La journée de Jérusalem, un jour de deuil (par Gideon Levy)

(…) Cette fête nationale fût et demeure la fête des chauvins religieux, célébrée par une minorité hurlante et menaçante qui y donnent leur marque particulière. Ils célèbrent le seul plaisir de Jérusalem – se réjouir du malheur des autres, – par une manifestation de drapeaux entièrement basée sur le plaisir de piétiner la dignité de l’autre nation à laquelle Jérusalem appartient également.(…) Gidéon Levy

UNE JOURNÉE DE COMMÉMORATION COLONIALE EN VIOLATION DU DROIT INTERNATIONAL

Voici comment Frédéric CORCOS, l’ex-Président du Centre Communautaire et Culturel juif (CCCJ) de Montpellier, annonçait publiquement en 2011, la 33ème « journée de Jérusalem » à Montpellier : « Notre attachement à cette commémoration de la réunification de la ville de Jérusalem reste un particularisme spécifique à Montpellier et unique en Diaspora… A travers le symbole de cette journée, nous crions, avec tous nos amis, haut et fort, notre sionisme et notre soutien à l’Etat d’Israël !… JERUSALEM EST ET DOIT RESTER LA CAPITALE DE L’ETAT D’ISRAËL !(…) Venez très nombreux commémorer ce 33ème anniversaire de la Journée de Jérusalem et soutenir ainsi l’Etat d’Israël, seul rempart de notre Peuple. Vive Israël ! »

C’est dit on ne peut plus clairement : il s’agit d’une manifestation politique sioniste de soutien à l’état colonial israélien en violation du droit international..

Depuis 2009 le comité BDS France 34 mène campagne contre cette commémoration organisant conférences  , stands d’information sur la place de la Comédie  (https://bdsf34.wordpress.com/2015/06/08/6-7-juin-week-end-de-manifestations-contre-la-journee-sioniste-a-montpellier/) et manifestations annuelle  sur le site de la dite manifestation.(https://bdsf34.wordpress.com/2015/06/08/6-7-juin-week-end-de-manifestations-contre-la-journee-sioniste-a-montpellier-2/#more-2495). Une pétition papier a été lancée soutenue par une quinzaine d’organisations.

Ces actions ont contraint les organisateurs à changer leur discours d’appel et leurs affiches. Ils ne déclament plus « Jérusalem capitale une et indivisible du peuple, juif, de l’état d’Israël etc. Ils mettent cyniquement des colombes ou encore osent parler du « vivre ensemble »…

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Par contre à l’intérieur de la fête, toujours en présence du consul d’Israël la banderole affiche la teneur de la journée ainsi que les interventions et les stands …

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AVEC LE SOUTIEN DES EXÉCUTIFS DE LA RÉGION, DU DÉPARTEMENT DE LA MÉTROPOLE ET DE LA VILLE DE MONTPELLIER

Non seulement tous les exécutifs (majorité PS) soutiennent financièrement cette journée et affichent leurs logos sur le matériel de communication, mais ils la soutiennent politiquement par l’envoi de représentants qui viennent applaudir le discours colonial du Consul et de la présidente du CCCJM, ainsi plus d’une dizaine des nouveaux de la Ville de Montpellier étaient présents en 2014 ! Ainsi l’argent des contribuables est utilisé pour financer une opération qui appelle à célébrer un acte colonial, condamné par 4 résolutions de l’ONU (252, 476, 478, 672).

La préfecture et la Ville s’attaquent – à la demande de la LICRA et du CRIF – à l’ expression publique du comité BDS France en prévention, disent-ils- de troubles à l’ordre public – alors que le comité BDSF34 ne fait que réclamer l’application du droit international et des droits humains par Israël à l’égard des Palestiniens. Et quand la LICRA-CRIF, CCCJM et autres officines sionistes violent ouvertement le droit international en commémorant un acte colonial condamné par l’ONU, et causent de ce fait un trouble à l’ordre public, les élus viennent applaudir les tenants de l’apartheid israélien et la préfecture envoie sa police contre la manifestation BDSF34 qui proteste contre cette violation du droit.

Nous avons aujourd’hui dans cette bataille pour le droit un allié de taille en la personne de Gidéon Levy qui écrit dans Haaretz. Il s’agit d’ un des rares journaliste israélien, juif, qui inlassablement dénonce les tueries, les crimes de l’armée, des colons,   la violence de la société israélienne pourrie par le colonialisme. Il fait preuve d’un courage admirable et malgré les menaces de morts qu’il reçoit il persévère et a récemment rejoint apporté son soutien au BDS.

Nous espérons que ses propos éclaireront tous les élus-es  qui ferment les yeux sur cette journée, les Yvonne Le Dain qui n’en rate pas une,  Saurel qui est venu avec un aéropage d’élus-es …

Bravo et merci M. Gidéon Levy !

La Rédaction BDSF3

La Journée de Jérusalem, un jour de deuil

« Un jour, la Journée de Jérusalem deviendra un jour de deuil national. Les drapeaux seront en berne. Les sirènes hurleront et les Israéliens se recueilleront en mémoire de leur rêve évanoui. Le 28 du mois d’Iyar entrera dans le calendrier des jours de deuil d’Israël, coincé entre le jour commémoratif des soldats disparus et Tisha B’Av, et sera un jour commémorant la destruction du rêve, qui tombera avant le jour commémorant la destruction du Temple.

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Mardi  juin 2016Jérusalem, , porte de Damas, entrée de la vieille ville , territoire palestinien occupé et souillé par la haine des colons (BDSF34)

 

A la Journée de Jérusalem, les Israéliens marqueront la fin de leurs 19 courtes années d’innocence et le début de la malveillance institutionnelle et systématique de leur Etat. Ils ne comprendront pas comment, des années durant, ils ont osé célébrer le jour de l’occupation comme une fête nationale établie par la loi, ni comment ils pouvaient voir en Jérusalem, la ville symbolisant la tyrannie et le racisme de leur État, comme l’objet de leurs désirs. Quand cela arrivera, si cela arrive, on le saura, la société sera guérie de son mal fatal.

Aujourd’hui, seule une infime partie des Israéliens célèbrent la Journée de Jérusalem. Cela ne représente rien pour la plupart d’entre eux qu’ils soient laïcs, ultra-orthodoxes ou Arabes. La mariée n’intéresse pas non plus la plupart des Israéliens. Quand y êtes vous allé la dernière fois pour vos loisirs ? Quand étiez-vous au mur des lamentations ? Et pourquoi y seriez-vous ?

Cette fête nationale fut et demeure la fête des chauvins religieux, célébrée par une minorité hurlante et menaçante qui y donnent leur marque particulière. Ils célèbrent le seul plaisir de Jérusalem – se réjouir du malheur des autres, – par une manifestation de drapeaux entièrement basée sur le plaisir de piétiner la dignité de l’autre nation à laquelle Jérusalem appartient également.

Une ville pauvre, crasseuse et négligée, que les Juifs laïcs quittent aussi vite que possible, à laquelle les Palestiniens s’accrochent avec toute leur maigre force et que les Juifs religieux, chauvins et extrémistes occupent depuis longtemps. C’est une ville qui envoie ses métastases de colons dans chaque quartier palestinien, dans l’unique but d’y faire régner la misère, de dépouiller, d’opprimer et d’évincer. Et tout cela sous les auspices des autorités, y compris du pouvoir judiciaire, l’autorité la plus éclairée d’Israël.

Il s’agit d’une ville manifestement binationale qui aurait pu être un paradigme de coexistence dans un État démocratique, une sorte de modèle pour rétablir une relative justice. A la place, à cause de la rapacité israélienne pour l’immobilier et le massianisme, Jérusalem est devenue l’essence du pillage, de l’agression, des violences et de l’arrogance d’Israël.

Le jour de « libération » de cette ville insupportable, qui est le jour de son occupation, c’est le jour qui en a fait ce qu’elle est maintenant, un monstre de béton et un Moloch de l’occupation. Aujourd’hui nous sommes sensés célébrer ce jour, d’après la loi. Aucune personne de conscience ne peut faire ça.

J’aimais Jérusalem quand j’étais jeune. Même durant la courte gueule de bois après l’orgie de 1967 qui nous infecta presque tous, nous restions captivés par sa stupéfiante beauté. A cette époque nous croyions encore ce qu’on nous racontait, que la ville était « libérée » et « unie » pour toujours et que Teddy Kollek, le Viennois libéral, était un conquérant éclairé.

Mais bientôt sa beauté fut mutilée jusqu’à la rendre méconnaissable, rien ne demeura, et commença l’inévitable retour aux réalités. Seuls les aveugles et les ignorants peuvent encore s’y plaire. Qui peut prendre du plaisir à visiter une ville dont chaque pierre crie à l’occupation ?

Avec l’équipe de football la plus raciste de la ligue, et le maire le plus chauvin localement au pouvoir – ni l’un ni l’autre par hasard – Jérusalem est devenue le symbole de l’occupation et la preuve la plus convaincante de son apartheid. Plus d’un tiers des habitants de Jérusalem, soit 37 %, sont des Palestiniens qui devraient avoir les mêmes droits mais qui sont assujettis de toutes les façons possibles. Ce n’est pas par hasard que de tous les lieux possibles, c’est là que le soulèvement désespéré des solitaires, la troisième intifada, est née.

Cela aurait pu être différent. Si Israël avait reconnu les Palestiniens comme égaux aux Juifs et les Palestiniens comme ayant les mêmes droits que les Juifs dans la ville, aujourd’hui Jérusalem et Israël seraient différents. Mais Israël n’a jamais résisté à la tentation. Il y a 49 ans, jour pour jour, Israël a conquit une partie de la ville, et depuis ce jour, a tout fait pour en faire une ruine morale.

Et c’est ce que nous pleurerons un jour, durant la Journée de Jérusalem.

 

Gideon Levy, 5 juin 2016

http://www.haaretz.com/opinion/.premium-1.723116

 

Traduction : JPB

 

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BDS au coeur des quartiers populaires (2)

Après deux ans et demi d’intervention au centre commercial St. Paul, de La Paillade (Montpellier) il n’y a plus une seule datte de l’apartheid. Le Comité BDS France 34 est venu féliciter les commerçants de ce résultat et remercier les clients de leur vigilance.

APRÈS LE FESTIVAL DE CANNES, LA REMISE DES « PALMES DE ST. PAUL » 

Un petit groupe de BDSF34 fait le tour des toutes les boutiques qui vendent des dattes pour  féliciter les commerçants de ne plus distribuer les dattes israéliennes et remercier les clients qui par leur vigilance et leurs remarques ont contribué à ce succès moral et politique. Un petit drapeau palestinien est remis aux commerçants qui sont ravis de l’arborer sous les applaudissements de toutes et tous.

 

LE CENTRE COMMERCIAL ST. PAUL UN LIEU CENTRAL DE LA PAILLADE

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Le centre commercial St. Paul se trouve au centre de la longue bande des constructions, entre la zone des villas et celle des immeubles privés et HLM. Un Leader price et une douzaine de magasins (fruits et légumes, boucherie, boulangeries, cafés, tabac, banque et pharmacie.)

Comme indiqué dans l’article de début mai (https://bdsf34.wordpress.com/2016/05/08/la-paillade-la-campagne-contre-les-dattes-de-lapartheid-porte-ses-fruits/) le comité BDSF34 intervient régulièrement depuis 2013 contre la présence des dattes israéliennes mais aussi contre les fruits et légumes de l’entreprise Mehadrin en particulier. Cette fois ci il n’y avait aucun fruit et légume en provenance d’Israël.

ON AIME VOTRE DRAPEAU MADAME !

Comme les militants demandaient aux pailladins présents où ils pourraient installer leur stand BDS on leur  a proposé plusieurs endroits avec gentillesse et l’un des jeunes gens a ouvert l’échange avec une militante BDS en lui disant : »On aime votre drapeau madame » . Le comité BDSFrance est connu et ses militants respectés. A peine les affaires déchargées que plusieurs personnes qui étaient là se sont proposées qui, pour accrocher le drapeau palestinien, qui pour coller les affiches de boycott des dattes israéliennes etc…

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Plusieurs personnes se proposent pour nous aider à mettre en place le drapeau palestinien…

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… et les affichettes appelant au boycott des dattes israéliennes

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Le groupe qui s’est spontanément proposé pour installer le stand BDSF34…

MANU, AU NOM DU COMITÉ BDS FRANCE 34 PRÉSENTE LE BDS AUX PAILLADINS PRÉSENTS  (Extrait) :

De nombreuses personnes se pressent au stand pour signer les pétitions, discuter et laisser leurs coordonnées pour de prochaines actions.

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Une militante du CRI (Coordination contre le Racisme et l’islamophobie), membre de l’AG contre l’état d’urgence présente son mouvement.

 




Le BDS au coeur des Quartiers Populaires (1)

(…) Il est très important de créer des coalitions intersectionnelles avec des groupes de Noirs, de Latinos, de femmes et tant de groupes opprimés dans le monde ou ceux qui luttent pour toutes formes de justice. Il nous faut voir BDS pour les Palestiniens comme partie intégrante de cette communauté  mondiale luttant pour la justice et pour une paix véritable basée sur l’égalité des droits, sur la liberté et la dignité de tous. (…) Omar Barghouti, 14 mai 2016.

DANS LE CONTEXTE D’ATTAQUE GLOBALE CONTRE LE BDS, OMAR BARGHOUTI MEMBRE FONDATEUR ET THÉORICIEN DU BDS RAPPELLE LES PRIORITÉS.

Dans l’appel du 14 mai, veille de la commémoration de la Nakba, Omar Barghouti, s’adresse au mouvement de solidarité à la Palestine et rappelle trois priorités du BDS international ((https://bdsf34.wordpress.com/2016/05/17/menace-de-mort-interdit-de-deplacement-omar-bargouthi-appelle-a-developper-le-bds/)). Ouvertement menacé de mort par un ministre israélien et quasiment « prisonnier » dans sa ville de Acre puis qu’interdit de déplacement, le dirigeant palestinien n’hésite pas  réaffirmer à la face de l’Etat israélien qui a déclenché la plus grande offensive internationale jamais vue contre le BDS, que les Palestiniens ne cèderont sur aucun de leurs droits quelque soit l’ampleur de la répression.

Par la même occasion il rappelle et demande au mouvement de solidarité de maintenir trois priorités malgré – et peut-être même, à cause du contexte- .

  • Ne rien céder sur le droit au retour des réfugiés,qui constitue la cible principale des attaques sionistes partout dans le monde.
  • Dans la défense du BDS attaqué, défendre, certes, la liberté d’expression du BDS mais ne rien lâcher sur les revendications du BD. Ce qui est une façon de souligner l’importance du maintien des actions B,D et S.
  • Et enfin, le point que nous traiterons ici, de créer des coalitions intersectionnelles avec des groupes de Noirs, de Latinos, de femmes et tant de groupes opprimés dans le monde ou ceux qui luttent pour toutes formes de justice. Il nous faut voir BDS pour les Palestiniens comme partie intégrante de cette communauté  mondiale luttant pour la justice et pour une paix véritable basée sur l’égalité des droits, sur la liberté et la dignité de tous. (…).

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POUR LES POPULATIONS LES PLUS OPPRIMÉES, LUTTER POUR LE BDS PALESTINIEN C’EST AUSSI LUTTER  POUR LEUR PROPRE ÉGALITÉ DES DROITS, LIBERTÉ ET JUSTICE .

Les luttes pour le BDS Palestinien sont partie intégrante des luttes que mènent les populations les plus opprimées dans le monde affirme O. Barghouti car les valeurs de Liberté, justice, égalité et de dignité qui sont au coeur des revendications  du BDS Palestinien, sont également au coeur des aspirations et des revendications des populations les plus opprimées. En France les populations les plus opprimées sont celles issues de l’immigration coloniale vivant dans les quartiers populaires, les Roms, les « sans » : sans papiers, sans toit, sans travail…

Pour les populations issues de l’immigration coloniale, les près de 70 ans de résistance palestinienne, l’Appel BDS et ses perspectives stratégiques ont joué un rôle de révélateur qui a mis en évidence leurs PROPRES aspirations à la liberté, la justice, l’égalité et leur affirmation de dignité.

Ce que les ennemis des palestiniens et du mouvement de solidarité  dénoncent comme « l’importation du conflit », n’est autre que la mise à jour cette communauté d’intérêts résultant des injustices et discriminations infligées par un état colonial, là-bas et un racisme structurel d’état, ici. A ceux qui prétendraient que la comparaison ne tient pas en raison du nombre de morts, de la gravité des privations de liberté et des injustices  en Palestine en comparaison de la France, il sera aisé de répondre qu’une échelle de graduation moindre ne supprime pas l’injustice, la discrimination et les inégalités de traitement et que le racisme est le racisme et quel que soit son mode d’expression ou son intensité, qu’il est injustifiable, insupportable et inadmissible.

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Montpellier, juillet 2014 manifestation à l’appel du Comité BDS France 34.

LES POPULATIONS OPPRIMÉES ONT UN INTÉRÊT PLUS GRAND AU CHANGEMENT

On peut trouver un second motif à cette priorité soulignée par O. Barghouti : chez les populations les plus opprimées, l’exigence de justice et de liberté est plus forte et c’est là qu’on trouvera les forces les plus les plus déterminées, car les plus concernées,  pour combattre l’injustice et les inégalités.

C’est ce qui explique que lors des dernières offensives meurtrières israéliennes contre la population civile de la Bande de Gaza de ces dix dernières années, les habitants des quartiers populaires se soient mobilisés massivement dans les manifestations de rue pour s’opposer à l’agression israélienne et soutenir les palestiniens. Refusant l’invisibilité dévolue à leurs parents les dernières générations expriment plus ouvertement leur opposition à la politique criminelle de l’Etat d’Israël. Si l’émotion est la porte d’entrée tout à fait respectable dans le soutien à la Palestine, les jeunes générations s’engagent désormais dans l’action de façon durable avec le BDS qu’elles marquent de leur style militant et de leurs exigences de justice et de dignité. L’histoire du comité BDS France 34 témoigne de cette réalité.

SAADIA,  PORTE PAROLE DU COMITÉ BDS FRANCE 34 ÉVOQUE LA PLACE SPÉCIFIQUE DE LA PALESTINE DANS LES QUARTIERS POPULAIRES …

Cette intervention s’inscrit dans l’action du samedi 4 juin, au centre commercial de St. Paul à la Paillade, présentée plus en détail dans l’article suivant (LE BDS AU COEUR DES QUARTIERS POPULAIRES (2)

 

Comité BDS France 34




Actions BDS sur LIDL le 3 juin 2016 à Clermont-Ferrand

Dans le cadre de la semaine d’action pour la défense des libertés et du droit au boycott du Collectif National (CNPJDPI), de BDS France et de la Plateforme des ONG pour la Palestine, et à l’appel de la Coalition BDS 63 (39 organisations, cf. tract ci-joint), treize militantEs AFPS-BDSF, ATTAC, NPA, PG, RESF, CGT, FSU et LDH sont intervenus devant deux magasins LIDL (rue Barbier Daubrée à Clermont et rue Lemoy à Cebazat).

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Ils ont distribué 400 tracts demandant à LIDL de ne plus vendre de produits de la colonisation israélienne, et notamment les fruits et légumes Mehadrin en provenance des colonies illégales en droit international, et de retirer ses plaintes contre des militantEs BDS en France. Une lettre (ci-jointe) a été remise à un représentant de la direction d’un magasin (refusée par le vigile de l’autre magasin).

Malgré les pressions des vigiles des magasins pour nous chasser des parkings attenants aux magasins, nous avons pu recueillir 68 signatures de la pétition AFPS 63 pour la suspension de l’accord UE-Israël, faire coller une dizaines de stickers « Teva j’en veux pas » sur les Cartes Vitale des clients et vendre un t-shirt « Boycott Israel Apartheid ». L’accueil des clients a été très souvent excellent, avec de nombreuses signatures de personnes en famille et déterminées, des discussions approfondies, des prises de contact, et des encouragements pour notre action. CertainEs ont aussi demandé des tracts à diffuser dans leur entourage ou à la mosquée voisine. Plusieurs nous ont soutenus ouvertement pour tempérer les interventions des vigiles.




Victoire contre le Maire de Toulouse !

Le comité de soutien aux inculpé-e-s BDS toulousain-e-s a prévu un meeting ce mardi 31 Mai avec Mohammed Khatib, militant palestinien et responsable de Samidoun Europe, et Eric Hazan, écrivain, éditeur et fondateur des éditions La Fabrique.

La Mairie de Toulouse, qui n’en est pas à son coup d’essai, a décidé d’interdire le prêt de la salle Osète où devait se dérouler ce meeting. Le comité de soutien aux inculpé-e-s BDS toulousain-e-s, via ATTAC Toulouse (qui avait fait la demande de salle), a contesté cette décision devant le Tribunal Administratif.

Le Tribunal Administratif a donné raison au comité ce lundi 30 Mai en déclarant : « en prenant la décision attaquée, le maire de Toulouse a porté, dans l’exercice de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale de réunion » ! C’est un bol d’air pour le mouvement à Toulouse et pour toute la campagne BDS !

Ci-dessous un extrait des conclusions :

« Les conclusions de l’ordonnance du 30 mai 2016 « enjoignant au maire de Toulouse de permettre la tenue de la réunion publique du 31 mai 2016 »:

………….
7. Considérant qu’il résulte de ce qui précède qu’en prenant la décision attaquée, le maire de Toulouse a porté, dans l’exercice de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale de réunion ; que, par suite, il y a lieu d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision du maire de Toulouse en date du 26 mai 2016 portant refus de mise à disposition d’une salle communale à l’Association Attac Toulouse en vue d’y tenir une réunion publique le 31 mai 2016 ; qu’il y a également lieu d’enjoindre au maire de Toulouse de permettre la tenue de la réunion publique du 31 mai 2016 de 20h00 à 23h30 dans la salle Osète, objet de la demande de mise à disposition, ou dans une salle équivalente ;

8. Considérant qu’il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de la commune de Toulouse la somme demandée de 1 500 euros à verser à l’Association Attac Toulouse sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ;

ORDONNE :

Article 1er : L’exécution de la décision du 26 mai 2016 du maire de Toulouse refusant de mettre à disposition de l’Association Attac Toulouse une salle communale est suspendue.

Article 2 : Il est enjoint au maire de Toulouse de mettre à disposition de l’Association Attac Toulouse la salle Osète ou une autre salle équivalente le mardi 31 mai 2016 de 20h00 à 23h30.

Article 3 : La présente ordonnance est exécutoire immédiatement en application des dispositions du deuxième alinéa de l’article R. 522-13 du code de justice administrative.

Article 4 : La commune de Toulouse versera à l’Association Attac Toulouse la somme de 1 500 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à l’Association Attac Toulouse et au maire de Toulouse.

Copie en sera adressée pour information au préfet de la Haute-Garonne. Fait à Toulouse le 30 mai 2016. »




Déclaration de la FIDH sur le droit de participer et à appeler au Boycott – Désinvestissement – Sanctions

30/05/2016
Communiqué
La FIDH, à l’occasion de son Bureau international tenu à Paris du 25 au 27 mars 2016, a tenu à formellement reconnaître et réaffirmer le droit des personnes à participer pacifiquement et à appeler à des mesures de boycott-désinvestissement-sanctions (BDS) pour protester contre les politiques d’occupation et de discrimination du gouvernement israélien, et demande instamment aux États de respecter et de défendre les droits connexes de liberté d’expression, d’opinion, d’association et d’assemblée.
En 2005, la société civile palestinienne a appelé les personnes et les organisations de la société civile à appliquer des mesures BDS tant qu’Israël ne se conformera pas à ses obligations en vertu du droit international. Devant le manque de volonté politique d’obliger Israël à être comptable de ses obligations internationales, les militants palestiniens se sont tournés vers les actions BDS prises pour mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud et s’en sont inspirés pour faire bouger les choses. Le mouvement était donc, et est encore, une réponse politique à un manque d’action politique.
Liberté d’expression et d’opinionAlors que le mouvement BDS prend de l’ampleur, il est de plus en plus attaqué et accusé, afin de le discréditer, de promouvoir la discrimination ou l’antisémitisme. Les attaques de ce genre ne font que s’intensifier [1].

En réponse à ces mises en cause de la légitimité du mouvement, le Rapporteur spécial des Nations unies sur la liberté d’opinion et d’expression, lorsqu’il s’est rendu en Israël, après les avoir analysés, a considéré que les boycotts étaient des actions « pacifiques, légitimes et acceptées sur la scène internationale », et que ces actions étaient protégées par la liberté d’expression. En tant que telles, des manifestations d’opinion critiquant le gouvernement d’Israël pour ses manquements ne relèvent pas des exceptions, limitées, à la liberté d’expression reconnues par l’article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques [2]. Une telle acceptation internationale de boycotts est démontrée et confortée par l’existence de boycotts tout au long de l’histoire, dans le but de manifester une opposition politique ou pour promouvoir des changements politiques [3].

Aux yeux du Bureau International, le mouvement BDS vise les politiques d’occupation illégale et de discrimination à l’encontre des Palestiniens menées depuis longtemps par le gouvernement d’Israël, notamment en soutenant l’occupation et en s’en rendant complice. Dans ces conditions, des personnes doivent avoir le droit de participer pacifiquement et d’appeler à des mesures BDS pour protester contre de telles politiques. Ces droits sont tout aussi légitimes, légaux et valides que dans le cas des exemples historiques de boycotts ; il convient donc de mettre en garde contre des efforts ou des initiatives visant à restreindre les droits à la liberté d’expression, d’opinion, d’association et d’assemblée, notamment en criminalisant l’exercice de ces droits pour des raisons discriminatoires, portant notamment sur des opinions, politiques ou autres.

Il est clair que la logique des mesures BDS repose sur l’opposition à l’occupation militaire par Israël et ses politiques mises en œuvre dans les territoires palestiniens occupés. Dans ces conditions, nous exprimons notre soutien au droit de participer et à appeler à des activités BDS dès lors qu’elles sont conformes à l’interdiction du racisme et de la discrimination sous toutes ses formes, notamment pour des raisons de race, couleur, origine nationale ou sociale, langue, religion, opinion politique, sexe, identité de genre, orientation sexuelle ou handicap.

Une pratique reconnue par les Nations unies

Les sanctions économiques sont également conformes à l’esprit et aux objectifs de la Charte des Nations unies, et ont été appliquées dans de nombreuses situations, notamment par le Conseil de Sécurité. Une telle pratique est admise en droit international des droits humains, à condition que les sanctions ‘exercent une pression politique et économique sur l’élite dirigeante du pays visé pour l’amener à se conformer au droit international’, en ayant conscience de ‘leurs effets indirects, à savoir les souffrances infligées aux groupes les plus vulnérables de ce pays’, et le cas échéant en prenant des mesures pour les atténuer, comme reconnu par le Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations unies [4].

Le Bureau International souligne le soutien historique apporté dans d’autres contextes par les Nations unies et la communauté internationale aux mesures BDS, et exprime sa grave préoccupation devant la multiplication de mesures législatives nationales visant à criminaliser et à réduire au silence des militants BDS. Les droits humains universels, comme la liberté d’expression, doivent être respectés en toute impartialité ; une application partiale et partielle des normes du droit international ne fera que perpétuer le statu quo, en Israël comme en Palestine, et en d’autres zones de conflit.

Les Défenseurs des droits humains

En 2011 Israël a adopté une loi faisant de tout appel à boycott à l’encontre d’Israël un délit [5]. En réponse, le Rapporteur spécial des Nations unies sur les Défenseurs des droits humains, le Rapporteur spécial sur le droit de réunion pacifique et d’association, et le Rapporteur spécial sur le droit à la liberté d’opinion et d’expression, ont adressé une lettre d’allégation conjointe déclarant que la loi « viole le droit à la liberté d’opinion et d’expression (…) et crée de nouvelles incitations à l’autocensure, y compris sur Internet, pour éviter des poursuites » [6].

Le Bureau international souligne que des personnes qui, de façon pacifique, appellent Israël à respecter le droit international, en ayant recours à des moyens pacifiques et en respectant les droits d’autrui, sont des défenseurs des droits humains. En tant que tels, ils doivent être protégés. Le fait de les menacer est symptomatique du rétrécissement de l’espace dévolu à la société civile, à l’échelle mondiale. Dans le cadre de l’action de la FIDH à travers l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, nous insistons sur le fait que les militants appelant, dans ces conditions, au BDS, doivent être protégés contre des lois répressives et abusives ainsi que contre d’autres pratiques étatiques.

Alors que des lois semblables sont proposées ou adoptées de par le monde, les ONG internationales de défense des droits humains doivent continuer à attirer l’attention sur les incohérences dans la politique des États à l’égard des pratiques discriminatoires et de l’occupation par Israël du territoire palestinien, et sans équivoque défendre le droit des personnes, des organisations de la société civile et des entreprises de soutenir pacifiquement les mesures BDS ; elles doivent en outre rappeler l’obligation des États, des entreprises et des autres organes de la société de s’abstenir de soutenir la l’occupation du des territoires palestiniens occupés, ainsi que les pratiques discriminatoires mises en œuvre, et de s’y opposer.

Lire également les déclarations de nos organisations membres en Israël sur le sujet :
- B’tselem : http://www.btselem.org/page/8-march-11-civil-society-organizations-oppose-bill-prohibiting-political-protest-against-occupa
- ACRI : http://www.acri.org.il/en/2015/04/16/hcj-boycott-law/




Action de boycott dédiée à Omar Barghouti

Menacé de mort et interdit de déplacement Omar Barghouti a lancé un appel à poursuivre le BDS :

« (…) Nous continuerons la lutte, ils ne nous intimiderons pas, ils ne peuvent pas  nous tyranniser, et ils ne nous pousseront certainement pas à abaisser le niveau de nos revendications pour les droits des Palestiniens en droit international.(…) »  Omar Barghouti, 15 mai 2016.

 

Le comité BDS France 34 répond à l’appel d’Omar Barghouti. Malgré les attaques qu’il subit de la LICRA-Crif, les pressions de la préfecture, de la mairie et les 4 plaintes de LIDL, le comité maintient son niveau de mobilisation et ses actions.

Inconscience , irresponsabilité, extrémisme, romantisme et pourquoi pas fanatisme à y être (!) diront nos détracteurs.

Rien de tout cela ! Nous menons délibérément et calmement une lutte non-violente conséquente, réfléchie et organisée, inspirée  des thèses et de la stratégie des Ghandi, Martin Luther King et bien d’autres (comme les « Faucheurs volontaires » en France). Nos actions  non-violentes de désobéissance civile sont calculées et totalement assumées, y compris dans leurs conséquences juridiques.

La rédaction BDSF34

 

BOYCOTT DES PRODUITS ILLÉGAUX ISSUS DE LA COLONISATION

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Action menée le 29 mai 2016 contre la présence des produits de l’apartheid israélien distribués par LIDL

Samedi 28 mai le Comité BDS France 34 a menée une action de « Boycott » devant et dans le magasin LIDL de Lattes, un des six magasins LIDL et un des quatre  qui ont déposé une plainte contre le Comité BDS France 34. Nous réservons en priorité nos interventions pour ceux qui ont porté plainte.

Une douzaine de militants-tes ont installé une table à l’entrée du magasin.  Des prises de paroles ont également eu lieu devant le magasin pour attirer l’attention des clients sur la présence des produits illégaux israéliens, les informer des plaintes déposées par LIDL contre BDS et les inviter à signer les  « coupons de solidarité », pour protester contre la présence des produits de l’apartheid et contre les plaintes de LIDL..

Un thé à la menthe est offert qui permet de discuter un moment et faire connaissance…

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Rien qu’en 1h30 de présence les militants ont récolté 58 coupons de solidarité

Toutes les demi-heures 3 ou 4 militants-tes sont entrés-ées dans le magasin pour expliquer aux clients les motifs de notre présence pendant 5 à 10mn.

Des interventions « sérieuses » mais aussi des interventions plus « chantantes » …

Vous aurez remarqué la dernière pub de LIDL pour BDS…

 

 




Les gouvernements irlandais et néerlandais rejoignent la Suède en se prononçant pour le droit d’appeler au BDS

Comité national palestinien du BDS – 28 mai 2016

– Le ministre des Affaires étrangères néerlandais dit que le BDS « est protégé par la liberté d’expression ».

– Le ministre des Affaires étrangères irlandais dit que le BDS est un « point de vue politique qu’on est en droit d’avoir », et que son ministère exerce une surveillance sur la répression d’Israël à l’encontre du cofondateur du mouvement BDS, Omar Barghouti.

– 352 organismes européens sont intervenues auprès de l’Union européenne pour qu’elle soutienne le droit au boycott.

– 23 000 personnes ont lancé un appel aux Nations-Unies sur #RightToBoycott

Les gouvernements néerlandais et irlandais ont déclaré publiquement que les appels au boycott d’Israël sont légitimes, avec le ministre des Affaires étrangères néerlandais qui affirme que défendre et mener campagne pour les droits des Palestiniens au moyen du mouvement non violent de Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre Israël, sont « protégés par la liberté d’expression ».

Ces déclarations ont porté un sérieux coup à la guerre de répression incessante d’Israël qui a conduit les gouvernements du Royaume-Uni, de France, du Canada ainsi que des législatures d’État aux USA, à introduire des législations antidémocratiques et à prendre d’autres mesures répressives afin de saper le mouvement BDS. Israël a également reconnu qu’il utilisait ses services de renseignements pour espionner des militants BDS à l’étranger.

Le ministre des A.E. irlandais, Charles Flanagan, répondant à une question posée par un parlementaire, le député Paul Murphy, à propos des attaques d’Israël contre le mouvement, a dit que le BDS n’est pas soutenu par le gouvernement irlandais, mais que c’est « un point de vue politique qu’on est en droit d’avoir ».

En réponse à une question concernant l’interdiction de voyager d’Israël et ses tentatives pour révoquer le droit à résidence du cofondateur du mouvement BDS et défenseur des droits humains, Omar Barghouti, Flanagan a déclaré que le ministère des A.E. irlandais « surveillera les développements en cours » et, « Je ne suis pas d’accord avec les tentatives de diabolisation de ceux qui défendent cette politique (BDS) ». Le Congrès des syndicats irlandais a demandé au gouvernement irlandais de faire pression sur Israël pour que celui-ci respecte les droits des défenseurs des droits humains palestiniens.

Israël a imposé une interdiction de voyager à Omar Barghouti, qui vit à Acre dans ce qui est actuellement Israël avec sa famille, et paraît impatient de révoquer son droit à résidence pour le punir de son plaidoyer en faveur du BDS.

En réponse à une question similaire du député Vert de gauche, Rik Grashoff, le ministre des A.E néerlandais, Bert Koenders, a affirmé que les « déclarations ou les rencontres concernant le BDS sont protégées par la liberté d’expression et la liberté de se réunir, telles que consacrées par la Constitution néerlandaise et la Convention européenne des droits de l’homme ».

Révélant qu’Israël soulève régulièrement la question du BDS lors de ses rencontres bilatérales avec le gouvernement néerlandais, Koenders a réitéré l’opposition de son gouvernement au boycott d’Israël, mais il a insisté que de « donner son aval au BDS relève de la liberté d’expression ».

Riya Hassan, coordinatrice de l’Europe pour la Comité national palestinien du BDS (BNC), la plus large coalition de la société civile palestinienne, qui conduit le mouvement BDS mondial, a déclaré :

« Avec les Pays-Bas et l’Irlande qui rejoignent la Suède dans le soutien du droit de défendre et de mener campagne pour les droits palestiniens tels que stipulés dans la législation internationale au moyen du BDS, la tentative d’Israël de faire déclarer illégal le BDS en Europe et d’y forcer ses partisans au silence en a pris un sérieux coup ».

En mars 2016, la ministre des A.E. suédoise réaffirmait les principes démocratiques fondamentaux, déclarant que le BDS « est un mouvement de la société civile », et que « les gouvernements ne devaient pas s’ingérer dans les opinions d’une organisation de la société civile ».

Plus de 350 organisations européennes des droits de l’homme, syndicats, groupes religieux et partis politiques, dont certains n’ont pas encore approuvé le BDS, ont fait appel à l’Union européenne pour qu’elle soutienne le droit de boycotter Israël en raison de son occupation et de ses violations des droits des Palestiniens. Des déclarations similaires ont été faites par Amnesty International et Human Rights Watch.

Riya Hassan a ajouté :

«  Les attaques d’Israël contre notre mouvement semblent se retourner contre lui, elles ont conduit des gouvernements européens et certaines des plus importantes organisations des droits de l’homme, et des partis politiques, à travers toute l’Europe et le monde, à s’exprimer pour prendre la défense de notre droit à recommander le BDS.

« Dans toute la société civile européenne, il y a une reconnaissance qui se propage rapidement du mouvement BDS en tant que forme légitime d’une défense des droits de l’homme, non violente, populaire, en faveur des droits, stipulés par les Nations-Unies, du peuple palestinien ».

Plus de 23 000 personnes ont signé un appel exhortant les Nations-Unies à prendre des mesures pour soutenir et protéger les droits des défenseurs des droits de l’homme palestiniens, israéliens et internationaux, défenseurs qui mènent une campagne non violente pour les droits des Palestiniens, notamment à travers le mouvement BDS. L’appel sera adressé au Haut-Commissaire des Nations-Unies pour les Droits de l’homme dans les prochains jours.

Hassan d’ajouter : « Nous sommes extrêmement reconnaissants à chacune de ces 23 000 personnes d’avoir signé notre appel exhortant les Nations-Unies à protéger notre droit à faire campagne pour les droits des Palestiniens, et nous avons plus que jamais l’espoir que la guerre juridique, d’espionnage et de propagande, désespérée d’Israël contre notre mouvement des droits humains finira par échouer ».

La croissance impressionnante au cours de ces dernières années du soutien au mouvement BDS, dans les grands syndicats, les églises et les fonds de pension, ainsi que parmi les gouvernements étudiants, les associations universitaires et les mouvements antiracistes, les groupes LGBTQ et les artistes à travers le monde, a incité l’establishment israélien à admettre l’impact stratégique du BDS.

Le fait que de grandes entreprises européennes, telles que Veolia, Orange et G4S, aient abandonné, ou annoncé leurs projets de quitter le marché israélien suite à des campagnes BDS est lui aussi particulièrement préoccupant pour Israël.

Les attaques lancées par Israël contre la liberté d’expression et les droits civils en Europe, aux États-Unis et au Canada, entre autres, ont été considérées par les militants des campagnes BDS comme promouvant un « environnement menaçant de mauvais traitements, intimidations et répressions ayant toutes les caractéristiques de l’ère du maccarthysme aux États-Unis, et des pires jours du régime d’apartheid en Afrique du Sud ».

Fatin Al Tamimi, présidente de la Campagne de solidarité Irlande-Palestine, a salué la déclaration du gouvernement. Madame Tamimi a déclaré :

« À un moment où nos amis se font agresser en Grande-Bretagne, en France, aux USA et ailleurs, au moyen d’une législation antidémocratique, il est revigorant que la campagne BDS ait été reconnue par le gouvernement irlandais comme un mouvement légitime et démocratique pour la justice en Palestine.

« Il est, bien sûr, décevant que le gouvernement ne soutienne pas activement lui-même la campagne BDS, pour l’instant, mais néanmoins, nous allons continuer à faire campagne pour que des sanctions, notamment un embargo sur les armes, soient imposées à Israël, jusqu’à ce qu’il se plie à son droit intentionnel et à ses obligations en matière de droits de l’homme. »

 

Pour plus d’informations : bdsmovement.net/righttoboycott

https://bdsmovement.net/2016/briefing-bds-a-legitimate-human-rights-movement-14056

https://bdsmovement.net/2016/irish-dutch-join-sweden-right-to-boycott-14143

Traduction:  JPP pour BDS France




BDS, c’est la liberté d’expression, dit le gouvernement hollandais

 Bruxelles 24/05/16 (Photo : Kamel Diop)
Bruxelles 24/05/16
(Photo : Kamel Diop)

The Electronic Intifida, 25/05/16

Les Pays-Bas ont affirmé que le militantisme appelant au boycott, au désinvestissement et aux sanctions contre Israël était une forme de liberté d’expression.

En réponse à des questions parlementaires émanant du député des Verts de gauche, Rik Grashoff, le ministre hollandais des Affaires étrangères, Bert Koenders, a dit que « les déclarations ou rassemblements concernant BDS sont protégés par la liberté d’expression ou de rassemblement, telle qu’elle est reprise dans la Constitution hollandaise et dans la Convention européenne des droits de l’homme ».

Koenders a également déclaré que le gouvernement hollandais discutait régulièrement de BDS avec Israël et qu’il lui a fait clairement savoir qu’il « était opposé au boycott d’Israël mais que le fait de soutenir BDS était conforme à la liberté d’expression ».

Les commentaires du ministre hollandais des Affaires étrangères constituent un sérieux camouflet pour les efforts incessants d’Israël en vue de criminaliser BDS et de réduire au silence les partisans des droits palestiniens.

Sur l’insistance d‘Israël, les gouvernements des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France, du Canada et d’autres pays encore ont décidé d’introduire des législations antidémocratiques et de prendre d’autres mesures répressives pour saper le mouvement BDS.

Récemment, Israël a imposé une interdiction de voyager de facto au cofondateur de la campagne BDS et défenseur des droits de l’homme des Palestiniens, Omar Barghouti, et, qui plus est, il semble bien avoir l’intention de lui ôter son statut de résident.

Israël a également déclaré qu’il utilisait ses services de renseignement pour espionner les militants BDS à l’étranger.

La prise de position du gouvernement hollandais vient juste après qu’en Ontario, la province la plus peuplée du Canada, les législateurs ont rejeté une loi qui visait à punir le militantisme pro-BDS.

Les groupes et législateurs spécialisés dans les libertés civiques ont mis en garde contre le fait que la loi aurait violé les droits fondamentaux de la libre expression.

Précédemment, le gouvernement suédois avait été le seul d’Europe à reconnaître que BDS est un mouvement civique et que les gouvernements ne devraient pas tenter de l’interdire.

En mars, la ministre suédoise des Affaires étrangères a dit dans The Electronic Intifada que BDS était « un mouvement de la société civile » et que « les gouvernements ne devraient pas se mêler des points de vue d’une organisation de la société civile ».

S’unir pour défendre BDS

Dans un développement de la question, quelque 352 organisations de 19 pays ont publié une déclaration demandant instamment à l’Union européenne de protéger BDS comme une forme de liberté d’expression.

Depuis de nombreuses années, il s’agit de la déclaration la plus largement signée par des organisations européennes à propos de la Palestine.

La liste des signataires comprend le Congrès irlandais des syndicats, la Fédération unie norvégienne des syndicats du commerce, l’importante coordination de la société civile belge, le CNCD, et l’organisation catholique française Terre Solidaire.

Podemos, le parti politique espagnol de gauche, qui a remporté 21 pour 100 des voix du peuple lors des dernières élections, a également soutenu la déclaration.

Les groupes pressent instamment la Commission européenne, la bureaucratie qui gouverne l’UE, d’introduire « des directives sur les droits de l’homme garantissant la liberté d’expression et le droit de boycotter et de recourir à tous les autres moyens dont vous disposez pour soutenir les citoyens européens dans leur lutte en vue de sauvegarder les droits de l’homme fondamentaux ».

Parmi les signataires figurent également six partis irlandais, dont le Sinn Féin et la Parti des verts irlandais ; en France, le Parti de la gauche, le Parti communiste et le Nouveau Parti anticapitaliste et parmi les syndicats, on trouve la FIOM/CGIL italienne et, en France, l’Union syndicale solidaire.

En outre, plus de 30 organisations belges, dont la fédération syndicale ABVV/FGTB et l’importante organisation chrétienne Broederlijk Delen  ont sorti leurs propres déclarations, invitant instamment le gouvernement belge à résister aux appels des groupes pro-israéliens contre BDS.

Amnesty International et Human Rights Watch ont également publié des déclarations en réponse aux attaques contre le mouvement BDS et ses militants.

Il s’avère que les attaques dangereuses et désespérées d’Israël contre le mouvement BDS ont quelques conséquences inattendues : elles poussent des gouvernements européens et certaines des organisations mondialement les plus connues à déclarer leur foi en l’entière légitimité du mouvement BDS.

L’appel à l’ONU en faveur de #RightToBoycott (droit de boycott)

Le Comité national palestinien BDS (BNC) invite les partisans de la liberté d’expression et des droits palestiniens à cosigner un appel au haut commissaire de l’ONU pour les droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, lui demandant d’entreprendre des actions pour protéger les droits des militants BDS palestiniens, israéliens et internationaux

Le BNC a également publié un briefing juridique complet, intitulé « BDS : un mouvement légitime des droits de l’homme qui doit être respecté et protégé par les États ». Ce document propose un contexte et une analyse des plus utiles.

Traduction : JMF pour BDS France

Source: The Electronic Intifada





Des citoyens israéliens à Santana : Ne jouez pas, s’il vous plaît, en Israël de l’apartheid

Mai 2016

À Carlos Santana,

Nous sommes des citoyens d’Israël opposés à l’occupation militaire de notre gouvernement et à la politique d’apartheid contre le peuple palestinien. Nous soutenons le mouvement mondial de défense des droits humains dirigé par les Palestiniens de Boycott, Désinvestissement et Sanctions d’Israël (BDS).

Nous vous écrivons aujourd’hui pour vous inciter à affirmer votre solidarité avec les opprimés et à dire NON au blanchiment de l’apartheid par la musique. Nous vous exhortons à annuler votre concert en Israël et nous nous en expliquons dans les lignes qui suivent.

En 2010, vous avez été un des premiers artistes de renommée mondiale à refuser publiquement de vous opposer à BDS avec feu Gil Scott Heron et Roger Waters.

Depuis 2010, rien ne s’est amélioré pour les Palestiniens qui croupissent sous le régime discriminatoire et répressif d’Israël. Israël a mené deux assauts plus intenses sur Gaza. Leur ampleur plus importante à tous les deux en 2014, a eu pour résultat le massacre, par une puissance de feu israélienne énorme, de plus de 2 000 Palestiniens, dont 500 étaient des enfants. 89 familles ont été rayées de la carte. 2 000 enfants se sont retrouvés orphelins. 18 000 maisons ont été détruites ou gravement endommagées. Entre les massacres, Israël continue à tirer quotidiennement sur les paysans palestiniens et sur les pêcheurs et des tanks font de fréquentes incursions dans des champs. Pas plus tard que la semaine dernière, Israël a bombardé Gaza quatre jours de suite, causant la mort d’une femme et blessant un vieil homme, une jeune femme et plusieurs enfants.

En Cisjordanie, rien qu’au cours de l’année passée, plus de 220 Palestiniens ont été tués par les forces armées israéliennes et par des civils armés, ce qui a fait affirmer à des d’ONG comme Amnesty International et à des personnalités politiques au niveau mondial qu’il s’agissait d’exécutions extra judiciaires. Un quart de ceux qui ont été tués étaient des enfants et des mineurs. De plus, Israël pratique la démolition massive de maisons palestiniennes en déracinant en même temps les communautés bédouines du Negev/Naqab (dans le sud d’Israël). Des raids militaires sont menés pour arrêter des Palestiniens, c’est le lot quotidien, de même que la réalité étouffante des checkpoints, les fermetures et les couvre-feux.

Les Palestiniens d’Israël ont fait l’expérience d’une recrudescence d’arrestations et de brutalités policières. La déambulation dans les rues de gangs hurlant « Mort aux Arabes » est maintenant un phénomène commun. Les citoyens palestiniens indigènes d’Israël sont déshumanisés par les législateurs israéliens et par des personnalités, y compris le dirigeant de la soi-disant opposition, Isaac Herzog, qui se vante que son parti « n’aime pas les Arabes ».

En tant que citoyens d’Israël profondément préoccupés par la situation actuelle et par l’avenir, nous vous demandons de prêter attention à l’appel de la société civile palestinienne pour le boycott d’Israël, tout comme l’appel « J’vais pas jouer à Sun City » lancé il y a plusieurs dizaines d’années dans le cadre de la campagne contre l’apartheid sud-africain.

En 2011, Israël a rendu illégal l’appel BDS. Nous choisissons de défier la loi, sachant que la punition qui nous est réservée par notre gouvernement est bien plus légère que celle réservée à nos collègues palestiniens. Au moment où nous nous exprimons, Israël a promulgué une interdiction de se déplacer à Omar Barghouti, cofondateur du mouvement BDS. Le seul « crime » de Barghouti est d’agir comme défenseur des droits humains en voyageant dans le monde et en faisant appel à la conscience et au sens du devoir moral des gens.

Cher Carlos Santana, tenez vous s’ils vous plaît aux côtés du peuple palestinien indigène qui est privé de ses droits, ne prêtez pas votre art ni votre nom à l’apartheid israélien et à la violation des droits humains. Ne jouez pas, s’il vous plaît, pour Israël de l’apartheid.

Sincèrement

BOYCOTT! Soutien à l’appel palestinien BDS de l’intérieur

Source: http://boycottisrael.info/

Traduction SF pour BDS France




Ken Loach soutient publiquement le boycott d’Israël

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Mercredi 25 mai 2016

Lundi 23 mai, à l’occasion de la soirée de lancement du Festival Ciné-Palestine à l’Institut du Monde Arabe (IMA) à Paris, le cinéaste britannique Ken Loach, parrain de cet événement, a manifesté son soutien à la Campagne BDS, pour le boycott d’Israël.

 Au lendemain de son triomphe au Festival de Cannes, Ken Loach a créé la surprise en se rendant à la soirée d’ouverture du Festival Ciné-Palestine, dont il est le parrain, et en y faisant une intervention qui reçut l’ovation du public.

C’est devant le président de l’IMA Jack Lang et l’ex- ambassadrice de la Palestine auprès de l’Union européenne Leila Shahid, que Ken Loach a pris la parole et a réitéré son soutien au mouvement BDS : « Ce qui nous dépasse toujours est que le droit international n’ait visiblement aucun pouvoir. Et nous cherchons en vain celui qui pourra faire appliquer le droit… tout simplement : faire appliquer le droit ! En l’absence de l’application du droit, nous autres citoyens devons faire ce qui est en notre pouvoir, c’est à dire pratiquer le boycott. »

Malgré les dernières déclarations du Premier ministre Manuel Valls, très opposé à la Campagne BDS, et la répression qui s’intensifie en France contre ses militants, le boycott d’Israël ne cesse de gagner en popularité dans le monde.

La liste d’artistes qui ont annulé leur visite et tournée en Israël ne cesse de s’allonger : Jean-Luc Godard, Mike Leigh, Meg Ryan, Dustin Hoffman, Vanessa Paradis, la défunte Lhasa, Rogers Waters, Annie Lennox, Macy Gray, Carlos Santana, Elvis Costello, Gorillaz, Les Pixies, Faithless, Massive Attack, Natacha Atlas, Coldplay, Bob Dylan, …

En France des personnalités ont préféré prendre clairement position pour le droit de boycotter Israël en devenant signataires d’une pétition de soutien à la Campagne BDS  http://boycottproduitsisraeliens.wesign.it/fr . Parmi ces personnalités : Tardi, Siné, Olivier Besancenot, Myriam Martin, Jacques Rancière, François Burgat, Mireille Fanon Mendes-France,  Denis Sieffert, Julien Cendres, Jean-Marc Lévy-Leblond, Alain Guiraudie,

 A propos de La Campagne BDS

S’Inspirant du boycott mis en place contre l’Afrique du Sud durant le régime d’apartheid, en 2005, BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) développe au niveau mondial des actions pacifiques de boycott pour faire pression sur le gouvernement israélien et le contraindre à respecter le droit international et mettre fin à l’occupation ainsi qu’à la colonisation en Palestine. Les pertes pour l’économie israélienne se comptent en plusieurs dizaines de milliards de dollars par an, ce qui a valu au mouvement BDS d’être qualifié de « menace stratégique pour Israël » par le gouvernement de Benyamin Netanyahou.

Ken Loach Intervention Soirée d’ouverture du Festival Ciné Palestine à l’IMA 23 mai 2016:

 

 

 




Omar Barghouti : « Le BDS, les droits des Palestiniens et les menaces de mort proférées par Israël »

« Je suis inquiet pour ma sécurité après les récentes menaces israéliennes, officielles et à peine voilées, de nuire physiquement à ma personne comme à celle de mes collègues palestiniens, israéliens et internationaux actifs dans le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) » alerte ici Omar Barghouti, le co-fondateur du mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS).

L’ONG Human Rights Watch a récemment condamné l’interdiction effective de voyager que m’impose le gouvernement israélien, en disant que cette mesure « semble une tentative pour punir [Barghouti] d’exercer son droit au militantisme politique pacifique, en utilisant l’arsenal du contrôle bureaucratique sur les vies palestiniennes ».

En tant que défenseur des droits humains des Palestiniens, profondément et passionnément engagé dans la lutte non violente pour les droits des Palestiniens relevant du droit international, je suis inquiet pour ma sécurité après les récentes menaces israéliennes, officielles et à peine voilées, de nuire physiquement à ma personne comme à celle de mes collègues palestiniens, israéliens et internationaux actifs dans le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS).

Au cours d’une conférence organisée en mars dernier par un quotidien israélien de droite en vue de combattre le BDS, des ministres du gouvernement israélien ont proféré des menaces, directes et indirectes, contre ceux qu’ils appellent les « meneurs du BDS », plusieurs d’entre eux me désignant explicitement. Le ministère de l’intérieur a menacé de révoquer mon statut de résident permanent en Israël et d’entraver ma capacité à voyager dans le monde entier pour défendre les droits palestiniens.

La plus grave de ces menaces, cependant, est venue du ministre israélien des Renseignements, Yisrael Katz, qui nous a menacés d’ « élimination civile ciblée », un terme, comme Amnesty International le confirme, qui fait référence à des « assassinats ciblés ».

En exprimant ses préoccupations pour « ma sécurité et ma liberté », Amnesty a demandé à Israël de mettre fin à son « intimidation » et à ses menaces contre moi et mes amis défenseurs des droits humains, et a défendu notre droit de mener campagne pour « qu’Israël ait à rendre des comptes devant la justice pour ses violations des droits de l’homme et des autres droits internationaux ».

En recourant à de telles menaces effrayantes contre les militants BDS, les dirigeants israéliens reconnaissent en réalité l’échec d’Israël à ralentir l’expansion rapide du mouvement BDS dans l’opinion publique ces dernières années.

Lancé en 2005 par la plus large coalition de la société civile palestinienne, et inspiré par le mouvement anti-apartheid sud-africain, l’appel BDS pour une pression non violente sur Israël jusqu’à ce qu’il mette fin à son occupation de 1967 et à sa discrimination raciale institutionnalisée – laquelle répond à la définition des Nations-Unies de l’apartheid -, et qu’il respecte le droit des réfugiés palestiniens à retourner dans leurs foyers et leurs terres dont ils ont été déracinés et dépossédés en 1948.

L’impact du BDS sur le régime israélien d’oppression est maintenant largement reconnu. Selon la Conférence des Nations-Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED), les investissements étrangers directs en Israël ont chuté en 2014 de 46 % par rapport à 2013, en partie à cause du BDS.

Une étude de la Rand Corporation prédit que le BDS pourrait réduire le PIB d’Israël de 1 à 2 % chaque année, au cours des dix prochaines années.

La plongée brutale d’Israël dans un extrémisme de droite à découvert depuis les élections de 2015 a, en réalité, accru l’impact direct et indirect du BDS dans les domaines universitaire, culturel et économique. Mais avant cela même, un sondage de l’opinion publique internationale par la BBC Globescan montrait un Israël rivalisant avec la Corée du Nord en matière de popularité partout dans le monde, y compris en France, en Allemagne, en Espagne et au Royaume-Uni.

D’importants fonds de pension européens, dont le PGGM néerlandais et le Fonds souverain du Luxembourg, se sont désinvestis des banques et entreprises israéliennes qui sont impliquées dans l’occupation.

Le Fonds de pension de l’Église méthodiste unifiée, l’une des plus importantes églises protestantes aux États-Unis, a, en début d’année, déclaré interdites pour l’investissement les cinq plus grandes banques israéliennes.

Au cours des derniers mois, un effet domino a commencé à se faire sentir, de grandes multinationales se retirant de projets israéliens qui violaient les droits humains palestiniens et ce, après d’intenses campagnes BDS.

En septembre 2015, le géant français Veolia a vendu la totalité de ses entreprises en Israël après sept ans d’une campagne de boycott dénonçant son rôle dans les projets d’infrastructure au service des colonies israéliennes illégales, qui lui a fait perdre des milliards d’euros en appels d’offres et contrats.

L’entreprise de matériaux de construction irlandaise CRH et le géant des télécoms françaises Orange ont eux aussi mis un terme à leur implication dans des contrats israéliens violant le droit international.

Plus de 27 conseils locaux en Espagne se sont déclarés « Zones sans apartheid israélien ».

Moody’s, une des principales agences de notation de crédit, a prévenu que « l’économie israélienne pourrait souffrir si le BDS venait à acquérir une plus grande influence ».

À cause de cela, Israël a vainement tenté d’assimiler le mouvement BDS à l’antisémitisme, une accusation largement démasquée comme frauduleuse, étant donné l’adhésion du mouvement à la Déclaration universelle des droits de l’homme, et son rejet constant et catégorique de toutes les formes de racisme, y compris l’antisémitisme.

Le soutien juif, bien visible et grandissant, pour le BDS parmi les universitaires, les artistes et les étudiants n’a pas non plus aidé Israël. Une enquête d’opinion réalisée en 2014 par un groupe du lobby israélien aux États-Unis, par exemple, révèle que 46 % des Américains juifs non orthodoxes soutiennent un boycott total d’Israël.

Ayant perdu de nombreuses batailles pour se rallier les coeurs et les esprits de la base, Israël a adopté depuis 2014 une nouvelle stratégie pour criminaliser le soutien au BDS à partir du sommet. Israël cherche actuellement des soutiens auprès des gouvernements d’Europe et d’Amérique du Nord pour supprimer la campagne BDS et éviter à Israël de devoir rendre des comptes.

Les gouvernements de France, du Royaume-Uni et d’autres pays européens, ont dûment sapé les droits démocratiques des militants solidaires de la Palestine impliqués dans la campagne BDS. Les mesures autoritaires adoptées contre le BDS incluent jusqu’à présent : la poursuite despotique des militants BDS en France, comme la récente arrestation d’une militante qui portait un t-shirt BDS ; la législation, au niveau des États, visant à exclure les organisations soutenant le mouvement BDS aux États-Unis des financements ou des contrats publics ; et l’intimidation, par le gouvernement britannique, des conseils locaux qui ont voté en faveur des mesures BDS.

Glenn Greenwald a considéré cette série bien orchestrée de mesures draconiennes comme « la plus grande menace pour la liberté d’expression en Occident ».

La Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), la deuxième plus ancienne organisation en faveur des droits humains dans le monde, a récemment reconnu formellement et réaffirmé «  le droit des individus à participer pacifiquement, et à appeler à participer, aux mesures de boycott, désinvestissements et sanctions (BDS) pour protester contre la politique d’occupation et de discrimination du gouvernement israélien » et a exhorté les États « à respecter et à défendre les droits connexes de liberté d’expression, d’opinion, d’association et de réunion ».

La Suède s’est distinguée, en devenant le premier pays occidental à réaffirmer que le BDS « est un mouvement de la société civile » et qu’« un gouvernement ne doit pas s’ingérer dans l’opinion d’une organisation de la société civile ».

Quant à la répression d’Israël contre les défenseurs des droits humains, qui va bien au-delà de la suppression de la liberté d’expression, elle doit être appréciée dans le contexte du niveau sans précédent d’impunité qui s’étend aujourd’hui à l’establishment israélien.

Le grand rabbin d’Israël de la communauté séfarade réclame le nettoyage ethnique de tous les « non-juifs » de « la terre d’Israël ».

Un dirigeant de colons juifs a qualifié les chrétiens, palestiniens et autres, de « vampires suceurs de sang » qui devaient être « expulsés » d’Israël. Il a appelé à incendier davantage d’églises palestiniennes, alors que déjà de nombreuses églises et mosquées palestiniennes ont été incendiées par des colons d’extrême-droite, colons qui sont protégés, et donc soutenus, par l’armée, les forces de sécurité et l’appareil judiciaire d’Israël.

Les colons qui ont fait mourir carbonisé le petit palestinien Ali Dawabsheh et ses parents l’année dernière, puis ont célébré leurs épouvantables actes de terrorisme, n’ont pas encore été condamnés pour ces assassinats.

Cet environnement d’un racisme endémique israélien et d’une totale impunité a incité le sénateur américain Patrick Leahy à demander une enquête afin de savoir si l’argent des impôts américains aidait Israël à commettre ses « graves violations des droits de l’homme contre les Palestiniens, notamment ses assassinats extrajudiciaires ».

L’Union européenne va-t-elle enquêter sur sa propre complicité profonde  dans la protection d’Israël, lui évitant de rendre des comptes sur l’occupation et le déni des droits des Palestiniens ? L’UE va-t-elle remplir ses obligations vis-à-vis du droit international en interdisant les produits des entreprises qui opèrent illégalement dans les territoires occupés, en imposant un embargo militaire sur Israël, et en suspendant l’accord d’association avec cet État, jusqu’à ce qu’il respecte la liberté, la justice et l’égalité des Palestiniens ?

L’échec de l’UE à soutenir une récente décision du Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies visant à établir une base de données des entreprises impliquées dans l’occupation d’Israël est de mauvais augure.

Je suis inquiet, évidemment, mais pas découragé. Aucune menace de style mafieux de qui que ce soit n’ »éliminera » nos demandes de liberté, de justice et d’égalité pour le peuple palestinien, conditions préalables à une paix globale et juste dans notre région.

Source: Mediapart

 




BDS lors de la journée COLECOSOL à Strasbourg 22.05.2016

Israeli academic complicity in oppression

Dimanche 22 mai, nous avons distribué  500 tracts BDS lors de la journée organisée par COLECOSOL autour d’un “brunch équitable”.  Action BDS très bien accueillie par un public nombreux,  jeune notamment, et des discussions intéressantes  ont pu se tenir sous un beau soleil. Nous avons pu récolter de nouveaux contacts dont plusieurs ont voulu  prendre des photos ensemble avec nos beaux tee-shirts BDS.

Campagne BDS France  —  Site : www.bdsfrance.org

A Strasbourg : cjacp@orange.fr -Page FB : www.facebook.com/CJACPalestine/

 




En Europe, 354 organisations de droits de l’Homme, associations religieuses, syndicats et partis politiques demandent à l’UE de défendre leur droit au BDS

Communiqué de presse : 18 mai

En Europe, 354 organisations de droits de l’Homme, associations religieuses, syndicats et partis politiques demandent à l’UE de défendre leur droit au BDS

Plus de 300 organisations de défense des droits de l’Homme et de la solidarité, associations religieuses, syndicats et partis politiques de toute l’Europe ont appelé l’UE à observer ses responsabilités juridiques et à tenir Israël pour responsable de ses violations des lois internationales et à défendre le droit des individus et des institutions à prendre part au mouvement dirigé par les Palestiniens de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) pour la justice et l’égalité.

Les signataires de la lettre demandent à La commission européenne de « présenter les lignes directrices sur les droits de l’Homme garantissant la liberté d’expression et le droit de boycotter et d’utiliser tous les autres moyens dont vous disposez pour soutenir les citoyens européens dans leur lutte pour défendre les droits fondamentaux ».

Faute d’arriver à stopper la croissance du mouvement BDS, Israël a lancé une attaque sans précédent contre le mouvement BDS pour la liberté, la justice et l’égalité des Palestiniens.

L’imposante liste de 354 signataires comprend : Transform ! Europe – réseau européen de 28 organisations européennes de 19 pays, le Congrès des Syndicats Irlandais, la Fédération Unie des Syndicats Norvégiens, le Parti de Gauche en France, Podemos en Espagne, l’Entraide Religieuse de Norvège, la branche flamande d’Oxfam en Belgique, la principale coalition d’ONGs belges CNDD 11.11.11, Défense des Enfants en Belgique, Greenpeace en Allemagne, le mouvement international catholique pour la paix Pax Christi en Belgique, et la principale ONG catholique française Terre Solidaire. Voyez ici la lettre et la liste complète des signataires.

A la demande d’Israël, des gouvernements européens, dont le Royaume Uni et la France, introduisent une législation anti-démocratique et prennent des mesures répressives pour saper le mouvement BDS. En France, une militante a été arrêtée simplement parce qu’elle portait un t-shirt BDS.

L’envoyé spécial de l’UE en Israël a récemment été critiqué pour avoir participé à une conférence anti-BDS à Jérusalem où des ministres du gouvernement israélien ont proféré des menaces contre les militants BDS.

Israël a également infligé une interdiction de voyager au cofondateur du mouvement BDS Omar Barghouti, après que des menaces à peine voilées de violence physique aient été lancées contre lui par des ministres du gouvernement israélien, ce qui a poussé Amnesty International à exprimer son inquiétude « pour la sécurité et la liberté du défenseur des droits fondamentaux des Palestiniens Omar Barghouti ».

La répression de l’État d’Israël contre les défenseurs des droits de l’Homme et le mouvement BDS a pour but de le protéger contre sa mise en cause pour ses violations de la législation internationale. Israël s’est vanté ouvertement d’espionner les militants BDS dans tous les pays.

Riya Hassan, Responsable des Campagnes Européennes pour le Comité National BDS Palestinien, la plus large coalition d’organisations palestiniennes qui dirige et soutient le mouvement BDS, a dit :

« Plutôt que d’aider Israël dans sa répression contre le mouvement BDS, il est temps pour l’UE de faire face à ses obligations envers la législation internationale et de tenir Israël pour responsable de ses violations de la législation internationale. L’UE doit défendre le droit des citoyens européens, palestiniens et israéliens de défendre les droits de l’Homme et de prendre part au mouvement non-violent BDS. »

Aneta Jerska, coordinatrice de la Coordination Européenne des Comités et Associations pour la Palestine (ECCP), l’une des organisations signataires du communiqué, a dit :

« C’est encourageant de voir tant d’organisations de la société civile européenne et de ses organismes représentatifs déclarer publiquement leur soutien au droit de participer au mouvement BDS qui vise à rendre Israël responsable de ses violations de la législation internationale et des droits de l’Homme.

« Cela montre avec force que l’opinion publique européenne considère de plus en plus BDS comme une manifestation de la liberté d’expression. Nous continuerons à nous battre pour mettre fin à l’injuste système d’oppression d’Israël sur le peuple palestinien. »

Traduction : J. Ch. pour l’Agence Média Palestine

Source: ECCP 




BDS France à Nuit Debout le 15 mai à Paris

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Le stand de BDS France à Nuit debout Place de la République à Paris a eu beaucoup de succès le dimanche 15 mai dernier.

Nous participons à une commission Palestine Toujours Debout, qui est pour la liberté d’expression de la Campagne BDS. Nous expliquons dans cette commission notamment les objectifs du mouvement BDS et son contexte en France, tout en répondant aux nombreuses questions des gens qui se regroupent alors autour de nous.

 De nombreuses personnes manifestent leur volonté de participer aux activités de BDS France.

Notre présence le 15 mai a été particulièrement fructueuse ; c’était à la fois la journée internationale Global Debout et la commémoration de la Naqba par la projection de films suivis de débats par Cinéluttes, avec la participation de plusieurs associations palestiniennes, de Ciné Palestine et de BDS France.

ll y a eu une forte affluence.

Autour de notre stand, de nombreuses discussions, une présence importante des militant-e-s, de nombreuses prises de contacts, de fortes ventes de matériel militant (beaucoup de T-Shirts, de badges et de documents militants).

Il y a eu plusieurs sionistes aussi, que notre présence dérangeait …, mais le public était largement sympathisant, et comme à chaque fois de nombreuses personnes découvraient BDS (la Place de la République offre un turnover extraordinaire !)

Cinéluttes a été un succès. Michèle Sibony, Dominique Grange et Jean-Guy Greilsamer ont assuré notre participation dans la plage horaire qui nous était impartie.

 Ci-dessous quelques photos:

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Omar Barghouti sur la campagne de répression contre le mouvement BDS le jour de la Nakba

Le mouvement à direction palestinienne pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions contre Israël fait face à une répression massive à l’échelle internationale et de la part de l’État d’Israël : de la criminalisation en France, des tentatives de faire passer des lois anti BDS dans la législation des États Unis, à l’interdiction de fait de voyager imposée à Omar Barghouti, leader palestinien de BDS et défenseur des droits humains. À ce stade de la répression et tandis que nous commémorons le Jour de la Nakba 2016 et la lutte des réfugiés palestiniens pour réaliser et mettre en œuvre leur droit au retour en Palestine – il est plus crucial que jamais de construire et d’étendre nos campagnes, de lancer de nouvelles campagnes BDS et d’œuvrer à « l’Heure Sud-Africaine » pour la Palestine et le peuple palestinien.

Vidéo de la Campagne américaine pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël

Omar Barghouti est un des fondateurs du mouvement de Boycott, désinvestissement Sanctions (BDS) et de la campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI)

En avril 2016 le gouvernement israélien a refusé de renouveler le passeport de Barghouti. En violation du droit international, cette mesure est une interdiction effective de déplacement qui prohibe tout voyage en dehors de la Palestine occupée.

C’est une tentative flagrante du gouvernement israélien d’empêcher que le message de Barghouti atteigne les gens épris de justice dans le monde.

TRANSCRIPTION:

Omar Barghouti : Bonjour, je vous parle d’Akka, Acre en Galilée

Ils ont imposé une interdiction de déplacement sur moi, ils m’ont menacé ainsi que des défenseurs des droits palestiniens, israéliens, internationaux actifs dans le mouvement BDS avec des menaces de type mafieux par exemple d’assassinats ciblés.

Nous continuerons la lutte, ils ne nous intimiderons pas, ils ne peuvent pas nous tyranniser, et ils ne nous pousseront certainement pas à abaisser le niveau de nos revendications pour les droits des Palestiniens en droit international.

Le mouvement de Boycott, Désinvestissement, Sanctions vise les droits fondamentaux des Palestiniens tel que mettre fin à l’occupation, mettre fin au système de discrimination raciale qui correspond à la définition de l’apartheid par les Nations Unies et le plus important des droits, le droit au retour des réfugiés palestiniens. Ils essaient de faire passer ce dernier pour tellement extrême tellement radical, alors que c’est un droit fondamental à l’égalité des droits. Tous les autres groupes de réfugiés dans le monde jouissent de ces droits et la majorité absolue des Palestiniens sont des réfugiés. Donc nous insisterons sur ce droit.

Et aucune intimidation, aucune répression, aucun nouveau Maccarthisme ne nous feront jamais abandonner nos droits. Comme l‘a dit un jour l’archevêque Desmond Tutu d’Afrique du Sud, nous voulons la totalité des droits et nous ne cesserons pas notre mouvement non violent, moralement cohérent, qui vise le respect du droit international pour les droits des Palestiniens, quoiqu’il en soit, aussi loin qu’ils aillent dans la campagne de répression.

Israël a échoué à la base, a échoué dans les cœurs et dans les esprits à stopper l’immense croissance du mouvement BDS au cours des dernières années. Dans les principales religions, dans les syndicats, dans les syndicats universitaires, associations étudiantes, groupes LGBT, groupes de femmes, groupes anti-guerre etc. à travers le monde ce mouvement est en croissance. Le soutien de Juifs à BDS se développe énormément, en particulier aux États Unis.

Ils savent cela, ils savent qu’ils ne sont pas gagnants dans le débat avec nous à la base. Aussi sont-ils contraints à vouloir étouffer le mouvement par le haut, en le délégitimant, en adoptant des lois répressives, antidémocratiques, draconiennes aux États Unis, en France, en Grande Bretagne et ailleurs, pour faire taire le mouvement par le haut.

Mais comme le mouvement anti-apartheid a survécu en Afrique du Sud, nous ne survivrons pas seulement, nous grandirons. C’est la meilleure défense de notre droit à BDS qui n‘est pas qu’un droit à la liberté d’expression, il l’est certainement mais au-delà c’est un droit à lutter pour les droits des Palestiniens dans le cadre du droit international. Et c’est incontestablement un droit légitime que personne ne peut nous retirer.

Donc ils essaient de nous supprimer par le haut. Et nous répondons en élargissant ce mouvement à de nouveaux cercles, à des lieux que nous n’avons pas encore atteints. BDS jouera, continuera à jouer un rôle majeur dans la lutte pour les droits des Palestiniens

Il est très important de créer des coalitions intersectionnelles avec des groupes de Noirs, de Latinos, de femmes et tant de groupes opprimés dans le monde ou ceux qui luttent pour toutes formes de justice. Il nous faut voir BDS pour les Palestiniens comme partie intégrante de cette communauté mondiale luttant pour la justice et pour une paix véritable basée sur l’égalité des droits, sur la liberté et la dignité de tous. Rien ne nous empêchera de réclamer nos droits. Nous avons le droit de vivre dans la dignité comme tout un chacun. Nous continuerons le mouvement BDS et aucune intimidation ne l’arrêtera jamais. Ensemble nous pouvons l’emporter, ensemble nous pouvons réaliser notre Heure Sud-africaine.

Merci.

Les Palestiniens et ceux qui les soutiennent commémorent, le 15 mai, le jour de la Nakba qui a causé l’expulsion de plus de 750 000 Palestiniens de leurs maisons et de leurs terres en 1947-48

En ce jour de la Nakba, la campagne américaine pour le boycott culturel et académique d’Israël (USACBI) incite les universitaires, les artistes et les travailleurs culturels à prendre en compte l’appel à la solidarité avec le peuple palestinien en rejoignant BDS et le boycott académique et culturel d’Israël.

Source: AURDIP

 




Montpellier : La mairie et la préfecture ont-elles cédé aux exigences de la LICRA-CRIF ?

La présence du comité BDS France 34 sur la place de la Comédie à Montpellier est au coeur d’une bataille qui, dépassant largement la question de la Palestine  et du BDS, concerne l’ensemble du mouvement social.

La Mairie  et la Préfecture de Montpellier en proie aux pressions exercées  par le lobby pro-israélien influant au plus haut niveau de l’Etat, s’engageront-elles, au mépris du droit qu’elles prétendent représenter, dans la voie partisane et aveugle du soutien à un Etat, dénoncé par bon nombre d’israéliens juifs et de juifs du monde entier, comme un état colonial, raciste et d’apartheid  ? C’est la question qui, au delà de la liberté d’expression  se pose à Montpellier aujourd’hui.

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17 octobre 2015, destruction du chapiteau du comité BDS France 34 par la police nationale alors que depuis plus de 6 ans le comité BDSF34 l’installait une à deux fois par mois place de la comédie sans que jamais aucun incident ni aucun trouble à l’ordre public ne se soit produit.

  • Est-il possible en France, non seulement de dénoncer la politique criminelle de l’Etat d’Israël mais également de mener des actions directes, non-violentes, en vue de contraindre Israël à appliquer la Liberté, la Justice, l’Egalité et le droit international pour le peuple Palestinien ?
  • Est-il possible ou non d’user de la liberté constitutionnelle  de manifester et de s’exprimer dans l’espace public ? De se rassembler avec ou sans stand (table avec pétitions, tracts etc.) pour s’adresser à la population ?
  • La répression policière (interdiction de manifestation, interdiction de chapiteau, évacuation manu militari, bris de chapiteau, contraventions) sont-elles les seules réponses qu’on est en droit d’attendre de la Mairie et de la préfecture contre un mouvement non-violent (BDS) qui engage tout à fait pacifiquement le dialogue avec les citoyens dans l’espace public ?

 

Au moment où le gouvernement fonctionne sur le plan intérieur à la violence antidémocratique du 49.3 et à la répression policière contre le mouvement social, au moment où sur le plan international le même gouvernement en plein accord avec les thèses né-conservatrices états-uniennes et israéliennes mène des guerres coloniales sous la bannière du « choc des civilisations », la question des ripostes à construire se pose à l’ensemble du mouvement social et de la population de ce pays.

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Le comité BDSF34 présent dans l’AG contre l’Etat d’urgence, soutient et participe à Nuit Debout ;

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par ailleurs il poursuit ses activités sur son terrain spécifique : la solidarité avec le peuple palestinien. Solidarité qui aujourd’hui, à la demande des Palestiniens se mène dans le cadre de la Campagne BDS internationale sous direction palestinienne. Dans ce contexte nous sommes victimes de la politique de ce gouvernement qui, sur le terrain de la solidarité internationale, mène une guerre ouverte contre le BDS et une solidarité affichée avec l’Etat israélien.

Criminalisation et répression du BDS,  interdictions et plaintes contre  les  militants

  • En juillet 2014 lors de l’agression israélienne contre la population civile de la Bande de Gaza, pour protester contre le soutien de Hollande/Valls à Israël le comité BDSF34 a occupé avec  le MIB 34 (association des quartiers populaires) et le NPA, les locaux du PS34, s’en sont suivies deux plaintes individuelles contre deux militants pour dégradation, déposées par le secrétaire fédéral du PS34  H. Bourgi.

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Occupation du local du PS34 fin juillet 2014 pour protester contre la complicité criminelle de M. Hollande avec M. Netanyahu lors du déclenchement de la guerre israélienne contre la population de la Bande de Gaza en juillet 2014..

  • En mars 2015 nous avons appris la plainte au pénal injuste et inadmissible à l’initiative de Sophie Mazas, Pdte. de la LDH34 contre Saadia et Husein porte-parole de notre comité. Il y a eu depuis diverses déclarations, actions et rassemblements devant le tribunal puisque l’affaire n’a été jugée que le 23 mars 2016. Cette plainte a déclenché une offensive des associations pro-israéliennes dont la LICRA, qui à Montpellier a mené campagne contre toute expression publique du comité BDS France 34 et l’interdiction du stand avec chapiteau place de la Comédie.

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6 janvier 2016 à l’un des rassemblements de solidarité avec Saadia et Husein

  • et le 31 octobre 2015, du jamais vu, interdiction par arrêté préfectoral de la manifestation « Solidarité avec la résistance populaire palestinienne » place de la comédie (et ceci avant l’état d’urgence!). La presse s’est largement fait l’écho de cette répression.

Relance de l’interdiction du stand BDS place de la Comédie par la mairie et la préfecture !

Le Comité BDSF34 l’avait dit, il ne renoncera pas à son expression place de la Comédie. Depuis l’interdiction plusieurs actions de protestations ont eu lieu et progressivement depuis janvier 2016  à cinq reprises le Comité BDSF34 a repris ses activités d’information place de la comédie.

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Journée de solidarité avec les prisonniers Palestiniens, journée de la terre, appel au rassemblement pour le procès de Saadia et Husein, ont été autant d’occasions pour le comité BDSF34 de s’adresser à la population …

Cette présence n’a pas été du goût de la LICRA-CRIF dont le président s’installe à chaque fois à la terrasse d’un café voisin à l’affût du moindre incident. La LICRA a bien tenté quelques pitoyables provocations qui ont échoué face au calme des militants BDS; alors elle a renouvelé ses protestations auprès de la mairie et de la préfecture.
La réponse est arrivée le 14 mai à l’occasion de la commémoration de la NAKBA. La police municipale est venue faire constat et dresser un PV pour occupation illégale de l’espace municipal.

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La police municipale intime l’ordre de quitter les lieux et face au refus, dresse un PV (contravention) à l’un des porte-parole du Comité BDSF34

C’est la seconde contravention au même motif. Ce qui est significatif c’est qu’un autre stand militant  était installé à deux mètres de celui du Comité BDSF34 (dans dos ) n’a pas été verbalisé ni même sollicité pour quitter les lieux. Pourtant tout comme BDSF34 il n’avait aucune autorisation.

C’est bien la preuve que le comité BDSF34 fait l’objet d’une répression doublement discriminatoire qui vise à faire taire toute critique d’Israël.

« Rien ni personne ne nous empêchera de développer les actions BDS et de montrer que la NAKBA continue ! »

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C’est en ces termes que les militants du comité ont répondu aux intimidations. Le comité avait décidé cette année de présenter quelques panneaux d’une exposition réalisée en 2004 à partir des travaux de la psychologue clinicienne Jacqueline Sarda en 2003. Elle avait demandé aux enfants de Réfugiés des camps de Jenine, Balata (Naplouse), Bethléem… de réaliser 3 dessins, un dessin libre, une maison et une famille. Les commentaires des enfants décrivant leurs dessins sont  la meilleure façon de montrer la barbarie de l’occupation israélienne et les traumatismes qu’elle génère chez les enfants palestiniens.

 

C’est ce que ne supportent pas  la LICRA_CRIF : que la réalité des faits soit montrée en France, c’est cela qu’ils appellent :  » incitation à la haine contre Israël. »

Comme toujours, excellent accueil de la population qui a signé les pétitions, discuté… De nombreux contacts et marques de sympathies ont émaillé une après-midi ensoleillée qui a souri au drapeau palestinien flotter sur la comédie.

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Plus de 600 tracts ont été diffusés.

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L’Israeli Apartheid Week 2016 : succès d’un événement populaire dans toute la France !

L’Israeli Apartheid week (IAW) est une série d’initiatives internationales organisées initialement dans les universités en vue de sensibiliser la jeunesse et l’opinion publique sur le projet colonial en cours de l’état sioniste et les politiques d’apartheid sur le peuple palestinien. Cette année, plus de 175 villes ont participé à l’IAW dans le monde.
L’objectif de cette semaine internationale est simple : dénoncer le système d’apartheid israélien et renforcer le soutien au mouvement de Boycott, Désinvestissement, Sanctions qui ne cesse de s’accroître partout dans le monde depuis 2005.

Pour l’édition 2016 et à l’image des années précédentes, la campagne BDS France a répondu présente au rendez-vous de l’IAW en organisant de nombreux événements dans toute la France.
Conférences, expositions photos, actions de rue, débats, projections de films et de documentaires, ateliers créatifs, défilés populaires, matchs de foot, etc. en somme, plus de 30 initiatives ont eu lieu dans les villes de Bordeaux, Grenoble, Lille, Marseille, Montpellier, Nantes, Nîmes, Paris, Rennes, Rouen, Saint-Etienne et Toulouse.

En outre, cette édition a particulièrement été riche en échanges et en réflexions puisque nous avons organisé pour cette semaine contre l’apartheid deux tournées politiques, l’une avec Kristian Davis Bailey et l’autre avec Naji Owdah et Wadia Layla, tous deux palestiniens.

Journaliste indépendant, originaire de Détroit (Etats-Unis), Kristian Davis Bailey était en France pour représenter Black4Palestine (B4P), une campagne héritière des mouvements Noirs Américains, qui suite au massacre de Gaza en 2014, s’est emparée de la question palestinienne et a exprimé à travers un communiqué toute sa solidarité avec le peuple palestinien. Elle s’est également efforcée à construire des ponts entre la lutte des noirs américains et la lutte des palestiniens pour la justice et l’égalité.
Très actif dans le milieu associatif à l’université, tant à l’échelle de son campus qu’à l’échelle nationale, Kristian a coordonné le communiqué de B4P qui avait accueilli en 2015 plus de 1000 signatures d’organisations et de personnalités noires américaines, d’universitaires, d’artistes et de prisonniers politiques.
Durant sa tournée en France, Kristian est revenu sur la création de B4P et a concentré ses interventions autour des questions de convergences des répressions et oppressions qui unissent palestiniens et noirs américains face aux politiques et gouvernements racistes ainsi que des Etats qui se soutiennent dans leurs crimes.
Il a surtout été très intéressant de découvrir les mécanismes de solidarité que B4P et les mouvements de jeunesse palestinienne se sont mutuellement apportés et échangés en marge de la mobilisation pour la campagne BDS dans les universités américaines.

En parallèle, Naji Owdah (membre du BNC palestinien et directeur de l’association d’éducation populaire Laylac) et Wadia Layla (étudiant et militant), ont entamé leur tournée au sein des universités françaises.
Originaires du camp de refugiés de Dheisheh près de Bethleem, l’objectif principal de leur venue était de transmettre le message porté par le mouvement populaire de la jeunesse palestinienne qui résiste tant à l’armée israélienne qu’à la police de l’autorité palestinienne au quotidien.
Leurs interventions ont permis au public de découvrir et de comprendre les points de convergence et de comparaison possibles entre la situation d’apartheid sud Africaine et le processus de ségrégation et de colonisation en cours en Palestine depuis avant 1948.
Wadia, en tant qu’ancien étudiant a pu quant à lui témoigner des dangers et des difficultés auxquels sont constamment confrontés les étudiant-e- s palestinien-n- e-s de part l’occupation israélienne ( checkpoint, invasion des universités par l’armée sioniste, arrestation, etc.). Plus largement, ils ont ainsi pu témoigner des exactions quotidiennes commis par l’État sioniste.

Leurs interventions se sont conclues systématiquement par la présentation des moyens de résistances possibles dont la campagne de Boycott Désinvestissement Sanction. Ils ont eu le temps d’expliquer l’origine de la campagne BDS, son histoire, ses valeurs, ses objectifs dont la nécessité de construire un mouvement uni, transversal et qui s’inscrit dans une lutte plus globale, à savoir celle d’un mouvement de solidarité international contre le système d’oppression israélien.
Et pour cause, la convergence des luttes, thématique centrale de l’IAW en 2016, a été au cœur des divers événements organisés. Cette connexion des luttes de libération a été soulevée non seulement dans les sujets évoqués mais s’est également traduite par la mobilisation de divers acteurs de ces mêmes luttes qui se sont associés à BDS France pour organiser les différentes initiatives.
Ainsi plusieurs conférences se sont tenues sur les questions de luttes contre le racisme structurel et institutionnel, l’Islamophobie, les violences policières, l’exploitation et la répression, le colonialisme ou encore la solidarité avec les prisonniers politiques.

Malgré l’exacerbation de la criminalisation du mouvement BDS en France et les menaces de censure, nos événements se sont déroulés dans plusieurs universités françaises mobilisant largement les étudiant-e-s ainsi que des membres du corps enseignant, suscitant un véritable engouement et un réel intérêt pour les questions de Boycott et de solidarité avec la résistance du peuple Palestinien.
L’occasion ainsi de continuer à créer des liens, des ponts en vue de la préparation de la prochaine édition de la semaine contre l’apartheid israélien !




Attaques d’israël contre le BDS, le BNC lance un appel à l’ONU

Chers soutiens du BDS

Nous en appelons au Haut Commissaire des Droits Humains de l’ONU pour qu’il prenne les mesures nécessaires pour soutenir et protéger les droits  des défenseurs palestiniens, israéliens et internationaux des droits humains qui mènent une campagne non violente pour les droits des Palestiniens, notamment le mouvement BDS.

Agissez maintenant: signez notre appel à l’ONU sur la guerre répressive d’Israël contre BDS

Israël, qui a échoué à arrêter le soutien grandissant dans le monde entier au mouvement de Boycott Désinvestissement et Sanctions (BDS) pour la liberté des Palestiniens, la justice et l’égalité, lance maintenant une revanche désespérée et dangereuse.

À la demande d’Israël, les gouvernements des États Unis, du Royaume Uni, de France, du Canada et d’ailleurs présentent des lois antidémocratiques et prennent d’autres mesures répressives pour affaiblir le mouvement BDS. En France une militante a été arrêtée simplement parce qu’elle portait un t-shirt BDS. Israël se sert de ses services de sécurité pour espionner illégalement des militants BDS de par le monde.

Israël vient d’imposer une interdiction de déplacement au cofondateur du mouvement BDS, Omar Barghouti. Cette mesure de répression est considérée comme un pas vers l’annulation de son droit de résidence, selon une menace proférée par des ministres israéliens quelques semaines plus tôt.

C’est la suite de menaces à peine voilées de violence physique contre lui de la part de ministres israéliens, qui a incité Amnesty à exprimer sa préoccupation pour « la sécurité et la liberté du défenseur des droits palestinien Omar Barghouti ».

L’énorme campagne israélienne de répression à l’égard des défenseurs des droits humains et du mouvement BDS est conçue pour se protéger d’avoir à rendre des comptes pour ses violations du droit international.

Au moment où le peuple palestinien et les gens de conscience de par le monde commémorent la Nakba de 1948, le nettoyage ethnique de la plupart des Palestiniens indigènes, prendre la défense du droit des défenseurs des droits humains qui luttent pour les droits inaliénables des Palestiniens, est plus crucial que jamais.

Ajoutez s’il vous plaît votre nom à notre appel et partagez le largement.
#RightToBoycott

Nous vous avertirons quand nous enverrons l’appel à l’ONU.

Merci beaucoup

Le Comité National Palestinien BDS

Source: BDS Movement




Israël impose une interdiction de voyager au cofondateur de BDS et intensifie la répression anti-BDS

Israël a refusé officiellement de renouveler le document de voyage d’Omar Barghouti, cofondateur du mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), ce qui revient à une interdiction de voyager et constitue en même temps une escalade dans les attaques contre les défenseurs non violents des droits humanitaires palestiniens.

Barghouti, qui vit avec sa famille à Acre, est résident permanent d’Israël et a besoin d’un document de voyage israélien pour se déplacer en Palestine/Israël et à l’étranger. Sa réaction immédiate a été: « Je suis irrité mais ne me laisserai certainement pas intimider par ces menaces. Rien ne m’empêchera de lutter pour la liberté de mon peuple, ni pour la justice et pour la paix. »

La décision d’Israël de ne pas renouveler le document de voyage en vertu de prétextes bureaucratiques sans fondement est perçue par les spécialistes des droits de l’homme comme une première étape vers un retrait du statut de résidence permanence à Barghouti.

Le ministre israélien de l’Intérieur Aryeh Deri avait déjà émis des menaces à ce propos lors d’une récente conférence anti-BDS à Jérusalem, quand il avait révélé qu’il avait l’intention d’abonder dans le sens d’une requête que lui avait remise un membre d’extrême droite de la Knesset concernant la révocation du statut de résident permanent de Barghouti.

L’interdiction de voyager fait suite à des incitations à peine voilées à la violence physique contre Barghouti et les militants BDS proférées par les ministres israéliens des Renseignements, Yisrael Katz, et des Affaires stratégiques, Gilan Erdan. Katz avait appelé Israël à s’engager dans des « éliminations civiles ciblées » de responsables BDS et Erdan avait décrit les militants et responsables BDS comme des menaces et avait demandé qu’on leur fasse « payer le prix » de leur travail, expliquant ensuite qu’il n’entendait pas par-là le recours à la « violence physique ». Défendant des « campagnes en vue de réclamer des comptes à Israël pour ses violations des droits de l’homme et autres lois internationales », Amnesty International a exprimé ses inquiétudes à propos de « la sécurité et la liberté du défenseur des droits humanitaires palestiniens Omar Barghouti », suite à ces menaces, « parmi lesquelles la violence physique et la privation des droits fondamentaux ».

En tant qu’important militant du mouvement BDS, Barghouti voyage régulièrement à l’étranger afin d’accroître la conscientisation concernant les violations par Israël des droits humanitaires palestiniens et de plaider en faveur de BDS en tant que stratégie efficace pour mettre un terme à l’occupation et l’apartheid israéliens. Enraciné dans un long héritage de résistance populaire palestinienne, BDS s’inspire également du mouvement de boycott mondial qui a contribué à mettre un terme au régime d’apartheid en Afrique du Sud, ainsi que du mouvement américain en faveur des droits civiques.

Le Conseil palestinien des organisations des droits de l’homme a récemment affirmé « le droit de tous les individus à participer et à encourager les actions de boycott, désinvestissement et sanctions », appelant les États et les entreprises à « assumer leurs responsabilités juridiques en ce sens ».

Mahmoud Nawajaa, le coordinateur général du Comital national palestinien BDS (BNC), la plus importante coalition de la société civile palestinienne, qui dirige le mouvement BDS mondial, a déclaré :

« Du fait qu’il n’est pas parvenu à faire cesser la croissance de BDS dans la vie de tous les jours, Israël se lance désormais dans une guerre mondiale désespérée et dangereuse de répression contre le mouvement. Après avoir perdu de nombreuses batailles en vue de conquérir les coeurs et les esprits au niveau de la base, Israël et ses groupes de lobbying bien aguerris exercent des pressions sur les États occidentaux pour qu’ils appliquent des mesures ouvertement antidémocratiques menaçant les libertés civiques dans le sens large du terme. »

« En interdisant à notre collègue Omar Barghouti de voyager et en le menaçant de violence physique, Israël montre bien jusqu’où il désire aller pour faire cesser l’extension du mouvement non violent BDS en faveur de la liberté, la justice et l’égalité des Palestiniens. »

De la même manière qu’en son temps, l’Afrique du Sud avait été soumise à des pressions, le mouvement international BDS entend mettre la pression sur Israël afin qu’il observe les lois internationales. Il s’est attiré le soutien d’importants syndicats, églises et partis politiques dans le monde entier et a forcé de grosses sociétés, dont Veolia et Orange, à mettre un terme à leur complicité dans les violations des droits de l’homme par Israël.

Des artistes de premier plan, dont Lauryn Hill et Roger Waters, ont refusé de se produire à Tel-Aviv ; plusieurs associations académiques des États-Unis et des milliers d’universitaires d’Europe, d’Afrique du Sud, d’Amérique du Nord et d’Amérique centrale ont souscrit à un boycott total des universités israéliennes. Les auteurs d’un récent rapport de l’ONU ont affirmé que les investissements étrangers directs en Israël avaient diminué de 46 % en 2014 et que la chose était en partie due à l’impact de BDS.

À la demande d’Israël, les gouvernements du Royaume-Uni, de la France, du Canada et certaines législatures d’Etat aux États-Unis introduisent des législations anti-BDS et prennent d’autres mesures antidémocratiques afin de réprimer le militantisme BDS. En France, une militante a même été arrêtée parce qu’elle portait un T-shirt arborant les lettres BDS.

Israël utilise également ses services de sécurité pour espionner les militants BDS dans le monde entier, comme l’ont rapporté à plusieurs reprises les médias israéliens et Associated Press. Cet espionnage est susceptible d’impliquer la surveillance des communications de citoyens et ce, en violation des lois nationales.

Le journaliste et juriste constitutionnel Glenn Greenwald, connu pour avoir divulgé l’histoire de la surveillance par la NSA, a décrit cette série bien orchestrée de mesures draconiennes contre le mouvement BDS comme « la pire menace contre la liberté d’expression en Occident ».

Mahmoud Nawajaa d’ajouter :

« Les gouvernements occidentaux qui répriment le militantisme BDS dans leurs propres pays donnent à Israël le feu vert pour poursuivre impunément ses violations des lois internationales. Nous demandons instamment aux gouvernements, parlements et organisations des droits de l’homme d’emboîter le pas à Amnesty International et de sauvegarder leurs droits en tant que défenseurs des droits de l’homme confrontés à des menaces. »

Source: bdsmovment.net