Action boycott Puma Metz centre-ville

Samedi 26 octobre, à l’occasion de la mobilisation nationale

incitant au boycott de la marque Puma jusqu’à ce qu’elle cesse

d’encourager la colonisation israélienne au détriment du peuple

palestinien, un petit groupe de militants BDS 57 a battu le pavé au

centre-ville de Metz, à proximité du magasin GO Sport. Nous avions

l’autorisation préfectorale pour cette action qui s’est déroulée en deux

temps (matinée et après-midi) sous un beau soleil d’automne et sans

obstacle majeur : c’était notre troisième mobilisation Boycott Puma

depuis celle du 15 juin au même endroit et une semaine après notre

intervention à l’entrée du stade Saint-Symphorien à l’occasion du match

de football Metz-Nantes.

300 tracts ont été distribués, 72 cartes signées et conservées. 77

personnes ont signé la pétition dont 8 manifestèrent un intérêt

particulier pour le mouvement BDS. D’après les discussions, beaucoup

nous soutiennent aussi parce qu’ils/elles sont inquiet(e)s, constatant

une régression progressive non seulement du droit international, mais du

droit en général, qu’il s’agisse des retraites, du chômage ou de

l’accueil des migrants…

Nous avons également vendu un tee-shirt  Boycott Puma et un keffieh.

Quelques photos de cette action et de notre groupe.

Fraternellement,

Richard pour le collectif BDS 57.

 




Oslo, capitale de la Norvège, interdit les produits et les services des colonies de peuplement israéliennes

28 octobre 2019

Comité national palestinien du BDS (BNC)/Norvège

Oslo se joint à cinq autres municipalités et un conseil de compté de la Norvège pour interdire les produits et les services issus des colonies de peuplement israéliennes.

Dans une étape historique, le nouveau conseil municipal d’Oslo, récemment élu, exclut des marchés publics les biens et services des colonies de peuplement israéliennes. L’interdiction des biens provenant des colonies illégales d’Israël dans le Territoire palestinien occupé s’inscrit dans la plate-forme nouvellement adoptée pour 2019-2023, approuvée par le conseil municipal d’Oslo récemment élu et dirigé par la Gauche socialiste (SV), le Parti travailliste et les partis Verts.

En dépit des tentatives concertées d’Israël et de ses alliés de droite en Norvège et dans le monde, pour réprimer les mesures soutenant les droits des Palestiniens, Oslo, la capitale et la ville la plus importante de la Norvège, est devenue la sixième municipalité norvégienne à interdire les produits et services issus des colonies, aux côtés d’un conseil de comté.

La semaine dernière, un expert indépendant des Nations-Unies sur les droits de l’homme dans les territoires palestiniens, Michael Lynk, a réclamé une interdiction internationale de tout bien venant des colonies de peuplement israéliennes, comme un pas vers la fin de cette occupation illégale qui dure israélienne depuis 52 ans.

Le conseil municipal d’Oslo s’est engagé par le biais de sa nouvelle plate-forme à :

« Enquêter sur les possibilités d’agir dans la réglementation des approvisionnements à ne pas acquérir de produits et services produits sur un territoire en violation du droit international par des entreprises opérant avec l’autorisation de la puissance occupante ».

L’interdiction des produits et services des colonies ne fait pas de distinction entre les sociétés israéliennes et les sociétés internationales qui opèrent dans les colonies illégales israéliennes.

Sunniva Eidsvoll, dirigeante de la section du Parti de la gauche socialiste (SV) d’Oslo et du groupe SV au conseil municipal de la ville, a déclaré :

« Le peuple palestinien, qui doit faire face, chaque jour, à l’occupation illégale de son territoire, mérite une attention et un soutien internationaux. Veiller à ce que les droits humains et le droit international ne soient pas violés relève d’une responsabilité mondiale partagée. Je suis fière que le conseil municipal d’Oslo ait pris aujourd’hui des mesures visant à empêcher que les biens et les services acquis par la ville ne viennent en soutien à l’occupation illégale de la Palestine, ou d’autres territoires.

« Le Parti de la gauche socialiste de Norvège est un partisan de longue date du mouvement BDS ».

Tora Systad Tyssen, de l’association des ONG norvégiennes pour la Palestine (Fellesutvalget pour la Palestine) a déclaré :

« Le conseil municipal d’Oslo suit ceux de Trondheim, Tromsø, Vaksdal, Hamar, Lillehammer, et le conseil du comté de Nordland en interdisant tout commerce avec les colonies illégales israéliennes sur la terre palestinienne occupée. Il est encourageant et motivant de voir des conseils municipaux norvégiens adopter une position ferme en faveur des droits de l’homme et du droit international quand notre gouvernement actuel y faillit.

« Alors que notre gouvernement national recherche plus de commerce et de coopération avec Israël, le nouveau conseil municipal d’Oslo déclare clairement ne pas vouloir contribuer financièrement au vol à grande échelle des terres et ressources palestiniennes qu’est en train de commettre l’industrie coloniale en expansion d’Israël ».

Alys Samson Estapé, coordinatrice des campagnes européennes du Comité national palestinien du BDS (BNC) a déclaré :

« Nous nous félicitons de cette mesure juridiquement et moralement responsable prise par le conseil municipal d’Oslo. Les conseils municipaux montrent qu’ils ne se laissent pas découragés par la répression, et qu’ils continuent d’ouvrir la voie, en dépit de l’inaction des gouvernements nationaux. L’interdiction des biens et services issus des colonies illégales d’Israël est le moins que puissent promulguer les institutions gouvernementales afin de réduire leur complicité avec le régime israélien d’apartheid, de colonialisme de peuplement et d’occupation.   

« En plus d’une telle interdiction, le gouvernement norvégien devrait également adopter un embargo total sur le commerce direct et indirect des armes et sur la coopération militaire avec Israël et les entreprises israéliennes, afin de garantir le respect du droit international par les utilisateurs finaux.

« Le gouvernement irlandais examine actuellement le projet de loi relatif aux Territoires occupés, approuvé par les deux chambres du Parlement, qui interdirait à l’Irlande d’importer des produits venant des colonies de peuplement illégales d’Israël.

« En 2018, trois partis de droite avaient cherché à empêcher le boycott des colonies, à Trondheim et Tromsø. Cependant, le secrétaire d’État à au ministère des Affaires étrangères de Norvège, Audun Halvorsen, a porté un coup à ces tentatives, affirmant qu’un boycott des ‘biens et services produits dans les colonies ne va pas à l’encontre des engagements internationaux de la Norvège ».

Source: BDS Movement

Traduction : BP pour BDS FRANCE




Dites à Puma : « Je ne ferai pas partie de #PumaFam tant que Puma soutiendra les agressions d’Israël contre les familles palestiniennes »

Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) – 25 octobre 2019

Faites savoir au fabricant de vêtements de sport Puma que vous ne ferez pas partie de #PumaFam tant qu’il n’aura pas mis fin à son soutien aux colonies de peuplement israéliennes illégales qui poussent les familles palestiniennes hors de leurs terres.

Le 26 octobre, des organisations de plus de 20 pays ont participé à la 2e journée mondiale d’action #BoycottPuma.

Puma est le principal mécène de la Fédération d’Israël de football, laquelle regroupe les équipes des colonies de peuplement israéliennes, qui sont illégales et poussent les familles palestiniennes hors de leurs terres.

Les athlètes et les équipes palestiniens appellent au boycott de Puma jusqu’à ce qu’il mette fin à son soutien aux saisies illégales de terres par Israël.

Puma continue de revendiquer un « dévouement à une égalité universelle » et d’évoquer les valeurs de la « Famille Puma ».

Les colonies de peuplement illégales d’Israël qui s’agrandissent ont un impact dévastateur sur les familles palestiniennes.

Dites à Puma : « Je ne ferai pas partie de #PumaFam tant que Puma soutiendra les agressions d’Israël contre les familles palestiniennes. (tweet) »

L’occupation militaire d’Israël expulse les familles palestiniennes, avec les enfants, de leurs maisons pour faire la place à ces colonies de peuplement. Ses murs d’apartheid et check-points militaires coupent les familles de leurs terres et les unes des autres. Les démolitions de maison par Israël et ses expulsions forcées font que les familles palestiniennes vivent dans un état de terreur permanent.

Le logo emblématique du chat bondissant de Puma est devenu un symbole d’approbation pour les agressions d’Israël contre les familles palestiniennes.

Les défenseurs des droits humains à travers le monde se préparent pour plus de 50 actions dans les magasins, les bureaux et lors des matchs des équipes parrainées par Puma.

Rejoignez-les sur les médias sociaux pour promettre votre soutien à l’appel palestinien au #BoycottPuma.

 

Passez à l’action :

 

–     Tweetez à Puma : « Je ne ferai pas partie de #PumaFam tant que Puma soutiendra les saisies illégales israéliennes de la terre » ; 

–     Postez ce texte sur Facebook et Instagram avec l’image ci-dessus ou ci-dessous.

Puma soutien les colonies de peuplement d’Israël.

L’occupation militaire d’Israël force les familles palestiniennes à quitter leurs maisons pour laisser la place aux colonies de peuplement.

Je ne ferai pas partie de #PumaFam tant que @Puma soutiendra les saisies illégales israéliennes de la terre »

 

https://bdsmovement.net/pumafam

Les familles palestiniennes luttent contre l’occupation militaire israélienne pour un avenir de liberté, de justice, d’égalité et de dignité.

La « Famille Puma » tout entière devrait exhorter Puma à mettre fin à son soutien au régime raciste de l’apartheid israélien pour aider à faire de cet avenir une réalité.

ps : Possédez-vous Puma Sportswear ? Rejoignez #RebrandPuma !

 

Source: BDS Movement

Traduction : BP pour BDS France




Action PUMA à Tours

Nous étions 8 militants présents dans une rue piétonne de Tours, qui a vu passer beaucoup de monde ce 26 octobre avec le beau temps.
500 tracts distribués en 1h30, bon accueil, avec bien entendu 2-3 discussions plus tendues avec des énervés ….
Nous avons préféré dérouler notre action dans une rue passante de l’agglomération de Tours plutôt que devant Décathlon implanté en périphérie et qui effectivement commercialise assez peu PUMA.
A part un club de foot « enfants » qui a contracté récemment avec PUMA, aucun club sportif local ne semble être en relation avec PUMA ( nous avons écrit à tous les clubs de l’agglomération ce dernier printemps).



Montpellier : Action #BOYCOTTPUMA

 

Samedi 26 octobre 2019, une douzaine de militant.e.s BDS France Montpellier ont participé à la journée internationale BDS contre la marque PUMA qui sponsorise l’Association Israélienne de Football (IFA).

Devant le magasin Décathlon le comité BDS a planté son chapiteau et distribué tracts et flyers aux nombreux passant.e.s qui pour la plupart ignoraient le sponsoring de l’apartheid par PUMA.

A la fin de l’après midi une délégation a demandé à rencontrer le responsable du magasin pour lui remettre une lettre lui expliquant les raisons de cet appel au boycott et demandant de ne pas distribuer la marque.

Le représentant de la direction qui a accepté de recevoir la délégation BDS s’est montré très attentif aux arguments et transmettra le courrier à la direction….

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Au premier plan, une famille qui ignorait le sponsoring de l’IFA par PUMA n’avait même pas remarqué le logo de PUMA qui figure sur les survêtements de l’OM (Marseille).

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ACTION CONTRE PUMA à NÎMES LE 26 OCTOBRE

Ce samedi 26 novembre 2019, nous avons mené à Nîmes une action contre PUMA pour répondre à l’appel de PACBI.

Nous avons ciblé Decatlhon situé dans une zone commerciale. Il faisait beau, ça nous a aidé. 300 tracts distribués, 99 cartes postales signées à envoyer au Directeur général de PUMA France, mais surtout des échanges avec le public important, en famille, et très sensible à notre présence et à nos arguments.

Après une première rencontre avec un agent de sécurité de la zone commerciale, plutôt solidaire sans pouvoir l’exprimer dans le cadre de son travail, deux d’entre nous ont rencontré le responsable de la clientèle de Decathlon (le directeur était absent) qui a été à l’écoute, tout en minimisant la responsabilité de son magasin qui, selon lui, « n’a pas plus de 4 articles PUMA dans les rayons, alors que Inter Sport en est rempli » … Il a précisé qu’il était très attentif aux polémiques sur les réseaux sociaux pour éviter de « salir l’image de l’enseigne Decathlon ». Sur notre invitation, il a promis de faire remonter à la direction générale de Decathlon.

Un courrier lui a été remis qui faisait rappel de celui que nous avions envoyé en juin, avec des PJ : courrier des clubs sportifs palestiniens à PUMA, avec la liste des 200 clubs, la synthèse d’Amnesty International, la position éthique de PUMA … et 2 cartes postales, celle pour adresser à PUMA et l’autre des 4 cartes de l’évolution de l’appropriation des terres palestiniennes depuis 47 par Israël.

Bien sûr nous poursuivons la campagne et nous nous inscrivons pour la prochaine journée d’action.

Même si nous n’étions pas nombreux en terme de militantEs présentEs, l’action était portée par l’AFPS Nîmes, le Comité BDSF 30 et l’UJFP.




Action #BoycottPuma à Paris le 26 octobre 2019

Nous étions près d’une vingtaine de militant-e-s BDS France Paris, AFPS Paris Sud et Paris 14/6 à intervenir le 26 octobre 2019 au PUMA Store de Paris, dans le cadre de la journée internationale #BoycottPUMA, avec des mobilisations prévues dans plus de 20 pays.

Quelques photos en pièce jointe et sur cet album:

https://photos.app.goo.gl/3p8LrHWWLGwK4WY5A

Nous avons déroulé la banderole de la Campagne, avec les pancartes et le nouveau tee shirt #BoycottPuma.

Un camarade est intervenu pour expliquer notre présence, vidéo sur ce lien :

Nous avons pu diffuser les 300 tracts AFPS/BDS Paris que nous avions imprimés.

Il y avait un camion de police devant le magasin, la police nous a décalé de l’entrée du magasin mais nous avions quasiment fini tous nos tracts quand elle nous a demandé de quitter les lieux.

Le public était très réceptif à nos informations, beaucoup d’entre eux ignoraient la complicité de PUMA avec l’apartheid israélien.

Avant l’action, après un échange courtois avec la responsable du PUMA Store, nous lui avons remis la lettre de la Campagne BDS France afin qu’elle puisse la transmettre à la direction de PUMA.

Merci à tous nos soutiens pour cette belle mobilisation non-violente.




#BoycottPuma à Marseille

26 octobre, 10h30 Métro Réformés-Canebière au cœur de Marseille : sous un soleil fort agréable 3, 4, 8, 11, 14 militant.e.s de BDS France Marseille se rejoignent, prennent un panneau, un tract, un drapeau. Des dizaines de personnes sortent du métro : marché aux fleurs, boulanger et maraichers bio attirent beaucoup de monde le samedi. Les mains se tendent pour demander de l’information, les explications se donnent, de petits groupes se constituent, quelques jeunes filles demandent à participer aux prochaines actions.

Vers 11h, départ en direction de la Canebière où se trouve, à l’angle du Cours Saint Louis, la boutique de l’OM, avec son tout nouveau logo PUMA. Le petit cortège emprunte alternativement le trottoir et la voie du tramway pour s’arrêter devant la boutique un long moment : les slogans fusent et la sympathie des passants est réconfortante.  Interpelée, la manager sort rencontrer les manifestants qui lui remettent un courrier à destination de la direction de l’Olympique de Marseille ! La jeune femme n’est pas autorisée à échanger avec nous mais peut faire l’intermédiaire pour que le courrier arrive à destination.

Des centaines de tracts sont distribués,  la direction de l’OM est interpelée  « Comment est-il possible que le football marseillais se compromette avec les colonies illégales israéliennes ? » « Je refuse d’acheter les produits PUMA, je refuse de cautionner la colonisation israélienne » « Je Boycotte PUMA ».

Rédigée par la direction commerciale de PUMA, une lettre type non signée et datée du 24 octobre, arrive à la manager de la boutique qui sort pour la transmettre aux manifestants. La même est envoyée à toutes les structures qui, interpelées par la Campagne Internationale BDS, interrogent PUMA, s’inquiètent de voir leur image de marque dégradée par cette collusion avec les clubs des colonies illégales israéliennes.

Le cortège repart en direction de l’Alcazar sur le Cours Belsunce, avec arrêt devant les boutiques qui commercialisent des équipements PUMA !

500 tracts distribués, le double aurait été nécessaire, une vingtaine de cartes signées vont partir à la direction de PUMA, rendez-vous est pris pour une prochaine action très rapidement.




À Strasbourg : #BoycottPuma !

Aujourd’hui nous étions une douzaine à Strasbourg pour la 2ème journée internationale BOYCOTT  PUMA.
Sous un beau soleil et en musique (palestinienne), nous avons fait signer 106 cartes postales.
Puma a dû sentir l’indignation générale  face aux crimes israéliens (colonisation, occupation, torture, apartheid;..)  mis à l’index  dans beaucoup d’endroits en France et dans le monde aujourdh’ui.
Beaucoup de jeunes n’étaient pas au courant de l’implication de Puma et ont signé tout de suite la carte postale à envoyer au Directeur Général de PUMA.
Nous avons annoncé une nouvelle journée d’action, sans doute le 30 novembre, cette fois contre AXA, assureur de l’apartheid israélien!
Boycott Israël Apartheid!



Avez-vous des vêtements de sport de la marque Puma? Rejoignez #RebrandPuma!

25 octobre 2019

Par la Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël (PACBI)/
Si vous avez acheté du matériel Puma avant que l’entreprise ne décide de soutenir les colonies israéliennes illégales sur des terres palestiniennes volées, renommez-les en écrivant «Boycott» sur le logo!

Plus de 200 équipes sportives palestiniennes appellent Puma à mettre fin à son soutien à l’occupation militaire israélienne. L’année dernière, Puma est devenu le sponsor principal de l’Association de football israélienne (IFA), qui comprend des équipes installées dans des colonies  israéliennes illégales sur des terres palestiniennes volées.

Le parrainage de l’IFA par Puma donne à Israël le feu vert pour continuer à s’emparer de terres illégales pour chasser les familles palestiniennes de leurs terres.

Les partisans des droits de l’homme palestiniens qui avaient déjà acheté du matériel Puma avant l’accord de parrainage conclu entre Puma et l’IFA ont renommé leurs vêtements, chaussures, chapeaux et sacs Puma. En écrivant «Boycott» sur le logo Puma, ils annoncent leur soutien à l’appel des athlètes palestiniens.

#RebrandPuma!

Possédez-vous des vêtements de sport de marque Puma? Renommez-les!

Écrivez «Boycott» ou d’autres messages en faveur de la campagne au-dessus du logo Puma, ou tout simplement, collez-les sur le logo Puma. Faites une courte vidéo ou prenez-vous en  photo avec votre équipement Puma modifié et publiez-la sur les réseaux sociaux à l’aide du hashtag #RebrandPuma. Voir un exemple de tweet / post ci-dessous:

J’ai acheté du matériel @Puma avant que Puma ne décide de soutenir les colonies israéliennes illégales sur des terres palestiniennes volées.

Jusqu’à ce que Puma mette fin à la complicité dans l’occupation militaire israélienne, #RebrandPuma soutiendra les athlètes palestiniens appelant à #BoycottPuma.

Rejoignez-nous

Le 26 octobre, des groupes de 20 pays se joindront à la deuxième journée mondiale d’action organisée dans les points de vente, bureaux et matchs des équipes parrainées par Puma.

Rejoignez-les sur les médias sociaux avec #RebrandPuma!

Source: BDS movement




Les réponses du Comité national palestinien de BDS au rapporteur spécial des Nations Unies sur la liberté de religion ou de croyance

15 juillet 2019

Le mouvement BDS ne tolère aucun acte ou discours qui adopte ou promeut, entre autres, le racisme contre les Noirs, le racisme contre les Arabes, l’islamophobie, l’antisémitisme, le sexisme, la xénophobie ou l’homophobie.

Réponses, par Omar Barghouti au nom du Comité national palestinien de BDS (BNC), aux questions du Dr. Ahmed Shaheed, rapporteur spécial des Nations Unies sur la liberté de religion ou de croyance.

 

  1. Pourriez-vous, s’il vous plaît, expliquer les principaux objectifs et les activités du mouvement de Boycott, désinvestissement et sanctions ? Comment ces activités sont-elles menées ?

OB : Les objectifs du mouvement BDS, comme spécifié dans l’appel BDS lancé par la société civile palestinienne en 2005, sont : la fin de l’occupation de 1967 par Israël, l’égalité totale pour les citoyens palestiniens d’Israël, et le respect et la reconnaissance du droit au retour des réfugiés palestiniens, en accord avec la résolution 194 de l’Assemblée générale des Nations unies. Ces objectifs sont fermement basés sur le droit international.

L’appel BDS a été lancé lors du premier anniversaire de l’avis consultatif de la Cour internationale de justice condamnant comme illégal le mur d’Israël en territoire palestinien occupé et appelant les états tiers à ne pas reconnaître ses conséquences et à oeuvrer pour qu’il soit démantelé.

La majorité absolue de la société civile palestinienne soutient le mouvement BDS et reconnaît que les trois objectifs de l’appel BDS constituent les conditions minimales requises pour que le peuple palestinien exerce son droit inaliénable à l’auto-détermination.

Inspiré par le mouvement anti-apartheid sud-africain et le mouvement des droits civiques aux Etats-Unis, BDS appelle à des mesures non violentes pour amener Israël à respecter ses obligations selon le droit international. Ces mesures incluent des boycotts et des initiatives de désinvestissement contre les corporations et les institutions israéliennes ou internationales qui favorisent les violations par Israël des droits humains palestiniens. Elles incluent aussi des sanctions ciblées et légales par des organisations étatiques, inter-étatiques ou internationales, conçues pour mettre un terme aux violations par Israël du droit international.

  1. Basées sur la déclaration « Le racisme et la discrimination raciale sont l’antithèse de la liberté, de la justice et de l’égalité », quelles sont les garanties mises en place pour s’assurer que les activités du mouvement sont compatibles avec les standards internationaux sur les droits humains et ne constituent pas une forme d’incitation, quelle qu’elle soit, à la haine ou à la violence ?

OB : Le mouvement non violent BDS pour les droits palestiniens, ancré dans la Déclaration universelle des droits humains, considère son ensemble anti-raciste de principes comme un de ses piliers fondamentaux. Comme l’affirme le document de référence : « Le mouvement BDS ne tolère aucun acte ni discours qui adopte ou promeut, entre autres, le racisme contre les Noirs, le racisme contre les Arabes, l’islamophobie, l’antisémitisme, le sexisme, la xénophobie ou l’homophobie. »

En conséquence, le mouvement BDS ne cible personne à cause de son identité juive ou israélienne. Le mouvement BDS, au contraire, cible des institutions et des entreprises commerciales à cause de leur implication dans des violations flagrantes par Israël des droits palestiniens et du droit international. Nous ne travaillons pas pour ceux qui incitent à la haine, au fanatisme ou à la violence raciale.

Cet engagement éthique est fondé sur notre profonde conviction que la justice et les droits humains sont indivisibles et que toute haine, toute offense et tout fanatisme contre des groupes humains basés sur une identité de race, de genre, d’orientation sexuelle, de religion ou toute autre identité doivent être rejetés et combattus par tous les défenseurs des droits humains, indépendamment de l’identité des coupables ou des victimes.

Le mouvement BDS sensibilise constamment les gens sur sa déclaration principielle antiraciste dans ses campagnes ainsi que dans ses communications internes et externes et son expression dans les médias. Il s’associe aussi avec des mouvements progressistes, des syndicats, des groupes de foi, des groupes d’étudiants, des associations universitaires, des collectifs d’artistes, des groupes féministes et LGBTQI, qui partagent ses valeurs et ses principes antiracistes.

  1. Beaucoup de groupes juifs s’inquiètent de ce que BDS aille au-delà de la critique des politiques israéliennes et promeuve la diabolisation et la délégitimation d’Israël. Ils allèguent en particulier que BDS cherche à éliminer l’existence même d’Israël parce que la campagne ne soutient pas une solution à deux états. Comment répondriez-vous à ces inquiétudes ?

OB : Cette question est fondée sur le postulat que ceux qui sont opposés à la « solution à deux états » (telle qu’elle est définie par les Nations Unies, je suppose) cherchent en fait à « éliminer l’existence même d’Israël ». Toute personne ayant suivi les déclarations officielles du gouvernement d’extrême-droite d’Israël, y compris du Premier Ministre Benjamin Netanyahu et des ministres du gouvernement, du comité central du parti du Likoud au pouvoir, ainsi que des leaders de la majorité à la Knesset ne peut que reconnaître qu’Israël a exclu une solution à deux états. Il adopte de plus en plus la vision d’un « grand Israël » — une solution à un état d’apartheid.

Pendant la dernière campagne d’élection parlementaire en Israël, Netanyahu a promis de commencer à annexer la Cisjordanie et a à de multiples reprises incité à l’hostilité contre les citoyens palestiniens d’Israël, déclarant : « Israël n’est pas l’état de tous ses citoyens — Israël est l’état nation du peuple juif — et seulement cela ». Son gouvernement actuel est même plus extrême et intrinsigeant que le précédent, qui était le plus raciste de l’histoire d’Israël. Netanyahu, avec le soutien entier du gouvernement de Trump, a de fait déclaré la fin du paradigme à deux états, qui a été la pierre angulaire du processus de paix d’Oslo organisé par les Etats-Unis pendant près de trois décennies, en affirmant : « Toutes les colonies, sans exception, celles qui sont en blocs et celles qui ne le sont pas, doivent rester sous souveraineté israélienne ».

Le plus grand parti d’opposition en Israël, Bleu et Blanc, n’appuie pas davantage un état palestinien ou une solution à deux états en concordance avec les résolutions des Nations Unies. Cela veut dire que la majorité absolue à la Knesset aujourd’hui s’oppose à la solution à deux états.

Ceci étant donné, est-ce vous concluriez, à partir du même postulat, que le gouvernement et le parlement israéliens « cherchent à éliminer l’existence même d’Israël » ? En fait, c’est ce que certains généraux israéliens importants accusent plus ou moins le gouvernement d’extrême droite d’Israël de faire.

Indépendamment de cela, et comme cela est clairement indiqué sur le site web du mouvement, « le mouvement BDS ne soutient pas une solution spécifique au conflit et n’appelle pas à soutenir une solution à un état ou à deux états. BDS, au contraire, se focalise sur la réalisation des droits fondamentaux et l’implémentation du droit international ». Les Nations Unies ont caractérisé ces droits comme des « droits inaliénables du peuple palestinien », soulignant que « le respect total et la réalisation » de ces droits « sont indispensables pour la solution de la question palestinienne ». A ce titre, le mouvement BDS promeut l’obligation de rendre des comptes vis-à-vis d’obligations internationales qui doivent être respectées dans toute solution politique qui puisse conduire à une paix juste et durable.

Appeler à la liberté, à la justice et à l’égalité pour le peuple palestinien, comme le fait le mouvement BDS, ne peut raisonnablement ou logiquement être compris comme appeler à « éliminer » quoi que ce soit, sauf la soumission, l’injustice et l’inégalité.

C’est seulement si l’on suppose que l’existence même d’Israël est basé sur le maintien du régime actuel d’oppression coloniale, d’occupation militaire et d’apartheid que l’on pourrait accepter l’assertion, qui serait sinon illogique, de la question. Après tout, mettre fin à l’apartheid n’a pas « éliminé l’existence même de l’Afrique du Sud », pas plus que mettre fin au régime Jim Crow aux Etats-Unis n’a mis fin à leur existence même. Dans les deux cas, mettre fin à l’oppression a permis plus de liberté, plus de justice et plus d’égalité, et c’est exactement ce que BDS cherche.

 

  1. Dans la déclaration (voir question 2) ci-dessus, il était indiqué que « Nous rejetons le sionisme, en tant qu’il constitue le pilier idéologique raciste et discriminatoire du régime d’occupation, de colonialisme d’occupation et d’apartheid d’Israël qui a privé le peuple palestinien de ses droits humains fondamentaux depuis 1948 ». Pourriez-vous, s’il vous plait, expliquer ce que vous voulez dire et ce que vous comprenez par sionisme et si vous l’assimilez à du racisme et si oui en quoi ceci est différent d’être antisémite ?

OB : L’année dernière, plus de 40 groupes juifs internationaux, dont l’influent groupe Jewish Voice for Peace [Voix juive pour la paix] aux Etats-Unis, ont condamné l’amalgame entre « les critiques légitimes d’Israël et le plaidoyer en faveur des droits palestiniens avec de l’antisémitisme, comme moyen de supprimer les premiers ». Leur déclaration disait : « Cet amalgame mine à la fois la lutte palestinienne pour la liberté, la justice et l’égalité et la lutte mondiale contre l’antisémitisme. Il sert aussi à protéger Israël de devoir rendre des comptes vis-à-vis des standards universels des droits humains et du droit international ».

Jusqu’à ce que l’holocauste nazi contre les Juifs commence à se déployer à la fin des années 1930, la majorité absolue des communautés juives dans le monde rejetait le sionisme politique. Comme l’important philosophe Joseph Levine l’explique dans le New York Times :

« Les dix-huitième et dix-neuvième siècles furent la période d’« émancipation » des Juifs en Europe occidentale, celle pendant laquelle les murs des ghettos furent détruits et les Juifs se virent accorder les droits entiers de citoyenneté dans les états où ils résidaient. Les forces antisémites à cette époque, celles s’opposant à l’émancipation, étaient associées non à la négation de l’existence d’un peuple juif, mais à une insistance emphatique sur elle ! L’idée était que puisque les Juifs constituaient une nation propre, ils ne pouvaient être des citoyens loyaux d’un état européen. Les libéraux qui s’opposaient fortement à l’antisémitisme insistaient sur le fait que les Juifs pouvaient à la fois pratiquer leur religion et maintenir leurs traditions culturelles tout en gardant leur citoyenneté entière dans les états-nations variés dans lesquels ils résidaient ».

— En 1975, une large majorité de l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution qui mettait en lumière les liens entre le sionisme et l’apartheid en Afrique du Sud et condamnait le premier en tant que forme de racisme. Cela ne fut abrogé qu’en 1991 sous une intense pression américano-israélienne dans le contexte du « processus de paix » de Madrid.

— Récemment, Jewish Voice for Peace (JVP), la plus grande organisation juive progressiste dans le monde, a rendu publique une déclaration historique condamnant le sionisme. Elle disait :

« Bien qu’il ait historiquement de nombreuses souches, le sionisme qui s’est implanté et existe aujourd’hui est un mouvement colonialiste, établissant un état d’apartheid dans lequel les Juifs ont plus de droits que d’autres. Notre propre histoire nous enseigne à quel point ceci peut être dangereux. La dépossession des Palestiniens et l’occupation viennent de sa conception même. Le sionisme a signifié un traumatisme profond pour des générations, séparant systématiquement les Palestiniens de leurs maisons, de leurs terres, et les uns des autres. Le sionisme, en pratique, a provoqué des massacres du peuple palestinien, la destruction d’anciens villages et de champs d’oliviers, la séparation de familles vivant à seulement quelques kilomètres de distance par des checkpoints et des murs, des enfants s’accrochant aux clés de maisons dont leurs grands-parents ont été exilés par la force. »

Réfléchissant sur le dommage que le sionisme a causé aux communautés juives, la déclaration de JVP dit :

« En partageant nos histoires les uns avec les autres, nous voyons les manières dont le sionisme a aussi causé du tort au peuple juif. Beaucoup d’entre nous ont appris du sionisme à traiter nos voisins avec suspicion, à oublier la façon dont les Juifs ont construit des foyers et des communautés quel que soit l’endroit où nous nous trouvions. Les Juifs ont eu de longues histoires intégrées au monde arabe et à l’Afrique du Nord, vivant au milieu des musulmans et des chrétiens, et partageant communauté, langage et coutumes avec eux, pendant des milliers d’années. En créant une hiérarchie raciste avec les Juifs européens au sommet, le sionisme a effacé ces histoires et détruit ces communautés et ces relations ».

— Les Palestiniens, les Arabes et de nombreux progressistes considèrent le sionisme comme une idéologique politique raciste qui a formé l’échafaudage idéologique de la dépossession colonialiste du peuple palestinien et la Nakba israélienne en cours. Ceci se base sur les faits suivants :

  1. L’idéologie raciste du nationalisme et du colonialisme européens chauvins de la fin du 19e siècle a été adoptée par le courant dominant du mouvement sioniste (Organisation sioniste mondiale, Agence juive, Fonds national juif, etc.) pour justifier son projet colonial d’un état juif d’exclusion en Palestine (i.e. dans la région de l’actuel Israël et des territoires palestiniens occupés) et pour recruter un soutien politique à son profit, aux dépens des Arabes palestiniens autochtones.
  2. Le sioniste politique laïc a traduit d’anciennes notions spiritualo-religieuses des Juifs comme « peuple élu » et « Eretez Israël » en un programme colonial raciste, qui —basé sur la doctrine que les Juifs étaient une nation séparée en termes politiques, avec des revendications supérieures sur la Palestine — appelait à « sauver » la Palestine, déclarée être « une terre sans peuple ».
  3. La réalisation de ce projet colonial a été poursuivie avec le soutien des puissances impériales occidentales (particulièrement la Grande-Bretagne et les Etats-Unis) et plus tard des Nations Unies, par une politique et des pratiques de colonisation et de transfert de population. Les traits principaux de ce projet étaient la colonisation massive d’immigrants juifs en Palestine, particulièrement au pic du génocide nazi contre les Juifs européens, et le transfert forcé d’une majorité de la population autochtone palestino-arabe.
  4. Le projet sioniste du nettoyage ethnique planifié a commencé bien avant l’éclatement du conflit armé de 1948, mais il fut accompli principalement pendant le conflit armé, et sous son prétexte. De 750000 à 900 000 Palestiniens autochtones furent déplacés de force et quelque 500 communautés palestiniennes furent dépeuplées par les milices sionistes et — à partir du 15 mai 1948 — par l’armée de l’état d’Israël, pour faire place au nouvel état juif d’exclusion sur 78% de la Palestine d’avant guerre.
  5. Le sionisme continue à jouer un rôle profond dans la Nakba actuelle puisqu’il a été transformé en lois et en politiques de l’état d’Israël qui constituent le régime actuel d’occupation militaire, de colonialisme et d’apartheid. Depuis 1948, les législateurs et les gouvernements israéliens, en conjonction avec des organisations sionistes mondiales et leurs filiales, ont établi et développé un régime de discrimination raciale et de suprématie juive institutionnalisées qui dépossède systématiquement le peuple palestinien autochtone, le prive de ses droits et maintient pour lui un statut inférieur. Au moyen de ce régime, l’état d’Israël continue d’assurer sa mainmise sur une quantité maximale de terres palestiniennes avec un nombre minimal de Palestiniens, par la colonisation, le déni du droit de retour des réfugiés et le transfert forcé graduel de population qui est en cours.
  6. Comme le professeur Daniel Blatman, historien de l’ère de l’holocauste à l’université hébraïque de Jérusalem et historien en chef du Musée du ghetto de Varsovie, l’a écrit récemment dans Haaretz :

« Le mouvement nazi, comme nous le savons, a flirté quelque peu avec le sionisme dans les années 1920 et 1930. Alfred Rosenberg, un des principaux idéologues nazis, a écrit à l’époque sur la nature du mouvement sioniste, et sur ce que devait être l’attitude correcte du mouvement nationaliste allemand envers lui. Dans son livre de 1920 « Die Spur » (« La Trace », la piste des juifs à travers les âges), Rosenberg suggérait d’encourager et de soutenir le mouvement sioniste allemand afin de promouvoir un exode des Juifs allemands vers la Palestine. Il notait que les sionistes étaient un groupe doté d’un potentiel de coopération à court terme avec l’Allemagne national-socialiste, puisque les deux avaient un intérêt à stopper l’assimilation et l’intégration des Juifs et à promouvoir l’émigration juive.

Rosenberg planifiait aussi d’utiliser les revendications juives comme une justification juridique pour dénier aux Juifs allemands leurs droits civiques et prouver que les Juifs eux-mêmes soutenaient aussi cette idée. La revendication sioniste selon laquelle il y avait une communauté juive séparée avec ses intérêts propres uniques culturels et nationaux, qui n’étaient pas identiques à ceux des autres Allemands, était aussi en accord avec la politique nazie dont l’implémentation commença après 1933. »

  1. Quels sont vos commentaires par rapport aux critiques des états et/ou d’autres parties prenantes disant que le mouvement BDS est antisémite et que le mouvement a conduit à une augmentation de l’antisémitisme dans différents pays du monde entier ?

OB : Israël, ses groupes de pression et d’autres anti-Palestiniens répandent désespérément cette accusation infondée sans aucune évidence, précisément parce que BDS s’est constamment opposé au racisme et à la haine anti-juifs depuis sa création et qu’il a gagné un soutien juif significatif dans le monde entier. BDS est aujourd’hui soutenu par un nombre en croissance rapide de Juifs de la génération du millénaire, qui ne peuvent réconcilier leurs valeurs progressistes avec ce que le sionisme et Israël représentent aujourd’hui. Le soutien pour BDS augmente également parmi des universitaires, des écrivains, des réalisateurs, des philosophes et des défenseurs des droits humains juifs de premier plan.

Affirmer que boycotter Israël est intrinsèquement antisémite n’est pas seulement une propagande infondée. Cela assimile de manière absurde Israël avec « tous les Juifs ». C’est aussi fanatique que d’affirmer que boycotter un état qui se définit comme islamique comme l’Arabie saoudite, disons, à cause de sa discrimination légale contre les femmes ou ses crimes de guerre au Yémen serait nécessairement islamophobe.

Israël et ses groupes de pression, en réponse, ont aggressivement promu une définition nouvelle et révisioniste de l’antisémitisme qui vise à protéger Israël de rendre des comptes à propos des standards universels des droits humains et du droit international. »

En mai 2019, plus de 240 universitaires juifs et israéliens, beaucoup d’entre eux étant des spécialistes distingués de l’antisémitisme, de l’histoire juive et de l’histoire de l’holocauste, ont rendu publique une déclaration condamnant une résolution du Bundestag allemand qui diffame comme antisémite le mouvement BDS pour les droits palestiniens. De manière cruciale, leur déclaration accuse la résolution allemande de ne rien faire pour « avancer la lutte urgente contre l’antisémitisme ». La déclaration dit :

« [Nous] rejetons tous l’allégation trompeuse selon laquelle BDS en tant que tel est antisémite et maintenons que les boycotts sont un outil légitime et non-violent de résistance. Nous, qui comprenons des chercheurs spécialistes reconnus sur l’antisémitisme, affirmons qu’on devrait être considéré comme antisémite selon le contenu et le contexte de ses mots et de ses actions — qu’ils viennent de personnes soutenant BDS ou non. Il est regrettable que la motion adoptée ignore l’opposition explicite du mouvement BDS à ‘toutes les formes de racisme, y compris l’antisémitisme’.

Le mouvement BDS cherche à influencer les politiques du gouvernement d’un état qui est responsable pour l’occupation et l’oppression actuelles du peuple palestinien. De telles politiques ne peuvent être à l’abri de la critique. Dans ce contexte, il faudrait aussi remarquer que beaucoup d’individus et de groupes juifs et israéliens soit soutiennent BDS explicitement soit défendent le droit à le soutenir. Nous considérons qu’il est inapproprié et choquant que les institutions gouvernementales et parlementaires allemandes les étiquètent comme antisémites. »

En prenant l’Allemagne comme étude de cas, le gouvernement a communiqué, un jour seulement avant la résolution du Bundestag mentionnée plus haut, une étude soulignant que 90% des attaques antisémites — et des autres attaques racistes ou xénophobes — en Allemagne viennent de l’extrême-droite. Ces 90% viennent du groupe de ceux votant pour Alternative für Deutschland (Alternative pour l’Allemagne, AfD), le parti qui a proposé une résolution encore plus antidémocratique, celle de mettre le mouvement BDS hors-la-loi.

Nous condamnons fermement et systématiquement l’antisémitisme comme toute autre forme du racisme et appelons les décideurs à affronter ceux qui en sont responsables, au lieu de les protéger en ciblant le mouvement antiraciste BDS.

Finalement, la revendication simpliste d’Israël de lutter contre l’antisémitisme est en fait minée par son déplacement marqué vers le camp de l’extrême-droite et par ses alliances avec des forces xénophobes et ouvertement antisémites aux Etats-Unis, en Europe, au Brésil et ailleurs.

  1. La campagne offre-t-elle des directives sur la façon dont on peut discuter les objectifs du mouvement BDS en évitant la promotion de narratifs et de clichés antisémites ? Si vous découvriez que certaines des activités de votre mouvement au-delà de la Palestine étaient de fait antisémites ou incitaient à la haine et à la violence, que seraient/que pourraient être les mesures prises par BNC pour stopper ces actes. Y-a-t-il un exemple où vous condamnez ou sanctionnez de tels actes à l’intérieur du mouvement ?

OB : Le comité national palestinien de BDS (BNC), la plus grande coalition de la société civile palestinienne, qui dirige le mouvement mondial BDS pour les droits palestiniens, rejette catégoriquement toute expression de racisme, y compris l’antisémitisme. Il affiche de manière bien visible sur son site web ses directives pour les groupes qui utilisent l’acronyme BDS ou affirment faire partie du mouvement. Ces directives déclarent qu’il est attendu des partenaires BDS de « se conformer à l’engagement du mouvement BDS pour la nonviolence ainsi qu’à ses principes éthiques et antiracistes ».

Les directives indiquent également :

« Tout groupe qui propage ou tolère des formes d’expression ou des activités en conflit avec les principes d’antiracisme et de non-violence du mouvement ou qui sabote les droits palestiniens indiqués dans l’appel BDS ne peut faire partie du mouvement BDS et sera considéré comme extérieur au mouvement BDS et il lui sera demandé par le BNC de ne plus utiliser l’acronyme BDS ni de revendiquer une quelconque affiliation avec le mouvement ».

« Tout groupe qui est affilié à un groupe ou une organisation qui sont connus pour tolérer des opinions en conflit avec les directives éthiques du mouvement BDS ou avec ses principes antiracistes ne peut faire partie du mouvement BDS et il lui sera demandé d’enlever l’acronyme BDS de son nom et de son logo. »

« Si un groupe discrédite l’un des principes éthiques et antiracistes du mouvement BDS, le BNC demandera en privé au groupe d’abandonner l’acronyme BDS et de cesser de se présenter comme faisant partie du mouvement BDS. Si le groupe ne tient pas compte de la requête du BNC dans un laps de temps donné, le BNC condamnera publiquement le groupe et distanciera de lui le mouvement BDS. »

Dans les 14 ans depuis que BDS a été lancé, de telles infractions ont été extrêmement rares. Cependant, à chaque fois qu’elles ont été détectées, le BNC a agi rapidement et résolument pour condamner et sanctionner les groupes et les individus qui affirment soutenir BDS tout en exprimant des opinions racistes, y compris envers des Juifs parce qu’ils sont juifs. Un exemple récent est celui d’un groupe au Maroc qui s’appelait « BDS Casablanca ». Quand le BNC a découvert par nos partenaires au Maroc que ce groupe avait posté/reposté des contenus antisémites sur sa page Facebook, nous avons immédiatement réclamé un rendez-vous vidéo en urgence avec eux et leur avons demandé : a. d’enlever immédiatement tout contenu antisémite et b. de poster la déclaration antiraciste des principes de BNC et d’éduquer leurs supporters à ce propos. Nous leur avons donné une date limite pour le faire. Comme ils ne l’ont pas respecté, nous avons rendu publique une déclaration sur notre compte Facebook (en arabe) condamnant leurs expressions de racisme et affirmant clairement qu’ils ne « font pas partie du mouvement BDS ». Ceci a contribué à les discréditer au sein de leur base de supporters.

  1. Nous avons reçu plusieurs exemples de caricatures publiés par l’ONG palestinienne BADIL présumée mener des campagnes internationales BDS. Un des exemples est la caricature de 2010 qui incluait un homme juif, revêtu d’un costume hassidique traditionnel, avec un nez crochu et des mèches de cheveux latérales. Il se tient sur le dessus d’une boîte ornée d’étoiles juives, écrasant à mort un enfant, et tenant des clés marquées « US » et « UK » [pour « Etats-Unis » et « Royaume-Uni » respectivement] et une fourche stylisée en forme de ménorah dégoulinante de sang, tandis que des crânes couvrent le sol. Regardez, s’il vous plait, la photo jointe. Quelle est votre opinion là-dessus ?

OB : Le BNC condamne sans équivoque ce dessin comme antisémite et comme une déformation raciste de la réalité du régime d’oppression du peuple palestinien par Israël. A notre avis, ce dessin et d’autre matériel semblablement antisémite ne devraient jamais avoir été publiés. Cette opinion est aussi partagée par BADIL, qui, en 2010 déjà, a immédiatement enlevé le dessin de son site web, a publié des excuses et a adopté un protocole qui empêche la répétition de telles erreurs (voir point 4, règles et régulations, al Awda Award). Pour autant que nous sachions, cette terrible erreur n’a jamais été répétée depuis.

Le dessin avait été sélectionné pour publication dans le contexte d’une compétition publique, non par BADIL, mais par un jury indépendant qui était clairement malavisé et irresponsable.

Par contraste, le gouvernement israélien a récemment produit une vidéo promotionnelle pour l’Eurovision à Tel Aviv dont la teneur incluait de façon flagrante des aspects antisémites (décrivant les Juifs comme « avides ») et il n’a toujours pas, ni retiré cette vidéo ni présenté des excuses pour elle.

L’année dernière, Yair Netanyahu, le fils du premier ministre israélien et une étoile montante de la droite, a posté une caricature sans conteste antisémite attaquant le philanthrope juif-américain George Soros. Aucune excuse ou rétractation n’a été pour le moment publiée par Netanyahu. Au contraire, selon un magazine suisse, les proches conseillers du premier ministre Netanyahu ont admis avoir fait naître contre Soros la théorie antisémite du complot que le président xénophobe de la Hongrie, Orban, a adoptée plus tard.

  1. Pourriez-vous fournir plus d’information sur les cas que vous avez présentés à des tribunaux européens pour contester les accusations fausses et diffamatoires d’antisémitisme contre le mouvement BDS? Y-a-t-il eu une décision et pourriez-vous commenter le jugement du tribuanl, s’il vous plaît ?

OB : Il y a un large consensus dans la communauté des experts juridiques et des experts sur les droits civiques et humains aux Etats-Unis et en Europe que les accusation fausses et diffamatoires d’antisémitisme et les mesures restrictives et punitives contre le mouvement BDS qui y sont associées violent constitutionnellement des droits protégés, en particulier le droit fondamental à la liberté d’expression.

Aux Etats-Unis, les juristes de Palestine Legal, de l’Union américaine pour les libertés civiques (American Civil Liberties Union, ACLU), le Centre pour les droits constitutionnels, la Guilde nationale des avocats et d’autres ont défendu le droit au boycott, sur ces bases, par une défense para-juridique et des procès devant les tribunaux. L’information sur la première décision par un tribunal américain qui affirme que les boycotts pour les droits palestiniens sont protégés par le Premier Amendement [de la constitution des Etats-Unis] est disponible ici. Des exemples d’autres cas contestés par les juristes aux Etats-Unis peuvent être trouvés ici.

En Europe, plus de 200 chercheurs en droit et juristes ont appelé les gouvernements à respecter le mouvement BDS comme un mouvement légitime en faveur des droits palestiniens. En 2016, Federica Mogherini a écrit au nom de la Commission européenne : « L’Union européenne tient fermement à protéger la liberté d’expression et la liberté d’association en conformité avec la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, qui est applicable sur le territoire des états membres de l’Union européenne, y compris vis-à-vis des actions BDS menées sur ce territoire ».

Les gouvernements des Pays-Bas, de Suède et d’Irlande, les parlements d’ Espagne et de Suisse, l’Internationale socialiste et des organisations majeures des droits humains, dont la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et Amnesty International ont tous soutenu le droit pour BDS d’appeler à soutenir les droits garantis par les Nations Unies du peuple palestinien.

Depuis le début 2019, le Centre européen de soutien juridique (European Legal Support Center, ELSC) — une initiative du Forum des droits aux Pays-Bas, de la société civile palestinienne et d’experts en droit européens — a prêté assistance à des juristes dans des pays européens pour défendre des individus et des organisations qui font face à des accusations fausses et diffamatoires d’antisémitisme et à la répression à cause de leur soutien pour les droits palestiniens et particulièrement pour les activités de BDS destinées à obtenir ces droits.

En Allemagne, où la répression de la solidarité avec le peuple palestinien est particulièrement sévère, une action en justice, en collaboration avec des juristes locaux, a jusqu’à présent résulté en une décision de la Haute Cour administrative de Basse Saxe. Dans son jugement, la Cour a expliqué que : 1) puisque l’accusation d’antisémitisme représente une allégation très sérieuse, la charge de la preuve réside dans la partie jetant l’accusation ; et 2) l’examen de la Cour n’a produit aucune évidence que le demandeur ou la campagne BDS ait violé les principes de l’ordre libéral-démocrate. Par conséquent, la Cour a ordonné à la Ville d’Oldenburg de fournir les salles demandées et BDS Oldenburg a été capable d’organiser les événements de l’Israëli Apartheid Week [Semaine contre l’apartheid israélien] dans un espace public. La Ville a été aussi contrainte de couvrir les frais juridiques du demandeur pour les deux procédures. Une copie de la décision de la Cour (en allemand) est ici. Plus d’information à propos du ELSC et de cette décision de la Haute Cour administrative de Basse Saxe est disponible ici. Vous pouvez aussi contacter les juristes de l’ELSC directement en écrivant à : elsc@rightsforum.org.

Source: BDS movement

Traduction:  CG pour BDS France

 




Un succès de la campagne BDS à Montpellier

Un succès de la campagne BDS à Montpellier.

La Campagne BDS France a appris avec satisfaction la décision de relaxe prononcée par le tribunal de police le 16 octobre 2019 en faveur du membre de BDS France Montpellier, José-Luis Moraguès qui répondait à l’accusation de « Bruit et nuisances sonores pouvant porter atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l’homme (selon le code de la Santé Publique).

L’avocat de la défense a dénoncé les atteintes à la liberté d’expression commises par la Ville de Montpellier à l’encontre de son client et du comité BDS France Montpellier, la volonté d’intimidation manifeste qui préside à la multiplication de procès verbaux dès la moindre apparition publique de BDS ainsi que la tentative d’instrumentalisation de la justice consistant à faire trancher par un tribunal de police des divergences d’opinions.

Cette relaxe est importante car elle met en évidence aux yeux du public les atteintes à la liberté d’expression des membres de la campagne  BDS, surtout à un  moment où un projet de résolution visant à lutter contre l’antisémitisme et basé sur la définition de l’IHRA  peut être présenté prochainement   à l’Assemblée Nationale par le Député Sylvain Maillard. Cette résolution,  sous prétexte de lutter contre l’antisémitisme, vise en réalité à interdire toute opposition à la politique coloniale et d’apartheid du gouvernement israélien, politique largement condamnée par de multiples résolutions internationales.  Nous pouvons donc constater qu’avant même la présentation de cette résolution, la liberté d’expression autour de la situation en Palestine occupée est sérieusement menacée, mais que des avocats et des juges refusent cette atteinte à la liberté d’expression.

 

La campagne BDS France

Pour soutien financier, contact : comitebdsfrance34@gmail.com




#BoycottPuma : un distributeur montre ses crocs à Clermont-Ferrand

Plus de douze militant.e.s et synpathisant.e.s de l’AFPS 63, BDSF 63 et UNEF Auvergne ont participé le 19 octobre à l’appel #BoycottPuma pour la 2ème journée internationale lancée autour du 26 octobre par le PACBI (Palestinian Academic and Cultural Boycott of Israel), à l’appel de 125 clubs de sport palestiniens.

900 tracts distribués et 54 signatures de pétition.

Notre groupe s’est rassemblé à proximité de Decathlon à Clermont-Ferrand, et avant le déploiement de nos banderoles nous avons eu la visite du responsable de la zone commerciale qui voulait savoir en quoi consisterait notre action, et qui a été rassuré par nos informations.

Quand nous sommes arrivés devant Decathlon, le jeune directeur du magasin est arrivé de suite, nous disant que son magasin vendait peu d’articles Puma, et nous demandant de partir. Nous lui avons remis notre courrier pour Decathlon, lui avons indiqué que la police était avertie de notre action, et avons commencé à déplier nos banderoles. Il nous a alors menacés de nous chasser à l’aide de 3-4 vigiles étiquetés Decathlon, Securitas ou sans étiquette, dont l’un tenait en laisse un chien muselé (voir photo) étiqueté « Julius.K9 » sur son harnais.

Nous n’avons pas cédé à la provocation et nous sommes repliés calmement pour aller vers le rond point face au magasin. Le directeur nous a suivi et a tenté d’arracher ou déchirer une de nos banderoles, puis a marché dessus. Une fois sur le rond point nous avons pris des photos, encouragés par plusieurs passants dont l’un nous a laissé son contact. Nous avons ensuite organisé un mini défilé sur le grand parking de la zone commerciale, pour nous rendre devant le magasin Sport 2000, faire quelques photos et remettre notre courrier au responsable du magasin. Celui-ci nous a reçus poliment et nous a indiqué que notre action ne posait pas de problème si on n’empêchait pas les clients d’entrer dans le magasin.

Durant 1 heure 30 nous avons fait signer des pétitions #BoycottPuma (54), et distribué plus de 900 ex. du tract co-signé par 26 orgas du 63,

sur les pare-brises des véhicules sur le parking, devant Sport 2000, et sur le trottoir devant Decathlon sous l’oeil du vigile qui avait remis son chien dans le coffre de sa voiture (voir photo). L’accueil du public a été très bon, et des échanges de qualité ont eu lieu avec nombre de passant.e.s à l’écoute de nos explications sur #Puma qui sponsorise le foot israélien, y compris dans les colonies.

Le directeur de Decathlon est repassé en cours de tractage et a tenté d’arracher un tract de la main d’un militant ! Suite à nos protestations sonores il est revenu faire de l’intimidation, mais a battu en retraite car son intervention avait mobilisé plusieurs passant.e.s à nos côtés ! Ce qui montre aussi que nos actions non violentes d’information dérangent certains commerçants complices de Puma.




Action Puma samedi 19 octobre à Lyon

A Lyon, malgré les vacances scolaires et la météo automnale, notre 2° action BDS contre PUMA, ce samedi 19 en début d’après-midi, a été mieux réussie que celle de Juin dernier à la Part-Dieu.
Nous étions 12 membres du Collectif 69 Palestine. Nous avons visé principalement le revendeur GO SPORT au centre commercial Confluence, non loin de Perrache (il n’y a plus de magasin PUMA à Lyon).
Cette fois encore, nous n’avons pas pu rester à l’intérieur du centre commercial. Mais après quelques discussions avec la police, nous nous sommes finalement installé.e.s près de l’entrée, avec la grande banderole BDS, les panneaux contre PUMA, les t-shirts, une table pliante pour les signatures…
A l’exception d’une sioniste en furie, l’accueil a été globalement très favorable, en particulier chez les jeunes. En moins d’une heure et demie, près de 900 tracts ont été distribués et 49 cartes signées (qui seront envoyée de façon groupée). Notre action a dû prendre fin à cause de la pluie.
Avant de partir, nous avons remis au magasin GO SPORT une lettre adressée au responsable.
Bref, une action encourageante, qui montre l’écho de la campagne PUMA auprès de la population.



TACBI condamne fermement la tenue d’une conférence de normalisation avec l’ennemi sioniste en Tunisie

La Campagne Tunisienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (TACBI) condamne avec la plus grande fermeté la tenue de la conférence « Menaces non traditionnelles et sécurité en Méditerranée – Défis présents et futurs, réponses communes et nouvelles stratégies » à Tunis du 14 au 17 octobre 2019, organisée conjointement par l’Institut européen de la Méditerranée (IEMed) et le Centre d’études stratégiques sur le Proche-Orient et l’Asie du sud (Near East South Asia (NESA) Center for Strategic Studies).

Le programme officiel de cette conférence indique la participation de Galia Golan-Gild, Professeure au Centre interdisciplinaire Herzliya et à l’Université hébraïque de Jérusalem. Nous ignorons les conditions de l’entrée de cette participante israélienne en Tunisie, en particulier si elle est entrée avec un passeport israélien ou avec un autre passeport. Mais son affiliation mentionnée sur le programme de la conférence ne laisse aucun doute sur le fait qu’elle a été invitée en tant qu’universitaire israélienne. D’ailleurs, les organisateurs de la conférence indiquent dans leur présentation qu’

étant donné l’interdépendance des questions de sécurité précitées, il est urgent de mieux articuler les liens entre « sécurité douce » et « sécurité dure », de remédier aux causes profondes de l’instabilité dans la région et de se concentrer sur les possibilités de coopération et de collaboration régionales. À cette fin, le Centre d’études stratégiques sur le Proche-Orient et l’Asie du sud (NESA) et l’Institut européen de la Méditerranée (IEMed) invitent des experts de la région à partager leurs points de vue, les meilleures pratiques nationales et à proposer des solutions régionales.

Nous déduisons donc que Galia Golan-Gild représentait dans cette conférence l’état colonial sioniste, à coté de représentants de certains états arabes comme le Maroc, l’Egypte, le Liban, la Jordanie et le pays hôte la Tunisie.

D’après la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI) « la normalisation [avec l’ennemi sioniste] est la participation à tout projet, initiative ou activité, locale ou internationale, conçue spécifiquement pour rapprocher (directement ou indirectement) les Palestiniens (et/ou les Arabes) et les Israéliens (individus ou institutions) et qui ne vise pas explicitement à résister ou à exposer l’occupation et toutes les formes de discrimination et de persécution contre le peuple palestinien. » PACBI donne comme exemple important de normalisation le fait d’ « établir toute activité ou projet organisé ou imposé par une tierce partie à la partie palestinienne/arabe, qui considère comme égales les responsabilités des parties israélienne et palestinienne (ou arabe) dans le conflit, ou qui affirme que la paix entre eux sera achevée par la compréhension, le dialogue et une coopération accrue entre eux, sans l’aboutissement de la justice. »

Par ses objectifs déclarés et la liste de ses participants, la conférence sur les « menaces non traditionnelles et sécurité en Méditerranée » est donc une flagrante activité de normalisation tenue en Tunisie.

Les objectifs de l’Institut européen de la Méditerranée, co-organisateur de la conférence, comme les principes du Processus de Barcelone du Partenariat euroméditerranéen auxquels il se conforme, collent parfaitement à cette définition de la normalisation. Le Conseil d’Orientation de cet Institut compte parmi ses membres Shlomo Ben Ami, ancien ministre israélien des Affaires étrangères et ancien ministre de la Sécurité publique, en plus de représentants des pays arabes de la Méditerranée, dont les représentants de la Tunisie, Jaloul Ayed, ancien ministre des Finances et président d’honneur de MedConfederation, l’écrivaine Héle Beji et Taïeb Zahar, PDG et propriétaire de l’hebdomadaire Réalités et Président de la Fédération tunisienne des directeurs de journaux.

L’autre co-organisateur de la conférence, le Centre d’études stratégiques sur le Proche-Orient et l’Asie du sud est une institution du département de la Défense des États-Unis. Son directeur qui a ouvert la conférence, LTG Terry A. Wolff, est un Général de l’armée américaine à la retraite qui a servi trois fois en Irak en 2003, 2006-07 et 2010. Un document diffusé aux participants montre que la conférence a d’ailleurs bénéficié d’un soutien financier du Commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM), ce qui éclaire d’un jour nouveau le thème général de cette conférence et l’obsession sécuritaire sous-jacente :

Les approches méditerranéennes en matière de sécurité varient considérablement d’un État à l’autre, de même que leurs perceptions de la sécurité qui semblent différentes ou parfois contradictoires. Cependant, les défis qui affectent directement la sécurité humaine sont communs à tous les pays méditerranéens. Les décideurs politiques sont bien conscients des menaces posées par le terrorisme et les conflits civils. D’autres questions, tels que l’énergie, l’approvisionnement en eau et en nourriture, le changement climatique et les migrations, ne sont pas souvent considérées comme des questions de «sécurité» méritant la même attention.

La 3ème session de la conférence a eu pour thème « les conséquences du manque de nourriture et d’eau en Méditerranée ». Nous ne savons pas si la crise de l’eau en Palestine y a été discutée ou même simplement évoquée. Si c’était le cas, cette crise a été sans doute présentée comme résultant des conditions climatiques de la région. Or Israël utilise actuellement 85 % des ressources en eau partagées de Cisjordanie, laissant les Palestiniens à sec. Non seulement Israël exerce son hégémonie sur l’accès aux ressources en Cisjordanie, mais l’Autorité Palestinienne de l’Eau dépend complètement d’Israël en tant que principal fournisseur d’eau, achetant son approvisionnement à Israël depuis les Accords d’Oslo.

La 4ème session de la conférence traite de « la géopolitique du gaz naturel en Méditerranée orientale ». Là encore, il est très peu probable que les conférenciers aient discuté ou même évoqué le fait que les entreprises américaines et israéliennes travaillent avec l’approbation du gouvernement israélien pour siphonner le gaz naturel des eaux territoriales de Gaza, même si c’est illégal selon le droit international, comme l’a démontré l’économiste israélien Shir Hever en 2017. Par contre l’intervention d’Ahmed Kandil, responsable du programme d’études sur l’énergie au Centre Al-Ahram d’études politiques et stratégiques, suggère que le contrat conclu en 2018 par Israël pour la fourniture de gaz naturel à l’Egypte aurait été probablement discuté et présenté comme un modèle. Le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou a affirmé que « cela va rapporter des milliards dans les coffres de l’Etat [israélien] ».

La 5ème session de la conférence était consacrée à « la technologie comme moteur de changement et catalyseur de développement humain durable ». Amnesty International a révélé très récemment que des défenseurs des droits humains marocains ont été ciblés par un logiciel espion malveillant de l’entreprise israélienne NSO. AnyVision, l’entreprise israélienne de technologie de reconnaissance faciale, tire profit des violations, par Israël, des droits humains des Palestiniens et elle exporte sa technologie de surveillance répressive dans le monde entier. AnyVision joue un rôle direct dans l’occupation militaire de la Cisjordanie palestinienne, qui comprend le mur illégal et les check-points militaires d’Israël. Selon l’armée israélienne, AnyVision entre dans « un programme de renforcement » des check-points militaires en Cisjordanie par l’ajout d’une technologie pour de nouveaux « postes d’identification et d’inspection ». AnyVision entretient également des caméras pour l’armée israélienne au cœur de la Cisjordanie afin d’espionner les Palestiniens et de permettre à l’armée israélienne de prendre les civils pour cibles en toute illégalité. Le 16 mai 2019, Facebook annonce la désactivation de 265 pages ou comptes liés à une société israélienne dont le but est d’influencer l’opinion publique, principalement dans des pays africains. En Tunisie, 11 pages sont concernées. Le site d’information Inkyfada a démontré que le contenu publié par ces pages visait à influencer les électeurs tunisiens dans la perspective des élections présidentielle et législative. Ces aspects ont-ils été discutés ou même évoqués pendant cette conférence ?

Ces omissions renforcent le caractère normalisateur de cette conférence tenue à Tunis. En effet, PACBI considère comme normalisateur « tout projet qui minimise ou camoufle la souffrance du peuple palestinien en tant que victime du projet colonial israélien ou tente de réécrire l’histoire du conflit afin qu’il présente le récit sioniste comme un supplément ou un parallèle au récit palestinien sur les racines du conflit et les faits de déracinement et de nettoyage ethnique. »

Signalons enfin la participation à cette conférence de Moncef Harrabi, Président de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz, de Salim Cherif, Chef de la Division Moyen-Orient, Iran et Sudan au Ministère tunisien des Affaires étrangères et de Tasnim Chirchi, Directrice de la Fondation Jasmin et fille de Rached Ghannouchi président-fondateur du parti politique Ennahdha.

Cette conférence est un nouvel épisode dans une longue liste d’actes avérés de normalisation tunisienne avec l’ennemi sioniste que TACBI et d’autres organisations de la société civile, dont l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) et la Campagne tunisienne pour le boycott et la lutte contre la normalisation avec l’entité sioniste, ont révélés. Nos appels au gouvernement tunisien pour mettre fin aux flagrants délits d’échanges commerciaux avec Israël sont restés lettre morte. L’Assemblée des représentants du peuple dont le mandat s’achève bientôt s’est elle aussi avérée inefficace dans la lutte contre la normalisation avec l’ennemi sioniste. TACBI et l’UGTT ont demandé l’ouverture d’une enquête parlementaire sur les véritables activités de la compagnie de transport maritime israélienne ZIM en Tunisie, ainsi que sur ses partenaires tunisiens et étrangers, en vain.

Nous appelons les nouveaux représentants élus du Peuple tunisien et la justice à se saisir de cette conférence pour faire toute la lumière sur les conditions d’entrée de la participante israélienne en Tunisie et sur les organisations internationales et les services de l’état qui auraient facilité de près ou de loin cet acte illégal de normalisation avec l’ennemi sioniste. Notre appel s’adresse particulièrement au nouveau Président de la république dont les déclarations pendant la campagne électorale en faveur des droits inaliénables du Peuple palestinien et contre la normalisation avec l’ennemi sioniste ont été accueillies très favorablement par l’écrasante majorité du Peuple tunisien et par l’opinion publique arabe, particulièrement en Palestine occupée.

Notre Constitution, le droit international et la morale exigent de rejeter toute forme de normalisation avec l’État colonial sioniste.

La Campagne Tunisienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (TACBI).

Source: TACBI



Lettre ouverte à Francis Huster, Thierry Lhermitte, Ary Abittan et Richard Berry

« Oser porter le regard sur l’autre, pour comprendre au lieu de juger, pour aider au lieu de punir, pour accepter au lieu de rejeter, pour aimer au lieu de haïr, pour entendre et pour faire entendre ».

C’est par ces mots de Steve Suissa, l’un des metteurs en scène du Festival du Théâtre Français qui propose sa 3ème édition du 27 au 31 octobre, qu’est présentée l’avant-première offerte par ce festival. Avant-première qui vous  verra monter  sur scène en one-man-show, Messieurs  Francis Huster, Thierry Lhermitte, Ary Abittan et Richard Berry.

Nous ne doutons pas que vos prestations amuseront ou bouleverseront le public israélien…

Cependant, vous n’êtes pas sans connaitre  le contexte culturel, historique et politique dans lequel vous allez vous produire, car malheureusement dans cette partie du monde il est impossible de ne pas mélanger divertissement et politique.

Vous savez que le gouvernement israélien ne respecte pas les conventions internationales à l’égard d’un pays occupé, qu’il pratique une politique de colonisation et d’annexion de nombreuses fois condamnée par l’ONU….Vous savez que, depuis quelques années, Israël s’enfonce dans une logique de guerre permanente, en ayant voté la loi de « l’État-Nation du peuple juif » qui confère un statut constitutionnel à son régime d’apartheid, avec le soutien de Donald Trump pour s’approprier Jérusalem-Est et bientôt le Golan et la Cisjordanie, en dépit du droit international.

 

Ce que vous ne savez peut-être pas ou ne voulez pas savoir…, c’est que depuis plus d’un an, chaque vendredi, les tireurs d’élite israéliens prennent délibérément pour cibles des manifestants palestiniens non armés dans la bande de Gaza assiégée, notamment des médecins, des journalistes, des enfants, et des personnes handicapées. Plus de 320 personnes assassinées et des milliers de blessés…

La politique culturelle n’est pas en reste, avec la ministre Miri Regev qui met au pas les artistes « déloyaux » à l’égard d’Israël, comme le rappeur Tamer Nafar, la poétesse Dareen Tatour, le Théâtre al-Midan, le Festival palestinien de marionnettes, etc.

 

Alors, en détournant les mots de Steve Suissa, nous vous disons :

Osez porter votre regard sur le peuple palestinien, pour comprendre sa souffrance, pour l’aider au lieu de le mépriser, pour l’accepter comme un peuple qui veut la justice et la dignité, pour l’écouter et l’aider à se faire entendre…

 

Nous vous demandons de rejoindre ces nombreuses et nombreux artistes qui ont choisi de ne pas se rendre en Israël pour divertir l’apartheid, parmi lesquels on peut citer la jeune chanteuse Lorde, mais aussi Cassandra Wilson, Annie Lenox, Lauryn Hill, Natacha Atlas, Aziza Brahim, Cat Power, Vanessa Paradis, Sinead O’Connor, Roger Waters, Elvis Costello, Brian Eno, Jason Moran, Richard Bona, Eddie Palmieri, Salif Keita, Jello Biafra,Massive Attack, U2, Gil Scott-Heron, John Berger, Alice Walker, Gillian Slovo, Naomi Klein, Susan Sarandon, Emma Thompson, Danny Glover, Peter Brook, Jean-Luc Godard, Mira N air, Ken Loach ou Mike Leigh.

 

Participez à ce mouvement grandissant des artistes solidaires du peuple palestinien
N’allez pas distraire l’apartheid israélien !

 




Les syndicats palestiniens exhortent les syndicats d’AXA à demander à AXA de se désinvestir des entreprises qui arment et financent l’apartheid israélien

Les syndicats palestiniens soussignés

Aux syndicats d’Axa

Octobre 2019

 

Nous, les syndicats palestiniens soussignés, militons pour protéger les droits des travailleurs palestiniens et participons à la lutte pour la liberté, la justice et l’égalité pour tous. Les syndicats ont la responsabilité et le devoir de protéger les droits des travailleurs dans leur pays, mais encore de mettre à l’abri tous les travailleurs du monde entier.

Nous, qui sommes Palestiniens, ne sommes pas autorisés à revenir dans nos foyers depuis 70 années. Nous vivons sous une occupation militaire brutale en Cisjordanie, nous vivons sous un blocus à Gaza, et nous vivons comme des citoyens de seconde-classe en Israël – nous subissons une politique discriminatoire et raciste chaque jour de notre vie.

Les travailleurs palestiniens sont, en toute illégalité, arrêtés, tués, soumis aux pires conditions, bloqués aux check-points sur le chemin de leur travail et risquant de perdre leur emploi.

Israël ne peut maintenir son régime d’apartheid, de colonialisme et d’occupation sur le peuple palestinien que grâce au soutien des institutions et d’entreprises.

À la lecture du rapport « Quand AXA finance des crimes de guerre », nous avons appris qu’AXA avait investi plus de 91 millions de dollars dans Elbit Systems et dans les cinq plus grandes banques israéliennes. Elbit est une société privée israélienne, de sécurité militaire, qui remet ses armes à l’armée israélienne pour qu’elle les teste sur les Palestiniens, puis elle les vend au reste du monde comme « testées au combat ».

Les cinq premières banques israéliennes, Bank Hapoalim, Bank Leumi, Mizrahi Tefahot, First Israel Bank et Israel Discount Bank, financent et maintiennent les colonies de peuplement illégales israéliennes, lesquelles sont illégales en vertu de la législation internationale et considérées comme des crimes de guerre.

AXA a fait un premier pas positif en se débarrassant partiellement d’Elbit Systems en décembre dernier. Mais elle y investit encore pour plus de 1,2 million de dollars.

Nous ne comprenons pas comment une compagnie d’assurance, qui devrait protéger la vie des gens, puisse être impliquée dans leur destruction.

Nous savons qu’il y a des militants qui ont demandé à AXA de se désinvestir des sociétés citées ci-dessus. Mais maintenant, de syndicats à syndicats, nous nous adressons à vous pour que vous demandiez à AXA de ne pas détenir ces investissements complices. Nous savons bien qu’AXA entendra votre message.

Tenez-vous du bon côté de l’histoire, et assurez-vous que votre entreprise AXA n’investit pas en nuisant à nos droits de Palestiniens, et qu’elle ne se rend pas complice des violations par Israël du droit international.

 

Palestinian General Federation of Trade Unions – Gaza Strip

The Palestinian New Unions

Palestinian Union of Postal, IT and Telecommunication workers

General Union of Palestinian Workers

Source : BDS movement




Montpellier : Relaxe totale et sans appel

 

8h15, avant le procès, une partie du soutien. Une cinquantaine de personnes passeront dans la matinée.

UN PROCÈS RÉVÉLATEUR

Mercredi 16 octobre 2019 un membre de la campagne BDS France Montpellier comparaissait devant le tribunal de police pour avoir fait opposition à une ordonnance pénale l’intimant de payer une amende de 99€. La contravention a été dressée le 19 mai 2018 à 16h01 (on notera le sérieux de la précision) place de la comédie. Motif de la contravention au nom de José-Luis Moragues : « Bruit portant atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l’homme » selon divers articles du code de la Santé Publique.

Chacun sait aujourd’hui que le prévenu est membre du comité BDS France Montpellier. Que le comité avait déposé ce jour là une déclaration de manifestation en bonne et due forme en préfecture, que cette manifestation était autorisée et que de mémoire de manifestant.e on n’a jamais vu quiconque être accusé.e et poursuivi.e pour avoir fait du « bruit » lors d’une manifestation. Il y a pire puisque à 16h01 la manifestation partie de la comédie à 15h30 environ arrivait aux abords de la place Jean Jaurès et que sur place de la Comédie il ne restait que deux personnes qui discutaient avec les passant.e.s au stand BDS. Pas de quoi troubler la « tranquillité du voisinage » et encore moins la « santé » de quiconque.

Les explications du prévenu, le témoignage en présence, des deux personnes du stand et les attestations écrites de cinq autre personnes déclarant avoir vu le prévenu place Jean Jaurès à 16h ont eu raison de l’accusation. Le ministère public (un commissaire de police dans le cas du tribunal de police) a piteusement battu en retraite et Mme la juge a prononcé sur le champ la relaxe réclamée par l’avocat du prévenu.

Pris isolément et hors contexte on pourrait rire d’une nouvelle preuve de l’incompétence de la maréchaussée ou d’un fonctionnaire de la police municipale.

Mais rien ne serait plus réducteur et dangereux que de s’en tenir à cette lecture superficielle et anecdotique.

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Banderole des Gilets jaunes des Près d’Arènes-Montpellier

Cet événement révèle une évolution significative dans au moins trois domaine de la vie publique dans notre pays :

  • Une extension et généralisation des atteintes à la liberté d’expression et de manifester en particulier
  • L’instrumentalisation du judiciaire contre les libertés fondamentales
  • Le renforcement et l’extension de la place de la police dans l’exercice du pouvoir politique

Dans la « Bataille de la Comédie » BDS France Montpellier qui revendique le droit de se rassembler et d’exprimer sur les lieux publics la solidarité avec le peuple palestinien et notamment avec les grandes Marches du retour, se trouve confronté à ces évolutions du pouvoir. Cette évolution vers un État autoritaire et policier qui progresse derrière le masque du sécuritaire n’hésite pas à s’instruire de l’État spécialiste du contrôle des populations civiles : Israël. Si bien que les défenseurs de l’apartheid israélien trouvent facilement les moyens de faire adopter leur vision du monde et infiltrer les éléments de la campagne internationale contre le BDS lancée en 2014 par B. Netanyahu.

La collusion avec l’idéologie sioniste en général et contre BDS en particulier n’est pas seulement le résultat d’un opportunisme électoraliste et politicien local, elle est malheureusement plus que ça. Elle signe le partage le partage d’une vision du monde fondée sur le colonialisme et l’hégémonisme occidental.

Voir les commentaires sur le procès :

Reportage vidéo de France 3 Montpellier :
Vidéo de BDS France Montpellier :




A Clermont-Ferrand : NON à l’effacement de la Palestine par les agences de voyage

Sept militant.e.s AFPS 63 et BDSF 63 ont distribué 400 tracts devant les agences SELECTOUR Bleu voyages et HAVAS voyages du centre-ville (deux réseaux contrôlés, comme une dizaine d’autres, par le groupe Marietton développement).

Ils portaient une pancarte « Non à l’utilisation du tourisme par Israël pour coloniser la Palestine », qui était brandie vers le tramway à chaque passage de celui-ci. Ils portaient aussi des affichettes « Non, Bethléem n’est pas en Israël », « Non, Jéricho n’est pas en Israël », « Jérusalem-Est n’est pas israélienne ». Un panneau avec les 4 cartes de la Palestine avait été placé entre les vitrines des deux agences.

Le tract (adapté à partir de celui de la plateforme 44 pour la Palestine) a été distribué pendant 2 heures (*). Le taux de refus a été assez important, mais des retours très positifs nous sont venus de jeunes , qui passaient seuls ou en groupe.

A la fin de l’action, nous avons porté dans les boutiques une copie de nos lettres envoyées aux directions des deux agences. La gérante de Selectour nous a dit de façon assez hautaine avoir déjà reçu le courrier et transmis à sa direction, qui était au courant. Le gérant de Havas, qui était venu chercher un tract au début de l’action, nous a indiqué qu’il transmettrait, que les voyages dépendent des voyagistes (« tour operators ») et donc pas des agences (il a souligné que de ce point de vue notre tract confondait les deux). Nous lui avons répondu, de façon très sereine, que si on pouvait mettre en cause leur image, les agences feraient probablement remonter aux voyagistes…

A noter que parmi les agences de voyage ciblées par notre campagne, SELECTOUR organise son prochain congrès, en Décembre 2019, en Israël !

(*) Notre tract a aussi été diffusé à toutes les sections syndicales CGT du 63, ce qui permettra une information plus large de la population sur les pratiques non-éthiques des agences ciblées.




Montpellier : Ensemble, ripostons à la répression policière et judiciaire !

 

les 24 signataires du rassemblement :

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Construire la riposte !

Riposter le plus largement à la répression policière et judiciaire qui frappe tous ceux et celles qui dans le mouvement social s’opposent fermement aux politiques néo-libérales et à leurs conséquences dans tous les domaines (social, climat, libertés etc.) tel était – par delà le soutien ponctuel à BDS France Montpellier – le but de ce rassemblement.

En effet, l’état a instrumentalisé le terrorisme pour faire passer les lois de l’État d’urgence et « anticasseurs » dans le code pénal. Les mesures de contrôle de la population civile expérimentées dans et contre les quartiers populaires sont  aujourd’hui banalisées et deviennent la norme quotidienne. Ces mesures sont destinées à contrôler la société civile, mâter la moindre velléité de révolte et de rébellion. Cette « force de dissuasion massive » s’exerce à deux niveaux : par les violences policières (blessures, coups, entraves à la liberté de manifester, arrestations arbitraires etc.) et la violence judiciaire via les lois scélérates, les abus de droit…etc.

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Banderole des Gilets jaunes (RP- Près d’arènes)

Un rapport de force global est nécessaire afin de mettre en évidence la nature politique de la répression, son ampleur et constituer une force de riposte et de résistance capable de bloquer et faire reculer la répression.

Avec d’autres, BDS France Montpellier, travaille activement et appelle à travailler à la création d’une liste d’information pour la mise en route de la solidarité face à la répression policière et judiciaire.

Se soumettre ou désobéir ?

Le rassemblement de ce 12 octobre a été déclaré en préfecture par BDS France dans les formes et délais. La préfecture a refusé « préventivement » de l’autoriser  au motif que les déclarants n’avaient pas d’autorisation municipale pour installer, tables, chapiteaux, stands…

Cet événement illustre parfaitement à la fois le contexte général d’atteinte aux libertés d’expression et l’alternative qui en résulte pour les mouvements sociaux : se soumettre aux atteintes à la liberté d’expression (aux injustices, aux politiques néo-libérales etc.) ou résister et riposter en optant pour la désobéissance civile.

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Stand du MAN (Mouvement pour une alternative non-violente)

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stand du MAN

Comble d’ironie (mais il n’y a pas de hasard), le matin même deux militants de BDS France recevaient par courrier un « Rappel à la loi » du Procureur de la République pour « Organisation d’une manifestation sur la voie publique sans déclaration ». On observera que la date de cette manifestation remonte au 3 décembre 2018, que c’est un lundi et que BDS France Montpellier n’a aucune trace de manifestation ce jour là.

Mais peu importent les faits réels pour un pouvoir qui  instrumentalise le droit et les règlements. José-Luis Moragues ne passe t-il pas en procès le 16 octobre pour avoir fait du « bruit pouvant porter atteinte à la santé de l’homme » en un lieu et une heure où il n’était pas (lors d’une manifestation déclarée (celle-là !) .

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Extinction Rébellion

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Les militant.e.s d’Extinction Rébellion

SUCCÈS DU RASSEMBLEMENT

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Dans la bonne humeur, de nombreuses discussions et l’avis plusieurs fois exprimé qu’il faut renouveler ce genre d’initiative…

Une centaine de personnes ont participé au rassemblement aux côtés d’une centaine de Gilets jaunes qui ont retardé leur départ en manifestation pour regarder la troupe  « Palestine »  invitée par l’Association des Palestiniens Languedoc-Roussillon. La troupe oeuvre pour le soutien aux enfants palestiniens emprisonnés. (troupe.palestine.dabkeh@gmail.com)

Une délégation de BDS France 30 était là qui a versé 100€ de soutien pour les frais de procès…

Plusieurs prises de parole ont eu lieu (vidéos en cours de montage) voir les « live » sur FB :

Campagne BDS France Montpellier 

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La troupe « Palestine »

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La police a fait quelques passages sans intervenir.