Dix associations étudiantes de l’université Complutense de Madrid se déclarent Espaces Sans Apartheid Israélien

19 mars 2020
CompluELAI

 

Déclaration de la Campagne Espaces Sans Apartheid Israéliens de l’Université Complutense de Madrid

Nous sommes heureux d’annoncer que dix associations et groupes d’étudiants de l’Université Complutense de Madrid se sont déclarés Espaces Sans Apartheid Israélien (ESAI), prenant ainsi position en faveur de la justice, de l’antiracisme et de la solidarité.

La campagne Espaces Sans Apartheid Israélien fait partie du mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), mouvement international non violent conduit par les Palestiniens qui appelle à faire pression sur le régime d’oppression israélien jusqu’à ce que 1) il soit mis fin à l’occupation et à la colonisation des terres arabes et que le Mur d’Apartheid soit démoli ; 2) les droits des citoyens arabes palestiniens d’Israël soient reconnus ; 3) le droit au retour chez eux et sur leurs biens des réfugiés palestiniens soit respecté, promu et protégé.

Les Espaces Sans Apartheid Israélien s’engagent à travailler à mettre fin à l’oppression contre les Palestiniens, ainsi qu’à la normalisation des relations avec le régime colonial et génocidaire israélien. Les universités font partie des principales institutions où cette normalisation prend place grâce, par exemple, aux programmes d’échanges d’étudiants et de professeurs ou aux projets de recherche conjointe avec des universités israéliennes complices. Ces liens institutionnels promeuvent la légitimation et la continuation du régime d’apartheid contre les Palestiniens dans lesquelles les universités israéliennes jouent un rôle essentiel.

C’est pourquoi le fait que ces associations étudiantes déclarent être une ESAI n’est pas qu’un acte symbolique : toutes ces associations étudiantes, et celles qui les rejoindront, intégreront dans leurs activités quotidiennes le soutien à la lutte de libération des Palestiniens et l’opposition à la normalisation des violations des droits des Palestiniens par Israël. Elles demanderont aussi à l’Université Complutense de Madrid de faire de même et de se déclarer ESAI. CompluELAI est fière de l’engagement et de la conscience politique démontrés par les étudiants de notre université. Individus et associations, nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir continuer à travailler à nous assurer que l’Université Complutense de Madrid ne soit pas complice de l’apartheid israélien et se déclare Espace Sans Apartheid Israélien.

CompluELAI (CompluAFZ)

 

Associations et Groupes d’étudiants qui se sont déclarés ZLA (ESAI)

Acatisia-Hospital 12 de Octubre (Faculté de Médecine)
Asamblea Feminista de Somosaguas (Campus de Somosaguas)
Asociacion Colombine (Faculté des Sciences de l’Information)
Asociacion niversitaria La Caverna (Faculté de Philosophie)
Asociacion Universitaria La Chispa (Faculté des Sciences Politiques et de Sociologie)
Colectivo Ateneo (Faculté de Droit)
Economia Alternativa (Faculté des Sciences de la Gestion Economique)
Hypatia (Faculté de Physique)
La Ecoaldea (Faculté des Sciences Politiques et de Sociologie)
PQTR (Faculté des Sciences Politiques et de Sociologie)

Traduction : J. Ch. pour BDS France

Source : BDS movement




COVID-19: Message de solidarité de la Campagne BDS France

 

Cher-e-s abonné-e-s,

Nous espérons que vous allez bien.

La crise sanitaire face à la pandémie de coronavirus nous en dit long aujourd’hui sur l’état du monde et sur la gouvernance désastreuse de celui-ci, et nous invite plus que jamais, en tant que citoyen-ne-s de la société civile, à faire davantage preuve de solidarité.

En cette période très difficile, nous pensons bien évidemment à toutes celles et ceux touché-e-s par la maladie ou victimes fragiles du confinement dans de nombreux pays dont la Palestine occupée.

Vous avez certainement reçu d’assez nombreux liens sur ces questions. Nous avons compilés pour vous quelques liens* (voir ci-dessous).

A l’heure où nous vous écrivons ces quelques lignes, les attaques israéliennes continuent en Palestine occupée.

Que ce soit en Cisjordanie ou à Gaza, l’acheminement du matériel médical et les soins sont soumis aux restrictions qu’impose l’occupation israélienne. Rappelons pourtant qu’en droit international c’est la puissance occupante qui est responsable de fournir des soins de qualité aux populations qu’elle occupe.

En Israël, conformément à la loi « Etat nation du peuple juif » la plupart des instructions sont écrites exclusivement en hébreu.

Plusieurs prisonnier-e-s palestinien-ne-s ont contracté le COVID-19.

Plus de 180 enfants palestinien-ne-s** sont détenu-e-s dans des prisons israéliennes, dans de mauvaises conditions sanitaires, avec un accès limité aux ressources permettant de maintenir des routines d’hygiène minimales.

La communauté internationale doit exiger que des mesures immédiates soient prises pour libérer tous ces enfants.

Plusieurs dizaines d’ habitant-e-s de Cisjordanie sont déjà touché-e-s par le coronavirus et les habitant-e-s de Gaza sont particulièrement vulnérables en raison du siège israélien qui dure depuis 13 ans.

2 habitant-e-s de Gaza sont atteint-e-s, elles sont actuellement à l’isolement.

La plupart des 2 millions d’habitant-e-s de Gaza vit dans des conditions de surpeuplement avec très peu de possibilités de distanciation sociale et aucune possibilité de s’échapper. Le système de santé à Gaza est déjà dans un état d’effondrement en raison du blocus et des guerres successives et n’a pas la capacité de faire face aux demandes de prise en charge liée au Covid-19.

La Campagne BDS France dénonce une nouvelle fois la complicité du gouvernement français avec le régime d’apartheid israélien, et demande entre autres la levée du siège criminel de Gaza, la libération de tous-te-s les prisonnier-e-s politiques palestinien-ne-s et celle des enfants détenu-e-s dans les prisons israéliennes.

Nous invitons chacun-e d’entre vous à des initiatives de solidarité, que ce soit pour la Palestine ou pour les gens victimes ici même des politiques discriminatoires et des rigueurs de la politique du gouvernement (personnes migrant-e-s, sans papiers, SDF, précaires, prisonnier-e-s …)

En solidarité aussi avec le peuple palestinien, nous vous invitons à publier vos messages avec le hashtag : #Covid19Palestine

#BDS

Solidairement,

L’Equipe d’animation de la Campagne BDS France

*:

https://covid-entraide.fr

https://viacampesina.org/fr/palestine-contre-le-coronavirus-luawc-met-ses-equipes-et-ses-locaux-a-la-disposition-du-gouvernements-des-paysan

https://zintv.org/naomi-klein-comment-lelite-mondiale-va-tenter-dexploiter-la-pandemie/

http://alter.quebec/palestine-les-palestiniens-detenus-en-israel-en-peril/

https://viacampesina.org/fr/palestine-contre-le-coronavirus-luawc-met-ses-equipes-et-ses-locaux-a-la-disposition-du-gouvernements-des-paysan

https://agencemediapalestine.fr/blog/2020/03/23/la-mise-en-cage-de-gaza-par-israel-est-une-recette-pour-que-le-coronavirus-cree-un-desastre/

http://www.aurdip.org/confirmation-du-coronavirus-a-gaza.html

https://agencemediapalestine.fr/blog/2020/03/23/la-cour-supreme-disrael-limite-la-surveillance-de-patients-du-coronavirus/

** :

https://agencemediapalestine.fr/blog/2020/03/23/avec-la-pandemie-de-covid-19-israel-doit-liberer-tous-les-enfants-palestiniens-detenus/

Agir !

  •  Votre soutien peut nous aider à continuer à mener et à élargir notre mouvement pour la liberté, la justice et l’égalité pour les Palestiniens. Nous vous en prions, faites un don aujourd’hui au Comité National BDS palestinien (BNC), direction palestinienne du mouvement BDS mondial.



Empêcher les drones tueurs israéliens d’intensifier la militarisation aux frontières de l’Union Européenne

 

Par ECCP Palestine, 6 mars 2020

Depuis la fin de février 2020, aux frontières de l’Union européenne avec la Turquie, l’Union Européenne fait face aux réfugiés et aux migrants avec une violence militarisée croissante, exécutée par les forces grecques qui utilisent des gaz lacrymogènes sur terre et des balles réelles sur mer. Les agences européennes FRONTEX et EMSA annoncent une escalade encore plus grande dans leur intervention. Du ciel, les drones tueurs israéliens développés pendant les massacres à Gaza fournissent l’information nécessaire à ces attaques contre les migrants et les réfugiés.

L’industrie militaire d’Israël fait du lobbying depuis des années pour obtenir sa part des multimillions de l’Union européenne dépensés sur la militarisation aux frontières. Le ministre de la Défense d’Israël a annoncé en 2018 que l’Europe était une « cible importante pour les transactions de défense, principalement en termes de ‘défense aux frontières ». Les résultats arrivent : Frontex et l’EMSA (l’Agence européenne pour la sécurité maritime) ont commencé à utiliser les drones tueurs israéliens.

Depuis 2018, plus de 63 millions d’euros d’argent public européen ont été utilisés pour financer directement et alimenter l’économie de guerre d’Israël, tandis que Frontex et l’EMSA militarisent de plus en plus les frontières européennes et la Méditerranée avec la technologie de surveillance et de guerre qu’Israël a développée et testée lors d’assauts brutaux sur Gaza.

Pendant ce temps, le nombre de « bateaux fantômes » — des bateaux avec des migrants qui ont disparu sans laisser de trace dans la Méditerranée — continue à augmenter en 2019 et 2020.

Nous avons la responsabilité et la possibilité d’empêcher cela maintenant.

L’ECCP (European Coordination of Committees and Associations for Palestine) (Coordination européenne des comités et associations pour la Palestine) et l’association Stop the Wall ont publié leur nouvelle note d’information « Empêchez les drones tueurs israéliens d’intensifier la militarisation aux frontières de l’Union Européenne » pour dénoncer le rôle des entreprises et des technologies militaires israéliennes dans ces violations des droits humains.

Pour télécharger la note d’information complète, cliquez ici.

Traduction : CG pour BDS France

Source : ECCP Palestine




Angela Davis appelle à unifier les luttes anti-racistes pour la Semaine contre l’Apartheid Israélien 2020

Par Angela Davis, 16 mars 2020

Afrique, Monde arabe, Asie, Europe, Amérique Latine, Amérique du Nord

 

Nos oppresseurs s’unissant, il devient de plus en plus évident que toutes nos luttes pour la liberté sont interconnectées et que personne ne sera libre tant que nous ne serons pas tous libres.

Dirigeante du mouvement pour les droits civiques aux États-Unis, Angela Davis a dit dans une déclaration :

« Il est stimulant de voir qu’en cette sinistre période où le fascisme et les partis politiques d’extrême droite progressent dans beaucoup de pays, de nombreuses personnes en prennent conscience et les gens et les organisations se rassemblent pour combattre le racisme et toutes les formes de discrimination. Et pour ceux et celles, qui partout luttent contre le racisme et pour la liberté, le peuple palestinien demeure une inspiration parce qu’il a souffert en restant inébranlable depuis si longtemps, refusant d’abandonner et d’accepter un assujettissement et une injustice permanents. »

En Palestine, aux États-Unis, dans les pays arabes, en Amérique Latine et en Asie, les personnes qui cherchent à maintenir des régimes d’oppression et de discrimination raciale partagent leurs idéologies, leurs stratégies et leurs armes. Par exemple, les stratégies policières ont traversé les frontières, les départements de la police américaine et israélienne échangeant leurs tactiques. Et le complexe carcéral industriel international est testé sous sa forme la plus extrême en Palestine.

Partout, les militant-e-s sur le terrain voient ces connexions et les défient. En 2014, lors du soulèvement de Ferguson aux États-Unis, alors que les manifestations s’ébranlaient, ce sont les militant-e-s palestiniennes et palestiniens qui, les premier-e-s, ont exprimé leur solidarité et ont ainsi permis le développement d’un mouvement mondial de solidarité avec « La Vie des Noirs Importe ». En retour, les Palestiniennes et Palestiniens se sont explicitement inspiré-e-s du mouvement américain pour les droits civiques et du mouvement anti-apartheid en Afrique du Sud pour développer leur mouvement BDS.

Nos oppresseurs s’unissant, il devient de plus en plus évident que toutes nos luttes pour la liberté sont interconnectées et que personne ne sera libre tant que nous ne serons pas toutes et tous libres.

Dans ce contexte, il y a cette année imbrication de la Semaine mondiale annuelle contre l’Apartheid Israélien ( IAW)  et de la Journée Internationale annuelle de l’ONU pour l’Elimination du Racisme. Cela fournit une opportunité pour mettre en lumière ces connexions et, pour les associations progressistes, d’unir leurs forces contre le racisme et pour la liberté.

Si la justice est indivisible, il s’ensuit que nous devons unir nos luttes contre l’injustice. Je soutiens sans réserve la Semaine contre l’Apartheid Israélien 2020 sur le thème « Uni-e-s contre le Racisme », et j’appelle associations et individu-e-s à travers le monde à y participer.

Traduction : J.Ch pour BDS France

Source : BDS Movement

 




Échanges sur l’apartheid avec Mandla Mandela et Désirée Bela [Webinar]

Le député du Congrès National Africain, chef tribal et petit fils de Nelson Mandela va avoir un échange avec la militante afro-féministe Désirée Bela à la conférence en ligne « Conversation sur l’apartheid : de l’Afrique du Sud à la Palestine », le 19 mars à 18h30 (Heure d’Europe Continentale)

En raison de mesures de sécurité visant à réduire la diffusion du Covid-19, l’événement aura lieu en ligne. L’accès est libre via le lien suivant : https://zoom.us/j/339788146..

La coalition Stop à la Complicité avec Israël, avec le soutien de divers organismes et institutions de Barcelone avait organisé la visite du Chef tribal et député ANC, Mandla Mandela, à Barcelone, dans le cadre d’une tournée européenne plus large devant passer aussi par Londres avec la Campagne de Solidarité avec la Palestine, par Paris avec BDS France et par Rome avec des groupes d’Italie. À cause des mesures de sécurité qui ont été prises, la tournée a été annulée mais il a été décidé de réunir les forces de différentes organisations pour une conférence en ligne qui sera diffusée dans de nombreux pays.

Mandela est connu pour son militantisme antiraciste et anti apartheid en Afrique du Sud, mais aussi comme défenseur déclaré des droits du peuple palestinien et de la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions envers Israël. Pendant la semaine contre l’apartheid qui coïncide avec la Journée Internationale Contre le Racisme et la Discrimination Raciale (21 mars), nous avons organisé un dialogue ouvert entre le militant sud africain et la communicante Désirée Bela, pour partager le parallélisme entre l’apartheid en Afrique du Sud et la situation que vit actuellement le peuple palestinien ; partager aussi les stratégies de résistance non-violente contre le racisme, selon le thème de cette année de la Semaine contre l’Apartheid Israélien : Uni-e-s contre le racisme.

Cet événement se tiendra le jeudi 19 mars à 18h30 (heure d’Europe continentale) avec le zoom de la plateforme en ligne ; il a reçu le soutien de diverses organisations de Barcelone telles que la Fede, l’institut des Droits Humains de Catalogne, Africaye, Femmes Migrantes Diverses, DonesxDones, Lafede, le Centre d’ Études Africaines et Interculturelles et le Sindicat de manters, entre autres ; avec le soutien aussi du Conseil municipal de Barcelone et de l’Agence de Coopération Catalane pour le Développement.

Les échanges se feront en anglais et en espagnol, avec une traduction simultanée en anglais et en espagnol.

 “Conversations sur l’Apartheid: de l’Afrique du Sud à la Palestine” avec Mandla Mandela et Désirée Bela

Jeudi 19 mars à 18h30 (heure d’Europe continentale) organisée par : Coalició Prou Complicitat amb Israel, Palestine Solidarity Campaign, BDS France, BDS Italia and Società civile per la Palestina

Hashtag: #UnitedAgainstRacism #IsraeliApartheidWeek

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La semaine contre l’apartheid israélien 2020 commence, unissant les groupes qui luttent contre le racisme mondial

Le 16 mars 2020, par le Comité de coordination de la Semaine contre l’apartheid israélien 2020 – Afrique, monde arabe, Asie, Europe, Amérique latine, Amérique du nord

En raison du coronavirus, beaucoup de manifestations de la Semaine contre l’Apartheid Israélien se tiendront en ligne.

(Photo de SJP à l’Université George Washington.)

La 16e Semaine annuelle contre l’apartheid israélien (IAW- Israeli Apartheid Week) débute aujourd’hui sous le thème Uni-e-s contre le racisme, défendant les droits des Palestiniennes et Palestiniens et visant à développer le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) pour réaliser ces droits, et ce dans le contexte des luttes mondiales contre les oppressions raciales.

La semaine contre l’apartheid israélien 2020 se déroule avec, comme toile de fond, la pandémie du coronavirus, qui a entraîné des restrictions rigoureuses à la liberté de mouvement et d’association dans le monde entier, rendant difficile pour des groupes de nombreux pays d’organiser des manifestations publiques. Suite à cela, de nombreuses manifestations de la IAW ont été modifiées, reportées, voire annulées. Néanmoins, les manifestations de la IAW se tiendront en ligne, et, où cela sera possible, en personnes.

Certaines manifestations clés de l’AW comprennent un webinaire en ligne (réunions interactives de type séminaire faites via internet) avec le député sud-africain Mandla Mandela et la militante afro-féministe Desirée Bela-Lobedde, le 19 mars à 18 h 30 (heure Europe centrale) ; un séminaire le 2 avril avec Rebecca Vilkomerson, qui a été directrice exécutive de l’organisation: Une Voix juive pour la paix ; et un séminaire le 6 avril avec Noura Erakat, avocate palestinienne étasunienne des droits civils. Le programme des manifestations IAW est actualisé au fur et à mesure que les plans évoluent.

Avec un régime d’extrême droite israélien qui s’associe à des régimes autoritaires et racistes dans le monde entier, leur fournissant des technologies  et des doctrines militaires et sécuritaires meurtrières, « testées sur le terrain », les groupes qui luttent contre le racisme oeuvrent plus que jamais dans l’urgence pour se joindre aux luttes pour la liberté, la justice, l’égalité et la dignité, pour les Palestiniennes et Palestiniens et toutes celles et ceux qui subissent la répression dans le monde.

Dans une nouvelle déclaration, la dirigeante étasunienne des droits civils, Angela Davis, a exprimé son soutien à l’unification des luttes antiracistes lors de la Semaine contre l’apartheid israélien, disant :

« Pour celles et ceux qui, partout, luttent contre le racisme et pour la liberté, le peuple palestinien continue de servir d’inspiration car il a subi et est resté debout, résolu, pendant si longtemps, refusant d’abandonner et d’accepter un assujettissement et une injustice permanents…»

« Si l’injustice est indivisible, il s’ensuit que nos luttes contre l’injustice doivent être conjointes. Je soutiens sans réserve la Semaine contre l’apartheid israélien 2020 sous le thème ‘Uni-e-s contre le racisme’, et j’appelle les groupes et les individu-e-s du monde entier à y participer ».

Cette année, l’IAW coïncide avec la Journée internationale des Nations-Unies pour l’élimination de la discrimination raciale, qui, chaque année, se tient le 21 mars, jour du massacre de 69 manifestant-e-s noir-e-s par le régime d’apartheid sud-africain à Sharpeville, en 1960.

Plus de 100 groupes progressistes, antiracistes, en Europe, ont appelé à coordonner les manifestations de l’AW 2020.

Les Nations-Unies définissent l’apartheid comme un crime contre l’humanité qui doit être réprimé et puni, où qu’il soit perpétré. Israël commet ce crime de l’apartheid, tel que défini par le droit international, contre tous les Palestiniennes et Palestiniens, en Palestine historique et en exil.

Les Palestiniennes, Palestiniens et les progressistes du monde entier refusent l’« accord du siècle » Trump-Netanyahu, non seulement parce qu’il a été conçu pour enraciner l’apartheid israélien, mais encore parce qu’il incarne une tendance à l’expansion d’une répression raciale mondiale dans laquelle Israël joue un rôle. Israël partage des tactiques d’un maintien de l’ordre racisé avec les États-Unis ; il fournit des armes aux régimes génocidaires du Rwanda et du Myanmar ; il fournit des technologies et des équipements afin de militariser les frontières des États-Unis et de l’Union européenne ; il vend chaque année pour un milliard de dollars d’armes à l’Inde, alimentant la répression au Kashmir ; et il fournit des armes et des technologies qui soutiennent la militarisation et la violence de la police raciste du gouvernement fanatique de Bolsonaro au Brésil.

La Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, la Semaine contre l’apartheid Israélien, et le thème « Uni-e-s contre le racisme » nous imposent de nous tenir toutes et tous ensemble, maintenant, contre les déplorables stéréotypes raciaux et les violences qui ont été fomentés contre les Asiatiques dans de nombreux pays au fur et à mesure que se propageait le coronavirus.

Les possibilités de rassemblements physiques étant limitées du fait du coronavirus, rejoignez les groupes qui combattent toutes les formes d’oppressions dans les manifestations et les actions en ligne pour la Semaine contre l’apartheid israélien 2020, afin de faire passer le message que l’apartheid et le racisme ont été inacceptables en Afrique du Sud, qu’ils sont aujourd’hui inacceptables en Palestine, et qu’ils sont inacceptables partout.

Traduction : BP pour BDS France

Source : BDS Movement 




Lettre-pétition à la direction de l’entreprise EGIS-Rail 1[i]

Par Collectif 69 Palestine, 6 mars 2020

Monsieur le Directeur,

Depuis plusieurs années, votre entreprise est impliquée dans la construction du tramway de Jérusalem, outil de la politique de colonisation et d’annexion israélienne, en violation complète du droit international.

Or vous savez que la colonisation constitue un crime de guerre, selon le statut de Rome de la Cour Pénale Internationale.2 [ii]

Vous savez que le gouvernement français lui-même, sur le site du ministère des Affaires étrangères, met en garde « …des citoyens et des entreprises qui seraient engagés dans des activités économiques ou financières dans les colonies israéliennes ».

Vous savez également que Systra a annoncé en juin 2018 son retrait de ce projet par son actionnaire de référence la SNCF, invoquant le droit international public.

Vous savez aussi qu’Alstom s’en est retiré en mai 2019 indiquant que « l’appel d’offres et le projet lui-même sont ostensiblement nuisibles, ou pourraient potentiellement nuire aux droits de l’Homme ».

Enfin le 12 février 2020 le Haut-Commissariat des Nations unies aux Droits de l’Homme (HCDH) a rendu publique une liste de 112 entreprises impliquées dans la colonisation israélienne : EGIS en fait partie !

Vous avez le privilège de devenir un partenaire du plan diabolique du président des États-Unis Donald TRUMP qui vise ni plus ni moins que l’annexion de la Palestine par Israël.

Vous êtes tellement conscient des risques que vous faites prendre à votre entreprise et à vos salariés que vous êtes d’une discrétion sans bornes sur cette implication dans les colonies israéliennes ; en effet nulle part votre activité en Israël n’apparait sur votre site ! alors qu’elle fait encore partie de vos axes stratégiques.

Vous êtes la dernière entreprise française impliquée dans la réalisation de ce projet, même si la Caisse des Dépôts et Consignations, dont vous êtes une filiale, vous a contraint à ne pas répondre au dernier appel d’offre concernant une nouvelle ligne de tramway dénommée « ligne marron« .

Monsieur le Directeur il est temps, grand temps, que vous vous retiriez de tous vos projets dans les colonies israéliennes !

[i] 1 Égis Rail est une filiale du groupe Égis, spécialisée dans l’ingénierie des transports urbains guidés et ferroviaires. Elle possède un bureau à Jérusalem. Égis Rail a été créée en 1968 sous le nom de Semaly (Société d’économie mixte de l’agglomération Lyonnaise) pour la création du métro de la ville de Lyon. La Caisse des Dépôts et Consignations (institution financière publique) est l’actionnaire majoritaire d’Égis à 75%, ce qui implique la responsabilité de L’État français.

Profitez de ce temps si particulier qui nous oblige à changer nos habitudes pour signer et faire signer la pétition suivante (si vous ne l’avez déjà fait) et à relancer vos réseaux (à cette heure 650 personnes l’ont signée) : http://chng.it/HGR4v7hxdX
Source : Change



Semaine contre l’apartheid israélien dans le Puy-de-Dôme

APPEL de 23 organisations du Puy-de-Dôme, 63.

Des groupes en solidarité avec la Palestine se mobilisent dans le monde pour l’organisation de la Semaine contre l’apartheid israélien (IAW, Israeli Apartheid Week), qui a lieu dans la plupart des pays du 16 au 21 mars. Cette semaine s’appuie sur les mouvements progressistes, et les groupes qui luttent contre toutes les formes de discrimination raciale, de marginalisation et d’oppression, et pour la promotion du Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) pour la liberté des Palestiniens, la justice et l’égalité. Cette année, un appel de 15 organisations palestiniennes a rassemblé plus de 100 groupes européens pour lutter contre le racisme et l’apartheid sous le thème #UnitedAgainstRacism

Cependant, cette mobilisation est influencée par le contexte politique et social. Les pouvoirs antidémocratiques à l’échelle mondiale ont désespérément tenté de diaboliser et de faire taire le mouvement en solidarité avec les droits des Palestiniens, menaçant la liberté d’expression et l’ensemble du mouvement de défense des droits humains. Cette année, les mesures mises en place pour contenir le coronavirus paralysent les populations et restreignent la liberté de mouvement et de rassemblement partout dans le monde.

Nous essayons donc d’organiser des actions en ligne, comme la diffusion de ce tract électronique, pour continuer à sensibiliser aux droits des Palestiniens et au mouvement BDS. Nous espérons que cette situation se termine bientôt et regrettons la tragique perte de vies. Ce virus révèle aussi la dure réalité de la xénophobie et du racisme. L’épidémie du virus a entraîné une augmentation des préjugés, de la violence et du racisme. La liste des pays où les gens sont harcelés et humiliés en fonction de leur origine perçue est troublante.

L ‘ IAW 2020 appelle toutes les forces progressistes à poursuivre la lutte contre l’apartheid et le racisme israéliens sous toutes les formes. À travers divers événements, notamment en ligne, nous continuerons de sensibiliser et de soutenir le mouvement BDS. Il est plus crucial que jamais de s’unir contre tout racisme et pour la justice indivisible.

Renforçons le Boycott citoyen des produits de l’Etat d’Israël, jusqu’à ce que cet Etat respecte le Droit international et les Droits humains.

Exigeons la suspension de l’accord d’association entre l’UE et Israël

Exigeons la levée du blocus de Gaza

Demandons à la France de soutenir le peuple palestinien

 

Diffusez largement ce texte par courriels et sur vos réseaux sociaux ! Signez les pétitions !

N’oublions pas les Palestiniens !

#StopCoronaracism            #UnitedAgainstRacism              #IsraeliApartheidWeek

 

Signataires (23) : AFPS-BDSF  63, UNEF Auvergne, ADECR 63, Amis Diplo 63, Amis Huma 63, Amis Temps Cerises, Ass Amit Fr Tunis Auv, ATTAC 63, CGT-UD 63, La Cimade 63, Ensemble ! 63, EELV 63, FSU 63, LDH Clermont-Riom, LFI 63, Libre Pensée 63, Mvt de la Paix 63, MRAP 63, NPA 63, PCF 63, PG 63, RESF 63, Solidaires Auvergne

Contact : afps.pdd@gmail.com                Facebook : Palestine 63 Solidarité                           




140 cinéastes homosexuels s’engagent à ne pas participer au Festival du film LGBT parrainé par le gouvernement israélien

2 mars 2020

Queer Cinema For Palestine

 

Plus de 140 cinéastes et artistes de cinéma LGBTQIA+ ont signé un engagement tout à fait novateur qui consiste à ne pas participer au TLVFest, festival du film LGBT de Tel Aviv parrainé par le gouvernement israélien.

Les signataires affirment que la libération LGBTQIA+ « est intimement liée à la libération des peuples et communautés opprimées » et s’engagent « à ne pas soumettre de films ou participer de quelque autre façon au TLVFest » ou à d’autres événements parrainés par le gouvernement israélien « jusqu’à ce qu’Israël se soumette au droit international et respecte les droits fondamentaux des Palestiniens ».

Les Homosexuels palestiniens ont appelé à un boycott de TLVFest à cause de son rôle dans le programme de pinkwashing, qui se sert des droits des LGBTQIA+ pour projeter une image progressiste dans le but de dissimuler les graves violations par Israël des droits fondamentaux de millions de Palestiniens, violations sanctionnées par l’ONU.

On trouve dans les signataires la gagnante du Prix Turner Charlotte Prodger, le candidat à la Palme d’Or Alain Giraudie, le vainqueur du prix du documentaire Harjant Gill, le directeur de Touch of Pink une touche de rose) Ian Iqbal Rashid, le producteur et président du Comité Littéraire Lambda Arny Scholder, le gagnant du Prix Nelson Mandela de Tribeca Thomas Allen Harris, l’universitaire renommée, historienne de EIDF et scénariste Sarah Schulman, le vainqueur du Grand Prix EIDF Minji Ma, le réalisateur primé Emmanuel Moon-chil Park, le directeur du Festival du Film des Droits de l’Homme de Séoul Hyun Lego Park, le directeur primé John Greyson, Elle Flanders et Tamira Sawatsky du Studio Public collectif primé, le lauréat du Prix du Gouverneur Général Adrian Stimson, l’artiste vidéo primé Richard Fung, le directeur d’America in Transition André Perez, Catherine Gund d’Aubin Pictures, la directrice et scénariste Raquel Freire et Adelina Anthony et Marisa Becerra d’AdeRisa.

Les professeurs de cinéma Alexandra Juhasz, Thomas Waugh, Alisa Lebow, Marc Siegel, Shohini Ghosj, So Mayer, Ingrid Ryberg, Chris Berry et Michele Aaron ont également signé l’engagement.

Au cours des quelques dernières années, plus de vingt réalisateurs participants ont soutenu les appels des homosexuels et de la société civile palestinienne à se retirer du TLVFest.

Cet engagement révèle une nouvelle attitude dynamique des artistes de cinéma en solidarité avec les homosexuels palestiniens et la lutte des Palestiniens pour la liberté, la justice et l’égalité.

 

Le réalisateur primé John Greyson a expliqué :

J’ai signé l’engagement parce que les Palestiniens homosexuels et autres demandent aux réalisateurs internationaux de prendre position, tout comme on l’a fait dans la lute contre l’apartheid en Afrique du Sud. Malgré onze ans d’appels à refuser le financement du gouvernement, TLVFest s’est battu pour le conserver, aux dépens des homosexuels palestiniens. A l’avenir, j’espère vraiment pouvoir projeter mes films au TLVFest, quand il cessera de se peindre en rose et qu’il défendra les droits des Palestiniens selon le droit international en tant que démarche nécessaire pour parvenir à une paix juste pour les Israéliens et les Palestiniens. D’ici là, j’espère que d’autres signeront aussi cet engagement.

TLVFest a engagé Communauté Créative pour la Paix (CCFP) à contrer l’appel des homosexuels palestiniens. CCFP est une association pilote pour Stand With Us (Debout avec nous), lobby de droite, pro-colonisation, lié au gouvernement israélien. Stand With Us s’est alliée au pasteur homophobe John Hagee et à son organisation des Chrétiens Unis pour Israël.

 

Le directeur français et nommé pour la Palme d’Or Alain Guiraudie a dit :

Je soutiens le boycott de TLVFest. Le gouvernement emprisonne la population palestinienne depuis des décennies, l’a colonisée, a volé ses terres et ses ressources, lui a dénié ses droits à exister en tant que nation. L’état dans lequel se trouvent les Palestiniens est le grand scandale de ce début de siècle. Toutes ses initiatives culturelles permettent à Israël de développer sa respectabilité, l’image d’un état ouvert et tolérant. Le boycott est maintenant le seul outil qui reste pour la lutte internationale contre la politique israélienne, le seul outil que j’ai pour ne pas être complice de l’oppression contre un peuple tout entier.

 

Le réalisateur sud coréen et lauréat du Grand Prix EIDF Minji Ma a dit :

En Corée, j’entends constamment parler de ces questions de pinkwashing et j’ai donc fait de mon mieux pour m’engager dans le mouvement BDS. Israël se cache la tête dans le sable, je ne pouvais donc attendre et voir. J’ai signé l’engagement afin de délivrer un message comme quoi je suis fermement opposé au pinkwashing. Je transmets de tout mon coeur mon engagement solidaire aux Palestiniens.

 

Les communautés homosexuelles et trans refusent de plus en plus d’être étiquetées et utilisées par Israël comme paravent de son oppression des Palestiniens, homosexuels ou non également. L’année dernière, plus de 100 associations LGBTQIA+ ont appelé à boycotter le Concours Eurovision de la Chanson en Israël et la Gay pride de Tel Aviv parrainée par le gouvernement israélien.

 

Voir le site internet Queer Cinema For Palestine pour avoir plus d’information et ajouter votre signature.

 

Traduction : J. Ch. pour BDS France

Source : BDS




En cette Journée Internationale des Femmes, nous célébrons le leadership des femmes qui luttent contre l’oppression et la militarisation

Par le Comité National (BDS) palestinien / Israël, Chili, Argentine, Inde, Brésil, États-Unis, Europe

Les femmes qui, à travers le monde, mènent les mouvements pour la justice considèrent de plus en plus l’appel des Palestiniens pour un embargo militaire sur Israël non pas seulement comme une exigence des Palestiniens, mais aussi comme une exigence liée à leurs propres luttes pour la libération et la justice.

En célébrant aujourd’hui la Journée Internationale des Femmes, nous mettons l’accent sur le leadership des femmes, en Palestine et à travers le monde, dans les luttes contre la militarisation, la violence policière et l’oppression raciale, genrée, sociale et économique.

Regardez notre vidéo sur les femmes qui mènent la lutte contre la militarisation

La sécurité d’Israël et ses doctrines militaires, entraînement et armes létales ont, depuis des décennies, soutenu des escadrons de la mort, des dictatures militaires, des gouvernements despotiques et des régimes génocidaires. De l’Amérique latine à l’Inde et au Myanmar, du Rwanda et de l’Afrique du Sud de l’apartheid au Sud Soudan, et des Emirats Arabes Unis et de l’Arabie Saoudite à Oman, les armes d’Israël, ses systèmes de surveillance, son cyber-espionnage ou ses entraînements militaires ont permis des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et autres graves violations des droits de l’Homme.

Les femmes qui mènent les mouvements pour la justice à travers le monde reconnaissent de plus en plus l’implication d’Israël dans les systèmes qui les oppriment. Elles considèrent de plus en plus l’appel des Palestiniens pour un embargo militaire sur Israël, non pas seulement comme une exigence des Palestiniens, mais aussi comme une exigence liée à leurs propres luttes pour la libération et la justice.

Partagez notre vidéo sur les femmes qui mènent la lutte contre la militarisation

Des années 1920 à aujourd’hui, les femmes palestiniennes ont joué un rôle essentiel dans la résistance aux décennies de régime israélien d’occupation militaire, de colonialisme de peuplement et d’apartheid, tout en se battant simultanément chez elles contre l’oppression sociale, le sexisme, la discrimination et les préjugés.

Décrites par Israël comme une « menace démographique », les femmes autochtones de Palestine ont constamment lié la libération nationale à l’émancipation sociale. Elles se sont nourries des luttes des femmes en Algérie, en Inde, en Afrique du Sud, aux Etats Unis, en Irlande, à Cuba, en Argentine et ailleurs. En tant que militantes, combattantes pour la liberté et prisonnières, et mères, sœurs et partenaires de prisonniers et de martyrs, les femmes palestiniennes sont un exemple très répandu dans le monde pour leur résistance, leur ténacité et leur résilience héroïque.

En cette journée si importante, nous célébrons le leadership créatif, persévérant et motivant des femmes au premier plan de nos luttes sociales et politiques, dans l’organisation, les manifestations et le combat contre la militarisation et l’oppression, la recherche d’un monde plus juste, plus beau et plus empreint de dignité.

Traduction : J.Ch pour BDS France

Source : BNS




La police démonte et confisque le stand BDS place de la Comédie

COMMUNIQUÉ

La Campagne BDS France Montpellier est un mouvement de solidarité non-violent, antiraciste et populaire, adhérent de la Campagne BDS France. A Montpellier ce mouvement de solidarité avec la Palestine qui cible l’apartheid israélien, est l’objet depuis 2015 d’une offensive sans précédent de la part des organisations pro-israéliennes, CRIF et LICRA en tête. Celles-ci font pression sur la Ville et la Préfecture pour obtenir l’interdiction de toute expression publique de BDS. Elles ont obtenu du Maire de Montpellier qu’il interdise les stands BDS place de la Comédie.

Considérant que les violations du droit international et des droits humains par Israël constituent des crimes de guerre, voire des crimes contre l’humanité (apartheid, blocus de Gaza…), tels des lanceurs d’alertes, les militant.e.s BDS France Montpellier ont maintenu leur présence place de la Comédie pour informer la population, dénoncer ces crimes et exiger du gouvernement l’application du droit.

La réponse du maire de Montpellier a été l’intensification de la répression policière et judiciaire qui depuis début 2020 connaît de nouveaux sommets.

Le 49/3 donne des ailes à la répression policière et judiciaire …

Double verbalisation pour les mêmes faits : La police municipale aux ordres de M. Philippe Saurel dresse des PV pour occupation illégale de l’espace public et le même jour, pour les mêmes faits, aux mêmes motifs, la police nationale dresse des PV à l’encontre des militant.e.s BDS.

Confiscation du chapiteau et du matériel :. Samedi 7 mars à 15h la police municipale dresse un PV contre un militant BDS et à 15h10 une quarantaine de gendarmes et policiers interviennent et encerclent le stand afin d’éloigner les passants. La commissaire de la PJ qui commande le peloton dresse une contravention de 4ème catégorie à deux militants BDS France Montpellier et donne l’ordre de confisquer le matériel. La police a démonté le chapiteau, les tables et les a emportés. « Si vous êtes relaxés vous pourrez récupérer votre matériel » a déclaré la commissaire.

Pendant que les gendarmes démontaient le chapiteau, une collecte a récolté en moins de 10mn, 192 € pour l’achat d’un nouveau chapiteau, car les militants BDS ont annoncé qu’ils reviendraient avec ou sans chapiteau car le crime d’apartheid est un crime contre l’humanité et qu’il faut le combattre sans trêve.

 

Campagne BDS France Montpellier

8 mars 2020

chapiteau4

     Démontage du Chapiteau

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 Démontage des tables

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Robocops contre petite table tapissière

bâche

Ils embarquent la toile, la structure métallique et les tables.




#BoycottPuma 3e round : rejoignez la Troisième journée d’action internationale, le 25 avril

Par Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI), 26 février 2020

 

Alors que le concessionnaire exclusif de Puma en Israël, Delta, a été listé sur la banque de données onusienne des compagnies complices de la colonisation, des groupes du monde entier se préparent pour la troisième journée d’action protestant contre le soutien de Puma aux colonies illégales d’Israël qui chassent des familles palestiniennes de leur terre.

Puma sent la pression. Faisons-la monter !

Un avocat de Puma a admis devant un supporter des droits palestiniens que la campagne #BoycottPuma rendait leur vie « misérable ».

Les choses vont bientôt devenir encore plus difficiles pour Puma ! Le concessionaire exclusif de Puma en Israël, Delta, a été listé dans la banque de données des Nations Unies sur les compagnies complices de la colonisation . Les Nations Unies considèrent toutes les colonies israéliennes en territoire occupé comme un crime de guerre.

La plus grande université de Malaisie a mis fin à un contrat de sponsoring avec Puma en solidarité avec l’appel des équipes palestiniennes.

Le club de football britannique Chester FC a décidé de ne pas renouveler son contrat avec Puma, mentionnant « les pratiques de travail éthiques » parmi les critères pour sa sélection. Le club de première division de Liverpool, qui était en pourparlers avec Puma, a aussi opté pour un autre sponsor.

Deux journées d’action internationales réussies #BoycottPuma ont donné lieu à des manifestations dans plus de 20 pays à des boutiques et devant des bureaux de Puma, et à des appels à des équipes sponsorisées par Puma pour qu’elles abandonnent Puma. Le hashtag #BoycottPuma a généré des millions d’impressions.

Il est temps pour le 3e round. Rejoignez la 3e journée d’action internationale #BoycottPuma, le 25 avril 2020.

Enregistrez votre groupe maintenant pour recevoir les mises à jour et du matériel.

Agissez

Voici ci-dessous quelques-unes des manières dont votre groupe peut s’impliquer dans la journée d’action #BoycottPuma.

Impliquez des associations sportives locales, des équipes sportives populaires, des clubs de supporters et des tournois anti-racistes dans vos actions.

Et soyez créatifs ! Incluez des thèmes sportifs dans vos manifestations et documentez-les en direct sur les réseaux sociaux. Voyez les comptes rendus des première et deuxième journées d’action pour des idées.

  • Organisez une active créative à une boutique Puma

Soyez créatifs. Organisez un faux match de football ou un événement sportif à une boutique Puma. Utilisez la localisation des boutiques de Puma ou cherchez Puma sur Google Maps pour trouver les boutiques Puma de votre ville.

  • Organisez une manifestation devant le bureaux de Puma

Remettez la lettre de 200 clubs palestiniens aux bureaux de Puma.

Puma a des bureaux en Allemagne, au Royaume-Uni, en Espagne, au Portugal, en Italie, en Suède, en Norvège, en Finlande, au Danemark, en Autriche, aux Pays-Bas, en France, en République Tchèque, en Pologne, en Turquie, en Afrique du Sud, aux Emirats Arabes Unis, aux États-Unis, en Argentine, au Chili, au Mexique, au Pérou, en Inde, en Australie, à Singapour, en Malaisie, en Indonésie, au Japon, en Corée du Sud, à Hong Kong.

  • Appelez les équipes sponsorisées par Puma à #BootPuma [#éjecter Puma]

Puma sponsorise des équipes, des ligues, des athlètes et des artistes. Vérifiez si des équipes locales sont sponsorisées par Puma et incitez-les à laisser tomber Puma. Organisez une action créative un jour de match. Appelez les athlètes locaux sponsorisés par Puma à utiliser leur influence pour convaincre Puma de mettre fin à sa sponsorisation de l’IFA. Suivez #PumaFam pour des informations sur les nouveaux contrats de sponsorisation. Contactez pacbi@bdsmovement.net pour des exemples de lettres.

  • Organisez un exposé ou un atelier

Impliquez des associations sportives locales dans un atelier ou un exposé public sur les attaques d’Israël contre les sports palestiniens et la campagne #BoycottPuma. Contactez pacbi@bdsmovement.net  pour des conférenciers possibles.

  • Lancez une campagne pour le désinvestissement

Cherchez si votre fonds de pension, votre banque ou toute autre institution dont vous êtes membre est un investisseur de Puma et demandez-leur de se désinvestir. Contactez : pacbi@bdsmovement.net pour avoir de l’aide sur cette question.

  • Hébergez une fête chez vous en lien avec les réseaux sociaux

Rejoignez avec vos amis les actions #BoycottPuma sur les réseaux sociaux pour un sabotage culturel de Puma.

Enregistrez-vous pour la journée d’action pour plus d’information.

Traduction : CG pour BDS France

Source : BDS Movement 




Puma dit que la campagne #BoycottPuma « lui rend la vie misérable »

26 février 2020 par Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI)

Agissez pour dire à Puma d’arrêter de profiter des colonies israéliennes illégales qui rendent misérable la vie des familles palestiniennes.

Un défenseur des droits palestiniens a récemment rencontré par hasard un avocat de Puma qui lui a dit : « Vous nous rendez la vie misérable ».

C’est vrai. Puma dit que les appels de principe des groupes de défense des droits humains et des associations sportives pour que la compagnie mette fin à son soutien aux colonies israéliennes illégales chassant les familles palestiniennes de leurs terres lui rendent la vie misérable. Les colonies israéliennes illégales et l’infrastructure d’occupation associée volent les Palestiniens de leurs terres, séparent les communautés palestiniennes et nient aux Palestiniens leur droit à la liberté de mouvement.

Dites à Puma : Arrêtez de profiter des colonies israéliennes illégales qui rendent misérables les vies palestiniennes.

Puma est le principal sponsor de l’Association de football d’Israël (IFA), qui inclut des équipes dans les colonies israéliennes illégales. Le concessionnaire exclusif de Puma en Israël, Delta, est listé sur la banque de données onusienne des compagnies complices des colonies.

La marque internationalement reconnue qu’est Puma donne une légitimité à la brutale occupation militaire par Israël, permettant à Israël de continuer à étendre ses colonies illégales sur des terres palestiniennes volées en toute impunité.

Puma a bien raison d’être misérable.

La plus grande université de Malaisie a abandonné Puma en tant que sponsor de son équipe de football en réponse à l’appel de plus de 200 équipes palestiniennes #BoycottPuma. Le club de football britannique Chester FC a décidé de ne pas renouveler son contrat avec Puma, mentionnant « des pratiques de travail éthiques » parmi leurs critères. Le club de football de Liverpool, qui était en pourparlers avec Puma, a aussi opté pour un autre sponsor.

Deux jours d’action internationale réussis #BoycottPuma ont donné lieu à des manifestations dans plus de 20 pays et le hashtag a engendré des millions d’impressions.

Dites à Puma : Arrêtez de profiter des colonies israéliennes illégales qui rendent misérables les vies palestiniennes.

Puma est inquiet. Associer sa marque avec le régime d’apartheid d’Israël qui nie les droits humains fondamentaux de millions de Palestiniens porte atteinte à son atout le plus précieux : son image. Aidez-nous à convaincre Puma de faire ce qu’il faut et de mettre fin à son soutien de l’occupation militaire d’Israël.

Et rejoignez le Troisième jour d’action internationale #BoycottPuma, le 25 avril.

Partagez les images sur Twitter, Facebook et Instagram balisant Puma

Traduction : CG pour l’Agence Média Palestine

Source : BDS France Movement




La plus grande université de Malaisie met fin à son contrat avec Puma à cause de son soutien pour les colonies israéliennes illégales

 

25 février 2020, par Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI) 

Puma sponsorise l’Association de football d’Israël (IFA) qui inclut des équipes des colonies, et le concessionnaire exclusif de Puma en Israël, Delta Galil est listé dans la base de données des Nations Unies sur les entreprises liées aux colonies 

La plus grande université de Malaisie, Universiti Teknologi MARA (UiTM), a mis fin à un accord de sponsoring avec la marque mondiale de sportswear Puma à cause du soutien de la compagnie pour les colonies israéliennes illégales en territoire palestinien occupé. 

UiTM, qui avait un contrat de trois ans avec Puma comme sponsor de l’équipe de football de l’université, a confirmé que le contrat n’était pas renouvelé à cause de l’implication de Puma dans les violations des droits humains par Israël.

Puma sponsorise l’Association de football d’Israël (IFA) qui inclut des équipes dans les colonies israéliennes illégales sur territoire palestinien et qui défend leurs intérêts. Les colonies israéliennes sont considérées comme des crimes des guerre selon le droit international. 

Le concessionnaire exclusive de Puma, Delta Galil, est listé dans la base de données des compagnies liées aux colonies récemment publiée par les Nations Unies, à cause de ses branches dans les colonies israéliennes illégales.

Les groupes des droits humains en Malaisie et dans des dizaines de pays du monde entier se sont unis pour soutenir l’appel de plus de 200 équipes palestiniennes à boycotter Puma jusqu’à ce que la compagnie mette fin à son soutien à l’entreprise coloniale d’Israël. 

Le professeur Mohd Nazari Ismail de BDS Malaisie a commenté :

Nous saluons la décision de principe de l’UiTM de mettre fin à son contrat avec Puma, en réponse à l’appel des équipes et des athlètes palestiniens. Le soutien de Puma aux prises illégales de terres par Israël fait de cette compagnie un partenaire indésirable pour tous ceux qui croient que les sports devraient être utilisés pour promouvoir la tolérance et le fair play. Nous continuerons à attirer l’attention sur la campagne mondiale pour boycotter Puma et appellerons toutes les équipes et tous les ahtlètes de Malaisie à abandonner Puma. 

Stephanie Adam de la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) a déclaré :

La décision de Puma de s’associer à l’occupation militaire d’Israël en niant les droits humains fondamentaux de millions de Palestiniens continue à causer des dommages à l’atout le plus précieux de la compagnie, son image de marque. La campagne pour boycotter Puma (#BoycottPuma) ne peut faire que grandir, alors que de plus en plus de joueurs et de fans de ce jeu magnifique prennent conscience du soutien de Puma aux violations des droits humains par Israël. Plutôt que de mettre plus d’efforts dans des tentatives ratées pour détourner les critiques et faire du contrôle de dommages, Puma devrait respecter les principes du sport et mettre fin à son sponsoring de l’IFA. 

Le football club britannique Chester FC a récemment décidé de ne pas renouveler un contrat de sponsoring avec Puma, après avoir déclaré que les « pratiques de travail éthiques » étaient parmi ses critères de sélection. Le club de première ligue Liverpool FC, qui était en pourparlers avec Puma, a aussi opté pour un autre sponsor. Plus de  30 000 e-mails ont été envoyés aux clubs de football britanniques pour les inciter à mettre fin à leurs contrats avec Puma ou à ne pas en signer.

La coordination Boycott Puma planifie son troisième jour mondial d’action le 25 avril avant la rencontre 2020 des actionnaires de Puma.

Trad. CG pour BDS France

Source: BDS Movement




À Paris (3ème), rencontre d’une délégation de six représentant-e-s de la société civile de Gaza, le mercredi 25 mars 2020

Dans le cadre de la Semaine internationale contre l’apartheid israélien (IAW), à l’initiative de l’UJFP (Union Juive Française pour la Paix) et avec le soutien de l’AFPS (Association France Palestine Solidarité), de l’AURDIP (Association des Universitaires pour le Respect de Droit International en Palestine), de BDS France (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), du CVPR PO (Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient) et d’un grand nombre de comités de solidarité avec la Palestine, d’associations citoyennes, de fédérations syndicales et de partis politiques.

Rencontre d’une délégation de six représentant-e-s de la société civile de Gaza

Le mercredi 25 mars de 18h30 à 22 H à la Bourse du Travail

Salle Henaff, 29 boulevard du Temple 75003 Paris.

« Gaza sera-t-elle vivable en 2020 » s’interroge l’ONU en 2012, analysant elle-même que la réponse est non si le blocus israélien n’est pas levé. Avec la complicité de la communauté internationale, huit ans plus tard le blocus est toujours là.

Et le « deal du siècle » de Trump et Netanyahu continue la destruction de la Palestine : poursuite débridée de la colonisation et des annexions, destructions, bombardements sur Gaza, assassinats de résistants. L’International Apartheid Week est destinée à faire entendre internationalement la situation d’Apartheid créée en Palestine par un réseau de lois et de faits sur le terrain. Le soutien à la Palestine est plus que jamais à l’ordre du jour pour la solidarité internationale et française, pour la paix dans le monde, pour la survie du droit international, pour un « vivre ensemble » dans l’égalité et la justice.

La délégation, invitée au Parlement européen le 24 mars, se compose de :

Taghreed Aburahma. Membre du comité des associations de femmes palestiniennes mobilisées pour la défense des droits des femmes et des enfants.

Zakaria Baker. Militant défenseur des droits des pêcheurs et coordinateur des comités de pêcheurs – affectés par le blocus.

Saadeddin Ziada. Ancien prisonnier politique. Responsable des comités de paysans de la bande de Gaza – victimes du blocus.

Ziad Alshattali. Animateur, photographe et danseur dans des associations qui s’occupent de l’enfance. Il a été grièvement blessé le 28 septembre 2018 lors des marches du retour par des balles explosives et a dû être amputé d’un pied. Il représente les victimes lors de ces marches.

Ahmed Jouda. Jeune universitaire militant dans les réseaux sociaux. Particulièrement actif sur la question du chômage des jeunes. Représente les collectifs de jeunes.

Almutasembella Eleiwa (Abu Amir). Coordinateur d’Unadikum dans la bande de Gaza. Organisateur des brigades internationales de protection des paysans et des pêcheurs. Coordinateur de l’action de l’UJFP « Un château d’eau pour Khuza’a » qui en est à sa quatrième phase : la création d’une pépinière de légumes.

Cette initiative s’inscrit également dans le temps de la mobilisation « Gaza-Palestine 2020 » de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine et du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens (CNPJDPI), qui se clôturera fin 2020 par un événement grand public.

Contre les plans d’apartheid de Trump et Netanyahu et la complicité des autres grandes puissances
, le peuple palestinien résiste !

Lorsque l’une des plus puissantes armées du monde piétine tout un peuple, la solidarité est un devoir.

Bienvenue à la délégation de Gaza !

Evènement facebook




L’alliance Europe-Israël et BDS. Conférence de David Cronin à Clermont-Fd.

David Cronin est un journaliste irlandais qui travaille actuellement pour The Electronic Intifada, et vit à Bruxelles.

Le conférencier a dénoncé l’hypocrisie de l’UE, et de la France, dans leurs timides ou complaisantes réactions au plan d’annexion Trump-Netanyahou. Il a expliqué les financements de l’industrie israélienne, y compris militaire et sécuritaire, par le programme Horizon 2020 de l’UE, et la collaboration avec la France.

L’UE et la France ont voulu introduire de nouvelles définitions de l’antisémitisme, dans le but de lutter contre la critique de la politique israélienne. Tout ceci est toutefois voué à l’échec car le mouvement de solidarité et BDS sont des mouvements antiracistes.

Durant le débat les militant.e.s de l’AFPS 63-BDSF 63 ont rappelé la campagne BDS contre la compagnie d’assurance AXA qui investit dans l’industrie militaire israélienne (Elbit System). Après le débat une quinzaine de nouvelles personnes (dont David Cronin) ont signé les pétitions « Trump c’est trop » et celle de la Coalition contre AXA, et pris des cartes postales contre AXA et PUMA, pendant que d’autres achetaient de l’huile d’olive et du savon de Palestine, ainsi que le livre dédicacé par David Cronin !

Environ 45 personnes ont assisté à cette conférence-débat organisée le 20/02/2020 par l’Association des Amis du Temps des Cerises, en partenariat avec l’AFPS 63.  La conférence de David Cronin est basée sur son livre «Europe Israël : Une alliance contre-nature ? » (2012) traduction de « Europe’s Alliance with Israel » (2010). David Cronin a parcouru les couloirs de Bruxelles pour interroger hauts fonctionnaires et diplomates. Il a épluché les programmes européens et examiné les liens étroits que tissent les entreprises du continent avec l’Etat israélien. Son enquête a été saluée, entre autres, par Ken Loach et Robert Fisk.

Le conférencier a expliqué en détail les financements de l’industrie israélienne, y compris militaire et sécuritaire, par le programme Horizon 2020 de l’UE (pour 2014-2020 on estime à 1.4 milliard d’euros le soutien à Israël). Par ailleurs, la compagnie Israel Weapon Industry, qui fabrique les fusils utilisés par les snippers contre les manifestants désarmés de Gaza, expose au salon EuroSatory en France… Et Thalès collabore avec Israël sur des drones testés sur la population de Gaza.

Alors que des définitions très simples et claires de l’antisémitisme existent depuis longtemps, l’UE et la France ont voulu introduire depuis 2004 de nouvelles définitions dans le but de lutter contre la critique de la politique israélienne, reprises en 2016 avec la définition « IHRA » que le lobby pro-israélien (auquel appartient la présidente de Commission européenne, ainsi que des dirigeants de l’extrême droite européenne) utilise dans ses tentatives pour faire taire  la critique de l’apartheid et l’appel au boycott. Tout ceci est toutefois voué à l’échec car le mouvement de solidarité et BDS sont des mouvements antiracistes.

 




Le Char et l’Olivier – et BDS – à Courpière (63)

La séance du 22 février au REX de Courpière (63) a eu 50 participant.e.s de tous âges, en présence de Roland Nurier (qui a animé près de 130 débats sur le film depuis début 2019), et en partenariat avec l’AFPS 63.  Presque tou.te.s sont resté.e.s jusqu’à la fin du débat. Ce qui est bien pour les bénévoles de cette association qui gère le cinéma municipal de cette petite ville de 4.000 habitants.
Les questions ont porté notamment sur les conditions de réalisation du film, sur l’impunité du « petit » Etat israélien face au monde entier, sur les possibilités d’acheter des produits palestiniens, sur les présidents français au dîner du crif, … Ainsi que 3 remarques d’une soutien d’Israel : le boycott serait immoral ! il n’y a pas d’apartheid en Israel ! les réfugiés sont vraiment à plaindre mais la solution est que les Etats arabes les accueillent et leur fournissent du travail ! Le réalisateur, et un militant AFPS 63, ont répondu de manière circonstanciée.
En fin de séance, une partie de l’assistance a fait la queue pour signer deux pétitions (au directeur d’AXA, et « Trump c’est trop », 2×15), pour prendre des tracts, des cartes postales contre AXA et PUMA, et des stickers pour carte Vitale, sur la table de presse et BDS de l’AFPS 63. Et remercier le réalisateur pour son film et sa présence à Courpière.



Le CJACP informe les strasbourgeois place Kléber

Comme dorénavant chaque mois, nous avons planté notre belle tonnelle rouge sur la place Kléber, place centrale de Strasbourg. Ce samedi, l’essentiel de notre intervention portait sur le plan Trump : tracts divers, intervention orale, musique palestinienne, documentation gratuite disponible sur notre table… Le ciel était avec nous et beaucoup de gens sont venus s’informer. Comme toujours, quelques-uns ont laissé leurs coordonnées. Seul bémol : les spectacles de danse sur la place organisés dans le cadre de « Strasbourg, mon amour » (Saint Valentin oblige !) qui ont détourné l’attention des badauds !

 

Ce samedi à Strasbourg contre le plan Trump, l'arnaque du siècle !

Publiée par Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Palestine sur Samedi 15 février 2020

 




Les Palestiniens sont solidaires de la nation Wet’suwet’en

Comité national palestinien du BDS (BNC)/Canada – 13 février 2020

Le gazoduc Coastal Gaslink de TransCanada cherche à voler les terres du peuple Wet’suwet’en, à utiliser l’extraction de ses ressources afin de renforcer le contrôle sur les territoires indigènes, de détruire l’environnement et de violer les lois indigènes.

Depuis le territoire palestinien occupé, nous nous déclarons solidaires de la nation Wet’suwet’en et des défenseurs des terres aux camps Unist’ot’en et Gidimt’en qui continuent de s’opposer aux incursions coloniales du Canada sur leurs territoires non concédés.

Le Comité national palestinien du BDS (BNC), la plus large coalition de la société civile palestinienne qui conduit le mouvement mondial de Boycott, Désinvestissement et de Sanctions (BDS), envoie un message de soutien à votre lutte.

Nous appelons le mouvement de solidarité avec la Palestine, à Turtle Island (Îles de la Tortue) et ailleurs, à se tenir aux côtés de la nation Wet’suwet’en.

En tant que Palestiniens, nous avons une expérience de première main d’un pouvoir colonial, celui du régime d’Israël d’occupation, de colonisation et d’apartheid, qui œuvre systématiquement à nous déposséder, nous diviser et nous dépouiller de nos terres et de nos ressources.

Nous ne savons que trop bien, de par notre propre expérience, que le gazoduc Coastal Gaslink de TransCanada tente de voler les terres des Wet’suwet’en, d’utiliser l’extraction de leurs ressources afin de renforcer le contrôle sur les territoires indigènes, de détruire l’environnement et de violer les lois indigènes. Nous savons aussi que les attaques de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), autorisées par le gouvernement Trudeau, contre les dirigeants héréditaires, le matriarcat et les défenseurs Wet’suwet’en, servent à violer la souveraineté des indigènes. La GRC utilise des tactiques et des équipements semblables à ceux du gouvernement israélien, et notamment les bulldozers Caterpillar, pour s’emparer des terres indigènes.

Nous sommes profondément reconnaissants envers le peuple Wet’suwet’en pour son esprit indomptable et sa défense inlassable de sa terre et de ses ressources en eau. Nous vous soutenons fermement dans votre lutte pour votre terre et vos droits ancestraux.

Les Palestiniens sont redevables envers les peuples indigènes de Turtle Island de nous avoir appris comment résister à un colonialisme de peuplement, génération après génération, grâce à votre puissante résistance, vôtre grâce et votre esprit indomptable.

Le BNC est résolu à renforcer les liens de solidarité entre nos peuples et nos mouvements, et nous travaillerons avec nos partenaires de Turtle Island pour que cela devienne réalité.

Depuis la Palestine jusqu’à Wet’suwet’en, nous sommes unis avec vous dans la lutte contre le colonialisme de peuplement, contre le racisme, contre la criminalité des entreprises et pour vos droits inaliénables à la justice et à l’autodétermination.

Nous serions honorés de vous accueillir en Palestine, le moment venu.

https://bdsmovement.net/news/palestinians-stand-solidarity-wetsuweten-nation-and-land-defenders

Traduction : BP pour BDS FRANCE




ALLEZ VOIR et diffusez : « Contre-feux » ! résistance sociale et syndicale en Palestine ».

Une cinquantaine de personnes ont assisté à la projection de Contre-Feux, le film réalisé par Christophe Cordier et Adeline Gonin, deux animateur.trice de l’association « Canal Marches »  . Le débat était animé par le secrétaire de Solidaires 34 avec les deux réalisateur.trice et une des membres de la délégation Solidaires : Verveine Angéli, secrétaire nationale à Solidaires.

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UNE SITUATION CATASTROPHIQUE POUR LES TRAVAILLEURS.SES

En Cisjordanie occupée,

De la bouche même des syndicalistes palestinien.e.s, le constat tombe comme un couperet :  » Plusieurs organisations syndicales existent depuis des dizaines d’années mais elles ont échoué à faire pression sur le gouvernement palestinien pour créer un régime de protection sociale pour les travailleurs et pour les chômeurs qui n’ont pas d’indemnités. Concernant la sécurité sociale, en plus de la pauvreté et du chômage, il y a le problème de l’assurance santé : il y a 900 000 palestinien.ne.s non couvert.e.s par une assurance santé. (…) Les syndicats officiels ont perdu leur crédibilité car le principal intérêt de ces organisations est de travailler avec le gouvernement. (…) Dans le domaine de la protection sociale, nous constatons qu’ils n’ont jamais été aux côtés des droits des travailleurs. (…) Le dirigeant du syndicat officiel est nommé par l’Autorité palestinienne. Le gouvernement distribue les postes selon ses intérêts (…). »

En Palestine de 48,

Les Palestiniens d’Israël ne sont pas mieux lotis avec le quasi monopole du syndicat « Histadrout ». Ce syndicat d’État, maillon indispensable de la colonisation qui préconisait « le travail juif » contre l’embauche des Palestiniens. Les travailleurs palestiniens d’Israël ont dû créer, avec succès, depuis l’année 2000, malgré les multiples complications et obstacles, des syndicats indépendants. Dénonçant les accords d’Oslo, refusant une coexistence basée sur l’inégalité des droits, politiques, juridiques et économiques les syndicalistes rencontré.e.s préconisent « la solution à un État basé sur l’égalité des droits, sans discrimination ni sionisme« .

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Verveine Angéli, Christophe Cordier, Denis Orcel et Adeline Gonin

LES CONSÉQUENCES DE LA PARTITION DE LA PALESTINE

Sans se tromper de cible et sans discours pédagogique, la caméra, tantôt depuis la « zone de 48 » tantôt depuis la Cisjordanie occupée (Gaza étant inaccessible),  montre comment cette situation catastrophique qui va s’aggravant est la conséquence de la partition de la Palestine, de la colonisation et de l’apartheid. La « Nakba »a fait éclater le peuple palestinien en Réfugié.e.s, Palestinien.e.s de 48 et en Palestinien.e.s sous colonisation et ainsi multiplié les statuts juridiques et sociaux des travailleurs.ses palestinien.e.s où qu’ils-elles soient. Ceci au plus grand bénéfice des entreprises israéliennes qui en Israël ou dans les colonies tirent profits et abusent sans scrupules d’une situation taillée sur mesure.

UN SEUL PEUPLE, UNE MÊME RÉSISTANCE

Ce va et vient entre les palestiniens de la  « zone de 48 » et la Cisjordanie occupée restitue et donne à voir le lien solide et tenace qui malgré les disparités réelles se renforce à chaque nouvelle épreuve attestant de l’impérissable sentiment d’appartenir à un seul et même peuple. Et ce n’est pas une des moindre qualités de ce documentaire que d’avoir su, sans discourir, montrer et faire ressentir ce sentiment d’appartenance aux spectateurs.trices.

« Résistance sociale et syndicale » nous indique le titre. En effet, la résistance à l’occupant est partout et de chaque instant et une tension permanente (la boule au ventre) traverse le film. Le rappel de la répression et l’emprisonnement des enfants palestiniens s’y intègre naturellement et suscite tension et révolte.

Nous ne dévoilerons pas la fin du film sur le courrier et la poste palestinienne. C’est « un joyau de la colonisation » dont les réalisateur.trice présentent simplement les horribles facettes …

ET LE BDS DANS TOUT ÇA ?

Ben… le BDS ? il est partout ! Pas seulement par la présence d’Omar Barghouti dont la clarté d’expression n’a d’égal que la fermeté des positions, pas seulement parce que tous.tes les acteur.trices rencontré.e.s ont confirmé leur attachement et leur soutien à la campagne BDS internationale, mais tout simplement parce que réunir par la parole autour d’un même thème les composantes du peuple Palestinien (dans les contraintes d’un séjour de 10 jours dans un pays occupé militairement et l’interdiction d’entrer à Gaza), donner la parole aux israéliens anticolonialistes pro-BDS, tout cela c’est l’esprit même du BDS. Esprit dont Solidaires est porteur et que les réalisateur.trice on su magnifiquement traduire …

ALORS, N’ATTENDEZ PAS !

ALLEZ-VOIR CONTRE-FEUX,

organisez des projections, invitez le.la réalisateur.trice et les participant.e.s à la mission syndicale !!

Le film est visible sur le site « Canal Marches »

 LISEZ ET DIFFUSEZ :

le N° spécial de la revue Solidaires sur la Palestine, tout juste publiée,

En vente sur le stand BDS France Montpellier

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