Salon de l’automobile de Paris: Mondial.Tech, au service de l’apartheid israélien

La Campagne BDS France dénonce la mise à l’honneur d’Israël à Mondial.Tech, événement dédié aux professionnels de l’innovation dans l’industrie automobile, qui a lieu du 2 au 6 octobre au Salon de l’automobile de Paris.

Dans le cadre de l’initiative Innotech 2018, sous l’égide du département des affaires commerciales de l’ambassade d’Israël en France, et de l’Autorité israélienne d’innovation (organe du gouvernement israélien chargé de promouvoir le développement de la RD industrielle) en partenariat avec l’organisme de financement français BPI France, une délégation de plus de 60 start-ups israéliennes, entend ainsi présenter le « meilleur de l’innovation automobile israélienne » et son « savoir-faire » en matière de cybersécurité, de transport intelligent et de voitures connectées et autonomes, aux grands acteurs et investisseurs du domaine de la Mobilité.

L’État d’Israël est ainsi mis en avant et se vend comme étant la « Start up Nation », un pays attractif, à la pointe de l’innovation technologique, capable d’assurer notre sécurité, et d’améliorer nos vies.

Mais en réalité, la véritable identité de marque d’Israël est la colonisation, l’occupation et l’apartheid :

  • Israël dépossède le peuple palestinien de sa terre depuis 70 ans

  • Il impose au peuple palestinien une politique d’apartheid, comme le rappelle l’O.N.U (Rapport Tilley-Falk du 15 mars 2017)

  • Il bafoue systématiquement les résolutions de l’O.N.U contre l’occupation, le blocus de Gaza, le Mur, la colonisation, le droit au retour des réfugiés

  • Détient des milliers de prisonniers, hommes, femmes et enfants palestiniens, dont plus de 450 en « détention administrative », c’est-à-dire sans charges ni jugements

  • Il tue des civils palestiniens en toute impunité.

Le dernier exemple en date, est le carnage de ces derniers mois contre les Palestinien.ne.s de Gaza qui manifestent pacifiquement contre le blocus qui leur est imposé depuis 11 ans et pour leur droit au retour. Depuis fin mars, 180 personnes ont été abattues de façon délibérée par les snipers de l’armée israélienne, dont des enfants, des journalistes, des aides médicaux et plus de 18 000 ont été blessées dont certaines très grièvement.

Voilà ce qu’est le vrai visage de l’État d’Israël : un État d’apartheid, raciste et colonial qui pratique le nettoyage ethnique, réprime, emprisonne et assassine des civils résistant pour leurs droits fondamentaux en tant que peuple.

Nous dénonçons également le rôle du gouvernement français. Par l’initiative Innovatech menée par BPI France, destinée à favoriser la coopération entre la France et Israël et à encourager les investissements français, la France fait toujours le choix de soutenir le régime israélien d’apartheid, de contribuer à «blanchir» l’image d’Israël et de se faire complice de ses crimes.

Nous notons aussi la participation de la société d’assurances AXA en tant que sponsor de cet événement aux cotés, entre autres, de la banque israélienne Hapoalim. Ceci n’est pas anodin. Le groupe AXA est en effet actionnaire de cette banque israélienne connue pour être un acteur majeur du financement de la colonisation illégale en Cisjordanie occupée.

Non seulement AXA confirme son refus de désinvestir de firmes israéliennes impliquées dans des crimes de guerre contre les Palestinien.ne.s mais renforce ici sa collaboration avec l’apartheid israélien.

Il n’est plus possible qu’Israël soit ainsi mis à l’honneur et puisse faire du business en toute impunité, avec le soutien de sociétés et du gouvernement français. La Campagne BDS France refuse la normalisation des relations avec un tel régime et appelle à son boycott et à des sanctions jusqu’à ce qu’il se conforme au droit international.




Hommage à notre camarade et amie Gisèle Felhendler

Hommage à notre camarade et amie Gisèle Felhendler

Gisèle, notre camarade, notre amie, nous a quittés hier lundi 17 septembre 2018.

Nous avions rencontré Gisèle en tant que coordinatrice de la semaine anticoloniale pour la première fois en 2013. Elle souhaitait que la résistance du peuple palestinien et que la Campagne BDS soient dignement représentées durant cette grande initiative annuelle de solidarité avec les peuples en lutte, dans le programme des rencontres-débats, mais aussi au salon anticolonial et aux manifestations. Nous co-organisions chaque année en collaboration avec elle la soirée consacrée à BDS.

Grace à elle, « Sortir du Colonialisme », l’association qu’elle coanimait, a rejoint la Campagne peu de temps après.

Gisèle, c’était aussi notre camarade douée pour l’écriture qui se proposait spontanément et généreusement quand il fallait initier des lettres ouvertes au nom de la Campagne BDS France, comme celle en réponse à Juliette Gréco, ou pour dénoncer l’assimilation de l’antisionisme à de l’antisémitisme comme dans cette tribune.

Animatrice d’une émission sur Radio Libertaire puis FFP, elle ne manquait jamais l’occasion de promouvoir l’actualité de BDS à travers les ondes.

Gisèle était puissante, inspirante, exceptionnelle. Son humour, sa bienveillance, son dévouement, sa droiture et son intelligence nous manqueront terriblement.

Elle sera toujours dans la mémoire de celles et ceux qui ont eu la chance de militer avec elle.

Nous présentons nos condoléances à tous ses proches.

La Campagne BDS France Paris, comme d’autres groupes, lui rend ici hommage.

Gisèle avec des militantes de la Campagne BDS France – Paris




Oslo a 25 ans, la preuve que le BDS est essentiel pour un avenir libre et juste

13 septembre 2018 – Comité national palestinien de boycott, désinvestissement et sanctions (BNC)

 

Alors que les Accords d’Oslo arrivent à leur 25e année, nous voyons bien que le « processus de paix » a servi de couverture à Israël pour voler plus de terres palestiniennes, expulser plus de Palestiniens de leurs maisons et commettre des crimes de guerre contre les Palestiniens sans qu’il ait à rendre des comptes. Il est plus important que jamais de redoubler d’efforts pour isoler l’apartheid israélien et créer un avenir où nous serons tous libres.

Aujourd’hui, 13 septembre 2018, est le 25e anniversaire de la signature des Accords d’Oslo et depuis, la vie des Palestiniens n’a fait qu’empirer. Le « processus de paix » d’Oslo a servi de couverture à Israël pour voler plus de terres palestiniennes, expulser plus de Palestiniens de leurs maisons et commettre des crimes de guerre contre les Palestiniens sans qu’il ait à rendre des comptes. Israël a adopté une législation qui officialise son système d’apartheid, utilisant la loi pour discriminer systématiquement les Palestiniens originaires du pays et nous priver de nos droits inhérents.

Nous exigeons les droits globaux de notre peuple, que les Accords d’Oslo ont sapés, et plus particulièrement le droit de nos réfugiés à retourner dans leurs maisons d’origine, nous continuons donc de renforcer notre lutte populaire pour la liberté, la justice et l’égalité.

Nous continuons également à construire un mouvement BDS dans le monde entier comme la stratégie de solidarité la plus efficace pour couper les liens de complicité avec le régime d’oppression israélien. Après 25 ans d’ancrage de l’apartheid israélien par Oslo, il est grand temps que la justice soit rendue et que les responsables rendent des comptes.

Alors que l’Administration Trump se range sans aucune retenue aux côtés d’Israël et que l’Union européenne poursuit sa complicité, ne s’en tenant qu’à des déclarations, il est plus important que jamais pour les personnes de conscience du monde entier de soutenir notre mouvement pacifique, antiraciste.

Une solidarité efficace avec notre lutte aujourd’hui implique d’approuver un embargo militaire contre le régime d’apartheid d’Israël, de s’engager dans des initiatives pour le boycott académique et culturel de ses institutions complices, de faire campagne pour se désinvestir des entreprises qui se rendent complices de ses crimes, ou pour faire pression sur son régime d’extrême droite.

Comme dans la lutte pour la liberté en Afrique du Sud, la justice peut prévaloir en Palestine, avec le soutien des mouvements qui se battent dans le monde entier pour la justice.

Multiplions par deux nos efforts pour isoler l’apartheid israélien et nous créer un avenir où nous serons tous libres.

 

Le Comité national palestinien du BDS (BNC) est la plus grande coalition de la société civile palestinienne. Elle dirige et soutient le mouvement mondial de boycott, désinvestissement et sanctions pour les droits des Palestiniens.

 

Source: BDS Movement

Traduction : JPP pour BDS FRANCE




Itay Tiran, le comédien et metteur en scène de théâtre n°1 d’Israël : BDS est une forme légitime de résistance

 

Ravit Hecht – Haaretz – 5 septembre 2018

Tiran a insisté sur le fait que la situation politique n’est pas la raison principale pour laquelle il quitte le pays, et qu’il ne se considère pas comme un « exilé politique ».

« BDS est une forme tout à fait légitime de résistance. Et si nous voulons prôner un certain type de débat politique qui ne soit pas violent, nous devons renforcer ces voix, même si c’est difficile », dit Itay Tiran, largement considéré comme le comédien et metteur en scène de théâtre-phare d’Israël, dans une interview à Haaretz à la veille de son départ pour l’Allemagne.

« Je pense qu’une gauche politique normale devrait soutenir BDS » dit-il. Après tout, peu importe ce que fera le Palestinien. Quand il commet un acte terroriste, on l’appelle un terroriste violent et sanguinaire. Et quand il soutient BDS, c’est un terroriste politique ».

« Si ce qui conduit finalement à une solution ici est une pression non-violente, réalisée en tant que discours politique, alors pourquoi ne pas la soutenir ? C’est une approche humaniste et aussi pratique ; je pense qu’elle empêchera les guerres à venir » a-t-il dit.

Tiran, qui a 38 ans, et dont les déclarations de gauche ont attiré l’attention par le passé, faisait partie des premiers signataires de la pétition de gens de théâtre israéliens qui, en 2010 revendiquaient de ne pas se produire dans le nouveau centre culturel ouvert à Ariel.

Il quitte le Théâtre Cameri après 16 années où il était son principal acteur et il rejoint une troupe au Théâtre d’État de Stuttgart, après avoir déjà joué et mis en scène en Allemagne. Il envisage aussi la mise en scène, entre autres, au Burgtheater de Vienne. Il a récemment eu un rôle dans le film « Une araignée sur le Web », une coproduction belgo-néerlando-israélienne réalisée par Eran Riklis, dont Ben Kingsley et Monica Belluci sont les vedettes.

À propos de la situation politique en Israël, il a dit : « Je pense qu’on a touché le fond avec l’assassinat de Rabin, qui a modelé ma conscience politique d’enfant et le dernier coup fut la guerre de 2014 à Gaza. Et entre les deux, il y a plein d’autres points. Vous vous levez le matin, buvez votre café et lisez le journal. Vous lisez un article et vous dites : alors est-ce le moment où on est devenus fascistes ou non » ?

Vous êtes seul et vous jouez à un jeu, et peu à peu vous vous rendez compte que tout ce que vous faites est de continuer à vous poser cette question et de jouer à ce jeu, sans décider » a-t-il dit.

Pour autant, Tiran a insisté sur le fait que la situation politique n’est pas la raison principale pour laquelle il quitte le pays, et qu’il ne se considère pas comme un « exilé politique ».

« Si la loi de l’État-Nation est une référence à partir de laquelle vous calculez où en est la société israélienne, alors la loi est clairement raciste, inégalitaire ; c’est une nouvelle étape dans le tournant nationaliste pris ici. D’un autre côté, je dis qu’elle n’est pas seulement mauvaise. Pourquoi ? Parce qu’elle extirpe une sorte d’inconscient collectif qui a toujours existé ici » a-t-il dit.

« La Déclaration d’Indépendance et le discours sur l’égalité et les valeurs, tout ça c’était l’auto-lissage d’une fanfaronnade colonialiste d’un libéralisme éclairé. Il y a des gens qui se caractérisent encore par «centre-gauche » et qui pensent toujours que s’ils mettent le mot égalité dans la loi, tout ira bien. Ce n’est pas mon avis. Et vraiment, le contre-argument justifié par la droite était : Attendez, il y la Loi du Retour. Qu’est ce qui fait que c’est seulement la loi de l’État-nation qui vous rend fous ? » remarque-t-il.

Donc vous dites que le sionisme est un racisme, de toute façon ?

Oui

Que le sionisme est un colonialisme ?

Oui, exactement. Donc il nous faut tous regarder la vérité en face, et choisir son camp.

Source: Haaretz

Traduction SF pour BDS France

 




« SodaStream est toujours soumis au boycott »

Comité national palestinien de boycott, désinvestissement et sanctions (BNC) – le 22 août 2018

Le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens réagit à l’achat de SodaStream par PepsiCo.

22 août 2018 – Plus tôt dans la semaine, PepsiCo a annoncé qu’elle signait un accord pour l’achat de SodaStream, fabricant de machines pour carbonatation domestique. SodaStream a fait face à un boycott mondial en raison de sa complicité dans les graves violations des droits de l’homme des Palestiniens par Israël.

Omar Bargouti, cofondateur du mouvement BDS pour les droits des Palestiniens, déclare :

« SodaStream est toujours soumis au boycott par le mouvement mondial du BDS conduit par les Palestiniens pour les droits des Palestiniens. Sa nouvelle usine est activement complice de la politique d’Israël pour le déplacement des citoyens bédouins palestiniens d’Israël, dans le Néguev. Les mauvais traitements par SodaStream et sa discrimination à l’encontre des travailleurs palestiniens ne sont pas non plus oubliés.

« Le mouvement BDS considère la fermeture de l’usine SodaStream en Cisjordanie militairement occupée comme un succès, en droite ligne avec notre engagement de mettre fin aux violations israéliennes des droits de l’homme des Palestiniens. L’usine SodaStream a été montée dans l’une des plus importantes colonies de peuplement israéliennes, qui sont illégales, sur une terre volée aux Palestiniens et sur les ruines de sept villages palestiniens dont les habitants ont été chassés par la force pour laisser la place à une ville réservée aux seuls juifs, ceci en violation du droit international et d’une politique soutenue par les USA de plusieurs décennies.

« Comme ce fut le cas avec le boycott international et le désinvestissement des entreprises complices des crimes de l’Afrique du Sud de l’apartheid, toutes les entreprises qui sont complices des violations israéliennes des droits de l’homme des Palestiniens sont des cibles légitimes pour le mouvement BDS.

« Au plus fort de la campagne BDS contre SodaStream, la valeur de l’action de l’entreprise a chuté, et sa réputation a été entachée.

« Il est clair que le non-respect de l’appel BDS palestinien est moralement inacceptable car il est nuisible pour les droits de l’homme. Il est aussi nuisible pour les affaires. »

Le Comité national palestinien du BDS (BNC) est la plus grande coalition de la société civile palestinienne. Il dirige et appuie le mouvement mondial de boycott, désinvestissements et sanctions pour les droits des Palestiniens.

 

Source: BNC

Traduction : JPP pour BDS FRANCE




Plus de la moitié des conférenciers invités se retirent d’un colloque scientifique dans une université israélienne des colonies

20 août 2018 / Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI)

 

Six des onze conférenciers invités ont confirmé l’annulation de leur participation à un colloque de physique à l’université Ariel, construite en territoire palestinien occupé dans une colonie israélienne illégale. Les universitaires palestiniens demandent aux conférenciers restants de se retirer de la conférence.

La lettre suivante a été envoyée le 2 août 2018 aux conférenciers invités du colloque « Inflation, alternatives et ondes gravitationelles » qui doit se tenir du 3 au 6 septembre à l’université Ariel. Cette université est construite en terre palestinienne occupée, dans la colonie israélienne illégale d’Ariel. Plus de la moitié de ceux invités à parler ont confirmé qu’ils n’y assisteraient pas. Bien que certains se soient retirés depuis plusieurs semaines, le site web du colloque continue, de manière trompeuse, à afficher leurs noms. Nous demandons aux conférenciers restants de soutenir leurs collègues palestiniens et de se retirer du colloque.

Nous vous écrivons en tant que conférencier invité au colloque intitulé « Inflation, alternatives et ondes gravitationelles » à l’université Ariel, 3-6 septembre 2018. Nous, Fédération palestinienne des syndicats de professeurs et d’employés d’universités (PFUUPE) et Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI), nous vous demandons d’annuler votre participation à cette université, qui est construite en terre palestinienne occupée en violation du droit international.

L’université Ariel est construite dans la colonie israélienne illégale du même nom en Cisjordanie palestinienne occupée. Le consensus international est que les colonies israéliennes sont illégales. La résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations Unies a récemment reconfirmé cette position, maintenant que l’activité de colonisation d’Israël « n’a aucune validité juridique et constitue une violation flagrante selon le droit international ». Selon la 4ème Convention de Genève, les colonies israéliennes constituent un crime de guerre.

La colonie d’Ariel a été construite sur des terrains volés aux villages palestiniens alentour et sur des terres que des familles palestiniennes ont cultivées pendant des générations. Le mur d’apartheid construit pour annexer Ariel à Israël, et déclaré illégal en 2004 par la Cour pénale internationale (ICJ), sépare des villages palestiniens les uns des autres et restreint leur liberté de mouvement et leur développement. Les Palestiniens doivent vivre avec la puanteur des eaux usées d’Ariel, ce qui affecte leur santé, détruit leurs récoltes et pollue leurs sources d’eau.

Les colonies, qui privent les Palestiniens de terres et de ressources, font partie du système israélien d’oppression qui domine tous les aspects de la vie palestinienne, en particulier l’éducation.

Les checkpoints militaires israéliens restreignent les déplacements vers, et depuis, les universités des étudiants, chercheurs et professeurs palestiniens. Israël empêche les étudiants palestiniens dans Gaza assiégée, où près de deux millions de personnes vivent avec quatre heures d’électricité par jour, d’étudier dans les universités palestiniennes de Cisjordanie ou de quitter Gaza pour des universités à l’étranger.

Israël refuse des permis de voyage aux universitaires palestiniens, limitant sévèrement leur accès à des conférences internationales.

Depuis le début de l’année universitaire, Israël a refusé l’entrée ou refusé de renouveler des visas d’un grand nombre d’universitaires des universités palestiniennes détenant des passeports étrangers.

Israël dénie aux Palestiniens le droit fondamental à la liberté académique et l’université Ariel joue un rôle actif [en cela].

L’Union européenne et la Fondation binationale pour la science US-Israël excluent les institutions universitaires israéliennes dans les territoires occupés, comme l’université Ariel, de leurs subventions et de leurs programmes de recherche.

Des associations universitaires israéliennes, dont l’Association israélienne d’anthropologie et la Société israélienne de sociologie, ainsi que 1200 universitaires israéliens, ont banni l’université Ariel et refusent de collaborer avec elle.

Plus tôt dans l’année, l’université Kasetsart de Bangkok a mis fin à son partenariat avec l’université Ariel pour une conférence d’études sur les femmes.

Ces mesures prennent acte du fait que collaborer avec l’université Ariel signifie nécessairement normaliser les politiques illégales d’Israël qui dénie les droits palestiniens et étouffe l’enseignement supérieur palestinien.

En participant à un colloque à l’université Ariel, vous prêterez votre nom et votre savoir à cet objectif, ce que, nous en sommes sûrs, vous ne voulez pas faire.

Nous, universitaires palestiniens et défenseurs des droits humains, vous demandons de faire ce qui est juste et d’annuler votre participation à cette conférence dans la colonie illégale d’Ariel.

Dans l’attente de votre réponse et du plaisir de discuter plus longuement avec vous,

Cordialement,

La Fédération palestinienne des syndicats de professeurs et d’employés d’universités (PFUUPE)

La Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI)

La Fédération palestinienne des syndicats de professeurs et d’employés d’universités (PFUUPE) représente plus de 6 000 membres du personnel universitaire palestinien dans 13 institutions d’enseignement supérieur en territoire palestinien occupé.

La Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) a été lancée en 2004 afin de contribuer au combat pour la liberté, la justice et l’égalité des Palestiniens. PACBI défend le boycott des institutions universitaires et culturelles israéliennes, étant donné leur profonde et persistante complicité dans le déni par Israël des droits palestiniens tels qu’ils sont stipulés dans le droit international.

Source: PACBI

Traduction: C.G pour BDS France




COMMUNIQUÉ de BDS France :   Solidarité avec les militants de BDS-France Montpellier

COMMUNIQUÉ de BDS France :

 Solidarité avec les militants de BDS-France Montpellier

Le BNVCA (le soi-disant « Bureau National de Vigilance Contre l’antisémitisme ») vient de porter plainte contre 3 porte-paroles de BDS France Montpellier pour : « (…) avoir commis ou tenté de commettre l’infraction de discrimination selon l’article 225 du code pénal. ». Les faits incriminés sont relatifs à l’action de boycott du spectacle soutenu par le ministère de la culture israélien les 20 et 21 mars au théâtre Jean Vilar à La Paillade. Trois des porte-parole de BDS Montpellier, sont convoqués le 28 août à 9h au commissariat central pour audition.

Depuis début 2018, BDS 34 est verbalisé par la police municipale et/ou nationale là où il s’exprime pour informer la société civile de ce qui se passe en Palestine, y compris lors d’une manifestation déclarée en préfecture. Au total 12 PV ont été dressés au nom d’un des porte-parole de BDS France Montpellier. Trois d’entre eux ont été dressés pour atteinte à la tranquillité pour des actions menées de jour !

L’engagement de ces poursuites survient au moment où Israël vient d’adopter une « Loi fondamentale » qui consacre « Israël en tant qu’État national du peuple juif » et donc officialise l’apartheid à l’égard des Palestiniens d’Israël, supprime l’arabe comme seconde langue officielle, officialise Jérusalem capitale d’Israël, officialise le refus du retour des réfugiés palestiniens et promeut l’annexion par la colonisation juive au rang de « valeur nationale ». Israël se déclare ainsi officiellement comme État raciste doté d’un système d’apartheid contre l’ensemble du peuple palestinien.

Depuis plus d’un siècle et particulièrement depuis son expulsion massive en 1948 (la Nakba) le peuple palestinien subit colonisation, expulsions, épuration ethnique, apartheid et répression sous de multiformes formes (massacres, assassinats, blocus ignoble de Gaza, emprisonnement massif, etc.). Face à l’inaction ou à la complicité des grandes puissances, le mouvement BDS initié par les Palestiniens est devenu une forme majeure de soutien non violent et antiraciste à la lutte pour le respect du droit international et des droits humains en Palestine. Son développement dans le monde entraîne des tentatives de répression et d’interdiction (notamment en France). La mobilisation des personnes, associations, partis et syndicats voués à la cause de la justice et de l’égalité voue ces tentatives à l’échec.

Il est plus que jamais nécessaire  que  partout en FRANCE  la société civile manifeste son soutien au peuple palestinien et réponde à son appel au boycott désinvestissement et sanctions contre  l’apartheid israélien.

La campagne BDS France exprime toute sa solidarité au comité BDS France Montpellier dont la lutte s’inscrit dans cette démarche citoyenne, anti-raciste et non violente. Elle considère qu’au lieu de tenter  de réprimer ou d’interdire l’expression du BDS et de céder aux pressions indignes du lobby pro-israélien, les autorités françaises doivent prendre fermement  position contre les innombrables violations israéliennes et le racisme inscrit dans la loi qui caractérise ce régime.  Elle considère que partout les comités BDS  doivent se renforcer ou se constituer pour l’appel au boycott de cet État tant qu’il ne respectera pas le droit international et les droits humains.

Paris, le 21 août 2018.

 




Éducation à l’oppression: les institutions universitaires israéliennes lient leur destin à l’élite sécuritaire israélienne

23 juillet 2018 / par Shir Hever

Trois faits récents dans les plus grandes universités israéliennes montrent que les institutions universitaires et sécuritaires renforcent leur coopération.

Cet article a été publié à l’origine dans le bulletin d’information de juillet du Comité britannique pour les universités de Palestine (BRICUP)

Pourquoi les institutions universitaires israéliennes coopèrent-elles si étroitement avec les organes sécuritaires [répressifs] israéliens? Les directions universitaires et sécuritaires israéliennes ont de bonnes raisons d’être en désaccord entre elles. L’élite sécuritaire se méfie des universitaires à cause de leur supposé parti pris pour les « droits de l’homme » et parce que le monde universitaire se consacre à placer la théorie et la recherche abstraite au dessus de l’expérience pratique dont l’élite sécuritaire est très fière. Quand l’ancien chef d’état-major israélien Dan Halutz a fermé l’Institut de recherche sur la théorie opérationnelle (OTRI) en 2006, c’était un acte de malveillance motivé par la crainte que des officiers militaires se mettent à citer Deleuze, Guattari, Foucault voire qu’ils « s’indigènisent » dans le monde académique. L’élite académique, de même, ressent le poids du boycott international des universités et a beaucoup à perdre à renforcer son image d’annexe de R & D pour l’industrie militaire israélienne.

Cependant, les deux groupes dirigeants ont maintenant un ennemi commun, la droite populiste israélienne en expansion rapide. Des politiciens comme la ministre de la Culture Miri Regev, le ministre de la Défense Avigdor Lieberman et surtout le Premier ministre Benyamin Netanyahou ne font aucun effort pour dissimuler leur mépris des « anciennes élites » principalement identifiées comme Juifs ashkénazes (originaires d’Europe ou d’Amérique du Nord) intégrées dans le vieux parti travailliste et dans les institutions qui dépendent de fonds publics, telles que les universités, larmée et la police.

Le financement de l’enseignement supérieur en Israël a été de plus en plus détourné des universités de recherche vers les collèges (axés sur les diplômes de premier cycle et la formation professionnelle commercialisable) parce que la droite populiste israélienne considère le monde universitaire comme «de gauche». Les milieux militants savent moins que les dépenses publiques israéliennes en matière de sécurité, bien que toujours parmi les plus élevées au monde en termes de proportion du PIB, se sont également érodées. Par rapport à près de 15% du PIB consacré à la défense en 1988, les dépenses en 2017 ont été enregistrées (quoique grossièrement sous-estimées) à 4,7% du PIB. Ces deux tendances montrent que le contrôle des anciens groupes dirigeants sur les ressources publiques diminue, non pas en termes absolus mais en termes relatifs.

Trois faits récents dans les plus grandes universités israéliennes montrent que malgré la méfiance et la concurrence mutuelles à l’égard des ressources, les institutions universitaires et sécuritaires renforcent leur coopération.

Le premier s’est produit à l’Université hébraïque de Jérusalem, alors que l’université accueillait un événement de recrutement pour l’Association de sécurité israélienne (ISA), également connue sous le nom de « Shin Bet », « Shabak » ou simplement police secrète. La militante Ilana Hammerman a assisté à l’événement et en a parlé, exposant comment l’université offrait sans réserve un espace de publicité pour l’une des organisations les plus dangereuses et les moins scrupuleuses d’Israël, impliquée dans la torture, le recrutement de collaborateurs et plus encore.

Le deuxième événement était que l’Université de Haïfa a remporté l’appel d’offres pour organiser des études supérieures pour l’armée. L’université a conçu un programme spécial pour les officiers militaires afin de leur permettre d’obtenir des diplômes universitaires tout en perturbant le moins possible leurs tâches liées à l’occupation [des territoires palestiniens]. Grâce au programme de l’Université de Haïfa, ils pourraient arrêter les Palestiniens sans procès, ordonner le bombardement de quartiers civils et établir des critères arbitraires aux checkpoints, tout en trouvant le temps de suivre des leçons et de passer des examens. L’Université de Haïfa a obtenu le droit de gérer trois collèges militaires: le Collège de la défense nationale, le Collège de commandement et d’état-major et le Collège du commandement tactique. L’unification des trois collèges sous la supervision académique de l’Université de Haïfa crée une responsabilité directe de l’université en ce qui concerne la formation et l’éducation du corps des officiers israéliens, et les premiers cours débutent déjà en juillet 2018.

Le troisième événement a été le fonds conjoint de capital-risque de l’université de Tel-Aviv avec l’ISA, pour soutenir des start-ups sécuritaires. La coopération entre l’ISA et l’Université de Tel-Aviv signifie que l’ISA aura accès aux technologies de contrôle des populations, en utilisant l’argent du fonds d’investissement et la réputation universitaires pour donner aux start-ups un air de respectabilité. Selon une déclaration conjointe de l’ISA et de l’Université de Tel-Aviv datée du 3 juillet, quatre start-ups financées comprennent une start-up qui identifie des «fausses informations», une autre un programme d’intelligence artificielle pour analyser des vidéos et des documents, une autre une technologie de réalité virtuelle destinée à être utilisée dans le pilotage de drones à distance et une dernière proposant des prédictions basées sur le big data et l’apprentissage automatique.

Ces trois événements récents indiquent que la complicité des universitaires israéliens dans le colonialisme israélien et l’apartheid se poursuit, même treize ans après l’appel au boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) qui a fait reconnaître aux universitaires israéliens qu’ils deviennent des parias à cause de cette complicité.

Je crois que les trois événements ont quelque chose en commun. Dans ces trois cas, les services fournis sont destinés à la consommation interne des organisations de sécurité israéliennes. Depuis 2014, les exportations d’armes israéliennes ont connu une crise croissante, car le concept de «Territoire palestinien occupé» en tant que «laboratoire» de la technologie militaire israélienne s’effondre. En dépit des technologies brillantes et coûteuses mises au point par les compagnies d’armement israéliennes et utilisées contre les Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie, la résistance palestinienne n’a ni cessé ni ralenti. Les armes ne tiennent tout simplement pas leur promesse de pacifier les Palestiniens et, en tant que telles, ne sont pas aussi attrayantes pour les clients potentiels qu’avant.

Une crise similaire se développe dans l’élite universitaire israélienne, qui devient plus que jamais consciente de l’impact du mouvement BDS. De jeunes Israéliens éduqués et talentueux quittent le pays en grand nombre, cherchant à étudier, chercher et enseigner ailleurs. Bien que le gouvernement ait lancé un programme visant à inciter les scientifiques et le personnel de R & D à revenir, les chercheurs comprennent que s’ils rentrent et trouvent un emploi dans une université israélienne, ils risquent de se couper de la communauté internationale de la recherche.

En ce moment de crise, les deux groupes dirigeants israéliens (universitaires et sécuritaires) cherchent un secours en unissant leurs forces et en sollicitant conjointement un financement du gouvernement. Le général Major Isaac Ben Israel est un exemple rare de membre éminent des deux groupes d’élite. En 2011, il a écrit: «[…] ainsi, le système de sécurité injecte chaque année des sommes énormes sur le marché israélien pour le développement de technologies, en mettant l’accent sur les technologies de l’information (haute technologie). Le premier tri, et souvent la source des idées, vient des universités. Le milieu universitaire sert également de source principale pour former le personnel nécessaire à la haute technologie. Le milieu universitaire forme chaque année des milliers de diplômés en ingénierie et en sciences et certains d’entre eux sont ensuite enrôlés dans l’armée (réservistes), reçoivent une formation dans les centres de R & D du système de sécurité et retournent ensuite sur le marché civil avec de l’expérience et de la formation en entreprenariat. La relation complexe entre tous les facteurs sus-mentionnés forme l’infrastructure sociale, économique et culturelle à ce qui a été récemment appelé la «nation start-up».

Source: BDS Movement

Traduction : JPB pour BDS France




70 moments clés de la solidarité et du BDS pour la Palestine en 2018

Comité national palestinien de boycott, désinvestissement et sanctions (BNC) – 8 août 2018

Voici une courte liste de moments en 2018 qui démontrent qu’il existe une reconnaissance grandissante des crimes d’Israël contre le peuple palestinien et qui inspirent des efforts dans le monde entier pour qu’Israël soit tenu responsable pour ses flagrantes violations des droits de l’homme. Les soutiens aux droits des Palestiniens se sont accrus dans les parlements, les conseils municipaux, les universités, les syndicats, les institutions culturelles, parmi les artistes et les groupes, et bien au-delà. Ensemble, chaque jour, nous le rendons toujours plus fort.
Voici donc 70 points fort de la solidarité et du BDS pour la Palestine en 2018. Nous mettons l’accent sur ces 70 moments d’espoir de cette année qui marque le 70e anniversaire de la Nakba, ou « Catastrophe », toujours en cours, où les Palestiniens originaires de cette terre ont été expulsés en masse de leurs foyers pour y installer un État colonial à majorité juive.
Beaucoup des réponses ci-dessous font suite au massacre par Israël de 60 Palestiniens à Gaza le 14 mai 2018, pendant que le monde regardait les tireurs d’élite israéliens abattre les manifestants palestiniens simplement parce qu’ils affirmaient leur droit, en tant que réfugiés, de rentrer dans leur foyer et y vivre en liberté.
Au milieu de cette tragédie et de la répression israélienne, nous prenons très à cœur de voir que les appels à cesser d’armer Israël et à le tenir responsable pour ses crimes se font entendre de plus en plus fortement dans les peuples, et aussi qu’ils pénètrent les courants dominants.
Des gouvernements, partis politiques et parlementaires se prononcent
Des gouvernements, conseils municipaux, membres de parlement et de partis politiques dans plusieurs pays interviennent pour imposer un embargo militaire sur Israël, à l’instar de ce qui fut fait contre l’Afrique du Sud de l’apartheid. D’autres cherchent à modifier ou à arrêter de fournir de l’armement et de la formation à l’armée israélienne.
1 – Après le massacre par Israël de 60 Palestiniens le 14 mai 2018, le très écouté sénateur US, Patrick Leahy, demande que le Département d’État « établisse rapidement s’il fallait interdire aux individus et aux unités impliqués dans les tirs (israéliens) de recevoir une formation ou un équipement américains, comme le demande la Loi Leahy ».
2 – L’Internationale socialiste, une association de 140 partis politiques dans le monde, dont 35 sont dans leur gouvernement, adopte le BDS et appelle à un embargo militaire sur Israël jusqu’à ce qu’il cesse ses violations des droits des Palestiniens et son système d’apartheid.
3 – Betty McCollum, membre du Congrès US, déclare : « Nous devons veiller à ce qu’aucun argent des contribuables américains ne vienne soutenir la maltraitance et les sévices sur les enfants palestiniens ». Elle exhorte ses collègues à coparrainer le H.R. 4391 : un projet de loi destiné à « interdire que les fonds US soutiennent la détention militaire et les sévices violents d’Israël sur les enfants palestiniens ». Elle affirme que « ces mauvais traitements et sévices doivent cesser ».
4 – Le responsable du Parti travailliste au Royaume-Uni, Jeremy Corbyn, réitère l’engagement de son parti  « à reconsidérer la vente d’armes (à Israël) qui pourraient être utilisées en violation du droit international », tandis que d’autres membres du Parlement, comme Andy Slaughter et Caroline Lucas, appellent explicitement le gouvernement britannique à #StopArmingIsrael.
5 – Le député travailliste Chris Williamson suggère de soutenir le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens.
« Après le massacre de Palestiniens non armés par le régime d’apartheid de Netanyahu, le moment n’est-il pas venu de soutenir la campagne de boycott, désinvestissement et sanctions jusqu’à ce qu’Israël respecte ses obligations relevant du droit international ? Si c’est trop, le ministre fera-t-il au moins pression pour que soient réexaminés les critères de la licence d’exportations d’armes, car manifestement ils ne sont pas satisfaisants s’ils nous autorisent à continuer de vendre des armes à Israël, étant donné les évènements épouvantables auxquels nous venons d’assister hier ? ».
6 – Dans l’État espagnol, le parti progressiste Podemos demande un embargo militaire sur Israël, tandis que l’un des partis de gauche brésiliens les plus dynamiques, le PSOL (Parti socialisme et liberté), appelle à la suspension de toute relation militaire et diplomatique.
7 – La Belgique, l’Irlande et le Luxembourg convoquent leurs ambassadeurs respectifs en Israël après le massacre du 14 mai par Israël à Gaza.
8 – L’Afrique du Sud et la Turquie rappellent leurs ambassadeurs en Israël pour consultations, et la Turquie demande à l’ambassadeur israélien à Ankara de quitter le pays.
9 – Le Parti vert écossais diffuse une excellente vidéo éducative expliquant pourquoi le BDS est devenu une nécessité.
10 – Le Parti vert du Canada affirme que le Canada « doit suspendre tout commerce militaire avec Israël ». Il décrit comment l’armée d’Israël à Gaza « tire… sur des civils non armés lors d’une manifestation pacifique » en « violation manifeste de toutes les normes internationales acceptées ».
11 – Dans un vote historique, le Sénat irlandais vote un projet de loi interdisant l’importation de biens et de services produits dans les colonies de peuplement israéliennes illégales montées sur des terres palestiniennes volées. La sénatrice Frances Black, qui a présenté ce projet de loi de 2018 sur les Territoires occupés, déclare que la demande pour que cesse tout commerce des produits des colonies « n’est pas une exigence radicale : elle recherche une cohérence dans la politique étrangère (irlandaise) avec la dissociation des violations manifestes du droit humanitaire ».
12 – La Norvège donne son « feu vert » aux boycotts des colonies illégales d’Israël construites sur une terre palestinienne volée.
13 – Les démocrates de Californie votent en faveur d’un projet de loi important pour empêcher l’argent des contribuables US de soutenir la détention et les mauvais traitements qu’inflige l’armée israélienne aux enfants palestiniens. Ils ont également voté contre les projets qui cherchent à réduire au silence les partisans du mouvement BDS en faveur des droits des Palestiniens.
14 – Une parlementaire française demande « pourquoi la France ne condamne-t-elle pas le blocus illégal de Gaza ? ». Elle appelle à la solidarité avec les Palestiniens de Gaza et déclare « le gouvernement français doit mettre fin à l’impunité d’Israël ».
15 – Le mouvement BDS est nominé pour le Prix Nobel de la paix par un parlementaire norvégien, avec le soutien de son parti progressiste, le Rødt (Rouge). Il affirme que le BDS « doit être soutenu sans réserve par toute personne et tout État ayant l’esprit démocratique ».
Des autorités locales prennent position
16 – Dublin devient la première capitale européenne à soutenir le BDS pour les droits des Palestiniens et à demander aux sociétés Hewlett Packard (HP) de cesser leur complicité dans l’apartheid israélien.
17 – Durham, en Caroline du Nord, devient la première ville US à interdire à son département de Police de participer à des échanges internationaux avec la police ou l’armée israéliennes. Dans un vote unanime, le conseil municipal de Durham interdit les échanges de sa police avec toute agence internationale qui donnerait aux agents de Durham « une formation de type militaire », ce qui est contraire à la vision de la ville en matière de sécurité communautaire.
Celles et ceux qui soutiennent cette interdiction affirment que les tactiques israéliennes, racistes et violentes, non seulement violent les droits de l’homme des Palestiniens, mais aussi nuisent aux communautés noire et brunes lorsqu’elles sont importées aux États-Unis.
18 – Une vague de grandes villes dans tout l’État espagnol exprime un fort soutien aux droits des Palestiniens. Toutes dénoncent la décision du Président Donald Trump de déplacer l’ambassade US à Jérusalem, et critiquent avec fermeté le récent massacre israélien de Palestiniens à Gaza. Beaucoup appellent à un embargo sur les armes vers Israël et exhortent les gouvernements à veiller à son application.
Le conseil municipal de Barcelone vote en faveur d’un embargo militaire total sur Israël avec le soutien de l’écrasante majorité de ses membres. Ada Colau, maire de Barcelone, tweete que le gouvernement de sa ville va demander au gouvernement fédéral et à tous les partis politiques d’arrêter tout commerce militaire avec Israël, conformément aux appels d’Amnesty International.
Valence, capitale régionale, est la ville la plus importante au monde à voter pour devenir une zone libre de l’apartheid israélien, et elle soutient explicitement le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens.
19 – Quatre grandes villes italiennes appellent à un embargo sur les armes vers Israël, en soutien aux droits des Palestiniens. Naples et Turin rejoignent Florence et Bologne. En plus, le conseil municipal de San Giuliano Terme, dans la région de Pise, non seulement demande la fin de la vente d’armes à Israël, mais il soutient aussi le mouvement BDS.
20 – Le conseil régional de Los Rios, l’un des 15 gouvernements régionaux du Chili, approuve une résolution qui demande au gouvernement national de « condamner la répression militaire contre les Palestiniens dans la bande de Gaza » et de « reconsidérer l’accord de coopération » entre l’armée chilienne et l’armée israélienne jusqu’à ce qu’il soit certain que les droits des Palestiniens sont respectés. La ville de Valdivia, capitale de la région Los Rios, appelle aussi à la révision des accords militaires et à mettre fin à « toutes les négociations et traités économiques avec Israël ».
21 – En Écosse, le conseil municipal de Glasgow promet à celles et ceux qui soutiennent les droits des Palestiniens qu’il ne parrainera plus les foires d’armement qui mettent en vedette les fabricants d’armes israéliens et veillera à ce que les lignes directrices de la ville pour l’accueil de tels évènements montrent que « Glasgow est une ville qui respecte les droits de l’homme ».
22 – Le conseil du comté de Monaghan devient la cinquième autorité locale irlandaise à soutenir le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens. Il suit ceux de Dublin, Derry, Donegal et Galway, et fait faire un pas de plus vers la création en Irlande d’une zone libre de l’apartheid israélien.
Progression des boycotts et annulations d’évènements culturels, sportifs et musicaux
23 – L’équipe nationale de football d’Argentine, dirigée par le capitaine Lionel Messi, annule son match amical avec Israël
24 – Shakira annule son concert de juillet à Tel Aviv, suite à une campagne dans laquelle s’étaient engagés des militants libanais, colombiens, états-uniens, palestiniens, israéliens, et d’autres. La star Natalia Oreiro, nominée aux Grammy, annule son concert en Israël après des appels venant de groupes d’Argentine et d’Uruguay, et aussi du père d’Ahed Tamimi, et de groupes de femmes palestiniennes et israéliennes.
25 – Plus de 500 artistes latino-américains soutiennent le boycott culturel d’Israël jusqu’à ce il « respecte les droits complets du peuple palestinien en vertu du droit international ».
26 – Natalie Portman refuse publiquement de se rendre en Israël pour le Prix Genesis israélien qui est directement lié au bureau du Premier ministre israélien, ce qui aboutit à l’annulation de toute la cérémonie. Les représentants de Portman ont écrit le 2 avril : « Nous avons suivi les dernières informations venant de Gaza avec une inquiétude croissante, et nous sommes préoccupés par le fait qu’il ne nous paraît pas approprié d’organiser une cérémonie compte tenu des actions du gouvernement et de la récente escalade ».
27 – Des dizaines de groupes musicaux, principalement au Royaume-Uni, rejoignent le boycott culturel d’Israël après le massacre israélien du 14 mai 2018 à Gaza.
28 – Tiago Rodrigues, le directeur du Théâtre national du Portugal, annule sa participation à un festival israélien et rejoint le boycott culturel d’Israël, c’est le premier directeur d’un théâtre national en Europe à agir ainsi.
29 – Le lord-maire de Dublin, et lauréat de l’Eurovision pour l’Irlande, Charlie McGettigan, appelle au boycott du Concours Eurovision de la chanson 2019 qui doit être organisé par Israël, en solidarité avec les Palestiniens.
30 – Plus de 25 Islandais – près de 8 % de la population totale – signent une pétition pour le boycott de l’Eurovision 2019.
31 – 11 artistes et directeurs se retirent du Festival du film LGBT de Tel Aviv.
32 – Gilberto Gil, musicien brésilien légendaire et héros culturel, annule son spectacle du 4 juillet à Tel Aviv.
33 – Jean-Luc Godard et 80 autres artistes en France publient une lettre commune dénonçant la Saison culturelle France-Israël de 2018, initiative commune parrainée par les gouvernements français et israélien. Les signataires refusent de participer aux évènements organisés dans ce contexte.
34 – Le syndicat général tunisien adopte le BDS et la société civile tunisienne demande le boycott académique et culturel d’Israël à l’occasion du septième anniversaire de la Révolution de la liberté et de la dignité en Tunisie. Parmi les participants figurent d’éminents universitaires, des artistes de renom et d’importants dirigeants politiques et syndicaux.
35 – Six artistes se retirent du Festival de musique Pop-Kultur parrainé par l’ambassade israélienne à Berlin. Le musicien de renommée mondiale Brian Eno condamne cette collaboration dans un entretien vidéo. Le groupe britannique Shopping, l’auteur-compositeur-interprète Richard Dawson, la musicienne galloise Gwenno et l’artiste américain John Maus ont été les premiers à se retirer du festival de cette année. Deux groupes progressistes juifs d’Allemagne ont également déclaré qu’ils boycottent Pop-Kultur tant qu’il outrepassera la ligne de protestation du BDS.
36 – Des personnalités culturelles de premier plan, comme Massive Attack, Angela Davis, Patti Smith, Danny Glover, Viggo Mortensen, Peter Gabriel et Tunde Adebimpe condamnent le Festival artistique de la Ruhrtriennale en Allemagne pour avoir au départ lâcher le groupe Young Fathers pour son soutien aux droits des Palestiniens. Elles se félicitent de la décision du Festival allemand de réinviter le groupe et de défendre le BDS comme un exercice légal de la liberté d’expression.
37 – S’agissant du boycott sportif, plus de 30 villes italiennes, certaines importantes, manifestent tout le long de quasiment toutes les étapes de la course cycliste du Giro d’Italie partant de Jérusalem. Le président de l’association italienne des entraîneurs de football  annonce son boycott de la course.
38 – Les célèbres rappeurs américains Tyga et Fat Joe annulent leurs concerts en Israël. Du fait de cette annulation, c’est tout le Festival qui les accueillait qui est annulé.
39 – Une université et un centre de recherches thaïlandais coupent leurs liens avec l’Université Ariel, une université israélienne installée dans une colonie de peuplement illégale, sur une terre volée aux Palestiniens.
40 – L’auteure britannique Kamila Shamsie respecte la ligne de protestation du BDS palestinien et refuse d’être publiée en Israël, indiquant qu’il manque un éditeur israélien « qui soit complètement dégagé de l’État » et citant les violations par cet État des droits des Palestiniens. Elle fait partie d’un nombre grandissant d’auteurs.
La société civile internationale intensifie sa pression et les plaidoyers
41 – Amnesty international appelle à un embargo sur les armes vers Israël et publie cette vidéo puissante pour promouvoir son appel. Le groupe condamne avec fermeté les États-Unis et l’Union européenne pour leurs accords militaires avec Israël et il les tient responsables d’ « alimenter les violations massives » des droits de l’homme des Palestiniens.
42 – Human Rights Watch documente les crimes de guerre d’Israël contre les Palestiniens à Gaza et affirme que ses dirigeants officiels doivent en être tenus pour responsables. Le groupe demande « des sanctions contre les dirigeants impliqués dans les graves violations continuelles des droits de l’homme ». Un rapport antérieur de HRW expose de quelle façon les banques israéliennes financent et profitent des colonies de peuplement illégales.
43 – La Coordination européenne des comités pour la Palestine (ECCP) réitère son appel à un embargo militaire immédiat sur Israël.
44 – Le Forum suisse pour les droits de l’homme en Israël/Palestine, organe de coordination de groupes chrétiens influents et de défense des droits de l’homme, envoie une lettre au gouvernement suisse appelant à un embargo militaire.
45 – Quarante-deux organisations de la société civile de six pays d’Asie (Japon, Corée du Sud, Malaisie, Thaïlande, Inde et Pakistan) demandent aux Nations-Unies de publier leur base de données des entreprises qui opèrent dans les colonies de peuplement israéliennes illégales sur une terre palestinienne volée.
46 – Dans une victoire majeure de l’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) pour la liberté d’expression, un tribunal fédéral a invalidé une loi du Kansas qui visait à réduire au silence les défenseurs des droits de l’homme qui boycottent Israël en raison de ses violations des droits des Palestiniens. Le tribunal a jugé que la loi constituait un déni inconstitutionnel de la liberté d’expression. Après sa défaite devant le tribunal, le Kansas modifie sa loi et n’exige plus que les personnes payées par l’État aient à certifier qu’elles ne boycottent pas Israël ou ses colonies illégales.
47 – Les défenseurs de la liberté d’expression et des droits des Palestiniens remportent une victoire à la cour générale du Massachusetts quand une commission clé refuse de présenter un projet de loi visant à empêcher le gouvernement de l’État de signer des contrats avec des partisans du boycott économique d’Israël.
Syndicats et mouvements sociaux
48 – Les grandes organisations du mouvement des femmes indiennes, représentant plus de dix millions de femmes, soutiennent le mouvement BDS et demandent la libération de tous les enfants palestiniens prisonniers.
49 – Le Mouvement pour la vie des Noirs (MBL) aux États-Unis publie une déclaration puissante de solidarité avec le peuple palestinien suite au récent massacre par Israël à Gaza, le 14 mai, et demande que le gouvernement US cesse d’armer Israël. Il s’oppose à ce que 3,8 milliards de dollars des contribuables américains soient versés à Israël pour que cet État puisse « acheter des armes à des entreprises US qui seront utilisées sur les Palestiniens ».
50 – La Fédération des syndicats des journalistes dans l’État espagnol et le Syndicat des travailleurs de la communication en Irlande appuient officiellement l’appel au BDS.
51 – Des personnalités culturelles noires aux États-Unis, comme Jesse Williams, Rosario Dawson, Tom Morello, Michelle Alexander, Danny Glover, Vic Mensa, Angela Davis et Talib Kweli, approuvent une lettre des Défenseurs des rêves, qui appelle tous les représentants US à signer le H.R. 4391. Ce projet de loi, qui empêchera que les impôts des contribuables US aillent soutenir les détentions et mauvais traitement en cours des enfants palestiniens par l’armée israélienne, compte 22 co-auteurs et signataires.
52 – Quarante organisations juives pour la justice sociale à travers le monde reconnaissent que le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens a fait la preuve de son engagement à « lutter contre l’antisémitisme et toutes les formes de racisme et de bigoterie ». Des États-Unis à l’Afrique du Sud, en passant par le Canada, la Nouvelle-Zélande, l’Allemagne, le Brésil, le Royaume-Uni, la France, l’Australie, Israël, les Pays-Bas, la Belgique, la Suisse, l’Espagne, l’Argentine et au-delà, elles condamnent les tentatives d’étouffer toute critique de la politique et des systèmes d’injustice d’Israël.
53 – Cent cinquante syndicats, partis, ONGs et groupes confessionnels dans 16 pays européens appellent l’Union européenne à cesser de financer les entreprises d’armement israéliennes jusqu’à ce qu’Israël cesse ses violations flagrantes des droits des Palestiniens.
54 – L’Organisation nationale irlandaise des enseignants (INTO) vote son total soutien à la position du Congrès irlandais des syndicats (ICTU) sur la Palestine, y compris son total soutien au mouvement BDS pour les droits des Palestiniens.
Les entreprises
55 – Adidas cesse son parrainage de la Fédération israélienne de football (IFA), dont certaines équipes sont basées dans les colonies de peuplement illégales construites sur une terre volée aux Palestiniens. Plus de 130 clubs sportifs palestiniens avaient exigé d’Adidas qu’il annule son accord de parrainage avec l’IFA.
56 – Le géant français de la location de voitures, Europcar, ferme ses sites de location gérés par son franchisé israélien dans les colonies de peuplement israéliennes illégales construites sur une terre palestinienne volée. Il suit un nombre grandissant d’entreprises qui se sont retirées de l’occupation militaire israélienne.
Une autre entreprise française, Systra, promet aux défenseurs des droits de l’homme de se retirer d’un projet pour prolonger la « ligne du tramway de Jérusalem » qui relie les colonies israéliennes illégales à Jérusalem. Les défenseurs des droits de l’homme disent de ce tramway que c’est « un outil pour la politique coloniale d’Israël et son annexion de Jérusalem, en totale violation du droit international ».
57 – Le directeur général de Versarien confirme une perte de 4 millions de dollars à cause de la campagne BDS. Versarien est une entreprise d’ingénierie qui travaille en partenariat avec Israel Aerospace Industries.
58 – Une entreprise turque de haut niveau refuse d’aider à la construction de l’ambassade US à Jérusalem même après qu’un partenariat dans lequel elle est impliquée eut remporté le contrat pour le projet.
59 – Une entreprise de construction jordanienne refuse de vendre des matériaux pour la construction d’un gazoduc reliant la Jordanie à Israël. Un représentant de cette entreprise a déclaré qu’elle refuse de travailler avec le gouvernement israélien.
60 – Les entreprises Hewlett Packard (HP) font face à une perte potentielle de 120 millions de dollars en Inde, à cause de leur complicité dans les violations israéliennes des droits de l’homme des Palestiniens. Cela vient après que la plus importante association d’étudiants de l’Inde, forte de 4 millions de membres, eut rejoint le mouvement BDS en s’engageant à boycotter les entreprises HP pour leur complicité bien documentée dans les violations graves israéliennes des droits de l’homme des Palestiniens.
61 – Après la campagne réussie des militants BDS au Japon, et à travers le monde, Honda annule son évènement en Israël parrainé par le gouvernement israélien, avec la star de la course à moto, Joe Roberts.
Roberts a clairement indiqué qu’il n’aurait pas accepté de prendre le départ s’il avait su que la course devait, initialement, se dérouler dans une colonie israélienne illégale dans le territoire palestinien occupé.
62 – L’Olympia Food Co-op, la première épicerie des États-Unis à boycotter les produits israéliens en soutien au mouvement BDS, remporte une victoire juridique importante quand un tribunal de l’État de Washington déboute le gouvernement israélien dans l’action en justice qu’il avait intentée contre elle.
Les universités et conseils étudiants
63 – Les étudiantes et les étudiants du Barnard College (Université de Columbia) à New York votent massivement leur soutien à une résolution BDS pour se désinvestir des entreprises qui profitent des violations des droits des Palestiniens par Israël. Le rapport dit que « tant les opposants que les partisans du mouvement BDS pensent que Barnard pourrait bien être un chef de file ».
Toujours à New York, plus de 50 groupes étudiants de l’université de New York (NYU) soutiennent le mouvement BDS pour les droits de l’homme des Palestiniens.
Le gouvernement étudiant de l’Université d’État de Californie à East Bay vote à l’unanimité en faveur d’une résolution demandant à l’Université de se désinvestir des entreprises qui profitent de l’occupation militaire illégale de la Palestine.
64 – À l’Université du Chili, 90 % des étudiantes et étudiants de la faculté de philosophie et des sciences humaines votent le soutien au boycott académique des institutions et universités israéliennes. Les étudiants occupent également le principal bâtiment de l’Université pour protester contre la Nakba palestinienne qui se poursuit et le récent massacre israélien à Gaza.
65 – Trente-huit groupes étudiants de l’Université de Cambridge, au Royaume-Uni, appellent au boycott de BAE Systems et Caterpillar, pour leur implication dans les crimes de guerre israéliens.
Une autre université britannique, l’Université de Manchester, met fin à ses ventes d’houmous de Sabra après une campagne BDS réussie sur le campus.
Sabra est détenue conjointement par PepsiCo et le groupe Strauss. Strauss investit et soutient la Brigade Golani de l’armée israélienne qui se rend responsable de violations flagrantes des droits de l’homme des Palestiniens. Violations qui incluent des assassinats arbitraires, agressions, incarcérations, expulsions, arrestations d’enfants, et usages d’armes chimiques comme le phosphore blanc.
66 – Le Congrès des étudiants sud-africains (SASCO) prend note du massacre par Israël de plus de 60 Palestiniens à Gaza, le 14 mai 2018, et il affirme son soutien au BDS et au boycott académique d’Israël. Il demande également au ministre des Affaires étrangères d’Afrique du Sud de mettre en œuvre immédiatement la résolution du parti au pourvoir pour une rétrogradation « sans condition » de l’ambassade d’Afrique du Sud en Israël en bureau de liaison, jusqu’à ce qu’Israël respecte le droit international.
67 – Les étudiantes et étudiants de l’Université George Washington votent pour se désinvestir des entreprises qui se rendent complices des violations des droits des Palestiniens. Ils demandent à leur université de se désinvestir des entreprises qui « fournissent des biens et des services aux forces militaires israéliennes » qui sont utilisés pour « bombarder les hôpitaux de Gaza, raser aux bulldozers les maisons des Palestiniens, construire des murs d’apartheid illégaux, et étouffer et violer davantage les droits de l’homme des Palestiniens ».
68 – Le Syndicat des étudiants d’Irlande (USI), organisme qui chapeaute les syndicats étudiants, vote le soutien au BDS, à la suite de l’Université nationale d’Irlande à Galway (NUIG), de l’Institut Galway-Mayo de Technologie (GMIT), de l’Université Queen’s de Belfast (QUB) et du Trinity College de Dublin (TCD).
Les Églises/Groupes confessionnels
69 – L’Église épiscopale adopte officiellement un écran d’investissement pour éviter de tirer profit des violations des droits de l’homme par Israël contre les Palestiniens. L’Église compte plus de 3 millions de membres aux États-Unis.
70 – Christian Peacemaker Teams International soutient un boycott des entreprises Hewlett Packard (HP) en raison de leur complicité dans les violations israéliennes des droits de l’homme des Palestiniens.
Le Comité national palestinien du BDS (BNC) est la plus importante coalition de la société civile palestinienne. Elle dirige et soutient le mouvement mondial de boycott, désinvestissement et sanctions pour les droits des Palestiniens.
Source: BDS Movement
Traduction : JPP pour BDS FRANCE



La justice marque un but. Adidas ne sponsorise plus la Fédération Israélienne de Football

31 juillet 2018
/ De Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI) / Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël

Suite à une campagne mondiale, Adidas ne sponsorise plus les équipes de football dans les colonies illégales israéliennes. Les Palestiniens appellent le nouveau sponsor Puma à cesser d’être complice avec les violations du droit international d’Israël.

La Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël salue la décision d’Adidas de ne plus sponsoriser la Fédération d’Israël de football (IFA).

En mars dernier, plus de 130 clubs palestiniens de football ont appelé le fabricant allemand d’articles de sport à arrêter de sponsoriser l’IFA à cause de sa complicité dans l’oppression des Palestiniens. L’IFA comprend six équipes israéliennes de football basées dans des colonies illégales israéliennes – colonies qui volent aux Palestiniens leur terre et leurs ressources. La colonisation israélienne est considérée comme un crime de guerre en droit international.

Une campagne mondiale très animée a suivi, avec des défenseurs des droits de l’homme du monde entier appelant Adidas à arrêter de sponsoriser les matches se jouant sur des terres palestiniennes volées. En juin, une pétition internationale qui avait récolté plus de 16 000 signatures a été transmise au siège satellite d’Adidas à Amsterdam.

Dans une réponse aux clubs palestiniens, Adidas a déclaré avoir soulevé la question des équipes des colonies israéliennes auprès de la FIFA. Adidas, l’un des principaux partenaires de la FIFA, a indiqué la nécessité pour l’organisation mondiale du football de « prendre une décision sur la question des équipes des colonies israéliennes, en accord avec le droit international et sa politique de défense des droits de l’homme ».
Des organisations internationales de premier plan telles que Human Rights Watch, ainsi que des experts des Nations Unies et 175 législateurs, ont pressé la FIFA de résoudre la question des clubs des colonies israéliennes.

Ce n’est pas la première fois qu’Adidas arrête de sponsoriser des entités israéliennes complices. À la suite de manifestations importantes, d’appels au boycott et de condamnations gouvernementales, Adidas avait arrêté de sponsoriser ce qui s’appelle le « Marathon de Jérusalem », dont l’itinéraire inclut des colonies israéliennes illégales et passe par le territoire palestinien occupé de Jérusalem-Est.

L’image d’Israël est devenue de plus en plus négative après les massacres généralisés de Palestiniens de Gaza qui manifestaient pacifiquement pour obtenir les droits que leur a reconnus l’ONU. Israël a tué près de 150 Palestiniens, dont des journalistes, du personnel médical et plus de 20 enfants, depuis la fin mars.
Parmi les plus de dix mille Palestiniens blessés par la politique de « tirer pour tuer ou handicaper », il y a plus de 50 athlètes dont la vie a été définitivement changée par des infirmités et la carrière sportive brisée.

Avertissement à Puma

Une autre compagnie d’articles de sports allemande, Puma, a remplacé Adidas et signé un contrat de sponsoring de l’IFA de quatre ans.

En sponsorisant l’IFA, Puma associe sa marque internationale à la politique israélienne d’expansion de ses colonies, politique qui chasse les Palestiniens d’origine dans un nettoyage ethnique progressif, par la saisie illégale de leurs terres et la démolition de leurs maisons. L’iconique félin vend par le biais du sport l’occupation militaire israélienne et les violations des droits des Palestiniens.

Le Code éthique de Puma affirme que la compagnie est engagée en faveur des droits de l’homme et porte « grandement attention aux préoccupations exprimées par les institutions internationales, les organisations non-gouvernementales (ONG) et les représentants de la société civile ».

En tant que signataire du Pacte mondial des Nations Unies, Puma a aussi l’obligation de s’assurer qu’il ne se rend pas « complice de violations de droits de l’homme ».

Le consensus international est clair. Les colonies israéliennes sont illégales. Puma s’expose à des campagnes mondiales de boycott de la part de consommateurs engagés qui défendent les droits de l’homme.
Nous appelons Puma à arrêter de sponsoriser la Fédération d’Israël de football (IFA) aussi longtemps qu’elle participera aux graves violations du droit international par Israël et à l’oppression des Palestiniens.
Le félin devrait sauter pour défendre les droits des Palestiniens.

https://bdsmovement.net/news/team-justice-scores-adidas-no-longer-sponsoring-israel-football-association

Traduction Mireille Vaucoret pour BDS France




Le système des lois d’apartheid d’Israël

19 juillet 2018
Ce tableau montre comment le système juridique d’Israël permet l’apartheid. Il comporte des exemples de lois racistes significatives.
 
L’apartheid se distingue d’autres formes de discrimination raciale interdites par le caractère institutionnalisé et oppressif de la discrimination qui s’y inscrit. C’est toujours un régime de discrimination et d’oppression approuvé par l‘État.
Le système juridique israélien permettant le colonialisme, la domination juive et l’oppression des Palestiniens
Objectif/effet des lois israéliennes
Exemples de lois significatives
Établir la revendication de souveraineté d’Israël sur toute la Palestine d’avant 1948 comme loi
Permettre et réglementer l’annexion de 1967 du territoire palestinien occupé
Ordonnance n° 29 de 5708-1948 (22 septembre 1948) sur le champ de compétences et de pouvoirs
Ordonnance juridique et administrative, section 11 B (27 juin 1967) prise pour l’annexion de Jérusalem Est occupée ;
Loi sur les affaires juridiques et administratives (règlementation)(version consolidée) (1970) expliquant comment les lois israéliennes doivent être appliquées à Jérusalem ; permettant les revendications de propriété juives pré-1948 à Jérusalem Est mais non les revendications de propriétés palestiniennes pré-1948 à Jérusalem Ouest ;
Loi fondamentale « Jérusalem unifiée, capitale d’Israël » (1980) ;
Loi sur la régularisation des colonies en Judée Samarie 5777-2017 (6 février 2017).
Permettre une appropriation irréversible de la terre et des biens palestiniens pour « l’État juif » et le « peuple juif »
Loi sur la propriété des absents (1950) ; Loi sur l’Autorité de développement (transfert de propriété) (1950) ; Ordonnance sur l’acquisition de terres pour des objectifs publics (loi du mandat britannique de 1943) ; Loi d’acquisition de terres (validation des actes et compensations) (1953) ; Loi sur le Keren Kayemet Le-Israël/JNF(1953) ; Convention avec l’Exécutif sioniste (1954) ; Loi fondamentale : les terres israéliennes (1960) ; Loi d’administration de la terre d’Israël (1960 ; Loi sur l’administration des terres (réforme foncière) (2009)
Garantir la « nationalité juive » supérieure de à la population juive d’Israël ;
Définir Israël comme l’État du « peuple juif » ; protéger le  « caractère juif » de l’État des contestations politiques et juridiques
Loi du retour et loi (1950) sur la citoyenneté israélienne (1952) : garantissant à tout Juif en Israël, dans les TPO et à l’étranger, le statut supérieur et les droits des nationaux juifs d’Israël, dont le droit d’immigrer avec leur famille et l’accès automatique à la nationalité ;
Loi sur le statut de l’Organisation Sioniste Mondiale – Agence Juive (1952) ; Loi sur l’État-Nation juif »(2018) ;
Loi fondamentale : la Knesset (1958), Section 7A : vu que, entre autres, Israël est un « État juif », permettre l’exclusion d’élections parlementaires les partis politiques qui contestent ce principe ;
Loi fondamentale : Dignité Humaine et Liberté (1992) délimitant les droits humains fondamentaux, y compris le droit à l’égalité, sous réserve que ces droits soient conformes aux valeurs d’Israël comme  « État juif et démocratique ».
Conférer un statut et des droits différents, toujours inférieurs, dans le pays aux populations palestiniennes
Loi sur la citoyenneté israélienne (1952) : privant (les descendants de)réfugiés palestiniens de la citoyenneté et de tous les droits dans leur pays ; définissant les Palestiniens présents en Israël comme « citoyens israéliens » sans les droits d’une nationalité ni d’un groupe ;
Loi de l’entrée en Israël (1952) et règlementation de l’entrée en Israël (1974) : définissant les Palestiniens de Jérusalem Est occupée comme « résidents permanents » sans droit permanent au séjour ni au regroupement familial ;
Loi sur la citoyenneté et l’entrée en Israël (2003, amendée en 2007) : interdisant le droit de résidence via le regroupement familial en Israël et dans Jérusalem Est occupée avec des conjoint.e.s et des enfants de Cisjordanie, de la bande de Gaza et de pays arabes désignés ;
Loi sur les Comités d’admission (2011) :elle permet des villages ruraux juifs à ne pas accepter des Palestiniens voulant y vivre, privant les Palestiniens du droit au logement et à la terre de l’État.
Restreindre le développement, permettre la destruction de maisons et villages palestiniens
Loi sur l’aménagement et la construction au niveau national (1965) et lois associées du domaine de l’aménagement, du zoning et de la construction
Permettre la restriction de la liberté d’expression et d’association, la liberté de mouvement comme la privation de liberté physique  et le droit à des procès justes pour ceux qui s’opposent à l’apartheid et au colonialisme;
Permettre et réglementer l’annexion du territoire palestinien occupé en 1967
État d’urgence (1948, toujours en vigueur) ; Règles de la défense (urgence) (1945) ; ordonnance de prévention du terrorisme (1948) ; Loi pour combattre le terrorisme (2016) ; Loi sur la Nakba (2011) ; Loi contre le boycott (2011) ; Loi sur le financement de gouvernements étrangers (2011) ; Loi sur la transparence des ONG (2016) ; Loi sur l’entrée en Israël (amendement n°27, refusant le visa et le permis de séjour aux défenseurs du boycott d’Israël) de 2017
 
Pour plus de détails sur ces lois israéliennes et d’autres, voir : Adalah «Base de données des lois discriminatoires » https://www.adalah.org/en/content/view/7771
L’application de ce système de lois racistes et de jurisprudence ne se limite pas au territoire d’Israël internationalement reconnu parce qu’il est mis en œuvre dans tout le territoire sous administration ou contrôle effectif d’Israël, c’est à dire en Israël depuis 1948 et dans les TPO depuis 1967. Il est étendu dans les OPT de plusieurs manières : annexion de jure (Jérusalem Est) fondée sur des lois qui donnent pouvoir aux gouvernements israéliens d’étendre la compétence d’Israël à l’ensemble des TPO ; application personnelle du droit intérieur israélien aux colons et aux visiteurs juifs et application progressive aux colonies de Cisjordanie (« annexion rampante de facto ») ; et par la « canalisation », qui veut dire l’incorporation d’éléments du droit civil israélien dans les ordres militaires principalement dirigés vers la population palestinienne des TPO.
Traduction SF pour BDS France



La Campagne BDS France participe à l’Université d’été solidaire et rebelle des mouvements sociaux et citoyens à Grenoble

La Campagne BDS France participe à l’Université d’été solidaire et rebelle des mouvements sociaux et citoyens qui se tient à Grenoble du 22 au 26 août 2018.
Programme BDS France et partenaires :
> Vendredi 24 août à 10 hdéambul’action.
Balade à pieds dans le centre-ville de Grenoble à la découverte des lieux emblématiques de la collaboration des entreprises françaises avec le régime d’apartheid israélien. Prises de paroles, rencontres avec les dirigeants des établissements visités, distribution de tracts…
Plus d’informations
 
> Jeudi 23 août de 9h30 à 11h45 : Des entreprises françaises complices de la colonisation israélienne.
La colonisation des terres palestiniennes constitue le principal obstacle à une paix juste et durable. Les colonies sont illégales au regard du droit international. Elles constituent un crime de guerre. Or plusieurs entreprises françaises concourent directement à la colonisation : banques françaises ayant des liens avec des banques et entreprises israéliennes acteurs de la colonisation, entreprises du secteur des transports publics engagées dans des projets renforçant la colonisation à Jérusalem-Est, distributeurs de produits des colonies. Nous vous présenterons les campagnes citoyennes en cours pour les dénoncer et pour les contraindre à cesser leurs activités.
Coorganisé par BDS France et AFPS
Plus d’informations
> Vendredi 24 août de 14h15 à 16h30 : Impact de l’occupation militaire sur les enfants palestiniens et résilience.
Les enfants en Palestine occupée : les défis que présente le bien-être des enfants à Gaza, à Jérusalem-Est et en Cisjordanie.
Conférence de Samah Jabr avec une projection partielle du film Derrière les murs et débat – Le film sera également projeté en soirée dans une salle de l’agglomération grenobloise
Cette présentation décrit les conditions de vie des enfants dans le contexte de Gaza, de Jérusalem-Est et de la Cisjordanie, en particulier les défis posés par les problèmes psychosociaux provoqués par l’occupation. Ces conditions de vie englobent la blessure directe causée par les tirs et les bombardements mais aussi l’impact indirect et très fort de leurs conséquences : pauvreté, fragmentation sociale et développement humain rendu impossible. On examine l’impact de l’occupation au regard de l’impossibilité des familles de protéger leurs membres, de les nourrir et de faciliter pour chacun un développement optimal, plus particulièrement à cause de la prévalence du deuil. Certains problèmes qui semblent spécifiques à la Palestine, tels que la prévalence des arrestations et de l’emprisonnement des enfants, sont discutés. On débattra à partir d’ une présentation des services de santé mentale pour les enfants et d’exemples de programmes novateurs. La présentation tentera de faire des recommandations pour des interventions sociopolitiques visant à améliorer le bien-être des enfants en Palestine. « 
Coorganisé par BDS France, AFPS et UJFP
Plus d’informations
> Samedi 25 août de 14h15 à 16h30 : France/Israël, l’argument sécuritaire en question.
L’atelier traitera des politiques répressives et liberticides en France et en Israël. Israël invoque les menaces à sa sécurité pour justifier l’ensemble de sa politique d’apartheid, de la colonisation de la Palestine au refus absolu du retour des réfugiés. En France c’est la menace terroriste qui sert à justifier la restriction des libertés publiques et qui conduit à l’israélisation de la société. Exploitant les « champs expérimentaux » que représentent Gaza et la Cisjordanie, Israël développe une industrie militaire et de sécurité, et vends de par le monde son modèle d’État sécuritaire. L’atelier cherchera les réactions nécessaires aux collaborations militaires et sécuritaires entre la France, l’Europe et Israël. Les échanges entre les analystes et les acteurs de la solidarité internationale présents permettront une vision complète de la situation. On cherchera comment structurer et amplifier la campagne d’embargo militaire contre Israël que mène le mouvement BDS.
Coorganisé par BDS France, AURDIP et AFPS



« Israël se déclare effectivement comme un état d’apartheid »

19 juillet 2018

/ Par Palestinian Boycott, Sanctions and Divestment National Committee (BNC), Adalah, Najwan Berekdar, Omar Barghouti /

La société civile palestinienne réagit à la loi « Israël comme Etat-nation juif » « qui définit sans ambiguïté Israël comme un état appartenant exclusivement au peuple juif ». Ceci en dépit du fait qu’un citoyen d’Israël sur cinq est un Palestinien autochtone, non juif.

CONTACT: media@bdsmovement.net

19 juillet 2018 — Les législateurs israéliens ont donné aujourd’hui leur approbation définitive au projet de loi « Loi fondamentale : Israël comme Etat-nation du peuple juif » qui définit sans ambiguïté Israël comme un état appartenant exclusivement au « peuple juif ». Ceci en dépit du fait qu’un citoyen d’Israël sur cinq est un Palestinien autochtone, non juif. Les membres palestiniens de la Knesset israélienne ont condamné la loi, qui jouit d’un pouvoir constitutionnel, en tant que « loi d’apartheid ».

Adalah, une importante organisation pour les droits humains palestiniens en Israël, décrit  comment la loi « établit le principe d’apartheid en matière de logement, de terres et de citoyenneté ». Elle conclut que « cette loi entérine constitutionnellement la discrimination institutionalisée ». Najwan Berekdar, un citoyen palestinien d’Israël, a réagi ainsi : « En tant que citoyen palestinien de cet état, cette loi entérine pour moi une citoyenneté de troisième ordre dans un pays où ma famille a vécu depuis des générations, bien avant même que l’état d’Israël n’existe.

La majorité juive-israélienne nous rappelle bruyamment que nous citoyens palestiniens autochtones d’Israël ne sommes pas les bienvenus dans la propre patrie de nos ancêtres. Mon peuple a toujours souffert du racisme légalisé de l’état d’Israël et de ses institutions, mais cette loi fait de la réalité de notre apartheid une loi de ce pays, comme jamais auparavant.

En tant que « non juifs », nous n’avons déjà pas le droit d’acheter ou de louer des terres sur 93% du territoire contrôlé par l’Etat d’Israël, et beaucoup de nos communautés sont déclarées « non reconnues » et détruites au bulldozer par l’armée israélienne. J’ai reçu une éducation racialement ségréguée et inférieure dans un système scolaire qui privilégie visiblement les Israéliens juifs.

Israël nous dépouille maintenant de tout semblant de droits égaux, sur la seule base de notre identité ethno-religieuse.

Il rétrograde même notre langue qui était jusqu’alors l’une des deux langues officielles de l’état. »

Omar Barghouti du Comité national palestinien BDS a commenté :

« Une famille palestinienne devant les ruines de leur maison à Umm al-Hiran, une communauté palestinienne que le gouvernement israélien détruit afin de pouvoir construire à sa place une ville réservée aux Juifs israéliens. Les résidents de Umm al-Hiran sont citoyens israéliens.Israël a des dizaines de lois racistes, y compris quelques-unes qui correspondent de manière frappante à la définition de l’apartheid par les Nations Unies. Mais avec le pouvoir constitutionnel de cette Loi fondamentale, Israël se déclare effectivement comme un état d’apartheid et laisse tomber son masque délabré de démocratie.

A partir de maintenant, il ne sera pas seulement légal d’exercer une discrimination raciale contre les citoyens palestiniens autochtones de l’état. Ce sera rendu constitutionnellement obligatoire et requis. Cela devrait provoquer les gens, les institutions et les gouvernements à faire rendre des comptes à Israël. »

Omar Barghouti conclut :

« S’il y a jamais eu un temps pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions contre le système d’oppression d’Israêl, c’est bien maintenant. L’adoption officielle par Israël de l’apartheid ouvre une porte au peuple palestinien, aux nations arabes et à nos alliés dans le monde entier pour faire pression sur les Nations Unies afin qu’elles activent leurs lois anti-apartheid et imposent de sérieuses sanctions à Israël comme celles qu’elles ont imposées à l’Afrique du Sud.

Nous redoublerons nos efforts pour que grandisse encore le mouvement BDS en faveur des droits palestiniens pour faire rendre des comptes à Israël pour tous ses crimes contre notre peuple. Aucune loi israélienne n’effacera notre droit à l’auto-détermination dans notre patrie ou le droit à nos réfugiés de retourner chez eux. Aucun gouvernement israélien d’extrême-droite, avec tout le soutien aveugle qu’il reçoit des forces xénophobes et ouvertement fascistes des Etats-Unis et d’Europe, n’éteindra notre aspiration à la liberté, à la justice et à l’égalité. »

Le Comité national palestinien BDS (BNC) est la plus grande coalition de la société civile palestinienne. Il dirige et soutient le mouvement global de Boycott, désinvestissement et sanctions en faveur des droits palestiniens.

 

Source : https://bdsmovement.net/news/%E2%80%9Cisrael-effectively-declares-itself-apartheid-state%E2%80%9D




Défendre le droit au BDS

À toutes celles et tous ceux qui nous soutiennent,

Le gouvernement d’extrême-droite d’Israël s’efforce sans relâche de diffamer et de criminaliser la solidarité avec le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) pour les droits des Palestiniens, qui a été proposé pour le Prix Nobel de la paix.

Israël cherche à restreindre et à censurer le soutien au BDS avec l’aide de cabinets d’avocats, de personnalités politiques et de gouvernements dans plusieurs pays. Il a également mobilisé ses ambassades, ses services de renseignement et ses groupes de pression pour réprimer la liberté d’expression et notre droit de pratiquer le boycott afin de faire progresser la justice.

Aujourd’hui, nous avons besoin de votre soutien pour défendre le droit au BDS.

Donnez pour protéger notre droit de contester pacifiquement l’occupation militaire et l’apartheid pratiqués par Israël

La vague de répression sans précédent déclenchée par Israël ne nous a pas découragés. Le mouvement BDS est en plein essor et atteint de nouveaux sommets.

Au cours des six derniers mois, nous avons mis en échec un effort concerté d’Israël et de ses groupes de pression pour empêcher un représentant du mouvement BDS de prendre la parole devant le Parlement européen.

Un rapport commandé par le gouvernement écossais a conclu que les actions de boycott d’Israël sont protégées par les lois relatives à la liberté d’expression. Les Démocrates de Californie ont rejeté un projet de loi fédéral qui visait à restreindre la campagne pour le BDS.
Le droit au BDS a été défendu par l’Union européenne, des centaines de juristes européens, l’Union américaine pour les libertés civiles (American Civil Liberties Union, ACLU), des centaines d’ONG européennes, plus de deux cents rabbins et plusieurs gouvernements européens.
Si la guerre menée par Israël contre la solidarité avec les Palestiniens est aujourd’hui la plus grave remise en cause de la liberté d’expression en Occident, le respect du droit au BDS est un test décisif permettant de juger du respect de cette liberté.

Votre don nous permet de protéger la défense des droits des Palestiniens contre les manœuvres d’intimidation d’Israël.

Nous continuerons à développer le mouvement du BDS jusqu’à ce que les droits des Palestiniens soient respectés.

En solidarité,

Ana et Hind

Comité national palestinien Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BNC)

Le Comité national palestinien Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BNC) est la coalition la plus vaste au sein de la société civile palestinienne. Il anime et soutient le mouvement mondial Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) pour les droits des Palestiniens.

Traduction SM pour BDS France




Une lettre à la Convention générale à propos de la justice en Terre sainte

3 juillet 2018/ Par Archevêque Desmond Tutu, Canon Bonnie Anderson, Patti Browning

Afrique du Sud

L’archevêque Desmond Tutu et d’autres membres dirigeants de l’Église épiscopale disent à la Convention générale de l’Église [aux États-Unis] qu’investir dans des entreprises soutenant l’occupation militaire d’Israël « rend l’Église complice des injustices dont souffrent les Palestiniens ». Ils exhortent L’Église à adopter pour ses investissements des décisions basées sur les droits humains, qui garantissent qu’elle « ne profite pas de la souffrance d’autrui ».

Un message sur la justice en Terre sainte, adressé à la 79e Convention générale de l’Église épiscopale [des États-Unis] par Desmond Tutu, archevêque émérite, Bonnie Anderson et Patti Browning

Nous nous joignons à tous ceux qui sont rassemblés à Austin pour la 79e Convention générale et nous nous tournons vers eux avec amour. C’est la première Convention depuis que notre bien-aimé Edmond Browning, 24e  évêque président, a quitté cette vie pour rejoindre la compagnie des cieux. Nous nous rappelons son claironnant appel pour que cette Église qui est la nôtre soit ouverte à tous : « Il n’y aura pas de parias ».

Dans les jours qui viennent, l’Église épiscopale, réunie en Convention générale, examinera plusieurs résolutions concernant la situation urgente en Israël et en Palestine. Nous reconnaissons que, alors que la convention examine ces résolutions, nous devons poursuivre le voyage de réconciliation avec nos frères et nos sœurs juifs pour les siècles de comportement oppressif et antisémite qui ont culminé dans notre complicité avec l’Holocauste. En même temps, nous ne devons pas laisser ces horribles injustices nous aveugler sur les injustices perpétrées contre le peuple palestinien.

Certaines des résolutions appellent à l’application d’une pression économique sur Israël pour mettre fin à son occupation de 51 ans en Cisjordanie, à Jérusalem-Est et à Gaza. La Convention a spécifiquement l’opportunité de déterminer quand et comment dire non à des investissements financiers qui rendent l’Église complice de l’occupation. La situation sur le terrain est bien pire que ce que nous pouvons imaginer. Les Palestiniens en Cisjordanie occupée, à Jérusalem-Est et à Gaza, vivent sous un régime militaire israélien oppressif et discriminatoire. Ils ont enduré, et continuent à endurer, le vol de leurs terres au profit de colonies israéliennes qui ont été jugées illégales par la communauté internationale, qui violent une politique officielle américaine de longue date, et menacent la solution à deux états. Des familles continuent d’être déplacées et leurs maisons et leurs terres agricoles d’être détruites pour faire place aux colonies israéliennes et aux murs qui séparent les Palestiniens les uns des autres.

Le réseau des checkpoints militaires qu’Israël a imposés en Cisjordanie rend impossible la vie quotidienne des Palestiniens, les empêchant de se déplacer d’un endroit à un autre pour travailler, étudier, accéder à des soins médicaux urgents ou rendre visite à leur famille et à leurs amis. Lorsqu’ils sont accusés d’un crime, les Palestiniens y compris les enfantssont jugés par des tribunaux militaires israéliens que les organisations des droits humains estiment injustes. Simultanément, les colons israéliens vivant illégalement à proximité sur des terres palestiniennes occupées jouissent des droits accordés aux citoyens israéliens, sont jugés dans des trbunaux civils et peuvent se déplacer librement.

Dans la bande de Gaza, 2 millions de Palestiniens ont souffert pendant plus d’une décennie sous un siège cruel et illégal mené par Israël, sans pouvoir quitter le territoire minuscule et appauvri qui a été appelé « la plus grande prison du monde à ciel ouvert ». Au cours des quelques derniers mois, près de 120 Palestiniens non armés de Gaza ont été tués par des snipers israéliens, et des milliers ont été blessés, y compris des femmes, des enfants, un membre du personnel médical, un journaliste et un footballeur, pendant les manifestations hebdomadaires réclamant leur liberté et leurs droits. L’usage par l’armée israélienne de violence mortelle contre des manifestants non armés a provoqué l’indignation de la communauté internationale et des groupes en faveur des droits humains.

Dans cet environnement inhumain de souffrance et d’oppression, l’Église se trouve elle-même investie dans des compagnies connues de longue date pour fournir des produits et des services à ceux qui sont responsables de l’occupation. Cette année, l’Église épiscopale a soutenu des résolutions d’actionnaires afin de mettre deux de ces compagnies face à leurs responsabilités : Caterpillar et Motorola Solutions. Mais le comportement des entreprises a longtemps été résistant. Adopter des décisions d’investissements basées sur les droits humains garantira que l’Église ne profite pas de la souffrance d’autrui. Par une telle action, nous serons aux côtés de confessions amies, comme l’Église luthérienne évangélique d’Amérique, l’Église presbytérienne (USA) et les Méthodistes unis, qui ont déjà pris des mesures comme celle d’appliquer des critères sélectifs d’investissement ou d’autres mesures économiques afin de garantir qu’eux non plus ne profitent pas de la souffrance du peuple palestinien.

Exactement comme nous entendons à juste titre le cri des migrants cherchant un abri et un asile aux frontières des USA, notre conscience demande aussi que nous faisions campagne pour mettre un terme à la détention d’enfants et de prisonniers politiques pris dans le vice vieux de 51 ans de l’occupation

Il n’y a pas d’échappatoire au fait que l’investissement de ressources financières dans des compagnies qui soutiennent l’infrastructure de cette occupation brutale rend l’Église complice des injustices dont souffrent les Palestiniens. Nous offrons notre constante prière pendant que vous cherchez à percevoir ce que Jésus exige, ici et dans toutes les tristes injustices auxquelles, en ces temps, nous sommes confrontés.

Desmond Tutu, archevêque émériteCape Town

Canon Bonnie Anderson, DD – 32e présidente de la Chambre des députés [de la Convention générale de l’Eglise épiscopale des États-Unis] (2006-2012)

Patti Browning, DD – Récipiendaire du Episcopal Peace Fellowship John Nevin Sayre Award pour son action en faveur des droits humains palestiniens, et épouse d’Edmond Browning, 24e  évêque président

Source: BDS Movement

Traduction: C.G pour BDS France




Le CRIF et le porte parole de l’armée israélienne n’arrêteront pas le développement du mouvement BDS

Selon i24news, le président du Crif Francis Kalifat a révélé avoir remis un dossier complet au ministère de l’Intérieur pour demander l’interdiction du BDS (Boycott, désinvestissement et sanctions) en France, lors d’une visite en Israël il y a quelques mois.

Nous n’avons pas pour habitude de commenter les gesticulations et les outrances du Crif, ambassadeur officieux de L’État colonial Israélien. Nous pouvons bien sûr une nouvelle fois contester ses mensonges mille fois répétés sur l’illégalité du Boycott d’Israël  [1].

Nous dénonçons une nouvelle fois avec la plus grande force le soutien apporté à une armée criminelle par Francis Kalifat et la délégation officielle du CRIF au QG de l’armée israélienne [2]. Rappelons que c’est cette armée qui a été condamnée en juin dernier par l’Assemblée générale de l’O.N.U pour recours excessif, disproportionné et aveugle à la force [3], c’est cette même armée qui est mise en cause à la Cour Pénale Internationale (CPI) par de nombreuse plaintes.

Ces 120 pays qui ont voté la résolution de l’ONU sont sans doute aux yeux du Crif et d’Israël des pays antisémites, terroristes, influencés par le Hamas et par l’Iran ?

Combien de temps, certain.e.s de nos élu.e.s continueront-elles/ils à prendre aux sérieux ou à se laisser intimider par un organisme qui soutient les crimes de guerre, s’oppose ici même à un vivre ensemble dans l’égalité et la justice  et veut faire interdire un mouvement non-violent précisément engagé pour ces valeurs ?

Le mouvement BDS ne cesse de remporter d’importantes victoires, le CRIF et le porte parole de l’armée israélienne ne pourront arrêter son développement.

[1] Non, le boycott d’Israël n’est pas illégal en France
http://www. agencemediapalestine.fr/blog/ 2016/03/18/non-le-boycott- disrael-nest-pas-illegal-en- france/

[2] Rencontre avec Ronen Manelis, Porte-parole de l’armée israélienne
http://www.crif.org/fr/ actualites/crif-delegation- rencontre-avec-ronen-manelis- porte-parole-de-larmee- israelienne

[3] L’Assemblée générale adopte une résolution réclamant la protection des civils palestiniens à Gaza
https://news.un.org/fr/story/ 2018/06/1016632

 




Réunion du Conseil de l’Internationale Socialiste Nations Unies: DÉCLARATION SUR LA QUESTION PALESTINIENNE

Réunion du Conseil de l’Internationale Socialiste

Nations Unies, Genève, 26 et 27 juin 2018

DÉCLARATION SUR LA QUESTION PALESTINIENNE

Le Conseil de l’Internationale Socialiste, réuni aux Nations Unies à Genève les 26 et 27 juin 2018, a organisé des discussions sur le thème de la paix et de la sécurité internationale et a réfléchi aux perspectives de paix au Moyen-Orient, rappelant les précédentes déclarations de l’IS, en particulier à l’occasion du Conseil de l’IS à New York en 2010, à Istanbul en novembre 2013, en décembre 2014 et en juillet 2015 ainsi qu’à Genève en juillet 2016.

Le Conseil:

Réaffirme le droit du peuple palestinien à l’autodétermination, notamment le droit à son État indépendant de Palestine, sur la base des frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, et réaffirme son engagement, conformément au droit international, à mettre un terme à l’occupation israélienne de l’État palestinien, effective depuis 1967, afin d’atteindre la solution des deux États, en tant que deux États souverains et démocratiques pour l’ensemble de leurs citoyens et une solution juste à la question des réfugiés palestiniens sur la base de la résolution 194 des Nations Unies ;

Après plus de 25 ans d’échecs successifs à atteindre la paix par des processus de paix bilatéraux, nous estimons qu’il est temps que la communauté internationale assume (collectivement) sa responsabilité, conformément au droit international, de mettre un terme à l’occupation de l’État palestinien et à toute entrave à l’exercice par le peuple palestinien de son droit à l’autodétermination ;

Rappelant la déclaration sur le Moyen-Orient du Conseil à Athènes en 2011, au titre de laquelle nous appelions à la reconnaissance de l’État de Palestine, les membres de l’IS réaffirment leur engagement à :

1. Soutenir la reconnaissance immédiate et inconditionnelle de l’État de Palestine sur la base des frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale.

2. Assumer un rôle international plus important par l’organisation d’une conférence internationale qui accueillera différents acteurs internationaux de diverses régions du monde afin de prôner une paix juste et durable basée sur le droit international pour Israël et la Palestine, notamment la cessation complète de l’occupation effective depuis 1967 ;

3. Soutenir l’arrêt total de toutes les activités d’établissement de colonies, notamment à Jérusalem- Est, la fin immédiate des destructions de logements et déportations de Palestiniens ainsi que l’élimination de toute forme de discrimination raciale et d’apartheid ;

4. Encourager une approche non violence à tous les niveaux et par toutes les parties et exiger la cessation immédiate de toute forme de violence perpétrée par les forces d’occupation et les colons israéliens contre la résistance non violente palestinienne ;

5. Demander la libération immédiate de tous les prisonniers palestiniens, en particulier les membres élus du Conseil législatif palestinien, les prisonniers mineurs et les détenus administratifs ;

2

6. Depuis la dernière déclaration de l’IS en avril 2018, le nombre de civils palestiniens pris pour cibles par les forces d’occupation israéliennes a fortement augmenté avec la mise à mort de plus de 130 Palestiniens non armés et plus de 6 000 autres blessés, dont des enfants, des journalistes, des secouristes, des femmes et des hommes. Le Conseil condamne vivement le blocus illégal de la bande de Gaza par Israël, ainsi que le recours à des armes létales par les forces militaires israéliennes contre des manifestants non violents et pacifiques, et appelle le gouvernement israélien à lever immédiatement le siège de la bande de Gaza et permettre la libre circulation des personnes. L’IS confirme son soutien à la résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies (A/ES-10/L.23) appelant à « garantir la sûreté et la protection de la population civile palestinienne dans le Territoire palestinien occupé, y compris la bande de Gaza ».

7. Appelle tous les gouvernements et organisations de la société civile au lancement d’une opération de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) contre l’occupation israélienne, l’ensemble des institutions d’occupation et les colonies israéliennes illégales, y compris un embargo total sur toute forme de commerce et de coopération militaire avec Israël tant que se poursuivent les politiques d’occupation et d’apartheid contre les Palestiniens.

8. Le Conseil de l’IS appelle en outre l’administration américaine à reconsidérer sa position favorisant Israël, notamment le déplacement de son ambassade à Jérusalem. Nous regrettons la décision des États-Unis de se retirer du Conseil des droits de l’homme, à l’instar de leur précédent retrait des Accords de Paris sur les changements climatiques et de l’UNESCO.

9- Le Conseil de l’IS souhaite réitérer sa solidarité envers les forces progressistes d’Israël et de Palestine, y compris les défenseurs des droits de l’homme et les organisations de la société civile, devenus victimes d’une campagne malveillante de la part du gouvernement israélien. Dans le même temps, le Conseil exprime sa solidarité envers les citoyens palestiniens d’Israël qui continuent à vivre dans un système de discrimination institutionnalisée, et condamne fermement l’adoption de lois racistes, notamment la loi sur la citoyenneté.

Source: Socialist International




Des artistes boycottent le festival allemand de la Ruhrtriennale, qui s’oppose aux droits des Palestiniens

Ali AbunimahActivism and BDS Beat 18 juin 2018

Roger Waters, rockeur légendaire, a exprimé son soutien aux Young Fathers, groupe qui s’est vu exclu d’un festival musical allemand pour avoir soutenu les droits des Palestiniens.

Au même moment, d’autres artistes expriment leur solidarité avec les Young Fathers en annulant leur participation à la Ruhrtriennale, festival parrainé par les autorités du Land de Rhénanie du Nord-Westphalie.

En France, dans une situation de répression constante, des militants et des universitaires intensifient leur protestation contre l’attitude du gouvernement français qui se montre complice des massacres de Palestiniens commis par Israël.

“D’abord, respect aux Young Fathers”, a tweeté Waters, qui demande pourquoi la Ruhtriennale a décidé de “prendre ses distances du mouvement BDS sur tous les plans ?”

First respect to the @Youngfathers

Question? Why does @ruhrtriennale “distance itself in all forms from the @BDSmovement”?

BDS is an international non-violent protest movement that seeks to promote equal human and civil rights for all people everywhere. https://t.co/LChtZPebA6 pic.twitter.com/A2PQ6mJ7Fk

— Roger Waters (@rogerwaters) 14 juin 2018

Selon Waters, la campagne du BDS – boycott, désinvestissement et sanctions –, impulsée par les Palestiniens, est “un mouvement international de protestation non violente dont le but est de promouvoir des droits humains et civiques égaux pour les hommes et les femmes du monde entier.”

La semaine dernière, la Ruhrtriennale a annulé le spectacle des Young Fathers programmé au mois d’août parce que cette formation très appréciée, basée en Écosse, refusait de renoncer à son soutien au BDS.

Le groupe considère comme une “décision erronée et profondément injuste” la demande faite à des artistes de “prendre des distances à l’égard de [leurs] principes de défense des droits humains pour que le concert puisse avoir lieu.”

D’autres artistes sont d’accord. Dimanche, Sherif Sehnaoui, Mazen Kerbaj, Tony Elieh et Raed Yassin, de Beyrouth, qui participent aux projets Wormholes et ‚A‘ Trio, ont annoncé qu’ils retiraient les spectacles prévus à la Ruhrtriennale.

We’re withdrawing@tonyelieh #HassanKhan @mazenkerbaj @RaedYassin #SupportYoungFathers pic.twitter.com/G8u63s7aX6

— Sharif Sehnaoui (@SharifSehnaoui) 17 juin 2018

Hassan Khan, musicien du Caire, s’est associé à leur déclaration ; il devait donner un concert à la Ruhrtriennale en compagnie de Tarek Atoui, en septembre. On ne sait pas si Atoui se produira en solo.

“Malheureusement, dans les circonstances actuelles, nous ne pourrions avoir la conscience tranquille en nous produisant dans un contexte où nos collègues ont subi une sanction publique pour avoir exercé leur droit d’exprimer de manière pacifique une position politique”, ont affirmé les cinq artistes.

Strongly disagree with @ruhrtriennale decision to cancel @Youngfathers. Silencing the right of artists to voice political opinion & campaign for human rights. Puts other artists at the festival in v tough position- some have already quit in solidarityhttps://t.co/R4uhfaI4MR

— kate molleson (@KateMolleson) 18 juin 2018

Kate Molleson, journaliste spécialiste de musique et animatrice radio à la BBC, s’est élevée contre l’annulation des Young Fathers par la Ruhrtriennale, tweetant que cet acte revient à “étouffer le droit des artistes à exprimer une opinion politique et à se mobiliser pour les droits humains.”

Cette décision “met les autres artistes du festival dans une position très difficile – certains se sont déjà retirés par solidarité”, a souligné Molleson.

Des défenseurs des droits des Palestiniens ont qualifié la décision de “maccarthysme” et ont appelé au boycott de la Ruhrtriennale.

Palestinians call for boycott of German @ruhrtriennale festival, accuse it of McCarthyism over cancellation of Young Fathers’ gig due after award-winning band stood firm in their support of Palestinian rights and BDS #SupportYoungFathers https://t.co/IOeFftTrKL pic.twitter.com/SdFggjFgaF

— PACBI (@PACBI) 18 juin 2018

Les organisateurs de la Ruhrtriennale ont pris les Young Fathers pour cible parce que ce groupe, parmi d’autres, a boycotté l’an dernier le festival Pop-Kultur, tenu à Berlin, après qu’il eut accepté un parrainage de l’ambassade d’Israël.

Pop-Kultur affronte de nouveau un boycott croissant cette année parce que ce festival persiste à s’associer au gouvernement israélien.

Intolérance allemande

Le mouvement du BDS a pour but de faire pression sur Israël pour l’amener à respecter les droits des Palestiniens, notamment en organisant le boycott d’événements culturels soutenus par le gouvernement israélien, et ce mouvement s’est exprimé clairement au sujet de ses principes universalistes et antiracistes.

Pourtant Israël et ses groupes de pression essaient de faire passer le BDS pour illégitime et de présenter calomnieusement les personnes qui utilisent la tactique du boycott comme motivées par la haine anti-juive et non par l’opposition à la politique israélienne d’occupation militaire, de vol des terres pour y installer des colonies de peuplement, de massacres réguliers de civils et d’instauration d’un système d’apartheid complet envers les Palestiniens.

L’intolérance officielle à l’égard de celles et ceux qui estiment que les Palestiniens doivent bénéficier de droits égaux à part entière est particulièrement forte en Allemagne, où les élites convertissent leur sentiment de culpabilité découlant de l’extermination des Juifs par les Nazis en un soutien inconditionnel à Israël.

Roger Waters a été lui-même en butte à des campagnes de dénigrement en Allemagne. La semaine dernière il a répliqué à Dieter Reiter, maire de Munich, qui accusait le rockeur de “provocations antisémites” avant un concert qu’il devait donner dans cette ville.

Dieter Reiter, the Mayor of Munich, has issued a press release denouncing me as anti-Semitic.

The Mayor claims I make increasingly hateful anti-Semitic remarks.

I stand for human rights.

Here is what I said 2 nights ago in Cologne unedited: https://t.co/1fDW8rY8yJ pic.twitter.com/dGvLqxpweE

— Roger Waters (@rogerwaters) 13 juin 2018

Le maire a affirmé que Waters ne serait pas autorisé, à l’avenir, à jouer dans la salle de l’Olympiahalle.

Par l’intermédiaire d’un avocat, Waters a demandé que cette imputation calomnieuse soit retirée, mais elle figure toujours sur le site officiel de la ville.

La semaine dernière [8 et 9 juin], lors de concerts dans la ville française de Nanterre, Waters, fortement applaudi, s’est prononcé publiquement en faveur des droits du peuple palestinien. Il a condamné les poursuites intentées contre des militants du BDS par les autorités françaises, soulignant que ces personnes n’avaient pas commis d’autres actes que ce qu’il faisait lui-même – inciter la société civile à agir pacifiquement pour soutenir les droits des Palestiniens.

“Alors, où êtes-vous, les flics?” s’est exclamé Waters, en désignant les policiers par ce mot d’argot français, “venez, emmenez-moi dans votre putain de prison.”

Voir la vidéo en tête de cet article.

Protestations parisiennes

Dimanche [17 juin] la répression étatique des actions de solidarité avec la Palestine s’est affichée de façon indigne, lorsque la police parisienne a empêché par la force deux bateaux appartenant à une flottille humanitaire à destination de Gaza d’accoster sur les quais de la Seine, comme l’a signalé le magazine en ligne Orient XXI.

Pendant ce temps, des universitaires demandent à l’Académie française des Sciences de rompre avec la Saison France-Israël, série d’évènements parrainée par les deux gouvernements pour promouvoir l’image d’Israël.

L’AURDIP, groupement d’universitaires qui soutiennent les droits des Palestiniens, s’oppose à une rencontre prévue pour le 19 juin avec la participation de lauréats du Prix Nobel, d’étudiants français et de représentants d’universités israéliennes menant des recherches sur les armements.

Cette journée “a un parfum de propagande politique pour Israël”, déclare l’AURDIP. “Mettre ainsi à l’honneur un État qui enferme dans un ghetto une population de 2 millions d’habitants et tire sur la foule lorsque celle-ci tente de rompre son joug est inacceptable”, souligne l’AURDIP en évoquant les massacres de Palestiniens commis récemment par Israël à Gaza.

Call on @AcadSciences to withdraw from France-Israel Season https://t.co/5xcw7AZQPP pic.twitter.com/0hkjTANQVX

— PACBI (@PACBI) 16 juin 2018

France: University professors urge French Academy of Science (@AcadSciences) to withdraw from the France-Israel Season, « an exercise in political propaganda in support of Israel. » https://t.co/ID0MQv5tV1 pic.twitter.com/SdVLxlDWLt

— PACBI (@PACBI) 18 juin 2018

À Paris, la semaine dernière, des militants de BDS France ont protesté contre le salon de l’armement Eurosatory parrainé par le gouvernement.

Des dizaines de sociétés israéliennes, et notamment celle qui fabrique un fusil d’assaut utilisé à Gaza pour tuer des manifestants non armés, comptaient parmi les exposants.

Plusieurs groupes, parmi lesquels l’Association France Palestine Solidarité et les Quakers, ont participé aux actions.

Interventions de BDS France, hier, lors de la manifestation contre la tenue du salon de l’armement Eurosatory.
« Israël est l’un des plus importants exposants de ce marché de la mort. Il teste ses armes sur les Palestinien·ne·s et en fait un argument de vente. »#StopEurosatory pic.twitter.com/KVSUguGIj1

— BDS France (@Campagnebds) 14 juin 2018

Intervention de @ParisAyotzi
« Eurosatory fait la promotion des armes utilisées par la police et l’armée mexicaines contre la population et notamment contre les étudiants d’Ayotzinapa »#StopEurosatory pic.twitter.com/NmLXH9TyD4

— BDS France (@Campagnebds) 14 juin 2018

 

Les manifestants ont mis en scène un “die-in” et ont entonné des slogans appelant à un embargo militaire contre Israël et demandant qu’Israël cesse de tester des armes sur les Palestiniens.

BDS France a précisé que cette manifestation était extrêmement visible pour tous les visiteurs du salon de l’armement, mais que la grande majorité était apparemment “sans état d’âme”.

Un participant a quand même glissé discrètement aux protestataires un billet où il exprimait sa position.

“Nous ne sommes pas tous pareils, à moins que je ne sois le seul”, disait ce billet. “C’est mon boulot, mais je suis avec vous. Liberté pour la Palestine.”

Traduction SM pour BDS France




Les Palestiniens remercient l’Argentine et Lionel Messi de ne pas jouer « amicalement » contre Israël

Des mobilisations dans le monde entier ont réussi à empêcher que le gouvernement israélien n’utilise le match pour couvrir ses crimes de guerre et ses flagrantes violations des droits humains contre les Palestiniens.

6 juin 2018 — Mardi 5 juin, l’équipe nationale argentine de football a annulé le match « amical » contre Israël prévu pour ce samedi, après des mois d’une campagne BDS lancée en Argentine.

En réponse à la criminelle politique israélienne du «  tirer-pour-tuer-ou-mutiler »  contre des manifestants palestiniens pacifiques à Gaza, supporters de football et militants des droits humains palestiniens ont pressé l’équipe argentine et la superstar du football Lionel Messi d’annuler le match, qui devait avoir lieu dans un stade israélien bâti à al-Maliha, un village palestinien ayant subi un nettoyage ethnique.

Le footballeur palestinien Mohammad Khalil, dont la carrière s’est arrêtée lorsqu’il a reçu d’un sniper israélien un tir dans les deux jambes alors qu’il manifestait pacifiquement à Gaza, a aussi pressé l’Argentine et Messi d’annuler le match contre Israël.

Des milliers de personnes ont rejoint Khalil, signant une pétition adressée à Messi et à l’Argentine qui expliquait que le gouvernement israélien utiliserait le match pour couvrir ses attaques brutales contre des Palestiniens, sur le terrain et à l’extérieur.

Les syndicats argentins et les Mères de la place de mai se sont joints à l’appelLa semaine dernière, un rassemblement s’est tenu à l’extérieur de l’Association de football d’Argentine (AFA) à Buenos Aires.

Des manifestations ont suivi l’équipe argentine à Barcelone. Mardi, pendant une séance d’entraînement de l’équipe avant la Coupe du monde, des militants pour les droits palestiniens ont utilisé un gaphone pour faire passer le message directement aux joueurs.

Israël aurait payé à l’Argentine 3 millions de dollars pour jouer le match, dans le cadre des « célébrations » de son 70ème anniversaire.

Omar Barghouti de la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) a déclaré :

«  Nous saluons la décision de l’équipe argentine d’annuler ce match « amical ». Il aurait été extrêmement inamical envers les droits humains ! Jouer contre un état d’apartheid est une forme de complicité, magnifiée par le récent et horrible massacre d’Israël à Gaza contre des manifestants non-armés réclamant leurs droits fondamentaux, la liberté, la dignité et le droit au retour des réfugiés tel qu’il est stipulé par les Nations unies.

Utiliser des événements sportifs internationaux pour couvrir ses crimes de guerre et ses flagrantes violations des droits humains contre les Palestiniens fait partie de la politique de blanchiment par les sports du régime d’apartheid israélien. Le fait que les supporters argentins et les militants pour les droits humains du monde entier ont réussi à l’empêcher nous donne beaucoup d’espoir. »

Alors qu’il était initialement prévu à Haïfa, le gouvernement israélien avait déplacé le match à Jérusalem, offrant aux organisateurs 760 000 dollars en compensation. La ministre d’extrême-droite de la Culture et des Sports, Miri Regev, aurait mis comme condition au match une séance photo avec l’équipe argentine, une preuve de plus de la manière dont Israël utilise les sports pour blanchir —par le sport— son image.

Après l’annonce de l’annulation, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a immédiatement appelé le président argentin Mauricio Macri à intervenir, mais Macri a répondu qu’il n’avait aucune autorité sur la décision.

L’annulation du match « amical » d’Israël contre l’Argentine est un stimulant pour la campagne « Un carton rouge à Israël », qui a appelé la FIFA à exclure Israël – comme elle a exclu l’Afrique du Sud de l’apartheidà cause de ses violations contre le football palestinien et son mépris des statuts de la FIFA.

L’Association de football palestinienne a aussi appelé l’Argentine à annuler le match.

Dans un message vidéo, l’équipe de football de la ville palestinienne de Nabi Saleh, en Cisjordanie occupée par Israël, a remercié l’Argentine et Lionel Messi. Nabi Saleh est la ville dont est originaire Ahed Tamimi, la jeune Palestinienne mineure qui subit une peine de plusieurs mois dans une prison israélienne pour avoir giflé un soldat israélien lourdement armé se trouvant dans sa cour d’entrée. « Vous avez marqué un but pour la liberté, la justice et l’égalité », disent des parents de Ahed dans la vidéo.

Barghouti de PACBI a ajouté :

« Les joueurs de football palestiniens sont couramment attaqués, privés de liberté de mouvement pour assister aux entraînements et aux matchs. Les forces israéliennes ont emprisonné, blessé et tué des footballeurs palestiniens. Comme l’attaquant argentin Gonzalo « Pipa » Higuaín l’a dit : «  Ne pas y aller était la bonne chose à faire ».

Tous nos vœux à l’Argentine pour la Coupe du monde. La FIFA doit prendre acte. Il est temps de montrer à Israël un carton rouge. »

La Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) a été lancée en 2004 pour contribuer à la lutte pour la liberté, la justice et l’égalité des Palestiniens. PACBI promeut le boycott des institutions universitaires et culturelles, étant donné leur profonde et durable complicité dans le déni par Israël des droits palestiniens tels qu’ils sont stipulés dans le droit international. Rendez visite à PACBI sur https://bdsmovement.net/pacbi et suivez-nous sur Twitter @PACBI

Source: PACBI

Traduction: C.G pour BDS France




Contre la venue du criminel de guerre Netanyahou, nous avons bloqué les Champs Elysées !

Alors que la veille nous avions  organisé une manifestation surprise sur les marches du Grand Palais, en ce mardi 5 juin la campagne BDS France à Paris et diverses associations, dans le cadre de 2018 le temps de la Palestine, avons voulu crier notre colère contre la venue du criminel de guerre Netanyahou, à qui le président Macron a déroulé le tapis rouge au Grand Palais pour inaugurer la saison croisée France-Israël. Nous avons voulu manifester au plus près du lieu de cette cérémonie honteuse, mais la Préfecture de police souhaitait nous reléguer dans un rassemblement symbolique de l’autre côté de la Seine. 

PHOTOS de l’action : https://photos.app.goo.gl/iiMKKoBDkg7kZPLw1

Nous avons alors décidé de bloquer les Champs Elysées,  et avons descendu « la plus belle avenue du monde » à partir du Métro Georges V et vers le Grand Palais. La police a fini par arrêter notre parcours – assez près du Grand Palais ! – et nous a encerclés,  mais nous avons manifesté pendant quatre heures, aux cris de : 

Jugez, jugez, le criminel de guerre !

Soutien aux grandes Marches du Retour et au soumoud palestinien !

Annulez la saison France Israël !

Netanyahou criminel, Macron complice !

Israël Apartheid Boycott !

Notre manifestation a été très dynamique, avec des pancartes et des drapeaux palestiniens.

D’autres amis du peuple palestinien se sont petit à petit agrégés à la manifestation.

D’autres manifestations de protestation ont eu lieu à Paris le même jour, en d’autres lieux ou à d’autres moments.

La manifestation s’est terminée de manière festive, coïncidant pour certains manifestant-e-s avec la rupture du jeûne du Ramadan.

Cette mobilisation est une étape dans notre volonté  de nous opposer à la saison croisée France-Israël.

D’autres rendez-vous, d’autres initiatives ne tarderont pas pour empêcher l’État  d’Israël d’utiliser la culture dans l’espoir de blanchir ses crimes.

La normalisation des relations avec un État  d’apartheid est intolérable !

Pleinement solidaires du peuple palestinien, nous continuerons la campagne BDS, jusqu’à ce que l’État  d’Israël se conforme au droit international !

La Campagne BDS France à Paris

www.bdsfrance.org

campagnebdsfrance@yahoo.fr

VIDEO:

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AJ +: 

 

Protest against Netanyahu shuts down Champs-Élysées

https://electronicintifada.net/blogs/ali-abunimah/protest-against-netanyahu-shuts-down-champs-elysees