis-à-vis de BDS, mais [sont] d’accord avec les 40 organisations juives et également avec les trois tribunaux allemands — le plus récent étant la Cour administrative de Köln [Cologne], en septembre 2019 — qui ont réaffirmé que le soutien à BDS est un exercice légitime du droit universellement reconnu à la liberté d’expression ». Les signataires déclarent aussi que les fausses accusations du type de celles lancées par des fonctionnaires allemands contre Shamsie, Mbembe et les autres « ont pour intention de réduire le cadre des discussions à l’antisémitisme et à ses impacts pernicieux seulement » et « sont conçues pour détourner l’attention de tout intérêt critique envers le traitement des Palestiniens en Israël-Palestine, et pour le réduire au silence ».

L’écrivaine Ahdaf Soueif a remarqué : « J’espère que le fait que tant d’entre nous — venant d’une telle diversité de convictions politiques — ressentent le besoin de publier cette déclaration alertera nos collègues en Allemagne sur la gravité de ces interventions politiques et idéologiques persistantes dans leur champ et les poussera à leur résister avec nous ».

Traduction : CG pour BDS France

Source : BDS Movement




Levez le siège : Des artistes appellent à mettre fin au siège de Gaza par Israël lors de la crise de coronavirus 

Source : https://liftthesiege.com/fr/

Philip Pullman, Ariane Ascaride, Peter Gabriel et 350 autres signataires appuient l’appel d’Amnesty International à un embargo militaire sur Israël « jusqu’à ce qu’il respecte pleinement ses obligations selon le droit international ».

Ajoutez votre nom

Alain Damasio, Ariane Ascaride, Peter Gabriel, Rokhaya Diallo et Viggo Mortensen Jr. figurent parmi les artistes appelant à mettre fin au siège de la Bande de Gaza par Israël lors de la crise de coronavirus.

Dans une lettre ouverte publiée ce mercredi, ils écrivent : «  Les près de deux millions d’habitant-e-s de Gaza, en majorité des réfugié-e-s, sont confronté-e-s à une menace mortelle dans la plus grande prison à ciel ouvert du monde ».

Les premiers cas de coronavirus à Gaza sous blocus ont été rapportés en mars. Les organisations humanitaires et de défense des droits humains, tant palestiniennes qu’israéliennes ou internationales, ont appelé à la levée du siège israélien pour que Gaza puisse remédier à ses pénuries sévères d’équipement médical.

Les écrivain-e-s Annie Ernaux et Bernard Noël, les chorégraphes Régine Chopinot et Nacera Belaza, le sculpteur Antony Gormley sont aussi des signataires de la lettre, qui déclare :

« La pression internationale est nécessaire de toute urgence pour rendre la vie à Gaza vivable et décente. Le siège israélien doit s’arrêter. Et plus urgent encore, une épidémie potentiellement dévastatrice doit être évitée ».

Marquant les deux années depuis qu’Israël a tué soixante manifestant-e-s palestinien-ne-s à Gaza, les signataires — qui incluent le romancier irlandais Colm Tóibín, l’artiste Kevin Beasley, le cinéaste Gérard Mordillat, l’artiste plasticien Ernest Pignon-Ernest et les co-récipiendaires du Prix Turner 2019, Tai Shani et Lawrence Abu Hamdan — continuent :

« Ce qui arrive à Gaza est un test pour la conscience de l’humanité. Nous appuyons l’appel d’Amnesty International à tous les gouvernements du monde pour imposer un embargo militaire sur Israël jusqu’à ce qu’il respecte pleinement ses obligations selon le droit international ».

Le producteur et directeur de films James Schamus, la danseuse et chorégraphe Emmanuelle Huynh, Peter Mullan et Liam Cunningham ainsi que les artistes Charlotte Prodger et Helen Marten se joignent au poète pionnier K. Satchidanandan, à la romancière et scénariste Candace Allen, au compositeur et producteur Brian Eno et aux musiciens Roger Waters et Massive Attack pour signer la lettre, qui conclut :

«  Nous considérons que les droits garantis aux réfugié-e-s par la Déclaration universelle des droits humains doivent être respectés également pour les Palestinien-ne-s.

Dans ces temps de crise internationale, nous devons défendre la justice, la paix, la liberté et des droits égaux pour tous, indépendamment des identités ou des croyances. Même si nous restons confiné-e-s à la maison, notre responsabilité éthique ne devrait pas l’être. »

Lire la lettre en entier :

Bien avant que l’épidémie mondiale de COVID-19 ne menace de submerger le système de santé déjà dévasté de Gaza, les Nations-Unies avaient prédit que la bande côtière sous blocus serait invivable dès 2020. Avec la pandémie, les presque deux millions d’habitant.es de Gaza, principalement des réfugié.es, sont confronté.es à une menace mortelle dans la plus grande prison à ciel ouvert du monde.

Il y a deux ans aujourd’hui, des snipers israéliens ont tué soixante Palestinien.nes de Gaza, hommes, femmes et enfants, dans une totale impunité. Les manifestations de masse hebdomadaires de la Grande Marche du Retour, en grande majorité pacifiques, actuellement suspendues à cause de la menace du coronavirus, ont été confrontées à une violence brutale.

Bien avant la crise actuelle, les hôpitaux de Gaza étaient déjà arrivés au point de rupture par manque de ressources essentielles, bloquées à cause du blocus exercé par Israël. Son système de santé ne pouvait pas faire face aux milliers de blessures par balles, ce qui a conduit à de nombreuses amputations.

Les premiers cas rapportés de coronavirus dans la bande de Gaza densément peuplée sont donc profondément perturbants. Comme plusieurs professionnel.les de santé l’ont récemment écrit: « Les épidémies (et évidemment les pandémies) sont d’une violence disproportionnée pour les populations accablées par la pauvreté, l’occupation militaire, la discrimination et l’oppression institutionnalisée. »

Pourtant le blocus d’Israël entrave la circulation des fournitures médicales, du personnel et de l’aide humanitaire fondamentale. La pression internationale est nécessaire de toute urgence pour rendre la vie à Gaza vivable et digne. Le siège d’Israël doit être levé. Et plus urgent encore, une épidémie potentiellement dévastatrice doit être évitée.

Ce qui arrive à Gaza est un test pour la conscience de l’humanité. Nous soutenons l’appel d’Amnesty International à tous les gouvernements du monde pour imposer un embargo militaire à Israël jusqu’à ce qu’il respecte pleinement ses obligations selon le droit international. Nous reconnaissons que les droits garantis aux réfugiés par la Déclaration universelle des droits de l’homme doivent être respectés également pour les Palestinien.nes.

En ces temps de crise internationale, nous devons défendre la justice, la paix, la liberté et des droits égaux pour tou.tes, indépendamment des identités ou des croyances. Nous restons confiné.es chez nous, mais notre responsabilité éthique ne devrait pas l’être.

Signataires:

Lawrence Abu Hamdan, artiste
Taha Adnan, poète
Giannis Aggelakas, chanteur, compositeur, poète
Mania Akbari, cinéaste
Fatiha al Ghorri, comédienne
Pau Alabajos, chanteur, compositeur
Senad Alic, artiste visuel
Simon Allemeersch, créateur de théâtre
Candace Allen, écrivaine
Udi Aloni, cinéaste
Rafael Alvarez, chorégraphe, danseur
Miren Amuriza, écrivaine
Lisa Appignanesi, écrivaine
Ariane Ascaride, actrice
Austra, artiste solo
Ariella Azoulay, écrivaine, cinéaste
Kobe Baeyens, chanteur classique
Balkan Bomba, groupe
Sibaji Bandyopadhyay, auteur, interprète
Kevin Barry, écrivain
Kevin Beasley, artiste
Patrick Bebi, Metteur en scène de théâtre, acteur, professeur
Nacera Belaza, chorégraphe
Yacine Belhacene, chanteur
Bella Cuts, DJ, producteur
Ronan Bennett, scénariste
Rimli Bhattacharya , écrivain, universitaire
Akeel Bilgrami, philosophe
Mary Black, chanteuse
Bruno Boussagol, metteur en scène
Tove Bøygard, chanteuse, compositrice, écrivaine
Howard Brenton, auteur
Adam Broomberg, artiste
Pankaj Butalia, cinéaste
Teresa Cabral, peintre
Burt Caesar, acteur, réalisateur
Paulo Caetano, auteur, photographe
Carmen Callil, éditrice, écrivaine, critique
Dayana Cata, écrivaine, artiste
Oliver Chanarin, artiste
Pascal Chardome, musicien, compositeur
Sheba Chhachhi, photographe
Régine Chopinot, choregraphe
Julie Christie, actrice
Chullage, rappeur
Ciel, DJ, producteur
Luís Cília, musicien, chanteur
Céline Condorelli, artiste
Steve Coogan, comédien, acteur
Molly Crabapple, écrivaine
Crisis de los 40, groupe
Darren Cullen, artiste
Liam Cunningham, acteur
Sinéad Cusack, acteur
Bruna Cusí, actrice
Alain Damasio, écrivain
Jesse Darling, artiste
Eva De Roovere, Chanteuse, compositrice
Foivos Delivorias, chanteur, compositeur
Rokhaya Diallo, écrivaine, réalisatrice
Doctor Prats, groupe
Mark Donne, cinéaste
Geoff Dyer, écrivain
Galit Eilat, conservatrice, écrivaine
Radhouane El Medebb, chorégraphe
Fons Elders, écrivain
Brian Eno, musicien
Anne Enright, écrivaine
Annie Ernaux, écrivaine
Charles Esche, directeur de musée, professeur
Marcelo Evelin, chorégraphe
Tristan Faes, chanteur classique
Shepard Fairey, artiste
David Farr, scénariste
Isabel Fazenda, écrivaine
Mark Fell, musicien électronique
Simon Fisher Turner, compositeur, producteur, acteur
Annar Follestø, violoniste, directeur artistique
Cesk Freixas, chanteur, compositeur
Peter Gabriel, musicien, fondateur d’un festival de musique
Dimitra Galani, chanteuse, compositrice
Rashna Gandhy, auteure, psychologue
Sylvain George, cinéaste
Katia Gerou, actrice, écrivaine
Gigakoops, musicien électronique
Jordi Ginesta, chanteur
Thea Glenton Raknes, musicien
Sérgio Godinho, musicien, chanteur
Priyamvada Gopal, écrivaine, universitaire
Antony Gormley, artiste
Gossos, groupe
Øyvind Grande, compositeur
Andre Gregory, acteur, directeur de théâtre
Ohal Grietzer, compositrice, artiste de techniques mixtes
Trevor Griffiths, dramaturge
Probir Gupta, artiste
Gwenno, musicienne, compositrice
Ella Maria Hætta Isaksen, artiste, chanteuse
Maysaloun Hamoud, réalisatrice
Nir Harel, artiste
Githa Hariharan, écrivaine
Tobi Haslett, écrivain, critique d’art
Justin Hayward-Young, musicien
Charles Hayward, musicien
Tzion Abraham Hazan, artiste
Kristien Hemmerechts, écrivaine
Dalilla Hermans, écrivaine, journaliste
Claire Hilger, artiste visuel, designer graphique
Hiro Kone, DJ, producteur
Martin Horntveth, musicien, compositeur, artiste
Gemma Hummet, chanteur
Asad Hussain, écrivain, monteur
Emmanuelle Huynh, danceuse, chorégraphe
Trond Ingebretsen, musicien, chanteur
Marc Isaacs, cinéaste documentaire
Vanessa Jackson, artiste
Julie Jaroszewski, chanteuse, cinéaste, actrice
Terry Johnson, dramaturge, directeur
Filip Jordens, chanteur, acteur
Em Joseph, artiste
Embla Karidotter, musicien
Ioanna Karystianni, écrivaine
Kyriakos Katzourakis, artiste, réalisateur
Patrick Keiller, artiste, cinéaste
A.L. Kennedy, écrivaine
Chris Keulemans, écrivain
Naomi Klein, écrivaine
La Kruel band groupe
Lágrimas de Sangre, groupe
Lankum, groupe
Mike Leigh, scénariste, réalisateur
Leo Leonhardsen, musicien
Faustin Linyekula, chorégraphe
Lluís Llach, chanteur, parolier
Ken Loach, réalisateur
Jen Long, artiste, DJ
Josie Long, comédien
Los Castos, groupe
Los Chikos del Maíz, groupe de rap
Dónal Lunny, musicien
Nightmare Lyre, musicien
Mammút, group
Esther Manito, comédienne
Kika Markham, actrice
Yann Martel, écrivain
Helen Marten, artiste
Emer Martin, écrivain
Raoul Martinez, artiste, écrivain
Marwan, chanteur,compositeur, poète
Massive Attack, groupe
Tom McCarthy, écrivain
Vic Mensa, artiste rap
Marc Mercier, directeur artistique
China Miéville, écrivain
Luc Mishalle, musicien
Thurston Moore, musicien
Christy Moore, chanteur
Gérard Mordillat, cinéaste
Viggo Mortensen Jr., acteur, musicien, écrivain
Junior Mthombeni, directeur de théâtre, acteur, musicien
Peter Mullan, acteur, réalisateur
Rita Natálio, artiste, chercheuse
Nel Tardiu, group
Jef Neve, pianiste, compositeur
Courttia Newland, auteur
Bernard Noël, écrivain
Object Blue, DJ
Joff Oddie, musicien
Joan Miquel Oliver, Chanteur, compositeur
Ragnar Olsen, chanteur
Susie Orbach, psychanalyste, écrivain
Jørn Simen Øverli, chanteur, artiste
Ruth Padel, poète
Carmen París, chanteuse, compositrice
Melissa Parmenter, compositrice, productrice de films, pianiste
Anand Patwardhan, Réalisateur de documentaire
Maxine Peake, acteur
Eddie Peake, artiste
Mireille Perrier, actrice
Dimitris Piatas, acteur, écrivain
Ernest Pignon-Ernest, artiste
Marijke Pinoy, actrice
Alain Platel, choregraphe
Jocelyn Pook, compositrice
Patrícia Portela, écrivaine, dramaturge
Aaron Porter, artiste solo
Charlotte Prodger, artiste
Philip Pullman, écrivain
Pupil·les, groupe
Michael Radford, réalisateur
Roland Ramade, chanteur
RAVI, artiste compositeur
Stephen Rea, acteur
Ian Rickson, directeur de théâtre
Tiago Rodrigues, Directeur d’un théâtre national, dramaturge
Luz Room for Resistance, DJ
Rrose, musicien
Liv Runesdatter, chanteuse, compositrice
Pilar Salamanca, écrivaine
Xavi Sarrià, musicien
K. Satchidanandan, écrivain
Aura Satz, artiste
James Schamus, réalisateur, producteur
Noémie Schellens, chanteuse classique, actrice
Gaea Schoeters, écrivaine, journaliste, scénariste
Mim Shaikh, écrivain, acteur
Tai Shani, artiste
Alia Shawkat, actrice, artiste
Sindicat de Músics Activistes de Catalunya – SMAC syndicat de musiciens
Robyn Slovo, producteur de films
John Smith, artiste cinéaste
Smoking souls, groupe
Patrick Staff, artiste
Stay at Homas, groupe
Janneke Stegeman, théologien, écrivain
DAAN Stuyven, chanteur, compositeur
Vivan Sundaram, artiste
BV Suresh, artiste
Nick J. Swarth, Poète,interprète, musicien, artiste visuel
Guy Swinnen, chanteur
Jakob Thonander Glans, compositeur, musicien
Colm Tóibín, écrivain
Sílvia Tomàs, chanteuse, compositrice
Ricky Tomlinson, acteur
Tudanca, groupe
Dirk Tuypens, acteur
Merlijn Twaalfhoven, compositeur
Txarango, groupe
Adil Tyabji, éditeur
V (formerly Eve Ensler), dramaturge, activiste
Myriam Van Imschoot, performance, théâtre, musique
Michiel Vandevelde, chorégraphe
Judith Vanistendael, auteur de bande dessinée
David Verdaguer, acteur
Violet, DJ, producteur
Erik Vlaminck, écrivain
Pantelis Voulgaris, réalisateur
Naomi Wallace, dramaturge
Mark Wallinger, artiste
Harriet Walter, acteur
Roger Waters, musicien
Einat Weizman, réalisatrice, écrivaine, actrice
Irvine Welsh, écrivain
Michael Wiehe, chanteur, musicien
Unni Wilhelmsen, musicien, compositeur, écrivain
Jeanette Winterson, écrivaine
Bent Wold, chanteur
XY, groupe
Luke Younger, musicien experimental
Zoo, groupe

UPDATE 15/5:

Tulika Aasma, Visual Artist
Majed Abusalama, Journalist, Producer
Hamja Ahsan, Artist, writer, curator
Nathaniel Andrews, Musician
Zaina Arekat, Musician
Mert Bagcan, musician
Matthew Barnes, Artist
Bernardo Barro, musician
Vinod Bhardwaj, Art Critic and Writer
Ira Bhaskar, Cinema Scholar
Daria Birang, Artist
Tove Bornhøft, artistic theatre director
Jen Brister, comedian
Melanie E L Bush, Academic
Indira Chandrasekhar, Publisher
Jesper Christensen, Actor
Simon Coates, artist
Maggie Cronin, Actor
Lebuïn D’Haese, sculptor, visual artist
Dror Dayan, Filmmaker and Lecturer
Corrado Maria De Santis, Musician
Raymond Deane, Composer, author
Satish Deshpande, Academic
Sudhanva Deshpande, Theatre Director, Actor
Dreamtrip, Music Producer ,DJ
Madhusree Dutta, Filmmaker, Artistic Director
Electric Litany, band
Tina Enghoff, Visuel artist
Naima Fatima, Filmmaker
Samuel Francis, Filmmaker
Sabeena Gadihoke, Photography and Cinema Scholar
Munishwar Nath Ashish Ganju, Sustainable Architect
Tim Garratt, Musician
Lena Ghannam, artist
Arundhati Ghosh, Curator
Sanchayan Ghosh, Professor of Fine Arts
Nida Ghouse, Writer, Curator
Shanta Gokhale, Writer and Theatre Critic
Lalitha Gopalan, Film Scholar
Rabbi Lynn Gottlieb, visual artist
Spyros Grammenos, musician
Cathy Gulkin, Filmmaker
Latika Gupta, Curator
Parul Gupta, Artist
Síomha Hennessy, Sisterix (band)
Trevor Joyce, Poet
Susanne Kahlil Yusef, artist
Geeta Kapur, Art Curator
Anuradha Kapur, Theatre Director
Sam Karam, Musician/DJ
Nuzhat Kazmi, Art Historian
Judith Knight, Arts producer
Thanos Kois, musician
Billie Koppel, Singer
Ashish Kothari, Environmentalist
R. Siva Kumar, Art Historian
Vicky Langan, Artist
Paul Laughlin, Poet
Britta Lillesøe, Actress, Cultural Coordinator, Event Maker
Ben Lunn, Composer
Mafalda, band
Alessandro Magania, performer, choreographer, visual artist
Jim Maginn, Photographer
Harsh Mander, Author and Columnist
Marinah, singer
Niall McDevitt, Poet
Hugh McFadden, Poet/ writer
Cahal McLaughlin, filmmaker
Wency Mendes, Filmmaker
Stamatis Morfonios, Musician
Danny Morrison, Writer
Jimmy Murphy, Playwright
Pushpamala N, Artist
Marco Ormas, musician
Chitra Ravi, Pedagogy Expert
Gauhar Raza, Poet and Scientist
Luigi Rizzo, Film editor
Andrew Ross, Writer
Shermine Sawalha, Producer
Zachary Seely, Musician
Jai Sen, Academic
Shuddhabrata Sengupta, Artist, Curator
Refqa Shaqoor, Docent
David Shock, Artist
SB Stokes, poet
Nandini Sundar, Academic
Susie Tharu, Writer
Kirsten Thorup, novelist
Joëlle Tuerlinckx, visual artist
Uzramma, Artisanal Textile Manufacturer
Niall Vallely, Musician, composer
Jaap van der Vinne, Fotographer
Achin Vanaik, Academic
Pramila Vasudevan, Choreographer, Interdisciplinary Artist
Nils Vest, Film director
Sonia Wickham, Visual artist
Karina Willumsen, Musician
Wolf Alice, band
Arne Würgler, Musician
Christoforos Zaralikos, comedian




Boycottons les dattes de l’apartheid israélien!

La culture des dattes est l’activité agricole principale de près de 50 % des colonies illégales de la vallée du Jourdain en Palestine occupée et contribue fortement à leur viabilité économique.

La vallée du Jourdain est la région la plus fertile de Palestine, mais à cause des restrictions d’accès, seule 4% de la terre est cultivée par des palestiniens et 86% des terres agricoles sont confisquées par les colons israéliens.

Les colons détournent aussi 80% de l’eau au profit de leurs colonies, et des palmeraies en particulier. Les colonies de la vallée du Jourdain bénéficient de 300 litres d’eau par personne et par jour, contre 20 litres pour la plupart des communautés palestiniennes (l’Organisation mondiale de la santé recommandant une consommation minimum de 100 litres par personne et par jour). La quasi-totalité des puits est à l’usage exclusif des colons.

Les Palestiniens de la vallée du Jourdain sont aussi soumis à des destructions d’habitation et d’infrastructures, amenant ainsi des déplacements forcés de population. Les écoles ne sont pas épargnées. Les exercices de l’armée israélienne ont amené le déplacement de 357 personnes entre janvier et juin 2016.

Dans l’impossibilité de cultiver leur propre terre, des centaines de travailleurs palestiniens – y compris des enfants – travaillent dans les colonies agricoles israéliennes. Au plus haut point de la récolte, ils peuvent travailler 12 heures par jour dans des conditions très difficiles.

Pour toutes ces raisons, solidaires du peuple palestinien spolié de son droit à vivre librement sur sa terre, nous appelons à boycotter les dattes de l’apartheid israélien.

Pendant le Ramadan en particulier, un grand nombre de commerçants proposent à leurs clients des dattes Medjoul en provenance des colonies installées dans la Vallée du Jourdain. Si l’origine de ces produits n’est pas toujours mentionnée afin de tromper le consommateur, les marques néanmoins sont connues : Mehadrin, Hadiklaim, Jordan Valley, Jordan Plains, Jordan River, Bet Sheva, Solomon…

Télécharger l’affiche ICI

Refusez-les ! N’hésitez pas à exiger poliment mais fermement du commerçant qu’il cesse de proposer ces produits de l’apartheid à la vente, en prenant les autres clients à témoin.

Quelles que soient leurs réponses, n’oubliez pas qu’en matière de commerce, le client décide, et que plus nombreux nous serons à nous exprimer ouvertement sur cette situation intolérable due à l’occupation israélienne, plus ces commerçants se poseront des questions sur la légitimité et la pertinence de la commercialisation de ces produits.

Voir également sur ce sujet cet article: http://collectif69palestine.free.fr/spip.php?article1109

 

Télécharger l’affiche

Télécharger l’affiche  

Télécharger l’affiche

Télécharger l’affiche

Télécharger l’affiche




L’Italie reste à la maison, mais pas la solidarité. Le réseau des espaces sans apartheid israélien compte maintenant 200 unités.

 

À l’heure où l’Italie et le reste du monde affrontent une crise sanitaire qui suscite souffrances, angoisse et sentiments d’insécurité, les actions de solidarité sont bien loin de s’être arrêtées.

Les actes de solidarité concrète, de plus en plus nombreux, particulièrement envers celles et ceux qui vivent déjà dans l’insécurité, la souffrance et l’oppression, ont été effectués dans la conscience que les plus vulnérables d’entre nous seraient frappés le plus durement par la pandémie. Dans la bande de Gaza, par exemple, 13 ans de siège et de multiples bombardements israéliens ont dévasté l’infrastructure sanitaire.

C’est ce sens de la communauté et de la solidarité qui a conduit à une autre étape importante pour le réseau d’espaces libérés de l’apartheid israélien (SPLAI, AFZ en anglais) en Italie. Il existe maintenant plus de 200 activités commerciales, centres culturels et sportifs, et associations dans toute l’Italie qui se sont déclarés libérés de l’apartheid israélien.

La croissance constante de la campagne SPLAI/AFZ est due à ses valeurs centrales : les espaces qui rejoignent la campagne prennent publiquement position en faveur des droits humains et contre toutes les formes de discrimination, et soutiennent fermement la lutte des Palestiniens pour la liberté, la justice et l’égalité.

Ce sont les valeurs que nous devons nous efforcer de défendre, aujourd’hui plus que jamais, pour veiller à ce que personne ne soit laissé de côté. D’un acte simple : rester chez soi, jusqu’aux actions pour obtenir que tout le monde ait un chez-soi, des efforts surhumains du personnel soignant jusqu’à l’engagement pour le droit de tous et toutes à la santé, de la garantie des services essentiels au combat pour les droits des travailleurs, de l’effort pour que, en situation d’urgence, nos droits ne soient pas démantelés à la défense des droits des peuples opprimés du monde entier, nous avons la responsabilité de poursuivre ces actes nécessaires de solidarité.

Nous faisons tous partie d’un vaste réseau de solidarité qui peut aider à déterminer comment nous sortirons de l’urgence actuelle. En ce moment, nous sommes séparés, isolés les uns des autres, mais nous sommes ensemble et nous sommes proches de celles et ceux qui sont affectés par la pandémie.

Nous restons chez nous, mais nous ne restons pas silencieux.

Pour en savoir plus sur la campagne italienne AFZ Spazi Liberi dall’Apartheid Israeliana (SPLAI): https://bdsitalia.org/splai

BDS Italie

Traduction : SM pour BDS France

Source : BDS Italie




Boycottez le Jerusalem Quartet

Par la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël, 25 mars 2020

La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI) confirme son appel au boycott du Jerusalem Quartet à cause de sa complicité dans le blanchiment par l’art du régime israélien d’extrême droite d’apartheid, d’occupation et de colonialisme de peuplement contre le peuple palestinien.

Le Jerusalem Quartet est une institution culturelle israélienne qui ne reconnaît pas au peuple palestinien la totalité de ses droits fondamentaux selon le droit international et qui est régulièrement partenaire du gouvernement israélien dans ses programmes de propagande.

Le Jerusalem Quartet fait régulièrement des tournées sur des initiatives financées, parrainées ou autrement organisées par le ministère israélien des Affaires étrangères et les missions diplomatiques israéliennes. De Croatie et d’Ukraine aux Etats Unis, y compris l’année dernière à Boston, le Quartet a utilisé sans hésiter sa musique pour blanchir par l’art les crimes bien répertoriés commis par le régime d’extrême droite israélien contre les Palestiniens. Un événement à Houston en 2018 « a célébré le 79ème Anniversaire d’Israël, tandis que les Palestiniens commémoraient les 70 ans de nettoyage ethnique et de dépossession.

Il est par conséquent boycottable selon les lignes directrices du boycott culturel international d’Israël, qui établissent spécifiquement les deux exigences – inspirées de la lutte anti-apartheid d’Afrique du Sud et acceptées par la société civile palestinienne – que les institutions culturelles israéliennes doivent respecter pour ne pas être boycottables :

a. Reconnaître publiquement les droits inaliénable du peuple palestinien tels que consacrés dans le droit international (dont les trois droits fondamentaux de l’appel BDS de 2005) et

b. Mettre fin à toute forme de complicité dans la violation des droits des Palestiniens comme stipulé dans le droit international, dont les politiques et pratiques discriminatoires ainsi que divers rôles dans le blanchiment ou la justification des violations par Israël du droit international et des droits fondamentaux des Palestiniens.

 

Le mouvement BDS ne cible pas les individus sans son boycott, comme le prouve sans aucune ambiguïté son palmarès. Les boycotts d’Afrique du Sud au temps de l’apartheid étaient des boycotts sans discrimination, y compris le boycott culturel, et étaient très largement soutenus. Mais BDS cible strictement les institutions (et les corporations), y compris les institutions culturelles, qui ont une complicité dans l’apartheid.

Le Quartet a été créé en 1994 sous les auspices du Centre Musical de Jérusalem et de la Fondation Culturelle Amérique-Israël qui ont financé les études de ses musiciens et il a écrit plus tard : « Nos bénéficiaires servent d’ambassadeurs culturels d’Israël dans le monde entier. »

En 2003, on a appris à propos du Quartet que : « Quand ils ont terminé leur service militaire il y a trois ans, ils ont changé leur statut en Musiciens Distingués des FDI [Forces de Défense Israéliennes] et continuent de jouer pour les troupes trois fois par semaine quand ils sont en Israël. » En mars 2006, le violoncelliste du Quartet, Kyril Zlotnikov, a dit à un journal australien qu’ils étaient heureux qu’on les appelle « meilleurs ambassadeurs d’Israël ».

Le violoniste du Quartet dirige, au Centre Musical de Jérusalem, un programme qui « soutient des ensembles constitués de Jeunes Musiciens Remarquables dans les FDI » et est en lien direct avec les FDI ».

Le très ancien partenariat du Quartet avec le gouvernement israélien d’extrême droite fait partie du programme de la Marque Israël qui consiste à blanchir ouvertement les crimes de guerre par la culture.

Comme l’a admis l’un des hauts responsables du ministère israélien des Affaires étrangères, « Nous voyons la culture comme un outil de premier rang de hasbara [propagande] et je ne fais pas de différence entre hasbara et culture. » Un autre a dit : « Nous enverrons à l’étranger des romanciers et des écrivains, des troupes de théâtre, des expositions… Vous montrez ainsi le meilleur profil d’Israël, et on ne nous perçoit alors pas exclusivement dans le contexte de la guerre. »

Les défenseurs internationaux des droits de l’Homme, dont à Edimbourg, Brighton, Londres, Birmingham, Rotterdam, Lisbonne, en Californie, Kentucky, à Toronto et en Nouvelle Zélande, ont protesté contre la complicité flagrante du Jerusalem Quartet avec le régime d’oppression israélien d’extrême droite.

Nous appelons à des manifestations créatives pacifiques en relation avec les concerts internationaux du Jerusalem Quartet, et à ce que les salles refusent d’accueillir le Quartet et à ce que les amateurs de concert doués de conscience refusent d’y assister.

– PACBI est un membre fondateur du mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions pour les droits des Palestiniens.

Traduction : J. Ch pour BDS France

Source : PACBI

 




140 cinéastes homosexuels s’engagent à ne pas participer au Festival du film LGBT parrainé par le gouvernement israélien

2 mars 2020

Queer Cinema For Palestine

 

Plus de 140 cinéastes et artistes de cinéma LGBTQIA+ ont signé un engagement tout à fait novateur qui consiste à ne pas participer au TLVFest, festival du film LGBT de Tel Aviv parrainé par le gouvernement israélien.

Les signataires affirment que la libération LGBTQIA+ « est intimement liée à la libération des peuples et communautés opprimées » et s’engagent « à ne pas soumettre de films ou participer de quelque autre façon au TLVFest » ou à d’autres événements parrainés par le gouvernement israélien « jusqu’à ce qu’Israël se soumette au droit international et respecte les droits fondamentaux des Palestiniens ».

Les Homosexuels palestiniens ont appelé à un boycott de TLVFest à cause de son rôle dans le programme de pinkwashing, qui se sert des droits des LGBTQIA+ pour projeter une image progressiste dans le but de dissimuler les graves violations par Israël des droits fondamentaux de millions de Palestiniens, violations sanctionnées par l’ONU.

On trouve dans les signataires la gagnante du Prix Turner Charlotte Prodger, le candidat à la Palme d’Or Alain Giraudie, le vainqueur du prix du documentaire Harjant Gill, le directeur de Touch of Pink une touche de rose) Ian Iqbal Rashid, le producteur et président du Comité Littéraire Lambda Arny Scholder, le gagnant du Prix Nelson Mandela de Tribeca Thomas Allen Harris, l’universitaire renommée, historienne de EIDF et scénariste Sarah Schulman, le vainqueur du Grand Prix EIDF Minji Ma, le réalisateur primé Emmanuel Moon-chil Park, le directeur du Festival du Film des Droits de l’Homme de Séoul Hyun Lego Park, le directeur primé John Greyson, Elle Flanders et Tamira Sawatsky du Studio Public collectif primé, le lauréat du Prix du Gouverneur Général Adrian Stimson, l’artiste vidéo primé Richard Fung, le directeur d’America in Transition André Perez, Catherine Gund d’Aubin Pictures, la directrice et scénariste Raquel Freire et Adelina Anthony et Marisa Becerra d’AdeRisa.

Les professeurs de cinéma Alexandra Juhasz, Thomas Waugh, Alisa Lebow, Marc Siegel, Shohini Ghosj, So Mayer, Ingrid Ryberg, Chris Berry et Michele Aaron ont également signé l’engagement.

Au cours des quelques dernières années, plus de vingt réalisateurs participants ont soutenu les appels des homosexuels et de la société civile palestinienne à se retirer du TLVFest.

Cet engagement révèle une nouvelle attitude dynamique des artistes de cinéma en solidarité avec les homosexuels palestiniens et la lutte des Palestiniens pour la liberté, la justice et l’égalité.

 

Le réalisateur primé John Greyson a expliqué :

J’ai signé l’engagement parce que les Palestiniens homosexuels et autres demandent aux réalisateurs internationaux de prendre position, tout comme on l’a fait dans la lute contre l’apartheid en Afrique du Sud. Malgré onze ans d’appels à refuser le financement du gouvernement, TLVFest s’est battu pour le conserver, aux dépens des homosexuels palestiniens. A l’avenir, j’espère vraiment pouvoir projeter mes films au TLVFest, quand il cessera de se peindre en rose et qu’il défendra les droits des Palestiniens selon le droit international en tant que démarche nécessaire pour parvenir à une paix juste pour les Israéliens et les Palestiniens. D’ici là, j’espère que d’autres signeront aussi cet engagement.

TLVFest a engagé Communauté Créative pour la Paix (CCFP) à contrer l’appel des homosexuels palestiniens. CCFP est une association pilote pour Stand With Us (Debout avec nous), lobby de droite, pro-colonisation, lié au gouvernement israélien. Stand With Us s’est alliée au pasteur homophobe John Hagee et à son organisation des Chrétiens Unis pour Israël.

 

Le directeur français et nommé pour la Palme d’Or Alain Guiraudie a dit :

Je soutiens le boycott de TLVFest. Le gouvernement emprisonne la population palestinienne depuis des décennies, l’a colonisée, a volé ses terres et ses ressources, lui a dénié ses droits à exister en tant que nation. L’état dans lequel se trouvent les Palestiniens est le grand scandale de ce début de siècle. Toutes ses initiatives culturelles permettent à Israël de développer sa respectabilité, l’image d’un état ouvert et tolérant. Le boycott est maintenant le seul outil qui reste pour la lutte internationale contre la politique israélienne, le seul outil que j’ai pour ne pas être complice de l’oppression contre un peuple tout entier.

 

Le réalisateur sud coréen et lauréat du Grand Prix EIDF Minji Ma a dit :

En Corée, j’entends constamment parler de ces questions de pinkwashing et j’ai donc fait de mon mieux pour m’engager dans le mouvement BDS. Israël se cache la tête dans le sable, je ne pouvais donc attendre et voir. J’ai signé l’engagement afin de délivrer un message comme quoi je suis fermement opposé au pinkwashing. Je transmets de tout mon coeur mon engagement solidaire aux Palestiniens.

 

Les communautés homosexuelles et trans refusent de plus en plus d’être étiquetées et utilisées par Israël comme paravent de son oppression des Palestiniens, homosexuels ou non également. L’année dernière, plus de 100 associations LGBTQIA+ ont appelé à boycotter le Concours Eurovision de la Chanson en Israël et la Gay pride de Tel Aviv parrainée par le gouvernement israélien.

 

Voir le site internet Queer Cinema For Palestine pour avoir plus d’information et ajouter votre signature.

 

Traduction : J. Ch. pour BDS France

Source : BDS




#BoycottPuma 3e round : rejoignez la Troisième journée d’action internationale, le 25 avril

Par Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI), 26 février 2020

 

Alors que le concessionnaire exclusif de Puma en Israël, Delta, a été listé sur la banque de données onusienne des compagnies complices de la colonisation, des groupes du monde entier se préparent pour la troisième journée d’action protestant contre le soutien de Puma aux colonies illégales d’Israël qui chassent des familles palestiniennes de leur terre.

Puma sent la pression. Faisons-la monter !

Un avocat de Puma a admis devant un supporter des droits palestiniens que la campagne #BoycottPuma rendait leur vie « misérable ».

Les choses vont bientôt devenir encore plus difficiles pour Puma ! Le concessionaire exclusif de Puma en Israël, Delta, a été listé dans la banque de données des Nations Unies sur les compagnies complices de la colonisation . Les Nations Unies considèrent toutes les colonies israéliennes en territoire occupé comme un crime de guerre.

La plus grande université de Malaisie a mis fin à un contrat de sponsoring avec Puma en solidarité avec l’appel des équipes palestiniennes.

Le club de football britannique Chester FC a décidé de ne pas renouveler son contrat avec Puma, mentionnant « les pratiques de travail éthiques » parmi les critères pour sa sélection. Le club de première division de Liverpool, qui était en pourparlers avec Puma, a aussi opté pour un autre sponsor.

Deux journées d’action internationales réussies #BoycottPuma ont donné lieu à des manifestations dans plus de 20 pays à des boutiques et devant des bureaux de Puma, et à des appels à des équipes sponsorisées par Puma pour qu’elles abandonnent Puma. Le hashtag #BoycottPuma a généré des millions d’impressions.

Il est temps pour le 3e round. Rejoignez la 3e journée d’action internationale #BoycottPuma, le 25 avril 2020.

Enregistrez votre groupe maintenant pour recevoir les mises à jour et du matériel.

Agissez

Voici ci-dessous quelques-unes des manières dont votre groupe peut s’impliquer dans la journée d’action #BoycottPuma.

Impliquez des associations sportives locales, des équipes sportives populaires, des clubs de supporters et des tournois anti-racistes dans vos actions.

Et soyez créatifs ! Incluez des thèmes sportifs dans vos manifestations et documentez-les en direct sur les réseaux sociaux. Voyez les comptes rendus des première et deuxième journées d’action pour des idées.

  • Organisez une active créative à une boutique Puma

Soyez créatifs. Organisez un faux match de football ou un événement sportif à une boutique Puma. Utilisez la localisation des boutiques de Puma ou cherchez Puma sur Google Maps pour trouver les boutiques Puma de votre ville.

  • Organisez une manifestation devant le bureaux de Puma

Remettez la lettre de 200 clubs palestiniens aux bureaux de Puma.

Puma a des bureaux en Allemagne, au Royaume-Uni, en Espagne, au Portugal, en Italie, en Suède, en Norvège, en Finlande, au Danemark, en Autriche, aux Pays-Bas, en France, en République Tchèque, en Pologne, en Turquie, en Afrique du Sud, aux Emirats Arabes Unis, aux États-Unis, en Argentine, au Chili, au Mexique, au Pérou, en Inde, en Australie, à Singapour, en Malaisie, en Indonésie, au Japon, en Corée du Sud, à Hong Kong.

  • Appelez les équipes sponsorisées par Puma à #BootPuma [#éjecter Puma]

Puma sponsorise des équipes, des ligues, des athlètes et des artistes. Vérifiez si des équipes locales sont sponsorisées par Puma et incitez-les à laisser tomber Puma. Organisez une action créative un jour de match. Appelez les athlètes locaux sponsorisés par Puma à utiliser leur influence pour convaincre Puma de mettre fin à sa sponsorisation de l’IFA. Suivez #PumaFam pour des informations sur les nouveaux contrats de sponsorisation. Contactez pacbi@bdsmovement.net pour des exemples de lettres.

  • Organisez un exposé ou un atelier

Impliquez des associations sportives locales dans un atelier ou un exposé public sur les attaques d’Israël contre les sports palestiniens et la campagne #BoycottPuma. Contactez pacbi@bdsmovement.net  pour des conférenciers possibles.

  • Lancez une campagne pour le désinvestissement

Cherchez si votre fonds de pension, votre banque ou toute autre institution dont vous êtes membre est un investisseur de Puma et demandez-leur de se désinvestir. Contactez : pacbi@bdsmovement.net pour avoir de l’aide sur cette question.

  • Hébergez une fête chez vous en lien avec les réseaux sociaux

Rejoignez avec vos amis les actions #BoycottPuma sur les réseaux sociaux pour un sabotage culturel de Puma.

Enregistrez-vous pour la journée d’action pour plus d’information.

Traduction : CG pour BDS France

Source : BDS Movement 




La plus grande université de Malaisie met fin à son contrat avec Puma à cause de son soutien pour les colonies israéliennes illégales

 

25 février 2020, par Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI) 

Puma sponsorise l’Association de football d’Israël (IFA) qui inclut des équipes des colonies, et le concessionnaire exclusif de Puma en Israël, Delta Galil est listé dans la base de données des Nations Unies sur les entreprises liées aux colonies 

La plus grande université de Malaisie, Universiti Teknologi MARA (UiTM), a mis fin à un accord de sponsoring avec la marque mondiale de sportswear Puma à cause du soutien de la compagnie pour les colonies israéliennes illégales en territoire palestinien occupé. 

UiTM, qui avait un contrat de trois ans avec Puma comme sponsor de l’équipe de football de l’université, a confirmé que le contrat n’était pas renouvelé à cause de l’implication de Puma dans les violations des droits humains par Israël.

Puma sponsorise l’Association de football d’Israël (IFA) qui inclut des équipes dans les colonies israéliennes illégales sur territoire palestinien et qui défend leurs intérêts. Les colonies israéliennes sont considérées comme des crimes des guerre selon le droit international. 

Le concessionnaire exclusive de Puma, Delta Galil, est listé dans la base de données des compagnies liées aux colonies récemment publiée par les Nations Unies, à cause de ses branches dans les colonies israéliennes illégales.

Les groupes des droits humains en Malaisie et dans des dizaines de pays du monde entier se sont unis pour soutenir l’appel de plus de 200 équipes palestiniennes à boycotter Puma jusqu’à ce que la compagnie mette fin à son soutien à l’entreprise coloniale d’Israël. 

Le professeur Mohd Nazari Ismail de BDS Malaisie a commenté :

Nous saluons la décision de principe de l’UiTM de mettre fin à son contrat avec Puma, en réponse à l’appel des équipes et des athlètes palestiniens. Le soutien de Puma aux prises illégales de terres par Israël fait de cette compagnie un partenaire indésirable pour tous ceux qui croient que les sports devraient être utilisés pour promouvoir la tolérance et le fair play. Nous continuerons à attirer l’attention sur la campagne mondiale pour boycotter Puma et appellerons toutes les équipes et tous les ahtlètes de Malaisie à abandonner Puma. 

Stephanie Adam de la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) a déclaré :

La décision de Puma de s’associer à l’occupation militaire d’Israël en niant les droits humains fondamentaux de millions de Palestiniens continue à causer des dommages à l’atout le plus précieux de la compagnie, son image de marque. La campagne pour boycotter Puma (#BoycottPuma) ne peut faire que grandir, alors que de plus en plus de joueurs et de fans de ce jeu magnifique prennent conscience du soutien de Puma aux violations des droits humains par Israël. Plutôt que de mettre plus d’efforts dans des tentatives ratées pour détourner les critiques et faire du contrôle de dommages, Puma devrait respecter les principes du sport et mettre fin à son sponsoring de l’IFA. 

Le football club britannique Chester FC a récemment décidé de ne pas renouveler un contrat de sponsoring avec Puma, après avoir déclaré que les « pratiques de travail éthiques » étaient parmi ses critères de sélection. Le club de première ligue Liverpool FC, qui était en pourparlers avec Puma, a aussi opté pour un autre sponsor. Plus de  30 000 e-mails ont été envoyés aux clubs de football britanniques pour les inciter à mettre fin à leurs contrats avec Puma ou à ne pas en signer.

La coordination Boycott Puma planifie son troisième jour mondial d’action le 25 avril avant la rencontre 2020 des actionnaires de Puma.

Trad. CG pour BDS France

Source: BDS Movement




Le Char et l’Olivier – et BDS – à Courpière (63)

La séance du 22 février au REX de Courpière (63) a eu 50 participant.e.s de tous âges, en présence de Roland Nurier (qui a animé près de 130 débats sur le film depuis début 2019), et en partenariat avec l’AFPS 63.  Presque tou.te.s sont resté.e.s jusqu’à la fin du débat. Ce qui est bien pour les bénévoles de cette association qui gère le cinéma municipal de cette petite ville de 4.000 habitants.
Les questions ont porté notamment sur les conditions de réalisation du film, sur l’impunité du « petit » Etat israélien face au monde entier, sur les possibilités d’acheter des produits palestiniens, sur les présidents français au dîner du crif, … Ainsi que 3 remarques d’une soutien d’Israel : le boycott serait immoral ! il n’y a pas d’apartheid en Israel ! les réfugiés sont vraiment à plaindre mais la solution est que les Etats arabes les accueillent et leur fournissent du travail ! Le réalisateur, et un militant AFPS 63, ont répondu de manière circonstanciée.
En fin de séance, une partie de l’assistance a fait la queue pour signer deux pétitions (au directeur d’AXA, et « Trump c’est trop », 2×15), pour prendre des tracts, des cartes postales contre AXA et PUMA, et des stickers pour carte Vitale, sur la table de presse et BDS de l’AFPS 63. Et remercier le réalisateur pour son film et sa présence à Courpière.



Des artistes palestiniens à Céline Dion: annulez les concerts de l’apartheid à Tel Aviv

Nous, chanteurs, auteurs-compositeurs, musiciens, acteurs et autres artistes palestiniens, apprenons avec inquiétude que Céline Dion a programmé deux concerts au Yarkon Park, à Tel-Aviv, en août 2020

Le régime israélien d’extrême droite exploite tous les spectacles d’artistes internationaux pour blanchir, ou dissimuler derrière l’art, ses violations systématiques des droits fondamentaux des Palestiniens. Dans ce contexte, tous les artistes ont une obligation morale de ne pas faire de tort à notre combat pour la justice.

Le Yarkon Park lui-même est construit sur les ruines du village de Jarisha, victime d’un nettoyage ethnique, dont les habitants autochtones ont été expulsés, par la force, en 1948 et n’ont jamais été autorisés à exercer leur droit au retour, stipulé par l’ONU, en raison des lois israéliennes d’apartheid.

Jarisha n’est que l’une des plus de 500 localités palestiniennes détruites lors de la Nakba de 1948, où plus de 700 000 Palestiniens ont été systématiquement exilés et empêchés de revenir dans leurs maisons et sur leurs terres, afin que le mythe colonial fondateur — profondément raciste — d’une « terre sans peuple » puisse prospérer.

Deux millions de Palestiniens sont pris au piège sous le siège et le contrôle israéliens dans la bande de Gaza, rien qu’à un petit trajet de voiture du parc de Tel-Aviv où Céline Dion a annoncé ses deux  concerts. La plupart d’entre eux sont des réfugiés de cycles précédents d’agression israélienne, et la plupart sont des enfants.

Les enquêteurs de l’ONU affirment que les atrocités commises par Israël à Gaza, dont les tueries mortelles, à balles réelles, intentionnellement perpétrées par des tireurs d’élite visant du personnel de santé, des enfants, des journalistes et des personnes handicapées « pourraient constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité ». Et pourtant, personne n’a été tenu pour responsable.

Madame Dion a appelé l’un de ses fils Nelson, en référence à Mandela, auteur de la fameuse déclaration : « Notre liberté est incomplète sans la liberté du peuple palestinien. » Mandela a également souvent dit que la Palestine était la plus grande question morale de notre temps.

À l’heure actuelle, alors que de moins en moins de grands artistes acceptent de se produire à Tel-Aviv en raison de l’apartheid, nous exhortons Céline Dion à réfléchir aux mots de Mandela et à sa propre place dans les livres d’histoire.

Signataires:

• Fati Abd El Rahman, directrice de théâtre, directrice du Popular Theatre

• Tamer AbuGhazaleh, musicien, chanteur

• Youmna AbuHilal, chanteuse

• Mira AbuHilal, chanteuse

• Ramzi Aburedwan, musicien

• Shahd Abusalama, danseuse

• Moneim Adwan, chanteur, musicien, compositeur, acteur

• Ahmad Al-khatib, musicien

• Iman Aoun, actrice, directrice de théâtre, directrice du Ashtar Theatre

• Huda Asfor, chanteuse, musicienne et compositrice

• Mahmoud Awad, musicien, chanteur

• Nai Barghouti, chanteuse, musicienne

• Marina Barham, directrice du Al Harah Theater

•Nabil Bey, musicien, chansonnier

• Suhail Canaan, musicienne

• Ahmed Eid, musicien

• Mohammad Eid, acteur, directeur de théâtre

• Samir Eskanda, musicien

• Canaan Ghoul, musicien, compositeur

• Ehab Haniyah, musicien, ingénieur du son

• Youssef Hbeisch, musicien

• Tareq Jabareen, luthier

• Samer Jaradat, musicien, producteur

• Adnan Joubran, musicien, compositeur

• Remi Kanazi, poète Mohamed Karzon, musicien

• Khalil Khoury, musicien, compositeur

• Nadem Khoury, musicien

• Reem Malki, chanteuse

• Ahmed Masoud, dramaturge, auteur

• Khalid Massou, acteur, directeur du théâtre George Matar, directeur de production, danseur

• Sanaa Moussa, chanteuse

• Edward Muallem, acteur, directeur de théâtre

• Jalal Nader, musicien

• Mohamad Najem, musicien, compositeur, distributeur

• Tamer Nassar, musicien

• Charlie Rishmawi, musicien, compositeur

• Yassar S’adat, musicien

• Gandhi Saad, musicien

• Omar Saed, musicien

• Mustafa Said, musicien

• Teba Said, musicienne

• Mirna Sakhleh, directrice de théâtre

• Naser Salameh, luthier, musicien

• Kareem Samara, musicien, compositeur

• Leila Sansour, réalisatrice de films

• Lyad Staiti, musicien, directeur d’Al Kamandjati

• Yanal Staiti, musicien

• Reem Talhami, chanteuse

Source: BDS Movement




Les Palestiniens remercient la rappeuse de Chicago Noname pour sa solidarité et son courage

BDS – 11 février 2020 – Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël / États Unis

Les artistes conscients qui évitent de briser la ligne de piquetage palestinienne sont toujours bienvenus du bon côté de l’histoire.

La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI) remercie chaleureusement Noname pour sa solidarité significative et son courage moral.

En dépit des plus gros efforts de groupes de lobbying israéliens tels « Communauté Créative pour la Paix », des milliers d’artistes de par le monde ont publiquement endossé le boycott culturel d’Israël de l’apartheid.

Nombre d’autres refusent tranquillement des contrats à Tel Aviv, tout comme ils ont un jour refusé de jouer à Sun City dans l’Afrique du Sud de l’apartheid, reconnaissant leur responsabilité éthique de ne pas nuire à des luttes pacifiques pour la justice.

Les sociétés et salles israéliennes de promotion sont profondément complices des activités de propagande du régime d’extrême droite d’Israël coupable d’occupation et de nettoyage ethnique. Rien d’étonnant : ils offrent des cachets deux fois plus élevés que partout ailleurs.

Les artistes conscients qui évitent de briser la ligne de piquetage palestinienne sont toujours bienvenus du bon côté de l’histoire.

La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI) est membre fondateur du Comité National Palestinien BDS (BNC), la plus large coalition de la société palestinienne, qui dirige le mouvement mondial BDS.

Traduction SF pour BDS France

Source: BDS Movement




« So French So Food »: lettre de BDS France à Air France

Campagne BDS France c/o Solidarité Palestine

21 ter Rue voltaire 

75011 Paris

Madame Anne Rigail

Directrice générale d’Air France

et

Madame Anne-Marie COUDERC

Présidente du conseil d’administration d’Air France

45, rue de Paris

95747 Roissy CDG Cedex.

Madame,

Nous constatons une nouvelle fois le partenariat de la compagnie nationale Air France avec l’évènement « So French So Food », semaine de la gastronomie française en Israël, qui se tiendra à Tel Aviv du 9 au 13 février 2020.

Nous vous demandons de reconsidérer ce partenariat d’un évènement dont l’objectif est de se servir de la haute cuisine pour masquer les violations massives par Israël du droit international.

Au moment de la publication par le président des États-Unis d’un plan dit « de paix », qui est en réalité un plan d’annexion et de liquidation de la cause palestinienne, la seule réaction possible est de refuser la loi du plus fort, et de rejeter de façon claire et sans détour tout partenariat avec un évènement qui constitue en réalité un élément d’une opération de blanchiment des violations généralisées des droits fondamentaux des Palestiniens.

Israël est un État qui continue et continuera, avec l’aval du gouvernement américain, à tourner délibérément le dos au droit international, si nous-mêmes, nous nous taisons et pire, nous nous rendons complices des agissements de cet état pour masquer ses crimes.

En 2005, plus de 170 organisations de la société civile palestinienne ont appelé au boycott, désinvestissements et sanctions (BDS) contre Israël jusqu’à ce que celui-ci se conforme au droit international et mette fin à ses violations des droits humains.

Dans le cadre de cet appel, nous attendons d’une compagnie nationale qu’elle participe à la demande de respect du droit international et des droits humains qui est le meilleur moyen pour veiller à ce que les Palestiniens, selon l’expression même du militant anti-apartheid d’Afrique du Sud, qui soutient le BDS, l’archevêque Desmond Tutu, ne soient pas réduits à «ramasser des miettes de compassion jetées de la table de ceux qui se considèrent comme (leur) maître, », mais à ce qu’ils aient le « menu complet de leurs droits ».

Nous vous en prions, annulez votre partenariat avec l’évènement « So French So Food ».

Nous nous tenons à votre disposition pour toute précision complémentaire.

Dans l’attente d’une réponse à cette lettre, nous vous adressons, Madame, nos sincères salutations.

Juliette Simon

Pour la Campagne BDS France

Mail : campagnebdsfrance@yahoo.fr

Site : https://www.bdsfrance.org/




Le Char et l’Olivier et stand BDS au RIO à Clermont-Fd

La salle du RIO (159 places) était trop petite pour accueillir les 180 personnes venues le 7 janvier 2020 pour voir le film et participer au débat avec Roland Nurier (le réalisateur) et l‘AFPS 63 – BDSF 63 (partenaire de la soirée).
Le débat a permis les éloges unanimes de la salle pour le travail pédagogique du réalisateur, très utile sur ce sujet où ceux qui s’expriment en faveur de la justice pour la paix en Palestine sont souvent ostracisés.
De nombreuses questions ont été abordées, sur les conditions du tournage, sur les choix du réalisateur, sur la colonisation, l‘apartheid et l‘épuration ethnique. L‘importance stratégique du mouvement BDS a été soulignée.
Notre table de presse a été bien visitée, avec signatures des pétitions « STOP AXA » et « TRUMP c’est trop », cartes postales pour le président d’AXA France, collages de nombreux stickers TEVA sur les cartes vitales, … Une promesse d’adhésion.
Trois autres projections du film ont lieu du 9 au 12 janvier au RIO et 71 personnes y ont assisté.
Un bon article a été publié dans le journal MEDIACOOP, le cactus de l’info.



Le menu complet des droits

10 décembre 2019

 

À l’anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme et de la Résolution 194 des Nations-Unies proclamant le droit des réfugiés palestiniens au retour dans leurs foyers, le mouvement BDS insiste sur « le menu complet des droits » pour les Palestiniens autochtones.

 

 

« Je ne suis pas intéressé de ramasser les miettes de compassion lancées de la table de quelqu’un qui se considère mon maître. Je veux le menu complet des droits. »  Archevêque honoraire Desmond Tutu

 

Il y a exactement 71 ans, l’Assemblée générale des Nations-Unies (AGNU) adoptait la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) dont le préambule stipule que « la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde ». Ancré dans cette déclaration historique, le mouvement BDS rejette le racisme et la discrimination dans toutes leurs formes et aspire à réaliser le « menu complet des droits » du peuple palestinien.

 

Pour la majorité absolue du peuple originaire de la Palestine, le droit le plus important dans ce « menu » est le droit de nos réfugiés à retourner dans leurs foyers et sur leurs terres d’origine, dont ils ont été ethniquement nettoyés par les milices sionistes, puis par l’armée israélienne, durant la Nakba de 1948.

 

Ce droit, qui fut explicitement adopté dans la Résolution 194 de l’AGNU le lendemain seulement de l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme par l’AGNU, repose sur un fondement solide dans cette Déclaration. Il est également consacré dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et en d’autres principes du droit international.

 

Le nettoyage ethnique de la Palestine s’est poursuivi au cours des sept dernières décennies, c’est-à-dire que la Nakba est toujours en cours. Aujourd’hui, plus de 68 % du peuple de la Palestine sont des réfugiés ou des déplacés à l’intérieur de leur propre pays, privés de leur droit fondamental au retour dans leur foyer par le régime israélien d’extrême droite d’occupation militaire, de colonialisme de peuplement et d’apartheid. C’est précisément pour cela que l’appel BDS, publié par la plus large coalition de la société palestinienne en 2005, insiste sur le droit des réfugiés palestiniens au retour dans leurs foyers et sur leurs terres, ainsi que sur le droit de vivre libéré de toute occupation étrangère et d’apartheid.

 

Les arguments anti-palestiniens qui rejettent le droit inaliénable des réfugiés palestiniens au retour sont des arguments racistes, car ils déshumanisent les Palestiniens, nous refusant ce qui est dû à tous les autres êtres humains. Ils visent, directement ou non, à maintenir le statut d’Israël en tant qu’ « État juif » d’apartheid, avec des dizaines de lois racistes qui servent à dominer et discriminer racialement les Palestiniens, originaires du pays. Tout défenseur des droits humains cohérent avec la morale devrait condamner sans réserve un tel racisme et une telle suprématie ethnique.

 

Soixante et onze ans après la Déclaration universelle des droits de l’homme et la Résolution 194 de l’Assemblée générale des Nations-Unies, ce qui est nécessaire est d’exiger des comptes au regard du droit international et d’exercer des pressions efficaces afin de démanteler ce régime israélien d’assujettissement colonial et d’apartheid, notamment le déni de plusieurs décennies des droits de nos réfugiés. Il est plus crucial que jamais de boycotter les entreprises et les banques israéliennes et internationales, de même que les institutions académiques et culturelles, qui se rendent complices des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité israéliens. Se désinvestir des multinationales qui soutiennent l’apartheid israélien est une obligation morale et légale, et non un acte charitable.

 

Imposer un embargo militaire sur le régime israélien d’extrême droite, comme ce fut le cas contre l’Afrique du Sud de l’apartheid, est réclamé dans l’urgence, non seulement par égard pour les Palestiniens, mais aussi par égard pour toutes les communautés opprimées dans le monde. Les doctrines militaires « testées sur le terrain », les armes et les systèmes de « sécurité » jouent un rôle de premier plan dans ces crimes – comprenant le génocide et le nettoyage ethnique – qui sont perpétrés par des régimes despotiques et meurtriers en Afrique, en Amérique latine, en Asie du Sud, dans le monde arabe, et ailleurs.

 

La logique BDS de pression non-violente, de mise en responsabilité et de cohérence morale est plus que jamais nécessaire dans la poursuite de ce que la Déclaration universelle des droits de l’homme a pour but de réaliser : la liberté, la justice, la dignité et la paix. Après tout, tout le monde a droit au menu complet des droits de l’homme.

 

Source: BDS Movement

Traduction : BP pour BDS France




Des citoyens israéliens à Catherine Ringer: S’il vous plaît, annulez votre concert en Apartheid Tel Aviv le 19 décembre 2019

Chère Catherine Ringer,

Nous sommes un groupe de citoyens israéliens militant contre les politiques israéliennes de racisme, d’occupation et d’apartheid pratiquées par les gouvernements israéliens successifs avec le soutien des institutions israéliennes (1). Beaucoup d’entre nous sont les descendants de survivants de l’Holocauste, et la leçon de notre propre histoire est celle des droits humains universels.

L’une des institutions complices de l’occupation et de l’apartheid d’Israël est le Barby Club de Tel Aviv, où vous devez vous produire le 19 décembre. Nous vous appelons à vous tenir du bon côté de l’histoire, à rejeter l’apartheid et à annuler votre performance.

Comme l’ont noté nos partenaires palestiniens, lors de l’attaque israélienne de 2014 contre Gaza, au cours de laquelle plus de 2 200 Palestiniens ont été tués, dont plus de 500 enfants, le club Barby a produit et distribué des t-shirts gratuits aux forces israéliennes armées et en uniforme avec le logo du club et les mots « Va te faire foutre, nous sommes d’Israël ». (2)

En général, Israël utilise des représentations internationales d’artistes tels que vous à des fins de propagande et de blanchiment. Nous prenons note des paroles d’un ancien responsable du gouvernement israélien qui a déclaré: « Nous considérons la culture comme un outil hasbara de premier rang, et je ne fais pas de distinction entre hasbara et culture ». (3)

Le blocus cruel d’Israël et l’attaque implacable se poursuivent dans l’enclave de Gaza, la plus grande prison à ciel ouvert du monde, où deux millions de Palestiniens, pour la plupart des réfugiés, souffrent du blocus israélien depuis 12 ans. 34 Palestiniens, dont une famille entière de huit personnes, ont été tués lors de l’attaque israélienne du mois dernier, à quelques minutes en voiture du club Barby. La célébration éhontée de Barby des crimes de guerre israéliens en cours n’est que le seul exemple flagrant de sa complicité dans la politique israélienne d’apartheid et d’occupation militaire.

Bien que l’oppression d’Israël contre les Palestiniens date de plusieurs décennies, les Palestiniens sont aujourd’hui confrontés à une urgence. Enhardi par un soutien sans précédent de l’administration Trump, Israël a officialisé l’apartheid contre les Palestiniens de nationalité israélienne, abattu des milliers de manifestants non armés dans la bande de Gaza et s’est engagé à annexer la Cisjordanie occupée.

Le boycott culturel institutionnel d’Israël est un acte non violent et antiraciste, initié par le mouvement Désinvestissement et Sanctions (BDS). Il est désormais soutenu par de nombreux artistes du monde entier et par plus d’un millier de citoyens israéliens.

Nous pensons qu’une représentation à Tel Aviv de Les Rita Mitsouko serait moralement équivalente à une représentation dans l’apartheid en Afrique du Sud. D’après ce que nous savons, vous ne jouiez pas en Afrique du Sud à l’époque. Nous vous invitons à annuler vos spectacles dans l’apartheid Israël. Nous vous demandons d’annuler votre performance à Tel Aviv

Cordialement
Boycott From Within (citoyens israéliens pour BDS)

(1) http://boycottisrael.info/
(2) https://bdsmovement.net/open-letter-to-catherine-ringer
(3) https://www.haaretz.com/1.4875039

Source: Boycott From Within

Traduction: J.C pour BDS France