Un festival de propagande israélienne annulé dans une université française

 

 

Par Ali Abunimah, Electronic Intifada

Les militants célèbrent une victoire pour les droits des Palestiniens après qu’un festival faisant la promotion d’Israël ait été annulé à l’université de Lille, dans le nord de la France, la semaine dernière.

Pendant ce temps, le gouvernement continue d’être complice des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée, qu’il prétend dénoncer.

Le festival Escale en Israël devait se dérouler du 14 au17 Février, avec des conférences, de la musique, des films, des dégustations de vins et de gastronomie. Il était sponsorisé par l’université et plusieurs entreprises privées.

En apparence organisé par des étudiants de commerce de l’université, le festival faisait aussi partie de la Saison France-Israël 2018, une série d’évènements de propagande soutenu par l’Institut Français, la branche culturelle du gouvernement français à l’international, en collaboration avec Israël.

La Saison France-Israël a pour objectif de célébrer les 70 ans du nettoyage ethnique de la Palestine en 1948, qui servit à créer « l’état juif » sur les ruines des vies, des villages et des villes des Palestiniens.

La branche locale de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) a écrit au président de l’université pour demander l’annulation du festival Escale en Israël.

L’association écrit que “bien qu’il prétend avoir lieu à des fins culturelles,” le festival “masquerait les crimes régulièrement commis par cet état colonial, à Jérusalem, en Cisjordanie, à Gaza ou à l’intérieur même d’Israël.”

Deux professeurs ont également écrit au président, exhortant l’université d’annuler un festival qui a pour objectif de “blanchir la politique israélienne d’apartheid et de colonisation.”

L’AFPS a appelé à manifester sur le campus le soir où le festival devait commencer.

Des militants sont venus avec des drapeaux palestiniens et des posters demandant la libération d’Ahed Tamimi, l’adolescente victime d’un simulacre de procès par les autorités militaires israéliennes pour avoir giflé et bousculé des soldats d’occupation lourdement armés après que l’un d’entre eux ait tiré sur son cousin, à la tête.

D’autres tenaient des posters soutenant Salah Hamouri, le défenseur franco-palestinien des droits humains qui est emprisonné par Israël sans charge ni procès depuis le mois d’Août.

Réalisant qu’ils faisaient face à une opposition déterminée de défenseurs des droits humains, les organisateurs du festival décidèrent d’y mettre fin.

“Les manifestants nous ont dit qu’ils viendraient protester à chacun de nos évènements, alors nous avons décidé d’arrêter,” a déclaré à la presse Gaëlle Robin, une étudiante en marketing qui avait aidé à l’organisation du festival pro-israélien. “Nous ne voulions pas créer plus de polémique à ce sujet.”

BDS France, un groupe militant qui soutient la campagne de boycott, désinvestissement et sanctions pour les droits des Palestiniens, a qualifié l’annulation “de belle victoire contre la normalisation de l’apartheid israélien.”

La colère de l’ambassade israélienne

L’ambassadrice d’Israël à Paris, Aliza Bin Noun, a exprimé son indignation et a demandé la condamnation par les dirigeants français des étudiants et des professeurs qui soutiennent les droits des Palestiniens.

Dans une lettre ouverte au président de l’université de Lille, Mme Bin Noun affirme que le mouvement BDS est illégal en France et que l’annulation “nourrit l’incitation à la violence et à la haine d’Israël.”

La demande de Mme Bin Noun aux autorités est compréhensible puisqu’il semblerait qu’en France, comme dans d’autres pays, les jeunes gens sont bien plus ouverts aux droits des Palestiniens que les élites de l’état, alignées sur Israël.

Mme Bin Noun le sait pour s’y être confrontée : en Mars dernier une grande partie des étudiants de la prestigieuse université de Sciences Po Rennes ont quitté leur amphi alors que l’ambassadrice donnait une conférence sur leur campus, scandant “Liberté pour la Palestine.”

L’assureur contesté

Un autre signe qui montre que les militants français ne se laissent pas museler par la main de fer des autorités est qu’ils ont manifesté dans une dizaine de villes plus tôt ce mois-ci devant les bureaux du géant de l’assurance basé en France, AXA.

Ceci fait partie d’une campagne en cours pour exiger de l’entreprise qu’elle se retire des banques israéliennes qui sont impliquées dans la construction des colonies illégales israéliennes sur les terres palestiniennes occupées.

Le soutien de la France à l’économie des colonies israéliennes

Alors que les défenseurs des droits humains en France continuent de dénoncer la complicité de leur pays avec le régime d’occupation et de colonisation d’Israël, leurs dirigeants continuent de la renforcer.

Ce mois-ci, l’ambassade de France à Tel-Aviv s’est encore une fois associée à la chaîne de supermarchés Shufersal dans le cadre de la semaine “So French So Food”, une “célébration” de la gastronomie en Israël, soutenue par le gouvernement français.

Les magasins Shufersal mettent en vue des produits français, soulignant bien que la promotion est “en coopération avec l’ambassade de France.”

Lors des mêmes promotions en 2016, ces publicités étaient présentes aussi dans les magasins Shufersal des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée.
Toutes les colonies israéliennes sont illégales selon le droit international et la France, comme d’autres pays européens, affirme les rejeter.

Mais cette photo prise la semaine dernière par un militant israélien montre bien les promotions soutenues par le gouvernement dans le magasin Shufersal, au 17 Tzvia ve Yitzhak Street de la colonie Gilo (voir plus bas).

On sait depuis longtemps que l’entreprise Shufersal tire profit de la colonisation, et la presse israélienne a rapporté qu’elle figure parmi les centaines d’entreprises de la liste des Nations Unies de compagnies faisant du commerce dans les colonies illégales.

Shufersal possède des branches dans les colonies à travers la Cisjordanie, y compris Jérusalem Est occupée, selon Who Profits, une association qui fait des recherches sur les entreprises complices de l’occupation militaire et de la colonisation israélienne.

Shufersal achète et distribue également des produits des colonies.

Un ministre hollandais démissionne

En fin d’année dernière, l’ambassade hollandaise à Tel-Aviv a signé un partenariat similaire avec l’entreprise dans les colonies.

Questionné sur le sujet par des députés, le ministre hollandais des affaires étrangères, Halbe Zijlstra, a trompé le parlement en affirmant que la promotion chez Shufersal ne concernait pas les colonies. Des photos montrent le contraire.

Une lettre obtenue par des parlementaires discrédite encore plus l’affirmation de Zijlstra que l’ambassade de Hollande avait découragé les entreprises hollandaises d’opérer dans les colonies de Cisjordanie lorsqu’elle leur a demandé de participer à la promotion de Shufersal.

Des parlementaires ont soumit des questions complémentaires, mais Zijlstra ne sera pas tenu responsable en tant que ministre des affaires étrangères.

Il a démissionné de son poste plus tôt ce mois-ci après avoir admit qu’il avait menti en disant avoir assisté à une rencontre avec Vladimir Poutin en 2006 lors de laquelle, affirmait Zijlstra, le président russe auait exposé une stratégie d’expansion de la Russie.

Les représentants français semblent au moins aussi déterminés que leurs homologues hollandais à se soustraire à toute responsabilité.

Interrogé sur les raisons d’un nouveau partenariat entre la France et une des principales entreprises qui tirent profit de la colonisation, une source diplomatique française a déclaré à The Electronic Intifada que le partenariat de l’ambassade avec Shufersal “ne constitue en aucun cas un soutien à l’activité des colonies.”

Les faits nous disent tout autre chose.

Traduction : Lauriane G. pour BDS France

Source : Electronic Intifada https://electronicintifada.net/blogs/ali-abunimah/israel-propaganda-festival-canceled-french-university




Le top des 30 actions BDS de 2017

6 février 2018

Liste des 30 actions les plus fortes de BDS en 2017

GOUVERNEMENTS & PARTIS POLITIQUES

1.Un rapport de l’ONU a établi qu’Israël a imposé un système d’apartheid sur l’ensemble du peuple de Palestine et a appelé à des actions de BDS pour mettre fin à ce régime d’apartheid.

2.L’Afrique du Sud a encore donné une leçon au monde sur la façon de résister concrètement à l’injustice lorsque le Congrès National Africain (ANC) au pouvoir a voté à l’unanimité à son assemblée générale, la dégradation des liens diplomatiques de l’Afrique du Sud avec Israël

3.Les Socialistes Démocrates forts de 25 000 membres aux États Unis ont déclaré leur soutien total à la lutte palestinienne et ont endossé le mouvement BDS.

4. Le Parlement espagnol a affirmé que le droit de défendre les droits des Palestiniens par BDS est sous la protection de la liberté de parole et d’association. Des centaines de représentants élus de l’État espagnol ont endossé BDS pour les droits des Palestiniens.

5.Le conseil municipal de Barcelone a décidé de soutenir les droits des Palestiniens en adoptant des lignes directrices éthiques dans la passation des marchés excluant les entreprises engagées dans l’occupation militaire israélienne. L’année passée, des dizaines de conseils municipaux de l’État espagnol se sont déclarés « Zones libres de l’apartheid israélien ».

6.Le gouvernement britannique a subi une défaite en justice au profit de la Campagne de Solidarité avec la Palestine (Palestine Solidarity Campaign, PSC) et de ses alliés par un jugement qui déclare illégal la restriction mise par le gouvernement au droit des autorités locales de désinvestir d’entreprises complices des violations israéliennes des droits humains des Palestiniens.

7.Le Parlement suisse a bloqué les tentatives israéliennes de criminaliser le soutien à BDS.

CULTURE, SPORT & MUSIQUE

8.Six joueurs en Ligue Nationale de Football (NJF) des États Unis ont refusé un voyage de propagande sponsorisé par le gouvernement israélien, tous frais payés, organisé pour améliorer l’image d’Israël qui se dégrade rapidement.

9.L’artiste Lorde, lauréate des Grammy Awards, a annulé son concert à Tel Aviv de même que la rappeuse, Princesse Nokia (Destiny Nicole Frasqueri) qui est une jeune icône féministe, à la suite d’interventions de militants BDS appelant à respecter la ligne de résistance palestinienne. Plus de 100 artistes connus ont écrit en soutien au droit de Lorde de suivre sa conscience et d’exercer son droit au boycott.

10. Des vagues de boycott ont frappé le festival israélien de cinéma LGBT et elles ont montré un respect croissant pour la ligne de résistance palestinienne de BDS.

11. Neuf spectacles musicaux se sont retirés du festival Pop-Kultur de Berlin après que des défenseurs des droits des Palestiniens aient mis en avant que le festival violait la ligne de résistance BDS des Palestiniens.

12.Des photographes portugais de premier plan ont lancé une action de refus d’invitations professionnelles ou de financement israélien et de refus de collaborer avec les institutions culturelles israéliennes jusqu’à ce qu’Israël « se plie au droit international et respecte les droits humains des Palestiniens ».

ÉGLISES

13.Le Conseil Sud-Africain des Églises (SACC) et le Conseil des Églises Africianes Indépendantes (CAIC) qui représentent plus de un million de Chrétiens en Afrique du Sud, ont annoncé leur soutien à la lutte des Palestiniens et au mouvement BDS.

14. L’Église Mennonite des USA a voté par une écrasante majorité de 98% le désinvestissement d’entreprises qui tirent profit de l’occupation israélienne, à la suite de plusieurs des principales églises qui ont adopté cette même politique au cours des années récentes, y compris l’Église Presbytérienne des USA, l’Église Unie du Christ et l’Église Méthodiste Unie.

15.Vingt trois églises américaines se sont déclarées libérées d’HP à la suite d’appels de Chrétiens palestiniens à boycotter cette compagnie pour sa complicité avec les violations par Israël des droits humains des Palestiniens.

SYNDICATS ET MOUVEMENTS SOCIAUX

16. La plus grande fédération syndicale de Norvège, LO, qui représente près d’un million de travailleurs a endossé le boycott total d’Israël pour que soient atteints les droits des Palestiniens en droit international.

17. Un syndicat national d’agriculteurs fort de 16 millions de membres en Inde, le All Kisan Sabha (AIKS) a rejoint le mouvement BDS.

18. Le plus grand syndicat de travailleurs du secteur privé au Canada (Unifor) qui représente plus de 310 000 membres, a endossé le droit au boycott et à mettre en oeuvre des actions BDS pour mettre fin à l’occupation militaire israélienne.

19. Le BDS du Golfe, a tenu sa première conférence régionale anti normalisation à Koweït City, avec une large participation d’intervenants, d’organisations, de militants et de personnalités politiques de toute la région du Golfe Arabique.

20. Des mouvements sociaux colombiens de grande ampleur, des organisations et des syndicats ont rejoint le mouvement BDS et appelé parallèlement au soutien à leur propre lutte pour la liberté et les droits humains.

21. Plus de 200 organisations latino-américaines, coalitions, mouvements sociaux et personnalités ont publié une lettre adressée au Directoire de la multinationale mexicaine Cemex, appelant ses membres à mettre fin à la complicité de l’entreprise avec les violations par Israël des droits humains dans le territoire palestinien occupé. Leurs efforts font partie d’une campagne qui se développe sous #StopCemex.

ENTREPRISES

22. G4S a souffert de plus de pertes dans le monde à cause de la poursuite de sa complicité avec les crimes israéliens. ONU Femmes est devenue la cinquième agence onusienne en Jordanie à abandonner ses contrats avec G4S à la suite d’une campagne de militants BDS locaux et sept compagnies privées et publiques de Jordanie ont mis fin à leurs contrats de service avec G4S. Le syndicat des médecins du Liban a lâché G4S, suite à une campagne de militants du boycott au Liban. G4S a aussi connu sa première perte en Équateur où un institut de recherche a dénoncé son contrat avec cette compagnie à la suite d’une campagne BDS. Une direction du transport en Californie a dénoncé son contrat avec G4S après qu’une coalition de défenseurs des droits humains et de syndicats, dont des militants BDS, ait mis en avant le rôle de la compagnie dans la violation des droits humains en Palestine et aux États Unis.

23. Le troisième plus gros fonds de pension du Danemark, « Sampension » a exclu quatre banques et sociétés de son portefeuille, à l’appui de leurs investissements dans les colonies israéliennes illégales. Ont été identifiées : deux banques israéliennes, Hapoalim et Leumi, l’entreprise allemande de BTP HeidelbergCement et Bezeq, la plus grande compagnie de téléphone israélienne qui possède les installations téléphoniques des colonies.

24. Le principal opérateur de transport d’Israël, « Egged » a perdu un contrat de 190 millions d’euros pour la gestion du transport public aux Pays Bas.

25. Air Canada a mis fin à un contrat de maintenance d’une valeur de dix millions de dollars avec la firme israélienne d’armement « Israël Aerospace Industries » deux ans avant la fin du contrat.

26.Une des plus grandes organisations aéromédicales du monde, Australia’s Royal Flying Doctors (RFDS) a refusé les services de l’armée israélienne et de la société de technologie Elbit Systems. Elbit Systems produit 85% des drones utilisés par l’armée israélienne, dont ceux qui ont attaqué les civils palestiniens à Gaza de 2009 à 2014.

UNIVERSITÉS

27. La plus grande université d’Afrique du Sud, l’Université de Technologie de Tshwane (TUT) qui compte plus de 60 000 étudiants, a endossé le boycott académique d’Israël.

28. Deux universités chiliennes ont annulé des événements sponsorisés par l’ambassade israélienne. Des étudiants en médecine dans la plus grande université du Chili ont aussi voté la rupture des liens avec des universités israéliennes.

29. Sept directions étudiantes américaines ont voté le désinvestissement d’entreprises qui profitent de l’occupation israélienne. Ce sont notamment l’Université de Tufts, l’Université du Michigan, l’Université d’État de Californie à Long Beach, le Collège De Anza, le Collège Pitzer, l’Université de Floride du Sud, l’Université du Wisconsin à Madison.

30.La prestigieuse Université Catholique de Louvain en Belgique a annoncé son retrait de LAW TRAIN, un projet de recherche financé par l’UE en coopération.avec la police israélienne et le ministère israélien de la sécurité publique. Ce retrait fait suite à un retrait de grande notoriété du ministère de la justice du Portugal.

Par le Comité National Palestinien de Boycott, Désinvestissement, Sanctions / Australie, Belgique, Canada, Chili, Colombie, Danemark, Allemagne, le Golfe, Jordanie, Koweït, Inde, Liban, Mexique, Pays Bas, Norvège, Afrique du Sud, État espagnol, Suisse, États Unis, Royaume Uni.

Source: BDS Movement

Traduction: S.F pour BDS France

 




Le Conseil municipal de La Nouvelle Orléans vote une mesure défendue par les militants de BDS

Aïda Chavez

le 12 janvier 2018

La Nouvelle Orléans a approuvé jeudi une résolution engageant à prendre des dispositions pour éviter tout contrat ou investissement dans des sociétés dont les pratiques violent les droits de l’Homme – initiative mise en avant dans le conseil comme faisant partie de la campagne pour boycotter, se désinvestir et sanctionner Israël pour son occupation des territoires palestiniens. La Nouvelle Orléans est ainsi la première ville du Sud – et l’une des plus grandes du pays – à voter une résolution en accord avec le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions, connu par ses initiales BDS.

« Cette résolution reconnaît spécifiquement les obligations sociales et éthiques de la ville à prendre des dispositions pour éviter tout contrat ou investissement dans certaines sociétés, à savoir celles qui violent systématiquement les droits de l’Homme, les droits civiques ou les droits du travail », a dit le président du Conseil Jason Williams juste avant le vote. La résolution a été votée unanimement par le conseil, les cinq membres présents votant pour.

Cinq des sept membres du conseil municipal, dont le maire élu, ont co-parrainé la résolution, élaborée par le Comité Palestine Solidarité de la Nouvelle Orléans, dans le sillage des décrets présidentiels sur l’immigration émis l’année dernière par le président Donald Trump, y compris un contrôle sur les droits de l’Homme pour tous les contrats et investissements de la ville afin d’éviter de faire des affaires avec des sociétés complices d’abus.

Et les défenseurs et les détracteurs s’accordent pour dire que le mouvement de boycott d’Israël progresse. Rien que ces dernières semaines, un tribunal de New York a entendu l’affaire d’une association étudiante pro-BDS qui a été interdite sur le campus d’un collège, et la chanteuse pop Lorde a accédé à la requête de militants du boycott d’annuler un concert en Israël. Quelques gouvernements locaux ont voté des mesures en opposition avec le mouvement BDS – et ces mesures ont été poussées jusqu’au niveau fédéral – mais des villes comme Portland, Oregon, ont voté des mesures limitées pro-BDS.

La résolution dit que le conseil municipal « encourage la création d’un processus de contrôle des investissements et contrats directs afin de les inclure ou de les retirer des titres corporatifs et des partenaires contractuels ». La revue des droits de l’Homme se fait pour être « conforme aux responsabilités de ses résidents », déclare la résolution, parce que « la ville a des obligations sociales et éthiques de prendre des dispositions pour éviter tout contrat ou investissement dans des sociétés dont les pratiques violent systématiquement les droits de l’Homme ».

« Ce que nous faisons au niveau local n’a pas d’impact sur ce qui se passe aux niveaux national et international. »

« Même s’il n’est pas très musclé », a dit Tabitha Mustafa, le vote de la résolution « prouve que la ville reconnaît ce qui se passe en Israël ».

« C’est important parce que, le premier projet de loi une fois voté, au moins, la ville souhaite dire : « Il s’agit de quelque chose à quoi nous ne voulons pas contribuer », a dit Mustafa. « Ce que nous faisons au niveau local n’a pas d’impact sur ce qui se passe aux niveaux national et international. »

Le langage de cette résolution est délibérément ouvert et inclusif, a expliqué Max Geller, organisateur du Comité Palestine Solidarité, parce que la stratégie de l’association consistait à encapsuler la « lutte commune », malgré les efforts faits par une association qui met l’accent sur BDS. Ce langage ouvert a permis aux militants de trouver un terrain commun entre les questions auxquelles font face les Palestiniens et les résidents de la Nouvelle Orléans. Par exemple, l’une des associations sur la liste de boycott des militants pro-palestiniens, c’est Caterpillar, qui fabrique de gros engins de construction, dont ceux utilisés par l’armée israélienne pour démolir les maisons des Palestiniens.

« Je pense que Caterpillar intéresse particulièrement La Nouvelle Orléans , étant donné l’espèce d’optique de démolition de maisons et l’expérience vécue par tant de gens déplacés de la Nouvelle Orléans après Katrina », a dit Geller. « La ville elle même est vraiment prête à agir selon le principe élémentaire selon lequel ‘les gens devraient pouvoir rester dans leurs maisons’ et ‘les déplacer, ce n’est pas bien’. »

Les Droits des Palestiniens

@US_Campaign

#BDSWIN ! Le conseil municipal de La Nouvelle Orléans vient de voter à l’unanimité une résolution pour filtrer – et sortir des investissements et contrats de ville – les sociétés qui profitent des abus des droits de l’Homme, des droits civiques et des droits du travail, et autres violations.

Félicitations à @NOPSC ! #BDSNOLA

12 janvier 2018

Les membres de la délégation des congrégations de Louisiane à Washington ont dénoncé le mouvement imminent lorsqu’ils en ont été informés mercredi. « Je trouve que c’est fou », a dit le sénateur républicain Bill Cassidy interrogé par le magazine The Intercept sur ce qu’il pensait de la promotion par la Nouvelle Orléans d’une résolution BDS.

« Je veux avoir plus de détails parce que cela ressemble à quelque chose comme : Qu’est-ce qu’ils ont en tête ? » a dit Cassidy. « Je veux dire, vous envoyez un signal à votre ville. Je veux savoir exactement ce que ça donne, mais à première vue, ça a l’air fou. »

Cassidy faisait partie de ceux qui ont co-parrainé l’Acte israélien controversé Anti-Boycott, qui a été déposé en mars par le sénateur Ben Cardin, D-Md., pour cibler le mouvement BDS. Après les objections de l’ACLU sur le fait que le projet de loi criminalisait la liberté d’expression – disant que les violations « seraient soumises à une sanction civile d’au minimum 250.000 $ et à une sanction pénale d’au maximum 51 millions de dollars et une peine de 20 ans de prison » – Cardin s’est montré disposé à amender la loi.

 

Source: The Intercept

Traduction : J. Ch. pour BDS France




Les principales victoires de BDS en 2017

Il n’a fallu que quatre jours à une célèbre chanteuse pour annuler son spectacle à Tel-Aviv, en réponse à la demande expresse de ses fans de respecter la ligne de piquetage.

La décision prise par Lorde, la veille de Noël, de retirer son show à Tel-Aviv de sa tournée mondiale – en faisant remarquer que prévoir la spectacle en premier lieu « n’était pas la bonne décision » – a marqué la fin d’une année réussie pour le mouvement BDS dirigé depuis la Palestine.

2017 a vu le mouvement en faveur des droits palestiniens s’amplifier grâce notamment à toute une série d’artistes, d’athlètes, d’hommes politiques, de travailleurs culturels, d’organisations confessionnelles, d’étudiants, de syndicats et autres activistes.

Israël en a pris bonne note, évidemment.

Plus tôt, cette année, d’importants groupes de pression israéliens ont admis dans un rapport secret – dont une version complète a été récupérée et publiée par The Electronic Intifada – qu’ils n’étaient pas parvenus à contrer le mouvement de solidarité avec la Palestine, malgré un important accroissement de leurs dépenses.

Le rapport soulignait l’incapacité d’Israël à endiguer la « croissance impressionnnante » et les « succès significatifs » du mouvement BDS et il développait nombre de stratégies, reprises par le gouvernement israélien, visant à inverser la détérioration de la position d’Israël.

De même, en mars, le principal stratège anti-BDS israélien reconnaissait que le mouvement de boycott gagnait du terrain, malgré les dizaines de millions de dollars de subsides du gouvernement israélien et la formation de tout un ministère gouvernemental concentré uniquement sur le combat contre BDS.

Prenant la parole lors d’une conférence anti-BDS à New York, l’ambassadeur d’Israël Danny Danon déclarait que « le mouvement BDS est toujours actif et puissant. Chaque jour, des groupes universitaires et religieux, des syndicats d’étudiants et des sociétés d’investissement deviennent la proie des appels au boycott ».

« Notre moment Afrique du Sud est proche »

Au moment où les stratèges et représentants israéliens s’inquiétaient grandement de leur incapacité à endiguer la marée BDS, des sondages au Royaume-Uni, au Canada et aux États-Unis révélaient tous que le soutien du grand public au boycott et aux sanctions contre Israël gagnait en intensité.

En Californie, le chapitre du Parti démocrate de l’État a approuvé une résolution – sans qu’il y ait eu de débat – qui condamnait les implantations illégales d’Israël en Cisjordanie occupée ainsi que le refus d’accès opposé par Israël aux activistes qui critiquaient l’État.

Cette résolution faisait également état, et c’est remarquable, de son soutien aux organisateurs qui s’engagent dans le mouvement BDS et qui sont confrontés sur les campus à une répression croissante de la part des autorités de l’État et des autorités fédérales.

En décembre, au Royaume-Uni, la responsable du développement au sein du Parti travailliste, Kate Osamor, une solide alliée du leader de l’opposition Jeremy Corbyn, tweetait explicitement son approbation à propos de BDS.

En été, la Haute Cour de Londres a décrété que le gouvernement conservateur avait agi illégalement en essayant d’empêcher des conseils locaux du Royaume-Uni de désinvestir de firmes impliquées dans l’occupation militaire israélienne, ce qui a porté un vilain coup aux représentants d’Israël cherchant à criminaliser le mouvement BDS.

Pendant ce temps, confronté aux tentatives manifestes d’Israël de le réduire au silence et de saper la popularité de BDS, Omar Barghouti, le cofondateur du mouvement BDS, a invité instamment les gens du monde entier à intensifier les campagnes de boycott en disant que c’était la meilleure façon de soutenir le peuple palestinien.

Barghouti s’est vu décerner le prix Gandhi de la paix pour son travail en tant que défenseur des droits de l’homme. L’an dernier, il a été frappé par Israël d’une interdiction de voyage et a reçu des menaces ouvertes de la part des principaux ministres de l’État.

En mars, Barghouti encensait un rapport – qu’on peut qualifier d’historique – publié par les Nations unies et qui concluait qu’Israël est coupable du crime d’apartheid. Ce rapport s’attirait les louanges des Palestiniens et la colère d’Israël et de ses alliés.

Barghouti déclarait que le rapport de l’ONU était un signe pour les Palestiniens de ce que « notre moment Afrique du Sud est proche », et il ajoutait que le rapport était « un indicateur solide de ce que l’apartheid israélien est destiné à disparaître, comme ce fut le cas en Afrique du Sud ».

Il faisait en outre remarquer que le rapport « peut très bien constituer le premier rayon de lumière menant à des sanctions contre le régime israélien de l’occupation, du colonialisme d’implantation et de l’apartheid ».

Voici quelques-unes des autres victoires du mouvement BDS en 2017, telles que les rapporte The Electronic Intifada.

Athlètes, écrivains, chefs cuisiniers et artistes ont laissé tomber Israël

En février, des footballeurs professionnels américains ont annulé une tournée de propagande en Israël. Parmi ces footballeurs, le joueur des Seattle Seahawks, Michael Bennett, a annoncé qu’il « ne se laisserait pas utiliser » par le gouvernement israélien pour blanchir les violations par ce dernier des droits palestiniens.

« Je veux être une  »voix des sans-voix », a ajouté Bennett, « et je ne puis l’être en accomplissant ce genre de voyage en Israël. »

En été, un groupe de cinéastes, d’artistes et de présentateurs ont annulé leurs apparitions prévues à TLVFest, le plus important festival du film LGBTQ d’Israël, à Tel-Aviv, suite à des appels à le faire émanant d’activistes palestiniens gays et de supporters du boycott.

Ces annulations très en vue en guise de soutien de la campagne BDS ont incité The Jerusalem Post à admettre que, si le festival « se déroule depuis plus d’une décennie, il n’a toutefois jamais dû faire face à une campagne aussi efficace ».

Plus tard, en automne, certains des chefs cuisiniers les plus connus de la planète ont annulé les « Tables rondes », une initiative de propagande sponsorisée par le gouvernement israélien et qui recourt à la cuisine internationale pour redorer le blason d’Israël.

« Le festival des Tables rondes a lieu dans le même temps que l’armée et les colons israéliens vivant illégalement sur les terres volées aux Palestiniens agressent les Palestiniens pendant leur récolte annuelle des olives », a expliqué Zaid Shoaibi, du PACBI, la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël.

Et l’association littéraire PEN America a révélé posément qu’elle n’acceptait plus de fonds du gouvernement israélien pour son festival annuel des Voix du monde, suite à des appels émanant de plus de 250 écrivains, poètes et éditeurs connus.

L’association avait essuyé de sévères critiques pour s’être servie de fonds en provenance du gouvernement israélien, lequel emprisonne des journalistes et écrivains palestiniens en Israël et en Cisjordanie occupée en raison de leur travail.

BDS est appliqué par des villes, des églises, des groupes politiques et des syndicats

En mai, la plus grande et la plus influente des organisations syndicales norvégiennes a appelé au boycott total d‘Israël, quelques jours à peine après que la muncipalité norvégienne de Lillehammer avait adopté une résolution de boycott des produits israéliens en provenance des colonies.

Lillehammer est devenue la troisième ville de Norvège à appeler au boycott des colonies, après Tronheim et Tromsø.

En avril, le conseil municipal de Barcelone a voté le maintien du droit de boycotter Israël, il a condamné l’occupation des terres palestiniennes par Israël, il a réclamé la fin du blocus de Gaza et il a promis de faire en sorte que la politique d’achat de la ville exclurait les sociétés qui tirent profit des violations des droits de l’homme par Israël.

En juillet, la secte de l’Église mennonite des États-Unis, forte de 95 000 membres, a rallié le nombre sans cesse croissant de congrégations chrétiennes ayant entrepris des dernières années des actions de soutien aux droits de l’homme des Palestiniens.

Dans une résolution approuvée par 98 pour 100 des délégués lors de sa convention de Floride, l’Église mennonite a voté la condamnation de l’occupation militaire israélienne et le soutien au désinvestissement des sociétés tirant profit des violations des droits palestiniens.

Le 7 juillet, la Communion mondiale d’Églises réformées a appelé les plus de 80 millions de fidèles de ses congrégations membres à examiner leurs investissements concernés par la situation en Palestine.

Un mois plus tard, les Socialistes démocrates de l’Amérique (DSA) ont voté massivement pour un soutien à l’appel BDS.

« De la même façon que nous avons répondu à l’appel au boycott de l’Afrique du Sud durant l’apartheid, nous sommes solidaires avec le peuple palestinien », a déclaré le vice-directeur national des DSA.

Les DSA, qui sont la plus importante organisation socialiste démocratique des États-Unis, avec plus de 25 000 membres, ont vu le nombre de leurs affiliés multiplié par quatre suite à la résurgence de la politique de gauche aux États-Unis et en Europe, et tout particulièrement depuis la campagne présidentielle du sénateur Bernie Sanders, en 2016.

Au Royaume-Uni, les membres juifs du Parti travailliste ont fondé un nouveau groupe – Jewish Voice for Labour (une voix juive pour le Labour) – qui se présente comme un défi au groupe de pression existant en faveur d’Israël, lequel se prétend le représentant des membres juifs du parti.

Le document de fondation de Jewish Voice for Labour défend fermement « le droit des partisans de la justice pour les Palestiniens de s’engager dans des activités de solidarité telles que le boycott, le désinvestissement et les sanctions ».

Toujours au Royaume-Uni, le principal syndicat des enseignants du pays a lancé une action de boycott de HP en raison du rôle du géant de la technologie dans l’occupation israélienne.

G4S continue à être mis au ban

La première société de sécurité privée du monde, G4S, a continué à subir de lourdes pertes financières dans le monde entier depuis qu’on s’est davantage penché sur le fait qu’elle tire profit des violations des droits de l’homme.

G4S a contribué à faire fonctionner les prisons israéliennes où l’on torture des prisonniers palestiniens et elle a équipé des prisons, centres de détention et installations de déportation pour jeunes tant aux États-Unis qu’au Royaume-Uni.

La société a également été impliquée dans des violations concernant le travail et les droits de l’homme en Afrique et dans des installations à l’étranger où l‘Australie enferme des réfugiés et des demandeurs d’asile.

Un institut de recherche équatorien a annoncé en février qu’il avait laissé tomber son contrat avec G4S après avoir rencontré des activistes.

Suite à une campagne menée par BDS Jordanie, les Femmes de l’ONU en Jordanie ont résilié leur contrat avec G4S en octobre, et c’est la cinquième agence des Nations unies à procéder de la sorte dans ce pays.

De même, le conseil des transports de Sacramento, en Californie, s’est décidé à résilier son contrat de sécurité avec G4S, suite au travail des activistes BDS afin de mettre en lumière le rôle de la société dans les violations des droits en Palestine et aux États-Unis.

L’an dernier, G4S a annoncé qu’il laissait tomber toute une série d’affaires controversées, y compris sa filiale en Israël et ses activités dans la détention de jeunes aux États-Unis.

The Financial Times a décrit cette mesure comme une tentative de G4S de se distancier de « services susceptibles de nuire à sa réputation ».

Mais les activistes du monde entier ont exprimé le désir de maintenir la pression sur la société aussi longtemps qu’elle resterait complice des violations des droits de l’homme des Palestiniens.

Des étudiants se sont battus

Partout aux États-Unis, des étudiants universitaires ont continué à mobiliser en faveur des droits des Palestiniens en dépit de la répression croissante appliquée par les administrations et les groupes de pression pro-israéliens à l’étranger.

Des résolutions de désinvestissement ont été passées à l’Université Tufts de Boston, à l’Université du Michigan, à l’Université de l’État de Californie – Long Beach et au Collège communautaire de De Anza, en Californie.

Une résolution adoptée par des étudiants de l’Université de Wisconsin-Madison a été votée à l’unanimité en vue de soutenir une autre résolution de masse appelant l’université à laisser tomber ses liens avec des sociétés tirant profit des incarcérations massives, du vol de terres indigènes, de la violence policière, du mur frontière entre les États-Unis et le Mexique, des injustices économiques à l’encontre des personnes de couleur et des violations des droits humains des Palestiniens par Israël.

À New York, des étudiants de l’Université Fordham ont argué de violations de leurs droits pour s’organiser et se réunir en un tribunal, défiant ainsi la décision d’un administrateur d’interdire l’association Students for Justice in Palestine (Étudiants pour la Justice en Palestine).

Et, au Royaume-Uni, la Semaine de l’apartheid en Israël, une série d’événements mondiaux annuels censés conscientiser autour de la politique d’apartheid d’Israël, a eu lieu sur plus de 30 campus universitaires à travers tout le pays, malgré une campagne de répression soutenue par le gouvernement.

Des défis à la législation anti-BDS

Deux procès au niveau fédéral ont été intentés par l’American Civil Liberties Union (ACLU Union américaine des libertés civiles), en vue de contester la constitutionnalité fondamentale des lois anti-BDS des États à titre individuel et de la fédération des États.

Les groupes de pression pro-israéliens ont intensifié leur promotion des législations visant à museler la liberté d’expression et à créer une liste noire des partisans des droits palestiniens. Au 23 décembre, 23 États avaient adopté des lois anti-BDS.

Un projet de loi – contre le boycott d’Israël – est également en attente au Congrès et pourrait infliger d’importantes amendes et de longues peines de prison aux sociétés et à leur personnel si on juge qu’ils abondent dans le sens d’un boycott d’Israël ou de ses colonies réclamé par une organisation internationale.

En octobre, un procès a été intenté contre l’État du Kansas au nom d’une professeure de mathématiques de l’enseignement supérieur, Esther Koontz, qui participe au boycott de la consommation de produits israéliens.

Koontz est membre de l’Église mennonite des États-Unis, qui a fait passer une résolution de désinvestissement des sociétés qui tirent profit des violations des droits palestiniens.

En décembre, selon l’ACLU, un autre procès a été intenté contre l’État de l’Arizona au nom d’un homme de loi ayant un contrat avec le gouvernement afin de fournir des conseils juridiques à des personnes emprisonnées. L’homme participe au boycott d‘Israël.

En Oregon, trois projets de loi séparés visant le mouvement BDS n’ont pas bénéficié d’une audition, suite à des pressions constantes des activistes des droits de l’homme et des dirigeants religieux de l’État.

Les projets étaient soutenus par des groupes communautaires juifs qui s’organisent dans tout le pays pour combattre le mouvement en faveur des droits palestiniens.

Des activistes déclarent que l’échec de ces projets de loi devrait encourager les participants aux campagnes à riposter à d’autres mesures anti-BDS des autorités des États et du Congrès américain.

Nora Barrows-Friedman est corédactrice en chef de The Electronic Intifada, et elle est l’auteure de In Our Power : US Students Organize for Justice in Palestine (En notre pouvoir : Des étudiants américains s’organisent pour la justice en Palestine) (Just World Books, 2014).


Source: The Electronic Intifada
Traduction : Jean-Marie Flémal pour Plate-forme Charleroi Palestine




Air Canada résilie son contrat principal avec Israel Aerospace Industries

Le 1er novembre 2017, nous avons été informés par écrit par la direction d’Air Canada que le contrat de 5 ans avec Israël Aerospace Industries Bedek Group pour la maintenance lourde de ses biréacteurs B767 avait été résilié. Ce contrat, estimé à des dizaines de millions de dollars, devait durer jusqu’en mars 2019.

Air Canada n’a présenté aucune raison pour abandonner le contrat, sauf pour dire que cela était dû à une pratique consistant à examiner ces «arrangements de façon régulière» avec tous les fournisseurs de services. Air Canada a également affirmé dans sa lettre que ce processus s’était déroulé au début de 2017 et que le contrat avait été transféré à «un autre fournisseur en Amérique du Nord».

Cependant, nous devons souligner que cette nouvelle information n’a été publiée qu’après le lancement de notre campagne #AirCanadaComplicity et qu’elle a reçu un soutien croissant tant au Canada qu’à l’étranger. Les syndicats représentant des centaines de milliers de membres (et leurs familles) ont adhéré à la nouvelle lettre ouverte, tout comme des groupes dans d’autres pays, de la Norvège à l’Australie en passant par la France et l’Irlande. La lettre ouverte était une version abrégée d’une lettre officielle antérieure à Air Canada, envoyée quatre mois plus tôt, qui n’avait reçu ni accusé de réception ni réponse.

Air Canada a également déclaré dans sa lettre qu’elle avait encore un contrat plus petit avec IAI où «conformément aux règlements de sécurité internationaux qui s’appliquent à tous les transporteurs, Bedek fournit un ingénieur aéronautique certifié pour effectuer un contrôle qui est requis sur les avions avant le départ de vols de retour réguliers au Canada». Toutefois, ils ont noté que si des problèmes de fond sont décelés lors de ce contrôle, Air Canada envoie ses propres employés pour effectuer le travail.

Ils n’ont pas abordé la question des produits alimentaires Sabra faisant partie du menu à bord de certains vols.

Cependant, la Coalition canadienne BDS est heureuse que l’élément le plus significatif, c’est-à-dire, la participation d’Air Canada à Israel Aerospace Industries soit terminée. Compte tenu de la publicité récente que l’IAI a reçue dans la presse internationale au cours des derniers mois, il n’est pas surprenant que toute entreprise veuille se distancer d’un tel partenaire. Premièrement, nous avons entendu parler d’une filiale d’IAI participer à la construction du mur frontalier américano-mexicain. La semaine dernière, la presse israélienne a indiqué que l’IAI était l’une des 190 entreprises figurant sur la liste noire des Nations Unies pour violation du droit international en commerçant dans les territoires palestiniens occupés.

Même si la question de l’impartition de la maintenance est toujours en cours et que nous continuerons de faire pression sur Air Canada pour le transport des produits Sabra et de leur petit contrat avec IAI, nous estimons qu’il s’agit d’une victoire nationale importante pour la campagne #AirCanadaComplicity. Nous remercions tous nos partisans, ici au Canada et à l’étranger, qui ont fait la différence en montrant que la justice pour les Palestiniens peut être atteinte. La volonté collective et les efforts de nos puissants mouvements pour la justice sociale ne peuvent être niés!

Source: Canadian BDS Coalition




Les Palestiniens saluent la municipalité de Cadix pour son annulation d’une série de films parrainée par Israël

PACBI – 23 octobre 2017

 

La municipalité de l’État espagnol confirme son engagement à éviter toute contribution au blanchiment du régime d’Israël d’occupation militaire et de violations des droits de l’homme par le biais d’évènements culturels.

La Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) salue la municipalité de Cadix qui a annulé une série de films israéliens en raison de son parrainage par l’ambassade israélienne. La cérémonie d’ouverture prévue incluait la participation du directeur des projets culturels de l’ambassade israélienne en Espagne, Jesus Arcos Garcia.

Cette série de films israéliens était organisée à l’Espace de la culture contemporaine (ECCO), un site municipal de Cadix, ce qui le mettait en conflit avec l’engagement du Conseil municipal d’éviter de contribuer à blanchir l’image du régime d’Israël d’occupation militaire et de violations des droits de l’homme par le biais d’évènements culturels.

Le 12 août 2016, le Conseil municipal de Cadix a approuvé officiellement la Campagne Zone franche de l’apartheid israélien, s’engageant à respecter les principes des droits de l’homme établis par le mouvement mondial non violent, conduit par les Palestiniens, de Boycott, Désinvestissements et Sanctions (BDS), mouvement pour la liberté, la justice et l’égalité.

Le gouvernement israélien investit d’énormes sommes d’argent pour promouvoir sa campagne de propagande pour l’image d’Israël, en réponse à la dégradation rapide de la situation d’Israël dans l’opinion publique mondiale. Un récent sondage de la BBC montre qu’Israël est le quatrième État le moins populaire dans le monde.

PACBI salue nos partenaires dans l’État espagnol, dont le Comité de coordination « Andalusia con Palestine », pour leurs efforts visant à encourager les conseils locaux à éviter de rendre complices en couvrant les violations des droits de l’homme par Israël ou en renforçant son impunité à travers des évènements culturels ou des accords commerciaux et institutionnels.

Dans l’État espagnol, plus de 80 administrations publiques se sont déclarées Zones Franches de l’apartheid israélien (ELAI), s’engageant à remplir leur obligation éthique et légale de s’abstenir de contribuer aux violations israéliennes des droits de l’homme, par le biais d’accords commerciaux ou de coopérations institutionnelles.

Avec cette annulation, la ville de Cadix respecte ses obligations internationales de ne pas reconnaître, aider ou se rendre complice de la pratique des violations des droits de l’homme ou du maintien de la situation créée par ces violations, en veillant au respect du droit international et des principes universels des droits de l’homme.

Le régime d’Israël d’occupation et d’apartheid n’est pas un ami de la culture. Depuis le début de l’occupation jusqu’à aujourd’hui, les autorités d’occupation israéliennes ont fermé des dizaines de centres culturels palestiniens, de théâtres et de halls d’exposition, et elles ont arrêté des artistes, chanteurs, poètes, musiciens et cinéastes palestiniens. Elles ont torturé des journalistes et des écrivains palestiniens, et en ont empêché beaucoup de participer à des évènements culturels internationaux. Israël a saccagé le Centre culturel Khalil Sakakini à Ramallah, et démoli le Théâtre de la Pierre à Jénine.

La majorité absolue de la société civile palestinienne, comprenant les artistes et intellectuels les plus éminents, a lancé un appel à la solidarité internationale en 2005, appelant la société civile et les institutions à rejoindre la campagne de Boycott, Désinvestissements et Sanctions (BDS) contre l’apartheid israélien. Douze ans plus tard, BDS est devenu l’une des campagnes mondiales pour les droits de l’homme les plus efficaces au monde.

La Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) a été lancée en 2004 pour contribuer à la lutte pour la liberté, la justice et l’égalité pour les Palestiniens. PACBI plaide pour le boycott des institutions académiques et culturelles israéliennes, étant donné leur complicité profonde et persistante dans le déni d’Israël des droits palestiniens tels que définis dans le droit international. Visitez PACBI sur le site et suivez nous sur Twitter @PACBI
Source: PACBI
Traduction : JPP pour BDS FRANCE



Des photographes portugais s’engagent dans le boycott d’Israël

Lors de la Journée Mondiale de la Photographie, plus de 40 photographes, enseignants et étudiants portugais  en photographie se sont engagés à ne pas accepter d’invitations professionnelles ou de financements de l’État d’Israël, et à refuser de collaborer avec les institutions culturelles israéliennes complices du régime israélien colonial, d’occupation et d’apartheid.

Cet engagement est le premier de ce genre et fait suite à des engagements similaires de boycott culturel d’Israël par des artistes de premier plan aux États-Unis, au Royaume Uni, en Afrique du Sud, au Canada, en Suisse et en France. Les photographes s’engagent à boycotter Israël jusqu’à ce qu’il “se conforme aux exigences du droit international et respecte les droits humains des Palestiniens.”

Parmi les partisans de cet engagement se trouvent João Pina, lauréat du Prémio Estação Imagem Viana do Castelo 2017, unique prix de photojournalisme au Portugal, et Nuno Lobito, personnalité TV et l’un des Portugais ayant le plus voyagé dans le monde (204 pays, 193 reconnus).

Cet engagement vient en réponse à l’appel de 2016 des artistes et travailleurs de la culture palestiniens, dont des journalistes et des photographes, pour un boycott culturel d’Israël en raison de sa culture de blanchiment de l’oppression des Palestiniens.

Le boycott  culturel d’Israël fait partie du mouvement international de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), inspiré par la campagne de boycott anti-apartheid Sud-africaine. Ce mouvement, mené par les Palestiniens, a pris une ampleur impressionnante dans la société ces dernières années.

Miguel Carriço, lauréat du prix Concelho da Bienal de Vila Franca de Xira en 2012, a exhorté ses camarades photographes à soutenir l’appel :

“Ayant été témoin direct des crimes que commet Israël quotidiennement contre les Palestiniens, adhérer à cette initiative s’est fait tout naturellement. Il est fondamental de promouvoir cette démarche par tous les moyens possible.”

Les photographes palestiniens ne sont pas exempts de la brutalité de l’occupation israélienne. Des artistes sont interdits de visas par les forces armées israéliennes, les empêchant de participer à des conférences et des représentations à l’international. Des artistes sont aussi retenus aux check-points, arrêtés, voient leur équipement détruit, et sont exposés à la même violence perpétrée par l’armée israéliennes sur tous les Palestiniens.

En 2014, Israël était considéré comme le deuxième pays le plus mortel pour les journalistes. Israël a continué d’augmenter ses attaques contres les journalistes en 2017. En Avril dernier, la police israélienne a fracturé des côtes au photographe de l’AFP Ahmad Gharabli et détruit deux de ses appareils. Il figurait parmi six photographes ciblés par les autorités israéliennes ce jour-là. En Mai, un colon israélien a tiré sur Majdi Mohamed, photographe pour Associated Press, alors qu’il couvrait une incursion israélienne à Naplouse. Les attaques israéliennes contre les photographes palestiniens et internationaux font partie de pratiques systématiques et sont perpétrées en toute impunité.

Le photo-reporter Nuno Lobito déclare :

“Il est temps pour l’apartheid d’Israël de recevoir le même traitement que l’apartheid sud-africain et d’être ciblé par un boycott complet et international jusqu’à ce qu’il respecte les droits humains. Les photographes ne peuvent plus se taire sur la situation de leurs collègues palestiniens vivant sous une occupation injustifiable qui dure depuis plus d’un demi-siècle.  Les Palestiniens ont lancé un appel à la solidarité à travers le boycott et cet engagement est notre contribution pratique à leur lutte.”

L’un des signataires, José Soudo, un ancien enseignant en photographie et historien, explique :

“L’histoire de la photographie est remplie d’exemples, du 19ème siècle à aujourd’hui, de photographes qui donnent leur point de vue au service de l’oppressé et du démuni.”

Pour João Henriques, lauréat du Fnac New Talents Award 2015, “participer à cette initiative solidaire pour la Palestine c’est croire au pouvoir de la photographie comme témoignage, afin de créer une conscience et une empathie pour l’Autre.”

Le boycott culturel d’Israël jouit d’un large soutien à l’international. Parmi ceux qui respectent l’appel palestinien on peut citer les artistes suivants: Roger Waters, Ken Loach, Mike Leigh, Lauryn Hill, Mark Rylance, Emma Thompson, Alice Walker, Naomi Klein, Elvis Costello, Brian Eno, Jean Luc Godard et Mira Nair  .

En 2011, le Festival Queer Lisboa International LGBT a abandonné son parrainage par Israël, à la suite d’une campagne de BDS. Cette année, les militants BDS appellent le Festival Almada à annuler sa collaboration avec le gouvernement israélien et sa campagne de blanchiment.

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Note aux éditeurs :

  • Texte intégral de l’engagement :

“Nous soutenons la lutte des Palestiniens pour la liberté, la justice et l’égalité. En réponse à l’appel des photographes, journalistes, travailleurs culturels palestiniens pour un boycott culturel d’Israël, nous nous engageons à n’accepter ni invitations professionnelles en Israël, ni financement de l’état israélien et à refuser de collaborer avec les institutions culturelles israéliennes liées à son gouvernement jusqu’à ce qu’Israël se conforme au droit international et respecte les droits humains des Palestiniens.”

L’engagement des photographes au boycott d’Israël est un projet en cours. Les photographes portugais qui souhaiteraient ajouter leurs noms à l’initiative sont invités à envoyer un message à : comitepalestina@bdsportugal. org

 

Traduction: L.Gr pour BDS France

Source: SOLIDARIEDADE COM A PALESTINA




Le mouvement BDS fête ses 12 ans, et voici 12 nouvelles qui montrent que notre mouvement connaît un succès grandissant

9 Juillet 2017

Comité BDS national palestinien ( Palestinian BDS National Committee )

Le 9 Juillet 2017 marque la douzième année du mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS). Cela fait 12 ans qu’une coalition aussi large que diversifiée à travers la société palestinienne a surmonté d’incroyables obstacles pour s’unir autour de trois droits fondamentaux palestiniens et sur un chemin de lutte non-violente, inclusive et antiraciste pour les atteindre. Malgré la fragmentation, l’occupation militaire, la ségrégation et la dépossession, nous nous sommes réunis pour affirmer le droit de notre peuple à la liberté, la justice, l’égalité et à la dignité.

L’appel au BDS de 2005 incarne un soutien massif palestinien pour exiger la fin de l’occupation militaire israélienne et le démantèlement de son mur illégal, la fin de son système institutionnalisé et légalisé de discrimination raciale, qui correspond à la définition d’apartheid selon l’ONU, et le droit des réfugiés à retourner sur leur terre, comme stipulé dans le droit international.

Inspirés par le mouvement anti apartheid sud africain et le mouvement des droits civiques américain, des groupes représentant tous les Palestiniens en appellent aux personnes de conscience à travers le monde à adopter ces moyens de pressions en soutien à la lutte pour nos droits. Le BDS demande le boycott et des initiatives de désinvestissement dans les milieux académique, culturel, économique et sportif et à faire pression sur les états afin qu’ils prennent des sanctions significatives contre Israël jusqu’à ce qu’il remplisse pleinement ses obligations devant le droit international.

Vous ne nous avez pas laissé tomber.

BDS fête ses 12 ans cette semaine et voici 12 nouvelles qui montrent l’impact grandissant de notre mouvement en 2017 :

1. Un rapport de l’ONU a établit qu’Israël impose un système d’apartheid sur la totalité du peuple palestinien et appelle à des mesures de BDS pour mettre fin à ce régime d’apartheid.

2. L’église Mennonite aux USA vient de voter à 98% pour un désinvestissement des entreprises qui tirent profit de l’occupation israélienne. Cela fait suite à l’adoption de pratiques similaires ces dernières années par plusieurs églises protestantes, dont l’Église Presbytérienne, l’Église Unie du Christ et l’Église Méthodiste Unie. La résolution des Mennonites encourage aussi les membres de l’église à boycotter les produits venant des colonies israéliennes illégales construites sur des terres volées aux Palestiniens.

3. Une victoire du droit au boycott : le parlement espagnol a affirmé que le droit de soutenir les droits des Palestiniens par le BDS est protégé par la liberté d’expression et d’association. Le gouvernement du Royaume Uni a perdu son procès contre Palestine Solidarity Campaign et ses alliés dans une décision affirmant l’interdiction pour le gouvernement de restreindre le droit des autorités locales à se désengager de sociétés complices des violations par Israël des droits humains des Palestiniens. Le parlement suisse a stoppé les tentatives du lobby israélien de criminaliser le soutien au BDS.

4. La plus grande fédération syndicale de Norvège, représentant près d’un million de travailleurs, a adopté un boycott complet d’Israël afin d’obtenir les droits des Palestiniens selon le droit international.

5. Le syndicat des médecins libanais ne travaille plus avec G4S, la plus grande entreprise de sécurité au monde, à la suite d’une campagne menée par des militants de boycott au Liban, préoccupés par la complicité  de la société dans les violations israéliennes des droits humains palestiniens.

G4S a également essuyé ses premières pertes en Équateur, où un institut de recherche ne renouvela pas son contrat avec l’entreprise à la suite d’une campagne BDS. La direction d’une  compagnie californienne de transports  ne renouvela pas son contrat avec G4S après qu’une coalition pour les droits humains et du travail, dont des militants BDS, mirent en lumière le rôle de la société dans des violations des droits humains en Palestine et aux États-Unis.

Ces avancées font suite à de nombreuses victoires du BDS dans les années passées contre G4S en Jordanie, Colombie, Finlande, Royaume Uni, Afrique du Sud, au Parlement Européen, parmi d’autres pays et institutions, qui ont forcé la société à vendre la plupart de ses marchés israéliens illégaux.

6. Le plus important opérateur de transports publics d’Israël a perdu un contrat de 190 millions d’euros pour la gestion des transports publics en Hollande.

7. Le conseil municipal de la ville de Barcelone a adopté un guide des pratiques éthiques qui exclue les entreprises impliquées dans l’occupation militaire israélienne. Dans les années passées, des dizaines de conseils municipaux en Espagne se sont déclarés  “zones libres de l’apartheid israélien.”

8. Une coalition palestinienne d’organisations chrétiennes  appelé le Conseil Mondial des Eglises à soutenir le mouvement BDS pour les droits humains palestiniens.

9. Une vague de boycotts a touché le festival international du film LGBT de Tel Aviv : des artistes du monde entier ont respecté la ligne du boycott culturel palestinien. Un réalisateur primé Sud-africain, dont le film avait été programmé pour faire l’ouverture du festival, figurait parmi les artistes qui annulèrent leur participation au festival.

10. Deux universités chiliennes annulèrent des évènements sponsorisés par l’ambassade israélienne, et des conseils d’étudiants dans plusieurs universités des États-Unis et d’ailleurs ont voté diverses mesures BDS.

11. Le gouvernement israélien a subi un revers embarrassant après que six joueurs de la Ligue National de Football (NFL) des États-Unis sur onze refusèrent un voyage de propagande tous frais payés, organisé pour améliorer l’image terni d’Israël.

12. Les campagnes de BDS prennent de l’ampleur parmi les citoyens palestiniens d’Israël. En coordination avec les partenaires BDS en Corée du Sud, le Comité BDS des Citoyens Palestiniens d’Israël (BDS48) a lancé une campagne pour boycotter et se désengager de Hyundai Heavy Industries (HHI) jusqu’à ce que la société mette fin à sa complicité dans les violations israéliennes des droits humains palestiniens, particulièrement à Jérusalem et dans le Naqab (Néguev).

Traduction: LG pour BDS France

Source: Comité National Palestien

 




L’Église mennonite des États-Unis vote massivement pour un filtre des investissements liés à l’occupation israélienne

 

Le Réseau mennonite Palestine-Israël (Menno-PIN) salue l’adoption réussie de la résolution “À la recherche de la paix en Israël et en Palestine”, par l’Église mennonite des États-Unis, lors de sa convention biennale à Orlando (Floride) aujourd’hui. La résolution a été massivement approuvée, avec le soutien d’approximativement 98% des 548 votants.
La résolution déclare que l’Église s’oppose au joug militaire israélien d’un demi-siècle sur les Palestiniens dans les territoires occupés et s’engage à « retirer ses investissements des compagnies qui profitent de l’occupation ». La résolution recommande aussi aux membres de l’Église d’éviter l’achat de biens associés à l’occupation ou produits dans des colonies israéliennes bâties sur les terres palestiniennes occupées, en violation du droit international et de la politique officielle des États-Unis depuis longtemps, et de promouvoir l’arrêt de l’aide militaire américaine et de la vente des armes au Moyen-Orient.
L’ Église mennonite des États-Unis rejoint l’Église presbytérienne (USA), l’Église méthodiste unifiée, l’Église unifiée du Christ, les Quakers, les Universalistes unitariens, l’Église luthérienne évangélique d’Amérique, et d’autres, qui ont pris des mesures économiques pour défendre les droits humains palestiniens.
“Cette résolution est une réponse, attendue depuis longtemps, à l’Appel palestinien chrétien à l’Église”, a déclaré Joy Lapp, professeur de religion à Iowa Wesleyan University et l’un des fondateurs de Menno-PIN. “Aujourd’hui nous exprimons notre solidarité avec leurs efforts courageux, non-violents, pour la justice et l’égalité ».
La résolution cible les manières dont les Mennonites ont causé des préjudices tant aux Palestiniens qu’aux Juifs et indique des étapes concrètes pour réparer ces torts. Elle aborde la réalité persistante de l’anti-sémitisme dans le monde et analyse dans quelle mesure les Mennonites américains sont complices des souffrances juives historiquement, actuellement et théologiquement. Les membres de l’Église sont invités à construire des relations avec les communautés de Palestiniens américains, de Musulmans et de Juifs aux États-Unis.
Menno-PIN est impatient de travailler avec le personnel de l’Église et ses membres pour implémenter fermement cette résolution dans les années à venir.

Le Réseau mennonite Palestine-Israël est un réseau de base de Mennonites travaillant pour la paix et la justice en Palestine-Israël.

 

Media Contact: Rev. Tom Harder;
316-617-9755; tlharder1@gmail.com

 

Traduit de l’anglais, version originale : https://www.fosna.org/mennonite-win-release?platform=hootsuite




La plus grosse société de transport public israélienne perd un contrat de 190 millions d’euros avec les Pays-Bas, suite à la campagne BDS locale

Le mois dernier, Egged Bus Systems (EBS), une filiale d’Egged Israel Transport Cooperative Society, le plus gros opérateur de transport public d’Israël, a loupé une proposition de contrat de gestion de dix ans portant sur le transports publics de la province de Hollande-Septentrionale, aux Pays-Bas. Ce contrat était estimé à 19,1 millions d’euros par an, pour une valeur totale de 190,1 millions d’euros.

Egged Bus Systems a perdu cette offre après que des activistes BDS hollandais eurent lancé une campagne accusant sa société mère israélienne de favoriser de graves violations des droits humains palestiniens et des lois humanitaires internationales.

Spécifiquement, Egged Cooperative met en service des bus exclusivement réservés aux Juifs et reliant la quasi-totalité des colonies illégales d’Israël, construites sur des terres palestiniennes volées en Cisjordanie militairement occupée, y compris des avant-postes éloignés et Jérusalem-Est.

Les bus d’Egged empruntant les itinéraires de bus entre les colonies israéliennes sont interdits aux Palestiniens. Ces véhicules sillonnent un vaste réseau de routes construites de façon à relier sans interruption les colonies illégales situées de part et d’autre du mur illégal de séparation israélien et les villes se trouvant dans l’Israël d’aujourd’hui.

Par conséquent, la société soutient, en même temps qu’elle en tire profit, un système de bus à ségrégation raciste qui facilite activement le maintien et l’expansion des colonies illégales d’Israël, qui sont elles-mêmes considérées comme crimes de guerre par les lois internationales.

Sonja Zimmermann, du Centre de services et de recherche sur la Palestine (DocP), une coalition de militants BDS hollandais pour les droits palestiniens, a déclaré :

Nous sommes très heureux de ce résultat, puisque notre gouvernement régional a rejeté l’offre d’Egged portant sur la gestion du système de transport public de la Hollande-Septentrionale.
Les gens peuvent désormais monter dans un bus sans contribuer à financer les bus de l’apartheid israélien qui pratiquent des discriminations à l’égard des Palestiniens, et sans contribuer à la normalisation des allers et retours entre Tel-Aviv et les colonies illégales réservées aux juifs et construites sur des terres palestiniennes volées.
Il n’y a rien de normal dans l’oppression subie quotidiennement par les Palestiniens et je me sens confortée de voir que nos campagnes BDS aux Pays-Bas bénéficient d’un soutien populaire croissant et qu’elles affichent des résultats.

Riya Hassan, représentante du BNC (Comité national palestinien pour les BDS) auprès des campagnes européennes, a déclaré de son coté :

Félicitations à tous les activistes, organisations et collectifs aux Pays-Bas qui ont surenchéri avec succès sur leurs premières campagnes BDS afin d’exclure une société de transport israélienne qui tire profit de la ségrégation appliquée dans les services de bus, routes et colonies israéliennes illégalement construites sur des terres palestiniennes volées.
Vous avez contribué à faire en sorte que le conseil régional de la Hollande-Septentrionale s’en tienne à ses obligations à l’égard des lois internationales en n’aidant ni encourageant les graves violations des droits palestiniens par Israël.
Egged Cooperative a également été accusée d’exposer ses conducteurs palestiniens au danger et de ne pas les protéger suffisamment des violences des extrémistes israéliens. En 2014, une centaine de chauffeurs de bus palestiniens d’Egged avaient démissionné, craignant des agressions de la part des colons israéliens et après qu’un chauffeur palestinien de la ligne de Jérusalem, Yusuf Hassan al-Ramouni avait été retrouvé mort, pendu, dans un bus d’Egged.

Egged Bus Systems était l’une des quatre sociétés ayant soumissionné en vue de ce très lucratif contrat de transport public aux Pays-Bas. La société qui a finalement décroché le contrat, Connexxion, une société hollandaise, fournira des bus et gérera le transport public en Hollande-Septentrionale à partir de juillet 2018 et ce, durant les dix années à venir.

Connexxion est elle-même une filiale de Veolia, un géant français qui a été complice de l’occupation israélienne jusqu’au moment où une vaste campagne BDS lui a coûté des soumissions dans le monde entier, pour une valeur estimée à plus de 20 milliards de dollars, ce qui l’a contrainte à abandonner le marché israélien. Veolia et Connexxion ont mis un terme à leur complicité dans les violations israéliennes des droits humains palestiniens, mais doivent toujours payer des dommages et intérêts aux communautés palestiniennes qu’elles ont lésées et les participants à la campagne exigent aujourd’hui encore qu’elles s’exécutent.


Publié 21 juin 2017 sur BDS Movement
Traduction : Pourlapalestine.be Jean-Marie Flémal

Le Comité national palestinien pour les BDS (BNC) est la plus grande coalition de la société civile palestinienne. Elle dirige et soutient le mouvement BDS mondial.

 




Le gouvernement britannique battu au tribunal par les militants BDS pour les droits fondamentaux des Palestiniens

 

22 juin 2017 / Campagne de Solidarité avec la Palestine (CSP-UK)

UK, War on Want (Guerre à la Pauvreté), Campagne Contre le Commerce des Armes, Quakers, Administration Locale des Régimes de Retraites, pensions, Hugh Lanning, Ben Jamal

Le tribunal a déclaré qu’il était illégal que le gouvernement restreigne les conseils municipaux dans l’exercice de leur liberté de conscience et dans le désinvestissement de leurs pensions des sociétés israéliennes complices de la violation des droits fondamentaux des Palestiniens.

 

* Le gouvernement britannique a agi illégalement en essayant d’empêcher les conseils municipaux de poursuivre le boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) contre l’État d’Israël via leurs régimes de retraites.

* Les militants pour la Palestine ont accueilli triomphalement le jugement présenté au mouvement BDS, qui déclare : « Ce jour est une victoire pour la Palestine, pour la démocratie locale et pour l’état de droit. »

* Le juge du tribunal administratif Sir Ross Cranston a accordé le 22 juin la révision judiciaire établissant que le gouvernement avait agi dans un but malhonnête.

La Campagne de Solidarité avec la Palestine a remporté aujourd’hui une victoire essentielle pour le mouvement pacifique Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre le gouvernement britannique. Guerre à la Pauvreté, Campagne Contre le Commerce des Armes et les Quakers ont défendu la contestation juridique avec des déclarations de témoins. CSP était représentée dans les débats par Bindmans LLP, Nigel Giffin QC et Zac Sammour.

Le gouvernement conservateur minoritaire en difficulté a subi un nouveau coup puisque certaines parties des investissements de sa Directive par l’Administration Locale des Régimes de Retraites (ALRR) ont été abolies comme illégales.

La Directive a été annoncée en septembre 2016 par le Département des Communautés et Administrations Locales, spécifiquement pour restreindre les campagnes de désinvestissement contre les entreprises israéliennes et internationales impliquées dans les violations du droit international par Israël, ainsi que pour protéger l’industrie de la défense britannique. Ceci s’est passé malgré une consultation publique qui indiquait que 98 % des consultés pensaient que c’était ce qu’il ne fallait pas faire. Les bénéficiaires de retraites auraient été obligés d’investir dans des sociétés complices d’atteintes aux droits de l’Homme, en contradiction avec leur conscience et leurs croyances.

Le tribunal administratif a déclaré aujourd’hui que le gouvernement avait agi dans un but malhonnête en cherchant à utiliser la législation sur les retraites pour poursuivre sa propre politique étrangère et de défense. En conséquence, les parties concernées de la Directive étaient tenues pour illégales et cessaient de restreindre ALRR dans ses décisions sur les pensions.

En 2005, la société civile palestinienne a appelé à une campagne de boycott, de désinvestissement et de mesures de sanctions jusqu’à ce qu’Israël se conforme à ses obligations selon le droit international. Elle a pris modèle sur le boycott anti-apartheid sud-africain réussi dans les années 1980. Divers conseils locaux ont répondu à l’appel palestinien en votant des motions pour boycotter les produits issus des colonies illégales israéliennes. Les militants ont demandé aux conseils d’envisager de se désinvestir des sociétés complices des violations des droits de l’Homme en Cisjordanie occupée, telles que Hewlett Packard (HP).

Hugh Lanning, président de la CSP, a dit :

Ce jour est une victoire pour la Palestine, pour la démocratie locale et pour l’état de droit. Absolument tout le monde a le droit de protester pacifiquement contre les violations des droits fondamentaux des Palestiniens par Israël. Ce jugement maintient le droit des conseils municipaux et de leurs fonds de pension d’investir éthiquement sans que le gouvernement du moment intervienne politiquement.

Ben Jamal, directeur de la CSP, a dit :

Notre récent sondage YouGov montre que 43 % du public pense que BDS est raisonnable. Nous ne pouvions pas être plus heureux que ce droit ait été maintenu par le tribunal le mois même où l’occupation illégale de la Palestine atteint ses cinquante ans. CSP poursuivra sa campagne pour la justice pour le peuple palestinien avec une vigueur renouvelée.

Jamie Potter, partenaire dans l’équipe de Droit Public et des Droits de l’Homme de Bindmans LLP, a dit :

Ce résultat est un rappel au gouvernement qu’il ne peut interférer malhonnêtement dans l’exercice de la liberté de conscience et protester dans le but de poursuivre son propre calendrier.

Note aux rédactions :

* Le Département des Communautés et Administrations Locales a émis en septembre 2016 une directive ALRR qui déclarait que ‘le désinvestissement et les sanctions contre les industries de défense britanniques et des nations étrangères sont inappropriées, sauf lorsque des sanctions juridiques officielles, des embargos et des restrictions ont été mises en place par le gouvernement’.

* Cette directive a été décidée malgré une consultation publique sur ce sujet d’où il résultait que 98 % des consultés étaient vigoureusement contre ces projets.

*La Campagne de Solidarité avec la Palestine a demandé en décembre 2016 une révision judiciaire des nouvelles mesures du gouvernement pour ALRR.

*Le nouveau sondage YouGov à propos du regard des Britanniques sur la Palestine montre que 43 % du public considère le mouvement BDS comme raisonnable.

Source: bdsmovement

Traduction : J. Ch. pour BDS France




De grandes universités chiliennes se tournent vers l’appel BDS, annulent des évènements parrainés par l’ambassade israélienne

Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) – 8 juin 2017

Deux universités chiliennes annulent des évènements parrainés par l’ambassade israélienne où l’un des orateurs est un dirigeant des fouilles archéologiques illégales en Cisjordanie palestinienne.

Les étudiants de l’université du Chili demandent à ce qu’il soit mis fin aux relations avec les institutions académiques israéliennes.

Les campagnes BDS menées par les étudiants ont amené deux grandes universités chiliennes à annuler des évènements coparrainés par l’ambassade israélienne et où l’un des orateurs était Joe Uziel, directeur de l’Autorité des antiquités d’Israël (IAA). Lundi, le Département d’anthropologie de l’Université Alberto Hurtado a annoncé l’annulation de l’évènement, et hier, la Faculté des sciences sociales de l’Université du Chili a fait de même.

BDS Chili a mis l’accent sur les raisons qui ont motivé la campagne d’annulation de l’évènement :

 « Les universités ne peuvent être des complices passifs de graves violations des droits de l’homme. L’État d’Israël maintient une occupation, une colonisation et un régime d’apartheid illégaux contre le peuple palestinien, et l’ambassade israélienne, au Chili, est le représentant de ce régime. En outre, l’Autorité des antiquités d’Israël est une entité gouvernementale qui est basée illégalement à Jérusalem-Est occupée, et qui réalise des excavations illégales en Cisjordanie palestinienne occupée. Certaines de ces excavations illégales sont dirigées par un orateur invité, Joe Uziel. »

La confiscation et le vol du patrimoine culturel palestinien font parties des tentatives d’Israël visant à effacer la mémoire et l’identité culturelle palestiniennes. Depuis 1967, l’IAA est profondément impliquée dans les crimes culturels et de graves violations du droit international, tels que la suppression et le pillage de centaines de milliers d’objets précieux du Territoire palestinien occupé (TPO), notamment de Jérusalem-Est. Craignant les campagnes BDS, Israël a tenté de d’empêcher que les informations concernant ses travaux archéologiques sur le TPO soient rendues publiques et de camoufler ses violations en promouvant  à l’étranger de tels évènements.

Sharaf Qutaifan, de la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) a déclaré :

 « À travers l’Autorité des antiquités d’Israël, Israël tente d’enterrer l’histoire de la population autochtone de la Palestine, laquelle a toujours été le foyer de groupes de cultures et de religions diverses. Il s’agit d’une extension de la politique d’Israël pour l’expulsion et le vol culturel, une politique qu’il a mis en pratique contre les Palestiniens depuis sa création. Israël détient un bilan inquiétant de pillages des terres et des biens, des trésors culturels et même des livres et œuvres d’art palestiniens, pillages qui se poursuivent encore aujourd’hui.

« Nous saluons les étudiants chiliens pour avoir fait pression sur le Département d’anthropologie de l’Université Alberto Hurtado et la Faculté des sciences sociales de l’Université du Chili pour qu’ils prennent des positions de principe. Les institutions académiques ne devraient pas prêter leur réputation au déni d’Israël des droits des Palestiniens. Nous espérons voir toute les universités chiliennes totalement libérées de l’apartheid israélien. »

BDS Chili a fêté la victoire :

« Nous nous réjouissons des décisions de l’Université Alberto Hurtado et de l’Université du Chili. Le peuple palestinien attend des actes de principe de solidarité en soutien de leurs droits humains et du respect du droit international. Ces annulations démontrent la détermination des étudiants chiliens à dénoncer l’oppression israélienne et à œuvrer pour l’interruption des relations de nos universités avec les institutions complices de l’apartheid israélien. »

Cette nouvelle information est un pas de plus dans le boycott académique grandissant d’Israël au Chili. L’an dernier, les étudiants de la Faculté de droit à l’Université du Chili ont massivement voté pour le soutien au BDS, comme l’avaient fait plus de 90 % des étudiants en sciences sociales. À l’Université catholique du Chili, le conseil des étudiants a également voté une résolution BDS à une large majorité.

Les annulations sont aussi un autre coup porté à l’Autorité des antiquités d’Israël. Fin 2016, le 8e Congrès archéologique mondial a publié une résolution condamnant les excavations d’Israël dans le Territoire palestinien occupé, et appelé les éditeurs académiques internationaux à refuser de publier les travaux liés aux recherches archéologiques dans ces régions.

La Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) a été lancée en 2004 pour contribuer à la lutte pour la liberté, la justice et l’égalité des Palestiniens. PACBI recommande le boycott des institutions académiques et culturelles israéliennes étant donné leur complicité profonde et persistante dans le déni d’Israël des droits des Palestiniens, tels que stipulés dans la législation international.

Visitez PACBI sur : https://bdsmovement.net/pacbi et suivez-nous sur Twitter @PACBI

 

Source: PACBI

Traduction : JPP pour BDS FRANCE

 

 

 




Une vague de boycotts frappe le festival israélien de films LGBT

Une vague de boycotts frappe le festival israélien de films LGBT, de la part d’artistes internationaux qui répondent à l’appel au boycott culturel demandé par les palestiniens

Des artistes refusent que leur art couvre les violations graves par Israël des droits des êtres humains

29 mai 2017  –  Au moins cinq des douze intervenants étrangers prévus au Festival international de films LGBT de Tel Aviv du 1er au 10 juin se sont retirés, d’après les informations reçues, après que des militants palestiniens queer et leurs soutiens du mouvement BDS ont appelé au boycott de cet événement de propagande « pinkwahsing » qui fournit une couverture progressiste aux violations graves perpétrées par Israël contre les droits humains des Palestiniens.

Par respect pour l’appel palestinien au boycott culturel, John Trengove, le réalisateur sud-africain lauréat de prix s’est retiré de la soirée d’ouverture du TLVFest. Dans une lettre aux organisateurs, Trengove a écrit :

« Avec la douleur de la lutte contre l’apartheid encore fraîche dans notre conscience collective, le problème est, comme vous pouvez l’imaginer, très sensible pour beaucoup de Sud-Africains…. Sachant ce que je sais, il me semble impératif de retirer ma participation… Il est impossible de passer par-dessus le fait que le festival (et ma participation) pourrait servir à faire diversion par rapport aux violations des droits des êtres humains commises par l’État d’Israël 

Trengove a ensuite ajouté :

Un boycott rigoureux contre TOUTES les initiatives du gouvernement (israélien) est nécessaire…En tant que Sud-Africain, j’ai une expérience de première main de la façon dont les boycotts ont aidé à amener une transformation démocratique et donc j’ai décidé d’ajouter mon nom et ma voix à l’initiative du boycott d’Israël.

Trengove a été suivi par la lauréate de l’Emmy Award des USA, Catherine Grund qui est productrice, réalisatrice, scénarise et organisatrice, par sa co réalisatrice Daresha Kyi et par toute l’équipe de Aubin Pictures qui a produit le documentaire Chavela sur la chanteuse mexicaine renommée Chavela Vargas. Ils ont tous déclaré leur soutien à l’appel au boycott. L’actrice canadienne Fawzia Mirza a aussi annulé sa participation par respect pour l’appel.

Selon les media, la réalisatrice allemande Hélène Hegemann, l’actrice suisse Jasna Fritzi Bauer et Nadia Abraham, une Palestinienne vivant au Danemark dont la participation au jury du festival et à un panel était prévue, ont également annulé. Le résultat est que la totalité de la programmation du panel Les Femmes dans le Cinéma a été retirée du site du festival.

Dans une lettre aux organisateurs du festival, Catherine Gund et Dareshka Kyi ont écrit :

Le TLVF est soutenu par des entités gouvernementales israéliennes qui sont profondément complices de violations du droit international que sont la guerre en cours, la répression des Palestiniens et l’occupation des terres palestiniennes… Des événements culturels tel ce festival visent à couvrir ces violations… au niveau personnel et politique, nous ne pouvons soutenir cela. Nos films, qui mettent en avant une vision de paix et de liberté, ne devraient pas figurer dans un événement culturel financé par le gouvernement israélien. Nous sommes solidaires du boycott.

La lettre se concluait par ce qui suit :

Nous, de Aubin Pictures, producteurs de Chavela, prendrons toutes les mesures que nous pourrons en soutien au boycott. Aucun des réalisateurs et aucun des autres représentants du film ne seront présents à ce festival. Nous ne ferons aucune communication dans la presse qui mette en valeur ce festival. Et nous nous engageons à travailler avec des queers palestiniens et leurs alliés dans le mouvement BDS tandis que nous continuons la diffusion de Chavela dans le monde d’une manière sure, respectueuse et en soutien au boycott culturel palestinien dans un effort pour soutenir partout les droits humains des Palestiniens.

Haneen Maikey, réalisateur de Al-Qaws pour la Diversité Sexuelle et de Genre dans la Société Palestinienne, a fait le commentaire suivant :

En tant que militants queers palestiniens, nous accueillons chaleureusement le soutien d’artistes qui ont des principes tels John Trengove, Catherine Gund et Daresha Kyi, qui ont refusé de laisser leur art couvrir les graves violations israéliennes de « pinkwashing » envers les droits humains des Palestiniens. Ils ont rejeté l’usage cynique par le gouvernement israélien de la culture LGBTQI et d’événements pour feindre une unité brisée aux dépends d’autres ; ils affirment au contraire leur engagement pour un monde plus libre et plus juste pour tous.

Un porte-parole de la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI) a dit :

Nous félicitons ces cinéastes pour avoir entendu notre appel à ne pas briser le piquet de grève et à soutenir notre lutte non violente pour la liberté, la justice et l’égalité. Leurs déclarations témoignent d’une approche nuancée et d’une grande attention aux appels des opprimés.

Leur soutien éthique au boycott culturel non-violent d’Israël pour que les Palestiniens jouissent de leurs droits humains révèle le caractère orwellien dans la façon qu’a Yaïr Hochner, le directeur du festival, de présenter les actions de boycott du BDS comme de la « violence » alors que le festival tente de déguiser des décennies de violence israélienne, de nettoyage ethnique et d’occupation militaire par le pinkwashing.

PACBI a ajouté :

Le mouvement BDS croit fermement que l’art a le pouvoir d’amener le changement et que les artistes ont la responsabilité morale de ne pas permettre que leur art perpétue ou couvre l’oppression.

L’art sponsorisé par des institutions gouvernementales complices de crimes contre les opprimés, perd ce pouvoir et n’est alors rien de plus qu’un outil de blanchiment ou de pinkwashing (rosissement) des violations des droits des êtres humains. Tout comme des artistes refusaient de se produire à Sun City à l’époque de l’apartheid sud-africain, de plus en plus d’artistes refusent à Israël l’opportunité d’utiliser leur art pour cacher son régime d’occupation de plusieurs décennies, son colonialisme de peuplement et l’apartheid contre le peuple palestinien.

 

La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI) a été lancée en 2004 pour contribuer à la lutte pour la liberté, la justice et l’égalité pour les Palestiniens. PACBI défend le boycott des institutions académiques et culturelles israéliennes, étant donné leur complicité profonde et persistante au déni par Israël des droits des Palestiniens tels qu’inscrits dans le droit international.

Voyez le site de PACBI https://bdsmovement.net/pacbi

et suivez-nous sur Twitter @PACBI

Source: bdsmovement

Traduction: SF pour BDS France

 




Un cinéaste sud-africain primé annule sa participation au Festival israélien de films LGBT

26 mai 2017

Campagne Palestinienne pour le boycott académique et culturel (PACBI) d’Afrique du Sud

Le cinéaste sud-africain John Trengove se retire du Festival International de films LGBT de Tel Aviv.

Le texte de l’encart est traduit plus bas.

 

26 mai 2017 — Hier, John Trengove, un cinéaste sud-africain primé, a annulé sa participation au Festival International de films LGBT de Tel Aviv (TLVFest).

Son film, The Wound (La Blessure), est programmé pour la soirée d’ouverture du festival le 1er juin.

Dans sa lettre (reproduite ci-dessous) adressée aux organisateurs du festival les informant de l’annulation de sa participation, Trengove a dit :

« Si j’imagine bien que les organisateurs du festival TLV sont bien intentionnés et progressistes, il m’est cependant impossible de passer par-dessus le fait que le festival (et ma participation) pourraient servir à faire diversion par rapport aux violations des droits des êtres humains commises par l’État d’Israël ».

Il a ajouté :

« Avec la douleur de la lutte contre l’apartheid encore fraîche dans notre conscience collective, le problème est, comme vous pouvez l’imaginer, très sensible pour beaucoup de Sud-Africains…. Sachant ce que je sais, il me semble impératif de retirer ma participation ».

Dans sa lettre, Trengove reconnaît qu’il ne peut pas retirer son film de la projection en Israël parce qu’il est déjà vendu à un distributeur pour être projeté.

Il a dit :

« J’accepte le fait que cette situation est hors de mon pouvoir, même si mon souhait serait que le film ne soit pas projeté en Israël tant que les conditions actuelles persistent ».

Des militants palestiniens queer et la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI) ont chaleureusement accueilli la décision de Trengove de respecter le piquet de grève  et d’annuler sa participation au festival de cinéma.

Hind Awwad du PACBI a dit :

La société civile palestinienne remercie chaleureusement John Trengove  pour sa solidarité de principe et sa décision de respecter notre piquet de grève en annulant sa participation au TLVFest. Nous espérons que des artistes internationaux le suivent et annulent leur participation, privant ainsi le gouvernement israélien d’une opportunité d’utiliser leur nom pour couvrir et déguiser ses crimes sous la promotion des LGBT (pink wash).

Des militants queer palestiniens et leurs soutiens ont appelé les cinéastes internationaux à annuler leur participation au TLVFest sponsorisé par le gouvernement israélien. Leur appel fait partie d’une campagne plus large exhortant les cinéastes, artistes et entreprises LGBTQI à boycotter la Tel Aviv Pride, que les militants queer palestiniens décrivent comme un exercice de pink washing destiné à brouiller le fait que « sous l’arc en ciel, Israël cache 69 ans d’occupation, de colonialisme et d’apartheid ».

 

Lettre de John Trengove à Yaïr Hochner, directeur du TLVFest :

Cher Yaïr,

C’est avec un regret sincère que je dois vous informer que je ne participerai pas au TLVFest la semaine prochaine. Au cours des derniers jours, j’ai été contacté par des organisations militantes et par des membres du milieu du cinéma sud-africain, me pressant de respecter le boycott culturel contre Israël et particulièrement le TLVFest. Avec la douleur de la lutte contre l’apartheid encore fraîche dans notre conscience collective, le problème est, comme vous pouvez l’imaginer, très sensible pour beaucoup de Sud-Africains.

La question  du pink washing m’a aussi été mise en évidence. Si j’imagine bien que les organisateurs du festival TLV sont bien intentionnés et progressistes, il m’est cependant impossible de passer par-dessus le fait que le festival (et ma participation) pourraient servir à faire diversion par rapport aux violations des droits des êtres humains commises par l’État d’Israël

Je comprends que ma décision est bien tardive et j’en suis sincèrement désolé. Ma naïveté et mon désir que mon film et les problèmes humains qu’il soulève soient vus aussi loin et aussi largement que possible m’ont conduit à accepter votre invitation, voici plusieurs semaines. Malheureusement, sachant ce que je sais, il me semble impératif de retirer ma participation.

Je comprends aussi que le film est vendu, non seulement pour une projection mais aussi pour une distribution en Israël. J’accepte donc que la situation soit hors de mon pouvoir, même si mon souhait serait que le film ne soit pas montré en Israël tant que les conditions actuelles persistent.

J’espère que vous accepterez ma décision, dans l’esprit dans lequel elle est conçue, qui n’est pas une attaque personnelle contre vous ou votre équipe, mais qui est motivée par ce que des convictions personnelles et politiques profondes réclament de moi.

Sincèrement

John Trengove

 

La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI) a été lancée en 2004 pour contribuer à la lutte pour la liberté, la justice et l’égalité pour les Palestiniens. PACBI défend le boycott des institutions académiques et culturelles israéliennes, pour leur complicité profonde et persistante avec le déni israélien des droits des Palestiniens tels que stipulés dans le droit international.

 

PACBI https://bdsmovement.net/pacbi 

Twitter @PACBI

Source: PACBI

Traduction SF pour BDS France




La plus grande fédération de syndicats de Norvège souscrit au boycott total d’Israël pour faire progresser les droits fondamentaux des Palestiniens

 

Communiqué de presse du 12 mai 2017

 

12 mai 2017 – Aujourd’hui, la Confédération norvégienne des Syndicats (LO), qui représente près d’un million de travailleurs, a souscrit au boycott total d’Israël pour permettre aux Palestiniens d’acquérir leurs droits fondamentaux conformément au droit international. LO est la plus grande et la plus influente des organisations qui chapeautent les unions syndicales de Norvège.

Commentant cette victoire significative de BDS en Norvège, Riya Hassan, coordinatrice des Campagnes Européennes avec le Comité National palestinien de BDS, a dit :

Le Comité National palestinien de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BNC) salue la Confédération norvégienne des Syndicats (LO) pour avoir souscrit à un « un boycott international » total « économique, culturel et académique d’Israël » comme à une voie indispensable pour que les Palestiniens obtiennent leurs droits fondamentaux, y compris le droit au retour pour les réfugiés et l’égalité des droits pour les Palestiniens citoyens d’Israël.

En prenant courageusement en compte l’appel palestinien au BDS, lancé en 2005 par une majorité absolue de la société civile palestinienne, LO rejoint quelques unes des fédérations de syndicats les plus importantes au monde, dont la COSATU d’Afrique du Sud, la CUT du Brésil, la CSN du Québec et l’ICTU irlandaise, en appelant à une pression significative de BDS sur les entreprises et les institutions qui ont permis des décennies d’occupation, de colonisation de peuplement et d’apartheid par Israël.

Le BNC espère trouver une coordination étroite avec les partenaires norvégiens à l’intérieur de LO, en particulier Fargobundet, pour traduire cette nouvelle politique en mesures effectives de responsabilité aux niveaux académique, culturel et économique qui permettent de faire observer les droits de l’Homme et le droit international. Nous demandons aussi à LO de faire pression sur le gouvernement norvégien pour qu’il mette fin à tous ses engagements militaires avec le régime d’oppression israélien et qu’il désinvestisse ses fonds souverains de toutes les sociétés qui sont complices de l’occupation israélienne et de son entreprise illégale de colonisation.

Le Comité National palestinien de BDS (BNC) est la plus large coalition de la société civile palestinienne. Il dirige et soutient le mouvement mondial de Boycott, Désinvestissement et Sanctions.

Allez voir www.bdsmovement.net et suivez le sur @BDSmovement

Source: bdsmovement

Traduction : J. Ch. pour BDS France

 




Barcelone: un pas de plus vers une « Zone libre d’apartheid » !

Historique!

Transmis par BDS Catalunya

Barcelone, 19 avril 2017

LE CONSEIL MUNICIPAL DE BARCELONE  a voté aujourd’hui en session plénière une déclaration officielle qui favorise l’inclusion dans les contrats signés notamment avec des entreprises liées à l’occupation israélienne en Palestine, de clauses assurant le respect des droits des êtres humains.

« La reconnaissance par la municipalité de Barcelone du droit à défendre les droits des Palestiniens par des actions non violentes de BDS n’est pas simplement le triomphe de la liberté d’expression et des droits démocratiques. C’est aussi un signe clair de la reconnaissance largement partagée de BDS comme mouvement inclusif, entraînant et antiraciste, enraciné dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme dans le respect du principe fondamental selon lequel les Palestiniens ont droit aux mêmes droits que le reste de l’humanité » (Rafif Ziadah au nom du BNC).

Barcelone a fait un grand pas en devenant la première ville libre de l’apartheid. Avec le soutien des groupes Barcelone en Commun, Parti Socialiste de Catalogne, Candidature d’Unité Populaire et Gauche Républicaine de Catalogne, le Conseil Municipal de Barcelone a voté aujourd’hui, en session plénière, une déclaration officielle qui favorise l’inclusion dans les contrats signés notamment avec des entreprises liées à l’occupation israélienne en Palestine, de clauses assurant le respect des droits des êtres humains. La déclaration exhorte aussi le gouvernement de Catalogne à créer un centre d’étude et d’évaluation de l’impact des entreprises catalanes investissant à l’étranger. La déclaration reconnaît la légitimité des campagnes non violentes et des initiatives lancées par la société civile palestinienne et internationale pour défendre les droits des êtres humains et le droit humanitaire international en Palestine. Par ce vote, le Conseil Municipal de Barcelone met fin à la complicité de Barcelone avec les violations systématiques flagrantes des droits des êtres humains par l’occupation coloniale et expansionniste de l’État d’Israël dans les territoires palestiniens occupés et il reconnaît le droit au BDS. Cette décision survient à un moment d’agression croissante contre le peuple palestinien et contre le mouvement international non violent BDS, en toute impunité. Une preuve supplémentaire de cette impunité réside dans le rapport de la Commission Économique et Sociale de l’ONU pour l’Asie Occidentale (ESCWA) qui dénonce le système d’apartheid imposé par Israël à la population palestinienne et qui, sur cette base, appelle à soutenir le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions, comme cela fut fait contre l’apartheid d’Afrique du Sud. Suite à la publication du rapport, Rima Jalaf, la directrice de l’ESCWA, a démissionné sous la pression interne visant au retrait du  rapport. Dans ce contexte, la campagne de diffamation et de criminalisation du mouvement non-violent BDS n’est pas une coïncidence, comme le montre le harcèlement contre Omar Barghouti, le militant de défense des droits des êtres humains, qui a été récemment arrêté et interrogé pendant plusieurs heures par les autorités israéliennes.

Rafif Ziadah, membre du secrétariat international du Comité National Palestinien de BDS déclare : « Nous saluons la Municipalité de Barcelone et nous accueillons chaleureusement cette avancée significative dans le mouvement  BDS à direction palestinienne, qui défend l’égalité, la justice et l’égalité pour les Palestiniens. Après 50 ans d’occupation militaire israélienne de Gaza et de la Cisjordanie, y compris de Jérusalem Est, et des décennies de son régime d’apartheid et de colonialisme de peuplement, les gens de conscience dans le monde rejoignent le mouvement BDS qui se développe fortement, en soutien aux droits du peuple palestinien tels que prescrits par l’ONU. La reconnaissance, par la municipalité de Barcelone, du droit de défendre les droits des Palestiniens par les actions non violentes de BDS, n’est pas simplement le triomphe de la liberté d’expression et des droits démocratiques. C’est aussi un signe clair de la reconnaissance largement partagée de BDS comme mouvement inclusif, entraînant et antiraciste, enraciné dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme dans le respect du principe fondamental selon lequel les Palestiniens ont droit aux mêmes droits que le reste de l’humanité ».

Nous célébrons cette victoire parce que nous croyons que c’est une grande avancée dans la prise de conscience du rôle des collectivités locales dans la défense des droits des êtres humains et dans la possibilité de briser la complicité inhérente au soutien de l’apartheid et de l’occupation de la Palestine. Cette résolution vaut reconnaissance institutionnelle des revendications de la société civile pour qu’il soit mis fin à la complicité des violations du droit international par une lutte non violente telle que la pratique le mouvement BDS.

Nous espérons que cette résolution puisse créer un précédent à Barcelone, de manière à ce que la ville devienne une Zone Libre de l’Apartheid Israélien, comme 70 autres collectivités en Espagne le sont déjà et qu’elle devienne un leader dans la défense de la liberté et de la dignité humaine des peuples.

Communauté Palestine

BDS Catalogne

Assez Complicité avec Israël

RESCOP

 

Source: BDS Catalunya

Traduction SF pour BDS France




Sous les pressions de BDS, Princess Nokia annule son spectacle lors d’un festival de musique en Israël

Le 26 mars, le Kalamazoo Festival israélien a annoncé que Destiny Frasqueri, connue également sous le surnom de Princess Nokia, avait annulé son spectacle prévu au Haoman 17, une boîte de nuit de Tel-Aviv.

« Sous des pressions extrêmes [du mouvement BDS], Destiny a décidé d’annuler sa venue en Israël. Ces dernières semaines, nous avons concentré nos efforts pour essayer de lui faire changer d’avis… mais sans guère de succès », dit une déclaration des responsables du festival.

Ces mêmes responsables ont également révélé que la totalité de l’événement serait par conséquent annulé et que tous les tickets seraient remboursés. Huit autres musiciens au moins étaient prévus pour jouer en même temps que Frasqueri au Kalamazoo.

En mars, sur Facebook, Boycott from Within (Boycott de l’intérieur), un groupe de citoyens israéliens partisans du mouvement BDS dirigé par les Palestiniens, a adressé ce message à Frasqueri :

« Vous êtes une artiste engagée dans le soulèvement et l’autonomisation des femmes, des gens de couleur, des LGBTQ et votre travail est particulièrement inspirant pour l’effort de démantèlement de la suprématie blanche et de la misogynie. Rappelez-vous, s’il vous plaît, que parmi ces personnes, il y a également des Palestiniens qui meurent sous l’apartheid israélien et qui vous demandent d’être solidaire avec eux et de boycotter Israël. De grâce, annulez votre spectacle. »

Le groupe a également répondu à la nouvelle de l’annulation :

« Nous aimerions vous remercier d’avoir adopté une position morale et refusé de participer à l’apartheid et à la discrimination à l’égard de la population autochtone en ne jouant pas en Israël… Nous espérons voir davantage d’artistes conscients comme vous prendre des positions de principe contre l’oppression et les injustices et suivre vos traces. »

Le mouvement BDS est un mouvement non violent mondial de justice sociale qui préconise des mesures de boycott, de désinvestissement et de sanctions contre Israël et les sociétés qui font des affaires avec ce pays tant que ce dernier ne se soumettra pas au droit international et ne respectera pas les droits humains des Palestiniens.

Une facette importante du mouvement BDS réside dans l’appel qu’il a adressé aux « organisations et travailleurs culturels mondiaux à boycotter et/ou à œuvrer pour l’annulation d’événements, acivités, accords ou projets impliquant Israël, ses groupes de pression ou ses institutions culturelles. » L’approche vise à défier la façon dont Israël utilise la culture comme une forme de propagande pour blanchir ou justifier l’occupation.

Source: alternativenews.org

Traduction: J-M F pour Plate-forme CharleroiPalestine




Procès BDS: NOUVELLE VICTOIRE DE LA CAMPAGNE!

Le Tribunal de Metz a rendu le jeudi 23 février son verdict concernant le procès intenté par l’entreprise israélienne de médicaments TEVA contre Richard Srogosz, président du Collectif BDS 57, poursuivi pour avoir adressé le 12 février 2015 une lettre à des pharmaciens les informant de la campagne de boycott de cette entreprise et les invitant à échanger sur cette question.

Les juges ont décidé la prescription de cette affaire : l’entreprise TEVA a donc perdu !
De plus Avocats sans frontières et France Israël, qui s’étaient constituées partie civiles après le report de la première audience, sont déboutées. Ce verdict est le juste aboutissement de la mobilisation des nombreux défenseurs du droit international qui ont soutenu  Richard Srogosz par leurs rassemblements lors de ses deux comparutions au tribunal de Metz, par leurs dons et/ou par leurs messages publics de soutien.

C’est une nouvelle victoire de la Campagne BDS, dont l’audience continue de progresser face à la poursuite permanente de la politique coloniale et d’apartheid d’Israël contre le peuple palestinien.

Nous ne lâchons rien !

Paris, le 24 février 2017,

La Campagne BDS France




Les Palestiniens remercient Natalie Imbruglia d’avoir refusé de divertir l’apartheid israélien

14 février 2017 / par PACBI / Royaume Uni, Australie

Des artistes, des organisations culturelles et des défenseurs des droits de l’Homme palestiniens saluent l’annulation par la chanteuse anglo-australienne Natalie Imbruglia de son concert du mois de mars à Tel Aviv.

Communiqué de PACBI

Palestine, 13 février 2017

Des artistes, des organisations culturelles et des défenseurs des droits de l’Homme palestiniens ont salué l’annulation par la chanteuse anglo-australienne Natalie Imbruglia de son concert du mois de mars à Tel Aviv et l’ont remerciée d’avoir décidé d’être « du bon côté de l’histoire, du côté des opprimés ».

 Une porte-parole de la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI), qui fait partie de la direction du mouvement BDS palestinien, a dit :

 « Tout comme des artistes ont refusé de divertir l’apartheid sud-africain, Natalie Imbruglia se retient de prêter  son nom pour camoufler le régime israélien d’occupation, de colonialisme de peuplement et d’apartheid. »

 Presque en même temps que l’annulation d’Imbruglia, quatre joueurs de l’Association Nationale de Football (NFL) des USA ont décidé de ne pas participer à une visite de propagande sponsorisée par Israël après avoir reçu des appels de la part de militants palestiniens, américains et autres et d’icônes culturelles du calibre de Danny Glover, Angela Davis et Alice Walker.

 Au mépris de la récente résolution 2334 du Conseil de Sécurité de l’ONU, qui rappelle que toutes les colonies israéliennes sont en « violation flagrante » du droit international, Israël a intensifié la construction de ses colonies et voté une loi qui légitimerait rétroactivement sa confiscation de terres privées palestiniennes.

 Israël a également intensifié ses déplacements de communautés palestiniennes dans le Naqab (Negev), à Jérusalem et dans la Vallée du Jourdain, s’attirant des condamnations dans le monde entier. Les militants des droits de l’Homme accusent souvent Israël de « faire de Gaza une prison à ciel ouvert », détenant injustement des enfants palestiniens qui sont confrontés à la torture et aux mauvais traitements par les forces israéliennes, et d’utiliser la répression contre les artistes palestiniens.

 « La montée de l’extrême droite aux Etats Unis et dans certains pays d’Europe, spécialement Trump et son équipe raciste, islamophobe et xénophobe, a encouragé Israël à accélérer sa politique de colonisation continue et d’apartheid. »

 Elle a ajouté :

 « Dans ces circonstances, s’abstenir de se produire à Tel Aviv devient une obligation éthique, au risque sinon de devenir complice de très graves violations des droits de l’Homme. Nous appelons tous les artistes et universitaires à ne pas devenir des supplétifs des efforts que fait Israël pour se donner une nouvelle image de marque. »

 Quand il a lancé en 2005 la campagne de propagande de la Marque Israël, un membre du ministère des Affaires Etrangères d’Israël, Nissim Ben-Sheetrit, a dit : « Nous enverrons des romanciers et des écrivains réputés au-delà des mers, des compagnies théâtrales, des expositions. C’est ainsi qu’on montre un plus agréable visage d’Israël et qu’on ne nous perçoit pas uniquement dans le contexte de la guerre. »

 Dans le cadre de cette campagne, Israël a financé, entre autres, des visites d’artistes, d’universitaires, de groupes musicaux pour aider à projeter une image de modernité et de normalité.

Natalie Imbruglia a soutenu divers efforts pour défendre la justice, depuis les droits des femmes avec la Fondation de la Communauté des rivières du Nord jusqu’à Oxfam.

 Le mouvement non-violent BDS a enregistré dernièrement un nombre de résultats impressionnants dans les sphères universitaire, culturelle et économique. Des personnages mondialement réputés ont joué un rôle clé dans le déploiement des messages du mouvement sur les droits de l’Homme.

 Desmond Tutu, l’un des premiers personnages de premier plan à approuver BDS, a écrit un jour dans le cadre d’une campagne liée à BDS :

 « En tant que Sud-Africains, nous reconnaissons le racisme institutionnalisé quand nous le voyons. Nous avons fait l’expérience des effets corrosifs de la ségrégation… Il est scandaleux de rester silencieux, ou neutre, face à l’injustice. La neutralité maintient le statu quo et aggrave l’injustice. »

 La porte-parole de PACBI conclue :

 Malgré le contrecoup que peuvent subir les artistes pour s’être opposés à l’oppression par leur boycott, nous espérons que Natalie Imbruglia rejoindra le flot de ceux qui se dressent pour la justice, tels Roger Waters, Brian Eno,Gill Scott Heron, Elvis Costello et autres qui ont annulé leurs représentations en Israël. Cela contribuerait de manière significative à notre lutte non-violente pour la liberté, la justice et l’égalité. »

 Source : PACBI

 Traduction : J. Ch. pour BDS France

 

 




Des joueurs de la NFL (Ligue nationale de football américain) se retirent de la tournée de propagande en Israël

Tout de suite après avoir contribué à la victoire de son équipe dans le Super Bowl, dimanche dernier, Martellus Bennett, des New England Patriots, a été interrogé sur ce qu’il pensait de la visite au Mexique prévue d’ici peu afin de représenter la Ligue nationale de football américain ((NFL).

 

« Détruisez le mur ! Détruisez le mur .Voilà ce que je pense de cette visite au Mexique ! », s’est-il écrié.

Bennett était alors le premier d’une série de joueurs des Patriots qui ont confirmé qu’ils ne rendraient pas visite au président Donald Trump à la Maison-Blanche.

Une tournée de propagande (hasbara)

Mais The Forward rapportait que Bennett participerait à un autre voyage. En compagnie de 11 autres joueurs de la NFL, « après la victoire historique de son équipe, il se rendrait en Israël pour une tournée de  »hasbara », c’est-à-dire une tournée de relations publiques organisée par Israël pour les joueurs de football américain ».

Le titre citait même ce qu’avait déclaré Bennett en ce sens : « J’irai en Israël. »

Les Palestiniens vivant dans un système que Human Rights Watch a qualifié de « séparé et inégal », se demanderaient certainement comment Bennett pourrait s’opposer aux plans de Trump d’étendre encore le mur à la frontière entre les États-Unis et le Mexique, tout en restant indifférent à l’impact du mur bâti par Israël sur la terre palestinienne occupée. Trump a explicitement encensé la construction du mur israélien en en faisant son modèle.

Mais, au cours d’une semaine de revirements soudains, Dave Zirin écrivait dans The Nation que, malgré les informations médiatiques disant que Bennett se rendrait en Israël, le joueur avait « confirmé que ce n’était pas le cas ».

Zirin faisait remarquer que d’autres joueurs cités dans un article du Times of Israel concernant la visite prévue « avaient remis leur participation en question ».

Vendredi soir, trois des joueurs cités comme participants potentiels – Martellus Bennett, son frère Michael Bennett des Seahawks de Seattle et Kenny Stills des Dolphins de Miami avaient refusé le voyage.

Des joueurs se désistent.

Dans une lettre ouverte publiée jeudi après-midi par The Nation, des activistes, des écrivains et des athlètes, dont Angela Davis, Alice Walker, John Carlos et Craig Hodges, ont invité les joueurs de la NFL à reconsidérer leur participation au voyage. Plus tard, Harry Belafonte et Danny Glover ont également signé la lettre.

Ils ont félicité les athlètes d’utiliser leur renommée « pour mettre en lumière et soutenir les diverses luttes, y compris celle de Black Lives Matter », et ont également félicité toutes les personnes qui avaient annoncé qu’elles ne se rendraient pas à la Maison-Blanche.

Ils ont insisté pour que les joueurs ne permettent pas qu’on les utilise comme des éléments d’une campagne de propagande « visant à aider le gouvernement israélien à normaliser et blanchir sa négation permanente des droits palestiniens ».

Le même jour, le joueur de la NFL et militant des droits Michael Bennett a tweeté qu’il n’irait pas en Israël.

Dans une déclaration ultérieure publiée vendredi soir sur Tweeter et Instagram, Michael Bennett a déclaré qu’il « ne serait pas utilisé » par le gouvernement israélien. Et de rappeler que feu Muhammad Ali, l’un de ses héros, « avait toujours soutenu fermement le peuple palestinien ».

« Je veux être une ‘voix des sans-voix’ », a ajouté Bennett, « et je ne puis le faire en participant à ce genre de voyage en Israël. »

« Cher Monde,

Il était prévu que je me rende en visite en Israël en compagnie des collègues qui jouent en NFL aussi. J’étais excité à l’idée de découvrir de mes propres yeux cette partie remarquable et historique du monde. J’ignorais, jusqu’au moment où j’ai lu dans le Times of Israel un article parlant de cette visite, que mon itinéraire avait été élaboré par le gouvernement israélien dans le but de faire de moi – ce sont les mots des responsables du gouvernement – ‘une personne susceptible de créer l’opinion et d’influencer le public’ et qui serait alors ‘un ambassadeur de bonne volonté’. On ne m’utilisera pas de la sorte. Quand j’irai en Israël – et j’ai l’intention de m’y rendre –, ce sera pour voir non seulement Israël, mais aussi la Cisjordanie et Gaza, de sorte que je pourrai voir quelle existence mènent les Palestiniens, qui appellent cette terre leur patrie depuis des millénaires.

L’un de mes héros a toujours été Muhammad Ali. Je sais qu’Ali a toujours soutenu fermement le peuple palestinien, qu’il a visité des camps de réfugiés, qu’il a participé à des rassemblements et qu’il a toujours voulu être ‘une voix pour les sans-voix’. Je veux être moi aussi ‘une voix pour les sans-voix’ et je ne puis le faire en participant à ce genre de voyage en Israël.

Je sais que cela irritera certaines personnes et en inspirera d’autres. Mais sachez, s’il vous plaît, que je ne l’ai pas fait pour vous, mais pour être en accord avec mes propres valeurs et ma propre conscience. Comme le champion olympique des Jeux de 1968, John Carlos, le répète sans cesse :  »Il n’y a pas d’engagement partiel pour la justice. Vous êtes engagé, ou vous ne l’êtes pas. » Eh bien, moi, je le suis.

Bien sincèrement,

Michael Bennett »

Kenny Stills, des Dolphins, a retweeté la déclaration de Bennett, en ajoutant : « Je n’aurais pu mieux le dire moi-même. J’en suis ! » – voulant dire par-là qu’il se retirait également du voyage.

Martellus Bennett a également retweeté la déclaration de son frère.

Le Comité national BDS palestinien (BNC) a remercié Michael Bennett de ce qu’il se tenait « du bon côté de l’histoire, de la justice et de l’égalité ».

Le quart-arrière des 49ers de San Francisco, Colin Kaepernick, qui n’y va pas non plus mais qui a été remarqué du public en raison de sa décision, afin de soutenir les militants de Black Lives Matter, de ne pas défendre l’hymne national, a retweeté à son million de suiveurs que toute personne qui protestait contre l’interdiction des musulmans par Trump, ne pourrait non plus manquer de « pâlir au vu des tactiques d’apartheid imposées par Israël aux musulmans palestiniens ».

D’autres joueurs cités comme participants au voyage sont Cliff Avril, Delanie Walker, Mychal Kendricks, Cameron Jordan, Calais Campbell, Carlos Hyde, Dan Williams et Justin Forsett. On s’attend également à ce que l’ancien linebacker (joueur de football américain, appelé également secondeur) de la NFL, Kirk Morrison, participe au voyage.

Une image de marque détériorée

Voici quelques jours, le gouvernement israélien a adopté rétroactivement une législation qui légalisait le vol de larges portions de terres privées palestiniennes au profit de la colonisation israélienne.

La chose a provoqué une tempête de protestations internationales, même de la part des plus proches alliés d’Israël, tels l’Union européenne, l’Allemagne et le Royaume-Uni.

Les responsables de la propagande d’Israël espèrent que la visite des footballeurs américains sera une distraction bien accueillie et une occasion de redorer le blason passablement détérioré d’Israël.

« Je vois une grande importance dans l’arrivée de cette délégation des stars de la NFL en Israël », a déclaré Gilad Erdan, ministre des Affaires stratégiques d’Israël chargé de combattre le mouvement BDS, dirigé par les Palestiniens.

Ce voyage de propagande est une initiative du ministère même d’Erdan, ainsi que du ministère israélien du Tourisme et de La Voix de l’Amérique en Israël, un groupe dont la mission consiste à « favoriser l’image d’Israël aux États-Unis en attirant des médias et des personnalités » dans le pays.

Erdan a confirmé la finalité ouvertement propagandiste de la visite, déclarant que les joueurs de la NFL « présenteraient l’avenant visage d’Israël à leurs dizaines de millions de supporters aux États-Unis », dans le but de compenser l’impact de BDS.

Israël a consacré un énorme budget à cet effort, mais sans grand effet. Dans un document stratégique récent, la Ligue contre la diffamation et l’Institut Reut, deux organisations clés qui s’opposent aux droits des Palestiniens, ont conclu, paraît-il, que le combat contre BDS s’était soldé par un échec.

Dans un même temps, malgré une campagne de publicité de plusieurs millions de dollars lancée par le ministère du Tourisme – campagne dont font partie également ces visites d’agrément de célébrités –, le nombre de visiteurs en Israël n’a cessé de diminuer.

Commentant l’échec de la stratégie d’Israël, Clayton Swisher a fait remarquer : « Vous êtes perdant quand votre pays légalise l’apartheid et invite alors une flopée de joueurs de la NFL dans le but de tenter de le faire passer pour normal. »

Swisher, un journaliste d’investigation travaillant pour Al Jazeera, a présenté récemment un film en quatre parties intitulé The Lobby, et qui fait la lumière sur les efforts secrets d’Israël aux États-Unis en vue de se gagner des amis et de châtier les gens perçus comme des ennemis.

Imbruglia se désiste également

Les activistes qui espèrent qu’il est encore temps de persuader d’autres joueurs de la NFL de se désister seront encouragés par ce qui semble une autre victoire.

Les militants BDS ont insisté auprès de la chanteuse australienne Natalie Imbruglia pour qu’elle annule son concert en Israël prévu le 1er mars.

Il apparaît que ce rendez-vous à Tel-Aviv a été supprimé tout récemment de l’agenda officiel de ses tournées et qu’il est désormais renseigné comme « annulé » sur sa page Facebook.

Source: The Electronic Intifada

Traduction: Plateforme Charleroi-Palestine