L’Italie reste à la maison, mais pas la solidarité. Le réseau des espaces sans apartheid israélien compte maintenant 200 unités.

 

À l’heure où l’Italie et le reste du monde affrontent une crise sanitaire qui suscite souffrances, angoisse et sentiments d’insécurité, les actions de solidarité sont bien loin de s’être arrêtées.

Les actes de solidarité concrète, de plus en plus nombreux, particulièrement envers celles et ceux qui vivent déjà dans l’insécurité, la souffrance et l’oppression, ont été effectués dans la conscience que les plus vulnérables d’entre nous seraient frappés le plus durement par la pandémie. Dans la bande de Gaza, par exemple, 13 ans de siège et de multiples bombardements israéliens ont dévasté l’infrastructure sanitaire.

C’est ce sens de la communauté et de la solidarité qui a conduit à une autre étape importante pour le réseau d’espaces libérés de l’apartheid israélien (SPLAI, AFZ en anglais) en Italie. Il existe maintenant plus de 200 activités commerciales, centres culturels et sportifs, et associations dans toute l’Italie qui se sont déclarés libérés de l’apartheid israélien.

La croissance constante de la campagne SPLAI/AFZ est due à ses valeurs centrales : les espaces qui rejoignent la campagne prennent publiquement position en faveur des droits humains et contre toutes les formes de discrimination, et soutiennent fermement la lutte des Palestiniens pour la liberté, la justice et l’égalité.

Ce sont les valeurs que nous devons nous efforcer de défendre, aujourd’hui plus que jamais, pour veiller à ce que personne ne soit laissé de côté. D’un acte simple : rester chez soi, jusqu’aux actions pour obtenir que tout le monde ait un chez-soi, des efforts surhumains du personnel soignant jusqu’à l’engagement pour le droit de tous et toutes à la santé, de la garantie des services essentiels au combat pour les droits des travailleurs, de l’effort pour que, en situation d’urgence, nos droits ne soient pas démantelés à la défense des droits des peuples opprimés du monde entier, nous avons la responsabilité de poursuivre ces actes nécessaires de solidarité.

Nous faisons tous partie d’un vaste réseau de solidarité qui peut aider à déterminer comment nous sortirons de l’urgence actuelle. En ce moment, nous sommes séparés, isolés les uns des autres, mais nous sommes ensemble et nous sommes proches de celles et ceux qui sont affectés par la pandémie.

Nous restons chez nous, mais nous ne restons pas silencieux.

Pour en savoir plus sur la campagne italienne AFZ Spazi Liberi dall’Apartheid Israeliana (SPLAI): https://bdsitalia.org/splai

BDS Italie

Traduction : SM pour BDS France

Source : BDS Italie




Traduction du webinaire avec Omar Barghouti et Stephanie Fox

Vidéo du webinaire avec Omar Barghouti, co-fondateur de BDS, et Stephanie Fox, nouvelle directrice de Jewish Voice for Peace, 3 avril 2020

Stephanie : Bonjour, Omar, je suis si contente de vous voir. 

Omar : Bonjour, Stephanie. 

Stephanie : Merci de vous joindre à nous ici, pour notre série sur la solidarité en ces temps très intenses, dans ce monde globalisé dans lequel nous vivons. Nous sommes très impatients de vous entendre aujourd’hui. 

Omar : Merci !

Stephanie : Je voulais commencer par vous demander, en ce moment où notre attention est sollicitée de toutes parts et attirée sur tous les fronts, localement et mondialement, pour en quelque sorte aiguiser notre regard, à quoi nous devrions prêter attention, sur le terrain, en Israël et Palestine ? Que se passe-t-il ? Que craignez-vous qu’il se passe ? Que devrions-nous regarder ?

Omar : Je pense, avant de nous concentrer sur les Palestiniens, qu’il est important que nous voyions l’ensemble du tableau, avec cette pandémie. C’est une menace très grave pour la vie humaine, pour les moyens de subsistance et pour la dignité. Et nous voyons une montée de l’autoritarisme et de la xénophobie dans cette forme très sauvage de capitalisme. Mais nous voyons aussi une montée de la résistance, non seulement de la résistance envers la manière très problématique que les gouvernements ont de gérer cette pandémie, mais aussi de la résistance envers les causes premières de cette pagaille. Que ce soit aux États-Unis, en Italie ou dans d’autres sociétés capitalistes, les causes premières sont le choix de mettre la priorité sur la guerre au lieu de sauver des vies, au lieu de la santé publique, du social, de l’environnement. Ce capitalisme sauvage, avec l’austérité imposée depuis de très nombreuses années et les politiques néolibérales depuis tant d’années, a détruit beaucoup des infrastructures qui auraient protégé les personnes en période de pandémie. 

Je pense donc qu’il est très important de ne pas se focaliser seulement sur la pandémie et les désastres qu’elle est en train de causer, mais aussi sur la résistance. Dans ce contexte, il est important de voir que la question palestinienne fait partie de cette forme de résistance, une résistance mondiale, à l’autoritarisme, à la réduction de l’espace laissée à la contestation, et à la suppression de la liberté d’expression, mais aussi à leurs causes premières. Je dis cela parce que nous voyons que la question, par exemple, d’appeler à un embargo militaire contre Israël, qui est absolument nécessaire, est tout à fait en accord avec l’agenda de ceux qui résistent contre l’administration Trump et sa priorité de la guerre, des compagnies pétrolières, du sauvetage des banques et des multinationales, avant la santé, l’éducation, des emplois durables et la justice climatique. C’est tout à fait en accord avec cette résistance. 

Comme Israël est inclus dans cette militarisation, ce développement du sécuritaire et la montée des gouvernements autoritaires dans le monde entier, avec l’extrême droite, que ce soit aux États-Unis, en Europe, au Brésil, en Inde et ailleurs, nous devons donc les combattre ensemble, de manière unie, d’une manière intersectionnelle. Ce n’est pas juste un slogan, c’est devenu une réelle nécessité. Alors, Israël utilise ce moment pour accroître son oppression des Palestiniens, pour confisquer plus de terres, et pour créer plus de « réalités sur le terrain » si on peut dire, des réalités coloniales, des réalités d’apartheid sur le terrain, comptant sur le fait que le monde est occupé ailleurs. Notre travail est donc de dire à tout le monde :  « Eh bien, nous sommes tous liés. Le colonialisme et la politique d’apartheid d’Israël sont étroitement liés avec ce que vous voyez dans vos pays, et l’Italie, et les États-Unis, et les autres pays, y sont aussi liés. Soit nous allons vers un agenda plus humain, plus social, avec plus de soutien social, de soins médicaux, d’éducation, soit nous continuons vers plus de destruction de l’environnement, d’entrées en guerre, et de guerres sans fin ».

Stephanie : C’est tout à fait juste, en particulier ce réel carrefour où nous nous trouvons ! Où nous nous trouvions déjà avant, comme vous l’avez dit – d’une certaine manière ce n’est pas un contexte nouveau, c’est l’amplification d’une crise créée il y a longtemps – mais où nous avons maintenant l’opportunité de choisir, soit de nous attaquer aux causes premières, soit de périr. Vu ainsi, c’est une question existentielle et j’apprécie ces liens que vous faites à l’échelle de la planète. Et comme vous l’avez dit, ce n’est pas un slogan, mais vraiment le choix que nous devons voir et regarder. Cela me paraît tout à fait significatif. Et j’aime vraiment beaucoup cette idée de construire à tous les niveaux un monde plus axé sur l’humanité, choisir de prendre soin des autres au lieu de choisir la complicité et l’idéologie guerrière. 

Omar : Oui, exactement, Stephanie, la question de la complicité est très importante parce que lorsque cette pandémie a commencé à vraiment frapper fort partout, nous nous sommes d’abord dit : « Est-ce un manque de compassion de notre part que de continuer à insister sur le fait que nous sommes sous occupation et apartheid, est-ce inapproprié d’attendre des gens en Italie et à New York, en Espagne, les épicentres de ce coronavirus en ce moment, qu’ils s’en soucient même ? ». Et puis nous nous sommes dit : « Mais attends une minute, ces gouvernements et toutes ces institutions et ces compagnies sont impliqués dans le déni de nos droits fondamentaux depuis des décennies avant cette pandémie, et pendant la pandémie, et la complicité dans des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité n’est pas devenue moins grave parce qu’on est en pandémie. Cela devient même plus important parce que cela nous rend d’autant plus vulnérables ». Donc nous ne devrions pas avoir honte de dire aux gouvernements des États-Unis, d’Allemagne, de France, de Grande-Bretagne et d’ailleurs : « Vous êtes complices du système israélien d’apartheid et nous n’allons pas nous taire en attendant que la pandémie soit finie. Nous allons combattre ensemble cette pandémie, mais nous allons combattre votre complicité dans des crimes de guerre simultanément ». 

Stephanie : C’est vrai, lorsqu’on regarde toutes ces choses avec précision, on voit que c’est un seul et même problème. Cela donne vraiment à réfléchir, à un niveau global c’est tellement clair. Et je me demande ce que cela signifie pour nous, autour du monde, qui ne sommes pas parmi les personnes essentielles qui sont sur le front, mais sommes à la maison. Comment est-ce que nous nous saisissons de ce combat, comment est-ce que nous le renforçons et mettons les bouchées doubles au lieu de nous replier sur nous-mêmes, en ce moment où il se passe tant de choses dans nos vies personnelles ?

Omar : Eh bien, je pense à cette importante victoire de BDS il y a quelques jours, après une bataille menée d’abord par JVP, avec plusieurs partenaires également. Cela a vraiment été une grande victoire pour BDS que Microsoft désinvestisse plus de 70 millions de dollars de la compagnie israélienne de sécurité AnyVision, avec son système de reconnaissance faciale « testé sur le terrain » sur les Palestiniens dans les territoires occupés, et utilisé par les autorités israéliennes d’occupation pour espionner les Palestiniens. Microsoft a fait ce qu’il devait en désinvestissant complètement Anyvision. 

JVP et ses partenaires, et nous avons soutenu leur travail, ont gagné une importante victoire, et en pleine pandémie. Donc cet activisme est possible, nous pouvons encore faire beaucoup de choses, et en liant nos combats. Je suis sûr que si vous vous promenez à New York et dites aux gens « vous savez, nous devrions tous faire une campagne contre cette entreprise particulière qui est impliquée dans l’occupation israélienne », ils risquent de ne pas voir le lien : « mais enfin, regardez ce qui se passe à New York, vous avez un peu d’empathie ? ». Oui, nous sommes empathiques, oui, nous souffrons avec vous, nous vous soutenons dans votre lutte pour vaincre cette pandémie, mais pourquoi ne pouvez-vous pas en parallèle aussi faire pression sur les entreprises qui sont impliquées dans la violation de nos droits ? Car je suis sûr qu’elles sont impliquées dans la violation d’autres droits. 

Des entreprises comme G4S, qui est impliquée dans la gestion des prisons israéliennes, mais a aussi un programme de prisons privées à travers les États-Unis, et beaucoup d’entreprises, il y a beaucoup de préoccupations communes que nous devrions explorer. Mais le fait que nous devions nous taire n’est pas acceptable parce que « ne faire aucun mal » passe au-dessus de tout le reste. Même si je ne peux pas être en solidarité avec les Palestiniens, si je suis à New York ou à Milan, ou à Paris, ou Madrid, ou Barcelone, que je ne peux rien faire de vraiment actif pour être en solidarité, j’ai une obligation éthique de ne faire aucun mal, et de m’assurer que mon institution, mon Église, mon université, l’entreprise dans laquelle j’ai un peu d’influence, mon syndicat, ne sont pas impliqués dans des crimes de guerre. C’est une obligation que je peux respecter en parallèle avec la lutte contre la pandémie et la lutte pour ma liberté d’expression à New York, à Milan ou ailleurs. 

Stephanie : Vous savez, je pense que c’est très important pour nous d’entendre cela, le principe fondamental de « ne pas faire de mal », et nous avons toujours la possibilité et l’obligation d’exiger que nous le respections, que nos institutions ou notre gouvernement le respecte. Je pense beaucoup à comment des moments comme celui-ci sont exactement ceux où, comme vous le dites dans le capitalisme sauvage source de catastrophes, les crises sont utilisées pour faire plus de mal, et augmenter la complicité, perpétuer les structures mêmes qui nous ont mis dans la vulnérabilité. Alors comment pouvons-nous voir ce moment comme une exigence à agir contre cette complicité, et un temps pour dire que nous pouvons être la ligne rouge contre ces attaques et cette violence continues et toujours grandissantes ? Oui, j’ai aussi été enthousiasmée par cette victoire que nous avons tous remportée dans ce mouvement ! Cela faisait du bien de se dire : « regarde, même cette gigantesque entreprise, on peut la faire bouger si on réussit ! ». 

Omar : Oui, même au Congrès, on voit des dizaines de membres du Congrès qui disent maintenant que l’aide à Israël devrait être un levier, devrait être conditionnelle. Au moins, ils posent les bonnes questions au Département d’État : que faites-vous des plus opprimés, les Palestiniens sous occupation israélienne, spécialement à Gaza ? Deux millions de Palestiniens, près de deux millions, sont sous ce terrible siège dans « des conditions invivables » comme décrit par les Nations Unies, déjà avant la pandémie. Imaginez, avec le coronavirus, ce qui pourrait arriver à ces Palestiniens dans cette plus grande prison à ciel ouvert du monde. Donc il y a même des dizaines de membres du Congrès qui posent ces questions. Cela signifie que notre activisme, depuis nos maisons, nos ordinateurs, n’est pas futile. Ce n’est pas juste quelque chose que nous faisons pour nous donner bonne conscience, « je ne suis pas utile, au moins je fais quelque chose ». Non, nous faisons vraiment quelque chose. Nous continuons notre travail de différentes manières et il y a des opportunités. Je pense que faire pression sur Israël est une idée qui se répand dans le public états-unien, peut-être grâce à Bernie Sanders, mais cela arrive après tout le travail de terrain de JVP et d’autres organisations qui a permis que cela arrive, la Campagne des États-Unis pour les droits des Palestiniens, et AFSC, et CODEPINK, et beaucoup beaucoup de partenaires, Friends of Sabeel… C’est parce que de nombreuses organisations font pression depuis des années que nous arrivons à ce moment où on associe des conditions à l’aide à Israël, où on remet en question l’aide à Israël, à un moment où les villes, dans tous les États-Unis, ont besoin de beaucoup plus d’investissements et d’infrastructures, de soins médicaux, d’éducation et d’autres choses. 

Stephanie : Exactement. Comment est-ce qu’on pourrait mieux poser la question du « care » contre la guerre qu’en regardant l’armée en Israël ? Je crois que nous pouvons vraiment prendre cela à cœur, et il va falloir s’adapter, et imaginer de nouvelles stratégies et de nouvelles tactiques, mais c’est toujours de cela qu’il s’agit quand on veut construire un mouvement, non ? Nous sommes juste dans un nouveau moment qui nous permet de recommencer cela à neuf. Une chose à laquelle j’ai pensé, comment est-ce qu’on reste connectés ? Comme vous l’avez si merveilleusement dit, nous devons relier les questions entre elles, non pas idéologiquement ou théoriquement, mais d’une manière profonde, en comprenant que c’est le même combat, partout où on regarde, pour que tout le monde soit en sécurité, et en bonne santé, et ait ce qui est nécessaire pour survivre. Mais je me demande juste, au niveau humain, les idées que vous pourriez avoir sur comment une communauté ou une communauté mondiale de militants luttant pour ce monde meilleur, quelles idées est-ce que tu aurais sur comment rester connectés les uns aux autres ?

Omar : Je crois qu’on le voit déjà. J’ai mentionné ces deux tendances, plus d’autoritarisme sur la droite et plus de résistance sur la gauche. Une partie de cette nouvelle résistance, de cette nouvelle vague de résistance sur la gauche, après le choc initial devant ce que la pandémie est en train de faire, je crois que nous voyons une nouvelle vague de personnes réalisant que cela est beaucoup plus profond qu’un simple virus. C’est : pourquoi en sommes-nous arrivés à ce niveau de vulnérabilité ? qu’est-ce qui a mené à cela ? et vous voyez maintenant, il ne s’agit pas de l’Italie toute seule, ou de la Chine, ou des États-Unis. C’est un système global et nous sommes tous liés. Nous sommes tous beaucoup plus liés les uns aux autres que nous le pensions. Même ces grandes puissances occidentales se révèlent passablement vulnérables après tant d’années d’austérité et de politiques économiques néolibérales. 

Donc je pense que pour rester connectés, nous devons voir au-delà du « je », du « moi et ma société seulement », ce n’est pas ainsi, ce n’est jamais ainsi. Maintenant plus que jamais, alors que les États ferment les frontières et que les dirigeants endossent plus de pouvoirs, plus de pouvoirs autoritaires, c’est le moment où nous progressistes devrions insister sur le fait que nous faisons tous partie de la famille humaine. Mais nous ne sommes pas tous pareils. Ce virus affecte aussi plus durement les personnes de couleur, par exemple, la race, le genre, la classe… sont tous en jeu, l’âge, le sexe, tout cela est en jeu. Imaginez si vous vivez sous l’apartheid et l’occupation. Donc, il est important que nous nous souvenions toujours, aussi difficile que soit la situation localement, que nous devons penser globalement. Pas parce que c’est intellectuellement satisfaisant, mais parce que c’est absolument nécessaire, plus que jamais. 

Nous ne devrions pas accepter les tentatives faites pour fermer nos esprits, comme on ferme les frontières. Gardons l’esprit ouvert malgré les frontières fermées, malgré les murs. Ce n’est pas seulement en Israël, c’est aussi Trump et partout ailleurs maintenant. Les murs sont la mode de l’année. Nous devrions dépasser les murs avec notre réflexion globale sur comment affronter cette menace pour l’humanité en tant que telle. Mais ne jamais essayer de dire « oh, nous sommes tous égaux devant cela, les PDG, les grandes compagnies pétrolières et nous, sommes tous dans le même bateau… Non, nous ne sommes pas dans le même bateau. Nous sommes dans des bateaux très très différents, mais l’absolue majorité des humains a intérêt à aller dans la direction du soutien social, de la protection de l’environnement et de la santé, plutôt que de la guerre et du sauvetage des grandes compagnies et des banques. 

Stephanie : Oui, le choix est tellement clair, la manière dont vous le présentez, il y a juste soit un avenir soutenable avec l’humanité soit pas, pour notre planète ou pas… 

Omar : Sans racisme, sans oppression de quiconque envers quiconque. Nous ne disons pas « oh, arrêtez cette oppression mais gardez tout le reste ». Il faut toutes les combattre. 

Stephanie : C’est juste, merci. Des paroles dont on peut se nourrir en ces temps, comme toujours, mais je suis si reconnaissante de l’entendre exprimé si clairement par vous. Je vous avais demandé au début ce à quoi nous devrions porter attention, et je vous entends dire juste maintenant : le tout, et nous tous, et les liens que nous avons, avec la conscience que nous venons de conditions différentes, mais c’est un combat dans lequel nous sommes ensemble. Dans un sens, nous sommes plus connectés que jamais, c’est le moment où nous devons nous trouver maintenant, dans une connexion plus profonde que jamais. 

Omar : Oui, absolument, la compassion contre l’oppression, je pense. 

Stephanie : Je ne peux pas imaginer de meilleur moment pour terminer cette conversation, sur « la compassion contre l’oppression ». C’est là où nous en sommes, et je suis si reconnaissante de votre rôle de leader, et de l’action du BNC, et la conversation continue sur comment nous continuons à nous battre pour la compassion contre l’oppression.

Omar : Merci, Stéphanie. Et, nous réussirons, j’ai confiance : nous réussirons !

Stephanie : Je vous fais confiance, et je me lie à cet espoir aussi. Merci beaucoup, Omar.

Omar : Merci, Stéphanie. Amitiés à vous. 

 

Traduction : Mireille V. Pour BDS France

Source : Jewish Voice for Peace 




PALESTINE : NE LAISSONS PAS LE VIRUS MASQUER L’APARTHEID (1)

Dans le mouvement de solidarité à la Palestine et au-delà, les regards qui se portent aujourd’hui vers la Bande de Gaza sont dans l’attente anxieuse des effets catastrophiques d’une extension fulgurante du covid.19. La population de la Bande de Gaza est confrontée depuis bientôt 14 ans à une des modalités les plus meurtrières de l’apartheid israélien : l’enfermement et la privation de la liberté de circulation des humains comme des marchandises.  Des bombardements massifs presque tous les deux ans causant des milliers de mort-e-s et des dizaines de milliers de blessé-e-s dans la population civile confortent le constat d’un génocide progressif. Dans ce contexte il ne fait aucun doute que l’arrivée du virus dans une population épuisée par une crise humanitaire et dont la densité est de 5 400 ha au Km2 (117 en France) ouvre des probabilités effrayantes de catastrophe.

Comment aborder cette situation ? Que peut-on attendre d’Israël et de l’Union Européenne ? Que peut le mouvement de solidarité à la Palestine face à une telle situation ? quelles actions de solidarité et avec qui ? Aujourd’hui et dans l’après virus  ?

Nous ne prétendons pas pouvoir répondre seul.e.s et en une seule fois à toutes ces interrogations mais nous souhaitons ouvrir, localement au moins, le débat sur ces questions qui concernent l’ensemble des mouvements sociaux de la société civile. Nous le ferons à partir des repères fournis par le cadre stratégique de la Campagne BDS sous direction palestinienne dont BDS France Montpellier est membre via BDS France.

 

SE DÉGAGER DE LA FASCINATION PARALYSANTE DE LA CATASTROPHE

 

Essayons d’aborder l’ensemble du problème à la lumière du modèle de décryptage qu‘opère Said Bouamama  dans « Le Corona Virus comme analyseur : Autopsie de la vulnérabilité systémique de la mondialisation capitaliste ». L’auteur explique qu’entre les « aléas » c’est à dire les éléments extérieurs perturbateurs (ici le virus) et la « catastrophe » (les conséquences du virus) il y a la « vulnérabilité » c’est à dire les conditions qui ont plus ou moins contribué à produire ou non la « catastrophe ». Il compare «  les effets du cyclone Ivan qui touche Cuba en septembre 2004 et ceux du cyclone  Katrina qui s’abat sur la Floride, la Louisiane et le Mississipi un an après (…) Tous deux de catégories 5 c’est-à-dire avec des vitesses de vent dépassant 249 km/h, les deux cyclones se soldent pourtant par des bilans humains aux antipodes : aucun décès à Cuba ; 1836 morts et 135 disparus aux USA. » et l’auteur constate : « Des aléas similaires débouchent ainsi sur des conséquences diamétralement opposées ».

Ainsi la « vulnérabilité (qui) désigne pour sa part les effets prévisibles d’un aléa sur l’homme dépendant eux-mêmes d’un certain nombre de facteurs : densité de population des zones à risque, capacité de prévention, état des infrastructures permettant de réagir efficacement et rapidement, etc. » va en quelque sorte déterminer la gravité des conséquences des « aléas ».

Le centrage médiatique sur la « catastrophe » (ce que font généralement les gouvernements) est destiné à masquer les éléments de vulnérabilité et donc les décisions et choix politiques responsables de la vulnérabilité face aux aléas.

 

CERNER LES CAUSES DE LA VULNÉRABILITE DANS LA BANDE DE GAZA …

 

L’état des lieux de la « vulnérabilité » de la population de la Bande de Gaza est accablant.

Près de 2,5 millions d’habitant-e-s sur 360 km2 (5 400 ha au Km2). Près de 1,8 millions de réfugié-e-s (près de 80% de la population de la Bande de Gaza) entassé-e-s dans 8 camps.

L’ONU prévoyait en 2012 une crise humanitaire pour 2020. Nous y sommes, la crise humanitaire est là.

Après 14 ans de blocus : 44% de chômeurs dont 61% chez les jeunes. 80% de la population dépend d’une aide étrangère. 10% des enfants ont un retard de croissance dû à la malnutrition. Un taux de pauvreté de 53 %, un taux de mortalité infantile de 10,5 décès pour 1 000 naissances vivantes.

97% de l’eau est non potable et les problèmes d’assainissement sont énormes. 800 produits de consommation courante ou destinés aux entreprises selon une liste (changeante) établie par Israël, sont interdits d’entrée à Gaza.

« L’offre de soins de santé est en déclin constant. Selon l’ONG Medical Aid for Palestinians, depuis l’an 2000 « il y a eu une baisse du nombre de lits d’hôpitaux (de 1,8 à 1,58 pour mille), de médecins (1,68 à 1,42 pour mille) et d’infirmières (2,09 à 1,98 pour mille), avec un surpeuplement et une réduction de la qualité des services ». L’interdiction imposée par Israël à l’importation de technologies susceptibles d’être « à double usage » a restreint l’achat d’équipements, tels que les scanners à rayons X et les radioscopes médicaux.

Des coupures de courant régulières menacent la vie de milliers de patients qui dépendent d’appareils médicaux, avec parmi eux des bébés dans des incubateurs. Les hôpitaux manquent d’environ 40% des médicaments considérés essentiels, et les quantités de fournitures médicales de base, comme les seringues et la gaze, sont insuffisantes. »

Le bilan des Grandes marches du retour (du 30 mars 2018 à début 2020) est lourd, 301 mort-e-s dont 61 enfants de moins de 16 ans, 27 000 blessé-e-s, 130 amputé-e-s. Déjà les hôpitaux ont eu du mal à faire face à cet afflux de blessé-e-s.

DÉNONCER LES RESPONSABILITÉS CRIMINELLES DE L’ETAT D’APARTHEID …

Ceci n’est qu’un aperçu sommaire et incomplet de la situation dans la Bande de Gaza dont la responsabilité incombe entièrement à l’État d’Israël qui dès sa création a provoqué l’exode des réfugiés dans des camps, colonisé et occupé la Bande de Gaza, puis imposé depuis 14 ans le blocus, mené des bombardements massifs réguliers, des bombardements ponctuels, des assassinats ciblés, des vols permanents de drones, des arrestations arbitraires etc.

La catastrophe, la Nakba comme disent les Palestiniens, se perpétue depuis 1948. Colonisation de peuplement et nettoyage ethnique dans toute la Palestine dont Jérusalem et génocide progressif dans la Bande de Gaza, sans oublier les Palestiniens de 48 soumis à l’apartheid.

Israël devra de ce fait être tenu pour directement responsable des mort-e-s et des dégâts humains et matériels qui pourraient advenir du fait du Covid.19 dans la Bande de Gaza.

A L’OCCASION DE L’ÉPIDÉMIE DU CORONA VIRUS ISRAËL S’ATTAQUE À TOUTES LES COMPOSANTES DU PEUPLE PALESTINIEN

Sans doute l’extrême gravité de ce qui se passe à Gaza en fait un symbole et appelle notre solidarité active. A la fois, en raison de la politique génocidaire menée à l’encontre de sa population mais également en raison de la résistance exemplaire de cette même population. N’a-t-elle pas, après 12 ans de blocus et d’attaques aériennes massives et meurtrières réussi à lancer et maintenir pendant 2 ans, chaque vendredi, les grandes Marches du Retour, pour le Retour des réfugiés et la levée du blocus sous les tirs meurtriers des snippers israélien ? Mais l’attaque de l’occupant est généralisée contre l’ensemble des palestinien.e.s où qu’ils.elles se trouvent.

Dès la création de l’État d’Israël, par un découpage et des assignations géographiques spécifiques doublées de statuts juridiques différents, Israël a fait éclater l’unité du peuple Palestinien. Les palestinien-ne-s de Cisjordanie et de Gaza, de Jérusalem ou d’Israël sont soumis-e-s à des juridictions israéliennes différentes. La puissance stratégique de l’appel BDS Palestinien de 2005, en posant comme objectif l’autodétermination du peuple palestinien fixe comme condition préalable à une réelle autodétermination la satisfaction de trois revendications, chacune répondant au problème majeur de chacune des composantes du peuple palestinien. La fin de la colonisation (Cisjordanie et Gaza), retour des réfugiés dans leurs maisons (de tous-tes les Réfugié-e-s, extérieurs et intérieurs, Réolution. 194-ONU) et égalité absolue pour les palestiniens d’Israël (Palestiniens de 48). Cette stratégie refonde et reconstruit l’unité du peuple palestinien, condition première pour mettre fin à l’apartheid.

PALESTINIEN.NE.S DE 48

– Nous manquons (à ce jour) d’informations sur les discriminations et les inégalités subies par les palestinien.ne.s d’Israël (Palestinien.e.s de 48) dans les prises en charge sanitaires face à l’épidémie. Elles sont inévitables au regard de la nature officiellement raciste de l’État d’Israël. La loi fondamentale récemment votée déclarant qu’Israël est l’État nation du peuple juif officialise l’apartheid en faisant des 20% des palestinien.ne.s d’Israël des citoyens de seconde catégorie.

Dans le désert du Neguev, à la mi-mars, les autorités israéliennes ont détruit les plantations de centaines d’ha de terres agricoles dans deux communautés bédouines.  Alors que ces mêmes autorités appelaient à réductions d’activités et interdisaient les rassemblements de plus de 10 personnes, la police, une douzaine de tracteurs « protégés par des membres de la Patrouille verte, une force paramilitaire appartenant à l’Autorité foncière israélienne qui se concentre sur les problèmes d’application de la loi dans le Néguev, se sont présentés à la périphérie de Wadi al-Na’am, le matin, avec des tracteurs. Ils ont ensuite détruit systématiquement une grande partie des cultures, retournant du nord au sud une vaste étendue de terre où se trouvaient des stocks de blé et d’orge, utilisés pour nourrir les moutons et les vaches. »

Depuis des dizaines d’années Israël tente chasser les bédouins de leurs terres ancestrales, les confiner dans des « réserves » et de s’emparer de leurs terres.

Des tracteurs arrivent à Tel Arad pour raser les récoltes mercredi 18 mars (MEE/Me’eqel Al Hawashla)

PALESTINIEN.NE.S DE CISJORDANIE

Par contre nous avons les premiers éléments des réactions israéliennes à l’apparition du virus en Israël où viennent travailler de nombreux ouvriers frontaliers palestiniens, du sabotage des installations palestiniennes de soins et des inquiétudes des réfugiés du camp de Suhafat (Jérusalem-est) quant à l’accès aux soins.

L’épisode d’un ouvrier palestinien fiévreux et très mal, jeté à même le sol par les force de polices israéliennes du côté palestinien d’un check-point israélien à la périphérie du village de Beit Sira, à l’ouest de Ramallah a fait le tour des réseaux sociaux. Sans même attendre les résultats du test qu’il avait passé son patron l’a fait expulser par la police.

3 autres cas identiques ont été signalés et gageons que ce n’est que le début :  « C’est le vrai visage de l’occupation israélienne », affirme le jeune homme qui a secouru le malade au sol « Ils nous tuent tous les jours, donc ce n’est pas différent pour eux. » « C’est comme si nous étions leurs esclaves », poursuit-il. « Ils nous utilisent quand ils ont besoin de nous, et quand ils ont fini, ils se débarrassent de nous comme des ordures. »

– L’association des droits humains B‘Tselem dénonce l’intervention de l’armée israélienne du 26 mars dans la communauté palestinienne de Khirbet Ibziq, dans le nord de la vallée du Jourdain. Avec bulldozer et deux camions à plateau avec grues, l’armée a confisqué deux tentes destinées à une clinique de campagne contre le virus.

Les soldats ont également confisqué (volé) une cabane en tôle en place depuis plus de deux ans, ainsi qu’un générateur d’électricité et des sacs de sable et de ciment. Quatre palettes de parpaings destinées aux planchers des tentes ont été emportées et quatre autres démolies.

 

PALESTINIEN.NE.S DE JÉRUSALEM

Les  Réfugiés du Camp de Suafat, en périphérie de Jérusalem-est ont le statut de résident de Jérusalem et relèvent de la juridiction israélienne. Ils sont très inquiets des barrages et obstacles israéliens dans leur accès aux soins. « Le camp n’a qu’une clinique, aucun hôpital », détaille à MEE une porte-parole de l’organisation israélienne de défense des droits de l’homme Association for Civil Rights in Israel. Les hôpitaux les plus proches sont tous israéliens.

« Nous payons nos taxes, nous demandons donc aux autorités israéliennes qu’elles s’occupent de nous avec le même soin avec lequel elles s’occupent de n’importe quel autre citoyen israélien. En tant qu’État occupant, Israël a le devoir de nous prendre en charge. Car où peut-on aller ? Vers qui peut-on se tourner ? », déplore Khaled al-Sheikh.

« Nous sommes seuls, nous n’avons aucun appui officiel », insiste-il. Pas de respirateur artificiel, pas de véhicule dédié pour le transport d’éventuels patients infectés par le coronavirus, ni de bâtiment officiel pour placer les cas suspects en quarantaine…

Même scénario dramatique pour les habitants de Kufr Aqab de l’autre côté du mur mais officiellement rattaché à la municipalité de Jérusalem. « Dans cette zone où s’entassent 70 000 Palestiniens, trois personnes infectées ont été éloignées la semaine dernière par les habitants, qui se sont organisés pour qu’elles soient tenues à l’écart du quartier, rapporte Mounir Zgheir, à la tête du comité qui représente les habitants. »

« Israël veut depuis des années se débarrasser de ces zones et de leurs habitants. Israël n’a pas construit la barrière de séparation de cette manière sans raison : il voulait couper ces zones de Jérusalem », poursuit le chercheur. En 2015, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou avait d’ailleurs évoqué la possibilité de révoquer le statut de résident des habitants de ces quartiers.

PALESTINIEN.NE.S – RÉFUGIÉ-E-S DE LA BANDE DE GAZA

Comme toujours Gaza bénéficie d’un régime spécial de répression. Le vendredi 27 mars en soirée trois raids de l’armée de l’air israélienne ont bombardé le nord de la Bande de Gaza où se trouve le camp de réfugiés de Jabalia.

ET LES 5000 PRISONNIER.E.S PALESTINIEN.NE.S…

5.000 prisonniers politiques palestiniens sont détenus par Israël dont 180 mineurs. « Notre inquiétude croissante pour les prisonniers et détenus palestiniens pendant l’évolution de la pandémie de COVID-19 vient de la négligence médicale systématique et quotidienne dans les centres de détention et d’interrogatoire israéliens », a dit mardi Addameer, l’association de défense des droits des prisonniers. L’association mène une campagne internationale pour demander la libération de tous les prisonniers.

Au prétexte de l’épidémie, Israël depuis début mars, multiplie les brimades, renforce l’isolement et viole les droits des prisonniers. Interdictions des visites des familles et des avocats. Refus d’installer des téléphones fixes pour permettre aux prisonniers de parler à leurs familles – comme cela avait été promis auparavant.

 

QU’ATTENDRE D’ISRAËL ET DE L’UE ?

De la part de l’État israélien et son gouvernement raciste rien de bon, c’est évident. Le pire est déjà là et il ne peut qu’empirer. Les bombardements ci-dessus et les quelques exemples cités en ce début d’épidémie montrent qu’Israël fera tout pour tirer partie de l’épidémie au profit de son nettoyage ethnique et du vol des terres palestiniennes. Quand à l’union européenne, la complicité est flagrante et dans cette période où « sauver le capitalisme » sera sa priorité absolue, il n’y en a rien à attendre non plus.

Mais ce constat ne date pas d’aujourd’hui. C’est ce constat qui a donné jour à l’appel BDS palestinien de 2005, qui constatant la complicité de la « communauté internationale » s’est tourné vers les sociétés civiles de la planète les appelant :

 » Nous, représentants de la Société Civile Palestinienne, invitons les organisations des sociétés civiles internationales et les gens de conscience du monde entier à imposer de larges boycotts et à mettre en application des initiatives de retrait d’investissement contre Israël tels que ceux appliqués à l’Afrique du Sud à l’époque de l’Apartheid.

Nous faisons appel à vous pour faire pression sur vos états respectifs pour qu’ils appliquent des embargos et des sanctions contre Israël.

Nous invitons également les Israéliens honnêtes à soutenir cet appel, dans l’intérêt de la justice et d’une véritable paix.

Ces mesures punitives non-violentes devraient être maintenues jusqu’à ce qu’Israël honore son obligation de reconnaître le droit inaliénable des Palestiniens à l’autodétermination et respecte entièrement les préceptes du droit international en :

  • 1. Mettant fin à son occupation et à sa colonisation de tous les terres Arabes et en démantelant le Mur
  • 2. Reconnaissant les droits fondamentaux des citoyens Arabo-Palestiniens d’Israël à une égalité absolue et
  • 3. Respectant, protégeant et favorisant les droits des réfugiés palestiniens à revenir dans leurs maisons et propriétés comme stipulé dans la résolution 194 de l’ONU »

Allons-nous répondre à cet appel ? comment aujourd’hui ? comment dans l’après virus et avec qui ?

Comité BDS France Montpellier

2 avril 2020




Boycottez le Jerusalem Quartet

Par la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël, 25 mars 2020

La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI) confirme son appel au boycott du Jerusalem Quartet à cause de sa complicité dans le blanchiment par l’art du régime israélien d’extrême droite d’apartheid, d’occupation et de colonialisme de peuplement contre le peuple palestinien.

Le Jerusalem Quartet est une institution culturelle israélienne qui ne reconnaît pas au peuple palestinien la totalité de ses droits fondamentaux selon le droit international et qui est régulièrement partenaire du gouvernement israélien dans ses programmes de propagande.

Le Jerusalem Quartet fait régulièrement des tournées sur des initiatives financées, parrainées ou autrement organisées par le ministère israélien des Affaires étrangères et les missions diplomatiques israéliennes. De Croatie et d’Ukraine aux Etats Unis, y compris l’année dernière à Boston, le Quartet a utilisé sans hésiter sa musique pour blanchir par l’art les crimes bien répertoriés commis par le régime d’extrême droite israélien contre les Palestiniens. Un événement à Houston en 2018 « a célébré le 79ème Anniversaire d’Israël, tandis que les Palestiniens commémoraient les 70 ans de nettoyage ethnique et de dépossession.

Il est par conséquent boycottable selon les lignes directrices du boycott culturel international d’Israël, qui établissent spécifiquement les deux exigences – inspirées de la lutte anti-apartheid d’Afrique du Sud et acceptées par la société civile palestinienne – que les institutions culturelles israéliennes doivent respecter pour ne pas être boycottables :

a. Reconnaître publiquement les droits inaliénable du peuple palestinien tels que consacrés dans le droit international (dont les trois droits fondamentaux de l’appel BDS de 2005) et

b. Mettre fin à toute forme de complicité dans la violation des droits des Palestiniens comme stipulé dans le droit international, dont les politiques et pratiques discriminatoires ainsi que divers rôles dans le blanchiment ou la justification des violations par Israël du droit international et des droits fondamentaux des Palestiniens.

 

Le mouvement BDS ne cible pas les individus sans son boycott, comme le prouve sans aucune ambiguïté son palmarès. Les boycotts d’Afrique du Sud au temps de l’apartheid étaient des boycotts sans discrimination, y compris le boycott culturel, et étaient très largement soutenus. Mais BDS cible strictement les institutions (et les corporations), y compris les institutions culturelles, qui ont une complicité dans l’apartheid.

Le Quartet a été créé en 1994 sous les auspices du Centre Musical de Jérusalem et de la Fondation Culturelle Amérique-Israël qui ont financé les études de ses musiciens et il a écrit plus tard : « Nos bénéficiaires servent d’ambassadeurs culturels d’Israël dans le monde entier. »

En 2003, on a appris à propos du Quartet que : « Quand ils ont terminé leur service militaire il y a trois ans, ils ont changé leur statut en Musiciens Distingués des FDI [Forces de Défense Israéliennes] et continuent de jouer pour les troupes trois fois par semaine quand ils sont en Israël. » En mars 2006, le violoncelliste du Quartet, Kyril Zlotnikov, a dit à un journal australien qu’ils étaient heureux qu’on les appelle « meilleurs ambassadeurs d’Israël ».

Le violoniste du Quartet dirige, au Centre Musical de Jérusalem, un programme qui « soutient des ensembles constitués de Jeunes Musiciens Remarquables dans les FDI » et est en lien direct avec les FDI ».

Le très ancien partenariat du Quartet avec le gouvernement israélien d’extrême droite fait partie du programme de la Marque Israël qui consiste à blanchir ouvertement les crimes de guerre par la culture.

Comme l’a admis l’un des hauts responsables du ministère israélien des Affaires étrangères, « Nous voyons la culture comme un outil de premier rang de hasbara [propagande] et je ne fais pas de différence entre hasbara et culture. » Un autre a dit : « Nous enverrons à l’étranger des romanciers et des écrivains, des troupes de théâtre, des expositions… Vous montrez ainsi le meilleur profil d’Israël, et on ne nous perçoit alors pas exclusivement dans le contexte de la guerre. »

Les défenseurs internationaux des droits de l’Homme, dont à Edimbourg, Brighton, Londres, Birmingham, Rotterdam, Lisbonne, en Californie, Kentucky, à Toronto et en Nouvelle Zélande, ont protesté contre la complicité flagrante du Jerusalem Quartet avec le régime d’oppression israélien d’extrême droite.

Nous appelons à des manifestations créatives pacifiques en relation avec les concerts internationaux du Jerusalem Quartet, et à ce que les salles refusent d’accueillir le Quartet et à ce que les amateurs de concert doués de conscience refusent d’y assister.

– PACBI est un membre fondateur du mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions pour les droits des Palestiniens.

Traduction : J. Ch pour BDS France

Source : PACBI

 




Pétition : Non aux drones tueurs israéliens pour contrôler les frontières européennes!

30 mars 2020

A l’occasion de la journée de la Terre et des 2 ans du début de la Grande Marche du Retour à Gaza, une large coalition européenne d’ONG, syndicats, associations de migrants… lancent ce lundi 30 mars une pétition pour dire STOP aux drones israéliens pour surveiller les frontières de l’Union européenne et contrôler l’entrée de migrants sur son territoire.

La pétition « Non aux drones tueurs israéliens pour contrôler les frontières européennes »

Depuis novembre 2018, l’Agence européenne pour la sécurité maritime (EMSA) a loué, par l’intermédiaire de la compagnie portugaise CeiiA, deux drones Hermes 900, appelés encore « drones tueurs » et fabriqués par la plus grande entreprise militaire d’Israël, Elbit Systems. Selon le contrat de location pour deux ans, pour un montant de 59 millions d’euros, les drones sont utilisés principalement pour mettre en place les politiques répressives anti-immigration de l’Union européenne. Les experts condamnent ce changement vers la surveillance aérienne en tant qu’il constitue une abrogation de la responsabilité de sauver des vies. Pire encore, les drones tueurs d’Elbit assistent Frontex et les autorités nationales en Grèce, où migrants et réfugiés ont été ciblés en mer à balles réelles.

Elbit Systems développe ses drones avec la collaboration de l’armée israélienne et promeut sa technologie en tant que « testée sur le terrain » — sur les Palestiniens. L’entreprise fournit 85% des drones utilisés par Israël dans ses assauts militaires répétés et son inhumain siège permanent de Gaza. Les drones Hermes ont tué les quatre enfants jouant sur la plage pendant l’attaque d’Israël sur Gaza en 2014.

Ces drones peuvent tuer mais ne peuvent sauver des vies.

Demandez maintenant à l’Union européenne de cesser d’utiliser ces drones et de dépenser de l’argent du contribuable européen pour militariser ses frontières et la mer en signant la pétition.

>> Signer la pétition

>> Lire le rapport de la CECP et Stop the Wall sur l’utilisation de drones tueurs israéliens par l’Union européenne, au mépris de ses propres obligations en droit international

Partagez cette pétition par e-mail et sur vos réseaux sociaux !

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Les Hashtags
#openborders #nodrones #worldwithoutwalls #militaryembargo #HealthcareNotWarfare

Exemples de Tweets à partager

#worldwithoutwalls Solidarité généralisée : Agissons pour que l’argent européen cesse d’être dépensé pour les drones tueurs israéliens et la militarisation des frontières contre les migrants https://petition.stopthewall.org
#openborders
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SIGNEZ/PARTAGEZ https://petition.stopthewall.org
Les agences européennes @Frontex & @EMSA_LISBON utilisent des drones tueurs israéliens développés et testés pour commettre des crimes à #Gaza pour leur politique anti-immigration. Nous pouvons les arrêter maintenant !
#nodrones #openborders

Mobilisez-vous pour les droits humains SIGNEZ maintenant https://petition.stopthewall.org
Les agences européennes @Frontex @EMSA_LISBON
utilisent des drones tueurs israéliens responsables de crimes à #Gaza pr leur politique anti-immigration. Arrêtons-les maintenant ! #HealthcareNotWarfare

#AGIR Signez la pétition https://petition.stopthewall.org Les drones israéliens tueurs développés lors des attaques à #Gaza soutiennent les crimes des gardes-côtes des agences @Frontex @EMSA_LISBON contre les migrants. Nous pouvons les arrêter maintenant !
#worldwithoutwalls
#openborders

Contacts à cibler sur Twitter
Commission européenne :

  • @YlvaJohansson – Ylva Johansson, Commissaire européenne aux Affaires intérieures
  • @AdinaValean – Adina Valean, Commissaire aux Transports
  • @Vsinkevicius – Virginijus Sinkevi ?ius, Commissaire à l’Environnement, aux Océans et à la Pêche
  • @EU_Commission

Parlement européen :

  • @EP_Transport – Commission des Transports et Tourisme
  • @EP_Budgets – Commission des Budgets

 

Vous pouvez joindre ces visuels à vos posts :

 




Microsoft lâche AnyVision – la campagne #DropAnyVision célèbre l’événement

28 MARS 2020
Contact: Sonya E Meyerson-Knox | sonya@jvp.org | 929-290-0317

À LA FIN DE JANVIER, NOUS SOMMES ALLÉS AU SIÈGE DE MICROSOFT AVEC UNE PÉTITION SIGNÉE PAR PLUS DE 75 000 PERSONNES, DEMANDANT À MICROSOFT DE CESSER DE FINANCER ANYVISION. HIER ILS L’ONT FAIT.

(New York City, NY) 28 mars 2020:

La campagne #DropAnyVision célèbre une grande victoire parce que Microsoft désinvestit de la firme technologique  israélienne  AnyVision. La campagne #DropAnyVision a collecté plus de 75 000 signatures, forçant Microsoft à lancer un audit externe et a organisé la remise d’un pétition avec des travailleurs de Microsoft sur son campus de Redmond.

La technologie de reconnaissance faciale de Any Vision est utilisée pour imposer l’occupation militaire de la Cisjordanie par Israël et elle a été financée par Microsoft. La campagne #DropAnyVision a exigé que Microsoft mette fin  à ce financement, qui représente un investissement dans une société qui teste ses produits sur des Palestiniens aux checkpoints et qui viole, au moyen d’une surveillance clandestine, les six principes de surveillance légale de Microsoft.

 “À un moment où nos droits civils sont menacés par des régimes autoritaires par l’accès à des technologies tels les systèmes de reconnaissance faciale d’AnyVision, voir Microsoft s’écarter de leur financement est énorme » a dit Granate Kim, la directrice de la communication de Jewish Voice for Peace. « À la fin de janvier, nous sommes allés au siège de Microsoft avec une pétition signée par plus de 75000 personnes demandant à Microsoft de cesser de financer AnyVision. Hier, ils l’ont fait.

Lau Barrios, directrice de campagne : « La décision de Microsoft de désinvestir d’AnyVision est une victoire importante pour ceux qui militent pour la justice technologique et pour la communauté internationale en solidarité avec le peuple palestinien. Cette décision de Microsoft, un leader mondial en technologie, renforce aussi notre croyance qu’on ne peut pas avoir confiance  dans le gouvernement, la police et l’armée quant à l’utilisation de technologies de surveillance comme la reconnaissance faciale, dont l’usage est croissant aux USA et ailleurs dans le monde pour contrôler, surveiller et, au-delà, criminaliser les communautés noires, colorées, d’immigrants, palestiniennes et musulmanes ».

Omar Barghouti, co-fondateur du mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions pour les droits des Palestiniens : « La décision de Microsoft de se débarrasser de AnyVision est un coup magistral porté à cette société israélienne profondément complice et un succès pour l’impressionnante campagne BDS menée par Jewish Voice for Peace. Les crimes de guerre d’Israël contre les Palestiniens, avec la complicité de nombreuses corporations comme AnyVision, continuent malgré la menace du coronavirus, donc la résistance que leur opposons et notre insistance sur la liberté, la justice et l’égalité ne peuvent que continuer ».

En janvier, la campagne #DropAnyVision a tenu un séminaire sur le campus de Microsoft à Redmond et a remis une  pétition. L’action, organisée par Jewish Voice for Peace avec MPower Change et SumOfUs, ainsi qu’avec des militants de base et des dirigeants de Redmond et de Seattle, a permis de présenter une pétition comportant 75 000 signatures, de distribuer des flyers aux travailleurs de Microsoft et de discuter de la façon dont Microsoft viole ses propres principes éthiques sur la technologie de reconnaissance faciale. Avec des banderoles, des affiches, des panneaux mobiles sur des camions et des discours prononcés par des militants locaux qui scandaient : « 70 mille disent haut et fort que Microsoft a tort », des travailleurs de Microsoft se sont joints à des dizaines de militants solidaires des droits des Palestiniens sur le campus de Microsoft en distribuant les 75000 pétitions.

Ranjan Pradeep, programmeur chez Microsoft, a expliqué ainsi pourquoi il a participé en janvier à la campagne #DropAnyVision : « En tant que travailleur chez Microsoft, je suis horrifié que Microsoft finance AnyVision. Brad Smith, le président de Microsoft a parlé des dangers possibles de la reconnaissance faciale, au sens où cela peut augmenter les biais et la discrimination, faire intrusion dans la vie privée des gens et empiéter sur les droits humains. AnyVision fait ces trois choses ! ».

Le contexte :

Après le lancement de la campagne #DropAnyVision campaign par Jewish Voice for Peace, MPower Change et SumOfUs et après l’enquête explosive de NBC, pourquoi Microsoft a-t-il financé une firme israélienne qui exerce une surveillance sur les Palestiniens de Cisjordanie ? Le 15 novembre 2019, Microsoft a déclaré lancer un audit externe conduit par l’ancien procureur général Éric Holder, pour établir si ce financement était conforme aux principes éthiques sur l’usage de la technologie.

Le 4 décembre 2019, alors que des questions étaient posées par les actionnaires de Microsoft sur le financement, par la société, de AnyVision, lors d’une réunion virtuelle d’actionnaires, la vague twitter #DropAnyVision twitterstorm a fait le buzz, des centaines de gens tweetant eux-mêmes : « La surveillance des Palestiniens c’est de l’exploitation, pas de l’innovation », « Comment les Palestiniens peuvent-ils consentir à être surveillés par l’occupant ? » et « Les Palestiniens n’ont aucune ‘liberté démocratique’, au profit de la ‘sécurité’ de Microsoft ».

La campagne DropAnyVision.org a exigé de Microsoft qu’il annule ses 74 millions de dollars d’investissement dans AnyVision (66 millions €), société fondée et dirigée par des membres de l’armée israélienne et des agences de sécurité, qui viole les six principes qui guident le travail de reconnaissance faciale de Microsoft. L’un de ces principes est l’engagement à « une surveillance légale » : Microsoft « plaidera pour que les personnes aient la garantie de leurs libertés démocratiques dans des scénarios de surveillance visant l’application de la loi  et ne déploiera pas la technologie de surveillance faciale  dans des scénarios dont nous pensons qu’ils mettraient ces libertés en question ». Pourtant, l’action de AnyVision en Cisjordanie occupée par Israël comporte une reconnaissance faciale effectuée aux checkpoints israéliens et le contrôle de la vie quotidienne des Palestiniens  par un réseau de caméras dans toute la Cisjordanie. En substance, AnyVision opère là où les libertés démocratiques ne sont pas  seulement « en question » mais n’existent tout simplement pas – et en agissant ainsi, elle viole les principes de Microsoft sur « la surveillance légale ».

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Jewish Voice for Peace est une organisation de base nationale inspirée par la tradition juive pour agir pour une paix juste et durable  selon les principes des droits humains, de l’égalité et du droit international  pour tous les habitants d’Israël et de Palestine. JVP a plus de 500 000 soutiens en ligne, plus de 70 sections locales, une branche de jeunes, un Conseil rabbinique, un Conseil d’artistes, un Conseil consultatif académique et un Comité consultatif composé d’intellectuels et d’artistes de premier plan aux États Unis.

Source : https://jewishvoiceforpeace.org/dropanyvision-win/

Traduction SF pour BDS France




Dix associations étudiantes de l’université Complutense de Madrid se déclarent Espaces Sans Apartheid Israélien

19 mars 2020
CompluELAI

 

Déclaration de la Campagne Espaces Sans Apartheid Israéliens de l’Université Complutense de Madrid

Nous sommes heureux d’annoncer que dix associations et groupes d’étudiants de l’Université Complutense de Madrid se sont déclarés Espaces Sans Apartheid Israélien (ESAI), prenant ainsi position en faveur de la justice, de l’antiracisme et de la solidarité.

La campagne Espaces Sans Apartheid Israélien fait partie du mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), mouvement international non violent conduit par les Palestiniens qui appelle à faire pression sur le régime d’oppression israélien jusqu’à ce que 1) il soit mis fin à l’occupation et à la colonisation des terres arabes et que le Mur d’Apartheid soit démoli ; 2) les droits des citoyens arabes palestiniens d’Israël soient reconnus ; 3) le droit au retour chez eux et sur leurs biens des réfugiés palestiniens soit respecté, promu et protégé.

Les Espaces Sans Apartheid Israélien s’engagent à travailler à mettre fin à l’oppression contre les Palestiniens, ainsi qu’à la normalisation des relations avec le régime colonial et génocidaire israélien. Les universités font partie des principales institutions où cette normalisation prend place grâce, par exemple, aux programmes d’échanges d’étudiants et de professeurs ou aux projets de recherche conjointe avec des universités israéliennes complices. Ces liens institutionnels promeuvent la légitimation et la continuation du régime d’apartheid contre les Palestiniens dans lesquelles les universités israéliennes jouent un rôle essentiel.

C’est pourquoi le fait que ces associations étudiantes déclarent être une ESAI n’est pas qu’un acte symbolique : toutes ces associations étudiantes, et celles qui les rejoindront, intégreront dans leurs activités quotidiennes le soutien à la lutte de libération des Palestiniens et l’opposition à la normalisation des violations des droits des Palestiniens par Israël. Elles demanderont aussi à l’Université Complutense de Madrid de faire de même et de se déclarer ESAI. CompluELAI est fière de l’engagement et de la conscience politique démontrés par les étudiants de notre université. Individus et associations, nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir continuer à travailler à nous assurer que l’Université Complutense de Madrid ne soit pas complice de l’apartheid israélien et se déclare Espace Sans Apartheid Israélien.

CompluELAI (CompluAFZ)

 

Associations et Groupes d’étudiants qui se sont déclarés ZLA (ESAI)

Acatisia-Hospital 12 de Octubre (Faculté de Médecine)
Asamblea Feminista de Somosaguas (Campus de Somosaguas)
Asociacion Colombine (Faculté des Sciences de l’Information)
Asociacion niversitaria La Caverna (Faculté de Philosophie)
Asociacion Universitaria La Chispa (Faculté des Sciences Politiques et de Sociologie)
Colectivo Ateneo (Faculté de Droit)
Economia Alternativa (Faculté des Sciences de la Gestion Economique)
Hypatia (Faculté de Physique)
La Ecoaldea (Faculté des Sciences Politiques et de Sociologie)
PQTR (Faculté des Sciences Politiques et de Sociologie)

Traduction : J. Ch. pour BDS France

Source : BDS movement




COVID-19: Message de solidarité de la Campagne BDS France

 

Cher-e-s abonné-e-s,

Nous espérons que vous allez bien.

La crise sanitaire face à la pandémie de coronavirus nous en dit long aujourd’hui sur l’état du monde et sur la gouvernance désastreuse de celui-ci, et nous invite plus que jamais, en tant que citoyen-ne-s de la société civile, à faire davantage preuve de solidarité.

En cette période très difficile, nous pensons bien évidemment à toutes celles et ceux touché-e-s par la maladie ou victimes fragiles du confinement dans de nombreux pays dont la Palestine occupée.

Vous avez certainement reçu d’assez nombreux liens sur ces questions. Nous avons compilés pour vous quelques liens* (voir ci-dessous).

A l’heure où nous vous écrivons ces quelques lignes, les attaques israéliennes continuent en Palestine occupée.

Que ce soit en Cisjordanie ou à Gaza, l’acheminement du matériel médical et les soins sont soumis aux restrictions qu’impose l’occupation israélienne. Rappelons pourtant qu’en droit international c’est la puissance occupante qui est responsable de fournir des soins de qualité aux populations qu’elle occupe.

En Israël, conformément à la loi « Etat nation du peuple juif » la plupart des instructions sont écrites exclusivement en hébreu.

Plusieurs prisonnier-e-s palestinien-ne-s ont contracté le COVID-19.

Plus de 180 enfants palestinien-ne-s** sont détenu-e-s dans des prisons israéliennes, dans de mauvaises conditions sanitaires, avec un accès limité aux ressources permettant de maintenir des routines d’hygiène minimales.

La communauté internationale doit exiger que des mesures immédiates soient prises pour libérer tous ces enfants.

Plusieurs dizaines d’ habitant-e-s de Cisjordanie sont déjà touché-e-s par le coronavirus et les habitant-e-s de Gaza sont particulièrement vulnérables en raison du siège israélien qui dure depuis 13 ans.

2 habitant-e-s de Gaza sont atteint-e-s, elles sont actuellement à l’isolement.

La plupart des 2 millions d’habitant-e-s de Gaza vit dans des conditions de surpeuplement avec très peu de possibilités de distanciation sociale et aucune possibilité de s’échapper. Le système de santé à Gaza est déjà dans un état d’effondrement en raison du blocus et des guerres successives et n’a pas la capacité de faire face aux demandes de prise en charge liée au Covid-19.

La Campagne BDS France dénonce une nouvelle fois la complicité du gouvernement français avec le régime d’apartheid israélien, et demande entre autres la levée du siège criminel de Gaza, la libération de tous-te-s les prisonnier-e-s politiques palestinien-ne-s et celle des enfants détenu-e-s dans les prisons israéliennes.

Nous invitons chacun-e d’entre vous à des initiatives de solidarité, que ce soit pour la Palestine ou pour les gens victimes ici même des politiques discriminatoires et des rigueurs de la politique du gouvernement (personnes migrant-e-s, sans papiers, SDF, précaires, prisonnier-e-s …)

En solidarité aussi avec le peuple palestinien, nous vous invitons à publier vos messages avec le hashtag : #Covid19Palestine

#BDS

Solidairement,

L’Equipe d’animation de la Campagne BDS France

*:

https://covid-entraide.fr

https://viacampesina.org/fr/palestine-contre-le-coronavirus-luawc-met-ses-equipes-et-ses-locaux-a-la-disposition-du-gouvernements-des-paysan

https://zintv.org/naomi-klein-comment-lelite-mondiale-va-tenter-dexploiter-la-pandemie/

http://alter.quebec/palestine-les-palestiniens-detenus-en-israel-en-peril/

https://viacampesina.org/fr/palestine-contre-le-coronavirus-luawc-met-ses-equipes-et-ses-locaux-a-la-disposition-du-gouvernements-des-paysan

https://agencemediapalestine.fr/blog/2020/03/23/la-mise-en-cage-de-gaza-par-israel-est-une-recette-pour-que-le-coronavirus-cree-un-desastre/

http://www.aurdip.org/confirmation-du-coronavirus-a-gaza.html

https://agencemediapalestine.fr/blog/2020/03/23/la-cour-supreme-disrael-limite-la-surveillance-de-patients-du-coronavirus/

** :

https://agencemediapalestine.fr/blog/2020/03/23/avec-la-pandemie-de-covid-19-israel-doit-liberer-tous-les-enfants-palestiniens-detenus/

Agir !

  •  Votre soutien peut nous aider à continuer à mener et à élargir notre mouvement pour la liberté, la justice et l’égalité pour les Palestiniens. Nous vous en prions, faites un don aujourd’hui au Comité National BDS palestinien (BNC), direction palestinienne du mouvement BDS mondial.



Empêcher les drones tueurs israéliens d’intensifier la militarisation aux frontières de l’Union Européenne

 

Par ECCP Palestine, 6 mars 2020

Depuis la fin de février 2020, aux frontières de l’Union européenne avec la Turquie, l’Union Européenne fait face aux réfugiés et aux migrants avec une violence militarisée croissante, exécutée par les forces grecques qui utilisent des gaz lacrymogènes sur terre et des balles réelles sur mer. Les agences européennes FRONTEX et EMSA annoncent une escalade encore plus grande dans leur intervention. Du ciel, les drones tueurs israéliens développés pendant les massacres à Gaza fournissent l’information nécessaire à ces attaques contre les migrants et les réfugiés.

L’industrie militaire d’Israël fait du lobbying depuis des années pour obtenir sa part des multimillions de l’Union européenne dépensés sur la militarisation aux frontières. Le ministre de la Défense d’Israël a annoncé en 2018 que l’Europe était une « cible importante pour les transactions de défense, principalement en termes de ‘défense aux frontières ». Les résultats arrivent : Frontex et l’EMSA (l’Agence européenne pour la sécurité maritime) ont commencé à utiliser les drones tueurs israéliens.

Depuis 2018, plus de 63 millions d’euros d’argent public européen ont été utilisés pour financer directement et alimenter l’économie de guerre d’Israël, tandis que Frontex et l’EMSA militarisent de plus en plus les frontières européennes et la Méditerranée avec la technologie de surveillance et de guerre qu’Israël a développée et testée lors d’assauts brutaux sur Gaza.

Pendant ce temps, le nombre de « bateaux fantômes » — des bateaux avec des migrants qui ont disparu sans laisser de trace dans la Méditerranée — continue à augmenter en 2019 et 2020.

Nous avons la responsabilité et la possibilité d’empêcher cela maintenant.

L’ECCP (European Coordination of Committees and Associations for Palestine) (Coordination européenne des comités et associations pour la Palestine) et l’association Stop the Wall ont publié leur nouvelle note d’information « Empêchez les drones tueurs israéliens d’intensifier la militarisation aux frontières de l’Union Européenne » pour dénoncer le rôle des entreprises et des technologies militaires israéliennes dans ces violations des droits humains.

Pour télécharger la note d’information complète, cliquez ici.

Traduction : CG pour BDS France

Source : ECCP Palestine




Angela Davis appelle à unifier les luttes anti-racistes pour la Semaine contre l’Apartheid Israélien 2020

Par Angela Davis, 16 mars 2020

Afrique, Monde arabe, Asie, Europe, Amérique Latine, Amérique du Nord

 

Nos oppresseurs s’unissant, il devient de plus en plus évident que toutes nos luttes pour la liberté sont interconnectées et que personne ne sera libre tant que nous ne serons pas tous libres.

Dirigeante du mouvement pour les droits civiques aux États-Unis, Angela Davis a dit dans une déclaration :

« Il est stimulant de voir qu’en cette sinistre période où le fascisme et les partis politiques d’extrême droite progressent dans beaucoup de pays, de nombreuses personnes en prennent conscience et les gens et les organisations se rassemblent pour combattre le racisme et toutes les formes de discrimination. Et pour ceux et celles, qui partout luttent contre le racisme et pour la liberté, le peuple palestinien demeure une inspiration parce qu’il a souffert en restant inébranlable depuis si longtemps, refusant d’abandonner et d’accepter un assujettissement et une injustice permanents. »

En Palestine, aux États-Unis, dans les pays arabes, en Amérique Latine et en Asie, les personnes qui cherchent à maintenir des régimes d’oppression et de discrimination raciale partagent leurs idéologies, leurs stratégies et leurs armes. Par exemple, les stratégies policières ont traversé les frontières, les départements de la police américaine et israélienne échangeant leurs tactiques. Et le complexe carcéral industriel international est testé sous sa forme la plus extrême en Palestine.

Partout, les militant-e-s sur le terrain voient ces connexions et les défient. En 2014, lors du soulèvement de Ferguson aux États-Unis, alors que les manifestations s’ébranlaient, ce sont les militant-e-s palestiniennes et palestiniens qui, les premier-e-s, ont exprimé leur solidarité et ont ainsi permis le développement d’un mouvement mondial de solidarité avec « La Vie des Noirs Importe ». En retour, les Palestiniennes et Palestiniens se sont explicitement inspiré-e-s du mouvement américain pour les droits civiques et du mouvement anti-apartheid en Afrique du Sud pour développer leur mouvement BDS.

Nos oppresseurs s’unissant, il devient de plus en plus évident que toutes nos luttes pour la liberté sont interconnectées et que personne ne sera libre tant que nous ne serons pas toutes et tous libres.

Dans ce contexte, il y a cette année imbrication de la Semaine mondiale annuelle contre l’Apartheid Israélien ( IAW)  et de la Journée Internationale annuelle de l’ONU pour l’Elimination du Racisme. Cela fournit une opportunité pour mettre en lumière ces connexions et, pour les associations progressistes, d’unir leurs forces contre le racisme et pour la liberté.

Si la justice est indivisible, il s’ensuit que nous devons unir nos luttes contre l’injustice. Je soutiens sans réserve la Semaine contre l’Apartheid Israélien 2020 sur le thème « Uni-e-s contre le Racisme », et j’appelle associations et individu-e-s à travers le monde à y participer.

Traduction : J.Ch pour BDS France

Source : BDS Movement

 




Échanges sur l’apartheid avec Mandla Mandela et Désirée Bela [Webinar]

Le député du Congrès National Africain, chef tribal et petit fils de Nelson Mandela va avoir un échange avec la militante afro-féministe Désirée Bela à la conférence en ligne « Conversation sur l’apartheid : de l’Afrique du Sud à la Palestine », le 19 mars à 18h30 (Heure d’Europe Continentale)

En raison de mesures de sécurité visant à réduire la diffusion du Covid-19, l’événement aura lieu en ligne. L’accès est libre via le lien suivant : https://zoom.us/j/339788146..

La coalition Stop à la Complicité avec Israël, avec le soutien de divers organismes et institutions de Barcelone avait organisé la visite du Chef tribal et député ANC, Mandla Mandela, à Barcelone, dans le cadre d’une tournée européenne plus large devant passer aussi par Londres avec la Campagne de Solidarité avec la Palestine, par Paris avec BDS France et par Rome avec des groupes d’Italie. À cause des mesures de sécurité qui ont été prises, la tournée a été annulée mais il a été décidé de réunir les forces de différentes organisations pour une conférence en ligne qui sera diffusée dans de nombreux pays.

Mandela est connu pour son militantisme antiraciste et anti apartheid en Afrique du Sud, mais aussi comme défenseur déclaré des droits du peuple palestinien et de la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions envers Israël. Pendant la semaine contre l’apartheid qui coïncide avec la Journée Internationale Contre le Racisme et la Discrimination Raciale (21 mars), nous avons organisé un dialogue ouvert entre le militant sud africain et la communicante Désirée Bela, pour partager le parallélisme entre l’apartheid en Afrique du Sud et la situation que vit actuellement le peuple palestinien ; partager aussi les stratégies de résistance non-violente contre le racisme, selon le thème de cette année de la Semaine contre l’Apartheid Israélien : Uni-e-s contre le racisme.

Cet événement se tiendra le jeudi 19 mars à 18h30 (heure d’Europe continentale) avec le zoom de la plateforme en ligne ; il a reçu le soutien de diverses organisations de Barcelone telles que la Fede, l’institut des Droits Humains de Catalogne, Africaye, Femmes Migrantes Diverses, DonesxDones, Lafede, le Centre d’ Études Africaines et Interculturelles et le Sindicat de manters, entre autres ; avec le soutien aussi du Conseil municipal de Barcelone et de l’Agence de Coopération Catalane pour le Développement.

Les échanges se feront en anglais et en espagnol, avec une traduction simultanée en anglais et en espagnol.

 “Conversations sur l’Apartheid: de l’Afrique du Sud à la Palestine” avec Mandla Mandela et Désirée Bela

Jeudi 19 mars à 18h30 (heure d’Europe continentale) organisée par : Coalició Prou Complicitat amb Israel, Palestine Solidarity Campaign, BDS France, BDS Italia and Società civile per la Palestina

Hashtag: #UnitedAgainstRacism #IsraeliApartheidWeek

LinkJoin our Cloud HD Video Meeting now




La semaine contre l’apartheid israélien 2020 commence, unissant les groupes qui luttent contre le racisme mondial

Le 16 mars 2020, par le Comité de coordination de la Semaine contre l’apartheid israélien 2020 – Afrique, monde arabe, Asie, Europe, Amérique latine, Amérique du nord

En raison du coronavirus, beaucoup de manifestations de la Semaine contre l’Apartheid Israélien se tiendront en ligne.

(Photo de SJP à l’Université George Washington.)

La 16e Semaine annuelle contre l’apartheid israélien (IAW- Israeli Apartheid Week) débute aujourd’hui sous le thème Uni-e-s contre le racisme, défendant les droits des Palestiniennes et Palestiniens et visant à développer le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) pour réaliser ces droits, et ce dans le contexte des luttes mondiales contre les oppressions raciales.

La semaine contre l’apartheid israélien 2020 se déroule avec, comme toile de fond, la pandémie du coronavirus, qui a entraîné des restrictions rigoureuses à la liberté de mouvement et d’association dans le monde entier, rendant difficile pour des groupes de nombreux pays d’organiser des manifestations publiques. Suite à cela, de nombreuses manifestations de la IAW ont été modifiées, reportées, voire annulées. Néanmoins, les manifestations de la IAW se tiendront en ligne, et, où cela sera possible, en personnes.

Certaines manifestations clés de l’AW comprennent un webinaire en ligne (réunions interactives de type séminaire faites via internet) avec le député sud-africain Mandla Mandela et la militante afro-féministe Desirée Bela-Lobedde, le 19 mars à 18 h 30 (heure Europe centrale) ; un séminaire le 2 avril avec Rebecca Vilkomerson, qui a été directrice exécutive de l’organisation: Une Voix juive pour la paix ; et un séminaire le 6 avril avec Noura Erakat, avocate palestinienne étasunienne des droits civils. Le programme des manifestations IAW est actualisé au fur et à mesure que les plans évoluent.

Avec un régime d’extrême droite israélien qui s’associe à des régimes autoritaires et racistes dans le monde entier, leur fournissant des technologies  et des doctrines militaires et sécuritaires meurtrières, « testées sur le terrain », les groupes qui luttent contre le racisme oeuvrent plus que jamais dans l’urgence pour se joindre aux luttes pour la liberté, la justice, l’égalité et la dignité, pour les Palestiniennes et Palestiniens et toutes celles et ceux qui subissent la répression dans le monde.

Dans une nouvelle déclaration, la dirigeante étasunienne des droits civils, Angela Davis, a exprimé son soutien à l’unification des luttes antiracistes lors de la Semaine contre l’apartheid israélien, disant :

« Pour celles et ceux qui, partout, luttent contre le racisme et pour la liberté, le peuple palestinien continue de servir d’inspiration car il a subi et est resté debout, résolu, pendant si longtemps, refusant d’abandonner et d’accepter un assujettissement et une injustice permanents…»

« Si l’injustice est indivisible, il s’ensuit que nos luttes contre l’injustice doivent être conjointes. Je soutiens sans réserve la Semaine contre l’apartheid israélien 2020 sous le thème ‘Uni-e-s contre le racisme’, et j’appelle les groupes et les individu-e-s du monde entier à y participer ».

Cette année, l’IAW coïncide avec la Journée internationale des Nations-Unies pour l’élimination de la discrimination raciale, qui, chaque année, se tient le 21 mars, jour du massacre de 69 manifestant-e-s noir-e-s par le régime d’apartheid sud-africain à Sharpeville, en 1960.

Plus de 100 groupes progressistes, antiracistes, en Europe, ont appelé à coordonner les manifestations de l’AW 2020.

Les Nations-Unies définissent l’apartheid comme un crime contre l’humanité qui doit être réprimé et puni, où qu’il soit perpétré. Israël commet ce crime de l’apartheid, tel que défini par le droit international, contre tous les Palestiniennes et Palestiniens, en Palestine historique et en exil.

Les Palestiniennes, Palestiniens et les progressistes du monde entier refusent l’« accord du siècle » Trump-Netanyahu, non seulement parce qu’il a été conçu pour enraciner l’apartheid israélien, mais encore parce qu’il incarne une tendance à l’expansion d’une répression raciale mondiale dans laquelle Israël joue un rôle. Israël partage des tactiques d’un maintien de l’ordre racisé avec les États-Unis ; il fournit des armes aux régimes génocidaires du Rwanda et du Myanmar ; il fournit des technologies et des équipements afin de militariser les frontières des États-Unis et de l’Union européenne ; il vend chaque année pour un milliard de dollars d’armes à l’Inde, alimentant la répression au Kashmir ; et il fournit des armes et des technologies qui soutiennent la militarisation et la violence de la police raciste du gouvernement fanatique de Bolsonaro au Brésil.

La Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, la Semaine contre l’apartheid Israélien, et le thème « Uni-e-s contre le racisme » nous imposent de nous tenir toutes et tous ensemble, maintenant, contre les déplorables stéréotypes raciaux et les violences qui ont été fomentés contre les Asiatiques dans de nombreux pays au fur et à mesure que se propageait le coronavirus.

Les possibilités de rassemblements physiques étant limitées du fait du coronavirus, rejoignez les groupes qui combattent toutes les formes d’oppressions dans les manifestations et les actions en ligne pour la Semaine contre l’apartheid israélien 2020, afin de faire passer le message que l’apartheid et le racisme ont été inacceptables en Afrique du Sud, qu’ils sont aujourd’hui inacceptables en Palestine, et qu’ils sont inacceptables partout.

Traduction : BP pour BDS France

Source : BDS Movement 




Lettre-pétition à la direction de l’entreprise EGIS-Rail 1[i]

Par Collectif 69 Palestine, 6 mars 2020

Monsieur le Directeur,

Depuis plusieurs années, votre entreprise est impliquée dans la construction du tramway de Jérusalem, outil de la politique de colonisation et d’annexion israélienne, en violation complète du droit international.

Or vous savez que la colonisation constitue un crime de guerre, selon le statut de Rome de la Cour Pénale Internationale.2 [ii]

Vous savez que le gouvernement français lui-même, sur le site du ministère des Affaires étrangères, met en garde « …des citoyens et des entreprises qui seraient engagés dans des activités économiques ou financières dans les colonies israéliennes ».

Vous savez également que Systra a annoncé en juin 2018 son retrait de ce projet par son actionnaire de référence la SNCF, invoquant le droit international public.

Vous savez aussi qu’Alstom s’en est retiré en mai 2019 indiquant que « l’appel d’offres et le projet lui-même sont ostensiblement nuisibles, ou pourraient potentiellement nuire aux droits de l’Homme ».

Enfin le 12 février 2020 le Haut-Commissariat des Nations unies aux Droits de l’Homme (HCDH) a rendu publique une liste de 112 entreprises impliquées dans la colonisation israélienne : EGIS en fait partie !

Vous avez le privilège de devenir un partenaire du plan diabolique du président des États-Unis Donald TRUMP qui vise ni plus ni moins que l’annexion de la Palestine par Israël.

Vous êtes tellement conscient des risques que vous faites prendre à votre entreprise et à vos salariés que vous êtes d’une discrétion sans bornes sur cette implication dans les colonies israéliennes ; en effet nulle part votre activité en Israël n’apparait sur votre site ! alors qu’elle fait encore partie de vos axes stratégiques.

Vous êtes la dernière entreprise française impliquée dans la réalisation de ce projet, même si la Caisse des Dépôts et Consignations, dont vous êtes une filiale, vous a contraint à ne pas répondre au dernier appel d’offre concernant une nouvelle ligne de tramway dénommée « ligne marron« .

Monsieur le Directeur il est temps, grand temps, que vous vous retiriez de tous vos projets dans les colonies israéliennes !

[i] 1 Égis Rail est une filiale du groupe Égis, spécialisée dans l’ingénierie des transports urbains guidés et ferroviaires. Elle possède un bureau à Jérusalem. Égis Rail a été créée en 1968 sous le nom de Semaly (Société d’économie mixte de l’agglomération Lyonnaise) pour la création du métro de la ville de Lyon. La Caisse des Dépôts et Consignations (institution financière publique) est l’actionnaire majoritaire d’Égis à 75%, ce qui implique la responsabilité de L’État français.

Profitez de ce temps si particulier qui nous oblige à changer nos habitudes pour signer et faire signer la pétition suivante (si vous ne l’avez déjà fait) et à relancer vos réseaux (à cette heure 650 personnes l’ont signée) : http://chng.it/HGR4v7hxdX
Source : Change



Semaine contre l’apartheid israélien dans le Puy-de-Dôme

APPEL de 23 organisations du Puy-de-Dôme, 63.

Des groupes en solidarité avec la Palestine se mobilisent dans le monde pour l’organisation de la Semaine contre l’apartheid israélien (IAW, Israeli Apartheid Week), qui a lieu dans la plupart des pays du 16 au 21 mars. Cette semaine s’appuie sur les mouvements progressistes, et les groupes qui luttent contre toutes les formes de discrimination raciale, de marginalisation et d’oppression, et pour la promotion du Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) pour la liberté des Palestiniens, la justice et l’égalité. Cette année, un appel de 15 organisations palestiniennes a rassemblé plus de 100 groupes européens pour lutter contre le racisme et l’apartheid sous le thème #UnitedAgainstRacism

Cependant, cette mobilisation est influencée par le contexte politique et social. Les pouvoirs antidémocratiques à l’échelle mondiale ont désespérément tenté de diaboliser et de faire taire le mouvement en solidarité avec les droits des Palestiniens, menaçant la liberté d’expression et l’ensemble du mouvement de défense des droits humains. Cette année, les mesures mises en place pour contenir le coronavirus paralysent les populations et restreignent la liberté de mouvement et de rassemblement partout dans le monde.

Nous essayons donc d’organiser des actions en ligne, comme la diffusion de ce tract électronique, pour continuer à sensibiliser aux droits des Palestiniens et au mouvement BDS. Nous espérons que cette situation se termine bientôt et regrettons la tragique perte de vies. Ce virus révèle aussi la dure réalité de la xénophobie et du racisme. L’épidémie du virus a entraîné une augmentation des préjugés, de la violence et du racisme. La liste des pays où les gens sont harcelés et humiliés en fonction de leur origine perçue est troublante.

L ‘ IAW 2020 appelle toutes les forces progressistes à poursuivre la lutte contre l’apartheid et le racisme israéliens sous toutes les formes. À travers divers événements, notamment en ligne, nous continuerons de sensibiliser et de soutenir le mouvement BDS. Il est plus crucial que jamais de s’unir contre tout racisme et pour la justice indivisible.

Renforçons le Boycott citoyen des produits de l’Etat d’Israël, jusqu’à ce que cet Etat respecte le Droit international et les Droits humains.

Exigeons la suspension de l’accord d’association entre l’UE et Israël

Exigeons la levée du blocus de Gaza

Demandons à la France de soutenir le peuple palestinien

 

Diffusez largement ce texte par courriels et sur vos réseaux sociaux ! Signez les pétitions !

N’oublions pas les Palestiniens !

#StopCoronaracism            #UnitedAgainstRacism              #IsraeliApartheidWeek

 

Signataires (23) : AFPS-BDSF  63, UNEF Auvergne, ADECR 63, Amis Diplo 63, Amis Huma 63, Amis Temps Cerises, Ass Amit Fr Tunis Auv, ATTAC 63, CGT-UD 63, La Cimade 63, Ensemble ! 63, EELV 63, FSU 63, LDH Clermont-Riom, LFI 63, Libre Pensée 63, Mvt de la Paix 63, MRAP 63, NPA 63, PCF 63, PG 63, RESF 63, Solidaires Auvergne

Contact : afps.pdd@gmail.com                Facebook : Palestine 63 Solidarité                           




140 cinéastes homosexuels s’engagent à ne pas participer au Festival du film LGBT parrainé par le gouvernement israélien

2 mars 2020

Queer Cinema For Palestine

 

Plus de 140 cinéastes et artistes de cinéma LGBTQIA+ ont signé un engagement tout à fait novateur qui consiste à ne pas participer au TLVFest, festival du film LGBT de Tel Aviv parrainé par le gouvernement israélien.

Les signataires affirment que la libération LGBTQIA+ « est intimement liée à la libération des peuples et communautés opprimées » et s’engagent « à ne pas soumettre de films ou participer de quelque autre façon au TLVFest » ou à d’autres événements parrainés par le gouvernement israélien « jusqu’à ce qu’Israël se soumette au droit international et respecte les droits fondamentaux des Palestiniens ».

Les Homosexuels palestiniens ont appelé à un boycott de TLVFest à cause de son rôle dans le programme de pinkwashing, qui se sert des droits des LGBTQIA+ pour projeter une image progressiste dans le but de dissimuler les graves violations par Israël des droits fondamentaux de millions de Palestiniens, violations sanctionnées par l’ONU.

On trouve dans les signataires la gagnante du Prix Turner Charlotte Prodger, le candidat à la Palme d’Or Alain Giraudie, le vainqueur du prix du documentaire Harjant Gill, le directeur de Touch of Pink une touche de rose) Ian Iqbal Rashid, le producteur et président du Comité Littéraire Lambda Arny Scholder, le gagnant du Prix Nelson Mandela de Tribeca Thomas Allen Harris, l’universitaire renommée, historienne de EIDF et scénariste Sarah Schulman, le vainqueur du Grand Prix EIDF Minji Ma, le réalisateur primé Emmanuel Moon-chil Park, le directeur du Festival du Film des Droits de l’Homme de Séoul Hyun Lego Park, le directeur primé John Greyson, Elle Flanders et Tamira Sawatsky du Studio Public collectif primé, le lauréat du Prix du Gouverneur Général Adrian Stimson, l’artiste vidéo primé Richard Fung, le directeur d’America in Transition André Perez, Catherine Gund d’Aubin Pictures, la directrice et scénariste Raquel Freire et Adelina Anthony et Marisa Becerra d’AdeRisa.

Les professeurs de cinéma Alexandra Juhasz, Thomas Waugh, Alisa Lebow, Marc Siegel, Shohini Ghosj, So Mayer, Ingrid Ryberg, Chris Berry et Michele Aaron ont également signé l’engagement.

Au cours des quelques dernières années, plus de vingt réalisateurs participants ont soutenu les appels des homosexuels et de la société civile palestinienne à se retirer du TLVFest.

Cet engagement révèle une nouvelle attitude dynamique des artistes de cinéma en solidarité avec les homosexuels palestiniens et la lutte des Palestiniens pour la liberté, la justice et l’égalité.

 

Le réalisateur primé John Greyson a expliqué :

J’ai signé l’engagement parce que les Palestiniens homosexuels et autres demandent aux réalisateurs internationaux de prendre position, tout comme on l’a fait dans la lute contre l’apartheid en Afrique du Sud. Malgré onze ans d’appels à refuser le financement du gouvernement, TLVFest s’est battu pour le conserver, aux dépens des homosexuels palestiniens. A l’avenir, j’espère vraiment pouvoir projeter mes films au TLVFest, quand il cessera de se peindre en rose et qu’il défendra les droits des Palestiniens selon le droit international en tant que démarche nécessaire pour parvenir à une paix juste pour les Israéliens et les Palestiniens. D’ici là, j’espère que d’autres signeront aussi cet engagement.

TLVFest a engagé Communauté Créative pour la Paix (CCFP) à contrer l’appel des homosexuels palestiniens. CCFP est une association pilote pour Stand With Us (Debout avec nous), lobby de droite, pro-colonisation, lié au gouvernement israélien. Stand With Us s’est alliée au pasteur homophobe John Hagee et à son organisation des Chrétiens Unis pour Israël.

 

Le directeur français et nommé pour la Palme d’Or Alain Guiraudie a dit :

Je soutiens le boycott de TLVFest. Le gouvernement emprisonne la population palestinienne depuis des décennies, l’a colonisée, a volé ses terres et ses ressources, lui a dénié ses droits à exister en tant que nation. L’état dans lequel se trouvent les Palestiniens est le grand scandale de ce début de siècle. Toutes ses initiatives culturelles permettent à Israël de développer sa respectabilité, l’image d’un état ouvert et tolérant. Le boycott est maintenant le seul outil qui reste pour la lutte internationale contre la politique israélienne, le seul outil que j’ai pour ne pas être complice de l’oppression contre un peuple tout entier.

 

Le réalisateur sud coréen et lauréat du Grand Prix EIDF Minji Ma a dit :

En Corée, j’entends constamment parler de ces questions de pinkwashing et j’ai donc fait de mon mieux pour m’engager dans le mouvement BDS. Israël se cache la tête dans le sable, je ne pouvais donc attendre et voir. J’ai signé l’engagement afin de délivrer un message comme quoi je suis fermement opposé au pinkwashing. Je transmets de tout mon coeur mon engagement solidaire aux Palestiniens.

 

Les communautés homosexuelles et trans refusent de plus en plus d’être étiquetées et utilisées par Israël comme paravent de son oppression des Palestiniens, homosexuels ou non également. L’année dernière, plus de 100 associations LGBTQIA+ ont appelé à boycotter le Concours Eurovision de la Chanson en Israël et la Gay pride de Tel Aviv parrainée par le gouvernement israélien.

 

Voir le site internet Queer Cinema For Palestine pour avoir plus d’information et ajouter votre signature.

 

Traduction : J. Ch. pour BDS France

Source : BDS




En cette Journée Internationale des Femmes, nous célébrons le leadership des femmes qui luttent contre l’oppression et la militarisation

Par le Comité National (BDS) palestinien / Israël, Chili, Argentine, Inde, Brésil, États-Unis, Europe

Les femmes qui, à travers le monde, mènent les mouvements pour la justice considèrent de plus en plus l’appel des Palestiniens pour un embargo militaire sur Israël non pas seulement comme une exigence des Palestiniens, mais aussi comme une exigence liée à leurs propres luttes pour la libération et la justice.

En célébrant aujourd’hui la Journée Internationale des Femmes, nous mettons l’accent sur le leadership des femmes, en Palestine et à travers le monde, dans les luttes contre la militarisation, la violence policière et l’oppression raciale, genrée, sociale et économique.

Regardez notre vidéo sur les femmes qui mènent la lutte contre la militarisation

La sécurité d’Israël et ses doctrines militaires, entraînement et armes létales ont, depuis des décennies, soutenu des escadrons de la mort, des dictatures militaires, des gouvernements despotiques et des régimes génocidaires. De l’Amérique latine à l’Inde et au Myanmar, du Rwanda et de l’Afrique du Sud de l’apartheid au Sud Soudan, et des Emirats Arabes Unis et de l’Arabie Saoudite à Oman, les armes d’Israël, ses systèmes de surveillance, son cyber-espionnage ou ses entraînements militaires ont permis des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et autres graves violations des droits de l’Homme.

Les femmes qui mènent les mouvements pour la justice à travers le monde reconnaissent de plus en plus l’implication d’Israël dans les systèmes qui les oppriment. Elles considèrent de plus en plus l’appel des Palestiniens pour un embargo militaire sur Israël, non pas seulement comme une exigence des Palestiniens, mais aussi comme une exigence liée à leurs propres luttes pour la libération et la justice.

Partagez notre vidéo sur les femmes qui mènent la lutte contre la militarisation

Des années 1920 à aujourd’hui, les femmes palestiniennes ont joué un rôle essentiel dans la résistance aux décennies de régime israélien d’occupation militaire, de colonialisme de peuplement et d’apartheid, tout en se battant simultanément chez elles contre l’oppression sociale, le sexisme, la discrimination et les préjugés.

Décrites par Israël comme une « menace démographique », les femmes autochtones de Palestine ont constamment lié la libération nationale à l’émancipation sociale. Elles se sont nourries des luttes des femmes en Algérie, en Inde, en Afrique du Sud, aux Etats Unis, en Irlande, à Cuba, en Argentine et ailleurs. En tant que militantes, combattantes pour la liberté et prisonnières, et mères, sœurs et partenaires de prisonniers et de martyrs, les femmes palestiniennes sont un exemple très répandu dans le monde pour leur résistance, leur ténacité et leur résilience héroïque.

En cette journée si importante, nous célébrons le leadership créatif, persévérant et motivant des femmes au premier plan de nos luttes sociales et politiques, dans l’organisation, les manifestations et le combat contre la militarisation et l’oppression, la recherche d’un monde plus juste, plus beau et plus empreint de dignité.

Traduction : J.Ch pour BDS France

Source : BNS




La police démonte et confisque le stand BDS place de la Comédie

COMMUNIQUÉ

La Campagne BDS France Montpellier est un mouvement de solidarité non-violent, antiraciste et populaire, adhérent de la Campagne BDS France. A Montpellier ce mouvement de solidarité avec la Palestine qui cible l’apartheid israélien, est l’objet depuis 2015 d’une offensive sans précédent de la part des organisations pro-israéliennes, CRIF et LICRA en tête. Celles-ci font pression sur la Ville et la Préfecture pour obtenir l’interdiction de toute expression publique de BDS. Elles ont obtenu du Maire de Montpellier qu’il interdise les stands BDS place de la Comédie.

Considérant que les violations du droit international et des droits humains par Israël constituent des crimes de guerre, voire des crimes contre l’humanité (apartheid, blocus de Gaza…), tels des lanceurs d’alertes, les militant.e.s BDS France Montpellier ont maintenu leur présence place de la Comédie pour informer la population, dénoncer ces crimes et exiger du gouvernement l’application du droit.

La réponse du maire de Montpellier a été l’intensification de la répression policière et judiciaire qui depuis début 2020 connaît de nouveaux sommets.

Le 49/3 donne des ailes à la répression policière et judiciaire …

Double verbalisation pour les mêmes faits : La police municipale aux ordres de M. Philippe Saurel dresse des PV pour occupation illégale de l’espace public et le même jour, pour les mêmes faits, aux mêmes motifs, la police nationale dresse des PV à l’encontre des militant.e.s BDS.

Confiscation du chapiteau et du matériel :. Samedi 7 mars à 15h la police municipale dresse un PV contre un militant BDS et à 15h10 une quarantaine de gendarmes et policiers interviennent et encerclent le stand afin d’éloigner les passants. La commissaire de la PJ qui commande le peloton dresse une contravention de 4ème catégorie à deux militants BDS France Montpellier et donne l’ordre de confisquer le matériel. La police a démonté le chapiteau, les tables et les a emportés. « Si vous êtes relaxés vous pourrez récupérer votre matériel » a déclaré la commissaire.

Pendant que les gendarmes démontaient le chapiteau, une collecte a récolté en moins de 10mn, 192 € pour l’achat d’un nouveau chapiteau, car les militants BDS ont annoncé qu’ils reviendraient avec ou sans chapiteau car le crime d’apartheid est un crime contre l’humanité et qu’il faut le combattre sans trêve.

 

Campagne BDS France Montpellier

8 mars 2020

chapiteau4

     Démontage du Chapiteau

policetable

 Démontage des tables

table3

Robocops contre petite table tapissière

bâche

Ils embarquent la toile, la structure métallique et les tables.




#BoycottPuma 3e round : rejoignez la Troisième journée d’action internationale, le 25 avril

Par Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI), 26 février 2020

 

Alors que le concessionnaire exclusif de Puma en Israël, Delta, a été listé sur la banque de données onusienne des compagnies complices de la colonisation, des groupes du monde entier se préparent pour la troisième journée d’action protestant contre le soutien de Puma aux colonies illégales d’Israël qui chassent des familles palestiniennes de leur terre.

Puma sent la pression. Faisons-la monter !

Un avocat de Puma a admis devant un supporter des droits palestiniens que la campagne #BoycottPuma rendait leur vie « misérable ».

Les choses vont bientôt devenir encore plus difficiles pour Puma ! Le concessionaire exclusif de Puma en Israël, Delta, a été listé dans la banque de données des Nations Unies sur les compagnies complices de la colonisation . Les Nations Unies considèrent toutes les colonies israéliennes en territoire occupé comme un crime de guerre.

La plus grande université de Malaisie a mis fin à un contrat de sponsoring avec Puma en solidarité avec l’appel des équipes palestiniennes.

Le club de football britannique Chester FC a décidé de ne pas renouveler son contrat avec Puma, mentionnant « les pratiques de travail éthiques » parmi les critères pour sa sélection. Le club de première division de Liverpool, qui était en pourparlers avec Puma, a aussi opté pour un autre sponsor.

Deux journées d’action internationales réussies #BoycottPuma ont donné lieu à des manifestations dans plus de 20 pays à des boutiques et devant des bureaux de Puma, et à des appels à des équipes sponsorisées par Puma pour qu’elles abandonnent Puma. Le hashtag #BoycottPuma a généré des millions d’impressions.

Il est temps pour le 3e round. Rejoignez la 3e journée d’action internationale #BoycottPuma, le 25 avril 2020.

Enregistrez votre groupe maintenant pour recevoir les mises à jour et du matériel.

Agissez

Voici ci-dessous quelques-unes des manières dont votre groupe peut s’impliquer dans la journée d’action #BoycottPuma.

Impliquez des associations sportives locales, des équipes sportives populaires, des clubs de supporters et des tournois anti-racistes dans vos actions.

Et soyez créatifs ! Incluez des thèmes sportifs dans vos manifestations et documentez-les en direct sur les réseaux sociaux. Voyez les comptes rendus des première et deuxième journées d’action pour des idées.

  • Organisez une active créative à une boutique Puma

Soyez créatifs. Organisez un faux match de football ou un événement sportif à une boutique Puma. Utilisez la localisation des boutiques de Puma ou cherchez Puma sur Google Maps pour trouver les boutiques Puma de votre ville.

  • Organisez une manifestation devant le bureaux de Puma

Remettez la lettre de 200 clubs palestiniens aux bureaux de Puma.

Puma a des bureaux en Allemagne, au Royaume-Uni, en Espagne, au Portugal, en Italie, en Suède, en Norvège, en Finlande, au Danemark, en Autriche, aux Pays-Bas, en France, en République Tchèque, en Pologne, en Turquie, en Afrique du Sud, aux Emirats Arabes Unis, aux États-Unis, en Argentine, au Chili, au Mexique, au Pérou, en Inde, en Australie, à Singapour, en Malaisie, en Indonésie, au Japon, en Corée du Sud, à Hong Kong.

  • Appelez les équipes sponsorisées par Puma à #BootPuma [#éjecter Puma]

Puma sponsorise des équipes, des ligues, des athlètes et des artistes. Vérifiez si des équipes locales sont sponsorisées par Puma et incitez-les à laisser tomber Puma. Organisez une action créative un jour de match. Appelez les athlètes locaux sponsorisés par Puma à utiliser leur influence pour convaincre Puma de mettre fin à sa sponsorisation de l’IFA. Suivez #PumaFam pour des informations sur les nouveaux contrats de sponsorisation. Contactez pacbi@bdsmovement.net pour des exemples de lettres.

  • Organisez un exposé ou un atelier

Impliquez des associations sportives locales dans un atelier ou un exposé public sur les attaques d’Israël contre les sports palestiniens et la campagne #BoycottPuma. Contactez pacbi@bdsmovement.net  pour des conférenciers possibles.

  • Lancez une campagne pour le désinvestissement

Cherchez si votre fonds de pension, votre banque ou toute autre institution dont vous êtes membre est un investisseur de Puma et demandez-leur de se désinvestir. Contactez : pacbi@bdsmovement.net pour avoir de l’aide sur cette question.

  • Hébergez une fête chez vous en lien avec les réseaux sociaux

Rejoignez avec vos amis les actions #BoycottPuma sur les réseaux sociaux pour un sabotage culturel de Puma.

Enregistrez-vous pour la journée d’action pour plus d’information.

Traduction : CG pour BDS France

Source : BDS Movement 




Puma dit que la campagne #BoycottPuma « lui rend la vie misérable »

26 février 2020 par Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI)

Agissez pour dire à Puma d’arrêter de profiter des colonies israéliennes illégales qui rendent misérable la vie des familles palestiniennes.

Un défenseur des droits palestiniens a récemment rencontré par hasard un avocat de Puma qui lui a dit : « Vous nous rendez la vie misérable ».

C’est vrai. Puma dit que les appels de principe des groupes de défense des droits humains et des associations sportives pour que la compagnie mette fin à son soutien aux colonies israéliennes illégales chassant les familles palestiniennes de leurs terres lui rendent la vie misérable. Les colonies israéliennes illégales et l’infrastructure d’occupation associée volent les Palestiniens de leurs terres, séparent les communautés palestiniennes et nient aux Palestiniens leur droit à la liberté de mouvement.

Dites à Puma : Arrêtez de profiter des colonies israéliennes illégales qui rendent misérables les vies palestiniennes.

Puma est le principal sponsor de l’Association de football d’Israël (IFA), qui inclut des équipes dans les colonies israéliennes illégales. Le concessionnaire exclusif de Puma en Israël, Delta, est listé sur la banque de données onusienne des compagnies complices des colonies.

La marque internationalement reconnue qu’est Puma donne une légitimité à la brutale occupation militaire par Israël, permettant à Israël de continuer à étendre ses colonies illégales sur des terres palestiniennes volées en toute impunité.

Puma a bien raison d’être misérable.

La plus grande université de Malaisie a abandonné Puma en tant que sponsor de son équipe de football en réponse à l’appel de plus de 200 équipes palestiniennes #BoycottPuma. Le club de football britannique Chester FC a décidé de ne pas renouveler son contrat avec Puma, mentionnant « des pratiques de travail éthiques » parmi leurs critères. Le club de football de Liverpool, qui était en pourparlers avec Puma, a aussi opté pour un autre sponsor.

Deux jours d’action internationale réussis #BoycottPuma ont donné lieu à des manifestations dans plus de 20 pays et le hashtag a engendré des millions d’impressions.

Dites à Puma : Arrêtez de profiter des colonies israéliennes illégales qui rendent misérables les vies palestiniennes.

Puma est inquiet. Associer sa marque avec le régime d’apartheid d’Israël qui nie les droits humains fondamentaux de millions de Palestiniens porte atteinte à son atout le plus précieux : son image. Aidez-nous à convaincre Puma de faire ce qu’il faut et de mettre fin à son soutien de l’occupation militaire d’Israël.

Et rejoignez le Troisième jour d’action internationale #BoycottPuma, le 25 avril.

Partagez les images sur Twitter, Facebook et Instagram balisant Puma

Traduction : CG pour l’Agence Média Palestine

Source : BDS France Movement




La plus grande université de Malaisie met fin à son contrat avec Puma à cause de son soutien pour les colonies israéliennes illégales

 

25 février 2020, par Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI) 

Puma sponsorise l’Association de football d’Israël (IFA) qui inclut des équipes des colonies, et le concessionnaire exclusif de Puma en Israël, Delta Galil est listé dans la base de données des Nations Unies sur les entreprises liées aux colonies 

La plus grande université de Malaisie, Universiti Teknologi MARA (UiTM), a mis fin à un accord de sponsoring avec la marque mondiale de sportswear Puma à cause du soutien de la compagnie pour les colonies israéliennes illégales en territoire palestinien occupé. 

UiTM, qui avait un contrat de trois ans avec Puma comme sponsor de l’équipe de football de l’université, a confirmé que le contrat n’était pas renouvelé à cause de l’implication de Puma dans les violations des droits humains par Israël.

Puma sponsorise l’Association de football d’Israël (IFA) qui inclut des équipes dans les colonies israéliennes illégales sur territoire palestinien et qui défend leurs intérêts. Les colonies israéliennes sont considérées comme des crimes des guerre selon le droit international. 

Le concessionnaire exclusive de Puma, Delta Galil, est listé dans la base de données des compagnies liées aux colonies récemment publiée par les Nations Unies, à cause de ses branches dans les colonies israéliennes illégales.

Les groupes des droits humains en Malaisie et dans des dizaines de pays du monde entier se sont unis pour soutenir l’appel de plus de 200 équipes palestiniennes à boycotter Puma jusqu’à ce que la compagnie mette fin à son soutien à l’entreprise coloniale d’Israël. 

Le professeur Mohd Nazari Ismail de BDS Malaisie a commenté :

Nous saluons la décision de principe de l’UiTM de mettre fin à son contrat avec Puma, en réponse à l’appel des équipes et des athlètes palestiniens. Le soutien de Puma aux prises illégales de terres par Israël fait de cette compagnie un partenaire indésirable pour tous ceux qui croient que les sports devraient être utilisés pour promouvoir la tolérance et le fair play. Nous continuerons à attirer l’attention sur la campagne mondiale pour boycotter Puma et appellerons toutes les équipes et tous les ahtlètes de Malaisie à abandonner Puma. 

Stephanie Adam de la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) a déclaré :

La décision de Puma de s’associer à l’occupation militaire d’Israël en niant les droits humains fondamentaux de millions de Palestiniens continue à causer des dommages à l’atout le plus précieux de la compagnie, son image de marque. La campagne pour boycotter Puma (#BoycottPuma) ne peut faire que grandir, alors que de plus en plus de joueurs et de fans de ce jeu magnifique prennent conscience du soutien de Puma aux violations des droits humains par Israël. Plutôt que de mettre plus d’efforts dans des tentatives ratées pour détourner les critiques et faire du contrôle de dommages, Puma devrait respecter les principes du sport et mettre fin à son sponsoring de l’IFA. 

Le football club britannique Chester FC a récemment décidé de ne pas renouveler un contrat de sponsoring avec Puma, après avoir déclaré que les « pratiques de travail éthiques » étaient parmi ses critères de sélection. Le club de première ligue Liverpool FC, qui était en pourparlers avec Puma, a aussi opté pour un autre sponsor. Plus de  30 000 e-mails ont été envoyés aux clubs de football britanniques pour les inciter à mettre fin à leurs contrats avec Puma ou à ne pas en signer.

La coordination Boycott Puma planifie son troisième jour mondial d’action le 25 avril avant la rencontre 2020 des actionnaires de Puma.

Trad. CG pour BDS France

Source: BDS Movement