Procès, auditions, acharnement policier sur militant, à Montpellier la criminalisation du mouvement social bat son plein !

Nous avions décalé l’horaire du rassemblement de solidarité à nos trois camarades car il y avait à 14h également,  le procès de 3 personnes (un militant syndicaliste et deux journalistes) poursuivies pour « diffamation » alors qu’elles n’ont fait que dénoncer les méthodes de gestion d’une direction très répressive.  Quelques jours auparavant c’était une nouvelle audition d’un militant contre la loi travail qui a déjà été condamné à de la prison ferme et qui fait l’objet d’un acharnement policier flagrant.

3 militants-te de la Campagne BDS France Montpellier étaient convoqués-ée en audition pour : « Dégradation de bien privé » suite à une série de 8 plaintes déposées par la direction de LIDL, une plainte déposée par le BNVCA (Bureau National de Vigilance contre l’Antisémitisme) au parquet de Paris pour une action dans un magasin LIDL à Montpellier et une plainte personnelle déposée contre l’un d’entre eux par l’avocat du BNVCA pour soi disant : menace.

 

Les auditions des 3 militants BDS s’est déroulée, ce jeudi 15 juin,  sans garde à vue malgré les menaces qui pesaient. C’est maintenant au procureur de décider de la suite à donner. une vingtaine de personnes étaient présentes malgré les horaires et la canicule devant le commissariat en soutien aux militants convoqués.

groupSaadia
A SA SORTIE SAADIA RACONTE COMMENT S’EST PASSÉE SON AUDITION.

ÉLARGIR LA SOLIDARITÉ ET S’INSCRIRE DANS LA RÉSISTANCE AU GOUVERNEMENT MACRON
Vendredi 16 juin à 20h la Campagne BDS France Montpellier est invitée à tenir un stand et intervenir sur la criminalisation de son activité dans le cadre de la

« Réunion-Débat » unitaire, de résistance face au gouvernement Macron. 

A la salle Guillaume de Nogaret, espace Pitot à 20h. Montpellier.
Organisée par :  NPA34, Ensemble !, France Insoumise, PCF34, CGA, CNT ESS 34, PG 34, CGT Educ’Action 34, CGT Précaires Montpellier, Sud Education 34, Sud Chimie 34, Sud PTT 34, Assemblée citoyenne 1ère et 8ème circonscription du 34



L’IPSC salue la décision du Syndicat des Musiciens d’Irlande de boycotter l’Israël d’apartheid

16 juin 2017 | IPSC | Actualités

La Campagne de Solidarité Irlande Palestine (IPSC) salue et félicite chaleureusement le Syndicat des Musiciens d’Irlande (MUI) pour avoir voté une motion de soutien au boycott culturel de l’Israël d’apartheid. Un boycott culturel d’Israël a été demandé par la société civile palestinienne depuis 2004. La motion a été votée le 1er mars à l’Assemblée Générale Annuelle de MUI au Liberty Hall de Dublin et dit ce qui suit :

« Le Bureau du Syndicat des Musiciens d’Irlande exhorte ses membres, à la vue du mépris répété et continu par Israël du droit international et du droit humanitaire, de boycotter toutes les activités culturelles financées par l’État d’Israël et de refuser tout engagement en Israël, sauf s’il s’agit d’un événement en soutien de l’égalité des droits pour les Palestiniens. Nous pensons qu’il faut poursuivre ce genre d’approche jusqu’à ce qu’Israël reconnaisse l’Egalité des Droits pour les Palestiniens et respecte le Droit international. »

Nous félicitons le MUI pour avoir voté cette motion qui témoigne d’une solidarité essentielle avec le peuple palestinien qui en est maintenant à sa 69ème année de nettoyage ethnique, de dépossession et d’apartheid. Cette année marque également le 50ème anniversaire de l’occupation militaire par Israël de Jérusalem Est, de la Cisjordanie et de Gaza.

En 2005, quelque 170 organisations de la société civile palestinienne ont lancé un appel au Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre l’État d’Israël « jusqu’à ce qu’Israël se soumette à son obligation de reconnaître le droit inaliénable du peuple palestinien à l’autodétermination et se conforme totalement au droit international ».

Depuis lors, la campagne BDS a pris de plus en plus d’ampleur et bénéficie d’un grand soutien en Irlande où quelque 549 travailleurs culturels ont signé depuis 2010 avec l’IPSC le Voeu des Artistes Irlandais de Boycotter Israël. Parmi les signataires, on trouve des cinéastes, des romanciers, des peintres, des sculpteurs, des danseurs, des compositeurs, des musiciens interprètes et autres, y compris de nombreux membres d’Aosdana.

L’IPSC invite les membres du Syndicat des Musiciens d’Irlande – et tous les artistes créateurs et interprètes d’Irlande – à signer cette promesse et salue à nouveau cette motion. Soutenir la lutte pour la liberté, la justice et l’égalité pour la Palestine, c’est choisir d’être du bon côté de l’histoire.

 

Source: IPSC

Traduction : J. Ch. Pour BDS France




Suisse: Conseil des États refuse de criminaliser la lutte pour les droits humains en Israël / Palestine

Communiqué de presse BDS Suisse

3.06.2017

Bâle, le 13 juin 2017 – Aujourd’hui le Conseil des États a clairement refusé une tentative de criminaliser et d’interdire le soutien à des organisations qui luttent pour le respect des droits humains et du droit international en Israël / Palestine. Une motion du conseiller national Christian Imark déposée à cette fin a été acceptée dans une version amendé. La requête suivante a notamment été biffée : celle de ne plus soutenir des organisations qui appellent au boycott d’Israël, le BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions). Avant ce vote, le Département des Affaires Étrangères (DFAE) a confirmé dans une séance avec la Commission de Politique Extérieure du Conseil des États (CPE-E) que BDS n’est pas contraire au droit international.

La motion Imark a été soutenue au Conseil national par l’UDC ainsi que par la majorité des députés PLR et PDC. La motion se base explicitement sur un document de l’organisation lobbyiste israélienne NGO – Monitor. On peut donc conclure qu’elle est née dans le contexte des tentatives israéliennes, toujours plus nombreuses, visant à discréditer le droit international et de criminaliser les ONG qui exigent l’application des droits fondamentaux des Palestiniens, la fin de l’occupation et la fin du blocus de Gaza, les droits égaux pour les citoyen-nes palestinien-nes en Israël et le respect du droit de retour pour les réfugiés palestiniens.

Depuis 2005, la grande majorité des organisations de la société civile palestinienne appelle au boycott (BDS) contre Israël jusqu’à ce que l’État d’Israël respecte le droit international et accorde les droits fondamentaux à la population palestinienne.

Le droit de lutter par le boycott (BDS) pour les droits des Palestinien-nes est reconnu publiquement par l’UE ainsi que par les gouvernements hollandais, irlandais et suédois. En décembre 2016, plus de 200 juristes renommés, provenant de différents pays européens, y compris de la Suisse, ont adopté une déclaration qui reconnaît le droit d’exercer des pressions sur Israël au moyen de boycotts, de désinvestisssements et de sanctions (BDS) comme un exercice légitime de la liberté d’expression. Commentaire de Robert Kolb, ancien conseiller juridique du DFAE : « Le droit des citoyens-ennes de prendre parti pour BDS constitue un élément essentiel des droits fondamentaux qui sont protégés par le pacte international concernant les droits civiques et politiques. »

BDS Suisse se félicite de la décision du Conseil des États de lier l’attribution de moyens financiers aux ONG à des critères bien déterminés, sans pour autant entraver leur engagement pour les droits humains et le droit international.

 

Contact : BDS Suisse

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kontakt@bds-info.ch

Source: BDS Suisse



Thom Yorke, voilà pourquoi vous devriez boycotter Israël

Opinion

Le temps n’est-il pas venu de nous défaire de cette distinction artificielle entre les « gentils » Israéliens et l’occupation brutale dont ils sont responsables ?

Gideon Levy – 11 juin 2017

 

Quiconque s’interroge sur la justesse et l’efficacité d’un boycott pour combattre l’occupation israélienne, devrait écouter les contre-arguments de Thom Yorke de l’orchestre de rock britannique Radiohead et du président de Yesh Atid, Yaïr Lapid. Ce que proposent ces personnalités de Radiohead et de Yesh Atid : de la propagande de bas étage. Leurs contre-arguments pourraient convaincre  toute personne de conscience dans le monde entier – de soutenir le boycott. Yorke, qui ne connaît pas le mouvement de boycott et Lapid, qui est un ardent opposant  du mouvement de Boycott, Désinvestissement, Sanctions, se sont enrôlés dans l’opposition au mouvement. Leur raisonnement en dit beaucoup plus sur eux que sur le mouvement BDS.

Boycotter est un moyen d’action légitime. Israël, en tant qu’État, en fait usage et prône que d’autres pays devraient suivre son exemple. Certains citoyens israéliens aussi le pratiquent. Il y a un boycott du Hamas à Gaza, des sanctions contre l’Iran. Il y a des boycotts de magasins non kasher, des boycotts contre la consommation de viande, et des complexes touristiques des plages turques. Et le monde aussi fait du boycott, en imposant des sanctions à la Russie depuis l’annexion de la Crimée.

La seule question est de savoir si Israël mérite une telle punition, semblable à celle infligée à l’Afrique du Sud de l’apartheid dans une époque antérieure, et si ces actes sont efficaces. Et une question supplémentaire : quels autres moyens n’ont pas été essayés contre l’occupation et n’ont pas échoué ?

Yorke dirige sa colère contre son collègue de rock Roger Waters, peut-être l’artiste le plus exalté de ceux qui protestent actuellement, qui a sollicité Yorke pour que celui-ci reconsidère le concert de son orchestre à Tel Aviv le 19 juillet.

Dans une interview récente au magazine Rolling Stone, Yorke a expliqué ses raisons : jamais il n’imaginerait de dire à qui que ce soit où aller travailler.

Pense-t-il que les ateliers clandestins ou les mines sanguinaires de diamant sont des lieux de travail légitimes ? Est-il correct de solliciter des gens pour ne pas travailler avec eux ? Les produits des colonies sont-ils seulement plus éthiques ? « Le type de dialogue qu’ils veulent instaurer est du genre blanc ou noir. J’ai un problème avec ça » a dit Yorke à Rolling Stone. Quel problème ? N’est-ce pas blanc et noir ? N’est-ce pas occupant et occupé ? Oppresseur et dépossédé ?

« Je ne peux tout simplement pas comprendre pourquoi aller donner un spectacle de rock est un problème pour eux » dit Yorke.

Hello, est-ce que je parle à Radiohead ? OK. Le problème n’est pas le spectacle, le problème c’est le public.

Le temps n’est-il pas venu de nous défaire de cette distinction artificielle entre les Israéliens qui se voient comme bons et justes – Bonsoir, Tel Aviv ! Comme c’est merveilleux d’être ici ! – et l’occupation brutale dont ils sont responsables ? Le temps n’est-il pas venu de les punir d’une façon non violente pour les crimes dont chacun d’eux est partie prenante ?

Et comment punir un peuple entier ? Le seul moyen  non violent est de les boycotter. Peut-être cela les réveillera-t-il de leur aveuglement. Waters a demandé à Yorke de ne pas divertir les Israéliens parce qu’ils ne le méritent pas tant que l’occupation continue à une demi-heure de route de la salle de concert du Parc Yarkon où Radiohead doit se produire. Il n’y a pas demande plus juste.

Et Yaïr Lapid, étant Yaïr Lapid, est bien plus démagogue et populiste. Avec un drapeau israélien en toile de fond et un autre à la boutonnière – parce que juste un drapeau n’est pas assez convaincant, il était interviewé la semaine dernière par un des intervieweurs les plus brillants et incisifs au monde, Tim Sebastian, sur la radio allemande Deutsche Welle. Lapid a critiqué Sebastian par ces mots : « il pense que son rôle est de représenter les Palestiniens plutôt que la vérité », preuve que Lapid ne comprend rien au bon journalisme. Mais ses arguments contre le boycott ont été encore pires.

Lapid était fier d’être parmi les premiers à combattre le boycott, comme si c’était une sorte de mission épique derrière des lignes ennemies. Il « sait » que BDS est financé par le Hamas – après tout, c’était dans le Wall Street Journal. Et aussi que le mouvement est lié au grand mufti de Jérusalem qui a collaboré avec les nazis.

Et quiconque est encore à convaincre, reçoit le coup final avec la déclaration suivante : BDS appelle à la libération de ceux qui ont pendu des gays à des poteaux téléphoniques et de ceux qui pensent acceptable de battre leur femme et d’assassiner des Juifs et des Chrétiens. C’est cela BDS. L’occupation, ça va.

Et si c’est cela BDS et l’occupation aux yeux de ce candidat au poste de premier ministre, nous ferions mieux de garder l’actuel, Benjamin Netanyahou.

Si c’est cela le niveau d’argumentation et de connaissance de Lapid, alors il est clair qu’il n’y a pas d’opposition au parti Likoud de Netanyahou ni à l’occupation. Et si c’est le cas il n’y a pas autre chose à faire que soutenir BDS.

Source: Haaretz

Traduction SF pour BDS France




Pour les Palestiniens, la guerre de 1967 reste une blessure constante, douloureuse

Omar Barghouti – The Nation –

Après des années d’occupation et d’expropriations, le moment pour la liberté des Palestiniens est venu.

L’occupation militaire par Israël de la bande de Gaza et de la Cisjordanie, dont Jérusalem-Est, a 50 ans cette semaine. La cicatrice sur ma tête, depuis ce jour fatidique de juin 1967 où cette domination militaire a commencé, est aujourd’hui complètement recouverte par mes cheveux grisonnants, mais la cicatrice de ce jour-là, toujours présente dans ma vie, reste pour une grande part toujours vive.

J’avais moins de 3 ans quand ma mère de 24 ans, angoissée, m’a empoigné à la hâte avec mes deux frères plus âgés pour fuir vers une sécurité relative en Jordanie, quelques jours seulement après que les forces armées israéliennes eurent occupé Ramallah.

Ma grand-mère, réfugiée de Safad durant la Nakba de 1948 – cette expulsion massive de plus de 750 000 Palestiniens vivant en Palestine pour y établir un État à majorité juive – était déchirée à propos de ce qu’elle devait conseiller à sa fille. Elle ne voulait pas nous voir souffrir du sort de sa famille quand ils ont été forcés, sous la menace des armes, d’abandonner leur maison à Safad et, plus tard, de devenir des réfugiés en Syrie. Pourtant, et par-dessus tout, ma grand-mère voulait que nous soyons en sécurité.

Une rumeur, qui déclencha la panique, selon laquelle les autorités militaires israéliennes allaient bientôt fermer l’unique passage entre la Palestine et la Jordanie, a tranché le débat.

Ma grand-mère a convaincu ma mère de nous emmener à Amman « temporairement, jusqu’à ce que la guerre soit finie ». Avec ces mots, elle essayait de la réconforter, mais elle ne parvenait pas à cacher sa propre conviction qu’Israël ne nous permettrait jamais de revenir.

Ma mère a glissé en traversant le pont de bois gravement endommagé vers la Jordanie. Elle me portait avec mon frère plus âgé, tout en tirant notre frère aîné et deux sacs. Je suis tombé au sol, et le sang a commencé à couler de ma tête. Ma blessure a fini par guérir, grâce à un remède traditionnel arabe d’huile d’olive et d’ail, mais pas ma vie, ni celle de ceux que j’aimais.

À ce moment-là, nous avons rejoint les rangs de centaines de milliers d’autres réfugiés palestiniens, déracinés de nos communautés, et à qui il était refusé notre droit de revenir au seul endroit que nous connaissions comme étant notre maison.

Presque tout a changé dans ces décennies passées, sauf le désir ardent des millions de Palestiniens à vivre dans la dignité, sans le régime cruel d’une domination militaire et d’un apartheid contrôlant quasiment tous les aspects de notre vie.

Le temps peut guérir bien des choses, mais les cicatrices laissées par les deux vagues de déplacements forcés, en 1948 et en 1967, peuvent difficilement guérir quand Israël continue ce que beaucoup de nous considèrent comme une Nakba permanente, une expropriation sans fin.

Le temps seul ne peut pas effacer les blessures des Palestiniens qui vivent depuis plus de dix ans sous le siège mortel d’Israël à Gaza, ou à l’ombre du mur d’Israël, odieux, accapareur de nos terres, et des centaines de check-points militaires en Cisjordanie. Il ne peut atténuer l’impact des efforts s‘intensifiant d’Israël qui visent à exclure les communautés palestiniennes hors de leur terre, la leur volant pour y construire des colonies illégales, pour juifs seulement, en violation de la législation internationale et de décennies d’une politique déclarée des États-Unis.

Les communautés palestiniennes dans l’Israël actuel, qui vivent sous ce que le Département d’État US présentait autrefois comme un système de « discrimination institutionnelle, juridique et sociétale », ont été confrontées à un sort identique. Plus tôt cette année, par exemple, les forces armées israéliennes ont démoli le village bédouin d’Umm al-Hiran, pour construire sur ses ruines une nouvelle colonie, pour juifs seulement, étrangement appelée « Hiran ».

Les Palestiniens qui vivent en dehors de la Palestine historique, principalement des réfugiés, représentent 50 % de l’ensemble des Palestiniens et ils se voient dénier leur droit juridique reconnu internationalement de revenir dans leurs foyers d’origine.

De plus en plus de personnes reconnaissent la vérité sur le système d’Israël d’oppression à l’encontre du peuple palestinien tout entier, intègrent le soutien aux droits des Palestiniens, et la pression s’accentue pour qu’il soit mis fin à l’impunité israélienne.

En octobre 2016, un sondage publié par la Brookings Institution révèle que 46 % de tous les Américains et 60 % des démocrates se prononcent pour imposer des sanctions ou prendre des mesures plus strictes contre Israël pour qu’il arrête ses colonies illégales.

Ces sondages et des indicateurs similaires mettent en évidence la croissance salutaire de ces dernières années du mouvement, issu du peuple, conduit par les Palestiniens, de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), que j’ai aidé à créer, et que nous croyons essentiel pour parvenir à la liberté, à la justice, à l’égalité, et à une paix durable.

BDS a ranimé notre espoir que, avec une résistance interne non violente et une pression internationale croissante semblable à celle qui a été appliquée pour l’Afrique du Sud de l’apartheid, nous pouvons l’emporter sur le système d’oppression d’Israël.

Quand six sur les onze joueurs de la Ligue nationale de football refusent un voyage de propagande israélien, et quand une « vague » d’annulations par des conférenciers internationaux frappe le Festival de films LGBT de Tel Aviv, alors notre espoir s’en trouve amplifié.

L’espoir palestinien a aussi été stimulé quand certaines parmi les Églises les plus importantes des États-Unis, notamment l’Église méthodiste unie, l’Église presbytérienne et l’Église unie du Christ, se sont désinvesties de banques israéliennes ou de grandes entreprises internationales complices, et quand certaines de ces entreprises ont dû mettre fin à leur participation dans des projets illégaux d’Israël.

Le fait que le soutien aux droits des Palestiniens grandisse rapidement parmi la jeunesse américaine, notamment de croyance juive, et qu’il s’intègre une fois encore aux luttes pour les droits des réfugiés, ceux des immigrés, des femmes, des travailleurs, des Américains noirs, des musulmans, des Amérindiens, et de la communauté LGBTQI, attise notre espoir.

Après 50 ans d’une domination militaire israélienne cruelle et près de 70 ans d’expropriations, ça suffit. Le moment pour la liberté des Palestiniens est venu. Après plus de deux décennies d’échecs dans les négociations parrainées par les États-Unis, qu’Israël utilise comme une couverture pour sa politique du « maximum de terre avec le minimum de Palestiniens », il est clair que, sans une pression efficace, Israël se maintiendra dans son refus de notre liberté et de nos droits.

Nous n’oublierons jamais nos nombreuses cicatrices émotionnelles – et souvent physiques. Mais quand, pas si, quand nous aurons la justice et des droits égaux, alors nous guérirons vraiment. Et nous comptons sur le soutien de plus en plus fort des gens de conscience à travers le monde pour nous aider à y parvenir.

 

Source: The Nation

Traduction : JPP pour  BDS FRANCE

 




De grandes universités chiliennes se tournent vers l’appel BDS, annulent des évènements parrainés par l’ambassade israélienne

Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) – 8 juin 2017

Deux universités chiliennes annulent des évènements parrainés par l’ambassade israélienne où l’un des orateurs est un dirigeant des fouilles archéologiques illégales en Cisjordanie palestinienne.

Les étudiants de l’université du Chili demandent à ce qu’il soit mis fin aux relations avec les institutions académiques israéliennes.

Les campagnes BDS menées par les étudiants ont amené deux grandes universités chiliennes à annuler des évènements coparrainés par l’ambassade israélienne et où l’un des orateurs était Joe Uziel, directeur de l’Autorité des antiquités d’Israël (IAA). Lundi, le Département d’anthropologie de l’Université Alberto Hurtado a annoncé l’annulation de l’évènement, et hier, la Faculté des sciences sociales de l’Université du Chili a fait de même.

BDS Chili a mis l’accent sur les raisons qui ont motivé la campagne d’annulation de l’évènement :

 « Les universités ne peuvent être des complices passifs de graves violations des droits de l’homme. L’État d’Israël maintient une occupation, une colonisation et un régime d’apartheid illégaux contre le peuple palestinien, et l’ambassade israélienne, au Chili, est le représentant de ce régime. En outre, l’Autorité des antiquités d’Israël est une entité gouvernementale qui est basée illégalement à Jérusalem-Est occupée, et qui réalise des excavations illégales en Cisjordanie palestinienne occupée. Certaines de ces excavations illégales sont dirigées par un orateur invité, Joe Uziel. »

La confiscation et le vol du patrimoine culturel palestinien font parties des tentatives d’Israël visant à effacer la mémoire et l’identité culturelle palestiniennes. Depuis 1967, l’IAA est profondément impliquée dans les crimes culturels et de graves violations du droit international, tels que la suppression et le pillage de centaines de milliers d’objets précieux du Territoire palestinien occupé (TPO), notamment de Jérusalem-Est. Craignant les campagnes BDS, Israël a tenté de d’empêcher que les informations concernant ses travaux archéologiques sur le TPO soient rendues publiques et de camoufler ses violations en promouvant  à l’étranger de tels évènements.

Sharaf Qutaifan, de la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) a déclaré :

 « À travers l’Autorité des antiquités d’Israël, Israël tente d’enterrer l’histoire de la population autochtone de la Palestine, laquelle a toujours été le foyer de groupes de cultures et de religions diverses. Il s’agit d’une extension de la politique d’Israël pour l’expulsion et le vol culturel, une politique qu’il a mis en pratique contre les Palestiniens depuis sa création. Israël détient un bilan inquiétant de pillages des terres et des biens, des trésors culturels et même des livres et œuvres d’art palestiniens, pillages qui se poursuivent encore aujourd’hui.

« Nous saluons les étudiants chiliens pour avoir fait pression sur le Département d’anthropologie de l’Université Alberto Hurtado et la Faculté des sciences sociales de l’Université du Chili pour qu’ils prennent des positions de principe. Les institutions académiques ne devraient pas prêter leur réputation au déni d’Israël des droits des Palestiniens. Nous espérons voir toute les universités chiliennes totalement libérées de l’apartheid israélien. »

BDS Chili a fêté la victoire :

« Nous nous réjouissons des décisions de l’Université Alberto Hurtado et de l’Université du Chili. Le peuple palestinien attend des actes de principe de solidarité en soutien de leurs droits humains et du respect du droit international. Ces annulations démontrent la détermination des étudiants chiliens à dénoncer l’oppression israélienne et à œuvrer pour l’interruption des relations de nos universités avec les institutions complices de l’apartheid israélien. »

Cette nouvelle information est un pas de plus dans le boycott académique grandissant d’Israël au Chili. L’an dernier, les étudiants de la Faculté de droit à l’Université du Chili ont massivement voté pour le soutien au BDS, comme l’avaient fait plus de 90 % des étudiants en sciences sociales. À l’Université catholique du Chili, le conseil des étudiants a également voté une résolution BDS à une large majorité.

Les annulations sont aussi un autre coup porté à l’Autorité des antiquités d’Israël. Fin 2016, le 8e Congrès archéologique mondial a publié une résolution condamnant les excavations d’Israël dans le Territoire palestinien occupé, et appelé les éditeurs académiques internationaux à refuser de publier les travaux liés aux recherches archéologiques dans ces régions.

La Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) a été lancée en 2004 pour contribuer à la lutte pour la liberté, la justice et l’égalité des Palestiniens. PACBI recommande le boycott des institutions académiques et culturelles israéliennes étant donné leur complicité profonde et persistante dans le déni d’Israël des droits des Palestiniens, tels que stipulés dans la législation international.

Visitez PACBI sur : https://bdsmovement.net/pacbi et suivez-nous sur Twitter @PACBI

 

Source: PACBI

Traduction : JPP pour BDS FRANCE

 

 

 




« La clef du Sol » مفتاح الارض a besoin de notre soutien

Le reportage La clé du sol  est un voyage dans le temps passé et actuel sur la transmission de la mémoire collective autour de la clé du droit au retour qui veille dans le coeur de chacun-e des palestiniens.

En octobre 2016 la camerawoman et réalisatrice Muriel Jacoub et la journaliste Annie Fiore ont parcouru la Jordanie, la Palestine de 1948, la Cisjordanie et Jérusalem pour y tourner les images d’un futur documentaire sur les villages palestiniens détruits à travers le symbole de la Clef des maisons détruites.

Réfugiés et déplacés internes palestiniens ont été interwievés. Ils et elles appartiennent aux 3 premières générations nées après 1948. Certain.es sont réfugié.es deux fois au moins.

Pour que le film puisse sortir en octobre 2017 et soit diffusable pour la commémoration du 100ème anniversaire de la Déclaration Balfour, du 70ème du vote du plan de partage de la Palestine et de continuer en 2018 pour le 70ème anniversaire de la Naqba votre contribution financière est nécessaire.

Vous pouvez contribuer à atteindre et même dépasser les 5.500€ ce qui permettrait de faire une version anglaise et arabe du film!

Vous pouvez contribuer
1- en envoyant des chèques libellés au nom de l’association Séquence 13, à l’adresse : Séquence 13 – Muriel Jacoub
8 chemin de la croix verte
13090-Aix-en-Provence

2- ou en ligne à travers ULULE en cliquant sur le lien ci dessous qui vous permet aussi de voir le teaser, https://fr.ulule.com/documentaire-la-clef-du-sol/.
et ensuite, en fonction des possibilités de chacun, verser une somme plus ou moins importante…. ou bien simplement partager l’information.




Nouvelles attaques contre la Campagne BDS France Montpellier

communiqué :

LA RÉPRESSION NE NOUS FERA PAS TAIRE !

« BOYCOTTONS L’APARTHEID ISRAÉLIEN ! »

RASSEMBLEMENT SOLIDAIRE : JEUDI 15 JUIN 2017 A 14h 30

COMMISSARIAT CENTRAL DE MONTPELLIER (Av. Du Comte de Melgueil)

 

3 militants-te de la Campagne BDS France Montpellier sont convoqués en audition pour : « Dégradation de bien privé » suite à une série de 8 plaintes déposées par la direction de LIDL, une plainte déposée par le BNVCA (Bureau National de Vigilance contre l’Antisémitisme) au parquet de Paris pour une action dans un magasin LIDL à Montpellier et une plainte personnelle déposée contre l’un d’entre eux par l’avocat du BNVCA pour soi disant : menace.

 

Dans les prisons israéliennes 1500 des 6300 prisonniers politiques palestiniens viennent de mener une héroïque grève de la faim de 40 jours – victorieuse – pour obtenir… la simple application du règlement des Services Pénitentiaires israéliens : visites des familles chaque 15 jours, visites des avocats, soins médicaux adaptés, possibilité de faire des photos lors des visites et fin de la détention administrative… C’est dire l’inhumanité et l’illégalité de l’emprisonnement subi par les Palestiniens. 1500 êtres humains ont mis en danger leur santé et leur vie pour certains, pour la simple application d’un règlement même pas respecté par ceux qui l’ont édicté ! C’est dire aussi l’échec israélien à leur faire courber l’échine, c’est dire enfin le haut niveau d’affirmation de leur dignité dont ils sont capables.

 

Pendant ce temps l’état d’Israël fête en grande pompe, en présence de D. Trump, l’anniversaire des 50 ans des conquêtes militaires de la guerre des 6 jours : la colonisation de la Cisjordanie, Bande de Gaza, plateau du Golan et l’annexion de Jérusalem-Est (dite « Réunifiée »). A Montpellier, le CCCJM (Centre Communautaire et Culturel Juif de Montpellier) se prépare à fêter ces mêmes événements pour la 40ème année en présence des élus de tous les exécutifs (Région, Département, Métropole, Ville) le 25 juin au stade Bougnol à Montpellier. Sous l’intitulé « réunification de Jérusalem » se cachent l’annexion et la colonisation de Jérusalem maintes fois condamnées par les instances internationales. Nous disons à ces élus-es : « Comment pouvez vous participer  et donner votre caution officielle en notre nom à tous, de la région, du département et de la ville en participant à une manifestation qui bafoue le droit international en célébrant annexion et colonisation de la Palestine » ? Comment pouvez-vous appuyer la démarche de D. Trump qui veut transférer son ambassade de Tel Aviv à Jérusalem, officialisant ainsi l’annexion illégale de Jérusalem-Est ? »

 

C’EST L’APARTHEID ISRAËLIEN QU’IL FAUT JUGER ET CONDAMNER ET PAS CEUX-CELLES QUI DEMANDENT L’APPLICATION DU DROIT INTERNATIONAL ET DES DROITS HUMAINS EN PALESTINE !

 

Depuis sa création en 2009, la Campagne BDS France à Montpellier et ses militants, qui, à l’instar des lanceurs d’alertes se dressent pour dénoncer la colonisation, les crimes de guerre, le nettoyage ethnique et le génocide progressif du peuple palestinien, appellent la société civile à boycotter l’apartheid israélien comme on a boycotté l’Afrique du Sud raciste. Malgré une opinion populaire largement favorable à la Palestine, au plus haut niveau de l’Etat français un courant politique pro-israélien s’efforce de criminaliser le BDS en vue de faire taire toute critique à l’égard d’Israël.. A Montpellier, la Campagne BDS France est en butte à de graves entraves à la liberté d’expression : interdictions systématiques de stand Palestine place de la Comédie, PV municipaux… Ses militants sont l’objet de constantes convocations à la police (actions, port du Tee-shirt BDS), et aujourd’hui Ils sont menacés de poursuites judiciaires devant les tribunaux pour des actions non-violentes dénonçant le commerce avec l’apartheid israélien.

ILS NE NOUS FERONT PAS TAIRE : « LIBERTÉ, JUSTICE, ÉGALITÉ » 

 

Campagne BDS France Montpellier (6 juin 2017) – comitebdsfrance34@gmail.com

FB : BDS France 34. https://bdsf34.wordpress.com   https://www.bdsfrance.org/




Lisez la réponse de Roger Waters à Yorke sur la controverse Radiohead Israël

Par Rolling Stone

il y a 2 jours

 Roger Waters a répondu aux remarques de Thom Yorke à propos des prochains concerts de Radiohead en Israël et du mouvement BDS, déclarant que « la version de Yorke ne dit pas tout. »

 

Thom Yorke Brise le Silence sur la Controverse à propos d’Israël

« C’est vraiment perturbant que des artistes que je respecte pensent que, après tant d’années, nous ne sommes pas capables de prendre des décisions morales par nous mêmes « , dit le chanteur de Radiohead.

 En avril, plus de 50 personnalités éminentes, dont Waters,Thurston Moore, Desmond Tutu et le réalisateur Ken Loach, ont signé une pétition exhortant Radiohead à annuler son concert du mois prochain en Israël dans le cadre du mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions) lancé en 2005.

 Yorke a fini par briser le silence sur l’appel au boycott d’Israël dans sa récente interview avec Rolling Stone, dans laquelle il a critiqué l’approche des pétitionnaires.

« Il est profondément affligeant que, plutôt que d’entrer personnellement en contact avec nous, ils aient choisi de nous couvrir de merde publiquement », a dit le chanteur.

 Pourtant, dans une déclaration à Rolling Stone, Waters raconte qu’il a essayé plusieurs fois « d’engager le dialogue » avec Yorke à propos des concerts en Israël avant la pétition du 23 avril, mais le chanteur de Radiohead « a interprété ma tentative pour engager la conversation comme une menace » et, en colère, a réagi en interrompant la communication.

 « J’ai fait tous les efforts possibles pour entrer personnellement en contact avec [Yorke] et souhaite toujours avoir cette conversation », a écrit Waters, ajoutant qu’aujourd’hui 5 juin, c’est le 50ème anniversaire de l’occupation de la Palestine par Israël ».

 « Cinquante ans à vivre sous occupation militaire. Cinquante ans d’un peuple sans droits civiques. Cinquante ans sans pouvoir recourir à la loi. Cinquante ans d’apartheid », a écrit Waters.

 

Lisez ci-dessous la déclaration complète de Waters :

 

J’ai lu l’interview de Thom Yorke dans Rolling Stone. Elle nécessite une réponse car elle ne dit pas tout.

 Le 12 février, espérant entamer un dialogue, j’ai envoyé en courriel exprimant mon inquiétude sur le fait que Radiohead franchissait la ligne de piquetage de BDS pour jouer en Israël. Quelques heures plus tard, Thom a répondu. Il était en colère. Il avait interprété ma tentative pour engager le dialogue comme une menace. Alors, j’ai à nouveau essayé.

 « Salut Thom,

 Je suis désolé. Ma lettre ne se voulait pas agressive. Je te tendais la main pour savoir si nous pouvions avoir la conversation dont tu parlais dans ta réponse. Est-ce possible ?

 Amicalement, R. »

 

Pas de réponse. Et le silence a prévalu pendant trois semaines, jusqu’au 4 mars où j’ai envoyé une requête cordiale à Thom lui demandant à nouveau que nous parlions.

 Dans l’interview de Thom avec Andy Greene de Rolling Stone, faisant référence à Ken Loach et à moi, il dit : « Il est profondément affligeant que, plutôt que d’entrer personnellement en contact avec nous, ils nous aient couverts de merde publiquement. »

 Ce n’est pas vrai, Thom. J’ai fait tous les efforts possibles pour entrer personnellement en contact avec toi, et j’aimerais toujours avoir cette conversation.

 « Ne pas parler n’est pas une option. »

 Aujourd’hui, c’est le 50ème anniversaire de l’occupation de la Palestine par Israël. Cinquante ans à vivre sous occupation militaire. Cinquante ans d’un peuple sans droits civiques. Cinquante ans sans pouvoir recourir à la loi. Cinquante ans d’apartheid.

 L’appel au boycott de BDS est là pour lever le voile sur l’impasse de la population occupée de Palestine, à la fois ceux de Palestine et ceux qui ont été déplacés à l’étranger, et pour promouvoir l’égalité des droits civiques pour toutes les personnes qui vivent entre le Jourdain et la Méditerranée, quelle que soit leur nationalité, leur race ou leur religion. Toute vie humaine est sacrée, tout enfant est notre enfant, l’exceptionalisme est toujours notre ennemi. Il n’y a pas Nous ou Eux, il y a seulement Nous.

 Restiamo umani (Restons humains).

 Amicalement,

 Roger Waters

 

Source: Rolling Stone

Traduction : J. Ch. pour BDS France




Radiohead, NE JOUEZ PAS LA CARTE ISRAËL

Lettre au groupe

vendredi 2 juin 2017

 

Une réplique aux commentaires de Thom Yorke de Radiohead

 

Cher Thom,

 

Mettons une chose au clair. Vous dites que vous n’êtes pas heureux que les gens vous « couvrent de merde » en public plutôt que d’essayer d’engager le contact. Bon, nous avons essayé de l’engager. Nous vous avons envoyé des courriers par la poste, nous avons poliment essayé de les remettre à un membre du groupe lors d’un événement public, nous avons appelé vos agents et vos publicistes, et vous nous avez ignorés. Pas même un accusé de réception, rien du tout. Nous avons essayé d’ouvrir un dialogue et c’est vous qui avez refusé. C’est vous.

 

A Glastonbury, je serai l’un de ces gens « à distance… agitant des drapeaux ». Si cela vous importe vraiment, venez parler avec nous Thom. Mais n’osez pas nous ignorer et ensuite vous plaindre que les gens n’essaient pas d’entrer en contact.

 

Exiger des gens qu’ils ne vous disent pas ce que vous devez penser, c’est tout à fait votre droit. Vous voulez simplement qu’on ne critique pas vos choix. Eh bien, Thom, vous êtes le plus grand groupe au monde et cela vous a rendus très riches. Et en plus, vous avez été politiquement clairs toutes ces années. Maintenant, vous voulez avoir le droit de faire ce que vous voulez sans être critiqués ? C’est tout à fait votre droit. Sommes nous obligés de croire que vous n’avez pas réalisé que ce concert provoquerait des critiques ?

 

Vous dites qu’il est « ahurissant » que les gens ne vous croient pas capables de prendre vos propres décisions, et pourtant, il semble que vous pensiez que c’est bien de faire un affront aussi évident. Vous n’êtes vraiment pas aussi politiquement mature que vous le pensez. Peut-être devriez vous écouter un peu plus les autres.

 

Vous semblez penser que l’appel au BDS vient d’un groupe d’artistes plutôt que de la société civile palestinienne. C’est le peuple palestinien qui vous a demandé de boycotter et, si vous vous apprêtez à légitimer votre concert à Tel Aviv, c’est à eux que vous devriez vous adresser. Dire que vous êtes peinés parce que Ken Loach n’a pas appelé vous permet d’éviter l’essentiel, qui est que vous jouez sur une terre occupée, à l’encontre les souhaits d’un peuple opprimé. Et vous ignorez les voix de ce peuple. Cela vous est égal ?

 

Vous accusez les gens de lancer le mot « apartheid ». Vous vous rendez bien compte que l’un des signataires de la lettre est Desmond Tutu, non ? Vous vous rendez bien compte que le rapport de mars des Nations Unies a explicitement établi qu’Israël impose un apartheid au peuple palestinien ? Si vous aviez vraiment quelque respect que ce soit pour les Palestiniens, ou pour les artistes qui risquent leur carrière pour exprimer ce qu’ils pensent, vous ne diriez pas quelque chose d’aussi désinvolte et méprisant. La situation est sérieuse et aucun d’entre nous n’en parle avec légèreté. Mince, montrez un peu de respect.

 

Finalement, en tant que fan, je suggère que vous alliez écouter « A Reminder » (Aide-mémoire). Quand vous nous avez demandé d’adhérer à cette chanson, je suppose que ce sont les commentaires d’aujourd’hui que vous aviez en tête.

 

Il n’est pas encore trop tard pour changer d’avis.

 

Seamus

Fans de Radiohead pour la Palestine

 

Source:  radioheaddontplayisrael

Traduction : J. Ch. pour BDS France




Une vague de boycotts frappe le festival israélien de films LGBT

Une vague de boycotts frappe le festival israélien de films LGBT, de la part d’artistes internationaux qui répondent à l’appel au boycott culturel demandé par les palestiniens

Des artistes refusent que leur art couvre les violations graves par Israël des droits des êtres humains

29 mai 2017  –  Au moins cinq des douze intervenants étrangers prévus au Festival international de films LGBT de Tel Aviv du 1er au 10 juin se sont retirés, d’après les informations reçues, après que des militants palestiniens queer et leurs soutiens du mouvement BDS ont appelé au boycott de cet événement de propagande « pinkwahsing » qui fournit une couverture progressiste aux violations graves perpétrées par Israël contre les droits humains des Palestiniens.

Par respect pour l’appel palestinien au boycott culturel, John Trengove, le réalisateur sud-africain lauréat de prix s’est retiré de la soirée d’ouverture du TLVFest. Dans une lettre aux organisateurs, Trengove a écrit :

« Avec la douleur de la lutte contre l’apartheid encore fraîche dans notre conscience collective, le problème est, comme vous pouvez l’imaginer, très sensible pour beaucoup de Sud-Africains…. Sachant ce que je sais, il me semble impératif de retirer ma participation… Il est impossible de passer par-dessus le fait que le festival (et ma participation) pourrait servir à faire diversion par rapport aux violations des droits des êtres humains commises par l’État d’Israël 

Trengove a ensuite ajouté :

Un boycott rigoureux contre TOUTES les initiatives du gouvernement (israélien) est nécessaire…En tant que Sud-Africain, j’ai une expérience de première main de la façon dont les boycotts ont aidé à amener une transformation démocratique et donc j’ai décidé d’ajouter mon nom et ma voix à l’initiative du boycott d’Israël.

Trengove a été suivi par la lauréate de l’Emmy Award des USA, Catherine Grund qui est productrice, réalisatrice, scénarise et organisatrice, par sa co réalisatrice Daresha Kyi et par toute l’équipe de Aubin Pictures qui a produit le documentaire Chavela sur la chanteuse mexicaine renommée Chavela Vargas. Ils ont tous déclaré leur soutien à l’appel au boycott. L’actrice canadienne Fawzia Mirza a aussi annulé sa participation par respect pour l’appel.

Selon les media, la réalisatrice allemande Hélène Hegemann, l’actrice suisse Jasna Fritzi Bauer et Nadia Abraham, une Palestinienne vivant au Danemark dont la participation au jury du festival et à un panel était prévue, ont également annulé. Le résultat est que la totalité de la programmation du panel Les Femmes dans le Cinéma a été retirée du site du festival.

Dans une lettre aux organisateurs du festival, Catherine Gund et Dareshka Kyi ont écrit :

Le TLVF est soutenu par des entités gouvernementales israéliennes qui sont profondément complices de violations du droit international que sont la guerre en cours, la répression des Palestiniens et l’occupation des terres palestiniennes… Des événements culturels tel ce festival visent à couvrir ces violations… au niveau personnel et politique, nous ne pouvons soutenir cela. Nos films, qui mettent en avant une vision de paix et de liberté, ne devraient pas figurer dans un événement culturel financé par le gouvernement israélien. Nous sommes solidaires du boycott.

La lettre se concluait par ce qui suit :

Nous, de Aubin Pictures, producteurs de Chavela, prendrons toutes les mesures que nous pourrons en soutien au boycott. Aucun des réalisateurs et aucun des autres représentants du film ne seront présents à ce festival. Nous ne ferons aucune communication dans la presse qui mette en valeur ce festival. Et nous nous engageons à travailler avec des queers palestiniens et leurs alliés dans le mouvement BDS tandis que nous continuons la diffusion de Chavela dans le monde d’une manière sure, respectueuse et en soutien au boycott culturel palestinien dans un effort pour soutenir partout les droits humains des Palestiniens.

Haneen Maikey, réalisateur de Al-Qaws pour la Diversité Sexuelle et de Genre dans la Société Palestinienne, a fait le commentaire suivant :

En tant que militants queers palestiniens, nous accueillons chaleureusement le soutien d’artistes qui ont des principes tels John Trengove, Catherine Gund et Daresha Kyi, qui ont refusé de laisser leur art couvrir les graves violations israéliennes de « pinkwashing » envers les droits humains des Palestiniens. Ils ont rejeté l’usage cynique par le gouvernement israélien de la culture LGBTQI et d’événements pour feindre une unité brisée aux dépends d’autres ; ils affirment au contraire leur engagement pour un monde plus libre et plus juste pour tous.

Un porte-parole de la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI) a dit :

Nous félicitons ces cinéastes pour avoir entendu notre appel à ne pas briser le piquet de grève et à soutenir notre lutte non violente pour la liberté, la justice et l’égalité. Leurs déclarations témoignent d’une approche nuancée et d’une grande attention aux appels des opprimés.

Leur soutien éthique au boycott culturel non-violent d’Israël pour que les Palestiniens jouissent de leurs droits humains révèle le caractère orwellien dans la façon qu’a Yaïr Hochner, le directeur du festival, de présenter les actions de boycott du BDS comme de la « violence » alors que le festival tente de déguiser des décennies de violence israélienne, de nettoyage ethnique et d’occupation militaire par le pinkwashing.

PACBI a ajouté :

Le mouvement BDS croit fermement que l’art a le pouvoir d’amener le changement et que les artistes ont la responsabilité morale de ne pas permettre que leur art perpétue ou couvre l’oppression.

L’art sponsorisé par des institutions gouvernementales complices de crimes contre les opprimés, perd ce pouvoir et n’est alors rien de plus qu’un outil de blanchiment ou de pinkwashing (rosissement) des violations des droits des êtres humains. Tout comme des artistes refusaient de se produire à Sun City à l’époque de l’apartheid sud-africain, de plus en plus d’artistes refusent à Israël l’opportunité d’utiliser leur art pour cacher son régime d’occupation de plusieurs décennies, son colonialisme de peuplement et l’apartheid contre le peuple palestinien.

 

La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI) a été lancée en 2004 pour contribuer à la lutte pour la liberté, la justice et l’égalité pour les Palestiniens. PACBI défend le boycott des institutions académiques et culturelles israéliennes, étant donné leur complicité profonde et persistante au déni par Israël des droits des Palestiniens tels qu’inscrits dans le droit international.

Voyez le site de PACBI https://bdsmovement.net/pacbi

et suivez-nous sur Twitter @PACBI

Source: bdsmovement

Traduction: SF pour BDS France

 




Marseille: action au Carrefour le Merlan

Premier jour du Ramadan 2017 et Veille de la Fête des Mères, il y avait toutes les raisons d’aller faire un petit tour devant l’un des hyper marchés des quartiers nord de Marseille pour rappeler aux clients que NOUS, nous refusons de financer l’occupation, la colonisation et l’apartheid israéliens.

Sodastream, dattes, lingettes, pas dans mon panier!

Un accueil plus que chaleureux, 800 tracts distribués !

On recommence la semaine prochaine en fin d’après-midi dans un lieu hyper fréquenté !

 
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Strasbourg: rassemblement en soutien aux prisonniers politiques palestiniens

 5è rassemblement hier samedi 27 mai au centre ville de Strasbourg.

Nous avons beaucoup discuté avec les passants, distribué des tracts,
et  présenté des documents  BDS aux personnes intéressées.
La campagne embargo militaire contre Israël était bien visible
sur une grille en bois représentant la prison.
Bravo les  prisonniers!
La résistance palestinienne vaincra, renforcée par ses amis partout dans le monde.



Un cinéaste sud-africain primé annule sa participation au Festival israélien de films LGBT

26 mai 2017

Campagne Palestinienne pour le boycott académique et culturel (PACBI) d’Afrique du Sud

Le cinéaste sud-africain John Trengove se retire du Festival International de films LGBT de Tel Aviv.

Le texte de l’encart est traduit plus bas.

 

26 mai 2017 — Hier, John Trengove, un cinéaste sud-africain primé, a annulé sa participation au Festival International de films LGBT de Tel Aviv (TLVFest).

Son film, The Wound (La Blessure), est programmé pour la soirée d’ouverture du festival le 1er juin.

Dans sa lettre (reproduite ci-dessous) adressée aux organisateurs du festival les informant de l’annulation de sa participation, Trengove a dit :

« Si j’imagine bien que les organisateurs du festival TLV sont bien intentionnés et progressistes, il m’est cependant impossible de passer par-dessus le fait que le festival (et ma participation) pourraient servir à faire diversion par rapport aux violations des droits des êtres humains commises par l’État d’Israël ».

Il a ajouté :

« Avec la douleur de la lutte contre l’apartheid encore fraîche dans notre conscience collective, le problème est, comme vous pouvez l’imaginer, très sensible pour beaucoup de Sud-Africains…. Sachant ce que je sais, il me semble impératif de retirer ma participation ».

Dans sa lettre, Trengove reconnaît qu’il ne peut pas retirer son film de la projection en Israël parce qu’il est déjà vendu à un distributeur pour être projeté.

Il a dit :

« J’accepte le fait que cette situation est hors de mon pouvoir, même si mon souhait serait que le film ne soit pas projeté en Israël tant que les conditions actuelles persistent ».

Des militants palestiniens queer et la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI) ont chaleureusement accueilli la décision de Trengove de respecter le piquet de grève  et d’annuler sa participation au festival de cinéma.

Hind Awwad du PACBI a dit :

La société civile palestinienne remercie chaleureusement John Trengove  pour sa solidarité de principe et sa décision de respecter notre piquet de grève en annulant sa participation au TLVFest. Nous espérons que des artistes internationaux le suivent et annulent leur participation, privant ainsi le gouvernement israélien d’une opportunité d’utiliser leur nom pour couvrir et déguiser ses crimes sous la promotion des LGBT (pink wash).

Des militants queer palestiniens et leurs soutiens ont appelé les cinéastes internationaux à annuler leur participation au TLVFest sponsorisé par le gouvernement israélien. Leur appel fait partie d’une campagne plus large exhortant les cinéastes, artistes et entreprises LGBTQI à boycotter la Tel Aviv Pride, que les militants queer palestiniens décrivent comme un exercice de pink washing destiné à brouiller le fait que « sous l’arc en ciel, Israël cache 69 ans d’occupation, de colonialisme et d’apartheid ».

 

Lettre de John Trengove à Yaïr Hochner, directeur du TLVFest :

Cher Yaïr,

C’est avec un regret sincère que je dois vous informer que je ne participerai pas au TLVFest la semaine prochaine. Au cours des derniers jours, j’ai été contacté par des organisations militantes et par des membres du milieu du cinéma sud-africain, me pressant de respecter le boycott culturel contre Israël et particulièrement le TLVFest. Avec la douleur de la lutte contre l’apartheid encore fraîche dans notre conscience collective, le problème est, comme vous pouvez l’imaginer, très sensible pour beaucoup de Sud-Africains.

La question  du pink washing m’a aussi été mise en évidence. Si j’imagine bien que les organisateurs du festival TLV sont bien intentionnés et progressistes, il m’est cependant impossible de passer par-dessus le fait que le festival (et ma participation) pourraient servir à faire diversion par rapport aux violations des droits des êtres humains commises par l’État d’Israël

Je comprends que ma décision est bien tardive et j’en suis sincèrement désolé. Ma naïveté et mon désir que mon film et les problèmes humains qu’il soulève soient vus aussi loin et aussi largement que possible m’ont conduit à accepter votre invitation, voici plusieurs semaines. Malheureusement, sachant ce que je sais, il me semble impératif de retirer ma participation.

Je comprends aussi que le film est vendu, non seulement pour une projection mais aussi pour une distribution en Israël. J’accepte donc que la situation soit hors de mon pouvoir, même si mon souhait serait que le film ne soit pas montré en Israël tant que les conditions actuelles persistent.

J’espère que vous accepterez ma décision, dans l’esprit dans lequel elle est conçue, qui n’est pas une attaque personnelle contre vous ou votre équipe, mais qui est motivée par ce que des convictions personnelles et politiques profondes réclament de moi.

Sincèrement

John Trengove

 

La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI) a été lancée en 2004 pour contribuer à la lutte pour la liberté, la justice et l’égalité pour les Palestiniens. PACBI défend le boycott des institutions académiques et culturelles israéliennes, pour leur complicité profonde et persistante avec le déni israélien des droits des Palestiniens tels que stipulés dans le droit international.

 

PACBI https://bdsmovement.net/pacbi 

Twitter @PACBI

Source: PACBI

Traduction SF pour BDS France




Action en soutien aux prisonniers palestiniens grévistes de la faim en convergence avec RESF/FCPE 63 (24 mai 2017)

Depuis le 17 avril, près de 1500 prisonniers politiques palestiniens ont entamé une grève de la faim. Cette grande action collective a été lancée par Marwan Barghouti, symbole de la résistance populaire contre l’occupation. L’emprisonnement massif est un mode majeur de répression par l’Etat israélien des Palestiniens qui résistent à la colonisation de leur pays et à l’apartheid en Palestine.

Devant l’intransigeance du gouvernement israélien, et les risques de déflagration en Palestine, l’AFPS 63 et BDSF 63 ont appelé (en concertation avec RESF 63) leurs militant-e-s à participer le 24 mai à un rassemblement de RESF/FCPE 63 soutenus par des associations et syndicats (LDH, CGT, FSU,…, près de 80 personnes) présentant une fresque dessinée par les parents et enfants de l’école Paul Bert de Clermont-Ferrand en soutien à Besnik, qui est sous le coup d’une OQTF et d’une IRTF.

Une douzaine de militant-e-s AFPS/BDSF ont participé, sur la place centrale de Clermont et à proximité de l’arrêt du tramway, portant des affiches de soutien aux prisonniers palestiniens et une banderole appelant au boycott d’HP, complice de l’apartheid et du système carcéral israélien. Plus de 40 signatures de la pétition AFPS en soutien aux grévistes de la faim ont été recueillies. Puis une prise de parole de l’AFPS 63 a rappelé le lien entre la situation des réfugiés Palestiniens et celle des migrants en Europe, la répression de la résistance populaire palestinienne et la situation carcérale en Israël, les revendications des prisonniers en grève de la faim, l’urgence humanitaire et les risques entrainés par l’intransigeance coloniale israélienne. Parmi nos moyens d’action pour les soutenir : les appels à notre gouvernement, mais aussi le boycott de l’Etat israélien et des entreprises complices, et notamment HP pour le système carcéral et sécuritaire colonial.




Appel Urgent : Au 40ème jour de la grève de la faim massive des Palestiniens, plaidez en faveur d’un embargo militaire sur Israël

24 mai 2017
par le Comité National palestinien de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BNC)

Le Comité National palestinien BDS appelle ses soutiens à engager une action urgente au 40ème jour de la Grève pour la Dignité (vendredi 26 mai) pour plaider en faveur d’un très large embargo militaire sur Israël.

Des centaines de prisonniers politiques palestiniens approchent maintenant de leur critique sixième semaine de grève de la faim et ils ont lancé un appel urgent à la solidarité internationale. Alors qu’il atteignent le 26 mai le 40ème jour de leur courageuse Grève pour la Dignité, le Comité National palestinien BDS (BNC) appelle à l’intensification des campagnes mondiales de Boycott, Désinvestissement et Sanctions pour amplifier les réclamations justes et légitimes des prisonniers.

AGISSEZ MAINTENANT. Cliquez ici ou voyez plus bas quelques idées sur ce que vous pouvez faire.

En particulier, le BNC appelle à une action internationale immédiate pour organiser un large embargo militaire sur Israël, semblable à celui qui avait été imposé dans le passé contre l’Afrique du Sud de l’apartheid. Les institutions internationales – y compris les banques, les entreprises militaires privées, les centres de recherche, les universités et les gouvernements – doivent cesser de donner du pouvoir à l’appareil militaire et de sécurité d’Israël et arrêter de faciliter le développement de la technologie militaire israélienne. Tant que les liens avec l’armée sont maintenus, la communauté internationale envoie en effet à Israël un message clair d’approbation à ce qu’il poursuive ses graves violations du droit international, y compris ses violations des droits fondamentaux des prisonniers.

C’est un moment critique – à chaque heure qui passe, les grévistes de la faim palestiniens risquent la mort. Leur santé se détériore rapidement tandis qu’ils maintiennent leur engagement à affirmer leur dignité et à acquérir leurs droits internationalement reconnus. Un très large embargo militaire sur Israël est attendu depuis longtemps et il est plus urgent que jamais.

Les Palestiniens se sont retrouvés réunis dans un soutien remarquablement fort de la Grève de la Dignité. Dans l’histoire de la Palestine, il y a eu deux grèves générales massivement suivies. La grève générale de lundi 22 mai a été la plus importante depuis la première Intifada (1987-1993). Des rassemblements et des actions inventives se produisent tous les jours dans les camps de réfugiés de la région. Ceux qui vivent sous occupation armée israélienne manifestent aussi dans les rues, coupant les routes réservées aux seuls colons juifs, mettant travail et activités professionnelles au point mort et refusant l’entrée des produits israéliens dans les supermarchés. A travers les tentes de la solidarité, le slogan « boycottez votre geôlier » retentit fortement.

Une action internationale est nécessaire pour soutenir et maintenir ces formidables mobilisations populaires auxquelles Israël a répliqué de façon prédictible en utilisant la force brutale militaire et la répression. Au moins un manifestant, Saba Abu Ubeid, 23 ans, a été tué par un sniper israélien. Lors d’une marche de solidarité, un deuxième jeune homme a été tué d’une balle dans la tête par un colon israélien.

AGISSEZ pour soutenir la Grève de la Dignité. Il y a plein de façons d’agir.

Le 26 mai, 40ème Jour de le Grève de la Dignité :

1. Rejoignez la campagne sur le réseau social #BDS4DignityStrike. Partagez largement cette image en utilisant le hashtag #BDS4DignityStrike.

  1. Organisez l’accrochage d’une banderole ou une action de rue dans votre communauté ou sur votre campus pour éveiller l’attention sur la Grève de la Dignité et appelez à un embargo militaire. Utilisez #BDS4DignityStrike pour partager les photos de votre action.

 

  1. Faites votre recherche et lancez une campagne de désinvestissement. Votre banque ou votre fond de pension sont susceptibles de collaborer avec les entreprises militaires israéliennes. Poussez les à se désinvestir.

 

  1. Démarrez une campagne pour que votre université coupe tous ses liens avec l’industrie militaire israélienne. Les universités mènent souvent des recherches militaires communes ou à double usage avec Israël ou avec des fabricants d’armes qui fournissent l’armée israélienne.

 

  1. Écrivez à vos élus, aux organismes multilatéraux et à l’ONU pour soulever la question de la Grève de la Dignité et organiser des pressions pour exclure des contrats les entreprises militaires israéliennes et finir par imposer en embargo militaire sur Israël.

 

  1. Créez votre propre action en lien avec BDS. Ne vous limitez pas à cette liste.

 

Le Comité National palestinien BDS (BNC) réaffirme encore et toujours son total soutien à la Grève de la Dignité. Nous appelons les gens de conscience et les associations de citoyens à agir de toute urgence, en généralisant et en intensifiant des campagnes d’embargo militaire en tant que moyen efficace et non-violent de faire rendre compte à Israël selon le droit international et de mettre fin à sa mortelle impunité.

 

Le Comité National palestinien BDS (BNC) est la plus importante coalition de la société civile palestinienne. Il conduit et soutient le mouvement mondial de Boycott, Désinvestissement et Sanctions. Allez sur notre site (http://www.bdsmovement.net) et suivez nous @BDSmovement (https://twitter.com/BDSmovement)

 

 Source: bdsmovement

Traduction : J. Ch. pour BDS France




LA JOURNÉE SIONISTE DITE « DE JÉRUSALEM » À GRAMMONT, C’EST FINI ?

Campagne BDS France Montpellier  : Communiqué

Le CCCJM annule la journée coloniale dite « Journée de Jérusalem » qui se tenait en grande pompe dans le parc municipal de Grammont depuis 49 ans, comme c’était devenu une (mauvaise) habitude. Il est contraint de se replier dans une des salles d’un Palais des sports et annonce un Gala de solidarité en soirée, à un coût d’entrée prohibitif et sous l’intitulé « Jérusalem Danse » pour commémorer le 50ème anniversaire de la réunification de Jérusalem.

Nous sommes loin de la présentation de la journée de 2010 qui clamait  «  A travers le symbole de cette journée, nous crions, avec tous nos amis, haut et fort, notre sionisme et notre soutien à l’Etat d’Israël !… Jérusalem est et doit rester la capitale de l’Etat d’Israël » (ex. président du CCCJM).

Il faut dire que depuis 2010 le comité BDS France 34 mène campagne et de nombreuses actions contre la tenue de cette journée (voir ci-dessous). Déjà en juin 2016 nous écrivions « C’est le début de la fin de la journée sioniste dite « de Jérusalem » du CCCJM. » En effet sous la pression, la Ville de Montpellier qui fournit gratuitement le Parc (lieux public) avait fait payer la location du matériel municipal jusqu’ici offert gratuitement, aux frais des contribuables…

 

C’est un premier bon résultat que pouvaient espérer BDS France 34, le mouvement de solidarité avec la Palestine et tous les anticolonialistes de Montpellier pour les 50 ans d’anniversaire de l’annexion et de l’occupation de Jérusalem.

Car sous l’expression hypocrite de « réunification de Jérusalem » il s’agit d’une tentative de masquer la réalité d’une annexion coloniale illégale condamnée maintes fois par l’ONU. Et d’une tentative de faire passer dans les faits cette violation du droit international, en faisant de Jérusalem la capitale « une et indivisible de l’Etat d’Israël ». Ce qu’Israël, le CRIF, le CCCJM et quelques autres espèrent bien obtenir de leur ami D. Trump.

Ce qui signifie que la bataille n’est pas terminée, là-bas comme ici.

– En effet, bien qu’intitulé : « Jérusalem Danse », le gala est annoncé pour « célébrer le 50ème anniversaire de la réunification de Jérusalem » avec des prises de « parole des officiels » dont le Consul d’Israël, ce qui confirme le caractère politique de la manifestation.

Nous demandons donc aux pouvoirs publics de suspendre la tenue de cette manifestation tant que son motif en appellera ouvertement à la violation du droit international car elle constitue de ce fait un risque de trouble à l’ordre public.

 

– Le matériel de communication n’a pas été encore publié mais l’annonce parue sur le site du CCCJM n’affiche pas les logos des collectivités territoriales (Région, Département, Métropole et Ville de Montpellier) qui tous, jusqu’à présent, subventionnaient grassement la « journée de Jérusalem » et figuraient en sponsors sur tout le matériel de communication.

Nous espérons que les élus des exécutifs mentionnés auront enfin compris que soutenir par leur présence la célébration de la « réunification de Jérusalem » signifie soutenir, en violation du droit international, la revendication israélienne et s’afficher aux côtés de Trump pour exiger de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.

 

Dans ces conditions le Comité BDS France maintient les demandes exprimées dans la pétition publiée en 2010, portée par 14 organisations (partis, syndicat et associations) et qui a recueilli plus de 2500 signatures :

Nous, citoyens de la Ville de Montpellier, des Département de la Région Languedoc- Roussillon, demandons aux élus de :
– BOYCOTTER la manifestation sioniste de la Journée dite de Jérusalem à Montpellier en Juin,

– REFUSER de subventionner avec l’argent des contribuables toute manifestation sioniste de ce type

– SUSPENDRE les accords de jumelage entre Montpellier et la ville israélienne TIBERIADE

 

Campagne BDS France – Montpellier

21 mai 2017

______________________________________

 

Principales Publications sur le site de la Campagne BDS France  Montpellier, depuis 2014

 

Publié le 27 juin 2016

C’est le début de la fin de la journée sioniste dite « de Jérusalem » du CCCJM

 

Publié le 8 juin 2015

6-7 JUIN WEEK-END DE MANIFESTATIONS CONTRE LA JOURNÉE SIONISTE A MONTPELLIER

 

Publié le 2 juin 2015

Stop à la journée sioniste de Montpellier (FR3, Paul Alliès)

 

5 mai 2015- LES VIDÉOS DE LA CONFÉRENCE « JÉRUSALEM, LE SACRÉ ET LE POLITIQUE

Jérusalem: Le sacré et le politique. Présentation : SAADIA BEN FAKHA
https://youtu.be/Vg-Yh9GZhSQ (6mn 03)

Jérusalem : Le sacré et le politique : PAUL ALLIÈS
https://youtu.be/_YJuE0JUxQ0 (37mn 32)

Jérusalem : Le sacré et le politique : PIERRE  STAMBUL
https://youtu.be/RJJ8Icqa3Z4 (25mn 45)

Jérusalem: Le sacré et le politique. Présentation : YOUSSEF HABACHE
https://youtu.be/BeXjPZ7fqZM (17mn 29)

 

JOURNÉE SIONISTE 2014 : BILAN ET PERSPECTIVES

(Avec extraits audio des déclarations des élus présents et organisateurs)

Publié le 8 juillet 2014

https://bdsf34.wordpress.com/2014/07/08/journee-sioniste-2014-bilan-et-perspectives/

 

Publié le 24 juin 2014

MANIFESTATION CONTRE LA JOURNÉE SIONISTE DE MONTPELLIER (VIDÉO- 1re partie)

 

Publié le 23 juin 2014

MANIFESTATION CONTRE LA JOURNÉE SIONISTE DU 22 JUIN 2014

 

Publié le 21 juin 2014

STAND DU COMITÉ BDS FRANCE 34 SAMEDI 21/06 CONTRE LA JOURNÉE SIONISTE DU 22 JUIN

 

 

Publié le 11 juin 2014

NE LAISSONS PAS LES SIONISTES IMPLANTER L’APARTHEID « AU COEUR DE MONTPELLIER » !

 




Rassemblement pour les prisonniers politiques palestiniens à Paris le 20 mai 2017

Samedi 20 mai

La Campagne BDS France à Paris à participé à un rassemblement de soutien aux prisonniers politiques palestiniens appelé par des associations palestiniennes en Ile de France .

Nous avons tenu une table BDS  (où il était possible d’écrire des messages de soutiens aux prisonniers politiques palestiniens) sur la  place de la République et nous avons pris la parole notamment pour lire l’appel du BNC en soutien aux prisonniers en date du 9 mai dernier.

Le représentant de l’ONG palestinienne « Al Haq » était aussi présent.

Nous avons pu aussi, grâce à l’invitation d’Attac prendre la parole à la plénière

« Nos droits contre leurs privilèges » pour présenter la situation actuelle des prisonniers palestiniens.

Des photos du rassemblement 

 

 




MONTPELLIER : 24h de jeûne pour les prisonniers Palestiniens en grève de la faim

A l’initiative de la Campagne BDS France Montpellier, samedi 20 mai, 16 personnes ont observé 24h de jeûne en solidarité avec les 1762 prisonniers Palestiniens en grève de la faim depuis 34 jours.

Rassemblés au coeur de Montpellier, place de la Comédie, de 13h à 17h30 sous le soleil des drapeaux palestiniens, les militants de la Campagne BDS France ont inlassablement expliqué la situation des prisonniers palestiniens et appelé au boycott de HP (Hewlett Packard), diffusé 1800 tracts et recueilli de nombreux témoignages de solidarité et de soutiens.

Ils ont expliqué les motifs de la grève de la faim des prisonniers Palestiniens, dénoncé le silence général des grands médias,  de l’ONU et de notre gouvernement, alarmé sur les risques encourus à partir d’un mois de grève de la fin, alerté sur la situation de Marwan Barghouti qui mis en isolement a refusé de boire de l’eau depuis 3 jours, dénoncé les multiple violations des droits humains et des conventions de Genève en matière des droits des prisonniers par l’Etat d’Israël et son système pénitentière : Détention administrative, transfert-déportation des prisonniers dans des prisons en Israël, tortures et persécutions des prisonniers, non respect du règlement des Services Pénitentiaires, emprisonnement des enfants, mépris et maltraitance des familles etc.

En milieu d’après midi une manifestation contre Monsanto et les OGM a donné l’occasion à la Campagne BDS France Montpellier d’exprimer sa solidarité et confirmé l’importance des convergences des luttes …

Voir la vidéo :

 

D’autres images d’une chaude et chaleureuse après midi place de la Comédie à quelques dizaines de mètres de la Comédie du Livre…

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C’était aussi l’occasion d’informer que la Nakba continue !

 

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Une partie de « jeûneurs », les autres militants BDS tiennent le stand et diffusent les tracts…

 

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Commentaire explicatif par rapport à l’article:

Même si  la cible centrale des manifestations de soutien aux prisonniers est bien évidemment l’Etat d’Israël et son système pénitentiaire, à  l’occasion de cette grève de la faim de 2017, s’est exprimé avec plus de force dans les manifestations en Palestine, la revendication de stopper la « coordination sécuritaire » passée entre l’Autorité palestinienne et Israël. Coordination qui amène la police de l’autorité palestinienne à collaborer avec Israël et donc participer à l’arrestation et à l’emprisonnement de nombreux palestiniens.




Derrière la vitrine culturelle israélienne, une intolérable occupation

« Un boycott légitime »

Avec Un boycott légitime, le cinéaste israélien Eyal Sivan et la productrice Armelle Laborie ont jeté l’automne dernier un pavé dans la vitrine culturelle et intellectuelle d’Israël. Ils démontent méthodiquement les mécanismes de la propagande qui sert à présenter une image démocratique, libérale, dynamique — et fausse — d’un État d’exception permanent, hors-la-loi pour le droit international. Pour eux, le mode de résistance pacifique qu’est le boycott culturel et académique n’est pas une atteinte à la liberté d’expression ; il en fait partie.

« Boycott international total, économique, culturel et académique d’Israël » : la Confédération norvégienne des syndicats (LO) a rejoint le 12 mai dernier d’autres puissantes centrales syndicales1, en appelant à une pression significative « sur les entreprises et les institutions qui ont permis des décennies d’occupation, de colonisation de peuplement et d’apartheid par Israël », vient de déclarer Riya Hassan, coordinatrice des campagnes européennes avec le Comité national palestinien de Boycott désinvestissement sanctions (BDS). C’est l’une des toutes dernières actions à large impact potentiel en faveur d’un boycott conçu comme devant être « total », c’est-à-dire n’excluant ni la culture ni la production intellectuelle universitaire. De quoi choquer tous ceux qui, de bonne foi, considèrent que les produits culturels et l’université doivent être exemptés du boycott dont, par ailleurs, ils soutiennent les aspects économiques. C’est à eux que le livre d’Eyal Sivan et d’Armelle Laborie s’adresse en tout premier lieu, pour leur expliquer en quoi cet aspect de BDS est non seulement légitime, mais également hautement stratégique.

Ainsi, pour certains, l’université et la culture seraient par nature apolitiques, et leur boycott « constituerait une atteinte à la liberté universitaire et à la liberté d’expression (…) Il démolirait les ponts de dialogue et les échanges pacifiques » entre artistes ou entre chercheurs qui, en tant qu’individus, seraient injustement stigmatisés. Il aurait aussi pour effet de priver l’humanité de l’importante contribution d’Israël à la recherche et à la création artistique au niveau mondial.

Pour Eyal Sivan et Armelle Laborie, ces objections témoignent avant tout d’une méconnaissance de la réalité israélienne autant que d’une perception fausse du contexte d’économie mondialisée dans lequel les productions culturelles et les institutions de savoir sont, avec les sports, utilisés comme des porte-drapeaux nationaux à l’efficacité redoutable. C’est pourquoi ils s’attachent à décrire par le menu le dispositif politique tentaculaire de la hasbara, « l’explication », nom donné à la propagande d’État et à son dispositif interministériel de lutte contre la « menace » de « délégitimation d’Israël » jugée stratégiquement prioritaire par Tel-Aviv, à telle enseigne que l’état-major de la hasbara dépend directement du premier ministre. Benyamin Nétanyahou a même créé en 2015 un ministère des affaires stratégiques et de la diplomatie publique, chargé de la lutte contre le BDS et doté d’un budget confortable de 30 millions d’euros en 20162.

L’université au service de la « marque » Israël

L’image d’Israël dans le monde est de plus en plus mauvaise, et les hauts responsables israéliens le savent, expliquent les auteurs, surtout après la dernière agression militaire à Gaza en 2014. Et de plus en plus difficile à défendre. Qu’à cela ne tienne, à New York, un groupe de diplomates et de professionnels du marketing, le Brand Israel Group (BIG) invente au début des années 2000 le branding Israel (la marque Israël), dernier avatar de la propagande, qui utilise les techniques les plus sophistiquées de la communication d’entreprise pour rendre le pays attractif en évitant de parler du sionisme. Les experts de la hasbara misent sur « l’esprit unique de la créativité israélienne, celui de l’innovation et de la flexibilité »3.

« Créativité », « innovation » : les élites culturelles et universitaires sont « naturellement » les fers de lance de la hasbara version marketing. Tel-Aviv leur assigne en permanence la mission de contribuer à la lutte contre la délégitimation en apparaissant à l’étranger comme les représentants d’une culture pluraliste, créative et dynamique. En ce qui concerne l’université, ses connexions très étroites avec l’armée, détaillées dans le troisième chapitre, expliquent en partie pourquoi ni ses enseignants ni ses étudiants « n’ont jamais dénoncé les entraves continuelles aux libertés académiques de leurs confrères palestiniens ». Les quelques individus qui se risquent à la critique sont généralement menacés de sanctions sévères. « L’écrasante majorité des universitaires israéliens se résignent donc à un silence complice, comme ces professeurs qui témoignent dans Haaretz en précisant qu’ils sont ‟ de gauche” et ‟contre l’occupation”, mais qui ne voient finalement aucun problème au fait d’enseigner à l’université d’Ariel, située dans les territoires palestiniens occupés. »

L’université pratique par ailleurs une discrimination sournoise envers les étudiants palestiniens israéliens, qui ne sont que 11 % en première année d’études supérieures (alors que les Palestiniens israéliens représentent 22 % de la population) et 3 % en doctorat.

Le tableau ainsi dressé par Eyan Sivan et Armelle Laborie vient soutenir l’idée selon laquelle le boycott ne condamne pas à mort l’université ; c’est elle qui se condamne elle-même en entravant des travaux critiques et non sionistes, en faisant fi de toute diversité culturelle parmi ses étudiants, en acceptant d’être au service de l’occupation et de la hasbara. Les auteurs précisent que le boycott universitaire n’empêche nullement des échanges universitaires tant qu’ils ne sont pas encadrés par l’institution elle-même, rappelant que la Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël (Pacbi), qui fait partie du Comité national palestinien BDS a édité en 2004 des lignes directrices qui indiquent :

« Ancré dans les préceptes du droit international et des droits de l’homme universels, le mouvement BDS, incluant Pacbi, rejette par principe les boycotts des personnes basés sur leur identité (comme leur citoyenneté, race, sexe ou religion) ou leur opinion. Une simple affiliation de travailleurs culturels israéliens à une institution culturelle israélienne ne constitue pas, par conséquent, un motif pour l’application du boycott. Si, toutefois, un individu est représentatif de l’État d’Israël ou d’une institution israélienne complice, ou s’il est commandité ou recruté pour participer aux efforts d’Israël pour se « donner une nouvelle image », alors, ses activités sont soumises au boycott institutionnel auquel appelle le mouvement BDS. »

Des centaines de festivals, de salons littéraires, de concerts

La division des affaires culturelles et scientifiques du ministère des affaires étrangères (DCSA) pilote la propagande culturelle en collaboration avec les ministères de la hasbara et des affaires stratégiques. Son directeur, Nissim Ben Chetrit, en définit le rôle : « utiliser les productions culturelles israéliennes pour atteindre les objectifs politiques de l’État d’Israël. (…) Pour nous, renforcer une image positive d’Israël est un but en soi »4. Le boycott culturel s’attaque donc à ce qui est considéré par les responsables israéliens comme une arme stratégique de première importance, justifiant l’existence un appareil ministériel lourd. Ses actions ? Financer les voyages à l’étranger des écrivains, des réalisateurs, des artistes, des compagnies théâtrales et de danse, des musiciens… Cela passe par des contrats confidentiels dans lesquels les bénéficiaires s’engagent en tant que prestataires à « fournir des services de qualité au ministère » pour « promouvoir les intérêts politiques de l’État d’Israël à travers la culture et les arts, en contribuant à créer une image positive d’Israël ». Sans dire qu’ils sont missionnés, bien sûr.

C’est aussi dans ce sens qu’il faut comprendre le soutien apporté aux centaines de festivals de cinéma, de salons littéraires ou de concerts d’artistes israéliens dans le monde. Et d’autres événements pseudo-culturels, comme « Tel Aviv-sur-Seine » pendant l’été 2015 à Paris, ou la saison culturelle franco-israélienne prévue en 2018. Peu importe aux organisateurs que cette vitrine très occidentale soit en complet décalage avec la réalité d’une culture majoritairement arabo-orientale, composée de juifs du Proche-Orient (mizrahim) et d’Afrique du Nord, et de Palestiniens.

Dissidents officiels et ambassadeurs

La diplomatie culturelle est subtile : elle donne à voir (et finance) une « dissidence raisonnable », pour démontrer qu’Israël est démocratique et permet, voire encourage, la liberté d’expression sous toutes ses formes. Ainsi, un certain antimilitarisme au cinéma montre des soldats « humains, trop humains » qui souffrent, doutent, ont des états d’âme, dans des films de guerre comme Kippour d’Amos Gitaï, Censor Voicesde Mor Loushy ou Valse avec Bachird’Ari Folman. Pour le reste, tous les créateurs qui ont besoin de subventions (cinéma, théâtre…) évitent le plus souvent les sujets politiques, car si l’État exerce rarement une censure directe, il revendique sa « liberté de financement », et n’hésite pas à l’appliquer dans le secteur culturel.

Des représentants du « camp de la paix » (de la gauche sioniste) parmi les artistes et les intellectuels acceptent d’être des ambassadeurs à l’étranger, fût-ce pour incarner une dissidence officielle à la critique nuancée. Ils bénéficient en échange d’un lobbying médiatique important. Amos Oz, David Grossman, A. B. Yehoshua, Amos Gitaï et d’autres moins connus ont un accès favorisé aux scènes culturelles européennes. Ils sont souvent les premiers à parler de « ponts de dialogue » à propos des échanges universitaires et culturels. Des dialogues — en faveur de la paix — que le BDS empêcherait par son action destructrice. Mais en fait de dialogues, disent Eyal Sivan et Armelle Laborie, il n’y a guère que de l’entre-soi occidental. Tous ces ambassadeurs zélés de la « seule démocratie du Proche-Orient » sont boycottables, selon les directives du Pacbi.

Comme pour l’université, le domaine culturel visé par la campagne BDS est regardé à la loupe par les auteurs. La démarche vise à mettre à mal tout angélisme qui place la culture et le savoir en dehors de la politique en réclamant un traitement d’exception pour la littérature, la musique, la danse, le cinéma, les technologies, l’architecture ou l’histoire israéliens.

Le boycott académique et culturel est un mode de résistance pacifique face à une puissante machinerie qui via ses réseaux, ses financements, ses institutions, ses lobbyings, sa diplomatie culturelle travaille en permanence à (re)fabriquer aux yeux de l’opinion publique internationale une image positive d’Israël. Le livre d’Eyal Sivan et d’Armelle Laborie, très documenté et très clair à la fois, déconstruit minutieusement ce travail de propagande.


1
Dont la Congress of South African Trade Unions (Cosatu) d’Afrique du Sud, la Central única dos trabalhadores (CUT) du Brésil, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) du Québec et l’Irish Congress of Trade Unions (ICTU) irlandaise.

2 Déclaration du ministre de l’économie Moshe Kachlon lors de la conférence «  Combattons le boycott  » du 28 mars 2016 à Jérusalem.

3 «  Nation Branding : Some Lessons from Israel  », université Wharton de Pennsylvanie, 1er mars 2012.

4 Rapporté dans un article de Merav Yudilovitch, Ynet, 5 août 2015 (en hébreu).