Le mouvement pacifique BDS l’emportera sur l’alliance d’extrême droite Trump-Netanyahu

Par le Comité national palestinien du BDS (BNC), le 19 novembre 2020

 

Le Comité national palestinien du BDS répond à la guerre Trump-Netanyahu contre le mouvement BDS.

BDS movement

Ironiquement l’administration Trump, sous l’impulsion du régime d’apartheid israélien, continue de permettre et de normaliser la suprématie blanche et l’antisémitisme aux États-Unis et dans le monde tout en qualifiant d' »antisémite » le BDS, un mouvement de défense des droits humains dirigé par des Palestiniens et ses millions de partisans dans le monde. Le BDS a systématiquement et catégoriquement rejeté par principe toutes les formes de racisme, y compris le racisme anti-juif.

« L’alliance fanatique Trump-Netanyahu assimile intentionnellement l’opposition au régime israélien d’occupation, de colonisation et d’apartheid contre les Palestiniens avec l’appel à une pression non violente pour mettre fin à ce régime d’une part, et au racisme anti-juif d’autre part, afin de supprimer la défense des droits des Palestiniens en conformité avec le droit international. Cette révision frauduleuse de la définition de l’antisémitisme a été condamnée par des dizaines de groupes juifs dans le monde entier et par des centaines d’universitaires juifs et israéliens de premier plan, y compris les autorités mondiales en matière d’antisémitisme et d’Holocauste.

« Par cette définition révisionniste et frauduleuse, même les organisations de défense des droits humains qui ne font pas partie du mouvement BDS mais qui soutiennent l’interdiction des produits des colonies, par exemple, ainsi que quelque 22 % des Juifs américains de moins de 40 ans, qui soutiennent un boycott total d’Israël selon un récent sondage, seraient également désignés comme « antisémites ».

« Le mouvement BDS pour la liberté, la justice et l’égalité des Palestiniens est aux côtés de tous ceux qui luttent pour un monde plus digne, plus juste et plus beau. Avec nos nombreux partenaires, nous résisterons à ces tentatives McCarthystes visant à intimider et à harceler les défenseurs des droits humains palestiniens, israéliens et internationaux afin qu’ils acceptent l’apartheid israélien et le colonialisme des colons comme une fatalité ».

Source: BDS Movement

Traduction : GD pour BDS France

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réponse à cette provocation de Mike Pompéo :

BDS : les États-Unis qualifient d' »antisémite » le mouvement de boycott d’Israël

Le secrétaire d’État Mike Pompeo fait une annonce alors qu’il se prépare à visiter la colonie israélienne illégale en Cisjordanie

Par le MEE et les agences – 19 novembre 2020 08:44 UTC

Les Etats-Unis qualifieront d’antisémite la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions, qui vise à isoler Israël sur son traitement des Palestiniens, a déclaré jeudi le Secrétaire d’Etat Mike Pompeo.

Qualifiant le mouvement de « cancer », Pompeo a déclaré que les États-Unis « considéreront la campagne mondiale anti-Israël BDS comme antisémite… Nous voulons être aux côtés de toutes les autres nations qui reconnaissent le mouvement BDS pour le cancer qu’il est ».

Pompeo a fait ses commentaires lors d’une apparition conjointe avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, alors qu’il se préparait à visiter une colonie israélienne illégale, en violation controversée du protocole diplomatique.

Nétanyahou interrompit Pompeo, lui disant que son annonce « sonne tout simplement merveilleusement « (…)

Source: Middleeasteye

 




Le 20 novembre: dites à CAF de descendre du train de l’Apartheid

BNC, le 18 novembre 2020

A la veille de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, le 29 novembre, nous exigeons que la compagnie CAF mette fin à son rôle dans le projet israélien illégal de tramway de Jérusalem (JLR). Le JLR permet l’annexion en cours du territoire palestinien occupé, et le renforcement de l’apartheid israélien.

La société CAF est largement critiquée pour sa complicité avec l’apartheid israélien. Huit syndicats de Norvège appellent au boycott de CAF, et plus de 15 organisations de défense des droits humains de l’État espagnol appellent à ce que CAF et les entreprises listées dans la banque de données des Nations Unies soient exclues des appels d’offres publics. Des personnes connues comme le coureur Javi Dominguez et le journaliste Amparo Lasheras appellent à la mobilisation au Pays Basque le 28 novembre et des militants du Royaume-Uni demandent que CAF soit exclu de l’offre pour fournir le matériel roulant de HS2.

Bien que CAF ait fini 2019 avec des ventes record, la compagnie menace de fermer son usine de Trenasa, ce qui signifierait que 118 ouvriers perdraient leur travail. Nous sommes solidaires de ces ouvriers. Il est clair que CAF ne pense pas aux droits de ses ouvriers. Pourquoi sinon la compagnie participerait-elle à un projet illégal qui la met totalement en péril ?

Le tramway de Jérusalem (JLR) fait partie d’un processus en cours d’enracinement de l’entreprise de colonisation illégale d’Israël et de son vol des terres palestiniennes à et autour de Jérusalem. Le JLR relie Jérusalem-Ouest à des colonies illégales sur des terres palestiniennes occupées, qui sont considérées comme des crimes de guerre selon le droit international.

Shapir, le partenaire israélien de CAF pour le projet de JLR, est cité dans la base de données des Nations Unies des compagnies complices avec lesquelles les relations économiques devraient cesser à cause de leur violation du droit international et des droits humains du peuple palestinien. Si CAF ne change pas d’avis, la compagnie sera incluse aussi dans cette base de données.

En 2007 la campagne contre le rôle de Veolia dans le projet JLR avait été lancée à Bilbao. Après des années de campagne, Veolia a abandonné le projet après avoir perdu plus de 20 milliards de dollars de contrats.

Rejoignez cette journée internationale d’action pour que la compagnie basque CAF mette également fin à sa complicité avec l’apartheid israélien.

 

Le 20 novembre, nous voulons faire beaucoup de bruit!

Utilisez vos réseaux pour mobiliser et sensibiliser. Vous pouvez agir comme suit:

 

1 – Action sur les médias sociaux

a)  Imprimez cette image:

b) Prenez une photo de vous tenant l’image

c)  Partagez la photo sur les médias sociaux avec ce texte :

La société CAF est largement critiquée pour sa complicité avec l’apartheid israélien. CAF, écoutez-nous: cessez de développer le projet israélien illégal de tramway de Jérusalem qui renforcent les colonies de peuplement israéliennes sur des terres volées aux Palestinien.nes à Jérusalem Est occupée.

Utilisez le hashtag suivant : #CAFGetOffIsraelsApartheidTrain

Suivez la campagne de la société CAF sur twitter : @eaudecaf

La campagne du BNC: bdsmovement.net/boycott-caf

d) Partagez ces tweet en anglais:

  • Tell CAF to get off Israel’s apartheid train
  • Tell your government and elected officials to exclude CAF from public contracts due to its complicity in illegal Israeli settlements
  • Spread the word about CAF’s role in helping Israel’s annexation and ethnic cleansing of Palestinians in Jerusalem

2 – Une masse de courriels

Pour envoyer un courriel au directeur général de la société CAF à la veille de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien en exigeant que la société abandonne le projet de tramway de Jérusalem et cesse de soutenir l’occupation militaire, l’annexion et l’apartheid d’Israël, rendez-vous sur la page du BNC: https://bit.ly/3lIulSs

Et utilisez le formulaire encadré en rouge sur le côté droit de cette page.

Le texte de la lettre est déjà écrit (en anglais, voir la traduction en français tout en bas de ce message). Vous n’avez plus qu’à entrer votre Prénom, votre Nom, éventuellement votre organisation, votre pays, et votre adresse email, puis valider en cliquant sur SEND.

 

3 – Laissez un message à CAF

Appelez l’entreprise au téléphone pour demander que CAF cesse sa participation au projet de tramway de Jérusalem

Appelez au 01 82 73 01 00 et laissez un message sur le répondeur pour dire: Je vous appelle pour me plaindre du fait que CAF participe au projet du tramway illégal de Jérusalem, et je souhaiterais en discuter au plus vite avec la direction de CAF.

 

 

Source : BDS Movement

 

Le texte de la lettre en français:

Cher M. Arizkorreta,

J’écris à la veille de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien établie par les Nations unies pour demander que CAF mettre fin à sa participation dans le développement et la maintenance du projet israélien illégal du tramway de Jérusalem (Jérusalem Light Train, JLR).
La société CAF est largement critiquée pour sa complicité avec l’apartheid israélien. Huit syndicats de Norvège appellent au boycott de CAF, plus de 15 organisations de défense des droits humains de l’état espagnol appellent à ce que CAF et les entreprises listées dans la banque de données des Nations Unies soient exclues des appels d’offres publics, et des militants du Royaume-Uni demandent que CAF soit exclu de l’appel d’offre destiné à fournir le matériel roulant de HS2 , le nouveau chemin de fer à grande vitesse du Royaume-Uni. EH Bildu, le deuxième plus grand parti d’Euskadi, la communauté autonone du pays basque, appelle aussi CAF à abandonner le JLR, ainsi qu’Amnesty International Espagne.
A moins que CAF ne change d’avis, la compagnie finira probablement sur la liste publiée par les Nations unies des compagnies complices impliquées dans les activités des colonies illégales israéliennes et avec lesquelles les relations commerciales devraient cesser. Shapir, le partenaire de CAF, est déjà sur cette liste.
Le projet de JLR est un élément clé dans la stratégie des autorités israéliennes pour formaliser l’annexion en cours du territoire palestinien occupé et dénier au peuple palestinien leurs droits fondamentaux selon le droit international.
En 2016, le Conseil des droits humains des Nations unies a appelé à la cessation de « l’exploitation par Israël d’un tramway reliant les colonies à Jérusalem-Ouest, ce qui est une claire violation du droit international et des résolutions pertinentes des Nations Unies ».
Le JLR lui-même représente un outil de l’apartheid israélien puisque sa construction entraîne l’expropriation forcée de terres et la destruction de propriétés palestiniennes. Son exploitation profitera principalement à la population israélienne, particulièrement aux colons illégaux.
Le propre code de conduite de CAF affirme que « toutes les actions de CAF et de ceux qui représentent la compagnie respecteront scrupuleusement le droit, les droits humains et les libertés publiques ». Le code ajoute que « chaque entité ou personne qui travaille pour, ou est en affaires avec, CAF doit observer soigneusement les obligations juridiques actuelles, le code de conduite et les règlements internes de CAF ».
Conformément à ce code, le comité des ouvriers des usines CAF de Beasain et Irun a demandé publiquement que la compagnie se retire du contrat illégal pour le JLR.
La compagnie française Veolia a abandonné tous ces travaux pour le JLR en 2015 après avoir perdu une somme estimée à 20 milliards de dollars en contrats et appels d’offre après des campagnes de la société civile visant à faire pression sur la compagnie pour mettre fin à sa participation dans ce projet.
La pression et les protestations internationales continueront jusqu’à ce que CAF cesse de profiter de la colonisation par Israël des terres palestiniennes. Nous demandons donc à CAF d’annuler immédiatement son contrat pour le tramway de Jérusalem.
Avec l’expression de mes sentiments distingués,



Des citoyens israéliens dénoncent le Festival du Cinéma Israélien à Paris

En novembre 2020

De la part des citoyens israéliens – Nous dénonçons le Festival du Cinéma Israélien à Paris et le blanchiment de l’apartheid israélien

 

Chers organisateurs,

Nous représentons un millier de citoyens d’Israël, qui sont actifs contre les violations du droit international et des droits humains commises par notre gouvernement à l’encontre du peuple palestinien autochtone [1]. Nous soutenons l’appel de la société civile palestinienne au boycott, au désinvestissement et aux sanctions (BDS) d’Israël, jusqu’à ce qu’il mette fin à son occupation militaire et à sa politique d’apartheid [2].

Nous vous écrivons au sujet du festival du film israélien à Paris qui doit avoir lieu plus tard ce mois-ci. En tant qu’amateurs d’art et de cinéma, nous n’avons aucune joie à perturber un événement cinématographique qui, à première vue, célèbre la culture et l’humanité. Cependant, nous ne pouvons pas rester les bras croisés lorsque le gouvernement israélien tente de blanchir son occupation, son apartheid et son colonialisme par le biais de tels festivals.

Aucun festival parrainé par le gouvernement israélien ne peut revendiquer la liberté, la justice, l’égalité ou la paix, si son existence repose sur des institutions qui violent systématiquement ces valeurs.

Les cinéastes et les organisateurs de festivals de cinéma qui souhaitent soutenir le peuple palestinien autochtone dans sa lutte contre le colonialisme doivent écouter les appels de la société civile palestinienne. Participer à des festivals parrainés par le régime israélien comme moyen de changement politique est un oxymore, qui entraîne des conséquences réelles de vie et de mort.

Nous vous demandons de rejoindre le mouvement mondial pour les droits des peuples autochtones, civils et humains. Nous vous prions d’être solidaires avec le peuple palestinien autochtone et de vous abstenir d’organiser un festival du film parrainé par le gouvernement israélien. Nous notons que des campagnes similaires étaient à la fois nécessaires et justifiées contre les tentatives du régime d’apartheid sud-africain d’utiliser l’art pour blanchir ses propres politiques d’apartheid et ses graves violations des droits humains.

N’hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions.

Cordialement,

Boycott! SOUTIEN DE L’APPEL PALESTINIEN AU BDS DE L’INTÉRIEUR

[1] http://boycottisrael.info/points-of-unity

[2] https://www.bdsmovement.net/call

Source: Boycottisrael

Traduction BDS-France

 




Propagande israélienne ? Une conférence universitaire contestée

Par Edouard Schoene | 13 Oct 2020 |

Dans le cadre des « lundis de l’innovation » la maison de la création et de l’innovation (université
Grenoble Alpes) invitait un conférencier sur un thème étonnant : « Israël la « start-up nation », un
modèle pour la France ? »
Boycott , désinvestissement, sanctions (BDS) et l’Association France Palestine solidarité étaient
présents devant le bâtiment universitaire pour manifester.

Des étudiants, dont la conférence faisait parti de leur cursus obligatoire, ont lu avec intérêt le tract
distribué. Une dizaine d’autres, d’un autre cours, outrés par cette initiative « pas très
universitaire » ont pris un paquet de tracts et sont allés intervenir dans l’amphithéâtre quasi vide
(des auditeurs écoutaient la conférence en ligne).
Le professeur Ménissier, invitant, responsable du cycle de conférences, s’est étonné de cette
manifestation qui a perturbé la conférence, invitant les étudiants à entrer et à intervenir en fin de
conférence.

Le tract distribué devant le bâtiment dévoilait « ce que nous cache Israël start up
nation » : « L’économie d’Israël est l’une des plus militarisée du monde … La recherche et
développement en Israël est structurellement liée à l’armée et à l’occupation. Le succès de
l’innovation israélienne en matière de sécurité et de surveillance est largement dû à son terrain
d’expérimentation de choix qu’est la Palestine occupée »
Au palmarès de la « start-up nation » : la barrière de protection qui court le long des 700 km du
mur de béton de huit mètres de haut enserrant la Cisjordanie, les instruments de surveillance Elbit
System et Technion, les drones de surveillance d’Elbit. Nombre de dictatures achètent les produits
hich tech israéliens pour surveiller notamment leurs citoyens via la téléphonie.

Les militants de la campagne BDS France (Boycott Désinvestissement Sanctions) et de l’AFPS
dénonçaient le fait que l’UGA « participe à cette hypocrisie en accueillant depuis 2014 au sein du
conseil scientifique le président de la Technion, université israélienne la plus engagée auprès du
complexe militaro industriel ».
Dans la conclusion de la soirée le professeur Ménissier, a déclaré : « Les activistes qui sont
intervenus tout à l’heure étaient fondés à émettre les critiques qu’ils ont formulées. Dommage
qu’ils ne soient pas restés pour en débattre. »

Source: le travailleur alpin




[Communiqué de la campagne BDS France ] Rassurez-vous : la Campagne BDS est bien légale !

Communiqué de la campagne BDS France

26 novembre 2020

Une Dépêche du Ministère de la Justice, relative à la répression  des appels discriminatoires au boycott des produits israéliens, à destination des procureur-e-s de la République,  a jeté le trouble parmi les ami-e-s du BDS, qui, à la première lecture, y ont vu une décision de frapper le BDS du sceau de l’illégalité.

En effet, la France, après avoir été condamnée par la CEDH pour avoir interdit l’appel au boycott des produits israéliens (arrêt Baldassi du 11 juin 2020), semble s’obstiner à voir un délit dans cet appel et à se montrer prête à violer le droit européen supérieur, selon la hiérarchie des normes, au droit national ?

Mais qu’en est-il en réalité ?

La dépêche insiste sur le « renforcement de l’exigence de motivation des décisions de condamnation » et sur le fait que « la CEDH n’a pas invalidé la possibilité de poursuites des appels au boycott » mais ne remet pas en question l’arrêt de la CEDH, puisqu’elle reconnait que la décision de la CEDH « s’avère protectrice de la liberté d’expression militante en ce qu’elle autorise l’appel au boycott politique », et il ne pourrait y avoir de poursuites que si « les faits caractérisaient un appel à la haine ou à la discrimination et non une simple action politique. »

La campagne BDS reste  donc parfaitement protégée par l’arrêt de la CEDH puisque c’est un mouvement antiraciste, pour l’égalité complète des droits, pour la fin des discriminations que subit le peuple palestinien, pour le respect du droit international et des droits humains universels.

Nous voyons donc dans cette dépêche, destinée essentiellement à répondre aux demandes des relais d’Israël en France,  une dernière tentative désespérée  de montrer la possibilité de poursuites pour appel au boycott des produits israéliens, et cerise sur le gâteau, un manque du sens de la pédagogie quand le ministère de la Justice « oublie » d’inclure dans ses stages de citoyenneté, l’historique des boycotts, le rappel de la colonisation comme   crime de guerre  ainsi qu’un cours  de droit international qui rappellerait que la résistance au colonialisme est légale et que les notions de crimes d’apartheid et de crimes contre l’Humanité s’appliquent aussi à  Israël.

Alors, nous le répétons : soyez rassurés et rejoignez-nous dans le combat de la campagne BDS pour la justice et la liberté.

Retrouvez la dépêche du Ministère de la Justice ici

BDS France, Juin 2020. @Campagnebds




Le 25 novembre, action contre le festival du cinéma israélien de Paris: agissons contre l’instrumentalisation de l’art par le gouvernement israélien




Appel au boycott des produits israéliens : quand le ministère français de la Justice refuse de distinguer entre des produits et des hommes

Par Ghislain Poissonnier et Nicolas Boeglin, le 14 novembre

Peut-on encore espérer des autorités françaises une attitude rationnelle au sujet des appels au boycott des produits israéliens ? On peut légitimement se poser la question à la lecture d’une récente dépêche du ministère de la justice.

Dans son arrêt Baldassi du 11 juin 2020 condamnant la France [1], la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a jugé que l’appel au boycott des produits israéliens ne peut pas en soi constituer une infraction pénale : il est en effet couvert par la liberté d’expression [2]. La France n’ayant pas fait appel de l’arrêt, celui-ci est donc juridiquement définitif depuis le 11 septembre 2020.

On pouvait donc s’attendre à ce que le ministère français de la Justice prenne les mesures qui s’imposent afin d’abroger les circulaires Alliot-Marie du 12 février 2010 [3] et Mercier du 15 mai 2012 [4]. En effet, ces circulaires prescrivent aux procureurs de poursuivre les personnes appelant au boycott des produits israéliens dans le cadre de la campagne internationale Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS).

Le 20 octobre 2020, le ministère de la Justice a cependant adressé aux procureurs une dépêche consacrée « à la répression des appels discriminatoires au boycott des produits israéliens » [5], dépêche qui s’efforce de préserver la pénalisation à la française des appels au boycott.

La dépêche (en réalité une circulaire de politique pénale) affirme même que les circulaires Alliot-Marie et Mercier sont toujours valables et que les opérations appelant au boycott des produits israéliens sont encore susceptibles de constituer une infraction.

On est donc en droit de se demander ce que fait la France d’un arrêt du 11 juin 2020 dans lequel le juge européen s’est senti obligé de rappeler qu’il :

« … a souligné à de nombreuses reprises que l’article 10 § 2 ne laisse guère de place pour des restrictions à la liberté d’expression dans le domaine du discours politique ou de questions d’intérêt général. » (§78).

Quelques lignes plus haut, le juge européen avait indiqué que les appels au boycott des produits israéliens concernent précisément « un sujet d’intérêt général, celui du respect du droit international public par l’État d’Israël et de la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés, et s’inscrivaient dans un débat contemporain, ouvert en France comme dans toute la communauté internationale » (§78).

Il est clair que les autorités françaises refusent, en violation de la hiérarchie des normes, de se soumettre à la décision de la CEDH et au droit européen. Pire encore, la dépêche nous fait revenir en arrière, avant le 11 juin 2020, quand la chambre criminelle de la Cour de cassation voyait dans l’appel au boycott un appel discriminatoire.

Comme si la summa divisio consacrée par la CEDH n’existait pas. L’arrêt Baldassi explique pourtant de manière très claire qu’il convient de distinguer entre, d’une part, l’incitation à ne pas consommer des produits pour contester la politique d’un Etat, et d’autre part, des appels à la violence contre les personnes (ou des propos racistes et antisémites visant les juifs en tant que collectif ethnico-religieux) ou à la destruction de biens. La première est parfaitement licite, car couverte par le droit à la liberté d’expression. Les seconds relèvent des discours de haine qui doivent être interdits.

La dépêche joue sur ce qui pourrait à première vue apparaître comme une zone grise située entre ces deux situations, en demandant aux parquets d’observer si l’appel au boycott de produits constitue ou non un appel à la discrimination fondé sur l’origine nationale d’une personne ou d’un groupe de personnes. Partant, la dépêche alimente l’ambiguïté autour de ces deux situations, en refusant d’admettre, à la différence de la CEDH qui le conçoit, qu’il est possible de distinguer, pour parodier Steinbeck, entre « des produits et des hommes ».

Une ambiguïté qui est également alimentée en entretenant un flou entre appel au boycott des produits israéliens et antisémitisme, sans préciser clairement ce qui pourrait faire basculer l’un vers l’autre [6].

Au final, la dépêche est plus que décevante en ce qui concerne son contenu juridique. Sans doute parce qu’elle ne parvient pas à masquer son but, qui est manifestement politique : réprimer à tout prix les appels au boycott des produits israéliens lancés dans le cadre de la campagne Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS).




Rejoignez la campagne contre Puma !

 

Pour manifester votre solidarité envers le peuple palestinien, partagez cet appel au boycott de Puma en publiant nos visuels et/ou en créant vous-même des visuels avec des photos. Envoyez-nous vos photos d’appel au boycott de Puma, nous les publierons avec votre autorisation.

campagnebdsfrance@yahoo.fr

Rejoignez-nous dans la tweetstorm prévu samedi 21 novembre, avec nos visuels, vos photos….N’oubliez pas les hashtags: #BoycottPuma  #PumaFam

Visuels ici: https://www.bdsfrance.org/visuels-pour-la-campagne-du-21-novembre-contre-puma/

Vous avez besoin d’inspiration ? Voici des exemples de messages qui peuvent être publiés sur les réseaux sociaux :

  • Je n’achète plus Puma tant que Puma sponsorise les équipes de foot des colonies illégales israéliennes #BoycottPuma   #PumaFam

 

  • Puma, faites un bond pour les droits des Palestiniens, mettez fin à votre soutien aux équipes de foot des colonies israéliennes sur des terres palestiniennes volées #BoycottPuma   #PumaFam

 

  • Puma viole sa charte éthique et le droit international en soutenant le foot israélien, je n’achète plus Puma #BoycottPuma   #PumaFam

 

  • Tant que Puma soutient le foot de l’apartheid israélien, ce n’est PUMA marque ! #BoycottPuma   #PumaFam

 

  • Puma finance le régime d’apartheid sur les terres palestiniennes volées, ma réponse : JE BOYCOTTE ! #BoycottPuma   #PumaFam

 

  • Je ne ferai pas partie de la famille Puma tant que Puma soutiendra les clubs de foot des colonies israéliennes illégales #BoycottPuma   #PumaFam

 

  •  Puma dit que le sport a le pouvoir de rassembler les peuples MAIS Puma soutient les colonies israéliennes illégales qui déchirent les familles palestiniennes #BoycottPuma   #PumaFam

 

  • Puma dit qu’il ne soutient aucune politique MAIS Puma sponsorise l’Association Israélienne de foot qui fait du lobbying en faveur des clubs de foot des colonies israéliennes illégales #BoycottPuma   #PumaFam

 

  • Puma dit qu’il est dévoué à l’égalité universelle MAIS il soutient l’apartheid israélien, antithèse de l’égalité. #BoycottPuma   #PumaFam

 

  • Puma se félicite d’aider tous les sportifs MAIS il soutient les attaques de sportwashing d’Israël sur le sport palestinien. #BoycottPuma   #PumaFam

 

  • Je boycotte Puma, équipementier complice des violations du droit international et des droits humains par Israël. #BoycottPuma   #PumaFam

 

  • Puma dit qu’il s’engage contre le racisme MAIS il soutient le foot d’Israël, un pays qui pratique le racisme et l’apartheid. #BoycottPuma #PumaFam

 

Nous comptons sur vous !

 




Visuels pour la campagne du 21 novembre contre PUMA

Voici les visuels concernant la campagne du 21 novembre contre PUMA, qui peuvent également être utilisés à d’autres occasions. N’hésitez pas à les télécharger.




Une douzaine de cinéastes Queer abandonnent le TLVFest, parrainé par le gouvernement israélien

Par la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI), le 11 Novembre 2020.

Les cinéastes Queer sont solidaires des Palestiniens queer qui appellent au boycott de la TLVFest [ The Tel Aviv International LGBT Film Festival ] pour son rôle dans le pinkwashing des crimes d’Israël. Un webinaire coïncidant avec la soirée d’ouverture du TLVFest présente des cinéastes qui rejoignent le Queer Cinema for Palestine.

Plus d’une douzaine de cinéastes se sont retirés du TLVFest, le festival du film LGBT organisé par le gouvernement israélien, qui se déroule du 12 au 21 novembre.

Les Queer Palestinians appellent au boycott du TLVFest en raison de son rôle dans le programme de pinkwashing du gouvernement israélien, qui utilise les droits LGBTQIA+ pour dissimuler son régime d’apartheid et son oppression de millions de Palestiniens, queer et non queer.

Cette année, le TLVFest a élargi son partenariat avec le gouvernement israélien d’extrême droite pour inclure le célèbre ministère des affaires stratégiques, qui dirige les efforts répressifs manifestes et secrets du gouvernement pour endiguer la vague de solidarité internationale avec les Palestiniens, en coordination avec les services secrets criminels d’Israël, le Mossad.

Six des cinéastes qui se sont retirés du TLVFest cette année ont rejoint plus de 160 cinéastes de plus d’une vingtaine de pays qui ont signé l’engagement de Queer Cinema for Palestine, dont John Eames, réalisateur du long métrage March for Dignity (Royaume-Uni), Maggie Bailey, réalisatrice de Sweet Sweet Kink (États-Unis), Andrew Blackman, réalisateur de Inferno (Nouvelle-Zélande) et Victor Costa Lopes, réalisateur de Revoada (Brésil). Les signataires s’engagent à ne pas participer à la TLVFest ou à d’autres événements parrainés par le gouvernement israélien « tant qu’Israël ne se conformera pas au droit international et ne respectera pas les droits humains des Palestiniens ».

Le cinéaste sud-coréen Shin Seung Eun, qui a également signé l’engagement de Queer Cinema for Palestine, a déclaré dans un communiqué :

J’ai retiré mon film Mother-in-Law de la TLVFest en Israël. Je suis contre le pinkwashing de l’occupation militaire israélienne de la Palestine. Je suis en solidarité avec les queers palestiniens !

La cinéaste grecque Artemis Anastasiadou a également signé l’engagement, déclarant

Je défends la cause palestinienne à 100% et j’ai retiré mon film  Je suis Mackenzie  du TLVFest en raison de son partenariat avec le gouvernement israélien. Je suis solidaire de l’appel des homosexuels palestiniens.

Sept autres cinéastes ont répondu à l’appel de militants et de membres de Queer Cinema for Palestine en disant qu’ils avaient demandé à la TLVFest de retirer leurs films en solidarité avec les Palestiniens. Comme les années précédentes, la TLVFest refuse d’honorer ces demandes.

Ghadir Shafie, co-fondatrice et directrice d’Aswat – Centre féministe palestinien pour le genre et les libertés sexuelles, a déclaré :

Les prétentions ridicules de la TLVFest de soutenir les queers palestiniens, avancées chaque année en réponse aux retraits des cinéastes consciencieux, sont encore plus évidentes cette année par son partenariat de pinkwashing avec le ministère israélien même qui s’est engagé à combattre la solidarité internationale avec les Palestiniens par des moyens criminels. TLVFest refuse même de respecter les demandes des cinéastes désireux de se montrer solidaires des Palestiniens de ne pas projeter leurs films au festival.

La TLVFest a cherché à cacher ou à obscurcir son partenariat avec le ministère des affaires stratégiques suite aux premiers retraits de cinéastes. Elle a d’abord remplacé la version anglaise du logo du ministère par une version en hébreu, puis l’a complètement retiré pour le remplacer à nouveau par un logo sans marque.

Les cinéastes ont informé Queer Cinema for Palestine que TLVFest avait de nouveau enrôlé Creative Community for Peace (CCFP) pour contrer l’appel des queers palestiniens. La CCFP est une façade de propagande basé aux États-Unis pour l’organisation de lobbying du gouvernement israélien Stand With Us, qui s’est alliée avec le film raciste et homophobe de John Hagee « Christians United for Israel ».

Shafie a ajouté :

La TLVFest est une partie essentielle de la stratégie israélienne de pinkwashing, qui étend son récit colonial, décrivant les Palestiniens indigènes comme étrangers à leur patrie, aux homosexuels palestiniens les montrant comme des étrangers dans leur propre société. Le TLVFest efface les queers palestiniens et arabes en affirmant de manière raciste qu’il est « le seul festival de films LGBT au Moyen-Orient ».

Nous sommes encouragés par l’afflux de soutien des cinéastes queers cette année. Nous encourageons les autres à rejoindre la charte du Cinéma Queer pour la Palestine en reconnaissance de nos luttes contre l’oppression, qui sont intimement liées.

Des dizaines de cinéastes ont répondu positivement aux appels des queers palestiniens et de leurs alliés à se retirer du TLVFest au cours des dernières années.

Plus de 15 cinéastes ont envoyé des vidéos expliquant pourquoi ils s’étaient engagés à boycotter le TLVFest, dont Alain Guiraudie, nominé à la Palme d’Or, Elle Flanders et Tamira Sawatzky du collectif primé Public Studio et Ian Iqbal Rashid, réalisateur de Touch of Pink.

Le réalisateur canadien primé John Greyson a déclaré :

En 2009, j’ai retiré mon film Fig Trees du TLVFest. Je ne pouvais pas permettre que mon film, qui parle de la façon dont l’activisme contre le sida en Afrique du Sud est né du mouvement anti-apartheid, soit utilisé comme un écran de fumée rose pour dissimuler le régime d’apartheid israélien qui opprime les Palestiniens. Il est encourageant de voir tant de cinéastes du monde entier se retirer du TLVFest – et s’engager à boycotter le TLVFest – en réponse à l’appel des homosexuels palestiniens. Les cinéastes queers disent que la libération des queers est indivisible de la libération des Palestiniens – et que le boycott est une tactique queer efficace et constructive.

Shafie, Greyson et Flanders seront rejoints par Shohini Ghosh et Syrus Marcus Ware pour le « Love Queer Cinema. Hate Apartheid », pour webinaire le jeudi 12 novembre, qui coïncide avec la soirée d’ouverture du TLVFest.

Stephanie Adam de la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël, a déclaré :

Le TLVFest est lancé alors qu’Israël enracine son système d’apartheid et son occupation militaire vieux de plusieurs décennies, qui emprisonne des enfants palestiniens dès l’âge de 12 ans, démolit des maisons palestiniennes, près de 400 depuis le seul mois de mars, et maintient des millions de Palestiniens en état de siège à Gaza, dont les Nations Unies ont prédit en 2012 qu’il serait impossible d’y vivre cette année .

Le partenaire de la TLVFest, le fanatique régime d’apartheid israélien, s’est allié avec des leaders d’extrême droite, intolérants, racistes et homophobes du monde entier, de Trump à Bolsonaro, et de Modi à Orban. Le mouvement palestinien de boycott non-violent fait au contraire partie du mouvement mondial, progressiste, de justice pour tous, qui défend les droits des communautés opprimées partout dans le monde. Il est tout à fait naturel que les cinéastes queer se joignent à notre lutte pour la justice pour les Palestiniens autochtones en boycottant le TLVFest.

La Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) a été lancée en 2004 pour contribuer à la lutte pour la liberté, la justice et l’égalité des Palestiniens. PACBI, un élément clé du mouvement mondial BDS dirigé par les Palestiniens, plaide pour le boycott des institutions universitaires et culturelles israéliennes, étant donné leur complicité profonde et persistante dans le déni par Israël des droits des Palestiniens tels que stipulés dans le droit international. Visitez le site PACBI à https://bdsmovement.net/pacbi et suivez-nous sur Twitter @PACBI

Source: BDS Movement

Traduction BDS-France




[Communiqué BDS France et appel à action 25 novembre] Boycottons le festival du film israélien !

 

 

 Communiqué de BDS France et appel à action pour le 25 novembre

 

La campagne BDS France dénonce  le Festival du Cinéma Israélien de Paris comme un événement de propagande qui instrumentalise des œuvres artistiques pour blanchir le comportement criminel d’un État voyou.

 

L’État israélien colonise, annexe, occupe, détruit des maisons et des arbres, discrimine, enferme, opprime, blesse, torture, et tue des Palestinien.nes tous les jours, en infraction avec de nombreuses lois internationales et résolutions des Nations Unies.

 

Pour faire oublier ses crimes, l’État israélien finance, à travers le ministère des affaires étrangères et celui de l’immigration et d’intégration, des événements culturels qui se retrouvent complices de ce blanchiment.

 

Ces films peuvent être projetés en France partout, à tout moment, alors qu’ils sont utilisés ici comme arme de propagande en faveur du gouvernement israélien et de ses politiques racistes,  brutales et criminelles.

 

Avec la société civile palestinienne, ses artistes et ses cinéastes, nous demandons aux citoyens du monde entier, par solidarité, de boycotter ce festival qui tente de faire oublier les aspects les plus sombres d’un État d’apartheid qui trahit la démocratie et ne respecte pas les droits humains les plus basiques.

 

AGISSONS LE 25 NOVEMBRE

Contre l’instrumentalisation de l’art par le gouvernement israélien, agissons sur les réseaux sociaux le 25 novembre avec une tweetstorm et les hashtags #boycott #festivalcinemaisraélien !

Voici quelques messages types pouvant être utilisés dans vos tweets :

Oui au cinéma, non à la propagande israélienne. Boycottons le festival du cinéma israélien de Paris, sponsorisé par le gouvernement israélien !#boycott #festivalcinemaisraélien

Informations ⏩ https://bit.ly/35Uk0NE

Pourquoi le boycott culturel ?  https://bit.ly/3360qwf

 

Boycottons le festival du cinéma israélien de Paris, utilisé par le gouvernement israélien pour faire oublier sa politique d’apartheid. #boycott #festivalcinemaisraélien

Informations ⏩ https://bit.ly/35Uk0NE

Pourquoi le boycott culturel ?  https://bit.ly/3360qwf

 

Contre l’instrumentalisation d’événements culturels par le gouvernement israélien, boycottons le festival du cinéma israélien de Paris. #boycott #festivalcinemaisraélien

Informations ⏩ https://bit.ly/35Uk0NE

Pourquoi le boycott culturel ?  https://bit.ly/3360qwf

 

Pas d’apartheid dans ma salle de cinéma ! Boycottons le festival du cinéma israélien de Paris, sponsorisé par le gouvernement israélien. #boycott #festivalcinemaisraélien

Informations ⏩ https://bit.ly/35Uk0NE

Pourquoi le boycott culturel ?  https://bit.ly/3360qwf

 

Support art and cinema, boycott apartheid and Israel’s instrumentalization of cultural events to hide its crimes !#boycott #festivalcinemaisraélien

Informations ⏩ https://bit.ly/35Uk0NE

About cultural boycott  https://bit.ly/3360qwf

Pour que nos actions remontent jusqu’aux organisateurs du festival, n’hésitez-pas à publier des messages sur leur page Facebook. L’idée est de sensibiliser et d’inciter à se renseigner sur les raisons du boycott, non de les harceler ; restons courtois.e.s et bienveillant.e.s.

Pour étayer l’argumentaire, n’hésitez-pas à partager la déclaration du mouvement Boycott from within sur ce festival  ainsi que notre document de quatre pages sur le boycott culturel.

Voici également des visuels pour illustrer vos publications

Et si vous n’avez pas Twitter, vous pouvez également poster sur Facebook:

Nous comptons sur vous !

 

 




Plus de 100 syndicats, mouvements et associations de solidarité exigent l’inclusion de HPE dans la base de données de l’ONU sur la colonisation

4 novembre 2020 | par le Comité National BDS palestinien (BNC) | Source | Traduction : J. Ch. pour BDS France

HPE (Hewlett Packard Enterprises) fournit des serveurs pour la base de données de l’Autorité israélienne sur la Population et l’Immigration, qui comprend les Israéliens qui vivent dans les colonies illégales sur le territoire palestinien occupé.

 

Plus de cent syndicats, associations d’étudiants, mouvements et associations de solidarité à travers le monde se sont associées pour envoyer une lettre au Bureau du Haut Commissaire aux Droits de l’Homme des Nations Unies (OHCHR) Michelle Bachelet, exigeant que Hewlett Packard Enterprises (HPE) soit inclus dans la base de données des sociétés complices de l’entreprise coloniale d’Israël. HPE fournit des serveurs exclusifs pour le maintien de la base de données pour l’Autorité israélienne de la Population et de l’Immigration. Celle-ci comporte la ‘base de données Yesha’ des citoyens israéliens qui vivent dans les colonies illégales sur le territoire palestinien occupé.

 

Parmi les signataires on trouve Forsa, le plus grand syndicat irlandais de service public, ainsi que Sinn Fein et le Parti Communiste d’Irlande ; Central Unica dos Trabalhadores, centre national des Syndicats du Brésil, qui compte 7.5 millions de membres ; UNISON, le plus important syndicat du Royaume Uni avec plus de 1.3 million de membres, et la Fédération des Etudiants d’Inde, la plus grande association étudiante d’Inde avec plus de 4 millions de membres.

Vous trouverez ci-dessous la lettre envoyée à l’OHCHR, suivie des signataires.

 

Mme. Michelle Bachelet,

Haut Commissaire aux Droits de l’Homme de l’ONU

30 octobre 2020

 

En février 2020, le Bureau du Haut Commissaire aux Droits de l’Homme des Nations Unies (OHCHR) a publié sa très attendue base de données des sociétés complices de l’entreprise coloniale d’Israël. Il a listé 112 sociétés qui fournissent des équipements et des services pour entretenir, construire et étendre les colonies illégales israéliennes dans le Territoire Palestinien Occupé (TPO), y compris Jérusalem Est. La base de données est largement appréciée en tant qu’outil permettant de s’assurer que ces entreprises respectent les droits fondamentaux des Palestiniens. La Résolution 31/36 du Conseil aux Droits de l’Homme, qui a établi cette base de données, exige aussi qu’elle soit annuellement mise à jour.

Nous, organisations signataires, exhortons par conséquent l’OHCHR à inclure Hewlett Packard Enterprises (HPE) dans la prochaine mise à jour de la base de données des sociétés complices de l’entreprise coloniale illégale d’Israël.

HPE fournit des serveurs à l’Autorité Israélienne pour la Population et l’Immigration pour l’entretien du registre israélien informatisé de la population, qui comprend la ‘base de données Yesha’ des citoyens israéliens qui vivent dans les colonies illégales des TPO. Par conséquent, HPE joue un rôle conséquent dans l’entretien de l’entreprise coloniale israélienne.

Nous vous exhortons à inclure HPE dans la base de données pour sa complicité dans l’entreprise coloniale d’Israël et le profit qu’elle en tire, ce qui équivaut à la pratique du colonialisme de peuplement et de l’apartheid.

Au vu de l’annexion de facto continue et de l’annexion de jure projetée du territoire palestinien occupé par Israël, deux faits que vous avez fermement condamnés comme illégaux, il est plus urgent que jamais de s’assurer que les entreprises satisfont leurs obligations de respecter les droits de la personne humaine et ne soutiennent pas ce régime colonial illégal et criminel. La base de données du Conseil aux Droits de l’Homme est un outil efficace de responsabilité dans ce but, et l’inclusion de HPE, et autres entreprises également complices, est une démarche nécessaire dans la bonne direction.

Signataires :

Australia

Australian Friends of Palestine Association
Australians for Justice and Peace in Palestine
Australians For Palestine
Australia Palestine Advocacy Network
Australian Palestinian Professional Association (APPA)
BDS Australia
Byron Friends of Palestine
Casey Friends of Palestine
Christians for Peace, Newcastle
Coalition for Justice and Peace in Palestine
Federation of Italian Migrant Workers (FILEF) Sydney
Free Palestine,  Melbourne
Friends of Hebron Sydney
Friends of Palestine (Western Australia)
Palestine Israel Ecumenical Network
Sydney University Staff for BDS
Women For Palestine

 

Belgium

Belgian Campaign for Academic and Cultural Boycott of Israel (BACBI)

 

Brazil

Central Única dos Trabalhadores: National Trade Union Centre with ~7.5 million members

 

Canada

Academics for Palestine Concordia
Canada Palestine Association, Vancouver

 

Finland

Finnish-Arab Friendship Society

 

France

Campagne BDS France

 

Germany

BDS Berlin

 

India

All India Students’ Association
Badayl
Food Sovereignty Alliance
Indo-Palestine Solidarity Network
Janwadi Mahila Samiti (AIDWA, Delhi)
National Dalit Christian Watch
Student Christian Movement of India
Students’ Federation of India (SFI): Largest students association with over 4 million members

 

Ireland

Action from Ireland (Afri)
Administration Managers Branch, CWU
Belfast and District Trades Union Council
Brazilian Left Front
Castlebar & District Council of Trade Unions
Centre for Global Education
Communication Workers’ Union:
CWU Dublin No. 2 Branch
Communications Workers Union Sligo District Ireland
Cork Area Managers Branch
Dublin Mails Managers Branch, Communication Workers Union
Dublin Postal Clerks Branch
Galway District Branch
Limerick Branch
Mallow Postal Branch
Mullingar Managers Branch
Mullingar Postal Branch
Sligo Area Postal Managers Branch
Communist Party of Ireland
Dublin Mails Managers Branch, Communication Workers Union
Dublin Postal Clerks Branch, CWU
eir National Managers Branch
Fórsa: Ireland’s largest public service union with 80,000 members
Gaza Action Ireland
Global Solidarity Committee, Irish Congress of Trade Unions
Irish Freethinkers and Humanists
Irish National Teachers’ Organisation
Ireland-Palestine Solidarity Campaign
Justice for Palestine, Comhlámh
Mandate Trade Union
Newry & Mourne UNISON Branch 5091
Peace and Neutrality Alliance
People Before Profit
Sinn Féin
Students for Justice in Palestine DCU
The Workers’ Party of Ireland
Trade Union Friends of Palestine
UNISON Northern Ireland

 

Italy

BDS Italia
BDS Torino
Comitato No Nato
G.A.M.A.D.I
Nowaroma
Rete Romana di solidarietà con il Popolo Palestinese
Un Ponte Per

 

Malaysia

BDS Malaysia

 

New Zealand

Palestine Solidarity Network Aotearoa

 

Northern Ireland

Quaker Service

 

Norway

Akademisk og Kulturell Boikott av staten Israel (AKULBI)
The Palestine Committee of Norway

 

Slovenia

Gibanje za pravice Palestincev

 

South Africa

Palestine Solidarity Association UWC
Palestine Solidarity Campaign
South African BDS Coalition

 

Sri Lanka

National Fisheries Solidarity

 

Switzerland

Association Switzerland-Palestine
BDS Switzerland
Collectif Urgence Palestine-Vd
Gerechtigkeit und Frieden in Palästina

 

The Netherlands

Article 1 Collective
Breed Platform Palestina
DocP/BDS Netherlands
Stichting Groningen-Jabalya

 

United Kingdom

BRICUP (the British Committee for the Universities of Palestine)
Craigavon Council of Trade Unions
Jewish Network for Palestine
Omagh Trades Union Council
Palestine Solidarity Campaign
Scottish Palestine Solidarity Campaign
UNISON: UK’s largest union with more than 1.3 million members

 

United States of America

BDS and Palestine Solidarity Working Group of DSA
CODEPINK
Friends of Sabeel North America (FOSNA)
Green Mountain Solidarity With Palestine
Jewish Voice for Peace
National Students for Justice in Palestine
Vermonters for Justice in Palestine

 

International/ Inter-regional

ECCP – European Coordination of Committees and Associations for Palestine
World Beyond War

 

 

 




Tract pour un monde sans murs

Tract version PDF
Affiche version PDF

 

Ce tract appelait initialement à un rassemblement Place Saint-Michel à Paris, rassemblement qui a été interdit par la Préfecture de Paris.

 

Du Mur d’apartheid israélien dans les territoires palestiniens au Mur de la honte étasunien à la frontière du Mexique en passant par le Mur marocain au Sahara occidental et les nombreux murs anti-migrants dans le monde, près de 70 murs déchirent les terres et la vie des gens. Fortement militarisés, ils sont responsables de milliers de morts et sont la cause d’expulsions, d’exclusions, d’oppressions et de discriminations. Avec l’épidémie de Covid-19, les murs sont devenus encore plus hauts et plus brutaux.

Lancé par l’ONG palestinienne «Stop the Wall» en 2017, l’appel à une journée internationale pour un monde sans murs est relayé aujourd’hui par plus de 400 organisations, réseaux et mouvements dans le monde.Les murs empêchent la liberté de mouvement et l’autodétermination des peuples. Ils sont le symbole d’un monde où les guerres, la militarisation et l’exclusion remplacent la justice, la liberté et l’égalité. Construits pour renforcer les frontières, ils contribuent à la domination des puissants. Ces murs, visibles ou invisibles, maintiennent des dizaines de milliers de personnes en prison, empêchent la libre circulation des migrants et réfugiés, entraînent des restrictions au droit d’asile et des blocus comme ceux de Cuba et de Gaza. Ces murs sont aussi culturels. Les «murs numériques»,quant à eux, façonnent de plus en plus nos sociétés: ils discriminent l’accès à l’information et à la communication et imposent des systèmes sophistiqués de surveillance et de contrôle.

Dans son encyclique «Fratelli tutti» du 3 octobre 2020, le pape François s’oppose à la culture des murs «érigés sur la terre pour éviter la rencontre avec d’autres cultures, avec d’autres personnes. quiconque élève un mur finira par être un esclave dans les murs qu’il a construits». De nombreux gouvernements participent à la construction de ces murs ou font leur promotion. Ils favorisent ainsi une véritable industrie des murs qui tire d’énormes profits de leur construction et de leurs équipements: surveillance, systèmes de détection, radars.

—————–

Soucieux de défendre la justice, l’égalité et la liberté pour résoudre les problèmes de la planète, nous appelons à participer à

la 4e Journée Internationale pour un Monde sans murs

pour :

  • faire tomber les murs qui exploitent, discriminent, oppriment et expulsent;
  • sensibiliser le public sur les effets dévastateurs des murs dans nos vies;
  • valoriser les actions des mouvements qui luttent contre ces murs;
  • sanctionner tous ceux (gouvernements, industriels…) qui tirent profit des murs

Campagne internationale pour un Monde sans Murs, relayée en France par :

Premiers signataires : AFAPREDESA – AFASPA – Association les Amis de la RASD – Association de Palestiniens en Ile-de France – Association France Palestine Solidarité: Paris 14-6 , Paris-Centre, Paris-Sud, Clermont-Ferrand, Saint-Denis, Noisy est ensemble – Association Démocratique des Tunisiens en France (ADTF) – Campagne BDS France-Paris – CEDETIM – Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT) – Comité de Solidarité avec les Indiens des Amériques (CSIA Nitassinan) – Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) – Forum Palestine Citoyenneté – Fondation Frantz Fanon – IPAM – MRAP – Mouvement de la Paix – PCF – Plateforme pour la Solidarité avec le Peuple du Sahara occidental – Réseau syndical international de solidarité et de luttes – Solidaires – Terre et Liberté pour Wallmapu – Union Juive française pour la Paix (UJFP) – Union des Tunisiens pour l’Action Citoyenne (UTAC) …

Site de Stop the Wall: https://www.stopthewall.org




4e JOURNÉE INTERNATIONALE POUR UN MONDE SANS MURS [Communiqué BDS France]

Communiqué de la campagne BDS France

La campagne BDS France répond à l’appel lancé par l’ONG palestinienne « Stop the Wall » relayé par plus de 400 organisations, réseaux et mouvements dans le monde entier pour une

JOURNEE MONDIALE  POUR UN MONDE SANS MURS
09 novembre

« De la Palestine au Mexique TOUS les murs doivent tomber »

Avec la pandémie mondiale de la COVID-19, les murs qui oppriment et excluent sont devenus plus hauts, plus brutaux et plus visibles. Souvent érigés en dépit du droit international, ils créent de nouvelles frontières.

La montée en flèche des inégalités renforce les murs et les idéologies de haine, de suprématie et de fanatisme. Au lieu des soins de santé et des services sociaux, les ressources sont consacrées à la surveillance et à la sécurité de quelques-uns.

Du Mur d’apartheid d’Israël sur les terres palestiniennes au Mur de la honte étatsunien sur les terres indigènes à la frontière avec le Mexique, les murs sont des monuments d’expulsion, d’exclusion, d’oppression, de discrimination et d’exploitation.  Ils sont de plus en plus infranchissables en raison des systèmes de surveillance extrêmement sophistiqués. Sous prétexte de renforcer les systèmes de sécurité, les murs renforcent la division et le déchirement des peuples.

Pour la 4ème année, nous souhaitons manifester notre solidarité avec toutes les personnes victimes des murs, de tous les murs, qu’ils soient réels ou qu’ils caractérisent des exclusions, et nous appelons les gens de conscience à se joindre à nous et à tout faire pour créer des liens avec les victimes des murs.

Ici en France, la situation sanitaire ne nous permet pas d’organiser des rassemblements, mais nous tenons à manifester notre solidarité avec les populations visées par des politiques discriminatoires et des offensives racistes et liberticides : migrant-e-s, sans papiers, victimes des courants islamophobes, mouvements de solidarités …

Tou-te-s ensemble, sensibilisons le public aux effets dévastateurs de ces murs, qu’ils soient sociaux ou environnementaux,  et au profit qu’en tirent les gouvernements qui les érigent.

 

NON aux murs !

OUI à la justice, à la fraternité et à la solidarité !




L’ONU et la question de l’apartheid israélien

Source : BNC | Traduction : JPB

L’apartheid est défini dans la Convention internationale pour l’élimination et la répression du crime d’apartheid et le Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI) comme un régime institutionnalisé de domination raciale et d’oppression systématique qui commet des actes inhumains similaires à ceux commis en Afrique du Sud dans le passé, dans le but de maintenir ce régime.

Le droit international étant rarement favorable aux nations du Sud, la lutte du peuple d’Afrique du Sud contre l’apartheid, et le mouvement international anti-apartheid qui a soutenu cette lutte, représentent un succès politique majeur des nations décolonisées et du mouvement des droits humains. Pour les Palestiniens, se reconnecter à cette lutte et s’appuyer sur elle est une nécessité stratégique pour sortir de l’impasse actuelle de l’oppression et de l’impunité.

Lisez le briefing ci-joint sur la nécessité de rendre compte de l’apartheid israélien au niveau des Nations unies.

 

L’ONU et la question de l’apartheid israélien

Bien qu’un ensemble substantiel de conclusions d’éminents experts des droits humains ait confirmé que l’occupation illégale par Israël du territoire palestinien de Gaza et de la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, fait partie d’un régime d’apartheid tel que défini dans le droit international, les Nations unies (ONU) ont échoué depuis des décennies à enquêter sur la perpétration par Israël du crime d’apartheid.

L’apartheid est défini dans la Convention internationale pour l’élimination et la répression du crime d’apartheid et le Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI) comme un régime institutionnalisé de domination raciale et d’oppression systématique qui commet des actes inhumains similaires à ceux commis en Afrique du Sud dans le passé, dans le but de maintenir ce régime.

Depuis son admission comme membre des Nations unies en 1949, Israël jouit de l’impunité pour ses violations flagrantes du droit international humanitaire (DIH) et des droits humains des Palestiniens. Cette impunité est principalement due à la protection diplomatique, économique et militaire fournie par les puissants États du Nord, en particulier les anciennes puissances coloniales et les États qui, comme Israël, ont été établis au moyen du colonialisme de peuplement et du nettoyage ethnique des nations indigènes.

Un exemple bien connu de cette protection est l’obstruction persistante des mesures internationales, y compris les sanctions ciblées, qui pourraient donner effet aux résolutions des Nations unies concernant les colonies, le mur et l’annexion des territoires occupés par Israël. Ces dernières ont été déclarées illégales et condamnées dans de nombreuses résolutions de l’ONU, mais des mesures efficaces de reddition de compte ont souvent été bloquées par les États-Unis et, moins fréquemment, par des États européens, le Canada et l’Australie.

Un autre exemple important de protection d’Israël contre la responsabilité est l’acceptation par les Nations unies de la position selon laquelle la présence continue d’Israël dans le territoire palestinien occupé (TPO) composé de la bande de Gaza et de la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, constitue une « occupation belligérante » temporaire soumise aux règles du DIH, c’est-à-dire le seul régime internationalement reconnu selon lequel un État peut être légalement présent dans un territoire saisi en guerre. 

Sur la base de cette position, Israël est traité par l’ONU et ses puissants membres comme un État pacifique et une « puissance occupante » légitime qui se trouve dans « une situation de conflit armé/guerre » avec le peuple palestinien (!) ((Les Palestiniens n’étaient pas partie prenante à la guerre de 1967 qui a abouti à la prise par Israël de la Cisjordanie palestinienne, y compris Jérusalem-Est, et de la bande de Gaza – ainsi que du plateau du Golan syrien. Les parties dans cette guerre étaient Israël, l’Égypte, la Syrie et la Jordanie.)) et est prêt à négocier et à mettre en œuvre de bonne foi une solution politique qui mettra fin à sa présence et à son contrôle des TPO et permettra la création d’un État palestinien souverain dans ce territoire. Les violations flagrantes du droit international humanitaire et des droits humains par Israël sont critiquées et condamnées, mais son régime sur les Palestiniens dans les TPO en tant que tel n’a jamais fait l’objet d’une enquête sur sa légalité ni été déclaré illégal par les Nations unies. 

Des experts indépendants du droit international, ainsi que la société civile, ont depuis de nombreuses années soulevé auprès des Nations unies et de ses membres la nécessité de reconnaître qu’Israël maintient un régime illégal et criminel sur le peuple palestinien.

Le rapporteur spécial des Nations unies, Michael Lynk, a par exemple démontré de manière très détaillée en 2017 que le régime israélien dans les TPO constitue une « occupation illégale », car il est en contradiction avec tous les principes fondamentaux d’une « occupation belligérante » légale : i) l’interdiction de l’annexion et le respect du droit à l’autodétermination de la population souveraine ; ii) le caractère temporaire (à distinguer d’un régime indéfini) ; et iii) le devoir d’agir dans l’intérêt supérieur de la population occupée (((Rapport du rapporteur spécial des Nations unies sur les droits de l’homme dans les TPO, Michael Lynk, A/72/43106 (23 octobre 2017))).

Depuis 2007, lorsque le rapporteur spécial John Dugard a alerté pour la première fois les Nations Unies sur le fait que l’occupation israélienne présente de nombreuses caractéristiques du colonialisme et de l’apartheid ((Rapporteur spécial des Nations unies, John Dugard, Situation des droits de l’homme en Palestine et dans les autres territoires arabes occupés, A/HRC/4/17 (29 janvier 2007), à l’adresse suivante : https://unispal.un.org/DPA/DPR/unispal.nsf/1ce874ab1832a53e852570bb006dfaf6/b59fe224d4a4587d8525728b00697daa?OpenDocument)), des conclusions d’experts sur l’apartheid israélien ont été présentées, entre autres, dans : les rapports ultérieurs des rapporteurs spéciaux des Nations unies sur les droits de l’homme dans les TPO ((Rapporteur spécial des Nations unies, Richard Falk, Rapport au Conseil des droits de l’homme, A/HRC/16/72 (10 janvier 2011), à l’adresse : https://unispal.un.org/DPA/DPR/unispal.nsf/0/A72012A31C1116EC8525782C00547DD4 et Rapport A/HRC/25/67 (13 janvier 2014), à l’adresse : https://www.refworld.org/docid/531439c44.html)) ; une étude réalisée par la plus grande coalition de la société civile palestinienne, le Comité national du BDS (BNC) ((United Against Apartheid, Colonialism and Occupation : Dignity & Justice for the Palestinian People (2008), à l’adresse suivante : https://www.bdsmovement.net/news/united-against-apartheid-colonialism-and-occupation-dignity-justice-palestinian-people)) ; une étude approfondie parrainée par le Conseil de recherche en sciences humaines d’Afrique du Sud (2009) ((Occupation, Colonialisme, Apartheid, Human Sciences Research Council of South Africa, (2009), à l’adresse suivante : http://www.hlrn.org/img/documents/HSRC%20study%20-%20Occupation,%20Colonialism,%20Apartheid%20-%20full.pdf)) ; une analyse ultérieure publiée dans la Revue européenne de droit international (EJIL, 2013) ((John Dugard et John Reynolds, « Apartheid, International Law, and the Occupied Palestinian Territory », EJIL 24 (2013), 867-913, à l’adresse suivante : http://www.ejil.org/pdfs/24/3/2421.pdf)) ; les conclusions du Tribunal Russell sur la Palestine (2011) ((Tribunal Russell sur la Palestine, session du Cap (2011), à l’adresse suivante : http://www.russelltribunalonpalestine.com/en/sessions/south-africa/south-africa-session-%E2%80%94-full-findings)) ; une étude commandée par la Commission économique et sociale des Nations unies pour l’Asie occidentale (CESAO, 2017) ((UNESCWA, « Israeli Practices toward the Palestinian People and the Question of Apartheid » (mars 2017), ultérieurement retiré du site web de l’UNESCWA sur instruction du Secrétaire général de l’ONU. Disponible à l’adresse suivante : https://electronicintifada.net/sites/default/files/2017-03/un_apartheid_report_15_march_english_final_.pdf)) ; et dans les examens périodiques d’Israël par le Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination raciale (2007, 2012, 2020) ((CERD, Observations finales – Israël ; voir par exemple, CERD/C/ISR/CO/14-16 (9 mars 2012), à l’adresse suivante : https://www2.ohchr.org/english/bodies/cerd/docs/CERD.C.ISR.CO.14-16.pdf)) .

La reconnaissance de l’illégalité du régime israélien sur le peuple palestinien et l’enquête sur l’apartheid israélien par l’ONU et ses membres sont des étapes nécessaires pour atteindre la liberté, la justice et l’égalité pour le peuple palestinien. Le mythe de l’existence – ou de la possibilité – de véritables négociations avec les gouvernements israéliens qui ne sont pas disposés à abandonner l’apartheid a permis à Israël de poursuivre sa pratique de longue date d’annexion de facto et de jure du territoire palestinien occupé, et de déplacement forcé, de ségrégation et d’exil du peuple palestinien.

L’apartheid israélien contre le peuple indigène de Palestine ne sera cependant pas abordé par la communauté internationale si les États du Sud, qui sont sortis de la lutte contre la domination coloniale raciste, ne portent pas les conclusions et les appels des experts indépendants et de la société civile mentionnés ci-dessus dans les forums officiels des Nations unies et de ses membres, comme ils l’ont fait dans le cadre des Nations unies pour l’éradication de l’apartheid en Afrique australe.

En effet, les puissants gouvernements du Nord ont une fois de plus démontré leur détermination à tolérer le crime de l’apartheid lorsqu’il est commis contre un peuple du Sud par un État aligné sur ses intérêts géopolitiques. Les conclusions alarmantes sur l’apartheid israélien ont été ignorées dans les capitales du Nord global, tandis que brimades et pressions politiques ont empêché l’étude et le débat, sans parler de la punition, de l’apartheid israélien par les organes compétents des Nations unies, tels que l’Assemblée générale et le Conseil des droits de l’homme.

Un exemple parmi tant d’autres de cette répression du Nord global est l’étude susmentionnée, « Pratiques israéliennes à l’égard du peuple palestinien et la question de l’apartheid », qui a été commandée et publiée par la CESAO en mars 2017, puis rapidement retirée du site officiel de la CESAO deux jours après sa publication, sur instruction du Secrétaire général des Nations unies.

Tout aussi inquiétantes sont les accusations fausses, diffamatoires et intimidantes d’antisémitisme et de « destruction de l’État juif », lancées par des responsables gouvernementaux, des parlementaires, des partis politiques et des médias pro-israéliens à l’encontre de toute personne critiquant l’apartheid israélien ou appelant à des sanctions ciblées, telles que des embargos militaires, pour y mettre fin. Ce phénomène est particulièrement répandu en Amérique du Nord, en Europe et en Australie, où les élites politiques et culturelles, souvent liées au complexe militaro-sécuritaire-industriel, sont de connivence avec les efforts incessants du gouvernement d’extrême droite israélien pour saper la liberté d’expression et supprimer l’opposition légitime à ses politiques illégales et criminelles, y compris l’apartheid.

Le droit international étant rarement favorable aux nations du Sud, la lutte du peuple d’Afrique australe contre l’apartheid et le mouvement international anti-apartheid qui l’a soutenu représentent un succès politique majeur pour les nations décolonisées et le mouvement des droits de l’homme. Pour les Palestiniens, se reconnecter à cette lutte et s’appuyer sur elle est une nécessité stratégique pour sortir de l’impasse actuelle de l’oppression et de l’impunité.

Alors que le Conseil de sécurité de l’ONU reste bloqué, principalement mais pas seulement en raison du droit de veto des États-Unis, l’Assemblée générale, avec ses organes et ses mécanismes, offre de nombreuses possibilités de mettre l’apartheid israélien à l’ordre du jour d’une communauté internationale peu désireuse d’enquêter et d’examiner les mesures internationales requises pour son éradication, y compris des sanctions ciblées et légales. 

La présentation de l’apartheid israélien à l’Assemblée générale nécessite la mobilisation du soutien nécessaire des États, des groupes et des organisations représentant le Sud global aux Nations unies, ainsi que des parlementaires progressistes, des partis politiques, des organisations de la société civile, des syndicats et des mouvements du Nord global. L’éradication de l’apartheid en Palestine et partout ailleurs est une responsabilité juridique et morale pour tous ceux qui se soucient de la liberté, de la justice, de l’égalité et de l’État de droit international.




Après 100 jours de grève de la faim, Maher Al-Akhras, en détention israélienne, est en danger imminent de mort. Agissez maintenant !

Par le Comité national Palestinien du BDS (BNC), le 3 Novembre 2020

Nous appelons les groupes de solidarité du monde entier à intensifier la pression sur le régime d’apartheid israélien pour qu’il le libère immédiatement et sans condition.

Le citoyen palestinien Maher Al-Akhras, 49 ans, père de six enfants, a entamé une grève de la faim le 27 juillet 2020, soit 100 jours aujourd’hui. Il proteste contre sa détention administrative – détention sans inculpation ni procès – par les forces d’occupation israéliennes. C’est la cinquième fois qu’Israël l’arrête. Sa seule revendication est d’être libéré.

Bien que la santé d’Al-Akhras se détériore et que sa vie soit en grand danger, le régime d’apartheid israélien, avec la complicité de sa Haute Cour, continue de le détenir sous bonne garde dans un hôpital israélien.

Le Conseil des organisations palestiniennes des droits humains (PHROC) a déclaré que Maher « est confronté à une menace sérieuse et imminente pour sa vie au centre médical de Kaplan. En raison d’une carence en sels et en liquides dans son corps, et de son refus de prendre des suppléments nutritionnels, Maher souffre de fréquentes crises, de maux de tête aigus, d’une déficience visuelle et auditive importante, en plus de douleurs intenses dans tout son corps, en particulier au niveau de la poitrine« .

Michael Lynk, le rapporteur spécial des Nations unies pour les territoires palestiniens occupés, a appelé à la libération immédiate d’Al-Akhras et à la fin de la pratique illégale de la détention administrative par Israël. L’Association internationale des juristes démocrates a demandé la libération immédiate d’Al-Akhras et a appelé les gouvernements, y compris le gouvernement américain et les gouvernements européens, à cesser de soutenir les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité d’Israël.

Le Comité national palestinien du BDS (BNC), la plus grande coalition de la société palestinienne, appelle les groupes de solidarité du monde entier à intensifier la pression sur Israël pour qu’il libère immédiatement et sans condition Maher Al-Akhras. Le régime d’extrême droite israélien doit être contraint, par le biais du BDS et d’autres formes de pression pacifique, de respecter ses obligations en vertu du droit international et de respecter les droits des Palestiniens, y compris des prisonniers politiques.

Les entreprises israéliennes et internationales qui profitent de l’incarcération, de l’occupation militaire et de l’apartheid d’Israël doivent faire face à de graves conséquences en termes de perte de contrats, d’offres et d’investissements. Un moyen puissant de soutenir les droits des Palestiniens est de soutenir le boycott de ces entreprises, notamment Elbit Systems, qui vend des armes testées sur le terrain sur des Palestiniens, G4S, qui gère l’académie centrale de formation de la police israélienne et HP, qui fournit la technologie pour les « check-points » israéliens et le registre de la population de l’apartheid, entre autres.

La détention administrative est une procédure qui permet aux autorités d’occupation israéliennes de détenir indéfiniment des prisonniers sur la base d’informations « secrètes », sans les inculper ni leur permettre de bénéficier d’un procès équitable. Dans la pratique, Israël utilise couramment la détention administrative en violation des paramètres stricts établis par le droit international.

Selon l’organisation de défense des droits des prisonniers palestiniens Addameer, Israël détient actuellement plus de 4 400 prisonniers politiques palestiniens, 350 détenus administratifs et 155 mineurs dans ses cachots. Israël a régulièrement recours à la torture et aux mauvais traitements contre les détenus palestiniens, y compris les mineurs, comme le démontrent les organisations palestiniennes, israéliennes et internationales de défense des droits humains.

En outre, Israël n’a pas réussi à protéger de manière adéquate les prisonniers politiques palestiniens contre le coronavirus. Par exemple, rien qu’hier, Israël a annoncé plus de 73 nouveaux cas de COVID-19 parmi les prisonniers palestiniens de la prison de « Gilboa ».

Il est temps d’agir pour sauver la vie de Maher Al-Akhras et défendre les droits humains fondamentaux de tous les Palestiniens.

Traduction GD pour l’Agence Media Palestine

Source: BDS movement




9 novembre – 4ème journée mondiale d’InterAction pour un monde sans murs

Le 9 novembre – Journée mondiale d’InterAction pour un monde sans murs – Cela approche et cette année, l’appel à démolir ces symboles et structures d’expulsion, d’exclusion, d’oppression, de discrimination et d’exploitation est plus urgent que jamais. Veuillez lire l’invitation à participer à l’interaction mondiale du 9 novembre ici. Veuillez nous faire savoir par le biais de ce formulaire en ligne ce que vous prévoyez, comment vous voulez vous mettre en relation avec d’autres et comment nous pouvons vous aider.


9 novembre – 4ème journée mondiale d’InterAction pour un monde sans murs

L’appel pour un monde sans murs est plus urgent que jamais : Avec la pandémie mondiale de la COVID-19, les murs qui oppriment et excluent sont devenus plus hauts, plus brutaux et plus visibles.

Les contributions à l’exposition en ligne « Un monde sans murs » montrent les communautés de migrants confrontées à l’enfermement et à des frontières toujours plus militarisées, tandis que les prisons, la répression et l’exclusion sous toutes les formes sont devenues encore plus inhumaines et fatales.

Le capitalisme racialisé et les politiques coloniales en cours produisent davantage de morts, d’expulsions, d’exclusions, d’oppressions, de discriminations et d’exploitations. Les communautés noires, brunes, indigènes, pauvres ou autrement marginalisées portent le poids du virus et de l’aggravation des crises économiques, écologiques et morales de notre époque.

Alors qu’une grande partie de nos vies et de nos luttes se sont déroulées en ligne, les « murs numériques » façonnent de plus en plus nos sociétés. Ils bloquent l’accès à l’information et à la communication tout en imposant des mécanismes de surveillance et en perpétuant le colonialisme et l’autoritarisme dans la sphère numérique.

La montée en flèche des inégalités renforce les murs et les idéologies de haine, de suprématie et de fanatisme. Au lieu des soins de santé et des services sociaux, les ressources sont consacrées à la surveillance et à la sécurité de quelques-uns.

C’est un monde où les intérêts de l’Israël de l’apartheid prospèrent :

En Palestine, le régime israélien profite de l’occasion pour faire avancer l’effort de légitimation de son régime d’apartheid et donner un statut de droit aux politiques d’annexion de fait en cours. Soutenu par l’administration Trump, il cherche à normaliser et à sceller son plan visant à enfermer les Palestiniens derrière des murs, en augmentant l’expansion des colonies, le vol de terres et les expulsions en Cisjordanie occupée et en intensifiant le siège et les attaques militaires sur la bande de Gaza occupée.

Partout dans le monde, Israël exporte ses techniques de surveillance et tire profit de la militarisation et de la répression croissantes.

Pourtant, ces derniers mois ont également montré l’existence et la puissance de la solidarité et de la lutte continue contre le racisme, l’exclusion, la dépossession et la répression. La myriade d’actions visant à briser l’isolement et la fragmentation et à construire des alternatives collectives nous donne non seulement l’espoir mais aussi la certitude que, tôt ou tard, des personnes et des mouvements abattront les murs de l’oppression et construiront un monde sans murs – un monde de liberté, de justice et d’égalité.

Le 9 novembre, Journée mondiale d’InterAction, nous vous invitons à vous lever pour exiger et construire un Monde sans Murs !

  • Célébrez les actions qui détruisent les murs de l’oppression, en les partageant en ligne, en organisant des webinaires, des expositions, des espaces pour raconter des histoires….   
  • Nommez et faites honte à ceux qui construisent les murs, (re)publiez des informations sur leurs responsabilités et leurs profits ou lancez une action de campagne pour contester leurs sales affaires….
  • Relier nos luttes en enquêtant et en montrant comment nos oppresseurs sont liés entre eux.  

Vous pouvez vous organiser sur le net, au sein de votre communauté ou de vos mouvements, car un monde sans murs n’a pas de limites.

 

Source : Stop The Wall




On y est presque ! Aidez nous a atteindre 10.000 promesses de boycott d’AXA

28 octobre 2020 | par le Comité National BDS (BNC) palestinien | Traduction : J. Ch. pour BDS France

Il y a moins d’un mois, des militants lançaient un appel pour boycotter AXA. Déjà 6.400 individus et plus de 300 organisations se sont engagées à boycotter AXA et de nombreuses personnes ont annulé leurs polices d’assurance AXA.

Tous les jours, Israël ancre davantage son régime d’apartheid sur la population palestinienne – saisissant plus de terre palestinienne, démolissant plus de maisons, resserrant son siège cruel sur les Palestiniens de la Bande de Gaza, et emprisonnant les Palestiniens qui manifestent.

Les sociétés complices, tel le géant français de l’assurance AXA, jouent un rôle clé dans la facilitation de la répression israélienne.

Si un nombre suffisant d’entre nous s’assemble, nous pouvons mettre un arrêt au profit sans vergogne de l’apartheid israélien. AXA investit 7 millions de dollars dans trois banques israéliennes qui financent les colonies illégales israéliennes dans les territoires palestinien et syrien (Hauteurs du Golan) occupés avec des prêts hypothécaires aux colons et des services de financement pour la construction de colonies.

Il y a moins d’un mois, des militants lançaient un appel à boycotter AXA jusqu’à ce qu’elle mette fin à son aide à l’apartheid israélien. Déjà 6.400 individus et plus de 300 organisations se sont engagées à boycotter AXA, et de nombreuses personnes ont annulé leurs polices d’assurance AXA. Nous sommes près d’atteindre notre premier but de 10.000 promesses de boycott. Nous recherchons aussi d’autres organisations qui utilisent l’assurance et sont prêtes à promettre de ne pas utiliser les services d’AXA.

Si vous ne l’avez déjà fait, engagez vous maintenant

à boycotter AXA

Les trois banques israéliennes dans lesquelles AXA investit – la Banque Leumi, la Banque Israélienne d’Escompte et la Banque Mizrahi Tefahot – figurent dans la base de données de l’ONU des sociétés impliquées dans l’entreprise coloniale illégale d’Israël.

Aidez nous à répandre largement notre engagement à boycotter AXA Israël vole la terre des Palestiniens et détruit les maisons et les communautés palestiniennes pour construire ses colonies. Sans la complicité à l’international de sociétés comme AXA, ces projets illégaux ne pourraient voir le jour.

Dites à AXA de protéger les vies, de ne pas les mettre en danger TweetDe nombreuses organisations et associations telles que Viva Salud, Globalize Solidarity, Sabeel-Kairos UK et la Benedictine University ont déjà signé l’engagement de boycotter AXA.

Partagez l’approbation de l’engagement de Sabeel-Kairos UK Tweet

 

Source : BNC




Boycotter l’apartheid israélien : un interview de Nasser Mashni, BDS Australie

 21/10/2020 par Paul Gregoire | Source | Traduction CG pour BDS France

De plus en plus, l’utilisation du mot apartheid concerne le système de gouvernance qui opère actuellement dans la nation connue comme Israël et les territoires palestiniens occupés — le pays de la Palestine historique.

Mi 2018, la Knesset (le parlement israélien) a voté la loi de l’état-nation, qui relègue officiellement les Palestiniens d’Israël au rang de citoyens de deuxième classe.

La législation stipule que seul le peuple juif a droit à l’auto-détermination, entérinant en loi un système préexistant.

Alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a indiqué en juin que sa nation poursuivra l’annexion de jusqu’à 30 % de la Cisjordanie, et après une promesse récente aux nations du Golfe qu’il abandonnerait ce plan, Israël a affirmé qu’il l’avançait avec plus de 2000 nouvelles maisons pour des colons la semaine dernière.

Parallèlement, le troisième endroit le plus densément peuplé sur Terre, la Bande de Gaza, continue de fonctionner comme une prison à ciel ouvert, la région se trouvant sous un blocus israélien et égyptien renforcé, par terre, air et mer depuis 2007.

 

Le sang de la Palestine

Le mois prochain, le salon d’armement Electronic Warfare Europe 2020 devait avoir lieu dans la ville de Liverpool au Royaume-Uni. Et le plus grand fabriquant d’armes privé d’Israël, Elbit, était l’un des sponsors mondiaux du salon.

Une coalition d’organisations palestiniennes et de groupes anti-guerre, dont le mouvement BDS (Boycott, désinvestissement et sanctions), a mené une campagne suivie contre le salon, ce qui a conduit le Conseil municipal de Liverpool à l’annuler et finalement à se mettre d’accord sur une politique d’interdiction de tels événements à l’avenir.

Elbit se spécialise dans le développement et la fabrication d’équipements électroniques militaires, de systèmes de surveillance, de drones et de systèmes de sécurité. La compagnie promeut le fait que ses armes et sa technologie ont été testées au combat, ce qui veut dire sur les populations palestiniennes.

Le mouvement BDS a appelé depuis longtemps les organismes du monde entier à boycotter les produits d’Elbit. Il remarque que la compagnie d’armement contribue à deux facettes de l’occupation israélienne : les assauts aveugles contre les civils et « la ghettoïsation toujours plus resserrée de la Cisjordanie ».

 

Une résistance internationale croissante

Etabli en 2005, Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) est un mouvement mondial mené par les Palestiniens qui permet aux individus, aux entreprises et aux gouvernements de prendre position pour soutenir les droits humains des Palestiniens en retirant leur soutien financier à des organismes israéliens.

BDS Australie est la section locale de cette campagne mondiale qui emploie une stratégie basée sur celle utilisée par le mouvement anti-apartheid du siècle dernier, celui qui a exercé sur le gouvernement d’Afrique du Sud de De Klerk une telle pression qu’il a mis fin à son système raciste de ségrégation lourdement imposée.

Sydney Criminal Lawyers a parlé avec Nasser Mashni, membre du comité de BDS Australie, sur l’importance croissante de l’usage du terme apartheid en lien avec Israël, sur les raisons pour lesquelles Gaza continue d’être bombardée pendant la pandémie et sur l’impact très réel du mouvement de boycott.

 

Tout d’abord, cette année a vu le coronavirus déferler sur le globe, ce qui a conduit des nations entières à se confiner. 

Des systèmes de santé bien subventionnés ont lutté pour gérer la pandémie mais dans les territoires palestiniens occupés, les services de soin sont limités en premier lieu à cause des restrictions israéliennes. 

Nasser, comment les communautés palestiniennes dans les territoires occupés ont-elles affronté le COVID-19 ?

Comme dans le reste du monde la situation a été tragique, particulièrement pour les Palestiniens, parce qu’ils sont si proches de ce qui est sans aucun doute le monde développé, dans ce qu’ils peuvent voir en Israël.

C’est aussi vraiment dur pour eux parce qu’un énorme fragment des Palestiniens en Palestine historique orientale — la Cisjordanie — travaille en Israël ou est connecté à Israël et qu’Israël a fermé la frontière. Ils ne permettaient pas aux ouvriers de traverser. Donc, économiquement, cela a été un énorme marasme.

Un défi de l’occupation est que nos hôpitaux — les hôpitaux palestiniens — ont été sous-subventionnés et manquent de ressources depuis 70 ans.

Donc le meilleur service de soins est dans les hôpitaux palestiniens à Jérusalem Est, mais avec le mur d’apartheid, l’accès à ces hôpitaux est sévèrement restreint pour les Palestiniens de Cisjordanie.

C’est au point que l’un des visages palestiniens les plus connus sur la scène internationale, Saeb Erekat — notre chef négociateur avec l’Autorité palestinienne — se trouve dans une condition critique.

Il n’y a aucun hôpital palestinien qui a la capacité de gérer la situation où il se trouve : très près de la mort apparemment. Donc, il a été transféré dans un hôpital israélien pour recevoir les soins urgents dont il a besoin. Bien sûr, ce n’était pas bien accepté par certains membres de la Knesset israélienne. En fait, ces membres de la Knesset ont suggéré qu’il ne devrait pas recevoir d’aide médicale du tout.

Voilà pour la Cisjordanie. Si on regarde ce qui se passe à Gaza, heureusement, un des bénéfices d’être la plus grande prison à ciel ouvert du monde qu’est Gaza, est que cela a pris longtemps au virus d’y arriver et que les Gazaouis sont habitués à vivre en confinement.

Donc, au départ c’était resté sous contrôle, malheureusement le virus est maintenant arrivé. Il y a eu des rapports la nuit dernière selon lesquels il y avait 77 nouvelles infections. Le vrai défi pour Gaza est qu’il y a moins de 100 respirateurs. Et les hôpitaux y manquent déjà de médicaments un jour normal et n’ont de l’électricité que de manière intermittente à cause de la destruction par Israël de l’unique centrale électrique de Gaza.

La densité de population est de plus de 5500 personnes par km2 ; avec la même densité de population, l’Australie aurait 42 milliards d’habitants. Donc, si le virus arrive et n’est pas géré, il va déferler là comme nulle part ailleurs sur la Terre.

 

Fin juin, le Premier ministre Benjamin Netanyahou a indiqué qu’Israël poursuivra ses plans d’annexer jusqu’à 30% de la Cisjordanie occupée. 

Rien que la semaine dernière, Israël a donné le feu vert pour la construction de plus de 2100 nouvelles unités d’habitation dans la région. Quelles sont les implications de cette mesure ?

C’est la suite du statu quo. Israël, particulièrement sous Benjamin Netanyahou, n’a pas été intéressé par une solution à deux états. Le processus d’Oslo — tout le processus de paix jusqu’à maintenant — a été dévoilé comme tactique dilatoire.

L’établissement de 2000 unités d’habitation supplémentaires est un pouce enfoncé dans l’œil des Emirats arabes unis qui ont normalisé leurs relations avec Israël le mois dernier. C’était avec l’engagement d’Israël qu’il n’y aurait plus de constructions d’habitations et qu’il n’annexerait pas.

La réalité est que si vous construisez des maisons pour juifs seulement sur ce qui devrait être l’état de Palestine, c’est une annexion de jure.

C’est la perpétuation et la continuation de la Nakba palestinienne de 1948 : la catastrophe qui a vu le nettoyage ethnique de plus de 750000 Palestiniens et la destruction de plus de 400 anciens villages ancestraux.

Israël n’est pas intéressé par la paix. Et il est temps que nous commencions à appeler Israël pour ce qu’il est, un état d’apartheid.

En 2002, le monde arabe entier a offert à Israël la paix, basée sur les résolutions des Nations Unies : c’était l’initiative arabe de paix. C’était la paix totale — pas seulement la normalisation — avec chaque pays arabe et musulman sur terre si Israël revenait seulement à ses frontières de 1967, avec Jérusalem Est comme capitale de l’état de Palestine et une solution juste pour les réfugiés palestiniens.

C’est le manuel standard dont tout le monde parlait de Madrid à Oslo et aux pelouses de la Maison Blanche jusqu’à aujourd’hui.

A l’époque, le Premier ministre Ariel Sharon a dit : « Ce n’est pas un point de départ envisageable. Nous ne nous retirerons pas dans les frontières de 1967. »

C’était en 2002 et maintenant, 18 ans plus tard, nous sommes toujours en train de parler de solution à deux états, alors que Benjamin Netanyahou construit des maisons pour juifs seulement dans toute la Palestine.

 

La pandémie n’a pas empêché les forces israéliennes d’attaquer Gaza en août et septembre. Qu’est-ce qui s’est passé ?

Il y a quelques années, les Palestiniens de Gaza ont entamé ce que les gens décriront dans le futur comme l’une des plus sérieuses actions civiles non violentes de l’histoire.

Soixante-dix pour cent des deux millions de résidents de Gaza sont des réfugiés. Plus de 80% de ces personnes vivent à moins d’une journée de marche de leurs maisons ancestrales. Ils ont les titres de propriété et les clés de ces maisons. Beaucoup d’entre eux peuvent voir leurs terres et leurs maisons depuis Gaza.

Avec la Grande Marche du retour, ils ont dit : « Nous voulons rentrer chez nous ». Ils ont marché jusqu’à la clôture de la frontière. Ils ne pensaient pas qu’ils la passeraient, mais ils ne pensaient pas non plus qu’ils seront accueillis par des snipers, qui se vanteraient de leur ôter les genoux.

Un sniper s’est vanté d’avoir eu 42 genoux en un jour.

Nous entrons maintenant dans la 14e année du siège. Nous avons lu des choses à propos de sièges historiques mais nous n’avons vraiment pas un contexte des temps modernes pour un seul siège. C’est un terme médiéval. A l’époque, une armée d’invasion entourait un château et lui refusait nourriture et eau afin d’affamer les résidents jusqu’à ce qu’ils se soumettent — c’est ce qu’est un siège.

Gaza a été hermétiquement scellée et sous siège depuis 14 ans. Personne n’a été capable d’y entrer ou d’en sortir sans l’approbation d’Israël.

Des enfants qui ont besoin de chimiothérapie et ne peuvent être traités à Gaza sont souvent envoyés à Jérusalem-Est, sans être accompagnés par leurs parents.

Ces enfants ne sont pas envoyés sans être accompagnés parce que leurs parents ne veulent pas être à leurs côtés, mais parce qu’Israël refuse à leurs parents des permis pour voyager.

Tragiquement, quelques-uns des enfants sont morts sans un parent à leur côté. Ces parents ont ensuite reçu le corps de leur enfant mort à Gaza.

Rappelez-vous que dans ces hôpitaux à Jérusalem, ils ne peuvent même pas traiter notre Palestinien de la plus haute notoriété. Il doit aller dans un hôpital israélien.

Ces enfants sont envoyés sans leurs parents. C’est la brutalité du siège imposé par Israël, essayant de contraindre ces gens à se soumettre.

Il y a quelques années, ces Palestiniens ont commencé la Grande Marche du retour : une manifestation non violente. Ils voulaient que le monde sache qu’ils sont vivants et qu’ils sont étouffés.

Maintenant, cela a tristement tourné court, à cause de la violence qu’ils ont rencontrée à la frontière israélienne avec des snipers arrachant des jambes, tuant des journalistes, des infirmiers, etc.

Donc cela a tourné court. Ceci dit, la frustration continue à monter. Et récemment, les Palestiniens là-bas ont pris leur outil de combat le plus sophistiqué jusqu’alors, en gonflant un ballon avec un morceau d’étoffe en feu accroché.

Ils relâchent le ballon au-dessus de la clôture et quand il tombe du ciel, ce morceau de tissu enflammé déclenche un incendie. Les Israéliens les appellent « ballons terroristes ».

Donc la réponse naturelle à un ballon terroriste est, bien sûr, un avion de combat F-16 ou un hélicoptère Apache.

La réalité est que la violence envers les Palestiniens est bonne pour les sondages. Récemment il a fallu à Benjamin Netanyahou trois élections pour entrer dans un gouvernement de minorité. Il sait que c’est seulement une question de temps avant qu’il ne soit plus Premier ministre. Et les ramifications potentielles de cela sont qu’il sera inculpé et envoyé en prison pour corruption.

Netanyahou s’oriente probablement vers une quatrième élection, où il espère obtenir une majorité.

 

Vous êtes un membre de BDS (Boycott, désinvestissement et sanctions) Australie, un mouvement qui organise des campagnes pour boycotter les entreprises, les organisations et les individus impliqués avec le régime israélien. 

Quelles sortes de campagnes BDS mène-t-il actuellement ?

Depuis quelque temps, nous menons une campagne internationale demandant aux gens de boycotter Hewlett Packard.

Le boycott de Hewlett Packard concerne la technologie que la compagnie a créée, qui est impliquée dans la surveillance et le contrôle des Palestiniens par les forces de défense. Donc nous demandons aux gens de ne pas acheter HP.

Nous venons de lancer une campagne Puma contre le géant mondial du sportswear. Puma est un sponsor de l’Association israélienne de football (IFA).

L’association israélienne de football a des équipes juives israéliennes en Cisjordanie occupée qui participent effectivement aux compétitions de la Fédération israélienne de football.

Plus de 200 clubs palestiniens ont demandé à Puma de mettre fin à son contrat de sponsoring.

En 2018, Adidas a retiré son sponsoring de l’IFA, après une campagne de militants BDS. Donc nous espérons que Puma fera de même.

Localement, en Australie, Puma soutient le Carlton Football Club [NDLR : Le Carlton Football Club est une équipe (australienne) de football australien], qui me tient à cœur, parce que c’est l’équipe dont je suis supporter. Et il sponsorise aussi quelques autres équipes de football. Donc nous voudrions demander à Puma d’arrêter de sponsoriser l’IFA.

Notre impact a été croissant. Le mouvement a été établi en 2005 par la société civile palestinienne. Il a impliqué plus de 170 organisations palestiniennes : syndicats, églises, groupes de mosquées, etc.

Ils ont dit : «  Voyez, la violence n’a pas marché. Nous sommes contre la violence. La négociation n’a pas marché. La seule façon dont nous allons pouvoir faire rendre des comptes à Israël selon le droit international est d’utiliser le modèle inspiré par l’Afrique du Sud, en demandant aux pays, aux entreprises et aux personnes de faire ce qui est juste et de choisir de ne pas s’associer à l’apartheid israélien et aux actions israéliennes illégales. »

C’était il y a seulement 15 ans. Depuis, cela a eu un impact incroyable.

Je dis incroyable, parce que si nous n’avons pas obtenu qu’Israël respecte le droit international, le soutien pour les Palestiniens et le soutien pour la campagne de boycott, désinvestissement et sanctions ont augmenté.

La meilleure chose à propos de la campagne BDS est que cela donne une manière morale et éthique aux êtres humains, aux entreprises et aux pays de soutenir par votre choix les Palestiniens.

Nous vous demandons de faire quelque chose avec quelqu’un qui n’est pas complice des violations des droits humains palestiniens. Donc, si vous achetez une imprimante, achetez une Canon. Vous n’avez pas à acheter une Hewlett Packard.

Si vous faites un projet universitaire, nous vous demandons de faire le projet avec une université qui n’est pas sur une terre palestinienne volée, ni une université qui est subventionnée par de l’argent des systèmes de fabrication d’armes Elbit.

Elbit est un rejeton des Forces de défense israéliennes et il commercialise ses produits comme étant « testés en combat ».

Donc il dit aux régimes répressifs dans le monde entier : «  Nous avons les systèmes de contrôle, les scanners à reconnaissance d’iris, les drones contrôlés par radio, qui nous permettent de soumettre six millions de Palestiniens — de contrôler les vies quotidiennes de six millions de Palestiniens. »

Je ne suis pas un partisan du militarisme, mais si vous allez faire quelque chose, n’utilisez pas Elbit.

Un de nos grands succès localement était le Royal Flying Doctors Service [le service royal des médecins volants d’Australie] il y a quelques années. La compagnie Elbit a été sur le point de gagner le contrat pour entraîner les pilotes de nos médecins volants. Donc les pilotes et les simulateurs de vol qui avaient bombardé des enfants comme dans une partie de chasse dans la prison à ciel ouvert qu’est Gaza allaient importer ces compétences en Australie pour entraîner notre service de médecins volants.

A leur grand crédit — étant donné la vérité sur les antécédents d’Elbit, quand ils ont appris leurs compétences — le Royal Flying Doctors Service n’a pas continué [à envisager d’utiliser Elbit]. Cela a été une grande victoire.

De plus en plus, cela arrive dans le monde entier. L’Afrique du Sud a rétrogradé dans ses relations diplomatiques avec Israël. Elle a retiré son ambassade à Tel Aviv.

Dans toute l’Europe nous avons des syndicats majeurs qui ont conduit des entreprises à se retirer d’appels d’offres pour construire un système de tram que les Israéliens bâtissent à travers des terres palestiniennes volées.

De plus en plus, les votants démocrates aux Etats-Unis voient Boycott, désinvestissement et sanctions comme un moyen légitime pour que les Palestiniens obtiennent leurs droits nationaux.

Et nous avons plus d’artistes menant un boycott culturel d’Israël. Ils refusent de se produire là-bas.

 

BDS est modelé sur le mouvement anti-apartheid contre le système qui était à l’oeuvre en Afrique du Sud. 

Dans les années récentes, le mot apartheid a été de plus en plus appliqué à la situation à laquelle sont confrontés les Palestiniens dans leur patrie.

Pouvez-vous nous dire pourquoi l’utilisation de l’apartheid gagne en importance ?

Cela gagne plus d’importance parce que c’est ce que c’est, un apartheid. Mais nous n’avons pas la même optique.

En Afrique du Sud et dans le Sud profond de l’Amérique, vous aviez des robinets qui disaient « Pour personnes de couleur » et vous aviez des restaurants avec des signes disant « Blancs seulement ».

Nous n’avons pas cette optique en Palestine-Israël, parce que la différenciation n’est pas basée sur la couleur de peau.

De manière générale, c’est très facile de distinguer un Palestinien d’une personne juive en Europe. Mais la réalité est que plus de 60% des juifs en Israël sont en fait arabes, donc ils ont la même apparence que moi. Ils ont une peau mate, des cheveux noirs et des yeux noirs, donc ce n’est pas facile de les différencier.

Le différenciateur n’est pas la couleur de peau. C’est en fait quand vous célébrez Dieu. Si vous célébrez Dieu le samedi, vous êtes juif, vous avez les droits de l’état juif. Cela a été revalorisé dans la loi de la nation en 2018, celle qui a donné aux seuls juifs l’autodétermination sur la terre d’Israël.

La façon la plus facile de l’expliquer est le casse-tête qu’est le sionisme. Le sionisme veut tout le pays qui correspond à l’Israël antique, comme ils le croient. Et il le veut juif et une démocratie. Donc tout le pays, et il doit être juif et une démocratie.

Mais ils ne peuvent avoir que deux de ces choses. Juif et démocratie, mais pas avoir tout le pays. Ou vous pouvez avoir tout le pays et avoir une démocratie, mais vous n’allez pas l’avoir entièrement juif.

Ou, et c’est ce qu’ils ont maintenant, tout le pays et ils le veulent juif ; et ce n’est pas une démocratie.

Près de 40% de toute la population qu’Israël contrôle n’a pas le droit de voter parce qu’ils ne célèbrent pas Dieu le samedi, ils célèbrent Dieu le vendredi ou le dimanche, parce qu’ils ne sont pas juifs.

Pas tous, mais une immense portion des Palestiniens —70%, ceux de Cisjordanie, ceux de Gaza — n’a pas le droit de voter pour le régime qui contrôle le registre des naissances et des morts.

Nous utilisons tous la même monnaie. Tout le monde, à Gaza, à Jérusalem-Est, à Jérusalem-Ouest, en Cisjordanie, sur les Hauts de Golan, qui est une partie de la Syrie, et en Israël à proprement parler, si vous voulez —la Palestine de 1948— tout le monde utilise la même monnaie.

Tout le monde utilise les mêmes timbres. La même entité contrôle tous les impôts, toutes les frontières, les entrées et les sorties, mais seulement ceux qui célèbrent Dieu le samedi ont l’opportunité d’être impliqué complètement dans le processus démocratique.

Ceci est l’apartheid.

 

Et finalement, Nasser, la campagne internationale pour mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud a commencé dans les années 1960, dans les années 1980 elle avait un soutien étendu et le système d’apartheid s’est terminé au début des années 90. 

D’après l’opinion de BDS, quelle sorte de changement est nécessaire en termes d’opinion mondiale sur la Palestine? Et comment mettra-t-on fin au système israélien d’apartheid ?

Je suis certainement assez vieux pour avoir participé à quelques-unes des actions contre l’apartheid en Afrique du Sud. Et je me souviens de Margaret Thatcher et de Ronald Regan échangeant des poignées de main avec F. W. de Klerk.

Nelson Mandela était encore en prison et dans les grands halls du pouvoir, l’Afrique du Sud était chouchoutée et c’est la réalité d’Israël aujourd’hui.

De plus en plus, cependant, des gouvernements de partout se font dire par leurs électeurs qu’Israël est un état d’apartheid et cela est en train d’avoir un impact.

C’est en train d’avoir un impact pour des choses comme là où nous sommes aujourd’hui aux Etats-Unis, avec une élection arrivant dans les prochaines deux semaines et demi.

Alexandria Ocasio-Cortez est l’une des vedettes démocrates. Elle a été invitée à la 25e commémoration d’Yitzhak Rabin, qui a été assassiné par un Israélien de droite.

Elle a été invitée et a confirmé qu’elle viendrait. Alors, les Palestiniens et leurs supporters lui ont écrit et lui ont dit : « Alexandria, nous ne pensons pas que vous devriez y assister. Yitzhak Rabin n’était pas un pacificateur. C’était un féroce homme de droite avec un héritage teinté de sang. »

Alors, c’est une sénatrice américaine. Elle a écouté, entendu et a retiré sa réponse positive à l’invitation. C’est ce genre de choses qui était inouï il y a trois ans, cinq ans, vingt … Aucune chance.

Benjamin Netanyahou était supposé parler à un événement dans le Michigan avec beaucoup de représentants de différents états dans l’auditoire. Comme le lobby pro-Israël est enclin à le faire, ils ont envoyé des messages de remerciement en présumant que les gens avaient répondu positivement à l’invitation, parce que vous ne l’auriez jamais refusée venant d’eux.

Les Palestiniens et leurs supporters se sont mobilisés dans le Michigan et ont dit à leur représentant élu : « Pas en mon nom. Nous sommes des électeurs et si vous assistez à cela, je ne voterai pas pour vous. »

Miraculeusement, du jour au lendemain, un email a été envoyé, disant : « Dû à des circonstances imprévues, cet événement avec Benjamin Netanyahou a été annulé. »

En tant que Palestinien, en tant que progressiste, je suis quelqu’un qui comprend l’intersectionalité des luttes de chacun — que ce soit la lutte contre l’antisémitisme, l’islamophobie, la transphobie, les défis auxquels est confrontée notre communauté LGBTIQ et nos frères et soeurs autochtones en Australie et dans le monde entier.

Le parti d’Evo Morales a gagné une élection en Bolivie hier, contre le gouvernement installé et soutenu par les Etats-Unis qui a enlevé le pouvoir à Evo Morales. Je veux dire, c’est une victoire pour la démocratie et une victoire pour chacun.

A un moment, nous, le peuple, nous vaincrons en Palestine. Nous vaincrons en Papouasie occidentale. Nous vaincrons ici. Parce qu’en tant qu’être humains, nous avons de l’empathie et un sens d’humanité partagée et nous ne pouvons nous empêcher de nous en soucier. Le monde est tellement plus petit qu’il l’était avant et ils ne peuvent pas continuer à nous mentir.

Murdoch peut bien contrôler 70% de la presse en Australie ; de plus en plus, les gens obtiennent l’information d’ailleurs.

 

Paul Gregoire

Paul Gregoire est un journaliste et un écrivain, basé à Sydney. Ses centres d’intérêts sont les questions de droits humains, les empiètements sur les libertés civiles, la réforme de la législation sur les drogues, la diversité de genre et les droits des Premières nations. Avant Sydney Criminal Lawyers®, il a écrit pour VICE et a été le rédacteur des informations au Sydney’s City Hub.




Lettre ouverte à la Direction de l’entreprise PUMA-France

Madame, Monsieur,

Nous avons lu dans une de vos publications Facebook* que vous déclariez n’avoir aucune relation commerciale avec des entreprises qui exploitent le travail forcé du peuple ouïghour.

A nouveau, nous prenons note de votre engagement quant au respect des droits humains dont vous faites un de vos objectifs de durabilité dans tous vos rapports.

Mais un véritable engagement de cette nature ne peut pas être à géométrie variable, destiné à la cause d’un peuple et ignorant délibérément les persécutions que subit un autre peuple.

C’est pourquoi nous revenons vers vous pour pointer une nouvelle fois vos contradictions.

Par son parrainage de l’Association Israélienne de Football (IFA), qui inclut des équipes implantées dans les colonies israéliennes illégales, implantées sur des terres volées au peuple palestinien, votre entreprise contribue directement au maintien du régime colonial et d’apartheid israélien. Nous vous rappelons que votre concessionnaire exclusif israélien, Delta, figure dans la base de données des Nations Unies listant des entreprises impliquées dans les colonies israéliennes.

Alors, pourquoi le peuple palestinien ne pourrait-il pas bénéficier de votre politique de « tolérance zéro » telle que vous la mettez en avant sur votre site ?

Nous vous demandons une nouvelle fois de ne pas vous rendre complice du régime colonial et d’apartheid israélien.

Tant que cette complicité persistera, les nombreux.breuses défenseur-e-s du droit international et des droits humains rassemblé-e-s dans une campagne internationale visant PUMA, dont vous avez largement entendu parler depuis deux ans, continueront à dénoncer vos manquements à ces droits

Dans l’attente d’une réponse à cette lettre, nous vous adressons nos sincères salutations

Juliette Simon

Pour la campagne BDS France

 

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https://www.facebook.com/PUMAFrance/posts/1575618612618881