Ohad Naharin et le ballet israélien Batsheva : rétablir quelques vérités

Le débat sur le boycott culturel d’Israël rebondit autour de l’attitude controversée du chorégraphe Ohad Navarin.

De nombreux articles de la presse nationale ont donné la parole à Ohad Naharin, le directeur du ballet israélien Batsheva, à l’occasion de sa tournée dans le cadre de la «saison croisée France-Israël».

Cette saison est contestée par la Campagne BDS France comme par de nombreux artistes français qui dénoncent une opération de blanchiment du régime israélien par la culture. Ces articles tendent tous à présenter Ohad Naharin comme un opposant au régime israélien victime à tort du boycott culturel, ce qui est très discutable au vu des faits.

Certains tendent aussi comme l’article de Libération du 17 octobre dernier (1) à dévaloriser la campagne BDS en France, indiquant par exemple que « les menaces sont plus virulentes cette année ». Les journalistes veulent sans doute parler des manifestations organisées par BDS, mouvement non violent qui informe et dénonce, et le terme est donc impropre.

L’argument aussi avancé est que Naharin dénonce dans des discussions avec le public, l’occupation israélienne et un certain racisme dans la société israélienne. Cela n’est pas contestable, ici en Europe, mais il serait difficile de trouver un mot de lui dénonçant dans son pays les innombrables violations des droits humains et du droit international de son pays .

Naharin prétend qu’il ne pourrait pas engager sa troupe s’il n’acceptait pas le cadre institutionnel israélien, en arguant du fait que, comme tout citoyen israélien, il paye des impôts. Or ce n’est pas ce qui lui est reproché. La troupe Batsheva qu’il dirige est en réalité financée de manière importante par l’État israélien mais également par des entreprises soutenant l’occupation et la colonisation (2).

Un régime d’apartheid

Tout ceci alors qu’en ce moment même, le régime israélien tue et estropie à Gaza sous blocus des centaines de manifestants désarmés, mobilisés pour le droit au retour. Bathseva accepte de représenter officiellement, dans le cadre de la saison croisée France-Israël par exemple, le régime qui veut raser le village bédouin de Khan al-Ahmar, poursuit la colonisation et instaure, de la Méditerranée au Jourdain, un régime d’apartheid à l’encontre du peuple palestinien, en constante violation du droit international.

Naharin pourrait, vue sa notoriété et celle de sa compagnie, présenter ses spectacles partout où il le souhaite sans le sceau d’Israël, et ne serait alors pas contesté comme c’est déjà le cas pour de nombreux artistes israéliens. Un artiste qui a une conception éthique de son travail ne peut pas moralement à la fois critiquer un État infréquentable et le représenter : il lui faut choisir, sauf à passer pour hypocrite et ou opportuniste.

Naharin pourrait s’inspirer de son collègue, le chorégraphe israélien Emmanuel Gat, qui a projeté des messages sur la situation humanitaire catastrophique dans la bande de Gaza, dans le cadre de son dernier spectacle au Festival d’Avignon. Il pourrait aussi considérer le choix du metteur en scène et comédien Tiran, qui a quitté Israël cet été en déclarant qu’à ses yeux l’appel au boycott culturel d’Israël était légitime.

La posture d’Ohad Naharin est d’autant plus intenable qu’il prétend apparaître comme un opposant politique, tout en servant de vitrine au régime israélien, propageant ainsi l’illusion qu’Israël est une démocratie ouverte même à ses opposants. Sa productrice, qui précise dans l’interview du 17 octobre précité, que « les arts sont traditionnellement dans l’opposition, et notre devoir est justement de prendre l’argent de ce ministère, qui n’a pas le pouvoir de nous censurer, pour prendre la parole », ne peut ignorer la censure subie par de nombreux spectacles et théâtres palestiniens d’Israël. Démocratie pour les uns… Au moment où le régime examine la possibilité de pénaliser les militants du BDS par une peine de sept ans de prison, cette posture est une imposture.

La normalisation des relations avec l’État d’Israël est tout aussi intolérable aujourd’hui qu’elle l’était hier avec l’Afrique du Sud de l’Apartheid.

(1) Voir ici.

(2) Voir ici.

Publié par la Campagne BDS France dans Politis, le 23 octobre 2018




Le droit à l’appel au boycott reconnu par la Cour d’appel de l’Angleterre et du pays de Galles

|Ghislain Poissonnier |

La Cour d’appel de l’Angleterre et du pays de Galles (Division civile) a rendu le 3 juillet 2018 un arrêt dans une affaire opposant l’association « Jewish Human Rights Watch » à la mairie de Leicester. La Cour estime que l’appel au boycott des produits des colonies israéliennes, même lancé par un conseil municipal, relève de la liberté d’expression politique et n’y voit aucune incitation à la discrimination raciale (texte de l’arrêt).

L’affaire porte sur la légalité de la résolution adoptée par le conseil municipal de Leicester le 13 novembre 2014. La résolution appelle « au boycott de tout produit originaire des colonies israéliennes illégales de Cisjordanie jusqu’à ce qu’Israël respecte le droit international et se retire des territoires palestiniens occupés ». L’association « Jewish Human Rights Watch » demande à la justice anglaise d’annuler la résolution, en faisant valoir son caractère discriminatoire et les risques qu’elle comporterait vis-à-vis de la communauté juive de la ville, notamment en ce qu’elle conforterait l’idéologie du mouvement BDS.

Dans un jugement du 28 juin 2016, la Haute cour de justice (division administrative) considère que la résolution n’a pas violé la règlementation anglaise, notamment les lois relatives à l’égalité de 2010 et aux collectivités locales de 1988 (texte du jugement). L’arrêt du 3 juillet 2018 de la Cour d’appel confirme le jugement du 28 juin 2016.

L’arrêt rendu est commenté en anglais par le professeur Robert Wintemute (professeur de droits de l’homme au King’s College de Londres), dans un article publié dans la newsletter de septembre 2018 (p. 5) de l’association « British Committee for the Universities of Palestine » (BRICUP).

L’arrêt de la haute cour de justice d’Angleterre sera probablement lu avec intérêt par les juges de la Cour européenne des droits de l’homme. Ces derniers statueront dans les prochains mois sur le recours porté par des membres de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) contre deux arrêts de la chambre criminelle de la Cour de cassation française du 20 octobre 2015 qui pénalisent l’appel au boycott des produits israéliens.

Rapportée à la situation en France, une lecture attentive de l’arrêt du 3 juillet 2018 peut donner lieu à trois observations

- L’arrêt mentionne spécifiquement que les citoyens peuvent, dans le cadre de la liberté d’expression, appeler au boycott de produits. Il ajoute que l’appel au boycott de produits constitue un geste de solidarité politique bien connu vis-à-vis de groupes opprimés à l’étranger, comme cela a été le cas lors des appels au boycott des produits sud-africains durant la période de l’apartheid. Il considère que l’appel au boycott des produits formulé par les élus de Leicester ne constitue pas un appel à la discrimination raciale ou nationale, prohibé par la loi de 2010 sur l’égalité. La généralité de la formule retenue par la Cour ne laisse guère de place au doute. Si la résolution du conseil municipal ne porte que sur le boycott des produits des colonies israéliennes (illégales au regard du droit international), l’appel au boycott de tous les produits israéliens (y compris ceux qui ne sont pas issus des colonies) semble aussi devoir être protégé par la liberté d’expression.

- L’arrêt mentionne spécifiquement qu’un conseil municipal, constitué de conseillers municipaux élus par les citoyens, est en droit d’appeler au boycott de produits dans le cadre d’un geste de solidarité politique. En l’espèce, la résolution adoptée était de nature politique et relevait bien de la liberté d’expression. Selon la Cour, il est en outre constant, dans cette affaire, que la résolution adoptée est sans effet sur la politique d’achat et d’appel d’offres de la municipalité. L’arrêt ne se prononce pas sur le pouvoir des conseils municipaux ou des maires d’ordonner des mesures administratives de boycott, mais il semble bien que la réponse serait alors assez différente. En effet, l’arrêt souligne que le maire, en tant que chef de l’administration municipale, est soumis au respect d’une réglementation (celle de 1988 sur les collectivités locales et celle de 2010 sur l’égalité) qui pourrait lui interdire une pratique de boycott des produits israéliens pour les achats et les appels d’offres de la municipalité. En ce sens, l’arrêt ne se place pas en contradiction avec l’arrêt rendu le 16 juillet 2009 par la Cour européenne des droits de l’homme (n°10883/05 Willem c/ France}]), qui semble opérer une distinction entre l’appel au boycott relevant d’un choix du consommateur et du citoyen, et celui lancé par le responsable d’une administration publique qui est soumis à des obligations légales précises ( Voir §37 et 38 de l’arrêt).

- L’arrêt accorde une importance particulière aux éléments de contexte qui entourent l’appel au boycott. L’arrêt souligne que la résolution a été adoptée lors d’un débat au conseil municipal au cours duquel les partisans comme les opposants au texte ont pu s’exprimer. La résolution adoptée contient un préambule qui appelle au respect des valeurs de tolérance, diversité, unité et de non-discrimination, valeurs que les différentes communautés de la ville sont invitées à respecter. La résolution reconnait le droit à l’existence de l’Etat d’Israël. Et enfin, la résolution critique la politique israélienne de manière modérée et s’appuie sur des opinions ou décisions d’organismes internationaux. Pour la Cour, l’ensemble de ces éléments montre bien que le conseil municipal de Leicester ne peut être soupçonné d’avoir adopté un texte discriminatoire ou de nature antisémite.

Ainsi, après la Cour suprême américaine le 2 juillet 1982, voici donc que la plus haute Cour de justice d’Angleterre s’est prononcée en faveur d’un droit à l’appel au boycott des produits. Ces décisions ne sont finalement guère surprenantes, en ce qu’elles proviennent de juridictions d’Etats anglo-saxons où la tradition de l’appel au boycott est solidement ancrée dans les mœurs de la vie politique et militante. En France, où cette tradition est moins établie, la Cour de cassation a pour l’instant retenu une analyse différente, au détriment de la liberté d’expression.

L’émergence durable du mouvement BDS en France et de nouvelles pratiques citoyennes de boycott (Voir par exemple I-boycott) pourraient l’amener à reconsidérer sa position.

Ghislain Poissonnier, magistrat.

Source: AURDIP




Omar Barghouti, cofondateur de BDS : « Nous en perdons certaines, mais nous gagnons la plupart des batailles »

Pour Omar Barghouti, la campagne mondiale pour boycotter Israël est en bonne voie d’atteindre ses objectifs.

Omar Barghouti est un militant palestinien pour les droits de l’homme, auteur, et cofondateur du mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), la campagne mondiale pour le boycott d’Israël (Kevin van den pour Intal/Flickr)

Zahra Hankir – Middle East Eye – 29 novembre 2017

 

La semaine dernière, la Knesset d’Israël a adopté un vote préliminaire sur un projet de loi qui autorisera les Israéliens à intenter un procès à toute personne et tout groupe appelant au boycott des colonies de peuplement du pays. Avec cette loi, le demandeur n’a aucun besoin de prouver l’existence de dommages précis, et l’indemnisation pourra monter jusqu’à 500 000 shekels (plus de 120 000 €).

D’après la presse, Yoav Kish, le membre de la Knesset qui a soumis le projet, a déclaré qu’Omar Barghouti, militant palestinien pour les droits de l’homme, auteur, et cofondateur du mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), qui est un résident permanent d’Israël, pourrait être poursuivi en vertu de la nouvelle loi.

Barghouti cependant voit cela comme un signe que la campagne mondiale pour le boycott d’Israël a gagné une telle popularité que ses adversaires doivent recourir à des « mesures désespérées » pour enrayer sa progression.

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Des manifestants pro-palestiniens portent des pancartes annonçant la marche BDS contre l’aide américaine à Israël, le 22 août 2016, Beverly Hills, CA (AFP)

« En raison de l’échec d’Israël à arrêter la croissance impressionnante du mouvement BDS et sa conquête des cœurs et des esprits dans le monde entier, Israël et ses groupes de pression ont recours aux mesures répressives, désespérées et peut-être illégales d’une guerre juridique qui vise à étouffer le mouvement », déclare Barghouti, 53 ans, à Middle East Eye.

Le projet de loi proposé est la plus récente de toute une série de motions en Israël, aux États-Unis et ailleurs dans le monde, qui visent à réduire l’impact du mouvement BDS.

Le BDS, qui se définit comme un mouvement qui « œuvre pour mettre fin au soutien international à l’oppression d’Israël contre les Palestiniens, et pour faire pression sur Israël pour qu’il se conforme au droit international », se trouve de plus en plus sous les feux des projecteurs alors qu’il fait face à un examen par des détracteurs qui vont de législateurs nord-américains à des militants étudiants en Autriche.

Cet examen, dit Barghouti, est une conséquence des nombreux succès du BDS, et il n’a pas entamé son optimisme. En fait, la campagne est en bonne voie d’atteindre ses objectifs, affirme le fondateur du BDS.

Controverses sur les campus

Alors que Barghouti était au Royaume-Uni plus tôt ce mois-ci pour prendre la parole à la London School of Economics – LSE (l’École d’économie et de sciences politiques de Londres) et à l’Université de Cambridge, des militants étudiants ont accusé ces deux universités de censurer les évènements qui mettent en vedette le fondateur du BDS.

Selon ces étudiants, l’Université de Cambridge aurait menacé d’interdire l’évènement à moins que les organisateurs ne retirent sa présidence à l’universitaire palestinienne Ruba Salih, se déclarant préoccupée quant à sa neutralité. Salih, qui enseigne à l’École des études orientales et africaines (SOAS), a par la suite été remplacée par Paul Mylrea, le directeur des communications de l’Université.

Lors d’un autre évènement sur le mouvement BDS, la LSE a demandé aux universitaires qui animaient la rencontre de remplacer la présidente qui était prévue, Ayca Cubukcu, une universitaire turque spécialisée dans le Moyen-Orient, par un universitaire « indépendant » nommé.

Cubukcu a ainsi été remplacée par Eric Neumayer, professeur au département de géographie de la LSE.

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« Les défenseurs des droits de l’homme ont seulement la ‘haine’ de l’injustice, de l’oppression, de l’apartheid, et des autres formes de déni des droits » (Kevin van den pour Intal/Fllickr)

 

Barghouti n’est pas préoccupé par ces revers et les autres. Au contraire, ils semblent avoir renforcé sa détermination. « Nous rejetons la sélectivité négative » dit-il, en notant que des dizaines d’associations d’étudiants sur les campus au Royaume-Uni, au Canada, aux États-Unis et ailleurs, ont mis en œuvre avec succès des mesures BDS.

De multiples syndicats d’étudiants au Royaume-Uni – dont le Syndicat national des étudiants, organisation de tutelle – ont effectivement soutenu les motions liées au BDS. Le syndicat des étudiants de la SOAS de Londres a été l’un des premiers du pays à approuver le BDS. Des syndicats d’étudiants au King’s College de Londres, à l’Université de Manchester, à l’University College de Londres, et à l’Université de Liverpool, ont adopté des résolutions similaires, entre autres.

Comme les syndicats d’étudiants sont agréés en tant qu’organisations caritatives au Royaume-Uni, ils ont l’obligation légale de soutenir les opinions de leurs membres.

Certaines universités ont pris du recul par rapport aux motions BDS en disant que les syndicats d’étudiants sont des entités distinctes des écoles elles-mêmes. La Commission sur les organisations caritatives serait en train d’enquêter pour savoir si les syndicats d’étudiants enfreignent la loi en soutenant le BDS.

Aux États-Unis, les conseils d’étudiants à l’UCLA, à Stanford et à l’université de Californie de Berkeley, ont adopté diverses résolutions de désinvestissement contre des entreprises affiliées à l’occupation militaire et aux colonies de peuplement israéliennes.

D’un autre côté, rien qu’au cours des trois dernières semaines, des dirigeants étudiants de l’Université du Maryland et de l’Université d’Ottawa au Canada, ont rejeté des motions de soutien aux boycotts d’Israël. Ces militants affirment qu’adopter le BDS « nuirait aux juifs et aux Israéliens » et créerait un précédent négatif pour les groupes faisant l’objet de discrimination aux États-Unis et au Canada.

Diverses formes de législation anti-BDS ont également été débattues ou promulguées aux États-Unis. Par exemple, le gouverneur du Texas, Greg Abbott, a fait adopter en mai un projet de loi qui interdit aux organismes d’État de faire travailler les entreprises qui boycottent Israël.

En octobre, l’Union américaine pour les libertés civiles a intenté un procès, au niveau fédéral, contre l’État du Kansas, faisant valoir qu’une loi anti-BDS violait le au premier amendement.

 

La Déclaration de Balfour

La venue de Barghouti au Royaume-Uni plus tôt ce mois-ci coïncidait avec le 100è anniversaire de la Déclaration de Balfour, cet accord qui a facilité la création de l’État d’Israël et qui a déclenché l’exode palestinien.

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Un Palestinien tient une banderole avec, écrit en anglais, « Boycott, le désinvestissement et les sanctions » lors d’une manifestation en juin 2013 près de la colonie juive de Bat Ayin, à l’ouest d’Hébron en Cisjordanie (AFP).

 

Le Royaume-Uni est resté drastiquement en deçà de ce qu’il doit aux Palestiniens.

« Le peuple palestinien tient à ce que le Royaume-Uni expie pour son rôle dans la destruction sioniste de la Palestine, le nettoyage ethnique des Palestiniens autochtones », dit Barghouti. « Au-delà des excuses, le Royaume-Uni doit mettre fin à sa complicité profonde dans les crimes et les violations des droits de l’homme commis par Israël contre le peuple palestinien ».

« À tout le moins, il doit mettre un terme à son commerce d’armes et à ses recherches militaires avec Israël, interdire l’importation des produits des entreprises israéliennes et internationales impliquées dans l’occupation militaire et l’apartheid israéliens, et mettre fin à la complicité des entreprises et institutions britanniques dans ces violations ».

Le Département pour les communautés au Royaume-Uni et le Gouvernement local ont tenté d’interdire les boycotts « inappropriés » par les conseils et les mairies, afin de les empêcher « d’imposer des restrictions aux entreprises et aux pays qu’ils utilisent – particulièrement en introduisant des boycotts sur les produits d’Israël ». Un porte-parole du Parti travailliste, le dirigeant Jeremy Corbyn, a qualifié l’an dernier cette initiative d’attaque contre la démocratie locale. En juin, la Haute Cour du Royaume-Uni jugeait que les tentatives de restreindre les boycotts « éthiques » d’Israël étaient illégales.

Mais le 2 novembre, Theresa May dînait avec le Premier ministre d’Israël, Benjamin Netanyahu, avec une foule de dignitaires, pour célébrer l’anniversaire de la Déclaration de Balfour, déclarant que la Grande-Bretagne est « fière » de son « rôle de pionnier dans la création de l’État d’Israël ».

 

« En progression »

« Le BDS, comme tous les mouvements des droits de l’homme et sociaux, ne progresse pas de façon linéaire » dit Barghouti. « Nous en perdons certaines, mais nous gagnons la plupart des batailles, donc la direction générale est en progression ».

Parmi les plus récentes victoires de BDS figurent la décision des fonds de pension danois Sampension de mettre sur liste noire quatre entreprises israéliennes qui offrent une variété de services dans les colonies de peuplement, notamment des opérations bancaires, des constructions et télécommunications, et, autre victoire, la plus importante organisation agricole de l’Inde qui s’est jointe au mouvement.

Le réalisateur britannique Ken Loach a fait don du produit des projections israéliennes de son film primé, I Daniel Blake, aux organisations populaires palestiniennes.

Parmi les pays où des responsables politiques ont exprimé leur soutien au BDS, mouvement fondé en tant que collectif en 2005 et qui s’inspire de la lutte de l’Afrique du Sud contre l’apartheid, se trouvent le Chili, la Bolivie, le Venezuela et l’Afrique du Sud, entre autres.

« Cette impressionnante croissance du BDS au niveau mondial explique pourquoi Israël a créé tout un ministère qui se consacre à la lutte contre le mouvement, et pourquoi il attribue des ressources financières et humaines massives à cette guerre », indique Barghouti.

 

« Des batailles remarquables »

Israël a effectivement intensifié ses efforts contre le BDS. Le 14 novembre, le ministre des Affaires stratégiques, Gilad Erdan, déclarait que l’État est en train de passer de la « défensive à l’offensive » contre la campagne BDS, commentant la décision d’Israël de refuser l’entrée à sept membres d’une délégation de responsables européens qui soutiennent la campagne.

Cette évolution a été ancrée dans une loi promulguée cette année et qui impose, pour les militants du boycott anti-Israël, une interdiction d’entrer en Israël.

En octobre, le directeur du plaidoyer pour le Moyen-Orient à Amnesty International/États-Unis s’est vu interdire l’entrée en Cisjordanie occupée via la Jordanie alors qu’il venait visiter les membres de sa famille, après le décès de son père.

Amnesty a critiqué une loi adoptée par la Knesset en 2011 qui érige en infraction tout appel à un boycott contre Israël ou ses colonies de peuplement, en soutenant que la législation « aurait un effet effrayant sur la liberté d’expression en Israël ».

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Une soixantaine de personnes manifestent devant l’endroit où la vétéran de la résistance palestinienne, et deux fois pirate de l’air, Leila Khaled, sera présente à une initiative BDS, le 13 février 2015, au Cap.  (AFP)

 

De son côté, Erdan déclarait en 2015 que la campagne BDS est basée sur « une duperie et une déformation de la réalité. Elle espère qu’en empilant mensonge sur mensonge dans la salle du conseil, sur les campus des collèges, et à l’assemblée des Églises, elle arrivera à obscurcir la vérité. C’est immoral, et c’est anti-paix ».

En 2016, Netanyahu déclarait lors d’un sommet des Nations-Unies que « le BDS n’a rien à voir avec les droits de l’homme, rien à voir avec la justice ».

Et d’ajouter que : « La raison pour laquelle nous devons combattre le BDS, c’est parce que c’est faux ; c’est un scandale moral ».

Quant aux militants anti-BDS qui ont mené la campagne en faveur de certaines de ces mesures législatives, ils affirment souvent que le BDS nourrit « la haine ».

À ces critiques, Barghouti répond : « BDS est ancré dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. C’est un mouvement inclusif qui adopte une solide plate-forme antiraciste, et qui promeut la liberté, la justice, et l’égalité ».

« Les défenseurs des droits de l’homme ont seulement la ‘haine’ de l’injustice, de l’oppression, de l’apartheid, et des autres formes de déni des droits » ajoute-t-il.

 

Intersectionnalité

Selon Barghouti, le BDS est, fondamentalement, une campagne intersectionnelle qui « reconnecte la lutte palestinienne pour la liberté aux luttes internationales pour la justice raciale, autochtone, économique, sexuelle, sociale et climatique ».

« L’intersectionnalité de la lutte palestinienne pour la justice avec les autres luttes pour la justice dans le monde, à la lumière de la xénophobie, de l’extrême droite raciste à l’ère de Donald Trump, Marine Le Pen, Netanyahu et d’autres », est particulièrement pertinente et opportune, dit Barghouti.

Les partisans du BDS sont en effet très divers. La campagne compte des fonds de pension, des Églises, des syndicats, des associations académiques, des mouvements sociaux et des groupes LGBTQ parmi ses partisans ou adhérents. En 2016, le mouvement Black Lives Matter (Les vies des Noirs comptent) a approuvé le BDS sur sa plate-forme politique, critiquant les États-Unis pour leur fourniture d’aides militaires à Israël.

Les partisans et les membres BDS de la Campagne US pour les droits des Palestiniens ont, en retour, exprimé leur solidarité avec les luttes pour les droits civiques aux États-Unis.

Ces deux communautés se sont réunies pour réaliser une vidéo parlée, When I See Them I See Us (Quand je les vois, je nous vois), qui met en vedette Angela Davis, Lauryn Hill et différents artistes noirs et palestiniens, et elle a été diffusée.

D’éminentes personnalités publiques, dont les écrivains Arundhati Roy, Junot Diaz et Naomi Klein, la philosophe Judith Butler et le lauréat du prix Nobel Desmond Tutu, ont investi tout le poids de leur célébrité et de leurs prouesses intellectuelles dans la campagne.

Aux deux extrémités opposées du débat sur le boycott culturel se trouvent Radiohead et Roger Waters de Pink Floyd. Quand le groupe Radiohead s’est produit à Tel Aviv en juillet, rejetant les appels de BDS au boycott de l’État, il a été accueilli par un examen attentif des partisans de la campagne, et par un enthousiasme en Israël.

Selon le magazine Variety, un journal israélien a encouragé les habitués du concert à brandir les drapeaux israéliens lors du spectacle de soutien à l’État.

L’animateur de Radiohead soutenait à l’époque que « jouer dans un pays ne veut pas dire soutenir son gouvernement ».

Pendant ce temps, Waters a constamment maintenu son soutien au BDS malgré les critiques de certains de ses pairs, disant : « C’est la seule chose que j’ai vue qui n’a eu absolument aucun effet ».

Un boycott culturel et académique, en plus d’un boycott économique, est nécessaire, affirme Barghouti, parce ce qu’il souligne « le rôle pernicieux que jouent les institutions académiques d’Israël et, dans une moindre mesure, ses institutions culturelles, dans la planification, la mise en œuvre, la justification ou le blanchiment de ses crimes flagrants commis contre le peuple palestinien ».

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Zahra Hankir est une journaliste libanaise indépendante, basée à Londres, spécialisée dans le Moyen-Orient. Elle édite actuellement un livre d’essais par des journalistes femmes arabes, qui devrait être publié par Penguin Books en 2019.

 

http://www.middleeasteye.net/in-depth/features/facing-opposition-bds-founder-says-anti-israel-boycott-undeterred-415787540

Traduction : JPP pour BDS 34

 




Les athlètes palestiniens disent… Boycottez Puma! Pas de jeu loyal en terre palestinienne volée

31 octobre 2018
par Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI)

Joignez les actions sur les réseaux sociaux et organisez une campagne #BoycottPuma pour inciter le fabricant global de sportswear à mettre fin à son soutien des colonies illégales d’Israël qui chassent les familles palestiniennes hors de leurs terres.

La pression monte sur Puma pour que la marque mette fin à son sponsoring de l’Association israélienne de Football (IFA). L’IFA inclut des clubs des colonies israéliennes illégales construites sur des terres palestiniennes volées. Plus de 200 clubs sportifs palestiniens ont envoyé une lettre exhortant Puma à mettre fin à son contrat de sponsoring.

Rien que la semaine dernière, plus de 1000 tweets ont exhorté Puma à faire de la fin de son soutien aux appropriations illégales de terres par Israël une priorité dans la campagne #REFORM pour la justice sociale que la marque a récemment lancée.

Nous savons que les dirigeants de Puma nous écoutent. Augmentons la pression pour convaincre Puma de faire le saut pour les droits palestiniens.

Aujourd’hui, avec les athlètes palestiniens, nous lançons un boycott de Puma jusqu’à ce que la marque mette fin à sa complicité dans le blanchiment par le sport des crimes de guerre et des violations des droits humains par Israël.

Joignez les actions sur les médias sociaux et commencez à organiser une campagne #BoycottPuma dans votre région !

Pourquoi boycotter Puma?

Puma sponsorise l’Association israélienne de football (IFA), qui encourage les clubs de football basés dans les colonies israéliennes illégales à participer à ses championnats et à ses compétitions.

L’occupation militaire israélienne expulse des familles palestiniennes, y compris les enfants, de leurs foyers, pour laisser la place à ces colonies. Les colonies israéliennes sont considérées comme des crimes de guerre selon le droit international.

En juillet dernier, il a été annoncé qu’Adidas ne sponsorisait plus l’IFA après une campagne internationale et la remise de 16 000 signatures au siège d’Adidas.

Nous pouvons le faire encore une fois.

Joignez les actions sur les réseaux sociaux #BoycottPuma et diffusez l’appel au boycott !

Les athlètes et les clubs sportifs palestiniens ont déjà démarré la campagne #BoycottPuma !

Suivez leur inspiration !

  1. Imprimez un panneau Boycott Puma, voir ci-dessous.

  2. Prenez une photo de vous ou de votre groupe tenant ce panneau.

  3. Postez la photo sur les réseaux sociaux en utilisant le hashtag #BoycottPuma.

Organisez une campagne Boycott Puma dans votre région

Il y a de nombreuses façons de s’impliquer dans une campagne Boycott Puma. Vous pouvez organiser un boycott de l’équipement sportif Puma par les consommateurs, promouvoir le désinvestissement de la compagnie (pour que les fonds d’investissement et de pension socialement responsables vendent leurs actions Puma), et faire campagne pour mettre fin aux contrats de sponsoring avec la compagnie. Contactez-nous pour plus d’information sur la manière de commencer une campagne Boycott Puma.

Joignez l’appel palestinien à boycotter Puma ! Ensemble, nous pouvons faire en sorte que Puma
 fasse le saut en faveur des droits palestiniens.

Pancarte disponible :

Source: PACBI

Traduction: C.G pour BDS France




Témoignage: « Chantons pour eux, pas contre eux » – Dominique Grange

Ce texte est le témoignage de Dominique Grange, chanteuse engagée signataire de l’appel des 80 artistes contre la Saison France-Israël, lors d’un débat au stand de BDS France au cours de la dernière Fête de l’Humanité, en septembre 2018.

Un grand merci, tout d’abord, aux camarades de BDS qui m’ont invitée. Je suis touchée et fière d’avoir ici, aujourd’hui, l’opportunité de pouvoir publiquement réaffirmer mon soutien au peuple palestinien et mon adhésion profonde et entière à toute forme de Boycott impulsé par la Campagne BDS, notamment ce boycott culturel qu’exercent de nombreux artistes dans de nombreux pays, à l’égard d’un régime qui bafoue quotidiennement les principes fondamentaux du Droit International et de la Justice, violant les droits humains d’un peuple qu’il a spolié de ses biens et de ses terres et pratiquant le terrorisme d’État contre qui ose lui résister.

Pour moi, cette prise de conscience a pris racine il y a déjà longtemps. Je sais où et comment ça a commencé : je suis de cette génération née pendant, ou juste après la seconde guerre mondiale, une génération dont les familles ont vécu l’occupation de la France par l’Allemagne nazie, ou en ont été chassées pour être expédiées vers les camps de la mort. Et en grandissant, j’ai entendu, puis lu les témoignages de ce qu’elles ont subi tout au long de ces cinq années sous la botte ennemie, quand seuls régnaient, l’arbitraire et la terreur -avec le soutien d’un gouvernement collaborationniste- et que la résistance populaire, à mesure qu’elle s’organisait, était l’objet de représailles sanglantes. Notre génération a grandi avec cette menace et la hantise que tout cela puisse recommencer…

D’autres guerres ont ensuite éclaté, mais elles étaient différentes : des guerres de Libération nationale, cette fois. J’étais encore petite au moment de la guerre d’Indochine, puis adolescente pendant la guerre d’Algérie, que le gouvernement français nomma tout d’abord « les évènements » d’Algérie ! Peu à peu, des mots nouveaux sont entrés dans ma tête via les nouvelles qui nous parvenaient sur l’unique chaîne d’une petite télé en noir et blanc que mon père avait achetée pour suivre les « Actualités »: impérialisme, colonisation, pacification, nettoyage, racisme, torture…mais aussi Front de Libération Nationale, Lutte armée, Guerre populaire, Résistance à l’occupant, Moudjahids… Alors, à partir de la Guerre d’Algérie, bien qu’encore très jeune, j’ai choisi mon camp.

En mai 68, le rejet de l’oppression et de toute forme d’autoritarisme a trouvé un terreau idéal au sein de notre génération dont les vingt ou trente premières années de vie venaient d’être si profondément marquées par les guerres. Nous étions prêts car notre conscience révolutionnaire s’était forgée dans les échos de luttes dans lesquelles nous nous reconnaissions: luttes anticolonialistes et anti-impérialistes, pour l’émancipation et l’autonomie des peuples.

En février 1969, sont nés les premiers Comités Palestine, à l’initiative de la Gauche prolétarienne et d’ouvriers maghrébins proches, pour « soutenir la lutte révolutionnaire du peuple palestinien contre le sionisme et contre l’impérialisme -avec à sa tête l’impérialisme américain-, et appuyer activement le mouvement de Libération Nationale de la Palestine ». La cause du peuple palestinien est alors devenue celle de nombreux jeunes comme moi, que le mouvement révolutionnaire de mai 68 avait mis en mouvement et qui ne s’avouaient pas vaincus par l’apparent « retour à la normale », ni par la répression policière dont ils avaient parfois été l’objet, pour la première fois de leur vie. Le massacre dit « de Septembre noir » (en 1970) par l’armée du roi Hussein de Jordanie dans les camps de réfugiés palestiniens fit près de 3.500 victimes et environ 11.000 blessés. Ce crime de masse contre le peuple palestinien a mobilisé très largement les travailleurs arabes en France et également toute une partie de la jeunesse, lycéens, étudiants, intellectuels, artistes, y compris dans des actions de rue violemment réprimées, au quartier latin, à l’Ambassade de Jordanie… Depuis lors, beaucoup d’entre nous avons soutenu sans réserve la résistance du peuple palestinien. Aussi, au jour d’aujourd’hui, cinquante après, le boycott culturel d’Israël est pour moi non seulement une évidence mais un devoir. Les artistes portent une responsabilité énorme lorsqu’ils acceptent d’aller pratiquer leur art en public, à l’invitation de ce gouvernement israélien scélérat et de son armée terroriste qui, depuis 70 ans, inflige à tout un peuple, dans la plus totale impunité et le silence des nations, humiliations, spoliations, violences, actes de torture, incarcérations et détentions administratives sans fin (comme pour Salah Hamouri), punitions collectives, expulsions, destructions de maisons, violations des libertés les plus essentielles, assassinats…!

La saison croisée France-Israël ne peut pas nous laisser sans réaction face à une aussi grossière entreprise de blanchiment de crimes. Que les Francofollies, entre autre, – le Festival fondé par Jean-Louis Foulquier en 1985 pour donner une nouvelle tribune à la jeune et bonne chanson française engagée – puissent être ainsi « exportées » vers Israël sans la moindre protestation de ceux qui ont contribué à lui donner son essor – Renaud, Lavilliers… entre autres ! –, est parfaitement insupportable. Nombre d’artistes revendiquent un certain apolitisme, une neutralité de bon ton qui leur évite de s’interroger sur le contexte dans lequel ils vont exercer leur art et de comprendre qui ils servent en acceptant de le faire dans un Etat ultras-sécuritaire où, contrairement à ce qu’on leur fait miroiter, « il ne fait pas bon vivre » pour tout le monde ! Cette soi-disant « neutralité » ne peut que réjouir ceux qui oppriment les Palestiniens. Aussi, les artistes ont-ils un rôle essentiel à jouer : nous n’avons pas le droit de rester neutres ! Mais sans doute un grand nombre ne l’a-t-il pas encore compris … L’appel au boycott par des organisations de la société civile palestinienne est pourtant une forme de résistance simple qui nous est proposée pour en finir avec une « collaboration »  culturelle qui ne peut trouver d’excuses tant que le gouvernement israélien poursuivra impunément sa politique de colonisation et d’apartheid.

En 2010, je suis allée chanter à Ramallah, en Cisjordanie occupée et par la suite, j’ai écrit une chanson, « Détruisons le Mur ! », pour témoigner de la douleur, de l’enfermement, de l’interdiction du droit au retour pour les exilés, et de toutes les injustices que subissent chaque jour les Palestiniens soumis à l’apartheid israélien. Parce qu’elle témoigne de la réalité, cette chanson est mon boycott à moi pour contribuer à désamorcer toute tentative de blanchiment de crimes de la part d’Israël…Je regrette seulement que le silence de nombre de mes « collègues » chanteur(se)s concernant l’occupation israélienne reste assourdissant. Pourquoi ne se sont-ils/elles pas élevé(e)s massivement contre les bombardements qui ont dévasté Gaza en 2008, puis en 2014 ? Pourquoi ne les entend-on pas aujourd’hui, protester contre les tireurs d’élite israéliens qui, chaque vendredi depuis le 30 mars 2018, lors de la Grande Marche du Retour, assassinent des enfants palestiniens, des membres des équipes de secours, des journalistes, des photographes, en blessant et en mutilant des milliers d’autres ? Je le répète, nous les chanteur(se)s, avons une responsabilité particulière parce que nous sommes « visibles » et « audibles » ! Nous paraissons en public, nous avons des micros pour porter la voix des plus faibles, de ceux qui n’ont pas la parole et résistent jour après jour, souvent au prix de leur liberté, voire de leurs vies. Aussi, j’espère que cet appel à la solidarité sera entendu et que nous serons nombreux à poursuivre le boycott de la Saison croisée France-Israël, les Francofollies, l’Eurovision, et toute manifestation culturelle organisée par Israël dans le but de masquer sa politique criminelle, raciste et génocidaire à l’égard du Peuple palestinien.

Et puisque nous, chanteurs/chanteuses, avons le pouvoir de briser le silence, refusons de nous rendre complices de ces crimes et soutenons la résistance héroïque des Palestiniens contre la colonisation et l’occupation militaire:

CHANTONS POUR EUX, PAS CONTRE EUX !

Dominique Grange, le 15 septembre 2018

(Chanteuse engagée à perpétuité)




Le récipiendaire du prix Nobel soutient le mouvement BDS pour les droits palestiniens et la fin de l’aide militaire à Israël

5 octobre 2018

Un prix Nobel a été décerné à George P. Smith, scientifique renommé et défenseur de longue date des droits palestiniens, qui soutient le mouvement BDS et a appelé à la fin de l’aide militaire américaine à Israël. Le mouvement BDS félicite le professeur Smith.

Un prix Nobel a été décerné à George P. Smith, scientifique renommé et défenseur de longue date des droits palestiniens, qui soutient le mouvement BDS et a appelé à la fin de l’aide militaire américaine à Israël. Le mouvement BDS félicite le professeur Smith.

Dr. Samia Botmeh, doyenne de l’université Birzeit en Cisjordanie palestinienne occupée et militante importante dans la Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturelle d’Israël (PACBI), a déclaré :

« Félicitations au professeur George P. Smith pour avoir obtenu le prix Nobel de chimie 2018. Ses engagements de principe sont évidents autant dans son travail scientifique pour protéger la vie humaine que dans son soutien au mouvement de Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) pour les droits palestiniens.

Le professeur Smith s’est constamment exprimé contre les violations flagrantes par Israël des droits humains palestiniens et a fait la démarche extrêmement importante d’appeler son gouvernement, aux Etats-Unis, à mettre fin aux ventes d’armes à l’armée israélienne. Son appel à mettre un terme à l’aide militaire à Israël n’est pas seulement profondément éthique, c’est aussi une forme critique et efficace de solidarité que nous espérons voir se multiplier. Le gouvernement américain devrait investir dans les besoins humains, comme la santé, l’éducation et un travail décent, plutôt que de donner à Israël 3, 8 milliards de dollars par an d’aide militaire pour réprimer et détruire la vie palestinienne.

Merci, Professeur Smith, pour votre inspirante solidarité. »

Le comité national palestinien BDS (BNC) est la plus grande coalition de la société civile palestinienne. Il conduit et soutient le mouvement global de Boycott, désinvestissement et sanctions pour les droits palestiniens.

Source: BDS Movement

Traduction: C.G pour BDS France




Salon de l’automobile de Paris: Mondial.Tech, au service de l’apartheid israélien

La Campagne BDS France dénonce la mise à l’honneur d’Israël à Mondial.Tech, événement dédié aux professionnels de l’innovation dans l’industrie automobile, qui a lieu du 2 au 6 octobre au Salon de l’automobile de Paris.

Dans le cadre de l’initiative Innotech 2018, sous l’égide du département des affaires commerciales de l’ambassade d’Israël en France, et de l’Autorité israélienne d’innovation (organe du gouvernement israélien chargé de promouvoir le développement de la RD industrielle) en partenariat avec l’organisme de financement français BPI France, une délégation de plus de 60 start-ups israéliennes, entend ainsi présenter le « meilleur de l’innovation automobile israélienne » et son « savoir-faire » en matière de cybersécurité, de transport intelligent et de voitures connectées et autonomes, aux grands acteurs et investisseurs du domaine de la Mobilité.

L’État d’Israël est ainsi mis en avant et se vend comme étant la « Start up Nation », un pays attractif, à la pointe de l’innovation technologique, capable d’assurer notre sécurité, et d’améliorer nos vies.

Mais en réalité, la véritable identité de marque d’Israël est la colonisation, l’occupation et l’apartheid :

  • Israël dépossède le peuple palestinien de sa terre depuis 70 ans

  • Il impose au peuple palestinien une politique d’apartheid, comme le rappelle l’O.N.U (Rapport Tilley-Falk du 15 mars 2017)

  • Il bafoue systématiquement les résolutions de l’O.N.U contre l’occupation, le blocus de Gaza, le Mur, la colonisation, le droit au retour des réfugiés

  • Détient des milliers de prisonniers, hommes, femmes et enfants palestiniens, dont plus de 450 en « détention administrative », c’est-à-dire sans charges ni jugements

  • Il tue des civils palestiniens en toute impunité.

Le dernier exemple en date, est le carnage de ces derniers mois contre les Palestinien.ne.s de Gaza qui manifestent pacifiquement contre le blocus qui leur est imposé depuis 11 ans et pour leur droit au retour. Depuis fin mars, 180 personnes ont été abattues de façon délibérée par les snipers de l’armée israélienne, dont des enfants, des journalistes, des aides médicaux et plus de 18 000 ont été blessées dont certaines très grièvement.

Voilà ce qu’est le vrai visage de l’État d’Israël : un État d’apartheid, raciste et colonial qui pratique le nettoyage ethnique, réprime, emprisonne et assassine des civils résistant pour leurs droits fondamentaux en tant que peuple.

Nous dénonçons également le rôle du gouvernement français. Par l’initiative Innovatech menée par BPI France, destinée à favoriser la coopération entre la France et Israël et à encourager les investissements français, la France fait toujours le choix de soutenir le régime israélien d’apartheid, de contribuer à «blanchir» l’image d’Israël et de se faire complice de ses crimes.

Nous notons aussi la participation de la société d’assurances AXA en tant que sponsor de cet événement aux cotés, entre autres, de la banque israélienne Hapoalim. Ceci n’est pas anodin. Le groupe AXA est en effet actionnaire de cette banque israélienne connue pour être un acteur majeur du financement de la colonisation illégale en Cisjordanie occupée.

Non seulement AXA confirme son refus de désinvestir de firmes israéliennes impliquées dans des crimes de guerre contre les Palestinien.ne.s mais renforce ici sa collaboration avec l’apartheid israélien.

Il n’est plus possible qu’Israël soit ainsi mis à l’honneur et puisse faire du business en toute impunité, avec le soutien de sociétés et du gouvernement français. La Campagne BDS France refuse la normalisation des relations avec un tel régime et appelle à son boycott et à des sanctions jusqu’à ce qu’il se conforme au droit international.




Hommage à notre camarade et amie Gisèle Felhendler

Hommage à notre camarade et amie Gisèle Felhendler

Gisèle, notre camarade, notre amie, nous a quittés hier lundi 17 septembre 2018.

Nous avions rencontré Gisèle en tant que coordinatrice de la semaine anticoloniale pour la première fois en 2013. Elle souhaitait que la résistance du peuple palestinien et que la Campagne BDS soient dignement représentées durant cette grande initiative annuelle de solidarité avec les peuples en lutte, dans le programme des rencontres-débats, mais aussi au salon anticolonial et aux manifestations. Nous co-organisions chaque année en collaboration avec elle la soirée consacrée à BDS.

Grace à elle, « Sortir du Colonialisme », l’association qu’elle coanimait, a rejoint la Campagne peu de temps après.

Gisèle, c’était aussi notre camarade douée pour l’écriture qui se proposait spontanément et généreusement quand il fallait initier des lettres ouvertes au nom de la Campagne BDS France, comme celle en réponse à Juliette Gréco, ou pour dénoncer l’assimilation de l’antisionisme à de l’antisémitisme comme dans cette tribune.

Animatrice d’une émission sur Radio Libertaire puis FFP, elle ne manquait jamais l’occasion de promouvoir l’actualité de BDS à travers les ondes.

Gisèle était puissante, inspirante, exceptionnelle. Son humour, sa bienveillance, son dévouement, sa droiture et son intelligence nous manqueront terriblement.

Elle sera toujours dans la mémoire de celles et ceux qui ont eu la chance de militer avec elle.

Nous présentons nos condoléances à tous ses proches.

La Campagne BDS France Paris, comme d’autres groupes, lui rend ici hommage.

Gisèle avec des militantes de la Campagne BDS France – Paris




Oslo a 25 ans, la preuve que le BDS est essentiel pour un avenir libre et juste

13 septembre 2018 – Comité national palestinien de boycott, désinvestissement et sanctions (BNC)

 

Alors que les Accords d’Oslo arrivent à leur 25e année, nous voyons bien que le « processus de paix » a servi de couverture à Israël pour voler plus de terres palestiniennes, expulser plus de Palestiniens de leurs maisons et commettre des crimes de guerre contre les Palestiniens sans qu’il ait à rendre des comptes. Il est plus important que jamais de redoubler d’efforts pour isoler l’apartheid israélien et créer un avenir où nous serons tous libres.

Aujourd’hui, 13 septembre 2018, est le 25e anniversaire de la signature des Accords d’Oslo et depuis, la vie des Palestiniens n’a fait qu’empirer. Le « processus de paix » d’Oslo a servi de couverture à Israël pour voler plus de terres palestiniennes, expulser plus de Palestiniens de leurs maisons et commettre des crimes de guerre contre les Palestiniens sans qu’il ait à rendre des comptes. Israël a adopté une législation qui officialise son système d’apartheid, utilisant la loi pour discriminer systématiquement les Palestiniens originaires du pays et nous priver de nos droits inhérents.

Nous exigeons les droits globaux de notre peuple, que les Accords d’Oslo ont sapés, et plus particulièrement le droit de nos réfugiés à retourner dans leurs maisons d’origine, nous continuons donc de renforcer notre lutte populaire pour la liberté, la justice et l’égalité.

Nous continuons également à construire un mouvement BDS dans le monde entier comme la stratégie de solidarité la plus efficace pour couper les liens de complicité avec le régime d’oppression israélien. Après 25 ans d’ancrage de l’apartheid israélien par Oslo, il est grand temps que la justice soit rendue et que les responsables rendent des comptes.

Alors que l’Administration Trump se range sans aucune retenue aux côtés d’Israël et que l’Union européenne poursuit sa complicité, ne s’en tenant qu’à des déclarations, il est plus important que jamais pour les personnes de conscience du monde entier de soutenir notre mouvement pacifique, antiraciste.

Une solidarité efficace avec notre lutte aujourd’hui implique d’approuver un embargo militaire contre le régime d’apartheid d’Israël, de s’engager dans des initiatives pour le boycott académique et culturel de ses institutions complices, de faire campagne pour se désinvestir des entreprises qui se rendent complices de ses crimes, ou pour faire pression sur son régime d’extrême droite.

Comme dans la lutte pour la liberté en Afrique du Sud, la justice peut prévaloir en Palestine, avec le soutien des mouvements qui se battent dans le monde entier pour la justice.

Multiplions par deux nos efforts pour isoler l’apartheid israélien et nous créer un avenir où nous serons tous libres.

 

Le Comité national palestinien du BDS (BNC) est la plus grande coalition de la société civile palestinienne. Elle dirige et soutient le mouvement mondial de boycott, désinvestissement et sanctions pour les droits des Palestiniens.

 

Source: BDS Movement

Traduction : JPP pour BDS FRANCE




Itay Tiran, le comédien et metteur en scène de théâtre n°1 d’Israël : BDS est une forme légitime de résistance

 

Ravit Hecht – Haaretz – 5 septembre 2018

Tiran a insisté sur le fait que la situation politique n’est pas la raison principale pour laquelle il quitte le pays, et qu’il ne se considère pas comme un « exilé politique ».

« BDS est une forme tout à fait légitime de résistance. Et si nous voulons prôner un certain type de débat politique qui ne soit pas violent, nous devons renforcer ces voix, même si c’est difficile », dit Itay Tiran, largement considéré comme le comédien et metteur en scène de théâtre-phare d’Israël, dans une interview à Haaretz à la veille de son départ pour l’Allemagne.

« Je pense qu’une gauche politique normale devrait soutenir BDS » dit-il. Après tout, peu importe ce que fera le Palestinien. Quand il commet un acte terroriste, on l’appelle un terroriste violent et sanguinaire. Et quand il soutient BDS, c’est un terroriste politique ».

« Si ce qui conduit finalement à une solution ici est une pression non-violente, réalisée en tant que discours politique, alors pourquoi ne pas la soutenir ? C’est une approche humaniste et aussi pratique ; je pense qu’elle empêchera les guerres à venir » a-t-il dit.

Tiran, qui a 38 ans, et dont les déclarations de gauche ont attiré l’attention par le passé, faisait partie des premiers signataires de la pétition de gens de théâtre israéliens qui, en 2010 revendiquaient de ne pas se produire dans le nouveau centre culturel ouvert à Ariel.

Il quitte le Théâtre Cameri après 16 années où il était son principal acteur et il rejoint une troupe au Théâtre d’État de Stuttgart, après avoir déjà joué et mis en scène en Allemagne. Il envisage aussi la mise en scène, entre autres, au Burgtheater de Vienne. Il a récemment eu un rôle dans le film « Une araignée sur le Web », une coproduction belgo-néerlando-israélienne réalisée par Eran Riklis, dont Ben Kingsley et Monica Belluci sont les vedettes.

À propos de la situation politique en Israël, il a dit : « Je pense qu’on a touché le fond avec l’assassinat de Rabin, qui a modelé ma conscience politique d’enfant et le dernier coup fut la guerre de 2014 à Gaza. Et entre les deux, il y a plein d’autres points. Vous vous levez le matin, buvez votre café et lisez le journal. Vous lisez un article et vous dites : alors est-ce le moment où on est devenus fascistes ou non » ?

Vous êtes seul et vous jouez à un jeu, et peu à peu vous vous rendez compte que tout ce que vous faites est de continuer à vous poser cette question et de jouer à ce jeu, sans décider » a-t-il dit.

Pour autant, Tiran a insisté sur le fait que la situation politique n’est pas la raison principale pour laquelle il quitte le pays, et qu’il ne se considère pas comme un « exilé politique ».

« Si la loi de l’État-Nation est une référence à partir de laquelle vous calculez où en est la société israélienne, alors la loi est clairement raciste, inégalitaire ; c’est une nouvelle étape dans le tournant nationaliste pris ici. D’un autre côté, je dis qu’elle n’est pas seulement mauvaise. Pourquoi ? Parce qu’elle extirpe une sorte d’inconscient collectif qui a toujours existé ici » a-t-il dit.

« La Déclaration d’Indépendance et le discours sur l’égalité et les valeurs, tout ça c’était l’auto-lissage d’une fanfaronnade colonialiste d’un libéralisme éclairé. Il y a des gens qui se caractérisent encore par «centre-gauche » et qui pensent toujours que s’ils mettent le mot égalité dans la loi, tout ira bien. Ce n’est pas mon avis. Et vraiment, le contre-argument justifié par la droite était : Attendez, il y la Loi du Retour. Qu’est ce qui fait que c’est seulement la loi de l’État-nation qui vous rend fous ? » remarque-t-il.

Donc vous dites que le sionisme est un racisme, de toute façon ?

Oui

Que le sionisme est un colonialisme ?

Oui, exactement. Donc il nous faut tous regarder la vérité en face, et choisir son camp.

Source: Haaretz

Traduction SF pour BDS France

 




« SodaStream est toujours soumis au boycott »

Comité national palestinien de boycott, désinvestissement et sanctions (BNC) – le 22 août 2018

Le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens réagit à l’achat de SodaStream par PepsiCo.

22 août 2018 – Plus tôt dans la semaine, PepsiCo a annoncé qu’elle signait un accord pour l’achat de SodaStream, fabricant de machines pour carbonatation domestique. SodaStream a fait face à un boycott mondial en raison de sa complicité dans les graves violations des droits de l’homme des Palestiniens par Israël.

Omar Bargouti, cofondateur du mouvement BDS pour les droits des Palestiniens, déclare :

« SodaStream est toujours soumis au boycott par le mouvement mondial du BDS conduit par les Palestiniens pour les droits des Palestiniens. Sa nouvelle usine est activement complice de la politique d’Israël pour le déplacement des citoyens bédouins palestiniens d’Israël, dans le Néguev. Les mauvais traitements par SodaStream et sa discrimination à l’encontre des travailleurs palestiniens ne sont pas non plus oubliés.

« Le mouvement BDS considère la fermeture de l’usine SodaStream en Cisjordanie militairement occupée comme un succès, en droite ligne avec notre engagement de mettre fin aux violations israéliennes des droits de l’homme des Palestiniens. L’usine SodaStream a été montée dans l’une des plus importantes colonies de peuplement israéliennes, qui sont illégales, sur une terre volée aux Palestiniens et sur les ruines de sept villages palestiniens dont les habitants ont été chassés par la force pour laisser la place à une ville réservée aux seuls juifs, ceci en violation du droit international et d’une politique soutenue par les USA de plusieurs décennies.

« Comme ce fut le cas avec le boycott international et le désinvestissement des entreprises complices des crimes de l’Afrique du Sud de l’apartheid, toutes les entreprises qui sont complices des violations israéliennes des droits de l’homme des Palestiniens sont des cibles légitimes pour le mouvement BDS.

« Au plus fort de la campagne BDS contre SodaStream, la valeur de l’action de l’entreprise a chuté, et sa réputation a été entachée.

« Il est clair que le non-respect de l’appel BDS palestinien est moralement inacceptable car il est nuisible pour les droits de l’homme. Il est aussi nuisible pour les affaires. »

Le Comité national palestinien du BDS (BNC) est la plus grande coalition de la société civile palestinienne. Il dirige et appuie le mouvement mondial de boycott, désinvestissements et sanctions pour les droits des Palestiniens.

 

Source: BNC

Traduction : JPP pour BDS FRANCE




Plus de la moitié des conférenciers invités se retirent d’un colloque scientifique dans une université israélienne des colonies

20 août 2018 / Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI)

 

Six des onze conférenciers invités ont confirmé l’annulation de leur participation à un colloque de physique à l’université Ariel, construite en territoire palestinien occupé dans une colonie israélienne illégale. Les universitaires palestiniens demandent aux conférenciers restants de se retirer de la conférence.

La lettre suivante a été envoyée le 2 août 2018 aux conférenciers invités du colloque « Inflation, alternatives et ondes gravitationelles » qui doit se tenir du 3 au 6 septembre à l’université Ariel. Cette université est construite en terre palestinienne occupée, dans la colonie israélienne illégale d’Ariel. Plus de la moitié de ceux invités à parler ont confirmé qu’ils n’y assisteraient pas. Bien que certains se soient retirés depuis plusieurs semaines, le site web du colloque continue, de manière trompeuse, à afficher leurs noms. Nous demandons aux conférenciers restants de soutenir leurs collègues palestiniens et de se retirer du colloque.

Nous vous écrivons en tant que conférencier invité au colloque intitulé « Inflation, alternatives et ondes gravitationelles » à l’université Ariel, 3-6 septembre 2018. Nous, Fédération palestinienne des syndicats de professeurs et d’employés d’universités (PFUUPE) et Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI), nous vous demandons d’annuler votre participation à cette université, qui est construite en terre palestinienne occupée en violation du droit international.

L’université Ariel est construite dans la colonie israélienne illégale du même nom en Cisjordanie palestinienne occupée. Le consensus international est que les colonies israéliennes sont illégales. La résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations Unies a récemment reconfirmé cette position, maintenant que l’activité de colonisation d’Israël « n’a aucune validité juridique et constitue une violation flagrante selon le droit international ». Selon la 4ème Convention de Genève, les colonies israéliennes constituent un crime de guerre.

La colonie d’Ariel a été construite sur des terrains volés aux villages palestiniens alentour et sur des terres que des familles palestiniennes ont cultivées pendant des générations. Le mur d’apartheid construit pour annexer Ariel à Israël, et déclaré illégal en 2004 par la Cour pénale internationale (ICJ), sépare des villages palestiniens les uns des autres et restreint leur liberté de mouvement et leur développement. Les Palestiniens doivent vivre avec la puanteur des eaux usées d’Ariel, ce qui affecte leur santé, détruit leurs récoltes et pollue leurs sources d’eau.

Les colonies, qui privent les Palestiniens de terres et de ressources, font partie du système israélien d’oppression qui domine tous les aspects de la vie palestinienne, en particulier l’éducation.

Les checkpoints militaires israéliens restreignent les déplacements vers, et depuis, les universités des étudiants, chercheurs et professeurs palestiniens. Israël empêche les étudiants palestiniens dans Gaza assiégée, où près de deux millions de personnes vivent avec quatre heures d’électricité par jour, d’étudier dans les universités palestiniennes de Cisjordanie ou de quitter Gaza pour des universités à l’étranger.

Israël refuse des permis de voyage aux universitaires palestiniens, limitant sévèrement leur accès à des conférences internationales.

Depuis le début de l’année universitaire, Israël a refusé l’entrée ou refusé de renouveler des visas d’un grand nombre d’universitaires des universités palestiniennes détenant des passeports étrangers.

Israël dénie aux Palestiniens le droit fondamental à la liberté académique et l’université Ariel joue un rôle actif [en cela].

L’Union européenne et la Fondation binationale pour la science US-Israël excluent les institutions universitaires israéliennes dans les territoires occupés, comme l’université Ariel, de leurs subventions et de leurs programmes de recherche.

Des associations universitaires israéliennes, dont l’Association israélienne d’anthropologie et la Société israélienne de sociologie, ainsi que 1200 universitaires israéliens, ont banni l’université Ariel et refusent de collaborer avec elle.

Plus tôt dans l’année, l’université Kasetsart de Bangkok a mis fin à son partenariat avec l’université Ariel pour une conférence d’études sur les femmes.

Ces mesures prennent acte du fait que collaborer avec l’université Ariel signifie nécessairement normaliser les politiques illégales d’Israël qui dénie les droits palestiniens et étouffe l’enseignement supérieur palestinien.

En participant à un colloque à l’université Ariel, vous prêterez votre nom et votre savoir à cet objectif, ce que, nous en sommes sûrs, vous ne voulez pas faire.

Nous, universitaires palestiniens et défenseurs des droits humains, vous demandons de faire ce qui est juste et d’annuler votre participation à cette conférence dans la colonie illégale d’Ariel.

Dans l’attente de votre réponse et du plaisir de discuter plus longuement avec vous,

Cordialement,

La Fédération palestinienne des syndicats de professeurs et d’employés d’universités (PFUUPE)

La Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI)

La Fédération palestinienne des syndicats de professeurs et d’employés d’universités (PFUUPE) représente plus de 6 000 membres du personnel universitaire palestinien dans 13 institutions d’enseignement supérieur en territoire palestinien occupé.

La Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) a été lancée en 2004 afin de contribuer au combat pour la liberté, la justice et l’égalité des Palestiniens. PACBI défend le boycott des institutions universitaires et culturelles israéliennes, étant donné leur profonde et persistante complicité dans le déni par Israël des droits palestiniens tels qu’ils sont stipulés dans le droit international.

Source: PACBI

Traduction: C.G pour BDS France




COMMUNIQUÉ de BDS France :   Solidarité avec les militants de BDS-France Montpellier

COMMUNIQUÉ de BDS France :

 Solidarité avec les militants de BDS-France Montpellier

Le BNVCA (le soi-disant « Bureau National de Vigilance Contre l’antisémitisme ») vient de porter plainte contre 3 porte-paroles de BDS France Montpellier pour : « (…) avoir commis ou tenté de commettre l’infraction de discrimination selon l’article 225 du code pénal. ». Les faits incriminés sont relatifs à l’action de boycott du spectacle soutenu par le ministère de la culture israélien les 20 et 21 mars au théâtre Jean Vilar à La Paillade. Trois des porte-parole de BDS Montpellier, sont convoqués le 28 août à 9h au commissariat central pour audition.

Depuis début 2018, BDS 34 est verbalisé par la police municipale et/ou nationale là où il s’exprime pour informer la société civile de ce qui se passe en Palestine, y compris lors d’une manifestation déclarée en préfecture. Au total 12 PV ont été dressés au nom d’un des porte-parole de BDS France Montpellier. Trois d’entre eux ont été dressés pour atteinte à la tranquillité pour des actions menées de jour !

L’engagement de ces poursuites survient au moment où Israël vient d’adopter une « Loi fondamentale » qui consacre « Israël en tant qu’État national du peuple juif » et donc officialise l’apartheid à l’égard des Palestiniens d’Israël, supprime l’arabe comme seconde langue officielle, officialise Jérusalem capitale d’Israël, officialise le refus du retour des réfugiés palestiniens et promeut l’annexion par la colonisation juive au rang de « valeur nationale ». Israël se déclare ainsi officiellement comme État raciste doté d’un système d’apartheid contre l’ensemble du peuple palestinien.

Depuis plus d’un siècle et particulièrement depuis son expulsion massive en 1948 (la Nakba) le peuple palestinien subit colonisation, expulsions, épuration ethnique, apartheid et répression sous de multiformes formes (massacres, assassinats, blocus ignoble de Gaza, emprisonnement massif, etc.). Face à l’inaction ou à la complicité des grandes puissances, le mouvement BDS initié par les Palestiniens est devenu une forme majeure de soutien non violent et antiraciste à la lutte pour le respect du droit international et des droits humains en Palestine. Son développement dans le monde entraîne des tentatives de répression et d’interdiction (notamment en France). La mobilisation des personnes, associations, partis et syndicats voués à la cause de la justice et de l’égalité voue ces tentatives à l’échec.

Il est plus que jamais nécessaire  que  partout en FRANCE  la société civile manifeste son soutien au peuple palestinien et réponde à son appel au boycott désinvestissement et sanctions contre  l’apartheid israélien.

La campagne BDS France exprime toute sa solidarité au comité BDS France Montpellier dont la lutte s’inscrit dans cette démarche citoyenne, anti-raciste et non violente. Elle considère qu’au lieu de tenter  de réprimer ou d’interdire l’expression du BDS et de céder aux pressions indignes du lobby pro-israélien, les autorités françaises doivent prendre fermement  position contre les innombrables violations israéliennes et le racisme inscrit dans la loi qui caractérise ce régime.  Elle considère que partout les comités BDS  doivent se renforcer ou se constituer pour l’appel au boycott de cet État tant qu’il ne respectera pas le droit international et les droits humains.

Paris, le 21 août 2018.

 




Éducation à l’oppression: les institutions universitaires israéliennes lient leur destin à l’élite sécuritaire israélienne

23 juillet 2018 / par Shir Hever

Trois faits récents dans les plus grandes universités israéliennes montrent que les institutions universitaires et sécuritaires renforcent leur coopération.

Cet article a été publié à l’origine dans le bulletin d’information de juillet du Comité britannique pour les universités de Palestine (BRICUP)

Pourquoi les institutions universitaires israéliennes coopèrent-elles si étroitement avec les organes sécuritaires [répressifs] israéliens? Les directions universitaires et sécuritaires israéliennes ont de bonnes raisons d’être en désaccord entre elles. L’élite sécuritaire se méfie des universitaires à cause de leur supposé parti pris pour les « droits de l’homme » et parce que le monde universitaire se consacre à placer la théorie et la recherche abstraite au dessus de l’expérience pratique dont l’élite sécuritaire est très fière. Quand l’ancien chef d’état-major israélien Dan Halutz a fermé l’Institut de recherche sur la théorie opérationnelle (OTRI) en 2006, c’était un acte de malveillance motivé par la crainte que des officiers militaires se mettent à citer Deleuze, Guattari, Foucault voire qu’ils « s’indigènisent » dans le monde académique. L’élite académique, de même, ressent le poids du boycott international des universités et a beaucoup à perdre à renforcer son image d’annexe de R & D pour l’industrie militaire israélienne.

Cependant, les deux groupes dirigeants ont maintenant un ennemi commun, la droite populiste israélienne en expansion rapide. Des politiciens comme la ministre de la Culture Miri Regev, le ministre de la Défense Avigdor Lieberman et surtout le Premier ministre Benyamin Netanyahou ne font aucun effort pour dissimuler leur mépris des « anciennes élites » principalement identifiées comme Juifs ashkénazes (originaires d’Europe ou d’Amérique du Nord) intégrées dans le vieux parti travailliste et dans les institutions qui dépendent de fonds publics, telles que les universités, larmée et la police.

Le financement de l’enseignement supérieur en Israël a été de plus en plus détourné des universités de recherche vers les collèges (axés sur les diplômes de premier cycle et la formation professionnelle commercialisable) parce que la droite populiste israélienne considère le monde universitaire comme «de gauche». Les milieux militants savent moins que les dépenses publiques israéliennes en matière de sécurité, bien que toujours parmi les plus élevées au monde en termes de proportion du PIB, se sont également érodées. Par rapport à près de 15% du PIB consacré à la défense en 1988, les dépenses en 2017 ont été enregistrées (quoique grossièrement sous-estimées) à 4,7% du PIB. Ces deux tendances montrent que le contrôle des anciens groupes dirigeants sur les ressources publiques diminue, non pas en termes absolus mais en termes relatifs.

Trois faits récents dans les plus grandes universités israéliennes montrent que malgré la méfiance et la concurrence mutuelles à l’égard des ressources, les institutions universitaires et sécuritaires renforcent leur coopération.

Le premier s’est produit à l’Université hébraïque de Jérusalem, alors que l’université accueillait un événement de recrutement pour l’Association de sécurité israélienne (ISA), également connue sous le nom de « Shin Bet », « Shabak » ou simplement police secrète. La militante Ilana Hammerman a assisté à l’événement et en a parlé, exposant comment l’université offrait sans réserve un espace de publicité pour l’une des organisations les plus dangereuses et les moins scrupuleuses d’Israël, impliquée dans la torture, le recrutement de collaborateurs et plus encore.

Le deuxième événement était que l’Université de Haïfa a remporté l’appel d’offres pour organiser des études supérieures pour l’armée. L’université a conçu un programme spécial pour les officiers militaires afin de leur permettre d’obtenir des diplômes universitaires tout en perturbant le moins possible leurs tâches liées à l’occupation [des territoires palestiniens]. Grâce au programme de l’Université de Haïfa, ils pourraient arrêter les Palestiniens sans procès, ordonner le bombardement de quartiers civils et établir des critères arbitraires aux checkpoints, tout en trouvant le temps de suivre des leçons et de passer des examens. L’Université de Haïfa a obtenu le droit de gérer trois collèges militaires: le Collège de la défense nationale, le Collège de commandement et d’état-major et le Collège du commandement tactique. L’unification des trois collèges sous la supervision académique de l’Université de Haïfa crée une responsabilité directe de l’université en ce qui concerne la formation et l’éducation du corps des officiers israéliens, et les premiers cours débutent déjà en juillet 2018.

Le troisième événement a été le fonds conjoint de capital-risque de l’université de Tel-Aviv avec l’ISA, pour soutenir des start-ups sécuritaires. La coopération entre l’ISA et l’Université de Tel-Aviv signifie que l’ISA aura accès aux technologies de contrôle des populations, en utilisant l’argent du fonds d’investissement et la réputation universitaires pour donner aux start-ups un air de respectabilité. Selon une déclaration conjointe de l’ISA et de l’Université de Tel-Aviv datée du 3 juillet, quatre start-ups financées comprennent une start-up qui identifie des «fausses informations», une autre un programme d’intelligence artificielle pour analyser des vidéos et des documents, une autre une technologie de réalité virtuelle destinée à être utilisée dans le pilotage de drones à distance et une dernière proposant des prédictions basées sur le big data et l’apprentissage automatique.

Ces trois événements récents indiquent que la complicité des universitaires israéliens dans le colonialisme israélien et l’apartheid se poursuit, même treize ans après l’appel au boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) qui a fait reconnaître aux universitaires israéliens qu’ils deviennent des parias à cause de cette complicité.

Je crois que les trois événements ont quelque chose en commun. Dans ces trois cas, les services fournis sont destinés à la consommation interne des organisations de sécurité israéliennes. Depuis 2014, les exportations d’armes israéliennes ont connu une crise croissante, car le concept de «Territoire palestinien occupé» en tant que «laboratoire» de la technologie militaire israélienne s’effondre. En dépit des technologies brillantes et coûteuses mises au point par les compagnies d’armement israéliennes et utilisées contre les Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie, la résistance palestinienne n’a ni cessé ni ralenti. Les armes ne tiennent tout simplement pas leur promesse de pacifier les Palestiniens et, en tant que telles, ne sont pas aussi attrayantes pour les clients potentiels qu’avant.

Une crise similaire se développe dans l’élite universitaire israélienne, qui devient plus que jamais consciente de l’impact du mouvement BDS. De jeunes Israéliens éduqués et talentueux quittent le pays en grand nombre, cherchant à étudier, chercher et enseigner ailleurs. Bien que le gouvernement ait lancé un programme visant à inciter les scientifiques et le personnel de R & D à revenir, les chercheurs comprennent que s’ils rentrent et trouvent un emploi dans une université israélienne, ils risquent de se couper de la communauté internationale de la recherche.

En ce moment de crise, les deux groupes dirigeants israéliens (universitaires et sécuritaires) cherchent un secours en unissant leurs forces et en sollicitant conjointement un financement du gouvernement. Le général Major Isaac Ben Israel est un exemple rare de membre éminent des deux groupes d’élite. En 2011, il a écrit: «[…] ainsi, le système de sécurité injecte chaque année des sommes énormes sur le marché israélien pour le développement de technologies, en mettant l’accent sur les technologies de l’information (haute technologie). Le premier tri, et souvent la source des idées, vient des universités. Le milieu universitaire sert également de source principale pour former le personnel nécessaire à la haute technologie. Le milieu universitaire forme chaque année des milliers de diplômés en ingénierie et en sciences et certains d’entre eux sont ensuite enrôlés dans l’armée (réservistes), reçoivent une formation dans les centres de R & D du système de sécurité et retournent ensuite sur le marché civil avec de l’expérience et de la formation en entreprenariat. La relation complexe entre tous les facteurs sus-mentionnés forme l’infrastructure sociale, économique et culturelle à ce qui a été récemment appelé la «nation start-up».

Source: BDS Movement

Traduction : JPB pour BDS France




70 moments clés de la solidarité et du BDS pour la Palestine en 2018

Comité national palestinien de boycott, désinvestissement et sanctions (BNC) – 8 août 2018

Voici une courte liste de moments en 2018 qui démontrent qu’il existe une reconnaissance grandissante des crimes d’Israël contre le peuple palestinien et qui inspirent des efforts dans le monde entier pour qu’Israël soit tenu responsable pour ses flagrantes violations des droits de l’homme. Les soutiens aux droits des Palestiniens se sont accrus dans les parlements, les conseils municipaux, les universités, les syndicats, les institutions culturelles, parmi les artistes et les groupes, et bien au-delà. Ensemble, chaque jour, nous le rendons toujours plus fort.
Voici donc 70 points fort de la solidarité et du BDS pour la Palestine en 2018. Nous mettons l’accent sur ces 70 moments d’espoir de cette année qui marque le 70e anniversaire de la Nakba, ou « Catastrophe », toujours en cours, où les Palestiniens originaires de cette terre ont été expulsés en masse de leurs foyers pour y installer un État colonial à majorité juive.
Beaucoup des réponses ci-dessous font suite au massacre par Israël de 60 Palestiniens à Gaza le 14 mai 2018, pendant que le monde regardait les tireurs d’élite israéliens abattre les manifestants palestiniens simplement parce qu’ils affirmaient leur droit, en tant que réfugiés, de rentrer dans leur foyer et y vivre en liberté.
Au milieu de cette tragédie et de la répression israélienne, nous prenons très à cœur de voir que les appels à cesser d’armer Israël et à le tenir responsable pour ses crimes se font entendre de plus en plus fortement dans les peuples, et aussi qu’ils pénètrent les courants dominants.
Des gouvernements, partis politiques et parlementaires se prononcent
Des gouvernements, conseils municipaux, membres de parlement et de partis politiques dans plusieurs pays interviennent pour imposer un embargo militaire sur Israël, à l’instar de ce qui fut fait contre l’Afrique du Sud de l’apartheid. D’autres cherchent à modifier ou à arrêter de fournir de l’armement et de la formation à l’armée israélienne.
1 – Après le massacre par Israël de 60 Palestiniens le 14 mai 2018, le très écouté sénateur US, Patrick Leahy, demande que le Département d’État « établisse rapidement s’il fallait interdire aux individus et aux unités impliqués dans les tirs (israéliens) de recevoir une formation ou un équipement américains, comme le demande la Loi Leahy ».
2 – L’Internationale socialiste, une association de 140 partis politiques dans le monde, dont 35 sont dans leur gouvernement, adopte le BDS et appelle à un embargo militaire sur Israël jusqu’à ce qu’il cesse ses violations des droits des Palestiniens et son système d’apartheid.
3 – Betty McCollum, membre du Congrès US, déclare : « Nous devons veiller à ce qu’aucun argent des contribuables américains ne vienne soutenir la maltraitance et les sévices sur les enfants palestiniens ». Elle exhorte ses collègues à coparrainer le H.R. 4391 : un projet de loi destiné à « interdire que les fonds US soutiennent la détention militaire et les sévices violents d’Israël sur les enfants palestiniens ». Elle affirme que « ces mauvais traitements et sévices doivent cesser ».
4 – Le responsable du Parti travailliste au Royaume-Uni, Jeremy Corbyn, réitère l’engagement de son parti  « à reconsidérer la vente d’armes (à Israël) qui pourraient être utilisées en violation du droit international », tandis que d’autres membres du Parlement, comme Andy Slaughter et Caroline Lucas, appellent explicitement le gouvernement britannique à #StopArmingIsrael.
5 – Le député travailliste Chris Williamson suggère de soutenir le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens.
« Après le massacre de Palestiniens non armés par le régime d’apartheid de Netanyahu, le moment n’est-il pas venu de soutenir la campagne de boycott, désinvestissement et sanctions jusqu’à ce qu’Israël respecte ses obligations relevant du droit international ? Si c’est trop, le ministre fera-t-il au moins pression pour que soient réexaminés les critères de la licence d’exportations d’armes, car manifestement ils ne sont pas satisfaisants s’ils nous autorisent à continuer de vendre des armes à Israël, étant donné les évènements épouvantables auxquels nous venons d’assister hier ? ».
6 – Dans l’État espagnol, le parti progressiste Podemos demande un embargo militaire sur Israël, tandis que l’un des partis de gauche brésiliens les plus dynamiques, le PSOL (Parti socialisme et liberté), appelle à la suspension de toute relation militaire et diplomatique.
7 – La Belgique, l’Irlande et le Luxembourg convoquent leurs ambassadeurs respectifs en Israël après le massacre du 14 mai par Israël à Gaza.
8 – L’Afrique du Sud et la Turquie rappellent leurs ambassadeurs en Israël pour consultations, et la Turquie demande à l’ambassadeur israélien à Ankara de quitter le pays.
9 – Le Parti vert écossais diffuse une excellente vidéo éducative expliquant pourquoi le BDS est devenu une nécessité.
10 – Le Parti vert du Canada affirme que le Canada « doit suspendre tout commerce militaire avec Israël ». Il décrit comment l’armée d’Israël à Gaza « tire… sur des civils non armés lors d’une manifestation pacifique » en « violation manifeste de toutes les normes internationales acceptées ».
11 – Dans un vote historique, le Sénat irlandais vote un projet de loi interdisant l’importation de biens et de services produits dans les colonies de peuplement israéliennes illégales montées sur des terres palestiniennes volées. La sénatrice Frances Black, qui a présenté ce projet de loi de 2018 sur les Territoires occupés, déclare que la demande pour que cesse tout commerce des produits des colonies « n’est pas une exigence radicale : elle recherche une cohérence dans la politique étrangère (irlandaise) avec la dissociation des violations manifestes du droit humanitaire ».
12 – La Norvège donne son « feu vert » aux boycotts des colonies illégales d’Israël construites sur une terre palestinienne volée.
13 – Les démocrates de Californie votent en faveur d’un projet de loi important pour empêcher l’argent des contribuables US de soutenir la détention et les mauvais traitements qu’inflige l’armée israélienne aux enfants palestiniens. Ils ont également voté contre les projets qui cherchent à réduire au silence les partisans du mouvement BDS en faveur des droits des Palestiniens.
14 – Une parlementaire française demande « pourquoi la France ne condamne-t-elle pas le blocus illégal de Gaza ? ». Elle appelle à la solidarité avec les Palestiniens de Gaza et déclare « le gouvernement français doit mettre fin à l’impunité d’Israël ».
15 – Le mouvement BDS est nominé pour le Prix Nobel de la paix par un parlementaire norvégien, avec le soutien de son parti progressiste, le Rødt (Rouge). Il affirme que le BDS « doit être soutenu sans réserve par toute personne et tout État ayant l’esprit démocratique ».
Des autorités locales prennent position
16 – Dublin devient la première capitale européenne à soutenir le BDS pour les droits des Palestiniens et à demander aux sociétés Hewlett Packard (HP) de cesser leur complicité dans l’apartheid israélien.
17 – Durham, en Caroline du Nord, devient la première ville US à interdire à son département de Police de participer à des échanges internationaux avec la police ou l’armée israéliennes. Dans un vote unanime, le conseil municipal de Durham interdit les échanges de sa police avec toute agence internationale qui donnerait aux agents de Durham « une formation de type militaire », ce qui est contraire à la vision de la ville en matière de sécurité communautaire.
Celles et ceux qui soutiennent cette interdiction affirment que les tactiques israéliennes, racistes et violentes, non seulement violent les droits de l’homme des Palestiniens, mais aussi nuisent aux communautés noire et brunes lorsqu’elles sont importées aux États-Unis.
18 – Une vague de grandes villes dans tout l’État espagnol exprime un fort soutien aux droits des Palestiniens. Toutes dénoncent la décision du Président Donald Trump de déplacer l’ambassade US à Jérusalem, et critiquent avec fermeté le récent massacre israélien de Palestiniens à Gaza. Beaucoup appellent à un embargo sur les armes vers Israël et exhortent les gouvernements à veiller à son application.
Le conseil municipal de Barcelone vote en faveur d’un embargo militaire total sur Israël avec le soutien de l’écrasante majorité de ses membres. Ada Colau, maire de Barcelone, tweete que le gouvernement de sa ville va demander au gouvernement fédéral et à tous les partis politiques d’arrêter tout commerce militaire avec Israël, conformément aux appels d’Amnesty International.
Valence, capitale régionale, est la ville la plus importante au monde à voter pour devenir une zone libre de l’apartheid israélien, et elle soutient explicitement le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens.
19 – Quatre grandes villes italiennes appellent à un embargo sur les armes vers Israël, en soutien aux droits des Palestiniens. Naples et Turin rejoignent Florence et Bologne. En plus, le conseil municipal de San Giuliano Terme, dans la région de Pise, non seulement demande la fin de la vente d’armes à Israël, mais il soutient aussi le mouvement BDS.
20 – Le conseil régional de Los Rios, l’un des 15 gouvernements régionaux du Chili, approuve une résolution qui demande au gouvernement national de « condamner la répression militaire contre les Palestiniens dans la bande de Gaza » et de « reconsidérer l’accord de coopération » entre l’armée chilienne et l’armée israélienne jusqu’à ce qu’il soit certain que les droits des Palestiniens sont respectés. La ville de Valdivia, capitale de la région Los Rios, appelle aussi à la révision des accords militaires et à mettre fin à « toutes les négociations et traités économiques avec Israël ».
21 – En Écosse, le conseil municipal de Glasgow promet à celles et ceux qui soutiennent les droits des Palestiniens qu’il ne parrainera plus les foires d’armement qui mettent en vedette les fabricants d’armes israéliens et veillera à ce que les lignes directrices de la ville pour l’accueil de tels évènements montrent que « Glasgow est une ville qui respecte les droits de l’homme ».
22 – Le conseil du comté de Monaghan devient la cinquième autorité locale irlandaise à soutenir le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens. Il suit ceux de Dublin, Derry, Donegal et Galway, et fait faire un pas de plus vers la création en Irlande d’une zone libre de l’apartheid israélien.
Progression des boycotts et annulations d’évènements culturels, sportifs et musicaux
23 – L’équipe nationale de football d’Argentine, dirigée par le capitaine Lionel Messi, annule son match amical avec Israël
24 – Shakira annule son concert de juillet à Tel Aviv, suite à une campagne dans laquelle s’étaient engagés des militants libanais, colombiens, états-uniens, palestiniens, israéliens, et d’autres. La star Natalia Oreiro, nominée aux Grammy, annule son concert en Israël après des appels venant de groupes d’Argentine et d’Uruguay, et aussi du père d’Ahed Tamimi, et de groupes de femmes palestiniennes et israéliennes.
25 – Plus de 500 artistes latino-américains soutiennent le boycott culturel d’Israël jusqu’à ce il « respecte les droits complets du peuple palestinien en vertu du droit international ».
26 – Natalie Portman refuse publiquement de se rendre en Israël pour le Prix Genesis israélien qui est directement lié au bureau du Premier ministre israélien, ce qui aboutit à l’annulation de toute la cérémonie. Les représentants de Portman ont écrit le 2 avril : « Nous avons suivi les dernières informations venant de Gaza avec une inquiétude croissante, et nous sommes préoccupés par le fait qu’il ne nous paraît pas approprié d’organiser une cérémonie compte tenu des actions du gouvernement et de la récente escalade ».
27 – Des dizaines de groupes musicaux, principalement au Royaume-Uni, rejoignent le boycott culturel d’Israël après le massacre israélien du 14 mai 2018 à Gaza.
28 – Tiago Rodrigues, le directeur du Théâtre national du Portugal, annule sa participation à un festival israélien et rejoint le boycott culturel d’Israël, c’est le premier directeur d’un théâtre national en Europe à agir ainsi.
29 – Le lord-maire de Dublin, et lauréat de l’Eurovision pour l’Irlande, Charlie McGettigan, appelle au boycott du Concours Eurovision de la chanson 2019 qui doit être organisé par Israël, en solidarité avec les Palestiniens.
30 – Plus de 25 Islandais – près de 8 % de la population totale – signent une pétition pour le boycott de l’Eurovision 2019.
31 – 11 artistes et directeurs se retirent du Festival du film LGBT de Tel Aviv.
32 – Gilberto Gil, musicien brésilien légendaire et héros culturel, annule son spectacle du 4 juillet à Tel Aviv.
33 – Jean-Luc Godard et 80 autres artistes en France publient une lettre commune dénonçant la Saison culturelle France-Israël de 2018, initiative commune parrainée par les gouvernements français et israélien. Les signataires refusent de participer aux évènements organisés dans ce contexte.
34 – Le syndicat général tunisien adopte le BDS et la société civile tunisienne demande le boycott académique et culturel d’Israël à l’occasion du septième anniversaire de la Révolution de la liberté et de la dignité en Tunisie. Parmi les participants figurent d’éminents universitaires, des artistes de renom et d’importants dirigeants politiques et syndicaux.
35 – Six artistes se retirent du Festival de musique Pop-Kultur parrainé par l’ambassade israélienne à Berlin. Le musicien de renommée mondiale Brian Eno condamne cette collaboration dans un entretien vidéo. Le groupe britannique Shopping, l’auteur-compositeur-interprète Richard Dawson, la musicienne galloise Gwenno et l’artiste américain John Maus ont été les premiers à se retirer du festival de cette année. Deux groupes progressistes juifs d’Allemagne ont également déclaré qu’ils boycottent Pop-Kultur tant qu’il outrepassera la ligne de protestation du BDS.
36 – Des personnalités culturelles de premier plan, comme Massive Attack, Angela Davis, Patti Smith, Danny Glover, Viggo Mortensen, Peter Gabriel et Tunde Adebimpe condamnent le Festival artistique de la Ruhrtriennale en Allemagne pour avoir au départ lâcher le groupe Young Fathers pour son soutien aux droits des Palestiniens. Elles se félicitent de la décision du Festival allemand de réinviter le groupe et de défendre le BDS comme un exercice légal de la liberté d’expression.
37 – S’agissant du boycott sportif, plus de 30 villes italiennes, certaines importantes, manifestent tout le long de quasiment toutes les étapes de la course cycliste du Giro d’Italie partant de Jérusalem. Le président de l’association italienne des entraîneurs de football  annonce son boycott de la course.
38 – Les célèbres rappeurs américains Tyga et Fat Joe annulent leurs concerts en Israël. Du fait de cette annulation, c’est tout le Festival qui les accueillait qui est annulé.
39 – Une université et un centre de recherches thaïlandais coupent leurs liens avec l’Université Ariel, une université israélienne installée dans une colonie de peuplement illégale, sur une terre volée aux Palestiniens.
40 – L’auteure britannique Kamila Shamsie respecte la ligne de protestation du BDS palestinien et refuse d’être publiée en Israël, indiquant qu’il manque un éditeur israélien « qui soit complètement dégagé de l’État » et citant les violations par cet État des droits des Palestiniens. Elle fait partie d’un nombre grandissant d’auteurs.
La société civile internationale intensifie sa pression et les plaidoyers
41 – Amnesty international appelle à un embargo sur les armes vers Israël et publie cette vidéo puissante pour promouvoir son appel. Le groupe condamne avec fermeté les États-Unis et l’Union européenne pour leurs accords militaires avec Israël et il les tient responsables d’ « alimenter les violations massives » des droits de l’homme des Palestiniens.
42 – Human Rights Watch documente les crimes de guerre d’Israël contre les Palestiniens à Gaza et affirme que ses dirigeants officiels doivent en être tenus pour responsables. Le groupe demande « des sanctions contre les dirigeants impliqués dans les graves violations continuelles des droits de l’homme ». Un rapport antérieur de HRW expose de quelle façon les banques israéliennes financent et profitent des colonies de peuplement illégales.
43 – La Coordination européenne des comités pour la Palestine (ECCP) réitère son appel à un embargo militaire immédiat sur Israël.
44 – Le Forum suisse pour les droits de l’homme en Israël/Palestine, organe de coordination de groupes chrétiens influents et de défense des droits de l’homme, envoie une lettre au gouvernement suisse appelant à un embargo militaire.
45 – Quarante-deux organisations de la société civile de six pays d’Asie (Japon, Corée du Sud, Malaisie, Thaïlande, Inde et Pakistan) demandent aux Nations-Unies de publier leur base de données des entreprises qui opèrent dans les colonies de peuplement israéliennes illégales sur une terre palestinienne volée.
46 – Dans une victoire majeure de l’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) pour la liberté d’expression, un tribunal fédéral a invalidé une loi du Kansas qui visait à réduire au silence les défenseurs des droits de l’homme qui boycottent Israël en raison de ses violations des droits des Palestiniens. Le tribunal a jugé que la loi constituait un déni inconstitutionnel de la liberté d’expression. Après sa défaite devant le tribunal, le Kansas modifie sa loi et n’exige plus que les personnes payées par l’État aient à certifier qu’elles ne boycottent pas Israël ou ses colonies illégales.
47 – Les défenseurs de la liberté d’expression et des droits des Palestiniens remportent une victoire à la cour générale du Massachusetts quand une commission clé refuse de présenter un projet de loi visant à empêcher le gouvernement de l’État de signer des contrats avec des partisans du boycott économique d’Israël.
Syndicats et mouvements sociaux
48 – Les grandes organisations du mouvement des femmes indiennes, représentant plus de dix millions de femmes, soutiennent le mouvement BDS et demandent la libération de tous les enfants palestiniens prisonniers.
49 – Le Mouvement pour la vie des Noirs (MBL) aux États-Unis publie une déclaration puissante de solidarité avec le peuple palestinien suite au récent massacre par Israël à Gaza, le 14 mai, et demande que le gouvernement US cesse d’armer Israël. Il s’oppose à ce que 3,8 milliards de dollars des contribuables américains soient versés à Israël pour que cet État puisse « acheter des armes à des entreprises US qui seront utilisées sur les Palestiniens ».
50 – La Fédération des syndicats des journalistes dans l’État espagnol et le Syndicat des travailleurs de la communication en Irlande appuient officiellement l’appel au BDS.
51 – Des personnalités culturelles noires aux États-Unis, comme Jesse Williams, Rosario Dawson, Tom Morello, Michelle Alexander, Danny Glover, Vic Mensa, Angela Davis et Talib Kweli, approuvent une lettre des Défenseurs des rêves, qui appelle tous les représentants US à signer le H.R. 4391. Ce projet de loi, qui empêchera que les impôts des contribuables US aillent soutenir les détentions et mauvais traitement en cours des enfants palestiniens par l’armée israélienne, compte 22 co-auteurs et signataires.
52 – Quarante organisations juives pour la justice sociale à travers le monde reconnaissent que le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens a fait la preuve de son engagement à « lutter contre l’antisémitisme et toutes les formes de racisme et de bigoterie ». Des États-Unis à l’Afrique du Sud, en passant par le Canada, la Nouvelle-Zélande, l’Allemagne, le Brésil, le Royaume-Uni, la France, l’Australie, Israël, les Pays-Bas, la Belgique, la Suisse, l’Espagne, l’Argentine et au-delà, elles condamnent les tentatives d’étouffer toute critique de la politique et des systèmes d’injustice d’Israël.
53 – Cent cinquante syndicats, partis, ONGs et groupes confessionnels dans 16 pays européens appellent l’Union européenne à cesser de financer les entreprises d’armement israéliennes jusqu’à ce qu’Israël cesse ses violations flagrantes des droits des Palestiniens.
54 – L’Organisation nationale irlandaise des enseignants (INTO) vote son total soutien à la position du Congrès irlandais des syndicats (ICTU) sur la Palestine, y compris son total soutien au mouvement BDS pour les droits des Palestiniens.
Les entreprises
55 – Adidas cesse son parrainage de la Fédération israélienne de football (IFA), dont certaines équipes sont basées dans les colonies de peuplement illégales construites sur une terre volée aux Palestiniens. Plus de 130 clubs sportifs palestiniens avaient exigé d’Adidas qu’il annule son accord de parrainage avec l’IFA.
56 – Le géant français de la location de voitures, Europcar, ferme ses sites de location gérés par son franchisé israélien dans les colonies de peuplement israéliennes illégales construites sur une terre palestinienne volée. Il suit un nombre grandissant d’entreprises qui se sont retirées de l’occupation militaire israélienne.
Une autre entreprise française, Systra, promet aux défenseurs des droits de l’homme de se retirer d’un projet pour prolonger la « ligne du tramway de Jérusalem » qui relie les colonies israéliennes illégales à Jérusalem. Les défenseurs des droits de l’homme disent de ce tramway que c’est « un outil pour la politique coloniale d’Israël et son annexion de Jérusalem, en totale violation du droit international ».
57 – Le directeur général de Versarien confirme une perte de 4 millions de dollars à cause de la campagne BDS. Versarien est une entreprise d’ingénierie qui travaille en partenariat avec Israel Aerospace Industries.
58 – Une entreprise turque de haut niveau refuse d’aider à la construction de l’ambassade US à Jérusalem même après qu’un partenariat dans lequel elle est impliquée eut remporté le contrat pour le projet.
59 – Une entreprise de construction jordanienne refuse de vendre des matériaux pour la construction d’un gazoduc reliant la Jordanie à Israël. Un représentant de cette entreprise a déclaré qu’elle refuse de travailler avec le gouvernement israélien.
60 – Les entreprises Hewlett Packard (HP) font face à une perte potentielle de 120 millions de dollars en Inde, à cause de leur complicité dans les violations israéliennes des droits de l’homme des Palestiniens. Cela vient après que la plus importante association d’étudiants de l’Inde, forte de 4 millions de membres, eut rejoint le mouvement BDS en s’engageant à boycotter les entreprises HP pour leur complicité bien documentée dans les violations graves israéliennes des droits de l’homme des Palestiniens.
61 – Après la campagne réussie des militants BDS au Japon, et à travers le monde, Honda annule son évènement en Israël parrainé par le gouvernement israélien, avec la star de la course à moto, Joe Roberts.
Roberts a clairement indiqué qu’il n’aurait pas accepté de prendre le départ s’il avait su que la course devait, initialement, se dérouler dans une colonie israélienne illégale dans le territoire palestinien occupé.
62 – L’Olympia Food Co-op, la première épicerie des États-Unis à boycotter les produits israéliens en soutien au mouvement BDS, remporte une victoire juridique importante quand un tribunal de l’État de Washington déboute le gouvernement israélien dans l’action en justice qu’il avait intentée contre elle.
Les universités et conseils étudiants
63 – Les étudiantes et les étudiants du Barnard College (Université de Columbia) à New York votent massivement leur soutien à une résolution BDS pour se désinvestir des entreprises qui profitent des violations des droits des Palestiniens par Israël. Le rapport dit que « tant les opposants que les partisans du mouvement BDS pensent que Barnard pourrait bien être un chef de file ».
Toujours à New York, plus de 50 groupes étudiants de l’université de New York (NYU) soutiennent le mouvement BDS pour les droits de l’homme des Palestiniens.
Le gouvernement étudiant de l’Université d’État de Californie à East Bay vote à l’unanimité en faveur d’une résolution demandant à l’Université de se désinvestir des entreprises qui profitent de l’occupation militaire illégale de la Palestine.
64 – À l’Université du Chili, 90 % des étudiantes et étudiants de la faculté de philosophie et des sciences humaines votent le soutien au boycott académique des institutions et universités israéliennes. Les étudiants occupent également le principal bâtiment de l’Université pour protester contre la Nakba palestinienne qui se poursuit et le récent massacre israélien à Gaza.
65 – Trente-huit groupes étudiants de l’Université de Cambridge, au Royaume-Uni, appellent au boycott de BAE Systems et Caterpillar, pour leur implication dans les crimes de guerre israéliens.
Une autre université britannique, l’Université de Manchester, met fin à ses ventes d’houmous de Sabra après une campagne BDS réussie sur le campus.
Sabra est détenue conjointement par PepsiCo et le groupe Strauss. Strauss investit et soutient la Brigade Golani de l’armée israélienne qui se rend responsable de violations flagrantes des droits de l’homme des Palestiniens. Violations qui incluent des assassinats arbitraires, agressions, incarcérations, expulsions, arrestations d’enfants, et usages d’armes chimiques comme le phosphore blanc.
66 – Le Congrès des étudiants sud-africains (SASCO) prend note du massacre par Israël de plus de 60 Palestiniens à Gaza, le 14 mai 2018, et il affirme son soutien au BDS et au boycott académique d’Israël. Il demande également au ministre des Affaires étrangères d’Afrique du Sud de mettre en œuvre immédiatement la résolution du parti au pourvoir pour une rétrogradation « sans condition » de l’ambassade d’Afrique du Sud en Israël en bureau de liaison, jusqu’à ce qu’Israël respecte le droit international.
67 – Les étudiantes et étudiants de l’Université George Washington votent pour se désinvestir des entreprises qui se rendent complices des violations des droits des Palestiniens. Ils demandent à leur université de se désinvestir des entreprises qui « fournissent des biens et des services aux forces militaires israéliennes » qui sont utilisés pour « bombarder les hôpitaux de Gaza, raser aux bulldozers les maisons des Palestiniens, construire des murs d’apartheid illégaux, et étouffer et violer davantage les droits de l’homme des Palestiniens ».
68 – Le Syndicat des étudiants d’Irlande (USI), organisme qui chapeaute les syndicats étudiants, vote le soutien au BDS, à la suite de l’Université nationale d’Irlande à Galway (NUIG), de l’Institut Galway-Mayo de Technologie (GMIT), de l’Université Queen’s de Belfast (QUB) et du Trinity College de Dublin (TCD).
Les Églises/Groupes confessionnels
69 – L’Église épiscopale adopte officiellement un écran d’investissement pour éviter de tirer profit des violations des droits de l’homme par Israël contre les Palestiniens. L’Église compte plus de 3 millions de membres aux États-Unis.
70 – Christian Peacemaker Teams International soutient un boycott des entreprises Hewlett Packard (HP) en raison de leur complicité dans les violations israéliennes des droits de l’homme des Palestiniens.
Le Comité national palestinien du BDS (BNC) est la plus importante coalition de la société civile palestinienne. Elle dirige et soutient le mouvement mondial de boycott, désinvestissement et sanctions pour les droits des Palestiniens.
Source: BDS Movement
Traduction : JPP pour BDS FRANCE



La justice marque un but. Adidas ne sponsorise plus la Fédération Israélienne de Football

31 juillet 2018
/ De Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI) / Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël

Suite à une campagne mondiale, Adidas ne sponsorise plus les équipes de football dans les colonies illégales israéliennes. Les Palestiniens appellent le nouveau sponsor Puma à cesser d’être complice avec les violations du droit international d’Israël.

La Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël salue la décision d’Adidas de ne plus sponsoriser la Fédération d’Israël de football (IFA).

En mars dernier, plus de 130 clubs palestiniens de football ont appelé le fabricant allemand d’articles de sport à arrêter de sponsoriser l’IFA à cause de sa complicité dans l’oppression des Palestiniens. L’IFA comprend six équipes israéliennes de football basées dans des colonies illégales israéliennes – colonies qui volent aux Palestiniens leur terre et leurs ressources. La colonisation israélienne est considérée comme un crime de guerre en droit international.

Une campagne mondiale très animée a suivi, avec des défenseurs des droits de l’homme du monde entier appelant Adidas à arrêter de sponsoriser les matches se jouant sur des terres palestiniennes volées. En juin, une pétition internationale qui avait récolté plus de 16 000 signatures a été transmise au siège satellite d’Adidas à Amsterdam.

Dans une réponse aux clubs palestiniens, Adidas a déclaré avoir soulevé la question des équipes des colonies israéliennes auprès de la FIFA. Adidas, l’un des principaux partenaires de la FIFA, a indiqué la nécessité pour l’organisation mondiale du football de « prendre une décision sur la question des équipes des colonies israéliennes, en accord avec le droit international et sa politique de défense des droits de l’homme ».
Des organisations internationales de premier plan telles que Human Rights Watch, ainsi que des experts des Nations Unies et 175 législateurs, ont pressé la FIFA de résoudre la question des clubs des colonies israéliennes.

Ce n’est pas la première fois qu’Adidas arrête de sponsoriser des entités israéliennes complices. À la suite de manifestations importantes, d’appels au boycott et de condamnations gouvernementales, Adidas avait arrêté de sponsoriser ce qui s’appelle le « Marathon de Jérusalem », dont l’itinéraire inclut des colonies israéliennes illégales et passe par le territoire palestinien occupé de Jérusalem-Est.

L’image d’Israël est devenue de plus en plus négative après les massacres généralisés de Palestiniens de Gaza qui manifestaient pacifiquement pour obtenir les droits que leur a reconnus l’ONU. Israël a tué près de 150 Palestiniens, dont des journalistes, du personnel médical et plus de 20 enfants, depuis la fin mars.
Parmi les plus de dix mille Palestiniens blessés par la politique de « tirer pour tuer ou handicaper », il y a plus de 50 athlètes dont la vie a été définitivement changée par des infirmités et la carrière sportive brisée.

Avertissement à Puma

Une autre compagnie d’articles de sports allemande, Puma, a remplacé Adidas et signé un contrat de sponsoring de l’IFA de quatre ans.

En sponsorisant l’IFA, Puma associe sa marque internationale à la politique israélienne d’expansion de ses colonies, politique qui chasse les Palestiniens d’origine dans un nettoyage ethnique progressif, par la saisie illégale de leurs terres et la démolition de leurs maisons. L’iconique félin vend par le biais du sport l’occupation militaire israélienne et les violations des droits des Palestiniens.

Le Code éthique de Puma affirme que la compagnie est engagée en faveur des droits de l’homme et porte « grandement attention aux préoccupations exprimées par les institutions internationales, les organisations non-gouvernementales (ONG) et les représentants de la société civile ».

En tant que signataire du Pacte mondial des Nations Unies, Puma a aussi l’obligation de s’assurer qu’il ne se rend pas « complice de violations de droits de l’homme ».

Le consensus international est clair. Les colonies israéliennes sont illégales. Puma s’expose à des campagnes mondiales de boycott de la part de consommateurs engagés qui défendent les droits de l’homme.
Nous appelons Puma à arrêter de sponsoriser la Fédération d’Israël de football (IFA) aussi longtemps qu’elle participera aux graves violations du droit international par Israël et à l’oppression des Palestiniens.
Le félin devrait sauter pour défendre les droits des Palestiniens.

https://bdsmovement.net/news/team-justice-scores-adidas-no-longer-sponsoring-israel-football-association

Traduction Mireille Vaucoret pour BDS France




Le système des lois d’apartheid d’Israël

19 juillet 2018
Ce tableau montre comment le système juridique d’Israël permet l’apartheid. Il comporte des exemples de lois racistes significatives.
 
L’apartheid se distingue d’autres formes de discrimination raciale interdites par le caractère institutionnalisé et oppressif de la discrimination qui s’y inscrit. C’est toujours un régime de discrimination et d’oppression approuvé par l‘État.
Le système juridique israélien permettant le colonialisme, la domination juive et l’oppression des Palestiniens
Objectif/effet des lois israéliennes
Exemples de lois significatives
Établir la revendication de souveraineté d’Israël sur toute la Palestine d’avant 1948 comme loi
Permettre et réglementer l’annexion de 1967 du territoire palestinien occupé
Ordonnance n° 29 de 5708-1948 (22 septembre 1948) sur le champ de compétences et de pouvoirs
Ordonnance juridique et administrative, section 11 B (27 juin 1967) prise pour l’annexion de Jérusalem Est occupée ;
Loi sur les affaires juridiques et administratives (règlementation)(version consolidée) (1970) expliquant comment les lois israéliennes doivent être appliquées à Jérusalem ; permettant les revendications de propriété juives pré-1948 à Jérusalem Est mais non les revendications de propriétés palestiniennes pré-1948 à Jérusalem Ouest ;
Loi fondamentale « Jérusalem unifiée, capitale d’Israël » (1980) ;
Loi sur la régularisation des colonies en Judée Samarie 5777-2017 (6 février 2017).
Permettre une appropriation irréversible de la terre et des biens palestiniens pour « l’État juif » et le « peuple juif »
Loi sur la propriété des absents (1950) ; Loi sur l’Autorité de développement (transfert de propriété) (1950) ; Ordonnance sur l’acquisition de terres pour des objectifs publics (loi du mandat britannique de 1943) ; Loi d’acquisition de terres (validation des actes et compensations) (1953) ; Loi sur le Keren Kayemet Le-Israël/JNF(1953) ; Convention avec l’Exécutif sioniste (1954) ; Loi fondamentale : les terres israéliennes (1960) ; Loi d’administration de la terre d’Israël (1960 ; Loi sur l’administration des terres (réforme foncière) (2009)
Garantir la « nationalité juive » supérieure de à la population juive d’Israël ;
Définir Israël comme l’État du « peuple juif » ; protéger le  « caractère juif » de l’État des contestations politiques et juridiques
Loi du retour et loi (1950) sur la citoyenneté israélienne (1952) : garantissant à tout Juif en Israël, dans les TPO et à l’étranger, le statut supérieur et les droits des nationaux juifs d’Israël, dont le droit d’immigrer avec leur famille et l’accès automatique à la nationalité ;
Loi sur le statut de l’Organisation Sioniste Mondiale – Agence Juive (1952) ; Loi sur l’État-Nation juif »(2018) ;
Loi fondamentale : la Knesset (1958), Section 7A : vu que, entre autres, Israël est un « État juif », permettre l’exclusion d’élections parlementaires les partis politiques qui contestent ce principe ;
Loi fondamentale : Dignité Humaine et Liberté (1992) délimitant les droits humains fondamentaux, y compris le droit à l’égalité, sous réserve que ces droits soient conformes aux valeurs d’Israël comme  « État juif et démocratique ».
Conférer un statut et des droits différents, toujours inférieurs, dans le pays aux populations palestiniennes
Loi sur la citoyenneté israélienne (1952) : privant (les descendants de)réfugiés palestiniens de la citoyenneté et de tous les droits dans leur pays ; définissant les Palestiniens présents en Israël comme « citoyens israéliens » sans les droits d’une nationalité ni d’un groupe ;
Loi de l’entrée en Israël (1952) et règlementation de l’entrée en Israël (1974) : définissant les Palestiniens de Jérusalem Est occupée comme « résidents permanents » sans droit permanent au séjour ni au regroupement familial ;
Loi sur la citoyenneté et l’entrée en Israël (2003, amendée en 2007) : interdisant le droit de résidence via le regroupement familial en Israël et dans Jérusalem Est occupée avec des conjoint.e.s et des enfants de Cisjordanie, de la bande de Gaza et de pays arabes désignés ;
Loi sur les Comités d’admission (2011) :elle permet des villages ruraux juifs à ne pas accepter des Palestiniens voulant y vivre, privant les Palestiniens du droit au logement et à la terre de l’État.
Restreindre le développement, permettre la destruction de maisons et villages palestiniens
Loi sur l’aménagement et la construction au niveau national (1965) et lois associées du domaine de l’aménagement, du zoning et de la construction
Permettre la restriction de la liberté d’expression et d’association, la liberté de mouvement comme la privation de liberté physique  et le droit à des procès justes pour ceux qui s’opposent à l’apartheid et au colonialisme;
Permettre et réglementer l’annexion du territoire palestinien occupé en 1967
État d’urgence (1948, toujours en vigueur) ; Règles de la défense (urgence) (1945) ; ordonnance de prévention du terrorisme (1948) ; Loi pour combattre le terrorisme (2016) ; Loi sur la Nakba (2011) ; Loi contre le boycott (2011) ; Loi sur le financement de gouvernements étrangers (2011) ; Loi sur la transparence des ONG (2016) ; Loi sur l’entrée en Israël (amendement n°27, refusant le visa et le permis de séjour aux défenseurs du boycott d’Israël) de 2017
 
Pour plus de détails sur ces lois israéliennes et d’autres, voir : Adalah «Base de données des lois discriminatoires » https://www.adalah.org/en/content/view/7771
L’application de ce système de lois racistes et de jurisprudence ne se limite pas au territoire d’Israël internationalement reconnu parce qu’il est mis en œuvre dans tout le territoire sous administration ou contrôle effectif d’Israël, c’est à dire en Israël depuis 1948 et dans les TPO depuis 1967. Il est étendu dans les OPT de plusieurs manières : annexion de jure (Jérusalem Est) fondée sur des lois qui donnent pouvoir aux gouvernements israéliens d’étendre la compétence d’Israël à l’ensemble des TPO ; application personnelle du droit intérieur israélien aux colons et aux visiteurs juifs et application progressive aux colonies de Cisjordanie (« annexion rampante de facto ») ; et par la « canalisation », qui veut dire l’incorporation d’éléments du droit civil israélien dans les ordres militaires principalement dirigés vers la population palestinienne des TPO.
Traduction SF pour BDS France



La Campagne BDS France participe à l’Université d’été solidaire et rebelle des mouvements sociaux et citoyens à Grenoble

La Campagne BDS France participe à l’Université d’été solidaire et rebelle des mouvements sociaux et citoyens qui se tient à Grenoble du 22 au 26 août 2018.
Programme BDS France et partenaires :
> Vendredi 24 août à 10 hdéambul’action.
Balade à pieds dans le centre-ville de Grenoble à la découverte des lieux emblématiques de la collaboration des entreprises françaises avec le régime d’apartheid israélien. Prises de paroles, rencontres avec les dirigeants des établissements visités, distribution de tracts…
Plus d’informations
 
> Jeudi 23 août de 9h30 à 11h45 : Des entreprises françaises complices de la colonisation israélienne.
La colonisation des terres palestiniennes constitue le principal obstacle à une paix juste et durable. Les colonies sont illégales au regard du droit international. Elles constituent un crime de guerre. Or plusieurs entreprises françaises concourent directement à la colonisation : banques françaises ayant des liens avec des banques et entreprises israéliennes acteurs de la colonisation, entreprises du secteur des transports publics engagées dans des projets renforçant la colonisation à Jérusalem-Est, distributeurs de produits des colonies. Nous vous présenterons les campagnes citoyennes en cours pour les dénoncer et pour les contraindre à cesser leurs activités.
Coorganisé par BDS France et AFPS
Plus d’informations
> Vendredi 24 août de 14h15 à 16h30 : Impact de l’occupation militaire sur les enfants palestiniens et résilience.
Les enfants en Palestine occupée : les défis que présente le bien-être des enfants à Gaza, à Jérusalem-Est et en Cisjordanie.
Conférence de Samah Jabr avec une projection partielle du film Derrière les murs et débat – Le film sera également projeté en soirée dans une salle de l’agglomération grenobloise
Cette présentation décrit les conditions de vie des enfants dans le contexte de Gaza, de Jérusalem-Est et de la Cisjordanie, en particulier les défis posés par les problèmes psychosociaux provoqués par l’occupation. Ces conditions de vie englobent la blessure directe causée par les tirs et les bombardements mais aussi l’impact indirect et très fort de leurs conséquences : pauvreté, fragmentation sociale et développement humain rendu impossible. On examine l’impact de l’occupation au regard de l’impossibilité des familles de protéger leurs membres, de les nourrir et de faciliter pour chacun un développement optimal, plus particulièrement à cause de la prévalence du deuil. Certains problèmes qui semblent spécifiques à la Palestine, tels que la prévalence des arrestations et de l’emprisonnement des enfants, sont discutés. On débattra à partir d’ une présentation des services de santé mentale pour les enfants et d’exemples de programmes novateurs. La présentation tentera de faire des recommandations pour des interventions sociopolitiques visant à améliorer le bien-être des enfants en Palestine. « 
Coorganisé par BDS France, AFPS et UJFP
Plus d’informations
> Samedi 25 août de 14h15 à 16h30 : France/Israël, l’argument sécuritaire en question.
L’atelier traitera des politiques répressives et liberticides en France et en Israël. Israël invoque les menaces à sa sécurité pour justifier l’ensemble de sa politique d’apartheid, de la colonisation de la Palestine au refus absolu du retour des réfugiés. En France c’est la menace terroriste qui sert à justifier la restriction des libertés publiques et qui conduit à l’israélisation de la société. Exploitant les « champs expérimentaux » que représentent Gaza et la Cisjordanie, Israël développe une industrie militaire et de sécurité, et vends de par le monde son modèle d’État sécuritaire. L’atelier cherchera les réactions nécessaires aux collaborations militaires et sécuritaires entre la France, l’Europe et Israël. Les échanges entre les analystes et les acteurs de la solidarité internationale présents permettront une vision complète de la situation. On cherchera comment structurer et amplifier la campagne d’embargo militaire contre Israël que mène le mouvement BDS.
Coorganisé par BDS France, AURDIP et AFPS



« Israël se déclare effectivement comme un état d’apartheid »

19 juillet 2018

/ Par Palestinian Boycott, Sanctions and Divestment National Committee (BNC), Adalah, Najwan Berekdar, Omar Barghouti /

La société civile palestinienne réagit à la loi « Israël comme Etat-nation juif » « qui définit sans ambiguïté Israël comme un état appartenant exclusivement au peuple juif ». Ceci en dépit du fait qu’un citoyen d’Israël sur cinq est un Palestinien autochtone, non juif.

CONTACT: media@bdsmovement.net

19 juillet 2018 — Les législateurs israéliens ont donné aujourd’hui leur approbation définitive au projet de loi « Loi fondamentale : Israël comme Etat-nation du peuple juif » qui définit sans ambiguïté Israël comme un état appartenant exclusivement au « peuple juif ». Ceci en dépit du fait qu’un citoyen d’Israël sur cinq est un Palestinien autochtone, non juif. Les membres palestiniens de la Knesset israélienne ont condamné la loi, qui jouit d’un pouvoir constitutionnel, en tant que « loi d’apartheid ».

Adalah, une importante organisation pour les droits humains palestiniens en Israël, décrit  comment la loi « établit le principe d’apartheid en matière de logement, de terres et de citoyenneté ». Elle conclut que « cette loi entérine constitutionnellement la discrimination institutionalisée ». Najwan Berekdar, un citoyen palestinien d’Israël, a réagi ainsi : « En tant que citoyen palestinien de cet état, cette loi entérine pour moi une citoyenneté de troisième ordre dans un pays où ma famille a vécu depuis des générations, bien avant même que l’état d’Israël n’existe.

La majorité juive-israélienne nous rappelle bruyamment que nous citoyens palestiniens autochtones d’Israël ne sommes pas les bienvenus dans la propre patrie de nos ancêtres. Mon peuple a toujours souffert du racisme légalisé de l’état d’Israël et de ses institutions, mais cette loi fait de la réalité de notre apartheid une loi de ce pays, comme jamais auparavant.

En tant que « non juifs », nous n’avons déjà pas le droit d’acheter ou de louer des terres sur 93% du territoire contrôlé par l’Etat d’Israël, et beaucoup de nos communautés sont déclarées « non reconnues » et détruites au bulldozer par l’armée israélienne. J’ai reçu une éducation racialement ségréguée et inférieure dans un système scolaire qui privilégie visiblement les Israéliens juifs.

Israël nous dépouille maintenant de tout semblant de droits égaux, sur la seule base de notre identité ethno-religieuse.

Il rétrograde même notre langue qui était jusqu’alors l’une des deux langues officielles de l’état. »

Omar Barghouti du Comité national palestinien BDS a commenté :

« Une famille palestinienne devant les ruines de leur maison à Umm al-Hiran, une communauté palestinienne que le gouvernement israélien détruit afin de pouvoir construire à sa place une ville réservée aux Juifs israéliens. Les résidents de Umm al-Hiran sont citoyens israéliens.Israël a des dizaines de lois racistes, y compris quelques-unes qui correspondent de manière frappante à la définition de l’apartheid par les Nations Unies. Mais avec le pouvoir constitutionnel de cette Loi fondamentale, Israël se déclare effectivement comme un état d’apartheid et laisse tomber son masque délabré de démocratie.

A partir de maintenant, il ne sera pas seulement légal d’exercer une discrimination raciale contre les citoyens palestiniens autochtones de l’état. Ce sera rendu constitutionnellement obligatoire et requis. Cela devrait provoquer les gens, les institutions et les gouvernements à faire rendre des comptes à Israël. »

Omar Barghouti conclut :

« S’il y a jamais eu un temps pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions contre le système d’oppression d’Israêl, c’est bien maintenant. L’adoption officielle par Israël de l’apartheid ouvre une porte au peuple palestinien, aux nations arabes et à nos alliés dans le monde entier pour faire pression sur les Nations Unies afin qu’elles activent leurs lois anti-apartheid et imposent de sérieuses sanctions à Israël comme celles qu’elles ont imposées à l’Afrique du Sud.

Nous redoublerons nos efforts pour que grandisse encore le mouvement BDS en faveur des droits palestiniens pour faire rendre des comptes à Israël pour tous ses crimes contre notre peuple. Aucune loi israélienne n’effacera notre droit à l’auto-détermination dans notre patrie ou le droit à nos réfugiés de retourner chez eux. Aucun gouvernement israélien d’extrême-droite, avec tout le soutien aveugle qu’il reçoit des forces xénophobes et ouvertement fascistes des Etats-Unis et d’Europe, n’éteindra notre aspiration à la liberté, à la justice et à l’égalité. »

Le Comité national palestinien BDS (BNC) est la plus grande coalition de la société civile palestinienne. Il dirige et soutient le mouvement global de Boycott, désinvestissement et sanctions en faveur des droits palestiniens.

 

Source : https://bdsmovement.net/news/%E2%80%9Cisrael-effectively-declares-itself-apartheid-state%E2%80%9D




Défendre le droit au BDS

À toutes celles et tous ceux qui nous soutiennent,

Le gouvernement d’extrême-droite d’Israël s’efforce sans relâche de diffamer et de criminaliser la solidarité avec le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) pour les droits des Palestiniens, qui a été proposé pour le Prix Nobel de la paix.

Israël cherche à restreindre et à censurer le soutien au BDS avec l’aide de cabinets d’avocats, de personnalités politiques et de gouvernements dans plusieurs pays. Il a également mobilisé ses ambassades, ses services de renseignement et ses groupes de pression pour réprimer la liberté d’expression et notre droit de pratiquer le boycott afin de faire progresser la justice.

Aujourd’hui, nous avons besoin de votre soutien pour défendre le droit au BDS.

Donnez pour protéger notre droit de contester pacifiquement l’occupation militaire et l’apartheid pratiqués par Israël

La vague de répression sans précédent déclenchée par Israël ne nous a pas découragés. Le mouvement BDS est en plein essor et atteint de nouveaux sommets.

Au cours des six derniers mois, nous avons mis en échec un effort concerté d’Israël et de ses groupes de pression pour empêcher un représentant du mouvement BDS de prendre la parole devant le Parlement européen.

Un rapport commandé par le gouvernement écossais a conclu que les actions de boycott d’Israël sont protégées par les lois relatives à la liberté d’expression. Les Démocrates de Californie ont rejeté un projet de loi fédéral qui visait à restreindre la campagne pour le BDS.
Le droit au BDS a été défendu par l’Union européenne, des centaines de juristes européens, l’Union américaine pour les libertés civiles (American Civil Liberties Union, ACLU), des centaines d’ONG européennes, plus de deux cents rabbins et plusieurs gouvernements européens.
Si la guerre menée par Israël contre la solidarité avec les Palestiniens est aujourd’hui la plus grave remise en cause de la liberté d’expression en Occident, le respect du droit au BDS est un test décisif permettant de juger du respect de cette liberté.

Votre don nous permet de protéger la défense des droits des Palestiniens contre les manœuvres d’intimidation d’Israël.

Nous continuerons à développer le mouvement du BDS jusqu’à ce que les droits des Palestiniens soient respectés.

En solidarité,

Ana et Hind

Comité national palestinien Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BNC)

Le Comité national palestinien Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BNC) est la coalition la plus vaste au sein de la société civile palestinienne. Il anime et soutient le mouvement mondial Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) pour les droits des Palestiniens.

Traduction SM pour BDS France