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Pour le boycott de la Conférence sur l’Histoire orale à l’Université hébraïque de Jérusalem

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L’université hébraïque, comme toute colonie, est sur les hauteurs. Cette terre confisquée à Jérusalem-Est est un territoire occupé. Si toutes les universités israéliennes se rendent pleinement complices de l’occupation, de la colonisation de peuplement, et de l’apartheid, l’université hébraïque de Jérusalem se distingue particulièrement…

Partie 1 : l’appel

(Partie 2, la liste des signataires ; partie 3 : la réflexion sur la liberté universitaire ; partie 4 : les notes)

 

Le 12 août 2013

Chers collègues,

Nous sommes un groupe de spécialistes de l’histoire orale et d’universitaires, palestiniens, israéliens et autres, d’Europe, d’Afrique du Sud et d’Amérique du Nord, et nous vous appelons à boycotter la « Conférence internationale sur l’Histoire orale » de juin 2014, organisée par la division Histoire orale de l’Institut Avraham Harman du monde juif contemporain, à l’université hébraïque de Jérusalem. Si toutes les universités israéliennes se rendent pleinement complices de l’occupation, de la colonisation de peuplement, et de l’apartheid, l’université hébraïque de Jérusalem se distingue particulièrement, comme nous l’expliquons ci-dessous.

Vos actions ont un impact direct sur notre lutte commune pour une paix juste en Palestine-Israël, et sur notre solidarité avec nos collègues universitaires palestiniens dont les universités ont été fermées, mises sous blocus, voire bombardées par l’aviation israélienne au cours de ces trois dernières décennies ; les universités ont été soumises à une occupation israélienne longue et brutale à Jérusalem-Est, en Cisjordanie et à Gaza.

Plus précisément, la terre sur laquelle certains de ses bâtiments et installations du campus sur le mont Scopus se sont étendus a été acquise par la confiscation, illégale, de 3345 dunums (334,5 ha) de terre palestinienne (1). Cette terre confisquée à Jérusalem-Est est un territoire occupé selon les dispositions du droit international. L’annexion unilatérale par Israël de Jérusalem-Est occupée à l’État d’Israël, et sa soumission à la loi interne israélienne sont des violations de la Quatrième Convention de Genève, et elles ont été à plusieurs reprises dénoncées comme nulles et non avenues par la communauté internationale, y compris par le Conseil de sécurité des Nations-Unies (Résolution 252 du 21 mai 1968). Déplacer des étudiants et du personnel enseignant israéliens sur une terre palestinienne occupée pour y travailler et y vivre place l’université hébraïque en infraction grave à la Quatrième Convention de Genève.

En outre, l’université est complice dans le traitement inégal des Palestiniens, notamment de ceux qui sont citoyens d’Israël (2). Par exemple, elle ne fournit pas de services d’enseignements aux habitants de Jérusalem et de ses environs, alors qu’elle en fournit aux groupes juifs ; aucun cours n’est proposé en arabe (3). De plus, l’université hébraïque a choisi de se taire quand l’ensemble de la population de Gaza a été exclue, par le gouvernement israélien, de la possibilité de s’inscrire et d’étudier à l’université. Les étudiants palestiniens de Gaza ont de meilleures chances d’entrer dans une université aux États-Unis que dans l’université hébraïque.

L’administration de l’université hébraïque restreint la liberté d’expression et de manifestation pour ses quelques étudiants palestiniens. Par exemple, elle a interdit une manifestation de commémoration de l’invasion de la bande de Gaza de 2008-2009, dans laquelle 1400 Palestiniens ont été tués par les forces israéliennes (4). Mais d’un autre côté, l’université hébraïque a offert des considérations et des avantages spéciaux aux étudiants qui avaient participé à cette invasion en tant que soldats.

En décembre 2012, le ministre de la Défense d’Israël a approuvé la reconnaissance de l’université Ariel, dans la colonie illégale d’Ariel, comme université israélienne au sein du système universitaire israélien. En conséquence de quoi le corps enseignant de l’université hébraïque participe à la supervision et la promotion des comités d’étudiants et d’enseignants de l’université coloniale d’Ariel ; et le corps enseignant (juif uniquement) de celle-ci prend part également à la supervision et la promotion des comités d’étudiants et d’enseignants de l’université hébraïque. L’université hébraïque reconnaît les diplômes universitaires délivrés par l’université d’Ariel, qui s’est montée sur une terre palestinienne confisquée et entourée de communautés palestiniennes, mais ne reconnaît pas les diplômes délivrés par l’université voisine d’Al-Quds (5).

Ironiquement, la Conférence sur l’Histoire orale est organisée par un institut du nom d’Avraham Harman, président de l’université hébraïque de 1968 à 1983. En tant que président de l’université hébraïque, il fut directement responsable de la reconstruction et de l’expansion du campus d’origine sur le mont Scopus, sur une terre confisquée illégalement aux Palestiniens de Jérusalem-Est.

À un moment où le mouvement international du boycott des institutions universitaires et culturelles israéliennes gagne du terrain en réaction aux violations persistantes des droits humains et politiques palestiniens, nous exhortons les universitaires et les professionnels à réfléchir sur les implications d’une participation à une conférence dans une institution qui s’en rend complice, et à s’abstenir d’une telle participation. La Conférence est une tentative pour améliorer l’image et la réputation de l’université hébraïque de Jérusalem en Occident, et pour cacher le fait que l’université est étroitement associée à la politique israélienne d’annexion et du « mur de séparation/apartheid » ; politique qui fut condamnée avec fermeté le 9 juillet 2004 par la Cour internationale de Justice de La Haye (6).

Étant donné que des puissances mondiales hégémoniques se rendent activement complices en rendant possible et en perpétuant la politique coloniale et oppressive d’Israël, nous pensons que la seule voie ouverte pour faire appliquer la justice et soutenir le droit international est un effort soutenu de la part de la société civile palestinienne et internationale pour faire pression sur Israël et ses institutions complices pour faire cesser cette oppression.

Inspirée par le boycott culturel couronné de succès de l’Afrique du Sud de l’apartheid, et soutenue par les principaux syndicats et groupes culturels palestiniens, en 2004 la Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël (PACBI) a publié un appel au boycott universitaire et culturel des institutions impliquées dans le système d’occupation, de colonialisme et d’apartheid d’Israël. L’appel palestinien appelle la communauté universitaire internationale, entre autres choses, à « s’abstenir de participer à toute forme de coopération universitaire et culturelle, de collaborations ou projets communs avec les institutions israéliennes » (7).

Dans son prolongement, en 2005, une majorité dominante de la société civile palestinienne a appelé à une Campagne BDS (boycott, désinvestissement et sanctions) globale basée sur les principes des droits humains, de justice, de liberté et d’égalité (8). Le mouvement BDS adopte une stratégie non violente, moralement cohérente, pour qu’Israël ait à rendre des comptes sur les droits humains et les règles du droit international au même titre que toutes les autres nations. Il demande à la communauté universitaire internationale de tenir compte de l’appel au boycott, comme elle l’a fait dans la lutte contre l’apartheid d’Afrique du Sud, jusqu’à ce qu’ « Israël se retire des terres occupées en 1967, y compris Jérusalem-Est ; supprime toutes ses colonies sur ces terres ; accepte les résolutions des Nations-Unies relatives à la restitution des droits des réfugiés palestiniens ; et démantèle son système d’apartheid » (9).

Parallèlement au boycott de la période de l’Apartheid des universités sud-africaines complices, nous pensons qu’une participation à des conférences universitaires ou à de semblables évènements en Israël – indépendamment des intentions – ne peut que contribuer à prolonger cette injustice en la normalisant et par conséquent en la légitimant. Y participer c’est aider, même involontairement, les efforts d’Israël pour apparaître comme un participant normal dans le monde de l’érudition, alors que dans le même temps il pratique la forme la plus pernicieuse de contrôle colonial et de discrimination raciale légalisés contre les Palestiniens.

Jusqu’à ce qu’Israël se conforme totalement aux lois et conventions internationales, nous espérons sincèrement que les universités internationales ne mêleront pas leurs voix à l’approbation de ces violations des droits humains fondamentaux des Palestiniens – même par inadvertance. Nous appelons tous nos collègues à traiter Israël exactement de la même manière que la plus grande partie du monde a traité l’Afrique du Sud raciste, ou en fait tout autre État qui institue et pratique l’apartheid : comme un État paria. C’est seulement alors que les Palestiniens pourront espérer une paix juste basée sur le droit international, le respect des droits humains, et, plus crucialement, sur le principe fondamental de l’égalité pour tous, sans distinction d’ethnie, de religion ou de toute autre considération identitaire.

Nous, par conséquent, vous exhortons à boycotter la Conférence sur l’Histoire orale à l’université hébraïque de Jérusalem et à appeler vos collègues à refuser d’y participer ; à refuser de franchir le cordon de la protestation palestinienne.

Cordialement

2 – Liste des signataires :

1 – Professeur Ahmed Abbes, directeur de recherches au CNRS, Bures-sur-Yvette – France
2 – Professeur Saleh Abdel Jawad (Hamayel), université de Bir Zeit, Palestine
3 – Professeure Nadia Abu el Haj, université Barnard/Columbia, USA
4 – Professeure Lila Abu-Lughod, université de Columbia, New York, USA
5 – Professeure Ghada Ageel, université d’Alberta, Edmonton, Canada
6 – Professeur Ammiel Alcalay, Queens College, New York, USA
7 – Docteure Diana Allan, Société pour les Sciences humaines, université Cornell, Ithaca, USA
8 – Professeure Lori Allen, université de Cambridge, Angleterre
9 – Professeur Amjad Barham, université d’Hébron, président de la Fédération palestinienne des syndicats d’enseignants et de salariés universitaires, Palestine
10 – Ryvka Barnard, doctorant, université de New York, USA
11 – Docteur Samia al-Botmeh, université de Birzeit, Palestine
12 – Professeur Oren Ben-Dor, université de Southamton, Angleterre
13 – Professeure Hagit Borer, Queen Mary, université de Londres, Angleterre
14 – Docteur Robert Boyce, école de Londres de Sciences économiques et politiques, université de Londres, Royaume-Uni
15 – Professeur Haim Bresheeth, SOAS, université de Londres, Angleterre
16 – Professeur Michael Chanan, université de Roehamton, Angleterre
17 – Professeur Hamid Dabashi, université de Columbia, New York, USA
18 – Professeur Lawrence Davidson, université de Chester Ouest, USA
19 – Professeur (émérite) Sonia Dayan-Herzbrun, université de Paris, France
20 – Professeure Ann Douglas, université de Columbia, New York, USA
21 – Professeure Haida Eid, université Al-Aqsa, Gaza, Palestine
22 – Professeure Randa Farah, université de l’Ontario Ouest, Canada
23 – Professeur (émérite) Emmanuel Farjoun, université hébraïque de Jérusalem, Israël
24 – Arie Finkelstein, étudiant, université Paris-Est, France
25 – Bill Fletcher, chercheur émérite, Jr, institut des Études politiques – ancien président du Forum TransAfrique, Washington DC, USA
26 – Professeure Cynthia Franklin, université d’Hawaï
27 – Professeure Candace Fujikane, université de Hawaï à Mānoa – Honolulu
28 – Docteur Terri Ginsberg, ICMES, New York, USA
29 – Professeure (émérite) Sherna Berger Gluck, université d’État de Californie, Long Beach, USA
30 – Professeur (émérite) Yerach Gover, université de la ville de New York, USA
31 – Professeur Michel Gros, CNRS (Centre national de recherches scientifiques), Rennes, France
32 – Professeure (émérite) Sondra Hale, université de Californie, Los Angeles, USA
33 – Professeure Salah D. Hassan, université d’État du Michigan, Lansing, USB
34 – Professeur Sami Hermez, université de Pittsburgh, USA
35 – Shir Hever, chercheur/économiste indépendant, Palestine-Israël
36 – Tineke E. Jansen, chercheur indépendant, ancien membre du Conseil IOHA, Angleterre
37 – Professeure Rhoda Kanaaneh, université de Columbia, New York, USA
38 – Docteure Fatma Kassem, chercheure indépendante, Israël
39 – Professeur Robin D. Kelley, université de Californie, Los Angeles, USA
40 – Professeur Tarif Khalidi, centre des Études arabes et moyen-orientales, université américaine de Beyrouth, Liban
41 – Docteur Laleh Khalili, directeur des Études politiques, SOAS, université de Londres, Angleterre
42 – Professeur David Klein, université d’État de Californie, Northridge, USA
43 – Professeur Dennis Kortheuer, université d’État de Californie, Long Beach, USA
44 – Professeure Ronit Lentin, Trinity College, Dublin, Irlande
45 – Docteur Les Levidow, université ouverte, Royaume-Uni,
46 – Professeur David Colles Llyod, université de Californie, Riverside, USA
47 – Professeur (émérite) Moshé Machover, Kings College, université de Londres, Angleterre
48 – Professeur Nur Masalha, SOAS, université de Londres, Angleterre
49 – Professeur Joseph Massad, université de Columbia, New York, USA
50 – Professeur William Messing, université du Minnesota, USA
51 – Jennifer Mogannam, doctorante, université de Californie, San Diego, USA
52 – Professeure Chandra Talpade Mohanty, université de Syracuse, New York, USA
53 – Professeur Ahlam Muhtaseb, université d’État de Californie, San Bernardino, USA
54 – Docteure Karma Nabulsi, université d’Oxford, Royaume-Uni
55 – Professeure Premilla Nadasen, Queens College, ville de New York, USA
56 – Docteure Dorothy Naor, chercheure indépendante, Israël
57 – Docteur Sonia Nimr, université de Birzeit, Palestine
58 – Professeure Isis Nusair, université Denison, Ohio, USA
59 – Professeur Gary Y. Okihiro, université de Columbia, New York, USA
60 – Professeur Ilan Pappe, université d’Exeter, Angleterre
61 – Professeur Willie Van Peer, université Ludwig Maximilian, Munich, Allemagne
62 – Professeur Gabriel Piterberg, UCLA, USA
63 – Professeur Jonathan Rosenhead, école de Londres des Sciences économiques, université de Londres, Royaume-Uni
64 – Docteur Rosemary Sayigh, centre des Études arabes et moyen-orientales, université américaine de Beyrouth, Liban,
65 – Professeur (émérite) Pierre Schapira, université Pierre et Marie Curie, Paris, France
66 – Professeure (émérite) Evalyn F. Segal, doctorat en Psychologie expérimentale, université d’État de San Diego, USA
67 – Professeure May Seikaly, université d’État de Wayne, Detroit, USA
68 – Professeure Sherene Seikaly, université américaine du Caire, Égypte
69 – Professeur Anton Shammas, université du Michigan, Anne Arbor, USA
70 – Professeur Sarah Schulman, ACT UP, projet d’Histoire orale, New York, USA
71 – Professeur Andor Skotnes, titulaire d’une chaire, département d’Histoire et de la Société, The Sage Colleges, Troy, New York, USA
72 – Docteur Kobi Snitz, institut Weizmann, Israël
73 – Professeure Ghada Talhami, Lake Forest College, Illinois, USA
74 – Professeure Lisa Taraki, université de Birzeit, Palestine
75 – Sibel Taylor, doctorante, université Oxford Brookes, Oxfort, Angleterre
76 – Docteur Salim Vally, université de Johannesburg, Afrique du Sud
77 – Docteur Patrick Wolfe, université de Trobe, Australie
78 – Docteur Hala Yameni, université de Bethléhem, Palestine
79 – Professeur Mahmoud Zeidan, université du Caire, Égypte

Approuvé par les campagnes de boycott universitaire et culturel suivantes : AURDIP (France), BOYCOTT ! (Israël), BRICUP (Royaume-Uni), InCACBI (Inde), PACBI (Palestine), USACBI (USA), et par le Centre d’Informations alternatives – AIC (Israël), et l’université de Toronto SJP (Canada).

Pour ajouter votre nom à la liste des signataires, vous pouvez le faire à l’adresse : hebrewuconferenceboycott@gmail.com


3 – Une réflexion nécessaire et importante sur la liberté universitaire

La définition de la liberté universitaire par le Comité des Nations-Unies des Droits économiques, sociaux et culturels (article 39) englobe :

« la liberté des personnes à exprimer librement leurs opinions à propos de l’institution ou du système dans lequel elles travaillent, à remplir leurs fonctions sans discrimination ni crainte de répression de la part de l’État ou de tout autre acteur, à participer dans des organismes professionnels ou universitaires représentatifs, et à profiter de tous les droits de l’homme reconnus internationalement applicables aux autres personnes dans la même juridiction. La jouissance de la liberté universitaire comporte aussi ses obligations, telles que le devoir de respecter la liberté universitaire des autres, d’assurer la libre discussion des points de vue opposés, et de tout traiter sans discrimination sur un quelconque motif prohibé » – (10).

Gardant cette définition à l’esprit, nous sommes parfaitement conscients de l’importance de la liberté universitaire de la personne, mais nous pensons aussi qu’une telle liberté ne doit pas s’étendre automatiquement aux institutions. Judith Butler nous rappelle que : «  nos luttes pour la liberté universitaire doivent oeuvrer de concert avec l’opposition aux états de violence, de surveillance idéologique, et de dévastation systématique de la vie quotidienne » (11).

Il incombe aux universitaires de développer une telle compréhension nuancée de la liberté universitaire si nous voulons appeler à plus de justice sociale et travailler aux côtés des opprimés pour promouvoir leur liberté, leur égalité et leur autodétermination.

L’Université israélienne n’est pas le bastion de la contestation et du libéralisme comme le prétendent ceux qui défendent Israël et tentent de délégitimer l’appel au boycott universitaire. La grande majorité de la communauté universitaire israélienne est indifférente à l’oppression du peuple palestinien – tant à l’intérieur d’Israël que dans le territoire occupé – et ces universitaires ne se sont jamais opposés aux pratiques et à la politique de leur État. En réalité, ils servent dûment dans les forces de réserve de l’armée d’occupation et de ce fait, ils font probablement partie soit des acteurs soit des témoins silencieux de la brutalité quotidienne de l’occupation. Ils n’hésitent pas non plus à associer dans leurs recherches universitaires l’establishment de la sécurité militaire, lequel est l’architecte en chef et l’exécuteur de l’occupation. Une pétition rédigée par quatre universitaires israéliens demandait simplement au gouvernement israélien « de permettre aux étudiants et conférenciers (palestiniens) leur libre accès à tous les campus dans les territoires (occupés), et de permettre aux conférenciers et étudiants détenteurs d’un passeport étranger d’enseigner et d’étudier sans être menacés du retrait de leur titre de séjour », cette pétition a été approuvée par seulement 407 des 9000 universitaires israéliens ; soit moins de 5 % de toutes celles et ceux qui avaient été invités à la signer (12).


4 – Notes :

(1) – La décision a été publiée dans la Gazette officielle israélienne (l’édition en hébreu) numéro 1425. Elle a donc été « légalisée » par Israël. Cette terre, dans sa plus grande partie, était (est toujours) la propriété privée de Palestiniens vivant dans ce secteur. Une grande partie de la terre ainsi confisquée a été « donnée » à l’université hébraïque pour agrandir son campus (principalement ses dortoirs). Les propriétaires terriens palestiniens ont refusé quitter leurs terres et maisons, faisant valoir que l’ordre de confiscation de 1968 était illégal. Quand l’affaire est venue devant le tribunal de district de Jérusalem en 1972 (dossier 1531/72), le tribunal a jugé en faveur de l’université et de l’État, décidant que les familles palestiniennes devaient évacuer leurs maisons et qu’elles se verraient proposer un autre logement. Voir aussi : http://news.nationalpost.com/2012/0….

(2) – Keller, U. (2009) – Le boycott universitaire d’Israël et la complicité des institutions universitaires israéliennes dans l’occupation des territoires palestiniens. L’économie de l’occupation – Un bulletin socio-économique : Alternative Information Center

(3)http://www.jpost.com/Local-Israel/In-Jerusalem/Hebrew-University-in-Arabic

(4)http://www.ynet.co.il/articles/0,7340,L-3827102,00.html

(5)http://www.jewishlinkbc.com/index.p…

(6)http://www.icj-cij.org/docket/index.php?pr=71&code=mwp&p1=3&p2=4&p3=6&ca

(7)http://pacbi.org/etemplate.php?id=869

(8)http://bdsmovement.net/?q=node/52

(9)http://www.pacbi.org/etemplate.php?id=2102

(10) – Comité des Nations unies des droits économiques, sociaux et culturels – “The Right to Education (article 39) – 8 décembre 1999 – http://www.unhchr.ch/tbs/doc.nsf/%2…

(11) – Judith Butler : Israël/Palestine et les paradoxes de la liberté universitaire dans Radical Philosphy – vol. 135 – pp. 8-17 – janvier/février 2006 – http://www.egs.edu/faculty/judith-b… (10 décembre 2011)

(12)http://pacbi.org/etemplate.php?id=792

Source: http://www.info-palestine.net/spip.php?article13847

12 août 2013 – AURDIP (Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine) (France)
traduction : Info-Palestine/JPP