20 points forts de l’impact de BDS en 2019

19 décembre 2019 / Par Palestinian BDS National Committee (BNC)

Grâce à votre soutien, l’ampleur et l’influence de notre mouvement BDS pour la liberté, la justice et l’égalité ont continué à croître en 2019

 

L’administration antipalestinienne de Trump et le gouvernement de Boris Johnson sont plus que jamais directement engagés dans la guerre désespérée d’Israël pour étouffer notre défense des droits des Palestiniens et le mouvement BDS en particulier. Grâce à votre soutien, l’ampleur et l’influence de notre mouvement BDS pour la liberté, la justice et l’égalité ont continué à croître en 2019.

Faites un don maintenant pour nous aider à riposter.

Voici juste quelques-uns des points forts de l’impact de BDS en 2019 :

  1. L’Afrique du Sud a réduit ses relations diplomatiques avec Israël, retirant à son ambassade les mandats politique, économique et de commerce. Le président Cyril Ramaphosa a annoncé sa politique de soutien au « droit du peuple palestinien à l’autodétermination ».
  2. Des syndicats européens de premier plan ont soutenu la responsabilisation d’Israël pour la violation des droits des Palestiniens. La Fédération européenne des syndicats des services publics, représentant huit millions de fonctionnaires, a adopté une résolution appelant à suspendre l’accord d’association de l’UE avec Israël. Le Congrès des syndicats du Royaume-Uni, représentant 48 syndicats et six millions de personnes, a voté pour arrêter le commerce d’armement avec Israël qui viole les droits des Palestiniens, et pour faire pression sur les entreprises pour qu’elles arrêtent d’être complices des violations des droits des Palestiniens.
  3. De grandes entreprises internationales ont renoncé à faire une offre pour la construction de la ligne ferroviaire des colonies illégales israéliennes, qui devrait se construire sur des terres volées aux Palestiniens à Jérusalem-Est occupée, voyant la pression monter contre la complicité avec les violations israéliennes du droit. Parmi elles, on trouve l’australienne Macquarie, la canadienne Bombardier, la française Alstom, l’allemande Siemens, ainsi qu’un consortium grec.
  4. Le soutien à BDS et au droit au boycott continue d’augmenter parmi les états-uniens progressistes et libéraux. 44% des électeurs démocrates soutiennent BDS, avec seulement 15% s’y opposant. 72% de tous les états-uniens s’opposent aux lois pénalisant les personnes qui boycottent Israël, et 80% des démocrates. Les représentants démocrates au Congrès Ilhan Omar, Rashida Tlaib et John Lewis ont déposé une résolution historique à la Chambre pour le droit au boycott, et les Socialistes démocrates d’Amérique ont décidé de créer au niveau national un groupe de soutien à BDS.
  5. De plus en plus d’artistes annulent des représentations et prennent publiquement position pour le boycott culturel de l’Israël de l’apartheid. Par exemple, le rappeur de Brooklyn Kota a annulé un spectacle à Tel Aviv. La lauréate de plusieurs prix littéraires Kamila Shamsie a appelé avec force les artistes à boycotter Israël, lors d’une émission à la télévision britannique. Le chanteur du groupe Napalm Death a soutenu le boycott culturel. Un acteur récompensé aux Emmy Awards a refusé de participer à une audition, en soutien à BDS. Et une lauréate du prestigieux Prix Turner a apporté son soutien à BDS.
  6. Les campagnes en faveur d’un embargo militaire contre Israël se sont amplifiées et ont remporté des victoires. Le géant français de l’assurance AXA a partiellement retiré ses investissements de l’entreprise d’armement israélienne Elbit Systems. 200 organisations et personnes individuelles représentant des mouvements du Sud ont appelé à un embargo militaire contre Israël. Un tribunal populaire au Mexique a jugé les gouvernements israéliens et mexicains, ainsi que les entreprises partenaires, coupables de collaboration dans la violation des droits humains des Palestiniens et des Mexicains. L’Agence du revenu du Canada a retiré le statut d’organisation caritative à une association à but non lucratif du fait de son soutien à l’armée israélienne.
  7. La 15e semaine annuelle contre l’apartheid israélien a été un plus grand succès encore en 2019, avec plus de 200 événements, dans 30 pays, sur cinq continents, tous sur le thème « Arrêtez d’armer le colonialisme ».
  8. En Europe, de nouvelles démarches sont entreprises pour bannir les biens et services produits dans les colonies illégales israéliennes. Le conseil municipal d’Oslo a interdit l’achat par la commune de biens et services venant des colonies, et la Cour européenne de justice a statué que les biens provenant des colonies devaient être étiquetés pour le mentionner. La chambre basse du parlement irlandais a adopté un projet de loi interdisant les biens provenant des colonies, ce qui rapproche l’interdiction du statut de loi.
  9. Des victoires dans des universités des États-Unis, d’Inde et du Royaume-Uni montrent un soutien grandissant au boycott académique d’Israël et au désinvestissement sur les campus. Aux États-Unis, un département de la NYU et le conseil du Collège Pitzer ont voté pour le boycott des semestres d’étude en Israël. Le Comité consultatif sur la responsabilité des entreprises dans les politiques d’investissement (ACCRIP) de l’Université Brown a voté une recommandation à l’école de retirer ses investissements des entreprises qui contribuent aux violations des droits de l’homme en Israël. Une université indienne a accepté de ne pas accueillir de futurs événements organisés par le gouvernement israélien à la suite des protestations des étudiants. La Société britannique pour les études moyen-orientales a soutenu l’appel palestinien au boycott académique.
  10. L’Église épiscopale aux États-Unis, forte de 1,7 million de fidèles, retire ses investissements de Caterpillar, Motorola Solutions et Israel Discount Bank à cause de leur complicité dans les violations par Israël des droits de la personne. L’Église continue d’entretenir un dialogue critique avec Facebook, Booking.com et TripAdvisor.
  11. La campagne pour le boycott de HP prend de l’ampleur, avec les syndicats à sa tête. Parmi les syndicats qui ont voté le boycott de HP, il y avait le FNV aux Pays-Bas, fort de 1,2 million de membres ; Unite, le deuxième plus grand syndicat du Royaume-Uni, qui compte 1,1 million de membres ; et la Maritime Union of Australia – Branche de Sydney. En plus, 11 organisations en Inde ont déclaré leurs bureaux « zone hors HP ».
  12. Le Parti travailliste du Royaume-Uni a réitéré son soutien à la suspension du commerce d’armement avec Israël, afin que ce dernier doive rendre des comptes pour ses violations des droits des Palestiniens.
  13. Et le gagnant de l’Eurovision à la Tel Aviv de l’apartheid a été… le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens. Plus de 15 000 personnes, des centaines d’artistes et plus de 100 organisations de LGBT+ ont rejoint notre appel à boycotter l’Eurovision 2019. Seuls 10% des touristes attendus étaient présents.
  14. Lorsque les défenseurs des droits des Palestiniens et les soutiens à BDS ont été attaqués en Allemagne, 240 intellectuels juifs et israéliens ont signé une lettre au gouvernement allemand pour défendre le droit d’appeler aux BDS comme un instrument de résistance légitime et non violent.
  15. Le nombre de « zones libres d’apartheid » en Italie a augmenté de 50% depuis que celles-ci ont été lancées en juin. 150 activités commerciales, culturelles et sportives en Italie se sont déclarées libres de l’apartheid israélien.
  16. Dans une victoire contre la banalisation de la situation en Palestine, une délégation israélienne d’hommes d’affaires et de représentants du gouvernement ont annulé leur participation à une conférence d’affaires à Bahrain, à la suite de protestations et d’opposition dans le monde arabe et à Bahrain lui-même.
  17. D’importantes victoires judiciaires ont contré les campagnes menées pour réprimer le mouvement BDS, confirmant le droit au boycott. Dans trois cas, des cours allemandes ont jugé en faveur du droit des soutiens à BDS d’organiser des événements. Aux États-Unis, un juge a rejeté l’application de la loi anti-BDS du Texas. Un autre juge a autorisé un recours contre cette loi. Un juge a rejeté une poursuite intentée contre le boycott académique d’Israël et des étudiants de Fordham ont gagné le droit d’établir une section de Students for Justice for Palestine (Étudiants pour la justice en Palestine).
  18. 50 actions se sont tenues dans 20 pays pour la deuxième Journée mondiale d’action #BoycottPuma. Des défenseurs des droits des Palestiniens, des fans, et l’ancien joueur de Barcelone Oleguer Presas, ont appelé Puma à cesser son soutien à l’occupation militaire israélienne.
  19. La campagne sur les réseaux sociaux de BDS Amérique latine Journée d’action #StopCemex, visant l’entreprise mexicaine de ciment Cemex, qui aide à construire le mur et les colonisations en Israël, a détourné la journée annuelle de l’entreprise Cemex Day. Lors de cette journée que Cemex consacre à se célébrer elle-même, un million de personnes ont reçu à la place le message suivant sur les réseaux sociaux : #StopCemex from building Israeli apartheid – Empêchez Cemex de construire l’apartheid en Israël.
  20. À la suite d’une campagne de BDS, Panamericana, la plus grande chaîne de librairies de Colombie, a résilié son contrat avec la compagnie mondiale de sécurité G4S du fait de sa complicité dans la violation par Israël des droits des Palestiniens.

Alors que les forces d’extrême-droite marquaient des points en Israël et dans d’autres parties du monde en 2019, le développement de notre mouvement antiraciste BDS, avec le soutien d’alliés du monde entier qui vivent selon leurs principes moraux, apporte une lueur d’espoir, l’espoir qu’un autre monde soit possible pour les Palestiniens, comme pour ceux qui sont victimes d’injustice dans le monde entier.

 

Traduction : MUV pour l’Agence Media Palestine

Source : bdsmovement.net




Cher ,

Alors que nous planifiions notre récolte de fonds de la fin de l’année, notre site internet de BDS a subi une attaque sans précédent. Plus de 3,9 millions de tentatives d’accès à notre site ont été enregistrées, ce qui indique une campagne de hacking bien organisée, apparemment dans le cadre de la « cyberguerre » qu’a déclaré Israël contre le mouvement non violent pour les droits des Palestiniens BDS.

 

Tout en repoussant l’attaque, nous refusons de tomber dans le piège de l’attitude défensive. Nous restons concentrés sur l’arrêt de la complicité internationale avec le régime d’apartheid d’Israël et l’occupation militaire.

Toujours plus de syndicats internationaux, de communes, de fonds de pension, d’Églises, d’espaces culturels, de réseaux de femmes, de mouvements pour la justice raciale et autochtone, d’artistes, d’universitaires, de groupes LGBTQI et d’associations d’étudiants entendent nos appels à demander des comptes à Israël pour les crimes qu’il commet depuis sept décennies contre le peuple autochtone de Palestine.

 

Ils répriment. Nous ripostons. Contribuez aujourd’hui pour défendre notre plaidoyer pour les droits de l’homme

 

Les cyberattaques lourdement financées par Israël visent en partie à nous priver de fonds en empêchant notre appel de fonds à vous parvenir. C’est pourquoi je vous exhorte à faire suivre cette lettre au plus grand nombre de potentiels soutiens possible.

 

À part la cyberguerre, la répression maccarthyste d’Israël contre le mouvement BDS s’est concentrée ces dernières années sur la définition frauduleuse de l’antisémitisme, destinée à dispenser le régime d’apartheid d’Israël de rendre des comptes et à faire taire et dénigrer ses critiques. Les partenaires d’Israël dans cette campagne antipalestinienne sont, comme on pouvait s’y attendre, l’extrême droite et les suprémacistes blancs de toutes sortes, aux États-Unis, en Europe et au-delà.

 

Bien qu’une étude du gouvernement allemand ait révélé que 90% des attaques contre des Juifs en Allemagne étaient perpétrées par l’extrême droite, le parlement allemand a, ironiquement mais sans surprise, récemment diabolisé le mouvement antiraciste BDS en le qualifiant d’« antisémite ». Plus de 240 chercheurs juifs et israéliens, dont des sommités sur l’antisémitisme et l’histoire de l’holocauste, ont condamné cette déclaration « trompeuse », disant qu’elle ne faisait en rien « avancer la lutte urgente contre l’antisémitisme » et qu’elle négligeait la condamnation explicite par le mouvement BDS de « toute forme de racisme, y compris l’antisémitisme ».

 

Ils nous diabolisent. Nous ripostons. Contribuez aujourd’hui pour aider BDS à croître dans le monde entier.

 

Comme défenseur des droits de l’homme et cofondateur du mouvement BDS, je continue de subir directement la répression israélienne. Depuis des interdictions de voyager et des campagnes bien orchestrées de dénigrement jusqu’à des tentatives quasi quotidiennes de rendre ma vie et celle de ma famille intolérable dans notre propre pays, le régime d’extrême droite d’Israël tente désespérément de me forcer à me soumettre à force d’intimidation.

 

Mais je ne suis pas né pour me soumettre à quelque oppresseur que ce soit. Palestinien fier ayant un profond engagement pour la justice, j’ai appris du long héritage de sumoud, ténacité, de mon peuple que nous ne nous rendons jamais à l’oppresseur. Nous continuons à résister résolument à leurs murs, sièges, colonies et nettoyage ethnique continu. Nous nous battons pour rien de moins que la dignité et la libération.

 

Ils nous déshumanisent. Nous ripostons. Cliquez ici pour contribuer aujourd’hui pour soutenir notre combat. 

 

Avec mes meilleures salutations,

 

Omar Barghouti

Cofondateur du mouvement BDS




La Palestine est une question de justice climatique – L’apartheid israélien n’est pas « vert »

21 novembre 2019 / par le Comité National palestinien BDS (BNC)

 

La crise climatique catastrophique est alimentée par les inégalités mondiales et mise en œuvre parles gouvernements et les sociétés complices qui placent le profit avant les gens et la planète. Partout, les moins puissants sont les plus touchés.

Les autochtones palestiniens qui vivent sous occupation et apartheid israéliens, sans aucun contrôle sur leur terre et leurs ressources naturelles, sont extrêmement vulnérables face à la crise climatique. Israël monopolisant les cultures, la hausse des températures exacerbe la désertification et la raréfaction de l’eau et de la terre, et créé un apartheid climatique.

Des sociétés multinationales comme AXA et HSBC, qui investissent dans l’énergie fossile, sont complices de l’oppression qu’Israël exerce sur le peuple palestinien. Elles investissent dans des entreprises qui arment Israël, financent ses colonies illégales et pillent la terre et les ressources naturelles palestiniennes.

Le blocus et les guerres d’Israël sur Gaza y empoisonnent la vie

. Les aux usées ont infiltré l’aquifère de Gaza et s’écoulent dans la mer.

. 97 % de l’eau raréfiée de Gaza est impropre à la consommation humaine.

. L’eau polluée est une cause essentielle de la mortalité infantile à Gaza.

. Israël interdit aux Palestiniens l’utilisation de 20 % des terres arables de Gaza et verse des herbicides sur les terres agricoles de Gaza.

. L’ONU dit que Gaza sera invivable d’ici 2020, sinon déjà maintenant.

Israël vole et détruit la terre et l’eau des Palestiniens

. Israël a saisi le contrôle de toute la terre illégalement volée aux Palestiniens, qui ont subi un nettoyage ethnique et une dépossession en 1948, et d’au moins 60 % de la terre dans les Territoires Palestiniens Occupés (TPO) en 1967.

. Dans les TPO, les colonies illégales d’Israël consomment six fois plus d’eau que les Palestiniens.

. Depuis 1967, Israël a déraciné 800.000 oliviers, certains très vieux.

Israël « verdit » son image, tout en détruisant l’environnement

. La prétention mensongère et raciste d’Israël de «faire fleurir le désert» est énoncée pour cacher sa violente destruction de la société palestinienne et ses pratiques non durables en agriculture et en utilisation de l’eau.

. 97,7 % de la production électrique israélienne proviennent de l’énergie fossile, y compris du gaz naturel partiellement extrait de l’exploitation illégale des ressources palestiniennes en gaz.

. Israël cherche à exporter de l’énergie vers l’Europe pour y créer une dépendance envers ses sources d’énergie basées sur l’énergie fossile et produites illicitement.

. Israël produit de l’énergie éolienne et solaire sur la terre illégalement occupée des Palestiniens et des Syriens.

.La guerre, pilier de l’économie israélienne, est l’une des industries les plus polluantes au monde.

Les luttes contre le colonialisme, le racisme et la militarisation, et pour le climat, la justice économique et sociale, sont profondément interconnectées. Les Palestiniens, comme tous les peuples du monde, recherchent la justice climatique en tenant pour responsables les gouvernements et les sociétés. Le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) conduit par les Palestiniens est un puissant moyen non-violent pour faire pression sur Israël pour qu’il mette fin à son régime d’oppression.

Source : BNC

Traduction : J. Ch. pour BDS France




L’UE doit interdire toute activité économique avec les colonies au lieu de se contenter de l’étiquetage des produits des colonies

12 Novembre 2019 – Comité National Palestinien BDS (BNC) / Union Européenne

En obligeant l’UE et les États membres à étiqueter les produits des colonies illégales d’Israël, la plus haute juridiction de l’UE a porté un coup significatif à la politique de transfert de population par Israël de l’apartheid

La Haute Cour de Justice de l’UE a obligé l’UE à l’étiquetage des produits venant des colonies illégales d’Israël afin d’empêcher son crime de transfert de population dirigé contre les Palestiniens. Il faut davantage de pression pour forcer l’Europe à mettre fin à l’hypocrisie et à interdire toutes relations économiques et financières avec les colonies.

En obligeant l’UE et les États membres à étiqueter les produits des colonies illégales d’Israël, la plus haute cour de justice de l’UE a porté un coup significatif à la politique de transfert de population d’Israël de l’apartheid.

Il faut plus de pression pour forcer l’UE à abandonner ses deux poids deux mesures envers Israël et à se plier à ses obligations en vertu du droit européen et du droit international en arrêtant de porter assistance à ce régime israélien illégal et criminel à l’égard du peuple palestinien.

 Au minimum, l’exigence est que l’UE interdise toute activité économique avec les colonies au lieu de se contenter d’étiqueter leurs produits.

Source: BDS Movement

Traduction SF pour BDS France




Catherine Ringer: Annulez le concert de l’Apartheid à Tel Aviv

18 Novembre  2019

Les Palestiniens en appellent à la chanteuse française Catherine Ringer pour qu’elle annule son concert du 19 décembre à Tel Aviv de l’apartheid.

Chère Catherine Ringer,

 

La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI) vous incite vivement à annuler votre concert du 19 décembre au Barby Club à Tel Aviv de l’apartheid.

Pendant les massacres israéliens de 2014 à Gaza, qui ont tué plus de 2 200 Palestiniens, dont plus de 500 enfants, Barby a fait des t-shirts et les a distribués gratuitement aux forces armées israéliennes en uniforme avec le logo du club et le slogan « Allez vous faire foutre, nous sommes d’Israël ».

La semaine dernière, des avions de combat et des drones israéliens ont attaqué la bande de Gaza, où deux millions de Palestiniens, réfugiés pour la plupart, souffrent depuis plus de 12 ans du siège d’Israël. 34 Palestiniens, dont une famille entière de huit personnes, ont été tués, et ce n’est rien d’y aller depuis le Barby Club.

La célébration indécente par le Barby de la poursuite des crimes de guerre israéliens n’est que l’exemple le plus flagrant de sa complicité avec le régime d’extrême droite d’apartheid et d’occupation militaire d’Israël.

Bien que l’oppression des Palestiniens par Israël existe maintenant depuis des décennies, aujourd’hui les Palestiniens sont confrontés à une urgence. Enhardi par un niveau de soutien sans précédent de l’administration Trump, Israël a ancré l’apartheid contre les Palestiniens qui ont la citoyenneté israélienne, tiré sur des milliers de manifestants non armés dans la bande de Gaza et s’est engagé à annexer la Cisjordanie.

Le boycott culturel d’Israël, qui fait partie du mouvement non violent Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), est désormais soutenu par des milliers d’artistes dans le monde, en dépit des efforts énormes de groupes de lobby liés au gouvernement israélien, tels la dite « Communauté Créative pour la Paix ». Au lieu de recevoir les quarante à cinquante mille touristes attendus dans Tel Aviv de l’apartheid pour l’Eurovision de mai dernier, par exemple, Israël en a eu à peine 5 000.

Plus de mille citoyens israéliens, juifs pour la plupart, se sont ralliés au BDS, se joignant à un millier d’artistes, d’intellectuels et de militants noirs américains et à d’innombrables autres dans le monde.

Vous n’auriez pas joué dans l’Afrique du Sud de l’apartheid et votre duo, les Rita Mitsouko n’a certes pas franchi la ligne. Nous vous exhortons à annuler votre spectacle en Israël de l’apartheid.

 

PACBI est un membre fondateur de la plus grande coalition palestinienne qui dirige le mouvement mondial BDS pour les droits des Palestiniens.

Traduction SF pour BDS France

Source: BDS Movement




Oslo, capitale de la Norvège, interdit les produits et les services des colonies de peuplement israéliennes

28 octobre 2019

Comité national palestinien du BDS (BNC)/Norvège

Oslo se joint à cinq autres municipalités et un conseil de compté de la Norvège pour interdire les produits et les services issus des colonies de peuplement israéliennes.

Dans une étape historique, le nouveau conseil municipal d’Oslo, récemment élu, exclut des marchés publics les biens et services des colonies de peuplement israéliennes. L’interdiction des biens provenant des colonies illégales d’Israël dans le Territoire palestinien occupé s’inscrit dans la plate-forme nouvellement adoptée pour 2019-2023, approuvée par le conseil municipal d’Oslo récemment élu et dirigé par la Gauche socialiste (SV), le Parti travailliste et les partis Verts.

En dépit des tentatives concertées d’Israël et de ses alliés de droite en Norvège et dans le monde, pour réprimer les mesures soutenant les droits des Palestiniens, Oslo, la capitale et la ville la plus importante de la Norvège, est devenue la sixième municipalité norvégienne à interdire les produits et services issus des colonies, aux côtés d’un conseil de comté.

La semaine dernière, un expert indépendant des Nations-Unies sur les droits de l’homme dans les territoires palestiniens, Michael Lynk, a réclamé une interdiction internationale de tout bien venant des colonies de peuplement israéliennes, comme un pas vers la fin de cette occupation illégale qui dure israélienne depuis 52 ans.

Le conseil municipal d’Oslo s’est engagé par le biais de sa nouvelle plate-forme à :

« Enquêter sur les possibilités d’agir dans la réglementation des approvisionnements à ne pas acquérir de produits et services produits sur un territoire en violation du droit international par des entreprises opérant avec l’autorisation de la puissance occupante ».

L’interdiction des produits et services des colonies ne fait pas de distinction entre les sociétés israéliennes et les sociétés internationales qui opèrent dans les colonies illégales israéliennes.

Sunniva Eidsvoll, dirigeante de la section du Parti de la gauche socialiste (SV) d’Oslo et du groupe SV au conseil municipal de la ville, a déclaré :

« Le peuple palestinien, qui doit faire face, chaque jour, à l’occupation illégale de son territoire, mérite une attention et un soutien internationaux. Veiller à ce que les droits humains et le droit international ne soient pas violés relève d’une responsabilité mondiale partagée. Je suis fière que le conseil municipal d’Oslo ait pris aujourd’hui des mesures visant à empêcher que les biens et les services acquis par la ville ne viennent en soutien à l’occupation illégale de la Palestine, ou d’autres territoires.

« Le Parti de la gauche socialiste de Norvège est un partisan de longue date du mouvement BDS ».

Tora Systad Tyssen, de l’association des ONG norvégiennes pour la Palestine (Fellesutvalget pour la Palestine) a déclaré :

« Le conseil municipal d’Oslo suit ceux de Trondheim, Tromsø, Vaksdal, Hamar, Lillehammer, et le conseil du comté de Nordland en interdisant tout commerce avec les colonies illégales israéliennes sur la terre palestinienne occupée. Il est encourageant et motivant de voir des conseils municipaux norvégiens adopter une position ferme en faveur des droits de l’homme et du droit international quand notre gouvernement actuel y faillit.

« Alors que notre gouvernement national recherche plus de commerce et de coopération avec Israël, le nouveau conseil municipal d’Oslo déclare clairement ne pas vouloir contribuer financièrement au vol à grande échelle des terres et ressources palestiniennes qu’est en train de commettre l’industrie coloniale en expansion d’Israël ».

Alys Samson Estapé, coordinatrice des campagnes européennes du Comité national palestinien du BDS (BNC) a déclaré :

« Nous nous félicitons de cette mesure juridiquement et moralement responsable prise par le conseil municipal d’Oslo. Les conseils municipaux montrent qu’ils ne se laissent pas découragés par la répression, et qu’ils continuent d’ouvrir la voie, en dépit de l’inaction des gouvernements nationaux. L’interdiction des biens et services issus des colonies illégales d’Israël est le moins que puissent promulguer les institutions gouvernementales afin de réduire leur complicité avec le régime israélien d’apartheid, de colonialisme de peuplement et d’occupation.   

« En plus d’une telle interdiction, le gouvernement norvégien devrait également adopter un embargo total sur le commerce direct et indirect des armes et sur la coopération militaire avec Israël et les entreprises israéliennes, afin de garantir le respect du droit international par les utilisateurs finaux.

« Le gouvernement irlandais examine actuellement le projet de loi relatif aux Territoires occupés, approuvé par les deux chambres du Parlement, qui interdirait à l’Irlande d’importer des produits venant des colonies de peuplement illégales d’Israël.

« En 2018, trois partis de droite avaient cherché à empêcher le boycott des colonies, à Trondheim et Tromsø. Cependant, le secrétaire d’État à au ministère des Affaires étrangères de Norvège, Audun Halvorsen, a porté un coup à ces tentatives, affirmant qu’un boycott des ‘biens et services produits dans les colonies ne va pas à l’encontre des engagements internationaux de la Norvège ».

Source: BDS Movement

Traduction : BP pour BDS FRANCE




Dites à Puma : « Je ne ferai pas partie de #PumaFam tant que Puma soutiendra les agressions d’Israël contre les familles palestiniennes »

Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) – 25 octobre 2019

Faites savoir au fabricant de vêtements de sport Puma que vous ne ferez pas partie de #PumaFam tant qu’il n’aura pas mis fin à son soutien aux colonies de peuplement israéliennes illégales qui poussent les familles palestiniennes hors de leurs terres.

Le 26 octobre, des organisations de plus de 20 pays ont participé à la 2e journée mondiale d’action #BoycottPuma.

Puma est le principal mécène de la Fédération d’Israël de football, laquelle regroupe les équipes des colonies de peuplement israéliennes, qui sont illégales et poussent les familles palestiniennes hors de leurs terres.

Les athlètes et les équipes palestiniens appellent au boycott de Puma jusqu’à ce qu’il mette fin à son soutien aux saisies illégales de terres par Israël.

Puma continue de revendiquer un « dévouement à une égalité universelle » et d’évoquer les valeurs de la « Famille Puma ».

Les colonies de peuplement illégales d’Israël qui s’agrandissent ont un impact dévastateur sur les familles palestiniennes.

Dites à Puma : « Je ne ferai pas partie de #PumaFam tant que Puma soutiendra les agressions d’Israël contre les familles palestiniennes. (tweet) »

L’occupation militaire d’Israël expulse les familles palestiniennes, avec les enfants, de leurs maisons pour faire la place à ces colonies de peuplement. Ses murs d’apartheid et check-points militaires coupent les familles de leurs terres et les unes des autres. Les démolitions de maison par Israël et ses expulsions forcées font que les familles palestiniennes vivent dans un état de terreur permanent.

Le logo emblématique du chat bondissant de Puma est devenu un symbole d’approbation pour les agressions d’Israël contre les familles palestiniennes.

Les défenseurs des droits humains à travers le monde se préparent pour plus de 50 actions dans les magasins, les bureaux et lors des matchs des équipes parrainées par Puma.

Rejoignez-les sur les médias sociaux pour promettre votre soutien à l’appel palestinien au #BoycottPuma.

 

Passez à l’action :

 

–     Tweetez à Puma : « Je ne ferai pas partie de #PumaFam tant que Puma soutiendra les saisies illégales israéliennes de la terre » ; 

–     Postez ce texte sur Facebook et Instagram avec l’image ci-dessus ou ci-dessous.

Puma soutien les colonies de peuplement d’Israël.

L’occupation militaire d’Israël force les familles palestiniennes à quitter leurs maisons pour laisser la place aux colonies de peuplement.

Je ne ferai pas partie de #PumaFam tant que @Puma soutiendra les saisies illégales israéliennes de la terre »

 

https://bdsmovement.net/pumafam

Les familles palestiniennes luttent contre l’occupation militaire israélienne pour un avenir de liberté, de justice, d’égalité et de dignité.

La « Famille Puma » tout entière devrait exhorter Puma à mettre fin à son soutien au régime raciste de l’apartheid israélien pour aider à faire de cet avenir une réalité.

ps : Possédez-vous Puma Sportswear ? Rejoignez #RebrandPuma !

 

Source: BDS Movement

Traduction : BP pour BDS France




Avez-vous des vêtements de sport de la marque Puma? Rejoignez #RebrandPuma!

25 octobre 2019

Par la Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël (PACBI)/
Si vous avez acheté du matériel Puma avant que l’entreprise ne décide de soutenir les colonies israéliennes illégales sur des terres palestiniennes volées, renommez-les en écrivant «Boycott» sur le logo!

Plus de 200 équipes sportives palestiniennes appellent Puma à mettre fin à son soutien à l’occupation militaire israélienne. L’année dernière, Puma est devenu le sponsor principal de l’Association de football israélienne (IFA), qui comprend des équipes installées dans des colonies  israéliennes illégales sur des terres palestiniennes volées.

Le parrainage de l’IFA par Puma donne à Israël le feu vert pour continuer à s’emparer de terres illégales pour chasser les familles palestiniennes de leurs terres.

Les partisans des droits de l’homme palestiniens qui avaient déjà acheté du matériel Puma avant l’accord de parrainage conclu entre Puma et l’IFA ont renommé leurs vêtements, chaussures, chapeaux et sacs Puma. En écrivant «Boycott» sur le logo Puma, ils annoncent leur soutien à l’appel des athlètes palestiniens.

#RebrandPuma!

Possédez-vous des vêtements de sport de marque Puma? Renommez-les!

Écrivez «Boycott» ou d’autres messages en faveur de la campagne au-dessus du logo Puma, ou tout simplement, collez-les sur le logo Puma. Faites une courte vidéo ou prenez-vous en  photo avec votre équipement Puma modifié et publiez-la sur les réseaux sociaux à l’aide du hashtag #RebrandPuma. Voir un exemple de tweet / post ci-dessous:

J’ai acheté du matériel @Puma avant que Puma ne décide de soutenir les colonies israéliennes illégales sur des terres palestiniennes volées.

Jusqu’à ce que Puma mette fin à la complicité dans l’occupation militaire israélienne, #RebrandPuma soutiendra les athlètes palestiniens appelant à #BoycottPuma.

Rejoignez-nous

Le 26 octobre, des groupes de 20 pays se joindront à la deuxième journée mondiale d’action organisée dans les points de vente, bureaux et matchs des équipes parrainées par Puma.

Rejoignez-les sur les médias sociaux avec #RebrandPuma!

Source: BDS movement




Les réponses du Comité national palestinien de BDS au rapporteur spécial des Nations Unies sur la liberté de religion ou de croyance

15 juillet 2019

Le mouvement BDS ne tolère aucun acte ou discours qui adopte ou promeut, entre autres, le racisme contre les Noirs, le racisme contre les Arabes, l’islamophobie, l’antisémitisme, le sexisme, la xénophobie ou l’homophobie.

Réponses, par Omar Barghouti au nom du Comité national palestinien de BDS (BNC), aux questions du Dr. Ahmed Shaheed, rapporteur spécial des Nations Unies sur la liberté de religion ou de croyance.

 

  1. Pourriez-vous, s’il vous plaît, expliquer les principaux objectifs et les activités du mouvement de Boycott, désinvestissement et sanctions ? Comment ces activités sont-elles menées ?

OB : Les objectifs du mouvement BDS, comme spécifié dans l’appel BDS lancé par la société civile palestinienne en 2005, sont : la fin de l’occupation de 1967 par Israël, l’égalité totale pour les citoyens palestiniens d’Israël, et le respect et la reconnaissance du droit au retour des réfugiés palestiniens, en accord avec la résolution 194 de l’Assemblée générale des Nations unies. Ces objectifs sont fermement basés sur le droit international.

L’appel BDS a été lancé lors du premier anniversaire de l’avis consultatif de la Cour internationale de justice condamnant comme illégal le mur d’Israël en territoire palestinien occupé et appelant les états tiers à ne pas reconnaître ses conséquences et à oeuvrer pour qu’il soit démantelé.

La majorité absolue de la société civile palestinienne soutient le mouvement BDS et reconnaît que les trois objectifs de l’appel BDS constituent les conditions minimales requises pour que le peuple palestinien exerce son droit inaliénable à l’auto-détermination.

Inspiré par le mouvement anti-apartheid sud-africain et le mouvement des droits civiques aux Etats-Unis, BDS appelle à des mesures non violentes pour amener Israël à respecter ses obligations selon le droit international. Ces mesures incluent des boycotts et des initiatives de désinvestissement contre les corporations et les institutions israéliennes ou internationales qui favorisent les violations par Israël des droits humains palestiniens. Elles incluent aussi des sanctions ciblées et légales par des organisations étatiques, inter-étatiques ou internationales, conçues pour mettre un terme aux violations par Israël du droit international.

  1. Basées sur la déclaration « Le racisme et la discrimination raciale sont l’antithèse de la liberté, de la justice et de l’égalité », quelles sont les garanties mises en place pour s’assurer que les activités du mouvement sont compatibles avec les standards internationaux sur les droits humains et ne constituent pas une forme d’incitation, quelle qu’elle soit, à la haine ou à la violence ?

OB : Le mouvement non violent BDS pour les droits palestiniens, ancré dans la Déclaration universelle des droits humains, considère son ensemble anti-raciste de principes comme un de ses piliers fondamentaux. Comme l’affirme le document de référence : « Le mouvement BDS ne tolère aucun acte ni discours qui adopte ou promeut, entre autres, le racisme contre les Noirs, le racisme contre les Arabes, l’islamophobie, l’antisémitisme, le sexisme, la xénophobie ou l’homophobie. »

En conséquence, le mouvement BDS ne cible personne à cause de son identité juive ou israélienne. Le mouvement BDS, au contraire, cible des institutions et des entreprises commerciales à cause de leur implication dans des violations flagrantes par Israël des droits palestiniens et du droit international. Nous ne travaillons pas pour ceux qui incitent à la haine, au fanatisme ou à la violence raciale.

Cet engagement éthique est fondé sur notre profonde conviction que la justice et les droits humains sont indivisibles et que toute haine, toute offense et tout fanatisme contre des groupes humains basés sur une identité de race, de genre, d’orientation sexuelle, de religion ou toute autre identité doivent être rejetés et combattus par tous les défenseurs des droits humains, indépendamment de l’identité des coupables ou des victimes.

Le mouvement BDS sensibilise constamment les gens sur sa déclaration principielle antiraciste dans ses campagnes ainsi que dans ses communications internes et externes et son expression dans les médias. Il s’associe aussi avec des mouvements progressistes, des syndicats, des groupes de foi, des groupes d’étudiants, des associations universitaires, des collectifs d’artistes, des groupes féministes et LGBTQI, qui partagent ses valeurs et ses principes antiracistes.

  1. Beaucoup de groupes juifs s’inquiètent de ce que BDS aille au-delà de la critique des politiques israéliennes et promeuve la diabolisation et la délégitimation d’Israël. Ils allèguent en particulier que BDS cherche à éliminer l’existence même d’Israël parce que la campagne ne soutient pas une solution à deux états. Comment répondriez-vous à ces inquiétudes ?

OB : Cette question est fondée sur le postulat que ceux qui sont opposés à la « solution à deux états » (telle qu’elle est définie par les Nations Unies, je suppose) cherchent en fait à « éliminer l’existence même d’Israël ». Toute personne ayant suivi les déclarations officielles du gouvernement d’extrême-droite d’Israël, y compris du Premier Ministre Benjamin Netanyahu et des ministres du gouvernement, du comité central du parti du Likoud au pouvoir, ainsi que des leaders de la majorité à la Knesset ne peut que reconnaître qu’Israël a exclu une solution à deux états. Il adopte de plus en plus la vision d’un « grand Israël » — une solution à un état d’apartheid.

Pendant la dernière campagne d’élection parlementaire en Israël, Netanyahu a promis de commencer à annexer la Cisjordanie et a à de multiples reprises incité à l’hostilité contre les citoyens palestiniens d’Israël, déclarant : « Israël n’est pas l’état de tous ses citoyens — Israël est l’état nation du peuple juif — et seulement cela ». Son gouvernement actuel est même plus extrême et intrinsigeant que le précédent, qui était le plus raciste de l’histoire d’Israël. Netanyahu, avec le soutien entier du gouvernement de Trump, a de fait déclaré la fin du paradigme à deux états, qui a été la pierre angulaire du processus de paix d’Oslo organisé par les Etats-Unis pendant près de trois décennies, en affirmant : « Toutes les colonies, sans exception, celles qui sont en blocs et celles qui ne le sont pas, doivent rester sous souveraineté israélienne ».

Le plus grand parti d’opposition en Israël, Bleu et Blanc, n’appuie pas davantage un état palestinien ou une solution à deux états en concordance avec les résolutions des Nations Unies. Cela veut dire que la majorité absolue à la Knesset aujourd’hui s’oppose à la solution à deux états.

Ceci étant donné, est-ce vous concluriez, à partir du même postulat, que le gouvernement et le parlement israéliens « cherchent à éliminer l’existence même d’Israël » ? En fait, c’est ce que certains généraux israéliens importants accusent plus ou moins le gouvernement d’extrême droite d’Israël de faire.

Indépendamment de cela, et comme cela est clairement indiqué sur le site web du mouvement, « le mouvement BDS ne soutient pas une solution spécifique au conflit et n’appelle pas à soutenir une solution à un état ou à deux états. BDS, au contraire, se focalise sur la réalisation des droits fondamentaux et l’implémentation du droit international ». Les Nations Unies ont caractérisé ces droits comme des « droits inaliénables du peuple palestinien », soulignant que « le respect total et la réalisation » de ces droits « sont indispensables pour la solution de la question palestinienne ». A ce titre, le mouvement BDS promeut l’obligation de rendre des comptes vis-à-vis d’obligations internationales qui doivent être respectées dans toute solution politique qui puisse conduire à une paix juste et durable.

Appeler à la liberté, à la justice et à l’égalité pour le peuple palestinien, comme le fait le mouvement BDS, ne peut raisonnablement ou logiquement être compris comme appeler à « éliminer » quoi que ce soit, sauf la soumission, l’injustice et l’inégalité.

C’est seulement si l’on suppose que l’existence même d’Israël est basé sur le maintien du régime actuel d’oppression coloniale, d’occupation militaire et d’apartheid que l’on pourrait accepter l’assertion, qui serait sinon illogique, de la question. Après tout, mettre fin à l’apartheid n’a pas « éliminé l’existence même de l’Afrique du Sud », pas plus que mettre fin au régime Jim Crow aux Etats-Unis n’a mis fin à leur existence même. Dans les deux cas, mettre fin à l’oppression a permis plus de liberté, plus de justice et plus d’égalité, et c’est exactement ce que BDS cherche.

 

  1. Dans la déclaration (voir question 2) ci-dessus, il était indiqué que « Nous rejetons le sionisme, en tant qu’il constitue le pilier idéologique raciste et discriminatoire du régime d’occupation, de colonialisme d’occupation et d’apartheid d’Israël qui a privé le peuple palestinien de ses droits humains fondamentaux depuis 1948 ». Pourriez-vous, s’il vous plait, expliquer ce que vous voulez dire et ce que vous comprenez par sionisme et si vous l’assimilez à du racisme et si oui en quoi ceci est différent d’être antisémite ?

OB : L’année dernière, plus de 40 groupes juifs internationaux, dont l’influent groupe Jewish Voice for Peace [Voix juive pour la paix] aux Etats-Unis, ont condamné l’amalgame entre « les critiques légitimes d’Israël et le plaidoyer en faveur des droits palestiniens avec de l’antisémitisme, comme moyen de supprimer les premiers ». Leur déclaration disait : « Cet amalgame mine à la fois la lutte palestinienne pour la liberté, la justice et l’égalité et la lutte mondiale contre l’antisémitisme. Il sert aussi à protéger Israël de devoir rendre des comptes vis-à-vis des standards universels des droits humains et du droit international ».

Jusqu’à ce que l’holocauste nazi contre les Juifs commence à se déployer à la fin des années 1930, la majorité absolue des communautés juives dans le monde rejetait le sionisme politique. Comme l’important philosophe Joseph Levine l’explique dans le New York Times :

« Les dix-huitième et dix-neuvième siècles furent la période d’« émancipation » des Juifs en Europe occidentale, celle pendant laquelle les murs des ghettos furent détruits et les Juifs se virent accorder les droits entiers de citoyenneté dans les états où ils résidaient. Les forces antisémites à cette époque, celles s’opposant à l’émancipation, étaient associées non à la négation de l’existence d’un peuple juif, mais à une insistance emphatique sur elle ! L’idée était que puisque les Juifs constituaient une nation propre, ils ne pouvaient être des citoyens loyaux d’un état européen. Les libéraux qui s’opposaient fortement à l’antisémitisme insistaient sur le fait que les Juifs pouvaient à la fois pratiquer leur religion et maintenir leurs traditions culturelles tout en gardant leur citoyenneté entière dans les états-nations variés dans lesquels ils résidaient ».

— En 1975, une large majorité de l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution qui mettait en lumière les liens entre le sionisme et l’apartheid en Afrique du Sud et condamnait le premier en tant que forme de racisme. Cela ne fut abrogé qu’en 1991 sous une intense pression américano-israélienne dans le contexte du « processus de paix » de Madrid.

— Récemment, Jewish Voice for Peace (JVP), la plus grande organisation juive progressiste dans le monde, a rendu publique une déclaration historique condamnant le sionisme. Elle disait :

« Bien qu’il ait historiquement de nombreuses souches, le sionisme qui s’est implanté et existe aujourd’hui est un mouvement colonialiste, établissant un état d’apartheid dans lequel les Juifs ont plus de droits que d’autres. Notre propre histoire nous enseigne à quel point ceci peut être dangereux. La dépossession des Palestiniens et l’occupation viennent de sa conception même. Le sionisme a signifié un traumatisme profond pour des générations, séparant systématiquement les Palestiniens de leurs maisons, de leurs terres, et les uns des autres. Le sionisme, en pratique, a provoqué des massacres du peuple palestinien, la destruction d’anciens villages et de champs d’oliviers, la séparation de familles vivant à seulement quelques kilomètres de distance par des checkpoints et des murs, des enfants s’accrochant aux clés de maisons dont leurs grands-parents ont été exilés par la force. »

Réfléchissant sur le dommage que le sionisme a causé aux communautés juives, la déclaration de JVP dit :

« En partageant nos histoires les uns avec les autres, nous voyons les manières dont le sionisme a aussi causé du tort au peuple juif. Beaucoup d’entre nous ont appris du sionisme à traiter nos voisins avec suspicion, à oublier la façon dont les Juifs ont construit des foyers et des communautés quel que soit l’endroit où nous nous trouvions. Les Juifs ont eu de longues histoires intégrées au monde arabe et à l’Afrique du Nord, vivant au milieu des musulmans et des chrétiens, et partageant communauté, langage et coutumes avec eux, pendant des milliers d’années. En créant une hiérarchie raciste avec les Juifs européens au sommet, le sionisme a effacé ces histoires et détruit ces communautés et ces relations ».

— Les Palestiniens, les Arabes et de nombreux progressistes considèrent le sionisme comme une idéologique politique raciste qui a formé l’échafaudage idéologique de la dépossession colonialiste du peuple palestinien et la Nakba israélienne en cours. Ceci se base sur les faits suivants :

  1. L’idéologie raciste du nationalisme et du colonialisme européens chauvins de la fin du 19e siècle a été adoptée par le courant dominant du mouvement sioniste (Organisation sioniste mondiale, Agence juive, Fonds national juif, etc.) pour justifier son projet colonial d’un état juif d’exclusion en Palestine (i.e. dans la région de l’actuel Israël et des territoires palestiniens occupés) et pour recruter un soutien politique à son profit, aux dépens des Arabes palestiniens autochtones.
  2. Le sioniste politique laïc a traduit d’anciennes notions spiritualo-religieuses des Juifs comme « peuple élu » et « Eretez Israël » en un programme colonial raciste, qui —basé sur la doctrine que les Juifs étaient une nation séparée en termes politiques, avec des revendications supérieures sur la Palestine — appelait à « sauver » la Palestine, déclarée être « une terre sans peuple ».
  3. La réalisation de ce projet colonial a été poursuivie avec le soutien des puissances impériales occidentales (particulièrement la Grande-Bretagne et les Etats-Unis) et plus tard des Nations Unies, par une politique et des pratiques de colonisation et de transfert de population. Les traits principaux de ce projet étaient la colonisation massive d’immigrants juifs en Palestine, particulièrement au pic du génocide nazi contre les Juifs européens, et le transfert forcé d’une majorité de la population autochtone palestino-arabe.
  4. Le projet sioniste du nettoyage ethnique planifié a commencé bien avant l’éclatement du conflit armé de 1948, mais il fut accompli principalement pendant le conflit armé, et sous son prétexte. De 750000 à 900 000 Palestiniens autochtones furent déplacés de force et quelque 500 communautés palestiniennes furent dépeuplées par les milices sionistes et — à partir du 15 mai 1948 — par l’armée de l’état d’Israël, pour faire place au nouvel état juif d’exclusion sur 78% de la Palestine d’avant guerre.
  5. Le sionisme continue à jouer un rôle profond dans la Nakba actuelle puisqu’il a été transformé en lois et en politiques de l’état d’Israël qui constituent le régime actuel d’occupation militaire, de colonialisme et d’apartheid. Depuis 1948, les législateurs et les gouvernements israéliens, en conjonction avec des organisations sionistes mondiales et leurs filiales, ont établi et développé un régime de discrimination raciale et de suprématie juive institutionnalisées qui dépossède systématiquement le peuple palestinien autochtone, le prive de ses droits et maintient pour lui un statut inférieur. Au moyen de ce régime, l’état d’Israël continue d’assurer sa mainmise sur une quantité maximale de terres palestiniennes avec un nombre minimal de Palestiniens, par la colonisation, le déni du droit de retour des réfugiés et le transfert forcé graduel de population qui est en cours.
  6. Comme le professeur Daniel Blatman, historien de l’ère de l’holocauste à l’université hébraïque de Jérusalem et historien en chef du Musée du ghetto de Varsovie, l’a écrit récemment dans Haaretz :

« Le mouvement nazi, comme nous le savons, a flirté quelque peu avec le sionisme dans les années 1920 et 1930. Alfred Rosenberg, un des principaux idéologues nazis, a écrit à l’époque sur la nature du mouvement sioniste, et sur ce que devait être l’attitude correcte du mouvement nationaliste allemand envers lui. Dans son livre de 1920 « Die Spur » (« La Trace », la piste des juifs à travers les âges), Rosenberg suggérait d’encourager et de soutenir le mouvement sioniste allemand afin de promouvoir un exode des Juifs allemands vers la Palestine. Il notait que les sionistes étaient un groupe doté d’un potentiel de coopération à court terme avec l’Allemagne national-socialiste, puisque les deux avaient un intérêt à stopper l’assimilation et l’intégration des Juifs et à promouvoir l’émigration juive.

Rosenberg planifiait aussi d’utiliser les revendications juives comme une justification juridique pour dénier aux Juifs allemands leurs droits civiques et prouver que les Juifs eux-mêmes soutenaient aussi cette idée. La revendication sioniste selon laquelle il y avait une communauté juive séparée avec ses intérêts propres uniques culturels et nationaux, qui n’étaient pas identiques à ceux des autres Allemands, était aussi en accord avec la politique nazie dont l’implémentation commença après 1933. »

  1. Quels sont vos commentaires par rapport aux critiques des états et/ou d’autres parties prenantes disant que le mouvement BDS est antisémite et que le mouvement a conduit à une augmentation de l’antisémitisme dans différents pays du monde entier ?

OB : Israël, ses groupes de pression et d’autres anti-Palestiniens répandent désespérément cette accusation infondée sans aucune évidence, précisément parce que BDS s’est constamment opposé au racisme et à la haine anti-juifs depuis sa création et qu’il a gagné un soutien juif significatif dans le monde entier. BDS est aujourd’hui soutenu par un nombre en croissance rapide de Juifs de la génération du millénaire, qui ne peuvent réconcilier leurs valeurs progressistes avec ce que le sionisme et Israël représentent aujourd’hui. Le soutien pour BDS augmente également parmi des universitaires, des écrivains, des réalisateurs, des philosophes et des défenseurs des droits humains juifs de premier plan.

Affirmer que boycotter Israël est intrinsèquement antisémite n’est pas seulement une propagande infondée. Cela assimile de manière absurde Israël avec « tous les Juifs ». C’est aussi fanatique que d’affirmer que boycotter un état qui se définit comme islamique comme l’Arabie saoudite, disons, à cause de sa discrimination légale contre les femmes ou ses crimes de guerre au Yémen serait nécessairement islamophobe.

Israël et ses groupes de pression, en réponse, ont aggressivement promu une définition nouvelle et révisioniste de l’antisémitisme qui vise à protéger Israël de rendre des comptes à propos des standards universels des droits humains et du droit international. »

En mai 2019, plus de 240 universitaires juifs et israéliens, beaucoup d’entre eux étant des spécialistes distingués de l’antisémitisme, de l’histoire juive et de l’histoire de l’holocauste, ont rendu publique une déclaration condamnant une résolution du Bundestag allemand qui diffame comme antisémite le mouvement BDS pour les droits palestiniens. De manière cruciale, leur déclaration accuse la résolution allemande de ne rien faire pour « avancer la lutte urgente contre l’antisémitisme ». La déclaration dit :

« [Nous] rejetons tous l’allégation trompeuse selon laquelle BDS en tant que tel est antisémite et maintenons que les boycotts sont un outil légitime et non-violent de résistance. Nous, qui comprenons des chercheurs spécialistes reconnus sur l’antisémitisme, affirmons qu’on devrait être considéré comme antisémite selon le contenu et le contexte de ses mots et de ses actions — qu’ils viennent de personnes soutenant BDS ou non. Il est regrettable que la motion adoptée ignore l’opposition explicite du mouvement BDS à ‘toutes les formes de racisme, y compris l’antisémitisme’.

Le mouvement BDS cherche à influencer les politiques du gouvernement d’un état qui est responsable pour l’occupation et l’oppression actuelles du peuple palestinien. De telles politiques ne peuvent être à l’abri de la critique. Dans ce contexte, il faudrait aussi remarquer que beaucoup d’individus et de groupes juifs et israéliens soit soutiennent BDS explicitement soit défendent le droit à le soutenir. Nous considérons qu’il est inapproprié et choquant que les institutions gouvernementales et parlementaires allemandes les étiquètent comme antisémites. »

En prenant l’Allemagne comme étude de cas, le gouvernement a communiqué, un jour seulement avant la résolution du Bundestag mentionnée plus haut, une étude soulignant que 90% des attaques antisémites — et des autres attaques racistes ou xénophobes — en Allemagne viennent de l’extrême-droite. Ces 90% viennent du groupe de ceux votant pour Alternative für Deutschland (Alternative pour l’Allemagne, AfD), le parti qui a proposé une résolution encore plus antidémocratique, celle de mettre le mouvement BDS hors-la-loi.

Nous condamnons fermement et systématiquement l’antisémitisme comme toute autre forme du racisme et appelons les décideurs à affronter ceux qui en sont responsables, au lieu de les protéger en ciblant le mouvement antiraciste BDS.

Finalement, la revendication simpliste d’Israël de lutter contre l’antisémitisme est en fait minée par son déplacement marqué vers le camp de l’extrême-droite et par ses alliances avec des forces xénophobes et ouvertement antisémites aux Etats-Unis, en Europe, au Brésil et ailleurs.

  1. La campagne offre-t-elle des directives sur la façon dont on peut discuter les objectifs du mouvement BDS en évitant la promotion de narratifs et de clichés antisémites ? Si vous découvriez que certaines des activités de votre mouvement au-delà de la Palestine étaient de fait antisémites ou incitaient à la haine et à la violence, que seraient/que pourraient être les mesures prises par BNC pour stopper ces actes. Y-a-t-il un exemple où vous condamnez ou sanctionnez de tels actes à l’intérieur du mouvement ?

OB : Le comité national palestinien de BDS (BNC), la plus grande coalition de la société civile palestinienne, qui dirige le mouvement mondial BDS pour les droits palestiniens, rejette catégoriquement toute expression de racisme, y compris l’antisémitisme. Il affiche de manière bien visible sur son site web ses directives pour les groupes qui utilisent l’acronyme BDS ou affirment faire partie du mouvement. Ces directives déclarent qu’il est attendu des partenaires BDS de « se conformer à l’engagement du mouvement BDS pour la nonviolence ainsi qu’à ses principes éthiques et antiracistes ».

Les directives indiquent également :

« Tout groupe qui propage ou tolère des formes d’expression ou des activités en conflit avec les principes d’antiracisme et de non-violence du mouvement ou qui sabote les droits palestiniens indiqués dans l’appel BDS ne peut faire partie du mouvement BDS et sera considéré comme extérieur au mouvement BDS et il lui sera demandé par le BNC de ne plus utiliser l’acronyme BDS ni de revendiquer une quelconque affiliation avec le mouvement ».

« Tout groupe qui est affilié à un groupe ou une organisation qui sont connus pour tolérer des opinions en conflit avec les directives éthiques du mouvement BDS ou avec ses principes antiracistes ne peut faire partie du mouvement BDS et il lui sera demandé d’enlever l’acronyme BDS de son nom et de son logo. »

« Si un groupe discrédite l’un des principes éthiques et antiracistes du mouvement BDS, le BNC demandera en privé au groupe d’abandonner l’acronyme BDS et de cesser de se présenter comme faisant partie du mouvement BDS. Si le groupe ne tient pas compte de la requête du BNC dans un laps de temps donné, le BNC condamnera publiquement le groupe et distanciera de lui le mouvement BDS. »

Dans les 14 ans depuis que BDS a été lancé, de telles infractions ont été extrêmement rares. Cependant, à chaque fois qu’elles ont été détectées, le BNC a agi rapidement et résolument pour condamner et sanctionner les groupes et les individus qui affirment soutenir BDS tout en exprimant des opinions racistes, y compris envers des Juifs parce qu’ils sont juifs. Un exemple récent est celui d’un groupe au Maroc qui s’appelait « BDS Casablanca ». Quand le BNC a découvert par nos partenaires au Maroc que ce groupe avait posté/reposté des contenus antisémites sur sa page Facebook, nous avons immédiatement réclamé un rendez-vous vidéo en urgence avec eux et leur avons demandé : a. d’enlever immédiatement tout contenu antisémite et b. de poster la déclaration antiraciste des principes de BNC et d’éduquer leurs supporters à ce propos. Nous leur avons donné une date limite pour le faire. Comme ils ne l’ont pas respecté, nous avons rendu publique une déclaration sur notre compte Facebook (en arabe) condamnant leurs expressions de racisme et affirmant clairement qu’ils ne « font pas partie du mouvement BDS ». Ceci a contribué à les discréditer au sein de leur base de supporters.

  1. Nous avons reçu plusieurs exemples de caricatures publiés par l’ONG palestinienne BADIL présumée mener des campagnes internationales BDS. Un des exemples est la caricature de 2010 qui incluait un homme juif, revêtu d’un costume hassidique traditionnel, avec un nez crochu et des mèches de cheveux latérales. Il se tient sur le dessus d’une boîte ornée d’étoiles juives, écrasant à mort un enfant, et tenant des clés marquées « US » et « UK » [pour « Etats-Unis » et « Royaume-Uni » respectivement] et une fourche stylisée en forme de ménorah dégoulinante de sang, tandis que des crânes couvrent le sol. Regardez, s’il vous plait, la photo jointe. Quelle est votre opinion là-dessus ?

OB : Le BNC condamne sans équivoque ce dessin comme antisémite et comme une déformation raciste de la réalité du régime d’oppression du peuple palestinien par Israël. A notre avis, ce dessin et d’autre matériel semblablement antisémite ne devraient jamais avoir été publiés. Cette opinion est aussi partagée par BADIL, qui, en 2010 déjà, a immédiatement enlevé le dessin de son site web, a publié des excuses et a adopté un protocole qui empêche la répétition de telles erreurs (voir point 4, règles et régulations, al Awda Award). Pour autant que nous sachions, cette terrible erreur n’a jamais été répétée depuis.

Le dessin avait été sélectionné pour publication dans le contexte d’une compétition publique, non par BADIL, mais par un jury indépendant qui était clairement malavisé et irresponsable.

Par contraste, le gouvernement israélien a récemment produit une vidéo promotionnelle pour l’Eurovision à Tel Aviv dont la teneur incluait de façon flagrante des aspects antisémites (décrivant les Juifs comme « avides ») et il n’a toujours pas, ni retiré cette vidéo ni présenté des excuses pour elle.

L’année dernière, Yair Netanyahu, le fils du premier ministre israélien et une étoile montante de la droite, a posté une caricature sans conteste antisémite attaquant le philanthrope juif-américain George Soros. Aucune excuse ou rétractation n’a été pour le moment publiée par Netanyahu. Au contraire, selon un magazine suisse, les proches conseillers du premier ministre Netanyahu ont admis avoir fait naître contre Soros la théorie antisémite du complot que le président xénophobe de la Hongrie, Orban, a adoptée plus tard.

  1. Pourriez-vous fournir plus d’information sur les cas que vous avez présentés à des tribunaux européens pour contester les accusations fausses et diffamatoires d’antisémitisme contre le mouvement BDS? Y-a-t-il eu une décision et pourriez-vous commenter le jugement du tribuanl, s’il vous plaît ?

OB : Il y a un large consensus dans la communauté des experts juridiques et des experts sur les droits civiques et humains aux Etats-Unis et en Europe que les accusation fausses et diffamatoires d’antisémitisme et les mesures restrictives et punitives contre le mouvement BDS qui y sont associées violent constitutionnellement des droits protégés, en particulier le droit fondamental à la liberté d’expression.

Aux Etats-Unis, les juristes de Palestine Legal, de l’Union américaine pour les libertés civiques (American Civil Liberties Union, ACLU), le Centre pour les droits constitutionnels, la Guilde nationale des avocats et d’autres ont défendu le droit au boycott, sur ces bases, par une défense para-juridique et des procès devant les tribunaux. L’information sur la première décision par un tribunal américain qui affirme que les boycotts pour les droits palestiniens sont protégés par le Premier Amendement [de la constitution des Etats-Unis] est disponible ici. Des exemples d’autres cas contestés par les juristes aux Etats-Unis peuvent être trouvés ici.

En Europe, plus de 200 chercheurs en droit et juristes ont appelé les gouvernements à respecter le mouvement BDS comme un mouvement légitime en faveur des droits palestiniens. En 2016, Federica Mogherini a écrit au nom de la Commission européenne : « L’Union européenne tient fermement à protéger la liberté d’expression et la liberté d’association en conformité avec la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, qui est applicable sur le territoire des états membres de l’Union européenne, y compris vis-à-vis des actions BDS menées sur ce territoire ».

Les gouvernements des Pays-Bas, de Suède et d’Irlande, les parlements d’ Espagne et de Suisse, l’Internationale socialiste et des organisations majeures des droits humains, dont la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et Amnesty International ont tous soutenu le droit pour BDS d’appeler à soutenir les droits garantis par les Nations Unies du peuple palestinien.

Depuis le début 2019, le Centre européen de soutien juridique (European Legal Support Center, ELSC) — une initiative du Forum des droits aux Pays-Bas, de la société civile palestinienne et d’experts en droit européens — a prêté assistance à des juristes dans des pays européens pour défendre des individus et des organisations qui font face à des accusations fausses et diffamatoires d’antisémitisme et à la répression à cause de leur soutien pour les droits palestiniens et particulièrement pour les activités de BDS destinées à obtenir ces droits.

En Allemagne, où la répression de la solidarité avec le peuple palestinien est particulièrement sévère, une action en justice, en collaboration avec des juristes locaux, a jusqu’à présent résulté en une décision de la Haute Cour administrative de Basse Saxe. Dans son jugement, la Cour a expliqué que : 1) puisque l’accusation d’antisémitisme représente une allégation très sérieuse, la charge de la preuve réside dans la partie jetant l’accusation ; et 2) l’examen de la Cour n’a produit aucune évidence que le demandeur ou la campagne BDS ait violé les principes de l’ordre libéral-démocrate. Par conséquent, la Cour a ordonné à la Ville d’Oldenburg de fournir les salles demandées et BDS Oldenburg a été capable d’organiser les événements de l’Israëli Apartheid Week [Semaine contre l’apartheid israélien] dans un espace public. La Ville a été aussi contrainte de couvrir les frais juridiques du demandeur pour les deux procédures. Une copie de la décision de la Cour (en allemand) est ici. Plus d’information à propos du ELSC et de cette décision de la Haute Cour administrative de Basse Saxe est disponible ici. Vous pouvez aussi contacter les juristes de l’ELSC directement en écrivant à : elsc@rightsforum.org.

Source: BDS movement

Traduction:  CG pour BDS France

 




Agissez pour mettre fin à l’apartheid climatique d’Israël envers les Palestiniens

Chers sympathisants, chères sympathisantes

Nous participons à la semaine mondiale d’actions pour le climat (20-27 septembre) en exigeant la fin de l’utilisation des combustibles fossiles, la justice climatique pour tous, et une action gouvernementale au sommet des Nations unies pour le climat.

La crise climatique de plus en plus catastrophique, aggravée par les inégalités globales, est le fruit de la complicité de grandes sociétés et de gouvernements qui placent le profit avant les gens et la planète.

Celles et ceux qui détiennent le moins de pouvoir sont les plus affectés par la crise climatique. Ne contrôlant ni leur territoire ni leurs ressources naturelles, les Palestiniens indigènes soumis au régime répressif d’Israël subissent un apartheid climatique.

Les firmes multinationales investissent dans les combustibles fossiles ainsi que dans l’oppression du peuple palestinien par Israël, le pillage des ressources naturelles palestiniennes et l’exploitation des terres palestiniennes.

Menez deux actions sans délai :

  1. Cliquez ici pour dire à la banque britannique HSBC de cesser de financer la répression israélienne et l’industrie des combustibles fossiles
  2. Cliquez ici pour dire à AXA, géant français des assurances, de désinvestir du régime colonial d’Israël et des combustibles fossiles qui détruisent la planète

La pollution de l’eau, de l’air et des sols causée par le blocus israélien de Gaza et les guerres menées par Israël contre Gaza empoisonnent la vie de ce territoire. Dans le reste des territoires palestiniens occupés, Israël vole la terre et l’eau palestiniennes, et détruit des oliviers centenaires et des installations d’énergie solaire.

Israël s’efforce de repeindre son image en vert. Cependant Israël exploite d’importants gisements de gaz à des fins d’exportation, et 97,7% de sa production d’électricité provient de combustibles fossiles. La guerre, activité régulière du gouvernement israélien, est l’une des industries les plus polluantes du monde.

Les combats contre le racisme et la militarisation, pour le climat, pour la justice économique et sociale sont profondément interconnectés. Participez, là où vous vous trouvez, aux actions de la semaine pour le climat, et agissez pour mettre fin à l’apartheid climatique d’Israël envers les Palestiniens.

En solidarité,

Comité national palestinien pour le BDS (BNC)

Source : BDS movement

Traduction SM pour BDS France




Boycottez AnyVision : société israélienne de surveillance par une reconnaissance visuelle « testée sur le terrain »

Comité national palestinien du BDS/Israël, États-Unis – 30 août 2019

Le Comité national palestinien du BDS (BNC) appelle au boycott d’AnyVision, société israélienne de technologie de reconnaissance visuelle, en raison de sa complicité irréfutable dans l’occupation et la répression israéliennes des Palestiniens.

AnyVision tire profit des violations, par Israël, des droits humains des Palestiniens et elle exporte sa technologie de surveillance répressive dans le monde entier.

Avec des bureaux à Tel Aviv, New York, Mexico, Londres, Belfast et Singapour, la société a été fondée en 2015 et rapidement, elle a obtenu des investissements, des contrats et des coentreprises avec l’armée israélienne, des gouvernements et des sociétés internationales.

Human Rights Watch a demandé à Microsoft de reconsidérer ses investissements dans AnyVision étant donné « le risque pour les droits de l’homme d’être associés à un investissement dans une société qui fournit une technologie (de reconnaissance visuelle) à une puissance occupante ». AnyVision viole les propres principes de Microsoft sur la reconnaissance visuelle car elle fournit une technologie qui est utilisée pour une surveillance illégale.

HPE, qui fournit des serveurs au bureau de l’état civil d’Israël pour le contrôle de la population, un pilier de son système d’apartheid, utilise la technologie de reconnaissance visuelle d’AnyVision dans ses serveurs.

Telefónica, société transnationale espagnole de télécommunications, et G4S, utilisent également la technologie d’AnyVision. La ville de Nice, en France, surveille les citoyens avec AnyVision et l’été dernier, l’entrée du stade de Londres était surveillée par AnyVision.

Donner les moyens d’occuper

AnyVision joue un rôle direct dans l’occupation militaire de la Cisjordanie palestinienne, qui comprend le mur illégal et les check-points militaires d’Israël. Selon l’armée israélienne, AnyVision entre dans « un programme de renforcement » des check-points militaires en Cisjordanie par l’ajout d’une technologie pour de nouveaux « postes d’identification et d’inspection ». AnyVision entretient également des caméras pour l’armée israélienne au cœur de la Cisjordanie afin d’espionner les Palestiniens et de permettre à l’armée israélienne de prendre les civils pour cibles en toute illégalité.

AnyVision se vante d’être une société de « concepteurs d’intelligence artificielle et de vétérans de la sécurité », ayant plus de 20 ans d’ « expérience de terrain ». Le président d’AnyVision, Amir Kain, est un ancien chef du département Sécurité au ministère israélien de la Défense. L’un de ses conseillers, Tamir Pardo, est un ancien chef du Mossad, l’agence de renseignement d’Israël.

Le ministère de la « Défense » d’Israël est responsable de la perpétration de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité répétés dans le territoire palestinien, incluant des massacres à Gaza et un nettoyage ethnique à Jérusalem. Le Mossad est un organisme criminel qui permet directement de violer le droit international et les droits de l’homme des Palestiniens par des opérations secrètes illégales et des exécutions extrajudiciaires.

Le gouvernement israélien soutient systématiquement les sociétés privées qui, à des fins lucratives, exportent sa technologie et ses tactiques répressives. Les profits tirés de cette affaire infecte servent à compenser les dépenses militaires d’Israël et les autres coûts de son régime d’apartheid.

Exporter la répression

Les organisations de défense des droits civils et des universitaires aux États-Unis ont donné l’alarme sur l’utilisation de la reconnaissance visuelle. L’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) a mis en garde contre cette technologie qui a « d’énormes implications sur les libertés civiles » et le juriste Woodrow Hartzog l’a décrite comme « le mécanisme de surveillance le plus dangereux jamais inventé ».

Le Comité national palestinien du BDS (BNC) appelle les personnes de conscience à boycotter AnyVision, et à s’en désinvestir, jusqu’à ce qu’elle mette fin à ses violations des droits de l’homme dans le monde. En particulier, nous appelons à faire pression sur Microsoft pour qu’elle abandonne sa relation honteuse avec AnyVision et son investissement dans cette société alors qu’ils violent les propres principes de Microsoft sur la reconnaissance visuelle.

Le mouvement BDS a aussi appelé au boycott des sociétés HP en raison de leur complicité profonde dans les violations des droits de l’homme des Palestiniens. Leur complicité se trouve aujourd’hui extrême étant donné leur collaboration avec AnyVision.

Nous appelons les institutions académiques et les universitaires de conscience à s’abstenir de collaborer avec AnyVision afin de ne pas conférer une légitimité scientifique à de graves violations du droit international.

Source : BDS movement

Traduction : JPP pour BDS France

 




Solidarité et unité dans l’opposition à la militarisation mondiale : déclaration du BNC sur le Cachemire

Le 12 août 2019 / Par le Comité National BDS (BNC) palestinien / Inde

Dans ce moment grave, nous sommes solidaires de la population du Cachemire. Nos oppresseurs sont unis et nos luttes seront plus fortes si nous aussi nous unissons.

 

Le Comité National palestinien de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), coalition la plus large de la société palestinienne, partagent le choc et la colère de la population du Cachemire et des forces démocratiques de l’inde et du monde entier devant la décision autoritaire du gouvernement indien dirigé par le Parti Bharatiya Janta (BJP) d’annuler effectivement du jour au lendemain la relative autonomie de l’État de Jammu et du Cachemire. Nous dénonçons l’utilisation croissante des paradigmes et de la politique à l’israélienne par l’actuel gouvernement indien.

En introduisant par décret présidentiel des changements juridiquement douteux dans la constitution indienne, le gouvernement de droite à Delhi a encore plus sapé les droits internationalement reconnus de la population du Cachemire, et en particulier son droit à décider démocratiquement de son avenir, sans qu’elle soit ni informée, ni consentante.

Le gouvernement indien a imposé cette décision le 5 août tout en gardant le Cachemire coupé du monde, les lignes téléphoniques et internet étant fermés, ses dirigeants politiques placés en résidence surveillée, et ses rues mises sous un strict couvre-feu renforcé par un déploiement massif de l’armée et les forces paramilitaires et de police.

La vallée du Cachemire faisait déjà partie des zones les plus militarisées du monde et maintenant, près d’un million de personnes armées y sont déployées pour imposer l’ordonnance du gouvernement. Le couvre-feu et le black-out sur la communication sont toujours en place une semaine plus tard. Vendredi, les premiers rapports sur les manifestations massives à Srinagar sont arrivés, et on y fait état de l’utilisation de gaz lacrymogènes et de tirs à balles réelles par le personnel de sécurité indien. Des journalistes en visite ont rencontré dans les hôpitaux des victimes blessées par des fusils à plombs qui, pour certains, allaient étudier ou faisaient du pain dans leur boutique lorsqu’ils ont été atteints.

Les histoires d’atrocités et de violations des droits de l’Homme ne sont pas nouvelles au Cachemire. Des associations de défense des droits de l’Homme ont enregistré des cas d’assassinats extrajudiciaires, de détention arbitraire, de torture, de viols, de disparitions forcées, d’aveuglements massifs et de répression de manifestations et d’expression démocratique, parallèlement à l’immunité des forces armées depuis plus de 30 ans. Le Cachemire a été prévu comme un point de discorde entre les deux Etats nucléaires, l’Inde et le Pakistan, et jamais en tant que peuple avec ses propres aspirations et les droits stipulés par l’ONU.

Pas plus tard qu’en 2018, le Bureau du Haut Commissaire aux Droits de l’Homme des Nations Unies a émis un rapport complet sur la situation au Cachemire exigeant l’accès à une enquête indépendante, que l’Inde a refusé en parlant d’un « récit mensonger ».

En tant que Palestiniens, nous ressentons profondément les souffrances de la population du Cachemire sous répression militaire qui, très souvent, ressemble aux formes israéliennes d’assujettissement et de contrôle. Aujourd’hui, le gouvernement de Modi s’est littéralement inspiré du projet colonial d’Israël pour permettre des changements démographiques forcés sur le terrain. Les changements constitutionnels introduits par le gouvernement du BJP mettent au rebut la capacité de l’État du Jammu et Cachemire de créer ses propres lois au sujet de la propriété, de l’emploi, de la résidence, etc.. Cette disposition ayant disparu et New Delhi appelant déjà à des investissements privés, la nature démographique de la région est prête à un remaniement permanent, prenant exemple sur les Israéliens qui créent ‘des faits accomplis sur le terrain’ avec leurs colonies illégales de peuplement dans le territoire palestinien occupé.

S’inspirer du colonialisme de peuplement israélien n’est que le dernier renforcement des liens et de l’admiration de l’Inde dirigée par Modi pour l’Israël d’apartheid. Comme nous avons pu l’observer au cours des années, l’Inde emprunte la méthodologie et l’idéologie d’Israël et utilise les armes israéliennes pour contrôler le Cachemire. En 2014, le ministre de l’Intérieur du gouvernement du BJP, Rajnath Singh, est allé en Israël et a dit qu’il était « impressionné par la barrière électronique qui maintient sous blocus deux millions de Palestiniens à Gaza. Une barrière similaire est déjà en cours de déploiement le long de la Ligne de Contrôle entre l’Inde et le Pakistan. L’inde est le plus grand importateur mondial d’armes israéliennes. Les fusils Tavor, symbole même de la botte militaire dans la vallée du Cachemire, et les drones, que l’Inde déploie pour contrôler la région, sont fabriqués par Israël. Des délégations militaires israéliennes sont allées au Cachemire pour entraîner les troupes indiennes.

 Benjamin Netanyahu s’apprête à aller à nouveau en Inde en septembre, et de gros contrats d’armement seront à nouveau sur la table, comme ils l’étaient lors de la précédente rencontre. Les armes israéliennes qu’utilise l’Inde pour opprimer les habitants du Cachemire ont été testées sur le terrain sur les corps des Palestiniens.

 Notre campagne pour un embargo militaire total sur Israël est donc directement lié à l’opposition à la militarisation mondiale, y compris la militarisation du Cachemire.

 Dans les circonstances graves d’aujourd’hui, nous sommes solidaires de la population du Cachemire. En Inde et à travers le monde, des forces de conscience s’opposent à ce mouvement qui abroge l’autonomie limitée de Jammu et du Cachemire. Nous ne devons pas rester silencieux devant cette injustice historique que le gouvernement dirigé par le BJP a imposée au Cachemire. Nos oppresseurs sont unis et nos luttes seront plus solides si nous aussi nous nous unissons.

 Nous appelons à une pression internationale sur le gouvernement indien pour qu’il révoque ses dernières mesures qui violent les droits de la population du Cachemire selon le droit international et qu’il reconnaisse et respecte ces droits. Nous en appelons aux gens de conscience en Inde, dont les dirigeants ont autrefois été un fer de lance du mouvement mondial des non alignés et de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, pour qu’ils travaillent à mettre fin à l’alliance militaire et sécuritaire de l’Inde avec Israël. Ceci non seulement mettrait fin à la complicité honteuse de l’Inde dans la répression de la liberté, de la justice et de l’égalité des Palestiniens, mais cela bénéficierait aussi à la lutte pour les droits de la population du Cachemire, ainsi qu’aux combats pour une justice sociale et économique du peuple indien.

 

Source : BDS movement

Traduction : J. Ch. pour BDS France

 

 

 




Pas d’impunité pour le nettoyage ethnique à Jérusalem – Boycottez Israël, maintenant !

25 juillet 2018

Israël a commis son plus grand crime de nettoyage ethnique depuis 1967, en détruisant les maisons de centaines de familles palestiniennes à Wadi Hummus, Jérusalem-Est occupée. Notre réponse la plus efficace, c’est le BDS.

Lundi, Israël a commis son plus grand crime de nettoyage ethnique depuis 1967, contre le quartier palestinien de Wadi Hummus dans Jérusalem-Est occupée. Lors d’un raid de l’armée lancé à l’aube, les soldats israéliens ont détruit, en seulement quelques heures, les maisons de centaines de familles palestiniennes. Cette attaque intervient presque immédiatement après qu’un tribunal militaire israélien eut autorisé les démolitions. Cent seize autres maisons sont sous la menace imminente de démolitions à Wadi Hummus.

L’importance du crime ne réside pas seulement dans sa seule ampleur.

Si les démolitions agressives des maisons par Israël ne sont pas arrêtées maintenant, d’autres communautés palestiniennes vont suivre. Rien qu’à Jérusalem, au moins un tiers de toutes les maisons palestiniennes risquent la démolition. Cela signifierait le déplacement forcé de quelque 100 000 Palestiniens. Dans la périphérie de Jérusalem, 46 communautés bédouines palestiniennes se battent depuis des années contre la menace de leur expulsion.

En mobilisant le pouvoir populaire, il est possible d’entraver la capacité d’Israël à nettoyer ethniquement la population palestinienne autochtone de Jérusalem et à confiner de force les Palestiniens dans des bantoustans façonnés par son mur et ses colonies illégaux.

Il y a des années qu’Israël a mis Wadi Hummus dans une situation grotesque. La plus grande partie des terres où des maisons palestiniennes ont été construites sont en Zones A et B, selon le zonage des Accords d’Oslo, et donc sous le contrôle administratif de l’Autorité palestinienne (AP). Pourtant, le mur a de facto annexé la zone à Jérusalem, l’isolant du reste du territoire palestinien occupé.

En effectuant des démolitions de maisons pour la première fois dans des zones sous l’administration de l’AP, au prétexte que des maisons étaient trop proches du mur d’apartheid lui-même illégal, Israël a envoyé un message clair : ici, il n’y a aucun espace sûr pour les Palestiniens, les seules frontières qui comptent sont celles fixées par l’armée d’Israël – entérinées par ses tribunaux et par la complicité de la communauté internationale et d’entreprises.

Ce nouveau crime israélien a lieu exactement 15 ans après l’approbation par l’Assemblée générale des Nations-Unies, et à une écrasante majorité, du verdict de la Cour internationale de Justice déclarant le mur illégal. Cette décision des Nations-Unies rappelait à tous les États leur obligation de « s’assurer qu’Israël respecte le droit international humanitaire ».

Les démolitions de maisons font partie intégrante du régime israélien d’occupation, de colonisation et d’apartheid sur le peuple palestinien. Ce régime se manifeste sous de nombreuses formes, notamment le siège et les assauts armés récurrents contre les deux millions de Palestiniens de Gaza, l’incarcération de milliers de prisonniers politiques palestiniens et de détenus administratifs, le déni des droits des réfugiés palestiniens, la construction grandissante de colonies de peuplement illégales, et la longue liste des lois racistes, comprenant la loi sur l’État nation juif qui confère un statut constitutionnel au régime d’apartheid d’Israël.

Notre réponse la plus efficace à ce régime, ainsi qu’aux institutions et entreprises qui rendent possibles ces crimes, c’est le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (le BDS). Boycotts et sanctions ont joué un rôle décisif dans la fin de l’apartheid en Afrique du Sud, et ils jouent un rôle de plus en plus percutant dans la fin du régime d’occupation et d’apartheid d’Israël.

Nous devons intensifier nos efforts au niveau populaire pour responsabiliser et faire respecter les droits des Palestiniens.

Intensifions et renforçons nos campagnes en cours :

– en sensibilisant et en montant des campagnes afin de couper tous liens militaires et de sécurité avec Israël, notamment par l’arrêt des recherches conjointes avec Israël dans les domaines militaires et de la sécurité.

– en s’associant aux appels à HSBC pour qu’ils se désinvestissent de Caterpillar, dont les machines ont été utilisées pour détruire les maisons à Wadi Hummus.

– en rejoignant la campagne de pressions sur les entreprises HP pour qu’elles mettent fin à leur complicité dans les violations israéliennes des droits de l’homme, notamment leur fourniture de serveurs au Registre national de la population d’Israël. Ce registre administre les politiques de citoyenneté qui privent les citoyens palestiniens d’Israël et les habitants palestiniens de Jérusalem de leurs droits humains et civils fondamentaux.

– en renforçant et en montant des campagnes exhortant les églises, les syndicats et les fonds de pensions à se désinvestir et/ou à exclure toute acquisition de toute entreprise criminelle impliquée dans les violations israéliennes des droits humains, notamment dans les démolitions de maisons et le nettoyage ethnique. Cela comprend Caterpillar, Hyundai Heavy Industries, Volvo et JCB.

– en demandant au Haut-Commissaire des Nations-Unies aux droits de l’homme de résister aux pressions d’Israël et de ses groupes de pression, et de diffuser les bases de données des 206 grandes sociétés impliquées dans l’entreprise coloniale israélienne illégale.

Source: BDS MOVEMENT

Traduction: JPP pour BDS FRANCE

 




BDS@14 : L’espoir face à l’apartheid israélien

9 juillet 2019

 

La croissance de notre résistance populaire et du mouvement mondial BDS conduit par les Palestiniens nous donne de l’espoir à un moment où le régime israélien d’extrême droite intensifie son régime d’apartheid et ses crimes contre notre peuple, dans un partenariat sans limites avec l’administration Trump anti-palestinienne et avec la complicité de l’Union Européenne et de régimes arabes despotiques.

 

Aujourd’hui, les Palestiniens commémorent, avec un mélange d’inquiétude et d’espoir, le 14ème anniversaire de l’appel BDS lancé en 2005 par la société palestinienne dans sa quête de la liberté, de la justice et de l’égalité.

 

La croissance de notre résistance populaire et du mouvement mondial BDS conduit par les Palestiniens nous donne de l’espoir à un moment où le régime israélien d’extrême droite intensifie son régime d’apartheid et ses crimes contre notre peuple, dans un partenariat sans limites avec l’administration Trump anti-palestinienne et avec la complicité de l’Union Européenne et de régimes arabes despotiques.

 

La Nakba continue d’Israël contre le peuple palestinien se manifeste très brutalement dans son siège illégal et ses massacres à répétition qui ont réduit Gaza à un ghetto inhabitable, causant des souffrances inqualifiables à ses deux millions de Palestiniens.

 

C’est également mis en évidence par son déni constant du droit au retour, internationalement reconnu, pour les millions de réfugiés palestiniens, son nettoyage ethnique progressif des autochtones palestiniens, particulièrement à Jérusalem, et son adoption de la dite Loi de l’État-Nation du peuple Juif, qui fait entrer son régime d’apartheid vieux de plusieurs décennies dans la constitution.

 

Aujourd’hui, c’est aussi le 15ème anniversaire de la décision de la Cour Internationale de Justice de condamner le mur construit par Israël dans le territoire palestinien occupé comme illégal et de rappeler à tous les Etats leur obligation de refuser reconnaissance, aide ou assistance à Israël dans ses violations du droit international et, au contraire, d’agir pour y mettre fin. Quinze ans plus tard, Israël continue à construire ses colonies illégales et le mur d’apartheid, dont Trump se sert comme d’un modèle pour justifier son projet de mur anti-immigration le long de la frontière mexicaine.

 

Mais nous réagissons avec l’aide des syndicats et des mouvements sociaux représentant des millions de personnes dans le monde qui rejoignent le mouvement BDS. Ils reconnaissent que le régime fanatique israélien d’oppression contre les Palestiniens est devenu un modèle pour les tendances politiques racistes, xénophobes et fascistes en Europe, aux Etats Unis, au Brésil, en Inde, aux Philippines et ailleurs.

 

#Apartheid a été le deuxième hashtag le plus populaire qui s’est développé pendant l’Eurovision dans le Tel Aviv d’apartheid, expliquant partiellement l’échec du concours à attirer plus de 5.000  personnes, par rapport aux 40.000 à 50.000 qui y étaient attendus. Plus de 100 activités commerciales, culturelles et sportives d’Italie se sont déclarées en juin libres d’apartheid israélien, rejoignant des dizaines de conseils municipaux et d’espaces culturels d’Espagne et à travers l’Europe.

 

L’équipe nationale de football d’Argentine a annulé l’année dernière un match amical avec Israël après avoir reçu des appels de Palestiniens et d’associations internationales de solidarité. Au cours de la même année, Natalie Portman, Shakira, Lana del Rey, entre autres éminents artistes, ont annulé leurs engagements en Israël pour protester contres ses crimes envers les Palestiniens. Des dizaines de DJ et autres musiciens ont rejoint le boycott culturel d’Israël.

 

La semaine dernière, plus de 100 artistes et personnalités culturelles, dont certains d’Hollywood, ont condamné le McCarthisme d’un festival germanique qui a annulé la prestation du rappeur Talib Kweli parce qu’il refusait de renoncer à son soutien à BDS.

 

Quinze jours plus tôt, l’Institut Britannique d’Etudes Moyen-orientales (BRISMES) a adopté le boycott académique des universités israéliennes à cause de leur complicité dans la planification, la mise en œuvre et la justification par Israël des graves violations des droits de l’Homme. BRISMES rejoint nombre d’associations universitaires américaines qui ont adopté le boycott ces dernières années. La Semaine de l’Apartheid Israélien de 2019 a été un grand succès, malgré la montée de la répression antidémocratique aux Etats Unis et en Europe.

 

FNV, le plus important syndicat hollandais avec 1.1 million de membres, a abandonné son partenariat avec Hewlett-Packard à cause de la complicité des sociétés de la marque HP avec l’apartheid israélien et ses violations du droit international. L’action mondiale en ligne #StopCemex a touché plus d’un million de personnes, transformant efficacement l’effort de propagande annuelle du géant du ciment en une formidable campagne contre la complicité de CEMEX avec les colonies illégales et le mur israéliens.

 

La pression se poursuit sur les gouvernements. Le Congrès National du Chili a voté à une large majorité l’année dernière l’interdiction des produits issus des colonies israéliennes illégales construites sur la terre volée aux Palestiniens, tandis que la campagne pour interdire les produits des colonies sur les marchés européens se poursuit.

 

Même les plus grandes institutions financières plient sous la pression populaire. Un filiale entièrement détenue par le géant de l’assurance AXA s’est désinvestie du fabricant de drones Elbit Systems, qui vend des armes utilisées par l’armée israélienne dans ses attaques sur les Palestiniens, après une campagne de pression qui se poursuit jusqu’à ce qu’AXA se désinvestisse totalement d’Elbit et des banques israéliennes qui financent l’entreprise de colonisation israélienne.

 

Ceci arrive après que HSBC ait confirmé en fin d’année dernière qu’elle s’était entièrement désinvestie d’Elbit Systems. Maintenant, les militants s’activent pour s’assurer que HSBC se désinvestit aussi de Caterpillar dont les équipements sont régulièrement utilisés par l’armée et les forces de sécurité israéliennes pour démolir les maisons, les écoles, les vergers, les champs d’oliviers et autres terres agricoles.

 

Pour répondre à la poursuite continue de la Nakba par Israël, la façon la plus efficace de célébrer l’anniversaire de BDS, c’est d’accroître la campagne BDS :

 

* En sollicitant tous les niveaux de gouvernement pour qu’ils coupent les liens militaires et sécuritaires avec Israël et en faisant pression sur les universités et centres de recherche pour qu’ils mettent fin à leur recherche militaro-sécuritaire avec Israël.

 

* En soutenant le droit de défendre les droits des Palestiniens grâce aux actions non violentes de BDS, parce qu’elles font partie de la liberté d’expression qui devrait être protégée dans toute démocratie.

 

* En rejoignant les campagnes croissantes de boycott et/ou de désinvestissement contre les entreprises complices telles que, entre autres, AXA, HP, CEMEX, HSBC et Puma.

 

* En votant les résolutions de BDS dans davantage d’églises, d’associations universitaires et d’espaces culturels.

 

* En promouvant et respectant les lignes directrices établies par les Palestiniens pour un tourisme éthique et en faisant pression sur Airbnb, Booking.com, Expedia et Tripadvisor pour qu’ils mettent fin à leur complicité dans la normalisation des colonies illégales d’Israël et autres violations des droits fondamentaux des êtres humains.

Source : BDS Movement

Traduction : J. Ch. pour BDS France




Le métro de Mexico annule partiellement des événements israéliens et une exposition de photos à cause des mensonges de l’ambassade d’Israël

24 mai 2019 / Par Palestinian BDS National Committee (BNC) : Le Comité national palestinien de BDS (BNC) / Mexico, Latin America

À la suite de manifestations, le métro de la ville de Mexico a retiré 12 photographies de l’exposition « Un regard sur Israël » financée par l’ambassade d’Israël au Mexique.

Notre mobilisation a réussi à démonter la propagande israélienne :

Une partie de l’exposition de photos d’Israël et d’autres événements de « blanchiment culturel » dans le métro de la ville de Mexico ont été annulés !

À la suite de manifestations, le métro de la ville de Mexico a retiré 12 photos de l’exposition « Un regard sur Israël » financée par l’ambassade d’Israël au Mexique. L’exposition était installée dans deux stations de métro, dans le cadre d’un mois entier d’activités, qui incluaient également des danses, ainsi qu’une semaine de projections de films. Un spectacle de danse organisé par l’ambassade d’Israël le 15 mai, Jour de la Nakba, et la plupart des projections de films ont également été annulés à la suite de manifestations en faveur des droits des Palestiniens.

Le métro de la ville de Mexico transporte plus de 5.5 millions de passagers à travers la ville chaque jour.

La ville de Mexico a demandé que les photos soient retirées après que près de 40 organisations, syndicats et réseaux mexicains, ainsi que les missions diplomatiques de la Palestine, du monde arabe et d’États membres de l’Organisation de la coopération islamique se soient exprimé contre l’exposition parce qu’elle ne respectait pas le droit international et la position mexicaine officielle sur les territoires qu’Israël occupe.

L’administration de la ville a retiré les 12 photos immédiatement après avoir été notifiée qu’elles présentaient à tort des images du Plateau du Golan, de Jérusalem-Est et de la Cisjordanie comme faisant partie d’Israël. Ces territoires sont soumis à l’occupation militaire brutale d’Israël. Selon la résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations Unies, passée en 1967, ces territoires sont considérés comme occupés et n’appartiennent donc pas à Israël, une position adoptée par le Mexique la même année et qui n’a pas changé.

Mahmoud Nawaja’a, coordinateur général du Comité national palestinien pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BNC), a déclaré :

Le fait que l’ambassade d’Israël ait menti en présentant ces territoires comme israéliens n’est pas un hasard. Cela fait partie de la stratégie d’Israël pour légitimer ses tentatives pour annexer illégalement des terres palestiniennes et syrienne. Nous apprécions vivement l’action rapide de la ville de Mexico et son respect du droit international.

Des groupes de la société civile manifestent contre le mois entier d’activités organisées par l’ambassade d’Israël dans le métro de la ville de Mexico, y compris les photographies et événements restants, car ils participent à la tentative d’Israël de dissimuler son régime d’apartheid et l’occupation militaire en utilisant l’art et la culture.

Mahmoud Nawaja’a a déclaré:

Le gouvernement israélien utilise régulièrement l’art et la culture pour détourner l’attention de ses crimes contre le peuple palestinien et ses violations du droit international. Nous en appelons de tout notre cœur à la ville de Mexico et aux organisations des droits humains dans cette ville pour qu’ils refusent tous les spectacles ou expositions qui sont financés par le gouvernement israélien ou ses ambassades, jusqu’à ce qu’Israël respecte tous les droits des Palestiniens.

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Le Comité national de BDS (BNC) est la plus grande coalition de la société civile palestinienne. Il dirige et soutient le mouvement mondial de Boycott, Désinvestissement et Sanctions pour les droits des Palestiniens.

Traduction : MUV pour BDS France

Source : bdsmovement.net / BNC




Les Palestiniens condamnent unanimement l’attaque du Parlement allemand contre le droit de boycotter l’apartheid et la colonisation israéliens

24 mai 2019 / par le Comité National BDS palestinien (BNC)

À travers les déclarations émises, et par l’Organisation de Libération de la Palestine, seule représentante légitime du peuple palestinien, et les associations de la société civile palestinienne, et par les manifestations devant les Bureaux de la représentation allemande à Ramallah et à Gaza, les Palestiniens ont unanimement condamné la résolution du 17 mai du Parlement allemand qui a trompeusement qualifié d’antisémite le Mouvement BDS conduit par les Palestiniens.

Dans une déclaration du 19 mai, le Comité Exécutif de l’Organisation de Libération de la Palestine a dit de la résolution du Parlement allemand que c’était « une attaque contre le peuple palestinien et ses droits légitimes et inaliénables ». Le Comité Exécutif de l’OLP a dit que le mouvement BDS rejette « le racisme et la discrimination » et a appelé « le Parlement allemand à retirer cette décision » et « les partis allemands à rejeter la décision ». Il a par ailleurs averti que « le Comité Exécutif de l’OLP reconsidérera ses relations avec les syndicats, les partis et les institutions allemandes si l’Allemagne continue d’être complice de l’occupation et de s’élever contre les droits du peuple palestinien.

Dans une déclaration sur un tweet du 17 mai, jour de la résolution du Parlement, le Mouvement BDS a décrit la résolution comme « se fondant sur des mensonges éhontés. Ce n’est pas seulement du McCarthisme palestinien, c’est une trahison du droit international, de la démocratie allemande et du combat contre le véritable racisme anti-juif. »

Dans une manifestation avec 200 participants le mercredi 22 mai devant le Bureau de la Représentation allemande dans la ville de Ramallah occupée par Israël, les associations de la société civile palestinienne ont remis une lettre signée par les représentants de plus de 200 organisations de la société civile palestinienne. Cette lettre de la société civile disait que les associations « condamnent dans les termes les plus vifs » la résolution du Parlement, « rejettent les allégations et les inventions infondées du Bundestag » et appellent le Parlement allemand à « abroger cette résolution anti-palestinienne, anti-arabe ». Jeudi, une manifestation devant le Bureau de la Représentation allemande dans la Bande de Gaza, où vivent deux millions de Palestiniens dans une prison à ciel ouvert sous blocus israélien, a repris les mêmes messages.

La lettre de la société civile a dit que « Dénier aux Palestiniens le droit de plaider sans violence pour la liberté, la justice et l’égalité est anti-palestinien et met le Bundestag en porte-à-faux avec le droit international, avec les principes démocratiques universels et même avec la position officielle de l’Union Européenne ».

Les associations de la société civile palestinienne ont réaffirmé les principes que le Comité National palestinien de BDS avait tracés dans sa déclaration de 2017 intitulée « Racisme et discrimination raciale sont l’antithèse de liberté, justice et égalité », disant que « le mouvement BDS rejette toute forme de racisme et de discrimination, dont l’islamophobie, l’antisémitisme, le sexisme et le racisme anti-Noirs et l’homophobie, et s’inspire du mouvement anti-apartheid sud-africain et du mouvement américain pour les droits civiques. Le BDS cible la complicité, pas l’identité. » Ils ont appelé « l’Allemagne à mettre fin à toute forme de complicité avec l’occupation illégale et l’apartheid israéliens en interdisant les produits et les services des colonies illégales israéliennes, en mettant fin à tout commerce des armes et recherches militaires avec Israël et en soutenant la suspension de l’Accord d’Association UE-Israël. »

Une seconde lettre de la société civile palestinienne, émise jeudi, a appelé « le Gouvernement allemand à se retenir d’adopter cette résolution et de la faire passer dans la loi », disant qu’agir ainsi « menacerait encore plus les relations entre les sociétés civiles palestinienne et allemande ». La lettre appelait aussi le gouvernement allemand à imposer un embargo militaire à l’encontre d’Israël et à coopérer pour réaliser les droits du peuple palestinien, y compris le droit au retour des réfugiés palestiniens.

Dans une autre déclaration, l’association chrétienne palestinienne Kairos Palestine a dit que « les chrétiens de Palestine sont attristés et troublés » par la résolution du Parlement allemand. Kairos a expliqué : « L’État d’Israël, les institutions et les sociétés complices du déni des droits fondamentaux des Palestiniens sont les cibles du mouvement BDS. Tout le monde a le droit de critiquer les actions injustes d’un État et d’une société. Le mouvement BDS palestinien ne boycotte ni ne fait campagne contre aucun individu ni aucun groupe simplement parce qu’il est israélien. »

Le Comité National BDS palestinien (BNC) est la plus grande coalition de la société civile palestinienne. Il dirige et soutient le mouvement mondial de Boycott, Désinvestissement et Sanctions pour les droits des Palestiniens.

Droit au Boycott Droit au BDS

Source : BDS Movement

Traduction : J. Ch. pour BDS France

 




Mettons fin à la Nakba grâce à l’espoir, la résistance et une véritable solidarité

15 Mai 2019

de Palestinian BDS National Committee (BNC)

Les Palestiniens, en Palestine et en exil, commémorent aujourd’hui le 71ème anniversaire de la Nakba de 1948, catastrophe en arabe. L’espoir nous permet de continuer à résister et à revendiquer nos droits à la liberté, la justice, l’égalité et la dignité.

Les Palestiniens, en Palestine et en exil, commémorent aujourd’hui le 71ème anniversaire de la Nakba de 1948, catastrophe en arabe. L’espoir nous permet de continuer à résister et à revendiquer nos droits à la liberté, la justice, l’égalité et la dignité.

Nous envoyons un message de détresse et un appel à une véritable solidarité, et non à la charité, au moment le plus difficile de notre lutte pour la libération. Israël intensifie impitoyablement ce que le regretté Edward Saïd décrivait comme la “disparition” du peuple palestinien, aussi bien d’un point de vue politique, que géographique et même physique. Cette disparition est facilité par le soutien inconditionnel à Israël et contre les Palestiniens de l’administration Trump et par la profonde complicité de l’Union Européenne et des autres puissances mondiales.

La Nakba a été un nettoyage ethnique délibéré et systématique, commis par les milices sionistes puis plus tard par l’État d’Israël, contre le peuple indigène palestinien en 1948 afin de faire de la place à la colonisation suprémaciste. Mais ce n’est pas qu’un crime du passé, ce crime n’a cessé depuis lors.

Le régime israélien d’occupation militaire, de colonisation et d’apartheid est plus vicieux que jamais et s’accapare un maximum de nos terres ancestrales avec le moins de Palestiniens possible.

Le Comité National palestinien du BDS (BNC) envoie cet appel de détresse. Le siège brutal israélien à rendu Gaza invivable, où deux millions de Palestiniens sont délibérément victimes de manque de nourriture, de médicaments, d’électricité, d’eau potable, de matériaux de construction, d’emplois, anéantissant ainsi toute chance de survie économique.

Il est devenu une obligation morale de premier ordre d’agir pour mettre fin à l’immunité d’Israël et à ses incessants crimes contre l’humanité.

Nous avons besoin de votre aide pour intégrer la lutte pour les droits des Palestiniens aux luttes mondiales pour la justice et les droits sociaux, économiques, climatiques, de genre, d’origine et de race.

Il est plus urgent que jamais que les personnes de conscience et que les mouvements progressistes à travers le monde rompent les liens de complicité qui unissent leurs entreprises, leurs institutions et leurs états au régime d’oppression israélien.

Inspiré du mouvement de solidarité avec la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, nous appelons à intensifier les campagnes pour :

  • Mettre fin au soutien militaire des États-Unis et de l’Europe à Israël, à leur commerce et aux recherches jointes sur le matériel de sécurité, à leurs fabricants d’armes (comme Elbit), et aux universités complices.
  • Se retirer de toutes les entreprises et banques, israéliennes et internationales, impliquées dans les violations israéliennes des droits fondamentaux des Palestiniens, y compris l’industrie du tourisme. Par exemples les banques Leumi et Hapoalim, HP, G4S, Caterpillar, Airbnb, Hyundai Heavy Industries, Cemex, le ciment Heidelberg entres autres.
  • Boycotter les institutions universitaires, culturelles et sportives israéliennes qui sont complices des crimes d’occupation et d’apartheid.

En solidarité,

Secrétariat du Comité National palestinien du BDS

Le Comité national palestinien (BNC) du BDS est la plus large coalition dans la société civile palestinienne qui dirige et soutien le mouvement mondial de Boycott, Désinvestissement et Sanctions.

Traduction : Lauriane G. pour BDS France

Source: BDS Movement




Refus officiel d’entrer aux États Unis au cofondateur du mouvement palestinien BDS

11 avril 2019

Palestinian BDS National Committee (BNC) 

 United StatesPalestine

Le 10 avril, Omar Barghouti, défenseur palestinien des droits humains et cofondateur du mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) pour les droits des Palestiniens, s’est vu refuser l’entrée aux États Unis à l’aéroport Ben Gourion, bien qu’il eut un passeport et un visa en règle.

Le 10 avril, Omar Barghouti, défenseur palestinien des droits humains et cofondateur du mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) pour les droits des Palestiniens, s’est vu refuser l’entrée aux États Unis à l’aéroport Ben Gourion, bien qu’il eut un passeport et un visa en règle. Il devait faire une tournée étatsunienne et prendre la parole notamment à NYU à Washington, NYU à New York et à l’Université Harvard ; rencontrer aussi des acteurs politiques majeurs, des leaders d’opinion et des journalistes. Après sa tournée de meetings, Omar Barghouti devait être présent au mariage à venir de sa fille.

On trouvera ci-dessous le commentaire d’Omar Barghouti sur le refus étatsunien de le laisser entrer et un communiqué de presse de l’Institut Arabe Américain (AAI), l’une des organisations américaines qui prévoyaient de l’accueillir.

Omar Barghouti, défenseur palestinien des droits humains et cofondateur du mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions pour les droits des Palestiniens, a déclaré :

Cette interdiction étatsunienne à mon égard, motivée idéologiquement et politiquement, fait partie de la répression grandissante contre les défenseurs des droits palestiniens, israéliens et internationaux du mouvement BDS pour la liberté, la justice et l’égalité. Israël n’est pas simplement dans la poursuite de son système de plusieurs décennies d’occupation militaire et de nettoyage ethnique ; il externalise sa répression honteuse, Maccarthiste, vers les États Unis et vers des groupes xénophobes et d’extrême droite dans le monde.

Les soutiens de l’apartheid israélien aux États Unis essaient désespérément de priver des députés étatsuniens, des media, le public de l’Université de New York, d’Harvard, de la librairie Oncle Bobbie à Philadelphie et de la synagogue Tsedek de Chicago, de leur droit à écouter en direct un défenseur palestinien des droits humains qui appelle à la fin de la complicité américaine avec les crimes israéliens contre notre peuple. Mais mon débat avec Peter Beinart s’est déroulé aujourd’hui sur le campus de NYU de Washington, DC et toutes mes autres interventions vont se dérouler comme prévu, le public me verra simplement à l’écran au lieu de me voir en personne.

Une chose dont cette interdiction me prive et dont je ne peux avoir de compensation, est le droit d’être présent au mariage de ma fille qui vit aux États Unis. J’en suis blessé mais non découragé.

Avec le développement de liens intersectionnels qui mettent en relation BDS pour les droits des Palestiniens avec les luttes des communautés de couleur, des Américains autochtones, des militantes pour les femmes, de jeunes juifs du millénaire, des syndicalistes, des universitaires, des artistes, des étudiants, des groupes LGBTQI, des mouvements contre la guerre et d’autres, nous l’emporterons. Nous allons intensifier notre combat commun contre le fascisme et le racisme sous toutes leurs formes par notre lutte cohérente moralement pour la justice, la dignité et pour une vie qui vaille d’être vécue, comme notre défunt poète Mahmoud Darwich a dit un jour.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE L’INSTITUT ARABE AMÉRICAIN

POUR PUBLICATION IMMÉDIATE

CONTACT: Tess Waggoner, twaggoner@aaiusa.org, 202-429-9210

L’ADMINISTRATION TRUMP REFUSE L’ENTRÉE À UN ÉMINENT DÉFENSEUR PALESTINIEN DES DROITS HUMAINS

La veille de sa tournée de conférences aux États Unis, le cofondateur de BDS, Omar Barghouti, interdit d’entrer.

WASHINGTON, D.C. (11 avril 2019) – Le 10 avril, Omar Barghouti, un éminent défenseur palestinien des droits humains, s’est vu interdire, à l’aéroport Ben Gourion, d’entrer aux États Unis, bien qu’il eut un titre de voyage valide. L’Institut Arabe Américain l’a invité à Washington pour participer à un certain nombre de conférences et de programmes éducatifs.

Barghouti, qui est cofondateur du mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) dirigé par la société civile palestinienne, devait se rendre aux USA pour une tournée de conférences qui incluaient notamment des interventions publiques à NYU de Washington, DC, NYU de New York et à l’Université Harvard ; et des réunions avec des acteurs politiques de premier plan, des leaders d’opinion et des journalistes. Après sa tournée de conférences, Barghouti prévoyait d’assister au mariage imminent de sa fille.

Les difficultés à voyager qu’a eues Barghouti par le passé étaient dues aux restrictions imposées par le gouvernement israélien à ses entrées et sorties d’Israël en ne lui renouvelant pas son passeport. En ce sens, Amnesty International a lancé un appel le 7 février 2019, exigeant d’Israël qu’il « mette fin à l’interdiction arbitraire de voyager au défenseur des droits humains, Omar Barghouti ».

En conséquence, il a reçu un passeport israélien. Comme il possédait déjà un visa pour les USA jusqu’en janvier 2021, le projet de sa tournée de conférences a été confirmé. Le 10 avril, cependant, Barghouti a été informé à l’aéroport Ben Gourion par la compagnie aérienne que le Consulat américain de Tel Aviv avait des instructions des Services Étatsuniens de la Citoyenneté et de l’immigration (USCIS) pour lui refuser de se rendre aux États Unis. Aucune explication n’a été donnée à Barghouti pour ce refus, sinon « une question d’immigration ».

Le Président de l’AAI, James Zogby a fait la déclaration suivante:

Omar Barghouti est une voix palestinienne majeure sur les droits humains. Le refus d’entrer imposé à Omar est le dernier exemple en date du mépris de ces droits par l’administration Trump. Les visites d’Omar aux États Unis n’ont jamais auparavant posé de problème, du fait de sa longue présence ici comme étudiant et lors de ses tournées de conférences. Il est clair que cette décision politique arbitraire est motivée par les efforts de cette administration pour faire taire les voix palestiniennes. Au moment où des membres du Congrès plaident pour des lois et des résolutions rétrogrades contre BDS, où des États ont voté des lois visant le mouvement non violent de boycott en violation de nos droits protégés par le Premier Amendement, il est perturbant que des acteurs politiques et le peuple américain n’aient pas l’opportunité d’écouter en direct les points de vue d’Omar. Les voix des défenseurs des droits des Palestiniens, que ce soit par des ciblages politiques ou par des lois rétrogrades et discriminatoires, sont étouffées lorsque des discussions ou des débats sont refusés.

Source : BDS movement

Traduction : SF pour BDS France




Au premier anniversaire de la Grande Marche du Retour, le Comité national du BDS réitère son appel pour un embargo militaire contre Israël

Comité national palestinien du BDS (BNC) / Palestine

30 mars 2019 – Les Palestiniens dans la bande de Gaza célèbrent la Journée de la Terre et le premier anniversaire de la Grande Marche du Retour de Gaza en protestant contre le siège cruel israélien et en exigeant leurs droits. Ces manifestants non armés sont confrontés aux tirs des tireurs embusqués israéliens qui, à ce jour, ont tué 195 manifestants, et en ont blessé 29 000. La Commission d’enquête des Nations-Unies a fait le constat que les attaques israéliennes contre les manifestants « peuvent constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité ».

Aujourd’hui, la société civile palestinienne renouvelle son appel pour un embargo militaire contre Israël et amplifier les campagnes BDS pour mettre fin à l’impunité d’Israël et le tenir responsable de ses crimes.

Sabreen Al Najjar, auxiliaire médicale de Gaza :

« Ma fille, Razan Al Najjar, auxiliaire médicale, a été abattue par un tireur embusqué israélien alors qu’elle avait revêtu son uniforme blanc et qu’elle tentait de porter secours à des blessés qui manifestaient pour leurs droits. Durant la courte vie de Razan, elle a été contrainte de rester dans une bande de terre qui est une prison, densément peuplée, enfermée par les blocus et les murs israéliens. Elle a été le témoin de trois agressions militaires israéliennes qui ont blessé et tué des milliers de Palestiniens innocents. Pour elle et pour nous tous, les Palestiniens, la Grande Marche du Retour est notre cri pour la justice.

En nous rassemblant pacifiquement, chaque fin de semaine, pour des droits et libertés qui sont sans aucune hésitation librement reconnus à d’autres, c’est une obligation pour la communauté internationale que d’agir et de cesser de fournir à Israël les armes qu’il a utilisées pour tuer Razan, et tant d’autres comme elle. Je m’adresse aux organisations et aux États pour qu’ils mettent en pratique notre appel palestinien pour un embargo militaire contre Israël, afin que nous puissions vivre dans la liberté et la paix. »

 Abulrahman Abunahel, organisateur communautaire et coordinateur du Comité national palestinien du BDS (BNC), basé à Gaza :

« Depuis plus de sept décennies, les Palestiniens luttent pour rentrer dans leurs foyers dont ils ont été déracinés lors de la Nakba en 1948. Israël nous prive de notre droit au retour. Au premier anniversaire de la Grande Marche du Retour qui se poursuit à Gaza, nous réitérons l’appel au boycott, au désinvestissement et à des sanctions pour les droits des Palestiniens. Il est grand temps d’isoler totalement et de poursuivre en justice le régime israélien de colonialisme de peuplement, d’occupation et d’apartheid. L’effusion de sang, à Gaza et ailleurs en Palestine, doit être arrêtée. »

 Najwan Berekdar, défenseur des droits humains, de Nazareth :

« En tant que citoyens palestiniens d’Israël, nous nous joignons à la Grande Marche du Retour pour exiger le respect du droit, reconnu par les Nations-Unies, au retour de tous les réfugiés palestiniens. Comme la plupart des Palestiniens de Gaza, beaucoup d’entre nous, Palestiniens de 48, avons été contraints de quitter nos foyers durant la Nakba de 1948, et nous n’avons jamais été autorisés à y retourner. Nous avons vécu sous une loi martiale jusqu’en 1966, et nous souffrons encore aujourd’hui sous les lois de l’apartheid israélien. La Journée de la Terre, que tous les Palestiniens célèbrent aujourd’hui, commémore ce jour de 1976 où les forces israéliennes ont tué six Palestiniens lors de manifestations de masse pacifiques en Galilée contre la confiscation par Israël de leur terre ancestrale. Israël doit être tenu responsable de ses crimes. »

 Le Comité national palestinien du BDS (BNC) est la plus large coalition de la société civile palestinienne. Il dirige et soutient le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions pour les droits des Palestiniens.

Source : BDS Movement

Traduction : JPP pour BDS France

 




L’impact de BDS en 2018

BNC | 29 novembre 2018

Cher supporteur,

Aujourd’hui, c’est la Journée Internationale de Solidarité avec le Peuple Palestinien, et nous célébrons les avancées extraordinaires que le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens a obtenues avec votre soutien. Nous dévoilons les crimes et la politique d’apartheid d’Israël et nous organisons une pression pour y mettre fin.

S’il vous plait,  faites un don pour nous aider à faire encore mieux l’année prochaine.

Voici simplement quelques faits saillants de l’impact direct et indirect de BDS en 2018 :

  •  Juste la semaine dernière, Airbnb a décidé de ne plus profiter des colonies israéliennes tout à fait illégales sur la terre volée aux Palestiniens. Ceci faisait suite à une campagne internationale menée par la coalition d’organisations #StolenHomes (maisons volées), affiliée au mouvement BDS pour les droits des Palestiniens, et des organisations de défense des droits de l’Homme.
  •  Plus tôt ce mois-ci, Ilhan Omar est entrée dans l’histoire en devenant le premier membre du Congrès américain à souscrire publiquement à BDS en séance.
  •  Rashida Tlaib, première femme palestino-américaine élue au Congrès, a fait l’éloge du mouvement BDS et a soutenu la réduction de l’aide militaire américaine à Israël.
  •  Des mobilisations à travers le monde ont convaincu l’équipe nationale de football d’Argentine, menée par son capitaine Lionel Messi, à annuler sa rencontre amicale avec Israël.
  •  La chanteuse vedette Lana Del Rey est devenue l’une des 19 artistes à se retirer du Festival Meteor d’Israël, après que des milliers de fans et de militants du monde entier l’ait exhortée à respecter l’appel au boycott des Palestiniens. Shakira et Lorde font partie des autres grandes artistes qui ont annulé leurs concerts cette année en Israël. Plus de 100 DJ et artistes de musique électronique ont rejoint le boycott culturel sous le #DjsForPalestine.
  •  D’importantes organisations du mouvement des femmes indiennes, qui représentent plus de 10 millions de femmes, ont souscrit au mouvement BDS et réclamé la libération de tous les enfants palestiniens prisonniers.
  • Amnesty International a appelé à un embargo sur les armes pour Israël. Elle a dénoncé les États Unis et l’Union Européenne pour leurs accords militaires avec Israël et les a tenus pour responsables de « l’alimentation de violations massives » des droits fondamentaux des Palestiniens.
  •  Le Parti Travailliste britannique a récemment voté le gel des ventes d’armes à Israël. En Irlande, un ministre d’État et 50 députés irlandais ont appelé l’Irlande à cesser de fournir des armes à Israël. Plus tôt, Dublin est devenue la première capitale européenne à souscrire à BDS pour les droits des Palestiniens.
  •  Des parlementaires d’Espagne et du Portugal ont pris position pour les droits des Palestiniens et ont dénoncé les crimes de guerre d’Israël et sa loi raciste « d’État-nation du peuple juif ». Plusieurs villes d’Italie et l’État espagnol ont appelé à un embargo des armes sur Israël.
  •  Le Mouvement Black lives matter  a émis une vigoureuse déclaration de solidarité avec le peuple palestinien et a appelé les États Unis à mettre fin à son aide militaire annuelle de 38 milliards de dollars à Israël.
  •  40 organisations internationales juives pour la justice sociale reconnaissent que le mouvement BDS a un engagement reconnu dans le « combat contre l’antisémitisme et toutes les formes de racisme et de fanatisme ». Elles condamnent les tentatives pour étouffer la critique de la politique israélienne.
  •  Le Prix Nobel 2018 de Chimie, le professeur George P. Smith, a exprimé son soutien au mouvement BDS et à la baisse de l’aide militaire américaine à Israël.
  •  Adidas a cessé de parrainer l’Association de Football d’Israël (IFA), qui comprend des équipes basées dans les colonies illégales construites sur la terre volée aux Palestiniens, à la suite d’appels venus de plus de 130 clubs de sport palestiniens.
  •  Des syndicalistes et des militants des droits de l’Homme de Tunisie et du monde arabe ont obligé la compagnie maritime israélienne Zim à suspendre ses trajets vers la Tunisie.
  •  La Fédération Canadienne des Étudiants, qui représente plus de 500.000 étudiants, vient de voter à son Assemblée Générale annuelle le soutien au mouvement BDS.
  •  Leeds est devenue la première université britannique à se désinvestir de sociétés impliquées dans le commerce des armes avec Israël, suivant ainsi une campagne BDS par des militants de la solidarité avec la Palestine. L’université a désinvesti plus de 1.2 million de dollars d’avoirs de corporations qui font du commerce de matériel militaire avec Israël.
  •  Les Quakers sont devenus la première église du Royaume Uni à dire qu’elle « n’investira dans aucune société qui profite de l’occupation [militaire israélienne] ». Récemment, plusieurs églises américaines ont elles aussi voté le désinvestissement des sociétés israéliennes et internationales complices des violations des droits fondamentaux des Palestiniens par Israël.
  •  Depuis l’Afrique du Sud,Nkosi Zwelivelile Mandela, membre du parlement et petit-fils de Nelson Mandela, a affirmé le rôle essentiel joué par BDS pour mettre fin à l’apartheid israélien.

S’il vous plait faites un don à votre collecte de fonds de fin d’année, et aidez notre mouvement à devenir encore plus fort l’année prochaine.

Ensemble nous pouvons, et nous réussirons à faire des mots « liberté, justice et égalité » non pas une aspiration, mais une réalité.

Solidairement,

Omar Barghouti

Comité National BDS (BNC) palestinien

Le Comité National BDS palestinien (BNC) est la plus grande coalition de la société civile palestinienne. Elle conduit et soutient le mouvement mondial de Boycott, Désinvestissement et Sanctions pour les droits des Palestiniens.

Traduction : J. Ch. pour BDS France

Source : BNC