Succès du rassemblement pour le procès de Metz. Report du procès au jeudi 2 février à 14h

Le rassemblement le 24 janvier 2017 devant le TGI de Metz en soutien à Richard, président du collectif BDS 57, poursuivi par l’entreprise pharmaceutique israélienne TEVA,  a été un succès. Une bonne centaine de personnes bravant le froid sont venus avec banderoles et drapeaux de nombreux endroits : Metz, villes d’Alsace, Luxembourg, Besançon, Paris, Marseille, Albertville ….

L’ambiance était chaleureuse.

Le collectif BDS 57, la Campagne BDS France et l’UJFP sont intervenus.

La presse locale était présente.

Toutefois, le procès a été reporté au Jeudi 2 février à 14h suite à une demande de la procureure qui a estimé n’avoir pas reçu à temps les conclusions de notre avocate réclamant la nullité de la citation à comparaître.

Un nouvel appel à rassemblement est donc lancé pour cette date, même endroit, même heure : soyons nombreux, on ne lâche rien !

Prise de parole au nom de la campagne BDS FRANCE devant le TGI

Nous sommes rassemblés devant ce tribunal pour soutenir notre camarade Richard Srogosz, accusé d’avoir envoyé une lettre à des pharmaciens de Metz, lettre qui leur apportait des informations sur l’entreprise israélienne, TEVA, société multinationale qui propose des médicaments génériques dans un grand nombre de pays.

Cette action du Collectif BDS messin s’inscrivait dans le cadre d’une campagne plus large conduite en France et dans beaucoup d’autres pays, la campagne internationale BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions), campagne qui prend de l’ampleur année après année.

Il n’est peut être pas inutile de rappeler que la campagne BDS a été lancée en 2005, suite à l’appel de 170 organisations émanant de la société civile palestinienne. Elle rappelle tout à fait la campagne de boycott menée contre l’apartheid en Afrique du Sud dans les années 1980.

La campagne internationale BDS ne vise pas une population, mais elle a pour objectif de mettre un terme à l’impunité d’Israël, en forçant cet Etat à respecter les droits des Palestiniens. La campagne BDS cherche au final à obliger nos propres gouvernements à prendre de légitimes sanctions pour imposer à Israël la seule issue pour cette région : l’application du droit international, le respect de plusieurs dizaines de résolutions internationales, dont par exemple la dernière (2334) votée le 23 décembre dernier par le Conseil de sécurité de l’ONU.

 

Pourquoi le boycott des produits TEVA ? Existe-t-il une relation entre cette entreprise israélienne et la politique d’apartheid conduite par Israël à l’encontre du peuple palestinien ?

TEVA est la plus grande entreprise pharmaceutique israélienne et le leader mondial en matière de médicaments génériques. TEVA vend 80% de ses produits à l’export, ce qui représente 10% des exportations industrielles d’Israël : sa contribution au budget de l’Etat israélien est donc importante.

La multinationale TEVA est largement présente dans les publicités sur les médias en France, et dans la propagande des organisations sionistes. La réussite de l’entreprise TEVA est ainsi largement utilisée pour promouvoir une image positive d’Israël. Une entreprise comme TEVA est un parfait outil de propagande : médicaments de qualité à des prix compétitifs, succès d’une entreprise israélienne sur la scène mondiale : une très belle image qui fait oublier que cette entreprise est développée dans un pays qui agresse un autre peuple …

En effet, l’entreprise israélienne TEVA impacte négativement la vie des Palestiniens et c’est assez facile de le montrer :

  • TEVA contribue par son apport financier à l’Etat d’Israël, au financement des opérations militaires à Gaza et au développement de la colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est.
  • Israël impose de fait les médicaments TEVA au marché captif palestinien, avec des notices d’emploi non rédigées en arabe le plus souvent. Par ailleurs, le développement de la production pharmaceutique palestinienne est pratiquement impossible et l’accès aux soins des Palestiniens est largement perturbé au quotidien : entraves à la circulation par de nombreux check-points, difficultés d’accès aux hôpitaux, prix de vente élevés des médicaments TEVA, impossibilité d’importer des médicaments d’autres pays…. .
  • Enfin, TEVA a enrôlé des centaines de pharmaciens français pour alimenter Pharm’Adom, une caisse d’aide à Israël bénéficiant du statut fiscal des fondations en France.

Il est clair pour nous, militants de BDS France, que l’implication de TEVA dans l’oppression économique et sanitaire des Palestiniens justifie la campagne de boycott de cette entreprise par les consommateurs, et s’inscrit pleinement dans les objectifs de BDS FRANCE et de la campagne internationale BDS.

La campagne BDS est un mouvement citoyen et non violent, qui combat tous les racismes, y compris l’antisémitisme. Elle ne vise pas une population, mais elle dénonce la complicité d’une entreprise avec un gouvernement qui conduit depuis plusieurs dizaines d’années une politique criminelle d’apartheid, imposée à l’ensemble des Palestiniens : ceux qui vivent dans les territoires occupés, ceux de Gaza qui vivent sous blocus, les Palestiniens israéliens qui sont discriminés, et enfin les millions de réfugiés qui sont interdits de retour dans le pays d’où ils ont été chassés.

La bataille du boycott gagne du terrain. Des victoires peuvent être clairement attribuées en 2016 aux actions conduites par les collectifs BDS actifs en France et dans beaucoup d’autres pays.

Je vous propose de passer en revue les succès indéniables obtenus par la campagne BDS au cours de l’année 2016 :

- Sous la pression de dizaines de groupes de base et de députés du parlement européen, Frederica Mogherini, la haute représentante de l’UE, a clairement déclaré que le boycott était un droit.

- Ce droit au boycott a également fait l’objet de plusieurs communiqués. Des organisations européennes de défense des droits de l’homme, des Églises, des syndicats et des partis politiques ont appelé l’UE à soutenir le droit au boycott, de même que la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH), Amnesty international et l’Internationale Socialiste.

- Dans le domaine du boycott culturel, plusieurs artistes ont compris les demandes de la campagne BDS, en renonçant par exemple à se produire en Israël.

- Dans le domaine du boycott académique ou universitaire, le droit au boycott a été reconnu et mis en œuvre de diverses façons par des milliers d’universitaires et de collectifs étudiants présents dans des Universités : en GB, en Italie, en Norvège, au Brésil, au Chili, au Canada, dans certains pays arabes du golfe et dans plusieurs universités américaines

Dans le domaine du désinvestissement, plusieurs succès sont à noter :
- Des multinationales ont décidé de désinvestir de l’État israélien : la société française Orange a finalement laissé tomber sa filiale israélienne Partner, après une intense campagne BDS conduite en Égypte et surtout en France.
- Plusieurs organisations internationales se désinvestissent de G4S, société britannique spécialisée dans la sécurité et active en Israël : la Grande Bretagne elle même (sous la pression de syndicats britanniques) a désinvesti et plusieurs pays ont annulé des contrats important avec G4S.

D’autres ralliements et succès sont à noter :
- Des syndicats français ont rejoint la campagne BDS : après le syndicat Solidaires déjà membre de BDSfrance, 3 groupes de la CGT ont rejoint BDS en 2016 : La Fédération de l’Éducation, de la Recherche et de la Culture de la CGT, la CGT Educ’action et la CGT INRA.
- En décembre 2016, une semaine d’action mondiale a été organisée pour dénoncer l’implication de l’entreprise Hewlett-Packard, dans les violations des droits de l’Homme par Israël. Cette semaine d’action a été lancée dans 100 villes sur six continents. En France, des collectifs BDS ont conduit des actions spécifiques dans une dizaine de villes pour dénoncer la complicité de l’entreprise HP.
- En décembre dernier également, des actions ont été conduites par les collectifs BDS français dans le cadre de la campagne sur l’embargo militaire. L’éventualité d’achat par la France du drone Skylark de la société israélienne Elbit Systems a été dénoncée. Début janvier, le gouvernement français a décidé de ne pas acheter le drone israélien : il est juste de penser que les actions conduites par les collectifs BDS ont pris leur part dans ce choix.
- Enfin, beaucoup de collectivités se sont déclarées en faveur du Boycott des biens et services des colonies israéliennes : en Norvège, en Irlande du Nord, en Uruguay, au Maroc et bien sûr en France.
- A l’instar de dizaines de municipalités Espagnoles qui se sont déclarées « libres de l’apartheid israélien », 4 villes françaises ont adopté un vœu pour le boycott des produits des colonies israéliennes ou pour dénoncer la criminalisation des militants BDS : Bondy et Ivry sur Seine en région parisienne, mais aussi Clermont-Ferrand et Saint-Pierre des corps. Des vœux analogues sont attendus en 2017.

Les succès et la mobilisation de la campagne BDS sont importants, y compris dans notre pays, et en dépit des nombreuses intimidations dont sont l’objet beaucoup de militants, comme ici à Metz. Nous affirmons notre droit à appeler au boycott et nous déplorons que la France soit un des seuls pays à tenter d’interdire le boycott chaque fois que la politique d’Israël est mise en cause.

Il est de notre responsabilité de citoyens d’informer et de responsabiliser tous les acteurs français concernés à un titre ou à un autre par l’activité néfaste d’une société, fut-elle israélienne : c’est ce que le collectif BDS57 a souhaité dénoncer en 2015 à Metz, en écrivant à des pharmaciens à propos de l’entreprise TEVA.
Nous nous déclarons entièrement solidaires des actions conduites par le Collectif BDS57. Nous demandons l’abrogation de mesures répressives indignes d’une démocratie, mesures qui portent atteinte à la liberté d’expression et visent à terme toute forme de revendication politique, syndicale ou simplement citoyenne !
Nous demandons le retrait des circulaires Alliot-Marie et Mercier prises en 2010 et 2012, textes qui invitaient à tous les procureurs de la République d’engager des poursuites pénales contre toute personne qui appelle les consommateurs à ne pas acheter de produits israéliens. Ces circulaires ne sont toujours pas abrogées.
De nombreuses plaintes ont été déposées envers des militants BDS depuis plusieurs années, pour une bonne part d’entre eux, les procureurs ont abandonné les poursuites. La plupart des procès qui se sont tenus ont conduit à la relaxe des militants et nous espérons qu’il en sera de même à Metz.

Mobilisons-nous pour dire à ceux qui nous accusent qu’ils ne feront jamais taire notre solidarité avec le peuple palestinien en tentant de criminaliser les actions militantes et citoyennes.

De qui se moque-t-on ?
– Alors que Israël raille la dernière résolution de l’ONU qui condamne pourtant la colonisation et qu’aucune sanction n’est prise contre cet état hors la loi,
ce sont les militants qui appellent au boycott d’Israël pour le respect de la justice, qui sont traduits devant les tribunaux en France !

La mobilisation de la société civile française est nécessaire et légitime, en dépit des menaces et des intimidations.

Nous demandons la relaxe pour Richard, président du collectif BDS 57, militant de la cause palestinienne et membre de l’Union Juive Française pour la Paix !

 

D’autres vidéos ici:

Relaxez Richard ! TEVA, on n’en veut pas!

TEVA, j’en veux pas! Relaxez Richard!

BDS 57: relaxez Richard

 L’UJFP avec Richard pour boycotter TEVA

 




Lettre ouverte à Térez Montcalm de la part de la Coalition BDS Québec et de la Campagne BDS en France

Lettre ouverte à Térez Montcalm de la part de la Coalition BDS Québec

et de la Campagne BDS en France

 

Montréal, le 16 janvier 2017

Chère Térez,

Tout d’abord permettez-moi de vous présenter mes meilleurs vœux en ce début d’année, alors que vous êtes en tournée dans toute la France. Comme moi, vous avez la chance de pouvoir voyager,travailler et vivre un peu partout dans le monde, et en particulier en France et au Québec.

Parmi ces voyages, il semblerait que vous ayez prévu de participer au festival de jazz d’Eilat, en Israël, le mois prochain. Eilat est une station balnéaire, éloignée de la politique et des événements tragiques qui parcourent cette région. Mais suffit-il de s’éloigner du champ de bataille pour ne plus entendre ce qui se passe à quelques dizaines de kilomètres de là ?

Il  n’est  pas  anormal,  a priori, que vous  ayez  accepté une invitation par  ce  festival  au  passé prestigieux. Vous n’êtes peut-être pas au courant qu’en l’acceptant, vous ne respectez pas l’appel lancé par la société civile palestinienne en 2005 de boycotter les événements faisant la promotion de l’État israélien, tant que celui ci ne respectera pas le droit international et les droits humains.

A l’image du boycott contre l’apartheid en Afrique du Sud, cette campagne vise à souligner que,contrairement à vous et moi, la majeure partie de la population palestinienne ne peut pas voyager et ne pourra pas venir vous écouter, reléguée derrière un mur illégal en Cisjordanie, assiégée sous blocus à Gaza, discriminée en Israël, ou réfugiée dans le reste du monde.

Vous   préféreriez   peut-être   ne   pas   mélanger   la   musique   et   la   politique,   mais   cela   n’est malheureusement pas possible dans cette partie du monde. Le festival de jazz d’Eilat est organisé avec  les   ministères   de  la  culture  et  du  tourisme  israélien,  pour   tenter   de  redorer   l’image  du gouvernement israélien, alors  que dans  le même temps il  annonce la construction de nouvelles colonies et la destruction de plus de 150 maisons palestiniennes. Si vous acceptez l’invitation de ce festival, vous vous placez, peut-être malgré vous, du côté de ce gouvernement.

L’appel palestinien de 2005 est relayé dans le monde entier  par des comités de solidarité, sous l’appellation de Campagne BDS (pour Boycott, Désinvestissement et Sanctions), dont il existe des groupes   en  France  et  au   Québec,  auxquels  j’appartiens   et  qui  s’associent  à  moi   pour  vous demander de reconsidérer votre décision.

Vous êtes une artiste et vous pensez peut-être que ce n’est pas votre rôle de refuser de jouer.C’est effectivement un sacrifice que nous vous demandons, un sacrifice que d’autres artistes ont accepté de faire avant vous, un geste symbolique fort qui contribuera à faire évoluer la situation tragique en Palestine.

Un collectif de 500 artistes montréalais  s’est ainsi engagé à boycotter  Israël, dont Lhasa, Gilles Vigneault  ou  Richard  Desjardins. Au  niveau  international,  ce  sont  des   artistes  comme  Annie Lennox   (je  crois  savoir  que  vous   la  tenez  en  haute  estime),  Cassandra  Wilson,  Lauryn   Hill, Natacha Atlas, Aziza Brahim, Cat Power, Vanessa Paradis, Roger Waters, Elvis Costello, Gil Scott-Heron, Jason Moran,  Richard Bona,  Eddie Palmieri,  Salif Keita, Jello Biafra, Massive Attack ou encore Susan Sarandon, Peter Brook, Ken Loach ou Mike Leigh qui ont renoncé à se rendre en Israël, sensibles au désarroi du peuple palestinien.

En espérant que vous suivrez leur exemple et que vous voudrez bien annuler votre participation à ce   festival,  et   dans   l’attente  d’une   réponse,   nous   nous   tenons   à  votre  disposition  pour   tout renseignement supplémentaire quant à notre campagne.

Sincèrement,

Dror, pour la Coalition BDS Québec et la Campagne BDS France




Tournée nationale pour la sortie du livre « Un Boycott légitime »

Nous avons le plaisir de vous informer des rencontres organisées pour la présentation du livre

« Un boycott légitime, pour le BDS universitaire et culturel de l’Etat d’Israël » (La fabrique 2016) 

en présence des auteurs, Eyal Sivan et Armelle Laborie.

Deux nouvelles dates, ce week-end à Saint-Étienne et Lyon!

Eyal Sivan et Armelle Laborie seront ce week-end à Saint-Étienne et Lyon pour présenter leur livre:
  •  Saint-Étienne:  vendredi 27 janvier, à 18h00

Université Jean Monnet, 10 rue Tréfilerie

  • Lyon:  samedi 28 janvier, à 15h00

Librairie Terre des Livres, 86 rue de Marseille, Lyon.


Défendre la liberté d’appeler au boycott ne va pas à l’encontre de la liberté critique ou de la liberté d’expression, il en fait partie.
L’idée même d’utiliser le boycott de la culture et du savoir comme un moyen de pression politique provoque la perplexité, la réticence ou même le rejet. Alors que le boycott des institutions universitaires et culturelles israéliennes, composant essentiel de la campagne mondiale Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS), recueille un nombre croissant de soutiens partout dans le monde, il reste méconnu voire ignoré en France. Il est sujet à de fausses interprétations et donne lieu à des polémiques, y compris parmi les partisans sincères de la paix en Palestine-Israël. Ces interrogations et objections sont dues à une ignorance des termes de l’appel palestinien au boycott universitaire et culturel d’Israël, et se nourrissent aussi de la méconnaissance, des idées fausses et de la perception déformée qui sont diffusées en France au sujet des universités et de la culture israéliennes. Le livre « Un boycott légitime » décrit leur réalité et le contexte dans lequel leur image idéalisée est produite.

Dates des rencontres

  • 12 novembre, à Marseille
18h30, Solidaires 13 , 29 boulevard Longchamp
Comité BDS France Marseille
  • 14 novembre, à Montpellier
16H conférence au café Le Riche Place de la Comédie
18H30 présentation à La Cimade 28 rue du Faubourg Boutonnet
Comité BDS France Montpellier
  • 15 novembre, à Perpignan

15h, conférence de presse Librairie Torcatis 10 Rue Mailly
18h, rencontre de présentation Salle du Travailleur Catalan 44 Avenue de Prades
Comité BDS France 66

  • 16 novembre, à Toulouse

18h, Bourse du travail
Comité BDS France Toulouse

  • 17 novembre, à Bordeaux

18h, Université Bordeaux 3
Palestine 33 / UJFP

  • 22 novembre, à Lyon

18h 30, Bourse du Travail Place Guichard Lyon 3ème
Comité BDS Lyon/ UJFP

  • 24 novembre, à Paris

18h30, CICP 21 ter Rue Voltaire, 75011 Paris (Métro Rue des Boulets)
BDS France-Paris-/UJFP/Aurdip

  • 29 novembre, à Saint Nazaire

20h00, Agora – Maison des Associations, 2bis Avenue Albert de Mun – Saint Nazaire
Comité Solidarité Palestine Région Nazairienne (CSPRN)

Voir aussi le site de l’éditeur: un_boycott_legitime_catalogue_la_fabriqueCatalogue La Fabrique: Un Boycott Légitime

 




Le collectif BDS 42 apporte son total soutien au Président du BDS 57

Le mardi 24 janvier 2017, le président du collectif BDS 57 comparaîtra devant le Tribunal de grande Instance de Metz
L’accusateur est l’entreprise israélienne TEVA.
En février 2015, dans le cadre d’une campagne nationale à laquelle nous participions également, le collectif BDS 57 -dont notre camarade Richard- intervenait auprès des pharmaciens pour les inciter à ne pas commercialiser les génériques TEVA.
Nous réfutons fermement l’accusation de discrimination car nos luttes et nos campagnes de sensibilisation sont toutes fondées sur des valeurs pacifiques et à vocation anti-raciste et universaliste.
La campagne BDS a pour but de promouvoir la justice en Palestine /Israël. Elle est le résultat d’un consensus chez les palestiniens et le dernier outil non violent à notre disposition pour mettre fin à l’occupation. Nous revendiquons le droit des palestiniens à l’autodétermination.
Pour nous, être citoyen français, c’est utiliser notre liberté d’expression pour défendre des valeurs universelles comme la paix et la justice. Et nous refusons d’être poursuivis pour cela !
Nous réaffirmons notre droit au boycott car c’est l’arme des faibles face aux puissants.
Nous demandons une nouvelle fois l’abrogation des circulaires Alliot-Marie et Mercier, lois liberticides et injustes dans un état de droit.
Notre total soutien va à notre camarade Richard injustement poursuivi et nous demandons sa relaxe ainsi que celle de tous les militants BDS poursuivis en France.

Le collectif BDS 42




Omar Barghouti : « La campagne BDS vise à forcer Israël à se conformer au droit »

| Pierre Barbancey pour L’Humanité

Cofondateur du mouvement Boycott, désinvestissement, sanctions (BDS),Omar Barghouti dénonce la répression israélienne et dénie toute accusation d’antisémitisme. Il déplore la criminalisation de BDS par Paris et montre que cette campagne, qui ne cesse de progresser, est crainte par Tel-Aviv.

Entretien réalisé par Pierre Barbancey publié dans l’Humanité du 16 janvier 2016

Qu’est-ce que le mouvement Boycott, désinvestissement, sanctions (BDS) ?

OMAR BARGHOUTI C’est un mouvement non violent lancé en 2005 par la société civile palestinienne et qui cherche à contribuer au combat du peuple palestinien pour ses droits. Il vise à forcer le régime israélien d’occupation et de colonisation à se conformer au droit international comme cela avait été fait en son temps contre le régime d’apartheid d’Afrique du Sud. Plus spécifiquement, le mouvement BDS cherche à en finir avec l’occupation des territoires palestiniens et arabes depuis 1967, ce qui inclut le démantèlement des colonies et du mur, mais aussi avec son système de discrimination raciale qui touche les citoyens palestiniens et qui s’avère un système d’apartheid, selon la définition de l’ONU. BDS veut également le retour des Palestiniens dans leur maison d’origine d’où ils ont été expulsés à l’occasion d’un nettoyage ethnique. Ces trois droits basiques correspondent aux trois principales composantes du peuple palestinien : ceux de la bande de Gaza et de la Cisjordanie, incluant Jérusalem (soit 38 % du peuple palestinien, selon les chi[res de 2014), les Palestiniens citoyens d’Israël (12 %) et ceux qui sont en exil (50 %). Plus des deux tiers des Palestiniens sont des réfugiés ou des personnes déplacées dans leur pays même.

Certains disent que le boycott relève de l’antisémitisme.

Le mouvement BDS se réclame de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Il est non sectaire et rejette toutes les formes de racisme, y compris l’islamophobie, l’antisémitisme et les dizaines de lois israéliennes racistes. Le soutien des juifs à la campagne BDS a grossi exponentiellement ces deux dernières années. Un sondage réalisé en 2014 pour le compte de l’organisation américaine J-Call et concernant les juifs américains a montré que 46 % des hommes juifs américains non orthodoxes âgés de moins de 40 ans soutenaient un boycott total d’Israël pour en finir avec l’occupation. De même, le soutien à l’organisation Voix juive pour la paix, qui est un partenaire stratégique pour le BDS aux États-Unis, a nettement augmenté ces deux dernières années. Le mouvement BDS n’a jamais visé les juifs ou les Israéliens en tant que juifs. BDS vise Israël et les entités complices de ce régime d’oppression, non pas sur la base d’une identité réelle ou clamée, qu’elle soit religieuse, ethnique ou autre, mais sur le fait que ce régime dénie aux Palestiniens les droits stipulés par les lois internationales de l’ONU. BDS vise la complicité, pas l’identité. Il appelle à des droits égaux pour tout humain, quelle que soit son identité. Un aspect souvent négligé du texte fondateur du BDS est son appel direct à conscientiser les Israéliens pour « soutenir le mouvement dans l’intérêt de la justice et d’une paix réelle ».

En fait, les partenaires juifs israéliens au sein du mouvement BDS jouent un rôle significatif en dénonçant le régime israélien d’oppression et en préconisant son isolement. Israël, et sa machine de propagande bien huilée, accuse immédiatement tout supporter de BDS d’être antisémite. C’est une forme d’intimidation pour faire taire toute contestation. C’est une tactique particulièrement utilisée contre les Européens et les Américains qui soutiennent le boycott, les rendant coupables de l’Holocauste. Tactique qui permet à Israël, depuis des décennies, de forcer au silence face à l’oppression que subissent les Palestiniens. Mais cette accusation d’antisémitisme ne marche pas avec les Palestiniens, victimes du sionisme et des projets coloniaux, qui n’ont joué aucun rôle dans l’Holocauste et ne devraient pas en payer les conséquences.

La campagne BDS porte-t-elle ses fruits ?

Israël, lui-même, a reconnu que notre campagne avait un impact « stratégique » sur son régime d’oppression. Il suit d’aller sur notre site Internet (bdsmovement.net) pour voir comment, depuis le début de l’année 2016, notre mouvement et son impact ont progressé.

Justement, comment Israël tente-t-il de contrecarrer le mouvement BDS ?

Après avoir échoué pendant des années à stopper ou même seulement à ralentir notre mouvement, Israël a lancé, en février 2014, une campagne de répression sans précédent en utilisant l’espionnage, en votant des lois et en développant toujours plus sa propagande. La croisade maccarthyste, lancée contre le BDS, dépend en grande partie de sa capacité à mobiliser des politiciens corrompus et des élus aux États-Unis, en France, au Royaume-Uni, au Canada, en Australie pour faire de la surenchère afin de tuer légalement ou politiquement la solidarité avec la lutte des Palestiniens pour l’autodétermination à travers la campagne BDS.

Le juriste et journaliste américain bien connu Glenn Greenwald a décrit des mesures draconiennes prises par les gouvernements occidentaux contre le BDS comme « le plus important danger pour la liberté d’expression en Occident ». Mais cette exceptionnelle guerre antidémocratique menée contre le BDS s’est retournée contre Israël. Les gouvernements suédois, irlandais et néerlandais ont publiquement défendu le droit d’apporter leur soutien aux Palestiniens par la campagne BDS, comme l’ont fait des organisations éminentes comme Amnesty International, la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) ou encore l’Union américaine pour les libertés civiles.

Plus de 23 000 personnes ont signé l’appel du BDS à l’ONU à propos de #RightToBoycott. Et même le Los Angeles Times a publié un éditorial titré « Le boycott d’Israël est une forme protégée de la liberté d’expression » ! Plus de 350 organisations de la société civile, de partis politiques et de syndicats en Europe soutiennent totalement le droit d’appeler au boycott, au désinvestissement et aux sanctions contre Israël. Plus de 30 députés européens ont appelé la haute représentante de l’Union européenne, Federica Mogherini, à prendre des mesures pour assurer la liberté d’expression concernant le mouvement BDS pour la justice et l’égalité, et ont reconnu Omar Barghouti comme un défenseur des droits de l’homme. Des personnalités juives du monde entier ont dénoncé les tentatives d’Israël pour faire disparaître le mouvement BDS et de le dépeindre comme antisémite. Malheureusement, plusieurs gouvernements européens sont devenus les partenaires de la répression antidémocratique d’Israël. La France est aujourd’hui, à l’Ouest, la capitale de la répression antipalestinienne. La société civile palestinienne a d’ailleurs dénoncé les mesures de répression adoptées par le gouvernement et le système judiciaire français contre les militants des droits de l’homme qui soutiennent la lutte du peuple palestinien.




Rassemblement le 24 janvier à partir de 12h30 devant le Tribunal de Grande Instance de Metz.

En soutien à Richard et au collectif BDS 57

(Boycott, Désinvestissement, Sanctions)

Pour le droit au boycott et contre la criminalisation du mouvement social

 Rassemblement le 24 janvier à partir de 12h30

devant le Tribunal de Grande Instance de Metz.

 

Le mardi 24 janvier 2017, le président du collectif BDS 57 comparaîtra devant le Tribunal de Grande Instance de Metz. L’accusateur est l’entreprise pharmaceutique israélienne TEVA.

Le collectif BDS 57 agissait, en février 2015, dans le cadre d’une campagne nationale pour inciter les pharmaciens à ne pas commercialiser les génériques TEVA mais à les remplacer par les mêmes génériques d’autres marques.

Le collectif BDS 57 refuse fermement l’accusation mensongère de discrimination dont il est victime. L’objectif de notre organisation est d’alerter le public et les professionnels de la santé sur la complicité de crime que représentent les entreprises issues de l’apartheid israélien et dont sont victimes les Palestiniens. La campagne BDS France informe les consommateurs de manière non violente. Nous combattons par nos actions de sensibilisation le colonialisme, le racisme et la guerre pour qu’en Israël/Palestine s’instaure enfin une paix juste et durable.

Cette offensive contre des militants est partie intégrante du contexte d’État d’urgence et de régression sociale qui règne dans notre pays : interdiction de manifester et répression pendant la COP21, loi travail imposée, criminalisation des syndicats, répression violente et judiciaire des syndicalistes et des manifestants, etc…

Le collectif BDS 57 vous appelle à venir nous soutenir devant le tribunal de Metz le mardi 24 janvier à partir de 12h30. Mobilisons-nous pour la défense de la liberté d’expression et pour dire à ceux qui nous accusent qu’ils ne feront jamais taire notre solidarité avec le peuple palestinien en tentant de criminaliser les actions militantes et citoyennes.

Le collectif BDS 57 invite l’ensemble des organisations qui le soutiennent à diffuser un communiqué de soutien ou à diffuser le présent appel.

Affirmons notre droit au boycott, la France restant le seul pays à en interdire la pratique quand il cible la politique d’Israël…

 Demandons l’abrogation en France de mesures répressives indignes d’une démocratie, mesures qui portent atteinte à la liberté d’expression et visent à terme toute forme de revendication politique, syndicale ou simplement citoyenne !

 Soutenons notre camarade injustement inculpé !

 Relaxe pour Richard, président du collectif BDS 57, militant de la cause palestinienne et membre de l’Union Juive Française pour la Paix !

Collectif BDS 57

collectifbds57@gmail.com

sur Facebook : collect BDS 57




Communiqué BDS France: Le drone israélien Skylark d’Elbit Systems n’a pas été choisi par l’armée française !

Communiqué de la Campagne BDS France

09 janvier 2017

C’est une nouvelle défaite que vient de rencontrer la société d’armement israélienne Elbit Systems.

En effet son offre de drones de reconnaissance Skylark 1LE pour un montant de 100 millions d’euros a été écartée par la France.

La société Elbit est en échec pour la deuxième fois, puisque son drone le Watchkeeper avait déjà été écarté par la France en début d’année 2016*.

La campagne BDS se félicite de l’échec commercial d’Elbit Systems !


En effet cette société** se sert de la population palestinienne comme cobaye pour tester ses armes, en violation de la Quatrième Convention de Genève
. Elle produit également du phosphore blanc, arme chimique redoutable utilisée contre la population civile à Gaza, et participe directement à la construction du mur illégal en Cisjordanie, ainsi qu’aux infrastructures des colonies.

Ses drones ne cessent de menacer les populations de Gaza et de Cisjordanie.

La Campagne BDS France s’était activement mobilisée contre ce projet !

La Campagne BDS France s’était activement mobilisée contre ce projet, dans le cadre de la campagne internationale pour l’embargo militaire d’Israël,  la Campagne BDSFrance avait mené ces derniers mois une campagne active contre un tel achat par la France à travers, entre autres, l’envoi de milliers de cartes postales au Président de la République, de pétitions à l’attention du ministère de la défense et de deux journées d’actions nationales. La dernière, le 10 décembre 2016*** a mobilisé des dizaines de villes et des centaines de militants. 

Nous remercions tous ceux qui ont participé à cette campagne qui s’inscrit pleinement dans l’appel du BNC (comité palestinien pour le BDS ) pour un embargo militaire contre Israël :

https://bdsmovement.net/files/2011/07/BNC-call-for-military-embargo-9-7-2011-Français.pdf

Pour autant, quel que soit le fournisseur, on ne peut se réjouir de l’acquisition de telles armes car on sait que ces drones dits « de reconnaissance » sont aussi utilisés pour aider à guider les tirs meurtriers des avions de chasse et sont indirectement létales.

#EmbargoContreIsraël !

La Campagne BDS France  est plus que jamais décidée à  poursuivre et renforcer sa campagne pour un  embargo militaire contre Israël! Rendez-vous pour une prochaine étape !


*:
https://www.bdsfrance.org/le-drone-watchkeeper-delbit-system-est-ecarte-par-larmee-francaise/

** : https://www.bdsfrance.org/informations-sur-elbit-systems/

***: https://www.bdsfrance.org/tres-belle-mobilisation-dans-toute-la-france-le-1012-a-loccasion-de-la-journee-nationale-embargocontreisrael/

Campagne BDS France

campagnebdsfrance@yahoo.fr

www.bdsfrance.org

ENGLISH:

The Israeli drone “Skylark” has not been selected by the French Army!

BDS France Communique

9 January 2017

The Israeli weapons manufacturer Elbit Systems has suffered another defeat. Its bid to sell its Skylark 1LE drones to France for the sum of 100 million euros has been rejected.

This is the second defeat for Elbit Systems within the past year, as its “Watchkeeper” drone had already been rejected by France in early 2016*.

The BDS campaign is delighted at the commercial failure of Elbit Systems!  

This firm** uses the Palestinian population as guinea pigs to test its weapons, in violation of the Fourth Geneva Convention.  It also produces White Phosphorus, the dreadful chemical weapon used against the civilian population in Gaza.  It is directly participating in the construction and maintenance of the illegal wall in the West Bank, as well as contributing to infrastructure projects in the settlements.

The BDS France Campaign had strongly protested against this project.  

In the framework of the international campaign for a military embargo of Israel, BDS France had for several months waged an active campaign against such a purchase by the French government: this included the despatch of thousands of postcards addressed to the President of the Republic, petitions to the Ministry of Defence, and two national days of protest.  The most recent, on 10 December 2016***, took place in dozens of cities around France and mobilized hundreds of activists.

We wish to thank all those who took part in this campaign, which responded to the appeal by the BNC (the Palestinian national committee for BDS) for a military embargo of Israel:  https://bdsmovement.net/files/2011/07/BNC-call-for-military-embargo-9-7-20115.pdf

(Postal cards against this project)

However, regardless of the chosen supplier, we can in no way celebrate the acquisition of such weapons.  We know that these so-called “reconnaissance” drones are indirectly lethal, being employed to help guide deadly strikes by fighter jets.

MILITARY EMBARGO OF ISRAEL! #EmbargoContreIsraël

The BDS France Campaign is more than ever determined to pursue and reinforce its campaign for a military embargo of Israel.  Onward to the next stage!
*: https://www.bdsfrance.org/le-drone-watchkeeper-delbit-system-est-ecarte-par-larmee-francaise/

** :  https://www.bdsfrance.org/informations-sur-elbit-systems/

***: https://www.bdsfrance.org/tres-belle-mobilisation-dans-toute-la-france-le-1012-a-loccasion-de-la-journee-nationale-embargocontreisrael/

Campagne BDS France

campagnebdsfrance@yahoo.fr

www.bdsfrance.org




SOUTIEN AU PRÉSIDENT DU COLLECTIF BDS 57 (Metz)

NON à l’attaque de TEVA contre BDS !

SOUTIEN AU PRÉSIDENT DU COLLECTIF BDS 57 (Metz)

 BDS : « Boycott, Désinvestissement, Sanctions,
la réponse citoyenne, antiraciste et non violente à l’impunité israélienne »

 

En janvier 2016, le président du collectif  BDS 57 (Metz) a été auditionné suite à une plainte « pour discrimination » déposée par  TEVA, multinationale israélienne qui fournit des médicaments génériques dans un grand nombre de pays. Le collectif messin agissait dans le cadre de la campagne internationale BDS pour inciter les pharmaciens de l’agglomération, par une lettre argumentée, à ne pas se fournir en produits génériques TEVA, lorsque des médicaments analogues étaient disponibles. Le président du collectif  BDS 57 a été jugé  2 février 2017  au Tribunal de Grande Instance de Metz. Les juges ont décidé la prescription. Le parquet a cependant fait appel du jugement, suivi immédiatement des trois plaignants, TEVA, France-Israël et Avocats Sans Frontières et un nouveau procès aura donc lieu :

 

LE JEUDI 18 janvier 2018 À 14 H 00 AU TRIBUNAL DE METZ

Nous nous rassemblerons devant le tribunal à partir de 12h30.

 

Existe-t-il une relation entre l’entreprise TEVA et la politique d’apartheid imposée par Israël au peuple palestinien ?

TEVA est la plus grande entreprise pharmaceutique israélienne et le leader mondial en matière de médicaments génériques. TEVA vend 80% de ses produits à l’export, ce qui représente 10% des exportations industrielles d’Israël : sa contribution au budget de l’État israélien est donc importante.

La multinationale TEVA est largement présente dans les publicités sur les médias en France, et dans la propagande des organisations sionistes. La réussite de l’entreprise TEVA est ainsi largement utilisée pour promouvoir une image positive d’Israël.

Mais l’entreprise israélienne TEVA impacte négativement la vie des Palestiniens :

  • TEVA contribue par son apport financier à l’État d’Israël, au financement des opérations militaires à Gaza et au développement de la colonisation de la Cisjordanie (y compris Jérusalem-Est).
  • Israël impose de fait les médicaments TEVA au marché captif palestinien, avec des notices d’emploi non rédigées en arabe le plus souvent. Par ailleurs, le développement de la production pharmaceutique palestinienne est pratiquement impossible et l’accès aux soins des Palestiniens est largement perturbé au quotidien : entraves à la circulation par de nombreux check-points, difficultés d’accès aux hôpitaux, prix de vente élevés des médicaments TEVA, impossibilité d’importer des médicaments d’autres pays….
  • Teva a enrôlé des centaines de pharmaciens français pour alimenter Pharmadon, une caisse d’aide à Israël bénéficiant du statut fiscal des fondations en France.

L’implication de TEVA dans l’oppression économique et sanitaire des Palestiniens justifie la campagne de boycott initiée par BDS France.

Il est de notre responsabilité de citoyens d’informer et de responsabiliser tous les acteurs français concernés à un titre ou à un autre par l’activité de la société israélienne TEVA : c’est ce que le collectif  BDS57 a mis en place en 2015. Une lettre argumentée fut envoyée à plusieurs pharmaciens de Metz, action qui est à l’origine de ce procès.

Nous, militants de la campagne BDS, tenons à informer toute personne, client ou opérateur économique, des conséquences d’actes d’achat qui au final apportent un soutien à l’occupation militaire, à la colonisation et à la situation d’apartheid imposée au peuple palestinien.

Nous n’acceptons pas l’accusation mensongère d’antisémitisme ou de discrimination dont sont victimes les militants et toute personne qui critiquent l’État d’Israël pour la situation de violence et d’injustice imposée par Israël et dont sont victimes les Palestiniens.

Demandons l’abrogation en France de mesures répressives indignes d’une démocratie, mesures qui portent atteinte à la liberté d’expression.

 

Soutenons notre camarade injustement inculpé !      

Relaxe pour le président du collectif BDS 57 !

Militant de la cause palestinienne,
membre de l’Union Juive Française pour la Paix

Signons la pétition : http://relaxepourrichard.wesign.it/fr

 

 Tant qu’Israël ne respectera pas le droit international,
nous militants de BDSFrance,  affirmons que refuser les produits TEVA,
c’est aussi dénoncer la colonisation israélienne, la politique d’apartheid, le blocus de Gaza et la non-application du droit au retour des réfugiés.

 

Ralliez la Campagne BDS France

Contact : Site : www.bdsfrance.org . E-mail : campagnebdsfrance@yahoo.fr




Mano Siri : hypocrisie et mensonges de la LICRA sur le mouvement BDS

Le magazine de la LICRA de décembre 2016 consacre au mouvement BDS ses pages 30 et 31 – sous le titre « Où va BDS ? » – au milieu d’un dossier fourre-tout intitulé « Les pseudo-antiracistes ». Ces deux pages écrites par Mano Siri, « Présidente de la Commission culture » de la LICRA sont ouvertement mensongères.

Début prometteur ?

Mano Siri a regardé le site de BDS France. L’article commence par indiquer ce que B.D.S. signifie et qu’il s’agit de « Notre réponse à l’apartheid, la colonisation et l’occupation israélienne ». Il cite correctement notre référence à la société civile palestinienne, à l’action non violente et à « un engagement décidé en faveur du boycott économique, syndical, institutionnel, universitaire, culturel et sportif, qui constitue à (nos) yeux « un acte de dénonciation de la politique d’occupation colonialiste d’Israël ». Il met en marge un renvoi vers un remarquable texte du Comité national palestinien du BDS, mais se garde bien de parler de son contenu.

Apartheid ?

Mano Siri ne manque pas de citer la référence du mouvement BDS à l’apartheid en Afrique du Sud. Elle sait pourtant ce qu’apartheid veut dire puisqu’elle le qualifie de « racisme d’État acté dans les faits et dans la loi » – ce qui s’applique sans conteste à Israël comme aux territoires occupés après 1967. Mais circulez, il n’y a rien à voir, pour Israël il faut une « analyse mesurée  (par qui ?) de la réalité de l’État israélien », et se servir des « Arabes » palestiniens comme alibis, quel que soit leur sentiment réel. Juste pour revenir un instant sur l’apartheid, rappelons à la LICRA ce qu’écrivait un « spécialiste », Hendrik Verwoerd, ancien Premier ministre d’Afrique du Sud, à propos d’Israël : « Israël, comme l’Afrique du Sud, est un État d’Apartheid ».

Ou ces propos de Mgr Desmond Tutu, une ex-figure de la lutte anti-apartheid en Afrique du Sud, concernant la situation en Palestine/Israël:

« La solution viendra plus probablement des outils non violents que nous avons développés en Afrique du Sud dans les années 80 afin de persuader le gouvernement sud africain de la nécessité de changer sa politique. »

(…)

«L’embargo sur le commerce infligé dans les années 80 à l’Afrique du Sud par des multinationales engagées fut un facteur clé de la chute, sans effusion de sang, du régime d’apartheid. Ces entreprises avaient compris qu’en soutenant l’économie sud-africaine, elles contribuaient au maintien d’un statu quo injuste. Ceux qui continuent de faire affaire avec Israël, et qui contribuent ainsi à nourrir un sentiment de “normalité” à la société israélienne, rendent un mauvais service aux peuples d’Israël et de la Palestine. Ils contribuent au maintien d’un statu quo profondément injuste.»

Mensonges

Mais rien ne vaut mieux que de bons gros mensonges pour faire avaler la propagande pour le régime israélien – nous connaissons tous son nom, hasbara ! Mano Siri en glisse plusieurs. Le premier, faisant un lien inexistant entre mouvement BDS et UNESCO, affirme que celle-ci a « dénié tout lien historique entre le peuple juif et la terre d’Israël ». Il n’est pas nécessaire d’être à l’UNESCO pour savoir que c’est faux, l’UNESCO s’est contentée de nommer les lieux par leurs noms, qui ne sont pas ceux de l’occupant israélien. Le second affirme mensongèrement que BDS veut faire « d’Israël le seul agresseur de tout le Moyen-Orient. Le seul État d’Israël est dénoncé comme État raciste, colonial, non démocratique. ». Le troisième mensonge est le coup de pied de l’ânesse qui prétend avec la plus grande malhonnêteté intellectuelle que « BDS étend son boycott de tout ce qui vient d’Israël aux produits casher en général. » A t-elle lu la charte de BDS France comme elle le prétend ? Il est pourtant facile d’y lire :

Notre action est éthique, citoyenne et politique. Elle s’inscrit dans notre combat permanent contre toute forme de racisme. Elle ne vise pas des personnes ou des groupes en raison de leur origine ou de leur religion juive, ni leurs entreprises ou leurs produits. Nous faisons une différence évidente entre un produit israélien que nous boycottons, et un produit casher produit par une entreprise non israélienne que nous ne boycottons pas.

« Cette campagne de Boycott de l’État d’Israël en tant qu’occupant et colonisateur, comme celle du Boycott de l’Afrique du Sud de l’Apartheid, n’est pas une fin en soi, destinée à discriminer une population. Elle constitue un outil de pression sur nos gouvernements pour qu’ils appliquent des sanctions et un levier sur le gouvernement israélien, qui servira à imposer la seule issue pour cette région : l’application du droit international et le respect des droits des Palestiniens. »

Doutes ?

Malgré cette faillite intellectuelle, nous sommes sensibles aux interrogations de la LICRA sur sa vocation dévoyée. Nous lisons « Pour autant, ce qui fait débat à l’intérieur de la LICRA, c’est l’opportunité ou non de se porter partie civile dans les procès intentés par l’État à BDS, ce qui témoigne de l’existence de points de vue différents à l’intérieur de notre organisation ». Nous notons qu’il y a au sein de la LICRA des personnes encore attachées à la liberté d’expression. Tant mieux, que le débat ait lieu, mais il n’a pas empêché la LICRA de manifester contre cette liberté d’expression à Montpellier et ailleurs. Et ce débat n’a pas empêché la LICRA d’agir de concert avec le BNVCA – pourtant placé au sein des « dérapages » en page 23 du magazine – pour construire un procès contre les militant-e-s BDS de Toulouse.

Le procès BDS Toulouse est justement l’exemple même de la confusion des genres et du dérapage de la LICRA qui prétend lutter contre le racisme et se retrouve à l’origine d’un procès pour « entrave à l’activité économique » contre des militant-e-s, dont moi-même, dont le seul « tort » serait d’avoir été présents pendant une distribution de tracts appelant au boycott des produits de l’apartheid israélien devant un supermarché.

A qui cela parle t-il ?

La LICRA a été surtout connue dans les années 1980-90 pour ses actions contre les derniers collaborateurs historiques du génocide des Juifs d’Europe et contre la négation de ce génocide. Depuis 15 ans, elle se redéfinit comme un nouveau chien de garde d’Israël cherchant à utiliser au mieux son image « laïque » et « républicaine » acquise précédemment. Sa cible de lobbying est constituée par les élus et les programmes scolaires.

Sa technique média est de se présenter comme meilleur agent de la laïcité, mais d’une drôle de laïcité, nullement indépendante des religions et 100% islamophobe (terme que son président dénie par ailleurs, au détriment des victimes de cette discrimination).

La LICRA utilise à souhait le drapeau tricolore. Les trois couleurs du drapeau révolutionnaire sont associés aux trois demandes : « Liberté », « Égalité », « Fraternité ». l’État israélien seul détenteur du pouvoir sur la terre de Palestine y interdit la liberté, l’égalité et la fraternité. L’hypocrisie constitue le drapeau de la LICRA. La campagne BDS espère que de nombreuses personnes – simples citoyens ou élus – sauront faire la différence entre la LICRA et l’engagement antiraciste.

Rappelons que Mano Siri et Antoine Spire s’étaient déjà fendus d’une brochure de propagande intitulée « 100 mots pour se comprendre contre le racisme et l’antisémitisme » destinée aux enseignants du secondaire. A la suite de nombreuses critiques dont celles de l’Union Juive Française pour la Paix, membre de BDS France, cette brochure n’est pas allée polluer nos écoles.

Jean-Pierre Bouché, BDS France




Le PACBI pleure la perte de John Berger

La Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) pleure la perte de l’auteur vénérable et du critique d’art de renommée mondiale, John Berger, dont l’engagement pour la justice a été inébranlable.

En tant qu’artiste, auteur, philosophe et critique d’art célèbre, John Berger était en 2006 l’une des premières personnalités culturelles à rejoindre le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) dirigé par les Palestiniens. Soutenant le boycott culturel d’Israël dans une lettre au Guardian et exhortant les professionnels de la culture à ne pas se rendre, exposer ou se produire en Israël, le lauréat du Booker-Prize commentait ainsi son appel au boycott, « un appel très personnel… une façon d’encourager les Israéliens très braves qui s’opposent à leur gouvernement, et un encouragement pour les Palestiniens à survivre ».

Se tenant du côté de la justice, Berger a traduit son engagement dans l’action, et il s’est montré résolument solidaire de la détresse des Palestiniens confrontés au colonialisme de peuplement et à l’apartheid. La lettre de Berger de 2006 le précise clairement : « Il est temps maintenant pour les autres de rejoindre la campagne ; comme Primo Levi le demandait : si pas maintenant, alors quand ? ».

Les mots de Berger continuent de sonner juste encore aujourd’hui, plus d’une décennie après qu’il les a écrits. Grâce à son soutien courageux et à celui d’autres artistes qui l’ont suivi, le boycott culturel d’Israël s’est développé de façon impressionnante depuis que les Palestiniens l’ont lancé en 2004, envoyant le message fort à Israël qu’il n’était plus question de faire comme s’il n’y avait pas un État pratiquant l’oppression coloniale et l’apartheid.

Berger a décrit son soutien au boycott culturel comme un « moyen pour ne pas rester silencieux ». Avec les violations accrues d’Israël contre les droits de l’homme des Palestiniens et certaines institutions culturelles et artistes palestiniens, ce sont les voix morales comme celle de Berger qui aident à combattre l’injustice et une complicité vivace avec un régime colonial.

Souvent décrit comme un conteur, Berger explique dans le documentaire de Tilda Swinton, Les Saisons de Quincy : quatre portraits de John Berger, « Si je suis un conteur, c’est parce que j’écoute ». En effet, au-delà de la narration, Berger a écouté l’appel des Palestinien pour ne pas permettre que soient blanchies les graves violations d’Israël contre les droits de l’homme, démontrant ainsi ses remarquables valeurs morales.

Pour reprendre la représentation que fait de lui la cinéaste Swinton, c’est effectivement un « humaniste radical ».

Nous, à la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël, sommes reconnaissants à la position de principe prise par John Berger, et nous pleurons la perte d’une si honorable personne. Puissions-nous, tous, continuer dans la voie de la résistance éthique contre l’injustice et toutes les formes d’oppression.

https://bdsmovement.net/news/pacbi-mourns-loss-john-berger

Traduction : JPP pour BDS France




Voeux BDS : Après Bondy, Ivry et Clermont-Ferrand, voici maintenant Saint-Pierre-des-Corps !

La Campagne BDS France se félicite du vote majoritaire du Conseil municipal de Saint-Pierre-des-Corps qui, le 21 décembre a voté un vœu en faveur de BDS et pour l’application du droit pour une paix juste et durable au Proche-Orient.

Ce vœu (ci dessous), déposé par un conseiller proche du NPA a été adopté à l’unanimité des conseillers PC-PS-EELV-NPA, avec 2 abstentions (2 conseillers LR).

Commune engagée depuis 30 ans dans un jumelage avec la ville d’Hébron en Palestine, Saint-Pierre-des-Corps avait déjà voté un vœu « BDS » en 2009, et en septembre 2013, Marwan Barghouti, député palestinien emprisonné depuis 2005, a été déclaré citoyen d’honneur de cette ville, qui persiste ainsi dans son engagement auprès du peuple palestinien et pour le respect du droit international et des droits humains.

 

Vœu proposé par le groupe 100% à Gauche.

L’application du droit pour une paix juste et durable au Proche-Orient.

Malgré les condamnations répétées de la communauté internationale et les nombreuses résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies, l’État d’Israël, à travers ses gouvernements successifs, s’engage, toujours plus en avant, dans la violence de l’occupation et de la colonisation de la Palestine, et persiste à poursuivre des politiques et des pratiques maintes fois reconnues comme illégales au regard du droit international.

C’est dans ce contexte que 170 organisations de la société civile palestinienne ont lancé, en 2005, un appel aux citoyens du monde afin qu’ils se mobilisent pour faire pression et exiger d’Israël le respect du droit, et notamment : mettre un terme à l’occupation et à la colonisation, lever le blocus de Gaza, démanteler le mur de séparation en Cisjordanie, reconnaître le droit des citoyens arabes-palestiniens d’Israël à une égalité absolue ainsi que le droit au retour des réfugiés palestiniens, reconnaître au peuple Palestinien son droit inaliénable à l’autodétermination.

Ces politiques et ces pratiques bafouent les droits fondamentaux des Palestiniens et constituent, indéniablement, des obstacles à la construction d’une paix juste et durable au Proche-Orient.

Il en est ainsi notamment pour l’exploitation des ressources naturelles du territoire palestinien occupé et la commercialisation des produits issus des colonies israéliennes : les marchandises produites dans les colonies israéliennes en Palestine, reconnues par le droit international comme illégales, sont proposées sur le marché français avec l’indication de provenance « Israël ». Cet affichage constitue donc une tromperie et une atteinte à la liberté de choix des consommateurs et d’un ensemble de collectivités.

Être en mesure de faire le choix d’acheter ou de se refuser à acheter une marchandise en fonction de son origine et en raison de principes éthiques est un droit citoyen légitime. Il est du devoir de L’État de garantir les conditions de ce choix, de donner ainsi aux citoyennes et aux citoyens, mais aussi aux collectivités locales, une possibilité supplémentaire de contribuer à la construction d’une paix juste et durable au Proche-Orient. Il est du devoir d’une collectivité de soutenir les droits des citoyens et des consommateurs à exercer leur liberté de conscience.

La municipalité de Saint-Pierre-des-Corps a voté un vœu en ce sens et en soutien au mouvement BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions), en novembre 2009. Mais depuis cette date, la situation des Palestiniens s’est encore aggravée : extension des colonies dans de nouveaux territoires palestiniens. L’agglomération d’Hébron compte 250 000 palestiniens. Deux colonies se sont installées en bordure de la ville (10 000 habitants) et trois petites colonies au cœur de la vielle ville (500 colons) avec la volonté récente d’y construire de nouveaux logements. Pour protéger ces colonies, on compte 3000 soldats et 14 check-points.

En Palestine : en novembre 2012, Israël a attaqué Gaza dans l’opération «Piliers de défense » provoquant 177 morts dont 26 enfants, plus de 1200 blessés et 1,2 milliard de dollars de dégâts, en juillet/août 2014, l’opération «Bordure Protectrice » sera la cause de plus de 2200 victimes dont 534 enfants ! Et Gaza est toujours sous blocus, alors qu’en Cisjordanie la colonisation continue sans aucune pause en grignotant le territoire palestinien (rendant de plus en plus impossible l’existence d’un état palestinien),  les discriminations de toutes natures (assimilées par certains à l’apartheid) se renforcent, les emprisonnements se multiplient (7 000 prisonniers palestiniens dont 62 femmes, 350 enfants, des membres du Conseil législatif palestinien)….

 

En France, en 2010, Mme Alliot-Marie, alors Ministre de la Justice, publie  une circulaire qui demande aux parquets d’engager des poursuites contre les personnes appelant, ou participant, à des actions de « boycott » des produits déclarés israéliens et en fait issus des colonies israéliennes en Palestine. Non abrogé à ce jour malgré les nombreuses demandes aux ministres de la justice depuis lors.

En octobre 2015, la cour de cassation a condamné 14 militants BDS de Colmar. Il leur est reproché d’avoir participé à une manifestation dans un magasin Carrefour «  appelant au boycott des produits en provenance d’’Israël», constitutif d’une  provocation à la discrimination nationale.

De même, le 14 novembre dernier, 4 militants de Toulouse, ont été condamnés pour « entrave à l’activité économique » après avoir distribué des tracts sur la voie publique devant des magasins !Les militants de BDS font l’objet d’une criminalisation grandissante inacceptable, portant atteinte aux droits des citoyens et visant, avant tout, à faire taire toute critique vis-à-vis des politiques et pratiques illégales du gouvernement israélien.

Considérant que le mouvement de solidarité avec le peuple palestinien et en particulier la campagne internationale BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) est engagée jusqu’à ce qu’Israël se conforme au droit international, et qu’elle s’inspire de la lutte victorieuse contre le régime d’apartheid en Afrique du Sud.

  • Considérant que les colonies israéliennes sont illégales selon le droit international, conformément à l’article 49-6 de la quatrième Convention de Genève, qui interdit le transfert de la population de la puissance occupante sur un territoire occupé et conformément à l’article 55 du règlement de la Haye, qui interdit toute modification d’un territoire occupé par la puissance occupante.
  • Considérant les résolutions 242 (1967) et 338 (1973) du Conseil de sécurité de l’ONU exigeant que L’État d’Israël se retire entièrement des territoires qu’il occupe.
  • Considérant la résolution 465 (1980) du Conseil de sécurité de l’ONU appelant les États à ne fournir à Israël aucune assistance qui serait utilisée pour les colonies dans les territoires occupés.
  • Considérant que la Cour internationale de justice a confirmé en 2004 que le mur de séparation et les colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés (dont Jérusalem-Est) ont été fondés en violation du droit international.
  • Considérant que l’Assemblée générale des Nations Unies, ses organes conventionnels des droits de l’Homme, ainsi que pratiquement tous les États membres de l’ONU et les autres acteurs internationaux ont constamment confirmé l’illégalité des colonies conformément au droit international.
  • Considérant que, un an après la publication par l’Union Européenne de ses lignes directrices pour l’étiquetage des produits des colonies israéliennes, la France a publié au JO du 24 novembre dernier ses propres régulations, faisant obligation aux importateurs et distributeurs d’étiqueter tous les produits des colonies – pas seulement en indiquant qu’un produit vient de Cisjordanie, mais qu’il vient d’une colonie israélienne de Cisjordanie.
  • Considérant que le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies a adopté une résolution (A/HRC/31/L.39), votée par la France, enjoignant les entreprises à cesser toute activité économique susceptible de contribuer au maintien ou à l’extension des colonies israéliennes ou à l’exploitation des ressources naturelles du territoire palestinien occupé.

 

Considérant que le mouvement de solidarité avec le peuple palestinien et en particulier la campagne internationale BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) durera jusqu’à ce qu’Israël se conforme au droit international, cette campagne  BDS s’inspire de la lutte victorieuse contre le régime d’apartheid en Afrique du Sud, les militants de BDS font l’objet d’une criminalisation grandissante inacceptable, portant atteinte aux droits des citoyens et visant, avant tout, à faire taire toute critique vis-à-vis des politiques et pratiques illégales du gouvernement israélien.

 

Le Conseil Municipal de Saint-Pierre des Corps,

– Réaffirme sa solidarité avec le peuple palestinien, notamment par le jumelage avec la ville palestinienne d’Hébron, et son soutien à la libération de Marwan Barghouti, député palestinien emprisonné depuis 2005, déclaré citoyen d’honneur de Saint-Pierre-des-Corps en  septembre 2013.

– Réaffirme son soutien à la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), qui se développe en France comme dans de très nombreux pays.-

– Condamne la campagne de criminalisation à l’encontre des citoyens qui œuvrent pacifiquement et par des moyens légitimes, pour que soient respectés la législation et les conventions internationales, les droits de l’Homme et les droits fondamentaux des Palestiniens; et en ce sens, demande le retrait des circulaires Alliot-Marie et Mercier qui portent atteinte à la liberté d’expression, en appelant à poursuivre devant les tribunaux et à condamner celles et ceux qui défendent le droit international et appellent les consommateurs à exercer leur liberté de conscience.

– Souhaite exercer une veille particulière sur l’origine exacte des produits dont la provenance n’est pas clairement précisée, et étudier toutes les possibilités ouvertes par le droit afin que ne soient acquis par les services de la Ville et distribués aux administrés que des produits conformes au droit international et répondant aux exigences éthiques de la Municipalité, conformité et exigences auxquelles ne répondent pas les produits issus des colonies illégales.

– Estime par ailleurs que, l’Europe et la communauté internationale reconnaissant l’illégalité des colonies en Palestine, la France doit stopper toutes les importations de produits qui y sont fabriqués.

– Interpelle ainsi les parlementaires et euro-parlementaires afin qu’ils interviennent auprès du gouvernement en ce sens.

– Se prononce pour l’application du droit international et appelle le gouvernement à faire tout ce qui est en son pouvoir, afin qu’Israël se conforme au droit et applique les résolutions de l’ONU.

 




Après Bondy et Ivry Sur Seine, Clermont-Ferrand vote un voeu contre les produits des colonies israéliennes

Après Bondy et Ivry- sur-Seine, la municipalité de Clermont-Ferrand vient  à son tour de s’engager à travers un voeu voté le 16 décembre dernier contre l’importation en France des produits des colonies israéliennes.

La Campagne BDS France félicite les élus locaux des groupes FdG et du groupe EELV de la municipalité de Clermont-Ferrand qui ont présenté ce voeu,  et les élus de Clermont-Ferrand qui l’ont soutenu, en convergence avec le mouvement de solidarité pour la Palestine.

Les autorités israéliennes et leurs alliés n’empêcheront pas la propagation des mobilisations d’autorités territoriales soucieuses des droits des peuples et du développement d’un comportement éthique de leurs administrés et de leurs élus  !

La vidéo du vote:

Vœu déposé par les Groupes Communiste et Républicains – Front de Gauche, Place au Peuple – Front de Gauche et Europe Ecologie Les Verts Conseil municipal du vendredi 16 Décembre 2016 Ville de Clermont-Ferrand

C’est un droit citoyen légitime que de pouvoir accepter ou refuser d’acheter une marchandise en fonction de son origine. Et c’est un devoir pour une collectivité locale de vérifier traçabilité des produits et des services qu’elle propose à sa population.

Or l’origine affichée de certains d’entre eux constitue une tromperie manifeste induisant les consommateurs et les municipalités en erreur. Elle porte atteinte à leur liberté de choix.

Plus précisément, les marchandises produites dans les colonies israéliennes en Palestine, reconnues par le droit international comme illégales, sont proposées sur le marché français comme venant d’Israël.

C’est évidemment faux, la Palestine n’est pas Israël, et les colonies installées en violation des règles internationales par la puissance occupante, n’ont aucun droit de se prévaloir comme étant partie intégrante de l’État israélien.

En conséquence : Considérant que les colonies israéliennes sont illégales selon le droit international et sont assimilées comme un crime de guerre conformément à l’Article 49-6 de la Quatrième Convention de Genève et conformément à l’Article 55 du Règlement de la Haye ;

Considérant les Résolutions 242 (1967) et 338 (1973) du Conseil de Sécurité de l’ONU exigeant qu’Israël se retire entièrement des territoires qu’il occupe ; Considérant la Résolution 465 (1980) du Conseil de Sécurité de l’ONU appelant tous les États à ne fournir à Israël aucune assistance ayant un lien avec les colonies dans les territoires occupés ;

Considérant que la Cour Internationale de Justice a confirmé en 2004 que les colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés (dont Jérusalem-Est) ont été fondées en violation du droit international ; Considérant que L’Assemblée Générale des Nations Unies, ses organes conventionnels des droits de l’homme, ainsi que pratiquement tous les états membres de l’ONU et les autres acteurs internationaux ont constamment confirmé l’illégalité des colonies conformément au droit international et ont appelé Israël à arrêter leur construction ;

Considérant la notice interprétative de novembre 2015 publiée par la commission européenne demandant l’étiquetage des produits fabriqués dans les colonies en Cisjordanie, à Jérusalem-Est et sur le Plateau du Golan, occupés par Israël depuis 1967 ;

Considérant le vœu sur la reconnaissance d’un Etat Palestinien voté par la ville de Clermont-Ferrand lors du Conseil Municipal du 26 septembre 2014 ; Le Conseil Municipal de Clermont-Ferrand se prononce pour l’application du droit international aussi bien dans son esprit que dans sa lettre qui déclare les colonies israéliennes en Palestine illégales et souhaite que les consommateurs comme les municipalités ne disposent que des marchandises et des services conformes à ce droit.

Il prend acte que la Municipalité n’achète pas de marchandises en provenance des colonies israéliennes.

Il fait le vœu que puisque l’Europe et la communauté internationale reconnaissent l’illégalité des colonies en Palestine, la France stoppe dans les plus brefs délais les importations des produits qui y sont fabriqués.




Action #Boycott Hewlett Packard à Grenoble

A l’initiative de l’Union des Étudiants Communistes de Grenoble (UEC), une action contre HP a été menée samedi 10 décembre devant la FNAC de Grenoble, place Félix Poulat. Dans une ambiance sympathique et par un froid polaire, une bonne dizaine de militants de l’UEC rejoints par presque autant de membres des différentes organisations de la coordination BDS grenobloise, ont distribué 500 exemplaires du tract et expliqué la démarche aux clients et curieux de passage. La direction du magasin nous sollicite pour un rendez vous afin que nous expliquions notre démarche. A suivre donc.
De nombreuses personnes rencontrées nous ont dit travailler ou avoir travaillé pour HP, et se sont montrés particulièrement intéressées par notre action. En effet HP est présent à Grenoble sur un site important où travaillent plusieurs centaines de  salariés et de nombreux prestataires.

 




Clermont-Ferrand contre Hewlett Packard complice de l’apartheid israélien

 Participation de Clermont à l’action BDS mondiale pour le Désinvestissement de  Hewlett Packard, fin novembre-début décembre 2016, à l’appel du BNC palestinien (https://bdsmovement.net/boycott-hp/week-of-action ).

HP (Hewlett Packard) contribue largement à la colonisation, au blocus, à l’oppression, à l’emprisonnement et au contrôle du peuple palestinien par l’Etat israélien (voir explications dans le tract ci-joint ).

Mille exemplaires de ce tract, appelant à ne pas acheter de produits HP comme cadeaux de Noël, ont été distribués aux clients d’Auchan Nord (quartiers populaires, 10 décembre) et du centre Jaude hébergeant la FNAC (centre ville, 14 décembre) par deux groupes de 4 militant-e-s AFPS 63 et BDSF 63.

L’accueil des clients d’Auchan a été bon, notamment de la part des jeunes et plus particulièrement des filles ; beaucoup nous ont dit « on ne savait pas mais maintenant nous ferons attention ». Une cliente est venue discuter longuement avec nous, et nous a dit que beaucoup de personnes de sa connaissance étaient au courant de nos actions et nous en remerciaient mais que pour leur part même si elles avaient le désir de se joindre à nous c’était difficile, et encore plus depuis l’état d’urgence.

Autour du centre commercial « Jaude », les clients étaient plus pressés de faire leurs courses de Noël, parfois indifférents, très rarement opposés, mais beaucoup ont lu et conservé le tract. Certains nous ont remerciés de les informer ainsi sur cette complicité peu connue. Une jeune femme nous a demandé nos contacts pour nous rejoindre éventuellement dans des actions futures.

Nous avions auparavant distribué quelques dizaines de ce tract pour le boycott d’HP, sur nos stands de ventes solidaires de produits palestiniens (huile d’olive, savon, poteries, keffiehs), au marché de Noël de Riom le 4 décembre, ainsi qu’au cinéma Le RIO le 4 décembre après la projection du film « 3.000 nuits » sur les prisonnières palestiniennes.

Nous avons par ailleurs appelé nos contacts à signer la pétition internationale ici :

http://org.salsalabs.com/o/641/p/dia/action3/common/public/?action_KEY=20604

 

 

 




La FERC-CGT rejoint la campagne BDS

Résolution pour l’adhésion de la FERC-CGT à BDS France

La Fédération de l’Éducation, de la Recherche et de la Culture de la CGT (FERC-CGT) rejoint BDS France. Voici ci-dessous la résolution adoptée lors de son 12ème congrès fédéral du 5 au 9 décembre 2016

 

PDF - 275 ko

Loin de chercher une solution juste et pacifique avec les Palestiniens, l’Etat d’Israël, à travers ses gouvernements successifs, s’engage toujours plus dans la violence de l’occupation, de la colonisation, et la violation des droits humains.

Face à l’impunité de l’État israélien, aux violations du droit international des peuples et à la complicité des grandes puissances, à commencer par notre gouvernement, la Fédération de l’Education, de la Recherche et la Culture de la CGT décide de rejoindre l’appel lancé en 2005 par 172 organisations de la société civile palestinienne pour une campagne de Boycott, de Désinvestissement et de Sanctions (BDS) contre l’État d’Israël tant que celui‐ci ne respectera pas les droits de l’Homme en Palestine. Il s’agit entre autre de boycotter ce qui est produit par des entreprises israéliennes dans les territoires occupés.

Parce que nous sommes résolument ancré.es. dans le camp de la justice et de la paix, parce que notre syndicalisme n’a pas de frontières, nous sommes résolu.es. à agir dans le cadre de la campagne BDS France pour arriver à une paix juste et durable qui passe par :

‐ la fin de l’occupation et de la colonisation des terres Palestiniennes et le démantèlement du Mur,

‐ la reconnaissance des droits fondamentaux des citoyen.nes. arabes d’Israël à une égalité absolue avec les autres citoyen.nes.

‐ le respect des droits des réfugié.es. palestinien.nes. à revenir sur leurs terres et dans leurs maisons.

Le 12ème Congrès de la FERC-CGT qui s’est tenu du 5 au 9 décembre 2016 à Dourdan se prononce à nouveau pour l’arrêt des poursuites contre les militant.es BDS en France. Il demande également la suppression des circulaires criminalisant les actions de la campagne BDS et de toute action syndicale.




Très belle mobilisation dans toute la France le 10/12 à l’occasion de la journée nationale #EmbargoContreIsraël !

 

 

De très nombreuses villes de France se sont mobilisées le samedi 10 décembre pour réclamer un embargo militaire contre Israël, et notamment  l’abandon par la France de l’achat du drone « Skylark 1LE » de la société israélienne Elbit Systems.

Des cartes postales à l’attention du Président de la République ont été signées, des centaines de tracts distribués et plusieurs centaines de signatures de notre pétition recueillies.

Retour en images des différents comités et collectifs:

Morlaix – Bretagne

« L’association demande au chef de l’Etat de rejeter le drone Skylark de la société israélienne Elbit Systems, en compétition dans l’appel d’offres de l’Armée de terre française qui doit s’équiper de nouveaux drones de reconnaissance. »

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/france-palestine-solidarite-400-signatures-recueillies-11-12-2016-11326778.php?share_auth=16f90a5e363fb38648e19bfd5b2a12fc#closePopUp

 

Mobilisation réussie à Lille contre la collaboration militaire franco-israélienne

Les militants BDS présents à LYON le samedi 10/12/2016 #EmbargoContreIsraël

Action AFPS-BDS, #EmbargoContreIsraël à Albertville

 

A Montargis, #EmbargoContreIsraël

A Marseille #EmbargoContreIsraël

À Metz #EmbargoContreIsraël

À Orléans #EmbargoContreIsraël

A Millau #EmbargoContreIsraël

10 décembre : Pour la liberté d’expression de BDSF34 et l’embargo militaire contre Israël

BELLE ACTION BDS A PARIS AUJOURD’HUI, DANS LE CADRE DE LA JOURNÉE NATIONALE POUR L’EMBARGO MILITAIRE CONTRE ISRAËL !

 




Mobilisation réussie à Lille contre la collaboration militaire franco-israélienne

Mobilisation réussie à Lille contre la collaboration militaire franco-israélienne

AFPS 59/62 – Lille le 11 décembre 2016

Samedi 10 décembre 2016 après-midi, à proximité des gares et d’Euralille à Lille, à l’appel d’un collectif animé par la Communauté palestinienne du Nord et l’AFPS Nord-Pas de Calais, plus de 50 personnes se sont réunies pour exiger : « Halte à la collaboration militaire franco-israélienne ».

 

Il s’agissait de la première réplique publique marquante dans le Nord-Pas de Calais, à l’annonce d’un engagement militaire commun franco-israélien, suite aux révélations de manœuvres aériennes communes précédées de manœuvres navales, conduisant à une journée nationale d’action avec BDS France (en liaison avec le projet d’achat de drones israéliens par l’armée française).

 

Rejoints par un public nombreux et chaleureux, les militants de l’AFPS, de la Communauté palestinienne du Nord, du MRAP, de Survie, de Jeunes Communistes, du PCF et de la Coordination communiste se sont retrouvés autour du stand de l’AFPS avec des drapeaux palestiniens et la banderole BDS sur fond de musique palestinienne. Ils ont crié leur colère contre les crimes israéliens, leur volonté que cesse la collaboration militaire avec l’État criminel israélien dont le boycott est nécessaire pour que triomphe le droit. Plus de 1000 tracts ont été distribués, près de 200 signatures exigent l’embargo militaire contre Israël, tandis plus de 100 exigent l’abrogation des circulaires criminalisant BDS. Deux adhésions à l’AFPS ont été réalisées, tandis que le stand militant de l’AFPS Nord-Pas de Calais a recueilli un grand succès.

 

La profondeur des liens qui unissent autorités françaises et autorités d’occupation israélienne, jusque dans une collaboration militaire belliciste via l’engagement français dans l’OTAN et son commandement intégré, conduit à poursuivre l’action. De nouvelles initiatives, notamment en direction des élus, se préparent. Le stand militant, Place des Buisses à Lille, est appelé à se tenir régulièrement.




Les militants BDS présents à LYON le samedi 10/12/2016 #EmbargoContreIsraël

NON à l’achat de drones israéliens ! #EmbargoContreIsrael

C’est en pleine fête des lumières de LYON que les soutiens au peuple palestinien, ont tenu un stand place de la République.

Beaucoup de monde dans les rues, des lyonnais bien sur, mais aussi beaucoup de touristes, pour l’occasion.

Signature de 100 pétitions et de 50 cartes postales adressés au président de la République discussions et informations furent échangées avec un public très attentif.

Sous la musique de Palestine, de nombreux tracts ont été diffusés et une dizaine de contacts ont été pris.

Une exposition sur la situation des prisonniers et un tract sur le boycott d’HP complétaient ce point d’information et de mobilisation.

Une bonne après midi sous le soleil … de Palestine !

 




A Montargis, #EmbargoContreIsraël

Le comité BDS du Montargois a participé à l’action nationale Non à l’achat de drones israéliens par la France. 20 personnes ont participé dans la rue commerçante de Montargis pendant une heure.

250 tracts auxquels avait été ajouté un verso présentant la campagne BDS ont été distribués . La pétition a été signée par 75 personnes, les cartes par 55 personnes.

Lors du Festival du livre « Autrement, autres mots », les 26 et 27 novembre, le comité avait recueilli sur son stand 49 signatures pour la pétition et 43 pour les cartes.

 




Action AFPS-BDS, #EmbargoContreIsraël à Albertville

Nous avons essayé de créer la surprise, samedi 10 décembre à 16h, sur la Place de l’Europe à Albertville en entonnant la chanson du déserteur adaptée à la demande d’embargo militaire contre Israël (Mr Le Président, je vous fais une lettre… Le boycotteur – texte complet en fin de vidéo). Un vingtaine de militants Afps, Parti Communiste Français, Mouvement de la Paix, Ligue des droits de l’Homme, Parti de Gauche étaient présents pour distribuer cartes postales à adresser au Président de la République (une cinquantaine) et tracts, faire signer la pétition, pendant une heure dans un froid sec. Une information sur le boycott d’HP a été également faite, entreprise assurant la technologie informatique de l’armée israélienne d’occupation.
Bon accueil réservé par les passants, indifférence aussi bien sûr; des discussions intéressantes. Pas d’intervention de la police municipale. Venue impromptue d’une journaliste du Dauphiné Libéré.
Vidéo (6mn) sur le site Afps-Savoie: http://afps-savoie.org/2016/12/11/action-afps-bds-pour-un-embargo-militaire-contre-israel/