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Action BDS chez Botanic banlieue de Grenoble, 9 avril 2011

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Action du groupe BDS de Grenoble devant le magasin Botanic à Seyssins qui vend des machines Soda Stream fabriquée dans une colonie illégale de Jérusalem Est

Botanic retire les appareils Soda Stream de ses rayons.

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Nous sommes 12 militants de l’Afps 38, des Alternatifs, du NPA et du Centre d’Information Inter Peuple présent sur le parking du magasin Botanic par ce joli samedi d’avril. Nous distribuons des tracts aux clients du magasin, l’accueil est poli et intéressé, la gendarmerie stationne à l’ombre…

Le responsable du magasin vient à notre rencontre et nous dit qu’il souhaite que nous cessions notre action. Nous lui résumons nos arguments, il connait l’affaire, il a interrogé son enseigne suite à notre courrier du mois de septembre 2010 : selon eux tout est en règle et la vente peut continuer.

La discussion dure une bonne heure en tout. Le responsable est gêné que nous fassions le lien entre la colonisation et son magasin, il aimerait que seul Soda Stream soit mis en cause. C’est pourquoi Il propose que nous n’abordions pas les clients devant le magasin mais dans le rayon, devant les appareils. Nous ne suivons pas sa proposition et continuons la distribution sur le parking, sinon quel moyen de pression gardons nous sur le magasin pour qu’il cesse de vendre les produits des colonies ?

 

Nos arguments sont de plusieurs ordres : éthique, juridique, et stratégique

  • Pourquoi une jardinerie écologique vend elle des appareils à gazéifier l’eau ? L’image n’est que moyennement « développement durable » ?
  • Pourquoi continuer de vendre des produits fabriqués dans des colonies israéliennes illégales en Palestine Occupée alors que l’ONU dit que la colonisation « constitue un obstacle à la paix » ?
  • Même si les deux procédures juridiques en cours sur les droits de douane et sur la tromperie à l’origine ne sont pas encore jugées, est il prudent de poursuivre la vente des appareils en toute connaissance de cause ?
  • Pourquoi menacer la paix commerciale du magasin et sa bonne image écologique pour un appareil aussi lourdement chargé et ne représentant qu’un chiffre d’affaire assez faible ? Le responsable sent bien que nous sommes fermes et déterminés, que nous travaillons sur la durée.
  • Pourquoi ne pas retirer le produit des rayons alors que le responsable du magasin nous dit qu’il en a parfaitement le droit vis à vis de son enseigne ?
  • Oui, pourquoi ?

A 11h le responsable du magasin revient sur le parking et nous propose de retirer les produits si nous cessons notre action. Proposition que nous acceptons. Nous partons en promettant de revenir si les appareils sont remis en vente. Aujourd’hui samedi 23 avril les appareils n’ont pas réapparu.

Un échange d’images-otages numériques à lieu pour terminer la matinée : la vidéo du responsable du magasin en train de retirer les produits du rayon contre des photos des militants qu’une personne du magasin prenait, dans l’espoir bien naïf de nous intimider ?

CR rédigé par Olivier

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