Personnes de conscience : les Palestiniens vous demandent de boycotter Israël

Omar Barghouti

Inspiré par la lutte anti-apartheid d’Afrique du Sud, le mouvement non violent BDS a besoin de votre soutien, écrit Omar Barghouti, co-fondateur de BDS 

« Nous, Palestiniens, résistons chaque jour à l’effacement de notre pays, de notre identité et de notre espoir ». Photographie: Raneen Sawafta/Reuters

Mercredi 19 mai 2021 

Toni Morrison a écrit dans son roman Beloved : « Les définitions appartiennent à ceux qui définissent, pas à ceux qui sont définis ». Nous, Palestiniens, avons appris dans la douleur qu’à moins que nous ne nous définissions clairement, nous-mêmes, notre oppression et nos aspirations, l’oppresseur hégémonique le fera pour nous, effaçant notre histoire et asujettissant notre avenir. 

Nos définitions émergent parfois de manière inattendue. Il y a trois jours, après une frappe aérienne israélienne qui ciblait un quartier résidentiel de Gaza et a ébranlé leur immeuble, la jeune fille d’un ami, terrifiée, a couru se jeter dans les bras de sa mère en tremblant. Elle a demandé : « Je veux être courageuse, maman, mais je ne sais pas comment, quand la mort est si proche ? » Sa question même, au milieu d’un massacre retransmis à la télévision, définit le courage. Les Palestiniens anéantissent leur peur chaque jour, et espèrent, et oeuvrent pour s’assurer que ce courage inspire des millions de personnes, afin qu’elles s’expriment et agissent efficacement pour mettre fin à la complicité avec l’oppression d’Israël.

La guerre actuelle d’Israël contre les Palestiniens – à Gaza, à Jérusalem, à Lydd, à Acre, à Haïfa et ailleurs – et la résistance palestinienne évoquent de nombreuses définitions. Conflit, apartheid, résistance, représailles, auto-défense, journalisme éthique, co-existence et justice font partie de ces définitions qui sont âprement contestées. Parfois le débat lui-même sert à justifier un immoral faux-équilibre-entre-les-deux-côtés qui bloque l’indignation et le devoir d’agir.

Pour rappeler le monde à ce devoir, et pour protester contre les attaques horribles d’Israël, qui font partie de ce que beaucoup de Palestiniens définissent comme une Nakba permanente, les Palestiniens ont partout observé une grève générale mardi. Par cela, nous affirmons notre unité en tant que peuple autochtone, avec notre quête primordiale pour la libération, et nous réitérons notre appel à une solidarité internationale significative, particulièrement sous la forme d’un boycott, de désinvestissement et de sanctions (BDS).

Inspiré par la lutte anti-apartheid d’Afrique du Sud et par le mouvement pour les droits civiques aux Etats-Unis, le mouvement non violent et anti-raciste BDS a été lancé en 2005 par la plus large coalition de la société palestinienne. Il appelle à mettre fin à l’occupation de 1967 par Israël, en soutenant le droit des réfugiés palestiniens à retourner sur leurs terres, et au régime institutionnalisé et légalisé de domination raciale d’Israël, qui correspond à la définition de l’apartheid par les Nations Unies, comme l’a récemment reconnu Human Rights Watch.

Israël a mené une guerre sans merci de répression contre BDS depuis des années, en partie à cause de son rôle prépondérant pour populariser une analyse d’Israël en terme d’apartheid parmi les étudiants, les universitaires, les artistes, les syndicats, ainsi que dans les mouvements pour la justice sociale, raciale et climatique. La reconnaissance par Israël de l’impact « stratégique » de BDS dans la mobilisation effective de la solidarité internationale avec la lutte de libération palestinienne est un facteur clé. 

Mais le plus important facteur, peut-être, dans la guerre d’Israël anti-BDS est le fait que ce mouvement a fait voler en éclat l’apathie des indifférents et l’inaction des tièdes.

BDS a de manière drastique redéfini la solidarité avec la lutte palestinienne pour la liberté, la justice et l’égalité, en tant qu’obligation éthique de mettre fin à la complicité, par-dessus tout. Face à une oppression flagrante où qu’elle soit, l’apathie et l’inaction sont immorales quand on a la capacité d’agir sans beaucoup souffrir soi-même.

Elles sont encore bien plus immorales, quand on a non seulement la capacité, mais aussi le devoir d’agir, à cause de la complicité de son état ou de son institution avec le système d’oppression. 

Quand des états plus ou moins démocratiques, comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France, fournissent inconditionnellement à Israël des financements militaires ou des armements, ou le protègent des sanctions et de l’obligation de rendre des comptes selon le droit international, ils sont complices des crimes d’Israël contre les Palestiniens.

Quand des compagnies tirent profit de la fourniture de produits ou de services qui permettent à Israël de maintenir son régime d’occupation et d’apartheid, elles sont complices.

Quand des fonds souverains ou des fonds d’investissements d’une église ou d’une université incluent des actions dans de telles compagnies, elles sont complices. 

Quand des artistes, des athlètes ou des universitaires franchissent le piquet de grève palestinien qu’est BDS et participent à des événements en Israël ou sponsorisés par Israël, ils sont complices.

Toute cette complicité engendre une responsabilité éthique pour les citoyens : celle d’agir pour empêcher que l’argent de leurs impôts et ceux qui parlent en leurs noms soient des partenaires des tentatives implacables d’Israël pour faire de Gaza et d’autres ghettos palestiniens des « zones de non-être », comme Frantz Fanon les appellerait.

L’élan de solidarité avec les Palestiniens de ces derniers jours, sans précédent et inspirant, indique que des millions de personnes, dans le monde entier, réalisent maintenant ce devoir éthique et que beaucoup d’entre elles agissent pour créer un changement, même au niveau politique. Un exemple brillant est la déclaration du Mouvement Black Lives Matter, qui a demandé de couper les 3,8 milliards de dollars annuels de subvention militaire à Israël et d’imposer des sanctions « jusqu’à ce qu’Israël mette fin à ses pratiques d’apartheid et à son projet colonial ». Parmi les législateurs, Alexandria Ocasio-Cortez a courageusement twitté : « Les états d’apartheid ne sont pas des démocraties ». 

Des personnalités importantes des réseaux de télévision, comme Ali Velshi de MSNBC et John Oliver de HBO, des icones de la musique, comme John Legend, et des personnalités de Hollywood, comme Susan Sarandon, Viola Davis, John Cusack, Wentworth Miller et Natalie Portman, ont toutes exprimé leur solidarité comme jamais auparavant, certains twittant la fameuse carte de la Palestine disparaissant sous une colonisation graduelle.

Sur le terrain, les Palestiniens résistent chaque jour à l’effacement de leur pays, de leur identité et de leur espoir. Au milieu des images obsédantes de mort et de destruction à Gaza, une image m’a laissé avec un mélange viscéral d’angoisse et d’espoir. C’est l’image d’un jeune homme, Amara Abu Ouf, qui a flashé un V en signe de victoire quand il a été secouru des décombres d’un immeuble de Gaza détruit par une bombe israélienne. C’est la définition du phénix renaissant de ses cendres, pourrait-on dire. Eh bien, aujourd’hui, c’est la définition d’un Palestinien. 

Omar Barghouti est un défenseur des droits humains palestinien, co-fondateur du mouvement de Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), co-récipiendaire du Gandhi Peace Award en 2017.

Trad. CG  BDS France 

Source: The Guardian




BDS France Paris au cœur du rassemblement du 15 Mai

La Campagne BDS France Paris a signé, avec d’autres organisations, l’appel à maintenir la manifestation du 15 mai 2021, initiée par l’Association de Palestiniens en IIe de France, dont voici quelques extraits

Nous serons présents le 15 mai à Barbès !

Soutien à la lutte du peuple palestinien

Pour la liberté de manifester

Alors que l’État d’Israël poursuit son agression meurtrière contre les Palestiniens, suscitant une légitime indignation aux quatre coins du monde, le préfet de Police a décidé, à la demande du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, d’interdire la manifestation de solidarité avec les Palestiniens organisée samedi 15 mai, 15h à Barbès, ainsi que le rassemblement prévu à midi à la Fontaine des Innocents.

Cette décision, prise au nom de prétextes fallacieux, est intolérable et attentatoire aux libertés publiques. Parce que nous refusons de taire notre solidarité avec les Palestiniens, et que l’on ne nous empêchera pas de manifester, nous serons présents à Barbès demain à 15h.

 

Voici le compte-rendu établi par les camarades de BDS France Paris
présent-e-s dans la manifestation :

 

Plus de 4 000 manifestant-e-s ont bravé l’interdiction des autorités politiques et la violence d’un dispositif policier délirant : de nombreuses sorties de métro fermées autour de Barbès, plus de 4 000 policiers et CRS, chargeant les groupes de manifestants, les gazant, utilisant les canons à eau, les nassant à plusieurs reprises…

Plusieurs militants de BDS France-Paris ont participé au cortège au départ du siège de l’UL CGT dans le 18e, cortège empêché de rejoindre Barbès par des forces de l’ordre nombreuses et agressives : gazage, canon à eau, nassages, vols de banderoles. D’autres camarades de BDS France Paris n’ont pu accéder au rendez-vous fixé à Barbès du fait des barrages policiers.

Partout dans les rues, des groupes de manifestants reprenant des slogans, notamment : Israël criminel, Macron complice.

Place de la République, nous avons retrouvé d’autres militants de BDS France-Paris, de l’AFPS, et d’autres organisations sympathisantes de la campagne BDS France

Ce fut une très belle journée de lutte et de solidarité avec la résistance du peuple palestinien, avec une majorité de jeunes déterminé.e.s.

Ainsi, nous avons répondu à l’appel de 13 organisations palestiniennes, dont le Comité national BDS palestinien (BNC) (cf. lien ci-dessous) nous demandant de descendre « dans les rues samedi 15 mai avec une exigence commune pour des sanctions et un embargo sur les armes contre Israël »

https://www.bdsfrance.org/appel-des-palestiniens-de-gaza-a-jerusalem-tout-le-monde-dehors-samedi-15-mai-pour-mettre-fin-a-la-nakba-continue-et-au-massacre-dans-gaza-assiegee/

Le 17 mai 2021 – BDS France Paris

 




Mobilisations à Lyon et Paris en solidarité avec les Palestinien.ne.s en grève

Le 18 mai 2021

Pour soutenir les Palestinien.ne.s dans leur lutte et dans la grève générale qu’ils et elles ont mené ce 18 mai 2021, des mobilisations ont eu lieu à Lyon et Paris.

A Paris, des militant.e.s de la Campagne BDS France, de la FERC-CGT et de la CNT et avec le soutien de Solidaires se sont rassemblé.e.s pour une initiative symbolique en solidarité avec la grève en Palestine occupée.

 

 

 

Intervention de Basile Ackermann pour la FERC-CGT dans le cadre de cette mobilisation

 

A Lyon, une action symbolique a également été menée.

Retrouvez également le communiqué de Solidaires, « Solidaires avec la grève générale en Palestine »

 




7 points sur les principes journalistiques éthiques et professionnels dans la couverture de la guerre d’Israël contre Gaza

Le 17 mai 2021

Déclaration du Comité national palestinien de BDS (le BNC) et du Syndicat des journalistes palestiniens (PJS) sur les principes éthiques et professionnels du journalisme dans la couverture de la guerre d’Israël contre Gaza.

Dans le cadre de la guerre qu’elle mène actuellement contre les deux millions de Palestiniens de la bande de Gaza occupée et assiégée, l’armée de l’air israélienne a détruit, le 15 mai 2021, un « immeuble de 11 étages situé dans la ville de Gaza et abritant une soixantaine d’appartements résidentiels et un certain nombre de bureaux, dont ceux d’Al Jazeera Media Network et de l’Associated Press », après avoir averti ses habitants pendant une heure qu’ils devaient l’évacuer. 

Les responsables militaires israéliens ont affirmé que des responsables de la résistance palestinienne avaient pris des bureaux dans ce bâtiment, une affirmation de propagande réfutée par AP.

Indépendamment du discours d’Israël et du fait que les attaques d’Israël contre les journalistes sont routinières et systématiques, cette dernière attaque israélienne à Gaza, comme beaucoup d’autres, constitue une punition collective, un crime de guerre en vertu du droit international. La couverture par les médias principaux de l’assaut israélien contre Gaza jusqu’à ce jour porte une part de responsabilité dans la réalisation de ce crime.

La couverture de l’ensemble de l’attaque israélienne a été largement présentée comme une « riposte » aux actes commis par les groupes de résistance palestiniens. Cela place la résistance comme le premier instigateur de la « violence », ignorant le principe éthique de base selon lequel, dans une situation d’oppression, c’est précisément l’oppression qui est la cause première de la violence. Ce cadrage, associé à la répétition omniprésente et non critique des euphémismes israéliens et des affirmations non fondées de la propagande, a considérablement contribué à aseptiser, blanchir, voire justifier, les crimes israéliens et à consacrer son impunité et son absence de responsabilité vis-à-vis du droit international. 

Après tout, les affirmations et la terminologie de la propagande israélienne ont réussi à occuper une position centrale dans la couverture médiatique générale, étant donné l’accès inégalé que les médias ont accordé aux porte-parole militaires et aux politiciens israéliens. Pour exacerber ce processus, de nombreux journalistes occidentaux, sans parler des rédacteurs en chef, ont trahi les principes fondamentaux de l’éthique journalistique en offrant une tribune ouverte, non critique et non contestée aux présumés criminels de guerre israéliens pour qu’ils répètent inlassablement leur déshumanisation des Palestiniens – réduisant des populations civiles entières à un groupe de résistance particulier – et ce faisant les ont incités à de nouvelles violences raciales contre nous.

C’est ce contexte qui a permis aux forces d’occupation israéliennes d’avoir l’audace et l’impunité non seulement de raser le bâtiment abritant AP, Aljazeera et des dizaines de maisons palestiniennes en direct à la télévision, mais aussi d’échapper aux conséquences appropriées pour de nombreux crimes de guerre similaires, voire bien pires, perpétrés contre des Palestiniens au cours de cette « opération », le tout télévisé en direct.

Si la liberté d’expression est un droit pour tous, y compris pour ceux qui ont des opinions offensantes, l’engagement envers la vérité, la contestation de la propagande et la réduction des dommages sont des principes fondamentaux du journalisme. S’abstenir de permettre qu’un média soit utilisé pour inciter à la violence ou promouvoir la haine contre des groupes particuliers sur la base de leur identité ethnique, raciale, religieuse ou autre fait partie des principes éthiques cardinaux du journalisme.

Selon une déontologie journalistique largement universelle, l’obligation professionnelle de prendre en compte toutes les parties d’un débat n’inclut pas d’offrir une plateforme pour diffuser des mensonges, inciter à la violence raciale, notamment en déshumanisant les victimes de cette violence, normalisant et justifiant ainsi la poursuite de la violence à leur encontre. Cela est particulièrement vrai en période d’hostilité violente, de conflit ou d’oppression, lorsqu’une telle incitation peut coûter des vies humaines et des moyens de subsistance ou alimenter le nettoyage ethnique et d’autres crimes de guerre ou crimes contre l’humanité, tels que définis dans le droit international.

Des journalistes et des rédacteurs éthiques et bien informés sont en mesure d’identifier si certains discours sont délibérément destinés à déshumaniser un groupe particulier afin de normaliser ou de justifier le fait de le cibler violemment ou de supprimer les droits de la personne de ceux qui en font partie.

Les condamnations et les appels rhétoriques à une « action urgente » non définie ne suffisent pas.

Sur la base de ce qui précède, le Syndicat des journalistes palestiniens et le Comité national palestinien de BDS, la plus grande coalition de la société palestinienne, appellent les médias internationaux, les journalistes et les syndicats de journalistes à :

1) Confirmer leur engagement à respecter les principes fondamentaux de l’éthique journalistique, en résistant aux pressions d’Israël et de ses groupes de pression, et en contestant les lignes éditoriales biaisées et déshumanisantes ;

2) Mettre fin à toute collaboration institutionnelle avec les organisations médiatiques israéliennes qui encouragent la déshumanisation des Palestiniens, la haine raciale et la violence à notre égard ;

3) Refuser les petits voyages en Israël offerts par le gouvernement israélien ou les groupes de pression ;

4) Adhérer à une terminologie – et mettre à jour les guides de style pour s’engager à l’utiliser – qui soit fondée sur le droit international humanitaire et les droits de la personne, celle qui est utilisée par les Nations unies ou des organisations de défense des droits de l’homme faisant autorité pour décrire le contexte, par exemple en qualifiant le régime israélien d’apartheid (en suivant Human Rights Watch, B’Tselem et les organisations palestiniennes de défense des droits de la personne).

5) Éviter la répétition non professionnelle et non éthique, intentionnelle ou par inadvertance, de la terminologie de propagande propagée par le camp hégémonique/oppresseur ;

6) Respecter les droits des journalistes et des travailleurs des médias à exprimer publiquement et ouvertement leur solidarité personnelle avec la cause palestinienne (en dehors du cadre de leur activité professionnelle), sans être pénalisés.

7) Veiller à ce que les voix des personnes les plus touchées par la situation d’oppression ou d’agression soient centrales dans les reportages, au lieu d’accorder beaucoup plus d’espace/de temps aux oppresseurs dominants qui ont les moyens d’intimider et de menacer les journalistes et les médias afin de les faire plier.

Source : BDS movement

Traduction BDS France




Solidarité avec la grève générale palestinienne à travers la Palestine historique

Le 18 mai 2021

Les Palestiniens de Jérusalem et de toute la Palestine historique observent demain une grève générale pour protester contre les massacres perpétrés par Israël à Gaza, la répression coloniale et d’apartheid et le nettoyage ethnique contre les communautés palestiniennes partout dans le monde.

Les Palestiniens appellent à une solidarité significative avec notre grève générale. Le démantèlement du régime d’occupation militaire, de colonisation et d’apartheid d’Israël est entre nos mains. Dans vos mains aussi. Nous comptons sur vous pour mettre fin à la complicité de votre État, institution, organisation, syndicat, église, etc. avec les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité perpétrés par Israël contre le peuple palestinien autochtone. Le silence et le double langage sont immoraux, car ils renforcent l’impunité criminelle d’Israël.

Voici 5 actions que vous pouvez faire pour montrer que le démantèlement du régime d’oppression d’Israël est aussi entre vos mains :

1. Inondez les députés, les élus à tous les niveaux, les administrateurs d’université, les dirigeants de fédérations syndicales, entre autres, de lettres leur demandant de soutenir des sanctions ciblées pour démanteler l’apartheid israélien, en commençant par un embargo bilatéral sur tous les échanges commerciaux sécuritaires-militaires et la recherche militaire conjointe. Si vous faites partie d’un syndicat portuaire, mobilisez-vous pour bloquer la manutention des cargaisons israéliennes, notamment militaires.

2. Portez un keffieh palestinien (ou des parties de celui-ci) en tant que symbole de solidarité, ou affichez-le depuis votre fenêtre ou sur vos médias sociaux (profil), si vous en avez un.

3. Rejoignez un groupe BDS près de chez vous, ou créez-en un s’il n’y en a pas. Une campagne durable et stratégique est la forme la plus efficace de solidarité significative.

4. Déclarez que votre communauté, votre église, votre syndicat, votre quartier, votre association est une Zone Libre d’Apartheid (ZLA) qui refuse d’acheter les produits et services des entreprises israéliennes et internationales qui sont complices de l’apartheid et du colonialisme israéliens.

5. Commencez/intensifiez la planification de la prochaine journée d’action mondiale massive du samedi 22 mai, en vous appuyant sur les manifestations mondiales inspirantes du week-end dernier. Montrer aux Palestiniens de Gaza et du monde entier, une fois encore, que nous ne sommes pas seuls.

Source : BDS Movement

Traduction JPB pour BDS France




« Tout ce dont nous avons besoin est d’un peu plus de courage de la part du monde »

Par Omar Barghouti, le 14 mai 2021

Les Palestiniens montrent une immense bravoure pendant ce moment d’horreur. Nous avons maintenant besoin que la monde réponde par des actes de courage et de soutien équivalents.

Hier, sans avertissement, un de mes proches parents, âgé de 84 ans, a fait l’expérience d’une explosion de souvenirs longtemps réprimés de son enfance traumatisante pendant la Nakba de 1948 et a été submergé par des sentiments mêlés de peur funeste et d’espoir libérateur. Insupportables qu’elles soient, ce ne sont pas les images du dernier massacre d’Israël dans la Bande de Gaza assiégée, un massacre désigné par euphémisme sous le nom de code de « Gardien des murs », qui l’ont amené à ce seuil émotionnel critique, ni celles de la répression brutale des fidèles autour de la mosquée d’Al-Aqsa, ni l’acharnement du déplacement forcé à Sheikh Jarrah et dans Jérusalem Est occupée. Ce qui l’a provoqué, c’était la vision, depuis son petit balcon à Acre, de jeunes Palestiniens luttant pour se défendre contre une horde de juifs israéliens d’extrême-droite qui parcouraient les rues en scandant « Mort aux Arabes » et traquaient les Palestiniens pour les lyncher. Cette scène s’est répétée contre les communautés palestiniennes autochtones à Lydda, Jaffa, Ramleh, Haifa, Bat Yam et ailleurs, déclenchant des appels à la protection internationale.

Alors que mon parent regardait, les souvenirs de son Haifa bien-aimé de 1948 ont jailli dans son esprit. Des milices sionistes, aidées par les soldats britanniques, chassant littéralement les Palestiniens vers la mer sous la menace d’une arme. Le radeau de fortune sur lequel sa famille a été forcée d’embarquer, avec l’instruction des Britanniques de se rendre au Liban « pour leur sécurité ». La sage décision de son père de débarquer à Acre à la place. Pourtant même alors que ces souvenirs emplissaient son esprit — des souvenirs de peur existentielle et du traumatisme de la vulnérabilité — ils partageaient l’espace avec un espoir nouveau et inexplicable. « Ma génération a perdu la Palestine », a-t-il dit. Il a ensuite continué avec une inflexion provocante et un sourire : « Mais cette nouvelle génération est courageuse, résistante, déterminée à lutter et à surmonter les 73 années de notre perpétuelle Nakba. Tout ce dont ils — je veux dire, tout ce dont nous avons besoin est un peu, juste un peu plus, de courage de la part du monde ».

Ce n’est pas de la naïveté ni du fatalisme qui donne de l’espoir à mon vieux parent ou à la plupart des Palestiniens de toutes les générations dispersés dans le monde entier. C’est le fait que les doubles murs qu’Israël a si systématiquement construits pendant des décennies — les murs qu’il essaie vraiment de « garder » — exhibent quelques fissures sérieuses, voire commencent à s’effondrer. Le premier de ces murs est le « le mur de fer » de Ze’ev Jabotinsky, celui du désespoir qui a colonisé les esprits palestiniens. Le second, tout aussi inhibant et débilitant, est le mur d’intimidation qui retient beaucoup de personnes d’influence du monde entier de s’exprimer en faveur des droits palestiniens.

En 1923, Jabotinsky, un important leader sioniste, a théorisé la nécessité du premier mur : « Toute population autochtone dans le monde résiste aux colonisateurs aussi longtemps qu’elle a le moindre espoir d’être capable de se débarrasser du danger d’être colonisée — La colonisation sioniste doit soit s’arrêter, soit se poursuivre sans tenir compte de la population autochtone ». Il recommandait un « mur de fer » pour maîtriser la population arabe palestinienne autochtone, en partie en colonisant nos esprits par le désespoir et l’internalisation de l’infériorité, comme le dit Frantz Fanon.

Des décennies plus tard, avec le soutien des Etats-Unis et de l’Union européenne, Israël a construit des murs concrets et employé précisément sa doctrine Dahiya (une doctrine de  violence extrême, « disproportionnée » ciblant l’infrastructure civile et les civils palestiniens—et libanais) pour marquer dans notre conscience collective la futilité de résister à son hégémone coloniale.

Quant à l’autre mur, Israël et ses groupes de lobbying ont investi des ressources massives pour le construire dans les esprits des façonneurs d’opinion du monde entier, particulièrement occidentaux, rendant le prix du dissentiment, de la défense des droits palestiniens, impitoyablement douloureux pour la carrière, la réputation, et même la santé mentale. En analysant ce mur, Edward Said explique comment « évitement » et « peur de s’exprimer sur l’une des plus grandes injustices de l’histoire moderne [la Palestine] a entravé, aveuglé, muselé beaucoup de ceux qui connaissent la vérité et sont en position de la servir ».

Les fissures dans les deux murs ont commencé à s’élargir sous la pression de l’intrépide résistance populaire palestinienne dans toute la Palestine historique et du courage, en réponse, que manifestent des célébrités d’Hollywood, des musiciens importants, des stars du sport et des millions de militants dans le monde entier. La bravoure des familles palestiniennes de Sheikh Jarrah défendant leurs maisons contre des déplacements forcés fait partie des facteurs inspirant des dizaines de milliers d’autres Palestiniens qui ont participé à la désobéissance civile. La même bravoure palestinienne était visible chez les milliers qui ont défendu le Vieille Ville occupée de Jérusalem contre un « pogrom » par des « fascistes juifs » israéliens — un pogrom, de plus, encouragé par des responsables du gouvernement exprimant «  une intention raciste, et même génocide envers les Palestiniens » — comme le groupe juif américain progressiste If Not Now l’a décrit.

Cette bravoure a inspiré un déferlement de soutiens dans des parties nouvelles et vitales du paysage des Etats-Unis : exprimant un sentiment grandissant dans le Congrès américain et connectant la subvention militaire à Israël avec les luttes intérieures, tant sociales que pour la justice, la représentante au Congrès Cori Bush a dit : « La lutte pour les vies noires et la lutte pour la libération palestinienne sont interconnectées. Nous nous opposons à ce que notre argent aille subventionner une police militarisée, l’occupation et des systèmes d’oppression violente et de traumatisme … nous sommes anti-apartheid. Point final. » Susan Sarandon a twitté : « Ce qui arrive en Palestine est le colonialisme, l’occupation militaire, le vol de terre et le nettoyage ethnique. » Halsey a écrit : « Ce n’est pas ‘trop compliqué à comprendre’ : des enfants bruns sont assassinés + des personnes déplacées sous l’occupation d’une des armées les plus puissantes dans le monde. » Viola Davis, Mark Ruffalo, Natalie Portman et beaucoup d’autres ont exprimé leur solidarité avec les Palestiniens.

Ces fissures, qui ébranlent beaucoup le silence que les Palestiniens ont souvent entendu, reflètent les efforts cumulatifs, créatifs et stratégiques exercés pendant des années par Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) et par d’autres militants de la solidarité avec la Palestine du monde entier, y compris par des groupes juifs progressistes. Un sondage de 2018 aux Etats-Unis, par exemple, montre que 40 % des Américains (56 % des Démocrates) soutiennent l’imposition de sanctions ou de mesures plus sérieuses contre Israël pour arrêter l’occupation.

Une source particulièrement importante d’espoir pour les Palestiniens est l’impact croissant du mouvement BDS non violent dirigé par les Palestiniens, qui vise à mettre fin au régime israélien d’occupation militaire, de colonialisme et d’apartheid et à défendre le droit des réfugiés palestiniens à revenir chez eux. Des fonds souverains en Norvège, au Luxembourg, aux Pays-Bas, en Nouvelle-Zélande et ailleurs ont désinvesti des compagnies et des banques israéliennes ou internationales qui sont impliquées dans l’occupation par Israël. Des églises traditionnelles en Afrique du Sud ont adhéré à BDS, et des églises importantes aux Etats-Unis, dont l’Eglise presbytérienne et l’ Eglise méthodiste unifiée ont désinvesti des compagnies américaines et/ou des banques israéliennes complices. La ville de Dublin est devenue en 2018 la première capitale européenne à adopter BDS et des dizaines d’autres villes et des centaines d’institutions culturelles et d’espaces publics dans toute l’Europe se sont déclarés Zones libres de l’apartheid israélien. BDS a gagné l’approbation de fédérations syndicales internationales majeures en Afrique du Sud, en Amérique latine, en Inde, en Europe, au Canada et aux Etats-Unis. Des milliers d’artistes et d’universitaires, des centaines d’associations étudiantes, de groupes LGBTQI+ et de mouvements de justice sociale dans le monde entier ont aussi approuvé les mesures de reddition de comptes proposées par BDS.

La contribution principale du mouvement BDS à la libération palestinienne, cependant, est son rôle dans la décolonisation des esprits palestiniens d’une impuissance profondément installée et dans la conduite d’une praxis radicale de résistance, de transformation et d’émancipation globalisées, intersectionnelles.

Aujourd’hui, plus que jamais, les Palestiniens disent au monde que la vraie solidarité avec notre lutte pour la liberté, la justice et l’égalité s’appelle BDS. Nous ébranlons chaque jour notre mur de peur et nous n’avons pas besoin de juste « un peu plus de courage » comme mon parent d’Acre l’a dit, mais d’une explosion de solidarité significative qui mettre fin à toute complicité avec l’oppression israélienne.

Omar Barghouti est un défenseur palestinien des droits humains et le co-fondateur du mouvement de Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) pour les droits palestiniens. Il a été en 2017 co-récipiendaire du Gandhi Peace Award.

Source : The Nation

Traduction CG pour BDS France




Appel des Palestiniens de Gaza à Jérusalem : Tout le monde dehors samedi 15 mai pour mettre fin à la Nakba continue et au massacre dans Gaza assiégée

13 mai 2021

Descendez dans les rues samedi 15 mai avec une exigence commune pour des sanctions et un embargo sur les armes contre Israël.

Nous, Palestiniens, faisons à nouveau face à un massacre dans Gaza assiégée, résistons au nettoyage ethnique à Jérusalem et dans la Vallée du Jourdain et nous élevons contre l’oppression dans nos villes de la Palestine historique. L’arsenal militaire et policier d’Israël fait pleuvoir la mort et la destruction sur nos êtres chers, nos familles et nos amis. Et il est soutenu par les exportations d’armes des Etats Unis et de pays européens et les liens militaires florissants à travers la planète, faisant de tous ceux qui y sont impliqués des complices de cette violence coloniale.

Au moment de l’écriture de cet appel, la dernière vague de crimes de guerre à Gaza s’est traduite par l’assassinat brutal de 83 Palestiniens, dont 17 enfants et 6 femmes, et plus de 487 blessés, dont 115 enfants et 50 femmes. Des maisons de civils ont été ciblées par des F16 de fabrication américaine et des drones d’Elbit.

Le massacre actuel se produit après 14 ans d’un siège médiéval, une forme de punition collective qui a abouti à la mort de centaines de civils, la destruction de notre économie et de notre société, nous privant de notre droit le plus fondamental à une vie digne.

Notre population à Sheikh Jarrah, Silwan, Humsa, Masafer Yatta, Al Araqib résiste à la dépossession raciste continue exercée par Israël qui essaie d’expulser nos familles hors de leur terre et de leurs maisons. Les Palestiniens de Nazareth, Haïfa, Lydd, Ramleh, Rahat et de beaucoup d’autres endroits s’élèvent pour leurs droits contre 73 ans d’oppression.

Nous voulons être libres sur notre terre natale, et avoir la liberté de nous épanouir et de vivre en sécurité et dans la dignité.

Vous avez le pouvoir de nous aider à y mettre fin comme vous avez aidé à vaincre l’apartheid sud africain et d’autres crimes contre l’humanité. Nous voulons la solidarité, pas la charité. Dénoncer et mettre fin à la complicité avec le régime israélien d’apartheid, à son colonialisme de peuplement et à l’occupation armée sont les formes les plus morales et stratégiques d’intervention pour mettre fin à l’oppression et à la violence.

Nous devons nous rassembler et faire pression sur les gouvernements pour imposer des sanctions à Israël, dont un embargo total sur les armes et la coupure de toutes formes de financement et de commerce avec l’industrie militaire israélienne.

C’est #InOurHands (entre nos mains) : Agissez ce samedi pour mettre fin à la Nakba continue des Palestiniens et au massacre à Gaza

1. Rejoignez les manifestations organisées dans votre région par les Palestiniens et les mouvements de solidarité avec la Palestine, ou rassemblez vous pour en organiser une si ce n’est déjà fait. Faites des boycotts, désinvestissements et sanctions (BDS) le message principal de chaque manifestation dans le monde entier. Emportez des bannières et des pancartes appelant à des sanctions contre Israël pour chaque manifestation. Partagez largement photos et vidéos sur les réseaux sociaux.

2. Rejoignez aujourd’hui le Mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS).

3. Boycottez les produits de l’Israël d’apartheid et agissez pour mettre fin aux corporations qui profitent du système israélien de colonialisme, d’occupation et d’apartheid. Défilez pour boycotter des cibles dans votre ville et faites connaître au public les sociétés complices de l’agression militaire israélienne continue et le siège illégal de Gaza.

4. Les nouvelles des manifestations à travers le monde nous ont redonné de l’espoir, nous vous exhortons à intensifier vos actions. Manifestez devant les ambassades d’Israël, défiez les responsables israéliens (et les autres) qui soutiennent l’agression actuelle contre Gaza chaque fois qu’ils paraissent en public, et organisez des sit-in pacifiques devant les bâtiments gouvernementaux.

5. Les syndicats palestiniens appellent leurs frères et sœurs du mouvement syndical à cesser de manipuler des marchandises importées d’Israël ou exportées vers Israël. Le mouvement syndical a une fière histoire d’intervention directe contre l’apartheid en Afrique du Sud. Construisons un nouveau mouvement anti-apartheid pour mettre fin à l’impunité d’Israël.

Signataires :

Campagne #SaveSheikhJarrah – Les Familles de Sheikh Jarrah

Conseil des Forces Nationales et Islamiques de Palestine

Syndicat Général des Travailleurs de Palestine

Syndicat Général des Femmes Palestiniennes

Grassroots Al-Quds (mouvement populaire de Jérusalem)

Coalition de Défense de la Terre

Fédération Générale des Syndicats de Palestine

Nouvelle Fédération des Syndicats de Palestine

Comité National BDS palestinien (BNC)

Campagne palestinienne Populaire contre le Mur de l’Apartheid (Stop the Wall)

Syndicat des Journalistes Palestiniens

Réseau des ONG Palestiniennes (PNGO)

Secrétariat du Syndicat des Étudiants

Traduction : J. Ch. pour BDS France

Source: BDS Movement




Sur la « violence » et les « affrontements » entre les Palestinien.ne.s et l’Israël d’Apartheid

Le 11 mai 2021

La plupart des médias grand public reprennent en choeur la propagande de l’Israël d’apartheid, mettant moralement sur le même plan la violence de l’oppresseur puissance nucléaire et la résistance de l’opprimé. Dans une inversion typiquement coloniale de la vérité, ils blanchissent la violence de l’Israël d’apartheid en la qualifiant d’« affrontements violents » entre les « deux côtés ».

Voici trois points essentiels à retenir dans vos rapports ou lorsque vous réfutez ce mythe :

  1. En tant que pédagogue et philosophe brésilien, Paulo Freire dit : « Avec l’instauration d’une relation d’oppression, la violence a déjà commencé. Jamais dans l’histoire la violence n’a été initiée par les opprimés. Comment pourraient-ils en être les initiateurs si eux mêmes sont le résultat de la violence ? … Il n’y aurait pas d’opprimés s’il n’y avait une situation antérieure de violence pour établir leur assujettissement. La violence est initiée par celles et ceux qui oppriment, qui exploitent, qui ne veulent pas reconnaître les autres comme des personnes – non par ceux qui sont opprimés, exploités et non reconnus. »

 

  1. Puisque l’oppression est la cause fondamentale de la violence, pour mettre fin à toute violence – celle de l’oppresseur et celle de l’opprimé – nous devons mettre fin à l’oppression. Démasquer la complicité avec le régime israélien d’apartheid, de colonialisme de peuplement et d’occupation militaire et y mettre fin sont les formes les plus éthiques et stratégiques d’intervention pour faire cesser l’oppression et la violence.

 

  1. Celles et ceux qui, comme l’administration américaine et l’UE, ne sont pas seulement silencieux.ses face à l’oppression exercée par l’apartheid israélien, mais sont profondément impliqué.e.s dans sa mise en œuvre grâce au commerce et à la coopération militaro-sécuritaire, et dans sa protection contre toute responsabilité, n’ont aucun droit moral à faire la leçon aux Palestinien.ne.s opprimé.e.s sur notre résistance à l’oppression. Ils et elles sont complices du crime, purement et simplement.

Source : BDS Movement

Traduction J. Ch. pour BDS France

 




Outrés par les crimes de l’apartheid israélien contre les Palestiniens ? Voici 5 choses que vous pouvez faire.

11 mai 2021, Palestinian BDS National Committee (BNC)

Levez la main contre l’apartheid

5 actions que vous pouvez faire

1) Poussez pour un #MilitaryEmbargo contre Israël maintenant !

2) Déclarez votre institution #ApartheidFreeZones

3) Boycottez les marques qui soutiennent l’apartheid israélien

4) Annulez les évènements académiques, culturels et sportifs en Israël

5) Participez à une campagne BDS

Dans de nombreux pays, les gouvernements et les entreprises sont profondément complices du régime israélien d’occupation militaire, de colonialisme et d’apartheid qui dure depuis des décennies, tout comme ils étaient complices du régime d’apartheid en Afrique du Sud. Israël ne peut maintenir ce régime d’oppression qu’avec la complicité internationale.

Voici les 5 choses les plus efficaces que VOUS pouvez faire pour défier cette complicité et soutenir la lutte des Palestiniens pour la liberté, la justice et l’égalité :

  1. Travailler avec les réseaux progressistes pour faire pression sur le parlement et le gouvernement afin de (a) mettre fin à toute coopération et commerce militaro-sécuritaire (financement militaire dans le cas des États-Unis) avec l’apartheid israélien et les régimes d’oppression criminels similaires dans le monde entier, (b) interdire tous les biens/services des entreprises opérant dans les colonies illégales d’Israël ; et (c) demander une enquête de l’ONU sur l’apartheid israélien.
  2. Mobiliser vos communautés, syndicats, associations, églises, réseaux sociaux, gouvernements/syndicats étudiant, conseils municipaux, centres culturels ou toute autre organisation pour qu’ils se déclarent zone libre d’apartheid (Apartheid Free Zone AFZ), et mettent fin à toute relation avec l’Israël de l’apartheid et les entreprises complices de son système d’oppression.
  3. Boycotter les produits/services des entreprises et banques israéliennes et internationales complices de crimes de guerre israéliens et de crimes contre l’humanité, et/ou faites pression au niveau institutionnel pour le désinvestissement de ces entreprises et banques. Cela inclut toutes les banques israéliennes (Leumi, Hapoalim, etc.) et les grandes multinationales telles que : Elbit Systems, HP, G4S/Allied Universal, AXA, CAF, PUMA, Caterpillar, General Mills/Pillsbury, Hyundai Heavy Industries, JCB, Volvo, Barclays Bank, Alstom, Motorola Solutions et CEMEX.
  4. Annuler tous les engagements universitaires, culturels, sportifs et touristiques en Israël ou soutenus/sponsorisés par Israël (ou ses groupes de pression et institutions complices).
  5. Participer à une campagne BDS ou un groupe stratégique de solidarité avec la Palestine près de chez vous pour agir collectivement et efficacement.

Canalisez votre colère et mobilisez-vous pour démanteler l’apartheid et toutes les formes de racisme et d’oppression.

Source : BDS Movement

Traduction: BDS Movement




Sheikh Jarrah : ce qu’il se passe et comment vous pouvez agir maintenant 

Le 9 mai 2021

Regarder l’écrasement sanglant par l’apartheid Israël des manifestations populaires palestiniennes à Sheikh Jarrah nous appelle à l’action. Nous avons précédemment démontré notre capacité collective sous la forme de #BDS. Voici 9 actions que vous pouvez entreprendre pour lutter contre l’impunité israélienne et #SaveSheikhJarrah.

Au cours des derniers jours et semaines, les manifestations palestiniennes à Jérusalem-Est occupée ont pris de l’ampleur. Elles ont du faire face à une répression brutale de la part des forces de sécurité de l’apartheid israélien, notamment des policiers formés dans l’académie de formation de la police israélienne appartenant en partie à G4S et Allied Universal.

Les résidents palestiniens autochtones de Sheikh Jarrah ont mené de longues batailles juridiques devant les tribunaux israéliens contre les ordres d’expulsion qui feraient  d’eux des « nettoyés ethniquement », expulsés de force de leurs maisons et remplacés par des colons israéliens illégaux.

La semaine dernière, le 7 mai 2021, les colons israéliens ont soumis leur réponse aux réclamations légitimes des habitants de Sheikh Jarrah devant la cour israélienne, un appareil du régime d’apartheid israélien.

Les familles palestiniennes ont ensuite [reçu un délai] jusqu’à aujourd’hui, lundi 10 mai 2021, pour obtenir un «accord» avec les colons concernant le droit à disposer de leurs maisons. Sheikh Jarrah appartient aux familles palestiniennes. Il fait partie du territoire palestinien occupé et, par conséquent, toute présence de colons israéliens dans ce territoire équivaut à un crime de guerre au regard du droit international. L’entreprise de colonisation d’Israël fait partie intégrante de son système d’apartheid contre tou.te.s les Palestinien.ne.s.

 

La décision de la cour israélienne de donner un délai aux «deux parties» pour rechercher un compromis et parvenir à un accord est un détournement d’attention à visée coloniale. C’est aussi une tactique utilisée pour épuiser les protestations en cours et la pression publique sur #SaveSheikhJarrah. D’autres manifestations sont prévues dans les jours à venir, et les habitants s’engagent à rester inébranlables.

Regarder de loin la violence brutale d’Israël contre des manifestant.e.s palestinien.ne.s non armé.e.s qui défendent leurs maisons et leur dignité peut susciter des sentiments de colère mêlés d’impuissance. Nous avons déjà prouvé que l’action collective sous la forme de #BDS fonctionne au mieux pour exprimer une solidarité véritable et efficace. Voici 9 actions que vous pouvez entreprendre pour lutter contre l’impunité israélienne et #SaveSheikhJarrah

 

AGISSEZ !

  1. Premièrement, utilisez le pouvoir des réseaux sociaux pour mettre en évidence ce qui se passe. Utilisez #SaveSheikhJarrah dans tous vos messages sur les réseaux sociaux. Partagez des images et des vidéos d’activistes de Sheikh Jarrah qui font face à la censure des réseaux sociaux. Amplifiez les voix des résident.e.s palestinien.ne.s de Sheikh Jarrah.
  2. La semaine dernière, Human Rights Watch a déclaré dans son rapport novateur ce que les Palestinien.ne.s disent depuis des décennies. Israël est un État d’apartheid. Maintenant, le consensus mondial se construit. Le régime d’oppression israélien, y compris ses actions à Sheikh Jarrah, correspond à la définition de l’apartheid de l’ONU. Nous pouvons travailler ensemble pour démanteler l’apartheid israélien, car la solidarité mondiale et les boycotts ont contribué à mettre fin à l’apartheid sud-africain. Soutenez notre campagne et utilisez #UNInvestigateApartheid sur les réseaux sociaux pour ajouter votre voix à l’appel mondial.
  3. Les entreprises de sécurité israéliennes réalisent des millions de dollars d’exportations mondiales chaque année en vendant des biens et des services testés sur la population palestinienne autochtone, y compris celles et ceux qui luttent contre le nettoyage ethnique à Sheikh Jarrah. Le système de reconnaissance faciale d’AnyVision et la technologie d’espionnage de NSO sont parmi les exemples les plus évidents des outils de surveillance et de répression de masse de l’apartheid israélien. Israël les teste sur les Palestinien.ne.s et les exporte vers les dictatures et les gouvernements d’extrême droite du monde entier pour soutenir leurs crimes et leurs violations des droits de l’homme. Faites pression sur votre parlement / gouvernement pour imposer un embargo militaire contre Israël #MilitaryEmbargo contre Israël.
  4. G4S et maintenant Allied Universal détiennent une participation de 25% dans l’académie nationale de police d’Israël où la police israélienne apprend la répression brutale et violente utilisée contre les résident.e.s et les militant.e.s de Sheikh Jarrah. Certaines de ces tactiques militarisées finissent par être partagées avec les États-Unis et d’autres forces de police lors d’un entraînement conjoint. Rejoignez notre campagne et exhortez les dirigeants d’Allied Universal à se désengager de l’apartheid israélien. Sur les réseaux sociaux, utilisez #StopG4S pour exiger qu’ils se retirent de l’apartheid israélien.
  5. Hewlett Packard Enterprise et Hewlett Packard (HPE et HP) jouent un rôle clé dans le régime israélien d’occupation militaire, de colonisation et d’apartheid contre les Palestinien.ne.s autochtones. Ils fournissent des systèmes informatiques à l’armée israélienne et entretiennent des centres de données via leurs serveurs pour la police israélienne qui réprime violemment des manifestant.e.s pacifiques défendant leurs maisons à Sheikh Jarrah. Signez l’engagement international et utilisez #BoycottHP sur les réseaux sociaux.
  6. La société basque CAF a signé un contrat pour étendre le service de tramway israélien de Jérusalem Light Rail (JLR) aux colonies illégales. Les colonies sont définies comme des crimes de guerre en vertu du Statut de Rome de la Cour pénale internationale. Le JLR passe par Sheikh Jarrah où des colons illégaux soutenus par l’État israélien, leurs forces militaires et policières tentent de nettoyer ethniquement le quartier palestinien Sheikh Jarrah.Utilisez les réseaux sociaux pour demander #CAFGetOffIsraelsApartheidTrain
  7. Le fabricant allemand de vêtements de sport PUMA parraine l’Association israélienne de football, qui comprend des équipes et des terrains dans les colonies israéliennes illégales, y compris Givat HaMivtar, juste au nord de Sheikh Jarrah dans Jérusalem-Est occupée. Rejoignez la campagne lancée par 200 équipes palestiniennes pour #BoycottPuma. Partagez des actions sur les réseaux sociaux détournant la campagne #OnlySeeGreat de PUMA avec les Palestinien.ne.s #OnlySeeApartheid.
  8. Boycottez tous les produits des colonies israéliennes ! Les produits israéliens comme les dattes et les avocats, dont beaucoup sont produits par des sociétés opérant dans les colonies, se trouvent dans les supermarchés locaux. Demandez à votre supermarché de ne plus en stocker.
  9. L’action internationale peut aider à arrêter Israël sur sa lancée. Envoyez un courriel ou appelez les élus de votre pays et exhortez-les à adopter les conclusions de Human Rights Watch sur l’apartheid israélien et, surtout, ses recommandations visant à conditionner toutes les relations avec Israël au démantèlement de son régime d’apartheid.

Source : BDS Movement

Traduction RF Pour BDS France




A l’université du Costa Rica, de nouvelles normes éthiques interdisent le soutien à l’occupation militaire israélienne

Le 5 mai 2021

La Fédération des Étudiants de l’Université du Costa Rica (FEUCR) se réjouit de l’annonce que l’université ne conclura aucun accord de coopération qui soutienne le régime israélien d’occupation militaire, de colonialisme et d’apartheid.

Le 23 mars, l’université du Costa Rica a annoncé de nouvelles normes éthiques qui garantiraient que l’université ne conclura aucun accord de coopération qui soutienne le régime israélien d’occupation militaire, de colonialisme et d’apartheid.

Ces nouvelles normes éthiques font suite à une campagne menée par la Fédération des Étudiants de l’Université du Costa Rica (FEUCR) pour le boycott d’institutions académiques israéliennes complices et contre la militarisation.

Le bureau du recteur de l’université a déclaré :

“L’inquiétude de l’organe représentatif des étudiants concerne les accords internationaux avec des pays dont les gouvernements violent les droits de l’homme ou mènent des actions militaires à l’intérieur ou à l’extérieur.

A cet égard, étant donné la vocation pacifiste de notre pays et la vocation humaniste de notre université, nous proposons que tout futur accord international comporte une clause établissant que notre production de connaissances et de ressources institutionnelles ne pourra être utilisée que fondée sur des principes humanistes et ne pourra jamais servir au développement d’aucun type de connaissance ou d’industrie militaire.”

Le combat des étudiants costaricains pour mettre fin à tout soutien au militarisme, à l’apartheid et aux violations israéliennes des droits fondamentaux des Palestiniens est fondé sur l’opposition de longue date du Costa Rica à la militarisation. Le Costa Rica a supprimé sa propre armée en 1948.

Pendant ce temps, depuis la création d’Israël cette même année, les institutions académiques israéliennes ont sans cesse et avec constance joué un rôle clé dans la planification, l’implantation et la justification du régime israélien d’occupation militaire et d’apartheid qui opprime des millions de Palestiniens.

Les exigences de la FEUCR rejoignent solidairement les appels au réinvestissement des ressources utilisées pour les secteurs militaire et sécuritaire dans la recherche, l’éducation, la santé et autres domaines.

Il n’y a pas plus d’une semaine, l’Association des Professeurs de l’Université de Brasilia a voté à 80 % contre un accord de coopération avec des « sociétés technologiques israéliennes » non spécifiées que le recteur avait négocié avec l’ambassade d’Israël.

Ces succès démontrent la force croissante du mouvement BDS parmi les étudiants et les universitaires d’Amérique Latine et leur refus de permettre que les campus universitaires servent à soutenir l’apartheid israélien.

 

Source : BDS movement

Traduction J. Ch. pour BDS France

 




BOYCOTT APARTHEID LE 1ER MAI A CLERMONT-FD

Environ 2.500 personnes ont défilé sous une légère pluie, pour la journée internationale des travailleurs à Clermont-Ferrand, au départ de la Comédie occupée.

Une grosse vingtaine d’adhérent-e-s et sympathisant-e-s AFPS 63-BDSF 63 ont défilé avec des drapeaux AFPS derrière une banderole « Boycott Israel Apartheid », largement immortalisée par les nombreux photographes qui suivaient la manif, ainsi que par le journal La Montagne.

Un rassemblement en fin de manif a vu se succéder les prises de parole, entrecoupées d’intermèdes de musique et de chants. La prise de parole de l’AFPS 63 (voir ci-dessous), a été suivie de celle d’un gilet jaune qui a largement évoqué Israël-Palestine à son tour, avant des danses sous une pluie battante en écoutant le Battle de Fanfare du Collectif Culture en Danger 63.

Plus de photos ici.

Prise de parole AFPS 63 :

En ce premier mai, journée des travailleurs, nous pensons aux travailleurs palestiniens contraints de travailler en Israël ou dans les colonies en raison de l’étouffement économique organisé de la Palestine : exploités, sous-payés, ne disposant pas des mêmes droits que les travailleurs israéliens, cantonnés aux travaux les plus pénibles, ils sont totalement à la merci de leur employeur de qui dépend l’obtention de leur permis de travail. Quant aux nombreux travailleurs clandestins palestiniens indispensables à de nombreux secteurs de l’économie israélienne, ils sont traités quasiment comme des esclaves que l’on jette de l’autre côté du mur quand on n’en veut plus (par exemple quand ils présentent les symptômes du COVID) ou contre qui la police israélienne lâche ses chiens.

En ce premier mai, en raison de la place particulière qu’y tiennent les travailleurs de la culture, nous sommes particulièrement concernés par la diffusion de la culture palestinienne, car cette culture est fortement limitée par la violence de  la colonisation et de l’apartheid israélien en Palestine, où les artistes n’ont ni les moyens matériels ni la liberté d’expression, alors que les artistes israéliens bénéficient de gros moyen fournis par l’Etat qui veut présenter une image de pays libre et cultivé et qui fait de l’appropriation culturelle un moyen d’effacement de la Palestine. ( le 27 avril L’ONG Human Rights Watch a publié un rapport démontrant que les autorités israéliennes commettent les crimes d’apartheid et de persécution, qui sont des crimes contre l’humanité, à l’encontre du peuple palestinien)

En ce premier mai de pandémie on nous rebat les oreilles avec le succès des vaccinations en Israël alors que la majorité des Palestiniens sous occupation n’y a pas accès, alors qu’Israël disposait de doses en excès il a préféré les envoyer dans d’autres pays, pratiquant ainsi un véritable apartheid vaccinal : colons israéliens vaccinés d’un côté d’une route, villageois palestiniens privés de vaccin de l’autre. Sans parler d’infrastructures de dépistage détruites par l’armée d’occupation.

En ce premier mai qui est une journée où s’expriment les revendications et les aspirations des travailleurs il est essentiel de rappeler notre attachement à la liberté d’expression mise à mal par le gouvernement français. Depuis plus d’un an, le gouvernement s’est engagé dans un processus visant à restreindre les libertés au motif de renforcer la sécurité. Ces menaces concernent directement les militants de la cause palestinienne, notamment les amalgames avec l’antisémitisme visant à faire taire toute critique de l’État d’Israël, et à criminaliser les appels au boycott visant l’État d’Israël et sa politique.

En ce premier mai nous devons réaffirmer notre attachement aux libertés publiques menacées par l’attirance de nos dirigeants pour le modèle sécuritaire israélien : des hommes politiques et des médias n’hésitent pas à évoquer l’exemplarité des méthodes israéliennes dans sa répression du peuple palestinien qui résiste à la colonisation et les verraient bien s’appliquer aux « rebelles » dans notre société. Nous dénonçons le poids que cet Etat colonialiste et raciste exerce en France : on a pu voir dimanche dernier des manifestations contre la justice de la République au cours desquelles ont été brandis des drapeaux israéliens mais aussi des drapeaux de l’extrême droite raciste israélienne, manifestations complaisamment relayées par les grands médias français dont la plupart n’ont pas dit un mot des ratonnades perpétrées quelques jours avant par des militants de cette même extrême droite à Jérusalem.

Restons mobilisés pour la défense des libertés ici et en Palestine occupée.

 




Toujours voir grand ? Les Palestinien.ne.s ne voient que l’apartheid sponsorisé par PUMA

Le 1er mai 2021

La nouvelle campagne de PUMA, Only See Great, prétend proposer un univers marqué par l’optimisme et l’espoir.
Toujours voir grand ? Les Palestinien.ne.s ne voient que l’apartheid, sponsorisé par PUMA.
Où qu’ils/elles regardent, les Palestinien.ne.s ne voient que les colonies israéliennes illégales qui les privent de leurs terres.
Où qu’ils/elles regardent, les Palestinien.ne.s ne voient que les checkpoints militaires et les murs qui encerclent et réduisent leurs lieux d’habitation, d’apprentissage, de travail et de jeu.
Où qu’ils/elles regardent, les Palestinien.ne.s ne voient que des soldats israéliens armés qui envahissent les terrains de football, les campus universitaires et même les chambres d’enfants pendant la nuit.

Dites à PUMA : Les Palestiniens #OnlySeeApartheid sponsorisé par PUMA Cliquez pour tweeter

La campagne PUMA prétend explorer « l’idée-même de l’excellence, et ce que la lutte pour l’atteindre implique. »
Les Palestinien.ne.s luttent tous les jours pour passer outre les obstacles que l’apartheid israélien dresse devant eux partout.
Les Palestinien.ne.s trouvent la grandeur dans leur lutte pour la liberté, la justice et l’égalité depuis des décennies.

Rejoignez-les.

Dites à PUMA: nous n'avons pas besoin de coups et de slogans marketing “inspirants”. Nous voulons que PUMA arrête de soutenir l'apartheid israélien Cliquez pour tweeter

PUMA est le principal sponsor de l’Association Israélienne de Football, qui inclut des équipes des colonies israéliennes illégales.
Plus de 200 équipes et athlètes palestinien.ne.s demandent de #BoycottPuma jusqu’à ce qu’il mette un terme à son soutien au régime d’apartheid israélien et à l’occupation militaire. Des équipes sportives et des athlètes du monde entier les soutiennent.
Le marathonien Ahmad Tala a déclaré « Je suis obligé de courir en rond autour de ma ville de Ramallah parce que courir près des colonies israéliennes illégales est trop dangereux. PUMA sponsorise l’oppression et la dépossession des Palestinien.ne.s par Israël. »
L’ancien joueur de rugby irlandais Duncan Casey a dit « Le sport est une question de fair play et d’inclusion. Ceux qui disent que le sport et la politique ne devraient pas se mélanger ont le luxe de le faire parce que la
politique n’affecte pas leur vie. La politique de l’apartheid affecte la vie des Palestinien.ne.s chaque jour. Tout comme l’ont fait les athlètes contre l’apartheid en Afrique du Sud, nous pouvons utiliser nos voix pour soutenir nos collègues palestinien.ne.s et pour aider à convaincre PUMA d’abandonner l’équipe de l’apartheid. »
Alors que les actionnaires de PUMA se réuniront le 5 mai, agissez maintenant pour dire à PUMA : les Palestinien.ne.s ne voient que l’apartheid. Cessez de sponsoriser l’oppression israélienne.

Tweet:
#OnlySeeGreat ? #ToujoursVoirGrand Les Palestinien.ne.s ne voient seulement que l'apartheid #OnlySeeApartheid, sponsorisé par @Puma. Nous n'avons pas besoin de slogans marketing “inspirants”. Nous voulons que Puma cesse de soutenir… Cliquez pour tweeter

Vous pouvez également relayer sur Twitter la vidéo suivante :

Retrouvez ici les visuels de la campagne, que vous pouvez utiliser lors de l’action en ligne




Mobilisations AXA dans plusieurs villes européennes : AXA, désinvestissez de l’apartheid israélien !

Le 30 avril 2021

Alors que se tenait en ligne le 29 avril l’Assemblée générale d’AXA, l’assurance de l’apartheid israélien, des actions ont eu lieu dans plusieurs villes d’Europe pour dire à AXA de désinvestir de l’apartheid.

  • A Paris, France

A, Paris à l’occasion de l’assemblée générale d’AXA en ligne, BDS France a mené une action symbolique devant les studios où se tenait l’AG.

  • A Berlin, Allemagne

A Berlin, des militant.e.s se sont réuni.e.s devant un bâtiment AXA, pour leur dire #KnowYouCan désinvestir de l’apartheid israélien !

  • A Madrid, Espagne

A Madrid, un groupe d’activistes ont mené une action devant une boutique AXA, pour exiger que la compagnie d’assurance abandonne complètement ses investissements dans les colonies israéliennes illégales.

  • A Turin, Italie

BDS Turin a mis en place une action d’information devant un bâtiment de l’entreprise, et a appelé à son boycott tant qu’elle sera complice des violations du droit international commises par Israël.

  • A Dublin, Irlande

A Dublin, des militant.e.s de l’Ireland-Palestine Solidarity Campaign (IPSC) ont organisé une manifestation devant le quartier général d’AXA en détournant le slogan « Know You Can ».

Plus de 12 000 personnes et 270 organisations se sont déjà engagées à boycotter AXA, rejoignez-les !

 




Flashmob JERUSALEM et BDS à Clermont-Fd

Nombre de citoyen-ne-s français sont ulcérés de voir les ratonnades anti-arabes à Jérusalem par les colons et l’extrême droite, et par le silence des politiques et des médias dominants à ce sujet.

(Voir par exemple l’appel de Dominique Vidal aux journalistes ainsi que le communiqué AFPS  )

Une cinquantaine de personnes ont participé, à l’appel de l’AFPS 63-BDSF 63 sur internet la veille, au déploiement d’une grande banderole « chaine humaine » devant Radio Bleu (face à la Comédie occupée et à la station de tramway sur un boulevard passant) à Clermont-Ferrand, le 27 avril de 17h30 à 18h30 : LA PALESTINE SE MEURT.  POGROMS ANTIARABES A JERUSALEM.  LE MONDE REGARDE AILLEURS. BOYCOTT, SANCTIONS CONTRE ISRAEL ! La banderole s’est déplacée alternativement de part et d’autre du boulevard.

De nombreux drapeaux palestiniens et t-shirts BDS étaient visibles. Les manifestants ont scandé, notamment lors des arrivées du tram, les slogans « Boycott Israel, Etat criminel ! » et « Sionistes, fascistes, assassins ! ». Des interviews ont été données à Radio Bleu (rediffusée le 28 avril à 6h !), et à Médiacoop . Et des discussions animées avec les jeunes occupants de la Comédie, dont certains ont souhaité mettre un sticker sur leur carte vitale.

D’autres photos ainsi qu’un reportage avec vidéos (https://blogs.mediapart.fr/georges-andre/blog/280421/ratonnade-apartheid-et-persecutions-oqtf-pour-etudiantes-etrangeres-labandon) sont disponibles.

 




Le Conseil étudiant de Pomona a voté en faveur du boycott d’Israël et interdit de futurs investissements

Par Liam MacDonald, le 22 avril 2021

Dans un post Instagram publié jeudi, les Etudiants de Claremont pour la justice en Palestine [Claremont Students for Justice in Palestine, SJP] ont annoncé que le conseil étudiant du Pomona College, les Etudiants associés de Pomona College [Associated Students of Pomona College, ASPC] «  ont voté à l’unanimité jeudi 22 avril 2021 une résolution pour désinvestir tous les fonds de l’ASPC des compagnies complices de l’occupation de la Palestine et interdire tout utilisation future des fonds en faveur de telles compagnies ». Les compagnies dont l’ASPC va désinvestir sont tirées d’une liste compilée par les Nations Unies et elles incluent des compagnies populaires comme Airbnb et TripAdvisor. Les clubs étudiants qui omettraient de désinvestir des compagnies listées risqueront de perdre les subventions de l’ASPC.

L’ASPC rejoindra le Sénat étudiant de Pitzer en tant que second conseil étudiant du Consortium de Claremont à mettre en oeuvre un boycott d’Israël.

Le vote de l’ASPC en faveur du désinvestissment est venu en réponse à une motion soumise la semaine dernière par SJP et Claremont Jewish Voice for Peace demandant que le conseil étudiant « change ses habitudes internes de dépenses (i.e. le portfolio des investissements de l’ASPC, les entités commerciales qu’il possède, comme le Coop Store et la Coop Fountain, les budgets du Sénat des étudiants, et les dépenses du comité événementiel) en cessant les dépenses des catégories mentionnées plus haut sur des articles qui soutiennent consciemment l’occupation israélienne de la Palestine ou contribuent à une compagnie quelconque de la liste des Nations Unies mentionnée plus haut ».

La motion inclut aussi des clauses incitant l’ASPC à appeler « les autres Associations de conseils étudiants des Claremont Colleges à leur emboiter le pas, avec pour objectif final l’adoption d’un accord à l’échelle du Consortium interdisant aux clubs d’utiliser les allocations des conseils étudiants pour investir dans des entreprises qui contribuent à la colonisation et à l’occupation des territoires palestiniens occupés par les compagnies désignées par les Nations Unies ou l’état israélien, ou pour leur acheter des biens ou des services. Les clubs qui omettraient de désinvestir et/ou de s’abstenir de tels usages des financements s’exposent à la perte de tous les fonds de l’Association des conseils étudiants des Claremont Colleges ». Les magasins gérés par l’ASPC, comme le Coop Store et la Coop Fountain, n’auront pas le droit d’utiliser ou de vendre des produits provenant des entreprises boycottées.

Selon le compte rendu de la réunion de l’ASPC du 15 avril, les clubs qui utilisent des compagnies sur la liste, comme Airbnb, ont besoin d’« un changement de politique ».

Dans leur motion, SJP et Claremont Jewish Voice for Peace demandaient que l’ASPC « travaille en tandem avec des membres de SJP, et d’autres parties pertinentes, pour mettre en oeuvre une vérification annuelle des entreprises de l’ASPC afin que de s’assurer que tous les produits vendus respectent les directives énoncées dans la présente résolution ; si lesdites marchandises ne respectent pas ces directives, des solutions de rechange doivent être proposées et votées par le Sénat de l’ASPC dès que possible. »

Dans une déclaration officielle , SJP a affirmé que cette « résolution ne met fin en aucune manière à la responsabilité de la communauté du Consortium de Claremont et du Pomona College de tendre vers un désinvestissement total de l’occupation israélienne de la Palestine. Adopter cet amendement est une première étape importante dans la réduction de notre complicité avec un pays qui maintient une occupation militaire illégale et commet régulièrement des crimes contre l’humanité contre la population palestinienne autochtone. Comme étudiants de Pomona College et des Claremont Colleges, nous reconnaissons que les dollars de nos frais de scolarité sont utilisés pour soutenir des compagnies qui profitent directement de la dépossession continuelle et de l’oppression des Palestiniens. »

Source : The Claremont Independent

Traduction CG pour BDS France




L’association des professeurs de l’université de Brasilia vote à 80% des voix contre la collaboration avec l’apartheid israélien

Par Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI), le 30 mars 2021

Les professeurs de l’université de Brasilia au Brésil ont exprimé leur opposition sans équivoque à tout accord entre l’université et les compagnies israéliennes complices.

Nous saluons la décision de l’Association des professeurs de l’université de Brasilia (ADUnB) de rejeter la collaboration de leur université avec les compagnies israéliennes complices. ADUnB a voté par plus de 80% des voix en faveur de cette motion lors de leur Assemblée générale lundi 22 mars.

En février, le Bureau du recteur a annoncé une rencontre avec l’ambassadeur israélien au cours de laquelle ont été discutées des propositions en vue d’une coopération, telles qu’« un renforcement de la relation avec des compagnies israéliennes » via leur présence dans le Parc de science et de technologie de l’Université nationale de Brasilia. En réponse, un groupe de professeurs et d’étudiants ont envoyé une lettre de protestation au recteur.

La motion votée par l’Association des professeurs remarquait que l’administration de l’université avait omis de communiquer à la communité quelles institutions et compagnies israéliennes étaient impliquées et demandait des éclaircissements sur leur complicité avec le régime d’occupation militaire et d’apartheid d’Israël.

« Nous sommes opposés au partenariat proposé parce qu’il implique une coopération avec Israël, un état d’apartheid, un fait largement connu et récemment rappelé dans le rapport de l’ONG israélienne de défense des droits humains B’Tselem », affirme la lettre de l’ADUnB, coordonnée par les professeurs Odete Messa Torres, Muna Muhammad Odeh, Thiago Melo, Claudio Lorenzo et Carolina Calvo.

La motion a été approuvée à l’assemblée par 35 voix pour, deux contre et six abstentions.

La motion conclut : «  (nous) nous opposons directement à toute coopération avec l’état d’apartheid d’Israël qui violerait des principes fondamentaux, comme les droits humains et les conventions internationales. Par conséquent, nous réitérons notre appel au recteur à ne pas ternir le nom de l’université et à la maintenir comme espace sans apartheid. »

L’Association des professeurs de l’université de Brasilia a pris une position de principe en solidarité avec l’appel des universitaires, des étudiants et des membres de la société civile palestiniens, en refusant de rester simplement spectatrice alors que leur université collabore avec l’apartheid israélien opprimant des millions de Palestiniens.

Le Comité national palestinien de BDS (BNC) appelle à un boycott des compagnies israéliennes et internationales qui sont complices des violations des droits des Palestiniens. Virtuellement toutes les compagnies israéliennes sont complices à un degré ou un autre du système d’occupation et d’apartheid d’Israël.

La Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël (PACBI) appelle les universitaires du monde entier à oeuvrer à l’annulation de toutes les formes de coopération avec les institutions universitaires israéliennes complices qui jouent un rôle clé dans la planification, la mise en oeuvre et la justification du régime d’occupation, de colonialisme et d’apartheid d’Israël.

Source : BDS Movement

Traduction CG pour BDS France

 




19 associations internationales de défense des droits condamnent « Notre Monde en Données » d’Oxford pour leurs taux de vaccination israélienne politisés

Par le Comité National Palestinien (BNC), le 22 avril 2021

19 ONG, dont plus d’une douzaine d’associations palestiniennes, des associations progressistes juives, B’Tselem, et Amnesty International ont écrit une lettre ouverte à l’université d’Oxford, l’appelant à suivre avec précision les taux de vaccination d’Israël sur leur site internet, Our World in Data (Notre Monde en Données), qui exclut les millions de Palestiniens qui vivent sous occupation armée.

Avec les effets dévastateurs continus de la pandémie du coronavirus et l’espoir prochain d’un avenir meilleur, il est plus essentiel que jamais pour les scientifiques et les responsables politiques de suivre et respecter avec précision la couverture vaccinale. Our World in Data, site internet associé à l’université d’Oxford et édité scientifiquement à l’université par des chercheurs du Programme Martin d’Oxford sur le Développement Mondial, s’est imposé comme un outil de premier plan pour suivre la délivrance des vaccins et pour comprendre les effets protecteurs de la vaccination, ses effets secondaires, et l’attitude des gens envers la vaccination. Dans sa mission, ce site s’engage à se concentrer sur « la pauvreté, la maladie, la faim, le changement climatique, la guerre, les risques existentiels, et l’inégalité », afin de contribuer à résoudre les problèmes mondiaux les plus répandus en utilisant les données existantes et en les rendant largement disponibles.

Cependant, l’un de ses graphiques utilise des chiffres politisés et trompeurs, célébrant l’un des plus vieux régimes d’occupation militaire et perpétuant son impunité devant le droit international.

Le graphique des vaccinations contre la COVID-19 montre la remarquable réussite d’Israël dans la vaccination de beaucoup de ses citoyens. Pourtant, il omet le fait que, en tant que puissance occupante, Israël a failli à son obligation, conformément à la Quatrième Convention de Genève, de fournir des vaccins à la totalité des 4.5 millions de Palestiniens qui vivent sous son occupation armée, comme affirmé par des organisations de premier plan palestiniennes, israéliennes et internationales de défense de la santé et des droits de la personne.

Condamnant cette politique israélienne, les experts des Nations Unies ont mis l’accent sur « le droit international sur les droits de l’homme, qui s’applique totalement au territoire palestinien occupé, stipule eque tout le monde jouit du droit à ‘la norme la plus élevée possible de santé physique et mentale’. Ce refus d’un accès égal aux soins de santé, par exemple sur la base de l’ethnicité ou de la race, est discriminatoire et illégal ».

Ajouter ces millions de Palestiniens privés de vaccin aux chiffres d’Israël changerait entièrement le tableau.

Nous exhortons le site « Our World in Data » à inclure avec précision tous les Israéliens et Palestiniens qui vivent sous le contrôle d’Israël en tant que dénominateur quand il calcule le pourcentage israélien de couverture vaccinale.

 

Signataires :

 

– Conseil des Organisations Palestiniennes de défense des Droits de l’Homme (PHROC) :

– Organisation Al-Haq – le Droit au Service de l’Humanité

– Centre Al Mezan pour les Droits de l’Homme

– Association Addameer de Défense des Prisonniers et des Droits de l’Homme

– Centre Palestinien pour les Droits de l’Homme

– DCI – Défense des Enfants International – Palestine

– Centre de Jérusalem d’Aide Juridique et de défense des Droits de l’Homme

– Association Aldameer pour les Droits de l’Homme

– Centre de Ramallah pour les Études sur les Droits de l’Homme

– Hurryyat – Centre pour la Défense des Libertés et des Droits Civiques

– Commission Indépendante pour les Droits de l’Homme (Bureau de l’Ombudsman) – membre observateur

– Institut Muwatin pour la Démocratie et les Droits de l’Homme – membre observateur

– Association des Docteurs de Palestine

– Institut de la Communauté et de la Santé Publique, université de Birzeit

– La Société de Galilée – Société Nationale Arabe pour la Recherche et les Services de Santé

– Aide Médicale pour les Palestiniens (MAP-UK)

– Voix Juive pour la Paix (JVP-US) – Conseil Consultatif sur la Santé

– Médecins pour les Droits de l’Homme-Israël (PHR-I)

– B’Tselem – Centre d’Information Israélien pour les Droits de l’Homme dans les Territoires Occupés

– Amnesty International

Article initialement publié par Al-Haq.

Source : BDS movement

Traduction  J. Ch. pour BDS France




NON aux dattes israéliennes à Clermont-Ferrand

Un tract sur le boycott des dattes israéliennes, le vol des terres et de l’eau palestiniennes, et l’apartheid israélien a été tiré à 2.000 exemplaires et distribué en ce début du ramadan par 9 militant-e-s et un sympathisant AFPS 63 – BDSF 63 :

Le 9 avril sur le marché populaire de Montferrand (600 tracts). Un bon accueil nous a été fait, avec des discussions intéressantes, bien que nous ayons pu perturber quelques commerçants vendant des dattes israéliennes, Mehadrin notamment.

Le 12 avril (650 tracts) devant le supermarché Auchan Nord, qui vend des dattes israéliennes dans un rayon « ramadan ». Très bon accueil des passants, des remerciements, et même un jeune homme du quartier qui est venu tracter avec nous, et une jeune femme qui a organisé notre pose-photo !

Le 20 avril (650 tracts) au marché populaire de La Gauthière, réduit en cette période aux stands alimentation. Très bon accueil, des discussions intéressantes, des remerciements appuyés de femmes et hommes de tous âges. Notre action a perturbé quelques commerçants vendant des dattes israéliennes, Sahara Gold, King of Dates ou Desert Finest notamment, certains en même temps que des dattes palestiniennes Jericho Delights. Des passant-e-s se sont joints aux discussions.

Quelques dizaines de tracts ont aussi été distribués dans des mosquées voisines. Et plusieurs centaines dans nos réseaux sociaux.




Plan Cabannes (Montpellier) : La Campagne contre les dattes de l’apartheid se poursuit

 

Le commerçant (qui vends des dattes – Algériennes !- ) solidaire de la campagne de boycott des dattes de l’apartheid israélien.

PENDANT LE RAMADAN, PLUS QUE JAMAIS, SOLIDARITÉ AVEC LA PALESTINE !

Nouvelle action de la Campagne BDS France Montpellier pour le boycott des dattes de l’apartheid israélien. Un petit groupe de militant.e.s a sillonné les magasins ouverts ce samedi 17 avril au matin. En raison des conditions sanitaires il n’est pas possible d’avoir de longues conversations avec les commerçants quand les gens font la queue, mais au second jour du ramadan la fréquentation des quelques magasins ouverts était réduite. Si bien que c’est au pas de charge que 23 magasins ont été visités et 20 affichettes déposées sur les vitrines avec le sourire des commerçants.

Les magasins ouverts ont été visités sur deux rues : épiceries, coiffeurs, boutiques de téléphones, boucheries et tabacs.

En effet l’important étant d’afficher dans le maximum de magasins y compris ceux qui ne vendent pas de dattes pour montrer la solidarité de tous.tes avec la Palestine dans ce quartier.

En seul magasin vendait, parmi les nombreuses dattes d’Algérie et d’Iran, des dattes Bio d’Israël étiquetées « Produits de Cisjordanie, colonies israéliennes ».

La plupart des dattes Medjool sont des dates d’origine Sud Africaine :

 

L’accueil est toujours aussi chaleureux, un commerçant et un client ont même voulu se faire photographier devant notre affichette.