Les Palestiniens saluent la municipalité de Cadix pour son annulation d’une série de films parrainée par Israël

PACBI – 23 octobre 2017

 

La municipalité de l’État espagnol confirme son engagement à éviter toute contribution au blanchiment du régime d’Israël d’occupation militaire et de violations des droits de l’homme par le biais d’évènements culturels.

La Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) salue la municipalité de Cadix qui a annulé une série de films israéliens en raison de son parrainage par l’ambassade israélienne. La cérémonie d’ouverture prévue incluait la participation du directeur des projets culturels de l’ambassade israélienne en Espagne, Jesus Arcos Garcia.

Cette série de films israéliens était organisée à l’Espace de la culture contemporaine (ECCO), un site municipal de Cadix, ce qui le mettait en conflit avec l’engagement du Conseil municipal d’éviter de contribuer à blanchir l’image du régime d’Israël d’occupation militaire et de violations des droits de l’homme par le biais d’évènements culturels.

Le 12 août 2016, le Conseil municipal de Cadix a approuvé officiellement la Campagne Zone franche de l’apartheid israélien, s’engageant à respecter les principes des droits de l’homme établis par le mouvement mondial non violent, conduit par les Palestiniens, de Boycott, Désinvestissements et Sanctions (BDS), mouvement pour la liberté, la justice et l’égalité.

Le gouvernement israélien investit d’énormes sommes d’argent pour promouvoir sa campagne de propagande pour l’image d’Israël, en réponse à la dégradation rapide de la situation d’Israël dans l’opinion publique mondiale. Un récent sondage de la BBC montre qu’Israël est le quatrième État le moins populaire dans le monde.

PACBI salue nos partenaires dans l’État espagnol, dont le Comité de coordination « Andalusia con Palestine », pour leurs efforts visant à encourager les conseils locaux à éviter de rendre complices en couvrant les violations des droits de l’homme par Israël ou en renforçant son impunité à travers des évènements culturels ou des accords commerciaux et institutionnels.

Dans l’État espagnol, plus de 80 administrations publiques se sont déclarées Zones Franches de l’apartheid israélien (ELAI), s’engageant à remplir leur obligation éthique et légale de s’abstenir de contribuer aux violations israéliennes des droits de l’homme, par le biais d’accords commerciaux ou de coopérations institutionnelles.

Avec cette annulation, la ville de Cadix respecte ses obligations internationales de ne pas reconnaître, aider ou se rendre complice de la pratique des violations des droits de l’homme ou du maintien de la situation créée par ces violations, en veillant au respect du droit international et des principes universels des droits de l’homme.

Le régime d’Israël d’occupation et d’apartheid n’est pas un ami de la culture. Depuis le début de l’occupation jusqu’à aujourd’hui, les autorités d’occupation israéliennes ont fermé des dizaines de centres culturels palestiniens, de théâtres et de halls d’exposition, et elles ont arrêté des artistes, chanteurs, poètes, musiciens et cinéastes palestiniens. Elles ont torturé des journalistes et des écrivains palestiniens, et en ont empêché beaucoup de participer à des évènements culturels internationaux. Israël a saccagé le Centre culturel Khalil Sakakini à Ramallah, et démoli le Théâtre de la Pierre à Jénine.

La majorité absolue de la société civile palestinienne, comprenant les artistes et intellectuels les plus éminents, a lancé un appel à la solidarité internationale en 2005, appelant la société civile et les institutions à rejoindre la campagne de Boycott, Désinvestissements et Sanctions (BDS) contre l’apartheid israélien. Douze ans plus tard, BDS est devenu l’une des campagnes mondiales pour les droits de l’homme les plus efficaces au monde.

La Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) a été lancée en 2004 pour contribuer à la lutte pour la liberté, la justice et l’égalité pour les Palestiniens. PACBI plaide pour le boycott des institutions académiques et culturelles israéliennes, étant donné leur complicité profonde et persistante dans le déni d’Israël des droits palestiniens tels que définis dans le droit international. Visitez PACBI sur le site et suivez nous sur Twitter @PACBI
Source: PACBI
Traduction : JPP pour BDS FRANCE



Des photographes portugais s’engagent dans le boycott d’Israël

Lors de la Journée Mondiale de la Photographie, plus de 40 photographes, enseignants et étudiants portugais  en photographie se sont engagés à ne pas accepter d’invitations professionnelles ou de financements de l’État d’Israël, et à refuser de collaborer avec les institutions culturelles israéliennes complices du régime israélien colonial, d’occupation et d’apartheid.

Cet engagement est le premier de ce genre et fait suite à des engagements similaires de boycott culturel d’Israël par des artistes de premier plan aux États-Unis, au Royaume Uni, en Afrique du Sud, au Canada, en Suisse et en France. Les photographes s’engagent à boycotter Israël jusqu’à ce qu’il “se conforme aux exigences du droit international et respecte les droits humains des Palestiniens.”

Parmi les partisans de cet engagement se trouvent João Pina, lauréat du Prémio Estação Imagem Viana do Castelo 2017, unique prix de photojournalisme au Portugal, et Nuno Lobito, personnalité TV et l’un des Portugais ayant le plus voyagé dans le monde (204 pays, 193 reconnus).

Cet engagement vient en réponse à l’appel de 2016 des artistes et travailleurs de la culture palestiniens, dont des journalistes et des photographes, pour un boycott culturel d’Israël en raison de sa culture de blanchiment de l’oppression des Palestiniens.

Le boycott  culturel d’Israël fait partie du mouvement international de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), inspiré par la campagne de boycott anti-apartheid Sud-africaine. Ce mouvement, mené par les Palestiniens, a pris une ampleur impressionnante dans la société ces dernières années.

Miguel Carriço, lauréat du prix Concelho da Bienal de Vila Franca de Xira en 2012, a exhorté ses camarades photographes à soutenir l’appel :

“Ayant été témoin direct des crimes que commet Israël quotidiennement contre les Palestiniens, adhérer à cette initiative s’est fait tout naturellement. Il est fondamental de promouvoir cette démarche par tous les moyens possible.”

Les photographes palestiniens ne sont pas exempts de la brutalité de l’occupation israélienne. Des artistes sont interdits de visas par les forces armées israéliennes, les empêchant de participer à des conférences et des représentations à l’international. Des artistes sont aussi retenus aux check-points, arrêtés, voient leur équipement détruit, et sont exposés à la même violence perpétrée par l’armée israéliennes sur tous les Palestiniens.

En 2014, Israël était considéré comme le deuxième pays le plus mortel pour les journalistes. Israël a continué d’augmenter ses attaques contres les journalistes en 2017. En Avril dernier, la police israélienne a fracturé des côtes au photographe de l’AFP Ahmad Gharabli et détruit deux de ses appareils. Il figurait parmi six photographes ciblés par les autorités israéliennes ce jour-là. En Mai, un colon israélien a tiré sur Majdi Mohamed, photographe pour Associated Press, alors qu’il couvrait une incursion israélienne à Naplouse. Les attaques israéliennes contre les photographes palestiniens et internationaux font partie de pratiques systématiques et sont perpétrées en toute impunité.

Le photo-reporter Nuno Lobito déclare :

“Il est temps pour l’apartheid d’Israël de recevoir le même traitement que l’apartheid sud-africain et d’être ciblé par un boycott complet et international jusqu’à ce qu’il respecte les droits humains. Les photographes ne peuvent plus se taire sur la situation de leurs collègues palestiniens vivant sous une occupation injustifiable qui dure depuis plus d’un demi-siècle.  Les Palestiniens ont lancé un appel à la solidarité à travers le boycott et cet engagement est notre contribution pratique à leur lutte.”

L’un des signataires, José Soudo, un ancien enseignant en photographie et historien, explique :

“L’histoire de la photographie est remplie d’exemples, du 19ème siècle à aujourd’hui, de photographes qui donnent leur point de vue au service de l’oppressé et du démuni.”

Pour João Henriques, lauréat du Fnac New Talents Award 2015, “participer à cette initiative solidaire pour la Palestine c’est croire au pouvoir de la photographie comme témoignage, afin de créer une conscience et une empathie pour l’Autre.”

Le boycott culturel d’Israël jouit d’un large soutien à l’international. Parmi ceux qui respectent l’appel palestinien on peut citer les artistes suivants: Roger Waters, Ken Loach, Mike Leigh, Lauryn Hill, Mark Rylance, Emma Thompson, Alice Walker, Naomi Klein, Elvis Costello, Brian Eno, Jean Luc Godard et Mira Nair  .

En 2011, le Festival Queer Lisboa International LGBT a abandonné son parrainage par Israël, à la suite d’une campagne de BDS. Cette année, les militants BDS appellent le Festival Almada à annuler sa collaboration avec le gouvernement israélien et sa campagne de blanchiment.

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Note aux éditeurs :

  • Texte intégral de l’engagement :

“Nous soutenons la lutte des Palestiniens pour la liberté, la justice et l’égalité. En réponse à l’appel des photographes, journalistes, travailleurs culturels palestiniens pour un boycott culturel d’Israël, nous nous engageons à n’accepter ni invitations professionnelles en Israël, ni financement de l’état israélien et à refuser de collaborer avec les institutions culturelles israéliennes liées à son gouvernement jusqu’à ce qu’Israël se conforme au droit international et respecte les droits humains des Palestiniens.”

L’engagement des photographes au boycott d’Israël est un projet en cours. Les photographes portugais qui souhaiteraient ajouter leurs noms à l’initiative sont invités à envoyer un message à : comitepalestina@bdsportugal. org

 

Traduction: L.Gr pour BDS France

Source: SOLIDARIEDADE COM A PALESTINA




Le mouvement BDS fête ses 12 ans, et voici 12 nouvelles qui montrent que notre mouvement connaît un succès grandissant

9 Juillet 2017

Comité BDS national palestinien ( Palestinian BDS National Committee )

Le 9 Juillet 2017 marque la douzième année du mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS). Cela fait 12 ans qu’une coalition aussi large que diversifiée à travers la société palestinienne a surmonté d’incroyables obstacles pour s’unir autour de trois droits fondamentaux palestiniens et sur un chemin de lutte non-violente, inclusive et antiraciste pour les atteindre. Malgré la fragmentation, l’occupation militaire, la ségrégation et la dépossession, nous nous sommes réunis pour affirmer le droit de notre peuple à la liberté, la justice, l’égalité et à la dignité.

L’appel au BDS de 2005 incarne un soutien massif palestinien pour exiger la fin de l’occupation militaire israélienne et le démantèlement de son mur illégal, la fin de son système institutionnalisé et légalisé de discrimination raciale, qui correspond à la définition d’apartheid selon l’ONU, et le droit des réfugiés à retourner sur leur terre, comme stipulé dans le droit international.

Inspirés par le mouvement anti apartheid sud africain et le mouvement des droits civiques américain, des groupes représentant tous les Palestiniens en appellent aux personnes de conscience à travers le monde à adopter ces moyens de pressions en soutien à la lutte pour nos droits. Le BDS demande le boycott et des initiatives de désinvestissement dans les milieux académique, culturel, économique et sportif et à faire pression sur les états afin qu’ils prennent des sanctions significatives contre Israël jusqu’à ce qu’il remplisse pleinement ses obligations devant le droit international.

Vous ne nous avez pas laissé tomber.

BDS fête ses 12 ans cette semaine et voici 12 nouvelles qui montrent l’impact grandissant de notre mouvement en 2017 :

1. Un rapport de l’ONU a établit qu’Israël impose un système d’apartheid sur la totalité du peuple palestinien et appelle à des mesures de BDS pour mettre fin à ce régime d’apartheid.

2. L’église Mennonite aux USA vient de voter à 98% pour un désinvestissement des entreprises qui tirent profit de l’occupation israélienne. Cela fait suite à l’adoption de pratiques similaires ces dernières années par plusieurs églises protestantes, dont l’Église Presbytérienne, l’Église Unie du Christ et l’Église Méthodiste Unie. La résolution des Mennonites encourage aussi les membres de l’église à boycotter les produits venant des colonies israéliennes illégales construites sur des terres volées aux Palestiniens.

3. Une victoire du droit au boycott : le parlement espagnol a affirmé que le droit de soutenir les droits des Palestiniens par le BDS est protégé par la liberté d’expression et d’association. Le gouvernement du Royaume Uni a perdu son procès contre Palestine Solidarity Campaign et ses alliés dans une décision affirmant l’interdiction pour le gouvernement de restreindre le droit des autorités locales à se désengager de sociétés complices des violations par Israël des droits humains des Palestiniens. Le parlement suisse a stoppé les tentatives du lobby israélien de criminaliser le soutien au BDS.

4. La plus grande fédération syndicale de Norvège, représentant près d’un million de travailleurs, a adopté un boycott complet d’Israël afin d’obtenir les droits des Palestiniens selon le droit international.

5. Le syndicat des médecins libanais ne travaille plus avec G4S, la plus grande entreprise de sécurité au monde, à la suite d’une campagne menée par des militants de boycott au Liban, préoccupés par la complicité  de la société dans les violations israéliennes des droits humains palestiniens.

G4S a également essuyé ses premières pertes en Équateur, où un institut de recherche ne renouvela pas son contrat avec l’entreprise à la suite d’une campagne BDS. La direction d’une  compagnie californienne de transports  ne renouvela pas son contrat avec G4S après qu’une coalition pour les droits humains et du travail, dont des militants BDS, mirent en lumière le rôle de la société dans des violations des droits humains en Palestine et aux États-Unis.

Ces avancées font suite à de nombreuses victoires du BDS dans les années passées contre G4S en Jordanie, Colombie, Finlande, Royaume Uni, Afrique du Sud, au Parlement Européen, parmi d’autres pays et institutions, qui ont forcé la société à vendre la plupart de ses marchés israéliens illégaux.

6. Le plus important opérateur de transports publics d’Israël a perdu un contrat de 190 millions d’euros pour la gestion des transports publics en Hollande.

7. Le conseil municipal de la ville de Barcelone a adopté un guide des pratiques éthiques qui exclue les entreprises impliquées dans l’occupation militaire israélienne. Dans les années passées, des dizaines de conseils municipaux en Espagne se sont déclarés  “zones libres de l’apartheid israélien.”

8. Une coalition palestinienne d’organisations chrétiennes  appelé le Conseil Mondial des Eglises à soutenir le mouvement BDS pour les droits humains palestiniens.

9. Une vague de boycotts a touché le festival international du film LGBT de Tel Aviv : des artistes du monde entier ont respecté la ligne du boycott culturel palestinien. Un réalisateur primé Sud-africain, dont le film avait été programmé pour faire l’ouverture du festival, figurait parmi les artistes qui annulèrent leur participation au festival.

10. Deux universités chiliennes annulèrent des évènements sponsorisés par l’ambassade israélienne, et des conseils d’étudiants dans plusieurs universités des États-Unis et d’ailleurs ont voté diverses mesures BDS.

11. Le gouvernement israélien a subi un revers embarrassant après que six joueurs de la Ligue National de Football (NFL) des États-Unis sur onze refusèrent un voyage de propagande tous frais payés, organisé pour améliorer l’image terni d’Israël.

12. Les campagnes de BDS prennent de l’ampleur parmi les citoyens palestiniens d’Israël. En coordination avec les partenaires BDS en Corée du Sud, le Comité BDS des Citoyens Palestiniens d’Israël (BDS48) a lancé une campagne pour boycotter et se désengager de Hyundai Heavy Industries (HHI) jusqu’à ce que la société mette fin à sa complicité dans les violations israéliennes des droits humains palestiniens, particulièrement à Jérusalem et dans le Naqab (Néguev).

Traduction: LG pour BDS France

Source: Comité National Palestien

 




L’Église mennonite des États-Unis vote massivement pour un filtre des investissements liés à l’occupation israélienne

 

Le Réseau mennonite Palestine-Israël (Menno-PIN) salue l’adoption réussie de la résolution “À la recherche de la paix en Israël et en Palestine”, par l’Église mennonite des États-Unis, lors de sa convention biennale à Orlando (Floride) aujourd’hui. La résolution a été massivement approuvée, avec le soutien d’approximativement 98% des 548 votants.
La résolution déclare que l’Église s’oppose au joug militaire israélien d’un demi-siècle sur les Palestiniens dans les territoires occupés et s’engage à « retirer ses investissements des compagnies qui profitent de l’occupation ». La résolution recommande aussi aux membres de l’Église d’éviter l’achat de biens associés à l’occupation ou produits dans des colonies israéliennes bâties sur les terres palestiniennes occupées, en violation du droit international et de la politique officielle des États-Unis depuis longtemps, et de promouvoir l’arrêt de l’aide militaire américaine et de la vente des armes au Moyen-Orient.
L’ Église mennonite des États-Unis rejoint l’Église presbytérienne (USA), l’Église méthodiste unifiée, l’Église unifiée du Christ, les Quakers, les Universalistes unitariens, l’Église luthérienne évangélique d’Amérique, et d’autres, qui ont pris des mesures économiques pour défendre les droits humains palestiniens.
“Cette résolution est une réponse, attendue depuis longtemps, à l’Appel palestinien chrétien à l’Église”, a déclaré Joy Lapp, professeur de religion à Iowa Wesleyan University et l’un des fondateurs de Menno-PIN. “Aujourd’hui nous exprimons notre solidarité avec leurs efforts courageux, non-violents, pour la justice et l’égalité ».
La résolution cible les manières dont les Mennonites ont causé des préjudices tant aux Palestiniens qu’aux Juifs et indique des étapes concrètes pour réparer ces torts. Elle aborde la réalité persistante de l’anti-sémitisme dans le monde et analyse dans quelle mesure les Mennonites américains sont complices des souffrances juives historiquement, actuellement et théologiquement. Les membres de l’Église sont invités à construire des relations avec les communautés de Palestiniens américains, de Musulmans et de Juifs aux États-Unis.
Menno-PIN est impatient de travailler avec le personnel de l’Église et ses membres pour implémenter fermement cette résolution dans les années à venir.

Le Réseau mennonite Palestine-Israël est un réseau de base de Mennonites travaillant pour la paix et la justice en Palestine-Israël.

 

Media Contact: Rev. Tom Harder;
316-617-9755; tlharder1@gmail.com

 

Traduit de l’anglais, version originale : https://www.fosna.org/mennonite-win-release?platform=hootsuite




La plus grosse société de transport public israélienne perd un contrat de 190 millions d’euros avec les Pays-Bas, suite à la campagne BDS locale

Le mois dernier, Egged Bus Systems (EBS), une filiale d’Egged Israel Transport Cooperative Society, le plus gros opérateur de transport public d’Israël, a loupé une proposition de contrat de gestion de dix ans portant sur le transports publics de la province de Hollande-Septentrionale, aux Pays-Bas. Ce contrat était estimé à 19,1 millions d’euros par an, pour une valeur totale de 190,1 millions d’euros.

Egged Bus Systems a perdu cette offre après que des activistes BDS hollandais eurent lancé une campagne accusant sa société mère israélienne de favoriser de graves violations des droits humains palestiniens et des lois humanitaires internationales.

Spécifiquement, Egged Cooperative met en service des bus exclusivement réservés aux Juifs et reliant la quasi-totalité des colonies illégales d’Israël, construites sur des terres palestiniennes volées en Cisjordanie militairement occupée, y compris des avant-postes éloignés et Jérusalem-Est.

Les bus d’Egged empruntant les itinéraires de bus entre les colonies israéliennes sont interdits aux Palestiniens. Ces véhicules sillonnent un vaste réseau de routes construites de façon à relier sans interruption les colonies illégales situées de part et d’autre du mur illégal de séparation israélien et les villes se trouvant dans l’Israël d’aujourd’hui.

Par conséquent, la société soutient, en même temps qu’elle en tire profit, un système de bus à ségrégation raciste qui facilite activement le maintien et l’expansion des colonies illégales d’Israël, qui sont elles-mêmes considérées comme crimes de guerre par les lois internationales.

Sonja Zimmermann, du Centre de services et de recherche sur la Palestine (DocP), une coalition de militants BDS hollandais pour les droits palestiniens, a déclaré :

Nous sommes très heureux de ce résultat, puisque notre gouvernement régional a rejeté l’offre d’Egged portant sur la gestion du système de transport public de la Hollande-Septentrionale.
Les gens peuvent désormais monter dans un bus sans contribuer à financer les bus de l’apartheid israélien qui pratiquent des discriminations à l’égard des Palestiniens, et sans contribuer à la normalisation des allers et retours entre Tel-Aviv et les colonies illégales réservées aux juifs et construites sur des terres palestiniennes volées.
Il n’y a rien de normal dans l’oppression subie quotidiennement par les Palestiniens et je me sens confortée de voir que nos campagnes BDS aux Pays-Bas bénéficient d’un soutien populaire croissant et qu’elles affichent des résultats.

Riya Hassan, représentante du BNC (Comité national palestinien pour les BDS) auprès des campagnes européennes, a déclaré de son coté :

Félicitations à tous les activistes, organisations et collectifs aux Pays-Bas qui ont surenchéri avec succès sur leurs premières campagnes BDS afin d’exclure une société de transport israélienne qui tire profit de la ségrégation appliquée dans les services de bus, routes et colonies israéliennes illégalement construites sur des terres palestiniennes volées.
Vous avez contribué à faire en sorte que le conseil régional de la Hollande-Septentrionale s’en tienne à ses obligations à l’égard des lois internationales en n’aidant ni encourageant les graves violations des droits palestiniens par Israël.
Egged Cooperative a également été accusée d’exposer ses conducteurs palestiniens au danger et de ne pas les protéger suffisamment des violences des extrémistes israéliens. En 2014, une centaine de chauffeurs de bus palestiniens d’Egged avaient démissionné, craignant des agressions de la part des colons israéliens et après qu’un chauffeur palestinien de la ligne de Jérusalem, Yusuf Hassan al-Ramouni avait été retrouvé mort, pendu, dans un bus d’Egged.

Egged Bus Systems était l’une des quatre sociétés ayant soumissionné en vue de ce très lucratif contrat de transport public aux Pays-Bas. La société qui a finalement décroché le contrat, Connexxion, une société hollandaise, fournira des bus et gérera le transport public en Hollande-Septentrionale à partir de juillet 2018 et ce, durant les dix années à venir.

Connexxion est elle-même une filiale de Veolia, un géant français qui a été complice de l’occupation israélienne jusqu’au moment où une vaste campagne BDS lui a coûté des soumissions dans le monde entier, pour une valeur estimée à plus de 20 milliards de dollars, ce qui l’a contrainte à abandonner le marché israélien. Veolia et Connexxion ont mis un terme à leur complicité dans les violations israéliennes des droits humains palestiniens, mais doivent toujours payer des dommages et intérêts aux communautés palestiniennes qu’elles ont lésées et les participants à la campagne exigent aujourd’hui encore qu’elles s’exécutent.


Publié 21 juin 2017 sur BDS Movement
Traduction : Pourlapalestine.be Jean-Marie Flémal

Le Comité national palestinien pour les BDS (BNC) est la plus grande coalition de la société civile palestinienne. Elle dirige et soutient le mouvement BDS mondial.

 




Le gouvernement britannique battu au tribunal par les militants BDS pour les droits fondamentaux des Palestiniens

 

22 juin 2017 / Campagne de Solidarité avec la Palestine (CSP-UK)

UK, War on Want (Guerre à la Pauvreté), Campagne Contre le Commerce des Armes, Quakers, Administration Locale des Régimes de Retraites, pensions, Hugh Lanning, Ben Jamal

Le tribunal a déclaré qu’il était illégal que le gouvernement restreigne les conseils municipaux dans l’exercice de leur liberté de conscience et dans le désinvestissement de leurs pensions des sociétés israéliennes complices de la violation des droits fondamentaux des Palestiniens.

 

* Le gouvernement britannique a agi illégalement en essayant d’empêcher les conseils municipaux de poursuivre le boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) contre l’État d’Israël via leurs régimes de retraites.

* Les militants pour la Palestine ont accueilli triomphalement le jugement présenté au mouvement BDS, qui déclare : « Ce jour est une victoire pour la Palestine, pour la démocratie locale et pour l’état de droit. »

* Le juge du tribunal administratif Sir Ross Cranston a accordé le 22 juin la révision judiciaire établissant que le gouvernement avait agi dans un but malhonnête.

La Campagne de Solidarité avec la Palestine a remporté aujourd’hui une victoire essentielle pour le mouvement pacifique Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre le gouvernement britannique. Guerre à la Pauvreté, Campagne Contre le Commerce des Armes et les Quakers ont défendu la contestation juridique avec des déclarations de témoins. CSP était représentée dans les débats par Bindmans LLP, Nigel Giffin QC et Zac Sammour.

Le gouvernement conservateur minoritaire en difficulté a subi un nouveau coup puisque certaines parties des investissements de sa Directive par l’Administration Locale des Régimes de Retraites (ALRR) ont été abolies comme illégales.

La Directive a été annoncée en septembre 2016 par le Département des Communautés et Administrations Locales, spécifiquement pour restreindre les campagnes de désinvestissement contre les entreprises israéliennes et internationales impliquées dans les violations du droit international par Israël, ainsi que pour protéger l’industrie de la défense britannique. Ceci s’est passé malgré une consultation publique qui indiquait que 98 % des consultés pensaient que c’était ce qu’il ne fallait pas faire. Les bénéficiaires de retraites auraient été obligés d’investir dans des sociétés complices d’atteintes aux droits de l’Homme, en contradiction avec leur conscience et leurs croyances.

Le tribunal administratif a déclaré aujourd’hui que le gouvernement avait agi dans un but malhonnête en cherchant à utiliser la législation sur les retraites pour poursuivre sa propre politique étrangère et de défense. En conséquence, les parties concernées de la Directive étaient tenues pour illégales et cessaient de restreindre ALRR dans ses décisions sur les pensions.

En 2005, la société civile palestinienne a appelé à une campagne de boycott, de désinvestissement et de mesures de sanctions jusqu’à ce qu’Israël se conforme à ses obligations selon le droit international. Elle a pris modèle sur le boycott anti-apartheid sud-africain réussi dans les années 1980. Divers conseils locaux ont répondu à l’appel palestinien en votant des motions pour boycotter les produits issus des colonies illégales israéliennes. Les militants ont demandé aux conseils d’envisager de se désinvestir des sociétés complices des violations des droits de l’Homme en Cisjordanie occupée, telles que Hewlett Packard (HP).

Hugh Lanning, président de la CSP, a dit :

Ce jour est une victoire pour la Palestine, pour la démocratie locale et pour l’état de droit. Absolument tout le monde a le droit de protester pacifiquement contre les violations des droits fondamentaux des Palestiniens par Israël. Ce jugement maintient le droit des conseils municipaux et de leurs fonds de pension d’investir éthiquement sans que le gouvernement du moment intervienne politiquement.

Ben Jamal, directeur de la CSP, a dit :

Notre récent sondage YouGov montre que 43 % du public pense que BDS est raisonnable. Nous ne pouvions pas être plus heureux que ce droit ait été maintenu par le tribunal le mois même où l’occupation illégale de la Palestine atteint ses cinquante ans. CSP poursuivra sa campagne pour la justice pour le peuple palestinien avec une vigueur renouvelée.

Jamie Potter, partenaire dans l’équipe de Droit Public et des Droits de l’Homme de Bindmans LLP, a dit :

Ce résultat est un rappel au gouvernement qu’il ne peut interférer malhonnêtement dans l’exercice de la liberté de conscience et protester dans le but de poursuivre son propre calendrier.

Note aux rédactions :

* Le Département des Communautés et Administrations Locales a émis en septembre 2016 une directive ALRR qui déclarait que ‘le désinvestissement et les sanctions contre les industries de défense britanniques et des nations étrangères sont inappropriées, sauf lorsque des sanctions juridiques officielles, des embargos et des restrictions ont été mises en place par le gouvernement’.

* Cette directive a été décidée malgré une consultation publique sur ce sujet d’où il résultait que 98 % des consultés étaient vigoureusement contre ces projets.

*La Campagne de Solidarité avec la Palestine a demandé en décembre 2016 une révision judiciaire des nouvelles mesures du gouvernement pour ALRR.

*Le nouveau sondage YouGov à propos du regard des Britanniques sur la Palestine montre que 43 % du public considère le mouvement BDS comme raisonnable.

Source: bdsmovement

Traduction : J. Ch. pour BDS France




De grandes universités chiliennes se tournent vers l’appel BDS, annulent des évènements parrainés par l’ambassade israélienne

Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) – 8 juin 2017

Deux universités chiliennes annulent des évènements parrainés par l’ambassade israélienne où l’un des orateurs est un dirigeant des fouilles archéologiques illégales en Cisjordanie palestinienne.

Les étudiants de l’université du Chili demandent à ce qu’il soit mis fin aux relations avec les institutions académiques israéliennes.

Les campagnes BDS menées par les étudiants ont amené deux grandes universités chiliennes à annuler des évènements coparrainés par l’ambassade israélienne et où l’un des orateurs était Joe Uziel, directeur de l’Autorité des antiquités d’Israël (IAA). Lundi, le Département d’anthropologie de l’Université Alberto Hurtado a annoncé l’annulation de l’évènement, et hier, la Faculté des sciences sociales de l’Université du Chili a fait de même.

BDS Chili a mis l’accent sur les raisons qui ont motivé la campagne d’annulation de l’évènement :

 « Les universités ne peuvent être des complices passifs de graves violations des droits de l’homme. L’État d’Israël maintient une occupation, une colonisation et un régime d’apartheid illégaux contre le peuple palestinien, et l’ambassade israélienne, au Chili, est le représentant de ce régime. En outre, l’Autorité des antiquités d’Israël est une entité gouvernementale qui est basée illégalement à Jérusalem-Est occupée, et qui réalise des excavations illégales en Cisjordanie palestinienne occupée. Certaines de ces excavations illégales sont dirigées par un orateur invité, Joe Uziel. »

La confiscation et le vol du patrimoine culturel palestinien font parties des tentatives d’Israël visant à effacer la mémoire et l’identité culturelle palestiniennes. Depuis 1967, l’IAA est profondément impliquée dans les crimes culturels et de graves violations du droit international, tels que la suppression et le pillage de centaines de milliers d’objets précieux du Territoire palestinien occupé (TPO), notamment de Jérusalem-Est. Craignant les campagnes BDS, Israël a tenté de d’empêcher que les informations concernant ses travaux archéologiques sur le TPO soient rendues publiques et de camoufler ses violations en promouvant  à l’étranger de tels évènements.

Sharaf Qutaifan, de la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) a déclaré :

 « À travers l’Autorité des antiquités d’Israël, Israël tente d’enterrer l’histoire de la population autochtone de la Palestine, laquelle a toujours été le foyer de groupes de cultures et de religions diverses. Il s’agit d’une extension de la politique d’Israël pour l’expulsion et le vol culturel, une politique qu’il a mis en pratique contre les Palestiniens depuis sa création. Israël détient un bilan inquiétant de pillages des terres et des biens, des trésors culturels et même des livres et œuvres d’art palestiniens, pillages qui se poursuivent encore aujourd’hui.

« Nous saluons les étudiants chiliens pour avoir fait pression sur le Département d’anthropologie de l’Université Alberto Hurtado et la Faculté des sciences sociales de l’Université du Chili pour qu’ils prennent des positions de principe. Les institutions académiques ne devraient pas prêter leur réputation au déni d’Israël des droits des Palestiniens. Nous espérons voir toute les universités chiliennes totalement libérées de l’apartheid israélien. »

BDS Chili a fêté la victoire :

« Nous nous réjouissons des décisions de l’Université Alberto Hurtado et de l’Université du Chili. Le peuple palestinien attend des actes de principe de solidarité en soutien de leurs droits humains et du respect du droit international. Ces annulations démontrent la détermination des étudiants chiliens à dénoncer l’oppression israélienne et à œuvrer pour l’interruption des relations de nos universités avec les institutions complices de l’apartheid israélien. »

Cette nouvelle information est un pas de plus dans le boycott académique grandissant d’Israël au Chili. L’an dernier, les étudiants de la Faculté de droit à l’Université du Chili ont massivement voté pour le soutien au BDS, comme l’avaient fait plus de 90 % des étudiants en sciences sociales. À l’Université catholique du Chili, le conseil des étudiants a également voté une résolution BDS à une large majorité.

Les annulations sont aussi un autre coup porté à l’Autorité des antiquités d’Israël. Fin 2016, le 8e Congrès archéologique mondial a publié une résolution condamnant les excavations d’Israël dans le Territoire palestinien occupé, et appelé les éditeurs académiques internationaux à refuser de publier les travaux liés aux recherches archéologiques dans ces régions.

La Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) a été lancée en 2004 pour contribuer à la lutte pour la liberté, la justice et l’égalité des Palestiniens. PACBI recommande le boycott des institutions académiques et culturelles israéliennes étant donné leur complicité profonde et persistante dans le déni d’Israël des droits des Palestiniens, tels que stipulés dans la législation international.

Visitez PACBI sur : https://bdsmovement.net/pacbi et suivez-nous sur Twitter @PACBI

 

Source: PACBI

Traduction : JPP pour BDS FRANCE

 

 

 




Une vague de boycotts frappe le festival israélien de films LGBT

Une vague de boycotts frappe le festival israélien de films LGBT, de la part d’artistes internationaux qui répondent à l’appel au boycott culturel demandé par les palestiniens

Des artistes refusent que leur art couvre les violations graves par Israël des droits des êtres humains

29 mai 2017  –  Au moins cinq des douze intervenants étrangers prévus au Festival international de films LGBT de Tel Aviv du 1er au 10 juin se sont retirés, d’après les informations reçues, après que des militants palestiniens queer et leurs soutiens du mouvement BDS ont appelé au boycott de cet événement de propagande « pinkwahsing » qui fournit une couverture progressiste aux violations graves perpétrées par Israël contre les droits humains des Palestiniens.

Par respect pour l’appel palestinien au boycott culturel, John Trengove, le réalisateur sud-africain lauréat de prix s’est retiré de la soirée d’ouverture du TLVFest. Dans une lettre aux organisateurs, Trengove a écrit :

« Avec la douleur de la lutte contre l’apartheid encore fraîche dans notre conscience collective, le problème est, comme vous pouvez l’imaginer, très sensible pour beaucoup de Sud-Africains…. Sachant ce que je sais, il me semble impératif de retirer ma participation… Il est impossible de passer par-dessus le fait que le festival (et ma participation) pourrait servir à faire diversion par rapport aux violations des droits des êtres humains commises par l’État d’Israël 

Trengove a ensuite ajouté :

Un boycott rigoureux contre TOUTES les initiatives du gouvernement (israélien) est nécessaire…En tant que Sud-Africain, j’ai une expérience de première main de la façon dont les boycotts ont aidé à amener une transformation démocratique et donc j’ai décidé d’ajouter mon nom et ma voix à l’initiative du boycott d’Israël.

Trengove a été suivi par la lauréate de l’Emmy Award des USA, Catherine Grund qui est productrice, réalisatrice, scénarise et organisatrice, par sa co réalisatrice Daresha Kyi et par toute l’équipe de Aubin Pictures qui a produit le documentaire Chavela sur la chanteuse mexicaine renommée Chavela Vargas. Ils ont tous déclaré leur soutien à l’appel au boycott. L’actrice canadienne Fawzia Mirza a aussi annulé sa participation par respect pour l’appel.

Selon les media, la réalisatrice allemande Hélène Hegemann, l’actrice suisse Jasna Fritzi Bauer et Nadia Abraham, une Palestinienne vivant au Danemark dont la participation au jury du festival et à un panel était prévue, ont également annulé. Le résultat est que la totalité de la programmation du panel Les Femmes dans le Cinéma a été retirée du site du festival.

Dans une lettre aux organisateurs du festival, Catherine Gund et Dareshka Kyi ont écrit :

Le TLVF est soutenu par des entités gouvernementales israéliennes qui sont profondément complices de violations du droit international que sont la guerre en cours, la répression des Palestiniens et l’occupation des terres palestiniennes… Des événements culturels tel ce festival visent à couvrir ces violations… au niveau personnel et politique, nous ne pouvons soutenir cela. Nos films, qui mettent en avant une vision de paix et de liberté, ne devraient pas figurer dans un événement culturel financé par le gouvernement israélien. Nous sommes solidaires du boycott.

La lettre se concluait par ce qui suit :

Nous, de Aubin Pictures, producteurs de Chavela, prendrons toutes les mesures que nous pourrons en soutien au boycott. Aucun des réalisateurs et aucun des autres représentants du film ne seront présents à ce festival. Nous ne ferons aucune communication dans la presse qui mette en valeur ce festival. Et nous nous engageons à travailler avec des queers palestiniens et leurs alliés dans le mouvement BDS tandis que nous continuons la diffusion de Chavela dans le monde d’une manière sure, respectueuse et en soutien au boycott culturel palestinien dans un effort pour soutenir partout les droits humains des Palestiniens.

Haneen Maikey, réalisateur de Al-Qaws pour la Diversité Sexuelle et de Genre dans la Société Palestinienne, a fait le commentaire suivant :

En tant que militants queers palestiniens, nous accueillons chaleureusement le soutien d’artistes qui ont des principes tels John Trengove, Catherine Gund et Daresha Kyi, qui ont refusé de laisser leur art couvrir les graves violations israéliennes de « pinkwashing » envers les droits humains des Palestiniens. Ils ont rejeté l’usage cynique par le gouvernement israélien de la culture LGBTQI et d’événements pour feindre une unité brisée aux dépends d’autres ; ils affirment au contraire leur engagement pour un monde plus libre et plus juste pour tous.

Un porte-parole de la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI) a dit :

Nous félicitons ces cinéastes pour avoir entendu notre appel à ne pas briser le piquet de grève et à soutenir notre lutte non violente pour la liberté, la justice et l’égalité. Leurs déclarations témoignent d’une approche nuancée et d’une grande attention aux appels des opprimés.

Leur soutien éthique au boycott culturel non-violent d’Israël pour que les Palestiniens jouissent de leurs droits humains révèle le caractère orwellien dans la façon qu’a Yaïr Hochner, le directeur du festival, de présenter les actions de boycott du BDS comme de la « violence » alors que le festival tente de déguiser des décennies de violence israélienne, de nettoyage ethnique et d’occupation militaire par le pinkwashing.

PACBI a ajouté :

Le mouvement BDS croit fermement que l’art a le pouvoir d’amener le changement et que les artistes ont la responsabilité morale de ne pas permettre que leur art perpétue ou couvre l’oppression.

L’art sponsorisé par des institutions gouvernementales complices de crimes contre les opprimés, perd ce pouvoir et n’est alors rien de plus qu’un outil de blanchiment ou de pinkwashing (rosissement) des violations des droits des êtres humains. Tout comme des artistes refusaient de se produire à Sun City à l’époque de l’apartheid sud-africain, de plus en plus d’artistes refusent à Israël l’opportunité d’utiliser leur art pour cacher son régime d’occupation de plusieurs décennies, son colonialisme de peuplement et l’apartheid contre le peuple palestinien.

 

La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI) a été lancée en 2004 pour contribuer à la lutte pour la liberté, la justice et l’égalité pour les Palestiniens. PACBI défend le boycott des institutions académiques et culturelles israéliennes, étant donné leur complicité profonde et persistante au déni par Israël des droits des Palestiniens tels qu’inscrits dans le droit international.

Voyez le site de PACBI https://bdsmovement.net/pacbi

et suivez-nous sur Twitter @PACBI

Source: bdsmovement

Traduction: SF pour BDS France

 




Un cinéaste sud-africain primé annule sa participation au Festival israélien de films LGBT

26 mai 2017

Campagne Palestinienne pour le boycott académique et culturel (PACBI) d’Afrique du Sud

Le cinéaste sud-africain John Trengove se retire du Festival International de films LGBT de Tel Aviv.

Le texte de l’encart est traduit plus bas.

 

26 mai 2017 — Hier, John Trengove, un cinéaste sud-africain primé, a annulé sa participation au Festival International de films LGBT de Tel Aviv (TLVFest).

Son film, The Wound (La Blessure), est programmé pour la soirée d’ouverture du festival le 1er juin.

Dans sa lettre (reproduite ci-dessous) adressée aux organisateurs du festival les informant de l’annulation de sa participation, Trengove a dit :

« Si j’imagine bien que les organisateurs du festival TLV sont bien intentionnés et progressistes, il m’est cependant impossible de passer par-dessus le fait que le festival (et ma participation) pourraient servir à faire diversion par rapport aux violations des droits des êtres humains commises par l’État d’Israël ».

Il a ajouté :

« Avec la douleur de la lutte contre l’apartheid encore fraîche dans notre conscience collective, le problème est, comme vous pouvez l’imaginer, très sensible pour beaucoup de Sud-Africains…. Sachant ce que je sais, il me semble impératif de retirer ma participation ».

Dans sa lettre, Trengove reconnaît qu’il ne peut pas retirer son film de la projection en Israël parce qu’il est déjà vendu à un distributeur pour être projeté.

Il a dit :

« J’accepte le fait que cette situation est hors de mon pouvoir, même si mon souhait serait que le film ne soit pas projeté en Israël tant que les conditions actuelles persistent ».

Des militants palestiniens queer et la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI) ont chaleureusement accueilli la décision de Trengove de respecter le piquet de grève  et d’annuler sa participation au festival de cinéma.

Hind Awwad du PACBI a dit :

La société civile palestinienne remercie chaleureusement John Trengove  pour sa solidarité de principe et sa décision de respecter notre piquet de grève en annulant sa participation au TLVFest. Nous espérons que des artistes internationaux le suivent et annulent leur participation, privant ainsi le gouvernement israélien d’une opportunité d’utiliser leur nom pour couvrir et déguiser ses crimes sous la promotion des LGBT (pink wash).

Des militants queer palestiniens et leurs soutiens ont appelé les cinéastes internationaux à annuler leur participation au TLVFest sponsorisé par le gouvernement israélien. Leur appel fait partie d’une campagne plus large exhortant les cinéastes, artistes et entreprises LGBTQI à boycotter la Tel Aviv Pride, que les militants queer palestiniens décrivent comme un exercice de pink washing destiné à brouiller le fait que « sous l’arc en ciel, Israël cache 69 ans d’occupation, de colonialisme et d’apartheid ».

 

Lettre de John Trengove à Yaïr Hochner, directeur du TLVFest :

Cher Yaïr,

C’est avec un regret sincère que je dois vous informer que je ne participerai pas au TLVFest la semaine prochaine. Au cours des derniers jours, j’ai été contacté par des organisations militantes et par des membres du milieu du cinéma sud-africain, me pressant de respecter le boycott culturel contre Israël et particulièrement le TLVFest. Avec la douleur de la lutte contre l’apartheid encore fraîche dans notre conscience collective, le problème est, comme vous pouvez l’imaginer, très sensible pour beaucoup de Sud-Africains.

La question  du pink washing m’a aussi été mise en évidence. Si j’imagine bien que les organisateurs du festival TLV sont bien intentionnés et progressistes, il m’est cependant impossible de passer par-dessus le fait que le festival (et ma participation) pourraient servir à faire diversion par rapport aux violations des droits des êtres humains commises par l’État d’Israël

Je comprends que ma décision est bien tardive et j’en suis sincèrement désolé. Ma naïveté et mon désir que mon film et les problèmes humains qu’il soulève soient vus aussi loin et aussi largement que possible m’ont conduit à accepter votre invitation, voici plusieurs semaines. Malheureusement, sachant ce que je sais, il me semble impératif de retirer ma participation.

Je comprends aussi que le film est vendu, non seulement pour une projection mais aussi pour une distribution en Israël. J’accepte donc que la situation soit hors de mon pouvoir, même si mon souhait serait que le film ne soit pas montré en Israël tant que les conditions actuelles persistent.

J’espère que vous accepterez ma décision, dans l’esprit dans lequel elle est conçue, qui n’est pas une attaque personnelle contre vous ou votre équipe, mais qui est motivée par ce que des convictions personnelles et politiques profondes réclament de moi.

Sincèrement

John Trengove

 

La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI) a été lancée en 2004 pour contribuer à la lutte pour la liberté, la justice et l’égalité pour les Palestiniens. PACBI défend le boycott des institutions académiques et culturelles israéliennes, pour leur complicité profonde et persistante avec le déni israélien des droits des Palestiniens tels que stipulés dans le droit international.

 

PACBI https://bdsmovement.net/pacbi 

Twitter @PACBI

Source: PACBI

Traduction SF pour BDS France




La plus grande fédération de syndicats de Norvège souscrit au boycott total d’Israël pour faire progresser les droits fondamentaux des Palestiniens

 

Communiqué de presse du 12 mai 2017

 

12 mai 2017 – Aujourd’hui, la Confédération norvégienne des Syndicats (LO), qui représente près d’un million de travailleurs, a souscrit au boycott total d’Israël pour permettre aux Palestiniens d’acquérir leurs droits fondamentaux conformément au droit international. LO est la plus grande et la plus influente des organisations qui chapeautent les unions syndicales de Norvège.

Commentant cette victoire significative de BDS en Norvège, Riya Hassan, coordinatrice des Campagnes Européennes avec le Comité National palestinien de BDS, a dit :

Le Comité National palestinien de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BNC) salue la Confédération norvégienne des Syndicats (LO) pour avoir souscrit à un « un boycott international » total « économique, culturel et académique d’Israël » comme à une voie indispensable pour que les Palestiniens obtiennent leurs droits fondamentaux, y compris le droit au retour pour les réfugiés et l’égalité des droits pour les Palestiniens citoyens d’Israël.

En prenant courageusement en compte l’appel palestinien au BDS, lancé en 2005 par une majorité absolue de la société civile palestinienne, LO rejoint quelques unes des fédérations de syndicats les plus importantes au monde, dont la COSATU d’Afrique du Sud, la CUT du Brésil, la CSN du Québec et l’ICTU irlandaise, en appelant à une pression significative de BDS sur les entreprises et les institutions qui ont permis des décennies d’occupation, de colonisation de peuplement et d’apartheid par Israël.

Le BNC espère trouver une coordination étroite avec les partenaires norvégiens à l’intérieur de LO, en particulier Fargobundet, pour traduire cette nouvelle politique en mesures effectives de responsabilité aux niveaux académique, culturel et économique qui permettent de faire observer les droits de l’Homme et le droit international. Nous demandons aussi à LO de faire pression sur le gouvernement norvégien pour qu’il mette fin à tous ses engagements militaires avec le régime d’oppression israélien et qu’il désinvestisse ses fonds souverains de toutes les sociétés qui sont complices de l’occupation israélienne et de son entreprise illégale de colonisation.

Le Comité National palestinien de BDS (BNC) est la plus large coalition de la société civile palestinienne. Il dirige et soutient le mouvement mondial de Boycott, Désinvestissement et Sanctions.

Allez voir www.bdsmovement.net et suivez le sur @BDSmovement

Source: bdsmovement

Traduction : J. Ch. pour BDS France

 




Barcelone: un pas de plus vers une « Zone libre d’apartheid » !

Historique!

Transmis par BDS Catalunya

Barcelone, 19 avril 2017

LE CONSEIL MUNICIPAL DE BARCELONE  a voté aujourd’hui en session plénière une déclaration officielle qui favorise l’inclusion dans les contrats signés notamment avec des entreprises liées à l’occupation israélienne en Palestine, de clauses assurant le respect des droits des êtres humains.

« La reconnaissance par la municipalité de Barcelone du droit à défendre les droits des Palestiniens par des actions non violentes de BDS n’est pas simplement le triomphe de la liberté d’expression et des droits démocratiques. C’est aussi un signe clair de la reconnaissance largement partagée de BDS comme mouvement inclusif, entraînant et antiraciste, enraciné dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme dans le respect du principe fondamental selon lequel les Palestiniens ont droit aux mêmes droits que le reste de l’humanité » (Rafif Ziadah au nom du BNC).

Barcelone a fait un grand pas en devenant la première ville libre de l’apartheid. Avec le soutien des groupes Barcelone en Commun, Parti Socialiste de Catalogne, Candidature d’Unité Populaire et Gauche Républicaine de Catalogne, le Conseil Municipal de Barcelone a voté aujourd’hui, en session plénière, une déclaration officielle qui favorise l’inclusion dans les contrats signés notamment avec des entreprises liées à l’occupation israélienne en Palestine, de clauses assurant le respect des droits des êtres humains. La déclaration exhorte aussi le gouvernement de Catalogne à créer un centre d’étude et d’évaluation de l’impact des entreprises catalanes investissant à l’étranger. La déclaration reconnaît la légitimité des campagnes non violentes et des initiatives lancées par la société civile palestinienne et internationale pour défendre les droits des êtres humains et le droit humanitaire international en Palestine. Par ce vote, le Conseil Municipal de Barcelone met fin à la complicité de Barcelone avec les violations systématiques flagrantes des droits des êtres humains par l’occupation coloniale et expansionniste de l’État d’Israël dans les territoires palestiniens occupés et il reconnaît le droit au BDS. Cette décision survient à un moment d’agression croissante contre le peuple palestinien et contre le mouvement international non violent BDS, en toute impunité. Une preuve supplémentaire de cette impunité réside dans le rapport de la Commission Économique et Sociale de l’ONU pour l’Asie Occidentale (ESCWA) qui dénonce le système d’apartheid imposé par Israël à la population palestinienne et qui, sur cette base, appelle à soutenir le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions, comme cela fut fait contre l’apartheid d’Afrique du Sud. Suite à la publication du rapport, Rima Jalaf, la directrice de l’ESCWA, a démissionné sous la pression interne visant au retrait du  rapport. Dans ce contexte, la campagne de diffamation et de criminalisation du mouvement non-violent BDS n’est pas une coïncidence, comme le montre le harcèlement contre Omar Barghouti, le militant de défense des droits des êtres humains, qui a été récemment arrêté et interrogé pendant plusieurs heures par les autorités israéliennes.

Rafif Ziadah, membre du secrétariat international du Comité National Palestinien de BDS déclare : « Nous saluons la Municipalité de Barcelone et nous accueillons chaleureusement cette avancée significative dans le mouvement  BDS à direction palestinienne, qui défend l’égalité, la justice et l’égalité pour les Palestiniens. Après 50 ans d’occupation militaire israélienne de Gaza et de la Cisjordanie, y compris de Jérusalem Est, et des décennies de son régime d’apartheid et de colonialisme de peuplement, les gens de conscience dans le monde rejoignent le mouvement BDS qui se développe fortement, en soutien aux droits du peuple palestinien tels que prescrits par l’ONU. La reconnaissance, par la municipalité de Barcelone, du droit de défendre les droits des Palestiniens par les actions non violentes de BDS, n’est pas simplement le triomphe de la liberté d’expression et des droits démocratiques. C’est aussi un signe clair de la reconnaissance largement partagée de BDS comme mouvement inclusif, entraînant et antiraciste, enraciné dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme dans le respect du principe fondamental selon lequel les Palestiniens ont droit aux mêmes droits que le reste de l’humanité ».

Nous célébrons cette victoire parce que nous croyons que c’est une grande avancée dans la prise de conscience du rôle des collectivités locales dans la défense des droits des êtres humains et dans la possibilité de briser la complicité inhérente au soutien de l’apartheid et de l’occupation de la Palestine. Cette résolution vaut reconnaissance institutionnelle des revendications de la société civile pour qu’il soit mis fin à la complicité des violations du droit international par une lutte non violente telle que la pratique le mouvement BDS.

Nous espérons que cette résolution puisse créer un précédent à Barcelone, de manière à ce que la ville devienne une Zone Libre de l’Apartheid Israélien, comme 70 autres collectivités en Espagne le sont déjà et qu’elle devienne un leader dans la défense de la liberté et de la dignité humaine des peuples.

Communauté Palestine

BDS Catalogne

Assez Complicité avec Israël

RESCOP

 

Source: BDS Catalunya

Traduction SF pour BDS France




Sous les pressions de BDS, Princess Nokia annule son spectacle lors d’un festival de musique en Israël

Le 26 mars, le Kalamazoo Festival israélien a annoncé que Destiny Frasqueri, connue également sous le surnom de Princess Nokia, avait annulé son spectacle prévu au Haoman 17, une boîte de nuit de Tel-Aviv.

« Sous des pressions extrêmes [du mouvement BDS], Destiny a décidé d’annuler sa venue en Israël. Ces dernières semaines, nous avons concentré nos efforts pour essayer de lui faire changer d’avis… mais sans guère de succès », dit une déclaration des responsables du festival.

Ces mêmes responsables ont également révélé que la totalité de l’événement serait par conséquent annulé et que tous les tickets seraient remboursés. Huit autres musiciens au moins étaient prévus pour jouer en même temps que Frasqueri au Kalamazoo.

En mars, sur Facebook, Boycott from Within (Boycott de l’intérieur), un groupe de citoyens israéliens partisans du mouvement BDS dirigé par les Palestiniens, a adressé ce message à Frasqueri :

« Vous êtes une artiste engagée dans le soulèvement et l’autonomisation des femmes, des gens de couleur, des LGBTQ et votre travail est particulièrement inspirant pour l’effort de démantèlement de la suprématie blanche et de la misogynie. Rappelez-vous, s’il vous plaît, que parmi ces personnes, il y a également des Palestiniens qui meurent sous l’apartheid israélien et qui vous demandent d’être solidaire avec eux et de boycotter Israël. De grâce, annulez votre spectacle. »

Le groupe a également répondu à la nouvelle de l’annulation :

« Nous aimerions vous remercier d’avoir adopté une position morale et refusé de participer à l’apartheid et à la discrimination à l’égard de la population autochtone en ne jouant pas en Israël… Nous espérons voir davantage d’artistes conscients comme vous prendre des positions de principe contre l’oppression et les injustices et suivre vos traces. »

Le mouvement BDS est un mouvement non violent mondial de justice sociale qui préconise des mesures de boycott, de désinvestissement et de sanctions contre Israël et les sociétés qui font des affaires avec ce pays tant que ce dernier ne se soumettra pas au droit international et ne respectera pas les droits humains des Palestiniens.

Une facette importante du mouvement BDS réside dans l’appel qu’il a adressé aux « organisations et travailleurs culturels mondiaux à boycotter et/ou à œuvrer pour l’annulation d’événements, acivités, accords ou projets impliquant Israël, ses groupes de pression ou ses institutions culturelles. » L’approche vise à défier la façon dont Israël utilise la culture comme une forme de propagande pour blanchir ou justifier l’occupation.

Source: alternativenews.org

Traduction: J-M F pour Plate-forme CharleroiPalestine




Procès BDS: NOUVELLE VICTOIRE DE LA CAMPAGNE!

Le Tribunal de Metz a rendu le jeudi 23 février son verdict concernant le procès intenté par l’entreprise israélienne de médicaments TEVA contre Richard Srogosz, président du Collectif BDS 57, poursuivi pour avoir adressé le 12 février 2015 une lettre à des pharmaciens les informant de la campagne de boycott de cette entreprise et les invitant à échanger sur cette question.

Les juges ont décidé la prescription de cette affaire : l’entreprise TEVA a donc perdu !
De plus Avocats sans frontières et France Israël, qui s’étaient constituées partie civiles après le report de la première audience, sont déboutées. Ce verdict est le juste aboutissement de la mobilisation des nombreux défenseurs du droit international qui ont soutenu  Richard Srogosz par leurs rassemblements lors de ses deux comparutions au tribunal de Metz, par leurs dons et/ou par leurs messages publics de soutien.

C’est une nouvelle victoire de la Campagne BDS, dont l’audience continue de progresser face à la poursuite permanente de la politique coloniale et d’apartheid d’Israël contre le peuple palestinien.

Nous ne lâchons rien !

Paris, le 24 février 2017,

La Campagne BDS France




Les Palestiniens remercient Natalie Imbruglia d’avoir refusé de divertir l’apartheid israélien

14 février 2017 / par PACBI / Royaume Uni, Australie

Des artistes, des organisations culturelles et des défenseurs des droits de l’Homme palestiniens saluent l’annulation par la chanteuse anglo-australienne Natalie Imbruglia de son concert du mois de mars à Tel Aviv.

Communiqué de PACBI

Palestine, 13 février 2017

Des artistes, des organisations culturelles et des défenseurs des droits de l’Homme palestiniens ont salué l’annulation par la chanteuse anglo-australienne Natalie Imbruglia de son concert du mois de mars à Tel Aviv et l’ont remerciée d’avoir décidé d’être « du bon côté de l’histoire, du côté des opprimés ».

 Une porte-parole de la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI), qui fait partie de la direction du mouvement BDS palestinien, a dit :

 « Tout comme des artistes ont refusé de divertir l’apartheid sud-africain, Natalie Imbruglia se retient de prêter  son nom pour camoufler le régime israélien d’occupation, de colonialisme de peuplement et d’apartheid. »

 Presque en même temps que l’annulation d’Imbruglia, quatre joueurs de l’Association Nationale de Football (NFL) des USA ont décidé de ne pas participer à une visite de propagande sponsorisée par Israël après avoir reçu des appels de la part de militants palestiniens, américains et autres et d’icônes culturelles du calibre de Danny Glover, Angela Davis et Alice Walker.

 Au mépris de la récente résolution 2334 du Conseil de Sécurité de l’ONU, qui rappelle que toutes les colonies israéliennes sont en « violation flagrante » du droit international, Israël a intensifié la construction de ses colonies et voté une loi qui légitimerait rétroactivement sa confiscation de terres privées palestiniennes.

 Israël a également intensifié ses déplacements de communautés palestiniennes dans le Naqab (Negev), à Jérusalem et dans la Vallée du Jourdain, s’attirant des condamnations dans le monde entier. Les militants des droits de l’Homme accusent souvent Israël de « faire de Gaza une prison à ciel ouvert », détenant injustement des enfants palestiniens qui sont confrontés à la torture et aux mauvais traitements par les forces israéliennes, et d’utiliser la répression contre les artistes palestiniens.

 « La montée de l’extrême droite aux Etats Unis et dans certains pays d’Europe, spécialement Trump et son équipe raciste, islamophobe et xénophobe, a encouragé Israël à accélérer sa politique de colonisation continue et d’apartheid. »

 Elle a ajouté :

 « Dans ces circonstances, s’abstenir de se produire à Tel Aviv devient une obligation éthique, au risque sinon de devenir complice de très graves violations des droits de l’Homme. Nous appelons tous les artistes et universitaires à ne pas devenir des supplétifs des efforts que fait Israël pour se donner une nouvelle image de marque. »

 Quand il a lancé en 2005 la campagne de propagande de la Marque Israël, un membre du ministère des Affaires Etrangères d’Israël, Nissim Ben-Sheetrit, a dit : « Nous enverrons des romanciers et des écrivains réputés au-delà des mers, des compagnies théâtrales, des expositions. C’est ainsi qu’on montre un plus agréable visage d’Israël et qu’on ne nous perçoit pas uniquement dans le contexte de la guerre. »

 Dans le cadre de cette campagne, Israël a financé, entre autres, des visites d’artistes, d’universitaires, de groupes musicaux pour aider à projeter une image de modernité et de normalité.

Natalie Imbruglia a soutenu divers efforts pour défendre la justice, depuis les droits des femmes avec la Fondation de la Communauté des rivières du Nord jusqu’à Oxfam.

 Le mouvement non-violent BDS a enregistré dernièrement un nombre de résultats impressionnants dans les sphères universitaire, culturelle et économique. Des personnages mondialement réputés ont joué un rôle clé dans le déploiement des messages du mouvement sur les droits de l’Homme.

 Desmond Tutu, l’un des premiers personnages de premier plan à approuver BDS, a écrit un jour dans le cadre d’une campagne liée à BDS :

 « En tant que Sud-Africains, nous reconnaissons le racisme institutionnalisé quand nous le voyons. Nous avons fait l’expérience des effets corrosifs de la ségrégation… Il est scandaleux de rester silencieux, ou neutre, face à l’injustice. La neutralité maintient le statu quo et aggrave l’injustice. »

 La porte-parole de PACBI conclue :

 Malgré le contrecoup que peuvent subir les artistes pour s’être opposés à l’oppression par leur boycott, nous espérons que Natalie Imbruglia rejoindra le flot de ceux qui se dressent pour la justice, tels Roger Waters, Brian Eno,Gill Scott Heron, Elvis Costello et autres qui ont annulé leurs représentations en Israël. Cela contribuerait de manière significative à notre lutte non-violente pour la liberté, la justice et l’égalité. »

 Source : PACBI

 Traduction : J. Ch. pour BDS France

 

 




Des joueurs de la NFL (Ligue nationale de football américain) se retirent de la tournée de propagande en Israël

Tout de suite après avoir contribué à la victoire de son équipe dans le Super Bowl, dimanche dernier, Martellus Bennett, des New England Patriots, a été interrogé sur ce qu’il pensait de la visite au Mexique prévue d’ici peu afin de représenter la Ligue nationale de football américain ((NFL).

 

« Détruisez le mur ! Détruisez le mur .Voilà ce que je pense de cette visite au Mexique ! », s’est-il écrié.

Bennett était alors le premier d’une série de joueurs des Patriots qui ont confirmé qu’ils ne rendraient pas visite au président Donald Trump à la Maison-Blanche.

Une tournée de propagande (hasbara)

Mais The Forward rapportait que Bennett participerait à un autre voyage. En compagnie de 11 autres joueurs de la NFL, « après la victoire historique de son équipe, il se rendrait en Israël pour une tournée de  »hasbara », c’est-à-dire une tournée de relations publiques organisée par Israël pour les joueurs de football américain ».

Le titre citait même ce qu’avait déclaré Bennett en ce sens : « J’irai en Israël. »

Les Palestiniens vivant dans un système que Human Rights Watch a qualifié de « séparé et inégal », se demanderaient certainement comment Bennett pourrait s’opposer aux plans de Trump d’étendre encore le mur à la frontière entre les États-Unis et le Mexique, tout en restant indifférent à l’impact du mur bâti par Israël sur la terre palestinienne occupée. Trump a explicitement encensé la construction du mur israélien en en faisant son modèle.

Mais, au cours d’une semaine de revirements soudains, Dave Zirin écrivait dans The Nation que, malgré les informations médiatiques disant que Bennett se rendrait en Israël, le joueur avait « confirmé que ce n’était pas le cas ».

Zirin faisait remarquer que d’autres joueurs cités dans un article du Times of Israel concernant la visite prévue « avaient remis leur participation en question ».

Vendredi soir, trois des joueurs cités comme participants potentiels – Martellus Bennett, son frère Michael Bennett des Seahawks de Seattle et Kenny Stills des Dolphins de Miami avaient refusé le voyage.

Des joueurs se désistent.

Dans une lettre ouverte publiée jeudi après-midi par The Nation, des activistes, des écrivains et des athlètes, dont Angela Davis, Alice Walker, John Carlos et Craig Hodges, ont invité les joueurs de la NFL à reconsidérer leur participation au voyage. Plus tard, Harry Belafonte et Danny Glover ont également signé la lettre.

Ils ont félicité les athlètes d’utiliser leur renommée « pour mettre en lumière et soutenir les diverses luttes, y compris celle de Black Lives Matter », et ont également félicité toutes les personnes qui avaient annoncé qu’elles ne se rendraient pas à la Maison-Blanche.

Ils ont insisté pour que les joueurs ne permettent pas qu’on les utilise comme des éléments d’une campagne de propagande « visant à aider le gouvernement israélien à normaliser et blanchir sa négation permanente des droits palestiniens ».

Le même jour, le joueur de la NFL et militant des droits Michael Bennett a tweeté qu’il n’irait pas en Israël.

Dans une déclaration ultérieure publiée vendredi soir sur Tweeter et Instagram, Michael Bennett a déclaré qu’il « ne serait pas utilisé » par le gouvernement israélien. Et de rappeler que feu Muhammad Ali, l’un de ses héros, « avait toujours soutenu fermement le peuple palestinien ».

« Je veux être une ‘voix des sans-voix’ », a ajouté Bennett, « et je ne puis le faire en participant à ce genre de voyage en Israël. »

« Cher Monde,

Il était prévu que je me rende en visite en Israël en compagnie des collègues qui jouent en NFL aussi. J’étais excité à l’idée de découvrir de mes propres yeux cette partie remarquable et historique du monde. J’ignorais, jusqu’au moment où j’ai lu dans le Times of Israel un article parlant de cette visite, que mon itinéraire avait été élaboré par le gouvernement israélien dans le but de faire de moi – ce sont les mots des responsables du gouvernement – ‘une personne susceptible de créer l’opinion et d’influencer le public’ et qui serait alors ‘un ambassadeur de bonne volonté’. On ne m’utilisera pas de la sorte. Quand j’irai en Israël – et j’ai l’intention de m’y rendre –, ce sera pour voir non seulement Israël, mais aussi la Cisjordanie et Gaza, de sorte que je pourrai voir quelle existence mènent les Palestiniens, qui appellent cette terre leur patrie depuis des millénaires.

L’un de mes héros a toujours été Muhammad Ali. Je sais qu’Ali a toujours soutenu fermement le peuple palestinien, qu’il a visité des camps de réfugiés, qu’il a participé à des rassemblements et qu’il a toujours voulu être ‘une voix pour les sans-voix’. Je veux être moi aussi ‘une voix pour les sans-voix’ et je ne puis le faire en participant à ce genre de voyage en Israël.

Je sais que cela irritera certaines personnes et en inspirera d’autres. Mais sachez, s’il vous plaît, que je ne l’ai pas fait pour vous, mais pour être en accord avec mes propres valeurs et ma propre conscience. Comme le champion olympique des Jeux de 1968, John Carlos, le répète sans cesse :  »Il n’y a pas d’engagement partiel pour la justice. Vous êtes engagé, ou vous ne l’êtes pas. » Eh bien, moi, je le suis.

Bien sincèrement,

Michael Bennett »

Kenny Stills, des Dolphins, a retweeté la déclaration de Bennett, en ajoutant : « Je n’aurais pu mieux le dire moi-même. J’en suis ! » – voulant dire par-là qu’il se retirait également du voyage.

Martellus Bennett a également retweeté la déclaration de son frère.

Le Comité national BDS palestinien (BNC) a remercié Michael Bennett de ce qu’il se tenait « du bon côté de l’histoire, de la justice et de l’égalité ».

Le quart-arrière des 49ers de San Francisco, Colin Kaepernick, qui n’y va pas non plus mais qui a été remarqué du public en raison de sa décision, afin de soutenir les militants de Black Lives Matter, de ne pas défendre l’hymne national, a retweeté à son million de suiveurs que toute personne qui protestait contre l’interdiction des musulmans par Trump, ne pourrait non plus manquer de « pâlir au vu des tactiques d’apartheid imposées par Israël aux musulmans palestiniens ».

D’autres joueurs cités comme participants au voyage sont Cliff Avril, Delanie Walker, Mychal Kendricks, Cameron Jordan, Calais Campbell, Carlos Hyde, Dan Williams et Justin Forsett. On s’attend également à ce que l’ancien linebacker (joueur de football américain, appelé également secondeur) de la NFL, Kirk Morrison, participe au voyage.

Une image de marque détériorée

Voici quelques jours, le gouvernement israélien a adopté rétroactivement une législation qui légalisait le vol de larges portions de terres privées palestiniennes au profit de la colonisation israélienne.

La chose a provoqué une tempête de protestations internationales, même de la part des plus proches alliés d’Israël, tels l’Union européenne, l’Allemagne et le Royaume-Uni.

Les responsables de la propagande d’Israël espèrent que la visite des footballeurs américains sera une distraction bien accueillie et une occasion de redorer le blason passablement détérioré d’Israël.

« Je vois une grande importance dans l’arrivée de cette délégation des stars de la NFL en Israël », a déclaré Gilad Erdan, ministre des Affaires stratégiques d’Israël chargé de combattre le mouvement BDS, dirigé par les Palestiniens.

Ce voyage de propagande est une initiative du ministère même d’Erdan, ainsi que du ministère israélien du Tourisme et de La Voix de l’Amérique en Israël, un groupe dont la mission consiste à « favoriser l’image d’Israël aux États-Unis en attirant des médias et des personnalités » dans le pays.

Erdan a confirmé la finalité ouvertement propagandiste de la visite, déclarant que les joueurs de la NFL « présenteraient l’avenant visage d’Israël à leurs dizaines de millions de supporters aux États-Unis », dans le but de compenser l’impact de BDS.

Israël a consacré un énorme budget à cet effort, mais sans grand effet. Dans un document stratégique récent, la Ligue contre la diffamation et l’Institut Reut, deux organisations clés qui s’opposent aux droits des Palestiniens, ont conclu, paraît-il, que le combat contre BDS s’était soldé par un échec.

Dans un même temps, malgré une campagne de publicité de plusieurs millions de dollars lancée par le ministère du Tourisme – campagne dont font partie également ces visites d’agrément de célébrités –, le nombre de visiteurs en Israël n’a cessé de diminuer.

Commentant l’échec de la stratégie d’Israël, Clayton Swisher a fait remarquer : « Vous êtes perdant quand votre pays légalise l’apartheid et invite alors une flopée de joueurs de la NFL dans le but de tenter de le faire passer pour normal. »

Swisher, un journaliste d’investigation travaillant pour Al Jazeera, a présenté récemment un film en quatre parties intitulé The Lobby, et qui fait la lumière sur les efforts secrets d’Israël aux États-Unis en vue de se gagner des amis et de châtier les gens perçus comme des ennemis.

Imbruglia se désiste également

Les activistes qui espèrent qu’il est encore temps de persuader d’autres joueurs de la NFL de se désister seront encouragés par ce qui semble une autre victoire.

Les militants BDS ont insisté auprès de la chanteuse australienne Natalie Imbruglia pour qu’elle annule son concert en Israël prévu le 1er mars.

Il apparaît que ce rendez-vous à Tel-Aviv a été supprimé tout récemment de l’agenda officiel de ses tournées et qu’il est désormais renseigné comme « annulé » sur sa page Facebook.

Source: The Electronic Intifada

Traduction: Plateforme Charleroi-Palestine

 




Sous la pression de BDS, G4S met fin à la plupart de ses activités illégales avec Israël

Les défenseurs des droits de l’homme intensifient la pression contre la compagnie 

G4S annonce la cession de la plupart de ses activités en Israël, en raison de l’intense pression exercée par BDS

G4S reste impliqué dans l’entrainement de la police israélienne et la construction dans les colonies.

Les militants de la campagne BDS célèbrent une victoire et appellent à maintenir la pression.
2 décembre 2016 – La plus importante compagnie mondiale de services de sécurité G4S, a annoncé aujourd’hui qu’elle vendait la plupart de ses entreprises en Israël après qu’une campagne efficace contre la compagnie, menée par le mouvement pour les droits des Palestiniens BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions) conduit par les Palestiniens, ait causé « des dommages à sa réputation ».

 Réagissant à cette nouvelle ainsi qu’au fait que G4S maintient néanmoins certains projets illégaux avec Israël, Rafeef Ziadah, parlant pour le BNC (Palestinian BDS National Commitee) a déclaré : « Nous avons réussi à pousser une des plus importantes entreprises mondiales à vendre le coeur de ses activités en Israël. Notre campagne coordonnée mondialement a eu un réel impact. Nous allons continuer notre campagne jusqu’à ce que G4S mette fin à toutes ses implications dans la violation des droits des Palestiniens. »

 Les multinationales françaises Veolia et Orange ainsi que la plus grande entreprise de matériaux de construction irlandaise CRH ont toutes quitté le marché israélien depuis septembre 2015, essentiellement à cause de la campagne BDS.

 « Un effet domino est à l’oeuvre ici » a dit Ziadah, « Certains dirigeants de fonds d’investissement ont compris que leur responsabilité fiduciaire les obligeait à désinvestir des entreprises internationales et israéliennes et des banques complices des incessantes violations du droit international par Israël ».

 Guman Mussa, coordinateur au BNC pour le monde arabe, a ajouté :

« Ce n’est pas tous les jours que les militants des droits de l’homme peuvent contraindre une importante multinationale comme G4S à mettre fin à son implication dans de sérieuses violations des droits humains gràce à une campagne soutenue et stratégique de pressions populaires.La campagne BDS manifestement fonctionne et d’autres multinationales complices comme Hewlett-Packard et Alstom devraient en prendre note

 « Nous dédions cette victoire à tous les prisonniers politiques palestiniens qui, en 2012, ont appelé le mouvement BDS à intensifier le boycott de G4S en raison de son rôle dans les prisons israéliennes, où la torture est répandue.

 G4S est une entreprise britannique de services de sécurité qui aide Israël à gérer les prisons où des prisonniers politiques palestiniens sont enfermés sans jugement et soumis à la torture et à de mauvais traitements. Elle est également impliquée dans la fourniture d’équipements et de services aux checkpoints militaires d’Israël, aux colonies illégales et aux infrastructures policières et militaires.

 La campagne internationale « Stop G4S » à couté à la compagnie l’abandon de contrats valant des millions de dollars en Europe, dans le monde arabe, en Afrique et ailleurs.

 La liste des clients perdus par G4S comporte des entreprises privées, des universités, des syndicats et des organes des Nations Unies.

 En dépit de la vente de ses filiales, 64S reste directement complice des violations des droits des Palestiniens par Israël au travers de « Policity », le centre d’entrainement national phare qu’elle possède en commun et du groupe « Shikun & Binui » profiteur de la colonisation.

 C’est la police israélienne qui intervient dans Jérusalem-Est occupée, au lieu de l’armée israélienne dans le reste de la Palestine occupée, en tant que surveillant de l’annexion illégale par Israël, protégeant les colonies illégales, et opprimant la population palestinienne de la ville.

 Riya Hassan, coordinatrice de la campagne BDS en Europe, conclut : « Le BNC est déterminé à poursuivre sa campagne contre G4S, en partenariat avec d’autres luttes pour la justice au travers du monde. Des Etats-Unis à la Palestine, de l’Afrique du Sud au Royaume-Uni, G4S profite du commerce manifestement raciste de l’incarcération de masse.

 « Comme lors de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, la pression de BDS contre le régîme israélien d’occupation, de colonisation de peuplement et d’apartheid a conduit certaines des plus puissantes multinationales à comprendre que tirer profit des violations des droits des Palestiniens par Israël n’est pas seulement sans éthique et socialement irresponsable. C’est également carrément nuisible aux affaires . »

Notes

  • En mars 2016, G4S a annoncé qu’elle allait vendre ses filiales en Israël dans les « 12 à 24 mois » à venir. En évoquant ce départ, le Financial Times a rapporté que G4S allait « se sortir de lui-même d’une entreprise nuisant à sa réputation ».
  • Plus récemment, l’UNICEF en Jordanie et une des principales chaînes de restaurants en Colombie sont les dernières organisations à mettre fin à leurs contrats avec G4S, suivant les campagnes de BDS.
  • Le fonds souverain norvégien a désinvesti de Shikun & Binui en 2012, comme le « Superannuation Fund » de Nouvelle-Zélande, qui a cité « l’implication de la compagnie dans la construction de colonies de peuplement dans les Territoires Occupés de Palestine ».
  • En juin 2014, la fondation Bill Gates a suivi une campagne internationale et retiré toute sa mise de 170 millions de dollars de G4S. Le même mois, l’église méthodiste unie des États-Unis a retiré toutes ses actions de son fonds d’investissement. L’Institution Publique de Sécurité Sociale du Koweït (PIFSS : Public Institution for Social Security) a décidé de désinvestir de G4S en juin 2016, suivant les appels de BDS-Koweït et du BNC.

Source: BDS Movement

Traduction: RM pour BDS France

 




Récapitulatif de l’impact de BDS en 2016

28 novembre 2016,

La guerre de répression israélienne n’a pas réussi à arrêter la croissance du mouvement BDS pour les droits des palestiniens

Les Palestiniens et les défenseurs de la liberté, la justice et l’égalité pour les Palestiniens se souviendront de cette année 2016, entre autre choses comme de l’année où Israël aura mené une guerre sans merci contre le mouvement BDS mondial, lancé par les Palestiniens pour les droits des Palestiniens, dans une tentative désespérée pour l’écraser.

A cet égard, on se souviendra également de 2016 comme de l’année d’un échec spectaculaire d’Israël, alors que BDS n’a cessé de s’étendre et que son impact sur le régime israélien d’occupation, de colonialisme de peuplement et d’apartheid s’intensifiait.

En 2016, Israël a déployé d’énormes actifs financiers, un espionnage intensif, une propagande bien huilée, du cyber « sabotage » et, avec encore plus d’intensité, une guerre juridique contre les défenseurs des droits de l’Homme et les réseaux BDS.

Très contrarié par l’extension de BDS en Occident, en Amérique latine, dans le monde arabe, en Afrique du Sud et dans une partie de l’Asie, Israël a espéré mettre à profit son énorme influence sur le Congrès et les parlements des Etats Unis, ainsi que sur les gouvernements de la France, du Royaume Uni et du Canada entre autres, pour interdire BDS. Israël a essayé de stigmatiser, de diaboliser et, dans certains cas, de délégitimer BDS par le haut, après avoir échoué à écraser le mouvement au niveau de la population et de la société civile mondiales.

Tout au long de cette année, BDS est devenu de plus en plus fort.

D’importantes multinationales, dont Orange et CRH, ont abandonné leur implication dans des projets israéliens qui empiètent sur les droits des Palestiniens. Cet abandon a suivi la sortie de Veolia d’Israël en 2015 après que cette société ait perdu des offres de milliards de dollars à cause des sept ans de campagne BDS.

Également cette année, des dizaines de conseils municipaux, principalement en Espagne, se sont déclarés « Zones Libres d’Aparthied », et d’importantes églises des Etats Unis ont retiré leurs investissements des banques israéliennes ou de sociétés internationales qui soutiennent l’occupation.

BDS a par ailleurs renforcé ses coalitions intersectionnelles de principe avec, entre autres, les mouvements pour la justice raciale, économique, de genre et climatique à travers le monde.

Une victoire exceptionnellement remarquable pour le mouvement BDS en 2016 fut qu’il a réussi à gagner du soutien pour le droit de boycotter Israël, en soutien des droits des Palestiniens selon le droit international, de la part de l’Union Européenne, du gouvernement de la Suède, des Pays Bas et d’Irlande, ainsi que d’Amnesty International, de l’Union Américaine pour les Libertés Civiques, de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme et de centaines de partis politiques, de syndicats et de mouvements sociaux du monde entier.

La logique d’apaisement du régime israélien d’oppression a commencé à céder la place à la logique d’une pression internationale soutenue qui a prouvé son efficacité dans le combat pour mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud. Le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, par exemple, a adopté, dans sa réunion du mois de mars, la décision de créer une base de données de toutes les sociétés israéliennes et internationales qui sont complices et profitent du régime israélien d’occupation. Ce remarquable développement a rendu nerveuses de nombreuses sociétés impliquées dans les graves violations du droit international par Israël.

La liste chronologique ci-dessous résume quelques uns des indicateurs les plus significatifs de l’impact, direct et indirect, de BDS dans différents domaines.

Faire un don au Comité National Palestinien du BDS pour nous aider à continuer à bâtir notre mouvement pour la liberté, la justice et l’égalité

 

Janvier

janvier

 

  • Orange laisse tomber son affiliation à Israël après une intense campagne BDS en Egypte et en France.
  • L’Église Méthodiste Unie se désinvestit des banques israéliennes qui financent l’occupation.
  • Des centaines d’universitaires du Brésil et d’Italie rejoignent le boycott académique d’Israël.
  • La société irlandaise CRH devient la dernière multinationale à quitter Israël.

Février

Faire un don au Comité National Palestinien du BDS pour nous aider à continuer à bâtir notre mouvement pour la liberté, la justice et l’égalité

 Mars

 La Suède devient le premier Etat européen à reconnaître le droit au BDS contre Israël.

 

Avril

avril

 

Mai

Juin

Juillet

Août

aout

Septembre

  • Des dizaines de conseils municipaux en Espagne, dont ceux de Grande Canarie, Séville, Cordoue et Sainte Eulalie à Ibiza, se déclarent « libres de l’apartheid israélien ».
  • Le compositeur britannique Brian Eno refuse le droit d’interpréter sa musique à tout groupe sponsorisé par l’État israélien.

Octobre

Novembre

  • .

Traduction J. Ch. + SF pour BDS France

Source: BDS Movement

 

 




Les étudiants chiliens se prononcent en faveur de BDS

Les étudiants de l’Université Catholique Pontificale du Chili (UC) ont voté à une large majorité la décision d’appuyer la campagne de  Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre Israël initiée par la société civile palestinienne.

La motion avait été introduite par l’organisation “Solidarité avec la Palestine” active au sein de l’UC et elle a été débattue au sein du Conseil des étudiants vendredi dernier. Elle contient à appel à l’abrogation des accord liant l’université chilienne à l’Université hébraïque de Jérusalem et l’Institut israélien de technologie – Technion [1] en raison de leur complicité avec la violation constante par Israël du droit international et des droits des Palestiniens.

L’UC est une des plus anciennes universités chiliennes et l’une des institutions d’enseignement et d’éducation les plus réputées d’Amérique Latine. Le Conseil des étudiants est composé de 72 représentants des étudiants élus par leurs pairs, représentatifs de toutes les facultés et des différents campus. Lors du vote sur la résolution, il n’y a eu que deux voix contre son adoption.

La Fédération des étudiants de l’UC a déclaré que son prochain objectif est de mettre les responsables de l’administration universitaire chargés des relations internationales sous pression, à commencer par le Doyen.

“Les institutions universitaires israéliennes sont profondément impliquées, par leurs choix délibérés, dans l’occupation et la colonisation du territoire palestinien depuis des décennies, les discriminations systématiques à l’encontre des citoyens palestiniens d’Israël et le refus du droit inaliénable des réfugiés palestiniens au retour dans leurs foyers. Notre lutte pour la justice et les droits humains nous unit. La solidarité internationale avec la lutte des Palestiniens rejoint aujourd’hui celle pour l’égalité raciale, des genres, économique, environnementale et les autres formes de justice”, affirme l’organisation estudiantine chilienne.

Traduction : Luc Delval pour la Plate-forme Charleroi-Palestine

Source: bdsmovement.net




Des dizaines de villes espagnoles se proclament « libres d’apartheid israélien »

 

Cadix, capitale provinciale de la communauté autonome d’Andalousie, en Espagne, est la dernière municipalité en date à avoir fait passer une motion de soutien au mouvement BDS sous direction palestinienne et en faveur des droits palestiniens ; par la même occasion, la municipalité s’est proclamée « zone libre d’apartheid » israélien.

Avec une population de 120 000 habitants, Cadix rejoint les 50 et quelques communes et villes d’Espagne qui ont voté pour se proclamer « zones libres d’apartheid israélien ». Parmi d’autres municipalités notoires libres d’apartheid, citons Grande-Canarie, Saint-Jacques-de-Compostelle, Xixón-Gijón, Séville, Cordoue et Santa Eulària à Ibiza.

Traduction texte photo : Saint-Jacques-de-Compostelle sans apartheid / L’une des 50 destinations inoubliables de l’État espagnol où vous pourrez profiter de vacances libres d’apartheid israélien ! / Saint-Jacques-de-Compostelle, Ibiza, Grande-Canarie, Cordoue, Séville, Gijón/Xixón et d’autres encore… Préparez dès maintenant vos vacances sans apartheid : boicotisrael.net/elai/mapa/
Traduction texte photo : Saint-Jacques-de-Compostelle sans apartheid / L’une des 50 destinations inoubliables de l’État espagnol où vous pourrez profiter de vacances libres d’apartheid israélien ! / Saint-Jacques-de-Compostelle, Ibiza, Grande-Canarie, Cordoue, Séville, Gijón/Xixón et d’autres encore… Préparez dès maintenant vos vacances sans apartheid : boicotisrael.net/elai/mapa/

Inspirée en partie par une campagne similaire durant la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud dans les années 1980, la campagne « Zones libres d’apartheid israélien », dirigée par le Réseau de solidarité contre l’occupation de la Palestine (RESCOP), cherche à créer des « îles de conscience politique » et à rompre les liens locaux avec le régime israélien d’occupation, de colonialisme d’implantation et d’apartheid ainsi qu’avec les sociétés et institutions internationales complices des incessantes violations des lois internationales par Israël.

La campagne, qui est soutenue par des mouvements sociaux, des entreprises, des écoles, des médias et des institutions publiques de partout en Espagne, a élaboré une carte reprenant les zones libres d’apartheid israélien.

En se déclarant elles-mêmes zones libres d’apartheid israélien, les autorités locales sont d’accord de boycotter les sociétés complices des violations des lois internationales et des droits des Palestiniens, de même que de rompre les liens avec le régime israélien et ses institutions complices. Elles soutiendront également les efforts en vue d’accroître la conscientisation locale et elles s’engageront à suivre une politique d’achat consciente s’appuyant sur les droits humanitaires du peuple palestinien.

Riya Hassan, coordinatrice européenne pour le Comité BDS national palestinien (BNC) a déclaré :

« La campagne Zones libres de l’apartheid israélien en Espagne inspire des efforts similaires dans d’autres pays. Le fait que ces déclarations ont été votées par des municipalités démocratiquement élues reflète le soutien croissant au mouvement BDS en faveur des droits palestiniens, pas seulement au niveau de la base, mais également au sein des gouvernements. Ceci finira par rendre l’opinion publique favorable à des sanctions à tous niveaux contre Israël tant que ce dernier n’aura pas mis un terme à son oppression systématique des Palestiniens. »

« Les conseils locaux en Espagne montrent la voie via un modèle puissant de solidarité avec le peuple palestinien et notre lutte pour l’autodétermination. Nous saluons tous les conseillers et activistes impliqués dans la proposition et la défense des motions ainsi que ceux impliqués dans la mise en place de zones libres d’apartheid israélien. »

« Ā une époque de déficit démocratique croissant dans tout le continent européen, il est encourageant de voir comment des citoyens intègrent la solidarité avec les Palestiniens à leurs agendas domestiques prônant une justice sociale, économique et environnementale. »

Des attaques contre un mouvement pour la liberté, la justice et l’égalité

Le soutien public croissant au mouvement BDS en faveur des droits humanitaires des Palestiniens a incité Israël et ses alliés à lancer une attaque antidémocratique sans précédent et solidement financée contre toute personne cherchant – particulièrement par le biais de BDS – à tenir Israël pour responsable envers les lois internationales et les résolutions de l’ONU.

Les attaques contre le mouvement BDS sponsorisées par Israël visent à mettre la pression sur les gouvernements, législateurs et hauts responsables politiques afin qu’ils freinent les actions civiques en faveur de BDS et qu’ils adoptent des mesures répressives qui ne manqueront pas d’empiéter sur les libertés civiles et politiques en général de leurs citoyens respectifs.

En Espagne, des tentatives de réduire le mouvement BDS, et particulièrement au niveau institutionnel, ont été dirigées par ACOM, un groupe de lobbying pro-israélien établi à Madrid.

ACOM a lancé nombre d’appels juridiques contre des conseils locaux qui s’étaient proclamés zones libres d’apartheid israélien.

Toutefois, la stratégie de l’intimidation développée par ACOM n’a pas porté ses fruits. Les villes ciblées ont défendu le résultat démocratique des votes et les tribunaux mis au courant ont refusé d’accepter les plaintes d’ACOM.

Des accusations juridiques similaires ont été introduites contre trois conseils locaux au Royaume-Uni par une organisation appelée Jewish Human Rights Watch, un groupe de pression en faveur d’Israël et qui a ses quartiers à Londres. Là aussi, la Haute Cour britannique a rejeté les plaintes et a statué en faveur des trois conseils locaux qui avaient adopté des résolutions visant à soutenir des boycotts ciblés contre l’occupation israélienne.

Dans une déclaration, RESCOP y est allé du commentaire suivant :

« Il est intolérable qu’une entité étrangère défendant un système d’apartheid, telle ACOM, s’ingère dans la souveraineté démocratique de nos municipalités, en dictant ce que nous pouvons voter ou pas et en empêchant nos institutions de se préoccuper des droits de l’homme. »

Cette dernière décision de la Ville de Cadix de se joindre à la vague inspiratrice des autres villes et communes espagnoles en se proclamant zones libres d’apartheid israélien est un signe que les citoyens et les représentants élus ne se laissent pas intimider par les menaces juridiques d’ACOM.

« En soutenant le mouvement BDS en faveur des droits palestiniens et en choisissant de ne pas s’engager avec des institutions et entreprises directement impliqués dans les crimes notoires d’Israël à l’égard du peuple palestinien, des gens de conscience et des municipalités d’un peu partout en Espagne entreprennent une démarche concrète en vue de tenir Israël responsable de ses crimes contre le peuple palestinien », a conclu Riya Hassan.

LISTE DES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES DÉCLARÉES ELAI (espaces libres d’apartheid israélien) ET / OU QUI ONT ADHÉRÉ À BDS DANS L’ÉTAT ESPAGNOL (JUSQU’AU 11 AOÛT 2016)

Andalousie

Députation de Séville

Conseil municipal de La Roda

Conseil municipal de Castro del Río

Conseil municipal de Montoro

Conseil municipal de Mairena del Aljarafe

Conseil municipal de Los Corrales

Conseil municipal d’Alhaurín de la Torre

Conseil municipal de Campillos

Conseil municipal de Casares

Députation de Cordoue

Conseil municipal de Velvez-Málaga

Conseil municipal de San Roque

Conseil municipal de San Fernando

Catalogne

Conseil municipal d’Artés

Conseil municipal de Sant Pere de Ruidebitlles

Conseil municipal de Molins de Rei

Conseil municipal de Sant Cebriá de Vallalta

Conseil municipal de Badalona

Conseil municipal de Sant Celoni

Conseil municipal de Ripollet

Conseil municipal de Sant Feliu de Llobregat

Conseil municipal d’Abrera

Conseil municipal de Sant Boi de Llobregat

Conseil municipal de Terrasa

Conseil municipal d’Olesa de Montserrat

Conseil municipal de Sant Adrià de Besòs

Conseil municipal de Sant Quirze del Vallès

Conseil municipal de Barberá del Vallès

Conseil municipal de Viladamat

Madrid

Conseil municipal de Navalafuente

Conseil municipal de Rivas-Vaciamadrid

Asturies

Conseil municipal de Corvera

Conseil municipal de Castrillón

Conseil municipal de Gijón

Conseil municipal de Llangreu

Galice

Conseil de Compostelle

Conseil d’Oleiros

Îles Canaries

Chapitre de Grande-Canarie

Conseil municipal de Telde

Aragón

Conseil municipal de Sabiñánigo

Pays de Valence

Conseil municipal d’Alcoi

Conseil municipal de Muro

Conseil municipal d’Onda

Conseil municipal de Concentaina

Conseil municipal de Catarroja

Conseil municipal de Xeraco

Conseil municipal de Benlloch

Conseil municipal de Petrer

Castille et León

Conseil municipal de Viloria del Henar

Îles Baléares

Conseil municipal de Santa Euràlia

Source: BDS Movement

Traduction: Plate-forme Charleroi Palestine

 




Le gouvernement portugais se retire d’un projet controversé avec la police israélienne après des pressions du BDS

Comité national palestinien du BDS – 23 août 2016

Le ministre de la Justice du Portugal a annoncé qu’il se retirait d’un projet financé par l’UE commun avec le ministère israélien de la Sécurité publique, la Police nationale israélienne et l’université Bar Ilan d’Israël. Le projet LAW TRAIN, dont l’objectif est d’unifier les méthodologies d’interrogatoire de la police, a suscité une controverse au Portugal en raison d’une opposition qui s’est fortement manifestée contre la participation d’Israël dans le programme de recherche Horizon 2020 de l’UE, et contre les violations des droits humains commis par les entités israéliennes qui y participent. Le gouvernement portugais a fait l’objet d’une forte pression de la part d’organisations de la société civile pour qu’il mette un terme à cette coopération avec Israël. Des partis politiques ont dénoncé au parlement la torture que pratique régulièrement la police israélienne et le rôle du ministère de la Sécurité publique dans la détention illégale des milliers de prisonniers politiques palestiniens dans les prisons israéliennes.

Jamal Juma’, coordinateur de Stop the Wall, membre du Comité national palestinien du BDS (le BNC), a salué cette décision de principe du gouvernement socialiste centre-gauche du Portugal :

« Cette décision du Portugal donne de l’espoir à notre peuple et elle envoie le message fort à Israël qu’il n’est pas question d’agir comme si de rien n’était (pas de ‘business as usual’) tant que se poursuivront l’agression militaire contre Gaza et la répression en Cisjordanie. Ce projet de l’UE accorde tacitement une reconnaissance au contrôle d’Israël et à sa répression militaire du peuple palestinien, et il ferme les yeux devant les mauvais traitements notoires d’Israël envers les Palestiniens, qui comprennent notamment la torture pratiquée de façon régulière comme ‘technique d’interrogatoire’ ».

Ce projet de cinq millions d’euros a pour objectif de développer une technologie afin d’unifier une méthodologie dans les interrogatoires par la police en « perfectionnant les compétences en interrogatoire », et de combler ce qui est appelé « les lacunes de la culture, de la législation, et du style d’interrogatoire ». Les forces de police concernées contribueront avec l’ « expérience qui est la leur de l’interrogatoire et de la lutte contre la criminalité à développer le système ». Le ministère israélien de la Sécurité publique et la Police d’Israël sont accusés par les Nations-Unies et des organisations de défense des droits de l’homme de mettre en œuvre des pratiques illégales de détention, de torturer de façon régulière lors des interrogatoires, et de déployer une violence démesurée contre les manifestants palestiniens.

Le service public fédéral de la Justice de Belgique et le ministère de l’Intérieur d’Espagne/la Garde civile, des entreprise privées, des universités et des institutions de recherche restent impliqués dans le projet en tant que membres participant au programme de recherche Horizon 2020 de l’UE. Avec cette nouvelle victoire, les organisations militantes en Espagne et en Belgique ont juré d’intensifier leurs campagnes pour mettre fin au projet.

« Nous sommes reconnaissants aux organisations de la société civile et aux partis politiques portugais d’avoir agi ensemble, avec nous, pour élaborer une solidarité efficace basée sur l’appel aux Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) et de veiller qu’il n’y aura aucun risque de prolifération des pratiques illégales et des traitements inhumains, par les Israéliens à travers ce projet, dans leur propre système de justice portugais », dit Juma’.

Une coalition portugaise sans précédent d’organisations de solidarité, des droits de l’homme, et des militants contre le racisme, de même que de l’association représentant les officiers de la Révolution de 1974 au Portugal, s’est réunie après un rapport de Stop the Wall qui exposait cette coopération et quelles seraient ses conséquences pour les droits de l’homme et la liberté des Palestiniens. Le Parti communiste portugais et le Parti des Verts ont mis sur la sellette le ministère des Affaires étrangères et celui de la Justice sur cette question.

Le Mouvement pour les droits du peuple palestinien et pour la paix au Moyen-Orient (le MPP), à l’origine de la coalition de la société civile contre le projet, a déclaré :

« Nous nous félicitons de la décision du ministère de la Justice de mettre fin à la participation de la police portugaise au projet LAW TRAIN. Le retrait du gouvernement portugais de ce projet est une victoire pour toutes les forces qui, en Palestine, au Portugal et en Europe, appellent au terme de ce projet de coopération avec l’appareil répressif d’Israël ».

Ces nouvelles surviennent alors que le Palestinien Bilal Kayed, 34 ans, poursuit sa grève de la faim depuis mi-juin 2016 (grève victorieuse suspendue le 25 août après un accord sur la fin de sa détention – ndp). Il y a actuellement plus de 700 prisonniers palestiniens dans les geôles israéliennes, dont beaucoup sont détenus sans inculpation. Le Comité contre la torture, des Nations-Unies, a exhorté Israël une fois encore, en mai, à interdire la torture et ses sévices dans le processus d’interrogatoire. Des organisations des droits de l’homme ont mis en évidence le traitement particulièrement brutal contre les mineurs palestiniens.

Riya Hassan, coordinateur européen au BNC, conclut :

« Cette nouvelle victoire est un signe de plus que les gouvernements européens commencent à se réveiller devant la problématique d’avoir Israël comme partenaire dans des projets qui risquent de nuire aux libertés fondamentales, à la démocratie et aux droits humains. Il reste un long chemin à parcourir pour mettre fin à la complicité de l’Europe avec l’apartheid israélien. LAW TRAIN se poursuit avec les participants restants, et ce n’est que l’un des nombreux projets militaires et sécuritaires qui sont financés par la Commission de l’Union européenne, avec l’argent de ses contribuables. »

Note aux éditeurs :

Dans le cadre de la campagne dans le reste de l’Europe, des députés du Parlement européen, du Portugal, d’Espagne et de Belgique, ont écrit à la Commission européenne pour dénoncer le projet. Des organisations de la société civile sont en train de planifier des initiatives de protestation. L’année dernière, dans une initiative commune à plusieurs partis, 73 députés européens ont publié une lettre appelant l’UE à cesser de financer les entreprises militaires israéliennes impliquées dans des violations graves du droit international.

Depuis le début du nouveau cycle de financement Horizon 2020, en 2015, les campagnes de Stop the Wall, du Comité national palestinien du Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BNC) et de la Coordination européenne des comités et associations pour la Palestine (ECCP) ont ciblé conjointement la participation d’Israël à Horizon 2020, en particulier la coopération du secteur militaire et sécuritaire israélien. Dans le cycle précédent, de 2007 à 2013, l’UE a financé plus de 1500 projets de recherche et développement ayant une participation israélienne. L’IAI (Industries aéronautiques israéliennes), à elle seule, a profité de plus de 16 projets, accaparant au total 148,55 millions d’euros de financement public de l’UE.

La torture est systématique dans les geôles israéliennes. Un récent rapport montre que 97 % des mineurs palestiniens en détention israélienne n’ont accès à aucun conseiller juridique avant, et pendant l’interrogatoire. Durant celui-ci, 28,7 % ont été soumis à des violences verbales ou à une intimidation, à l’isolement ou à des agressions sexuelles, 27,5 % ont été exposés à des violences physiques, notamment avec des étranglements, des coups de poing, et en frappant la tête de l’enfant contre le mur.

 

https://bdsmovement.net/news/portuguese-government-withdraws-controversial-project-israeli-police-following-bds-pressure

Traduction : JPP pour BDS FRANCE