« UN BOYCOTT LÉGITIME »: Retours des rencontres et débats de la tournée nationale

  • Présentation  à La Java, 7/11 (La fabrique éditions)

Source: La fabrique éditions
64, rue Rébeval 75019 Paris
Tél. et Fax : 01 40 15 02 63
www.lafabrique.fr

  • MARSEILLE, 12/11

La soirée a été organisée dans le local du syndicat « Solidaires ». Une quarantaine de personnes étaient présentes, très attentives, très motivées et pour la plupart déjà convaincues!

Les intervenants se sont présentés.

Armelle Laborie a d’abord parlé de leur démarche et du pourquoi du livre. Eyal Sivan a ensuite expliqué et développé la nécessité du boycott culturel et sa légitimité . Ils ont ensuite répondu aux questions des lecteurs.

Nous avons rappelé l’existence du groupe BDS France Marseille qui a besoin de nouveaux participants.

Les auteurs ont dédicacé leur livre, vendu par la librairie Transit qui était présente à la soirée, autour d’un apéritif offert par BDS Marseille.

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  • MONTPELLIER, 14/11

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Après une conférence de presse de plus d’une heure et une soirée passionnante durant laquelle Armelle Laborie et les-deuxEyal Sivan ont présenté leur livre « Un boycott légitime, Pour le BDS universitaire et culturel contre l’État d’Israël » , Armelle et Eyal ont exposé avec conviction quelques uns des arguments pour le boycott universitaire et culturel place de la Comédie (vidéo). Auparavant ils avaient salué les occupants du cinéma « Le Royal-occupé ».

 

 

  • PERPIGNAN, 15/11

Une trentaine de personnes sont venues à la conférence dans la salle du Travailleur Catalan écouter Eyal Sivan et Armelle Laborie présenter leur livre «Un boycott légitime. Pour le boycott universitaire et culturel de l’Etat d’Israël».

Leurs interventions sur le boycott culturel et universitaire ont fait mouche.

Même certains qui étaient réticents au début de la soirée sur le volet boycott culturel ont été conquis par les arguments d’Eyal et Armelle.

Tous les auditeurs nous ont remercié pour cette soirée très enrichissante, qui nous aidera pour nos futures actions sur ce volet de boycott universitaire et culturel.

Un reportage de TVSud a été fait lors de la conférence de presse à la librairie Torcatis.

(Reportage : Laurie Charrié TVSud)

Il a fallu écourter le débat que nous avons clos autour de plats et gâteaux faits maison.

  • TOULOUSE, 16/11

Près de 40 personnes sont venues écouter Eyal Sivan et Armelle Laborie présenter leur livre « Un boycott légitime. Pour le boycott universitaire et culturel de l’Etat d’Israël ». Ce nombre est d’autant plus significatif que plusieurs librairies toulousaines ont regretté de ne pas pouvoir accueillir cette rencontre compte tenu des délais, et qu’elle s’est tenue pour la première fois à la Bourse du Travail, à l’invitation de CGT-Education.

Une audience très attentive, qui  a suivi les explications d’Eyal et d’Armelle montrant que le mythe souvent éculé de l’indépendance de la culture et de l’université avec la politique ne s’applique surtout pas à Israël, où l’une et l’autre se plient sans états d’âme au pilotage culturel, l' »explication » (hasbara) de l’État d’apartheid. Eyal et Armelle ont expliqué que la « culture d’exportation » de l’État israélien vise avant tout à faire passer Israël comme un État européen comme un autre, à l’opposé de ce qu’Israël est en réalité. Ils ont aussi encouragé à soutenir et promouvoir les acteurs culturels israéliens indépendants des financements de l’État.

Il a fallu écourter le débat mais la réponse du public à ce document à deux mains n’a fait aucun doute, la table de presse a été dévalisée.

Audio à suivre…

  • BORDEAUX, 17/11

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La rencontre s’est très bien passée, malgré le refus de dernière minute de la direction de l’université de Bordeaux Montaigne-Montesquieu de mettre un amphi à notre disposition.

Cette décision s’est même étendue à tous les locaux de la fac puisque peu avant 17 h, les vigiles se sont déployés pour fermer tous les accès. Tous… sauf un que nous avons pu occuper dès que nous avons été suffisamment nombreux. Donc un peu de stress pour nous et la crainte de recevoir Armelle et Eyal dans de très mauvaises conditions, avec pour seul accessoire une sono portative…
Tout s’est finalement passé pour le mieux et la conférence a pu avoir lieu dans l’enceinte de la maison des étudiants. Une quarantaine de personnes très attentives et intéressées dont plus de la moitié étaient des étudiants. Ces derniers sont partants pour poursuivre le travail sur le BDS et le BDS culturel et universitaire en particulier. Nous avons prévu d’organiser avec eux une journée de travail dans le courant du mois de mars.

Nous remercions très chaleureusement Eyal et Armelle d’avoir permis cette rencontre

 

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 Ci-dessous la lettre envoyée à l’annonce du refus de la salle:
Madame Hélène Vélasco-Graciet

Présidente de l’Université Bordeaux Montaigne,

Nous avons reçu avec consternation la lettre  revenant sur l’accord de principe donné pour la mise à disposition d’un amphithéâtre de l’Université Bordeaux Montaigne afin de permettre un débat sur le boycott culturel et universitaire avec Eyal Sivan, réalisateur israélien, et Armelle Laborie, productrice, auteurs du livre Un boycott légitime. Pour le boycott culturel et universitaire de l’État d’Israël.
Ce refus nous met dans une situation délicate.

Nous sommes parfaitement conscients que la question du boycott universitaire et culturel est un sujet de débat. Et nous ne sommes pas surpris que l’université soit réticente à adopter une position favorable à cette stratégie.

Ce que nous ne comprenons pas, c’est que cela conduise à en interdire le débat. La mise à disposition d’un amphi ne signifie pas le soutien à la position des intervenants ! Non seulement cela, mais nous serions même heureux que vous veniez participer à ce débat et que vous y défendiez votre point de vue.

De plus, nous appelons votre attention sur le fait que la proposition de boycott ne concerne pas les individus, mais les institutions. Or, si de nombreux universitaires comme de nombreux artistes israéliens participent à la défense des principes démocratiques contre la politique israélienne, les institutions de cet État en tant que telles sont associées à la politique gouvernementale, et toutes les universités ont des contrats avec l’armée israélienne.

Pour toutes ces raisons, nous vous demandons, Madame la Présidente, de bien vouloir revenir sur la position qui nous a été communiquée.

Dans cette attente, nous vous assurons, Madame la Présidente, de nos sentiments les plus cordiaux.

 

  • LYON, 22/11

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Près de 70 personnes ont assisté à cette passionnante conférence.Un auditoire très attentif et mobilisé !

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Une quarantaine de livres ont été vendus.

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Merci à Armelle et Eyal, et à tous les organisateur.trice.s de cette tournée!

  • PARIS, 24/11

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Près de 60 personnes ont assisté  à la présentation du livre « Un Boycott Légitime » au CICP, en présence des auteurs Eyal Sivan et Armelle Laborie.
Une soirée organisée par BDS France-Paris, l’AURDIP et l’UJFP.
Sont intervenus également Ivar Ekeland, président de l’AURDIP, et Jean-Guy Greilsamer pour l’UJFP.
Public très attentif et intéressé au sujet des boycotts académique et culturel, sûrement les moins connus de la campagne et qui soulèvent le plus de discussions. Le débat qui a suivi les interventions a révélé un intérêt particulier pour la compréhension du fonctionnement de la « Hasbara » propagande et de la stratégie Brand Israël et a finalement été l’occasion pour approfondir ce thème traité dans le livre.

VIDÉOS: Argumentaires pour un boycott culturel et universitaire

  •  Ivar Ekeland, Président de l’AURDIP (aurdip.fr), justifie la pratique du boycott comme arme de luttes des populations pour le droit et la justice.

 

 

  • Un boycott légitime, présentation du livre:  Eyal Sivan présente la démarche et les arguments du livre, dans un contexte actuel où le système universitaire israélien est en collaboration active avec l’appareil sécuritaire, militaire et de propagande d’Israël.

 

  • Hasbara & Brand Israël – Armelle Laborie et Eyal Sivan : du dispositif gouvernemental de la Hasbara à Brand Israël, face à la menace stratégique majeure qu’est devenu le boycott universitaire et culturel.

 

  • Les légitimités du boycott académique de l’État d’Israël: réponses aux questions concernant les diverses légitimités du boycott universitaire et culturel de l’État d’Israël.

 

  • Production et distribution cinématographique israélienne – Armelle Laborie et Eyal Sivan : autant la production israélienne est relativement libre d’expression, autant la distribution est contractuellement assujettie au blanchiment de l’image et des pratiques de l’État d’Israël.

On en parle dans la presse:

  • La Marseillaise

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  • Midi Libre

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  • TVSud

« Un Boycott Légitime » comment dénoncer les relations entre l’université et l’institution militaire d’Israël

C’est un livre écrit en quelques mois par quatre mains, celles d’ Eyal Sivan et d’Armelle Laborie. Lui réalisateur Israélien et pro Palestinien et elle productrice Française. Ce mardi 15 novembre 2016 ils étaient à la librairie Torcatis à Perpignan pour présenter leur ouvrage et répondront aux lecteurs ce soir lors d’une conférence à la Salle du travailleur catalan à Perpignan.
Reportage: Laurie Charrié TVSud

 

  •  Beur FM

Interview d’Eyal Sivan et Armelle Laborie sur Beur FM le 24/01/2017 :

http://www.beurfm.net/IMG/mp3/PAD_LES_ZINFS_24_01_17.mp3 

Cet article sera enrichi au fur et à mesure des retours que nous recevons des organisateurs.




Droit de réponse de la Campagne BDS France au Huffington Post

Voici ci-dessous le droit de réponse de la Campagne BDS France publié par le Huffington Post suite à un article mensonger de Brigitte Sitbon au sujet du boycott culturel et de Julien Clerc.
http://www.huffingtonpost.fr/brigitte-sitbon/le-boycott-culturel-_b_3519833.html?utm_hp_ref=franceMadame Brigitte Sitbon,

Votre article « Julien Clerc, Israël et les pressions du BDS » publié dans le Huffington Post du 5 juillet comportant des propos diffamatoires à notre égard et des informations erronées, nous tenons à rétablir la vérité.

Dans votre introduction, enveloppée de considérations soi-disant philosophiques , vous posez deux questions : la validité de l’équation « Israël = Afrique du Sud » et « Peut-on utiliser la culture comme arme de guerre ? ».Votre article est ensuite un mélange de propos sur les prétendues pressions de la Campagne BDS contre les artistes et le caractère soit-disant «ringard» du boycott culturel.

Vous avouez vers la fin de l’article, mais sans l’expliquer, que « les mobiles bédésiens [comprendre « de BDS »] peuvent certes être légitimement discutés », pour souligner ensuite que les méthodes employées relèveraient de « la ségrégation, la discrimination, la haine de l’autre, etc ». Et enfin vous concluez sur le rêve d’un festival façon Woodstock dans lequel artistes ou intellectuels israéliens et palestiniens se produiraient ensemble et sur une image idyllique de Tel-Aviv, « first capitale gay et festive du monde ».

Reprenons ces points.

L’équation « Israël = Afrique du Sud ? »

Vous ne manquez pas de qualifier Israël de « démocratie », sans doute selon cet adage courant comme quoi un pays où les gens votent librement bénéficie automatiquement du label démocratique. Pourtant, l’opinion publique internationale est de plus en plus consciente que le peuple palestinien subit partout, que ce soit dans les territoires occupés de Cisjordanie et de Gaza, ou en Israël, une vie quotidienne faite soit d’exclusion, de colonisation, d’apartheid, d’épuration ethnique, de déni des droits nationaux, d’humiliation, de répression, voire de blocus (ces termes relevant de réalités concrètes juridiquement étayées). Quelques exemples : Les Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza ne peuvent pas se déplacer librement, ils ne pourront pas aller écouter Julien Clerc. Ceux de Cisjordanie vivent une situation d’apartheid qui leur impose un contrôle et une répression militaire permanents. Ceux d’Israël sont des citoyens de seconde zone : ainsi la récente loi Prawer, votée en première lecture à la Knesset, vise à expulser au moins 40 000 Bédouins du Néguev de leurs villages. Ainsi, la comparaison avec la situation sud-africaine de l’apartheid n’est pas exagérée, vous citez vous-mêmes le soutien en ce sens de Desmond Tutu, et le Tribunal Russel pour la Palestine l’a largement étayé juridiquement.

Tous les citoyens attachés aux droits humains, donc y compris les artistes, sont interpellés par cette situation. Celui que vous appelez « Juju » l’a lui-même chanté « A quoi sert une chanson si elle est désarmée ? ».
Peut-on utiliser la culture comme arme de guerre ?
C’est assurément ce que fait Israël, qui pour se donner une image de pays ouvert à toutes les cultures, se sert des artistes pour se blanchir de ses crimes. Des politiciens israéliens avouent eux-mêmes que cette manipulation de la culture permet de rehausser l’image de leur pays.

L’État d’Israël tient à sponsoriser de nombreux festivals dans d’autres pays, ainsi le festival « Jazz et Klezmer » en France. La « guerre » dont vous parlez est donc bien déclenchée par le régime israélien. Le boycott culturel ne fait qu’en parer les assauts en s’adressant aux artistes invités en Israël et en les invitant à refuser de servir de caution à une politique d’apartheid.

Contrairement à vos allégations mensongères, cela se fait sans aucun harcèlement, aucune menace ni injonction aucune interpellation de nature « féroce ». Julien Clerc l’avoue lui-même, nous qualifiant de « gentils ».

Nos interventions sont non-violentes, citoyennes, elles relèvent du débat démocratique.

Vous ne pouvez pas en dire autant des interventions d’Israël dans le domaine culturel quand elles concernent les Palestiniens. Année après année, le Jérusalem Festival palestinien, une manifestation parfaitement pacifique, est réprimé par des interdictions et des descentes de police, les dernières en date ont été rapportées ces jours derniers.

Concernant les nombreux artistes qui ont refusé d’aller se produire en Israël (vous auriez pu ajouter Roger Waters des Pinks Floyd, Elvis Costello, Annie Lennox, Nigel Kennedy, Santana, le dramaturge Peter Brook – et bien d’autres), faute d’arguments sérieux reconnaissant leurs motivations, vous déclarez qu’ils ont été victimes de nos « fourches caudines ».

Auriez-vous combattu les artistes qui ont refusé de se produire en Afrique du Sud à l’époque de l’apartheid ? Leur auriez-vous dit, comme vous l’écrivez, qu’ils n’ont pas lieu d’être « les acteurs d’un combat qui ne les concerne pas directement » ?

Vous vous efforcez d’essayer de déceler des incohérences dans nos positions (telles vos observations sur le film « Cinq caméras brisées ») et vous nous accusez d’utiliser des « moyens » relevant de la ségrégation, la discrimination, la haine de l’autre en jouant sur la confusion des mots.

En effet, nous soutenons explicitement les artistes israéliens et palestiniens qui diffusent un message anti-colonialiste : des cinéastes tels que le cinéaste israélien Eyal Sivan et les artistes palestiniens qui échappent courageusement au rouleau compresseur de la politique israélienne. Pour autant, la ligne du boycott culturel est extrêmement claire sur le fait que nous n’appelons pas au boycott des individus ni des films israéliens en tant que tels. Vous rappelez d’ailleurs vous-même cette position en citant Mona Baker, alors pourquoi nous accuser de créer des amalgames alors que nous précisons exactement la limite de notre action politique ?

Si un festival façon Woodstock (bizarre, vous ne qualifiez pas Woodstock de «ringard») devait se produire à Tel Aviv il devrait décemment commémorer l’expulsion massive qu’ont subie les Palestiniens du quartier de Jaffa lors de la création d’Israël, il devrait appeler au droit au retour des réfugiés palestiniens, à la fin de l’apartheid israélien, et déclarer Tel Aviv ville ouverte à tous les Palestiniens.

Mais il ne s’agit là que d’un vœu. Pour le réaliser nous continuerons, soyez-en assurée, à développer la campagne BDS et à encourager les artistes à ne pas accepter les invitations des chantres de l’apartheid israélien.

http://www.huffingtonpost.fr/imen-habib/reponse-au-billet-de-brig_b_3588651.html
Imen Habib
Animatrice de la Campagne BDS France