Saint-Etienne: Solidarité avec Gaza!

Mardi 3 avril, environ 120 personnes étaient réunies à Saint-Étienne pour dénoncer le massacre en cours en Palestine.
Les organisations ayant appelé à ce rassemblement étaient nombreuses : BDS France Saint-Étienne, Al Qalam, Réseaux citoyens de Saint-Étienne, JC Loire, NPA 42, AFPS Saint-Étienne, collectif féministe Les Sampianes, Comité antifas Saint-Étienne, OSE CGT, Initiatives de Paix…
Ce rassemblement unitaire a débuté par une minute de silence pour les victimes palestiniennes qu’Israël n’a pas hésité à assassiner alors qu’elles manifestaient pacifiquement contre le blocus et pour le droit au retour des réfugiés. Les noms des victimes de la Marche du retour étaient affichées parmi la foule.
Puis, les responsables d’organisations se sont succédés au micro pour apporter leur soutien à la juste résistance du peuple palestinien.
Après un heure de rassemblement, la police est intervenue pour faire cesser les prises de parole. Mais les stéphanois, très solidaires, étaient déterminés à porter un message de résistance pacifique.
Le rassemblement s’est terminé par des chants français et palestiniens célébrant la liberté.

Prochain Rendez-vous le 12 avril à 18h place Jean Jaurès, à l’appel du comité stéphanois de libération de Salah Hamouri dont BDS France Saint-Étienne fait partie.

 




Non à la présence d’Israël au théâtre Le Sillon à Clermont-l’Hérault.

 

5 militants BDS France 34  et Euro Palestine (venue de Béziers) en solidarité avec la Résistance du peuple Palestinien, ont distribué des tracts devant le théâtre, afin d’informer le public présent pour la représentation,  de la démarche de notre action .

Le directeur du théâtre qui était présent à été très attentif.

Une centaine de tracts ont ainsi été diffusés.

La veille le 21 mars, les mêmes tracts ont été partagés sur le marché du matin, devant le stand de Mariano, agriculteur de produits BIO qui fait l’objet de temps en temps de pression de la part des communes pour qu’il retire les tee shirts BDS qu’il prend soin d’accrocher sur son stand.

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En réponse au dernier massacre d’Israël à Gaza : un embargo immédiat sur les armes !

Palestine occupée, 02/04/2018– Rappelant le souvenir du massacre de manifestants pacifiques par le régime sud-africain d’apartheid à Sharpeville en 1960, l’armée israélienne a commis un nouveau massacre contre des civils palestiniens qui commémoraient pacifiquement la Journée de la Terre en Palestine, appelant à mettre un terme au brutal blocus de Gaza par Israël et affirmant le droit au retour des réfugiés palestiniens, droit reconnu par les Nations Unies.

L’impunité d’Israël pour le meurtre de Palestiniens, encouragée par un niveau de soutien sans précédent de la xénophobe administration Trump aux États-Unis et par la complicité continue de l’Union européenne, doit prendre fin.

Appuyant les appels à une enquête internationale indépendante, le Comité national palestinien pour BDS (BNC), la plus grande coalition de la société civile palestinienne, dirigeant le mouvement de Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) en faveur des droits palestiniens, appelle à des mesures effectives pour qu’Israël rende des comptes, en particulier à un embargo militaire dans les deux sens, comme celui imposé contre l’Afrique du Sud de l’apartheid.

Alors que des dizaines de milliers de Palestiniens marquaient pacifiquement la Journée de la Terre le 30 mars dans la bande de Gaza occupée et assiégée, les forces militaires israéliennes, ou comme le journaliste israélien Gideon Levy les a appelées, «  les forces de massacre israéliennes », ont ouvert le feu avec des balles réelles, des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes, suivant délibérément le plan d’utiliser « beaucoup de force ». En conséquence, au moins 17 civils ont été assassinés et plus de 1400 blessés, la plupart par des balles réelles. Près de la moitié des blessés sont des jeunes.

La Journée de la Terre est commémorée par les Palestiniens chaque année depuis le 30 mars 1976, lorsque les forces militaires israéliennes ont tué six jeunes palestiniens au cours de manifestations pacifiques de masse en Galilée contre la politique israélienne à grande échelle de confisquer leurs terres ancestrales pour créer des colonies exclusivement juives.

Le meurtre et les blessures en masse de civils palestiniens dans la Bande de Gaza occupée, dans une zone qu’Israël définit arbitrairement comme sa « zone tampon », étaient prémédités. Israël avait annoncé le déploiement de 100 snipers pour cibler les manifestants non-violents, ignorant les avertissements d’Amnesty International. Un porte-parole de l’armée israélienne a accidentellement fourni la preuve que le massacre était prémédité en affirmant fièrement que «  rien n’a été fait sans contrôle ; tout était précis et mesuré. Nous savons où chaque balle a atterri. »

Les manifestations pacifiques de la Journée de la Terre marquent le début de six semaines de mobilisation populaire, qui culmineront le 15 mai, le jour de la Nakba, le 70ème anniversaire du nettoyage ethnique systématique par Israël de la majorité des peuples autochtones de Palestine. Des manifestations et des marches sont organisées par les Palestiniens dans la Bande de Gaza et la Cisjordanie occupées, ainsi que par les citoyens palestiniens d’Israël et les communautés de réfugiés palestiniens du monde entier, tous soutenant le droit fondamental des réfugiés palestiniens à retourner dans leurs maisons et sur leurs terres et la fin de la politique israélienne de nettoyage ethnique.

Les réfugiés palestiniens, y compris les personnes déplacées à l’intérieur du pays, constituent plus de deux tiers du peuple palestinien.

Les manifestations populaires palestiniennes ne s’opposent pas seulement aux politiques israéliennes, vieilles de plusieurs décennies, de nettoyage ethnique, de siège et de déni des droits humains. Elles ciblent aussi l’administration américaine, qui se propose de déplacer l’ambassade américaine à Jérusalem, défiant le consensus international qui rejette la souveraineté israélienne sur la ville et considère que sa partie orientale est illégalement occupée et annexée.

Vendredi dernier, Israël s’est encore une fois servi des civils palestiniens comme de cobayes pour son laboratoire d’armements, testant ses nouveaux drones lâcheurs de gaz lacrymogènes sur les civils de Gaza. L’exportation de technologie militaire israélienne, « testée sur le terrain » contre les Palestiniens, contribue substantiellement à financer l’oppression des Palestiniens par Israël et l’agression militaire contre d’autres nations.

Le Comité national de BDS salue la résolution récente du Conseil pour les droits humains des Nations Unies appelant les états à garantir le respect du droit international, en particulier en empêchant le commerce des armes avec Israël.

Nous réitérons notre appel aux gens de conscience du monde entier à :

  • Faire intégrer à toutes les entités privées et publiques de votre pays la demande de mettre un terme à toute coopération et à tout commerce avec l’armée et le « secteur de la sécurité » israéliens.
  • Rejoindre les campagnes d’embargo militaire visant les compagnies militaires israéliennes et les autres compagnies impliquées dans les secteurs israéliens de l’armée et de la sécurité. Les exemples incluent la campagne contre Elbit Systems, qui teste ses armes sur les Palestiniens ; la campagne contre l’entreprise de sécurité G4S, qui entraîne la police israélienne à faire exécuter l’apartheid israélien ; et la campagne pour faire pression sur le groupe Hewlett Packard (HP) pour mettre un terme à la fourniture de technologie vitale au système des checkpoints israélien et à l’armée israélienne imposant le siège de Gaza.
  • Rejoindre ou organiser des campagnes contre la coopération entre la police israélienne et les forces de police à l’étranger, grâce à laquelle les doctrines et les techniques de répression brutale des manifestations pacifiques, testées par Israël, sont exportées dans le monde entier. Un exemple est la campagne « Deadly Exchange» (Echange mortel), conduite par l’association Jewish Voice for Peace.
  • Rejoindre ou organiser des campagnes pour mettre un terme à toute transaction avec des banques israéliennes et pour faire pression sur les banques et les fonds d’investissement internationaux, comme HSBC et Axa ,afin qu’ils mettent fin à leur complicité dans les violations des droits humains par Israël.

Source: BNC

Traduction: C.G pour BDS France

 




Netflix, il est temps d’abandonner les séries qui glorifient les crimes de guerre

Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI)

Les Palestiniens pressent Netflix d’abandonner la série « Fauda » créée par d’anciens membres des escadrons de la mort de l’armée israélienne, qui légitime et encourage la violence raciste et les crimes de guerre.

Ramallah occupée, 29 Mars 2018  La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI) appelle Netflix à abandonner la série policière « Fauda » parce que c’est un outil raciste anti-arabe de la propagande israélienne qui glorifie les crimes de guerre de l’armée israélienne contre le peuple palestinien. Faute de quoi, Netflix encourt le risque d’une pression populaire non-violente, voire d’une procédure sur sa responsabilité juridique.

PACBI fait intégralement partie du mouvement BDS non-violent pour la liberté, l’égalité et la justice en Palestine. Ce mouvement a été nominé pour le prix Nobel.

Ajoutant l’insulte à l’injure, Netflix prévoir la sortie de la saison deux en mai prochain, mois qui marquera le soixante dixième anniversaire de la Nakba de 1948, l’expulsion de masse de la majorité de la population indigène palestinienne de ses maisons et la destruction de centaines de ses villes et villages. Des historiens, dont des savants palestiniens et israéliens célèbres, ont documenté cette campagne systématique et délibérée de nettoyage ethnique.

La série « Fauda » fait la promotion de et légitime les actes de violence commis contre les Palestiniens dans le territoire palestinien occupé, par les escadrons de la mort de l’armée israélienne – ceux qu’on appelle les « Mistaravim » (déguisés en Arabes). Les auteurs du scénario, qui étaient membres de cette unité, ont basé la série sur les crimes de guerre commis par ces escadrons contre des Palestiniens.

Par exemple, l’unité secrète « Yasam » de l’armée israélienne, qui a inspiré les créateurs de Fauda, opère à visage découvert, habillée comme des civils arabes, ce qui s’apparente à de la « traîtrise » en droit humanitaire international. Elle est aussi responsable de nombreux assassinats ciblés, d’exécutions extra judiciaires et du meurtre et de l’arrestation violente de manifestants palestiniens non armés, dont de jeunes enfants. De plus, elle contrevient de façon répétée à l’inviolabilité des universités et hôpitaux palestiniens. Ces actes aussi constituent des crimes de guerre en droit international.

En aseptisant et en banalisant ces crimes, Fauda est directement complice de la promotion et de la justification de ces graves violations des droits humains. Comme il est écrit dans un article du quotidien Haaretz, Fauda a « rendu romantiques les aspects les plus répugnants de l’occupation israélienne ».

Le mois dernier, le président israélien Reuven Rivkin a accueilli une célébration qui a rassemblé l’équipe de Fauda, des dirigeants de l’escadron de la mort camouflé « Yamas » et des centaines de soldats israéliens. À cette rencontre, l’équipe de la série a exprimé sa gratitude envers Yamas en tant que « source d’inspiration » de la série et de « protecteurs de la vie ». Rivlin a exprimé sa « gratitude » et sa « fierté » de la série.

L’appropriation et la promotion de « Fauda » par l’armée et l’establishment politique israéliens révèlent son rôle significatif dans les efforts de marketing d’Israël comme dans sa campagne de propagande pour camoufler ses crimes de guerre contre le peuple palestinien.

Sur la base de ce qui précède, PACBI en appelle à Netflix pour qu’il suspende la production de la saison trois de la série, qu’il s’abstienne de diffuser la saison deux et qu’il retire la saison un de sa prestation.

L’abandon de Fauda ne créerait pas un précédent pour des services de streaming tels Netflix et HBO.

Face au développement du mouvement #MeToo, Netflix a suspendu son travail avec l’acteur Kevin Spacey après que celui-ci a été accusé d’inconduite sexuelle. Il a produit la dernière saison de House of Cards sans lui et sans son rôle. Le service a aussi dit qu’il ne diffuserait pas Gore, un film produit par Spacey dans lequel il jouait.

Netflix, HBO et d’autres services de streaming ont rompu leurs relations avec le comédien Louis C.K. accusé d’inconduite sexuelle. HBO a supprimé tous ses projets du service. Le distributeur de cinéma The Orchard a annulé la diffusion de son film. Et Disney a re doublé sa voix dans une série animée dans laquelle il était précédemment intervenu.

Netflix a mis au point une norme de responsabilité sociale en mettant fin à sa collaboration avec Kevin Spacey et Louis C.K. Cette norme doit maintenant inclure le refus de séries qui légitimisent et encouragent la violence raciste et les crimes de guerre.

La liberté d’expression est protégée par le Premier Amendement de la constitution américaine. Mais cette protection ne s’applique pas à la justification de ou à l’incitation à des « actions illicites imminentes » dont fait partie la violence raciale israélienne et ses violations flagrantes des droits humains des Palestiniens.

Netflix, soyez corrects et supprimez Fauda !

Source: PACBI

Traduction SF pour BDS France




Soutien à la marche du retour en Palestine occupée

Gaza : un nouveau massacre d’innocents

Depuis le 30 mars, date de la Journée de la Terre, et jusqu’au 15 mai, date de l’auto-proclamation d’Israël, les Palestiniens de Gaza marchent vers le Mur qui les sépare de leur patrie spoliée. Cette marche non violente et sans armes vient rappeler les deux fondements de la situation palestinienne: l’expulsion  et l’expropriation et porte les revendications palestiniennes suivantes : la fin de la colonisation et de l’apartheid et le droit au retour des réfugiés.

Les habitants de Gaza dont les deux tiers  sont des réfugiés de la Nakba, expulsés et expropriés, sont venus en masse manifester leur désespoir après 11 ans de siège, dans la « zone tampon » de la ligne de démarcation avec Israël.

L’armée israélienne a disposé ses tireurs d’élites avec ordre explicite de tuer les civils palestiniens, créant en pleine conscience les conditions d’un massacre. Elle a équipé ses drones militaires de bombes lacrymogènes toxiques.

En à peine 24 heures, le bilan est de 17 morts et près de 2 000 blessés palestiniens. Il s’alourdira sans cesse si on ne réagit pas pour protéger ces civils totalement pacifiques.

Voilà la réalité qu’il faut expliquer et dénoncer,

Voilà ce que refusent de dire ou d’expliquer la plupart des médias français,

Voilà un massacre de plus qui ne suscite que le silence complice du gouvernement français.

La campagne BDS France [Boycott, Désinvestissements et Sanctions contre Israël jusqu’à l’application du droit international] appelle à manifester partout en France la plus grande solidarité avec les Palestiniens pour leur Marche du Retour digne et juste.

Nous appelons l’opinion française à dénoncer vigoureusement la «saison France Israël » organisée conjointement par le gouvernement français et Israël, et destinée à blanchir l’apartheid en général et cet énième massacre en cours.

Nous appelons :

  • Le gouvernement français à exiger l’arrêt des massacres et prendre des sanctions contre cet état terroriste dont l’impunité est un encouragement au crime.
  • L’Union Européenne à immédiatement suspendre ses accords de coopération avec Israël.
  • La CPI (Cour pénale internationale) à en finir avec son examen préliminaire pour crime de guerre commencé depuis bientôt 3 ans et traduire les responsables israéliens devant cette juridiction.

Nous engageons toutes les personnes de conscience à rejoindre la campagne internationale et non violente BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions)

Le blocus criminel et illégal de Gaza doit être rompu, Israël doit respecter le droit international dont la résolution 194 de l’ONU sur le droit au retour.

La Campagne BDS France
www.bdsfrance.org
campagnebdsfrance@yahoo.fr




Interview de Virginia Tilley- IAW 2018 France

Interview par BDS France de Virginia Tilley à Paris le 12 mars 2018 Mme Virginia Tilley, professeure de science politique à la Southern Illinois University-Carbondale (États-Unis) est co-auteure, avec Richard Falk, du rapport de l’ONU intitulé « Les pratiques israéliennes à l’égard du peuple palestinien et la question de l’apartheid ». Rapport censuré par le Secrétaire général de l’ONU.

Elle était invitée par la Campagne BDS France dans plusieurs villes dans le cadre de la semaine internationale contre l’apartheid israélien.

 




IAW 2018 MARSEILLE: conférence avec Adri Nieuwhof

Voilà la soixantaine de personnes venues écouter Adri Nieuwhof, chercheuse, avocate des droits humains et journaliste à l’Electronic Intifada, nous parler de l’apartheid en Israël et du seul moyen d’aider le peuple palestinien à résister à ce système : la campagne BDS!
Merci à elle d’avoir si bien su captiver l’auditoire!

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LYON – IAW 2018: « Palestine sous Apartheid »

La conférence « Palestine sous Apartheid » du 22 mars à Lyon a été un incontestable succès. Une assemblée attentive de plus de 100 participants ont pu suivre l’exposé très construit d’ Adri Nieuwhof. C’est la première fois qu’une université lyonnaise accueillait en son sein une conférence dans le cadre de la « semaine contre l’Apartheid israélien » (IAW). L’implication forte des étudiants de l’université Lyon 2, en premier lieu le syndicat solidaires étudiant-e-s et l’association Art’issa ont généré ce succès.

L’exposé d’ Adri Nieuwhof a permis de mieux comprendre la situation actuelle des palestiniens et a également permis de revenir sur l’histoire de l’apartheid en Afrique du Sud. De l’histoire d’hier à l’Apartheid d’aujourd’hui, du quotidien sous occupation à la situation des universités palestiniennes, l’intervenante balaya nombre d’aspects comme autant de clés de compréhension. L’exposé se termina par le pourquoi de la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions).

La conférence se prolongea par un jeu de questions et d’interventions très riche. Un succès de bon augure pour les années à venir.




IAW 2018 à Saint-Nazaire

Conférence à Saint-Nazaire le 20 Mars dernier dans le cadre de la semaine contre l’apartheid israélien avec Adri Nieuwhof.

Beaucoup de sollicitations ce soir là, néanmoins une trentaine de personnes, dont beaucoup de jeunes, ce sont réunies au lycée expérimental de Saint Saint-Nazaire pour assister à la conférence intitulée:

 » Le rôle des entreprises et des gouvernements dans les violations du droit international par Israël ».

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Semaine Contre L’ Apartheid Israélien (IAW) Rennes 2018

  • Le 1er événement à Rennes de la semaine contre l’apartheid 2018 s’est déroulé le jeudi 15 Mars réunissant plus d’une quarantaine de personnes!

Au programme: Soirée de soutien à Gaza avec présence de Sarah Katz et Pierre Stambul de l’UJFP (Union Juive Française pour la Paix) et de Vivian Petit autour de son ouvrage « Retours sur une saison à Gaza » – Présentation de la situation à Gaza avec un focus sur un projet de soutien aux paysans de Khuza’a, au Sud Est de la bande Gaza qui résistent et cultivent des terres dont Israël voudrait faire un no man’s land… Présentation également de la campagne BDS, de l’IAW et des prochaines initiatives la semaine prochaine…

La soirée s’est terminée par un concert.

 

  • Le 2ème évènement de la semaine contre l’apartheid israélien à Rennes s’est tenu le 17 mars au CRIDEV!

À la place de la sensibilisation et formation initialement prévue avec la plateforme des ONG pour la Palestine, une petite séance d’autoformation sur la Palestine s’est tenue avec une dizaine de personnes.

Au programme improvisé: petit temps de débat et de construction collective de définition autour des mots: Apartheid, Sionismes, Colonialisme et focus sur le mot Nakba.

Ensuite diffusion et débat autour du documentaire « Deir Yassin Remembered » qui retrace le massacre des habitant-e-s de de ce village palestinien le 9 Avril 1948 par les milices sionistes.

La soirée s’est terminée par une présentation de l’IAW et du programme local!

 

  • Une 1ère conférence s’est tenue le 19 mars à l’Université de Rennes 2.

Une quarantaine de personnes étaient présentes.

A la tribune, Adri Nieuwhof militante et défenseuse des droits humains, journaliste pour Electronic Intifada. Adri a contribué à l’époque à la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud et participe aujourd’hui activement au développement de la campagne Boycott Désinvestissement Sanction ( BDS) en Palestine et en Europe.

Elle était accompagnée à la tribune d’Ahmed Alustath , palestinien, réfugié dans la bande Gaza. Il est aujourd’hui doctorant-chercheur en sciences du langage et analyse du discours sur la question palestinienne à l’université de Besançon en France.

La conférence s’intitulait: « De la nakba à aujourd’hui, situations et pistes de résistances à l’apartheid israélien »

Deux présentations très complémentaires entre une alliée du mouvement de résistance complétée par le discours d’Ahmed lui, en tant que principal concerné. Une conférence qui a donc débuté par une contextualisation historique avec quelques dates clefs sur le processus de création de l’état colonial israélien et de la résistance au projet ( la Déclaration de Lord Balfour, la création de l’Agence Nationale Juive, la colonisation des britanniques…) , un focus ensuite sur la Nakba, ce processus toujours en cours en Palestine. La conférence s’est poursuivie par la présentation d’une étude comparée entre la situation en Afrique du Sud et en Palestine sur la question de l’apartheid avec la mise en relief d’éléments de comparaison permettant de qualifier les pratiques d’Israël à l’encontre du peuple palestinien comme politiques d’apartheid. Pour terminer, un focus sur la campagne BDS, et plus particulièrement sur le pan académique de celle-ci au vu du rôle des universités israéliennes comme parties prenantes intégrales de la machine coloniale. Un court débat a ensuite au lieu avec la salle.

Un grand merci à toutes les personnes qui sont venues assister à la conférence!

 

 

 

  • La deuxième conférence dans le cadre de la semaine contre l’apartheid israélien à Rennes s’est tenue le jeudi 22 mars dernier.

« Malgré » le contexte de mobilisation sociale (logique et légitime) une quinzaine de personne se sont tout de même retrouvées dans une des salles de café du Babazula à coté de l’IEP bloqué pour la journée. Un grand merci au camarade du café!!

Nous avons donc eu le plaisir de recevoir pour cette soirée, Joseph Osterlé, président de l’AURDIP avec qui nous avons eu l’occasion d’échanger sur la situation des différentes universités palestiniennes, leurs histoires, les conditions des étudiant-e-s et des enseignant-e-s palestinien-ne-s ( manque de moyens pour les universités, les agressions perpétuelles sur les campus, les arrestations, difficultés de circulation….) Un focus a ensuite été mis sur les rôles des universités israéliennes dans la machine coloniale et dans le maintien de l’apartheid, leurs liens avec les entreprises d’armements israéliennes, la présence de généraux de l’armée de l’état colonial comme enseignant-e-s au sein des universités Israéliennes…

Nous avons terminé sur une présentation de l’enjeu du boycott universitaire ainsi que de la situation de l’IEP de Rennes du fait du partenariat contracté avec l’Université de Tel Aviv.
Un temps d’échanges a eu lien ensuite avec la salle.

Un grand merci à Mr Osterlé pour ce temps de conférence et d’échanges et pour les précieux apports de toutes ces informations.

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20 mars à la Paillade. Ce soir là, il y avait deux mondes …

 

 

Ce qui s’est passé le soir du 20 mars à La Paillade, a mis en évidence deux conceptions de la solidarité à la Palestine qui renvoient plus largement à deux visions du monde.

Le 20 mars 2018 à partir de 18h30 la campagne BDS France Montpellier appelait à un rassemblement pour protester contre la programmation, au théâtre municipal Jean Vilar d’un spectacle israélien soutenu officiellement par le ministère de la culture israélien. Face à ce qui a été vécu par l’immense majorité des habitants du quartier populaire de La Paillade comme une provocation, BDS Montpellier avait sollicité pour ce rassemblement, la participation vidéo en direct et sur grand écran de deux Palestiniens : Bassem Tamimi, le père de Ahed Tamimi, la jeune palestinienne qui a giflé un soldat  israélien venu envahir sa maison et qui a écopé de 8 mois de prison ferme pour cet acte  et Haidar Eid, professeur de littérature à l’université de Gaza et coordinateur BDS de la Bande de Gaza. Tous deux ont témoigné de leur situation d’oppression et exprimé leur total soutien au boycott de ce spectacle et d’une manière plus générale ont encouragé les participants à s’engager dans les actions de BDS France. La police (municipale et nationale) mobilisée en surnombre face à un rassemblement non-violent avec de nombreux enfants a fait preuve d’arrogance, « nassant » sans cesse les participants-tes dans un  périmètre de rassemblement de plus en plus petit. Néanmoins l’événement s’est déroulé comme prévu et la rencontre avec les Palestiniens invités a eu lieu.

Quatre militant-tes BDS munis de billets et qui voulaient faire une déclaration avant le début du spectacle se sont vus-es refuser l’accès au spectacle accusés préventivement ( !) de provoquer des troubles à l’ordre public. Ce qui révèle la nature sélective de la prétendue ouverture au dialogue de la direction du théâtre. Précisons enfin qu’au moment même où les quatre militant-es BDS se faisaient refouler par la police, l’ex président AFPS34 , la nouvelle présidente et une poignée de militant-tes AFPS34 sont passés devant les BDS sans un mot de solidarité et sans problème puisqu’ils avaient organisé avec le directeur du théâtre le « dialogue » avec le réalisateur à la fin du spectacle soutenu par le ministère de la culture israélien. Dialogue que le directeur du théâtre a ouvert en précisant que l’échange ne devait pas aborder les problèmes politiques, ni parler de ce qui se passait dehors…

 

Le BDS palestinien, en rupture avec la stratégie d’Oslo de part ses trois revendications (fin de la colonisation, retour de réfugiés et égalité absolue pour les Palestiniens d’israël) soulève les questions de fond et impose un remaniement en profondeur de la stratégie du mouvement de solidarité à la Palestine. Ce qui s’est passé le soir du 20 mars à La Paillade, a mis en évidence deux conceptions de la solidarité à la Palestine qui renvoient plus largement à deux visions du monde.

 

Deux mondes…

 

  •   Dans le théâtre Jean Vilar, il y avait un monde protégé par la police municipale et nationale en armes, la même qui en France multiplie les contrôles au faciès, qui violente les jeunes des quartiers populaires, les « flingue » en toute impunité, qui harcèle les réfugiés-ées et fait la chasse aux sans papiers… Un monde confortablement installé dans des fauteuils de velours rouge, bien au chaud, se distrayant avec un spectacle dans lequel le problème de la Palestine sert de décor et de faire valoir. Un spectacle détourné au profit de la propagande de l’État d’apartheid israélien, État voyou qui viole avec arrogance le droit international et les droits humains.

Dehors dans la rue, au froid et au vent, progressivement parqué et acculé dans un espace de plus en plus restreint par une police agressive et arrogante, armée jusqu’aux dents, casques et boucliers sous la main, il y avait un autre « monde ». Un monde de papas, de mamans et d’enfants du quartier, beaucoup de mamans. Un monde – non-violent – venu exprimer sa chaleureuse solidarité aux Palestiniens-nes et sa détestation du racisme et de l’apartheid. Un monde pour qui les vies humaines et celles des enfants en particulier l’emportent sur n’importe quelle autre considération, tout simplement.

 

  •  Le monde confortablement assis est sourd aux appels palestiniens qu’il méconnait ou ignore délibérément. Convaincu de la supériorité des valeurs occidentales et à mille lieux des réalités vécues par les palestiniens, il pense, analyse et décide ce qui est bon pour les pauvres palestiniens. Confondant charité paternaliste et solidarité, il se targue d’agir pour eux.

Le monde de la rue, à La Paillade, largement issu de l’immigration coloniale, est sensible aux réalités palestiniennes car ce sont des réalités qu’il a partagé et qu’il partage aujourd’hui encore. Par l’expérience directe ou la transmission mémorielle il connaît les méfaits de la colonisation, l’emprisonnement, la torture et la « Hogra » : le mépris et l’humiliation inhérents aux rapports coloniaux. Ce soir là, il est confronté, une fois de plus, à la violence de la « gestion coloniale  des quartiers populaires». Le combat des Palestiniens est intimement lié au sien, il n’agit pas pour les palestiniens, il se bat ici, avec les palestiniens là-bas, pour les mêmes valeurs de Liberté, de Justice et d’Égalité.

 

  •  Le monde bien au chaud est pour le « dialogue », pour « l’ouverture », pour la « liberté d’expression » sans doute aussi pour «Les Lumières» et … le racisme d’époque qui les constituent. C’est pourquoi ils aiment le « dialogue» par dessus tout, même avec l’État d’apartheid. C’est un monde qui ne remet pas en cause l’existence d’un État juif, exclusivement pour les juifs, qui se développe officiellement depuis la création de l’État d’Israël, au prix du nettoyage ethnique que la colonisation de peuplement engendre. Au prix du lent génocide des Palestiniens de la Bande de Gaza et de bien d’autres crimes …

Le monde qui affronte ici, quotidiennement, le racisme d’État et ses discriminations a vite compris que l’appel BDS palestinien est un appel à « combattre » – de façon non-violente- toutes les manifestations, apparitions et présences étatiques, économiques, culturelle, académiques et sportives de l’État d’apartheid. Car le sionisme c’est l’apartheid, c’est à dire la «séparation », il ne porte en lui aucune possibilité de dialogue car il vise la pureté par l’exclusion systématique de ce qui n’est pas juif. Que le prétendu « dialogue » des accords d’Oslo n’était qu’un « enfumage » destiné à masquer la continuation du nettoyage ethnique.

 

  •  Le monde de la charité n’a pas hésité à tourner le dos aux résistants Palestiniens invités par skype sur grand écran le 20 mars à 20h heure, à la même heure que le spectacle israélien. Sous protection policière et derrière les grilles fermées il a assisté à un spectacle que ces résistants palestiniens appelaient à boycotter. Le monde de la charité a jugé plus important et bien sûr, plus utile pour la cause palestinienne, d’aller voir un spectacle promu par Israël et d’en discuter à la fin avec un artiste qui a déclaré pour toute justification : «Qu’un artiste a besoin de subventions pour vivre ». Sans doute, mais à n’importe quel prix ? Au prix d’un contrat qui en fait un instrument de la « hasbara » israélienne ? L’aveu est de taille. Le monde de la charité parmi lesquels certains organisent des rassemblements pour les prisonniers palestiniens (!) n’a pas daigné tendre l’oreille aux propos de ces résistants palestiniens.

Le monde de la solidarité les a rencontrés. Malgré leur situation dramatique, fille et femme emprisonnées ainsi que d’autres membres de la famille pour Bassem Tamimi, père de l’héroïque Ahed Tamimi,  blocus terrible et impossibilité de déplacement pour Haidar Eid et ses frères et sœurs de Gaza, ils ont témoigné de leur situation et ont réaffirmé combien cette initiative et combien tous les boycotts sont importants et combien le BDS est aujourd’hui la meilleure façon de soutenir le peuple palestinien et l’aider à se débarrasser de l’apartheid israélien.

Le monde de la solidarité fraternelle, plein de respect et d’admiration pour la force morale et la dignité de ces héroïques militants à la fois si simples et humbles, s’est senti tellement honoré de leur présence qu’il en a été profondément touché et renforcé dans sa détermination.  Car ce sont des palestiniens, de leur courage, de leur stratégie, de leur direction du BDS international que ce monde de la solidarité tire la légitimité de ses engagements et de ses actes.

Alors le monde de la solidarité, acteur et non spectateur de cet événement de rue, assis à même le bitume ou debout, a oublié le froid et le vent, le spectacle et ses spectateurs-trices,  la police et sa hargne, le racisme et l’islamophobie pour fabriquer et partager, sans subvention aucune,  un intense moment fait d’humanité et de fraternité dans et pour la lutte contre l’apartheid.

 

 

Campagne BDS France Montpellier- 21 mars 2018

Voir d’autres photos : https://bdsf34.wordpress.com/2018/03/27/20-mars-2018-a-la-paillade-ce-soir-la-il-y-avait-deux-mondes/




IAW 2018 Grenoble

Environ 75 personnes ont assisté le jeudi 15 mars 2018 à la conférence de Virginia Tilley, organisée à l’université Grenoble-Alpes, par l’Union des Étudiants Communistes et les Jeunes Insoumis.es Grenoble, pour la Semaine contre L’Apartheid Israélien 2018.

L’Union des Étudiants Communistes et les Jeunes Insoumis.es Grenoble ont pris en charge l’organisation de la conférence sur le campus, et qui ont demandé un amphi à l’Université-Grenoble-Alpes. Demande acceptée par l’Université et appuyée par un coup de téléphone d’un directeur de l’Université à l’UEC pour dire qu’il tenait tout particulièrement à ce que la conférence puisse se tenir, malgré les menaces qu’il a reçu de la part d’un « groupe d’extrême droite », et qu’il prévoyait 2 vigiles pour en assurer la sécurité.

Ce fut une démonstration magistrale et passionnante. Il est désormais indéniable de parler d’Apartheid en Palestine/Israël grâce à ce rapport Falk-Tilley commandé par l’ONU qu’il le prouve scientifiquement, sur la base de la définition de ce qu’est l’apartheid selon le droit international et qui appuie les nombreux travaux scientifiques déjà existants. La preuve en est que ce rapport n’a pas été censuré sur le fond de la démonstration, mais sur des questions de procédure et de forme. Virginia Tilley rappelle que la communauté internationale a pour obligation d’éliminer toutes les situations d’apartheid dans le monde. Elle estime que faire condamner Israël de crime d’apartheid par une juridiction internationale est une étape indispensable pour la réunification de la Palestine mandataire d’avant 1948, pour rétablir ses principes non-discriminatoires et des droits égaux pour tous ses citoyen-ne-s, seul moyen selon elle de mettre un terme à cet apartheid.

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IAW 2018 TOULOUSE

La conférence-débat de Virginia Tilley « Repenser la question palestinienne », prévue aujourd’hui à Toulouse dans le cadre de la semaine contre l’apartheid israélien, a bien eu lieu au Grand Amphi de l’université Jean Jaurès malgré l’interdiction de la présidence. Elle a réuni 120 personnes dont une très grande majorité d’étudiant.e.s. Ce qui est un succès compte-tenu du blocage de l’université et de l’absence totale de cours. La réunion a été ouverte par les camarades de l’UET – Union des ÉtudiantEs de Toulouse organisatrice de l’évènement en collaboration avec Campagne BDS Toulouse. Le discours de VirginiaTilley a été suivi avec beaucoup d’attention par l’assistance avant un débat bien sûr trop court!

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IAW 2018 SciencesPo Paris

Un petit compte-rendu de l’événement à SciencesPo Paris le 12 mars dernier avec Virginia Tilley. Alors, en général tout s’est bien passé. La salle était remplie, surtout de personnes extérieures à SciencesPo. On avait donc environ 80 personnes. On devait avoir une salle de 150 personnes mais la direction de l’école nous a changé de salle au dernier moment.
Il n’y a pas eu de tentative de censure.
La conférence a commencé avec une présentation par un membre de l’association L’intersection de Sciences-Po, qui a appuyé sur le fait que la lutte pour la Palestine était depuis toujours un enjeu important dans les banlieues françaises et que ces deux luttes ne pouvaient être séparées. Que lutter pour la Palestine devait aussi être lutter contre les politiques coloniales et racistes de la France, et inversement.
Viriginia Tilley a pu faire sa présentation et la traduction était fluide. La salle a bien réagi à la fin et il y a eu un échange d’environ une heure entre la salle et V. Tilley. De notre côté c’est un succès.

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Succès de la soirée à Paris sur les boycotts culturel et universitaire

Cette soirée BDS sur l’importance des boycotts culturel et universitaire a eu lieu le 22 mars et était organisée dans le cadre de la semaine anti-coloniale et antiraciste et de « 2018 Le Temps de la Palestine ». Elle a été un grand succès. La salle était comble malgré les grèves de transports affectant plusieurs banlieues.
Les exposés de Sonia Fayman (sur le boycott culturel) et de Ivar Ekeland (sur le boycott universitaire), les discussions et les interventions diverses, et une vidéo sur la mobilisation à Biarritz et à Bayonne contre le « focus Israël » de la FIPA 2018 ont été bien appréciés.
Il a été montré comment l’État d’Israël se sert de la culture pour essayer de redorer son image et comment il nie, combat ou détourne la culture palestinienne.
Il a été répondu aussi à la question des gens qui demandent « Pourquoi boycottez-vous spécialement l’Etat d’Israël, alors que des atrocités se produisent dans beaucoup d’autres régions du monde que la Palestine ? » Réponse soulignant notamment que c’est le peuple palestinien lui-même qui nous demande de pratiquer le BDS.

D’autres mobilisations en cours ont été évoquées, en particulier celles contre les trois premières étapes du Giro en Israël  et celle en solidarité avec les prisonniers politiques palestiniens, notamment pour la libération de Salah Hamouri et le lancement de la « Campagne pour la libération de tous les enfants palestiniens prisonniers d’Israël » dont la Campagne BDS France-Paris est partie prenante (43 participantEs ont signé la pétition)

Le public est reparti avec des informations précises et mobilisatrices.
Voici des enregistrements vidéo de la soirée :
  • L’intervention d’Ivar Ekeland :

  • et les trois quarts de l’intervention de Sonia Fayman :

 

 

  • et cette vidéo réalisée successivement  lors d’un débat au FIPA 2018 à Biarritz, édition au service de l’apartheid israélien, puis lors d’une initiative à Bayonne pour s’opposer à ce festival.




Succès en France de la 14ème semaine contre l’apartheid israélien ! (IAW)

[English below]

Cycle de conférences, actions BDS, soirée musicale, séance d’autoformation … 9 villes en France ont mis en place une série d’événements dans le cadre de deux semaines contre l’apartheid israélien s’étalant du 12 au 23 Mars 2018.

Lundi 12 : Sciences Po Paris et Mediapart – Lundi 12 : Montpellier Université Paul Valéry – Mercredi 14: Toulouse Université Jean Jaurès et Maison Blanche – Jeudi 15: Université Grenoble Alpes – Vendredi 16: Université Jean Monnet St Étienne – Lundi 19: Rennes – Mardi 20: St Nazaire Lycée Expérimental – Jeudi 22 : Lyon Université Lyon 2 – Vendredi 23: Marseille

Pour rappel, la Semaine contre l’apartheid israélien (IAW) a deux objectifs principaux :

  • Alerter l’opinion publique sur le fait qu’Israël est un État d’apartheid et que cette situation  doit être abolie comme l’a été l’apartheid en Afrique du Sud
  • Rallier des soutiens à la campagne de  Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) lancée et portée par la société civile palestinienne depuis 2005.

L’année dernière marquait les 100 ans de lutte depuis la déclaration Balfour, 2018 marque les 70 ans de résistance à la Nakba* toujours en cours et qui a constitué le thème de cette semaine contre l’apartheid israélien.

Nous avons ainsi eu l’occasion de recevoir deux intervenantes pour deux tournées en France dans le cadre de l’IAW:

la 1ère semaine, Mme Virginia Tilley, professeure de science politique à la Southern Illinois University-Carbondale (États-Unis), co-auteure, avec Richard Falk, du rapport de l’ONU intitulé « Les pratiques israéliennes à l’égard du peuple palestinien et la question de l’apartheid ». Rapport censuré par le Secrétaire général de l’ONU.

La deuxième semaine, Mme Adri Nieuwhof, chercheuse et défenseuse des droits humains, journaliste pour l’Electronic Intifada, qui a fait campagne contre l’apartheid en Afrique du Sud et a dirigé plusieurs ateliers pour organiser la campagne BDS en Palestine et en Europe.

Certaines des villes organisatrices ont reçu des pressions locales de la part de relais d’Israël, néanmoins l’ensemble des événements prévu ont eu lieu et ce majoritairement  au sein  des campus universitaires. Le public était également au rendez-vous!

Inspiré-e-s par la résistance populaire en Palestine, nous avons, en tant qu’allié-é-s, fait de l’Israel Apartheid Week 2018 une contribution pertinente à la lutte palestinienne pour la liberté et la justice.

Retrouvez tous les détails de chaque événement sur Facebook: IAW France, BDS France , et sur Twitter: CampagneBds

 

*Nakba : (catastrophe en arabe) n’est pas un événement, mais un processus qui continue aujourd’hui :  l’expulsion des Palestinien-ne-s de leur terre.

Le 15 mai 1948, la Palestine est rayée des cartes au lendemain de la proclamation de l’État d’Israël que la communauté internationale s’est empressée de reconnaître. Dans les mois qui ont précédé et suivi ce jour funeste, des centaines de villes et villages palestiniens furent détruits par les forces armées sionistes, forçant deux tiers de la population palestinienne à prendre la route de l’exil. La Nakba (catastrophe) palestinienne n’est pas juste une période révolue, c’est une entreprise systématique de déracinement des Palestinien-ne-s de leur terre et de répression pour les priver de toute expression politique propre.

 

Success of the 14th IAW in France against

Israeli Apartheid

In the framework of IAW, several events which included a series of lectures and debates, BDS actions, a musical evening and a self-training session were organised from 12 to 23 March 2018 in the following French cities: Paris, Lyon, Montpellier, Toulouse, Grenoble, Saint Etienne, Rennes, Saint Nazaire and Marseille.

IAW has two major purposes:

– To alert public opinion to the fact that Israel is an apartheid state and that this situation must be brought to an end, as happened in the case of South Africa.

– To win support for the Boycott-Divestment-Sanctions (BDS) Campaign, launched and backed by Palestinian civil society since 2005.

Last year marked 100 years of struggle since the Balfour Declaration and 2018 marks 70 years of resistance to the Naqba*, which is still in progress, and which was the theme of the 2018 IAW.

We were glad to welcome two speakers who toured France during IAW:

Virginia Tilley, Professor of Political Science at Southern Illinois University-Carbondale in the USA and co-author, together with Richard Falk, of the United Nations report entitled: “Israeli Practices towards the Palestinian People and the Question of Apartheid”.  The report was subsequently censored by the UN Secretary-General.

Adri Nieuwhof, researcher and human-rights defender, journalist for the Electronic Intifada, who campaigned against apartheid in South Africa and who has conducted several workshops to organise the BDS campaign in Palestine and in Europe.

In some cities the organisers came under local pressure from agents of Israel, nevertheless all the events took place and were well attended, most of them being held on university campuses.

Inspired by and as allies of the popular resistance in Palestine, we made the French IAW 2018 a fitting contribution to the Palestinian struggle for freedom and justice.

Details of each event can be found on the Facebook page IAW France, on BDS France (website and FB) and on Twitter CampagneBDS.

* The Naqba (catastrophe in Arabic) was not an event but is a process, which continues to this day: the expulsion of the Palestinians from their land. On 15 May 1948, Palestine was wiped off the map when the proclamation of the State of Israel was hurriedly recognised by the international community. In the months that preceded and followed that fateful day, hundreds of Palestinian towns and villages were destroyed by the zionist armed forces and two-thirds of the population were compelled to flee into exile.




DEXIA se dégage enfin d’Israël, sept ans après en avoir pris l’engagement

Le quotidien économique L’Écho annonce que DEXIA “a vendu sa participation de 58,9% dans Dexia Israel Bank”, sept ans après que le Président du groupe bancaire belgo-français, à l’époque l’ancien premier ministre belge Jean-Luc Dehaene 1, ait pris l’engagement devant l’Assemblée générale des actionnaires de procéder à ce désengagement.

Pour L’Écho, “voilà une nouvelle épine hors du pied de Dexia : Dexia Israël. Dexia Crédit Local a en effet conclu un accord concernant une transaction de gré à gré au sujet de la cession de toutes ses actions dans Dexia Israel Bank”, pour un prix total  de ±82 millions d’eurosAvec cette vente, précise le quotidien économique, Dexia clôture son programme de cessions obligatoires de ses franchises commerciales. On peut donc vraiment dire qu’ils auront repoussé le moment autant qu’il était possible…

Dexia Israël était sous contrôle de Dexia Crédit Local depuis février 2001. Cette participation avait valu à Dexia d’être une des cibles prioritaires de la campagne BDS en Belgique et en France, dans la mesure où Dexia-Israël participe directement à la colonisation des territoires palestiniens en finançant des investissements dans les colonies juives en Cisjordanie.

La Plate-forme Charleroi-Palestine avait organisé – dans le cadre de la “Plate-forme Palestine occupée-Dexia impliquée” réunissant environ 80 organisations en Belgique –  plusieurs actions pour attirer l’attention sur cette scandaleuse implication d’une banque belge dans la violation des droits des Palestiniens et du droit international par voie de conséquence. Ainsi par exemple, les vitres d’une agence bancaire à Charleroi avaient été recouvertes de grands autocollants qui parodiaient une publicité que la banque diffusait à l’époque en faveur de ses crédits hypothécaires “Construisez sur des terres volées en PALESTINE, DEXIA financera votre projet”.

A plusieurs reprises aussi des militants, qui avaient acheté une action DEXIA à cette seule fin, avaient pris la parole devant l’Assemblée générale des actionnaires du groupe pour dénoncer cette participation et l’obstination de sa direction à la conserver. Évidemment, jamais Jean-Luc DEHAENE n’avait admis la moindre faute de DEXIA, mais il avait fini par s’engager à vendre Dexia-Israël, dans le cadre d’un vaste plan de réduction de la voilure du groupe, qui était déjà alors en fâcheuse posture. Son effondrement total avait fini par mettre un terme à la campagne de protestations, même si comme on le voit aujourd’hui le scandale a encore perduré longtemps (mais “l’affaire DEXIA” est en elle-même un autre scandale, et la superposition des scandales rendait le message de la campagne BDS visant la banque très peu lisible pour le grand public).

On trouvera sur ce site pas mal d’articles traitant, directement ou indirectement, de cette affaire.

Une question qui était posée à l’époque reste parfaitement d’actualité : comment les victimes palestiniennes des agissements de DEXIA seront-elles indemnisées par le groupe bancaire ? Avec une parfaite hypocrisie, J-L DEHAENE avait évoqué lors de l’A.G. des actionnaires de mai 2011, où il était assailli de questions,  qu’il n’était « pas exclu » que Dexia puisse prendre, par exemple par le biais d’une fondation “des initiatives positives en faveur des Palestiniens”. On les attend évidemment toujours.

Mais la question de la responsabilité pénale des dirigeants, évoquée lors de la même A.G. des actionnaires par des juristes qui ne sont pas des fantaisistes, ne reste-t-elle quant à elle pas posée ?

MàJ :

Nous avons interrogé à ce propos le Professeur Eric David, professeur de droit international à l’ULB, pour qui deux types d’incriminations pénales sont possibles : soit celle de blanchiment d’argent, soit celle de crime de guerre. Ou les deux.

En ce qui concerne le blanchiment d’argent, on pourrait considérer que DEXIA s’est rendue coupable, par l’intermédiaire de sa branche israélienne, d’avoir donné une apparence de légalité à des capitaux d’origine criminelle en participant au financement de colonies israéliennes en Cisjordanie. La colonisation étant totalement illégale, au regard du droit international, ce que le groupe bancaire belgo-français et ses dirigeants ne pouvaient ignorer, l’implication de la banque dans cette activité est elle-même illégale. Il y aurait évidemment lieu de déterminer avec précision les époques où cela a eu lieu, pour s’assurer qu’un problème de prescription ne se pose pas. Les tribunaux belges seraient parfaitement compétents pour en connaître.

Si on retenait l’hypothèse de la complicité de crime de guerre – la colonisation en elle-même en est un – la question de la prescription ne se pose pas, puisque ces crimes sont par définition imprescriptibles, mais d’autres obstacles de nature plus politique devraient être surmontés. Il faudrait en effet réunir une Cour d’Assises pour juger des crimes de guerre et on mesure qu’il y a là quelques freins… En outre, il faudrait déterminer qui poursuivre exactement : le groupe en déconfiture, en tant que personne morale, ou certains de ses dirigeants (lesquels ?) en tant de personnes physiques. Pas simple. Mais pas impossible.

L.D.

 

1. décédé en mai 2014

 

Source: Plate-forme Charleroi Palestine




La Paillade : Fiasco total de l’opération de propagande israélienne.

« Nous allons envoyer à l’étranger des romanciers et des écrivains connus, des compagnies théâtrales, des expositions (…) On montrera ainsi un plus joli visage d’Israël, pour ne plus être perçus dans un contexte de guerre. » Arye Mekel, vice-directeur général de la DCSA au ministère des affaires étrangères israélien, en 2009 à la fin de la guerre contre Gaza.

Déconstruction de l’opération de propagande israélienne : objectif atteint !

Si en finançant et promouvant à l’étranger le spectacle et l’auteur de We love arabs, l’État israélien espérait une fois de plus instrumentaliser la culture pour donner de lui une image séduisante en vue de faire oublier l’apartheid, les persécutions, les milliers de martyrs et les 6500 prisonniers politiques palestiniens, l’opération israélienne à Montpellier est un fiasco complet  !

Théâtre barricadé, toutes voies d’accès étroitement surveillées, quadrillage policier d’exception, check-point policier à distance de l’accès à la salle de spectacle avec liste noire de spectateurs-trices interdits-tes d’entrée (bien que munis-es de leur billets), peloton de police, avec casques et boucliers pour harceler et parquer une centaine de manifestants-tes  non-violents-tes dont les 2/3 du quartier venus-es avec leurs enfants, voilà le spectacle visible à l’extérieur du théâtre pendant que se déroulait dans le théâtre,  à huis clos,  le spectacle soutenu par Israël avec la protection de l’État français, la complicité de la municipalité et de la direction du théâtre.

En à peine quatre mois de sensibilisation pour le boycott de ce spectacle auprès des habitants-tes du quartier populaire de La Paillade, grâce à leur mobilisation, BDS France Montpellier a atteint son objectif : Déconstruire l’opération de la Hasbara (propagande) israélienne et  la « normalisation ».

Le spectacle s’est déroulé sous haute protection policière, avec une police exclusivement tournée contre la population du quartier.  Très majoritairement issue de l’immigration coloniale la population a, durant ces derniers mois,  exprimé massivement et de diverses façons (pétition, commerçants, manifestations, réseaux sociaux…)  son opposition à la présence d’un État colonial et raciste en ses murs, sous quelque forme que ce soit (fruits et légumes, produits culturels, sportifs etc.).

Elle a ainsi concrètement contribué à la construction de la Zone Libre d’Apartheid Israélien (ZLAI) de ce quartier.

 

Non à l’israélisation de La Paillade !

La venue du spectacle soutenu par Israël a provoqué « l’israélisation » du théâtre Jean Vilar et du quartier alentour. Israélisation signifie l’exportation des schémas sécuritaires israéliens appliqués aux palestiniens (considérés globalement comme une population  « terroriste » puisqu’elle résiste, y compris de façon non-violente à la colonisation et l’apartheid israélien) à la population des quartiers populaires, voire à toute la société civile.  Il s’agit de la généralisation du quadrillage policier, la banalisation de la surveillance privée et du contrôle policier des populations civiles et les atteintes à la liberté d’expression et aux droits démocratiques.

Ainsi les manifestants qui se sont ouvertement déclarés non-violents, qui ont affirmé qu’ils n’avaient aucune intention d’entrer de force dans le théâtre, ni d’empêcher les spectateurs-trices de rentrer n’ont pu manifester devant le théâtre comme ils le souhaitaient. Ils ont été chassés violemment d’un trottoir où ils ne causaient aucune gêne et ne couraient aucun risque pour être entassés et parqués comme du bétail dans un espace plus restreint à seules fins que la police fasse démonstration de sa force, de sa supériorité et de son contrôle arbitraire et humiliant de la situation.

Par ailleurs une liste noire établie sans doute par les renseignements généraux a été établie et utilisée pour empêcher l’accès au spectacle de « certains militants connus-es ». Ainsi trois militantes et un militant BDS France Montpellier se sont vus refuser l’entrée du théâtre au prétexte « qu’ils étaient susceptibles de causer des troubles à l’ordre public » (voir vidéo ci-après). Chacun-e appréciera ici la conception à géométrie variable du « Dialogue » tant prôné par certains-es qu’ils-elles appliquent à l’État d’apartheid mais pas aux  militants antiracistes BDS.

Une rencontre réussie et chargée d’émotion avec les invités palestiniens

 

Si nous avons découvert un Bassem Tamimi, tendu, fatigué et préoccupé par la situation de sa fille et de sa femme qu’il n’avait pas pu voir depuis leur emprisonnement en décembre 2017 et inquiet dans l’attente du verdict du jugement (que nous connaitrons le lendemain : 8 mois de prison pour sa fille et sa femme) il n’a en rien perdu de sa combativité et il nous a appelé à intensifier le BDS.

 

Nous regrettons de ne pouvoir retranscrire l’intégralité de l’intervention de Haidar EID, professeur de littérature à Gaza et coordinateur BDS pour la Bande de Gaza. Mais nous espérons que cet extrait vous donnera l’envie de lire ses publications, toujours pertinentes sur l’analyse des situations et les propositions et perspectives pour le mouvement BDS.

 

Ci-dessous le court passage de l’interdiction d’entrée au spectacle de nos 4 camarades BDS France Montpellier. Trois d’entre elles et l’un d’entre eux devaient, dans le calme,  faire une courte intervention, qu’en raison du soutien de l’État d’apartheid au spectacle  ils n’y assisteraient pas et sortir.

Un grand merci à tous-tes les présents en nombre ou représentés :  AFPS de Nîmes, BDS France 30, NPA, CMF, CCIPPP34, CIMADE L.R, APLR, UJFP, FUIQP34, MAN…à la FERC-CGT pour son soutien à l’initiative  et aux nouveaux et nouvelles habitants-tes du quartier qui  ont rejoint la Campagne BDS France Montpellier!

Dans la presse :

ML21marsJ




De Rio de Janeiro à la Palestine : Marielle, présente !

Comité national palestinien du BDS – Brésil – 20 mars 2018
Les Palestiniens dénoncent l’assassinat de la conseillère et militante des droits de l’homme de Rio de Janeiro, Marielle Franco, et ils expriment leur solidarité aux Brésiliens : « Ensemble, nous nous engageons à continuer de nous battre pour le monde dont Marielle rêvait, un monde de liberté, de justice et d’égalité pour tous ».
 
C’est avec douleur et indignation que nous, Comité national palestinien du BDS, la plus importante coalition de la société civile palestinienne, avons appris l’assassinat de la conseillère et militante des droits de l’homme de Rio de Janeiro, Marielle Franco, et de son chauffeur, Anderson Pedro Gomes. Depuis la Palestine, nous dénonçons cet assassinat politique ciblé et nous exprimons notre solidarité à la famille, aux amis, aux camarades de Marielle et d’Anderson, et à tous les Brésiliens qui se battent pour la justice et l’égalité.

Marielle était une femme noire, homosexuelle, de 38 ans, originaire de Maré, le plus important bidonville de Rio de Janeiro. Une combattante énergique et intrépide qui était devenue la cinquième conseillère municipale de la ville en nombre de voix à sa première élection. Elle a dénoncé publiquement les violations policières et militaires contre les populations des bidonvilles. Au milieu de l’injustice, du racisme, du sexisme et de la militarisation qui s’emparent de notre monde, Marielle a fait naître un rayon d’espoir.

Elle a représenté les aspirations de nombreux Brésiliens au changement et les espoirs de millions de personnes à travers le monde, dont nous-mêmes, pour une vie digne libérée de toute oppression. L’espoir que Marielle a inspiré n’est pas mort la semaine dernière. Comme le poète palestinien Mahmoud Darwish l’a dit, « Nous souffrons d’une maladie incurable : l’espoir » ; les idéaux dont Marielle s’était faite la championne continuent de vivre.

À vous tous qui luttez pour vos droits au Brésil, nous voulons vous dire que vous n’êtes pas seuls. Votre lutte se développe à travers le monde et nous, de la Palestine, nous sommes de ces voix innombrables qu’aucune balle, aucune armée et aucune brutalité ne réduira au silence. Nous nous tenons debout ensemble, avec vous, côte à côte, jusqu’à ce que nous obtenions nos droits, nos libertés et notre dignité.

Nos luttes sont profondément liées. C’est d’autant plus vrai que les gouvernements nationaux et locaux au Brésil entretiennent des relations militaires et sécuritaires profondes avec le régime d’occupation et d’apartheid d’Israël. Ils en importent des technologies et des formations, lesquelles ont été « testées sur le terrain », sur nos corps, afin de réprimer les mouvements sociaux brésiliens et de tuer les Noirs et les pauvres.

Nous continuerons d’internationaliser notre résistance populaire et de relier nos luttes afin de mettre fin aux régimes de militarisation et d’oppression raciste des bidonvilles de Rio à la Palestine.

Ensemble, nous nous engageons à continuer de nous battre pour le monde dont Marielle rêvait, un monde de liberté, de justice et d’égalité pour tous.

Marielle, présente !

Le Comité national palestinien du BDS est la plus importante coalition de la société civile palestinienne. Il dirige et soutient le mouvement national pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions pour les droits des Palestiniens.

 

Source: BNC

Traduction : JPP pour BDS FRANCE

 




Le discours qu’Israël a tenté de censurer au Parlement Européen

28 Février 2018

Omar Barghouti

Malgré les tentatives d’Israël pour le censurer, Omar Barghouti a bien fait son discours lors de la conférence « Les colonies israéliennes en Palestine et l’Union Européenne » qui s’est déroulée au Parlement européen le 28 Février 2018. Elle était organisée par l’eurodéputée portugaise Ana Gomes. Omar est un défenseur palestinien des droits humains et cofondateur du mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS).

Vers la fin de la complicité de l’UE dans le maintien des colonies illégales israéliennes et d’autres violations graves des droits humains

Bien qu’Israël se transforme en un régime d’extrême droite assumée, particulièrement avec l’actuelle intensification de sa brutale occupation et répression militaire, et en dépit de sa rhétorique, l’Union Européenne (UE) ne parvient pas à respecter ses obligations légales devant le droit international à l’encontre du régime colonial d’Israël. Et elle demeure largement complice du maintien et de la faisabilité de l’occupation et des violations israéliennes des droits des Palestiniens. Seule une pression efficace de la société civile européenne peut mettre fin à cette complicité de l’UE, et donc contribuer de manière significative à la poursuite d’une paix juste et durable dans notre région.

Les graves brèches qu’Israël porte au respect du droit international, entraînent des obligations légales pour l’UE, le partenaire commercial le plus important d’Israël, ainsi que pour ses états membres. Comme il est réitéré dans la décision de 2004 de la Cour Internationale de Justice, afin d’assurer le respect du droit international humanitaire et du droit du peuple palestinien à exercer son auto-détermination, les états doivent s’abstenir de tout acte qui entraînerait la reconnaissance de l’entreprise coloniale d’Israël et d’apporter toute forme d’assistance au maintien de la situation illégale qui en découle.

En commerçant avec les colonies illégales israéliennes et en soutenant les entreprises impliquées dans les colonies, l’UE viole à la fois l’obligation de non-reconnaissance et celle de non-assistance, comme défini par le HCNUDH.

L’UE maintient un réseau de relations militaires, de recherches en armement, de transactions bancaires et de commerce dans les colonies avec des entreprises, banques et institutions israéliennes qui sont profondément impliquées dans des violations des droits humains.

Par exemple, l’UE importe des produits des colonies israéliennes pour une valeur annuelle estimée à 300 millions de dollars. Cela représente plus de 17 fois la valeur moyenne annuelle de produits palestiniens importés par l’UE entre 2004 et 2014.

Dans le cadre de son programme de recherche Horizon 2020 l’UE a approuvé plus de 200 projets avec des entreprises israéliennes, comme Elbit Systems et Israel Aerospace Industries, qui sont accusées de sérieuse complicité dans les crimes de guerre et potentiels crimes contre l’humanité d’Israël. Un autre bénéficiaire israélien des financements de l’UE est l’Université Technion, une plaque tournante du développement de l’armement israélien utilisé pour perpétrer des crimes contre les civils palestiniens.

Les banques européennes continuent leurs relations d’affaires avec les banques israéliennes, malgré le rôle central de ces dernières dans le financement, l’approvisionnement de services des colonies illégales israéliennes ou, tout au moins, dans leur soutien. Un récent rapport de Human Rights Watch conclue que “les entreprises ne peuvent pas remplir leur obligation de respecter les droits humains tout en continuant de mener des activités à l’intérieur de ou au profit des colonies.”

Malgré les pressions exercées par des centaines de syndicats et ONG de la société civile européenne ainsi que plus de 60 eurodéputés, l’UE s’obstine à refuser de faire appliquer la clause des droits humains dans son Accord d’Association avec Israël. Ceci continue même après qu’un rapport légal ait été publié l’année dernière par une agence de l’ONU concluant qu’Israël a établi un régime d’apartheid contre la totalité du peuple palestinien. Il est important de rappeler, que l’apartheid est le deuxième crime contre l’humanité le plus grave selon le droit international.

Si les droits des Palestiniens sont perçus aujourd’hui comme le “critère déterminant pour les droits humains,” comme le décrit John Dugard, l’éminent juriste sud-africain, l’UE échoue sur ce critère. N’étiqueter que certains des produits illégaux des colonies israéliennes au lieu de tous les interdire est perçu par les Palestiniens comme un autre échec de l’UE à faire respecter le droit européen et international.

Bien que l’UE continue de voter dans son ensemble le soutien des résolutions de l’ONU pour le respect des droits fondamentaux des Palestiniens, y compris le droit au retour des réfugiés palestiniens, et considère toujours illégales les colonies israéliennes, ces positions ne sont pas traduites en mesures effectives qui mettent Israël face à ses responsabilités.

A l’inverse, l’UE a rapidement prit des sanctions contre la Russie après que cette dernière ait prit le contrôle de la Crimée, ce qui est peu comparé aux cinquante années d’occupation militaire par Israël de Gaza et de la Cisjordanie, dont Jérusalem Est. Rien ne peut justifier cette hypocrisie.

Le gouvernement d’extrême droite israélien se dévoile

Tandis que le régime d’Israël s’associe de plus en plus ouvertement à l’extrême droite mondiale, y compris à des groupes suprémacistes blancs et antisémites aux États-Unis et en Europe et qu’il devient le modèle de la politique xénophobe de Trump par le profilage ethnique, l’interdiction des musulmans et des réfugiés, et le mur raciste avec le Mexique, sa popularité s’effondre. Un récent sondage de la BBC montre qu’Israël a le quatrième taux de popularité le plus bas parmi de nombreux pays, avec plus de 60% du public au Royaume Uni, en France et en Espagne qui en a une mauvaise image.

De plus en plus de personnes de conscience à travers le monde, y compris les contribuables d’états qui continuent d’armer Israël, comme les Etats-Unis, l’Allemagne, le Royaume Uni, l’Italie et la France, reconnaissent et agissent selon leur devoir moral pour mettre fin à la complicité de leurs gouvernements respectifs aux crimes d’Israël.

Les Juifs américains et le public étatsunien en général soutient de plus en plus le fait de mettre Israël face à ses responsabilités, et cela est crucial. Un sondage de 2014 du J Street montre que 46 pourcents des hommes juifs américains non-orthodoxes ayant moins de quarante ans soutiennent un boycott total d’Israël pour mettre fin à l’occupation. Une étude de Brookings Institution de 2016 révèle que près de la moitié des Américains sont pour qu’il soit imposé des sanctions à Israël pour qu’il mette fin à sa colonisation illégale.

Avec l’incomparable loyauté de la Maison Blanche de Trump et du Congrès à sa politique extrémiste, le régime israélien d’occupation, de colonisation de peuplement et d’apartheid est devenu tellement ivre de pouvoir qu’il a fait tomber son vieux masque élimé de démocratie, se dépouillant du vernis de la “solution à deux états” et chérissant la montée au pouvoir de Trump comme une opportunité rare d’enterrer le droit des Palestiniens à l’auto-détermination.

Le gouvernement israélien le “plus raciste” de son histoire, perpétue de graves crimes contre le peuple indigène de Palestine avec une arrogance et une impunité sans précédent, aliénant le courant libéral occidental, qui a formé pendant des décennies l’épine dorsale de ses soutiens en occident en le protégeant de rendre des comptes devant le droit international.

Israël intensifie l’expropriation de terres et la construction de son mur et de ses colonies illégales en Cisjordanie occupée, particulièrement à Jérusalem Est.

Israël resserre son siège mortel sur Gaza qui dure depuis plus de dix ans et qui prive deux millions de Palestiniens d’accéder aux besoins de base, même à des crayons de couleurs ou à des instruments de musique. Pendant ce temps, Israël compte les calories par personne qu’il autorise sur le territoire pour maintenir les Palestiniens au bord de la famine, ou pour les mettre “au régime,” comme l’avait un jour admit un haut fonctionnaire israélien. En conséquence de quoi, l’ONU prévoit que Gaza sera invivable en 2020.

Israël est en train de pérenniser ce que même le Département d’état des États-Unis avait une fois décrit comme un système de “discrimination institutionnelle, légale et sociétale” contre les citoyens palestiniens de l’Israël contemporain, mis en pratique par plus de soixante cinq lois racistes. L’année dernière, les forces armées israéliennes ont démoli le village bédouin d’Umm al-Hiran dans le Naqab (Néguev) afin de construire, sur ses ruines, une nouvelle colonie, réservée aux Juifs, sinistrement appelée “Hiran.”

Israël continue aussi de refuser les droits internationalement reconnus des Palestiniens en exile, principalement des réfugiés, qui représentent 50 pourcents des Palestiniens.

A la lumière de cette Nakba permanente, et étant donné l’échec de la communauté internationale, sous la domination des Etats-Unis et de l’Union européenne, à faire respecter les droits des Palestiniens selon le droit international, le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens a été lancé en 2005 par la plus large coalition de la société civile palestinienne. Ce mouvement appelle à mettre fin à l’occupation israélienne en place depuis 1967, à mettre fin à son système de discrimination raciale légalisée et à faire respecter, comme stipulé par l’ONU, le droit au retour des réfugiés palestiniens dans les maisons et sur les terres desquelles ils ont été déracinés et dépossédés depuis la Nakba de 1948.

Ces trois droits fondamentaux correspondent aux trois principales composantes de la population palestinienne : les Palestiniens de la Bande de Gaza et de la Cisjordanie occupées, dont Jérusalem Est (38% de la population palestinienne, selon les statistiques de 2016); les Palestiniens citoyens d’Israël (12%); et ceux en exile (50%). Plus des deux tiers des Palestiniens sont réfugiés ou déplacés à l’intérieur de leur propre pays.

Ancré dans la Déclaration universelles des droits humains, le BDS s’est toujours catégoriquement opposé à toutes les formes de discrimination raciale, y compris à l’antisémitisme, au racisme contre les Noir.e.s et à l’islamophobie. Le mouvement BDS soutient que l’identité de chacun.e ne devrait jamais réduire son accès aux droits. Par conséquent, le BDS cible la complicité et non l’identité.

Prétendre que boycotter Israël est intrinsèquement anti-juif est non seulement faux, mais c’est aussi supposer qu’Israël et « les Juifs » sont une seule et même chose. Ceci est aussi absurde et sectaire que d’affirmer que le boycott d’un pays qui se définit comme islamique, comme l’Arabie Saoudite, à cause de ses horribles forfaits contre les droits humains, sa discrimination légalisée contre les femmes, ou ses crimes de guerre au Yémen, serait nécessairement islamophobe.

Puisqu’il n’y a rien de juif dans le blocus, le nettoyage ethnique ou l’oppression imposés par Israël, il n’y a alors rien d’intrinsèquement anti-juif concernant cette lutte non-violente et morale pour les droits humains et pour mettre fin à ce système d’injustice. Le soutien au BDS grandit considérablement au sein des jeunes générations de Juifs, dans le monde entier, avec des militants BDS juifs israéliens qui jouent rôle de plus en plus important au sein du mouvement.

BDS s’inspire beaucoup de ses relations inter-sectionnelles avec des mouvements défendant les droits des réfugié.e.s, des migrant.e.s, des femmes, des Noir.e.s, des Musulman.e.s, des nations indigènes et des communautés LGBTQI, ainsi qu’avec le mouvement pour une justice climatique.

Le mouvement BDS est soutenu par un quasi consensus dans la société palestinienne. Le mois dernier, l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), l’unique représentant légitime du peuple palestinien, a déclaré son soutien au BDS et a appelé à des sanctions contre Israël.

L’impact du BDS

L’impact stratégique du mouvement non-violent du BDS pour les droits des Palestiniens est aujourd’hui reconnu par l’establishment israélien.

En décembre dernier, Lorde, la célèbre chanteuse néo-zélandaise, a annulé son concert à Tel-Aviv, devenant l’artiste de sa génération la plus connue et plus courageuse à respecter la ligne du boycott culturel palestinien. En réponse à une horrible campagne de diffamation à son encontre par des personnalités du lobby israélien aux États-Unis, plus d’une centaine d’artistes célèbres, y compris des stars d’Hollywood, ont signé une lettre la soutenant dans le Guardian.

Parmi les vingt-six nominé.e.s aux Oscars en 2016 qui se virent offrir des voyages luxueux de propagande par le gouvernement israélien, aucun n’a jusqu’à présent accepté l’offre.

Plusieurs des églises les plus importantes aux Etats-Unis, dont l’Église Méthodiste Unie, l’Eglise Presbytérienne et l’Église Unie du Christ, se sont retirées des banques israéliennes ou d’entreprises internationales complices, comme Caterpillar, HP, ou G4S, à cause de leur implication avec l’occupation israélienne.

Même avant que l’ONU ne publie sa liste des entreprises impliquées dans les colonies illégales israéliennes, de grandes sociétés multinationales, comme Veolia, Orange, CRH et G4S, essuyaient déjà des pertes financières et/ou de notoriété majeures ces dernières années. Cela à cause de campagnes BDS efficaces à travers l’Europe, les États-Unis, le monde arabe ou l’Amérique Latine. Ce qui eu pour résultats la fin de toutes ou de la plupart de leurs implications dans les violations israéliennes du droit international. Hewlett Packard (HP) fait face à une campagne BDS mondiale à effet boule de neige, avec de nombreuses églises américaines et le Syndicat National de l’Enseignement (NUT) au Royaume Uni qui revendiquent ne plus travailler avec HP.

Des fonds d’investissements internationaux majeurs en Norvège, Hollande, Danemark et ailleurs ont retiré leurs investissements des banques israéliennes ou d’entreprises internationales impliquées dans les violations israéliennes des droits humains.

La municipalité de Barcelone a annoncé en 2017 des mesures pour mettre fin à la complicité avec l’occupation israélienne, suivant des dizaines de conseils municipaux à travers l’Espagne qui, ces deux dernières années, se sont déclarés “Zones libres d’apartheid israélien”.

De grandes fédérations syndicales internationales, comme le LO norvégien, ont rejoint le mouvement BDS en 2017.

Des associations universitaires et des dizaines de conseils étudiants aux Etats-Unis, au Royaume Uni, au Chili, en Afrique du Sud, au Canada, entre autres, ont voté pour diverses mesures de BDS.

La prestigieuse Université catholique de Leuven en Belgique a récemment annoncé son retrait du Law Train, un projet de recherche financé par l’UE particulièrement préoccupant, dont l’objectif était de développer des techniques communes d’interrogation des prisonniers, et cela en partenariat avec la police israélienne et le ministère israélien de la sécurité publique. Chacune de ces entités israéliennes ayant été accusées par les défenseurs des droits humains d’implication approfondie dans des assassinats extrajudiciaires et des tortures de prisonniers palestiniens, y compris des enfants, entre autres violations du droit international.

Le ministère portugais de la justice a été le premier à se retirer de se projet en Juillet 2016. Vingt-cinq éminents spécialistes en droit ont publié un avis juridique confirmant l’illégalité du projet Law Train du fait même de l’implication des entités israéliennes dans de graves violations du droit international.

Le nouveau maccarthysme israélien

Ayant perdu de nombreuses batailles d’opinion au sein de la population, Israël a adopté une nouvelle stratégie descendante en 2014 pour lutter contre le BDS, remplaçant son ancienne stratégie inefficace, luttant contre le mouvement uniquement par le “marketing” et une vaste propagande.

Évoquant les souvenirs du maccarthisme, la nouvelle stratégie israélienne emploie des instruments juridiques et d’espionnage grâce à d’énormes budgets afin d’affaiblir, ou même de faire interdire, la défense pacifique de BDS. Israël a même engagé un grand cabinet juridique pour intimider et mettre sous silence les militants BDS d’Amérique du Nord, d’Europe et d’ailleurs, passant les « limites de l’acte criminel », comme l’a averti un juriste israélien, lanceur d’alerte.

Un ministre du gouvernement israélien a établit “une unité de dénigrement” afin d’entacher l’image des défenseurs palestiniens, israéliens ou internationaux des droits humains au sein du mouvement BDS, tandis qu’un autre ministre nous a publiquement menacé d’“assassinat civil ciblé.” Amnesty International a condamné ces menaces.

Une loi israélienne anti-BDS interdit maintenant l’entrée sur le territoire aux organisations qui soutiennent le BDS ou qui défendent simplement un boycott sélectif ciblant les colonies israélienne. Le ministère israélien des affaires stratégiques, anti-BDS, travaille sur une “liste noire” des Israéliens actifs de près ou de loin avec le BDS.

Glenn Greenwald a décrit les tentatives d’Israël et de ses groupes de lobby de criminaliser la solidarité avec la Palestine, particulièrement les formes les plus efficaces du BDS, comme “la plus grande menace à la liberté d’expression en Occident.”

Le mouvement BDS gagne cependant des batailles remarquables contre le maccarthysme israélien. L’Union Européenne, les gouvernements de Suède, d’Irlande et de Hollande, les parlements de Suisse et d’Espagne, Amnesty International, la Fédération International pour les Droits de l’Homme (FIDH), Human Rights Watch, l’Internationale socialiste, l’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU), entre autres, défendent tous le droit de boycotter Israël en tant que liberté d’expression.

L’ACLU, qui a qualifié l’application d’une loi anti-BDS au Texas de “violation flagrante du Premier Amendement [de la Constitution étatsunienne], qui rappelle les serments de loyauté de l’ère McCarthy,” a récemment remporté une victoire juridique, qui crée un précédent, dans une cour fédérale contre la loi anti-BDS de l’état du Kansas.

En 2016, Federica Mogherini, la cheffe de la diplomatie de l’UE, a déclaré :

L’UE veille énergiquement à protéger la liberté d’expression et la liberté d’association conformément à la Charte des Droits Fondamentaux de l’Union Européenne, qui s’applique sur le territoire des Etats membres de l’UE, y compris en ce qui concerne les actions BDS menées sur ce territoire.

Dans la même veine, le gouvernement hollandais a confirmé que la défense du BDS est protégée par la liberté d’expression, “inscrite dans la constitution hollandaise et dans la convention européenne sur les doits humains.” Il a également rejeté les appels aux sanctions contre le BDS pour les motifs qu’il impliquerait une “discrimination” contre Israël, affirmant que les “droits humains, y compris l’interdiction de la discrimination, a pour objectif de protéger les individus [et] groupes d’individus. Sur la base de la liberté d’expression il est permit d’appeler un gouvernement à prendre des sanctions contre un autre pays.”

En outre, en 2016, un coup majeur a été porté à la guerre juridique et répressive d’Israël contre le mouvement BDS par le communiqué révolutionnaire écrit par plus de 200 juristes de 15 pays européens, dont d’anciens juges de cours internationales, qui ont prit position en faveur du droit au BDS en déclarant :

Les états qui interdisent le BDS sapent ce droit humain fondamental et menacent la crédibilité des droits humains en dispensant un état particulier de défendre des mesures pacifiques conçues pour parvenir à sa conformité au droit international.

Conclusion

Bien que nous, les Palestiniens, appréciions le soutien de l’Europe vis-à-vis de notre détermination à rester sur notre terre, nous ne demandons pas la charité mais la solidarité. Au minimum, nous attendons de l’UE qu’elle ne nous cause pas du tort.

L’UE donne en moyenne 300 millions d’euros aux Palestiniens chaque année, ce qui finance largement l’occupation israélienne et sert à couvrir la constante complicité de l’UE dans le maintien de cette occupation. Par ailleurs, cette somme n’est rien à côté de ce que l’occupation coûte à l’économie palestinienne. Pendant la seule année 2010 cela revenait à environ 7 milliards de dollars, presque 85% du PIB palestinien total estimé.

Les Palestiniens exhortent les membres progressistes du Parlement européen, ainsi que des parlements nationaux à travers l’Europe et la société civile européenne à intensifier les pressions sur l’UE pour qu’elle remplisse ses obligations devant le droit international envers le peuple palestinien en, et c’est le minimum :

  1. Interdisant l’importation des produits israéliens et des entreprises qui opèrent illégalement dans les territoires occupés.
  2. Suspendant l’Accord d’association UE-Israël jusqu’à ce qu’Israël se conforme à son deuxième amendement, qui requiert le respect des droits humains.

3. Mettant en pratique les recommandations du Conseil européen sur les relations internationales pour mettre fin à toutes les transactions financières avec les banques israéliennes qui financent l’occupation israélienne, ce qui comprend le mur et les colonies.
4. Arrêtant d’envisager d’importer de l’électricité ou du gaz naturel israéliens étant donnés le pillage par Israël des ressources énergétiques palestiniennes et les graves risques légaux, financiers et sécuritaires qu’implique un tel engagement.

5. Imposant un embargo militaire bilatéral sur Israël, comme cela avait été fait contre l’apartheid sud-africain, y compris en mettant fin aux financements à toutes les entreprises et universités israéliennes impliquées dans la recherche militaire qui permet à Israël de commettre des crimes de guerre.
L’ancien leader anti-apartheid sud-africain, l’Archevêque Desmond Tutu, a un jour déclaré, “si vous êtes neutres dans les situations d’injustice, vous avez choisi le côté de l’oppresseur.” Loin d’être « neutre », l’UE permet à l’oppresseur de poursuivre ses injustices. Il est grand temps de mettre fin à cette complicité afin de préserver notre espoir qu’un jour nous pourrons vivre libres, dans la dignité, la justice et réellement en paix.

* Omar Barghouti est un défenseur palestinien des droits humains et co-fondateur du mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS). Il est l’un des lauréats du Prix Gandhi Peace Award de 2017.

Source: BDS Movement

Traduction: L.Gr pour BDS France