Exhortez la superstar du football Rahim Sterling à ne pas signer avec Puma

Par PACBI (Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël), le 18 mai 2020

Agissez maintenant pour exhorter le grand joueur de football Rahim Sterling à refuser l’offre de Puma tant que Puma continuera à soutenir la politique raciste d’apartheid d’Israël qui opprime les Palestiniens.

 

Puma courtise actuellement la superstar du football Raheem Sterling avec un contrat de sponsoring record de plus de 100 millions d’euros.

Nous ne pouvons pas permettre à Puma de se servir de la position prise par Raheem Sterling sur l’antiracisme.

Puma soutient la colonisation illégale de peuplement israélienne qui contraint des familles palestiniennes à quitter leur maison, les rendant encore plus vulnérables pendant une pandémie.

Sterling est connu pour ses prises de position contre le racisme. Il a recommandé d’utiliser une pression économique pour provoquer un changement. Il a lancé un appel pour que davantage de personnes s’expriment.

Faisons cela.

Agissez maintenant pour remercier Raheem Sterling de sa prise de position contre le racisme et pour l’exhorter à ne pas accepter l’argent sale de Puma.

1 – Faites savoir à Raheem Sterling que Puma soutient l’apartheid d’Israël contre les Palestiniens, apartheid que les Sud-Africains disent pire que celui qu’ils ont enduré. (Tweet)

2 – Faites savoir à Raheem Sterling que Puma soutient la politique raciste de l’apartheid d’Israël qui opprime les Palestiniens, les rendant encore plus vulnérables dans une pandémie. (Tweet)

3 – Envoyez le courriel traduit ci-dessous à Raheem Sterling en remplissant le formulaire que vous trouverez à droite de l’écran en cliquant sur ce lien.

Puma a été mis sous une pression croissante afin qu’il mette fin à son soutien à l’occupation militaire d’Israël et à sa politique raciste d’apartheid.

Puma est le principal sponsor de la Fédération de football d’Israël qui regroupe les clubs des colonies illégales israéliennes. Le titulaire exclusif de la licence de Puma en Israël est répertorié dans la base de données des Nations-Unies sur les entreprises actives dans les colonies illégales de peuplement.

Des équipes sportives ont abandonné le sponsoring de Puma et se sont engagées à ne pas rejoindre #PumaFam tant que Puma ne mettra pas fin à sa complicité avec les violations des droits des Palestiniens par Israël.

Cette nouvelle offre de 100 millions d’euros faite par Puma à Sterling aurait provoqué des tensions au sein même de l’entreprise qui a récemment congédié des membres de son personnel en raison de restrictions budgétaires durant la pandémie.

Exhortez Raheem Sterling à rejeter l’offre de Puma aussi longtemps que Puma soutiendra l’apartheid israélien.

Envoyez un courriel à Raheem Sterling l’exhortant à ne pas signer avec Puma tant que Puma soutiendra le racisme

TEXTE DU MESSAGE

Cher Rahim Sterling,

Je suis fan de vos actions, sur le terrain et en dehors. Votre expression courageuse contre le racisme a obligé le monde du football à ouvrir les yeux et en prendre note.

Vous avez dit un jour : « Je suis une personne qui, quand je sens vraiment que quelque chose n’est pas tout à fait juste, je veux en parler. »

C’est à cause de votre position de principe que je vous écris pour vous exhorter à rejeter l’offre de parrainage de Puma.

Puma est le principal parrain de l’Association Israélienne de Football dans laquelle se trouvent des clubs des colonies illégales israéliennes. Ce licencié exclusif de Puma a des branches dans les colonies et figure dans les bases de données de l’ONU sur la liste des sociétés actives dans les colonies illégales.

Selon le droit international, les colonies israéliennes sont des prises illégales de terres qui chassent des familles palestiniennes de chez elles. Elles entassent les Palestiniens dans des villages et des camps de réfugiés densément peuplés et limitent l’accès à l’eau potable et aux soins de santé.

Les colonies illégales d’Israël font partie de sa politique raciste d’apartheid dont des personnalités sud-africaines, y compris l’archevêque Desmond Tutu, ont dit quelle était encore pire que ce qu’ils ont enduré sous le régime d’apartheid de ce pays.

Depuis des décennies, l’apartheid israélien a opprimé les Palestiniens et dénié leurs droits fondamentaux. Maintenant, cette politique raciste rend les familles palestiniennes encore plus vulnérables face à la pandémie.

Dans le monde entier, des fans, des joueurs et des équipes de football ont soutenu l’appel de plus de 200 équipes palestiniennes qui exhortent Puma à mettre fin à sa complicité avec l’apartheid israélien.

La plus grande université de Malaisie a laissé tomber Puma en tant que parrain de son équipe de football pour répondre à l’appel des clubs palestiniens.

Les Forest Green Rovers se sont engagés à ne pas signer avec Puma tant qu’il soutient l’oppression des Palestiniens par Israël. Le président du club a décrit la situation en Palestine comme « la plus grand injustice au monde de toute ma vie ».

L’ancien joueur de Barcelone Oleguer Presas a appelé Puma à mettre fin à son soutien aux colonies illégales israéliennes sur la terre palestinienne.

Vous avez dit aussi un jour : « Je ne veux pas que la prochaine génération de joueurs noirs ait à subir ce mal ». Vos actions ont un rôle important pour que cela n’arrive pas et je me tiens à vos côtés.

Le genre de pression économique et de mesures de reddition des comptes que vous avez défendues pour combattre le racisme sont efficaces et ce sont les mesures que les Palestiniens nous ont demandé de prendre, en solidarité avec eux et leur lutte pacifique pour la liberté, la justice et l’égalité.

Avec votre aide, nous pouvons aider à assurer qu’une autre génération de Palestiniens n’ait pas à grandir sous l’oppression de l’apartheid israélien.

Je vous en prie, rejetez l’offre de parrainage de Puma tant qu’il soutient l’apartheid israélien.

Sincèrement votre,

PRENOM

NOM DE FAMILLE

PAYS

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Traduction : BP pour BDS FRANCE

Source : BDS Movement




BDS@15: Quinze façons de soutenir notre lutte pour la liberté, la justice & l’égalité

Par Palestinian Boycott, Divestment and Sanctions National Committee (BNC), le 23 juin 2020

Tandis que BDS atteint ses 15 ans, voici 15 façons de vous montrer solidaires des Palestiniens. Agissez maintenant !

Quinze ans après son lancement le 9 juillet 2005, le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens s’engage dans une nouvelle étape. Son action est plus urgente que jamais à l’heure où Israël intensifie son nettoyage ethnique graduel des Palestiniens indigènes, en nous asphyxiant dans des bantoustans qui ne cessent de rétrécir.

La dernière fois qu’Israël a annexé des territoires occupés – Jérusalem-Est, qui est palestinienne, et le plateau syrien du Golan – l’Assemblée générale des Nations unies, en 1982, a voté à une écrasante majorité pour des sanctions ciblées contre Israël. Cependant les Nations unies, sous la pression des États-Unis et de l’Union européenne, n’ont pas à ce jour imposé de mesures pour contraindre les responsables à rendre compte de leurs actes et mettre fin au système oppressif d’Israël.

Cette impunité a permis à Israël de consolider ce que des dizaines d’experts des Nations unies en matière de droits humains appellent son “apartheid du 21e siècle”, violant les droits des Palestiniens et prévoyant ouvertement d’annexer de façon officielle de grandes parties de la Cisjordanie occupée.

Au long des 15 dernières années le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens est devenu l’un des mouvements mondiaux pour la justice les plus influents. Nous devons aujourd’hui être encore plus efficaces, plus intersectionnels, plus globaux. Rejoignez-nous pour construire des alliances avec tous les mouvements internationaux qui luttent pour la liberté, la justice et l’égalité pour toutes et tous.

Agissez maintenant :

1. Dénoncez l’apartheid israélien : Organisez des campagnes d’éducation pour dénoncer et condamner l’apartheid israélien et promouvoir des mesures d’obligation de rendre des comptes similaires à celles qui ont été imposées dans le passé contre l’apartheid sud-africain. Défendez au nom de la liberté d’expression le droit d’appeler au BDS contre l’apartheid israélien.

2. Sanctions ciblées : Faites pression sur les parlementaires et les élus afin d’imposer des sanctions ciblées pour faire cesser l’annexion et l’apartheid israélien, notamment en éliminant le commerce militaire, en mettant fin aux accords de libre échange et en interdisant le commerce avec les colonies.

3. Zones sans apartheid (Apartheid Free Zones, AFZ) : Promouvez la création d’AFZ dans votre lieu d’habitation, de vie ou de travail en tant qu’espaces libérés du racisme, du sexisme, de la discrimination, de la domination et de l’oppression, dans l’alliance avec d’autres mouvements pour la justice sociale.

4. Complicité des grandes entreprises : Mobilisez des moyens de pression (y compris le boycott et/ou le désinvestissement) contre les sociétés et banques répertoriées dans la base de données de l’ONU des entreprises impliquées dans les colonies illégales d’Israël ainsi que celles qui devraient y être ajoutées, entre autres CAF, G4S, les sociétés de HP, Elbit Systems, AXA, Caterpillar, Hyundai Heavy Industries, Volvo, Heidelberg Cement, Cemex.

5. Justice raciale et indigène : Soutenez les luttes menées par les Noirs et par les Indigènes pour la justice raciale et les réparations en œuvrant pour la fin du racisme systémique, pour l’investissement auprès des communautés noires, indigènes, de personnes de couleur, de castes inférieures/dalit, pour la démilitarisation et le retrait du financement de la police, pour l’arrêt de la formation des policiers avec l’apartheid israélien.

6. Justice environnementale et climatique : Soutenez les campagnes environnementales visant à des politiques réellement durables et alternatives, et faites cesser notamment les pratiques visant à repeindre en vert l’apartheid israélien sur l’eau et la colonisation de la terre par l’agro-industrie.

7. Luttes des femmes : La justice est toujours une question féministe et par conséquent, la justice en Palestine est une question féministe, et les droits des femmes tiennent une place fondamentale dans notre mouvement. Rejoignez les mouvements menés par des femmes pour la justice de genre et sociale et contre la militarisation.

8. Conseils municipaux éthiques : Promouvez une motion intersectionnelle dans votre conseil local pour qu’il quitte les sociétés d’investissement et/ou d’acquisition impliquées dans des violations des droits humains ou des pratiques racistes, notamment celles qui sont complices de l’apartheid israélien.

9. Communautés de foi & tourisme : Mobilisez votre communauté ou votre église pour qu’elle soutienne et respecte l’appel des Palestiniens en faveur du tourisme/pèlerinage éthique.

10. Boycott culturel : Encouragez les déclarations de personnalités culturelles soutenant la liberté, la justice et l’égalité des Palestiniens et s’engageant à boycotter l’apartheid d’Israël et les institutions culturelles complices de son occupation et de ses violations des droits humains.

11. Boycott universitaire : Promouvez dans votre syndicat d’enseignants, association ou département universitaire une motion soutenant le boycott des institutions universitaires impliquées dans des violations des droits humains, y compris des universités israéliennes. Contactez pacbi@bdsmovement.net en vue d’un soutien.

12. Militantisme étudiant : Organisez des campagnes intersectionnelles pour faire cesser les investissements ou les contrats liant votre établissement à des entreprises nuisant à l’environnement ou impliquées dans des violations des droits humains, entre autres à caractère raciste, y compris israéliennes.

13. Boycott sportif : Rejoignez la campagne mondiale de boycott de Puma en raison de son soutien aux colonies israéliennes illégales. Écrivez au footballeur superstar Raheem Sterling en l’exhortant à ne pas signer avec Puma. Demandez instamment à la Série W (série féminine de courses de voitures) d’écouter les Speed Sisters palestiniennes et de rompre avec Puma.

14. Droits des LGBTQI+ : Travaillez avec des groupes queer pour démasquer et contrer le programme israélien visant à repeindre en rose son violent système d’apartheid. Boycottez la Tel Aviv Pride et exhortez les cinéastes queer à s’engager à ne pas participer à des évènements parrainés par le gouvernement israélien tels que TLVFest.

15. Dons à BDS : En tant que mouvement impulsé par des bénévoles, BDS a besoin du soutien de personnes de conscience partout dans le monde pour résister à l’occupation et à l’apartheid israéliens et contribuer à la lutte palestinienne pour la liberté, la justice et l’égalité.

Traduction : S. pour BDS France

Source : BDS Movement




Des dirigeants d’Amérique latine soutiennent l’appel à des sanctions contre Israël

Par Palestinian BDS National Committee (BNC) / Latin America, le 3 juillet 2020

Les ex-présidents Dilma Rousseff, Lula da Silva, Evo Morales, José Mujica, Rafael Correa parmi 320 personnalités publiques soutenant l’appel palestinien à des sanctions pour mettre fin à l’annexion et à l’apartheid d’Israël.

Les anciens présidents d’Amérique latine Dilma Rousseff (Brésil), Lula da Silva (Brésil), Evo Morales (Bolivie), Ernesto Samper (Colombie), Rafael Correa (Équateur), José Mujica (Équateur) et Fernando Lugo (Paraguay) figurent parmi les 320 personnalités d’Amérique latine qui ont signé une déclaration rendue publique hier appelant à des sanctions contre Israël en réponse au projet d’annexion de jure par Israël du territoire palestinien occupé et à son annexion de facto et apartheid actuels.

D’autres signataires renommés sont les chanteurs brésiliens Chico Buarque et Caetano Veloso et le lauréat argentin du prix Nobel pour la paix Adolfo Pérez Esquivel.

La déclaration fait partie de l’initiative sud-africaine pour unifier le soutien mondial du Sud (d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine) à l’appel de la société civile palestinienne pour des sanctions en réponse à l’annexion formelle projetée par Israël.

En juin, les signataires sud-africains de la même déclaration ont été rendus publics. Parmi les appuis sud-africains de premier plan de la déclaration figurent l’ancien président d’Afrique du Sud Kgalema Motlanthe ; l’ancien ministre du gouvernement de Mozambique Oscar Monteiro ; l’ancienne Haut-commissaire des Nations Unies pour des droits humains Navi Pillay ; le Secrétaire-général de la fédération sud-africaine des syndicats Zwelinzima Vavi ; la vice-secrétaire générale de l’ANC Jessie Duarte ; le ministre de l’enseignement supérieur et secrétaire du parti communiste sud-africain Blade Nzimande ; le secrétaire général du syndicat national des travailleurs de la métallurgie d’Afrique du Sud Irvin Jim ; et l’ancienne Commissaire de la Commission des droits humains Pregs Govender.

La déclaration dit :

« La gravité croissante des violations d’Israël et son impunité nous obligent à répondre à l’appel de la majorité écrasante des organisations de la société civile palestinienne. […] Nous appuyons l’appel palestinien au bannissement du commerce des armes et de la coopération militaire et de sécurité avec Israël ; à la suspension des accords de libre échange avec Israël ; à l’interdiction du commerce avec les colonies israéliennes illégales et à la reddition de comptes des individus et des acteurs institutionnels complices de l’occupation israélienne et de son régime d’apartheid. Nous nous engageons à travailler dans le cadre de nos structures nationales respectives pour promouvoir la mise en œuvre de ces mesures. »

La déclaration appelle à la réactivation du Comité spécial des Nations Unies contre l’apartheid, qui a en fonction pour la dernière fois pendant l’ère de l’apartheid en Afrique du Sud, avec l’objectif de mettre fin aux politiques d’apartheid d’Israël ciblant le peuple palestinien.

L’ancien ministre brésilien des Affaires étrangères et de la Défense, Celso Amorim, un des signataires de la déclaration, a dit :

« L’annexion de territoire palestinien que se propose de mener Israël n’est pas seulement un délit contre le droit international et une menace pour la paix, c’est une attaque contre les femmes et les hommes qui luttent contre le colonialisme et l’apartheid. La voix du Sud doit être entendue ! »

Dans une initiative parallèle, la société civile sud-africaine en solidarité avec la Palestine organise une manifestation en ligne samedi 4 juillet, avec Noura Erakat, avocate palestinienne des droits humains et professeure ; le co-fondateur de BDS Omar Barghouti ; un député de l’ANC Mandla Mandela, le petit-fils de Nelson Mandela ; Rajmohan Gandhi, le petit-fils de Mahatma Gandhi ; la militante sud-africaine Phakamile Hlubi Majola ; Celso Amorim, ancien ministre brésilien des Affaires étrangères et de la Défense ; Karol Cariola, députée chilienne et d’autres.

Traduction : CG pour BDS France

Source : BDS Movement 

 

 




Message aux actionnaires à l’occasion de l’assemblée générale d’AXA

L’assemblée générale annuelle des actionnaires d’AXA devait avoir lieu ce jour. Nous avions prévu de diffuser aux actionnaires l’appel publié ci-dessous. Mais nous avons appris que cette assemblée générale a eu lieu … sans la présence physique des actionnaires. C’est pourquoi nous avons néanmoins tenu à nous afficher sur la photo ci-jointe, pour confirmer la permanence de notre engagement pour qu’AXA se désinvestisse de toute complicité avec les violations du droit international par l’Etat d’Israël.

Par BDS France, le 30 juin 2020

Chers actionnaires d’AXA,

Lors des assemblées générales d’AXA de 2017, 2018 et 2019, nous vous avons informés des manquements graves d’AXA à ses propres directives déontologiques concernant sa politique d’investissement en rapport avec les violations très graves du droit international par l’État d’Israël, violations qui risquent d’être accentuées très prochainement par l’annexion par Israël d’une grande partie de la Cisjordanie.

Suite à nos interpellations, AXA a diminué certains investissements complices de ces violations, mais la réalité reste préoccupante. En effet :

1) AXA a investi dans les cinq plus grandes banques israéliennes : Bank Hapoalim, Bank Leumi, First International Bank of Israel, Israel Discount Bank et Mizrahi Tefahot Bank. Or non seulement ces banques figurent parmi les entreprises enregistrées dans la base de données de l’O.N.U. en tant qu’entreprises finançant la colonisation israélienne, mais de plus AXA a, au cours de l’an dernier, triplé ses investissements directs dans les banques : Bank Leumi, Israel Discount Bank et Mizrahi Tefahot Bank

2) AXA détient encore 9% du capital de la société Equitable Holding, une filiale périphérique qui possède 157 millions de dollars d’investissement dans la société d’armement Elbit Systems, entreprise israélienne d’armement majeure, connue pour son utilisation et ses exportations d’armes testées contre la population palestinienne et pour sa production de bombes à sous-munitions et au phosphore blanc, déclarées illégales par la Convention sur les armes à sous-munitions en 2010. Par contre AXA s’est séparé en 2020 de ses dernières participations directes au capital d’Elbit Systems, ce dont nous nous félicitons.

 

Depuis 2017, nous demandons au conseil d’administration d’AXA de se débarrasser de ces investissements, qui ternissent gravement l’image de l’entreprise. La direction d’AXA continue de nier la réalité de ces investissements, et dans le même temps, elle affirme qu’ils ne sont pas problématiques, ce qui est contradictoire. La réputation d’AXA est entachée par le maintien de ces investissements qui portent atteinte aux droits des Palestiniens. L’image d’AXA ne pourra que se détériorer si elle continue de se rendre complice des violations des droits des Palestiniens, alors même qu’AXA se déclare fière de financer à présent des recherches contre le Covid-19.

Si AXA se soucie ainsi de la vie des gens, elle ne devrait pas être complice des crimes contre un peuple et investir dans des financements qui servent à tuer des Palestinien.ne.s et d’autres populations.

De plus en plus d’entreprises font le choix de se défaire de l’apartheid israélien. Des fonds de pension comme PGGM aux Pays-Bas, FDC au Luxembourg, ont vendu leurs parts dans les banques israéliennes il y a quelques années. Fin 2018, la banque britannique HSBC s’est également retirée du capital d’Elbit Systems.

Vous, actionnaires d’AXA, avez le pouvoir d’exiger d’AXA qu’elle se désinvestisse des entreprises israéliennes impliquées dans l’apartheid israélien, et notamment des banques israéliennes qui financent la colonisation et qui refusent de reconnaître les droits humains des Palestiniens et nuisent aux intérêts d’AXA et à ses propres directives déontologiques.

Coalition Stop AXA Assistance to Israeli Apartheid stop.axa.assistance.apartheid@gmail.com

(IPNS – Ne pas jeter sur la voie publique) – Le 30 juin 2020




Les Palestiniens renouvellent leur appel au boycott de la société israélienne de reconnaissance faciale AnyVision

Par la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI), le 23 juin 2020

La société civile palestinienne soutient tous les appels à une interdiction totale de la technologie de reconnaissance faciale et elle réitère son appel aux autorités locales, aux entreprises, aux universités à mettre fin immédiatement à tous leurs liens avec la société israélienne AnyVision pour son implication dans les crimes contre les Palestiniens.

Le comité national palestinien du BDS (BNC), la plus large coalition de la société palestinienne, soutient de façon ferme toutes celles et ceux qui exigent une interdiction totale de la technologie de reconnaissance faciale. Dans le même temps, nous réitérons notre appel à boycotter la société israélienne de reconnaissance faciale AnyVision en raison de son implication particulière dans les crimes contre les Palestiniens.

La reconnaissance faciale est une technologie hautement invasive qui est utilisée par la police et les forces armées dans une surveillance de type Dragnet, avec un profilage racial et un ciblage des militants. Elle a un impact disproportionnée sur les communautés noires et brunes.

Elle est devenue de plus en plus toxique, grâce au soulèvement incité par les Noirs contre le racisme systémique et la brutalité policière aux États-Unis et grâce au travail de longue date, à travers le monde, des groupes antiracistes, de défense des droits civils et de la vie privée.

Certaines villes des États-Unis ont institué des interdictions, ou discutent d’une interdiction, de la technologie de reconnaissance faciale, et de grandes entreprises ont récemment veillé à s’en écarter publiquement. IBM a déclaré qu’elle mettait fin à ses recherches sur la reconnaissance faciale, tandis qu’Amazon et Microsoft ont suspendu leurs ventes de cette technologie aux forces de police jusqu’à ce qu’une réglementation fédérale soit instituée.

Bien que ces mesures représentent un tournant important, elles sont loin pourtant de constituer une interdiction totale de la technologie de reconnaissance faciale. Une technologie dangereuse, intrusive, insidieuse ne peut pas être transformée en une force bénéfique. Nombre de ces mêmes sociétés de technologies ont fait pression pour bloquer toutes nouvelles législations ou ont plaidé pour une législation édulcorée afin de protéger leurs intérêts commerciaux tout en feignant de se préoccuper des droits civils.

Alors que certaines sociétés de technologies états-uniennes se retiraient de la reconnaissance faciale, la société israélienne AnyVision a plutôt doubler la mise, déclarant qu’elle n’avait pas l’intention de quitter les affaires, et qualifiant la position d’IBM de « ridicule » et l’accusant de « lever les mains en signe reddition ».

AnyVision fournit à l’armée israélienne sa technologie de reconnaissance faciale pour les check-points militaires dans les territoires palestiniens occupés, et elle entretient les caméras de surveillance pour l’armée israélienne au coeur de la Cisjordanie. Cette technologie sert à espionner les Palestiniens et elle permet à l’armée israélienne de prendre les civils pour cibles en toute illégalité. AnyVision, qui est dirigée par un vétéran de l’armée et des renseignements israéliens, est en mesure de commercialiser sa technologie comme « testée sur le terrain », donc sur les Palestiniens qui vivent sous l’occupation militaire d’Israël et son régime d’apartheid oppressif.

En mars dernier, Microsoft s’est séparé d’AnyVision après une campagne mondiale conduite par Une Voix juive pour la paix.

Il est temps de mettre un terme à l’utilisation de cette technologie nocive.

Nous renouvelons nos appels aux autorités locales, aux entreprises, aux universités et aux centres de recherche pour qu’ils mettent fin immédiatement à tous leurs liens avec AnyVision jusqu’à ce qu’une interdiction complète de cette technologie insidieuse soit instituée.

Traduction : BP pour BDS France

Source : BDS Movement




Des experts des Nations Unies dénoncent l’apartheid israélien et appellent à des sanctions

Par Palestinian BDS National Committee (BNC), le 16 juin 2020

Une déclaration de dizaines d’experts des Nations Unies sur l’annexion planifiée par Israël amplifie l’appel de la société civile palestinienne.

Le Comité national palestinien BDS (BNC), la plus large coalition de la société palestinienne, félicite les dizaines d’experts des Nations Unies pour leur courage à dire la vérité que les Etats et les organisations internationales les représentant, y compris les Nations Unies et l’Union européenne, ont cherché à éluder et à supprimer.

Ces experts des Nations Unies disent dans une déclaration rendue publique aujourd’hui à Genève que l’annexion du territoire palestinien occupé qui est actuellement planifiée par le gouvernement de droite d’Israël « serait la cristallisation d’une réalité déjà injuste : deux peuples vivant dans le même espace, gouvernés par le même état, mais avec des droits profondément inégaux. C’est la vision d’un apartheid du 21e siècle ».

Leur déclaration a appelé à « faire rendre des comptes et à une fin de l’impunité [comme] priorité immédiate de la communauté internationale ».

Saluant la déclaration des experts des Nations Unies, Mahmoud Nawajaa, le Coordinateur général du BNC, a dit :

« Pendant des décennies, l’inaction et la complicité internationales ont permis à Israël de violer les lois de l’occupation belligérante, d’avancer sa colonisation du territoire palestinien occupé et d’imposer un régime d’apartheid qui est inscrit dans le droit national d’Israël.

Face à l’annexion illégale par Israël, à son régime d’apartheid et à son déni de notre droit inaliénable à l’auto-détermination, il est grand temps que tous les Etats et toutes les organisations internationales respectent leurs obligations légales en adoptant des contre-mesures effectives, y compris des sanctions. »

En priorité, l’écrasante majorité de la société civile palestinienne appelle à :

• Bannir le commerce des armes et la coopération militaire et de sécurité avec Israël.

• Suspendre les accords de libre échange avec Israël.

• Interdire tout commerce avec les colonies israéliennes illégales et garantir que les compagnies s’abstiennent de ou mettent fin à tout commerce avec des entreprises des colonies illégales d’Israël.

• Garantir que les individus et les acteurs organisationnels responsables pour des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité dans le contexte du régime d’occupation illégale et d’apartheid d’Israël soient traduits en justice.

Traduction : CG pour BDS France

Source : BDS Movement

Le communiqué en entier:

Près de 50 experts des Nations Unies condamnent l’apartheid du 21e siècle » en Israël et appellent à ce que des comptes soient rendus ».

L’annexion israélienne de parties de la Cisjordanie palestinienne enfreindrait le droit international : Des experts des Nations Unies appellent la communauté internationale à garantir que des comptes soient rendus.

GENEVE (16 juin 2020) – L’accord de la nouvelle coalition de gouvernement d’Israël pour annexer des parties importantes de la Cisjordanie palestinienne occupée après le 1er juillet violerait un principe fondamental du droit international et la communauté internationale doit s’y opposer d’une manière significative, disent aujourd’hui des experts des Nations Unis. Quarante-sept titulaires de mandats indépendants au titre des procédures spéciales nommés par le Conseil des droits de l’homme ont rendu publique la déclaration suivante :

« L’annexion de territoire occupé est une violation sérieuse de la Charte des Nations Unies et des Conventions de Genève, et elle est contraire à la règle fondamentale, affirmée de nombreuses fois par le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale des Nations Unies, selon laquelle l’acquisition de territoire par la guerre ou par la force est inacceptable. La communauté internationale a interdit l’annexion précisément parce qu’elle induit des guerres, la dévastation économique, l’instabilité politique, les violations systématiques des droits humains et une souffrance humaine générale.

Les plans annoncés par Israël pour l’annexion étendront sa souveraineté sur la majeure partie de la vallée du Jourdain et sur toutes les plus de 235 colonies illégales israéliennes en Cisjordanie. Cela reviendrait à 30% de la Cisjordanie approximativement. L’annexion de ce territoire est appuyée par le Plan américain « De la Paix à la prospérité », rendu public fin janvier 2020.

Les Nations Unies ont affirmé à de nombreuses occasions que l’occupation israélienne de 53 ans est la source de profondes violations des droits humains contre le peuple palestinien. Ces violations incluent la confiscation de terres, la violence coloniale, des lois de planification discriminatoires, la confiscation des ressources naturelles, les démolitions de maisons, les transferts forcés de population, l’usage excessif de la force et la torture, l’exploitation de la main d’oeuvre, de vastes atteintes aux droits à la vie privée, des restrictions sur les médias et lsur a liberté d’expression, le ciblage de militantes pour le droit des femmes et de journalistes, la détention d’enfants, l’empoisonnement par l’exposition à des déchets toxiques, des expulsions et des déplacements forcés, la précarité économique et la pauvreté extrême, la détention arbitraire, le manque de liberté de mouvement, la vulnérabilité alimentaire, une police discriminatoire et l’imposition d’un système à deux niveaux de droits politiques, juridiques, sociaux, culturels et économiques disparates, basé sur l’ethnicité et la nationalité. Les défenseurs palestiniens et israéliens des droits humains, qui attirent pacifiquement l’attention publique sur ces violations, sont diffamés, criminalisés ou étiquetés comme terroristes. Par-dessus tout, l’occupation israélienne a signifié le déni du droit à l’auto-détermination palestinienne.

Ces violations des droits humains ne feraient que s’intensifier après l’annexion. Ce qui resterait de la Cisjordanie serait un Bantustan palestinien, des îlots de terres déconnectés complètement entourés par Israël et sans connexion territoriale avec le monde extérieur. Israël a promis récemment qu’il maintiendra un contrôle de sécurité permanent entre la Méditerranée et le Jourdain. Ainsi, le matin suivant l’annexion serait la cristallisation d’une réalité déjà injuste : deux peuples vivant dans le même espace, gouvernés par le même état, mais avec des droits profondément inégaux. C’est la vision d’un apartheid du 21e siècle.

Deux fois déjà, Israël a annexé des territoires occupés —Jérusalem Est en 1980 et les Hauteurs du Golan syriennes en 1981. A ces deux occasions, le Conseil de sécurité des Nations Unies a immédiatement condamné les annexions comme illégales, mais n’a pris aucune contre-mesure significative pour s’opposer aux actions d’Israël.

De même, le Conseil de sécurité a à maintes reprises critiqué les colonies israéliennes comme une violation flagrante au regard du droit international. Pourtant, la communauté internationale n’a pas répliqué lorsqu’Israël a bravé ces résolutions et pérennisé les colonies de manière persistante.

Cette fois doit être différente. La communauté internationale a la solennelle responsabilité juridique et politique de défendre un ordre international fondé sur des règles, de s’opposer aux violations des droits humains et des principes fondamentaux du droit international et de donner effet à ses nombreuses résolutions critiques sur la conduite par Israël de cette occupation prolongée. En particulier, les Etats ont le devoir de ne pas reconnaître, aider ou assister un autre Etat se livrant à une quelconque forme d’activité illégale, comme l’annexion ou la création de colonies civiles en territoire occupé. Les leçons du passé sont claires : la critique sans conséquences n’empêchera pas l’annexion, ni ne mettra fin à l’occupation.

Faire rendre des comptes et mettre fin à l’impunité doivent devenir une priorité immédiate de la communauté internationale. Est disponible pour cela un menu étendu de mesures de reddition de comptes qui ont été appliquées largement et avec succès par le Conseil de sécurité des Nations Unies dans d’autres crises internationales au cours des soixante dernières années. Les mesures de reddition de comptes qui sont choisies doivent être prises en conformité totale avec le droit international, être proportionnées, effectives, sujettes à un examen régulier, conformes au droits humains, au droit humanitaire et à celui des réfugiés, et conçues pour défaire les annexions et amener à une conclusion juste et durable l’occupation et le conflit. Les Palestiniens et les Israéliens ne méritent pas moins.

Nous exprimons notre profond regret sur le rôle des Etats-Unis d’Amérique qui soutiennent et encouragent les plans illégaux d’Israël pour la poursuite de l’annexion du territoire occupé. A de nombreuses occasions au cours des soixante-quinze dernières années, les Etats-Unis ont joué un rôle important pour l’avancement des droits humains dans le monde. A cette occasion, ils devraient s’opposer ardemment à l’imminente violation d’un principe fondamental du droit international, plutôt que d’encourager cette violation.

(*) Les experts :

Mr. Michael Lynk, Special Rapporteur on the situation of human rights in the Palestinian Territory occupied since 1967; Ms. Agnès Callamard, Special Rapporteur on extrajudicial, summary or arbitrary executions; Mr. Ahmed Reid (Chair), Ms. Dominique Day, Mr. Michal Balcerzak, Mr. Ricardo A. Sunga III, and Mr. Sabelo Gumedze, Working Group of experts on people of African descent;Ms. Alena Douhan, Special Rapporteur on the negative impact of the unilateral coercive measures on the enjoyment of human rights; Ms Alice Cruz, Special Rapporteur on the elimination of discrimination against persons affected by leprosy and their family members, Ms. Anaïs Marin, Special Rapporteur on the situation of human rights in Belarus; Mr. Aristide NONONSI, Independent Expert on the situation of human rights in the Sudan; Mr. Alioune Tine,Independent Expert on the situation of human rights in Mali; Mr. Balakrishnan Rajagopal, Special Rapporteur on adequate housing as a component of the right to an adequate standard of living, and on the right to nondiscrimination in this context; Mr. Baskut Tuncak, Special Rapporteur on human rights and hazardous substances and wastes; Ms. Catalina Devandas-Aguilar, Special Rapporteur on the rights of persons with disabilities; Ms. Cecilia Jimenez-Damary, Special rapporteur on the human rights of internally displaced persons; Mr. Chris Kwaja (Chair), Ms. Jelena Aparac, Ms. Lilian Bobea, Mr. Saeed Mokbil,Ms. Sorcha MacLeod, Working Group on the use of mercenaries as a means of violating human rights and impeding the exercise of the right of peoples to self-determination; Ms. Claudia Mahler, Independent Expert on the enjoyment of all human rights by older persons; Mr. Clément Nyaletsossi Voule, Special Rapporteur on the right to peaceful assembly and association; Mr. Dainius Pūras, Special Rapporteur on the right to physical and mental health; Mr. David Kaye, Special Rapporteur on the promotion and protection of the right to freedom of expression; Mr. David R. Boyd, Special Rapporteur on human rights and the environment; Mr. Diego García-Sayán, UN Special Rapporteur on the independence of judges and lawyers; Ms. Dubravka Šimonovic, Special Rapporteur on violence against women, its causes and consequences; (Chair) Ms. Elizabeth Broderick (Vice Chair) Ms. Melissa Upreti, Ms. Alda Facio, Ms. Ivana Radačić, Ms. Meskerem Geset Techane, Working Group on discrimination against women and girls; Mr. Fernand de Varennes, Special Rapporteur on minority issues; Ms. Fionnuala D. Ní Aoláin, Special Rapporteur on the promotion and protection of human rights and fundamental freedoms while countering terrorism; Mr. Githu Muigai (Chair), Ms. Anita Ramasastry (Vice-chair), Mr. Dante Pesce, Ms. Elżbieta Karska, and Mr. Surya Deva, UN Working Group on Business and Human Rights; Ms. Isha Dyfan, Independent Expert on the situation of human rights in Somalia; Mr. Joe Cannataci, Special Rapporteur on the right to privacy; Mr. José Francisco Calí Tzay, Special Rapporteur on the rights of indigenous peoples;Mr. José Antonio Guevara Bermúdez (Chair), Ms. Elina Steinerte (ViceChair), Ms. Leigh Toomey (Vice-Chair), Mr. Seong-Phil Hong, and Mr. Sètondji Adjovi, Working Group on Arbitrary Detention; Ms. Karima Bennoune, Special Rapporteur in the field of cultural rights; Ms. Kombou Boly Barry, Special Rapporteur on the right to education; Mr. Léo Heller,Special Rapporteur on the human rights to water and sanitation; Mr. Livingstone Sewanyana, Independent Expert on the promotion of a democratic and equitable international order; Ms. Mama Fatima Singhateh, Special Rapporteur on sale and sexual exploitation of children; Ms Maria Grazia Giammarinaro, Special Rapporteur on trafficking in persons, especially women and children; Ms. Mary Lawlor, Special Rapporteur on the situation of human rights defenders; Mr. Michael Fakhri, Special Rapporteur on the right to food; Mr. Nils Melzer, Special Rapporteur on torture and other cruel, inhuman or degrading treatment or punishment; Mr. Obiora C. Okafor, Independent Expert on human rights and international solidarity,Mr. Olivier De Schutter, Special Rapporteur on extreme poverty and human rights; Mr. Saad Alfarargi, Special Rapporteur on the right to development; Ms. E. Tendayi Achiume, Special Rapporteur on Contemporary Forms of Racism; Mr. Thomas Andrews. Special Rapporteur on the situation of human rights in Myanmar; Mr. Tomás Ojea Quintana, Special Rapporteur on the situation of human rights in the Democratic People’s Republic of Korea; Mr. Tomoya Obokata, Special Rapporteur on contemporary forms of slavery, including its causes and consequences; Mr. Victor Madrigal-Borloz, Independent Expert on protection against violence and discrimination based on sexual orientation and gender identity; Ms. Yuefen LI, Independent Expert on the effects of foreign debt and other related international financial obligations of States on the full enjoyment of all human rights, particularly economic, social and cultural rights; Mr. Yao Agbetse, Independent Expert on the situation of human rights in Central African Republic

Les Rapporteurs spéciaux font partie de ce qui est connu sous le nom de Procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme. Les Procédures spéciales, le plus grand corps d’experts indépendants du système des droits de l’homme aux Nations Unies, est le nom général des mécanismes indépendants de recherche des faits et de surveillance du Conseil, qui traitent soit les situations spécifiques à un pays soit des questions thématiques dans toutes les parties du monde. Les experts des Procédures spéciales travaillent sur la base du volontariat ; ils et elles ne font pas partie du personnel des Nations Unies et ne reçoivent pas de salaire pour leur travail. Ils et elles sont indépendants de tout gouvernement ou de toute organisation et servent à titre individuel.

Droits humains des Nations unies, Pages : Territoire palestinien occupé et Israël

Pour plus d’information et pour les demandes des médias, merci de contacter Katarina Medlova (+41 22 917 9129 / kmedlova@ohchr.org )

Pour les demandes des médias concernant d’autres experts indépendants, merci de contacter Renato de Souza (+41 22 928 9855 / rrosariodesouza@ohchr.org) et John Newland (mediaconsultant2@ohchr.org) Suivez les informations relatives aux experts indépendants des droits humaines des Nations Unies sur Twitter @UN_SPExperts.

 

 




La Cour européenne des droits de l’homme porte un coup majeur à la guerre d’Israël contre la solidarité envers la Palestine

Par Palestinian BDS National Committee (BNC) / France, le 11 juin 2020

La CEDH rend à l’unanimité un arrêt selon lequel la condamnation pénale par la juridiction française la plus haute de partisans du boycott d’Israël viole l’article relatif à la liberté d’expression de la Convention européenne des droits de l’homme.

  • La CEDH rend à l’unanimité un arrêt selon lequel la condamnation pénale par la juridiction française la plus haute de partisans du boycott d’Israël viole l’article relatif à la liberté d’expression de la Convention européenne des droits de l’homme.
  • Cette décision a des implications majeures concernant la répression du BDS par les États en Europe, notamment en Allemagne, où les défenseurs des droits des Palestiniens subissent de graves restrictions de leurs droits civiques.

Ramallah, territoire palestinien occupé — La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a rendu aujourd’hui à l’unanimité un arrêt selon lequel la condamnation en 2015 par la juridiction française la plus haute de militants du mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) appelant au boycott non violent de produits israéliens violait l’article 10 (liberté d’expression) de la Convention européenne des droits de l’homme.

Réagissant à cette information, Rita Ahmad, du mouvement BDS dirigé par les Palestiniens, a dit :

Cet arrêt de Cour d’une grande portée constitue une victoire décisive de la liberté d’expression, des défenseur·es des droits humains et du mouvement BDS pour la liberté, la justice et l’égalité pour les Palestiniens. Il confirme une position de l’Union européenne en 2016 qui défend le droit d’appeler au BDS contre Israël pour réaliser les droits des Palestiniens dans le respect du droit international.

C’est un coup juridique majeur porté au régime d’apartheid et à la guerre d’Israël contre le BDS. À la demande d’Israël, les gouvernements européens, particulièrement en France et en Allemagne, ont instauré un climat menaçant de brimades et de répression pour réduire au silence les militant·es solidaires de la Palestine.

L’arrêt de la CEDH survient à une période où se généralisent les condamnations des projets d’Israël visant à annexer officiellement de vastes zones du territoire palestinien occupé. Réagissant à ces projets et à la politique israélienne constante d’apartheid et d’annexion de facto, la société civile palestinienne a rappelé aux États leurs obligations d’adopter des “contre-mesures légales”, dont une interdiction du “commerce des armes et de la coopération dans les domaines militaires et de sécurité avec Israël” et du commerce avec les colonies illégales d’Israël.

En 2009 et 2010, en France, onze militants avaient participé à des protestations pacifiques dans des supermarchés, lançant un appel au boycott des produits israéliens en solidarité avec la lutte palestinienne pour la liberté, la justice et l’égalité. Des juridictions françaises les ont condamnés pour “incitation à la discrimination”.

Rita Ahmad a dit :

Au moment où des citoyen·nes européen·nes, inspiré·es par le soulèvement de Black Lives Matter aux États-Unis, s’en prennent à l’héritage odieux du colonialisme européen, la France, l’Allemagne et d’autres pays de l’UE doivent mettre fin à leur répression raciste des défenseur·es des droits humains qui font campagne pour les droits humains des Palestiniens et pour la fin de l’apartheid israélien.

L’Europe est fortement complice de la politique d’Israël : occupation, siège de Gaza, lent nettoyage ethnique des Palestiniens indigènes de Jérusalem, de la vallée du Jourdain et d’ailleurs. Tant que cette complicité durera, les campagnes BDS dureront aussi.

Nous saluons les militant·es solidaires de la Palestine en France qui, malgré la répression anti-palestinienne, ont fait efficacement campagne contre l’apartheid israélien et contre les sociétés complices des crimes de guerre israéliens envers les Palestiniens, notamment AXA, Veolia et Orange.

Le Comité national palestinien BDS (BNC) est la plus grande coalition de la société palestinienne et dirige le mouvement BDS mondial et non violent pour la liberté, la justice et l’égalité pour les Palestiniens. Le mouvement BDS rejette toutes les formes de racisme et de discrimination raciale.

Contexte de la procédure judiciaire (source: site de la CEDH) :

Baldassi et autres c. France (requête no 15271/16, 15280/16, 15282/16, 15286/16, 15724/16, 15842/16 et 16207/16),

Les onze requérants sont : MM. Jean-Michel Baldassi, Henri Eichholtzer, Mmes Aline Parmentier, Sylviane Mure, MM. Nohammad Akbar, Maxime Roll, Mme Laila Assakali, MM. Yahya Assakali, Jacques Ballouey, Mmes Habiba El Jarroudi, et Farida Sarr-Trichine. Les requérants sont de nationalité française, sauf M. Nohammad Akbar et Mme Habiba El Jarroudi, qui sont de nationalités afghane et marocaine. M. Eichholzer et Mme Parmentier résident à Habsheim et Zillisheim, respectivement. M. Jacques Ballouey résidait à Mulhouse, comme les autres requérants.

Ces affaires concernent la plainte de militants de la cause palestinienne pour leur condamnation pénale pour incitation à la discrimination économique, en raison de leur participation à des actions appelant à boycotter les produits importés d’Israël dans le cadre de la campagne BDS « Boycott, Désinvestissement et Sanctions ».

Les requérants font partie du « Collectif Palestine 68 », qui relaie localement la campagne internationale « Boycott, Désinvestissement et Sanctions » (« BDS »). Cette campagne a été initiée le 9 juillet 2005 par un appel émanant d’organisations non-gouvernementales palestiniennes, un an après l’avis rendu par la Cour internationale de Justice selon lequel « l’édification du mur qu’Israël, puissance occupante, est en train de construire dans le territoire palestinien occupé, y compris l’intérieur et sur le pourtour de Jérusalem Est, et le régime qui lui est associé, sont contraires au droit international ».

Le 26 septembre 2009, cinq des requérants participèrent à une action à l’intérieur de l’hypermarché [C.] d’Illzach, appelant au boycott des produits israéliens, organisée par le collectif Palestine 68. Ils exposèrent des produits qu’ils estimaient être d’origine israélienne dans trois caddies placés à la vue des clients et distribuèrent des tracts. Un événement similaire fut organisé par le collectif Palestine 68 le 22 mai 2010 dans le même hypermarché. Huit des requérants y prirent part. Les participants présentèrent en outre une pétition à la signature des clients de l’hypermarché invitant celui-ci à ne plus mettre en vente des produits importés d’Israël.

Le procureur de la République de Colmar cita les requérants à comparaître devant le tribunal correctionnel de Mulhouse pour avoir, entre autres, provoqué à la discrimination, délit prévu par l’article 24, alinéa 8, de la loi du 29 juillet 1881.

Par deux jugements du 15 décembre 2011, le tribunal correctionnel de Mulhouse relaxa les requérants. Par deux arrêts rendus le 27 novembre 2013, la Cour d’appel de Colmar infirma les jugements en ce qu’ils relaxaient les requérants. Elle les déclara coupable du délit de provocation à la discrimination.

Concernant les événements du 26 septembre 2009, la cour d’appel condamna chacun des cinq prévenus à une amende de 1 000 EUR avec sursis et au paiement in solidum à chacune des quatre parties civiles recevables (la ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme, l’association avocats sans frontières, l’association alliance France-Israël et le bureau national de vigilance contre l’antisémitisme) de 1 000 EUR pour préjudice moral, et de 3 000 EUR sur le fondement de l’article 475-1 du code de procédure pénale (frais exposés par les parties civiles et non payés par l’État).

Concernant les événements du 22 mai 2010, la cour d’appel condamna chacun des neuf prévenus à une amende de 1 000 EUR avec sursis et au paiement in solidum à trois des parties civiles (la ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme, l’association avocats sans frontières et l’association alliance France-Israël), chacune, de 1000 EUR pour préjudice moral et de 3 000 EUR sur le fondement de l’article 475-1 du code de procédure pénale (frais exposés par les parties civiles et non payés par l’État).

Par deux arrêts du 20 octobre 2015, la chambre criminelle de la Cour de cassation rejeta les pourvois formés par les requérants, qui invoquaient notamment la violation des articles 7 et 10 de la Convention. Elle jugea en particulier que la cour d’appel avait justifié sa décision, dès lors qu’elle avait relevé, à bon droit, que les éléments constitutifs du délit prévu par l’article 24, alinéa 8, de la loi du 29 juillet 1881 étaient réunis, et que l’exercice de la liberté d’expression, proclamée par l’article 10 de la Convention, pouvait être, en application du second alinéa de ce texte, soumis à des restrictions ou sanctions constituant, comme en l’espèce, des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la défense de l’ordre et à la protection des droits d’autrui.

Invoquant l’article 7 (pas de peine sans loi) de la Convention, les requérants se plaignent d’avoir été condamnés sur le fondement de l’article 24, alinéa 8, de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse pour incitation à la discrimination économique alors que ce texte ne vise pas la discrimination économique. Invoquant l’article 10 (liberté d’expression), ils se plaignent de leur condamnation pénale en raison de leur participation, dans le contexte de la campagne BDS, à des actions appelant au boycott des produits originaires d’Israël.

 

Traduction : SM pour BDS France

Source : BDS Movement

 




Biden s’attaque scandaleusement à la lutte non violente mondiale pour la justice, l’égalité et la liberté des Palestiniens

 

Par Comité National Palestinien pour le boycott d’Israël (BNC) / États-Unis, 20 mai 2020

La suppression de l’aide militaire des États-Unis à Israël tient une place centrale dans le programme progressiste de #HealthcareNotWarfare (Des soins au lieu des armes) et pour la justice sociale, raciale, climatique et de genre.

 

Joe Biden rejette “fermement” le mouvement BDS, s’attaquant scandaleusement à la lutte non violente mondiale pour la justice, l’égalité et la liberté des Palestiniens. La suppression de l’aide militaire des États-Unis à Israël tient une place centrale dans le programme progressiste de #HealthcareNotWarfare (Des soins au lieu des armes) et pour la justice sociale, raciale, climatique et de genre.

En rejetant le BDS, Joe Biden reprend à son compte la complicité des États-Unis avec le système d’occupation, de colonialisme et d’apartheid pratiqué depuis des décennies par Israël, et soutient une politique consistant à nous priver, nous les Palestiniens, de nos droits humains fondamentaux.

À l’heure où Israël agite la menace d’une annexion de jure, Biden fait la promotion du financement militaire d’Israël par les États-Unis en assurant qu’il s’agit de “notre meilleur investissement de 3 milliards de dollars”. Cet “investissement” rend cependant possible les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par Israël – massacres, nettoyage ethnique, démolition d’habitations, siège de Gaza. Aujourd’hui, la plupart des électeurs démocrates approuvent le fait de prendre des sanctions contre Israël, et notamment le fait de rendre l’aide militaire conditionnelle.

Les Américains devraient déplorer la complicité avec l’oppression infligée par Israël, surtout au moment où s’exerce une répression plus forte sous le couvert du COVID-19. #SpreadSolidarity

[Tweet] Joe Biden “firmly” rejects the BDS movement, shamefully opposing the global nonviolent struggle for Palestinian freedom, justice & equality. Cutting US military aid to Israel is vital to the progressive agenda of #HealthcareNotWarfare and social, racial, climate & gender justice. pic.twitter.com/JtMHYocXnU — BDS movement (@BDSmovement) May 20, 2020

Traduction : S. pour BDS France

Source : BDS Movement




La société civile palestinienne appelle les États à sanctionner Israël pour arrêter l’annexion illégale

Par Palestinian Human Rights Organizations Council, 21 mai 2020

La société civile palestinienne demande à tous les États des mesures efficaces pour arrêter l’annexion illégale par Israël de la Cisjordanie occupée et les graves violations des droits humains.

• Interdire le commerce de l’armement et la coopération militaro-sécuritaire avec Israël

• Suspendre les accords de libre-échange avec Israël

• Interdire toute relation d’affaires avec les colonies illégales israéliennes et s’assurer que les compagnies arrêtent/s’abstiennent de toute relation d’affaires avec l’entreprise israélienne illégale de colonisation

• S’assurer que les personnes et les acteurs économiques responsables de crimes de guerre/crimes contre l’humanité dans le contexte du régime israélien illégal d’occupation et d’apartheid soient traduits en justice

 

Le nouveau gouvernement de droite d’Israël est de nouveau prêt à annexer officiellement de larges parts du Territoire palestinien occupé. Cette annexion de jure serait le point d’orgue de l’annexion de facto qui se réalise depuis des années par l’appropriation de terres, le déplacement forcé de la population palestinienne et le transfert vers le Territoire palestinien occupé d’une population israélienne de colonisation.

De fait, Israël viole le droit qui régit l’occupation militaire depuis 1967 en progressant dans sa colonisation du territoire palestinien. Ceci a été facilité par l’imposition d’un régime d’apartheid de discrimination raciale, de ségrégation et d’expansion territoriale qui est inscrit dans la législation intérieure d’Israël.

Institutionnalisé depuis 1948, le régime israélien pourrait être défini comme « un régime unique de domination des Palestiniens dans leur ensemble, y compris la population palestinienne à l’intérieur d’Israël », comme le soutiennent les spécialistes du droit international John Dugard et John Reynolds. Tout ceci continue de nier aux Palestiniens notre droit à l’autodétermination et nos autres droits humains fondamentaux.

Nous, syndicats de la société civile, organisations, groupes de défense des droits humains et de plaidoyer palestiniens souscrivons à la déclaration du Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés : « L’imminente annexion est une épreuve de vérité pour la communauté internationale » et pour sa capacité à défendre le droit international.

Nous rappelons donc à tous les États leur obligation internationale de coopérer pour faire cesser les graves violations du droit international commises par tout État, par le biais de contre-mesures légales, y compris des sanctions. À la lumière de l’imminente annexion de jure par Israël, nous appelons tous les États à se conformer à cette obligation en adoptant des contre-mesures efficaces, y compris des sanctions, pour faire cesser l’acquisition illégale par Israël du territoire palestinien par l’usage de la force, par son régime d’apartheid et par son déni de notre droit inaliénable à l’autodétermination.

Le droit international ne prescrivant pas de mesure particulière, nous appelons l’Assemblée générale et le Conseil de sécurité des Nations Unies, les gouvernements du monde entier, ainsi que le Conseil européen de l’UE, l’Organisation de la coopération islamique (OCI), l’Union africaine, les BRICS, le Mercosur, l’Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA) et d’autres à adopter et appliquer, immédiatement et en priorité, une interdiction complète du commerce de l’armement et de la coopération militaro-sécuritaire avec Israël, et de suspendre les accords de libre-échange avec ce pays.

Une interdiction du commerce de l’armement et de la coopération militaro-sécuritaire avec Israël, comme moyen pour faire cesser ses graves violations du droit international, remplit clairement les critères autorisés des sanctions légales élaborés par la Commission du droit international des Nations Unies : une interdiction ciblée ainsi ne constitue pas une menace d’usage de la force telle qu’elle est prohibée par la Charte des Nations Unies ; elle ne viole pas les obligations humanitaires ou les droits humains fondamentaux, et elle est ciblée et proportionnelle à la gravité des violations israéliennes du droit international et des droits des Palestiniens affectés.

Une interdiction similaire a été adoptée à plusieurs reprises dans le passé par l’Assemblée générale et le Conseil de sécurité des Nations Unies dans les résolutions qui condamnaient l’apartheid comme crime contre l’humanité et menace grave à la paix et la sécurité internationales.

Nous félicitons les plus de 130 parlementaires britanniques qui ont appelé le gouvernement du Royaume-Uni à adopter des sanctions si le gouvernement israélien poursuivait son plan d’annexion.

De même importance est l’obligation internationale pour tout État de ne pas reconnaître comme légale une situation créée par une grave violation du droit international, et de ne prêter ni aide ni assistance pour maintenir cette situation. Le Conseil de sécurité des Nations Unies a demandé « à tous les États de ne fournir à Israël aucune assistance qui serait utilisée spécifiquement pour les colonies de peuplement des territoires occupés ». Nous appelons donc les gouvernements, les législateurs et les partis politiques, en premier lieu, à adopter des législations nationales qui interdisent toute relation d’affaires sous leur juridiction avec les colonies illégales, suivant l’exemple du parlement irlandais.

Nous appelons en outre les gouvernements nationaux à s’assurer – par le biais de conseils, de politiques efficaces, de législation et de mesures exécutoires – que les entreprises sous leur juridiction, ou domiciliées sur leur territoire, respectent les droits humains et le droit international et arrêtent/s’abstiennent de toute relation d’affaires avec l’entreprise israélienne illégale de colonisation. Dans ce contexte, les gouvernements devraient promouvoir la base de données des Nations Unies des entreprises impliquées dans des relations d’affaire avec les colonies de peuplement israéliennes, et soutenir les mises à jour annuelles de la base de données mandatées par le Haut-Commissariat aux droits de l’homme des Nations unies.

Finalement, nous appelons tous les États à enquêter et soutenir les enquêtes sur les personnes et acteurs économiques sous leur juridiction, responsables de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis dans le Territoire palestinien occupé. Nous exhortons les États parties au Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI) à respecter et soutenir la demande de la Procureure que soit ouverte une enquête officielle sur la situation en Palestine, et à protéger la Procureure, le personnel de la CPI, les juristes, les juges et les membres de la société civile palestinienne travaillant à fournir des preuves à la Cour, ainsi que les victimes palestiniennes, contre des représailles et des attaques par Israël et les États-Unis.

Depuis 53 ans, les gouvernements israéliens ont systématiquement sapé le droit international en toute impunité par une annexion fragmentaire et la colonisation de territoires arabes occupés, tant de jure, comme dans le cas de la Jérusalem-Est palestinienne en 1967 et le plateau du Golan syrien en 1982, que de facto par le biais des colonies illégales et du mur en Cisjordanie.

De multiples résolutions des Nations Unies affirment l’interdiction de l’acquisition de territoire par la force et le droit à l’autodétermination du peuple palestinien, condamnant et déclarant nulle et non avenue l’annexion israélienne de territoires occupés, et appelant Israël à se conformer au droit international.

Appelant Israël à abroger son annexion de Jérusalem-Est occupée, le Conseil de sécurité des Nations Unies a même réaffirmé en 1980 dans la Résolution 476 « sa détermination… d’examiner… des moyens pratiques en vue d’assurer l’application intégrale de la présente résolution », tandis que l’Assemblée générale des Nations Unies en 1982 appelait à des sanctions contre Israël, incluant une interdiction du commerce de l’armement et de la coopération, en réponse à l’annexion du plateau du Golan syrien occupé et de la Jérusalem-Est palestinienne.

Beaucoup dans le monde ont condamné le « contrat du siècle » du président Trump des États-Unis non seulement comme une tentative de saper les droits des Palestiniens en droit international, mais également comme une attaque du droit international lui-même. Pourtant, la communauté internationale dans son ensemble a constamment failli à ses obligations face aux graves violations d’Israël, encourageant le gouvernement israélien à continuer l’annexion formelle de parties de la Cisjordanie palestinienne occupée.

Loin de dissuader Israël de commettre ces actes illégaux, la seule critique et les dénonciations rhétoriques de l’Organisation des Nations Unies et de ses membres, sans l’adoption de mesures concrètes qui donnent effet à leurs obligations internationales, ne font qu’encourager Israël à anéantir de manière irréversible toute possibilité d’une paix juste, globale et soutenable dans notre région.

Signataires initiaux de la société civile palestinienne :

· Palestinian Human Rights Organizations Council (PHROC) incluant:

· Al-Haq – Law in the Service of Mankind

· Al Mezan Center for Human Rights

· Addameer Prisoner Support and Human Rights Association

· Palestinian Centre for Human Rights (PCHR)

· Defense for Children International Palestine (DCIP)

· Jerusalem Legal Aid and Human Rights Center (JLAC)

· Aldameer Association for Human Rights

· Ramallah Center for Human Rights Studies (RCHRS)

· Hurryyat – Center for Defense of Liberties and Civil Rights

· The Independent Commission for Human Rights (Ombudsman Office) – Observer Member

· Muwatin Institute for Democracy and Human Rights – Observer Member

· Palestinian NGO Network (PNGO)

· Global Palestine Right of Return Coalition

· Palestinian Bar Association

· Al-Haq

· Palestinian Medical Association

· General Union of Palestinian Teachers

· Palestinian Federation of Unions of University Professors and Employees (PFUUPE)

· General Union of Palestinian Women

· General Union of Palestinian Writers

· Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI)

· Council of National and Islamic Forces in Palestine

· General Union of Palestinian Workers

· Palestinian Union of Postal, IT and Telecommunication workers

· Palestinian National Institute for NGOs (PNIN)

· Federation of Independent Trade Unions

· Union of Palestinian Farmers

· Grassroots Palestinian Anti-Apartheid Wall Campaign (STW)

· Popular Struggle Coordination Committee (PSCC)

· Civic Coalition for the Defense of Palestinian Rights in Jerusalem

· Coalition for Jerusalem

· National Committee to Commemorate the Nakba

· General Union of Palestinian Peasants

· Union of Palestinian Charitable Organizations

· Union of Professional Associations

· Women’s Campaign to Boycott Israeli Products

· Union of Youth Activity Centers-Palestine Refugee Camps

· Agricultural Cooperatives Union

· National Committee for Grassroots Resistance

· Palestinian General Federation of Trade Unions – Gaza

· Palestinian Agricultural Relief Committee (PARC)

· Palestinian Medical Relief Society (PMRS)

· Ramallah Center for Human Rights Studies (RCHRS)

· Women Study Center (WSC PAL)

· Palestinian Feminist Center for Sexual and Gender Freedoms – Aswat, Haifa

· Palestinian Working Woman Society for Development

· Women’s Centre for Legal Aid and Counselling (WCLAC)

· MADA – Palestinian Center for Development & Media Freedoms

· Wasel Center for Youth Development

· Youth Development Society

· The Cultural Forum Center

· Early Childhood Sources Association

· Union of Agricultural Work Committees (UAWC)

· Human Rights & Democracy Media Center “SHAMS »

· Rural Women Development Association

· Khalil Sakakini Cultural Center

· Arab Center for Agricultural Development (ACAD)

· Health Work Committees

· The National Union of Civil Society Organizations, Nablus

· Burj Al-Luqluq Social Center Society, Jerusalem

· Land Defense Coalition

· Federation of New Trade Unions

· Jerusalem Legal Aid and Human Rights Center

· Tamer Institute for Community Education

· Palestinian Youth Union

· Occupied Palestine and Syrian Golan Heights Initiative (OPGAI)

· Popular Art Center (PAC)

· Teacher Creativity Center

· Prisoners Support and Human Rights Association – Addameer

· The Palestinian Center for Peace and Democracy (PCPD)

· Arab Agronomists Association (AAA)

· Defense for Children International –Palestine (DCI–Palestine)

· Center for Defense of Liberties and Civil Rights « Hurriyyat »

· Seeds Association for Development and Culture

· Palestinian House of Friendship

· Palestine Friend’s Association

· Yafa Cultural Center

Traduction : MUV pour BDS France

Source : BDS Movement




#HealthcareNotWarfare (Des soins au lieu des armes)

 

Par le comité palestinien pour le BDS (BNC)
Téléchargez une version PDF de notre fiche d’information de mai 2020. Plus bas, ces images sont une version texte de la fiche d’information, avec des hyperliens vers des sources.

La pandémie du COVID-19 a mis clairement en évidence les effets dévastateurs des politiques raciales discriminatoires, des coupes dans les services publics et des dépenses militaires et de sécurité excessives des gouvernements répressifs.

• Les personnes de couleur meurent dans des proportions beaucoup plus élevées en raison du #CoronaRacism.

• Des millions de personnes dont les logements sont trop petits et les revenus insuffisants ne peuvent pas pratiquer la distanciation sociale et sont menacés par la faim du fait du confinement.

• Les travailleurs de première ligne reçoivent des salaires injustes et des équipements de protection individuelle inadéquats.

 

L’occupation militaire israélienne, qui dure depuis des décennies, a été désastreuse pour le système de santé des Palestiniens. Après 13 ans de siège israélien, les deux millions de Palestiniens de Gaza sont confrontés à la bombe à retardement du COVID-19 avec seulement 63 respirateurs et 78 lits en soins intensifs.

Israël est l’un des principaux bénéficiaires de la militarisation mondiale. Il a fourni des armes et des entraînements à des régimes dictatoriaux et génocidaires, de l’Afrique du Sud de l’apartheid, le Rwanda et le Chili sous Pinochet, au Myanmar et au Sud Soudan. Il est l’un des principaux fournisseurs de technologies militaires et d’espionnage aux gouvernements du monde entier.

Parmi les gouvernements ayant des échanges militaires et sécuritaires importants avec Israël, qui contribuent à permettre son oppression des Palestiniens, on peut citer :

• L’Inde : qui dépense plus de deux fois plus pour son armée que pour la santé publique, y compris pour l’achat d’un milliard de dollars d’armes israéliennes par an. L’Inde gaspille 1,6 million de dollars pour des fusils israéliens, alors que le COVID-19 se répand. L’Inde ne dispose que de 2,3 lits de soins intensifs pour 100 000 personnes, et de moins d’un médecin pour 1 000 personnes.

• Les États-Unis : leader mondial en matière de dépenses militaires, ils sont également en tête pour le nombre de décès dus aux coronavirus. Les États-Unis donnent à Israël 3,8 milliards de dollars par an pour des armes, argent qui pourrait plutôt financer 76 000 respirateurs ou 760 millions de masques N-95.

• Le Brésil : avec ses dépenses militaires en hausse. Le président brésilien Bolsonaro minimise la menace du coronavirus, bien que les unités de soins intensifs du pays soient pleines. Les liens militaires croissants du Brésil avec Israël comprennent 100 millions de dollars d’armes télécommandées.

• L’UE : qui compte désormais 1 million de cas de coronavirus, a dépensé 69 millions de dollars depuis 2018 en technologies militaires et de surveillance israéliennes, testées sur le terrain sur les Palestiniens, afin de militariser davantage les frontières de l’Europe.

• Les EAU : qui en 2017 avaient des dépenses militaires vingt fois supérieures à leurs dépenses de santé. Son régime impitoyable a payé 6 milliards de dollars pour des infrastructures de sécurité israéliennes et 846 millions de dollars pour des avions de surveillance israéliens.

Arrêtez de financer la militarisation, financez des soins de santé adéquats pour tous et cessez de soutenir les régimes oppressifs, y compris le régime israélien d’apartheid.

Traduction : MUV pour BDS France

Source : BDSmovement.net

 




Pétition : Non aux drones tueurs israéliens pour contrôler les frontières européennes!

30 mars 2020

A l’occasion de la journée de la Terre et des 2 ans du début de la Grande Marche du Retour à Gaza, une large coalition européenne d’ONG, syndicats, associations de migrants… lancent ce lundi 30 mars une pétition pour dire STOP aux drones israéliens pour surveiller les frontières de l’Union européenne et contrôler l’entrée de migrants sur son territoire.

La pétition « Non aux drones tueurs israéliens pour contrôler les frontières européennes »

Depuis novembre 2018, l’Agence européenne pour la sécurité maritime (EMSA) a loué, par l’intermédiaire de la compagnie portugaise CeiiA, deux drones Hermes 900, appelés encore « drones tueurs » et fabriqués par la plus grande entreprise militaire d’Israël, Elbit Systems. Selon le contrat de location pour deux ans, pour un montant de 59 millions d’euros, les drones sont utilisés principalement pour mettre en place les politiques répressives anti-immigration de l’Union européenne. Les experts condamnent ce changement vers la surveillance aérienne en tant qu’il constitue une abrogation de la responsabilité de sauver des vies. Pire encore, les drones tueurs d’Elbit assistent Frontex et les autorités nationales en Grèce, où migrants et réfugiés ont été ciblés en mer à balles réelles.

Elbit Systems développe ses drones avec la collaboration de l’armée israélienne et promeut sa technologie en tant que « testée sur le terrain » — sur les Palestiniens. L’entreprise fournit 85% des drones utilisés par Israël dans ses assauts militaires répétés et son inhumain siège permanent de Gaza. Les drones Hermes ont tué les quatre enfants jouant sur la plage pendant l’attaque d’Israël sur Gaza en 2014.

Ces drones peuvent tuer mais ne peuvent sauver des vies.

Demandez maintenant à l’Union européenne de cesser d’utiliser ces drones et de dépenser de l’argent du contribuable européen pour militariser ses frontières et la mer en signant la pétition.

>> Signer la pétition

>> Lire le rapport de la CECP et Stop the Wall sur l’utilisation de drones tueurs israéliens par l’Union européenne, au mépris de ses propres obligations en droit international

Partagez cette pétition par e-mail et sur vos réseaux sociaux !

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Les Hashtags
#openborders #nodrones #worldwithoutwalls #militaryembargo #HealthcareNotWarfare

Exemples de Tweets à partager

#worldwithoutwalls Solidarité généralisée : Agissons pour que l’argent européen cesse d’être dépensé pour les drones tueurs israéliens et la militarisation des frontières contre les migrants https://petition.stopthewall.org
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#nodrones

SIGNEZ/PARTAGEZ https://petition.stopthewall.org
Les agences européennes @Frontex & @EMSA_LISBON utilisent des drones tueurs israéliens développés et testés pour commettre des crimes à #Gaza pour leur politique anti-immigration. Nous pouvons les arrêter maintenant !
#nodrones #openborders

Mobilisez-vous pour les droits humains SIGNEZ maintenant https://petition.stopthewall.org
Les agences européennes @Frontex @EMSA_LISBON
utilisent des drones tueurs israéliens responsables de crimes à #Gaza pr leur politique anti-immigration. Arrêtons-les maintenant ! #HealthcareNotWarfare

#AGIR Signez la pétition https://petition.stopthewall.org Les drones israéliens tueurs développés lors des attaques à #Gaza soutiennent les crimes des gardes-côtes des agences @Frontex @EMSA_LISBON contre les migrants. Nous pouvons les arrêter maintenant !
#worldwithoutwalls
#openborders

Contacts à cibler sur Twitter
Commission européenne :

  • @YlvaJohansson – Ylva Johansson, Commissaire européenne aux Affaires intérieures
  • @AdinaValean – Adina Valean, Commissaire aux Transports
  • @Vsinkevicius – Virginijus Sinkevi ?ius, Commissaire à l’Environnement, aux Océans et à la Pêche
  • @EU_Commission

Parlement européen :

  • @EP_Transport – Commission des Transports et Tourisme
  • @EP_Budgets – Commission des Budgets

 

Vous pouvez joindre ces visuels à vos posts :

 




Microsoft lâche AnyVision – la campagne #DropAnyVision célèbre l’événement

28 MARS 2020
Contact: Sonya E Meyerson-Knox | sonya@jvp.org | 929-290-0317

À LA FIN DE JANVIER, NOUS SOMMES ALLÉS AU SIÈGE DE MICROSOFT AVEC UNE PÉTITION SIGNÉE PAR PLUS DE 75 000 PERSONNES, DEMANDANT À MICROSOFT DE CESSER DE FINANCER ANYVISION. HIER ILS L’ONT FAIT.

(New York City, NY) 28 mars 2020:

La campagne #DropAnyVision célèbre une grande victoire parce que Microsoft désinvestit de la firme technologique  israélienne  AnyVision. La campagne #DropAnyVision a collecté plus de 75 000 signatures, forçant Microsoft à lancer un audit externe et a organisé la remise d’un pétition avec des travailleurs de Microsoft sur son campus de Redmond.

La technologie de reconnaissance faciale de Any Vision est utilisée pour imposer l’occupation militaire de la Cisjordanie par Israël et elle a été financée par Microsoft. La campagne #DropAnyVision a exigé que Microsoft mette fin  à ce financement, qui représente un investissement dans une société qui teste ses produits sur des Palestiniens aux checkpoints et qui viole, au moyen d’une surveillance clandestine, les six principes de surveillance légale de Microsoft.

 “À un moment où nos droits civils sont menacés par des régimes autoritaires par l’accès à des technologies tels les systèmes de reconnaissance faciale d’AnyVision, voir Microsoft s’écarter de leur financement est énorme » a dit Granate Kim, la directrice de la communication de Jewish Voice for Peace. « À la fin de janvier, nous sommes allés au siège de Microsoft avec une pétition signée par plus de 75000 personnes demandant à Microsoft de cesser de financer AnyVision. Hier, ils l’ont fait.

Lau Barrios, directrice de campagne : « La décision de Microsoft de désinvestir d’AnyVision est une victoire importante pour ceux qui militent pour la justice technologique et pour la communauté internationale en solidarité avec le peuple palestinien. Cette décision de Microsoft, un leader mondial en technologie, renforce aussi notre croyance qu’on ne peut pas avoir confiance  dans le gouvernement, la police et l’armée quant à l’utilisation de technologies de surveillance comme la reconnaissance faciale, dont l’usage est croissant aux USA et ailleurs dans le monde pour contrôler, surveiller et, au-delà, criminaliser les communautés noires, colorées, d’immigrants, palestiniennes et musulmanes ».

Omar Barghouti, co-fondateur du mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions pour les droits des Palestiniens : « La décision de Microsoft de se débarrasser de AnyVision est un coup magistral porté à cette société israélienne profondément complice et un succès pour l’impressionnante campagne BDS menée par Jewish Voice for Peace. Les crimes de guerre d’Israël contre les Palestiniens, avec la complicité de nombreuses corporations comme AnyVision, continuent malgré la menace du coronavirus, donc la résistance que leur opposons et notre insistance sur la liberté, la justice et l’égalité ne peuvent que continuer ».

En janvier, la campagne #DropAnyVision a tenu un séminaire sur le campus de Microsoft à Redmond et a remis une  pétition. L’action, organisée par Jewish Voice for Peace avec MPower Change et SumOfUs, ainsi qu’avec des militants de base et des dirigeants de Redmond et de Seattle, a permis de présenter une pétition comportant 75 000 signatures, de distribuer des flyers aux travailleurs de Microsoft et de discuter de la façon dont Microsoft viole ses propres principes éthiques sur la technologie de reconnaissance faciale. Avec des banderoles, des affiches, des panneaux mobiles sur des camions et des discours prononcés par des militants locaux qui scandaient : « 70 mille disent haut et fort que Microsoft a tort », des travailleurs de Microsoft se sont joints à des dizaines de militants solidaires des droits des Palestiniens sur le campus de Microsoft en distribuant les 75000 pétitions.

Ranjan Pradeep, programmeur chez Microsoft, a expliqué ainsi pourquoi il a participé en janvier à la campagne #DropAnyVision : « En tant que travailleur chez Microsoft, je suis horrifié que Microsoft finance AnyVision. Brad Smith, le président de Microsoft a parlé des dangers possibles de la reconnaissance faciale, au sens où cela peut augmenter les biais et la discrimination, faire intrusion dans la vie privée des gens et empiéter sur les droits humains. AnyVision fait ces trois choses ! ».

Le contexte :

Après le lancement de la campagne #DropAnyVision campaign par Jewish Voice for Peace, MPower Change et SumOfUs et après l’enquête explosive de NBC, pourquoi Microsoft a-t-il financé une firme israélienne qui exerce une surveillance sur les Palestiniens de Cisjordanie ? Le 15 novembre 2019, Microsoft a déclaré lancer un audit externe conduit par l’ancien procureur général Éric Holder, pour établir si ce financement était conforme aux principes éthiques sur l’usage de la technologie.

Le 4 décembre 2019, alors que des questions étaient posées par les actionnaires de Microsoft sur le financement, par la société, de AnyVision, lors d’une réunion virtuelle d’actionnaires, la vague twitter #DropAnyVision twitterstorm a fait le buzz, des centaines de gens tweetant eux-mêmes : « La surveillance des Palestiniens c’est de l’exploitation, pas de l’innovation », « Comment les Palestiniens peuvent-ils consentir à être surveillés par l’occupant ? » et « Les Palestiniens n’ont aucune ‘liberté démocratique’, au profit de la ‘sécurité’ de Microsoft ».

La campagne DropAnyVision.org a exigé de Microsoft qu’il annule ses 74 millions de dollars d’investissement dans AnyVision (66 millions €), société fondée et dirigée par des membres de l’armée israélienne et des agences de sécurité, qui viole les six principes qui guident le travail de reconnaissance faciale de Microsoft. L’un de ces principes est l’engagement à « une surveillance légale » : Microsoft « plaidera pour que les personnes aient la garantie de leurs libertés démocratiques dans des scénarios de surveillance visant l’application de la loi  et ne déploiera pas la technologie de surveillance faciale  dans des scénarios dont nous pensons qu’ils mettraient ces libertés en question ». Pourtant, l’action de AnyVision en Cisjordanie occupée par Israël comporte une reconnaissance faciale effectuée aux checkpoints israéliens et le contrôle de la vie quotidienne des Palestiniens  par un réseau de caméras dans toute la Cisjordanie. En substance, AnyVision opère là où les libertés démocratiques ne sont pas  seulement « en question » mais n’existent tout simplement pas – et en agissant ainsi, elle viole les principes de Microsoft sur « la surveillance légale ».

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Jewish Voice for Peace est une organisation de base nationale inspirée par la tradition juive pour agir pour une paix juste et durable  selon les principes des droits humains, de l’égalité et du droit international  pour tous les habitants d’Israël et de Palestine. JVP a plus de 500 000 soutiens en ligne, plus de 70 sections locales, une branche de jeunes, un Conseil rabbinique, un Conseil d’artistes, un Conseil consultatif académique et un Comité consultatif composé d’intellectuels et d’artistes de premier plan aux États Unis.

Source : https://jewishvoiceforpeace.org/dropanyvision-win/

Traduction SF pour BDS France




Empêcher les drones tueurs israéliens d’intensifier la militarisation aux frontières de l’Union Européenne

 

Par ECCP Palestine, 6 mars 2020

Depuis la fin de février 2020, aux frontières de l’Union européenne avec la Turquie, l’Union Européenne fait face aux réfugiés et aux migrants avec une violence militarisée croissante, exécutée par les forces grecques qui utilisent des gaz lacrymogènes sur terre et des balles réelles sur mer. Les agences européennes FRONTEX et EMSA annoncent une escalade encore plus grande dans leur intervention. Du ciel, les drones tueurs israéliens développés pendant les massacres à Gaza fournissent l’information nécessaire à ces attaques contre les migrants et les réfugiés.

L’industrie militaire d’Israël fait du lobbying depuis des années pour obtenir sa part des multimillions de l’Union européenne dépensés sur la militarisation aux frontières. Le ministre de la Défense d’Israël a annoncé en 2018 que l’Europe était une « cible importante pour les transactions de défense, principalement en termes de ‘défense aux frontières ». Les résultats arrivent : Frontex et l’EMSA (l’Agence européenne pour la sécurité maritime) ont commencé à utiliser les drones tueurs israéliens.

Depuis 2018, plus de 63 millions d’euros d’argent public européen ont été utilisés pour financer directement et alimenter l’économie de guerre d’Israël, tandis que Frontex et l’EMSA militarisent de plus en plus les frontières européennes et la Méditerranée avec la technologie de surveillance et de guerre qu’Israël a développée et testée lors d’assauts brutaux sur Gaza.

Pendant ce temps, le nombre de « bateaux fantômes » — des bateaux avec des migrants qui ont disparu sans laisser de trace dans la Méditerranée — continue à augmenter en 2019 et 2020.

Nous avons la responsabilité et la possibilité d’empêcher cela maintenant.

L’ECCP (European Coordination of Committees and Associations for Palestine) (Coordination européenne des comités et associations pour la Palestine) et l’association Stop the Wall ont publié leur nouvelle note d’information « Empêchez les drones tueurs israéliens d’intensifier la militarisation aux frontières de l’Union Européenne » pour dénoncer le rôle des entreprises et des technologies militaires israéliennes dans ces violations des droits humains.

Pour télécharger la note d’information complète, cliquez ici.

Traduction : CG pour BDS France

Source : ECCP Palestine




En cette Journée Internationale des Femmes, nous célébrons le leadership des femmes qui luttent contre l’oppression et la militarisation

Par le Comité National (BDS) palestinien / Israël, Chili, Argentine, Inde, Brésil, États-Unis, Europe

Les femmes qui, à travers le monde, mènent les mouvements pour la justice considèrent de plus en plus l’appel des Palestiniens pour un embargo militaire sur Israël non pas seulement comme une exigence des Palestiniens, mais aussi comme une exigence liée à leurs propres luttes pour la libération et la justice.

En célébrant aujourd’hui la Journée Internationale des Femmes, nous mettons l’accent sur le leadership des femmes, en Palestine et à travers le monde, dans les luttes contre la militarisation, la violence policière et l’oppression raciale, genrée, sociale et économique.

Regardez notre vidéo sur les femmes qui mènent la lutte contre la militarisation

La sécurité d’Israël et ses doctrines militaires, entraînement et armes létales ont, depuis des décennies, soutenu des escadrons de la mort, des dictatures militaires, des gouvernements despotiques et des régimes génocidaires. De l’Amérique latine à l’Inde et au Myanmar, du Rwanda et de l’Afrique du Sud de l’apartheid au Sud Soudan, et des Emirats Arabes Unis et de l’Arabie Saoudite à Oman, les armes d’Israël, ses systèmes de surveillance, son cyber-espionnage ou ses entraînements militaires ont permis des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et autres graves violations des droits de l’Homme.

Les femmes qui mènent les mouvements pour la justice à travers le monde reconnaissent de plus en plus l’implication d’Israël dans les systèmes qui les oppriment. Elles considèrent de plus en plus l’appel des Palestiniens pour un embargo militaire sur Israël, non pas seulement comme une exigence des Palestiniens, mais aussi comme une exigence liée à leurs propres luttes pour la libération et la justice.

Partagez notre vidéo sur les femmes qui mènent la lutte contre la militarisation

Des années 1920 à aujourd’hui, les femmes palestiniennes ont joué un rôle essentiel dans la résistance aux décennies de régime israélien d’occupation militaire, de colonialisme de peuplement et d’apartheid, tout en se battant simultanément chez elles contre l’oppression sociale, le sexisme, la discrimination et les préjugés.

Décrites par Israël comme une « menace démographique », les femmes autochtones de Palestine ont constamment lié la libération nationale à l’émancipation sociale. Elles se sont nourries des luttes des femmes en Algérie, en Inde, en Afrique du Sud, aux Etats Unis, en Irlande, à Cuba, en Argentine et ailleurs. En tant que militantes, combattantes pour la liberté et prisonnières, et mères, sœurs et partenaires de prisonniers et de martyrs, les femmes palestiniennes sont un exemple très répandu dans le monde pour leur résistance, leur ténacité et leur résilience héroïque.

En cette journée si importante, nous célébrons le leadership créatif, persévérant et motivant des femmes au premier plan de nos luttes sociales et politiques, dans l’organisation, les manifestations et le combat contre la militarisation et l’oppression, la recherche d’un monde plus juste, plus beau et plus empreint de dignité.

Traduction : J.Ch pour BDS France

Source : BNS




Plus de 50 académiciens et militants condamnent l’appel du Consul général indien qui soutient le modèle israélien pour le Cachemire, et ils appellent à un embargo militaire sur Israël

30 novembre 2019 – BDS India

En appelant à un embargo militaire sur Israël, nous appelons aussi à mettre fin aux liens qui favorisent le siège et la répression en cours au Cachemire.

Lors d’un évènement privé à New York samedi dernier, le 23 novembre, le Consul général de l’Inde à New York, Sandeep Charkravorty, a tenu, dans le contexte du retour des Pandits cachemiriens, des propos scandaleux proposant de suivre le modèle israélien au Cachemire. Même s’il n’a pas spécifié s’il se référait alors à Israël en tant que tel ou à ses colonies en Cisjordanie, Mr Chakravorty, en sa qualité de diplomate indien, a recommandé la politique d’Israël, c’est-à-dire une politique d’apartheid, de crimes de guerre et de nettoyage ethnique et qu’elle soit mise en œuvre au Cachemire. Plus loin dans son intervention, il déclara aussi que « la culture du Cachemire est une culture indienne, qu’elle est une culture hindoue ». L’intervention avait lieu lors d’une rencontre privée entre la communauté de la diaspora des Pandits cachemiriens et Vivek Agnihotri, un réalisateur dont la propagande éhontée a contribué à la création du mythe des « naxalites urbains », un terme désormais régulièrement utilisé pour persécuter les militants et les défenseurs des droits humains en Inde.

Alors que le gouvernement prétendait que l’abrogation de l’article 370 et la répression qui avait suivi au Cachemire, et qui entraient maintenant dans leur quatrième mois, recherchaient le « développement » du Cachemire, Mr Chakravorty dévoilait par mégarde le noyau nationaliste hindou qui se cachait derrière cette décision. Il est déplorable que la douleur et le traumatisme de la communauté Pandit du Cachemire soient utilisés comme des armes pour le programme commun du régime. Il est en outre évident que la classe dominante a été imprégnée de son idéologie, en Inde et à l’extérieur.

La révocation des articles 370 et 35 (A) était dès le départ appelé à s’inspirer de la politique de colonisation de peuplement israélienne par des voix progressistes et laïques. Au cours des cinq années passées, l’Inde a été le plus grand importateur d’armes israéliennes, des transactions dont le montant monte chaque année jusqu’à 1 milliard de dollars. En outre, des entreprises indiennes se sont lancées dans des coentreprises avec des entreprises israéliennes d’armement pour fabriquer des drones et des fusils. Des délégations de l’armée israélienne se sont rendues au Cachemire et des stagiaires des services de police indiens ont été envoyés en Israël pendant une semaine dans le cadre de leur programme. La coopération en matière sécurité entre les deux est complexe et inévitablement, cela signifie un échange de méthodes et de tactiques. Plus récemment, il a été révélé que des militants et des avocats avaient été ciblés par le logiciel espion israélien Pegasus. Le projet de loi déposé pour amender la citoyenneté vise à conférer « un droit au retour » aux non-musulmans des pays voisins de l’Inde, tout comme Israël le fait pour les personnes juives à travers le monde. Il existe une collaboration idéologique de l’hindouïté avec le sionisme derrière ces transactions sur les armes, et cette coopération en matière de sécurité.

Les armes et les tactiques que l’Inde reçoit d’Israël sont « testées sur le terrain » sur les Palestiniens. Les achats d’armes par l’Inde servent directement à financer l’occupation israélienne des territoires palestiniens. En début de ce mois, Israël a tué 34 Palestiniens à Gaza, dans des frappes aériennes, dont une famille de huit membres. L’apartheid, l’occupation et le colonialisme d’Israël tirent leur impunité du soutien qu’ils reçoivent d’États comme l’Inde. Maintenant, plus que jamais, il nous incombe d’associer notre lutte pour la démocratie et la laïcité à celle des Palestiniens pour leur libération. En appelant à un embargo militaire sur Israël, nous appelons aussi à mettre fin aux liens qui favorisent le siège et la répression en cours au Cachemire. Ce sera un moyen efficace pour véritablement mettre un terme à la mise en application du modèle israélien au Cachemire.

 

Ont approuvé :

1. Achin Vanaik, Retd. Professor of International Relations, University of Delhi
2. Pamela Philipose, Senior Journalist
3. Githa Hariharan, Writer
4. Tapan Bose, Filmmaker and Human Rights defender
5. Dipankar Bhattacharya, General Secretary, CPIML Liberation
6. Kavita Krishnan, Secretary, AIPWA
7. Nandita Narain, Associate Professor, St Stephen’s College, Delhi
8. Apoorvanand, Professor, Department of Hindi, Delhi University
9. Nivedita Menon, JNU
10. Nuzhat Kazmi, Professor, Faculty of Fine Art, Jamia Millia Islamia
11. Vivan Sundaram, Artist
12. Sukrita Lahiri, PhD Scholar, JNU
13. Sukla Sen, Peace Activist, Mumbai
14. Marcy Newman, author of The Politics of Teaching Palestine to Americans.
15. Imrana Qadeer, CSD, Delhi
16. Uma V Chandru, Anthropologist and Rights Activist
17. Anand Patwardhan, Filmmaker
18. Gautam Mody, General Secretary, New Trade Unions Initiative
19. Sudhanva Deshpande, Theatre Artist and Publisher
20. Aparna Sundar, Independent Researchers, Toronto
21. Dean Accardi, Assistant Professor of History, Connecticut College, USA
22. Raja Qaiser Ahmad, Quaid-i-Azam University, Islamabad, Pakistan
23. Omer Aijazi, Postdoctoral Fellow, University of Toronto, Canada
24. Dibyesh Anand, Professor of International Relations, University of Westminster, UK
25. Mirza Saaib Beg, Lawyer, London, UK
26. Mona Bhan, Associate Professor of Anthropology and the Ford Maxwell Professor of South Asian Studies, Syracuse University, USA
27. Emma Brännlund, Senior Lecturer in Politics and International Relations, University of the West of England (UWE Bristol), UK
28. Farhan Mujahid Chak, Associate Professor, Qatar University, Qatar
29. Iffat Fatima, Filmmaker, India
30. Javaid Hayat Khan, Ph. D. Independent Researcher and Analyst, Edmonton, Alberta, Canada
31. Serena Hussain, Associate professor, Coventry University, UK
32. Shrimoyee Nandini Ghosh, Lawyer and Legal Researcher, India
33. Nitasha Kaul, Associate Professor, University of Westminster, UK
34. Suvir Kaul, A.M. Rosenthal Professor, Department of English, University of Pennsylvania, USA
35. Fozia Nazir Lone, Associate Professor of International Law, City University of Hong Kong, Hong Kong
36. Laura Lucia Notaro, Consultant, Sustainable Development, Milan, Italy
37. Inshah Malik, Assistant Professor, Kardan University, Kabul, Afghanistan
38. Deepti Misri, Associate Professor, University of Colorado, Boulder, USA
39. Preetika Nanda, Research Scholar, India
40. Immad Nazir, Research Scholar, University of Erlangen-Nuremberg, Germany
41. Idrisa Pandit, Independent Scholar, Waterloo, Canada
42. Samina Raja, Professor, University of Buffalo, USA
43. Mehroosh Tak. Lecturer, Royal Veterinary College, London, UK
44. Nishita Trisal, PhD Candidate, University of Michigan, Ann Arbor, USA
45. Saiba Varma, Assistant Professor, University of California, San Diego, USA
46. Ather Zia, Assistant Professor, University of Northern Colorado, USA
47. Gautam Navlakha, PUDR and Newsclick
48. Sunaina Maira, Professor, Asian American Studies, UC Davis and a founding organizer of the US Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (USACBI)
49. US Campaign for Academic and Cultural Boycott of Israel
50. Ahmar Raza
51. Mani Shankar Aiyar, Former Member of Indian Parliament and diplomat
52. Richard Falk, Professor of International Law, Emeritus, Princeton University
53. John King, New York University/cultural worker
54. Stefan Kipfer, Associate Professor, Faculty of Environmental Studies, York University, Toronto, Canada
55. Rana Khan, Toronto

Source : BDS Movement

Traduction : BP pour BDS France




Communiqué : La Campagne BDS France dénonce la participation de la France à des manœuvres navales en Israël

La Campagne BDS France dénonce la participation de la France à des manœuvres navales dans le port de Haïfa au nord d’Israël, comme le rapporte un article de l’hebdomadaire l’Express en date du 9 août dernier*.

Bien que l’État d’Israël prétende qu’il ne s’agit pas de manœuvres à des fins militaires, ces exercices s’inscrivent dans un contexte de vives tensions au Moyen-Orient, à un moment où cette région est plus que jamais menacée de déstabilisation. Celle-ci est accentuée par la découverte de gaz en Méditerranée orientale ces dernières années, découverte qui a fait naître de grands espoirs, tout en attisant les convoitises, que le régime israélien n’est pas le dernier à éprouver.

Comment la France peut-elle souhaiter renforcer des liens avec une marine israélienne qui a opéré illégalement dans les eaux internationales il y a juste un an, en arraisonnant une nouvelle fois la Flottille de la Liberté pour Gaza ? Comment la France peut-elle souhaiter avoir des échanges avec une marine qui ferme illégalement de façon régulière la zone de pêche pour les habitants de Gaza, et tire de manière délibérée sur les pêcheurs de Gaza ?

Comment la France peut-elle renforcer ses liens militaires avec un État dont la colonisation a été  dénoncée par la résolution 2334 du conseil de sécurité de l’ONU et qui,  en se déclarant « État- nation du peuple juif », prône l’apartheid et la colonisation, comme « valeurs nationales » ?

Nous dénonçons cette nouvelle complicité de notre gouvernement avec le régime israélien, qui, depuis mars 2018,  a assassiné plus  de 300 manifestants palestiniens désarmés à Gaza et en a mutilé des milliers d’autres.

La Campagne BDS France participe à la campagne internationale initiée par le BNC (comité palestinien pour le BDS) pour un embargo militaire contre Israël et réitère son appel à cesser toute coopération avec le régime colonial  et d’apartheid israélien.

 

* l’express : Israël veut consolider sa place en Méditerranée avec des exercices navals internationaux

 

La Campagne BDS France

www.bdsfrance.org

 




Aux puces de Clermont-Fd pour GAZA et pour BDS

Une demi-douzaine de militant.e.s AFPS 63 et BDSF 63, et deux sympathisants, ont distribué 1.000 tracts pour Gaza et BDS, le dimanche 26 mai, de 10h à 12h, au marché aux puces des Salins, à Clermont-Ferrand. Notre banderole « Stop au blocus de Gaza », « Boycott d’Israel » et deux drapeaux AFPS ornaient une des entrées du marché.

Les passants nous ont souvent remercié pour notre action, et 4 ont laissé leur contact pour connaitre nos futures actions. Quelques partisans d’Israël ont déchiré le tract, ou souhaité l’extermination de la population de Gaza…




120 PERSONNES POUR GAZA ET BDS, ET CONTRE L’EUROVISION, A CLERMONT-FD

Cent-vingt personnes de tous âges et origines rassemblées à Clermont-Fd ont scandé de nombreux slogans devant Vercingétorix et un arrêt de tramway, pour la levée du blocus de Gaza, pour le Boycott et des Sanctions contre Israël, et contre l’Eurovision à Tel-Aviv.

  

Une demi-douzaine de militant.e.s AFPS, BDSF et NPA ont distribué au centre ville de Clermont-Fd 700 ex. d’un tract de 28 organisations appelant à un rassemblement pour la levée du blocus de Gaza, pour le Boycott et des Sanctions contre Israël, et contre l’Eurovision à Tel-Aviv. Puis 120 personnes de tous âges et origines, dont de nombreuses têtes inconnues, se sont rassemblées et ont formé un grand cercle sur la place de Jaude, près de la statue de Vercingétorix et d’un arrêt du tramway, autour de 4 banderoles appelant à la levée du blocus, au boycott de l’Etat d’apartheid et de l’Eurovision, et au droit au retour des réfugiés, en écoutant des chants militants pour la Palestine.

   

Des prises de parole de l’AFPS 63-BDSF 63 , de l’UNEF et du Collectif des Mosquées de Clermont-Auvergne ont rappelé, en ce jour anniversaire de la Nakba, la situation humanitaire dramatique de Gaza sous blocus et massacres, et la nécessité de BDS face à l’inaction ou la complicité des grandes puissances avec l’Etat colonial d’apartheid. La nécessité de se mobiliser plus largement a été soulignée. Des slogans ont été criés et parfois dansés entre les prises de parole :

Gaza / Vivra // Palestine / Vaincra

Israël / Assassin // Macron / Complice

Boycott / Israël / Etat / Criminel

A Paris / comme à Bruxelles // des sanctions / contre Israël

Occuper / est un crime // résister / est un droit

Halte / aux massacres / à Gaza

Pas d’Eurovision // Au pays / de l’apartheid

France Télévision // Complice / d’Israel

    

De nombreux passagers descendaient du tramway, toutes les 6 minutes environ, et pouvaient assister à cet événement qui a duré près d’une heure trente. Avant dissolution du rassemblement, rendez-vous a été donné pour nos prochaines actions BDS, notamment contre PUMA qui sponsorise le foot israélien, ainsi qu’au prochain rassemblement du collectif RESF 63. Radio Coquelicot (03-Ebreuil) a couvert notre événement. Plusieurs personnes nous ont laissé leur contact, et deux jeunes sont venus ensuite nous rejoindre dans notre local pour acheter des T-shirts BDS. Et des photos de cette soirée ont complété nos albums facebook sur Gaza et sur l’Eurovision…

 




Coalition Stop AXA à Clermont-Ferrand

Douze militant-e-s AFPS, Attac, BDSF, CGT, LDH, Solidaires du 63, renforcés par un militant UJFP et une militante BDS en tournée, se sont rassemblés le 13 avril 2019 devant une agence AXA du centre ville de Clermont-Ferrand, avec deux grandes banderoles, des drapeaux, un tract pour la Coalition « Stop AXA Assistance to Israeli Apartheid » de 19 pays, cosigné par les 6 organisations, et des cartes postales à envoyer au président d’AXA France. Ils ont demandé à AXA de mettre fin à ses investissements dans les banques israéliennes complices de la colonisation des territoires palestiniens, et dans la firme Elbit Systems qui fournit l’armée israélienne pour ses opérations meurtrières à Gaza. Et proposé aux citoyens de participer à une action internationale sur twitter, le 17 avril 2019.

L’action s’est terminée en déployant nos banderoles et distribuant nos tracts (1.100 au total) devant l’entrée du centre commercial voisin. L’accueil a été bon de la part de nombreuses personnes, qui souvent découvraient l’investissement d’AXA dans l’apartheid israélien, nous ont parfois encouragé et ont signé 37 cartes postales que nous enverrons au Président d’AXA France.




GAZA et BDS au marché d’Aubière (63)

Treize militants de l’AFPS 63 et BDSF 63 se sont retrouvés le 31 mars au grand marché d’Aubière (63) pour informer la population sur la colonisation de la Palestine, le blocus de GAZA et les massacres qui continuent depuis le début de la grande marche du retour il y a un an, la journée de la Terre, l’apartheid, l’épuration ethnique, le droit au retour des réfugiés. Habillés de noir et portant des visuels et une banderole réclamant « Stop au blocus de Gaza », « Halte aux massacres », « Boycott d’Israël », les militants alignés et silencieux ont fait de longues pauses bien visibles en 4 lieux du marché, et distribué 750 tracts GAZA-BDS. L’accueil des passants a été le plus souvent très bon, parfois indifférent, et ce fut aussi l’occasion  de discuter avec nos camarades de la municipalité d’Aubière ou de syndicats locaux, et de prendre de nouveaux contacts.