A Montargis, #EmbargoContreIsraël

Le comité BDS du Montargois a participé à l’action nationale Non à l’achat de drones israéliens par la France. 20 personnes ont participé dans la rue commerçante de Montargis pendant une heure.

250 tracts auxquels avait été ajouté un verso présentant la campagne BDS ont été distribués . La pétition a été signée par 75 personnes, les cartes par 55 personnes.

Lors du Festival du livre « Autrement, autres mots », les 26 et 27 novembre, le comité avait recueilli sur son stand 49 signatures pour la pétition et 43 pour les cartes.

 




Action AFPS-BDS, #EmbargoContreIsraël à Albertville

Nous avons essayé de créer la surprise, samedi 10 décembre à 16h, sur la Place de l’Europe à Albertville en entonnant la chanson du déserteur adaptée à la demande d’embargo militaire contre Israël (Mr Le Président, je vous fais une lettre… Le boycotteur – texte complet en fin de vidéo). Un vingtaine de militants Afps, Parti Communiste Français, Mouvement de la Paix, Ligue des droits de l’Homme, Parti de Gauche étaient présents pour distribuer cartes postales à adresser au Président de la République (une cinquantaine) et tracts, faire signer la pétition, pendant une heure dans un froid sec. Une information sur le boycott d’HP a été également faite, entreprise assurant la technologie informatique de l’armée israélienne d’occupation.
Bon accueil réservé par les passants, indifférence aussi bien sûr; des discussions intéressantes. Pas d’intervention de la police municipale. Venue impromptue d’une journaliste du Dauphiné Libéré.
Vidéo (6mn) sur le site Afps-Savoie: http://afps-savoie.org/2016/12/11/action-afps-bds-pour-un-embargo-militaire-contre-israel/




A Millau #EmbargoContreIsraël

A Millau #EmbargoContreIsraël

Ce vendredi 9 décembre, sur le marché de Millau, les militants de BDS ont fait signer 100 cartes postales adressées au Président de la République, récolté 30 signatures  sur la pétition nationale, et distribué plus de 200 tracts.

 

 




A Marseille #EmbargoContreIsraël

Samedi 10 décembre, de 14h à 16h, nous étions une dizaine de militants de BDS France Marseille et de l’UJFP sur la place de la Joliette, à la sortie du métro et à la descente du tramway, haut-lieu de passage pour se rendre dans le temple de la consommation que sont les Terrasses du Port…
 Nous avons distribué 750 tracts demandant d’un côté à HP (Hewlett packard) de cesser de soutenir les violations israéliennes du droit international, de l’autre à la France de ne pas acheter de drones israéliens. Nous avons aussi fait signer une cinquantaine de cartes postales destinées au président de la République, demandant l’embargo militaire envers Israël.
Bien que la période et l’emplacement  ne soient pas les plus favorables à la solidarité internationale, nous avons eu de nombreuses réactions chaleureuses, notamment de la part de groupes de jeunes. Et bien sûr, comme d’habitude, quelques sionistes enragés (4)…

 




À Metz #EmbargoContreIsraël

À Metz #EmbargoContreIsraël
Une dizaine de militants de BDS 57 ont mené une action au marché samedi pour expliquer aux passants pourquoi nous étions opposés à ce que la France achète des drones israéliens.
Nous avons distribué 150 tracts et fait signer les cartes postales adressées au Président de la République.

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À Orléans #EmbargoContreIsraël

À Orléans #EmbargoContreIsraël
Le collectif BDS (MAN 45, UJFP, Palestine 45 et OLP)  a organisé une distribution de tracts dans le centre ville d’Orléans.
Nous avons investi l’esplanade de la Place D’Arc, devant le plus grand centre commercial d’Orléans.
L’accueil a été positif.

Nous avons diffusé 700 tracts et des personnes nous ont encouragé à continuer ce travail d’information.
Nous avons présenté la campagne BDS et parlé du projet d’achat de drones.
Les jeunes étaient particulièrement réceptifs à nos arguments.




10 décembre : Pour la liberté d’expression de BDSF34 et l’embargo militaire contre Israël

Samedi 10 décembre à Montpellier coup double de BDSF34. Installations de stands place de la Comédie : Pour la liberté d’expression et d’opinion de BDSF34 et distribution de tracts, prises de parole et discussions pour l’embargo militaire contre Israël dans le cadre de la journée nationale de la Campagne BDS France.

A l’appel des 20 signataires de l’action du 5 novembre (https://bdsf34.wordpress.com/2016/11/07/montpellier-5-nov-le-mouvement-de-solidarite-avec-bds-occupe-la-comedie/) une soixantaine de militants ont planté une dizaine de stands d’associations partis et syndicats pour réclamer la liberté d’expression et d’opinion du Comité BDSF34 place de la Comédie.

UNE BELLE APRÈS-MIDI DE SOLIDARITÉ AVEC BDSFRANCE 34 ET DE DÉFENSE COLLECTIVE DE LA LIBERTÉ D’EXPRESSION ET D’OPINION POUR TOUS.

ET AUSSI,

« EMBARGO MILITAIRE CONTRE ISRAËL  ! »

Distribution de tracts prises de parole et de nombreuses discussions … 196,29 € ont étés collectés en moins de deux heures en soutien à BDSF34.

LA COMÉDIE AIME LA PALESTINE ET BDS !!

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Avec Mokles militant du comité BDSF34 qui a mené avec « Justice au petit Bard » une lutte de plusieurs années pour enfin obtenir un logement adapté à son handicap.

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Microsoft Word - 10 déc.embargo.docx

 

 

Avec Nabila, de Gaza. La veille à la Paillade nous avIons assisté à la soirée « Chroniques de Gaza » où Pierre Stambul et Sarah Katz de l’UJFP on raconté leurs voyages à Gaza (voir leur livre « Chroniques de Gaza »). A cette occasion les participants ont fait la connaissance de Nabila, Palestinienne de Gaza qui après des mois d’attente à réussi à sortir pour une tournée en Europe. afin de faire connaître son travail centré sur l’éducation des jeunes à Gaza. A 18h30 ce même samedi elle racontait son expérience et la vie à Gaza occupée et sous blocus, au « Royal Occupé ».

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Nabila (à gauche)

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GAZA ON N’OUBLIE PAS !




BELLE ACTION BDS A PARIS AUJOURD’HUI, DANS LE CADRE DE LA JOURNÉE NATIONALE POUR L’EMBARGO MILITAIRE CONTRE ISRAËL !

Pendant plus d’une heure, une bonne vingtaine de militant-e-s BDS vêtus du T-shirt « Boycott Israël Apartheid» ont diffusé au carrefour de Belleville le tract en pièce jointe, et fait signer la carte postale/pétition pour demander au gouvernement français de refuser de choisir le drone  « Skylark 1LE » pour le renouvellement de son parc de drones de reconnaissance.

Nous avions aussi une banderole et des pancartes.

Ivar Ekeland, président l’AURDIP (Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine) a pris la parole pour dénoncer la politique militaire israélienne violant constamment le droit international.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’accueil des passants, en général curieux et intéressés, a été chaleureux.

Cette action est une étape dans la campagne pour l’embargo sur le commerce d’armes avec l’État d’Israël.

Les tentatives d’intimidation des amis de ce régime d’apartheid n’arrêteront pas notre détermination à nous mobiliser pour les droits du peuple palestinien.

L’audience de la Campagne BDS continue de progresser !




10 décembre: Journée d’action nationale BDS France pour un embargo militaire contre Israël et contre l’achat par la France du drone Skylark 1LE.

POUR L’EMBARGO SUR LE COMMERCE D’ARMES AVEC ISRAËL!

 Le 10 décembre la Campagne BDS France et l’AFPS se mobiliseront dans de nombreuses villes lors d’une  journée d’action nationale pour un embargo militaire contre Israël et contre l’achat par la France du drone Skylark 1LE.

Vous pouvez aider à cette journée d’action:

-en rejoignant les actions prévues dans vos villes

-en signant et faisant signer autour de vous notre Pétition commune BDS France/AFPS

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-en imprimant et signant nos cartes postales:

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Format imprimable: recto    verso

Voir aussi notre Lettre ouverte au Ministre de la défense Jean Yves Le Drian

 

 

 

 




Clermont contre le « modèle israélien », et pour l’embargo militaire

.

Onze militant-e-s AFPS 63 et BDSF 63 se sont relayés pour distribuer, entre le 27 novembre et le 02 décembre 2016, 2.600 exemplaires d’un tract (ci-joint : israel-pour-modele-afps-63-sept-2016) sur 4 marchés populaires de Clermont-Ferrand : les Salins, la Gauthière, St-Jacques et Montferrand. Ce tract dénonce le « modèle israélien » qu’on veut nous vendre pour lutter contre le terrorisme, et appelle au boycott de l’État d’Israël et à l’embargo sur le commerce des armes.

Les citoyen-ne-s rencontré-e-s sur ces marchés reflétaient une large partie de la diversité de la population clermontoise. Si l’on excepte quelques personnes qui refusent tout tract, et une très petite minorité qui déclare soutenir Israël, nos militant-e-s ont reçu un bon accueil, de nombreux remerciements et encouragements (malgré un certain pessimisme sur les perspectives de justice et paix en Palestine), pris des contacts souhaitant recevoir nos infos, et noté une promesse d’adhésion.




Action Boycott à Carrefour avenue d’Italie, Paris 13e

Huit militants du Collectif Palestine 13e (animé par l’Afps Paris-Sud) et de BDS France ont diffusé, ce samedi 1er octobre au matin, 500 exemplaires du tract devant le Carrefour de l’avenue d’Italie (Paris 13e).

Trois pétitions ont été proposées à la signature :

  • l’adresse aux enseignes commerciales du 13e arrondissement : 14 signatures
  • l’adresse à JJ Urvoas pour l’abrogation de la circulaire Alliot-Marie : 13 signatures
  • la pétition BDS pour l’embargo sur le commerce d’armes avec Israël : 16 signatures

Comme à chaque diffusion, notre action a été dans l’ensemble bien accueillie.

161001 Carrefour Paris 13 1




Journée d’actions pour un embargo militaire contre Israël

Plusieurs villes ont répondu à l’appel à une journée d’action pour un embargo militaire contre Israël.

Bravo à tous les comités (par ordre alphabétique Bordeaux, Hauts Cantons, Lyon, Marseille, Millau, Montpellier, Nîmes, Orléans, Paris, Tours, Saint-Étienne, Strasbourg).

  • Nous poursuivons notre inscription dans le paysage politique malgré les tentatives d’intimidation
  • Nous rencontrons, surtout dans les grandes villes, des interlocuteurs, anti-guerres, écolos, etc, qui sont réceptifs à notre engagement

 

Nous vivons dans une période historique où dans les pays occidentaux (et ailleurs aussi) de plus en plus de gens militent pour (et cherchent à construire) des alternatives politiques et sociétales à tous niveaux, et dans ce contexte notre engagement pour BDS a un rôle particulier et important dans les champs tels que : la solidarité internationale, le vivre ensemble, la politique anti-guerres, la conception des relations internationales, etc

 

Comptes-rendus par ville :

 

  • Hauts-Cantons (34)

Distribution de 450 tracts.

160923 Embargo Hauts Cantons

  • Strasbourg (67)
A Strasbourg nous avons distribué des tracts, fait signer des pétitions embargo,  distribué des cartes postales embargo à envoyer et discuté avec un public nombreux, au centre ville de Strasbourg samedi 24 septembre.

Il y a eu beaucoup de discussions,  les gens étaient très réceptifs,  certains nous ont laissé leurs coordonnées. Nous avons continué  au   forum des associations où nous étions présents  samedi après-midi  et dimanche: plus de 110 signatures de la pétition  embargo, diffusion du 4 pages BDS,  vente  d’huile palestinienne, de brochures, etc. BDS France était bien visible ce WE à Strasbourg, malgré les pressions et intimidations dont nous faisons l’objet.

    160923 Embargo Strasbourg

 

  • Millau (12)
Distribution de tracts dans la convivialité du marché de Millau le 23 Septembre de 10 h à 12 h.
Les personnes sont friandes d’ informations même si elles sont parfois dubitatives sur la portée de l’opinion populaire.
Dans la semaine les communiqués de presse sont bien passés dans les journaux (local et régional).
La radio locale a fait un bon interview qui passera 4 fois et qui dès ce matin annonçait la Journée nationale d’aujourd’hui 24/09.
Les tee-shirts ont un grand impact de visibilité nous étions une dizaine :
Une personne dynamique quoiqu’ en voiture roulante avec d’autres disséminés dans le marché portaient  les visuels, distribuaient les tracts,tout en « tchachant ». Au marché ça « jase ».
L’ information circule bien.
Les autres étaient près d’ une table à un endroit fixe.
62 cartes ont été signées.

 

  • Bordeaux (33)
Nous étions place Saint-Projet à Bordeaux cet après-midi pour l’action embargo militaire.
Très bon contact avec les passants dont certains sont venus à la table pour signer les cartes et demander des infos sur la campagne et ce qu’ils pouvaient faire.
Quarante carte postales signées et pas mal de tracts distribués.
Tout ça dans une atmosphère sereine… et sous un soleil de plomb 🙂

160923 Embargo Bordeaux

  • Marseille (13)
Ce samedi à 15h nous nous sommes retrouvés sur le Vieux-Port, avec le Mouvement de la Paix et les organisations signataires de l’appel.
Diffusion du tract national (plus de 300), distribution de vignettes TEVA, signature de pétitions (une centaine nous n’avions pas plus de feuilles disponibles), des rencontres intéressantes et intéressées par BDS et une prise de parole après les représentants du peuple kurde fort applaudie par le public.
Au cours des quelques minutes dont chacun disposait nous avons rappelé les trois piliers de BDS, qu’il ne pouvait y avoir de paix sans justice pour le peuple palestinien, et que BDS était la réponse non violente aux violations du droit international par les autorités israéliennes. Nous avons demandé le désarmement nucléaire de l’état israélien et appelé à l’embargo sur les armes.

160923 Embargo Marseille

  • Saint-Étienne (42)

Nous étions une centaine à Saint-Étienne à nous réunir pour demander l’embargo militaire contre Israël
Les stéphanois sont toujours réceptifs à l’appel des Palestiniens à travers la campagne BDS, c’est encore plus vrai quand on parle d’embargo militaire.
Les cartes postales sont un très bon outil, 100 ont été remplies aujourd’hui
Des membres du collectif sans armes Saint-Étienne étaient parmi nous et nous ont proposé de tenir un stand à un forum anti-armes qu’ils organisent en Octobre, cela pourra nous permettre de continuer à parler de notre campagne pour l’embargo militaire.

160923 Embargo Saint-Etienne

  • Orléans (45)
Dans le cadre de la 3ème Journée de la transition, nous avons été invité à tenir un stand ce qui tombait bien avec la journée de l’Embargo militaire.
Contrairement à nos précédentes actions de rue (centre ville ou magasin) nous avons rencontré un public différent. Celui-ci est composé d’acteurs associatifs à vocation écologique, sociale et humaine.
Nous avons présenté la campagne BDS et renoué quelques contacts avec certaines associations signataires de l’appel national.
Nous avons également répondu aux questions des visiteurs, venu s’informer sur l’écologie par exemple, qui ont découvert la campagne BDS.
Le bilan est positif, nous nous sommes fait connaître auprès de ces associations, qui de part leur activité n’ont pas forcément le temps de s’informer sur les luttes périphériques.
Nous avons distribué environ 60 cartes postales.

160923 Embargo Orléans

  • Tours (37)

Notre coordination BDS 37 s’est jointe hier à la manifestation de « marche pour la paix » dans la grande rue piétonne de Tours. Nous étions une dizaine de militants et nous avons essentiellement montré et distribué les visuels embargos, en même temps que le tract d’invitation à la soirée publique « BDS » que nous organisons le 3 octobre prochain .
Nous avons pu générer de nombreuses discussions autour du cortège. La présence de BDS a été aussi l’occasion de se manifester auprès des 30 organisations qui ont apporté leur soutien à cette marche pour la paix.

160923 Embargo Tours

  • Lyon (69)

Dans l’objectif d’une Paix juste en Palestine, le collectif 69 Palestine participait à l’action nationale unitaire : « En marche pour la paix – Stop la guerre – Stop les violences ».

Le stand où les tracts et documentations sur l’embargo ont eu beaucoup de succès.
Beaucoup de signatures ont été recueillies pour la pétition « POUR L’EMBARGO SUR LE COMMERCE D’ARMES AVEC ISRAËL ! »
Dans une chaude ambiance de solidarité internationale, de nombreux contacts ont été pris…

160923 Embargo Lyon

  • Montpellier (34)

Malgré le nouveau refus de la Mairie d’accorder l’autorisation de tenir un stand et malgré les intimidations par mail de la préfecture le Comité BDS France 34, sous haute surveillance policière, a mené une action courageuse, déterminée et sans aucun incident qui a reçu un excellent accueil des montpelliérains et montpelliéraines.

Article et photos sur le site de BDS-F 34

160923 Embargo Montpellier

  • Paris (75)

Des dizaines de militant-e-s BDS ont participé à la journée d’action nationale BDS France embargo militaire ce jour.

Quelques photos sur cet album, : https://goo.gl/photos/chg96M5PoHxuvQ4aA

Nous avons débuté vers 14h sur la place de la République, ou nous avons déployé une table avec notre matériel (tracts, pétition, cartes postales pour cette journée notamment) + banderoles et pancartes « embargo militaire contre Israël ». Beaucoup d’intérêt des passants, on a eu une très bonne visibilité sur la place pendant plus d’une heure.

Ensuite nous avons lu le tract embargo appelant à la journée en expliquant pourquoi nous étions là, nous avons scandé des slogans BDS en faisant le tour de la place.

Puis nous avons rallié la « marche pour la Paix ». Là encore, présence visible de BDS France. Entre 35 et 40 personnes dans le cortège BDS embargo Israël de la Marche pour la Paix dont une vingtaine de militant-e-s avec tee shirts BDS, tenant des panneaux Embargo et trois banderoles BDS

Une trentaine de signatures sur la pétition embargo, des stickers Teva distribués et une quinzaine de contacts réalisés en une heure, place de la République.Le secrétaire général d’une fédération de la CGT est même demandeur d’un article sur l’embargo/BDS pour un journal interne, on a accepté avec grand plaisir évidemment, et on a noué de bons contacts qu’on espère continuer à développer à l’avenir.

Très bon contact avec les personnes présentes et avec les organisateurs de la Marche pour la Paix.

160923 Embargo Paris

  • Nîmes (30)

A Nîmes, les militantEs du Comité BDSF 30 et de l’AFPS Nîmes se sont tenus une grande partie de l’après midi sur l’avenue Feuchères, lieu de passage important entre la gare SNCF et les Arènes.

Nous étions très visibles avec stand, panneaux, banderoles, diffusion du tract national, signature de la pétition et des cartes postales (dont nous avons manqué), et nos tee-shirts, bien sûr, le 4 pages, la liste des produits à boycotter, les stickers Teva, etc…
Les passants ont été très interpelés par la présence de Suzanne qui a chanté (remarquablement) pour la Palestine et par la « scène de rue » qui figurait l’arrestation brutale d’une Palestinienne par deux soldats israéliens, interviewés par une journaliste sur les arrestations arbitraires, les massacres à Gaza, le droit international, le projet sioniste et l’utilisation des armes. La scène se terminait par l’arrivée de Barack Obama qui remettait un chèque de 38 milliards de $ pour l’armement israélien(photos et vidéos suivent)
Nous avons ensuite lancé des mots d’ordre pour un embargo militaire contre Israël et fait des prises de paroles.
Les contacts et échanges ont été nombreux et animés.
Notre présence régulière porte ses fruits.
embargo-nimes

 




Montpellier : Embargo militaire contre Israël sur la « Comédie ».

Samedi 24 Mars Journée Nationale d’action de la Campagne BDS France pour l’Embargo militaire contre Israël. Une douzaine de comités locaux BDS France ont participé à l’action.

A Montpellier, malgré le nouveau refus de la Mairie d’accorder l’autorisation de tenir un stand et malgré les intimidations par mail de la préfecture le Comité BDS France 34, haute surveillance policière, a mené une action courageuse, déterminée et sans aucun incident qui a reçu un excellent accueil des montpelliérains et montpelliéraines.

banderole

Le maire M. Saurel a successivement refusé 4 autorisations de stand « solidarité avec la Palestine » à deux associations membres de la Campagne BDS France : CCIPPP34 (Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien) et le MAN (Mouvement pour une alternative non violente).
Alors que d’autres associations installent leurs tables sous le nez de la police, à l’endroit même où nous sommes, celle-ci ne dit rien (tant mieux!) alors que des fourgons de police arrivent sur la place de la Comédie dès notre arrivée et ne nous lâchent pas d’une semelle au cas où … on installerait une table.
Face au refus de la Mairie nous déclarons un rassemblement en préfecture et au lieu de l’accusé de réception nous recevons un mail de menace dont voici un court extrait du dernier :
(…) Je tiens à vous rappeler que vous ne disposez pas d’autorisation de la 
mairie d’occupation du domaine public communal sur la place de la Comédie.
Dans ces conditions, conformément a notre dernier entretien, votre 
rassemblement ne devra pas délivrer de messages susceptibles de troubler 
l’ordre public et ne devra pas être accompagné de l’installation de 
tables et/ou de stands. (…)
Trois militants du comité BDSF34 ont été convoqués par le parquet, à la demande de la préfecture, pour une audition au commissariat en raison de l’appel au boycott mentionné sur le T-shirt de la Campagne BDS France lors d’une action du 25 juin dernier.
Nous le redisons ici, une décision de la Cour de cassation n’est pas une loi et ne peut donc être appliquée comme une loi. 
C’est pourquoi les militants BDSF34 portaient leur T-Shirt ce samedi 24 lors de la journée nationale d’action pour l’embargo militaire contre Israël.
Il y a visiblement une tentative des préfectures pour interdire l’expression des comités BDS. Ainsi la préfecture de Région à Toulouse a interdit le rassemblement (qui s’est tenu quand même) de soutien à nos camarades qui passaient en procès le 22 septembre, poursuivis par les officines sionistes.
 
Pour faire face à l’interdiction de stand, le comité BDSF34 a inauguré les « stand mobiles BDSF34 » ! 
Nous avons ainsi recueilli 183 signatures de la pétition « Embargo militaire contre Israël » et pris de nombreux contacts…
Les stands mobiles BDSF34Les stands mobiles BDSF34

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 Quant aux T-shirts …

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L’action a duré 2h, 700 tracts ont été distribués et une dizaine de T-shirts vendus. Une fois de plus les montpelliérains-nes se sont montrés solidaires du peuple Palestinien.
Et à 18h30 une dizaine de militants-tes BDSF34,  avec T-shirts, ont rejoint le rassemblement (de stands) d’Alternatiba sur l’Esplanade, dans le cadre de la « Journée de la Transition Citoyenne » et partagé le repas « The Meal », un repas pour la planète, avec une centaine d’autres participants.
Vidéo qui retrace les moments forts de l’action pour l’embargo militaire contre Israël:

http://https://www.youtube.com/embed/VrhHT8B1JLs

 

 Comité BDS France 34




Journée d’action nationale BDS 24/09/16: Embargo militaire contre Israël

Protestons contre l’achat envisagé par la France du drône d’Elbit Systems!

Cartes postales à imprimer et envoyer au Président de la République et affiches ci dessous :

 

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Le “S” de BDS: enseignements de la campagne contre Elbit Systems

Maren Mantovani, Jamal Juma’ 24 août 2016

Résumé

Des sociétés d’armement israéliennes telle Elbit Systems paraissent invincibles, pourtant l’industrie d’armement israélienne est plus vulnérable qu’il n’y paraît. Maren Mantovani, auteure invitée d’Al-Shabaka et le conseiller politique Jamal Juma’ examinent les tendances nationales et mondiales et identifient des chemins à suivre pour que les militants des droits humains poursuivent leurs actions afin de mettre Israël devant ses responsabilités face au droit international.

Aperçu

Les plus grosses sociétés d’armement israéliennes ont sonné l’alarme l’an dernier à sur un déclin de contrats internationaux, évoquant, parmi les raisons, des budgets plus limités, une concurrence accrue et une demande moindre pour des produits israéliens. Cela indique-t-il que l’industrie d’armement d’Israël ne serait pas aussi invincible qu’il n’y paraît ? Qu’est ce qui a amené à cette chute des contrats avec des sociétés israéliennes ? Quel a été le rôle du mouvement de Boycott, Désinvestissement, Sanctions à direction palestinienne, qui a appelé à des sanctions militaires dans le cadre de sa campagne pour la défense des droits humains ?

Dans cet exposé de politique d’Al-Shabaka, Maren Mantovani et Jamal Juma analysent quelques unes des tendances du complexe militaro industriel d’Israël, en mettant l’accent particulièrement sur la campagne contre Elbit Systems. Le dossier examine les temps difficiles de l’industrie, le mythe de la supériorité technologique d’Israël, les changements dans l’industrie du pays et du monde et les alliances émergentes visant à inverser la militarisation et le renforcement sécuritaire des sociétés. Ils tirent de cette analyse des leçons importantes et ils indiquent des chemins à suivre par le mouvement mondial de solidarité avec la Palestine.

 

Une industrie « invincible » se trouve en difficulté

Depuis des années, les Palestiniens et leurs soutiens – des personnalités mondialement connues tels Desmond Tutu, Adolfo Peres Esquivel, Naomi Klein et Noam Chomsky – ont appelé à un embargo immédiat et total contre Israël pour que celui-ci soit tenu responsable de ses violations des droits des Palestiniens. Des dizaines de milliers de gens ont signé des pétitions et des militants ont manifesté contre les sociétés liées à l’armée israélienne. Au cours de la dernière décennie, des militants ont mené une campagne contre Elbit Systems, l’une des plus grosses sociétés d’armement d’Israël. Les actions vont du lobbying auprès de gouvernements à la pratique d’un blocus sur des filiales d’Elbit dans des pays tels que l’Australie, le Royaume Uni et le Brésil.

Une douzaine d’institutions financières, dont presque tous les principaux fonds de pension scandinaves, ont cessé d’investir dans Elbit Systems. De plus, et particulièrement à la suite des principales attaques israéliennes, quelques gouvernements européens ont pris des mesures de restriction dont des gels temporaires de contrats d’armement et des refus de licences d’exportation d’armes. Par exemple, le Royaume Uni a annulé cinq licences d’exportation d’armes après le massacre de Gaza de 2009-1010, l’Espagne a gelé les ventes d’armes lors du massacre à Gaza en 2014 et la Norvège, durant son gouvernement de centre-gauche (2005-2013), a constamment refusé des licences d’exportation d’armes vers Israël et a même empêché un armateur allemand de tester des sous-marins prévus pour Israël, dans ses eaux territoriales. L’Afrique du Sud a de fait mis fin à ses relations militaires avec Israël.

Pour autant, il semblait jusqu’à une période récente que l’impact de ces actions resterait symbolique : l’industrie militaire d’Israël paraissait aussi invincible que les armes qu’elle produit. Un changement s’est produit en octobre l’an dernier lorsque les plus grosses sociétés israéliennes d’armement ont demandé une réunion avec leur gouvernement pour discuter de la façon de résister au déclin des exportations d’armes dont ils prévoyaient à ce moment-là, une baisse de 7,5 milliards de dollars (6,72 milliards d’euros) en 2012 à 4,5 milliards (4 milliards d’euros) pour 2015. Ces sociétés ont mis en avant que la marge bénéficiaire de l’industrie de défense israélienne était de 4,5% à 5,5%, en comparaison de celle de la moyenne mondiale de 8-9%. Ils ont évoqué « des budgets plus limités, une concurrence accrue, un désir moindre pour des productions israéliennes et une demande croissante de transfert de know-how et de travail expatrié » comme raisons.

Les dépenses militaires mondiales sont restées à peu près stables au cours des dernières années et ont augmenté de 1% en 2015. Il était même attendu que le revenu d’un des produits d’exportation clé d’Israël, les drones, double pratiquement de 6,4 milliards de dollars (5,73 milliards d’euros) à 11,5 milliards (10,30 milliards d’euros) de 2014 à 2024. Alors que les raisons avancées par l’industrie militaire israélienne semblent décrire correctement les tendances du commerce des armes à l’échelle mondiale, la chute des exportations israéliennes ne peut pas être expliquée simplement par un défaut de demande d’armement.

En vérité, l’industrie d’armement israélienne a fait en sorte d’assurer des exportations pour plus de 5 milliards de dollars (4,48 milliards d’euros) en 2015 – soit une légère reprise par rapport à l’année précédente – et les développements de la situation mondiale sont de bon augure pour ce secteur dans un avenir proche. Le complexe militaro industriel doit cependant faire face à des changements dans la dynamique de son commerce et de sa propagande. L’érosion de l’image du « Made in Israel » même dans les secteurs de la défense et de la sécurité, à laquelle les efforts du mouvement BDS ont contribué, est le terreau de changements possibles au sein desquels les défenseurs des droits humains peuvent avoir une influence sur le changement.

Interrogé récemment sur l’impact de BDS sur les opérations d’Elbit Systems, Bezhalel Machlis, le PDG, a admis: « je ne dis pas que ce n’est pas une menace mais je pense que, dans l’ensemble, nous pouvons faire face ». Les défenseurs des droits humains sont maintenant au défi d’accroître les capacités du mouvement de BDS de manière à faire pression sur l’économie de guerre d’Israël au point que d’une menace, il devienne un obstacle insurmontable.

 

Comment Elbit Systems et la marque Israël perdent du terrain

Avec près de dix ans de campagne pour faire cesser les investissements, les contrats et d’autres formes de coopération avec Elbit Systems, quelques enseignements peuvent être tirés sur la combinaison de forces du marché, de structures gouvernementales et du militantisme, qui contribue au changement. Cette section se concentre sur les pertes les plus récentes subies par Elbit Systems en France et au Brésil : deux gouvernements ayant des positions presque opposées sur la Palestine et sur la légitimité de BDS.

La décision de la France de rejeter une offre d’Elbit dans son dernier appel d’offres en date pour des drones, au début de 2016, fut une mauvaise nouvelle inattendue pour la société. Le drone Watchkeeper, désormais écarté, est basé sur le drone Hermès 450 d’Elbit, utilisé dans les massacres contre Gaza. Le Watchkeeper est construit au Royaume Uni dans le cadre d’un joint venture entre Elbit et une compagnie britannique. Une campagne soutenue de la société civile en France a réclamé l’exclusion du Watchkeeper de l’appel d’offres, sur la base de l’implication d’Elbit dans les crimes de guerre d’Israël, tandis qu’au Royaume Uni, des militants ont manifesté devant le site de production du Watchkeeper.

La société française Segem, qui a finalement remporté le marché, a minimisé le fait que ses drones comportent aussi de la technologie Elbit. Elle a au contraire loué sa technologie et sa production « nationales ». Il y a à peine quelques années, le « Made in Israel » aurait été un plus pour un drone. Aujourd’hui, la tendance est à assurer la croissance des industries d’armement nationales et un élément central de l’érosion de l’attractivité de la technologie militaire israélienne à travers le monde repose sur un maximum de transfert de technologie. Cela aussi contribue, en fin de compte, à l’un des objectifs de ceux qui mènent campagne pour les droits des Palestiniens – réduire les profits qu’Israël tire de sa machine de guerre – et permet à leur plaidoyer d’obtenir des résultats.

«L’érosion du « Made in Israel » même dans les secteurs de la défense et de la sécurité est le terreau propice à ce que les défenseurs des droits humains fassent changer les choses ».

 On peut se demander jusqu’à quel point la pression du mouvement de solidarité avec la Palestine a influencé la décision du gouvernement français, lequel a élaboré des lois contre BDS encore plus draconiennes que celles d’Israël. Israël a cependant fait savoir, en avril, qu’en 2015 le gouvernement français avait rejeté un autre contrat, de technologie de surveillance cette fois. Fox News a cité un « spécialiste israélien du contre-terrorisme bien placé » : « les autorités françaises l’ont apprécié mais l’agent officiel est revenu en disant qu’ordre avait été donné à un haut niveau de ne pas acheter de technologie israélienne ». S’il ne s’agit pas ici de propagande destinée à favoriser d’autres contrats, il y a bien une indication d’une réticence inattendue des cercles gouvernementaux français à s’engager dans des contrats avec Israël.

Au Brésil, la filiale locale d’Elbit, AEL Sistemas a vu la fin d’une décennie de croissance exponentielle de ses revenus tirés de parts dans tous les projets de défense importants au Brésil. Le pays était l’un des cinq plus gros importateurs d’armes israéliennes entre 2009 et 2014 et l’un des plus importants clients des drones d’Elbit. En décembre 2014, cependant, la compagnie a perdu son premier projet stratégique : le gouvernement de l’État de Rio Grande do Sul, au sud du Brésil, annulait un protocole d’accord avec AEL Sistemas pour la mise sur pied d’un parc technologique voué à la construction de satellites militaires. Une campagne soutenue de la société civile pour un embargo militaire s’est opposée à l’accord. Cette campagne était fondée sur la solidarité avec le peuple palestinien et sur la nécessité de mettre fin à l’impunité d’Israël, mais elle est allée plus loin : elle a démasqué la tentative d’AEL Sistemas de se faire passer pour une société brésilienne et l’a désignée comme filiale israélienne, soulignant le fait que de l’argent des contribuables brésiliens serait destiné à Israël. Cette action a prouvé en outre qu’il serait effectivement procédé à un transfert de technologie d’universités brésiliennes vers une compagnie israélienne. Enfin, le gouvernement citait des contraintes budgétaires et son engagement à coopérer avec la communauté et les mouvements palestiniens comme raison d’abandonner le projet. Cela fut une claire victoire pour le mouvement BDS.

En janvier 2016, Elbit Systems dut abandonner en fanfare le projet de recherche et développement (R&D) sur les drones au Brésil lancé en 2011. Le ministère de la défense, avec à sa tête un membre du Parti Communiste du Brésil pro-palestinien jusqu’au coup d’État contre le gouvernement en mai dernier, avait refusé de financer ce projet. La réticence du ministère était sans nul doute influencée par la position politique du gouvernement du Brésil. Un fonctionnaire brésilien de haut rang, de la défense, avait déclenché une polémique dans les media en avertissant que la tension diplomatique provoquée par le refus du Brésil d’accepter un leader des colons comme ambassadeur d’Israël pouvait retarder la mise en œuvre de contrats militaires entre les deux pays. Cette préoccupation fut saisie par d’autres personnes tel l’ex ministre de la défense, Celso Amorim, qui argumenta qu’il « était temps maintenant de diversifier nos fournisseurs » et de réduire la dépendance excessive de la technologie israélienne.

Il faut noter que des organisations palestiniennes comme Stop the Wall et le mouvement de solidarité avec la Palestine avaient fourni la preuve que les technologies israéliennes de logiciels, de surveillance et de supervision faisaient à ce moment là partie intégrante de virtuellement tous les projets stratégiques de développement industriel du ministère brésilien de la défense 1.

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La technologie de la plupart des avions, l’arsenal de drones du Brésil, la technologie de surveillance dans les systèmes de contrôle aux frontières, la technologie des tanks du Brésil et le système de communication des forces aériennes brésiliennes sont tous fournis soit par Elbit Systems soit par Industries Aérospatiales Israéliennes et leurs filiales. Il en résulte un déficit de souveraineté nationale et d’indépendance, les principes centraux auxquels sont attachés les établissements de défense. Un rapport de 2015 de The Marker, le magazine financier le plus important d’Israël, a mis en évidence à juste titre que « des raisons politiques » ont conduit à un gel de fait des transactions militaires avec le Brésil – une évolution particulièrement pénible pour Elbit Systems. Sans aucun doute, les temps difficiles qu’a connus Elbit Systems au Brésil sont dus en grande partie au refroidissement des relations entre le Brésil et Israël au cours des dernières années du gouvernement du Parti des Travailleurs, au pouvoir de 2003 à 2016. Cela est à son tour partiellement dû à l’influence croissante de BDS dans le pays et à la prise en compte de ses arguments dans certains secteurs du Parti des Travailleurs. Les campagnes destinées à élever le niveau de conscience qui cherchent à déloger la « marque Israël » insistent sur le fait que les armes israéliennes sont « testées sur le terrain » sur les Palestiniens et alertent le public sur le fait que l’argent des contribuables passe dans le soutien à des sociétés d’armement israéiennes. Ces stratégies ont pénétré jusque dans l’establishment de la défense. Les défenseurs des droits humains des Palestiniens vont néanmoins avoir besoin désormais d’élaborer de nouvelles stratégies, vu le putsch contre le gouvernement élu.

L’incapacité du Watchkeeper à gagner le contrat de drones en France montre que même dans des contextes plutôt hostiles aux revendications d’embargo militaire, le charme de la technologie militaire israélienne peut s’effacer et d’autres intérêts prévaloir. Il est crucial de comprendre ce qui, dans un gouvernement apparemment antagonique aux positions pro palestiniennes, crée des différends entre les secteurs militaires israélien et français et comment capitaliser au mieux là-dessus. L’appel d’offres actuel pour un autre contrat de drones, dans lequel Elbit Systems fait de nouveau partie des candidats, inscrit cet effort dans l’urgence.

Ce que montrent ces études de cas, c’est qu’il est fondamental d’investir du temps et de l’énergie dans la compréhension des dynamiques qui traversent les secteurs de la défense et de la sécurité de la nation, pour que le militantisme BDS soit efficace. À ce stade, alors que le bénéfice de la coopération militaire avec Israël est de plus en plus mis en question, les militants de la solidarité avec la Palestine peuvent mobiliser le savoir qu’ils ont acquis pour présenter, ou pour trouver des alliés qui présentent, des arguments ciblant les intérêts des décideurs nationaux. Le résultat net pourrait rétrécir les marchés de l’industrie de l’armement israélienne.

 

Déconstruire le mythe de la supériorité technologique israélienne

L’industrie militaire israélienne est un élément-clef de l’économie du pays. Elle emploie quelque 50 000 personnes, en fait vivre 50 000 autres comme fournisseurs et compte pour 13% de l’ensemble des exportations industrielles. Les 600 sociétés qui constituent ce secteur reposent largement sur les marchés extérieurs : 80% de la production militaire israélienne sont destinés à être vendus à l’étranger. La capacité qu’a Israël de mener des guerres, de maintenir son complexe militaro industriel et d’être dans la concurrence sur le marché mondial, repose sur sa réputation de pays disposant d’un armement de pointe et « éprouvé sur le terrain ».

Au cours de ces quelques dernières années, l’opinion publique a pris de plus en plus conscience que le label « testé sur le terrain » désigne des armes mises au point dans le cadre de massacres et de crimes de guerre contre les Palestiniens et les Arabes. Des manifestations mondiales telles les occupations d’usines d’Elbit au Royaume Uni et en Australie, des die-ins (personne étendues au sol comme mortes) en de nombreux endroits, des pétitions, des rapports approfondis et une couverture médiatique, ont tous contribué à cette élévation de la conscience.

Pour contrer les protestations croissantes de la société civile, ceux qui défendent les relations militaires avec Israël avancent que la coopération militaire et les achats à Israël sont dans l’intérêt national des pays. Pour autant, l’idée que les armes israéliennes sont incontestablement le meilleur choix d’un point de vue technologique et qu’un embargo militaire compromettrait la « sécurité nationale » est un autre mythe à démolir.

Depuis l’attaque du Liban par Israël en 2006, le mythe de la supériorité de l’armement israélien a subi des revers. Ainsi que les media israéliens eux-mêmes ont dû en faire état, le Hezbollah a détruit au moins 20 tanks Merkava « indestructibles ». Après la guerre, Israël a commencé à acheter des tanks Abrams fabriqués aux États Unis. Quant au « Dôme de fer » israélien, son efficacité a été mise en cause dans l’assaut israélien de 2014 sur Gaza et certains experts israéliens et américains en technologie de défense l’ont dénoncé comme « la plus grosse supercherie au monde ». Même des projets à base d’exportation de technologie ont souffert de hausses de coûts et de difficultés. C’est le cas du drone Watchkeeper que le gouvernement français a rejeté cette année. Plusieurs crashes ont eu lieu et le drone s’est finalement avéré incapable de voler dans les conditions climatiques de Grande Bretagne 2.

L’industrie militaire israélienne tente aujourd’hui de pénétrer de nouveaux marchés en faisant son autopromotion en tant que leader dans le domaine de la cyber sécurité. Mais la longue liste de scandales d’espionnage impliquant des logiciels israéliens et des entreprises de traitement de données a mis en doute la capacité d’Israël de « sécuriser » quoi que ce soit. Il y a certes de nombreux rapports selon lesquels les sociétés israéliennes se servent de contrats à l’étranger pour acheminer des informations sensibles à des agences de renseignement israéliennes. Par exemple Amdocs, la plus grosse compagnie de software israélienne, a été régulièrement accusée d’espionnage, y compris aux États Unis.

 

« Ceux qui aspirent à des choix politiques contraires aux intérêts d’Israël et des USA se retrouvent pieds et poings liés par le transfert de technologie d’Israël »

 

À cela s’ajoute un passage direct entre l’unité de pointe d’espionnage israélien – l’unité de renseignement militaire 8200 – et le secteur high tech et informatique du pays. « Il est presque impossible de trouver en Israël une société de technologie qui ne comporte pas de membres de 8200 » a dit Yair Cohen, un ancien brigadier général qui a eu le commandement de l’Unité 8200 et qui dirige aujourd’hui le service de renseignement informatique d’Elbit Systems. Le processus est assez simple : Israël permet à des ex agents de l’unité 8200 de s’appuyer sur la technologie pour monter leurs propres start-ups (avec parfois d’énormes profits à la clé) et bénéficie en retour d’un accès à des informations du monde entier, installant ainsi un cheval de Troie au sein des institutions qui recherchent de la sécurité informatique.

Dans certains milieux de la défense, on considère profitable de traiter avec Israël qui transfère de la technologie, contrairement à d’autres gros exportateurs d’armes aux États Unis ou en Europe. Israël a régulièrement commercé avec des pays où la pression publique a obligé à des restrictions des relations militaires ou à des embargos sur les armes. Nombre de résolutions de l’Assemblée Générale de l’ONU ont condamné les relations militaires entre Israël et l’Afrique du Sud de l’apartheid dans les années 1980. Israël a aussi établi des relations militaires avec les juntes militaires d’Argentine et du Chili en 1976 et a étendu ses liens avec des dictatures féroces en Amérique Latine après que l’administration Carter ait réduit l’assistance militaire américaine.3

Ceux qui aspirent à des choix politiques qui ne sont pas dans l’intérêt d’Israël et des États Unis se retrouvent néanmoins pieds et poings liés par le transfert de technologie israélienne. Au cours de la dernière période de l’administration du Congrès National Indien, de 2004 à 2014, qui a officiellement tenu une position pro-palestinienne, des diplomates ont discrètement critiqué le fait que les relations militaires avec Israël mettaient le gouvernement en peine de développer une solidarité efficace avec le peuple palestinien. Le récent débat au Brésil sur les mesures que le secteur de la défense pourrait prendre pour riposter aux positions prises fermement par le pays contre la colonisation, en est un autre exemple. La Chine était un des plus importants partenaires militaire d’Israël jusqu’en 2005, lorsque les USA ont demandé à Israël de couper toutes relations militaires. En conséquence, même l’équipement militaire déjà acheté par la Chine a été cloué au sol et n’a pas été entretenu.

 

Changements locaux et mondiaux dans l’industrie militaire israélienne

Dans la période pré-étatique et dans les premières années de l’existence de l’État, la base de l’industrie militaire israélienne mettait toute son énergie sur l’équipement d’une armée qui conquerrait la Palestine et en chasserait sa population native. Dans les années suivantes, des retraités de l’armée ont créé une multitude de petites compagnies de « sécurité » pour se faire de l’argent à partir de leur know-how en répression. Israël externalise ses plus sales relations militaires vers ces compagnies, ce qui lui permet de nier tout engagement. En même temps, les industries militaires stratégiques, Israeli Aerospace Industries (IAI), Rafael Advanced Defense Systems, et Israeli Military Industries (IMI), sont restées propriété de l’État afin d’exercer un contrôle direct. Seul Elbit Systems a pu prospérer en tant que société privée israélienne d’importance au même niveau que les sociétés d’État.

Avec le temps, le secteur industriel de l’armement est devenu assez indépendant. Il sert toujours le gouvernement dans le maintien du régime et dans les besoins de politique extérieure, mais il a développé ce qui l’intéresse en propre. La sonnette d’alarme tirée par l’industrie israélienne d’armement en octobre 2015 s’efforçait de faire pression pour s’assurer que l’État d’Israël et les contribuables garantissent que la faiblesse des exportations et la baisse du profit seraient compensées par une intervention gouvernementale. Le gouvernement israélien a fait état de contrats lucratifs à la fin de l’année. De plus, les affectations budgétaires pour l’industrie de l’armement, dont des subventions pour le marketing, ont été généreuses.

Les efforts pour privatiser IMI, qui produit, entre autres armes, des armes à sous-munitions, sont appelés à se concrétiser prochainement. Cela veut dire que le processus de vingt ans de privatisation des atouts nationaux a atteint le cœur de l’industrie militaire. La vente d’IMI a connu des difficultés, la possibilité d’un monopole d’Elbit Systems posant problème parce qu’il est le seul candidat de l’appel d’offres, et aussi à cause d’accusations de mauvaise conduite du chef de l’Autorité des sociétés d’État 4.

Il n’empêche, aux dernières nouvelles, le marché est de nouveau en lice. Il s’agit par là de renforcer la dynamique par laquelle le profit des compagnies militaires désormais privatisées leur est dévolu tandis que le fardeau des pertes est porté par l’État et les citoyens.

Les tendances du secteur de l’armement à l’échelle mondiale sont aussi un facteur de changement au sein de l’industrie israélienne de l’armement. Dans l’industrie mondiale de l’armement, la demande croissante de production dans le pays client, avec des accords de compensation, des transferts de technologie et de la formation, a conduit les sociétés israéliennes d’armement telle Elbit Systems à développer une stratégie d’acquisitions dans le monde entier. Au lieu de renforcer l’industrie nationale de la défense des pays clients, cette stratégie a un effet de dénationalisation par l’externalisation de l’industrie vers Israël. Elbit Systems est aujourd’hui présent, sous de nombreux noms et dans beaucoup de secteurs dans le monde. Une de ses dernières acquisitions est celle de Nice Systems, une société de traitement de données informatiques présente dans plus de 150 pays, qui a pour clients des entreprises privées aussi bien que des institutions publiques locales. Tandis que cette stratégie vise l’extension des profits d’Elbit Systems, elle est susceptible de permettre au mouvement mondial de BDS de cibler les intérêts d’Elbit non seulement au niveau de ministères nationaux de la défense mais dans une plus grande proximité.

Au-delà, la stratégie d’acquisition d’Elbit Systems signifie qu’il s’endette pour acheter d’autres sociétés et créer un conglomérat. Pour soutenir cette politique, il a besoin de s’assurer un cash flow permanent. Il y a là un risque substantiel, étant donné qu’une rupture dans les investissements et les contrats ou une chute de confiance et une perception négative dans l’environnement investisseur pourraient conduire à une crise de liquidités. Et, si Elbit Systems veut transférer à l’État de possibles pertes dans le monde, Israël peut-il le supporter ?

Si l’on regarde les perspectives de l’industrie militaire israélienne, il est important de mettre en avant que l’ensemble des ventes de l’industrie s’est élevé à 5 milliards de dollars (4,48 milliards d’euros) à la fin de 2015. C’était dû à la signature d’un certain nombre de nouveaux contrats de fin d’année, alors que les ventes ont été significativement plus faibles que celles des années précédentes. Pour autant, les corporations militaires d’Israël ont devant elles des opportunités d’exportations importantes qui requièrent toute l’attention du mouvement de solidarité avec la Palestine.

Les négociations en cours d’Israël avec les USA pour un nouveau contrat d’aide militaire de 10 ans devraient assurer à Israël un montant notablement supérieur à l’actuel qui est de 3,1 milliards de dollars (2,77 milliards d’euros) l’an. En vue des prochaines élections présidentielles aux États Unis, et des candidats pressentis des deux principaux partis, le mouvement aura fort à faire. L’accord peut tout de même être un défi pour le complexe militaro industriel israélien. Au sein des négociations, il faut compter avec le souhait étasunien de diminuer le pourcentage du financement qu’Israël est autorisé à dépenser pour sa propre industrie militaire.

Reuven Ben-Shalom, l’ancien chef de la branche nord-américaine de la division de planification stratégique de l’armée israélienne, définit cette perspective comme « dévastatrice pour les industries d’armement israéliennes ». Shraga Brosh, le président de l’Association des Industriels Israéliens, a également averti que si la volonté américaine se concrétise, « des dizaines de lignes de production et même des usines entières qui travaillent pour la défense, fermeront, des milliers de travailleurs seront licenciés et l’État d’Israël perdra son indépendance en ce qui concerne la sécurité ». Ainsi une hausse de l’aide militaire pourrait en réalité porter un coup à l’industrie d’armement israélienne, avec pour effet à moyen terme, une relocalisation de la production de sociétés israéliennes ou un développement de joint ventures avec les États Unis pour assurer un accès continu à l’aide militaire étasunienne.

Quant à l’Europe, les ventes à cette région ont plus que doublé l’an dernier, passant de 724 millions de dollars (649 millions d’euros) en 2014 à 1,63 milliards de dollars (1,46 milliards d’euros). La coopération euro-israélienne est en position de continuer à se développer dans la mesure où l’UE resserre les frontières pour contrer l’immigration croissante, appuyant sur des explosions et des tirs dans des villes européennes la justification de dépenses accrues sur la militarisation et sur la surveillance de la société.

Des représentants israéliens et des dirigeants de grosses entreprises sont bien au fait que cette tendance est favorable aux affaires en Israël. Tout de suite après les attentats de Paris en 2015, des leaders israéliens ont souligné que seules les technologies israéliennes pouvaient sauver l’Europe. Selon Itamar Graff, un cadre supérieur de SIBAT, l’agence de coopération internationale de la défense du ministère israélien de la défense, l’Europe est supposée dépenser 50 milliards de dollars (44,8 milliards d’euros) pour se fournir en matériel de « sécurité intérieure », c’est assez pour que des sociétés israéliennes de toutes tailles fassent des profits significatifs par la vente de produits mis au point pour réprimer les Palestiniens 5.

L’Amérique Latine, bien qu’elle ait accusé une baisse des ventes de 577 millions de dollars (517 millions d’euros) en 2015, pourrait aussi offrir de nouveaux marchés, alors que les gouvernements progressistes de la région sont en marée descendante, en particulier au Brésil, où le gouvernement issu du putsch a immédiatement poussé à resserrer les liens avec Israël. En Argentine, le gouvernement de droite nouvellement élu a démarré en proposant à Israël de renforcer la coopération militaire et de sécurité.

Les importations de la région Asie-Pacifique ont légèrement décliné à 2,3 milliards de dollars (2,06 milliards d’euros) en 2015, comparés à quelque 3 milliards (2,68 milliards d’euros) en 2014. Dans l’ensemble, cependant, la tendance de la dernière décennie montre une énorme croissance d’exportation de matériel militaire vers cette région. L’Asie compte pour 29% du revenu d’Elbit Systems et il y a de quoi faire encore, étant donné qu’Israël a récemment approuvé un budget spécial pour permettre à Elbit Systems de faire sa publicité en Chine. De plus, Elbit Systems vient de conclure une joint venture avec des sociétés indiennes pour vendre plus de drones à l’Inde, tandis que Rafael Advanced Defense Systems a signé un accord de coopération d’une valeur de 10 milliards de dollars (8,96 milliards d’euros) avec le géant indien Reliance Defense en mars de cette année. Le gouvernement de l’Inde est réputé proche de la signature d’un contrat de défense de 3 milliards de dollars (2,68 milliards d’euros) avec Israël et examine les possibilités d’une coopération avec Israël pour la construction d’un mur au Cachemire. Plus préoccupant encore que la façon dont Israël se répand sur ces marchés : certains États du Golfe sont en lice pour l’acquisition du système antimissiles Iron Dome.

 

Faire cause commune contre la militarisation

L’appel à un embargo militaire total sur Israël n’est pas seulement fondé sur l’appel palestinien à mettre fin à l’impunité d’Israël et à la complicité du monde avec son régime d’apartheid. Il fait aussi partie d’une lutte globale contre les guerres et la répression et contre la militarisation et le renforcement sécuritaire de la société. La conscience se développe sur les moyens par lesquels les exportations de matériels militaires et de sécurité intérieure israéliens contribuent à ces pratiques via de nouvelles technologies et méthodologies développées dans le processus d’occupation militaire, d’apartheid et de nettoyage ethnique du peuple palestinien. La militarisation et les politiques sécuritaires, à leur tour, contribuent au soutien de l’industrie militaire d’Israël et à sa politique contre les Palestiniens.

Parallèlement au rôle grandissant d’Israël dans cette militarisation, des mouvements font cause commune à travers le monde avec BDS contre la répression et la discrimination exercées par l’armée et les forces de police. La campagne contre la compagnie israélienne de sécurité intérieure, International Security and Defense Systems (ISDS) en est un exemple important. D’anciens agents du Mossad ont fondé ISDS en 1982. Des journalistes d’investigation aussi bien que d’anciens membres de juntes militaires signalent que ISDS a entraîné les escadrons de la mort au Guatemala, au Salvador, au Honduras, et au Nicaragua et était impliqué dans des coups d’État et des tentatives de putsch au Honduras et au Venezuela.

 

“L’appel à un embargo militaire total sur Israël… fait partie d’une lutte globale contre les guerres et la répression et contre la militarisation et le renforcement sécuritaire de la société »

 

Aujourd’hui ISDS entraîne la BOPE, la tristement célèbre police militaire de Rio de Janeiro, faisant fièrement savoir que la police utilise dans les favelas (cités précaires) les mêmes techniques que celles d’Israël à Gaza. ISDS a aussi décroché un contrat à grand renfort de publicité pour les Jeux Olympiques de 2016 à Rio. Des mouvements palestiniens tels que Stop the Wall et le Comité National de BDS (BNC) ont joint leurs forces aux mouvements populaires de Rio qui agissent pour les droits humains dans les favelas, dans le cadre d’une campagne appelée Jeux Olympiques sans Apartheid, dans le but de faire annuler le contrat 6.

De semblables connexions ont été faites entre le mouvement de soutien à la Palestine et les militants noirs aux USA, qui ont publié l’an dernier une déclaration de solidarité endossée par plus de 1 000 militants noirs et intellectuels ; cette déclaration précise que « l’usage largement répandu par Israël de la détention et de l’emprisonnement envers les Palestiniens évoque l’incarcération de masse des Noirs aux USA, dont l’emprisonnement de nos propres révolutionnaires » ; et ils ont appelé à une lutte commune contre l’entreprise de sécurité G4S. De plus, en août 2016, le mouvement Black Lives Matter a rejoint le mouvement BDS.

Le mur sur la frontière USA-Mexique est un autre lieu de lutte commune entre les militants de la solidarité avec la Palestine et les peuples indigènes affectés par la mise en œuvre de méthodes et de technologies israéliennes sur leurs terres, au sein desquelles Elbit Systems joue un rôle-clef.

La campagne dans l’UE pour obtenir l’arrêt du financement d’Elbit Systems et d’autres sociétés militaires israéliennes renvoie à un sujet de préoccupation plus large pour chaque citoyen européen. Avec un budget de 80 millions d’euros, le financement européen en recherche et développement est parmi les plus importants systèmes de financement au monde. Il redistribue l’argent des contribuables principalement à des institutions économiques et académiques dont les recherches sont au service de grosses entreprises, notamment en coopération avec des entreprises militaires israéliennes. Les projets de recherche avec des entreprises militaires israéliennes développent souvent une technologie à double usage (militaire et civil) en violation flagrante des règles de l’UE et contribuent à la militarisation et au renforcement sécuritaire des sociétés européennes. La plupart des Européens, s’ils savaient à quoi leur argent est utilisé, reconnaîtraient probablement que l’UE nuit non seulement aux Palestiniens mais également à ses propres citoyens en faisant des dépenses dans des guerres qui créent de nouveaux réfugiés et dans des technologies qui contrôlent, racialisent et oppriment les Européens au lieu de prendre en charge leurs besoins.

 

Cibler les points faibles de l’armée israélienne

Ce dossier politique a souhaité fournir une vue d’ensemble du complexe militaro industriel israélien et identifier des points d’entrée pour la réduction des profits de cette industrie et, au final, conduire à un embargo sur les armes jusqu’à ce que les Palestiniens jouissent de leurs droits. Il s’agit là d’un engagement majeur, sans aucun doute : le complexe militaro industriel comporte de grosses entreprises puissantes, des ruses de propagande et de marketing, et des établissements de défense à l’échelle mondiale qui sont souvent éloignés du discours et de l’atteinte des militants de la solidarité. Mais ce n’est pas qu’une nécessité éthique pour des pays de mettre fin à leurs relations militaires avec Israël jusqu’à ce qu’il respecte le droit international ; c’est aussi une campagne qui peut être gagnée. En fonction de l’expérience à ce jour et à la lumière de l’analyse qui précède, il y a certes plusieurs points d’entrée à prendre en considération par les militants.

Au niveau le plus basique, l’éducation du public et la diffusion sont essentielles. La plupart des gens comprennent intuitivement que leurs gouvernements ne devraient pas maintenir des relations militaires avec une puissance occupante qui lance régulièrement des attaques contre la bande de Gaza assiégée et sur d’autres pays voisins, qui pratique des incursions, des raids, la démolition de maisons et d’autres violations des droits humains contre la Cisjordanie occupée et Jérusalem Est – en particulier parce que ces actes s’opposent non seulement à leur propre code moral mais aussi aux lois de leur pays et au droit international. Le nombre de défenseurs des droits humains qui participent au boycott et au désinvestissement est en croissance ; ce n’est qu’une question de temps pour que le nombre de ceux qui réclament des sanctions, et particulièrement des sanctions militaires, grossisse jusqu’à former une masse critique.

 

“Le mythe de la technologie militaire israélienne s’effrite lentement et une industrie israélienne d’armement plus privée est aussi exposée que d’autres corporations au risque sur les marchés mondiaux.”

 

La solidarité avec la Palestine de communautés également touchées par la militarisation et le renforcement sécuritaire a une longue histoire, spécialement en Amérique Latine où Israël et ses agents privés ont soutenu et entraîné pendant des décennies des escadrons de la mort et des dictatures. Une coopération renforcée entre des Américains noirs, des Latinos, et des peuples indigènes aux USA, couplée avec la militarisation des métropoles européennes, signifie qu’un large réseau organisé de militants menant des campagnes a la possibilité de se développer aussi bien à l’Ouest. Dans le cas de l’UE, une vague montante de l’opinion publique pourrait être utilisée pour appuyer des arguments techniques contre le financement de l’armée israélienne – et d’autres entités – complices de l’occupation dans le cadre d’Horizon 2020.

Dans leurs campagnes, les militants devraient aussi s’appuyer sur le fait évident que la technologie militaire d’Israël n’est ni aussi efficace ni aussi dénuée de problèmes que ne le prétendent ses chargés de relations publiques. Les principales questions de la production israélienne de drones et les questions autour de Iron Dome en sont deux illustrations. Ce qui interpelle même davantage est le fait qu’Israël sape les capacités nationales de gérer leur défense, en siphonnant les capacités industrielles nationales des pays vers Israël et en utilisant son système de sécurité pour espionner les clients de ces pays, ce qui aboutit effectivement à une perte de souveraineté nationale et d’indépendance.

Elbit Systems, aussi gros soit-il, est particulièrement vulnérable face à l’action militante. C’et la seule entreprise privée israélienne d’armement de cette taille et donc elle est plus vulnérable aux crises, aux risques de spéculation financière et aux restructurations économiques. Elbit Systems est fortement endetté et doit s’assurer d’un cash flow permanent pour le service de sa dette. Sa présence dans le monde, toujours plus étendue, rend plus facile aux militants de différents pays de défier Elbit ou ses filiales. De plus, la dépendance croissante de l’industrie d’armement dans le budget de l’État d’Israël pour secourir Elbit le rend vulnérable tout en accroissant la vulnérabilité de l’État.

Les militants devraient aussi tirer des leçons de l’expérience ; Israël se positionne toujours pour tirer des avantages à l’arrivée au pouvoir de nouveaux gouvernements ou lorsque de nouvelles politiques nationales sont engagées. Les militants devraient aussi se positionner en élaborant des plans d’urgence face aux changements de gouvernements. Un élément-clef est de sécuriser, là où c’est possible, des engagements ou la législation de gouvernements qui sont contre le commerce des armes avec Israël et de tirer parti d’exemples dans lesquels des gouvernements hostiles mettent en œuvre des politiques contraires aux intérêts d’Israël. Exploiter les dynamiques internes de tels cas de figure est un élément essentiel du succès.

Si des sanctions militaires contre Israël doivent être prises, la société civile palestinienne et les militants vont avoir besoin de travailler dur pour faire pression sur l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) et sur l’Autorité Nationale Palestinienne (ANP) pour qu’elles utilisent leurs contacts diplomatiques et tout le pouvoir de persuasion qui peut être le leur, avec des États et avec l’ONU. Ils devraient en particulier s’assurer que l’OLP/ANP a recours à tous les moyens possibles pour empêcher et annuler des marchés d’armement entre les États du Golfe et Israël.

Il n’y a pas moyen de calculer quand la marée va s’inverser. Mais les luttes populaires contre la répression, la guerre et l’apartheid, renforcées par une perception négative grandissante du complexe militaro industriel israélien, pourraient frapper au cœur une industrie qui soutient l’agression israélienne et en tire sa prospérité. Le mythe de la technologie militaire israélienne s’effrite lentement et une industrie israélienne d’armement plus privée est aussi exposée que d’autres corporations au risque sur les marchés mondiaux. L’appel à des sanctions militaires peut commencer à mordre avant même que des gouvernements ne soient prêts à mettre en œuvre un plein embargo.

Notes:

  1. Les auteurs font partie de la campagne Stop the Wall.
  2. Le Royaume Uni a néanmoins testé le drone dans son territoire d’outre-mer d‘Ascension.
  3. Bishara Bahbah, “Les relations militaires d’Israel avec l’Équateur et l’Argentine,” Journal of Palestine Studies, 15, 2 (Hiver 1986): 88-89. Voir aussi Hugo Harvey Parada, Les relations Chili – Israël 1973-1990 (Santiago: RIL Éditeurs, 2011).
  4. Shir Hever, “Privatiser l’industrie israélienne de l’armement”  Middle East Eye, 27 Janvier 2016. L’article fournit une excellente analyse du processus de privatisation de IMI et du rôle d’Elbit Systems.
  5. Par exemple, après l’attaque à l’aéroport de Bruxelles en mars 2016, la Belgique a affecté 400 millions d’euros de plus à une agence de renseignement. En avril, l’UE a voté une loi controversée sur le stockage à long terme d’information sur les passagers des compagnies aériennes qui va coûter grosso modo 500 millions d’euros. Elbit Systems est bien placé pour en prendre une part non négligeable, étant donné que l’UE l’a déjà financé depuis des années pour mettre au point la technologie permettant la mise en œuvre d’une telle politique. De plus, des documents récents de l’Institut Transnational et de Stop Wapenhandel montrent les profits que les compagnies israéliennes tirent de la politique européenne sur les migrants. Parce que ces entreprises ont une vaste expérience d’actions telles que la gestion du Mur et la technologie des drones (principalement utilisés dans les massacres contre Gaza), ils ont beaucoup à offrir à l’UE dans les actions contre les migrants.
  6. L’accord est toujours en place, contrairement aux informations selon lesquelles il aurait été annulé. La campagne contre la présence d’ISDS à Rio de Janeiro continue.

 

Source: Al Shabaka

Traduction SF pour BDS France

 




Bulletin d’information : Technologie à double usage – comment l’Europe finance les entreprises militaires israéliennes à travers Horizon 2020

ECCP-02/09/2016

Les fonds de l’Union européenne pour la recherche ont été une source très importante de financements pour les universitaires, entreprises et institutions d’État israéliens. Alors qu’Israël n’est pas un pays de l’UE, depuis 1995 les demandeurs israéliens sont en mesure d’accéder aux fonds de l’UE pour la recherche sur la même base que les États membres de l’UE à travers l’Accord d’association UE/Israël. Pendant le dernier cycle de recherche qui a couru de 2007 à 2013, connu sous le sigle FP7 (7e Programme cadre), une partie importante des fonds sont allés aux porteurs de projet israéliens. En effet, sur plus de 200 projets de recherche en matière de sécurité dans le cycle de financement du FP7, un sur cinq ont compris un partenaire israélien (1).

Dans le programme Horizon 2020, 77 milliards d’euros sont disponibles pour subventionner la recherche pour la période 2013 à 2020. Les fonds pour la recherche sont destinés exclusivement aux applications civiles. Aucun de ces fonds n’est censé être alloué aux applications militaires.

De nombreux porteurs de projet israéliens ont déjà obtenu des fonds d’Horizon 2020, notamment des entreprises militaires israéliennes comme Elbit et IAI (Industrie aéronautique israélienne). Il existe déjà 162 projets dans lesquels des entreprises israéliennes participent, avec un budget d’environ 452,3 millions d’euros (2). Alors que les fonds pour la recherche sont soi-disant affectés aux projets ayant des applications civiles, beaucoup de ces projets sont d’une nature à double usage, ce qui soulève la question de savoir si ces fonds ne sont pas utilisés pour soutenir des applications militaires, ou ne le seront pas dans l’avenir.

Quels sont les domaines (produits, services, ou technologies) à double usage ?

Les domaines à double usage sont les produits, notamment les logiciels et les technologies, qui peuvent être utilisés à la fois à des fins civiles et militaires. Ce sont des produits de base ou génériques ou des technologies qui peuvent avoir des applications à la fois civiles et militaires. Quelques exemples : les systèmes sans pilote (comme les drones), la robotique, la nanoélectronique, les technologies de l’information et de la communication (TIC), les détecteurs, le stockage de l’énergie, la photonique, les imprimantes 3D, et la biométrie.

Le financement des domaines à double usage est-il autorisé dans Horizon 2020 ?

Horizon 2020 permet de financer des domaines à double usage, tant que la recherche « est totalement motivée par des applications civiles et qu’elle s’y tient » (3). Les restrictions des financements ne visent pas les acteurs, ni l’objet du projet, mais les applications de la recherche. Ainsi par exemple, un acteur comme une entreprise militaire peut recevoir des fonds pour un programme qui a comme objet des explosifs, tant que les applications de la recherche financée sont strictement civiles (par exemple, des explosifs utilisés dans la construction de tunnels routiers dans le secteur civil).

Que faire si le financement se révèle avoir eu – intentionnellement ou non – des applications militaires ?

Les lignes directrices d’Horizon 2020 mettent en garde contre un éventuel usage impropre de la recherche, et elles recommandent de prendre des précautions (comme nommer un conseiller éthique indépendant ou un comité d’éthique) pour se prémunir contre les conséquences non voulues de la recherche. Si les lignes directrices de financement ont été violées, les bénéficiaires peuvent être considérés avoir violé leurs obligations relevant de la Convention de subvention, et voir leur financement réduit ou résilié.

Qu’est-ce qui constitue une application civile, par opposition à une application militaire ?

Les lignes directrices d’Horizon 2020 ne semblent pas avoir une définition claire de ce qui est « civil », au-delà que ce n’est pas militaire. « Les applications civiles » semblent inclure les nombreux domaines liés à la sécurité (comme la police nationale, les gardes-frontières, la sécurité dans les aéroports, la cybersécurité, etc). Les entreprises militaires s’orientent de plus en plus hors des guerres conventionnelles contre des ennemis extérieurs, pour aller vers des conflits intérieurs contre leur propre population ou, pour reprendre l’expression de Jeff Halper, « des guerres contre le peuple ». Même si elle est dirigée contre un ennemi extérieur, la guerre prend de plus en plus la forme d’opérations « antiterroristes », lesquelles déploient beaucoup de ces technologies de sécurité.

Comment peut-on utiliser Horizon 2020 pour soutenir des projets militaires ?

Alors que les lignes directrices d’Horizon 2020 prétendent se focaliser exclusivement sur les applications civiles, la Commission européenne contribue activement à ce que les entreprises et les institutions militaires contournent ce problème, par exemple par un travail avec l’Agence européenne de défense (AED) afin de « trouver des synergies » entre Horizon 2020 et les activités de recherches de l’AED (4). Un guide publié par la Commission européenne en 2014, « Financement communautaire pour le double usage» , expose les façons pour les entreprises militaires de pouvoir développer des produits et des technologies à double usage. Le guide expose deux façons de faire (5). L’une passe par un processus interne, par lequel les entreprises militaires elles-mêmes font leur demande de financement pour des projets à applications civiles. Après, l’entreprise peut adapter le produit pour un usage militaire (6).

Alternativement, une certaine forme de processus d’externalisation peut aussi être utilisée (délivrances de l’autorisation, projets en commun, sous-produits, start-ups, ou collaborations inter-entreprises). Par exemple, une petite entreprise en démarrage peut développer un projet ayant une application civile, et ensuite elle « sort » du marché en étant vendue à une entreprise militaire plus importante. Et cette entreprise militaire peut, par la suite, s’engager dans une « adaptation du produit » et faire un usage militaire de la technologie. De cette manière, les entreprises militaires économisent sur les coûts de développement d’une technologie maison en laissant les entreprises de tailles petites et moyennes développer des technologies (avec l’aide des fonds d’Horizon 2020). Certaines entreprises militaires ont même créé des fonds de capital-risque pour aider les petites start-up à développer des technologies destinées à un usage ultérieur par une entreprise militaire plus importante (7).

Le guide 2014 de la Commission européenne présente une variété de façons dont les gouvernements peuvent aider les entreprises à se servir du double usage pour diversifier leurs produits, d’une sphère (civile) à l’autre (militaire). Il semble aussi indiquer que les autorités publiques peuvent apporter un soutien indirect avec : des observatoires de renseignements (collectes de renseignements sur des produits et technologies) ; des technologies et des transferts de connaissances, une externalisation, des sous-produits et des lancements d’essais communs ; des travaux de rapprochements inter-entreprises (salons réunissant les entreprises et les acheteurs) ; une diversification (aider les entreprises à pénétrer de nouveaux marchés) ; des créations de pépinières d’entreprises (aider les entrepreneurs à transformer leurs idées en entreprises commerciales) ; des vitrines de technologies et des activités de constitutions de réseaux ; et des créations de groupes à double usage (regroupement d’entreprises en un lieu géographique).

En plus, le guide fournir un aperçu des différents programmes de financements de l’UE auxquels les entreprises ont accès, dont Horizon 2020. Il recommande que pour accéder à Horizon 2020, les porteurs de projet « devraient se limiter aux technologies de base qui peuvent être adaptées à des applications de défense » (8).

Pourquoi le détournement du double usage est-il particulièrement préoccupant ?

Israël a été à la pointe du développement des technologies militaires (tels que les drones), technologies qu’il utilise dans son occupation de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, de même que dans ses guerres récurrentes contre Gaza. Les actions d’Israël ont, à plusieurs reprises, été jugées comme violant le droit international et des résolutions des Nations-Unies, et elles ont été condamnées par la plus grande partie de la communauté internationale. Alors pourquoi, l’UE soutient-elle Israël en lui fournissant l’accès à des programmes de la recherche publique financés par les contribuables européens ?

Bref, l’UE se donne en public le visage de quelqu’un qui ne finance pas avec le programme Horizon 2020 des projets ayant des applications militaires, mais dans les coulisses, c’est pourtant bien ce qu’elle fait, particulièrement en encourageant les entreprises à développer des produits et des technologies à double usage qui pourront être adaptées ensuite au secteur militaire.

 

1 – Ben Hayes, “How the EU subsidises Israel’s military-industrial complex” (« Comment l’UE subventionne le complexe militaro-industriel d’Israël ») – OpenDemocracy.net, 6 mars 2013

2 -Stop Wapenhandel, « Combat proven : Nederlandse militaire relaties met Israel » (« La preuve opérationnelle : des relations militaires néerlandaises rencontrent Israël »), juin 2016, page. 31.

3 – Note explicative sur l’expression dans le texte : « se focaliser exclusivement sur des applications civiles ».

4 – Commission européenne, « EU Funding for Dual Use: Guide for Regions and SMEs », («Financements communautaires pour les biens et technologies à double usage : guide d’accompagnement pour les régions et les PME ») ») – 2014, p. 43 (« Conseils pour bénéficier des dispositifs de financement du FSE »).

5 – ibidem – page 9 (« Pourquoi les entreprises et les instances publiques doivent-elles prendre en compte les produits/technologies à double usage dans leurs stratégies ? »)

6 – En outre, Shir Hever note que, étant donné que l’argent est souvent fongible – les entreprises tendant à utiliser la même infrastructure (laboratoires de recherche, locaux pour les bureaux, personnels, etc.) pour leurs projets civils et militaires – les fonds destinés à un projet civil peuvent indirectement soutenir des projets militaires.

7 – Commission européenne : («Financements communautaires pour les biens et technologies à double usage : guide d’accompagnement pour les régions et les PME ») ») – 2014, p. 18 (Coopération entre grandes entreprises et PME)

8 – ibidem, p. 48 (Conseils pour bénéficier des dispositifs de financement du programme Horizon 2020).

 

http://www.eccpalestine.org/fact-sheet-dual-use-technology-how-europe-funds-israeli-military-companies-trough-horizon-2020/

Traduction : JPP pour BDS FRANCE




BDS Montpellier : Embargo militaire contre Israël – Fin du blocus de Gaza !

 

Samedi 9 juillet 2016, malgré les interdictions et l’acharnement de la Mairie contre le comité BDS France 34, celui-ci a tenu son rassemblement d’information et ainsi répondu sur le terrain à l’appel du BNC Palestinien : Embargo militaire contre Israël et fin du blocus de Gaza. 800 tracts ont été distribués et nous avons reçu un vrai soutien des montpelliérains et des encouragements de nombreux passants.

La chasse au BDS est telle que la mairie a envoyé sa police pour faire retirer les drapeaux fixés sur la rampe de sortie du parking au prétexte que c’est « un espace public municipal » !!
Mal lui en a pris car une dizaine de passants-tes ont à notre demande pris les drapeaux et banderole de Gaza et les ont maintenus !! Avec ce soutien populaire le BDS ne pourra pas être vaincu ! Ils ne nous ferons pas taire !!

Liberté,  Egalité et Justice pour le Peuple Palestinien ! !

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Voir la vidéo de l’intervention :

 




Lettre ouverte au Ministre de la Défense J-Y Le Drian: Non à l’achat de drones israéliens par la France !

Lettre ouverte au Ministre de la défense Jean Yves Le Drian

NON A L’ACHAT DE DRONES DE RECONNAISSANCE ISRAÉLIENS PAR L’ARMÉE FRANÇAISE !

Paris, le 5 juillet 2016

Monsieur le Ministre de la Défense,

L’armée de Terre cherche à renouveler ses drones de reconnaissance [*]. D’où la procédure d’acquisition en cours, qui porte selon la presse sur 210 appareils (répartis en trois lots) pour plus de 100 millions d’euros.

Parmi les choix possibles figure une version modernisée du Skylark 1LE de la société israélienne Elbit Systems.

Comme vous le savez, l’entreprise israélienne Elbit Systems équipe électroniquement le mur déclaré illégal par la Cour Internationale de Justice, qui emprisonne la population palestinienne de Cisjordanie, isole des villages et entrave l’accès aux terres cultivables.

De plus, comme le revendiquent pleinement les acteurs principaux du complexe militaro-industriel israélien, dont Elbit Systems, la population palestinienne sert de cobaye pour tester leurs armes, en toute violation de la 4ème convention de Genève (comme ce fut notamment le cas lors des offensives militaires contre Gaza).

Les États, dont la France, au regard de ses engagements européens et internationaux, ont pour obligation de garantir qu’Israël, comme tout autre État, se conforme au droit international.

Si l’achat du Skylark 1LE se confirmait, vous porteriez, avec l’ensemble du gouvernement, la responsabilité du manquement de la France à ses obligations mais aussi d’un soutien de fait à une industrie militaire israélienne au service d’une politique coloniale, meurtrière et illégale.

Refusant, en tant que citoyens, toute complicité avec cette politique, et rejoignant l’appel de la société civile palestinienne à la mise en œuvre d’un embargo militaire international contre l’Etat d’Israël jusqu’à ce qu’il respecte le droit international, nous vous demandons de rejeter l’offre de la société Elbit Systems.

Campagne BDS France et AFPS

Avec le soutien de la Plateforme des ONG pour la Palestine

[*] Drones de reconnaissance au contact (DRAC) Utilisés par les unités d’artillerie, les DRAC sont, en quelque sorte, des « jumelles déportées » dans la mesure où ils permettent de collecter des informations, de jour comme de nuit et en temps réel, sur une dizaine de kilomètres.

ENGLISH:


Open Letter to the French Minister of Defence

NO TO THE PURCHASE OF ISRAELI RECONNAISSANCE DRONES BY THE FRENCH ARMY!

Paris, 5 July 2016

Sir,

The army intends to renew its fleet of reconnaissance drones [*]. Hence the acquisition process currently underway which, according to the press, involves 210 aircraft, divided into three lots, for a value of more than 100 million euros.

Among the possible choices is a modernised version of the Skylark 1LE, developed by the Israeli company Elbit Systems.

As you know, Elbit Systems provides the electronic detection system for the wall that has been declared illegal by the International Court of Justice, the wall that imprisons the Palestinian population of the West Bank, that isolates its villages and hinders the acces to its arable land.

Moreover, as is clearly asserted by major actors of the Israeli military-industrial complex, including Elbit Systems, the Palestinian population is used as a guinea pig to test weapons, which is in total violation of the Fourth Geneva Convention (as was especially the case during the military offensives against Gaza).

States, including France, in view of their European and international commitments, are obligated to ensure that Israel, like any other state, complies with international law.

If the purchase of the Skylark 1LE were confirmed, you would bear responsibility, along with the government, for the failure of France to live up to its obligations, and also responsibility for de facto support to an Israeli military industry which is in the service of colonial, murderous and illegal policies.

In refusing, as citizens, any collusion in those policies, and in joining the appeal by Palestinian civil society for an international military embargo against the State of Israel until it respects international law, we ask you to reject the bid by Elbit Systems.

BDS France Campaign and the France-Palestine Solidarity Association

Endorsed by the Platform of French NGOs for Palestine

[*] Close-range reconnaissance drones, known as DRACs in French, are used by artillery units, and are, in a way, « remote binoculars » in the sense that they can collect information, by day or by night and in real time, over a range of several miles.




C’est le début de la fin de la journée sioniste dite « de Jérusalem » à Montpellier

C’est la 39 ème année que le Centre Communautaire et Culturel Juif de Montpellier (CCCJM) tient sa « Journée de Jérusalem ». Créée en 1977, grâce à l’appui du très pro-israélien et sioniste, feu G. Frêche (PS), cette journée commémore la « Réunification de Jérusalem ». Cette expression, en apparence anodine, condense les thèses sionistes et promeut la politique coloniale et de nettoyage ethnique menée par Israël depuis sa création. Mais de nombreux faits indiquent que la critique de la politique israélienne se développe et qu’il devient plus difficile d’afficher avec arrogance son soutien à Israël et au sionisme. Le CCCJM est contraint de mentir publiquement, de banaliser la nature de la fête pour cacher les objectifs politiques d’une commémoration coloniale. Serait-ce le début de la  fin de la journée  du CCCJM en tant que journée sioniste ?

La ténacité du comité BDS France 34 qui mène campagne depuis six ans, y est pour beaucoup et ce n’est pas fini :  « On lâche rien  » !

De 1977 à 2010 l’affichage public du contenu et du sens de cette  journée était  non seulement pro-israélien mais ouvertement sioniste. Les Montpelliérains se souviennent des grandes banderoles tendues entre les platanes de l’esplanade, promenade qui jouxte la place de la Comédie, sur lesquelles ont pouvait lire « Jérusalem capitale du peuple juif », « Fête de la réunification de Jérusalem »…

En 2010, dans l’annonce de sa 33ème journée le président d’alors du CCCJM n’hésitait pas à écrire : « Notre attachement à cette commémoration de la réunification de la ville de Jérusalem reste un particularisme spécifique à Montpellier et unique en Diaspora… A travers le symbole de cette journée, nous crions, avec tous nos amis, haut et fort, notre sionisme et notre soutien à l’Etat d’Israël !… Jérusalem est et doit rester la capitale de l’Etat d’Israël (…) Venez très nombreux commémorer ce 33ème anniversaire de la Journée de Jérusalem et soutenir ainsi l’Etat d’Israël, seul rempart de notre Peuple. Vive Israël ! ».

En 2010, le CCCJM affiche son sionisme décomplexé et se revendique  comme une officine sioniste, relais de la propagande et soutien de la politique israélienne à Montpellier et dans la Région.

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Les logos des exécutifs de la Région, du Département et de la Ville de Montpellier (tous PS), présents sur l’affiche attestent de leur soutien politique et financier

2010 LE COMITÉ BDS FRANCE 34 LANCE LA CAMPAGNE CONTRE LA JOURNÉE SIONISTE DITE DE « JÉRUSALEM ».

Dès 2010, le jeune comité BDS France 34 déroule sa campagne contre la journée sioniste, dans ses tracts, affiches , courriers à la mairie et diverses interventions.

La première manifestation à Grammont a lieu en juin 2011. A l’initiative de BDS France 34, du MIB et des quartiers populaires. Un cortège se forme à la Paillade (St. Paul) qui va tourner par le Petit Bard et la Cité Gély, deux autres quartiers populaires de Montpellier, pour se rendre en cortège devant l’entrée du parc de Grammont où la police bloque l’accès à la fête du CCCJM. La manifestation terminée, le cortège partira en « opération escargot » créant un immense embouteillage.

Depuis 2011, chaque année, a lieu une manifestation en juin le jour de la journée sioniste.

2012

Tentative partiellement ratée de bloquer les 4 entrées d’accès au parc de Grammont. Une entrée imprévue a été ouverte par la police et les organisateurs. Une « opération escargot » a été improvisée sur le grand rond-point à proximité de la fête.

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2013

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Gilles Devers ( Avocat), Kawtar Guediri (Historienne) Hisham Abou Shahla (GUPS)

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Conférence-Débat : Jérusalem, la tribune

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Conférence débat : Jérusalem, Salle Pitot, Montpellier

2014

MANIFESTATION LE DIMANCHE 20 JUIN 2014

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En juillet 2014 dans le cadre des manifestations hebdomadaires (et parfois bi-hebdomadaire) organisées par le comité BDS France 34 en solidarité avec la population de Gaza bombardée jour et nuit et avec la résistance populaire, le Comité BDS France a organisé une marche sur la Mairie de Montpellier pour que celle-ci cesse son soutien à la journée sioniste  du CCCJM et suspende le jumelage avec la ville de Tibériade.

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Cette vidéo du baptême de la place de Tibériade en place de Gaza illustre  comment s’est menée cette campagne :

2015

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Husein Abouzaid, Saadia Benfakha, Pierre Stambul, Youssef Habache et Jamil Anouar

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Jérusalem, le sacré et le politique, 5 mai 2015, salle Pétrarque Montpellier

Le week-end de la journée sioniste en juin 2015.

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https://bdsf34.wordpress.com/2015/06/08/6-7-juin-week-end-de-manifestations-contre-la-journee-sioniste-a-montpellier/

https://bdsf34.wordpress.com/2015/06/08/6-7-juin-week-end-de-manifestations-contre-la-journee-sioniste-a-montpellier-2/

https://bdsf34.wordpress.com/2015/06/02/stop-a-la-journee-sioniste-de-montpellier-paul-allies-pr-de-droit/

https://bdsf34.wordpress.com/2015/04/17/non-a-la-39eme-journee-sioniste-dite-de-jerusalem-a-montpellier-le-7-juin-2015/

Par ailleurs une pétition a été lancée, toujours présente sur les tables du comité BDS France 34 qui a recueilli plus de deux mille signatures papier et plusieurs centaines sur internet.

http://stopjourneesionistedemontpellier.wesign.it/fr

La Campagne lancée par BDS France 34 s’est développée dans le courant d’indignation suscitée par l’attaque meurtrière israélienne contre la population civile de la Bande de Gaza. La pétition lancée en 2012 est signée par de nombreuses associations, partis et syndicat. Les demandes de rendez-vous (3)  de ces mêmes signataires à M. Saurel maire de Montpellier sont restées sans réponse.

Par ailleurs d’autres associations avaient entrepris des démarches plus institutionnelles en direction de la mairie et des élus.

LA CAMPAGNE CONTRE LA JOURNÉE SIONISTE CONTRAINT LE CCCJM À RECULER SUR  SA COMMUNICATION PUBLIQUE.

Vous avez pu lire en début d’article les propos du président du CCCJM d’alors, voici le programme de la fête. un programme de combat digne du CRIF !  Contre l’antisionisme et contre le Boycott. Si le premier thème était d’actualité dès 2010, le boycott d’Agrexco était un combat d’arrière garde, puisque depuis novembre 2009 le tribunal de Tel Aviv avait prononcé la liquidation d’Agrexco ! « Agrexco ni à Sète ni ailleurs ! » avait lancé la Coalition contre Agrexco qui ne croyait pas si bien dire. On y retrouve Mme LE DAIN députée PS, une fidèle de la journée sioniste qui s’est faite remarquer dans son opposition à la Coalition contre Agrexco…

On notera la bonne place des élus et représentants du PS (Cambadélis, Le Dain), parti qui tient la région depuis des décennies et qui s’est toujours illustré dans le soutien inconditionnel à Israël. Ainsi le secrétaire fédéral du PS34, M. Bourgi,  s’est affiché en tête de la manifestation de la LICRA, le 30 mai 2015, aux côtés d’élus et personnalités de l’UMP pour exiger l’interdiction d’expression publique du BDS France 34 .

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Mais finie l’arrogance sioniste, en juin 2016, la présidente du CCCJM est bien embarrassée pour répondre à la question de sa propre radio (la radio juive : Radio Aviva) sur l’objectif de la journée… Elle finira quand même par dire  qu’il s’agit de fêter la « réunification de Jérusalem ».(Radio Aviva, l’invité du jour, 24 juin 2016.)

Depuis 2012  les affiches racontent d’elles-mêmes ce recul contraint :

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Nous n’avions pas résisté au plaisir de rétablir les faits…

la 36 ème Journée a utilisé la même affiche que la 35ème.

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Ils tentent de disputer au Comité BDS France 34 à la fois dans le coeur des montpelliérains et au coeur (centre) de la ville: la place de la Comédie où le comité BDS tenait son stand deux samedis par mois.

vivre ensemble
Sans les Palestiniens évidemment ! Quand on sait la férocité du nettoyage ethnique contre les Palestiniens, à Jérusalem en particulier, on mesure l’ampleur du cynisme dont ces gens sont capables.

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En réalité, l’expression « si… m’était conté » vient d’une fable de La Fontaine : « Si Peau d’âne m’était conté,/j’y prendrais un plaisir extrême,/Le monde est vieux, dit-on: je le crois, cependant,/il le faut amuser comme un enfant ». Le CCCJM veut nous amuser et nous endormir avec ses slogans, on l’a bien compris !

 

Et voici ce qu’on pouvait voir en décoration du podium les années précédentes :

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Photo de 2012

et en juin 2016 :

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Il faut maintenant que le contenu politique de la journée s’aligne sur celui d’un vrai centre communautaire et culturel  juif de Montpellier

LA PRÉSIDENTE DU CCCJM AVOUE AVOIR BÉNÉFICIÉ DES LARGESSES DE LA VILLE DE MONTPELLIER !

Quand le comité BDS France 34 se scandalisait de l’aide financière des exécutifs locaux et en particulier de la Ville de Montpellier qui prête gratuitement depuis 39 ans les locaux et depuis son existence le parc Grammont, on le traitait de menteur.

Aujourd’hui preuve est faite que le parc de Grammont et toutes les facilités (chaises, tables barrières) et sans doute vigiles etc. étaient gracieusement offerts par la Mairie, aux frais des contribuables !

Mme Bensoussan vient de le déclarer avec dépit sur Radio Aviva le 24 juin 2016 !

La Présidente. du CCCJM  reconnait ainsi avoir bénéficié d’environ 70 000 € en nature !

LES EXÉCUTIFS DE LA RÉGION, DÉPARTEMENT, MÉTROPOLE ET VILLE DOIVENT CESSER TOUT FINANCEMENT ET TOUT SOUTIEN POLITIQUE À CETTE JOURNÉE.

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Tous les logos sont là : Région, Département, Métropole et Ville de Montpellier.

Dans sa présentation à Radio Aviva Mme Bensoussan est toute heureuse d’annoncer que vers la fin il y aura le tirage de la tombola dont le premier prix est…vous l’aviez deviné : un billet d’avion pour Israël ! Elle informe également qu’à 17h il y aura les « officiels et les hymnes » ». Ce qui signifie que nos élus-es vont se lever et se tenir bien droits et bien droites et en présence du consul d’un autre pays vont  commémorer, à l’initiative de citoyens français dont une bonne part sont franco-israéliens,  une victoire militaire coloniale condamnée par le droit international.Le tout aux frais des contribuables  et avec les applaudissements d’une bonne douzaine d’élus (PS pour la plupart).

Pendant ce temps les militants BDS qui s’inspirant du boycott de l’Afrique du Sud contre l’apartheid exigent qu’Israël applique le droit international, sont interdits de tenir le moindre stand sur la place de la Comédie et le dimanche 26 juin ils étaient contenus par un barrage de police leur interdisant l’accès au parc de Grammont.

Il est même un élu, celui-là même qui signe les refus des autorisations de stand au comité BDS qui s’en vante (Cf. tweet ci-dessous).

Mais il ne devrait pas, car la mairie a été contrainte de faire payer le CCCJM. Le soutien scandaleux à cette journée lui attire le mécontentement de très nombreux administrés. Nous nous réjouissons de cette décision même si nous en faisons les frais. En effet la répression du BDS34 a sans doute été la monnaie d’échange pour amener le CCCJM à renoncer à ce privilège digne d’une municipalité bananière. Mais on ne  fera pas taire le BDS ni interdire ses actions et pour le moment le sionisme est désavoué et c’est lui qui est contraint de restreindre son expression publique.

 

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Journée sioniste de Grammont, nouvel enfumage , nouvel échec.

La journée sioniste du CCCJM dite Journée de Jérusalem est un événement unique en France et même en Europe qui commémore en France, le fait colonial d’un pays étranger (Israël) en présence du consul de ce pays. La Journée dite de Jérusalem du Centre Communautaire et Culturel Juif de Montpellier (CCCJM) commémore et célèbre en présence du consul d’Israël et des représentants de tous les exécutifs de la Région la prise de Jérusalem-Est par l’armée israélienne le 7 juin 1967 ainsi que l’occupation et la colonisation de la ville de Jérusalem depuis cette date. Contrevenant au droit international, à 4 résolutions de l’ONU (252, 476, 478, 672) ils proclament la « réunification » de Jérusalem et la déclarent capitale une et indivisible de l’Etat d’Israël.

Contraint par les campagnes de dénonciation de ce scandale,  le CCCJM ne peut plus depuis plusieurs années afficher publiquement ses positions coloniales, il est contraint de biaiser et de recourir à divers artifices pour tenter de masquer le caractère politique de cette fête.

Cette année ils ont choisi : « Si Jérusalem m’était conté… »

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« SI JÉRUSALEM M’ÉTAIT CONTÉ »

Affiche de la 39ème année de la journée sioniste dite de « Jérusalem »

Sans doute ont-ils tenté de surfer sur le succès qu’a connu le film de Sacha Guitry « Si Versailles m’était conté… » paru en 1954. Faut dire que leur public est très vieillissant et nostalgique du bon vieux temps… des colonies, de l’Algérie et du temps où l’image d’Israël rayonnait de ses feux trompeurs.

Mais ce temps est heureusement révolu. Les projecteurs de la campagne BDS internationale palestinienne éclairent désormais les incessantes violations du droit, la colonisation arrogante et les crimes de guerre contre le peuple palestinien.

 

Le CCCJM et ses amis ne peuvent plus clamer publiquement : «  A travers le symbole de cette journée, nous crions, avec tous nos amis, haut et fort, notre sionisme et notre soutien à l’Etat d’Israël… Jérusalem est et doit rester la capitale d’Israël (…) » [1] .

[1] Propos tenus par le président du CCCJM en 2010.

Les campagnes du comité BDSFrance et de ses partenaires, conjuguées à celles d’autres acteurs opposés à la colonisation de la Palestine, interdisent l’affichage public de cette arrogance coloniale. C’est une première victoire !

Preuve est faite qu’il sont dans l’illégalité et qu’ils ne peuvent plus soutenir publiquement ce discours hors la loi. Ils sont contraints de le faire en catimini à l’intérieur de leur fête entourée d’un mur de service d’ordre privé et de la police nationale qu’on dit pourtant surchargée.

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A l’intérieur (juin 2015) ils affichent la « couleur ». Notez qu’ils ne fêtent pas l’anniversaire de la 38ème fête montpelliéraine, non ils fêtent bien la prise de Jérusalem en 1967 (2015-1967 = 48)

NOUVEL ENFUMAGE, NOUVEL ÉCHEC !

La formule « si… m’était conté » n’est pas de Sacha Guitry mais de Jean de la Fontaine et le communicant qui n’a pas hésité à reprendre cette formule, aujourd’hui galvaudée, nous réserve une surprise qui en dit long sur l’objectif de la communication du CCCJM : amuser le monde, c’est à dire le distraire de l’essentiel. L’essentiel étant les faits et les actes commis par Israël sur le terrain.

Concluant la fable intitulée « Le pouvoir des fables » La Fontaine écrit :

« Si Peau d’âne m’était conté,
J’y prendrais un plaisir extrême,
Le monde est vieux, dit-on : je le crois, cependant
Il le faut amuser encor comme un enfant. »[2]

[2] Fable 4 du livre VIII intitulée « Le pouvoir des Fables » . Le « Peau d’âne » mentionné ne se réfère pas au conte de Perrault, publié juste un an avant la mort du fabuliste.

Oui le CCCJM et ses amis nous prennent pour des enfants qu’on peut amuser avec des fables. Des enfants qu’on pourrait berner facilement en leur racontant des histoires.

Déjà l’an dernier avec le slogan : «  Jérusalem, l’ambition de vivre ensemble » l’enfumage était grossier au regard du nettoyage ethnique et de la judéisation forcée de Jérusalem. Mais là encore les organisateurs ont beau essayer de nous endormir, leur idéologie exsude par tous les interstices : leur « vivre ensemble » s’imprime sur … un MUR. Le MUR, la séparation, comme emblème du « vivre ensemble » sioniste, quel aveu !… Chassez le naturel, il revient au galop.

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Le MUR de séparation comme symbole du « vivre ensemble sioniste » !

 

LA RÉGION, LE DÉPARTEMENT, LA VILLE ET LA MÉTROPLE COMPLICE DE CETTE COMMÉMORATION COLONIALE

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Nos impôts locaux financent l’affichage et le fonctionnement de cette fête coloniale.

 

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Ils sont tous là, leurs logos l’attestent : Région, Département, Métropole et Ville !

Par contre ce qui n’a pas changé c’est le soutien politique, idéologique et financier des exécutifs de la Région, du département, de la ville de Montpellier et même la nouvelle métropole. Ils sont tous là, depuis 39 ans ! Elus PS ou ex-PS : M. Saurel, aujourd’hui divers droite ; fidèles soutien du colonialisme, ils commémorent la « réunification » de Jérusalem, font les courbettes à la nouvelle Consul d’Israël au CRIF et ses satellites.

UNE SEULE RÉPONSE BDS !

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