Quatre mois après sa campagne #Covid19Palestine, BDS France alerte sur une inquiétante aggravation de la pandémie en Palestine

Il y a 4 mois, nous développions une campagne de solidarité #Covid19Palestine avec le peuple palestinien menacé par le développement de la pandémie de Covid-19.

Nous avions alors diffusé le communiqué :

https://www.bdsfrance.org/covid-19-message-de-solidarite-de-la-campagne-bds-france/

Aujourd’hui la pandémie est devenue plus faible en France, mais elle s’est considérablement aggravée dans d’autres pays.

C’est le cas en Palestine.

Dès le début de la pandémie, l’Etat d’Israël par sa politique discriminatoire a exposé le peuple palestinien à de gros risques sanitaires. Nous avions alors dénoncé les restrictions à la libre circulation du matériel médical nécessaire, la situation sanitaire inquiétante des prisonniers palestiniens et des travailleurs palestiniens durement exploités en Israël, les conséquences du blocus de Gaza et de la continuation des attaques perpétrées par l’armée israélienne …

Le développement de la pandémie, malgré les craintes, a alors été limité en comparaison d’autres pays.

 

Mais aujourd’hui, en dépit du dévouement des équipes médicales et de la discipline citoyenne du peuple palestinien, la situation s’est aggravée dans des proportions inquiétantes, surtout en Cisjordanie, où le nombre de décès dus au Covid-19 atteint au moins 70 et le nombre de personnes atteintes s’élève à environ 12 000.

A Gaza sous blocus, la pandémie est pour le moment plus maîtrisée (un décès et environ 75 cas de personnes atteintes), le confinement de la population étant plus strict.

 

Nous vous invitons à lire et diffuser ces deux articles (dont le dossier de presse), qui révèlent de graves responsabilités de l’Etat d’Israël :

 

Ces articles montrent qu’une grande partie de la population palestinienne subit une politique d’apartheid renforcée : non seulement elle ne dispose pas d’un même accès aux soins que la population israélienne,  mais en plus l’Etat d’Israël utilise la pandémie pour entraver le travail de l’Autorité Palestinienne dans l’organisation des soins et accentuer sa politique d’épuration ethnique.

Donc plus que jamais, le développement sans relâche de la campagne BDS s’impose !

 

Le 28 juillet 2020,

La Campagne BDS France

 

 




Les actionnaires d’AXA ressentent la menace d’une pression accrue de la part des militants

 

Par BDS Movement, le 26 juillet 2020

Près de 5000 personnes de toute l’Europe ont écrit aux représentants d’AXA, avant la réunion 2020 des actionnaires de la société le mois dernier, pour les inciter à soutenir la fin des investissements de la compagnie dans les banques israéliennes profondément impliquées dans l’oppression des Palestiniens.

La coalition Stop AXA Assistance to Israeli Apartheid [Arrêtez l’aide d’AXA à l’apartheid israélien] veut que la compagnie mette complètement fin à sa complicité dans les violations des droits humains par Israël, qui sont en conflit avec les propres politiques d’« investissement responsable » de la compagnie.

Plus de douze défenseurs éminents des droits humains de cinq pays différents ont diffusé des vidéos appelant AXA à désinvestir, y compris l’artiste Code Rouge, le juriste Ghislain Poissonnier et l’ancienne députée de Die Linke (Allemagne) Annette Groth.

[Vidéo de Alima Boumediene-Thiery – avocate, ancienne parlementaire et militante des droits humains]

AXA a fait des changements significatifs dans son investissement dans des compagnies qui sont profondément impliquées dans l’apartheid israélien. Au cours des dix-huit derniers mois, AXA a réduit ses actions dans Equitable Holdings, la compagnie directement investie dans Elbit Systems, de 64% à seulement 9%. Mais AXA a augmenté ses investissements directs dans trois banques israéliennes : Mizrahi Tefahot Bank, Bank Leumi et Israel Discount Bank. Ces trois banques sont sur la base de données des Nations Unies des compagnies impliquées dans des affaires avec l’entreprise illégale de colonisation israélienne.

En conséquence, la coalition Stop AXA Assistance to Israeli Apartheid a accru ses actions dans la période précédant la réunion des actionnaires d’AXA pour garantir que le désinvestissement de l’apartheid israélien soit à l’ordre du jour.

Des appels à AXA en faveur du désinvestissement figuraient aussi dans les manifestations contre les plans d’Israël d’annexer formellement de larges pans du territoire palestinien occupé.

À Madrid, Bruxelles et Anvers le 18 juin, des militants des droits humains ont protesté devant les sièges d’AXA appelant au désinvestissement des trois banques israéliennes et à un désinvestissement total de Equitable Holdings. Le 26, des militants de Berlin ont manifesté contre AXA, et de même à Paris quelques jours plus tard.

Des milliers ont regardé le webinar préparé par Intal Globalize Solidarity, avec Fayrouz Sharqawi de Grassroots Jerusalem, Alys Samson Estapé, coordinatrice Europe du comité national palestinien BDS et Jasper Thys, membre d’Intal.

Pendant la réunion des actionnaires d’AXA, la coalition a repris le hashtag officiel #AXAG2020.

Le PDG d’AXA, Thomas Buberl, affirme que sa compagnie « agit pour le progrès humain en protégeant ce qui est important ». Compte tenu de la complicité d’AXA dans l’Apartheid israélien contre les Palestiniens, est-ce que les droits humains palestiniens importent à AXA ?

AXA a pris des mesures importantes vis-à-vis du changement climatique. En 2015, le groupe AXA a été le premier à s’engager à désinvestir des carburants fossiles, en présentant en 2020 une nouvelle stratégie pour le climat. Si ce sont des mesures positives, elles témoignent d’une interprétation hypocrite de la justice climatique, étant donné la complicité persistante d’AXA dans de graves violations des droits humains palestiniens. Comme Abeer Butmeh, coordinatrice du réseau d’ONG palestiniennes pour l’environnement, l’a dit :

« Pour les Palestiniens, le changement climatique n’est pas seulement un phénomène naturel, mais aussi un phénomène politique. Le régime d’occupation et d’apartheid d’Israël, qui nous dénie le droit de gérer notre terre et nos ressources, exacerbe la crise climatique à laquelle les Palestiniens sont confrontés, nous rendant plus vulnérables aux événements reliés au climat. »

En Cisjordanie occupée, Israël vole et détruit systématiquement les ressources de terre et d’eau palestiniennes. Israël contrôle plus de 60 % des terres en Cisjordanie, où 640 000 Israéliens vivent maintenant dans des colonies illégales. Les colons israéliens consomment six fois plus d’eau que les 2,9 millions de résidents palestiniens de Cisjordanie. Israël a aussi déraciné 800 000 oliviers depuis 1967. L’apartheid israélien n’est pas « vert ».

En investissant dans des banques israéliennes complices qui contribuent à construire et à financer des colonies israéliennes illégales, AXA est impliquée dans des crimes de guerre contre les Palestiniens autochtones.

AXA a aussi investi dans la recherche pour lutter contre la pandémie de COVID-19, mais cette recherche n’atténue ni n’excuse les dommages des investissements d’AXA dans les violations sérieuses des droits humains par Israël. Pendant cette période difficile, l’accès aux soins devrait être garanti sans restrictions, mais Israël continue sa répression brutale des Palestiniens et le vol de leurs terres malgré la pandémie.

C’est précisément le #CoronaRacism d’Israël et ses politiques d’apartheid qui rendent les Palestiniens encore plus vulnérables au COVID-19. Non seulement AXA contribue à privatiser les soins, elle met en danger les vies palestiniennes. En investissant dans l’apartheid et l’occupation israéliens, AXA bloque l’accès des Palestiniens à la santé.

Bien qu’AXA soit signataire de la Convention mondiale des Nations Unies, elle viole ses principes en montrant une totale indifférence envers les droits humains. Le rapport des actionnaires d’AXA, de fait, ne mentionne pas une seule fois les droits humains.

Les manifestations et les campagnes de pression publiques qui exposent l’implication commerciale d’AXA dans les violations sérieuses des droits humains par Israël dans les territoires palestiniens occupés augmenteront jusqu’à ce qu’AXA se déinvestisse totalement des banques israéliennes complices et mette fin à son investissement dans Equitable Holdings.

Nous demandons à tous ceux intéressés, en particulier les personnes de conscience, les syndicats, les espaces et les entreprises communautaires qui s’assurent chez AXA et se préoccupent des droits humains, de nous contacter à : alys@bdsmovement.net.

Traduction : CG pour BDS France

Source : BDS Movement

 




Boycott des produits israéliens : ces éléments qui ont fait pencher la CEDH

Par Ghislain Poissonnier, le 23 juillet 2020

Par un arrêt du 11 juin dernier, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné la France dans une affaire de boycott de produits israéliens au nom de la liberté d’expression.  Ghislain Poissonnier, magistrat, identifie six éléments qui ont fait pencher la balance en faveur du droit d’appeler au boycott.

L’interdiction par les autorités judiciaires françaises de l’appel au boycott des produits israéliens lancé par des militants associatifs était-elle nécessaire dans une société démocratique ? C’est à cette question que devait répondre la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), au regard de l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme qui garantit la liberté d’expression, tout en rendant possible, dans certaines conditions, des restrictions à l’exercice de cette liberté.

La Cour d’appel de Colmar en 2013 et la Cour de cassation en 2015 avaient répondu positivement.

Dans son arrêt Baldassi du 11 juin 2020, la CEDH y répond négativement

Le sort de la campagne BDS (pour Boycott, Désinvestissement, Sanctions) qui appelle les consommateurs à boycotter les produits en provenance d’Israël en vue d’obtenir le respect du droit international par cet Etat était en jeu.

La Cour condamne la France – ses autorités judiciaires – pour avoir violé la liberté d’expression des militants réclamant le boycott des produits israéliens.

Interdiction pénale d’un côté, autorisation de principe de l’autre : quels sont les éléments qui, à Strasbourg, ont fait pencher la balance en faveur de la liberté d’expression ?

Dans la motivation retenue par la CEDH, au moins six éléments susceptibles d’avoir fait la différence peuvent être recensés.

L’existence d’une pratique courante du boycott

Le boycott par les consommateurs des produits en provenance d’Etats dont la politique gouvernementale est critiquée constitue une pratique militante ancienne et reconnue. Depuis le 19ème siècle, l’histoire contemporaine est jalonnée de mouvements de boycott lancés par la société civile visant à obtenir des avancées politiques. Le boycott des produits britanniques à la demande de Gandhi dans les années 30 et celui des produits de l’apartheid sud-africain dans les années 70 restent les exemples les plus connus.

L’appel au boycott des produits originaires d’un Etat n’a donc en soi rien d’illégal.

Comme le dit la CEDH, « le boycott est avant tout une modalité d’expressions d’opinions protestataires. L’appel au boycott, qui vise à communiquer ces opinions tout en appelant à des actions spécifiques qui leurs sont liées, relève donc en principe de la protection de l’article 10 de la Convention » (§63 de l’arrêt Baldassi).

L’importance de l’information du consommateur

Dans un régime démocratique, il est important que les consommateurs soient informés des caractéristiques des produits qui sont proposés à la vente. Cette information permet de les éclairer sur leur choix de consommation. Parmi ces caractéristiques, l’origine géographique des produits est un élément d’importance et les consommateurs peuvent être conduits à ne pas acheter des produits en provenance d’Etats où ont lieu des pratiques qui heurtent leurs convictions. Une préoccupation grandissante à l’heure où les pratiques de consommation se veulent plus éthiques.

Selon les juges européens, « c’est manifestement pour provoquer ou stimuler le débat parmi les consommateurs des supermarchés que les requérants ont mené les actions d’appel au boycott qui leur ont valu les poursuites qu’ils dénoncent devant la Cour » (§70 de l’arrêt Baldassi).

La CEDH aurait d’ailleurs pu sur ce point se référer à l’arrêt Psagot (C‑363/18) de la Cour de justice de l’Union européenne du 12 novembre 2019 validant l’étiquetage spécifique des produits des colonies israéliennes installées en territoire palestinien. Dans cet arrêt, il est précisé que « les consommateurs sont susceptibles de prendre leurs décisions d’achat en tenant compte de considérations liées au fait que les denrées alimentaires en cause au principal proviennent de colonies de peuplement établies en violation des règles du droit international humanitaire. » (§55 de l’arrêt Psagot).

Photo : ©18mm/AdobeStock

La distinction entre un discours de haine et un discours politique

Dans un régime démocratique, les citoyens ne doivent pas être inquiétés pour leurs opinions politiques et pour les discours politiques qu’ils sont amenés à tenir publiquement. Ces discours sont protégés par la liberté d’expression. En revanche, les discours véhiculant le racisme, l’antisémitisme, la haine, la violence ou l’intolérance doivent pouvoir être restreints et même interdits. Telle est la position de la CEDH depuis l’arrêt Perinçek rendu le 15 octobre 2015.

Or, les militants du mouvement BDS appellent au boycott des produits israéliens afin de faire pression sur l’Etat d’Israël pour qu’il respecte le droit international et les droits humains de la population palestinienne. Le but de ce mouvement, qui s’inspire de la lutte contre l’apartheid sud-africain par l’usage de moyens de lutte non violents, n’est pas de diffuser la haine contre les personnes, juives ou israéliennes.

La CEDH relève que « les requérants n’ont pas été condamnés pour avoir proféré des propos racistes ou antisémites ou pour avoir appelé à la haine ou à la violence » (§ 71 de l’arrêt Baldassi). Leurs « actions et propos (…) relevaient de l’expression politique et militante » (§78 de l’arrêt Baldassi) et bénéficiaient de la protection de la Convention.

Un sujet d’intérêt général

Dans un régime démocratique, les citoyens doivent pouvoir débattre des sujets d’intérêt général ou d’intérêt public. Les sujets de politique internationale en font partie, y compris le conflit israélo-palestinien et les moyens de le résoudre. Nombre de partis politiques et d’associations se positionnent sur ce conflit et font des propositions, dont certaines consistent à sanctionner Israël et les colonies israéliennes. Sur ces sujets, les opinions doivent pouvoir être exprimées librement et cette expression contribue au débat dont la vitalité nourrit la démocratie. Il n’y a guère de place pour les restrictions à la liberté d’expression dans le domaine du discours politique ou des questions d’intérêt général.

En l’espèce, comme le note la CEDH, « les actions et les propos reprochés aux requérants concernaient un sujet d’intérêt général, celui du droit international public par l’Etat d’Israël et de la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés et s’inscrivaient dans un débat contemporain, ouvert en France comme dans toute la communauté internationale » (§78 de l’arrêt Baldassi).

Un consensus international sur le fait que le débat sur le boycott est couvert par la liberté d’expression

Dans son rapport d’activité aux membres de l’Assemblée générale des Nations unies, du 20 septembre 2019 (A/74/358), le rapporteur spécial sur la liberté de religion ou de conviction a souligné « qu’en droit international, le boycottage est considéré comme une forme légitime d’expression politique et que les manifestations non violentes de soutien au boycott relèvent, de manière générale, de la liberté d’expression qu’il convient de protéger ».

La CEDH se réfère à cette position, comme à celle de la Fédération internationale des droits de l’homme et la Ligue des droits de l’homme (§ 79 de l’arrêt Baldassi). Elle aurait pu aussi mentionner Amnesty International ou Human Rights Watch. Toutes ces organisations se sont déclarées favorables à la protection du droit au boycott des produits issus d’un Etat dont la politique gouvernementale serait mise en cause par la société civile. Telle semble également être la position officielle de l’UE, puisque sa haute représentante pour les Affaires étrangères, Mme Federica Mogherini, a indiqué le 15 septembre 2016 que « l’UE se situe fermement dans le soutien à la liberté d’expression et d’association conformément à la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, qui s’applique sur le territoire des Etats membres de l’UE, y compris en ce qui concerne les actions BDS menées sur ce territoire ».

L’existence de précédents jurisprudentiels

La Cour de cassation est, parmi les régimes démocratiques, la seule Cour suprême à avoir validé une pénalisation de l’appel au boycott.

La Cour constitutionnelle allemande s’est prononcée en faveur d’un droit au boycott en 1958 : Lüth, 1 BvR 400/51, 15 janvier 1958.

En 1982, la Cour suprême américaine a jugé conforme à la constitution la pratique de l’appel au boycott de commerces refusant d’embaucher du personnel noir NAACP v. Claiborne Hardware Co., 458 U.S. 886, 2 juillet 1982.

Enfin, en 2018, la Cour d’appel d’Angleterre et du Pays de Galles a reconnu que l’appel au boycott des produits israéliens constitue une modalité légale d’expression d’une opinion : EWCA Civ 1551, 3 juillet 2018, Jewish Rights Watch c/ Leicester City Council.

L’isolement de la Cour de cassation sur le sujet a pesé, comme le révèle la lecture de l’opinion en partie dissidente et en partie concordante de la juge O’Leary dans l’affaire Baldassi. La juge y évoque également la résistance des juges du fond français à cette pénalisation dans des décisions du TGI de Paris (8 juil. 2011, n° 09-18708077) et de la Cour d’appel de Paris (pôle 2, ch. 7, 24 mai 2012, n° 11/6623), selon lesquelles l’appel au boycott relève de la critique légitime de la politique d’un Etat.

 

Source : Actu-juridique

 




Soutien total aux militant-e-s BDS poursuivi-e-s par le gouvernement allemand !

La Campagne BDS France exprime sa solidarité sans réserve avec les 3 militant-e-s BDS, Stavit Sinai, Ronnie Barkan et Majed Abusalama, poursuivi-e-s par le gouvernement allemand. Stavit Sinai et Ronnie Barkan sont israélien-ne d’origine juive et Majed Abusalama est palestinien.

Ils comparaîtront devant un tribunal à Berlin le 3 août prochain.

Leur prétendu délit ? Avoir interrompu le discours anti-BDS qu’était venue asséner à l’université Humbolt de Berlin une représentante du gouvernement israélien.

Est-il encore besoin de démontrer la nécessité du BDS face à l’impunité de l’Etat d’Israël, qui impose depuis 72 ans au peuple autochtone palestinien une politique qui se caractérise par le vol continu de ses terres et ses ressources, des lois et des pratiques d’apartheid, l’interdiction stricte du retour des réfugié-e-s, des assassinats et des massacres tels qu’à Gaza, la répression sans merci des résistant-e-s, un chantage permanent à l’antisémitisme …

Certains courants d’opinion estiment que l’Histoire de l’Allemagne étant marquée par le génocide nazi, il est compréhensible que cet Etat cherche à se prémunir contre toute accusation de faiblesse face à l’antisémitisme. Mais en réalité le gouvernement allemand est inexcusable : ménager un Etat qui développe au nom des Juifs du monde entier une politique raciste et  cherche à rayer un peuple de la carte pour coloniser son pays, ne peut que favoriser l’antisémitisme.

Les 3 militant-e-s BDS ont eu raison d’interrompre la prestation honteuse de la représentante du gouvernement israélien. Ils l’ont fait pacifiquement, ainsi que le prouve une vidéo de l’évènement.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’un tel évènement se produit. Souvenons-nous de la conférence que l’ambassadrice d’Israël en France avait voulu donner le 30 mars 2017 aux étudiant-e-s de l’Institut d’Etudes Politiques de Rennes : face aux protestations de militant-e-s anticolonialistes la majorité des étudiant-e-s avaient quitté la salle !

Récemment, le 11 juin 2020 la Cour Européenne des Droits de l’Homme a clairement déclaré dans un jugement se rapportant à la condamnation de militants BDS en France que le BDS relève de la liberté d’expression.

Alors, répétons-le avec de nombreux-ses militant-e-s attaché-e-s au droit international et aux droits humains universels :

Stavit Sinai, Ronnie Barkan et Majed Abusalama doivent être relaxé-e-s !

Le 20 juillet 2020,
La Campagne BDS France




Exhortez la superstar du football Rahim Sterling à ne pas signer avec Puma

Par PACBI (Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël), le 18 mai 2020

Agissez maintenant pour exhorter le grand joueur de football Rahim Sterling à refuser l’offre de Puma tant que Puma continuera à soutenir la politique raciste d’apartheid d’Israël qui opprime les Palestiniens.

 

Puma courtise actuellement la superstar du football Raheem Sterling avec un contrat de sponsoring record de plus de 100 millions d’euros.

Nous ne pouvons pas permettre à Puma de se servir de la position prise par Raheem Sterling sur l’antiracisme.

Puma soutient la colonisation illégale de peuplement israélienne qui contraint des familles palestiniennes à quitter leur maison, les rendant encore plus vulnérables pendant une pandémie.

Sterling est connu pour ses prises de position contre le racisme. Il a recommandé d’utiliser une pression économique pour provoquer un changement. Il a lancé un appel pour que davantage de personnes s’expriment.

Faisons cela.

Agissez maintenant pour remercier Raheem Sterling de sa prise de position contre le racisme et pour l’exhorter à ne pas accepter l’argent sale de Puma.

1 – Faites savoir à Raheem Sterling que Puma soutient l’apartheid d’Israël contre les Palestiniens, apartheid que les Sud-Africains disent pire que celui qu’ils ont enduré. (Tweet)

2 – Faites savoir à Raheem Sterling que Puma soutient la politique raciste de l’apartheid d’Israël qui opprime les Palestiniens, les rendant encore plus vulnérables dans une pandémie. (Tweet)

3 – Envoyez le courriel traduit ci-dessous à Raheem Sterling en remplissant le formulaire que vous trouverez à droite de l’écran en cliquant sur ce lien.

Puma a été mis sous une pression croissante afin qu’il mette fin à son soutien à l’occupation militaire d’Israël et à sa politique raciste d’apartheid.

Puma est le principal sponsor de la Fédération de football d’Israël qui regroupe les clubs des colonies illégales israéliennes. Le titulaire exclusif de la licence de Puma en Israël est répertorié dans la base de données des Nations-Unies sur les entreprises actives dans les colonies illégales de peuplement.

Des équipes sportives ont abandonné le sponsoring de Puma et se sont engagées à ne pas rejoindre #PumaFam tant que Puma ne mettra pas fin à sa complicité avec les violations des droits des Palestiniens par Israël.

Cette nouvelle offre de 100 millions d’euros faite par Puma à Sterling aurait provoqué des tensions au sein même de l’entreprise qui a récemment congédié des membres de son personnel en raison de restrictions budgétaires durant la pandémie.

Exhortez Raheem Sterling à rejeter l’offre de Puma aussi longtemps que Puma soutiendra l’apartheid israélien.

Envoyez un courriel à Raheem Sterling l’exhortant à ne pas signer avec Puma tant que Puma soutiendra le racisme

TEXTE DU MESSAGE

Cher Rahim Sterling,

Je suis fan de vos actions, sur le terrain et en dehors. Votre expression courageuse contre le racisme a obligé le monde du football à ouvrir les yeux et en prendre note.

Vous avez dit un jour : « Je suis une personne qui, quand je sens vraiment que quelque chose n’est pas tout à fait juste, je veux en parler. »

C’est à cause de votre position de principe que je vous écris pour vous exhorter à rejeter l’offre de parrainage de Puma.

Puma est le principal parrain de l’Association Israélienne de Football dans laquelle se trouvent des clubs des colonies illégales israéliennes. Ce licencié exclusif de Puma a des branches dans les colonies et figure dans les bases de données de l’ONU sur la liste des sociétés actives dans les colonies illégales.

Selon le droit international, les colonies israéliennes sont des prises illégales de terres qui chassent des familles palestiniennes de chez elles. Elles entassent les Palestiniens dans des villages et des camps de réfugiés densément peuplés et limitent l’accès à l’eau potable et aux soins de santé.

Les colonies illégales d’Israël font partie de sa politique raciste d’apartheid dont des personnalités sud-africaines, y compris l’archevêque Desmond Tutu, ont dit quelle était encore pire que ce qu’ils ont enduré sous le régime d’apartheid de ce pays.

Depuis des décennies, l’apartheid israélien a opprimé les Palestiniens et dénié leurs droits fondamentaux. Maintenant, cette politique raciste rend les familles palestiniennes encore plus vulnérables face à la pandémie.

Dans le monde entier, des fans, des joueurs et des équipes de football ont soutenu l’appel de plus de 200 équipes palestiniennes qui exhortent Puma à mettre fin à sa complicité avec l’apartheid israélien.

La plus grande université de Malaisie a laissé tomber Puma en tant que parrain de son équipe de football pour répondre à l’appel des clubs palestiniens.

Les Forest Green Rovers se sont engagés à ne pas signer avec Puma tant qu’il soutient l’oppression des Palestiniens par Israël. Le président du club a décrit la situation en Palestine comme « la plus grand injustice au monde de toute ma vie ».

L’ancien joueur de Barcelone Oleguer Presas a appelé Puma à mettre fin à son soutien aux colonies illégales israéliennes sur la terre palestinienne.

Vous avez dit aussi un jour : « Je ne veux pas que la prochaine génération de joueurs noirs ait à subir ce mal ». Vos actions ont un rôle important pour que cela n’arrive pas et je me tiens à vos côtés.

Le genre de pression économique et de mesures de reddition des comptes que vous avez défendues pour combattre le racisme sont efficaces et ce sont les mesures que les Palestiniens nous ont demandé de prendre, en solidarité avec eux et leur lutte pacifique pour la liberté, la justice et l’égalité.

Avec votre aide, nous pouvons aider à assurer qu’une autre génération de Palestiniens n’ait pas à grandir sous l’oppression de l’apartheid israélien.

Je vous en prie, rejetez l’offre de parrainage de Puma tant qu’il soutient l’apartheid israélien.

Sincèrement votre,

PRENOM

NOM DE FAMILLE

PAYS

VOTRE E.MAIL

J’aimerais rejoindre la campagne et recevoir par mail les mises à jour du mouvement BDS

ENVOYEZ LE MAIL MAINTENANT

 

Traduction : BP pour BDS FRANCE

Source : BDS Movement




15 citations pour marquer les 15 ans du BDS

Par Mouvement BDS, le 15 juillet 2020

Avec votre soutien, le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens s’est développé dans le monde entier et a joué un rôle sans précédent dans l’isolement du régime israélien d’occupation, de colonisation et d’apartheid dans le monde entier à partir de la base.

Nous espérons que les citations suivantes, faites par des personnalités diverses et éminentes – de la culture, l’université, la politique ainsi que dans les luttes pour la justice sociale et ethnique – sur notre mouvement et la lutte pour les droits des Palestiniens, vous inspireront pour accroître votre soutien au BDS à l’occasion de son 15e anniversaire. Votre don sera une contribution importante pour nous aider à poursuivre la lutte pour la liberté, la justice et l’égalité des Palestiniens.

Les militants palestiniens soutiennent depuis longtemps la lutte du peuple noir contre le racisme. Lorsque j’étais en prison, la solidarité venant de Palestine a été pour moi une source majeure de courage. À Ferguson, les Palestiniens ont été les premiers à exprimer leur solidarité internationale. … Nous avons la profonde responsabilité de soutenir les luttes des Palestiniens.

–Angela Davis, militante sociale noire américaine emblématique, universitaire, féministe et philosophe

Tout comme nous l’avons dit pendant l’apartheid, il était inapproprié pour des artistes internationaux de se produire en Afrique du Sud dans une société fondée sur des lois discriminatoires et l’exclusivité raciale, il serait également inapproprié pour l’Opéra du Cap de se produire en Israël.

–L’archevêque Desmond Tutu, leader sud-africain de la lutte contre l’apartheid et des droits humains, lauréat du prix Nobel

Les campagnes [BDS] menées dans le monde entier représentent le moyen le plus prometteur pour surmonter l’échec des gouvernements du monde à s’opposer à l’intransigeance et aux comportements illégaux d’Israël.

–Stephane Hessel, le regretté survivant franco-allemand de l’Holocauste, diplomate, auteur

Tout comme ce fut le cas pour l’appel international contre l’Afrique du Sud pendant les années d’apartheid, nous sommes convaincus que [BDS] sera efficace pour contribuer à la pression internationale sur Israël afin qu’il abandonne son oppression et l’expulsion de la population indigène.

–Vina Mazumdar, Arundhati Roy, Aijaz Ahmad, Vivan Sundaram, et des dizaines d’autres universitaires et artistes de premier plan qui ont signé l’appel indien au boycott académique et culturel d’Israël

Nous, artistes latino-américains soussignés, déclarons qu’à partir de maintenant nous rejetterons toute invitation qui nous sera faite de nous produire en Israël ou en tout cas financée par ce gouvernement et qui conduirait à la « normalisation » de l’apartheid….

–Lina Meruane (Chili), Jesús Abad Colorado (Colombie), Daniel Devita (Argentine), + 500 artistes latino-américains qui ont signé un engagement pour le boycott culturel d’Israël

La meilleure stratégie pour mettre fin à l’occupation de plus en plus sanglante est qu’Israël devienne la cible du type de mouvement mondial qui a mis fin à l’apartheid en Afrique du Sud.

–Naomi Klein, auteur, militante sociale et cinéaste canadienne à succès

Israël est un État d’apartheid avec plus de 50 lois qui autorisent la discrimination contre le peuple palestinien.

–Mouvement pour les vies noires (US)

Au cours de notre court séjour ici, nous en avons vu et entendu assez pour conclure que l’apartheid renaît ici. Dans sa forme renaissante, il est cependant pire que son prédécesseur. Même pendant les pires jours de l’apartheid, nous n’avions pas de murs pour diviser et contrôler les gens.

–Ahmed Kathrada, le défunt leader sud-africain anti-apartheid, après avoir visité le territoire palestinien occupé

Un de mes héros a toujours été Muhammad Ali. … Ali a toujours été très proche du peuple palestinien, visitant les camps de réfugiés, … et toujours prêt à être une « voix pour les sans-voix ». Je veux être une « voix pour les sans-voix » et je ne peux pas le faire en faisant ce genre de voyage en Israël.

–Michael Bennett, champion américain du Super Bowl, militant

Je ne veux pas franchir la ligne de démarcation établie par la société civile palestinienne, qui a demandé à tous ceux qui veulent changer la situation de ne pas coopérer avec des organisations qui sont en quelque sorte complices de l’État israélien.

–Kamila Shamsie, romancière britannique primée d’origine pakistanaise

Il y a des cas où le simple fait d’ajouter votre nom à un programme de concert peut être interprété comme un acte politique qui résonne plus fort que tout ce qui peut être chanté …

–Elvis Costello, auteur-compositeur-interprète anglais primé

Boycotter, désinvestir et sanctionner sont des solutions pacifiques à la crise qui détruit les maisons et les vies des Palestiniens. … Cela a contribué à faire de l’Afrique du Sud une nation plus juste et plus équitable et cela pourrait opérer en Israël.

–Talib Kweli, rappeur et activiste noir américain primé

Je n’irai pas en Israël pour le moment. J’irai en Israël quand les murs tomberont. J’irai en Israël quand l’occupation aura disparu… J’irai en Israël quand l’Apartheid sera terminé. … Je soutiens le mouvement BDS.

–Mira Nair, cinéaste américano-indienne primée

Les trois principaux objectifs du BDS – la fin de l’occupation, la pleine égalité pour les citoyens arabes d’Israël et le droit au retour des réfugiés palestiniens – sont conformes au droit international…. Nous sommes choqués que des demandes d’égalité et de respect du droit international soient considérées comme antisémites.

–240 universitaires juifs et israéliens, en réponse à l’attaque du Bundestag contre le BDS en 2019

L’UE est déterminée à protéger la liberté d’expression et la liberté d’association conformément à la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, qui est applicable sur le territoire des États membres de l’UE, y compris en ce qui concerne les actions de BDS menées sur ce territoire.

–Federica Mogherini, Vice-présidente de la Commission européenne—2014-2019

 

Traduction : GD pour BDS France

Source : BDS Movement 




BDS@15: Quinze façons de soutenir notre lutte pour la liberté, la justice & l’égalité

Par Palestinian Boycott, Divestment and Sanctions National Committee (BNC), le 23 juin 2020

Tandis que BDS atteint ses 15 ans, voici 15 façons de vous montrer solidaires des Palestiniens. Agissez maintenant !

Quinze ans après son lancement le 9 juillet 2005, le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens s’engage dans une nouvelle étape. Son action est plus urgente que jamais à l’heure où Israël intensifie son nettoyage ethnique graduel des Palestiniens indigènes, en nous asphyxiant dans des bantoustans qui ne cessent de rétrécir.

La dernière fois qu’Israël a annexé des territoires occupés – Jérusalem-Est, qui est palestinienne, et le plateau syrien du Golan – l’Assemblée générale des Nations unies, en 1982, a voté à une écrasante majorité pour des sanctions ciblées contre Israël. Cependant les Nations unies, sous la pression des États-Unis et de l’Union européenne, n’ont pas à ce jour imposé de mesures pour contraindre les responsables à rendre compte de leurs actes et mettre fin au système oppressif d’Israël.

Cette impunité a permis à Israël de consolider ce que des dizaines d’experts des Nations unies en matière de droits humains appellent son “apartheid du 21e siècle”, violant les droits des Palestiniens et prévoyant ouvertement d’annexer de façon officielle de grandes parties de la Cisjordanie occupée.

Au long des 15 dernières années le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens est devenu l’un des mouvements mondiaux pour la justice les plus influents. Nous devons aujourd’hui être encore plus efficaces, plus intersectionnels, plus globaux. Rejoignez-nous pour construire des alliances avec tous les mouvements internationaux qui luttent pour la liberté, la justice et l’égalité pour toutes et tous.

Agissez maintenant :

1. Dénoncez l’apartheid israélien : Organisez des campagnes d’éducation pour dénoncer et condamner l’apartheid israélien et promouvoir des mesures d’obligation de rendre des comptes similaires à celles qui ont été imposées dans le passé contre l’apartheid sud-africain. Défendez au nom de la liberté d’expression le droit d’appeler au BDS contre l’apartheid israélien.

2. Sanctions ciblées : Faites pression sur les parlementaires et les élus afin d’imposer des sanctions ciblées pour faire cesser l’annexion et l’apartheid israélien, notamment en éliminant le commerce militaire, en mettant fin aux accords de libre échange et en interdisant le commerce avec les colonies.

3. Zones sans apartheid (Apartheid Free Zones, AFZ) : Promouvez la création d’AFZ dans votre lieu d’habitation, de vie ou de travail en tant qu’espaces libérés du racisme, du sexisme, de la discrimination, de la domination et de l’oppression, dans l’alliance avec d’autres mouvements pour la justice sociale.

4. Complicité des grandes entreprises : Mobilisez des moyens de pression (y compris le boycott et/ou le désinvestissement) contre les sociétés et banques répertoriées dans la base de données de l’ONU des entreprises impliquées dans les colonies illégales d’Israël ainsi que celles qui devraient y être ajoutées, entre autres CAF, G4S, les sociétés de HP, Elbit Systems, AXA, Caterpillar, Hyundai Heavy Industries, Volvo, Heidelberg Cement, Cemex.

5. Justice raciale et indigène : Soutenez les luttes menées par les Noirs et par les Indigènes pour la justice raciale et les réparations en œuvrant pour la fin du racisme systémique, pour l’investissement auprès des communautés noires, indigènes, de personnes de couleur, de castes inférieures/dalit, pour la démilitarisation et le retrait du financement de la police, pour l’arrêt de la formation des policiers avec l’apartheid israélien.

6. Justice environnementale et climatique : Soutenez les campagnes environnementales visant à des politiques réellement durables et alternatives, et faites cesser notamment les pratiques visant à repeindre en vert l’apartheid israélien sur l’eau et la colonisation de la terre par l’agro-industrie.

7. Luttes des femmes : La justice est toujours une question féministe et par conséquent, la justice en Palestine est une question féministe, et les droits des femmes tiennent une place fondamentale dans notre mouvement. Rejoignez les mouvements menés par des femmes pour la justice de genre et sociale et contre la militarisation.

8. Conseils municipaux éthiques : Promouvez une motion intersectionnelle dans votre conseil local pour qu’il quitte les sociétés d’investissement et/ou d’acquisition impliquées dans des violations des droits humains ou des pratiques racistes, notamment celles qui sont complices de l’apartheid israélien.

9. Communautés de foi & tourisme : Mobilisez votre communauté ou votre église pour qu’elle soutienne et respecte l’appel des Palestiniens en faveur du tourisme/pèlerinage éthique.

10. Boycott culturel : Encouragez les déclarations de personnalités culturelles soutenant la liberté, la justice et l’égalité des Palestiniens et s’engageant à boycotter l’apartheid d’Israël et les institutions culturelles complices de son occupation et de ses violations des droits humains.

11. Boycott universitaire : Promouvez dans votre syndicat d’enseignants, association ou département universitaire une motion soutenant le boycott des institutions universitaires impliquées dans des violations des droits humains, y compris des universités israéliennes. Contactez pacbi@bdsmovement.net en vue d’un soutien.

12. Militantisme étudiant : Organisez des campagnes intersectionnelles pour faire cesser les investissements ou les contrats liant votre établissement à des entreprises nuisant à l’environnement ou impliquées dans des violations des droits humains, entre autres à caractère raciste, y compris israéliennes.

13. Boycott sportif : Rejoignez la campagne mondiale de boycott de Puma en raison de son soutien aux colonies israéliennes illégales. Écrivez au footballeur superstar Raheem Sterling en l’exhortant à ne pas signer avec Puma. Demandez instamment à la Série W (série féminine de courses de voitures) d’écouter les Speed Sisters palestiniennes et de rompre avec Puma.

14. Droits des LGBTQI+ : Travaillez avec des groupes queer pour démasquer et contrer le programme israélien visant à repeindre en rose son violent système d’apartheid. Boycottez la Tel Aviv Pride et exhortez les cinéastes queer à s’engager à ne pas participer à des évènements parrainés par le gouvernement israélien tels que TLVFest.

15. Dons à BDS : En tant que mouvement impulsé par des bénévoles, BDS a besoin du soutien de personnes de conscience partout dans le monde pour résister à l’occupation et à l’apartheid israéliens et contribuer à la lutte palestinienne pour la liberté, la justice et l’égalité.

Traduction : S. pour BDS France

Source : BDS Movement




Pourquoi soutenir le mouvement BDS ?

Par le Comité national palestinien du BDS (BNC), le 9 juillet 2020

Voici 15 raisons de soutenir le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens à l’occasion de son 15e anniversaire :

1- Parce que le BDS est un appel éthique de la plus grande coalition de Palestiniens vivant sous l’occupation militaire, l’apartheid israélien et le déni du droit des réfugiés.

2- Parce que ça marche le BDS !

3- Parce que je crois en un monde avec des droits égaux pour tous et non des privilèges pour certains.

4 – Parce que j’étais contre l’apartheid en Afrique du Sud et que je n’accepterai pas l’apartheid en Palestine.

5- Parce que mon gouvernement, ainsi que les entreprises et les institutions basées dans mon pays, sont complices des crimes d’Israël contre les Palestiniens.

6 – Parce que je suis contre toute forme d’oppression et de discrimination.

7 – Parce que je veux mettre fin à la complicité des entreprises dans les violations des droits de l’homme.

8 – Parce que je soutiens les droits de tous les peuples autochtones, dont les Palestiniens, sur leurs terres ancestrales, leur patrimoine culturel et leurs ressources naturelles.

9 – Parce que, tout comme le BDS, je soutiens la lutte mondiale contre le racisme sous toutes ses formes.

10 – Parce que je crois au pouvoir des peuples pour changer le monde.

11 – Parce que je m’oppose au blanchiment rose [pinkwashing] , à l’écoblanchiment [greenwashing], au blanchiment par la foi, au blanchiment par le sport, au blanchiment par l’art, ou à toute autre forme de blanchiment de l’apartheid israélien.

12 – Parce que je crois qu’aucun État, y compris Israël, ne devrait bénéficier de l’impunité pour avoir violé le droit international et les droits humains.

13 – Parce que la libération des Palestiniens est organiquement liée aux luttes menées dans mon pays pour la justice en faveur des indigènes, la justice sociale, raciale, économique, de genre et climatique.

14 – Parce que je souscris aux paroles de Martin Luther King selon lesquelles les boycotts conformes à l’éthique impliquent « le retrait de notre coopération d’un système pervers » et c’est une obligation morale fondamentale.

15 – Parce que je ne peux pas et ne veux pas rester silencieux pendant qu’Israël perpétue des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, comprenant l’apartheid, le nettoyage ethnique, les punitions collectives, la détention de prisonniers de conscience et le blocus et les massacres à Gaza.

Traduction : GD pour BDS France

Source : BDS Movement




A Toulouse, le CRIF promet de s’en prendre à l’ordre public

BDS France Toulouse (Boycott – Désinvestissements – Sanctions) tient à manifester son soutien au Collectif Palestine Vaincra quant aux propos tenus par M. Franck Touboul, président du CRIF Midi-Pyrénées, dans un article complaisant de La Dépêche paru le 3 juillet, suite au rassemblement unitaire pacifique du 1er juillet. Appelé par 24 organisations, ce rassemblement s’opposait au projet d’annexion de la Cisjordanie par Israël.

Est-il nécessaire de rappeler les principes fondamentaux de notre pays, la France, parmi lesquels figurent la liberté d’expression et la liberté de manifester ?

Est-il nécessaire de rappeler la décision à l’ unanimité de la Cour Européenne des Droits de l’Homme du 11 juin 2020 en faveur des militant.e.s BDS, qui souligne que « les actions et les propos reprochés aux requérants concernaient un sujet d’intérêt général, celui du respect du droit international public par l’Etat d’Israël et de la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés, et s’inscrivaient dans un débat contemporain, ouvert en France comme dans toute la communauté internationale. », et qu’ils « relevaient de l’expression politique et militante » ?

Est-il nécessaire d’expliquer à M. Touboul que menacer de laisser « intervenir les militant.e.s de [sa] communauté pour démonter [les] stands » de CPV en vue de créer un « trouble à l’ordre public » – pour obtenir une interdiction préventive – est une incitation à la violence ? M. Touboul en chef de gang annonçant que ses crimes vont payer ? C’est ahurissant !

Enfin est-il nécessaire de rappeler que critiquer l’État d’Israël, état colonial état d’apartheid, pour ses innombrables violations du droit international en Palestine ne relève en rien d’un supposé antisémitisme mais bel et bien d’une expression politique et militante en faveur du respect des droits à l’auto-détermination des Palestinien.ne.s ?

OUI ! IL EST NECESSAIRE DE LE RAPPELER
LA LIBERTE D’EXPRESSION EST UN DROIT

Notre association, BDS France Toulouse, participante du rassemblement du 1er juillet, étudiera avec les autres organisations les réponses à apporter aux propos publiés par La Dépêche. Mais que le CRIF le sache : notre combat pour l’abolition du régime d’apartheid contre les Palestinien.ne.s ne va pas faiblir.

BDS France Toulouse, le 6 juillet 2020




Montpellier : 18 organisations manifestent contre « l’annexion » et l’apartheid israélien !

Malgré l’interdiction de la manifestation contre l’Annexion de la Palestine par Israël du samedi 27 juin et malgré les pressions suite à la déclaration de manifestation pour le 4 juillet, 18 organisations (Assos, syndicats et partis) ont défilé pour affirment leur opposition à « l’Annexion » et à l’apartheid israélien !

C’est une  victoire !

– Pour le mouvement social montpelliérain qui dans un contexte où l’état d’urgence sanitaire n’est qu’un alibi pour museler toute tentative de révolte a réussi à imposer et reconquérir sur le terrain son droit d’expression et de manifestation.

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– Pour la Campagne BDS France et son comité local qui depuis 2015, suite aux pression du CRIF et de la LICRA, résistent à un harcèlement  judiciaire sélectif, abusif et à une répression féroce de la part de la Ville de Montpellier et de la Préfecture de l’Hérault. PV, auditions au commissariat, procès, bris de chapiteau, confiscation de chapiteau et de matériel (tables), rappels à la loi etc. sont le quotidien des militant.e.s BDS France Montpellier. Ce retour dans l’espace public est le fruit d’une résistance sans faille.

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– Pour le mouvement BDS Palestinien qui à travers ses trois revendications fondamentales (Fin de la colonisation, retour des réfugiés et égalité pour les palestiniens d’Israël) fait de l’apartheid israélien et de sa disparition l’objectif principal en vue d’accéder à l’autodétermination du peuple palestinien, c’est la satisfaction de voir que la question de l’apartheid et son ciblage est portée par le mouvement de solidarité et gagne en centralité.

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Capture d’écran 2020-07-05 à 09.04.25L’intervenant de BDS France Montpellier terminait son intervention introductive de la manifestation par ces mots :

Je voudrais attirer l’attention du mouvement social sur l’apartheid israélien et sur la légitime et nécessaire inclusion de la lutte contre l’apartheid israélien dans les luttes actuelles contre le racisme. Le racisme est à la base de la colonisation et de toutes les formes de domination et d’inégalités sociales, de sexe, de genre etc. L’apartheid est une des applications les plus violente et les plus inhumaine du racisme.

Le comité national BDS Palestinien nous appelle à mobiliser toutes les femmes et tous les hommes épris de justice contre l’apartheid. Il nous appelle à créer partout des « Zones libres d’apartheid israélien» (ZLAI) c’est à dire des zones où les acteurs de la société civile, les partis et syndicats mais aussi les élus, s’engagent à ne pas commercer ni échangera à quelque niveau que ce soit avec l’apartheid israélien.

Aujourd’hui la question du boycott d’Israël et de sa prétendue « illégalité » vient d’être tranchée sans appel par la Cour Européenne des droits de l’Homme. La France vient d’être condamnée pour atteinte à la liberté d’expression et le droit à l’appel au boycott pour motifs politique a été reconnu. Aussi nous allons reprendre nos actions de Boycott !

Nous vous contacterons prochainement et nous espérons que dans ces conditions du droit au boycott vous serez nombreuses et nombreux à répondre à cet appel pour faire de Montpellier une « zone libre d’apartheid israélien ».

Pour toutes ces raisons la manifestation a spontanément renoué avec l’ambiance combattive des manifs « Palestine » à la grande joie des participant.e.s. Renoué aussi avec la solidarité du Sud, puisque étaient représenté.e.s des militant.e.s de Nîmes, Béziers, Avignon et même Pierrelate !

 

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Une partie de la manifestation devant la préfecture

Devant la préfecture quelques un.e.s des signataires ont pris la parole :

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Alban, Libre pensée Montpellier

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Martine, NPA 34

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Valérie, UJFP Montpellier

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Linda, Comité Béziers

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Françoise, Arrêt du Nucléaire 34

Au retour Place de la comédie dernière prise de parole et appel à s’inscrire sur les listes pour recevoir les infos BDS et les invitations pour les actions à venir.

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Manu, BDS France Montpellier

Dernière information:

Une semaine avant les élections municipales (donc avant de savoir qui serait le maire élu) le MAN Montpellier a déposé une demande d’autorisation de stand place de la comédie en « Solidarité avec la Palestine ».




Des dirigeants d’Amérique latine soutiennent l’appel à des sanctions contre Israël

Par Palestinian BDS National Committee (BNC) / Latin America, le 3 juillet 2020

Les ex-présidents Dilma Rousseff, Lula da Silva, Evo Morales, José Mujica, Rafael Correa parmi 320 personnalités publiques soutenant l’appel palestinien à des sanctions pour mettre fin à l’annexion et à l’apartheid d’Israël.

Les anciens présidents d’Amérique latine Dilma Rousseff (Brésil), Lula da Silva (Brésil), Evo Morales (Bolivie), Ernesto Samper (Colombie), Rafael Correa (Équateur), José Mujica (Équateur) et Fernando Lugo (Paraguay) figurent parmi les 320 personnalités d’Amérique latine qui ont signé une déclaration rendue publique hier appelant à des sanctions contre Israël en réponse au projet d’annexion de jure par Israël du territoire palestinien occupé et à son annexion de facto et apartheid actuels.

D’autres signataires renommés sont les chanteurs brésiliens Chico Buarque et Caetano Veloso et le lauréat argentin du prix Nobel pour la paix Adolfo Pérez Esquivel.

La déclaration fait partie de l’initiative sud-africaine pour unifier le soutien mondial du Sud (d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine) à l’appel de la société civile palestinienne pour des sanctions en réponse à l’annexion formelle projetée par Israël.

En juin, les signataires sud-africains de la même déclaration ont été rendus publics. Parmi les appuis sud-africains de premier plan de la déclaration figurent l’ancien président d’Afrique du Sud Kgalema Motlanthe ; l’ancien ministre du gouvernement de Mozambique Oscar Monteiro ; l’ancienne Haut-commissaire des Nations Unies pour des droits humains Navi Pillay ; le Secrétaire-général de la fédération sud-africaine des syndicats Zwelinzima Vavi ; la vice-secrétaire générale de l’ANC Jessie Duarte ; le ministre de l’enseignement supérieur et secrétaire du parti communiste sud-africain Blade Nzimande ; le secrétaire général du syndicat national des travailleurs de la métallurgie d’Afrique du Sud Irvin Jim ; et l’ancienne Commissaire de la Commission des droits humains Pregs Govender.

La déclaration dit :

« La gravité croissante des violations d’Israël et son impunité nous obligent à répondre à l’appel de la majorité écrasante des organisations de la société civile palestinienne. […] Nous appuyons l’appel palestinien au bannissement du commerce des armes et de la coopération militaire et de sécurité avec Israël ; à la suspension des accords de libre échange avec Israël ; à l’interdiction du commerce avec les colonies israéliennes illégales et à la reddition de comptes des individus et des acteurs institutionnels complices de l’occupation israélienne et de son régime d’apartheid. Nous nous engageons à travailler dans le cadre de nos structures nationales respectives pour promouvoir la mise en œuvre de ces mesures. »

La déclaration appelle à la réactivation du Comité spécial des Nations Unies contre l’apartheid, qui a en fonction pour la dernière fois pendant l’ère de l’apartheid en Afrique du Sud, avec l’objectif de mettre fin aux politiques d’apartheid d’Israël ciblant le peuple palestinien.

L’ancien ministre brésilien des Affaires étrangères et de la Défense, Celso Amorim, un des signataires de la déclaration, a dit :

« L’annexion de territoire palestinien que se propose de mener Israël n’est pas seulement un délit contre le droit international et une menace pour la paix, c’est une attaque contre les femmes et les hommes qui luttent contre le colonialisme et l’apartheid. La voix du Sud doit être entendue ! »

Dans une initiative parallèle, la société civile sud-africaine en solidarité avec la Palestine organise une manifestation en ligne samedi 4 juillet, avec Noura Erakat, avocate palestinienne des droits humains et professeure ; le co-fondateur de BDS Omar Barghouti ; un député de l’ANC Mandla Mandela, le petit-fils de Nelson Mandela ; Rajmohan Gandhi, le petit-fils de Mahatma Gandhi ; la militante sud-africaine Phakamile Hlubi Majola ; Celso Amorim, ancien ministre brésilien des Affaires étrangères et de la Défense ; Karol Cariola, députée chilienne et d’autres.

Traduction : CG pour BDS France

Source : BDS Movement 

 

 




Les Palestiniens renouvellent leur appel à des sanctions ciblées pour mettre fin à l’annexion israélienne

Par Palestinian BDS National Committee (BNC), le 1er juillet 2020

Tandis qu’Israël retarde la réalisation de son plan, des dizaines d’organisations de la société civile palestinienne affirment que l’annexion et l’apartheid pratiqués en permanence par Israël imposent des sanctions internationales.

1er juillet 2020 – Tandis que le gouvernement israélien d’extrême-droite gardait aujourd’hui le silence sur le plan annoncé précédemment, qui devait entamer le 1er juillet l’annexion officielle du territoire palestinien occupé, des dizaines d’organisations de la société civile palestinienne représentant la majorité absolue de la société civile palestinienne ont lancé un appel à l’action, et non à la seule rhétorique, pour mettre fin à l’annexion et au régime d’apartheid mis en œuvre discrètement depuis des décennies par Israël à l’égard des Palestiniens.

(Déclaration faite aujourd’hui par la société civile palestinienne)

Ces organisations demandent à nouveau avec force que la communauté internationale “impose des sanctions légitimes, ciblées et immédiates à Israël en réponse à l’annexion, à l’occupation militaire illégale et au régime d’apartheid basé sur la discrimination raciale, la ségrégation et l’expansion territoriale qui est inscrit dans la législation israélienne.”

La déclaration a été publiée par le Palestinian Human Rights Organizations Council (PHROC, Conseil des organisations palestiniennes de défense des droits humains), qui représente onze organisations palestiniennes de défense des droits humains. D’autres signataires initiaux de cette lettre comprennent les principaux syndicats palestiniens, des organisations féminines de masse et le Palestinian NGO Network (PNGO, Réseau des ONG palestiniennes), qui représente 69 organisations non gouvernementales palestiniennes.

La déclaration de la société civile palestinienne unie souligne qu’Israël a retardé aujourd’hui la réalisation de son plan en raison d’un choix stratégique : “En gardant le silence, Israël espère réduire au silence les mobilisations mondiales ayant poussé la communauté internationale à envisager de prendre des mesures pour le contraindre à rendre des comptes, et préserver sa propre impunité.”

La déclaration mentionne des affirmations claires émanant de plusieurs experts de haut niveau concernant l’illégalité de l’annexion de facto et de jure du territoire palestinien occupé (TPO). La Haute-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Michelle Bachelet, a déclaré : “L’annexion est illégale. Point final. Toute annexion. Qu’il s’agisse de 30% de la Cisjordanie ou de 5%”. Des centaines de juristes internationaux se sont exprimés en ces termes : “L’annexion de facto entraîne les mêmes conséquences légales que l’annexion de jure”. Pour plus d’un millier de parlementaires européens, “L’absence de réponse adéquate [à l’annexion israélienne] encouragerait d’autres États ayant des revendications territoriales à ne pas respecter les principes fondamentaux du droit international”, tandis que des dizaines d’experts de l’ONU ont affirmé que l’annexion officielle par Israël d’une partie du territoire palestinien occupé, qui s’est produite à Jérusalem occupée en 1980 et peut encore se produire dans d’autres parties du TPO, cristallise un “apartheid du 21e siècle”.

La société civile palestinienne a renouvelé son appel uni de mai adressé à tous les États et organisations internationales pour leur enjoindre de respecter leurs obligations légales en mettant immédiatement en œuvre les mesures suivantes :

1. Interdiction du commerce des armes et de la coopération en matière militaire et de sécurité avec Israël.

2. Suspension des accords de commerce et de coopération avec Israël.

3. Prohibition du commerce avec les colonies israéliennes illégales et cessation des relations d’affaires avec les entreprises des colonies israéliennes illégales.

4. Enquêtes et poursuites à l’égard des individus et des sociétés responsables de crimes de guerre/crimes contre l’humanité dans le contexte du régime israélien d’occupation illégale et d’apartheid.

5. Soutien aux efforts engagés aux Nations unies pour reconstituer le Comité spécial des Nations unies contre l’apartheid et le Centre des Nations unies contre l’apartheid, afin d’enquêter sur l’apartheid israélien.

 

Traduction : SM pour BDS France

Source : BDS Movement




Plus de 250 Sud-Africains éminents appellent à des sanctions pour arrêter l’annexion

Par South African BDS Coalition / South Africa, le 18 juin 2020

 

Parmi les principaux signataires de l’appel des pays du Sud figurent l’ancien président sud-africain Kgalema Motlanthe, l’ancien ministre mozambicain Oscar Monteiro, l’ancienne Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme Navi Pillay, le secrétaire général de la Fédération sud-africaine des syndicats Zwelinzima Vavi et l’ancien commissaire de la Commission sud-africaine des droits de l’homme Pregs Govender.

Ces dernières semaines, le monde a manifesté sa solidarité avec les habitants des États-Unis d’Amérique qui expriment leur indignation face au racisme systémique et au meurtre brutal de Noirs par la police états-unienne. L’appel de ralliement « Black Lives Matter » a attiré des centaines de milliers de personnes dans les rues du monde entier au milieu d’une pandémie où les gens sont censés s’éloigner physiquement. Grâce à cette mobilisation de masse, un point de basculement a été atteint dans la lutte pour l’égalité aux États-Unis. Dans le même temps, un nombre croissant de Sud-Africains ont exprimé leur choc et leur indignation face aux nombreux cas de brutalité policière dans leur pays, y compris, plus récemment, le meurtre de Collins Khosa, Sibusiso Amos, Ntando Elias Sigasa, Adane Emmanuel et d’autres.

Cependant, la même violence systémique contre les Palestiniens a constamment été négligée. Selon le journal israélien Haaretz, « quelques jours après le meurtre sauvage de George Floyd, samedi matin, dans la vieille ville de Jérusalem, Eyad Hallaq, un autiste de 32 ans, se rendait au centre Elwyn pour personnes handicapées. Les agents de la police des frontières ont déclaré qu’ils croyaient qu’il tenait une arme – il n’y en avait pas – et lorsqu’ils ont crié pour qu’il s’arrête, il s’est mis à courir. La peine était la mort. La police des frontières, la plus brutale de toutes les unités, ne connaît pas d’autre moyen de maîtriser un Palestinien autiste en fuite que de l’exécuter. Ces agents lâches de la police des frontières ont tiré une dizaine de balles sur Hallaq alors qu’il fuyait, jusqu’à ce qu’il meure. C’est toujours comme ça qu’ils agissent. C’est ce qu’ils ont été entraînés à faire ». Eyad est l’un des nombreux Palestiniens innocents qui ont été brutalement tués par les forces israéliennes, mais son meurtre et celui de milliers d’autres Palestiniens ont été accueillis par un silence assourdissant.

Il est temps que la communauté internationale démontre qu’elle n’ignore pas la souffrance des Palestiniens, qui sont les principales victimes du racisme et des injustices systémiques d’Israël depuis des décennies, et dont l’oppression est sur le point de s’intensifier encore.

Le gouvernement de Benjamin Netanyahu, en violation flagrante du droit international, menace le 1er juillet de commencer l’annexion d’une grande partie du territoire palestinien en Cisjordanie – avec le soutien de l’administration Trump et la complicité de l’Union européenne (UE). Depuis 72 ans, Israël a systématiquement sapé le droit international en toute impunité par le vol, la colonisation et l’annexion de biens et de territoires palestiniens, à la fois de jure, comme pour Jérusalem-Est en 1967 et le plateau du Golan syrien en 1982, et de facto par une matrice de colonies illégales, d’infrastructures de colonisation et du mur d’apartheid en Cisjordanie.

Cette annexion prévue de 30 % de la Cisjordanie et de la vallée du Jourdain sera l’aboutissement d’années de vol et d’occupation progressive par l’appropriation de terres, le déplacement forcé de la population palestinienne et l’installation d’Israéliens dans les territoires occupés. La poursuite de l’oppression des Palestiniens a été facilitée par l’imposition d’un régime d’apartheid de discrimination raciale, de ségrégation et d’expansion territoriale qui est inscrit dans le droit interne israélien.

Les syndicats, les organisations de la société civile palestinienne et les groupes de défense des droits de la personne affirment que « l’annexion imminente est un test politique décisif pour la communauté internationale et pour sa capacité à faire respecter le droit international ». Ceci est exprimé dans une récente déclaration : « Palestinian Civil Society Calls for Effective Measures by all States to Stop Israel’s Illegal Annexation of the Occupied West Bank and Grave Violations of Human Rights » (« La société civile palestinienne demande que tous les États prennent des mesures efficaces pour mettre fin à l’annexion illégale de la Cisjordanie occupée par Israël et aux graves violations des droits de la personne »). En réponse à cet appel, la déclaration de la coalition sud-africaine pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions (SA BDS) a reçu l’aval de plus de 250 éminents Sud-Africains, sur la base de celle préparée par les organisations de la société civile palestinienne. En outre, alors que cette déclaration avait été initiée par les dirigeants sud-africains, des déclarations de soutien ont également commencé à arriver du reste du continent. Nous sommes honorés d’inclure ici aussi les premiers noms d’autres dirigeants africains. La déclaration appelle le gouvernement sud-africain à mener une campagne au sein des Nations unies (ONU) pour imposer des contre-mesures et des sanctions contre Israël pour ses violations des principes fondamentaux du droit international, son déni des droits des Palestiniens à l’autodétermination et son annexion violente et forcée du territoire palestinien.

Parmi les signataires figurent des membres retraités et actuels du pouvoir judiciaire, le vice-président de l’Assemblée nationale, des chefs religieux, d’anciens vice-chanceliers d’université et d’autres toujours en poste, d’anciens ministres, des vétérans de la lutte de libération, des généraux militaires à la retraite, dont un ancien commandant de la South African National Defence Force (SANDF), des universitaires de haut niveau, des militants, des défenseurs des droits de la personne, des leaders communautaires, des membres du monde des affaires, des militants des arts et de la culture, des journalistes et d’anciens prisonniers politiques. Parmi les principaux signataires figurent Kgalema Motlanthe (ancien président de la RSA), Oscar Monteiro (ancien ministre du Mozambique), S’bu Zikode (président d’Abahlali baseMjondolo), Makoma Lekalakala (militant pour l’environnement), Zak Yacoob (juge retraité de la Cour constitutionnelle d’Afrique du Sud), Pregs Govender (ancien commissaire à la Commission des droits de l’homme de l’Afrique du Sud, ancien député), Navi Pillay (ancienne Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme), Leigh-Ann Naidoo (militant, athlète olympique), Zwelinzima Vavi (secrétaire général de la Fédération sud-africaine des syndicats) et Irvin Jim (secrétaire général de l’Union nationale

des métallurgistes d’Afrique du Sud), parmi beaucoup d’autres. La déclaration appelle le gouvernement sud-africain et l’Union africaine, dont le président Cyril Ramaphosa assure actuellement la présidence, à déployer tous leurs efforts pour que les gouvernements africains remplissent leurs obligations en vertu du droit international et pour montrer qu’ils soutiennent la justice, les droits de la personne et la libération des Palestiniens en :

· assurant l’adoption d’une résolution à l’Assemblée générale des Nations unies (AGNU) qui renouvelle la demande de sanctions ciblées contre Israël et fournisse les moyens de les mettre en œuvre, y compris un boycott de tous les produits provenant des colonies illégales, la suspension des accords commerciaux avec Israël et un embargo militaire, comme contre-mesures pour mettre un terme à son annexion du territoire palestinien occupé et à ses autres violations flagrantes du droit international – à l’instar des mesures adoptées à plusieurs reprises par l’AGNU et le Conseil de sécurité des Nations unies contre l’Afrique du Sud de l’apartheid, qualifiant l’apartheid de crime contre l’humanité et de menace grave pour la paix et la sécurité internationales,

· faisant campagne pour l’activation du Comité spécial de l’ONU sur l’apartheid en réponse aux politiques israéliennes envers les populations autochtones de Palestine,

· garantissant l’efficacité et la mise à jour régulière de la base de données des Nations unies sur les entreprises impliquées dans les activités de colonisation illégale d’Israël,

· soutenant l’enquête de la Cour pénale internationale sur les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité perpétrés par Israël dans les territoires palestiniens occupés.

En tant que Sud-Africains qui avons une longue et glorieuse histoire de lutte pour la libération nationale, la liberté et la démocratie, et contre le colonialisme et l’apartheid, nous élevons nos voix et nos poings en profonde solidarité avec le peuple palestinien dans sa quête de libération et d’autodétermination, un peuple qui a souffert pendant plus de sept décennies de l’apartheid, de l’occupation et de la colonisation alors que le monde regardait et permettait les violations du droit international et des droits de la personne. Nous, les soussignés, avec des dirigeants éminents du Sud, ne permettrons pas à Israël, en partenariat avec le régime Trump, de triompher contre la justice et le droit international. À une époque où le monde met en évidence le racisme et l’héritage de l’esclavage et du colonialisme, où les icônes coloniales sont détruites par les actions de citoyens « gatvol » (exaspérés) devant un ordre mondial qui tolère l’injustice contre les pauvres et les vulnérables, nous poursuivrons sans relâche la lutte du peuple palestinien pour sa libération du racisme, de l’occupation, du colonialisme et de l’apartheid. C’est une lutte, avec celle d’autres groupes opprimés comme les Noirs aux États-Unis, dont le caractère définit l’éthique et la moralité de notre temps. Nous nous tiendrons du bon côté dans cet affrontement !

Pour une liste complète des signataires, voir ici.

Traduction : MUV pour BDS France

Source : BDS Movement et SA-BDS




Message aux actionnaires à l’occasion de l’assemblée générale d’AXA

L’assemblée générale annuelle des actionnaires d’AXA devait avoir lieu ce jour. Nous avions prévu de diffuser aux actionnaires l’appel publié ci-dessous. Mais nous avons appris que cette assemblée générale a eu lieu … sans la présence physique des actionnaires. C’est pourquoi nous avons néanmoins tenu à nous afficher sur la photo ci-jointe, pour confirmer la permanence de notre engagement pour qu’AXA se désinvestisse de toute complicité avec les violations du droit international par l’Etat d’Israël.

Par BDS France, le 30 juin 2020

Chers actionnaires d’AXA,

Lors des assemblées générales d’AXA de 2017, 2018 et 2019, nous vous avons informés des manquements graves d’AXA à ses propres directives déontologiques concernant sa politique d’investissement en rapport avec les violations très graves du droit international par l’État d’Israël, violations qui risquent d’être accentuées très prochainement par l’annexion par Israël d’une grande partie de la Cisjordanie.

Suite à nos interpellations, AXA a diminué certains investissements complices de ces violations, mais la réalité reste préoccupante. En effet :

1) AXA a investi dans les cinq plus grandes banques israéliennes : Bank Hapoalim, Bank Leumi, First International Bank of Israel, Israel Discount Bank et Mizrahi Tefahot Bank. Or non seulement ces banques figurent parmi les entreprises enregistrées dans la base de données de l’O.N.U. en tant qu’entreprises finançant la colonisation israélienne, mais de plus AXA a, au cours de l’an dernier, triplé ses investissements directs dans les banques : Bank Leumi, Israel Discount Bank et Mizrahi Tefahot Bank

2) AXA détient encore 9% du capital de la société Equitable Holding, une filiale périphérique qui possède 157 millions de dollars d’investissement dans la société d’armement Elbit Systems, entreprise israélienne d’armement majeure, connue pour son utilisation et ses exportations d’armes testées contre la population palestinienne et pour sa production de bombes à sous-munitions et au phosphore blanc, déclarées illégales par la Convention sur les armes à sous-munitions en 2010. Par contre AXA s’est séparé en 2020 de ses dernières participations directes au capital d’Elbit Systems, ce dont nous nous félicitons.

 

Depuis 2017, nous demandons au conseil d’administration d’AXA de se débarrasser de ces investissements, qui ternissent gravement l’image de l’entreprise. La direction d’AXA continue de nier la réalité de ces investissements, et dans le même temps, elle affirme qu’ils ne sont pas problématiques, ce qui est contradictoire. La réputation d’AXA est entachée par le maintien de ces investissements qui portent atteinte aux droits des Palestiniens. L’image d’AXA ne pourra que se détériorer si elle continue de se rendre complice des violations des droits des Palestiniens, alors même qu’AXA se déclare fière de financer à présent des recherches contre le Covid-19.

Si AXA se soucie ainsi de la vie des gens, elle ne devrait pas être complice des crimes contre un peuple et investir dans des financements qui servent à tuer des Palestinien.ne.s et d’autres populations.

De plus en plus d’entreprises font le choix de se défaire de l’apartheid israélien. Des fonds de pension comme PGGM aux Pays-Bas, FDC au Luxembourg, ont vendu leurs parts dans les banques israéliennes il y a quelques années. Fin 2018, la banque britannique HSBC s’est également retirée du capital d’Elbit Systems.

Vous, actionnaires d’AXA, avez le pouvoir d’exiger d’AXA qu’elle se désinvestisse des entreprises israéliennes impliquées dans l’apartheid israélien, et notamment des banques israéliennes qui financent la colonisation et qui refusent de reconnaître les droits humains des Palestiniens et nuisent aux intérêts d’AXA et à ses propres directives déontologiques.

Coalition Stop AXA Assistance to Israeli Apartheid stop.axa.assistance.apartheid@gmail.com

(IPNS – Ne pas jeter sur la voie publique) – Le 30 juin 2020




Angela Davis et des militants du monde entier s’opposent aux injustices mises à nu par la COVID-19

Par le Comité National Palestinien BDS (BNC), le 24 juin 2020

Davis propage la solidarité avec Désirée Bela-Lobedde, Sônia Guajajara, Noura Erakat, Ronnie Kasrils, Kavita Krishnan et d’autres, sur une musique de Thurston Moore

Dans une nouvelle vidéo du 24 juin, dix sept militants de premier plan pour la justice raciale, des environnementalistes, des syndicalistes, des féministes, des artistes et des universitaires du monde entier appellent à la solidarité, afin de construire un monde plus juste et plus décent et de vaincre le racisme et d’autres injustices mises à nu par la COVID-19.

La vidéo a été réalisée par le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) à direction palestinienne, qui vise la liberté, la justice et l’égalité pour le peuple palestinien.

Elle met en lumière comment la pandémie de COVID-19 a eu un impact disproportionné sur les communautés opprimées dans le monde. Des militants de premier plan se sont rassemblés sur la vidéo pour manifester leur opposition au racisme, à l’autoritarisme, à l’état de guerre, au déni des droits humains et au capitalisme désastreux qui ont rendu la COVID-19 aussi dévastatrice et qui ont accru la répression mondiale, dont celle des puissantes manifestations de Black Lives Matter en cours aux États Unis. Pour combattre ces forces d’oppression, ils unissent leurs voix dans un appel à #Répandrelasolidarité et lutter pour la justice raciale, économique, de genre, indigène, sociale et climatique.

Les dirigeants qui apparaissent sur la vidéo sont la militante pour la justice sociale et universitaire Angela Davis ; l’Afro-féministe d’Espagne Desirée Bela-Lobedde ; la dirigeante de l’Association Brésilienne des Peuples Indigènes, Sônia Guajajara ; l’universitaire palestino-américaine, avocate des droits humains, Noura Erakat ; l’éducateur, cofondateur du mouvement Black Lives Matter, Patrisse Cullors ; l’ancien ministre du gouvernement sud-africain et leader de l’ANC du temps de l’apartheid, Ronnie Kasrils ; la dirigeante de l’Association des Femmes Progressistes de Toute l’Inde, Kavita Krishnan ; le militant des droits humains égyptien, Mohammad Ghannam ; la journaliste et jeune militante de Palestine, Janna Jihad ; Antonio Lisboa de la Centrale Unique des Travailleurs (CUT), la fédération brésilienne des syndicats de travailleurs ; Erika Mendes, des Amis de la Terre du Mozambique ; Lucia Ortiz des Amis de la Terre du Brésil ; le militant LGBTQIA+ et directeur du festival de cinéma pour les droits humains, Hyun Lego Park de Coré e du Sud ; le militant BDS du Koweït, Yousef Shamsah ; et Franco Uda de l’agence italienne de promotion sociale ARCI.

Les artistes et militants palestiniens Remi Kanazi et Rafeef Ziadah ont été les voix de la vidéo sur une musique de Thurston Moore, le fondateur de Sonic Youth.

La vidéo souligne que la justice va exiger de faire passer les gens avant les profits et de revoir partout les priorités pour désinvestir du complexe militaro-sécuritaire et investir dans la santé, l’éducation, la préservation du climat, des emplois décents et une véritable sécurité humaine.

Apoorva PG, le coordonnateur du Comité National BDS pour l’Asie du Sud-Est a dit :

Comme les Noirs Américains et d’autres communautés en détresse de par le monde se mobilisent pour mettre fin au racisme et à la répression, cette vidéo a pour but d’aider à envisager la justice, la dignité et l’égalité pour tous et à travailler pour les réaliser. Nous pensons que la lutte des Palestiniens pour la liberté et la justice est imbriquée dans les luttes pour la justice d’autres communautés dans le monde. La crise de la COVID-19 met en évidence ces intersections et offre l’occasion d’une mobilisation mondiale pour la justice raciale, indigène, sociale,  économique, de genre et climatique.

Traduction : SF pour BDS France

Source : BDS Movement 




Exhortez Cara Delevingne pour qu’elle prenne position pour la justice à Puma

Par Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI), le 25 juin 2020

Agissez pour exhorter l’ambassadrice de la marque Puma et de l’égalité pour tous, Cara Delevingne, à se joindre à toutes celles et ceux qui, dans le monde, demandent à Puma de mettre fin à son soutien au régime raciste d’apartheid d’Israël qui opprime les Palestiniens.

L’actrice et mannequin britannique, Cara Delevingne, est connue pour utiliser sa plate-forme pour la défense de la justice et de l’égalité pour tous.

Elle est une défenseuse des droits LGBTQIA+ et de la justice de genre.

Elle a condamné le racisme institutionnalisé, se joignant ce mois-ci aux manifestations de Black Lives Matter (Les vies noires comptent) à Los Angeles, et se faisant l’écho des appels à #DefundPolice.

Elle a établi des parallèles entre le soulèvement mondial d’aujourd’hui, conduit par les Noirs contre le racisme, et le soulèvement de Stonewall du 27 juin 1969, où une femme noire, transgenre, Marsha P. Johnson, a conduit la révolte contre le harcèlement et la violence de la police à l’encontre des communautés homosexuelles.

Remercions Cara Delevingne, ambassadrice de marque pour Puma, d’avoir plaidé pour la justice et exhortons-la à nous rejoindre pour dire à Puma de mettre fin à son soutien à l’apartheid israélien.

Exhortez Cara Delevingne pour qu’elle transmette à Puma son message de justice et d’égalité pour tous. (tweet)

Puma soutient les colonies de peuplement illégales israéliennes qui obligent les familles palestiniennes à quitter leurs maisons. Les colonies sont des confiscations et expropriations de terres et elles sont illégales en vertu du droit international. Elles volent aux Palestiniens leurs ressources naturelles et elles créent des obstacles à leur accès à l’eau potable et aux services médicaux, les rendant encore plus vulnérables en cas de pandémie.

C’est un apartheid.

Cara Delevingne a récemment publié une collection spéciale « De Puma avec amour » pour le Mois de la fierté.

Il n’y a aucune fierté dans un apartheid. Il n’y a pas d’amour quand on nie les droits fondamentaux de tout un peuple à cause de ce qu’il est.

Cara Delevingne se dit « fière de faire partie d’une génération qui lutte sans relâche pour l’égalité ».

Exhortez Cara Delevingne à porter la lutte pour l’égalité jusque chez Puma. (tweet)

Cara Delevingne a voix au chapitre chez Puma.

Alors qu’Israël fait avancer ses plans imminents pour annexer en toute illégalité des parties du territoire palestinien occupé, et notamment les colonies de peuplement illégales que soutient Puma, nous avons besoin d’elle pour utiliser sa voix en faveur de l’égalité pour tous. Nous avons besoin d’elle pour demander à Puma de mettre fin à tout soutien aux vols illégaux par Israël de la terre palestinienne.

Pas sur Twitter ? Partagez l’image ci-dessus et le texte ci-dessous avec Cara Delevingne sur Facebook et Instagram.

Je suis avec vous, @Caradelevingne, dans la lutte pour l’égalité pour tous !

Rejoignez les appels mondiaux sur @Puma pour mettre fin au soutien des colonies de peuplement illégales israéliennes qui chassent les Palestiniens hors de leurs maisons.

Pas de fierté dans un apartheid. #PrideMonth #BoycottPuma

Traduction : BP pour BDS FRANCE

Source : BDS Movement




Clermont-Ferrand contre l’annexion de la Palestine, le 27 juin

A l’appel de 13 organisations de la Coalition BDS 63, après le déploiement de 3 grandes banderoles (Stop annexion + Boycott Israel + Libérez Georges Abdallah) et de nombreux drapeaux palestiniens, une chaîne humaine de 39 personnes s’est mise en place au pied de la statue de Vercingétorix, pour porter les 39 grandes lettres du slogan du jour :

NON A L’ANNEXION DE LA PALESTINE ! BOYCOTT ISRAEL !

Voir un reportage vidéo et photo

Trois prises de parole,  de l’AFPS-BDSF 63 à l’initiative de cette action (texte ci-dessous), de La Cimade et de la LDH, ont été faites, sous un soleil de plomb, suivies des slogans

Stop Annexion ! Boycott Israel !

Palestine vivra, Palestine vaincra !

Boycott Israel, Etat d’apartheid !

Boycott Israel, Etat criminel !

La chaîne humaine a ensuite traversé toute la Place de Jaude où de nombreux passants étaient aux terrasses des cafés, ou faisaient des courses. De nombreux slogans ont été criés, dont

Solidarité avec les peuples du monde entier

Israel assassin, Macron complice

Une deuxième série de prises de parole, le long du tramway, a concerné RESF, l’UL CGT de Cournon, et la CGT Educ’action.

Au plus fort de la manif, plus de 250 personnes, très diverses et dynamiques, étaient présentes.

Après avoir cheminé autour de la place, un 3ème stop, devant les Galeries Lafayette, a permis d’entendre les représentants de la FSU, de Solidaires et de l’UNEF, avant de retraverser la place en criant nos slogans.

Le cortège a ensuite cheminé sur 600 m dans deux rues piétonnes très fréquentées, derrière nos banderoles, et en scandant les slogans, parfois sous les applaudissements des passant-e-s. Environ 450 tracts ont été distribués.

Enfin, le groupe s’est installé sur la place de la Victoire (dite place de la Nakba depuis son re-baptème en 2018), où de nombreuses terrasses de cafés ont pu entendre les discours de LFI, PCF, NPA et Jeunes Révolutionnaires, toujours suivis de nombreux slogans.

Les participants, fatigués par deux heures sous le soleil, ont tous apprécié cette action que des milliers de personnes du centre ville ont pu voir de près. Et se sont donné rendez-vous pour de nouvelles actions de la Coalition BDS 63, contre l’annexion et l’apartheid.

Prise de parole AFPS 63, 27 juin, Clermont-Ferrand, contre l’annexion de la Palestine

 

Avec le soutien de Trump,  le gouvernement israélien de Netanyahou a décidé l’annexion d’une partie de la Palestine (colonies et vallée du Jourdain) à partir du 1er Juillet 2020. C’est l’œuvre de brigands qui veulent imposer au monde entier la loi de la jungle et casser toute idée de droit international.

 

Depuis plus de 70 ans, l’Etat d’Israël pratique la violence et la méthode du fait accompli : massacres de la population palestinienne, confiscation des terres, destructions des cultures et des maisons, installation de nouvelles colonies, blocus de Gaza, …

 

Israël veut chasser le maximum de Palestiniens de Palestine, et maintenir ceux qui restent dans une situation d’apartheid sans égalité des droits. Israel veut aussi casser la résistance par des emprisonnements massifs, et de nombreux assassinats.

 

* Face à ces agressions répétées, la résistance palestinienne tente, courageusement de faire barrage, mais, depuis Janvier 2020, le nouveau plan d’annexion se met en place.

 

AVEC  CETTE ANNEXION, UN PAS DÉCISIF SERAIT FRANCHI

 

Israel et Trump veulent faire oublier les Palestiniens, faire oublier les résolutions de l’ONU, notamment sur les droits à l’éducation, à l’assistance médicale et au retour des réfugiés. En remplaçant la colonisation par l’annexion, ils espèrent faire oublier le droit international opposable aux puissances occupantes.

 

Au-delà du cas dramatique de la Palestine, c’est tout l’édifice du Droit international issu de la victoire sur le nazisme que Trump et Netanyahou cherchent à détruire : ONU, Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, Convention des Droits de l’Enfant …

 

Nous devons tout mettre en œuvre pour y faire barrage :

 

–  Pour que la France reconnaisse enfin l’État de Palestine

 

– Pour que la France mette fin à l’impunité d’Israël et prenne enfin de véritables sanctions contre cet État criminel, tout en cessant la coopération économique, scientifique, sécuritaire et militaire avec cet Etat voyou

 

–         Agissons ici et maintenant en boycottant tous les produits provenant d’Israël, ainsi que l’image et les intérêts de cet Etat, tant que celui-ci bafoue le droit international et les droits humains

 

Stop Annexion ! Boycott Israel !

Palestine vivra, Palestine vaincra !

Boycott Israel, Etat d’apartheid !

Boycott Israel, Etat criminel !

 




En interdisant la manifestation de BDS France Montpellier, la préfecture de Montpellier s’oppose à la décision de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) en matière de liberté d’expression.

logoCEDH

COMMUNIQUÉ

La Campagne BDS France Montpellier a déclaré en bonne et due forme une manifestation pour le 27 juin 2020 à 16h30 au départ de la place de la Comédie.
L’objet de la manifestation mentionné dans la déclaration : « Stop à l’annexion de la Vallée du Jourdain et respect du droit international par Israël ».

L’appel à cette manifestation est co-signée par :

« AFPS 34 (Association France Palestine Solidarité), APLR (Association des palestiniens L.R), ATTAC Montpellier, BDS France Montpellier, CCIPPP34 (Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien), CIMADE, CNT ESS34, Ensemble 34FUIQP (Front Uni des Quartiers Populaires et de l’Immigration),Libre Pensée Montpellier,  MAN (Mouvement pour une Alternative Non-violente), NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste), PG (Parti de gauche), UCL (Union Communiste Libertaire), UJFP (Union Juive Française pour la Paix) … »

La Campagne BDS France Montpellier, mouvement antiraciste, non violent et populaire est l’objet d’un harcèlement constant depuis 2015 par la Ville de Montpellier et la préfecture. Plus d’une quinzaine de PV, plus d’une vingtaine d’auditions au commissariat, rappels à la loi (pour des faits non fondés), plainte pour diffamation (classée sans suite), deux procès au tribunal de police (deux relaxes !), destruction du chapiteau BDS (17/10/2015), confiscation du chapiteau et de 2 tables, non rendus à ce jour (7 mars 2020)  – liste non exhaustive…

La dénonciation de l’apartheid israélien, des violations du droit international et des droits humains et l’appel au boycott d’Israël sont la cause de ce harcèlement.

Déjà la première interdiction de manifestation le 31 octobre 2015 reposait sur ce « considérant » principal :

Extrait :

extrait31àct2015

Nul ne saurait ignorer que le 11 juin 2020 la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) a conclu que la condamnation de 11 militant.e.s pour leurs actions de campagne appelant au boycott des produits israéliens bafouait leur droit à la liberté d’expression. Elle a rétabli le droit d’appeler au boycott d’Israël et a condamné la France pour la violation de la liberté d’expression à verser plus de 7000€ par requérant.

On aurait pu penser que les services de la Préfecture de l’Hérault seraient attentifs à ce verdict. Il n’en est rien puisque l’arrêté d’interdiction de la manifestation de samedi 27 juin 2020 mentionne comme « considérant » spécifique à BDS France Montpellier que celui-ci diffuse (…) des « informations contenant des slogans hostiles à l’État d’Israël générant des troubles à l’ordre public ».(…)

xtrait arrêtépref26juin2020

La condamnation de militant.e.s qui ont mené des actions de boycott de produits israéliens dans un magasin a été sanctionnée d’atteinte à la liberté d’expression par la CEDH.

Après avoir interdit la manifestation, la préfecture de l’Hérault va t-elle poursuivre les manifestant.e.s dont le slogan « hostile » est : « Stop à l’annexion de la Vallée du Jourdain et respect du droit international par Israël » ?

Faut-il rappeler à la préfecture que l’annexion de la Vallée du Jourdain est unanimement condamnée par l’ONU, l’UE et la France.

 

Dernière minute :

La préfecture vient d’envoyer sa police notifier au domicile des 3 signataires de la déclaration de manifestation et à un militant habituellement ciblé ( !) l’interdiction de manifester en insistant sur les sanctions encourues (au pénal) en cas de transgression par toute personne présente sur les lieux.

Dans ces conditions ne voulant exposer personne à la répression policière et judiciaire, BDS France Montpellier a décider d’annuler la manifestation ce samedi 27 juin et fixera la date d’une nouvelle manifestation très prochainement soyez-en assuré.e.s.

Conférence de presse lundi 29 juin, 11h Café du Dôme (St Denis).




Les Palestiniens renouvellent leur appel au boycott de la société israélienne de reconnaissance faciale AnyVision

Par la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI), le 23 juin 2020

La société civile palestinienne soutient tous les appels à une interdiction totale de la technologie de reconnaissance faciale et elle réitère son appel aux autorités locales, aux entreprises, aux universités à mettre fin immédiatement à tous leurs liens avec la société israélienne AnyVision pour son implication dans les crimes contre les Palestiniens.

Le comité national palestinien du BDS (BNC), la plus large coalition de la société palestinienne, soutient de façon ferme toutes celles et ceux qui exigent une interdiction totale de la technologie de reconnaissance faciale. Dans le même temps, nous réitérons notre appel à boycotter la société israélienne de reconnaissance faciale AnyVision en raison de son implication particulière dans les crimes contre les Palestiniens.

La reconnaissance faciale est une technologie hautement invasive qui est utilisée par la police et les forces armées dans une surveillance de type Dragnet, avec un profilage racial et un ciblage des militants. Elle a un impact disproportionnée sur les communautés noires et brunes.

Elle est devenue de plus en plus toxique, grâce au soulèvement incité par les Noirs contre le racisme systémique et la brutalité policière aux États-Unis et grâce au travail de longue date, à travers le monde, des groupes antiracistes, de défense des droits civils et de la vie privée.

Certaines villes des États-Unis ont institué des interdictions, ou discutent d’une interdiction, de la technologie de reconnaissance faciale, et de grandes entreprises ont récemment veillé à s’en écarter publiquement. IBM a déclaré qu’elle mettait fin à ses recherches sur la reconnaissance faciale, tandis qu’Amazon et Microsoft ont suspendu leurs ventes de cette technologie aux forces de police jusqu’à ce qu’une réglementation fédérale soit instituée.

Bien que ces mesures représentent un tournant important, elles sont loin pourtant de constituer une interdiction totale de la technologie de reconnaissance faciale. Une technologie dangereuse, intrusive, insidieuse ne peut pas être transformée en une force bénéfique. Nombre de ces mêmes sociétés de technologies ont fait pression pour bloquer toutes nouvelles législations ou ont plaidé pour une législation édulcorée afin de protéger leurs intérêts commerciaux tout en feignant de se préoccuper des droits civils.

Alors que certaines sociétés de technologies états-uniennes se retiraient de la reconnaissance faciale, la société israélienne AnyVision a plutôt doubler la mise, déclarant qu’elle n’avait pas l’intention de quitter les affaires, et qualifiant la position d’IBM de « ridicule » et l’accusant de « lever les mains en signe reddition ».

AnyVision fournit à l’armée israélienne sa technologie de reconnaissance faciale pour les check-points militaires dans les territoires palestiniens occupés, et elle entretient les caméras de surveillance pour l’armée israélienne au coeur de la Cisjordanie. Cette technologie sert à espionner les Palestiniens et elle permet à l’armée israélienne de prendre les civils pour cibles en toute illégalité. AnyVision, qui est dirigée par un vétéran de l’armée et des renseignements israéliens, est en mesure de commercialiser sa technologie comme « testée sur le terrain », donc sur les Palestiniens qui vivent sous l’occupation militaire d’Israël et son régime d’apartheid oppressif.

En mars dernier, Microsoft s’est séparé d’AnyVision après une campagne mondiale conduite par Une Voix juive pour la paix.

Il est temps de mettre un terme à l’utilisation de cette technologie nocive.

Nous renouvelons nos appels aux autorités locales, aux entreprises, aux universités et aux centres de recherche pour qu’ils mettent fin immédiatement à tous leurs liens avec AnyVision jusqu’à ce qu’une interdiction complète de cette technologie insidieuse soit instituée.

Traduction : BP pour BDS France

Source : BDS Movement




27/06 : Grande marche de solidarité : Stop annexion, Palestine vivra

NON À L’ANNEXION DES TERRITOIRES PALESTINIENS !
NON À L’ASPHYXIE DE TOUT UN PEUPLE !

Le gouvernement israélien de Netanyahou promet, avec le soutien de l’administration Trump et la complicité de l’Union européenne (UE), d’engager dès le 1er juillet l’annexion pure et simple d’une grande partie des territoires palestiniens occupés de Cisjordanie, en violation flagrante du droit international.

Ces déclarations annexionnistes de 30% de la Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 53 ans, représentent un vol flagrant des terres palestiniennes et une nouvelle vague de nettoyage ethnique qu’opère le colonisateur israélien à l’encontre du peuple palestinien depuis 1948.

Ce régime ouvertement colonialiste et raciste se sent d’autant plus encouragé dans cette voie criminelle qu’avec une actualité mondiale, marquée notamment par l’épidémie de coronavirus et ses conséquences, il espère détourner l’attention de ses propres crimes contre le peuple palestinien.

C’est pourquoi les partis, organisations et associations soussignés, engagés dans la lutte contre le colonialisme et son frère jumeau le racisme, appellent à manifester à Paris samedi 27 juin à 15h00 de Barbès à Châtelet pour affirmer notre solidarité avec la Palestine et sa résistance.

Premières organisations signataires : AFPS Paris 14-6, AFPS Paris Sud, Amis des Arts et de la Culture de Palestine, Les Amis du Théâtre de la Liberté (Jénine), Association des Palestiniens en Île-de-France, ADTF, ATMF, Association des Tunisiens en France, Avec Naplouse, BDS France Paris, Campagne Unitaire pour la Campagne Unitaire pour la libération de George Ibrahim Abdallah, CAPJPO-EuroPalestine, Collectif Argenteuil Solidarité Palestine, Collectif Faty Koumba, Collectif Ni Guerres Ni État de Guerre, Comité Montreuil Palestine, CVPR-PO, CRLDHT, Décoloniser les arts, Droits Devant !, Émancipation, Fondation Fanon, Forum Palestine Citoyenneté, FTCR, Le Cri Rouge, Mgr Jacques Gaillot, NPA, PCOF, PEPS, PIR, POID, PRCF-JRCF, REMCC, UJFP, UTAC, AFPS, FERC-CGT, CNT…

Tract de l’appel en PDF