Solidarité et unité dans l’opposition à la militarisation mondiale : déclaration du BNC sur le Cachemire

Le 12 août 2019 / Par le Comité National BDS (BNC) palestinien / Inde

Dans ce moment grave, nous sommes solidaires de la population du Cachemire. Nos oppresseurs sont unis et nos luttes seront plus fortes si nous aussi nous unissons.

 

Le Comité National palestinien de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), coalition la plus large de la société palestinienne, partagent le choc et la colère de la population du Cachemire et des forces démocratiques de l’inde et du monde entier devant la décision autoritaire du gouvernement indien dirigé par le Parti Bharatiya Janta (BJP) d’annuler effectivement du jour au lendemain la relative autonomie de l’État de Jammu et du Cachemire. Nous dénonçons l’utilisation croissante des paradigmes et de la politique à l’israélienne par l’actuel gouvernement indien.

En introduisant par décret présidentiel des changements juridiquement douteux dans la constitution indienne, le gouvernement de droite à Delhi a encore plus sapé les droits internationalement reconnus de la population du Cachemire, et en particulier son droit à décider démocratiquement de son avenir, sans qu’elle soit ni informée, ni consentante.

Le gouvernement indien a imposé cette décision le 5 août tout en gardant le Cachemire coupé du monde, les lignes téléphoniques et internet étant fermés, ses dirigeants politiques placés en résidence surveillée, et ses rues mises sous un strict couvre-feu renforcé par un déploiement massif de l’armée et les forces paramilitaires et de police.

La vallée du Cachemire faisait déjà partie des zones les plus militarisées du monde et maintenant, près d’un million de personnes armées y sont déployées pour imposer l’ordonnance du gouvernement. Le couvre-feu et le black-out sur la communication sont toujours en place une semaine plus tard. Vendredi, les premiers rapports sur les manifestations massives à Srinagar sont arrivés, et on y fait état de l’utilisation de gaz lacrymogènes et de tirs à balles réelles par le personnel de sécurité indien. Des journalistes en visite ont rencontré dans les hôpitaux des victimes blessées par des fusils à plombs qui, pour certains, allaient étudier ou faisaient du pain dans leur boutique lorsqu’ils ont été atteints.

Les histoires d’atrocités et de violations des droits de l’Homme ne sont pas nouvelles au Cachemire. Des associations de défense des droits de l’Homme ont enregistré des cas d’assassinats extrajudiciaires, de détention arbitraire, de torture, de viols, de disparitions forcées, d’aveuglements massifs et de répression de manifestations et d’expression démocratique, parallèlement à l’immunité des forces armées depuis plus de 30 ans. Le Cachemire a été prévu comme un point de discorde entre les deux Etats nucléaires, l’Inde et le Pakistan, et jamais en tant que peuple avec ses propres aspirations et les droits stipulés par l’ONU.

Pas plus tard qu’en 2018, le Bureau du Haut Commissaire aux Droits de l’Homme des Nations Unies a émis un rapport complet sur la situation au Cachemire exigeant l’accès à une enquête indépendante, que l’Inde a refusé en parlant d’un « récit mensonger ».

En tant que Palestiniens, nous ressentons profondément les souffrances de la population du Cachemire sous répression militaire qui, très souvent, ressemble aux formes israéliennes d’assujettissement et de contrôle. Aujourd’hui, le gouvernement de Modi s’est littéralement inspiré du projet colonial d’Israël pour permettre des changements démographiques forcés sur le terrain. Les changements constitutionnels introduits par le gouvernement du BJP mettent au rebut la capacité de l’État du Jammu et Cachemire de créer ses propres lois au sujet de la propriété, de l’emploi, de la résidence, etc.. Cette disposition ayant disparu et New Delhi appelant déjà à des investissements privés, la nature démographique de la région est prête à un remaniement permanent, prenant exemple sur les Israéliens qui créent ‘des faits accomplis sur le terrain’ avec leurs colonies illégales de peuplement dans le territoire palestinien occupé.

S’inspirer du colonialisme de peuplement israélien n’est que le dernier renforcement des liens et de l’admiration de l’Inde dirigée par Modi pour l’Israël d’apartheid. Comme nous avons pu l’observer au cours des années, l’Inde emprunte la méthodologie et l’idéologie d’Israël et utilise les armes israéliennes pour contrôler le Cachemire. En 2014, le ministre de l’Intérieur du gouvernement du BJP, Rajnath Singh, est allé en Israël et a dit qu’il était « impressionné par la barrière électronique qui maintient sous blocus deux millions de Palestiniens à Gaza. Une barrière similaire est déjà en cours de déploiement le long de la Ligne de Contrôle entre l’Inde et le Pakistan. L’inde est le plus grand importateur mondial d’armes israéliennes. Les fusils Tavor, symbole même de la botte militaire dans la vallée du Cachemire, et les drones, que l’Inde déploie pour contrôler la région, sont fabriqués par Israël. Des délégations militaires israéliennes sont allées au Cachemire pour entraîner les troupes indiennes.

 Benjamin Netanyahu s’apprête à aller à nouveau en Inde en septembre, et de gros contrats d’armement seront à nouveau sur la table, comme ils l’étaient lors de la précédente rencontre. Les armes israéliennes qu’utilise l’Inde pour opprimer les habitants du Cachemire ont été testées sur le terrain sur les corps des Palestiniens.

 Notre campagne pour un embargo militaire total sur Israël est donc directement lié à l’opposition à la militarisation mondiale, y compris la militarisation du Cachemire.

 Dans les circonstances graves d’aujourd’hui, nous sommes solidaires de la population du Cachemire. En Inde et à travers le monde, des forces de conscience s’opposent à ce mouvement qui abroge l’autonomie limitée de Jammu et du Cachemire. Nous ne devons pas rester silencieux devant cette injustice historique que le gouvernement dirigé par le BJP a imposée au Cachemire. Nos oppresseurs sont unis et nos luttes seront plus solides si nous aussi nous nous unissons.

 Nous appelons à une pression internationale sur le gouvernement indien pour qu’il révoque ses dernières mesures qui violent les droits de la population du Cachemire selon le droit international et qu’il reconnaisse et respecte ces droits. Nous en appelons aux gens de conscience en Inde, dont les dirigeants ont autrefois été un fer de lance du mouvement mondial des non alignés et de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, pour qu’ils travaillent à mettre fin à l’alliance militaire et sécuritaire de l’Inde avec Israël. Ceci non seulement mettrait fin à la complicité honteuse de l’Inde dans la répression de la liberté, de la justice et de l’égalité des Palestiniens, mais cela bénéficierait aussi à la lutte pour les droits de la population du Cachemire, ainsi qu’aux combats pour une justice sociale et économique du peuple indien.

 

Source : BDS movement

Traduction : J. Ch. pour BDS France

 

 

 




La Campagne BDS France à la fête de l’Humanité 2019

Comme chaque année, la campagne BDS France sera présente à la

FÊTE DE L’HUMANITÉ DU 13 AU 15 SEPTEMBRE 2019,

VILLAGE DU MONDE

 

Venez rencontrer les militants qui pourront vous renseigner sur les différents volets de la campagne!

Des livres, dvd, documents, tee-shirts, stickers, drapeaux palestiniens, keffiehs et autres matériels militants seront en vente.

Deux  débats sont organisés  sur notre stand.

Voir le programme ci-dessous:

  • UJFP/BDS France : SAMEDI 14 septembre 2019 de 14h00 à 15H45

Débat : De la partition à l’apartheid

Intervenants : Madj Kayyal,  journaliste et romancier de Haifa, Jim Cohen, universitaire, un militant du Sinn Féin irlandais (sous réserve)

  • BDS France : SAMEDI 14 septembre 2019 de 16h00 à 17H30 

 10 ans de campagne BDS France 

Avec  plusieurs membres de l’Équipe d’animation de la Campagne BDS France

 

  • BDS France : DIMANCHE 15 septembre 2019 de 13h00 à 14H30

Résistances populaires en Palestine occupée et rôle du BDS – Focus sur Jérusalem

Rencontre avec Amany Khalifa, coordinatrice palestinienne de « Grassroots Jerusalem » et Salah Hamouri, avocat franco-palestinien

 

Infos pratiques pour venir à la fête :

https://fete.humanite.fr/Venir




Des artistes israéliens : « Boycottez le festival Pop-Kultur de Berlin »

9 août 2019 – Artists for Palestine UK

Nous sommes fiers de publier la lettre ouverte qui suit d’artistes israéliens qui soutiennent l’appel palestinien au boycott du festival Pop-Kultur de Berlin.

« Nous sommes des artistes, des musiciens, et des cinéastes israéliens, et en tant que tels, nous soutenons l’appel palestinien à boycotter le festival Pop-Kultur 2019 de Berlin, étant donné sa complicité avec le régime raciste d’Israël.

« Aussi longtemps que Pop-Kultur continuera d’avoir l’ambassade israélienne comme partenaire, toutes les représentations au festival seront exploitées par le gouvernement israélien dans le cadre de ses tentatives de blanchir son occupation et d’améliorer son image à travers la culture.

« Nous reconnaissons qu’il existe un besoin moral urgent de mettre fin à une oppression, qui dure depuis des décennies, de millions de Palestiniens par le gouvernement israélien, et que les boycotts ancrés dans le droit international et les principes universels des droits de l’homme sont une tactique légitime, non-violente et consacrée par l’usage.

« Nous sommes consternés que le directeur du festival ait, l’an dernier, condamné à tort le BDS comme ‘antisémite’ en défendant son partenariat avec l’ambassade israélienne. Même Avi Primor, lui-même ancien ambassadeur d’Israël en Allemagne, reconnaît que ‘le leitmotiv du mouvement du BDS est la justice pour les Palestiniens’.

« Nous sommes d’accord avec les 240 universitaires juifs et israéliens qui ont demandé au gouvernement allemand de ne pas approuver la récente résolution anti-palestinienne du Bundestag qui assimile faussement le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens à un sectarisme, et ils ajoutent qu’ils ‘sont choqués que les exigences d’égalité et de conformité au droit international puissent être considérées comme antisémites’.

« Nous sommes également d’accord avec Ishay Rosen Zvi, professeur de Talmud à l’Université de Tel Aviv, qui a décrié les tentatives, en Allemagne et ailleurs, ‘visant à gommer les différences entre critique du sionisme, critique d’Israël, critique de la politique du gouvernement d’Israël, et l’antisémitisme’ ».

 

Signataires

Aviad Albert, musicien

Dror Dayan, cinéaste et professeur de cinéma

Ohal Grietzer, musicien

Avi Hershkovitz, réalisateur de film

Liad Hussein Kantorowicz, artiste de scène

Jonathan Ofir, violoniste et chef d’orchestre

Michal Peleg, auteur

Ben Ronen, artiste visuel

Michal Sapir, écrivain et musicien

Yonatan Shapira, musicien

Professor Eyal Sivan, cinéaste

Oriana Weich, artiste

Eyal Weizman, artiste et architecte

Karen Zack, photographe

 

Source : Artists for Palestine UK

Traduction : JPP pour BDS FRANCE

 




Boycottez le festival Pop-Kultur 2019 de Berlin

Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) / Allemagne – 30 juillet 2019

Les Palestiniens appellent au boycott du festival Pop-Kultur de Berlin, jusqu’à ce qu’il cesse son partenariat avec Israël.

La campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) demande à tous les artistes participant au festival Pop-Kultur de Berlin de se retirer, en raison de son partenariat en cours avec l’ambassade d’Israël. Quatorze artistes de six pays différents se sont, pour cette raison, retirés des deux dernières éditions du festival, tout comme ils se seraient retirés d’un évènement en une Allemagne en partenariat avec le régime d’Afrique du Sud au plus fort de son apartheid.

En effet, Israël a conféré un statut constitutionnel à son régime d’apartheid contre les Palestiniens, établi de longue date, avec sa loi « État-Nation-juif » de l’an dernier. Enhardi par des niveaux sans précédent de soutien de l’Administration Trump, Netanyahu a récemment déclaré qu’ « Israël n’est pas un État de tous ses citoyens » et il a promis d’annexer la Cisjordanie palestinienne occupée.

Les enquêteurs de l’ONU ont bien affirmé que les tirs des tireurs d’élite israéliens prenant délibérément pour cibles des manifestants palestiniens non armés dans la bande de Gaza assiégée, notamment des médecins, des journalistes, des enfants, et des personnes handicapées, « pouvaient constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité ». Et pourtant Israël n’a pas eu à rendre des comptes. Son siège sauvage de deux millions de Palestiniens à Gaza se poursuit, et son impunité sur la scène mondiale reste intacte.

Cette impunité explique pourquoi des milliers d’artistes soutiennent aujourd’hui le boycott culturel du régime d’Israël et de ses institutions complices, et en privé, les groupes lobbyistes pro-Israël reconnaissent son impact et son développement. Mais en dehors du fait qu’un artiste particulier soutienne ou approuve, ou non, le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions) pour les droits des Palestiniens, chacun a une obligation morale de ne pas nuire aux luttes non-violentes pour les droits de l’homme en ne les sapant pas, et de défendre la liberté d’expression.

Le régime d’extrême droite israélien, d’apartheid, d’occupation et de colonialisme de peuplement  blanchit explicitement son oppression contre les Palestiniens au moyen de la culture, notamment par des partenariats avec des festivals prétendument progressistes. Pourtant, les organisateurs de Pop-Kultur ont clairement affirmé à maintes reprises, en termes bruts, grossiers et anti-Palestiniens, qu’un partenariat avec Israël est plus important que de maintenir son propre programme artistique.

Effectivement, le festival n’est plus en mesure d’attirer le large éventail d’artistes progressistes qu’il attirait il y a seulement quelques années. Ses organisateurs sélectionnent tous les artistes potentiels, excluant tous ceux qui pourraient marquer leur désaccord avec la collaboration du festival avec le régime d’oppression israélien. C’est pourquoi nous nous attendons à moins d’annulations cette année. Mais nous et nos partenaires, en Allemagne et ailleurs dans le monde, notamment des organisations et personnalités juives et israéliennes progressistes, nous allons poursuivre la campagne de boycott du festival Pop-Kultur, jusqu’à ce qu’il mette fin au partenariat.

Alors que l’extrême droite continue de se renforcer dans le monde, les mouvements antiracistes comme le BDS subissent de plus en plus d’agressions antidémocratiques, notamment en Allemagne. Nous sommes bien d’accord avec Martin Luther King Jr. : « Une injustice, où qu’elle se produise, est une menace pour la justice partout ailleurs ». Nous exhortons tous les artistes participants à considérer le « caractère indivisible de la justice » et à refuser de saper la lutte pacifique menée pour les droits humains des Palestiniens.

Source : BDS movement

Traduction : JPP pour BDS FRANCE

 




Lettre ouverte à Céline Bonacina

Chère Céline Bonacina,

L’an dernier vous avez joué pour  l’association des Amis du Théâtre de la Liberté de Jénine en Palestine occupée. C’était un geste musical et solidaire magnifique. Vous vous souvenez, je suis sûre, de l’enthousiasme de la salle et de notre reconnaissance envers vous et envers les autres musiciens pour cet acte généreux et sensible qui montrait que vous étiez interpellée par la situation des Palestiniens complètement coincés dans les territoires occupés, sous contrôle militaire permanent, alors qu’ils sont chez eux.

Et voici que votre programmation vous amène à un festival à Tel Aviv, capitale de l’État d’Israël, cet État qui essaie de redorer son image culturelle et artistique pour mieux cacher les meurtres quotidiens, les privations imposées en Cisjordanie et à Gaza, les maisons démolies au bulldozer à Jérusalem Est au mépris des familles qui y vivent de plein droit, les centaines de manifestants non violents tués à Gaza et les milliers d’amputés depuis qu’ils marchent pour le droit au retour. Le droit, justement, manipulé par Israël qui n’en fait qu’à sa guise, qui invente sans arrêt des lois liberticides et même ethnocidaires.

Israël qui se prétend une démocratie mais qui pratique un apartheid légalisé par la loi « État Nation du peuple juif » (que de plus en plus de juifs dans le monde, comme moi, dénoncent).

Israël est un avatar colonial qui fait dans le raffinement en matière de torture physique et morale, arrêtant tous les jours des jeunes (ou moins jeunes) Palestiniens qui sont placés en détention provisoire sans accusation ni procès…. Et c’est là que vous voulez aller jouer ?

S’il vous plaît n’y allez pas ! Faites un nouveau geste solidaire.

Invitez les musiciens israéliens et palestiniens qui viennent sans le soutien de l’État israélien à venir jouer en France ou ailleurs en Europe, mais ne vous faites pas complice de l’entreprise de blanchiment d’Israël.

Bien à vous,

Sonia Fayman, membre des Amis du Théatre de la Liberté de Jénine et de la Campagne BDS France




Lettre ouverte de citoyens israéliens aux artistes participant au festival Pop-Kultur à Berlin

Nous sommes plus d’un millier de citoyens d’Israël qui nous opposons aux politiques de colonialisme, d’occupation militaire, et d’apartheid contre le peuple autochtone palestinien (1). Nous vous écrivons pour soutenir la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culture d’Israël (PACBI) et nous nous adressons à tous les artistes participant au festival Pop-Kultur de Berlin pour leur demander de s’en retirer, à cause de son partenariat permanent avec l’ambassade d’Israël (2).

Nous soutenons cette campagne car elle adhère aux principes universels des droits de l’homme, y compris en s’opposant à toute forme de racisme (3). Nous, en tant qu’Israéliens, vous demandons également d’annuler votre participation à ce festival.

Israël utilise ouvertement et activement la culture dans le cadre de sa stratégie de campagne pour la promotion de l’image de l’État (4). Le ministère israélien des Affaires étrangères reconnaît ouvertement dépenser chaque année des centaines de millions de dollars afin d’améliorer l’image d’Israël. « Brand Israel » (la Marque d’Israël) a été conceptualisée il y a une décennie, afin de modifier l’image d’Israël qui s’était détériorée à travers le monde, image qui avait été gravement abîmée par des décennies d’occupation, d’apartheid et d’agressions militaires contre une population civile (5). L’objectif de cette stratégie est de déplacer activement le centre de la conversation autour d’Israël hors de son régime militaire et de ses crimes, et vers ses réalisations perçues dans les domaines culturels et de la haute technologie, ou, ironiquement, vers son respect des droits de l’homme. Plus particulièrement par l’exploitation des réalisations de la communauté LGBTQ, laquelle, en réalité, souffre de revers terrifiants (6), surtout en matière de législation où Israël se retrouve effectivement loin derrière la plupart des États européens (7). Une exploitation que le festival Pop-Kultur reprend à son compte en associant son espace convivial LGBTQ à l’ambassade d’Israël.

L’appel palestinien au boycott, au désinvestissement et aux sanctions contre les institutions israéliennes (8) est un appel lancé et conceptualisé par la société civile palestinienne (syndicats, associations de femmes et de jeunes, associations universitaires, organisations de défense des droits de l’homme, centres communautaires, associations culturelles, organisations religieuses, groupes de médias, etc.) et qui fait consensus dans ses secteurs séparés – en Cisjordanie, dans la bande de Gaza, en Israël même, et chez tous les réfugiés palestiniens partout dans le monde. Ce sont ceux qui sont directement touchés par la politique israélienne qui nous demandent, à nous gens de conscience, de boycotter Israël.

Beaucoup de gens de conscience juifs partout dans le monde, et pour certains d’entre nous en Israël, ont répondu à l’appel. Des années de plaidoyers nous ont prouvé, à maintes et maintes reprises, que du fait qu’Israël dépende de fonds et d’approbations extérieures, ce sont son désinvestissement et sa désapprobation à l’extérieur qui sont le seul moyen de l’amener à se conformer au droit et aux accords internationaux.

C’est pour tout cela que nous vous demandons de reconsidérer votre participation à un festival qui privilégie sa collaboration avec l’ambassade israélien sur son propre programme artistique (9), en partenariat avec un gouvernement qui applique ces politiques de colonialisme, d’occupation militaire, et d’apartheid contre une population autochtone. Ne participez pas à ce partenariat et retirez-vous du festival Pop-Kultur de Berlin.

Nous serions heureux de répondre à toute question de votre part.

Sincèrement,

BOYCOTT !! Nous soutenons de l’intérieur l’appel palestinien au BDS.

Source : Boycott From Within

Traduction : JPP pour BDS FRANCE

[1] http://www.boycottisrael.info/
[2] https://bdsmovement.net/news/boycott-pop-kultur-berlin-festival-2019
[3] https://bdsmovement.net/news/%E2%80%9Cracism-and-racial-discrimination-a…
[4] https://pulsemedia.org/2010/08/23/we%E2%80%99ll-take-over-the-world-mini…
[5] https://electronicintifada.net/content/behind-brand-israel-israels-recen…
[6] https://972mag.com/homophobia-rears-its-ugly-head-in-pride-month-in-isra…
https://972mag.com/no-more-waiting-lgbtq-israelis-must-take-the-rights-t…
[7] https://www.haaretz.com/.premium-poll-israel-has-low-tolerance-gays-1.53…

 

[8]

http://www.bdsmovement.net/call
[9] https://www.facebook.com/823683424384531/posts/2370067223079469/

 




Que boycotter ?

 Tous ensemble dans la campagne internationale BDS !

BDS France,  août  2019

L’État israélien rejette le droit international. La majorité des gouvernements dans le monde ne fait rien pour l’en empêcher ou l’aide dans ses méfaits.

C’est pourquoi, depuis 2005, à l’appel de plus de 170 organisations représentant la société civile palestinienne, la société civile française s’engage dans la campagne citoyenne et non violente de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre l’État israélien, jusqu’à ce que soit respecté le droit international, à savoir : la fin de la colonisation, de l’occupation, du blocus de Gaza et du Mur de la honte; la fin de l’apartheid entre Palestiniens et Juifs en Israël ; le droit au retour des Palestiniens expulsés en 1948 et en 1967.

Des milliers d’entreprises de tous les pays commercent, échangent et investissent avec des centaines d’entreprises israéliennes, participant au bien être de ce pays colonial, sans se soucier d’aucune obligation ni des droits des Palestiniens. Essayer de boycotter activement chaque entreprise qui collabore à l’apartheid israélien est voué à l’échec en terme d’effet concret. Pour qu’elle soit efficace, une campagne de boycott doit être ciblée, stratégique, argumentée, qu’elle ait une chance de gagner, qu’elle soit utilisée collectivement, si possible à l’échelle mondiale, et sur le long terme.

C’est pourquoi les Palestiniens eux-mêmes recommandent aux campagnes nationales BDS de choisir un nombre limité de cibles de boycott et de concentrer leurs efforts sur ces cibles. Les Palestiniens connaissent bien les sources de leurs souffrances et nous font les meilleures recommandations pour une campagne BDS efficace. Ne manquez pas de lire « Code-barres, origine des produits, Starbucks, McDonald’s et Coca Cola : les indications du Comité national palestinien de la campagne BDS ».

BOYCOTT

Le droit d’acheter ou de ne pas acheter les produits d’une entreprise et celui de faire savoir pourquoi sont des libertés fondamentales. La campagne de Boycott – le « B » de BDS – va plus loin et ce n’est pas secret : elle mène des campagnes publiques bien visibles qui visent à obtenir l’arrêt du commerce avec ces entreprises. La campagne fait des choix pour une plus grande efficacité.

En premier lieu, nous ciblons les entreprises et les produits israéliens, qu’ils proviennent des territoires de 1948 (Israël) ou de 1967 (Jérusalem-Est, la Cisjordanie, la bande de Gaza, le Golan). Nous pouvons néanmoins choisir en priorité des produits des territoires de 1967, parce que nous savons qu’il sera plus facile de constituer de larges coalitions contre eux. Lorsque nous dénonçons les boutiques qui vendent ces produits, n’oublions pas que la cible est l’entreprise israélienne. Nous n’appelons pas au boycott de la boutique, mais nous appelons la boutique à ce qu’elle cesse de vendre ce produit.

Campagnes internationales prioritaires :

  • les gazéificateurs d’eau de la marque israélienne Sodastream
  • les produits de beauté de la marque israélienne Ahava, en vente chez Sephora
  • les fruits et légumes israéliens, même biologiques, en particulier les dattes, et en particulier l’entreprise Mehadrin et les marques israéliennes Jaffa, Edom, Hadiklaim, Carmel, Jordan River, King Solomon, Top, Kedem
  • l’eau en bouteille des marques israéliennes Eden Springs et Château d’eau 

Autres produits israéliens que vous devrez éviter d’acheter :

  • les lingettes fabriquées en Israël, en vente entre autres chez Carrefour, Casino, Auchan, Leclerc
  • les épilateurs de la marque israélienne Epilady
  • les produits ménagers des marques israéliennes Keter, Allibert, Hovac, Curver, Stanley et Zag
  • tous les produits dont le code-barres commence par 729 (indicatif israélien).

Téléchargez le tract recto-verso:

 

En général, la campagne BDS n’appelle pas au boycott des entreprises non israéliennes, mais quand ces entreprises trempent dans les aspects les plus abjects de la colonisation et de l’oppression des Palestiniens, en particulier l’armée, le Mur, la destruction de maisons…, nos amis Palestiniens nous y appellent. C’est le cas de l’entreprise américaine de bulldozers et de chaussures Caterpillar, parce qu’ils détruisent les maisons palestiniennes, ou de l’entreprise américaine d’informatique Hewlett Packard (HP), parce qu’elle fournit des équipements à l’armée israélienne, et PUMA , sponsor de la Fédération israélienne de football

DÉSINVESTISSEMENT

C’est le deuxième volet de la campagne BDS. Il exige des entreprises de tous les pays qu’ils « retirent leurs billes » d’Israël. Ceci concerne toutes les formes de participation financière dans les entreprises israéliennes, et comme pour le boycott, en premier lieu si ces entreprises agissent directement dans la colonisation. On peut bien sûr les boycotter soi-même mais l’objectif est avant tout de faire pression sur les entreprises par des campagnes publiques. Là aussi, le choix des cibles est décidé après étude par le BNC palestinien.

Dans tous les cas, une recherche est effectuée par le Palestinian BDS National Committee (BNC) avec ses partenaires, comme Who Profits, pour évaluer l’impact d’un boycott, pour l’entreprise comme pour les boycotteurs. En effet, une campagne de boycott est plus efficace si elle converge avec d’autres luttes, et elle est moins efficace si elle n’a aucune chance de succès ou si les consommateurs n’ont pas d’alternative, comme par exemple avec les puces de l’entreprise Intel, pourtant complice de la colonisation israélienne. Ensuite, une lettre de menace de boycott est envoyée à l’entreprise pour lui donner une chance de se défendre et de désinvestir d’Israël. Enfin, en cas d’échec, le BNC lance une campagne internationale de boycott ou de désinvestissement contre cette entreprise.

Campagnes internationales prioritaires :

  • les entreprises industrielles françaises Veolia et Alstom, parce qu’elles contribuent à la construction d’un tramway entre Jérusalem et les colonies illégales avoisinantes
  • l’entreprise anglo-danoise de sécurité G4S, parce qu’elle collabore à la sécurisation du Mur d’apartheid

SANCTIONS

Les sanctions relèvent de mesures gouvernementales ou institutionnelles.
Il est bien évident que de nombreuses sanctions aboutissent à des boycotts ou des désinvestissements. Par exemple, proscrire les produits des colonies ou décréter un embargo sur les armes sont des formes de boycott. Et une rupture de relations diplomatiques est en général assortie de boycotts et de désinvestissements.

AGIR DANS LA DURÉE

Ces campagnes n’ont d’impact que si elles se poursuivent dans la durée. Il est inutile d’organiser une action, puis de changer de cible le mois suivant. Il faut viser la même cible pendant des mois, voire des années, avant d’en voir les progrès, des effets concrets, et de pouvoir envisager une victoire, c’est à dire la fin de vente d’un produit ciblé par une boutique ou la fin d’un partenariat avec une entreprise ciblée.

CONCLUSION

Il y a beaucoup de bonnes raisons de ne pas acheter de Coca Cola, McDonald’s, Nestlé, Levi’s ou Intel, en particulier parce que ces entreprises opèrent et payent des impôts en Israël, mais sans une campagne active pour leur expliquer pourquoi vous le faites, cela n’aidera en rien la vie quotidienne des Palestiniens. D’ailleurs, les Palestiniens du BNC ne nous ont pas encore demandé de boycotter ces entreprises.

Un jour peut-être, quand nous serons plus nombreux, nous nous attaquerons à ces entreprises aussi, et pas seulement en arrêtant d’acheter leurs produits, mais en lançant d’autres campagnes de dénonciation de la collaboration de ces entreprises à l’apartheid israélien. En attendant, par souci d’efficacité, concentrons-nous sur les campagnes décrites ci-dessus.

Pour résumer, la campagne de boycott appelle à ne plus acheter de produits ou de ne plus collaborer avec des entreprises (ou des institutions) israéliennes en général, alors que la campagne de désinvestissement appelle à interpeller fortement les structures qui coopèrent avec le régime israélien afin qu’elles cessent toute collaboration.

SITES WEB :

http://www.bdsfrance.org/

https://bdsmovement.net/get-involved/what-to-boycott




Pourquoi les Américains devraient soutenir BDS

Par Omar Barghouti – 29 juillet 2019

 

Inspiré par les mouvements des droits civiques et contre l’apartheid, il appelle à la libération des Palestiniens dans des termes de pleine égalité avec les Israéliens et s’oppose catégoriquement à toutes formes de racisme dont l’antisémitisme.

 

Mardi dernier, la Chambre des Représentants a voté une résolution, HR 246, qui vise le mouvement de base mondial de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) pour les droits des Palestiniens, que j’ai contribué à fonder en 2005. C’est triste à dire, mais HR 246, qui dénature nos objectifs et déforme mes propres points de vues, n’est que la dernière tentative en date des soutiens d’Israël au Congrès  pour diaboliser et étouffer notre lutte pacifique.

HR 246 est une condamnation radicale des Américains qui plaident pour les droits des Palestiniens au moyen de BDS. Cette loi renforce d’autres mesures anti boycott qui ne sont pas constitutionnelles, dont celles votées par quelque 27 actes législatifs d’État qui rappellent « les tactiques de l’ère maccarthiste », selon l’Union Américaine des Libertés Civiles. Elle exacerbe aussi l’atmosphère oppressive que les Palestiniens et leurs soutiens subissent déjà, gelant encore plus le discours critique d’Israël au moment où le président Donald Trump traîne publiquement dans la boue des membres du Congrès qui s’expriment publiquement en soutien à la liberté pour les Palestiniens.

En réponse à HR 246 et à des mesures législatives aussi répressives, Ilhan Omar, membre du Congrès, rejointe par Rachida Tlaib, John Lewis, icône des droits civiques et 12 autres co sponsors, a introduit HR 496, qui défend « le droit de participer à des boycotts dans la recherche des droits humains et civiques dans le pays et à l’étranger, sous la protection du Premier Amendement de la Constitution ».

Inspiré par les mouvements des droits civiques des États Unis et contre l’apartheid en Afrique du Sud, BDS appelle à mettre fin à l’occupation militaire d’Israël de 1967, à la pleine égalité pour les citoyens palestiniens d’Israël et au droit reconnu par l’ONU au retour des réfugiés palestiniens dans la patrie dont ils ont été déracinés.

BDS s’oppose catégoriquement à toutes les formes de racisme, dont l’antisémitisme. Contrairement à la fausse affirmation de HR 246, BDS ne cible pas des individus, mais plutôt des institutions et de grosses entreprises impliquées dans les violations systématiques par Israël des droits humains des Palestiniens.

HR 246 comporte aussi une calomnie particulière à mon égard, qui a été poussée par des groupes de lobbying pro Israël, tel AIPAC, en citant une seule phrase hors contexte d’un discours que j’avais fait en 2013. La même fausse affirmation est répétée dans une résolution semblable du Sénat, S.Res.120. 

Dans ce discours, je plaidais pour un seul État démocratique qui reconnaisse et accepte les Israéliens juifs en tant que citoyens égaux et partenaires de plein droit, pour construire et développer une nouvelle société de partage, libre de toute soumission coloniale et de discrimination raciale, et dans laquelle l’État et l’Église soient séparés. Tout le monde, y compris les réfugiés palestiniens rapatriés, jouirait des mêmes droits, quelle que soit l’identité ethnique, religieuse, de genre, sexuelle ou autre. Tout « État musulman », État chrétien » ou « État juif » fondé sur l’exclusion et le suprématisme, argumentai-je, nierait, par définition, des droits égaux pour des citoyens de diverses identités et supprimerait la possibilité d’une véritable démocratie, les conditions d’une paix juste et durable. Les résolutions de la Chambre et du Sénat, de même qu’un clip de propagande d’AIPAC, ont ôté tout ce contexte, dénaturant mes points de vue.

Pour autant, c’est mon opinion personnelle, et non la positon du mouvement BDS. Celui-ci, en tant que mouvement large et inclusif de défense des droits humains, ne prend pas position sur la solution politique ultime pour les Palestiniens et les Israéliens. Il comporte à la fois des gens qui soutiennent une solution à deux États et celle d’un seul État démocratique avec les mêmes droits pour tous.

Etant un défenseur des droits humains, je ne suis pas seulement sujet à des calomnies de routine de la part d’Israël et de ses soutiens anti Palestiniens. J’ai aussi été placé, de fait, sous une « interdiction de voyager arbitraire par Israël » selon les mots d’Amnesty International, notamment en 2018 lorsque j’ai été empêché d’aller en Jordanie accompagner ma défunte mère pour une opération d’un cancer. En 2016, le ministre israélien du renseignement m’a menacé « d’élimination civile ciblée », entraînant une condamnation de la part d’Amnesty. Et pour la toute première fois, en avril dernier, j’ai été interdit d’entrer aux États Unis, manquant ainsi le mariage de ma fille et une réunion au Congrès. Israël n’est pas simplement en train d’intensifier son système vieux de plusieurs décennies d’occupation militaire, d’apartheid et de nettoyage ethnique contre les Palestiniens ; il est incroyablement en train d’externaliser sa stratégie répressive vers l’administration américaine.

Trump est un ferme soutien du gouvernement d’extrême droite israélien qu’il protège de devoir rendre des comptes, alors que celui-ci fracasse la vie et les conditions de vie de millions de Palestiniens qui vivent sous occupation et sont assiégés à Gaza ; qu’ils sont confrontés à la dépossession et aux déplacements forcés en Cisjordanie, dont à Jérusalem Est ; et que l’égalité des droits leur est refusée dans ce qui est actuellement Israël. Il y a juste deux semaines, Trump a élevé son niveau de provocation contre ceux qui soutiennent les droits des Palestiniens, en attaquant quatre nouvelles membres progressistes du Congrès, toutes de couleur, leur disant de « s’excuser » auprès d’Israël et de « retourner » dans leurs pays d’origine, alors même que trois d’entre elles sont nées aux États Unis.

En dépit de tout cela, la guerre désespérée d’Israël contre BDS, menée avec des arguments fabriqués de toutes pièces, de la diabolisation et de l’intimidation, est en échec, comme le montre cette résolution récemment adoptée par la Chambre. Notre espoir est intact, tandis que nous sommes témoins d’un changement stimulant  dans l’opinion publique en faveur des droits humains des Palestiniens, y compris aux États Unis. La hideuse réalité du régime d’apartheid israélien et de ses alliances avec des forces xénophobes et ouvertement antisémites devient irréconciliable avec les valeurs progressistes et démocratiques, où que ce soit.

Conduits par des communautés de couleur, des groupes juifs progressistes, de principales églises, des syndicats, des associations universitaires, des groupes LGBTQI, des mouvements pour la justice envers les indigènes et par des étudiants, beaucoup d’Américains abandonnent la position intenable du point de vue éthique de « progressistes sauf pour la Palestine ». Au contraire, ils adoptent le principe moralement cohérent d’être progressistes y compris sur la Palestine.

Être progressiste aujourd’hui implique d’être moralement cohérent, d’être du côté juste de l’histoire en nous soutenant dans la quête de notre liberté, de la justice et de l’égalité, longtemps niées. 

 

Omar Barghouti

 

Omar Barghouti est un défenseur palestinien des droits humains et il est cofondateur du mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) pour les droits des Palestiniens. Il a été co-lauréat du prix 2017 Gandhi pour la Paix.

Source: The Nation

Traduction: SF pour BDS FRANCE




Pas d’impunité pour le nettoyage ethnique à Jérusalem – Boycottez Israël, maintenant !

25 juillet 2018

Israël a commis son plus grand crime de nettoyage ethnique depuis 1967, en détruisant les maisons de centaines de familles palestiniennes à Wadi Hummus, Jérusalem-Est occupée. Notre réponse la plus efficace, c’est le BDS.

Lundi, Israël a commis son plus grand crime de nettoyage ethnique depuis 1967, contre le quartier palestinien de Wadi Hummus dans Jérusalem-Est occupée. Lors d’un raid de l’armée lancé à l’aube, les soldats israéliens ont détruit, en seulement quelques heures, les maisons de centaines de familles palestiniennes. Cette attaque intervient presque immédiatement après qu’un tribunal militaire israélien eut autorisé les démolitions. Cent seize autres maisons sont sous la menace imminente de démolitions à Wadi Hummus.

L’importance du crime ne réside pas seulement dans sa seule ampleur.

Si les démolitions agressives des maisons par Israël ne sont pas arrêtées maintenant, d’autres communautés palestiniennes vont suivre. Rien qu’à Jérusalem, au moins un tiers de toutes les maisons palestiniennes risquent la démolition. Cela signifierait le déplacement forcé de quelque 100 000 Palestiniens. Dans la périphérie de Jérusalem, 46 communautés bédouines palestiniennes se battent depuis des années contre la menace de leur expulsion.

En mobilisant le pouvoir populaire, il est possible d’entraver la capacité d’Israël à nettoyer ethniquement la population palestinienne autochtone de Jérusalem et à confiner de force les Palestiniens dans des bantoustans façonnés par son mur et ses colonies illégaux.

Il y a des années qu’Israël a mis Wadi Hummus dans une situation grotesque. La plus grande partie des terres où des maisons palestiniennes ont été construites sont en Zones A et B, selon le zonage des Accords d’Oslo, et donc sous le contrôle administratif de l’Autorité palestinienne (AP). Pourtant, le mur a de facto annexé la zone à Jérusalem, l’isolant du reste du territoire palestinien occupé.

En effectuant des démolitions de maisons pour la première fois dans des zones sous l’administration de l’AP, au prétexte que des maisons étaient trop proches du mur d’apartheid lui-même illégal, Israël a envoyé un message clair : ici, il n’y a aucun espace sûr pour les Palestiniens, les seules frontières qui comptent sont celles fixées par l’armée d’Israël – entérinées par ses tribunaux et par la complicité de la communauté internationale et d’entreprises.

Ce nouveau crime israélien a lieu exactement 15 ans après l’approbation par l’Assemblée générale des Nations-Unies, et à une écrasante majorité, du verdict de la Cour internationale de Justice déclarant le mur illégal. Cette décision des Nations-Unies rappelait à tous les États leur obligation de « s’assurer qu’Israël respecte le droit international humanitaire ».

Les démolitions de maisons font partie intégrante du régime israélien d’occupation, de colonisation et d’apartheid sur le peuple palestinien. Ce régime se manifeste sous de nombreuses formes, notamment le siège et les assauts armés récurrents contre les deux millions de Palestiniens de Gaza, l’incarcération de milliers de prisonniers politiques palestiniens et de détenus administratifs, le déni des droits des réfugiés palestiniens, la construction grandissante de colonies de peuplement illégales, et la longue liste des lois racistes, comprenant la loi sur l’État nation juif qui confère un statut constitutionnel au régime d’apartheid d’Israël.

Notre réponse la plus efficace à ce régime, ainsi qu’aux institutions et entreprises qui rendent possibles ces crimes, c’est le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (le BDS). Boycotts et sanctions ont joué un rôle décisif dans la fin de l’apartheid en Afrique du Sud, et ils jouent un rôle de plus en plus percutant dans la fin du régime d’occupation et d’apartheid d’Israël.

Nous devons intensifier nos efforts au niveau populaire pour responsabiliser et faire respecter les droits des Palestiniens.

Intensifions et renforçons nos campagnes en cours :

– en sensibilisant et en montant des campagnes afin de couper tous liens militaires et de sécurité avec Israël, notamment par l’arrêt des recherches conjointes avec Israël dans les domaines militaires et de la sécurité.

– en s’associant aux appels à HSBC pour qu’ils se désinvestissent de Caterpillar, dont les machines ont été utilisées pour détruire les maisons à Wadi Hummus.

– en rejoignant la campagne de pressions sur les entreprises HP pour qu’elles mettent fin à leur complicité dans les violations israéliennes des droits de l’homme, notamment leur fourniture de serveurs au Registre national de la population d’Israël. Ce registre administre les politiques de citoyenneté qui privent les citoyens palestiniens d’Israël et les habitants palestiniens de Jérusalem de leurs droits humains et civils fondamentaux.

– en renforçant et en montant des campagnes exhortant les églises, les syndicats et les fonds de pensions à se désinvestir et/ou à exclure toute acquisition de toute entreprise criminelle impliquée dans les violations israéliennes des droits humains, notamment dans les démolitions de maisons et le nettoyage ethnique. Cela comprend Caterpillar, Hyundai Heavy Industries, Volvo et JCB.

– en demandant au Haut-Commissaire des Nations-Unies aux droits de l’homme de résister aux pressions d’Israël et de ses groupes de pression, et de diffuser les bases de données des 206 grandes sociétés impliquées dans l’entreprise coloniale israélienne illégale.

Source: BDS MOVEMENT

Traduction: JPP pour BDS FRANCE

 




Lettre ouverte au Racing Club de Strasbourg

Chers joueurs du Racing Club,

Ce jeudi 25 juillet vous allez rencontrer le Maccabi de Haïfa dans le cadre de la coupe d’Europe.
Or Israël utilise les événements sportifs internationaux pour soutenir son image défaillante, alors que son mépris flagrant des droits des Palestiniens et du droit international suscite l’indignation croissante des peuples du monde, jusqu’en Israël même.

A Gaza, le 30 mars 2018, alors que des dizaines de milliers de Palestiniens manifestaient pacifiquement contre le déni par Israël du droit au retour dans leurs foyers, consacré par les Nations-Unies, et contre le siège inhumain de Gaza, les tireurs d’élite israéliens ont visé le footballeur M.Khalil Obeit, blessant ses deux genoux. De nombreux joueurs de l’équipe de foot de Gaza ont ainsi perdu une jambe suite aux tirs des snipers israéliens (voir photo ci-dessous).

En Cisjordanie, les Palestiniens sont confrontés, pour le foot comme pour d’autres activités, à de nombreuses formes de harcèlement : rétention par Israël de matériel sportif pour « raisons de sécurité », entraves générales à la circulation (entre autres lors des matches à l’étranger), sans oublier la destruction de stades et d’équipements sportifs.

Colonisation galopante, vols de terres, racisme, apartheid, arrestations, mauvais traitements, destructions de maisons palestiniennes, emprisonnement d’enfants pour prétendus « jets de pierres » dans des prisons où la torture a été amplement documentée par l’ACAT, Amnesty International et d’autres ONG. Et ce ne sont là que quelques exemples de l’oppression violente de 70 années contre les Palestiniens.

Le sport, souvent symbole de paix et de fraternité entre les peuples, ne doit-il pas respecter le droit international et les droits humains de façon universelle ? D’ailleurs, pourquoi Israël participe-t-il à une compétition européenne, alors que ni le Liban, ni la Jordanie n’y sont admis ?
Dans ces conditions de déni du droit international et du droit humanitaire, Israël doit être exclu de toute compétition européenne !

Chers joueurs du Racing de Strasbourg, nous défendons le droit et la justice pour les Palestiniens et soutenons leur appel de 2005 relayé dans le monde entier par des comités de solidarité, sous l’appellation de Campagne BDS (pour Boycott, Désinvestissement et Sanctions), dont la Campagne BDS France. Rejoignez notre combat !

Amicalement,

Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Palestine




Lettre à l’attention de Richard Manetti

Paris, le 15 juillet 2019

Cher Richard Manetti,

Il semblerait que vous ayez prévu de participer au festival de jazz d’Eilat, en Israël, le mois prochain.

Eilat est une station balnéaire, éloignée de la politique et des événements tragiques qui parcourent cette région. Mais suffit-il de s’éloigner du champ de bataille pour ne plus entendre ce qui se passe à quelques dizaines de kilomètres de là ?

Il n’est pas anormal, a priori, que vous ayez accepté une invitation par ce festival au passé prestigieux. Mais vous n’êtes peut-être pas au courant qu’en l’acceptant, vous ne respectez pas
l’appel lancé par la société civile palestinienne en 2005 de boycotter les événements faisant la promotion de l’État israélien, tant que celui-ci ne respectera pas le droit international et les droits humains.

A l’image du boycott contre l’apartheid en Afrique du Sud, cette campagne vise à souligner que, contrairement à vous et nous, la majeure partie de la population palestinienne ne peut pas voyager et ne pourra pas venir vous écouter, reléguée derrière un mur illégal en Cisjordanie, assiégée sous blocus à Gaza, discriminée en Israël, ou réfugiée dans le reste du monde.

Vous préféreriez peut-être ne pas mélanger la musique et la politique, mais cela n’est malheureusement pas possible dans cette partie du monde.

Le festival de jazz d’Eilat est organisé avec les ministères de la culture et du tourisme israélien, pour tenter de redorer l’image du gouvernement israélien, alors que dans le même temps il annonce la construction de
nouvelles colonies et la destruction de plus de 150 maisons palestiniennes.

Si vous acceptez l’invitation de ce festival, vous vous placez, peut-être malgré vous, du côté de ce gouvernement.

L’appel palestinien de 2005 est relayé dans le monde entier par des comités de solidarité, sous l’appellation de Campagne BDS (pour Boycott, Désinvestissement et Sanctions), dont  la Campagne BDS France, qui vous demande ici de reconsidérer votre décision.

Vous êtes un artiste et vous pensez peut-être que ce n’est pas votre rôle de refuser de jouer. C’est effectivement un sacrifice que nous vous demandons, un sacrifice que d’autres artistes ont accepté de faire avant vous, un geste symbolique fort qui contribuera à faire évoluer la situation tragique en
Palestine.

Au niveau international, ce sont des artistes comme Annie Lennox, Cassandra Wilson, Lauryn Hill, Natacha Atlas, Aziza Brahim, Cat Power, Vanessa Paradis, Lhasa, Gilles Vigneault, Roger Waters, Elvis Costello, Gil Scott-Heron, Jason Moran, Richard Bona, Eddie Palmieri, Salif Keita, Jello Biafra, Massive Attack ou encore Susan Sarandon, Peter Brook, Ken Loach ou Mike Leigh qui ont renoncé à se rendre en Israël, sensibles au désarroi du peuple palestinien.

En espérant que vous suivrez leur exemple et que vous voudrez bien annuler votre participation à
ce festival, et dans l’attente d’une réponse, nous nous tenons à votre disposition pour tout renseignement supplémentaire quant à notre campagne.

Sincèrement,

La Campagne BDS France




L’assureur AXA aide à tuer les Palestiniens et à voler leur terre

Par Adri Nieuwhof, 16 juillet 2019

 

Le géant multinational de l’assurance AXA a renforcé ses investissements dans des sociétés israéliennes qui fabriquent des armes pour tuer les Palestiniens et qui financent le vol de leur terre en vue de la colonisation.

Les investissements d’AXA dans le fabricant d’armes Elbit Systems et dans cinq des principales banques israéliennes sont passés de 66 millions $ en 2018 à plus de 91 millions $ cette année, c’est ce que dit l’association internationale de surveillance SumOfUs.

Le rapport dit que les investissements d’AXA « peuvent exposer la société à des poursuites criminelles pour complicité dans de graves violations des droits de l’Homme, y compris pour crimes de guerre selon le droit et français et international.

SumOfUs exhorte AXA basée en France à se désinvestir de ces entreprises afin de se conformer aux normes du droit international et au droit français.

Ce rapport est disponible en anglais « AXA : Financing War Crimes » et en français « Quand AXA Finance des Crimes de Guerre ».

Tester des armes sur les civils palestiniens

Elbit Systems est le plus grand fabricant d’armes d’Israël. Il produit des armes à sous-munitions et des bombes au phosphore blanc internationalement interdites et la plupart des drones utilisés par l’armée israélienne pour attaquer les civils palestiniens.

Israël a utilisé des bombes à sous-munitions avec des effets dévastateurs sur les civils lors de son invasion du Liban en 2006.

Elbit fabrique aussi des équipements pour le mur d’annexion et de séparation en Cisjordanie occupée, qui a été déclaré illégal par la Cour Internationale de Justice, et pur renforcer le blocus israélien de la Bande de Gaza.

Financement de crimes de guerre

AXA et ses filiales détiennent aussi pour des millions de dollars d’actions et obligations dans la banque Hapoalim, la banque Leumi, la banque Mizrahi Tefahot, la banque d’Escompte d’Israël et la Première banque internationale d’Israël.

Ces banques fournissent la colonne vertébrale de la construction, du maintien et de l’expansion des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée, dont Jérusalem Est.

La construction par Israël de colonies sur la terre palestinienne occupée constitue un crime de guerre.

Human Rights Watch et l’association de surveillance de la colonisation Who Profits ont fourni une documentation considérable sur le rôle des banques dans l’entreprise coloniale d’Israël.

La Coalition Stop AXA Complicity with Israeli Apartheid a lancé une campagne en ligne afin qu’on puisse individuellement envoyer un message aux dirigeants d’AXA en France, en Allemagne, en Suisse et en Egypte exigeant le désinvestissement de la société.

Des associations de neuf pays d’Europe et du monde arabe participent à la coalition qui a organisé des manifestations devant les bureaux d’AXA et à la réunion annuelle de ses actionnaires à Paris.

« Un assureur devrait protéger les vies », a dit Alys Samson Estapé, coordinatrice européenne pour le Comité National palestinien de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BNC).

« Au contraire, AXA profite de la destruction de la vie et des moyens de subsistance des Palestiniens. »

Estapé a ajouté que la société civile palestinienne avait appelé les entreprises « à couper les liens de complicité » avec les sociétés directement impliquées dans les violations par Israël des droits fondamentaux des Palestiniens.

« Israël ne peut maintenir son régime d’occupation et d’apartheid sur le peuple palestinien que grâce au soutien de gouvernements et de sociétés telles qu’AXA », a dit la coordinatrice de BDS France, Imen Habib.

« Tant qu’AXA maintiendra ses investissements dans ces banques israéliennes et dans Elbit Systems, les manifestations de notre coalition mondiale croissante s’intensifieront. »

Il y a deux ans, 70 organisations, partis politiques et syndicats ont exhorté AXA à se désinvestir des banques israéliennes et d’Elbit Systems.

Plus de 140.000 personnes ont signé une pétition pour soutenir cet appel, mais la société a balayé d’un revers de main ses inquiétudes à propos de son rôle dans les crimes de guerre israéliens.

Dans un tweet, le BNC, comité de pilotage de la campagne palestinienne BDS – boycott, désinvestissement et sanctions -, a appelé à accroître la pression sur AXA.

Traduction : J. Ch. pour BDS France.

Source : The Electronic Intifada

 




Axa finance des crimes de guerres israéliens

Sumofus a publié un rapport  « Quand Axa finance des crimes de guerres » qui démontre l’implication  du géant de l’assurance Axa dans l’occupation israélienne.

Axa doit se désinvestir de ses filiales complices des crimes israéliens et respecter le droit international.

Source: Plateforme des ONG Françaises pour la Palestine

 

 




BDS@14 : L’espoir face à l’apartheid israélien

9 juillet 2019

 

La croissance de notre résistance populaire et du mouvement mondial BDS conduit par les Palestiniens nous donne de l’espoir à un moment où le régime israélien d’extrême droite intensifie son régime d’apartheid et ses crimes contre notre peuple, dans un partenariat sans limites avec l’administration Trump anti-palestinienne et avec la complicité de l’Union Européenne et de régimes arabes despotiques.

 

Aujourd’hui, les Palestiniens commémorent, avec un mélange d’inquiétude et d’espoir, le 14ème anniversaire de l’appel BDS lancé en 2005 par la société palestinienne dans sa quête de la liberté, de la justice et de l’égalité.

 

La croissance de notre résistance populaire et du mouvement mondial BDS conduit par les Palestiniens nous donne de l’espoir à un moment où le régime israélien d’extrême droite intensifie son régime d’apartheid et ses crimes contre notre peuple, dans un partenariat sans limites avec l’administration Trump anti-palestinienne et avec la complicité de l’Union Européenne et de régimes arabes despotiques.

 

La Nakba continue d’Israël contre le peuple palestinien se manifeste très brutalement dans son siège illégal et ses massacres à répétition qui ont réduit Gaza à un ghetto inhabitable, causant des souffrances inqualifiables à ses deux millions de Palestiniens.

 

C’est également mis en évidence par son déni constant du droit au retour, internationalement reconnu, pour les millions de réfugiés palestiniens, son nettoyage ethnique progressif des autochtones palestiniens, particulièrement à Jérusalem, et son adoption de la dite Loi de l’État-Nation du peuple Juif, qui fait entrer son régime d’apartheid vieux de plusieurs décennies dans la constitution.

 

Aujourd’hui, c’est aussi le 15ème anniversaire de la décision de la Cour Internationale de Justice de condamner le mur construit par Israël dans le territoire palestinien occupé comme illégal et de rappeler à tous les Etats leur obligation de refuser reconnaissance, aide ou assistance à Israël dans ses violations du droit international et, au contraire, d’agir pour y mettre fin. Quinze ans plus tard, Israël continue à construire ses colonies illégales et le mur d’apartheid, dont Trump se sert comme d’un modèle pour justifier son projet de mur anti-immigration le long de la frontière mexicaine.

 

Mais nous réagissons avec l’aide des syndicats et des mouvements sociaux représentant des millions de personnes dans le monde qui rejoignent le mouvement BDS. Ils reconnaissent que le régime fanatique israélien d’oppression contre les Palestiniens est devenu un modèle pour les tendances politiques racistes, xénophobes et fascistes en Europe, aux Etats Unis, au Brésil, en Inde, aux Philippines et ailleurs.

 

#Apartheid a été le deuxième hashtag le plus populaire qui s’est développé pendant l’Eurovision dans le Tel Aviv d’apartheid, expliquant partiellement l’échec du concours à attirer plus de 5.000  personnes, par rapport aux 40.000 à 50.000 qui y étaient attendus. Plus de 100 activités commerciales, culturelles et sportives d’Italie se sont déclarées en juin libres d’apartheid israélien, rejoignant des dizaines de conseils municipaux et d’espaces culturels d’Espagne et à travers l’Europe.

 

L’équipe nationale de football d’Argentine a annulé l’année dernière un match amical avec Israël après avoir reçu des appels de Palestiniens et d’associations internationales de solidarité. Au cours de la même année, Natalie Portman, Shakira, Lana del Rey, entre autres éminents artistes, ont annulé leurs engagements en Israël pour protester contres ses crimes envers les Palestiniens. Des dizaines de DJ et autres musiciens ont rejoint le boycott culturel d’Israël.

 

La semaine dernière, plus de 100 artistes et personnalités culturelles, dont certains d’Hollywood, ont condamné le McCarthisme d’un festival germanique qui a annulé la prestation du rappeur Talib Kweli parce qu’il refusait de renoncer à son soutien à BDS.

 

Quinze jours plus tôt, l’Institut Britannique d’Etudes Moyen-orientales (BRISMES) a adopté le boycott académique des universités israéliennes à cause de leur complicité dans la planification, la mise en œuvre et la justification par Israël des graves violations des droits de l’Homme. BRISMES rejoint nombre d’associations universitaires américaines qui ont adopté le boycott ces dernières années. La Semaine de l’Apartheid Israélien de 2019 a été un grand succès, malgré la montée de la répression antidémocratique aux Etats Unis et en Europe.

 

FNV, le plus important syndicat hollandais avec 1.1 million de membres, a abandonné son partenariat avec Hewlett-Packard à cause de la complicité des sociétés de la marque HP avec l’apartheid israélien et ses violations du droit international. L’action mondiale en ligne #StopCemex a touché plus d’un million de personnes, transformant efficacement l’effort de propagande annuelle du géant du ciment en une formidable campagne contre la complicité de CEMEX avec les colonies illégales et le mur israéliens.

 

La pression se poursuit sur les gouvernements. Le Congrès National du Chili a voté à une large majorité l’année dernière l’interdiction des produits issus des colonies israéliennes illégales construites sur la terre volée aux Palestiniens, tandis que la campagne pour interdire les produits des colonies sur les marchés européens se poursuit.

 

Même les plus grandes institutions financières plient sous la pression populaire. Un filiale entièrement détenue par le géant de l’assurance AXA s’est désinvestie du fabricant de drones Elbit Systems, qui vend des armes utilisées par l’armée israélienne dans ses attaques sur les Palestiniens, après une campagne de pression qui se poursuit jusqu’à ce qu’AXA se désinvestisse totalement d’Elbit et des banques israéliennes qui financent l’entreprise de colonisation israélienne.

 

Ceci arrive après que HSBC ait confirmé en fin d’année dernière qu’elle s’était entièrement désinvestie d’Elbit Systems. Maintenant, les militants s’activent pour s’assurer que HSBC se désinvestit aussi de Caterpillar dont les équipements sont régulièrement utilisés par l’armée et les forces de sécurité israéliennes pour démolir les maisons, les écoles, les vergers, les champs d’oliviers et autres terres agricoles.

 

Pour répondre à la poursuite continue de la Nakba par Israël, la façon la plus efficace de célébrer l’anniversaire de BDS, c’est d’accroître la campagne BDS :

 

* En sollicitant tous les niveaux de gouvernement pour qu’ils coupent les liens militaires et sécuritaires avec Israël et en faisant pression sur les universités et centres de recherche pour qu’ils mettent fin à leur recherche militaro-sécuritaire avec Israël.

 

* En soutenant le droit de défendre les droits des Palestiniens grâce aux actions non violentes de BDS, parce qu’elles font partie de la liberté d’expression qui devrait être protégée dans toute démocratie.

 

* En rejoignant les campagnes croissantes de boycott et/ou de désinvestissement contre les entreprises complices telles que, entre autres, AXA, HP, CEMEX, HSBC et Puma.

 

* En votant les résolutions de BDS dans davantage d’églises, d’associations universitaires et d’espaces culturels.

 

* En promouvant et respectant les lignes directrices établies par les Palestiniens pour un tourisme éthique et en faisant pression sur Airbnb, Booking.com, Expedia et Tripadvisor pour qu’ils mettent fin à leur complicité dans la normalisation des colonies illégales d’Israël et autres violations des droits fondamentaux des êtres humains.

Source : BDS Movement

Traduction : J. Ch. pour BDS France




PAS DE TRÈVE ESTIVALE DANS LE SOUTIEN A GAZA !

Trois militant-e-s du groupe local de l’AFPS 63 et BDSF 63 se sont retrouvé-e-s sur 2 marchés de Clermont-Ferrand pour rappeler la situation calamiteuse que vivent près de 2 millions de Gazaouis après 12 ans de blocus de l’enclave palestinienne.
A ces occasions, environ 350 tracts ont été distribués. Ce qui porte à plus de 4.000 le nombre de tracts Stop blocus Gaza-Boycott Israël distribués sur l’agglomération clermontoise depuis fin mars.
Le 25 juin, sur le marché de la Gauthière, dans les quartiers nord de Clermont, l’accueil fut particulièrement chaleureux. Il n’y a pratiquement pas eu de refus de tracts, les déclarations de soutien à la résistance de la population palestinienne et à notre action ont été  nombreuses et enthousiastes. Plusieurs personnes nous ont laissé leurs coordonnées.
Le 28 juin, au marché de Montferrand, les passants ont montré davantage d’indifférence, peut-être en raison de la canicule déjà bien installée… Il y a eu cependant là aussi des discussions intéressantes avec quelques personnes bien au fait de la situation d’apartheid que subissent les Palestiniens, d’autres ont exprimé leur compassion  pour les Gazaouis abandonnés à leur sort tragique par les médias et les gouvernements… Avec les plus découragés, nous  avons parlé de l’arme citoyenne qu’est le boycott et de la nécessité de s’en emparer pour agir !



Nouveau rapport : L’assureur français AXA complice de crimes de guerre israéliens

8 juillet 2019

Une coalition mondiale exige qu’AXA se désinvestisse de sociétés qui violent les droits des Palestiniens.

Dans un rapport publié aujourd’hui, Sumofus, plateforme internationale de surveillance des entreprises, basée aux Etats Unis a fourni des documents prouvant qu’AXA, le géant français de l’assurance, investit plus de 91 millions $ dans les cinq plus grandes banques d’Israël et dans le plus gros fabricant d’armes privé d’Israël, Elbit Systems, toutes sociétés directement impliquées dans les crimes de guerre d’Israël contre le peuple palestinien.

 

Une coalition mondiale croissante a réagi aujourd’hui aux conclusions de ce rapport en s’engageant dans davantage de manifestations et en lançant une campagne en ligne prévue pour l’envoi de milliers de courriels au PDG d’AXA, demandant à AXA de respecter le droit international et de se désinvestir des sociétés israéliennes complices.

 

Le nouveau rapport d’enquête d’AXA, « Axa : Financement de Crimes de Guerre », donne la liste des investissements d’AXA dans les banques israéliennes, qui sont la colonne vertébrale de l’entreprise de colonisation illégale d’Israël, et dans Elbit Systems, qui profite de l’armement des militaires israéliens. Une succursale d’AXA, AXA IM, s’est récemment désinvestie d’Elbit Systems, mais une autre filiale d’AXA, AXA Equitable Holdings, a conservé ses investissements dans Elbit. En décembre 2018, HSBC s’est désinvestie d’Elbit Systems, à la suite de manifestations d’organisations progressistes britanniques.

 

Le rapport de SumOfUs déclare :

« Tant que ces sociétés soutiennent l’expansion, la construction et le maintien des colonies israéliennes illégales et des infrastructures associées, en plus de l’utilisation illégale des forces armées contre les Palestiniens, les investissements d’AXA la rendront complice de graves violations du droit international, potentiellement coupable de violation du droit français, et en contradiction absolue avec sa politique d’investissement responsable. »

 

Imen Habib, coordinatrice de BDS France et membre dirigeant de la Coalition Stop AXA Assistance to Israli Apartheid, a dit :

Israël ne peut maintenir son régime d’occupation et d’apartheid sur le peuple palestinien que grâce au soutien de gouvernements et de sociétés telles AXA. Aussi longtemps qu’AXA maintiendra ses investissements dans ces banques israéliennes et dans Elbit Systems, les manifestations de notre coalition mondiale croissante s’intensifieront. Avec Israël et les Etats Unis, avec la complicité de l’Union Européenne, qui complotent pour saper les droits des Palestiniens à la justice, à la liberté et à l’autodétermination, il est d’autant plus vital que les coalitions de la société civile fidèle à ses principes demandent aux sociétés complices telle AXA de prendre leurs responsabilités.

 

Au cours de l’année dernière, la Coalition Stop AXA Assistance to Israeli Apartheid, qui s’est enrichie d’associations de neuf pays d’Europe et du monde arabe, a organisé des journées coordonnées de manifestations devant les agences AXA, une manifestation à l‘extérieur du congrès annuel d’AXA à Paris et d’autres actions.

 

Alys Samson Estapé, coordinatrice pour l’Europe du Comité National BDS palestinien, a dit :

Un assureur devrait protéger les vies. Au lieu de cela, AXA profite de la destruction de la vie et des moyens d’existence des Palestiniens. La société civile palestinienne a demandé aux entreprises de couper leurs liens de complicité avec les sociétés directement impliquées dans les violations israéliennes des droits fondamentaux des Palestiniens. Pour assumer ses obligations de respect du droit international, AXA doit se désinvestir, en suivant l’exemple d’investisseurs comme l’Église Presbytérienne des USA et l’Église Méthodiste Unie (UMC), le fonds de pension hollandais PGGM et les gouvernements de la Norvège, du Luxembourg et de la Nouvelle Zélande.

 

Les cinq banques israéliennes dans lesquelles AXA est investie – la banque Hapoalim, la banque Leumi, Mizrahi Tefahot, la Banque Israélienne d’Escompte et la Première Banque Internationale d’Israël – fournissent toutes un soutien « direct et substantiel » au maintien et au développement des colonies illégales israéliennes dans le Territoire Palestinien Occupé, comme le disent les rapports de Human Rights Watch et de l’organisme de recherche israélien Who Profits.

 

Elbit Systems a fabriqué des armes à sous-munitions, interdites par le droit international, et des obus au phosphore blanc, tous deux utilisés contre les populations civiles palestiniennes. Il fabrique aussi des drones utilisés pour attaquer les Palestiniens dans la Bande de Gaza assiégée, et fournit la technologie nécessaire au mur d’apartheid israélien, violant le droit international.

 

SumOfUs a rapporté que les investissements d’AXA dans les cinq banques israéliennes et dans Elbit Systems sont passés de 66 millions $ en 2018 à 91 millions $ en 2019, malgré le désinvestissement d’AXA IM d’Elbit Systems.

 

Source: BDS Movement

Traduction : J. Ch. pour BDS France




Lettre ouverte de BDS France au Conseil municipal de Belfort

Paris, le 4 juillet 2019

Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les conseillères et conseillers municipaux de Belfort,

Votre ville entretient des relations de jumelage et de partenariat avec plusieurs villes du monde.
Parmi ces villes figure semble-t-il la ville israélienne d’Afula, ainsi que le révèlent ces articles :

– L’Est Républicain : Belfort et la ville israélienne d’Afula partenaires

– Université de Franche-Comté : Belfort se lie avec Israël

– L’Est Républicain : Belfort renforce ses liens avec Israël et la Palestine

Ce partenariat est encouragé par une association de loi 1901, France-Israël Belfort, dont l’objet déclaré dans les statuts est :

Promouvoir une image positive d’Israël, défendre sa légitimité et lutter contre la désinformation qui peut s’exercer à son encontre ; soutenir le Jumelage Belfort-Afula ; soutenir toutes les initiatives de paix visant à mettre fin aux conflits concernant Israël ; promouvoir les actions d’échanges entre la France et Israël.

Or, certain-e-s élu-e-s parmi vous le savent probablement déjà, l’image positive d’Israël que présente la municipalité d’Afula, c’est sa volonté d’interdire la ville aux populations non juives.
Au cours du mois dernier, son maire et son maire adjoint ont rejoint des dizaines de manifestants, dont des membres du conseil municipal, pour manifester contre la vente d’une maison à une famille arabe. Un membre du conseil, Itai Cohen, a déclaré que la municipalité continuerait à « veiller à ce qu’Afula préserve son caractère juif ».
Les manifestants ont agité des drapeaux et des banderoles de l’organisation raciste Lehava, qui s’oppose aux mariages mixtes ainsi qu’aux droits des LGBT et tente d’étouffer l’activité publique des non-juifs en Israël.
Plus récemment, l’accès au parc public de la ville a été interdit à des Palestiniens venant de la ville de Nazareth.
Le maire d’Afula, Avi Elkabetz, s’était présenté aux élections sur une plate-forme de «préservation du caractère juif d’Afula» et, après les élections, les conseillers municipaux ont ajouté cet engagement à leur serment d’allégeance (ce fait a été rapporté par le quotidien Haaretz).

Imaginez-vous que votre conseil municipal interdise à toute personne qui ne serait pas d’origine chrétienne ou « française de souche » de vivre à Belfort ?
Nous espérons que non, et c’est pourquoi nous vous demandons dans cette « lettre ouverte » de rompre tout partenariat avec Afula.
Nous ajoutons que le cas d’Afula n’est pas un cas isolé et que l’État d’Israël a officialisé par une loi « Israël État-nation du peuple juif » sa politique coloniale et d’apartheid visant à exclure le peuple autochtone palestinien.

Conformément aux termes des statuts de l’association France-Israël Belfort, tous ces faits doivent être connus par quiconque se soucie de lutter contre la désinformation qui peut s’exercer à l’encontre d’Israël et soutenir toutes les initiatives de paix visant à mettre fin aux conflits concernant Israël

Nous vous adressons cette lettre au nom de la Campagne BDS France. La campagne internationale BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions contre l’État d’Israël jusqu’à ce qu’il se conforme au droit international) est inspirée par la campagne qui avait contribué à mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud.

Nous nous tenons à votre disposition pour toute précision.
Dans l’attente d’une réponse, nous vous transmettons nos sincères salutations.

La Campagne BDS France




Rassemblement contre l’inauguration de la Place Jérusalem

Paris le 30 juin 2019

Les militant-e-s de BDS France Paris étaient présent-e-s au rassemblement contre l’inauguration de la Place de Jérusalem par la mairie de Paris, inauguration en présence du maire raciste et fervent acteur de la colonisation de Jérusalem annexé par l’État d’apartheid israélien.

Ce rassemblement était organisé par le Collectif « Ni guerre ni État de Guerre » et par le Collectif national CNPJDPI, qui ont rassemblé une centaine de manifestant-e-s Place du Maréchal Juin dans le 17ème arrondissement, non loin de la Place de Jérusalem.

Album Photo du rassemblement, merci à Jean-Claude Saget, photographe

Photo : Jean-Claude Saget




La British Society for Middle Eastern Studies appuie l’appel palestinien au boycott des Institutions universitaires israéliennes complices

24 juin 2019

/ Par Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël (PACBI) / UK

Par un vote historique, la British Society for Middle Eastern Studies (BRISMES – Société britannique d’études moyen-orientales) rejoint le nombre croissant d’associations universitaires qui refusent d’être complices des graves violations du droit international commises par Israël.

Nous saluons chaleureusement la BRISMES pour son vote massif en faveur du soutien à l’appel palestinien au boycott des institutions universitaires israéliennes complices.

BRISMES rejoint un nombre croissant de sociétés universitaires qui s’engagent en faveur des droits des Palestiniens en refusant d’être complices des graves violations du droit international commises par Israël. Les institutions universitaires israéliennes jouent un rôle bien documenté qui consiste non seulement à justifier mais aussi à organiser, à mettre en œuvre et à perpétuer le système israélien d’oppression qui dénie aux Palestiniens leurs droits humains fondamentaux, dont le droit à l’éducation.

Ce vote historique nous donne de l’espoir. C’est un acte magnifique d’authentique solidarité avec les étudiants et les enseignants palestiniens qui affrontent le racisme institutionnalisé d’Israël, ses raids armés sur les campus, ses checkpoints militaires et ses efforts systémiques pour porter atteinte au droit fondamental des Palestiniens à l’éducation.

Nous exhortons les sociétés universitaires internationales du monde entier à prendre des mesures similaires contre le racisme et l’oppression, dotées d’effectivité dans le milieu universitaire.

Le texte de la résolution est le suivant :

Résolution approuvant l’appel au boycott des institutions universitaires israéliennes

Attendu que la British Society for Middle Eastern Studies (BRISMES) s’emploie à encourager et promouvoir l’étude du Moyen-Orient au Royaume-Uni et, plus précisément, à rassembler des enseignants, des chercheurs, des étudiants, des diplomates, des journalistes et autres qui abordent sur le plan professionnel les questions liées au Moyen-Orient ;

Attendu que, en Cisjordanie occupée, la poursuite de la construction du Mur, l’édification continue de colonies illégales et le réseau de checkpoints militaires créent une réalité irréversible d’occupation militaire permanente, tandis que le siège de Gaza par Israël a condamné ses habitants, qui vivent dans une vaste prison à ciel ouvert, à la pauvreté et à la menace constante de l’usage de la force militaire ;

Attendu qu’Israël a entravé le droit des Palestiniens à l’éducation en détruisant des universités et des écoles palestiniennes, en arrêtant des étudiants, en assaillant des universités palestiniennes et en les forçant à fermer, et en restreignant la liberté de mouvement des Palestiniens ;

Attendu qu’Israël a empêché l’accès d’universitaires du monde entier aux universités palestiniennes, en mettant notamment en place des interdictions de longue durée relatives aux voyages dans les territoires palestiniens occupés ;

Attendu que les universités israéliennes jouent un rôle clé dans l’organisation, la mise en œuvre et la justification de l’occupation militaire illégale par Israël et poursuivent une relation étroite d’assistance à l’armée israélienne, notamment en participant au développement de systèmes d’armement, en fournissant une justification des actions militaires et des meurtres extrajudiciaires, en récompensant les étudiants qui servent dans les troupes d’occupation, en élaborant et en dispensant des programmes spéciaux destinés aux soldats et aux gradés, en construisant en territoire occupé, et en pratiquant une discrimination systématique envers les étudiants non-juifs ;

Attendu que la société civile palestinienne, et notamment la Fédération palestinienne des Syndicats de professeurs et d’employés des universités, a demandé aux hommes et femmes de conscience du monde entier de les rejoindre pour mener des campagnes de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) afin d’exercer une forme de pression non violente sur Israël jusqu’à ce que celui-ci se conforme au droit international ;

Il est donc résolu que :

La BRISMES manifestera sa solidarité avec nos collègues palestiniens, qui vivent sous l’occupation et le siège militaires, en approuvant l’appel au boycott des institutions universitaires israéliennes jusqu’à ce que ces institutions cessent officiellement de soutenir les violations des droits des Palestiniens et de s’en montrer complices, conformément aux dispositions du droit international ;

La BRISMES apportera son assistance aux évènements à caractère éducatif, discussions et débats menés parmi ses membres sur le boycott des institutions universitaires israéliennes, notamment au moyen de ses publications, conférences et évènements appropriés ;

La BRISMES assurera la formation de ses membres au sujet des modalités du boycott des institutions universitaires israéliennes dans le cadre de leur pratique professionnelle, et les encouragera à l’appliquer. Ce boycott concerne uniquement les institutions universitaires israéliennes et non les universitaires en tant qu’individus ;

La BRISMES soutiendra le droit des universitaires à mener des recherches et à publier des travaux sur le boycott des institutions universitaires israéliennes, et à s’exprimer en public en faveur de ce boycott.

 

Maha Abdelrahman, Reader in Development Studies and Middle East Politics, University of Cambridge

Reem Abou-El-Fadl, Lecturer in Comparative Politics of the Middle East, SOAS, University of London

Marta Agosti Pinilla, PhD, SOAS, University of London

Sabrien Amrov, Doctoral Researcher, Department of Geography, University of Toronto

Raymond Bush, Professor of African Studies, School of Politics and International Studies, University of Leeds

John Chalcraft, Professor of Middle East History and Politics, BRISMES Trustee, London School of Economics and Political Science (LSE)

Fabio Cristiano, Doctoral Researcher, Department of Political Science, Lund University

Marwan Darweish, Principal lecturer in Peace Studies, Coventry University

James Dickins, Professor of Arabic, BRISMES Trustee, School of Languages, Cultures and Societies, University of Leeds

Sai Englert, Visiting Lecturer in Politics & International Relations, New College of the Humanities, London

Khaled Fahmy, Sultan Qaboos Bin Sa’id Professor of Modern Arabic Studies, University of Cambridge

Neve Gordon, Marie Curie Fellow and Professor of International Law, Queen Mary, University of London

Adam Hanieh, Reader in Development Studies, SOAS, University of London

Aula Hariri, Research Officer, Middle East Centre, BRISMES Trustee, London School of Economics and Political Science (LSE)

Tim Jacoby, Professor, Global Development Institute, BRISMES Trustee, University of Manchester

Laleh Khalili, Professor in Middle Eastern Politics, SOAS, University of London

Dina Matar, Reader in Arab Media and Political Communication, SOAS, University of London

Vivienne Matthies-Boon, Assistant Professor in the International Relations of the Middle East, BRISMES Trustee, Department of Political Science, University of Amsterdam

Martha Mundy, Professor Emerita of Anthropology, London School of Economics and Political Science (LSE)

Jacob Norris, Senior Lecturer in Middle East History, University of Sussex

Hussein Omar, Lecturer in Modern Global History, University College Dublin

Nicola Perugini, Senior Lecturer in International Relations, University of Edinburgh

Sharri Plonski, Lecturer in International Politics, Queen Mary, University of London

Nicola Pratt, Reader in International Politics of the Middle East, BRISMES Trustee, University of Warwick

Mezna Qato, Junior Research Fellow, King’s College, University of Cambridge

Ruba Salih, Reader in Gender Studies, SOAS, University of London

David Seddon, Professor, Department of Geography, University College London

Patricia Sellick, Associate Professor, Centre for Trust, Peace and Social Relations, Coventry University

Andrea Teti, Senior Lecturer in International Relations, BRISMES Trustee, University of Aberdeen

Teodora Todorova, Teaching Fellow in Sociology, University of Warwick

Lewis Turner, Postdoctoral Researcher, Arnold Bergstraesser Institute, University of Freiburg

Elian Weizman, Lecturer in Middle East Politics, SOAS, University of London

Mark Zeitoun, Professor of Water Security and Policy, School of International Development, University of East Anglia

Rafeef Ziadah, Lecturer in Comparative Politics of the Middle East, SOAS, University of London

 

Signatures de membres de la BRISMES ajoutées depuis le 4 juin 2019

Lucia Ardovini, Research Fellow, Swedish Institute of International Affairs

Erika Biagini, Postdoctoral Researcher, Dublin City University

Marilyn Booth, Khalid bin Abdullah Al Saud Professor for the Study of the Contemporary Arab World, Oriental Institute and Magdalen College, University of Oxford

Catherine Cobham, Lecturer, Head of Department of Arabic and Persian, University of St Andrews

José Ciro Martínez, Research Fellow, Trinity College, University of Cambridge

John Moreton, Part-Time Tutor, Arabic and Turkish, School of Languages, Cultures and Societies, University of Leeds

Dalia Mostafa, Lecturer in Arabic and Comparative Literature, University of Manchester

Bill V. Mullen, Professor of American Studies, Purdue University

Aya Nassar, Teaching Fellow, Department of Geography, University of Sussex

Katie Natanel, Lecturer in Gender Studies, University of Exeter

Paola Rivetti, Assistant Professor in the Politics of the Middle East and International Relations, Dublin City University

Alaa Tartir, Research Associate, The Graduate Institute of International and Development Studies, Switzerland

Janet Watson, Professor, School of Languages, Cultures and Societies, University of Leeds

 

Appui apporté par des membres potentiels de la BRISMES depuis le 4 juin 2019

Gilbert Achcar, Professor of Development Studies and International Relations, SOAS, University of London

Jamie Allinson, Lecturer, University of Edinburgh

Omar Al-Shehabi, Director of the Gulf Centre for Development Policies, Associate Professor in Political Economy at the Gulf University for Science and Technology, Kuwait

Mona Baker, Professor Emerita of Translation Studies, School of Arts, Languages and Cultures, University of Manchester

Luke Bhatia, Lecturer in International Politics, University of Manchester

Haim Bresheeth, Professor, SOAS, University of London

Stephanie Cronin, Elahé Omidyar Mir-Djalali Research Fellow at St Antony’s College, University of Oxford

Fawaz Gerges, Professor of International Relations, London School of Economics and Political Science (LSE)

Vahideh Golzard, Lecturer in Persian Language and Audio-Visual Culture, University of Leeds

Rebecca Ruth Gould, Professor, Islamic World & Comparative Literature, University of Birmingham

Mona Harb, Professor of Urban Studies and Politics, American University of Beirut

Tajul Islam, Lecturer in Islamic Studies, University of Leeds

Ruba Khamam, Lecturer in Arabic, University of Leeds

Nur Masalha, Professor, Centre of Palestine Studies, SOAS, University of London

Mazen Masri, Senior Lecturer in Law, City, University of London

Professor Ilan Pappé, Professor of History, Director of the European Centre for Palestine Studies

Hicham Safieddine, Lecturer in the History of the Modern Middle East, King’s College, London

Myriam Salama-Carr, Honorary Research Fellow, School of Arts, Languages and Cultures, University of Manchester

Salman Sayyid, Professor of Social Theory and Decolonial Thought, Head of School of Sociology and Social Policy, University of Leeds

John Sidel, Sir Patrick Gillam Chair in International and Comparative Politics, Department of Government, London School of Economics and Political Science (LSE)

G. Rex Smith, Visiting Professor, School of Languages, Cultures and Societies, University of Leeds

Rasha Soliman, Lecturer in Arabic Language, University of Leeds

Lucia Sorbrera, Senior Lecturer, Chair of Arabic Studies Department, University of Sydney

Source : PACBI

Traduction : SM pour BDS France




Montpellier : match Chine-Italie et boycott de PUMA

Mardi 26 juin devant le stade de la Paillade à Montpellier

 

Mardi 25 juin, dès 16h30 un petit groupe de militant.e.s de BDS France Montpellier s’est posté à l’entrée du stade pour diffuser le tract appelant au boycott de Puma.

Assez rapidement des organisateurs de l’événement sont venus nous dire qu’il était interdit de distribuer des tracts à cet endroit, « c’est le règlement ».

Décidément il devient de plus en plus difficile de s’exprimer dans ce pays !

IMG_5635

Première sommation. On a attendu la suite… et une dizaine de minutes plus tard….

IMG_5637

Appelée par les organisateurs la police vient nous demander de sortir du périmètre de « sécurité ».

Nous nous déplaçons de quelques dizaines de mètres et continuons la diffusion. 500 tracts sont distribué en de temps à des gens pressés et peu disponible à la discussion. Pour autant la vue du drapeau palestinien a suscité quelques remarques sympathiques, des sourires et des mains tendues pour prendre le tract.