Puma échange un distributeur israélien complice pour un autre et maintient son soutien aux violentes confiscations de terre par Israël

Par la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI), le 8 janvier 2021

Puma semble avoir cherché à se défaire d’une partie de sa complicité dans les violations du droit international par Israël, mais n’a même pas réussi à le faire. Puma devrait viser à mettre fin à toute complicité dans les violations israéliennes des droits des Palestiniens, pas à mettre à mal les campagnes de contrôle et de relations publiques.

Comme le boycott mondial de Puma pour son soutien aux colonies illégales israéliennes sur la terre volée aux Palestiniens continue de grandir, Puma a intensifié sa campagne de désinformation pour détourner les critiques.

A la mi-décembre, des défenseurs des droits de la personne humaine du monde entier ont pris contact avec Puma lors de la 4ème Journée d’Action Boycott Puma, exhortant la société à mettre fin à son soutien à l’apartheid israélien qui opprime des millions de Palestiniens. Puma a répondu avec une déclaration qui comportait un mensonge après l’autre.

Dans la déclaration, Puma a déclaré qu’il « ne soutient pas d’équipes de football dans les colonies ».

C’est faux. Puma est le principal sponsor de l’Association Israélienne de Football (AIF), qui comprend des équipes dans les colonies illégales israéliennes et les défend. Le logo de Puma se trouve sur tout le site internet de Puma, y compris directement sous une carte des terrains de football israéliens dans les colonies illégales à travers la Cisjordanie palestinienne occupée.

Le logo de Puma sur le site internet de l’Association Israélienne de Football sous une carte qui présente les infrastructures du football dans les colonies illégales à travers la Cisjordanie palestinienne occupée.

Puma a ensuite déclaré que « son distributeur israélien n’a pas non plus de succursales dans les colonies ».

C’est également faux. Delta Galil, détenteur exclusif pour Israël de la licence de Puma jusqu’à la fin de 2020, possède des filiales dans les colonies illégales israéliennes et figure sur la liste de la base de données de l’ONU des sociétés des colonies illégales.

Delta Israël, détenteur exclusif en Israël de la licence de Puma jusqu’à fin 2020, a des magasins dans les colonies illégales israéliennes en territoire palestinien occupé.

Puma a continué à prétendre que le nouveau détenteur de sa licence « Al Srad Ltd. n’a lui non plus aucune activité ou succursale dans les colonies ».

Encore faux. Al Srad Ltd. – Irani Corporation, exploite la chaîne de magasins de vêtements Factory 54, qui est elle aussi un sponsor de l’AIF. Factory 54 a un magasin dans le centre commercial Mamilla, qui est situé dans le « no man’s land » qui entoure Jérusalem Est occupée et fait partie de l’entreprise israélienne de colonisation-annexion illégale.

Le représentant exclusif actuel de la licence de Puma en Israël fait des affaires sur la terre occupée par Israël en violation du droit international.

En 1958, la résolution 127 du Conseil de Sécurité des Nations Unies a confirmé qu’Israël n’avait aucune souveraineté sur aucune partie du « no man’s land ». Par conséquent, Israël a occupé et illégalement annexé Jérusalem Est en 1967, y compris le « no man’s land ».  Le droit international considère que le « no man’s land » est un territoire occupé. Les Nations Unies et la communauté internationale reconnaissent Jérusalem Est comme faisant partie intégrante du territoire palestinien occupé.

Le nouveau représentant exclusif de la licence Puma en Israël, Al Srad Ltd., exploite un magasin de détail construit sur une terre occupée en violation du droit international.

Sous pression de la campagne mondiale de boycott, avec un nombre croissant de clubs de sport qui laissent tomber leur parrainage de Puma, et Puma étant obligé d’abandonner son propre hashtag #PumaFam, la marque a apparemment cherché à se défaire d’une partie de sa complicité dans les violations israéliennes des droits de la personne humaine en mettant fin à son contrat avec Delta Galil.

Puma a simplement échangé une société israélienne complice pour une autre, tout en maintenant son parrainage de l’Association Israélienne de Football et son soutien aux violentes confiscations de terre par Israël.

Il est incompréhensible que Puma, qui se présente comme une société championne de justice sociale, veuille prendre ses distances avec le régime d’apartheid d’Israël qui vole la terre et les ressources de la population palestinienne autochtone qu’elle maintient sous occupation armée depuis des décennies.

Cependant, les campagnes de relations publiques destinées à mettre à mal le contrôle n’arrêteront pas les  campagnes mondiales de boycott.

Tant que Puma ne mettra pas complètement fin à son implication dans les violations du droit international et des droits fondamentaux des Palestiniens par Israël, la campagne de boycott ne fera que grandir.

Source : BNC

Traduction : J. Ch. pour BDS France

 




Des artistes et des universitaires de Montréal s’opposent à un accord de libre échange afin de défendre les droits des Palestiniens

Plus de 150 artistes et universitaires et plus de 20 syndicats, organisations culturelles, associations étudiantes et collectivités autochtones de Montréal appellent le gouvernement canadien à annuler l’Accord de Libre Echange Canada-Israël.

Cette déclaration communautaire d’opposition collective à l’Accord de Libre Echange Canada-Israël (CIFTA) a d’abord été lancée en juillet 2020 dans le cadre de la vague mondiale de protestations pour s’opposer à la poussée du gouvernement d’extrême droite de Benjamin Netanyahou pour annexer officiellement la Vallée du Jourdain, en territoire palestinien occupé.

Plus précisément, cette déclaration fait partie d’une série d’actions locales en cours à Tiohtià/ke/Montréal visant à construire une solidarité avec la lutte permanente des Palestiniens contre les démarches de l’ETat d’Israël pour étendre la colonisation à l’intérieur de la Cisjordanie.

Dans le contexte local, l’opposition au CIFTA proteste contre la complicité de la part du gouvernement canadien envers la politique de l’État d’Israël. Le CIFTA ne comporte aucune demande d’identification des produits israéliens fabriqués dans dans les colonies illégales en territoire palestinien occupé et vendus au Canada. Le CIFTA  fonctionne aussi comme un accord politique qui travaille à normaliser la politique violente de l’État d’Israël envers le peuple palestinien, comme l’incarcération de masse, sans accès à un procès équitable, de nombreux civils palestiniens détenus dans les prisons israéliennes, comme le rapporte l’Association Addameer de Soutien aux Prisonniers et de défense des Droits de l’Homme.

L’Accord de libre-échange entre le Canada et Israël doit se terminer, tout comme l’annexion

Le Canada et Israël maintiennent un vaste accord de libre-échange, l’ALÉCI, établi pour la première fois en 1997 et « modernisé » lors de deux phases de négociation en 2014-2015 et 2017-2018.

En 2019, le gouvernement libéral a publiquement célébré l’accord remanié, avec l’annonce de l’ancien ministre de la Diversification du Commerce international : « Le Canada et Israël sont des amis et des alliés fidèles, et nous avons un nombre impressionnant d’activités de coopération entre nos deux pays. »

Alors que le gouvernement israélien s’apprête à annexer de grandes parties de la Cisjordanie palestinienne, y compris la vallée du Jourdain, le gouvernement canadien doit annuler l’ALÉCI.

Partout dans le monde, des organisations internationales de défense des droits humains, des militantes et militants et même certains gouvernements prennent des mesures diplomatiques à cet effet. Pourtant, le Canada n’a pas répondu à l’urgence de cet acte éhonté de colonisation par l’État israélien en Palestine occupée.

Aujourd’hui, les organisations et les individus soussignés s’unissent pour demander collectivement au gouvernement canadien d’annuler l’Accord de libre-échange Canada-Israël.

Il s’agit d’une large coalition composée de syndicats, d’organisations culturelles, de groupes communautaires et de collectifs militants. Nous exprimons notre soutien et notre solidarité avec la lutte palestinienne contre la colonisation israélienne en cours, tout en rejetant les actions complices du gouvernement canadien visant à offrir une protection diplomatique aux actions israéliennes.

Nous ne devons pas rester silencieux.

Signataires intiaux / letter initiators: 

Mostafa Henaway, Academics for Palestine.

Stefan Christoff, Howl! arts.

Individual signatories:

1. Nawar Al Rufaie // DJ + musician, (Sandhill).

2. Faiz Abhuani // Brique par brique immobilier communautaire.

3. Dominique Daigneault // Présidente Conseil central du Montréal métropolitain — CSN.

4. Chantal Ide // Vice-présidente Conseil central du Montréal métropolitain — CSN.

5. Anna Pringel // Writer, artist, and activist with Solidarity Across Borders.

6. Kiva Stimac // Artist, Popolo Press, founder of Casa del Popolo.

7. Gwendolyn Schulman // Translator, co-host of Amandla! Radio on CKUT 90.3fm.

8. Nick Schofield // Musician, (Rêves sonores, Saxsyndrum).

9. Zahra Moloo // Filmmaker, photographer.

10. Norma Rantisi // PhD. Professor , Geography, Planning and Environment, Concordia University.

11. Norman Achneepineskum // Artist, musician, (Buffalo Hat Singers).

12. Mariana Marcassa // PhD in Clinical Psychology, artist and sound therapist.

13. Elena Razlogova // Author, Associate Professor, History, Concordia University.

14. Aziz Choudry // Associate Professor and Canada Research Chair in Social Movement Learning and Knowledge Production in the Department of Integrated Studies in Education, McGill University.

15. Eric Shragge // Associate Professor, Concordia University (retired), president of the Board of Directors of  the Immigrant Workers Centre.

16. Nadine Altounji // Musician, educator.

17. Razan AlSalah // Filmmaker, Assistant Professor, Communication Studies, Concordia University.

18. Adam Gwiazda-Amsel // Community organizer.

19. Anastasia Voutou // Community organizer.

20. Philippe Battikha // Musician.

21. Catherine Debard // Musician, (YlangYlang).

22. Albu // Artist.

23. Emily R. Douglas // PhD Candidate in the Department of Philosophy, McGill University.

24. Amanda Ruiz-Méndez // Artist.

25. Aaron Vansintjan // PhD Candidate, Community activist, unevenearth.org

26. Simone Lucas // video artist and community activist.

27. Emmanuel Madan // Artist and arts worker.

28. Airick Asher // Musician, (Doldrums).

29. Jessie Lauren Stein // Musician, geographer, artist, (The Luyas).

30. Mauro Pezzente // (Casa del Popolo, Godspeed You! Black Emperor).

31. Devlin Kuyek // Researcher, GRAIN.

32. Daniel Áñez // Musician, composer.

33. Bengi Akbulut // PhD. Assistant Professor, Geography, Planning and Environment, Concordia University.

34. Nasir Hasan // Musician, cultural worker.

35. Duha Elmardi // Community activist, Convergence des luttes des Suds.

36. Moe Clark // Multidisciplinary Métis artist.

37. Yves Engler // Author.

38. Ricardo Lamour // Artist, community organizer, (Emrical).

39. Ky Grace Brooks // PhD Candidate, School of Information Studies, Musician (LungButter).

40. Kevin Yuen Kit Lo // Creative Director, LOKI

41. Kevin A. Gould // Associate Professor, Department of Geography, Planning and Environment, Concordia University.

42. Meriem Ramoul // Artist.

43. Freda Guttman // Artist, Activist.

44. Mary-Ellen Davis // Cinéaste, travailleuse culturelle, enseignante.

45. Amélie Nguyen // Coordonnatrice, Centre International de Solidarité Ouvrière (CISO).

46. Sheena Hoszko // Sculptor, anti-prison activist.

47. Léon Lo // Artist, (Skinnybones).

48. Sarah Pagé // Musician.

49. Omar BenAli // Community activist.

50. Mohamed El Fakir // Community activist.

51. Zahia El-Masri // Canadian Palestinian Foundation of Quebec (CPFQ).

52. Guillaume Vallée // Film director.

53. Leila Bdeir // M.A., Humanities, Vanier College.

54. Kelly Nunes // Artist, Multimedia Director at Moment Factory.

55. Rose Marie Whalley // Community radio host, Older Women Live (OWL) on CKUT 90.3 FM.

56. Mouloud Idir-Djerroud // politologue et militant panafricaniste, Groupe de recherche et d’initiative pour la libération de l’Afrique (Montréal).

57. Norman Nawrocki // Author, musician, actor.

58. Hermine Ortega // Artist, Nullica, l’Oie de Cravan.

59. Andreas Iakovos Koch // Students in Solidarity for Palestinian Human Rights McGill, Univsersity.

60. Maya Cardin // Artist, Mayamorphosis.

61. Sarah Mangle // Artist.

62. Samaa Elibyari // Community activist, Canadian Council of Muslim Women.

63. Lari Jalbert // Multidisciplinary artist.

64. Maude Caron // Artist.

65. Saeed Kamjoo // Artist, musician.

66. Brett Howie // Musician, McGill Law student.

67. Laura Bardsley // Artist, (blue odeur / punctï).

68. Jeremy Young // Musician (Sontag Shogun).

69. Julia E Dyck // Sound + Radio Artist + Educator.

70. Denis Kosseim-Philosophy professor Cégep André-Laurendeau.

71. Malek Abi-Saab, professor Dept. Of Islamic Studies, McGill University.

72. Rachad Antonius, Professor UQAM.

73. Adi Shulhut // Artist, Erorrist, Mediteranos.

74. Amy Macdonald // Musician, consultant // arts + culture (Nennen).

75. Bianca Mugyenyi // Writer, activist, Canadian Foreign Policy Institute.

76. Benjamin J. Allard // MFA, artist and cultural worker.

77. Fanny Latreille // visual artist + cultural worker.

78. Laurie Magnan // Master art history, Université du Québec à Montréal (UQAM).

79. Simon Brown // Poet, translator and interdisciplinary artist.

80. Sarah Chouinard Poirier // Performance artist.

81. Aidan Girt // musician (One Speed Bike, Godspeed You! Black Emperor).

82. Nelly Bassily // Activist, Disability justice, Media maker.

83. Aaron Lakoff // Media maker, activist, Communications at Independent Jewish Voices.

84. Sam Bick // Community activist, co-host TREYF podcast.

85. Miranda Gee Jones // Theatre/radio artist.

86. Aalya Ahmad, Ph.D., Comparative Literary Studies, former Adjunct Professor, Carleton University.
87. Leah Freeman // Travailleuse sociale.

88. Zackary Derrick //

89. Vicky Mettler // Musician, (Kee Avil).

90. Raphaël Foisy-Couture // Musicien, travailleur culturel 2. Freda Guttman // Artist, community activist.

91. Sam Shalabi // Musician, composer.

92. Samer Najari // Cinéaste.

93. Darren Ell // Photographer.

94. Amber Berson // Writer, curator, programming coordinator at articule.

95. Thomas Boucher // Photographer, musician, teacher.

96. Jérémie Dubé-Lavigne // Photographer.

97. Jason Gillingham // Artist, sculptor.

98. Nadia Moss // Artist, educator.

99. Jovien Smith // Artist.

100. Ghassen Ghariani // Community advocate.

101. Nadia Bashalani // Musician.

102. Wayne Tennant // Musician.

103. Adham Bozart // Musician, painter.

104. Adam Daudrich // Musician.

105. Aimé Claude // Organisateur communautaire, UQAM.

106. Ahmad Naser Eldein // Photographer.

107. Xarah Dion // Musician.

108. Ioannis Mitliagkas // Association Des Travailleurs Grecs De Montréal / Greek Workers Association of Montréal.

109. Thanasis Papazoglou // Association Des Travailleurs Grecs De Montréal / Greek Workers Association of Montréal.

110. Michalis Famelis // Association Des Travailleurs Grecs De Montréal / Greek Workers Association of Montréal.

111. Stefan Verna // Filmmaker.

112. Hanadi Saad // Community activist, Justice Femme.

113. May Chiu // Attorney.

114. Noah Cannon // Concordia MSc. Geography Student

115. Brian Aboud // Professor, Humanities, Vanier College

116. Alessandra Renzi //Associate Professor, Communication Studies, Concordia University

117. Ariane Lorrain // Filmmaker

118. Krista Lynes // CRC in Feminist Media Studies, Associate Professor, Communication Studies

119. Ghassan Fayad // Producer

120. Diana Allan // Assistant Professor, Department of Anthropology and Institute for the Study of International Development, McGill University

121. Michelle Hartman // Professor Department of Islamic Studies, McGill University

122. Amir Massoumi //

123. Emma Haraké // Artist, educator.

124. Jérémi Roy // Musician.

125. Joël Lavoie // Musician.

126. Adam Kinner // Musician.

127. Alegría Gobeil // Performing artist.

128. Andrea Levy // Ph.D, writer and editor, Canadian Dimension Magazine.

129. David Widgington // Undisciplinary Artivist.

130. Zoë Thomas // Musician, Doctor at Department of Psychiatry at the Jewish General Hospital.

131. Chantal Partamian // filmmaker.

132. Natalie Kouri-Towe // Assistant Professor, Simone de Beauvoir Institute, Concordia University.

133. Sharlene Bamboat // Artist.

134. Alex Pelchat // Musician, enseignant à la CSDM.

135. Sarah Spring // Film producer.

136. Noam Bierstone // Musician, NO HAY BANDA.

137. Claudia Burneo // Artist.

138. Dr. Alan Wong // Community Organizer & Educator, Vanier College.

139. Aisling Chin-Yee // Filmmaker.

140. Alex Ginella // Musician.

141. Paul Phillips // Musician.

142. Aidee Arenas // Artist.

143. Samuel Landry // Musician (Le Berger).

144. Laurence Beaudoin Morin // Performance artist.

145. Shanice Nicole // Poet and educator.

146. Fabienne Presentey // Independent Jewish Voices Canada’s chapter in Montréal.

147. Clément Schreiber // Acteur-Comédien, Metteur en scène, Narrateur.

148. Parker Mah // Community worker, artist, DJ Rhythm & Hues.

149. Simone Lucas // Filmmaker, artist.

150. Bengi Akbulut // PhD. Assistant Professor, Geography, Planning and Environment, Concordia University.

151. Cindy Milstein // Author, activist.

152. Ali Hammoudi // Post Doctoral Fellow, National University of Singapore Faculty of Law.

153. Nicolas Royer-Artuso // Scholar, musician and performance artist.

154. Amelia Orellana // Activiste, traductrice multilingue.

155. Anastasia Culurides // Musician, Interior Designer.

156. Jean-Pierre Gorkynian // Writer.

157. Omar Burgan

158. Ali Hammoudi // Post Doctoral Fellow, National University of Singapore Faculty of Law.

159. Naomi Bénéteau Goldberg // Climate justice organizer.

Organizational endorsements

1. Conseil central de Montréal métropolitain (CCMM-CSN).

2. Suoni per il Popolo Festival.

3. McGill Radical Law Students’ Association.

4. Academics for Palestine Concordia University.

5. Centre des travailleurs et travailleuses immigrants / Immigrant Workers Centre.

6. Canadian Foreign Policy Institute.

7. Students in Solidarity for Palestinian Human Rights McGill, Univsersity.

8. Independent Jewish Voices Canada.

9. Conseil régional FTQ Montréal métropolitain.

10. Howl! Arts

11. Association Des Travailleurs Grecs De Montréal / Greek Workers Association of Montréal.

12. Le collectif Regards palestiniens.

13. College & University Workers United (CUWU).

14. Le Centre international de solidarité ouvrière (CISO).

15. Canadian Union of Postal Workers (CUPW).

16. Canadian Dimensions Magazine.

17. Indigenous Land Defenders.

18. No More Silence.

19. Faculty for Palestine (F4P), Toronto.

20. Labour4Palestine, Canada.

21. Canadian Palestinian Foundation of Quebec (CPFQ).

22. Students in Solidarity for Palestinian Human Rights McGill, Univesity.

Source : BDS movement

Traduction : J. Ch. pour BDS France

 




VŒUX pour 2021 de la Campagne BDS France

La Campagne BDS France, le 26 décembre 2020

Nous vous souhaitons une bonne fin d’année 2020 malgré le confinement et vous présentons nos meilleurs vœux pour 2021, en espérant que cette nouvelle année sera meilleure que 2020.

Pour le peuple palestinien, en ce qui concerne sa vie quotidienne et les relations diplomatiques internationales, l’année 2020 a été encore plus mauvaise que les années précédentes.
Face à cette situation très préoccupante, la campagne internationale BDS continue de se développer. Elle est un espoir et un engagement nécessaire.

Le peuple palestinien a subi en 2020, et continue de subir, les conséquences dramatiques de la pandémie de Covid 19. Trump a soutenu fermement la politique annexionniste des autorités israéliennes et imposé des complicités plus ouvertes parmi les Etats arabes. Les autres grandes puissances n’ont émis au mieux que des protestations purement verbales.
Fort de ce soutien, le gouvernement Netanyahou a intensifié la colonisation, maintenu sans relâche le blocus de Gaza, exercé une répression criminelle contre les résistants.

Malgré les contraintes liées au Covid, nous avons multiplié les initiatives de solidarité : participation, en particulier par les réseaux sociaux, aux campagnes ciblant AXA et PUMA, réunions de sensibilisation par internet à la situation du peuple palestinien, contributions au boycott culturel, participation à la campagne européenne contre l’utilisation par l’agence Frontex de drones de l’entreprise d’armement israélienne Elbit Systems pour réprimer les migrant-e-s …

Nous avons aussi, selon les situations locales, lié la solidarité avec le peuple palestinien à notre participation à diverses mobilisations ici même contre des mesures racistes ou liberticides (soutiens aux sans-papiers, aux migrant-e-s, etc)

Face à la situation tragique que vit le peuple palestinien, le mouvement BDS est un réel espoir pour mettre en échec la politique coloniale et d’apartheid israélienne.
Il marque des points et remporte des victoires, ainsi que l’expose ce communiqué :

Les 20 principaux impacts de notre travail collectif pour la justice en 2020

Pratiquer le BDS, c’est en même temps lutter pour un autre monde : pour un monde décolonisé, pour la survie du droit international, pour un vivre ensemble dans l’égalité, la justice et la dignité.

Nous ne pouvons certes pas deviner de quoi l’avenir sera fait concernant la crise sanitaire et la situation internationale et ici même, mais nous ne baisserons pas les bras, nous sommes déterminés à continuer notre engagement même si nous ne nous faisons pas d’illusion sur  le remplacement de Trump par Biden.
Pour poursuive nos activités nous avons besoin d’un soutien financier, pour la gestion de ces activités, pour faire face à des procès, en particulier contre les diffamations qui nous visent, et malgré notre victoire devant la Cour européenne des droits humains, pour réaliser des documents de sensibilisation et des visuels

Vous pouvez aider à financer la campagne BDS France :
1) en faisant un chèque à l’ordre de « Solidarité – Palestine », et en l’envoyant à l’adresse suivante : Solidarité Palestine, 21 ter rue Voltaire, 75011 Paris
2) en faisant un virement sur le compte FR7610278060110002053180195, en précisant que c’est pour la Campagne BDS France…




BDS : décolonisons l’espoir !

Le 22 décembre

À celles et ceux qui nous soutiennent,

Nous gardons l’espoir, malgré tous les obstacles. Mais notre espoir n’est pas le produit de vœux pieux ou d’illusions quant aux défis qui nous attendent, car un tel espoir ne ferait que prolonger notre situation coloniale.
Notre espoir est ancré dans le riche héritage de lutte de notre peuple palestinien, dans le consensus palestinien sur lequel se fonde la résistance à l’oppression du mouvement BDS, réfléchie et globalisée, et dans votre solidarité enthousiasmante avec notre lutte pour la liberté, la justice et l’égalité.
Nous sommes pleins d’espoir parce que votre soutien au mouvement BDS a multiplié son impact ces dernières années, affaiblissant davantage le régime d’occupation, de colonialisme de peuplement et d’apartheid exercé par Israël.

Notre espoir, comme le montre notre dernière vidéo, est décolonisé ! Allez voir ! Nous avons demandé à des Palestinien.ne.s d’âges et de milieux divers ce que BDS signifie pour eux/elles, et leurs réponses ont reflété le quasi-consensus de soutien à BDS. Des réfugié.e.s, des militant.e.s chevronné.e.s du boycott depuis la première Intifada, des grand-mères, des jeunes, des étudiant.e.s d’Acre, de Naplouse, de Tulkarem, un prêtre, le chef du syndicat des pêcheurs de Gaza, tou.te.s ont répondu à l’unisson : BDS, c’est l’espoir de réaliser nos droits.

DONNEZ !

Plus que jamais, nous avons besoin de votre généreux soutien tandis que nous affrontons un régime israélien brutal qui consacre d’énormes ressources financières, diplomatiques, politiques, dans le domaine du renseignement et de la propagande, au combat contre le mouvement BDS.

Pour mener à bien son projet colonial, il doit insuffler le désespoir dans la tête des colonisés. Notre projet de libération implique de décoloniser nos esprits au moyen d’une résistance stratégique, efficace et pleine d’espoir. BDS est au centre de cette belle résistance.

Votre soutien nourrit cet espoir décolonisé.

Omar Barghouti, défenseur des droits humains, co-fondateur du mouvement BDS pour les droits des Palestinien.ne.s

BDS Movement
DONNEZ !

Le mouvement BDS non-violent pour la liberté, la justice et l’égalité est soutenu par la majorité absolue de la société palestinienne. BDS rejette toutes les formes de racisme et de discrimination raciale.

Source : BDS Movement

Traduction SM pour BDS France




Le mouvement pacifique BDS l’emportera sur l’alliance d’extrême droite Trump-Netanyahu

Par le Comité national palestinien du BDS (BNC), le 19 novembre 2020

 

Le Comité national palestinien du BDS répond à la guerre Trump-Netanyahu contre le mouvement BDS.

BDS movement

Ironiquement l’administration Trump, sous l’impulsion du régime d’apartheid israélien, continue de permettre et de normaliser la suprématie blanche et l’antisémitisme aux États-Unis et dans le monde tout en qualifiant d' »antisémite » le BDS, un mouvement de défense des droits humains dirigé par des Palestiniens et ses millions de partisans dans le monde. Le BDS a systématiquement et catégoriquement rejeté par principe toutes les formes de racisme, y compris le racisme anti-juif.

« L’alliance fanatique Trump-Netanyahu assimile intentionnellement l’opposition au régime israélien d’occupation, de colonisation et d’apartheid contre les Palestiniens avec l’appel à une pression non violente pour mettre fin à ce régime d’une part, et au racisme anti-juif d’autre part, afin de supprimer la défense des droits des Palestiniens en conformité avec le droit international. Cette révision frauduleuse de la définition de l’antisémitisme a été condamnée par des dizaines de groupes juifs dans le monde entier et par des centaines d’universitaires juifs et israéliens de premier plan, y compris les autorités mondiales en matière d’antisémitisme et d’Holocauste.

« Par cette définition révisionniste et frauduleuse, même les organisations de défense des droits humains qui ne font pas partie du mouvement BDS mais qui soutiennent l’interdiction des produits des colonies, par exemple, ainsi que quelque 22 % des Juifs américains de moins de 40 ans, qui soutiennent un boycott total d’Israël selon un récent sondage, seraient également désignés comme « antisémites ».

« Le mouvement BDS pour la liberté, la justice et l’égalité des Palestiniens est aux côtés de tous ceux qui luttent pour un monde plus digne, plus juste et plus beau. Avec nos nombreux partenaires, nous résisterons à ces tentatives McCarthystes visant à intimider et à harceler les défenseurs des droits humains palestiniens, israéliens et internationaux afin qu’ils acceptent l’apartheid israélien et le colonialisme des colons comme une fatalité ».

Source: BDS Movement

Traduction : GD pour BDS France

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réponse à cette provocation de Mike Pompéo :

BDS : les États-Unis qualifient d' »antisémite » le mouvement de boycott d’Israël

Le secrétaire d’État Mike Pompeo fait une annonce alors qu’il se prépare à visiter la colonie israélienne illégale en Cisjordanie

Par le MEE et les agences – 19 novembre 2020 08:44 UTC

Les Etats-Unis qualifieront d’antisémite la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions, qui vise à isoler Israël sur son traitement des Palestiniens, a déclaré jeudi le Secrétaire d’Etat Mike Pompeo.

Qualifiant le mouvement de « cancer », Pompeo a déclaré que les États-Unis « considéreront la campagne mondiale anti-Israël BDS comme antisémite… Nous voulons être aux côtés de toutes les autres nations qui reconnaissent le mouvement BDS pour le cancer qu’il est ».

Pompeo a fait ses commentaires lors d’une apparition conjointe avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, alors qu’il se préparait à visiter une colonie israélienne illégale, en violation controversée du protocole diplomatique.

Nétanyahou interrompit Pompeo, lui disant que son annonce « sonne tout simplement merveilleusement « (…)

Source: Middleeasteye

 




L’ONU et la question de l’apartheid israélien

Source : BNC | Traduction : JPB

L’apartheid est défini dans la Convention internationale pour l’élimination et la répression du crime d’apartheid et le Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI) comme un régime institutionnalisé de domination raciale et d’oppression systématique qui commet des actes inhumains similaires à ceux commis en Afrique du Sud dans le passé, dans le but de maintenir ce régime.

Le droit international étant rarement favorable aux nations du Sud, la lutte du peuple d’Afrique du Sud contre l’apartheid, et le mouvement international anti-apartheid qui a soutenu cette lutte, représentent un succès politique majeur des nations décolonisées et du mouvement des droits humains. Pour les Palestiniens, se reconnecter à cette lutte et s’appuyer sur elle est une nécessité stratégique pour sortir de l’impasse actuelle de l’oppression et de l’impunité.

Lisez le briefing ci-joint sur la nécessité de rendre compte de l’apartheid israélien au niveau des Nations unies.

 

L’ONU et la question de l’apartheid israélien

Bien qu’un ensemble substantiel de conclusions d’éminents experts des droits humains ait confirmé que l’occupation illégale par Israël du territoire palestinien de Gaza et de la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, fait partie d’un régime d’apartheid tel que défini dans le droit international, les Nations unies (ONU) ont échoué depuis des décennies à enquêter sur la perpétration par Israël du crime d’apartheid.

L’apartheid est défini dans la Convention internationale pour l’élimination et la répression du crime d’apartheid et le Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI) comme un régime institutionnalisé de domination raciale et d’oppression systématique qui commet des actes inhumains similaires à ceux commis en Afrique du Sud dans le passé, dans le but de maintenir ce régime.

Depuis son admission comme membre des Nations unies en 1949, Israël jouit de l’impunité pour ses violations flagrantes du droit international humanitaire (DIH) et des droits humains des Palestiniens. Cette impunité est principalement due à la protection diplomatique, économique et militaire fournie par les puissants États du Nord, en particulier les anciennes puissances coloniales et les États qui, comme Israël, ont été établis au moyen du colonialisme de peuplement et du nettoyage ethnique des nations indigènes.

Un exemple bien connu de cette protection est l’obstruction persistante des mesures internationales, y compris les sanctions ciblées, qui pourraient donner effet aux résolutions des Nations unies concernant les colonies, le mur et l’annexion des territoires occupés par Israël. Ces dernières ont été déclarées illégales et condamnées dans de nombreuses résolutions de l’ONU, mais des mesures efficaces de reddition de compte ont souvent été bloquées par les États-Unis et, moins fréquemment, par des États européens, le Canada et l’Australie.

Un autre exemple important de protection d’Israël contre la responsabilité est l’acceptation par les Nations unies de la position selon laquelle la présence continue d’Israël dans le territoire palestinien occupé (TPO) composé de la bande de Gaza et de la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, constitue une « occupation belligérante » temporaire soumise aux règles du DIH, c’est-à-dire le seul régime internationalement reconnu selon lequel un État peut être légalement présent dans un territoire saisi en guerre. 

Sur la base de cette position, Israël est traité par l’ONU et ses puissants membres comme un État pacifique et une « puissance occupante » légitime qui se trouve dans « une situation de conflit armé/guerre » avec le peuple palestinien (!) ((Les Palestiniens n’étaient pas partie prenante à la guerre de 1967 qui a abouti à la prise par Israël de la Cisjordanie palestinienne, y compris Jérusalem-Est, et de la bande de Gaza – ainsi que du plateau du Golan syrien. Les parties dans cette guerre étaient Israël, l’Égypte, la Syrie et la Jordanie.)) et est prêt à négocier et à mettre en œuvre de bonne foi une solution politique qui mettra fin à sa présence et à son contrôle des TPO et permettra la création d’un État palestinien souverain dans ce territoire. Les violations flagrantes du droit international humanitaire et des droits humains par Israël sont critiquées et condamnées, mais son régime sur les Palestiniens dans les TPO en tant que tel n’a jamais fait l’objet d’une enquête sur sa légalité ni été déclaré illégal par les Nations unies. 

Des experts indépendants du droit international, ainsi que la société civile, ont depuis de nombreuses années soulevé auprès des Nations unies et de ses membres la nécessité de reconnaître qu’Israël maintient un régime illégal et criminel sur le peuple palestinien.

Le rapporteur spécial des Nations unies, Michael Lynk, a par exemple démontré de manière très détaillée en 2017 que le régime israélien dans les TPO constitue une « occupation illégale », car il est en contradiction avec tous les principes fondamentaux d’une « occupation belligérante » légale : i) l’interdiction de l’annexion et le respect du droit à l’autodétermination de la population souveraine ; ii) le caractère temporaire (à distinguer d’un régime indéfini) ; et iii) le devoir d’agir dans l’intérêt supérieur de la population occupée (((Rapport du rapporteur spécial des Nations unies sur les droits de l’homme dans les TPO, Michael Lynk, A/72/43106 (23 octobre 2017))).

Depuis 2007, lorsque le rapporteur spécial John Dugard a alerté pour la première fois les Nations Unies sur le fait que l’occupation israélienne présente de nombreuses caractéristiques du colonialisme et de l’apartheid ((Rapporteur spécial des Nations unies, John Dugard, Situation des droits de l’homme en Palestine et dans les autres territoires arabes occupés, A/HRC/4/17 (29 janvier 2007), à l’adresse suivante : https://unispal.un.org/DPA/DPR/unispal.nsf/1ce874ab1832a53e852570bb006dfaf6/b59fe224d4a4587d8525728b00697daa?OpenDocument)), des conclusions d’experts sur l’apartheid israélien ont été présentées, entre autres, dans : les rapports ultérieurs des rapporteurs spéciaux des Nations unies sur les droits de l’homme dans les TPO ((Rapporteur spécial des Nations unies, Richard Falk, Rapport au Conseil des droits de l’homme, A/HRC/16/72 (10 janvier 2011), à l’adresse : https://unispal.un.org/DPA/DPR/unispal.nsf/0/A72012A31C1116EC8525782C00547DD4 et Rapport A/HRC/25/67 (13 janvier 2014), à l’adresse : https://www.refworld.org/docid/531439c44.html)) ; une étude réalisée par la plus grande coalition de la société civile palestinienne, le Comité national du BDS (BNC) ((United Against Apartheid, Colonialism and Occupation : Dignity & Justice for the Palestinian People (2008), à l’adresse suivante : https://www.bdsmovement.net/news/united-against-apartheid-colonialism-and-occupation-dignity-justice-palestinian-people)) ; une étude approfondie parrainée par le Conseil de recherche en sciences humaines d’Afrique du Sud (2009) ((Occupation, Colonialisme, Apartheid, Human Sciences Research Council of South Africa, (2009), à l’adresse suivante : http://www.hlrn.org/img/documents/HSRC%20study%20-%20Occupation,%20Colonialism,%20Apartheid%20-%20full.pdf)) ; une analyse ultérieure publiée dans la Revue européenne de droit international (EJIL, 2013) ((John Dugard et John Reynolds, « Apartheid, International Law, and the Occupied Palestinian Territory », EJIL 24 (2013), 867-913, à l’adresse suivante : http://www.ejil.org/pdfs/24/3/2421.pdf)) ; les conclusions du Tribunal Russell sur la Palestine (2011) ((Tribunal Russell sur la Palestine, session du Cap (2011), à l’adresse suivante : http://www.russelltribunalonpalestine.com/en/sessions/south-africa/south-africa-session-%E2%80%94-full-findings)) ; une étude commandée par la Commission économique et sociale des Nations unies pour l’Asie occidentale (CESAO, 2017) ((UNESCWA, « Israeli Practices toward the Palestinian People and the Question of Apartheid » (mars 2017), ultérieurement retiré du site web de l’UNESCWA sur instruction du Secrétaire général de l’ONU. Disponible à l’adresse suivante : https://electronicintifada.net/sites/default/files/2017-03/un_apartheid_report_15_march_english_final_.pdf)) ; et dans les examens périodiques d’Israël par le Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination raciale (2007, 2012, 2020) ((CERD, Observations finales – Israël ; voir par exemple, CERD/C/ISR/CO/14-16 (9 mars 2012), à l’adresse suivante : https://www2.ohchr.org/english/bodies/cerd/docs/CERD.C.ISR.CO.14-16.pdf)) .

La reconnaissance de l’illégalité du régime israélien sur le peuple palestinien et l’enquête sur l’apartheid israélien par l’ONU et ses membres sont des étapes nécessaires pour atteindre la liberté, la justice et l’égalité pour le peuple palestinien. Le mythe de l’existence – ou de la possibilité – de véritables négociations avec les gouvernements israéliens qui ne sont pas disposés à abandonner l’apartheid a permis à Israël de poursuivre sa pratique de longue date d’annexion de facto et de jure du territoire palestinien occupé, et de déplacement forcé, de ségrégation et d’exil du peuple palestinien.

L’apartheid israélien contre le peuple indigène de Palestine ne sera cependant pas abordé par la communauté internationale si les États du Sud, qui sont sortis de la lutte contre la domination coloniale raciste, ne portent pas les conclusions et les appels des experts indépendants et de la société civile mentionnés ci-dessus dans les forums officiels des Nations unies et de ses membres, comme ils l’ont fait dans le cadre des Nations unies pour l’éradication de l’apartheid en Afrique australe.

En effet, les puissants gouvernements du Nord ont une fois de plus démontré leur détermination à tolérer le crime de l’apartheid lorsqu’il est commis contre un peuple du Sud par un État aligné sur ses intérêts géopolitiques. Les conclusions alarmantes sur l’apartheid israélien ont été ignorées dans les capitales du Nord global, tandis que brimades et pressions politiques ont empêché l’étude et le débat, sans parler de la punition, de l’apartheid israélien par les organes compétents des Nations unies, tels que l’Assemblée générale et le Conseil des droits de l’homme.

Un exemple parmi tant d’autres de cette répression du Nord global est l’étude susmentionnée, « Pratiques israéliennes à l’égard du peuple palestinien et la question de l’apartheid », qui a été commandée et publiée par la CESAO en mars 2017, puis rapidement retirée du site officiel de la CESAO deux jours après sa publication, sur instruction du Secrétaire général des Nations unies.

Tout aussi inquiétantes sont les accusations fausses, diffamatoires et intimidantes d’antisémitisme et de « destruction de l’État juif », lancées par des responsables gouvernementaux, des parlementaires, des partis politiques et des médias pro-israéliens à l’encontre de toute personne critiquant l’apartheid israélien ou appelant à des sanctions ciblées, telles que des embargos militaires, pour y mettre fin. Ce phénomène est particulièrement répandu en Amérique du Nord, en Europe et en Australie, où les élites politiques et culturelles, souvent liées au complexe militaro-sécuritaire-industriel, sont de connivence avec les efforts incessants du gouvernement d’extrême droite israélien pour saper la liberté d’expression et supprimer l’opposition légitime à ses politiques illégales et criminelles, y compris l’apartheid.

Le droit international étant rarement favorable aux nations du Sud, la lutte du peuple d’Afrique australe contre l’apartheid et le mouvement international anti-apartheid qui l’a soutenu représentent un succès politique majeur pour les nations décolonisées et le mouvement des droits de l’homme. Pour les Palestiniens, se reconnecter à cette lutte et s’appuyer sur elle est une nécessité stratégique pour sortir de l’impasse actuelle de l’oppression et de l’impunité.

Alors que le Conseil de sécurité de l’ONU reste bloqué, principalement mais pas seulement en raison du droit de veto des États-Unis, l’Assemblée générale, avec ses organes et ses mécanismes, offre de nombreuses possibilités de mettre l’apartheid israélien à l’ordre du jour d’une communauté internationale peu désireuse d’enquêter et d’examiner les mesures internationales requises pour son éradication, y compris des sanctions ciblées et légales. 

La présentation de l’apartheid israélien à l’Assemblée générale nécessite la mobilisation du soutien nécessaire des États, des groupes et des organisations représentant le Sud global aux Nations unies, ainsi que des parlementaires progressistes, des partis politiques, des organisations de la société civile, des syndicats et des mouvements du Nord global. L’éradication de l’apartheid en Palestine et partout ailleurs est une responsabilité juridique et morale pour tous ceux qui se soucient de la liberté, de la justice, de l’égalité et de l’État de droit international.




Boycotter l’apartheid israélien : un interview de Nasser Mashni, BDS Australie

 21/10/2020 par Paul Gregoire | Source | Traduction CG pour BDS France

De plus en plus, l’utilisation du mot apartheid concerne le système de gouvernance qui opère actuellement dans la nation connue comme Israël et les territoires palestiniens occupés — le pays de la Palestine historique.

Mi 2018, la Knesset (le parlement israélien) a voté la loi de l’état-nation, qui relègue officiellement les Palestiniens d’Israël au rang de citoyens de deuxième classe.

La législation stipule que seul le peuple juif a droit à l’auto-détermination, entérinant en loi un système préexistant.

Alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a indiqué en juin que sa nation poursuivra l’annexion de jusqu’à 30 % de la Cisjordanie, et après une promesse récente aux nations du Golfe qu’il abandonnerait ce plan, Israël a affirmé qu’il l’avançait avec plus de 2000 nouvelles maisons pour des colons la semaine dernière.

Parallèlement, le troisième endroit le plus densément peuplé sur Terre, la Bande de Gaza, continue de fonctionner comme une prison à ciel ouvert, la région se trouvant sous un blocus israélien et égyptien renforcé, par terre, air et mer depuis 2007.

 

Le sang de la Palestine

Le mois prochain, le salon d’armement Electronic Warfare Europe 2020 devait avoir lieu dans la ville de Liverpool au Royaume-Uni. Et le plus grand fabriquant d’armes privé d’Israël, Elbit, était l’un des sponsors mondiaux du salon.

Une coalition d’organisations palestiniennes et de groupes anti-guerre, dont le mouvement BDS (Boycott, désinvestissement et sanctions), a mené une campagne suivie contre le salon, ce qui a conduit le Conseil municipal de Liverpool à l’annuler et finalement à se mettre d’accord sur une politique d’interdiction de tels événements à l’avenir.

Elbit se spécialise dans le développement et la fabrication d’équipements électroniques militaires, de systèmes de surveillance, de drones et de systèmes de sécurité. La compagnie promeut le fait que ses armes et sa technologie ont été testées au combat, ce qui veut dire sur les populations palestiniennes.

Le mouvement BDS a appelé depuis longtemps les organismes du monde entier à boycotter les produits d’Elbit. Il remarque que la compagnie d’armement contribue à deux facettes de l’occupation israélienne : les assauts aveugles contre les civils et « la ghettoïsation toujours plus resserrée de la Cisjordanie ».

 

Une résistance internationale croissante

Etabli en 2005, Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) est un mouvement mondial mené par les Palestiniens qui permet aux individus, aux entreprises et aux gouvernements de prendre position pour soutenir les droits humains des Palestiniens en retirant leur soutien financier à des organismes israéliens.

BDS Australie est la section locale de cette campagne mondiale qui emploie une stratégie basée sur celle utilisée par le mouvement anti-apartheid du siècle dernier, celui qui a exercé sur le gouvernement d’Afrique du Sud de De Klerk une telle pression qu’il a mis fin à son système raciste de ségrégation lourdement imposée.

Sydney Criminal Lawyers a parlé avec Nasser Mashni, membre du comité de BDS Australie, sur l’importance croissante de l’usage du terme apartheid en lien avec Israël, sur les raisons pour lesquelles Gaza continue d’être bombardée pendant la pandémie et sur l’impact très réel du mouvement de boycott.

 

Tout d’abord, cette année a vu le coronavirus déferler sur le globe, ce qui a conduit des nations entières à se confiner. 

Des systèmes de santé bien subventionnés ont lutté pour gérer la pandémie mais dans les territoires palestiniens occupés, les services de soin sont limités en premier lieu à cause des restrictions israéliennes. 

Nasser, comment les communautés palestiniennes dans les territoires occupés ont-elles affronté le COVID-19 ?

Comme dans le reste du monde la situation a été tragique, particulièrement pour les Palestiniens, parce qu’ils sont si proches de ce qui est sans aucun doute le monde développé, dans ce qu’ils peuvent voir en Israël.

C’est aussi vraiment dur pour eux parce qu’un énorme fragment des Palestiniens en Palestine historique orientale — la Cisjordanie — travaille en Israël ou est connecté à Israël et qu’Israël a fermé la frontière. Ils ne permettaient pas aux ouvriers de traverser. Donc, économiquement, cela a été un énorme marasme.

Un défi de l’occupation est que nos hôpitaux — les hôpitaux palestiniens — ont été sous-subventionnés et manquent de ressources depuis 70 ans.

Donc le meilleur service de soins est dans les hôpitaux palestiniens à Jérusalem Est, mais avec le mur d’apartheid, l’accès à ces hôpitaux est sévèrement restreint pour les Palestiniens de Cisjordanie.

C’est au point que l’un des visages palestiniens les plus connus sur la scène internationale, Saeb Erekat — notre chef négociateur avec l’Autorité palestinienne — se trouve dans une condition critique.

Il n’y a aucun hôpital palestinien qui a la capacité de gérer la situation où il se trouve : très près de la mort apparemment. Donc, il a été transféré dans un hôpital israélien pour recevoir les soins urgents dont il a besoin. Bien sûr, ce n’était pas bien accepté par certains membres de la Knesset israélienne. En fait, ces membres de la Knesset ont suggéré qu’il ne devrait pas recevoir d’aide médicale du tout.

Voilà pour la Cisjordanie. Si on regarde ce qui se passe à Gaza, heureusement, un des bénéfices d’être la plus grande prison à ciel ouvert du monde qu’est Gaza, est que cela a pris longtemps au virus d’y arriver et que les Gazaouis sont habitués à vivre en confinement.

Donc, au départ c’était resté sous contrôle, malheureusement le virus est maintenant arrivé. Il y a eu des rapports la nuit dernière selon lesquels il y avait 77 nouvelles infections. Le vrai défi pour Gaza est qu’il y a moins de 100 respirateurs. Et les hôpitaux y manquent déjà de médicaments un jour normal et n’ont de l’électricité que de manière intermittente à cause de la destruction par Israël de l’unique centrale électrique de Gaza.

La densité de population est de plus de 5500 personnes par km2 ; avec la même densité de population, l’Australie aurait 42 milliards d’habitants. Donc, si le virus arrive et n’est pas géré, il va déferler là comme nulle part ailleurs sur la Terre.

 

Fin juin, le Premier ministre Benjamin Netanyahou a indiqué qu’Israël poursuivra ses plans d’annexer jusqu’à 30% de la Cisjordanie occupée. 

Rien que la semaine dernière, Israël a donné le feu vert pour la construction de plus de 2100 nouvelles unités d’habitation dans la région. Quelles sont les implications de cette mesure ?

C’est la suite du statu quo. Israël, particulièrement sous Benjamin Netanyahou, n’a pas été intéressé par une solution à deux états. Le processus d’Oslo — tout le processus de paix jusqu’à maintenant — a été dévoilé comme tactique dilatoire.

L’établissement de 2000 unités d’habitation supplémentaires est un pouce enfoncé dans l’œil des Emirats arabes unis qui ont normalisé leurs relations avec Israël le mois dernier. C’était avec l’engagement d’Israël qu’il n’y aurait plus de constructions d’habitations et qu’il n’annexerait pas.

La réalité est que si vous construisez des maisons pour juifs seulement sur ce qui devrait être l’état de Palestine, c’est une annexion de jure.

C’est la perpétuation et la continuation de la Nakba palestinienne de 1948 : la catastrophe qui a vu le nettoyage ethnique de plus de 750000 Palestiniens et la destruction de plus de 400 anciens villages ancestraux.

Israël n’est pas intéressé par la paix. Et il est temps que nous commencions à appeler Israël pour ce qu’il est, un état d’apartheid.

En 2002, le monde arabe entier a offert à Israël la paix, basée sur les résolutions des Nations Unies : c’était l’initiative arabe de paix. C’était la paix totale — pas seulement la normalisation — avec chaque pays arabe et musulman sur terre si Israël revenait seulement à ses frontières de 1967, avec Jérusalem Est comme capitale de l’état de Palestine et une solution juste pour les réfugiés palestiniens.

C’est le manuel standard dont tout le monde parlait de Madrid à Oslo et aux pelouses de la Maison Blanche jusqu’à aujourd’hui.

A l’époque, le Premier ministre Ariel Sharon a dit : « Ce n’est pas un point de départ envisageable. Nous ne nous retirerons pas dans les frontières de 1967. »

C’était en 2002 et maintenant, 18 ans plus tard, nous sommes toujours en train de parler de solution à deux états, alors que Benjamin Netanyahou construit des maisons pour juifs seulement dans toute la Palestine.

 

La pandémie n’a pas empêché les forces israéliennes d’attaquer Gaza en août et septembre. Qu’est-ce qui s’est passé ?

Il y a quelques années, les Palestiniens de Gaza ont entamé ce que les gens décriront dans le futur comme l’une des plus sérieuses actions civiles non violentes de l’histoire.

Soixante-dix pour cent des deux millions de résidents de Gaza sont des réfugiés. Plus de 80% de ces personnes vivent à moins d’une journée de marche de leurs maisons ancestrales. Ils ont les titres de propriété et les clés de ces maisons. Beaucoup d’entre eux peuvent voir leurs terres et leurs maisons depuis Gaza.

Avec la Grande Marche du retour, ils ont dit : « Nous voulons rentrer chez nous ». Ils ont marché jusqu’à la clôture de la frontière. Ils ne pensaient pas qu’ils la passeraient, mais ils ne pensaient pas non plus qu’ils seront accueillis par des snipers, qui se vanteraient de leur ôter les genoux.

Un sniper s’est vanté d’avoir eu 42 genoux en un jour.

Nous entrons maintenant dans la 14e année du siège. Nous avons lu des choses à propos de sièges historiques mais nous n’avons vraiment pas un contexte des temps modernes pour un seul siège. C’est un terme médiéval. A l’époque, une armée d’invasion entourait un château et lui refusait nourriture et eau afin d’affamer les résidents jusqu’à ce qu’ils se soumettent — c’est ce qu’est un siège.

Gaza a été hermétiquement scellée et sous siège depuis 14 ans. Personne n’a été capable d’y entrer ou d’en sortir sans l’approbation d’Israël.

Des enfants qui ont besoin de chimiothérapie et ne peuvent être traités à Gaza sont souvent envoyés à Jérusalem-Est, sans être accompagnés par leurs parents.

Ces enfants ne sont pas envoyés sans être accompagnés parce que leurs parents ne veulent pas être à leurs côtés, mais parce qu’Israël refuse à leurs parents des permis pour voyager.

Tragiquement, quelques-uns des enfants sont morts sans un parent à leur côté. Ces parents ont ensuite reçu le corps de leur enfant mort à Gaza.

Rappelez-vous que dans ces hôpitaux à Jérusalem, ils ne peuvent même pas traiter notre Palestinien de la plus haute notoriété. Il doit aller dans un hôpital israélien.

Ces enfants sont envoyés sans leurs parents. C’est la brutalité du siège imposé par Israël, essayant de contraindre ces gens à se soumettre.

Il y a quelques années, ces Palestiniens ont commencé la Grande Marche du retour : une manifestation non violente. Ils voulaient que le monde sache qu’ils sont vivants et qu’ils sont étouffés.

Maintenant, cela a tristement tourné court, à cause de la violence qu’ils ont rencontrée à la frontière israélienne avec des snipers arrachant des jambes, tuant des journalistes, des infirmiers, etc.

Donc cela a tourné court. Ceci dit, la frustration continue à monter. Et récemment, les Palestiniens là-bas ont pris leur outil de combat le plus sophistiqué jusqu’alors, en gonflant un ballon avec un morceau d’étoffe en feu accroché.

Ils relâchent le ballon au-dessus de la clôture et quand il tombe du ciel, ce morceau de tissu enflammé déclenche un incendie. Les Israéliens les appellent « ballons terroristes ».

Donc la réponse naturelle à un ballon terroriste est, bien sûr, un avion de combat F-16 ou un hélicoptère Apache.

La réalité est que la violence envers les Palestiniens est bonne pour les sondages. Récemment il a fallu à Benjamin Netanyahou trois élections pour entrer dans un gouvernement de minorité. Il sait que c’est seulement une question de temps avant qu’il ne soit plus Premier ministre. Et les ramifications potentielles de cela sont qu’il sera inculpé et envoyé en prison pour corruption.

Netanyahou s’oriente probablement vers une quatrième élection, où il espère obtenir une majorité.

 

Vous êtes un membre de BDS (Boycott, désinvestissement et sanctions) Australie, un mouvement qui organise des campagnes pour boycotter les entreprises, les organisations et les individus impliqués avec le régime israélien. 

Quelles sortes de campagnes BDS mène-t-il actuellement ?

Depuis quelque temps, nous menons une campagne internationale demandant aux gens de boycotter Hewlett Packard.

Le boycott de Hewlett Packard concerne la technologie que la compagnie a créée, qui est impliquée dans la surveillance et le contrôle des Palestiniens par les forces de défense. Donc nous demandons aux gens de ne pas acheter HP.

Nous venons de lancer une campagne Puma contre le géant mondial du sportswear. Puma est un sponsor de l’Association israélienne de football (IFA).

L’association israélienne de football a des équipes juives israéliennes en Cisjordanie occupée qui participent effectivement aux compétitions de la Fédération israélienne de football.

Plus de 200 clubs palestiniens ont demandé à Puma de mettre fin à son contrat de sponsoring.

En 2018, Adidas a retiré son sponsoring de l’IFA, après une campagne de militants BDS. Donc nous espérons que Puma fera de même.

Localement, en Australie, Puma soutient le Carlton Football Club [NDLR : Le Carlton Football Club est une équipe (australienne) de football australien], qui me tient à cœur, parce que c’est l’équipe dont je suis supporter. Et il sponsorise aussi quelques autres équipes de football. Donc nous voudrions demander à Puma d’arrêter de sponsoriser l’IFA.

Notre impact a été croissant. Le mouvement a été établi en 2005 par la société civile palestinienne. Il a impliqué plus de 170 organisations palestiniennes : syndicats, églises, groupes de mosquées, etc.

Ils ont dit : «  Voyez, la violence n’a pas marché. Nous sommes contre la violence. La négociation n’a pas marché. La seule façon dont nous allons pouvoir faire rendre des comptes à Israël selon le droit international est d’utiliser le modèle inspiré par l’Afrique du Sud, en demandant aux pays, aux entreprises et aux personnes de faire ce qui est juste et de choisir de ne pas s’associer à l’apartheid israélien et aux actions israéliennes illégales. »

C’était il y a seulement 15 ans. Depuis, cela a eu un impact incroyable.

Je dis incroyable, parce que si nous n’avons pas obtenu qu’Israël respecte le droit international, le soutien pour les Palestiniens et le soutien pour la campagne de boycott, désinvestissement et sanctions ont augmenté.

La meilleure chose à propos de la campagne BDS est que cela donne une manière morale et éthique aux êtres humains, aux entreprises et aux pays de soutenir par votre choix les Palestiniens.

Nous vous demandons de faire quelque chose avec quelqu’un qui n’est pas complice des violations des droits humains palestiniens. Donc, si vous achetez une imprimante, achetez une Canon. Vous n’avez pas à acheter une Hewlett Packard.

Si vous faites un projet universitaire, nous vous demandons de faire le projet avec une université qui n’est pas sur une terre palestinienne volée, ni une université qui est subventionnée par de l’argent des systèmes de fabrication d’armes Elbit.

Elbit est un rejeton des Forces de défense israéliennes et il commercialise ses produits comme étant « testés en combat ».

Donc il dit aux régimes répressifs dans le monde entier : «  Nous avons les systèmes de contrôle, les scanners à reconnaissance d’iris, les drones contrôlés par radio, qui nous permettent de soumettre six millions de Palestiniens — de contrôler les vies quotidiennes de six millions de Palestiniens. »

Je ne suis pas un partisan du militarisme, mais si vous allez faire quelque chose, n’utilisez pas Elbit.

Un de nos grands succès localement était le Royal Flying Doctors Service [le service royal des médecins volants d’Australie] il y a quelques années. La compagnie Elbit a été sur le point de gagner le contrat pour entraîner les pilotes de nos médecins volants. Donc les pilotes et les simulateurs de vol qui avaient bombardé des enfants comme dans une partie de chasse dans la prison à ciel ouvert qu’est Gaza allaient importer ces compétences en Australie pour entraîner notre service de médecins volants.

A leur grand crédit — étant donné la vérité sur les antécédents d’Elbit, quand ils ont appris leurs compétences — le Royal Flying Doctors Service n’a pas continué [à envisager d’utiliser Elbit]. Cela a été une grande victoire.

De plus en plus, cela arrive dans le monde entier. L’Afrique du Sud a rétrogradé dans ses relations diplomatiques avec Israël. Elle a retiré son ambassade à Tel Aviv.

Dans toute l’Europe nous avons des syndicats majeurs qui ont conduit des entreprises à se retirer d’appels d’offres pour construire un système de tram que les Israéliens bâtissent à travers des terres palestiniennes volées.

De plus en plus, les votants démocrates aux Etats-Unis voient Boycott, désinvestissement et sanctions comme un moyen légitime pour que les Palestiniens obtiennent leurs droits nationaux.

Et nous avons plus d’artistes menant un boycott culturel d’Israël. Ils refusent de se produire là-bas.

 

BDS est modelé sur le mouvement anti-apartheid contre le système qui était à l’oeuvre en Afrique du Sud. 

Dans les années récentes, le mot apartheid a été de plus en plus appliqué à la situation à laquelle sont confrontés les Palestiniens dans leur patrie.

Pouvez-vous nous dire pourquoi l’utilisation de l’apartheid gagne en importance ?

Cela gagne plus d’importance parce que c’est ce que c’est, un apartheid. Mais nous n’avons pas la même optique.

En Afrique du Sud et dans le Sud profond de l’Amérique, vous aviez des robinets qui disaient « Pour personnes de couleur » et vous aviez des restaurants avec des signes disant « Blancs seulement ».

Nous n’avons pas cette optique en Palestine-Israël, parce que la différenciation n’est pas basée sur la couleur de peau.

De manière générale, c’est très facile de distinguer un Palestinien d’une personne juive en Europe. Mais la réalité est que plus de 60% des juifs en Israël sont en fait arabes, donc ils ont la même apparence que moi. Ils ont une peau mate, des cheveux noirs et des yeux noirs, donc ce n’est pas facile de les différencier.

Le différenciateur n’est pas la couleur de peau. C’est en fait quand vous célébrez Dieu. Si vous célébrez Dieu le samedi, vous êtes juif, vous avez les droits de l’état juif. Cela a été revalorisé dans la loi de la nation en 2018, celle qui a donné aux seuls juifs l’autodétermination sur la terre d’Israël.

La façon la plus facile de l’expliquer est le casse-tête qu’est le sionisme. Le sionisme veut tout le pays qui correspond à l’Israël antique, comme ils le croient. Et il le veut juif et une démocratie. Donc tout le pays, et il doit être juif et une démocratie.

Mais ils ne peuvent avoir que deux de ces choses. Juif et démocratie, mais pas avoir tout le pays. Ou vous pouvez avoir tout le pays et avoir une démocratie, mais vous n’allez pas l’avoir entièrement juif.

Ou, et c’est ce qu’ils ont maintenant, tout le pays et ils le veulent juif ; et ce n’est pas une démocratie.

Près de 40% de toute la population qu’Israël contrôle n’a pas le droit de voter parce qu’ils ne célèbrent pas Dieu le samedi, ils célèbrent Dieu le vendredi ou le dimanche, parce qu’ils ne sont pas juifs.

Pas tous, mais une immense portion des Palestiniens —70%, ceux de Cisjordanie, ceux de Gaza — n’a pas le droit de voter pour le régime qui contrôle le registre des naissances et des morts.

Nous utilisons tous la même monnaie. Tout le monde, à Gaza, à Jérusalem-Est, à Jérusalem-Ouest, en Cisjordanie, sur les Hauts de Golan, qui est une partie de la Syrie, et en Israël à proprement parler, si vous voulez —la Palestine de 1948— tout le monde utilise la même monnaie.

Tout le monde utilise les mêmes timbres. La même entité contrôle tous les impôts, toutes les frontières, les entrées et les sorties, mais seulement ceux qui célèbrent Dieu le samedi ont l’opportunité d’être impliqué complètement dans le processus démocratique.

Ceci est l’apartheid.

 

Et finalement, Nasser, la campagne internationale pour mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud a commencé dans les années 1960, dans les années 1980 elle avait un soutien étendu et le système d’apartheid s’est terminé au début des années 90. 

D’après l’opinion de BDS, quelle sorte de changement est nécessaire en termes d’opinion mondiale sur la Palestine? Et comment mettra-t-on fin au système israélien d’apartheid ?

Je suis certainement assez vieux pour avoir participé à quelques-unes des actions contre l’apartheid en Afrique du Sud. Et je me souviens de Margaret Thatcher et de Ronald Regan échangeant des poignées de main avec F. W. de Klerk.

Nelson Mandela était encore en prison et dans les grands halls du pouvoir, l’Afrique du Sud était chouchoutée et c’est la réalité d’Israël aujourd’hui.

De plus en plus, cependant, des gouvernements de partout se font dire par leurs électeurs qu’Israël est un état d’apartheid et cela est en train d’avoir un impact.

C’est en train d’avoir un impact pour des choses comme là où nous sommes aujourd’hui aux Etats-Unis, avec une élection arrivant dans les prochaines deux semaines et demi.

Alexandria Ocasio-Cortez est l’une des vedettes démocrates. Elle a été invitée à la 25e commémoration d’Yitzhak Rabin, qui a été assassiné par un Israélien de droite.

Elle a été invitée et a confirmé qu’elle viendrait. Alors, les Palestiniens et leurs supporters lui ont écrit et lui ont dit : « Alexandria, nous ne pensons pas que vous devriez y assister. Yitzhak Rabin n’était pas un pacificateur. C’était un féroce homme de droite avec un héritage teinté de sang. »

Alors, c’est une sénatrice américaine. Elle a écouté, entendu et a retiré sa réponse positive à l’invitation. C’est ce genre de choses qui était inouï il y a trois ans, cinq ans, vingt … Aucune chance.

Benjamin Netanyahou était supposé parler à un événement dans le Michigan avec beaucoup de représentants de différents états dans l’auditoire. Comme le lobby pro-Israël est enclin à le faire, ils ont envoyé des messages de remerciement en présumant que les gens avaient répondu positivement à l’invitation, parce que vous ne l’auriez jamais refusée venant d’eux.

Les Palestiniens et leurs supporters se sont mobilisés dans le Michigan et ont dit à leur représentant élu : « Pas en mon nom. Nous sommes des électeurs et si vous assistez à cela, je ne voterai pas pour vous. »

Miraculeusement, du jour au lendemain, un email a été envoyé, disant : « Dû à des circonstances imprévues, cet événement avec Benjamin Netanyahou a été annulé. »

En tant que Palestinien, en tant que progressiste, je suis quelqu’un qui comprend l’intersectionalité des luttes de chacun — que ce soit la lutte contre l’antisémitisme, l’islamophobie, la transphobie, les défis auxquels est confrontée notre communauté LGBTIQ et nos frères et soeurs autochtones en Australie et dans le monde entier.

Le parti d’Evo Morales a gagné une élection en Bolivie hier, contre le gouvernement installé et soutenu par les Etats-Unis qui a enlevé le pouvoir à Evo Morales. Je veux dire, c’est une victoire pour la démocratie et une victoire pour chacun.

A un moment, nous, le peuple, nous vaincrons en Palestine. Nous vaincrons en Papouasie occidentale. Nous vaincrons ici. Parce qu’en tant qu’être humains, nous avons de l’empathie et un sens d’humanité partagée et nous ne pouvons nous empêcher de nous en soucier. Le monde est tellement plus petit qu’il l’était avant et ils ne peuvent pas continuer à nous mentir.

Murdoch peut bien contrôler 70% de la presse en Australie ; de plus en plus, les gens obtiennent l’information d’ailleurs.

 

Paul Gregoire

Paul Gregoire est un journaliste et un écrivain, basé à Sydney. Ses centres d’intérêts sont les questions de droits humains, les empiètements sur les libertés civiles, la réforme de la législation sur les drogues, la diversité de genre et les droits des Premières nations. Avant Sydney Criminal Lawyers®, il a écrit pour VICE et a été le rédacteur des informations au Sydney’s City Hub.




Victoire : Le salon de l’armement de Liverpool annulé, le Maire promet d’engager sa politique contre les futurs salons de l’armement

5 octobre 2020 | par le Comité National palestinien de BDS (BNC) / Royaume Uni

Après des semaines de campagne menée par une coalition locale, les organisateurs de l’événement ont annulé le salon de la Guerre Electronique Europe de cette année. Les militants se mobilisent contre la prochaine édition prévue à Séville (Espagne) en mai 2021.

En ce mois de novembre, la ville de Liverpool (GB) devait accueillir le salon de l’armement Electronic Warfare Europe au Centre d’Exposition ACC géré par la ville. Elbit Systems, le plus grand fabricant d’armes privé d’Israël, dont les armes sont régulièrement utilisées par l’armée israélienne pour tuer et blesser les civils palestiniens, était l’un des partenaires mondiaux du salon.

Pendant des semaines, une solide coalition locale, Liverpool Contre le Salon de l’Armement Electronique, en partenariat avec la Campagne de Solidarité avec la Palestine (PSC), la Campagne Contre le Commerce des Armes (CAAT) et la Campagne pour le Désarmement Nucléaire (CND), ont exhorté le conseil municipal à ne pas héberger un événement aussi contraire à l’éthique et qui promeut les violations des droits de la personne humaine.

Mercredi 16 septembre, les organisateurs de l’événement ont annulé le salon de Guerre Electronique Europe et ont annoncé que la prochaine édition aurait lieu à Séville (Espagne) en mai 2021.

Les associations ont poursuivi leur pression sur le Conseil Municipal de Liverpool pour qu’il s’engage à assurer qu’aucun salon de l’armement ne prendrait place à l’avenir dans la ville.

Le 21 septembre, à la suite de 40.000 courriels de la part de citoyens et d’une vidéo d’un comédien renommé de Liverpool Alexei Sayle, le maire de Liverpool Joe Anderson à promis de promouvoir une politique éthique qui empêchera que d’autres salons de l’armement se tiennent à l’avenir dans la ville.

Sabreen Al-Najjar, mère de l’auxiliaire médicale de Gaza Razan Al-Najjar, assassinée par l’armée israélienne, a applaudi à l’annulation du salon de l’armement de Liverpool. Elle a remercié toutes celles et ceux qui s’étaient engagés dans cette campagne et a appelé le maire de Liverpool Anderson à rencontrer la Coalition de Liverpool Contre le Salon des Armes Electroniques pour décider ensemble de l’interdiction de salons de l’armement dans la ville.

Elbit vend ses armes comme « testées sur le terrain » après les avoir testées sur la population palestinienne qui vit sous occupation israélienne. 85 % des Véhicules Aériens Sans Pilote (drones) utilisés par les forces d’occupation israéliennes sont fabriqués par Elbit. On y trouve le drone Hermès 900, qui faisait partie des drones utilisés en 2014 par l’armée israélienne dans son bombardement aérien et son invasion terrestre de Gaza qui ont tué 164 enfants palestiniens.

Le fabricant d’armes italien transnational Leonardo était un autre partenaire du salon annulé. Les armes de Leonardo ont été vendues à la coalition saoudienne responsable de crimes de guerre au Yemen.

Le salon de l’armement de Liverpool aurait permis de réunir beaucoup des plus grandes entreprises d’armement du monde : avec des acheteurs militaires de toute la planète afin de promouvoir les armes et équipements militaires. Les salons précédents ont accueilli des délégations représentant des régimes répressifs du monde entier.

Il est prévu que la prochaine édition du salon de l’Armement Electronique Europe soit accueilli en mai 2021 à Séville (Espagne) où les organisateurs locaux ont commencé à se mobiliser, inspirés par la victoire gagnée à Liverpool. Aucune ville ne devrait profiter du prix du sang et des graves violations des droits de la personne humaine. Nous attendons de Séville qu’elle annule cet événement comme l’a fait Liverpool. Les villes doivent donner la priorité à la justice et aux droits de la personne humaine chez elles et à l’étranger.

 

Traduction : J. Ch. pour BDS France
Source : BNC




Dans deux universités américaines, les étudiants viennent de voter le désinvestissement d’Israël

L’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign et l’Université de Columbia ont toutes deux voté des résolutions historiques appelant à se désinvestir d’Israël.

La semaine dernière, le gouvernement étudiant de l’Illinois a voté une résolution appelant l’établissement à se désinvestir des entreprises transnationales qui collaborent avec l’armée, les prisons, les forces de police ou ICE [police aux frontières USA] américaines et israéliennes. La résolution a d’abord été présentée au gouvernement étudiant en février, mais a initialement fait l’objet d’un veto.

« Cette victoire signifie énormément pour moi, à la fois en tant que Palestinienne et en tant qu’étudiante à l’UIUC. Il existe chez les étudiants et les professeurs un racisme anti-palestinien rampant, qui est encouragé et protégé par l’administration de l’université », a dit à Mondoweiss Buthaina Hattab, étudiante à l’UIUC et coauteure de la résolution. « Pour moi, cette victoire a renforcé la centralité et l’importance cruciale de la Palestine dans tout combat qui cherche à maintenir et à défendre la liberté d’expression et les droits de la personne humaine. »

Hattab a également établi un lien entre la résolution et l’actuel mouvement La Vie des Noirs Importe qui s’empare du pays. « Au moment de l’audition de la résolution, il y avait une manifestation d’urgence pour Breonna Taylor dans le Service de Police de Champaign (CPD) », a-t-elle dit. « Beaucoup de nos alliés étaient à la manifestation et vivaient vraiment avec la réalité de l’injustice tandis que nous essayions de faire passer cette résolution. Voter une résolution qui appelait au désinvestissement des entreprises de la police et de l’armée ne pouvait pas arriver à un moment plus critique de notre combat. J’espère que les gens réaliseront l’urgence et l’immédiateté du désinvestissement alors que, dans les villes américaines, à la frontière américano-mexicaine, et en Palestine, les forces de la police et de l’armée continuent de nous faire du mal. »

L’ensemble des étudiants de l’Université de Columbia a voté un référendum qui avait été mis en place par le Désinvestissement de l’Apartheid de l’Université de Columbia (CUAD), association créée en 2016. Le référendum demandait : « L’université de Columbia doit-elle désinvestir ses actions, ses fonds et sa dotation des sociétés qui profitent de ou s’engagent dans les actions de l’État d’Israël envers les Palestiniens qui, selon le Désinvestissement de l’Apartheid de l’Université de Columbia (CUAD), relèvent de la Convention Internationale des Nations Unies sur la Punition du Crime d’Apartheid ? »

Le président de l’Université de Columbia Lee Bollinger a immédiatement pris ses distances avec le vote et a clairement dit qu’il n’approuvait pas la démarche. Dans une déclaration, Bollinger a dit que « Modifier notre dotation afin de faire progresser les intérêts d’un des côtés ne fait pas partie des voies que nous emprunterons ».

« Ces victoires de BDS sur les campus sont un signe du changement rapide de courant que nous constatons à travers les Etats Unis », a dit à Mondoweiss la coordinatrice du Mouvement BDS d’Amérique du Nord Olivia Katbi Smith. « Malgré l’aggravation des campagnes de répression sur les campus et dans les allées du pouvoir, il devient impossible d’être ‘progressiste sauf pour la Palestine’, parce qu’il devient impossible de réduire notre mouvement au silence. Le combat des Palestiniens pour la liberté, la justice et l’égalité recoupe ainsi clairement les autres combats des peuples opprimés partout. »

 

Source : MONDOWEISS
Traduction : AURDIP




Lancement d’une mobilisation mondiale pour une enquête de l’ONU sur l’apartheid israélien

23 septembre 2020 | par le Comité National  BDS palestinien (BNC)

Une lettre signée par 452 organisations de la société civile à travers le globe a lancé une campagne mondiale appelant l’ONU à assumer ses responsabilités et enquêter sur l’apartheid israélien et à l’éradiquer comme elle l’a fait avec l’apartheid en Afrique du Sud.

Dans une lettre émise hier, 452 organisations de la société civile – syndicats, mouvements, partis politiques et organisations – de dizaines de pays à travers le monde ont appelé l’Assemblée Générale des Nations Unies (AGNU) et ses Etats Membres, actuellement réunis à New York, à mener une enquête sur l’apartheid israélien et à imposer des sanctions ciblées pour mettre fin à l’apartheid israélien et à l’annexion illégale de la terre palestinienne.

La lettre est le signal du lancement d’une campagne publique mondiale appelant l’ONU à assumer ses responsabilités et enquêter sur le régime d’apartheid israélien et l’éradiquer, en reprenant le rôle qu’elle avait joué en mettant fin à l’apartheid en Afrique du Sud.

La lettre mondiale invoque « la reconnaissance croissante du maintien par Israël d’un régime d’apartheid sur le peuple palestinien ». Elle fait remarquer que 47 experts indépendants des droits de l’homme aux Nations Unies ont déclaré que les projets du gouvernement israélien d’annexer illégalement de larges pans de la Cisjordanie occupée constitueraient « une vision d’un apartheid du 21ème siècle ».

Emise par le Conseil Palestinien des Organisations des Droits de l’Homme, la lettre soutient l’appel du mois de mai de la société civile palestinienne à des sanctions contre Israël pour mettre fin à on annexion et son apartheid incessants.

Les associations de la société civile palestinienne organisent une semaine d’action mondiale du 22 au 28 septembre pendant l’AGNU, focalisée sur le hashtag #UNInvestigateApartheid.

Parmi les nombreux éminents signataires de la lettre, il y a : le Réseau Palestinien des ONG (PNGO) avec ses 142 organisations membres, la Ligue Argentine pour les Droits de l’Homme, La Via Campesina (Asie du Sud-Est), l’Alliance Nationale des Mouvements du Peuple (Inde), Voix Juives pour la Paix (USA), La Cimade (France), le Parti Communiste Français, Trocaire (Irlande), Sinn Fein (Irlande), Confederacion General del Trabajo (CGT) (Espagne), et Mwatana pour les Droits de l’Homme (Yemen).

La lettre mondiale conclut en appelant l’ONU et tous ses Etats Membres à :

  • Lancer des enquêtes internationales sur le régime israélien d’apartheid contre le peuple palestinien dans son ensemble, ainsi que sur la responsabilité pénale individuelle et étatique associées, y compris en reconstituant le Comité Spécial de l’ONU contre l’Apartheid et le Centre de l’ONU Contre l’Apartheid pour mettre fin à l’apartheid au 21ème siècle.
  • Interdire le commerce des armes et la coopération de sécurité militaire avec Israël.
  • Prohiber tout commerce avec les colonies israéliennes illégales et s’assurer que les sociétés s’interdisent de et mettent fin à leurs activités commerciales avec l’entreprise coloniale illégale d’Israël.

L’ONU a créé le Comité Spécial contre l’Apartheid en 1962 pour enquêter sur l’apartheid en Afrique du Sud et a finalement imposé des sanctions qui ont contribué à y mettre fin.

En plus des associations de la société civile, ces derniers mois, d’éminents individus du monde entier ont souscrit à l’appel des Palestiniens. Neuf anciens présidents de l’Amérique Latine à l’Afrique du Sud, aux côtés de centaines de personnages publics du Sud Mondial, ont également appelé à des sanctions ciblées pour mettre fin à l’annexion et à l’apartheid israéliens. Des dizaines de dirigeants arabes, dont d’anciens Premiers ministres, des diplomates et des personnalités culturelles, ont appuyé une initiative démarrée par l’ancien diplomate de l’ONU Lakhdar Brahimi appelant à des sanctions contre Israël pour répondre à l’apartheid et à l’annexion continue.

Traduction : J. Ch pour BDS France

Source : BNC




Alors que l’ONU se réunit, demandez une enquête sur l’apartheid israélien

22 septembre 2020 | par le Comité National BDS palestinien (BNC)

Rejoignez des centaines d’organisations de la société civile en exigeant que l’Assemblée Générale de l’ONU et les Etats membres enquêtent sur l’apartheid israélien.

Les représentants des gouvernements du monde entier se réunissent cette semaine au siège des Nations Unies à New York pour la 75ème Assemblée Générale de l’ONU (AGNU). Les Palestiniens et les défenseurs de leurs droits ont besoin de votre aide pour s’assurer que l’AGNU réponde à l’exigence des Palestiniens pour la liberté, la justice et l’égalité.

Aujourd’hui, plus de 452 organisations de la société civile mondiale – syndicats, mouvements et partis politiques de dizaines de pays à travers le monde – ont émis une lettre appelant l’AGNU et ses Etats membres à lancer une enquête internationale sur le régime d’apartheid israélien contre le peuple palestinien et pour imposer des sanctions ciblées de la part de tous les Etats pour mettre fin à l’apartheid israélien et à l’annexion illégale de la terre palestinienne.

L’apartheid est un crime contre l’humanité, et les Etats ont la responsabilité de mettre fin à cette situation illégale. Les Nations Unies ont mené une enquête sur l’apartheid en Afrique du Sud et y ont imposé des sanctions contre le régime d’apartheid, contribuant à y mettre fin. Il est grand temps que l’ONU agisse de même avec Israël.

Assurez vous que le président de l’AGNU Volkan Bozkir entende la demande pour que l’ONU mène une enquête sur l’apartheid israélien en la partageant sur les réseaux sociaux >

Envoyez un tweet

Les Palestiniens et les défenseurs des droits de l’homme organisent une semaine d’action pour donner de la visibilité à cet appel de la société civile qui s’oppose au régime israélien de colonialisme et d’apartheid, et nous espérons que vous le rejoindrez.

  • Mardi 22 septembre : Lancement de la semaine d’action. Partagez la lettre ouverte à l’AGNU et diffusez cet appel mondial pour que l’ONU mène une enquête sur l’apartheid israélien.
  • Mercredi 23 septembre : Savoir c’est pouvoir ! Restez branchés et vérifiez la liste de moyens que nous partagerons sur les réseaux sociaux et #EducateAGainstApartheid.
  • Jeudi 24 septembre, de 16h à 18h heure palestinienne : rejoignez une tweetstorm mettant en évidence la complicité des entreprises et du gouvernement dans l’apartheid israélien. Nous enverrons ce jour-là par courriel les tweets avec des images.
  • Vendredi 25 septembre : Lancement de la vidéo : « Vies sous apartheid ».
  • Lundi 28 septembre : Lancement de la vidéo « Réponse mondiale à l’apartheid israélien : Ensemble nous vaincrons ». Guettez ce jour là notre courriel.

Rejoignez nous et agissez contre le racisme, les discriminations et l’apartheid. Réservez cette date pour la tempête de tweets jeudi de 16h à 18h heure palestinienne.

Traduction : J. Ch. pour BDS France

Source : BNC




Les dictateurs des Emirats arabes unis et du Bahrein bradent le peuple palestinien

15 septembre 2020
par le Comité National BDS (BNC) palestinien

La séance de photos de mardi à la Maison Blanche célèbre un accord cynique entre les dirigeants corrompus et fanatiques d’Israël, des Emirats, du Bahrein et des Etats Unis pour soutenir leur répression brutale et leurs violations des droits.

La séance de photos mardi à la Maison Blanche ne conduira pas à la paix ni à la justice. C’est un accord cynique entre les dirigeants corrompus et fanatiques d’Israël, des Emirats, du Bahrein et des Etats Unis pour soutenir leur répression brutale et leurs violations des droits.

Notre réponse : intensifier la pression pour un embargo militaire sur l’Israël d’apartheid.

Ne tenant aucun compte de leurs propres citoyens, les dictateurs des EAU et du Bahrein bradent le peuple palestinien pour leurs intérêts bellicistes et capitalistes. Leurs accords avec Trump et Netanyahou ne feront qu’intensifier le vol continu de terre, le nettoyage ethnique et le siège de 2 millions de Palestiniens dans le ghetto de Gaza par l’Israël d’apartheid.

Soutenus par la majorité absolue dans le monde arabe et les progressistes à travers le monde, les Palestiniens continueront de résister à l’oppression israélienne et à insister sur notre droit à la liberté, la justice et l’égalité. Nous appelons à des sanctions légales et ciblées pour arrêter l’occupation et l’apartheid pratiqués par Israël.

Traduction : J. Ch. pour BDS France
Source : BNC




Doc Aviv : un festival de cinéma chargé de servir la normalisation de l’anormalité

Par BDS France et BDS Maroc, 10 septembre 2020

BDS France et la campagne MACBI (BDS Maroc) ont alerté les créateurs artistiques, en France et au Maroc, sur la signification que prend leur participation à des événements organisés sous la houlette des institutions officielles israéliennes. Ainsi du festival international du film documentaire DocAviv qui se tient cette semaine à Tel Aviv. Certains internationaux ont d’ailleurs retiré leurs œuvres ou se sont retirés du jury de ce festival (1).

Dans le contexte politique du moment, alors que les États-Unis et Israël viennent d’obtenir la normalisation des relations entre Israël et les Émirats Arabes Unis, et s’activent pour l’obtenir avec d’autres États, alors que des chancelleries occidentales annoncent les ouvertures prochaines de leurs ambassades à Jérusalem, participer à DocAviv comme cinéaste français ou marocain, européen ou arabe, relève d’un acte politique et non d’un geste artistique.

Il s’agit bien de conforter l’Apartheid sioniste et de participer à la tentative d’entériner l’effacement de la Palestine et des Palestiniens, de la vie politique, de la terre, des consciences …

Le cinéaste franco-marocain Kamal Hachkar, professeur d’histoire de surcroît, et récidiviste en matière de normalisation (avec un premier film Tineghir-Jérusalem concourant au Festival d’Ashdod en 2012), présente un second film à DocAviv le 12 Septembre, « Dans tes yeux je vois mon pays ». 

Il traite dans ces films d’une coexistence béate et dénuée de tout contexte entre juifs et musulmans marocains: les juifs marocains sont ils allés sur la lune ou en Palestine? N’ont ils pas été manipulés par le sionisme, placés d’autorité sur les zones frontalières en boucliers humains contre les armées arabes,  main d’œuvre docile et bon marché chargée de remplacer les Palestiniens, chair à canon dans les guerres contre les voisins arabes, matériau humain transplanté pour coloniser la Palestine ? De tout cela il n’est jamais question bien sûr. La Palestine est soigneusement effacée d’un sujet qui la concerne pourtant au premier titre. 

La liste est longue et documentée de ce qu’il y aurait à dire autour du beau sujet des relations entre juifs et musulmans dans l’histoire du Maroc. Mais Hachkar a choisi son sujet et son camp : il soutient activement le sionisme contre la Palestine, et court toujours en précurseur, en avant de la normalisation arabe que le Maroc vient pourtant de refuser officiellement. 

DocAviv se tient à 90 km de Gaza (2 millions d’habitants) autour duquel se resserre jour après jour, mois après mois, année après année, un siège qui dure depuis 2007 où la quantité de nourriture qu’il est permis d’y faire rentrer est mesurée à l’aune de la seule survie, où l’électricité est rationnée à quelques heures quotidiennes, où l’eau est insalubre, les conditions sanitaires désastreuses, et les bombardements gravement meurtriers. 

Le festival se tient à 75 km de Jérusalem, la ville du nettoyage ethnique, dont les habitants palestiniens sont progressivement mais méthodiquement chassés.

Il se tient dans la ville de Tel-Aviv bâtie sur une terre où existaient 5 villages palestiniens maintenant disparus, suite à la Nakba de 1948 et aux massacres qui allaient avec.

Ce festival se tient dans un pays dont l’Etat est maintenant régi depuis plus d’un an par une loi qui a officialisé l’apartheid à l’encontre de ses habitants historiques…

Heureusement, Hachkar ne fait pas école. L’année dernière, le cinéaste marocain Nadir Bouhmouch, invité à DocAviv pour son film Amussu, « un film sur la résistance, sur le combat d’une communauté pour l’eau, la terre et la dignité », dit-il. Il a décliné l’invitation en expliquant qu’en tant qu’artiste, il ne se rendrait pas complice des crimes contre les Palestiniens, et qu’il est partisan du BDS et signataire de l’appel du MACBI au Boycott culturel de l’état d’Israël. Évoquant que, dans les conditions actuelles, les Palestiniens ne verraient pas son film, il conclut :

« Je préfère attendre le moment où l’Apartheid s’effondrera, pour que tout le monde puisse avoir accès, ensemble, à la projection, y compris les réfugiés palestiniens, qui continuent à détenir, en plus des clés de leurs maisons, celles des lieux culturels des villes, notamment des salles de cinéma, des lieux d’exposition et des centres culturels qui sont sous occupation et dont vous faites usage. »

Voilà pourquoi nous joignons nos voix à celle du cinéaste Nadir Bouhmouch lorsqu’il en appelle : «à [ses] collègues de la communauté culturelle, en Afrique du Nord et dans le monde, les invitant à refuser toute collaboration avec les institutions sionistes ».

(1) https://bdsmovement.net/news/docaviv2020




Pour Gaza: amplifions les campagnes BDS pour que des comptes soient demandés à Israël

23 août 2020 / Par  Palestinian BDS National Committee (BNC)

Cela fait onze nuits consécutives que les forces militaires israéliennes bombardent Gaza, terrorisant ses deux millions d’habitants.

Palestine occupée, 23 août 2020 – En réponse aux bombardements continus par Israël de la bande de Gaza, occupée et assiégée, le Comité national de BDS (le BNC) de Palestine a réitéré les appels de la société civile palestinienne à des sanctions ciblées et légales à l’encontre d’Israël, en particulier un embargo militaire urgent et complet, et à une amplification des campagnes de boycott et de désinvestissement pour faire cesser ses crimes.

Depuis plus de onze nuits, les forces militaires israéliennes bombardent Gaza, terrorisant ses deux millions d’habitants palestiniens, qui vivent dans la plus grande prison à ciel ouvert du fait du siège israélien qui dure depuis 13 ans. L’excuse d’Israël cctte fois-ci est l’envoi depuis Gaza de ballons incendiaires, qui ont causé des incendies sur les terres agricoles de colonies israéliennes près de la barrière militaire qui encercle Gaza.

La majorité absolue des résidents de Gaza sont des descendants des plus de 750 000 réfugiés palestiniens victimes de nettoyage ethnique – par les milices sionistes puis plus tard par l’armée israélienne – durant la Nakba de 1948.

Les attaques israéliennes ont endommagé des maisons et des infrastructures civiles, dont une école primaire dans le camp de réfugiés de Shati, géré par l’Agence de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (l’UNRWA), bombardée à l’aube le 12 août. L’UNRWA a contesté  l’affirmation d’Israël que cette attaque avait été « accidentelle », étant donné que les coordonnées de toutes les structures des Nations Unies sont transmises aux autorités d’occupation israéliennes et régulièrement mises à jour.

La chute d’un missile israélien sur l’école quelques heures avant son ouverture a évité le massacre des enfants et de leurs enseignants, mais l’idée de ce qui aurait pu se passer a causé une panique généralisée parmi les enfants réfugiés.

Cette nouvelle vague de bombardements sur Gaza coïncide avec le sixième anniversaire du massacre israélien, en 2014, de plus de 2 250 Palestiniens, dont 551 enfants, durant une attaque militaire prolongée. Une déclaration signée à ce moment par plus de 140 chercheurs en droit international et droit pénal, des défenseurs des droits humains, des experts juridiques et autres affirmait que « La plupart des lourds bombardements qu’a subi Gaza récemment n’ont pas de justification militaire plausible et semblent plutôt viser spécifiquement à terroriser la population ».

Une enquête des Nations Unies de 2019 sur les attaques israéliennes contre des manifestants palestiniens non armés participant à la Grande marche du retour, lancée le 30 mars 2018, affirmait  qu’il y avait « de bonnes raisons de penser que les snipers israéliens visaient des journalistes, du personnel sanitaire, des enfants et des personnes handicapées, sachant qu’ils étaient aisément identifiables comme tels ». Le rapport de l’ONU concluait que « Ces violations graves des droits humains et du droit international pourraient constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité ».

Ces crimes perpétrés de manière répétée par Israël contre une population civile captive, qui ne peut s’échapper nulle part, ne peuvent se continuer dans l’impunité que grâce à la complicité des gouvernements occidentaux, en particulier des États-Unis, du Royaume-Uni et de l’Union européenne, et avec la complicité de certains régimes arabes despotiques.

Toute tentative de « normaliser » les relations avec Israël, ou de prétendre « continuer comme à l’habitude » équivaut à un soutien matériel à la continuation de l’apartheid et des massacres contre les Palestiniens.

Les compagnies militaires israéliennes, dont Elbit Systems et Israeli Aerospace Industries, testent leurs armes sur les Palestiniens pour ensuite les exposer dans le monde entier comme testées sur le terrain. Des entreprises d’armement et de produits de haute technologie du monde entier augmentent leurs propres profits en fournissant à Israël des armes et des munitions pour ses attaques contre les Palestiniens.

L’Israël de l’apartheid a resserré encore le blocus suffocant des 2 millions de Palestiniens de la bande de Gaza ces derniers jours, en interdisant totalement la pêche sur ses côtes et interdisant toute entrée de biens et de carburants depuis le 10 août, causant l’arrêt total de la seule usine d’électricité de cette région surpeuplée. Ceci pourrait mener à une vraie catastrophe humanitaire, avec la déstabilisation du système de santé en temps de pandémie mondiale, des transports et d’autres services vitaux, qui souffrent déjà depuis 2007 d’une crise d’approvisionnement en électricité et d’autres pénuries de ressources fondamentales, du fait du siège israélien.

Les Nations Unies avaient prédit que Gaza serait « invivable » d’ici à 2020. Mais Israël continue ce siège brutal et ces attaques militaires, le nettoyage ethnique graduel et incessant du Neguev et de la Cisjordanie, en particulier dans et autour de Jérusalem-Est et de la vallée du Jourdain, sans conséquences pour lui. Les Nations unies et les gouvernements du monde n’ont pas réussi à demander des comptes au régime d’occupation, de colonisation et d’apartheid d’Israël en lui imposant des sanctions ciblées.

Pour mettre fin à l’apartheid israélien et aux crimes de guerre et crimes contre l’humanité en cours et pour soutenir la lutte palestinienne pour la liberté, la justice et l’égalité, nous appelons les personnes de conscience du monde entier à :

  1. Faire pression sur les gouvernements et les parlements pour qu’ils remplissent leurs obligations juridiques internationales en imposant un embargo militaire complet sur Israël, comme le demandent la société civile palestinienne et Amnesty International.
  2. Intensifier le boycott académique et culturel d’Israël et de ses institutions complices, en particulier à la lumière de ses attaques dévastatrices continues contre les institutions éducatives et culturelles palestiniennes à Gaza, Jérusalem et ailleurs.
  3. Accroître l’engagement dans les campagnes de boycott et de désinvestissement visant les sociétés qui permettent les crimes israéliens contre les Palestiniens, en particulier celles qui figurent dans la base de données de l’ONU aussi bien que les nombreuses sociétés complices qui n’y ont pas encore été ajoutées.

Traduction: M. pour BDS France

Source : bdsmovement.net




#FreeMahmoud: Mahmoud Nawajaa est LIBRE !

Par le Comité National Palestinien (BNC), le 17 août 2020

Grâce à une pression internationale soutenue, Mahmoud Nawajaa, le défenseur palestinien des droits humains, le coordonnateur de BDS, a été libéré après avoir été détenu sans accusation par Israël pendant 19 jours.

MAHMOUD EST LIBRE ! LA PRESSION MONDIALE SOUTENUE FONCTIONNE. INTENSIFIONS LES CAMPAGNES BDS POUR METTRE FIN À L’APARTHEID ISRAÉLIEN

17 août 2020 — Aujourd’hui, le défenseur palestinien des droits de l’homme et coordinateur de BDS, Mahmoud Nawajaa, a été libéré par un tribunal militaire israélien, après 19 jours de détention illégale sans inculpation. Depuis son arrestation le 30 juillet dernier, le Shin Bet de la sécurité intérieure israélienne n’a présenté aucune accusation formelle contre lui.

Dans sa première réaction après sa libération, Mahmoud Nawajaa a déclaré :

« La pression fonctionne. Une pression mondiale soutenue fonctionne encore mieux. Je remercie Addameer de m’avoir défendu contre ce système de « justice » militaire qui fait partie intégrante de l’apartheid et du régime colonial contre notre peuple.

« Je suis profondément reconnaissant à tous ceux qui ont fait pression sur Israël de l’apartheid pour me libérer. De l’Europe et du monde arabe à l’Afrique australe, l’Amérique latine, l’Amérique du Nord et l’Asie, votre solidarité m’a donné de la force et a maintenu vivant mon espoir d’être réuni avec ma famille aimante et ma grande famille BDS qui m’inspire.

Je remercie également les organisations et réseaux palestiniens et internationaux de défense des droits humains, en particulier le Conseil des organisations palestiniennes des droits humains (PHROC), Front Line Defenders, Amnesty International et la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), qui ont joué un rôle essentiel dans ma défense en tant que défenseur des droits humains, malgré les « soupçons » fabriqués et les mensonges propagés contre moi par Israël de l’apartheid.

« BDS est une idée ainsi qu’une stratégie antiraciste efficace et moralement cohérente de résistance pacifique et de solidarité. Ils ne peuvent pas nous briser parce qu’ils ne peuvent pas écraser une idée ni contrer notre stratégie, malgré toutes les ressources financières, de renseignement, politiques, diplomatiques et de propagande qu’ils ont investies dans leur guerre de répression contre BDS.

« Intensifions nos campagnes BDS pour mettre fin à ce système d’apartheid et d’oppression et libérer les 4 700 prisonniers palestiniens. Avec nos réseaux mondiaux de solidarité mutuelle avec les mouvements pour la justice indigène, raciale, sociale, de genre et climatique, nous pouvons et nous allons atteindre la liberté, la justice et l’égalité pour notre peuple et pour toutes les communautés opprimées ».

Dans sa déclaration appelant à la libération immédiate et inconditionnelle de Nawajaa, Amnesty International a dénoncé les tentatives de l’Occident, en coordination avec Israël, de réprimer le militantisme de BDS,  par ces mots :

« Plaider pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions est une forme de plaidoyer non-violent et de liberté d’expression qui doit être protégée. Les partisans du boycott devraient être autorisés à exprimer librement leurs opinions et à faire avancer leurs campagnes sans harcèlement, menaces de poursuites ou de criminalisation, ou autres mesures qui violent le droit à la liberté d’expression ».

L’arrestation de Mahmoud Nawajaa est intervenue à un moment où la société civile palestinienne réclame des mesures internationales efficaces de reddition de comptes, y compris des sanctions légales et ciblées, afin d’empêcher l’annexion de jure prévue par Israël et de mettre fin à son régime d’apartheid et à son annexion de facto en cours.

Dans le cadre de la campagne internationale pour #FreeMahmoud, le Comité national palestinien de BDS, la plus grande coalition de la société civile palestinienne, a organisé mardi dernier deux rassemblements de protestation à Ramallah et à Gaza devant les missions diplomatiques de l’Allemagne qui préside actuellement le Conseil de l’UE. Plus de 150 représentants de mouvements de masse, de syndicats, de partis politiques et de militants palestiniens de BDS se sont joints aux rassemblements, exigeant que l’UE exerce une pression concrète sur Israël pour la libération de Nawajaa et pour le respect des droits des Palestiniens sous l’égide du droit international.

Traduction : SF pour BDS France

Source : BDS Movement




Le tour de France 2020 servira t-il à blanchir l’apartheid israélien ?

Du 29 août au 20 septembre 2020, aura lieu une compétition sportive très attendue : la 107ème édition du tour de France. Les coureurs cyclistes parcourront en 21 étapes, pas moins de 3470 km à travers la France. Cette compétition sportive fait partie du patrimoine culturel français, elle devrait donc résister aux opérations de propagande du régime israélien d’apartheid.

En effet, une équipe israélienne appelée Israel-Start-up Nation sera sur la ligne de départ. Le milliardaire canadien Sylvan Adams, principal financeur de cette équipe, a souhaité contribuer au « rayonnement d’Israël » en s’offrant Chris FROOME, pluri-vainqueur du tour de France, pour le tour de France 2021.

« Alors que Chris Froome s’engage à rouler pour Israël, des colons ont attaqué des cyclistes palestiniens en Cisjordanie occupée le 18 juillet – un rappel que les Palestiniens vivant sous occupation militaire israélienne ne sont pas libres de profiter en toute sécurité des activités sportives dans leur propre pays » ainsi que le précise cet article en date du 23 juillet dernier d’Electronic Intifada.

Tweet du PACBI : https://twitter.com/PACBI/status/1285621567523782656

Le milliardaire, qui aime à se faire appeler « l’ambassadeur autoproclamé de l’État d’Israël » était déjà l’instigateur du passage du Giro d’Italie à Jérusalem en 2018, et il assure  également la présence d’Israël en Formule 1.

Comme le rappelle Ouest France dans son article du 15 juillet dernier « le milliardaire Sylvan Adams joue la carte du sport pour changer l’image du conflit qui colle à Israël et favoriser sa normalisation avec le monde arabe »

Ainsi, le gouvernement israélien trouve là une nouvelle occasion de détourner l’attention de sa politique criminelle, en particulier dans un contexte de fortes protestations après les annonces d’annexion qui devaient officiellement commencer le 1er juillet.  Le gel au moins provisoire de ces annonces ne s’explique que par le soin qu’Israël porte à son image. En réalité, la poursuite de la colonisation n’a jamais cessé, ainsi que les expropriations, les destructions de maisons palestiniennes et les crimes contre l’humanité dont le plus flagrant : le crime d’apartheid.

 

La campagne BDS France dénonce cette opération de propagande honteuse, et appelle le tour de France à ne pas être complice de l’apartheid !

 

Nous réitérons notre soutien total à la campagne Boycott Désinvestissement Sanctions, campagne qui inclut le boycott  sportif de l’état colonial et d’apartheid israélien   

 

L’équipe Israël-Start-up Nation, c’est une opération de propagande honteuse !

Le tour de France ne doit pas pédaler pour l’apartheid !

 

La campagne BDS France




#FreeMahmoud : Israël cède aux pressions et permet à Mahmoud Nawajaa de voir son avocat

Par le Comité national palestinien du BDS (BNC), le 12 août 2020

Après 13 jours d’interrogatoire et de refus d’accès à son avocat et à sa famille, les autorités israéliennes ont autorisé Mahmoud Nawajaa, le défenseur palestinien des droits humains, qui est le coordinateur du BDS, à rencontrer son avocat pour la première fois depuis son arrestation tard dans la nuit du 30 juillet.

12 août 2020 — Hier, après 13 jours d’interrogatoire et de refus d’accès à son avocat et à sa famille, les autorités israéliennes ont autorisé le défenseur palestinien des droits humains et coordinateur du BDS, Mahmoud Nawajaa, à rencontrer son avocat pour la première fois depuis son arrestation tard dans la nuit du 30 juillet.

Par l’intermédiaire de son avocat, désigné par Addameer – l’association de soutien aux prisonniers et de défense des droits humains, Nawajaa a rassuré sa famille et ses amis en leur disant qu’il était « en bonne santé et avait bon moral et qu’il était déterminé à poursuivre son action à BDS pour les droits des Palestiniens ». Il a également exprimé sa « profonde gratitude » à tous ceux qui, dans le monde entier, agissent pour sa libération.

Cela se passe après qu’Addameer a soumis une requête auprès de la Cour Suprême israélienne contre la décision du tribunal militaire de refuser à Nawajaa l’accès à son avocat.

Et c’est suite au développement considérable de la campagne #FreeMahmoud, qui a le soutien de parlementaires, de partis politiques, de grands syndicats, de groupes de solidarité et de mouvements sociaux dans de nombreux pays. Front Line Defenders et Amnesty International ont également condamné l’arrestation et la détention arbitraire de Mahmoud Nawajaa par Israël, prenant en considération qu’il est un défenseur des droits humains. Ces deux organisations ont appelé à une pression internationale pour obtenir la libération immédiate et inconditionnelle de Nawajaa par Israël.

Alors que les prisonniers palestiniens sont souvent soumis à la torture et à des abus physiques et/ou mentaux humiliants lors des interrogatoires par les officiers du Shin Bet (service de sécurité intérieure) d’Israël, Nawajaa a déclaré à son avocat qu’il « a été soumis à des mauvais traitements et à des conditions de détention dégradantes mais pas à la torture ».

Dans le cadre de la campagne internationale #FreeMahmoud, le Comité national palestinien du BDS, la plus grande coalition de la société civile palestinienne, a organisé hier deux rassemblements de protestation à Ramallah et à Gaza devant les missions diplomatiques allemandes, étant donné que l’Allemagne préside actuellement le Conseil de l’UE. Plus de 150 représentants de mouvements de masse, de syndicats, de partis politiques et de militants palestiniens du BDS ont participé à ces rassemblements.

Majida Masri, coordinatrice de la campagne des femmes palestiniennes pour le boycott des produits israéliens, s’est exprimée au nom du mouvement BDS :

« Nous nous rassemblons ici pour exiger que l’UE mette fin à son silence complice et exerce une pression concrète sur Israël pour qu’il libère Mahmoud Nawajaa et respecte les droits des défenseurs palestiniens des droits humains. Israël cède à notre pression, nous devons donc l’intensifier pour #FreeMahmoud (#Libérer Mahmoud) ».

« Étant le principal partenaire commercial d’Israël, et compte tenu de ses décennies de complicité favorisant le régime d’occupation, de colonisation et d’apartheid d’Israël, l’UE a l’obligation légale et morale d’agir pour mettre fin aux crimes de guerre et aux crimes contre l’humanité d’Israël ».

Bien que l’interrogatoire de Nawajaa par le Shin Bet soit toujours en cours, sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui, « les premières indications », a déclaré Masri, « révèlent que le Shin Bet n’a pas de dossier ». Le mouvement BDS a accusé Israël d’avoir fabriqué de fausses allégations contre Nawajaa en guise de « punition » pour la croissance impressionnante du mouvement ces dernières années.

L’arrestation de Mahmoud Nawajaa est intervenue à un moment où la société civile palestinienne réclame des mesures internationales efficaces de reddition de comptes, y compris des sanctions légales et ciblées, pour empêcher l’annexion de jure prévue par Israël de 30 % de la Cisjordanie occupée, dont les colonies israéliennes illégales et certaines parties de la vallée du Jourdain, et pour mettre fin à son régime d’apartheid et à l’annexion de facto en cours.

Palestiniens exigeant la libération de Mahmoud Nawajaa à Gaza

Traduction : SF pour BDS France

Source : BDS Movement 




Les forces d’occupation israéliennes arrêtent Mahmoud Nawajaa, coordinateur de BDS, au cours d’un raid nocturne

Par Palestinian BDS National Committee (BNC), le 30 juillet2020

Ramallah occupé, 30 juillet 2020 – À environ 3h30 du matin, des dizaines de soldats d’occupation israéliens, accompagnés d’au moins un chien, ont fait irruption au domicile de Mahmoud Nawajaa, le Coordinateur général du comité national palestinien de BDS (BNC), près de Ramallah, l’ont menotté, lui ont bandé les yeux et l’ont emmené loin de sa femme et de ses trois jeunes enfants.

Des dizaines de soldats d’occupation israéliens ont fait irruption au domicile de Mahmoud Nawajaa, le Coordinateur général du comité national palestinien de BDS (BNC), près de Ramallah, l’ont menotté, lui ont bandé les yeux et l’ont emmené loin de sa femme et de ses trois jeunes enfants.

(Vidéo et images de l’arrestation de Mahmoud Nawajaa)

Mahmoud Nawajaa, 34 ans, est né à Yatta, au sud de Hébron, et détient un diplôme de master en Relations internationales.

Avant d’être emmené, Nawajaa a dit à sa femme : « Prends soin des enfants ».

Les deux aînés de Mahmoud, âgés de 9 ans et de 7 ans, ont défié en criant les soldats qui envahissaient leur maison pour arrêter leur père. Le plus âgé a dit : « Laissez papa tranquille. Allez-vous en. Votre chien ne me fait pas peur ».

« Les forces d’occupation israéliennes ont arrêté le coordinateur de BDS Mahmoud Nawajaa au cours d’un raid nocturne.
Nous appelons tous les militants BDS du monde entier à renforcer la campagne BDS pour faire rendre des comptes à Israël et tous les Etats à imposer des sanctions. #FreeMahmoud.
Communiqué de presse (en anglais): https://t.co/inKjZet0J4pic.twitter.com/3fOhGKxB11
—BDS (@BDSmovement) 30 juillet 2020. »

Un expert des droits humains a commenté l’arrestation en citant un article de la Convention internationale sur la suppression et la punition du crime d’apartheid des Nations Unies, qui définit la « persécution des organisations et des personnes, en les privant des droits et libertés fondamentaux, parce qu’elles s’opposent à l’apartheid » comme un des actes inhumains commis pour maintenir le système d’apartheid.

Le mouvement pacifique mondial de Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) a été lancé en 2005 par l’écrasante majorité des syndicats, mouvements de masse, organisations de femmes et campagnes palestiniens. Il appelle à mettre fin à l’occupation et au régime d’apartheid d’Israël et à reconnaître les droits, stipulés par les Nations Unies, des réfugiés palestiniens déplacés par la force depuis 1948 à retourner dans leurs foyers.

Le BNC, la plus vaste coalition de la société palestinienne, dirige le mouvement mondial de BDS.

Dans une récente déclaration de BNC, saluant la prise de position de dizaines d’experts des droits humains des Nations Unies qui ont condamné les plans israéliens d’annexion formelle en tant que cristallisation d’un « apartheid du 21ème siècle », Mahmoud Nawajaa a dit :

« Pendant des décennies, l’inaction et la complicité internationales ont permis à Israël de violer les lois de l’occupation belligérante, de poursuivre sa colonisation du territoire palestinien occupé et d’imposer un régime d’apartheid qui est inscrit dans le droit intérieur d’Israël.

Confrontés à une annexion illégale par Israël, à son régime d’apartheid et à son déni de notre droit inaliénable à l’auto-détermination, il est grand temps que tous les États et les organisations internationales respectent leurs obligations légales en adoptant des contre-mesures efficaces, y compris des sanctions. »

Dans les dernières années, le mouvement de BDS a pris une importance internationale croissante, son impact atteignant les parlements du monde entier, de l’Afrique du Sud au Congrès des États-Unis, les partis politiques, des syndicats majeurs, des églises, des campus, des mouvements pour la justice raciale et des personnalités renommées de la culture et de l’art.

Le gouvernement d’extrême-droite d’Israël a combattu le mouvement BDS depuis des années, reconnaissant son impact stratégique et allouant de massives ressources financières et humaines à la « guerre » contre lui.

Commentant l’arrestation de Mahmoud Nawajaa, Omar Barghouti, co-fondateur du mouvement BDS, a déclaré :

« Mahmoud est un défenseur des droits humains palestiniens de premier plan, tenu en haute estime en Palestine et dans le monde entier pour son plaidoyer inlassable et passionné en faveur des droits palestiniens. En tant que jeune leader de la société civile, Mahmoud est un modèle pour les Palestiniens, jeunes et vieux, et une inspiration pour les défenseurs des droits palestiniens partout dans le monde. Le régime israélien d’occupation militaire, de colonialisme et d’apartheid cherche désespérément à terroriser les militants palestiniens BDS et leurs familles, après avoir échoué à ralentir la croissance du mouvement. Nous appelons les militants BDS à renforcer partout la campagne BDS pour faire rendre des comptes à Israël.

Alors qu’Israël devient un modèle pour l’extrême-droite raciste et autoritaire, BDS devient une composante clé de la vague progressiste mondiale qui lutte pour la justice en faveur des peuples autochtones, pour la justice raciale, économique, sociale, de genre et climatique.

Il est grand temps pour les États non seulement de défendre les défenseurs des droits palestiniens et des autres droits humains, mais d’imposer des sanctions légales et ciblées pour mettre fin aux crimes de guerre d’Israël, à ses crimes contre l’humanité et à son régime entier d’oppression des Palestiniens autochtones. Cela seul peut nous aider à obtenir la liberté, la justice et l’égalité.

Traduction : CG pour BDS France

Source : BDS Movement




Quatre mois après sa campagne #Covid19Palestine, BDS France alerte sur une inquiétante aggravation de la pandémie en Palestine

Il y a 4 mois, nous développions une campagne de solidarité #Covid19Palestine avec le peuple palestinien menacé par le développement de la pandémie de Covid-19.

Nous avions alors diffusé le communiqué :

https://www.bdsfrance.org/covid-19-message-de-solidarite-de-la-campagne-bds-france/

Aujourd’hui la pandémie est devenue plus faible en France, mais elle s’est considérablement aggravée dans d’autres pays.

C’est le cas en Palestine.

Dès le début de la pandémie, l’Etat d’Israël par sa politique discriminatoire a exposé le peuple palestinien à de gros risques sanitaires. Nous avions alors dénoncé les restrictions à la libre circulation du matériel médical nécessaire, la situation sanitaire inquiétante des prisonniers palestiniens et des travailleurs palestiniens durement exploités en Israël, les conséquences du blocus de Gaza et de la continuation des attaques perpétrées par l’armée israélienne …

Le développement de la pandémie, malgré les craintes, a alors été limité en comparaison d’autres pays.

 

Mais aujourd’hui, en dépit du dévouement des équipes médicales et de la discipline citoyenne du peuple palestinien, la situation s’est aggravée dans des proportions inquiétantes, surtout en Cisjordanie, où le nombre de décès dus au Covid-19 atteint au moins 70 et le nombre de personnes atteintes s’élève à environ 12 000.

A Gaza sous blocus, la pandémie est pour le moment plus maîtrisée (un décès et environ 75 cas de personnes atteintes), le confinement de la population étant plus strict.

 

Nous vous invitons à lire et diffuser ces deux articles (dont le dossier de presse), qui révèlent de graves responsabilités de l’Etat d’Israël :

 

Ces articles montrent qu’une grande partie de la population palestinienne subit une politique d’apartheid renforcée : non seulement elle ne dispose pas d’un même accès aux soins que la population israélienne,  mais en plus l’Etat d’Israël utilise la pandémie pour entraver le travail de l’Autorité Palestinienne dans l’organisation des soins et accentuer sa politique d’épuration ethnique.

Donc plus que jamais, le développement sans relâche de la campagne BDS s’impose !

 

Le 28 juillet 2020,

La Campagne BDS France

 

 




Soutien total aux militant-e-s BDS poursuivi-e-s par le gouvernement allemand !

La Campagne BDS France exprime sa solidarité sans réserve avec les 3 militant-e-s BDS, Stavit Sinai, Ronnie Barkan et Majed Abusalama, poursuivi-e-s par le gouvernement allemand. Stavit Sinai et Ronnie Barkan sont israélien-ne d’origine juive et Majed Abusalama est palestinien.

Ils comparaîtront devant un tribunal à Berlin le 3 août prochain.

Leur prétendu délit ? Avoir interrompu le discours anti-BDS qu’était venue asséner à l’université Humbolt de Berlin une représentante du gouvernement israélien.

Est-il encore besoin de démontrer la nécessité du BDS face à l’impunité de l’Etat d’Israël, qui impose depuis 72 ans au peuple autochtone palestinien une politique qui se caractérise par le vol continu de ses terres et ses ressources, des lois et des pratiques d’apartheid, l’interdiction stricte du retour des réfugié-e-s, des assassinats et des massacres tels qu’à Gaza, la répression sans merci des résistant-e-s, un chantage permanent à l’antisémitisme …

Certains courants d’opinion estiment que l’Histoire de l’Allemagne étant marquée par le génocide nazi, il est compréhensible que cet Etat cherche à se prémunir contre toute accusation de faiblesse face à l’antisémitisme. Mais en réalité le gouvernement allemand est inexcusable : ménager un Etat qui développe au nom des Juifs du monde entier une politique raciste et  cherche à rayer un peuple de la carte pour coloniser son pays, ne peut que favoriser l’antisémitisme.

Les 3 militant-e-s BDS ont eu raison d’interrompre la prestation honteuse de la représentante du gouvernement israélien. Ils l’ont fait pacifiquement, ainsi que le prouve une vidéo de l’évènement.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’un tel évènement se produit. Souvenons-nous de la conférence que l’ambassadrice d’Israël en France avait voulu donner le 30 mars 2017 aux étudiant-e-s de l’Institut d’Etudes Politiques de Rennes : face aux protestations de militant-e-s anticolonialistes la majorité des étudiant-e-s avaient quitté la salle !

Récemment, le 11 juin 2020 la Cour Européenne des Droits de l’Homme a clairement déclaré dans un jugement se rapportant à la condamnation de militants BDS en France que le BDS relève de la liberté d’expression.

Alors, répétons-le avec de nombreux-ses militant-e-s attaché-e-s au droit international et aux droits humains universels :

Stavit Sinai, Ronnie Barkan et Majed Abusalama doivent être relaxé-e-s !

Le 20 juillet 2020,
La Campagne BDS France