Témoignage: « Chantons pour eux, pas contre eux » – Dominique Grange

Ce texte est le témoignage de Dominique Grange, chanteuse engagée signataire de l’appel des 80 artistes contre la Saison France-Israël, lors d’un débat au stand de BDS France au cours de la dernière Fête de l’Humanité, en septembre 2018.

Un grand merci, tout d’abord, aux camarades de BDS qui m’ont invitée. Je suis touchée et fière d’avoir ici, aujourd’hui, l’opportunité de pouvoir publiquement réaffirmer mon soutien au peuple palestinien et mon adhésion profonde et entière à toute forme de Boycott impulsé par la Campagne BDS, notamment ce boycott culturel qu’exercent de nombreux artistes dans de nombreux pays, à l’égard d’un régime qui bafoue quotidiennement les principes fondamentaux du Droit International et de la Justice, violant les droits humains d’un peuple qu’il a spolié de ses biens et de ses terres et pratiquant le terrorisme d’État contre qui ose lui résister.

Pour moi, cette prise de conscience a pris racine il y a déjà longtemps. Je sais où et comment ça a commencé : je suis de cette génération née pendant, ou juste après la seconde guerre mondiale, une génération dont les familles ont vécu l’occupation de la France par l’Allemagne nazie, ou en ont été chassées pour être expédiées vers les camps de la mort. Et en grandissant, j’ai entendu, puis lu les témoignages de ce qu’elles ont subi tout au long de ces cinq années sous la botte ennemie, quand seuls régnaient, l’arbitraire et la terreur -avec le soutien d’un gouvernement collaborationniste- et que la résistance populaire, à mesure qu’elle s’organisait, était l’objet de représailles sanglantes. Notre génération a grandi avec cette menace et la hantise que tout cela puisse recommencer…

D’autres guerres ont ensuite éclaté, mais elles étaient différentes : des guerres de Libération nationale, cette fois. J’étais encore petite au moment de la guerre d’Indochine, puis adolescente pendant la guerre d’Algérie, que le gouvernement français nomma tout d’abord « les évènements » d’Algérie ! Peu à peu, des mots nouveaux sont entrés dans ma tête via les nouvelles qui nous parvenaient sur l’unique chaîne d’une petite télé en noir et blanc que mon père avait achetée pour suivre les « Actualités »: impérialisme, colonisation, pacification, nettoyage, racisme, torture…mais aussi Front de Libération Nationale, Lutte armée, Guerre populaire, Résistance à l’occupant, Moudjahids… Alors, à partir de la Guerre d’Algérie, bien qu’encore très jeune, j’ai choisi mon camp.

En mai 68, le rejet de l’oppression et de toute forme d’autoritarisme a trouvé un terreau idéal au sein de notre génération dont les vingt ou trente premières années de vie venaient d’être si profondément marquées par les guerres. Nous étions prêts car notre conscience révolutionnaire s’était forgée dans les échos de luttes dans lesquelles nous nous reconnaissions: luttes anticolonialistes et anti-impérialistes, pour l’émancipation et l’autonomie des peuples.

En février 1969, sont nés les premiers Comités Palestine, à l’initiative de la Gauche prolétarienne et d’ouvriers maghrébins proches, pour « soutenir la lutte révolutionnaire du peuple palestinien contre le sionisme et contre l’impérialisme -avec à sa tête l’impérialisme américain-, et appuyer activement le mouvement de Libération Nationale de la Palestine ». La cause du peuple palestinien est alors devenue celle de nombreux jeunes comme moi, que le mouvement révolutionnaire de mai 68 avait mis en mouvement et qui ne s’avouaient pas vaincus par l’apparent « retour à la normale », ni par la répression policière dont ils avaient parfois été l’objet, pour la première fois de leur vie. Le massacre dit « de Septembre noir » (en 1970) par l’armée du roi Hussein de Jordanie dans les camps de réfugiés palestiniens fit près de 3.500 victimes et environ 11.000 blessés. Ce crime de masse contre le peuple palestinien a mobilisé très largement les travailleurs arabes en France et également toute une partie de la jeunesse, lycéens, étudiants, intellectuels, artistes, y compris dans des actions de rue violemment réprimées, au quartier latin, à l’Ambassade de Jordanie… Depuis lors, beaucoup d’entre nous avons soutenu sans réserve la résistance du peuple palestinien. Aussi, au jour d’aujourd’hui, cinquante après, le boycott culturel d’Israël est pour moi non seulement une évidence mais un devoir. Les artistes portent une responsabilité énorme lorsqu’ils acceptent d’aller pratiquer leur art en public, à l’invitation de ce gouvernement israélien scélérat et de son armée terroriste qui, depuis 70 ans, inflige à tout un peuple, dans la plus totale impunité et le silence des nations, humiliations, spoliations, violences, actes de torture, incarcérations et détentions administratives sans fin (comme pour Salah Hamouri), punitions collectives, expulsions, destructions de maisons, violations des libertés les plus essentielles, assassinats…!

La saison croisée France-Israël ne peut pas nous laisser sans réaction face à une aussi grossière entreprise de blanchiment de crimes. Que les Francofollies, entre autre, – le Festival fondé par Jean-Louis Foulquier en 1985 pour donner une nouvelle tribune à la jeune et bonne chanson française engagée – puissent être ainsi « exportées » vers Israël sans la moindre protestation de ceux qui ont contribué à lui donner son essor – Renaud, Lavilliers… entre autres ! –, est parfaitement insupportable. Nombre d’artistes revendiquent un certain apolitisme, une neutralité de bon ton qui leur évite de s’interroger sur le contexte dans lequel ils vont exercer leur art et de comprendre qui ils servent en acceptant de le faire dans un Etat ultras-sécuritaire où, contrairement à ce qu’on leur fait miroiter, « il ne fait pas bon vivre » pour tout le monde ! Cette soi-disant « neutralité » ne peut que réjouir ceux qui oppriment les Palestiniens. Aussi, les artistes ont-ils un rôle essentiel à jouer : nous n’avons pas le droit de rester neutres ! Mais sans doute un grand nombre ne l’a-t-il pas encore compris … L’appel au boycott par des organisations de la société civile palestinienne est pourtant une forme de résistance simple qui nous est proposée pour en finir avec une « collaboration »  culturelle qui ne peut trouver d’excuses tant que le gouvernement israélien poursuivra impunément sa politique de colonisation et d’apartheid.

En 2010, je suis allée chanter à Ramallah, en Cisjordanie occupée et par la suite, j’ai écrit une chanson, « Détruisons le Mur ! », pour témoigner de la douleur, de l’enfermement, de l’interdiction du droit au retour pour les exilés, et de toutes les injustices que subissent chaque jour les Palestiniens soumis à l’apartheid israélien. Parce qu’elle témoigne de la réalité, cette chanson est mon boycott à moi pour contribuer à désamorcer toute tentative de blanchiment de crimes de la part d’Israël…Je regrette seulement que le silence de nombre de mes « collègues » chanteur(se)s concernant l’occupation israélienne reste assourdissant. Pourquoi ne se sont-ils/elles pas élevé(e)s massivement contre les bombardements qui ont dévasté Gaza en 2008, puis en 2014 ? Pourquoi ne les entend-on pas aujourd’hui, protester contre les tireurs d’élite israéliens qui, chaque vendredi depuis le 30 mars 2018, lors de la Grande Marche du Retour, assassinent des enfants palestiniens, des membres des équipes de secours, des journalistes, des photographes, en blessant et en mutilant des milliers d’autres ? Je le répète, nous les chanteur(se)s, avons une responsabilité particulière parce que nous sommes « visibles » et « audibles » ! Nous paraissons en public, nous avons des micros pour porter la voix des plus faibles, de ceux qui n’ont pas la parole et résistent jour après jour, souvent au prix de leur liberté, voire de leurs vies. Aussi, j’espère que cet appel à la solidarité sera entendu et que nous serons nombreux à poursuivre le boycott de la Saison croisée France-Israël, les Francofollies, l’Eurovision, et toute manifestation culturelle organisée par Israël dans le but de masquer sa politique criminelle, raciste et génocidaire à l’égard du Peuple palestinien.

Et puisque nous, chanteurs/chanteuses, avons le pouvoir de briser le silence, refusons de nous rendre complices de ces crimes et soutenons la résistance héroïque des Palestiniens contre la colonisation et l’occupation militaire:

CHANTONS POUR EUX, PAS CONTRE EUX !

Dominique Grange, le 15 septembre 2018

(Chanteuse engagée à perpétuité)




Action BDS près du Théâtre de Chaillot à Paris : On ne danse pas avec l’apartheid

Le jeudi 11 octobre au soir une quinzaine de militant-e-s de la Campagne BDS France Paris se sont rassemblé-e-s sur le Parvis des Droits de l’Homme, près du Théâtre National de la Danse Chaillot pour dénoncer le spectacle de la troupe « Batsheva Dance Company»  qui a cours actuellement. Nous avons brandi des visuels « On ne danse pas avec l’apartheid », déployé la banderole « Israël Apartheid Boycott » et lu une déclaration pour dénoncer ce spectacle produit dans le cadre de la saison France-Israël.

VOIR LES PHOTOS

Nous avons été écoutés et photographiés par des touristes de passage.

Les organisateurs, côté israélien sont : le bureau du Premier Ministre, les ministères des Affaires étrangères, de la Culture, de l’Agriculture, de l’Économie, des Affaires stratégiques, des Affaires de Jérusalem, du Tourisme, de l’Industrie, des Sciences et l’Ambassade d’Israël en France !

La Saison croisée France/Israël 2018 organisent des événements culturels qui honorent l’État d’Israël, dont le 70ème anniversaire de sa création.

Elle permet de présenter Israël comme un pays attractif, respectueux des droits humains, ouvert à la diversité culturelle et même aux critiques. De fait elle est destinée à blanchir les crimes, à essayer de redorer l’image d’un État qui se caractérise par :

les récents massacres à Gaza contre les manifestant-e-s non violent-e-s des Marches pour le droit au retour des réfugiés (droit inscrit dans la résolution 194 de l’ONU), la dépossession continuelle du peuple autochtone palestinien, l’occupation, la colonisation, l’apartheid (récemment officialisé par une « Loi fondamentale » à valeur constitutionnelle), le blocus de Gaza, l’annexion de Jérusalem avec le soutien de Trump, les pratiques liberticides ou d’épuration ethnique contre les Palestiniens d’Israël dont les Bédouins, la violation constante des résolutions internationales, la répression criminelle contre les résistant-e-s qui se révoltent contre cette situation, la détention de milliers de prisonnier-e-s (dont 291 enfants en juin 2018) souvent sans charge ni jugement (la « détention administrative »), la répression sévère contre les artistes et les sportifs palestiniens, qui ne peuvent pas se déplacer librement, la fermeture des frontières à toute personne soupçonnée de participer de près ou de loin au BDS, ce qui revient à exclure du pays celles et ceux qui s’opposent à sa politique …

Le Théâtre National de la Danse Chaillot se rend donc complice des tentatives de l’État Israélien de normaliser son image.

Mais des artistes s’engagent !  Ainsi 80 personnalités issues du monde des arts, ont affirmé leur refus de participer à la « Saison France-Israël ». Parmi elles : Alain Damasio, Annie Ernaux, Tardi, Dominique Grange, Nathalie Quintane, Jean-Luc Godard et la chorégraphe Maguy Marin, Et une campagne importante se développe appelant à boycotter l’Eurovision 2019 s’il a lieu en Israël.

Israël doit faire l’objet de sanctions tant que cet État ne respecte pas le droit international. Souvenons-nous, qu’en 2011, la France annulait de nombreuses manifestations de la saison France-Mexique suite à la condamnation, par la justice mexicaine de la française Florence Cassez. Les crimes israéliens, sans commune mesure avec cette affaire, devraient commander une annulation des manifestations de la saison France Israël.

Refusons le blanchiment du colonialisme et de l’apartheid israélien !

Solidarité avec le peuple palestinien !

Soutien à la grande marche du retour à Gaza !

Saison France-Israël, saison de l’apartheid !

La Campagne BDS France à Paris


Don’t dance with Israeli Apartheid ! : BDS protest near Théâtre Chaillot against Batsheva company in Paris  – 11 october 2018
On the evening of October 11, 2018 around fifteen activists from the BDS France Paris Campaign gathered at the Parvis des Droits de l’Homme, near the Chaillot – National Theatre of Dance in Paris to denounce the forthcoming performance of the Batsheva Dance Company, which is scheduled to take place over a period of three days. They carried signs which read « Don’t dance with apartheid », unfurled an « Israel Apartheid Boycott » banner and read a statement denouncing this show which is produced as part of the France-Israel Season.
 
PHOTOS:
 
Tourists and other passersby in the area stopped to listen to and photograph us. 
 
The organizers, on the Israeli side, include the Prime Minister’s Office, the Ministries of Foreign Affairs, Culture, Agriculture, Economy, Strategic Affairs, Jerusalem Affairs, Tourism, Industry, and of Science as well as the Israeli Embassy in France.
 
The 2018 France-Israel Season organizes cultural events honoring the State of Israel, including the 70th anniversary of its creation. It portrays Israel as an attractive country, respectful of human rights, open to cultural diversity and even to criticism. Its goal is to whitewash Israel’s crimes, and to try and restore the image of a country characterized by:
 
–      the recent massacres in Gaza against non-violent protesters from the March for the Right of Return of Refugees (a right enshrined in UN resolution 194);
–      the continued dispossession of the Palestinian people through occupation, colonization and apartheid (recently formalized by a « Constitutional Law »);
–      the blockade of Gaza and the annexation of Jerusalem with the support of Trump;
–      the repression and ethnic cleansing of Bedouins and other Palestinians in Israel;
–      the constant violation of international resolutions, the criminal repression of anyone who resists this situation, and the “administrative detention” of thousands of Palestinian prisoners (including 291 children in June 2018) often without charge or sentencing; 
–      the repression against Palestinian artists and athletes, whose movements are severely restricted
–      and the closing of Israel/Palestine’s borders to anyone suspected of participating directly or indirectly in BDS, which effectively excludes from the country those who oppose Israeli government policy.
 
Given the above, the Chaillot – National Theatre of Dance is complicit in Israel’s attempts to whitewash its image. But artists are standing up to this attempt! So far 80 leading figures from the world of the arts have refused to participate in the France-Israel Season. They include Alain Damasio, Annie Ernaux, Tardi, Dominique Grange, Nathalie Quintane, Jean-Luc Godard and choreographer Maguy Marin. A major campaign is also underway calling for the boycott of Eurovision 2019 if it takes place in Israel.
 
Israel must be subject to sanctions as long as it does not respect international law. In 2011, France canceled many of its France-Mexico Season events following the sentencing of French citizen Florence Cassez by a Mexican court. Israeli crimes, which far exceed those of the Cassez case, should necessitate a cancellation of the of France-Israel Season planned events.
 
We must refuse the whitewashing of colonialism and Israeli apartheid!
Solidarity with the Palestinian people!
Support for the March of Return to Gaza!
Season France-Israel, Season of Apartheid!
The BDS French Campaign – Paris



Saison France-Israël : Saison de l’apartheid, Interview de Jérôme Faynel (Collectif 69 – BDS France)

Séries de vidéos de la Campagne BDS France contre la saison France-Israël qui a lieu jusqu’en Novembre 2018.




Rassemblement non-violent de protestation, Mardi 16 octobre 2018 dès 14h30

AGENCE JUIVE D’ISRAËL = AGENCE DE LA COLONISATION

LES RECRUTEURS POUR L’ÉTAT D’APARTHEID ISRAÉLIEN, DÉGAGEZ !

SÉPARER LES JUIFS DU RESTE DE L’HUMANITÉ, VOILA L’ANTISÉMITISME !

RASSEMBLEMENT NON-VIOLENT DE PROTESTATION

 

MARDI 16 OCTOBRE 2018 DÈS 14H30 –

500 bd d’Antigone face au Centre Communautaire et Culturel Juif de Montpellier (CCCJM)

 

Le CCCJM, largement subventionné avec nos impôts locaux, confirme sa fonction d’officine sioniste. Organisateur, depuis 40 ans de la journée coloniale de commémoration de l’occupation de  Jérusalem et fidèle relais de la politique de l’État d’Israël, aujourd’hui il contribue ouvertement au recrutement d’hommes et de femmes qui vont alimenter la politique de colonisation de peuplement israélienne et renforcer son système d’apartheid contre les Palestiniens.

Aurions-nous toléré que les agents de l’Afrique du Sud viennent recruter en France, du temps de l’apartheid, des « blancs » pour renforcer l’apartheid ?

 

AGENCE JUIVE D’ISRAËL  = COLONISATION ET SOUTIEN AU TERRORISME

Dès 1908, soit 40 ans avant la création de l’État d’Israël, l’Organisation Sioniste Mondiale organisait la colonisation juive de la Palestine. D’abord sous le nom d’Exécutif Sioniste de la Palestine, puis d’Agence Juive de Palestine en 1929, elle prend en en 1948, date du partage de la Palestine, le nom d’Agence juive d’Israël. Elle va poursuivre et intensifier la colonisation de la Palestine par l’immigration, y compris  illégale ,  des juifs du monde entier.  Plus de 80 000 entre 1939 et 1947. C’est elle qui crée le Mossad et qui soutient les organisations terroristes telles la Hagana, le Lehi et l’Irgoun qui ont introduit en Palestine la pratique des attentats terroristes et massacré des centaines de personnes dont 91 pour le seul attentat contre l’hôtel King David le 22 juillet 1946.

Du point de vue de la colonisation sioniste, l’Agence Juive a obtenu de réels résultats.

AGENCE JUIVE = RECRUTEMENT POUR L’APARTHEID ISRAÉLIEN

En votant la loi fondamentale d’Israël État-nation, l’État israélien s’est officiellement institué en tant qu’État d’apartheid y compris à l’égard des citoyens israéliens non juifs qui sont 20% des habitants d’Israël.

« Importer » des juifs en Israël c’est directement contribuer à renforcer et développer le système d’apartheid et la colonisation de peuplement. Ainsi de nombreux franco-israéliens font leur service militaire en Israël où près de 3% des soldats sont de nationalité française et participent activement aux crimes de guerre en Cisjordanie et actuellement contre la population civile de la Bande de Gaza. Israël a même mis en place un programme permettant aux français non citoyens d’Israël d’y faire l’armée et donc de contribuer au maintien de l’apartheid, de la colonisation, des violations des droits humains et des crimes israéliens. La France, au même titre qu’elle combat le terrorisme de Daech en Syrie, devrait interdire et combattre le terrorisme d’État israélien qui n’est pas moins criminel dans ses actes envers les Palestiniens.

SÉPARER LES JUIFS DU RESTE DE L’HUMANITÉ, VOILÀ L’ ANTISÉMITISME !

Les antisémites européens ont toujours rêvé de se débarrasser des juifs en les séparant du reste de l’humanité. On se souvient comment Netanyahu a instrumentalisé la peur causée par les massacres et attentats antisémites (Merah, Charly Hebdo et l’Hyper Casher) pour appeler directement les français juifs à émigrer en Israël car « c’est leur pays ».

De ce point de vue on peut dire que le projet sioniste qui vise à regrouper et concentrer tous les juifs dans un seul pays fait bon ménage avec les antisémites.

Et les faits parlent d’eux-mêmes :

On connaît les liens de Netanyahu avec les chrétiens sionistes étatsusiens et avec le premier ministre hongrois Viktor Orban qui vient de réhabiliter le régime nazi de l’Amiral Horthy.

Lorsque B. Netanyahu, 1er ministre de l’Etat israélien minimise le rôle d’Hitler dans le massacre des juifs en tentant d’imputer le crime au Mufti de Jérusalem, il se comporte comme un négationniste. En France, il serait condamné à la prison pour ce type de déclaration. Lorsqu’il reçoit l’extrême droite européenne dont le Néerlandais Geert Wilders, le Belge Philip Dewinter et le successeur de Jorg Haider, l’Autrichien Heinz-Christian Strache, il se comporte comme ceux qui ont signé à Munich le début de la collaboration avec les nazis.

 

Contrairement aux sionistes, en tant que membres d’un mouvement fondamentalement antiraciste (BDS), nous pensons que les juifs, comme les musulmans, les chrétiens etc. doivent pouvoir vivre dans le pays de leur choix en bénéficiant de tous les droits, à égalité absolue avec tous les autres citoyens, indépendamment de leur choix en matière de religion, de culture, de tradition ou de style de vie. Et nous combattons et combattrons toutes les formes d’antisémitisme.

 

 

RASSEMBLEMENT NON-VIOLENT DE PROTESTATION

MARDI 16 OCTOBRE 2018 DÈS 14H30 –

500 bd d’Antigone face au Centre Communautaire et Culturel Juif de Montpellier (CCCJM)

À l’appel de la Campagne BDS France Montpellier

Soutenu par :

APLR (Association des palestiniens Languedoc Roussillon),

CCIPPP34 (Campagne Civile pour la Protection du Peuple Palestinien),

CIMADE- Languedoc-Roussillon,

CMF (Collectif des Musulmans de France),

MAN (Mouvement pour une Alternative Non-violente),

UJFP (Union Juive Française pour la Paix),  

 




Saison France-Israël : Saison de l’apartheid, Interview d’Ivar Ekeland (Aurdip – BDS France)

Séries de vidéos de la Campagne BDS France contre la saison France-Israël qui a lieu jusqu’en Novembre 2018.




Aubière (63) : Salah Hamouri citoyen d’honneur

Vendredi 5 octobre, 130 personnes environ se sont retrouvées à la mairie d’Aubière pour la cérémonie faisant Salah Hamouri citoyen d’honneur de la ville, 8 ans jour pour jour après la ville de Beaumont, à la différence notoire qu’en ce 5 octobre 2018 Salah Hamouri est libre.

Salah est en direct par Skype et accueilli par des applaudissements nourris.

Plusieurs élus du 63 sont présents :

François Saint-André, conseiller municipal et ancien maire de Beaumont

Boris Bouchet, conseiller régional AURA

Catherine Fromage, conseillère régionale AURA

Nadia Forte, adjointe du maire de Blanzat

Magali Gallais, conseillère municipale de Clermont-Ferrand

Pierre Miquel, conseiller municipal de Clermont-Ferrand

Nicole Prieux, conseillère municipale de Clermont-Ferrand

Delphine Lucard, conseillère municipale de Blanzat

et 13 conseillers municipaux d’Aubière.

Après la présentation de la soirée par monsieur le maire, Christian Sinsard, qui dit sa fierté d’organiser cette manifestation dans cette ville de plus de 10.000 habitants, André Chassaigne, député communiste du Puy de Dôme, rappelle l’investissement pour la Palestine des parlementaires de son groupe à l’Assemblée Nationale. Il salue l’engagement, la pugnacité et l’énergie de Jean-Claude Lefort dans sa détermination pour la cause palestinienne et plus particulièrement pour ce qui concerne les prisonniers. Enfin, Il affirme son soutien à l’Afps 63 dont il connait le travail sur le terrain.

        

Jean-Claude Lefort, député honoraire, coordinateur du comité de soutien à Salah Hamouri et président d’honneur de l’Afps, retrace quant à lui, ce que furent ces 13 derniers mois pour tenter d’obtenir la libération de Salah et dénonce l’attitude honteuse de la France à l’encontre d’un de ses ressortissants, alors que même l’ONU a dénoncé cette incarcération arbitraire. Mais il rappelle qu’au-delà du cas particulier de Salah Hamouri ce sont tous les prisonniers palestiniens qui sont concernés. Il insiste par ailleurs sur la question cruciale de ce conflit et les injustices des siècles passés qui ont laissées des brûlures non refermées.

L’Afps 63 revient elle aussi sur la centralité du conflit Israélo-palestinien, qui est pour l’heure marginalisé, mais dont la résolution est une des clés de la paix dans la région et de la stabilité au-delà. Pour cela elle met l’accent sur la nécessité de rejoindre la campagne BDS, campagne non violente qui est certainement un des leviers les plus efficaces pour mettre fin à la politique israélienne de négation d’un peuple et de ses droits.  Elle rappelle aussi la situation des prisonniers politiques palestiniens, notamment les cas des enfants et des détenus « administratifs », et des figures comme Marwan Barghouti et Khalida Jarrar. Ainsi que la situation de Georges Ibrahim Abdallah, emprisonné en France depuis 34 ans bien qu’il soit libérable depuis 19 ans !

La cérémonie se termine par l’intervention de Salah ou ( https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10209773080404061&id=1843006945 ) qui remercie la municipalité, les personnes présentes et tous ceux et celles qui partout en France et ailleurs se mobilisent pour apporter soutien et réconfort à l’ensemble des détenus palestiniens. Il dit combien la campagne de lettres aux prisonniers est essentielle : « chaque lettre reçue est comme un soleil qui illumine la cellule et aide à résister à la volonté des dirigeants israéliens de nous enlever toute humanité ». Une ovation debout de tous les participants fait suite à  son intervention.

La soirée s’est poursuivie par la projection du film de Franck Salomé « Palestine, la case prison » qui au travers de nombreux témoignages décortique et dénonce le système carcéral israélien à l’encontre des Palestiniens.

 

Questions et interventions s’en sont suivies auxquelles Jean-Claude Lefort a répondu longuement. Il est revenu sur la question des prisonniers qui pour lui constitue l’angle mort médiatique de la situation en Palestine, d’où la nécessité d’élargir au niveau européen l’information et la campagne des lettres aux prisonniers.

L’importance du mouvement BDS est rappelée, et notamment la campagne qui se met en place pour le boycott de l’Eurovision 2019 en Israël. A une question sur le boycott sportif, il rappelle que le boycott de l’Afrique du sud a commencé par le boycott sportif et annonce qu’une campagne nationale va être lancée.

A propos des médias locaux, force est de constater leur absence à la soirée, attitude qui n’est pas différente de celles des médias nationaux qui à l’exception de quelques journaux n’ont jamais évoqué le cas de Salah durant sa détention.

A aussi été évoqué le cas des franco-israéliens servant dans les rangs de l’armée israélienne qui pose la question de l’attitude de la France vis-à-vis d’un conflit dans lequel elle n’est pas officiellement engagée.

Un buffet offert par la municipalité, et autour duquel les discussions se sont poursuivies, a clos cette soirée ou la joie ne pouvait être complète aussi longtemps que la Palestine ne sera pas libre.

 

 

 

 




Soirée France-Israël : mobilisation devant la Bellevilloise à Paris

Le samedi soir 6 octobre le centre culturel La Bellevilloise à Paris a accueilli une soirée festive dans le cadre de la saison croisée France Israël : « Tel Aviv Meets Paris : Music, Art, Food, Party » (soit « Tel Aviv rencontre Paris : musique, art, restauration, fête »).

 Nous étions une dizaine de militant-e-s de BDS France Paris et un camarade de Saint-Étienne et sommes intervenu-e-s devant l’entrée de la Bellevilloise avec le tract-ci-joint, la banderole Israël Apartheid Boycott et des visuels pour dénoncer cette nouvelle opération de blanchiment de l’État d’apartheid israélien.

 Il y a eu parmi le public des défenseuses/seurs virulent-e-s de l’État d’Israël, vantant « la seule démocratie du Moyen-Orient », martelant que nous ignorions totalement la situation dans cette région, invoquant la prétendue illégalité du BDS et nous insultant.

Il y a eu aussi certaines discussions ou réactions intéressantes.

Un camarade a convaincu quatre jeunes allemandes de ne pas participer à la soirée.

Une journaliste israélienne nous a dit « Je suis d’accord avec vous mais je dois couvrir la soirée »

Un jeune couple franco-israélien, après quelques minutes d’incompréhension sur notre présence devant cette soirée festive, nous a accordé plus de 10 minutes de discussion dans le calme et la bienveillance pour nous expliquer les difficultés à vivre avec la politique du gouvernement israélien pour des militants anticolonialistes et des artistes « de gauche », dont un de leurs amis se produisait sur la scène de la Bellevilloise.

A la fin de la discussion, c’est même ce couple qui a repoussé un autre défenseur virulent de l’Etat d’Israël venu nous interpeller en lui expliquant que notre présence était justifiée. Nous pouvons espérer que ce jeune couple a continué à l’intérieur la discussion avec ce participant peu ouvert au dialogue pour le convaincre de la nécessité de plus de justice avec le peuple palestinien.

 Le service de sécurité de la Bellevilloise a été plutôt conciliant. Voyant que nous ne répondions pas aux provocations des sionistes les plus virulent-e-s il a poussé ces personnes à entrer dans la salle de concert et nous a ainsi permis de pouvoir continuer l’action pendant une heure.

Voici un petit montage- photo

Nous sommes déterminés à ne pas nous laisser intimider et à continuer à nous mobiliser contre les tentatives de blanchiment du colonialisme et de l’apartheid israélien.

Nous continuerons le BDS jusqu’à ce que l’État d’Israël se conforme au droit international !

Solidarité avec le peuple palestinien !




Le récipiendaire du prix Nobel soutient le mouvement BDS pour les droits palestiniens et la fin de l’aide militaire à Israël

5 octobre 2018

Un prix Nobel a été décerné à George P. Smith, scientifique renommé et défenseur de longue date des droits palestiniens, qui soutient le mouvement BDS et a appelé à la fin de l’aide militaire américaine à Israël. Le mouvement BDS félicite le professeur Smith.

Un prix Nobel a été décerné à George P. Smith, scientifique renommé et défenseur de longue date des droits palestiniens, qui soutient le mouvement BDS et a appelé à la fin de l’aide militaire américaine à Israël. Le mouvement BDS félicite le professeur Smith.

Dr. Samia Botmeh, doyenne de l’université Birzeit en Cisjordanie palestinienne occupée et militante importante dans la Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturelle d’Israël (PACBI), a déclaré :

« Félicitations au professeur George P. Smith pour avoir obtenu le prix Nobel de chimie 2018. Ses engagements de principe sont évidents autant dans son travail scientifique pour protéger la vie humaine que dans son soutien au mouvement de Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) pour les droits palestiniens.

Le professeur Smith s’est constamment exprimé contre les violations flagrantes par Israël des droits humains palestiniens et a fait la démarche extrêmement importante d’appeler son gouvernement, aux Etats-Unis, à mettre fin aux ventes d’armes à l’armée israélienne. Son appel à mettre un terme à l’aide militaire à Israël n’est pas seulement profondément éthique, c’est aussi une forme critique et efficace de solidarité que nous espérons voir se multiplier. Le gouvernement américain devrait investir dans les besoins humains, comme la santé, l’éducation et un travail décent, plutôt que de donner à Israël 3, 8 milliards de dollars par an d’aide militaire pour réprimer et détruire la vie palestinienne.

Merci, Professeur Smith, pour votre inspirante solidarité. »

Le comité national palestinien BDS (BNC) est la plus grande coalition de la société civile palestinienne. Il conduit et soutient le mouvement global de Boycott, désinvestissement et sanctions pour les droits palestiniens.

Source: BDS Movement

Traduction: C.G pour BDS France




La Palestine et BDS présentes dans la vie associative clermontoise

Samedi 22 septembre l’AFPS 63 était présente, comme chaque année, au forum des associations de la ville de Clermont-Ferrand avec un stand axé sur les prisonniers, au travers du cas de Salah Hamouri qui va être fait citoyen d’honneur par la mairie d’Aubière le 5 octobre, et sur BDS en mettant en avant l’absolue nécessité de cette campagne. Un public nombreux était présent, autour d’environ 200 stands d’associations très diverses.

Des échanges intéressants avec le public ont eu lieu, les différents panneaux ont retenu l’attention. Avec les personnes qui connaissent BDS nous avons insisté sur les avancées de la campagne notamment sur l’aspect culturel qui ternit l’image d’Israël. Pour ceux qui ne connaissent pas nous avons présenté BDS comme étant une des actions centrales de notre groupe.

24 signatures de la pétition demandant la suspension des accords UE-Israël ont été recueillies, mais il faut dire que des personnes avaient déjà signé lors d’actions précédentes. Nous avons eu des promesses d’adhésion, des contacts laissés afin de figurer sur nos listes de diffusion (que nous avons invités à consulter notre page FB), des demandes de renseignements pour de futurs voyages en Palestine. Beaucoup de nos militants sont passés sur le stand dont un venant d’Ussel.

Lors de sa visite aux exposants en fin de journée, le maire a affirmé sur notre stand son souci d’impartialité dans le conflit israélo-palestinien.

Sur le vif : Oui à un état pour chacun ! Oui Israël  a le droit d’exister mais non à sa politique d’annexion et d’apartheid ! Attention à la radicalité des soutiens de la Palestine !

Bref, les torts sont partagés….

Nous avons rappelé au maire l’arrachage par les colons de ceps de vignes de la coopérative Al Sanabel (soutenue par la mairie de Clermont). Une occasion pour lui de réaffirmer le soutien de la Municipalité à la coopérative.

Dimanche 30 septembre, l’AFPS 63 a par ailleurs tenu un stand lors des Portes Ouvertes de la Maison des Associations de l’Oradou, pour présenter les activités des associations hébergées dans cette maison de quartier. Des mets palestiniens ont agrémenté le buffet convivial.

 




Salon de l’automobile de Paris: Mondial.Tech, au service de l’apartheid israélien

La Campagne BDS France dénonce la mise à l’honneur d’Israël à Mondial.Tech, événement dédié aux professionnels de l’innovation dans l’industrie automobile, qui a lieu du 2 au 6 octobre au Salon de l’automobile de Paris.

Dans le cadre de l’initiative Innotech 2018, sous l’égide du département des affaires commerciales de l’ambassade d’Israël en France, et de l’Autorité israélienne d’innovation (organe du gouvernement israélien chargé de promouvoir le développement de la RD industrielle) en partenariat avec l’organisme de financement français BPI France, une délégation de plus de 60 start-ups israéliennes, entend ainsi présenter le « meilleur de l’innovation automobile israélienne » et son « savoir-faire » en matière de cybersécurité, de transport intelligent et de voitures connectées et autonomes, aux grands acteurs et investisseurs du domaine de la Mobilité.

L’État d’Israël est ainsi mis en avant et se vend comme étant la « Start up Nation », un pays attractif, à la pointe de l’innovation technologique, capable d’assurer notre sécurité, et d’améliorer nos vies.

Mais en réalité, la véritable identité de marque d’Israël est la colonisation, l’occupation et l’apartheid :

  • Israël dépossède le peuple palestinien de sa terre depuis 70 ans

  • Il impose au peuple palestinien une politique d’apartheid, comme le rappelle l’O.N.U (Rapport Tilley-Falk du 15 mars 2017)

  • Il bafoue systématiquement les résolutions de l’O.N.U contre l’occupation, le blocus de Gaza, le Mur, la colonisation, le droit au retour des réfugiés

  • Détient des milliers de prisonniers, hommes, femmes et enfants palestiniens, dont plus de 450 en « détention administrative », c’est-à-dire sans charges ni jugements

  • Il tue des civils palestiniens en toute impunité.

Le dernier exemple en date, est le carnage de ces derniers mois contre les Palestinien.ne.s de Gaza qui manifestent pacifiquement contre le blocus qui leur est imposé depuis 11 ans et pour leur droit au retour. Depuis fin mars, 180 personnes ont été abattues de façon délibérée par les snipers de l’armée israélienne, dont des enfants, des journalistes, des aides médicaux et plus de 18 000 ont été blessées dont certaines très grièvement.

Voilà ce qu’est le vrai visage de l’État d’Israël : un État d’apartheid, raciste et colonial qui pratique le nettoyage ethnique, réprime, emprisonne et assassine des civils résistant pour leurs droits fondamentaux en tant que peuple.

Nous dénonçons également le rôle du gouvernement français. Par l’initiative Innovatech menée par BPI France, destinée à favoriser la coopération entre la France et Israël et à encourager les investissements français, la France fait toujours le choix de soutenir le régime israélien d’apartheid, de contribuer à «blanchir» l’image d’Israël et de se faire complice de ses crimes.

Nous notons aussi la participation de la société d’assurances AXA en tant que sponsor de cet événement aux cotés, entre autres, de la banque israélienne Hapoalim. Ceci n’est pas anodin. Le groupe AXA est en effet actionnaire de cette banque israélienne connue pour être un acteur majeur du financement de la colonisation illégale en Cisjordanie occupée.

Non seulement AXA confirme son refus de désinvestir de firmes israéliennes impliquées dans des crimes de guerre contre les Palestinien.ne.s mais renforce ici sa collaboration avec l’apartheid israélien.

Il n’est plus possible qu’Israël soit ainsi mis à l’honneur et puisse faire du business en toute impunité, avec le soutien de sociétés et du gouvernement français. La Campagne BDS France refuse la normalisation des relations avec un tel régime et appelle à son boycott et à des sanctions jusqu’à ce qu’il se conforme au droit international.




Fiche conseil pour refuser de vous rendre à une conférence en Israël

Vous êtes peut-être un ou une jeune professeur.e ou étudiant.e invité.e à une conférence en Israël. Vous ne voulez pas y aller, mais vous manquez d’arguments et de contre arguments. Nous avons donc préparé pour vous cette fiche conseil qui vous aidera à vous forger une opinion et à la défendre, si tel est votre choix.

Il y a trois principales questions:

1) Pourquoi boycotter Israël ?
2) Pourquoi le boycott d’Israël s’applique-t-il aussi au milieu universitaire ?
3) Quelles sont les questions qu’on va me poser, et comment y répondre ?


1) Pourquoi boycotter Israël ?

C’est en fait la réponse à la question « que faire? ». Israël est l’une des pires et des plus longues injustices géopolitiques en cours. C’est un État dangereux pour la paix dans le monde, qui vend des armes et son savoir-faire répressif, facteur de tensions et de guerres. Il est à l’avant-poste d’un type de société raciste, discriminatoire, coloniale, xénophobe et sécuritaire à laquelle aspire Donald Trump et ses amis. Face à ce dernier avatar du colonialisme occidental, il faut reconnaître que les nations occidentales auxquelles nous appartenons ont joué un rôle fondamental, et qu’elles peuvent encore influencer la situation. Alors que peut-on faire? Pourquoi ces nations et l’ONU ne font-elles pas respecter le droit international? Puisqu’elles ne le font pas, que peut la société civile, en particulier si elle cherche une méthode non-violente de s’impliquer dans ce conflit?

Dans une démarche anticoloniale, elle peut commencer par écouter les demandes de la société civile palestinienne, et en particulier l’appel dit « BDS » (Boycott, Désinvestissement et Sanctions, en 2005).. Nous ne rentrerons pas ici dans les détails (le site de BDS France le fait), mais la méthode s’inspire du mouvement de la société civile contre l’apartheid en Afrique du Sud dans les années 1980.
https://www.bdsfrance.org/qui-sommes-nous/appel-de-la-societe-civile-palestinienne/

Les demandes sont simples: le respect du droit international! 1) retrait des territoires occupés; 2) égalité des citoyens juifs et non-juifs; 3) retour des réfugiés. Tant que ces demandes n’ont pas abouti, les États doivent sanctionner, les entreprises doivent désinvestir, et les citoyens doivent boycotter. Ce n’est pas une fin en soi, c’est une tactique qui, si elle fonctionne, fait pression sur l’État israélien qui devra céder.

Les contours de cet appel sont régulièrement mis à jour par les Palestiniens, en concertation. Il est par exemple, contrairement au boycott de l’Afrique du Sud, limité aux institutions israéliennes, et ne s’étend pas aux individus. Donc si on boycotte les universités israéliennes ou les festivals israéliens, on ne boycotte pas un professeur, un étudiant, ou un artiste, juste parce qu’il est israélien (encore moins pour sa religion, bien sûr). On peut les rencontrer, discuter, et même travailler avec eux s’il n’y a pas d’argent (ou de logo) de leur institution, université, ministère ou consulat israélien qui est en jeu.

En revanche, et c’est ce qui fait sa force, l’appel BDS peut être utilisé par chaque citoyen dans sa vie quotidienne, dans un but pédagogique: au supermarché, sur le lieu de travail, avec son syndicat, à l’école, lors d’activités sportives, culturelles ou politiques, sur les réseaux sociaux etc. Il s’applique donc au domaine universitaire selon des directives claires du PACBI, et c’est donc le sens de la deuxième question…
https://www.bdsfrance.org/les-directives-du-pacbi-pour-le-boycott-academique-international-disrael-revisees-en-juillet-2014-2/

Quelle forme prend cet appel au boycott? Tout est détaillé dans l’appel du PACBI, mais pour résumer, il s’agit de refuser tout colloque qui se déroulerait dans une institution israélienne, et tout financement et tout projet en collaboration avec une institution israélienne. Si possible, il est encore plus efficace de le revendiquer publiquement et d’inciter ses collègues à faire de même, voire son propre syndicat, département ou université.

Nous savons qu’il est parfois difficile d’affronter les pressions consécutives à un tel engagement, et nous n’intervenons pas dans le choix des personnes d’expliquer ou non les raisons de leurs refus. De nombreux syndicats étudiants et personnalités universitaires ont publiquement revendiqué ce type d’actions, comme Stephen Hawking, Judith Butler ou Angela Davis, mais aussi l’historien israélien Ilan Pappé qui a fini par quitter son université israélienne qui ne le laissait pas étudier librement les pages les plus sombres de son histoire, en particulier celles de 1947-1948.

La lettre d’Ilan Pappé en anglais:
https://www.theguardian.com/education/2005/apr/20/highereducation.uk3

D’autres exemples de lettres en anglais:
https://www.tadamon.ca/boycott-academique-exemples


2) Pourquoi le boycott d’Israël s’applique-t-il aussi au milieu universitaire ?

D’abord parce que les Palestinien.ne.s nous le demandent, à titre individuel, mais aussi dans le cadre de la campagne collective BDS.

L’occupation, l’apartheid et l’exil forcé des réfugiés palestiniens touchent aussi les Palestiniens étudiants ou enseignants, empêchés de se rendre en cours à cause des checkpoints. Les Palestiniens sont discriminés de nombreuses façons dans leur accès à l’université en Israël, ce qui se traduit en chiffres par leur sous représentation en tant qu’étudiants, et encore plus en tant qu’enseignants. L’armée israélienne lance régulièrement des raids dans les universités de Bir Zeit ou de Al Quds, arrête des étudiants et des profs, et en tue parfois. L’université fait partie du champ politique colonial israélien, et on boycotte donc en solidarité avec les universitaires palestiniens.

Ensuite parce que les universitaires occidentaux non plus ne sont pas en dehors de leur société. Les universitaires se sont impliqués avant les autres dans le boycott de l’apartheid de l’Afrique du Sud dans les années 1980. Comme les autres, mais peut-être même plus que les autres, ils doivent comprendre la portée politique de leur participation à un événement dans une université israélienne, ou de leur annulation à une telle participation. Ce type de participation n’est pas une question de vie ou de mort, c’est souvent une question symbolique. Dans le domaine symbolique, ces gestes (participer ou annuler) deviennent très importants. Une fois l’invitation lancée, le piège est ouvert: la campagne BDS va interpeller les participants et les mettre face à un choix. Dans tous les cas ils prennent position: ils y vont et soutiennent (même malgré eux) l’institution israélienne, ou ils n’y vont pas et ils sont solidaires (même en silence) des Palestiniens.

Les scientifiques ne sont pas en dehors de la société
Ivar Ekeland, le 24 novembre 2016

Parce que les universités israéliennes bénéficient déjà (et beaucoup plus que les universités palestiniennes) de programmes de collaboration et de financement très généreux de la part d’institutions européennes ou américaines, ce qui permet aussi aux occidentaux d’exercer une pression qui, sinon, serait inefficace.. Cela devrait aussi permettre aux occidentaux d’assortir ces financements de conditions éthiques, qui existent déjà mais qui ne sont jamais respectées.

Parce que l’institution universitaire israélienne n’est pas innocente. Plusieurs universités sont illégalement construites entièrement ou en partie sur des terres palestiniennes occupées. De nombreux programmes universitaires participent ou collaborent avec l’industrie d’occupation civile et militaire, mais aussi avec la mise au point de sa propagande, ou les justifications de ses politiques discriminatoires et racistes. Deux articles à ce sujet:

Les université israéliennes profondément impliquées dans le massacre de Gaza
PACBI, le 5 août 2014
https://www.bdsfrance.org/les-universite-israeliennes-profondement-impliquees-dans-le-massacre-de-gaza-boycott-universitaire-maintenant/

L’élite universitaire israélienne complice de l’oppression
Ofer Neiman, Haokets, le 20 avril 2016
http://www.ujfp.org/spip.php?article4896

Parce qu’il faut bien se rendre compte que tout événement (politique, culturel, sportif ou universitaire) organisé dans une institution officielle de l’État israélien, un colloque universitaire par exemple, visera à redorer le blason de l’État, et ce, malgré toutes les dénégations de ses organisateurs, et même s’ils ne cautionnent pas officiellement le gouvernement israélien. En effet, l’État israélien pourra ainsi se targuer d’organiser des colloques intellectuels, entre intellectuels fréquentables, quasi européens, pour faire oublier ou pour cacher les exactions qui se déroulent à quelques kilomètres de là (devons-nous rappeler ce qui se passe à Gaza? Des millions de Palestiniens sous blocus total et, tous les vendredis, des manifestants non armés abattus par des snipers de l’armée israélienne, pendant que des universitaires se prélassent dans un cocktail?!).

Ce genre d’événements participent à la campagne de blanchiment de l’État israélien. La propagande israélienne est spécialisée dans le blanchiment par la culture, l’université, le sport, mais aussi par des causes qui plaisent à l’occident comme l’homosexualité ou le féminisme. Aussi louables soient-elles, il ne faut pas que ces causes soient instrumentalisées pour cacher, ou même parfois renforcer, l’oppression des Palestiniens.


3) Quelles sont les questions qu’on va me poser, et comment y répondre ?

Premier contre argument, en général: pourquoi boycotter Israël et pas les autres pays qui commettent des atrocités? D’abord parce que les Palestiniens nous le demandent (ce qui n’est pas le cas des Américains ou des Chinois). Ensuite parce que, nous l’avons dit, les pays occidentaux ont une responsabilité dans la création de l’État colonial israélien et dans ses dérives racistes et violentes, revendiquées et prises comme modèles par des courants politiques auxquels nous nous opposons. Enfin, par pure stratégie: parce que dans le cas d’Israël, dont les universitaires sont financés en grande partie par l’occident, et dont les professeurs sont très sensibles à leur réputation aux yeux de leurs collègues occidentaux, c’est une stratégie qui peut être efficace pour améliorer la situation dans le monde. On aurait tort de s’en priver.

Deuxième critique: il ne faut pas empêcher le dialogue, en particulier avec les israéliens progressistes qu’on rencontre dans les universités. Précisons d’abord qu’il y a très peu d’israéliens progressistes, même dans les universités, si progressiste signifie reconnaître la gravité de la catastrophe de 1948 et sa nécessaire réparation, que la situation n’est pas symétrique entre des Israéliens colonisateurs et des Palestiniens colonisés, et qu’il faut viser à une co-resistance avec les Palestiniens plutôt qu’à une simple co-existence. Même si progressiste signifie seulement « défendre la liberté de circulation des chercheurs et étudiants Palestiniens entre Gaza et la Cisjordanie », l’israélien Eyal Sivan démontre dans la vidéo ci dessous (vers la 5ème minute), que cela concerne moins de 5% des universitaires israéliens:

Les légitimités du boycott académique de l’État d’Israël
BDS France, le 24 novembre 2016

Ensuite, comme on l’a déjà dit, rien dans l’appel à BDS n’empêche le dialogue avec des individus, car BDS ne cible que des institutions. De plus, les manifestations auxquelles les universitaires sont invités n’ont en général rien à voir avec un dialogue politique pertinent. Tout, au contraire, est fait pour que la question palestinienne soit passée sous silence, ou dans la portion congrue et dépolitisée du programme. Et comme jamais une université palestinienne ne sera capable d’organiser un événement même comparable, pour des raisons évidentes, l’asymétrie de traitement des deux communautés s’en retrouve renforcée.

Autre façon d’exprimer cette critique: le boycotte s’attaque à la liberté académique. Précisons d’abord qu’il s’agit ici de la liberté académique des israéliens, pas de celle des Palestiniens qui est bafouée depuis 50 ans par des universités envahies par l’armée, fermées arbitrairement, des étudiants arrêtés, emprisonnés, mais dont personne ne se soucie. Mais précisons surtout, tout comme le dialogue, que la campagne BDS n’entrave en rien à la liberté académique des universitaires israéliens. Dans le pire des cas, si son efficacité dépasse la mesure symbolique, elle limitera un peu le budget alloué à des universités israéliennes, déjà beaucoup mieux financées que les universités palestiniennes, par des institutions financières occidentales. Cette question est débattue ici:

De la liberté universitaire et du mouvement BDS
Omar Barghouti, The Nation, le 14 décembre 2013
https://www.bdsfrance.org/omar-barghouti-de-la-liberte-universitaire-et-du-mouvement-bds-3/

La campagne BDS s’efforce de rappeler des faits, de proposer des pistes pour agir, et de demander aux universitaires de prendre leurs responsabilités. Entendons son appel.




Plus de 200 clubs sportifs palestiniens demandent instamment à Puma de cesser son parrainage des équipes israéliennes dans les colonies illégales

20 septembre 2018 –

par Palestinian Athletic Clubs

Des clubs de football et associations sportives palestiniens demandent instamment à Puma de cesser son parrainage de la Fédération d’Israël de football car celle-ci inclut les équipes basées dans les colonies de peuplement israéliennes, colonies illégales sur une terre palestinienne volée.

À Bjørn Gulden, directeur général de Puma

Copie conforme aux membres du Conseil d’administration et de surveillance : Michael Lämmermann, Lars Sørensen, Jean-François Palus, Jean-Marc Duplaix, Béatrice Lazat, Thore Ohlsson, Bernd Illig and Martin Köppel

Le 10 septembre 2018

Nous vous écrivons pour exhorter Puma à mettre fin à son parrainage de la Fédération d’Israël de football (IFA) en raison de sa profonde complicité dans les violations du droit international et des droits de l’homme des Palestiniens par Israël.

L’IFA parraine des matchs de football dans les colonies israéliennes, illégales, en Cisjordanie, comme l’ont révélé Human Rights Watch et bien d’autres organisations de défense des droits de l’homme. Ils sont six clubs de football à être situés dans des colonies israéliennes, sur une terre volée aux Palestiniens et sur laquelle les Palestiniens eux-mêmes ne sont pas autorisés à pénétrer.

Les colonies de peuplement d’Israël contribuent à de graves violations des droits de l’homme et sont une cause directe des restrictions à la liberté de mouvement des Palestiniens, à l’accès à leurs ressources naturelles et à leur capacité de construire des maisons et de traiter des affaires.

L’implication de l’IFA dans les colonies d’Israël illégales a été condamnée par, entre autres, Wilfried Lemke, conseiller spécial des Nations-Unies pour le sport au service du développement et de la paix, des dizaines de membres du Parlement européen, d’organisations de la société civile et de défense des droits de l’homme, et des personnalités du monde de l’art et de la culture. Malgré ces appels venant du monde entier, l’IFA a décidé de faire passer la politique avant le sport et a refusé de mettre fin à sa complicité.

En tant que principal sponsor de l’IFA, Puma prête son nom à la couverture et au blanchiment des violations des droits de l’homme commises par Israël, et notamment contre les footballeurs palestiniens. Les joueurs palestiniens sont constamment attaqués, emprisonnés et tués. Ils se voient refuser toute liberté de mouvement pour participer à leurs propres matchs. Des stades palestiniens ont été bombardés et détruits. Israël empêche même les Palestiniens d’importer des équipements et d’aménager des installations pour le football.

Le parrainage de l’IFA par Puma légitime et apporte une couverture internationale aux colonies de peuplement illégales d’Israël. La Résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations-Unies (2016) dénonce ces colonies de peuplement israéliennes en tant que « violations flagrantes » du droit international. Le Haut-Commissariat des Nations-Unies aux droits de l’homme (HCDH) constitue actuellement une base de données sur les entreprises qui traitent des affaires dans ou avec les colonies de peuplement illégales israéliennes, une mesure pratique pour faire rendre des comptes à ces entreprises complices. Avec son parrainage de l’IFA, Puma serait inclus dans cette liste sur la base des critères de sélection. En outre, votre parrainage de l’IFA, entité qui opère dans ces colonies, en rend Puma complice et peut l’exposer à des campagnes de boycott par les consommateurs dans le monde arabe et dans le monde entier.

Selon votre Code d’éthique, Puma s’engage en faveur des « droits de l’homme et entend agir comme une entreprise socialement responsable » partout où elle opère.

Nous vous demandons instamment de vous conformer à votre propre Code d’éthique en retirant votre soutien à la Fédération d’Israël de football jusqu’à ce qu’elle mette fin à son implication dans les graves violations du droit international et des droits de l’homme contre les Palestiniens.

Ont signé :

Al-Jalama Youth Club

  1. Bruqeen Sport Club
  2. Al-Sila Al-Haretheya Sport Club
  3. Askar Youth center
  4. Al-Arqa Youth Sport Club
  5. Deir -Istiya Sport Club
  6. Al-Teba Sport Club
  7. Til sport club
  8. Arraba sport club
  9. Yasoof Sport Club
  10. Ta’ank sport club
  11. Al- Tadhamon Sport Club
  12. Burqeen sport club
  13. Kifl Hares Sport Club
  14. Jaba’ Sport club
  15. Bazarya sport club
  16. Jalboun sport club
  17. Masha Sport Club
  18. Marj Bin Amer Sport Club
  19. Duma Sport Club
  20. Rumana Sport Club
  21. Ebal Sport Club
  22. Zaboba Sport Club
  23. Asira ash-Shamaliya Club for Women
  24. Silat Ad-Dahr Sport Club
  25. Balata Youth  Center
  26. Tura Al-Gharbiya Sport Club
  27. Employees Club- Nablus
  28. Anin sport club
  29. Ahli-Balata Sport Club
  30. Al-Yamoun Youth Sport Club
  31. Oref Sport Club
  32. Anza Sport Club
  33. Asira ash-Shamaliya Sport Club
  34. Yabad Youth Club
  35. Aqraba Sport Club
  36. Faquoaa Sport Club
  37. Asira Al-Qibliya Sport Club
  38. Al-Jadida Sport Club
  39. Qusen Sport Club
  40. Qabatya Sport Club
  41. Sarra Youth Club
  42. Hilal Arana Sport Club
  43. Palestinian Woman Club
  44. Kufr-Than Sport Club
  45. Beit Furik Sport Club
  46. Fahma Sport Club
  47. Burqa Sport Club
  48. Kufr- Ra’i Sport Club
  49. Qusra Club Association
  50. Al-Fondoqawmiya Sport Club
  51. Burin Sport Club
  52. Maithalon Sport Club
  53. Beita Sport Club
  54. Barta’a Sport Club
  55. Jabal Al-Nar Sport Club
  56. Jenin-Camp Youth Center
  57. Al Madina Club-  Nablus
  58. Ajja Sport Club
  59. Central Valley Sport Club
  60. Brothers Sport Club
  61. Nablus Youth Club
  62. Palestinian Young Women Club
  63. Al-Qustol Youth Club
  64. Tayasir Sport Club
  65. Qaryout Club
  66. Deir Abu Da’if Sport Club
  67. Beit Dajan Sport Club
  68. Al-Ahli Qalqilya Club
  69. Al-Sawya Club
  70. Jenin Sport Club
  71. Al-Lubban ash-Sharqiya Club
  72. Islami Qalqilya Club
  73. Youth center No.1
  74. Tubas Club
  75. Yasid Sport Club
  76. Azzun Sport Club
  77. Deir-Sharaf Sport Club
  78. ‘Aqqaba Sport Club
  79. Osarin Sport Club
  80. Jayyous Sport Club
  81. Hittin Sport Club
  82. Tammun Sport  Club
  83. We are All Palestine Youth  Club
  84. Jeinsafout Youth Club
  85. Sport Association Club
  86. Al-Fara’a Youth Center
  87. Sur Baher Jerusalemite Club
  88. Kufr-Thilth Sport Club
  89. Jurish Sport Club
  90. Al-Raja’ for Development and Sport Association
  91. Beit Surik Sport  Club
  92. Kufr Zibad Association Club
  93. Samaritan Community Club
  94. Deir Jarir Sport Club
  95. Silwan Sport Club
  96. Immatain Youth Sport Club
  97. Madama Sport Club
  98. Ahli- Al RAM Club
  99. Kufr-Aqab Sport Club
  100. Habla Sport Club
  101. Umm Tuba Sport Club
  102. Kharbatha Bani Hareth Club
  103. Zeita Sport Club
  104. Kufr-Jammal Sport Club
  105. Jamma’in Sport Club
  106. Qalandya Camp Youth Center
  107. Kufr Al-Labad Club
  108. Nabi Ilyas Youth Club
  109. Beit Iba Youth Sport Club
  110. Al-‘Oja  Youth Club
  111. Anata Youth club
  112. Kufr-Qaddum Sport Club
  113. Talfit Sport Club
  114. Beit Sira Sport Club
  115. Al-Ram Youth Club
  116. Hija Sport Club
  117. Al-Ta’awon Club for Persons with Disabilities
  118. Kharbatha Al-Misbah Club
  119. Islami Ramallah Club
  120. Qarawat Bani Hassan Club
  121. Biddu Sport Club
  122. Sama Sport Club
  123. Beit Almaqdes association for Arab Horses
  124. Biddya Sport Club
  125. Huwara Sport Club
  126. Sharafat Sport Club
  127. Arab Club -Beit safafa
  128. Al-Zawya Sport Club
  129. Majdal Bani Fadil Club
  130. Al-Eizariya Youth Club
  131. Shu’fat Sport Club
  132. Deir-Ballut Club
  133. Al-Musatqbal Club for People with Physical Disabilities
  134. Aboud Sport Club
  135. Alansar Jerusalemite Club
  136. Sarta Sport Club
  137. Salim Sport Club
  138. Jericho youth Club
  139. Islamic Youth  Association Club-Al-Ram
  140. Salfit Sport Club
  141. Al-Awda Club for Persons with Disabilities
  142. Zbedat Sport Club
  143. Bethlahem Orthodox Club
  144. Kufr Ad-Dik Club
  145. Tulkarm Youth Center
  146. Kufr –Ein Sport Club
  147. Irtah Youth Sport Club
  148. Hebron Youth Club
  149. Alar Culture and Sport Club
  150. Al-Ersal Sport Club
  151. Al-Ramadin Youth
  152. As- samu Youth Club
  153. Deir Al- Ghusun Club
  154. Arab Orthodox Cultural Club- Beit Sahour
  155. Al -Fawar Youth Center
  156. Bani Na’im Youth Club
  157. Anabta Sport Club
  158. Al- Sawahra Sport Club
  159. Dura Youth Club
  160. Al Shuyukh Youth Club
  161. Tulkarm Cultural Sport Club
  162. Ein Al Sultan Youth Center
  163. Islami Bethlehem Club
  164. Yatta Youth Sport Club
  165. Qaffin Sport Club
  166. Jaba’ Youth Sport Club
  167. Nazlat ‘Isa Social Cultural Sport Club
  168. Beit Awwa Youth Club
  169. An- Nazla Ash- Sharqiya Club
  170. An- Nuway’imah Sport Club
  171. Susya  Sport Club
  172. Al-Arroub Youth Center
  173. Thinnaba Sport Club
  174. Bil’in Sport Club
  175. The Capital of Birth Sport Club
  176. Taffouh Sport Club
  177. Shwayka Club
  178. Bir Nabala Sport Club
  179. Al-Siryani Club
  180. Beit Kahil Sport Club
  181. Nur Shams Center
  182. Al-Quds Sport Club
  183. De La Salle Sport Club
  184. Al-Karmel Yatta
  185. Ramin Sport Club
  186. Dura Al-Qari’ Sport Club
  187. Bethlehem Sports Club for the Disabled
  188. Surif Youth Club
  189. Far’un Sport Club
  190. Islami Sur Baher Club
  191. Salah Al-Din Sport Club
  192. Halhul Sport Club
  193. Bal’a Sport Club
  194. Fasayil Youth Club
  195. Al-Burj Youth Club
  196. Sa’ir Youth Club
  197. Beit Lid Sport Club
  198. Social Youth Center – Shuafat Camp
  199. Tarqumiyah Youth Club
  200. Beit Ummar Youth Sport Club
  201. An-Nazla al-Gharbiya Club
  202. Shuqba Sport Club
  203. Husan Sport Club
  204. Rabud Sport Club
  205. Attil Sport Club
  206. Ni’lin Sport Club
  207. The Palestinian Academy for Sport Talent
  208. Wadi al-Nis Sport Club
  209. Seda Youth Sport Club
  210. Old City Youth Association
  211. Baqa ash-Sharqiyya Club
  212. Al-khader Sport Club
  213. Iktaba Sport Club
  214. Saffa Sport Club
Source: BDS Movement
Traduction : JPP pour BDS France



La Campagne BDS France était à la fête de l’Humanité 2018 

Comme chaque année, la Campagne BDS France tenait un stand sous la bannière « Boycott Israël Apartheid » lors de la fête de l’Huma qui s’est tenue du 14 au 17 Septembre dernier.
De très nombreux échanges avec les visiteurs, l’occasion de faire connaître la Campagne BDS et ses nombreux volets à un large public.

LES PHOTOS ICI !


Les cartes postales à signer et à adresser au président d’AXA, appelant cette société d’assurance à cesser toute collaboration avec l’une des principales sociétés d’armement israélienne Elbit Systems ainsi que tout financement à des banques israéliennes actrices de la colonisation ont suscité un vif intérêt du public. Près de 300 cartes ont en effet été signées sur notre stand.

Lors du débat organisé sur notre stand le samedi, Dominique Grange, Mohamed Paz, Ivar Ekeland et Régine de BDS France Marseille sont intervenus autour de la thématique : « Pinkwashing, Saison France-Israël : la propagande d’Israël en question »
Le dimanche, nous avons accueilli Samir Eskanda, militant de la Campagne BDS Palestinienne autour d’un débat intitulé « Comment la Campagne BDS a changé la donne », ainsi que Monira de BDS St Étienne . Samir nous a rappelé l’importance du boycott culturel, a listé les récentes victoires dans ce domaine et les campagnes en cours (Festival Meteor, Eurovision 2019 en Israël…)

Nous avons également eu l’honneur d’accueillir tout au long du week-end Mindy Gershon et Dave Lippman du groupe BDS new-yorkais « Adalah New York »

Dimanche,  pour clore ce week-end riche en partages, Ahed Tamimi nous a fait l’honneur de sa visite sur notre stand,  accompagnée de sa famille. Nous lui avons bien évidemment offert un Tee Shirt BDS qu’elle a brandi en guise de soutien. Un moment fort en émotion, galvanisant à souhait.




Hommage à notre camarade et amie Gisèle Felhendler

Hommage à notre camarade et amie Gisèle Felhendler

Gisèle, notre camarade, notre amie, nous a quittés hier lundi 17 septembre 2018.

Nous avions rencontré Gisèle en tant que coordinatrice de la semaine anticoloniale pour la première fois en 2013. Elle souhaitait que la résistance du peuple palestinien et que la Campagne BDS soient dignement représentées durant cette grande initiative annuelle de solidarité avec les peuples en lutte, dans le programme des rencontres-débats, mais aussi au salon anticolonial et aux manifestations. Nous co-organisions chaque année en collaboration avec elle la soirée consacrée à BDS.

Grace à elle, « Sortir du Colonialisme », l’association qu’elle coanimait, a rejoint la Campagne peu de temps après.

Gisèle, c’était aussi notre camarade douée pour l’écriture qui se proposait spontanément et généreusement quand il fallait initier des lettres ouvertes au nom de la Campagne BDS France, comme celle en réponse à Juliette Gréco, ou pour dénoncer l’assimilation de l’antisionisme à de l’antisémitisme comme dans cette tribune.

Animatrice d’une émission sur Radio Libertaire puis FFP, elle ne manquait jamais l’occasion de promouvoir l’actualité de BDS à travers les ondes.

Gisèle était puissante, inspirante, exceptionnelle. Son humour, sa bienveillance, son dévouement, sa droiture et son intelligence nous manqueront terriblement.

Elle sera toujours dans la mémoire de celles et ceux qui ont eu la chance de militer avec elle.

Nous présentons nos condoléances à tous ses proches.

La Campagne BDS France Paris, comme d’autres groupes, lui rend ici hommage.

Gisèle avec des militantes de la Campagne BDS France – Paris




Oslo a 25 ans, la preuve que le BDS est essentiel pour un avenir libre et juste

13 septembre 2018 – Comité national palestinien de boycott, désinvestissement et sanctions (BNC)

 

Alors que les Accords d’Oslo arrivent à leur 25e année, nous voyons bien que le « processus de paix » a servi de couverture à Israël pour voler plus de terres palestiniennes, expulser plus de Palestiniens de leurs maisons et commettre des crimes de guerre contre les Palestiniens sans qu’il ait à rendre des comptes. Il est plus important que jamais de redoubler d’efforts pour isoler l’apartheid israélien et créer un avenir où nous serons tous libres.

Aujourd’hui, 13 septembre 2018, est le 25e anniversaire de la signature des Accords d’Oslo et depuis, la vie des Palestiniens n’a fait qu’empirer. Le « processus de paix » d’Oslo a servi de couverture à Israël pour voler plus de terres palestiniennes, expulser plus de Palestiniens de leurs maisons et commettre des crimes de guerre contre les Palestiniens sans qu’il ait à rendre des comptes. Israël a adopté une législation qui officialise son système d’apartheid, utilisant la loi pour discriminer systématiquement les Palestiniens originaires du pays et nous priver de nos droits inhérents.

Nous exigeons les droits globaux de notre peuple, que les Accords d’Oslo ont sapés, et plus particulièrement le droit de nos réfugiés à retourner dans leurs maisons d’origine, nous continuons donc de renforcer notre lutte populaire pour la liberté, la justice et l’égalité.

Nous continuons également à construire un mouvement BDS dans le monde entier comme la stratégie de solidarité la plus efficace pour couper les liens de complicité avec le régime d’oppression israélien. Après 25 ans d’ancrage de l’apartheid israélien par Oslo, il est grand temps que la justice soit rendue et que les responsables rendent des comptes.

Alors que l’Administration Trump se range sans aucune retenue aux côtés d’Israël et que l’Union européenne poursuit sa complicité, ne s’en tenant qu’à des déclarations, il est plus important que jamais pour les personnes de conscience du monde entier de soutenir notre mouvement pacifique, antiraciste.

Une solidarité efficace avec notre lutte aujourd’hui implique d’approuver un embargo militaire contre le régime d’apartheid d’Israël, de s’engager dans des initiatives pour le boycott académique et culturel de ses institutions complices, de faire campagne pour se désinvestir des entreprises qui se rendent complices de ses crimes, ou pour faire pression sur son régime d’extrême droite.

Comme dans la lutte pour la liberté en Afrique du Sud, la justice peut prévaloir en Palestine, avec le soutien des mouvements qui se battent dans le monde entier pour la justice.

Multiplions par deux nos efforts pour isoler l’apartheid israélien et nous créer un avenir où nous serons tous libres.

 

Le Comité national palestinien du BDS (BNC) est la plus grande coalition de la société civile palestinienne. Elle dirige et soutient le mouvement mondial de boycott, désinvestissement et sanctions pour les droits des Palestiniens.

 

Source: BDS Movement

Traduction : JPP pour BDS FRANCE




Magic System s’il vous plaît, ne chantez pas pour l’apartheid israélien

Chers A’salfo, Goudé, Manadja et Tino

Selon nos informations, vous êtes invités à vous produire à la fin du mois de septembre à Ashdod en Israël, lors des Francofolies.

Dans le cadre de la Campagne BDS Boycott-  Désinvestissement- Sanctions, nous nous joignons à la société civile palestinienne  pour vous demander de ne pas participer à ce festival.

Depuis 2006, le gouvernement israélien instrumentalise les prestations artistiques à des fins de propagandes à travers un programme appelé Brand Israël.

 Dans le cadre de la Saison croisée France-Israël,  ce festival participe d’une nouvelle opération  destinée à redorer l’image de ce pays sur la scène internationale. Rejoindre ce festival, c’est envoyer un message que ce que fait Israël est acceptable, c’est cautionner le blanchiment des crimes et des violations des Droits de l’Homme, tels les massacres commis à Gaza depuis ces douze années de blocus inhumain.

Chaque jour les colonies illégales israéliennes se répandent en Cisjordanie et volent toujours plus de terres aux Palestiniens. Entre mars et mai de cette année, les snipers de l’armée israélienne ont tué 140 manifestants pacifiques à Gaza. Gaza est bombardé presque chaque jour.

Au début du mois d’août, des missiles israéliens ont complètement détruit le centre culturel Al Mishal.

« C’est une guerre contre tout ce qui fait l’identité palestinienne: la musique, la culture ou même la danse », dit Nidal Eissa, le directeur adjoint du centre.

À chaque fois que l’occasion lui en est donnée, Israël s’efforce d’effacer la culture palestinienne.

Enfin, comble de l’immoralité, le parlement israélien vient de voter une loi décrétant l’État-nation du peuple juif. Israël a toujours pratiqué la discrimination envers les Palestiniens, mais cette loi entérine la domination d’une population sur une autre. De par la loi, seuls les Israéliens juifs ont droit à l’autodétermination; les Palestiniens, eux, en sont dépossédés et leurs droits élémentaires sont niés.

Et que dire des Juifs originaires d’Afrique, qui n’ont pas la « bonne couleur de peau » et qui subissent au quotidien un flagrant mépris, en n’étant pas admis dans les institutions et en étant frappés plus fort que les autres citoyens israéliens par la pauvreté et le chômage ?

Dans les années 1970 et 1980, de nombreux artistes ont boycotté un autre État qui avait légalisé la discrimination : l’Afrique du Sud de l’apartheid.

Actuellement, de nombreux artistes dans le monde protestent contre la tenue de l’Eurovision en Israël et des milliers d’autres ont décidé de ne pas se produire en Israël, dont Lorde, Lauryn Hill, Shakira, Vanessa Paradis, Lhasa, Annie Lennox, Cat Power, Cassandra Wilson, Natacha Atlas, Aziza Brahim, Roger Waters, Elvis Costello, Brian Eno, Thurston Moore, Gilberto Gil, Chuck D., Gil Scott-Heron, Jason Moran, Richard Bona, Eddie Palmieri, Salif Keita, Jello Biafra, Jean-Luc Godard, Tardi, Portishead, The Young Fathers ou Massive Attack!

Lorsqu’elle a été invitée au festival de cinéma d’Israël, la cinéaste indienne Mira Naïr a déclaré : « J’irai en Israël quand l’occupation sera terminée. J’irai en Israël quand l’État ne privilégiera pas une religion par rapport à une autre. J’irai en Israël quand il n’y aura plus d’apartheid ».

 Très récemment, de nombreux artistes internationaux, dont Lana Del Rey, ont annulé leur participation au Méteor Festival qui aura lieu dans quelques jours à Tel Aviv.

Rejoignez cette initiative pour la justice, entendez l’appel des Palestiniens qui vous demandent de ne pas faire partie de ceux qui cautionnent leur oppression !

Vous-mêmes, dans votre chanson « L’eau va manquer », vous prônez l’entraide et la liberté :

« il faut nous rassembler il faut s’entraider
chacun doit changer chacun peut changer
il faut se libérer nous réinventer car même l’eau va manquer »

Mais vous savez que l’eau manque déjà à Gaza puisque, en raison du blocus israélien, 95% de l’eau qui coule dans ce territoire est impropre à la consommation. Vous savez aussi que les colonies israéliennes volent aux Palestiniens les sources d’eau en Cisjordanie occupée…

Aujourd’hui le peuple palestinien nous demande de les aider en refusant toute complicité avec l’État israélien.

 Ne soyez pas insensible à cet appel…

Positionnez-vous du côté de la solidarité avec les Palestiniens qui subissent la violence et l’injustice en refusant de participer à ce festival des « Francofolies » et en transmettant ce message aux organisateurs.

Juliette, pour la Campagne BDS France



Montpellier: nouvelle bavure de la municipalité contre BDS !

La police municipale aux ordres du cabinet du Maire de Montpellier a empêché une personne d’accéder à la foire aux associations  parce qu’elle voulait aller au stand BDS ! Ce n’est pas seulement la liberté de circulation qui est en cause mais également la liberté d’opinion puisque afficher son accord avec BDS entraine des sanctions.

A 16h, dimanche 9 septembre jour de la foire aux associations qui rassemble des dizaines de milliers de personnes, Najet s’est présenté devant les grilles de contrôle policier pour accéder au périmètre de la foire aux associations. D’abord son sac a été fouillé plus que minutieusement, jusqu’à  sa thermo dont le bouchon a été ouvert. En voyant son tee shirt « free Palestine » la policière lui a demandé :

  • « allez-vous au stand BDS ? »
  • à quoi elle a répondu « OUI »
  • Le stand BDS n’est pas autorisé, donnez moi le N° d’autorisation du stand

Najet ne connaissant pas le N° en question, la policière lui a dit qu’elle ne pouvait pas rentrer.

 

Il y a bien sûr des policier.e.s qui parfois font du zèle par plaisir ou qui par racisme, sont hostiles à la cause palestinienne et qui tentent de profiter de leur position de pouvoir. Mais généralement et depuis qu’ils-elles sont filmé.e.s ils-elles font leur travail plus « normalement ». Dans ce cas la policière n’était pas filmée, pour autant il est probable qu’elle a tout simplement obéi aux ordres dans un contexte d’hostilité affichée du pouvoir municipal contre BDS Montpellier.

Depuis la campagne menée par la LICRA, le CRIF et autres officines sionistes contre les militant.e.s et l’ensemble du comité BDS France Montpellier, le Maire de Montpellier s’est plié aux exigences du lobby sioniste local et fait la chasse au BDS et à ses militants.

Une douzaine de PV pour « occupation illégale de l’espace public »  contre les stands BDS place de la comédie, des contraventions les plus farfelues « tapage nocturne » à 19h30 place de la Comédie et cerise sur le gâteau  : » émission de bruit portant atteinte à la santé de l’homme » à 16h01 place de la Comédie au cours d’une manifestation officiellement déclarée en préfecture (!).

Déjà en 2017, les placiers municipaux puis la police municipale étaient venus chercher des noises en raison des banderoles BDS et autres tracts BDS sur le stand de la CCIPPP34 qui avait, comme chaque année, fait également une place à l’UJFP 34 (Union Juive Française pour la Paix).

Avant la foire aux associations 2018, la mairie a fait pression sur la Maison des Tiers Mondes et de la Solidarité Internationale (Collectif regroupant une trentaine d’associations hébergé dans les locaux municipaux et touchant subventions de la mairie) pour veiller à ce qu’aucune association n’héberge BDS.

Et dès 9h du matin ce 9 septembre, les contrôleurs municipaux, puis la police municipale sont venus contrôler et se plaindre de la présence de matériel BDS sur le stand CCIPPP34 et des nombreux te shirts « Boycott Israël Apartheid » portés par les militant.e.s.

Le président de CCIPPP34 explique calmement aux policiers chargés de nous harceler, que la CCIPPP est membre de la Campagne BDS France et qu’en fait ce n’est pas la CCIPPP qui héberge BDS mais plutôt le contraire : la CCIPPP est « hébergée » dans la campagne BDS France. Qu’il est donc logique que l’on trouve du matériel d’information BDS France sur le stand CCIPPP tout comme du matériel de l’UJFP qui est aussi membre de la campagne BDS France …Le policier contraint d’obéir aux ordres s’est trouvé dans la position ridicule d’exiger : » puisque c’est un stand CCIPPP tous les présents devraient porter un tee shirt CCIPPP et pas un tee shirt BDS « .

Quoi de plus normal que dans la cadre de la « Maison des Tiers Mondes et de la Solidarité Internationale » on soit solidaire entre associations locales et avec les peuples colonisés pour leur libération … En tous cas le public intéressé et nombreux a manifesté beaucoup d’intérêt pour le BDS et le soutien aux Palestiniens.

 

 




La campagne BDS France à la Fête de l’huma

Comme chaque année, la campagne BDS France sera présente à la

Fête de l’Humanité du 14 au 16 septembre 2018,

Village du Monde,

avenue Charlie Chaplin.

 

Venez rencontrer les militants qui pourront vous renseigner sur les différents volets de la campagne!

Des livres, dvd, documents, tee-shirts, stickers, drapeaux palestiniens, keffiehs et autres matériels militants seront en vente.

Deux  débats sont organisés  sur notre stand.

Voir le programme ci-dessous:

  • SAMEDI 15 septembre 2018 de 16h00 à 17H30
« De la Saison Croisée France/Israël au Pinkwaching, la propagande d’Israël en question »
Avec : Dominique Grange, chanteuse signataire de l’appel des 80 artistes français contre la saison France-Israël, Ivar Ekeland (Association des Universitaires Pour le Respect du Droit International en Palestine – AURDIP), Mohamed Paz (Collectif LGBT pour la Palestine).
 
Animation : Régine, BDS France Marseille 

 

  • DIMANCHE 16 septembre 2018  de 13h00 à 14H30
 
« Comment la Campagne BDS a changé la donne dans le contexte d’aujourd’hui »
Rencontre avec Samir Eskanda, militant palestinien de la Campagne BDS et Monira, de BDS France Saint-Étienne



Plus de 140 artistes signent une lettre appelant au boycott de l’Eurovision 2019 si elle a lieu en Israël

Eurovision, ne blanchissez pas l’occupation militaire et les violations des droits humains par Israël

7 septembre 2018

Nous, sous-signés, artistes d’Europe et d’ailleurs, soutenons le vibrant appel des artistes palestiniens à boycotter le Concours de l’Eurovision 2019 qui doit être accueilli par Israël. Jusqu’à ce que les Palestiniens puissent jouir de la liberté, de la justice et des droits égaux de tous les êtres humains, il ne devrait pas y avoir de « business-as-usual » avec l’état qui dénie leurs droits fondamentaux.

Le 14 mai, quelques jours après la victoire d’Israël à l’Eurovision, l’armée israélienne a tué 62 manifestants palestiniens non armés à Gaza, dont six enfantset en a blessé des centainesla plupart à balles réellesAmnesty International a condamné la politique israélienne de « tirer-pour-tuer-ou-mutiler » et Human Rights Watch a décrit les massacres comme « illégaux et calculés ».

L’ Eurovision 2019 devrait être boycotté s’il est accueilli par Israël, alors que ce pays continue depuis des décennies ses graves violations des droits humains palestiniens.

Nous comprenons que l’Union européenne de radio-télévision demande qu’Israël trouve un lieu «  non conflictuel » pour l’Eurovision 2019. Elle devrait annuler complètement l’accueil du concours par Israël et le déplacer vers un autre pays avec un meilleur dossier en matière de droits humains. L’injustice divise, alors que la poursuite de la dignité et des droits humains réunit.

L-FRESH The LION, musician, Eurovision 2018 national judge (Australia)
Helen Razer, broadcaster, writer (Australia)
Candy Bowers, actor, writer, theatre director (Australia)
Blak Douglas, artist (Australia)
Nick Seymour, musician, producer (Australia)
DAAN, musician, songwriter (Belgium)
Daan Hugaert, actor (Belgium)
Alain Platel, choreographer, theatre director (Belgium)
Marijke Pinoy, actor (Belgium)
Code Rouge, band (Belgium)
DJ Murdock, DJ (Belgium)
Helmut Lotti, singer (Belgium)
Raymond Van het Groenewoud, musician (Belgium)
Stef Kamil Carlens, musician, composer (Belgium)
Charles Ducal, poet, writer (Belgium)
Fikry El Azzouzi, novelist, playwright (Belgium)
Erik Vlaminck, novelist, playwright (Belgium)
Rachida Lamrabet, writer (Belgium)
Slongs Dievanongs, musician (Belgium)
Chokri Ben Chikha, actor, theatre director (Belgium)
Yann Martel, novelist (Canada)
Karina Willumsen, musician, composer (Denmark)
Kirsten Thorup, novelist, poet (Denmark)
Arne Würgler, musician (Denmark)
Jesper Christensen, actor (Denmark)
Tove Bornhoeft, actor, theatre director (Denmark)
Anne Marie Helger, actor (Denmark)
Tina Enghoff, visual artist (Denmark)
Nassim Al Dogom, musician (Denmark)
Patchanka, band (Denmark)
Raske Penge, songwriter, singer (Denmark)
Oktoberkoret, choir (Denmark)
Nils Vest, film director (Denmark)
Britta Lillesoe, actor (Denmark)
Kaija Kärkinen, singer, Eurovision 1991 finalist (Finland)
Kyösti Laihi, musician, Eurovision 1988 finalist (Finland)
Kimmo Pohjonen, musician (Finland)
Paleface, musician (Finland)
Manuela Bosco, actor, novelist, artist (Finland)
Noora Dadu, actor (Finland)
Pirjo Honkasalo, film-maker (Finland)
Ria Kataja, actor (Finland)
Tommi Korpela, actor (Finland)
Krista Kosonen, actor (Finland)
Elsa Saisio, actor (Finland)
Martti Suosalo, actor, singer (Finland)
Virpi Suutari, film director (Finland)
Aki Kaurismäki, film director, screenwriter (Finland)
Pekka Strang, actor, artistic director (Finland)
HK, singer (France)
Dominique Grange, singer (France)
Imhotep, DJ, producer (France)
Francesca Solleville, singer (France)
Elli Medeiros, singer, actor (France)
Mouss & Hakim, band (France)
Alain Guiraudie, film director, screenwriter (France)
Tardi, comics artist (France)
Gérard Mordillat, novelist, filmmaker (France)
Eyal Sivan, film-maker (France)
Rémo Gary, singer (France)
Dominique Delahaye, novelist, musician (France)
Philippe Delaigue, author, theatre director (France)
Michel Kemper, online newspaper editor-in-chief (France)
Michèle Bernard, singer-songwriter (France)
Gérard Morel, theatre actor, director, singer (France)
Daði Freyr, musician, Eurovision 2017 national selection finalist (Iceland)
Hildur Kristín Stefánsdóttir, musician, Eurovision 2017 national selection finalist (Iceland)
Mike Murphy, broadcaster, eight-time Eurovision commentator (Ireland)
Mary Black, singer (Ireland)
Christy Moore, singer, musician (Ireland)
Charlie McGettigan, musician, songwriter, Eurovision 1994 winner (Ireland)
Mary Coughlan, singer (Ireland)
Luka Bloom, singer (Ireland)
Robert Ballagh, artist, Riverdance set designer (Ireland)
Aviad Albert, musician (Israel)
Michal Sapir, musician, writer (Israel)
Ohal Grietzer, musician (Israel)
Yonatan Shapira, musician (Israel)
Danielle Ravitzki, musician, visual artist (Israel)
David Opp, artist (Israel)
Assalti Frontali, band (Italy)
Radiodervish, band (Italy)
Moni Ovadia, actor, singer, playwright (Italy)
Vauro, journalist, cartoonist (Italy)
Pinko Tomažič Partisan Choir, choir (Italy)
Jorit, street artist (Italy)
Marthe Valle, singer (Norway)
Mari Boine, musician, composer (Norway)
Aslak Heika Hætta Bjørn, singer (Norway)
Nils Petter Molvær, musician, composer (Norway)
Moddi, singer (Norway)
Jørn Simen Øverli, singer (Norway)
Nosizwe, musician, actor (Norway)
Bugge Wesseltoft, musician, composer (Norway)
Lars Klevstrand, musician, composer, actor (Norway)
Trond Ingebretsen, musician (Norway)
José Mário Branco, musician, composer (Portugal)
Francisco Fanhais, singer (Portugal)
Tiago Rodrigues, artistic director, Portuguese national theatre (Portugal)
Patrícia Portela, playwright, author (Portugal)
Chullage, musician (Portugal)
António Pedro Vasconcelos, film director (Portugal)
José Luis Peixoto, novelist (Portugal)
N’toko, musician (Slovenia)
ŽPZ Kombinat, choir (Slovenia)
Lluís Llach, composer, singer-songwriter (Spanish state)
Marinah, singer (Spanish state)
Riot Propaganda, band (Spanish state)
Fermin Muguruza, musician (Spanish state)
Kase.O, musician (Spanish state)
Soweto, band (Spanish state)
Itaca Band, band (Spanish state)
Tremenda Jauría, band (Spanish state)
Teresa Aranguren, journalist (Spanish state)
Julio Perez del Campo, film director (Spanish state)
Nicky Triphook, singer (Spanish state)
Pau Alabajos, singer-songwriter (Spanish state)
Mafalda, band (Spanish state)
Zoo, band (Spanish state)
Smoking Souls, band (Spanish state)
Olof Dreijer, DJ, producer (Sweden)
Karin Dreijer, singer, producer (Sweden)
Dror Feiler, musician, composer (Sweden)
Michel Bühler, singer, playwright, novelist (Switzerland)
Wolf Alice, band (UK)
Carmen Callil, publisher, writer (UK)
Julie Christie, actor (UK)
Caryl Churchill, playwright (UK)
Brian Eno, composer, producer (UK)
AL Kennedy, writer (UK)
Peter Kosminsky, writer, film director (UK)
Paul Laverty, scriptwriter (UK)
Mike Leigh, writer, film and theatre director (UK)
Ken Loach, film director (UK)
Alexei Sayle, writer, comedian (UK)
Roger Waters, musician (UK)
Penny Woolcock, film-maker, opera director (UK)
Leon Rosselson, songwriter (UK)
Sabrina Mahfouz, writer, poet (UK)
Eve Ensler, playwright (US)
Alia Shawkat, actor (US)

Source: The Guardian



Des citoyens israéliens à Lætitia Sadier

Septembre 2018

Chère Laetitia Sadier,

Nous sommes un groupe de citoyens israéliens soutenant la campagne BDS.

Nous vous avons déjà envoyé une lettre, vous demandant de ne pas participer au Meteor Festival, qui est utilisé par l’état d’Israël pour se vendre comme « une démocratie multiculturelle cool ».

En réponse à votre note précédente, nous aimerions clarifier notre point. BDS est l’opposé d’une guerre. BDS est une campagne non violente pour mettre fin à la guerre et à l’oppression, à savoir l’apartheid et la guerre d’Israël contre le peuple palestinien. Nous pensons que votre note récente témoigne une certaine incompréhension de la situation ici et du rôle d’une manifestation politique.

Dans votre note, vous arguez que certains Israéliens sont opposés au gouvernement israélien pour justifier votre spectacle ici. Vous affirmez aussi que le festival « relie » les gens. Nous constatons que c’est complètement faux. D’abord, même s’il y a des dissidents israéliens (nous en sommes), l’opposition de terrain à l’intérieur d’Israël contre les crimes de guerre actuels d’Israël est très petite. De plus, des millions de Palestiniens vivant sous l’apartheid israélien, dans la bande de Gaza assiégée et bombardée ou en Cisjordanie occupée et colonisée, ne sont pas autorisés à traverser la ligne verte pour aller au festival. Aucun lien, aucun apaisement, ne peut avoir lieu dans de telles circonstances.

La musique ne peut jouer un rôle constructif que si elle fait partie d’une campagne politique pertinente fondée sur la réalité. Par exemple, des concerts par des artistes internationaux dans l’Afrique du Sud de l’apartheid avaient très peu de signification si l’idée était simplement « de promouvoir la paix ». D’un autre côté, un morceau de musique comme « I ain’t gonna play Sun City » [Je ne vais pas jouer à Sun City] par les Artistes Unis contre l’Apartheid a aidé à éduquer le public général et à galvaniser le mouvement international pour la justice et l’égalité en Afrique du Sud.

La campagne BDS pour mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud est considérée comme très justifiée de nos jours, même si quelques Blancs d’Afrique du Sud étaient opposés au régime d’apartheid. En fait, les militants anti-apartheid blancs en Afrique du Sud soutenaient la campagne.

Nous espérons que vous comprenez que la campagne BDS ne cible pas des individus, mais que son but est de mettre fin à une occupation militaire agressive et au régime d’apartheid de l’état d’Israël.

Nous voudrions citer une courageuse déclaration morale de Of Montreal, qui a annulé son spectacle au Meteor Festival :

« Ignorer l’appel à se lever pour soutenir un groupe opprimé d’êtres humains est une des pires choses qu’on peut faire ». 

Nous espérons que vous reconsidérerez votre décision, et annulerez votre spectacle au Meteor Festival.

Bien à vous

Boycott from Within (Citoyens israéliens pour BDS)

Source: Boycott From Within

Traduction: C.G pour BDS France