Journée d’action AXA à Nîmes

À Nîmes, mercredi 17 avril, journée d’action en direction d’AXA, une dizaine de militantEs se sont mobiliséEs et ont rencontré les responsables de 4 agences situées à proximité et dans un même axe.

Les échanges ont été courtois, bien que les responsables ont eu tendance à se réfugier derrière le fait qu’ils n’étaient pas des agents d’AXA mais des libéraux qui vendent des produits d’assurance … Difficile de leur faire entendre qu’en vendant ces produits ils participent au financement, de la colonisation israélienne en Palestine, et de l’entreprise d’armement israélienne Elbit Systems.

Tous nous ont conseillé d’agir auprès de la direction régionale basée à Nîmes. Nous n’avions pas retenu cette option car le lieu est désert et la visibilité quasi inexistante. Á noter que nous avions demandé à être reçuEs en décembre 2018 par la directrice régionale à laquelle nous avions envoyé un courrier avec dossier complet … sans réponse.

Mais, selon les infos récoltées auprès des différentes agences, il semblerait que ça fasse le buzz entre la direction régionale et les différentes agences !!

Dans 3 agences, un courrier argumenté leur a été remis pour leur rappeler celui du 8 décembre 2018 (dans le cadre de la semaine d’action) où nous leur avions adressé un dossier comportant différentes pièces, et dans la 4e le dossier complet a été déposé.

Nous avons également marqué notre solidarité avec les prisonniers politiques palestiniens.

Peu de passantEs en ville le mercredi mais des rencontres et échanges vraiment intéressants avec certainEs.

Nous avons appris, dans l’après-coup, la nouvelle du désinvestissement par IM AXA dans Elbit Systems en raison de son implication dans les crimes de guerre israéliens. C’est une avancée qui nous encourage à poursuivre la campagne.

 




Journée d’actions #AXA à Lyon – 17/04/2019

A l’occasion de la journée AXA du 17 avril, le Collectif 69 Palestine a mené une action en 2 temps :

– la veille en plein centre-ville,
– le jour J devant l’immeuble AXA, dans le quartier de la Part-Dieu.

Le mardi, en fin d’après-midi, une dizaine de militant.e.s rue de la République, particulièrement visibles avec 2 grandes banderoles (AXA + BDS), des panneaux etc.

(avec un renfort inopiné et bienvenu de deux grenoblois) 🙂

Les passant.e.s ont globalement bien accueilli le tract national AXA portant le logo de la coalition internationale et ont été attentifs à nos explications orales. Au point qu’en une heure, 300 tracts ont été distribués et surtout 100 cartes signées.

Le mercredi 17 c’est devant l’immeuble lyonnais d’AXA que l’information a été donnée, aussi bien aux passant.e.s qu’aux employé.e.s dont certains apprenaient le soutien de leur entreprise à la colonisation israélienne. Le service de sécurité a fermé les portes … En bref, une action BDS qui n’est pas passée inaperçue !

D’autres photos sur la page Facebook




AXA IM se désinvestit d’Elbit Systems – impliqué dans des crimes de guerre israéliens

SumOfUs et la Coalition Stop Assistance to Israeli Apartheid se félicitent de la décision d’AXA de se retirer – en partie – du capital d’Elbit Systems mais appellent AXA à aller plus loin en mettant un terme à l’ensemble de ses investissements dans les sociétés complices de l’Occupation israélienne.

Suite à une année de campagne de pression citoyenne contre l’assureur français AXA, exigeant de la multinationale qu’elle cesse ses investissements dans le fabricant d’armes Elbit Systems et cinq banques israéliennes (Bank Hapoalim, Bank Leumi, Bank Mizrahi-Tefahot, First International Bank of Israel et Israel Discount Bank) impliqués dans les crimes de guerre de l’Etat Israélien, AXA commence discrètement à réduire ses investissements scandaleux en 2019.

SumOfUs, ONG internationale qui agit comme un contre-pouvoir des grandes entreprises, a lancé une pétition internationale en avril 2018 qui a réuni plus de 140 000 signatures, en soutien à la mobilisation Stop Assistance to Israeli Apartheid, en partenariat avec les nombreuses organisations du mouvement BDS France, à l’initiative de la campagne en 2016.

La fin de l’année 2018 a semble-t-il marqué un nouveau tournant pour les investissements peu scrupuleux des entreprises bancaires et financières dans le fabricant d’armes Elbit Systems — sordidement célèbre pour avoir fourni des armes à sous-munitions interdites par le droit international et des obus au phosphore blanc, tous deux utilisés contre les populations civiles palestiniennes – un usage également condamné par le droit international.

En décembre 2018, suite à la campagne menée par une coalition d’ONG britanniques contre ses investissements, HSBC a décidé de se retirer du capital d’Elbit Systems en raison de son implication dans la production et la commercialisation de bombes à sous-munitions. C’est aujourd’hui au tour d’AXA de prendre le chemin du désinvestissement et nous nous félicitons de ce premier pas.

AXA Investment Managers (une filiale appartenant totalement à AXA) a ainsi vendu toutes ses parts dans le fabricant d’armes le 31 décembre 2018 et nous a affirmé la semaine dernière « ne pas investir dans des producteurs d’armes à sous-munitions ».

Cependant AXA reste encore lié à Elbit Systems via sa filiale Alliance Bernstein (AB). Le mois dernier, nous avons appris qu’AXA ne contrôlait plus AB – passant de 65.6% à 31.7% de parts dans la société.

Si cette vente semble affecter le pouvoir décisionnel d’AXA au sein d’AB, elle ne déresponsabilise absolument pas la multinationale de sa complicité dans les investissements maintenus par AB dans le fabricant d’armes ainsi que dans cinq banques israéliennes — qui toutes participent au financement des activités illégales d’occupation militaire et de colonisation de l’Etat israélien.

De plus, cette vente ne vient en rien amoindrir les investissement directs détenus par AXA IM dans quatre des cinq banques israéliennes. Interrogés depuis plusieurs années sur ses investissements, à la fois dans le fabricant d’armes et les banques, l’assureur AXA continue de nier la problématique légale et morale qu’ils posent.

« Si nous saluons cette première décision de la part du groupe AXA, nous la considérons comme une première étape insuffisante vers la fin de la complicité d’AXA, aussi bien directe qu’indirecte, dans de graves violations du droit international et des droits humains, a exprimé Leyla Larbi, chargée de campagnes SumOfUs. Nous travaillons actuellement sur un rapport faisant la lumière sur l’ampleur des investissements d’AXA, qui participe toujours au financement de ces entreprises à hauteur de dizaines de millions via sa filiale AXA IM et ses participations au sein de sa filiale AB. Nous attendons de la multinationale AXA qu’elle aille jusqu’au bout de cette logique de désinvestissement afin de se mettre en totale conformité avec la législation internationale et qu’elle respecte enfin ses principes d’investissements responsables qu’elle promeut tant. »

La campagne contre les investissements problématiques d’AXA n’est pas prête de faiblir :

« En cette journée Internationale de solidarité avec les prisonniers politiques palestiniens, la Coalition Stop Assistance to Israeli Apartheid organise des actions à travers le monde pour appeler AXA à se désinvestir de ces compagnies qui violent le droit international et participent à maintenir un régime d’oppression violent et illégal contre les populations palestiniennes, a déclaré Imen Habib, coordinatrice de la campagne BDS France.

Lien vers la pétition :

« AXA doit cesser de faire du profit sur la colonisation de la Palestine »

Sources :

  • Base de données financières Fintel faisant état de la sortie d’AXA IM du capital d’Elbit Systems.
  • Communiqué du groupe AXA annonçant la diminution des ses parts dans AXA Equitable Holding, la filiale jusqu’alors actionnaire majoritaire du groupe AB.

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SumOfUs est un mouvement mondial de consommateurs, d’investisseurs et de travailleurs, unis pour contrebalancer le pouvoir grandissant des entreprises à travers le monde. Nous voulons acheter, travailler et investir dans des entreprises qui ne nuisent pas à l’environnement, traitent convenablement leurs salariés et respectent les droits humains.

 

 

 




Journée d’action Axa à Metz

Une demi-douzaine de militants BDS renforcés par deux militants AFPS  de Thionville se sont retrouvés samedi matin au marché de Metz pour mener une action citoyenne, d’ampleur internationale contre Axa  qui en  traitant avec des banques israéliennes installées dans les colonies, se rend complice de crime de guerre.
 La distribution de tracts (300) a été comme d’habitude  l’occasion d’échanges très intéressants parfois très longs sur  la situation d’apartheid et d injustices scandaleuses que vivent les Palestiniens… Malgré le silence tabou des médias sur cette question,  il est  très encourageant de voir qu’un nombre relativement  important de personnes  suivent de près l’actualité  de cette région du proche -orient , s’en indignent et  apprécient vivement notre mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions.
Comité BDS 57



GAZA et BDS au spectacle « Tous des oiseaux » à Clermont-Fd.

Treize militants AFPS 63 et BDSF 63, portant des visuels réclamant « Stop au blocus de Gaza », « Halte aux massacres », « Boycott d’Israël » ont distribué les 3 et 5 avril, devant la maison de la culture de Clermont-Fd, 900 tracts pour GAZA et BDS à l’entrée du spectacle « Tous des oiseaux » de Wajdi Mouawad, « Production La Colline – théâtre national. Avec le soutien des services culturels de l’Ambassade d’Israël en France, du théâtre Cameri de Tel-Aviv ».
Les spectateurs ont pour la plupart accepté le tract, avec des réactions allant du soutien à la discussion, ou à l’indifférence.



Visite d’une délégation de 9 syndicalistes palestiniens de la GFIU, les 11-12 avril à Clermont-Ferrand 

Résumé : Neuf militant-e-s de la GFIU, Fédération Générale des Syndicats Indépendants en Palestine, ont été reçus à Clermont-Fd. Le 11 avril au soir, un groupe de militants AFPS 63 les a conduits pour une visite d’une entreprise de maraîchage Bio et de réinsertion professionnelle, puis d’une ferme Bio de céréales et poulets, dont le foncier est géré par le système associatif de Terre de liens. Les exploitants de la ferme, militants de la Confédération Paysanne et de la FNAB-Bio63, ont ensuite mis leurs locaux à notre disposition pour une soirée d’accueil avec une quinzaine de militants AFPS, BDSF et UNEF.

 

Le 12 avril au matin, une réunion intersyndicale a eu lieu avec 8 militants CGT, Solidaires, FSU et UNEF. Nos camarades palestiniens nous ont posé de nombreuses questions sur la société française et les luttes en cours, le mouvement BDS et les amalgames entre antisionisme et antisémitisme.  Ils ont aussi répondu à nos questions sur les syndicats en Palestine et le renforcement de l’apartheid contre les Palestiniens et le blocus de Gaza. Dans la société palestinienne sous occupation israélienne, ils doivent aussi faire face à l’exploitation capitaliste mondialisée, au manque de liberté syndicale et d’aide à son développement, à l’absence de droit du travail et de sécurité sociale, aux pratiques de corruption des élites. 

Le 12 avril après midi, quatre « ateliers » ont permis d’approfondir les discussions sur les centres d’intérêt de la délégation. Une syndicaliste de l’enseignement à Jérusalem Est a participé à un groupe de discussion animé par 6 syndicalistes de Solidaires, CGT et CFDT. Trois autres membres de la délégation ont travaillé avec 4 syndicalistes de la CGT et de Solidaires sur les concepts et les outils développés en France pour la formation syndicale, et un projet de leur adaptation au contexte palestinien, y compris en langue arabe. Par ailleurs, une syndicaliste palestinienne de la santé a pu rencontrer une bonne trentaine de militant-e-s de la CE de la CGT-santé.

Enfin, un 4ème groupe de 4 jeunes Palestinien-ne-s impliqués dans l’agriculture a visité deux fermes  en compagnie de militant-e-s de l’UNEF,  de la Confédération Paysanne et de la CGT, ainsi que d’un jeune journaliste qui a produit un reportage en deux parties dans le journal Mediacoop. Un militant du collectif jeunes de la CGT et un autre, arabophone, de l’UNEF, ont en outre réalisé des interviews des 4 jeunes Palestinien-ne-s, diffusées le 17 avril durant une heure sur RadioCampus (Allume feu).

Les syndicalistes palestiniens et une quinzaine de militants syndicaux, AFPS et BDSF ont ensuite partagé un repas avant une réunion publique, avec 65 personnes qui ont écouté avec attention les témoignages de 4 membres de la délégation de la GFIU, puis ont pu leur poser de nombreuses questions. Les thèmes abordés ont concerné, entre autres, l’apartheid israélien, le syndicat « officiel » palestinien et sa collaboration obligatoire avec le syndicat sioniste israélien Histadrut qui capte la moitié des cotisations de travailleurs palestiniens, l’importance du mouvement BDS pour soutenir les Palestiniens. D’autres témoignages ont concerné les violations des droits humains, les annexions liées au Mur d’apartheid, les emprisonnements massifs arbitraires.

La seconde partie de la réunion a débuté par une intervention de Pierre Stambul, militant UJFP qui a évoqué, entre autres, l’histoire du syndicat sioniste Histadrut, qui est très actif dans les confédérations syndicales internationales pour lutter contre BDS. La discussion s’est poursuivie avec la salle sur antisionisme et antisémitisme, avant de revenir sur les difficultés et les succès des syndicalistes palestiniens, et l’importance de BDS.

(voir CR complet en P.J.)




Montpellier :AXA n’assurez pas l’apartheid israélien !

 

Stand BDS France Montpellier Place de la Comédie samedi 13 avril 2019

Intensification de la répression et des atteintes au droit de manifester

Les mouvements populaires et de résistance sont aujourd’hui de plus en plus victimes de la répression venant des pouvoirs en place . Ici, en France, comme ailleurs.
Nous devons tous nous lever pour dénoncer et combattre ces violences étatiques contraires aux droits humains.

Les manifestations au départ de la Comédie ce samedi 13 avril étaient toutes centrées sur les thématiques dénonçant les violences policières, les atteintes au droit de manifester et les atteintes aux liberté…La campagne BDS France Montpellier est signataires de ces  différents appels.

BDS France Montpellier et la Palestine sous le coup d’interdits d’expression place de la Comédie par la municipalité

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Le Comité BDS France Montpellier – malgré plusieurs demandes officielles – est interdit de tenir un stand sur la Place de la Comédie sans raison valable. Refusant cet interdit   et  entrant  en désobéissance civile nous en sommes à une dizaine de procès verbaux pour occupation illégale de l’espace public.

Au nom de la solidarité internationale et de convergence des luttes  légitimes, nous participons à la résistance palestinienne qui subit la répression du pouvoir israélien depuis 70 ans, répression toujours plus brutale et qui va se renforcer avec la réélection de Netanyahou.

Alerte aux crimes de guerre et crime contre l’humanité à Gaza !

A Gaza, chaque vendredi, lors des manifestations pour le droit au retour – droit reconnu par l’ONU dans sa résolution 194, les résistants civils, hommes, femmes, enfants, journalistes, infirmiers sont la cible des soldats israéliens qui tirent à balles explosives : depuis un an,  273 morts dont 55 mineurs,  des milliers de blessés dont beaucoup handicapés à vie (225 personnes amputées d’une jambe).

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Depuis le 6 avril 2018, malgré les interdictions, les convocations à la police et les amendes,  BDS France est présent place de la Comédie, tous les samedi.

Tels les lanceurs d’alertes nous révélons au grand jour les violations du droit et les crimes commis par l’État d’apartheid israélien avec la complicité de l’Union Européenne et du gouvernement français.

Le rapport de la commission indépendante de l’ONU chargée d’enquêter sur les agissements de l’armée israélienne tirant à balles létales contre des manifestants désarmés publié le 28 février 2019 était formel : Crimes de guerre et crime contre l’humanité. Ce sont ces rapports de l’ONU, d’Amnesty International et de Médecins sans Frontières que M. le Maire tente d’empêcher de diffuser. C’est la diffusion de ces rapports qui nous vaut d’être poursuivis et sanctionnés ! C’est le monde à l’envers !

La France et certaines entreprises françaises complices de l’apartheid

Et nous, en France, avons notre part de responsabilités quand le gouvernement et des entreprises de chez nous soutiennent et arment les forces de répression israéliennes. En effet le gouvernement français accueille au salon de l’armement du Bourget les fabricants d’armes israéliens pour une vitrine internationale dont se félicite Israël qui réalise d’importantes ventes à cette occasion.

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Des banques françaises investissent en Israël, en particulier la Société banque-assurances AXA, assureur de dimension multinationale implantée dans plus de 70 pays, qui a des capitaux dans 5 banques israéliennes et spécialement dans la Société Elbit-System spécialisée dans les armes de répression contre les civils: drones d’observation, drones d’assassinats ciblés, drones de lâcher de grenades. Armes vendues très largement dans le monde entier et présentées comme fiables  car testées en réel sur le terrain.

Le groupe AXA est très présent à Montpellier – au moins uns quinzaines d’agences. Donc de nombreux montpelliérains ont des contrats chez cet assureur. Nous sommes intervenus déjà plusieurs fois dans plusieurs agences pour dénoncer cette complicité avec la politique de colonisation et d’apartheid israélienne.

Si vous êtes chez AXA, contactez votre conseiller, sinon boycottez cette banque. Ou changez-en comme certains l’ont déjà fait. AXA ne changera que touchée au porte-monnaie, comme ce fut le cas d’Orange ou Véolia qui ont annulé plusieurs contrats. C’est toute une campagne qui est menée pendant une semaine en France, en Europe, au Canada où AXA est bien implantée, aux Etats-Unis…. AXA doit se retirer des banques israéliennes   qui financent les colonies illégales et retirer ses investissements chez Elbit-Systems.

La France doit décider un embargo total du commerce des armes qui contribue à l’oppression du peuple palestinien. C’est ce que vient de demander Amnesty International dans une déclaration officielle.

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La juriste palestinienne Rania Badi sur la pelouse de l’université Paul Valéry (La présidence ayant refusé les salles pour la tenue de la semaine internationale contre l’apartheid israélien.)

 




Coalition Stop AXA à Clermont-Ferrand

Douze militant-e-s AFPS, Attac, BDSF, CGT, LDH, Solidaires du 63, renforcés par un militant UJFP et une militante BDS en tournée, se sont rassemblés le 13 avril 2019 devant une agence AXA du centre ville de Clermont-Ferrand, avec deux grandes banderoles, des drapeaux, un tract pour la Coalition « Stop AXA Assistance to Israeli Apartheid » de 19 pays, cosigné par les 6 organisations, et des cartes postales à envoyer au président d’AXA France. Ils ont demandé à AXA de mettre fin à ses investissements dans les banques israéliennes complices de la colonisation des territoires palestiniens, et dans la firme Elbit Systems qui fournit l’armée israélienne pour ses opérations meurtrières à Gaza. Et proposé aux citoyens de participer à une action internationale sur twitter, le 17 avril 2019.

L’action s’est terminée en déployant nos banderoles et distribuant nos tracts (1.100 au total) devant l’entrée du centre commercial voisin. L’accueil a été bon de la part de nombreuses personnes, qui souvent découvraient l’investissement d’AXA dans l’apartheid israélien, nous ont parfois encouragé et ont signé 37 cartes postales que nous enverrons au Président d’AXA France.




Il est temps d’exiger des comptes à la Fédération Israélienne de Football

La FIFA et Puma
doivent couper tout lien avec la Fédération Israélienne de
Football, en raison de sa complicité dans les crimes israéliens
contre les Palestinienˑneˑs.

Il y a dix ans, j’étais
un joueur de football professionnel et membre de l’Équipe
nationale palestinienne de football au sommet de ma carrière. Mais
le 22 juillet 2009, des soldats israéliens m’ont
arrêté
pendant que je traversais le point de passage de Gaza
vers la Cisjordanie pour y disputer un match. Israël ne m’a pas
seulement volé ma carrière et ma passion, mais aussi ma liberté.

Les autorités
israéliennes m’ont accusé d’être un « terroriste », une
accusation qui est restée totalement infondée et non prouvée
jusqu’au jour de ma libération,
trois ans plus tard. Durant la dernière phase de mon emprisonnement
injustifié, j’ai passé trois mois en grève
de la faim
.

Tout au long de cette
rude épreuve, j’ai reçu de nombreux messages de soutien de la part
d’athlètes du monde entier qui ont réclamé ma libération
immédiate. Lorsque vous êtes privé de vos droits, illégalement
emprisonné et interdit de voir votre famille et vos amis, la
solidarité internationale comme celle que j’ai reçue lors de cette
période sombre est extrêmement importante. Mais le besoin de
solidarité envers les footballeurs palestiniens et le peuple
palestinien dans son ensemble n’a pas pris fin à ma sortie de
cette prison israélienne. En fait, cette solidarité est plus que
jamais nécessaire à l’heure actuelle.

Je n’étais pas le
premier et ne serai ni le dernier joueur palestinien de football à
subir la répression israélienne. Il y a un peu plus d’un an, le 30
mars 2018, la carrière du jeune et prometteur footballeur
palestinien, Muhammad Khalil Obeid, a été détruite en un éclair,
lorsque les snipers israéliens l’ont blessé par balle dans
les deux genoux
alors qu’il manifestait pacifiquement lors de la
Grande
Marche du Retour
. Et en janvier dernier, des joueurs de football
palestiniens ont été blessés lorsque les forces israéliennes ont
tiré des grenades lacrymogènes
dans le stade dans lequel ils
évoluaient – pour absolument aucune raison.

Lorsque vous vivez sous
occupation militaire, le régime oppressif infecte tous les aspects
de votre vie – du sport à l’éducation, de votre culture à votre
foyer. Les interminables restrictions à la liberté de circulation,
à l’accès aux ressources et aux libertés civiles fondamentales
font de la pratique du sport un combat permanent pour les
Palestinienˑneˑs – ces violations des droits sont totalement
incompatibles avec le principe du sport accessible à tous.

Aujourd’hui, nous
célébrons la Journée internationale du sport au service du
développement et de la paix, déclarée par l’ONU. C’est une
excellente occasion de réfléchir à la façon dont le sport peut
être utilisé comme vecteur de changement positif dans le monde qui
nous entoure et à la manière dont Israël, au lieu de le faire, se
sert du sport pour perpétuer ses crimes contre le peuple
palestinien.

La Fédération
Israélienne de Football regroupe des clubs de football basés dans
des colonies
israéliennes illégales
, qui s’entraînent et disputent des
matches sur des terres palestiniennes volées. Les colonies
israéliennes sont des saisies illégales de terres qui font partie
intégrante de l’infrastructure d’occupation israélienne, qui
poussent les familles autochtones palestiniennes hors de leurs
terres, volent les Palestinienˑneˑs de leurs ressources naturelles
et les privent de leur liberté de circulation. Les colonies
israéliennes dans les territoires palestiniens occupés sont
considérées comme des crimes de guerre au regard du droit
international.

En ce sens, la Fédération
israélienne de football enfreint clairement les règles de la FIFA
qui interdisent à une association membre d’organiser des
compétitions sur le territoire d’une autre sans autorisation. Un
rapport détaillé
de Human Rights Watch note qu’en autorisant la
Fédération israélienne de football à tenir des matches sur des
terres palestiniennes volées, la FIFA rend possible les activités
commerciales qui soutiennent les colonies de peuplement illégales
plus largement, et ce faisant, viole ses propres engagements en
matière de droits humains.

Ces dernières années
ont vu de plus en plus d’appels pressant la FIFA à prendre des
mesures et à suspendre l’adhésion de la Fédération israélienne
de football jusqu’à ce qu’Israël se conforme au droit
international, mais cette demande a constamment été ignorée.

Dans le même temps, la
Fédération israélienne de football a refusé de prendre des
mesures pour mettre fin à sa complicité de crimes de guerre, bien
qu’elle ait été condamnée à plusieurs reprises par des
conseillers
de l’ONU
, des
dizaines d’élus
, des
personnalités publiques
ainsi que des
groupes de la société civile et de défense des droits humains
.
Il est donc impératif que tous les individus et que toutes les
organisations, qui croient en la liberté, à la justice et à
l’égalité, tiennent la Fédération israélienne de football pour
responsable de ses actes et refusent de travailler avec ses
représentantˑeˑs. tant qu’elle n’aura pas mis fin à sa complicité
de crimes contre le peuple palestinien.

En particulier, le
sponsor principal de la Fédération israélienne de football, le
fabricant de vêtements de sport allemand Puma, doit agir.
L’été dernier, Adidas a annoncé qu’il mettait
fin à son sponsoring
de la Fédération israélienne de
football, suite à une campagne soutenue menée par des militantˑeˑs
et des athlètes du monde entier. Plus
de 200 clubs sportifs palestiniens
ont déjà appelé Puma à
cesser son soutien à l’occupation militaire israélienne en mettant
fin à son contrat de sponsoring avec la Fédération israélienne de
football et nous devons continuer à faire pression sur la société
allemande jusqu’à ce qu’elle décide de respecter pleinement son
engagement pris
en faveur des droits humains.

En
tant que témoin direct de l’impact dévastateur du régime israélien
sur l’accès au sport, j’exhorte toutes les organisations qui
travaillent avec Puma à demander la fin de son sponsoring de la
Fédération israélienne de football et, s’il n’y a pas de
réponse, à cesser tout partenariat avec cet équipementier jusqu’à
ce qu’il le fasse. J’exhorte également toutˑeˑs ceuxˑelles qui
croient en la liberté, à la justice et à l’égalité pour toutˑeˑs
à rejoindre la campagne internationale grandissante visant à amener
Puma à se tenir du bon côté de l’histoire en mettant fin à sa
complicité dans les violations des droits humains perpétrées
contre les Palestinienˑneˑs

Bien qu’Israël m’ait
volé ma carrière et ma liberté, ils ne me priveront pas, pas plus
qu’à tout autre Palestinien, de notre détermination à obtenir
les droits et les libertés qui nous sont dûs.

Mahmoud
Sarsak

Mahmoud Sarsak est un footballeur palestinien qui a joué pour la
sélection nationale palestinienne.

Source : Al
Jazeera English




L’université du Cap vote la condamnation des violations des droits humains des Palestiniens par Israël, et se réserve le droit de se «dissocier» des institutions académiques qui rendent possibles ces violations

30 mars 2019

Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI)/Afrique du Sud

 Le conseil de l’Université du Cap, la première université d’Afrique, vote pour se réserver le droit de se dissocier des institutions académiques qui soutiennent ou rendent possible, directement ou indirectement, la violation des droits humains.

Nous nous réjouissons du vote de l’Université du Cap par lequel elle « condamne les atrocités et les violations des droits humains perpétrées dans les territoires palestiniens occupés » et se réserve le droit de se dissocier des « institutions académiques qui soutiennent (directement ou indirectement) la violation des droits humains et/ou rendent possible la violation de ces droits humains ».

Les Palestiniens appellent à un boycott académique des universités israéliennes qui en sont complices en raison de leur rôle dans la justification, la planification, la mise en œuvre et le maintien du système d’Israël d’oppression, incluant le vol de la terre, le siège cruel et les attaques qui se poursuivent contre Gaza, et les lois d’apartheid.

Aujourd’hui, alors que les Palestiniens commémorent la Journée de la Terre et une année de manifestations de la Grande Marche du Retour à Gaza, nous savons que, tout comme en Afrique du Sud, le régime apartheid d’Israël finira par s’effondrer sous le poids combiné des personnes de conscience unies aux Palestiniens dans notre combat pour la liberté, la justice et l’égalité.

Nous remercions le Forum de la solidarité avec la Palestine de l’Université du Cap pour ses efforts inlassables. Nous exhortons les universitaires dans le monde à travailler pour veiller à ce que le milieu universitaire ne rende pas possible, directement ou indirectement, l’oppression des Palestiniens par Israël.

 

Source : PACBI

Traduction : JPP pour BDS FRANCE




Action envers Axa à Joué-les-tours

Notre action AXA s’est tenue le vendredi 4 avril à Joué-les-tours, 2ème ville du département 37.
Nous avons distribué 500 tracts, avec un très bon accueil des personnes rencontrées.
2 photos, dont l’une avec sur le fond le Directeur (flouté) de l’agence sur son scooter, après qu’il ait fermé le rideau de son agence.
Comité BDS 37



GAZA et BDS au marché d’Aubière (63)

Treize militants de l’AFPS 63 et BDSF 63 se sont retrouvés le 31 mars au grand marché d’Aubière (63) pour informer la population sur la colonisation de la Palestine, le blocus de GAZA et les massacres qui continuent depuis le début de la grande marche du retour il y a un an, la journée de la Terre, l’apartheid, l’épuration ethnique, le droit au retour des réfugiés. Habillés de noir et portant des visuels et une banderole réclamant « Stop au blocus de Gaza », « Halte aux massacres », « Boycott d’Israël », les militants alignés et silencieux ont fait de longues pauses bien visibles en 4 lieux du marché, et distribué 750 tracts GAZA-BDS. L’accueil des passants a été le plus souvent très bon, parfois indifférent, et ce fut aussi l’occasion  de discuter avec nos camarades de la municipalité d’Aubière ou de syndicats locaux, et de prendre de nouveaux contacts. 




Des artistes israéliens se joignent aux Palestiniens en exhortant les participants à l’Eurovision de ne pas se produire à Tel Aviv

29 mars 2019

Chers participants à l’Eurovision,

Nous sommes israéliens, musiciens, cinéastes, et auteurs. Nombre d’entre nous ont signé une lettre de soutien à l’appel palestinien pour que le concours de l’Eurovision ait lieu ailleurs qu’à Tel Aviv.

Voici pourquoi.

Nous, en tant qu’Israéliens juifs qui aspirons à vivre dans une société pacifique, démocratique, reconnaissons qu’il n’y a pas moyen d’y arriver sans mettre fin à l’oppression exercée par notre gouvernement sur des millions de Palestiniens. Une société ne peut être considérée démocratique si elle maintient un régime militaire sur des millions de gens, leur déniant les droits fondamentaux, dont le droit de vote. Que signifie la démocratie lorsque un cinquième des citoyens israéliens, des Arabes palestiniens, se voient refusés leurs droits par la loi ?

Nos jeunes hommes et femmes sont obligés de servir dans l’armée d’occupation israélienne, participant ainsi à la perpétuation de toutes sortes de crimes contre les Palestiniens, notamment en maintenant un siège illégal sur Gaza.

« Nous vivrons pour toujours par le glaive » a promis notre fanatique premier ministre Benjamin Netanyahou. Eh bien nous ne souhaitons pas vivre toujours par le glaive ! Nous voulons vivre des vies normales, pacifiques, sans opprimer ou soumettre qui que ce soit. Nous ne voulons pas que nos enfants rejoignent une armée que la plupart des gens dans le monde accusent de commettre des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.

À Tel Aviv même, Israël déplace les Palestiniens indigènes de Jaffa en usant de moyens économiques et légaux, en expulsant des familles, en démolissant des maisons et en négligeant des quartiers entiers qu’il prive de ressources.

Vous devez vous produire au centre des expositions de Tel Aviv, sur les ruines du village palestinien de al-Shaykh Muwannis dont les habitants ont été déplacés de force et n’ont jamais eu le droit de revenir.

Nous avons longuement réfléchi à la programmation de vos performances. D’un côté, il serait vraiment merveilleux d’entendre vos musiques et vos messages d’inclusivité. D’un autre côté, ces messages seront transmis depuis Tel Aviv, qu’Israël utilise comme un outil de relations publiques, pour distraire de son occupation militaire, de sa politique d’apartheid, et du nettoyage ethnique du peuple palestinien indigène. Ce serait une parfaite diversion.

Nous, en tant qu’artistes, ne pouvons rester silencieux tandis que nos homologues palestiniens souffrent en silence de déshumanisation et de violence et nous vous demandons de vous joindre à nous en vous exprimant publiquement. Des artistes palestiniens vous ont exhorté à vous retirer de l’Eurovision et nous nous joignons à leur appel pour leur bien et pour notre propre avenir.

Sincèrement,

Aviad Albert, musician

Shlomit Altman, artist

Meira Asher, sound artist

Kerem Blumberg, filmmaker

Dror Dayan, filmaker

Anat Even, filmmaker

Ohal Grietzer, musician

Nir Harel, artist

Avi Hershkovitz, film director

Liad Hussein Kantorowicz, performance artist

Noki Katan, DJ

Jonathan Ofir, conductor and violinist.

Hagar Ophir, installation and performance artist

David Oppenheim, artist, musician

Michal Peleg, writer

Nira Pereg, artist

Timna Peretz, filmmaker

Sigal Primor, artist

Danielle Ravitzki, musician, visual artist

Ben Ronen, visual artist

Michal Sapir, musician, writer

Anka Schneidermann, artist

Yonatan Shapira, musician

Eyal Sivan, documentary filmmaker

Eran Torbiner, documentary filmmaker

Eyal Vexler, art and cultural producer and curator

Oriana Weich, artist

Source : Mondoweiss

Traduction SF pour BDS France




Au premier anniversaire de la Grande Marche du Retour, le Comité national du BDS réitère son appel pour un embargo militaire contre Israël

Comité national palestinien du BDS (BNC) / Palestine

30 mars 2019 – Les Palestiniens dans la bande de Gaza célèbrent la Journée de la Terre et le premier anniversaire de la Grande Marche du Retour de Gaza en protestant contre le siège cruel israélien et en exigeant leurs droits. Ces manifestants non armés sont confrontés aux tirs des tireurs embusqués israéliens qui, à ce jour, ont tué 195 manifestants, et en ont blessé 29 000. La Commission d’enquête des Nations-Unies a fait le constat que les attaques israéliennes contre les manifestants « peuvent constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité ».

Aujourd’hui, la société civile palestinienne renouvelle son appel pour un embargo militaire contre Israël et amplifier les campagnes BDS pour mettre fin à l’impunité d’Israël et le tenir responsable de ses crimes.

Sabreen Al Najjar, auxiliaire médicale de Gaza :

« Ma fille, Razan Al Najjar, auxiliaire médicale, a été abattue par un tireur embusqué israélien alors qu’elle avait revêtu son uniforme blanc et qu’elle tentait de porter secours à des blessés qui manifestaient pour leurs droits. Durant la courte vie de Razan, elle a été contrainte de rester dans une bande de terre qui est une prison, densément peuplée, enfermée par les blocus et les murs israéliens. Elle a été le témoin de trois agressions militaires israéliennes qui ont blessé et tué des milliers de Palestiniens innocents. Pour elle et pour nous tous, les Palestiniens, la Grande Marche du Retour est notre cri pour la justice.

En nous rassemblant pacifiquement, chaque fin de semaine, pour des droits et libertés qui sont sans aucune hésitation librement reconnus à d’autres, c’est une obligation pour la communauté internationale que d’agir et de cesser de fournir à Israël les armes qu’il a utilisées pour tuer Razan, et tant d’autres comme elle. Je m’adresse aux organisations et aux États pour qu’ils mettent en pratique notre appel palestinien pour un embargo militaire contre Israël, afin que nous puissions vivre dans la liberté et la paix. »

 Abulrahman Abunahel, organisateur communautaire et coordinateur du Comité national palestinien du BDS (BNC), basé à Gaza :

« Depuis plus de sept décennies, les Palestiniens luttent pour rentrer dans leurs foyers dont ils ont été déracinés lors de la Nakba en 1948. Israël nous prive de notre droit au retour. Au premier anniversaire de la Grande Marche du Retour qui se poursuit à Gaza, nous réitérons l’appel au boycott, au désinvestissement et à des sanctions pour les droits des Palestiniens. Il est grand temps d’isoler totalement et de poursuivre en justice le régime israélien de colonialisme de peuplement, d’occupation et d’apartheid. L’effusion de sang, à Gaza et ailleurs en Palestine, doit être arrêtée. »

 Najwan Berekdar, défenseur des droits humains, de Nazareth :

« En tant que citoyens palestiniens d’Israël, nous nous joignons à la Grande Marche du Retour pour exiger le respect du droit, reconnu par les Nations-Unies, au retour de tous les réfugiés palestiniens. Comme la plupart des Palestiniens de Gaza, beaucoup d’entre nous, Palestiniens de 48, avons été contraints de quitter nos foyers durant la Nakba de 1948, et nous n’avons jamais été autorisés à y retourner. Nous avons vécu sous une loi martiale jusqu’en 1966, et nous souffrons encore aujourd’hui sous les lois de l’apartheid israélien. La Journée de la Terre, que tous les Palestiniens célèbrent aujourd’hui, commémore ce jour de 1976 où les forces israéliennes ont tué six Palestiniens lors de manifestations de masse pacifiques en Galilée contre la confiscation par Israël de leur terre ancestrale. Israël doit être tenu responsable de ses crimes. »

 Le Comité national palestinien du BDS (BNC) est la plus large coalition de la société civile palestinienne. Il dirige et soutient le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions pour les droits des Palestiniens.

Source : BDS Movement

Traduction : JPP pour BDS France

 




CLERMONT-FD VEUT DU SOLEIL POUR GAZA !

 

Environ 400 personnes sont venues au cinéma le RIO de Clermont-Ferrand, écouter François Ruffin autour de son film « J’veux du soleil » (qui saisit sur le vif une partie du mouvement des gilets jaunes, fin 2018), et près de 320 ont pu assister à une des deux projections. Six militant-e-s AFPS 63 et BDSF 63 ont distribué 300 tracts sur Gaza et BDS, ainsi que le flyer du festival Palestine en Vue, avec un très bon accueil. Et 44 personnes ont accepté de poser devant une banderole « Stop au blocus de Gaza, Boycott d’Israël », pour notre album photo sur Gaza.

 

 



Appel d’artistes palestinien-ne-s à boycotter l’Eurovision

25/03/2019

Nous, chanteurs-ses, compositeurs-trices, danseurs-ses, musicien-ne-s et autres artistes, exhortons tous les finalistes 2019 de l’Eurovision à se retirer du concours afin d’éviter de participer au programme explicite d’Israël qui consiste à utiliser les apparitions d’artistes internationaux pour blanchir ses crimes contre l’humanité.

Le centre des congrès de Tel Aviv qui héberge l’Eurovision est construit au-dessus du village palestinien d’al-Shaykh Muwannis qui a subi un nettoyage ethnique. Le « Village de l’Eurovision », où les fans feront la fête, est situé dans un parc qui est construit au-dessus de Manshiya, une autre des 500 localités palestiniennes détruites et vidées des Palestinien-ne-s pour laisser la place à l’apartheid israélien.

Si on suit la côte depuis Tel Aviv, on trouve la Bande de Gaza assiégée, où Israël a mis en cage deux millions d’entre nous. La plupart des gens à Gaza sont des réfugiés d’une agression préalable israélienne, et la plupart sont des enfants.

Presque personne ni rien ne peut y entrer ou en sortir. Les tireurs d’élite israéliens, les tanks et l’armée de l’air ont tué plus de 200 Palestiniens ici l’année dernière, dont des enfants, et en ont mutilé des milliers d’autres.

En tant qu’artistes palestinien-ne-s – brutalisé-e-s, assiégé-e-s, occupé-e-s et exilé-e-s – nous ne pouvons pas offrir le faste et le glamour de l’Eurovision. Nous pouvons offrir quelque chose de plus grand : une place dans les livres d’histoire.

Nous n’oublierons jamais la commerçante irlandaise Mary Manning et ses collègues qui, en 1984, a refusé d’avoir des produits de l’Apartheid sud-africain. Leurs actions désintéressées à amené l’Irlande à directement interdire les marchandises sud-africaines.

Peu après sa libération, Nelson Mandela a rencontré ces courageuses travailleuses, disant que leur résistance l’avait inspiré. Lorsque il est mort des années plus tard, elles ont été invitées à ses funérailles.

L’histoire des participant-e-s n’est pas encore écrite. Nous les encourageons à l‘écrire.

Signataires:

TAREQ ABBOUSHI,

(musician, composer),

DYALA ABDALLAH,

(dancer),

FATHI ABDELRAHMAN,

(theatre director),

SAMA ABDULHADI,

(DJ, producer),

WALEED ABDULSALAM,

(musician, singer, actor),

KHALID ABU AL SABER, dancer, actor

RAYAN ABU DAYEH, dancer

KHALID ABU ERAM, dancer

TAMER ABU GHAZALEH, singer, composer

MIRA ABU HILAL, singer

YOUMNA ABU HILAL, singer

LAMA ABU HILAL, singer

AHMAD ABU RAHMEH, dancer

ABAD ABU SWAI, singer

MOHAMMAD ABU TALIB, circus performer

ALAA ABULRUB, circus performer

RAMZI ABUREDWAN, musician, composer

SHAHD ABUSALAMA, dancer

MURAD AL ASHHAB, dancer

MANAR AL AZZA, dancer

KAMAL ALJAFARI, filmmaker

RAED ANDONI, filmmaker

ÉMILE ANDRE SABA, theatre actor, director

YOUSEF AREF SBEIH, dancer

NADIA AROURI, dancer

MAHMOUD AWAD, musician, singer

MANAL AWAD, actor

HAZAR AZZEH, circus performer

MOHAMMAD AZZEH, circus performer

NIDAL BADARNEH, actor, director

MOHAMMAD BAKRI, actor, director

SALEH BAKRI, actor

ZIAD BAKRI, actor, filmmaker

NAI BARGHOUTI, singer

NABIL BEY, musician, singer, songwriter

SAMER BISHARA-SHAHOUK, musician

ASHRAF DABBAH, musician

CHERIEN DABIS, filmmaker

SHARAF DARZAID, dancer, choreographer

HAIDAR EID, musician, author

MOHAMMAD EID, actor

SAMIR ESKANDA, musician

BAKER EWISS, dancer

MOHAMMAD FARAKHNA, dancer

IBRAHEM FENO, dancer, choreographer

MAHDI FLEIFEL, film director

THAER FUAD, dancer

MUTASIM GHAITH, circus performer

YASMIN HADI, dancer

HENA HAJ HASAN, singer

JACOB HAMMODEH, musician, composer

EHAB HANIYAH, musician

DIA HARB, actor

AMMAR HASSAN, singer

MIDHAT HUSSEINI, musician

RIHAM ISAAC, actor, director

LEEN ISSA, dancer

YAZAN IWIDAT, dancer, choreographer

ANNEMARIE JACIR, filmmaker, poet

AYHAM JALAL, musician

SAMER JARADAT, musician, producer

SALWA JARADAT, singer

NIVIN JAYUSI, singer, musician

AHMAD JOUBEH, circus performer

SAMIR JOUBRAN, musician

KAMILYA JUBRAN, singer, songwriter, musician

REMI KANAZI, poet

SAMER KARAJA, dancer, choreographer

MAJDOLEEN KARAKRA, dancer

MUTAZ KAWASMI, dancer, photographer

REEM KELANI, singer, musician

HANNAH KHALIL, playwright

ATA KHATAB, dancer, choreographer

NADIA KHATAB, dancer

FIRAS KHOURY, actor

RAED KOBARI, musician

RAMZI MAQDISI, actor, filmmaker

AHMED MASOUD, author, playwright

GEORGE MATAR, dancer, choreographer

JENIN MERRI, dancer

SANAA MOUSSA, singer

EDWARD MU’ALIM, actor

SALEEM NABALI, actor, dancer

GHASSAN NADDAF, playwright

TAMER NAFAR, rapper, actor

IBRAHIM NAJM, musician

IBRAHIM NASRALLAH, poet, novelist, painter

TAMER NASSAR, musician

MAI ODEH, filmmaker, producer

HAFEZ OMAR, graphic designer

IMAN OUN, actor, director

MOHAMMAD QUTATI, musician

YASSAR S’ADAT, musician

GANDHI SAAD, musician

JOWAN SAFADI, musician

MOHAMMAD SAFADI, dancer

AHMAD SAJADEHE, dancer

FARAH SALEH, dancer, choreographer

KAREEM SAMARA, musician

NIVEEN SAWI, singer

YASMIN SAMEER SHALADAH, actor

AMER SHOMALI, filmmaker, visual artist

TEREZ SLIMAN, singer, songwriter

YANAL STAITI, musician

LOAI TAFESH, dancer, choreographer

HANNA TAMS, dancer, choreographer

ISSAM TURKI, circus performer

RENAD URI, dancer

AMER ZAHR, comedian, writer

ZEINA ZAROUR, theatre director

RAFEEF ZIADAH, poet

SHADI ZOMORROD, circus school founder

NICOLA ZREINEH, actor.

Source : The Irish Times

Traduction : J. Ch. pour BDS France




Soirée de mobilisation contre Elbit Systems le 21/02/19 à Bruxelles: intervention sur l’expérience de BDS France

Soirée de mobilisation contre Elbit Systems le 21 février 2019 à Bruxelles

 Intervention sur l’expérience de BDS France

 

Pour introduire mon exposé je veux d’abord rappeler que l’État français a une longue histoire de son soutien à la politique militaire israélienne.

Il y eu le soutien avec la Grande Bretagne à l’intervention militaire israélienne en 1956 contre la nationalisation du Canal de Suez sous le président égyptien Nasser et il y a eu aussi une aide directe à la mise au point de la bombe atomique. Plus récemment, les présidents Sarkozy, Hollande et aujourd’hui Macron n’ont pas ménagé pas leur soutien à la politique israélienne. Il y a eu sous Hollande un exercice d’entrainement commun en Corse des armées de l’air israélienne et française et l’an dernier, donc sous Macron, il y a eu à Toulon un exercice des marines française et israélienne. Le commerce d’armes avec Israël est actif lui aussi, mais c’est un domaine plus opaque, sur lequel il est plus difficile d’avoir des informations sûres.

Face à ce contexte et à cette Histoire, il y a aussi en France une longue histoire des militants anticolonialistes et de la solidarité avec le peuple palestinien.

Cette solidarité s’incarne aujourd’hui en particulier dans le mouvement BDS, qui continue son développement malgré les tentatives d’intimidations visant à le museler.

L’une de nos campagnes prioritaires est l’embargo sur le commerce d’armes avec Israël.

Et dans cette campagne nous sommes souvent intervenus contre Elbit Systems

Je vais vous présenter ces interventions puis vous dire quelles leçons nous pouvons en tirer.

 

Nous avons déployé les interventions contre Elbit dans 4 directions : 1. dans le cadre des appels d’offres du ministère de la défense pour le renouvèlement de son matériel militaire, matériel directement offensif ou de surveillance, 2. dans le cadre de notre campagne globale pour l’embargo sur le commerce d’armes avec Israël, 3. dans le cadre d’actions dans des salons de l’armement et 4. dans le cadre de la campagne contre la complicité de la société AXA avec les violations du droit international par Israël.

 

  1. Nous sommes intervenus 2 fois dans le cadre d’appels d’offres du ministère de la défense qui pouvaient être remportés par Elbit et les 2 fois nous avons gagné

La première fois c’était contre l’achat du drone de combat Watchkeeper, basé sur la technologie d’Elbit et qui devait être réalisé par le groupe Thales.

Une pétition au Ministre de la Défense lancée en 2015 et ayant recueilli plus de 8000 signatures et des milliers de cartes postales adressées au Président de la République ont contribué à sensibiliser l’opinion publique.

Nous avons précisé que le drone Watchkeeper est issu du drone Hermès 450, qui est une des armes privilégiées qu’utilise l’armée israélienne pour commettre des crimes de guerre, voire des crimes contre l’Humanité, contre la population palestinienne en général et celle de la bande de Gaza en particulier, comme en attestent les plus hautes instances internationales ainsi que les ONG spécialisées.

Par ailleurs, comme le revendiquent pleinement les acteurs principaux du complexe militaro-industriel israélien, dont Elbit, la population palestinienne sert de cobaye pour tester leurs armes. Nous avons souligné que les États, dont la France au regard de ses engagements européens et internationaux, ont pour obligation de garantir qu’Israël, comme tout autre État, se conforme au droit international et que si l’achat du drone Watchkeeper se confirmait, le gouvernement porterait la responsabilité de rendre les contribuables français complices du manquement de la France à ses obligations mais aussi d’un soutien de fait à une industrie militaire israélienne au service d’une politique coloniale, meurtrière et illégale.

Dans notre communiqué après que le Watchkeeper ait été écarté, au début 2016, nous avons précisé :

« La campagne BDS France prend acte du choix de l’armée française, qui n’a pas choisi le Watchkeeper et qui, après un appel d’offre a finalement confié à Sagem (groupe Safran) la fabrication de drones Patroller.

Si le choix de Sagem ne vaut pas une totale indépendance vis à vis d’Israël, l’abandon du drone Thales-Elbit est une réussite de la campagne BDS.

Pour autant, on ne peut se réjouir du choix de telles armes qui pourrait ouvrir la voie aux drones armés dans l’armée française et alors que ceux-ci contribuent à tuer ou faire tuer des populations civiles, comme le fait l’armée israélienne à Gaza.

En développant cette campagne, BDS France s’est engagé dans l’action pour l’embargo militaire vis à vis d’Israël, et a participé à isoler « Elbit System. »

Nous avons été confrontés en 2016 à un second appel d’offres. Cette fois il s’agissait pour le ministère de la défense de renouveler son parc de drones dits « de reconnaissance », qui sont

utilisés pour aider notamment à guider les tirs meurtriers des avions de chasse. Elbit a alors subi une seconde défaite, son offre de drones Skylark 1LE pour un montant de 100 millions d’euros ayant été écartée.

Nous nous étions activement mobilisés, à travers entre autresl’envoi de milliers de cartes postales au Président de la République, de pétitions à l’attention du ministère de la défense et de deux journées d’actions nationales, les 24 septembre et 10 décembre 2016. Ces journées ont mobilisé des dizaines de villes et des centaines de militants, et ont été renforcées par un tweetstorm visant le ministre de la défense.

Le ministère de la Défense a finalement annoncé au début 2017 un autre choix, la raison invoquée étant que le gouvernement français souhaitait pour des raisons d’indépendance nationale développer une filière française pour ce type de drones et d’aider pour cela l’entreprise Thales.

 

  1. Un second axe de mobilisation est la campagne globale pour l’embargo sur le commerce d’armes avec Israël

 Nous sommes souvent intervenus dans des initiatives portant de manière plus générale sur l’embargo sur le commerce d’armes avec Israël ou contre les politiques militaristes ou sécuritaires dans le monde et  nous avons alors souvent évoqué le cas d’Elbit.

Ainsi lors d’une réunion publique à Paris le 29 avril 2015 avec une militante de Stop The Wall, coordinatrice des relations internationales pour la Campagne palestinienne et membre du secrétariat du BNC, qui est la direction palestinienne du BDS.

Ainsi suite aux massacres à Gaza ou dans le cadre de la campagne #StopArmingIsrael.

Nous avons organisé des journées de mobilisation consacrées à l’embargo et nous sommes souvent sollicités par diverses associations pour intervenir sur la dangerosité de la politique israélienne ou pour tenir des tables de presse.

Nous avons animés des conférences débats sur l’embargo, par exemple à Fête annuelle du journal l’Humanité, en y invitant Patrice Bouveret, directeur de l’observatoire des armements.

Nous sommes aussi intervenus plusieurs fois dans des débats après la projection du film The Lab de Yotam Feldman, qui porte sur l’industrie militaire israélienne.

Nous dénonçons les programmes de recherche qui dans le cadre de l’Union Européenne profitent à Elbit, en particulier le programme horizon 2020, ainsi que les liens d’établissements d’enseignement supérieur en France (telle l’École Polytechnique) avec le Technion, Institut de technologie d’Israël qui collabore avec le complexe militaro-industriel dont Elbit.

Par ailleurs depuis plusieurs années nous participons aux Marches annuelles pour la Paix, organisées en France notamment par le Mouvement de la Paix, et nous y évoquons également la mobilisation contre Elbit.

Assez récemment nous avons décidé d’inviter les parlementaires, du moins celles et ceux qui sont invitables, à demander, tel que l’ont fait d’importantes ONG, l’embargo sur le commerce d’armes avec Israël.

Je voulais signaler toutes ces initiatives disparates parce qu’elles contribuent à amplifier la mobilisation contre Elbit.

 

  1. Un troisième axe de mobilisation est dans le cadre de salons de l’armement

 Il a en France 4 salons internationaux de l’armement ou la défense et au moins 2 salons régionaux.

Les salons internationaux se tiennent chacun tous les 2 ans en région parisienne : le salon de la défense Eurosatory, Milipol qui est le salon mondial de la sécurité intérieur des États, le salon de l’aéronautique du Bourget, et Euronaval, consacré à la sécurité navale et maritime.

Elbit expose dans ces 4 salons.

Nous sommes intervenus 5 fois dans ces salons : une fois dans et deux fois devant le salon Eurosatory, et 2 fois devant le stand d’Elbit au salon du Bourget.

En 2014 des camarades de BDS France et du collectif Stop Armes ont fait irruption et ont manifesté devant le stand d’Israël à Eurosatory ; les services de sécurité les ont expulsés vivement mais il est resté une petite vidéo qui a beaucoup circulé. En 2016 et 2018 nous sommes intervenus devant l’entrée du salon avec banderoles et autres visuels et avec d’autres associations : le Mouvement de la Paix, l’Association France Palestine Solidarité, l’Union Juive Française pour la Paix, des associations féministes, Les Désobéissants … Ces rassemblements ont été tolérés et nous ont permis d’interpeller ou de huer des exposants, et en 2018 il y a eu des mises en scènes : fanfare militante, die in, etc.

Au salon du Bourget nous sommes intervenus en 2015 et 2017 devant le stand d’Elbit. Nous sommes entrés en simples visiteurs, nous avions rendez-vous à une heure précise près du stand, et au signal d’une ou d’un camarade nous avons enfilé rapidement nos T-Shirts BDS et nous nous sommes assis en cercle devant le stand alors que des camarades déployaient des banderoles et prenaient la parole. Puis nous sommes repartis en manif encadrée par la police qui nous a reconduit jusqu’à l’entrée pour contrôle d’identité.

Les 2 salons régionaux sont des salons de l’aérospatial dans la région de Toulouse. A l’un des deux, le salon Aeromart à Toulouse les militants ont obtenu en 2012 suite à leur mobilisation que les entreprises israéliennes Elbit Systems et Israel Aerospace Industries ne soient pas invitées.

Nos interventions dans ou devant les salons ne rallient certes sur place qu’un public restreint, mais elles ont un impact médiatique par les vidéos, les photos, les tweets et les reportages qu’elles génèrent, et elles affichent notre détermination à ne pas tolérer l’étalage cynique des produits de l’industrie militaire israélienne.

 

  1. Un 4ème axe de mobilisation est notre campagne en direction du groupe AXA

Nous exigeons qu’AXA, qui est une société d’assurance et un groupe bancaire, se conforme aux principes directeurs du Pacte Mondial des Nations Unis auquel il a adhéré et donc cesse d’être complice des violations du droit international par Israël.

Cette campagne a commencé en 2016 et s’est progressivement intensifiée. Outre le fait d’être actionnaire de 5 banques israéliennes participant à des financements permettant le maintien et le développement de la colonisation, AXA participe, ainsi que sa filiale Allianz Bernstein, au capital d’Elbit. Comme cette participation au capital d’Elbit est financièrement assez faible, nous avons pris en considération que cela ne ruinerait donc pas AXA et sa filiale d’y mettre fin.

Notre campagne a traversé diverses phases et la politique que nous avons mise en œuvre concernant la participation au capital d’Elbit est la suivante.

Nous avons constamment expliqué à tous niveaux les responsabilités d’Elbit : fourniture d’armes testées contre le peuple palestinien, de drones de combat, d’armes interdites par les conventions internationales, notamment le phosphore blanc et des armes à sous-munitions qui ont servi à des offensives meurtrières contre des populations civiles, implication dans les massacres à Gaza, fourniture de l’équipement électronique du mur d’apartheid déclaré illégal par la Cour internationale de Justice en 2004 …

Nous avons eu de multiples correspondances avec la direction d’AXA, qui soit a nié sa participation directe au capital d’Elbit, minimisé la participation de sa filiale et prétendu que les pratiques d’Elbit ne dérogent as au droit international, soit ne nous a pas répondu, soit a refusé de nous recevoir.

Nous avons animé 2 importantes journées nationales d’action, en février et décembre 2018, mobilisant des comités BDS dans de nombreuses villes avec des banderoles ou des pancartes s’en prenant à l’image de marque d’AXA  en affichant des slogans tels que : AXA n’assurez pas l’apartheid israélien, AXA doit mettre fin à sa complicité, AXA tire profit de l’oppression du peuple palestinien, AXA = assistance à l’apartheid israélien …

Nous avons développé une campagne de cartes postales/pétitions adressées à la direction d’AXA et effectué un tweetstorm  lors de la journée des investisseurs d’AXA à Londres le 28 novembre dernier, de nombreux tweets mettant en avant qu’AXA, qui est censé assurer la vie des gens, finance aussi la mort par les armes, les destructions, les crimes de guerre …

Nous sommes intervenus avec d’autres associations devant l’assemblée générale annuelle des actionnaires en avril à Paris en 2017, 2018 et bientôt le 24 avril et avons attiré l’attention des actionnaires sur le fait que des sociétés telles que Veolia, Orange et des fonds de pension ont fini par retirer leurs investissements illégaux.

Nous avons ouvert la campagne à d’autres associations qui l’ont intégré, notamment le mouvement international SumOfUs, qui a lancé une pétition qui a recueilli plus que 140 000 signatures !

Notre prochaine échéance sera le 17 avril une journée internationale de mobilisation contre AXA. Ce sera en semaine mais ce jour est la journée internationale de solidarité avec les prisonniers palestiniens.

Je vous invite à participer à cette journée de mobilisation, en particulier devant des agences d’AXA.

 

En conclusion

Pour conclure je souhaite souligner certains points.

Il serait possible de cibler toutes les entreprises d’armement israéliennes, mais si nous voulons être efficaces il faut privilégier une cible.

De ce point de vue Elbit est une cible bien choisie parce que sa contribution aux violations du droit international et des droits humains universels est clairement identifiée, par les images des drones tueurs, des massacres perpétrés par ces drones, des armes interdites produites par Elbit, de l’équipement électronique des checkpoints, par la taille de l’entreprise et par ses importantes relations commerciales.

La présence d’Elbit dans divers domaines permet des victoires partielles et l’accumulation des victoires partielles est une bonne chose.

Un bilan de nos interventions est qu’il ne faut pas hésiter à intervenir à chaque fois que possible ; même si certaines interventions paraissent limitées elles contribuent à mieux faire connaitre Elbit à un public large.

Il est important aussi d’élargir nos campagnes à diverses associations qui interviennent sur des thèmes avec lesquels la compagne anti Elbit entre en résonance : ainsi l’éthique d’entreprise, la non-violence, l’antimilitarisme, le respect du droit international, etc.

Il est clair aussi que pour affaiblir Elbit il faut lui faire perdre des marchés ou des financeurs, ce qui nécessite parfois d’étudier des situations complexes vue la complexité de certains montages capitalistes et financiers.

Au-delà de toutes ces considérations, les victoires contre le régime d’apartheid israélien sont liées à divers facteurs dont l’évolution de la situation internationale, qui est en partie imprévisible. Mais le peuple palestinien continue de résister à la situation tragique qu’il subit, et la Campagne internationale BDS continuent et continuera de se développer malgré les tentatives d’intimidations.

Nous avons la possibilité de remporter des victoires. C’est un devoir moral et politique de développer ou d’imaginer les politiques qui nous permettront de remporter ces victoires !

 

Jean-Guy Greilsamer, membre de l’équipe d’animation de BDS France

 




Strasbourg : Non à l’Eurovision en Israël !

Samedi 16 mars à Strasbourg, sous un soleil printanier, les gens se pressaient sous notre tonnelle pour signer la pétition contre l’organisation de l’Eurovision à Tel-Aviv…Une action du CJACP avec son comité BDS 67 et l’Association France-Palestine Solidarité Alsace.

De nombreux documents à disposition: le 4 pages de BDS France, l’annonce de nos prochaines actions (Film « The Lab » le 27 mars à la MISHA à 17h, Film « Le Chanteur de Gaza » le 23 mars, festival du film palestinien du 2 au 7 avril 2019, Manifestation le 30 mars pour la journée de la terre et Gaza, et actions de la campagne  BDS à venir)

Contact: cjacp@orange.frhttps://www.facebook.com/CJACPalestine –  https://www.bdsfrance.org/




Le Conseil de Pitzer College approuve une résolution suspendant un programme d’études à l’étranger avec l’université de Haifa

15 mars 2019

Lundi 14 mars 2019, le Conseil de Pitzer College a voté en faveur de la suspension conditionnelle d’un programme d’échange avec l’université de Haifa. C’est un vote historique, qui fait de Pitzer College le premier College1 des États-Unis à suspendre un programme d’études à l’étranger en Israël à cause de sa politique hautement discriminatoire envers les Palestiniens et parce que cet état colonial continue ses violations flagrantes des droits humains.

Nous espérons que ce vote encouragera les institutions du monde entier à suivre l’exemple de Pitzer et à couper toute complicité avec l’occupation israélienne. Il est important de reconnaître le dur travail et le soutien qui ont permis cette victoire. Merci à vous, étudiants, camarades, enseignants et organisations qui ont donné leur temps et leur énergie pour faire de cela une réalité. Nous espérons que le président de l’université, M. Oliver, entérinera la décision démocratique du Conseil du College et implémentera la suspension.

Même si aujourd’hui nous célébrons cette victoire historique, nous devons combattre les injustices qui continuent, ici sur le campus de Pitzer College et globalement. C’est une étape vers la libération de la Palestine et nous sommes infiniment honorés de la partager avec vous tous.

Il ne peut y avoir de liberté académique sous l’occupation !

En solidarité,

Les étudiants de Claremont pour la justice en Palestine

(Claremont Students for Justice in Palestine)

Pour toute information, les médias peuvent contacter : claremontsjpmedia@gmail.com

1 NdT: Aux États-Unis, un College est un établissement d’enseignement supérieur, délivrant en particulier l’équivalent des licences. Pitzer College est l’un des sept établissements composant les Claremont Colleges (7C’s), en Californie.

Source : Claremont Students for Justice in Palestine

Traduction : C.G pour Bds France




La semaine internationale contre l’apartheid israélien aura bien lieu malgré les pressions des officines sionistes.

 

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UNIVERSITÉ PAUL VALÉRY : UNE TRADITION EXEMPLAIRE DE SOLIDARITÉ AVEC LA PALESTINE DEPUIS PLUS DE 16 ANS

En mars 2002 lors de « l’opération rempart », nom israélien donné à l’invasion, occupation de toutes les villes palestiniennes mises sous couvre feu (interdiction de sortir dans la rue) et bien sûr fermeture des écoles et des universités pendant plusieurs mois, le conseil d’administration de l’UPV a fait acte de courage et voté une motion de soutien aux universités palestiniennes victimes de la répression israélienne. Avec la motion de Jussieu à Paris ce sont les deux seules motions de soutien votées en France qui ont évidemment été très attaquées par les sionistes et les pro- israéliens.

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19 février 2003, 1200 personnes  sont massées dans l’ Amphi A . C’est là que Michèle Weil-Bergougnoux, la courageuse présidente de Paul Valéry annonça qu’une délégation conduite par elle se rendrait en Palestine

– En 2003 dans la suite de cette solidarité exprimée, la CCIPPP (Campagne Civile pour la Protection du Peuple Palestinien) et l’APF (Association des Palestiniens en France) ont organisé dans l’amphi A un meeting de 1200 personnes en présence de Leila Shahid, José Bové (expulsé de Palestine par Israël), Tony Brauman, ATTAC, l’UJFP (Union Juive Française pour la Paix)… Au cours de ce meeting, Mme Michèle Weil, présidente de l’université a annoncé l’envoi, courant 2003, d’une délégation de l’UPV, conduite par elle même, pour aller à la rencontre des enseignants, étudiants et tous les personnels des universités palestiniennes afin de leur apporter notre soutien.

Cette mission à eu lieu et elle a permis la relance de la convention passée avec l’université de Birzeit (Ramallah) un temps animée par notre très cher ami et regretté le Pr. Larry Portis.

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Le président de l’université de Birzeit (Ramallh) remet la plaque d’honneur de l’université de Birzeit à la présidente de l’université Paul Valéry.

 

Voir la vidéo de la mission en Palestine de mai 2003.

Depuis, de nombreuses conférences, actions et expositions ont eu lieu en soutien à la cause Palestinienne avec le soutien des syndicats SNESUP en particulier, SUD Education et Solidaires Etudiant. Nous avons également tenu,  des stands « Palestine » dans l’université ou devant le RU Vert Bois.

NE LAISSONS PAS LA PRÉSIDENCE TRAHIR PLUS DE 16 ANS DE SOLIDARITÉ AVEC LA PALESTINE

Systématiquement les quelques enseignants pro-israéliens aux ordres du CRIF tentent d’empêcher l’expression de BDS France Montpellier sur le campus aidés en cela par les divers gouvernements qui tous, se sont pliés aux exigences du lobby pro-israélien français. Ainsi Valérie Pécresse en personne  est intervenue pour empêcher une conférence sur le boycott universitaire. Mais la direction universitaire d’alors avait permis que la conférence se tienne un autre jour sous un autre intitulé (mais avec le même contenu). L’ambassadrice d’Israël en personne, s’ingérant dans les affaires internes de l’université s’est autorisée à envoyer un courrier à la présidence pour tenter d’interdire la tenue de la semaine internationale en 2017. UEJF (Union des Étudiants juifs de France) avait exercé des pressions sur l’université et sur le cinéma Diagonal contre la projection d’un documentaire sur la Palestine.

Bref, ceux qui soutiennent l’apartheid israélien, le Mur, la colonisation, le blocus illégal de Gaza, les innombrables violations du droit et des droits humains par Israël, les mêmes qui depuis 2015 mènent campagne contre la présence du stand BDS France Montpellier place de la comédie,  tentent par tous les moyens de masquer les crimes israéliens .

Jusqu’ici y compris en 2018, malgré les pressions, l’actuel président de l’université avait refusé de se plier aux exigences du lobby pro-israélien.

Le 28 février, la commission d’enquête indépendante des Nations Unies sur les manifestations de la Grande Marche du retour à Gaza déclarait :

« La Commission a des motifs raisonnables de croire que pendant la Grande Marche du retour, les soldats israéliens ont commis des violations des droits humains internationaux et de la loi humanitaire. Certaines de ces violations pourraient constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité, et Israël doit immédiatement ouvrir une enquête sur elles », a déclaré le président de la commission, Santiago Canton, d’Argentine. »

Quelque jours à peine après la publication de cette enquête la présidence de l’université Paul Valéry refusait d’accorder les salles pour que se tienne la semaine internationale contre l’apartheid israélien sur le thème « Cessez d’armer l’apartheid ! » au prétexte fallacieux :

(…) le contexte national lié à ces problématiques est en ce moment particulièrement tendu et le risque de ne pas pouvoir assurer la sécurité d’un tel événement est trop important pour que nous puissions l’autoriser.(…)

En se rangeant aux côtés du lobby israélien la présidence trahit les valeurs de liberté, justice et égalité qui ont animé plus de 20 ans de solidarité avec la Palestine dans cette université.

Comme du temps de l’apartheid en Afrique du Sud, ne laissons pas les partisans de l’apartheid israélien imposer leur vision raciste du monde dans l’université et ailleurs !