BDS Montpellier se mobilise contre AXA

Dans le cadre de la campagne internationale contre AXA, la Campagne BDS France Montpellier a mené une série d’actions de pressions, dans le centre ville contre AXA et de sensibilisation de la population les vendredi 14 et samedi 15 décembre 2018.

INTERVENTIONS DANS TROIS AGENCES DU CENTRE VILLE

Pendant les heures ouvrables du vendredi 14, trois agences AXA ont été visitées (Bd Jeu de Paume, rue Caizergues de Pradines et rue de Verdun). Partout les militant.e.s ont été accueilli.e.s par les responsables d’agence et les échanges ont eu lieu de façon courtoise.

AXA, Boulevard Jeu de Paume

AXA, Rue de Verdun

 Un accueil cordial et très ouvert aux questions soulevées.

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Remise du dossier et des courriers à la directrice de l’agence après une longue discussion avec l’ensemble du personnel dans un climat d’attention et d’intérêt.

Il nous a été précisé que la direction centrale les avait prévenus des interventions possibles de la Campagne BDS France dans leurs locaux.

 

SAMEDI 15 DECEMBRE PLACE DE LA COMEDIE

Pour le troisième samedi consécutif, le chapiteau BDS Montpellier trône au coeur de place de la Comédie au pied de l’immense globe… La Banderole « Axa n’assurez pas l’apartheid israélien » et les panneaux dénonçant la collaboration d’AXA avec Elbit Systems sont bien en vue. Un tract national a été largement diffusé…

Une nouvelle fois nous sommes immergés dans la manifestation des Gilets Jaunes, dont plusieurs s’arrêtent discutent et s’informent. La lutte contre toutes les injustices, nationales et internationales et le trait d’union et le lien qui nous rassemble.




Nîmes: AXA, on lache rien!

Vendredi 14 décembre, des militantEs mobiliséEs par l’AFPS Nîmes et le Comité BDSF 30 étaient présentEs à proximité d’un marché au cœur de la ville de Nîmes pour dénoncer la complicité de la multinationale AXA avec des banques israéliennes et Elbit Systems, entreprise d’armement israélienne. Distribution de tract, signature de la carte postale à adresser au président Mr Buberl …

Photo Anthony Maurin

Nous avons assuré une présence remarquée par les passantEs qui ont été très sensibles à nos arguments, qui ont volontiers signé la carte postale et avec lesquelLEs nous avons eu des échanges vraiment intéressants. , Quelques-unEs, assuréEs chez AXA, ont découvert les pratiques de l’entreprise et ont manifesté leur refus qu’elle finance des activités contraires au droit international et aux droits humains.

Distribution de tracts pour sensibiliser la population (Photo Anthony Maurin).

Nous avions adressé le samedi 8 décembre  un courrier à toutes les agences nîmoises pour les informer de la semaine d’action, courrier auquel nous avons joint un ensemble de documents qui éclairent sur les raisons pour lesquelles il est urgent d’agir pour que l’entreprise cesse sa complicité avec l’apartheid israélien.

Nous continuons la campagne de sensibilisation et de signature de la carte postale que nous adresserons en nombre au président de l’entreprise. (70 à ce jour). On lâche rien !!!

Le lien vers un article d’Objectif Gard, présent au début de l’action, qui recouvre assez bien la question.





Martigues / Marseille: AXA doit désinvestir d’Israël

Jeudi 13 décembre, le collectif de soutien à la Palestine Ouest-Etang de Berre et BDS France Marseille (une dizaine de militants) se sont retrouvés devant une agence Axa du centre ville de Martigues pour dénoncer la participation de cette assurance à la colonisation israélienne.
Nous avions des panneaux et des tracts mais malheureusement la pluie nous a arrêtés, il faut savoir que dans le sud de la France, quand il pleut, tout est paralysé, si si…
Nous avons décidé de remettre la distribution de tracts à un jour plus clément et nous nous sommes partagés la visite des agences AXA de Martigues et des villes alentour, en tout 7 agences.

Nous avons remis un dossier dans chaque agence, soit au directeur soit à la réception de l’agence. Nous avons essayé d’expliquer les raisons de la campagne de Désinvestissement lancée par BDS France à l’encontre de l’entreprise française.

L’accueil a été différent dans chaque agence, de l’indifférence la plus totale ( genre: « ok, je remettrai votre dossier à notre responsable »…) à la crainte irraisonnée (genre:  » si c’est religieux ou politique, je ne veux rien savoir… »)

BDS France-Marseille et le CSPOEB



Action AXA à Albertville – 12 décembre 2018

Douze militants de l’Afps d’Albertville étaient présents mercredi matin devant l’agence AXA de l’avenue Victor Hugo.
Nous avons tout de même distribué une centaine de tracts.

Le chef de l’agence Axa nous a reçus pendant un quart d’heure; nous lui avons remis notre dossier.
Il nous a précisé qu’il avait transmis notre lettre de demande de rendez-vous (et explicative) à sa hiérarchie; une réponse lui a été renvoyée précisant que depuis 2017 Axa avait stoppé ses investissements en Israël afin de respecter la charte du groupe AXA. Il a ouvert de grands yeux quand nous lui avons appris que le rapport de Profundo, datant de juin 2018, chiffrait à 53 millions de dollars le montant des participations d’Axa dans les banques Israéliennes. Nous n’avons pas manqué non plus de lui rappeler qu’Axa participe au capital d’Elbit System et que la lettre écrite par SumOfUs et BDS France en septembre à la Directrice de la Responsabilité d’Entreprise du groupe Axa n’avait toujours pas reçu de réponse.
Il nous a « assuré » que notre dossier serait de la même façon retransmis à sa hiérarchie.

A l’extérieur, nous avons réussi à avoir certaines discussions avec quelques personnes.

Nous enverrons notre dossier à la troisième agence Axa d’Albertville. Nous avions déjà fait une action devant la première au mois de mars dernier.

Voir le site




#AxaComplicity: action à Saint-Étienne

Lundi 11 décembre, les militants du BDS Stéphanois se réunissaient devant une agence Axa du centre ville pour dénoncer la participation de cette assurance à la colonisation israélienne. Ils ont remis une lettre au directeur d’agence expliquant les raisons de la campagne de Désinvestissement lancée par France à l’encontre de l’entreprise française.
Ce dernier agacé, à quand même écouté les arguments : Axa a des parts dans Elbit System, entreprise israélienne d’armement et dans 5 banques israéliennes qui financent la colonisation.
Les militants ont distribué des tracts et discuté avec des passants très réceptifs, et invitent à signer la pétition en ligne de SomeOfUs qui a déjà recueilli 140 000 signatures !

 





« AXA, n’assurez pas l’apartheid israélien », à Clermont-Ferrand

De 15 à 20 militants AFPS, Attac, BDSF, CGT, LDH, Solidaires se sont rassemblés le 6 décembre 2018 devant deux agences AXA du centre ville de Clermont-Ferrand, avec deux grandes banderoles, des drapeaux, des tracts cosignés par les 6 organisations , et des cartes postales à envoyer au président d’AXA France. Ils ont demandé à AXA de mettre fin à ses investissements dans les banques israéliennes complices de la colonisation des territoires palestiniens, et dans la firme Elbit Systems qui fournit l’armée israélienne pour ses opérations meurtrières à Gaza.

Une déambulation derrière nos banderoles a eu lieu sur près d’un km en centre ville pour passer d’une agence à l’autre, via la place de Jaude. Un dossier expliquant les raisons et les objectifs de la campagne a été remis aux deux directeurs d’agences. Il a aussi été envoyé à 4 autres agences de Clermont-Ferrand et 3 agences d’Issoire (63).

L’action s’est terminée en déployant nos banderoles et distribuant nos tracts (800 au total) devant l’entrée du centre commercial voisin, où de nombreux passants, souvent jeunes, se pressaient en cette période d’avant Noël. L’accueil a été excellent de la part de nombreuses personnes, qui souvent découvraient l’investissement d’AXA dans l’apartheid israélien, étaient ouverts à la discussion, nous ont chaudement encouragés et ont signé 48 cartes postales que nous enverrons au Président d’AXA France (des dizaines d’autres cartes ont été prises par celles/ceux qui ont souhaité les envoyer par eux-mêmes).




À Soissons: AXA n’assurez pas l’apartheid israélien!

La première action dans l’Aisne a eu lieu le samedi 24 novembre 2018, à Soissons.
3 agences d’AXA ont été visitées. Nous avons remis une lettre aux agent.e.s d’assurance qui, évidemment, sont impacté.e.s par la mauvaise image d’AXA, sur sa collaboration avec l’appareil militaro-industriel israélien et qui nous conseillent de nous adresser à la direction nationale. Elles.ils feront remonter.
Nous avons déambulé dans le marché, distribuant un tract explicatif et faisant signer la carte postale adressée à la direction d’AXA.

Nous allons continuer cette action dans d’autres villes de l’Aisne dans les semaines qui viennent.
On peut contacter le Comité BDS de l’Aisne à l’adresse : comiteBDS02@gmail.com.e




Tours: AXA, n’assurez pas l’apartheid israélien!

Nous avons réalisé vendredi dernier 12 octobre une action AXA à proximité d’une agence et dans une rue commerçante.
Signatures de cartes et des contacts tout à fait intéressants.
Nous prévoyons d’écrire à toutes les agences AXA de Tours.




AXA « balaie » la question de son rôle dans les crimes de guerre d’Israël

Adri Neuhof – The Electronic Intifada – 3 juillet 2018

AXA, le géant de l’assurance en France, refuse de désinvestir de firmes israéliennes impliquées dans des crimes de guerre contre les Palestiniens.

Il s’agit de banques qui contribuent à la construction des colonies et d’une entreprise qui fabrique des armes utilisées pour tuer des civils à Gaza.

Il y a un an, 70 organisations, partis politiques et syndicats ont exhorté AXA à désinvestir de trois banques israéliennes et de Elbit Systems, le fabricant d’armes.

Mais AXA a essayé de balayer sa responsabilité.

La firme internationale a prétendu dans un mail datant d’octobre 2017 adressé au Centre de Ressources des Activités Économiques et des Droits Humains de Londres que ses investissements dans les banques Leumi, Hapoalim et Mizrahi Tefaot étaient « des investissements mineurs, sans pouvoir de contrôle » et représentaient une « toute petite partie » des actifs de la société.

AXA  a dit que sa filiale AllianceBernstein était responsable de 99% de l’investissement dans les banques israéliennes.

AllianceBernstein est une société internationale de gestion de placements et AXA est son principal actionnaire.

 

Un crime financier

AXA a aussi confirmé ne pas avoir de problème de principe sur le fait d’investir dans des banques israéliennes, en dépit de ce qu’ont montré des chercheurs sur les droits humains, Human Rights Watch en particulier, sur le rôle central joué par ces institutions financières pour permettre le vol et la colonisation de la terre palestinienne et d’autres abus.

Les principales banques d’Israël sont un élément crucial de la construction illégale de colonies menée par ce pays en Cisjordanie et en Syrie sur le Golan.

Les banques financent des constructions et des infrastructures sur de la terre volée aux Palestiniens.

Elles fournissent gracieusement des prêts et des services financiers aux conseils municipaux et aux entreprises des colonies ainsi que des prêts hypothécaires aux acquéreurs de logements – tout cela aidant l’entreprise de colonisation à se maintenir et se développer.

La construction et les activités économiques des colonies sont inséparables de graves violations des droits des Palestiniens, dont le vol de la terre et de l’eau, de graves restrictions de la liberté de mouvement et des dommages à l’économie palestinienne qui s’élèvent à des milliards de dollars chaque année.

Israël a, avec l’aide des banques, transféré en tout 600 000 membres de sa population civile dans les territoires occupés.

Ce transfert est une violation de la Quatrième Convention de Genève et fait partie de la liste des crimes de guerre du statut fondateur de la Cour pénale internationale.

L’illégalité des colonies israéliennes a été confirmée une nouvelle fois par le Conseil de Sécurité de l’ONU lors du vote de la Résolution 2334 en décembre 2016.

Mais AXA insiste sur le fait d’avoir procédé à « un examen minutieux et approfondi de la situation, prenant en compte la Résolution 2334 de l’ONU et la nature des activités des trois banques israéliennes », et « a conclu que ces entreprises ne tombent pas sous le coup de l’exclusion de notre politique d’investissement ».

Le contraste est frappant avec l’Église Méthodiste Unie qui, en 2016, a désinvesti de banques israéliennes à cause de leur rôle dans les colonies.

Le fond de pension national luxembourgeois a aussi exclu cinq grandes banques israéliennes pour la même raison.

La publication Business Insider place la filiale d’AXA, AllianceBernstein parmi les 15 premiers investisseurs dans la banque Hapoalim.

Au premier juillet, AllianceBernstein possédait un total de près de 312 000 parts de Hapoalim réparties en deux portefeuilles, pour une valeur de plus de 2,1 millions de dollars (1,8 millions €).

En février, AllianceBernstein détenait aussi  15 750 parts de la banque Leumi et 4620 parts de la banque Mizrahi Tefaot dans son fonds « Portefeuille Dynamique Diversifié ».

 

Des investissements chez les fabricants d’armes

Elbit Systems, un des plus gros fabricants d’armes d’Israël, a fourni des drones, du phosphore blanc et d’autres armes utilisées dans les principales attaques israéliennes sur Gaza.

Pendant les trois semaines d’assaut israélien sur Gaza commencé en décembre 2008, par exemple, des groupes de défense des droits humains ont informé que des dizaines d’attaques de drones israéliens avaient tué près de 90 civils.

Israël a renvoyé ses drones fabriqués par Elbit Systems sur Gaza lors de son attaque de 2014 de ce territoire.

Plus récemment, les forces israéliennes ont confirmé l’emploi d’un système de lance mortier monté sur véhicule pour attaquer les Palestiniens de l’autre côté de la frontière de Gaza.

Cette arme a « fait ses preuves de façon très efficace dans de récentes confrontations » a dit Boaz Cohen, un représentant d’Elbit, officier de réserve de l’armée israélienne, le 15 mai, le lendemain du massacre par des snipers israéliens de dizaines de Palestiniens  qui participaient à la Grande Marche du Retour à Gaza.

Dans sa réponse de septembre 2017 à l’enquête du Centre de ressources sur les Activités Économiques et les Droits Humains sur ses liens avec la construction des colonies et la fabrication d’armes, AXA n’a pas parlé de ses investissements dans Elbit Systems.

Mais si AXA ne détenait pas de participation dans Elbit, il l’aurait certainement mentionné.

Dans une réponse envoyée cette année en Suisse à un militant, AXA a qualifié « d’allégations fragmentaires et fausses » toute déclaration selon laquelle il « finance la production d’armes interdites et l’extension de « territoires contestés »  par des investissements dans le groupe industriel Elbit Systems et dans trois banques israéliennes ».

Malgré ces dénégations, à la mi-mai, AXA possédait des parts de Elbit pour une valeur de plus de 1,1 millions de dollars (945 700 €), tandis que AllianceBernstein détenait des actions d’une valeur de plus de 750 000 dollars (644 800 €).

AXA a aussi indiqué sa politique de « responsabilité d’entreprise » qui l’engage à « 10 principes universels sur les droits humains, le travail, l’environnement et la lutte contre la corruption » du Pacte Mondial de l’ONU.

L’investissement dans les banques et les fabricants d’armes d’Israël tourne clairement en dérision cet engagement et c’est pourquoi les militants devraient continuer à faire pression sur AXA pour qu’il désinvestisse.

 

Source: The Electronic Intifada

Traduction SF pour BDS France

 

 




Actions aux Assemblées Générales de la Caisse d’Epargne à Lyon les 27 et 28 juin 2018 : Stop au financement des colonies israéliennes ! #BDS

Les 27 et 28 juin 2018, une vingtaine de militant.e.s lyonnais.e.s ont mené une action au cours des Assemblée Générales (A.G) de la Caisse d’Épargne à Lyon qui se tenaient à la cité internationale.

Cette action fait suite au rapport sur « Les liaisons dangereuses des banques et assurances françaises avec la colonisation israélienne ».

Près de 500 personnes étaient présentes le 27 et un peu moins le deuxième jour. A l’extérieur, devant la banderole « BANQUE COMPLICE DE LA COLONISATION ISRAÉLIENNE » un tract d’information était distribué ainsi qu’aux personnes intéressés, une carte postale à envoyer aux directions des banques.

A l’intérieur des militant.e.s participaient aux A.G, des questions écrites ont été posées. 500 tracts ont été distribués au cours des deux journées :

Le compte rendu des actions ici : http://collectif69palestine.free.fr/spip.php?article1252

 

COLLECTIF 69 DE SOUTIEN AU PEUPLE PALESTINIEN
Facebook  - Twitter:  @palestine69 
courriel : palestine69@orange.fr
Chaîne Youtube : collectif 69 Palestine
Agenda et actions : http://collectif69palestine.free.fr



Europcar désinvestit de l’occupation israélienne

Après avoir été franchisée Europcar, la société israélienne Albar a cessé ses activités en Cisjordanie occupée. Europcar rejoint ainsi d’autres multinationales qui ont mis fin à leurs opérations dans les colonies israéliennes illégales en territoire palestinien occupé.

Europcar Groupe S.A. (Europcar) est une société française de location de véhicules, leader du secteur de la location en Europe avec 19% du marché. Elle opère dans 133 pays dans le monde, la plupart du temps par des contrats de franchise avec des sociétés locales.

Albar Mimunit Services Ltd (Albar) est une des sociétés israéliennes de leasing et de location de voitures en Israël. Elle fait partie du groupe Elezra, conglomérat israélien propriété de Eli Elezra, qui compte des activités immobilières, automobiles et assurancielles. Albar propose des locations de voitures de courte durée, du leasing à long terme, de la vente de voitures, du crédit à la consommation, des services routiers, des garages et de l’assurance automobile, entre autres.

En 2017, la filiale d’Albar pour la location de courte durée, Albar Car Fleet Ltd, a signé un contrat avec Europcar pour devenir la franchise exclusive d’Europcar en Israël. En septembre 2017, le contrat a été activé et Albar a renommé son service de location de voitures Europcar-Albar. Avant 2017, Albar était le franchisé israélien de la société américaine de location Dollar/Thrifty, une filiale de Hertz.

Selon le centre de recherche israélien Who Profits (Qui tire du profit ?) et de nos propres recherches, Albar avait des antennes de location dans deux colonies illégales en Cisjordanie occupée, Beitar Iliit et Modi’in Illit. Les deux antennes étaient toujours en activité sous la marque Europcar pas plus tard qu’en décembre 2017 mais elles ont été récemment fermées. Un représentant d’Albar a confirmé que la société n’a aucune autre antenne dans le territoire palestinien occupé.

La fermeture de ces deux antennes représente un désinvestissement d’Europcar de la colonisation illégale et de l’occupation israélienne dans son ensemble. Europcar rejoint ainsi la liste qui s’allonge d’autres groupes multinationaux déjà retirés, au cours des années récentes, de l’activité de colonisation– une norme émergente sur les droits humains dans l’activité économique. Cette liste comprend Assa Abloy, CRH, Dexia, G4S, Orange, Unilever, Veolia, Vitens, et d’autres.

Le contexte

Comme cela a été réaffirmé en 2016 par la résolution 2334 du Conseil de sécurité de l’ONU, les colonies israéliennes constituent une « violation flagrante du droit international. Selon les Principes Guides de l’ONU sur l’Activité Économique et les Droits Humains, les entreprises ont une obligation de respect des droits humains internationalement reconnus. La résolution 31/36 du Conseil des Droits Humains de l’ONU a appelé les entreprises à « éviter de contribuer à l’installation ou au maintien de colonies israéliennes » et a chargé le Haut Commissaire des Nations Unies pour les Droits Humains de produire une base de données des entreprises impliquées dans ces activités. En février 2018, le Bureau du Haut Commissaire a fait savoir que 206 sociétés avaient été identifiées dont trois françaises.

 

Source: Investigate

Traduction SF pour BDS France




Action BDS à Tours le 9 juin

Nous avons  conduit une action BDS samedi 9 juin dans une rue piétonne de Tours ciblant les entreprises AXA et HP, deux entreprises complices qui entretiennent des liens militaires et sécuritaires avec Israël.

Nous avons protesté contre la récente venue de Netanyahu et la tenue de la saison France-Israël.

350  tracts  ont été distribués et ont permis des discussions avec les passants.

#GreatReturnMarch #EmbargoContreIsraël #SaisonFranceApartheid




Action Banque populaire – BDS – Clermont-Fd – 29 mai

Des militants interpellent l’AG de la Banque populaire sur son éthique

Vingt militant-e-s AFPS-BDSF 63, ATTAC 63, CCFD-terre solidaire 63, CGT 63, LDH 63 et Solidaires Auvergne se sont rassemblés le 29 mai durant une heure, malgré une pluie fine, devant l’entrée de l’AG des sociétaires de la Banque Populaire-Caisse Épargne pour la région Auvergne/Rhône-Alpes (au Cosmo, à Clermont-Fd), dans le cadre de la campagne nationale dénonçant la complicité des banques françaises avec la colonisation et l’industrie militaire israéliennes, et leur manque d’éthique: http://www.france-palestine.org/+-Campagne-banques-et-assurances-197-+ .

Une grande banderole dénonçant la complicité des banques avec la colonisation israélienne a été déployée devant l’entrée du bâtiment, ainsi que les drapeaux des 6 organisations appelant à cette manifestation. Environ 240 tracts ont été distribués aux sociétaires venant à l’AG. Le tract a été bien accepté par la majorité des arrivants, et a donné lieu à quelques discussions positives. Ce tract de 6 pages était constitué d’un DOC explicatif détaillé de 4 pages sur la Banque Populaire, encarté avec un résumé illustré de 2 pages sur Natixis (voir les deux fichiers en liens, préparés à l’aide du matériel transmis par l’AFPS d’Annonay et l’AFPS Paris-Centre).

Un courrier de l’AFPS 63, membre de l’Union Régionale des groupes AFPS, avait été envoyé au président de la BPCE régionale, deux semaines auparavant. Le comité d’accueil du Cosmo nous a demandé de nous pousser un peu pour laisser un passage en cas de besoin d’urgence, et nous nous sommes poussés légèrement.

Deux autres militant-e-s AFPS 63 étaient présents à l’intérieur de l’AG, dont l’une a pris la parole (*) en résumant le contenu du tract. Quelques sociétaires ont soupiré d’agacement, d’autres ont applaudi. Le président de la BPCE AURA a répondu, en présence du Directeur Général qui acquiesçait, qu’il ne faisait pas de politique dans son activité de président, qu’il se limitait aux aspects régionaux et n’était pas président de Natixis. Il a toutefois indiqué qu’il ferait remonter le message au national, comme en 2017, et qu’en outre il enverrait une photo de notre forte mobilisation à l’entrée de l’établissement. Un sociétaire a évoqué le renflouement de Natixis par la BPCE, qui a pu pénaliser les sociétaires.

A noter aussi que la BPCE a distribué des prix de plusieurs milliers d’euros à des lauréats de projets humanitaires, sociaux ou écologiques, en lien avec des collège et lycée technique, et le quotidien La Montagne. Ce qui contraste avec sa complicité de fait avec la colonisation et l’industrie militaire israéliennes.

(*) Texte de la prise de parole : « Nous sommes plusieurs sociétaires et clients à être interpellé par le fait que la Banque Populaire et sa filiale Natixis continuent à entretenir des rapports étroits avec les banques israéliennes. Nous savons que le système bancaire israélien finance activement la colonisation en Cisjordanie. Or, la colonisation des territoires palestiniens par Israël est illégale au regard du Droit International comme le rappelle régulièrement l’ONU. Pourtant, le gouvernement israélien vient encore d’annoncer une nouvelle phase de construction ! Participer à l’expansion coloniale illégale de cet État place du coup l’administration du groupe BCPE en porte à faux vis-à-vis des valeurs qu’elle affirme en matière de Droit de l’Homme me semble-t-il ? (« Grandir Autrement »). Je réitère donc la question déjà posée par des sociétaires lors de l’AG en mai 2017 : Que compte faire le groupe BPCE pour cesser de contribuer de fait à la violation du droit international ?

 

 

 




ACTION BDS A TOULOUSE LE 15 MAI À DESTINATION DU GROUPE AXA

Le 15 mai, à Toulouse, quatre groupes de trois personnes, participant.e.s de la campagne BDS à Toulouse, se sont présentés dans 18 agences de l’assureur AXA avec un double objectif :
 

-informer les chefs d’agence et les personnels d’AXA de l’implication de celui-ci dans la politique coloniale et criminelle d’Israël vis à vis des Palestiniens; ceci par le biais de ses participations dans trois grandes banques israéliennes et de ses investissements dans la société Elbit System, fournisseur d’armes interdites par les conventions internationales et utilisées notamment contre les populations de Gaza.

-interpeller ces mêmes personnels afin qu’ils sollicitent de leur direction son désinvestissement de ces actionnariats ou participations qui rendent AXA complice de la perpétuation de décennies de violations par Israël des droits humains palestiniens et du droit international. Qu’AXA respecte tout simplement son « Code de déontologie professionnel » établi en 2011 l’obligeant à respecter le Pacte Mondial des Nations Unies et notamment « de ne pas se faire complice de violations des droits fondamentaux ».

L’action a été effectuée par BDS France Toulouse dans le cadre de la campagne nationale de BDS France : une lettre d’information a été remise ainsi que le texte de la pétition nationale déjà signée par plus de 110 000 personnes, dont 10 000 clients d’Axa. Et écoute attentive des chefs d’agence et des personnels, qui ont tous dit n’être pas au courant.




Mobilisation lors de l’Assemblée Générale annuelle d’AXA le 25 avril 2018

BDS France-Paris et SumOfUs sont intervenus le 25 avril 2018, devant le Palais des Congrès de Paris, où se tenait  l’Assemblée Générale annuelle des actionnaires d’AXA, pour demander  à ce géant de l’assurance de cesser instamment d’investir dans l’entreprise Elbit Systems, fabricant d’armes israélien, et dans les banques qui financent la colonisation israélienne illégale, et qu’il se conforme aux principes directeurs du Pacte Mondial des Nations Unies auquel il a souscrit qui recommande clairement de ne pas se rendre complice des violations du droit international et des droits humains.

 Nous étions une trentaine. Le tract ci-joint a été distribué auprès des actionnaires et du public.

Nous avons déployé les banderoles « AXA n’assurez pas l’apartheid israélien » et en anglais « AXA don’t insure Israeli apartheid », et exhibé des visuels. SumOfUs a également apporté sa pétition  signée en une semaine par plus 105 000 personnes (dont 10000 clients d’AXA), dans le but de la transmettre aux dirigeants d’AXA présents à cette assemblée. Cependant, ces derniers n’ont pas souhaité nous recevoir, prétextant vouloir respecter le règlement de la sécurité du Palais des Congrès. Un rendez-vous pourrait leur être demandé ultérieurement.

Quelques actionnaires ont été intéressés par notre tract, d’autres hésitaient et d’autres passaient sans commentaire.

Ont pris la parole des représentant-e-s de BDS France, SumOfUs, ATTAC et du Comité Montreuil Palestine.

Voici sur ce lien des photos.

BDS France Paris a insisté sur le contexte actuel de la répression de l’État d’Israël contre les résistant-e-s palestinien-ne-s, en particulier les nouveaux massacres lors de la Grande Marche du Retour actuellement en cours à Gaza, et sur la nécessité de développer sans relâche, à l’appel des Palestinien-ne-s, un embargo militaire contre Israël, et de manière globale la campagne BDS jusqu’à ce que les droits fondamentaux du peuple palestinien soient respectés.

Nous poursuivons cette mobilisation jusqu’à ce qu’AXA mette fin à sa collaboration avec des banques israéliennes au service de la colonisation et jusqu’à ce que sa filiale AB se désinvestisse totalement de l’entreprise d’armement Elbit Systems.

AXA, ASSUREZ LA VIE, PAS LA MORT !




Marseille: NON aux liaisons dangereuses avec la colonisation israélienne !

« Mesdames et Messieurs
Sociétaires et clients de la Banque Populaire
NON Aux Liaisons Dangereuses avec La Colonisation Israélienne !
En entretenant des liens étroits, par l’intermédiaire de sa filiale NATIXIS, avec
des banques israéliennes, la Banque Populaire se rend complice de la
colonisation de territoires palestiniens par l’État d’Israël. »

Nous étions une dizaine de militants mercredi 25 avril devant le Palais des Congrès à Marseille à l’entrée de l’Assemblée Générale des actionnaires de la Banque populaire.
Nous avons été rapidement priés de sortir de l’enceinte du Parc par deux cadres de la Banque Populaire qui trouvaient que les actionnaires de leur banque n’avaient pas besoin d’informations complémentaires sur les agissements de la banque Populaire dans les colonies illégales en Palestine. Nous sommes sortis pour respecter la mission du représentant de la sécurité du Parc et nous avons distribué quelques 300 tracts devant l’entrée du Parc à des actionnaires pour la plupart acceptant volontiers nos informations. Certains étaient mécontents d’avoir à payer le parking alors qu’ils étaient « invités »…
Notre présence a été très remarquée par des passants qui ont manifesté leur soutien à notre action par des pouces levés et en prenant notre tract, même s’ils n’étaient pas là pour cette assemblée.

 




BDS Montpellier: le soutien à la « Grande Marche du Retour », partie intégrante du mouvement social !

Le cortège BDS France Montpellier dans la manifestation de 2000 personnes

Conformément aux engagement de soutien à la Grande Marche du Retour initiée à Gaza, la Campagne BDS France appelait à un second rassemblement « 2ème Petite Marche pour Gaza » le samedi 14 avril 2018 place de la Comédie.

Personne ne nous empêchera de dénoncer les crimes israéliens place de la Comédie

A peine arrivés que la police municipale nous intimait l’ordre de plier bagages et quitter les lieux. Nous avons patiemment expliqué aux policiers que nous étions face à un abus de refus de liberté d’expression et que nous avions décidé de désobéir face à cette demande. En effet en 2017, trois associations 1901 dûment déclarées ont déposé 5 demandes d’autorisations pour tenir un stand « de solidarité avec la Palestine » place de la comédie. Ces 5 demandes ont été faites dans les délais et conformément à la règlementation en vigueur par le MAN (Mouvement pour une alternative Non-violente), PODEMOS Montpellier et CCIPPP34 (Campagne Civile pour la protection du peuple Palestinien). Chaque fois la Mairie a refusé l’autorisation de stand place de la Comédie. Cette interdiction fait suite à une campagne de la LICRA et des association pro-israéliennes (comme le CRIF , CCCJM…) demandant à la Mairie d’interdire toutes expression publique du BDS Montpellier notamment place de la comédie.

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Le Maire de la Ville a immédiatement satisfait la demande de la LICRA et des officines sionistes et depuis le mois de Mai 2015 il interdit toute expression de solidarité à la Palestine place de la Comédie. Vaine interdiction puisque la Campagne BDS France refuse de se plier à  cette privation de la liberté d’expression.

Il faut dire que le maire de Montpellier, M. Saurel,  en fervent héritier de  G. Frêche a un lourd passé (et présent!) de soutien à Israël. Avec son mentor G. Frêche, il a assidûment commémoré – et financé – durant des dizaines d’années, devançant D. Trump de 40 ans ! Jérusalem « une et indivisible capitale d’Israël », sans jamais s’émouvoir de la violation du droit international que représentait et représente toujours ce type de manifestation. Il approuve et soutient un régime qui colonise et occupe illégalement la Palestine depuis 70 ans, mais ne peut tolérer la tenue d’un stand et d’un chapiteau de soutien à la Palestine durant deux heures place de la comédie. Il se moque bien de l’affichage sauvage dans le quartier populaire de La Paillade laissé à l’abandon en de nombreux endroits, mais diligente ses éboueurs municipaux  pour nettoyer au karcher, à deux reprises toutes les affiches BDS appelant à boycotter un spectacle soutenu par le ministère de la culture israélien au théâtre municipal Jean Vilar.

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La lutte pour l’embargo militaire et pour le désinvestissement des entreprises (AXA, HP…) qui collaborent à la répression et aux crimes de l’apartheid israélien.

 

Sous la protection solidaire et chaleureuse des montpelliérains-nes la Campagne BDS France Montpellier dénonce les crimes israéliens commis dans la Bande de Gaza et organise la solidarité à la Grande Marche du retour.

 

 

Le BDS France Montpellier une composante de la convergences des luttes

Dans un appel international du 7 mars 2017, intitulé : »Le racisme et la discrimination raciale sont les antithèses de la liberté, de la justice et de l’égalité « ,  le BNC Palestinien (Comité national BDS Palestinien) déclarait, incluant l’exploitation économique, les questions sociales et environnementales dans les intersectionnalités habituelles :

« (…) nous sommes solidaires des personnes d’origine africaine, des peuples indigènes, des sans-terre, des réfugiés et des migrants, des personnes exploitées et opprimées pour le progrès économique de quelques-uns, et de celles qui sont discriminées et persécutées pour leurs croyances ou leur identité, incluant la caste. Nous soutenons leurs luttes respectives pour la justice raciale, économique, sexuelle, environnementale et sociale. »

C’est donc sans hésitation que BDS France Montpellier a répondu favorablement à l’appel des la coordination étudiante de faire converger vers la grande manifestation étudiante (2000 personnes) du samedi 14 avril les manifestations prévues ce jour là. Après un heure d’intervention place de la comédie et reçu un 5ème PV municipal pour occupation illégale(!) de l’espace public, le cortège BDS France Montpellier a traversé le coeur de ville et rejoint la grande manifestation.

Panorama de la manifestation fortement perturbée par les tirs de grenades lacrymogènes :

 

quelques images :

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Tract distribué pendant la manifestation (2000  diffusés)

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DEXIA se dégage enfin d’Israël, sept ans après en avoir pris l’engagement

Le quotidien économique L’Écho annonce que DEXIA “a vendu sa participation de 58,9% dans Dexia Israel Bank”, sept ans après que le Président du groupe bancaire belgo-français, à l’époque l’ancien premier ministre belge Jean-Luc Dehaene 1, ait pris l’engagement devant l’Assemblée générale des actionnaires de procéder à ce désengagement.

Pour L’Écho, “voilà une nouvelle épine hors du pied de Dexia : Dexia Israël. Dexia Crédit Local a en effet conclu un accord concernant une transaction de gré à gré au sujet de la cession de toutes ses actions dans Dexia Israel Bank”, pour un prix total  de ±82 millions d’eurosAvec cette vente, précise le quotidien économique, Dexia clôture son programme de cessions obligatoires de ses franchises commerciales. On peut donc vraiment dire qu’ils auront repoussé le moment autant qu’il était possible…

Dexia Israël était sous contrôle de Dexia Crédit Local depuis février 2001. Cette participation avait valu à Dexia d’être une des cibles prioritaires de la campagne BDS en Belgique et en France, dans la mesure où Dexia-Israël participe directement à la colonisation des territoires palestiniens en finançant des investissements dans les colonies juives en Cisjordanie.

La Plate-forme Charleroi-Palestine avait organisé – dans le cadre de la “Plate-forme Palestine occupée-Dexia impliquée” réunissant environ 80 organisations en Belgique –  plusieurs actions pour attirer l’attention sur cette scandaleuse implication d’une banque belge dans la violation des droits des Palestiniens et du droit international par voie de conséquence. Ainsi par exemple, les vitres d’une agence bancaire à Charleroi avaient été recouvertes de grands autocollants qui parodiaient une publicité que la banque diffusait à l’époque en faveur de ses crédits hypothécaires “Construisez sur des terres volées en PALESTINE, DEXIA financera votre projet”.

A plusieurs reprises aussi des militants, qui avaient acheté une action DEXIA à cette seule fin, avaient pris la parole devant l’Assemblée générale des actionnaires du groupe pour dénoncer cette participation et l’obstination de sa direction à la conserver. Évidemment, jamais Jean-Luc DEHAENE n’avait admis la moindre faute de DEXIA, mais il avait fini par s’engager à vendre Dexia-Israël, dans le cadre d’un vaste plan de réduction de la voilure du groupe, qui était déjà alors en fâcheuse posture. Son effondrement total avait fini par mettre un terme à la campagne de protestations, même si comme on le voit aujourd’hui le scandale a encore perduré longtemps (mais “l’affaire DEXIA” est en elle-même un autre scandale, et la superposition des scandales rendait le message de la campagne BDS visant la banque très peu lisible pour le grand public).

On trouvera sur ce site pas mal d’articles traitant, directement ou indirectement, de cette affaire.

Une question qui était posée à l’époque reste parfaitement d’actualité : comment les victimes palestiniennes des agissements de DEXIA seront-elles indemnisées par le groupe bancaire ? Avec une parfaite hypocrisie, J-L DEHAENE avait évoqué lors de l’A.G. des actionnaires de mai 2011, où il était assailli de questions,  qu’il n’était « pas exclu » que Dexia puisse prendre, par exemple par le biais d’une fondation “des initiatives positives en faveur des Palestiniens”. On les attend évidemment toujours.

Mais la question de la responsabilité pénale des dirigeants, évoquée lors de la même A.G. des actionnaires par des juristes qui ne sont pas des fantaisistes, ne reste-t-elle quant à elle pas posée ?

MàJ :

Nous avons interrogé à ce propos le Professeur Eric David, professeur de droit international à l’ULB, pour qui deux types d’incriminations pénales sont possibles : soit celle de blanchiment d’argent, soit celle de crime de guerre. Ou les deux.

En ce qui concerne le blanchiment d’argent, on pourrait considérer que DEXIA s’est rendue coupable, par l’intermédiaire de sa branche israélienne, d’avoir donné une apparence de légalité à des capitaux d’origine criminelle en participant au financement de colonies israéliennes en Cisjordanie. La colonisation étant totalement illégale, au regard du droit international, ce que le groupe bancaire belgo-français et ses dirigeants ne pouvaient ignorer, l’implication de la banque dans cette activité est elle-même illégale. Il y aurait évidemment lieu de déterminer avec précision les époques où cela a eu lieu, pour s’assurer qu’un problème de prescription ne se pose pas. Les tribunaux belges seraient parfaitement compétents pour en connaître.

Si on retenait l’hypothèse de la complicité de crime de guerre – la colonisation en elle-même en est un – la question de la prescription ne se pose pas, puisque ces crimes sont par définition imprescriptibles, mais d’autres obstacles de nature plus politique devraient être surmontés. Il faudrait en effet réunir une Cour d’Assises pour juger des crimes de guerre et on mesure qu’il y a là quelques freins… En outre, il faudrait déterminer qui poursuivre exactement : le groupe en déconfiture, en tant que personne morale, ou certains de ses dirigeants (lesquels ?) en tant de personnes physiques. Pas simple. Mais pas impossible.

L.D.

 

1. décédé en mai 2014

 

Source: Plate-forme Charleroi Palestine




Issoire (63), 10 mars : liberté pour les prisonniers palestiniens, renforçons le boycott

Participation de Clermont-Ferrand/Issoire le 10 mars 2018 aux actions mondiales pour la libération des prisonnierEs politiques palestiniens.

L’emprisonnement de longue durée est une composante structurelle de l’ordre colonial et du système d’apartheid israélien, afin d’obtenir la soumission d’un peuple qui réclame justice.

Depuis 1967, plus de 850 000 Palestiniens ont été emprisonnés (40 % des hommes).

La détention administrative : un déni de droit total  (par exemple, SALAH HAMOURI, avocat franco-palestinien ; KHALIDA JARRAR, parlementaire). La détention des enfants mineurs : un scandale inacceptable (AHED TAMIMI, 17 ans). La généralisation de la prison à vie : une chasse aux leaders  (MARWAN BARGHOUTI, un représentant légitime et reconnu du peuple palestinien).

Pour exprimer notre solidarité, renforçons le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) contre les entreprises et les intérêts de l’État colonial israélien. Sur l’aspect sécuritaire et carcéral, boycotter notamment les dérivées de Hewlett Packard, comme DXC, ainsi que les entreprises d’armement et leurs complices (dont la banque française AXA, partenaire de la société israélienne Elbit ) (voir détails dans le tract ci-joint).

Environ 1.200 exemplaires de ce tract ont été distribués aux nombreux visiteurs du marché d’Issoire (63) par 17 militant-e-s AFPS 63 et BDSF 63, RESF, LDH, CGT, FSU, … de la Coalition BDS 63 (40 organisations). ChacunE d’entre nous portait deux placards en carton avec les photos de Ahed Tamimi, Salah Hamouri, Khalida Jarrar, Marwan Barghouti et/ou Munther Amira (voir photos).

De nombreux passants ont pris le tract, d’autres refusaient les tracts par principe. Le niveau d’information sur la question palestinienne nous est paru parfois faible, notamment auprès des populations rurales très présentes sur le grand marché de cette sous-préfecture, où nous intervenions pour la première fois. L’action a été bien visible, du fait du nombre de militant-e-s, des placards avec les photos des prisonnier-e-s, de notre banderole BDS, et des appels au boycott. Nous avons recueilli environ 70 signatures de la pétition pour la suspension de l’accord UE-Israël.

La matinée s’est terminée par un casse-croute partagé dans le café associatif La Gabare où de jeunes militant-e-s et sympathisant-e-s d’Issoire ont pu échanger avec celles/ceux de Clermont, notamment en vue de développer de futures actions BDS locales.




« AXA n’assurez pas l’apartheid israélien ! » Mobilisation dans le Nord-Pas de Calais AFPS Nord-Pas de Calais

A Lille, le samedi 10 février 2018 de 11 h à 13 h, une vingtaine de militants venus de tout le département ont participé à une table à proximité d’EuraLille et des gares, en solidarité avec le peuple palestinien. Ceci dans le cadre de la journée nationale d’action visant le groupe assurantiel AXA à l’initiative de BDS France et pour ce qui est du Nord : de l’AFPS Nord-Pas de Calais, de la Communauté palestinienne du Nord et de nos partenaires habituels (MRAP,
Coordination communiste, Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires…).

Au son de musique palestinienne, 600 tracts exigeant que « BANQUES ET ASSURANCES FRANÇAISES METTENT FIN À TOUT LIEN AVEC BANQUES ISRAÉLIENNES OU ENTREPRISES QUI PARTICIPENT À LA COLONISATION » ont été distribués. Des passants ont même participé à cette distribution.

Sur le stand, une centaine de cartes ont été signées en direction des responsables d’AXA et des banques, et en direction de la présidence de la République pour la libération immédiate de Salah Hamouri. Les pétitions contre la complicité des banques françaises avec la colonisation de la Palestine et pour la libération de Salah ont continué à se remplir.

Malgré le froid, un beau temps sec a permis des échanges avec un public attentif et chaleureux à qui les perspectives d’actions unitaires, en cours ou futures, ont été présentées : soutien à la Résistance palestinienne à Hébron et à Gaza, luttes BDS, solidarité avec les prisonnier(e)s palestinien(ne)s…