BDS Montpellier : On ne danse pas avec l’apartheid !

Le comité BDS France 34 est intervenu le jeudi 7 juillet 2016 pour dénoncer le soutien de l’ambassade, du Consulat d’Israël (de Marseille) et la présence physique de la consule d’Israël à la représentation donnée  à 20h par la Cie. L-E-V dont l’un des créateurs a longtemps collaboré avec la très pro-gouvernementale  Batsheva Dance Cie. boycottée dans la plupart des pays européens et dans le monde.

Sans doute  ce festival rassemble t-il des compagnies et des artistes de qualité mais il reste et restera entaché par la présence régulière de compagnies israéliennes directement soutenues par l’État israélien. Israël est en effet le seul État qui mentionne officiellement son soutien politique à ses compagnies et artistes et qui envoie son-sa Consul-e assister aux représentations et réceptions officielles. Personne n’oublie ici les propos de G. Frêche, qui se félicitant de la présence des Cie. israéliennes accompagnées de leur Consul, déclarait : « c’est normal, Montpellier est le poste avancé de Tsahal ». Un seul chorégraphe avait quitté la salle.

Le même G. Frèche auquel M. Montanari, directeur inamovible du Festival qui lui doit tout et à qui il rend hommage dans la présentation de ce 36ème festival Montpellier Danse : « (…) nouveau maire (en 1981) d’une ville qu’il secoue vigoureusement pour en faire une métropole qui rayonne au présent (…). La Ville et la région rayonnent en effet, ! elles ont le pompon rouge du chômage.

avec soutien

Cette mention apparait dans tous les éléments de communication

UN FESTIVAL MARQUÉ PAR LA DOXA POLITIQUE ET IDÉOLOGIQUE COLONIALE SOCIALISTE

OPÉRAISRAËL

Depuis des dizaines d’années les socialistes règnent sur la Région et ce festival est politiquement, idéologiquement et sur le plan éthique à leur image.

A ceux qui parfois nous disent lors de nos interventions : « vous mélangez tout, la création et l’art (le théâtre, le cinéma, la danse etc.) n’ont rien à voir avec la politique », nous conseillons la lecture du programme du festival.

Y figurent les principaux acteurs politiques :

  • Audrey Azoulay ministre de la culture et de la communication, qui visiblement n’a rien à dire,
  • Philippe Saurel, Président de la Métropole et maire de la Ville de Montpellier principal partenaire du Festival qui, oubliant les 49.3 « démocratiques » de son ami M. Valls, en entonne la même rengaine de la peur : « à l’heure où la montée des extrémismes de toutes sortes semblent menacer la démocratie (…) », « le Festival a vocation à parler avec les artistes du bassin méditerranéen ». A croire que la Palestine n’en fait pas partie car ses artistes n’y sont jamais invités.
  • Carole Delga, la nouvelle présidente de la nouvelle région, Occitanie qui rappelle que la Culture a vocation à renforcer « La liberté, l’égalité,  la fraternité » rajoutant immédiatement une nouvelle valeur, qu’elle juge déterminante, pour notre avenir : la laïcité.

et les responsables du festival :

  • Michel Miaille président du festival : « Les artistes nous parlent de leur place face aux pouvoirs qui les contraignent souvent  (…) … (…) et » de discours de vérité, d’un dieu qui autorise tous les déchainements de violence (…) » et nous voila sur l’autoroute de l’ennemi extérieur et du choc des civilisations, de la dénonciation sélective des oppresseurs où ne figurent jamais la colonisation et l’oppression israélienne en Palestine mais exclusivement « les musulmans ».
  • Jean-Paul Montanari le directeur de Montpellier Danse et de la cité internationale de la danse. Ici  c’est l’imposture et le détournement assumés. M. Montanari a le toupet d’introduire sa présentation par un extrait du célèbre séminaire d’Alain Badiou « Notre mal vient de plus loin, penser les tueries du 13 novembre ». Réduisant trivialement le « plus loin » de Badiou au kilométrage, à des années de la pensée et des prises de positions de Badiou pour la Palestine, de Badiou, il choisit le « très près »  avec Israël au point d’accepter le soutien de l’ambassade d’Israël à Paris et de s’asseoir à côté de sa consule toujours présente au Festival Montpellier Danse.

Tout est dit..

Naïvement sans doute on aurait tendance à s’indigner et dénoncer l’incohérence de ces discours qui proclament un certain nombre de valeurs et soutiennent explicitement l’apartheid israélien et  ce que l’historien Illan Pappé appelle « le génocide progressif de Gaza ». Mais il n’y a aucune incohérence. En réalité, non seulement la doxa PS et occidentale sur DAESH, sur la démocratie, libération des femmes, la laïcité etc. ne sont pas contradictoires avec le soutien au colonialisme, mais ils sont les piliers constitutifs  du corpus qui fonde les thèses du choc des civilisation et donc le néo-colonialisme contemporain.

Intervention du Comité BDS France 34 le 7 juillet 2016 devant l’Opéra- Comédie à Montpellier

LA NORMALISATION, UN PSEUDO « DIALOGUE » AU SERVICE DE L’OPPRESSEUR

Faire danser des enfants palestiniens avec des enfants israéliens est le thème du film pilote : Dancing in Jaffa » choisit par les organisateurs pour incarner la quintessence de ce qu’il faut faire à la fois pour oublier les massacres, la colonisation mais surtout faire oublier ces mêmes massacres et cette même colonisation.

Ce type d’initiative est dénoncée par le PACBI (Comité Palestinien pour le boycott culturel et universitaire) en tant qu’opération de « Normalisation » :

«  Dans tous ces contextes, le « dialogue » et l’engagement sont souvent présentés comme des alternatives au boycott. Le dialogue, s’il survient en dehors du cadre de résistance que nous avons souligné, devient un dialogue pour le dialogue, et c’est une forme de normalisation qui entrave la lutte pour mettre fin à l’injustice. Le dialogue, les processus de « guérison » et de « réconciliation » qui ne visent pas à mettre fin à l’oppression, indépendamment des intentions qui les sous-tendent, servent à privilégier la coexistence oppressive au détriment de la co-résistance, car ils présument de la possibilité de coexistence avant l’obtention de la justice. L’exemple de l’Afrique du Sud éclaire parfaitement ce point, où la réconciliation, le dialogue et le pardon sont venus après la fin de l’apartheid, et pas avant, indépendamment des questions légitimes soulevées par la persistance de ce que certains ont appelé « l’apartheid économique ».

LES SPECTATEURS NE SONT PAS DES CONSOMMATEURS AVEUGLES ET SOURDS ! Un couple refuse d’aller au spectacle après les explications d’une militante BDSF34…

 

DÉCOLONISONS LES ESPRITS

La logique de la « normalisation » vise à faire croire qu’il est possible de vivre et d’avoir des relations « normales » entre colonisateurs et colonisés. « Il faut penser à la normalisation comme à une « colonisation de l’esprit », par laquelle le sujet opprimé en vient à croire que la réalité de l’oppresseur est la seule réalité « normale » à laquelle il peut souscrire, et que l’oppression est un fait accompli dont il doit s’accommoder. Ceux qui sont impliqués dans la normalisation soit ignorent cette oppression, soit l’acceptent comme le statu quo avec lequel il faut vivre. »([1])

La « normalisation » est l’outil privilégié de la propagande israélienne et de ses agents à l’étranger. C’est également une cible privilégiée à combattre selon le PACBI([2]) et le BNC ([3]) Palestinien qui ont déterminé un certain nombre de critères justifiant ou non le boycott.

Ainsi est sujet à boycott « « la participation à tout projet, initiative ou activité, en Palestine ou internationalement, qui vise (implicitement ou explicitement) à réunir des Palestiniens (et/ou des Arabes) et des Israéliens (individus ou institutions) sans que ce projet, initiative ou activité ait comme objectif la résistance à et la dénonciation de l’occupation israélienne et de toutes les formes de discrimination et d’oppression contre le peuple palestinien. » (2) ([1] ).

Car vous l’aurez compris, le boycott ne vise ni les personnes, ni les œuvres mais leur instrumentalisation institutionnelle par l’État israélien et ses représentants. Comme le déclare Omar Barghouti dans une interview en 2015 :

« Notre combat non violent n’a jamais été contre les Juifs ou les Israéliens en tant que Juifs, mais contre un régime injuste qui asservit notre peuple par le biais de l’occupation, de l’apartheid et de la négation des droit des réfugiés tels que définis par l’ONU. Nous sommes fiers du nombre disproportionnellement élevé d’activistes juifs au sein du mouvement BDS, particulièrement aux États-Unis.

« Faire l’amalgame entre les boycotts honorés par le temps et s’appuyant sur les droits de l’homme, contre les violations par Israël du droit international, et le racisme anti-juif est non seulement incorrect, mais c’est également une tentative raciste de mettre tous les Juifs dans le même sac et de les impliquer dans les crimes d’Israël contre les Palestiniens.

« L’accusation de racisme lancée par Israël contre le mouvement BDS, c’est comme si le Ku Klux Klan avait accusé Martin Luther King Jr. et Rosa Parks de racisme ! C’est vraiment de la propagande flagrante ! »

___________________

450 tracts ont été  distribués pendant l’action du 7 juillet 2016, contre la présence de la consule à l’Opéra Comédie.

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450 tracts ont été distribué, de nombreuses discussions…

 

[1] http://www.ism-france.org/analyses/L-exceptionnalisme-d-Israel-Normaliser-l-anormal-article-16485

[1] http://www.ism-france.org/analyses/L-exceptionnalisme-d-Israel-Normaliser-l-anormal-article-16485

[2] PACBI : Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel

[3] BNC : Comité National Palestinien du BDS

 

 

 




BDS Montpellier : Embargo militaire contre Israël – Fin du blocus de Gaza !

 

Samedi 9 juillet 2016, malgré les interdictions et l’acharnement de la Mairie contre le comité BDS France 34, celui-ci a tenu son rassemblement d’information et ainsi répondu sur le terrain à l’appel du BNC Palestinien : Embargo militaire contre Israël et fin du blocus de Gaza. 800 tracts ont été distribués et nous avons reçu un vrai soutien des montpelliérains et des encouragements de nombreux passants.

La chasse au BDS est telle que la mairie a envoyé sa police pour faire retirer les drapeaux fixés sur la rampe de sortie du parking au prétexte que c’est « un espace public municipal » !!
Mal lui en a pris car une dizaine de passants-tes ont à notre demande pris les drapeaux et banderole de Gaza et les ont maintenus !! Avec ce soutien populaire le BDS ne pourra pas être vaincu ! Ils ne nous ferons pas taire !!

Liberté,  Egalité et Justice pour le Peuple Palestinien ! !

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Voir la vidéo de l’intervention :

 




Onze signes de la croissance continue de BDS en dépit de la guerre que mène Israël pour le réprimer

    Le BNC, 7 Juillet 2016

33333-600x400Des militants palestiniens ont lancé des campagnes populaires de boycott en Cisjordanie au cours des derniers mois

 

Le mouvement mondial de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) à direction palestinienne a été lancé il y a 11 ans comme moyen non violent et efficace pour des personnes et organisations progressistes du monde entier, pour soutenir la lutte du peuple palestinien pour nos droits sous l’égide du droit international.

Inspiré par la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud et par le mouvement américain pour les droits civils, BDS est aujourd’hui largement reconnu pour son impact stratégique dans le défi qu’il lance au soutien international au régime israélien d’occupation, au colonialisme de peuplement et à l’apartheid exercé sur le peuple palestinien.

Ayant échoué à arrêter la propagation enthousiasmante du mouvement BDS dans le monde, Israël a lancé une guerre désespérée et dangereuse de répression et de diabolisation contre le mouvement, qui n’est pas sans nous rappeler les moments les plus sombres du Maccarthisme aux États Unis.

Pour autant, le soutien à BDS non seulement n’a cessé de croître, mais s’est accéléré. Des gouvernements occidentaux, des partis politiques majeurs et les plus grosses organisations mondiales de défense des droits humains ont récemment reconnu BDS comme moyen légitime de défendre et de faire campagne pour la liberté des Palestiniens, la justice et l’égalité.

Ce qui suit est un aperçu des développements du mouvement BDS en 2016. Nous avons aussi publié un tour d’horizon des succès les plus marquants de BDS en 2014 et 2015.

 

  1. Notre campagne pour le Droit au Boycott (#RightToBoycott) reçoit un soutien dans la population et de la part de gouvernements

À la demande d’Israël, les gouvernements des États Unis, du Royaume Uni, de France, du Canada et d’ailleurs cherchent à réprimer BDS. Israël a interdit de déplacement Omar Barghouti, cofondateur du mouvement BDS, et annonce que son statut de résidant pourrait être remis en cause.

Des organisations importantes et même des gouvernements admettent que la guerre engagée par Israël pour réprimer BDS est une remise en cause dangereuse des libertés fondamentales.

Des représentants des gouvernements de Suède, d’Irlande et des Pays Bas ont publiquement justifié le droit à défendre et à faire campagne pour les droits des Palestiniens dans le cadre du droit international, via BDS, et des organisations comme Amnesty International, la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) et l’Union Américaine pour les Libertés Civiles ont fait de même.

Plus de 23 000 personnes ont signé notre appel à l’ONU au sujet de #RightToBoycott et un témoignage a été récemment présenté en ce sens au Conseil des Droits Humains de l’ONU.

À la suite d’autres journaux américains parmi les principaux, le Los Angeles Times a publié mardi un éditorial intitulé « les boycotts d’Israël sont une forme protégée de liberté d’expression ».

Loin de ralentir le soutien à notre mouvement BDS, la guerre antidémocratique que mène Israël pour le réprimer a apporté au mouvement davantage de notoriété et une audience renouvelée.

 

  1. La campagne Stop G4S gagne de la puissance et s’étend dans le monde

 g4sAction #StopG4S pour la journée 2016 des prisonniers palestiniens au Liban

 

La campagne internationale de pression sur G4S pour qu’il mette fin au rôle qu’il joue dans le système carcéral israélien, dans la police, les checkpoints et les colonies illégales, a rencontré des succès impressionnants en 2016.

La campagne BDS a conduit directement G4S à la perte de contrats avec trois agences de l’ONU en Jordanie, avec un revendeur important en Colombie et à un fonds du gouvernement koweïtien qui a désinvesti de G4S. Cela s’inscrit dans la suite d’une série de victoires dans les campagnes menées ces deux dernières années, au cours desquelles des associations et des investisseurs dans le monde entier, depuis la Fondation Bill et Mélinda Gates jusqu’à l’Église Méthodiste Unitaire, ont fait de même.

Des syndicats et des groupes de campagne aux USA, en Égypte, en Uruguay, au Chili et au Liban intensifient leur campagne G4S et celle-ci est activée dans plus d’une douzaine de pays.

Lors de la réunion de ses actionnaires en juin, G4S a répété l’annonce faite en mars, selon laquelle il a l’intention de vendre sa filiale israélienne. La compagnie n’est toutefois pas allée jusqu’à certifier qu’elle mettrait fin à tous les aspects de son engagement dans le système carcéral israélien ou dans d’autres violations des droits humains.

 

  1. Nos campagnes contre la complicité des entreprises sont plus efficaces que jamais

 0clip_image006Une campagne à Bahia, au Brésil, qui a réussi à obtenir des autorités de l’État qu’elles cessent de collaborer avec la compagnie des eaux israélienne, Mekorot.

 

En janvier, le géant français des télécom a mis fin à son contrat de franchise avec Partner Communications en réponse à une campagne en France et en Égypte sur le soutien de Partner à l’occupation israélienne.

Le même mois, la compagnie irlandaise CRH a vendu sa filiale israélienne, les ciments Nesher, à la suite d’une pression publique sur la fourniture de ciment par Nesher au mur israélien de l’apartheid et aux colonies.

Reebock, le géant des vêtements de sport, a annulé la livraison d’une édition spéciale d’un modèle de baskets célébrant le « Jour de l’indépendance israélienne », suite à une énorme protestation sur les réseaux sociaux.

En avril, l’état brésilien de Bahia est la dernière entité publique en date à mettre fin à sa collaboration avec la société des eaux de l’État israélien, Mekorot, sur le rôle qu’elle joue dans le vol de l’eau palestinienne.

  1. Des gouvernements locaux rejoignent le mouvement BDS et se déclarent Zones libres de l’apartheid israélien

Plus de 50 municipalités espagnoles se sont déclarées, par vote, Zones libres de l’apartheid israélien.

En France, le conseil municipal de Bondy, en banlieue parisienne, a voté « de ne plus acheter de produits des colonies israéliennes » et il a déclaré le boycott légitime comme tactique.

Au Royaume Uni, la Cour Suprême a pris une décision le mois dernier en vue de favoriser les conseils municipaux qui soutiennent le boycott de l’occupation israélienne, ce qui confirme leur droit de le faire dans le cadre d’un procès intenté par un lobby pro israélien.

  1. Des Églises américaines importantes désinvestissent de sociétés complices

Des églises et des confessions religieuses dans tous les États Unis prennent des décisions en soutien au désinvestissement et autres mesures de redevabilité contre le régime d’oppression d’Israël.

L’Église Presbytérienne (USA) a récemment poursuivi son action sur la base de son vote de 2014 en soutien au désinvestissement de ceux qui profitent de l’occupation, par une série de motions comprenant un appel à la société américaine RE/MAX pour qu’elle mette fin à son implication dans la vente de maisons dans les colonies israéliennes illégales et par un appel à « l’étude et à la prière » de l’appel palestinien au BDS.

En janvier, l’Église Méthodiste Unitaire a annoncé qu’elle désinvestissait des banques israéliennes qui financent l’occupation. L’Alliance Baptiste a annoncé en avril qu’elle désinvestirait des sociétés complices de l’occupation israélienne. La Conférence des Supérieurs Majeurs, un groupe de dirigeants catholiques, a publié en mars une déclaration de soutien au boycott et aux actions de désinvestissement.

 

  1. Le soutien au boycott académique et à BDS sur les campus continue à se développer

 0clip_image008Militants de l’Université du Chili lors de leur campagne victorieuse pour le referendum

À ce jour en 2016, des syndicats étudiants et des associations de plus de dix universités ont voté le soutien au désinvestissement ou à d’autres mesures de BDS.

Au Royaume Uni, le vote des étudiants de University College à Londres et de l’Université d’Edimbourg fait de leurs syndicats les derniers en date à adopter BDS et la campagne des Étudiants Noirs du syndicat national étudiant a réaffirmé par un vote son soutien à BDS et sa défense du mouvement BDS contre les efforts d’Israël et du gouvernement britannique pour le réprimer.

L’activisme sur les campus se développe aussi actuellement en Amérique Latine : plus de 200 universitaires brésiliens se sont engagés à soutenir le boycott académique. En janvier, les étudiants de l’Université du Chili ont voté le soutien à BDS.

 

  1. La 12ème Semaine de l’Apartheid Israélien a été la plus importante à ce jour

La semaine de l’apartheid israélien de cette année a été la plus importante à ce jour, des groupes s’étant mobilisés dans plus de 225 villes et campus universitaires. La croissance de la semaine de l’apartheid israélien dans des pays d’Amérique latine et dans le monde arabe est particulièrement stimulante.

 

  1. Des partis politiques de premier plan s’engagent dans des actions liées à BDS ou soutiennent le droit à BDS

En avril, deux partis politique néerlandais distincts, D66 et le parti de gauche vert, ont voté des motions appelant à des sanctions vis-à-vis d’Israël.

Pas plus tard que la semaine dernière, l’Internationale Socialiste (SI) a déclaré reconnaître la légitimité et l’efficacité de BDS. SI est une énorme association regroupant plus de 150 partis politiques socialistes et sociaux-démocrates de plus de 100 pays dans le monde. Elle comporte de nombreux partis de gouvernement, notamment d’Allemagne, d’Afrique du Sud, de France, du Chili, d’Italie, du Mexique, du Portugal, entre autres.

 

  1. Les plus gros syndicats mondiaux continuent à rejoindre et à soutenir le mouvement BDS

Quelques uns des plus gros syndicats du Royaume Uni ont récemment apporté leur soutien à la campagne Stop G4S en appelant la compagnie à mettre fin à son rôle dans les prisons israéliennes, les checkpoints et l’armée.

En mai, la Fédération Uruguayenne des Travailleurs des Services et du Commerce (FUECYS) a appelé au boycott des produits israéliens et a demandé aux entreprises en Uruguay de casser leurs liens avec le régime d’apartheid israélien.

 

  1. L’ ONU crée une base de données des corporations qui facilitent l’occupation israélienne

Le 24 mars, le Conseil des droits humains de l’ONU a pris un engagement sans précédent en décidant de créer une base de données intégrant toutes les corporations dont les activités contribuent à l’entreprise de colonisation illégale d’Israël dans les Territoires palestiniens occupés, dont Jérusalem Est.

 

  1. Le mouvement BDS est plus stimulant et bien organisé en réseau que jamais

En considérant la croissance et la force de notre mouvement alors qu’il entre dans sa douzième année, nous sommes stimulés par la détermination et l’engagement de ceux qui mènent d’incroyables campagnes et des organisations qui forment notre mouvement.

Le mouvement palestinien BDS construit de nouveaux liens et des relations avec les luttes pour la justice raciale, de genre, économique, sociale et climatique dans le monde. La compréhension que cette lutte pour les droits des Palestiniens est partie prenante d’une lutte mondiale plus large  pour un monde basé sur la liberté, la justice, l’égalité des droits et une paix globale pour tous, s’élargit.

Le mouvement BDS inspire les Palestiniens et les gens de conscience de par le monde pour dire la vérité à ceux qui ont le pouvoir, défier les structures de pouvoir hégémoniques, racistes, et pour affirmer que les droits des Palestiniens doivent être respectés et mis en œuvre.

Traduction SF pour BDS France

Source: BDS Movement




L’internationale Socialiste reconnaît BDS comme une tactique légitime contre l’occupation israélienne

Réunion du Conseil de l’Internationale socialiste*
Siège des Nations unies à Genève
1-2 juillet 2016
*Déclaration sur la question palestinienne*

Réuni aux Nations unies à Genève, les 1er et 2 juillet 2016, le Conseil de l’Internationale socialiste a tenu des discussions sur le thème de la paix et de la sécurité internationales et a réfléchi sur les perspectives de paix au Moyen-Orient.

Rappelant ses précédentes déclarations, en particulier lors de ses Conseils de New York en juin 2010, d’Istanbul en novembre 2013, de décembre 2014 et de juillet 2015, l’Internationale socialiste réaffirme le droit du peuple palestinien à l’autodétermination, y compris le droit de disposer d’un État indépendant de Palestine dans les frontières de juin 1967 et avec Jérusalem-Est comme capitale, et réaffirme son engagement, conformément aux lois internationales, à mettre définitivement un terme à l’occupation israélienne de l’État palestinien qui a débuté en 1967, et ce, afin d’en arriver à une solution à deux États souverains et démocratiques pour tous leurs citoyens, ainsi qu’à une solution équitable de la question des réfugiés palestiniens sur base de la Résolution 194 de l’ONU.

Après plus de 23 ans d’incapacité à réaliser la paix par le biais de processus de paix bilatéral, nous croyons que le temps est venu pour la communauté internationale de prendre (collectivement) ses responsabilités en fonction du droit international afin de mettre un terme à l’occupation de l’État palestinien et à toutes les entraves à l’exercice par le peuple palestinien de son droit à l’autodétermination.

Rappelant leur déclaration concernant le Moyen-Orient lors du Conseil d’Athènes en 2011, où nous avions réclamé la reconnaissance de l’État de Palestine, les membres de l’Internationale socialiste réaffirment leur engagement à :

  1. Soutenir la reconnaissance immédiate et inconditionnelle de l’État de Palestine dans les frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale ;
  2. Soutenir un rôle international plus important par le biais d’une conférence internationale qui réunira divers acteurs internationaux venus de différentes régions afin de faire activement campagne pour une paix équitable et durable, s’appuyant sur le droit international pour Israël et la Palestine, y compris la cessation définitive de l’occupation qui a débuté en 1967 ;
  3. Soutenir une cessation totale de toutes les activités de colonisation, y compris dans Jérusalem-Est, la fin immédiate de la destruction d’habitations et de la déportation de Palestiniens ;
  4. Encourager l’approche non violente, à tous les niveaux et par toutes les parties, et exiger la cessation immédiate de toutes formes de violence exercées par la puissance occupante et les colons israéliens à l’encontre de la résistance non violente palestinienne ;
  5. Réclamer la libération immédiate de tous les prisonniers palestiniens et tout particulièrement des membres élus du Conseil législatif palestinien, des mineurs âge et des risonniers en détention administrative ;
  6. Condamner sévèrement le blocus illégal de la bande de Gaza par les forces armées israéliennes, et appeler le gouvernement israélien à lever immédiatement le siège de la bande de Gaza et de permettre ainsi la liberté de circulation pour les personnes et les marchandises entre Gaza et la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est.

Le Conseil soutient la solidarité internationale avec la Palestine. L’Internationale socialiste reconnaît que le mouvement non violent BDS exerce une pression sur l’occupation israélienne. L’Internationale socialiste exige la fin de l’occupation, du système de ségrégation et de toutes formes de discrimination à l’égard des Palestiniens, y compris ceux qui vivent dans le Néguev ; il confirme en outre le droit des personnes à jouir d’une égalité complète et à retourner dans leurs communautés détruites, et ce pour la sauvegarde des deux peuples et la garantie de leur avenir.

 

Source : http://www.socialistinternational.org/images/dynamicImages/files/Palestine_EN.pdf




Solidarité avec nos frères et sœurs de Gaza

Solidarité avec nos frères et sœurs de Gaza

IMPOSER UN EMBARGO MILITAIRE SUR ISRAËL

METTRE FIN À DIX ANS DE SIÈGE DE GAZA

  • 2 300 Palestiniens tués lors de l’attaque israélienne de 2014 sur Gaza
  • 30 milliards de dollars d’aide américaine à Israël de 2008 à 2018
  • 60% des drones fabriqués dans le monde le sont par Israël

BDSmovement.net – StopArmingIsrael

 

Dix ans de siège, deux ans depuis le massacre israélien de 2014 – il est grand temps de rendre des comptes et qu’un embargo militaire à double sens soit lancé sur Israël !

Un message du Comité National Palestinien de BDS, la plus large coalition d’organisations de la société civile palestinienne qui dirige le mouvement de Boycott, de Désinvestissement et de Sanctions (BDS) pour les droits des Palestiniens.

Il y a deux ans, Israël a engagé une attaque militaire brutale sur les Palestiniens de Gaza, au cours de laquelle plus de 2 300 Palestiniens ont trouvé la mort et où 100 000 personnes ont été déplacées.  Israël a délibérément attaqué des zones entières occupées par des civils à Gaza et a infligé autant de souffrances humaines qu’il a pu.

L’ONU et les organisations de défense des droits humains ont documenté les crimes de guerre commis par Israël pendant le massacre. Gaza vient d’entrer dans sa dixième année de siège, une politique décrite par l’historien israélien Ilan Pappe comme un « génocide progressif ». Le siège a presque complètement empêché une reconstruction significative depuis l’attaque de 2014.

Comme Abdulrahman Abunahel, notre coordinateur à Gaza le dit, « un de mes soucis est que plus Israël maintient le siège de la plus grande prison à ciel ouvert du monde , plus la communauté internationale officielle s’adapte et accepte la réduction graduelle et délibérée de Gaza en une prison inhabitable où près de 2 millions de Palestiniens sont confrontés à une mort lente ».

« Mais en tant que réfugié vivant à Gaza, il ne suffit pas d’appeler à la fin du siège israélien. Il nous faut développer notre campagne BDS jusqu’à ce que le peuple palestinien puisse exercer son droit à l’autodétermination, y compris le droit des réfugiés au retour dans leur maison ».

Aidez nous à faire passer le mot : cliquez ici pour partager notre présentation graphique sur Gaza et la campagne pour un embargo militaire sur Facebook

Israël est capable de mener ses attaques militaires violentes et de réprimer la résistance populaire palestinienne en toute impunité. Comme l’établit notre fiche Links that Kill fact sheet (Fiche sur les Liens qui tuent), Israël ne peut faire cela que grâce à l’énorme commerce des armes et à la coopération militaire, dont la recherche, qu’il maintient avec divers pays dans le monde.

Au cours de la période 2009-2018, les États Unis ont fourni une aide militaire à Israël d’une valeur de 30 milliards de dollars. Pour la seule année 2014, l’UE a exporté pour plus d’un milliard de dollars d’armes vers Israël (essentiellement d’Allemagne) et les importations en Europe d’armes israéliennes ont atteint le montant gigantesque de 1,6 milliards de dollars en 2015.

Tandis que l’Inde, la Colombie et le Brésil demeurent les premiers importateurs d’armes israéliennes, il a été récemment révélé que des livraisons d’armes israéliennes ont servi à des crimes contre l’humanité au Rwanda et au Sud Soudan, entre autres.

Israël se sert de ses attaques criminelles contre les Palestiniens pour tester sa technologie militaire et ensuite exporter ses armes « testées sur le terrain ». Jusqu’à 85% de la production de l’industrie israélienne d’armement sont exportés et 60% de la production mondiale de drones sont israéliens.

Israël ne se contente pas d’opprimer les Palestiniens – il exporte son modèle implacable de sécurisation et de répression militarisée dans le monde. Depuis les rues de Ferguson jusqu’aux favelas de Rio et aux frontières de la forteresse Europe, les armes israéliennes et des techniques cruelles maintiennent l’oppression.

Notre campagne pour un embargo à double sens contre Israël se développe.  Plus d’une douzaine de banques ont désinvesti de Elbit Systems à cause de son rôle dans la violence militaire d’Israël, par exemple.

Partagez s’il vous plaît notre présentation sur Facebook et consultez notre fiche explicative pour plus d’idées sur la manière de s’engager.

Nous venons de publier un tour d’horizon de l’impact et du développement du mouvement BDS jusqu’en 2016. Nous sommes stimulés par la façon dont le mouvement continue à grossir et à défier le soutien international aux crimes d’Israël, bien qu’Israël fasse tout ce qu’il peut pour attaquer et saper notre mouvement.

Regardez ce bilan et pensez à le partager avec votre famille, vos amis, et vos collègues.

Merci pour votre soutien continu à notre lutte non violente pour la liberté, la justice et l’égalité.

Le Comité National Palestinien BDS (BNC)

Traduction SF pour BDS France




Lettre ouverte au Ministre de la Défense J-Y Le Drian: Non à l’achat de drones israéliens par la France !

Lettre ouverte au Ministre de la défense Jean Yves Le Drian

NON A L’ACHAT DE DRONES DE RECONNAISSANCE ISRAÉLIENS PAR L’ARMÉE FRANÇAISE !

Paris, le 5 juillet 2016

Monsieur le Ministre de la Défense,

L’armée de Terre cherche à renouveler ses drones de reconnaissance [*]. D’où la procédure d’acquisition en cours, qui porte selon la presse sur 210 appareils (répartis en trois lots) pour plus de 100 millions d’euros.

Parmi les choix possibles figure une version modernisée du Skylark 1LE de la société israélienne Elbit Systems.

Comme vous le savez, l’entreprise israélienne Elbit Systems équipe électroniquement le mur déclaré illégal par la Cour Internationale de Justice, qui emprisonne la population palestinienne de Cisjordanie, isole des villages et entrave l’accès aux terres cultivables.

De plus, comme le revendiquent pleinement les acteurs principaux du complexe militaro-industriel israélien, dont Elbit Systems, la population palestinienne sert de cobaye pour tester leurs armes, en toute violation de la 4ème convention de Genève (comme ce fut notamment le cas lors des offensives militaires contre Gaza).

Les États, dont la France, au regard de ses engagements européens et internationaux, ont pour obligation de garantir qu’Israël, comme tout autre État, se conforme au droit international.

Si l’achat du Skylark 1LE se confirmait, vous porteriez, avec l’ensemble du gouvernement, la responsabilité du manquement de la France à ses obligations mais aussi d’un soutien de fait à une industrie militaire israélienne au service d’une politique coloniale, meurtrière et illégale.

Refusant, en tant que citoyens, toute complicité avec cette politique, et rejoignant l’appel de la société civile palestinienne à la mise en œuvre d’un embargo militaire international contre l’Etat d’Israël jusqu’à ce qu’il respecte le droit international, nous vous demandons de rejeter l’offre de la société Elbit Systems.

Campagne BDS France et AFPS

Avec le soutien de la Plateforme des ONG pour la Palestine

[*] Drones de reconnaissance au contact (DRAC) Utilisés par les unités d’artillerie, les DRAC sont, en quelque sorte, des « jumelles déportées » dans la mesure où ils permettent de collecter des informations, de jour comme de nuit et en temps réel, sur une dizaine de kilomètres.

ENGLISH:


Open Letter to the French Minister of Defence

NO TO THE PURCHASE OF ISRAELI RECONNAISSANCE DRONES BY THE FRENCH ARMY!

Paris, 5 July 2016

Sir,

The army intends to renew its fleet of reconnaissance drones [*]. Hence the acquisition process currently underway which, according to the press, involves 210 aircraft, divided into three lots, for a value of more than 100 million euros.

Among the possible choices is a modernised version of the Skylark 1LE, developed by the Israeli company Elbit Systems.

As you know, Elbit Systems provides the electronic detection system for the wall that has been declared illegal by the International Court of Justice, the wall that imprisons the Palestinian population of the West Bank, that isolates its villages and hinders the acces to its arable land.

Moreover, as is clearly asserted by major actors of the Israeli military-industrial complex, including Elbit Systems, the Palestinian population is used as a guinea pig to test weapons, which is in total violation of the Fourth Geneva Convention (as was especially the case during the military offensives against Gaza).

States, including France, in view of their European and international commitments, are obligated to ensure that Israel, like any other state, complies with international law.

If the purchase of the Skylark 1LE were confirmed, you would bear responsibility, along with the government, for the failure of France to live up to its obligations, and also responsibility for de facto support to an Israeli military industry which is in the service of colonial, murderous and illegal policies.

In refusing, as citizens, any collusion in those policies, and in joining the appeal by Palestinian civil society for an international military embargo against the State of Israel until it respects international law, we ask you to reject the bid by Elbit Systems.

BDS France Campaign and the France-Palestine Solidarity Association

Endorsed by the Platform of French NGOs for Palestine

[*] Close-range reconnaissance drones, known as DRACs in French, are used by artillery units, and are, in a way, « remote binoculars » in the sense that they can collect information, by day or by night and in real time, over a range of several miles.




Procès BDS Toulouse : Ils ne nous feront pas taire !

Bernard, Jean-Pierre, Loïc et Yamann, militantEs BDS (Boycott – Désinvestissement – Sanctions) étaient convoquéEs devant le tribunal correctionnel de Toulouse le jeudi 30 juin. Déjà reporté le 9 décembre dernier, le procès est renvoyé une nouvelle fois au 22 septembre et encore une fois à la demande des officines pro-israéliennes déclarées parties civiles.

Les 4 prévenus sont poursuivis au départ pour « entrave à l’exercice normal d’une activité économique » sur dénonciation de la LICRA locale et du BNVCA reprise par le procureur. Le dossier « entrave » était tellement peu sérieux que deux nouvelles officines (France Israël et Avocats sans frontières) ont lancé une seconde accusation, pour les mêmes faits, via une « citation directe » celle « d’incitation à la discrimination… liée à une nation », basée sur la loi de la presse.

Les 4 officines auxquelles s’est joint, à la dernière minute et pour la première fois dans un procès contre le mouvement BDS, le CRIF Toulouse (Conseil prétendument Représentatif des Institutions Juives de France) ont prétexté ne pas avoir eu le temps de travailler les conclusions de la défense communiquées, à leur avis, trop tard. Alors qu’aucune d’entre elles n’a remis une seule ligne de conclusion ! Qu’à cela ne tienne, le procureur est venu porter secours aux parties civiles empêtrées dans l’imbroglio juridique qu’elles ont elles-mêmes créé en soutenant le report.

Pendant ce temps-là, à peu près 300 personnes venues de toutes les régions de France (Marseille, Lyon, Paris, Bordeaux, Perpignan, Couserans, Montauban, Figeac, Nîmes, Albi, Pau, Auch, Agen, Montpellier…) ont participé au rassemblement de soutien devant le tribunal. Une réussite par le nombre et la diversité des participants qui s’appuie sur une campagne unitaire de longue haleine. De nombreux messages de soutien d’organisations, de personnalités et de simples citoyens sont parvenus de toute la France et aussi de l’étranger.

Le CRIF et le gouvernement français relaient la stratégie de l’État d’Israël dans sa campagne de diffamation et d’intimidation contre BDS considéré comme une « menace stratégique ». Cette stratégie d’usure et de pressions, loin d’affaiblir la détermination de ceux qui luttent pour la justice et les droits des palestiniens, apparaît de plus en plus clairement comme une atteinte délibérée contre la liberté d’expression et renforce une solidarité active de tous ceux qui y sont attachés.

Il nous faut donc maintenant continuer à construire cette campagne en vue de préparer le rassemblement du jeudi 22 septembre à partir de 13h devant le tribunal de Toulouse, poursuivre la signature de la pétition et le soutien financier plus que jamais nécessaire.

Comité BDS France Toulouse
Le 4 juillet 2016




Toulouse : Procès BDS reporté au 22 septembre

Plus de 250 personnes venues d’un peu partout en France ont assisté le 30 juin dernier au rassemblement de soutien à nos camarades de BDS de Toulouse Bernard, Loic, Jean Pierre et Yaman scandaleusement poursuivis suite notamment à une dénonciation locale de la LICRA  pour de simples distributions de tracts BDS devant des supermarchés

 

Le procès a été reporté au 22 septembre prochain, à la demande des officines sionistes, qui manifestement ne supportent pas l’audience grandissante des nombreuses voix qui s’élèvent pour la liberté d’expression de BDS.

Ainsi le CRIF local s’est ajouté aux parties civiles  déjà existantes. Une deuxième plainte pour “incitation à la discrimination” a été ajoutée par ces relais du régime israélien d’apartheid à la première qualification ‘d’entrave à l’activité économique”.

La Campagne BDS France vous donne donc à nouveau rendez vous le 22 septembre prochain, plus que jamais déterminée à amplifier cette mobilisation!

Relaxe immédiate pour nos camarades!

Voir les nombreux communiqués de soutien de plusieurs associations et organisations en soutien aux 4 militant-e-s poursuivis de Toulouse:

Procès de Toulouse : Communiqués de soutien aux 4 militant-e-s poursuivis

 




Convergence d’actions BDS sur LIDL , fin 2015 – début 2016

Trente-six actions ont été menées d’octobre 2015 à juin 2016 sur 41 magasins LIDL dans 20 villes *(voir les CR dans le fichier joint) par plus de 390 militantEs de 18 collectifs, comités  et groupes locaux BDS France (8), AFPS (5) ou AFPS-BDSF (5), certains regroupant plusieurs dizaines d’associations, syndicats, partis.

Ils/elles ont demandé à LIDL de retirer de la vente les produits des colonies israéliennes en territoire palestinien, notamment les fruits et légumes commercialisés par Mehadrin.

Une partie des actions ont aussi demandé à LIDL de retirer les plaintes déposées par 4 magasins de Montpellier contre des militants de BDS 34.

La lutte continue pour atteindre ces objectifs.

* Montpellier (10/10 ; 23/01 ; 06/02 ; 20/02 ; 27/02 ; 02/03 ; 12/03 ; 26/03 ; 16/04 ; 03/06) ; Perpignan (06/02;23/04 ; 30/04 ; 07/05) ; Lyon (13/02 ; 23/04 ; 21/05) ; Tours (04/06 ; 11/06 ; 30/06) ; Paris (02/04 ; 23/04) ; Nimes (13/02 ; 04/06) ; Lannion (17/10) ; St-Quay Perros (17/10) ; Annonay (07/11) ; Valence (07/11) ; Albertville (22/03) ; Pau (02/04) ;  Vandeuvre (01/04) ; Nancy (02/04) ; Fontenay-sous-Bois (16/04) ; Saint-Etienne (16/04) ; Thionville (16/04) ; Metz (07/05) ; Clermont-Ferrand (03/06) ; Lamalou-les-Bains (11/06)

N.B. ces actions font suite à la journée nationale LIDL du 23 mai 2015 (actions dans 13 villes : http://www.bdsfrance.org/action-nationale-contre-lidl-23-mai-2015/ ) et à d’autres actions antérieures depuis novembre 2014 (voir notamment 15 actions au moins sur le site BDSF et 3 actions sur le site AFPS, dans plus d’une douzaine de villes)




Alertez vos parlementaires en urgence – Droit Au Boycott

Le projet de loi « Égalité et citoyenneté » est débattu à partir de ce lundi à l’Assemblée nationale. Le vote pourrait intervenir dès le 29 juin. Selon son résultat, la loi pourrait faciliter les attaques contre l’appel au boycott ou au contraire nous permettre de développer notre campagne contre l’impunité et les violations du droit international.

Lors de son intervention le 7 mars 2016 au dîner du Crif, Manuel Valls avait déclaré « la disposition visant à sortir les délits antisémites et racistes du droit de la presse pour les faire rentrer dans le droit commun figurera dans le projet de loi Égalité et citoyenneté ». Il faisait ainsi allusion à la circulaire Alliot-Marie qui, bien que visant à protéger du racisme et de l’antisémitisme, a été détournée de son objet en criminalisant l’appel au boycott.

Avec le projet adopté en l’état, nos adversaires seront moins contraints par des obstacles liés à la procédure ou aux délais de prescription.

Dix députés (Pouria Amirshahi, Alexis Bachelay, Jean-Jacques Candelier, André Chassaigne, Yves Daniel, Hervé Féron, Jacqueline Fraysse, Michel Ménard, Noël Mamère, Gabriel Serville), répondant aux demandes de la Plateforme Palestine et de l’AFPS, ont déposé 2 amendements destinés à exclure les actions de boycott citoyens du champ d’application des dispositions contre le racisme et l’antisémitisme, précisant que :

  • « Ne constitue pas une provocation à la discrimination le fait d’appeler au boycott de produits ou de services concourant à la politique contestée d’un État. » ;
  • Et ajoutant une exception à l’article 225-3 du Code pénal : « Aux refus d’achat de produits ou de services, ou à des producteurs concourant à la politique contestée d’un État. »

Nous vous invitons à alerter vos parlementaires (ou du moins celles et ceux qui peuvent être sensibles à cette question) pour qu’ils soient présents et votent ces amendements.

Vous trouverez ci-joint un modèle de courrier à envoyer aux députés (pouvant être adapté en fonction des cibles), ainsi que les 2 amendements avec l’exposé des motifs.

L’adoption de ces amendements serait une véritable victoire pour le mouvement de solidarité et au-delà pour nos amis palestiniens.

Amendements d’Alexis Bachelay au projet de loi égalité et citoyenneté

Modèle de courrier aux députés

Source : http://www.ujfp.org/spip.php?article5035




Procès de Toulouse : Communiqués de soutien aux 4 militant-e-s poursuivis

Liste des communiqués de soutien :

 


Soutiens de personnalités :

 

 


 

 

 

Déclaration de Ghislain Poissonnier, magistrat:

« J’apporte mon soutien sans réserve aux quatre militants pro-BDS convoqués au Tribunal de Toulouse le 30 juin.

 

Il leur serait notamment reproché d’avoir distribué aux passants un tract intitulé « Boycott d’Israël : ça marche ! ».

Le tract en question explique notamment qu’en Europe, « depuis 5 ans, des chaînes de magasin et même des banques refusent le commerce avec Israël ». Il donne des exemples en Grande-Bretagne, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Norvège d’entreprises européennes ayant fait le choix de ne plus commercer avec des sociétés israéliennes ou de désinvestir d’Israël.

 Le tract demande ensuite à une entreprise française de grande distribution (Auchan) de cesser la vente dans ses magasins de produits de certaines sociétés israéliennes telles que Mehadrin (fruits et légumes distribués sous les marques Jaffa, Carmel, Top, Haidikaim, Jordan River etc.) et Sodastream (appareils gazéificateurs), parce que ces entreprises sont impliquées dans la colonisation israélienne de Cisjordanie, déclarée comme illégale par tous les organes des Nations Unies. L’implication de Mehadrin et de Sodastream dans la colonisation est de notoriété publique et est évidemment un choix de la part des dirigeants de ces entreprises, choix encouragé par le gouvernement israélien sous la forme d’avantages réglementaires, financiers, fiscaux, sociaux etc.

 Le tract demande enfin à une société française de télécommunications (Orange) de rompre son partenariat avec une société israélienne (Partner Communication) impliquée, elle aussi, dans la colonisation. Cette demande a d’ailleurs été reprise en mai 2015 par de grandes ONG françaises (CCFD, FIDH, LDH) et des syndicats français (CGT, Solidaires), au nom du nécessaire respect de la IVème Convention de Genève qui protège la population d’un territoire occupé.

 Ce tract, toutes les personnes qui, en France et dans le monde, militent pour le respect du droit international en Israël et en Palestine auraient pu le rédiger et le distribuer. Il n’est que la compilation d’observations et de demandes de bon sens, que la société civile est obligée de relayer, faute pour la France et les Etats européens, d’agir pour qu’enfin Israël respecte le droit international. Agir notamment en interdisant l’importation et la vente de produits des colonies ou le commerce avec des entreprises ayant des liens avec les colonies.

 Cette obligation d’agir en ce sens a été rappelée par la Cour internationale de Justice dans son avis de 2004 sur le mur construit illégalement en territoire palestinien. Un avis qui n’est pas mis en œuvre, faute de volonté politique. Il appartient donc bien à la société civile française et européenne, de se mobiliser pacifiquement, notamment dans le cadre de la campagne BDS, afin que les Etats fassent pression sur Israël pour qu’il cesse ses violations du droit international.   

 Les quatre militants pro-BDS de Toulouse n’ont, à cet égard, que fait leur devoir de citoyen engagé au service du respect du droit international et ne devraient pas être inquiétés pour cela par la justice de leur pays.

 Ghislain Poissonnier, magistrat ».

 

 




Pétition : Nous appelons au boycott des produits israéliens !

Le 19 janvier, des personnalités lançaient un appel au boycott des produits israéliens : « Nous ne nous plierons pas à la décision de la Cour de cassation du 20 octobre 2015 ! ».
Cet appel est suivi d’une pétition allant dans ce sens : « Nous nous associons à l’appel publié dans le Club de Mediapart le 19 janvier 2016, nous appelons à soutenir et renforcer le mouvement BDS et à boycotter les produits israéliens. »

Déjà près de 18 000 signataires! 

Pour signer la pétitionhttp://boycottproduitsisraeliens.wesign.it/fr

Les signataires de l’appel sur Mediapart :

  • Ahmed Abbes, Directeur de recherche au CNRS, Paris
  • Sihame Assbague, militante associative
  • Etienne Balibar, Professeur émérite, Université de Paris-Ouest Nanterre
  • Saïd Bouamama, sociologue
  • Rony Brauman, médecin, essayiste
  • Sonia Dayan-Herzbrun, Professeure émérite à l’Université Paris Diderot-Paris7
  • Christine Delphy, sociologue, cofondatrice de Nouvelles Questions Féministes
  • Alain Gresh, journaliste
  • Nacira Guénif, sociologue, Université Paris 8
  • Christian Salmon, écrivain
  • Azzedine Taïbi, maire de Stains
  • Marie-Christine Vergiat, députée européenne

Parmi les très nombreuses signatures qui ne cessent d’affluer, on peut noter entre autres :

  • le philosophe Jacques Rancière
  • l’historien Enzo Traverso
  • le politologue François Burgat
  • le magistrat Ghislain Poissonnier
  • le directeur du journal Politis Denis Sieffert
  • les élue-s/ militants politiques Olivier Besancenot du NPA, Myriam Martin, conseillère régionale et porte parole d’Ensemble, Fatima Bezli, élue au Conseil Régional d’Auvergne-Rhône Alpes, Julien Pauliac, Secrétaire de l’Union Départementale CGT du Puy-de-Dôme, Corinne Lehl, conseillère du 7ème arrondissement Métropole de Lyon
  • le co-président d’ATTAC Thomas Coutrot 
  • les sociologues Zahra Ali et Nicolas Jounin
  • l’écrivain Julien Cendres
  • l’éditeur Farouk Mardam Bey
  • les juristes Paul Alliès et Monique Chemillier-Gendreau
  • le physicien Jean-Marc Lévy-Leblond
  • les mathématiciens Arnaud Beauville, Ivar Ekeland, Michael Harris, Joseph Oesterlé, Lionel  Schwartz et Jean-François Méla
  • le peintre Ernest Pignon-Ernest
  • les cinéastes Alain Guiraudie, Eyal Sivan et Elia Suleiman
  • les dessinateurs Tardi et Siné
  • le chanteur Kaddour du groupe HK et les Saltimbanques
  • les chanteuses Dominique Grange, Elli Medeiros et Francesca Solleville
  • l’ancienne sénatrice Alima Boumedienne
  • les militant.e.s  Ismahane Chouder, Annick Coupé, Mireille Fanon Mendes-France, Jean-Baptiste Libouban, Michèle Sibony et Omar Slaouti
  • le docteur en sciences politiques Julien Salingue

La liste des 1760 premiers signataires est disponible en fin d’article, auxquels s’ajoutent les milliers signatures sur le site http://boycottproduitsisraeliens.wesign.it/fr

[english] An international petition in support of the right to call for a boycott of Israeli goods in France is available at this address :  http://boycottproduitsisraeliens.wesign.it/en


Appel sur Mediapart :

Nous appelons au boycott des produits israéliens !

De nombreuses associations s’indignent de la décision de la Cour de cassation du 20 octobre 2015, qui a déclaré illégal l’appel à boycotter des produits israéliens. Voici un nouvel appel signé par plusieurs militants, intellectuels et responsables politiques en défense de la campagne BDS lancé par les Palestiniens le 4 juillet 2005.

19 janv. 2016

Nous ne nous plierons pas à la décision de la Cour de cassation du 20 octobre 2015 !
Le 20 octobre 2015, par deux arrêts, la Cour de cassation a déclaré illégal l’appel à boycotter des produits israéliens et confirmé la lourde condamnation de plusieurs militants du mouvement Boycott désinvestissement sanctions (BDS). Elle a utilisé pour cela, un article de la loi de la presse qui évoque le délit de «  provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race, ou une religion déterminée  ».

Cette décision est plus qu’étonnante, elle est scandaleuse. Cette loi est supposée protéger une personne ou un groupe de personnes victimes d’une discrimination à raison de leur origine ou de leur appartenance ou non appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion. Elle ne prévoit nullement de protéger la politique d’un Etat contre une critique citoyenne, lorsque cette critique prend la forme d’un appel au boycott de produits. A de nombreuses reprises, des organisations ont appelé dans le monde au boycott de la Birmanie ou de la Russie, de la Chine ou du Mexique, sans que soit jamais évoquée une telle clause.

En dépit de l’insistance du ministère de la justice, la plupart des juridictions françaises saisies ont refusé au cours de ces dernières années de considérer que l’appel au boycott de produits israéliens relevait d’une infraction pénale.

Avec la décision de la cour de Cassation, la France devient le seul pays démocratique du monde où une telle interdiction a été prise. Pour un pays qui, depuis un an, n’a pas cessé de se réclamer son attachement à la liberté d’expression c’est une situation d’autant plus paradoxale, qu’il est plus que probable que la Cour européenne des droits de l’Homme reviendra sur ce jugement malvenu. Même la cour de Cassation doit répondre de ses décisions et se conformer à des principes universels que sont, notamment, le droit d’expression.

Le mouvement BDS s’est créé dans un contexte de démission de la communauté internationale incapable de mettre un terme à la colonisation ni de protéger les Palestiniens des exactions quotidiennes que leur infligent armée et colons israéliens. Ce mouvement pour le boycott rencontre un succès croissant dans le monde, en tant que seul moyen non-violent de faire pression sur Israël. Il permet à toutes celles et tous ceux qui le souhaitent de manifester pacifiquement leur solidarité et de protester par là-même contre le traitement de faveur dont bénéficie ce pays de la part de la communauté internationale en dépit de ses violations constantes du droit international. C’est pourquoi nous appelons à soutenir et renforcer le mouvement BDS et à boycotter les produits israéliens.

(1) décision de la Cour de cassation du 20 octobre 2015

Les signataires de l’appel :

Ahmed Abbes, Directeur de recherche au CNRS, Paris
Sihame Assbague, militante associative
Etienne Balibar, Professeur émérite, Université de Paris-Ouest Nanterre
Saïd Bouamama, sociologue
Rony Brauman, médecin, essayiste
Sonia Dayan-Herzbrun, Professeure émérite à l’Université Paris Diderot-Paris7
Christine Delphy, sociologue, cofondatrice de Nouvelles Questions Féministes
Alain Gresh, journaliste
Nacira Guénif, sociologue, Université Paris 8
Christian Salmon, écrivain
Azzedine Taïbi, maire de Stains
Marie-Christine Vergiat, députée européenne

 

Liste des 1760 premiers signataires de la pétition issue de l’appel, recueillies en 24h, auxquels s’ajoutent les milliers de signatures sur le site http://boycottproduitsisraeliens.wesign.it/fr :

Abdellah Abamouadh, Cadre, Rennes
Jean Charles Abbas, Agent immobilier , Ivry sur Seine
Souffyane Abdelalime, Dessinateur projeteur, Pantin
Miren Abdeldjebar, Retraitée, Strasbourg
Hind Abdellaoui , Femme, Saint etienne
Hicham Abdelmoumen, Avocat, Paris
Ahmed Abdelouadoud, Employé, Saint-Etienne
Zen Abderrhamane, Gérant, Paris
Salim Aberkane, Etudiant, Montpellier
Sabah Abibes, Coordinatrice marketing, Riedisheim
Alexandre Abou-zeinab, Étudiant, Lyon
Kasiim Abu, Chemineau, Toulouse
Jean Paul Achard, Enseignant, Colombes
Freddy Adam, Salarié , Courzieu
Louis Adam, Expert comptable retraite, Paris
Yazid Adda, Conseiller, Paris
Amina Adda, Aide soignante, Paris
Nadia Adda, Fonctionnaire, Vitry
Fadela Aggoun, Employée , Paray le monial
Amina Agne, Juriste, Le Havre
Aicha Aguida, Gestionnaire d’achat, Gennevilliers
Noureddine Ahmine, Avocat, Laghouat
Fatimazahra Aissa , Banque , Deuil la barre
Fatima Ait el bâcha , Préparatrice en pharmacie, Neuilly
Sofia Ait elkhlifet, Salariee, Gennevilliers
Abdessamad Ait Marri, Salarié , Lyon
Salima Ait Masaaou , Employé , Quievrain
Armand Ajzenberg, Retraité, Férolles-Attilly
Hamid Akil, Conseiller clientèle , Montmagny
Sonia Akkar, Assistante administrative, Perpignan
Sara Alami, Femme au foyer, Saint Denis
Selma Alaoui, Pediatre, Paris
Patrick Albert, PDG, Paris
Zahra Ali, Chercheur, Paris
Belkacem Ali, technicien, Plaisir
Badr Aliloui, Conseiller bancaire, Paris
Samy Allam, Géometre, Colombes
Catherine Allame, Retraitée, La Chapelle sur erdre
Sheherazad Allane, Cadre bancaire, Paris
Jeannette Allen, Retraitée, Carla-Bayle
Paul Allies, Doyen honoraire de la Faculté de Droit et science politique de Montpellier, Montpellier
Eric Alliez, Professeur des universités, Paris
Yamina   Alouache , Citoyenne libre, Creil
Miloudi Alougay, Retraité, Toulouse
Nadir Amaouche, Fonctionnaire, Clamart
Mehdi Amara, Journaliste, Grenoble
Saïda Amarouche, Documentaliste, Tulle
Celine Amery, Citoyenne, Vannes
Sylvette Amestoy, Adjointe au maire , Courdimanche
Yanis Amiche, Étudiant, Reims
Abdelrhni Amine, Retraité, Temara
Siham Amiri, Etudiante, Valence
Keysi Amlan, Employée, Paris
Lydia Amokrane, Sans emploi, Bondy
Alexandra Amrouche, Cadre, Martigues
Françoise Amselle, retraitée, Joannas
Gérard Amy, Maître de Conférences Retraité Aix Marseille Université, Aix-en-Provence
Linnea Andersson, Citoyenne, La Ciotat
Claude André, Retraitée, Ecully
Simon André , Électron libre, Frenières sur Bex
Joseph Angela, Retraité, Beaumarchés
Verveine Angeli, Syndicaliste, Paris
Roger Anglaret, Militant associatif, Clermont-Ferrand
Tassadit Annouche, Sans emploi, Saint Germain Enlaye
Hicham Anouar, Ingénieur , Franconville
Andrée Antolini, Directrice centre social, Marseille
Atef Aouidet, chomeur, Le Havre
Hafsia Aouir, Assistante maternelle, Port de Boic
Tarak Aouni, Commercial, Paris
Mohamed Aouragh, Apprenti, Halluin
Regine et Jean-Claude Aparicio, Militants des droits de l’Homme, Istres
Elizabeth Aptel, Citoyenne, Toulouse
Dan Ardaillou, Enseignante, Aigues-Mortes
Yves Ardourel, Retraité, Toulouse
Michel Armin, Comédien, Paris
Philippe Arnal, Perso, Villeneuve lès Bouloc
Virginie Arnassalom, Mère au foyer, Algrange
Sakina Arnaud, bavure du capitalisme, Bordeaux
Philippe Arnaud, Solidaires Aquitaine – secrétaire régional, Bordeaux
Brigitte Arthur, Directrice-adjointe d’un opérateur public, Saint-Mandé
Catherine Asquier, Enseignante, Paris
Jean-marie Astier, Retraité, Toulon
Khadidja Attou, Sociologue, Montpellier
Hassene Attout, Médecin, Sion
Rolland Audibert, Syndicaliste, Chateauneuf les Martigues
Magali Audion, Militante, Saint-Antoine-l’Abbaye
Martine Audras, Retraitée militante, Toulouse
Christine Augé, Retraitée redacteur territoral, Bellenaves
Marie-Édith Auger, Citoyenne, Talmont-st Hilaire
Jean-marc Augrandenis , Retraité, Vichy
Georges Auspitz, Apiculteur, Bourgoin-Jallieu
Marie-Thérèse Auzanneau , Citoyenne, Niort
Michelle Aversa, aucune, Frontignan
Jacques Avril, Professeur retraité, Toulouse
Zina   Ayache, Aide à domicile , Saint Etienne
Naoufel   Ayari, Chauffeur, Lyon
Ahmed Ayed, Salarié, Belfort
Abdelghani Azahaf, travailleur social, Villeneuve d’ascq
Pierre Azam, Citoyen du Monde, Sadirac
Fadoua Azdoufal, Étudiante , Tourcoing
Yrchade Azizaly, Charpentier, Ste Denis
Hind Azmi, Assistante de direction , Cachan
Karim   Azouz, Ancien Consul Général , Fontenay sous bois
Sahra Azrou, Etudiante, Strasbourg
Abdelatif Azza, Cuisinier, Souillac
Yanis   Azzoug , Commerçants , Martigues
Celia Ba, Citoyenne, Drôme
Aziz Baba, Employé, Nimes
Abdellah Bacha, Serrurier, Montbéliard
Ahmed   Badaoui, Agent d’accueil et de gestion locative , Argenteuil
Carolina   Badii, Militante, Grenoble
Roland Bagnis, Retraité de l’action sociale, St Agnan en Vercors
Gwena Bahari, Sans, Rueil malmaison
Farida Bahouche, Psychologue, Amplepuis
Saliha Bahri, Retraité, Arcueil
Jean Bailleul, Retraité, Bordeaux
Laïla   Bala, Demandeur d’emploi , Toulouse
Viviane Baladi, Directeur de recherche CNRS, Paris
Bernard Balan, Retraité de l’université, Cahors
Gaston Balliot, Citoyen, Loctudy
Henri Balmain, Magistrat en retraite, Grenoble
Fenna Baouz, Avocate, Paris
Mohamed Baouzzi, Conteur, Saint Etienne
François-Xavier Barandiaran, Retraité, Toulouse
Jean-Paul Barata, Mécanicien, Annemasse
Jean-Marcel Bardot, Retraité et militant, Châteaulin
Tarek Bari, Technicien, Argenteuil
Michèle Barnier, LDH Saint Pons Hauts cantons BDS34Hauts Cantons, Colombières sur Orb
Christophe Barnier, Entraîneur d’échecs, Colombières sur Orb
Marie joelle Barthuet, Retraitée, Lyon
Judith Bassière, Retraitée, Aubiet
Jean-Claude Bassière, Retraité, Aubiet
Andrée Battaglieri, Retraitée des fonctions publiques associatives et privées.., Saint-Girons
Claude Baudorre, Retraité, Lasseube
Richard Baumel, Retraité, Saint Hippolyte du Fort
Djamila Baussad, Assistante Financière, Roubaix
Pascal Bavencove, Cgt, Lille
Colette Bazard, Retaitée, Belfort
Monique Beaumer, Retraitée, Palaiseau
Willy Beauvallet-Haddad, Universitaire, Lyon
Arnaud Beauville, Professeur émérite, Université de Nice, Nice
Soufiane Bedjbedj, Technicien frigoriste, Tourcoing
Françoise Beguin, Retraitée, Versailles
Nacera Bekheira, Infirmière, Narbonne
Mokhtaria Bekkedda, Citoyenne , Toulouse
Dalila Belabbas, Assistante de Gestion, Mantes la Jolie
Abdel Belabbes, Enseignant, Douai
Kassim Belarbi, Electricien, Villeurbanne
Ali Beldjenna, Sécurité, Muret
Chahrazede Belgoumri, Agent d’entretien, Vizille
Zakaria Belhachmi, Professeur, universite de Haute Alsace, Metz
Linda Belhimeur, Pharmacien, Lyon
Khadija Bellahsni, Salarié , cavaillon
Nanie Bellan, Militante, Martigues
Marie Bellemin, Retraitée, Béziers
Noémie Bellon, Etudiante, Lausanne
Piedad Belmonte, Journaliste, privée d’emploi, Toulouse
Zaina Belmouden, Agent SNCF, La Celle Saint Cloud
Elisabeth Beltramin, Conseillere municipale, retraite, Juvinas
Mario Beltramin, Retraite, Juvinas
Mal Ben, Parent au foyer , Lille
Hafsa Ben, Etudiante, Marseille
Chacha   Ben, Sans, Firminy
Virginie Ben abdallah, Agent d’entretien, Angers
Laouiri Ben amar, Ouvrier, Nimes
Mouloud Ben Ayad, Employé, Martigues
Chafika Ben farhat, Sans, Vernouillet
Samira Ben meziane, Éducateur , Créteil
Samy Ben Tounes, Étudiant, Nancy
Aichata Benabdelmoumène, Sans emploi, Paris
Aziz Benaissa, Retraité, Bagnolet
Saida Benali, Ouvriere, Rixheim
Yassine Benamara, Horticulteurs , Neuilly sur marne
Yahia Benaraba, Retraité militaire, Bayeux
Jacques Benard, Retraité, Venaco
Eliane Benarrosh, Retraitée, Paris
Zakia Benayad, Sans emploi, La Courneuve
loulou benben, ingénieur, Pierrefitte
Noura Benchiha, Professeur de mathématiques, Marseille
Brahim Bendaoud , Assistant de vente, Marseille
Souvanni Benderdouche, Congé parental, Lyon
Samirah Bendjeddou , Intermittente, Montpellier
Aicha Bendjillali, Secretaire, Caen
Marie Hélène Bénédé, Sans, Mauléon Licharre
Mustapha Beneicha, Artisan, Lezoux
Agnes Benetton, Retraitée, St Romain de Popey
Guy Béney, chercheur – AGP, Paris
Shadia Benh, Salariée , Lyon
Jean-Michel Benichou, Syndicaliste, Paris
Maria Benitez, Retraitée, La Rochelle
Ilyas Benmerzouq , Livreur , Montpellier
Mohammed Benmokrane, Technicien en batiment , Marseille
Hakim   Bennaoui , Technicien, Ermont
Houda Bennini, Chomage/ Future Naturopathe / Militante associative, Courbevoie
Justine Benoit, Etudiante, Lille
Andrée Bensoussan, Retraitée, La Seyne sur Mer
Omar Benssi, Ouvrier, Besançon
Azzeddine Bentizi, Employé, Vilvorde
Fatiha Benyacoub , Opératrice de saisie , Rombas
Patrick Béquet, Agent , Rennes
Sabeha Bereksi, Citoyenne, Gennevilliers
Bleuenn Berge, Retraitée, Campeneac
Gilbert Berger Gilbert, retraité, Tournon/Rhône
Patrice Beringer, Postier, Freland
Sophia Berkane, Aide soignante, Saint etienne
Martine Bernard, Consultannte retraitée, Paris
Valentin Bernard, retraité, Mignaloux Beauvoir
Jean-christophe Bernard, Employé, Saint Rambert en Bugey
Stephane Bernin, Agent de sécurité , Chambery
Bernard Béroud, Président Assoc. Ingénieurs & Architectes Solidaires, Genève
Miloud Berrahal , Comédien, Paris
Abdel Berrais, Technicien, Marseille
Alain Berre, Retraité, Saint Étienne
Mansouria Berrefas , Gestionnaire finance , Paris
Donia   Berrichi , Gestionnaire comptable , Nanterre
Antoine   berrier , Architecte – gérant – directeur general, Paris
Arthur Berrier , aîné , Paris
André Berruer, Retraité ED/DEV, Vidaillac
Fouad Bersali, Enseignant, medea
Danielle Berson, Relaxologue, Lempdes
Marie-Cécile Bertho, Salariée associative, Domont
Alain Bertrand , Retraite , Le Monêtier les Bains
Loïc   Bertrand , Retraite, Rennes

Olivier Besancenot, NPA, Paris

Mehdi Bessaa, Technicien , Villars
Maxime Besselièvre, Secrétaire départemental de la CGT Educ’action 93, Saint-Denis
Kader Bettahar, retraite, Collioure
Pierre-Yves Bezy, Retraité, Orsay
Tang Biao, Cadre, Paris
Nargesse Bibimoune, Auteure et militante associative, Givors
Roger Bichon, Retraité, Beaumont
Hamide Bilet, Employé de banque, Saint etienne
Michel Bilis, Directeur d’hôpital honoraire, Paris
Pascal Billerault, Acheteur, Boulogne Billancourt
Antoine Billet, Cadre dirigeant retraité, Chevreuse
Genevieve Binet, Citoyenne, Clermont Ferrand
Michel Birem, Retraité Education Nationale, Castella
Rudolf Bkouche, Universitaire, Lille
Brigitte Blanc, Intermittente du spectacle, Nice
Sylvie Blanda, Citoyenne française, Paris
Edgar Blaustein, Economiste, Montreuil
Dominique Block-Duneau, Retraitée, Bourges
Gisele Blondelle, Citoyenne, Lambres Lez Douai
Albert Bodet, Citoyen français, Saint-Alban-Leysse
Antoine Bodin, Retraité, Scey-Maisieres
Johanna Bodin, Auxiliaire de puericulture, Cachan
Jordi Bohn, Restaurateur, Villefranche de Conflent
Hélène Bohner-Cante, Enseignante, Strasbourg
Simon Boin , Acteur culturel , Arcueil
André Boiral, Retraité, Besançon
Arnaud Bondon, CNRS, Cesson Sevigne
Odyle Bonhomme, citoyenne, Paris
Brigitte Bonnant, Enseignante, Limoges
Robert Bonneau, Citoyen, Poitiers
François Bonnes, Retraité, militant, Saint Agnant
Gilles Bonnin, Sculpteur, St André de Najac
Ireo Bono, Médecin, Savona
Robert Bordin, Retraité, Draguignan
Maryse Borettaz, Production artistique, Les Vans
Andy Borges, Juriste, Paris
Marie-ange Bories, Retraitée, Limoges
Enric Borrel, Retraité, Paris
Jennifer Borronat, Agent commercial, Marseille
Maria Borros, chargee d etudes, Ozoir la Ferriere
Imanne Bouachouch, Infirmière, Angers
Djillali Boualili, cariste, Sens
Saïd Boubekri, Directeur Artistique, Saint-Etienne
Hugo Bouchard, Comptable, Annemasse
Stephanie Bouchefaa, Ouvrière, Vernouillet
Nadifa Bouchema, Mère au foyer, Toulouse
Michelle   Boucher , Monitrice , Angers
Mohamed Boucherit, Directeur régional , Courbevoie
Karl Bouchet, Jardinier, Grenoble
Pierre   Bouchet, Professeur, Montpellier
Taoufik   Boudhib, Gérant , Paris
Ildiko Boudine, Militante, Tartonne
Imane Bouhouria, Conseillère en Economie Sociale et Familiale, Alfortville
Saâd Bouhsina, Maitre de conférences Chimie Université du Littoral Côte d’Opale (ULCO), Dunkerque
Zouhair Bouhsina, Economiste – Institut National de la Recherche Agronomique, Montpellier
Alexandra Boujatouy, Mère au foyer, Pont Sainte Maxence
Kareem Boujatouy, Conducteur de car, Paris
Chébil Boukadhaba , Sans emploi, Grenoble
Karim Boukerch, Maçon , Héricourt
Aicha Boukezzoula, Employée, Avignon
Ali Boukhari, Gérant, Villeurbanne
Chafia Boukharouba, Assistante de gestion, Aulnay sous bois
Hasna Boukhoubza, Assistante administrative, Montpellier
Chahid Boukhriss , Ingénieur , Saint denis
Nizar Boulac, Étudiant, Rabat
Catherine Boulanger, Professeur artistique, Paris
Houda Boulayoune, Infirmière, Puteaux
Elmaz Boulefah, Etudiante en odontologie, Montpellier
Youssef Bouli , Fonction publique , Reau
Soaz Boulic, Libraire, Levallous
Jean-Louis Boulieu , Retraité, Millery
Alima Boumediene Thiery, Avocate, Argenteuil
Rachida Boumedine, Sans emploi, Villerupt
Lamya   Boumengel , Kinésithérapeute , Gravelines
Moussa Bounjoua , Ingénieur expert qualité sécurité environnement , Rueil-Malmaison
Dominique Bourdel, Retraitée, Argelès-gazost
Ludovic Bourdier, Fonctionnaire , Barcelonnette
Justine Bourdon, Auditrice asile, Roubaix
Josiane   Boureaux, Artiste peintre , Antony
Yves Boureille, Retraité, Ruoms
Jacques-Marie Bourget, Journaliste, Paris
Salima Bousaken , Étudiante , Escaudain
Bruno Boussagol, Metteur en scène, Billom
Fabrice Bousser, Développeur, Serres-Castet
Nadia   Bouteljad, Sans activité , Metz
Bruno Bouvet, Retraité, Nantes
Alain Bouvet, Avocat , Marseille
Jean Bouvot, Auteur dramatique, Paris
Claude Bouyon, Observateur, Bourg Saint Maurice
Sabrina Bouziane, Aide soignante, La Talaudiere
Samira Bouziane, Paramédical, Argenteuil
Lise Bouzidi Vega, Militante associative, Arcueil
Sarah Boy, Artiste, Toulouse
Linda Boza, Comptable, Paris
Mirelha Braç, Bénévole d’association occitane, Carcassonne
Eva Brahim, Sans profession, Meyzieu
Laiba Brahimi, Sans emploi, Saint Etienne
Claude Bralet, Citoyen français, Chanterac
Eric Branchereau, Responsable achats, La Dominelais
Charlotte Brassac , Etudiante, Toulouse
Danae Bravarski, Retraitée, Paris
Christiane Bremond , Retraité , Clermont-Ferrand
Marie-Claude Bretagnolle, Retraitée , Avignon
Félicien Breton, Activiste, Pont-Aven
Isabelle Breton, Demandeuse d’emploi, Vannes
Cécile Breyton, Chargée de Recherche, Grenoble
Marine Briançon, Infirmiere , Nancy
Patrick Bringer, Retraité F.P.T., Compeyre
Mohamed   Brissa, Fonctionnaire , Maisons alfort
Marie-Helene Brisson, Retraitée, Lyon
Françoise Broche, Professeur, Daubèze
Alain   Bruguier , Sans emploi, Marseille
Marc Brunet, Attac, Le Thor
Elodie Brunet, Etudiante, Clermont-Ferrand
Julien Brunet, Technicien dans l’industrie, Bourdettes
René Brusetti, Retraité, Grenoble
Anna Brusetti , Psychologue, Clichy
Madeleine Bruthiaux, Retraitée EN, Epinal
Gabrielle Bruyas, Documentaliste, Saint-Etienne
Michèle Buchez, Psychologue, Grenoble
Damien Buisson, Mécanicien , Marseille
Noël Burch, Cinéaste, Paris
Jean marie Burdin, Retraité, Boulogne
Sylvie Burdin, Retraitée, Boulogne
François Burgat, Politiste CNRS, Aix en Provence
Georges Burgos, Retraité, Marseille
Patrice   Burgos, Retraité militant, Bergerac
Marie-Claire Burgos, Retraitée, Bergerac
Neli Busch, Citoyenne, Camps sur l’Agly
Christine Buxcel-de Cocatrix, Indépendante, Les Diablerets
Arlette Cabrol, Professeur retraité, Pau
Mireille Cachereul, Conseiller social, Pont l’Abbé
Billal Cadjee, Technicien réseau, Saint-Denis
Andrea Caizzi, Retraité, Pantin
Claude Calame, Historien, anthropologue, EHESS, Paris
Yann Camaret, Retraité, Saint-Claud
Myriam Campanella, Commerciale, Brindas
José Camus, Retraité, Calorguen
Colette   Camus , Fonctionnaire, Vitry sur seine
Xavier Cantat, Photographe, Paris
Patrick Cantu, Retraité, St Julien
Chantal Canut, Retraitée membre AFPS, Angers
Nadia Canzian, Éducation nationale, Chabeuil
Michel Capron, Professeur émérite, Université Paris 8, Paris
Dan Carbonnel, Retraité, Sete
Catherine Cardinal, Citoyenne, St Médard sur Ille
Mireille Carle, Retraitée, Digne les Bains
Valerie Carlenc, Citoyenne, Millau
Nathalie Carmeni, Journaliste, Corbeil-Essonnes
Jean Paul Carré, Retraité, La Ville Dieu du Temple
Colette Carrier, Retraitée, Veurey Voroize
Jeffe Castan, Photographe, Frontignan
Marcel Caste, Artisan retraité, Villes sur Auzon
Alain Castera, Ingénieur de recherche, Saint Didier au Mont d’Or
Jean-pierre Catteau, Retraité , Lomme
Mary Cauchefer, Chomage, Nantes
François Caussarieu, Citoyen, Pau
Robert Cautain, Retraité, Talant
Patricia Cavallera, Artiste militante, Dieulefit
Philippe Cazeel, Directeur général, Orange
Noëlle Cazenave, UJFP, Paris
Julien Cendres, Ecrivain, Paris
Marguerite Cesari, Retraitée , Albertville
Sefia Chaabani, Directrice de centre de loisirs, Marseille
Fati Chabane , Etudiante, Nanterre
Sabrina Chabrat, Assistante de direction , Montpellier
Fatiha   Chabriere, Sans emploi, Le Bouscat
Christine Chahda, Professeur, Saint Etienne
El’Mehdi Chaïbeddera , Écrivain Poète Professeur de Lettres françaises, Rillieux-La-Pape
Céline Chainel, Formation, Champagne sur Seine
Jean-Pierre Chalavon, Fonctinaire cld, Saint-Etienne
Régis Chambert, enseignant retraité, Paris
Jean Chambras, Retraité, Barbezieux
Roger Champ, Retraité militant AFPS, Fontaines Saint Martin
Gérard   Chaouat , Directeur recherches émérite , Paris
Roland Chapelle, Retraité, Valence
Vincent Charbonnier, Syndicaliste (Snesup-FSU), Lyon
Serge Charbonnier, Retraité, Yvetot
Rita Charest, Technicienne, Quebec
Robert Chareyre, Ingénieur retraité, Laurac en vivarais
Jacqueline Charretier, retraitée militante pour l’égalité des droits, Uzès
Catherine Chartier, Enseignante retraitée, Vachères
René Charvet, Enseignant, Chirens
André Chassaing, Militant associatif, Gidy
Odile Chatellier, Retraitée, militante mrap, Lescure d’albi
Elisabeth Chaudanson, Professeur, Boulogne-Billancourt
Nathalie Chauvet, Agent de service en classe maternelle, Mouilleron-en-pareds
Catherine Chavarot, Retraitée, Chanonat
Diana Chaves, Mère au foyer , Belfort
Ismail Chbicheb, Etudiant, paris
Brigitte   Chehade , Artiste , Fromentine
Mohamed CheikhRouhou, technicien, Ribes
Monique Chemillier-Gendreau, Professeur émérite à l’Université Paris Diderot, Paris
Jean-Marie Cheminade, Psychiatre retraité, Castets en Dorthe
Sabrina Chennak, Mère au foyer, Grenoble
Débora Cherbuis , Étudiante , Douai
Benoit Chérel, poète, Avignon
Ferdaous Cherif, Aide à la personne, St Etienne
Francine Cherif, Enseignante, Juvignac
Loubna Cherrabi, Vendeuse , Beziers
Nadia Chettouh, Auxiliaire de vie, Cambernon
Mona Chiad, Maquilleuse, Paris
Yves Chilliard, Chercheur INRA, Clermont-Ferrand
Ismahane Chouder, Formatrice, Chatou
Mohammed Chouieb, Retraité, Luriecq
Bachir Chraibi, Ingénieur, Saint-Ouen
Christine Churie le Goal , Retraitée éducation nationale, Vertou
Bruno Cialdella, Retraité, Saint Martin d’Hères
Nara Cladera, Enseignante, Aspet
Francis Clairand, Retraité Education nationale, Coulaures
Jocelyne Clavelloux, Retraitée, Saint Genis-Laval
Daniel Clement, Finance solidaire , Bourbon Lancy
Georges-Henri Clopeau, retraité, St Gildasde Rhuys
Agnès Cochet, Retraitée, Montluçon
Daniel Cognard, Employé, Chartres
James Cohen, Professeur, Sorbonne Nouvelle Paris 3 , Paris
Viviane Cohen, Retraitée, Paris
Marie Cohen-Solal, Retraitée Education Nationale, Paris
Joelle Coia, Retraitée, Villefranche/ Saône
Estelle Coll, Ingenieur pédagogique, Nice
Cyprien Collegno, Ouvrier routier, Manosque
Jean-Marc Collet, Retraité, Cravans
Beatrice Collet, Retraitee, Marseille
Pierre Comby, retraité, La Bastide Pradines
Agnès Comby, ex-Maire, La Bastide Pradines
Marianne Confalonieri, Retraitée, Ustaritz
Salvatore Conte, Rentier, Malleray
Sylvie Cooren, enseignante, Tournai
Regine Coquelet, Retraitée, St Laurent
Liliane Cordova, Internacional Jewish Antisionista Network, Aulnay sous bois
Mathieu Cornuau, Stagiaire en agriculture, St Cyr sur Loire
Francesco Correale, Ingénieur de recherche au CNRS, UMR 7324 CITERES, Tours
Jordan Corvalan, Producteur, Rennes
Denis Coste, Médecin, Chelles
Dalila Couder, Assistante, Paris
Geneviève Coudrais, Retraitée (avocate), Issy-les-Moulineaux
Philippe Coudray, Auteur, Bordeaux
Nicole Coulon, Employée, Saint-Nicolas
Annick Coupe, syndicaliste, Paris
Edmond Courbaud, Adhérent, Nîmes
Christine Courbez, Assistante sociale, Clermont Savès
Pierre Cours-Salies, Professeur Paris 8, Montreuil
Hervé Courtois, Professeur d’anglais, Chauny
Gil Cousin, Guide culinaire, Forcalquier
Laurent Coutem, Ouvrier, Senlis
Thomas Coutrot, Economiste, Montreuil
Catherine Crassous, Retraitée, Aix en Provence
Alexandre Cremers, Chercheur, Paris
Léon   Cremieux , Technicien , Paris
Armand Creus, Membre Ensemble!/FDG 69, Lyon
Joël   Croissant, Retraité , Fonsorbes 31
Bernadette Crozet, Retraitée, Doizieux
Jacqueline Crozet , Femmes en noir Montbrison , Montbrison
Samuel Cruz, Employé, Gennevilliers
Martine Curis, Retraitée, le Puy en Velay
Olivier Curtil, Retraité EN, Privas
Agnès   Cuzin , Enseignante en retraite , Strasbourg
Loïc C., Ingénieur, Toulouse
Eric d’Isarn de Villefort, Artisan, Salvagnac-Cajarc
Pedro Da Nobrega, Militant – Auteur, Nice
Aziz Daali, Manutentionnaire, Compiegne
Sofiane   Daayf, Routier, Villefranche sur Saône
Jean louis Dacheux, Chercheur CNRS, Tours
Soumi Dada, Etudiante, Lyon
Abdelmounaim Dahmani, Technicien, Aulnay sous bois
Gunul   Dalda , Employée, Le rove
Daniel Dalla Guarda , Retraité, Paris
Chantal Dandrifosse , Coordinatrice, Louvain LaNeuve
Sophie Dannery, Étudiante, Nice
Guillaume Dannery, Employé, Nice
Dominique Dannery, Retraité, Nice
Hania Daoud, Editrice, Paris
Nadine Darmon, Retraitée, Revel
Françoise Darwiche, Co-présidente MRAP84, Avignon
Jihad Darwiche, Conteur, Avignon
Sam Dassonville, Enseignant, Montpellier
Roseline Dauban, Artiste Musicienne, La Seyne Surmer
Philippe Daubercies, Professeur retraite, Reims
Philippe Daupias, Sans, Dissangis
Michel Dayan, Agent securite, Valence
Jacques De buttet, Retraité, Fuveau
Chantal De Gand, Retraitée, Agen
Philippe De henau, Ingénieur civil, Rhode St Genèse
Jo De Kerpel, Retraitée, Genets
Jacques de Krahe, Photographe, Perwez
Galatée De Larminat, Étudiante, Paris
Herman De Ley, Prof. Émérite, Nevele
Bruno De seauve, retraité, Meyzieu
Chantal Deboissieu, Bénévole association, Montpellier
Mokhtaria Debza, Technicienne , Melun
Melinda Decarreaux, Mère au foyer, Reims
Sylvie Defin prigent, Infirmière, Plelan le Petit
Thibault Defrance, Enseignant, Toulouse
Jean-Marie Dege, Educateur retraité, Douarnenez
Geneviève Degeorge, Professeur agrégé d’anglais à la retraite, Paris
Azedine   Dehbane, Postier , Paris
Chabane   Dekkiche, Comptable , Toulouse
Monique Deladrière, Professeur, Graty
Dominique Delande, Directeur de recherche au CNRS, Paris
Anne sophie Delangle, oisive, Tarare
Nicole Delaveau, Retraitée Fonction Publique territoriale, St-Pierre d’Aurillac
Guy Delaveau, Retraité, Amilly
Hélène Delecourt, Professeur des écoles, Le Kremlin-Bicêtre
Monique Delhoume-Sanciaud, Retraitée Dr ès lettres, Vielle-Adour
Claudine Demarcy, Retraitée, Bugarach
Naima Demmedi, Citoyenne Française, Marseille
Marcel Denamur, retraité, Nivelles
JP Denis, Retraité, Bouillon
Isabelle Denis, Enseignante, La Croix en Touraine
Jacqueline Depradeux, Retraitée, St Pryve
Christophe Depreitère, Documentaliste, Paris
Guy Dequeker, Chef d’entreprise retraité, Lille-Lomme
Radija Derguine, Social , Nord
Nazia Derray, Militante, Lille
Christian Desbois, Militant PCF, FDG, M6R, Averon-Bergelle
Etienne Descamps, Secouriste, St Peray
Bernard Desfachelle, Réalisateur audiovisuel, La Thieuloye
Claude Desimoni, Retraité enseignement, Savigny
Blandine Desjardins- Kaiser , citoyenne, Puxieux
Nicolas Desreumaux, Menuisier, Saint-Denis
Edmond Dessimoulie, Retraité, Limoges
Aurore Destuyver, Sans emploi, Annecy
Ania Deville-Roques, Sans fonction, Vieussan
David Dewaele, Professeur, Ghyvelde
Joelle Dewulf, Retraitée, Champigny
Jean-Michel Dhimoila , Blogueur , Lyon
Laurent Di Vincenzo, Citoyens, Nice
Patrice   Di-Léta, Retraité militant, Marseille
Emilienne Di-Léta, retraitée militante, Marseille
Bruna Di-Léta, Retraitée, Garges-Les-Gonesse
Joanna Díaz, Ancienne journaliste , Genève
Rabia Dibe, Salarié, St Etienne
Samad Didouch, Sans emploi, Frejus
Nadifa Didouche, Sans emploi, Allonzier la Caille
Aurélien Djament, Chercheur au CNRS, Nantes
Yazid Djebara, changé de mission, Paris
Nadia   Djennas , Citoyenne française , Villeurbanne
Dimitri Djordji, Webmaster, Saint-Louis de la Réunion
Hinda Doauih, Cadre, Marseille
Fouad Doghmane, Juriste, Tourcoing
Yvan Donnat, Syndicaliste CGT, La Ciotat
Yasmina   Douair, Salariee, Forbach
Abdelnasser Douair, Magasinier/cariste, Vaulx en Velin
Juliette Douffet, Travailleuse sociale, Paris
Omar Doukali, Informaticien, Buchelay
Wassyla Doumandji, Juriste, Toulon
Liliane Douté, Enseignante en retraite, Chalon sur Saône
Alain Drach, Cadre sup.retraité, Strasbourg
André Dragoni, Salarié, Nîmes
Rachid Draris, Responsable END, Orsay
Marnix Dressen, Enseignant-chercheur, Paris
Ouahiba Driouche, Chômage, Mondelange
Saida Driouiche, Comptable, Marseille
Pascal Druart, Commerçant, Villiers la Ville
Nicolas Drui, Retraité, Gif sur Yvette
Jean-claude drunet, professeur, Bourgoin-Jallieu
Marie-thérèse Drunet, institutrice, Bourgoin-Jallieu
Francis Dubarry, Citoyen, Plaisir
Hélène Duboe, Retraitée, Marseille
Alice Dula, Militante altermondialiste, Paris
Françoise Dumahu, Retraitée , Narbonne
Danièle Dumas, Retraitée, Paris
Angelique Dumazy, Sans emploi, Lille
Anne marie Dumercq, IDE, Dax
Pascale Dumont, Libraire, Arrigas
Annabel Duneau, Psychologue, Marseille
Isabelle Duperray, Militante syndicale, agent établissement médico-social, Montluel
Jean Dupouy, fonctionnaire retraité, Malauzat
Nicolas Dupuis, Technicien spectacle, Toulouse
Beryl Dupuis-Mereau, retraitée, Francheville
Samuel Durand-Gasselin, Citoyen, St André de Cruzières
Jacqueline Dutel, Retraitée Education nationale, Albertville
Jean-pierre Duteuil , militant communiste libertaire ; éditeur, La Bussière
Dominique Duval, Retraite, Trouville sur Mer
Christine Duval, Retraitée, Trouville sur Mer
Muriel Duverly, Administratrice de production, Paris
Patrick Edline, Retraité, Saint Martin l’Ars
Lawrence Eglin, Artiste, Bourbon-l’Archambault
Daniel Eilat, Artisan, Le Buisson de Cadouin
Ivar Ekeland, Ancien Président de l’Université Paris-Dauphine, Paris
Inès El, Etudiante, Paris
Nora El, Assistante commerciale trilingue , Lille
Jamila   El alaoui, Assistante en pharmacie, Aire sur Adour
Rachid El Alaoui, Cadre, Paris
Jamel El ayeb, Salarié, Nantes
Mohamed El Bachir, Professeur, Toulouse
Kaoutar El bachiri, Mère au foyer, Paris
Adnan   El Chafei , Bibliothécaire, Paris
Mohsine El cherquy, Etudiant, Casablanca
Kamal El Haouzi, Ouvrier, Chartres
Asmaa El hilali, Superviseur , Bordeaux
Mohamed El Houfi, Photographe, Quimper
Chafia El Kadiri , Employée , Limelette
Sonia El Khalfi-Abuslha, Professeur, Vincennes
Khalid El Mansouri, Informaticien, Paris
Anass El Marrakchi , Enseignant, Marseille
Sonia El Mornagui, Artiste, Lyon
Fatiha El Othmani, Fonctionnaire, Bordeaux
Amira El ouerghemmi , Mère au foyer, Argenteuil
Fatiha El Oyhmani, Fonctionnaire, Bordeaux
Driss El Youssoufi, Ingenieur, Orsay
Khadij Elandalloussi, Maman, Montreal
Souad Elbakali, enseignante, Aulnay
Aicha Elbey, Responsable de site, Grenoble
Fadi Elhaj, Employé, Vienne
Fayçal Elkabli, Technicien, Vaires sur Marne
Abdel Elouahabi, Superviseur d’opérations, Cachan
Abaher Elsakka, Professeur, Nantes
Sabine Elsensohn, Ergothérapeute, Val-de-Villé
Philippe Enclos, Maître de conférences en droit privé, Lille
Didier Epsztajn, Animateur du blog « entre les lignes entre les mots », Paris
Chapuy   Erick , Artisan , Salses Le Château
Jean Escaffre, Artiste plasticien, Saint Pée sur Nivelle
Ouafa Esrin, Employé, Saint-Priest
Richard Etienne, Musicien, Chaumont-Gistoux
Bernard Etrillard, retraité, Treillières
Tarek Ezzat , Consultant , Paris
Amel Ezzine, Photographe, Paris
Coralie Fabre, Salarié, Monferran Savés
Marina Fabron, Salaries , Marseille
Emmeline Fagot, Enseignante et militante à l’UJFP, Achères
Adil Fajry, Militant FUIQP, Istres
Mouna Fakhry, Medecin, St-Gaudens
Hervé   Falcetta , Maçon, Toulouse
Agnès Falgoux, Vendeuse en bio, Evry
Stéphanie Falk , restauratrice , Gordes
Farah Fandi, Gestionnaire paie, Sevran
Mireille Fanon Mendes-France, Fondation Frantz Fanon, Paris
Issam Farchi, Employé , Toulouse
Yacim   Fares , Responsable adjoint , Reims
Nechadi Farid, Etudiant en Histoire, Paris
Poulo Fassiaux, Femme au foyer, Ris-Orangis
Jean Fauche, Alternatives et Autogestion , Garrevaques
Alexandre Faulx-Briole , Consultant , Saumur
Nadia   Faure , Mère au foyer , Bassens
France Fautrad, Retraitée, Malakoff
Marie Favand, Enseignante, Labruguière
Marc Fayard, Retraité, Saint-Etienne
Sonia Fayman, Sociologue et militante associative, Paris
Jérôme Faynel, Responsable associatif, Lyon
Yamina Feghouli, Auxiliaire de vie , Douai
Henri Feral, Retraité, Villeneuve les Maguelone
Corinne Férard, Enseignante école publique, Guingamp
Rabahallah Ferhat, gerant, Chelles
Violette Fernandez, Comptable, Cadarcet
chrstian Ferriere, Professeur Contractuel, Duhort-Bachen
Julie Ferrua, IDE, Toulouse
Françoise Feugas, Journaliste, Tonnerre
Jean-Michel Fieux, ouvrier, Poligny
Myriam   Fil, Responsable commerciale , Lille
Rémi Filliau, Militant associatif, Tours
Jean-Marc Fillon, Aide medico psychologique, Sérigné
Bruno Flesch, Retraité, Sassangy
Eric Fleurimont, Technicien du Spectacle, Pont Saint Martin
Francine Fleury, Retraitée, Antraigues sur volane
Henri Folliet, Retraité de l’Education Nationale, Paris
Jean Pierre Follin, Retraité, Bray
Lidia Fonseca, Professeur des écoles, Lyon
Patrice FORGET, Réalisateur, Gluiras
Bruno Fornaciari, Retraité, Saint Varent
Jean Charles Foucaud, Architecte d’intérieur, Veyrac
Isabelle Fouquay, Enseignante, L’Isle D’espagnac
Hoda Fourcade, Traductrice litteraire, Paris
Martine Fourcroy, Retraitée éducation nationale, Cuincy
Tomy Fourgnaud, Aide à domicile , Saint-Héand
Anne Fourment, Retraitée, Sembas
Robert Franco, Citoyen, Hendaye
Jean Franville, Prof. en retraite, Verdun
Rozenn Frère, Retraitée, Perthes
Christian Fruhauf, Retraité de l’éducation nationale, Oust
Gaetane Fyot, Retraitée, Le Kremlin Bicêtre
Aoutaf Gabsi, Sans emploi, Lyon
Fatira Gacem, Enseignante, Lille
Serge Gaiani, Retraité, Toulouse
Sylvie Gaiguant, Archéologue, La Réole
Philippe Gailhardis, Citoyen engagé, Villebon-sur-Yvette
Françoise Gaillardon, Militante associative, Saint Médard en Jalles
Dominique Gaitier-perrin, institutrice retraitée, Souvigny de Touraine
Elisabeth Galano, Bénévole Artisans du Monde, Thiaucourt
Leone Gallairand, Psychologue, Arpaillargues
Rahma Gallala, Etudiante , Marseille
Gérard Galland, Retraité, Grenoble
Claire Gallien, Maitre de conférences en études anglophones, Université Paul Valéry Montpellier, Montpellier
Frederique Gallien, Fonctionnaire, Sainte-Consorce
Sophie Gallois, Enseignante, Paris
Nicolas   Galteri, Indépendant, Cagnes sur mer
Rémi Garcia, Gérant , Montpellier
Cécile Gascard, Agricultrice, Rabou
Chantal Gascuel, Agricultrice, Gerzat
Erika Gaspar, Aide soignante, Saugnac et cambran
Claire Gatty, Enseignante, Retonfey
Didier Gatty, Architecte, Retonfey
Claudine Gau, Retraitée, St Girons
Pierre Gaudé, Citoyen du monde, St André de Cruzières
Sophie Gaudé, Citoyenne du monde, St André de Cruzières
Mathieu Gautier, Conteur, Bressuire
Monique Gava, Retraitée , Marseille
Jean-Pierre Geeraert, Médecin, Le Blanc Mesnil
Gwenola Génot, Enseignante, Monterblanc
Jean-pierre Genuit, retraite, Baud
Michelle Gérard, Retraitée, Angoulême
Béatrice Germain, Au chômage, Mios
Marie Gérôme, Retraitée de l’Education Nationale, Faverges
Julie Gervais, Politiste, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Paris
Jacques   Gervet, Retraité, Castanet-Tolosan
Hamid Ghaleb, Enseignant, Clermont-Ferrand
Celine Ghares, Mère au foyer, Cormeray
Sandes Gharsalli, Conseillère , Bezons
Robert Ghazi, Sans emploi, Loos
Bachir Ghazi, Photographe, Lyon
Odette   Ghilain, Retraitée, Houdeng-A
Ibrahim   Ghlilech , Maçon, Bourg Saint Andeol
Samir Ghoughou, Agent , Saint Etienne
Jean Michel Gibault, Economiste indépendant, Paris
Laurence Gibert, Animatrice, Paris
Gwenael Gicquel, Animateur, Saumur
Nathalie Gilardeau, Commis de cuisine, Villefavard
Hannen Gilbert, Chef de projet evenementiel, paris
François-Xavier Gilles, Militant pour la Palestine historique, Crest-Voland
Michel Gilquin, Retraité, Maureillas
Najla Gimenez , Cadre, Clichy
Marie Girard, sans emploi, Onzain
Dominique Girardini, psychotherapeute, Londres
Frédéric Giraudot, Employé, Saintes
Pascale Girod, Enseignante, Saint-Etienne
Pierre Giroux, Plasticien, Oppede
Dominique Glorieux , Artiste , Toulouse

Catherine Goldstein, Directrice de recherche au CNRS, Paris

Bernard Goffe, Pensioné, Anlier
Claudine Golka, Ingenieur qualite, Guyancourt
Aurélie Gono, Documentaliste, Rueil-Malmaison
Sow Gonzales, Sans emploi, Perpignan
Shige Gonzalvez, Historien de l’art, Paris
Maria Gosa, Enseignante , Paris
Guy Gouarin, Educateur , Sorede
Dalila Hélène Gouder, Secrétaire, Paris
Pierre Goujet, Enseignant retraité, Seix
Amandine   Gourti, Employée , Créteil
laurent Goussot, Sans emploi, Mios
Daniel Gouttefarde, Retraité, Bures sur Yvette
Radea Graa, Conseillère clientèle , Villejuif
Hervé Grampfort, Artisan, Campistrous
Anne-Marie Grand Clément, Bénévole associative, retraitée, Evreux
Isabelle Grangaud, Historienne CNRS, Tunis
Dominique Grange, Chanteuse, Paris
Marie Grangé, Aide à domicile, Pau
Ninon Grangé, MC-HDR, Paris
Carole GRAS, caissiere centrale, Meyzieu
Raymond Gras, Technicien, Lodève
Corinne Grassi, Formatrice , Strasbourg
Allain Graux, Retraité, Dijon
Jean-Guy Greilsamer, BDS France et UJFP, Paris
Richard Gressier, Ouvrier, Montbeliard
Quentin Grillot, Etudiant, Beynes
Thierry Grimonprez , Directeur de crèche, Plouider
Colette Grisolle, Retraitée, Les Arcs

Julien Grivaux, Chargé de recherches au CNRS en mathématiques, Marseille
Laila Grondin, Opératrice de production, Villeurbanne
Michel Gros, Chercheur, Rennes
Erwan Gruenais, Programmeur, Toulouse
Karl Grünberg, Retraité, Conflans-en-Jarnisy
Alain Guenoche, Chercheur CNRS, Marseille
Nicolas Gueret, Musicien, Paris
Daniel Guerrier, Journaliste honoraire, Céret
Khedidja Guesraoui, Étudiant , Ivry-Sur-Seine
Nadir Guettafi, agent, Grenoble
Isabelle Guilherme, Technicienne informatique SNCF, Marles les Mines
Patrice Guillaume, Président d’Association Mémorielle, Tremblay-en-France
Régine Guilleminot, Retraitée, Tourville La Rivière
Patrick Guillot, Président one world, Piegon
Hélène Guiot, Citoyenne en colère, Les Anses d’Arlet
Patricia Guiot, Assistante de direction, Florenville
Alain Guiraudie, Cinéaste, Albi
Guy Guiraudie, ouvrier, capdenac gare
Georges Günther, Participant aux Réseaux citoyens de St Etienne, St Etienne
Fernando Gutierrez, Graphiste , Boissy sous saint yon
Jean-françois Guyet, Handicapé, Gueugnon
Pierre Guyon, Retraité de l’éducation nationale, Douvres la Delivrande
Imen Habib, Animatrice de la Campagne BDS France, Paris
Azizi Hacen, Cariste, Gilly sur Isere
Lila Hadad, Décoratrice, Grenoble
Mahfoud Haddad , Médecin , Digne
Kamel Haddadi, Assureur, Paris
Christian Haddouche, Syndicaliste, Plounévézel
Dominique Haddouche, Retraité, Toulon
Habibya Hadjee, Employé, Saint-Paul
Ali Hadouchi, Technicien, Moignelee
Jean-marc Hainaux, Militant associatif, Aubervilliers
Joelle Hajjem, Formatrice CFA, Vitry sur Seine
Khaira Halimi, Assistante administrative au parlement européen , Metz
Jean-Marie Haller, Ancien avocat, Strasbourg
Abdelkader Hamdi, Administrateur Système, Paris
Zakia Hamdini, Mère au foyer, St Leger sous Cholet
Yassine Hamila, Responsable qualité , Nice
Abdallah Hamila, Retraité , Nice
Samira Hamila, Assistante maternelle , Nice
Abdellatif Hammami, Retraité , Thiais
Djilali Hamou, Ouvrier, Tours
Fatima Hamrouni, secretaire, Courbevoie
Kamel Hams, Cadre , Marseille
Sab Hamza, Commercial, Clermont Ferrand
Leila Hanifi, Mère au foyer, Perpignan
Hager Hannachi, étudiante, Lyon
Nadia Hannane, Citoyen français , Epinay sur Seine
Marie-Elise Hanne, Médecin retraité, Tarbes
Christon Hansma, Citoyenne, Paris
Sofia Haouni, Secrétaire, Gennevilliers
Nawel   Harit , Agent d’assurance, Paris
Bernadette Harlay, Retraitée, Echirolles
Michel Harouet, Moniteur technique, Joue sur Erdre
Farida Harrag, Employée, Strasbourg
Souad Harrar, Agent municipale, Compiègne
Michael Harris, Professeur, Université Paris-Diderot, Paris
Mehmet Hasici, Électrique , Nantes
Myriam   Hassi , Professeur de français , Lyon
Jack Havraneck, Retraité, Ozoir-la-Ferriére
Ammara Hayane , Avs, Nancy
Dahmane Hazard, Cooker, Lyon
Smain Haze, cadre, Paris
Colette Hebette, Retraitée, Bagnolet
Atika Heddad, Chomage, Dampierre sur Linotte
Haj Meftah Hedi , Routier , Clermont Ferrand.
Bertrand Heilbronn, Ingénieur, Evry
Jacqueline Heinen, Professeure.émérite UVSQ, Genève
Odile Hélier, Retraitée, Paris
Khadidja Hella, Agent administratif , Jouy le Moutier
Gwenaël   Hemery, Artiste, Mulhouse
Annick Hemmer, Retraitée , Amiens
Antoine Hémon, Enseignant, Paris
Abderazak Henni, Retraité, Coudekerque-Branche
Simone Henri, retraitée, Lanfains
Christian Henri, Retraité, La Graverie
Laurent Herault, Retraité, CHAMPNIERS
Annick Herbin, Retraitée, Nanterre
Manon Heukeshoveb, Retraitée, Amsterdam
Julien Heutzen, coach, St Gilles
Jacques Hildenbrand, Salarié, Levens
Christine Hodebert , Sans, Esvres sur Indre
Kathleen Hoehne, Traductrice, Trier
Veronique Hollebecque, Cadre territorial, Soisy sur Seine
Valérie Hotier, Masseur – Kinésithérapeute, Floirac
Mahmoud Houairi, Salarié, Paris
Douraid Houalla, Directeur de rechrche au CNRS à la retraite, Toulouse
Guy Houel, Retraite, Bures sur Yvette
Rania Houfaf, Salarié, Paris
Philippe Houseaux, Retraité de l’Action Sociale, Entremont Le Vieux
Yves Hugon, Retraité, Gentilly
Michel Hugue, Retraité, Epinay sur orge
Marion Huguet, Aide comptable, Villeurbanne
Lysiane Hulser, Employée, Genève
Emmanuel Hup, Informaticien, Clamart
Jacques HURAND, Employé banque, Villefontaine
Christine Huyghe, Chercheur CNRS, Strasbourg
Saida Ibaraghen, Cadre IT, Paris
Fatiha Ichou, Comptable, Paris
Djemila   Idboubker , Sans emploi, Nancy
Youcef Idchar, Avocat, Saint Etienne
Cynthia Idir, Assistante maternelle , St Etienne
Seloua Idrissi, Commerciale, St Etienne
Souhaila Ihoual, Educatrice , Nice
Sara Ikram, Chargée d’etudes, Paris
Georges Illan, Enseignant, Toulon
Asmaâ   Imrani , Mère au foyer, Braine-le-Comte
Geneviève Inezzarene, Retraitée, Paris
Nadia Ismael, Salarié , Nantes
Najiyyah Ismael, Etudiante, Bron
Jacques Issorel, Retraité, Perpignan
Luhmann Jacky, Ouvrier, Forbach
Jean Claude Jacob, Militant, Riom
Richard Jacquemond, Enseignant-chercheur, Marseille
Alain Jacques, Retraité, Bagneux
Francoise Jacquet, Retraitée, Lanton
Johann Jacquot, Chomeur, Varangeville
André Jallot, Retraité, Le Mans
Patrice Jan, Invalide, Dijon
Stanislas Jankowiak, Chanteur, Paris
Pol Jansegers, Médecin retraité, Lasne
Hayet Jari , Engagée pour le boycott, Grenoble
Isabelle Jauberteau, Chercheur CNRS, Limoges
Thibaut Jaulin, Enseignant, Paris
Jacques Jausseran, Dentiste retraîté, Bordeaux
Jacques Jausseran-Schmidt, Retraité Santé, Marseille
Hamame Jelloul, Agent. Ommer ial, Les lilas
Naouel Jendari, Étudiante, Aix-en-Provence
Greg Jeudy, Cadre informatique, Fetolles
Claudie Joffre, Retraitée, Les Vans
Babette Johsua, Retraitée, Marseille
Jean-François Joly, Retraité, Le Lavandou
Nicole Joncret, Retraitée, Mazamet Tarn
Joëlle Joseph, Adhérente PRCF, Maubeuge
Françoise Joublin, Retraitée fonction publique, Nice
Maurice Jouenne, Architecte retraité, Remiremont
Catherine Jouffre, Psychanalyste, Paris
Nicolas Jounin, Sociologue, Aubervilliers
Micke Joussant , Technicien de maintenance industrielle , Saint ciers de Canesse
Hamid Jsr, Technicien, Bordeaux
Raboteau Julien, Artiste-dessinateur, Marseille
Philippe Jumeau, prof des écoles, Lanester
George Jung, Import/Export, Bondy
Frederic Jupille, Multifonctionnel, Frejus
Baudouin Jurdant, Professeur émérite, Lisbonne
Evelyne Juton, Infirmiere, Bages
Nicole Kahn, Militante, Lyon
Sarah Kajeiou, Professeur de lettres modernes, Porto-Vecchio
Deryah Karasan , Agent d’entretien , Metz
Salima Karouache, Sans emploi, Orléans
Rachida Kas, Retraité, Paris
Anasthasie Kaskassiades , Professeur retraitée, Paris
Annpôl Kassis, Enseignante retraitée, Paris
Toufik Keche, Comptable, Poissy
nadim Keith, UPMF, Grenoble
Edward Kennedy, Film-maker, Dublin
Alain Kerambellec, Infirmier, Toulouse
Philippe Kerautret, Technicien , Epinay sur seine
Fadoua Kerchaoui, Étudiante, Toulouse
Mariam Kerkass, Étudiante , Nancy
Karima Kernis, Militante associative, formatrice FLE, Perpignan
Bachir Kessas, Employé, Montpellier
Alima Keyta, Chef de projet , Neauphle le Chateau
Khalid Khachlaa, Commercial , Joue les Tours
Nourdine   Khafif, Agent de maîtrise , Clichy sous bois
Zakariya   Khalid, Étudiant , St Denis
Morti Khalifrat, Comédien, Bordeaux
Omar Kharboutli , Militant, Limoges
Zak Khattabi, Ingenieur , Paris
Leila Khazaz, Enseignante, Montreuil
Nina Khelifi, Secretaire, Lyon
Yassine Khellaf, Primeur , Saint Étienne
Veronique Khenis, Employer, Draveil
Mouna Khenissi, Cadre de santé, Bagneux
Hanane Kherbouche, Gestionnaire, Lyon
Ahmed   Khiter , Chauffeur , Sevran
Hakim Khodja, Militant, Argonay
Faouzi Khoualdia , Masseur – Kinésithérapeute, Bordeaux
Anne Khripounoff, Directrice de la photo retraitée, Lodève
Jean-Louis Klein, Formateur , Spincourt
Hervé Klein, Chef Cuisinier, Rouen
Gabrielle Knecht, Retraitée de l’Education Nationale, Strasbourg
Aicha Knis, Éducatrice, St Étienne
Paulina Kofler-Warnier, Étudiante, Paris
Robert Kosmann, Retraité, Saint Ouen
Abdel wahab Koussa, Direction societés, Paris
Hadjila Krifa-Schneider, Maître de conférence, université de Lille 1, Villeneuve d’Ascq
Patrice Krupka, Enseignant retraité, Livernon
Frédérique Kuentzler , Conseil, Capbreton
Christelle Kuete, Travailleur social , Saint denis
Salomé Kunkar, Lycéenne, Drucourt
Eda   Kutbe , Assistante administrative , Chanteloup les vignes
Mailys Kydjian, Sociologue, Lunel
Majdou L’ancienne, Etudiante, Saint Étienne
Karim Laazizi , Technicien , Arcueil
Maria Labbé, Membre AFPS Versailles, Saint Nom la Bretèche
Benaissa   Labied, IDE , Chateauneuf de gadagne
Hadda Labreche, Assistante RH, Roubaix
Jean-Pierre Lachaussée, Chef projet informatique retraité, Palaiseau
Jean-claude Lacheau, Retraité, Saint Georges des Coteaux 17
Fayçal   Lachheb , Fonctionnaire, Paris
Fouad Ladouali, Employé, Paris
Sarida Ladreyt, Fonction publique, Villefranche sur Saone
Amal Lafkir, Infirmière , Le Bourget
Jérôme Lafréchoux, Ingénieur, Toulouse
Robert Lagal, comptable retraité, Woippy
Virginie Laghrib, Psychologue, Maisons Alfort
Alain Lagier, Retraité, Fontvieille
Sabine Lagrange, Sans, Paris
Aicha Lagree, Retraitée, Taverny
Mourad Lahiani, Conducteur de train, Mitry mory
Nourddine Lahyane, Kiosquier, Clichy
Kamel   Laiche, Médecin , Evry
Hafida Laidouni, Retraitée, Colombes
Stephane   Lajaumont, Professeur d’histoire, Limoges
Mustapha Lakehal, Enseignant, Aubervilliers
Zohra   Lakhak, Conductrice de tramway, Clermont ferrand
Julio Laks, Musicien, Romainville
Jean Lallemand, Militant associatif, Le Havre
Jérôme Lallemand, ingénieur, Paris
Samantha   Lallemand , Employée , Melun
Nassima Lalmi, Responsable d’équipe , Décines
Lionel Lamaziere, Retraité, Cours
Elie Lambert, Syndicaliste Solidaires, Dijon
Xavier Lambert, Professeur des Universités , Toulouse
Adil Lamiri, Ingénieur en informatique , Saint-Etienne
Paul Lamy, Citoyen europeen, Morlanne
Siham Lamzarrah, Mere au foyer, Decines
Gérard Laniez, Ancien collaborateur de Cabinet de Michel Crépeau, député maire de La rochelle – retraité, La rochelle
Jean-Claude Lanvin, Professeur retraité, Avignon
Hamza Laoufi, Educateur specialise, Vigneux sur seine
Nadia Larhrib, Serveuse, Marseille
Saleha Larichi, Travailleur social, Toulouse
Karim   Laroubi, Chauffeur poids lourds , Villepinte
Jordane Lasmolles, Éducatrice, Toulouse
Corine Lasmolles, Citoyenne, Dalou
Jean-Jacques Lasmolles, Retraité, Dalou
Nelly Latapie, Retraitée, Carrières sur Seine
Christian Lathuliere, Retraité, Fontaine les Dijon
Michel Lattuga, Retraité, Lahage
Harhad Laure, Commerçante , Bordeaux
Pierre Laurent, Enseignant, Grenoble
Mireille Laurent, retraitée, Meschers
Michel Laurent, Travailleur social, Charleville-Mézières
Eric   Laurent , Indépendant , Le garric
Jacques Lauriol, Retraité, Rouen
Nathalie Lautrec, Enseignante, St Lô
Christian Lavault, Professeure émérite, Université Paris 13, Villetaneuse
Marc Lavergne, Chercheur CNRS, Massy
Richard Lavigne, Citoyen, Périgueux
Naouel Lazaar, Étudiante, Arles
Maroam Laziri, Étudiante , Paris
Mabrouk Lazreg, Militant associatif, Villefranche
Patrick Le Gall, Analyste programmeur, Scaer
Nadine Le Gall, Sans emploi, Paimpol
Yves Le Gloahec, retraité PTT, Genix-sur-Guiers
Jean-Marc Le Hecho, Retraité, Le Pouliguen
Gérard Le Manissier, Retraité, Saint-Herblain
Sylvain Le Noc, Militant CGT, Chamalieres
Serge Le Quéau, Syndicaliste, Plaintel
Bernard Le Stum, Mathématicien, Rennes
Martine le Thomet, Retraitée, Paris
Marine Lecaque, Journaliste, Nice
Francis Lecomte, Responsable associatif, Le Havre
Nathalie   Lecourt , Sans , Rennes
Christiane Lécuyer, Retraitée, Faverges
Laura Lefebvre, Étudiante infirmière, Montpellier
Jean Lefevre, Retraité EDF, Cormeilles en Parisis
Jean Lefevre, Professeur de charpente retraité, La Salle les Alpes
Viviane Lefèvre, Retraitée , Taussac la Billière
Cedric Lefort, Citoyen, Saint Donat sur Herbasse
Isabelle Lefrançois, Educatrice spécialisée, Saint Martin
Philippe Legros, France, Kingersheim
Marlène Lejeune, Étudiante, Nantes
Abdesalam Lekcir, Cadre, Tourcoing
Marc Lelievre, Gérant, La Mure
Vincent Lemassu, Elu, Istres
Carole Lembeye, Maraichère, Lapeyrouse
Claude Lembeye, Graphiste, Lapeyrouse
Philippe Lemenuel, Retraité, Montreuil
Denis Lemercier, Maître de Conférences retraité, Caen
Maureen Lemoine, Animation, Achères
Ghyslaine Lempereur, Retraitée, Blerancourt
Marie-Thérèse Lenoble, Retraitée EN, Cognac
Térèz Léotin, Ecrivain, François-Martinique
Alain G. Lepage, Militant associatif, Saint-Ouen
Claire Lepage, Aide soignante, Rennes
Johan Lepage, Ater, Montreuil
Joelle Lequertier, Retraitée, Crach
François Lequy, Informaticien, Metz
Claude Leroux, Retraité, Lagnes
Jean Paul Leroux , Philosophe, Gap
Rémi Leroy, Ingenieur, Strasbourg
Patrick Lescure, Graphiste, Saint-Bauzile
Serge Lestang, Retraité, Igny
Bruno Levacher, Retraite, Ecouen
Jean-Marc Lévy-Leblond, Professeur des universités, Nice
Daniel Lévyne, Enseignant retraité, Dinan
Jacques Lewkowicz, Professeur honoraire des universités, St Maurice aux Riches Hommes
Jean-Baptiste Libouban, Militant l’Arche, Joncels
Marianne Ligou, NPA, Pau
Georges Liochon, Retraité, Longvic
sabyne lippens, Sans emploi, bruxelles
Sébastien Llobregat, Sans emploi , Rouen
Claire Lobstein, Retraitée, Hoenheim
Eloïse Logé, Vendeuse, Faverges
Yvette Logeais – Gouyette, Enseignante, Bagnolet
Erick Logui, Salarié, Carrieres sous Poissy
Fary Lola, Enseignante , Paris
Roland Lombard, Dr de Recherche retraité, GIF sur Yvette
Francois Loret, Consultant, Noisiel
Christian Loro, Syndicaliste, Roanne
Martine Loscos, Retraitée, St Rambert d’Albon
Gérard Louandre, Retraité, Tresson
Jen-Pierre Loubet, Cadre retraité de Banques, Douzillac
Thierry Louchon, Retraité, Martigues
Georges Louis, Employé, Montrouge
François-xavier Louis, infirmier, Biarritz
Loubna   Loukili, Hôtelière , Nîmes
Taslima Lour, Géographe, Bagneux
André Loury, Militant CGT et PG membre AFPS, Le Mêle sur Sarthe
Cécilia Lucet, Chômage, Rouen
Anne-Marie Lyant, Retraitée, Lyon
Nour M’Baladinejad, Secrétaire, Bagneux
Malick M’Baye, Infirmier, Genève
Rachida Maatar, Ouvrière, Rehon
Pierre Madic, Fonction publique, Le Havre
Aicha Madmad, Consultante en communication , Le bourget
Paul Magnan, Citoyen, militant associatif, Evreux
Hocine Magri, Ingénieur informatique, Mulhouse
Pia Mahe, Animatrice, Moissy-Cramayel
Maurice Mahieu, citoyen, Lamentin
Cheistian Mahieux, Syndicaliste cheminot retraité, Oaris
Moomen Mahmoud , Étudiant , Paris
Stephane Mahon, Mandataire judiciaire, Fontenay-sous-Bois
Rim Mahou, Etudiante, Chelles
Farid Mahrouche, Ouvrier, Montbéliard
Chantal Maire, retraitée, Martigues
Jean Paul Maïs, Retraité, Saint-Leonard de Noblat
Françoise Majorel, Artiste peintre, Mosset
Yamin Makri, Editeur, Lyon
Michel Malbec, Architecte, Lasserade
Véronique Mâle , Assistante CE, Paris
Michel Malirat, Enseignant, Brest
Emmanuelle Mallet, Plasticienne, Paris
Salira   Mami, Cadre , Villeurbanne
Roger Mampey, Ingénieur de recherche retraité, Escalquens
Henri Mandine, Retraité, Rognonas
Béatrice Mangenot, Enseigangte retraitée, Strasbourg
Karen   Mania , Professeur , Creissa
Jean-Jacques Manneval, Retraité, Clermont-Ferrand
Mirabelle Mantin, Céramiste, Montesquiou
Isabelle Maraux ariaux, Retraitée, Saint-avé
Emmanuel Marcet, Projeteur, Lyon
Laure Marchand, Employée, Vitré
Farouk Mardam Bey, Editeur, Paris
Muriel Marechal, Retraitée fonction publique, Aubagne
Laetitia Marie, Etudiante en danse, Fontenay-aux-Roses
Christophe Marillier, Assistant réalisateur, Breuillet
Marie Marini, Retraitée, La Rochegiron
Didier Marino, Employé, Arles
Sacha Marjanovic, Chargé de mission, Montbéliard
Micheyle Marlier, Graphiste, formatrice, militante associative, St Emiland
Pascale Marlin, Syndiquée CGT, Auxerre
Evelyne Marmoiton, DGS Collectivité Territoriale, Menetrol
Bernadette Marnat, Agent technique, Roussillon
Frederic Marnat, Travailleur, Maclas
Jean-Louis Marolleau, Retraité, Neuilly Plaisance
christel Martel, Retraité, Angoulême
Michel Martin, Retraité, Saintes
Delphine Martin, Etudiante, Chatenton le pont
Jérôme Martin, Enseignant, Choupinet
Anne-Marie Martin, Enseignante, Metz
Alain Martin, Retraité, St Hilaire de la Côte
Fabrice Martin, Coordinateur réponse d’urgence, Gujan-Mestras
Jean Martin, Sans, Villefavard
Janick Martin, Musicien, Redon
Annick Martinet, Chômeuse, Cannes
Nathalie Martinez, Utopiste, Neffies
Nabil Mascovich, Médiateur, Saint Etienne
Ibtissam Masmoudi, Engagee et active, Marseille
Saida Massali, Sans profession , La Rochelle
Jean Claude Massé, Retraité, Saint Genès de Fronsac
Annie-claire Masson, Sans emploi, Viares-Sur-Marne
Sébastien Masson, Serveur, Brest
Patrick Mathelié-Guinlet, Poète et comédien, Lamentin
Joseph   Matipa , Consultant , Paris
Evelyne Matthews, Professeur de yoga, Saint-Senoux
Myriam Maurice, humaine, Perpignan
Yves Maurissen, Retraité, Perpignan
Pierre Maury, Sans emploi, Le Plessis Robinson
Michèle Maximilien, Retraitée, Le Poët-Célard
Corinne Mazauric, Educatrice, Montpellier
Jade Mazel , Étudiante, Saint-étienne
Francine Mazière, Professeur émérite, Paris
Gabriel Mazuet, Retraité, Thiers
Boubaker Mchiri, Employée, Paris
Dida Meddar, Mère au foyer, Marseille
Elli Medeiros, artiste auteur, Paris
Fatma Medjadba, Mère au foyer, Bayonne
Ludovic Medjkoune, Barman, Montauban
Kania Mehallel, Professeure de langues, Neuilly sur Marne
Soraya Mehdid, Commerçante, Vauclin

Jean-Francois Méla, ancien président de l’Université Paris 13, Paris

Sonia Melgar, Mère au foyer , Goussainville
Maurice Meline, Retraité, Paris
Fabienne Mella Duran, Enseignante Education musicale, Angouleme
Nadia Mellah, Assistante , Cergy
Khaled Mellouk, Rien, Lyon
Faïza   Mellouki , Étudiante , Lille
Franis Melou, Retraité, président de l’Assocition Palestine40/AFPS, Vieux-Boucau
Nasserdine Meniri, Assistant familial, Drancy
Blandine Mennesson, Professeur à la retraite, Orleans
Maurice Mension, Retraité, St Savournin
Marie Mension, Retraitée, St Savournin
Mustapha Merabet, chauffeur, Strasbourg
belkacem merahi, co-secrétaire du PG42 sud, Saint Etienne
Bruno Merand, Chef d’entreprise, Vouvant
Anne-Marie Mercier, Retraitée, Valence sur Baïse
Lucie Mercier, chercheuse indépendante, Londres
Linda Merdja, Employee , Bezons
Celine Meresse, Militante associative, PAris
Mokhtar Merkaoui, Militant associatif (ATMF), Argenteuil
Maura Merlini Rogg, Educatrice, Concise
Henri Merme, Commission Palestine d’Ensemble, Paris
Franck Mermier, Chercheur CNRS, Paris
Jacqueline Mesière, Professeur retraitée, Annecy
Corinne Mesle, Citoyenne du monde, Castres
Sabrina Meslem, Assistante, Lyon
Karim Messaoudi, Acteur associatif, Arcueil
Bendt Messerschmidt, Officier à la retraite, Pouillon
René Métallaoui, Retraité, Castres
Cathy Métallaoui, Retraitée, Castres
Yves Meunier, Militant associatif, Ugine
Franca   Meunier, Citoyenne du Monde, Ugine
Jean Meyer, Médecin, Mulhouse
Jean-Claude Meyer, BN de l’UJFP, Strasbourg
Jean-Pierre Meyer, Ecologiste, St Martin la Plaine
Eric Meyleuc, Magasinier des bibliothèques, Paris
Michel Meynier, ingénieur agricole, Etretat
Alain Mezian , Retraité , Montpellier
Badreddine Michalak, étudiant, Grenoble
Jean-Pascal Michel, Aide soignant, Soubès
Michel Mietton, Professeur Université Lyon 3, Saint Lattier
Jean-Marie Mignon, Ecrivain, Paris
Hervé Milhau, Attaché de direction, Carcassonne
Jean Millon, Retraité, Saint-Égrève
Mina Minoucha, Maman, Paris
Nordine   Mir, Professeur des universités, Rouen
Sahby Mkhinini , Coordinateur Jeunesse, Cannes
Saji Moha, Comptable, Paris
Addahir Mohamed, Salarié, Allonzier la Caille
Ahmed Mohamed Said, Reraité, Clermont Ferrand
Marie Mohammedi Dubau, Photographe, Jacou
Ali Mohsen, Chauffagiste, Villeneuve sur lot
Damien   Mokhtari , Consultant , Argenteuil
Sonia Monard, Responsable magasin, Montgeron
Louis-Marie Mondeguer, enseignant, Kergloff
Loïc Monfort, Animateur, Montreuil
Paul Monmaur, Retraité, Grasse
Jérémie Monney, Maraîcher, Chens-sur-Léman
Hélène Monot, Retraité, Paris
Dimitri Montéléon, Interimaire, Clermont-Ferrand
Gérard Montillet, Militant, Gilly sur Isere
José Luis Moragues, Universitaire, Montpellier
Fabien Morand, Libertaire, Villebois
Raphaël   Mordenti, Maçon , Clouange
Gisèle Morel, Retraitée, Paris
Marie Morillon, Psychologue, Maine-et-Loire
Jean-Hugues Morneau, Bibliothécaire, Grenoble
Ruth Mougel, Peintre, Bourg St Maurice
Khalida   Moughari, Citoyenne du monde, Saint-Chamond
Leila Mouhoub, Assistante de direction, Aulnay sous bois
Monira Mouhoun, Militante associative, Saint-Etienne
El moussaid el idrissi Moulay jawad, Foreur, Saint Étienne
Geneviève Moulin-Jourdan, retraitée, Toulouse
Odette Moumini, Employé, Lyon
Zamouri Mounir, Retraité, Vélizy-Villacoublay
Sabrina Moussa, Chef de rang , Nîmes
Amal Moussaïd , Assistante de vie scolaire, Marseille
Sonia Moussaoui, Résponsable associatif, Saint-Etienne
Meriem Moussouni, Fonctionnaire, Quimper
Faissal Moutawakil, Chargé de développement , Poissy
Simon Moutquin, Chercheur, Cherbourg
Annabella Mrad, Tatoueuse au henné, Bordeaux
Mostafa Msiah, enseignant, Saint Étienne
Michael Mugnier, Citoyen, Chambéry
Guillaume Muller, Responsable de salle, Mulhouse
Halima Munoz, Sans emploi, Orleans
Daniel Muringer, artiste musicien, Hochstatt
Nicolas Mutel, Sans emploi , Rennes
Jérémy Myard, EVS, Nantes
Bam Myriam, Comptable , Paris
Sorf   Nabil , Fonctionaire , Aix en provence
Amel Naddari, Femme au foyer, Metz
Rabiaa Nadi, Militante , Vendom
Dahmane Nait, Retraité, Chartres
Djamel Nait larbi, Chauffeur routier, Evreux
Naima Naji, Fonctionnaire, Noisy le sec
Khadija Najid, Infirmiere , Hyeres
Mohamed Najim, Professeur émérite, Bordeaux, Bordeaux
Mikael Namri, Comptable, Nyon
Ali Necib, Retraité, Cannes
Linda Nedjaa, Citoyenne, Paris
Jean Christophe Nello, Chef d’entreprise, Villeurbanne
Jacky   Neumeyer, Retraité, Lyon
Richard Neuville, Syndicaliste, militant altermondialiste, Aubenas
Maryline Nguyen, Assistante maternelle, Rueil Malmaison
Pierre Nicodeme, mathematicien-informaticien, Paris
Jean Nicolas, Retraité, Tallenay
Christelle Nicolas, Enseignant histoire de l’art, Mirabeau
Denis   Nicolier , Enseignant , St etienne
Christiane Nicq, Conservateur honoraire, Montpellier
Myriam Nimer, Cadre administratif, Montélimar
Mounir Nirmou, Étudiant, Paris
Marie Nivet, Professeure d’anglais, Oust
Helena Nordstrand, Journaliste, Paris
Ness Now, Etudiant, Paris
Marcelo Nowersztern, Retraité, militant associatif, Yerres
Roger Nymo, Révolutionnaire non violent, Paris
Maryvelma O’Neil, Professeur, Bellevue
Joseph Oesterlé, Professeur émérite à l’université Paris 6, Paris
Jacques Ogier, Archiviste, Noisy le Grand
Josiane Olff-Nathan, Retraitée Université de Strasbourg, Strasbourg
Perrine Olff-Rastegar, UJFP et porte-parole CJACP, Strasbourg
Gérard Olié, retraité, Vailhourles
Ferra Olivier, Auteur, Bourgoin-Jallieu
Nicolas Ollivrin, Employé de banque, Pontoise
Pierre Onraed, Etudiant, Montamy
Shana Orand, Etudiante, Toulouse
Nathalie Ordonez, Artisan, Grigny
Tony Orengo, Citoyen, Militant, Retraité, Le Beausset
Estelle Ormani, Éducatrice spécialisée, Vaureal
Dehiba Otmani, Aide -Soignante , Stiring-Wendel
Hervé Ott, Formateur-consultant, Millau
Fadelka Ouab, Salarié, Montpellier
Sarah Ouachem, Étudiante , Lyon
Naima ouarda, Artiste, Paris
Sonia Oudray, Vendeuse, Tourcoing
Anne Marie Oudrer, Praticien Hospitalier, Juvisy sur Orge
Fouzia Ouehbi, Agent de service, Bourgoin jallieu
Mohamed Oumahi, Employé, La ville du bois
Ouarda Ourache, Salariée, Vandoeuvre
Serge Paboeuf, Sérigraphe retraité, St Jacques de la lande
Louise Pacalet, Employée , La motte
Dominique Pacoud, Retraité EN, Bourg en Bresse
Gwendolyne Page, Graphiste, Rezé
Alexis Pagès, Professeur de Psychologie, Constantine
Stéphanie Pain, Exploitante cinéma, Mulhouse
Olivier Paindavoine, Ingénieur, Hesdin-l’Abbé
Cécile Pajany, Enseignante, Carpentras
Georges Papadopoulos, Retraité, Sparte
Claire Paque, Militante, Paris
Jean-Charles Paras, Expert Justice-Droits humains, Saint Etienne
Michèle Paret, Militante associative, Douarnenez
Emmanuel Parraud, Cinéaste, Paris
Madeleine Pasquette, Retraitée, Valmanya
André Pasquier, Quidam, Clermont-Ferrand
Marino Pau, Retraité, Oberanven
Christophe Pauget, Enseignant, Cusset
Brice Paulin, Enseignant, Emerainville
François Paumier, Responsable associatif, syndicaliste, Saint-Girons
Jean Pierre Pavie, retraité, Mirambeau
Etienne   Pe, Cadre, Compiègne
Rui Pedro, Artiste, Villemomble
Michel Peiro, Enseignant, Muret
Bernard Pelegrin, Démocrate, Berck
Lionel Péneau, Retraité, Larmor-Plage
Claudine Penen, Retraitée, Berdorf
Bernadette Perez, Retraitée, Martigues
Myriam Périssé, Institutrice retraitée, Draveil
Bernadette Pėrissė, Gestionnaire, Rennes
Aïda Périssé , Citoyenne, Cesson-Sévigné
Baptiste Perreau, Indépendant, Tourtoirac
Michel Perrier, Sociologue, Avignon
Catherine Perrier, Sans, Asserac
Alain Perron, Retraité, Clelles
Johann Peslin, autoentrepreneur, Champrepus
Denis Petitjean, Porte parole orleans loiret palestine, Orléans Loiret
Stayroula Petroudis, Sans, Gosselies
Marie-José Peyrard-Lamasse, Retraitée, Paris
Roland Pfefferkorn, Professeur, Strasbourg
Sylvie Pham, Artisan, St Jean de Vaulx
Catherine Philippe, Citoyenne, Beaulieu
Elizabeth Picard, DR-CNRS retraitée, Paris
Monique Picard, Institutrice, Toulouse
Laure Picart, Militante AFPS Albertville, Bonvillard
Nathalie Piccarreta, Militante pro-palestinienne, Grenoble
Corinne Pichard, Professeur, Pully
Danielle Pichot, Retraitée, Le Mans
Pierre Pidoux, Retraité Ed. Nat., Reugney
Ernest Pignon-Ernest, Peintre, Paris
Christian Piktoroff, Militant NPA, Verneuil l’Etang
Pascal Pilon, Enseignant, Biscarrosse
Pascal Pincon, Employé, Etampes
Philippe Pinel, Ouvrier, Roanne
Jerome Pinson, Cuisinier , Saint Palais sur mer
Eric Piottin, Artisan, Landry
Béatrice Pipers, Sage-femme, Thorens
Nicandro Pirolli, Enseignant, Bagnolet
Scarlett Pivin, Educatrice, Le Roisic
Luciana Pleiber, Memebre AFPS Pays de Lorient, Ploemeur
Marianne Plus, Chargée de missions, Anduze
Ghislain Poissonnier, Magistrat, Paris
Jean-Paul Pommier, Retraité, Angers
Dominique Pommier, Rendeur de services, Lyon
Blandine Ponet, Infirmière en psychiatrie, Toulouse
Raphael Porteilla, Enseignant, Dijon
Jean-Claude Pottier, Enseignant retraité, Marseille
Josiane Poulin, Retraitée bancaire, Payzac
Jacques Pous, Historien, Genève
Alexandra Praud, Chômage , Paris
Guy Praxelle, Retraité, Colombes
Christian Prébois, Retraité, Caen
Jean François Prieur, Retraité, Caudies
Blandine Prime, Retraitée, militante associative, Rouen
Simon Prime, Traducteur, Toulouse
Laurent Prodeau, Chef d’entreprise, Montalzat
Jacques Prugnaud, Retraité, Romagnat
Gérard Prunières, Retraité, Pluvigner
Michel Ptitmichou, Retraité, Sainté
Ulysse Pucheu, Retraité, Bayonne
Nahed Pust, Militante, Strasbourg
Radouane Quan, Salarié, Bagneux
Jean-Claude Quanquin, Retraité, Chevigny St Sauveur
Pascal Queniart, Retraité, Wattignies
André Querre, Militant associatif, Paris
Françoise Quesnot, Retraitée-relieur d’art, Paris
Magali Quoizola, Informaticienne, Frontignan
Jean Rabinovici, Rédacteur en chef du Courrier du CVPR PO, Paris
Carole Radureau, Citoyenne, Magnanville
Nora Rafik, Employée, St Etienne
Aurore Ragnet, AVS, Etampes
Jihene   Rahali, Sans emploi, Montesson
Rabah Rahim, mecanicien, Roubaix
Soraya Rahmani, Au foyer, Gaillard
Yassine Rahmani, VRP, Boulogne billancourt
Karim Rahmouni, Ingenieur, Boucau
Frederic Rainaud, Raelien, Toulon
Marie Rambeault, citoyenne, Toulouse
Angel Ramos Sanchez, Artiste, Paris
Jacques Rancière, professeur émérite, Paris
Roshdi   Rashed, Directeur de recherche émérite. CNRS, Bourg la reine
Marwan Rashed, Professeur, Université Paris Sorbonne, Paris
Anne-Marie Raskinet, Citoyenne, Bassenge
Romain Raspail, Campagneculteur, Teyssières
Gabriella Rassu, Infirmiere, Canegrate
Ali Rastegar, Enseignant retraité, Strasbourg
Jeremy Raveleau, Chauffeur, Clermont Ferrand
Candice Raymond, Chercheur, Marseille
Bernard Raynaud, Retraité, Cornille
Michel Raynaud, Retraité, Paris
Liliane Rebillard, Retraitée, Roquevaire
Didier Regeon, Retraité, Blanquefort
Ernest Reichert, Pasteur retraité, Wingen sur Moder
Kamine Reimers, Sans, Paris
Marc Reinhart, Enseignant retraité, Nancray
Lionel Reinisch, Divers intérimaire , Créteil
Leslie Renac, Rédactrice, Nancy
Michel Renard, CGT, Carmaux
Laura Résimont, sans emploi, Verviers
Philippe Revault, Ex professeur à l’ENSAPL Villette, Paris
Dominique Revaux, Sympathisante , Roquefort
Céline   Reynier, Militante, Marseille
Damien Reyniers, Professeur, Genappe
Ferah Rezaiki, Citoyenne, Marseille
Aissa Rezaiki, Etudiant, Marseille
Zohra Riah, Caissière, Vitry sur Seine
Jean-paul Ribet, Instit retraité, Rouen
Sophie Richard, Retraitée, Chambéry
Pierre Richard, Cadre medico social, Krautergersheim
Saliha Riche, Artiste Peintre , Saint-Étienne
Luc Richir, Psychanalyste, Genappe
Arthur Riela, Enseignant retrité, Mignovillard
Michel Riffard, Retraité, Tence haute loire
Abdelaziz Righi , Militant , Perpignan
Yves Rigot, sans emploi, Marseille
Noelle Riolet, Retraitée, Neulliac
Madeleine Riveill-Perez, Retraitée, Perpignan
Alain Rivet, Retraité, Roncherolles sur Vivier
Julien Rivoire, Syndicaliste FSU, Montreuil
Jean-Pierre Robert, Administrateur du site, Roncq
Michelle   Robert, Retraitée, Talant
Jean-Paul Robert- Rompillon, Formateur-innovateur, Illkirch
Héliane Robert-Rompillon, consultante retraitée, Illkirch
Sylviane Robertin, Retraitée inspecteur du travail, Châtillon
Nora Robin, Chargée d’études , Nantes
Michel Rochange, Retraité, L’Union
Abdellatif Rochdi, Retraité, Eljadida
Jacqueline Roche, Retraitée, Cour-Cheverny
Patrick Rochedy, Citoyen, St Didier sur doulon
Marie Rodriguez, Retraitée, Paris
Bruno Rodriguez , Commerçants , Paris
Annie Roger, Citoyenne de la Terre, Limoges
Nicole Roger, Citoyenne, Massy
Thierry Roger, Citoyen, Saint-Malo
Roger Roger Dubien, Réseaux citoyens de St-Etienne, St-Etienne
Jean-philippe Roinel, Militant politique, Orléans
Victor Rojas, Monteur, Paris
Michel Rolland, Retraité, St Etienne
Michel Rolland, Ecrivain, Rivière-Rouge
Serge   Rolland-Voirol , Retraité , Causse et Diège
Marianne Rolos, Professeure, Millau
Myriam Roman, RH, Marseille
Pierre Rose, Bénévole, Quiery La Motte
André Rosevègue, union juive française pour la paix, Talence
Malika Rossignol, Gestionnaire Paie, Angers
Arley Rouede, Particulier, Blanc mesnil
Valérie Rouget, Puéricultrice, Le Raincy
Mourad Rouidi, Sans profession, Saint Girons
Marie Roure, Retraitée hospitaliere, Avignon
André Rousseau, Chercheur retraité, Bègles
Roger Roussel, Professeur retraité, Paris
Didier Roussel, Agriculteur, Montauban
François Rousset de Pina, Retraité, Grenoble
Yvette Roux, Retraitée, Albertville
Robert Roux, Retraité, albertville
Thibault Roux, Gérant , Lyon
Claude Rouxel, Directeur de recherche CNRS honoraire, Mirabeau
Alain Rouxel, Professeur retraité, Maire-Adjoint honoraire, Chartres-de-Bretagne
Chantal Rouzières, Enseignante, Brens
Agathe Roy, Enseignante, Monléon
Christian Roy, Ouvrier, Plaisir
Serge Rozan, Retraité, Locquirec
Bruno Ruichard, Médecin, Romilly-sur-Seine
Alain Rumeau, Retraité, Marseille
Mireille Rumeau, Militante anticolonialiste, Bordeaux
Salim Russo, Agent technique , Montfermeil
Lamria Saadi, Agent accueil , Ris Orangis
Fatima Saadi, assistante trilingue, Dijon
Mika Sab, Educateur, Saint-etienne
Zoubida Sabbouh, Sans emploi, Bédarieux
Jean Sabench, paysan, Riols
Laure Saboureux, Finance Coordinator, La Châtre
Mahmoud   Safiah , Retraité , Dijon
Samir Safieh, Chirurgien Viscéral, Saint-Dié-des-Vosges
Harlock Saga, Cadre, Poissy
Jean-Claude Saget, Retraité, Saint-Arnoult-en-Yvelines
Eveline Saglibene , Militante associative , Millau
Randi Said, Étudiant, Noisy le sec
Fifi Said Velou, Mere au foyer, Metz
Farid Saidani, Salarié, Villiers le bel
Ben mioud Saidani, Fonctionnaire, Vénissieux
Omar   Saidi , Ouvriers , Pont sainte maxence
Michel Saiidi, Cadre, Persan
Yannick Saintememe, Employé communal, Roquebrune Cap Martin
Genevieve Saison, Retraitee, Halluin
Claudia Sall, Retraitée, Paris
Christine Salomon, Anthropologue, Paris
Catherine Samary, Economiste, retraitée de l’Université, Paris
Vida Samei, Journaliste, Lyon
Aïda   Samet , Vendeuse, Rambouillet
Sonia Sana, Secrétaire, Marseille
Patrice Sanchez, Retraité, Francheville
Carole Sandrel, Journaliste, Paris
Antonio Santoro, Ouvrier, Saint Pierre
Fayrouz Saou, Directrice administrative, Fontenay-le-Comte
Messaouda Saoucha , Éducatrice, Lyon
Djamel   Saoud, Transporteur , Savigny sur Orge
Karim Saoudaoui, Technicien logistique, Bordeaux
Karima Saoudi, Aucune, Paris
Philippe Saouzanet , Enseignant, Lannion
raymond Saublains, Retraité, La Louvière
Marc Sauvage, Chercheur, Palaiseau
Alain   Sauvaget, Retraité , Avignon
Lea Sauvaigo, Coiffeuse, Paris
René Says, Retraité, Marignane
André Scala, Professeur philosophie, Mirabeau
Eric Schatz, Enseignant, Pau
Guenter Schenk, Citoyen concerné, Strasbourg
Tom Schermer, Developpeur informatique, Villeneuve d Ascq
Gaby Schilz, Professeur, Diekirch
Candice Schirmann , Vendeuse, La Ciotat
Christian Schneider, Retraité, Paris
Sarah Schont, Aude a domicile , Clouange
Sébastien Schott, Aide soignant, Paris
Sahel Schreider, educatrice, Saint Etienne
Pierre Schreiner, Retraité, Schiltigheim
Olivier Schulz, Dr en agriculure, gérant de Société, Grenoble
Edith Schumann, enseignante retraitée, Le Mas d’Azil
Lionel Schwartz, Professeur des Universités, Bures sur Yvette
Jean Scorpion, Retraité, Lyon
Djamila Seddar, Étudiante , Versailles
Boudjemaa Sedira, Artiste-peintre, Nîmes
Semiramis Segaoui, rien, Marseille
Linda   Sehili, Militante , Pantin
Camille   Sejour , Etudiante, Paris
Belkacem Sekhara, Retraité, Lourdes
Bilal Selim, Etudiant, Paris
Geneviève Sellier, Professeure des universités, Paris
Martial Sellini, retraité fonction hospitalière, Orleans
Audrey Senamaud, A.M.P, Limoges
Ines Seni, Secrétaire, Paris
Djilali Senoussaoui, Consultant Informatique, Paris
Bruno Sérès, Expert technique, Saint Brévin les Pins
Jacques Serieys, Retraité, Entraygues sur Truyère
Yassine   Serkoukou , Chomeur, Poissy
Benoit Serot, Retraité, Les Assions
Rachida Serrad, Animation , Créteil
Liliane Sévenier, Agricultrice, Labeaume
Shirin Shahrokni, Sociologue, Paris
Nicolas Shahshahani, Militant pro-palestinien, Paris
Cindy Shayma, Internaute, Nancy
Pierre Sibaud, Retraite, Vandeuil
Michèle Sibony, Membre du BN de l’UJFP, Paris
Pierre Signoles, Professeur honoraire d’Université, Tours
Aude Signoles, Universitaire, Aix-en-Provence
Association Sillages, édition, Avignon
Juliette Simon, Retraitée, Aix en Provence
Bob Siné, Dessinateur, Noisy-le-sec
claude sintes, retraité, Beaumarchès
Anny Sire Richard, Professeur de lettres modernes, Arveyres
Frédérique Sitri, Maître de conférences , Paris
Eyal Sivan, Cinéaste , Paris/Jerusalem
Zahia Skender, Assistante comptable, Roubaix
Rida Slama, Animateur, Vaux en Velin
Manel Slama, Chargée de communication, Vaulx-en-Velin
Omar Slaouti, Professeur, Argenteuil
Farid Slim, Imam, Chambéry
Hakim Smach, Patron , Saint Denis
Aïda Smat, Étudiante , Meaux
Abdelkader Sofi, Agent sncf, Nanterre
Said Soilihi , Intérimaire , Loudeac
Jean-José Solano, Retraité, Bordeaux
Francesca Solleville, Chanteuse, Malakoff
Noémie Sommer, travailleuse sociale, Geneve
Lecomte Sophie, Retraitée, Rouen
Wafa Soubra, Ingenieur, Valbonne
Oussama Soudani, Étudiant, Lille
Alia Souihli, Etudiante , Paris
Patrick Soulié, Informaticien, Aurillac
Mouna Souyad, Assc, Crissier
Martine Soyer, Bénévole LDH, Tourcoing
Richard Srogosz, Union Juive Française pour la Paix, Metz
Pierre Stambul, Professeur retraité, Marseille
Frédéric   Stef, Sans emploi, Vandoeuvre
Riadh Stiti, Employé, Valence
Sandra Streifel, Ménager, Vancouver, BC, Canada
Monique Stupar Biarnais, Militante associative, Pau
Sandra Suchet, Ouvrière, Saint just saint rambert
Claude Szatan, Militant associatif, Montreuil
Anaelle   Tabacco , Militante , Lorient
Lhouss Tahmed, Infirmier, Brest
Rabah Tahraoui, Professeur des univrsités, Rouen
Fatima Taik, Etudiante, Castelginest
Kirsen Tallaron, Enseignant, Lyon
Jean-Pierre Tallut, Retraité, Saint-Georges
Gisèle Tanguy, Retraitée, Champigny sur marne
Jean rené Tanguy, Professeur des écoles, Montfort sur Meu
Sherazad Tard, Commercial , Paris
Jacques Tardi, Dessinateur, Paris
Lucile Tarpinian, Enseignante, Paris
Gilbert Tarsiguel, Sans emploi, Daoulas
Romain Tatan, Entrepreneur, Paris
Fouzia Tayeb, Infirmiere, Villeneuve sur lot
Sam Taz, Commerciale , Villejuif
Mike   Tex, Etudiant, Oran
Jacques Thebaud, Retraité enseignement, cambes
Christine Thelen, Paysanne, Millau
Christian Thery, Responsable associations, Ucel
Jacques Thibiéroz, Maître de conférences retraité, Paris
Viviane Thiboust, Employée, Mantes la Jolie
Hervé Thiellement, Directeur de Recherche, retraité, Genève
Tierce Thierry, Cadre, Elbeuf
Martine Thierus, Retraitée, Val de Vesle
Pierre Thivend, Citoyen, Villeurbanne
Jean Paul Thomas, Retraité, Saint-Girons
Sabine Thomas, Mère, Dolus-d’Oléron
Rémi Thouly, Citoyen indigné, St Georges les Bains
Michelle Ticot, retraitee, Salon de Provence
Ahmed Tikouirt, Agent de fabrication, Rouen
René Tomolillo, Retraité , Lyon
Hakim Torki, Financier, Longwy
Fatma Touatioui, Retraitée, Paray Vieille Poste
Fatima Toumi, Sans, Paris
Leila Touzi, Commercial , Lyon
José Tovar, Professeur, Noisy le Sec
Mounir Traïka, Enseignant-Chercheur, Clermont-Ferrand
Enzo Traverso, Universitaire, Paris
Yvon Treguer, Retraité, La Chapelle sur Erdre
Xavier Tremblin, Educateur specialisé, Paris
Audrey Trepy, Employée de banque, Limay
Jacques Trinques, Retraité, Puygouzon
Claude Tristan, Graphiste, Lyon
Max Trousse, Retraité, Penvenan
René Trusses, Professeur retraité, Andrest
Melanie Tullio, Sans , Castelnaudary
Françoise Tuscher , Retraitée, Gap
Ibrahim   Ural, Inspecteur , Liege
Mireille Urbain, Retraitée, Marseille
Ulysse Urriola, Comité Ethique Contre la Torture, Paris
Philippe Vachey, Enseignant, Chirongui
Cathy Valat, professeur des écoles, St Vincent de Barbeyrargues
Juan     Valeron , Commercial , Lyon
Marie-Claire Vallaud, Sans, Launac
Luc Valter, Retraité, Paris
Alfred   Van Dam, Sans emploi, Cardet
Serge Van Severen, Dessinateur, Vertaizon
Antoine Vandendriessche, Retraité , Reningelst
Marie-Pierre Vanseveren, Citoyenne, Hergnies
Serge Vantalon, Retraité, Tercillat
Allison Vanufel, Assistante comptable , Loos
Dominique Vastel, Retraitée , Chazelles
Jérôme Vecten, Directeur d’école, Saint-Paul en Jarez
Claudine Vegas, Professeur retraitée , Fonsorbes 31
Anne Isabelle Veillot, Objectrice de croissance, Maisons-Laffitte
Dominique Veneau, Retraité de l’enseignement, Nantes
Pierre venier, agricole, Villeneuve sur Lot
Dominique Ventre, Professeur, retraité, Bagnolet
Patricia Vercken , Assistante de direction, Montigny le Bretonneux
Eric Verdeil, Universitaire, Paris
Loic Vergnes, Citoyen, Castres
Francis Vérillon, Citoyen français, Paris
Jo Vernet, Assistante maternelle, Bard
Mathilde Vezien, Assistante d’éducation, Toulouse
Jean-Claude Vial, Chercheur, Saint-Cyr l’Ecole
Guy Vialle, Enseignant, St Quentin la Poterie
Pedro Vianna, Poète, homme de théâtre, Paris
Alain Vidal, Retraité, Bourg Madame
Raphaël Vienne, Militant PCF, Douai
Joseph Viennot, Retraité, Angoulême
Michel Viers, Retraité EN, Castres
Enzo Vigor, Sans emploi, Graulhet
Jean-Pierre Vilà, Retraité, Naveil
Jeanne Vilete, Enseignante, Vesoul
Nicole Villard, Retraitée de la fonction publique, Villeurbanne
Daniel Villermet, Acteur de l’art maigre, Paris
Gilbert Vincent, Employé, Arlon
Guillaume Violet, Chomeur, Marseille
Emmanuel Vire, Syndicaliste, Montreuil
Cédric   Viviani , Étudiant, Metz
Nicole Voisin, Retraitée-militante, Lagarrigue
Christiane Voisinet, Retraitée, Belfort
Aude Voisinet, Assistante de vie, Belfort
David Vuarchex, Acteur de ce monde, Boege
Jacqueline Wajcman, Citoyenne , Sainte Luce
Bertrand Warnier, Retraité, Le Perchay
Perrine Warnier, Traductrice, Le Perchay
Dror Warschawski, Chercheur, Paris
Nouara wassila, Assistante commerciale, Paris
Sylvaine Wech, Enseignante, Arras
Richard Weyndling, Journaliste, Iruñea-Pamplona
Marc Wilb, Sans, Mulhouse
Jean-Charles Willerval, Retraité de l’enseignement professionnel, Ribemont
Françoise Willerval-Bigand, Retraitée EN, Ribemont
Catherine Wischniewski, Infirmiere, Lyon
Teresa Wlosowicz, Sans, Sosnowiec
Sylvie Wolf, Ingénieur de recherche, Université Paris 6, Paris
Chantal Wright , Retraitée, Rochefort sur mer
Jean-Luc Wüttmann, Archéologue, Strasbourg
Osman Yazji, médecin , La Rochelle
Aurelie Yeghnoyan, aide soignante, Marseille
Nathalie Younès, Maitre de conférences , Clermont-Ferrand
Sana Yousef, Étudiante en droit, Toulouse
Younes Youssoufi, Etudiant, Vilvoorde
Sabah Zahoum , Aide soignante , Combs la ville
François Zamparini, Citoyen, Paris
Roger Zandonella, Retraité, Strasbourg
Nawal Zarbaz, Étudiante, Marseille
Moncef Zarour, Superviseur, Cape town
Dani Zedog, Employé commercial, Evry
Zara Zefizef, Sans profession, Paris
Benamar Zeghoudi, Educateur, Le Havre
Benamar Zeghoudi, Educateur, Le Havre
Kenza Zellel, commerciale, Montpellier
Mourad Zemmiri, Chef d’entreprise, Tourcoing
Norman Zerguine, Sans profession, Le Chateau d’Olonne
Abderrahmane Zerrouki, Musiciens professionel , Paris
khedidja   zerrouki , Aide soignante , Roubaix
Boubaker Zhouani , Enseignante, Courcelles
Didier   Zika, Citoyen, Sausset les Pins
Aliça Zimmerlin, Etudiante, Asnieres
Robert Zimmerman, Membre du bureau national, Union juive française pour la Paix, Paris
Wahid Zommit, Éducateur spécialisé , Draguignan
Myriam Zouaoui, Secrétaire communauté d’agglomération , Bourg de Péage
Zahra Zrhaida, Sans, Saint-denis
Radouan Zrhouda, Technicien, Epinal
Paola Zucchi, Citoyenne, Marseille



C’est le début de la fin de la journée sioniste dite « de Jérusalem » à Montpellier

C’est la 39 ème année que le Centre Communautaire et Culturel Juif de Montpellier (CCCJM) tient sa « Journée de Jérusalem ». Créée en 1977, grâce à l’appui du très pro-israélien et sioniste, feu G. Frêche (PS), cette journée commémore la « Réunification de Jérusalem ». Cette expression, en apparence anodine, condense les thèses sionistes et promeut la politique coloniale et de nettoyage ethnique menée par Israël depuis sa création. Mais de nombreux faits indiquent que la critique de la politique israélienne se développe et qu’il devient plus difficile d’afficher avec arrogance son soutien à Israël et au sionisme. Le CCCJM est contraint de mentir publiquement, de banaliser la nature de la fête pour cacher les objectifs politiques d’une commémoration coloniale. Serait-ce le début de la  fin de la journée  du CCCJM en tant que journée sioniste ?

La ténacité du comité BDS France 34 qui mène campagne depuis six ans, y est pour beaucoup et ce n’est pas fini :  « On lâche rien  » !

De 1977 à 2010 l’affichage public du contenu et du sens de cette  journée était  non seulement pro-israélien mais ouvertement sioniste. Les Montpelliérains se souviennent des grandes banderoles tendues entre les platanes de l’esplanade, promenade qui jouxte la place de la Comédie, sur lesquelles ont pouvait lire « Jérusalem capitale du peuple juif », « Fête de la réunification de Jérusalem »…

En 2010, dans l’annonce de sa 33ème journée le président d’alors du CCCJM n’hésitait pas à écrire : « Notre attachement à cette commémoration de la réunification de la ville de Jérusalem reste un particularisme spécifique à Montpellier et unique en Diaspora… A travers le symbole de cette journée, nous crions, avec tous nos amis, haut et fort, notre sionisme et notre soutien à l’Etat d’Israël !… Jérusalem est et doit rester la capitale de l’Etat d’Israël (…) Venez très nombreux commémorer ce 33ème anniversaire de la Journée de Jérusalem et soutenir ainsi l’Etat d’Israël, seul rempart de notre Peuple. Vive Israël ! ».

En 2010, le CCCJM affiche son sionisme décomplexé et se revendique  comme une officine sioniste, relais de la propagande et soutien de la politique israélienne à Montpellier et dans la Région.

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Les logos des exécutifs de la Région, du Département et de la Ville de Montpellier (tous PS), présents sur l’affiche attestent de leur soutien politique et financier

2010 LE COMITÉ BDS FRANCE 34 LANCE LA CAMPAGNE CONTRE LA JOURNÉE SIONISTE DITE DE « JÉRUSALEM ».

Dès 2010, le jeune comité BDS France 34 déroule sa campagne contre la journée sioniste, dans ses tracts, affiches , courriers à la mairie et diverses interventions.

La première manifestation à Grammont a lieu en juin 2011. A l’initiative de BDS France 34, du MIB et des quartiers populaires. Un cortège se forme à la Paillade (St. Paul) qui va tourner par le Petit Bard et la Cité Gély, deux autres quartiers populaires de Montpellier, pour se rendre en cortège devant l’entrée du parc de Grammont où la police bloque l’accès à la fête du CCCJM. La manifestation terminée, le cortège partira en « opération escargot » créant un immense embouteillage.

Depuis 2011, chaque année, a lieu une manifestation en juin le jour de la journée sioniste.

2012

Tentative partiellement ratée de bloquer les 4 entrées d’accès au parc de Grammont. Une entrée imprévue a été ouverte par la police et les organisateurs. Une « opération escargot » a été improvisée sur le grand rond-point à proximité de la fête.

escargot2012 - copie.jpg

2013

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Gilles Devers ( Avocat), Kawtar Guediri (Historienne) Hisham Abou Shahla (GUPS)

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Conférence-Débat : Jérusalem, la tribune

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Conférence débat : Jérusalem, Salle Pitot, Montpellier

2014

MANIFESTATION LE DIMANCHE 20 JUIN 2014

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En juillet 2014 dans le cadre des manifestations hebdomadaires (et parfois bi-hebdomadaire) organisées par le comité BDS France 34 en solidarité avec la population de Gaza bombardée jour et nuit et avec la résistance populaire, le Comité BDS France a organisé une marche sur la Mairie de Montpellier pour que celle-ci cesse son soutien à la journée sioniste  du CCCJM et suspende le jumelage avec la ville de Tibériade.

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Cette vidéo du baptême de la place de Tibériade en place de Gaza illustre  comment s’est menée cette campagne :

2015

Réunion publique Affiche 3- 5 MAI 2015.jpg

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Husein Abouzaid, Saadia Benfakha, Pierre Stambul, Youssef Habache et Jamil Anouar

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Jérusalem, le sacré et le politique, 5 mai 2015, salle Pétrarque Montpellier

Le week-end de la journée sioniste en juin 2015.

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https://bdsf34.wordpress.com/2015/06/08/6-7-juin-week-end-de-manifestations-contre-la-journee-sioniste-a-montpellier/

https://bdsf34.wordpress.com/2015/06/08/6-7-juin-week-end-de-manifestations-contre-la-journee-sioniste-a-montpellier-2/

https://bdsf34.wordpress.com/2015/06/02/stop-a-la-journee-sioniste-de-montpellier-paul-allies-pr-de-droit/

https://bdsf34.wordpress.com/2015/04/17/non-a-la-39eme-journee-sioniste-dite-de-jerusalem-a-montpellier-le-7-juin-2015/

Par ailleurs une pétition a été lancée, toujours présente sur les tables du comité BDS France 34 qui a recueilli plus de deux mille signatures papier et plusieurs centaines sur internet.

http://stopjourneesionistedemontpellier.wesign.it/fr

La Campagne lancée par BDS France 34 s’est développée dans le courant d’indignation suscitée par l’attaque meurtrière israélienne contre la population civile de la Bande de Gaza. La pétition lancée en 2012 est signée par de nombreuses associations, partis et syndicat. Les demandes de rendez-vous (3)  de ces mêmes signataires à M. Saurel maire de Montpellier sont restées sans réponse.

Par ailleurs d’autres associations avaient entrepris des démarches plus institutionnelles en direction de la mairie et des élus.

LA CAMPAGNE CONTRE LA JOURNÉE SIONISTE CONTRAINT LE CCCJM À RECULER SUR  SA COMMUNICATION PUBLIQUE.

Vous avez pu lire en début d’article les propos du président du CCCJM d’alors, voici le programme de la fête. un programme de combat digne du CRIF !  Contre l’antisionisme et contre le Boycott. Si le premier thème était d’actualité dès 2010, le boycott d’Agrexco était un combat d’arrière garde, puisque depuis novembre 2009 le tribunal de Tel Aviv avait prononcé la liquidation d’Agrexco ! « Agrexco ni à Sète ni ailleurs ! » avait lancé la Coalition contre Agrexco qui ne croyait pas si bien dire. On y retrouve Mme LE DAIN députée PS, une fidèle de la journée sioniste qui s’est faite remarquer dans son opposition à la Coalition contre Agrexco…

On notera la bonne place des élus et représentants du PS (Cambadélis, Le Dain), parti qui tient la région depuis des décennies et qui s’est toujours illustré dans le soutien inconditionnel à Israël. Ainsi le secrétaire fédéral du PS34, M. Bourgi,  s’est affiché en tête de la manifestation de la LICRA, le 30 mai 2015, aux côtés d’élus et personnalités de l’UMP pour exiger l’interdiction d’expression publique du BDS France 34 .

program2010

Mais finie l’arrogance sioniste, en juin 2016, la présidente du CCCJM est bien embarrassée pour répondre à la question de sa propre radio (la radio juive : Radio Aviva) sur l’objectif de la journée… Elle finira quand même par dire  qu’il s’agit de fêter la « réunification de Jérusalem ».(Radio Aviva, l’invité du jour, 24 juin 2016.)

Depuis 2012  les affiches racontent d’elles-mêmes ce recul contraint :

35è jpurnée
Nous n’avions pas résisté au plaisir de rétablir les faits…

la 36 ème Journée a utilisé la même affiche que la 35ème.

`

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Ils tentent de disputer au Comité BDS France 34 à la fois dans le coeur des montpelliérains et au coeur (centre) de la ville: la place de la Comédie où le comité BDS tenait son stand deux samedis par mois.

vivre ensemble
Sans les Palestiniens évidemment ! Quand on sait la férocité du nettoyage ethnique contre les Palestiniens, à Jérusalem en particulier, on mesure l’ampleur du cynisme dont ces gens sont capables.

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En réalité, l’expression « si… m’était conté » vient d’une fable de La Fontaine : « Si Peau d’âne m’était conté,/j’y prendrais un plaisir extrême,/Le monde est vieux, dit-on: je le crois, cependant,/il le faut amuser comme un enfant ». Le CCCJM veut nous amuser et nous endormir avec ses slogans, on l’a bien compris !

 

Et voici ce qu’on pouvait voir en décoration du podium les années précédentes :

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Photo de 2012

et en juin 2016 :

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Il faut maintenant que le contenu politique de la journée s’aligne sur celui d’un vrai centre communautaire et culturel  juif de Montpellier

LA PRÉSIDENTE DU CCCJM AVOUE AVOIR BÉNÉFICIÉ DES LARGESSES DE LA VILLE DE MONTPELLIER !

Quand le comité BDS France 34 se scandalisait de l’aide financière des exécutifs locaux et en particulier de la Ville de Montpellier qui prête gratuitement depuis 39 ans les locaux et depuis son existence le parc Grammont, on le traitait de menteur.

Aujourd’hui preuve est faite que le parc de Grammont et toutes les facilités (chaises, tables barrières) et sans doute vigiles etc. étaient gracieusement offerts par la Mairie, aux frais des contribuables !

Mme Bensoussan vient de le déclarer avec dépit sur Radio Aviva le 24 juin 2016 !

La Présidente. du CCCJM  reconnait ainsi avoir bénéficié d’environ 70 000 € en nature !

LES EXÉCUTIFS DE LA RÉGION, DÉPARTEMENT, MÉTROPOLE ET VILLE DOIVENT CESSER TOUT FINANCEMENT ET TOUT SOUTIEN POLITIQUE À CETTE JOURNÉE.

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Tous les logos sont là : Région, Département, Métropole et Ville de Montpellier.

Dans sa présentation à Radio Aviva Mme Bensoussan est toute heureuse d’annoncer que vers la fin il y aura le tirage de la tombola dont le premier prix est…vous l’aviez deviné : un billet d’avion pour Israël ! Elle informe également qu’à 17h il y aura les « officiels et les hymnes » ». Ce qui signifie que nos élus-es vont se lever et se tenir bien droits et bien droites et en présence du consul d’un autre pays vont  commémorer, à l’initiative de citoyens français dont une bonne part sont franco-israéliens,  une victoire militaire coloniale condamnée par le droit international.Le tout aux frais des contribuables  et avec les applaudissements d’une bonne douzaine d’élus (PS pour la plupart).

Pendant ce temps les militants BDS qui s’inspirant du boycott de l’Afrique du Sud contre l’apartheid exigent qu’Israël applique le droit international, sont interdits de tenir le moindre stand sur la place de la Comédie et le dimanche 26 juin ils étaient contenus par un barrage de police leur interdisant l’accès au parc de Grammont.

Il est même un élu, celui-là même qui signe les refus des autorisations de stand au comité BDS qui s’en vante (Cf. tweet ci-dessous).

Mais il ne devrait pas, car la mairie a été contrainte de faire payer le CCCJM. Le soutien scandaleux à cette journée lui attire le mécontentement de très nombreux administrés. Nous nous réjouissons de cette décision même si nous en faisons les frais. En effet la répression du BDS34 a sans doute été la monnaie d’échange pour amener le CCCJM à renoncer à ce privilège digne d’une municipalité bananière. Mais on ne  fera pas taire le BDS ni interdire ses actions et pour le moment le sionisme est désavoué et c’est lui qui est contraint de restreindre son expression publique.

 

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Ils ne nous feront pas taire ! BDS Debout !

Le maire de Montpellier, M. Saurel, a interdit le stand Palestine-BDS le samedi 25 juin 2016 place de la Comédie. Par contre dimanche 26 juin il est l’invité d’honneur de la Journée sioniste dite « de Jérusalem. Aux côtés du consul d’Israël avec les autres Elus (PS), debout, il va honorer au son de l’hymne israélien (eh oui) qui célébrera la prise coloniale de Jérusalem -Est par l’armée coloniale.


D’un côté il participe à une fête sioniste qui célèbre la violation du droit international et de l’autre, il interdit l’expression des militants BDS qui exigent qu’Israël applique le droit international ! NOUS SOMMES DU CÔTÉ DU DROIT ET LUI DU CÔTÉ DES VIOLATIONS DU DROIT.
TOUT EST DIT DES CHOIX  POLITIQUES DE M. SAUREL DANS CES DEUX ACTES.

Nous l’avons dit et nous le répétons : PERSONNE NE NOUS EMPÊCHERA DE DÉNONCER LES CRIMES DE GUERRE ET LES VIOLATIONS DU DROIT PAR ISRAËL SUR LA PLACE DE LA COMÉDIE (et ailleurs).

Ce n’est ni forfanterie, vantardise ou provocation mais simplement l’affirmation calme et sereine de notre inébranlable détermination.




Toulouse : une victoire sur la censure anti-BDS suivie d’un appel au soutien des militants accusés

Samidoun Palestinian Prisoner Network

Mardi 7 juin 2016

Le mardi 31 mai, 150 personnes se sont rassemblées à Toulouse pour écouter Mohammed Khatib, de Samidoun Europe, et l’écrivain Eric Hazan, qui prenaient la parole en vue de défendre les 4 militants BDS de Toulouse confrontés à une criminalisation et à des poursuites pour avoir fait la promotion du boycott des marchandises israéliennes.

Le rassemblement, organisé par le Comité de soutien aux inculpés BDS toulousains, avait été interdit précédemment par le maire de Toulouse, dont le refus de louer la salle de réunion aux organisateurs avait été débouté par le tribunal administratif de Toulouse, qui avait qualifié l’action du maire d’« atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale de rassemblement » et avait ordonné que la salle soit louée aux organisateurs et qu’une somme de 1 500 euros leur soit versée.

Mohammed Khatib, de Samidoun Europe, a entamé son exposé en disant : « Je suis un Palestinien originaire des camps de réfugiés palestiniens au Liban. J’aimerais affirmer que le peuple palestinien reconnaît Georges Abdallah comme l’un des siens, comme l’un des 7 000 et quelques prisonniers palestiniens. » Abdallah, un combattant arabe libanais pour la Palestine, est emprisonné en France depuis 32 ans, bien qu’il soit libérable depuis plus de 16 ans, et le prolongement de sa détention est dû en partie à l’intervention de la candidate à la présidence des États-Unis et ancienne ministre des Affaires étrangères Hillary Clinton, et à celle de l’actuel Premier ministre français et partisan des poursuites anti-BDS Manuel Valls.

« Pour nous, Palestiniens, l’appel BDS n’est pas un appel à isoler des Israéliens en tant que personnes, mais à isoler l’État d’Israël dans son ensemble. Le régime israélien constitue dans le monde un exemple extrême de racisme et de fascisme », a déclaré Khatib. Il a épinglé la fameuse « initiative française », rejetée par de nombreux groupes de résistance et partis politiques palestiniens, y compris le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), le Hamas, le Djihad islamique et le Front démocratique de libération de la Palestine (FDLP), comme un exemple de l’hypocrisie française dans le même temps que la France poursuit les militants BDS, maintient Georges Abdallah en détention, sans parler de son très long et sanglant passé colonialiste dans le monde arabe.

« L’État français propose son  »initiative française » prétendument en faveur de la paix. Qui est plus mal placé que l’État français – je n’ai pas dit le peuple de la France – pour proposer une  »initiative française » où que ce soit dans le monde ? Le gouvernement français est un gouvernement colonial et néocolonial. Le gouvernement français soutient Israël depuis très longtemps, et contribue à fournir des armes nucléaires à cet État », a poursuivi Khatib. Il a cité l’alternative aux solutions proposées, qui sapent les droits palestiniens fondamentaux et tout particulièrement le droit au retour : « Nous, le peuple palestinien, avons un projet démocratique historique… pour une seule Palestine démocratique s’étant de la mer au Jourdain… Deux États, à nos yeux, signifie l’apartheid ! Deux États, à nos yeux, signifie le colonialisme ! Deux États, à nos yeux, signifie ségrégation ! »

Eric Hazan, écrivain et fondateur des éditions La Fabrique, a dénoncé les tentatives françaises de poursuivre et de criminaliser l’organisation de BDS. « Le gouvernement israélien considère que BDS est une  »menace stratégique » et il a créé un corps spécial pour combattre BDS à l’étranger. Des millions de dollars ont été alloués à ce corps par le gouvernement israélien… Cette intensification du combat contre BDS est une résultante directe de cette action », a expliqué Hazan, insistant sur la nécessité non seulement de défendre les militants BDS poursuivis, mais également d’intensifier le travail de boycott. « Nous devons continuer à lutter sur deux fronts – tout d’abord, sur un front défensif en solidarité avec toutes les personnes qui sont attaquées, en particulier aujourd’hui à Toulouse. Le deuxième front est un front offensif – propager le boycott et le rendre plus menaçant encore pour le régime fasciste et raciste qui sévit en Israël : le boycott intellectuel, culturel et artistique. »

Le 30 juin, les quatre militants accusés à Toulouse, Bernard, Jean-Pierre, Loïc et Yamann se retrouveront de nouveau au tribunal pour avoir distribué en 2014 et 2015, dans des endroits publics, des prospectus sur le boycott des produits israéliens. Ils sont accusés d’« obstruction à l’activité économique normale » de trois magasins en encourageant les clients à ne pas y acheter de produits israéliens. Les militants se rassembleront à l’extérieur du palais de justice de Toulouse à 13 heures ; en outre, un autre événement de soutien aura lieu le 18 juin à La Chapelle, à Toulouse.

Les militants de toute la France, y compris BDS France et l’Association France-Palestine Solidarité, ont salué le succès de l’organisation de l’événement comme une victoire de la liberté d’expression contre la criminalisation en France. Le groupe des Verts au Conseil municipal de Toulouse a également salué la décision du tribunal comme une victoire de la liberté d’expression à Toulouse.

Publié le 5 juin 2016 sur Samidoun Palestinian Prisoner Solidarity Network
Traduction : Jean-Marie Flémal sur http://www.palestine-solidarite.org/actualite.samidoun.070616.htm

 

Photos et extraits de la conférence :




La campagne BDS s’est invitée ce 22 juin sur le marché bio de Montplaisir à Lyon !

En distribuant près de 300 tracts, une petite dizaine de militants du Collectif 69 Palestine ont ainsi relayé l’appel du peuple palestinien auprès d’un public sans cesse plus large.

Beaucoup de gens, attentifs à notre argumentaire ou déjà sensibilisés, se sont engagés à faire connaître le mouvement BDS autour d’eux.

BDS, on ne lâche rien !




Journée sioniste de Grammont, nouvel enfumage , nouvel échec.

La journée sioniste du CCCJM dite Journée de Jérusalem est un événement unique en France et même en Europe qui commémore en France, le fait colonial d’un pays étranger (Israël) en présence du consul de ce pays. La Journée dite de Jérusalem du Centre Communautaire et Culturel Juif de Montpellier (CCCJM) commémore et célèbre en présence du consul d’Israël et des représentants de tous les exécutifs de la Région la prise de Jérusalem-Est par l’armée israélienne le 7 juin 1967 ainsi que l’occupation et la colonisation de la ville de Jérusalem depuis cette date. Contrevenant au droit international, à 4 résolutions de l’ONU (252, 476, 478, 672) ils proclament la « réunification » de Jérusalem et la déclarent capitale une et indivisible de l’Etat d’Israël.

Contraint par les campagnes de dénonciation de ce scandale,  le CCCJM ne peut plus depuis plusieurs années afficher publiquement ses positions coloniales, il est contraint de biaiser et de recourir à divers artifices pour tenter de masquer le caractère politique de cette fête.

Cette année ils ont choisi : « Si Jérusalem m’était conté… »

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« SI JÉRUSALEM M’ÉTAIT CONTÉ »

Affiche de la 39ème année de la journée sioniste dite de « Jérusalem »

Sans doute ont-ils tenté de surfer sur le succès qu’a connu le film de Sacha Guitry « Si Versailles m’était conté… » paru en 1954. Faut dire que leur public est très vieillissant et nostalgique du bon vieux temps… des colonies, de l’Algérie et du temps où l’image d’Israël rayonnait de ses feux trompeurs.

Mais ce temps est heureusement révolu. Les projecteurs de la campagne BDS internationale palestinienne éclairent désormais les incessantes violations du droit, la colonisation arrogante et les crimes de guerre contre le peuple palestinien.

 

Le CCCJM et ses amis ne peuvent plus clamer publiquement : «  A travers le symbole de cette journée, nous crions, avec tous nos amis, haut et fort, notre sionisme et notre soutien à l’Etat d’Israël… Jérusalem est et doit rester la capitale d’Israël (…) » [1] .

[1] Propos tenus par le président du CCCJM en 2010.

Les campagnes du comité BDSFrance et de ses partenaires, conjuguées à celles d’autres acteurs opposés à la colonisation de la Palestine, interdisent l’affichage public de cette arrogance coloniale. C’est une première victoire !

Preuve est faite qu’il sont dans l’illégalité et qu’ils ne peuvent plus soutenir publiquement ce discours hors la loi. Ils sont contraints de le faire en catimini à l’intérieur de leur fête entourée d’un mur de service d’ordre privé et de la police nationale qu’on dit pourtant surchargée.

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A l’intérieur (juin 2015) ils affichent la « couleur ». Notez qu’ils ne fêtent pas l’anniversaire de la 38ème fête montpelliéraine, non ils fêtent bien la prise de Jérusalem en 1967 (2015-1967 = 48)

NOUVEL ENFUMAGE, NOUVEL ÉCHEC !

La formule « si… m’était conté » n’est pas de Sacha Guitry mais de Jean de la Fontaine et le communicant qui n’a pas hésité à reprendre cette formule, aujourd’hui galvaudée, nous réserve une surprise qui en dit long sur l’objectif de la communication du CCCJM : amuser le monde, c’est à dire le distraire de l’essentiel. L’essentiel étant les faits et les actes commis par Israël sur le terrain.

Concluant la fable intitulée « Le pouvoir des fables » La Fontaine écrit :

« Si Peau d’âne m’était conté,
J’y prendrais un plaisir extrême,
Le monde est vieux, dit-on : je le crois, cependant
Il le faut amuser encor comme un enfant. »[2]

[2] Fable 4 du livre VIII intitulée « Le pouvoir des Fables » . Le « Peau d’âne » mentionné ne se réfère pas au conte de Perrault, publié juste un an avant la mort du fabuliste.

Oui le CCCJM et ses amis nous prennent pour des enfants qu’on peut amuser avec des fables. Des enfants qu’on pourrait berner facilement en leur racontant des histoires.

Déjà l’an dernier avec le slogan : «  Jérusalem, l’ambition de vivre ensemble » l’enfumage était grossier au regard du nettoyage ethnique et de la judéisation forcée de Jérusalem. Mais là encore les organisateurs ont beau essayer de nous endormir, leur idéologie exsude par tous les interstices : leur « vivre ensemble » s’imprime sur … un MUR. Le MUR, la séparation, comme emblème du « vivre ensemble » sioniste, quel aveu !… Chassez le naturel, il revient au galop.

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Le MUR de séparation comme symbole du « vivre ensemble sioniste » !

 

LA RÉGION, LE DÉPARTEMENT, LA VILLE ET LA MÉTROPLE COMPLICE DE CETTE COMMÉMORATION COLONIALE

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Nos impôts locaux financent l’affichage et le fonctionnement de cette fête coloniale.

 

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Ils sont tous là, leurs logos l’attestent : Région, Département, Métropole et Ville !

Par contre ce qui n’a pas changé c’est le soutien politique, idéologique et financier des exécutifs de la Région, du département, de la ville de Montpellier et même la nouvelle métropole. Ils sont tous là, depuis 39 ans ! Elus PS ou ex-PS : M. Saurel, aujourd’hui divers droite ; fidèles soutien du colonialisme, ils commémorent la « réunification » de Jérusalem, font les courbettes à la nouvelle Consul d’Israël au CRIF et ses satellites.

UNE SEULE RÉPONSE BDS !

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FESTIVAL DE LA CNT: « Soutien à la Campagne BDS : Liberté pour la Palestine ! ».

MONTREUIL, Samedi 25 Juin de 15h30 à 17h30

La CNT, confédération syndicale, adhérente à la campagne BDS depuis 2009, a invité la journaliste Riya Hassan, palestinienne originaire du Neguev et coordinatrice du BNC / Campagne internationale de BDS,   le week-end prochain.

Elle participera au Festival de la CNT (http://www.cnt-f.org/festival-cnt/) où un débat sera organisé sur le thème « Soutien à la Campagne BDS : Liberté pour la Palestine ! », le samedi 25 juin, de 15h30 à 17h

Participants au débat:

Riya Hassan / BNC

FX Chaunier / secrétariat international de la CNT

Imen Habib / BDS-France

Emmeline Fagot / UJFP

Yousef Habache (Health Work Committee – Palestine & CDP)

La Parole Errante 9 rue François Debergue, MONTREUIL

Métro: Croix de Chavaux,  L9




BDS : discuter des questions difficiles dans un mouvement en plein essor-Omar Barghouti

Omar Barghouti – 14 juin 2016 – Al-Shabaka

Introduction

Les attaques d’Israël contre le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) et contre d’autres défenseurs des droits humains vivant sous occupation, comme le personnel d’Al Haq, ont fait la une des médias ces dernières semaines, notamment avec les menaces directes par des dirigeants israéliens de premier plan contre les militants BDS, et en particulier contre le co-fondateur du mouvement, Omar Barghouti.

Au-delà des grands titres, le travail continue, comme continuent le débat et la discussion pour faire avancer le mouvement chez les Palestiniens, dans leur pays et à l’étranger, ainsi que parmi les militants de la solidarité dans le monde. Il y a beaucoup à débattre et certaines questions sont difficiles, notamment les questions de cadrage. La directrice exécutive d’Al-Shabaka, Nadia Hijab, a abordé certaines de ces questions dans un entretien qui couvre nombre de ces points avec Omar Barghouti.

Omar a commencé par préciser que toutes les opinions qu’il exprime ici sont les siennes, et les siennes seulement ; elles ne reflètent pas nécessairement celles de l’ensemble du mouvement BDS ou de sa direction palestinienne, le Comité national du BDS (le BNC).

 

Omar, merci d’abord d’avoir pris du temps dans ces moments particulièrement difficiles (le mot est faible), pour le mouvement et pour vous personnellement. Les objectifs du mouvement BDS – auto-détermination, fin de l’occupation, égalité pour les citoyens palestiniens d’Israël, et droit au retour – englobent les droits palestiniens comme stipulés dans la législation internationale. Mais nous savons que le mouvement BDS ne peut suffire à lui seul pour réaliser les droits palestiniens. Quels sont les autres mouvements nécessaires, et quelle combinaison de stratégies faut-il ?

Les boycotts, d’un point de vue historique, ont été l’une des principales stratégies de résistance à la disposition des Palestiniens de tous les milieux, et aujourd’hui, dans le domaine de la solidarité internationale, le BDS constitue la forme la plus importante, et stratégique, de soutien à notre lutte pour l’autodétermination. Le mouvement n’a jamais prétendu être la seule stratégie pour réaliser tous les droits des Palestiniens issus de la législation internationale. Il n’est pas non plus possible de s’attendre à ce qu’il restitue par lui-même leurs droits aux Palestiniens. Entre autres stratégies, par exemple, il existe la résistance populaire locale contre le mur et les colonies, de même que des stratégies juridiques visant à tenir Israël et ses dirigeants responsables des crimes qu’ils ont commis contre le peuple palestinien.

En fait, l’une des stratégies les plus importantes dont nous disposons, et qui est à peine suivie, est le travail diplomatique et politique auprès des parlements et des gouvernements dans le monde, afin d’isoler le régime d’occupation d’Israël, son colonialisme de peuplement et son apartheid, et d’obtenir que lui soient imposées des sanctions identiques à celles appliquées à l’Afrique du Sud de l’apartheid. S’engager dans cette direction est difficile surtout en raison d’une bureaucratie palestinienne complice, et à laquelle font défaut un mandat démocratique, des principes et une vision.

« Le mouvement BDS n’a jamais prétendu être la seule stratégie pour réaliser tous les droits des Palestiniens… Il n’est pas non plus possible de s’attendre à ce qu’il restitue, de lui-même, leurs droits aux Palestiniens. »

Un élément très important de la résistance palestinienne au régime d’Israël est constitué par les Palestiniens en exil qui représentent la moitié du peuple palestinien. Nous ne parlons pas seulement de la communauté des réfugiés, qui est nettement la plus importante à prendre en compte, mais aussi des Palestiniens comme ceux qui oeuvrent au sein d’Adalah New York, des Étudiants pour la justice/section Palestine, dans les mouvements sociaux au Royaume-Uni ou au Chili et leurs équivalents à travers le monde, des communautés palestiniennes en exil, qui jouent un rôle de premier plan dans la promotion des droits palestiniens, notamment dans les actions liées au BDS.

Les citoyens palestiniens d’Israël sont aussi souvent oubliés quand les gens parlent de la résistance palestinienne, malgré leur rôle crucial non seulement dans la ténacité face au régime d’Israël de colonialisme de peuplement, mais aussi malgré leur résistance populaire, universitaire, culturelle, juridique et politique active contre le régime et ses structures et politiques racistes, institutionnalisées et légalisées.

Certains Palestiniens en exil, cependant, prétendent ne pas être disposés à soutenir le BDS parce que « les Palestiniens ne « font » pas de solidarité avec notre propre peuple ».

Mais le discours politique traditionnel palestinien des années 1960, 1970 et 1980 a en grande partie disparu. En Afrique du Sud, le mouvement de libération nationale est resté actif jusqu’à la toute dernière minute, mais nous avons, malheureusement, perdu beaucoup de ce qui a fait le mouvement palestinien de libération nationale, pour une grande part à cause des accords d’Oslo. La direction palestinienne, avec l’approbation explicite ou implicite de la plupart des partis politiques palestiniens, a cédé les droits palestiniens fondamentaux et s’est soumise aux ordres des États-Unis et de l’Union européenne de s’adapter au maximum au régime d’oppression coloniale d’Israël.

Le peuple palestinien se trouve maintenant en situation de perte et de désarroi. Il n’y a plus de « consensus national » palestinien, si jamais il y en a eu un. Même les partis politiques palestiniens, de droite comme de gauche, islamiques comme laïcs, parlent presque sans exception d’« indépendance » et non de libération nationale, souvent en oubliant les réfugiés et toujours en omettant d’inclure les citoyens palestiniens d’Israël dans la définition même de peuple palestinien.

Il appartient au peuple palestinien tout entier de déterminer son avenir et la solution à ce conflit colonial. D’ici là, chaque individu palestinien, groupe ou coalition, doit s’efforcer d’affaiblir le régime d’oppression israélien, comme préalable à l’obtention des droits palestiniens de la législation internationale. Nous, dans le mouvement BDS, nous avons opté pour développer une forme, consacrée par l’expérience, de résistance palestinienne, forme la plus efficace de solidarité populaire internationale avec notre résistance et qui se base sur les droits et non sur les solutions politiques.

Le BDS, bien sûr, reconnaît qu’il existe d’autres stratégies et approches ; nous disons simplement que nous choisissons de nous concentrer sur les droits, et non sur les solutions, parce que pour que toute solution politique – déterminée par la majorité de tous les Palestiniens où qu’ils se trouvent – soit juste, globale et viable, elle doit satisfaire à nos droits issus de la législation internationale. De plus, pour qu’elle soit efficace, vous devez vous rapprocher d’un consensus palestinien et réaliser qu’il faut nous en tenir au dénominateur commun de principe et stratégique le plus bas, aux objectifs les plus importants et les moins controversés du peuple palestinien, auxquels presque personne ne pourra s’opposer, à savoir : la fin de l’occupation de 1967, la fin du système d’apartheid, et la réalisation du droit au retour des réfugiés palestiniens dans leurs foyers et leurs biens d’où ils ont ethniquement été nettoyés durant et depuis la Nakba. Et nous adhérons à ces droits, strictement.

Cette approche nous a apporté un large soutien chez les Palestiniens. Le BNC a récemment organisé un rassemblement relativement important à Ramallah démontrant le soutien populaire palestinien au BDS. Personnellement, je ne considère pas cette sorte de mobilisation de rue comme un indicateur décisif de soutien populaire, mais mes collègues ont insisté, pour eux il fallait le faire afin de démontrer au monde tout l’intérêt populaire pour le BDS. Il y a eu plus de 2000 personnes et beaucoup d’intervenant de partis politiques, de mouvements populaires et de syndicats qui, tous, ont exprimé un fort soutien au BDS. L’un des effets de ce rassemblement a été de désamorcer la perception qu’ont certains milieux locaux que le BDS était « élitiste ».

Il y a ceux qui ne veulent pas soutenir le mouvement non violent du BDS parce qu’il se situe « en dessous de leur plafond politique ». Être révolutionnaire, à mon point de vue, ne consiste pas à scander des slogans « révolutionnaires » irréalisables et qui, par conséquent, n’ont que peu de chances de contribuer au processus visant à mettre fin à la réalité d’une oppression. Ce qui est véritablement révolutionnaire, c’est de lancer un slogan moralement cohérent et fondé sur un principe qui soit propice à une action sur le terrain conduisant à un changement réel vers la justice et l’émancipation. À défaut, vous restez un intellectuel de salon.

Et pourtant, la façon dont le mouvement BDS est parfois représenté fait penser qu’il serait le seul à pouvoir vraiment réaliser les droits des Palestiniens. Les fréquentes références à l’Afrique du Sud véhiculent cette impression, intentionnellement ou non.

Nous, Palestiniens, comparons toujours nos stratégies et nos progrès aux mouvements sud-africains et autres pour la justice, l’autodétermination et les droits humains – et nous savons qu’il nous manque des piliers clés qui furent essentiels pour leur succès.

En Afrique du Sud, par exemple, la lutte nationale dirigée par le Congrès national africain a identifié quatre piliers stratégiques pour la lutte pour la fin de l’apartheid : des mobilisations de masse, une résistance armée, un mouvement politique clandestin, et une solidarité internationale (particulièrement sous la forme de boycotts et de sanctions). Il n’y a pas de stratégie « copiée-collée » pour parvenir à la libération et aux droits humains – chaque expérience coloniale est différente et a ses particularités uniques. Nous nous sommes engagés dans l’évolution de nos propres stratégies palestiniennes, qui conviennent à notre environnement de lutte pour la justice et la dignité.

« Être révolutionnaire… ne consiste pas à scander des slogans « révolutionnaires »… Ce qui est véritablement révolutionnaire, c’est de lancer un slogan fondé sur un principe, et moralement cohérent, qui soit propice à une action sur le terrain conduisant à un changement réel vers la justice et l’émancipation. »

Dans le cas de la lutte palestinienne, le pilier du mouvement clandestin se limite à Gaza où il est isolé. Le droit international reconnaît le droit à toute nation sous une occupation étrangère d’y résister par tous moyens, y compris la résistance armée, tant que toutes les formes de résistance sont elles-mêmes conformes au droit international et aux principes des droits de l’homme. En dehors de cela, en tant que défenseurs des droits humains, nous sommes tenus de considérer le rapport coûts-avantages de ce pilier à ce niveau, et de mesurer le coût humain de toute résistance.

En ce qui concerne la mobilisation de masse, ce que nous pouvons faire dans le territoire palestinien occupé en termes de résistance populaire, par exemple, contre le Mur, est assez limité. Et il ne s’agit pas vraiment d’un mouvement de masse comme, par exemple, furent populaires la lutte récente des enseignants, ou les grèves contre le néo-libéralisme du gouvernement de Salam Fayyad ou contre la loi relative à la sécurité sociale.

La question de l’efficacité des différentes formes de résistance est fondamentale, et nous, dans le mouvement BDS, nous soulevons celle de l’efficacité de nos stratégies internationales, respectueuses des lois, non violentes, à chaque étape.

Une autre préoccupation est que certains discours du mouvement BDS laissent penser que les Palestiniens sont sur le point de réaliser leurs droits. Cela provient non seulement des références fréquentes au « moment » de l’Afrique du Sud, mais aussi de déclarations qui affirment qu’un « point de basculement » a été atteint.

Oui, mais quand nous parlons de point de basculement, nous entendons un point de basculement relatif uniquement au pilier spécifique de l’isolement international. La mesure de l’efficacité est de savoir si vous êtes en train d’atteindre vos objectifs ou non. Le BDS est l’une des stratégies de résistance intérieure et c’est également la stratégie internationale la plus importante. Nous n’avons jamais prétendu autre chose. Pourquoi alors, le BDS devrait-il être tenu responsable, par exemple, de l’incapacité du peuple palestinien à atteindre nos objectifs d’autodétermination et de libération nationale ? Au moins, reconnaissez-nous le mérite d’être réalistes.

Il y a beaucoup et de plus en plus de critiques du cadre juridique international. Est-ce que cela pose un problème au mouvement BDS étant donné qu’il se fonde sur le droit international ?

Pour être efficaces dans la mobilisation d’une pression internationale par des groupes et individus de conscience contre le régime d’oppression d’Israël, et aussi pour être moralement cohérents, nous devons adopter les principes des droits de l’homme qui sont aussi universels qu’il est possible, autant qu’un langage qui touche les gens dans le monde et les incite à agir. C’est le langage du droit international. Nous connaissons les failles inhérentes au droit international aussi bien que quiconque. Mais nous savons aussi que c’est cela ou la loi de la jungle, et celle-ci ne travaille pas pour nous, en principe et en pratique, étant donné que nous sommes de loin la partie la plus faible physiquement.

Nous ne voulons pas d’une rhétorique symbolique : nous en avons assez et nous sommes fatigués du soutien rhétorique. Nous avons besoin d’une action efficace, d’une action stratégique qui a une chance de saper le système d’oppression afin qu’il soit, pour le peuple palestinien, plus réaliste d’atteindre nos droits stipulés par les Nations-Unies. L’action minimale que les gens peuvent entreprendre est de mettre fin à leur complicité. C’est une obligation profonde, juridique et morale, de mettre fin à cette injustice ; ce n’est pas un acte de charité.

« Nous, Palestiniens, comparons toujours nos stratégies et nos progrès aux mouvements sud-africains et autres pour la justice, l’autodétermination et les droits humains – et nous savons qu’il nous manque des piliers clés qui furent essentiels pour leur succès. »

Quelles sont les alternatives aux lois internationales ? Il est vrai que ce sont les empires coloniaux qui les ont écrites. Il est vrai que ce ne sont pas des lois modérées favorables aux peuples du monde, mais ce ne sont pas non plus un dogme ou un ensemble de lois statiques qui seraient gravées dans la pierre. Il y a une vue simpliste de la législation internationale qui ne la voit pas comme quelque chose de dynamique, une chose sur l’interprétation et l’application de laquelle nous, à travers nos luttes persistantes et de masse, pouvons influer. Après tout, nous ne demandons pas la lune ; nous travaillons tout simplement à faire appliquer systématiquement le droit international à Israël et à mettre fin à son statut exceptionnel d’État au-dessus des lois. C’est une exigence simple, mais d’une portée considérable, qui requiert des années de lutte stratégique.

Il y a un manque de clarté autour des lignes directrices s’agissant de la normalisation, qui est souvent source de tensions avec les militants – et particulièrement chez des Palestiniens qui peuvent s’engager dans des activités dites « activités de normalisation » et qui n’apprécient pas ce qui semble remettre en question ce qu’ils appellent leur nationalisme.

Les lignes directrices pour la normalisation sont très claires. Le document qui s’y réfère a été adopté par consensus lors de la première conférence nationale du BDS palestinien, en novembre 2007. La normalisation, dans ce contexte, est comprise par les Arabes, dont les Palestiniens, comme signifiant qu’une chose qui est intrinsèquement anormale, telle une relation avec l’oppression coloniale, apparaisse comme trompeusement normale. Selon les lignes directrices du BDS, il y a ici deux grands principes pour qu’une relation entre une partie palestinienne (ou arabe) et une partie israélienne ne soit pas considérée comme une normalisation. Le côté israélien doit reconnaître les droits globaux des Palestiniens issus de la législation internationale, et la relation elle-même doit être une co-résistance à l’oppression, et non une « co-existence » sous l’oppression.

Tout l’enjeu est que de telles relations ne doivent pas légitimer, dissimuler ou blanchir les violations d’Israël des droits palestiniens. Prenons le cas, qui pourrait ne pas être évident immédiatement, d’une organisation aux États-Unis qui prévoit une conférence en ayant reçu le parrainage d’Israël ou d’une institution israélienne complice de violations des droits palestiniens. Et disons que l’organisation états-unienne s’apprête à recevoir un panel qui inclurait des orateurs palestiniens, de manière à fournir un espace pour une expression palestinienne. Une participation dans ces conditions signifierait que nous sommes effectivement en train de normaliser le parrainage israélien – autrement dit, de normaliser les violations de nos droits. C’est un prix trop lourd à payer pour que nos voix soient entendues, aussi important que cela puisse être étant donné la suppression de ces voix dans les médias traditionnels. Alors, dans ce cas, nous travaillons étroitement pour faire pression sur nos partenaires afin qu’ils suppriment ce parrainage israélien, et si cela échoue, nous appelons au boycott.

Mais il existe toujours des zones floues, et c’est dans ces zones floues que les problèmes peuvent se poser – d’autant plus que certaines personnes prennent sur leurs épaules de s’exprimer au nom du mouvement BDS et dictent la loi, alors qu’ils n’ont aucune autorité pour agir ainsi.

Il y a toujours des zones floues. Je dirais que 90 % des cas que nous traitons sont effectivement flous. Quand nous tombons sur une zone floue, nous revenons au principe et faisons de notre mieux pour en évaluer l’avantage et le coût. Le BDS, après tout, n’est pas destiné à être un dogme, mais plutôt une stratégie efficace pour aider notre lutte pour nos droits.

Certains Palestiniens veulent le beurre et l’argent du beurre. Ils se permettent de lancer des projets et des activités qui se trouvent manifestement en conflit avec les lignes directrices d’anti-normalisation, adoptées depuis 2007 par la plus large coalition de partis politiques, syndicats et réseaux de la société palestinienne, et pourtant ils refusent de caractériser ces activités comme une normalisation, simplement parce qu’elles sont « patriotiques » et que « nul ne doit mettre cela en doute ». Dans le mouvement BDS, nous ne mettons en doute le patriotisme de quiconque, et nous n’avons jamais étiqueté qui que ce soit, ni recouru à des attaques personnelles ; ce serait en contradiction avec nos principes en tant que mouvement. Nous repoussons aussi toute suppression de la liberté d’expression et tout rejet simpliste et dangereux, en tant que « traîtres » de ceux qui participent à la normalisation.

« Nous attaquons des positions et des déclarations mais pas les personnes, et nous ne croyons pas dans les listes noires ni en toute forme de maccarthysme. Cela contrevient à nos principes, c’est un abus de pouvoir, et c’est contre-productif. »

Le Comité national palestinien du BDS (le BNC) mobilise simplement une pression morale pour dénoncer les activités de normalisation afin de saper cette normalisation. Il est fondamental de s’opposer aux activités de normalisation parce qu’elles constituent une arme capitale qu’Israël a utilisé contre le mouvement et contre la lutte des Palestiniens pour leurs droits en général.

Et parfois, nous faisons des choses qui sont vues comme en avance sur leur temps, ou utilisant un langage qui n’est pas encore accepté. Par exemple, quand nous avons au début utilisé l’apartheid comme une facette essentielle du régime d’oppression d’Israël ou insisté sur le droit au retour dans notre discours international, les deux ont été critiqués non seulement dans les grands médias mais même aussi dans certains milieux de la solidarité Palestine en Occident. Aussi, quand l’appel de 2004 par la PACBI (la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël) a évoqué le sionisme en tant qu’idéologie raciste, pilier du régime colonial d’Israël, cette question a été âprement discutée dans les milieux de la solidarité Palestine en Occident dans la période post-Oslo.

Il est important de ne pas confondre opposition au sionisme et au régime d’Israël d’oppression coloniale et d’apartheid, et opposition aux juifs : ce n’est absolument pas le cas. Le mouvement BDS a invariablement et catégoriquement rejeté toutes formes de racisme, incluant l’islamophobie et l’antisémitisme. Le fait que 46 % des hommes juifs-américains non orthodoxes de moins de 40 ans soutiennent un boycott total d’Israël pour mettre fin à son occupation et à ses violations des droits humains, selon un sondage de 2004, atteste en partie du caractère inclusif, antiraciste du mouvement.

Pouvez-vous citer un exemple de ce que vous faites quand il y a une zone floue ?

Nous ne prenons jamais de décisions en tant que membres individuels du BNC ou de sa branche académique et culturelle, la PACBI, quand il existe une zone floue ; nous en revenons toujours au groupe et décidons collectivement, sur la base de principes convenus collectivement, pas sur la base d’opinions personnelles ou des tendances de chacun d’entre nous. Nous ne donnons pas de conseils ni de recommandations tant que nous ne sommes pas parvenus à un consensus. Si nous nous trouvons dans une impasse, nous disons aux personnes qui demandent conseil que nous n’avons pas d’avis clair à leur donner. Nous choisissons nos batailles. Nous ne faisons pas la chasse à tout, et nous ignorons tant de cibles basées sur le calcul coût-avantage.

Nous ne publions pas de décrets ; à la place, nous publions des conseils. Nous ne disons jamais « Tu dois ».

« Il est fondamental de s’opposer aux activités de normalisation parce qu’elles constituent une arme capitale qu’Israël a utilisé contre le mouvement et contre la lutte des Palestiniens pour leurs droits en général. »

Et jamais nous n’utilisons d’attaques ad hominem – nous ne l’avons jamais fait depuis que le BDS a été fondé en 2005. Nous attaquons des positions et des déclarations mais pas les personnes, et nous ne croyons pas dans les listes noires ni en toute forme de maccarthysme. Cela contrevient à nos principes, c’est un abus de pouvoir, et c’est contre-productif. Personnellement, je ne me suis jamais engagé avec une personne qui, par exemple, nous attaque en tant qu’ « agents de l’impérialisme » ou une absurdité du même genre comme d’être d’ultra-gauche. Nous choisissons nos batailles, comme je l’ai dit précédemment, et nous gardons les yeux fixés sur les véritables ennemis. Quand nous sommes engagés pour arrêter une activité de normalisation, notre objectif est toujours, d’abord et avant tout, de convaincre la personne concernée à cesser la normalisation. Vous ne pouvez pas utiliser des attaques ad hominem et vous attendre à ce que cette personne vous rejoigne à vos côtés. Et en fait, de nombreux Palestiniens qui s’étaient lancés dans une normalisation il y a dix ans, sont aujourd’hui des partisans du BDS, et c’est en partie parce que nous évitons les injures personnelles. Celles-ci sont une erreur sur le principe, et également d’un point de vue pragmatique.

Quand quelqu’un a un doute, nous recommandons des conseils qui viennent de la PACBI ou du BNC, ou de l’un de nos partenaires dans un pays donné, et nous cherchons à dissiper ce doute par un débat interactif. Nous avons maintenant de bien meilleurs mécanismes, et en grand nombre, pour mettre en application les lignes directrices.

Il existe une zone floue qui a m’a été indiquée comme un exemple de ce que des Palestiniens ne comprennent pas, et qu’ils trouvent même problématique : que le fait que de détenteurs de passeports arabes entrant en Israël avec un visa délivré par une ambassade israélienne soit traité comme une normalisation, et pas celui d’obtenir un permis publié par les Israéliens à la demande de l’Autorité palestinienne (AP). Les gens ne font pas de différence puisque c’est Israël qui publie les deux.

C’est un point délicat et un qui est très difficile. Après de longs débats, des réunions de la communauté et des discussions avec de nombreux artistes palestiniens et organisations culturelles, nous avons conclu que lorsqu’un détenteur d’un passeport arabe reçoit un visa israélien, il ou elle normalise alors les relations arabes avec le régime d’occupation, de colonialisme de peuplement et d’apartheid, en qu’il ou elle traite ce régime comme s’il était normal. Ce qui n’est pas le cas quand on obtient un permis des autorités de l’occupation israélienne par l’intermédiaire de l’AP, en dépit de la nature problématique – c’est le moins que l’on puisse dire – du rôle de l’AP, parce que les Palestiniens sous occupation ont une relation coercitive avec Israël : les Palestiniens n’ont pas d’autre choix pour recevoir leur famille ou leurs amis du monde arabe que de passer par les autorités israéliennes. Mais d’avoir de telles relations ne signifie pas, en soi, reconnaître le régime d’Israël comme normal. Encore une fois, nous reconnaissons cela comme une zone difficile, et nous admettons que ce n’est pas la plus solide ou la plus irréfutable de nos lignes directrices.

Ma question est la suivante : pourquoi les Palestiniens, en Palestine ou en exil, qui critiquent le BDS, ne nous écrivent-ils pas, s’ils cherchent des éclaircissements ou veulent partager leurs critiques, d’une manière constructive qui renforce notre mouvement collectif ? Nous recevons quotidiennement des centaines de courriels de militants de la solidarité, mais très peu de Palestiniens. Certains Palestiniens s’en prennent au BDS sans se soucier au préalable d’écrire au BNC et de lui exprimer leurs critiques d’une façon qui pourrait aider ce mouvement déjà efficace à l’être davantage encore et à gérer les nombreux défis auxquels il est confronté. Nous sommes ouverts et nous encourageons sincèrement la discussion et le débat chez les Palestiniens de nos diverses communautés. J’en appelle à ceux qui ont des doutes, des critiques, ou des commentaires, pour qu’ils communiquent avec nous – il suffit d’écrite à pacbi@pacbi.org ou info@bdsmovement.net. En dépit de la charge de travail, en tant que bénévoles, à laquelle nous devons faire face, nous ferons le maximum pour répondre à chaque courriel reçu, en particulier ceux qui nous viennent de nos frères et sœurs palestiniens.

traduction : JPP pour BDS FRANCE

Source: Al-Shabaka

 




Déclaration de soutien au boycott d’Israël par des personnalités irlandaises, bien accueillie par les militants de défense des droits humains

Dans une lettre ouverte publiée aujourd’hui par le Irish Times et le Irish Independent, treize des musiciens, écrivains, artistes et champions sportifs les plus connus d’Irlande ont appelé le gouvernement à les rejoindre en soutien à la campagne grandissante au niveau mondial pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions (BDS) contre Israël. La déclaration a été bien accueillie par les défenseurs des droits humains d’Irlande et de Palestine.

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Les signataires de la lettre sont Christy Moore, Mary Coughlan, Robert Ballagh, Donal Lunny, Frances Black, Trevor Hogan, Dervla Murphy, Seamus Deane, Felim Egan, Margaretta D’Arcy, Jim Fitzpatrick, Honor Heffernan and Gavin Kostick.

La lettre salue le soutien à BDS apporté par Charlie Flanagan, le ministre des affaires étrangères, comme prise de position politique légitime, mais souligne la déception des signataires à voir que le gouvernement n’aille pas plus loin et ne soutienne pas le mouvement BDS, comparant en sa défaveur sa position actuelle avec celle prise en 1987 lorsque le gouvernement d’alors avait interdit les produits de l’Afrique du Sud de l’Apartheid.

La déclaration met en évidence que BDS est un mouvement de citoyens conduit par la société civile palestinienne, qui mène et plaide pour des campagnes non violentes de boycott, désinvestissement et sanctions comme moyen de faire pression sur le régime israélien d’occupation, de colonisation et d’apartheid, et d’aider à atteindre la liberté, la justice et l’égalité pour le peuple palestinien. La déclaration souligne en outre que beaucoup de raisons de soutenir BDS sont mises en lumière par des organisations de défense des droits humains telles Amnesty International et Défense des Enfants International, qui documentent fréquemment les assassinats extrajudiciaires d’Israël, la détention d’enfants, la destruction de maisons et des moyens de subsistance des habitants, le vol de la terre palestinienne et les menées routinières d’intimidation avec des grenades lacrymogènes et des balles.

La Campagne de Solidarité Irlande-Palestine (IPSC) a bien accueilli la déclaration, tout en notant que la liberté de s’engager dans BDS est actuellement menacée dans un bon nombre de pays. Par exemple, Andrew Cuomo, le gouverneur de l’État de New York a pris, la semaine dernière, une ordonnance qui oblige le Bureau des services généraux de l’État de New York à créer une liste noire des institutions et entreprises impliquées dans le mouvement BDS et de la mettre à disposition publique en ligne. Il a fait plus, en ordonnant que chaque agence de l’État désinvestisse de telles entreprises qui devraient alors apporter des preuves écrites à l’appui d’une demande d’être retirées de la liste. En octobre 2015, un tribunal français a confirmé la condamnation de militants de la solidarité avec la Palestine pour avoir appelé publiquement au boycott des produits israéliens, dans ce que les militants disent être une violation des lois françaises contre les discriminations pour raisons politiques.

Saluant la lettre, le président de l’IPSC, Fatin Al Tamimi a dit : « Étant donné que les violations des droits humains par Israël continuent et même augmentent en Palestine, la menace sur le mouvement non-violent BDS de la part d’Israël et de ses alliés n’a jamais été aussi forte. Pour nous, cette déclaration de quelques uns des artistes, musiciens et sportifs les plus connus d’Irlande est bienvenue. Il est important que les Irlandais soient solidaires du peuple palestinien qui est confronté à une répression quotidienne de la part de ses occupants. En tant que Palestinien, je remercie les signataires pour leur soutien à la lutte de mon peuple pour la liberté et la justice ».

 

TEXTE COMPLET DE LA LETTRE :

Nous, soussignés, saluons la récente déclaration parue dans le Dail, du ministre des affaires étrangères et du commerce, Charles Flanagan (en service temporaire) selon laquelle la stratégie de boycott, de désinvestissement et de sanctions (BDS) destinée à faire pression sur Israël pour mettre fin à l’occupation, est un point de vue politique légitime. Il est aussi encourageant que le ministre Flanagan souligne le soutien du gouvernement à des ONG israéliennes et palestiniennes actives sur les thèmes de la justice et des droits humains.

Pour autant, cette manifestation de soutien étant exprimée, il est à la fois décevant et perturbant que lorsque ces mêmes organisations de la société civile appellent la communauté internationale à faire campagne pour BDS comme moyen de montrer la solidarité avec les Palestiniens vivant sous occupation – le gouvernement irlandais refuse de les soutenir elles ou leur campagne.

Le mouvement BDS est un mouvement mondial de citoyens dirigé par la société civile palestinienne, qui conduit et défend des campagnes BDS non-violentes comme moyen de venir à bout du régime israélien d’occupation, de colonisation et d’apartheid et d’obtenir la liberté, la justice et l’égalité pour le peuple palestinien.

Ce mouvement a la même légitimité que le mouvement anti-apartheid que le gouvernement irlandais a soutenu dans les années 1980, imposant des sanctions à l’Afrique du Sud dans des circonstance similaires en 1987.

En 1997, Nelson Mandela a dit : « l’ONU s’est positionnée fermement contre l’apartheid ; et au cours des années un consensus international a été construit, qui a aidé à mettre fin à ce système inique. Mais nous savons trop bien que notre liberté est incomplète sans la liberté des Palestiniens ».

Les raisons de soutenir BDS sont largement documentées par des organisations comme Amnesty International, Défense des Enfants International, l’ONU et d’autres qui décrivent les assassinats extrajudiciaires d’Israël, la détention d’enfants, la destruction de maisons et des moyens de subsistance des habitants, le vol de la terre palestinienne et les menées routinières d’intimidation avec des grenades lacrymogènes et des balles.

C’est pour ces raisons et beaucoup d’autres que nous appelons à un boycott des produits et services israéliens, au désinvestissement des entreprises du système économique de l’occupation et à des sanctions gouvernementales contre l’État d’Israël.

Sincèrement,

Robert Ballagh

Frances Black

Mary Coughlan

Margaretta D’Arcy

Seamus Deane

Felim Egan

Jim Fitzpatrick

Honor Heffernan

Trevor Hogan

Gavin Kostick

Donal Lunny

Christy Moore

Dervla Murphy

 

Traduction SF pour BDS France

Source: Ireland Palestine Solidarity Campaign