1re action BDS 2016 réussie sur Perpignan

Peu nombreux mais l’objectif est atteint. 99,99% d’accueil positif. L’info est bien passée à tous les niveaux: préfecture, police,direction du LIDL de St ASSISCLE ainsi qu’aux clients LIDL que le comité BDS France 66 ne se fera pas bâillonner par les autorités.
Des actions BDS à Perpignan, « il y en a eu, il y en a et il y en aura » tant que le peuple palestinien sera sous le joug de l’occupation.

NON AUX PRODUITS ILLÉGAUX DE L’ENTREPRISE MEHADRIN (ISRAËL)


Israël est un Etat qui viole le droit international : qui colonise et poursuit la colonisation illégale de la Palestine, qui construit le MUR condamné par la Cour Internationale de Justice, qui maintient le Blocus de Gaza condamné par l’ONU, qui massacre la population civile, emprisonne des milliers de Palestiniens et occupe illégalement la Palestine…
20160206_162150L’exploitation économique des territoires occupés constitue un « crime de guerre » selon la Convention de Genève, or la plupart des fruits et légumes exportés par Israël viennent des colonies de la Vallée du Jourdain et sont exportés sous le label « Made in Israël », ce qui est illégal ! Preuve en est que l’Union Européenne exige qu’Israël mette une étiquette : « Produit dans les colonies ». Agrumes Jaffa, avocats, patates douces, grenades…




So French So Food and so Apartheid !

Du 7 au 12 février prochain, 28 chefs et maîtres-artisans français réputés participeront à l’événement So French So Food, la 4e semaine de la Gastronomie Française en Israël dans plusieurs villes israéliennes Tel Aviv, Haifa, Beer-Sheva, Acre et Tibériade, Jérusalem. Dix sociétés françaises prendront également part à cette initiative co-organisée par la chaine de supermarchés israélienne Shufersal, et l’Ambassade de France en Israël – via l’Institut Français. L’édition de cette année est aussi parrainée par la Mairie de Toulouse qui la subventionne à hauteur de 72 000 €. [1]

Le site web d’informations The Electronic Intifada nous révèle que Shufersal est une société israélienne qui possède plusieurs magasins dans les colonies israéliennes, illégales au regard du droit international, en Cisjordanie et dans le Golan syrien occupés. [2]

La campagne BDS France dénonce et condamne l’implication du gouvernement français et de la mairie de Toulouse dans l’organisation de cet événement, partenaires d’une entreprise qui se rend complice et tire profit des violations par Israël des droits du peuple palestinien.

Le Ministère des Affaires Etrangères, et donc le gouvernement, se rend ainsi lui-même complice des politiques israéliennes d’occupation et de colonisation condamnées par les multiples résolutions auxquelles la France a souscrit, et en totale contradiction avec sa ligne officielle et sa mise en garde initiée en 2014 adressée aux ressortissants et aux entreprises tentées d’investir dans les colonies israéliennes :

« Les transactions financières, les investissements, les achats, les approvisionnements ainsi que d’autres activités économiques dans les colonies ou bénéficiant aux colonies, entraînent des risques juridiques et économiques liés au fait que les colonies israéliennes, selon le droit international, sont construites sur des terres occupées et ne sont pas reconnues comme faisant partie du territoire d’Israël. Ceci est susceptible d’entraîner des litiges liés à la terre, à l’eau, aux ressources minérales et autres ressources naturelles, qui pourraient faire l’objet d’un achat ou d’investissement, comme des risques réputationnels. » [3]

En totale opposition aussi avec le récent rapport de Human Rights Watch qui « recommande aux Etats de s’assurer du respect de la quatrième convention de Genève et qu’ils revoient leurs échanges commerciaux avec les colonies », entre autres. [4]

Par ailleurs, douze anciens ambassadeurs viennent de prendre position pour la suspension de l’accord d’association UE-Israël et la « mise en veilleuse » de la coopération économique et scientifique. [5]

Le gouvernement français et la Mairie de Toulouse prouvent une nouvelle fois leur soutien aveugle à l’apartheid israélien et son régime d’oppression, à l’image de Manuel Valls préférant criminaliser les militants de la campagne BDS France et de Jean Luc Moudenc défenseur de la liberté d’expression sauf quand il s’agit de la Palestine. [­6]

Nous appelons les Chefs et maîtres-artisans français qui ont été invités, à reconnaître qu’ils ont été manipulés pour servir une initiative de normalisation d’une politique contraire aux droits humains, et que leur déontologie professionnelle ne devrait pas promouvoir la gastronomie française à n’importe quelle sauce.

A l’heure où le mouvement BDS enregistre de nombreuses victoires depuis le début de l’année 2016, cette complicité démontre la nécessité absolue de poursuivre et d’intensifier davantage cette campagne citoyenne, en France et partout dans le monde, pour soutenir la lutte du peuple palestinien pour sa liberté, la justice et l’égalité.

La campagne BDS France

———————–

[1] So French So Food 2016 http://institutfrancais-israel.com/blog/so-french-so-food-2016/

Jumelage Toulouse-Tel Aviv : 1ere participation de Toulouse à So French So Food, la 4e semaine gastronomique de Tel Aviv http://deliberations.toulouse.fr/data/archive/20151217_DELIBERATION_15-818.pdf]

[2] French government partners with Israeli settlement profiteer, Ali Abunimah, 4 february 2016 https://electronicintifada.net/blogs/ali-abunimah/french-government-partners-israeli-settlement-profiteer

Traduction : Le Gouvernement français partenaire d’un profiteur des colonies israéliennes http://www.bdsfrance.org/le-gouvernement-francais-partenaire-dun-profiteur-des-colonies-israeliennes/

[3] Infos utiles Israël/Territoires palestiniens http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/israel-territoires-palestiniens/article/complements-25006

[4] Occupation, Inc. How Settlement Businesses Contribute to Israel’s Violations of Palestinian Rights, Human Rights Watch, 19 January 2016 https://www.hrw.org/report/2016/01/19/occupation-inc/how-settlement-businesses-contribute-israels-violations-palestinian

[5] Paris et Bruxelles doivent agir pour sauver l’Etat palestinien http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/02/03/paris-et-bruxelles-doivent-agir-pour-sauver-l-etat-palestinien_4858462_3232.html

[6] Valls envisage des mesures contre les manifestations pro-boycott de produits israéliens, Le Monde, 19 janvier 2016 http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/01/19/valls-envisage-des-mesures-contre-les-manifestations-pro-boycott-de-produits-israeliens_4849405_3224.html

Communiqué BDS France du 1er avril 2015 : le maire de Toulouse a osé http://www.bdsfrance.org/le-maire-de-toulouse-a-ose-8/




Action de boycott dédiée au prisonnier palestinien Mohammed Qiq

Dans le cadre de la campagne contre l’entreprise israélienne Mehadrin le comité BDS France continue ses actions et a mené samedi 6 janvier à Montpellier, une action de boycott chez LIDL qui distribue quantité de fruits et légumes de Mehadrin.

Cette action est dédiée  au prisonnier palestinien Mohammed Qiq.

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Nous étions une vingtaine. Une petite table installée devant l’entrée du magasin pour faire signer les pétitions (contre Mehadrin) et le coupon de solidarité avec quelques militants-tes et tous les autres à l’intérieur du magasin, distribuant les tracts, discutant et prenant la parole au micro pour expliquer les raisons de notre présence et les sens du boycott d’Israël.

Aujourd’hui les produits Mehadrin sont nombreux, Patates douces, Avocats, kakis (Sharon), pamplemousses Jafa,

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Dans toutes nos interventions chez LIDL nous nous excusons auprès des employés-ées de la gêne et du stress causés par notre présence. Nous leur disons que nous connaissons les conditions de travail très dure chez LIDL, nous sommes informés du suicide sur le lieu de travail d’un employé de LIDL dans le département du 13 l’an dernier etc. D’ailleurs aujourd’hui nous comptons à peine 5 employés-ées …

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Les militants prennent la parole pour expliquer le motif de notre présence, qu’est-ce que la campagne BDS et développent les aspects de l’apartheid israélien…

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C’est aussi un moment de formation dans l’action à la prise de parole en public

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Proche du quartier populaire de St. Martin, au sud de Montpellier, l’accueil des clients est chaleureux. Nous récolterons 45 bulletins en 1h30 de présence malgré une clientèle peu nombreuse ce jour là.

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Remise des 45 bulletins de solidarité  et pour le retrait des produits Mehadrin au responsable du magasin à la fin de notre intervention (qui aura duré 1h30).

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LIDL ON REVIENDRA ! ON LÂCHE RIEN !




Le gouvernement français, partenaire d’un profiteur des colonies israéliennes

Ali Abunimah – The Electronic Intifada – 4 février 2016

 

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Un étalage d’un magasin Shufersal Deal à Gilo, une colonie de peuplement en Cisjordanie occupée, le 2 février, où il est indiqué que la promotion par cette chaîne de supermarchés israélienne est un « partenariat avec l’ambassade de France ».

Le gouvernement français apporte son soutien intensif à une société israélienne qui tire profit des colonies construites sur des terres palestiniennes et syriennes, terres occupées en violation du droit international.

Ce mois-ci, la plus grande chaîne de supermarchés d’Israël, Shufersal, sponsorise So French So Food (la semaine de la gastronomie française en Israël – 4e édition en 2016), qu’elle présente comme un « Festival des arômes et des saveurs de France ».

L’évènement est co-organisé par l’Institut français, bras culturel du gouvernement français, et Shufersal. Il est également parrainé par la ville de Toulouse.

Tout ce mois, Shufersal fait une grande promotion des produits français dans ses magasins.

Les documents de commercialisation de Shufersal et les étalages en magasin pour la semaine So French So Food indiquent que la campagne est un partenariat avec l’ambassade française.

The Electronic Intifada  confirme que ces expositions sont organisées dans les magasins Shufersal à l’intérieur des colonies de Cisjordanie.

La promotion fera aussi venir plus de deux douzaines de chefs cuisiniers et artisans français en Israël. Son but est d’aider les sociétés françaises dont les dirigeants viendront en Israël dans le cadre de l’évènement à y exporter leurs produits.

Mais en soutenant cette initiative, le gouvernement français aidera aussi à gonfler les profits d’une société qui fonctionne abondamment dans les colonies israéliennes en Cisjordanie et sur le plateau du Golan en Syrie, deux territoires occupés.

Profiteur des colonies de peuplement

Sur son site, Shufersal liste les lieux où l’on trouve ses magasins dans les colonies d’Ariel, Maaleh Adumim, Gilo et le bloc Gush Etzion, en Cisjordanie.

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Une bannière postée sur Facebook par Shufersal, chaîne de supermarchés israélienne qui a une grosse activité commerciale dans les colonies, présente le festival de la So French So Food comme un « partenariat avec l’ambassade de France ».

 

Le groupe de recherche Who Profits fait savoir que l’une des chaînes de vente de proximité de Shufersal, la chaîne Yesh, possède des succursales dans un certain nombre d’autres colonies.

Shufersal distribue également des produits manufacturés dans les colonies de Cisjordanie sous sa propre marque. Cela comprend des produits venant des colonies d’Imanuel, Mishor Adumim et de la zone industrielle de Barkan.

En mai 2015, selon Who Profits, Shufersal a lancé sa propre ligne de produits laitiers fabriqués dans une colonie sur le plateau du Golan en Syrie, occupé par Israël.

Des photos prises par un citoyen israélien cette semaine, et transmises à The Eletronic Intifada, prouvent que la promotion soutenue par la France se déroule à l’intérieur même des colonies de Cisjordanie construites en violation du droit international.

Les images montrent des étalages dans un magasin Shufersal Deal, 17 rue Tsviya ve Yitzhak, à Gilo, où il est dit explicitement que la promotion est un « partenariat avec l’ambassade de France ».

À l’encontre de la politique française

 

Une source diplomatique a déclaré à The Electronic Intifada que le « partenariat entre l’ambassade française en Israël et Shufersal concerne exclusivement la promotion, en Israël, de produits français et de notre gastronomie, à l’occasion de la semaine de la gastronomie française.

« Il ne constitue en aucun cas un soutien à la colonisation, un point sur lequel la position française est claire et constante », ajoute la source.

Le fait est cependant que la promotion a lieu à l’intérieur des colonies de Cisjordanie, territoire que la France ne considère pas comme étant « en Israël ».

La France est l’une des forces à l’origine de l’exigence récemment annoncée par l’Union européenne pour que les produits des colonies ne soient plus étiquetés « Made in Israel ».

Pendant que la rhétorique du gouvernement français affirme une chose, sa promotion d’un gros profiteur des colonies apparaît bien comme une violation de sa propre politique de longue date, et aussi comme une approbation des violations flagrantes par Israël des droits des Palestiniens.

En 2014, la France a mis en garde ses citoyens et sociétés contre le commerce avec les colonies israéliennes dans les territoires occupés. Le gouvernement déclarait que les entreprises pourraient se trouver confrontées à des actions en justice concernant « la terre, l’eau, le minerai et les autres sources naturelles », autant qu’à des « risques pour leur réputation ».

Effectivement, les entreprises françaises qui participent à la promotion de la semaine So French So Food pourraient voir leur réputation en souffrir, mais cela à cause de l’action du gouvernement français.

Parmi ces entreprises françaises : la marque de vodka française Grey Goose, et les chocolatiers de Toulouse, Bello et Angeli, entre autres…

 

« Profitant des vols commis par Israël »

Dans un rapport décisif du mois dernier, le groupe Human Rights Watch a appelé toutes les entreprises à mettre fin totalement à leurs activités commerciales dans les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée, y compris Jérusalem.

« Les activités commerciales dans les colonies participent inévitablement à la politique israélienne qui dépossède et discrimine durement les Palestiniens, tout en tirant profit du vol par Israël de la terre des Palestiniens et de leurs autres ressources », déclare Arvind Ganesan, directeur de la division Affaires et Droits de l’homme au sein de ce groupe basé à New York. « Le seul moyen pour les entreprises de se conformer à leurs propres responsabilités en matière des droits de l’homme est de cesser de travailler avec et dans les colonies israéliennes ».

Selon Human Rights Watch, les entreprises comme Shufersal sont capitales pour l’entreprise coloniale de peuplement : elles rendent les colonies plus viables en y créant des emplois, en payant des impôts aux municipalités des colonies, et en fournissant des services et des infrastructures aux colons.

Au cours de ces deux dernières années, un certain nombre de fonds de pension internationaux se sont totalement désinvestis de cinq banques israéliennes de premier plan, en raison de leurs activités soutenant les colonies israéliennes.

Ces décisions sont significatives en ce qu’elles créent le précédent que les activités des banques qui sont liées aux colonies ne peuvent être séparées de leurs autres activités.

Cela vaut également pour Shufersal, qui exploite un réseau et fournit une chaîne qui intègrent totalement ses activités de détail et de production au sein des colonies. Par conséquent, par sa promotion et son parrainage avec Shufersal, le gouvernement français se fait le complice des colonies de peuplement auxquelles il prétend s’opposer.

Dans son rapport, Human Rights Watch demande aussi au gouvernement de sanctionner Israël pour ses colonies.

Mais le gouvernement français semble se diriger dans le sens opposé.

Tout en diffamant, menaçant et réprimant ses propres citoyens qui militent pour les droits des Palestiniens, la France s’engage avec un gros profiteur des colonies, au nom du peuple français.

Traduction : JPP pour BDS France

Source: https://electronicintifada.net/blogs/ali-abunimah/french-government-partners-israeli-settlement-profiteer

 




Opération Boycott des produits d’Israël au magasin Leclerc de Foix

Ce samedi après-midi 23 janvier le collectif BDS 09* (Boycott, Désinvestissement, Sanctions contre Israël) a réuni une trentaine de personnes devant le magasin Leclerc de Foix.

Par l’intermédiaire des 750 tracts (en PJ) distribués devant le magasin, le collectif indiquait qu’il boycottait les produits d’Israël pour obtenir de cet État qu’il applique les résolutions internationales en libérant les Territoires Occupés (Cisjordanie, Jérusalem-Est) et en abandonnant le blocus de Gaza comme le stipulent les résolutions de l’ONU.

Ce faisant il contribue à la lutte contre l’antisémitisme que le poison de l’occupation de la Palestine

répand du Proche et Moyen-Orient jusqu’à nous.

*La campagne BDS a été initiée par 170 organisations de la société civile palestinienne pour mettre fin à l’impunité d’Israël. Elle est un mouvement international, citoyen, non violent, antiraciste. Un nombre important de Juifs du monde entier y participe (en France l’Union Juive Française pour la Paix). BDS 09 regroupe, à l’initiative de Couserans-Palestine, ATTAC, Solidaires, FSU, Confédération Paysanne, PCF, NPA et EELV.

Les co-présidents : Mado Gallego et François Paumier




BDSF34 : Reprise des actions de boycott contre Mehadrin chez LIDL

Samedi 27 janvier une douzaine de militants du comité BDSFrance 34 ont mené une action de boycott de l’entreprise israélienne Mehadrin. Patates douces, avocats, grenades, pamplemousses « Jaffa » sont actuellement vendus chez LIDL .

Voir la vidéo :

https://www.youtube.com/embed/puJUNuw-kUc

 

 

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Cette chaine de magasins avait pourtant suspendu en mai dernier la distribution des produits Mehadrin après une campagne intense menée par le comité BDS france 34 et la reprise de cette campagne par de nombreux comités en France. Deux journées d’action nationale avaient même été organisées avec succès pour inciter Mehadrin à cesser le commerce des produits illégaux.

En moins d’une heure nous avons collecté quarante bulletins de solidarité de clients de LIDL solidaires avec notre action.

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Signature devant l’entrée du magasin de la pétition contre Mehadrin et du bulletin de solidatité avec BDS…

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Seuls les produits des colonies sont illégaux, alors pourquoi boycotter tous les produits israéliens?

D’abord, les discriminations que nous dénonçons touchent également les Palestiniens à l’intérieur des frontières d’Israël. Ensuite, la résolution 194 de l’ONU stipule le respect et la mise en œuvre du droit au retour des réfugiés palestiniens dans leurs maisons, y compris à l’intérieur des frontières de 1948. Enfin, dans sa dimension coloniale, c’est bien l’Etat d’Israël, son armée et ses entreprises qui sont responsables et qui profitent économiquement de l’occupation de tous les territoires illégaux, de la construction du Mur, du blocus de Gaza etc. A l’époque de l’Apartheid, n’aurait-il pas été absurde de ne boycotter que les bantoustans et pas le Cap, Johannesburg ou Pretoria? Pour plus d’informations sur ce sujet, voir: http://www.whoprofits.org/




Victoire ! Le Festival de BD d’Angoulême abandonne Sodastream

Après une victoire contre l’entreprise française Orange, dans le domaine du Désinvestissement, voici maintenant une victoire contre l’entreprise israélienne Sodastream, dans le domaine du Boycott…Encore une victoire pour la Campagne BDS en France… l’année 2016 commence bien….
La Campagne BDS France, Communiqué de presse, le 13 janvier 2016

Les organisateurs de la campagne pour que le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême (FIBD) abandonne son partenariat avec la société israélienne Sodastream ont annoncé aujourd’hui leur victoire dans un courriel adressé aux signataires des deux lettres ouvertes qui avaient circulé en 2014 et 2015.En effet, la documentation publique de l’édition 2016 du festival, qui ouvre ses portes le 28 Janvier 2016, ne contient pas de mention de Sodastream, ni dans la liste des partenaires privés, ni dans celle des pavillons sponsorisés au sein du festival qui est considéré comme la plus prestigieuse célébration de la bande dessinée dans le monde.

Deux lettres ouvertes, signées par plus de 150 dessinateurs et autres travailleurs dans le domaine de la bande dessinée, avaient été distribuées en 2014 et 2015, adressées à Franck Bondoux, le directeur du festival, exigeant que le partenariat avec Sodastream, annoncé en 2014, soit abandonné.

Ces lettres mentionnaient la complicité de Sodastream dans les violations israéliennes des droits de l’homme, en particulier dans son usine située dans la colonie de Mishor Adumim dans les territoires palestiniens occupés, que Sodastream avait fermé sous pression internationale en 2015, ainsi que dans sa participation aux politiques israéliennes de discrimination et d’apartheid contre les Palestiniens, y compris le déplacement de Bédouins citoyens d’Israël, dans le cadre du Plan Prawer mis en place par le gouvernement israélien.

Parmi les éminents signataires, on trouvait Tardi (5 Prix à Angoulême et Grand Prix en 1985), Lewis Trondheim (2 Prix à Angoulême, Grand Prix en 2006, et créateur de la mascotte du FIBD), Joe Sacco (Prix à Angoulême en 2011), Guy Delisle (Prix à Angoulême en 2012), Willem (Grand Prix d’Angoulême en 2013), Peter Blegvad (Prix à Angoulême en 2014), Jaime Hernandez (Prix Eisner en 2014 et Prix du Los Angeles Times en 2014), Alison Bechdel (Prix MacArthur 2014), Ben Katchor, Kate Beaton, Ernest Pignon-Ernest, Siné, Wozniak et beaucoup d’autres à travers le monde, dont de nombreux anciens vainqueurs de Grand Prix du FIBD d’Angoulême, ainsi que des caricaturistes palestiniens et israéliens. Ces lettres ouvertes ont reçu une couverture médiatique importante en français (Le Monde; L’Obs) et en anglais (Hyperallergic; Getty Images; Comic Book Resources).

Une liste complète des signataires, et le texte des deux lettres ouvertes peuvent être consultés ici:
http://lettertoangouleme.tumblr.com/

Un échantillon de la couverture médiatique peut être consulté ici:
http://lettertoangouleme.tumblr.com/coverage

Cet effort témoigne d’une victoire pour la campagne palestinienne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre l’Etat israélien, après une autre victoire importante en France sur l’opérateur de télécommunications français Orange, qui a annoncé avoir abandonné son partenariat avec une entreprise israélienne, alors même que la Campagne BDS en France subit un harcèlement juridique par l’Etat français.

Cette annonce intervient aussi alors que le FIBD d’Angoulême est en proie à une importante controverse entourant sa sélection d’une liste de 30 caricaturistes – tous des hommes – comme candidats pour le Grand Prix 2016, dont 12 ont décidé de se retirer en signe de protestation. Les organisateurs de la campagne contre Sodastream ont exprimé leur solidarité aux organisateurs de cette campagne de boycott de 2016.

Le texte intégral de leur annonce et déclaration se trouve ci-dessous:


Cher.e.s ami.e.s,

Alors que la colère gronde autour de la sélection par le FIBD d’Angoulême d’une liste entièrement masculine de nominés pour son Grand Prix 2016, nous sommes heureux de vous signaler une victoire importante dont nous pouvons tous revendiquer la responsabilité: après deux campagnes intenses, le FIBD a abandonné Sodastream comme partenaire pour l’édition de 2016.

Votre soutien et vos voix ont permis d’obtenir une petite mais tangible victoire, un petit mais tangible signal à l’aube de la nouvelle année, pour réchauffer le cœur des gens dans l’hiver de Gaza, où le système de chauffage n’a pas été réparé depuis la dernière attaque meurtrière commise par l’armée israélienne. La campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions nous donne de l’espoir.

Nous sommes très reconnaissants de vos efforts et de votre volonté de défendre les droits des Palestiniens, et nous exprimons notre soutien, notre solidarité, ainsi que des souhaits de victoire semblable à BD égalité, les organisatrices de la campagne actuelle de boycott qui entoure le Festival d’Angoulême.

Nous nous adressons maintenant au reste de l’industrie de la bande dessinée, partout dans le monde, pour qu’elle prenne note de ces efforts et de leurs résultats: ensemble, nous pouvons changer les choses.


Le communiqué de presse en français et en anglais est disponible ici:
http://lettertoangouleme.tumblr.com/release

La liste des 161 signataires des deux lettres réunies:

001) Palestine Comics Festival (Palestine)
002) Leila Abdul Razzaq (USA)
003) Zainab Akhtar (UK)
004) Khalid Albaih (Sudan)
005) Albertine (Switzerland)
006) Derrouazin Alla Eddine
007) Hilary Allison (USA)
008) Rosalba Ambrico (Italy)
009) Anarkikka (Italy)
010) Enzo Apicella (UK/Italia)
011) Dan Archer (USA)
012) Redouane Assari (Algérie)
013) Avoine (France)
014) Serge Baeken (Belgium)
015) Alex Baladi (Switzerland)
016) Edd Baldry (UK/France)
017) Allan Barte (France)
018) Baru (France, 4 Angoulême prizes and Grand Prix in 2010)
019) Edmond Baudoin (France, 3 Angoulême prizes)
020) Kate Beaton (Canada)
021) Alison Bechdel (USA)
022) Sofiane Belaskri (Algérie)
023) Mohammed El Amine Benali (Algérie)
024) Faiza Benaouda, Carlo Benini (Italy)
025) Khalil Bendib (Algeria/USA)
026) Berth (France)
027) Peter Blegvad (USA/UK, Angoulême prize in 2014)
028) Philippe Bonifay (France)
029) Naïm Boukir (Algérie)
030) Shane Patrick Boyle (USA)
031) Sam Bradd (Canada)
032) Briac (France)
033) Steve Brodner (USA)
034) David Brothers (USA)
035) Paul Buhle (USA)
036) Nicole Burton (Canada)
037) Susie Cagle (USA)
038) Jennifer Camper (USA)
039) Lorena Canottiere (Italy)
040) Carali (France)
041) Dan Carino (USA)
042) Sean Carleton (Canada)
043) Rémy Cattelain (France)
044) Chandre (France)
045) Chimulus (France)
046) Gilles Ciment (France, former director of the Cité internationale de la bande dessinée in Angoulême from 2007 to 2014)
047) Rob Clough (USA)
048) Sue Coe (USA)
049) Sean T. Collins (USA)
050) Gianluca Costantini (Italy)
051) Jean-Luc Coudray (France, Angoulême prize in 1990)
052) Philippe Coudray (France, Angoulême prize in 2011)
053) Molly Crabapple (USA)
054) Pino Creanza (Italy)
055) Marguerite Dabaie (USA)
056) Adjim Dannger (Chad)
057) Bira Dantas (Brazil)
058) Eleanor Davis (USA)
059) Marcel de la Gare (France)
060) Guy Delisle (Canada, Angoulême Prize in 2012)
061) Les Dessin’acteurs (France)
062) Eric Drooker (USA)
063) Dror (France)
064) Magdy El Shafee (Egypt)
065) Elchicotriste (Spain)
066) Warren Ellis (UK)
067) Faujour (France)
068) The FDZ (Lebanon)
069) Olivier Ferra (France)
070) Luigi Filippelli (Italy)
071) Brigitte Findakly (France)
072) Robin Folvik (Canada)
073) Sean Ford (USA)
074) Ganzeer (Egypt/USA)
075) Sarah Glidden (USA)
076) Lucile Gomez (France)
077) Jenny Gonzalez-Blitz (USA)
078) Michel Granger (France)
079) Dominique Grange (France)
080) Thierry Groensteen (France, former director of the Cité internationale de la bande dessinée in Angoulême from 1993 to 2001)
081) Jeet Heer (Canada)
082) Ethan Heitner (USA)
083) Delphine Hermans (Belgium)
084) Anaële Hermans (Belgium)
085) Jaime Hernandez (USA)
086) Paula Hewitt Amram (USA)
087) Alex Hoffman (USA)
088) Dylan Horrocks (New Zealand, nominated in Angoulême in 2002)
089) Igort (Italy, nominated in Angoulême in 2003)
090) Hatem Imam (Lebanon)
091) Jeroen Janssen (Belgium)
092) Jiho (France)
093) Monica Johnson (USA)
094) Ben Katchor (USA)
095) Mazen Kerbaj (Lebanon)
096) Sarah Khoury (Italy)
097) Kris (France)
098) Lolo Krokaga (France)
099) Nat Krokaga (France)
100) Peter Kuper (USA)
101) Patrick Lacan (France)
102) Carlos Latuff (Brazil)
103) Lasserpe (France)
104) Maximilien Le Roy (France)
105) Mark Leier (Canada)
106) Lerouge (France)
107) Wilfrid Lupano (France)
108) Rodolphe « Ohazar » Lupano (France)
109) Matt Madden (USA/France)
110) Benameur Mahmoud (Algérie)
111) Eric Maltaite (Belgium)
112) Trevor McKilligan (Canada)
113) Lena Merhej (Lebanon)
114) Seoud Messadi
115) Jean-Claude Mézières (France, 2 Angoulême prizes and Grand Prix in 1984)
116) Matt Miner (USA)
117) Katie Miranda (USA)
118) Rym Mokhtari (Algérie)
119) Anne Elizabeth Moore (USA)
120) Mric (France)
121) José Muñoz (Argentina, 3 Angoulême prizes and Grand Prix in 2007)
122) Ohazar (France)
123) Pépito (France)
124) Ernest Pignon-Ernest (France)
125) Jeanne Puchol (France)
126) Marty Qatani (USA)
127) Maël Rannou (France)
128) Patricia Réaud (France)
129) Helge Reumann (Switzerland)
130) Barrack Rima (Lebanon/Belgium)
131) James Romberger (USA)
132) Puig Rosado (France)
133) Mohammad Sabaaneh (Palestine)
134) Joe Sacco (USA, Angoulême prize in 2011)
135) Malik Sajad (Kashmir)
136) Salgood Sam (Canada)
137) Amitai Sandy (Israel)
138) François Schuiten (Belgium, Angoulême Grand Prix in 2002)
139) Gabby Schulz (USA)
140) Siné (France)
141) Jean Solé (France)
142) Philippe Squarzoni (France, nominated in Angoulême in 2003)
143) Julia Smith (Canada)
144) Sylvain-Moizie (France, Angoulême prize in 2000 and in residence at the Cité internationale de la bande dessinée in Angoulême in 2014-2015)
145) Tardi (France, 5 Angoulême prizes and Grand Prix in 1985)
146) Tom Tirabosco (Switzerland, Angoulême prize in 2009)
147) Seth Tobocman (USA)
148) Pasquale Squaz Todisco (Italia)
149) Jean-Louis Tripp (Canada)
150) Lewis Trondheim (France, 2 Angoulême prizes and Grand Prix in 2006, creator of the Angoulême mascot)
151) Guillaume Trouillard (France)
152) Eli Valley (USA)
153) David Diavù Vecchiato (Italia)
154) Daniel Wernëck (Brasil)
155) Willem (France/Nederland, Angoulême Grand Prix in 2013)
156) Willis From Tunis (Tunisie/France)
157) Jordan Worley (USA)
158) Wozniak (France/Poland)
159) yAce (France)
160) Zerocalcare (Italia)
161) Germano Zullo (Switzerland)


Revue de presse

Victoire pour BDS : le Festival de BD d’Angoulême abandonne son partenariat avec Sodastream
Nadir Dendoune, Le Courrier de l’Atlas, le 13 janvier 2016
http://www.lecourrierdelatlas.com/1072413012016Victoire-pour-BDS-le-Festival-de-BD-d-Angouleme-abandonne-son-partenariat-avec-Sodastream.html

BD à Angoulême : Sodastream s’en va, les associations satisfaites
Sud Ouest, le 13 janvier 2016
http://www.sudouest.fr/2016/01/13/bd-a-angouleme-sodastream-s-en-va-les-associations-satisfaites-2242024-813.php

Festival d’Angoulême 2016 : Sodastream renonce
Tout en BD, le 13 janvier 2016
http://www.toutenbd.com/actualites/article/festival-d-angouleme-2016-6130

World’s Biggest Cartooning Festival Drops SodaStream as Sponsor
Lior Zaltzman, Forward, 13 janvier 2016
http://forward.com/news/breaking-news/329909/worlds-biggest-cartooning-festival-drops-sodastream-as-sponsor/#ixzz3xLP0N9YR

Useless to a Reader
Tim Hodler, The Comics Journal, 14 janvier 2016
http://www.tcj.com/useless-to-a-reader/




Dites aux Nations-Unies qu’elles doivent abandonner leurs contrats avec G4S, le fournisseur carcéral de l’occupation israélienne

 Agissez : servez-vous du formulaire ci-dessous pour contacter les Nations-Unies.

G4S est une société privée de sécurité qui assure les services et l’équipement des prisons de l’occupation israélienne dans lesquelles les prisonniers politiques palestiniens, notamment des enfants, sont détenus sans jugement, et torturés.

addameer_G4S

Depuis début octobre, les forces d’occupation israéliennes ont arrêté plus de 1800 Palestiniens, dont 300 enfants, comme moyen de répression de la résistance populaire palestinienne. Beaucoup de ces prisonniers sont détenus dans des prisons à la gestion desquelles contribue la société G4S.

G4S s’est vu critiquer également pour son rôle dans les mauvais traitements violents qui se pratiquent dans les prisons et centres de détention qu’elle gère en Afrique du Sud, aux États-Unis et au Royaume-Uni,

En dépit du rôle de G4S dans les violations des droits humains en Palestine et à travers le monde, les Nations-Unies s’engagent, chaque année, par contrats avec G4S pour que cette société fournisse des services de sécurité d’une valeur de plus de 22 milliards de dollars U.S. En agissant ainsi, les Nations-Unies vont à l’encontre de leurs propres principes établis de passation des marchés, et elles ferment les yeux sur le rôle que joue G4S dans l’oppression des Palestiniens par Israël, et dans les violations des droits de l’homme partout dans le monde.

G4S a déjà perdu des contrats avec des entreprises et des universités à travers le monde ; la Fondation Gates, l’université de Columbia, L’Église unie du Christ, et l’Église méthodiste unie, se sont ainsi désinvesties de la société. G4S affirme aujourd’hui qu’elle pourrait envisager de mettre fin à son rôle dans le système pénitentiaire d’Israël, c’est donc une raison de plus pour nous de maintenir la pression.

Rejoignez le groupe palestinien Addameer et les autres organisations de défense des droits des prisonniers à travers le monde, en demandant instamment aux Nations-Unies d’abandonner leurs contrats avec G4S.

Servez-vous du formulaire sur le site d’Addameer pour adresser votre message au secrétaire général des Nations-Unies Ban Ki Moon. Vous trouverez ci-dessous la traduction de ce formulaire :

 

http://addameer.org/undropg4s

Traduction : JPP pour BDS FRANCE




L’UE aide Israël à opprimer les Palestiniens

Controverse sur l’étiquetage des produits alimentaires israéliens

Pourquoi le boycott, le désinvestissement et les sanctions sont la voie juste pour avancer.

Par OMAR BARGHOUTI 12/11/15

Israël a  beau plonger dans un extrémisme d’extrême droite sans masque, notamment avec l’escalade actuelle dans la brutalité de l’occupation et de la répression, l’Europe reste largement complice du soutien à l’occupation israélienne et de la violation des droits des Palestiniens, en dépit d’une rhétorique vide de l’Union Européenne.

Tout le buzz à Bruxelles et à Tel Aviv sur l’étiquetage par l’UE des produits des colonies israéliennes dans le territoire palestinien occupé, ne peut cacher le fait que la relation de l’Europe avec Israël contredit les valeurs auxquelles elle adhère et ses engagements juridiques.

Ignorant ses obligations en vertu du droit international, en particulier l’avis de la Cour Internationale de Justice de 2004 contre le mur illégal d’Israël, l’UE maintient un réseau de relations militaires, de recherche sur les armes, de transactions bancaires et d’accords commerciaux avec des sociétés israéliennes, des banques et des institutions profondément impliquées dans les violations de droits humains.

L’UE a aussi obstinément refusé d’appliquer la clause des droits humains dans son accord d’association avec Israël, blanchissant de ce fait les violations permanentes du droit international par le régime israélien d’occupation, de colonialisme de peuplement et d’apartheid. Plus de 300 syndicats, ONG et autres organisations de la société civile de toute l’Europe ont lancé un appel à l’UE pour qu’elle cesse son soutien aux crimes d’Israël, notamment en suspendant l’accord d’association. L’appel a reçu le soutien de plus de 60 députés européens.

Si les droits des Palestiniens sont considérés aujourd’hui par une grande partie du monde comme « le test décisif pour les droits humains » ainsi que le dit John Dugard, le juriste sud-africain, ancien rapporteur de l’ONU sur les droits humains, alors l’UE a raté ce test.

Étiqueter les produits illégaux des colonies israéliennes au lieu de les interdire est considéré par les Palestiniens comme un échec de plus de l’UE à défendre le droit européen et international.

L’UE contribue à financer des sociétés militaires israéliennes, telles Elbit System et l’Aérospatiale d’Israël, qui sont accusées de complicité avec les crimes de guerre et probablement des crimes contre l’humanité de la part d’Israël.

L’attaque de 2014 d’Israël à Gaza, condamnée en tant que « massacre » par la présidente du Brésil et le ministre des affaires étrangères de France, a exacerbé la colère à l’échelle internationale et a encore érodé le maigre soutien dont jouit Israël dans l’opinion publique en Europe. Un ancien vice-premier ministre britannique et un ancien premier ministre français ont ouvertement appelé à des sanctions contre Israël. Le vice-président du deuxième plus grand parti d’Allemagne a appelé à un embargo sur les armes vers Israël – comme vers l’Arabie Saoudite et le Qatar.

Bien que l’UE continue à voter en bloc son soutien aux résolutions de l’ONU pour la défense des droits palestiniens tels que décrétés par l’ONU, dont le droit au retour des réfugiés palestiniens, et bien que l’UE condamne toujours les colonies israéliennes comme illégales selon la quatrième convention de Genève, ces positions ne se sont traduites en aucune mesure effective de reddition de comptes d’Israël.

Quand on voit avec quelle rapidité l’UE a adopté des sanctions contre la Russie pour des violations présumées du droit international en Ukraine, bien pâles en comparaison des crimes d’Israël perpétrés depuis tout ce temps d’occupation du territoire palestinien, on ne peut qu’accuser l’Europe d’hypocrisie quand elle fait défaut sur des sanctions bien plus justifiées à prendre contre Israël.

Certains pourront objecter  que les lignes directrices de 2013 sur les relations avec l’occupation israélienne et avec les colonies sont une manifestation concrète du rejet par l’Europe de la souveraineté d’Israël sur les territoires arabes occupés. Loin de refléter une approche qui, par principe, défende systématiquement les droits humains et le droit international, néanmoins, ces lignes directrices ont résulté directement du mécontentement croissant en Europe vis-à-vis d’Israël. Un sondage de la BBC en 2014 montre par exemple que la popularité d’Israël est du même ordre que celle de la Corée du Nord pour les deux tiers des sondés en Europe.

Source : http://www.politico.eu/article/the-eu-helps-israel-oppress-palestinians-occupation-rights-violation
Traduction SF pour BDS France




Omar Barghouti : « BDS a grandi à une vitesse impressionnante »

12 novembre 2015 | Par Joseph Confavreux | Mediapart.fr

Le logo du BDS

La décision européenne d’étiqueter les produits en provenance des colonies israéliennes relance le débat sur le boycott d’Israël. Entretien avec Omar Barghouti, l’un des principaux instigateurs de la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), dont l’essor mondial contraste avec la situation française.

De notre envoyé spécial en Palestine.- « L’Union européenne devrait avoir honte », a réagi le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, après la décision européenne, présentée comme technique et non politique, d’étiqueter les produits israéliens en provenance des colonies. L’indignation des responsables israéliens ne tient pas seulement au fait que cet étiquetage ne concerne pas l’ensemble des territoires qui se trouvent, dans le monde, sous occupation au regard du droit international. Elle n’est pas non plus motivée par des inquiétudes économiques, puisque ces produits ne représentent guère qu’1 % des échanges entre l’Europe et Israël.

Cette colère reflète surtout la crainte croissante vis-à-vis du mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), lancé voilà tout juste dix ans en Palestine et qui ne cesse de s’étendre et de se mondialiser, même si la France, institutionnelle en tout cas, fait figure d’exception. En effet, la Cour de cassation a confirmé, par deux arrêts rendus le 20 octobre dernier, que le boycott des produits israéliens était illégal et serait condamné.

La plus haute juridiction française vient de confirmer la condamnation par la cour d’appel de Colmar de quatorze militants du mouvement BDS à 28 000 euros de dommages et intérêts aux parties civiles, et chacun à une amende de 1 000 euros avec sursis, pour avoir participé, en 2009 et 2010, à une manifestation dans un magasin Carrefour à Illzach, près de Mulhouse.

Une décision qui a déclenché les foudres de Glenn Greenwald, le journaliste américain célèbre pour avoir publié les révélations d’Edward Snowden, qui a ironisé sur son site The Intercept à propos de cette France ayant manifesté en masse pour la défense de la liberté d’expression, mais déniant le droit à un activiste de se rendre dans un supermarché vêtu d’un t-shirt appelant au boycott d’Israël.

Entretien avec Omar Barghouti, activiste palestinien des droits de l’homme et co-fondateur de la campagne BDS.

 

Pourquoi le boycott vous paraît-il constituer une arme légitime contre Israël ?

Omar Barghouti. Le mouvement BDS est un mouvement inclusif, non violent, qui veut rendre le régime israélien comptable de sa politique d’occupation et de colonisation selon les critères du droit international, comme cela a été fait pour le régime d’apartheid sud-africain.

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Israël doit subir le même niveau de pression soutenue que le régime d’apartheid sud-africain a subi. Les Palestiniens ne peuvent, seuls, mettre fin au système d’oppression israélien, et ont besoin d’une solidarité extérieure. Le système injuste mis en place par Israël doit donc être boycotté, désinvesti et sanctionné, et ce aussi bien dans les domaines militaires et économiques qu’universitaires ou culturels. De la même façon, les institutions et les entreprises qui se rendent complices des violations du droit international par Israël doivent être comptables de cette complicité.

Mon opinion personnelle est que même si la loi internationale nous donne le droit de nous défendre contre une occupation étrangère, par tous les moyens, y compris la résistance armée du moment que cette résistance armée ne vise pas les non-combattants – puisque nous ne sommes pas autorisés, ni légalement ni moralement, à viser des non-combattants –, en dépit de ce droit donc, nous devons être assez sages pour savoir quand utiliser ce droit et quand utiliser d’autres formes de résistance qui augmentent nos chances d’atteindre nos objectifs.

La résistance n’est pas quelque chose que nous pratiquons comme une habitude, ou pour nous amuser. C’est pour obtenir nos droits. C’est un moyen pour un but. Plus nos moyens seront éthiques, plus nos moyens seront stratégiques et bien planifiés et plus nous atteindrons rapidement nos buts et plus nos objectifs et nos droits seront solides. C’est une forme différente de lutte. Une forme complémentaire de notre combat.

En outre, Israël possède une armée très puissante, sans doute davantage que l’armée française, et fait partie des pays qui détiennent le pouvoir nucléaire. Mais cette armée ne sait pas comment contrer un boycott populaire et un soutien international à une telle campagne. Par exemple, si un syndicat français adopte la campagne BDS et demande à ses membres de boycotter les produits israéliens dans les supermarchés, que pourra faire Israël ? Bombarder le syndicat ? Atomiser Paris ? Leurs moyens d’action pour empêcher ce mouvement international sont très limités.

 

La campagne BDS a été lancée il y a dix ans, en 2005. À quoi est-elle parvenue ?

Selon un rapport de la CNUCED (Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement), l’investissement étranger en Israël a chuté, en 2014, de 46 % par rapport à l’année 2013, ce qu’un co-auteur israélien du rapport juge lié à la guerre menée contre Gaza et à la campagne BDS.

Une étude de la Rand Corporation prévoit que le mouvement BDS pourrait contribuer à la réduction du PIB israélien de « 1 à 2 % », chaque année, pendant les dix prochaines années, tandis que les principaux fabricants d’armes israéliens se plaignent d’un naufrage de leurs exportations en partie dû au « moindre désir pour les produits fabriqués en Israël ».

Il y a quelques semaines, le géant français qu’est Veolia est devenu la première multinationale d’envergure à cesser toutes ses activités en Israël sous la pression de BDS. La cession des parts qu’elle possédait dans la compagnie du tramway de Jérusalem, impliquée dans le projet de colonies illégales, a été le résultat d’une campagne de sept années menée par BDS contre Veolia, qui a coûté à l’entreprise 20 milliards de dollars, si l’on additionne les actions menées dans le monde entier.

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Il y a quelques mois, le géant norvégien de l’assurance, KLP, a retiré ses fonds de l’entreprise allemande Heidelberg Cement et de la compagnie mexicaine Cemex impliquées dans le pillage des ressources naturelles palestiniennes dans les territoires occupés.

La principale compagnie de téléphonie française Orange a fait les premiers pas pour mettre fin à son partenariat avec la compagnie israélienne Partner Communication, qui opère dans les colonies israéliennes illégales, à la suite d’une intense campagne de BDS contre Orange en France et en Égypte.

L’Église presbytérienne américaine, qui est l’une des plus importantes églises protestantes, a désinvesti de trois firmes américaines impliquées dans l’occupation israélienne : Caterpillar, Hewlett Packard et Motorola Solutions.

La fondation Bill Gates a retiré tout son investissement, s’élevant à plus de 180 millions de dollars, dans la plus grande compagnie de sécurité, G4S, après une campagne intense de BDS. Cette entreprise a subi des défaites symboliques majeures, que ce soit en Norvège, en Afrique du Sud, au Parlement européen ou dans plusieurs universités britanniques, comme conséquence de son implication dans les prisons israéliennes où des prisonniers palestiniens, y compris des mineurs, sont détenus et torturés.

Toujours en 2014, le deuxième fonds de retraite danois, PGGM, qui pèse 200 milliards de dollars, a retiré son argent des cinq principales banques israéliennes en raison de leurs activités illégales dans les territoires palestiniens occupés. De la même manière, le fonds souverain norvégien, le plus important du monde, a désinvesti de deux compagnies israélienne de BTP impliquées dans des constructions dans les colonies.

Je pourrais encore multiplier les exemples, mais je constate que les politiques israéliens sont très conscients de ce qui est train de se passer. Depuis juin 2013, le premier ministre Benjamin Netanyahou a officialisé le fait qu’il considérait BDS comme une menace stratégique en demandant au ministère des affaires stratégiques de combattre BDS. Et le président israélien Reuven Rivlin a récemment qualifié le boycott universitaire d’Israël de « menace stratégique de premier plan ». Quant à l’ancien chef du Mossad, Shabtai Shavit, il s’est alarmé du fait que « le mouvement BDS a grossi et que certains juifs en font même partie ».

 

En France, une décision de la Cour de cassation a récemment confirmé que l’appel au boycott contre Israël était considéré comme illégal. Comment l’expliquez-vous ?

La France et l’Allemagne sont en retrait par rapport à ce qui se passe ailleurs dans le monde, pour une raison simple qui s’appelle l’histoire et tient au rôle de ces pays dans la déportation et l’extermination des juifs. Mais cela ne veut pas dire que beaucoup de Français et d’Allemands ne nous soutiennent pas.

Omar Barghouti

Quoi qu’il en soit, BDS n’est pas un mouvement uniforme. C’est un mouvement décentralisé, avec une plateforme fondée sur le respect des droits de l’homme, que tous nos partenaires partagent. Mais au-delà de ça, lorsqu’il s’agit de tactique et de stratégie, BDS a adopté le principe de la « sensibilité au contexte ». Cela signifie que les activistes, où qu’ils se trouvent, ont à décider des cibles à atteindre, de comment les atteindre et de la nature de la coalition qu’ils peuvent construire pour atteindre leurs buts. Nous respectons les décisions de nos partenaires en la matière et nous comptons sur leur cohérence morale et sur leur libre créativité.

Nous devons garder à l’esprit l’expérience sud-africaine. Ceux qui disent qu’en Afrique du Sud le mouvement de boycott était populaire, puissant, et a eu tout de suite un énorme impact, ont la mémoire très courte. J’étais actif dans ce mouvement de boycott quand je faisais mes études. Il a fallu de 25 à 30 ans pour qu’il se répande vraiment dans les pays occidentaux. Cette campagne de boycott a débuté dans les années 1950, mais le boycott n’est devenu vraiment effectif que dans les années 1980. En comparaison, nous allons beaucoup plus vite.

 

En réponse à une lettre signée par 150 artistes et écrivains britanniques, dont l’auteur de la série Harry Potter, J.K. Rowling, contre le mouvement BDS à l’encontre d’Israël, 343 universitaires britanniques ont récemment appelé au boycott des universités israéliennes, dans une autre lettre également publiée par le Guardian. Beaucoup d’universitaires israéliens ne partagent pourtant pas la politique menée par Netanyahou. Pourquoi aller jusqu’au boycott académique ?

Cette décision de nombreux universitaires britanniques de premier plan a renforcé le boycott croissant d’Israël, qui doit inclure la culture et le monde académique, afin de sensibiliser la société israélienne, et parce que le régime d’oppression israélien fonctionne comme un tout. La vie « normale » des universitaires de Tel-Aviv se paie de la vie anormale des Palestiniens sous l’occupation israélienne.

La décision des universitaires britanniques est d’ailleurs loin d’être isolée. Plus de 1 200 professeurs d’universités et de chercheurs espagnols ont rejoint le boycott académique d’Israël, tout comme, en 2013 et 2014, une petite dizaine d’associations universitaires américaines, telle l’American Studies Association. La FEF (Fédération des étudiants belges de langue française), qui compte près de 100 000 membres, a, elle aussi, adopté une politique de boycott des institutions universitaires israéliennes, tout comme un syndicat enseignant irlandais. Et, en mars 2011, l’université de Johannesburg a coupé la plupart de ses liens avec l’Université Ben Gourion pour protester contre la violation des droits de l’homme en Palestine.

Sur le plan culturel, plus de 1 000 activistes, artistes, étudiants et enseignants noirs américains ont décidé de soutenir la campagne BDS, notamment Angela Davis, Boots Riley, Cornel West, Dream Hampton, Emory Douglas, Talib Kweli ou Tef Poe.

Il y a quelques semaines, la sensation R&B qu’est Lauryn Hill a annulé son concert prévu près de Tel-Aviv après un appel de Palestiniens, mais aussi d’Israéliens, soutenant BDS. Avant cela, une centaine de figures de la culture britannique ont signé en faveur du boycott culturel d’Israël, emboîtant le pas à des initiatives similaires à Montréal, au Canada, en Irlande ou en Afrique du Sud.

De nombreux réalisateurs de films, des écrivains, des groupes de musique et des artistes du calibre de la star de Hollywood qu’est Danny Glover ont décidé de soutenir BDS ou, au minimum, de tenir compte des appels au boycott en refusant de participer à des événements culturels israéliens.

À la lumière des événements de ces dernières semaines en Israël, de la multiplication des attaques commises contre des Israéliens à la voiture-bélier ou au couteau, pensez-vous qu’une résistance non violente ait des chances de réussir ?

La résistance palestinienne face à des décennies de colonisation et d’occupation de la part d’Israël a été principalement non violente. Manifestations, boycott, grèves : la résistance populaire a toujours été la forme dominante dans la manière de résister pour la grande majorité des Palestiniens.

La quasi-totalité des dizaines de milliers de jeunes Palestiniens qui se révoltent aujourd’hui contre l’oppression qu’ils subissent se concentrent sur cette forme de résistance. Cette génération marche dans les pas de ses parents, qui ont mené une résistance populaire pour donner à leurs enfants une chance accrue de vivre dans un monde juste, libre et équitable.

Le mouvement global qu’est BDS est une composante cruciale de la lutte populaire des Palestiniens pour leurs droits. BDS a grandi à une vitesse impressionnante ces dernières années, et accru considérablement le prix qu’Israël doit payer pour sa violation du droit international. Contrairement à ce qui s’est produit pendant la première Intifada (1987-1993), Israël ne peut pas, cette fois, ignorer que ses crimes contre les Palestiniens, photographiés par les milliers de smartphones des jeunes Palestiniens, exacerbent son isolement déjà désastreux et en font un paria mondial, du moins au niveau de la société civile.

Avec le mouvement BDS, la résistance non violente palestinienne s’est mondialisée et le régime d’oppression israélien en subit déjà les conséquences.

 

Source : http://www.mediapart.fr/journal/international/121115/omar-barghouti-bds-grandi-une-vitesse-impressionnante




L’étiquetage des produits des colonies : ​progrès ou faux semblant ?

Le 11 novembre 2015, la Commission européenne a demandé à ses 28 États membres de mettre en œuvre l’étiquetage des produits originaires des colonies israéliennes, pour informer les consommateurs.

Ce souci d’informer les consommateurs des conditions éthiques et politiques effroyables dans lesquelles les fruits et légumes israéliens sont produits, c’est justement ce qui a valu récemment la condamnation par la cour de cassation de douze militants de la campagne BDS !

Au-delà de ce constat, et des gesticulations hypocrites du premier ministre israélien Benyamin Netanyahu qui, coutumier des manipulations​ indécentes de l’antisémitisme​, identifie cette décision ​au boycott de l’Allemagne Nazie contre les juifs​, ces mesures constituent​ elles un réel « progrès » ? En réponse à cette question, nous voulons souligner quelques aspects problématiques de cette décision.

Les produits des colonies sont issus d’une politique illégale et de crimes de guerre. Par conséquent, les commercialiser, avec ou sans étiquette, c’est se rendre complice de cette politique et de s​es crimes.

​La politique d’un État de droit et qui se revendique du respect des décisions de l’ONU, y compris dans le cadre de l’UE, devrait être d’interdire les produits illégaux​ et non de les labelliser. Vendrait-on de l’héroïne sur les marchés publics en indiquant juste que c’est une drogue impropre à la consommation?

​E​tiqueter un produit issu d’une colonie revient donc à normaliser ce produit, qui peut être vendu comme tous les autres. Bien que résultant ​d’une politique illégale, le consommateur reste libre de l’acheter ou non. Cette attitude participe de la déréglementation internationale qui accompagne le soutien inconditionnel d’Israël par de nombreux États. On sait, en France et en Europe, ce que cette politique de déréglementation coûte au salariat, à l’université, à la santé publique… C’est une manœuvre mortelle pour nos droits.

​L’avancée qu’avait constitué, début 2014, les recommandations de l’UE de proscrire toute subvention et tout financement profitant aux colonies​ est ainsi remise en question. En effet,​ recommander aux entreprises européennes de ne pas investir dans les colonies illégales au regard du droit international, et labelliser dans le même temps leurs produits en les laissant entrer sur le marché européen, constitue une double injonction paradoxale. C’est ​l’interdiction de la commercialisation de ces produits en Europe à laquelle la Commission européenne doit procéder. Signaler leur origine n’est pas suffisant.

La Campagne BDS France a plus d’une fois publié des articles condamnant l’insuffisance de l’étiquetage des produits des colonies (*).

De fait, l​es ventes des produits des colonies ont déjà commencé à diminuer, grâce au travail d’information et d’alerte de milliers de militants​ de la campagne BDS en France, en Europe et dans le monde. Le mouvement international pour le boycott, le désinvestissement et des sanctions contre l’Etat israélien ​ne cesse de ​progresser devant la politique d’écrasement du peuple palestinien pratiquée par Israël, et devant ses violations du droit international, ​un droit auquel tous les citoyens européens sont attachés.

La Campagne BDS France

www.bdsfrance.org
campagnebdsfrance@yahoo.fr

(*) pour plus d’information:

http://www.rtbf.be/info/opinions/detail_que-doivent-faire-la-belgique-et-l-europe-face-aux-produits-des-colonies-israeliennes?id=8965071
http://www.plateforme-palestine.org/Produits-des-colonies-israeliennes-en-France-et-en-Europe-etiqueter-ou

http://www.mehadrindegage.org/content/etiquetage-ou-interdiction-des-produits-des-colonies-0




Mobilisations BDS dans plusieurs villes de France le 7 novembre 2015

Samedi 7 novembre dernier, plusieurs actions/mobilisations BDS ont eu lieu dans différentes villes de France devant des Carrefour. Quelques photos et compte rendu des différentes villes mobilisées

LYON

A Givors (69) : Pas de produits de l’apartheid sur ma liste de course !
http://collectif69palestine.free.fr/spip.php?article944

CLERMONT-FERRAND

A l’appel des 41 organisations de la Coalition BDS 63 (présence de AFPS-BDSF, CGT, Ensemble !, PCF, LDH, JCF, NPA, FSU, UNEF, Urgence Gaza, RESF, SUD, ADECR, ATTAC, Ass. Franco-Tunis. Auvergne, CBSP, PG, Amis du Diplo, et d’autres organisations), une belle chaîne humaine d’environ 150 personnes d’horizons très divers et avec de nombreux jeunes, s’est formée sur la place de Jaude ensoleillée.

Cette chaine fraternelle , en soutien à la jeunesse palestinienne en lutte pour ses droits humains et politiques, et dans le cadre de la journée BDS initiée par l’AFPS et soutenue par BDS France. Plus de photos et compte rendu sur :https://www.facebook.com/Palestine63Solidarite/?fref=ts

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MARSEILLE

Action commune hier entre P13 (branche locale AFPS) et BDS France Marseille.  » Accueil plutôt sympathique. Plusieurs nouvelles demandes spontanées pour rejoindre BDS. »

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GRENOBLE

BDS : Ce samedi 7 novembre à Grenoble les militants BDS lèvent un tabou vieux de 10 ans : on peut distribuer des tracts politiques sur le parking privé du grand Carrefour Échirolles en toute impunité !

De 10 à 12h ce matin de 35 à 40 militants de la coordination BDS Grenoble ont tranquillement et avec conviction informé les clients de la présence dans le magasin de produits venant des colonies israéliennes illégales en Palestine occupée.

ORLÉANS

« Nos 500 tracts habituel qui sont partis en moins d’une 1heure 30.Beaucoup plus de personnes se sont arrêter que d’habitude pour discuter. »

MONTPELLIER

Compte rendu de l’action du samedi 7 nov. à Montpellier:

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https://bdsf34.wordpress.com/2015/11/08/samedi-7-nov-lappel-au-boycott-couvre-la-place-de-la-comedie/

NICE

Opération « boycott des produits venant d’Israël » à Nice




Montpellier : Action BDS au LIDL dédiée à la résistance palestinienne

Action boycott 10 octobre 2015. Montpellier

SOLIDARITÉ AVEC LA RÉSISTANCE POPULAIRE PALESTINIENNE ! LE BOYCOTT D’ISRAËL C’EST MAINTENANT ! C’est en ces termes que le Comité National Palestinien du BDS nous appelle, le 10 octobre, à intensifier les actions de boycott face à l’offensive coloniale meurtrière de l’Etat d’Israël. Déjà le 6 octobre son coordinateur général, Mahmoud Nawajaa déclarait « (…) que l’escalade d’Israël dans ses « agressions criminelles » contre les Palestiniens en Cisjordanie occupée, spécialement à Jérusalem et au Noble Sanctuaire, montre qu’il y a un besoin urgent de faire monter la pression de BDS sur Israël :

« La récente montée dans la résistance populaire des Palestiniens est une réponse à la façon dont ce gouvernement israélien d’extrême droite a fait tout ce qui lui était possible pour intensifier la purification ethnique des Palestiniens, la profanation de nos lieux saints, la punition collective de notre peuple dans Gaza, la construction des colonies de peuplement, et l’adoption de nouvelles lois d’apartheid.(…).

Le comité BDS France 34 répond à cet Appel de la même manière que lors de l’été 2014 où il a mené des actions de boycott contre le commerce avec les entreprises israéliennes. En réponse à la guerre israélienne contre la population de la bande de gaza. Les grandes manifestations contre l’agression israélienne étaient à Montpellier directement ancrées dans l’agenda du comité BDS France 34, pour le BDS, contre le jumelage avec la ville israélienne de Tibériade, contre la journée sioniste du CCCJM commémorant la prise de Jérusalem par l’armée israélienne etc.

BOYCOTT DE MEHADRIN CHEZ LIDL A MONTPELLIER

Nous étions une quinzaine de militants-tes, dont 3 nouveaux qui ont voulu manifester leur solidarité à la Palestine en actes. Et quelle meilleure façon de le faire qu’en participant aux actions de boycott !

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Mangues, grenades et pamplemousses Jaffa…

Après une campagne BDS France nationale d’actions menées dans les magasins LIDL contre le commerce avec les entreprises israéliennes, LIDL avait cessé de commercialiser les fruits et légumes en provenance d’Israël en juin 2015.

Nous avions félicité LDL de cette décision honorable et fait circuler l’information sur les réseaux sociaux. Malheureusement depuis la rentrée nous constatons à nouveau des fruits et légumes d’Israël chez LIDL.

C’est la raison de cette action boycott dans ce magasin aujourd’hui !

L’accueil a été comme à chaque fois très favorable de la part des clients. Le responsable magasin rencontré a parlé avec nous sans agressivité car il avait conscience du regard bienveillant des clients à notre égard…

source: https://bdsf34.wordpress.com/2015/10/10/bds-france-34-repond-a-lappel-du-bnc-action-de-boycott-au-lidl-dediee-a-la-resistance-populaire-palestinienne-et-a-la-jeunesse-engagee-dans-la-resistanceee/




La Banque mondiale : le boycott palestinien frappe les importations israéliennes

BNC – 6 octobre 2015

 

-* La Banque mondiale attribue au boycott, pour une part, la baisse de 24 % des importations palestiniennes en provenance d’Israël ;

-* l’escalade d’Israël dans ses agressions contre les Palestiniens fait ressortir l’urgence du BDS.

 

Les militants pour le Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) ont apprécié les chiffres de la Banque mondiale indiquant une baisse de 24 % des importations palestiniennes en provenance d’Israël au cours du premier trimestre 2015 comme un signe fort que le boycott des produits israéliens par les Palestiniens commence à affecter l’économie israélienne.

La Banque mondiale explique cette baisse comme étant « le résultat d’une activité économique qui s’est réduite, mais aussi par une tendance qui monte chez les consommateurs palestiniens à remplacer les produits importés d’Israël par ceux venant d’autres pays, d’où l’augmentation de 22 % des importations en provenance des autres pays ».

Ces nouvelles données de la Banque mondiale font suite à une baisse des importations palestiniennes d’un cinquième en 2014, comparées à 2013, et elles surviennent alors que l’escalade d’Israël dans ses agressions contre les Palestiniens fait ressortir l’urgence de BDS.

Le Comité national palestinien du BDS (BNC), la coalition la plus large de la société civile palestinienne, qui guide et soutient le mouvement BDS mondial, coordonne les campagnes du boycott palestinien contre les produits israéliens, et contre les institutions universitaires et culturelles complices.

Le coordinateur général du BNC, Mahmoud Nawajaa, a fait ce commentaire :

« Ces chiffres indiquent que les campagnes populaires de boycott contre Israël qui se sont lancées dans toute la Palestine au cours de ces dernières années coûtent déjà des centaines de millions de dollars à l’économie israélienne, et qu’elles peuvent devenir un facteur encore plus important dans un proche avenir.

« Ceci s’ajoute à l’isolement économique et politique grandissant auquel le régime d’occupation, de colonialisme de peuplement et d’apartheid israélien commence à devoir faire face internationalement, grâce à l’impact qui monte en flèche du mouvement BDS ».

Ces derniers chiffres tombent au moment où un important homme d’affaire israélien, Edouard Cukierman, exprime publiquement la peur grandissante d’investir en Israël chez les investisseurs européens, en raison du BDS.

Les auteurs d’un rapport des Nations-Unies publié en juin attribuent pour une part les 46 % de la baisse en 2014 des investissements directs étrangers en Israël à la force grandissante du mouvement BDS.

Le mois dernier, la multinationale à base française Veolia s’est retirée totalement du marché israélien après une campagne de 7 années qui a ciblé sa participation dans l’entreprise coloniale illégale d’Israël, ce qui lui a coûté des milliards de dollars.

Nawajaa ajoute que l’escalade d’Israël dans ses « agressions criminelles » contre les Palestiniens en Cisjordanie occupée, spécialement à Jérusalem et au Noble Sanctuaire, montre qu’il y a un besoin urgent de faire monter la pression de BDS sur Israël :

«  La récente montée dans la résistance populaire des Palestiniens est une réponse à la façon dont ce gouvernement israélien d’extrême droite a fait tout ce qui lui était possible pour intensifier la purification ethnique des Palestiniens, la profanation de nos lieux saints, la punition collective de notre peuple dans Gaza, la construction des colonies de peuplement, et l’adoption de nouvelles lois d’apartheid.

« En tant que régime colonial de peuplement typique, Israël agresse avec brutalité et réprime la résistance palestinienne populaire avec une violence militaire, notamment par un usage aveugle de la force contre les civils palestiniens, se rendant ainsi coupable de crimes de guerre.

« Si Israël est capable d’agresser les Palestiniens en toute impunité et de maintenir son régime vieux de plusieurs décennies de colonialisme de peuplement et d’apartheid, ce n’est que grâce à la complicité directe des gouvernements et à leur incapacité à agir pour qu’Israël se conforme à la législation internationale.

« Les gouvernements doivent remplir leurs obligations juridiques de tenir Israël pour responsable de son usage aveugle de la force contre les Palestiniens, notamment en imposant un embargo militaire immédiat dans les deux sens sur Israël, et en rompant leurs relations avec les institutions universitaires israéliennes qui sont profondément impliquées dans la recherche militaire. »

La pression populaire de BDS sur Israël va continuer à grandir rapidement, et elle sera même encore plus soutenue tant en Palestine qu’internationalement.

http://www.bdsmovement.net/2015/world-bank-figures-show-palestinian-boycott-bite-13305

Traduction : JPP pour BDS FRANCE




Pétition: Dites au « Cordon Bleu » de mettre fin à son partenariat avec l’entreprise israélienne SodaStream

Remplissez ce formulaire pour signer cette pétition et envoyer le message ci-dessous à la société Le Cordon Bleu.

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En tant qu’individus et associations qui se soucient des droits de l’homme, le partenariat conclu par Le Cordon Bleu avec l’entreprise israélienne SodaStream nous préoccupe au plus haut point. Le lien de SodaStream avec les pratiques d’apartheid d’Israël, expliqué dans la lettre récemment adressée à la société Le Cordon Bleu (lettre en anglais et en français), en a fait la cible d’une campagne internationale de boycott. De 1996 à septembre 2015, SodaStream a exercé ses activités en Cisjordanie occupée en violation directe du droit international. Son installation dans le Néguev contribuera à la politique du gouvernement israélien qui consiste au déplacement de Bédouins palestiniens et à la confiscation de leurs terres et de leurs ressources naturelles. C’est pourquoi nous appelons Le Cordon Bleu à refuser de se rendre complice des violations par Israël des droits des Palestiniens et du droit international, et à mettre immédiatement un terme à son partenariat avec Sodastream.

https://adalahny.org/web-action/1315/tell-le-cordon-bleu-end-its-partnership-sodastream#french

Lettre à monsieur André Cointreau:

Paris,

le 21 Septembre 2015

Monsieur Cointreau,

 

Nous sommes des militants pour les droits humains qui s’adressent à vous car vivement préoccupés par le partenariat du Cordon Bleu avec SodaStream, le fabricant israélien de machines à eau gazeuse et à soda. Nous savons que Le Cordon Bleu est depuis bien longtemps réputé dans le monde pour ses normes élevées dans son enseignement des techniques culinaires les plus élaborées et dans la création des recettes les plus géniales. Assurément, il ne peut s’entendre avec une entreprise qui se rend complice, et en tire profit, des violations par Israël des droits des Palestiniens. Nous vous conseillons vivement de mettre fin à ce partenariat immédiatement.

 

Depuis 1996, SodaStream maintient sa principale unité de production dans la zone industrielle d’une colonie illégale, Ma’ale Adumim, dans la Cisjordanie occupée en Palestine.Toutes les colonies israéliennes sont une violation du droit international, qui interdit à la puissance occupante de transférer une partie de sa propre population civile dans les territoires occupés. Se prévalant des avantages d’une expropriation systémique, SodaStream a profité d’un loyer modéré, d’avantages fiscaux, d’une réglementation laxiste concernant la protection de l’environnement et du travail, de la possibilité d’exploiter une main-d’oeuvre palestinienne captive.

 

Pendant ce temps, et en plus des vols de leur terre, les Palestiniens en Cisjordanie occupée sont régulièrement victimes d’une multitude de violations de leurs droits par les colons et l’armée israélienne : maisons démolies ; destructions des oliveraies ; murs bâtis pour couper les villages de leurs terres agricoles ; accès bloqués à leurs puits ; pollution par le déversement d’eaux usées. Cyniquement et fallacieusement, SodaStream étiquette ses produits “ made in Israel ”, une pratique contre laquelle l’Union européenne est en train d’établir des règles afin de l’interdire, car aucun pays ne reconnaît à Israël le droit d’occuper la terre palestinienne et d’exploiter les ressources palestiniennes.

 

Récemment, SodaStream, cédant aux pressions et aux protestations internationales, a annoncé qu’elle déplaçait toute sa production à l’intérieur des frontières d’Israël reconnues internationalement. Mais si cette initiative pourrait lui permettre d’échapper aux restrictions de l’UE en matière d’étiquetage, elle n’en ferait pas pour autant un partenaire commercial éthique pour Le Cordon Bleu. Comme le dit la militante pour les droits palestiniens, Rafeef Ziadeh, « Même si cette fermeture annoncée (de l’usine à Ma’ale Adumim) se concrétise, SodaStream restera impliquée dans le déplacement des Palestiniens. Sa nouvelle usine de Lehavim se trouve à proximité de Rahat, une ville ghetto prévue dans le désert du Naqab (Néguev) où les Bédouins palestiniens sont en train d’être transférés, contre leur volonté et par la force » (I). L’usine de SodaStream au Naqab s’est implantée à l’aide des subventions du gouvernement dans un effort pour industrialiser le Naqab et dissocier ses citoyens bédouins de leur terre historique et de leurs moyens de subsistance agricoles traditionnels. L’ironie, c’est qu’alors que le partenariat SodaStream et Le Cordon Bleu font l’éloge d’une « alimentation et hydratation saines » (II), l’eau est une arme majeure dans les tentatives du gouvernement israélien pour expulser 40 000 Bédouins de plus, des citoyens d’Israël, hors du Naqab : Israël limite gravement leur accès à l’eau et leur refuse les autres infrastructures et ressources cruciales qu’il fournit aux citoyens israéliens juifs. (III)

 

En raison de l’association de SodaStream avec les pratiques d’apartheid d’Israël, il s’est monté une campagne internationale pour boycotter l’entreprise. Cette campagne répond à l’appel, en 2005, de la société civile palestinienne pour des « boycotts, désinvestissements et sanctions (BDS) contre Israël jusqu’à ce qu’il se conforme au droit international et aux droits humains » (IV). Comme l’opposition internationale à SodaStream s’est faite de plus en plus forte et plus fréquente, la valeur SodaStream a baissé brusquement. Certains dans la grande distribution en Amérique du Nord et en Europe, tels Macy’s et John Lewis , ont abandonnés ses produits. L’actrice Scarlett Johansson a été contrainte à la démission comme porte-parole d’Oxfam, en raison de son rôle d’ambassadrice de la marque SodaStream.

 

Ainsi, nous avons été choqués de lire dans MarketWatch qu’au moment où des entreprises, des organisations et des investisseurs prennent leurs distances avec ce qu’ils perçoivent, à juste titre, comme une responsabilité morale et financière, Le Cordon Bleu choisisse d’unir sa réputation à celle de SodaStream. En mettant en vedette SodaStream lors de ses évènements marquants et dans ses recettes et autres activités, et en ayant des chefs et élèves qui intègrent l’utilisation de ses machines dans leurs techniques culinaires, Le Cordon Bleu envoie un message selon lequel il tolère et soutient les violations des droits humains dont SodaStream à longtemps profité (V).

 

Plus que jamais, l’intérêt dans le monde de la gastronomie se porte sur le contrôle de la chaîne alimentaire pour des pratiques éthiques, durables. Une alliance avec SodaStream va à contre-courant. Particulièrement après l’attaque d’Israël en 2014 contre Gaza, qui tua plus de 2000 Palestiniens dont 500 enfants, et qui vit le bombardement d’écoles des Nations-Unies, d’hôpitaux et de quartiers habités, une attaque pour laquelle il faut demander des comptes à Israël (VI). S’en faire le complice est une honte pour une institution de la stature du Cordon Bleu.

 

Nous vous demandons, par conséquent, de mettre fin à votre partenariat avec SodaStream. C’est bien volontiers que nous vous fournirons toute information supplémentaire, ou que nous discuterons davantage avec vous. Merci d’avoir pris le temps de nous lire, nous attendons avec impatience votre réponse.

 

Sincèrement,

 

Adalah-NY : La campagne de New York pour le boycott d’Israël

Campagne BDS France

Campagne américaine pour la fin de l’occupation, USA

Voix Juives pour la Paix, USA

BDS Afrique du Sud

Citoyens israéliens pour le boycott de l’intérieur « Boycott from Within »

Laila El-Haddad, Auteure, The Gaza Kitchen, Gaza, Palestine

 

(I) – Ian Black, « SodaStream retire une usine d’une colonie israélienne en Cisjordanie », The Guardian , 29 octobre 2014 – http://www.theguardian.com/business/2014/oct/29/sodastream-move-factory-west-bank-israel-slash-forecast

 

(II) – Marketwatch , « SodaStream fait équipe avec Le Cordon Bleu pour promouvoir une cuisine saine », le 13 mai 2015 – http://www.marketwatch.com/story/sodastream-partners-with-le-cordon-bleu-to-promote-healthy-cooking-2015-05-13

 

(III) Le centre juridique pour les droits de la minorité arabe en Israël, Adalah, « Démolition et expulsion des citoyens bédouins d’Israël dans le Naqab (Néguev) – Plan Prower » – http://www.adalah.org/en/content/view/7589

 

Merci de noter que le Centre juridique Adalah n’est pas lié à Adalah-NY : la campagne de New York pour le boycott d’Israël. Le mot « adalah » signifie « justice » en arabe. Pour plus d’informations sur SodaStream dans le Naqab, voir Andrew Beale, « Une nouvelle usine de SodaStream pourrait contribuer à détruire l’agriculture bédouine », The Electronic Intifada , 20 février 2014 - https://electronicintifada.net/content/new-sodastream-factory-could-help-destroy-bedouin-agriculture/13182.

 

(IV) – Voir le site du Comité national du BDS, www.bdsmovement.net

 

[V] Marketwatch , « SodaStream fait équipe avec Le Cordon Bleu. »

 

(VI) – Amnesty International, rapport 2014/2015 sur Israël et les territoires palestiniens occupés, https://www.amnesty.org/en/countries/middle-east-and-north-africa/israel-and-occupied-palestinian-territories/report-israel-and-occupied-palestinian-territories/ . Pour plus d’informations sur l’attaque d’Israël contre les écoles de Gaza en particulier, voir Human Rights Watch, « Israël : voir en détail les attaques contre les écoles de Gaza », 11 septembre 2014

 




Les exportations israéliennes durement touchées par le boycott palestinien, affirme la Banque mondiale

2 octobre 2015

La campagne palestinienne de boycott des produits israéliens a coûté très cher aux exportations israéliennes vers la Cisjordanie occupée et la bande de Gaza.

Il s’agit d’une victoire que reconnaît sans faire de vagues un rapport de la Banque mondiale (BM) publié cette semaine.

Les importations d’Israël en Palestine ont chuté de 24 pour 100 au cours du premier trimestre 2015, affirme le rapport.

La BM explique que cette baisse « est la conséquence d’une activité économique ralentie, mais également d’une tendance chez les consommateurs palestiniens à remplacer des produits importés d’Israël par des produits en provenance d’autres pays, ce qui s’est traduit par une augmentation de 22 pour 100 des importations non israéliennes ».

Le marché captif sous occupation

Israël contrôle le mouvement de la population et des marchandises vers et en provenance de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza. Ces territoires constituent un marché captif au profit des marchandises israéliennes et, en même temps, l’une des premières destinations des exportations israéliennes.

La valeur des marchandises israéliennes vendues à la Cisjordanie et à la bande de Gaza était de 3,4 milliards de dollars en 2013, s’il faut en croire les statistiques du gouvernement israélien. En 2014, elles étaient retombées à 2,9 milliards de dollars, soit une diminution de près d’un cinquième.

La poursuite de la baisse en 2015, mentionnée dans le rapport de la BM, suggère que le seul boycott par les Palestiniens pourrait coûter à Israël des centaines de millions de dollars par an.

En dépit de la baisse de cette année, les marchandises israéliennes représentent encore 58 pour 100 des importations totales en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

La BM ajoute que la déficit commercial palestinien a diminué de 6 pour 100 au cours du premier trimestre de cette année, par rapport à la même période en 2014.

Mais le déficit commercial représente 38 pour 100 du PIB, ce qui est « extraordinairement élevé ».

Le déficit commercial d’un pays exprime son excédent d’importations par rapport à ses exportations.

Pendant ce temps, les ventes de marchandises palestiniennes en provenance de la Cisjordanie et de la bande de Gaza vers le reste du monde « sont restées très bas, avoisinant une moyenne de 15 pour 100 [du PIB] ces dernières années, en raison de la faible capacité de production de l’agriculture et de l’industrie, qui sont freinées par les restrictions israéliennes », explique encore la BM.

Actuellement, les exportations de Gaza ne représentent que 6 pour 100 de ce qu’elles étaient avant l’imposition par Israël du blocus en 2007.

Stagnation à Gaza

La production à Gaza a été interrompue, après des années de blocus. Les bombardements israéliens de l’été dernier ont détruit complètement ou en partie quelque 247 usines et ateliers et 300 établissements commerciaux.Ceci vient s’ajouter à la destruction de centaines d’autres installations de production au cours des précédentes attaques israéliennes.

Les entreprises commerciales de Gaza disent qu’elles « hésitent à investir dans l »expansion de leur capacité en vue d’aller sur les marchés d’exportation en raison de la situation politique extrêmement incertaine et de la probabilité qui y est liée d’une autre guerre ou de nouvelles restrictions qu’on pourrait très bien nous imposer », rapporte encore la BM.

Pour le dire plus simplement, ils sont rares ceux qui, à Gaza, désirent dépenser de l’argent – une denrée rare – pour monter une affaire uniquement pour la voir détruite par Israël ou pour voir ses produits bloqués à la frontière.

Le marasme économique à Gaza s’est traduit par un taux de chômage étonnant de 42 pour 100 – l’un des plus élevés de la planète. Chez les jeunes, le taux de chômage grimpe même à 60 pour 100.

La BM dit qu’aussi bien en Cisjordanie qu’à Gaza, « les Palestiniens n’ont cessé en moyenne de s’appauvrir depuis trois années d’affilée ».

Dans l’intervalle, « la compétitivité de l’économie palestinienne s’est progressivement érodée depuis la signature des accord d’Oslo » par Israël et par l’Organisation de libération de la Palestine au milieu des années 1990.

Israël doit payer la facture

La BM lance une mise en garde en disait que « le statu quo ne pourra pas s’éterniser et les risques de nouveaux conflits et d’agitation sociale sont élevés ». L’institution internationale réclame une aide accrue à l’Autorité palestinienne afin que celle-ci puisse contrebalancer cette tendance.

Elle recommande aussi qu’Israël lève ses restrictions sur les déplacements des Palestiniens et de leurs marchandises. Mais elle s’abstient toutefois de réclamer des mesures en vue de mettre la pression sur Israël pour qu’il agisse en ce sens.

« Accorder aux Palestiniens l’accès aux capacités de production et aux marchés extérieurs et faciliter le déplacement sans encombre des marchandises, de la main-d’œuvre et du capital (…) améliorerait de façon considérable les perspectives de croissance de l’économie palestinienne », déclare la BM.

En d’autres termes, la fin de l’occupation militaire israélienne permettrait la prospérité palestinienne. Pourtant, la BM évite soigneusement le mot « occupation » dans son rapport, préférant faire allusion aux « mesures de sécurité » israéliennes.

Cela crée la fausse impression que l’impact pernicieux de telles mesures est dû au hasard et qu’il ne ressortit pas à une intention du système israélien de contrôler les Palestiniens.

Il n’y a pas de raison qu’Israël modifie son comportement à moins que celui-ci ne lui vaille une sanction.

Et, comme la BM a dû le reconnaître, ce prix, le mouvement BDS est en train de lui imposer progressivement.

Source : https://electronicintifada.net/blogs/maureen-clare-murphy/israeli-exports-hit-hard-palestinian-boycott-world-bank-says




Action Palestine-BDS au marché aux puces de Clermont-Ferrand

Nous étions 16 militants de la Coalition BDS 63 (AFPS, FSU, NPA, CGT, LDH, RESF, SUD) le 20 septembre sur le marché aux puces des Salins à Clermont-Ferrand.
Nous avons tenu un stand avec des produits palestiniens (huile olive, savons, keffiehs), de t-shirts BDSF, une table de presse et des pétitions BDS à signer (80 signatures).
Nous avons distribué 900 tracts appelant au boycott des produits israéliens.
Ceci nous a permis d’informer les passants, de prendre des contacts, et de collecter 120 euros de recettes et dons.
Contrairement à nos interventions précédentes, nous avons rencontré ce dimanche quelques oppositions verbales de passants sur des thèmes tels « Palestine = soutien au terrorisme », islamophobie, « je suis juif donc je soutiens Israël », « occupez vous de la misère en France », « palestiniens = encore plus de réfugiés », etc montrant le poids des événements récents et de leur traitement médiatique.
Mais de nombreux citoyen(ne)s nous ont encouragé(e)s, certains prenant quelques tracts pour les distribuer, et un commerçant en a déposé sur son stand.
Une belle action, nous permettant de rencontrer un public populaire, varié et de tous âges, dans un contexte où les gens sont relativement disponibles pour voir des stands, rencontrer du monde et échanger.

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Des citoyens israéliens à l’Islande: S’il vous plaît, boycottez notre pays

Des citoyens israéliens pour le boycott appellent Reykjavik à s’en tenir à sa décision

Mondoweiss Editors – le 22 septembre 2015

Le comité israélien Boycott de l’Intérieur a écrit la lettre suivante aux membres du Conseil Municipal de Reykjavik. Récemment, le Conseil municipal a voté pour le boycott des produits israéliens, décision que le maire a ensuite modifiée en limitant le boycott aux produits des colonies.

Nous vous écrivons en tant que citoyens d’Israël qui nous opposons activement à la politique de nos gouvernements successifs, politique d’occupation belliqueuse, de colonialisme, de nettoyage ethnique et d’apartheid contre le peuple indigène de cette terre, les Palestiniens. Nous vous écrivons aujourd’hui pour vous encourager à maintenir votre juste décision initiale de tenir l’État d’Israël pour responsable de ses constantes violations des droits de l’Homme et de boycotter les produits israéliens.

Nous applaudissons à votre déclaration initiale, taxant justement le régime israélien de régime d’apartheid, et à votre adoption du choix du peuple palestinien pour une stratégie de résistance. Cette stratégie est, en fait, en accord avec les normes et les stratégies de l’ONU lorsqu’on a affaire à des Etats voyous qui se rendent coupables de violations systématiques des droits de l’Homme et agissent dans un mépris absolu des lois internationales et des conventions des droits de l’Homme. La décision de ne pas prendre part à des violations des droits de l’Homme aussi grossières en se désinvestissant d’Etats et de sociétés qui pratiquent couramment ces violations est vraiment un acte moral.

Nous sommes conscients que vous subissez une quantité de pressions pour vous faire révoquer votre décision. Nous vous exhortons à ne pas le faire, car cela serait interprété comme un soutien de votre part aux violations israéliennes. Les crimes israéliens que nous mentionnons plus haut ne se limitent pas aux territoires de 1967 militairement occupés, mais ils existent dans toute la Palestine historique, et c’est également vrai pour l’économie israélienne dans son ensemble. C’est un fait bien documenté qu’Israël est devenu l’un des leaders de l’exportation d’armes grâce à la très forte coopération entre ses secteurs militaire, universitaire et économique, et au fait que les fabricants d’armes peuvent tout simplement tester leurs armes sur de véritables êtres humains – les Palestiniens – avant de les ‘mettre sur le marché’. Mais ce qui est moins connu, c’est que la totalité de l’économie d’Israël vise à profiter de l’assujettissement des Palestiniens. Son économie est construite de telle sorte que la constante oppression des Palestiniens lui soit financièrement profitable, en ayant un marché palestinien captif et une force de travail palestinienne captive, tout en n’ayant aucune incitation financière pour parvenir à la paix et à l’égalité dans l’avenir.

Nous, citoyens israéliens, sommes très limités dans notre capacité à changer le climat politique actuel. Ces dernières années, Israël a pris beaucoup de mesures législatives pour criminaliser des activités de défense des droits de l’Homme telles que la fourniture d’informations sur l’occupation et l’appel au boycott de l’État et de sociétés qui profitent de la guerre. Le simple fait de vous écrire cette lettre est un acte illégal selon la loi sur les délits civiques que nous sommes fiers de violer par la présente.

Nous vous demandons, donc, avant toute chose, de soutenir le peuple indigène palestinien dont l’existence même a été restreinte et criminalisée sous un régime colonial suprémaciste. En second lieu, nous mêmes faisons appel à votre soutien puisque notre simple opposition symbolique à une politique aussi inhumaine a été jugée illégale.

Nous vous en prions, tenez vous en courageusement à la décision initiale de votre conseil municipal.

Sincèrement vôtre,

BOYCOTT ! Soutien de l’Intérieur à l’Appel Palestinien au BDS

(citoyens israéliens pour BDS)

Traduction : J. Ch. Pour BDS France

Source: Mondoweiss –http://mondoweiss.net/2015/09/citizens-reykjavik-decision




Les atrocités à Gaza ont conduit la capitale de l’Islande à appuyer le boycott d’Israël

Ali Abunimah – Militantisme et rythme de BDS – 17 septembre 2015

 

La Ville de Reykjavik a décidé de boycotter les produits israéliens.

La municipalité de la capitale islandaise a pris mardi la décision, par 9 voix contre 5, de bannir les produits israéliens de ses achats officiels tant que l’occupation du territoire palestinien par Israël continuerait.

Cette décision a été bien accueillie par les militants pour les droits des Palestiniens et a mis Israël en colère.

« Le mouvement boycott, désinvestissement, sanctions dans le monde entier se renforce parce que nous savons comment le boycott de produits a influencé d’autres États comme l’Afrique du Sud » a dit Björk Vilhelmsdottir à l’Intifada électronique, par téléphone, depuis Reykjavik.

Vilhelmsdottir, qui est membre de l’Alliance Social Démocrate, a présenté cette motion comme la dernière de ses actions avant de quitter le conseil municipal où elle a longtemps siégé.

Elle a dit que l’assaut de 51 jours qui a tué plus de 2 200 Palestiniens à Gaza en 2014 avait été « la goutte d’eau qui a fait déborder le vase » et qui a suscité énormément de discussions sur la façon d’agir.

«Finalement, j’ai décidé de faire simplement une proposition de façon que l’intention politique soit claire, puisque la majorité à Reykjavik est pour la défense des droits humains » a dit Vilhelmsdottir.

Un mémorandum explicatif précise que le boycott est destiné à montrer que la Ville de Reykjavik soutient le droit des Palestiniens à l’indépendance et condamne « la politique d’apartheid israélienne » dans les territoires palestiniens occupés, d’après le Island Magazine.

« La population islandaise s’est montrée très pro-Palestine et sa connaissance de la situation s’est grandement accrue » a dit Youssef Tamimi, infirmier et militant de Reykjavik, à l’Intifada électronique.

Il a dit que durant l’attaque de Gaza, plus de 3 000 personnes avaient participé à une manifestation des solidarité avec les Palestiniens à Reykjavik –soit environ un pour cent  de la population du pays.

« C’est fantastique et cela va nous aider à faire pression sur le gouvernement israélien » a ajouté Tamimi, à l’annonce du vote du boycott. « La prochaine étape sera de nous adresser à d’autres villes d’Islande pour les amener à commencer à boycotter Israël elles aussi.

 

Un salut chaleureux

Dans un mail, Omar Barghouti, militant palestinien pour la défense des droits humains et co fondateur du mouvement  BDS – boycott, désinvestissement et sanctions – a prédit « qu’Israël, avec les outils puissants dont il dispose à Washington et à Bruxelles, va sûrement déployer tout son arsenal d’intimidation pour essayer de détruire ce précédent, cette victoire historique pour le mouvement de boycott contre son régime d’occupation, de colonialisme et d’apartheid ».

Mais, rien, a-t-il dit, « ne pourrait annuler la victoire morale et le volcan islandais de boycott briseur de tabou dont l’éruption vient juste de se produire ».

Barghouti a envoyé « un salut chaleureux à tous les participants d’Islande à la solidarité avec la Palestine et au mouvement BDS, qui ont contribué à écrire cette page de l’histoire de la lutte palestinienne pour la liberté, la justice et l’égalité ».

 

Un volcan de haine

Le ministre israélien des affaires étrangères a aussi fait allusion à la géologie célèbre de l’île de l’Atlantique nord, pour condamner la décision de la capitale islandaise.

Le porte-parole Emmanuel Nahshon a déclaré au Jerusalem Post, qu’un « volcan de haine était entré en éruption dans la mairie de Reykjavik ».

Sans « raison ni justification, si ce n’est de pure haine, des appels à boycotter l’État d’Israël ont été proférés » a prétendu Nahshon. « Nous espérons que quelqu’un va s’éveiller en Islande et mettre un terme à cet aveuglement et à cet unilatéralisme manifesté envers Israël, la seule démocratie du Moyen Orient ».

Vilhelmsdottir a rejeté l’accusation selon laquelle sa décision aurait été due à des préjugés.

« Des gens ont dit que j’étais antisémite », a-t-elle dit à l’Intifada électronique. « Je ne comprends pas ça, étant donné que je ne ressens que de l’amitié et de la paix pour les Juifs et tous les autres. Mais nous chérissons aussi les droits humains des Palestiniens que l’occupation israélienne leur ôte ».

« Israël aime être dans le rôle de la victime » a ajouté Vilhelmsdottir, « mais ce n’est pas vrai ».

Si le vote de Reykjavik est peu susceptible d’avoir un impact économique majeur sur Israël, il a un poids symbolique.

Des décisions du même type de la part de municipalités du monde pour le boycott de produits d’Afrique du Sud ont aidé à populariser et à légitimer la lutte contre l’apartheid dans les années 1970 et 1980.

La décision de Reykjavik est un autre indice de la façon dont le soutien aux droits des Palestiniens est entré dans les moeurs.

Traduction SF pour BDS France
Source: Electronic Intifada :

https://electronicintifada.net/blogs/ali-abunimah/outrage-over-gaza-drove-icelands-capital-back-israel-boycott?utm_source=EI+readers&utm_campaign=1ff72a166d-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_e802a7602d-1ff72a166d-299171081