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Foire Aux Questions

Quelques réponses aux questions les plus couramment posées sur le boycott et la campagne BDS.

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D’abord, les discriminations que nous dénonçons touchent également les Palestiniens à l’intérieur des frontières d’Israël. Ensuite, la résolution 194 de l’ONU stipule le respect et la mise en œuvre du droit au retour des réfugiés palestiniens dans leurs maisons, y compris à l’intérieur des frontières de 1948. Enfin, dans sa

L’Etat israélien utilise l’art et la culture pour tenter de redorer son blason: il finance profusion de festivals d’art et de littérature, de tournées de musiciens ou de troupes de danse, etc. Les artistes israéliens, comme les intellectuels en général, participent aux débats politiques de leurs pays. Les artistes palestiniens

La campagne BDS demande tout simplement l’application du droit international, à savoir: (1) le droit au retour pour tous les réfugiés; (2) la fin de la colonisation, de l’occupation, du blocus de Gaza et le démantèlement du Mur; (3) la fin de l’apartheid pour les Palestiniens de 48 (dits « Arabes

La campagne BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) a été lancée par la société civile palestinienne en 2005, suite à des dizaines d’années de lutte contre Israël et sa politique d’apartheid. Les Palestiniens font appel aux citoyens de conscience du monde, afin que prenne fin le plus long conflit de l’histoire récente,

Lancé en Palestine en 2005, le mouvement Boycott Désinvestissement Sanctions réunit de plus en plus de collectifs un peu partout dans le monde. Membre de la Campagne BDS France et de l’Union juive française pour la paix, Jean-Guy Greilsamer fait le point sur cette « réponse citoyenne  à l’impunité d’Israël », inspirée de la campagne contre l’apartheid en Afrique du Sud.

Q: Est-ce que le boycott sert à quelque chose? R: En Afrique du Sud, dans les années 1980, la pression internationale a été suffisamment forte pour créer un changement politique et juridique important. C’est le même processus qui se développe aujourd’hui.

Q: Comparer Israël et l’Afrique du Sud de l’Apartheid n’est-il pas exagéré? R: Toute comparaison est imparfaite et c’est pourquoi nous avons accumulé les arguments montrant que la situation des Palestiniens en Israël et dans les territoires occupés s’apparente, par de nombreux aspects, à celle vécue par les Noirs en

Q: Pourquoi s’en prendre à Israël et pas à de plus grosses puissances? R: Pourquoi pas Israël ? Nous dénonçons l’injustice et l’oppression partout où elle s’exerce, d’Afghanistan à la Tchétchénie, d’Irak en Kanaky…

Q: Le boycott n’est-il pas une punition collective contre tous les Israéliens? R: En l’état actuel, l’appel au boycott ne concerne que les institutions, pas les individus, si toutefois ces individus sont clairement détachés de toute organisation israélienne, sioniste ou liée au gouvernement israélien.

Q: Le boycott n’est-il pas une mesure trop sévère à l’égard des Israéliens? R: En l’état actuel, la campagne BDS prend de l’ampleur autour de quelques cibles, principalement de grandes multinationales ou entreprises israéliennes (Caterpilar, Veolia, Agrexco par exemple). C’est la réputation des israéliens qui est affectée, plus que leur

Q: Le boycott n’est-il pas un obstacle au libre échange? R: Le droit des peuples est supérieur à la liberté d’entreprendre.

Q: Le boycott s’attaque-t-il aux produits casher? R: Bien sûr que non! Ce sont les responsables de l’oppression des Palestiniens qui sont visés: entreprises, gouvernement et institutions israéliennes, mais aussi, par exemple, les entreprises françaises qui collaborent à cette oppression.

Q: Le boycott désigne-t-il des produits identifiés comme absolument « bons » ou « mauvais »? R: Non. L’appel au boycott, lancé par la société civile palestinienne, laisse aux groupes de solidarité du monde entier le soin de définir localement les produits visés par le boycott, en tenant compte de toutes les exceptions et

Q: Le boycott n’affecte-il pas aussi les Palestiniens eux-mêmes? R: En 2005, l’appel au boycott a été lancé par les Palestiniens qui en ont bien mesuré les conséquences et qui sont prêts à en payer le prix.

Q: Le boycott universitaire et culturel ne coupe-t-il pas court à toute possibilité de dialogue? R: Bien sûr que non, puisque le boycott ne s’attaque qu’aux institutions. Un tel dialogue existe d’ailleurs, mais il est limité car, contrairement aux idées reçues, une très faible minorité d’intellectuels israéliens s’oppose à l’occupation