Le mouvement pacifique BDS l’emportera sur l’alliance d’extrême droite Trump-Netanyahu

Par le Comité national palestinien du BDS (BNC), le 19 novembre 2020

 

Le Comité national palestinien du BDS répond à la guerre Trump-Netanyahu contre le mouvement BDS.

BDS movement

Ironiquement l’administration Trump, sous l’impulsion du régime d’apartheid israélien, continue de permettre et de normaliser la suprématie blanche et l’antisémitisme aux États-Unis et dans le monde tout en qualifiant d' »antisémite » le BDS, un mouvement de défense des droits humains dirigé par des Palestiniens et ses millions de partisans dans le monde. Le BDS a systématiquement et catégoriquement rejeté par principe toutes les formes de racisme, y compris le racisme anti-juif.

« L’alliance fanatique Trump-Netanyahu assimile intentionnellement l’opposition au régime israélien d’occupation, de colonisation et d’apartheid contre les Palestiniens avec l’appel à une pression non violente pour mettre fin à ce régime d’une part, et au racisme anti-juif d’autre part, afin de supprimer la défense des droits des Palestiniens en conformité avec le droit international. Cette révision frauduleuse de la définition de l’antisémitisme a été condamnée par des dizaines de groupes juifs dans le monde entier et par des centaines d’universitaires juifs et israéliens de premier plan, y compris les autorités mondiales en matière d’antisémitisme et d’Holocauste.

« Par cette définition révisionniste et frauduleuse, même les organisations de défense des droits humains qui ne font pas partie du mouvement BDS mais qui soutiennent l’interdiction des produits des colonies, par exemple, ainsi que quelque 22 % des Juifs américains de moins de 40 ans, qui soutiennent un boycott total d’Israël selon un récent sondage, seraient également désignés comme « antisémites ».

« Le mouvement BDS pour la liberté, la justice et l’égalité des Palestiniens est aux côtés de tous ceux qui luttent pour un monde plus digne, plus juste et plus beau. Avec nos nombreux partenaires, nous résisterons à ces tentatives McCarthystes visant à intimider et à harceler les défenseurs des droits humains palestiniens, israéliens et internationaux afin qu’ils acceptent l’apartheid israélien et le colonialisme des colons comme une fatalité ».

Source: BDS Movement

Traduction : GD pour BDS France

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réponse à cette provocation de Mike Pompéo :

BDS : les États-Unis qualifient d' »antisémite » le mouvement de boycott d’Israël

Le secrétaire d’État Mike Pompeo fait une annonce alors qu’il se prépare à visiter la colonie israélienne illégale en Cisjordanie

Par le MEE et les agences – 19 novembre 2020 08:44 UTC

Les Etats-Unis qualifieront d’antisémite la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions, qui vise à isoler Israël sur son traitement des Palestiniens, a déclaré jeudi le Secrétaire d’Etat Mike Pompeo.

Qualifiant le mouvement de « cancer », Pompeo a déclaré que les États-Unis « considéreront la campagne mondiale anti-Israël BDS comme antisémite… Nous voulons être aux côtés de toutes les autres nations qui reconnaissent le mouvement BDS pour le cancer qu’il est ».

Pompeo a fait ses commentaires lors d’une apparition conjointe avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, alors qu’il se préparait à visiter une colonie israélienne illégale, en violation controversée du protocole diplomatique.

Nétanyahou interrompit Pompeo, lui disant que son annonce « sonne tout simplement merveilleusement « (…)

Source: Middleeasteye

 




Le 20 novembre: dites à CAF de descendre du train de l’Apartheid

BNC, le 18 novembre 2020

A la veille de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, le 29 novembre, nous exigeons que la compagnie CAF mette fin à son rôle dans le projet israélien illégal de tramway de Jérusalem (JLR). Le JLR permet l’annexion en cours du territoire palestinien occupé, et le renforcement de l’apartheid israélien.

La société CAF est largement critiquée pour sa complicité avec l’apartheid israélien. Huit syndicats de Norvège appellent au boycott de CAF, et plus de 15 organisations de défense des droits humains de l’État espagnol appellent à ce que CAF et les entreprises listées dans la banque de données des Nations Unies soient exclues des appels d’offres publics. Des personnes connues comme le coureur Javi Dominguez et le journaliste Amparo Lasheras appellent à la mobilisation au Pays Basque le 28 novembre et des militants du Royaume-Uni demandent que CAF soit exclu de l’offre pour fournir le matériel roulant de HS2.

Bien que CAF ait fini 2019 avec des ventes record, la compagnie menace de fermer son usine de Trenasa, ce qui signifierait que 118 ouvriers perdraient leur travail. Nous sommes solidaires de ces ouvriers. Il est clair que CAF ne pense pas aux droits de ses ouvriers. Pourquoi sinon la compagnie participerait-elle à un projet illégal qui la met totalement en péril ?

Le tramway de Jérusalem (JLR) fait partie d’un processus en cours d’enracinement de l’entreprise de colonisation illégale d’Israël et de son vol des terres palestiniennes à et autour de Jérusalem. Le JLR relie Jérusalem-Ouest à des colonies illégales sur des terres palestiniennes occupées, qui sont considérées comme des crimes de guerre selon le droit international.

Shapir, le partenaire israélien de CAF pour le projet de JLR, est cité dans la base de données des Nations Unies des compagnies complices avec lesquelles les relations économiques devraient cesser à cause de leur violation du droit international et des droits humains du peuple palestinien. Si CAF ne change pas d’avis, la compagnie sera incluse aussi dans cette base de données.

En 2007 la campagne contre le rôle de Veolia dans le projet JLR avait été lancée à Bilbao. Après des années de campagne, Veolia a abandonné le projet après avoir perdu plus de 20 milliards de dollars de contrats.

Rejoignez cette journée internationale d’action pour que la compagnie basque CAF mette également fin à sa complicité avec l’apartheid israélien.

 

Le 20 novembre, nous voulons faire beaucoup de bruit!

Utilisez vos réseaux pour mobiliser et sensibiliser. Vous pouvez agir comme suit:

 

1 – Action sur les médias sociaux

a)  Imprimez cette image:

b) Prenez une photo de vous tenant l’image

c)  Partagez la photo sur les médias sociaux avec ce texte :

La société CAF est largement critiquée pour sa complicité avec l’apartheid israélien. CAF, écoutez-nous: cessez de développer le projet israélien illégal de tramway de Jérusalem qui renforcent les colonies de peuplement israéliennes sur des terres volées aux Palestinien.nes à Jérusalem Est occupée.

Utilisez le hashtag suivant : #CAFGetOffIsraelsApartheidTrain

Suivez la campagne de la société CAF sur twitter : @eaudecaf

La campagne du BNC: bdsmovement.net/boycott-caf

d) Partagez ces tweet en anglais:

  • Tell CAF to get off Israel’s apartheid train
  • Tell your government and elected officials to exclude CAF from public contracts due to its complicity in illegal Israeli settlements
  • Spread the word about CAF’s role in helping Israel’s annexation and ethnic cleansing of Palestinians in Jerusalem

2 – Une masse de courriels

Pour envoyer un courriel au directeur général de la société CAF à la veille de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien en exigeant que la société abandonne le projet de tramway de Jérusalem et cesse de soutenir l’occupation militaire, l’annexion et l’apartheid d’Israël, rendez-vous sur la page du BNC: https://bit.ly/3lIulSs

Et utilisez le formulaire encadré en rouge sur le côté droit de cette page.

Le texte de la lettre est déjà écrit (en anglais, voir la traduction en français tout en bas de ce message). Vous n’avez plus qu’à entrer votre Prénom, votre Nom, éventuellement votre organisation, votre pays, et votre adresse email, puis valider en cliquant sur SEND.

 

3 – Laissez un message à CAF

Appelez l’entreprise au téléphone pour demander que CAF cesse sa participation au projet de tramway de Jérusalem

Appelez au 01 82 73 01 00 et laissez un message sur le répondeur pour dire: Je vous appelle pour me plaindre du fait que CAF participe au projet du tramway illégal de Jérusalem, et je souhaiterais en discuter au plus vite avec la direction de CAF.

 

 

Source : BDS Movement

 

Le texte de la lettre en français:

Cher M. Arizkorreta,

J’écris à la veille de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien établie par les Nations unies pour demander que CAF mettre fin à sa participation dans le développement et la maintenance du projet israélien illégal du tramway de Jérusalem (Jérusalem Light Train, JLR).
La société CAF est largement critiquée pour sa complicité avec l’apartheid israélien. Huit syndicats de Norvège appellent au boycott de CAF, plus de 15 organisations de défense des droits humains de l’état espagnol appellent à ce que CAF et les entreprises listées dans la banque de données des Nations Unies soient exclues des appels d’offres publics, et des militants du Royaume-Uni demandent que CAF soit exclu de l’appel d’offre destiné à fournir le matériel roulant de HS2 , le nouveau chemin de fer à grande vitesse du Royaume-Uni. EH Bildu, le deuxième plus grand parti d’Euskadi, la communauté autonone du pays basque, appelle aussi CAF à abandonner le JLR, ainsi qu’Amnesty International Espagne.
A moins que CAF ne change d’avis, la compagnie finira probablement sur la liste publiée par les Nations unies des compagnies complices impliquées dans les activités des colonies illégales israéliennes et avec lesquelles les relations commerciales devraient cesser. Shapir, le partenaire de CAF, est déjà sur cette liste.
Le projet de JLR est un élément clé dans la stratégie des autorités israéliennes pour formaliser l’annexion en cours du territoire palestinien occupé et dénier au peuple palestinien leurs droits fondamentaux selon le droit international.
En 2016, le Conseil des droits humains des Nations unies a appelé à la cessation de « l’exploitation par Israël d’un tramway reliant les colonies à Jérusalem-Ouest, ce qui est une claire violation du droit international et des résolutions pertinentes des Nations Unies ».
Le JLR lui-même représente un outil de l’apartheid israélien puisque sa construction entraîne l’expropriation forcée de terres et la destruction de propriétés palestiniennes. Son exploitation profitera principalement à la population israélienne, particulièrement aux colons illégaux.
Le propre code de conduite de CAF affirme que « toutes les actions de CAF et de ceux qui représentent la compagnie respecteront scrupuleusement le droit, les droits humains et les libertés publiques ». Le code ajoute que « chaque entité ou personne qui travaille pour, ou est en affaires avec, CAF doit observer soigneusement les obligations juridiques actuelles, le code de conduite et les règlements internes de CAF ».
Conformément à ce code, le comité des ouvriers des usines CAF de Beasain et Irun a demandé publiquement que la compagnie se retire du contrat illégal pour le JLR.
La compagnie française Veolia a abandonné tous ces travaux pour le JLR en 2015 après avoir perdu une somme estimée à 20 milliards de dollars en contrats et appels d’offre après des campagnes de la société civile visant à faire pression sur la compagnie pour mettre fin à sa participation dans ce projet.
La pression et les protestations internationales continueront jusqu’à ce que CAF cesse de profiter de la colonisation par Israël des terres palestiniennes. Nous demandons donc à CAF d’annuler immédiatement son contrat pour le tramway de Jérusalem.
Avec l’expression de mes sentiments distingués,



Des citoyens israéliens dénoncent le Festival du Cinéma Israélien à Paris

En novembre 2020

De la part des citoyens israéliens – Nous dénonçons le Festival du Cinéma Israélien à Paris et le blanchiment de l’apartheid israélien

 

Chers organisateurs,

Nous représentons un millier de citoyens d’Israël, qui sont actifs contre les violations du droit international et des droits humains commises par notre gouvernement à l’encontre du peuple palestinien autochtone [1]. Nous soutenons l’appel de la société civile palestinienne au boycott, au désinvestissement et aux sanctions (BDS) d’Israël, jusqu’à ce qu’il mette fin à son occupation militaire et à sa politique d’apartheid [2].

Nous vous écrivons au sujet du festival du film israélien à Paris qui doit avoir lieu plus tard ce mois-ci. En tant qu’amateurs d’art et de cinéma, nous n’avons aucune joie à perturber un événement cinématographique qui, à première vue, célèbre la culture et l’humanité. Cependant, nous ne pouvons pas rester les bras croisés lorsque le gouvernement israélien tente de blanchir son occupation, son apartheid et son colonialisme par le biais de tels festivals.

Aucun festival parrainé par le gouvernement israélien ne peut revendiquer la liberté, la justice, l’égalité ou la paix, si son existence repose sur des institutions qui violent systématiquement ces valeurs.

Les cinéastes et les organisateurs de festivals de cinéma qui souhaitent soutenir le peuple palestinien autochtone dans sa lutte contre le colonialisme doivent écouter les appels de la société civile palestinienne. Participer à des festivals parrainés par le régime israélien comme moyen de changement politique est un oxymore, qui entraîne des conséquences réelles de vie et de mort.

Nous vous demandons de rejoindre le mouvement mondial pour les droits des peuples autochtones, civils et humains. Nous vous prions d’être solidaires avec le peuple palestinien autochtone et de vous abstenir d’organiser un festival du film parrainé par le gouvernement israélien. Nous notons que des campagnes similaires étaient à la fois nécessaires et justifiées contre les tentatives du régime d’apartheid sud-africain d’utiliser l’art pour blanchir ses propres politiques d’apartheid et ses graves violations des droits humains.

N’hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions.

Cordialement,

Boycott! SOUTIEN DE L’APPEL PALESTINIEN AU BDS DE L’INTÉRIEUR

[1] http://boycottisrael.info/points-of-unity

[2] https://www.bdsmovement.net/call

Source: Boycottisrael

Traduction BDS-France

 




Propagande israélienne ? Une conférence universitaire contestée

Par Edouard Schoene | 13 Oct 2020 |

Dans le cadre des « lundis de l’innovation » la maison de la création et de l’innovation (université
Grenoble Alpes) invitait un conférencier sur un thème étonnant : « Israël la « start-up nation », un
modèle pour la France ? »
Boycott , désinvestissement, sanctions (BDS) et l’Association France Palestine solidarité étaient
présents devant le bâtiment universitaire pour manifester.

Des étudiants, dont la conférence faisait parti de leur cursus obligatoire, ont lu avec intérêt le tract
distribué. Une dizaine d’autres, d’un autre cours, outrés par cette initiative « pas très
universitaire » ont pris un paquet de tracts et sont allés intervenir dans l’amphithéâtre quasi vide
(des auditeurs écoutaient la conférence en ligne).
Le professeur Ménissier, invitant, responsable du cycle de conférences, s’est étonné de cette
manifestation qui a perturbé la conférence, invitant les étudiants à entrer et à intervenir en fin de
conférence.

Le tract distribué devant le bâtiment dévoilait « ce que nous cache Israël start up
nation » : « L’économie d’Israël est l’une des plus militarisée du monde … La recherche et
développement en Israël est structurellement liée à l’armée et à l’occupation. Le succès de
l’innovation israélienne en matière de sécurité et de surveillance est largement dû à son terrain
d’expérimentation de choix qu’est la Palestine occupée »
Au palmarès de la « start-up nation » : la barrière de protection qui court le long des 700 km du
mur de béton de huit mètres de haut enserrant la Cisjordanie, les instruments de surveillance Elbit
System et Technion, les drones de surveillance d’Elbit. Nombre de dictatures achètent les produits
hich tech israéliens pour surveiller notamment leurs citoyens via la téléphonie.

Les militants de la campagne BDS France (Boycott Désinvestissement Sanctions) et de l’AFPS
dénonçaient le fait que l’UGA « participe à cette hypocrisie en accueillant depuis 2014 au sein du
conseil scientifique le président de la Technion, université israélienne la plus engagée auprès du
complexe militaro industriel ».
Dans la conclusion de la soirée le professeur Ménissier, a déclaré : « Les activistes qui sont
intervenus tout à l’heure étaient fondés à émettre les critiques qu’ils ont formulées. Dommage
qu’ils ne soient pas restés pour en débattre. »

Source: le travailleur alpin




Mobilisation du 24 février devant les locaux de Facebook à Paris « Facebook, il faut qu’on parle »!

Dans le cadre de la campagne « Facebook, il faut qu’on parle », initiée notamment par Jewish Voice for Peace et le BNC – et à laquelle la Campagne BDS France a pris part, une journée d’action internationale a eu lieu le 24 février 2021 dans dix-huit pays. A cette occasion, BDS France s’est mobilisé devant les locaux de Facebook a Paris et a remis au siège de l’entreprise la pétition signée par plus de 50 000 personnes demandant à Facebook de ne pas protéger le gouvernement israélien en censurant des mots tels que « sionisme » ou « sioniste ». Cette censure limiterait toute critique du régime d’apartheid israélien, empêcherait les Palestinien.ne.s de décrire les situations d’oppressions dont ils/elles sont victimes et représenterait un obstacle à leur lutte pour la liberté et l’égalité. Facebook, nous devons parler ! #FacebookWeNeedToTalk

L’action BDS France du 24 février sur les réseaux sociaux

Plus d’informations sur les dangers de l’ajout des termes « sioniste » et « sionisme » à la politique de lutte contre la haine de Facebook

Intervention de BDS France devant les locaux de Facebook

La mobilisation en images



Des artistes se tiennent aux côtés de Ken Loach et contre le McCarthyisme

Par Artists for Palestine UK, le 8 février 2021

« Nous sommes profondément perturbés d’entendre parler d’une campagne maccarthyste qui demande à l’université d’Oxford d’annuler un événement public où le réalisateur Ken Loach viendrait débattre de sa brillante carrière dans le cinéma. La campagne pour réduire au silence un artiste de renommée mondiale, qui s’est activée en coulisses et n’est devenue publique qu’à la dernière minute, se sert de la définition controversée de l’antisémitisme par l’IHRA pour essayer d’empêcher un événement culturel d’avoir lieu. S’il était besoin d’une preuve quelconque supplémentaire pour démontrer comment on déploie une définition vaguement formulée pour faire taire les critiques de la politique israélienne envers les Palestiniens – alors, nous y voilà.

Nous avons été alertés par des universitaires palestiniens respectés, des chercheurs israéliens, des experts reconnus de l’antisémitisme, des dizaines d’associations juives progressistes, et d’autres qui disent que cette définition est utilisée comme une arme politique. Nous ne pouvons combattre le racisme, dont l’antisémitisme, en diabolisant et en réduisant au silence les défenseurs des droits des Palestiniens. »

Signataires :

Hany Abu-Assad, filmmaker

Raed Andoni, filmmaker

Hanan Ashrawi, Palestinian parliamentarian, scholar and civil society leader

Nahed Awwad, filmmaker

Victoria Brittain, journalist, author, playwright

Judith Butler, philosopher and gender theorist

David Calder, actor

Dame Carmen Callil, publisher, editor

Julie Christie, actor

Caryl Churchill, playwright

Steve Coogan, actor, comedian, producer

Dror Dayan, filmmaker, senior lecturer

Raymond Deane, composer, author

Esther Ruth Elliott, actor, director

Brian Eno, musician, producer

Peter Gabriel, musician, founder Womad music festival

Tony Graham, theatre director

Ohal Grietzer, composer and mixed-media performer

Barbara Harvey, civil rights and labor lawyer

Trevor Hoyle, novelist and radio dramatist

Ronnie Kasrils, former South African Government Minister

Mike Leigh, screenwriter, director

Zwelivelile “Mandla” Mandela, South African Parliamentarian

Jean Said Makdissi, writer

Samir Makdissi, Professor Emeritus of Economics, AUB

Kika Markham, actor

Mai Masri, filmmaker

Thurston Moore, musician

David Morrisey, actor

Rebecca O’Brien, producer

Ruth Padel, poet

Maxine Peake, actor

Mark Rylance, actor

Alexei Sayle, comedian

Eyal Sivan, filmmaker

Rosemary Sayigh, journalist and scholar

Ahdaf Soueif, author, founder PalFest

Rima Tarazi, Palestinian pianist, composer and social activist

Harriet Walter, actor

Roger Waters, musician

Samuel West, actor, director

Rabbi Alissa Wise, deputy director of Jewish Voice for Peace

Source : Artists for Palestine UK

Traduction : J. Ch. pour BDS France




[Communiqué] Approbation de la définition de l’antisémitisme de l’IHRA au Conseil de la ville de Paris ; calcul électoral ou conviction ?

A l’heure précise où la Chambre préliminaire de la Cour Pénale Internationale (CPI) se prononçait en faveur de l’ouverture d’une enquête dans la situation de Palestine pour l’examen des crimes commis sur le territoire palestinien dans le contexte de l’occupation israélienne, quelques mois après l’arrêt de la Cour Européenne des Droits de l’Homme condamnant la France pour non-respect de la liberté d’expression de militants appelant au boycott de produits israéliens, le Conseil de la ville de Paris, sous la direction d’Anne Hidalgo, maire de Paris, approuvait la définition opérationnelle de l’antisémitisme utilisée par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA).
Les élu-e-s de la majorité de ce conseil sont resté-e-s insensibles à la force symbolique portée par la décision de la CPI et ont persisté dans la défense d’une périlleuse équation : « antisionisme = forme réinventée de l’antisémitisme »

Madame Hidalgo, sans doute emportée par la naissance d’une vague électorale la concernant, passe près de trois minutes, à l’issue du débat sur ce vœu proposé par Francis Szpiner, maire du 16e arrondissement, à se contorsionner pour faire croire à l’utilité de l’adoption d’une définition au mieux maladroite, au pire toxique, qui ne tient aucun compte de l’universalité de l’antiracisme.

Madame Hidalgo et les élus du Conseil de Paris ne convaincront personne du fait que cette définition peut servir d’ « instrument de prévention, d’éducation et de formation » contre l’antisémitisme. Elle ne servira qu’à faire croire que certaines formes de racisme sont plus graves que d’autres et aura du mal à masquer son objectif : défendre le régime raciste israélien qui a voté la loi « État nation du peuple juif » institutionnalisant ainsi l’apartheid de fait.

La Campagne BDS France continuera à dénoncer toute forme de racisme, dont l’antisémitisme, l’islamophobie, la négrophobie ou la romophobie, en France, en Israël, et ailleurs. Plus qu’une simple dénonciation, nous appelons les personnes de conscience à se joindre à nous et à appeler au boycott, au désinvestissement et aux sanctions contre l’État israélien, tant que dureront l’occupation, la colonisation, les discriminations, les violations du droit international, des droits humains et des droits fondamentaux du peuple palestinien, en Israël, en Cisjordanie, à Gaza, à Jérusalem Est, dans le Golan et dans les camps de réfugiés du monde entier.

Par l’équipe d’animation de BDS France

Le vote de la résolution Maillard : censure politique et division sociale – UJFP

Appel de 127 universitaires juifs aux députés français : « Ne soutenez pas la proposition de résolution assimilant l’antisionisme à l’antisémitisme » – UJFP

 

 




Rejoignez les 10 000 personnes qui se sont engagées à boycotter AXA !

Le 9 février 2021

En novembre dernier, plus de 10 000 personnes et de 250 organisations, syndicats et entreprises se sont engagés à boycotter AXA. Rejoignez-les !

Plus de 10 000 personnes et de 250 organisations, syndicats et entreprises ont signé l’engagement à boycotter AXA. Parmi les organisations signataires figurent Sabeel-Kairos (Royaume-Uni), l’Université bénédictine (États-Unis), l’Union syndicale Solidaires (France) et la Coordination nationale d’action pour la Paix et la Démocratie (Belgique).

L’éminent universitaire et militant états-unien Noam Chomsky fait partie des signataires à titre individuel.

De plus, des dizaines de particuliers et organisations ont annulé leur police d’assurance AXA, notamment les ONGs belges Viva Salud, ManiFiesta et Intal Globalize Solidarity.

Les groupes membres de la coalition Stop Axa Assistance to Israeli Apartheid ont adressé une lettre signée par tous au P-DG d’AXA, Thomas Buberl et au P-DG AXA de leur pays respectif, mais AXA n’a pas répondu.

Même si AXA fait semblant de nous ignorer, nous savons que notre campagne est efficace et qu’AXA ressent notre pression. Nous avons besoin de plus de signatures encore pour faire monter la pression.

Depuis que nous avons commencé notre campagne, AXA s’est séparé d’Elbit Systems et a considérablement réduit ses parts dans Equitable Holdings (anciennement AXA Equitable Holdings). Mais AXA continue d’investir dans les banques israéliennes qui sont des complices de l’occupation et de l’apartheid israéliens.

Si vous n’avez pas encore signé l’engagement à boycotter AXA, s’il vous plaît, remplissez le formulaire ci-dessous. Si vous l’avez fait, encouragez d’autres personnes et organisations à le signer.

Pour accéder au formulaire, cliquez ici

Nous comptons sur vous pour obtenir d’AXA qu’il se sépare de l’apartheid israélien !

Source : BDS Movement

Traduction : BP pour BDS France




Mettre fin à l’apartheid israélien : comment surmonter les pressions des lobbies sionistes ?

Intervention de Jean-Guy Greilsamer le mardi 9 février dans le cadre de la Semaine Anticoloniale

Je vais intervenir sur la question suivante : Pour mettre fin à l’apartheid israélien, comment peut-on surmonter efficacement les pressions des lobbys sionistes, que l’on peut désigner aussi par l’expression « groupe de pression pro-Israël » ?

Je suis membre de la coordination nationale de l’UJFP. L’UJFP est une association juive antisioniste, solidaire du peuple palestinien et des anticolonialistes juifs israéliens. Nous sommes révoltés par la politique criminelle que l’Etat d’Israël mène au nom des Juifs du monde entier et sommes mobilisée contre tous les racismes en nous inscrivant dans le contexte de notre époque.

Je vais rappeler la nature du régime israélien et m’exprimer sur l’importance et l’enjeu international de mettre fin à son impunité, sur la nature des pressions des lobbys sionistes, sur le BDS, mouvement international auquel adhère l’UJFP, sur comment surmonter les pressions des lobbies sionistes, et sur ce que nous pouvons faire pour contribuer efficacement à mettre fin à l’impunité d’Israël.

L’Etat d’Israël développe depuis sa création une politique coloniale, d’apartheid et d’épuration ethnique, commet de nombreux assassinats ou massacres, impose depuis longtemps le blocus criminel de Gaza, persécute les résistants, cherche à acculer le peuple autochtone palestinien au désespoir et à le faire capituler.

Il bafoue constamment le droit et les résolutions internationales, notamment le droit au retour  des réfugiés (environ 800 000 ont été expulsés lors de la Nakba), et bénéficie d’une impunité résultant de la protection ou du silence des grandes puissances. Cette situation menace la survie du droit international et la paix dans le monde. L’Etat israélien est pourvoyeur d’armes et d’autres produits de haute technologie testés sur les Palestiniens, par exemple des drones qui servent à contrôler et réprimer les mouvements migratoires, ou des logiciels qui servent à ficher les populations.

Il est à l’avant-garde d’un type de société capitaliste discriminatoire, colonialiste, raciste, sécuritaire, xénophobe, anti-migrants.

L’apartheid israélien a été officialisé par la loi Etat-Nation du peuple juif, votée en juillet 2018 par la Knesset, le parlement israélien. Cette loi stipule que le droit d’exercer l’autodétermination nationale dans l’État d’Israël n’appartient qu’au peuple juif, elle encourage la colonisation et relègue le peuple palestinien au statut de citoyens de seconde zone. Le fait que le régime israélien est un régime d’apartheid est de plus en plus reconnu au niveau international non seulement dans l’opinion publique mais aussi par des organismes ayant pignon sur rue. Ainsi l’importante O.N.G. israélienne B’Tselem a récemment publié un texte remarquable sur ce sujet.

Israël commet des crimes d’apartheid : de tels crimes sont considérés par le statut de Rome de 1998 fondant la Cour Pénale Internationale (CPI) instituée en 2002 comme des crimes contre l’humanité, imprescriptibles et exposant leurs responsables à des sanctions sévères.

Face aux exactions de l’Etat israélien et malgré les pressions multiples de cet Etat et ses soutiens, la solidarité avec la Palestine s’est développée. Malgré un contexte international difficile elle persévère et remporte des victoires, en particulier celles du mouvement BDS, Boycott, Désinvestissement Sanctions jusqu’à ce que l’Etat d’Israël se conforme au droit international.

Une victoire importante a été l’arrêt du 11 juin dernier de la CEDH, la Cour européenne des droits de l’homme, condamnant la France. Un jugement de la cour d’appel de Colmar confirmé la Cour de cassation, avait condamné des militants BDS de la région de Mulhouse qui intervenaient auprès des clients d’un supermarché. Il les avait condamnés pour incitation à la discrimination économique envers des personnes en raison de leur appartenance à une nation. Un recours a alors été engagé auprès de la CEDH, qui est une juridiction qui s’adresse à 47 états européens. La CEDH a alors dans son arrêt du 11 juin souligné que les actions et les propos reprochés aux requérants concernaient un sujet d’intérêt général, celui du respect du droit international public par l’Etat d’Israël et de la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés, et s’inscrivaient dans un débat contemporain, ouvert en France comme dans toute la communauté internationale.

Elle a rappelé que en droit international, le boycottage est considéré comme une forme légitime d’expression politique, et que les manifestations non violentes de soutien aux boycotts relèvent, de manière générale, de la liberté d’expression légitime qu’il convient de protéger.

La CEDH a condamné la France à des dédommagements d’un montant total de 100 000 euros, pour les frais de justice et pour des amendes au bénéfice des militants poursuivis.

Ces condamnations, les lobbys sionistes ne peuvent pas les supporter. Le sionisme, c’est l’idéologie et la politique israéliennes, dont l’objectif est d’imposer la suprématie juive dans la Palestine historique et d’exclure le peuple autochtone palestinien. Il se base sur l’escroquerie politique selon laquelle le soi-disant peuple juif reviendrait sur ses terres après 2000 ans d’exil.

Les lobbys sionistes sont des groupes de pression qui incluent énormément de personnes qui ne sont pas juives, dont certaines sont d’ailleurs ouvertement antisémites, par exemple les Chrétiens évangéliques, qui aux Etats-Unis sont beaucoup plus nombreux que les Juifs dans le monde entier. Il est important de préciser aussi que beaucoup de personnes juives sont antisionistes ou reconnaissent que l’antisionisme, historiquement né parmi les populations juives, relève de la liberté d’expression. Parmi les associations juives antisionistes, je mentionne en particulier l’association étasunienne « Jewish Voice for Peace » qui a une audience réelle, notamment dans les milieux universitaires.

Parmi les lobbys sionistes en France il y a notamment le CRIF, Conseil soi-disant Représentatif des Institutions Juives de France, le BNVCA, Bureau National de Vigilance contre l’antisémitisme, l’association France Israël, Avocats sans Frontière de l’avocat Goldnadel, ELNET, qui est un réseau européen qui œuvre à renforcer les liens entre la France et Israël en ciblant les leaders, patrons et élus pour leur vendre le produit Israël, ses start-up et ses colonies (il y a d’ailleurs un récent article intéressant du journaliste Jean Stern concernant ELNET), la LICRA toujours prompte à protéger la politique israélienne, et de nombreuses personnalités politiques (par exemple Aurore Bergé, élue médiatisée de LREM dont Jean Stern décrit l’admiration pour Israël, Estrosi le maire de Nice, etc)  Il y a aussi des groupes fascistes violents tels que la Ligue de Défense Juive.

Les pressions des lobbys sionistes consistent à essayer de faire croire que les résistants palestiniens qui refusent de se soumettre aux injonctions des autorités israéliennes sont des terroristes, que l’antisionisme est antisémite, que le BDS est antisémite, que l’antisémitisme est aujourd’hui un racisme beaucoup plus dangereux que tout autre racisme et qu’il doit être dissocié des autres racismes.

Ces lobbys pour tenter de protéger la politique israélienne, n’hésitent pas à brandir des injonctions fascisantes dans le but de faire taire les antisionistes. Ils surveillent minutieusement leurs propos et leurs écrits, traquent la moindre virgule mal placée, sont prompts à détacher une phrase de son contexte pour accuser d’antisémitisme son auteur(e). C’est ce qui est arrivé récemment à Houria Bouteldja à propos d’une phrase sur le rapport des Israéliens à leur identité. Peu après, André Rosevégue, représentant l’UJFP en Aquitaine, a suscité la colère du CRIF et de la LICRA à Bordeaux parce qu’il critiquait la formule « contre le racisme et l’antisémitisme » dissociant l’antisémitisme des autres racismes. Pour ces gens du CRIF et de la LICRA, toute activité antiraciste ne peut que dissocier l’antisémitisme des autres racismes.

Une bataille actuelle des lobbys sionistes est d’essayer d’imposer la définition de l’antisémitisme par l’IHRA, l’Alliance internationale pour la mémoire de l’holocauste, et en réalité d’imposer les exemples d’antisémitisme qui ont été rajoutés à cette définition, qui est elle-même banale.

Voici trois exemples significatifs.

1. Serait antisémite Le refus du droit à l’autodétermination des Juifs, en affirmant par exemple que l’existence de l’État d’Israël est le fruit d’une entreprise raciste, ce qui signifie donc qu’il serait antisémite de critiquer l’histoire et la nature de l’Etat d’Israël

2. Serait également antisémite Le traitement inégalitaire de l’État d’Israël, à qui l’on demande d’adopter des comportements qui ne sont ni attendus ni exigés de tout autre État démocratique, ce qui signifie que l’Etat d’Israël est démocratique et que l’existence d’oppressions coloniales aussi fortes que celles que subissent les Palestiniens ne peut provenir que d’Etats non démocratiques ce qui interdirait de critiquer Israël

3. Autre citation : L’antisémitisme peut se manifester par des attaques à l’encontre de l’État d’Israël lorsqu’il est perçu comme une collectivité juive. Commentaire : c’est bien l’Etat d’Israël lui-même qui s’affiche comme une collectivité à suprématie juive !

Je précise que l’auteur de la définition initiale de l’antisémitisme sans les exemples s’est désolidarisé des exemples, estimant qu’il s’agit d’une manipulation politique.

Je précise aussi que la maire de Paris Anne Hidalgo, qui a des ambitions nationales, a voté récemment pour la définition de l’IHRA.

Cette utilisation de la définition de l’IHRA fait l’objet de nombreuses mobilisations. Mobilisation des lobbys sionistes qui la promeuvent partout où ils peuvent : dans les Etats membres de l’Union Européenne, aux Etats-Unis, au Canada, dans les universités. Mais le mouvement de solidarité avec le peuple palestinien se mobilise aussi pour s’y opposer, en particulier dans les universités, que ce soit au Canada, aux Etats-Unis, et cela commence en France.

Le 3 décembre 2019 l’Assemblée Nationale a voté la résolution Maillard qui s’appuie sur la définition de l’IHRA et considère dans ses attendus que l’antisionisme est une des formes contemporaines de l’antisémitisme, pour reprendre les mots du Président de la République.

Le 20 octobre 2020 le garde des sceaux, ministre de la justice français, a publié une dépêche relative à la répression des appels discriminatoires au boycott des produits israéliens. Ce document, établi manifestement pour répondre aux demandes du CRIF et autres lobbys sionistes, a été interprété par beaucoup de militants du mouvement de solidarité comme maintenant la circulaire Alliot Marie de 2010 appelant les parquets à poursuivre les militants appelant au boycott des produits israéliens.

Face à toutes ces pressions des lobbys sionistes, la question à résoudre est alors : comment faire en sorte que ces pressions ne soient pas un obstacle aux actions pour mettre fin à l’impunité de l’Etat d’Israël et développer la solidarité avec le peuple palestinien ?

A cette question il y a lieu d’apporter plusieurs réponses.

D’une part il ne faut pas sous-estimer les capacités de nuisances de dispositions comme la définition de l’IHRA, la résolution Maillard ou la dépêche du ministre de la justice relative à la répression des appels discriminatoires au boycott des produits israéliens. Par exemple des réunions publiques, des réservations de salles ou des participations à des évènements culturels ont été interdites en Angleterre ou en Allemagne en s’appuyant sur la définition de l’IHRA. En France il y a des pressions similaires aussi.

Mais d’autre part il ne faut pas non plus surestimer le contenu de ces dispositions. Ces textes, résolutions, circulaires ou dépêches, ne sont pas des lois, ils sont des recommandations, ils sont juridiquement non contraignants, et leurs contenus peuvent être retournés contre les lobbys qui les brandissent.

L’utilisation de la définition de l’IHRA, ou antérieurement la publication de mesures gouvernementales, fédérales ou régionales  anti-BDS, ont fait l’objet de nombreux jugements de tribunaux rappelant que le BDS relève de la liberté d’expression, que ce soit aux Etats Unis, en Allemagne ou en Grande Bretagne.

En France de nombreuses associations connues telles que la Ligue des Droits de l’Homme s’opposent à la définition de l’IHRA au nom du respect de la liberté d’expression.

La résolution Maillard a été votée par une minorité de députés et a même divisé la majorité La République en Marche.  Son article unique n’évoque pas l’antisionisme et son auteur Maillard a précisé que les exemples associés à la définition de l’IHRA n’étaient pas inclus.

Quant à la dépêche du ministère de la justice, nulle part elle ne condamne le jugement de la CEDH condamnant la France.

Avant d’en venir à d’autres questions, je veux préciser que s’il est important de ne pas négliger les diffamations des lobbys sionistes, il est important aussi de ne pas se concentrer dans un militantisme ciblé essentiellement contre chaque diffamation, de ne pas se laisser enfermer dans un tête-à-tête constant avec les lobbys sionistes, parce que beaucoup de sionistes souhaiteraient dévoyer ainsi notre travail de sensibilisation au sort du peuple palestinien. Il s’agit donc de sélectionner nos ripostes aux pressions sionistes.

Ces ripostes sont principalement de trois ordres : sur le terrain juridique, sur le terrain de la solidarité avec le peuple palestinien et contre l’impunité d’Israël et sur le terrain de l’antiracisme.

1. Sur le terrain juridique d’assez nombreux/breuses juristes sont intervenu-e-s contre les mesures ciblant ouvertement ou insidieusement la solidarité avec le peuple palestinien. Ils et elles effectuent un travail important au service du mouvement de solidarité et pour rallier d’autres juristes. Il est nécessaire de faire face aux procès intentés par les lobbys sionistes contre les militant-e-s. Il est nécessaire aussi d’intenter nous-mêmes des procès contre les diffamations les plus flagrantes, de ne pas rester sur la défensive. Le droit est de notre côté.

2. Sur le terrain de la solidarité avec le peuple palestinien, il y a de multiples possibilités : le lobbying auprès de certains élus pour contrecarrer utilement le lobbying sioniste qui leur est infligé, la médiatisation de l’aide à des projets ou des activités économiques, sociaux, culturels au service des Palestiniens et assurant leur autonomie, et surtout la poursuite du mouvement BDS sans se laisser intimider est une activité décisive pour neutraliser les lobbys sionistes.

Ce mouvement est international, non violent, citoyen et antiraciste.

Il se fonde exclusivement sur le droit international et les droits humains universels

Il remporte de nombreux succès, rallie d’importants syndicats, églises, associations universitaires, personnalités des mondes culturel, sportif et politique. De nombreuses personnes et associations juives participent au BDS.

Il y a eu des victoires contre des sociétés qui étaient complices de l’apartheid et de la colonisation : la société Agrexco de commercialisation de fruits et légumes qui a fait faillite, l’entreprise Veolia qui s’est retirée d’Israël, la société de téléphonie Orange qui avait un accord avec une entreprise de téléphonie israélienne intervenant dans les colonies. Des entreprises hésitent désormais à investir en Israël.

En février 2020, le Bureau du Haut-Commissaire aux Droits de l’Homme des Nations Unies a publié une liste noire de 112 entreprises contribuant aux implantations coloniales israéliennes, toutes illégales. Cette liste, encore incomplète et qui doit être actualisée tous les ans, est un moyen de pression sur les entreprises : elle contient 3 entreprises françaises (Alstom, Egis et Egis rail) et plusieurs entreprises pas françaises mais commercialisant des produits ou services en France : Altice Europe, entreprise néerlandaise incluant SFR, Airbnb et TripAdvisor, entreprises américaines, booking.com entreprise néerlandaise, General Mills USA, qui commercialise Yoplait et les glaces Häagen-Dazs.

Ce 5 février 2021 a été marqué par un évènement important : la Cour Pénale Internationale confirme enfin sa compétence sur le Territoire Palestinien Occupé. Elle peut donc, même si cela n’est pas encore gagné, condamner de hauts responsables israéliens à de lourdes peines pour crimes de guerre ou pour crimes d’apartheid. Netanyahou a bien entendu crié que c’est du pur antisémitisme, mais le président étasunien Biden a lui aussi rejeté la compétence de la CPI.

Dans la période actuelle le mouvement BDS développe des campagnes ciblant plusieurs sociétés : la compagnie d’assurance et groupe bancaire AXA, qui investit dans  des banques finançant les colonies et a des capitaux dans une société participant au financement de l’industrie israélienne d’armement Elbit Systems, l’équipementier sportif PUMA qui sponsorise l’Association Israélienne de Football dont ses équipes implantées dans les colonies, la société espagnole de matériel de transport CAF, qui participe à la création d’une nouvelle ligne de tramway reliant Jérusalem aux colonies.

Le boycott culturel, le refus de nombreux artistes de participer  à des initiatives sponsorisées par Israël, ont un impact considérable ; Israël échoue à se servir de la culture pour tenter de redorer son image. Récemment plus de 1000 artistes irlandais se sont engagés pour le boycott. Les refus d’artistes de se produire à des festivals sponsorisés par le régime israélien ne fléchissent pas.

La semaine internationale contre l’apartheid israélien aura bientôt lieu.

Les interventions pour l’embargo militaire sur le commerce d’armes avec Israël se poursuivent.

Les zones libres d’apartheid ont continué de se multiplier malgré le COVID, notamment en Italie, ces zones concernant des commerces, des lieux culturels ou des quartiers.

De même que le boycott de l’Afrique du Sud avait contribué à mettre fin à l’apartheid dans ce pays, le Boycott, Désinvestissement, Sanctions contre l’Etat d’Israël continue de progresser et progressera jusqu’à ce que cet Etat se conforme au droit international.

3. Une autre riposte aux lobbys sionistes, non moins importante, est la participation au mouvement antiraciste décolonial qui rassemble les acteurs de l’antiracisme politique de notre époque.

Le sens des accusations d’antisémitisme proférées par les lobbys sionistes contre les antisionistes est de propager une politique elle-même raciste.

L’antisémitisme en France est bien réel et doit être combattu. Il s’agit d’un antisémitisme de période de crise, meurtrier, s’appuyant sur la représentation complotiste des Juifs qui chercheraient à dominer le monde, reprenant ou continuant les clichés de l’extrême droite historique. Mais les tentatives d’infiltrations du mouvement de solidarité avec la Palestine par des antisémites ne sont pas plus importantes que toute tentative d’infiltration d’autres bonnes causes par des gens racistes et, surtout, la politique israélienne et les objectifs des lobbys sionistes ne peuvent que favoriser l’antisémitisme.

Il s’agit pour eux d’identifier toute la population juive comme défendant à juste titre un régime colonial, de protéger un Etat israélien qui a noué de solides relations avec des politiciens antisémites tels qu’en Hongrie avec Orban, en Pologne, etc, sans oublier Bolsonaro et les antisémites qui gravitent autour de Trump. Il s’agit en France de se servir des Juifs contre les victimes du racisme institutionnel et systémique, en particulier les victimes de la politique islamophobe, les Juifs étant alors considérés comme les bons élèves de la République.

Face à cette situation l’antisémitisme et les pressions sionistes en faveur de l’impunité d’Israël nécessitent de rompre avec l’exclusivisme de l’antisémitisme et de soutenir le front des populations racisées c’est-à-dire victimes des politiques racistes, d’inspiration coloniale et suprématiste, qu’il s’agisse des musulmans ou supposés tels, des populations Noires, des R’roms, des asiatiques. C’est pourquoi l’UJFP travaille à construire, avec la BAN (Brigade Anti Négrophobie), avec le CRAN (Conseil Représentatif des Associations Noires), avec La Voix des Rroms, et avec le CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France) avant qu’il soit injustement dissous, une plateforme antiraciste qui s’adresse à toutes les victimes du racisme et dénonce toutes ses formes.

Cette résistance au racisme se manifeste dans la défense juridique mutuelle, dans les constitutions de partie civile dans des procès, dans la solidarité contre les manifestations les plus marquantes du racisme institutionnel et systémique, en particulier concernant les violences policières.

L’UJFP s’était constituée partie civile aux côtés du CCIF pour son procès contre Clavreul, qui était responsable de la DILCRA, Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Clavreul avait sur facebook accusé le CCIF d’antisémitisme et le CCIF avait gagné le procès. Il y a eu aussi un procès contre Zemmour, connu pour ses envolées racistes et l’indulgence voire le soutien de grands médias dont il bénéficie.

L’UJFP participe aux manifestations pour la régularisation des sans-papiers, pour la fermeture des centres de détention, pour la solidarité avec les migrants, victimes de politiques scandaleuses et inhumaines. Nous sommes mobilisés contre les mesures liberticides et contre la loi sur le séparatisme.

Toutes ces mobilisations promeuvent un antiracisme respirable, correspondant aux réalités de notre époque, un antiracisme qui s’est dégagé des discours et des pressions des lobbies sionistes.

Pour laisser place aux questions et discussions, c’est le moment de conclure cet exposé.

Les mobilisations contre les pressions des lobbys sionistes font partie des luttes pour un monde décolonisé, pour un vivre ensemble dans la justice, l’égalité et la dignité.

Dans la période que nous vivons, l’avenir est incertain. Mais les régimes d’apartheid ne durent pas éternellement, et les résistances aux racismes telles que je les ai évoquées se développent malgré les mesures gouvernementales actuelles et les discours et pratiques discriminatoires de divers courants politiques. L’UJFP est engagée dans ces résistances.

S’engager dans la Campagne BDS et dans les mobilisations antiracistes décoloniales permet de contribuer à mettre fin à l’apartheid et au régime colonial israéliens. C’est un devoir politique et moral de s’y implique




31 organisations de défense des droits humains, réseaux & syndicats, palestiniens & européens demandent que la compagnie basque CAF soit incluse dans la banque de données des Nations Unies sur les colonies

Par BDS movement, le 9 février 2021

CAF étendra et exploitera le Train léger de Jérusalem, qui relie les colonies illégales en territoire palestinien occupé. 

31 organisations de défense des droits humains, réseaux et syndicats de premier plan, de Palestine et d’Europe, ont soumis un rapport au bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) à Genève, demandant que Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles (CAF) soit incluse dans la banque de données des Nations Unies des entreprises impliquées dans les activités coloniales illégales d’Israël, à cause de son rôle dans l’extension et l’exploitation du Train léger de Jérusalem (JLR), qui enracine les colonies illégales d’Israël dans Jérusalem occupée et annexée. Parmi les organisations qui ont remis le rapport figurent Amnesty International Espagne, Al-Haq, le Cairo Institute for Human Rights Studies (CIHRS, Institut du Caire pour les études sur les droits humains), le Centre de recherche sur les corporations multinationales (SOMO), 11.11.11, CNCD-11.11.11, le Centre européen de soutien juridique (ELSC), NOVACT – Institut international pour l’action non-violente, le Forum sur les droits, l’Institut transnational (TNI) et War on Want [Guerre à la misère].

La banque de données onusienne des compagnies impliquées dans l’entreprise illégale de colonisation d’Israël a été rendue publique en février 2020 ; elle liste 112 compagnies israéliennes et multinationales, dont le partenaire israélien de CAF pour le JLR, Shapir. Le HCDH est mandaté pour mettre à jour la banque de données chaque année. En 2016 et 2017, le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies a jugé le JLR illégal, disant qu’il est « en violation claire du droit international et des résolutions pertinentes des Nations Unies ».

Le rapport commun soumis au HCDH explique que : « En connectant les colonies et en facilitant la mobilité entre elles, Jérusalem-Ouest et Israël, le JLR contribue substantiellement à la maintenance et à l’extension des colonies illégales d’Israël dans Jérusalem-Est occupé et à l’enracinement de l’annexion illégale de la ville par Israël, consolidant finalement l’annexion par Israël du territoire palestinien occupé, ce qui est contraire au droit international ».

Maha Abdallah de l’Institut du Caire pour les études sur les droits humains a dit : « En réalisant le projet dans Jérusalem-Est occupée et annexée, CAF est impliqué dans des violations flagrantes et systématiques des droits humains fondamentaux contre les Palestiniens ». Abdallah a ajouté : « La construction de la ‘Ligne rouge’ déjà existante a provoqué des expropriations importantes de biens palestiniens, alors que la nouvelle ‘Ligne verte’ servira la colonie de Gilo, parmi d’autres colonies illégales, dont l’existence et la croissance privent les Palestiniens d’accès à leur terre et à leurs ressources et de leur usage. »

Dans ce but, le HCDH doit remplir intégralement son mandat en mettant à jour annuellement la banque de données des Nations Unies pour y inclure les compagnies impliquées dans l’entreprise coloniale illégale d’Israël – ainsi qu’il en a reçu originellement le mandat de la part du Conseil des droits de l’homme, dans la résolution 31/36 de 2016. Wesam Ahmad, le Coordinateur pour les entreprises et les droits humains d’Al-Haq a dit : « La banque de données est un outil important pour mettre à jour la structure économique incitative qui a permis à une occupation militaire de se transformer en une situation de colonialisme contemporain et le rôle d’entreprises comme CAF doit être traité dans la mise à jour annuelle. »

Giovani Fassina, directeur de programme d’ELSC, a dit: «  L’activité continue de CAF dans les TPO est illégale selon le droit international. En mettant leurs intérêts commerciaux au-dessus des droits à l’existence des Palestiniens vivant sous une occupation prolongée et illégale, CAF a choisi de placer le profit avant l’humanité. Nous espérons que par son inclusion dans la banque de données des Nations Unies CAF entendra l’appel de la société civile et se retirera du projet JLR.

En février 2020, 70 groupes basques ont lancé une campagne appelant CAF à se retirer du JLR. Il y a deux semaines, des personnes de tout le pays basque – à Iruña, Bilbao, Gasteiz, et Oñati – ont manifesté pour demander que CAF cesse de construire le JLR. Kepa Torrijos de Sodepaz, une des organisations du pays basque signataires, a dit : « Les groupes du pays basque travaillent sans relâche pour mettre fin à la complicité basque avec l’apartheid israélien. Nous travaillons étroitement avec des syndicats à l’intérieur de CAF, qui depuis le tout début ont aussi appelé à ce que la compagnie ne participe pas à l’appel d’offres. Le conseil des travailleurs au siège de CAF à Beasain a appelé CAF à se retirer du projet. Nous sommes aussi liés à des groupes de toute l’Europe qui essaient de faire exclure CAF des offres publiques jusqu’à ce que CAF mette fin à son implication avec l’apartheid israélien. »

De plus, des organisations espagnoles de défense des droits humains, des syndicats en Norvège, et des groupes de la société civile au Royaume-Uni appellent à ce que CAF soit exclu des contrats publics dans leur pays à cause de sa construction du JLR.

Mardi 15 décembre 2020, des militants israéliens ont bloqué la construction du Train léger de Jérusalem dans la colonie de Gilo. Ils tenaient une banderole disant : « CAF, descends du train de l’apartheid israélien » et ont appelé CAF à se retirer du projet JLR.

Liste complète des signataires : 

  1.     11.11.11
  2.     Al-Haq
  3.     Amnesty international Espagne
  4.     Association France Palestine Solidarité (AFPS)
  5.     Belfast Trades Union Council
  6.     Cairo Institute for Human Rights Studies (CIHRS)
  7.     CNCD-11.11.11
  8.     Comité Solidaridad con la Causa Árabe
  9.     Craigavon Trades Council
  10. European Coordination of Committees and Associations for Palestine (ECCP)
  11. European Legal Support Center (ELSC)
  12. European Trade Union Network for Justice in Palestine
  13. Fagforbundet – Norwegian Union of Municipal and General Employees
  14. ICAHD Finland
  15. Mundubat
  16. Northern Ireland Public Service Alliance (NIPSA)
  17. Norwegian People’s Aid
  18. Norwegian Union of Railway Workers
  19. NOVACT – International Institute for Nonviolent Action.
  20. Palestinian Center for Human Rights (PCHR)
  21. Palestinian Human Rights Organizations Council (PHROC) et ses membres :
  • Al-Haq, Law in the Service of Mankind.
  • Al Mezan Center for Human Rights
  • Addameer Prisoner Support and Human Rights Association
  • Palestinian Center for Human Rights
  • DCI – Defense for Children International – Palestine
  • Jerusalem Legal Aid and Human Rights Center
  • Aldameer Association for Human Rights
  • Ramallah Center for Defense of Liberties and Civil Rights
  • The Independent Commission for Human Rights (Ombudsman Office) – Observer Member
  • Muwatin Institute for Democracy and Human Rights – Observer Member
  1. Paz con Dignidad
  2. Plateforme des ONG françaises pour la Palestine
  3. Sodepaz
  4. SUDS
  5. The Centre for Research on Multinational Corporations (SOMO)
  6. The Rights Forum
  7. Transnational Institute (TNI)
  8. Union syndicale Solidaires
  9. War on Want
  10. Women in Black (Vienna)

 

Pour un résumé du rapport cliquez ici.

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1 Pour la liste complète des signataires, voir ci-dessous.
2 Résolutions du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies A/HRC/31/L.39, 22 mars 2016, p. 7 (a) et A/HRC/34/L.41/Rev.1, 22 mars 2017, p. 8 (a).

Source : BDS Movement

Traduction CG pour BDS France




BDS France à la semaine anticoloniale et antiraciste : webinaire le 13 février de 14h à 15h30

Dans le cadre de la semaine anticoloniale et antiraciste, la Campagne BDS France interviendra pour un webinaire sur le thème : La campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) au service de la lutte anticoloniale – petites victoires et grands combats.

Avec Juliette, Monira, Geneviève et Olivier, membres de la Campagne BDS France.

Soyez au rendez-vous le samedi 13 février de 14h à 15h30 !

Assistez au webinaire sur la page de la semaine anticoloniale et antiraciste (cliquer ici)
Le programme de la semaine anticoloniale et antiraciste

 

L’Union Juive Française pour la Paix interviendra également le mardi 9 février de 19h à 20h30 sur le thème : Mettre fin à l’apartheid israélien, comment surmonter efficacement les pressions des lobbies sionistes ?

Avec Jean Guy Greilsamer



[Communiqué du BNC] Le BNC salue la décision de la CPI et appelle à agir

Par le Comité National BDS palestinien (BNC), le 6 février 2021

Nous appelons la Cour Pénale Internationale à cesser de traîner les pieds, à résister à la pression des Etats Unis, d’Israël et des pays occidentaux, et à faire immédiatement son travail.

Nous saluons la décision de la Cour Pénale Internationale qui confirme sa compétence sur le Territoire Palestinien Occupé.

Le régime d’apartheid israélien a tué plus de 3.600 Palestiniens depuis que la CPI a commencé son examen préliminaire de la situation en Palestine.

Assez de retard ! #ICC4Israel

Le Comité National BDS palestinien (BNC) salue la confirmation de compétence de la CPI sur le Territoire Palestinien Occupé (TPO) et nous appelons la CPI à cesser de traîner les pieds, à résister à la pression des Etats Unis, d’Israël et des pays occidentaux, et à faire immédiatement son travail.

La CPI agit comme un tribunal impartial, s’acquitte de son mandat selon le Statut de Rome et enquête sur les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité d’Israël dans le TPO, y compris le crime d’apartheid.

Les Palestiniens ne peuvent plus endurer plus de crimes et de souffrances. Une justice différée est une justice déniée. La CPI doit tenir Israël pour responsable de ses décennies de crimes contre le peuple palestinien.

 

Source : BDS Movement

Traduction : J. Ch. pour BDS France




Plus de 1000 artistes d’Irlande écrivent une page d’histoire en s’engageant à boycotter Israël

Alors que le soutien pour le mouvement BDS – Boycott, désinvestissement et sanctions — initié par les Palestiniens continue à croître dans le monde entier, l’« Engagement des artistes irlandais·es à boycotter Israël » vient de dépasser les 1034 signataires. L’engagement, qui a été lancé il y a dix ans, voit des légendes culturelles irlandaises comme Stephen Rea, Sinéad Cusack, Donal Lunny, Andy Irvine, Damien Dempsey, Sharon Shannon, Robert Ballagh, Mary Black et Kíla  rejointes par de prometteuses étoiles montantes comme Sisterix, CMAT, Kneecap, TPM, Steo Wall et Roisin El Cherif ainsi que par des personnalités bien établies comme Kevin Barry, Joe Rooney, Paul Duane et Eugene O’Hare.

L’Engagement – dont les signataires promettent de s’abstenir de donner des spectacles dans l’état d’apartheid d’Israël — a été lancé par la Campagne de solidarité Irlande-Palestine (Ireland-Palestine Solidarity Campaign, IPSC) en août 2010. Modelé sur le fructueux boycott culturel de l’Afrique du sud de l’apartheid, il a été qualifié d’« initiative révolutionnaire » par le Comité national de BDS en Palestine, le leadership du mouvement mondial BDS pour la liberté palestinienne. L’Engagement déclare ce qui suit :

« ENGAGEMENT DES ARTISTES IRLANDAIS·ES À BOYCOTTER ISRAËL

En réponse à l’appel de la société civile palestinienne à un boycott culturel d’Israël, nous nous engageons à ne profiter d’aucune invitation à jouer ou à exposer en Israël, et à n’accepter de subvention d’aucune institution liée au gouvernement d’Israël, jusqu’au moment où Israël respectera le droit international et les principes universels des droits humains. »

Les signataires vont de certaines des personnalités d’Irlande les plus connues internationalement à des artistes débutant leurs carrières. Y figurent des acteur·rice·s, des écrivain·e·s, des poètes, des peintres, des sculpteur·trice·s, des réalisateur·trice·s, des danseur·euse·s, des architectes, des compositeur·trice·s, des designers, des musicien·ne·s, et d’autres artistes, dont beaucoup de membres de l’académie d’artistes Aosdána, qui est subventionnée par l’état.

Ce boycott a été le premier boycott culturel d’Israël organisé nationalement, et il a été suivi par des initiatives similaires fructueuses en Suisse, en Afrique du Sud, en Grande-Bretagne et dans d’autres pays.

Fatin Al Tamimi, présidente de la Campagne de solidarité Irlande-Palestine, a dit : «  Alors que les Palestinien·ne·s luttent pour gérer la double menace de la pandémie de Covid-19 et du répressif régime d’apartheid d’Israël, avec l’annexion toujours menaçante, il y a une croissante absence d’espoir dans ma patrie en ce moment.

Mais le fait que des centaines d’artistes d’Irlande soient prêt·e·s à manifester leur solidarité avec notre lutte en refusant d’aider l’Israël de l’apartheid à blanchir culturellement ses crimes contre mon peuple est un immense rayon d’espoir, qui me rend incroyablement fière de ma patrie d’adoption. Je remercie chacun·e des signataires et je demande à tous les autres artistes irlandais de signer, pour boycotter Israël, jusqu’à ce que nous, Palestinien·e·s, jouissions de notre liberté, de la justice et de l’égalité. »

 

Pour voir la liste complète des signataires, cliquez ici : https://www.ipsc.ie/pledge

Source : Palestine News Network

Traduction CG pour BDS France




Appels à BDS de la PNFTU et de la CGT-INRAE suite au meurtre d’un travailleur palestinien

Nous réclamons justice pour le meurtre d’un travailleur palestinien
Des colons israéliens ont torturé et battu à mort un travailleur palestinien sur son lieu de travail, dans la colonie de peuplement israélienne illégale de Gilo. Le corps d’Abdulfatah Obayat, 37 ans, a été trouvé dans cette colonie, le 16 décembre 2020. LaNouvelle Fédération des Syndicats Palestiniens (Palestine New Federation of Trade Unions, PNFTU) dénonce ce meurtre sauvage, et appelle à BDS.
https://agencemediapalestine.fr/blog/2020/12/29/les-nouveaux-syndicats-nous-reclamons-justice-pour-le-meurtre-dun-travailleur-palestinien/
La CGT-INRAE dénonce également ce meurtre et apporte son soutien à la PNFTU.
En pleine propagation de la pandémie de Covid-19, legouvernement de l’Etat d’Israël tire profit de la période pour maintenir son économie par l’exploitation de centaines de milliers de travailleurs palestiniens, les réduisant à des conditions de travail inhumaines.
Avec la PNFTU, la CGT-INRAE demande à l’Organisation internationale du travail, à la Confédération syndicale internationale, et aux autres syndicats de tenir l’Etat d’Israël, ses sociétés, et ses colons, pour responsables de leurs crimes contre les travailleurs palestiniens. Et de faire campagne pour la dénonciation d’Israël comme étant un État d’apartheid, pour l’interdiction des produits et services issus des colonies de peuplement israéliennes et pour la cessation de toute activité commerciale avec les entreprises israéliennes, et internationales, qui opèrent et tirent profit de ces colonies de peuplement.
La CGT-INRAE est membre de la Campagne BDS-France et appelle les travailleurs de l’INRAE à renforcer cette campagne, jusqu’à ce que l’Etat d’Israël respecte les droits humains en Palestine.
https://inra.ferc-cgt.org/nous-reclamons-justice-pour-le-meurtre-d-un-travailleur-palestinien



Puma échange un distributeur israélien complice pour un autre et maintient son soutien aux violentes confiscations de terre par Israël

Par la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI), le 8 janvier 2021

Puma semble avoir cherché à se défaire d’une partie de sa complicité dans les violations du droit international par Israël, mais n’a même pas réussi à le faire. Puma devrait viser à mettre fin à toute complicité dans les violations israéliennes des droits des Palestiniens, pas à mettre à mal les campagnes de contrôle et de relations publiques.

Comme le boycott mondial de Puma pour son soutien aux colonies illégales israéliennes sur la terre volée aux Palestiniens continue de grandir, Puma a intensifié sa campagne de désinformation pour détourner les critiques.

A la mi-décembre, des défenseurs des droits de la personne humaine du monde entier ont pris contact avec Puma lors de la 4ème Journée d’Action Boycott Puma, exhortant la société à mettre fin à son soutien à l’apartheid israélien qui opprime des millions de Palestiniens. Puma a répondu avec une déclaration qui comportait un mensonge après l’autre.

Dans la déclaration, Puma a déclaré qu’il « ne soutient pas d’équipes de football dans les colonies ».

C’est faux. Puma est le principal sponsor de l’Association Israélienne de Football (AIF), qui comprend des équipes dans les colonies illégales israéliennes et les défend. Le logo de Puma se trouve sur tout le site internet de Puma, y compris directement sous une carte des terrains de football israéliens dans les colonies illégales à travers la Cisjordanie palestinienne occupée.

Le logo de Puma sur le site internet de l’Association Israélienne de Football sous une carte qui présente les infrastructures du football dans les colonies illégales à travers la Cisjordanie palestinienne occupée.

Puma a ensuite déclaré que « son distributeur israélien n’a pas non plus de succursales dans les colonies ».

C’est également faux. Delta Galil, détenteur exclusif pour Israël de la licence de Puma jusqu’à la fin de 2020, possède des filiales dans les colonies illégales israéliennes et figure sur la liste de la base de données de l’ONU des sociétés des colonies illégales.

Delta Israël, détenteur exclusif en Israël de la licence de Puma jusqu’à fin 2020, a des magasins dans les colonies illégales israéliennes en territoire palestinien occupé.

Puma a continué à prétendre que le nouveau détenteur de sa licence « Al Srad Ltd. n’a lui non plus aucune activité ou succursale dans les colonies ».

Encore faux. Al Srad Ltd. – Irani Corporation, exploite la chaîne de magasins de vêtements Factory 54, qui est elle aussi un sponsor de l’AIF. Factory 54 a un magasin dans le centre commercial Mamilla, qui est situé dans le « no man’s land » qui entoure Jérusalem Est occupée et fait partie de l’entreprise israélienne de colonisation-annexion illégale.

Le représentant exclusif actuel de la licence de Puma en Israël fait des affaires sur la terre occupée par Israël en violation du droit international.

En 1958, la résolution 127 du Conseil de Sécurité des Nations Unies a confirmé qu’Israël n’avait aucune souveraineté sur aucune partie du « no man’s land ». Par conséquent, Israël a occupé et illégalement annexé Jérusalem Est en 1967, y compris le « no man’s land ».  Le droit international considère que le « no man’s land » est un territoire occupé. Les Nations Unies et la communauté internationale reconnaissent Jérusalem Est comme faisant partie intégrante du territoire palestinien occupé.

Le nouveau représentant exclusif de la licence Puma en Israël, Al Srad Ltd., exploite un magasin de détail construit sur une terre occupée en violation du droit international.

Sous pression de la campagne mondiale de boycott, avec un nombre croissant de clubs de sport qui laissent tomber leur parrainage de Puma, et Puma étant obligé d’abandonner son propre hashtag #PumaFam, la marque a apparemment cherché à se défaire d’une partie de sa complicité dans les violations israéliennes des droits de la personne humaine en mettant fin à son contrat avec Delta Galil.

Puma a simplement échangé une société israélienne complice pour une autre, tout en maintenant son parrainage de l’Association Israélienne de Football et son soutien aux violentes confiscations de terre par Israël.

Il est incompréhensible que Puma, qui se présente comme une société championne de justice sociale, veuille prendre ses distances avec le régime d’apartheid d’Israël qui vole la terre et les ressources de la population palestinienne autochtone qu’elle maintient sous occupation armée depuis des décennies.

Cependant, les campagnes de relations publiques destinées à mettre à mal le contrôle n’arrêteront pas les  campagnes mondiales de boycott.

Tant que Puma ne mettra pas complètement fin à son implication dans les violations du droit international et des droits fondamentaux des Palestiniens par Israël, la campagne de boycott ne fera que grandir.

Source : BNC

Traduction : J. Ch. pour BDS France

 




Des artistes et des universitaires de Montréal s’opposent à un accord de libre échange afin de défendre les droits des Palestiniens

Plus de 150 artistes et universitaires et plus de 20 syndicats, organisations culturelles, associations étudiantes et collectivités autochtones de Montréal appellent le gouvernement canadien à annuler l’Accord de Libre Echange Canada-Israël.

Cette déclaration communautaire d’opposition collective à l’Accord de Libre Echange Canada-Israël (CIFTA) a d’abord été lancée en juillet 2020 dans le cadre de la vague mondiale de protestations pour s’opposer à la poussée du gouvernement d’extrême droite de Benjamin Netanyahou pour annexer officiellement la Vallée du Jourdain, en territoire palestinien occupé.

Plus précisément, cette déclaration fait partie d’une série d’actions locales en cours à Tiohtià/ke/Montréal visant à construire une solidarité avec la lutte permanente des Palestiniens contre les démarches de l’ETat d’Israël pour étendre la colonisation à l’intérieur de la Cisjordanie.

Dans le contexte local, l’opposition au CIFTA proteste contre la complicité de la part du gouvernement canadien envers la politique de l’État d’Israël. Le CIFTA ne comporte aucune demande d’identification des produits israéliens fabriqués dans dans les colonies illégales en territoire palestinien occupé et vendus au Canada. Le CIFTA  fonctionne aussi comme un accord politique qui travaille à normaliser la politique violente de l’État d’Israël envers le peuple palestinien, comme l’incarcération de masse, sans accès à un procès équitable, de nombreux civils palestiniens détenus dans les prisons israéliennes, comme le rapporte l’Association Addameer de Soutien aux Prisonniers et de défense des Droits de l’Homme.

L’Accord de libre-échange entre le Canada et Israël doit se terminer, tout comme l’annexion

Le Canada et Israël maintiennent un vaste accord de libre-échange, l’ALÉCI, établi pour la première fois en 1997 et « modernisé » lors de deux phases de négociation en 2014-2015 et 2017-2018.

En 2019, le gouvernement libéral a publiquement célébré l’accord remanié, avec l’annonce de l’ancien ministre de la Diversification du Commerce international : « Le Canada et Israël sont des amis et des alliés fidèles, et nous avons un nombre impressionnant d’activités de coopération entre nos deux pays. »

Alors que le gouvernement israélien s’apprête à annexer de grandes parties de la Cisjordanie palestinienne, y compris la vallée du Jourdain, le gouvernement canadien doit annuler l’ALÉCI.

Partout dans le monde, des organisations internationales de défense des droits humains, des militantes et militants et même certains gouvernements prennent des mesures diplomatiques à cet effet. Pourtant, le Canada n’a pas répondu à l’urgence de cet acte éhonté de colonisation par l’État israélien en Palestine occupée.

Aujourd’hui, les organisations et les individus soussignés s’unissent pour demander collectivement au gouvernement canadien d’annuler l’Accord de libre-échange Canada-Israël.

Il s’agit d’une large coalition composée de syndicats, d’organisations culturelles, de groupes communautaires et de collectifs militants. Nous exprimons notre soutien et notre solidarité avec la lutte palestinienne contre la colonisation israélienne en cours, tout en rejetant les actions complices du gouvernement canadien visant à offrir une protection diplomatique aux actions israéliennes.

Nous ne devons pas rester silencieux.

Signataires intiaux / letter initiators: 

Mostafa Henaway, Academics for Palestine.

Stefan Christoff, Howl! arts.

Individual signatories:

1. Nawar Al Rufaie // DJ + musician, (Sandhill).

2. Faiz Abhuani // Brique par brique immobilier communautaire.

3. Dominique Daigneault // Présidente Conseil central du Montréal métropolitain — CSN.

4. Chantal Ide // Vice-présidente Conseil central du Montréal métropolitain — CSN.

5. Anna Pringel // Writer, artist, and activist with Solidarity Across Borders.

6. Kiva Stimac // Artist, Popolo Press, founder of Casa del Popolo.

7. Gwendolyn Schulman // Translator, co-host of Amandla! Radio on CKUT 90.3fm.

8. Nick Schofield // Musician, (Rêves sonores, Saxsyndrum).

9. Zahra Moloo // Filmmaker, photographer.

10. Norma Rantisi // PhD. Professor , Geography, Planning and Environment, Concordia University.

11. Norman Achneepineskum // Artist, musician, (Buffalo Hat Singers).

12. Mariana Marcassa // PhD in Clinical Psychology, artist and sound therapist.

13. Elena Razlogova // Author, Associate Professor, History, Concordia University.

14. Aziz Choudry // Associate Professor and Canada Research Chair in Social Movement Learning and Knowledge Production in the Department of Integrated Studies in Education, McGill University.

15. Eric Shragge // Associate Professor, Concordia University (retired), president of the Board of Directors of  the Immigrant Workers Centre.

16. Nadine Altounji // Musician, educator.

17. Razan AlSalah // Filmmaker, Assistant Professor, Communication Studies, Concordia University.

18. Adam Gwiazda-Amsel // Community organizer.

19. Anastasia Voutou // Community organizer.

20. Philippe Battikha // Musician.

21. Catherine Debard // Musician, (YlangYlang).

22. Albu // Artist.

23. Emily R. Douglas // PhD Candidate in the Department of Philosophy, McGill University.

24. Amanda Ruiz-Méndez // Artist.

25. Aaron Vansintjan // PhD Candidate, Community activist, unevenearth.org

26. Simone Lucas // video artist and community activist.

27. Emmanuel Madan // Artist and arts worker.

28. Airick Asher // Musician, (Doldrums).

29. Jessie Lauren Stein // Musician, geographer, artist, (The Luyas).

30. Mauro Pezzente // (Casa del Popolo, Godspeed You! Black Emperor).

31. Devlin Kuyek // Researcher, GRAIN.

32. Daniel Áñez // Musician, composer.

33. Bengi Akbulut // PhD. Assistant Professor, Geography, Planning and Environment, Concordia University.

34. Nasir Hasan // Musician, cultural worker.

35. Duha Elmardi // Community activist, Convergence des luttes des Suds.

36. Moe Clark // Multidisciplinary Métis artist.

37. Yves Engler // Author.

38. Ricardo Lamour // Artist, community organizer, (Emrical).

39. Ky Grace Brooks // PhD Candidate, School of Information Studies, Musician (LungButter).

40. Kevin Yuen Kit Lo // Creative Director, LOKI

41. Kevin A. Gould // Associate Professor, Department of Geography, Planning and Environment, Concordia University.

42. Meriem Ramoul // Artist.

43. Freda Guttman // Artist, Activist.

44. Mary-Ellen Davis // Cinéaste, travailleuse culturelle, enseignante.

45. Amélie Nguyen // Coordonnatrice, Centre International de Solidarité Ouvrière (CISO).

46. Sheena Hoszko // Sculptor, anti-prison activist.

47. Léon Lo // Artist, (Skinnybones).

48. Sarah Pagé // Musician.

49. Omar BenAli // Community activist.

50. Mohamed El Fakir // Community activist.

51. Zahia El-Masri // Canadian Palestinian Foundation of Quebec (CPFQ).

52. Guillaume Vallée // Film director.

53. Leila Bdeir // M.A., Humanities, Vanier College.

54. Kelly Nunes // Artist, Multimedia Director at Moment Factory.

55. Rose Marie Whalley // Community radio host, Older Women Live (OWL) on CKUT 90.3 FM.

56. Mouloud Idir-Djerroud // politologue et militant panafricaniste, Groupe de recherche et d’initiative pour la libération de l’Afrique (Montréal).

57. Norman Nawrocki // Author, musician, actor.

58. Hermine Ortega // Artist, Nullica, l’Oie de Cravan.

59. Andreas Iakovos Koch // Students in Solidarity for Palestinian Human Rights McGill, Univsersity.

60. Maya Cardin // Artist, Mayamorphosis.

61. Sarah Mangle // Artist.

62. Samaa Elibyari // Community activist, Canadian Council of Muslim Women.

63. Lari Jalbert // Multidisciplinary artist.

64. Maude Caron // Artist.

65. Saeed Kamjoo // Artist, musician.

66. Brett Howie // Musician, McGill Law student.

67. Laura Bardsley // Artist, (blue odeur / punctï).

68. Jeremy Young // Musician (Sontag Shogun).

69. Julia E Dyck // Sound + Radio Artist + Educator.

70. Denis Kosseim-Philosophy professor Cégep André-Laurendeau.

71. Malek Abi-Saab, professor Dept. Of Islamic Studies, McGill University.

72. Rachad Antonius, Professor UQAM.

73. Adi Shulhut // Artist, Erorrist, Mediteranos.

74. Amy Macdonald // Musician, consultant // arts + culture (Nennen).

75. Bianca Mugyenyi // Writer, activist, Canadian Foreign Policy Institute.

76. Benjamin J. Allard // MFA, artist and cultural worker.

77. Fanny Latreille // visual artist + cultural worker.

78. Laurie Magnan // Master art history, Université du Québec à Montréal (UQAM).

79. Simon Brown // Poet, translator and interdisciplinary artist.

80. Sarah Chouinard Poirier // Performance artist.

81. Aidan Girt // musician (One Speed Bike, Godspeed You! Black Emperor).

82. Nelly Bassily // Activist, Disability justice, Media maker.

83. Aaron Lakoff // Media maker, activist, Communications at Independent Jewish Voices.

84. Sam Bick // Community activist, co-host TREYF podcast.

85. Miranda Gee Jones // Theatre/radio artist.

86. Aalya Ahmad, Ph.D., Comparative Literary Studies, former Adjunct Professor, Carleton University.
87. Leah Freeman // Travailleuse sociale.

88. Zackary Derrick //

89. Vicky Mettler // Musician, (Kee Avil).

90. Raphaël Foisy-Couture // Musicien, travailleur culturel 2. Freda Guttman // Artist, community activist.

91. Sam Shalabi // Musician, composer.

92. Samer Najari // Cinéaste.

93. Darren Ell // Photographer.

94. Amber Berson // Writer, curator, programming coordinator at articule.

95. Thomas Boucher // Photographer, musician, teacher.

96. Jérémie Dubé-Lavigne // Photographer.

97. Jason Gillingham // Artist, sculptor.

98. Nadia Moss // Artist, educator.

99. Jovien Smith // Artist.

100. Ghassen Ghariani // Community advocate.

101. Nadia Bashalani // Musician.

102. Wayne Tennant // Musician.

103. Adham Bozart // Musician, painter.

104. Adam Daudrich // Musician.

105. Aimé Claude // Organisateur communautaire, UQAM.

106. Ahmad Naser Eldein // Photographer.

107. Xarah Dion // Musician.

108. Ioannis Mitliagkas // Association Des Travailleurs Grecs De Montréal / Greek Workers Association of Montréal.

109. Thanasis Papazoglou // Association Des Travailleurs Grecs De Montréal / Greek Workers Association of Montréal.

110. Michalis Famelis // Association Des Travailleurs Grecs De Montréal / Greek Workers Association of Montréal.

111. Stefan Verna // Filmmaker.

112. Hanadi Saad // Community activist, Justice Femme.

113. May Chiu // Attorney.

114. Noah Cannon // Concordia MSc. Geography Student

115. Brian Aboud // Professor, Humanities, Vanier College

116. Alessandra Renzi //Associate Professor, Communication Studies, Concordia University

117. Ariane Lorrain // Filmmaker

118. Krista Lynes // CRC in Feminist Media Studies, Associate Professor, Communication Studies

119. Ghassan Fayad // Producer

120. Diana Allan // Assistant Professor, Department of Anthropology and Institute for the Study of International Development, McGill University

121. Michelle Hartman // Professor Department of Islamic Studies, McGill University

122. Amir Massoumi //

123. Emma Haraké // Artist, educator.

124. Jérémi Roy // Musician.

125. Joël Lavoie // Musician.

126. Adam Kinner // Musician.

127. Alegría Gobeil // Performing artist.

128. Andrea Levy // Ph.D, writer and editor, Canadian Dimension Magazine.

129. David Widgington // Undisciplinary Artivist.

130. Zoë Thomas // Musician, Doctor at Department of Psychiatry at the Jewish General Hospital.

131. Chantal Partamian // filmmaker.

132. Natalie Kouri-Towe // Assistant Professor, Simone de Beauvoir Institute, Concordia University.

133. Sharlene Bamboat // Artist.

134. Alex Pelchat // Musician, enseignant à la CSDM.

135. Sarah Spring // Film producer.

136. Noam Bierstone // Musician, NO HAY BANDA.

137. Claudia Burneo // Artist.

138. Dr. Alan Wong // Community Organizer & Educator, Vanier College.

139. Aisling Chin-Yee // Filmmaker.

140. Alex Ginella // Musician.

141. Paul Phillips // Musician.

142. Aidee Arenas // Artist.

143. Samuel Landry // Musician (Le Berger).

144. Laurence Beaudoin Morin // Performance artist.

145. Shanice Nicole // Poet and educator.

146. Fabienne Presentey // Independent Jewish Voices Canada’s chapter in Montréal.

147. Clément Schreiber // Acteur-Comédien, Metteur en scène, Narrateur.

148. Parker Mah // Community worker, artist, DJ Rhythm & Hues.

149. Simone Lucas // Filmmaker, artist.

150. Bengi Akbulut // PhD. Assistant Professor, Geography, Planning and Environment, Concordia University.

151. Cindy Milstein // Author, activist.

152. Ali Hammoudi // Post Doctoral Fellow, National University of Singapore Faculty of Law.

153. Nicolas Royer-Artuso // Scholar, musician and performance artist.

154. Amelia Orellana // Activiste, traductrice multilingue.

155. Anastasia Culurides // Musician, Interior Designer.

156. Jean-Pierre Gorkynian // Writer.

157. Omar Burgan

158. Ali Hammoudi // Post Doctoral Fellow, National University of Singapore Faculty of Law.

159. Naomi Bénéteau Goldberg // Climate justice organizer.

Organizational endorsements

1. Conseil central de Montréal métropolitain (CCMM-CSN).

2. Suoni per il Popolo Festival.

3. McGill Radical Law Students’ Association.

4. Academics for Palestine Concordia University.

5. Centre des travailleurs et travailleuses immigrants / Immigrant Workers Centre.

6. Canadian Foreign Policy Institute.

7. Students in Solidarity for Palestinian Human Rights McGill, Univsersity.

8. Independent Jewish Voices Canada.

9. Conseil régional FTQ Montréal métropolitain.

10. Howl! Arts

11. Association Des Travailleurs Grecs De Montréal / Greek Workers Association of Montréal.

12. Le collectif Regards palestiniens.

13. College & University Workers United (CUWU).

14. Le Centre international de solidarité ouvrière (CISO).

15. Canadian Union of Postal Workers (CUPW).

16. Canadian Dimensions Magazine.

17. Indigenous Land Defenders.

18. No More Silence.

19. Faculty for Palestine (F4P), Toronto.

20. Labour4Palestine, Canada.

21. Canadian Palestinian Foundation of Quebec (CPFQ).

22. Students in Solidarity for Palestinian Human Rights McGill, Univesity.

Source : BDS movement

Traduction : J. Ch. pour BDS France

 




VŒUX pour 2021 de la Campagne BDS France

La Campagne BDS France, le 26 décembre 2020

Nous vous souhaitons une bonne fin d’année 2020 malgré le confinement et vous présentons nos meilleurs vœux pour 2021, en espérant que cette nouvelle année sera meilleure que 2020.

Pour le peuple palestinien, en ce qui concerne sa vie quotidienne et les relations diplomatiques internationales, l’année 2020 a été encore plus mauvaise que les années précédentes.
Face à cette situation très préoccupante, la campagne internationale BDS continue de se développer. Elle est un espoir et un engagement nécessaire.

Le peuple palestinien a subi en 2020, et continue de subir, les conséquences dramatiques de la pandémie de Covid 19. Trump a soutenu fermement la politique annexionniste des autorités israéliennes et imposé des complicités plus ouvertes parmi les Etats arabes. Les autres grandes puissances n’ont émis au mieux que des protestations purement verbales.
Fort de ce soutien, le gouvernement Netanyahou a intensifié la colonisation, maintenu sans relâche le blocus de Gaza, exercé une répression criminelle contre les résistants.

Malgré les contraintes liées au Covid, nous avons multiplié les initiatives de solidarité : participation, en particulier par les réseaux sociaux, aux campagnes ciblant AXA et PUMA, réunions de sensibilisation par internet à la situation du peuple palestinien, contributions au boycott culturel, participation à la campagne européenne contre l’utilisation par l’agence Frontex de drones de l’entreprise d’armement israélienne Elbit Systems pour réprimer les migrant-e-s …

Nous avons aussi, selon les situations locales, lié la solidarité avec le peuple palestinien à notre participation à diverses mobilisations ici même contre des mesures racistes ou liberticides (soutiens aux sans-papiers, aux migrant-e-s, etc)

Face à la situation tragique que vit le peuple palestinien, le mouvement BDS est un réel espoir pour mettre en échec la politique coloniale et d’apartheid israélienne.
Il marque des points et remporte des victoires, ainsi que l’expose ce communiqué :

Les 20 principaux impacts de notre travail collectif pour la justice en 2020

Pratiquer le BDS, c’est en même temps lutter pour un autre monde : pour un monde décolonisé, pour la survie du droit international, pour un vivre ensemble dans l’égalité, la justice et la dignité.

Nous ne pouvons certes pas deviner de quoi l’avenir sera fait concernant la crise sanitaire et la situation internationale et ici même, mais nous ne baisserons pas les bras, nous sommes déterminés à continuer notre engagement même si nous ne nous faisons pas d’illusion sur  le remplacement de Trump par Biden.
Pour poursuive nos activités nous avons besoin d’un soutien financier, pour la gestion de ces activités, pour faire face à des procès, en particulier contre les diffamations qui nous visent, et malgré notre victoire devant la Cour européenne des droits humains, pour réaliser des documents de sensibilisation et des visuels

Vous pouvez aider à financer la campagne BDS France :
1) en faisant un chèque à l’ordre de « Solidarité – Palestine », et en l’envoyant à l’adresse suivante : Solidarité Palestine, 21 ter rue Voltaire, 75011 Paris
2) en faisant un virement sur le compte FR7610278060110002053180195, en précisant que c’est pour la Campagne BDS France…




BDS : décolonisons l’espoir !

Le 22 décembre

À celles et ceux qui nous soutiennent,

Nous gardons l’espoir, malgré tous les obstacles. Mais notre espoir n’est pas le produit de vœux pieux ou d’illusions quant aux défis qui nous attendent, car un tel espoir ne ferait que prolonger notre situation coloniale.
Notre espoir est ancré dans le riche héritage de lutte de notre peuple palestinien, dans le consensus palestinien sur lequel se fonde la résistance à l’oppression du mouvement BDS, réfléchie et globalisée, et dans votre solidarité enthousiasmante avec notre lutte pour la liberté, la justice et l’égalité.
Nous sommes pleins d’espoir parce que votre soutien au mouvement BDS a multiplié son impact ces dernières années, affaiblissant davantage le régime d’occupation, de colonialisme de peuplement et d’apartheid exercé par Israël.

Notre espoir, comme le montre notre dernière vidéo, est décolonisé ! Allez voir ! Nous avons demandé à des Palestinien.ne.s d’âges et de milieux divers ce que BDS signifie pour eux/elles, et leurs réponses ont reflété le quasi-consensus de soutien à BDS. Des réfugié.e.s, des militant.e.s chevronné.e.s du boycott depuis la première Intifada, des grand-mères, des jeunes, des étudiant.e.s d’Acre, de Naplouse, de Tulkarem, un prêtre, le chef du syndicat des pêcheurs de Gaza, tou.te.s ont répondu à l’unisson : BDS, c’est l’espoir de réaliser nos droits.

DONNEZ !

Plus que jamais, nous avons besoin de votre généreux soutien tandis que nous affrontons un régime israélien brutal qui consacre d’énormes ressources financières, diplomatiques, politiques, dans le domaine du renseignement et de la propagande, au combat contre le mouvement BDS.

Pour mener à bien son projet colonial, il doit insuffler le désespoir dans la tête des colonisés. Notre projet de libération implique de décoloniser nos esprits au moyen d’une résistance stratégique, efficace et pleine d’espoir. BDS est au centre de cette belle résistance.

Votre soutien nourrit cet espoir décolonisé.

Omar Barghouti, défenseur des droits humains, co-fondateur du mouvement BDS pour les droits des Palestinien.ne.s

BDS Movement
DONNEZ !

Le mouvement BDS non-violent pour la liberté, la justice et l’égalité est soutenu par la majorité absolue de la société palestinienne. BDS rejette toutes les formes de racisme et de discrimination raciale.

Source : BDS Movement

Traduction SM pour BDS France




La société espagnole CAF critiquée pour sa complicité avec l’apartheid d’Israël

Des manifestations ont eu lieu dans toute l’Europe, en amont de la journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien du 29 novembre, contre l’implication de la société CAF dans le projet de tram de Jérusalem.  

Des groupes, de la Norvège à la France, se sont mobilisés sur le terrain et en ligne pour appeler la société basque CAF à renoncer au contrat du tram de Jérusalem (JLR) et à mettre fin à sa complicité avec l’apartheid israélien.  Près de 5 000 personnes ont envoyé des courriels au PDG de la CAF et le hashtag #CafGetOffIsraelsApartheidTrain a été imprimé plus d’un million de fois.

Les experts juridiques bien connus David Bondia, Juan Hernández Zubizarreta et Ferran Izquierdo ont coécrit un article expliquant pourquoi et comment les institutions espagnoles peuvent et devraient écarter le constructeur ferroviaire de ces marchés publics. Des interviews ont été diffusées sur la radio nationale espagnole et sur les radios basques 97Irratia et UHIntifada.

Le 28 novembre, des militants ont organisé des manifestations dans tout le Pays basque. Malgré les circonstances difficiles dues à la pandémie, des centaines de personnes sont descendues dans les rues de Bilbao, Gipuzkoa, Gasteiz et Nafarroa. À Bilbao, le secrétaire de la section basque de CCOO, le plus grand syndicat de l’État espagnol, ainsi que des membres des partis politiques Elkarrekin Podemos et EH Bildu se sont joints aux protestations. Des mouvements sociaux tels que Ongi Etorri (un groupe de défense des droits des réfugiés) et Mujeres contra la Guerra (Femmes contre la guerre) ont joué un rôle important dans le soutien à l’organisation de la manifestation. Des membres de tous les syndicats de la CAF étaient également présents à la mobilisation et appelaient à manifester depuis des semaines.

Des personnalités connues, comme le bertsolari (poète traditionnel basque) Iñaki Viñaspre, la féministe et journaliste Irantzu Varela, les coureurs Javi Dominguez et Oihana Azkoerbebeitia, l’artiste Tasio, les journalistes Amparo Lasheras et Juan de la Vega, les groupes de musique Huntza, Herdoil, Boot Boys, Brigade Loco, Afu, Ibil Bedi et Hutsun Txalaparta, DJ Bull, ainsi qu’Alava, un groupe de femmes retraitées d’Álava, ont également appelé à la mobilisation au Pays basque le 28 novembre.

Au début du mois de novembre, des groupes du Pays basque s’étaient également mobilisés contre la CAF dans le cadre de la campagne « Un monde sans murs ».

 

Source : BNC

Traduction : SF pour BDS France

 




Les 20 principaux impacts de notre travail collectif pour la justice en 2020

Communiqué du Comité national palestinien du BDS (BNC)

le 15 décembre 2020

 

Votre soutien a permis nos réalisations collectives, y compris les premières étapes vers les sanctions, mais nous avons besoin d’une impulsion beaucoup plus forte de la base et de la société civile pour y parvenir.

Malgré son investissement massif de ressources financières, politiques, diplomatiques, de propagande et d’espionnage dans sa guerre contre le mouvement BDS, Israël a échoué, comme l’admettent aujourd’hui certains de ses propres groupes de pression, grâce à votre soutien dans le monde entier.

Depuis des années, les militants se demandent quand nos efforts fructueux en matière de « B » et de « D » commenceront à déboucher sur un certain « S ». Quand nos campagnes de boycott et de désinvestissement à la base commenceront-elles à inciter les décideurs politiques à envisager d’imposer à l’Israël de l’apartheid des sanctions similaires à celles imposées à l’Afrique du Sud de l’apartheid dans le passé ?

Nous partageons avec vous ci-dessous 20 des plus importants indicateurs d’impact que votre soutien nous a permis d’atteindre collectivement en 2020. Nous avons peut-être commencé les premières étapes de cette transition vers le « S », mais nous avons encore besoin d’une impulsion beaucoup plus forte de la base et de la société civile pour y parvenir.

DONNEZ !

  1. Soutien mondial à #UNInvestigateApartheid : L’appel palestinien à l’ONU pour enquêter sur l’apartheid israélien et imposer des sanctions pour y mettre fin, comme cela a été fait contre l’Afrique du Sud, a reçu un soutien massif de la société civile internationale. Parmi les signataires figurent 452 organisations de la société civile du monde entier, des pays du Sud, dix ex-présidents d’Amérique latine et d’Afrique, 720 parlementaires, diplomates et personnalités culturelles, ainsi que le diplomate des Nations unies membre de The Elders Lakhdar Brahimi.
  2. Des appels de plus en plus nombreux aux sanctions : Des dirigeants politiques et des personnalités du monde entier ont appelé à l’adoption de sanctions contre Israël afin de mettre un terme à l’annexion formelle et de facto des terres palestiniennes. Parmi eux, le Conseil oecuménique des Eglises et, au Royaume Uni, des députés, le Congrès des Syndicats (TUC), et des artistes de renom.
  3. Des dirigeants arabes appellent à des sanctions : Des dizaines de dirigeants arabes – anciens premiers ministres, ministres et diplomates, personnalités de la culture et de la société civile – appellent à « un large éventail de sanctions efficaces » pour contrer l’apartheid israélien et l’annexion illégale.
  4. L’ONU publie une base de données sur les colonies : L’ONU a publié » une liste très attendue de 112 sociétés complices de l’entreprise illégale de colonisation israélienne, un premier pas concret vers la responsabilisation des sociétés israéliennes et internationales qui permettent les graves violations des droits des Palestiniens par Israël. La Confédération syndicale internationale (CSI), qui représente 200 millions de travailleurs dans 163 pays, a appelé les entreprises figurant sur la liste des Nations unies à « mettre fin à leur présence illégale … sur la terre palestinienne ».  Néanmoins, de nombreuses entreprises complices ne sont pas encore incluses dans la base de données et doivent être ajoutées. Par exemple, plus de 100 organisations demandent que l’ONU ajoute HPE à la base de données pour sa complicité dans les colonies israéliennes.
  5. La justice israélienne subit des défaites : La guerre juridique d’Israël (lawfare) contre le BDS a subi des coups importants. Réprimandant le gouvernement français, la Cour européenne des droits de l’homme a jugé que le fait de préconiser le boycott des produits israéliens relevait de la liberté d’expression protégée par la Convention européenne des droits de l’homme. Un tribunal allemand a statué que la ville de Munich ne pouvait pas refuser un espace public aux groupes du BDS pour leurs manifestations. Aux États-Unis, une tentative incessante soutenue par le lobby israélien pour censurer et punir l’American Studies Association (ASA) pour son soutien au boycott universitaire d’Israël a une fois de plus échoué devant les tribunaux.
  6. La Cour suprême britannique soutient le désinvestissement local : La Cour suprême du Royaume-Uni, dans un arrêt historique, a rétabli le droit des fonds de pension des autorités locales à se désinvestir des entreprises complices des violations israéliennes des droits de l’homme, en réprimant les restrictions gouvernementales illégales.
  7. Soutien progressif croissant des États-Unis aux droits des Palestiniens et au BDS : Les représentants du Congrès américain appellent à conditionner le financement militaire d’Israël ; 22 % des Juifs américains de moins de 40 ans soutiennent un boycott total d’Israël; Alexandria Ocasio-Cortez – AOC – a abandonné une manifestation célébrant Yitzhak Rabin, qui a dirigé le nettoyage ethnique et la répression violente du peuple palestinien ; la députée Cori Bush, qui soutient le BDS, a été élue malgré les dénigrements du lobby israélien.
  8. Les principales institutions financières désinvestissent : Davantage d’institutions financières de premier plan se sont retirées des entreprises impliquées dans les crimes d’Israël contre les Palestiniens. Le fonds de pension néerlandais ABP s’est séparé de deux banques israéliennes qui finançaient les colonies, et la société norvégienne Storebrand s’est séparée de quatre sociétés profitant de l’occupation illégale d’Israël.
  9. Boycott culturel et gains contre le lavage des roses : Le soutien au boycott culturel des institutions culturelles israéliennes complices s’est accru. Plus de 170 réalisateurs de films queer s’engagent à ne pas participer au festival du film LGBT TLVFest, parrainé par le gouvernement israélien. Dix-neuf participants au TLVFest 2020 se sont retirés, dont huit cinéastes brésiliens. Docaviv – le Festival international du film documentaire de Tel-Aviv 2020, qui s’associe à des ministères du gouvernement israélien, a également été bouleversé par quatre annulations de la part de cinéastes et d’invités internationaux.
  10. La semaine contre l’apartheid israélien intégrée dans les campagnes antiracistess: Plus de 100 groupes européens se sont joints à un appel palestinien pour coordonner les événements annuels de la Semaine contre l’apartheid israélien (IAW) avec les activités marquant la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale. La Semaine contre l’apartheid israélien a été organisée dans le monde entier, malgré la pandémie de COVID-19, et de nombreux événements ont dû se dérouler en ligne.
  11. Les victoires du désinvestissement des campus : L’Université de Manchester (Royaume Uni) a désinvesti près de 2 millions de livres sterling à des entreprises complices de l’oppression d’Israël. Aux États-Unis, les étudiants de l’université Columbia, de l’université de l’Illinois Urbana-Champaign et de l’université d’Etat de San Francisco ont tous voté pour se désinvestir de l’apartheid israélien.
  12. Les victoires de la campagne de boycott du Puma : La plus grande université de Malaisie, Universiti Teknologi MARA (UiTM), a mis fin à un accord de parrainage avec Puma concernant le soutien de la société aux colonies israéliennes illégales. Le club de football Luton Town FC, qui fait partie de la Ligue de championnat britannique, a abandonné Puma comme fournisseur, tout comme le club de football Chester F.C. du Royaume-Uni. Dans un moment de franchise, un avocat de Puma a résumé l’impact de la campagne à un organisateur de boycott, en disant : « Vous nous rendez la vie misérable ».
  13. Les artistes arabes s’opposent à la normalisation des EAU : Près de 100 artistes arabes, y compris palestiniens, ainsi que 17 groupes et organisations culturelles se sont engagés à boycotter toutes les activités culturelles parrainées par le régime des EAU au sujet de la normalisation d’Israël. Parmi les signataires figurent des grands noms du cinéma, de la musique, de la photographie, des arts du spectacle et des arts visuels, entre autres.
  14. G4S perd des contrats : Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et une multinationale en Jordanie – qui a demandé à rester anonyme – ont décidé de ne pas renouveler leurs contrats avec G4S en 2020. G4S, la plus grande société de sécurité au monde, a une longue histoire d’implication dans les violations des droits de l’homme dans le monde entier, y compris la participation à la gestion de l’Académie de police israélienne à Jérusalem, la formation des forces de police israéliennes, avec un long historique d’implication dans les crimes de guerre.
  15. Propagation des zones libres d’apartheid : Malgré la pandémie de COVID-19, les zones libres d’apartheid (ZLA) continuent de se répandre et de mobiliser les communautés. En Italie, le nombre d’activités commerciales, de centres culturels et sportifs et d’associations qui se sont déclarés libres de l’apartheid israélien a dépassé les 200. Plus de 100 ZLA en Europe ont dénoncé le #CoronaRacism, y compris celui d’Israël. Au Chili, la Fédération des étudiants de l’Université Austral s’est déclarée zone libre d’apartheid, tout comme dix associations d’étudiants de l’Université Complutense de Madrid.
  16. Victoires du #RightToBoycott : Malgré l’intensification des tentatives d’Israël et de ses alliés d’extrême droite pour réprimer le mouvement BDS, les militants des droits de l’homme ont remporté de nombreuses victoires du #RightToBoycott. Une puissante mobilisation mondiale a fait pression sur Israël pour qu’il libère le coordinateur général du mouvement BDS, Mahmoud Nawajaa, après 19 jours de détention sans inculpation. Le gouvernement écossais a réprimandé le gouvernement britannique en déclarant que les institutions publiques, les organisations ou les individus écossais devraient être libres de débattre, d’approuver ou de mettre en œuvre le BDS. Aux États-Unis, seule une fraction des projets de loi introduits ciblant le plaidoyer pour les droits des Palestiniens sont devenus des lois en raison des mobilisations citoyennes.
  17. Le soutien à l’embargo militaire s’accroît : 10 000 personnes ont demandé à l’UE de cesser d’utiliser les drones de la société israélienne Elbit Systems ; Liverpool et Séville ont annulé les principales foires aux armes, dont Elbit Systems, suite à l’opposition locale dans les deux villes ; et Microsoft s’est séparé de la société israélienne de reconnaissance faciale AnyVision, qui aide Israël à maintenir son régime d’apartheid sur les Palestiniens.
  18. CAF soumise à des pressions pour abandonner le chemin de fer des colonies : 70 groupes basques ont demandé à la société CAF de se retirer du projet illégal de métro léger de Jérusalem, qui permet à Israël de poursuivre ses politiques coloniales et d’apartheid, et huit syndicats norvégiens ont demandé que CAF soit exclue des marchés publics.
  19. Lancement du boycott d’AXA : 10 000 personnes et 250 organisations se sont engagées à boycotter AXA pour ses investissements dans les banques israéliennes qui permettent l’occupation et l’apartheid d’Israël.
  20. Des artistes, des universitaires et des organisations culturelles s’opposent à la réduction au silence des défenseurs des droits des Palestiniens en Allemagne : 375 universitaires et artistes se sont opposés à des tests politiques décisifs en Allemagne visant à réduire au silence les défenseurs des droits des Palestiniens en vertu du droit international. Par ailleurs, 32 organisations culturelles allemandes de premier plan ont critiqué la résolution anti-BDS de 2019 du Parlement allemand, déclarant qu' »au lieu de freiner l’antisémitisme, la résolution a étouffé l’échange ouvert d’idées… et la liberté d’expression dans les arts », tous deux protégés par la Constitution.

Avec votre soutien continu, nous pouvons commencer à voir se concrétiser davantage de « S » !

DONNEZ !

Source : BDS movement

Traduction JPB pour pour BDS FRance




[Communiqué du BNC] Nous ne serons pas réduits au silence.

Par le Comité national palestinien du BDS (BNC), le 2 décembre 2020

Notre mouvement pour la liberté, la justice et l’égalité des Palestiniens est confronté à des attaques de plus en plus nombreuses. Leur guerre contre BDS est un échec, mais nous avons plus que jamais besoin de votre soutien pour défendre les droits des Palestiniens.

Cette année, le mouvement BDS pour la liberté, la justice et l’égalité pour le peuple palestinien a été confronté à une escalade des attaques de l’apartheid israélien et de ses partisans anti-palestiniens.

Dans de nombreux pays, en particulier en Europe et aux États-Unis, un climat inquiétant d’intimidation et de répression a résulté de la diffusion de la définition de travail de l’antisémitisme de l’IHRA qui associe l’opposition légitime au régime d’apartheid, de colonialisme et d’occupation illégale d’Israël à l’antisémitisme.

Les militants de la solidarité avec la Palestine, les associations et le mouvement BDS dans son ensemble sont diffamés, se voient refuser l’accès aux espaces publics et aux financements, sont censurés par les fournisseurs de plateformes de médias sociaux et sont persécutés par les organisations de droit israélien dans le cadre de procès futiles. Des politiques et des lois restrictives sont adoptées pour diaboliser ou criminaliser les boycotts des consommateurs ainsi que le désinvestissement et l’approvisionnement éthique par les institutions publiques.

 

Nous avons plus que jamais besoin de votre soutien pour défendre les droits des Palestiniens

et notre liberté d’expression collective.

Faites un don : https://bdsmovement.net/donate 

 

La bonne nouvelle, c’est que leur guerre contre le BDS est en train d’échouer.

Aux États-Unis, seule une fraction (25 %) des 202 projets de loi introduits pour supprimer notre défense des droits des Palestiniens est devenue une loi en raison de la forte opposition de la base et des libertés civiles.

La Cour européenne des droits humains (CEDH) a rendu une décision historique en juin, statuant que l’appel au boycott des produits israéliens relève de la liberté d’expression protégée par la Convention européenne des droits humains.

Les experts des droits humains des Nations unies sont intervenus contre les motions antidémocratiques et anti-palestiniennes adoptées contre le mouvement BDS en Allemagne, demandant au gouvernement allemand de veiller à ce que les groupes et les partisans du BDS « puissent mener à bien leur travail légitime dans un environnement sûr et favorable, et sans restrictions excessives ».

Des centaines d’universitaires juifs et israéliens, y compris des spécialistes renommés de l’histoire juive et de l’Holocauste, ont également condamné les résolutions parlementaires en Allemagne et en France qui assimilent l’antisionisme et le BDS à l’antisémitisme.

Au Royaume-Uni, la Cour suprême a confirmé le droit des fonds de pension publics de se séparer des entreprises complices de l’apartheid israélien en rejetant les restrictions illégales du gouvernement, tandis qu’un tribunal espagnol a rejeté le procès frivole d’un groupe de pression israélien contre l’annulation par la ville de Cadix d’un événement cinématographique parrainé par l’ambassade israélienne.

 

Avec votre soutien, nous continuerons à développer notre mouvement non-violent BDS, à construire des alliances plus fortes avec les mouvements de justice mondiale, et à donner de l’espoir et de l’inspiration aux Palestiniens alors que nous continuons sur la voie de la libération.

 

Faites un don : https://bdsmovement.net/donate 

 

Source: BDS movement

Traduction GD pour BDS France

 

 




BDS France Paris au rassemblement de solidarité avec le peuple égyptien

Le mardi soir 8 décembre à 18 H devant l’Assemblée Nationale BDS France Paris a participé au rassemblement de solidarité avec le peuple égyptien appelé par diverses O.N.G., des syndicats et des partis politiques.  Nous avons exhibé des visuels pour la libération inconditionnelle de Ramy Shaath et des autres prisonniers d’opinion en Egypte et avons diffusé le Tract BDS France – Solidarité avec Ramy Shaath.
Il y avait environ 150 participant-e-s.

Voici un petit album photo : https://photos.app.goo.gl/DDkpB8CWUPSxM4Ba8

Le rassemblement était combatif, avec de nombreux visuels et des prises de parole déterminées pour dénoncer  la politique de Sissi, et de nombreux médias et élus de tous niveaux.

 

Le matin Céline Lebrun Shaath avait répondu à cette interview sur France Inter :




Nous défendons sans réserve le droit de toutes les nations à l’autodétermination

Communiqué du Comité National Palestinien

1er décembre 2020

« Le Comité national palestinien du BDS, la plus grande coalition de la société palestinienne, défend sans réserve le droit de toutes les nations à l’autodétermination, un droit qui est à la base de notre plaidoyer pour les droits des Palestiniens en vertu du droit international. Nous soutenons la résolution 690 (1991) du Conseil de sécurité des Nations unies qui appelle à « l’organisation et la supervision […] d’un référendum pour l’autodétermination du peuple du Sahara occidental ». L’application de cette résolution servira les intérêts de tous les peuples frères de la région » ».

Source: BDS  movement

Traduction GD pour BDS France




Poussez les Nations Unies à enquêter sur l’apartheid israélien

Source : BDS Movement | 28 novembre 2020 | Traduction : BP pour BDS France

Agissez, demandez aux Nations Unies d’ouvrir une enquête. Soutenez l’appel de la société civile palestinienne à des sanctions ciblées pour que cessent l’apartheid d’Israël et son annexion illégale de la terre palestinienne.

Agissez et demandez aux Nations Unies d’ouvrir une enquête.

La société civile palestinienne appelle à des sanctions légales et ciblées, de la part de tous les États, pour que cessent l’apartheid d’Israël et son annexion illégale de la terre palestinienne. Réagissant, en septembre dernier, plus de 450 groupes de société civile du monde entier ont lancé une campagne mondiale pour exiger des Nations Unies qu’elles assument leur responsabilité en enquêtant et éradiquant l’apartheid israélien, comme elles l’ont fait contre l’apartheid en Afrique du Sud.

Vous pouvez sans attendre prendre deux mesures importantes et joindre votre voix à toutes les voix qui montent contre l’apartheid et la discrimination raciale. Faites savoir aux Nations Unies que nous sommes des millions à exiger la justice et la responsabilité !

1 – Si vous représentez un parti politique progressiste, un mouvement social, un syndicat, une association d’étudiants ou toute autre organisation de la société civile, remplissez ce formulaire pour ajouter votre organisation à la longue liste de celles et ceux qui exigent des Nations Unies qu’elles enquêtent sur l’apartheid israélien.

2 – Rappelez aux Nations Unies que leur enquête sur l’apartheid en Afrique du Sud, et les sanctions qui en ont suivi, ont contribué à y mettre fin. Il est plus que temps pour les Nations Unies de faire de même contre l’apartheid d’Israël.

Envoyez un tweet à l’ONU :

« L’assemblée générale des Nations Unies a joué un rôle central dans le succès du démantèlement de l’apartheid en Afrique du Sud. Elle peut, elle doit, jouer un rôle tout aussi important pour mettre fin au régime d’apartheid d’Israël contre les Palestiniens ».

Lakhdar Brahimi, diplomate algérien des Nations Unies et membre de The Elders

 

Des centaines de personnalités, d’intellectuels, de décideurs politiques, de dirigeants de la société civile, et d’experts, d’Afrique, d’Amérique latine, et d’Asie, dont huit anciens présidents, ont déjà répondu à l’appel palestinien pour la justice et la responsabilité. Initiée par la coalition BDS d’Afrique du Sud, la Global South Response vise à renforcer le soutien africain, asiatique et latino-américain aux Nations Unies, à l’appel du peuple palestinien qui exige une enquête et l’éradication de l’apartheid, et à construire une alliance pour la liberté, la justice et l’égalité. Apprenez-en davantage sur cette initiative exaltante et celles et ceux qui la soutiennent. Restez à l’écoute des évènements à venir sur cette plate-forme.

Inscrivez votre organisation sur l’appel lancé aux Nations Unies pour qu’elles enquêtent sur l’apartheid israélien : https://www.bdsmovement.net/news/urge-un-investigate-israeli-apartheid#sign-the-pledge