Conférence de Rania Madi à Saint-Étienne

Hier soir, plus de 50 personnes sont venues assister à la conférence de Rania Madi dans le cadre de la semaine internationale contre l’apartheid israélien.

Pour la quatrième année consécutive, Saint-Étienne s’inscrivait dans cet événement international. Et c’est la première année que l’université censure l’événement au prétexte de « tensions au niveau national »
Ce fut une soirée riche organisée en partenariat avec les Jeunes Communistes de la Loire. Rania les a félicités d’être le premier groupe JC qui signe l’appel BDS.

Rania Madi a abordé la question de l’apartheid en Palestine Israël, mais aussi la situation de Gaza sous blocus, la censure subie en France dans les universités qui tend à se généraliser. Elle a également abordé l’embargo militaire contre Israël puisque le thème de cette année est « cesser d’armer le colonialisme »

L’intervenante a rappelé les violations constantes du droit international par Israël qu’elle dénonce régulièrement devant des instances politiques européennes.

La brillante avocate nous engage à poursuivre et intensifier notre engagement dans la campagne BDS, ce que Saint-Étienne ne manquera pas de faire !

 




Des militants BDS de Gaza et de France mènent un événement conjoint dans la Semaine de l’Apartheid Israélien (IAW)

26 mars 2019

The Gaza Voice

C’est l’une des actions les plus importantes de la Semaine de l’Apartheid Israélien. Nos camarades de France nous ont rejoints via Skype pour un échange. Sabreen Al-Najjar, la mère de Razan Al-Najjar, a participé à l’événement. Elle a parlé de sa fille et de la façon dont BDS peut la soutenir dans son combat contre l’apartheid israélien. Razzan Al-Najjar est une infirmière palestinienne qui a été tuée par les forces d’occupation israéliennes alors qu’elle participait à la Grande Marche du Retour. Depuis lors, Razzan est devenue un symbole de résistance dans le monde.

Dr. Haidar Ed, professeur de littérature anglaise et cofondateur du mouvement BDS mondial, a fait un discours dans cet événement. Il a souligné l’importance de ces activités et a décrit avec éloquence le rôle de la résistance populaire, spécialement le BDS et le GRM, en soutenant et en défendant les droits fondamentaux des Palestiniens.

Les militants BDS de Gaza ont dit que BDS France était l’une des plus importantes campagnes pour le peuple palestinien.

Khalil Abu Yaha, militant BDS de Gaza, a dit : « Il est temps pour le monde de tenir Israël pour responsable de ses crimes contre l’humanité. Ce combat commun qui lie le peuple palestinien et nos camarades de France, ainsi que nos camarades du monde entier, va certainement nous conduire à la fin de l’apartheid israélien et de l’occupation israélienne. Merci à tous ceux qui se sont joints à nous, merci à BDS France, et spécialement à Imen et Abeer. »

#IAW

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : The Gaza Voice

Traduction : J. Ch. pour BDS France




Appel d’artistes palestinien-ne-s à boycotter l’Eurovision

25/03/2019

Nous, chanteurs-ses, compositeurs-trices, danseurs-ses, musicien-ne-s et autres artistes, exhortons tous les finalistes 2019 de l’Eurovision à se retirer du concours afin d’éviter de participer au programme explicite d’Israël qui consiste à utiliser les apparitions d’artistes internationaux pour blanchir ses crimes contre l’humanité.

Le centre des congrès de Tel Aviv qui héberge l’Eurovision est construit au-dessus du village palestinien d’al-Shaykh Muwannis qui a subi un nettoyage ethnique. Le « Village de l’Eurovision », où les fans feront la fête, est situé dans un parc qui est construit au-dessus de Manshiya, une autre des 500 localités palestiniennes détruites et vidées des Palestinien-ne-s pour laisser la place à l’apartheid israélien.

Si on suit la côte depuis Tel Aviv, on trouve la Bande de Gaza assiégée, où Israël a mis en cage deux millions d’entre nous. La plupart des gens à Gaza sont des réfugiés d’une agression préalable israélienne, et la plupart sont des enfants.

Presque personne ni rien ne peut y entrer ou en sortir. Les tireurs d’élite israéliens, les tanks et l’armée de l’air ont tué plus de 200 Palestiniens ici l’année dernière, dont des enfants, et en ont mutilé des milliers d’autres.

En tant qu’artistes palestinien-ne-s – brutalisé-e-s, assiégé-e-s, occupé-e-s et exilé-e-s – nous ne pouvons pas offrir le faste et le glamour de l’Eurovision. Nous pouvons offrir quelque chose de plus grand : une place dans les livres d’histoire.

Nous n’oublierons jamais la commerçante irlandaise Mary Manning et ses collègues qui, en 1984, a refusé d’avoir des produits de l’Apartheid sud-africain. Leurs actions désintéressées à amené l’Irlande à directement interdire les marchandises sud-africaines.

Peu après sa libération, Nelson Mandela a rencontré ces courageuses travailleuses, disant que leur résistance l’avait inspiré. Lorsque il est mort des années plus tard, elles ont été invitées à ses funérailles.

L’histoire des participant-e-s n’est pas encore écrite. Nous les encourageons à l‘écrire.

Signataires:

TAREQ ABBOUSHI,

(musician, composer),

DYALA ABDALLAH,

(dancer),

FATHI ABDELRAHMAN,

(theatre director),

SAMA ABDULHADI,

(DJ, producer),

WALEED ABDULSALAM,

(musician, singer, actor),

KHALID ABU AL SABER, dancer, actor

RAYAN ABU DAYEH, dancer

KHALID ABU ERAM, dancer

TAMER ABU GHAZALEH, singer, composer

MIRA ABU HILAL, singer

YOUMNA ABU HILAL, singer

LAMA ABU HILAL, singer

AHMAD ABU RAHMEH, dancer

ABAD ABU SWAI, singer

MOHAMMAD ABU TALIB, circus performer

ALAA ABULRUB, circus performer

RAMZI ABUREDWAN, musician, composer

SHAHD ABUSALAMA, dancer

MURAD AL ASHHAB, dancer

MANAR AL AZZA, dancer

KAMAL ALJAFARI, filmmaker

RAED ANDONI, filmmaker

ÉMILE ANDRE SABA, theatre actor, director

YOUSEF AREF SBEIH, dancer

NADIA AROURI, dancer

MAHMOUD AWAD, musician, singer

MANAL AWAD, actor

HAZAR AZZEH, circus performer

MOHAMMAD AZZEH, circus performer

NIDAL BADARNEH, actor, director

MOHAMMAD BAKRI, actor, director

SALEH BAKRI, actor

ZIAD BAKRI, actor, filmmaker

NAI BARGHOUTI, singer

NABIL BEY, musician, singer, songwriter

SAMER BISHARA-SHAHOUK, musician

ASHRAF DABBAH, musician

CHERIEN DABIS, filmmaker

SHARAF DARZAID, dancer, choreographer

HAIDAR EID, musician, author

MOHAMMAD EID, actor

SAMIR ESKANDA, musician

BAKER EWISS, dancer

MOHAMMAD FARAKHNA, dancer

IBRAHEM FENO, dancer, choreographer

MAHDI FLEIFEL, film director

THAER FUAD, dancer

MUTASIM GHAITH, circus performer

YASMIN HADI, dancer

HENA HAJ HASAN, singer

JACOB HAMMODEH, musician, composer

EHAB HANIYAH, musician

DIA HARB, actor

AMMAR HASSAN, singer

MIDHAT HUSSEINI, musician

RIHAM ISAAC, actor, director

LEEN ISSA, dancer

YAZAN IWIDAT, dancer, choreographer

ANNEMARIE JACIR, filmmaker, poet

AYHAM JALAL, musician

SAMER JARADAT, musician, producer

SALWA JARADAT, singer

NIVIN JAYUSI, singer, musician

AHMAD JOUBEH, circus performer

SAMIR JOUBRAN, musician

KAMILYA JUBRAN, singer, songwriter, musician

REMI KANAZI, poet

SAMER KARAJA, dancer, choreographer

MAJDOLEEN KARAKRA, dancer

MUTAZ KAWASMI, dancer, photographer

REEM KELANI, singer, musician

HANNAH KHALIL, playwright

ATA KHATAB, dancer, choreographer

NADIA KHATAB, dancer

FIRAS KHOURY, actor

RAED KOBARI, musician

RAMZI MAQDISI, actor, filmmaker

AHMED MASOUD, author, playwright

GEORGE MATAR, dancer, choreographer

JENIN MERRI, dancer

SANAA MOUSSA, singer

EDWARD MU’ALIM, actor

SALEEM NABALI, actor, dancer

GHASSAN NADDAF, playwright

TAMER NAFAR, rapper, actor

IBRAHIM NAJM, musician

IBRAHIM NASRALLAH, poet, novelist, painter

TAMER NASSAR, musician

MAI ODEH, filmmaker, producer

HAFEZ OMAR, graphic designer

IMAN OUN, actor, director

MOHAMMAD QUTATI, musician

YASSAR S’ADAT, musician

GANDHI SAAD, musician

JOWAN SAFADI, musician

MOHAMMAD SAFADI, dancer

AHMAD SAJADEHE, dancer

FARAH SALEH, dancer, choreographer

KAREEM SAMARA, musician

NIVEEN SAWI, singer

YASMIN SAMEER SHALADAH, actor

AMER SHOMALI, filmmaker, visual artist

TEREZ SLIMAN, singer, songwriter

YANAL STAITI, musician

LOAI TAFESH, dancer, choreographer

HANNA TAMS, dancer, choreographer

ISSAM TURKI, circus performer

RENAD URI, dancer

AMER ZAHR, comedian, writer

ZEINA ZAROUR, theatre director

RAFEEF ZIADAH, poet

SHADI ZOMORROD, circus school founder

NICOLA ZREINEH, actor.

Source : The Irish Times

Traduction : J. Ch. pour BDS France




24/03/19 – BDS France Paris invité par BDS Gaza pour IAW 2019

La Campagne BDS France à Paris a eu l’immense honneur d’être invité par les militant-e-s BDS à Gaza pour l’évènement qu’ils-elles organisaient dans le cadre de la semaine contre l’apartheid israélien, IAW 2019.

Nous nous sommes réunis, ce dimanche 24 mars à partir de midi à Paris à l’invitation de Haidar Eid, professeur de littérature et coordinateur du BNC (la direction palestinienne du BDS) à Gaza, pour participer à un skype dans une période marquée à la fois par l’édition 2019 de l’Israël Apartheid Week et par la proximité de la Journée de la Terre et de la commémoration du premier anniversaire du lancement des Marches du Retour.

Nous étions une douzaine de militant-e-s et avons été à la fois ému-e-s et stimulé-e-s par cette rencontre, que nous avons vécue comme une brèche symbolique et mobilisatrice contre le blocus.

Haidar Eid puis Sabreen Najjar, la mère de Razan Najjar, la jeune infirmière assassinée au printemps dernier par des snipers israéliens, ont pris la parole.

Puis nous sommes intervenus pour saluer le courage des résistant-e-s palestinien-ne-s de Gaza et l’héroïsme des martyr-e-s assassiné-e-s pour le seul fait d’avoir manifesté lors de la Grande Marche du Retour, et pour dire que nous sommes convaincu-e-s que le droit au retour est une exigence essentielle pour la libération du peuple palestinien.

Nous avons ensuite relaté nos mobilisations de solidarité et affirmé :

– que de multiples mobilisations de solidarité auront lieu le 30 mars pour la Journée de la Terre et que BDS France sera dans la rue malgré les tentatives d’intimidation des lobbys sionistes et la complicité de notre gouvernement ; et que nous participerons à un meeting organisé le 2 avril par l’association des Palestinien-ne-s d’Ile de France pour commémorer la Journée de la Terre et soutenir les Marches du Retour,

– que malgré des censures des autorités nous poursuivons l’IAW, pour laquelle nous avons invité Rania Madi, juriste palestinienne membre de BADIL,

– que nous sommes activement engagés dans la campagne pour l’embargo sur le commerce d’armes avec Israël et particulièrement en direction de la société AXA qui est complice des violations du droit international par Israël (elle participe notamment au capital de l’entreprise militaire israélienne Elbit Systems), les 2 prochaines échéances étant la journée de mobilisation européenne du 17 avril lors de la journée des prisonniers palestiniens et l’assemblée générale annuelle d’AXA le 24 avril,

– que nous continuons à nous mobiliser contre la tenue de l’Eurovision 2019 à Tel Aviv et que nous avons perturbé en direct devant des millions de téléspectatrices et téléspectateurs la retransmission d’une demie-finale pour la sélection de la/du candidat-e de la France.

Il y a eu ensuite un débat et d’autres témoignages de solidarité.

Nous remercions la militante palestinienne et traductrice Abeer pour sa précieuse traduction.

Photo : Dominique Grange

 

Voici un reportage en photos de ce moment important      :

https://photos.app.goo.gl/wqEvdUTz4UGdGTPD9




IAW – Marseille : retour sur la conférence de Mme Madi

Salle comble à DAR LAMIFA, hier soir, pour la projection du film « The Lab » de Yotam Feldman et la conférence de Rania Madi, juriste palestinienne membre de BADIL (ONG des droits humains pour la défense des Palestinien-ne-s résident-e-s et des réfugié-e-s palestinien-ne-s.)

Conférence contre l’apartheid israélien sur le thème  « Cessez d’armer le colonialisme ».

Un public à moitié “non connu”, une dizaine de jeunes….. Et une intervenante efficace, claire et stimulante.  Une dizaine de contacts pris avec des personnes intéressées par nos actions !

De nombreuses questions sur l’apartheid, le nettoyage ethnique et l’efficacité du BDS.

L’intervention a été enregistrée pour une prochaine diffusion lors de l’émission « Une heure en Palestine. » (Tous les mercredis de 18h à 19h sur radio Galère, 88.4, écoutable sur internet et en podcast)




Rania Madi à l’université Paul Valéry : Contre l’apartheid israélien : Résistance !

 

Une quarantaine de personnes dont de nombreux.ses étudiant.e.s ont participé à la conférence de Rania Badi, juriste palestinienne membre de BADIL ( ONG des droits humains pour la défense des Palestiniens résidents et des Réfugiés Palestiniens.)

La pelouse de l’Université Paul Valéry va t-elle devenir le lieu universitaire où se manifeste la résistance à la politique macronienne ? Jeudi après-midi s’est tenu sur cette même pelouse un rassemblement – non autorisé par la présidence –  avec François Ruffin venu présenter son film sur les Gilets Jaunes. Vendredi 22 juin à 17h, sur la pelouse encore chaude des Gilets Jaunes,  c’est la Campagne BDS France Montpellier qui a investi le lieu pour y tenir sa conférence – non autorisée par la présidence – contre l’apartheid israélien sur le thème  « Cessez d’armer le colonialisme ».

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RANIA BADI

Reprenant à son compte l’adhésion du président Macron aux manipulations israéliennes qui en France agitent à propos de l’antisionisme l’épouvantail antisémite, le président de l’université a pour la première fois en plus de 16 ans de solidarité avec la Palestine tenté d’interdire la tenue de la semaine internationale contre l’apartheid israélien à l’université paul Valéry. L’aveuglement  est tel qu’il a même refusé la projection du documentaire « The Lab » pourtant réalisé par le documentariste israélien Yotam Feldman au programme de cette semaine.

Mais il en fallait plus pour que la Campagne BDS France Montpellier renonce à son programme de dénonciation de l’apartheid israélien.

Diffusions de tracts à l’entrée de l’université pour informer de la censure et appeler à la Conférence.

L’APARTHEID DÉNONCÉ SOUS TOUTES SES FORMES

Contrainte de renoncer au format « Conférence » du fait de l’interdiction, c’est une Rania Badi,  militante des droits de l’homme qui s’est adressée à un auditoire composé de près de la moitié d’étudiant.e.s. Vendredi 17h n’est pas le bon jour ni la bonne heure pour rassembler les étudiant.e.s dont la majorité rentrent dans les familles, mais ils étaient là, des lettres, langues mais aussi des étudiants en journalisme et de la fac de sciences-po. venu.e.s écouter la juriste.

S’appuyant sur :

  • le Rapport Goldstone de 2009 (après l’attaque israélienne de la Bande de Gaza 2008-2009), rapport voté par le Conseil des droits de l’Homme et l’Assemblée Générale de l’ONU. Ce  rapport constate les crimes de guerre et le possible crime contre l’humanité.
  • Le rapport Richard Falk- Virginia Tilley publié le 19 mars 2009 qui qui analyse le système de fragmentation (géographique, juridique, militaire) destiné à contrôler la population palestinienne. Ce système impose aux composantes du peuple palestinien quatre corpus de lois discriminantes différentes :
    • Un système de lois inégalitaires entre les juifs israéliens qui bénéficient de tous les droits nationaux et les non juifs en Israël que sont les Palestiniens d’Israël et qui avec la loi fondamentale de l’État nation du peuple juif sont officiellement des citoyens de seconde catégorie.
    • Les lois de résidence permanente des Palestiniens de Jérusalem-Est occupée dont le statut de « résident » est des plus précaire.
    • Le régime des lois militaires imposé aux palestiniens sous colonisation (Cisjordanie) et le blocus militaire de la Bande de Gaza.
    • L’interdiction illégale du retour des réfugiés et exilés involontaires de rentrer dans leurs fief en Palestine mandataire (Palestine historique).
  • Le rapport de la Commission indépendante de l’ONU publié le 28 février 2019 sur la répression des manifestations de la Grande marche du Retour dans la bande de Gaza qui conclut que : « La Commission a des motifs raisonnables de croire que pendant la Grande Marche du retour, les soldats israéliens ont commis des violations des droits humains internationaux et de la loi humanitaire. Certaines de ces violations pourraient constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité, et Israël doit immédiatement ouvrir une enquête sur elles. »

 

COMBATTRE TOUTE COMPLICITÉ AVEC L’APARTHEID ET RÉSISTER !

Rania Badi a dénoncé la complicité des institutions et des États qui ne font rien pour faire appliquer le droit. Elle appelle à combattre le silence  qui conduit à la complicité avec un État qui assassine et opprime le peuple palestinien.

Son énergie et ses arguments ont dépassé le groupe venu l’écouter et des étudiant.e.s assis sur la pelouse à proximité, intrigué.e.s, sont venu.e.s s’incorporer au groupe des auditeur.trice.s et au final applaudir et remercier chaleureusement l’intervenante pressée de questions et de témoignages de sympathie.

Deux membres de LUJFP, Union Juive Française pour la Paix (Membre de la Campagne BDS France) ont réaffirmé que le problème n’était pas un problème religieux et que de plus en plus de juifs en france et encore plus aux États Unis, rejoignaient BDS dans la lutte contre cet apartheid, plus monstrueux encore que celui d’Afrique du Sud puisque  la loi fondamentale de l’État nation du peuple juif nie tout statut et tout droit d’existence aux Palestiniens.

En Israël l’apartheid se double du nettoyage ethnique et du génocide progressif des habitant.e.s de la Bande de Gaza.

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Cette déclaration se passe de tout commentaire !

Zoé, étudiante à Paul Valéry et coordinatrice de la semaine a conclu en rappelant ce qu’est BDS et appelé à rejoindre le comité BDS de Montpellier. De nombreux mails on été donnés pour garder le contact et peut-être rejoindre l’action contre l’apartheid israélien.

Une rencontre très réussie malgré la tentative d’interdiction de la présidence.

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Un auditoire captivé

 

The LAB à la Carmagnole

La semaine avait commencé lundi 18 mars  par la projection de The LAB à la Carmagnole, qu’il faut remercier ici d’avoir répondu sans délais à notre demande d’un lieu pour la projection de ce film exceptionnel. C’est la quatrième projection que le comité BDS France Montpellier organise dans cette ville dont une fois en présence du réalisateur Yotam Feldman. Le cynisme et la volonté meurtrière affichée, la collaboration des universités dont des philosophes (!) à inventer et théoriser des méthodes et techniques de guerre afin d’exterminer les Palestiniens en a suffoqué plus d’un.e ! A voir absolument ! (quelques extraits : https://www.youtube.com/results?search_query=The+Lab+yotam+feldman)

 

 




Soirée de mobilisation contre Elbit Systems le 21/02/19 à Bruxelles: intervention sur l’expérience de BDS France

Soirée de mobilisation contre Elbit Systems le 21 février 2019 à Bruxelles

 Intervention sur l’expérience de BDS France

 

Pour introduire mon exposé je veux d’abord rappeler que l’État français a une longue histoire de son soutien à la politique militaire israélienne.

Il y eu le soutien avec la Grande Bretagne à l’intervention militaire israélienne en 1956 contre la nationalisation du Canal de Suez sous le président égyptien Nasser et il y a eu aussi une aide directe à la mise au point de la bombe atomique. Plus récemment, les présidents Sarkozy, Hollande et aujourd’hui Macron n’ont pas ménagé pas leur soutien à la politique israélienne. Il y a eu sous Hollande un exercice d’entrainement commun en Corse des armées de l’air israélienne et française et l’an dernier, donc sous Macron, il y a eu à Toulon un exercice des marines française et israélienne. Le commerce d’armes avec Israël est actif lui aussi, mais c’est un domaine plus opaque, sur lequel il est plus difficile d’avoir des informations sûres.

Face à ce contexte et à cette Histoire, il y a aussi en France une longue histoire des militants anticolonialistes et de la solidarité avec le peuple palestinien.

Cette solidarité s’incarne aujourd’hui en particulier dans le mouvement BDS, qui continue son développement malgré les tentatives d’intimidations visant à le museler.

L’une de nos campagnes prioritaires est l’embargo sur le commerce d’armes avec Israël.

Et dans cette campagne nous sommes souvent intervenus contre Elbit Systems

Je vais vous présenter ces interventions puis vous dire quelles leçons nous pouvons en tirer.

 

Nous avons déployé les interventions contre Elbit dans 4 directions : 1. dans le cadre des appels d’offres du ministère de la défense pour le renouvèlement de son matériel militaire, matériel directement offensif ou de surveillance, 2. dans le cadre de notre campagne globale pour l’embargo sur le commerce d’armes avec Israël, 3. dans le cadre d’actions dans des salons de l’armement et 4. dans le cadre de la campagne contre la complicité de la société AXA avec les violations du droit international par Israël.

 

  1. Nous sommes intervenus 2 fois dans le cadre d’appels d’offres du ministère de la défense qui pouvaient être remportés par Elbit et les 2 fois nous avons gagné

La première fois c’était contre l’achat du drone de combat Watchkeeper, basé sur la technologie d’Elbit et qui devait être réalisé par le groupe Thales.

Une pétition au Ministre de la Défense lancée en 2015 et ayant recueilli plus de 8000 signatures et des milliers de cartes postales adressées au Président de la République ont contribué à sensibiliser l’opinion publique.

Nous avons précisé que le drone Watchkeeper est issu du drone Hermès 450, qui est une des armes privilégiées qu’utilise l’armée israélienne pour commettre des crimes de guerre, voire des crimes contre l’Humanité, contre la population palestinienne en général et celle de la bande de Gaza en particulier, comme en attestent les plus hautes instances internationales ainsi que les ONG spécialisées.

Par ailleurs, comme le revendiquent pleinement les acteurs principaux du complexe militaro-industriel israélien, dont Elbit, la population palestinienne sert de cobaye pour tester leurs armes. Nous avons souligné que les États, dont la France au regard de ses engagements européens et internationaux, ont pour obligation de garantir qu’Israël, comme tout autre État, se conforme au droit international et que si l’achat du drone Watchkeeper se confirmait, le gouvernement porterait la responsabilité de rendre les contribuables français complices du manquement de la France à ses obligations mais aussi d’un soutien de fait à une industrie militaire israélienne au service d’une politique coloniale, meurtrière et illégale.

Dans notre communiqué après que le Watchkeeper ait été écarté, au début 2016, nous avons précisé :

« La campagne BDS France prend acte du choix de l’armée française, qui n’a pas choisi le Watchkeeper et qui, après un appel d’offre a finalement confié à Sagem (groupe Safran) la fabrication de drones Patroller.

Si le choix de Sagem ne vaut pas une totale indépendance vis à vis d’Israël, l’abandon du drone Thales-Elbit est une réussite de la campagne BDS.

Pour autant, on ne peut se réjouir du choix de telles armes qui pourrait ouvrir la voie aux drones armés dans l’armée française et alors que ceux-ci contribuent à tuer ou faire tuer des populations civiles, comme le fait l’armée israélienne à Gaza.

En développant cette campagne, BDS France s’est engagé dans l’action pour l’embargo militaire vis à vis d’Israël, et a participé à isoler « Elbit System. »

Nous avons été confrontés en 2016 à un second appel d’offres. Cette fois il s’agissait pour le ministère de la défense de renouveler son parc de drones dits « de reconnaissance », qui sont

utilisés pour aider notamment à guider les tirs meurtriers des avions de chasse. Elbit a alors subi une seconde défaite, son offre de drones Skylark 1LE pour un montant de 100 millions d’euros ayant été écartée.

Nous nous étions activement mobilisés, à travers entre autresl’envoi de milliers de cartes postales au Président de la République, de pétitions à l’attention du ministère de la défense et de deux journées d’actions nationales, les 24 septembre et 10 décembre 2016. Ces journées ont mobilisé des dizaines de villes et des centaines de militants, et ont été renforcées par un tweetstorm visant le ministre de la défense.

Le ministère de la Défense a finalement annoncé au début 2017 un autre choix, la raison invoquée étant que le gouvernement français souhaitait pour des raisons d’indépendance nationale développer une filière française pour ce type de drones et d’aider pour cela l’entreprise Thales.

 

  1. Un second axe de mobilisation est la campagne globale pour l’embargo sur le commerce d’armes avec Israël

 Nous sommes souvent intervenus dans des initiatives portant de manière plus générale sur l’embargo sur le commerce d’armes avec Israël ou contre les politiques militaristes ou sécuritaires dans le monde et  nous avons alors souvent évoqué le cas d’Elbit.

Ainsi lors d’une réunion publique à Paris le 29 avril 2015 avec une militante de Stop The Wall, coordinatrice des relations internationales pour la Campagne palestinienne et membre du secrétariat du BNC, qui est la direction palestinienne du BDS.

Ainsi suite aux massacres à Gaza ou dans le cadre de la campagne #StopArmingIsrael.

Nous avons organisé des journées de mobilisation consacrées à l’embargo et nous sommes souvent sollicités par diverses associations pour intervenir sur la dangerosité de la politique israélienne ou pour tenir des tables de presse.

Nous avons animés des conférences débats sur l’embargo, par exemple à Fête annuelle du journal l’Humanité, en y invitant Patrice Bouveret, directeur de l’observatoire des armements.

Nous sommes aussi intervenus plusieurs fois dans des débats après la projection du film The Lab de Yotam Feldman, qui porte sur l’industrie militaire israélienne.

Nous dénonçons les programmes de recherche qui dans le cadre de l’Union Européenne profitent à Elbit, en particulier le programme horizon 2020, ainsi que les liens d’établissements d’enseignement supérieur en France (telle l’École Polytechnique) avec le Technion, Institut de technologie d’Israël qui collabore avec le complexe militaro-industriel dont Elbit.

Par ailleurs depuis plusieurs années nous participons aux Marches annuelles pour la Paix, organisées en France notamment par le Mouvement de la Paix, et nous y évoquons également la mobilisation contre Elbit.

Assez récemment nous avons décidé d’inviter les parlementaires, du moins celles et ceux qui sont invitables, à demander, tel que l’ont fait d’importantes ONG, l’embargo sur le commerce d’armes avec Israël.

Je voulais signaler toutes ces initiatives disparates parce qu’elles contribuent à amplifier la mobilisation contre Elbit.

 

  1. Un troisième axe de mobilisation est dans le cadre de salons de l’armement

 Il a en France 4 salons internationaux de l’armement ou la défense et au moins 2 salons régionaux.

Les salons internationaux se tiennent chacun tous les 2 ans en région parisienne : le salon de la défense Eurosatory, Milipol qui est le salon mondial de la sécurité intérieur des États, le salon de l’aéronautique du Bourget, et Euronaval, consacré à la sécurité navale et maritime.

Elbit expose dans ces 4 salons.

Nous sommes intervenus 5 fois dans ces salons : une fois dans et deux fois devant le salon Eurosatory, et 2 fois devant le stand d’Elbit au salon du Bourget.

En 2014 des camarades de BDS France et du collectif Stop Armes ont fait irruption et ont manifesté devant le stand d’Israël à Eurosatory ; les services de sécurité les ont expulsés vivement mais il est resté une petite vidéo qui a beaucoup circulé. En 2016 et 2018 nous sommes intervenus devant l’entrée du salon avec banderoles et autres visuels et avec d’autres associations : le Mouvement de la Paix, l’Association France Palestine Solidarité, l’Union Juive Française pour la Paix, des associations féministes, Les Désobéissants … Ces rassemblements ont été tolérés et nous ont permis d’interpeller ou de huer des exposants, et en 2018 il y a eu des mises en scènes : fanfare militante, die in, etc.

Au salon du Bourget nous sommes intervenus en 2015 et 2017 devant le stand d’Elbit. Nous sommes entrés en simples visiteurs, nous avions rendez-vous à une heure précise près du stand, et au signal d’une ou d’un camarade nous avons enfilé rapidement nos T-Shirts BDS et nous nous sommes assis en cercle devant le stand alors que des camarades déployaient des banderoles et prenaient la parole. Puis nous sommes repartis en manif encadrée par la police qui nous a reconduit jusqu’à l’entrée pour contrôle d’identité.

Les 2 salons régionaux sont des salons de l’aérospatial dans la région de Toulouse. A l’un des deux, le salon Aeromart à Toulouse les militants ont obtenu en 2012 suite à leur mobilisation que les entreprises israéliennes Elbit Systems et Israel Aerospace Industries ne soient pas invitées.

Nos interventions dans ou devant les salons ne rallient certes sur place qu’un public restreint, mais elles ont un impact médiatique par les vidéos, les photos, les tweets et les reportages qu’elles génèrent, et elles affichent notre détermination à ne pas tolérer l’étalage cynique des produits de l’industrie militaire israélienne.

 

  1. Un 4ème axe de mobilisation est notre campagne en direction du groupe AXA

Nous exigeons qu’AXA, qui est une société d’assurance et un groupe bancaire, se conforme aux principes directeurs du Pacte Mondial des Nations Unis auquel il a adhéré et donc cesse d’être complice des violations du droit international par Israël.

Cette campagne a commencé en 2016 et s’est progressivement intensifiée. Outre le fait d’être actionnaire de 5 banques israéliennes participant à des financements permettant le maintien et le développement de la colonisation, AXA participe, ainsi que sa filiale Allianz Bernstein, au capital d’Elbit. Comme cette participation au capital d’Elbit est financièrement assez faible, nous avons pris en considération que cela ne ruinerait donc pas AXA et sa filiale d’y mettre fin.

Notre campagne a traversé diverses phases et la politique que nous avons mise en œuvre concernant la participation au capital d’Elbit est la suivante.

Nous avons constamment expliqué à tous niveaux les responsabilités d’Elbit : fourniture d’armes testées contre le peuple palestinien, de drones de combat, d’armes interdites par les conventions internationales, notamment le phosphore blanc et des armes à sous-munitions qui ont servi à des offensives meurtrières contre des populations civiles, implication dans les massacres à Gaza, fourniture de l’équipement électronique du mur d’apartheid déclaré illégal par la Cour internationale de Justice en 2004 …

Nous avons eu de multiples correspondances avec la direction d’AXA, qui soit a nié sa participation directe au capital d’Elbit, minimisé la participation de sa filiale et prétendu que les pratiques d’Elbit ne dérogent as au droit international, soit ne nous a pas répondu, soit a refusé de nous recevoir.

Nous avons animé 2 importantes journées nationales d’action, en février et décembre 2018, mobilisant des comités BDS dans de nombreuses villes avec des banderoles ou des pancartes s’en prenant à l’image de marque d’AXA  en affichant des slogans tels que : AXA n’assurez pas l’apartheid israélien, AXA doit mettre fin à sa complicité, AXA tire profit de l’oppression du peuple palestinien, AXA = assistance à l’apartheid israélien …

Nous avons développé une campagne de cartes postales/pétitions adressées à la direction d’AXA et effectué un tweetstorm  lors de la journée des investisseurs d’AXA à Londres le 28 novembre dernier, de nombreux tweets mettant en avant qu’AXA, qui est censé assurer la vie des gens, finance aussi la mort par les armes, les destructions, les crimes de guerre …

Nous sommes intervenus avec d’autres associations devant l’assemblée générale annuelle des actionnaires en avril à Paris en 2017, 2018 et bientôt le 24 avril et avons attiré l’attention des actionnaires sur le fait que des sociétés telles que Veolia, Orange et des fonds de pension ont fini par retirer leurs investissements illégaux.

Nous avons ouvert la campagne à d’autres associations qui l’ont intégré, notamment le mouvement international SumOfUs, qui a lancé une pétition qui a recueilli plus que 140 000 signatures !

Notre prochaine échéance sera le 17 avril une journée internationale de mobilisation contre AXA. Ce sera en semaine mais ce jour est la journée internationale de solidarité avec les prisonniers palestiniens.

Je vous invite à participer à cette journée de mobilisation, en particulier devant des agences d’AXA.

 

En conclusion

Pour conclure je souhaite souligner certains points.

Il serait possible de cibler toutes les entreprises d’armement israéliennes, mais si nous voulons être efficaces il faut privilégier une cible.

De ce point de vue Elbit est une cible bien choisie parce que sa contribution aux violations du droit international et des droits humains universels est clairement identifiée, par les images des drones tueurs, des massacres perpétrés par ces drones, des armes interdites produites par Elbit, de l’équipement électronique des checkpoints, par la taille de l’entreprise et par ses importantes relations commerciales.

La présence d’Elbit dans divers domaines permet des victoires partielles et l’accumulation des victoires partielles est une bonne chose.

Un bilan de nos interventions est qu’il ne faut pas hésiter à intervenir à chaque fois que possible ; même si certaines interventions paraissent limitées elles contribuent à mieux faire connaitre Elbit à un public large.

Il est important aussi d’élargir nos campagnes à diverses associations qui interviennent sur des thèmes avec lesquels la compagne anti Elbit entre en résonance : ainsi l’éthique d’entreprise, la non-violence, l’antimilitarisme, le respect du droit international, etc.

Il est clair aussi que pour affaiblir Elbit il faut lui faire perdre des marchés ou des financeurs, ce qui nécessite parfois d’étudier des situations complexes vue la complexité de certains montages capitalistes et financiers.

Au-delà de toutes ces considérations, les victoires contre le régime d’apartheid israélien sont liées à divers facteurs dont l’évolution de la situation internationale, qui est en partie imprévisible. Mais le peuple palestinien continue de résister à la situation tragique qu’il subit, et la Campagne internationale BDS continuent et continuera de se développer malgré les tentatives d’intimidations.

Nous avons la possibilité de remporter des victoires. C’est un devoir moral et politique de développer ou d’imaginer les politiques qui nous permettront de remporter ces victoires !

 

Jean-Guy Greilsamer, membre de l’équipe d’animation de BDS France

 




Conférence avec Rania MADI à Rennes le 21/03 dans le cadre de l IAW

La conférence avec Rania Madi s’est déroulée le 21 Mars à l’Université de Rennes 2 marquant le 3ème RDV rennais dans le cadre de cette 15ème édition de l’IAW.

Mme MADI a pu revenir sur la définition de l’apartheid, l’origine de ce mot, son application juridique et du pourquoi il est applicable en Palestine. L’exemple de la ville de Khalil a pu servir malheureusement d’exemple concret. Mme MADI nous a également fait part de l’important travail de plaidoyer sur la question palestinienne qu’elle effectue auprès des instances onusiennes en vue de faire condamner le projet colonial israélien… Un combat de tous les jours en parallèle de son travail de juriste…

 

Une conférence qui s’est conclue sur un temps d’échanges avec la salle notamment sur les pistes de résistances possible de mettre en place tant à l’échelle individuelle que collectivement pour enrayer la machine coloniale israélienne.




Montpellier : IAW le 18 mars

Nous avons commencé la semaine contre l’apartheid israélien, lundi 18 mars en diffusant le film – documentaire « The lab », suivit d’un débat. dans un lieu militant, car la fac de lettres « Paul Valéry » nous a refusé l’accès à une salle.

Une trentaine de personnes présentent, une majorité venue grâce aux plusieurs séances de tractages sur la place de la comédie et à la fac.
Des discussions dans le débat d’après film assez intéressant, sur l’armement israélien, sur le boycott culturel, sur la répression que subit le BDS à Montpellier et plus largement sur le plan national.

Le prochain événement a lieu aujourd’hui vendredi 22 mars, avec la conférence de Rania Madi, devant la fac Paul Valéry qui nous censure et nous a refusé même la fac pour la conférence.
Nous avons de nouveau tracté à la fac pour cet événement. nous attendons du monde pour cet événement qui a pas mal « choqué » les étudiantes et étudiants qui ne comprennent pas pourquoi une telle censure pour le BDS.



L’IAW à Rennes ! Retour sur les évènements

Le 19 Mars dernier, plus de 60 personnes se sont réunies à Rennes 2 pour la représentation de « Made in Palestine », par la compagnie Croquemitaine dans le cadre de cette 15 ème édition de l’ IAW.

Un public relativement nouveau, composé pour moitié d’étudiants.esvenu-e-s découvrir la situation de l’apartheid israélien, l’occupation de la Palestine et ses effets sur la population, au quotidien.
La pièce a été appréciée, un court débat a suivi, ponctué par la photo (maintenant) traditionnelle derrière la banderole BDS !
Un grand merci à la compagnie de théâtre !
Et la semaine continuait à Rennes encore aujourd’hui ce 20 Mars à Rennes 2 à 14h….
Transformation de la session d’animation de l outil « Vivre la Palestine » de la plate-forme des ONG pour la Palestine en une session de formation à l’outil en présence des MJC de Rennes et de membres de l’ AFPS Lorient !
Nous vous attendons nombreuses et nombreux jeudi 21 Mars dans l’amphi E3 toujours à Rennes 2 à 18h30 pour une conférence en présence d une camarade Palestinienne Rania MADI sur le thème : « Cessez d armer le colonialisme »

Cette conférence s inscrit dans le cadre d une tournée en France et fait l objet de censure dans les villes de Paris et Montpellier ! Besoin de soutien !

Boycott de l État colonial israélien!

Soutien aux résistances populaires palestiniennes ! ✌️✌️




Strasbourg : Non à l’Eurovision en Israël !

Samedi 16 mars à Strasbourg, sous un soleil printanier, les gens se pressaient sous notre tonnelle pour signer la pétition contre l’organisation de l’Eurovision à Tel-Aviv…Une action du CJACP avec son comité BDS 67 et l’Association France-Palestine Solidarité Alsace.

De nombreux documents à disposition: le 4 pages de BDS France, l’annonce de nos prochaines actions (Film « The Lab » le 27 mars à la MISHA à 17h, Film « Le Chanteur de Gaza » le 23 mars, festival du film palestinien du 2 au 7 avril 2019, Manifestation le 30 mars pour la journée de la terre et Gaza, et actions de la campagne  BDS à venir)

Contact: cjacp@orange.frhttps://www.facebook.com/CJACPalestine –  https://www.bdsfrance.org/




Le Conseil de Pitzer College approuve une résolution suspendant un programme d’études à l’étranger avec l’université de Haifa

15 mars 2019

Lundi 14 mars 2019, le Conseil de Pitzer College a voté en faveur de la suspension conditionnelle d’un programme d’échange avec l’université de Haifa. C’est un vote historique, qui fait de Pitzer College le premier College1 des États-Unis à suspendre un programme d’études à l’étranger en Israël à cause de sa politique hautement discriminatoire envers les Palestiniens et parce que cet état colonial continue ses violations flagrantes des droits humains.

Nous espérons que ce vote encouragera les institutions du monde entier à suivre l’exemple de Pitzer et à couper toute complicité avec l’occupation israélienne. Il est important de reconnaître le dur travail et le soutien qui ont permis cette victoire. Merci à vous, étudiants, camarades, enseignants et organisations qui ont donné leur temps et leur énergie pour faire de cela une réalité. Nous espérons que le président de l’université, M. Oliver, entérinera la décision démocratique du Conseil du College et implémentera la suspension.

Même si aujourd’hui nous célébrons cette victoire historique, nous devons combattre les injustices qui continuent, ici sur le campus de Pitzer College et globalement. C’est une étape vers la libération de la Palestine et nous sommes infiniment honorés de la partager avec vous tous.

Il ne peut y avoir de liberté académique sous l’occupation !

En solidarité,

Les étudiants de Claremont pour la justice en Palestine

(Claremont Students for Justice in Palestine)

Pour toute information, les médias peuvent contacter : claremontsjpmedia@gmail.com

1 NdT: Aux États-Unis, un College est un établissement d’enseignement supérieur, délivrant en particulier l’équivalent des licences. Pitzer College est l’un des sept établissements composant les Claremont Colleges (7C’s), en Californie.

Source : Claremont Students for Justice in Palestine

Traduction : C.G pour Bds France




#IAW 2019 Semaine contre l’apartheid israélien : le programme !

 

Nous recevons cette année Mme Rania Madi, avocate et juriste palestinienne – membre de Badil, Centre de Ressources pour le droit à la Résidence et le droit des Réfugié-e-s palestinien-ne-s, grande spécialiste de cette question. Résidant à Genève où elle travaille auprès de plusieurs institutions européennes, elle nous fera l’honneur de sa présence.

 

  • 18 Mars

– RENNES : 18H15 à l’IEP – Diffusion du film « The Lab »

https://www.facebook.com/events/628080994282733/

– MONTPELLIER : 19h, Projection du film documentaire « The Lab » – La Carmagnole 10, rue Haguenot, la projection sera suivie d’une discussion

  • 19 Mars

– RENNES : 18H30 – Amphi B7 Université Rennes 2 – Théâtre – Made in Palestine

https://www.facebook.com/events/255944965326675/

  • 20 Mars

– RENNES : 14H – Découvrir et animer l’outil « Vivre la Palestine »

https://www.facebook.com/events/2281318835448488/

PARIS : Conférence avec Mme Madi

Le 20 mars de 19h15 à 21h au 13 rue de l’Université, salle Érignac – Sciences Po Paris

https://www.facebook.com/events/626325904487581/?ti=cl

  • 21 Mars

– RENNES : 18h30 – Amphi E3 – Université Rennes 2 – Conférence « Cessez d’armer le colonialisme »

https://www.facebook.com/events/2145131732236890/

  • 22 Mars

– MONTPELLIER : 17h30, en extérieur, devant l’entrée, Université Paul Valéry – Conférence « Cessez d’armer le colonialisme israélien »avec Mme Rania Madi

  • 23 Mars

– MARSEILLE :  18h Conférence de Rania MADI – Film « The Lab » du réalisateur Yotam Feldman – Dar Lafima, 127 rue d’Aubagne
https://www.facebook.com/events/1997347037239903/

  • 25 Mars

– GRENOBLE –  20h30 : Conférence « Cessez d’armer le colonialisme » de Rania Madi –  à EVE (Espace de Vie Étudiante) : DOM Universitaire, 701, AV Centrale, 38400 Saint Martin d’Hères   Tram B et D Bibliothèques Universitaires

https://www.facebook.com/events/307109189973288/

  • 26 Mars

– RENNES : 18h30 – Bar La Bascule – Lecture collective de l’ouvrage  « MIRAGE GAY A TEL AVIV »

https://www.facebook.com/events/297533760929832/

– SAINT-ÉTIENNE : 18h30 – Université Jean Monnet – Amphi E01 – Conférence avec Rania MADI

https://www.facebook.com/events/159555144965174/?ti=as

– TOULOUSE :  12-14h « Comprendre la Palestine » (Formation) par Jean-Claude Bouchet. Université Jean-Jaurès Toulouse

  • 27 Mars

– TOULOUSE :  12h-14h repas et musique/chants Palestiniens. Université Jean-Jaurès Toulouse 

– STRASBOURG : 17h – Projection du film « The Lab » de Yotam Feldman et d’une interview de Shir Hever, politiste spécialiste en armement – Débat avec le public –  allée du Général Rouvillois (Campus Esplanade)

https://www.facebook.com/events/399194903961860/

– SAINT-DENIS : 18h30 – Projection du film The Lab –  Table-ronde animée autour du sujet « le complexe militaro-industriel israélien et ses relations avec la France » – 2 Rue de la Liberté, 93200 Saint-Denis, France

  • 28 Mars

– TOULOUSE :  12h-14h « L’apartheid Israélien » avec Rania Madi et André Rosevègue (UJFP). Université Jean-Jaurès Toulouse 




La semaine internationale contre l’apartheid israélien aura bien lieu malgré les pressions des officines sionistes.

 

communiqué-2

UNIVERSITÉ PAUL VALÉRY : UNE TRADITION EXEMPLAIRE DE SOLIDARITÉ AVEC LA PALESTINE DEPUIS PLUS DE 16 ANS

En mars 2002 lors de « l’opération rempart », nom israélien donné à l’invasion, occupation de toutes les villes palestiniennes mises sous couvre feu (interdiction de sortir dans la rue) et bien sûr fermeture des écoles et des universités pendant plusieurs mois, le conseil d’administration de l’UPV a fait acte de courage et voté une motion de soutien aux universités palestiniennes victimes de la répression israélienne. Avec la motion de Jussieu à Paris ce sont les deux seules motions de soutien votées en France qui ont évidemment été très attaquées par les sionistes et les pro- israéliens.

amphibondé*

19 février 2003, 1200 personnes  sont massées dans l’ Amphi A . C’est là que Michèle Weil-Bergougnoux, la courageuse présidente de Paul Valéry annonça qu’une délégation conduite par elle se rendrait en Palestine

– En 2003 dans la suite de cette solidarité exprimée, la CCIPPP (Campagne Civile pour la Protection du Peuple Palestinien) et l’APF (Association des Palestiniens en France) ont organisé dans l’amphi A un meeting de 1200 personnes en présence de Leila Shahid, José Bové (expulsé de Palestine par Israël), Tony Brauman, ATTAC, l’UJFP (Union Juive Française pour la Paix)… Au cours de ce meeting, Mme Michèle Weil, présidente de l’université a annoncé l’envoi, courant 2003, d’une délégation de l’UPV, conduite par elle même, pour aller à la rencontre des enseignants, étudiants et tous les personnels des universités palestiniennes afin de leur apporter notre soutien.

Cette mission à eu lieu et elle a permis la relance de la convention passée avec l’université de Birzeit (Ramallah) un temps animée par notre très cher ami et regretté le Pr. Larry Portis.

remiseplaque

Le président de l’université de Birzeit (Ramallh) remet la plaque d’honneur de l’université de Birzeit à la présidente de l’université Paul Valéry.

 

Voir la vidéo de la mission en Palestine de mai 2003.

Depuis, de nombreuses conférences, actions et expositions ont eu lieu en soutien à la cause Palestinienne avec le soutien des syndicats SNESUP en particulier, SUD Education et Solidaires Etudiant. Nous avons également tenu,  des stands « Palestine » dans l’université ou devant le RU Vert Bois.

NE LAISSONS PAS LA PRÉSIDENCE TRAHIR PLUS DE 16 ANS DE SOLIDARITÉ AVEC LA PALESTINE

Systématiquement les quelques enseignants pro-israéliens aux ordres du CRIF tentent d’empêcher l’expression de BDS France Montpellier sur le campus aidés en cela par les divers gouvernements qui tous, se sont pliés aux exigences du lobby pro-israélien français. Ainsi Valérie Pécresse en personne  est intervenue pour empêcher une conférence sur le boycott universitaire. Mais la direction universitaire d’alors avait permis que la conférence se tienne un autre jour sous un autre intitulé (mais avec le même contenu). L’ambassadrice d’Israël en personne, s’ingérant dans les affaires internes de l’université s’est autorisée à envoyer un courrier à la présidence pour tenter d’interdire la tenue de la semaine internationale en 2017. UEJF (Union des Étudiants juifs de France) avait exercé des pressions sur l’université et sur le cinéma Diagonal contre la projection d’un documentaire sur la Palestine.

Bref, ceux qui soutiennent l’apartheid israélien, le Mur, la colonisation, le blocus illégal de Gaza, les innombrables violations du droit et des droits humains par Israël, les mêmes qui depuis 2015 mènent campagne contre la présence du stand BDS France Montpellier place de la comédie,  tentent par tous les moyens de masquer les crimes israéliens .

Jusqu’ici y compris en 2018, malgré les pressions, l’actuel président de l’université avait refusé de se plier aux exigences du lobby pro-israélien.

Le 28 février, la commission d’enquête indépendante des Nations Unies sur les manifestations de la Grande Marche du retour à Gaza déclarait :

« La Commission a des motifs raisonnables de croire que pendant la Grande Marche du retour, les soldats israéliens ont commis des violations des droits humains internationaux et de la loi humanitaire. Certaines de ces violations pourraient constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité, et Israël doit immédiatement ouvrir une enquête sur elles », a déclaré le président de la commission, Santiago Canton, d’Argentine. »

Quelque jours à peine après la publication de cette enquête la présidence de l’université Paul Valéry refusait d’accorder les salles pour que se tienne la semaine internationale contre l’apartheid israélien sur le thème « Cessez d’armer l’apartheid ! » au prétexte fallacieux :

(…) le contexte national lié à ces problématiques est en ce moment particulièrement tendu et le risque de ne pas pouvoir assurer la sécurité d’un tel événement est trop important pour que nous puissions l’autoriser.(…)

En se rangeant aux côtés du lobby israélien la présidence trahit les valeurs de liberté, justice et égalité qui ont animé plus de 20 ans de solidarité avec la Palestine dans cette université.

Comme du temps de l’apartheid en Afrique du Sud, ne laissons pas les partisans de l’apartheid israélien imposer leur vision raciste du monde dans l’université et ailleurs !

 




#IAW Marseille :23 mars à 18h

Vous avez bien annoté votre Agenda ? C’est le 23 mars à 18h !

Cessez d’armer l’Apartheid israélien !
Conférence de Rania MADI, avocate palestine
Film « The Lab » du réalisateur israélien Yotam Feldman

Adhésion (à prix libre à Dar Lamifa) indispensable
Petite PAF souhaitée pour couvrir les frais de transports.

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#IAW Rennes : les rendez-vous!

La quinzième semaine contre l’Apartheid Israélien aura lieu dans le monde entier entre le 18 mars et le 8 avril 2019 sur le thème : « Cessez d’armer le colonialisme »

 

Voici le programme à Rennes city:

 

  • LUNDI 18 MARS – 18H15 à l’IEP – DIFFUSION DU FILM « THE LAB »

Dans « The Lab », le réalisateur Yotam Feldman dévoile l’industrie militaire israélienne et son fonctionnement, comment la population palestinienne sert de véritable laboratoire à la puissance coloniale. Le réalisateur interviewe des protagonistes majeurs du marché israélien de la sécurité. On y découvre le rôle de l’industrie au sein de la société, des universités et de l’économie israéliennes. Durant les dernières années les exportations militaires israéliennes ont atteint le niveau sans précédent de 7 milliards de dollars par an. 20% des exportations israéliennes sont militaires ou d’ordre militaire et Israël est maintenant le quatrième plus gros exportateur de matériel militaire dans le monde.
L’occasion donc de découvrir un autre des visages de l’entreprise coloniale israélienne et de discuter collectivement d’exemples très concrets de partenariats sur Rennes avec nos universités.

https://www.facebook.com/events/628080994282733/

 

  • MARDI 19 MARS – 18H30 – Amphi B7 Université Rennes 2 – THÉÂTRE – MADE IN PALESTINE

THÉÂTRE CROQUEMITAINE : MADE IN PALESTINE

Une musicienne belge, sympa et maladroite, débarque à l’aéroport de Tel Aviv et perd son orchestre.
Elle embarque dans le premier bus qui se présente, espérant retrouver son groupe : « yes, my first time in Jerusalem, capital of Palestine ! »
Le quotidien des palestinien-ne-s est traversé dans toutes ses dimensions par l’occupation israélienne.
Pour rendre compte de la multiplicité des formes de l’oppression, de la complication imposée à chaque acte banal, la Cie Croquemitaine a immergé son personnage dans ce quotidien âpre, et pourtant plein de vitalité.
L’approche théâtrale vous plonge au cœur de la vie des Palestinien-ne-s et vous sensibilise au drame de ce peuple.

Mardi 19 mars – 18h00 : Amphi B7 – Université Rennes II
(dans le cadre de la semaine contre l’apartheid)

Jeudi 21 mars – 20h30 – MJC Bréquigny
Organisé par l’Association France Palestine de Solidarité – Rennes

« Un spectacle qui commence à l’heure inch’allah »

https://www.facebook.com/events/255944965326675/

 

 

  • MERCREDI 20 MARS – 14H – CRIDEV – DÉCOUVRIR ET ANIMER L’OUTIL « VIVRE LA PALESTINE »

Dans le cadre de la semaine contre l’apartheid israélien, le CRIDEV propose de vous faire découvrir et d’animer l’outil « Vivre la Palestine ».
Rendez-vous devant le Hall B à Rennes 2 le mercredi 20 mars à 14h00 – Aucune connaissance spécifique n’est requise – Ce temps d’échanges est ouvert et gratuit – Nombre de place limitée à 30 personnes.
Pour plus d’infos sur l’outil : https://plateforme-palestine.org/Vivre-la-Palestine-l-animation-pedagogique

https://www.facebook.com/events/2281318835448488/

 

  • JEUDI 21 MARS – 18h30 – Amphi E3 – Université Rennes 2 – CONFÉRENCE « CESSEZ D’ARMER LE COLONIALISME ISRAÉLIEN »

 

Conférence intitulée : « Cessez d’armer le colonialisme israélien » en présence de Mme Rania MADI – Avocate et juriste palestinienne – membre de Badil, Centre de Ressources pour le droit à la Résidence et le droit des Réfugié-e-s palestinien-ne-s
Avec elle nous reviendrons sur la définition de l’apartheid et nous verrons en quoi cela peut être appliquée à la Palestine. Mme MADI nous proposera ensuite de revenir sur le fonctionnement de l’industrie militaire israélien avec des exemples concrets de luttes populaires pour enrayer les partenariats avec des sociétés d’armement israéliennes telles que Elbit System. L’occasion également au cours de cette conférence de présenter un des outils de résistance populaire lancée par la société civile palestinienne.

https://www.facebook.com/events/2145131732236890/

 

  • MARDI 26 MARS – 18h30 – BAR LA BASCULE – LECTURE COLLECTIVE DE L’OUVRAGE « MIRAGE GAY A TEL AVIV »

Venez partager avec le CRIDEV et La campagne BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions), dans le cadre de la semaine contre l’apartheid israélien un moment de lecture collective autour de cette enquête inédite et à contre-courant, dans laquelle Jean Stern démonte une stratégie marketing et politique orchestrée par l’État israélien – le pinkwashing – qui consiste à camoufler la guerre, l’occupation, le conservatisme religieux et l’homophobie derrière le paravent sea, sex and fun d’une plaisante cité balnéaire, Tel Aviv.
Ce temps annoncera également la venue de Jean Stern,  le 24 avril prochain… affaire à suivre donc !

https://www.facebook.com/events/297533760929832/

 

Semaine organisée par le collectif Horizon Palestine, l’AFPS Rennes, l’UJFP, NPA Rennes, le SEP et avec la complicité du CRIDEV

Au plaisir de vous y voir nombreuses et nombreux!! N’hésitez pas diffuser l’information autour de vous…

 

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Marseille: Action contre l’Eurovision au pays de l’apartheid !

Marseille, le 12/03/2019
Action contre l’Eurovision au pays de l’apartheid !
Nous étions une vingtaine de militant-e-s de BDS France Marseille, de l’UJFP et de Palestine 13. Nous avions décidé de cibler les lycéens, susceptibles de s’intéresser au concours Eurovision.

Nous avons distribué 600 tracts devant deux lycées de Marseille. Accueil trop souvent indifférent, quelques refus de prendre le tract. Mais aussi quelques jeunes intéressés par nos explications.


Nous sommes ensuite allé-e-s devant les locaux de France 2/France 3 Provence Alpes avec l’intention de demander un entretien avec la directrice régionale qui n’avait pas répondu à notre courrier de janvier. Locaux fermés, il faut sonner. Nous nous retrouvons devant la porte fermée avec des personnes salariées de l’agence. Refus d’ouvrir, même aux employées, sous prétexte de risque de perturbation. Les employées prennent la copie de la lettre envoyée à la directrice en nous disant qu’elles vont essayer de la lui remettre. Le vigile descend le rideau de fer en enfermant les employées entre le rideau et la porte, de façon à les faire entrer. Il demande aux autres qui arrivent plus tard de rentrer par une autre porte par derrière le bâtiment. Le rideau de fer reste fermé !

Voir la vidéo sur Facebook




Ne nuisez pas ! Appel palestinien pour un tourisme/pèlerinage éthique

12 mars 2019 – Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI)

 

La société civile palestinienne en appelle à tous les visiteurs étrangers, en particulier à ceux qui font un pèlerinage et aux gens de conscience pour qu’ils ne nuisent pas à notre lutte pour nos droits  sous l’égide du droit international, et qu’ils respectent nos consignes pour un tourisme éthique

En se fondant sur l’Organisation Mondiale du Tourisme de l’ONU (OMT) qui affirme dans ses statuts qu’elle tend fondamentalement à « la promotion et au développement du tourisme d’un point de vue qui contribue… au respect  universel et à l’observance des droits humains et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion ;

Étant donnée la grave escalade des violations par Israël des droits et des libertés des Palestiniens, particulièrement dans le siège continu et brutal de Gaza, qui va être inhabitable en 2020 d’après un rapport de l’ONU ; les déplacements forcés de Palestiniens hors de chez eux ; l’apartheid enraciné par l’adoption de « la loi de l’État – nation juif » qui inscrit une discrimination raciale institutionnalisée dans la loi fondamentale d’Israël, celle-ci s’ajoutant aux plus de 65 lois discriminatoires existantes ; et le refus persistant  de respecter les droits des réfugiés palestiniens comme stipulés dans le droit international ;

Prenant en considération que le secteur du tourisme israélien « profite de et conduit la politique et les pratiques illégales d’Israël en Cisjordanie occupée, dont la confiscation de terres palestiniennes et l’exploitation de ressources naturelles palestiniennes, les fouilles illégales sur des sites archéologiques, l’obstruction de l’économie palestinienne et le transfert de la population palestinienne sous protection », niant ainsi le droit des Palestiniens à la souveraineté sur leur propre patrimoine et sur leur culture ;

Etant donné le sabotage continuel par Israël et/ou le vol des sites et des biens des patrimoine chrétien, islamique et même de celui des juifs palestiniens à Jérusalem et dans les territoires palestiniens occupés, ce qui inclut des attaques et du harcèlement des dirigeants de la foi chrétienne et de la foi musulmane, en plus de sa responsabilité directe dans le vandalisme rampant des églises et mosquées palestiniennes via l’absence délibérée d’identification, d’accusation ou de pénalisation de ceux qui en sont responsables ;

À la lumière du fait qu’Israël se sert du tourisme pour blanchir ses crimes de guerre et ses graves violations des droits humains palestiniens, dans le cadre de « La Marque Israël », de « Tel Aviv Monde »[1] et de ses campagnes de pinkwashing qui font une promotion cynique du tourisme LGBTQIA et que les groupes queer palestiniens les plus en vue condamnent ;

En se fondant sur l’obligation morale de tout visiteur, en particulier des pèlerins, de ne pas nuire et sur l’appel palestinien Kairos de 2009 des leaders palestiniens chrétiens qui ont considéré le « boycott et le désinvestissement comme des outils non violents pour la justice, la paix et la sécurité pour tous » ;

Et inspirée par la lutte mondiale contre l’apartheid en Afrique du Sud, qui y a inclut des appels au boycott du tourisme,

 

La société civile palestinienne en appelle à tous les visiteurs étrangers [2], en particulier à ceux qui font un pèlerinage, et aux gens de conscience pour qu’ils ne nuisent pas à notre lutte pour nos droits sous l’égide du droit international, en respectant les consignes suivantes :

 

  • Ne visitez pas des sites historiques/religieux/touristiques [3] en territoire palestinien occupé, dont Jérusalem Est et sa Vieille Ville, qui sont contrôlés illégalement par la puissance occupante israélienne, surtout ceux qui sont situés dans les colonies illégales, comme la « Cité de David » ou ceux qui sont promus comme « sites israéliens »  comme la « Tour de David » (voir la liste partielle).
  • Évitez tout produit et service fourni par des entreprises israéliennes ou internationales qui sont complices [4] des violations par Israël des droits humains – dont, mais pas uniquement, les compagnies aériennes israéliennes, les hôtels et autres lieux d’hébergement, les agences de voyage, les services de guides touristiques, les compagnies de bus et les restaurants – et substituez y des fournisseurs palestiniens ou non complices.
  • Faites pression sur les compagnies de tourisme comme Booking.com, Airbnb, Expedia et TripAdvisor, qui sont impliquées dans les violations par Israël du droit international pour qu’elles cessent d’organiser ou de faire la promotion de séjours dans les colonies illégales, « contribuant à leur existence et à leur expansion » et pour qu’elles arrêtent de mettre sur leurs listes « des maisons palestiniennes illégalement saisies en vertu de la ‘loi israélienne sur les biens des absents’ ».
  • Boycottez tous les événements LGBTQIA+ organisés par ou en coopération avec le gouvernement israélien ou des institutions israéliennes complices [5], et résistez à recourir à tout service LGBTQIA tel que plages, bars, hôtels ou clubs proposés par des opérateurs et des compagnies complices  des violations des droits humains par Israël.
  • Évitez tout itinéraire de voyage dans ce qui est aujourd’hui Israël ou dans les colonies illégales dans les territoires palestiniens occupés dès lors qu’il a un lien avec le gouvernement israélien ou des corporations et des institutions israéliennes complices.
  • Développez les visites solidaires au peuple palestinien aussi bien que des missions d’observation sans lien institutionnel de quelque sorte que ce soit avec le gouvernement israélien, des institutions complices ou des groupes de lobbying.

La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI)

Notes:

[1] Il s’agit d’une initiative de la municipalité de Tel Aviv pour blanchir la réalité de l’apartheid dans la ville.

[2] Ne s’applique pas au monde arabe, où s’appliquent des directives spéciales tenant compte du contexte.

[3] Cela inclut: 1) des sites archéologiques qui requièrent généralement un droit d’entrée versé aux autorités d’occupation, comme Qumran et l’Hérodium ; 2) des parcs et des réserves naturelles sous contrôle israélien dont la Mer Morte ; 3) des lieux de détente tenus généralement par des compagnies privées, comme des lieux de dégustation de vin dans des colonies ; et 4) le tourisme lié à l’armée comme « des camps d’entraînement » et des « camps de tir ». Voir la liste partielle.

[4] Toute institution israélienne, entreprise ou corporation qui ne reconnaît pas publiquement les droits du peuple palestiniens stipulés par l’ONU et qui ne s’interdit pas de s’engager dans des projets israéliens qui violent les droits humains des Palestiniens est considérée complice et doit être écartée

[5] La plupart de ces événements de propagande LGBTQIA+ ont lieu à Tel Aviv dans le cadre de “Tel Aviv Global.”

Source: PACBI

Traduction SF pour BDS France




Montpellier : La place de la Comédie, carrefour des luttes, est devenue le « rond-point » des résistances populaires.

Montpellier, samedi 9 mars 2019, 16h « rond-point » de la Comédie… Les militant.e.s BDS emportent leur matériel sous les lacrymos…

 « ROND-POINT » DE LA RÉSISTANCE POPULAIRE

Refusant le projet municipal d’une place « propre », réservée à la consommation et aux grandes « messes » municipales ou aux associations ayant pignon sur rue et bien subventionnées, le mouvement populaire est en train de faire de la place de la Comédie un rond-point de la résistance populaire.

Point de rassemblement, départ des manifestations,  lieu de départ, de passage ou de dissolution des manifestations Place de la Comédie est aussi un lieu de convergence des luttes et des actions militantes des associations. Le stand BDS France Montpellier participe de ce mouvement depuis sa création en 2009. Parfaitement toléré et sans avoir à demander d’autorisation jusqu’en mai 2015 par les deux précédentes municipalités (Frêche et Mandroux), il est depuis cette date la cible du maire de Montpellier sous les pressions du CRIF, LICRA et autres officines pro-israéliennes qui essayent en vain de le chasser. Nuit debout s’était naturellement installé sur cette place tout au long de son activité. Nos ami.e.s marocain.e.s y popularisent la lutte des rifains pour les libertés et la justice, nos ami.e.s gabonais.es s’y expriment régulièrement pour dénoncer la « françafrique », les défenseurs des animaux et bien sûr les rappeurs, musiciens ambulants et autres saltimbanques font le pittoresque ce cette place où il faisait bon se promener, discuter, échanger et se rencontrer.

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Depuis novembre 2018 la place de la comédie est le lieu de rassemblement hebdomadaire des Gilets Jaunes le samedi. Ils partent en manifestation de la place, la traversent plusieurs fois, s’y arrêtent ou s’y replient quand la police tire les grenades lacrymogènes…  Mais c’est traditionnellement autour de la préfecture pour « protéger » le pouvoir d’État que la police use de la force pour disperser les manifestant.e.s.

De mémoire de montpelliérain.e.s la violence policière s’est rarement manifestée place de la Comédie. L’ampleur de la répression contre les Gilets jaunes et la volonté de les empêcher de manifester pacifiquement font qu’aujourd’hui, de plus en plus tôt (16h ce samedi 9 mars) la police fait irruption et balance ses gaz malgré la présence des promeneurs.ses et leurs enfants. Obligeant tous les les cafés à fermer la police sème la panique et le désordre sur cette place qu’ils ont définitivement transformée en « rond-point » de résistance populaire au pouvoir.

La Campagne BDS France Montpellier assure depuis le début de la Grande Marche du retour à Gaza (30 mars 2018) et malgré les interdictions municipales, un stand en solidarité avec Gaza et de participations aux campagnes BDS internationales. Partie prenante de cette résistance populaire elle oeuvre pour sa part à faire de la Comédie, comme à La Paillade,  une Zone Libre d’Apartheid Israélien.

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La police gaze les Gilets jaunes et le stand BDS France Montpellier…

QUAND LE CRIF TENTE UNE PROVOCATION SUR LE STAND BDS FRANCE MONTPELLIER …

Dans une interview publiée dans la Gazette du jeudi 6 mars, Mme Perla Danan, présidente du CRIF Languedoc-Roussillon, conseillère municipale et métropolitaine (majorité P. Saurel-Macron), présidente d’une radio communautaire dite  « indépendante » (sic) illustre parfaitement les graves actes antisémites commis (profanations des tombes juives, tags  : »juden », S. Weill…) sont instrumentalisme, non pas pour combattre l’extrême droite qui les a commis mais pour combattre à travers BDS, le peuple palestinien et sa résistance à l’apartheid israélien. Ainsi elle accuse BDS France Montpellier « d’inciter à la haine » et demande son interdiction place de la comédie. (cf. article : https://bdsf34.wordpress.com/2019/03/03/bds-france-montpellier-la-comedie-cest-notre-rond-point-contre-lapartheid-israelien/)

Deux jour après la publication de cet article la présidente du CRIF est venue tourner autour du stand BDS France, espérant provoquer des réactions déplacées qui auraient alimenté ses propos mensongers à l’égard de BDS.

Peine perdue. Elle a été reçue comme il se doit, poliment mais fermement et, faute d’argument elle a dû s’esquiver rapidement.

sur le stand BDS France on pouvait lire…

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extrait


Extraits de l’interview de Mme Perla Danan
Et si la Gazette avait pris la peine de vérifier les accusations sur concernant la photo sur le site BDS France Montpellier (accessible à tous.tes) elle n’ aurait pas diffusé les mensonges de la présidente du CRIF. Voici la seule photo où apparait M. Perla Danan (alors vice-présidente du CRIF), entre le consul d’Israël et l’ancien président du CRIF…

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Du coup la Gazette a publié le droit de réponse de BDS France Montpellier.(ci-dessous).

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Comme chaque année, Vues d’en face participe au pinkwashing d’Israël…

Le pinkwashing (« lavage en rose ») est une stratégie politique utilisée entre autre par Israël. Il a pour but de mettre en avant son traitement soit disant exemplaire des LGBTQI afin de se faire passer pour tolérant et progressiste, tout en passant sous silence les guerres et les atteintes aux droits humains Par cette stratégie, Israël cherche à détourner l’attention de la domination coloniale des Palestinen·ne·s et le régime d’apartheid (attaques récurrentes des territoires palestiniens, Gaza sous embargo, continuité de la colonisation, bombardements des populations, emprisonnements abusifs, atteintes aux droits élémentaires,…).

 

Israël se veut un pays gayfriendly pour les gays riches occidentaux. Mais la promotion d’un « paradis gay » est en décalage avec les réalités des minorités sexuelles en Israël où, en dehors de « la bulle Tel-Aviv », l’homophobie (notamment religieuse) persiste.

 

L’armée de Tsahal, une des armées les plus puissantes du monde, se revendique gayfriendly, veganfriendly,… voulant nous faire oublier qu’elle massacre des gens chaque jour.

 

Contrairement à ce qu’Israël proclame, l’État refuse d’accorder la protection internationale et des permis de séjours aux LGBTI palestinien·ne·s qui viennent demander l’asile. Les LGBTI palestinien·ne·s sont des cibles de choix pour les services secrets israéliens, pour les faire chanter et en faire des informateur·ice·s. Israël enseigne à ses soldats comment exploiter les cas d’homosexualité ou de bisexualité.

 

Nous luttons contre la politique coloniale d’Israël et contre le soutien des pays occidentaux (notamment la fRance) à ce régime. Nous refusons que nos luttes, nos identités et nos vies soient utilisées pour justifier la domination d’autres personnes. En fRance (et en Europe), pendant que l’État s’affiche comme défenseur des droits des personnes LGBTI ou des femmes, il diffuse une propagande islamophobe, refuse les droits de base aux personnes exilées et mène des politiques migratoires meurtrières et racistes.

Pas de guerre en notre nom !

Contre le pinkwashing

et en solidarité avec le peuple palestinien !

Cette année encore Vues d’en face diffuse ce samedi 9 mars un film israélien Dear Fredy dont certains financeurs comme Channel 1 et Gesher foundation sont subventionnés par le gouvernement israélien.

 

Qu’il s’agisse d’un film dont le sujet est important pour une communauté LGBTQI qui cherche son histoire, cela ne doit pas nous faire fermer les yeux sur les réalités qui pousse Israël à soutenir un certain nombre de films LGBTQI. Par exemple les films de Eytan Fox : Yossi et Jagger, Tu marcheras sur l’eau et The Bubble, dont les tournées promotionnelles ont été financées par la division des affaires culturelles et scientifiques du ministère des Affaires étrangères d’Israël. La propagande culturelle d’Israël est une stratégie forte de sa campagne « Brand Israël » pour redorer son image, en faire un pays attractif pour les occidentaux, notamment pour les LGBTQI et surtout faire oublier les exactions à l’encontre des Palestinien·ne·s. Quelque soit le sujet d’un film, on ne peut justifier sa diffusion quand elle sert la politique colonisatrice d’un État.

 

Qu’est-ce que la campagne Boycott Désinvestissement et Sanctions (BDS) ?

Le boycott culturel et universitaire fait partie de la campagne BDS, lancée par la société civile palestinienne en 2005, inspirée de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud pour qu’Israël :

  1. Mette fin à son occupation et à sa colonisation de toutes les terres arabes et démantèle le Mur
  2. Reconnaisse les droits fondamentaux des citoyen·ne·s arabo-palestinien·ne·s d’Israël à une complète égalité; et
  3. Respecte, protège et favorise les droits des réfugié·e·s palestinien·ne·s à recouvrer leurs maisons et leurs biens comme le stipule la résolution 194 de l’ONU. 

Appel de la société civile palestinienne au boycott, désinvestissement, et aux sanctions contre Israël jusqu’à ce qu’il applique les lois internationales et les principes universels des droits de l’Homme – Juillet 2005

 

Pourquoi un boycott culturel ?

Les institutions culturelles font partie intégrante d’un échafaudage idéologique et institutionnel du régime israélien d’occupation, de colonialisme de peuplement et d’apartheid contre le peuple palestinien. Les institutions culturelles israéliennes (parmi elles notamment les compagnies d’art d’interprétation, les groupes musicaux, les organisations cinématographiques, les syndicats d’auteur·ice·s et les festivals) ont lié leur sort à l’establishment sioniste hégémonique en Israël et, en dépit des efforts d’une poignée d’artistes, auteur·ice·s et cinéastes ayant des principes, ces institutions se sont clairement impliquées dans le soutien, la justification et le blanchiment de l’occupation par Israël et de son déni systématique des droits palestiniens.

Directives de l’appel palestinien au boycott universitaire et culturel d’Israël (PACBI) 2014

 

Il est toujours temps…

De boycotter la projection de ce film, de diffuser largement les appels au boycott culturel et aussi de rejoindre la campagne, soutenue par plus de 90 groupes LGBTQI, de boycott de l’Eurovision qui doit avoir lieu en mai 2019 à Tel Aviv (http://www.pinkwatchingisrael.com).