Des manifestants au Port d’Oakland déclarent victoire dans le boycott d’un cargo israélien

Par Rick Hurd, le 4 juin 202.

OAKLAND — Des centaines de piqueteurs et de manifestants ont défilé vendredi matin devant le port d’Oakland pour empêcher la livraison de la cargaison d’un navire israélien.

Environ 1 000 personnes du Arab Resource & Organizing Center (Centre de ressources et d’organisation arabe) et du syndicat local des ouvriers portuaires se sont réparties sur six portes au poste d’amarrage 30, près du parc de Middle Harbor Shoreline, dans le bloc 2700 de Middle Harbor Road.

« Notre objectif aujourd’hui est de montrer à la ville d’Oakland que nous ne voulons pas qu’elle fasse des affaires avec l’apartheid israélien et permette à son argent d’entrer dans notre ville », a déclaré par téléphone Wassim Hage, porte-parole du groupe. « Cela fait partie d’un mouvement international de piquets de grève dans les villes portuaires du monde entier qui se déroulera au cours des prochaines semaines. »

Le groupe a déclaré sa victoire sur Twitter vers 9 h 25 après qu’aucun fret n’ait quitté la zone. Les manifestants se sont retirés et ont prévu de revenir vers 16 heures pour faire du piquetage lors de la prochaine équipe, a indiqué M. Hage.

Le porte-parole du port, Robert Bernardo, a publié une déclaration indiquant que les responsables du port soutiennent la liberté d’expression ainsi que le droit des personnes à se réunir pacifiquement.

« Dans le même temps », a déclaré M. Bernardo dans sa déclaration, « la politique fédérale impose que le commerce international ne peut être arrêté. Cela signifie que les groupes peuvent protester, mais qu’ils ne peuvent pas perturber le commerce. Le port s’est engagé avec ses partenaires de la sécurité publique à maintenir la sûreté et la sécurité tout en assurant une circulation commerciale fluide au port maritime d’Oakland ».

Au cours des protestations, les manifestants ont scandé : « Reculez ! Reculez ! Nous voulons la liberté, la liberté !  Toutes ces attaques sionistes, on n’en a pas besoin, pas besoin. »

« Nous nous demandons si faire affaire avec ZIM en vaut la peine pour le port d’Oakland, les employeurs du port et les autres compagnies maritimes », a déclaré la directrice exécutive de l’AROC, Lara Kiswani, dans un communiqué. « Nous rendons hommage aux travailleurs ici à Oakland et en Palestine et nous envoyons un message clair : profiter de l’apartheid israélien et de la violence permanente contre le peuple palestinien ne sera pas le bienvenu dans la Bay Area (la Région de la baie de San Francisco). »

ZIM est une entreprise publique israélienne de transport international de marchandises dont le siège social se trouve à Haïfa, en Israël, et le siège social nord-américain à Norfolk, en Virginie.

Selon M. Hage, des membres de la section locale 10 du syndicat international des dockers et des entrepôts se sont joints aux piqueteurs sur le port pour « montrer la solidarité des travailleurs organisés avec la lutte pour la libération de la Palestine ».

Aucun de ces travailleurs n’a franchi le piquet de grève, selon un tweet de l’AROC.

Les appels au siège du syndicat sont restés sans réponse vendredi matin.

Selon M. Bernardo, le port fournit 84 000 emplois dans la région, la plupart dans la ville, et le fait d’empêcher le commerce ne fera que mettre en péril les emplois locaux.

« De nombreux chauffeurs de camions du port ne sont payés que s’ils prennent et déposent des conteneurs », a déclaré Bernardo. « S’ils sont bloqués pour entrer et sortir, ils ne seront pas payés. Cela aura un impact sur leurs moyens de subsistance et sur leurs familles. »

Les manifestants sont arrivés vers 6 heures du matin pour empêcher le navire exploité par une compagnie maritime israélienne de décharger sa cargaison. Le navire Volans, exploité par la compagnie israélienne ZIM, a accosté vendredi matin.

Source : Mercury News

Traduction MUV pour BDS France

 




Le Qatar Sports Club dit qu’il ne renouvellera pas le contrat PUMA à la suite des appels au boycott

Puma est le seul sponsor international de l’Association israélienne de football [IFA], qui comprend six clubs dans des colonies israéliennes illégales en Cisjordanie.

Le Qatar Sports Club a annoncé qu’il n’avait pas l’intention de renouveler son contrat avec le fabricant mondial de vêtements de sport Puma à la suite des appels locaux et internationaux au boycott en raison de sa complicité avec l’occupation israélienne.

« Nous tenons à vous informer que le contrat du Qatar Sports Club avec Puma a expiré à la fin de la saison sportive 2020/2021, et le club n’envisage pas de le renouveler pour la saison prochaine », a déclaré le club sportif local dans un message sur Instagram à Qatar Youth Opposed to Normalization [QAYON], un organisme local indépendant de jeunesse pro-Palestine.

La réponse est venue à la suite des appels de QAYON au boycott de Puma, exhortant les fans de football à faire pression sur leurs clubs locaux en raison de son implication avec Israël. Le groupe de jeunes a pris des mesures contre le fabricant mondial de vêtements de sport à la suite des attaques meurtrières contre Gaza, au cours desquelles Israël a tué 248 Palestiniens, dont 66 enfants.

Le Qatar Sports Club faisait partie des sept clubs locaux qui ont été contactés par QAYON pour expliquer dans quelle mesure Puma est complice des violations des droits humains par Israël.

Les six autres équipes n’ont pas encore répondu.

« Nous regrettons que tous ces clubs n’aient pas répondu aux messages, et nous appelons donc toutes les personnes impliquées dans le mouvement de résistance contre les colonies sionistes à contacter ces clubs et à exiger qu’elles annulent leurs contrats avec Puma, qui soutient les colons, ou à ne pas renouveler leurs contrats à l’avenir”, a tweeté le groupe samedi.

Le groupe a également appelé à agir en vertu de la loi n° [13] de 1963 du Bureau pour le boycott d’Israël au Qatar, qui interdit tout accord avec des agences ou des individus résidant ou travaillant pour Tel-Aviv.

L’implication de Puma dans la colonisation israélienne

Puma est le seul sponsor international de l’Association israélienne de football [IFA], qui comprend six clubs dans les colonies israéliennes de Cisjordanie considérées comme illégales au regard du droit international. Cela permet à leurs clubs de jouer sur des terres illégalement saisies appartenant à des Palestiniens, auxquels il est interdit d’entrer pour participer à toute activité sportive.

Son implication dans le soutien à la dépossession forcée des Palestiniens et à l’occupation illégale constitue une violation flagrante des droits de l’homme. Le financement d’Israël lui permet en outre de commettre ses injustices contre les Palestiniens et d’étendre ses colonies.

L’IFA elle-même a refusé de mettre fin à sa complicité avec les violations des droits humains contre les Palestiniens et a été condamnée par des groupes de défense des droits, des responsables de l’ONU ainsi que plusieurs personnalités publiques.

La marque affirme avoir « la responsabilité » de veiller à ce que ses produits soient « fabriqués dans des lieux de travail décents où les droits humains sont respectés », ce qui contraste avec son implication dans l’occupation illégale israélienne

Selon le site officiel du mouvement mondial Boycott Divest & Sanctions [BDS], le concessionnaire exclusif de Puma en Israël, Al Srad Ltd., a un point de vente dans le « no man’s land » entourant Jérusalem-Est, une zone qui fait partie de l’entreprise illégale de colonisation et d’annexion d’Israël.

En plus du vol de terres, les athlètes palestiniens font face à des obstacles lorsqu’ils participent à des compétitions sur leurs propres terres et à l’étranger, tout en luttant pour trouver des endroits où jouer en raison des destructions qu’Israël effectue régulièrement sur les terres palestiniennes.

Il y a plus de 150 colonies israéliennes en Palestine, plus de 128 avant-postes et plus de 750 000 colons vivant dans des maisons volées.

Les Palestiniens continuent d’être confrontés à des dépossessions forcées dans plusieurs régions, y compris plus récemment à Sheikh Jarrah et Silwan.

Source : Dohanews




La riposte contre Elbit Systems

Par le Comité national palestinien du BDS, le 10 mars 2021

D’importantes victoires pour les campagnes #StopElbit.

La plus grande entreprise d’armement d’Israël, Elbit Systems, est un leader mondial dans les technologies de drones et de surveillance militaire, jouant un rôle capital dans les murs racistes, la surveillance des frontières, les déplacements forcés et autres crimes de guerre.

Le mouvement mondial BDS pour la liberté, la justice et l’égalité, réagit. En plus de ses importantes victoires au fil des années, plusieurs nouvelles campagnes visant à arrêter Elbit sont en train de gagner du terrain :

UE

Les drones Hermes 900 d’Elbit sont utilisés pour mettre en application des politiques anti-migratoires meurtrières avec la surveillance aérienne des réfugiés en Méditerranée. L’UE manque à son obligation juridique et éthique de sauver la vie des demandeurs d’asile, et elle transforme la Méditerranée en un cimetière.

Signez une pétition pour dire à l’UE : Ne financez pas l’industrie militaire d’Israël, respectez les droits des réfugiés !

Canada

Les Canadiens pour la justice et la paix au Moyen-Orient (CJPME) demandent au ministère des Transports du Canada de renoncer au contrat de 36,16 millions de dollars qu’il a récemment approuvé pour la technologie d’Elbit pour les drones.

Vous pouvez les aider à atteindre leur objectif de 4000 courriels envoyés aux dirigeants canadiens.

Australie

BDS Australie s’oppose à la récente annonce par le gouvernement de l’État du Victoria d’un partenariat avec Elbit pour la recherche et le développement en nouvelles technologies d’armement. En s’associant avec Elbit, le gouvernement Andrews montre son mépris pour le droit international et les conventions des droits de l’homme.

USA

Une large coalition de groupes de défense des droits de l’homme s’oppose à une proposition qui vise à renforcer numériquement la frontière entre les États-Unis et le Mexique, la qualifiant de « continuation de la politique frontalière raciste de l’Administration Trump ». Elbit détient plusieurs contrats pour fournir aux USA des technologies pour la surveillance des frontières. Un nouveau rapport montre qu’Elbit a également versé 112 000 dollars, aux Démocrates et aux Républicains, lors de l’élection de 2020, poursuivant ainsi l’approche bipartisane en faveur de la militarisation des frontières.

Source : BDS movement

Traduction BP pour BDS France




Les Maires de Bologne et Palerme se retirent d’un Sommet destiné à protéger Israël de sa responsabilité

Par BDS Italia, le 15 mars 2021

Virginio Merola, Maire de Bologne, et Leoluca Orlando, Maire de Palerme, se sont retirés d’un sommet international de maires destiné à protéger Israël de la critique de ses violations des droits humains des Palestiniens et du droit international.

La réunion du mardi 16 mars prétend contribuer à « éradiquer les préjugés et la haine de nos villes ». Au contraire, comme l’ont écrit 14 organisations juives du monde entier dans une lettre ouverte, le sommet vise à promouvoir la « définition » frauduleuse et largement critiquée de l’antisémitisme par l’Alliance Internationale pour la Mémoire de l’Holocauste (IHRA). Sept des onze exemples de la définition de l’IHRA assimilent faussement la critique d’Israël à la haine anti-juive.

Des organisations juives, dont Jewish Voice for Peace, qui compte plus de 70 sections aux États-Unis, ont appelé les maires à ne pas participer et à « rejoindre la lutte collective contre le racisme, l’antisémitisme et l’islamophobie ».

Les organisations juives notent que la définition promue par l’IHRA est utilisée « pour mettre fin aux initiatives locales de nombreuses communautés qui sont résolument opposées aux violations des droits humains par Israël » et que, comme pour tout autre pays, « les actions d’Israël peuvent et doivent être critiquées ». De plus en plus, la définition de l’IHRA est utilisée pour tenter d’arrêter le mouvement non violent de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) pour les droits des Palestiniens, qui est en pleine expansion.

Le ministère israélien des Affaires étrangères est l’un des principaux sponsors du sommet.

L’un des trois panels du sommet, où le maire Merola devait s’exprimer, est en fait consacré à la définition controversée de l’IHRA.

Le maire de Modiin-Maccabim-Reout, une ville israélienne partiellement construite sur le territoire palestinien occupé en violation du droit international, prendra la parole lors de la session plénière où le maire Orlando devait s’exprimer.

Remerciant les maires, l’éminent dramaturge et acteur juif italien Moni Ovadia a déclaré :

« Aucune définition manipulatrice de l’antisémitisme ne réussira à nous faire fermer les yeux sur la politique d’apartheid et sur l’oppression systématique pratiquée par le gouvernement israélien à l’encontre du peuple palestinien, dans le silence d’une grande partie de la communauté internationale. Ceux qui croient que le droit de chaque peuple à l’autodétermination est inviolable savent l’exprimer avec courage et détermination, comme le font de nombreux Juifs et Israéliens ».

Luisa Morgantini, ancienne vice-présidente du Parlement européen et présidente d’AssoPace Palestine, a fait le commentaire suivant :

« Les maires Merola et Orlando ont toujours exprimé leur engagement contre toutes les formes d’antisémitisme. Pour eux, la phrase « plus jamais ça » n’est pas seulement un mot, mais un mode de vie. C’est pourquoi ils sont aux côtés de ceux qui souffrent de toutes les formes de maltraitance et croient en l’inviolabilité des droits humains et en la légalité internationale, tout comme les organisations juives qui ont exhorté les maires à ne pas se prêter à cette imposture assimilant la critique de l’État d’Israël à de l’antisémitisme ».

Raffaele Spiga, de BDS Italia, a remercié les maires, ajoutant :

« BDS Italia, une organisation antiraciste qui lutte contre toutes les formes de discrimination sur des bases ethniques, religieuses et civiles et qui défend les droits du peuple palestinien, exprime sa gratitude et sa reconnaissance envers la décision des maires de Bologne, Virginio Merola, et de Palerme, Leoluca Orlando, de ne pas participer au sommet. Nous devons faire crédit à ces maires d’avoir tenu compte de façon cohérente et selon des principes, de l’idée que tous les peuples du monde souffrant d’oppression et de répression méritent notre solidarité. Ceux qui croient vraiment en la lutte contre le racisme, y compris l’antisémitisme, ne resteront pas les bras croisés lorsqu’on l’exploite pour protéger l’impunité d’Israël alors qu’il impose un régime d’apartheid au peuple palestinien ».

Un nombre croissant de personnes et d’organisations s’opposent désormais à l’adoption de la définition belliqueuse de l’IHRA ; on compte parmi eux ,des universitaires israéliens  dont beaucoup ont perdu des membres de leur famille dans l’holocauste, le Directoire de l’University College de Londres, des intellectuels palestiniens et d’autres intellectuels arabes, le directeur de l’Institut Pears pour l’étude de l’antisémitisme, 40 organisations juives, et même l’auteur initial de la définition, Kenneth Stern.

En Italie, des intellectuels et des artistes comme Salvatore Settis, Livio Pepino, Carlo Rovelli, Marco Paolini, Moni Ovadia et Alessandra Farkas ont signé une lettre dans laquelle ils déclarent que « la lutte contre l’antisémitisme ne doit pas être transformée en stratagème destiné à discréditer le combat contre l’oppression des Palestiniens par Israël, sa négation de leurs droits et l’occupation de leur terre qu’il perpétue ».

Assopace Palestine et BDS Italia réaffirment leur engagement à combattre toutes les formes de discrimination, dont le système d’apartheid israélien qui oppresse des millions de Palestiniens ; ils réaffirment aussi leur détermination à continuer à promouvoir le respect des droits humains et du droit international.

 

Assopace Palestina
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@Pace_Palestina

BDS Italia
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bdsitalia@gmail.com
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@bdsitalia

Source : BDS Italia

Traduction SF pour BDS France

 




Le fonds de pension national de la Nouvelle-Zélande désinvestit des banques israéliennes

2021

Le fonds de pension national de la Nouvelle-Zélande (33 milliards de USD) a exclu cinq banques israéliennes de son portefeuille en raison de leur rôle dans le financement des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée.

Une évaluation opérée par le NZ Super Fund a conclu que détenir des parts dans les principales banques d’Israël violerait sa politique d’investissement responsable.

Le document cite le vote par la Nouvelle-Zélande, en 2016, en faveur de la Résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui réaffirme l’illégalité des colonies, ainsi que des déclarations du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou disant qu’il a l’intention de procéder à des annexions à grande échelle de terres palestiniennes occupées.

La mise en place de colonies par Israël est un crime de guerre.

C’est l’une des questions actuellement soumises à la Cour pénale internationale, dont les juges, le mois dernier, ont ouvert la voie à une enquête officielle sur les actions d’Israël en Cisjordanie occupée et dans la bande de Gaza.

Dans un rapport de 2018, Human Rights Watch expliquait le rôle essentiel des banques israéliennes dans la mise en place des colonies et la perpétration d’abus à grande échelle envers les droits humains palestiniens.

Les institutions financières exclues sont la First International Bank of Israel, l’Israel Discount Bank, la Bank Hapoalim, la Bank Leumi et la Bank Mizrahi-Tefahot.

Toutes cinq sont désormais reprises sur la liste d’exclusion du NZ Super Fund.

Elles rejoignent ainsi d’autres sociétés israéliennes impliquées dans les violations des droits palestiniens et qui ont déjà été exclues par le fonds : les fabricants d’armes Elbit Systems et Ashot ainsi que les entreprises de construction de colonies Africa-Israel et Shikun & Binui.

La décision du fonds néo-zélandais est significative de la tendance internationale croissante à tenir les sociétés israéliennes pour responsables dans leur participation aux crimes de guerre israéliens.

L’été dernier, ABP, le plus important fonds de pension hollandais et l’un des plus importants au monde, a cessé d’investir dans deux banques israéliennes en raison de leur rôle dans la mise en place de colonies.

Les activistes en Nouvelle-Zélande ont accueilli favorablement cette décision du fonds national de pension, géré de façon indépendante, mais ils disent que le fonds et le gouvernement de leur pays doivent en faire davantage.

« La décision éthique du New Zealand Superannuation Fund de désinvestir des banques israéliennes devrait être suivie par notre gouvernement”, a déclaré mardi Aoteaora, le réseau de solidarité avec la Palestine (PSNA).

« Le fonds a toujours des investissements dans d’autres sociétés israéliennes et il affirme qu’il consacrera une attention soutenue à tout rapport futur émanant du haut-commissaire des Nations unies pour les droits de l’homme à propos de la culpabilité d’autres sociétés israéliennes dans la construction de colonies illégales », a fait remarquer Janfrie Wakim, porte-parole du PSNA.

Wakim a ajouté que le NZ Super Fund avait exclu le fabricant d’armes israélien Elbit en 2012. « Pourtant, le gouvernement néo-zélandais a admis qu’il achetait des équipements militaires d’Elbit Systems testés sur le terrain, c’est-à-dire sur les Palestiniens. »

Source : AURDIP




VŒUX pour 2021 de la Campagne BDS France

La Campagne BDS France, le 26 décembre 2020

Nous vous souhaitons une bonne fin d’année 2020 malgré le confinement et vous présentons nos meilleurs vœux pour 2021, en espérant que cette nouvelle année sera meilleure que 2020.

Pour le peuple palestinien, en ce qui concerne sa vie quotidienne et les relations diplomatiques internationales, l’année 2020 a été encore plus mauvaise que les années précédentes.
Face à cette situation très préoccupante, la campagne internationale BDS continue de se développer. Elle est un espoir et un engagement nécessaire.

Le peuple palestinien a subi en 2020, et continue de subir, les conséquences dramatiques de la pandémie de Covid 19. Trump a soutenu fermement la politique annexionniste des autorités israéliennes et imposé des complicités plus ouvertes parmi les Etats arabes. Les autres grandes puissances n’ont émis au mieux que des protestations purement verbales.
Fort de ce soutien, le gouvernement Netanyahou a intensifié la colonisation, maintenu sans relâche le blocus de Gaza, exercé une répression criminelle contre les résistants.

Malgré les contraintes liées au Covid, nous avons multiplié les initiatives de solidarité : participation, en particulier par les réseaux sociaux, aux campagnes ciblant AXA et PUMA, réunions de sensibilisation par internet à la situation du peuple palestinien, contributions au boycott culturel, participation à la campagne européenne contre l’utilisation par l’agence Frontex de drones de l’entreprise d’armement israélienne Elbit Systems pour réprimer les migrant-e-s …

Nous avons aussi, selon les situations locales, lié la solidarité avec le peuple palestinien à notre participation à diverses mobilisations ici même contre des mesures racistes ou liberticides (soutiens aux sans-papiers, aux migrant-e-s, etc)

Face à la situation tragique que vit le peuple palestinien, le mouvement BDS est un réel espoir pour mettre en échec la politique coloniale et d’apartheid israélienne.
Il marque des points et remporte des victoires, ainsi que l’expose ce communiqué :

Les 20 principaux impacts de notre travail collectif pour la justice en 2020

Pratiquer le BDS, c’est en même temps lutter pour un autre monde : pour un monde décolonisé, pour la survie du droit international, pour un vivre ensemble dans l’égalité, la justice et la dignité.

Nous ne pouvons certes pas deviner de quoi l’avenir sera fait concernant la crise sanitaire et la situation internationale et ici même, mais nous ne baisserons pas les bras, nous sommes déterminés à continuer notre engagement même si nous ne nous faisons pas d’illusion sur  le remplacement de Trump par Biden.
Pour poursuive nos activités nous avons besoin d’un soutien financier, pour la gestion de ces activités, pour faire face à des procès, en particulier contre les diffamations qui nous visent, et malgré notre victoire devant la Cour européenne des droits humains, pour réaliser des documents de sensibilisation et des visuels

Vous pouvez aider à financer la campagne BDS France :
1) en faisant un chèque à l’ordre de « Solidarité – Palestine », et en l’envoyant à l’adresse suivante : Solidarité Palestine, 21 ter rue Voltaire, 75011 Paris
2) en faisant un virement sur le compte FR7610278060110002053180195, en précisant que c’est pour la Campagne BDS France…




Victoire : Le salon de l’armement de Liverpool annulé, le Maire promet d’engager sa politique contre les futurs salons de l’armement

5 octobre 2020 | par le Comité National palestinien de BDS (BNC) / Royaume Uni

Après des semaines de campagne menée par une coalition locale, les organisateurs de l’événement ont annulé le salon de la Guerre Electronique Europe de cette année. Les militants se mobilisent contre la prochaine édition prévue à Séville (Espagne) en mai 2021.

En ce mois de novembre, la ville de Liverpool (GB) devait accueillir le salon de l’armement Electronic Warfare Europe au Centre d’Exposition ACC géré par la ville. Elbit Systems, le plus grand fabricant d’armes privé d’Israël, dont les armes sont régulièrement utilisées par l’armée israélienne pour tuer et blesser les civils palestiniens, était l’un des partenaires mondiaux du salon.

Pendant des semaines, une solide coalition locale, Liverpool Contre le Salon de l’Armement Electronique, en partenariat avec la Campagne de Solidarité avec la Palestine (PSC), la Campagne Contre le Commerce des Armes (CAAT) et la Campagne pour le Désarmement Nucléaire (CND), ont exhorté le conseil municipal à ne pas héberger un événement aussi contraire à l’éthique et qui promeut les violations des droits de la personne humaine.

Mercredi 16 septembre, les organisateurs de l’événement ont annulé le salon de Guerre Electronique Europe et ont annoncé que la prochaine édition aurait lieu à Séville (Espagne) en mai 2021.

Les associations ont poursuivi leur pression sur le Conseil Municipal de Liverpool pour qu’il s’engage à assurer qu’aucun salon de l’armement ne prendrait place à l’avenir dans la ville.

Le 21 septembre, à la suite de 40.000 courriels de la part de citoyens et d’une vidéo d’un comédien renommé de Liverpool Alexei Sayle, le maire de Liverpool Joe Anderson à promis de promouvoir une politique éthique qui empêchera que d’autres salons de l’armement se tiennent à l’avenir dans la ville.

Sabreen Al-Najjar, mère de l’auxiliaire médicale de Gaza Razan Al-Najjar, assassinée par l’armée israélienne, a applaudi à l’annulation du salon de l’armement de Liverpool. Elle a remercié toutes celles et ceux qui s’étaient engagés dans cette campagne et a appelé le maire de Liverpool Anderson à rencontrer la Coalition de Liverpool Contre le Salon des Armes Electroniques pour décider ensemble de l’interdiction de salons de l’armement dans la ville.

Elbit vend ses armes comme « testées sur le terrain » après les avoir testées sur la population palestinienne qui vit sous occupation israélienne. 85 % des Véhicules Aériens Sans Pilote (drones) utilisés par les forces d’occupation israéliennes sont fabriqués par Elbit. On y trouve le drone Hermès 900, qui faisait partie des drones utilisés en 2014 par l’armée israélienne dans son bombardement aérien et son invasion terrestre de Gaza qui ont tué 164 enfants palestiniens.

Le fabricant d’armes italien transnational Leonardo était un autre partenaire du salon annulé. Les armes de Leonardo ont été vendues à la coalition saoudienne responsable de crimes de guerre au Yemen.

Le salon de l’armement de Liverpool aurait permis de réunir beaucoup des plus grandes entreprises d’armement du monde : avec des acheteurs militaires de toute la planète afin de promouvoir les armes et équipements militaires. Les salons précédents ont accueilli des délégations représentant des régimes répressifs du monde entier.

Il est prévu que la prochaine édition du salon de l’Armement Electronique Europe soit accueilli en mai 2021 à Séville (Espagne) où les organisateurs locaux ont commencé à se mobiliser, inspirés par la victoire gagnée à Liverpool. Aucune ville ne devrait profiter du prix du sang et des graves violations des droits de la personne humaine. Nous attendons de Séville qu’elle annule cet événement comme l’a fait Liverpool. Les villes doivent donner la priorité à la justice et aux droits de la personne humaine chez elles et à l’étranger.

 

Traduction : J. Ch. pour BDS France
Source : BNC




Dans deux universités américaines, les étudiants viennent de voter le désinvestissement d’Israël

L’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign et l’Université de Columbia ont toutes deux voté des résolutions historiques appelant à se désinvestir d’Israël.

La semaine dernière, le gouvernement étudiant de l’Illinois a voté une résolution appelant l’établissement à se désinvestir des entreprises transnationales qui collaborent avec l’armée, les prisons, les forces de police ou ICE [police aux frontières USA] américaines et israéliennes. La résolution a d’abord été présentée au gouvernement étudiant en février, mais a initialement fait l’objet d’un veto.

« Cette victoire signifie énormément pour moi, à la fois en tant que Palestinienne et en tant qu’étudiante à l’UIUC. Il existe chez les étudiants et les professeurs un racisme anti-palestinien rampant, qui est encouragé et protégé par l’administration de l’université », a dit à Mondoweiss Buthaina Hattab, étudiante à l’UIUC et coauteure de la résolution. « Pour moi, cette victoire a renforcé la centralité et l’importance cruciale de la Palestine dans tout combat qui cherche à maintenir et à défendre la liberté d’expression et les droits de la personne humaine. »

Hattab a également établi un lien entre la résolution et l’actuel mouvement La Vie des Noirs Importe qui s’empare du pays. « Au moment de l’audition de la résolution, il y avait une manifestation d’urgence pour Breonna Taylor dans le Service de Police de Champaign (CPD) », a-t-elle dit. « Beaucoup de nos alliés étaient à la manifestation et vivaient vraiment avec la réalité de l’injustice tandis que nous essayions de faire passer cette résolution. Voter une résolution qui appelait au désinvestissement des entreprises de la police et de l’armée ne pouvait pas arriver à un moment plus critique de notre combat. J’espère que les gens réaliseront l’urgence et l’immédiateté du désinvestissement alors que, dans les villes américaines, à la frontière américano-mexicaine, et en Palestine, les forces de la police et de l’armée continuent de nous faire du mal. »

L’ensemble des étudiants de l’Université de Columbia a voté un référendum qui avait été mis en place par le Désinvestissement de l’Apartheid de l’Université de Columbia (CUAD), association créée en 2016. Le référendum demandait : « L’université de Columbia doit-elle désinvestir ses actions, ses fonds et sa dotation des sociétés qui profitent de ou s’engagent dans les actions de l’État d’Israël envers les Palestiniens qui, selon le Désinvestissement de l’Apartheid de l’Université de Columbia (CUAD), relèvent de la Convention Internationale des Nations Unies sur la Punition du Crime d’Apartheid ? »

Le président de l’Université de Columbia Lee Bollinger a immédiatement pris ses distances avec le vote et a clairement dit qu’il n’approuvait pas la démarche. Dans une déclaration, Bollinger a dit que « Modifier notre dotation afin de faire progresser les intérêts d’un des côtés ne fait pas partie des voies que nous emprunterons ».

« Ces victoires de BDS sur les campus sont un signe du changement rapide de courant que nous constatons à travers les Etats Unis », a dit à Mondoweiss la coordinatrice du Mouvement BDS d’Amérique du Nord Olivia Katbi Smith. « Malgré l’aggravation des campagnes de répression sur les campus et dans les allées du pouvoir, il devient impossible d’être ‘progressiste sauf pour la Palestine’, parce qu’il devient impossible de réduire notre mouvement au silence. Le combat des Palestiniens pour la liberté, la justice et l’égalité recoupe ainsi clairement les autres combats des peuples opprimés partout. »

 

Source : MONDOWEISS
Traduction : AURDIP




Une victoire énorme et opportune du BDS : Microsoft se débarrasse de la société israélienne de technologie AnyVision

Par Michael Arria, 30 mars 2020

 

Microsoft a annoncé qu’il cédait sa participation dans la société israélienne de reconnaissance visuelle AnyVision. Cette décision fait suite à un audit qui avait été provoqué par une campagne BDS ciblant la société. Les militants affirment que la technologie de reconnaissance visuelle d’AnyVision est utilisée pour espionner les Palestiniens en Cisjordanie.

Après l’investissement de Microsoft dans la société, en juin dernier, NBC News a signalé qu’AnyVision « dirige un projet secret de surveillance militaire » en Palestine. « La reconnaissance visuelle est probablement l’outil le plus performant pour permettre un contrôle complet des espaces publics par un gouvernement, nous devons donc la traiter avec une extrême prudence » a affirmé à l’époque Shankar Narayan, de l’ACLU (Union américaine pour les libertés civiles). Quand la NBC a contacté, pour le reportage, le directeur général d’AnyVision, Eylon Etshtein, celui-ci a nié avoir connaissance de ce projet, il a soutenu que la Cisjordanie n’était pas occupée, et a laissé entendre que le reportage était financé par un groupe de militants palestiniens.

Durant l’été 2019, l’organisation Une Voix juive pour la paix a lancé une campagne demandant à Microsoft de #DropAnyVision. Cette année, elle a fait équipe avec les groupes MPower Change et SumofUs pour organiser une pétition sur ce problème. Pétition qui a finalement obtenu 75 000 signatures et qui a été remise au siège de la société par des militants et des salariés de Microsoft.

En novembre 2019, Microsoft avait engagé l’ancien procureur général des États-Unis, Eric Holder, (et son équipe du cabinet Convington & Burling) pour conduire un audit sur AnyVision afin de déterminer si les pratiques de la société étaient conformes aux principes éthiques de Microsoft. Les conclusions de l’audit montrent que la technologie est bien utilisée aux postes de contrôle aux frontières, mais que la société « n’alimente pas actuellement un programme de surveillance massive en Cisjordanie comme allégué dans les reportages des médias ».

Néanmoins, Microsoft a décidé de se séparer d’AnyVision. « Après mûre réflexion, Microsoft et AnyVision ont convenu qu’il est dans l’intérêt des deux sociétés que Microsoft cède sa participation dans AnyVision » a-t-il indiqué dans un communiqué. « Pour Microsoft, le processus de l’audit a fait ressortir qu’il est difficile d’être un investisseur minoritaire dans une société qui vend une technologie sensible, étant donné que de tels investissements ne tiennent généralement pas compte du niveau de surveillance ou de contrôle que Microsoft exerce sur l’utilisation de sa propre technologie ».

« La décision de Microsoft de se débarrasser d’AnyVision est un coup très dur pour cette société israélienne profondément complice, et un succès pour une campagne BDS impressionnante conduite par Une Voix juive pour la paix », a souligné le co-fondateur de BDS, Omar Barghouti, dans un communiqué. « Les crimes de guerre d’Israël contre les Palestiniens, commis avec la complicité de nombreuses entreprises importantes comme AnyVision, se poursuivent en dépit de la menace du coronavirus, de sorte que notre résistance contre ces crimes et notre obstination en faveur de la liberté, de la justice et de l’égalité ne peuvent que se poursuivre ».

« La décision de Microsoft de tenir compte des appels de la campagne à laisser tomber la société israélienne de surveillance AnyVision est une victoire énorme et opportune pour le BDS », a tweeté le compte rendu officiel du comité national palestinien du BDS (BNC).

« La décision de Microsoft de se débarrasser d’AnyVision est une victoire importante pour celles et ceux qui militent pour la justice dans la technologie et pour la communauté internationale solidaire du peuple palestinien » a déclaré Lau Barrios, dirigeant de la campagne MPower Change. « Cette décision de Microsoft, qui est un leader mondial en technologie, renforce également notre conviction qu’on ne peut pas faire confiance à un gouvernement, à une police et à une armée utilisant une technologie de surveillance comme celle de la reconnaissance visuelle, une technologie de plus en plus utilisée aux États-Unis et dans le monde entier pour contrôler, surveiller, et criminaliser davantage les communautés de Noirs, de basanés, d’immigrants, de Palestiniens et de musulmans ».

Michael Arria est le correspondant de Mondoweiss aux États-Unis.

Traduction : BP pour BDS France

Source : Mondoweiss




Microsoft lâche AnyVision – la campagne #DropAnyVision célèbre l’événement

28 MARS 2020
Contact: Sonya E Meyerson-Knox | sonya@jvp.org | 929-290-0317

À LA FIN DE JANVIER, NOUS SOMMES ALLÉS AU SIÈGE DE MICROSOFT AVEC UNE PÉTITION SIGNÉE PAR PLUS DE 75 000 PERSONNES, DEMANDANT À MICROSOFT DE CESSER DE FINANCER ANYVISION. HIER ILS L’ONT FAIT.

(New York City, NY) 28 mars 2020:

La campagne #DropAnyVision célèbre une grande victoire parce que Microsoft désinvestit de la firme technologique  israélienne  AnyVision. La campagne #DropAnyVision a collecté plus de 75 000 signatures, forçant Microsoft à lancer un audit externe et a organisé la remise d’un pétition avec des travailleurs de Microsoft sur son campus de Redmond.

La technologie de reconnaissance faciale de Any Vision est utilisée pour imposer l’occupation militaire de la Cisjordanie par Israël et elle a été financée par Microsoft. La campagne #DropAnyVision a exigé que Microsoft mette fin  à ce financement, qui représente un investissement dans une société qui teste ses produits sur des Palestiniens aux checkpoints et qui viole, au moyen d’une surveillance clandestine, les six principes de surveillance légale de Microsoft.

 “À un moment où nos droits civils sont menacés par des régimes autoritaires par l’accès à des technologies tels les systèmes de reconnaissance faciale d’AnyVision, voir Microsoft s’écarter de leur financement est énorme » a dit Granate Kim, la directrice de la communication de Jewish Voice for Peace. « À la fin de janvier, nous sommes allés au siège de Microsoft avec une pétition signée par plus de 75000 personnes demandant à Microsoft de cesser de financer AnyVision. Hier, ils l’ont fait.

Lau Barrios, directrice de campagne : « La décision de Microsoft de désinvestir d’AnyVision est une victoire importante pour ceux qui militent pour la justice technologique et pour la communauté internationale en solidarité avec le peuple palestinien. Cette décision de Microsoft, un leader mondial en technologie, renforce aussi notre croyance qu’on ne peut pas avoir confiance  dans le gouvernement, la police et l’armée quant à l’utilisation de technologies de surveillance comme la reconnaissance faciale, dont l’usage est croissant aux USA et ailleurs dans le monde pour contrôler, surveiller et, au-delà, criminaliser les communautés noires, colorées, d’immigrants, palestiniennes et musulmanes ».

Omar Barghouti, co-fondateur du mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions pour les droits des Palestiniens : « La décision de Microsoft de se débarrasser de AnyVision est un coup magistral porté à cette société israélienne profondément complice et un succès pour l’impressionnante campagne BDS menée par Jewish Voice for Peace. Les crimes de guerre d’Israël contre les Palestiniens, avec la complicité de nombreuses corporations comme AnyVision, continuent malgré la menace du coronavirus, donc la résistance que leur opposons et notre insistance sur la liberté, la justice et l’égalité ne peuvent que continuer ».

En janvier, la campagne #DropAnyVision a tenu un séminaire sur le campus de Microsoft à Redmond et a remis une  pétition. L’action, organisée par Jewish Voice for Peace avec MPower Change et SumOfUs, ainsi qu’avec des militants de base et des dirigeants de Redmond et de Seattle, a permis de présenter une pétition comportant 75 000 signatures, de distribuer des flyers aux travailleurs de Microsoft et de discuter de la façon dont Microsoft viole ses propres principes éthiques sur la technologie de reconnaissance faciale. Avec des banderoles, des affiches, des panneaux mobiles sur des camions et des discours prononcés par des militants locaux qui scandaient : « 70 mille disent haut et fort que Microsoft a tort », des travailleurs de Microsoft se sont joints à des dizaines de militants solidaires des droits des Palestiniens sur le campus de Microsoft en distribuant les 75000 pétitions.

Ranjan Pradeep, programmeur chez Microsoft, a expliqué ainsi pourquoi il a participé en janvier à la campagne #DropAnyVision : « En tant que travailleur chez Microsoft, je suis horrifié que Microsoft finance AnyVision. Brad Smith, le président de Microsoft a parlé des dangers possibles de la reconnaissance faciale, au sens où cela peut augmenter les biais et la discrimination, faire intrusion dans la vie privée des gens et empiéter sur les droits humains. AnyVision fait ces trois choses ! ».

Le contexte :

Après le lancement de la campagne #DropAnyVision campaign par Jewish Voice for Peace, MPower Change et SumOfUs et après l’enquête explosive de NBC, pourquoi Microsoft a-t-il financé une firme israélienne qui exerce une surveillance sur les Palestiniens de Cisjordanie ? Le 15 novembre 2019, Microsoft a déclaré lancer un audit externe conduit par l’ancien procureur général Éric Holder, pour établir si ce financement était conforme aux principes éthiques sur l’usage de la technologie.

Le 4 décembre 2019, alors que des questions étaient posées par les actionnaires de Microsoft sur le financement, par la société, de AnyVision, lors d’une réunion virtuelle d’actionnaires, la vague twitter #DropAnyVision twitterstorm a fait le buzz, des centaines de gens tweetant eux-mêmes : « La surveillance des Palestiniens c’est de l’exploitation, pas de l’innovation », « Comment les Palestiniens peuvent-ils consentir à être surveillés par l’occupant ? » et « Les Palestiniens n’ont aucune ‘liberté démocratique’, au profit de la ‘sécurité’ de Microsoft ».

La campagne DropAnyVision.org a exigé de Microsoft qu’il annule ses 74 millions de dollars d’investissement dans AnyVision (66 millions €), société fondée et dirigée par des membres de l’armée israélienne et des agences de sécurité, qui viole les six principes qui guident le travail de reconnaissance faciale de Microsoft. L’un de ces principes est l’engagement à « une surveillance légale » : Microsoft « plaidera pour que les personnes aient la garantie de leurs libertés démocratiques dans des scénarios de surveillance visant l’application de la loi  et ne déploiera pas la technologie de surveillance faciale  dans des scénarios dont nous pensons qu’ils mettraient ces libertés en question ». Pourtant, l’action de AnyVision en Cisjordanie occupée par Israël comporte une reconnaissance faciale effectuée aux checkpoints israéliens et le contrôle de la vie quotidienne des Palestiniens  par un réseau de caméras dans toute la Cisjordanie. En substance, AnyVision opère là où les libertés démocratiques ne sont pas  seulement « en question » mais n’existent tout simplement pas – et en agissant ainsi, elle viole les principes de Microsoft sur « la surveillance légale ».

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Jewish Voice for Peace est une organisation de base nationale inspirée par la tradition juive pour agir pour une paix juste et durable  selon les principes des droits humains, de l’égalité et du droit international  pour tous les habitants d’Israël et de Palestine. JVP a plus de 500 000 soutiens en ligne, plus de 70 sections locales, une branche de jeunes, un Conseil rabbinique, un Conseil d’artistes, un Conseil consultatif académique et un Comité consultatif composé d’intellectuels et d’artistes de premier plan aux États Unis.

Source : https://jewishvoiceforpeace.org/dropanyvision-win/

Traduction SF pour BDS France




La British Society for Middle Eastern Studies appuie l’appel palestinien au boycott des Institutions universitaires israéliennes complices

24 juin 2019

/ Par Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël (PACBI) / UK

Par un vote historique, la British Society for Middle Eastern Studies (BRISMES – Société britannique d’études moyen-orientales) rejoint le nombre croissant d’associations universitaires qui refusent d’être complices des graves violations du droit international commises par Israël.

Nous saluons chaleureusement la BRISMES pour son vote massif en faveur du soutien à l’appel palestinien au boycott des institutions universitaires israéliennes complices.

BRISMES rejoint un nombre croissant de sociétés universitaires qui s’engagent en faveur des droits des Palestiniens en refusant d’être complices des graves violations du droit international commises par Israël. Les institutions universitaires israéliennes jouent un rôle bien documenté qui consiste non seulement à justifier mais aussi à organiser, à mettre en œuvre et à perpétuer le système israélien d’oppression qui dénie aux Palestiniens leurs droits humains fondamentaux, dont le droit à l’éducation.

Ce vote historique nous donne de l’espoir. C’est un acte magnifique d’authentique solidarité avec les étudiants et les enseignants palestiniens qui affrontent le racisme institutionnalisé d’Israël, ses raids armés sur les campus, ses checkpoints militaires et ses efforts systémiques pour porter atteinte au droit fondamental des Palestiniens à l’éducation.

Nous exhortons les sociétés universitaires internationales du monde entier à prendre des mesures similaires contre le racisme et l’oppression, dotées d’effectivité dans le milieu universitaire.

Le texte de la résolution est le suivant :

Résolution approuvant l’appel au boycott des institutions universitaires israéliennes

Attendu que la British Society for Middle Eastern Studies (BRISMES) s’emploie à encourager et promouvoir l’étude du Moyen-Orient au Royaume-Uni et, plus précisément, à rassembler des enseignants, des chercheurs, des étudiants, des diplomates, des journalistes et autres qui abordent sur le plan professionnel les questions liées au Moyen-Orient ;

Attendu que, en Cisjordanie occupée, la poursuite de la construction du Mur, l’édification continue de colonies illégales et le réseau de checkpoints militaires créent une réalité irréversible d’occupation militaire permanente, tandis que le siège de Gaza par Israël a condamné ses habitants, qui vivent dans une vaste prison à ciel ouvert, à la pauvreté et à la menace constante de l’usage de la force militaire ;

Attendu qu’Israël a entravé le droit des Palestiniens à l’éducation en détruisant des universités et des écoles palestiniennes, en arrêtant des étudiants, en assaillant des universités palestiniennes et en les forçant à fermer, et en restreignant la liberté de mouvement des Palestiniens ;

Attendu qu’Israël a empêché l’accès d’universitaires du monde entier aux universités palestiniennes, en mettant notamment en place des interdictions de longue durée relatives aux voyages dans les territoires palestiniens occupés ;

Attendu que les universités israéliennes jouent un rôle clé dans l’organisation, la mise en œuvre et la justification de l’occupation militaire illégale par Israël et poursuivent une relation étroite d’assistance à l’armée israélienne, notamment en participant au développement de systèmes d’armement, en fournissant une justification des actions militaires et des meurtres extrajudiciaires, en récompensant les étudiants qui servent dans les troupes d’occupation, en élaborant et en dispensant des programmes spéciaux destinés aux soldats et aux gradés, en construisant en territoire occupé, et en pratiquant une discrimination systématique envers les étudiants non-juifs ;

Attendu que la société civile palestinienne, et notamment la Fédération palestinienne des Syndicats de professeurs et d’employés des universités, a demandé aux hommes et femmes de conscience du monde entier de les rejoindre pour mener des campagnes de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) afin d’exercer une forme de pression non violente sur Israël jusqu’à ce que celui-ci se conforme au droit international ;

Il est donc résolu que :

La BRISMES manifestera sa solidarité avec nos collègues palestiniens, qui vivent sous l’occupation et le siège militaires, en approuvant l’appel au boycott des institutions universitaires israéliennes jusqu’à ce que ces institutions cessent officiellement de soutenir les violations des droits des Palestiniens et de s’en montrer complices, conformément aux dispositions du droit international ;

La BRISMES apportera son assistance aux évènements à caractère éducatif, discussions et débats menés parmi ses membres sur le boycott des institutions universitaires israéliennes, notamment au moyen de ses publications, conférences et évènements appropriés ;

La BRISMES assurera la formation de ses membres au sujet des modalités du boycott des institutions universitaires israéliennes dans le cadre de leur pratique professionnelle, et les encouragera à l’appliquer. Ce boycott concerne uniquement les institutions universitaires israéliennes et non les universitaires en tant qu’individus ;

La BRISMES soutiendra le droit des universitaires à mener des recherches et à publier des travaux sur le boycott des institutions universitaires israéliennes, et à s’exprimer en public en faveur de ce boycott.

 

Maha Abdelrahman, Reader in Development Studies and Middle East Politics, University of Cambridge

Reem Abou-El-Fadl, Lecturer in Comparative Politics of the Middle East, SOAS, University of London

Marta Agosti Pinilla, PhD, SOAS, University of London

Sabrien Amrov, Doctoral Researcher, Department of Geography, University of Toronto

Raymond Bush, Professor of African Studies, School of Politics and International Studies, University of Leeds

John Chalcraft, Professor of Middle East History and Politics, BRISMES Trustee, London School of Economics and Political Science (LSE)

Fabio Cristiano, Doctoral Researcher, Department of Political Science, Lund University

Marwan Darweish, Principal lecturer in Peace Studies, Coventry University

James Dickins, Professor of Arabic, BRISMES Trustee, School of Languages, Cultures and Societies, University of Leeds

Sai Englert, Visiting Lecturer in Politics & International Relations, New College of the Humanities, London

Khaled Fahmy, Sultan Qaboos Bin Sa’id Professor of Modern Arabic Studies, University of Cambridge

Neve Gordon, Marie Curie Fellow and Professor of International Law, Queen Mary, University of London

Adam Hanieh, Reader in Development Studies, SOAS, University of London

Aula Hariri, Research Officer, Middle East Centre, BRISMES Trustee, London School of Economics and Political Science (LSE)

Tim Jacoby, Professor, Global Development Institute, BRISMES Trustee, University of Manchester

Laleh Khalili, Professor in Middle Eastern Politics, SOAS, University of London

Dina Matar, Reader in Arab Media and Political Communication, SOAS, University of London

Vivienne Matthies-Boon, Assistant Professor in the International Relations of the Middle East, BRISMES Trustee, Department of Political Science, University of Amsterdam

Martha Mundy, Professor Emerita of Anthropology, London School of Economics and Political Science (LSE)

Jacob Norris, Senior Lecturer in Middle East History, University of Sussex

Hussein Omar, Lecturer in Modern Global History, University College Dublin

Nicola Perugini, Senior Lecturer in International Relations, University of Edinburgh

Sharri Plonski, Lecturer in International Politics, Queen Mary, University of London

Nicola Pratt, Reader in International Politics of the Middle East, BRISMES Trustee, University of Warwick

Mezna Qato, Junior Research Fellow, King’s College, University of Cambridge

Ruba Salih, Reader in Gender Studies, SOAS, University of London

David Seddon, Professor, Department of Geography, University College London

Patricia Sellick, Associate Professor, Centre for Trust, Peace and Social Relations, Coventry University

Andrea Teti, Senior Lecturer in International Relations, BRISMES Trustee, University of Aberdeen

Teodora Todorova, Teaching Fellow in Sociology, University of Warwick

Lewis Turner, Postdoctoral Researcher, Arnold Bergstraesser Institute, University of Freiburg

Elian Weizman, Lecturer in Middle East Politics, SOAS, University of London

Mark Zeitoun, Professor of Water Security and Policy, School of International Development, University of East Anglia

Rafeef Ziadah, Lecturer in Comparative Politics of the Middle East, SOAS, University of London

 

Signatures de membres de la BRISMES ajoutées depuis le 4 juin 2019

Lucia Ardovini, Research Fellow, Swedish Institute of International Affairs

Erika Biagini, Postdoctoral Researcher, Dublin City University

Marilyn Booth, Khalid bin Abdullah Al Saud Professor for the Study of the Contemporary Arab World, Oriental Institute and Magdalen College, University of Oxford

Catherine Cobham, Lecturer, Head of Department of Arabic and Persian, University of St Andrews

José Ciro Martínez, Research Fellow, Trinity College, University of Cambridge

John Moreton, Part-Time Tutor, Arabic and Turkish, School of Languages, Cultures and Societies, University of Leeds

Dalia Mostafa, Lecturer in Arabic and Comparative Literature, University of Manchester

Bill V. Mullen, Professor of American Studies, Purdue University

Aya Nassar, Teaching Fellow, Department of Geography, University of Sussex

Katie Natanel, Lecturer in Gender Studies, University of Exeter

Paola Rivetti, Assistant Professor in the Politics of the Middle East and International Relations, Dublin City University

Alaa Tartir, Research Associate, The Graduate Institute of International and Development Studies, Switzerland

Janet Watson, Professor, School of Languages, Cultures and Societies, University of Leeds

 

Appui apporté par des membres potentiels de la BRISMES depuis le 4 juin 2019

Gilbert Achcar, Professor of Development Studies and International Relations, SOAS, University of London

Jamie Allinson, Lecturer, University of Edinburgh

Omar Al-Shehabi, Director of the Gulf Centre for Development Policies, Associate Professor in Political Economy at the Gulf University for Science and Technology, Kuwait

Mona Baker, Professor Emerita of Translation Studies, School of Arts, Languages and Cultures, University of Manchester

Luke Bhatia, Lecturer in International Politics, University of Manchester

Haim Bresheeth, Professor, SOAS, University of London

Stephanie Cronin, Elahé Omidyar Mir-Djalali Research Fellow at St Antony’s College, University of Oxford

Fawaz Gerges, Professor of International Relations, London School of Economics and Political Science (LSE)

Vahideh Golzard, Lecturer in Persian Language and Audio-Visual Culture, University of Leeds

Rebecca Ruth Gould, Professor, Islamic World & Comparative Literature, University of Birmingham

Mona Harb, Professor of Urban Studies and Politics, American University of Beirut

Tajul Islam, Lecturer in Islamic Studies, University of Leeds

Ruba Khamam, Lecturer in Arabic, University of Leeds

Nur Masalha, Professor, Centre of Palestine Studies, SOAS, University of London

Mazen Masri, Senior Lecturer in Law, City, University of London

Professor Ilan Pappé, Professor of History, Director of the European Centre for Palestine Studies

Hicham Safieddine, Lecturer in the History of the Modern Middle East, King’s College, London

Myriam Salama-Carr, Honorary Research Fellow, School of Arts, Languages and Cultures, University of Manchester

Salman Sayyid, Professor of Social Theory and Decolonial Thought, Head of School of Sociology and Social Policy, University of Leeds

John Sidel, Sir Patrick Gillam Chair in International and Comparative Politics, Department of Government, London School of Economics and Political Science (LSE)

G. Rex Smith, Visiting Professor, School of Languages, Cultures and Societies, University of Leeds

Rasha Soliman, Lecturer in Arabic Language, University of Leeds

Lucia Sorbrera, Senior Lecturer, Chair of Arabic Studies Department, University of Sydney

Source : PACBI

Traduction : SM pour BDS France




Le métro de Mexico annule partiellement des événements israéliens et une exposition de photos à cause des mensonges de l’ambassade d’Israël

24 mai 2019 / Par Palestinian BDS National Committee (BNC) : Le Comité national palestinien de BDS (BNC) / Mexico, Latin America

À la suite de manifestations, le métro de la ville de Mexico a retiré 12 photographies de l’exposition « Un regard sur Israël » financée par l’ambassade d’Israël au Mexique.

Notre mobilisation a réussi à démonter la propagande israélienne :

Une partie de l’exposition de photos d’Israël et d’autres événements de « blanchiment culturel » dans le métro de la ville de Mexico ont été annulés !

À la suite de manifestations, le métro de la ville de Mexico a retiré 12 photos de l’exposition « Un regard sur Israël » financée par l’ambassade d’Israël au Mexique. L’exposition était installée dans deux stations de métro, dans le cadre d’un mois entier d’activités, qui incluaient également des danses, ainsi qu’une semaine de projections de films. Un spectacle de danse organisé par l’ambassade d’Israël le 15 mai, Jour de la Nakba, et la plupart des projections de films ont également été annulés à la suite de manifestations en faveur des droits des Palestiniens.

Le métro de la ville de Mexico transporte plus de 5.5 millions de passagers à travers la ville chaque jour.

La ville de Mexico a demandé que les photos soient retirées après que près de 40 organisations, syndicats et réseaux mexicains, ainsi que les missions diplomatiques de la Palestine, du monde arabe et d’États membres de l’Organisation de la coopération islamique se soient exprimé contre l’exposition parce qu’elle ne respectait pas le droit international et la position mexicaine officielle sur les territoires qu’Israël occupe.

L’administration de la ville a retiré les 12 photos immédiatement après avoir été notifiée qu’elles présentaient à tort des images du Plateau du Golan, de Jérusalem-Est et de la Cisjordanie comme faisant partie d’Israël. Ces territoires sont soumis à l’occupation militaire brutale d’Israël. Selon la résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations Unies, passée en 1967, ces territoires sont considérés comme occupés et n’appartiennent donc pas à Israël, une position adoptée par le Mexique la même année et qui n’a pas changé.

Mahmoud Nawaja’a, coordinateur général du Comité national palestinien pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BNC), a déclaré :

Le fait que l’ambassade d’Israël ait menti en présentant ces territoires comme israéliens n’est pas un hasard. Cela fait partie de la stratégie d’Israël pour légitimer ses tentatives pour annexer illégalement des terres palestiniennes et syrienne. Nous apprécions vivement l’action rapide de la ville de Mexico et son respect du droit international.

Des groupes de la société civile manifestent contre le mois entier d’activités organisées par l’ambassade d’Israël dans le métro de la ville de Mexico, y compris les photographies et événements restants, car ils participent à la tentative d’Israël de dissimuler son régime d’apartheid et l’occupation militaire en utilisant l’art et la culture.

Mahmoud Nawaja’a a déclaré:

Le gouvernement israélien utilise régulièrement l’art et la culture pour détourner l’attention de ses crimes contre le peuple palestinien et ses violations du droit international. Nous en appelons de tout notre cœur à la ville de Mexico et aux organisations des droits humains dans cette ville pour qu’ils refusent tous les spectacles ou expositions qui sont financés par le gouvernement israélien ou ses ambassades, jusqu’à ce qu’Israël respecte tous les droits des Palestiniens.

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Le Comité national de BDS (BNC) est la plus grande coalition de la société civile palestinienne. Il dirige et soutient le mouvement mondial de Boycott, Désinvestissement et Sanctions pour les droits des Palestiniens.

Traduction : MUV pour BDS France

Source : bdsmovement.net / BNC




Des entreprises australiennes et canadiennes se désistent du projet de tramway dans les colonies israéliennes

The Electronic Intifada

Ali Abunimah 8 mai 2019

The Electronic Intifada est en mesure de révéler en exclusivité que le géant canadien de l’ingénierie Bombardier s’est retiré d’une offre pour étendre et exploiter un tramway israélien reliant les colonies en Cisjordanie occupée.

Bombardier est l’une des entreprises internationales — deux autres étant Macquarie d’Australie et Siemens d’Allemagne – à se retirer de l’appel d’offres pour construire la prochaine phase du tramway de Jérusalem.

Le système de tramway relie les colonies les unes aux autres, et à Jérusalem, contribuant à enraciner et à faciliter l’expansion coloniale d’Israël en territoire occupé — un crime de guerre.

Ce tramway est un symbole d’oppression pour les Palestiniens.

Le mois dernier, Globes, la publication commerciale d’Israël, a rapporté que le fonds d’investissement Macquarie retirait son soutien au consortium d’offres qui inclut Bombardier et la compagnie autrichienne Wiener Linien.

Selon Globes, le consortium « était en train de chercher un fonds d’investissement pour remplacer le fond australien Macquarie ».

Cependant, un porte-parole de Macquarie a confirmé mercredi à The Electronic Intifada que non seulement le financier australien s’était retiré, mais aussi l’ensemble entier du consortium piloté par Bombardier.

Une requête à commenter a été envoyée à Bombardier.

L’an dernier, la FIDH, une importante organisation internationale pour les droits humains, avait déclaré avoir reçu l’engagement de la compagnie publique française Systra qu’elle se retirait de l’appel d’offres pour le tramway.

FIDH avait remarqué à l’époque que le tramway était « un instrument de la politique de colonisation d’Israël et de son annexion de Jérusalem, en violation complète du droit international ».

Après une pression soutenue des militants des droits humains, la multinationale française d’infrastructure Veolia a vendu ses actions de CityPass, le consortium qui opère la ligne de tram existante, en 2015.

Une entreprise allemande se retire

Maintenant CityPass lui-même suit Veolia vers la sortie.

Le consortium CityPass, qui inclut Siemens, d’Allemagne, a notifié au gouvernement israélien qu’il se retirait de l’appel d’offres pour étendre et faire fonctionner la Ligne rouge du tramway de Jérusalem déjà existante et pour construire et exploiter la nouvelle Ligne verte.

La Ligne rouge sera étendue pour pénétrer plus profondément en Cisjordanie occupée, reliant les colonies de Pisgat Zeev et Neve Yaakov, qui font partie de l’anneau de colonies qu’Israël construit pour isoler les Palestiniens de Jérusalem de ceux du reste de la Cisjordanie occupée.

La Ligne verte ira du Mont Scopus dans Jérusalem-Est occupé jusqu’à la colonie de Gilo, au sud-ouest de Jérusalem.

The Times of Israel a indiqué clairement que le retrait du consortium était lié aux risques produits par l’occupation militaire prolongée d’Israël.

Selon la publication israélienne, CityPass « a pointé du doigt une longue série d’incidents concernant la sécurité, y compris des attaques terroristes palestiniennes et des jets de pierre, ainsi que des émeutes et des manifestations dans les zones ultra-orthodoxes, qui ont endommagé et retardé les trains ». La compagnie a dit que son contrat « ne la protégeait pas de manière adéquate des pertes subies pendant de tels événements », selon The Times of Israel.

« La pression de BDS marche »

Des militants palestiniens voient ces derniers retraits comme des victoires dans leurs efforts à faire rendre des comptes aux entreprises complices de l’occupation et de la colonisation par Israël.

Mahmoud Nawajaa, coordinateur général du Comité national palestinien du mouvement de Boycott, désinvestissement et sanctions (BNC), a déclaré à The Electronic Intifada : « Les retraits du projet israélien illégal du tramway de Jérusalem de la part d’un consortium incluant la compagnie canadienne Bombardier, et du consortium CityPass incluant Siemens, montrent une nouvelle fois que BDS marche en tant que forme de pression populaire ».

Mais les compagnies qui se désistent ne font que se conformer à leurs obligations basiques concernant les droits humains.

Ily a un consensus croissant, tant sur le plan juridique que sur celui des droits humains, selon lequel être en relation commerciale avec les colonies d’Israël implique une complicité inévitable dans des agressions majeures contre les droits humains, y compris dans des crimes de guerre, et que de tels échanges commerciaux doivent être bannis.

Complicité des entreprises

Si les retraits de Macquarie, Bombardier et Siemens seront des nouvelles bienvenues pour ceux qui militent en faveur des droits palestiniens, trois consortiums restent dans l’appel d’offres du projet et ils incluent plusieurs entreprises internationales apparemment désireuses de profiter des crimes d’Israël.

Un consortium, selon Globes, regroupe la compagnie israélienne d’infrastructure Electra avec le fabricant de trains basé en France Alstom, et Moventia, la compagnie qui exploite les transports publics à Barcelone.

Le deuxième consortium inclut le fabricant de train espagnol CAF, dont le conseil officiel des travailleurs a voté contre la participation au projet. Mais selon Globes, ce consortium maintient son offre.

Et le troisième consortium voulant aussi construire la ligne inclut le constructeur des colonies Shikun & Binui, la compagnie de trains chinoise CRRC et le fonds d’investissement français Meridiam.

Meridiam a été créée avec l’appui financier de la banque française Crédit Agricole.

Un quatrième consortium inclut deux compagnies grecques, la compagnie d’infrastructure GEK Terna, et l’opérateur du métro d’Athènes, l’entreprise publique STASY. Mais dans un développement potentiellement inquiétant du point de vue d’Israël, Globes note que « les intentions du consortium piloté par les Grecs n’étaient pas claires ».

Le gouvernement grec a donné son appui à l’offre, mais des députés du parti dominant nominalement de gauche en Grèce, Syriza, ainsi que des syndicats, ont exprimé une forte opposition à quelque engagement grec que ce soit dans le tramway des colonies.

Malgré la complicité actuelle, les militants espèrent que cette ruée vers la sortie ne sera pas la dernière.

« Comme Veolia auparavant, de plus en plus d’entreprises réalisent qu’investir dans les violations par Israël du droit international et des droits humains, et les permettre, n’est pas seulement illégal et immoral, mais mauvais pour les affaires », a déclaré Nawajaa de BNC.

« Un an après le déplacement de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem, les retraits de ces compagnies montrent que les droits humains peuvent encore gagner contre le soutien américain à l’apartheid israélien. La pression doit continuer sur toutes les entreprises impliquées dans les appels d’offre, ou considérant la possibilité de soumettre une offre, jusqu’à ce que toutes se soient retirées de ce projet de tramway illégal ».

Ali Abunimah est cofondateur de The Electronic Intifada et l’auteur de The Battle for Justice in Palestine, paru chez Haymarket Books. Il a aussi écrit One Country: A Bold-Proposal to End the Israeli-Palestinian Impasse. Les opinions exprimées sont les siennes seules.

Source : The Electronic Intifada

Traduction : C.G pour BDS France




AXA IM se désinvestit d’Elbit Systems – impliqué dans des crimes de guerre israéliens

SumOfUs et la Coalition Stop Assistance to Israeli Apartheid se félicitent de la décision d’AXA de se retirer – en partie – du capital d’Elbit Systems mais appellent AXA à aller plus loin en mettant un terme à l’ensemble de ses investissements dans les sociétés complices de l’Occupation israélienne.

Suite à une année de campagne de pression citoyenne contre l’assureur français AXA, exigeant de la multinationale qu’elle cesse ses investissements dans le fabricant d’armes Elbit Systems et cinq banques israéliennes (Bank Hapoalim, Bank Leumi, Bank Mizrahi-Tefahot, First International Bank of Israel et Israel Discount Bank) impliqués dans les crimes de guerre de l’Etat Israélien, AXA commence discrètement à réduire ses investissements scandaleux en 2019.

SumOfUs, ONG internationale qui agit comme un contre-pouvoir des grandes entreprises, a lancé une pétition internationale en avril 2018 qui a réuni plus de 140 000 signatures, en soutien à la mobilisation Stop Assistance to Israeli Apartheid, en partenariat avec les nombreuses organisations du mouvement BDS France, à l’initiative de la campagne en 2016.

La fin de l’année 2018 a semble-t-il marqué un nouveau tournant pour les investissements peu scrupuleux des entreprises bancaires et financières dans le fabricant d’armes Elbit Systems — sordidement célèbre pour avoir fourni des armes à sous-munitions interdites par le droit international et des obus au phosphore blanc, tous deux utilisés contre les populations civiles palestiniennes – un usage également condamné par le droit international.

En décembre 2018, suite à la campagne menée par une coalition d’ONG britanniques contre ses investissements, HSBC a décidé de se retirer du capital d’Elbit Systems en raison de son implication dans la production et la commercialisation de bombes à sous-munitions. C’est aujourd’hui au tour d’AXA de prendre le chemin du désinvestissement et nous nous félicitons de ce premier pas.

AXA Investment Managers (une filiale appartenant totalement à AXA) a ainsi vendu toutes ses parts dans le fabricant d’armes le 31 décembre 2018 et nous a affirmé la semaine dernière « ne pas investir dans des producteurs d’armes à sous-munitions ».

Cependant AXA reste encore lié à Elbit Systems via sa filiale Alliance Bernstein (AB). Le mois dernier, nous avons appris qu’AXA ne contrôlait plus AB – passant de 65.6% à 31.7% de parts dans la société.

Si cette vente semble affecter le pouvoir décisionnel d’AXA au sein d’AB, elle ne déresponsabilise absolument pas la multinationale de sa complicité dans les investissements maintenus par AB dans le fabricant d’armes ainsi que dans cinq banques israéliennes — qui toutes participent au financement des activités illégales d’occupation militaire et de colonisation de l’Etat israélien.

De plus, cette vente ne vient en rien amoindrir les investissement directs détenus par AXA IM dans quatre des cinq banques israéliennes. Interrogés depuis plusieurs années sur ses investissements, à la fois dans le fabricant d’armes et les banques, l’assureur AXA continue de nier la problématique légale et morale qu’ils posent.

« Si nous saluons cette première décision de la part du groupe AXA, nous la considérons comme une première étape insuffisante vers la fin de la complicité d’AXA, aussi bien directe qu’indirecte, dans de graves violations du droit international et des droits humains, a exprimé Leyla Larbi, chargée de campagnes SumOfUs. Nous travaillons actuellement sur un rapport faisant la lumière sur l’ampleur des investissements d’AXA, qui participe toujours au financement de ces entreprises à hauteur de dizaines de millions via sa filiale AXA IM et ses participations au sein de sa filiale AB. Nous attendons de la multinationale AXA qu’elle aille jusqu’au bout de cette logique de désinvestissement afin de se mettre en totale conformité avec la législation internationale et qu’elle respecte enfin ses principes d’investissements responsables qu’elle promeut tant. »

La campagne contre les investissements problématiques d’AXA n’est pas prête de faiblir :

« En cette journée Internationale de solidarité avec les prisonniers politiques palestiniens, la Coalition Stop Assistance to Israeli Apartheid organise des actions à travers le monde pour appeler AXA à se désinvestir de ces compagnies qui violent le droit international et participent à maintenir un régime d’oppression violent et illégal contre les populations palestiniennes, a déclaré Imen Habib, coordinatrice de la campagne BDS France.

Lien vers la pétition :

« AXA doit cesser de faire du profit sur la colonisation de la Palestine »

Sources :

  • Base de données financières Fintel faisant état de la sortie d’AXA IM du capital d’Elbit Systems.
  • Communiqué du groupe AXA annonçant la diminution des ses parts dans AXA Equitable Holding, la filiale jusqu’alors actionnaire majoritaire du groupe AB.

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SumOfUs est un mouvement mondial de consommateurs, d’investisseurs et de travailleurs, unis pour contrebalancer le pouvoir grandissant des entreprises à travers le monde. Nous voulons acheter, travailler et investir dans des entreprises qui ne nuisent pas à l’environnement, traitent convenablement leurs salariés et respectent les droits humains.

 

 

 




L’université du Cap vote la condamnation des violations des droits humains des Palestiniens par Israël, et se réserve le droit de se «dissocier» des institutions académiques qui rendent possibles ces violations

30 mars 2019

Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI)/Afrique du Sud

 Le conseil de l’Université du Cap, la première université d’Afrique, vote pour se réserver le droit de se dissocier des institutions académiques qui soutiennent ou rendent possible, directement ou indirectement, la violation des droits humains.

Nous nous réjouissons du vote de l’Université du Cap par lequel elle « condamne les atrocités et les violations des droits humains perpétrées dans les territoires palestiniens occupés » et se réserve le droit de se dissocier des « institutions académiques qui soutiennent (directement ou indirectement) la violation des droits humains et/ou rendent possible la violation de ces droits humains ».

Les Palestiniens appellent à un boycott académique des universités israéliennes qui en sont complices en raison de leur rôle dans la justification, la planification, la mise en œuvre et le maintien du système d’Israël d’oppression, incluant le vol de la terre, le siège cruel et les attaques qui se poursuivent contre Gaza, et les lois d’apartheid.

Aujourd’hui, alors que les Palestiniens commémorent la Journée de la Terre et une année de manifestations de la Grande Marche du Retour à Gaza, nous savons que, tout comme en Afrique du Sud, le régime apartheid d’Israël finira par s’effondrer sous le poids combiné des personnes de conscience unies aux Palestiniens dans notre combat pour la liberté, la justice et l’égalité.

Nous remercions le Forum de la solidarité avec la Palestine de l’Université du Cap pour ses efforts inlassables. Nous exhortons les universitaires dans le monde à travailler pour veiller à ce que le milieu universitaire ne rende pas possible, directement ou indirectement, l’oppression des Palestiniens par Israël.

 

Source : PACBI

Traduction : JPP pour BDS FRANCE




Le géant bancaire HSBC se désengage d’un fabricant d’armes israélien suite aux pressions des militants des droits humains

 

27 décembre 2018 –
Communiqué de presse

 

  • HSBC a confirmé aux militants qu’elle s’était totalement retirée du fabricant de drones israélien Elbit Systems, qui vend à l’armée israélienne des armes utilisées lors d’attaques contre les Palestiniens.

 

  • Plus de 24 000 personnes ont communiqué par mail avec HSBC pour s’inquiéter de ses investissements dans Elbit Systems et d’autres sociétés vendant des armes à l’armée israélienne, et 40 succursales de la HSBC au Royaume-Uni ont été piquetées chaque mois pour la même raison.

 

  • Les militants s’engagent à poursuivre la campagne, car HSBC entretient des relations commerciales avec plus d’une douzaine d’autres sociétés vendant des armes et des technologies à l’armée israélienne.

 

Les militants des droits de l’homme ont déclaré leur victoire après que le géant mondial des banques, HSBC, ait confirmé sa décision de se séparer complètement du fabricant d’armes israélien Elbit Systems après une année de campagne.

 

Elbit Systems est un des plus grands fabricants d’armes d’Israël, réputé pour ses drones meurtriers utilisés lors d’attaques de civils palestiniens et commercialisés à l’étranger comme «éprouvés au combat». La société a également fabriqué du phosphore blanc et des systèmes d’artillerie pouvant être utilisés pour les armes à sous-munitions.

 

Elbit Systems a été exclu de fonds de pension et d’investissement du monde entier pour sa participation à la fourniture de systèmes de surveillance et d’autres technologies au mur de séparation israélien et aux colonies situées en Cisjordanie. Elbit a également fourni une technologie de surveillance à utiliser le long de la frontière américano-mexicaine.

 

Le lien de HSBC avec Elbit Systems a été révélé pour la première fois en 2017 dans un rapport de War on Want sur les relations commerciales des banques britanniques avec des sociétés vendant du matériel et des technologies militaires à Israël. La campagne appelant HSBC à se désengager des entreprises complices a reçu un élan décisif lorsque Palestine Solidarity Campaign et d’autres groupes ont adhéré, piquetant les succursales de la banque au Royaume-Uni pour ses relations avec Elbit et d’autres sociétés.

 

HSBC a une « Politique relative au secteur des équipements de défense » spécifiant que la banque ne fournirait pas de services financiers aux entreprises impliquées dans la production ou la vente d’armes à sous-munitions. Les militants ont souligné que son implication dans Elbit Systems, même si elle s’affirmait depuis longtemps «au nom de ses clients», violait cette politique ainsi que les Principes directeurs de l’ONU relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme.

 

Selon des rumeurs, Elbit Systems serait sur une liste actuellement dressée par le Commissaire aux droits de l’homme des Nations Unies sur les entreprises qui violent le droit international en soutenant l’entreprise israélienne illégale de colonisation.

 

Ryvka Barnard, responsable de la campagne sur le militarisme et la sécurité chez War on Want, a déclaré:

«HSBC a fait un premier pas positif en désinvestissant d’Elbit Systems, le fabricant réputé de drones, d’armes chimiques, de systèmes d’artillerie à bombes à fragmentation et d’autres technologies utilisées lors d’attaques contre des civils palestiniens, et de militarisation des murs et des frontières dans le monde entier. Faire des affaires avec des entreprises telles qu’Elbit, c’est profiter de la violence et des violations des droits humains, ce qui est à la fois immoral et contraire au droit international.  »

«Toutefois, HSBC continue de traiter avec plus d’une douzaine de sociétés vendant du matériel et des technologies militaires, notamment Caterpillar, dont les bulldozers sont utilisés pour la démolition de maisons et de biens palestiniens, et BAE Systems, dont les armes sont utilisées pour les crimes de guerre par Israël, l’Arabie saoudite et d’autres régimes répressifs.  »

 

Ben Jamal, directeur de la Palestine Solidarity Campaign (PSC) a déclaré:

«Cette annonce est la preuve positive que les campagnes collectives fonctionnent. Des centaines de personnes à travers le Royaume-Uni, y compris de nombreux membres et comités de la PSC, ont contribué à pousser HSBC à se séparer d’Elbit, au moyens de piquets de grève, de campagnes par mèls et d’autres actions conçues pour faire pression sur la compagnie. L’annonce de HSBC démontre l’efficacité du boycott, du désinvestissement et des sanctions en tant que tactique contre le mépris constant par Israël du droit international et des droits de l’homme. Nous appelons maintenant HSBC à rester fidèle au principe de l’investissement éthique en coupant les liens avec toutes les entreprises qui soutiennent le régime militaire israélien.  »

 

Contacts presse:
Ryvka Barnard (War on Want): rbarnard@waronwant.org / 07983 550 728
Hope Worsdale (Palestine Solidarity Campaing) media@palestinecampaign.org / 07590862268

Notes aux rédacteurs:

– Le 23 décembre 2018, HSBC a confirmé sa décision et en a informé par courrier électronique War on Want et la Palestine Solidarity Campaign.

– Les participations de HSBC dans Elbit Systems ont été révélées pour la première fois dans le rapport de ‘Deadly Investments’ de War on Want en juillet 2017, puis ont été suivies d’une lettre à la société détaillant la complicité d’Elbit dans la violence et exigeant un désinvestissement en septembre 2018.

– Pour plus d’informations sur Elbit Systems et l’exclusion d’Elbit par des fonds de pension et d’investissement, voir la base de données  ‘Investigate’.

– Les membres de Palestine Solidarity Campaign et d’autres militants ont organisé des piquets de grève mensuels dans les succursales HSBC HSBC du Royaume-Uni, appelant HSBC à se séparer d’Elbit et d’autres sociétés armant Israël, dans le cadre de la campagne «Arrêtez d’armer Israël».

– Pour plus d’informations sur la liste des entreprises impliquées dans les colonies israéliennes illégales par le Commissaire aux droits de l’homme des Nations Unies et sur les rumeurs concernant la présence d’Elbit sur cette liste, voir cet article ainsi que les questions et réponses les plus récentes sur la liste.

– HSBC fait suite à d’autres entreprises et organisations qui ont cherché cette année à réduire ou à supprimer leurs liens avec les crimes de guerre et autres violations des droits des Palestiniens, notamment Airbnb, les Quakers de Grande-Bretagne et l’Université de Leeds.

 

Banking giant HSBC divests from Israeli arms manufacturer following pressure from human rights campaigners

Traduction : JPB pour BDS France

Source: Waronwant




La « saison » de propagande France-Israël se termine en fiasco

Ali Abunimah – 3 décembre 2018

Des militants manifestent le 30 novembre à Paris devant le siège de la télévision publique française, exhortant le diffuseur à ne pas « blanchir l’apartheid israélien en transmettant le prochain concours de l’Eurovision » (BDS France)

Un énorme travail de propagande, sponsorisé par les gouvernements français et israélien, a été un échec, ont reconnu les responsables israéliens.

La dite Saison France-Israël  était constituée de centaines d’événements « culturels » soutenus par les deux gouvernements, se déroulant sur six mois jusqu’à la fin novembre.

« Nous espérions que la culture aurait un impact diplomatique. Nous avons mis des sommes énormes dans cette opération, qui n’a eu aucun succès concernant l’image d’Israël en France », a dit la semaine dernière au journal Le Monde une source diplomatique israélienne.

BDS France, association qui soutient la campagne de boycott, désinvestissement et sanctions, célèbre la reconnaissance de cet échec comme une victoire du militantisme pour la défense des droits des Palestiniens.

La Saison France-Israël a été une tentative « d’opération de blanchiment, pour laver l’État d’Israël de ses crimes contre le peuple palestinien, ses constantes violations du droit international et des droits de l’Homme universels», a déclaré samedi BDS France, faisant remarquer que des dizaines d’artistes français, dont le légendaire réalisateur Jean-Luc Godard, avaient déclaré qu’ils n’y coopéreraient pas.

« Le public français n’est pas tombé dans le panneau et la propagande ne marche plus du tout », a ajouté BDS France. « Les défenseurs et complices de l’apartheid israélien sont de plus en plus isolés, et notre solidarité avec le peuple palestinien dans le cadre de la campagne BDS est plus forte que jamais. »

Les militants ont tenu des rassemblements contre les événements de la Saison France-Israël dans tout le pays, et l’un des premiers événements programmés – à l’université de Lille – a alors dû être abandonné.

« Beaucoup de ces événements présentés en France dans le programme de la Saison France-Israël ont eu lieu devant un maigre public », a dit BDS France. « Les préparatifs se sont déroulés dans une semi-clandestinité et les événements ont été annoncés à la dernière minute, tant les deux gouvernements craignaient des manifestations publiques. »

Rebuffade française

S’est ajouté à la déception d’Israël, selon Le Monde, le fait que le président Emmanuel Macron n’a pas tenu sa promesse d’aller en Israël pendant la saison.

En juin, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a eu droit à un accueil sur tapis rouge de la part de Macron pour l’ouverture à Paris au Grand Palais de la Saison France-Israël.

Cependant, des manifestants traitant Netanyahu de criminel de guerre et accusant Macron d’être son complice ont réussi à bloquer les Champs Élysées.

A la cérémonie d’ouverture, Macron avait promis d’aller en Israël pendant la Saison France-Israël, mais cela s’est conclu par une défection.

A l’irritation d’Israël, s’est ajouté le fait que le Premier ministre français Edouard Philippe a lui aussi annulé son projet d’assister à l’ouverture de la saison conjointe en Israël.

Bien que des difficultés d’emploi du temps aient été alléguées pour l’expliquer, Philippe est revenu sur sa promesse de faire ce voyage en automne, et il n’y a toujours pas de date dans son agenda pour y satisfaire.

Bien que la Saison France-Israël ait été lancée avec fracas, elle s’est achevée dans l’expression d’un gémissement, alors que seul le ministre français de la Culture, et aucun responsable israélien de haut rang, assistait le 29 novembre à la cérémonie de clôture à Tel Aviv.

La rebuffade du gouvernement français est signe qu’il se sent incapable d’ignorer ce que ressent le public, malgré la politique résolument pro-israélienne de l’administration Macron.

Manifestations contre l’Eurovision

Après la campagne réussie contre la Saison France-Israël, BDS France a déclaré que sa « prochaine étape, c’est la mobilisation contre la tenue de l’Eurovision 2019 en Israël ».

Des manifestations se sont poursuivies à travers l’Europe pour ne pas autoriser Israël à accueillir la prochaine édition du célèbre concours de chansons.

Le 30 novembre, des militants ont manifesté à Paris dans les locaux de la télévision publique française, exhortant le diffuseur à ne pas « blanchir l’apartheid israélien en transmettant le prochain concours de l’Eurovision ».

En Grande Bretagne, des militants ont tenu des rassemblements similaires devant les locaux de la BBC à Londres et à Manchester.

 

https://twitter.com/WMPSC/status/1069588921858883585

Et il y a déjà eu des manifestations le mois dernier à l’extérieur des concerts de Netta Barzilai, gagnante pour Israël de l’Eurovision 2018, largement utilisée en tant qu’élément des efforts de propagande internationale, officiellement soutenus, du pays.

https://twitter.com/LondonPalestine/status/1065355587662303233

 

Même l’Organisation de Libération de la Palestine, qui est sous le contrôle du chef de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas, longtemps opposée au mouvement BDS, tente de s’y rallier – même si c’est de façon limitée.

L’OLP a demandé à l’Union Européenne de Radio-Télévision, organisme international qui produit l’Eurovision, de ne pas diffuser le concours dans les colonies israéliennes de la Cisjordanie occupée.

Il n’est pas certain qu’empêcher sélectivement la diffusion dans les seules colonies israéliennes soit même techniquement réalisable.

« Donner à Israël le privilège d’héberger l’Eurovision 2019 équivaut à l’en récompenser et à l’aider à dissimuler ses décennies d’occupation militaire et ses graves violations des droits nationaux et fondamentaux des Palestiniens », a déclaré la semaine dernière Hanan Ashrawi, membre du comité exécutif de l’OLP contrôlé par Abbas.

« A tout le moins, l’Union Européenne de Radio-Télévision (EBU) doit s’assurer que les colonies illégales d’Israël dans tout le territoire palestinien occupé soient strictement exclues de toute diffusion des activités de l’Eurovision. »

Traduction : J. Ch. pour BDS France

Source : The Electronic Intifada




L’impact de BDS en 2018

BNC | 29 novembre 2018

Cher supporteur,

Aujourd’hui, c’est la Journée Internationale de Solidarité avec le Peuple Palestinien, et nous célébrons les avancées extraordinaires que le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens a obtenues avec votre soutien. Nous dévoilons les crimes et la politique d’apartheid d’Israël et nous organisons une pression pour y mettre fin.

S’il vous plait,  faites un don pour nous aider à faire encore mieux l’année prochaine.

Voici simplement quelques faits saillants de l’impact direct et indirect de BDS en 2018 :

  •  Juste la semaine dernière, Airbnb a décidé de ne plus profiter des colonies israéliennes tout à fait illégales sur la terre volée aux Palestiniens. Ceci faisait suite à une campagne internationale menée par la coalition d’organisations #StolenHomes (maisons volées), affiliée au mouvement BDS pour les droits des Palestiniens, et des organisations de défense des droits de l’Homme.
  •  Plus tôt ce mois-ci, Ilhan Omar est entrée dans l’histoire en devenant le premier membre du Congrès américain à souscrire publiquement à BDS en séance.
  •  Rashida Tlaib, première femme palestino-américaine élue au Congrès, a fait l’éloge du mouvement BDS et a soutenu la réduction de l’aide militaire américaine à Israël.
  •  Des mobilisations à travers le monde ont convaincu l’équipe nationale de football d’Argentine, menée par son capitaine Lionel Messi, à annuler sa rencontre amicale avec Israël.
  •  La chanteuse vedette Lana Del Rey est devenue l’une des 19 artistes à se retirer du Festival Meteor d’Israël, après que des milliers de fans et de militants du monde entier l’ait exhortée à respecter l’appel au boycott des Palestiniens. Shakira et Lorde font partie des autres grandes artistes qui ont annulé leurs concerts cette année en Israël. Plus de 100 DJ et artistes de musique électronique ont rejoint le boycott culturel sous le #DjsForPalestine.
  •  D’importantes organisations du mouvement des femmes indiennes, qui représentent plus de 10 millions de femmes, ont souscrit au mouvement BDS et réclamé la libération de tous les enfants palestiniens prisonniers.
  • Amnesty International a appelé à un embargo sur les armes pour Israël. Elle a dénoncé les États Unis et l’Union Européenne pour leurs accords militaires avec Israël et les a tenus pour responsables de « l’alimentation de violations massives » des droits fondamentaux des Palestiniens.
  •  Le Parti Travailliste britannique a récemment voté le gel des ventes d’armes à Israël. En Irlande, un ministre d’État et 50 députés irlandais ont appelé l’Irlande à cesser de fournir des armes à Israël. Plus tôt, Dublin est devenue la première capitale européenne à souscrire à BDS pour les droits des Palestiniens.
  •  Des parlementaires d’Espagne et du Portugal ont pris position pour les droits des Palestiniens et ont dénoncé les crimes de guerre d’Israël et sa loi raciste « d’État-nation du peuple juif ». Plusieurs villes d’Italie et l’État espagnol ont appelé à un embargo des armes sur Israël.
  •  Le Mouvement Black lives matter  a émis une vigoureuse déclaration de solidarité avec le peuple palestinien et a appelé les États Unis à mettre fin à son aide militaire annuelle de 38 milliards de dollars à Israël.
  •  40 organisations internationales juives pour la justice sociale reconnaissent que le mouvement BDS a un engagement reconnu dans le « combat contre l’antisémitisme et toutes les formes de racisme et de fanatisme ». Elles condamnent les tentatives pour étouffer la critique de la politique israélienne.
  •  Le Prix Nobel 2018 de Chimie, le professeur George P. Smith, a exprimé son soutien au mouvement BDS et à la baisse de l’aide militaire américaine à Israël.
  •  Adidas a cessé de parrainer l’Association de Football d’Israël (IFA), qui comprend des équipes basées dans les colonies illégales construites sur la terre volée aux Palestiniens, à la suite d’appels venus de plus de 130 clubs de sport palestiniens.
  •  Des syndicalistes et des militants des droits de l’Homme de Tunisie et du monde arabe ont obligé la compagnie maritime israélienne Zim à suspendre ses trajets vers la Tunisie.
  •  La Fédération Canadienne des Étudiants, qui représente plus de 500.000 étudiants, vient de voter à son Assemblée Générale annuelle le soutien au mouvement BDS.
  •  Leeds est devenue la première université britannique à se désinvestir de sociétés impliquées dans le commerce des armes avec Israël, suivant ainsi une campagne BDS par des militants de la solidarité avec la Palestine. L’université a désinvesti plus de 1.2 million de dollars d’avoirs de corporations qui font du commerce de matériel militaire avec Israël.
  •  Les Quakers sont devenus la première église du Royaume Uni à dire qu’elle « n’investira dans aucune société qui profite de l’occupation [militaire israélienne] ». Récemment, plusieurs églises américaines ont elles aussi voté le désinvestissement des sociétés israéliennes et internationales complices des violations des droits fondamentaux des Palestiniens par Israël.
  •  Depuis l’Afrique du Sud,Nkosi Zwelivelile Mandela, membre du parlement et petit-fils de Nelson Mandela, a affirmé le rôle essentiel joué par BDS pour mettre fin à l’apartheid israélien.

S’il vous plait faites un don à votre collecte de fonds de fin d’année, et aidez notre mouvement à devenir encore plus fort l’année prochaine.

Ensemble nous pouvons, et nous réussirons à faire des mots « liberté, justice et égalité » non pas une aspiration, mais une réalité.

Solidairement,

Omar Barghouti

Comité National BDS (BNC) palestinien

Le Comité National BDS palestinien (BNC) est la plus grande coalition de la société civile palestinienne. Elle conduit et soutient le mouvement mondial de Boycott, Désinvestissement et Sanctions pour les droits des Palestiniens.

Traduction : J. Ch. pour BDS France

Source : BNC




Décision d’Airbnb de quitter les colonies illégales d’Israël : une victoire partielle pour les droits humains et contre l’impunité

Le 20 novembre 2018

Par le Comité national du mouvement palestinien BDS (BNC) / États-Unis

Nous saluons la décision d’Airbnb de cesser ses activités commerciales dans les colonies illégales d’Israël en territoire palestinien occupé, suite à une campagne mondiale menée par Human Rights Watch et un certain nombre d’organisations affiliées au mouvement BDS pour les droits des Palestiniens.

C’est un premier pas dans la bonne direction qu’Airbnb cesse de profiter du vol par Israël des terres appartenant aux autochtones palestiniens et de leurs ressources naturelles.

Airbnb, cependant, se contredit en ne supprimant pas de ses listes les biens situés dans des colonies israéliennes illégales à Jérusalem-Est occupé, y compris dans la Vieille-Ville. Toutes les colonies israéliennes dans des territoires palestiniens – et syriens – constituent des crimes de guerres selon le droit international. Jérusalem-Est ne fait pas exception.

Le tourisme socialement responsable et les pèlerinages devraient exclure tout logement illégal. L’industrie israélienne du tourisme utilise les maisons volées à des réfugiés palestiniens, par exemple, comme hôtels, chambres à louer, restaurants et autres.

La campagne contre Airbnb devrait continuer jusqu’à ce que la compagnie respecte entièrement ses obligations en matière de droits humains.

Nous reconnaissons aussi le rôle d’Airbnb au niveau mondial dans la détérioration systématique du droit au logement et du travail syndiqué dans le secteur hôtelier. Nous sommes solidaires avec ceux qui s’organisent pour que la compagnie rende des comptes sur ces sujets.

Comité national du mouvement palestinien BDS (BNC)

Le Comité national du mouvement palestinien BDS (BNC) est la plus grande coalition au sein de la société civile palestinienne. Il mène et soutient le mouvement mondial Boycott, Désinvestissement et Sanctions movement pour les droits des Palestiniens.

Traduction : MUV pour BDS France
Source : The Palestinian BDS National Committee (BNC), États-Unis




Plus de la moitié des conférenciers invités se retirent d’un colloque scientifique dans une université israélienne des colonies

20 août 2018 / Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI)

 

Six des onze conférenciers invités ont confirmé l’annulation de leur participation à un colloque de physique à l’université Ariel, construite en territoire palestinien occupé dans une colonie israélienne illégale. Les universitaires palestiniens demandent aux conférenciers restants de se retirer de la conférence.

La lettre suivante a été envoyée le 2 août 2018 aux conférenciers invités du colloque « Inflation, alternatives et ondes gravitationelles » qui doit se tenir du 3 au 6 septembre à l’université Ariel. Cette université est construite en terre palestinienne occupée, dans la colonie israélienne illégale d’Ariel. Plus de la moitié de ceux invités à parler ont confirmé qu’ils n’y assisteraient pas. Bien que certains se soient retirés depuis plusieurs semaines, le site web du colloque continue, de manière trompeuse, à afficher leurs noms. Nous demandons aux conférenciers restants de soutenir leurs collègues palestiniens et de se retirer du colloque.

Nous vous écrivons en tant que conférencier invité au colloque intitulé « Inflation, alternatives et ondes gravitationelles » à l’université Ariel, 3-6 septembre 2018. Nous, Fédération palestinienne des syndicats de professeurs et d’employés d’universités (PFUUPE) et Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI), nous vous demandons d’annuler votre participation à cette université, qui est construite en terre palestinienne occupée en violation du droit international.

L’université Ariel est construite dans la colonie israélienne illégale du même nom en Cisjordanie palestinienne occupée. Le consensus international est que les colonies israéliennes sont illégales. La résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations Unies a récemment reconfirmé cette position, maintenant que l’activité de colonisation d’Israël « n’a aucune validité juridique et constitue une violation flagrante selon le droit international ». Selon la 4ème Convention de Genève, les colonies israéliennes constituent un crime de guerre.

La colonie d’Ariel a été construite sur des terrains volés aux villages palestiniens alentour et sur des terres que des familles palestiniennes ont cultivées pendant des générations. Le mur d’apartheid construit pour annexer Ariel à Israël, et déclaré illégal en 2004 par la Cour pénale internationale (ICJ), sépare des villages palestiniens les uns des autres et restreint leur liberté de mouvement et leur développement. Les Palestiniens doivent vivre avec la puanteur des eaux usées d’Ariel, ce qui affecte leur santé, détruit leurs récoltes et pollue leurs sources d’eau.

Les colonies, qui privent les Palestiniens de terres et de ressources, font partie du système israélien d’oppression qui domine tous les aspects de la vie palestinienne, en particulier l’éducation.

Les checkpoints militaires israéliens restreignent les déplacements vers, et depuis, les universités des étudiants, chercheurs et professeurs palestiniens. Israël empêche les étudiants palestiniens dans Gaza assiégée, où près de deux millions de personnes vivent avec quatre heures d’électricité par jour, d’étudier dans les universités palestiniennes de Cisjordanie ou de quitter Gaza pour des universités à l’étranger.

Israël refuse des permis de voyage aux universitaires palestiniens, limitant sévèrement leur accès à des conférences internationales.

Depuis le début de l’année universitaire, Israël a refusé l’entrée ou refusé de renouveler des visas d’un grand nombre d’universitaires des universités palestiniennes détenant des passeports étrangers.

Israël dénie aux Palestiniens le droit fondamental à la liberté académique et l’université Ariel joue un rôle actif [en cela].

L’Union européenne et la Fondation binationale pour la science US-Israël excluent les institutions universitaires israéliennes dans les territoires occupés, comme l’université Ariel, de leurs subventions et de leurs programmes de recherche.

Des associations universitaires israéliennes, dont l’Association israélienne d’anthropologie et la Société israélienne de sociologie, ainsi que 1200 universitaires israéliens, ont banni l’université Ariel et refusent de collaborer avec elle.

Plus tôt dans l’année, l’université Kasetsart de Bangkok a mis fin à son partenariat avec l’université Ariel pour une conférence d’études sur les femmes.

Ces mesures prennent acte du fait que collaborer avec l’université Ariel signifie nécessairement normaliser les politiques illégales d’Israël qui dénie les droits palestiniens et étouffe l’enseignement supérieur palestinien.

En participant à un colloque à l’université Ariel, vous prêterez votre nom et votre savoir à cet objectif, ce que, nous en sommes sûrs, vous ne voulez pas faire.

Nous, universitaires palestiniens et défenseurs des droits humains, vous demandons de faire ce qui est juste et d’annuler votre participation à cette conférence dans la colonie illégale d’Ariel.

Dans l’attente de votre réponse et du plaisir de discuter plus longuement avec vous,

Cordialement,

La Fédération palestinienne des syndicats de professeurs et d’employés d’universités (PFUUPE)

La Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI)

La Fédération palestinienne des syndicats de professeurs et d’employés d’universités (PFUUPE) représente plus de 6 000 membres du personnel universitaire palestinien dans 13 institutions d’enseignement supérieur en territoire palestinien occupé.

La Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) a été lancée en 2004 afin de contribuer au combat pour la liberté, la justice et l’égalité des Palestiniens. PACBI défend le boycott des institutions universitaires et culturelles israéliennes, étant donné leur profonde et persistante complicité dans le déni par Israël des droits palestiniens tels qu’ils sont stipulés dans le droit international.

Source: PACBI

Traduction: C.G pour BDS France