Le GAZAVISION: c’était aussi à Montpellier place de la Comédie

Chapiteau transformé en scène, avec drapeaux palestiniens en fond et en hauteur , grand panneau « GAZAVISION » et photos des 6 candidats au concours avec leurs noms, au-dessus de la banderole :  » Gaza we are with you », BDS France Montpellier en lien avec Gaza, a présenté aux passant.e.s et aux Gilets Jaunes le GAZAVISION.

Contre l’Eurovision 2019 à Tel Aviv :

le GAZAVISION À GAZA !

Pour conclure cette campagne de boycott combinant le soutien aux grandes marches du Retour de la Bande de Gaza, BDS France Montpellier, en liaison avec BDS Gaza a décidé de retransmettre le GAZAVISION, le contre-événement à l’Eurovision à Tel Aviv capitale de l’apartheid israélien.

Dans un cadre imitant une scène, les militant.e.s de BDS France Montpellier ont joué les présentateurs et présentatrices, introduit les candidat.e.s au concours puis annoncé la chanson. Chaque chanson a été diffusée. Ainsi les nombreuses personnes attablées aux terrasses de cafés et les passant.es ont découvert le Gazavision, les chanteurs.ses et les chansons.

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Comme d’habitude les Gilets Jaunes sont venus au stand BDS, discuter et soutenir par leur présence…

LE GAGANT DU GAZAVISION EST … JEHAD SHEHADA

vianqueurgazavisionVoir la présentation du gagnant (en anglais : https://wearenotnumbers.org/home/News/Gazavision_one_winner_unified_people)

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On est loin du bling bling de TEL Aviv, ici les décors sont les ruines qui restent des bombardements israéliens. On est loin également de la compétition et de l’arrivisme qui animent l’esprit de la plupart des candidat.e.s à l’Eurovision : sous le titre « Un vainqueur, un peuple uni » on peut lire la présentation du vainqueur et aussi :

(…) Au cours de la dernière semaine, plus de 3 500 personnes de partout dans le monde ont lu leurs histoires et écouté leurs voix. Shehada a reçu le plus de votes.

« Cependant, même si chaque concours doit avoir un gagnant, Jehad et ses compagnons ont chanté pour la Palestine, et donc l’un pour l’autre « , a dit Adwan, juste avant que tous les concurrents se soient réunis pour chanter Mawtini, une chanson connue sous le nom d’hymne palestinien. « Nous espérons donner l’exemple à nos dirigeants politiques en affirmant aujourd’hui que même lorsque nous nous battons les uns contre les autres, nous nous souvenons toujours que nous sommes plus forts ensemble. »

Comme disent les paroles :

Ma patrie, ma patrie,
Nous, les jeunes, nous ne nous lasserons pas, jusqu’à ton indépendance
Ou nous mourrons, ou nous mourrons.

Ma patrie, ma patrie,
L’épée et la plume, pas le discours ni la querelle
Sont nos symboles, sont nos symboles.

 

 Le boycott culturel, au centre de l’activité de BDS France Montpellier depuis 2 ans.

Pièce de théâtre soutenue par le ministère de la culture israélien

La mobilisation contre une pièce de théâtre soutenue par le ministère de la culture israélien (We love arabs) au théâtre Jean Vilar, au coeur du quartier populaire de La Paillade s’est déployée avec la construction simultanée de la Zone Libre d’apartheid israélien (ZLAI). Les commerçants.e.s du quartier on été les principaux relais de cette campagne de boycott auprès des habitant.e.s. Plus d’une centaine d’habitant.e.s du quartier ont défilé jusque devant le théâtre pour demander le retrait du spectacle et appelé à son boycott. Le spectacle s’est déroulé sous une imposante et agressive protection policière face à des habitant.e.s refusant toute complicité avec l’apartheid israélien.

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Photo : BDS34

Saison France-Israël

Le relais des mobilisations et actions , toujours non-violentes, s’est immédiatement poursuivi avec la campagne contre la saison France-Israël. Plusieurs manifestations, tractages aux spectateurs du festival Montpellier Danse, stands place de la Comédie et « piquets » les soirs de spectacle sous haute protection policière (trams déviés, quartier entier bouclé, barrage de toutes les rues etc.) ont animé la campagne de boycott marquée par la mobilisation exceptionnelle et l’appel de 36 artistes et acteurs.trices du milieu du spectacle demandant l’annulation des spectacles de la saison France Israël et appelant au boycott de ces spectacles s’ils étaient maintenus.

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Eurovision 2019 à Tel Aviv

Après les campagnes contre un spectacle soutenu par le ministère de la culture israélien et contre la saison France-Israël,  c’est le boycott de l’Eurovision à Tel Aviv qui jusqu’à samedi 18 mai a occupé le devant de la scène BDS. Intervention auprès de FR3, stands place de la Comédie, fabrication d’un poster géant des visages montpelliérains contre l’apartheid et nombreuses diffusions de tracts,

soirée-débat sur le boycott culturel qui a rassemblé une trentaine de personnes et que résume bien ce clip (2mn) du musicien et cinéaste Michel Marre :




AXA n’assurez pas l’Apartheid israélien

 

Après notre présence sur la place principale de Montpellier le samedi 13 avril (voir le CR sur notre site BDS34), la Campagne BDS France Montpellier est de nouveau intervenue dans le cadre de la semaine internationale « AXA n’assurez pas l’Apartheid israélien ».

Le vendredi 19 avril nous nous sommes rendus dans trois agences du centre-ville. Dans la première nous avons rencontré la direction pour

un long échange. L’argument classique « Nous ne sommes pas AXA, mais seulement partenaire » ne dégage pas de toute collaboration avec cette

société qui impose largement ses conditions : ex. toutes les façades sont identiques au logo AXA.

 

Dans les deux autres agences -fermées- nous avons placardé de grandes banderoles et des affichettes,

qui devraient rester ce long w.e., avec distribution de tracts et prises de parole (voir les vidéos).

 

Le samedi 20 nous nous sommes de nouveau rassemblés sur la place interdite de la Comédie pour un stand

de 14h à 15h30 en soutien à la lutte des prisonniers palestiniens soumis à des conditions de détention qui

violent constamment les droits humains et les conventions internationales (voir tract)

 

 

Et continuer la dénonciation d’AXA qui par ses investissements, en particulier avec l’entreprise d’armement

Elbits-System, vient renforcer la colonisation et la violence de la répression israélienne sur les populations

civiles palestiniennes Les manifestants « gilets jaunes » défilant de chaque côté de notre stand, se sont pour

beaucoup dirigés spontanément vers nos distributeurs de tracts, nous ont encouragés et soutenus.

Solidarité internationale…..et convergence des luttes….. À 16 h nous avions plié bagage, vu le nombre

impressionnant de CRS qui entouraient la place et éviter les gaz lacrymo comme la fois précédentes.

VIDÉO DE L’ACTION :

Comité BDS France 34




Montpellier :AXA n’assurez pas l’apartheid israélien !

 

Stand BDS France Montpellier Place de la Comédie samedi 13 avril 2019

Intensification de la répression et des atteintes au droit de manifester

Les mouvements populaires et de résistance sont aujourd’hui de plus en plus victimes de la répression venant des pouvoirs en place . Ici, en France, comme ailleurs.
Nous devons tous nous lever pour dénoncer et combattre ces violences étatiques contraires aux droits humains.

Les manifestations au départ de la Comédie ce samedi 13 avril étaient toutes centrées sur les thématiques dénonçant les violences policières, les atteintes au droit de manifester et les atteintes aux liberté…La campagne BDS France Montpellier est signataires de ces  différents appels.

BDS France Montpellier et la Palestine sous le coup d’interdits d’expression place de la Comédie par la municipalité

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Le Comité BDS France Montpellier – malgré plusieurs demandes officielles – est interdit de tenir un stand sur la Place de la Comédie sans raison valable. Refusant cet interdit   et  entrant  en désobéissance civile nous en sommes à une dizaine de procès verbaux pour occupation illégale de l’espace public.

Au nom de la solidarité internationale et de convergence des luttes  légitimes, nous participons à la résistance palestinienne qui subit la répression du pouvoir israélien depuis 70 ans, répression toujours plus brutale et qui va se renforcer avec la réélection de Netanyahou.

Alerte aux crimes de guerre et crime contre l’humanité à Gaza !

A Gaza, chaque vendredi, lors des manifestations pour le droit au retour – droit reconnu par l’ONU dans sa résolution 194, les résistants civils, hommes, femmes, enfants, journalistes, infirmiers sont la cible des soldats israéliens qui tirent à balles explosives : depuis un an,  273 morts dont 55 mineurs,  des milliers de blessés dont beaucoup handicapés à vie (225 personnes amputées d’une jambe).

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Depuis le 6 avril 2018, malgré les interdictions, les convocations à la police et les amendes,  BDS France est présent place de la Comédie, tous les samedi.

Tels les lanceurs d’alertes nous révélons au grand jour les violations du droit et les crimes commis par l’État d’apartheid israélien avec la complicité de l’Union Européenne et du gouvernement français.

Le rapport de la commission indépendante de l’ONU chargée d’enquêter sur les agissements de l’armée israélienne tirant à balles létales contre des manifestants désarmés publié le 28 février 2019 était formel : Crimes de guerre et crime contre l’humanité. Ce sont ces rapports de l’ONU, d’Amnesty International et de Médecins sans Frontières que M. le Maire tente d’empêcher de diffuser. C’est la diffusion de ces rapports qui nous vaut d’être poursuivis et sanctionnés ! C’est le monde à l’envers !

La France et certaines entreprises françaises complices de l’apartheid

Et nous, en France, avons notre part de responsabilités quand le gouvernement et des entreprises de chez nous soutiennent et arment les forces de répression israéliennes. En effet le gouvernement français accueille au salon de l’armement du Bourget les fabricants d’armes israéliens pour une vitrine internationale dont se félicite Israël qui réalise d’importantes ventes à cette occasion.

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Des banques françaises investissent en Israël, en particulier la Société banque-assurances AXA, assureur de dimension multinationale implantée dans plus de 70 pays, qui a des capitaux dans 5 banques israéliennes et spécialement dans la Société Elbit-System spécialisée dans les armes de répression contre les civils: drones d’observation, drones d’assassinats ciblés, drones de lâcher de grenades. Armes vendues très largement dans le monde entier et présentées comme fiables  car testées en réel sur le terrain.

Le groupe AXA est très présent à Montpellier – au moins uns quinzaines d’agences. Donc de nombreux montpelliérains ont des contrats chez cet assureur. Nous sommes intervenus déjà plusieurs fois dans plusieurs agences pour dénoncer cette complicité avec la politique de colonisation et d’apartheid israélienne.

Si vous êtes chez AXA, contactez votre conseiller, sinon boycottez cette banque. Ou changez-en comme certains l’ont déjà fait. AXA ne changera que touchée au porte-monnaie, comme ce fut le cas d’Orange ou Véolia qui ont annulé plusieurs contrats. C’est toute une campagne qui est menée pendant une semaine en France, en Europe, au Canada où AXA est bien implantée, aux Etats-Unis…. AXA doit se retirer des banques israéliennes   qui financent les colonies illégales et retirer ses investissements chez Elbit-Systems.

La France doit décider un embargo total du commerce des armes qui contribue à l’oppression du peuple palestinien. C’est ce que vient de demander Amnesty International dans une déclaration officielle.

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La juriste palestinienne Rania Badi sur la pelouse de l’université Paul Valéry (La présidence ayant refusé les salles pour la tenue de la semaine internationale contre l’apartheid israélien.)

 




Montpellier : Une « journée de la terre » en direct avec Gaza.

La Paillade (Les Halles) Montpellier Journée de la Terre

Dans ce samedi 30 mars 2019 rempli des actions des mouvements sociaux, manifestation des enseignants et parents d’élèves le matin, plusieurs points de rassemblements sur les ronds-points  et une manifestation au centre ville des Gilets Jaunes, BDS France Montpellier avait décidé de se manifester au coeur du quartier populaire de La Paillade. Quelle meilleure façon de commémorer la Journée de la terre aujourd’hui que de  soutenir la Grande Marche du Retour, combat héroïque des palestiniens de la Bande de Gaza et commémorer les martyrs qui ont sacrifié leurs vies pour que hommes, femmes et enfants palestiniens puissent vivre libres dans une Palestine libre.

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Une exposition sur la Nakba, les réfugiés, le blocus de Gaza la grande marche du retour et les crimes de guerres d’Israël…

EN DIRECT DE GAZA AVEC NABILA KILANI

Malgré des conditions techniques difficiles et un environnement bruyant, la quarantaine de personnes présentes dont beaucoup de pailladins et surtout de pailladines, ont pu échanger quelques mots en direct avec Nabila Kilani, l’infatigable militante de la Bande de Gaza. Nabila qui parle parfaitement le français est bien connue ici où nous l’avons déjà reçue.

Une exposition sur la Nakba et Gaza, agrémentée de grands dessins de Nelly que nous réutiliserons sans doute place de la Comédie…

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La liste intégrale des noms et âges des 275 martyrs

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Rania Madi à l’université Paul Valéry : Contre l’apartheid israélien : Résistance !

 

Une quarantaine de personnes dont de nombreux.ses étudiant.e.s ont participé à la conférence de Rania Badi, juriste palestinienne membre de BADIL ( ONG des droits humains pour la défense des Palestiniens résidents et des Réfugiés Palestiniens.)

La pelouse de l’Université Paul Valéry va t-elle devenir le lieu universitaire où se manifeste la résistance à la politique macronienne ? Jeudi après-midi s’est tenu sur cette même pelouse un rassemblement – non autorisé par la présidence –  avec François Ruffin venu présenter son film sur les Gilets Jaunes. Vendredi 22 juin à 17h, sur la pelouse encore chaude des Gilets Jaunes,  c’est la Campagne BDS France Montpellier qui a investi le lieu pour y tenir sa conférence – non autorisée par la présidence – contre l’apartheid israélien sur le thème  « Cessez d’armer le colonialisme ».

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RANIA BADI

Reprenant à son compte l’adhésion du président Macron aux manipulations israéliennes qui en France agitent à propos de l’antisionisme l’épouvantail antisémite, le président de l’université a pour la première fois en plus de 16 ans de solidarité avec la Palestine tenté d’interdire la tenue de la semaine internationale contre l’apartheid israélien à l’université paul Valéry. L’aveuglement  est tel qu’il a même refusé la projection du documentaire « The Lab » pourtant réalisé par le documentariste israélien Yotam Feldman au programme de cette semaine.

Mais il en fallait plus pour que la Campagne BDS France Montpellier renonce à son programme de dénonciation de l’apartheid israélien.

Diffusions de tracts à l’entrée de l’université pour informer de la censure et appeler à la Conférence.

L’APARTHEID DÉNONCÉ SOUS TOUTES SES FORMES

Contrainte de renoncer au format « Conférence » du fait de l’interdiction, c’est une Rania Badi,  militante des droits de l’homme qui s’est adressée à un auditoire composé de près de la moitié d’étudiant.e.s. Vendredi 17h n’est pas le bon jour ni la bonne heure pour rassembler les étudiant.e.s dont la majorité rentrent dans les familles, mais ils étaient là, des lettres, langues mais aussi des étudiants en journalisme et de la fac de sciences-po. venu.e.s écouter la juriste.

S’appuyant sur :

  • le Rapport Goldstone de 2009 (après l’attaque israélienne de la Bande de Gaza 2008-2009), rapport voté par le Conseil des droits de l’Homme et l’Assemblée Générale de l’ONU. Ce  rapport constate les crimes de guerre et le possible crime contre l’humanité.
  • Le rapport Richard Falk- Virginia Tilley publié le 19 mars 2009 qui qui analyse le système de fragmentation (géographique, juridique, militaire) destiné à contrôler la population palestinienne. Ce système impose aux composantes du peuple palestinien quatre corpus de lois discriminantes différentes :
    • Un système de lois inégalitaires entre les juifs israéliens qui bénéficient de tous les droits nationaux et les non juifs en Israël que sont les Palestiniens d’Israël et qui avec la loi fondamentale de l’État nation du peuple juif sont officiellement des citoyens de seconde catégorie.
    • Les lois de résidence permanente des Palestiniens de Jérusalem-Est occupée dont le statut de « résident » est des plus précaire.
    • Le régime des lois militaires imposé aux palestiniens sous colonisation (Cisjordanie) et le blocus militaire de la Bande de Gaza.
    • L’interdiction illégale du retour des réfugiés et exilés involontaires de rentrer dans leurs fief en Palestine mandataire (Palestine historique).
  • Le rapport de la Commission indépendante de l’ONU publié le 28 février 2019 sur la répression des manifestations de la Grande marche du Retour dans la bande de Gaza qui conclut que : « La Commission a des motifs raisonnables de croire que pendant la Grande Marche du retour, les soldats israéliens ont commis des violations des droits humains internationaux et de la loi humanitaire. Certaines de ces violations pourraient constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité, et Israël doit immédiatement ouvrir une enquête sur elles. »

 

COMBATTRE TOUTE COMPLICITÉ AVEC L’APARTHEID ET RÉSISTER !

Rania Badi a dénoncé la complicité des institutions et des États qui ne font rien pour faire appliquer le droit. Elle appelle à combattre le silence  qui conduit à la complicité avec un État qui assassine et opprime le peuple palestinien.

Son énergie et ses arguments ont dépassé le groupe venu l’écouter et des étudiant.e.s assis sur la pelouse à proximité, intrigué.e.s, sont venu.e.s s’incorporer au groupe des auditeur.trice.s et au final applaudir et remercier chaleureusement l’intervenante pressée de questions et de témoignages de sympathie.

Deux membres de LUJFP, Union Juive Française pour la Paix (Membre de la Campagne BDS France) ont réaffirmé que le problème n’était pas un problème religieux et que de plus en plus de juifs en france et encore plus aux États Unis, rejoignaient BDS dans la lutte contre cet apartheid, plus monstrueux encore que celui d’Afrique du Sud puisque  la loi fondamentale de l’État nation du peuple juif nie tout statut et tout droit d’existence aux Palestiniens.

En Israël l’apartheid se double du nettoyage ethnique et du génocide progressif des habitant.e.s de la Bande de Gaza.

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Cette déclaration se passe de tout commentaire !

Zoé, étudiante à Paul Valéry et coordinatrice de la semaine a conclu en rappelant ce qu’est BDS et appelé à rejoindre le comité BDS de Montpellier. De nombreux mails on été donnés pour garder le contact et peut-être rejoindre l’action contre l’apartheid israélien.

Une rencontre très réussie malgré la tentative d’interdiction de la présidence.

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Un auditoire captivé

 

The LAB à la Carmagnole

La semaine avait commencé lundi 18 mars  par la projection de The LAB à la Carmagnole, qu’il faut remercier ici d’avoir répondu sans délais à notre demande d’un lieu pour la projection de ce film exceptionnel. C’est la quatrième projection que le comité BDS France Montpellier organise dans cette ville dont une fois en présence du réalisateur Yotam Feldman. Le cynisme et la volonté meurtrière affichée, la collaboration des universités dont des philosophes (!) à inventer et théoriser des méthodes et techniques de guerre afin d’exterminer les Palestiniens en a suffoqué plus d’un.e ! A voir absolument ! (quelques extraits : https://www.youtube.com/results?search_query=The+Lab+yotam+feldman)

 

 




Montpellier : IAW le 18 mars

Nous avons commencé la semaine contre l’apartheid israélien, lundi 18 mars en diffusant le film – documentaire « The lab », suivit d’un débat. dans un lieu militant, car la fac de lettres « Paul Valéry » nous a refusé l’accès à une salle.

Une trentaine de personnes présentent, une majorité venue grâce aux plusieurs séances de tractages sur la place de la comédie et à la fac.
Des discussions dans le débat d’après film assez intéressant, sur l’armement israélien, sur le boycott culturel, sur la répression que subit le BDS à Montpellier et plus largement sur le plan national.

Le prochain événement a lieu aujourd’hui vendredi 22 mars, avec la conférence de Rania Madi, devant la fac Paul Valéry qui nous censure et nous a refusé même la fac pour la conférence.
Nous avons de nouveau tracté à la fac pour cet événement. nous attendons du monde pour cet événement qui a pas mal « choqué » les étudiantes et étudiants qui ne comprennent pas pourquoi une telle censure pour le BDS.



La semaine internationale contre l’apartheid israélien aura bien lieu malgré les pressions des officines sionistes.

 

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UNIVERSITÉ PAUL VALÉRY : UNE TRADITION EXEMPLAIRE DE SOLIDARITÉ AVEC LA PALESTINE DEPUIS PLUS DE 16 ANS

En mars 2002 lors de « l’opération rempart », nom israélien donné à l’invasion, occupation de toutes les villes palestiniennes mises sous couvre feu (interdiction de sortir dans la rue) et bien sûr fermeture des écoles et des universités pendant plusieurs mois, le conseil d’administration de l’UPV a fait acte de courage et voté une motion de soutien aux universités palestiniennes victimes de la répression israélienne. Avec la motion de Jussieu à Paris ce sont les deux seules motions de soutien votées en France qui ont évidemment été très attaquées par les sionistes et les pro- israéliens.

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19 février 2003, 1200 personnes  sont massées dans l’ Amphi A . C’est là que Michèle Weil-Bergougnoux, la courageuse présidente de Paul Valéry annonça qu’une délégation conduite par elle se rendrait en Palestine

– En 2003 dans la suite de cette solidarité exprimée, la CCIPPP (Campagne Civile pour la Protection du Peuple Palestinien) et l’APF (Association des Palestiniens en France) ont organisé dans l’amphi A un meeting de 1200 personnes en présence de Leila Shahid, José Bové (expulsé de Palestine par Israël), Tony Brauman, ATTAC, l’UJFP (Union Juive Française pour la Paix)… Au cours de ce meeting, Mme Michèle Weil, présidente de l’université a annoncé l’envoi, courant 2003, d’une délégation de l’UPV, conduite par elle même, pour aller à la rencontre des enseignants, étudiants et tous les personnels des universités palestiniennes afin de leur apporter notre soutien.

Cette mission à eu lieu et elle a permis la relance de la convention passée avec l’université de Birzeit (Ramallah) un temps animée par notre très cher ami et regretté le Pr. Larry Portis.

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Le président de l’université de Birzeit (Ramallh) remet la plaque d’honneur de l’université de Birzeit à la présidente de l’université Paul Valéry.

 

Voir la vidéo de la mission en Palestine de mai 2003.

Depuis, de nombreuses conférences, actions et expositions ont eu lieu en soutien à la cause Palestinienne avec le soutien des syndicats SNESUP en particulier, SUD Education et Solidaires Etudiant. Nous avons également tenu,  des stands « Palestine » dans l’université ou devant le RU Vert Bois.

NE LAISSONS PAS LA PRÉSIDENCE TRAHIR PLUS DE 16 ANS DE SOLIDARITÉ AVEC LA PALESTINE

Systématiquement les quelques enseignants pro-israéliens aux ordres du CRIF tentent d’empêcher l’expression de BDS France Montpellier sur le campus aidés en cela par les divers gouvernements qui tous, se sont pliés aux exigences du lobby pro-israélien français. Ainsi Valérie Pécresse en personne  est intervenue pour empêcher une conférence sur le boycott universitaire. Mais la direction universitaire d’alors avait permis que la conférence se tienne un autre jour sous un autre intitulé (mais avec le même contenu). L’ambassadrice d’Israël en personne, s’ingérant dans les affaires internes de l’université s’est autorisée à envoyer un courrier à la présidence pour tenter d’interdire la tenue de la semaine internationale en 2017. UEJF (Union des Étudiants juifs de France) avait exercé des pressions sur l’université et sur le cinéma Diagonal contre la projection d’un documentaire sur la Palestine.

Bref, ceux qui soutiennent l’apartheid israélien, le Mur, la colonisation, le blocus illégal de Gaza, les innombrables violations du droit et des droits humains par Israël, les mêmes qui depuis 2015 mènent campagne contre la présence du stand BDS France Montpellier place de la comédie,  tentent par tous les moyens de masquer les crimes israéliens .

Jusqu’ici y compris en 2018, malgré les pressions, l’actuel président de l’université avait refusé de se plier aux exigences du lobby pro-israélien.

Le 28 février, la commission d’enquête indépendante des Nations Unies sur les manifestations de la Grande Marche du retour à Gaza déclarait :

« La Commission a des motifs raisonnables de croire que pendant la Grande Marche du retour, les soldats israéliens ont commis des violations des droits humains internationaux et de la loi humanitaire. Certaines de ces violations pourraient constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité, et Israël doit immédiatement ouvrir une enquête sur elles », a déclaré le président de la commission, Santiago Canton, d’Argentine. »

Quelque jours à peine après la publication de cette enquête la présidence de l’université Paul Valéry refusait d’accorder les salles pour que se tienne la semaine internationale contre l’apartheid israélien sur le thème « Cessez d’armer l’apartheid ! » au prétexte fallacieux :

(…) le contexte national lié à ces problématiques est en ce moment particulièrement tendu et le risque de ne pas pouvoir assurer la sécurité d’un tel événement est trop important pour que nous puissions l’autoriser.(…)

En se rangeant aux côtés du lobby israélien la présidence trahit les valeurs de liberté, justice et égalité qui ont animé plus de 20 ans de solidarité avec la Palestine dans cette université.

Comme du temps de l’apartheid en Afrique du Sud, ne laissons pas les partisans de l’apartheid israélien imposer leur vision raciste du monde dans l’université et ailleurs !

 




Montpellier : La place de la Comédie, carrefour des luttes, est devenue le « rond-point » des résistances populaires.

Montpellier, samedi 9 mars 2019, 16h « rond-point » de la Comédie… Les militant.e.s BDS emportent leur matériel sous les lacrymos…

 « ROND-POINT » DE LA RÉSISTANCE POPULAIRE

Refusant le projet municipal d’une place « propre », réservée à la consommation et aux grandes « messes » municipales ou aux associations ayant pignon sur rue et bien subventionnées, le mouvement populaire est en train de faire de la place de la Comédie un rond-point de la résistance populaire.

Point de rassemblement, départ des manifestations,  lieu de départ, de passage ou de dissolution des manifestations Place de la Comédie est aussi un lieu de convergence des luttes et des actions militantes des associations. Le stand BDS France Montpellier participe de ce mouvement depuis sa création en 2009. Parfaitement toléré et sans avoir à demander d’autorisation jusqu’en mai 2015 par les deux précédentes municipalités (Frêche et Mandroux), il est depuis cette date la cible du maire de Montpellier sous les pressions du CRIF, LICRA et autres officines pro-israéliennes qui essayent en vain de le chasser. Nuit debout s’était naturellement installé sur cette place tout au long de son activité. Nos ami.e.s marocain.e.s y popularisent la lutte des rifains pour les libertés et la justice, nos ami.e.s gabonais.es s’y expriment régulièrement pour dénoncer la « françafrique », les défenseurs des animaux et bien sûr les rappeurs, musiciens ambulants et autres saltimbanques font le pittoresque ce cette place où il faisait bon se promener, discuter, échanger et se rencontrer.

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Depuis novembre 2018 la place de la comédie est le lieu de rassemblement hebdomadaire des Gilets Jaunes le samedi. Ils partent en manifestation de la place, la traversent plusieurs fois, s’y arrêtent ou s’y replient quand la police tire les grenades lacrymogènes…  Mais c’est traditionnellement autour de la préfecture pour « protéger » le pouvoir d’État que la police use de la force pour disperser les manifestant.e.s.

De mémoire de montpelliérain.e.s la violence policière s’est rarement manifestée place de la Comédie. L’ampleur de la répression contre les Gilets jaunes et la volonté de les empêcher de manifester pacifiquement font qu’aujourd’hui, de plus en plus tôt (16h ce samedi 9 mars) la police fait irruption et balance ses gaz malgré la présence des promeneurs.ses et leurs enfants. Obligeant tous les les cafés à fermer la police sème la panique et le désordre sur cette place qu’ils ont définitivement transformée en « rond-point » de résistance populaire au pouvoir.

La Campagne BDS France Montpellier assure depuis le début de la Grande Marche du retour à Gaza (30 mars 2018) et malgré les interdictions municipales, un stand en solidarité avec Gaza et de participations aux campagnes BDS internationales. Partie prenante de cette résistance populaire elle oeuvre pour sa part à faire de la Comédie, comme à La Paillade,  une Zone Libre d’Apartheid Israélien.

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La police gaze les Gilets jaunes et le stand BDS France Montpellier…

QUAND LE CRIF TENTE UNE PROVOCATION SUR LE STAND BDS FRANCE MONTPELLIER …

Dans une interview publiée dans la Gazette du jeudi 6 mars, Mme Perla Danan, présidente du CRIF Languedoc-Roussillon, conseillère municipale et métropolitaine (majorité P. Saurel-Macron), présidente d’une radio communautaire dite  « indépendante » (sic) illustre parfaitement les graves actes antisémites commis (profanations des tombes juives, tags  : »juden », S. Weill…) sont instrumentalisme, non pas pour combattre l’extrême droite qui les a commis mais pour combattre à travers BDS, le peuple palestinien et sa résistance à l’apartheid israélien. Ainsi elle accuse BDS France Montpellier « d’inciter à la haine » et demande son interdiction place de la comédie. (cf. article : https://bdsf34.wordpress.com/2019/03/03/bds-france-montpellier-la-comedie-cest-notre-rond-point-contre-lapartheid-israelien/)

Deux jour après la publication de cet article la présidente du CRIF est venue tourner autour du stand BDS France, espérant provoquer des réactions déplacées qui auraient alimenté ses propos mensongers à l’égard de BDS.

Peine perdue. Elle a été reçue comme il se doit, poliment mais fermement et, faute d’argument elle a dû s’esquiver rapidement.

sur le stand BDS France on pouvait lire…

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extrait


Extraits de l’interview de Mme Perla Danan
Et si la Gazette avait pris la peine de vérifier les accusations sur concernant la photo sur le site BDS France Montpellier (accessible à tous.tes) elle n’ aurait pas diffusé les mensonges de la présidente du CRIF. Voici la seule photo où apparait M. Perla Danan (alors vice-présidente du CRIF), entre le consul d’Israël et l’ancien président du CRIF…

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Du coup la Gazette a publié le droit de réponse de BDS France Montpellier.(ci-dessous).

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BDS France Montpellier : la « Comédie » c’est notre « rond-point » contre l’apartheid israélien !

Comme tous les samedis, passage de la manifestation des Gilets Jaunes

Samedi 2 mars 2019, place de la Comédie Montpellier, stand BDS France Montpellier

LES ROND-POINTS DES GILETS JAUNES 

Les rond-points sont le lieu de confluence et de redistribution des flux de véhicules. Dans sa bulle d’acier chacun.e est concentré sur la vitesse, l’emplacement et la proximité des autres véhicules se fiant davantage aux reflets et mouvements périphériques du champ de vision.  Personne ne se voit et encore moins ne s’envisage, pas le temps !

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17 février 2019, les Gilets jaunes du rond-point des près d’arènes fêtent leur 3 mois de lutte et entament leur 4ème mois dans la bonne humeur et l’enthousiasme.

Les Gilets Jaunes qui ont eu le génie d’occuper les lieux de pouvoir (politique, économique, médiatique etc.) lors des manifestations à Paris ont également eu le génie de transformer, ailleurs, les lieux anonymes des rond-points, en lieux d’échange, de discussions, de rencontre et en faire des lieux de résistance où s’affiche leur volonté d’aller à la rencontre des autres et où se forge leur détermination.

LA « COMÉDIE » ROND-POINT CONTRE L’APARTHEID

C’est dans le même esprit que la CCIPPP34 en  2003 occupait la place de la Comédie, suivie par la Coalition contre Agrexco et enfin par la campagne BDS France Montpellier qui depuis 2009 s’y installe régulièrement et qui plus récemment travaille à en faire une  « Zone Libre d’Apartheid Israélien ».

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LE BDS EST UNE STRATÉGIE DE RUPTURE 

Par les 3 revendications : Liberté (fin de la colonisation et blocus de Gaza), Justice (retour des réfugiés) et Egalité (Égalité de droits pour les Palestiniens d’Israël) la stratégie BDS est en rupture avec la stratégie d’Oslo. L’activité de boycott tout particulièrement car elle consiste à engager le mouvement de solidarité dans des actions  qui bloquent et/ou  au minimum font obstacle au bon déroulement de la normalisation. Ce type d’action, en rupture avec la stratégie du « faire comme si rien n’était », quand il se traduit par des actes de désobéissance civile non-violente provoque un affrontement  direct avec les représentants, les représentations de l’État d’apartheid et ses complices dans tous les domaines où ce type de boycott est mis en oeuvre.

saurelP. Saurel est le maire de Montpellier et président de la Métropole. Il se réclame de Macron et se vante d’être un des premiers maires à avoir signé le « Manifeste contre le nouvel antisémitisme » (post ci-dessous)

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CRÉER UN FRONT DE LUTTES OUVERTES AVEC ISRAËL ET LES COMPLICES DE SES CRIMES

Suite à six refus d’autorisation de stand demandées par trois associations différentes place de la Comédie de la part de la Mairie, BDS France Montpellier considérant illégitime ces refus ciblés contre la Palestine, empêchant de faire connaitre les crimes de l’armée israélienne contre les manifestant.e.s des Grandes marches pour le Retour à Gaza, BDS France Montpellier a décidé d’entrer en désobéissance civile.

Depuis le 7 avril 2018 pratiquement tous les samedis le stand BDS est installé malgré les sommations à remballer et les treize PV  de la police municipale pour « occupation illégale de l’espace public » et autres brimades (auditions au commissariat, plainte pour diffamation (classée sans suite)…

Ainsi le stand BDS France place de la comédie s’inscrit dans le front des luttes ouvertes contre l’apartheid israélien dans la suite de la lutte victorieuse de la Coalition contre Agrexco, du boycott des entreprises israéliennes, des boycotts culturels de spectacles soutenus par le ministère de la culture israélien (We love arabs, la saison France Israël), l’Eurovision 2019…

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LE CRIF ET SES AMIS RELANCENT L’INTERDICTION DU STAND BDS PLACE DE LA COMÉDIE

En réalité l’offensive contre BDS France Montpellier date de l’été 2014, depuis que BDS a organisé la riposte à l’offensive meurtrière israélienne contre la population civile de la Bande de Gaza.  Le CRIF et ses amis de la LICRA ont réussi à faire lever la tolérance  du stand BDS par la municipalité. Tous espéraient la condamnation des deux porte-parole BDS pour porter le coup fatal mais la relaxe de nos deux camarades en appel a balayé leur projet et BDS France Montpellier a multiplié ses actions. Profitant du contexte des actes antisémites le CRIF s’efforce de les instrumentaliser afin de dévoyer la lutte contre l’antisémitisme en lutte contre le BDS en particulier.

Les déclarations (mensongères) de la présidente du CRIF Languedoc-Roussillon en attestent.

CRIFL.RL’auteur de l’interview (qui n’a rien vérifié ni croisé les propos du CRIF avec ceux de BDS!) termine en mentionnant : « Sans vouloir les citer « pour ne pas leur faire de publicité », Perla Danan parle de l’association pro-palestinienne BDS. »

Bien évidemment toutes ces allégations sont fausses, y compris l’image et son prétendu commentaire. C’est facile à vérifier, le site est entièrement accessible.

Nous attendons impatiemment la plainte du CRIF contre l’ONU pour antisémitisme puisque la commission d’enquête indépendante des Nations Unies sur les manifestations dans le Territoire palestinien occupé a présenté le 28 février 2019 ses conclusions : (…) les soldats israéliens ont commis des violations des droits humains internationaux et de la loi humanitaire. Certaines de ces violations pourraient constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité, et Israël doit immédiatement ouvrir une enquête sur elles », a déclaré le président de la commission, Santiago Canton, d’Argentine.(…). https://bdsf34.wordpress.com/2019/03/03/onu-les-violations-de-larmee-israelienne-a-gaza-pourraient-constituer-des-crimes-de-guerre-ou-des-crimes-contre-lhumanite/

BDS France Montpellier ne cesse de dénoncer sur la Comédie les crimes de guerre commis par l’armée israélienne contre la population civile de la Bande de Gaza. Voilà ce que le CRIF traite « d’appel à la haine » et que le Maire de Montpellier ne veut pas entendre ni voir place de la Comédie.




L’antisémitisme ne passera pas !

Stand BDS France Montpellier, samedi 16 février 2019, Place de la Comédie

Sous la protection des Gilets jaunes le stand de la Campagne BDS France était à nouveau place de la Comédie samedi 16 février  pour dénoncer les actes antisémites et répondre aux attaques désignant les Gilets jaunes et BDS comme coupables directs et indirects des actes  commis à Paris le week-end dernier. Deux grands panneaux (très lus) et un tract reprenant pour l’essentiel le communiqué de l’UJFP a été diffusé à un millier d’exemplaires aux passants et aux plus de 2 000 manifestants Gilets Jaunes et quelques CGT dans une ambiance de fraternité et de camaraderie. Il y avait d’un côté le pouvoir et ses alliés sionistes (CRIF et Cie.) et de l’autre les Gilets Jaunes et le BDS ripostant contre la criminalisation des mouvements sociaux tissant chaque samedi de nouveaux liens.

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Des tracts bien reçus et lus…

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                                      DES ACTES ANTISÉMITES INTOLÉRABLES !

Des tags antisémites : croix gammées sur le portrait de S. Weill, l’inscription « Juden » sur une boutique Bagelstein et la dégradation du lieu de mémoire d’Ilan Halimi sont apparus dans le week-end du 9 au 11 février à Paris. Les tags portent la marque d’un antisémitisme qui s’inscrit dans la période nazi qui a conduit au génocide des juifs. C’est sans aucun doute la signature de l’extrême droite. Il y a peu d’information sur la dégradation du lieu de mémoire de Ilan Halimi mais la concomitance des actes et leur nature permet de supposer une même origine. Nous condamnons vivement ces actes.

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UNE INSTRUMENTALISATION POLITICO-MÉDIATIQUE INADMISSIBLE

Malgré la signature d’extrême droite de ces tags,  le CRIF déclare dès le samedi 10 février 9h du matin : (…) #AntisemitismeHier, les manifestations des Gilets Jaunes ont donné lieu à des actes de violences intolérables. Un tag antisémite des plus ignobles a été découvert sur la vitrine d’une boutique Bagelstein. (…). Accusant ainsi directement les Gilets jaunes de cet acte criminel.

Le journal Libération publiera le lendemain un article dans lequel le propriétaire de Bagelstein affirme : «Cela n’a rien à voir avec la manifestation. La manifestation n’est absolument pas passée dans notre quartier, et ce tag de toute façon a été effectué bien avant que la manifestation ne commence».

Qu’à cela ne tienne, les 10 et 12 février le CRIF continuera d’accuser les Gilets jaunes dans ses communiqués.

Le BNVCA (Bureau National de vigilance contre l’antisémitisme) officine sioniste dirigée depuis Israël où réside son président n’est pas en reste et s’insurge : « (…) qu’aucune mesure “Pénale ni Administrative” n’est  à la hauteur de la gravité des agissements des coupables, ni de cette situation notamment contre BDS et ses activistes qui, partout dans l’hexagone, organisent des manifestations sauvages d’incitation à cette haine d Israël qui pousse immanquablement à l’acte anti juif. « (…) rendant ainsi BDS responsable de ces actes antisémites.

Le 11 février c’est le ministre de l’intérieur C. Castaner qui, dénonçant ces mêmes faits,  va fournir la « cible » : les Gilets Jaunes et leur « violences » contre les élus du gouvernement. En faisant l’amalgame entre les attaques contre les élus et l’antisémitisme il fournit « l’accroche » qui va déclencher la ruée médiatique. Il déclare  : » « L’antisémitisme a progressé de 74% l’année écoulée ». On trouvera dans Mediapart un article éclairant cette façon de présenter les choses. https://blogs.mediapart.fr/jerome-latta/blog/140219/actes-antisemites-un-pourcentage-est-il-une-information-0

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(Quoiqu’il en soit ces actes antisémites sont bien évidemment intolérables, n’y en aurait-il qu’un seul !)

La machine politico-médiatique est bien rodée. De la même manière que le terrorisme et les attentats ont été instrumentalisés contre les quartiers populaires et les musulmans, l’antisémitisme est aujourd’hui utilisé par les mêmes (pouvoir et sionistes) contre les mouvements sociaux (Gilets jaunes et BDS). Alors même que tout indique que c’est l’extrême droite qui est à l’origine de ces actes !

Mais visiblement l’extrême droite n’est pas la préoccupation du tandem (Gouvernement-CRIF etc.), pas plus que de Netanyahu qui s’acoquine avec tous les chefs de gouvernement d’extrême droite de la planète pourtant ouvertement antisémites…

Combattre l’antisémitisme et ceux qui l’alimentent

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Montpellier : Palestine, BDS et Gilets jaunes

Samedi 9 février 2019, place de la Comédie. Stand de BDS France Montpellier

Génocide progressif des palestiniens de la bande de Gaza

Dans le cadre des Grandes Marches pour le Retour, depuis le 30 mars 2018, sans la moindre faille et avec toujours autant de participant.e.s les palestinien.ne.s de la Bande de Gaza ont tenu vendredi 8 février leur 46ème marche. Comme à chaque fois, face à ces marches non-violentes, les snipers de l’armée israélienne, bien à l’abri ont tiré sur les manifestant.e.s.

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Hassan Shalabin 14 ans assassiné par un snipper de l’armée israélienne

Hassan Shalabi, un adolescent de 14 ans qui vendait des boissons aux manifestants pour ramener quelques sous dans sa famille a été tué ce vendredi. Des dizaines de manifestants ont été blessés. Selon le décompte  des gazaouis, confirmé par les ONG internationales,  254 personnes ont été assassinées depuis le 30 mars dont une vingtaine d’enfants et plus de 23 000 blessés dont des dizaines d’amputés d’une jambe.

Les offensives militaires de grande ampleur (..2006, 2009, 2014) qui font des milliers de morts et des milliers de blessés détruisant des milliers de logements et d’institutions (écoles, universités, hôpitaux, centrales électriques, terres agricoles etc.) combinées avec les assassinats ciblés, les assassinats permanents de civils et le blocus total qui dure depuis plus de 10 ans sont les éléments du génocide progressif programmé et mis en oeuvre par l’État d’Israël.

 

La Palestine et BDS France Montpellier s’installent aux côtés des gilets jaunes

Du 6 avril à début juillet et depuis la rentrée de septembre 2018, malgré les interdictions abusives de la Ville de Montpellier à l’encontre des stands BDS France Montpellier, le comité BDS a multiplié sa présence en soutien aux Grandes Marches du retour. Depuis décembre sous l’œil intrigué des Gilets Jaunes puis l’intérêt déclaré d’un grand nombre d’entre eux-elles, le stand BDS a pris, petit à petit, sa place dans les rassemblements des Gilets jaunes Place de la Comédie. Une première fois (samedi 12 janvier : https://bdsf34.wordpress.com/2019/01/13/montpellier-les-gilets-jaunes-au-secours-de-bds-montpellier/) « sauvé » de la police municipale qui voulait l’évacuer, ce samedi 9 février le stand est monté avec des Gilets Jaunes qui ont voulu ainsi manifester leur solidarité avec la Palestine et le BDS et s’opposer aux interdictions du Maire de Montpellier.

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Un petit groupe de Gilets Jaunes venu exprès dès 14h pour monter le chapiteau en solidarité contre les interdictions.

Cette brève vidéo témoigne d’une après-midi riche en échanges, discussions entre Gilets jaunes et les militant.e.s BDS France Montpellier. Des centaines de tracts distribués contre l’Eurovision à Tel Aviv, des contacts à la table et surtout une excellente ambiance.

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Arrivée de 400 motards contre les lois anti-casseurs de Macron

 

 




Eurovision : BDS France Montpellier reçu à France 3 Occitanie-Montpellier

Samedi 26 janvier, devant les locaux de France 3 Occitanie-Montpellier pendant qu’une délégation de 4 personnes est reçue par le rédacteur en chef.

PENDANT L’APARTHEID LES AFFAIRES CONTINUENT !

Mobilisée et présente par des stands place de la comédie depuis décembre 2018, la Campagne BDS France Montpellier avait choisi le jour de la finale France de l’Eurovision  2019 pour intervenir auprès de France Télévision.

Si la campagne BDS France Montpellier peut effectivement regretter l’insuffisance de réponse de France3 à ses sollicitations, globalement elle n’a pas à se plaindre de la façon dont les journalistes de France3 Montpellier rendent compte de ses actions et initiatives et ce, depuis la grande Bataille BDS (victorieuse) contre l’entreprise israélienne Agrexco-Carmel. Au moment où les médias mainstream et les « journalistes » spécialistes des plateaux sont à juste titre, décriés par le mouvement populaire des Gilets Jaunes cette précision méritait d’être énoncée.

Dans la suite des initiatives BDS France dans de nombreuses villes du pays, il s’agissait de porter une parole qui dénonce – une fois encore et après la saison France-Israël -l’instrumentalisation par Israël d’un événement culturel en vue de blanchir les crimes de l’apartheid.

Une parole qui dénonce également la complicité de la direction de France Télévisions et de tous les organismes spécialisés qui participent au blanchiment de l’apartheid israélien : « Business as usual » comme disent les anglos-saxons.

A cette fin, un dossier  a été remis au rédacteur en chef de France 3 Occitanie – Montpellier.

UN ACCUEIL SPONTANÉ ET OUVERT

Nommé depuis avril 2018, sans trop nous connaitre et face à l’entrée déterminée de la vingtaine de militant.e.s, le rédacteur en chef de l’agence n’a pas hésité à répondre favorablement à la demande d’entrevue d’une délégation. Le fait que celle-ci ait précisé qu’il ne pouvait être tenu responsable d’une décision de la direction nationale a sans doute contribué au climat détendu de la rencontre.

Très vite elle a été orientée sur la question de la liberté d’expression de BDS France face à la municipalité et son maire. Nous espérons que les explications  apportées trouveront place dans les informations de France3 Montpellier.

 

 

Une représentante des 36 artistes et professionnel.e.s de la culture montpelliérain.e.s composait la délégation :




Montpellier : Les Gilets jaunes au secours de BDS Montpellier

MERCI LES GILETS JAUNES !

Face à la police municipale envoyée par le maire de Montpellier pour  déloger le stand de la Campagne BDS France Montpellier, place de la Comédie, les BDS ont demandé le soutien des Gilets jaunes qui sont venus à une centaine contraignant ainsi  la police à se retirer pour faire place au chapiteau et stand BDS France Montpellier place de la Comédie.

UN MAIRE MACRONIEN QUI APPLIQUE LA « FERMETÉ RÉPUBLICAINE »  DE SON PRÉSIDENT.

En plein mouvement des Gilets Jaunes en butte à la liberté d’expression et de manifester, le maire de Montpellier s’adonne à la provocation et à la surenchère « républicaine ». Déjà samedi 5 janvier il avait envoyé sa police verbaliser pour la 13ème fois depuis 2018 et la première fois en 2019, un porte parole de BDS France Montpellier (toujours le même) pour « occupation illégale de l’espace public » (chapiteau et table) lors d’un rassemblement dûment déclaré en préfecture. Les trois policiers venus très discrètement ne se sont pas attardés et on déposé le PV (pré-rempli et au nom d’une personne inconnue au comité) sur la table du stand et se sont quasiment enfuis « comme des voleurs » de peur qu’on les filme et qu’on dénonce la répression. Répression d’autant plus révoltante que le ciblage de BDS et donc de la solidarité avec la Palestine est flagrant. En décembre une douzaine d’organisations ont demandé une rencontre au Maire de Montpellier pour aborder le problème de la liberté d’expression dans cette ville. C’est la quatrième demande de ce type en 2 ans. Au moment où les exigences de démocratie s’expriment dans la rue il a répondu qu’il n’en voyait pas l’intérêt.

Samedi 5 janvier, nos ami.e.s Kurdes tenaient un stand collé à celui de BDS Montpellier et 3 groupes de musiciens occupaient la Comédie. Pendant 10 ans sous les mandats de M. Frêche, Mme. Mandroux et la première année de M. Saurel jusqu’en 2015, le stand BDS qui n’a jamais causé aucun incident était toléré. Pourquoi ne l’est-il plus ? 2015 est également la date à laquelle Netanyahu a lancé sa bataille internationale contre le BDS de par le monde…

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RÉSISTER SUR LE TERRAIN,

C’EST LE CHOIX D’ACTION DE BDS FRANCE MONTPELLIER

C’est sur le terrain que se gagnent les batailles et les Gilets jaunes sont là pour le prouver avec force une nouvelle fois. Après 6 demandes d’autorisations de tenue de stand « Solidarité avec la Palestine »  déposées en bonne et due forme par 3 associations déclarées en préfecture, demandes toutes refusées, la Campagne BDS France Montpellier a choisi la désobéissance civile et plante son chapiteau sur la comédie chaque fois que la situation en Palestine exige une information au public puisque les grands médias occultent les crimes et massacres de l’État d’apartheid israélien. C’est une action non-violente, à visage découvert et les militant.e.s sont prêts à assumer les conséquences de leur actes qu’ils considèrent légitimes car ils s’opposent à un ciblage injuste et honteux.

Résister sur le terrain, c’est résister à la police municipale, faire obstruction, gagner du temps et surtout mobiliser et associer les montpelliérain.e.s solidaires de la Palestine ou tout simplement soucieux.ses de la liberté d’expression à cette résistance.

Dans cette vidéo vous verrez comment 3 personnes ont offert spontanément leur carte d’identité à la police et comment tous.tes les autres restent, font le cercle autour de la police manifestant leur sympathie pour BDS et créant ainsi une pression sur la police.

 

VIDÉO :

Ce samedi 12 janvier, ce sont les gilets jaunes qui volent au secours de BDS Montpellier !

Les remerciements de la Campagne BDS France Montpellier au Gilets jaunes.

CONTRE LA TENUE DE L’EUROVISION A TEL AVIV, CAPITALE DE L’APARTHEID ISRAÉLIEN

Près des 800 tracts contre l’Eurovision en Israël ont été distribués et de nombreuses discussions, prises de contact etc.

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Plus d’une centaine de personnes ont « donné leur visage »  pour dire non à l’Eurovision à Tel Aviv, capitale de l’apartheid israélien. Une quinzaine de personnes ont donné leur visage ce samedi 12 janvier….

miniature2Un Gilet Jaune qui a répondu à l’appel de BDS Montpellier face à la police municipale est resté pour aider à l’installation du stand.
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Depuis le début du mouvement, plusieurs militant.e.s BDS Montpellier participent aux actions et « ronds-points » Gilets Jaunes. BDS Montpellier a eu le souci de mettre en avant, dès le début, un certain nombre de valeurs communes entre la lutte des Gilets jaunes et celle du BDS Palestinien.
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De nombreux.ses Gilets jaunes vont rester toute l’après-midi autour du stand pour le protéger
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Les 4 cartes suscitent toujours autant d’intérêt et d’indignation



Montpellier contre l’Eurovision 2019 au pays de l’apartheid !


Dans la suite de l’action de sensibilisation du samedi 8 décembre place de la Comédie (https://bdsf34.wordpress.com/2018/12/09/montpellier-le-boycott-de-leurovision-2019-en-israel-au-sein-du-grand-mouvemement-populaire/).

Se relayant entre la manifestation de Gilets Jaunes et le stand BDS France Montpellier, les militant.e.s BDS, sous un bienvenu et chaleureux soleil du sud, étaient à nouveau présents le samedi 5 janvier place de la Comédie contre l’Eurovision 2019 au pays de l’apartheid. Plus de 800 tracts ont été distribué et une quinzaine de passant.e.s ont « donné leur visage contre l’apartheid… »

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Au départ de la rue de la Loge, place de la Comédie à moins de 50m du stand BDS la manifestation des gilets jaunes …

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VIDÉO

Présentation de la campagne pour le boycott de l’Eurovision 2019

 

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BDS Montpellier se mobilise contre AXA

Dans le cadre de la campagne internationale contre AXA, la Campagne BDS France Montpellier a mené une série d’actions de pressions, dans le centre ville contre AXA et de sensibilisation de la population les vendredi 14 et samedi 15 décembre 2018.

INTERVENTIONS DANS TROIS AGENCES DU CENTRE VILLE

Pendant les heures ouvrables du vendredi 14, trois agences AXA ont été visitées (Bd Jeu de Paume, rue Caizergues de Pradines et rue de Verdun). Partout les militant.e.s ont été accueilli.e.s par les responsables d’agence et les échanges ont eu lieu de façon courtoise.

AXA, Boulevard Jeu de Paume

AXA, Rue de Verdun

 Un accueil cordial et très ouvert aux questions soulevées.

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Remise du dossier et des courriers à la directrice de l’agence après une longue discussion avec l’ensemble du personnel dans un climat d’attention et d’intérêt.

Il nous a été précisé que la direction centrale les avait prévenus des interventions possibles de la Campagne BDS France dans leurs locaux.

 

SAMEDI 15 DECEMBRE PLACE DE LA COMEDIE

Pour le troisième samedi consécutif, le chapiteau BDS Montpellier trône au coeur de place de la Comédie au pied de l’immense globe… La Banderole « Axa n’assurez pas l’apartheid israélien » et les panneaux dénonçant la collaboration d’AXA avec Elbit Systems sont bien en vue. Un tract national a été largement diffusé…

Une nouvelle fois nous sommes immergés dans la manifestation des Gilets Jaunes, dont plusieurs s’arrêtent discutent et s’informent. La lutte contre toutes les injustices, nationales et internationales et le trait d’union et le lien qui nous rassemble.




LIBERTÉ D’EXPRESSION ET D’OPINION POUR TOUS.TES ! Soutien inconditionnel à l’expression de la Campagne BDS France Montpellier et de la Fédération unie de la Libre Pensée

Déclaration commune des organisations de Montpellier attachées à la démocratie et à la liberté d’expression

Les signataires :ADN34 (Arrêt du Nucléaire), APJ (Américains pour la Paix et la Justice), APLR (Association des Palestiniens Languedoc-Roussillon), ATTAC Montpellier, Campagne BDS France MontpellierLa Carmagnole, CCIPPP34 (Campagne Civile pour la Protection du Peuple Palestinien), CIMADE L-R,  CMF (Collectif des Musulmans de France), Ensemble 34, FULP 34 (Fédération Unie de la Libre Pensée ), FUIQP34 ( Front Uni de l’Immigration et des Quartiers Populaires), CGA – GUF (Groupe Un autre Futur),  MAN (Mouvement pour une Alternative non-violente), PG (Parti de Gauche),  Podemos Montpellier, NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste), UJFP (Union Juive Française pour la Paix)

Depuis 2015, BDS France Montpellier est l’objet d’une offensive sans précédent de la part de la Mairie de Montpellier et de la préfecture qui portent gravement atteinte à sa liberté d’expression. La Mairie et la préfecture qui interdisent systématiquement tout stand « solidarité avec la Palestine » Place de la Comédie, verbalisent les militants (plus de 12 PV en 2018), les font convoquer au commissariat au prétexte « d’occupation illégale de l’espace public » (Plus de 10 auditions), de diffamation, de port de tee-shirt BDS France (plaintes classées sans suite). Ce n’est pas seulement Place de la Comédie mais en tous lieux de la ville où BDS France mène des actions, allant même jusqu’à empêcher l’accès à l’Antigone des associations à une personne au motif qu’elle allait au stand BDS !

 

Se rajoute à ces éléments le fait qu’à ce même Antigone des associations, les représentants de la Mairie aidés par la police municipale ont demandé à la Libre Pensée, association défendant la laïcité, qu’elle renonce à faire signer sa pétition au prétexte que celle-ci ne conviendrait pas au Maire de Montpellier ! À quatre reprises, ces militants ont dû tenir bon face à ce coup de force.

 

Nous ne tolèrerons pas que Montpellier, réputée pour être une ville universitaire, de recherche, de liberté, de culture, de combat pour la défense des acquis sociaux et ouvriers, puisse s’illustrer, comme les exemples ci-dessus le montrent, comme une ville qui ne respecterait pas la liberté d’expression et d’opinion.

 

Une demande d’entrevue contresignée par 15 organisations (partis, syndicats, associations) et deux députées, a été adressée à la Mairie de Montpellier pour discuter de ces questions : elles n’ont même pas eu droit à la moindre réponse ! Au coup de force contre la démocratie s’ajoutent l’arrogance et le mépris. Pour un maire qui voulait « rompre avec les anciennes pratiques » et « faire de la politique autrement »…

 

Pour ces raisons, les signataires appellent à une action de réappropriation de l’espace public en vue de réaffirmer ensemble et en acte, notre liberté d’expression et d’opinion, en marquant notre solidarité avec BDS France Montpellier et la Fédération Unie de la Libre Pensée en participant au RASSEMBLEMENT

Samedi 1 décembre 2018 de 15h à 17h30

Place de la Comédie.

Les signataires :ADN34 (Arrêt du Nucléaire), APJ (Américains pour la Paix et la Justice), APLR (Association des Palestiniens Languedoc-Roussillon), ATTAC Montpellier, Campagne BDS France MontpellierLa Carmagnole, CCIPPP34 (Campagne Civile pour la Protection du Peuple Palestinien), CIMADE L-R,  CMF (Collectif des Musulmans de France), Ensemble 34, FULP 34 (Fédération Unie de la Libre Pensée ), FUIQP34 ( Front Uni de l’Immigration et des Quartiers Populaires), CGA – GUF (Groupe Un autre Futur),  MAN (Mouvement pour une Alternative non-violente), PG (Parti de Gauche),  Podemos Montpellier, NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste), UJFP (Union Juive Française pour la Paix)

 




BDS France Montpellier : Gilets jaunes contre l’apartheid israélien

17-11-18, S’inscrivant dans le vaste et hétéroclite mouvement de protestation contre la politique de « Macron » et son gouvernement, BDS France Montpellier a affiché ses « gilets jaunes » pour dénoncer la complicité de « Macron » et « Saurel » (maire de Montpellier) envers l’apartheid israélien.

Malgré la pluie, les PV systématiques pour « occupation illégale de l’espace public »et les auditions en chaine au commissariat, bravant les interdictions, au nom de la légitime solidarité avec la population de la Bande de Gaza, victime de crimes de guerre, BDS France Montpellier a planté son stand, place de la Comédie et s’est inscrit dans le vaste courant de dénonciation de la politique « Macron ».

C’est sur le thème de la complicité avec l’apartheid israélien que la politique gouvernementale et municipale ont été l’objet des critiques de BDS France Montpellier.

Plus de 600 tracts ont été distribués aux passant.e.s y compris aux manifestants « Gilets jaunes » qui l’ont accueilli avec surprise, curiosité et parfois avec intérêt comme composante de la critique globale contre « Macron ».

Les passant.e.s font une halte sous le chapiteau, discutent et s’informent.

Plusieurs prises de paroles sur la situation à Gaza et aussi sur comment combattre ici l’apartheid israélien. : s’inscrire dans le « Boycott de l’Eurovision 2019 » à Tel Aviv. Le texte de la pétition a été diffusé avec le lien pour signer…

Voir les interventions en live sur la page FB  : Campagne BDS France Montpellier  (https://www.facebook.com/BDSFMontpellier/?ref=bookmarks)

 




Montpellier : Journée mondiale d’action contre les MURS !

Samedi 10 novembre la Campagne BDS France Montpellier a participé à cet événement mondial avec les soutien de : APLR, CCIPPP34, CIMADE L-R,  CMF, FUIQP34,  MAN, NPA, UJFP, place de la Comédie malgré les interdictions municipales. La police a à nouveau dressé un PV…

ON LÂCHE RIEN !




Omar Barghouti, cofondateur de BDS : « Nous en perdons certaines, mais nous gagnons la plupart des batailles »

Pour Omar Barghouti, la campagne mondiale pour boycotter Israël est en bonne voie d’atteindre ses objectifs.

Omar Barghouti est un militant palestinien pour les droits de l’homme, auteur, et cofondateur du mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), la campagne mondiale pour le boycott d’Israël (Kevin van den pour Intal/Flickr)

Zahra Hankir – Middle East Eye – 29 novembre 2017

 

La semaine dernière, la Knesset d’Israël a adopté un vote préliminaire sur un projet de loi qui autorisera les Israéliens à intenter un procès à toute personne et tout groupe appelant au boycott des colonies de peuplement du pays. Avec cette loi, le demandeur n’a aucun besoin de prouver l’existence de dommages précis, et l’indemnisation pourra monter jusqu’à 500 000 shekels (plus de 120 000 €).

D’après la presse, Yoav Kish, le membre de la Knesset qui a soumis le projet, a déclaré qu’Omar Barghouti, militant palestinien pour les droits de l’homme, auteur, et cofondateur du mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), qui est un résident permanent d’Israël, pourrait être poursuivi en vertu de la nouvelle loi.

Barghouti cependant voit cela comme un signe que la campagne mondiale pour le boycott d’Israël a gagné une telle popularité que ses adversaires doivent recourir à des « mesures désespérées » pour enrayer sa progression.

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Des manifestants pro-palestiniens portent des pancartes annonçant la marche BDS contre l’aide américaine à Israël, le 22 août 2016, Beverly Hills, CA (AFP)

« En raison de l’échec d’Israël à arrêter la croissance impressionnante du mouvement BDS et sa conquête des cœurs et des esprits dans le monde entier, Israël et ses groupes de pression ont recours aux mesures répressives, désespérées et peut-être illégales d’une guerre juridique qui vise à étouffer le mouvement », déclare Barghouti, 53 ans, à Middle East Eye.

Le projet de loi proposé est la plus récente de toute une série de motions en Israël, aux États-Unis et ailleurs dans le monde, qui visent à réduire l’impact du mouvement BDS.

Le BDS, qui se définit comme un mouvement qui « œuvre pour mettre fin au soutien international à l’oppression d’Israël contre les Palestiniens, et pour faire pression sur Israël pour qu’il se conforme au droit international », se trouve de plus en plus sous les feux des projecteurs alors qu’il fait face à un examen par des détracteurs qui vont de législateurs nord-américains à des militants étudiants en Autriche.

Cet examen, dit Barghouti, est une conséquence des nombreux succès du BDS, et il n’a pas entamé son optimisme. En fait, la campagne est en bonne voie d’atteindre ses objectifs, affirme le fondateur du BDS.

Controverses sur les campus

Alors que Barghouti était au Royaume-Uni plus tôt ce mois-ci pour prendre la parole à la London School of Economics – LSE (l’École d’économie et de sciences politiques de Londres) et à l’Université de Cambridge, des militants étudiants ont accusé ces deux universités de censurer les évènements qui mettent en vedette le fondateur du BDS.

Selon ces étudiants, l’Université de Cambridge aurait menacé d’interdire l’évènement à moins que les organisateurs ne retirent sa présidence à l’universitaire palestinienne Ruba Salih, se déclarant préoccupée quant à sa neutralité. Salih, qui enseigne à l’École des études orientales et africaines (SOAS), a par la suite été remplacée par Paul Mylrea, le directeur des communications de l’Université.

Lors d’un autre évènement sur le mouvement BDS, la LSE a demandé aux universitaires qui animaient la rencontre de remplacer la présidente qui était prévue, Ayca Cubukcu, une universitaire turque spécialisée dans le Moyen-Orient, par un universitaire « indépendant » nommé.

Cubukcu a ainsi été remplacée par Eric Neumayer, professeur au département de géographie de la LSE.

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« Les défenseurs des droits de l’homme ont seulement la ‘haine’ de l’injustice, de l’oppression, de l’apartheid, et des autres formes de déni des droits » (Kevin van den pour Intal/Fllickr)

 

Barghouti n’est pas préoccupé par ces revers et les autres. Au contraire, ils semblent avoir renforcé sa détermination. « Nous rejetons la sélectivité négative » dit-il, en notant que des dizaines d’associations d’étudiants sur les campus au Royaume-Uni, au Canada, aux États-Unis et ailleurs, ont mis en œuvre avec succès des mesures BDS.

De multiples syndicats d’étudiants au Royaume-Uni – dont le Syndicat national des étudiants, organisation de tutelle – ont effectivement soutenu les motions liées au BDS. Le syndicat des étudiants de la SOAS de Londres a été l’un des premiers du pays à approuver le BDS. Des syndicats d’étudiants au King’s College de Londres, à l’Université de Manchester, à l’University College de Londres, et à l’Université de Liverpool, ont adopté des résolutions similaires, entre autres.

Comme les syndicats d’étudiants sont agréés en tant qu’organisations caritatives au Royaume-Uni, ils ont l’obligation légale de soutenir les opinions de leurs membres.

Certaines universités ont pris du recul par rapport aux motions BDS en disant que les syndicats d’étudiants sont des entités distinctes des écoles elles-mêmes. La Commission sur les organisations caritatives serait en train d’enquêter pour savoir si les syndicats d’étudiants enfreignent la loi en soutenant le BDS.

Aux États-Unis, les conseils d’étudiants à l’UCLA, à Stanford et à l’université de Californie de Berkeley, ont adopté diverses résolutions de désinvestissement contre des entreprises affiliées à l’occupation militaire et aux colonies de peuplement israéliennes.

D’un autre côté, rien qu’au cours des trois dernières semaines, des dirigeants étudiants de l’Université du Maryland et de l’Université d’Ottawa au Canada, ont rejeté des motions de soutien aux boycotts d’Israël. Ces militants affirment qu’adopter le BDS « nuirait aux juifs et aux Israéliens » et créerait un précédent négatif pour les groupes faisant l’objet de discrimination aux États-Unis et au Canada.

Diverses formes de législation anti-BDS ont également été débattues ou promulguées aux États-Unis. Par exemple, le gouverneur du Texas, Greg Abbott, a fait adopter en mai un projet de loi qui interdit aux organismes d’État de faire travailler les entreprises qui boycottent Israël.

En octobre, l’Union américaine pour les libertés civiles a intenté un procès, au niveau fédéral, contre l’État du Kansas, faisant valoir qu’une loi anti-BDS violait le au premier amendement.

 

La Déclaration de Balfour

La venue de Barghouti au Royaume-Uni plus tôt ce mois-ci coïncidait avec le 100è anniversaire de la Déclaration de Balfour, cet accord qui a facilité la création de l’État d’Israël et qui a déclenché l’exode palestinien.

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Un Palestinien tient une banderole avec, écrit en anglais, « Boycott, le désinvestissement et les sanctions » lors d’une manifestation en juin 2013 près de la colonie juive de Bat Ayin, à l’ouest d’Hébron en Cisjordanie (AFP).

 

Le Royaume-Uni est resté drastiquement en deçà de ce qu’il doit aux Palestiniens.

« Le peuple palestinien tient à ce que le Royaume-Uni expie pour son rôle dans la destruction sioniste de la Palestine, le nettoyage ethnique des Palestiniens autochtones », dit Barghouti. « Au-delà des excuses, le Royaume-Uni doit mettre fin à sa complicité profonde dans les crimes et les violations des droits de l’homme commis par Israël contre le peuple palestinien ».

« À tout le moins, il doit mettre un terme à son commerce d’armes et à ses recherches militaires avec Israël, interdire l’importation des produits des entreprises israéliennes et internationales impliquées dans l’occupation militaire et l’apartheid israéliens, et mettre fin à la complicité des entreprises et institutions britanniques dans ces violations ».

Le Département pour les communautés au Royaume-Uni et le Gouvernement local ont tenté d’interdire les boycotts « inappropriés » par les conseils et les mairies, afin de les empêcher « d’imposer des restrictions aux entreprises et aux pays qu’ils utilisent – particulièrement en introduisant des boycotts sur les produits d’Israël ». Un porte-parole du Parti travailliste, le dirigeant Jeremy Corbyn, a qualifié l’an dernier cette initiative d’attaque contre la démocratie locale. En juin, la Haute Cour du Royaume-Uni jugeait que les tentatives de restreindre les boycotts « éthiques » d’Israël étaient illégales.

Mais le 2 novembre, Theresa May dînait avec le Premier ministre d’Israël, Benjamin Netanyahu, avec une foule de dignitaires, pour célébrer l’anniversaire de la Déclaration de Balfour, déclarant que la Grande-Bretagne est « fière » de son « rôle de pionnier dans la création de l’État d’Israël ».

 

« En progression »

« Le BDS, comme tous les mouvements des droits de l’homme et sociaux, ne progresse pas de façon linéaire » dit Barghouti. « Nous en perdons certaines, mais nous gagnons la plupart des batailles, donc la direction générale est en progression ».

Parmi les plus récentes victoires de BDS figurent la décision des fonds de pension danois Sampension de mettre sur liste noire quatre entreprises israéliennes qui offrent une variété de services dans les colonies de peuplement, notamment des opérations bancaires, des constructions et télécommunications, et, autre victoire, la plus importante organisation agricole de l’Inde qui s’est jointe au mouvement.

Le réalisateur britannique Ken Loach a fait don du produit des projections israéliennes de son film primé, I Daniel Blake, aux organisations populaires palestiniennes.

Parmi les pays où des responsables politiques ont exprimé leur soutien au BDS, mouvement fondé en tant que collectif en 2005 et qui s’inspire de la lutte de l’Afrique du Sud contre l’apartheid, se trouvent le Chili, la Bolivie, le Venezuela et l’Afrique du Sud, entre autres.

« Cette impressionnante croissance du BDS au niveau mondial explique pourquoi Israël a créé tout un ministère qui se consacre à la lutte contre le mouvement, et pourquoi il attribue des ressources financières et humaines massives à cette guerre », indique Barghouti.

 

« Des batailles remarquables »

Israël a effectivement intensifié ses efforts contre le BDS. Le 14 novembre, le ministre des Affaires stratégiques, Gilad Erdan, déclarait que l’État est en train de passer de la « défensive à l’offensive » contre la campagne BDS, commentant la décision d’Israël de refuser l’entrée à sept membres d’une délégation de responsables européens qui soutiennent la campagne.

Cette évolution a été ancrée dans une loi promulguée cette année et qui impose, pour les militants du boycott anti-Israël, une interdiction d’entrer en Israël.

En octobre, le directeur du plaidoyer pour le Moyen-Orient à Amnesty International/États-Unis s’est vu interdire l’entrée en Cisjordanie occupée via la Jordanie alors qu’il venait visiter les membres de sa famille, après le décès de son père.

Amnesty a critiqué une loi adoptée par la Knesset en 2011 qui érige en infraction tout appel à un boycott contre Israël ou ses colonies de peuplement, en soutenant que la législation « aurait un effet effrayant sur la liberté d’expression en Israël ».

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Une soixantaine de personnes manifestent devant l’endroit où la vétéran de la résistance palestinienne, et deux fois pirate de l’air, Leila Khaled, sera présente à une initiative BDS, le 13 février 2015, au Cap.  (AFP)

 

De son côté, Erdan déclarait en 2015 que la campagne BDS est basée sur « une duperie et une déformation de la réalité. Elle espère qu’en empilant mensonge sur mensonge dans la salle du conseil, sur les campus des collèges, et à l’assemblée des Églises, elle arrivera à obscurcir la vérité. C’est immoral, et c’est anti-paix ».

En 2016, Netanyahu déclarait lors d’un sommet des Nations-Unies que « le BDS n’a rien à voir avec les droits de l’homme, rien à voir avec la justice ».

Et d’ajouter que : « La raison pour laquelle nous devons combattre le BDS, c’est parce que c’est faux ; c’est un scandale moral ».

Quant aux militants anti-BDS qui ont mené la campagne en faveur de certaines de ces mesures législatives, ils affirment souvent que le BDS nourrit « la haine ».

À ces critiques, Barghouti répond : « BDS est ancré dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. C’est un mouvement inclusif qui adopte une solide plate-forme antiraciste, et qui promeut la liberté, la justice, et l’égalité ».

« Les défenseurs des droits de l’homme ont seulement la ‘haine’ de l’injustice, de l’oppression, de l’apartheid, et des autres formes de déni des droits » ajoute-t-il.

 

Intersectionnalité

Selon Barghouti, le BDS est, fondamentalement, une campagne intersectionnelle qui « reconnecte la lutte palestinienne pour la liberté aux luttes internationales pour la justice raciale, autochtone, économique, sexuelle, sociale et climatique ».

« L’intersectionnalité de la lutte palestinienne pour la justice avec les autres luttes pour la justice dans le monde, à la lumière de la xénophobie, de l’extrême droite raciste à l’ère de Donald Trump, Marine Le Pen, Netanyahu et d’autres », est particulièrement pertinente et opportune, dit Barghouti.

Les partisans du BDS sont en effet très divers. La campagne compte des fonds de pension, des Églises, des syndicats, des associations académiques, des mouvements sociaux et des groupes LGBTQ parmi ses partisans ou adhérents. En 2016, le mouvement Black Lives Matter (Les vies des Noirs comptent) a approuvé le BDS sur sa plate-forme politique, critiquant les États-Unis pour leur fourniture d’aides militaires à Israël.

Les partisans et les membres BDS de la Campagne US pour les droits des Palestiniens ont, en retour, exprimé leur solidarité avec les luttes pour les droits civiques aux États-Unis.

Ces deux communautés se sont réunies pour réaliser une vidéo parlée, When I See Them I See Us (Quand je les vois, je nous vois), qui met en vedette Angela Davis, Lauryn Hill et différents artistes noirs et palestiniens, et elle a été diffusée.

D’éminentes personnalités publiques, dont les écrivains Arundhati Roy, Junot Diaz et Naomi Klein, la philosophe Judith Butler et le lauréat du prix Nobel Desmond Tutu, ont investi tout le poids de leur célébrité et de leurs prouesses intellectuelles dans la campagne.

Aux deux extrémités opposées du débat sur le boycott culturel se trouvent Radiohead et Roger Waters de Pink Floyd. Quand le groupe Radiohead s’est produit à Tel Aviv en juillet, rejetant les appels de BDS au boycott de l’État, il a été accueilli par un examen attentif des partisans de la campagne, et par un enthousiasme en Israël.

Selon le magazine Variety, un journal israélien a encouragé les habitués du concert à brandir les drapeaux israéliens lors du spectacle de soutien à l’État.

L’animateur de Radiohead soutenait à l’époque que « jouer dans un pays ne veut pas dire soutenir son gouvernement ».

Pendant ce temps, Waters a constamment maintenu son soutien au BDS malgré les critiques de certains de ses pairs, disant : « C’est la seule chose que j’ai vue qui n’a eu absolument aucun effet ».

Un boycott culturel et académique, en plus d’un boycott économique, est nécessaire, affirme Barghouti, parce ce qu’il souligne « le rôle pernicieux que jouent les institutions académiques d’Israël et, dans une moindre mesure, ses institutions culturelles, dans la planification, la mise en œuvre, la justification ou le blanchiment de ses crimes flagrants commis contre le peuple palestinien ».

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Zahra Hankir est une journaliste libanaise indépendante, basée à Londres, spécialisée dans le Moyen-Orient. Elle édite actuellement un livre d’essais par des journalistes femmes arabes, qui devrait être publié par Penguin Books en 2019.

 

http://www.middleeasteye.net/in-depth/features/facing-opposition-bds-founder-says-anti-israel-boycott-undeterred-415787540

Traduction : JPP pour BDS 34

 




AGENCE JUIVE POUR ISRAËL = AGENCE DE LA COLONISATION

Aurions-nous toléré que les agents de l’Afrique du Sud viennent recruter en France, du temps de l’apartheid, des « blancs » pour renforcer l’apartheid ?

AGENCE JUIVE D’ISRAËL = AGENCE DE LA COLONISATION

LES RECRUTEURS POUR L’ÉTAT D’APARTHEID ISRAÉLIEN, DÉGAGEZ !

SÉPARER LES JUIFS DU RESTE DE L’HUMANITÉ, VOILA L’ANTISÉMITISME !

Le CCCJM, largement subventionné avec nos impôts locaux, confirme sa fonction d’officine sioniste. Organisateur, depuis 40 ans de la journée coloniale de commémoration de l’occupation de  Jérusalem et fidèle relais de la politique de l’État d’Israël, aujourd’hui il contribue ouvertement au recrutement d’hommes et de femmes qui vont alimenter

la politique de colonisation de peuplement israélienne et renforcer son système d’apartheid contre les Palestiniens.

Aurions-nous toléré que les agents de l’Afrique du Sud viennent recruter en France, du temps de l’apartheid, des « blancs » pour renforcer l’apartheid ?

AGENCE JUIVE D’ISRAËL  = COLONISATION ET SOUTIEN AU TERRORISME

Dès 1908, soit 40 ans avant la création de l’État d’Israël, l’Organisation Sioniste Mondiale organisait la colonisation juive de la Palestine. D’abord sous le nom d’Exécutif Sioniste de la Palestine, puis d’Agence Juive de Palestine en 1929, elle prend en en 1948, date du partage de la Palestine, le nom d’Agence juive d’Israël. Elle va poursuivre et intensifier la colonisation de la Palestine par l’immigration, y compris  illégale ,  des juifs du monde entier.  Plus de 80 000 entre 1939 et 1947. C’est elle qui crée le Mossad et qui soutient les organisations terroristes telles la Hagana, le Lehi et l’Irgoun qui ont introduit en Palestine la pratique des attentats terroristes et massacré des centaines de personnes dont 91 pour le seul attentat contre l’hôtel King David le 22 juillet 1946.

Du point de vue de la colonisation sioniste, l’Agence Juive a obtenu de réels résultats.

AGENCE JUIVE = RECRUTEMENT POUR L’APARTHEID ISRAÉLIEN

En votant la loi fondamentale d’Israël État-nation, l’État israélien s’est officiellement institué en tant qu’État d’apartheid y compris à l’égard des citoyens israéliens non juifs qui sont 20% des habitants d’Israël.

« Importer » des juifs en Israël c’est directement contribuer à renforcer et développer le système d’apartheid et la colonisation de peuplement. Ainsi de nombreux franco-israéliens font leur service militaire en Israël où près de 3% des soldats sont de nationalité française et participent activement aux crimes de guerre en Cisjordanie et actuellement contre la population civile de la Bande de Gaza. Israël a même mis en place un programme permettant aux français non citoyens d’Israël d’y faire l’armée et donc de contribuer au maintien de l’apartheid, de la colonisation, des violations des droits humains et des crimes israéliens. La France, au même titre qu’elle combat le terrorisme de Daech en Syrie, devrait interdire et combattre le terrorisme d’État israélien qui n’est pas moins criminel dans ses actes envers les Palestiniens.

SÉPARER LES JUIFS DU RESTE DE L’HUMANITÉ, VOILÀ L’ ANTISÉMITISME !

Les antisémites européens ont toujours rêvé de se débarrasser des juifs en les séparant du reste de l’humanité. On se souvient comment Netanyahu a instrumentalisé la peur causée par les massacres et attentats antisémites (Merah, Charlie Hebdo et l’Hyper Casher) pour appeler directement les français juifs à émigrer en Israël car « c’est leur pays ».

De ce point de vue on peut dire que le projet sioniste qui vise à regrouper et concentrer tous les juifs dans un seul pays fait bon ménage avec les antisémites.

Et les faits parlent d’eux-mêmes :

On connaît les liens de Netanyahu avec les chrétiens sionistes étatsusiens et avec le premier ministre hongrois Viktor Orban qui vient de réhabiliter le régime nazi de l’Amiral Horthy.

Lorsque B. Netanyahu, 1er ministre de l’État israélien minimise le rôle d’Hitler dans le massacre des juifs en tentant d’imputer le crime au Mufti de Jérusalem, il se comporte comme un négationniste. En France, il serait condamné à la prison pour ce type de déclaration. Lorsqu’il reçoit l’extrême droite européenne dont le Néerlandais Geert Wilders, le Belge Philip Dewinter et le successeur de Jorg Haider, l’Autrichien Heinz-Christian Strache, il se comporte comme ceux qui ont signé à Munich le début de la collaboration avec les nazis.

 

Contrairement aux sionistes, en tant que membres d’un mouvement fondamentalement antiraciste (BDS), nous pensons que les juifs, comme les musulmans, les chrétiens etc. doivent pouvoir vivre dans le pays de leur choix en bénéficiant de tous les droits, à égalité absolue avec tous les autres citoyens, indépendamment de leur choix en matière de religion, de culture, de tradition ou de style de vie. Et nous combattons et combattrons toutes les formes d’antisémitisme.

UN RASSEMBLEMENT NON-VIOLENT DE PROTESTATION

 A EU LIEU LE MARDI 16 OCTOBRE 2018

 face au Centre Communautaire et Culturel Juif de Montpellier (CCCJM)

À l’appel de la Campagne BDS France Montpellier

Soutenu par : APLR (Association des palestiniens Languedoc Roussillon),

CCIPPP34 (Campagne Civile pour la Protection du Peuple Palestinien),

CIMADE- Languedoc-Roussillon,

CMF (Collectif des Musulmans de France),

MAN (Mouvement pour une Alternative Non-violente),

UJFP (Union Juive Française pour la Paix),  

COMMUNIQUE DE L’UJFP 34

L’Alyah, une aberration du XXIème siècle qui en dit long sur notre régression sociale et internationale.

Alyah signifie en hébreu « montée » ou «ascension ». 

L’Alyah, c’est  l’application de la théorie de la séparation, qui a fondé le sionisme, en affirmant que Juifs et non Juifs ne pouvaient pas vivre ensemble. L’Etat d’Israël  entretient cette théorie par un appel aux Juifs du monde, à venir consolider la présence juive en Israël face au défi démographique que représentent les Palestiniens. 

L’Alyah est à la fondation de l’Etat d’Israël, en tant que « foyer national juif ». Depuis le projet sioniste de la fin du XIXè siècle jusqu’à 1948 et encore aujourd’hui, différentes vagues d’immigration juives, appelées à faire leur Alyah, ont peuplé les terres de Palestine, repoussant ou enfermant toujours plus la population palestinienne autochtone. 

Comment un pays qui se proclame « démocratique », peut-il  organiser aux yeux de tous, une propagande religieuse et communautaire, visant à inciter les Juifs du monde entier, et uniquement les Juifs (certificat obligatoire) à venir s’installer en Israël, en le qualifiant de « leur pays » ? 

Comment une telle attitude d’incitation au repli communautaire, au rejet des autres cultures et donc une attitude de racisme, peut-elle être ignorée, voire soutenue, par nos Etats occidentaux ?

Est-ce cela une démocratie ? NON !  Il n’y a pas d’autre mot qu’APARTHEID pour qualifier cette politique.  

Pourtant aboli et condamné en 1991 en Afrique du Sud, l’apartheid évolue en Israël en toute impunité. L’Etat vient même de le renforcer par la récente promulgation de la loi de l’État Nation, qui accroît les privilèges de langue, d’éducation, de droits fonciers… aux citoyens juifs et creuse d’autant plus le fossé des discriminations et des inégalités, avec les autres populations devenues des « citoyens de seconde zone ».

 Et nos Etats laissent faire et se rendent complices…

Le salon de l’Alyah en France ne devrait pas avoir lieu car il soutient l’apartheid israélien et en fait même sa propagande.  

Il est encore un exemple parmi tant d’autres de l’impunité dont bénéficie cet état criminel. Par la négation des autres religions et origines ethniques, l’Alyah contribue à creuser le rejet des différences et, par là, à provoquer l’antisémitisme. Les organisations qui le soutiennent sont toutes aussi responsables de la montée de l’antisémitisme, par l’amalgame qu’elles entretiennent en taxant les antisionistes d’antisémites, en encourageant l’idée d’un conflit communautaire pour diviser les peuples et semer la discorde.

 De par nos origines juives, nous ne nous reconnaissons pas dans cette propagande et la condamnons énergiquement. 

Montpellier le 14 octobre 2018

 Valérie Cabanne

Union Juive Française pour la Paix